16 avril 2014

Selon les députés PS, les méthodes de Valls sont inacceptables

Il ne s'agit pas d'une indignation (tardive) suite au gazage de poussettes, aux arrestations arbitraires, aux atteintes à la liberté de circuler. Non, il s'agit de la façon dont le Premier ministre a osé faire ses annonces en matière économique.

Posté le 16 avril 2014 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Il vaut mieux être un animal qu'être un enfant à naître

Les députés ont reconnu hier soir aux animaux la qualité d’«être vivants doués de sensibilité», alors que jusqu’à maintenant le code civil les considèrait comme «des biens meubles». L'enfant à naître dans le sein de sa mère, exterminable jusqu'à 12 semaines, voire plus s'il est atteint d'une malformation, ne doit pas avoir de sensibilité...

Posté le 16 avril 2014 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent

Canonisation de Jean-Paul II : que Valls s'y rende comme un pèlerin

Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun, réagit dans Famille chrétienne à l'annonce de la présence du Premier ministre aux canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II.

"[...] Je ne peux que me réjouir de voir que notre voix a porté et que le gouvernement se sent obligé d’adresser un signal d’apaisement. C’est le deuxième signal positif donné par Manuel Valls, le premier ayant été sa très ferme condamnation, comme Ministre de l’Intérieur à l’époque, des profanations du Sacré-Cœur, quelques heures après la dénonciation que j’en avais faite dans les colonnes du Figaro.

Mais l’effet ne va-t-il pas tomber à plat ? Car enfin, Manuel Valls va assister à la célébration avec les égards dus au représentant de la  France. Il aura donc « les bonnes places » tandis que ceux qu’il a fait matraquer et asperger de gaz lacrymogène l’année dernière piétineront dans la foule. Ceux qui viennent  à Rome, non par calcul politique, mais par tendresse pour la mémoire de Jean-Paul II, ceux qui auront dormi Place Saint Pierre à la belle étoile, regarderont le symbole d’une féroce répression politique, confortablement installé, feindre un recueillement de circonstance. Il y a de quoi être amer.

S’il veut venir, qu’il vienne, mais alors les mains vides, le cœur humble, en pèlerin et sans l’apparat de sa fonction. Voilà le signe qui nous toucherait réellement."

Posté le 16 avril 2014 à 13h42 par Michel Janva | Lien permanent

Etre de droite

Selon Bernard Antony, ceux qui se reconnaissaient comme étant de droite de conviction se rejoignent sur les points suivants :

  • L’anticommunisme : la dénonciation de la menace de l’URSS, avec son pacte de Varsovie sur l’Europe de l’Est, son empire du goulag et sa tutelle encore sur les pays d’Indochine et Cuba. Le refus tout autant du « modèle » chinois (et nord-coréen), avec son empire du laogaï. Nous dénoncions alors les plus de cent millions de victimes des crimes communistes contre l’humanité.
  • La défense du respect de la vie innocente. Jean-Marie Le Pen s’opposait très vigoureusement à la loi Veil. Il avait, avec sa femme et ses filles, participé à une grande marche pour la vie. Il en était de même pour la plupart de toutes les autres organisations et offices de droite nationale hormis pour « la nouvelle droite » (néo-païenne et racialiste).
  • L’opposition à l’immigrationnisme en tant qu’idéologie favorisant le déracinement et le déplacement de populations étrangères et surtout nombreuses, et de ce fait difficilement assimilables. Allant avec cela, la prise de conscience accrue du danger de l’expansion de l’islam en tant que phénomène idéologique porteur d’une théocratie totalitaire.
  • Le refus de l’idéologie du soi-disant antiracisme se découvrant de plus en plus comme un racisme à rebours, anti-français et anti-chrétien.
  • La méfiance grandissante à l’égard du projet de construction européenne s’avérant comme le constructivisme idéologique d’une technocratie mondialiste.

Mais qui à droite défend encore ces points ?

Posté le 16 avril 2014 à 09h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Ségolène Royal réinvente les frontières

Le nouveau ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, souhaite remettre à plat l'écotaxe. Elle envisage de supprimer les portiques et de faire payer les camions étrangers :

«Ce serait tout à fait légitime qu'un camion étranger qui traverse tout le pays contribue et paie pour l'entretien des routes qu'il utilise. Est-ce que l'écotaxe permet cela, aujourd'hui, telle qu'elle est conçue ? Non. Elle fait payer à la fois les camions français et étrangers (…). Je cherche un système qui va faire payer les camions étrangers. Si tout le monde passe sous les portiques, tout le monde paie. Ce système est d'autant plus absurde aujourd'hui que l'on a répercuté l'éventuelle future écotaxe sur les producteurs. On n'atteindra donc pas l'objectif puisqu'il faut que ce soient les camions qui paient pour l'entretien des routes.»

Elle pense obliger les camions étrangers à prendre l'autoroute avec une taxe sur les sociétés d'autoroute et faire payer aux camions étrangers une vignette à la frontière. Mais de quelle frontière parle-t-elle ? A-t-elle été informée que les traités européens ont supprimé les frontières douanières au sein de l'UE ?

Un juriste estime que

«Les transporteurs étrangers ne manqueront pas d'attaquer la France pour discrimination. N'oubliez pas que l'écotaxe était faite pour tout le monde dès lors que l'on empruntait des réseaux routiers non payants. Le but était de pousser à des transports moins polluants. Avec la vignette, on vise uniquement les étrangers.»

Posté le 16 avril 2014 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Communauté d'agglomération d'Avignon : alliance UMP-FN

Lu dans Minute :

"La socialiste Cécile Helle pensait avoir fait le plus difficile en s’emparant de la mairie d’Avignon, à laquelle Marie- Josée Roig (UMP), qui la détenait depuis 1995, ne se représentait pas. Mais en réalisant plus de 35 % dans la cité des papes et en remportant la mairie du Pontet, ville toute proche de 17000 habitants, le Front national est entré en force dans la communauté d’agglomération du Grand Avignon, à cheval sur le Vaucluse et le Gard. Et il a permis que celleci reste à droite! Joris Hebrard, jeune maire FN du Pontet, et Philippe Lottiaux, chef de file frontiste d’Avignon, à la tête de leur groupe de onze conseillers communautaires, se sont retrouvés dans la confortable position de faiseurs de rois. Sans eux, ni la gauche (27 sièges), ni la droite (32 sièges) ne pouvaient espérer trouver une majorité.

[...] Résultat : dès le premier tour, les onze conseillers FN ont voté comme un seul homme pour Jean-Marc Roubaud, maire UMP de Villeneuve-lez-Avignon et ancien député du Gard, tendance Droite populaire. Et si d’un côté comme de l’autre, on nie tout accord, tout logiquement, Roubaud a été élu président. Ce scénario, tant redouté par les NKM, Juppéet consorts, s’est renouvelé pour l’élection de Joris Hebrard comme deuxième vice-président de cette assemblée. Le jeune maire frontiste a été élu vice-président avec 43 voix, soit les groupes FN et UMP au complet ! [...]

Dans le Vaucluse, ou du moins à Avignon, dénoncer l’UMPS n’est plus à l’ordre du jour. Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire, c’est que, peut-être pour la première fois depuis plus de dix ans, personne n’a contesté cette élection. Personne n’a appelé à la « vigilance citoyenne ». Pas un de ces habituels résistants ne s’est fendu d’un appel – forcément – solennel à Jean-François Copé pour qu’il sanctionne Jean-Marc Roubaud d’avoir franchi la ligne rouge, d’avoir trahi la République en se faisant élire avec les voix du Front national ! [...]"

Posté le 16 avril 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2014

C'est la première fois qu'un président est autant en difficulté dans un sondage

Deux ans après son élection, François Hollande bat tous les records d'impopularité

Cela montre surtout qu'il a bien été élu par défaut, sur un rejet de Nicolas Sarkozy.

Posté le 15 avril 2014 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Paul-Marie Coûteaux plaide pour l'union à droite

Paul-Marie Coûteaux explique sas rupture avec Marine Le Pen :

"[...] Notre désaccord porte sur la ligne politique : je désapprouve l'accent exagérément mis sur l'option "ni droite ni gauche". En 2011, cette ligne n'était pas si nette, mais elle s'est beaucoup accentuée car Marine Le Pen mise sur les déçus de François Hollande. Sans compter l'un de ses conseillers, Florian Philippot, qui est surtout sur la ligne "ni droite-ni droite". Or, le positionnement du Siel a toujours été de faire battre la gauche. Cela dit, je continue de situer Marine Le Pen à droite.

Ces divergences stratégiques mettent donc fin à trois ans d'alliance avec le FN...

À chaque fois que nous nous engueulons, nous renouons. Par SMS, Marine Le Pen m'a assuré qu'elle était désolée que sa lettre de rupture ait été mise sur la place publique. Nous devrions nous revoir bientôt, sûrement la semaine prochaine.

Vous plaidez pour un gouvernement de salut public. Comment le concevez-vous ?

La politique ne consiste pas uniquement à gagner les élections. Elle consiste aussi - et peut-être d'abord - à gouverner la France. Le FN est encore loin du compte pour acquérir une psychologie gouvernementale et une culture d'État. Pour cela, il faudrait construire un "shadow cabinet", une architecture solide pour un potentiel futur gouvernement avec le Rassemblement bleu Marine, Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers ainsi que ceux de l'UMP qui sont patriotes. Il faut savoir avec qui nous gouvernerons. Aujourd'hui, le Rassemblement bleu Marine est une coquille vide : il faut penser à une architecture plus large et qui soit gouvernementale."

Posté le 15 avril 2014 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent

Accueil de François Hollande à Albi le 23 avril

François Hollande va reprendre ses déplacements en province. Il sera à Albi et Carmaux, pour rendre hommage à Jean Jaurès, le 23 avril.

Posté le 15 avril 2014 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

Asnières : une militante LMPT adjointe à la famille

Lu sur France Info :

"Jusqu'à il y a un an et demi, Caroline Carmantrand était une mère au foyer, catholique pratiquante mais pas spécialement militante. Mais la loi sur le mariage homosexuel l'a fait descendre dans la rue, sans qu'elle ne manque une seule Manif pour tous. Un engagement qu'elle entend désormais poursuivre sur le terrain politique.

Toute juste élue adjointe à la Famille du maire UMP d'Asnières dans les Hauts-de-Seine, elle revendique son "entrisme" pour "faire passer ses idées". "C'est la force due à ma foi qui me donne le courage de m'engager" explique-t-elle."

Posté le 15 avril 2014 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

Dictature socialiste

Jean-Pierre Maugendre analyse ce slogan :

"François Hollande, président de la République, procède aux nominations de tous les fonctionnaires d’État du haut en bas de la pyramide hiérarchique : préfets, officiers généraux, recteurs d’académie, magistrats (après avis du Conseil supérieur de la Magistrature), etc. Par le biais du ministère de l’Éducation nationale, institution unique au monde, hormis dans les pays communistes, le gouvernement a, de plus, la haute main sur l’éducation, et pas seulement l’instruction, de la plus grande partie des enfants de France comme le manifeste l’enseignement programmé dans les établissements scolaires de la théorie du genre. 

Le Parti socialiste, avec ses alliés écologistes et communistes, dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat. Le pouvoir judiciaire est très largement entre les mains des socialistes par le biais du Syndicat de la magistrature qui représente aujourd’hui un magistrat sur quatre et règne en maître sur l’École nationale de la magistrature. Cela explique l’impunité dont bénéficient les Femen et autre milices antifas, à l’opposé des pacifiques manifestants de La Manif Pour Tous

Le pouvoir médiatique est doublement tenu par la gauche. D’une part, les journalistes sont très majoritairement de gauche : ainsi lors de simulations de vote à l’occasion des dernières élections présidentielles à l’École supérieure de journalisme de Lille les résultats ont été : Hollande : 31%, Mélenchon et Joly chacun 25%, Sarkozy : 3,5%, Le Pen : 0%. D’autre part de nombreux médias dépendent soit directement du pouvoir politique, parce que l’État en est propriétaire (France 2, France 3, etc.), soit indirectement par l’achat d’exemplaires ou d’espaces publicitaires par les ministères ou des sociétés dont l’État est actionnaire (France Telecom, SNCF, Air France...). N’oublions pas les avantages régaliens comme l’alignement du taux de la TVA de médias numériques comme Médiapart sur celui de la presse papier ou les abandons de dette à L’Humanité.

Qu’en est-il de ce qu’il est convenu d’appeler les contre-pouvoirs ? Les organisations syndicales, patronales ou de salariés, gèrent en partenariat avec l’État une partie importante de l’activité de notre pays. Ainsi en est-il de la gestion paritaire de la Sécurité sociale ou de l’assurance-chômage. La difficulté est que ces organisations syndicales ne représentent qu’elles-mêmes et ne vivent que des subventions de l’État. Moins de 8% des travailleurs salariés sont syndiqués et leurs cotisations représentent globalement 20% des revenus des syndicats. Le reste des ressources provient de subventions diverses, de dédommagements de participation à divers organismes consultatifs ou de gestion. Faisons simple : aucune organisation syndicale ne peut aujourd’hui faire l’impasse, pour son fonctionnement, sur les fonds octroyés par le pouvoir politique. 

Quant aux associations les plus connues, elles ne vivent que de subventions publiques plus ou moins occultes, sans oublier les bienfaits de la réserve parlementaire octroyée à chaque député. En 2009, selon les comptes publiés au Journal officiel, SOS-Racisme a ainsi touché 579 000 € d’argent public, ce qui a couvert plus de 60 % de ses ressources. [...]

Nous sommes véritablement en face d’un processus dictatorial auquel toute opposition semble inutile car il n’est pas nécessaire de recourir aux formes juridiques de la dictature pour exercer, en fait, un pouvoir absolu. [...]"

Posté le 15 avril 2014 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2014

Economie : il faut s’intéresser surtout à la situation des classes moyennes

Bruno Mégret est interrogé dans Paris Match. Extraits :

"[...] Dire que la gestion des villes FN a été mauvaise, c’est de la désinformation pure. Si je prends l’exemple de Vitrolles, que je connais le mieux, nous avons réduit l’endettement de 130 millions à 100 millions d’euros en six ans. Dans le même temps, il n’y a pas eu d’augmentation d’impôts. La taxe sur les ordures ménagères a été réduite de 25% et le prix de l’eau de 10%. C’est ce que j’appelle une gestion triple A. Et tout cela en continuant à investir, sans subventions ni du conseil régional ni du conseil général. Quant à la délinquance, elle a baissé de 17% sur la durée du mandat. Une bonne gestion qui a d’ailleurs valu à mon épouse d’être réélue en 2001 ! Même si un recours a ensuite cassé l’élection.

Le vote FN est-il aujourd’hui un vote d’adhésion, comme l’assurent ses dirigeants ?

Il y a une adhésion aux thèses traditionnelles sur la question de la sécurité et de l’immigration, c’est clair. Au delà, je ne le pense pas. Sur la question de l’économie ou celle de l’Europe, le projet du FN manque de crédibilité.

Vous pensez à la sortie de l’euro ? Ou à la retraite à 60 ans ?

Personnellement, je ne suis pas pour la sortie de l’euro. Je considère que la devise européenne devrait être utilisée pour servir les économies de l’Union comme le dollar sert l’économie américaine.  Il faut faire baisser le cours de l’euro d‘au moins 30 % et obtenir que la Banque centrale européenne soutiennent financièrement les Etats, comme le font les autres banques centrales. Sur la retraite, je suis partisan d’aller au-delà des 62 ans, en instaurant par exemple un système de retraite par points, avec des départs à la carte dans une fourchette entre 60 et 70 ans.

Marine Le Pen, elle, a développé un discours beaucoup plus étatiste et antilibéral…

Le FN actuel, c’est le discours ancien de Jean-Marie Le Pen réorienté à gauche sur le plan économique. Moi je pense qu’il faut s’intéresser surtout à la situation des classes moyennes. La France, ce n’est pas seulement les classes défavorisées du nord de la France. C’est d’abord une majorité d’artisans, de chefs de petites entreprises, de cadres, de membres des professions libérales qui créent la richesse et qui sont systématiquement pénalisés.

Selon vous, le FN peut-il encore progresser ? Ou est-il arrivé à un plafond ?

Je pense que la configuration politique rend possible l’émergence d’une force alternative au système."

Posté le 14 avril 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

Apaisement ? LMPT demande à être reçue par Laurence Rossignol

Dans un entretien, la nouvelle Secrétaire d’Etat en charge de la Famille, des Personnes âgées et de l’autonomie affirme sa volonté d’apaisement après plus d’un an et demi de mobilisation massive des familles. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour tous, saisit la balle :

« Avec ses propos, le changement de ton est évident. Nous répondons clairement ‘Chiche !’ Car il ne faut pas que ce souhait d’apaisement soit un discours qui joue sur les mots et reste sans lendemain. Il faut passer des paroles aux actes ! Nous renouvelons donc nous aussi notre appel au dialogue en demandant à Laurence Rossignol de nous recevoir. Il faut en effet que la Secrétaire d'Etat lève toute ambigüité en explicitant clairement ses projets et positions sur ces questions fondamentales pour tous les citoyens français : la famille, la filiation, la parenté, les droits et besoins de l'enfant, l'éducation. Il s'agit, au fond, de savoir si elle souhaite comme nous promouvoir et conforter ce qui est le mieux pour l'enfant et pour les parents. De fait, la France doit être ambitieuse et non fataliste dans ce domaine ! ».

Posté le 14 avril 2014 à 20h47 par Michel Janva | Lien permanent

Les traditions selon le PS

En 2011, François Fillon s'était rendu à la béatification de Jean-Paul II. Le PS avait alors écrit :

"Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu'elle concerne un Français".

Néanmoins, Manuel Valls a fait savoir qu'il se rendrait à la canonisation de Jean-Paul II. On ne peut que se réjouir de cette soudaine conversion...

Posté le 14 avril 2014 à 20h20 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen rompt avec Paul-Marie Coûteaux

Marine Le Pen a écrit à Paul-Marie Coûteaux, avec qui elle travaillait depuis près de trois ans :

"Je ne veux plus vous voir ni avoir de relation personnelle ou politique avec vous".

Aujourd'hui, trois personnalités du parti ont été recrutées via Coûteaux : Florian Philippot, vice-président responsable de la communication ; Philippe Martel, ex-collaborateur d'Alain Juppé devenu chef de cabinet de Marine Le Pen, et Karim Ouchikh, conseiller responsable de la Culture.

Marine Le Pen assure qu'elle travaillera toujours avec le Siel.

Posté le 14 avril 2014 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2014

Propos sur l'extermination : 2 poids 2 mesures

On se souvient de l’emballement médiatique qui avait suivi la phrase regrettable du maire de Cholet.

Un retweet tout aussi odieux de Laurence Rossignol n'a pas eu droit à la même publicité médiatique :

Posté le 11 avril 2014 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

10 avril 2014

Travail dominical pour tous

Le Conseil d'Etat a rejeté la demande des syndicats de suspendre le décret du 7 mars autorisant l'ouverture le dimanche des magasins de bricolage.

Posté le 10 avril 2014 à 14h40 par Michel Janva | Lien permanent

LMPT : La nomination de Madame Laurence Rossignol à la Famille est une provocation

La Manif Pour Tous fait part de son inquiétude suite à l’arrivée de Laurence Rossignol au Secrétariat d’Etat à la Famille et aux personnes âgées. Sa nomination entretient le flou après les propos du Premier Ministre dans son discours de politique générale. Le Premier Ministre, Manuel Valls a affirmé lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale vouloir « l’apaisement » après la fracture sociétale qui se manifeste depuis un an et demi avec le mouvement social initié par La Manif Pour Tous. Cette volonté d’apaisement serait également partagée par le Président de la République. La Manif Pour Tous partage totalement cette volonté d’apaisement en matière de politique familiale et plus généralement sur la politique sociétale, mais elle souhaite vivement que toutes les ambiguïtés soient immédiatement levées.

Sur les 47 minutes du discours de Manuel Valls, seule une phrase a été consacrée à la famille et une autre pour indiquer le refus de l’enseignement de la théorie du genre à l’école. Celle-ci étant pourtant insidieusement diffusée à travers l’ABCD de l’Egalité, La Manif Pour Tous demande donc au Premier Ministre de passer de la parole aux actes en mettant un terme à l’expérimentation en cours de l’ABCD de l’égalité et en renonçant clairement et définitivement à la généralisation de cette enseignement dans toutes les écoles de France, qu’elles soient privées ou publiques. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Cette expérimentation a été mal préparé et mal mis en œuvre. Les familles attendent son retrait qui sera un signe fort d’apaisement. Les garçons et les filles sont égaux mais pas identiques. Il faut les respecter et ne pas brouiller leur identité ».

La nomination de Madame Laurence Rossignol en tant que Secrétaire d’Etat à la Famille et aux personnes âgées relève d’une grosses maladresse si ce n’est d’une provocation, tant ont été nombreux les messages caricaturaux voire injurieux de l’ex-sénatrice vis-à-vis des citoyens pacifiques engagés au service de l’altérité homme-femme, de la filiation Père-Mère-Enfant et de l’intérêt supérieur de l’enfant qui ne peut conduire à le priver délibérément de son père ou de sa mère. La famille doit être une priorité. Elle doit être protégée. Que penser alors de la fiscalité des ménages et de la baisse de cotisations servants à financer les prestations familiales ?

Dans un tel contexte, la publication du Rapport Théry est donc une nouvelle alerte puisque ses conclusions préconisent, entre autre, l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes ainsi que la reconnaissance des enfants issus de GPA à l’étranger, c’est à dire avec recours à une mère porteuse. Cette pratique est indigne de la femme et de l’enfant. Elle doit être combattue. La GPA (Gestation ou Grossesse Par Autrui) est interdite en France. Aucun contournement ne doit être rendu possible. La France s’honorerait d’ailleurs de s’engager pour renforcer l’interdiction de ce nouvel esclavage qui vise les femmes partout dans le monde.

La Manif Pour Tous va prendre rendez-vous avec Manuel Valls, Benoît Hamon, Laurence Rossignol et leurs équipes pour une série d’entrevues dans les meilleurs délais.

« Pour qu’il y ait apaisement, il faut qu’un vrai dialogue et un débat de fond puisse s’instaurer. Pour qu’il puisse y avoir apaisement, il faut que les millions de français qui ont manifesté pendant un an et demi soit enfin reçus et entendus ». « La Manif Pour Tous est mobilisée et très vigilante. Mais nous sommes tout à fait ouverts au dialogue car parler des familles, parler aux familles c’est agir de l’avenir de notre pays ».

Posté le 10 avril 2014 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent

Existe-t-il encore quelqu'un devant qui s'incliner pour qui siège au sommet de l'État ?

L'abbé Laurent Stalla-Bourdillon est curé de sainte Clotilde (7e) et directeur du Service Pastoral d'Études Politiques (SPEP), enseignant au Collège des Bernardins et à l'Institut Supérieur de Formation de l'Enseignement Catholique d'Ile-de-France.Il a publié une tribune dans Le Figaro. Extrait :

"Frappés par la forte abstention lors des récentes élections municipales et touchés par le retrait soudain d'un leader politique, nous sentons l'urgence de redire combien la vie commune ne peut se passer de l'action politique. La classe politique perçoit-elle le désarroi des Français? L'indice de confiance est souvent faussé par la résonance médiatique. L'attention des personnalités politiques pour la vie en société se semble plus évidente. Au moment où la tentation du pouvoir et le pouvoir de l'image paraissent enfermer les dirigeants dans un périmètre d'apesanteur, il faut redire que le bien commun reste au cœur du service politique, une somme d'engagements, de convictions et souvent de foi. Pourtant la vie spirituelle des responsables politiques semble, elle, avoir disparu des écrans radar. Le rayonnement médiatique éclipse la lumière de leurs convictions profondes sur la vie. Le retrait soudain de Jean-Louis Borloo révèle à tous un autre champ de vérité: l'homme devant sa propre finitude. Trop souvent la quête naturelle et commune de Dieu (synonyme de vérité) s'estompe pour une rapide divinisation de l'homme par le pouvoir politique, économique, technique… Existe-t-il encore quelqu'un devant qui s'incliner pour qui siège au sommet de l'État? Aussi puissant soit-il, l'homme est et reste mortel et cette énigme demeure la clé de toute entreprise politique. On ne peut - à moins d'aveuglement coupable - occulter cette réalité. Les Français sont sensibles à la manière dont le responsable politique entre dans un processus de choix à la lumière de sa propre finitude. [...]"

Posté le 10 avril 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

Encore des économies sur le dos des familles ?

Lu ici :

"le gouvernement pourrait s'attaquer une nouvelle fois aux allocations familiales, malgré la réforme de 2013 qui avait déjà fait très mal aux ménages moyens et aisés. «Ces mesures, si elles sont décidées, ne seront pas ciblées sur les Français les plus en difficulté», précise toutefois un proche du président Hollande. En clair, les classes moyennes devraient être mises une nouvelle fois à contribution. L'année dernière, le gouvernement avait écarté au dernier moment la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Cette mesure rapporterait de 850 millions à 2 milliards, suivant où est placé le seuil de revenus."

Posté le 10 avril 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2014

La valse des conseils généraux et départementaux

Yves Daoudal commente la grande annonce de Manuel Valls :

"Manuel Valls a-t-il annoncé la suppression des conseils départementaux. Avant même qu’ils existent, ce qui est très fort, reconnaissons-le. En effet les conseils généraux ne s’appelleront conseils départementaux qu’à partir de l’année prochaine. C’est ce qu’ont décidé les socialistes quand ils ont… rétabli les conseils généraux dont Sarkozy avait fait voter la suppression.

Bref, Sarkozy supprime les conseils généraux, on les rétablit avant qu’ils disparaissent, pour pouvoir les supprimer

On remarquera que les départements et les préfectures demeurent. Autrement dit les départements dépendront du pouvoir central sans aucun contrôle des citoyens. Et les grands défenseurs de la démocratie demeurent muets… De stupéfaction, sans aucun doute…

Il est vrai que cela se fera en... 2021. Ce qui laisse tout le temps à la « droite » de revenir au pouvoir afin de rétablir les conseils généraux pour pouvoir les supprimer… Etc.

En attendant, Valls va supprimer la « clause générale de compétence » qui avait été supprimée par Sarkozy et rétablie par Hollande-Ayrault… (Non, je n’invente rien.)

Et avant cela, Valls va supprimer la moitié des régions. Si elles ne se mettent pas d’accord, ce sera fait d’autorité. En 2017. De façon arbitraire et bureaucratique, comme on avait fabriqué les départements en 1789. Ou sans doute pire. On ne peut pas demander à un socialiste franc-maçon né à l’étranger d’avoir la moindre attention à la configuration humaine, culturelle et historique des provinces de France…"

Posté le 9 avril 2014 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Un repris de justice en remplace un autre à la tête du PS

Lu sur VA :

"Harlem Désir a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour « recel et abus de confiance ». Jean-Christophe Cambadélis, lui, a été condamné à six ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, en plus d’une autre condamnation de cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d’amende."

Posté le 9 avril 2014 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Laurence Rossignol, secrétaire d'Etat à la famille

La famille n'a donc pas été oubliée, mais est-vraiment une bonne nouvelle pour la famille ?

Elle a adhéré dans les années 1970 à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, trotskyste) qu'elle quitte en 1981 pour le PS avec Julien Dray, tout en militant à l'Unef-ID.

RrEn plein débat sur la loi Taubira au Sénat, la sénatrice PS de l'Oise Laurence Rossignol, a préféré jouer en ligne au "Ruzzle" sur son iPad... et a accepté la partie proposée par l'équipe de Yann Barthès.

Laurence Rossignol a fait l'objet d'une polémique pour avoir déclaré, à propos de l'idéologie du gender, que "les enfants n'appartiennent pas à leurs parents". Elle se défend d'avoir dit qu'ils appartenaient à l'Etat et effectivement, elle ne l'a pas dit. Mais elle voulait bien affirmer la prééminence de l'Etat dans la rééducation des enfants avec l'idéologie du gender.

RInvitée lundi 20 janvier à débattre avec le député UMP Philippe Gosselin, elle avait soutenu l'amendement visant à supprimer la notion de détresse pour accéder à un avortement.

"Quarante ans après, nous considérons qu'une femme n'a pas à justifier de ce pour quoi elle recourt à une IVG."

"L'IVG est un droit important que nous voulons conforter."

Face à Ludovine de la Rochère, Laurence Rossignol avait souligné que tous les enfants doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits, quelles que soient les conditions dans lesquelles ils ont été conçus. Mais pas du droit d'avoir un père et une mère.

"Nous ne faisons qu'accompagner une évolutions des comportements et des vies dans l'intérêt de l'enfant."

Le 27 février, elle avait twitté :

Posté le 9 avril 2014 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Les secrétaires de combat

Le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, vient d'annoncer la liste des nouveaux secrétaires d'État du gouvernement, dont un à la famille :

  • •Harlem Désir (Affaires européennes)
  • Fleur Pellerin (Commerce extérieur, Promotion du tourisme et des Français de l'étranger)
  • Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement)
  • Christian Eckert (Budget)
  • Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur et Recherche)
  • Annick Girardin (Développement et Francophonie)
  • Axelle Lemaire (Numérique)
  • Kader Arif (Anciens combattants et Mémoire)
  • André Vallini (Réforme territoriale)
  • Frédéric Cuvillier (Transports, Mer et Pêche)
  • Laurence Rossignol (Famille et Personnes âgées et Autonomie)
  • Ségolène Neuville (Personnes handicapées, Lutte contre l'exclusion)
  • Thierry Braillard (Sports)
  • Valérie Fourneyron (Commerce, Artisanat, Economie sociale et solidaire)

Et pendant ce temps, une demi douzaine de sentinelles se trouvent place Vendôme :

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Posté le 9 avril 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Les jeunes et le chômage : désintox suite aux propos de Valls

Dans son discours à l'Assemblée Nationale, Valls a affirmé que

"La politique de l'emploi conduite depuis 22 mois en direction des jeunes a eu des résultats."

Malheureusement, c'est exactement l'inverse : les jeunes n'ont jamais autant été touchés par le chômage. En 2013, trois ans après leur sortie du système scolaire ou supérieur, 22% des jeunes actifs étaient à la recherche d'un emploi. Le plus haut niveau jamais observé selon le Centre d'études et de recherches des jeunes sur les qualifications (Céreq).

Posté le 9 avril 2014 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Le Parti Socialiste envoie ses bras cassés vers l'Union européenne

Vincent Peillon sera tête de liste aux Européennes, Moscovici est pressenti pour être commissaire européen, et maintenant, Harlem Désir...

Harlem Désir va quitter la direction du Parti socialiste. Il va être nommé secrétaire d’État aux Affaires européennes. Harlem Désir sera remplacé au siège du PS par le député Jean-Christophe Cambadélis, déjà responsable de la campagne des Européennes au sein du parti.

Posté le 9 avril 2014 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Cécile Duflot se voit Premier ministre

Lu dans Minute :

"La fin de non-recevoir opposée par Cécile Duflot et Pascal Canfin aux propositions de Manuel Valls n’a rien d’un coup de tête. [...] Le discours peut-être le plus important de sa carrière est celui qu’elle a prononcé ce 2 avril 2014 lors de sa passation de pouvoirs à Sylvia Pinel, qui lui succède au ministère du Logement, discours que nul ne semble avoir entendu [...]. Cécile Duflot, qui a travaillé la sémantique à défaut d’avoir encore travaillé son « look », a commencé par ces mots: « J’ai été fière de servir mon pays. » Puis elle a évoqué l’avenir. Non pas celui des écologistes mais celui de la gauche, et celui de la France. Elle a parlé de « la défense de l’intérêt général », ajoutant: « A la place qui sera la mienne désormais, j’entends y contribuer, avec en tête l’amour de mon pays et au coeur l’amour des Françaises et des Français. » « Ma liberté, pleinement retrouvée et assumée, a-t-elle conclu, je la mets au service de l’écologie, de la gauche et de la France. »

Le discours fut très bref (moins d’une minute) et Cécile Duflot avait choisi chacun de ses mots. Si ce qu’elle a dit n’a pas été entendu, tant pis. Elle saura le rappeler… le moment venu. Cécile Duflot n’a pas parlé comme un ancien ministre qui part retrouver le banc des députés. Elle s’est exprimée comme quelqu’un qui a un autre dessein. Et dont la position découle d’une froide analyse : celle que le Parti socialiste ne sera plus, forcément, la force dominante de la gauche française. Il y eut le PCF, puis il y eut le PS, puis il y aura… Cécile Duflot a perçu à juste mesure le séisme des élections municipales. Elle l’a dit samedi devant le conseil national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) : « C’est bien un cycle ouvert par les élections municipales de 1977 qui s’est refermé dimanche dernier. La gauche perd 155 villes. Le socialisme municipal a reçu des coups très importants, y compris dans des villes bastions comme Limoges, Quimper ou… Grenoble! A n’en pas douter, l’effet domino de cette déroute électorale se fera de nouveau sentir. » De cette analyse – juste – découlent une certitude: la gauche socialiste va s’effondrer encore plus, et une conviction: les écologistes peuvent devenir la force dominante de la gauche française.

A trois conditions: que Manuels Valls échoue – elle en est sûre –, que les écologistes ne soient pas tenus pour coresponsables de son échec – d’où son départ – et qu’ils ne puissent pas être soupçonnés d’avoir oeuvré contre la gauche – d’où le refus de voter contre le gouvernement à l’Assemblée nationale, du moins pour l’instant.

[...] Le projet de Duflot est, en fait, extrêmement simple, du moins sur le papier. Il est de « bâtir une nouvelle alliance citoyenne capable de poser les jalons d’une force écologiste majoritaire dans le pays ». Avec un premier rendez-vous qui est celui des européennes. Deux autres, l’an prochain, les cantonales – si elles sont maintenues – et surtout les régionales. Et, juste après, l’élection présidentielle. [...]"

Posté le 9 avril 2014 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Famille : « Le problème, c’est ce fameux modèle : un seul père, une seule mère. »

Billet à l'acide de Gabrielle Cluzel sur le rapport concernant la famille (ou ce qu'il en reste) :

"Le ministère de la Famille est parti, les ennuis sont restés. Quand un collaborateur remercié quitte son bureau, on retrouve parfois – c’est désagréable – un reste de sandwich moisi au fond d’un tiroir. Là, en passant l’aspirateur, on est tombé sur un rapport. Un rapport intitulé « Filiation, origines, parentalité », commandé par Dominique Bertinotti en octobre 2013 pour préparer le projet de loi famille, et qui est prêt, dit-on, depuis janvier dernier.

Mais, explique Le Monde, « la remise officielle à la ministre, plusieurs fois programmée, n’a jamais eu lieu ». Trop risqué à la veille des municipales : le texte de plus de 300 pages propose notamment la légalisation de la PMA pour les lesbiennes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger ; bref, comme le dit Le Monde, peu suspect de dramatisation outrancière réactionnaire : « Une véritable révolution du droit de la famille. »

Les municipales étant passées, l’Élysée a décidé que le rapport pouvait être rendu public : l’idée générale en est de traduire dans le droit français « la grande métamorphose de la filiation » et les diverses manières de « faire famille » (procréation, adoption, engendrement avec tiers donneur).

Ç’aurait été triste, hein, de jeter ce rapport à la poubelle comme un bout de panini oublié ? Car, ma foi, c’est un beau rapport. Un rapport soigné. Tout y est, mes amis, tout y est. Tout ce qui permet d’habiller proprement un tract idéologique pour lui donner l’allure élégante d’une étude distanciée.

Il y a tout d’abord l’expert qui a présidé le groupe de travail, la sociologue Irène Théry. Indispensable, le sage, dont les doctes propos sont évidemment neutres. Elle ne pense rien, bien sûr, elle constate. Elle sort des statistiques de son chapeau de Garcimore qui sont autant de preuves irréfutables. Vous autres, qui émettez des doutes, n’avez qu’à vous taire : Z’êtes pas experts, que je sache ? Irène Théry, elle, l’est. Il n’y a qu’à lire ce qu’elle prédisait dans Télérama en décembre 2011 : « L’opinion, en avance sur les politiques, est majoritairement favorable au mariage de personnes de même sexe et à l’adoption. » Un million de personnes dans la rue et une reconnaissance manifeste dans les urnes ces derniers jours… Mais Garcimore n’est pas non plus Madame Irma.

Viennent ensuite les éléments de langage. « Faire famille »… Cela veut dire quoi, au juste ? Qu’on ne « fonde » plus une famille. Car les fondations, enracinées par nature, sont suspectes. Il faut dire que la marotte d’Irène Théry, c’est l’enrichissement de la langue française. Avec des préfixes. Elle est, dit-on, l’auteur de l’expression « famille recomposée » et a eu un prix pour son livre Le Démariage.

Ce qu’on lit dans ce rapport enfin publié, « Madame Préfixe » le martelait d’ailleurs déjà dès 2011 : « Le problème, c’est ce fameux modèle : un seul père, une seule mère. » C’est un problème. Mettons-nous y donc à 25, et tout devrait être plus simple.

Et ce qu’on n’y lit pas, ou ce qu’on n’y lit qu’en filigrane, elle l’a déjà ouvertement dit aussi : « Les frontières de la famille doivent être ouvertes aux amis, aux étrangers, aux autres cultures, ce qui se joue déjà avec les mariages mixtes, les adoptions internationales, la gestation pour autrui, etc. Tout circule, aujourd’hui. » Et elle rajoute : « En France, la droite stigmatise les immigrés, oppose l’étranger à soi, sa famille à celle des autres, au risque des pires dérives. » De quoi faire méditer ceux qui, en myopes, ne veulent voir qu’un seul danger, la « défamille » pour les uns, la « déFrance » pour les autres, comme si elles ne participaient pas de la même déliquescence. Oui, mariage pour tous, mondialisme et Grand Remplacement marchent main dans la main. Quand leurs opposants, eux, restent en ordre dispersé."

Posté le 9 avril 2014 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Pierre Jouyet, symbole de l'"UMPS"

Jean-Pierre Jouyet pourrait devenir le nouveau secrétaire général de l'Élysée.

Issu, comme le président de la République, de la promotion Voltaire de l'ENA, le directeur général de la Caisse des dépôts a été directeur de cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre, de 1997 à 2000. Il fut l'un des initiateurs et signataires de l’appel « des Gracques » appelant à une alliance PS-UDF pendant la campagne présidentielle de 2007. Le 18 mai 2007, Nicolas Sarkozy le nomme secrétaire d'État chargé des affaires européennes auprès du ministre Bernard Kouchner, dans le gouvernement de François Fillon. Puis Nicolas Sarkozy l'a nommé à la tête de l'Autorité des marchés financiers.

Posté le 9 avril 2014 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 avril 2014

Patrick Bruel fait campagne pour le Front national

Le chanteur a fait une promesse qui va rendre jaloux tous les électeurs qui n'ont pas voté FN dans leur commune : il refusera d'aller chanter dans les mairies FN.

"Même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l'idéologie".

Posté le 8 avril 2014 à 21h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (35)

Manuel Valls, dans son souci « d’apaisement », enterrera-t-il le rapport Thery ?

Yannick Moreau, Député de la Vendée littorale, n’a pas voté la confiance au gouvernement, et explique :

« Le symbole du manque d’influence du Premier ministre, c’est le maintien de Christiane TAUBIRA à la Justice. Avec son conseiller spécial en situation de conflits d’intérêts et sa circulaire illégale sur la GPA ? Quelle sera la ligne retenue sur la Réforme pénale qui opposait irréductiblement Manuel VALLS et Christiane TAUBIRA ? » 

A propos de la famille, le député s’interroge :

« Le vote des élections municipales a montré que les Français ne voulaient plus de clivage sur ces questions. Manuel VALLS, dans un souci « d’apaisement », enterrera-t-il le rapport THERY qui prône la libéralisation de la PMA et la reconnaissance des mères porteuses ? »

Posté le 8 avril 2014 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Vous reprendrez bien un peu d'hypocrisie républicaine

Extrait du discours de politique générale de Manuel Valls à l'assemblée :

"La France, c’est aussi un pays de liberté. Cette majorité l’a montré en ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Mais je souhaite l’apaisement, et c’est la volonté du Président de la République. Et c’est aussi cela la gauche ! La gauche est fidèle à elle-même et à ses valeurs quand elle sait s’adresser à tous et rassembler. Dans un pays traversé par les fractures, les rumeurs, notamment sur cette soi-disant théorie du genre à l’école, tous les républicains doivent savoir s’écouter, se retrouver et éviter les surenchères dont les extrémismes sont les seuls vainqueurs.

Je pense à la réforme pénale, dont le but, je le rappelle, est de lutter contre la récidive. Je pense à la famille, sujet sur lequel nous devons continuer à légiférer dans le seul intérêt de l’enfant. Je pense à la politique d’immigration et d’asile : deux projets de loi vous seront bientôt soumis. Je pense aussi à la fin de vie pour laquelle un consensus peut être trouvé dans le prolongement de la loi Leonetti."

Posté le 8 avril 2014 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

Un gouvernement de combat contre nos libertés

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités à propos du remaniement :

"Au moins est-il clair que François Hollande fait la politique du PS et ne cherche pas à séduire les électeurs qui ne sont pas d’accord avec lui. Peut-être cela pourra-t-il donner des idées à d’éventuels futurs chefs de la droite… Il n’y a guère qu’à droite, en effet, que l’on ait l’idée loufoque de se faire élire sur un programme et d’appeler au gouvernement des adversaires de ce programme pour (ne pas) le mettre en oeuvre !

S’agissant du gouvernement Valls, à part le fantastique bras d’honneur aux électeurs, je retiens trois importants motifs d’inquiétude. Tout d’abord, l’attelage à Bercy est encore moins cohérent que précédemment (ce qui n’est pas peu dire). Dire, comme on l’a entendu ces derniers jours, que Bercy serait désormais, en quelque sorte, co-dirigé par Michel Sapin, pour la rigueur, et Arnaud Montebourg, pour la croissance, est grotesque. Il faut choisir. Soit on considère que le principal problème de la France est sa crédibilité comme débiteur et l’on commence à rembourser, donc à tailler dans le gras de l’État-providence. Soit on croit possible de relancer la croissance par l’investissement public, et l’on remet à plus tard l’équilibre budgétaire. Mais on ne peut pas tenir les deux discours en même temps.

Deuxième source d’inquiétude : le maintien en poste de Christiane Taubira. Comme cette femme n’est pas de celles qui s’accrochent à leur maroquin à tout prix, il est clair qu’elle est restée à ses conditions. Ce qui me laisse craindre qu’elle soit fermement décidée à faire voter sa nouvelle loi Taubira, sur la réforme pénale. Ainsi, non seulement nous allons être tondus par l’impôt, mais, en plus, livrés à des délinquants que l’État aura désormais mission de protéger et non plus de neutraliser. On peut certes espérer le contraire, puisque son principal adversaire dans la majorité sur ce sujet est désormais Premier ministre. Mais je ne vois pas comment Christiane Taubira accepterait d’en rabattre sur son programme, qui reste de mettre la justice française au service d’une espèce de conception archaïque de la lutte des classes.

Enfin, ma dernière inquiétude tient à Manuel Valls lui-même. Je n’oublie pas qu’il fut l’un des rares élus locaux PS à tenir compte de la réalité, à proposer de revenir sur les 35 heures, ou à comprendre le problème de l’insécurité. Mais je n’oublie pas non plus son bilan désastreux comme ministre de l’Intérieur… Et, surtout, je constate que sa seule façon, pour obtenir le soutien de la désormais très courte majorité de socialiste à l’Assemblée, est de donner des gages. Or, les seuls qui soient possibles, sans modifier radicalement son image (entreprise trop lente et trop périlleuse pour qu’il puisse s’y risquer) tiennent aux limitations des libertés publiques – en particulier sur internet, bête noire des socialistes. Il y a tout lieu de croire que c’est contre les honnêtes gens, et tout spécialement contre nos libertés, que ce « gouvernement de combat » va agir. Nos libertés ont déjà rétréci comme peau de chagrin."

Posté le 8 avril 2014 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent

La LDH privée du local communal à Hénin-Beaumont

Le nouveau maire Front national d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a décidé que la Ligue des droits de l'Homme ne pourra plus bénéficier du local qui était mis à sa disposition par la commune. Outre ce local, la LDH recevait une subvention de 300 euros par an.

Pendant la campagne des élections municipales, la Ligue des droits de l'Homme avait fait campagne contre le FN, alors que ce n'est pas son rôle de prendre parti. Steeve Briois justifie donc :

"La Ligue des droits de l'Homme est une association politisée. Dès l'instant où elle s'immisce dans la vie municipale avec des a priori, on compte les liens".

Posté le 8 avril 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

07 avril 2014

Le rapport sur la loi famille : PMA et GPA

Rue89 a obtenu le rapport commandé par Dominique Bertinotti pour élaborer la loi sur la famille. Il préconise entre autres la PMA pour les couples de lesbiennes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger. Ce rapport s’intitule : « Filiation, origines, parentalité : le droit face aux nouvelles valeurs de responsabilité générationnelle ». Il est en ligne ici.

Parmi les membres du groupe de travail, on trouve une certaine... Fabienne Brugère (page 345).

Posté le 7 avril 2014 à 22h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Elections européennes : commission d'investiture de l'UMP

A Paris, l'UMP a investi Alain Lamassoure, fédéraliste forcené, ce qui provoque du rififi au sein même de l'UMP puisque Henri Guaino a déjà annoncé qu'il ne voterait pas pour lui. En 6e position, on entend parler d'Aurore Bergé, favorable à la loi Taubira et dont le parachutage a échoue à la mairie de Magny-les-Hameaux (ceci explique sans doute cela).

Bref, et vous sl'avez compris, l'UMP ne défend pas nos intérêts, du moins en Ile-de-France. Si vous désirez dire votre façon de penser aux membres de la commission d'investiture de l'UMP, voici au moins leurs noms :

Co-présidents : Jean-François Copé, François Fillon.
 
La Commission nationale d’investiture est composée de :
 
Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Michèle Tabarot, Valérie Pécresse, Nadine Morano, Dominique Bussereau, Edouard Courtial, Eric Ciotti, Jean-Claude Gaudin, Gérard Larcher, Philippe Cochet, Xavier Bertrand, Bernard Deflesselles, Guy Tessier, Pierre Charon, Dino Cinieri, Claude Goasguen, Alain Cadec, Christian Jacob, Caroline Cayeux, Roger Karoutchi, François-Noël Buffet, Christian Kert, Françoise Guégot, Marc Laffineur, Bernard Accoyer, Brice Hortefeux, Christophe Béchu, Catherine Troendlé, Christian Estrosi, Catherine Vautrin, Philippe Goujon, Marie-Louise Fort, Alain Marleix, Françoise Grossetête, Marie-Luce Penchard, Nicole Ameline, Berengère Poletti, Isabelle Debré, Michel Terrot, Arnaud Robinet, Philippe Nachbar, Henri Guaino, Patrick Ollier.
 
Membres de la commission au titre des mouvements : Alain Carignon, Marie-Hélène des Egaulx, Julien Aubert, Philippe Meunier, Anne Grommerch.

Posté le 7 avril 2014 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Les juges de Taubira font libérer 2 braqueurs

Révélation de Valeurs actuelles :

"arrêtés le mardi 1er avril aux Mureaux (Yvelines) au terme de près de quatre mois d’enquêtes, deux des trois braqueurs présumés de l’Apple store de Parly 2, au Chesnay (Yvelines), ont été relâchés deux jours après, ce jeudi 3 avril. Le troisième, incarcéré en attente d’un « débat différé », devait être relâché lundi.

Agés de 20 à 23 ans, Nabil, Alex (qui ont été libérés) et Rachid (en attente de l’être) ont pourtant passé des aveux complets. La moitié du butin a été retrouvée, ainsi que l’arme ayant servi au braquage. Mais les juges en charge du dossier au TGI de Versailles (Yvelines) ont mis en avant leurs casiers judiciaires vierges et estimé qu’ils devaient être relâchés en attente de leur procès.

Le Parquet de Versailles (Yvelines) a décidé de faire appel aujourd’hui, 4 avril, de ces libérations réclamant l’incarcération des deux malfaiteurs déjà libérés.

Cette affaire tombe particulièrement mal pour Christiane Taubira qui vient d’être reconduite au ministère de la Justice. Elle ne manquera pas de relancer le débat sur le « laxisme » de l’institution judiciaire sous sa conduite."

Posté le 7 avril 2014 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Quimper : Bernard Poignant démissionne du Conseil municipal

Le conseiller de François Hollande, Bernard Poignant, a perdu la mairie de Quimper. Il devait siéger dans l'opposition. Mais il préfère démissionner. Saura-t-il conseiller Hollande ?

Posté le 7 avril 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Le caprice de Cécile Duflot

Le Monde révèle les dernières tractations qui ont été faites avant le remaniement ministériel. Les Verts se sont vu proposer le beurre et l'argent du beurre, mais la crémière a tout fait échouer :

"Mardi matin, une délégation d’Europe Ecologie-Les Verts est reçue place Beauvau. Pour l’occasion, Manuel Valls sort le grand jeu. Il leur propose le ministère de l’écologie, assorti du portefeuille hautement stratégique de l’énergie, des engagements et un calendrier pour la loi de transition énergétique, et l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives de 2017.

Cerise sur le gâteau : dans le couloir, une fois l’entretien terminé, M. Valls aborde lui-même le délicat sujet de Notre-Dame-des-Landes pour assurer que la position du gouvernement sur la question pourrait évoluer en cas d’accord… Emmanuelle Cosse, la patronne des écologistes, reconnaît que la proposition est « solide et correcte ».

En fin de journée, tout semble indiquer que les écologistes vont accepter l’offre de M. Valls. Mais deux lignes s’opposent : celle de Mme Duflot contre celle des parlementaires, qui souhaitent majoritairement participer au gouvernement. C’est la première qui l’emporte. Vers 20 heures, la direction du parti, après un vote de ses membres, fait savoir qu’il n’y aura pas de ministres EELV dans le gouvernement Valls. « Le premier ministre leur a fait des propositions qu’aucun autre n’aurait pu faire », s’agacera plus tard M. Hollande."

D'après les auteurs de l'article, Christiane Taubira, qui voulait partir, aurait donc été gardée au gouvernement comme caution de gauche. Raté.

Posté le 7 avril 2014 à 10h33 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)

La liberté va avec la responsabilité

Hervé Mariton est interrogé par le Figarovox. Extraits :

"Le concept de «Big society» part d'un premier constat, que nous partageons en France: l'Etat est trop lourd. Deuxième constat: l'Etat n'est pas assez efficace. Troisième constat: pour autant il ne faut pas livrer les individus à eux-mêmes. Un quatrième constat: il y a dans la société des ressorts qui peuvent faire mieux que l'Etat et répondre plus efficacement aux demandes des personnes. L'Etat ne doit pas avoir le monopole du social ! En réalité il y a dans l'idée de «big society» un contenu proche de la notion de subsidiarité, principe essentiel de l'engagement politique. La subsidiarité, c'est faire en sorte que la responsabilité soit exercée au plus proche possible du terrain et quelle ne remonte à l'échelon supérieur que si l'échelon inférieur n'est pas capable d'assumer cette responsabilité. [...]

Un libéralisme du XXIème siècle est un libéralisme qui ne doit pas être individualiste, qui ne doit pas être celui du règne de l'illimité. La liberté va avec la responsabilité. La liberté, ce n'est pas le caprice, ce n'est pas le triomphe de l'individualisme, c'est la responsabilité de la personne. Je suis libéral et personnaliste. Libéral, parce que le monde d'aujourd'hui, plus que jamais, est un monde dans lequel il faut être conquérant. L'enjeu n'est plus tant de protéger que de muscler. Et en même temps que l'on est conquérant, il faut être rassurant, car dans ce monde agité, de liberté et de risques, on a besoin de repères, et ces repères sont dans une forme intelligente, ouverte, mobile de conservation. On doit être conquérant et rassurant, libéral et conservateur. Que le conservateur qui n'est pas réactionnaire rejoigne un libéral qui n'est pas destructeur. [...]"

Posté le 7 avril 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

06 avril 2014

"Quand l'esprit est parti, la chair se décompose ! C'est vrai des sociétés comme des hommes"

Dans le dernier Politique Magazine, Hilaire de Crémiers estime que, quel que soit le jeu de chaises musicales effectué par Hollande, le régime vit ses dernières heures de décomposition :

P"Hollande ne peut plus gouverner. Quoi qu'il fasse et quelque « truc » qu'il invente, il est dorénavant dans l'impossibilité pratique de réussir personnellement à redresser la situation ; en aurait-il l'intention, il n'a plus la capacité de faire aboutir quelque projet que ce soit, sur tous les points où les Français sont en attente des réformes nécessaires. Lui et son gouvernement d'idéologues, en deux ans, n'auront fait que casser la France davantage, détruire les familles, briser les liens sociaux, épuiser les patrimoines, accabler les entreprises, tuer même l'esprit d'entreprendre, décourager les braves gens, appauvrir le peuple, désespérer la jeunesse qui n'est plus éduquée, ni formée, ni élevée, abandonnée aux sinistres pitreries d'un prétendu grand maître éducateur, aggraver les souffrances matérielles et morales des Français dont cette petite bande de paltoquets sans cœur, sans envergure d'esprit, centrés sur leur « moi » de médiocres politiciens aussi prétentieux que vains, se moque éperdument.

D'ailleurs, pour aller jusqu'au bout de ce qu'il convient de signaler, Hollande était tout simplement aux ordres de quelques pervers « friqués » dont il est inutile de donner les noms, ses amis intéressés, pour certains ses copains de toujours, d'autant plus de gauche qu'ils se sont constitué des fortunes sans scrupule. Ce sont eux qui ont fait sa campagne électorale de 2012 et qui en ont assuré la trésorerie, sans que personne n'ait osé se pencher sur ce point litigieux, « l'affaire Cahuzac » servant opportunément de rideau de fumée. Hollande est donc totalement lié à cette clique d'hommes qui se croient tout permis, tandis qu'eux l'ont berné, le soutenant comme la corde soutient le pendu, l'ayant utilisé pour faire passer leur ensemble de lois et prêts à le lâcher à son triste sort de pauvre type, le nœud coulant au col, dans les semaines qui viennent, comme on jette un mouchoir souillé, dont on ne peut plus se servir, et comme lui, d'ailleurs, le grand humaniste, jette les femmes après usage.

Telle est la réalité du gouvernement de la France aujourd'hui. Les Français en comprennent assez pour en avoir le dégoût. C'est l'explication principale du vote-sanction des dernières élections municipales. Ce point essentiel n'a pas été assez souligné, les commentaires s'attachant toujours à des justifications grossières et superficielles. Ce n'est pas seulement un gouvernement d'une nullité évidente qui est rejeté, ce sont des comportements, des manières d'être, des mauvaises mœurs, des mensonges et, enfin, des institutions qui ne représentent plus les Français et qui ne sont plus que des instruments au service d'appareils partisans, donc des procédés de gouvernement aussi scandaleux que néfastes, en un mot un régime dans sa totalité avec ses modes de fonctionnement et ses hommes stipendiés qui sont condamnés. Tant mieux !

L'abstention massive, le discrédit où s'enfonce le Parti socialiste, la montée du Front national sont des signes qui ne doivent pas tromper. Le PS n'est jamais qu'un parti de « bobos » qui réussit encore à duper - mais de moins en moins - quelques électeurs qui s'imaginent être de gauche par sentimentalisme mal placé.

[...] L'homme qui aura cédé au goût du pouvoir, s'y perdra, allant de murs branlants en murs branlants et découvrant partout des trous béants que personne ne voudra ni ne pourra combler. Quand l'esprit est parti, la chair se décompose ! C'est vrai des sociétés comme des hommes.

Les élections européennes en mai, par un nouveau séisme d'amplitude plus forte, ébranleront encore davantage ce système déjà dévasté. [...] Dans tous les cas de figure envisagés, quel horizon politique pour la France ! Une agonie du système entretenue à dessein par une classe politique qui en vit. Alors que la France en meurt."

Posté le 6 avril 2014 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Louis Borloo arrête la politique

... pour raisons de santé.

Il était président de l'UDI et député du Nord.

Posté le 6 avril 2014 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

05 avril 2014

Le Collectif Famille Mariage demande un ministre délégué à la famille

Communiqué du Collectif Famille Mariage :

"Le Président de la République a déclaré avoir nommé un gouvernement de combat. Pour nous, qui résistons depuis des mois avec des dizaines de milliers de familles à la dénaturation du mariage et à l'instrumentalisation des enfants, nous craignons fort que ce soit surtout un gouvernement de combat… contre la famille.

Le maintien à son poste de Mme Taubira, le Garde des sceaux le plus violemment hostile aux familles de France que nous ayons jamais connue au cours de notre longue histoire, est déjà, pour nous, une gifle.

Mais il est une omission plus révélatrice encore : l'absence de ministre de la Famille dans ce nouveau gouvernement quand le précédent disposait, au moins, d'un ministre délégué.

Nous voulons encore croire qu'il ne s'agit que d'une omission.

C'est pourquoi nous prions instamment le Premier Ministre de nommer, à défaut d'un ministre de la Famille (qui, pourtant, eût été bien utile, en ces temps où la famille est attaquée sur tous les fronts, de la filiation à la fiscalité, en passant par le viol de l'innocence des enfants par certains programmes de l'Éducation nationale) un ministre délégué ou un secrétaire d'État à la Famille."

Posté le 5 avril 2014 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

"Je n'ai pas de leçon à recevoir des enfants de Staline".

Réplique cinglante de Stéphane Ravier, maire FN du 7e secteur de Marseille, à l'élu du Front de Gauche Jean-Marc Coppola.

Posté le 5 avril 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

Les droits de femmes est reconnu comme un sport à part entière

Le ministère de Najat Belkacem suscite l'ironie. Le ministre du gender, voit son ministère eglober un grand fourre-tout : droits des femmes, ville, jeunesse et sports.

«Je pense qu'il s'agit d'un ministère voiture-balai », estime Jean-François Lamour. Et Marie-Georges Buffet : «Quand on ajoute la ville, on décapite les sports. »

Osez le féminisme s'inquiète : 

« L'ajout des portefeuilles de la ville, de la jeunesse et des sports ne semble pas de nature à maintenir la priorité sur le sujet de l'égalité femmes-hommes ».

Posté le 5 avril 2014 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

04 avril 2014

Ayrault-Valls : le changement... avec les mêmes mots

Mercredi 2 avril 2014, Manuel Valls a parfois repris, lors son entretien après sa nomination à Matignon, des éléments de langages employés par Jean-Marc Ayrault... lors de son entretien après sa nomination à Matignon en mai 2012 :


Quand Valls reprend les mots d'Ayrault par LeHuffPost 

Posté le 4 avril 2014 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Bordeaux : Marik Fetouh (LGBT), adjoint en charge de l’égalité et la citoyenneté

Lu ici :

"Le nouveau conseil municipal de Bordeaux s’est réuni ce matin afin d’élire les 24 adjoints au maire (payés 2566€/mois). Parmi les lauréats choisis pour seconder Alain Juppé, on retrouve Marik Fetouh, fondateur du premier centre LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et Trans) à Bordeaux.

Pour ce membre du Modem, les objectifs de la mairie de Bordeaux sont clairs. Il les détaillait il y a quelques jours sur son blog : « des objectifs précis de lutte contre les discriminations seront fixés à chaque direction, dans le cadre d’une concertation menée par la mission égalité. Par exemple, il pourra être proposé des actions de sensibilisation sur l’homophobie à la direction des sports, ou des actions de promotion de la diversité culturelle à la direction de la culture. Des référents seront nommés dans chaque direction, et constitueront les interlocuteurs privilégiés de la mission égalité. Un compte-rendu annuel sera fait par chaque référent devant le Cobade, permettant à la mission égalité d’établir un bilan des actions entreprises. Parallèlement, la Ville agira sur ses partenaires et opérateurs en introduisant des clauses de lutte contre les discriminations dans tous ses contrats, sur le modèle des clauses d’insertion déjà proposées : dans les contrats de délégation de service public, les partenariats publics-privés, les marchés publics, les financements aux associations et les autres opérateurs. Dans un second temps, la mission égalité proposera des actions aux partenaires de la Ville, et en priorité dans les structures où elle siège (écoles, musées, CHU…) ».

Les catholiques qui ont voté pour Alain Juppé risquent d’être déçus. L’ancien responsable de la Manif pour tous, Edouard du Parc, n’aura, lui, aucune responsabilité au sein du nouvel exécutif."

Posté le 4 avril 2014 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

Condamnation de la France suite aux répressions policières : réponse du ministre

Le député Jacques Bompard a interrogé le ministre de l'intérieur sur la résolution 1947-2013 du Conseil de l'Europe :

"L'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe dans cette résolution a condamné la façon dont plusieurs manifestations ont étés réprimées par les gouvernements d'Europe et d'ailleurs. Une référence directe est faite aux manifestions contre le mariage pour tous des 24 mars et 26 mai 2013 où « [les forces de l'ordre] ont, notamment, eu recours à des gaz lacrymogènes à l'encontre de manifestants pacifiques. Quatre personnes ont été blessées et plusieurs centaines ont été arrêtées ». Le Conseil de l'Europe appelle les États à mener des enquêtes sur le recours excessif à la force, à respecter la liberté de manifestation mais aussi à encadrer l'usage de gaz lacrymogènes, à assurer la liberté des médias et à ne pas mettre d'obstacles inutiles aux organisations de la société civile qui désirent exprimer leur opinion. Il lui demande donc comment il compte transposer ces remarques dans l'encadrement des manifestations."

Réponse du ministre :

"Corollaire de la liberté d'expression, le droit de manifester est une liberté garantie par la Constitution et par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les services d'ordre mis en place par les forces de sécurité de l'Etat ont pour but d'assurer la sécurité des biens et des personnes et donc le libre exercice de ce droit. Afin de mettre en oeuvre les dispositifs de sécurité les mieux adaptés, le contexte de la manifestation fait l'objet d'une étude préalable et, chaque fois que possible, une coopération est instaurée préalablement avec les organisateurs. Des recommandations de prudence et de discernement sont systématiquement données aux fonctionnaires de police et aux militaires de gendarmerie, notamment lorsque des jeunes sont susceptibles d'être présents dans les cortèges. Une attention particulière est portée à la distinction à opérer entre « casseurs » et manifestants, car il arrive que des éléments extérieurs à la manifestation se mêlent aux cortèges aux seules fins de commettre des infractions et des violences.

S'agissant des manifestations contre le mariage pour tous, les forces de l'ordre, dans des situations souvent délicates et parfois dangereuses, ont parfois dû intervenir pour rétablir l'ordre public républicain et interpeller des auteurs d'infractions. Elles-mêmes ont été la cible de violences. Or, si le droit de manifester est une liberté fondamentale, il ne saurait s'accompagner de violences. S'agissant en particulier des manifestations de mai dernier à Paris, il convient en outre de souligner que leurs parcours et leurs modalités avaient été définis en lien avec les organisateurs et que les débordements constatés ont été le fait d'extrémistes, ayant par exemple appelé à ne pas respecter la décision interdisant le secteur des Champs-Elysées. De telles situations de violences en marge de manifestations se sont, naturellement, déjà rencontrées par le passé. Les forces de l'ordre sont intervenues pour mettre fin aux débordements, comme elles le doivent et dans le respect du droit, avec professionnalisme, sang-froid et discernement. Il convient à cet égard de rappeler que la police nationale et la gendarmerie nationale disposent en matière d'ordre public d'une expérience et d'un savoirfaire reconnus, y compris au plan international. Il va de soi qu'aucune liberté fondamentale n'a été « bafouée » et en tout état de cause quiconque, en France, s'estime victime de violations de droits dispose de voies de recours devant diverses instances nationales et européennes (autorités indépendantes, autorité judiciaire, etc.).

S'agissant de la résolution du 27 juin 2013 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe relative aux « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias et la liberté d'expression », la France partage la préoccupation exprimée tendant à garantir que les droits de manifestation et d'opinion soient respectés et que les interventions des forces de l'ordre se fassent dans un cadre légal précis et respectueux des droits fondamentaux. Tel est, naturellement, le cas en France, notamment s'agissant du recours aux armes de force intermédiaire (moyens lanceurs d'eau, grenades lacrymogènes...) pour le maintien de l'ordre public. L'emploi de ces armes est soumis à un encadrement juridique strict et précis, qui protège les droits fondamentaux des personnes. Policiers et gendarmes exercent leurs fonctions dans un cadre légal qui leur permet d'employer la force, mais toujours en ultime recours et dans le respect des principes de nécessité et de proportionnalité. Pour l'essentiel, ce cadre légal est fondé sur les règles de la légitime défense (article 122-5 du code pénal) ou de l'état de nécessité (article 122-7 du code pénal). Pour le maintien de l'ordre public, le code pénal (art. 431-3 et R. 431-1 et suivants) et le code de la sécurité intérieure (art. L. 211-9) permettent aux représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement de faire directement usage de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent. Un décret du 30 juin 2011 fixe les règles relatives aux armes susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public et une circulaire du 9 août 2012 a rappelé avec précision aux préfets et aux forces de police et de gendarmerie le cadre juridique extrêmement strict des modalités de dissipation des attroupements."

Combien de lecteurs avocats se sont étranglés ?

Posté le 4 avril 2014 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (38)

Répression des manifs : la réponse du ministre

Jacques Bompard a interrogé l'ex-ministre de l'intérieur sur la répression excessive des opposants à la loi Taubira.

"Le premier syndicat de police « Alliance » s'est déjà plaint de la mobilisation excessive de CRS à Paris pour surveiller les veilleurs debout alors qu'aucun trouble à l'ordre public n'avait été constaté. Dans le journal interne du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires ont fait part de leur malaise et de leur refus face aux ordres du ministère d'appliquer la tolérance zéro à l'égard des opposants au mariage pour tous. Une tolérance zéro d'autant plus incompréhensible qu'elle n'est pas exigé à l'égard des délinquants et criminels commettant des délits aux personnes et aux biens. Un commissaire de police s'est notamment exprimé de la sorte : « Ce n’est pas qu'on soit pro ou anti mariage gay, on est simplement choqués. On voit une distorsion énorme entre ce qui se passe avec les voyous récidivistes et des gamins pacifiques qu'on met en garde-à-vue simplement parce qu'ils portent un tee-shirt ». Il termine son propos par ces termes : « [...] on refuse d'être une police politique, quel que soit le pouvoir ». Il lui demande donc si, dans un souci d'équité et d'égalité républicaine, il compte assouplir ses sanctions à l'égard des opposants pacifistes à la manif pour tous et appliquer une véritable tolérance zéro à l'égard des délinquants et criminels qui pourrissent le quotidien des Français."

Le ministre répond :

"Corollaire de la liberté d'expression, le droit de manifester est une liberté garantie par la Constitution et par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les services d'ordre mis en place par les forces de sécurité de l'Etat ont pour but d'assurer la sécurité des biens et des personnes et donc le libre exercice de ce droit. S'agissant des manifestations contre le mariage pour tous, les forces de l'ordre, dans des situations souvent délicates et parfois dangereuses, ont parfois dû intervenir pour rétablir l'ordre public républicain et interpeller des auteurs d'infractions comme elles le doivent, dans le respect du droit, avec professionnalisme, sang-froid et discernement. Elles-mêmes ont été la cible de violences, ce qui est inacceptable. De telles situations de violences en marge de manifestations se sont, naturellement, déjà rencontrées par le passé. Ainsi, alors que le rassemblement du 24 mars 2013 à Paris se déroulait dans le calme, quelques centaines de manifestants ont tenté de forcer les différents barrages avec pour objectif de rejoindre la place de l'Etoile et l'avenue des Champs-Elysées, périmètre pourtant interdit à la manifestation par un arrêté préfectoral du 18 mars 2013. En réponse au comportement très agressif d'une minorité de manifestants, et pour faire respecter l'arrêté précité, les forces de l'ordre ont été contraintes de s'interposer et de faire usage de gaz aérosols [contre des poussettes NDMJ]. Plusieurs policiers et gendarmes ont essuyé des jets hostiles de projectiles. Au total, 98 personnes ont été interpellées pour violences volontaires à policier, jet de projectile ou encore participation à une manifestation interdite. Compte tenu de la provocation à laquelle elles ont eu à faire face et d'actions isolées parfois particulièrement violentes, la réaction des forces de l'ordre a été proportionnée et mesurée, avec le seul souci de faire respecter le droit. S'agissant des mesures de garde à vue prises par les services de police à l'encontre de personnes suspectées d'avoir commis des infractions à la loi pénale, dans le cadre des différentes actions de protestation contre le mariage pour tous, elles l'ont été dans le strict respect des prérogatives dont ils disposent, et dans le respect des exigences constitutionnelles et conventionnelles relatives aux droits de la défense.

Il va de soi à cet égard que la référence à une « police politique » est déplacée dans une démocratie comme la France. Elle est également offensante à l'égard des policiers et des gendarmes qui s'attachent chaque jour à assurer le service public de la sécurité, au bénéfice de l'ensemble de nos concitoyens. En tout état de cause, le ministre de l'intérieur l'a souligné à plusieurs reprises : en matière de violences, de lutte contre la délinquance, de maintien de l'ordre, il n'y a pas de place pour le laxisme. Et le rôle des forces de l'ordre est, chaque fois que nécessaire, d'intervenir pour permettre ensuite à la justice de juger. S'il n'appartient pas à cet égard au ministre de l'intérieur de se prononcer sur les « sanctions » que peut prononcer l'autorité judiciaire, il paraît opportun de rappeler que, conformément à la circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 du ministre de la justice, les réquisitions du ministère public à l'audience tiennent compte des circonstances de commission des faits, de leur contexte ainsi que de la personnalité du mis en cause. La lutte contre la délinquance est une priorité et, le ministre de l'intérieur mène une action ferme et déterminée pour renforcer la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, notamment en donnant plus de moyens à la police nationale et à la gendarmerie nationale."

Posté le 4 avril 2014 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Manuel Valls : "Il veut dominer l'autre"

Myriam Heilbronn, l'une des anciennes adjointes de Manuel Valls lorsqu'il était maire d'Evry, le décrit comme cassant et autoritaire. Lors d'une réunion de travail avec le premier adjoint de la ville chargé des finances, Manuel Valls est contredit par ce dernier en public.

"Ca s'est très mal passé ! Ils en sont presque venus aux mains. L'adjoint a démissionné dans la semaine qui suivait".

Marie-Noelle Lieneman ajoute :

"Je ne crois pas que ça le gêne d'être méchant avec quelqu'un. Même si après, il ne le fait pas exprès et ne cherche pas à être méchant. Il pense qu'il y a des moments pour dominer l'autre. Il veut dominer l'autre".

Posté le 4 avril 2014 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)


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