24 juillet 2014

Le Conseil de Défense a-t-il évoqué les chrétiens d'Irak ?

Répondant à une question du député Boyer sur les chrétiens d'Irak, Laurent Fabius a déclaré :

"Ce matin même, en Conseil de défense, nous avons abordé ce sujet avec le Président de la République."

Le communiqué qui fait suite au Conseil de Défense oublie d'en parler:

"Le Président de la République a réuni ce jour un Conseil de Défense. 

Au cours de ce conseil, le chef de l’Etat a exprimé sa vive préoccupation de la situation au Proche-Orient et a rappelé son attachement à ce que tous les efforts soient mis en œuvre pour parvenir dans les plus brefs délais à un cessez-le-feu à Gaza et en Israël. 

Il a souligné l’importance de poursuivre l’établissement des preuves sur la tragédie aérienne survenue en Ukraine qui permettront d’en tirer toutes les conséquences. Il a insisté sur l’indispensable renforcement de la coordination internationale pour créer les conditions d’un dialogue politique et d’un règlement de la crise dans ce pays."

Posté le 24 juillet 2014 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Vers une nouvelle restriction des libertés : la censure d'internet

Mardi 22 juillet était étudié à l'assemblée le projet de loi contre le terrorisme, présenté par le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve. Ce projet de loi est soutenu par le premier ministre Manuel Valls, qui avait déjà mis l'affaire sur le tapis lorsqu'il était place Beauvau. Le texte retenu par les députés sera soumis au débat en séance plénière à la mi-septembre. Le but du projet de loi est de lutter à la fois contre le terrorisme et la pédo-pornographie. Le projet prévoit la mise en place d'un système de blocage administratif des sites web douteux, et ce sans intervention de la justice.

Une commission de réflexion ad hoc pointe l'impact qu'aurait une telle pratique sur l'exercice des droits et des libertés à l'âge du numérique. Elle a rappelé fermement aux parlementaires que

"le préalable d'une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, de nature à respecter l'ensemble des intérêts en présence, lorsque est envisagé le blocage de l'accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques". 

La commission rappelle en outre que le blocage des sites web est très difficile à mettre en oeuvre, et très aisément contournable :

"[...] la Commission rappelle qu’en l’état actuel des technologies, un même serveur pouvant héberger plusieurs contenus, les solutions de blocage sont susceptibles d’entraîner du sur-blocage, c’est-à-dire le blocage de contenus légaux autres que ceux visés, ce qui constitue une atteinte à la liberté d’expression et de communication de tiers. Ce risque est important dans le cas présent puisque 90 % des contenus de provocation au terrorisme et d’apologie du terrorisme semblent se situer sur des réseaux sociaux ou des plateformes de partage de vidéos comme Youtube ou Dailymotion. Compte tenu de ce risque, il est à craindre que les mesures de blocage ne concernent en pratique que 10 % des contenus en cause."

"D’autre part, la Commission rappelle qu’il existe des techniques permettant de contourner chaque type de blocage de manière relativement simple : l’utilisation de sites « miroir », c’est-à-dire d’une réplication du site sur une autre adresse IP, une autre url et un autre nom de domaine, l’utilisation d’un proxy, c’est-à-dire d’un site servant d’intermédiaire de connexion entre l’utilisateur et le site auquel il souhaite se connecter, le chiffrement ou le recours à un réseau privé virtuel. [...] "

La commission préconise donc une demande de retrait des contenus illicites auprès des hébergeurs, plutôt qu'un blocage du site web. Encore faut-il que l'hébergeur soit coopératif. Dans le cas contraire, la commission recommande l'utilisation du blocage à titre subsidiaire et sur décision judiciaire.

La censure d'internet a pour effet de développer des outils très performants, permettant aux "cyberdissidents" de lui échapper, ce qui rend encore plus difficile la découverte des activités illégales, à plus forte raison les activités terroristes. En 2013, alors que Manuel Valls émettait la prétention de surveiller les terroristes en surveillant le web, le juge anti-terroriste Marc Trévidic avait expliqué que c'est précisément grâce aux imprudences des terroristes sur Internet que la police peut les repérer et les empêcher de nuire.

"Le Point" fait une remarque intéressante, en soulignant que l'Etat, si ce projet de loi sur la censure du net est validé en septembre, pourrait se retrouver malgré lui, promoteur des sites terroristes :

"Mais ce contrôle des sites bloqués impliquerait la publication de la liste noire, ou du moins sa circulation dans des cercles qui, s'ils sont restreints, ne resteront pas muets. L'État offrira alors une publicité inespérée aux sites qu'il souhaite bloquer, car à l'ère des WikiLeaks et autres Edward Snowden, la diffusion de la liste ne sera qu'une question de temps. C'est ce qu'on appelle sur Internet l'effet Streisand : quand on veut à tout prix étouffer quelque chose, on finit par le promouvoir. Dans ce cas, l'État aura gentiment constitué les marque-pages du parfait petit terroriste."

On a tout à craindre d'une telle mesure, si elle est prise, car il se pourrait bien que sous prétexte de vouloir nous protéger du terrorisme, l'Etat-nounou-qui-veut-notre-bien restreigne encore un peu plus notre liberté.  

Posté le 24 juillet 2014 à 00h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 juillet 2014

Irak : Que le silence de la France ne soit pas complice de ces crimes

Question du député Valérie Boyer (UMP) sur les chrétiens d'Irak, aujourd'hui à l'assemblée :

B"Monsieur le président, j’associe à ma question les membres du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient.

Monsieur le Premier ministre, les persécutions des chrétiens d’Orient se poursuivent en Irak comme en Syrie et s’amplifient de façon alarmante. Il y a quelques semaines, les chrétiens présents depuis 2 000 ans à Mossoul, en particulier, se sont vu lancer un ultimatum par les nouveaux occupants djihadistes : se convertir à l’Islam, s’acquitter d’un impôt spécial pour les non-musulmans, fuir et tout abandonner, ou bien rester et être exécutés « par le glaive ». Depuis, la quasi-totalité des chrétiens a fui pour échapper aux persécutions.

Nous sommes choqués de voir apposée une lettre les désignant comme « nazaréens » qui marque d’un sceau ces populations, comme en d’autres temps des populations étaient marquées de l’étoile jaune.

[...] Se déroulent des scènes de saccage des églises, d’exode à pied où ils sont pillés, rançonnés, humiliés, qui nous rappellent l’horreur du génocide arménien. Cent ans après 1915, l’histoire bégaie : c’est dramatique ! Silence, on tue ! Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient sont en danger de mort et nous sommes les témoins silencieux de ce massacre annoncé. Selon l’Évangile de Saint-Luc, « s’ils se taisent, les pierres crieront », mais il sera trop tard. Demain qui parlera l’araméen, qui parlera la langue du Christ ?

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a déjà affirmé que ces actions conduites contre les chrétiens pouvaient être considérées comme un crime contre l’humanité. Mais nous assistons à un véritable génocide.

Monsieur le Premier ministre, il y a trois semaines vous nous demandiez de ne pas douter un seul instant de la voix et de l’action de la France à ce sujet. À ce jour, le Président de la République est pourtant l’un des seuls chefs d’État à ne pas s’être exprimé sur les chrétiens d’Orient. Aussi, je vous en conjure, chaque minute compte. Que le silence de la France ne soit pas complice de ces crimes. Ne laissez pas la France faillir à son devoir historique et moral de protection des minorités chrétiennes d’Orient pour ne pas faire rougir l’histoire."

Réponse du ministre Laurent Fabius :

"Madame la députée, je pense que tout le monde ici partage l’émotion forte que vous avez traduite dans votre question.

En ce qui concerne la France, il faut dire les choses telles qu’elles sont. Vous qui suivez cette question, vous savez certainement que, lundi dernier, c’est à la demande de la France que le Conseil de sécurité des Nations unies s’est exprimé explicitement sur ce sujet. De la même façon, le Président de la République, moi-même et tel ou tel membre du Gouvernement ont rappelé, comme vous l’avez fait, à quel point la question des chrétiens d’Orient, en Irak mais aussi au-delà, devait nous mobiliser.

Outre la saisine du Conseil de sécurité ce lundi, nous avons, sur le plan pratique, dépêché des crédits pour permettre que toute une série de personnes déplacées soit aidée. Cela vaut pour l’Irak et d’autres régions du Proche et du Moyen-Orient. Ce matin même, en Conseil de défense, nous avons abordé ce sujet avec le Président de la République.

En ce moment même, les Irakiens sont en train de déterminer leurs institutions. Il est capital que nous puissions empêcher la partition irakienne, car si l’organisation terroriste EIIL prend le dessus, comme beaucoup d’indications nous le montrent, non seulement le phénomène que vous avez décrit se poursuivra mais il s’amplifiera.

J’appelle donc, à travers cette Assemblée, tous ceux qui peuvent faire pression pour faire en sorte que l’Irak ne soit pas démembré. La position de la France sera de soutenir toutes les minorités, en particulier les chrétiens d’Orient."

Posté le 23 juillet 2014 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2014

Soutien aux chrétiens d'Irak devant l'Assemblée

Une centaine de personnes sont rassemblées derrière l'Assemblée nationale en ce moment pour soutenir les chrétiens d'Orient.

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C20h46 : plusieurs députés sont présents dont Meyer Habib (UDI), Alain Leboeuf et Hervé Mariton (UMP), Yann Galut (PS). Les députés Yannick Moreau et Dominique Tian (UMP) ainsi que Yannick Favennec (UDI) sont également passés.

La police demande d'évacuer les lieux. Rappelons que participer à une manifestation interdite n'est pas un délit. Les CRS se sont détendus en raison de la présence des députés.

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Le député PS Yann Galut :

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Il reste une cinquantaine de personnes sur les lieux.

Hervé Mariton :

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Flash mob en forme de "ن" : solidarité des Français et appel à leur gouvernement pour sauver les Chrétiens d'Irak !

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Le député UMP Alain Leboeuf :

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Le député Xavier Breton vient d'arriver également.

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Dans un article publié lundi, Libération notait :

"le grand silence des capitales occidentales, en particulier européennes, sur les persécutions des chrétiens d’Irak et autres minorités comme les chiites et les yézidites, est stupéfiant."

Ceux qui quittent les lieux laissent un petit souvenir :

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Posté le 22 juillet 2014 à 20h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Irak : la France doit agir

Communiqué de Sens Commun :

"Les 18 et 19 juillet, la ville irakienne de Mossoul a été le théâtre d’un insupportable nettoyage religieux : chrétiens, yézidis et shabaks ont été placés devant un faux choix : 1) se convertir, 2) payer l’impôt et porter les armes avec l’EI 3) partir sans rien emmener 4) ou bien mourir. Tous n’ont donc eu d’autre option que de s’exiler.

Face au sort de ces milliers de familles jetées sur la route, l’indifférence du gouvernement français et de la diplomatie européenne est saisissante. Le Secrétaire Général de l’ONU vient pourtant lui-même de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité ».

Où est la France, garante du Droit international et des Droits de l’Homme, qui élevait courageusement la voix en 2003, au moment de l’intervention américaine en Irak, pour dénoncer un usage de la force injustifié ? Où est la France protectrice historique des chrétiens et des minorités du Proche-Orient ?

Nous appelons le gouvernement français à agir immédiatement et à demander une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU pour obtenir :

  1. un plan d’aide humanitaire d’urgence pour les 1,2 millions de réfugiés en Irak ;
  2. la mise en œuvre de sanctions contre l’EI et les acteurs soupçonnés de l’avoir financé et armé ;
  3. l’intervention d’une force de soutien de l’ONU en faveur :
  • des forces armées de la Région autonome du Kurdistan irakien qui ont protégé la minorité Yézidi dans la région du Sinjar et les chrétiens à Qaraqosh ;
  • de la réorganisation de l’armée régulière irakienne, afin de lui apporter un soutien technique.

Nous ne pouvons rester sourds face à l’appel au secours des chrétiens et des minorités d’Irak. Il en va de notre responsabilité de nation."

Posté le 22 juillet 2014 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent

Quand "Madiba" remplace Jean-Guillaume Jubelin

... c'est encore un pan de notre Histoire que l'on efface.

Vendredi 18 juillet, le Boulevard Jean-Guillaume Jubelin à Cayenne a changé de nom, pour s'appeler désormais "boulevard Nelson Mandela". C'est le ministre de la justice Christiane Taubira qui a présidé à l'inauguration.



Jean-Guillaume Jubelin, administrateur colonial et homme politique français, est né au Mouillage-Saint-Pierre (Martinique) le 24 novembre 1787, et mort le 20 juin 1860 à Paris. Il fut gouverneur de la Guyane française du 1er juin 1829 au 11 avril 1836. 

Le grand boulevard de Cayenne qui portait son nom avait déjà subi en 2000 une tentative de "débaptême" par le MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale), qui voulait donner au boulevard le nom de "Gabriel", un ancien chef marron d'origine amérindienne. Tentative avortée; le boulevard avait gardé le nom de Jean-Guillaume Jubelin.

Quoique l'on puisse penser de la personne et de l'oeuvre de Jean-Guillaume Jubelin, il n'en reste pas moins qu'il appartient à notre Histoire, contrairement à Nelson Mandela, parachuté "saint laïc" de notre époque, et qui n'a rien à voir avec l'histoire de la France et de ses colonies. La France n'a pas besoin qu'on lui impose d'autres grands hommes que ceux qui ont tissé son Histoire et il est particulièrement regrettable que ce soit un ministre français qui se charge de ce travail d'amnésie collective. 

Posté le 22 juillet 2014 à 13h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Un haut-commissaire de la République fait de sa démission un acte engagé

Le haut-commissaire de la République Jean-Jacques Brot, ancien préfet du Finistère, a donné sa démission en pleine visite ministérielle de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, car, dit-il :

 « Je ne veux pas cautionner le largage annoncé de la Nouvelle-Calédonie. »

Officiellement, George Pau-Langevin était venue nouer un "lien de confiance" avec les non-indépendantistes. Le haut-commissaire de la République aurait dû être présent aux côtés du ministre mais

"Tout le week-end, le haut-commissaire Jean-Jacques Brot a refusé d’accompagner George Pau-Langevin sur le terrain [...] La surprenante attitude du bouillonnant énarque s’explique par la remise d’une lettre vendredi à la ministre des Outre-mer, dans laquelle il demande à être relevé de ses fonctions. Motifs ? Le haussaire n’aurait pas apprécié d’être écarté du contenu, à la fois de l’interview donnée par le Premier ministre aux Nouvelles (notre édition du 17 juillet), mais aussi du discours prononcé par la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin au Congrès. Allocution qui, aux yeux de Jean-Jacques Brot, méritait de tracer véritablement les contours de la mission Merle-Christnacht. [...]"

La démission de Jean-Jacques Brot, présentée comme un acte politique, vient entamer le discours officiel, dont on peut se demander ce qu'il cache, cette démission n'ayant certainement pas été donnée à la légère.

Certains médias locaux se demandent donc quelles sont les raisons officieuses de cette démission, que nous cacherait le gouvernement : l'indépendance de la Nouvelle Calédonie, en dépit des discours officiels ?

"[...] Jean-Jacques Brot a-t-il des informations sur un éventuel objectif officieux de la mission Christnacht – Merle ? [...] On peut penser qu’une fois sa situation réglée officiellement, le haut-commissaire démissionnaire aura à cœur de jouer carte sur table." 

"Sonia Backès, de l'UCF, par exemple, a fait part publiquement sur son blog de son inquiétude : « Comment comprendre qu'un haut fonctionnaire, gaulliste assumé, mette en danger 35 ans de carrière sans que le jeu en vaille la chandelle, sans que les choix de ses supérieurs dont il semble avoir connaissance ne mettent gravement en cause les valeurs républicaines qu'il défend ? On est en droit de s'en inquiéter sérieusement ! »

Comment comprendre en effet qu'un haut-commissaire de la République se comporte en homme d'honneur en présentant sa démission pour marquer son refus de voir brader la France ? 

Posté le 22 juillet 2014 à 12h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

Jean-Luc Mélenchon raccroche

Le patron du Front de Gauche déclare :

"«Là j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles». «À un moment, il faut s'arrêter de courir». «Ça fait cinq ans que ça dure et ce n'est pas bon.» «Il faut aussi que le grand arbre n'empêche pas le reste de la forêt de pousser (...) Je ne vais pas jouer tous les rôles (...) J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela».

«Pour moi, ce n'est pas de me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement (...) Après il y aura à travailler pour donner un contenu concret à des idées assez générales».

Evoquant 2017, il admet les chances de Marine Le Pen :

«Bien sûr qu'elle a une chance, elle va y arriver. Le volcan a éclaté, le cratère s'est ouvert du mauvais côté de la montagne». «Pourquoi elle va y arriver? Parce que la société est en train de se vider de l'intérieur. Parce que la société est en train de se diriger vers le point ‘qu'ils s'en aillent tous'. Et quand le point ‘qu'ils s'en aillent tous' est atteint, tout saute en même temps».

Posté le 22 juillet 2014 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Finalement, le PS exclut Ahmed Chekhab

Ahmed Chekhab, adjoint de Vaulx-en-Velin (Rhône), a été exclu du parti socialiste.

Fin mai, il avait tenu des propos à caractère antisémite vis-à-vis de son prédécesseur, Philippe Zittoun, lors d'une conversation tendue avec un président d'un club d'athlétisme de la ville.

«Tu préfères te faire niquer par un Zittoun, tu préfères te faire niquer par un juif plutôt que de te faire aider par quelqu'un qui te ressemble ?».

Rien n'indique qu'il en prendra pour 9 mois fermes.

Posté le 22 juillet 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

21 juillet 2014

«Papa et maman se séparent. Mais qui va garder les enfants ?»

C'est une bonne question. A ceci près qu'elle est posée par Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts, troublée de ne plus savoir à qui se vouer depuis que le tandem Duflot-Placé a volé en éclat.

Les politiciens sont hostiles au divorce, mais uniquement au sein de leur parti.

Posté le 21 juillet 2014 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Irak : face au massacre, les déclarations d’intention ne suffisent plus

Lettre ouverte de Bruno Retailleau, sénateur de Vendée :

"Monsieur le Président de la République,

Le 7 octobre dernier, vous exprimiez  votre «préoccupation concernant le sort des chrétiens d’Orient  et la volonté de la France de se tenir à leurs côtés». Depuis, les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) ont pris le contrôle d’une partie du nord de l’Irak, multipliant les exactions contre la minorité chrétienne.

Vendredi dernier, les islamistes ont lancé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul,  leur ordonnant soit de se convertir à l’islam soit de payer l’impôt spécial de la «djizya », sous peine d’être exécutés. Cette menace a jeté sur les routes de l’exil des milliers de familles paniquées. Et l’ampleur de ce désastre humain est telle que Le Secrétaire Général de l’ONU vient de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité».

Face à ce massacre programmé, les déclarations d’intention ne suffisent plus. La France doit agir sans attendre. Elle doit prendre, dans les heures qui viennent, une initiative au Conseil de Sécurité de l’ONU pour venir en aide à ces populations en danger et garantir leur sécurité.

Il en va de la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, mais il en va aussi de l’honneur de la France.

Depuis toujours en effet, dans ces régions fracturées par les conflits interconfessionnels, les chrétiens ont dressé des ponts entre les communautés, permettant au Proche-Orient de ne pas se briser, de manière définitive, sous le choc des civilisations. Or cette vocation universelle des chrétiens d’Orient rejoint la vocation universelle de la France, patrie de la liberté offerte à tous les opprimés. C’est pourquoi notre pays a souvent été l’ultime recours de ces populations maintes fois persécutées. C’est le devoir de la France que de rester fidèle à cet engagement.

Monsieur le Président, le cri des Chrétiens d’Irak déchire à la fois l’espace et le temps. La France ne peut rester sourde à cet appel au secours, qui est aussi, en quelque sorte, l’appel de son destin."

Posté le 21 juillet 2014 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent

Rachida Dati appelle à agir en faveur des chrétiens d'Irak

Communiqué de Rachida Dati :

"Choquée comme beaucoup de Français par le traitement infligé aux Chrétiens d'Irak, j'appelle le gouvernement de Manuel Valls à se mobiliser pour leur venir en aide. 

À une époque où le Proche et le Moyen Orient connaissent une nouvelle période d'instabilité grave, nous ne pouvons pas avoir l'indignation sélective.

Partout où l'intolérance et la haine viendront menacer des populations civiles innocentes, la France ne peut rester silencieuse, ni inactive.

Notre rôle, l'honneur et la responsabilité de la France est d'être auprès des Chrétiens d'Irak.

On dénombre près de 35000 Chrétiens qui ont dû fuir Mossoul, sous la menace du groupement jihadiste "l'Etat islamique". Ces Chrétiens ont aujourd'hui pour seul choix la conversion ou le glaive !

Aujourd'hui dans le monde, trop de Chrétiens souffrent face à des groupements extrémistes qui veulent les réduire au silence.

Que ce qui passe à Mossoul puisse être le début d'une prise de conscience de la communauté internationale ! Qu'on cesse de les oublier et qu'on agisse pour leur liberté !"

Posté le 21 juillet 2014 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent

Expulsion des émeutiers

Interrogé par Valeurs actuelles sur les émeutes de ce wek-end, le député UMP Guillaume Larrivé demande :

"Au plan opérationnel, la difficulté du préfet de Police à maintenir l’ordre public à Paris est plus qu’une maladresse. Je ne comprends pas qu’il y ait eu à Barbès aussi peu d’interpellations. Des instructions doivent être données par la hiérarchie préfectorale, en temps réel, aux forces de l’ordre. Le dispositif policier doit être adapté en conséquence.

Au plan juridique, des mesures administratives et judiciaires d’une grande fermeté doivent être prises. S’il apparaît que des étrangers ont participé aux émeutes, il appartient au ministère de l’Intérieur de préparer sans délai des mesures d’expulsion pour trouble à l’ordre public. Christiane Taubira, le garde des Sceaux, doit quant à elle sortir de son silence passif. Elle doit prendre une circulaire de politique pénale demandant au parquet de requérir des peines de prison ferme ou d’interdiction du territoire contre les émeutiers."

Posté le 21 juillet 2014 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

La France condamne l’ultimatum lancé aux chrétiens de Mossoul

Communiqué du ministère des affaires étrangères :

"La France condamne avec la plus grande fermeté l’ultimatum lancé par l’Etat islamique aux chrétiens de Mossoul. Il s’agit d’une nouvelle illustration de la véritable nature de cette organisation terroriste.

Ces menaces intolérables démontrent l’urgence qu’il y a à recréer en Irak les conditions d’un dialogue politique inclusif, rassemblant l’ensemble des communautés, afin de faire face aux défis qu’affronte le pays.

Nous sommes mobilisés pour que les droits des communautés chrétiennes d’Orient soient respectés. La France défend, partout dans le monde, la liberté de religion ou de conviction.

Posté le 21 juillet 2014 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

Méthode PS : inauguration devant les photographes, puis abandon

Lu ici :

"Après six mois d’existence, la maison de santé de Contres (3 500 habitants) déplore un manque de moyens pour se développer et attirer les jeunes médecins.

Lorsqu’il a signé son contrat de praticien territorial de médecine générale (PTMG), le Dr Étienne Gallet, 36 ans, pouvait-il rêver plus bel aréopage ? Une ministre de la Santé, un député, un président de région, un préfet et un maire étaient à ses côtés ! Sans oublier la presse. C’était le 18 décembre à Contres (3 500 habitants, Loir-et-Cher), lors de l’inauguration de la maison de santé pluridisciplinaire."

Posté le 21 juillet 2014 à 09h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Mariton : le président de l'UMP doit être hostile à la loi Taubira

Candidat à la présidence de l'UMP, le député de la Drôme Hervé Mariton explique à Ouest-France :

"Ma candidature en aura surpris quelques-uns, comme si on ne pouvait pas s'occuper du projet ou être un parlementaire très actif et, par ailleurs, aspirer à des responsabilités importantes !

C'est aussi la caractéristique de Bruno Le Maire…

J'ai beaucoup de respect pour Bruno Le Maire. Il est moins présent à l'Assemblée. Il est plus attaché à la rénovation de la méthode et moi à la rénovation du fond. Je suis plus en phase avec l'évolution politique, culturelle, de la droite, ces dernières années. Bruno Le Maire s'est abstenu sur le Mariage pour tous. J'ai du mal à penser que, sur un sujet qui a autant structuré le débat, le président de l'UMP puisse avoir une position différente de la majorité de nos parlementaires et de nos militants. [...]

Nicolas Sarkozy a le droit d'être candidat à la présidence du parti, mais il ferait une grave erreur, car ce serait enfermer le débat dès maintenant, empêcher la respiration des idées entre les militants, le monde extérieur et le parti, ce serait passer à côté des révolutions que nous avons vécues à droite depuis deux ans, la Manif pour tous, etc. D'autre part, l'organisation tournerait autour de la présidentielle, avec le risque que le parti ne survive pas à l'élection et que nous restions dans le désarroi aux législatives. Enfin, imaginez un président de l'UMP candidat aux primaires : il utilise le parti pour sa campagne, il fait un appel au peuple, le lundi, pour le rétablissement financier de l'UMP, le mardi pour sa boutique. Ce n'est pas tenable !

S'il se présente, vous persistez ?

Oui. Autant je respecte son droit d'être candidat, autant je pense que ce n'est pas une bonne idée. Nicolas Sarkozy n'a pas explicité sa vision de la France de demain. Je ne peux pas lui signer un chèque en blanc sur un projet que je ne connais pas. Il m'a dit, par exemple, qu'il n'a pas la même vision de la famille que moi. C'est un vrai sujet, ça ! [...]

Il faut véritablement que les militants soient au centre du parti. Je propose un référendum d'initiative militante, un vote sur tous les enjeux de personnes, sur toutes les investitures, sur les idées. Plus on votera sur les idées, moins les hommes se chamailleront !"

Posté le 21 juillet 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

19 juillet 2014

"L’alliance entre les Droites est à présent une nécessité"

C'est ce que demande Jean-Paul Garraud :

"Pas une alliance entre les partis mais une alliance entre toutes les personnes qui partagent cette analyse et qui réclament une sortie urgente de la crise.

En fait, Une alliance du peuple de Droite.

C’est maintenant l’objectif que je m’assigne et que je vous invite à partager."

Posté le 19 juillet 2014 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

18 juillet 2014

La France : 13 régions et 75 députés

Cette nuit à l'assemblée nationale, la France est passée de 22 à 13 régions et de 577 à 75 députés.

Posté le 18 juillet 2014 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Création d'un groupe d'études sur les chrétiens d'Orient à l'Assemblée

Les députés Véronique Besse et Valérie Pécresse en prennent la présidence et demande à leurs collègues d'y adhérer :

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Posté le 18 juillet 2014 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

La droite parlementaire n'a plus rien pour justifier son existence

Lu dans L'Action Française 2000 :

"Si l'implosion de l'UMP ne saurait que nous réjouir, sa disparition ne peut constituer une fin en soi. Ce ne serait pas la première fois que la droite parlementaire se métamorphoserait. Car, contrairement aux démocrates-chrétiens ou chrétiens sociaux allemands, ou encore aux conservateurs britanniques, dont les partis expriment une tradition forte, la droite française est protéiforme, comme si elle n'arrivait jamais à incarner une tradition politique clairement inscrite dans son histoire, mais servait plutôt l'ambitieux du moment. Elle le doit certainement à sa tradition bonapartiste, succédané de la tradition royale. La Ve République a ainsi connu l'UNR, l'UDR, le RPR et l'UMP, qui, de l'Union pour la majorité présidentielle est rapidement devenue l'Union pour un mouvement populaire, ce qui, évidemment, ne mange pas de pain. Les deux premiers partis ont servi De Gaulle et Pompidou, les deux suivants Chirac et Sarkozy. Mais les temps changent. Car l'UMP se trouve confrontée aujourd'hui à son obsolescence, fruit de ses multiples abandons et de sa lâcheté politiques. Abandon de l'indépendance nationale au profit d'une Europe supranationale et atlantiste, abandon d'une politique économique et sociale cohérente au profit de la fortune anonyme et vagabonde, lâcheté devant le politiquement correct qui, sur le plan des moeurs, de l'immigration, de l'antiracisme, de la repentance ou de l'identité nationale, a fait de la droite le clone honteux de la gauche. Bref, ayant trahi tout ce qui la distinguait de la gauche, la droite parlementaire n'a plus rien pour justifier son existence. Il n'est pas certain, toutefois, que les Français soient suffisamment mûrs pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Dommage car, pour une fois, ce serait pleinement justifié !"

Posté le 18 juillet 2014 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Ségolène Royal va fanfaronner devant des bouquetins

Communiqué du CPNT :

"Frédéric NIHOUS, président de CPNT et conseiller régional d’Aquitaine, déplore le programme prévu pour la visite ministérielle de Ségolène Royal, ce weekend en Pyrénées et les symboles qu’elle souhaite y véhiculer.

Décidant de venir fanfaronner devant un lâcher de bouquetins, au demeurant fort sympathiques animaux, au sein d’une structure écologique (le Parc) qui n’est pas réputée pour sa gouvernance et son fonctionnement transparents, ouverts et démocratiques car plus proche d’un Protectorat ou d’un Gouvernorat de colonies, la ministre a décidé au dernier moment d’annuler sa visite des communes et secteurs sinistrés par les inondations de juin 2013 !

C’est une honte et montre bien que ce ministère refuse d’assumer les fautes de son gouvernement tout en ayant des priorités qui ne sont pas celles des Pyrénéens qui se trouvent insultés par le déroulement de cette visite !

CPNT aurait préféré que Mme Royal, en tant que ministre, vienne expliquer aux communes et populations pyrénéennes sinistrées pourquoi le gouvernement dont elle fait partie n’a pas tenu les promesses qu’il leur a faites en 2013 suite aux inondations. En effet, des engagements avaient été pris par le président de la République et de nombreux ministres quand ils avaient fait leur défilé de la compassion dans les vallées, entourés de nombreuses caméras et de tous les médias. Depuis leur départ, c’est l’oubli, c’est le reniement, c’est la désertion !

Voilà ce dont devrait parler la ministre de l’Écologie dans les Pyrénées ce weekend ! Plutôt que de venir discuter biodiversité, lâcher des bouquetins et aller à la pêche (aux voix écolos), elle ferait mieux de venir tenir les promesses du gouvernement, aider les communes à s’en sortir, mettre de l’argent dans la relance des villages et dans la qualité de vie des habitants et nous aider à lutter contre les risques d’inondations face auxquels l’État nous abandonne !

Il ne manquerait plus qu’elle vienne en outre annoncer des lâchers d’ours et la comédie serait totale !"

Posté le 18 juillet 2014 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

L'image de la France

Annick Girardin, Secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, en voyage officiel aux côtés du Président de la République :

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Posté le 18 juillet 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Les Femen, ennemies de la démocratie ?

On se souvient que, lorsque des militants de LMPT avaient perturbé une séance à l'Assemblée nationale juste avant le vote de la loi Taubira, son président Claude Bartolone les avait traités d'ennemis de la démocratie. Il avait même déclaré avoir porté plainte "parce qu'il n'y a pas de place pour les ennemis de la démocratie au sein de hémicycle, au sein de l'Assemblée nationale, donc je veux que ces actes-là soient sanctionnés".

Hier, les Femen menées par Inna Schevchenko se sont invitées au Sénat, lors des questions au gouvernement. Seins nus, plusieurs Femen sont apparues aux balcons du Sénat : «Nous avons une question à vous poser» ont crié les Femen, avant de crier : «Êtes-vous macs ou sénateurs», en référence à la position du Sénat sur la prostitution. Le président du Sénat Jean-Pierre Bel est resté imperturbable.

Posté le 18 juillet 2014 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

17 juillet 2014

De Guaino sur Juppé : «Son bilan politique est nul»

Henri Guaino ne craint pas de s'en prendre "au meilleur d'entre nous". Après avoir dénoncé «l'épouvantable arrogance» et le «mépris» de l'ancien-premier ministre, Henri Guaino récidive dans Paris Match. «Son bilan politique est nul».

«Lorsqu'il était à Matignon, il a mis en trois mois toute la France dans la rue». «Le septennat s'est arrêté net. Qui dit mieux ?»

Posté le 17 juillet 2014 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Bruno Le Maire ferait mieux de s'en acheter plutôt que d'en parler

L'ex-ministre, candidat à la présidence de l'UMP, déclare :

«Nous avons besoin de nouvelles pratiques politiques, d'idées nouvelles, de comportements exemplaires pour que nos compatriotes vivent mieux.» «À la tête de l'UMP, il faut quelqu'un qui a des couilles !».

Il conseille ainsi de ne pas voter pour lui. Rappelons en effet que Bruno Le Maire, qui s'était déclaré contre la dénaturation du mariage, n'a pas osé voter contre la loi Taubira. Bruno Le Maire c'est plutôt ça.

Posté le 17 juillet 2014 à 22h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Des goujats au sommet de l'Etat?

Après les Chinois et les Japonais et autres bourdes de François Hollande, voici celle du 6 juin de Manuel Valls :

"Le 6 juin dernier, lors des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement, le premier ministre devait présider la cérémonie franco-canadienne de Courseulles-sur-Mer, et rendre hommage aux combattants canadiens. Il était attendu aux côtés de la duchesse de Cornouailles, du prince de Galles et de son homologue canadien Stephen Harper.

Pourtant, selon Le Point, c'est la secrétaire d'État franco-canadienne Axelle Le Maire, que la délégation a vu se présenter à 17h30. Retardé à Ouistreham, où se tenaient les festivités principales, Manuel Valls a préféré prendre directement la direction de Paris, pour assister, en temps et en heure, au dîner d'État prévu en l'honneur de la reine d'Angleterre.

Une décision prise vraisemblablement sans consultation, et que n'ont apprécié ni la délégation canadienne, ni le président de la République. François Hollande aurait ainsi dû, en personne, téléphoner à Stephen Harper pour lui présenter ses excuses". 

Posté le 17 juillet 2014 à 20h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

16 juillet 2014

La mairie UMP de Bordeaux subventionne les avorteurs et les LGBT

Lu ici :

"Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, proposait de soutenir financièrement des associations dont l’engagement est plutôt marqué à gauche. Malgré l’opposition des deux élus Front national et celle de l’UMP Edouard du Parc, droite et gauche ont accordé 4000€ au Planning Familial, 4000€ au centre LGBT Girofard (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans), 5000€ pour l’association du Lien Interculturel Familial et Social (ex Association des Tunisiens en France), ou encore 3000€ à l’association proche du Parti socialiste : Ni Putes Ni soumises. [...]"

Posté le 16 juillet 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Les castrats de la droite

D'Yves de Kerdrel dans Valeurs Actuelles :

"Un politicien pense à la prochaine élection, reprenait Golda Meir, un homme d’État ne pense qu’à la prochaine génération. À droite, actuellement, personne ne réfléchit à ce que devrait être la France de 2050 ou même celle de 2020. Cela fait longtemps que nos hommes politiques ont déserté le terrain des idées. Le problème, c’est qu’ils ne pensent même pas à la prochaine présidentielle. Pendant ce temps, ceux que l’on présentait jusqu’ici comme les ténors de la droite — mais qui sont en train de devenir de simples castrats — ont abandonné le terrain de la politique pour celui des faits divers. [...]

Le pire, c’est que les événements pitoyables qui se déroulent actuellement au sein de l’UMP montrent la vraie nature de ceux qui aspirent aux plus hautes responsabilités et qui prétendent devenir des “hommes d’État”. La haine, la détestation et le climat de violence amènent même tel ancien premier ministre de Sarkozy à envisager de quitter le parti, après y avoir mis le feu, pour ne pas voir son ancien mentor en prendre la présidence. Les mêmes qui évoquaient il y a peu la terre promise de 2017 en sont à jouer les Néron en laissant derrière eux une tragique terre brûlée. [...]

Notre pays danse sur un volcan. La gauche commence à en prendre conscience. C’est pour cette raison qu’elle se divise. Mais la droite est aux abonnés absents du débat intellectuel, du devoir d’inventer et des réformes à mener. Elle préfère régler des comptes qui n’intéressent que ceux qui jouent les Lorenzaccio au petit pied. Elle se complaît dans la médiocrité d’absurdes querelles de personnes. Elle décourage petit à petit tous ceux qui voyaient encore en elle une alternative à cette majorité socialiste insupportable. [...]"

Posté le 16 juillet 2014 à 21h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Les gendarmes votent Le Pen

Lu ici :

"Une enquête de l'Ifop publiée par «L'Essor de la gendarmerie» montre que les gendarmes ont été, en proportion, plus nombreux à choisir Marine Le Pen que le reste des Français lors de la présidentielle de 2012.

[...] Dans tous les cas étudiés, à l'exception d'Amiens, le bureau de vote situé à proximité de la caserne est celui où la candidate d'extrême-droite a réalisé ses meilleurs scores. Dans son étude, l'Ifop indique que ce «sur-vote» en faveur de Marine Le Pen ne se fait pas au détriment de Nicolas Sarkozy. «C’est la gauche qui est très faible dans ce type de bureaux de vote. Par rapport à la moyenne  communale, le total Mélenchon+Hollande affiche ainsi un retard de 12,5 points dans le bureau  dijonnais, de 14 points à Lyon et de 24 points à Toulouse», détaille le texte.

[...] Autre indice : les résultats du bureau de vote numéro 10 à Versailles. Situé à proximité du camp de Versailles-Satory, il ne compte sur ses listes que des gendarmes et des membres de leurs familles. Et les résultats sont édifiants : Marine Le Pen y a obtenu 46,1% des suffrages. Ce bureau de vote a régulièrement été l'objet de l'attention des médias et des chercheurs. [...]

Enfin, la même méthode a été utilisée pour les surveillants pénitentiaires, dont certains bénéficient de logements qui sont parfois regroupés dans un seul immeuble, ce qui conduit à une très forte concentration de surveillants sur un même bureau de vote. «Dans les trois cas que nous avons pu identifier, les bureaux de vote se distinguaient aussi par rapport au reste de la ville en ce qui concerne le vote pour Marine Le Pen à l’élection présidentielle», écrit l'Ifop.

Posté le 16 juillet 2014 à 17h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Béziers : la méthode Ménard plaît

De Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles à propos de Robert Ménard, maire de Béziers :

"[...] Tricard dans les médias, lâché par ses copains de la rive gauche, il a fondé avec son épouse Emmanuelle un site Internet et une officine éditoriale pour nourrir par la bande un débat public biseauté. C’est déjà courageux. L’aventure électorale à Béziers, seul, sans argent, soutenu par le FN et Dupont-Aignan, donc en butte à la camarilla politicienne locale, était carrément don quichottesque.

Or il a gagné, et cette victoire de la sincérité sur la combine préfigure peut-être une façon nouvelle d’aborder une joute politique. Pas de meetings : ça coûte cher et ça ne sert à rien. Contact direct avec les électeurs, immeuble par immeuble, accompagné d’une escouade d’anonymes encartés nulle part. Aucune servilité avec les médias : il cogne comme un sonneur sur la presse, locale ou nationale, adoptant par le fait la stratégie de Berlusconi, qui a permis à Bayrou de ressusciter et à Mélenchon d’exister. L’offensive récente de Sarkozy contre tels magistrats procède de la même intuition : leur corporation étant démonétisée, rien ne sert de flatter à l’encolure le juge ou le journaliste.

Au contraire, il faut défier le système qui les sécrète et démystifier la fausse “neutralité” des uns, la fausse “indépendance” des autres. Quand Ménard pond un arrêté prohibant le vagabondage dans les rues des moins de 13 ans, ou l’étalage du linge aux fenêtres dans le quartier historique, les pharisiens le vilipendent mais le peuple biterrois l’approuve. Quand Boudjellal, le président show-off du club de Toulon, annule un match de gala prévu à Béziers pour se la jouer “antifacho”, il croit humilier Ménard mais son sectarisme le déconsidère aux yeux des rugbyphiles du cru. Quand l’UMP et le PS se partagent dans son dos la gamelle de la communauté urbaine, l’électeur de droite se sent cocu comme devant, et il s’en souviendra.

Bref, l’air de rien et en toute naïveté, Ménard annonce une ère politique où le fric, les partis, la langue de bois, la lâcheté et les connivences de caste derrière l’écran ou devant le micro ne feront plus la loi. On aurait tort de s’en plaindre."

Posté le 16 juillet 2014 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

480 000€ pour une "première dame" qui n'en était pas une

En 2013, Valérie Trierweiler disposait de 5 collaborateurs, pour une rémunération de 369 900€ bruts annuels. Chaque collaborateur touchait donc un peu plus de 6000€ par mois.

4 officiers du groupement de sécurité de la présidence de la République (GSPR) étaient prioritairement affectés à sa sécurité. Ses déplacements ont coûté en 2013 85 000 €.

Valérie Trierweiler disposait au rez-de-chaussée de l'Hôtel d'Evreux de 6 bureaux et du salon des Fougères.

Soit un total estimé à 480 000€.

Posté le 16 juillet 2014 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

12 juillet 2014

La politique n'admet ni l'amateurisme ni le romantisme

De Frédéric Pichon dans Présent :

"« La politique est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. »

Si cette phrase de Richelieu n’est pas “thomiste” elle n’en souligne pas moins l’urgence de deux impératifs :

- La politique est un art.

- La politique s’attache non pas aux fins dernières mais à la nécessité.

La bonne volonté si elle est nécessaire n’est pas suffisante. L’amateurisme ou le romantisme en politique sont des écueils souvent rencontrés dans les milieux de droite. La politique est un art qui suppose une méthode, une connaissance du terrain ainsi que des forces en présence.

Le Christ lui-même le rappelle : « Quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille ? S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. »

La politique implique donc un rapport de force et envisage la possibilité de composer avec des personnes ne partageant pas l’intégralité de ses convictions.

Force est de constater que beaucoup de catholiques dits intransigeants ne réalisent pas que nous vivons dans une époque profondément déchristianisée. S’il reste quelques vestiges culturels et même quelques valeurs chrétiennes sécularisées, l’argument d’autorité ne suffit plus. Les cœurs et les intelligences sont blessés et ce ne sont pas les arguments péremptoires qui feront changer les choses : au contraire.

Par conséquent, si la politique peut être indirectement un instrument d’évangélisation pour les chrétiens, il ne s’agit pas de sa fin propre.

La fin propre du politique est la recherche du bien commun. Dans une société profondément éclatée, il s’agit de retrouver ce qui contribue à la concorde des citoyens sans qu’aucuns, en particulier les plus faibles,  ne soient sacrifiés. Bien entendu, il ne s’agit pas de transiger avec la vérité mais pour que celle-ci soit audible, il faut du temps, de la persuasion et de la patience.

Le rôle du Prince en politique n’est pas de jouer à l’infirmier mais d’éviter les malheurs publics. A l’Eglise, à la société civile, aux associations, aux familles d’assurer les bonnes œuvres et de panser les plaies des corps et des cœurs.

Quand les catholiques de droite disent qu’il faut défendre les “valeurs”, ils ont tout à fait raison. Mais ils oublient deux choses : la première c’est d’être cohérents et exemplaires auprès de ceux qui souffrent et qui n’ont pas reçu autant qu’eux. Et de ne pas apparaître seulement comme les défenseurs d’un communautarisme en concurrence avec les autres, mais comme les véritables défenseurs de la cité. Car le communautarisme n’est pas seulement une plaie pour le bien commun, il est aussi, s’agissant des catholiques, un obstacle à une véritable évangélisation.

L’ouvrier d’Hénin-Beaumont ou de Forbach ne fait peut-être pas de la lutte contre le “mariage pour tous” sa priorité, même s’il est fondamentalement contre car comme le disait Orwell, la “morale commune” (ou “common decency”) est plus répandue chez les classes populaires, qui sont plus saines que les élites. Mais il subit déjà les foudres de la mondialisation : délocalisation et immigration de masse. Et c’est sans doute là sa priorité.

Jaurès lui-même le disait : « A ceux qui n’ont plus rien la Patrie est le seul bien. »

Or, aujourd’hui, si elle est confrontée à un déclin d’ordre moral, culturel et spirituel, la France s’est vue dépouiller des attributs de sa souveraineté au profit de l’Union européenne et d’une oligarchie financière mondiale (qui va étendre ses pouvoirs avec le traité transatlantique) et de son identité par une immigration de masse encouragée par cette même oligarchie sans scrupule.

De sorte que les impératifs liés au combat pour les valeurs ne peuvent être dissociés de la défense de la souveraineté de la France, de son identité nationale et de la justice sociale.

Dans ce dosage, certains  trouveront qu’on n’accorde peut être pas suffisamment leur place aux valeurs. Il leur appartient de les porter sans arrogance et de faire fructifier le talent qu’ils ont reçu par leur baptême."

Posté le 12 juillet 2014 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2014

Ni sanction, ni démission pour l'élu aux propos antisémites

Sans doute parce qu'il est socialiste.

Posté le 11 juillet 2014 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Au fond du trou

De Jean-Noël Guérini, ex-PS, candidat libre aux sénatoriales :

"Le président de la République et le gouvernement sont impopulaires, le PS descend au fond du trou. Il ne l'a pas encore touché. L'UMP qui devrait être au sommet s'effondre aussi. Les partis traditionnels sont à la fin d'une histoire. Ce n'est pas mon problème. Naturellement, cela fait le jeu du FN."

Mais même au fond du trou, ils creusent encore.

Posté le 11 juillet 2014 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Une loi pour rien

Nos parlementaires sont vraiment incompétents quand il s'agit d'économie :

"Amazon, le site américain de librairie en ligne, a trouvé très rapidement la parade pour contourner la fameuse loi anti-Amazon votée par le Parlement français en juillet 2014. [publiée au JO le 8 juillet] Cette loi interdit aux libraires en ligne de cumuler à la fois la remise de 5% sur le prix des livres et la gratuité de la livraison. Qu'à cela ne tienne, Amazon va donc facturer la livraison à ses clients à… un centime. [...]

Du coup, son concurrent français, la Fnac, va utiliser le même subterfuge pour éviter d'être distancé par son grand rival."

Posté le 11 juillet 2014 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Des chercheurs pour étudier le succès du FN parmi les fonctionnaires

La France a tellement d'argent qu'elle ne sait pas quoi en faire... Alors le ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a demandé à des chercheurs d'étudier les causes du succès croissant du FN chez les fonctionnaires. À la dernière présidentielle, Marine Le Pen a séduit 30% des fonctionnaires de catégorie C, 5% des enseignants et 6% des cadres.

Un débat sur ce grave sujet qui met en danger les valeurs de la République socialiste a été organisé avec des spécialistes [sic] des fonctionnaires et de l'extrême droite... Et le ministre fait même son autocritique :

«Quand je relis certaines de mes interventions, je me dis parfois : "Là, ce n’est pas bien…" Il faut faire attention à ne jamais utiliser les mots qui font le lit du Front national.»

Parce qu'elle croit encore que les fonctionnaires lisent ses discours... Nos gouvernants vivent vraiment dans une bulle boboïsante. Plutôt que d'inviter des chercheurs et des spécialistes, elle devrait tout simplement accompagner ces fonctionnaires de catégorie C, dans le métro et le RER, dans leurs banlieues et elle comprendrait assez vite.

Posté le 11 juillet 2014 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

10 juillet 2014

Tentative de cambriolage à l'UMP

Ce qui a été fouillé ? La liste des adhérents autorisés à voter. Serait-ce le poids de "Sens Commun" qui inquièterait ces visiteurs du soir ?

Mercredi matin, à l'ouverture du siège, des permanents découvrent que la porte d'une armoire a été fracturée. L'intérieur a été fouillé.

Aucune plainte n'a pour l'instant été déposée de peur de voir de nouveau les policiers débarquer.

Posté le 10 juillet 2014 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Les Cahiers de Doléances de l’UMP

Face au désarroi exprimé par nombre de militants et sympathisants, le député UMP des Bouches du Rhône Christian Kert a pris une initiative destinée tout d’abord à favoriser « la parole publique » et dans un second temps à faire remonter à l’équipe dirigeante de l’UMP, le sentiment qui se dégagera de cette consultatio.

Il a ouvert des cahiers de doléances qu'il rassemblera à la fin de la session parlementaire et dont la synthèse sera débattue lors d’Etats Généraux UMP de la circonscription le 12 septembre afin de transmettre ce manifeste au congrès de Novembre. 

Il attend les avis des militants jusqu'au 24 juillet.

Posté le 10 juillet 2014 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Toubon est tout mauvais

Choisi par la gauche pour occuper le poste de Défenseur des droits, Jacques Toubon s'est lamentablement aplati devant la commission des lois, tel un UMPiste honteux de lui-même, se reniant pour un strapontin, au point de faire son autocritique comme dans un procès stalinien :

"Sur l’abolition de la peine de mort (qu’il n’avait pas votée), Toubon s’est dit « abolitionniste de raison et de coeur ». Sur la dépénalisation de l’homosexualité (qu’il avait combattue), il regrette ce « vote négatif ». Connu pour avoir soutenu l’amnistie des « commandos anti-IVG » en 1995, il confesse une « erreur »."

Posté le 10 juillet 2014 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

09 juillet 2014

Fils de

Ce matin, Thomas Fabius a forcé un barrage de police et grillé un feu au volant de son Audi cabriolet. La brigade anticriminalité ainsi que des gardiens de la paix en tenue l'ont alors pris en chasse. Ils l'ont interpellé.

Thomas Fabius a obtempéré, tout en déclinant sa qualité de fils de.... ce qui lui a permis, malgré l'encerclement par les policiers, d'appeler son avocat.

Thomas Fabius a été emmené au commissariat du 7e puis a été interrogé sans avoir êté placé en garde à vue. Il est ressorti libre en fin d'après-midi.

Essayez de faire la même chose demain et si vous jouissez de la même bienveillance... vous recommencerez avec un sweat LMPT.

Posté le 9 juillet 2014 à 23h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Atteintes aux libertés publiques

Lu dans Les 4 Vérités :

"[...] Jean-Marie Colombani, ancien directeur du « Monde », s’est fendu d’une longue tribune, reprise récemment dans le quotidien gratuit « Direct matin », pour dire tout le mal qu’il pensait de la démocratie directe, qui annoncerait des dérives quasi fascistes ! On voit mal pourquoi la démocratie représentative – qui a tout de même permis l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir – nous protégerait mieux. Mais, enfin, M. Colombani nous l’assure, la seule possibilité de faire le bonheur du peuple, c’est de ne surtout pas l’écouter ! Tout ceci serait du plus haut comique si les libertés publiques n’étaient pas effectivement en danger. Or, tout laisse à croire que ceux qui prétendent diriger les peuples contre leur volonté ont décidé de mettre un coup d’accélérateur. Dans ce contexte, le silence complice des médias est particulièrement dangereux. Rappelons le contexte politique.

Les partis dits « de gouvernement » sont déconsidérés. Et le « populisme », qui pourrait constituer une alternative, est à la fois profondément honni par les « élites » et rarement à la hauteur des espérances populaires. En conséquence, les élections de 2017 s’annoncent aussi mal que possible. Quels que soient les candidats PS et UMP, nous savons par avance qu’ils seront des démagogues ayant éhontément menti lors des élections précédentes et se moquant du peuple français comme de leur première couche-culotte. Marine Le Pen serait la seule en mesure d’arriver au second tour et de proposer un autre discours. Malheureusement, son parti n’est pas prêt à gouverner et le tir de barrage sera tel qu’elle n’a guère de chances de l’emporter.

Dans ce contexte totalement bouché, le peuple aspire à reprendre en main son destin. Cette aspiration, souvent informulée, se traduit de deux façons : l’essor des sites de « réinformation » sur internet (alternatifs à la grosse presse) et la revendication de démocratie directe. Et, logiquement, ces deux axes sont dans le collimateur du pouvoir et des médias aux ordres. [...]

Cependant, les dirigeants savent bien qu’ils sont pris dans une course de vitesse. S’ils ne réagissent pas, dans quelques années, nous aurons obtenu la réforme constitutionnelle permettant le référendum d’initiative populaire (je parle du vrai, pas de la caricature – avec veto parlementaire – octroyée par Nicolas Sarkozy). Par conséquent, ils accélèrent. Cette accélération semble reposer sur des embrasements, plus ou moins contrôlés, des banlieues « sensibles ». Qu’il s’agisse du contrôle du trafic de drogue ou des surabondantes subventions liées à la « politique de la ville », les connexions entre caïds, démagogie électoraliste et argent public sont trop nombreuses pour qu’il ne soit pas aisé de lancer des émeutes (je ne prétendrais pas qu’il soit aussi aisé de les arrêter!…). De ces émeutes pourraient naître un gouvernement d’union nationale – dont plusieurs salles de rédaction bruissent déjà. Et ce prétendu « gouvernement d’union nationale » pourrait s’accompagner d’une disparition des partis – et donc, à terme, des élections ? –, au moins de l’UMP et du PS.

Il est, à cet égard, intéressant de méditer deux indices. Voici six mois, la rumeur disait que Nicolas Sarkozy reviendrait en politique sans passer par l’UMP – pour éviter les primaires –, ce qui impliquait que l’UMP soit ravagée par les guerres intestines. Deuxième indice, la réforme territoriale actuellement en discussion, qui a manifestement pour but de priver la droite de sa probable victoire aux prochaines élections, vise également à supprimer toutes les baronnies du PS… et donc à laminer un parti dont Manuel Valls n’a jamais caché qu’il le jugeait archaïque. Résultat : d’ici quelques mois, toute légitimité autre que la désignation par des apparatchiks pourrait avoir disparu de la classe politique. Tout à fait l’idée que je fais de la démocratie !"

Posté le 9 juillet 2014 à 21h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

La refondation de la droite passe par l'enterrement de l'UMP

D'Ivan Rioufol dans Le Figaro :

"[...] La spectaculaire décrépitude de l'UMP, qui s'ajoute à la vacuité du PS et des partis centristes, ne fait qu'accélérer le nécessaire renouveau de la vie politique, monopolisée désormais par le seul Front national. La refondation de la droite est une urgence qui passe prioritairement par l'enterrement de l'UMP moribonde et de ses pratiques claniques. Mais la droite ne fera pas l'économie d'une sérieuse réflexion sur son nouveau positionnement politique, si elle ne veut pas que la plupart de ses soutiens, désespérés par ce qu'ils apprennent des magouilles internes, ne rejoignent définitivement Marine Le Pen. Le temps n'est plus où l'UMP pouvait se permettre de faire la leçon au FN. Elle est définitivement décrédibilisée. [...]"

Posté le 9 juillet 2014 à 20h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

69 milliards d'euros de prélèvements en plus entre 2011 et 2013

C’est le constat du rapporteur général (PS) du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault, dans son rapport sur le débat d’orientation des finances publiques. Après trois années de baisses de prélèvements, entre 2008 et 2010, les prélèvements ont recommencé à augmenter en 2011. Par la suite, plusieurs mesures de hausse ont été adoptées, à la fois par la droite en 2011 et en 2012 (gel du barème de l’impôt sur le revenu, coup de rabot sur les allégements de charges, hausse des cotisations sur les revenus du capital...) et par la gauche (hausse de la TVA, contribution exceptionnelle d’ISF, poursuite du gel du barème de l’IR, refiscalisation des heures supplémentaires...).

Les prélèvements ont crû de 18 milliards d’euros en 2011, de 22 milliards en 2012 et de 29 milliards en 2013, portant les prélèvements obligatoires au taux record de 46,2 % du PIB.

Posté le 9 juillet 2014 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

L'autre chiffre de l'UMP

Outre les 75 millions d'euros de dette, un autre chiffre affole l'UMP : il n'y aurait plus que 143 000 adhérents à jour de cotisation contre 370 000 en 2007. Sachant que sur les 143 000 ont été ajoutés subrepticement les 45 000 donateurs du «Sarkothon» de juillet 2013 (pour rembourser le manque-à-gagner lié à l'invalidation des comptes de campagne de Sarkozy). Les donateurs devait décocher une case discrète. Sur les 45 000, 12 000 personnes ont annulé leur adhésion. Mais le chiffre reste donc gonflé de 33 000 sarkozystes. Ce que François Fillon conteste.

Posté le 9 juillet 2014 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Sens Commun dans le viseur de la direction provisoire de l'UMP

Lu ici :

"Sens commun, un mouvement d'anciens de la Manif pour tous au sein de l'UMP, est aussi dans le viseur de la direction provisoire. En cause : cet accord convenu à l'automne 2013 entre Sens commun et l'ex-patron du parti Jean-François Copé autorisant chaque adhérent de Sens commun à obtenir de facto une carte de l'UMP. "Cet accord passé est anormal. Pour adhérer à l'UMP, on doit y adhérer directement. On n'a pas à rougir d'appartenir à ce parti", explique une source haut placée."

Cette direction provisoire ferait mieux d'y réfléchir à 2 fois. En effet,

  • les 2 tiers des électeurs de droite sont contre la dénaturation du mariage
  • les 3 quarts sont contre l'adoption par un couple de même sexe (donc, de facto, contre la loi Taubira)
Un million de Français ont manifesté à plusieurs reprises contre cette loi. Il n'y avait que quelques milliers de personnes à la dernière gay pride parisienne. Le calcul est donc vite fait... sauf par la direction "provisoire" de l'UMP.

Posté le 9 juillet 2014 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Stéphane Tortajada, patron de la fédération PS du Gard et d'un sex shop

Lu ici :

"Ce mercredi, le Canard enchainé publie un article déconcertant sur le patron des socialistes gardois. Une nouvelle goûte d’huile sur le feu qui consume un peu plus la fédération embrasée par une enquête interne de Solférino et une information judiciaire du parquet de Nîmes. Intitulé “Dans le Gard, le patron PS vivait à fond la fesse“, l’hebdomadaire bien renseigné relate “une demi-douzaine d’irrégularités” dans les comptes de la fédération. Ces fameux comptes 2013, qui n’ont pu être validés par Paris qui a donc décidé, la semaine dernière de mettre la fédération sous tutelle.

Dans le lot des onéreuses dépenses relatées par le Canard, des voyages réglés en partie à la société Tourinov, spécialisée dans les séjours en Espagne, dont l’un des actionnaires n’est autre que le cousin de Stéphane Tortajada ! Plus cocasse, le journal se penche sur le cas d’Aurélia Lihoreau, une salariée qui gère à la fois le fichier des adhérents et le fichier client d’un Love Shop baptisé “Récréation des sens“, fondé en 2008 par le même Stéphane Tortajada…"

Posté le 9 juillet 2014 à 10h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Bagarre au sein d'une section du PS

Des militants socialistes en sont venus aux mains à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. L'ambiance est tendue dans la section de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, du Parti socialiste, à laquelle appartient notamment Bruno Le Roux. Un ancien élu socialiste de la ville, Henri Lelorrain, a reçu un coup de poing en plein visage jeudi dernier à la sortie d'une réunion. L'auteur du coup est Youcef A., un ex-colistier de Karim Bouamrane, candidat socialiste à la mairie de Saint-Ouen. Chacun a porté plainte de son côté.

«Il m'a reproché d'être un diviseur avant de m'asséner un coup de poing», dit Henri Lelorrain, issu de l'aile gauche du PS. L'auteur du coup explique avoir voté

«contre l'entrée dans la section d'un militant qui avait le soutient d'Henri. A la sortie, il est venu coller son visage contre le mien, il était excédé. (...) Il a essayé de me donner un coup que j'ai réussi à éviter, j'ai riposté».

Posté le 9 juillet 2014 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

08 juillet 2014

Feuille de route d'Hollande : des manifs en perspective

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Posté le 8 juillet 2014 à 20h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Factures salées à l'UMP

Selon un audit publié aujourd'hui, l'UMP doit 74,5 millions d'euros à ses créanciers, parmi lesquels 27 millions d'euros d'emprunts immobiliers pour son siège rue de Vaugirard, plus de 2 millions au groupe UMP à l'Assemblée, 500 000 euros à un mystérieux donateur.

Parmi les dépenses recensées, les frais de transports de Jean-François Copé et de sa femme, pour 50 000 euros en 2013.

L'UMP a également dépensé plus de 10 millions d'euros en "presse, publication et télévision" en 2012 contre 858 399 euros déclarés par le Parti socialiste au même moment.

Enfin, le montant des factures de téléphone de Rachida Dati s'élève à 10 000 euros annuels.

Il n'est pas étonnant ensuite que ces politiciens soient déconnectés de la réalité.

Posté le 8 juillet 2014 à 19h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Le "front républicain" se dresse aussi contre l'argent de la réserve du député FN

Le député Marion Maréchal Le Pen a des difficultés à trouver des mairies de sa circonscription qui acceptent des versements issus de sa réserve parlementaire (130 000€), alors elle la donne à des mairies FN qui ne dépendent pas de sa circonscription.

Les maires PS et UMP qui refusent se justifient :

«On ne veut rien devoir au FN, c’est une question d’éthique». «On se débrouille pour trouver des fonds ailleurs. Solliciter un député avec lequel on a un désaccord aussi profond, c’est compliqué».

«Je ne crache pas dans la soupe, on a tous besoin de récupérer un peu de sous mais je ne peux pas combattre le FN et puis aller lui demander son aide».

La logique de parti avant les intérêts locaux.

Posté le 8 juillet 2014 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)


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