24 mai 2018

Le maire de Béziers, le Front national et les autres ne sont pas des ennemis pour le CNIP

Le Centre National des Indépendants et Paysans, ou CNIP, est l’un des plus vieux partis de France. Il avait été fondé en janvier 1949 par fusion de plusieurs organisations de droite. Depuis 2016, le CNIP est présidé par Bruno North, qui pratique une politique de rapprochement avec toutes les droites. Il explique à Francis Bergeron dans Présent :

9116-p8-bruno-north-197x300"Le CNIP n’est pas un parti politique de militants. Nous comptons moins de 5 000 adhérents. Mais nous fédérons un grand nombre d’élus de terrain, en particulier dans les zones rurales. Disons que le CNIP, aujourd’hui, ne se voit pas ajouter à l’offre politique sa propre liste aux élections européennes, par exemple, mais compte s’investir pleinement dans les prochaines élections municipales. Nous avons de nombreux élus de terrain, notamment une petite dizaine de conseillers régionaux tels que Thierry Gourlot, dans le Grand-Est, ou Jordan Grosse-Cruciani, 27 ans, conseiller régional et qui est aussi responsable des jeunes du CNIP, ou encore Olivier Bettati, conseiller régional de Paca, conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain NCA. [...]

Le CNIP a toujours été partie prenante des coalitions de la droite de gestion. On l’a vu encore lors des primaires de la droite auxquelles le CNIP a participé. J’ai bien noté que le CNIP – comme Présent – entend ne pas avoir d’ennemis à droite. Mais qu’en est-il de vos rapports avec le Front national et avec des formations plus marginales comme celles de Poisson, de Dupont-Aignan, de Bompard, voire avec des personnalités comme Ménard ?

Oui, pas d’ennemis à droite, je le confirme. Le maire de Béziers, le Front national et les autres ne sont pas des ennemis. Nous avons une certaine proximité avec ces hommes et ces organisations. Le CNIP est d’ailleurs membre des « Amoureux de la France », avec Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuelle Ménard, Jean-Frédéric Poisson, Jean-Louis Masson. Nous sommes proches des uns et des autres mais le CNIP n’a pas vocation à lier son destin à celui d’une personnalité, d’un leader. Il fonctionne davantage comme un réseau, un réseau d’élus, un réseau de talents, un réseau de femmes et d’hommes de convictions, au service de nos idées.

Et le Front national ?

Le « pas d’ennemi à droite » s’applique bien entendu au Front national avec lequel il ne faut pas a minima s’empêcher de discuter. C’est un autre point de divergence avec les LR, même si quelques voix, comme celle de Thierry Mariani, commencent à s’exprimer avec davantage de liberté que par le passé. Il me semble que le CNIP a pleinement vocation à jouer ce rôle de passerelle entre les différentes organisations de droite. A un moment, il faudra bien franchir le Rubicon des alliances, si la droite veut revenir un jour aux affaires, et redonner au pays sa vision, et défendre nos valeurs. [...]"

Posté le 24 mai 2018 à 13h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

A Angers, la responsable FN signe l'appel d'Angers pour l'union des droites

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Posté le 24 mai 2018 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Debout la France, trait d’union entre Les Républicains et le Front national ?

JnKZt5x2_400x400Benoît Lépine, secrétaire départemental du Front national en Maine-et-Loire jusqu’en octobre 2015, occupe depuis février les mêmes fonctions à Debout la France.

« J’ai adhéré après la présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan a fait un choix courageux en soutenant Marine Le Pen au second tour. Je me suis dit qu’il était prêt à prendre ses responsabilités. »

Dans le département, le parti compte une centaine d’adhérents. Au niveau national, « on approche les 20 000. Et je signe presque tous les jours des ralliements de militants, voire d’élus FN ». Le nouveau secrétaire départemental assure être dans une « logique de rassemblement, pour être un trait d’union » entre Les Républicains et le Front national. Dans la lignée de l’Appel d’Angers qui a réuni en mars plusieurs composantes de la droite radicale ? :

« On est sur la même thématique. Mais c’est un appel comme il y en a d’autres. Nicolas Dupont-Aignan ne va pas tout signer. Il a déjà lancé la plateforme des Amoureux de la France, avec Robert Ménard et Jean-Frédéric Poisson. »

Posté le 24 mai 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

23 mai 2018

Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

De la CFTC Métallurgie des Yvelines :

Unknown-33"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

Posté le 23 mai 2018 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent

LR, la machine à perdre

Ex35ev59mv5ghuLes Républicains s’apprêtent à exclure du parti le maire de Cavignac (Gironde), Jean-Jacques Edard.

Jean-Jacques Edard avait décidé de s’associer avec la conseillère régionale FN en Nouvelle-Aquitaine et secrétaire départemental de la fédération départementale du parti de Marine Le Pen, Edwige Diaz, pour lancer une association baptisée Pour la France. Des élus et adhérents du Front national, des Républicains, des divers droite en font partie. Plusieurs groupes de travail ont déjà été mis en place. La création de cette association avait été saluée par ceux, y compris au FN, qui y voient un laboratoire préfigurant une possible « fusion des droites ». 

Laurent Wauquiez a donc décidé d’exclure Jean-Jacques Edard. Le maire de Cavignac a précisé qu’il « s’en fichait un peu ».

Ce maire avait également signé l'Appel d'Angers pour l'union des droites.

Posté le 23 mai 2018 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

22 mai 2018

Marion Maréchal crée l'Institut des sciences sociales économiques et politiques

Marion Maréchal a donc créé l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (ISSEP), qui devrait être inauguré le 22 juin.

Logo-ISSEP-2Basé à Lyon, l'ISSEP desservira à partir de septembre deux types de formations: une formation continue le week-end ainsi qu'un magistère (niveau Bac+5) sur deux ans - intégrable à niveau bac+3 - pour quelque 5500 euros par an. Seront dispensés des cours de gestion de projet, de droit constitutionnel, d'analyse électorale comme plusieurs activités «afin de transmettre aux étudiants les richesses du savoir-vivre et du savoir être à la française.» 

Le conseil scientifique est composé de neuf membres, parmi lesquels

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.04.53Extrait du Programme :

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Posté le 22 mai 2018 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

18 mai 2018

Plus important que le changement de nom du FN...

La page Facebook de Marion Maréchal Le Pen se nomme désormais "Marion Maréchal".

Et dans le programme de la soirée du 31 mai pour débrancher Mai 68, elle est également présentée simplement "Marion Maréchal" :

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Posté le 18 mai 2018 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

24 mai : Conférence « Chrétiens et Politique, comment s'engager ? »

Organisée par les AFC :

"Pape, évêques de France, Président de la République... tous appellent les chrétiens à s'engager en politique. Mais comment ? Que signifie pour un chrétien s'engager en politique ? Les chrétiens se laissent trop souvent décourager par l'idée que leur voix est peu audible - voire inaudible. Les modalités de l'action politique sont multiples et toute action, même sans résultat concret immédiat, contribue pourtant à peser dans les débats de société et à influer sur les orientations et les décisions. Le pape Benoit XVI disait, en 2009, que ce sont « les minorités créatrices qui changent le monde ».

La Confédération Nationale des AFC souhaite contribuer à cet engagement des chrétiens pour « changer le monde » en organisant une conférence qui réunira :

  • Rémi Brague, historien, qui rappellera les fondements de cet engagement ;
  • Valérie Boyer, députée
  • Édouard Tétreau, conseiller de dirigeants économiques et politiques,

L'un et l'autre engagés dans des sphères très différentes, expliqueront comment ils conjuguent leurs convictions et leurs engagements.

Le débat sera animé par Thierry Aumonier.

Tous ceux qui veulent réfléchir à la place et à la manière pour les chrétiens d'investir aujourd'hui la sphère politique et de s'engager, sont conviés par la Confédération Nationale des AFC le jeudi 24 mai à 19h à l'Institut Catholique de Paris à la conférence « Chrétiens et politique, comment s'engager ? »

Ouvert à tous - Entrée libre.

En raison du plan Vigipirate, inscription sur le site des AFC

Institut Catholique de Paris – 74 rue d’Assas – 75006 Paris

Posté le 18 mai 2018 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2018

"La France en guerre laisse l’ennemi en paix"

Le titre du bloc-note de Rioufol décrit parfaitement bien l'inaction de nos politiques.

Posté le 17 mai 2018 à 22h39 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Hervé Juvin : France, le moment politique

Le vice-président de Geopragma, Hervé Juvin, présente son dernier ouvrage :”France, le moment politique : Manifeste écologique et social”. Le politologue et expert international présente les solutions qu’il préconise pour sortir la France de sa léthargie. Économie, écologie, société, communautarisme ou encore problèmes démographiques, Hervé Juvin aborde tous les sujets sans tabou.

Posté le 17 mai 2018 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le congé parental n’est pas du ressort de l’Union européenne

Chronique de La Manif Pour Tous :

Unknown-28"Le congé parental est un puissant outil que la société met en œuvre pour soutenir les parents qui ont des enfants en bas âge. Alors que le bilan de la réforme votée par les socialistes en 2014 est catastrophique, une directive européenne est actuellement débattue au parlement européen qui pourrait aggraver encore la situation.

En France, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a réformé le congé parental afin de forcer à un partage plus équitable entre la mère et le père. Deux ans après son entrée en vigueur, le bilan de la nouvelle prestation (la PreParE) est catastrophique : on constate une baisse massive – moins 16% – du recours au congé parental. En effet, le nombre de pères prenant un congé parental n’ayant pas augmenté – il est au contraire en baisse depuis 2014 –, ce congé est plus court puisque le dispositif de Najat Vallaud-Belkacem sanctionne l’absence de répartition entre les deux parents d’une année en moins sur les trois.

L’objectif d’égalité est donc un échec, sans parler de la liberté réduite des couples dans leur choix de vie. Et ce n’est pas fini : l’Union nationale des associations familiales (UNAF) estime que cette tendance va persister. A se demander si le premier objectif n’était pas l’économie de 800 millions d’euros annuel pour l’Etat, sur le dos des familles, une caractéristique du quinquennat Hollande.

Du côté de l’Europe, un projet de directive européenne est actuellement débattu au sein de la Commission européenne. Le texte prévoit un congé parental avec un haut niveau de rémunération, mais de seulement quatre mois pour chacun des parents, non transférables entre eux. Parce que les eurodéputés socialistes français estiment que ce projet favoriserait l’égalité hommes-femmes, ils le soutiennent.

Mais si Emmanuel Macron approuve « les principes de la directive », il a déclaré que « c’est une belle idée qui peut coûter très cher et finir par être insoutenable ». Sans se prononcer sur le fond, il donne donc la priorité à l’économie. La politique familiale est pourtant un outil fondamental de relance de la démographie dont le retour sur investissement est très positif économiquement, à moyen et long terme. Cela ne semble pas être le cas du Président de la République.

Ce projet pose néanmoins un autre problème, et de taille, qui est celui du principe de subsidiarité pour tout ce qui touche à la famille : nous rejoignons ici Muriel Pénicaud, Ministre du travail, qui a rappelé que « ce n’est pas à Bruxelles que l’on doit décider dans le détail comment [le congé parental] doit fonctionner pays par pays ». Un rappel que Macron n’aura pas forcément apprécié, même si, en l’occurrence, il n’était pas favorable au projet en question."

Posté le 17 mai 2018 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

16 mai 2018

Un ministre de la république remplace le drapeau national par l’emblème du lobby LGBT. Normal?

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Posté le 16 mai 2018 à 19h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

Le Salon beige a recruté Marie-Noëlle Lienemann (PS)

La preuve :

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Posté le 16 mai 2018 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

La loi est au service du bien commun de la société, sinon elle n'est plus légitime

Lu dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-15 à 21.53.04"Comme après chaque attentat, dans les heures qui ont suivi l’assassinat au couteau d’un Français par un Tchétchène islamiste, nous avons assisté à un pathétique échange politicien. D’un côté, la droite, pour une fois unie, de Marine Le Pen à Laurent Wauquiez, a critiqué l’inaction des pouvoirs publics et réclamé des changements législatifs. De l’autre côté, la gauche, gouvernement en tête, a réclamé l’unité nationale (c’est si commode, la nation: on s’en moque éperdument, sauf quand elle peut neutraliser toute opposition!) et a déclaré que, la France étant un État de droit, on ne pouvait pas changer la loi.

C’est absurde. Il est évident que, si la loi ne nous permet pas de faire la guerre efficacement (puisque tout le monde affirme que nous sommes en guerre, sans avoir le courage de dire contre qui), il faut changer la loi. Les Romains, dont nous tenons l’essentiel de notre droit, avaient un mot bien connu pour cela: Salus populi suprema lex. La loi est au service du bien commun de la société. Si la loi entraîne la disparition de la société, elle n’a plus aucune légitimité, ni même aucun sens. Je comprendrais que le gouvernement réponde que les mesures proposées par la droite seraient inefficaces. Je ne comprends pas qu’il réponde que ce n’est pas possible, parce que notre arsenal juridique s’y oppose. Je comprends peut-être moins encore les appels de Benjamin Griveaux à l’unité nationale. On ne peut exiger l’unité nationale que pour défendre la nation.

Or, il est évident, après tant d’attentats et tant de morts, que les dirigeants sociaux-démocrates n’ont aucune intention de défendre la nation. Tous leurs discours prouvent même le contraire: ils sont persuadés que la nation est la principale fautrice de guerre et non notre principale sécurité. Il est vrai qu’Emmanuel Macron, en admirable chantre de la « mondialisation heureuse », avait donné le ton pendant la campagne présidentielle. Il avait alors avoué qu’il n’avait pas réfléchi aux mesures à prendre contre le terrorisme. On ose espérer que, depuis, il y a un peu réfléchi. Mais cela en dit long sur son caractère et son idéologie: il est tellement séduit par les potentialités de la mondialisation qu’il est incapable d’en percevoir les dangers. Pour ma part, je crois que la nation française n’est pas seulement un glorieux passé, mais a encore un avenir. Il me semble donc évident que la loi doit permettre à la nation de se défendre contre l’islam radical. Soit qu’on l’applique enfin avec rigueur, soit qu’on en change."

Posté le 16 mai 2018 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Génération Identitaire demande un rendez-vous à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avait déclaré le 31 décembre : "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays". Génération Identitaire l'a pris au mot et subit en conséquence une censure politique :

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Posté le 16 mai 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

15 mai 2018

Agression de Robert Ménard : la réponse du ministre Gérard Collomb (en exclusivité)

Ben il n'y en a pas...

Le député Emmanuelle Ménard communique :

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Posté le 15 mai 2018 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Nous ne pouvons pas compter sur le Président et son Ministre de l’Intérieur pour nous protéger

Le porte-parole du Front national et maire de Beaucaire, Julien Sanchez, écrit dans Valeurs Actuelles :

HTplfsFW_400x400"Le 12 mai, pendant que les bobos qui luttent contre les attentats avec des bougies s’extasiaient devant la chanson « Mercy » à l’Eurovision, un Français était à nouveau assassiné et 4 autres blessés par un soldat de l'Etat islamique. Khamzat Azimov, naturalisé en 2010, est un Tchétchène arrivé en France au début des années 2000. Surveillé depuis de longs mois par les services de renseignement français, il était fiché S depuis 2016 et a prêté un serment d’allégeance à l’Etat islamique avant de passer à l’acte. Un soldat repéré, surveillé, mais pas mis hors d’état de nuire, faute de volonté politique. Nos gouvernements prétendent combattre les islamistes en les bombardant en Irak ou au Mali… mais c’est d’abord chez nous qu’il faut les neutraliser !

Alors que des solutions pertinentes et de bons sens s'offrent à eux, nos dirigeants préfèrent, hélas, les rejeter.

Emmanuel Macron s'est ainsi opposé à la déchéance de nationalité pour les binationaux islamistes et à l'expulsion des étrangers fichés S. Et pourtant... et pourtant si Radouane Lakdim, l’assassin du colonel Arnaud Beltrame, ou Khamzat Azimov, avaient été déchus de leur nationalité dès qu'ils avaient été fichés S, ils auraient pu être expulsés et nous aurions évité 4 morts à Trèbes et un à Paris, pour ne citer que les attentats les plus récents.

Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, refuse de réinstaurer la double peine automatique grâce à laquelle chaque étranger qui commettrait un crime contre des personnes, des biens ou l’Etat pourrait être expulsé dans la foulée de son procès. Et pourtant... et pourtant si Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait été expulsé après sa condamnation, prononcée en mars 2016 pour violences volontaires avec arme, 86 vies auraient été épargnées sur la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016.

Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, refuse de rétablir des contrôles systématiques aux frontières. Et pourtant... et pourtant, si chaque route frontalière avait été surveillée, les terroristes du 13 novembre 2015 n'auraient jamais pu entrer sur le territoire français. Combien de morts aurions-nous évité ? Et, plus important, combien de morts seront évités si ces réformes sont adoptées rapidement ?

Aucune de ces mesures n'a encore été prise. Au contraire, le Président de la République se montre bien naïf face aux islamistes et à leurs amis. Il intègre le "comique" Yassine Bellatar au Conseil des Villes, celui-là même qui animait, en 2015, la soirée de gala de l'association islamiste du CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France). Soirée de gala dont le clou du spectacle consistait à mettre aux enchères un déjeuner avec Tariq Ramadan, prédicateur islamiste.

Autre complaisance : la nomination, en octobre dernier, de Mohamed Saou comme responsable du parti présidentiel dans le Val d'Oise, qui en avait pourtant été écarté en avril 2017 à cause de sa proximité avec le directeur du CCIF, Marwan Muhammad, et pour avoir défendu Erdogan, le dictateur turc proche des Frères Musulmans.

Gérard Collomb, Ministre de l'Intérieur et ancien maire de Lyon, a, quant à lui, financé avec des deniers publics l'IFCM (Institut Français de Civilisation Musulmane). Le Président de l'IFCM n'est autre que le Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, dans laquelle des salafistes comme Abdelkader Bouziane ou des Frères Musulmans comme Youssef Ibram et Omar Abd Al Kafi ont donné des conférences. Le Pentagone considèrerait d'ailleurs cette Grande Mosquée comme "un des centres de recrutement d'Al-Qaïda en Europe", selon un document du département d’Etat américain révélé par Wikileaks. Peut-on compter sur le Président et son Ministre de l’Intérieur pour nous protéger ? Il me sera permis d’en douter, quand on voit le nombre de mosquées salafistes ou affiliées aux Frères musulmans encore ouvertes dans toute la France et dont le Front National réclame la fermeture immédiate. [...]"

Posté le 15 mai 2018 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

14 mai 2018

Centre de formation pour migrants à Jouy : de l’intérêt de rester vigilants et réactifs

CaptureSamedi, nous apprenions que le préfet de la région Île de France ajournait le projet d’installer à Jouy en Josas un centre de formation pour immigrés, en partenariat avec Emmaüs. Il s’agissait d’accueillir et d’héberger, par roulement semestriel, des « promotions » de 300 migrants venant se former aux rudiments de notre langue.

Avec un très faible taux d’encadrement en dehors des heures de formation, ces migrants livrés à eux-mêmes, majoritairement masculins, ne maîtrisant pas le français, auraient probablement erré en ville. Dans ce contexte, le projet pouvait légitimement inquiéter cette petite ville d’à peine plus de 8000 habitants.

Il est intéressant d’analyser comment les autorités préfectorales et municipales ont révisé la décision qu’elles avaient promue à l’insu de la population.

Tout est parti du refus d’un conseiller municipal d’opposition de voter en faveur d’une demande du maire. Ce dernier a en effet soumis à son conseil la renonciation d’exercer un droit de préemption sur l’ex-centre de formation Thales, afin de rendre possible l’accord entre la préfecture de région, le propriétaire et Emmaüs. En l’absence d’information complète, le conseiller municipal d’opposition s’est abstenu et a demandé de plus amples informations, lesquelles ont été données le 12 avril lors d’une réunion publique.

Capture.JPG1Malgré les vacances scolaires d’avril puis les jours fériés de mai, plusieurs réunions d’information des habitants ont eu lieu, débouchant sur la signature d’une pétition et la programmation d’une manifestation. Il convient également de signaler que le FN est le seul parti politique à s’être impliqué dans cette réaction, bien que n’ayant aucun élu à Jouy. La responsable départementale du FN a ainsi écrit au préfet des Yvelines, sollicité l’ensemble des élus de l’agglomération « Versailles Grand Parc », participé avec des responsables de circonscription à une réunion publique. Enfin, ses militants se sont mobilisés, par l’affichage et la distribution massive de tracts (copie ci-contre), dans le but d’informer la population et de l’inviter à se mobiliser et à interpeler les élus municipaux sensés les défendre.

Nous retiendrons de cette affaire que l’on ne peut se contenter d’accorder une confiance aveugle à nos élus sur ces sujets où le politiquement correct a facilement raison de leur courage… Puisque le problème de l’accueil des immigrés n’est pas prêt de se résoudre, il est donc nécessaire que les citoyens restent vigilants sur ce qui se discute dans les conseils municipaux, surtout si certains partis ne sont pas représentés !

Posté le 14 mai 2018 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

ECC 2020 : aider les catholiques à s’engager aux prochaines élections municipales

Communiqué de Benoît Meugniot, Président d’Elus Catholiques dans la Cité :

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"Fondé en 2014, le réseau Élus Catholiques dans la Cité conseille les élus municipaux catholiques pour promouvoir le Bien commun dans l’exercice de leurs fonctions.

Nous constatons qu’il est plus que jamais nécessaire de faire émerger une nouvelle génération d’élus municipaux animés de la volonté de rechercher pour leur commune le bien commun, en s’appuyant sur la loi naturelle, profondément civilisatrice, garante de l’équilibre et de la paix sociale pour notre pays.

Forts de ce constat, nous lançons l’opération ECC 2020 qui a pour ambition d’inciter le plus grand nombre de catholiques à se présenter aux élections municipales qui se tiendront en 2020 et de les accompagner dans leur démarche. ECC 2020, n’est pas un parti, il ne s’agit donc pas de présenter des candidats sous l’étiquette ECC, mais de les aider dans leur engagement, sans aucune contrepartie.

Que ces candidats rejoignent une liste en cours de constitution ou, s’ils sont plus entreprenants, qu’ils constituent leur propre liste, dès lors qu’ils souhaitent promouvoir des valeurs inspirées des racines chrétiennes de la France, nous serons heureux de leur apporter notre aide. Celle-ci se décline en conseils tirés de l’expérience des élus de notre réseau, en diffusion de documents aidant à faire campagne et, autant que souhaitée, par la mise en relation avec des élus ayant fait campagne dans des conditions similaires à la leur.

Jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, actifs ou retraités, dès lors que vous entrez dans un conseil municipal, notre expérience le prouve, vous pouvez faire beaucoup de bien dans votre commune.

Si ce ne sont pas les catholiques qui, les premiers, défendent ces valeurs qui ont façonné la France, personne ne le fera à notre place.

Alors n’hésitez pas à entreprendre cette démarche, soyez candidats aux prochaines municipales et profitez de l’aide d’ECC 2020 !"

Posté le 14 mai 2018 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent

L'union à droite, c'est possible

Lu dans l'Incorrect à propos de l'union à droite en Gironde :

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Posté le 14 mai 2018 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Rejoignez l'Appel d'Angers

DdEz_P_WAAA7ZRXC'est par ici.

Posté le 14 mai 2018 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

Nous sommes tombés dans le piège de François Mitterrand d’une diabolisation de l’extrême-droite

Ancien président des Jeunes avec Calmels, Erik Tegnér a quitté le mouvement de jeunesse soutenant la Bordelaise, star montante des Républicains pressentie pour prendre la tête de liste du parti de droite – plus que jamais en berne dans les sondages – aux prochaines élections européennes. Il répond à L'Incorrect :

Pourquoi avoir quitté le mouvement des Jeunes avec Calmels dont vous occupiez la fonction de président ?   

Unknown-17J’ai la plus grande estime et le plus grand respect pour Virginie Calmels qui m’a donné la chance de travailler à ses côtés durant plus de deux ans, en me laissant travailler auprès d’elle comme conseiller sur les idées et le fond tout comme sur son mouvement jeunes. Je l’ai rejointe car j’admirais chez elle la nouveauté, son expérience exceptionnelle dans le secteur privé et sa sincérité à vouloir porter une parole de droite. J’ai beaucoup de respect envers Virginie Calmels en tant que femme mais je ne me retrouvais plus dans sa ligne. Je suis pour une union des droites dans la logique de l’appel d’Angers de Thierry Mariani qui appelait toutes les personnalités revendiquées de droite à se rassembler autour d’un projet commun. Non pas une alliance entre partis sur la base de combines politiciennes, mais un rassemblement autour d’idées communes.

Il faut aujourd’hui parler à des personnalités comme Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuelle Ménard, Gilbert Collard ou encore Marion Maréchal Le Pen si elle décidait de revenir dans l’arène politique. Discutons et nous verrons bien ! Et puis, cessons l’hypocrisie. Guillaume Peltier, Julien Aubert et d’autres qui sont chez Les Républicains portent des idées proches de ces personnalités et nous refuserions de leur parler ? Nous sommes tombés dans le piège de François Mitterrand d’une diabolisation de l’extrême-droite. Comme Charles Pasqua en son temps, je pense qu’il est nécessaire de dépasser cette opposition artificielle entre droite et « extrême-droite » pour construire, ensemble, un projet idéologique fort pour les Français. Mon modèle, c’est l’Autriche. Sebastian Kurz est un premier ministre dynamique et moderne qui gouverne avec ce que les observateurs qualifient d’extrême-droite, soit le FPÖ. Le résultat c’est une baisse massive de la fiscalité, une politique de promotion de la souveraineté nationale et une ligne intransigeante sur l’immigration. N’est-ce pas ce que nous voulons ? Je souhaite une fois pour toute dire que je suis fier de rester chez Les Républicains. Je ne varie pas sur mon soutien envers Laurent Wauquiez. A mon humble niveau, je veux être le porte-voix de ces milliers de jeunes, encartés chez LR ou non, qui aspirent à une droite ouverte qui s’assume.

Croyez-vous que Virginie Calmels soit à cent pour cent derrière Laurent Wauquiez ? Ne craint-elle pas que son virage droitier, au moins dans le discours, soit un mauvais calcul stratégique après la publication d’un sondage le donnant au coude-coude avec le Parti socialiste et Debout La France, loin derrière La République En Marche et le Front national, à tout juste 8 % ?

Je pense que Laurent Wauquiez porte la bonne ligne sur le plan idéologique. Mais les électeurs ne lui font pas encore confiance car ils ne comprennent pas son refus de parler à ce qu’on appelle la droite « hors les murs ». Ainsi, en effet, je crains que Virginie Calmels n’ait choisi d’incarner une autre ligne, celle des modérés, croyant à tort qu’un espace existe entre Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez. A mon sens, croire cela, c’est sous-estimer le talent d’Emmanuel Macron, et effectuer la même erreur que la droite entre 2012 et 2017 en misant tout leur effort et leur espoir sur l’effet mécanique de l’alternance. [...]"

Posté le 14 mai 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société

Robert Ménard a été interrogé dans l'Incorrect. Extrait :

Couv212"[...] Si je devais définir la droite dont je rêve, je la quali erais de libérale identitaire. Nous avons besoin de tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société, comme il est convenu de dire.

Le combat contre Emmanuel Macron doit donc porter principalement sur les questions de civilisation et non sur ses réformes économiques et sociales ?

J’ai écouté Emmanuel Macron lors de son entretien sur TF1. Je vous le dis franchement: une partie de son discours ne me fait pas sursauter. Sur la SNCF, il a en grande partie raison. Sur la nécessaire modernisation économique, il a en grande partie raison. Sur la nécessité de donner plus de liberté aux entreprises, il a encore une fois en grande partie raison. Et puis, disons-le, il connaît ses dossiers.

En revanche, dès qu’il aborde la question fondamentale de l’identité dans toutes ses composantes – je le répète, l’immigration, l’islam ou la famille – il me paraît déconnecté du monde. Le problème pour nous – ce que j’appellerai, par commodité, la droite de la droite – c’est exactement l’inverse : nous sommes en phase avec la réalité du monde sur toutes les questions identitaires mais pour beaucoup déconnectés du réel pour tout ce qui est économique et social. Sur ces questions-là, j’entends nombre de mes amis tenir des propos dignes de la gauche la plus archaïque! Il est impératif de concilier un discours économique et social qui ait les pieds sur terre et un discours sur les questions identitaires qui soit une vraie défense de ce que nous sommes, sans pour autant répéter comme des mantras un certain nombre de grandes affirmations qui ne sont, en fait, que des propos d’estrade. [...]

Plus d’autonomie pour les communes. Je suis pour les communes, pas pour les agglo ; pour les départements et pas pour les régions. Je défends tout ce qui est proche des gens. Ce n’est pas un hasard si le maire est l’élu le plus populaire pour nos concitoyens. S’ils le respectent, c’est parce qu’il est à leur côté. Parce qu’il peut parler – et régler parfois – des questions liées aux écoles de leurs enfants mais aussi de leurs problèmes de tro oir et de stationnement. Et, parallèlement, comme je le fais, leur expliquer pourquoi il faut mettre une crèche dans l’hôtel de ville à Noël...

Au fond, mon principal désaccord avec M. Macron – en dehors des questions identitaires auxquelles je faisais précédemment référence – c’est qu’il défend les métropoles et Paris au détriment de l’autre France, celle de nos villages et de nos villes moyennes, qu’il ignore, pour ne pas dire qu’il semble mépriser.

Vous voilà bien dur à son égard...

Il pense parisien, il vit parisien, il parle parisien. D’autres, à un niveau différent, pensent métropole régionale, vivent métropole régionale, parlent métropole régionale. Or, faut-il le rappeler, plus de la moitié des Français vit dans des villes de moins de 10 000 habitants !

Un jour, un hebdomadaire avait fait un portrait de moi qui était titré: « Un accent de plouc ». Quel mépris ! Quelle condescendance! Emmanuel Macron respire cette suffisance. Comme la plupart des partis, d’ailleurs. Tous parisiens, tous centralisateurs! Parfois, j’ai le sentiment que certains hauts fonctionnaires en visite à Béziers se comportent comme s’ils étaient en train d’arpenter un pays en voie de développement... [...]"

Posté le 14 mai 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

13 mai 2018

Finalement, Fauvergue a raison, on a trouvé un prêtre qui prêche en latin

Posté le 13 mai 2018 à 20h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

11 mai 2018

17 mai : conférence-débat à Bordeaux avec Jean-Frédéric Poisson

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Posté le 11 mai 2018 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent

Iran: Jupiter au pied du mur

Suite aux nouvelles sanctions prises par les États-Unis, Trump regnante, l'Iran va constituer un test grandeur nature pour la posture régalienne qu'affecte Macron sur la scène internationale, mais aussi pour sa vision de l'Europe. En effet, au plan économique, la France sera la première victime des nouvelles mesures de l'empire. Nous saurons si les attitudes macroniennes sont le bluff d'un techno-financier hors sol, ou s'il a réellement un peu d'étoffe...

 

Posté le 11 mai 2018 à 08h37 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

Des "Jeunes avec Calmels" veulent l'ouverture à droite

Unknown-15Regrettant son ton trop modéré à droite, en particulier sur l'immigration, plusieurs «Jeunes avec Calmels» (une soixantaine), dont le responsable Erik Tegner, ont décidé de retirer leur soutien à la vice-présidente LR, proche d'Alain Juppé. Erik Tegner, responsable du mouvement qui fût encarté au Front national à l'âge de 17 ans avant de rejoindre Les Républicains à 20, explique :

«On ne l'a pas assez entendue sur le projet de loi asile et immigration». «Quand elle a vu Laurent Wauquiez tomber à 8% dans les sondages, j'ai peur qu'elle se soit dit qu'elle devait incarner une ligne plus modérée».

Aurélie Vial, vice-présidente du mouvement, elle aussi démissionnaire, ajoute :

«Elle a toujours été dans l'ambiguïté. Un coup elle se montre proche de la politique de Macron, ensuite elle revient vers la ligne de Wauquiez».

Mieux : les prises de positions de Virginie Calmels pour décliner les mains tendues des personnalités proches du Front national en ont agacé certains. Après avoir condamné l'appel de Thierry Mariani qui réclamait une alliance avec le FN, la vice-présidente a rejeté la proposition de Nicolas Dupont Aignan. Un autre jeune avoue :

«Nous sommes déçus. On l'a plus entendue refuser de discuter avec la droite radicale que parler du fond. Or il faut que nous parlions à tout le monde. Nous le faisons déjà entre jeunes».

Erik Tegner évoque l'attirance envers Marion Maréchal-Le Pen :

«Sur le terrain, les militants ne font que parler d'elle positivement. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas échanger avec si elle revenait en politique». 

Interrogé sur Boulevard Voltaire, Erik Tegner explique :

« L’avenir des Républicains passe par un combat civilisationnel et identitaire. » « L’anticonformisme d’Emmanuel Macron oblige la droite à être réactionnaire, libérale et conservatrice. Pourquoi ne serions-nous pas plus transgressifs qu’Emmanuel Macron ? »

Posté le 11 mai 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

09 mai 2018

Agression de Robert Ménard : le silence de Gérard Collomb encourage les agresseurs

Voici un extrait de la lettre envoyée lundi 7 mai par le député Emmanuelle Ménard au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, à propos de l'agression du maire de Béziers, Robert Ménard :

Capture d’écran 2018-05-09 à 13.47.42

Posté le 9 mai 2018 à 13h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

La stratégie d'Emmanuel Macron consiste à n’accepter face à lui qu’une seule opposition : l’extrême gauche

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Unknown-11"Les médias se font unanimement l’écho des déclarations d’Emmanuel Macron sur les APL.

« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse, a déclaré, au détour d’un documentaire, le président, dans le sabir caractéristique de la caste politico-médiatique. Les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l’odeur [sic] et où l’on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. »

Au-delà du jargon, cette déclaration est merveilleusement symbolique de la caste qui prétend nous gouverner.

Tout d’abord, on constate une absence complète de cohérence dans les réformes. Voici un an, il fallait, toutes affaires cessantes, diminuer de 5 euros par mois les APL (aides personnalisées au logement). Aujourd’hui, le gouvernement qui a réalisé cette réformette juge que c’était une mauvaise idée. Comment voulez-vous que nous fassions confiance à des gens qui changent d’avis comme de chemise?

Par ailleurs, la mise en regard de la baisse des APL et du sacrifice du colonel Beltrame me semble d’un goût douteux. Il est clair que la France traverse une crise grave aux multiples facettes, de la crise économique à la crise morale, en passant par la crise identitaire. Mais tout ne peut pas se mettre sur le même plan. Même si l’on pensait que la réduction des APL soit de nature à restaurer les finances publiques, on ne pourrait pas la mettre en regard de l’impératif de résister au totalitarisme islamique – auquel, d’ailleurs, en dépit de la fermeté occasionnelle du langage, nos dirigeants cèdent tout.

Mais ce qui me frappe le plus, en lisant cette déclaration bizarre du chef de l’État, tient au sentiment que le principe de non-contradiction n’a aucune prise sur nos dirigeants: pour eux, une chose peut être à la fois blanche et noire, vraie et fausse – et sous le même rapport.

Ainsi M. Macron exige-t-il de nous que nous prenions la France pour une « start-up nation », ce qui nous invite à cesser de voir la nation sous l’angle politique, pour la voir uniquement sous l’angle économique. Pourquoi pas ? C’est une pensée (politique!) qui a une certaine cohérence. C’est la doctrine de certains constituants de 1789 ou de la monarchie de juillet. De façon générale, c’est la doctrine des réformateurs qui ne sont pas assurés de leur légitimité. Mais on ne peut pas à la fois nous présenter la France comme une entreprise dynamique et nous interdire de la voir comme un « syndic de copropriété » –puisque, dans une entreprise, la question de la propriété est évidemment centrale.

De même, quand Emmanuel Macron en appelle à « l’histoire de notre pays », il se moque du monde. N’est-ce pas lui qui prétendait naguère que la France avait commis un crime contre l’humanité en arrachant l’Algérie aux Barbaresques ? N’est-ce pas lui qui prétendait que la culture française n’existait pas ? 

Plus grave, cette diatribe manifeste que la stratégie du chef de l’État consiste à n’accepter face à lui qu’une seule opposition, celle de l’extrême gauche, qu’il cajole par ailleurs en refusant de sanctionner ses violences. Or, Kerenski ou Barnave ont abondamment prouvé que les réformistes qui s’appuyaient sur des révolutionnaires terroristes finissaient toujours par être broyés par leurs alliés d’hier – entraînant, hélas, avec eux leur pays dans un bain de sang."

Posté le 9 mai 2018 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

L’élection d’Emmanuel Macron n’a provoqué aucun sursaut démographique

D'Alain Paillard et Jacques Bichot dans les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-08 à 16.44.01"La réussite (ou l’échec) d’un président de la République est souvent mesurée à l’aune de l'évolution d'indicateurs économiques: PIB, chômage, niveau de vie, investissements des entreprises, finances publiques, etc. Des indicateurs plus « sociaux » sont également utilisés: taux de criminalité et de délinquance, taux de pauvreté, indices d’inégalité de revenus, classements internationaux en matière de performances scolaires, et ainsi de suite. Et, bien entendu, des enquêtes d’opinion sont menées en grand nombre sur l’action et la personne du Président.

En revanche, il n’entre absolument pas dans les habitudes de recourir à un indicateur démographique. Ceci est regrettable pour au moins deux raisons.

La première est l’importance de la démographie, et particulièrement des naissances: c’est d’elles que dépend, au premier chef, l’avenir à long terme de notre pays. À la Libération, le général de Gaulle a très justement lancé un avertissement : s’il devait s’avérer, malgré la victoire, que la natalité reste faible,insuffisante pour assurer le renouvellement des générations, « la France ne serait plus qu’une grande lumière qui s’éteint ». Et, de fait, si la France a retrouvé une place honorable dans le concert des nations, c’est bien, dans une large mesure, parce que les « trente glorieuses » ont été pour notre pays une période de forte natalité.

La seconde raison qui pousse à recourir aux données démographiques, c’est que la « mise en route» des futurs citoyens est un indicateur important de confiance dans l’avenir, et donc dans les personnes qui gouvernent le pays.

D’un point de vue objectif, si la vitalité démographique n’est pas retenue comme l’un des critères de réussite de nos gouvernants, alors il n’y a pas davantage de raison de prendre comme critère la production ou l’investissement. Non seulement l’homme est plus important que les biens et services, mais il est vrai aussi que, pour ce qui est du futur à long terme de la production, l’investissement dans la jeunesse est le plus décisif de tous les investissements.

Les naissances de mars 2018 fournissent un tout premier test démographique de la présidence Macron. La naissance d’un enfant survient en moyenne 9 mois après sa conception. Emmanuel Macron ayant été élu le 7 mai 2017, le nombre des naissances du mois de mars 2018, qui correspondent aux conceptions réalisées en juin 2017, constitue la première information disponible pour apprécier, sinon l’action de nos dirigeants, du moins l’impact que leur accession aux postes de commande a eu sur le moral des couples en âge de procréer.

L’INSEE fournissant généralement le nombre des naissances du mois N à la n du mois N+1, du moins pour la France métropolitaine, le chiffre du mois de mars vient d’être publié: 56300 naissances vivantes. Ce test est négatif: l’élection d’Emmanuel Macron n’a provoqué aucun sursaut démographique. En effet, l’orientation baissière perdure et s’accentue. Cette baisse a débuté en 2010, et s’est accélérée en 2015. Depuis quelques mois, une nouvelle accélération de la baisse en cours, est particulièrement visible, comme le montre ce tableau:

Capture d’écran 2018-05-08 à 16.42.09

Durant les 6 derniers mois, la chute du nombre journalier des naissances est effrayante: en cinq mois (puisqu’octobre 2017 est le mois de référence), ce nombre diminue de 11,9 %! Mais tout aussi inquiétante est l’accélération de la chute en mars 2018: 3,5 % en moins, d’un mois sur l’autre, est un pourcentage tellement élevé qu’on pourrait se demander si le chiffre indiqué (à titre provisoire) par l’INSEE n’est pas légèrement entaché d’erreur.

En tout cas, dans l’état actuel des statistiques de naissances, on ne saurait dire que les jeunes ménages français ont été rendus plus optimistes par l’élection d’Emmanuel Macron. La désespérance observée à travers la lunette démographique pour les trois dernières années de la Présidence Hollande, et tout particulièrement pour ses quatre derniers mois, chargés en inquiétudes électorales, ne semble nullement avoir été enrayée par l’élection de notre jeune Président."

Posté le 9 mai 2018 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

08 mai 2018

Un ancien combattant à Macron : "Soyez très ferme avec tous ces gauchos"

 

(source)

Posté le 8 mai 2018 à 16h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

07 mai 2018

Macron fait juste un meilleur numéro de théâtre : plus sophistiqué, plus cultivé, plus ferme mais cela reste superficiel

François Bert, Saint-Cyrien, officier parachutiste à la Légion étrangère puis gérant de portefeuilles et manager commercial, auteur de l'ouvrage Le Temps des chefs est venu (Edelweiss, 2017), écrit dans Le Figarovox à l'occasion de l'anniversaire de l'élection d'Emmanuel Macron :

Images-2"Les émissions télévisées se succèdent ces temps-ci comme des teasers de mouvements de rues et, si le Président de la République se donne l'occasion de montrer qu'il a du caractère, une sensation sableuse d'inertie et d'inaction commence à se faire sentir. Beaucoup de sujets en effet ont été pris en compte (loi travail, formation professionnelle, ZAD, SNCF, réforme de l'État, immigration, etc.) sans pour autant engager d'inflexion profonde: avoir du caractère, quand on fait de la politique, ce n'est pas se faire entendre mais se faire acteur (au premier sens du mot et non au deuxième). Depuis trop longtemps, la politique s'est réduite à faire des mesures symboliques sur un maximum de sujets pour montrer que l'on est aux commandes mais sans jamais entrer dans l'épaisseur opérationnelle et la conduite qu'elle induit pour que les changements soient probants. Macron n'échappe pas à la règle: il fait juste un meilleur numéro de théâtre. C'est plus sophistiqué, plus cultivé, plus ferme mais cela reste superficiel.

Front ou percée?

Tout combattant qui se respecte le sait: on n'avance pas à la guerre en occupant seulement une ligne de front. Vient le moment où il faut choisir un axe de pénétration prioritaire pour faire une brèche qui deviendra ensuite tête de pont et enfin conquête. Les ministères bourdonnent d'activité et viennent en procession proposer à la chambre des lois nouvelles. En réalité, peu comportent de modifications significatives, même s'il faut reconnaître que certains pas, comme le changement du statut des cheminots ou les facilités offertes aux chefs d'entreprise, sont notables. Ces quelques pas se mêlent par ailleurs à des faveurs accordées à certains sur la base d'intérêts particuliers (loi ISF ou exit tax notamment). Surtout, c'est l'absence de priorisation et d'effort soutenu dans la direction choisie qui met à mal le besoin de transformation dont la France a besoin et fige le dispositif comme une ligne de tranchées.

Or ce n'est pas de tranchées dans nous avons besoin, précisément, mais de quelqu'un qui tranche. Emmanuel Macron déploie ses réformes comme un paon montre ses plumes. Quand on prend un peu de distance avec l'action gouvernementale, on ne trouve comme fil directeur que la volonté de plaire en surprenant les observateurs, qui, séduits, en oublient souvent d'exercer leur devoir de poursuite. Le Président de la République doit passer de la stratégie du paon, qui cherche à accaparer l'attention sur sa personne, à la stratégie de l'aigle: prendre de la hauteur, quitte à disparaître des écrans, pour déterminer la cible prioritaire de son action et y descendre en piqué, entraînant par son élan l'action collective.

Décider, c'est sacrifier

Unknown-4Quelle peut être la crédibilité de quelqu'un qui, après avoir cédé une première fois aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes et fait les gros bras devant celle de Bure, cède à nouveau sur le terrain des premiers en figeant l'action des gendarmes et lâche les chevaux de ses missiles sur un pseudo ennemi syrien? Où peut-on y voir une forme d'arbitrage sérieux et, surtout, de conséquence dans l'action? On n'entre dans la gestion d'une difficulté qu'à partir du moment où on entreprend de la résoudre significativement. Sinon on s'abstient, on reporte ou on se déclare non compétent.

ImagesLa lutte pour la réforme de la SNCF et ses grèves d'un autre âge se maintient: tant mieux. Viendra le temps de voir quels intérêts particuliers elle cache et, surtout, comment les évolutions favorables qu'elle promet seront mises en œuvre dans le temps. Mais comment croire à la détermination quand 1200 black blocs s'infiltrent dans la manifestation du 1er mai et cassent dans Paris avec une quasi impunité?

Un projet de loi sur l'immigration s'annonce, alors que retentit encore l'hommage solennel fait au colonel Beltrame? Regardons d'abord si cette loi opère des changements effectifs, quand on sait notamment comment la Convention européenne des droits de l'homme rend quasiment impossibles les reconduites à la frontière des étrangers délinquants. Regardons surtout comment l'action se traduit, une fois encore, sur le terrain, comment les policiers ont le temps et les moyens d'interpeller les bonnes personnes, comment la justice finalise en contrainte réelle le travail de la Police. [...]"

Posté le 7 mai 2018 à 19h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Agression contre Robert Ménard : le portrait d'une gauche agonisante dont le seul argument est la violence

De Jean-Jacques Edard, président du mouvement "Pour la France", qui avait invité Robert Ménard à St André :

"Quand il n'y a plus rien à prouver, qu'il n'y a plus d'intelligence, alors surgissent l'insulte, le mensonge, la violence et la brutalité, de véritables animaux sauvages en meute hurlante pour s'attaquer à un homme petit par sa taille mais grand par son parcours, son charisme et ses analyses.

A St André de Cubzac c'est avec une grande tristesse que j'ai vu des élus et non des moindres haranguer quelques excités venus d'on ne sait d'où... Elu local moi-même, je pensais que notre rôle était avant tout de rechercher l'apaisement , la conciliation, la qualité de vie dans cette mosaïque que composent nos villages, nos hameaux, notre territoire. Nous ne pensons pas tous pareil mais nous sommes voisins et vivons côte à côte.

Ce samedi 5 mai à 14h, quelle stupéfaction de voir un directeur de CFM (centre de formation multimétiers) participer physiquement à l'agression de Robert Ménard. Je pensais que cet homme chargé d'accompagner la formation de nombreux adolescents avait un devoir d'exemplarité... que nenni... il était parmi les plus virulents, les plus violents promoteurs de haine. Que doit-on penser de son rôle dans cet établissement ?

Un ancien député... contesté par ses anciens amis... était-il là par amertume de voir que son parti se déchire et perd pied... peut être pensait-il que cette violence referait l'union qu'il n'a pas su préserver... ? Des maires et des adjoints restés passifs devant la violence sans comprendre que ces actes ne pourraient que noircir l'image qu'ils ont dans ce territoire. Heureusement, ils ne portaient pas l'écharpe tricolore... ils l'auraient déshonorée. Voilà le portrait d'une gauche agonisante dont les seuls arguments aujourd'hui sont, la violence et le coup de poing mais surtout en meute contre un homme seul... quel courage... ! Quel avilissement … ! Sont-ils seulement venu écouter Robert Ménard une fois... ? non..., ils l'ont désigné comme ennemi à abattre pour focaliser l'attention des quelques sympathisants qui leur restent afin de ne pas exposer le vide sidéral de leur programme.

Ce 5 mai Robert Ménard n'était pas accompagné de gardes du corps, contrairement à ce qu'écrit une certaine presse, car parmi nous, personne n'imaginait que malgré quelques articles de journaux agressifs, les responsables locaux, élus et forces de l'ordre pouvaient laisser une telle situation dégénérer ainsi. Ancien militant LCR, (Ligue Communiste Révolutionnaire) et P.S. (Parti Socialiste), Président de Reporter sans Frontières, Robert Ménard nous confiait alors que c'était la première fois qu'il subissait une telle agression physique … triste spectacle d'un lynchage..., quelle image accueillante de la Haute Gironde, quelle promotion pour notre territoire à ajouter maintenant au tableau avec les évènements de Tolbiac, du premier mai, de la zad de n.d.l., etc..., magnifique promotion...

DSA (Demain St André) avait invité ses sympathisants dont nombres de retraités bien loin d'arriver en treillis mais seulement venus pour écouter et débattre démocratiquement de sujets d'actualité. Ce fut une superbe conférence. Robert Ménard nous a confirmé qu'il reviendrait quand nous l'inviterons car c'est avant tout la démocratie qui doit dominer et non la sauvagerie, la dictature de gauche comme elle a déjà existé dans de nombreux pays. D'autres intervenants viendront en haute Gironde dans les semaines et les mois à venir car l'expérience initiée localement redonne aux électeurs le pouvoir de s'exprimer au delà des partis et montre qu'elle suscite beaucoup d'intérêt, il est de notre devoir de ne pas laisser cette gauche sectaire et violente étouffer la libre expression de chacune et chacun d'entre nous."

Posté le 7 mai 2018 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Il y a 2 sortes d'élus en France : les intouchables et ceux que l'ont peut frapper

Le maire de Béziers Robert Ménard revient sur son agression, dans Valeurs Actuelles :

"Je me rendais dans ce petit village (Saint-André de Cubzac, en Gironde) pour une réunion avec les élus locaux sur l’union des droites. J’ai déjeuné avec ces élus, et l’après-midi nous nous sommes ensuite rendus dans une salle de cette petite ville pour une réunion publique. Je suis arrivé sans gardes du corps, car je n’en ai jamais, et il y avait déjà une cinquantaine de personnes qui vociféraient, qui hurlaient. Ils ont le droit, c’est la démocratie. Sauf qu’à un moment, un homme m’a frappé derrière la tête, avec sa main ou avec un objet je ne sais pas, j’ai vacillé et j’ai eu affreusement mal. J’ai continué mon chemin, et les gens autour de moi ont continué à me bousculer, je suis tombé une deuxième fois. Je me suis à nouveau fait mal… tout ça sous les yeux des élus locaux ! Il y avait des élus socialistes, des insoumis, de nombreux maires… qui filmaient et souriaient quand j’étais à terre ! J’ai eu quatre jours d’ITT (Interruption temporaire de Travail) complets et dix jours d’ITT partiels. Je pose une seconde question : quid des gendarmes ? Ils ne sont pas intervenus ! ça n’arriverait jamais dans ma ville. Le sous-préfet de permanence a volontairement minimisé les choses. Que ce soit clair : je n’accuse pas les gendarmes, j’ai trop de respect pour eux et je sais le travail qu’ils font.

Valeurs actuelles. Pourquoi selon vous il n’y a pas eu de réaction « officielle » ?

L’absence de réaction officielle est invraisemblable ! J’ai eu quatre jours d’ITT complets. Quand Nathalie Kosciusko-Morizet a été bousculée, le tollé a été général. Et à juste raison ! Elle avait eu deux jours ITT… Même Edouard Philippe avait réagi et pris position, cela avait fait la une des médias ! Imaginez un instant que ce soit un autre élu que moi, imaginez si un élu d’extrême-gauche avait été bousculé par l’extrême-droite ! Il y aurait donc deux sortes d’élus ? Pas un mot du ministre de l’Intérieur. Je suis un élu de la République ! La classe politique traditionnelle pousse de grands cris d’Orphraie. En dehors d’Eric Ciotti et de quelques députés LR que je salue, qui a dit quelque chose aux Républicains ?

Valeurs actuelles. Qu’attendez-vous désormais de la justice ?

J’ai porté plainte avec constitution de partie civile. Il s’agit de violence en réunion contre un élu de la République. La gendarmerie m’a assuré de sa volonté d’avancer. Je souhaite que les auteurs soient punis mais qu’on s’interroge surtout sur certaines personnes. Avant ma visite, le responsable local d’En Marche avait dit de tels mensonges à mon égard, en disant par exemple qu’il y avait des milices à Béziers ! Quand on chauffe à blanc, on porte une part de responsabilité. La classe politique traditionnelle ne s’offusque que dans certains cas. A part Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson, et certains autres que je salue, c’est silence complet. Quel silence ahurissant !"

Posté le 7 mai 2018 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

06 mai 2018

Robert Ménard a été agressé en présence d'élus locaux

Suite à son agression, Robert Ménard a été interrogé sur Boulevard Voltaire.

"J’arrivais à cette réunion un quart d’heure avant pour préparer mon intervention. Il y avait quelques dizaines de ces personnes qui se définissent comme des antifas. Ce sont en réalité des fascistes de gauche. Ils ont commencé à m’insulter, à me donner des coups, des coups à la tête, me faire tomber, continuer à me taper dessus et taper sur les gens qui m’accompagnaient. Il s’agit de véritables comportements de voyous. De surcroît, tout cela s’est passé en présence d’élus locaux. Ils n’ont pas bronché. Ni eux, ni même les forces de l’ordre ne sont intervenus. Je suis pourtant un élu de la République. Au final, cet incident montre qu’un élu de la République peut se faire taper dessus, renverser, se faire rouer de coups sur la tête sans que ni les élus locaux, de la majorité locale, ni même les forces de l’ordre considèrent qu’il faut intervenir immédiatement. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Avez-vous l’impression d’être un élu de seconde zone ?

Je ne sais pas. Je ne veux pas porter d’accusations, mais je constate les faits. Avant même ma venue, certaines personnes du PS local, du MoDem, des écologistes et de la République en marche avaient appelé à manifester. Ils avaient fait des déclarations prétendant que j’avais développé des milices à Béziers. Vous m’entendez, on me reproche d’avoir monté des milices ! Quelle folie ! Il n’y a évidemment rien de tout cela à Béziers. Ces gens-là portent aussi la responsabilité de ces actes de violence. J’espère que ces partis se rendront compte de la responsabilité qu’ils prennent en tenant des propos inadmissibles sur d’autres élus quand bien même ce sont des adversaires politiques. Nous sommes en République, en démocratie. On peut s’engueuler, mais pas se taper dessus. Or, c’est pourtant bien ce qui s’est passé.

Avez-vous été blessé et qu’avez-vous fait ?

Je sors à l’instant de la gendarmerie où j’ai déposé plainte, comme l’on fait d’ailleurs les élus qui m’accompagnaient et qui ont été tabassés. Évidemment, je vais de ce pas à la clinique voir ce qu’il en est des douleurs que je ressens. Quand vous êtes tapé et jeté à terre, ça laisse des traces. C’est ce que je vais faire constater par un médecin.

Vous sembliez accuser les gendarmes de passivité. Qu’en est-il exactement de leur réaction ?

Je constate qu’ils n’étaient pas là au moment où ils devaient y être. Quand on sait que des antifas vont manifester, avec la violence qui les caractérise, contre un élu qui vient faire une intervention, il me semble que leur devoir est de protéger cet élu. On m’a demandé si j’avais des gardes du corps. Évidemment que non ! J’attends que les forces de l’ordre me protègent en qualité d’élu, comme ils doivent protéger chaque citoyen.

Cela vous est-il arrivé depuis que vous êtes maire de Béziers ?

Jamais dans ma ville, quelqu’un ne m’a agressé. Jamais, lorsque je me promène dans une ville, qui que ce soit ne m’a agressé. C’est la première fois. C’est le fait de gens d’une violence extrême, par ailleurs encouragés de fait par une classe politique qui explique que telle ou telle personne ne serait pas le bienvenu dans tel ou tel endroit. Qu’est-ce que c’est que cette conception de la démocratie ?

Posté le 6 mai 2018 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

05 mai 2018

Un élu violemment bousculé par des gauchistes

L-arrivee-de-robert-menard-a-ete-tres-mouvementee-ce-samedi-a-saint-andre-de-cubzacInvité par une association du nord de la Gironde, Robert Menard, le maire de Béziers, était attendu à Saint-André-de-Cubzac. Le parti socialiste Nord Gironde avait appelé à "un rassemblement face à l’extrême droite" devant la mairie de la commune.

Peu avant 14 heures, des dizaines de militants de gauche et d’extrême gauche, qui s’étaient massés devant la salle municipale, ont bousculé Robert Ménard au moment de son arrivée. En l’absence remarquée des gendarmes, l’élu a même été projeté au sol avant de pouvoir pénétrer dans la salle, protégé par un cordon de sécurité.

Si c'étaient des militants de droite qui avaient osé commettre ces violences, un ministre serait déjà monté au créneau.

Addendum - communiqué de la ville de Béziers :

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Posté le 5 mai 2018 à 16h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (38)

04 mai 2018

Les écoles Espérance banlieues respectent bien... les valeurs de la République

720422Le 26 décembre 2017, le député Adrien Quatennens (France Insoumise - photo) posait une question écrite au ministère de l'Education nationale mettant en cause la conformité des enseignements dispensés au sein du réseau Espérance banlieues avec les valeurs de la République. Le 1er mai, le ministère de l'Education nationale répondait par écrit :

« À la rentrée scolaire 2017, la « Fondation Espérance banlieues » coordonne un réseau scolarisant environ 400 élèves dans 11 écoles élémentaires, dont 5 auxquelles est adjoint un collège, soit 16 établissements. Il s'agit d'établissements scolaires privés qui ne sont pas liés à l'État par contrat, ou « hors contrat », et dont le régime juridique constitue un point d'équilibre entre au moins deux droits constitutionnellement reconnus. La liberté de l'enseignement ne permet d'imposer aux établissements scolaires privés hors contrat ni la méthode ni le rythme prévus par les programmes officiels pour acquérir tous les domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Néanmoins, le droit à l'instruction impose à ces établissements non seulement de faire en sorte que, à 16 ans leurs élèves aient acquis tant ce socle que les valeurs de la République, mais aussi de faire partager à leurs élèves ces valeurs tout au long de leur scolarité, dans le but d'en faire des citoyens. S'agissant de l'ouverture des établissements privés hors contrat, la question suggère que la loi conditionne cette ouverture à « la levée de tout doute quant à la conformité des enseignements qui y sont dispensés ». Si le contrôle antérieur à l'ouverture d'un établissement ne peut pas porter sur les enseignements, puisqu'ils n'y sont pas encore dispensés, toutefois la loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d'ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat, adoptée par l'Assemblée nationale le 29 mars 2018, contribue à mieux connaître l'objet des enseignements délivrés dans ces établissements lors de leur ouverture. Ses dispositions constituent une avancée significative en offrant aux services de l'État et des communes un cadre juridique rénové et renforcé. Ainsi, désormais, tout porteur de projet d'établissement fournira la description de « l'objet de l'enseignement » qu'il entend mettre en place et l'autorité académique vérifiera que ce « projet d'établissement » confère à celui-ci un « caractère scolaire » ou, le cas échéant, « technique ». S'agissant du contrôle du fonctionnement des établissements hors contrat, il est dès aujourd'hui exigeant et effectif, et la loi votée le 29 mars vise à le renforcer. Ce contrôle porte notamment sur les diplômes exigés des directeurs et des enseignants, l'instruction obligatoire et le respect de l'ordre public (article L. 442 2 du code de l'éducation). Concernant tout d'abord les diplômes des directeurs, le baccalauréat est d'ores et déjà requis pour exercer des fonctions de direction dans tout établissement privé hors contrat. De plus, la condition d'avoir exercé pendant cinq ans au moins des fonctions de direction, d'enseignement ou de surveillance était requise pour exercer des fonctions de direction dans le second degré. Elle est étendue aux fonctions de direction exercées dans le premier degré par la loi votée le 29 mars dernier. Concernant ensuite le diplôme des enseignants dans les établissements hors contrat, il est exact qu'aucune condition n'était exigée jusqu'à présent pour enseigner dans une classe de collège ou de lycée général hors contrat. Là encore, la loi votée le 29 mars dernier uniformise les conditions de diplôme pour enseigner. Concernant enfin l'instruction obligatoire, son contenu est défini à l'article L. 111-1 du code de l'éducation, et, au surplus, pour les élèves en âge d'être instruits, par l'article L. 331-1-1 du même code et par le socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Au-delà de ces considérations générales, et concernant en particulier les inspections menées dans les 16 établissements labellisés par la « Fondation Espérance banlieues », 6 d'entre eux ont été ouverts à la rentrée scolaire de septembre 2017 et 11 ont déjà été inspectés au moins une fois. Les autres le seront dans les mois à venir. En ce qui concerne les inspections intervenues, aucune atteinte aux valeurs de la République n'a été relevée. Comme pour tout autre établissement scolaire, le ministère de l'éducation nationale ne communique pas le contenu des rapports d'inspection.»

Nous ne saurons donc pas quelles sont ces fameuses valeurs de la République...

Eric Mestrallet, président fondateur d'Espérance banlieues, déclare :

« Depuis 6 ans, Espérance banlieues crée des écoles innovantes dans les quartiers afin de prévenir et lutter contre le décrochage scolaire. Oui, les 11 écoles du réseau respectent bien les valeurs de la République et elles vont même au-delà : elles enseignent aux enfants les principes qui les aideront à devenir des adultes libres et droits, prêts à s'engager pour le Bien commun de leur pays. Je me félicite aujourd'hui que cela soit reconnu par la plus haute instance de l'Etat dans le domaine nous concernant, le ministère de l'Education nationale. La participation des élèves aux commémorations républicaines et le lever du drapeau en assemblée au sein de l'école viennent souligner, s'il en était besoin, l'attachement des écoles Espérance banlieues à notre pays, la France. Il s'est encore manifesté tout récemment lors de l'hommage au Colonel Beltrame ».

Espérance banlieues compte aujourd'hui 11 écoles primaires et 5 collèges et scolarise près de 600 élèves.

Posté le 4 mai 2018 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Tous les fruits gâtés de mai 1968 s’accumulent en pourritures

Editorial d'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine à propos de la manifestation parisienne du 1er mai :

PolMag169-1-300x420"Il n’est pas douteux que la Préfecture de police et le ministère de l’Intérieur ont donné des ordres pour éviter au mieux ce qu’il est convenu d’appeler « les dommages collatéraux ». C’est-à-dire des passants, autrement dit des manifestants « honnêtes » (!) ou des « curieux » se hasardant sur les lieux, qui pourraient être bousculés ou blessés à l’occasion de charges policières ou de heurts frontaux. Ce qui provoquerait aussitôt des hurlements d’indignation, l’indignation ne fonctionnant comme toujours qu’à sens unique ! La grande voix de Libération, entre autres, ne manquerait pas de se faire redoutable : le bourgeois anarchiste et gauchard adore le désordre, tant, bien sûr, que les coups ne l’atteignent pas.

Donc, les cortèges se rassemblent librement. Il est connu d’avance par les réseaux sociaux et par les renseignements que l’ultra-gauche sera de la partie et mènera la danse. Le petit monde cagoulé du black bloc est au rendez-vous sans problème. Pas question de procéder à des arrestations préventives, contrairement à tous les usages de naguère. Et voitures de brûler, devantures d’exploser, magasins et établissements d’être saccagés, pillés, détruits. Et policiers et gendarmes d’être blessés : s’ils pouvaient être massacrés, ils le seraient.

Le bon vieux défilé syndical, où le service d’ordre de la manifestation faisait lui-même la police, n’existe plus. C’est la raison pour laquelle, en dehors de la CGT et de Sud, il ne se pratique presque plus. Les risques de débordements sont trop importants. L’heure est à l’affrontement brutal. Des minorités s’essayent de plus en plus à créer soit des zones de non-droit, soit des journées insurrectionnelles. Jeux plus ou moins infantiles, plan concerté, excitation de l’imagination, désir d’un « jusqu’auboutisme » qu’on croit libérateur ; mélange de tout cela, sans doute. Jeunesse désœuvrée et livrée à toutes les propagandes ; société éclatée, privée d’autorités naturelles, toutes systématiquement détruites par la loi elle-même ; « communautarismes » flagrants qui s’étendent sur des villes entières et qui refusent la nation, qui récusent la France et tout ce qu’elle représente, et où l’islamisme règne en maître ; enseignement et médias qui ne cessent d’inspirer le mépris de l’histoire, de l’ordre, de la vraie famille, de la société traditionnelle…

Facultés, bientôt lycées, quartiers, villes – même avec leur maire et leur député de gauche, d’archi-gauche qui ont l’inconscient culot de s’en étonner ! –, maintenant zones entières de départements et de régions en sécession pratique où aucune police et aucun service d’Etat ne peut pénétrer. La aucun service d’État ne peut pénétrer. La situation est tenue en main, dit-on dans les hautes sphères pour se rassurer. Voire ! La fameuse convergence des luttes souhaitées par le bourgeois Mélenchon qui se fait plaisir à jouer le tribun de gauche, se feront tout autrement que ce que des imaginations politiciennes croient inventer. Qui, dans les banlieues, croit encore dans la République bourgeoise ?

Pour le moment, Macron, en rappelant à l’ordre, pense ramasser une fois de plus la mise à son profit. C’est le calcul républicain. Mais chacun devine que tout peut échapper. A force de glorifier la révolution comme principe même de gouvernement, tous, de droite comme de gauche, ne font que rendre la France complice de sa propre destruction. Jusqu’où ?"

Posté le 4 mai 2018 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Un an après le débat de l'entre-deux tours

Posté le 4 mai 2018 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Education : Pour obtenir la confiance des parents et des enseignants, il faudra davantage que ces quatre circulaires

Dans Valeurs Actuelles, Jean-Paul Brighelli, a demandé à Pascal Dupré, membre du GRIP, auteur de manuels pour le Primaire, de donner son avis sur les quatre « circulaires Blanquer » sur l’enseignement en Primaire, et son Guide de 130 pages pour la lecture :

Capture d’écran 2018-05-03 à 21.21.54« Avec ces quatre circulaires pédagogiques publiées à l’orée du printemps comme en primeur à la « réforme » annoncée de l’enseignement pour la rentrée 2018-2019, Jean-Michel Blanquer nous rejouerait-il le coup du Guépard de Visconti à l’envers : « Il faut que rien ne change pour que tout change » ? 

En effet, si ce « retour aux fondamentaux » sent pour certains le marronnier — et d’ironiser sur « le retour du retour » tout en jurant leur grand dieu d’avoir toujours suivi les précieux préceptes dont regorgent les quatre circulaires — d’autres exultent sans oser y croire tout à fait en prévision d’un « retour au bon sens » trop longtemps attendu. Quoi qu’il en soit, on peut porter au crédit de ce ministre, qui jouit dans l’opinion publique d’une certaine réputation de sagesse, d’avoir su aborder sans provoquer de bouffées polémiques quelques-uns des dossiers qui, chaque fois qu’on a tenté par le passé même récent de les ouvrir, de la lecture au calcul élémentaire et à la grammaire, ont généré des batailles rangées entre « globalistes » et partisans de la « syllabique », entre pédagos égalisateurs et républicains élitistes etc.

Dont acte.

Mais bien qu’ayant passé trois mois au sein de la mission Torossian-Villani à écouter les dizaines intervenants tous sincères et compétents qui ont abouti aux 21 propositions pour la renaissance de l’enseignement des mathématiques, je ne puis me départir à la lecture des printanières consignes ministérielles d’un optimisme prudent sinon d’un scepticisme de bon aloi. Réelle volonté de changement ? Oui, sans aucun doute. Plan com’ soigneusement orchestré ? Oui, absolument — mais pourquoi la communication ne se mettrait-elle pas au service du progrès ? Mais alors, tout va changer ? Pas si sûr. Car dans la colonne Débit du ministre (le plus souvent il est vrai à son corps défendant), des obstacles à la renaissance de l’école ne manquent dans l’institution. Ni certaines ambiguïtés dans la communication ministérielle elle-même.

Ne craignons pas la métaphore : l’Éducation Nationale demeure la plus grande Zone À Défendre de France, mais, comme dans toute ZAD qui se respecte, on y côtoie de vrais résistants, des utopistes et des casseurs. Le camp du milieu, en général, finit par se dissoudre dans les deux autres. Dans la ZAD de l’Ed-Nat, c’est souvent côté casseurs que finissent les utopistes (sous le regard bienveillant des bureaucrates). « Penseurs de la destruction de l’enseignement élémentaire » écrivait Liliane Lurçat en 2000, « Assassins de l’école » surenchérit Carole Barjon en évoquant ces casseurs d’école. Difficile de croire que les malfaiteurs sont inconnus des services du ministère.

Pourtant, quand le ministre actuel lance l’offensive contre l’illettrisme, il commence par pourfendre… les « idées reçues » qui font malheureusement leur chemin dans le corps enseignant ! Mais sans voir ou en ne disant pas d’où sortent ces idées. Car nous les avons « reçues », ces idées, nous les enseignants du Primaire, souvent comme autant de coups de B.O. sur la tête, à grands renforts d’inspections, de conférences pédagogiques, de discours scientistes et de stages de rééducation. Idée reçue assenée pendant des années : « Le temps aidant, tous les élèves parviendront bien à entrer dans la lecture ». Bien sûr. Katherine Weinland, doyenne de l'Inspection générale des Lettres ne déclarait-elle pas dans L'Express du 14 mars 2002 : « 13% des élèves sont illettrés en 6e, ce n'est pas grave, ils n'ont pas fini leurs études ».

Et que croire quand la circulaire ministérielle concernant la lecture, qui s’appuie, nous dit-on, sur les nombreux travaux de chercheurs, nous enjoint d’« éviter de confronter l’élève au déchiffrage des graphèmes qui ne lui ont pas été enseignés. »… mais qu’on découvre parmi ces chercheurs un Roland Goigoux (co-auteur de Lire au CP, document d’accompagnement des programmes de 2002, et professeur à l’ESPE de Clermont-Ferrand) qui nous recommandait en 2005 d’entraîner les enfants dans une véritable aventure "à la Champollion" pour déduire de textes connus le fonctionnement du système linguistique écrit ?" [lire la suite]

 

Posté le 4 mai 2018 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)


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