19 avril 2018

Le dernier mot du colonel Beltrame fut « Assaut ! » Cet ordre s’adresse au pays tout entier

Le 18 avril 2018, Arnaud Beltrame aurait eu 45 ans. Frère Augustin-Marie Aubry, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, tient à le remercier.

Mon Colonel,

76a6435_10155-qbb33y.3vy4kJe vous écris pour vous remercier : vous remercier d’avoir sauvé Julie, une mère de famille ; vous remercier d’être allé jusqu’au bout de votre mission, défendre et protéger ; vous remercier d’avoir rappelé, par votre action héroïque, que le service oblige et que la mort est parfois le prix de la fidélité.

Vous êtes mort en combattant, non en victime. Vous êtes mort en soldat et en officier, non en proie facile à rançonner. Vous avez estimé que face à un djihadiste, semant la mort et la désirant, il fallait, non une hôtesse de caisse, mais un homme sachant se battre. Un contre un, d’homme à homme, comme un tournoi du passé. Gendarme et chevalier tout à la fois, vous avez marché au feu, au danger, au combat. Il était armé, vous ne l’étiez pas. Pensiez-vous avoir une chance de le maîtriser ? Il fallait saisir l’occasion, vous avez tenté le tout pour le tout. À mains nues, contre un flingue et un poignard. Courage énorme ! Était-ce imprudence de votre part ? Non, car votre métier vous avait appris les situations hors normes, où le chef, tout bien considéré, prend ses responsabilités (sans penser que son acte est le seul ou le meilleur possible). Non, car la vraie prudence ne rend pas pusillanime, elle sait accueillir l’inspiration venue d’en haut, qui porte à des actes qui nous dépassent. Vous avez décidé d’accomplir la mission sans réserve, défendre la patrie et vos compatriotes contre l’agresseur. Entre les Français, que votre métier vous faisait devoir de protéger, et l’ennemi, vous avez fait rempart. Le rempart a pris les coups : coups de feu, coups de couteau. Vous avez porté à son sommet le sens du sacrifice, quand celui-ci implique le don de sa propre vie.

Le 23 mars 2018, le soldat de l’État islamique a perdu. Celui qui voulait répandre la terreur vous a rencontré. Lui voulait faire peur, mais vous, vous n’avez pas eu peur de sa barbe et de son couteau. Vous n’avez pas eu peur de son pistolet et de ses explosifs. Vous n’avez pas eu peur de ses imprécations contre un pays, le nôtre, qui l’a nourri depuis l’enfance. Vous n’avez pas eu peur de ses protestations de fidélité à cet État islamique, qui l’a conduit jusqu’à la mort. Dans le combat au corps à corps, vous avez succombé. Dans le face-à-face, vous l’avez emporté, car un terroriste qui ne fait plus peur, à quoi sert-il ? C’est un pitre grimé, un clown triste… À l’issue de ce duel mortel, recevez, mon colonel, le salaire du courage et du sacrifice !

Votre dernier mot fut un ordre : « Assaut ! » Vous appeliez vos camarades du GIGN pour qu’ils éliminent le terroriste. Mais cet ordre résonne plus loin que le Super U, plus loin que Trèbes. Il s’adresse au pays tout entier, comme pour dire : « Français, j’ai fait ma part du travail, à vous de jouer ! »

Posté le 19 avril 2018 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

18 avril 2018

Un tiers des jeunes musulmans français favorables aux massacres islamistes

C'est une enquête du quotidien italien Il Foglio quotidiano :

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Posté le 18 avril 2018 à 13h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Macron reçoit les Frères Musulmans de Syria Charity à l’Elysée

Précisions de l'Observatoire de l'islamisation, suite à notre information d'hier :

"Syria Charity fait les tournées des mosquées fréristes et salafistes en France afin de lever des fonds. Son représentant en Champagne est le syrien Abdulhamid AL Khalifa, imâm de la mosquée de ‘L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois », qui gère une salle de prière (non déclarée comme telle) dans le quartier de la Croix-Rouge, fréquentée en son temps par Saïd Kouachi. Il s’entend très bien avec la grande mosquée UOIF de Reims (AMCIR) chez qui il peut installer sa communication pour « Syria Charity » comme nous l’avions remarqué lors de notre passage dans le cadre de notre enquête sur les Mosquées radicales (éditions DMM).

Abdulhamid AL Khalifa est aussi membre actif de l’association «Ligue Pour une Syrie libre – Section REIMS», qui comme l’explique l’humanitaire Pierre Le Corf en Syrie, est une organisation des rebelles islamistes. Syria Charity et la Ligue pour la Syrie Libre travaillent très étroitement ensemble comme l’illustrent à la fois la personnalité de Khalifa et l’enquête dans Alep Est libérée de Le Corf."

Posté le 18 avril 2018 à 12h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Conférence de Christine Tasin samedi 21 avril à Paris

L'association libérale et sociale organise le samedi 21 avril à 10h30 à la brasserie "Villa Sophia", 53, rue de Chaillot, une conférence avec Christine Tasin, présidente de Résistance républicaine, sur le thème

"L'islamisation de la France au quotidien".

La Villa Sophia se situe derrière la brasserie "Le Marceau" au 39, avenue Marceau, m° Alma Marceau ou Georges V

Posté le 18 avril 2018 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

La détérioration des relations Eglise-Etat réside dans la dégradation de la liberté religieuse

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-04-18 à 08.25.29"Lundi 9 avril, Emmanuel Macron était reçu au Collège des Bernardins, par les évêques de France. Un certain nombre de catholiques ont protesté contre cette invitation, manifestement pensée sur le modèle des dîners du CRIF. Pour ma part, cette invitation me semblait plutôt logique et bienvenue: aussi important qu’ait été le catholicisme dans la construction de la France, il est bien évident que le nombre de politiques, d’intellectuels et de journalistes qui connaissent encore en profondeur la pensée catholique s’amenuise à vue d’œil. Dès lors, ce genre de réunions s’ impose pour tenter de faire comprendre les préoccupations des catholiques aux hommes politiques.

En sens inverse, plusieurs hommes politiques de gauche ont considéré qu’Emmanuel Macron avait violé la sacro-sainte laïcité, particulièrement en déclarant : « Nous partageons confu- sément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abî- mé et qu’ il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer. » Cependant, là aussi, je ne vois rien que de très logique : il saute aux yeux, effectivement, que les relations entre l’Église et l’État ne sont pas bonnes.

Mais personne, ni les évêques, ni le président, n’a semblé intéressé par les causes de cette détérioration des relations Église-État. Pire, le président, malgré son opération de séduction, fort bien menée, a tout à fait pour aggraver la situation.

La cause profonde de cette détérioration réside dans la dégradation de la liberté religieuse. Et cette dégradation vient de deux sources principales.

La principale, c’est qu’une conception délétère de la loi, purement positiviste, s’impose de plus en plus – et le discours de M. Macron pousse dans cette direction. Cette conception a été admirablement résumée par l’ancien sénateur socialiste (et co-fondateur du très marxiste Syndicat de la Magistrature) Jean-Pierre Michel : « La loi, c’est l’expression d’un rapport de force à un moment donné. Point final.» A ce compte, on voit mal sur quelle base contester les lois raciales du IIIe Reich, votées dans les formes par un parlement régulièrement élu, et exprimant clairement un « rapport de force à un moment donné ». Même si la plupart des catholiques eux-mêmes ne s’en aperçoivent pas clairement, c’est là qu’il faut chercher les raisons de l’opposition des catholiques aux lois « sociétales ».

Et, là-dessus, Emmanuel Macron exigeant – sans qu’aucun évêquene songe à protester! – que toutes les lois de la république soient respectées par-dessus tout, sans aucun compromis («loi d’airain», ajoute-t-il), ne peut pas ignorer que sa revendication est exactement une revendication totalitaire. Les lois de la république ne peuvent s’appliquer que dans les limites de la loi naturelle, qui s’impose à toutes les lois positives. L’ ignorer, ou pire le nier ,comme vient de le faire Emmanuel Macron, est évidemment exiger des catholiques qu’ ils choisissent entre leur foi et la république.

L’autre source de la dégradation de la liberté religieuse en France est la question de l’islam. C’est, en effet, parce que l’islam s’installe en France que l’on rogne nos libertés (religieuse, de circulation, scolaire, d’expression ...). Or, il est significatif qu’Emmanuel Macron n’ait parlé d’islam que pour vanter le dialogue interreligieux. Comme s’il méprisait délibérément le fait que l’islam n’est pas une religion comme le christianisme, mais bien davantage une doctrine politique totalitaire. Tant que le président ignorera notre légitime attachement à la loi naturelle et les spécificités de l’islam, toutes ses opérations de séduction seront vaines."

Posté le 18 avril 2018 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2018

Emeutes islamiques dans la « ceinture verte » de Toulouse

A propos des émeutes à Toulouse, dans les quartier du Mirail, où une grande partie de la population est « de mœurs islamiques », Bernard Antony écrit :

Capture d’écran 2018-04-17 à 21.41.10"On est là dans une zone d’habitat qui prend peu à peu des allures « ceinture verte » de Toulouse, mais c’est de « vert islamique » dont il s’agit. Là, toute une fraction de la jeunesse a exalté les exploits criminels de Mohamed Merah et du massacreur de Carcassonne et de Trèbes.

Je connais bien toute cette proche banlieue périphérique de Toulouse. Ayant siégé pendant 18 ans au Conseil Régional de Midi-Pyrénées j’ai su les importants crédits qu’on leur affectait sous la mention de « politique de la ville », hélas à fonds perdus.

Et voilà que Jean-Louis Borloo, avec l’aval d’Emmanuel Macron a encore concocté un  nouveau plan de financement de pareilles vaines dépenses.

Quand donc les politiques, les économistes, les idéologues et les pédagogues, les sociologues et les psychologues s’aviseront-ils de se demander pourquoi les quartiers peuplés d’une population d’origine immigrée issue des pays de l’Extrême-Orient, et notamment d’Indochine, ne connaissent pas les mêmes difficultés ? Et pourquoi on peut sans risque s’y promener ou diner au restaurant, par exemple dans le XIIIème arrondissement à Paris ? Comme si la vie de bien des Cambodgiens ou Vietnamiens n’avaient pas été au départ marquée par de terribles tragédies et par la misère !

Alors, pourquoi l’émeute ici, pourquoi le calme là ? Poser ces questions induirait des réponses qui pourraient peut-être susciter des débuts de solution. Non, il ne s’agit pas essentiellement selon nous d’un déterminisme racial ! Et d’ailleurs, la délinquance dans les communautés des réfugiés des chrétientés d’Orient n’est-elle pas extrêmement rare ? Et si la réponse tenait en partie au fait que la culture et les mœurs des communautés chrétiennes, confucéennes ou bouddhistes ne sont pas tout à fait les mêmes que celles des peuples modelés par l’arabo-islamisme ?"

Posté le 17 avril 2018 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

L’imam salafiste El Hadi Doudi devait être expulsé ce matin. Vous y avez cru ?

Unknown-18L'imam salafiste marseillais El Hadi Doudi s’est vu notifier mardi matin l’arrêté d’expulsion pris à son encontre par le ministère de l’Intérieur, pour ses prêches radicaux, mais son application a été aussitôt suspendue par la CEDH.

Le ministère de l’Intérieur a précisé que l’imam se trouvait en centre de rétention administratif, le temps que la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) statue sur le fond du dossier, « dans quelques jours ».

Me Nabil Boudi, avocat de l’imam, a affirmé que la CEDH avait suspendu l’arrêté d’expulsion sur la base de l’article 39 de son règlement, prévoyant la possibilité de prendre des mesures provisoires. Me Boudi a précisé avoir engagé d’autres recours contre cette expulsion, devant la justice administrative, pour « disproportion de la mesure », « risque de torture » de l’imam en cas de retour dans son pays d’origine, l’Algérie, et « atteinte à sa vie privée et familiale ».

On est parti pour quelques années de procédure...

Posté le 17 avril 2018 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

16 avril 2018

L'aveu de Macron sur l'échec de l'école laïque face à l'islam

Bernard Antony a regardé l'entretien entre Emmanuel Macron et le duo Bourdin/Plenel. Extrait sur l'islam :

"Oui, sur ce plan, Jean-Jacques Bourdin a esquissé, mais en vain, un début de questionnement : celui que pose la réalité en France d’une « société de mœurs islamiques », cela s’appelle « l’oumma », c’est selon le Coran : « la plus belle des communautés donnée aux hommes par Allah ». Et l’oumma n’a pas de frontières. Sur ce fait majeur fondamentalement déterminant pour l’avenir de notre pays, Emmanuel Macron a pataugé. Quand donc s’avisera-t-il d’accepter le fait que l’islam n’est pas seulement une religion mais une idéologie théocratique totalitaire ?

Or, pour conjurer les dangers de la « radicalisation » croissante d’une grande partie des jeunes musulmans et convertis à l’islam, ce n’est qu’en prenant le mal à sa « racine » (c’est l’étymologie de « radicalisation ») qu’on peut le combattre. C’est-à-dire en appuyant toutes les initiatives de déconstruction idéologique de l’islam et d’abord par l’analyse critique de ses textes indûment sacralisés.

Emmanuel Macron a répondu qu’il fallait « remettre de la République » dans l’Éducation Nationale. Bel aveu de l’échec de l’école laïque !"

Posté le 16 avril 2018 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

La maman de Christophe Castaner était-elle religieuse ?

Christophe Castaner,  délégué général de la République en Marche (LREM), invité ce matin sur RTL, est revenu sur l'entretien d'Emmanuel Macron dimanche soir, et notamment celui sur le voile islamique, au sujet duquel le président de la République a déclaré que « dans la République, nous devons le tolérer », tout en critiquant :

« Ce n’est pas conforme à la civilité dans notre pays, c'est-à-dire au rapport qu'il y a entre les hommes et les femmes ».

Christophe Castaner justifie stupidement :

« On s’est posé la question, il y a quelques années, quand toutes les femmes catholiques portaient un voile ? Je ne crois pas. » « Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question ».

Les historiens sont perplexes... Seules les religieuses catholiques portent le voile. Les femmes, conformément au code de droit canonique de 1917, portaient une mantille à l'église. Le code de 1983 n'en parle plus.

Méfiez-vous des intégristes catholiques... :

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Posté le 16 avril 2018 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

15 avril 2018

26-27 mai : forum à Paris sur la Bonne nouvelle annoncée aux musulmans

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Posté le 15 avril 2018 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2018

Derrière le discours aux Bernardins, préparer un islam de France

Laurent Bouvet, professeur de science politique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, décrypte sur le Figarovox le discours d'Emmanuel Macron lundi soir devant les évêques de France.

6a00d83451619c69e201bb0a026adb970d"Ce discours est très important, et il peut, doit même, malgré le désaccord qu'on peut avoir sur le fond avec celui-ci, être lu, compris et critiqué à l'aune du haut niveau de réflexion politique auquel le président a voulu d'emblée se situer. C'est d'ailleurs pourquoi il ne peut pas être uniquement lu, par exemple, ni comme la révélation soudaine de la culture chrétienne du président de la République, ni comme une simple opération de «câlinothérapie» politique à destination d'un électorat catholique qui serait choqué par le durcissement de la politique de l'immigration.

Ce discours doit plutôt être replacé dans le cadre d'une réflexion plus large qu'a annoncée le président de la République sur deux grands sujets au moins.

Le premier tient à la relation de l'État avec les cultes: il s'agit du projet d'intégration du culte musulman dans le cadre républicain. En d'autres termes, il souhaite la mise en place d'un islam de France qui marche, si j'ose dire, contrairement aux tentatives précédentes qui ont échoué, notamment celle du CFCM (conseil français du culte musulman). Or pour réussir un tel projet, le chef de l'État a besoin de modifier l'ensemble de l'équilibre laïque, notamment en matière de financement du culte musulman, celui-ci étant aujourd'hui très dépendant de l'étranger. Ce qui induit un accord voire une association avec l'ensemble des cultes compte tenu des modifications nécessaires des équilibres actuels. C'est notamment pourquoi le président de la République s'est montré très attentif aux représentants des cultes depuis son accession au pouvoir, et donc qu'il a poussé très loin l'offre politique faite aux catholiques dans son discours de lundi soir.

Le second grand sujet qui était en toile de fond du discours tient à l'ambition réformatrice annoncée en matière bioéthique (PMA, GPA, fin de vie…). Et là aussi, de la même manière, le chef de l'État tient à s'appuyer sur les représentants des cultes pour s'assurer de la meilleure réception possible des réformes qu'il envisage. Il veut à tout prix éviter le traumatisme national du débat sur le mariage pour tous en 2013. L'Église catholique étant en la matière la pièce maîtresse, puisqu'elle seule dispose d'un réel pouvoir de mobilisation contre ces réformes. L'associer en amont aux discussions, et plus encore assurer les catholiques de toute son attention et sa considération, voilà qui apparaît clairement comme la stratégie privilégiée par Emmanuel Macron. [...]

Le risque est grand en effet que ce pas de côté du président par rapport au fragile équilibre laïque d'un pays soumis à des chocs terribles ces dernières années ne conduise à une déstabilisation durable plutôt qu'au succès des grands projets présidentiels, notamment concernant l'islam de France. On peut gager en effet qu'à l'image des catholiques les plus engagés, dont il était question ci-dessus, les musulmans les plus enclins à faire valoir leurs idées et reconnaître leurs revendications seront les plus déterminés idéologiquement, et donc que l'islamisme dans sa version politique sera plus présent et plus pressant dans un espace ouvert et légitimé par la parole présidentielle. La majorité de nos concitoyens de confession musulmane comme ceux de confession catholique ne souhaitant assurément pas qu'on les désigne publiquement en fonction de leur identité religieuse mais plutôt, conformément à la règle laïque, qu'on leur garantisse, comme citoyens, la liberté de croire et de vivre leur foi tranquillement, à l'abri des pressions communautaires et de toute forme d'extrémisme religieux ou politique.

On peut donc craindre que le pari présidentiel en forme de coup de billard à trois bandes qui entend déboucher sur un islam de France en accordant d'abord une attention et une place particulière à l'Église catholique ne soit rapidement condamné par les conditions et les formes mêmes de l'expression politique de la foi à l'âge identitaire."

C'est aussi l'avis d'Anne-Sophie Chazaud sur Causeur :

"[...] Là où les choses se compliquent, c’est lorsque le chef de l’Etat prononce deux phrases qui, dans un contexte de très grande menace sur la laïcité, font figure de bombes : les rapports entre l’Eglise et l’Etat auraient été « abîmés » (sic) et il conviendrait de les « réparer », et, par ailleurs, les catholiques sont invités à s’engager davantage « politiquement », en tant que catholiques. Dans un contexte paisible, où le pays ne subirait pas les assauts répétés et meurtriers de l’islam radical à visée précisément politique, ces phrases de réconciliation, n’en déplaise aux bouffe-curés old school, seraient plutôt de bon sens. Le président revient d’ailleurs à juste titre sur les racines chrétiennes de la France, ce qui relève de l’évidence historique. Le problème ne vient pas de là.

Inciter les membres d’une religion à s’engager politiquement, dans un contexte d’entrisme politique de l’islam radical, est à la fois irresponsable et dangereux : le Président ne pouvait ignorer la résonance particulière de ces mots dans un contexte où l’église catholique est en plein recul sur fond de crise des vocations, quand le prosélytisme islamique, lui, ne cesse de s’étendre. Ce ne sont pas les luthériens ni les bouddhistes qui vont soudain vouloir s’emparer de cet appel à l’engagement politique des religieux, et l’équité entre les cultes que commande justement le principe de laïcité obligera le Président à prononcer les mêmes paroles et accorder les mêmes objectifs aux membres de toutes les religions.

Pareillement, Emmanuel Macron évoque l’importance de la spiritualité dans l’engagement concret de chacun, à travers la notion intéressante d’ « effectivité ». Là encore, on ne peut que lui donner raison sur le fond, et on a bien vu à travers la figure du colonel Beltrame combien l’engagement républicain et une foi profonde pouvaient être indéfectiblement liés et précisément effectifs. Mais les défenseurs de la laïcité, hormis quelques pachydermes réincarnés des radicaux-socialistes d’autrefois, ne contestent pas l’importance de la vie spirituelle pour chacun dans le cadre de ses pratiques privées, ni la manière intime dont chacun peut déployer sa foi dans son action publique. Les agnostiques, voire les athées ont une vie spirituelle et réfléchissent à la transcendance ou au sens de la vie, à leur manière, et, même dans l’hypothèse d’une vie totalement privée de transcendance, un solide sens de l’humanité et du respect d’autrui pourra servir de guide spirituel pour mener une vie d’honnête homme. Le problème n’est donc pas là mais réside dans la volonté de certains d’imposer leur vision de la spiritualité dans l’espace public : vêtements, comportements, intolérances, interdictions, évictions des femmes de certains espaces, violences contre les membres d’autres religions, mais aussi interventions dans le champ bio-éthique etc. La spiritualité ne dispense jamais mieux ses effets positifs sur la société que lorsqu’elle s’exerce dans le cadre privé. [...]"

Posté le 13 avril 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

12 avril 2018

La Révolution française est la matrice de tous les terrorismes

Voici un extrait du conseil municipal d'Orange montrant un échange révélateur entre l’opposition Les Républicains et le Maire Jacques Bompard, président de la séance du 11 avril.

Ces interventions sont prononcées avant le vote à l’unanimité de la délibération portant sur le baptême d’une rue en hommage à Arnaud Beltrame.

Si le consensus règne pour déplorer le terrorisme, il y a un grand écart qui se creuse au moment d’en dénommer les causes et les solutions. L’opposition va jusqu’à reprocher au maire sa dénonciation de la Terreur révolutionnaire usant de toutes les arguties qui confinent au négationnisme historique le plus évident.

Posté le 12 avril 2018 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 avril 2018

Allô les fanatiques de la laïcité : l'école laïque fait le ramadan

1110679578_smallLes hystériques du laïcisme, que l'on ré-entend depuis le discours d'Emmanuel Macron aux Bernardins et que l'on entend à chaque fois qu'il s'agit de l'Eglise catholique, devraient aussi se faire entendre à l'occasion du prochain ramadan.

Déjà, nous ne les avons pas beaucoup entendus lors de l'annonce de l'importation d'imams étrangers par le gouvernement pour aider aux prêches du ramadan.

Mais un lecteur m'informe avoir reçu un SMS de de l'école "laïque" de ses enfants. Il s'agit de l'école Émile Roux au Cannet (06). Alors que cette école n'avait rien fait durant le Carême, ni les vendredis, ni la Semaine Sainte, si ce n'est la distribution de chocolat le vendredi Saint..., elle écrit aux parents :

"Cher(s) parent(s), formulaire disponible à la vie scolaire si changement de régime durant la période du ramadan du 15 Mai au 14 Juin. Cgl É. Roux".

Posté le 11 avril 2018 à 21h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

10 avril 2018

Les partisans de l'allahicité s'indignent du discours de Macron aux Bernardins

Exemple avec Benoît Hamon :

 

Puis le Grand Orient de France, muet lorsque le president souhaite un bon iftar ou un bon ramadan :

Philippe Foussier, Grand Maître du GODF, dénonce l'appel d'Emmanuel Macron aux catholiques :

"Comment le président de la République peut il enjoindre les catholiques à s’engager politiquement ? La leçon de 2012-2013 avec la montée en tension du débat sur le mariage pour tous n’a t il donc pas servi d’exemple ? La société française est assez fragmentée pour ne pas en rajouter en termes d’affrontements, notamment de la part de ceux qui affirment tant de positions péremptoires et dogmatiques sur de nombreux sujets."

En revanche Marine Le Pen semble avoir compris le rapport entre le discours d'hier soir et l'islam "de France" :

Posté le 10 avril 2018 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

09 avril 2018

Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ». Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal. Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.

Posté le 9 avril 2018 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

La charia ne doit avoir aucune application en Occident et les mosquées doivent être contrôlées

Extraits d'un entretien réalisé par Olivier Bault avec le P. Samir Khalil Samir, islamologue égyptien, sur RITV :

Unknown-4Que savez-vous des conversions de musulmans au christianisme en Italie et plus généralement en Europe ?

Autant que je sache, il n’y a pas un mouvement de masse de conversions. Et quand un musulman se convertit au christianisme, l’Eglise n’en parle pas et cela reste discret. Même chez les protestants, en général beaucoup plus actifs que les catholiques, il n’y a pas de conversions de masse. L’évangélisation des musulmans d’Europe est le fait d’initiatives individuelles rarement soutenues par l’Église institutionnelle.

Vous dites que l’Eglise ne parle pas des conversions. Pourquoi en est-il ainsi ?

Il existe en Europe une tendance assez forte à vouloir éviter de créer des problèmes avec le monde musulman. C’est particulièrement vrai en France. Je participe avec Mohammed-Christophe Bilek au Forum Jésus le Messie, et nous rencontrons des obstacles de la part des évêques en beaucoup de lieux. Il y a certes des exceptions comme Mgr Rey à Toulon. Mgr Rey encourage au contraire l’œuvre d’évangélisation des musulmans. Beaucoup d’évêques préfèrent toutefois éviter les ennuis sous prétexte de respecter la liberté des gens. Pourtant, respecter la liberté des gens, ce devrait être aussi respecter la liberté d’annoncer le Christ et celle de se convertir ! [...]

Quelle est votre réaction aux propos du pape François sur l’islam ?

Le pape François ignore le Coran et on ne saurait le lui reprocher. Seulement quand on est ignorant du Coran, il ne faut pas dire des choses sur l’islam. Il ne faut pas dire : « L’islam est une religion de paix », ou « Toutes les religions sont pour la paix ». Ce que je trouve regrettable, c’est que, connaissant peu cette religion, le pape François s’aventure à dire des choses sur l’islam. Ce n’est pas son rôle.

Pourquoi ne vous demande-t-il pas votre avis, à vous ou à un autre islamologue ? Il ne doit pas manquer d’islamologues qualifiés à Rome…

J’ai demandé que me soit accordé un entretien avec le pape François et j’ai obtenu un rendez-vous au bout de quelques jours. J’ai pu converser avec lui pendant une demi-heure, chez lui dans son bureau à Santa Marta, en toute tranquillité. J’ai essayé de lui dire le plus aimablement possible qu’il fallait faire attention. J’ai compris que lui-même avait connu un imam quand il était en Argentine et que cette connaissance l’a marqué, de manière positive. Mais il m’a surtout expliqué, et je le comprends, que le dialogue était rompu avec Al-Azhar depuis cinq ans. C’est un fait, et contrairement à ce qu’on pense ce n’est pas de la faute de Benoît XVI, même si la rupture a été consécutive à son discours d’accueil des ambassadeurs au Saint-Siège peu après une attaque terroriste contre des églises en Egypte. Benoît XVI avait alors déclaré qu’il faudrait que le président égyptien protège les chrétiens.

L’université Al-Azhar avait très mal pris cela, considérant que le pape se mêlait de ce qui ne le regardait pas et faisait de la politique. C’est Al-Azhar qui a décidé de rompre les relations avec le Vatican. Cela m’a été très clairement dit par le cardinal Tauran. Lui-même a envoyé son second par deux fois à Al-Azhar mais celui-ci n’a pas été reçu. Aujourd’hui, grâce à l’attitude du pape François, les relations ont repris. Cependant, il faudrait qu’il ne s’aventure pas à dire des choses qui n’ont pas été contrôlées. Il y a en fait eu un progrès à l’occasion de sa visite en Egypte. Quand François est venu en Egypte, il n’a pas redit ce qu’il avait déclaré avant sur le fait que « Toutes les religions veulent la paix ». Je pense que c’est parce que ses discours au président et à Al-Azhar avaient été préparés par son entourage.

Il faut être très prudent quand on parle des musulmans. Il ne faut pas attaquer inutilement mais il ne faut pas non plus cacher les divergences. Exposer les divergences, ainsi que les points sur lesquels nous sommes d’accord, c’est pour moi le vrai dialogue. Le dialogue, ce n’est pas de céder ou d’attaquer, mais de chercher ensemble un projet qui suppose que l’on signale aussi les points pour lesquels on n’est pas du même avis. Un pape ne peut pas dire les choses que ce pape a dites. Etant à Rome, je suivais quotidiennement ses déclarations.

Le texte fondateur de l’islam, à savoir le Coran et, en second lieu, le khabar et le hadith, contiennent la violence.

Il y a eu deux ou trois déclarations particulièrement graves du pape François, où il a mis à parité ce qui se passait dans le monde musulman et ce que des chrétiens pouvaient faire. Si l’on compare des personnes, cela peut certes parfois être pire chez les chrétiens que chez les autres. Mais il ne s’agit pas de cela. Le problème, c’est d’abord et avant tout le texte fondateur. Le texte fondateur de l’islam, à savoir le Coran et, en second lieu, le khabar et le hadith, contiennent la violence. Dans la première période de la vie de Mahomet, quand il était à La Mecque, il n’y a pas de violence. Quand il passe à Médine, pour les dix dernières années de sa vie, c’est une étape de conquêtes, et c’est là que la violence apparaît dans le Coran. Or un principe coranique nous dit que, quand il y a contradiction entre deux versets, le dernier verset « révélé » annule celui qui lui est antérieur. C’est la théorie de l’abrogé et de l’abrogeant. C’est ainsi que les versets violents ont annulé les versets tolérants que citeront toujours les musulmans, comme le font l’imam du Caire et d’Al-Azhar.

Cette manière de ne citer que les versets tolérants abrogés par des versets violents, c’est ce qu’on appelle la taqiyya ?

C’est une forme de taqiyya. Taqiyya, c’est le fait de couvrir, de cacher : je ne mens pas, mais je ne mentionne pas ce qui pourrait être négatif. Je n’ai pas besoin de tout dire, je ne dis que le positif.

Malgré cela vous semblez, comme le pape François, plutôt favorable à l’accueil par les Européens de tous ces immigrants qui sont majoritairement musulmans. Quelle doit-être notre attitude face à ce phénomène d’immigration de masse ?

Pour accueillir des immigrants, il est indispensable de prévoir tout le cheminement d’accueil. À mon avis, ce qui ne va pas en Europe, c’est qu’on ne tient pas compte de l’aspect le plus important : l’intégration. L’intégration n’est pas une assimilation. Ce n’est pas détruire la personnalité de l’autre. C’est simplement dire : « Ici, nous avons une culture, une tradition. Bonne ou mauvaise, c’est le système que nous avons. »

La première condition qui doit être posée à un immigrant, c’est l’acceptation par l’étranger de tous les articles de la proclamation des droits de l’homme. Car s’il faut appliquer la charia islamique en Europe, alors c’est fichu ! La charia est une loi bédouine médiévale. La conception du rapport homme-femme dans la charia est une conception de maître à servante. Il n’y a pas d’égalité dans ce domaine dans la loi musulmane, contrairement à ce que dit la charte universelle des droits de l’homme.

De même, aucun pays musulman, y compris les plus laïcisés d’entre eux, n’applique le principe d’égalité des religions devant la loi. En Egypte par exemple, on applique aux chrétiens des normes de la charia qui sont injustes. La charia ne doit avoir aucune application en Occident. Et pour bien préparer l’intégration, ce devrait être l’ambassade dans le pays de résidence du migrant qui devrait procéder aux vérifications des candidats à l’immigration. Cela ne doit pas se faire aux frontières. C’est d’ailleurs le système pratiqué par les États-Unis.

Une autre chose indispensable, qui est d’ailleurs appliquée dans les pays musulmans, c’est le contrôle des mosquées. Une mosquée n’est pas une église. Au centre de la vie d’une mosquée, il y a le prêche, et notamment le prêche du vendredi. Il faut un contrôle des imams, car parmi ces imams se glissent des fanatiques. C’est à la police de s’assurer qu’un imam n’est pas un fanatique qui va lui-même fanatiser les gens. Par ailleurs, il faut imposer la langue du pays d’accueil pour les prêches. Tout immigré doit apprendre la langue du pays d’accueil, et il n’y a donc pas de raison pour que le prêche de l’imam ne soit pas dans cette langue.

Un troisième point au sujet des mosquées concerne leur financement. La norme devrait être le financement interne au pays d’accueil. Très souvent le financement se fait par l’Arabie saoudite et les pays de la péninsule arabique. Tout le monde sait bien, y compris dans le monde musulman, qu’il s’agit de pays à tendance radicale et fanatique. L’Arabie finance l’islam dans beaucoup de pays et envoie des imams payés et soutenus par elle. C’est ce qu’elle a fait en Asie, par exemple en Indonésie et même en Chine. Un proverbe italien dit : « Chi paga comanda », qui paye commande. [...]

Il y a dans la masse de ces immigrants des gens qui ne s’intégreront pas, et il y a aussi des extrémistes. L’islam est responsable de cette réaction. Ceux qui disent que l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam sont des menteurs. Les chefs de l’université Al-Ahzar savent très bien que l’EI applique l’islam dans tous ses détails. Le problème à la base de cette invasion de l’Europe par tous ces gens qui fuient la guerre, c’est la conception totalitaire de l’islam. Un islam qui décide de tout. Il y a tout un cheminement à faire pour l’islam, et il faut aider le monde musulman à faire ce cheminement. [...]"

Posté le 9 avril 2018 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2018

Plus on tue au nom d’Allah, plus on combat l’islamophobie et plus on parle de l’islam en bien

Extrait d'un entretien d'Alexandre Del Valle, dans Valeurs Actuelles :

UnknownQue vous inspire l’attentat islamiste de Trèbes ?

L’attentat du 23 mars m’inspire deux réflexions. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, la chute de Dae’ch ne veut pas dire que la menace islamo-terroriste va s’estomper. L’ex-porte-parole de l’État islamique, Abou Mohamed al-Adnani, l’a lui-même parfaitement expliqué : « Ceux qui croient que la perte de territoires en Syrie ou en Irak signifie notre défaite n’ont pas compris que tant que la charia et le Coran progressent dans les coeurs des musulmans, nous serons vainqueurs. » Plus Dae’ch suscite des attentats, plus l’adhésion à l’idéologie islamiste progresse. La seconde observation est que nous avons assisté, avec l’attentat de Trèbes et le sacrifice de l’héroïque Arnaud Beltrame, à un “choc des martyrs” : ceux qui perdent leur vie pour la mort face à ceux qui meurent pour sauver des vies. Il s’agit là d’un échec imprévu pour Dae’ch, qui veut faire croire que seuls les cavaliers d’Allah sont capables d’offrir leur vie…

Vous évoquez la paranoïa : quelles sont les déclinaisons de la stratégie d’intimidation islamique qui fait l’objet de votre ouvrage ?

Pour mettre en oeuvre un plan d’islamisation mondiale de type suprématiste et irrédentiste, la première méthode, très efficace, est l’intimidation physique : par des assassinats ciblés, des actes terroristes, des attroupements ou des menaces de mort. La plus grande erreur de l’Occident consiste à croire que l’islamisme est un nihilisme : tuer au nom de l’islam est une stratégie élaborée par des cerveaux, souvent issus de milieux bourgeois comme Carlos ou Ben Laden, très conscients de leurs objectifs et il est erroné de réduire la stratégie très efficace du terrorisme à ses petits soldats aux profils marginaux. En réalité, l’action de terreur physique des “coupeurs de têtes” djihadistes est bien plus ample et efficace qu’on le pense : en effet, lorsque les “coupeurs de langues” ou “islamistes institutionnels” veulent faire taire ceux qui interpellent sources coraniques et chariatiques du djihadisme, leurs requêtes sont d’autant plus prises au sérieux par les mécréants que ceux-ci ont une épée de Damoclès terroriste au-dessus de la tête… La violence djihadiste introduit ainsi un effet de dissuasion et de persuasion extrêmement efficace. Comme le disait cyniquement Al Capone : « On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver qu’avec un mot gentil tout seul. » Ces fameux coupeurs de langues instrumentalisent, en effet, l’antiracisme et entretiennent au sein de la communauté musulmane un sentiment victimaire. Ils déclarent, par exemple, souffrir d’un racisme antimusulman d’État ! Cette double dissuasion explique le paradoxe selon lequel plus on tue au nom d’Allah, plus on combat l’islamophobie et plus on parle de l’islam en bien. D’ailleurs, depuis l’attentat de Charlie Hebdo, quels sont les caricaturistes qui osent se frotter à l’islam ? Quels sont les candidats qui traduisent les oeuvres de Salman Rushdie ?

Je constate empiriquement dans mon livre que, depuis les années 1990, plus on tue au nom de l’islam, plus celui-ci bénéficie de la sorte d’une publicité autour d’une civilisation et d’une religion sans tache, sans aucune remise en question des textes sacrés, qui pourtant clairement justifient le djihad. On s’empare ainsi de la volonté de “lutte contre l’amalgame” pour empêcher toute interrogation en ce sens. L’islam en tant que texte et les musulmans en tant que civilisation n’auraient aucun travail d’autocritique à faire. Au final, les attentats terroristes, qui devraient être l’occasion d’interpeller sur le totalitarisme islamiste, permettent de faire taire tout blâme. Les djihadistes sont de ce fait des génies en communication. [...]

On distingue cinq principaux pôles : les Frères musulmans, matrice de l’islamisme radical général ; la Ligue islamique mondiale, pilotée par l’Arabie saoudite, qui diffuse un islam wahhabite-salafiste ; la Turquie néo-ottomane, réislamisée par Erdogan ; l’islam indo-pakistanais, notamment l’association Tabligh ; et le Qatar. Ces pôles alimentent 80 % des instances de représentation de l’islam en Occident. S’ils ont l’air divisés, ils convergent toutefois dans l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui réunit 57 pays musulmans, et dans l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), respectivement l’Onu et l’Unesco du monde musulman, qui se réfèrent notamment à une “Déclaration islamique universelle des droits de l’homme” opposée à celle des Occidentaux et qui pose le primat de la charia, laquelle doit à terme régner sur la planète. Ces organisations panislamiques uniques en leur genre et qui ont pour objectif avoué d’empêcher l’intégration des musulmans dans les sociétés non musulmanes (“désassimilation”) agissent de façon très efficace par l’argent et l’exercice de pressions au sein des instances internationales et onusiennes. Elles représentent donc une sorte de “superlobby suprématiste islamique mondial”, qui avance de façon subversive au moyen d’une stratégie victimaire visant notamment à pénaliser toute critique de l’islam sous couvert de lutte contre l’islamophobie. L’instrumentalisation de l’antiracisme, qui fait désormais de la critique d’une religion un nouveau racisme, notamment par le biais du Mrap, du CCIF ou des Indigènes de la République, comme on le voit en France, est ainsi la déclinaison d’un travail de sape d’ampleur planétaire qui a été méthodiquement planifié. [...]"

Posté le 8 avril 2018 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

20-21 avril à La Roche-sur-Yon : forum sur l'évangélisation des musulmans

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Posté le 8 avril 2018 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2018

12 avril à Paris : conférence d'Alexandre Del Valle

Alexandre Del Valle conférence stratégie de l'intimidation - 12 avril 2018

A l’occasion de la sortie du dernier ouvrage d’Alexandre Del Valle La stratégie de l’intimidation, l’Institut de Formation Politique, Damoclès et les éditions l’Artilleur organisent une rencontre exceptionnelle autour de l’auteur le 12 avril prochain. 

Il viendra présenter son livre dans lequel il « apporte la preuve que le djihadisme et l’islamiquement correct fonctionnent de concert ». 

Expert international reconnu, Alexandre Del Valle est spécialisé en géopolitique et s'intéresse principalement à l'islamisme, aux relations entre l'Europe et la Turquie et au monde arabo-musulman.

Il viendra présenter et dédicacer son ouvrage le jeudi 12 avril à partir de 19h à la brasserie Le Cardinal au 1, boulevard des Italiens 75002 Paris.

Inscription obligatoire (5 € l’entrée et une boisson gratuite). Places limitées.

Posté le 7 avril 2018 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2018

Interdit aux djihadistes : après Toulouse, Bordeaux

Après Toulouse, c'est Bordeaux qui se voit ornée de panneaux de malvenue aux djihadistes :

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Posté le 6 avril 2018 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2018

Imams "modérés" pour le ramadan

Thumbnail-3Lu dans Le Canard enchainé :

"La France va accueillir une centaine d'imams algériens pour aider au prêches du ramadan, en mai, a dénoncé l'ex-secrétaire d’État Jeannette Bougrab dans "Le Figaro" (28/3).

Vingt ans après les premiers débats sur la nécessité d'un "islam de France", il y a toujours pénurie d'imams ! Gérard Collomb, premier flic de France et accessoirement ministre des Cultes, a donc accepté cette aide de l'Algérie le cœur d'autant plus léger que les imams algériens diffuseront un islam "modéré".

En Algérie, l'enseignement de la charia est devenu obligatoire depuis septembre 205 dans toutes les filières du secondaire, et le Code de la famille, qui réglemente la répudiation des femmes, la polygamie et l'héritage, s'inspire explicitement de la charia.

Toua ça est, en effet, sacrément "modéré"."

Posté le 5 avril 2018 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2018

Emmanuel Macron aux Invalides : des paroles ou des actes ?

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Unknown-7"Il incombait au président de la République de rendre hommage, au nom de la nation, au sacrifice héroïque du colonel Beltrame égorgé par un terroriste islamiste le 23 mars dernier. Dans le cadre majestueux de la cour d’honneur des Invalides, le chef de l’État a tenu un discours empreint de gravité et d’émotion.

Un discours incorrect

Rompant avec les ukases du politiquement correct, il a dénoncé « l’hydre islamiste », « l’islamisme souterrain ». Il s’agit là d’un incontestable retour à la réalité. Par une de ces manipulations médiatiques qui laissent pantois, le danger partout dénoncé était jusqu’à peu celui de la « radicalisation », comprise comme une forme d’intégrisme religieux. Le chef de l’État a tenu des propos émouvants sur « le service de la France », « les grands soldats français ». Il en a appelé aux mânes des guerriers de Reims et de Patay, mêlant Jeanne d’Arc et le général De Gaulle dans un même élan au service de la France. C’est ainsi, en héritier d’une histoire millénaire, qu’il s’est, courageusement, positionné, rappelant que « la France mérite qu’on lui donne le meilleur de soi ». Dans ce survol historique, chacun aura observé qu’il ne fut guère question de la République, citée à seulement deux reprises : une fois, en conclusion, dans la formule consacrée : « Vive la République. Vive la France » ; une fois dans une réflexion plus absconse d’essence stoïcienne : « Le socle vivant de la République, c’est la force d’âme ! » Autres mantras absents du discours présidentiel : l’Europe, les droits de l’Homme, la démocratie, etc. En son temps, lors de la « grande guerre patriotique » contre l’Allemagne nazie, le maréchal Staline avait mis en sourdine les discours fleuves sur la « patrie des travailleurs » au bénéfice de la « sainte Russie », réhabilitant, en partie, l’Église orthodoxe. Enfin, Emmanuel Macron a pris des engagements. S’adressant à la famille et au défunt, il a fait des promesses : « Nous vous devons qu’il ne soit pas mort en vain (…) Votre sacrifice nous oblige, nous élève. Il nous dit ce qu’est la France ».

D’inexprimables non dits

Malgré cela, ce discours laisse un certain goût d’inachevé. Nous savons maintenant, grâce au chef de l’État, que le péril est islamiste et que Mireille Knoll était juive. En revanche, concernant le colonel Beltrame, les propos deviennent sibyllins. Derrière la mention du « ressort intime de la transcendance qui le portait », il faut sans doute comprendre qu’il était catholique : comme s’il était des mots que la laïcité interdirait de prononcer de manière positive. Le père Hamel, lui aussi égorgé par un islamiste –une manie –, était ainsi devenu dans la bouche de François Hollande, un « martyr de la République ». Accordons à Emmanuel Macron qu’il nous a épargné ce genre de billevesées. Il semble cependant que le statut de majorité déchue, qui est celui de la religion catholique, ne la mette pas sur un pied d’égalité avec les autres religions historiquement minoritaires. Qui doutera que le même acte posé par un membre d’une autre religion eut donné lieu à un concert de louanges sur les mérites de la dite religion ? Exaltant « l’esprit français de résistance » et faisant référence à « Jean Moulin, Pierre Brossolette, les martyrs du Vercors et les combattants des maquis », Emmanuel Macron a, sans y prendre garde, révélé aux Français que, selon lui, notre pays était occupé. Nous aimerions bien savoir par qui et quelles mesures il compte prendre pour libérer le pays. On n’ose imaginer à quel chef de l’État français d’un pays occupé par l’ennemi et cherchant à s’en libérer, sans avoir toujours la liberté de le dire, il pourrait faire penser…

Les défis à venir

Au-delà de ces bonnes paroles, le chef de l’État est confronté à un défi gigantesque dont les trois dimensions essentielles semblent être les suivantes. [Lire la suite]"

Posté le 4 avril 2018 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2018

Si aucun homme politique ne réagit, la France partira dans une guerre civile dans dix ans

Posté le 3 avril 2018 à 14h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

La liste des Etudiants Musulmans de France fait plus de 20% à Orléans

Voici les résultats des élections étudiantes du 27 mars. Les Etudiants Musulmans de France ont été créés par l'UOIF... Mais il n'y a pas de grand remplacement...

Elections étudiantes au Conseil d’Administration de l’Université d’Orléans du 27 mars 2018

Inscrits : 17 927    Votants : 1 701    Nuls & blancs : 45

Listes Nombre de voix
% Siège(s)
Liste « Contre la suppression des rattrapages et pour le libre accès à
l’université vote UNEF et associations étudiantes » présentée par UNEF
 539  32,47% 2
Liste « Ton vote, tes élus, ton campus » présentée par Ô Campus 476 28,67% 2
Liste « Active ta fac » présentée par EMF  346  20,84% 1
Liste « Des études pour un emploi » soutenue par UNI  206  12,41% 1
Liste « Solidaires étudiant-e-s Orléans »  93 5,60% 0
Élections étudiantes à la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire de l’Université d’Orléans du 27 mars 2018

Disciplines juridiques, économiques et de gestion
Inscrits : 3 680    Votants : 475    Nuls & blancs : 19

Listes Nombre de voix
% Siège(s)
Liste « Ton vote, tes élus, ton campus » présentée par Ô Campus 183  40,13% 2
Liste « Contre la suppression des rattrapages et pour le libre accès à
l’université vote UNEF et associations étudiantes » présentée par UNEF
130 28,51% 1
Liste « Active ta fac » présentée par EMF 93  20,39% 1
Liste « Des études pour un emploi » soutenue par UNI 50  10,96% 1

Lettres, Sciences Humaines et Sociales
Inscrits : 4 651    Votants : 419    Nuls & blancs : 25

Listes Nombre de voix
% Siège(s)
Liste « Contre la suppression des rattrapages et pour le libre accès à
l’université vote UNEF et associations étudiantes » présentée par UNEF
234 59,39% 2
Liste « Ton vote, tes élus, ton campus » présentée par Ô Campus 160  40,61% 2

Sciences et Technologies
Inscrits : 9 596    Votants : 784    Nuls & blancs : 15

Listes Nombre de voix
% Siège(s)
Liste « Ton vote, tes élus, ton campus » présentée par Ô Campus 239  31,08% 2
Liste « Contre la suppression des rattrapages et pour le libre accès à
l’université vote UNEF et associations étudiantes » présentée par UNEF
205 26,66% 2
Liste « Active ta fac » présentée par EMF 154  20,03% 1
Liste « POUR UNE MEILLEURE VIE ETUDIANTE » soutenue par NAAR Kelly 123  15,99% 1
Liste « Solidaires étudiant-e-s Orléans » 48 6,24% 1

Posté le 3 avril 2018 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

30 mars 2018

Le Gouvernement importe des imams pour le ramadan. Et pourquoi n'importe t-il pas aussi des prêtres pour nos campagnes?

A découvrir ici.

Posté le 30 mars 2018 à 16h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

Anne Coffinier : « Les écoles musulmanes sont un peu contrôlées, les écoles catholiques et Montessori sont extrêmement contrôlées »

Posté le 30 mars 2018 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent

Ces femmes qui se convertissent à l'islam

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

Images"Marine, 18 ans, compagne de Redouane Ladkim, le tueur de Trèbes, convertie à l’islam depuis deux ans, complice… Émilie König, 33 ans, partie faire le djihad, originaire de Lorient, « demande pardon et cherche à revenir en France »… Combien sont-elles, ces petites Françaises de souche, à « changer de vie » pour embrasser le Coran ? Un chiffre hallucinant révélé par une étude réalisée par des chercheurs britanniques en 2011 (relayée sur le site Atlantico) estime à près de 70 % de femmes parmi les Européens qui se convertissent à l’islam ! 

Dans la plupart des cas, rien ne prédestine ces filles à la religion d’Allah. Biberonnées aux droits de l’homme à l’école de la République, nourries de télé-réalité dès leur plus jeune âge, elles jettent aux orties tout ce pour quoi leur mère et grand-mère ont combattu : égalité, pilule, avortement… et font le choix d’une autre religion et d’un autre modèle social… Rien ne semble les arrêter : ni la perspective du port du voile ou de la burka, ni même l’idée d’être reléguée à un statut inférieur à celui de l’homme. Faut-il leur rappeler que, devant un tribunal de la charia, la parole d’un homme vaut celle de deux femmes ?

Comment expliquer cet échec de transmission et, d’abord, que leur a-t-on transmis ? Les témoignages de ces « petites fiancées de l’islam » devraient tous nous interpeller et nous aider à y voir clair.

Le phénomène de mixité sociale et son effet de contagion crèvent les yeux de ceux qui ne veulent rien voir. Nul besoin d’aller chercher dans ces écoles hors contrat « charia compatibles » devenues subitement la cible du gouvernement. Il suffit de se rendre dans certaines banlieues françaises, là où la majorité des écoliers est musulmane. Par peur de paraître différentes, ou simplement pour éviter ce harcèlement dont on ne parle pas, les filles y font « semblant » de faire le ramadan, de se comporter et de s’habiller comme la majorité de leurs comparses. Vient ensuite le besoin de faire partie du groupe pour recréer du lien social, se sentir moins seules. Et ce ne sont pas les enseignements des profs de l’Éducation nationale, trop occupés à faire repentance pour leurs ancêtres, qui leur donneront tort. Les petits musulmans à qui on n’apprend pas à aimer la France méprisent les valeurs républicaines ; les écoliers de souche, eux, rasent les murs.

Le « besoin de donner un sens à leur vie » est une des grandes motivations invoquées par ces jeunes converties ; triste constat d’échec de l’Église de France, qui privilégie le dialogue au détriment de l’enseignement car, parmi les converties, certaines, il faut le reconnaître, sont issues de familles catholiques. Absence de transmission ? Et puis, il y a aussi le témoignage de Nathalia (23 ans, mère au foyer en Haute-Loire), qui l’avoue tout crûment : en portant le voile, « je me sens tellement mieux car je suis maître de mon corps et de ma sexualité ». Conséquence de l’hypersexualisation de cette société que certaines ne peuvent plus supporter ?

Restent, aussi, les raisons du cœur car tomber amoureuse d’un « soldat de dieu », c’est, pour elles, retrouver cette part de virilité que le féminisme étouffe un peu plus chaque jour chez le mâle blanc. La nature étant ce qu’elle est, comment en vouloir à ces jeunes filles de ne pas retrouver dans leur milieu naturel ces qualités masculines qui les font rêver ? Beaucoup de naïveté de leur part qui les conduit tout droit au cauchemar. L’arrivée massive de musulmans sur notre sol ne doit pas occulter ces nombreuses conversions de nos jeunes filles à un islam conquérant. Une prise de conscience s’impose : nos valeurs républicaines ne font pas le poids. Et ces jeunes filles sont les mères des Français de demain."

Posté le 30 mars 2018 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2018

Selon le discours de Macron, la France serait-elle donc occupée ?

Posté le 29 mars 2018 à 23h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Sur les 137 terroristes ayant frappé la France, 100% sont musulmans

C'est le résultat d'une étude de l'IFRI diffusée par France 2 :

Posté le 29 mars 2018 à 23h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Pascal Bruckner : "Pour résister à l'assaut de l'islam radical, il serait bon que l'Eglise catholique se remuscle"

Interview très intéressante dans son intégralité du philosophe et écrivain Pascal Bruckner. Extrait assez pertinent :

"Je pense que pour résister à l'assaut de l'islam radical, il serait bon que l'Eglise catholique se remuscle un peu parce que je pense que la religion arrête la religion et qu'au fond, plus l'Eglise sera forte plus l'islam sera sage. C'est ce qui se passe déjà aux Etats-Unis, qui est un pays de croyants à 80%, où finalement l'islam est assez peu dangereux, l'islam endogène (...) 

A écouter à partir de 3'45''

Posté le 29 mars 2018 à 23h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Robert Ménard : "Le face à face entre un Français de cœur et un Français de papier"

Une allée de Béziers portera désormais le nom du lieutenant-colonel Beltrame et la plaque indiquera : "Lieutenant-colonel Arnaud BELTRAME 1973 – 2018 Héros français, victime du terrorisme islamiste"

Voici, par ailleurs, le discours prononcé par Robert Ménard lors de l'hommage local que Béziers lui a rendu :

« Vendredi dernier, à quelques heures d’intervalle, deux hommes sont morts. Le premier pour avoir voulu tuer des personnes qu’il ne connaissait pas. Le second pour avoir voulu sauver des personnes qu’il ne connaissait pas. Décidément, toutes les vies ne se valent pas. Encore une fois. Encore une fois, l’islamisme a frappé. Encore une fois, la mort était au rendez-vous.Vendredi dernier, tout près de Carcassonne, tout près de chez nous, le terrorisme a répandu la désolation. Dans un modeste supermarché. Un de ces lieux où vous et moi aurions pu nous retrouver, sans imaginer un instant que tout pouvait basculer. Le temps de l’insouciance est terminé, vraiment terminé.

À Trèbes, il s’est passé quelque chose de l’ordre du symbolique, je dirais presque de l’ordre du sacré : la rencontre, le face à face entre un Français de cœur et un Français de papier, un Français d’honneur, de fidélité et de foi, et un Français de haine, de barbarie et de mort.

Arnaud Beltrame est un héros et un martyr. Un héros, un de ces hommes qui savent s’oublier, qui savent se sacrifier pour les autres et au nom des autres. Un martyr, un de ces rares hommes qui savent mourir pour une idée, un principe, une conduite, une éducation, une morale. C’est tout cela que nous honorons aujourd’hui. Pas seulement le courage mais l’abnégation. Pas seulement l’héroïsme mais la solidarité au prix de sa vie, de sa propre vie. Pas seulement la droiture mais la compassion, la main tendue au risque de la mort, une fraternité, un don de soi.

Arnaud Beltrame est une leçon de morale dans un monde, dans une époque qui en manquent cruellement. Il nous oblige à ces examens de conscience, à ces interrogations, à ces introspections que nous fuyons, si souvent, en temps ordinaire. Du geste de son fils, la mère d’Arnaud Beltrame a dit qu’il devait « réveiller les Français ». Elle a raison, il devrait même nous contraindre, enfin, à regarder le monde tel qu’il est et tel qu’il devient. Il devrait nous contraindre à le décrire tel qu’il est et tel qu’il devient. Il devrait nous contraindre à employer les mots, les vrais mots parce que, comme le disait Albert Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».

Arnaud Beltrame n’est pas une victime du terrorisme. Arnaud Beltrame a été égorgé par un homme se réclamant de l’intégrisme islamiste. Il faut le dire, non pour montrer du doigt tel ou tel, mais juste pour dire ce qui est, pour dire la vérité, par respect pour lui. C’est volontairement que nous avons décidé de nous retrouver ici, ici précisément. C’est-à-dire à deux pas du monument dédié à la mémoire d’un autre héros, d’un fils de notre cité, du plus illustre des fils de notre cité, je veux parler, bien sûr, de Jean Moulin. Jean Moulin résistait au nazisme au nom de cette France qu’il avait chevillée au corps. Arnaud Beltrame, en se sacrifiant, résistait à cette idéologie mortifère qui a tué et continue à tuer partout dans notre pays.

En honorant sa mémoire, en nous inclinant devant sa bravoure, c’est devant la France que nous nous inclinons. La France, la grande France, celle qui fait qu’un gendarme meurt pour elle. Celle qui fait que, depuis toujours, des hommes meurent pour elle. Toutes mes pensées, toutes nos pensées à Hervé, Jean et Christian les victimes de Trèbes et de Carcassonne.
Paix à l’âme du colonel Arnaud Beltrame. Vive les hommes d’honneur ! Vive la France !"

Posté le 29 mars 2018 à 16h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Des militaires français agressés à Varces, à Castres, à Paris et insultés en langue arabe, d'autres blessés au Mali

Mais surtout ne pas faire d'amalgame sur la nature de notre ennemi :

"Le jeune homme recherché depuis ce jeudi 29 mars matin pour avoir foncé en voiture sur des militaires a été interpellé à la mi-journée. Dès 8h du matin, il avait pris pour cible des militaires du 7e bataillon de chasseurs alpins basé à Varces à bord d'une 208 noire. Il avait d'abord insulté deux soldats de retour de leur jogging, avant de foncer sur eux avec son véhicule. Les militaires ont réussi à éviter de justesse la collision et se sont cachés derrière des voitures.

Il a ensuite pris pour cible un autre groupe de soldats en les insultant cette fois-ci, en arabe, avant de prendre la fuite. La gendarmerie avait alors très vite bouclé le périmètre et confiné les habitants chez eux et les enfants dans les écoles une partie de la matinée. 

L'homme a été interpellé dans le quartier, réputé sensible, de la Villeneuve à Grenoble. Il a été conduit à la police judiciaire de la ville afin d'être placé en garde à vue, et tenter de connaître les motivations de son geste (...)

Le maire de la commune de Varces-Allières-et-Risset indique par ailleurs à France Bleu Isère avoir pris une mesure de confinement pour les structures recevant du public et notamment les établissement scolaires. "Ces structures sont à cette heure-ci en situation de confinement, tout est fermé. Il n'y a plus d'intrusion dans les bâtiments et cette situation va perdurer, jusqu'à nouvel ordre. Les enfants sont dans des lieux sécurisés et fermés", a expliqué Jean-Luc Corbet."

Hier, nous apprenions que 5 soldats français ont été blessés par un tir de mortier à Kidal au Mali et qu'un homme avait foncé le 26 mars en voiture sur une section du 8ème RPIMa à Castres.

Et le 23 mars dernier, une autre agression contre un militaire de l'opération Sentinelle avait eu lieu :

"Un légionnaire a été attaqué par un individu alors qu’il patrouillait en Gare de Lyon à Paris dans le cadre de l’opération Sentinelle. Plusieurs coups de poing dans le dos. Selon nos informations, un individu a soudainement attaqué la patrouille composée de quatre militaires en frappant à de nombreuses reprises l’un d’eux et en criant « Allah Akbar ! Enculés de militaires ! ». Remis à la police. Le légionnaire n’a pas été blessé et l’agresseur a été maîtrisé et amené au sol par les militaires.

Selon certaines sources, les agressions et attaques verbales contre nos militaires sont quotidiennes. Jusqu'où l'Etat va-t-il tolérer cela ?

Posté le 29 mars 2018 à 15h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

L’islam doit-il et peut-il changer ?

Soirée islam 5 avril

Ichtus propose une conférence-débat jeudi 5 avril à 20h entre Razika Adnani, philosophe et islamologue, et Annie Laurent. Guillaume de Prémare, délégué général dIchtus, explique l’enjeu de  cette rencontre.

Pourquoi organiser une conférence sur l’islam plutôt que sur l’islamisme ?

L’évolution de l’islam constitue l’un des grands défis de notre temps. Je pense que le massacre de Charlie Hebdo est un tournant dans la manière dont la question de l’islam est posée en France. Avant, il était difficile de parler de l’islam comme tel. Il était de bon ton de distinguer soigneusement « islam » et « islamisme », comme s’il s’agissait de deux réalités indépendantes et étanches l’une à l’autre. Aujourd’hui, l’islam comme tel est dans l’espace critique. L’idée que le terrorisme n’ait « rien à voir avec l’islam» est discréditée dans l’esprit public. 

En quoi cette rencontre entre Razika Adnani et Annie Laurent peut-elle être instructive et stimulante ?

Nous avons invité Razika Adnani et Annie Laurent parce que toutes deux considèrent qu’il est important de connaître et comprendre l’islam comme tel, comme religion et comme phénomène sociopolitique, si nous souhaitons discerner les enjeux de notre temps. Dans son dernier ouvrage sur l’islam, Annie Laurent a effectué un remarquable travail de synthèse sur ce qu’est l’islam, afin que les non-érudits puissent y voir clair. Quant à Razika Adnani, elle expliquetrès clairement le phénomène mondial de « réislamisation du monde musulman ». C’est un aspect essentiel à comprendre si l’on souhaite avoir une vision ajustée des défis posés par l’islam contemporain. Par ailleurs, elle propose une véritable réponse intellectuelle au fondamentalisme, en interrogeant d’une part l’islam dans ses sources et en appelant à une réforme qui s’appuie sur un déblocage de la raison dans la pensée musulmane.

Cette réforme de l’islam est-elle possible ?

Nos deux conférencières tenteront de répondre à cette difficile question. Pour Razika Adnani, « penser l’islam autrement n’est plus une question de possibilité ou de choix, c’est une question de responsabilité ». Elle pense qu’une évolution est possible parce que les attentats ont choqué également beaucoup de musulmans, qui ont pris conscience que l’islam ne pouvait continuer ainsi et devait se remettre en cause, et notamment sortir du littéralisme. Quant à Annie Laurent, elle parle, dans son dernier ouvrage, de « sursaut de la conscience musulmane », en se référant notamment au discours de président égyptien El-Sissi devant l’université El-Azhar en décembre 2014. On pourrait également citer la récente remise en cause de la dhimmitude par le grand imam d’El-Azhar. Quoiqu’il en soit, il est impossible de faire l’impasse sur l’islam si l’on veut penser les enjeux contemporains. C’est pourquoi il est important de le connaître et d’en comprendre la dynamique historique actuelle et les évolutions possibles.

Dernier ouvrage de Razika Adnani : « Islam : quel problème ? Les défis de la réforme » - Ed. Upblisher, déc. 2017

Dernier ouvrage d’Annie Laurent : « L’islam, pour tous ceux qui veulent en parler mais ne le connaissent pas encore », Ed. Artège, 2017

Posté le 29 mars 2018 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

Le gouvernement va-t-il publier la liste de tous les fichés S ?

UnknownDans sa loi contre la fraude fiscale, le gouvernement prévoit de publier le nom d’entreprises sanctionnées. Une pratique anglo-saxonne qu’Emmanuel Macron apprécie. Le texte, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres, officialise la pratique du "name and shame". Le nom des entreprises condamnées au pénal sera en effet systématiquement publié, sauf décision contraire du juge. Gérald Darmanin explique :

"La réputation d’une entreprise qui organise l’échappée de son impôt, elle mérite d’être connue des Français".

Et bientôt, la liste publique des fichés S et des imams salafistes. Non ? Ah.

Posté le 29 mars 2018 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2018

Emmanuel Macron : "Votre sacrifice, Arnaud Beltrame, nous oblige"

Georges Michel, sur Boulevard Voltaire, estime que le discours d'Emmanuel Macron lors de l'hommage national au lieutenant-colonel Beltrame "relègue les nouilleries de François Hollande au musée de la niaiserie". Est-ce un signe ? Il estime que "les actes d’Emmanuel Macron et de son gouvernement doivent désormais être à la hauteur du discours des Invalides". Extraits :

8fe48019cded6bd4708f775408256f0f-video-hommage-arnaud-beltrame-sa-memoire-vivra-j-y-veillerai-declare-emmanuel-macron"À mille lieues des mesquineries sectaires du CRIF, l’esprit français, aujourd’hui, a soufflé dans la cour pavée de l’hôtel des Invalides. Enfin un président de la République a parlé au cœur de tous les Français. Enfin un président de la République a parlé de la France. Cela faisait longtemps. Sans succomber à un quelconque macronisme, force est de constater que le discours d’Emmanuel Macron, prononcé devant le cercueil drapé des trois couleurs du colonel Beltrame, a été à la hauteur.

(...) Une chose m’a frappé : Emmanuel Macron n’a employé le mot « République » que deux fois durant les vingt minutes de son éloge funèbre. À la fin de l’hommage, lorsqu’il lança le traditionnel « Vive la France, vive la République ! » et au milieu de son discours en déclarant que le colonel Beltrame « a montré que le socle vivant de la République, c’est la force d’âme »Emmanuel Macron nous a aussi épargné les expressions-valises « valeurs de la République » et « vivre ensemble », que les derniers présidents de la République Hollande et Sarkozy trimbalaient derrière eux sans nous dire vraiment ce que contenaient ces valises. Le savaient-ils, du reste ? Emmanuel Macron a donc parlé de la France. En évoquant Jeanne d’Arc, « les ombres chevaleresques de Reims et de Patay », il a rappelé que notre histoire ne commence pas, ex nihilo, en 1793

Le président de la République n’a pas joué à cette version politiquement correcte du jeu du « ni oui, ni non » qui consiste à ne pas nommer certains mots – un jeu auquel François Hollande, lui encore, excellait. Emmanuel Macron est même allé au-delà en évoquant la « honte » qui retombe sur la famille et les « coreligionnaires » de l’assassin islamiste de Trèbes (...) Jusque-là, la doxa officielle proclamait que les terroristes n’avaient rien à voir avec l’islam. Or, on ne peut avoir honte de ce qui nous est étranger. Le « padamalgame » a donc vécu. C’est un progrès immense

« Votre sacrifice, Arnaud Beltrame, nous oblige », a déclaré Emmanuel Macron. Il oblige effectivement à aller au-delà de ce qui a été fait jusqu’à maintenant pour combattre l’islamisme et son bras armé terroriste. Le Président a dressé un tableau réaliste dans son discours. « Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort, que nous combattons. Ce que nous combattons, c’est aussi cet islamisme souterrain qui progresse (...)

Comment, une fois encore, ne pas se poser cette question lancinante : fait-on tout vraiment pour lutter contre cet ennemi de l’intérieur (...) ? Par exemple, combien d’imams étrangers expulsés depuis 2015 ? (...) Pourquoi aussi prendre plus de gants pour expulser des étrangers fichés S pour radicalisme islamiste qu’on en prend pour expulser des diplomates russes ? Pourquoi continuer à naturaliser à tour de bras ? Ces questions ne peuvent plus être balayées d’un revers de main faussement humaniste (...)

Les actes d’Emmanuel Macron et de son gouvernement doivent désormais être à la hauteur du discours des Invalides."

Cette analyse rejoint la prémonition de Philippe de Villiers qui estimait en janvier 2018 que Macron serait un grand chef d'Etat s'il s'attaquait à la réalité de l'immigration et du Grand remplacement (revoir ici) :

"Je suis très inquiet pour mon pays car les Français vivent dans un sentiment de dépossession de leur territoire, de leur mémoire, de leur histoire et de leur identité. C’est l’heure de vérité, du destin d’Emmanuel Macron. Ou bien il a rendez-vous avec l’Histoire, ou bien avec les histrions à la fin de son mandat. Pourquoi ? Il faut qu’il ose affronter avec courage, je pèse mes mots, le face à face angoissant sur notre territoire de deux populations. Une de plus en plus nombreuse et jeune, transplantée, et qui là où elle est transplantée voudrait continuer à vivre avec ses racines, son art de vivre, ses croyances, sa civilisation. Et une autre population, de moins en moins nombreuse, de plus en plus vieillissante, qui se coupe de ses racines. J’attends de lui qu’il préserve la survie de la France, c’est-à-dire la civilisation de la FranceIl aura rendez-vous avec l’Histoire s’il affronte la question du Grand remplacement (...)"

Posté le 28 mars 2018 à 20h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

Expulser les fichés S : De quoi parle-t-on exactement?

Les politiques rivalisent en propositions plus ou moins réalisables concernant les fichés S. La palme de l'hypocrisie revient sans doute à Guillaume Peltier qui, dans le même interview, déclare, de manière argumentée et cohérente, qu'il faut "absolument interner les fichés S les plus dangereux" par "obligation de prévention" mais déclare ensuite à propos de Nicolas Sarkozy que "la présomption d'innocence est fondamentale dans notre république".

Alexandre Del Valle apporte des précisions au micro de Boulevard Voltaire à propos de la notion de fiché S :

Depuis l’attentat à Trèbes, la polémique enfle à nouveau sur le sort des fichés S. Qu’est-ce qu’on entend exactement par fiché S ?

Fiché S signifie sûreté de l’État. Ce fichier regroupe surtout des suspects liés à l’islam radical, mais aussi des militants d’extrême gauche, ou de l’ultra droite ou encore des hooligans, ou même des activistes des Black Blocs. Ce sont en fait des radicalisés au sens large. Le nombre des personnes fichées n’est normalement pas communiqué. On sait qu’il y en a aujourd’hui à peu près 20 000 ou un peu moins, dont la moitié concerne des personnes surveillées pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale. »

Quand la classe politique demande que les fichés S soient mis en rétention, cela voudrait dire mettre en prison un bon nombre de gens qui n’ont rien à voir avec l’islamisme radical.

Cela voudrait dire qu’il faudrait mettre en rétention tous les radicalisés dont seulement la moitié sont liés à la mouvance qui fait l’objet du débat. Il faudrait plutôt viser le FSPRT, c’est-à-dire le Fichier de Signalement pour la Prévention de la Radicalisation à caractère terroriste. Ce sont ceux-là qu’il faudrait traiter. Cela concerne 16 000 individus. C’est un peu moins que les 20 000 fiché S. Il faut retenir que le fichier relatif à la sûreté de l’État ratisse très large, de l’ultra droite à l’extrême gauche, y compris certains mouvements écolos radicaux, tandis que le FSPRT concerne uniquement les militants susceptibles d’être classés islamistes, voire terroristes.

Marine Le Pen demande à ce que tous les fichés S soient renvoyés dans leur pays d’origine. Cette mesure est-elle diplomatiquement acceptable ?

C’est assez facile d’expulser des gens fichés S ou inscrits au FSPRT dans la mesure où la loi le permet. La capacité à expulser un étranger alors qu’il présente un danger pour la sûreté de l’État a toujours existé. Même Tarik Ramadan fut interdit de territoire français, alors qu’il n’était pas terroriste, mais juste pour les conférences qu’il faisait. Dans les années 90, la DST l’avait interdit de territoire. On peut a fortiori expulser quelqu’un qui peut passer à l’acte.

Mais il y a aujourd’hui des lobbys politiquement corrects qui empêchent cela. On l’a vu avec la loi assez courageuse du gouvernement, elle a été amendée parce qu’on a pensé que c’était trop répressif. On a parlé de l’indignation des associations. Certains députés très minoritaires l’ont relayé. Résultat, on a un peu adouci la loi. Les hommes politiques, même de la majorité, s’inclinent aujourd’hui trop souvent devant des minorités actives qui n’ont aucun suffrage universel.

Pour appliquer la loi, il faut désormais combattre le politiquement correct. La loi a été criminalisée psychologiquement. La loi a été délégitimée. La chose la plus difficile n’est pas de faire de nouvelles lois, mais d’appliquer les lois existantes."

Par ailleurs, Michel Goya, ancien colonel et expert reconnu, invite ceux qui veulent interner les 16 000 fichés FSPRT à se pencher sur le précédent irlandais et en particulier sur cet article intitulé "Les leçons irlandaises de l’internement préventif" qui donne quelques éléments de réponse :

"(...) C’est peut-être l’opération Demetrius, menée par l’armée britannique en Irlande du Nord entre 1971 et 1975, qui semble le mieux correspondre à ce que certains souhaitent voir mis en place en France (...)

L’opération Demetrius est déclenchée au matin du 9 août 1971 : elle est entièrement menée par la British Army qui reçoit pour ordre d’arrêter 520 suspects nommément désignés par une liste fournie par le service de renseignement (...) Parmi eux, 130 sont des membres avérés de l’IRA, 350 sont des sympathisants et une cinquantaine sont des militants politiques aux profils divers. Au soir du 9 août, seuls 342 des 520 suspects sont effectivement appréhendés. La plupart des membres de l’IRA échappent à l’opération, des fuites dans les services de sécurité les ayant renseignés sur l’imminence du coup de filet (...)

la procédure précisait qu’en cas d’incapacité à identifier le suspect avec certitude, « tous les hommes de plus de 18 ans demeurant à l’adresse indiquée étaient susceptibles d’être arrêtés ». Cette extension des critères permet de porter la population internée à 1 356 personnes en seulement quatre mois ; ce chiffre allait atteindre près de 2000 en décembre 1975 (sur une population totale d’un million et demi d’habitants soit 1,3 ‰), lorsque le gouvernement britannique décide finalement de suspendre sa politique de détention sans procès.

Cette mesure pose rapidement un sérieux problème de surpopulation carcérale, le système pénitentiaire n’ayant pas prévu un afflux aussi rapide de détenus, d’où la création des centres de détention de Long Kesh et Magilligan dans des conditions d’hygiène et de sécurité douteuses. Enfin, la multiplication des mauvais traitements, voire le recours à la torture lors des interrogatoires jette définitivement l’opprobre sur cette mesure préventive aux yeux de l’opinion publique locale et internationale. La célèbre manifestation du 30 janvier 1972 (« Bloody Sunday ») au cours de laquelle 14 militants pour les droits civiques trouvent la mort, visait justement à dénoncer la politique d’internement (...)

Demetrius est demeurée de sombre mémoire pour les catholiques d’Irlande du Nord comme une opération de répression indiscriminée contre leur communauté (...) Mais cette dégradation soudaine de l’image de l’armée a surtout comme conséquence stratégique l’accroissement considérable du soutien à l’IRA dans les milieux catholiques et républicains où la résistance armée gagne en légitimité (...)

Le résultat concret de ce changement dans les perceptions (...) est l’augmentation considérable du nombre de recrues de l’IRA – de quelques centaines à plusieurs milliers selon certaines sources – et surtout du nombre d’attaques violentes – de 1 700 pour l’année 1971 à plus de 10 000 en 1972 (...)

Il va sans dire que les circonstances ayant conduit les autorités britanniques à mettre en œuvre l’internement administratif en Irlande du Nord sont considérablement différentes de celles prévalant aujourd’hui en France (...) Pour autant, ces différences ne nous exemptent pas de tirer quelques leçons de cette expérience. Demetrius montre en effet que l’internement est une arme à double tranchant qui, si elle est mal calibrée, peut se révéler un accélérateur de tensions (...)

Quel serait l’impact si, dans l’éventualité d’une telle politique en France, les autorités décidaient d’inclure non seulement les suspects les plus évidents (sans doute quelques centaines de personnes) mais aussi les 13 000 personnes signalées pour radicalisation qui incluent un grand nombre de salafistes, sans lien évident avec une entreprise terroriste ? Quelle serait alors la réaction des dizaines de milliers de leurs proches, dans un contexte où le sentiment de discrimination a pris des proportions considérables au sein d’une partie de la communauté musulmane ? "

Posté le 28 mars 2018 à 14h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Pas de minute de silence dans les écoles : le gouvernement recule devant l'islamisme grandissant

Contrairement aux attentats de 2015, le ministère de l'Education nationale ne demande pas formellement à ce qu'une minute de silence soit observée dans les écoles et lycées en hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Il a seulement appelé à un moment de recueillement accompagné d'un temps d'explication et d'échange notamment pour rappeler aux plus jeunes le rôle des forces de sécurité au service des Français. Le message du ministre fait bien attention de ne pas mentionner le caractère islamiste de l'attentat :

"Le vendredi 23 mars, quatre de nos compatriotes ont perdu la vie au cours d’une attaque terroriste à Carcassonne et à Trèbes (...) Dans les écoles et les établissements scolaires, il est important que ce moment de recueillement, dont la forme doit prendre en compte l’âge des élèves, puisse être accompagné d’un temps d’explication et d’échange.

L’acte héroïque du colonel Arnaud Beltrame, qui a donné sa vie pour en sauver d’autres, vient rappeler notre appartenance à un ensemble qui nous dépasse : la Nation. Cela nous invite à réfléchir aux notions de courage, de dépassement de soi et de citoyenneté au XXIe siècle. Ce moment d’hommage sera également l’occasion de rappeler le rôle des forces de sécurité au service des Français. Ainsi, les élèves pourront prendre conscience que la République se nourrit et grandit par l’engagement de chacun (...)

L’école a pour mission de transmettre des savoirs et des valeurs. A un moment où des forces obscurantistes cherchent à atteindre les fondements démocratiques de notre société, la mission des professeurs et des personnels de l’éducation nationale est plus que jamais d’éduquer pour faire triompher la tolérance et le respect d’autrui."

Sur Boulevard Voltaire, Christine Célérier estime que Blanquer fait du Najat :

"Pourquoi monsieur Blanquer n’écrit-il pas qu’ils ont été sauvagement assassinés par un terroriste islamiste ? (...) C’est qu’il y a des mots qui fâchent et que, au pays du vivre ensemble, il ne faut fâcher personne. En tout cas, pas ceux que pourrait fâcher le mot « islamiste » parce que, dans « islamiste », il y a « islam ». Et que, comme chacun sait, rien n’est plus dangereux que les amalgames. (...) De vagues « forces obscurantistes », ces terroristes islamistes qui n’hésitent pas à égorger, qui un officier de gendarmerie, qui deux jeunes femmes dans une gare, qui un prêtre en pleine messe ? Ou s’agit-il des islamistes en général ? Mais ne pas les nommer, en cette circonstance, n’est-ce pas précisément tenir le peuple dans l’ignorance du danger qu’ils représentent ? Ce qui est un comble – et une faute – quand on prétend, justement, dénoncer l’obscurantisme et « éduquer ».

On ne fera pas « triompher la tolérance et le respect d’autrui » à coups de périphrases et d’euphémismes lénifiants, mais en désignant clairement les islamistes, qui veulent « faire triompher » leur intolérance et leur haine d’autrui (...)"

Mais derrière ces précautions, la vraie raison est sans doute d'empêcher que se reproduisent les nombreux dérapages constatés suite aux attentats de 2015 où plus de 200 incidents avaient été révélés.

Il faut dire que le terroriste islamiste Radouane Lakdim est considéré par "des centaines de milliers de personnes" musulmanes comme un héros :

Posté le 28 mars 2018 à 09h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

4 avril : conférence à Troyes sur l'islamisation de la France

FLYER CONF ISLAM TROYES V2

Posté le 28 mars 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2018

La dernière trouvaille de Laurent Wauquiez : "Le délit d'incitation à la haine de la république"

Ne serait-ce pas plus exact de parler de haine de la France et des Français ? Les islamistes n'ont que faire de la république. Au contraire, ils utilisent la laïcité et la naïveté des gouvernements successifs pour progresser :

"Vous proposez quoi ?

Par exemple, de créer un délit d’incitation à la haine de la République. On a trop d’individus étrangers radicalisés sur notre territoire. Tous les gens qui nourrissent les réseaux intégristes doivent pouvoir être expulsés. Alors puisque Emmanuel Macron propose de toucher à la Constitution pour des sujets qui n’intéressent personne (NDLR : la réforme des institutions), eh bien je lui demande d’en profiter pour intégrer ces mesures permettant de protéger les Français."

Posté le 27 mars 2018 à 23h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

Le CRIF est contre le vivre-ensemble et la cohésion nationale

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) s'oppose à la participation du FN à la marche blanche à la mémoire de Mireille Knoll, une octogénaire juive rescapée de la Shoah, assassinée chez elle :

"Joint par l'Agence France-Presse, le président du Crif Francis Kalifat a rapporté que « beaucoup de personnalités, de diverses tendances politiques, ont annoncé leur venue » et dit espérer « qu'il y aura des membres du gouvernement, et peut-être plus ». Mais il a ajouté que « le Front national n'est pas souhaité » à cette marche."

Sous prétexte qu'un des agresseurs connaissait la religion de la victime, le caractère antisémite a été immédiatement retenu de peur de réitérer les erreurs du précédent Halimi, sexagénère assassinée en avril 2017 par un homme qui avait défenestré cette femme de confession juive, après l'avoir passée à tabac sur son balcon aux cris d'«allah akbar», entrecoupés d'insultes et de versets du Coran. Mais selon certains journalistes la piste du crime crapuleux n'est pas à exclure :

"L'hypothèse d'un crime crapuleux, qui aurait eu le vol comme mobile, est privilégiée ce mardi par les policiers (...) Deux hommes ont été mis en examen dans la nuit de lundi à mardi pour "homicide volontaire" à caractère antisémite et "vol aggravé" et placés en détention provisoire. L'un d'eux est un voisin de la victime qui avait l'habitude de lui rendre visite; l'autre est un ami de ce dernier, un jeune homme de 21 ans sans-domicile fixe.

(...) Plusieurs éléments ont conduit le parquet de Paris à retenir le caractère antisémite dans cette affaire. Le voisin de Mme Knoll (...) connaissait la religion de cette dernière. Par ailleurs, son complice présumé l'a accusé d'avoir crié "Allah Akbar" en commettant les faits, d'après une source proche de l'enquête (...)

Le voisin, né en 1989, est déjà connu de pour des affaires de viol et d'agression sexuelle. Il a notamment été condamné en 2017 pour avoir agressé sexuellement une fillette de 12 ans"

Au regard de ces deux affaires, il ne semble pas que les agresseurs aient le profil ni d'adhérents du FN, ni d'adeptes de Céline mais plutôt le profil d'islamistes ou tout simplement de musulmans. Réaction de Louis Aliot : 

 

Posté le 27 mars 2018 à 18h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)


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