16 janvier 2015

"Avez-vous déjà fait un tour sur un marché à Mantes-la-Jolie ? C'est l'Arabie saoudite !"

Peut-on faire un amalgame entre la politique menée par nos dirigeants et la montée de l'islamisme en France ?

Le sénateur socialiste Philippe Esnol est interrogé dans le Point. Extraits :

Malek Boutih a dénoncé ici la connivence entre certains élus locaux et le communautarisme religieux pour des raisons électoralistes. Partagez-vous son constat ?

Malek Boutih a tout à fait raison. J'ai pu le constater notamment à propos du port de la burka. Il y a huit mois, alors que j'étais encore maire de Conflans-Sainte-Honorine (la ville a basculé à droite en mars 2014, NDLR), j'ai reçu la visite du procureur de la République qui m'a confié que des ordres avaient été donnés pour qu'on ferme les yeux sur le port de la burka afin de ne pas reproduire les émeutes qui, à la suite d'un contrôle de police, avaient mis le feu à Trappes à l'été 2013. J'ai interpellé Najat Vallaud-Belkacem au groupe PS sur cette question à l'époque où elle était ministre du Droit des femmes, au moment où l'on examinait la loi sur l'égalité femmes-hommes. L'égalité salariale, très bien, mais la condition des femmes dans les banlieues, quand en parle-t-on ? Ma question ne lui a pas plu. Elle a botté en touche. Avez-vous déjà fait un tour sur un marché à Mantes-la-Jolie ? C'est l'Arabie saoudite ! Une femme non voilée s'y sent mal à l'aise. J'ai été l'un des premiers au PS à défendre, avec Manuel Valls, l'interdiction de la burka. À l'époque, nos camarades socialistes nous traitaient d'"intégristes laïques"...

En tant que maire, avez-vous eu à traiter avec les communautés ?

J'ai dû faire face à une pression incessante des communautés religieuses. Quand ce n'est pas sur l'alimentation, on m'a demandé des horaires aménagés à la piscine. Je n'ai jamais voulu céder. Je suis un laïque et d'autant plus à l'aise pour en parler que je me suis battu pour offrir aux musulmans de ma ville un lieu de culte. Les musulmans ont parfaitement le droit d'exercer leur foi en toute quiétude. Mais pas dans la sphère publique ! Or, certains membres de cette communauté débordent constamment de la sphère privée. Et il faut le dire : cette religion n'a aucun recul sur elle-même et aucune capacité à l'autodérision. Ils ne comprennent pas la laïcité. J'en sais quelque chose, l'affaire de la crèche Baby Loup, c'est chez moi !

Avez-vous tenté d'alerter les autorités ?

J'ai demandé à voir Jean-Louis Bianco, le président de l'Observatoire de la laïcité. J'ai demandé par de nombreux canaux un rendez-vous. Jean-Louis Bianco n'a jamais voulu me recevoir, et pourtant Françoise Laborde et David Kessler ont intercédé. Rien n'y a fait. Bianco a finalement pondu un rapport qui minimise tous les problèmes. Autre exemple vécu : quand une association salafiste ouvre une école coranique, un maire ne peut pas s'y opposer et le procureur de la République non plus dès lors que l'association a reçu l'accord du rectorat. Donc, nous savons que l'enseignement qui y est proposé tourne le dos aux valeurs de la République, mais nous sommes impuissants. [...]"

Posté le 16 janvier 2015 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Le danger "Charlie" : couper les musulmans de la communauté nationale

Le philosophe Thibaud Collin n'est pas Charlie :

"[...] Le succès impressionnant du slogan « je suis Charlie » est révélateur de la crise que nous traversons. Puisse-t-il ne pas l’aggraver tant il me semble reposer sur une double erreur d’appréciation, de nature éthique et politique. L’adoption d’un tel slogan, bien que compréhensible sous le coup de l’émotion, signifie que de nombreux citoyens français, voire même pour certains la France elle-même, s’identifient à un hebdomadaire dont l’activité centrale est de tourner en dérision tout ce qui de près ou de loin peut apparaître comme une autorité. L’argument entendu pour justifier une telle identification est que les assassins en « tuant Charlie » ont attaqué la liberté d’expression, valeur fondamentale de notre République. Dès lors, Charlie devient par métonymie la France. Un tel raisonnement présuppose que la manière dont Charlie Hebdo usait de sa liberté d’expression devient l’incarnation de notre culture nationale.

Ce journal n’a eu de cesse de manier le crayon pour se moquer et insulter les croyances religieuses, pour tourner en dérision les institutions qui, à l’aune de l’esprit 68, leur apparaissaient fâcheuses pour ne pas dire fascistes. Certains survivants de l’équipe, et on les comprend, se sont bruyamment gaussés d’un tel engouement populaire et ont récusé des soutiens intempestifs en totale contradiction avec « l’esprit Charlie ». Fidèles à leur ligne libertaire et anarchiste, ils ne comptent pas modifier leur manière d’user de leur liberté d’expression. Tel est leur droit mais on peut aussi estimer que cette persévérance est un aveuglement. Comment en effet ne pas percevoir que la liberté n’est pas une valeur déliée mais qu’elle s’inscrit dans un ensemble plus large, en l’occurrence la responsabilité, le respect d’autrui et d’abord le fonctionnement de la raison. La liberté en question est celle d’exprimer ce que la raison énonce. Or celle-ci est un outil de connaissance, de jugement, d’argumentation et c’est à ce titre qu’elle peut déployer sa puissance critique de réfutation. Identifier la liberté d’expression au seul droit absolu de choquer autrui dans ce qui lui apparaît comme le plus sacré me semble un contre-sens sur ce qu’est la raison. Bref, il y a aussi une éthique de la raison. On a bien sûr le droit de trouver dangereuses ou obsolètes des croyances ou pratiques religieuses mais n’est-il pas plus pertinent et même plus efficace de discuter plutôt que d’insulter ? Qui peut croire, par exemple, qu’un dessin représentant Benoit XVI sodomisant un enfant fera réfléchir les catholiques sur le problème de la pédophilie dans l’Eglise ?

L’autre erreur d’appréciation de cette identification du peuple français à « Charlie » me semble politique. Il est évident qu’une très grande majorité de musulmans a été scandalisée par la publication régulière de dessins leur apparaissant comme blasphématoires. Certains règlent la question en se limitant à une approche strictement juridique : « le délit de blasphème n’existe plus depuis très longtemps en droit français » pour en conclure à un soi-disant « droit au blasphème », comme si offenser autrui était un droit de l’homme. C’est faire preuve de légèreté et même d’incohérence car ce sont souvent les mêmes qui condamneront tel ou tel essayiste pour « islamophobie » en l’accusant de « monter les communautés les unes contre les autres ». Faire croire aux musulmans français que « Charlie, c’est la France », c’est confirmer dans l’esprit de beaucoup que décidément ils sont étrangers à ce corps politique. Comment peut-on se sentir membre de la communauté nationale si celle-ci se choisit pour symbole ce qui heurte ses croyances les plus sacrées ? Une telle opération est le meilleur moyen de créer un fossé infranchissable dans les esprits et dans les cœurs. Exiger qu’un musulman devienne un bon citoyen en adhérant aux valeurs de la République dont la pierre de touche est « Charlie », c’est pratiquement l’exclure et donc le jeter dans les bras des fondamentalistes qui n’attendent que cela. Ne tombons donc pas dans le piège que les islamistes nous tendent, couper les musulmans de France de la communauté nationale."

Posté le 16 janvier 2015 à 12h11 par Michel Janva | Lien permanent

Coups de filet dans les milieux islamistes

La vaste opération antiterroriste menée hier en Belgique a permis d'arrêter 13 personnes, dans le cadre du démantèlement d'un groupe qui s'apprêtait à commettre des attentats pour tuer des policiers. Deux autres personnes visées par l'enquête auraient été appréhendées en France. L'opération menée hier à Verviers a permis la saisie d'armes et d'explosifs ainsi que la découverte d'uniformes de la police.

En France, le Quai des Orfèvres et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont placé en garde à vue une douzaine de personnes soupçonnées d'être en lien avec Amedy Coulibaly et les frères Kouachi. Les suspects, pour la plupart bien connus des services de police, animaient un «réseau de soutien logistique très actif», susceptibles d'avoir notamment fourni des armes, des planques et des véhicules aux terroristes. Il s'agirait de huit hommes et de quatre femmes. Plusieurs perquisitions sont menées depuis vendredi matin, à Grigny et à Fleury-Mérogis (Essonne), à Montrouge (Hauts-de-Seine) ainsi qu'à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Les gardés à vue peuvent être entendus pendant une durée de 96 heures.

Posté le 16 janvier 2015 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

L'Apôtre : provocation pour la communauté musulmane ?

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"[...] À Nantes, la Fédération des Associations Familiales Catholiques de Loire-Atlantique avait le projet depuis octobre dernier, d’organiser une projection-débat privée autour du film [L'Apôtre] pour ses adhérents. La date avait été arrêtée (ce 23 janvier), la salle réservée, les droits de diffusion réglés et les invitations lancées en décembre. La réalisatrice a reçu hier, jeudi 15 janvier, le courriel suivant des organisateurs :

« La DGSI [Direction générale de la Sécurité intérieure] nous a vivement conseillés d’annuler notre soirée débat du 23/01 autour de la projection du film “L’Apôtre”, devant les risques d’attentats, cette projection pouvant être perçue comme une provocation par la communauté musulmane. Devant ce cas de force majeure, nous sommes contraints d’annuler cette soirée. Nous ne savons pas pour l’instant à quelle date il nous sera possible de reprogrammer cette soirée. »

L’association Bible à Neuilly (Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine) avait programmé, pour le 12 janvier dernier, une projection-débat autour de L’Apôtre. Elle a du annoncer le 9 janvier dernier le « report » de cette soirée prévue au cinéma Le Village :

« Vu les circonstances actuelles, le Commissariat de Police de Neuilly nous a demandé de reporter la séance du ciné-débat organisée par Bible à Neuilly sur le film “L’Apôtre” prévue initialement lundi [12 janvier] prochain au cinéma Le Village. Les places déjà achetées pourront être utilisées pour la séance prochaine dont la date vous sera communiquée ultérieurement, dès qu’elle sera fixée. Nous regrettons ce report, d’autant plus que les places avaient déjà été presque toutes pré vendues et que ce film et le débat suscitent, par leur actualité, un très grand intérêt. »

Ces deux événements, que je ne peux qualifier autrement que de graves, appellent quelques commentaires de ma part.

1. Le film L’Apôtre, lors de son exploitation en salles, n’a enregistré aucune manifestation hostile de musulmans français. Aucune fatwa, que je sache, n’a été lancé contre lui ou sa réalisatrice. Il a été salué par la presse (y compris la presse de gauche…) comme un film équilibré et sensible sur la question de la conversion, et respectueux des musulmans – la plupart des acteurs du film sont musulmans ! Le film ne peut donc en rien être susceptible de « provocation » contre « la communauté musulmane ».

2. Je crois, et je le dis avec le plus de délicatesse possible, que les organisateurs ont eu tort de céder aux « demandes » et « conseils » des services de police. D’abord parce qu’en y déférant on laisse entendre qu’on reconnaît que ce film pourrait être, au fond, islamophobe et dangereux. Ensuite, parce que si les services de police ont des informations précises ou des rumeurs, leur devoir est de protéger les lieux où la liberté d’expression s’exprime et non d’interdire la liberté d’expression. Enfin, parce c’est un très mauvais service que l’on rend à la liberté d’expression dans notre pays, si on la sacrifie sur simple injonction administrative, sans jugement d’un tribunal ou arrêt d’un maire. Si on commence à se soumettre pour des choses aussi légères, c’est qu’on est prêt à faire aussi le sacrifice de plus grandes libertés. Le pouvoir saura bien tenir compte de ces deux modestes tests… Rien ne justifie qu’on accepte d’annuler ou de « reporter » la projection privée d’un film non interdit en France. Faudra-t-il que ceux qui ont acheté son DVD aillent se dénoncer au plus proche commissariat de police et le restituent à l’autorité ? J’exagère à peine… En tout cas, et je le maintiens, ces deux événements sont graves et lourds de menaces."

Posté le 16 janvier 2015 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

15 janvier 2015

Charb faisait-il preuve d’angélisme face à l’Islam radical ?

Comme ses amis Jean-Michel Ribes et Caroline Fourest, le caricaturiste Stéphane Charbonnier dit « Charb » semblait penser que le grand danger en France, c’étaient les intégristes catholiques, dont la menace était un véritable problème pour le pays. Rappelons que ses confrères et lui n’ont eu de cesse de dénoncer le pape et le clergé catholique. L’incendie des locaux de Charlie Hebdo n’a pas ouvert les yeux de Charb qui persistait à penser que l’islamisme radical était quasiment inexistant et que ce qu’il appelait « l’intégrisme catholique » était autrement plus dangereux et qu’il coûtait « beaucoup plus cher que l’Islam ». Les catholiques lui faisaient des procès. Certes cela coûte mais c’était justifié. En revanche, ils ne lui ont jamais fait payer au prix de la vie.

« Il y a de la provocation comme toutes les semaines. Pas plus avec l’Islam qu’avec d’autres sujets. Et pour le rappeler une énième fois, on a eu en 20 ans quatorze procès avec l’extrême droite catholique. On a eu un procès avec l’Islam. Donc quel est le problème en France ? Est-ce que c’est l’Islam ou l’extrême droite catholique ?  En tout cas, pour nous, l’extrême droite catholique nous a coûté beaucoup plus cher que l’Islam » (Entretien de Charb à l’AFP, 19 septembre 2012 lien à 0’33)

« Moi je n’ai absolument pas envie de vivre comme un paranoïaque. Je sais que j’ai plus de chance de me faire renverser par une voiture à vélib dans Paris que de me faire assassiner par un musulman intégriste parce que, en France, il y en a très peu. » (Entretien de Charb à l’AFP, 2 novembre 2011 lien à 0’18)

Posté le 15 janvier 2015 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (42)

« Je ne reconnais que la loi d'Allah »

Avant de lire cette information, je vous demande de ne pas faire d'amalgame. Cette affaire n'a rien à voir avec l'islam. Je ne sais même pas pourquoi je dois le préciser d'ailleurs, tellement c'est évident.

"Mardi matin, vers 8 h 30 avenue de la Californie à Nice, une patrouille de police contrôle une femme en niqab. L'inconnue, vêtue d'un voile intégral, visage dissimulé hormis les yeux, attend le bus. Sa tenue est interdite sur la voie publique, passible d'une contravention de 2e classe. Alors que les policiers la verbalisent, Halima, Française de 49 ans, née en Algérie, s'impatiente, devient hautaine et outrage les policiers. Ce qui, d'habitude, lui aurait valu au pire, une simple convocation devant un officier de police judiciaire, a conduit cette femme en garde à vue puis devant le procureur.

Halima comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Nice. Privée de son niqab, la prévenue se présente en gilet qu'elle remonte ostensiblement sur ses cheveux. La présidente Laurie Duca suspend aussitôt l'audience et demande à s'entretenir avec son avocate. Cinq minutes après l'incident, la prévenue n'a plus de foulard. Le débat peut avoir lieu en toute sérénité. Le policier d'origine camerounaise, qui a eu maille à partir avec la contrevenante, est sur le banc de la partie civile.

La présidente Laurie Duca relit les propos déplacés d'Halima : « Tu ne vaux pas mieux que la semelle de ma chaussure, sans ton arme tu n'es rien. Je ne reconnais aucune loi. La loi c'est moi. Je ne reconnais que la loi universelle, celle d'Allah. » [...]

La présidente Duca fait effort de pédagogie : « Vous portiez le voile intégral. Ce n'est pas la première fois que vous êtes contrôlée et verbalisée pour ce type de faits. Il y a déjà sept procédures. Vous savez parfaitement que c'est une infraction dans un lieu public. Vous savez pourquoi ?» [...]

Le procureur Corinne Savonne requiert quatre mois de prison dont trois avec sursis et un mandat de dépôt en répression de l'outrage.. Peine assortie d'une amende de 60 euros pour le port du niqab. [...] Me Anne-Claire Aune, avocate de la défense, suggère un stage de citoyenneté, «sanction plus positive qu'un emprisonnement». Le tribunal retient le stage mais ajoute trois mois de prison avec sursis, une amende de 100 euros et des dommages et intérêts à verser au policier."

Posté le 15 janvier 2015 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Il y a des élèves qui font semblant de vomir dans son assiette

Lu dans Présent :

"C’est une jeune mère de famille qui appelle « Les Grandes Gueules » sur RMC pour témoigner du climat qui règne sur le collège public (à domination musulmane en réalité) de ses enfants :

« Chaque fois que ma fille mange du porc à la cantine, il y a des élèves qui la harcèlent en faisant semblant de vomir dans son assiette. Cela, ça date de bien avant l’attentat de Charlie Hebdo. Le jour de la minute de silence, de nombreux élèves ont tendu leurs poings fermés avec écrit dessus : « PM ». J’ai demandé à ma fille ce que signifiait « PM ». Elle m’a répondu : « Prophète Mahomet ».

Posté le 15 janvier 2015 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Les charlots du jour

Exit les 17 victimes tuées par des fous d'Allah. François Hollande a affirmé que les musulmans sont dans le monde les "premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l'intolérance". Exit aussi les minorités chrétiennes persécutées dans tous les pays musulmans. François Hollande a ajouté que "l'Islam est une religon compatible avec la démocratie".

De son côté, Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe (IMA), a déclaré que l'islam est "une religion de paix et de lumière".

Il faudra que ces charlots nous expliquent comment des livres ne prônant ni la paix, ni la lumière, ni les bisous pullulent au sein de l'Institut du monde arabe, comme le montre l'Observatoire de l'islamisation.

Posté le 15 janvier 2015 à 11h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

Une policière renversée délibérément près de l'Elysée

Une policière en faction à proximité de l'Élysée a été renversée délibérément hier soir. La femme a été projetée sur le capot, lui occasionnant une blesssure au poignet. Le véhicule a été retrouvé abandonné quelques mètres plus loin. Deux jeunes de l'Essonne ont été interpellés par des motards. Nous ignorons encore s'ils sont déséquilibrés... BFMTV évoque la présence de quatre personnes dans le véhicule, dont deux auraient pris la fuite. Les deux suspects, âgés de 19 ans, n'auraient pas expliqué leur geste. L'un d'entre eux était alcoolisé.

Par ailleurs, 54 personnes personnes sont actuellement visées par une procédure pour apologie du terrorisme ou menaces verbales d'actions terroristes. 37 procédures concernent l'apologie du terrorisme et 17 des menaces. Une dizaine de condamnations ont déjà été prononcées. Le ministre de la Justice vient de publier une circulaire demandant aux procureurs de la République de faire preuve d'une «extrême réactivité» et de «fermeté». Mercredi, un homme de 28 ans qui avait crié à l'adresse de policiers: «Ils ont tué Charlie, moi j'ai bien rigolé», a été condamné à six mois de prison ferme. Un Varois de 27 ans avait  publié sur son site Facebook des photos de djihadistes: «On a bien tapé, mettez la djellaba, on ne va pas se rendre, il y a d'autres frères à Marseille», affirmait-il en annonçant d'autres attentats. Verdict: trois mois ferme.

Dans les écoles, les quelques dizaines de cas recensés sont devenus 200. 40 graves ont été transmis aux services de police et de justice. 

Posté le 15 janvier 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

14 janvier 2015

«Celui qui insulte le prophète, c’est la mort»

Vidéo filmée le 9 Janvier 2015 à la sortie de la prière du vendredi à la Grande Mosquée de Paris. Et surtout, n'oubliez pas la règle numéro 1 : pas d'amalgame.

Posté le 14 janvier 2015 à 22h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Hollande sera demain à l'Institut du monde arabe

Pour l'ouverture du forum « Renouveaux du monde arabe » à l’Institut du Monde Arabe. Peut-être ne sait-il pas que cet endroit regorge de livres prêchant le jihad, et pas seulement dans la bibliothèque, mais dans la boutique ouverte aux touristes également, ainsi qu'a pu s'en rendre compte le spécialiste de la question Joachim Véliocas, qui vous propose ce documentaire :

 

Posté le 14 janvier 2015 à 20h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Cette manifestation est un écran de fumée

Dans un entretien accordé à Présent qui publie demain une édition spéciale, Bruno Gollnisch donne son point de vue sur les attentats et la manifestation de dimanche. Il déclare aussi :

2015-01-13-journal-present-bruno-gollnisch-706x1024"(...) Dans les années 1970, j'ai entendu dans un meeting, Jean-Marie Le Pen expliquer en quoi les évolutions démographiques et le réveil de l'islam allaient provoquer un jour en France une situation explosive (...)

Il y a sûrement des musulmans qui aspirent à vivre pacifiquement. Mais dire que ces crimes n'ont rien à voir avec l'islam, c'est comme dire que l'Inquisition n'a rien à voir avec le christianisme. S'il est arrivé dans l'histoire que des chrétiens se comportent de façon abominable, ils ne pouvaient trouver dans l'Evangile la moindre justification à leurs actes. Les salafistes, eux, trouvent dans le Coran toutes les justifications. Ce problème, je rapelle que c'est Benoit XVI qui a eu le courage de le poser"

Posté le 14 janvier 2015 à 18h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Traquer les islamistes en Irak et laisser leurs propagandistes prêcher chez nous est un non-sens

Véronique Besse, député de la Vendée et présidente du groupe d'étude sur les chrétiens d'Orient à l'Assemblée nationale, écrit dans le Figarovox :

B"Personne ne le contestera, le combat contre l'État islamique et ses alliés est urgent. Encore aujourd'hui, les populations fuient en masse le rouleau compresseur islamiste, que rien, pour le moment, ne semble réellement arrêter, ni les bombardements de la coalition, ni le courage de l'armée kurde. L'urgence est donc sur le terrain, sur la ligne de front.

Cependant la victoire ne pourra être réelle, si on ne fait pas, dès aujourd'hui, toute la lumière sur les appuis extérieurs de l'État islamique. Ces appuis, ce sont, avant tout, certaines grandes puissances locales, qui n'ont jamais été claires sur leurs relations avec l'organisation terroriste qui fait régner aujourd'hui la terreur sur une large partie de l'Irak et de la Syrie.

La victoire militaire est une chose; la construction de la paix en est une autre. Demain, la mosaïque irakienne ne pourra perdurer que si l'équilibre entre ses composantes est respecté. Cet équilibre est aujourd'hui très fragile, si ce n'est déjà totalement détruit. Sunnites et chiites s'affrontent, aidés, de part et d'autres, par de grandes puissances étrangères (Arabie Saoudite, Iran...). Les relations entre le gouvernement central irakien et le gouvernement autonome kurde sont tendues, notamment à cause de la politique pro-chiite premier ministre Nouri al-Maliki. L'avenir est sombre. Si aujourd'hui, partout en Irak, les minorités yézidis, chrétiennes, musulmanes fuient l'oppression de l'État islamique, demain, sans aucun doute, elles devront fuir celle des milices sunnites ou chiites qui s'organisent. De nombreux témoignages que j'ai pu recevoir comme co-présidente du groupe d'études parlementaires sur les Chrétiens d'Orient, nous ont alarmés à ce sujet. [...]

Le combat contre le djihadisme est donc en Irak. C'est pour cela qu'il était nécessaire d'approuver l'intervention française contre l'État islamique. Mais ce combat se déroule aussi chez nous, en France. Traquer les islamistes en Irak et laisser leurs propagandistes prêcher librement chez nous serait un non-sens absolu. L'actualité de ces derniers jours en est une illustration éclatante et tragique. Le ministère de l'Intérieur a revu à la hausse le nombre de Français partis faire le djihad en Syrie et en Irak. Officiellement, presque 1500 individus auraient ainsi quitté le sol national.

Il est cependant trop simple de trouver dans l'État islamique la seule source de nos malheurs. Les racines du mal ne sont pas seulement chez les autres. Elles sont aussi chez nous. La faillite de l'Occident a sa part de responsabilité: une faillite économique, politique, mais aussi morale et spirituelle. Le consumérisme, l'individualisme, le matérialisme, le laxisme… et bien d'autres ont largement contribué à décrédibiliser notre pays aux yeux de beaucoup. Le combat que nous devons mener est aussi un combat sur nous-mêmes. Ne pas l'admettre reviendrait à faire des belles résolutions actuelles l'effet d'un cataplasme sur une jambe de bois."

Posté le 14 janvier 2015 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle soirée Jeunes Pop de l'UMP/FNJ : Charlie Martel mais pas trop

Lu dans Minute :

"Samedi dernier, à la veille de la grande manifestation nationale et dix jours seulement après le réveillon entre cadres du Front national de la jeunesse et responsables des Jeunes de la Droite populaire (et donc membres aussi des Jeunes Populaires de l’UMP) qui avait fait couler beaucoup d’encre, voici que les garnements se sont à nouveau donné rendez-vous autour de quelques bouteilles ! Sur la photo de groupe, on reconnaît notamment, parmi d’autres jeunes des deux formations, le président des Jeunes de la Droite Populaire, Pierre Gentillet, le conseiller national UMP Alexandre Moustafa, ou encore le militant FNJ et secrétaire général du collectif « Nouvelle écologie » lancé par le FN, Eric Richermoz. Publiée par un jeune frontiste parisien, cette photo était sous-titrée « Je suis Charlie Martel ». Sans doute pour joindre le geste à la parole, les participants à la fête se sont pris en photo avec une épée médiévale."

G

Cela étant, Pierre Gentillet n'a pas aimé l'amalgame de Philippe Tesson :

TPas si Charlie Martel que ça.

Posté le 14 janvier 2015 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Nous ne sommes pas en présence d’accidents mais du fondement de cette religion

L'abbé Loiseau, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine, dont l'un des piliers est l’évangélisation, en particulier auprès des musulmans, écrit :

L"[...] Que cet acte de guerre à travers ces exécutions ignobles soit au moins l’occasion d’une véritable réflexion sur la violence dans l’islam au lieu de répéter des banalités affligeantes du type : « cela n’est pas l’Islam »... Trois causes théologiques me semblent être déterminantes dans les comportements violents des islamistes. Ces points demanderont bien sûr à être développés :

1°) Le dogme fondamental de l’islam est la parole incréée, tout le livre vient de Dieu, un exemplaire du Coran est au ciel. Ainsi toute injonction vient d’Allah, puisque que près de 200 versets incitent au meurtre et à la violence. Sans herméneutique ou vision progressive de la Révélation on en arrive au terrorisme. La liberté n’est plus alors une réalité morale mais une soumission à la parole divine. Sans intelligence, la Foi conduit à la mort : Benoît XVI était un prophète.

2°) L’imitation du prophète. C’est une donnée essentielle de l’islam sunnite, il faut suivre en tout la vie du sceau des prophètes révélé par la Sunna. Celle-ci contient les hadith (faits et gestes du prophète). Puisqu’il est dit que Mahomet égorge lui-même les prisonniers, brûle, égorge et torture les mécréants, si l’on considère ces faits comme saints, il ne faut pas s’étonner de la suite. Nos braves politiciens refusent de connaître ces hadith...

3°) L’eschatologie musulmane. Une religion est constituée par sa finalité. L’islam prévoit que le monde va devenir musulman avant la fin des temps en instaurant la charia avant le retour de Jésus. Celui-ci confondra les mécréants. L’instauration de la charia devient une urgence, le djihad un devoir pour la finalité de l’histoire humaine. En outre un paradis érotique est promis immédiatement pour ceux qui meurent dans le djihad, le désir de tuer sera motivé aussi par la pulsion sexuelle, elle sera donc très présente…

Sans une réflexion théologique profonde sur l’islam des origines et ses textes sacrés nous ne sortirons pas de cette violence. Nous ne sommes pas en présence d’accidents de l’histoire ou d’interprétations mais du fondement de cette religion, même si bien sûr elle présente bien d’autres aspects complexes."

Posté le 14 janvier 2015 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

"La France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme, et l’islamisme radical"

C'est ainsi que, hier, à l'Assemblée nationale, Manuel Valls a désigné l'ennemi :

"[...] Sommes-nous en guerre ? La question a en réalité peu d’importance, car les terroristes djihadistes, en nous frappant trois jours consécutifs, y ont apporté une nouvelle fois la plus cruelle des réponses. Il faut toujours dire les choses clairement : oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme, et l’islamisme radical.La France n’est pas en guerre contre une religion, la France n’est pas en guerre contre l’islam et les Musulmans

[...] La meilleure des réponses au terrorisme, qui veut précisément briser ce que nous sommes, c’est-à-dire une grande démocratie, c’est le droit, c’est la démocratie, c’est la liberté et c’est le peuple français. [...] [N]ous menons non pas une guerre de religion mais un combat pour la tolérance, la laïcité, la démocratie, la liberté et les États souverains, ceux que les peuples doivent se choisir. [...]

Sans renforcement très significatif des moyens humains et matériels, les services de renseignement intérieur pourraient se trouver débordés. On dépasse désormais 1 250 individus pour les seules filières irako-syriennes, et il ne faut jamais négliger les autres théâtres d’opérations, les autres menaces, celles des autres groupes terroristes au Sahel, au Yémen, dans la corne de l’Afrique et dans la zone afghano-pakistanaise. [...]

L’islam est la deuxième religion de France. Elle a toute sa place en France. Notre défi, pas seulement en France mais dans le monde, c’est de faire cette démonstration : la République, la laïcité, l’égalité homme-femme sont compatibles, sur le sol national, avec toutes les religions qui acceptent les principes et les valeurs de la République. Mais cette République doit faire preuve de la plus grande fermeté, de la plus grande intransigeance face à ceux qui tentent, au nom de l’islam, d’imposer une chape de plomb sur des quartiers, de faire régner leur ordre sur fond de trafics et sur fond de radicalisme religieux, un ordre dans lequel l’homme domine la femme et où la foi, comme vous avez eu raison de le rappeler, madame la présidente Pompili, l’emporterait sur la raison. J’avais, ici devant cette assemblée, il y a quelques mois, évoqué les insuffisances et les échecs de trente ans de politique d’intégration.

Mais, en effet, quand de vrais ghettos urbains se forment, où l’on n’est plus qu’entre soi, où l’on ne prône que le repli, que la mise en congé de la société, où l’État n’est plus présent, comment aller vers la République saisir cette main fraternelle qu’elle tend ? Surtout, comment tirer un trait catégorique sur cette frontière, trop souvent ténue, qui fait que l’on peut basculer dans nos quartiers – pas d’angélisme, regardons les faits en face ! – de l’islam tolérant, universel, bienveillant vers le conservatisme, vers l’obscurantisme, l’islamisme et, pire, la tentation du djihad et du passage à l’acte ? Ce débat, il n’est pas entre l’islam et la société, c’est bien un débat au sein même de l’islam que l’islam de France doit mener en son sein, en s’appuyant sur les responsables religieux, sur les intellectuels, sur les musulmans qui nous disent depuis plusieurs jours qu’ils ont peur. [...]

La réponse aux urgences de notre société doit être forte, et sans hésitation. Elle réside – ce sont mes derniers mots – dans la République et dans ses valeurs, en premier lieu la laïcité, qui est gage d’unité et de tolérance. [...] J’étais ce matin, avec la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, devant les recteurs de France. Je leur ai adressé un message de mobilisation totale, un message d’exigence, un message qui doit être répercuté à tous les niveaux de l’éducation nationale : le seul enjeu qui importe, c’est la laïcité, la laïcité, la laïcité ! C’est le cœur de la République, et donc de l’école ! [...]"

Nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

Posté le 14 janvier 2015 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

À ces « foules sentimentales », il faut dire la vérité

D'Aymeric Pourbaix :

F"Si quelque chose a changé depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier, c’est la prise de conscience que l’individualisme contemporain n’est plus de mise. Face au danger du fanatisme, au retour du caractère tragique de l’Histoire, le besoin de communion et d’appartenance à une nation s’est reformé. C’est la France dans laquelle, instinctivement, ces foules veulent se reconnaître, beaucoup plus que dans l’esprit Charlie Hebdo.

Des foules manifestement sans berger pour les conduire, car on ne peut pas répondre à la guerre qui frappe au cœur de nos villes par la seule empathie. À ces «foules sentimentales », dirait la chanson, il faut d’abord la vérité, pour honorer cette liberté d’expression tant revendiquée. Mercredi dernier, le président de la République s’est dit prêt à lutter contre « le terrorisme et le fondamentalisme ». Mais lequel ? Pourquoi n’est-il pas désigné clairement par nos élites, cet ennemi islamiste qui nous fait la guerre ?

Dans de telles circonstances, on peut comprendre la volonté de ne pas heurter de front les quelque 5 millions de musulmans de notre pays, dont la plupart sont de bonnes personnes et condamnent le fanatisme. Il n’empêche qu’il faut maintenant faire la vérité sur la matrice idéologique de l’islamisme, qui se trouve également dans le Coran. Lequel empêche aussi, sur notre sol, la liberté de conscience et celle de changer de religion.

Aux catholiques d'annoncer l'Évangile

Cette exigence de vérité impose enfin d’affirmer que toutes les religions ne se valent pas. Certes, le pluralisme religieux est un fait. Mais cela n’enlève rien au constat, tout aussi indéniable, que nous vivons dans un pays chrétien, même sécularisé. La liberté d’expression en est d’ailleurs une émanation, avec la responsabilité qui l’accompagne quant à la dignité des personnes. Il est plus que temps de le reconnaître officiellement, comme l’ont fait Cameron et Merkel en Europe, si nous voulons nous donner les moyens de lutter efficacement contre le mal islamiste. En lui opposant non pas un relativisme et une neutralité religieuse qui viennent de montrer leurs limites, mais une religion authentiquement tournée vers le bien de l’homme.

C’est le fond du débat, il est religieux. L’Église catholique, a rappelé Vatican II, s’est vu confier «la plénitude de grâce et de vérité ». Ce n’est pas un motif d’orgueil, mais une responsabilité.

Devant les foules sans berger, le Christ fut pris de pitié. «Donnez-leur vous-mêmes à manger!» (Lc 9, 13), nous redit-Il encore. Plus que jamais, le moment que nous vivons impose aux catholiques d’annoncer l’Évangile, y compris à nos frères musulmans, en sachant que c’est Dieu seul qui convertit. Sans avoir peur non plus d’être «jetés au milieu d’une si grande foule », nous rassurait déjà saint Jean Chrysostome, pour affronter la multitude «sans reculer » : car «c’est le Christ seul qui donne au levain sa puissance »."

Posté le 14 janvier 2015 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

"Tout est pardonné" - En fait, non, pas forcément

ThLa nouvelle "Une" de Charlie fait couler beaucoup d'encre. Ce qui est reproché cette fois aux dessinateurs de l'hebdo, est purement et simplement la représentation du prophète, interdite en islam. Ce dessin, pourtant, est plus qu'anodin et pour une fois n'a rien d'insultant... Donc, tout n'est vraisemblablement pas pardonné, du moins tant que Charlie persistera à dessiner le prophète. Un tour d'horizon des réactions des différents pays musulmans que l'on pourra lire sur RFI Afrique.

Posté le 14 janvier 2015 à 09h30 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (37)

Où était la population multi-ethnique et multi-culturelle ?

Lu dans le courrier des lecteurs des 4 Vérités :

"Suite à l’extraordinaire manifestation de dimanche, je voudrais faire 4 constatations politiquement incorrectes :

1) Quand on observe les photos de cette foule innombrable, on ne reconnaît pas la population habituelle qui foule les trottoirs parisiens et on pourrait penser que la théorie du « grand remplacement » de Renaud Camus n’est qu’un fantasme ! Où était la population multi-ethnique et multi-culturelle qui caractérise notre capitale ?

2) Cette première constatation expliquerait- elle que cette mobilisation exceptionnelle n’ait connu aucun incident ?

3) Quand on observe la carte des mobilisations dans les différentes villes de France, on est étonné de voir que Marseille, deuxième ville de France, n’a rassemblé que 60 000 personnes. Moins qu’à Brest, 25e ville française.

4) Très peu de journalistes ont mentionné que, dans de nombreux établissements scolaires, des enseignants ont rencontré des difficultés au cours de l’évocation des attentats et de la minute de silence…»

Posté le 14 janvier 2015 à 07h45 par Michel Janva | Lien permanent

Cet attentat n’a rien à voir avec le bouddhisme

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Manifestement, le bon sens n’est pas la qualité la mieux partagée, quoi qu’en ait pensé le vieux Descartes : si l’on se sent obligé de dire que tel acte n’a rien à voir avec l’islam, c’est bien, précisément, parce qu’il a quelque chose à voir avec l’islam. Personne n’a dit, parce que l’évidence suffisait, que cet attentat n’avait rien à voir avec le bouddhisme. Il est bien clair que ces attentats ont quelque chose à voir avec l’islam. Ils ont été perpétrés par des islamistes radicaux, au nom de l’islam. Un certain nombre d’islamistes y ont applaudi. Qu’il ne faille pas rendre responsables de ces crimes tous les musulmans de France et du monde est évident. Mais il est non moins évident qu’une lecture du coran, largement partagée dans le monde, a encouragé ces criminels. Plutôt que de répéter comme un mantra le fameux slogan « pas d’amalgame », les politiciens et journalistes seraient bien inspirés de demander aux responsables musulmans, non seulement de condamner ces actes, mais d’être en première ligne dans le combat contre les djihadistes.

L’expérience de la guerre d’Algérie nous a enseigné que les terroristes du FLN se fondaient facilement dans la population musulmane, qu’ils terrorisaient et rançonnaient, mais que, lorsque cette population s’est organisée contre ces terroristes, et les a pour ainsi dire chassés de son sein, la bataille d’Alger a été gagnée (militairement s’entend ; politiquement, c’est une autre affaire…). Il est vrai qu’après le scandaleux lâchage des harkis, les musulmans patriotes auraient quelques raisons de douter de soutien de la France et il y a peu de chances qu’ils fassent davantage confiance à François Hollande qu’au général de Gaulle qui les a naguère livrés aux assassins. En tout cas, il est impossible de prétendre lutter contre le terrorisme sans lutter aussi contre l’islamisation de la France. La fameuse sentence de Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » a beaucoup refleuri sur internet ces derniers jours. Il faut la marteler.

Les socialistes sont les plus mal venus pour dénoncer ces actes, après avoir, par démagogie et par aveuglement, accumulé les causes qui ont préparé ces attentats. Ils sont aussi les plus mal venus pour appeler à l’unité nationale et défendre la liberté d’expression. Leur sectarisme a, en effet, fait voler en éclats ladite unité nationale, en refusant au Front national de participer à la grande manifestation de dimanche et en interdisant, plus largement, à tous ceux qui n’auraient pas les « valeurs républicaines » – comprendre : l’amour de l’islam, religion- d’amour-de-tolérance-et-depaix – chevillées au corps de participer. C’est typique de l’extrême gauche: l’unité nationale, sauf… Quant à la liberté d’expression, après avoir appelé à virer Zemmour des médias dans lesquels il travaille, après avoir voté la suspension de la liberté d’expression sur internet (avec le fameux article 13 de la loi de programmation militaire), comment croire ces gens-là lorsqu’ils prétendent défendre la liberté d’expression ?

Mais, puisque nous parlons de liberté, comment ne pas voir aussi les conséquences probables de ces événements tragiques ? De toutes parts, on entend des dirigeants et des commentateurs appeler à la rédaction d’un « patriot act » à la française (d’un nouveau, car nous en avons déjà un, voté dans la foulée du 11 septembre, sous le nom de lois Sarkozy I et II et lois Perben I et II). Qu’est-ce que cela signifie, sinon la suspension des libertés publiques ? Officiellement au nom de la lutte contre le terrorisme – mais je ne vois pas comment on peut lutter efficacement contre le terrorisme islamiste en encourageant l’islamisation de la France – et, plus vraisemblablement, pour museler la dissidence anti-socialiste de plus en plus active, à mesure que les socialistes enfoncent notre pays dans le marasme. Ainsi ces attentats ont-ils, hélas, toutes les « chances » d’en finir définitivement avec les libertés publiques… sous couvert d’apologie de la liberté d’expression !"

Posté le 14 janvier 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

Manuel Valls va-t-il interdire la diffusion des hadiths ?

Lu sur le blog de Yves Daoudal :

"Les condamnations pleuvent, et les enquêtes se multiplient, pour « apologie du terrorisme », envers un certain nombre d’énergumènes qui ne sont pas Charlie et ne sont pas non plus de notre paroisse. Manuel Valls a déclaré hier que « l’apologie du terrorisme, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions, ce sont des délits ». Mais le ministre de l’Intérieur, celui-là même qui fait la chasse aux apologistes du terrorisme, avait déclaré que « ce n’est pas un délit de prôner le jihad ».

Il faudra quand même qu’on nous explique, s’il vous plaît, quelle est la différence, quand il s’agit de musulmans, entre terroristes et jihadistes, alors que dans les médias ces mots désignent les mêmes personnes.

Dans le seul recueil de hadiths (propos du Prophète) de Boukhari, qui est le plus connu et universellement considéré comme « authentique », il y a 308 hadiths sur le jihad, dans le seul chapitre sur le jihad (car tout recueil de hadiths, comme tout traité de l’islam, a un chapitre sur le jihad). Dans un autre recueil, celui d’an-Nasa’i, qui fait également partie de la Sunna, et qui est moins épais, il ya 110 hadiths sur le jihad, dont celui-ci qu’on retrouve sous différentes versions dans les autres recueils :

« Abou Hourairah lui a dit que le Messager d’Allah a dit : J’ai été désigné pour combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent Il n’y a pas d’autre dieu que Allah. Quiconque dit Il n’y a pas d’autre dieu que Allah, sa vie et ses biens sont en sûreté pour ce qui est de moi, restant sauf ses droits (ceux de la charia), et sa rétribution sera avec Allah. »

A propos de l’antisémitisme, je rappelle ces quelques autres hadiths.

Et sur le fait que bien entendu tout « cela n’a rien à voir avec l’islam », à ce propos de Mohammed Merah.

Tout à l’heure sur BFM, l’avocat de la femme de Saïd Kouachi citait celle-ci disant que son mari « pratiquait un islam normal ».

Posté le 14 janvier 2015 à 07h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Mgr Ginoux : Notre silence sur le Christ tue et empêche les chercheurs de Dieu de parvenir au but

Extrait de l'homélie prononcée par Mgr Ginoux, évêque de Montauban, lors de la veillée pour la paix, le 10 janvier :

G"Nous sommes, bien sûr, bouleversés, frappés de stupeur et de réprobation. Mais d’abord nous prions pour tous ceux qui sont concernés par ce drame. Même si beaucoup d’entre nous, comme moi, ne sommes pas des pratiquants de Charlie Hebdo, qui, souvent, est très grinçant et grossier vis-à-vis de l’Eglise Catholique, nous sommes écoeurés par la mort de ces journalistes et des autres victimes. Pourquoi sont-ils morts ? Parce qu’ils ont un jour ou l’autre attaqué, en vertu de la liberté d’expression de notre pays, une religion, l’Islam et ses fanatiques, ils ont été exécutés. Cette réalité rappelle que cette nouvelle guerre du terrorisme est arrivée chez nous. Au même moment, au Yémen, 30 jeunes gens mouraient sous l’explosion d’un minibus piégé et télécommandé. Cet attentat était le troisième depuis le premier janvier. N’oublions donc pas que certains pays vivent en permanence sous la menace quotidienne : Syrie, Irak, Pakistan, Nigeria (Boko Haram), et d’autres !!! Aujourd’hui au Nigéria 16 villages ont été détruits par Boko Haram ce qui fait plusieurs centaines de morts et de blessés. Nous avons donc à penser à toutes ces populations qui auraient le droit de vivre en paix et n’ont pas cette paix. Si nous prions ce soir pour la paix c’est pour nous laisser rejoindre par la paix qui vient de Dieu et nous redire notre confiance dans le « Prince de la Paix » comme le Sauveur est désigné par les prophètes. Le Christ est notre paix, la paix apportée par Dieu, la paix que Dieu nous donne: dans la nuit de la Nativité a retenti le chant « Gloire à  Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes que Dieu aime ». L’évangile choisi ce soir nous livre les paroles de Jésus à ses disciples avant son arrestation. A chaque messe la phrase de Jésus ressuscité revient : « la paix soit avec vous », on échange la paix « dans la charité du Christ donnez-vous la paix ! » et nous invoquons l’agneau de Dieu qui nous donne la paix avant d’ « aller dans la paix du Christ ». La paix dont il est question est la synthèse de tous les dons de Dieu. Elle est l’unité avec Dieu par le Christ, la vie dans l’Esprit de Dieu, l’Esprit-Saint.

 Un appel à la « conversion »

Comme chrétiens, comme fidèles de l’Eglise Catholique, nous avons donc un chemin à parcourir : chaque matin nous avons, selon l’appel du Christ dans les Béatitudes, à devenir « artisans de paix ». La règle d’or de l’évangile, de toute vie chrétienne, doit être : « fais pour les autres ce que tu veux que les autres fassent pour toi ». Il ne s’agit pas de tout accepter ou d’être un chien muet, il s’agit d’être dans la vérité et l’accueil du prochain en toute vérité. C’est dans cet esprit que doit se vivre le dialogue interreligieux. Il passe par la connaissance et la rencontre entre les personnes. On ne dialogue, en effet, qu’avec des personnes et d’abord en sortant de ses préjugés et de ses idées toutes faites, en s’apprivoisant mutuellement, en apprenant ce que l’autre pense, croit et, surtout, vit. [...]

Plus que jamais nous devons annoncer l’Evangile au monde qui à la fois génère de tels crimes et en même temps en souffre. Nous avons reçu le message de paix du Christ, il nous invite à ne pas avoir peur, c’est donc, pour nous, une nécessité de faire connaître Jésus le Sauveur, le roi de miséricorde. Notre silence sur le Christ tue et empêche les chercheurs de Dieu de parvenir au but. [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2015

Islamisme : les questions du député Poisson à Hollande

Extrait d'une lettre ouverte adressée à François Hollande par le président du Parti Chrétien Démocrate et Député des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson :

"(...) Qu’avez-vous à dire aux Français sur la réduction incessante des moyens budgétaires accordés aux forces de défense et de sécurité publique ? Etes-vous prêt à changer de politique sur ce point ?

Quelle réforme de l’enseignement et des programmes êtes-vous prêt à engager pour faire en sorte que les enseignants ne soient plus réduits à l’impuissance lorsqu’il s’agit de rendre hommage à nos morts ou d’enseigner l’histoire ? Quelle place donnez-vous aux familles dans ce but ?

Comment comptez-vous expulser du territoire les imams étrangers aujourd’hui titulaires de titres de séjour en règle, mais dont les prêches dans certaines mosquées sont autant d’invitations ouvertes à lutter contre la France ? Et commet traitez-vous les imams français coupables des mêmes discours ?

Quelles instructions donnerez-vous au Gouvernement pour que les forces de l’ordre investissent les quartiers où fleurissent des dépôts d’armes clandestins ? Etes-vous prêt à assumer devant les Français des opérations d’une très grande fermeté avec toutes leurs conséquences ?

Quelles conséquences tirerez-vous de ces tragédies en termes de politique migratoire ?

Quels moyens allez-vous donner aux directeurs des prisons pour lutter efficacement contre la radicalisation islamiste en milieu carcéral ? Qu’entendez-vous modifier à votre politique carcérale pour accompagner une telle action ?

Qu’allez-vous proposer aux musulmans de France pour donner toute leur place aux nombreux imams et aux intellectuels qui sont prêts à engager conformément à la tradition critique de notre pays, un examen critique du Coran et de ses sourates qui appellent au crime contre les « infidèles » ? Entendez-vous accorder aux chrétiens la même considération qu’aux musulmans et aux juifs (ils la méritent) qui sont en France ?

Que ferez-vous pour protéger les personnels hospitaliers contre les agressions fréquentes dont ils sont l’objet de la part des obscurantistes qui n’acceptent pas qu’une femme peut être soignée par un homme ?

Comment comptez-vous endiguer la prolifération de l’abattage halal, aujourd’hui opérée dans une absence totale d’information vers les consommateurs ?

Comment comptez-vous réorienter la politique étrangère française, en tenant davantage compte du martyre des chrétiens d’Orient, et en accordant davantage de considération à la Russie, seule puissance étrangère réellement engagée dans le secours des chrétiens persécutés ?

Monsieur le Président de la République, ces questions sont essentielles, en dépit de leur caractère concret. Elles sont politiques, du fait de leur caractère opérationnel.

Et pour tout vous dire, aujourd’hui je suis inquiet. Inquiet, lorsque j’entends le ministre des affaires étrangères dire qu’il ne faut pas évoquer l’islamisme : mais alors qui désigner ? Inquiet lorsque j’entends le ministre de l’éducation nationale minimiser l’ampleur des contestations des enfants dans les écoles qui contestent les minutes de silence : mais alors que considérer comme grave ? Inquiet lorsque je vous entends dire que la France fera de la lutte contre le racisme une priorité : mais quoi d’autre ? Inquiet lorsque le Gouvernement semble réduire sa réponse opérationnelle à des dispositions nouvelles – certes essentielles – à des moyens de surveillance et de maintien de l’ordre renforcés.

La question aujourd’hui posée à l’exécutif est simple : comment allez-vous prendre toute la dimension de cette guerre faite aujourd’hui non pas à un organe de presse, mais à toute la France, et en tirer toutes les conséquences ? (...)"

Posté le 13 janvier 2015 à 22h34 par Michel Janva | Lien permanent

Le nihilisme des islamistes ne pourra être vaincu que si nous renonçons à notre propre nihilisme

Thibaud Collin écrit dans Le Figarovox :

"(...) Le paradoxe des jours que nous venons de vivre, c'est l'empressement des clercs officiels d'une part à refuser tout amalgame, à prévenir tout dérapage d'«islamophobie» et d'autre part à présenter «l'esprit Charlie» comme la quintessence de notre culture nationale et de la République éprise de liberté. Certains survivants de la rédaction de l'hebdomadaire ne se sont pas privés de récuser une telle panthéonisation et de conchier une bonne partie des autorités présentes dimanche; en cela ils étaient plus cohérents que leurs récents thuriféraires! Depuis quand, en effet, un «dessin-insulte» est-il un signe de respect et de vie commune démocratique?

Ainsi le danger majeur de ce slogan est de faire croire à nos compatriotes musulmans que «Charlie, c'est la France» et que «la France, c'est Charlie». Et qu'ainsi la France est bien ce que certains leur susurrent dans l'oreille avec constance: un pays ne croyant plus en rien. Si l'hebdomadaire peut revendiquer l'héritage de Voltaire, l'auteur de Mahomet ne peut résumer, à lui seul, tout ce nous sommes. (...)

Que ces lâches assassinats soient l'occasion d'une prise de conscience que le nihilisme des tueurs islamistes ne pourra, à terme, être vaincu que si nous renonçons à notre propre nihilisme. Le temps presse...

Posté le 13 janvier 2015 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

Fox News : un expert évoque des zones interdites aux non-musulmans à Paris

Présenté comme un "journaliste spécialiste des zones de conflit", Nolan Peterson affirme sans sourciller que plus de 700 "no-go zones" existent en France. Comprendre, précise Fox News, des quartiers où les "non-musulmans" ne sont pas les bienvenus. Il évoque "les ghettos qui se sont formés autour des grandes villes, appelés banlieues [en français dans le texte]". Des endroits où, explique-t-il, les islamistes recrutent dans la rue."

"Des zones où, explique la chaîne, "le gouvernement a abandonné son autorité à la communauté musulmane" "Beaucoup d'entre elles sont gouvernées par la charia."

En y regardant de plus près, on s'aperçoit que parmi ces zones de non-droit figurent les quartiers de Ménilmontant, de la porte Saint-Denis et de la porte Saint-Martin ou encore celui de la Goutte d'Or.

Posté le 13 janvier 2015 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens

Ci-dessous une lettre, que certains d'entre vous connaissent sans doute déjà - et qui a peut-être même déjà été postée sur le Salon beige avant que Marie Béthanie y sévisse - une lettre donc, du Père Charles de Foucauld écrite en 1907 à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens (parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917). Un texte prémonitoire, ou plus simplement, la réalité de l'islam vécue par un Français qui le connaissait vraiment bien :

"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle.

Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc, a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.

Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui.

D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du « Medhi », il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils.

Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ?

Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi..."

Medhi = Le Bien-aimé = le Sauveur de l’Islam"

Posté le 13 janvier 2015 à 17h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

Je suis Philippe Tesson

Il a osé faire l'amalgame sur Europe 1:

"Je rêve ou quoi ? C'est ça notre problème actuellement, c'est les musulmans qui mettent en cause la laïcité!. C'est les musulmans qui amènent la merde en France aujourd'hui !"

Réaction de Jean-Marc Morandini :

"Vous savez le jeu de qui vous faîtes en prononçant de telles phrases ? Parlez de fanatiques, pas de musulmans !"

Et Philippe Tesson :

"Et les fanatiques, ils ne sont pas musulmans ?"

Vite une marche pour défendre sa liberté d'expression !

Posté le 13 janvier 2015 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (35)

Les deux autruches et le vilain petit Qatar

QatarAlors que le PSG envisage de porter plainte contre X en réaction à la banderole des supporteurs bastiais, Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius ont défendu le Qatar comme un seul homme à la radio hier. Ou deux autruches, c'est selon :

"Il faut croire que le responsable du quai d’Orsay n’a pas les mêmes renseignements que... nos services de renseignements ! En juin 2012, le Canard enchaîné citait une note de la Direction du renseignement militaire français (DRM) qui décrivait précisément les financements terroristes opérés par l’émirat. « Selon les renseignements recueillis par la DRM, les insurgés touareg du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ançar Dine, Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et le Mujao (djihad en Afrique de l'Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar ». « Les officiers de la DRM affirment, eux, que la générosité du Qatar est sans pareille et qu'il ne s'est pas contenté d'aider financièrement, parfois en leur livrant des armes, les révolutionnaires de Tunisie, d'Egypte ou de Libye », ajoutait l'hebdomadaire. 

Le rapport venait corroborer une première note diffusée en mars par la DGSE qui précisait les financements de mouvements djihadistes dans le Nord du Mali. Plus récemment, en juin 2014, le site de défense américain Jane’s publiait une photo d’avions de transports militaires qataris posés sur un aéroport contrôlé par des milices djihadistes libyennes. Dans son numéro daté du 28 novembre dernier, Marianne évoquait aussi le rôle trouble du Qatar en Libye."

S'il porte plainte, le PSG le fera-t-il aussi contre Charlie Hebdo (dont je vous épargne l'avatar) ?

Q2

Posté le 13 janvier 2015 à 16h53 par Louise Tudy | Lien permanent

"Non Charlie : si l’offense est l’expression de votre liberté, admettez alors la violence comme expression de leur liberté. Assumez..."

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation :

"Dans un texte toujours en ligne, l'association Présence musulmane avait mis en garde Charlie hebdo en ces termes :

  • "Non Charlie. Votre caricature n’est qu’une imposture. De plus, c’est du marketing qui va coûter la vie à tous ceux qui croient qu’on peut rire de tout et avec tout le monde. C’est une déclaration de guerre… guerre de religion dont aucune libre expression au monde ne peut être fière.
  • Non Charlie. Si l’offense est l’expression de votre liberté, admettez alors, la violence, comme expression de leur liberté ! Échange de mauvais procédés. Non, ne dites pas “mais” ! Assumez…"

L'article de Présence musulmane, qui vaut la peine d'être lu en entier, a été écrit dans le contexte des fameuses caricatures de Charlie Hebdo. Il décrit très bien ce que les dessinateurs de Charlie Hebdo n'avaient pas voulu voir : se moquer des croyants dans ce qu'ils ont de plus cher revient à les blesser eux-mêmes, et, dans le cas de l'islam, s'exposer à des représailles. On perçoit d'ailleurs très bien la menace sous-jacente...

Posté le 13 janvier 2015 à 16h41 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

Pas d'amalgame, pas d'amalgame : la litanie ressassée comme un disque rayé

C'est le Zemmour du jour :

 


Marche républicaine : "Dimanche, l'écran de... par rtl-fr

Posté le 13 janvier 2015 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Paris : 1 300 000 euros pour l’Institut des Cultures d’Islam

Lu sur le site de l'Observatoire des gaspillages :

"[L'institut des Cultures d'Islam], officiellement à vocation culturelle, comprend néanmoins un lieu de culte. Cela pose la question de la séparation des Églises et de l'État aux termes de la loi de 1905, qui dispose que l'État ne finance aucun culte.

Ci-dessous, l’extrait de la décision du Conseil du XVIIIe arrondissement de Paris, qui porte donc la subvention à 1 300 000 euros :

Institut-des-Cultures-dIslam

À lire, cet article du Figaro qui révèle qu’« au total, les pouvoirs publics contribueraient ainsi à 30 % du financement des lieux de culte, selon une estimation du ministère de l’Intérieur."

Posté le 13 janvier 2015 à 15h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Des camps d'entraînement pour djihadistes en France ?

Lu ici :

"Suite notamment à la découverte de photos montrant Amedy Coulibaly et sa compagne Hayat Boumeddiene s’entrainer au tir à l’arbalète dans un camp installé dans le Cantal, en France, Europe 1 se demande si la France est une véritable base arrière pour les terroristes. Eléments de réponse avec Philippe Legorjus, ancien commandant du GIGN et spécialiste des questions de sécurité."

Posté le 13 janvier 2015 à 14h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Des ex-militaires dans les filières djihadistes

Lu dans La Lettre de l'Expansion :

E

Posté le 13 janvier 2015 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

"Lapidée" censurée - A la place : "Martine au Yémen" ?

Lu dans la presse suisse :

L"L’importante campagne d’affichage de la pièce «Lapidée», écrite par le directeur de l’Espace culturel des Terreaux, Jean Chollet, a été annulée. La pièce, portée par deux comédiennes vaudoises et un musulman, devait se jouer trente fois entre demain et le mois de mars. Elle n’aura droit qu’à trois représentations au Théâtre Ciné XIII de Montmartre. «Suite aux récents événements, nous devons faire preuve de décence et ne pas risquer d’énerver des fous furieux avec un visuel extrêmement parlant. L’affiche peut être vue comme une provocation», explique Claude Telliez, d’Aigle Noir Productions. [...]

Tout le monde clame haut et fort «Je suis Charlie», mais quand il faut agir, il n’y a plus personne, explique la comédienne de Bourg-en-Lavaux Nathalie Pfeiffer, depuis Paris où elle avait pris ses quartiers. Il devait y avoir des affiches sur les colonnes Morris et dans le métro. On aurait peut-être dû proposer un visuel avec un Bisounours et un titre comme «Martine au Yémen»! La pièce a été écrite par un pasteur et elle n’injurie ni le Prophète ni l’islam. Elle parle des droits humains et de la lapidation arbitraire qui est encore pratiquée dans douze pays à travers le monde.»

Flora Guillem, administratrice du Théâtre Ciné XIII, regrette: «Notre théâtre n’est pas une cible privilégiée des terroristes, mais nous craignons des actes isolés de personnes échaudées. Renoncer aux trente représentations, c’est donner raison aux extrémistes. Cela m’attriste, mais nous sommes responsables de notre public et de nos employés.» Le théâtre a non seulement engagé des vigiles pour les trois soirs maintenus, mais a aussi retiré l’affiche de sa devanture…

La préfecture de Paris, contactée par Claude Telliez, a fortement recommandé au producteur de renoncer à sa campagne d’affichage et à la pièce. [...]"

Posté le 13 janvier 2015 à 14h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Ils refusent de voir la vérité en face et de réaliser que ces islamistes mènent un combat politique

Carl Lang, ancien secrétaire général et membre historique du FN et désormais président du PdF, n'a pas participé à la grande manifestation de dimanche, ni à Paris ni même en province. Il s'en explique :

"Le Parti de la France s’associe et compatit à la douleur de toutes les familles des victimes civiles et policières qui ont été tuées ou blessées durant ces évènements tragiques. Mais Le Parti de la France refuse de s’associer à la manifestation de récupération politique organisée à l'initiative du parti socialiste qui réunira dimanche en tête de cortège les dirigeants politiques, associatifs et médiatiques qui ont livré notre pays à l’immigration-colonisation et au terrorisme islamiste : Hollande, Valls, Taubira, Harlem Désir, mais aussi Mélenchon, Besancenot ou Juppé, les apparatchiks de la CGT et des associations prétendument "anti-racistes" SOS Racisme, le MRAP, la LICRA ainsi que les imams de l'UOIF... 

L'application de leur idéologie fondée sur la destruction de l’identité nationale et des valeurs de notre civilisation chrétienne et européenne ainsi que leur acharnement à imposer au peuple français une politique d’immigration de masse permet aux révolutionnaires islamistes d’agir désormais en France comme des poissons dans l’eau.

Aujourd'hui, répétant comme un mantra "pas d'amalgame", ils refusent de voir la vérité en face et de réaliser que ces islamistes mènent un combat politique et révolutionnaire au nom d’Allah, du Coran et du prophète. En appelant les Français à dénoncer l’islamophobie au lieu de dénoncer l’islamisme révolutionnaire, ces dirigeants politiques servent objectivement les intérêts des ennemis de la France et mettent en danger le peuple français. 

Par ailleurs, Le Parti de la France n’oublie pas les persécutions et les assassinats dont sont victimes les Chrétiens d’Orient et ce, dans l’indifférence générale de ceux qui aujourd’hui défilent derrière leur banderole : « Je suis Charlie ». 

Les journalistes de Charlie-Hebdo abattus par les tueurs djihadistes sont des victimes de l’islamisme. Cela n’en fait, à nos yeux, ni des héros, ni des saints, ni des modèles. Nous ne sommes pas Charlie, nous sommes Français et nous ferons tout pour le rester malgré les politiques de destruction nationale menées par les partis de la Gauche internationaliste et anti-française. Contrairement à madame Le Pen qui trépigne d'impatience parce que les socialistes ne lui ont pas envoyé de carton d'invitation, je refuse de défiler derrière ces gens-là (...)"

Posté le 13 janvier 2015 à 14h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Le coran est le "verbe incréé de Dieu transmis au prophète Mahomet", et donc immuable

Voici un texte écrit par le général Lalanne-Bertoudicq, directeur de sessions à l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale), intéressant en ce qu'il résume bien les sentiments que nous, catholiques, éprouvons face aux récents évènements, et aussi parce qu'il montre que le problème majeur et apparemment insoluble des musulmans est le caractère irréformable du coran :

"Permettez-moi d’attirer votre attention sur certains aspects de cette affaire qui me semble faire perdre la tête à beaucoup.

-Ces journalistes et particulièrement ces dessinateurs ne respectaient rien, rien sauf ce qu’on leur disait de respecter. 

Ainsi, jamais de leur part une caricature ridiculisant la shoah, les Noirs (ou autres races non blanches), la démocratie, les handicapés, les homosexuels, dénonçant l'avortement et ses 200 00 morts par an etc.

-Leurs attaques, et ce depuis trente ans pour certains (j’ai des souvenirs précis), n’ont porté que contre les « valeurs bourgeoises » qu’en bons trotskistes, pour une bonne proportion d’entre eux, ils « combattaient ».

Ils n’ont donc cessé d’attaquer l’Église catholique, ses prêtres, ses fidèles et plus grave (très récemment encore) ce qu’elle a de plus sacré comme la Nativité.

Souvenez-vous aussi du dessin des deux prêtres en train  de se sodomiser à l’occasion des numéros sur la « manif pour tous » et j’en passe.

-De leur part  en revanche, un silence de mort (au sens propre), des dizaines d’années durant, à propos des crimes du communisme et de la post décolonisation etc.

Pendant des années, de trop nombreuses années, rien contre l’islam, dont le message intrinsèquement violent (lisez certaines sourates comme la 4e, la 5e, la 9e par exemple) était systématiquement occulté.

Je pourrais continuer ainsi longtemps pour vous dire que ces personnages ne sont pas les espèces de saints laïcs que l’on est en train de nous ériger en exemple.

Il est cependant tout aussi évident qu’ils ne méritaient pas d’être lâchement assassinés comme ils le furent !

Il nous faut donc prier pour le repos de leur âme, du moins si l’on croit en Dieu, ce qui n’était pas leur cas mais n’a jamais empêché ce dernier d’exister.

L’attaque dont ils ont été la victime est une attaque contre l’Occident en tant que tel et non « en soi » contre la démocratie ou les « valeurs de la république », qu’au demeurant ceux qui en parlent sont incapables de définir sans tomber dans d’insolubles contradictions (nous pourrions en parler longuement).

Comme je l’ai écrit dans un papier qui a eu malgré moi un grand retentissement, il faut se poser la question des amalgames et se demander combien de chrétiens Chaldéens ou Syriaques se sont fait sauter dans des mosquées d’Irak. La réponse est : aucun. Et ce pour une raison simple et irréfragable : aucun chrétien ne peut s’appuyer sur un texte religieux prônant la violence, car il n’y en a pas. C’est le contraire dans l’islam.

Autrement dit (et j’en parlais récemment avec l’aumônier musulman de la 198e session del’IHEDN, qui en était fort embarrassé) s’il exista ou s’il existe des chrétiens violents et criminels, ce fut MALGRE les textes sacrés du christianisme.

A contrario nous savons qu’il existe des dizaines de millions de musulmans pacifiques, et ce MALGRE une partie des textes sacrés de l’islam, dont les hadiths, qui sont encore plus violents que le Coran.

Tant que cette question n’aura pas été réglée, on sera dans le « choc des civilisations », qui dure depuis 1400 ans mais est nié précisément par tous les amis de « Charlie ».

Et cette question ne sera pas résolue car seuls les musulmans le pourraient, si elle l’était.

Or ils ne la résoudront pas car ils ne le peuvent pas.

Rappelons-nous en effet la définition (musulmane) du Coran : (je cite) « Le verbe incréé de Dieu transmis au Prophète Mahomet par l’ange Gabriel ».

Ceci veut dire que l’on ne peut pas en changer une virgule et, plus outre en islam sunnite (90% des musulmans), la recherche théologique s’est arrêtée au XIe siècle avec ce que l’on appelle « l’iIjtihad ».

Telles sont les données du problème.

Par conséquent tous ceux qui parlent d’un « aggiornamento » de l’Islam ne le connaissent pas ou sont des « idiots utiles », comme le disait Lénine.

Quant à moi donc, et vous l’aurez compris, pour de multiples raisons je ne serai jamais « Charlie » et pense que cet horrible attentat n’est que le début de la guerre intérieure qui ravagera ce qui reste de notre civilisation.

Je suis d’autant plus pessimiste sur la suite des événements que nos « élites politiques » refusent de voir le problème dans ses racines.

Ignorance ou complicité ? Je l’ignore. Bêtise, peut-être, car cette invasion islamique de l’Occident est leur œuvre consciente, toutes majorités confondues depuis quarante ans.

Terminons sur une petite remarque : Zemmour a subi les foudres des censeurs pour avoir attiré l’attention de nos concitoyens, entre autres sur ce problème.

Il a été chassé de chaines de TV et de radio.

Je n’ai pas entendu dire que les « défenseurs de la liberté d’expression » de Charlie Hebdo et d’autres « grandes consciences » aient pris sa défense !

Cela montre le degré de leur honnêteté intellectuelle.

Et puis, posons-nous la question : si les tueurs avaient attaqué « Minute » ou « Présent », aurions-nous eu droit à ces déclarations fustigeant « une attaque au cœur de la république» ?

Non, bien sûr, et vous le savez !

J’ai en revanche souvenir de cette voix ministérielle déclarant à la fin de la semaine dernière : « Zemmour ne dénonce pas un problème, c’est LUI le problème ».

Mes amis, ne pensez-vous pas qu’il y a là matière à réflexion ?

Pour le moins ?"

Alors, si le coran est impossible à réformer, nous n'avons plus qu'une solution : prier d'arrache-pied et nous bouger pour que les musulmans se convertissent.

Posté le 13 janvier 2015 à 12h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (29)

Premières condamnations pour apologie du terrorisme

Cet été, Cazeneuve affirmait "Ce n'est pas un délit de prôner le djihad".

Trois hommes de 20 à 25 ans ont été condamnés à des peines de prison ferme pour apologie du terrorisme et immédiatement emprisonnés, lundi à Toulouse, pour avoir clamé leur solidarité avec les jihadistes.

Un homme de 34 ans, qui avait fait l'apologie des frères Kouachi lors de son arrestation en état d'ivresse après un accident de voiture, a été condamné lundi à quatre ans de prison.

Par ailleurs, des élèves ont été signalés à la police pour apologie du terrorisme. Ces jeunes avaient perturbé la minute de silence. Les services de renseignement vont s'intéresser au jeune, à ses parents, à son entourage, ses activités sur internet.

Posté le 13 janvier 2015 à 10h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Les Inrocks : Charlie mais pas trop

Lu ici :

"Selon nos informations, la direction a décidé de publier deux couvertures différentes pour son prochain numéro, en kiosque mercredi. La première est un dessin de Marjane Satrapi (auteur de Persepolis) et la deuxième une caricature de Mahomet, réalisée par le dessinateur de BD Charles Berberian. Cette dernière caricature représenterait le prophète en pleurs face à des victimes de Charlie Hebdo. Rien de bien grave ? Sauf que plusieurs membres de l'équipe ont peur, assez peur pour que la rumeur nous en soit parvenue.

Contactées par @si, des sources internes au journal, souhaitant garder l'anonymat, se déclarent choquées par cette couverture. Pour certains, cette couverture ne serait pas opportune et anachronique. Pour d'autres, elle ferait courir un grave risque au personnel."

Posté le 13 janvier 2015 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Selon que vous serez Charlie ou anonyme

Sur Boulevard Voltaire, l'abbé Zanotti-Sorkine s'adresse aux dessinateurs tués. Extrait :

"[...] Un dernier point qui me tient à coeur : si vous croisiez au Ciel les trois petits enfants qui, lors de l’affaire Merah, ont été assassinés sauvagement, embrassez-les pour moi, et partagez avec eux la gloire qui est la vôtre aujourd’hui. Eux n’ont pas eu droit à une journée de deuil national ni à une manifestation d’envergure. Mais que pouvons-nous y faire ? Ces enfants ne disposaient que de leurs prénoms, ils n’avaient pas de noms de guerre, et ils ne défendaient pas la liberté d’expression ni la cause de certains politiques ! Qu’importe ! Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois. Pour cela, je mourrais."

Posté le 13 janvier 2015 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2015

Contre les djihadistes, il faut renouer avec la Syrie

L'ancien patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Bernard Squarcini, préconise une nouvelle loi-cadre sur le contre-terrorisme. Extrait de sa déclaration au Figaro :

"Il faut légaliser les opérations spéciales. En amont du travail judiciaire, il faut autoriser administrativement les balises et les sonorisations, c'est-à-dire la pose de micros et de caméras directement dans les lieux de vie ou de réunions conspiratives, pour savoir ce qu'ils se disent. Car, on l'a bien vu avec les frères Kouachi, les écoutes téléphoniques en phase administrative ne donnent pas toujours."

Il est vrai que Nicolas Sarkozy n'avait pas eu cette prudence et avait été longtemps (toujours ?) écouté sur son téléphone, les autorités n'ayant pas plus grave à surveiller...

Plus concrètement, l'ancien préfet propose :

"En termes pratiques, il faut renouer en urgence la coopération avec la Tunisie, l'Égypte, la Turquie, qui fluctuent, et, plus encore, la Syrie et le Maroc, pays avec lesquels les liens sont totalement rompus. Derrière le Maroc, par exemple, il y a la Mauritanie, à l'instabilité extrême. Comment frapper des cibles sans renseignement opérationnel en Syrie, par exemple? Comment tenir à jour la liste des djihadistes sans l'appui des Syriens?"

La rupture des relations avec la Syrie et la volonté française de faire tomber Assad, au mépris de la plus élémentaire prudence fait porter sur nos autorités la lourde responsabilité des échecs récents de nos services de renseignement. Alors ? Hollande démission ?

Posté le 12 janvier 2015 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Liberté d'expression ? Une autre manifestation interdite

Celle du 18 janvier à Paris contre l'islamisation aura bien lieu suite à un recours en justice.

Mais le préfet du Morbihan a interdit par arrêté aujourd'hui une manifestation qui devait avoir lieu demain à Vannes par un collectif baptisé "luttons unis contre l'islamisation de l'Europe" (Lucide Breizh), en raison du "risque fort de trouble à l'ordre public". L'appel à ce rassemblement, "Bretons contre l'islamisme" prévu à 20H00 sur le port de plaisance de Vannes, a été lancé sur Facebook. L'appel à ce rassemblement anti-islam avait été suivi, toujours sur Facebook, par un appel à une contre-manifestation émanant du Collectif anti-fasciste du Morbihan, qui a également été interdite par la préfecture.

L'islam est devenu un sujet tabou.

Posté le 12 janvier 2015 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est bien au nom du coran, des sourates et des hadits qu’ont été abattues les victimes

Le mot d'un curé de Biarritz :

"En cette période troublée de sauvagerie barbare trouvant sa source et son inspiration dans le coran, nous avons à être particulièrement attentifs à conserver l’esprit des Béatitudes. Nous ne pouvons pas imaginer de répondre à la violence par la violence, au sang par le sang. Tout l’Évangile nous dit le contraire et nous avons à être de manière urgente artisans de paix dans le monde. Il ne s’agit pas d’être naïf comme peuvent l’être apparemment nos gouvernants et nos politiciens en clamant un refus hypocrite de l’amalgame. C’est bien au nom du coran, de ses sourates et des hadits qui en découlent qu’ont été abattues de façon inhumaine les victimes de cette semaine.

Nous avons donc à proposer dans la prière une réflexion profonde sur deux axes et à deux groupes de personnes bien différents. Le pape François nous invite en premier lieu à un dialogue inter-religieux empreint de charité mais sans peur de la vérité pour inviter à une réflexion sur les contradictions internes de la religion musulmane qui amènent logiquement au drame que nous avons vécu ces jours derniers. De toute urgence, il faut que les autorités musulmanes acceptent d’entrer dans cet examen que l’Église Catholique a voulue pour elle-même depuis cent ans : la critique historique.

Le deuxième axe s’adresse plus généralement à notre société occidentale, à sa permissivité. L’âge moyen des dessinateurs abattus nous renvoie directement à la pseudo révolution de mai 68 et à la conséquence directe de ses exigences. Dieu se rit de ceux qui pleurent sur les effets des causes qu’ils chérissent. Peut-on insulter, salir, vomir des torrents d’ordures au nom d’une liberté d’expression à sens unique et refuser qu’il en découle une violence et une haine à la mesure de l’insulte haineuse qui a été proférée ? Il est évident que rien ne peut légitimer ce qui s’est passé à Paris cette année ou à New-York en 2001. Rien ne pourra jamais justifier la barbarie sauvage. Mais une maturation adulte des circonstances et des contingences du monde d’aujourd’hui nous permet légitimement de penser que des excès médiatiques sont à l’origine de ces drames. On ne peut toucher, par l’insulte, aux valeurs les plus fondamentales de la religion d’un être humain et s’étonner ensuite que les plus faibles spirituellement réagissent avec les seules armes qui sont à leur portée.

Qui serons-nous ? Le pape François nous appelle simplement à être disciple du Christ et donc artisan de paix. C’est d’abord par la prière à l’Esprit Saint que nous commencerons à agir sur la volonté et le cœur des hommes. Lorsqu’ils seront disponibles et ouverts, ils pourront alors disposer les intelligences à la vérité du dialogue. Soyons ces artisans de paix."

Posté le 12 janvier 2015 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

Le Ministère s'inquiète-t-il pour la protection des églises ?

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Posté le 12 janvier 2015 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

A quel stade Hollande se posera la question de la démission de Taubira ?

Résumons :

Et on apprend aujourd'hui qu'il avait une planque à Gentilly avec de la dynamite, plusieurs armes automatiques, des détonateurs, des papiers d'identité, de l'argent en liquide et des drapeaux à l'effigie de l'État islamique.

Posté le 12 janvier 2015 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

Pour 29% des Français l'islam représente une menace

Selon un sondage IFOP réalisé le 8-9 janvier. Selon 66% (qui ont pris leur petite pilule ?)

"Il ne faut pas faire d’amalgame, les musulmans vivent paisiblement en France et seuls des islamistes radicaux représentent une menace".

Mais la question est mal posée car on peut à la fois convenir que l'islam est une menace et que les islamistes radicaux représentent une menace. Si la grande majorité des musulmans est modérée, l'islam, lui, ne l'est pas. Pour mieux connaître l'islam, n'hésitez pas à télécharger cet ouvrage.

Posté le 12 janvier 2015 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (38)

Le terreau du radicalisme est au bout de la ligne du métro parisien, pas à Raqqa

Lu sur Secret Défense :

"Nous sommes en guerre, mais nous ne l'assumons pas. En guerre contre qui ? «Le terrorisme et le fondamentalisme» a répondu, dès mercredi, le président de la République dans son allocution à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo. Mais le terrorisme et le fondamentalisme sont des des notions bien abstraites : le premier désigne un moyen d'action, le second l'attachement excessif à des principes. Pour tuer, ces idées doivent s'incarner dans des êtres de chair bien réels, en l'occurrence tueurs qui ont mené l'attaque de mercredi à Paris. Alors que François Hollande évitait soigneusement de prononcer des mots comme islam, djihad ou musulman, les deux suspects, les frères Chérif et Saïd Kouachi, plaçaient explicitement leur attaque sous une bannière religieuse, en criant comme ils l'ont fait «Allahou Akbar» et «Nous avons vengé le Prophète». C'est un fait, dérangeant pour les innombrables Français attachés au «vivre-ensemble» et sans doute pour les musulmans pieux au premier chef, qui voient dans ces actes un «dévoiement absolu» de leur religion. Cette gêne, palpable dans les prudences des commentaires et des réactions, ne doit pourtant pas empêcher de comprendre ce qu'il arrive à notre pays. Pourquoi Chérif et Saïd Kouachi ont-ils fait cela ? Pourquoi, après Mohammed Merah à Toulouse et Mehdi Nemmouche à Bruxelles, sont-ils devenus cela ? Expliquer n'est pas excuser. [...]

Cette radicalisation au sein de l'islam [...] est sans frontière. On l'observe partout où il y a des musulmans. La France n'y échappe pas et il ne s'agit plus d'un conflit importé comme lors des précédentes vagues de terrorisme des années 80 et 90, lorsque Libanais, Iraniens ou Algériens faisaient exploser des bombes sur notre sol. Cette fois-ci, les tueurs sont nos enfants. Une infime minorité d'entre eux, mais nos enfants quand même. Impossible de s'abriter derrière une quelconque ligne Maginot en boutant l'étranger hors de France. Cherif et Saïd Kouachi sont nés à Paris, en 1980 et 1982, et ils ont grandi dans le quartier des Buttes-Chaumont. Ils ne viennent pas d'une vallée reculée de l'Afghanistan ou du Yémen, mais du métro Bolivar et de la place des Fêtes. Ils sont allés à l'école de la République et l'un d'eux a pu, un soir, vous livrer une pizza sur sa mobylette comme vous avez pu croiser son frère dans une salle de sport. Nemmouche, lui, est né à Roubaix, et Merah à Toulouse. Rien que de la petite ville de Lunel dans l'Hérault, six jeunes sont partis pour la Syrie, où ils sont morts. Environ 1200 jeunes Français, ou résidents en France, sont impliqués dans les réseaux djihadistes vers le Proche-Orient et, parmi eux, un quart sont des convertis. Du jamais vu. Et rien ne dit que ce ne soit pas qu'un début.

Qu'est-ce qui a mal tourné ? Au delà de l'émotion et du rappel des grands principes, il faut s'interroger. Le chercheur Olivier Roy confiait récemment à l'Opinion que «chez les jeunes anti-système, le djihad a remplacé le mythe de la Révolution» de sa propre jeunesse. Il y avait eu les anarchistes à la fin du XIXe siècle, qui ont assassiné le président de la République Sadi Carnot et le tsar Alexandre II, puis les mouvements d'extrême-gauche des années 70 (Brigades rouges, Fraction armée rouge, Action directe). Il y a aujourd'hui le djihadisme, qui fait appel à la même logique suicidaire d'un romantisme révolutionnaire.

Le terreau de ce radicalisme politique est au bout de la ligne du métro parisien, pas à Raqqa, «capitale» autoproclamée de l'Etat islamique. [...] [L]es plus modérés, comme les Frères musulmans de l'UOIF, veulent une communauté repliée sur elle-même, où l'on mange halal, refuse les mariages mixtes et dont les femmes portent le voile. Le politologique Gilles Kepel l'a décrit dans son livre «Quatre-vingt-treize» (Gallimard, 2012), fruit d'une enquête de terrain en Seine-Saint-Denis. Les plus radicaux sont dans une logique de confrontation, de guerre sainte (djihad) contre les mécréants. [...]

Au Sahel et au Proche-Orient, notre pays fait la guerre aux djihadistes, un conflit qui a des ramifications jusque dans l'Hexagone. Or, la guerre finit toujours par imposer sa logique à la vie nationale. Pourra-t-on longtemps cloisonner les fronts extérieurs du théâtre intérieur, alors que la menace est globale ? Veut-on s'installer dans une situation où l'ennemi intérieur serait votre livreur de pizza ? Le défi, politique, est là."

Posté le 12 janvier 2015 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

Des «Allah akbar !» pendant la minute de silence

... dans les prisons françaises.

Posté le 12 janvier 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

Une cruelle épreuve du retour de la réalité après des années de déni

Jean-Pierre Le Goff déclare dans le Figarovox :

"J'ai eu la même réaction que Jean-François Kahn - et je ne suis pas le seul -, en écoutant la première déclaration de Marine le Pen qui parlait clairement face à l'embarras de certains hommes politiques à dire que nous étions en guerre et à nommer nos ennemis. Antérieurement, on a voulu essayer de remplacer à tout prix «État islamique» par «Daesh», en expliquant que cela éviterait une «confusion avec islam, islamisme, musulmans». La crainte justifiée des amalgames ne peut servir d'argument pour ne pas regarder la réalité en face, en parlant d'un terrorisme indéfini créé ex nihilo, venant d'on ne sait où et s'abattant sur le pays comme une catastrophe naturelle. Il en va de même des craintes et des allusions constantes à la montée de l'extrême droite en Europe qui «zappent» et évitent le sujet. Sans parler des allusions constantes à la «zemmourisation des esprits», voire au livre de Houellebecq et aux amalgames les plus grossiers de journalistes militants de gauche qui, depuis des années, ont transformé l'antifascisme en posture identitaire et de valorisation dans les médias bien-pensants. Tout cela est dérisoire et lamentable, pour ne pas dire indigne, face aux épreuves que connaît notre pays. Il faut le dire clairement: la reductio a Hitlerium, l'obsession du «fascisme montant» sur le modèle passé sont une forme d'enfermement mental qui se refuse à affronter les nouveaux défis du présent et fait le lit de l'extrême droite. Ce petit jeu propre à une gauche bête et sectaire, qui ne vit que dans un face à face délétère avec ce qu'elle dénonce, a assez duré. L'unité du pays dans l'épreuve et la lutte contre le terrorisme islamiste exige une autre tenue. [...]

Enfin, le refus de tout amalgame, la lutte contre l'islamophobie et la répression des attaques contre les mosquées, comme tous les autres lieux de culte, ne sauraient passer outre des questions légitimes que se pose l'opinion: comment en est-on arrivé à ce que la France soit devenue un pays où l'on tue des citoyens pour blasphème et liberté d'opinion, où l'on agresse et l'on assassine des enfants et des citoyens parce qu'ils sont «juifs»? Comment de jeunes Français convertis à l'islam en sont-ils arrivés à adhérer à l'islamisme radical et à des groupes barbares et sanguinaires? Comment ont-ils pu partir faire le «djihad» dans des pays en guerre et revenir pour apporter la terreur dans notre pays et dans d'autres pays démocratiques?

Répondre à de telles questions n'implique pas seulement de comprendre les situations et la psychologie particulières des «djihadistes» ou de les envisager seulement comme de simples mécanismes sectaires, mais de réexaminer la façon dont depuis des années on a laissé se développer un islam fondamentaliste qui, s'il ne se confond pas avec le terrorisme, n'en a pas moins été souvent le terreau premier des tueurs en question? Ce qui implique d'aborder clairement le délicat problème du financement des mosquées et des imans prêchant un islam intégriste et liés à des pays avec qui nous entretenons de bonnes relations il en va de même pour les discours de haine et l'antisémitisme qui se déploient quotidiennement sur les réseaux sociaux. [...]

Les événements tragiques que connaît notre pays sont une cruelle épreuve du retour de la réalité après des années de déni ou d'édulcoration de phénomènes comme la montée du communautarisme et de l'intégrisme, les nouvelles formes de banditisme, le développement de l'antisémitisme et de l'islamisme radical…, dont les acteurs de terrain ont une conscience aigüe depuis longtemps. Les travailleurs sociaux dans les quartiers, les enseignants dans des classes difficiles, les magistrats, les policiers et les gendarmes, les services de renseignements… n'ont cessé d'alerter les pouvoirs publics. On n'en a pas moins laissé s'accumuler les tensions et les points de fractures en les recouvrant d'une langue de bois sociologisante, de rapports et d'«outils» d'évaluation en tout genre qui se sont montrés globalement impuissants à contrer ces phénomènes délétères. Le chômage de masse n'a rien arrangé. [...] Nous ne pouvons plus en rester à un relativisme culturel et politique qui élude constamment la question de savoir ce qui nous spécifie comme pays et comme civilisation. Un pays qui rend insignifiant son passé se condamne à ne plus inventer un avenir discernable porteur des espérances d'émancipation ; un pays qui ne croit plus en lui-même est ouvert à toutes les servitudes."

Posté le 12 janvier 2015 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La crise de la démocratie ne sera pas réglée par une marche républicaine

D'Alexis Brézet :

"Ne nous leurrons pas, en effet. Contre le terrorisme, l'émotion, la compassion, l'indignation ne sauraient suffire. Pour gagner, contre les soldats du califat, cette guerre que l'on se décide enfin à nommer, il faudra surtout du courage, de la force et de la détermination. Ce sera long, difficile et douloureux. Rien ne serait pire que de voir les Français et leurs dirigeants, cédant au vertige de la contemplation de soi, aux délices du narcissisme médiatique, s'enivrer au spectacle de la mobilisation d'hier pour retomber demain, comme après l'affaire Merah, dans ce déni et cet aveuglement auxquels nous avons longtemps, trop longtemps, sacrifié.

Car l'évidence est là. Si dérangeante soit-elle, il n'est plus possible de la nier. Les dix-sept victimes innocentes de ces trois jours tragiques ne sont pas tombées sous les balles d'une abstraction, d'une horreur vague, d'une barbarie indéfinie. Ils ont été lâchement assassinés par des terroristes français, qui sont nés chez nous, qui ont grandi chez nous, qui sont allés à l'école chez nous et dont le parcours criminel (multidélinquance, fanatisation carcérale, embrigadement à l'étranger) correspond point par point à celui décrit depuis des lustres, dans la quasi-indifférence générale, par les experts et les services de sécurité. Ces tueurs ont peut-être des complices. Ils feront sans aucun doute des émules. Ce péril a un nom: islamisme radical. Nous devons de toute urgence le conjurer. [...]

Oui, l'islamisme existe. Oui, il existe en France, comme dans le reste du monde, des groupes violents qui haïssent indistinctement les juifs et les chrétiens, mais aussi les musulmans qui ne partagent pas leur idéologie barbare. Oui, il y a dans nos banlieues, dans nos mosquées, dans nos prisons, des «religieux» qui prêchent la haine de la France et de l'Occident. Oui, il existe chez nous des caches d'armes, des sergents recruteurs pour les camps d'entraînement du Yémen ou de Syrie. Oui, ce terrorisme islamiste s'enracine bien dans une réalité sociale: celle d'un islamisme politique, radical, intolérant, indifférent à la légalité, dont il importe de circonscrire au plus vite les revendications si l'on ne veut pas qu'il fasse chaque jour davantage d'émules. Voilà pourquoi, s'il faut saluer la magnifique mobilisation de dimanche, il faut aussi s'attacher à dissiper certains malentendus potentiels qu'elle emporte avec elle. S'ils devaient s'installer, ils en ruineraient dramatiquement la portée.

Le premier de ces malentendus est d'ordre politique. Penser qu'il suffit de «marcher» contre le terrorisme témoignerait d'une inquiétante inconséquence. Pour faire reculer la menace, il faut agir, et vite. Après les avoir examinés aux prismes des récents événements (une commission d'enquête parlementaire bipartisane s'impose à l'évidence), ce sont des pans entiers de notre législation qu'il faut revoir. Politique pénale, politique carcérale, budget et organisation du renseignement et des forces de sécurité, traitement applicable aux «candidats au djihad», police de l'Internet et des réseaux sociaux, contrôle des imams et de l'enseignement dispensé dans les mosquées… mille questions qui devront être examinées sans tarder dans un esprit de responsabilité. Souhaitons qu'à cette occasion les habituelles polémiques sur la «dérive sécuritaire» et la mise en place «sournoise» d'un État policier nous soient épargnées!

Le deuxième malentendu potentiel est démocratique. Si les leaders politiques qui ont défilé hier en tête des cortèges venaient à penser que les millions de Français qui leur ont emboîté le pas se reconnaissent désormais en eux, ils se tromperaient du tout au tout. La crise de la démocratie représentative ne sera pas réglée par une marche républicaine. La vérité (et en cela la mesquine mise à l'écart de Marine Le Pen par le sectarisme du PS restera comme une grave erreur) est que le peuple est descendu dans la rue pour exiger une détermination et une fermeté dont trop souvent il ne croit plus ses dirigeants capables. Entre les uns et les autres, le fossé reste béant. Or il faudra de la cohésion et de la confiance quand d'autres épreuves viendront.

Mais le malentendu le plus profond serait de croire qu'il suffit d'une bonne police et de bons services de renseignement pour résoudre un conflit qui prend ses racines dans la crise de l'intégration et la rupture de transmission. Comment accueillir «l'Autre» si nous ne savons plus ce que nous sommes, ce dont nous avons hérité et ce que les générations suivantes doivent recevoir? Si nous n'avons pas la fierté de notre passé, de nos valeurs, de notre culture? La France, celle qui a défilé hier, c'est une histoire (judéo-chrétienne, républicaine), une civilisation (égalité homme-femme, tolérance, liberté d'esprit et d'expression), un art de vivre (décence commune, dialogue plutôt qu'affrontement). Le plus grand défi maintenant - le seul, si nous voulons éviter non pas le choc des cultures mais «le choc des incultures» (François-Xavier Bellamy) - est de transmettre ces valeurs aux jeunes de notre pays, quelle que soit leur origine. Leur faire entendre qu'ils ne sont pas obligés d'«être Charlie» mais qu'ils peuvent être fiers d'être Français."

Posté le 12 janvier 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

La cyberguerre est-elle commencée? Des milliers de sites français piratés (diocèses, paroisses, communes, banques...)

L'info vient de ce site et de son compte twitter , très intéressant à suivre : 

"lls se font appeler les MECA, AnonGhost, Felaga team, Votr3x, Prodigy TN, Makers Hacker Team, Virus003, des groupes de pirates informatiques qui ont décidé de protéger l’image de l’Islam sur Internet. MECA, par exemple, vient de passer par un espace de la banque BNP Paribas pour y laisser un message à l’occasion d’une opération de guerre cybernétique contre la France. Plusieurs milliers de sites français ont été piratés en moins de 10 heures. Les pirates expliquent en avoir marre de l’islamophobie en France. Explication et interview exclusive zataz.com.

Nous vous expliquions, il y a quelques jours, l’idée des Anonymous souhaitant traquer les djihadistes sur Internet. Une idée louable, mais nous nous inquietons des débordements qui pouvaient en découler. Prédiction qui, malheureusement, va très vite se réaliser via des piratages idiots de restaurants halah par exemple ; sans parler du faux site internet compte à rebours OpCharlieHebdo, monté par des marketeurs. Bilan, des groupes d’hacktivistes musulmans se sont sentis agressés, voyant dans #jesuisCharlie, et l’idée des Anonymous, une action contre la religion musulmane, ce qui, bien évidement, n’était pas le cas. Mais compliqué de communiquer sur des sujets avec des internautes vivant à plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres. D’autant plus que certains internautes se font un malin plaisir d’envenimer la situation sur les chans IRC, via de « faux » piratages aux couleurs des Anonymous ou des internautes musulmans.

A ce petit jeu des cyber manifestations, plusieurs groupes ont pris l’ascendant sur le web. Les jeunes pirates d’AnonGhost par exemple, ou encore Felaga team, Votr3x, Prodigy TN, Makers Hacker Team, Virus003. Dans cette nébuleuse de pirates, plusieurs dizaines de « teams » se sont unis dans des groupes fédérateurs, comme la team MECA. Des pirates qui ont en main des milliers de sites Internet faillible, comme des agences de communication et autres hébergeur. Rien que ce dimanche, les hébergeurs Sdnet, Opac3d ou encore A3w, qui hébergent énormément de sites (Mairies, CCI, boutiques, …) ont été vandalisés" (suite).

Posté le 12 janvier 2015 à 00h06 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)


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