12 décembre 2017

Connaissez-vous Espérance Ruralités ?

Logo-cours-Clovis-vectorisé-226x300La fondation Espérance Ruralités est la petite soeur de la fondation Espérance Banlieues. Commencée dans le même esprit, elle est pour l'instant d'ampleur plus modeste, mais le besoin est tout aussi important, si ce n'est plus tant elle s'adresse, encore davantage que des banlieues sous perfusion sociale de l'État, à une France périphérique oubliée de tous.

Elle n'attend que notre aide pour pouvoir prendre un essort indispensable et salvateur.

Plus d'infos sur le site, qui présente ainsi la mission de cette fondation.

Aujourd’hui, les jeunes ruraux font face à trois défis majeurs :

1° un décrochage scolaire considérable moins pris en charge que dans les villes du fait du faible maillage associatif

2° un mal-être culturel lié à une absence de représentation dans le paysage artistique, médiatique et culturel.

3° des difficultés d’accès à l’emploi qui les mettent souvent face à un dilemme : quitter leur territoire d’origine pour trouver un travail dans une métropole ou être au chômage chez eux.

Créée en mars 2017, la Fondation Espérance Ruralités s’est donnée pour mission de participer à la redynamisation de la France périphérique en développant un nouveau modèle de collège-lycée adapté aux besoins des territoires ruraux. Ce modèle pédagogique est élaboré au collège-pilote Espérance Ruralités de la Fère (Aisne) depuis la rentrée 2017-2018 et sera formalisé au terme de l’année scolaire 2018-2019. Il servira ensuite de guide à l’ouverture d’autres établissements Espérance Ruralités partout en France, à partir de la rentrée scolaire 2019-2020.

Posté le 12 décembre 2017 à 20h26 par Paula Corbulon | Lien permanent

« Quand la gauche collaborait avec l’Allemagne nazie, 1939-1945 »

Posté le 12 décembre 2017 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

L'écologie est profondément une attitude de droite

Extrait d'un entretien de Philippe de Villiers à Eugénie Bastié dans Le Figarovox :

"Non seulement j'ai la fibre écologiste, mais je ne comprends pas pourquoi la droite ne s'empare pas du sujet de l'écologie. L'écologie est profondément une attitude de droite. Car qu'est-ce que la mission de la droite, si ce n'est l'enracinement, la préservation de nos paysages intimes? Comment la droite peut-elle défendre le glyphosate? Dans mon livre «Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés» (NDLR: Albin Michel, 2004) je militais pour l'interdiction du Gaucho et du Régent, deux insecticides ultra-puissants tueurs d'abeilles. A l'époque toute la droite était contre moi. La droite pense qu'on ne peut pas défendre en même temps la liberté du marché et l'écologie. Je suis pour la liberté d'entreprendre, le Puy-du-Fou en est la preuve, mais aussi pour la préservation des écosystèmes. Le drame de la droite, c'est qu'elle a abandonné la culture, l'éducation et l'écologie à la gauche."

Posté le 12 décembre 2017 à 14h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Quelques mesures simples pour renforcer la sécurité des offices de nos paroisses

Par ces temps troublés, où les éléments résiduels de l'État islamique défait en Syrie comme en Irak, vont porter ailleurs qu'au Levant le fer sanglant du Djihad, Stratediplo nous propose quelques mesures simples pour renforcer la sécurité des offices de nos paroisses. Comme il le conclut lui-même, "Cette fiche pratique pourrait utilement être discutée dans chaque conseil paroissial. Les compléments constructifs sont bienvenus en réponse à cet article. Pour mémoire, il est interdit de porter une arme blanche mais pas d'en posséder, il est loisible à un gendarme ou un policier d'aller à la messe en tenue, et rien n'empêche les chasseurs de tenir un rendez-vous cynégétique au café en face de l'église."

Les profanations d'églises se multiplient, les attaques de foules aussi et il y aura d'autres sacrifices de prêtres. Cependant le gouvernement, qui continue de protéger les synagogues et sécurise maintenant les manifestations religieuses mahométanes illégales dans la rue, laissera les églises sans défense jusqu'au jour où il interdira la célébration des offices de Noël, au prétexte de quelques attaques de marchés de parvis. Dans ce contexte la fiche sur la sécurité des rassemblements ecclésiaux, rédigée par Stratediplo il y a deux ans pour diffusion discrète par réseaux interparoissiaux mais malencontreusement objet d'une publication sensationnaliste sur internet, reste d'actualité. Tous les curés n'étant pas Dom Camillo, c'est une responsabilité collective des laïcs. Cette fiche se base sur le quadruple constat d'une montée de la violence commandée, de son inflexion de la terrorisation aléatoire des foules vers l'intimidation ciblée de communautés, de la défaillance de l'État à protéger les populations, et du caractère durable de cette situation. Son objet immédiat est la sécurisation des célébrations de Noël qui ne seront pas interdites.

1- Introduction

A terme l'orientation gouvernementale tendra certainement plus à faire fermer les églises qu'à les faire protéger par la police. Même l'effectif militaire maximum prévu en cas de crise majeure, récemment déployé avec solennité et à contre-emploi, n'y suffirait et n'était de toute façon pas tenable. Déjà pour la fête d'Hannoucah 2015, le gouvernement avait dissuadé les Israélites d'allumer leurs chandelles rituelles. Noël étant la fête chrétienne qui imprime le plus la vie civile en France, elle est le symbole que beaucoup de christianophobes veulent abattre.

2- Risques

Le risque à prendre en compte ici n'est pas celui de l'attaque chimique sur une ville, de la prise en otage d'une communauté par une bande armée ou du lancer d'un camion sur une foule, il est la commission d'actes spectaculaires par des individus isolés ou en très petit groupe, ciblant les communautés qu'ils sont chargés d'intimider : en clair, le massacre d'une église. Il s'agit d'un risque élevé et saupoudré, car il y a autant de cibles possibles que de paroisses, avec dans chacune des centaines de victimes potentielles, mais ces attaques sont imprévisibles et exceptionnelles. On peut considérer trois modes opératoires, le jeter d'une grenade ou d'une bombe artisanale, l'auto-explosion d'un "kamikaze", et la rafale d'arme automatique. Les deux premiers cas imposent d'être au milieu de la foule cible, le troisième cas impose d'en être proche et à vue.

3- Facteurs déterminants

Les attaquants gardent l'avantage de la surprise, du lieu et du moment ; tant qu'ils comptent sur l'impréparation de leurs cibles ils ne prendront pas la peine de se cacher, surgissant en pleine lumière les armes à la main (sans longue approche nocturne par les fourrés). D'autre part, et cela fait partie de leur stratégie de communication pour frapper les esprits et paraître une fatalité imparable, ils sont généralement consommables et agissent sans esprit de retraite ; prêts à mourir pour tuer, ils ne sont ni prêts à se battre, ni préparés ou équipés pour cela. Et leur apothéose finale étant aussi une déclaration, ils sont enclins à la commettre en tenue de "départ", en noir et avec la barbe (tant que ça n'est pas une entrave à leur circulation). Ceux qui prévoient d'en réchapper éviteront d'attaquer des églises urbaines.

4- Moyens de parade

Eu égard au devoir de protection on peut envisager une parade en trois temps, à savoir alerte, fixation et neutralisation.

Devant une église à l'heure de la messe (pas dans un quartier 24 heures sur 24) et selon la configuration des lieux, le dispositif d'alerte peut consister en une seule personne, qui ait une vision sur l'entrée de l'église et sur l'aire de stationnement. Compte tenu du délai très court (l'assaillant parcourt cinq mètres par seconde) il faut proscrire tout moyen d'alerte compliqué ou indirect comme radio où l'émetteur doit mettre en œuvre et parler, et le récepteur doit écouter et diffuser. Il faut un avertisseur instantané, même au prix de la vie du guetteur, et immédiatement entendu à l'intérieur du bâtiment (en dépit des chants) par tous, intervenants et public : sifflet puissant, pistolet d'alarme, sirène, klaxon de voiture ou gros gong.

Le dispositif de fixation, ou piquet d'intervention, a pour objet d'interdire ou de retarder l'irruption du ou des intrus dans le bâtiment. Il est donc constitué d'une poignée à une dizaine d'hommes, qui participent normalement à l'office mais restent groupés près de l'entrée sensible car ils n'auront que quelques secondes pour réagir et ne pourront pas traverser alors l'assistance.

Pour cette même raison leur équipement doit être sur eux (matraque téléscopique ou bombe de gel) ou aligné au mur près de l'entrée (manches de pioche). Dans la plupart des cas une poignée d'hommes suffira à fixer à l'extérieur un à trois agresseurs porteurs d'une bombe artisanale ou d'une ceinture explosive. Ceux-ci seront alors immobilisés jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre, ou se feront exploser sans avoir pu entrer. Dans le cas d'armes automatiques, le piquet d'intervention ne suffira pas à arrêter les agresseurs, bien qu'il leur fasse dépenser une partie de leurs chargeurs (ces gens-là pratiquent l'arrosage intensif), mais il aura retardé leur entrée d'une minute ou deux.

Le dispositif de neutralisation est subsidiaire, car plus délicat à mettre en place et moins systématiquement utile. Il s'agit d'une personne portant une arme à feu et chargée d'éliminer un terroriste porteur d'arme automatique. Si elle est équipée d'une arme d'épaule elle doit se trouver à l'extérieur, ou dans un bâtiment voisin, avec vue sur l'entrée où le piquet d'intervention retardera les attaquants pendant une minute. Si elle n'est équipée que d'une arme de poing elle doit rester cachée dans l'entrée pour neutraliser les assaillants par derrière lorsqu'ils feront irruption dans la nef, concentrés vers l'avant.

5- Conclusion

Alors que beaucoup d'établissements recevant du public ne sont que des lieux de passage, les paroisses sont des communautés organiques disposant d'un noyau de réguliers. De même qu'on organise un tour de quête ou de lecture, toute paroisse où se retrouvent régulièrement des habitués devrait pouvoir organiser au moins un tour de guet extérieur et un piquet d'intervention. Cela ne coûte rien, maintient l'affluence des fidèles rassurés, et peut sauver des centaines de vies. C'est aussi un début de responsabilisation, qui extrait de la passivité et prépare à d'autres relèvements. Le Chrétien a mission de témoignage, à l'opposé de la soumission ("islam" en arabe), et si la terreur soumet, la sécurisation libère. Les banques ont des vigiles pour rassurer les clients et les manifestations de rue ont des services d'ordre pour écarter les provocateurs.

Cette fiche pratique pourrait utilement être discutée dans chaque conseil paroissial. Les compléments constructifs sont bienvenus en réponse à cet article. Pour mémoire, il est interdit de porter une arme blanche mais pas d'en posséder, il est loisible à un gendarme ou un policier d'aller à la messe en tenue, et rien n'empêche les chasseurs de tenir un rendez-vous cynégétique au café en face de l'église.

Posté le 12 décembre 2017 à 08h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

11 décembre 2017

Eclaircissements à droite ?

Xavier Bertrand quitte le parti Les Républicains, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez :

"Nous sommes dans une dérive. Je ne reconnais plus ma famille politique alors j'ai décidé de la quitter"

Ce départ est une bonne nouvelle, mais "en même temps", Laurent Wauquiez donne des gages au système médiatique :

Posté le 11 décembre 2017 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Rassemblement LMPT à Béziers pour sensibiliser à la politique anti-famille de Macron

IMG_1122Samedi 9 décembre, LMPT 34 a organisé devant la mairie de Béziers un rassemblement en fin d'après midi. Le but était de sensibiliser les nombreux passants en cette période d'avant Noêl à la politique anti famille du gouvernement En Marche dans la continuité de celui précédent.

Les allocutions ont porté sur les velléités d'introduire la PMA SANS PERE dans la loi Bioéthique dès 2018, la diminution de la PAJE et des aides aux familles, la théorie du genre toujours présente dans l'éducation nationale, l'écriture inclusive.

Un tractage a été effectué auprès de 400 personnes permettant à nos sympathisants d'engager la discussion et de faire signer la pétition nationale.

Cette pétition LMPT s'adresse au Président de la République et dénonce le projet de PMA SANS PERE qui engendrera forcément la GPA.

Posté le 11 décembre 2017 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Le préfet du Var impose l'installation d'immigrés dans une commune FN

LLa préfecture du Var a informé le Maire FN du Luc en Provence, qu'une trentaine d'immigrés, exclusivement des hommes (!), devraient être installés au foyer API (quartier des Retrâches), dans le courant du mois de janvier 2018. Des habitants ont donc lancé une pétition pour s'opposer à cette immigration subie :

"Considérant que la France n'a pas à accueillir des dizaines de milliers de migrants, qui sont en réalité des clandestins entrés illégalement sur le territoire national,

Considérant que la ville du Luc en Provence connaît depuis de nombreuses années une situation socio-économique difficile, qui pourrait être aggravée par l'arrivée de "migrants",

Considérant que le lieu choisi pour les accueillir est un quartier difficile, où la venue de "migrants" pourrait engendrer des dérapages incontrôlables,

Considérant que la brigade de gendarmerie locale est en sous-effectifs,

Pour toutes ces raisons, nous, citoyens du Luc en Provence, refusons que notre ville serve de souffre douleur à la politique irresponsable de l'Etat, en se voyant imposer la venue de migrants."

Posté le 11 décembre 2017 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

La révolution conservatrice passe par une refondation de notre République

Robert Ménard se réjouit de la victoire des autonomistes en Corse, avec 56,5% des suffrages exprimés, devant la liste régionaliste de droite de Jean-Martin Mondoloni (18,29%) :

Images-13"[...] Je ne cesse de le répéter, la véritable révolution – une révolution conservatrice – que j’appelle de mes vœux passe par une refondation de notre République. Une refondation qui redonne le pouvoir au niveau où il peut le mieux s’exercer. Avec deux impératifs : l’autonomie et la subsidiarité. Cette dernière consistant à préférer, à compétence égale, le niveau le plus proche du citoyen. Cette approche va, c’est vrai, à l’encontre de tout ce que pense, de tout ce que pratique notre classe politique. Celle-ci est, quasi unanimement, centralisatrice. Et quand elle met en place la décentralisation, c’est pour construire des baronnies qui, dans chaque région, dupliquent le modèle parisien. Une sorte de jacobinisme au petit pied. Et cela ne date pas d’hier. C’est Friedrich Engels qui réclamait « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse ». Et Karl Marx qui renchérissait : « La prochaine guerre mondiale fera disparaître de la surface de la terre, non seulement des classes et dynasties réactionnaires, mais des peuples réactionnaires entiers. Ceci fait aussi partie du progrès. » Et ils restent les modèles de certains…

Est-ce si important ?

C’est Tocqueville qui expliquait que « l’esprit de liberté » ne pouvait se cultiver qu’au niveau des associations locales et des communes. J’en suis persuadé. Mes propres amis reprochent à l’Europe de décider à la place des Français mais trouvent normal que Paris décide en lieu et place de nos communes, de nos départements, de nos régions… Or, c’est à partir de nos territoires, de nos villes moyennes, de nos villages que nous pourrons partir à la conquête du pouvoir. C’est là, dans cette France esseulée, abandonnée, délaissée, désertée, que nous trouverons les bataillons prêts à nous suivre et même à nous précéder. Comme nous ont précédés des personnalités venues d’autres horizons que le petit Landernau politique. Sur le terrain des écoles hors contrat, par exemple, une Anne Coffinier aura été plus active, plus visionnaire que tous nos amis politiques réunis. La Manif pour tous est d’abord l’œuvre d’une « marginale », Frigide Barjot, sur qui pas grand monde n’aurait joué un kopek… Mais, j’insiste, il nous faut d’abord nous appuyer sur cette partie de notre pays, première victime d’un capitalisme financier qui n’a d’égards pour personne et pour rien. Cette France faite de rideaux de fer baissés dans les centres-villes, de quartiers ravagés par le communautarisme, de zones industrielles aux hangars déserts… Face à cela, Emmanuel Macron peut toujours vanter start-up, geek, 2.0 et high-tech, le peuple, le petit peuple, lui répondra : fin des emplois aidés et coupes budgétaires… Moins sexy, sûrement ! [...]"

Posté le 11 décembre 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

La semaine de Renaud Dozoul

Unknown-48Sapin. Deux disparitions ont donc marqué l'actualité ces derniers jours. Des personnalités différentes. D'un côté, une bête de scène, dont les femmes regardent fébrilement couler la sueur, et de l'autre, Johnny Hallyday.

Shopping. Un certain Philip Nitschke, retraité australien soucieux de réussir son suicide et celui des autres, veut commercialiser la première chambre à gaz de salon. Imprimable en 3D, elle propose un design moderne qui saura séduire les amateurs de technologie et de mort assistée. Je vois déjà l'incorrigible Robert Faurisson douter de l'authenticité de ma brève.

God save the Queer. Un “prêtre”, de “l'église” épiscopale d'Ecosse, conseille de prier pour que le Prince Georges soit... gay.

On murmure que la Reine n'est pas franchement emballée par le plan mère porteuse ukrainienne pour assurer la descendance de la couronne d'Angleterre. Ces gens sont d'un vieux jeux...

Le petit Nicolas. Mimie Mathy n'a pas apprécié le tweet de soutien de Nicolas Dupont Aignan à l'occasion du dernier épisode de "Joséphine ange gardien", consacré à la question de la Gestation pour autrui. Je n'avais jusqu'alors aucun avis particulier sur les différents choix du député de l'Essonne, mais je crains que celui de passer son jeudi soir à twitter, avachi devant ce fleuron de la création française n'arrange pas nos affaires.

La Droite boomerang. Laurent Wauquiez a remporté haut la main les élections internes des Républicains. Il annonce la couleur ; "la droite est de retour". Nous allons sans doute pouvoir à nouveau observer ce phénomène presque paranormal qui veut que depuis cinquante ans, en France, quand "la droite est de retour", elle revient par la gauche.

Fwance Afwique. Le Président Macron nous a offert un moment de détente au Burkina Faso, sur fond de décolonisation heureuse et de climatisation. C'est avec amitié que je lui suggère, pour continuer à creuser le sillon de la dédramatisation du passé colonial, de nommer Michel Leeb au Quai d'Orsay.

Posté le 11 décembre 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

10 décembre 2017

Démocratie participative et principe de subsidiarité

Conférence sur l'un des principes fondamentaux de la doctrine sociale de l'Église. Son intérêt réside en particulier dans l'évocation des actions concrètes tentées en la matière dans la société française contemporaine.

 

Posté le 10 décembre 2017 à 21h33 par Paula Corbulon | Lien permanent

Laurent Wauquiez élu président du parti Les Républicains avec 74,64%

Le juppéiste Maël de Calan arrive dernier, avec 9013 votants, soit 9,25% des voix. Ce score ridicule fera-t-il comprendre à la droite que les électeurs ne veulent plus du gauchisme prôné par Juppé ? Florence Portelli rassemble 15876 des votants (16,11%).

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Posté le 10 décembre 2017 à 20h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Les électeur.e.s votent aujourd'hui pour Les Républicain.e.s

Et oui, la droite s'est mise à l'écriture inclusive :

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Posté le 10 décembre 2017 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

La perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat

4 thèses catholiques du Père Michel Viot, maître en théologie destinées à montrer la perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat :

Inventaires1 Séparer l’Etat de l’Eglise est une thèse absolument fausse et une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l’honorer.

2 Si en se séparant de l’Eglise, un État chrétien, quel qu’il soit, commet un acte éminemment funeste et blâmable, combien n’est-il pas à déplorer que la France se soit engagée dans cette voie, alors que, moins encore que toutes les autres nations, elle n’eût dû y entrer, pays dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des mœurs chrétiennes et au respect de la religion.

3 Si le gouvernement français assuma, dans le Concordat (de 1801) la charge d’assurer aux membres du clergé un traitement qui leur permit de pourvoir, d’une façon convenable, à leur entretien et à celui du culte religieux, il ne fit pas cela à titre de concessions gratuites, il s’y obligea à titre de dédommagement partiel, au moins vis à vis de l’Eglise, dont l’Etat s’était approprié les biens pendant la première révolution. Quand par ce même Concordat et par amour de la paix, le Pontife romain (Pie VII) s’engagea en son nom et au nom de ses successeurs à ne pas inquiéter les détenteurs des biens qui avaient été ainsi ravis à l’Eglise, il est certain qu’il ne fit cette promesse qu’à une condition : c’est que le gouvernement français s’engagerait à perpétuité à doter le clergé d’une façon convenable et à pourvoir aux frais du culte divin.

4 Séparer les intérêts de la République de ceux de l’Eglise fut un acte néfaste. On ne peut se réconcilier avec les lois qu’on nomme laïques. Toutes les fois que par « laïcité « on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangères à Dieu et à la religion, on doit réprouver entièrement cette « laïcité ».

Le 9 décembre 2017, 112e anniversaire de la loi de spoliation de l’Eglise catholique.

Note 1 : Je ne souhaite pas revenir au Concordat là où il a été abrogé, pas plus que je ne souhaite sa suppression là où il est en vigueur sur le territoire français. Je m’en expliquerai ultérieurement.

Note 2 : Monsieur Christophe Bellon, Allocataire de recherche de l’Assemblée nationale a relevé à juste titre en 2005 dans « le bréviaire de séparation « , concluant la publication du rapport d’Aristide Briand de 1905 cette phrase du rapporteur dont on devrait se souvenir tant que cette loi subsistera : » Toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou dans le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. »

Posté le 10 décembre 2017 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 décembre 2017

Le jour anniversaire de la loi de 1905 portant séparation de l'Église et de l'État, 3 présidents à l'église

09fec95b-fbfb-4b5d-ae3e-7d5043d4a2bbC'est le miracle de Johnny : 3 Présidents de la République (Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron) étaient réunis aujourd'hui dans l'église de La Madeleine, écoutant le vicaire de l'archidiocèse de Paris, Mgr Benoist de Sinety.

Jean-Luc Mélenchon ne s'en est pas remis. Dans un post publié vendredi soir sur Facebook, il a fustigé la présence du chef de l'Etat à cette cérémonie religieuse à laquelle ont également participé François Hollande et Nicolas Sarkozy :

"Samedi, jour anniversaire de la loi de 1905 sur la laïcité de l'Etat, le président de la République, chanoine de Latran, participe à une messe dans l'église de la Madeleine, monument religieux contre-républicain, où la prostituée de l'évangile implore le pardon du Christ". "En face, l'Assemblée nationale. Les rues qui mènent à ce bâtiment portent les noms des avocats de Louis XVI et Marie-Antoinette". "On voit ici ce que vaut la laïcité républicaine de certains".

Lors de cette cérémonie, qui n'était pas une messe, un texte de sainte Mère Teresa a été lu :

La vie est une chance, saisis-la
La vie est une beauté, admire-la
La vie est béatitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité
La vie est un défi, fais-lui face
La vie est un devoir, accomplis-le
La vie est un jeu, joue-le
La vie est précieuse, prends-en soin
La vie est une richesse, conserve-la
La vie est amour, jouis-en
La vie est un mystère, perce-le
La vie est tristesse, surmonte-la
La vie est un hymne, chante-le
La vie est tragédie, prends-la à bras le corps,
La vie est aventure, ose-la
La vie est bonheur, mérite-la
La vie est la VIE, défends-la.

Comme le disait Mère Térésa en recevant son prix Nobel de la Paix :

"Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ?"

Dans son homélie, Mgr Benoist de Sinety a cité la chanson «Une poignée de terre» glorifiant l'amour «donné aux hommes».

«En ce jour où une foule immense communie à la même tristesse, voici que ce refrain chanté par un jeune homme au début des années 60 peut retentir de nouveau». «En entendant la nouvelle de sa mort, beaucoup ont été saisis de chagrin, d'angoisse, de détresse : ainsi celui qui avait accompagné tant de moments heureux ou douloureux de nos existences ne chanterait plus, sa voix s'est éteinte».

«A la différence de beaucoup d'entre nous, Jean-Philippe Smet n'a peut-être pas reçu dans les premiers instants de son existence cet amour qui est dû pourtant à toute vie naissante».

Et le vicaire général du diocèse de Paris de citer des confidences de Johnny, baptisé il y a 74 ans, à des journalistes l'interrogeant sur sa foi :

«On peut me faire ce qu'on voudra, je resterai chrétien. Je suis sûr que Jésus, lui, ne m'en veut pas».

«La vie de Johnny Hallyday, parce qu'elle a manifesté l'amour, y compris dans ses pauvretés et dans ses manques, nous invite à lever les yeux vers celui qui en est la source et l'accomplissement». «Comme Jean-Philippe, devenu Johnny Hallyday, nous sommes tous appelés à laisser percer en nous cette lumière divine qui fait de nous des icônes de l'amour de Dieu plutôt que des idoles dont la vie s'épuise».

Posté le 9 décembre 2017 à 19h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (33)

Conférence sur l'atlantisme et la France

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Plus d'informations ICI.

Posté le 9 décembre 2017 à 15h12 par Paula Corbulon | Lien permanent

08 décembre 2017

Report de la loi visant à généraliser la résidence alternée des enfants de parents séparés

De Pauline Quillon dans Famille chrétienne :

Images-12"La proposition de loi (PPL) MoDem, visant à poser comme principe la résidence alternée des enfants après un divorce, a été âprement discutée à l’Assemblée, le jeudi 30 novembre. Jusqu’à présent, et depuis 2002, la loi prévoit la possibilité pour les parents, s’ils le souhaitent, de mettre en place une résidence alternée. Cette possibilité deviendrait alors une obligation. Sur les quarante-deux amendements à étudier, seuls dix ont été traités et, après quatre heures de discussion, les députés ont fini par jeter l’éponge à 1 h du matin. Cet échec, dû à la mobilisation des associations féministes et des professionnels de l’enfance, souligne que la société reste sensible à l’idée que l’intérêt des enfants doit l’emporter sur les revendications égalitaires des parents. [...]

Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’association Juristes pour l’enfance, témoigne que « la résidence alternée est parfois demandée dans l’unique but de contrarier la partie adverse ou pour ne pas payer de pension alimentaire ». Si elle peut parfois se révéler une bonne (ou moins mauvaise) solution, la résidence alternée est très contestée par les professionnels de l’enfance. L’Association internationale pour la santé mentale du bébé (WAIMH) alertait ainsi en 2012 sur ses « conséquences délétères sur l’état psychique » des enfants, et demandait que la loi interdise purement et simplement la résidence alternée pour les enfants en bas âge.

[...] Le texte devrait être à l’ordre du jour de la prochaine niche parlementaire centriste, le 17 mai 2018, à moins qu’il ne soit repris par le gouvernement. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, a ainsi déclaré le mercredi 22 novembre sur la chaîne CNews que « notre position collective au gouvernement, c’est qu’on est [sic] plutôt favorable à la résidence alternée, pour faire en sorte qu’il y ait une égalité parentale ».

En posant le principe de l’égalité des parents et de leur droit à avoir leur enfant chez eux durant un temps équivalent, ce texte révèle une très grave conception de la personne. Pour Adeline le Gouvello, «cette proposition considère que c’est l’égalité de traitement entre les deux parents qui doit primer. Or, partir de ce postulat revient à considérer qu’on se partage l’enfant comme les biens communs après un divorce. Elle est le reflet de l’idée qu’il puisse exister un droit à l’enfant, s’alarme-t-elle. L’enfant a certes le droit d’entretenir des liens avec ses deux parents, mais cela ne suppose pas la mise en place d’une résidence alternée systématique. » Mais comme Salomon, nous ne sommes (toujours ?) pas prêts à couper l’enfant en deux quand deux adultes se le disputent."

Posté le 8 décembre 2017 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Wauquiez : le problème de la droite française, ce n’est pas de trop en dire, c’est de ne pas assez en faire

Interrogé dans Causeur, Laurent Wauquiez rejoint l'idée selon laquelle la droite a échoué car, si elle est parfois de droite dans ses discours, elle ne l'est pas dans ses actes :

Unknown-45"François Fillon a perdu à cause de l’instrumentalisation des affaires. Je lui suis très reconnaissant de ne pas avoir cherché à jeter son programme en pâture pour acheter la clémence de la meute. En cela, il a fait preuve de courage, car toute une partie de la droite essaie d’expliquer qu’on aurait perdu les deux dernières présidentielles, 2012 comme 2017, parce qu’on aurait trop défendu nos valeurs. Je crois exactement l’inverse : le problème de la droite française, ce n’est pas de trop en dire, c’est de ne pas assez en faire. Quand la droite se trahit, elle se recroqueville, quand elle s’assume, elle rayonne.

La formule est belle, mais vous ne nous ferez pas croire que la déconnexion entre LR et les Français s’explique par une histoire de costumes.

J’ai la conviction que les valeurs auxquelles les Français sont les plus attachés supposent un programme résolument et sereinement à droite. Le doute qui s’est instillé dans notre rapport avec les Français ne porte pas sur nos valeurs, mais sur notre capacité à tenir nos engagements. Au printemps, la France s’est retrouvée dans ce paradoxe hallucinant : elle se réveille avec un président de la République libéral-libertaire, l’exact inverse de ce que le pays attendait ! Aboutissement logique de cette supercherie, Macron est tombé à une vitesse ahurissante dans les sondages."

Qu'en retiendra Laurent Wauquiez une fois élu à la tête de LR ?

Posté le 8 décembre 2017 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

La France, numéro 1 en Europe... pour les impôts

Unknown-44La France a brillamment défendu sa première place européenne en matière de taxes et de cotisations sociales.

En 2016, les prélèvements fiscaux et sociaux ont représenté 47,6 % de la richesse produite (PIB) en France, contre 47,3 % au Danemark, deuxième du classement, et 46,8 % en Belgique, d'après les chiffres publiés jeudi par l'office européen de statistiques, Eurostat.

Comme les années précédentes, la France doit sa première place au poids des cotisations sociales. Celles-ci pèsent 18,8 % du PIB, record européen, soit un peu plus de deux points que le deuxième sur le podium, c'est-à-dire l'Allemagne (16,7 % du PIB). Quant aux impôts sur les entreprises (16,1 % du PIB), ils se situent nettement au-dessus de la moyenne de l'Union européenne (13,6 %). En revanche, les taxes et impôts frappant les particuliers, à 12,5 % du PIB, se situent légèrement en dessous de la moyenne de l'UE (13 %).

C'est le genre de record dont on n'aimerait se débarrasser.

Posté le 8 décembre 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

07 décembre 2017

Soutenir, protéger, faciliter le travail des acteurs économiques sans se substituer à eux

De Stéphane Blanchonnet dans L'Action française 2000 :

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Posté le 7 décembre 2017 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Le manque d'intérêt porté par la France à son domaine maritime

Lu dans L'Action française 2000 :

Capture d’écran 2017-12-07 à 08.14.56

Posté le 7 décembre 2017 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

06 décembre 2017

Les succès d’Emmanuel Macron et d’En Marche ne doivent rien au hasard

Lu dans Minute :

2850_page_01"[...] « Je crois qu’Emmanuel Macron a tout à fait le talent pour être présidentiable un jour. » Celui qui a prononcé cette phrase, c’est Jacques Attali, un homme de réseaux qui ne cesse de traîner dans les hautes sphères du pouvoir depuis qu’il a conseillé François Mitterrand. Quand a-t-il dit cela ? En août 2014. A l’époque, Macron venait tout juste de prendre les rênes du ministère de l’Economie. Voilà une belle anticipation d’initié, qui voyait ce qui se tramait en arrière-salle : une recomposition du paysage politique français.

Les événements ont d’ailleurs été annoncés au plus haut niveau. François Hollande en personne l’a affirmé : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara- kiri. Il faut liquider le PS pour créer un Parti du Progrès » (propos tenus le 12 décembre 2015 et rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme - Un Président ne devrait pas dire ça, éd. Stock, 2016). On aurait dû le prendre plus au sérieux. Car, un an plus tard, c’est justement cette thématique que reprenait Emmanuel Macron sur le plateau de TF1 : « Je veux réunir tous les progressistes contre les conservateurs. »

[...] Face à la montée du Front national, il fallait créer un grand parti unique. Avec des têtes nouvelles. Le battu de la primaire du PS, Manuel Valls, s’en était agacé : « J’en ai marre de voir que le se- crétaire général de l’Elysée aide à lever des fonds pour celui qui veut tuer notre parti » (« L’Obs », 19 janvier 2017). La brusque exposition de l’affaire Fillon procédait probablement de ces projets de recomposition. Depuis, Valls est rentré dans le rang et Fillon est parti. Le PS est laminé et LR continue de naviguer à vue. Le projet de grand parti progressiste avance. « La recomposition politique est bien loin d’être achevée. La poutre travaille encore », lançait le premier ministre Edouard Philippe le 18 novembre dernier. Elle pourrait s’accomplir lors des prochaines élections européennes, en 2019. [...]

La préparation du candidat Emmanuel Macron remonte loin. Elle commence dès 2015. A l’époque, son cabinet au ministère de l’Economie freinait déjà les notes du secrétaire d’Etat chargé du numérique Axelle Lemaire, afin de réserver au seul ministre l’image de la modernité. En 2016, Emmanuel Macron employait à lui seul et en huit mois seulement 80 % des frais annuels de représentation du ministère afin de préparer sa campagne présidentielle, selon les journalistes Frédéric Says et Marion L’Hour (Dans l’enfer de Bercy, éd. JC Lattès).

Par ailleurs, l’homme aux allures de gendre idéal a très tôt dragué la frange bourgeoise de l’électorat LR et les très influents courants de la Manif pour tous. En juillet 2015, il effectuait une sortie soudaine dans « Le 1 Hebdo» sur la«figure du roi»: cette intervention, qui n’avait pas de précédent et qui n’aura aucune suite, enflammait les milieux catholiques. En mai 2016, on le retrouvait à Orléans pour la fête de Jeanne d’Arc. En août, il était reçu en grande pompe au Puy du Fou par Philippe de Villiers. L’opération a fonctionné : lors du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat progressiste souvent invité dans les loges maçonniques arrivait en tête dans la majorité de la France de l’Ouest...

Les moyens employés afin de pousser à la création du parti unique ont été à la hauteur des enjeux. Pour financer les meetings à 400 000 euros et le paiement de ses 50 salariés, En Marche (dont la marque a été déposée à la Commission des comptes de campagne dès février 2016) avait réuni des millions d’euros en faisant appel à de riches donateurs.

Emmanuel Macron a en outre bénéficié du soutien de l’Elysée, tant pour ses voyages à l’étranger avant le premier tour que pour son exposition dans les médias publics.

Surtout, l’ancien associé-gérant de la banque Rothschild s’était assuré du plein soutien des médias industriels après la défaite d’Alain Juppé à la primaire. L’actionnaire militant Pierre Bergé (« Le Monde », « L’Obs », « Télérama », « Challenges », Rue 89, etc.) avait affiché publiquement sa préférence pour le candidat progressiste, tout comme Bernard Arnault (« Les Echos », Radio Classique, « Le Pari- sien »/« Aujourd’hui en France »). Le groupe SFR Presse (BFM, RMC, « L’Express », etc.) avait vu son directeur rejoindre directement En Marche. [...]"

Posté le 6 décembre 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

C’est le jacobinisme qui nourrit les revendications indépendantistes les plus anti-françaises

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos des élections en Corse :

Unknown-38"[...] Selon toute vraisemblance, donc, les indépendantistes et les autonomistes vont avoir les mains libres pour réaliser leur programme et, en particulier, la fusion des diverses collectivités territoriales dans une unique collectivité corse.

Je suis opposé à la dislocation du pays, mais il est clair qu’en Corse, comme naguère en Alsace (où l’opération avait raté par la faute d’une sorte de coalition aussi tacite qu’absurde entre certains élus FN anti-régionalistes et les pouvoirs publics parisiens), cette collectivité unique est une exigence de bon sens. Oui, quoi qu’en dise la constitution et malgré les grandes envolées lyriques de certains sur la «république une et indivisible », il existe un peuple corse, comme il existe un peuple alsacien ou un peuple breton.

Il est normal que ces peuples veuillent s’auto-administrer le plus largement possible. C’est le jacobinisme qui nourrit les revendications indépendantistes les plus anti-françaises. Le royaliste indécrottable que je reste ne peut s’empêcher de songer que deux cents ans d’histoire révolutionnaire ont, à la fois, foulé aux pieds les libertés provinciales et ruiné l’unité nationale (comment ne pas songer aux départements français d’Algérie, scandaleusement abandonnés aux assassins, au mépris du droit des habitants, pieds-noirs comme musulmans fidèles à la France?).

Il se murmure qu’Emmanuel Macron est favorable à la constitution d’une entité alsacienne. Si ce n’est pas une usine à gaz administrative, ce serait une bonne nouvelle. Si l’État pouvait se débarrasser des oripeaux archaïques du jacobinisme, la France charnelle s’en porterait mieux. Et il serait alors possible de se battre vraiment pour l’unité nationale!"

Posté le 6 décembre 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France

De Jean Rouxel dans Les 4 vérités :

Unknown-37"[...] Je comprends, par exemple, d’autant mieux qu’on soit favorable à la sortie de l’euro que j’étais, pour ma part, hostile à la création de la monnaie unique. Mais pourquoi ne pas restaurer d’abord les finances publiques ? Cela nous permettrait de nous poser la question de la sortie de la monnaie unique dans des conditions favorables.

Cessons donc de voir ailleurs les causes de nos problèmes.

Bien des choses peuvent se régler chez nous, avec un minimum de volonté politique. Stopper l’immigration n’impose pas de dénoncer les traités internationaux. Baisser la dépense publique non plus. Révoquer les juges libérant des assassins peut être décidé par le parlement.

Et ainsi de suite.

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France. Les pays de l’est, pourtant membres de la même Union européenne que nous, et souvent utilisateurs du même euro que nous, montrent que l’action politique reste possible.

Cela n’exonère pas l’Union européenne de ses responsabilités dans nos difficultés. Mais commençons donc par ce qui nous est accessible.

On se demande parfois si les dirigeants politiques n’utilisent pas Bruxelles ou l’euro afin de se trouver un alibi pour ne rien faire. Ce n’est pas ainsi que nous reprendrons le pouvoir et que nous redresserons la France!"

Posté le 6 décembre 2017 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 décembre 2017

Concours de crèche à l’Hôtel de Région Pays de la Loire ?

C'est le souhait du groupe FN, qui a écrit au président de région :

H"En période de Noël, la traditionnelle crèche est un très beau symbole d’unité et de solidarité familiale. En témoignent le succès populaire de toutes les crèches installées dans divers emplacements publics de France. Pour reprendre les mots de monsieur Bruno Retailleau, la crèche est « un symbole qui, très au- delà de son caractère cultuel auquel les Chrétiens sont légitimement attachés, fait partie intégrante de notre patrimoine culturel commun. ».

En ces temps troublés d’insécurité physique, culturelle et économique, les Français ont besoin de se rassembler autour de symboles qui touchent leur cœur. L’année dernière, nous avions demandé à l’exécutif régional de bien vouloir installer une crèche de Noël dans le hall d’accueil de l’Hôtel de région. L’exécutif nous avait répondu par la négative, au prétexte qu’il n’y avait pas de tradition de crèche dans cette collectivité. Or, l’argument nous avait paru un peu faible. Pour rappel, la crèche du conseil départemental de Vendée n’était pas non plus une « tradition » avant, justement, d’en devenir une. La tradition n’est-elle pas, après tout, un progrès qui a réussi ? Comme nous le rappelle feu l’écrivain témoin du siècle, Jean d’Ormesson, décédé aujourd’hui : « la plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès ». A vous, madame la présidente, d’instaurer un nouveau progrès !

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le christianisme est né après le Christ. La dimension symbolique de la crèche réside surtout dans la naissance d'une civilisation dont les valeurs serviront de base à ce qu'on appelle "l'Occident" et qui dépasse l’aspect « confessionnel » souvent mis en exergue sur ce sujet par ceux qui ont une conception abusive de la laïcité. Nous convenons que la justice française est parfois tatillonne avec le principe de neutralité religieuse. Toutefois, la décision du Conseil d’Etat en date du 9 novembre 2016 établit que l’installation d’une crèche de Noël, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique dans un emplacement public, est possible du moment qu’elle présente un caractère culturel et festif. Votre collègue Laurent Wauquiez a d’ailleurs présenté le lundi 4 décembre une jolie exposition de santons dans le hall du conseil régional d’Auvergne Rhône Alpes.

Pour nous la véritable tradition réside dans une capacité sans cesse renouvelée de créer des formes nouvelles sur des principes immémoriaux, patrimoniaux ou anthropologiques. Nous ne dérisions pas rester figés dans des stéréotypes fixistes. Aussi, pour exprimer la vitalité de cette tradition culturelle, il serait intéressant et novateur de lancer un concours vers des artisans Ligériens pour la production d’une œuvre, traditionnelle ou moderne, qui exprime toute la beauté symbolique de la crèche de Noël."

Posté le 5 décembre 2017 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

3 élues au Conseil Régional d'Ile-de-France quittent le FN : trop à gauche

Yasmine Benzelmat, Conseillère Régionale d’Ile-de-France (Yvelines), Vanessa Juille Ex-Conseillère Municipale d’Arpajon, Conseillère Régionale d’Île-de-France (Essonne), Béatrice Troussard, Conseillère Municipale de Chelles, Conseillère Régionale d’Île-de-France (Seine-et-Marne) expliquent dans un communiqué :

Images-2« Après mûres réflexions, nous avons choisi de partager notre expérience d’élue, toutes les trois ensemble, et nous avons constaté que nous avions le même diagnostic sur la situation actuelle, tant dans l’exercice de notre mandat à la Région, dans nos départements qu’au niveau national, dans le parti que nous avions rejoint.

Nous avons toutes les trois la même volonté d’avancer des projets et de construire une autre manière de faire de la politique, dans le respect de toutes les sensibilités de Droite.

Jeunes élues du Front National, nous considérons que le pilotage du parti est trop marqué par des consignes contradictoires voire hasardeuses.

Le virage à gauche du FN s’est de plus en plus accentué, et des désaccords idéologiques se sont multipliés à cause d’une ligne trop ancrée à gauche, alors que nous sommes trois femmes de Droite : nous croyons à la liberté personnelle qui prend appui sur la famille, à la liberté d’entreprendre et à la force du travail, à la liberté d’éducation sans que l’Etat soit omniprésent. Or, progressivement, le FN a changé de l’intérieur, ses repères ont éclaté et ses zigzags actuels dans les prises de position, hier interdites mais aujourd’hui mises en avant, ressemblent plus à du « marketing de produit » plutôt qu’à des positions sincères et authentiques. Le brouillage des messages est aujourd’hui total, ce qui est de nature à rompre la confiance chez les Français. Comme beaucoup de gens, nous avons constaté qu’il y régnait trop de souffrance politique ; les gens ne s’y retrouvent plus : et nous non plus.

La gestion des hommes et des projets nous paraissait souvent déconnectée des attentes du terrain. Pire, on avait parfois l’impression de décisions prises en dépit du bon sens, alors que notre slogan national était « au nom du peuple ».

Au niveau régional, nous regrettons trop de mauvais fonctionnements, pas de moyens d’action suffisants, un autoritarisme dans les relations entre les responsables et les élues de terrain que nous sommes, le refus d’une gestion collective équilibrée, une relative opacité de la gestion du groupe d’élus, etc

Plus encore, dans notre mandat à la Région, nous nous sommes rendu compte que parfois des décisions étaient intéressantes, mais qu’à cause des postures partisanes ou médiatiques, nous étions obligés de les rejeter. Et trop souvent de façon surjouée, jusqu’à la caricature !

Cette politique à l’ancienne ne correspond vraiment plus au temps d’aujourd’hui. Nos militants et sympathisants nous le font comprendre clairement. Et nous-mêmes, nous voyons bien que, sans rien nous renier, nous pourrions voir notre travail et nos propositions d’intérêt général autrement acceptées et mieux accueillies.

Au niveau départemental, on constate là aussi des manquements politiques importants : un caractère illisible des consignes données par à-coup, sans logique ni cohérence les unes par rapport aux autres, un mépris des élus locaux, un autoritarisme dans les nominations et les investitures… Cela provoque des tensions inutiles mais forcément inévitables quand on agit ainsi, d’où ensuite un appauvrissement militant, des désaffections d’adhérents, beaucoup plus nombreux aujourd’hui que ce que l’on veut faire croire.

La refondation telle qu’elle est mise en œuvre ne fait que reproduire les mêmes méthodes d’action, de harcèlement ou de désorganisation généralisée qui ont conduit aux échecs électoraux et déçu nos militants et nos électeurs.

Pour toutes ces raisons, nous ne croyons pas à cette refondation. Nous avons donc décidé de quitter le Groupe FN IDF Bleu Marine au Conseil Régional d’Ile-de-France.

Chacune de nous trois veut servir la cause de notre pays et de notre région, avec ceux qui ont des convictions déterminées, et une ouverture au dialogue politique sans lequel on ne peut travailler avec les autres.

Nous, nous voulons travailler au service de nos compatriotes, et nous avons fait le même constat toutes les trois : il n’était plus possible de continuer sans bouger ni réformer nos modes d’actions et de pensée.

Nous sommes tout à fait conscientes que cela demande des efforts de réflexion de fond et de bienveillance, loin des facilités de langage et de la paresse intellectuelle que les postures imposent. Mais nous restons vigilantes et conservons notre esprit critique, car nous sommes désormais trois femmes libres, et heureuses de notre liberté de parole retrouvée.

Elues de terrain, au service des Franciliens, nous avons à cœur de porter un autre projet et de servir au mieux le bien commun. »

Posté le 5 décembre 2017 à 08h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Le débat sur la taxe d’habitation n’est qu’un buisson qui cache un maquis fiscal

Olivier Bertaux, expert fiscaliste pour Contribuables associés, est interrogé par le blog de l'Homme Nouveau sur la réforme fiscale d'Emmanuel Macron. Extrait :

Unknown-35"La réforme voulue a pour horizon 2020, ce qui peut paraître une éternité en politique et en fiscalité, d’autant que pas une année ne se passe sans qu’un président ou un gouvernement ne veuille laisser sa marque dans l’histoire chaotique de la fiscalité française. Il est donc un peu tôt pour supputer ce que sera précisément cette grande réforme.

Le président est d’ailleurs lui-même resté très évasif sur ses intentions réelles. Sur le principe, tout juste sait-on qu’il veut rendre une pleine autonomie financière et fiscale aux communes et dans les faits qu’il veut faire table rase de la taxe d’habitation. Mais cela laisse plein d’autres questions en suspens : Quid des autres collectivités locales ? Quid de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ? Et les autres taxes ? Pour l’instant, on ne parle que de la taxe d’habitation. Or, si celle-ci représente 22 milliards d’euros, ce montant est à comparer aux recettes totales des collectivités locales qui s’élèvent à 170 milliards d’euros, dont 100 milliards d’euros de recettes fiscales.

Le débat actuel sur la taxe d’habitation n’est donc pour l’instant qu’un buisson qui cache un maquis fiscal. Emmanuel Macron se dépêche simplement de mettre en œuvre une de ses grandes promesses de campagne, et qui fut sans doute déterminante dans son succès, histoire de montrer qu’il tient ses engagements. Quant aux grands axes stratégiques, on est plus aujourd’hui dans la navigation à vue. Le gouvernement ne pourra pourtant pas faire les frais d’une réforme globale puisque si on touche, jusqu’à la supprimer, à une des « quatre vieilles » impositions datant de la révolution française, il faudra bien s’intéresser à tout le reste de la fiscalité (et pas seulement locale) si on veut conserver un équilibre.

D’ailleurs, rappelons que ce chantier s’inscrit dans le prolongement d’un autre ouvert depuis plusieurs années et dont on ne voit pas la fin car il est sans doute insoluble : Celui des valeurs locatives cadastrales. Celles-ci constituent la pierre angulaire de l’établissement des impôts locaux et sont pourtant totalement obsolètes. Les précédents gouvernements ont donc voulu actualiser leur mode de calcul, en commençant toutefois par les entreprises et donc les locaux professionnels pour éviter les vagues et autres catastrophes électorales en cas d’échec de la modernisation. Ce qui fut prudent car cette réforme circonscrite au seul cadre professionnel ressemble déjà à la quadrature du cercle comme le montre son incapacité à aboutir. Les politiques hésitent donc à l’étendre à la fiscalité des ménages. Si les valeurs locatives se révèlent impossibles à bouger, reste au final remettre à plat toute la fiscalité locale pour changer le mode d’établissement des recettes.

Autrement dit, le débat actuel semble être la rencontre d’une promesse à tenir, l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages, et d’un impératif politico-économique, la réforme nécessaire d’un régime fiscal à bout de souffle. Dans un cadre constitutionnel à surveiller, car n’oublions pas que l’autonomie financière des collectivités locales est de toute manière un principe inscrit dans la Constitution depuis déjà de nombreuses années. [Lire la suite]"

Posté le 5 décembre 2017 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

04 décembre 2017

Pornographie et protection des mineurs, Macron ira-t-il jusqu’au bout ?

Posté le 4 décembre 2017 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Exposition de santons dans l'hôtel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

Privé de crèche de Noël par décision de justice, Laurent Wauquiez a fait installer cinq scènes de la Nativité à côté d'un sapin, dans le cadre d'une exposition.

"Notre Région est très attachée à la défense de ses traditions et de la tradition des métiers d'art. Les santonniers font partie de ces artisans d'art qui doivent être reconnus pour la qualité de leur savoir-faire". "La justice et le droit nous ont dit que nous n'avions pas la possibilité de mettre une crèche à l'intérieur de la Région et c'est pour cela que cette année, le souhait qu'on a fait, c'est de faire une exposition sur l'art des santonniers".

Posté le 4 décembre 2017 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Qu'est-ce que le « printemps des droites » ?

Robert Ménard explique à Boulevard Voltaire :

Unknown-33"Qu’il nous faut faire preuve d’audace, d’imagination. Ne pas hésiter à être iconoclaste. Pas seulement à l’égard des idées, des propositions des autres, mais vis-à-vis de nos propres analyses, de nos propres propositions. Il ne doit pas y avoir de tabous. Un exemple : les vagues migratoires auxquelles doivent faire face notre pays et plus généralement toute l’Europe. Se contenter d’expliquer qu’il faut y mettre fin ou, du moins, les réduire de façon drastique n’est pas suffisant. Que faire de ces garçons et de ces filles de la deuxième, voire de la troisième génération, qui sont aujourd’hui des Français à part entière – pas forcément de cœur mais du moins de papiers – et qui sont bien moins intégrés que leurs parents ou leurs grands-parents ? Comme maire, je suis confronté à cette question tous les jours ou presque. Et de réponses, je n’en ai pas.

En finir avec le laxisme généralisé, vous répondra-t-on…

Un peu court ! Parce que cela va bien au-delà des seuls problèmes de délinquance. Une bonne partie de cette jeunesse issue de l’immigration, sensible à un islam plus rigoriste, plus identitaire, affiche des comportements qui sont vécus comme des affronts par le reste de la population. Et qui, bien souvent, le sont. Un problème d’éducation ? Bien sûr mais, encore une fois, pas seulement. Il y a chez certains un vrai rejet de notre mode de vie, de ce que nous sommes. Du coup s’installe dans nos villes une sorte d’apartheid ethnique. L’Office des HLM, dans ma ville, en est à ne pas mélanger Maghrébins et Turcs. À chacun sa cage d’escalier ! Cela ne peut pas durer. Et dans ce domaine encore, je ne sais que faire, j’avance à tâtons…

D’autres champs d’investigation pour ce laboratoire d’idées que vous appelez de vos vœux ?

Les médias, bien entendu. J’en suis convaincu, je le constate jour après jour, ils sont – dans leur grande majorité, et notamment les médias de « service public » – les principaux obstacles à une prise de conscience, les avocats quotidiens de l’ordre établi, les thuriféraires de cet « empire du bien » décrit – avec quel talent – par le regretté Philippe Muray. Ils terrorisent ceux qui seraient tentés de faire un pas dans notre direction. Ils excommunient tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils sont, comme le dit Michel Houellebecq, « les grands prêtres moralisateurs d’une époque sans religion, ni morale », l’ultime bastion d’un moralement correct qui fait l’impasse sur le réel au profit d’un discours idéologique. Sans eux, sans cette emprise qu’ils exercent encore, bien des digues, comme on dit, auraient sauté. Regardez le milieu intellectuel : on y discute, on y débat sans exclusive. Michel Onfray est interviewé par Alain de Benoist dans Éléments. Alain Finkielkraut prend la défense de Renaud Camus… [...]

Il n’y aura pas de Grand Soir électoral si nous ne faisons pas un travail à la base, via les communes. Il faut apprendre à diriger des collectivités, à maîtriser des dossiers toujours très complexes. On ne peut pas se contenter de slogans, de « y a qu’à », de « faut qu’on ». Quand François Ruffin explique, à propos de La France insoumise : « Je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clés du pays volontiers pour le gouverner », je ne suis pas loin de penser la même chose pour ce qui est de notre sensibilité politique. Et quand il ajoute : « Je ne nous sens pas prêts [à gouverner] », je partage également son analyse nous concernant…

Et maintenant ?

On relève les manches et on bosse. Le pouvoir ne nous tombera pas dans les mains comme un fruit mûr. Et puis, on arrête de manier l’exclusive, de condamner le moindre propos un tant soit peu dissident par rapport aux dogmes qui font loi dans notre partie de l’échiquier politique. Nous avons le droit de penser que l’Europe comme civilisation – à ne pas confondre avec les institutions bruxelloises et ses ronds-de-cuir – peut être un rempart contre l’américanisation de notre continent, de nos modes de vie. Même si cela ne colle pas avec le catéchisme en vigueur dans nos rangs… Pour tout vous dire, j’en ai ras le bol, de ces apprentis censeurs qui ne cessent de se plaindre d’être caricaturés par les « grands médias » et se comportent comme des gardes-chiourme de la pensée étiquetée « droite nationale ». Je n’ai pas envie de devoir choisir entre les idéologues de France Info et les maîtres penseurs d’un parti quel qu’il soit… [...]"

Posté le 4 décembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

02 décembre 2017

Et si nos Rois reconnaissaient l'origine Divine de tout pouvoir politique, jusque dans la construction de leurs palais?

Le Valeurs Actuelles, du 28 novembre dernier, publie un article étonnant sur le château de Versailles

Posté le 2 décembre 2017 à 14h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

01 décembre 2017

La Russie se prépare à l'idée d'affronter une Europe devenue musulmane au-delà de 2050


RussieC'est en substance une des vérités dérangeantes énoncées par les invités russes des Assises nationales de la recherche stratégiques, qui ont eu lieu ce 30 novembre à l'École Militaire.

Organisé par le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique ce colloque avait pour thème les menaces "hybrides", c'est-à-dire en novlangue militaire, celles représentées par la stratégie d'acteurs, étatiques ou non, recourant à l'ensemble des leviers d'action à leur disposition, et pas seulement à l'emploi de la force, ou à la menace de celui-ci, pour arriver à leurs fins. Un peu ce que font les États-Unis sur l'ensemble du globe depuis la fin de la 2ème guerre mondiale...

Parmi les invités, plusieurs russes dont des généraux et un ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que des commentateurs de l'actualité (leur identité figure au lien ci-dessus). Ils n'y sont pas allés par quatre chemins pour décrire la décadence française et européenne, évoquant sans détour l'invasion migratoire extra-européenne, l'abandon des valeurs traditionnelles, et les évolutions sociétales mortifères. Leur propos a suscité de fortes réactions d'un public habituellement policé, divisé entre applaudissements nourris et sifflets soutenus.

Saluons une fois n'est pas coutume Alain Bauer, co-organisateur de cette journée, qui a su ramener le calme en soulignant l'intérêt qu'il y a à écouter des voix discordantes. Un souci de pluralité qui l'honore.

Surtout, guettons avec impatience la parution des actes de ces assises!

Posté le 1 décembre 2017 à 22h38 par Paula Corbulon | Lien permanent

Macron, président des rêves

Selon Hilaire de Crémiers, dans son analyse du numéro de novembre de Politique Magazine.

Unknown-28Emmanuel  Macron caresse son imagination. il y met sa volupté. Sua cuique voluptas.  Son rêve était de faire de la politique et la politique n’est pour lui rien d’autre que la réalisation de son rêve. C’est ainsi qu’il la conçoit. Rien pour l’instant n’arrête le rêve macronien. Autour de lui, pas d’obstacle, des serviteurs zélés ou insignifiants.  

Les adversaires se disputent,  s’entretuent, se perdent dans les luttes picrocholines si chères à l’esprit partisan. Pour l’heure aucune réaction nationale n’est pour lui à redouter ; non pas qu’elle n’existe pas dans une partie de l’opinion française, mais tout est fait – et depuis longtemps – pour réduire à néant ses velléités d’expression politique.  La machine à broyer ne cesse pas de remplir son office. Ainsi Macron était-il sûr de gagner l’élection présidentielle. Comme il se croit aujourd’hui sûr de l’avenir…ce qui, en revanche, est moins assuré. Les réalités du monde viennent à sa rencontre ou plutôt il va les heurter ; la confrontation comporte des risques pour lui. Il ne peut sortir du rêve qu’à son détriment. Pour paraphraser Mitterrand et, au-delà, le Cardinal de Retz, c’est son ambiguïté à lui. Il croit posséder son rêve, mais c’est  son rêve qui le possède. Il doit le poursuivre dans la recherche continuelle de sa consistance en espérant trouver  facilité et le même bonheur  qu’à ses débuts. Ne faut-il pas que le peuple français marcher sur ses pas ? N’est-il pas forcé de s’assurer la maîtrise du calendrier politique et électoral sur lequel il travaille et fait travailler ?

Il sait ramasser les mises. Mais ramasser les mises ne suffit pas. Que faire ? Où aller ? Mieux gérer les fonds publics ? Est-ce si certain ? Les derniers budgets de la nation et de la Sécurité sociale montrent les limites de l’exercice : c’est toujours et encore chercher des recettes dans les poches des honnêtes gens pour combler les facilités du laxisme. Les déficits ne diminuent pas et la dette continue à s’alourdir inexorablement et maintenant dangereusement :  les chiffres, eux, ne mentent pas.

Macron, dit-on, redonne du lustre à la fonction présidentielle, ce qui n’est pas très difficile après ses prédécesseurs ; mais il y a beaucoup d’esbroufe et d’inconscience dans son comportement. Visiblement il ne sait pas commander ; il n’a jamais obéi. Il fâchera les gens. Il a le prestige de la mise en scène ; il n’a pas l’autorité de la vraie compétence. Sa parole ne crée rien ; elle se fait plaisir a elle-même ; elle n’ a pas d’efficacité dans l’ordre des choses malgré toutes ses prétentions à l’efficience. 

Beaucoup de mots, de semblants d’idées ne font pas un redressement politique et économique, sinon en imagination. « Son progressisme « affiché  n’est que flatus vocis.

Macron pense pareillement se pousser sur la scène internationale en jouant des coudes.  Il y a une   ridicule enflure qui se dégage de ses attitudes et qui gêne.  Il est faiseur de leçons, encore pire que son prédécesseur ; il distribue des points ; ses appréciations sont toutes marquées par la même idéologie  républicaine d’une grotesque simplicité qui sépare le monde en bons et en méchants. Ses propositions stratosphériques de recomposition de l’Europe et du monde ne tiennent aucun compte de la vérité des choses de la terre. Il ne voit pas que l’Europe et le monde changent. De sorte qu’il ne cesse d’être surpris par l’actualité à laquelle il répond par à-coups saccadés, comme dernièrement au Moyen-Orient. Dans ses visions, rien n’est jamais prévu de ce qui se passe vraiment.  

Il se plaint, dit-on, de ses collaborateurs qui l’assaillent de fiches insanes, inutiles,  verbeuses ; mais c’est à son image et à l’image de notre République qui ne fonctionne que dans la vanité des carrières et la frivolité des opinions.

La question est donc de savoir où « le marcheur Macron » emmène la France. Personne ne le sait et lui, vraisemblablement, moins que personne : de vastes considérations qui affectent des allures philosophiques, ne font pas un but. Ni des jugements péremptoires n’indiquent une direction.

De fausses idées

Ce garçon, pour qui l’écoute et l’étudie attentivement, est sans profondeur d’esprit, sans grandeur d’âme, sans épaisseur de caractère. Intelligent, doué incontestablement, il lui a manqué une formation ; il est privé d’une doctrine juste et vraie. Il n’a pas de repère pour s’orienter dans les difficultés du monde ; il n’a  à son usage que le baratin de la post-modernité qui ne lui donne aucune maîtrise ni des évènements ni des évolutions du monde.  

Tout son art consiste à masquer par l’apparence de la fermeté sa fragilité existentielle, par la brillance de sa parole sa vacuité essentielle. Rien que la  manière de reprendre à son compte tous les « tics » des vulgaires usages qui nous viennent du monde anglo-saxon et qui encombrent notre vieil univers civilisé, ces « celles et ceux », ces « toutes et tous »  qui se veulent de la galanterie et qui ne sont que de la goujaterie, manifestent une méconnaissance grave  de notre génie national ; toutes ces manies sont d’un ridicule achevé. il est constamment dans la faute de goût. S’imaginer que la France devient « moderne » en se complaisant dans les théories absurdes « du genre », en avalisant toutes les sottises pseudo-scientifiques qui envahissent les boniments des journalistes et des faiseurs d’opinion, révèle une médiocrité d’esprit inquiétante. Il ne saura résister à rien, ni à la PMA, ni à la GPA, ni à tout ce qui s’en suivra. La ralliement de Juppé est un signe qui ne trompe pas.

Il n’a, pour ainsi dire, rien retenu des leçons de Paul Ricoeur qu’il a, pourtant, fréquenté. Il ne s’est approprié que l’importance de la symbolique pour la tourner à son avantage, sans même en percevoir le sens essentiellement religieux et la portée eschatologique. Sa philosophie est de quatre sous,  sa phénoménologie narcissique.

En fait il a ramassé ses idées en se frottant de culture au gré de sa scolarité et de ses accointances ; il a assimilé la vulgate et la dogmatique de Science-Po et de l’ENA. Rien au-delà. D’où cette impression qu’il récite toujours des cours. Comme Hollande ! Il est entré avec aisance dans les milieux financiers – et pas n’importe lesquels – dont il a épousé les intérêts, les manières, les conceptions. Il est leur homme. D’où ce regard froid qui juge de haut, sans complaisance, qui acquiesce ou qui rejette, qui ne connaît que le rapport à l’argent, à la réussite, à l’utile, à ces fameuses « masses critiques » selon le jargon,  celles qui justifient la décision économique et la détermination financière. Il ignore – et cette ignorance est un mépris – le petit, le faible, l’insignifiant dans le domaine de la quantité, de la valeur marchande, l’histoire, la géographie, le milieu humain, la force de la tradition, le respect du passé, l’engagement moral , le souci de la vérité. D’où ses tromperies et ses astuces sur le patrimoine, sur l’écologie, sur les territoires. Pour lui, ce qui compte, c’est d’être gagnant. Notre président est un Rastignac qui ne se contentera pas de la France : il vise l’Europe ; il l’a suffisamment fait entendre. Il est prêt à sacrifier les intérêts français à sa divinité. Ainsi, a-t-il déjà annoncé qu’il renoncerait unitéralement et spontanément au Commissaire français pour mieux avancer dans l’intégration fédérale.

Le 11 novembre n’a mérité d’être célébré par lui que comme une leçon de philosophie et d’éthique républicaines. Ce n’est plus la célébration de la lutte et de la victoire d’un peuple français qui voulait rester français sur une terre française et à jamais française ; c’est la victoire dont ne sait quel Droit désincarné, quelle Démocratie universelle dont la France – ou plutôt la république française – aurait été l’héroïne. D’où l’idée de ne plus jeter de lumière jusqu’au 11 novembre 2018 que sur le seul Clémenceau, ce qui évite de parler des militaires et ce qui permet d’insister sur la manière dont les gouvernements républicains ont récupéré à leur profit cette si coûteuse et noble victoire. Tout Français quelque peu cultivé sait en quelle paix stupide ces gouvernements incapables ont transformé cette victoire pour aboutir vingt après au plus grand désastre de notre histoire. Macron qui se croit novateur, n’est que notre Briand d’aujourd’hui. Il est encore des Français pour savoir ce que ce nom signifie.

Les mêmes néfastes idées produiront les mêmes effets. Les discours pacifistes et européistes de Macron  prêt à abandonner tous les intérêts français ne satisfont qu’ aux exigences d’un rêve égotique. Ni l’Europe ni le monde n’obéiront à Macron. Il ne fera qu’affaiblir, désarmer et détruire un peu plus la France.                                                                            

Posté le 1 décembre 2017 à 14h37 par Paula Corbulon | Lien permanent

Même loin du parlement, Jacques Bompard continue son combat pour la vie

L'ancien parlementaire, maire d'Orange et médecin a répondu à l'invitation de l'association Choisir la Vie dans le cadre d'une journée de formation du personnel soignant confronté à la question de l'euthanasie et de la sédation terminale.

Posté le 1 décembre 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 novembre 2017

Ivan Rioufol : Macron, la grande mascarade

Posté le 30 novembre 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

« On considère une relation sexuelle, légitime, à partir du moment où elle est consentie. C’est une manière subjective d’envisager l’ordre social »

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé un projet de loi visant à ce qu’on ne puisse plus présumer du consentement d’un enfant en dessous de 13 ans. Sur l'Homme Nouveau, Odon de Cacqueray écrit :

Logo"Ce projet de loi a été dénoncé par beaucoup d’internautes. [...] Le projet de loi vient renforcer la sévérité de la justice, pas accentuer son laxisme. En dessous de 11, 13 ou 15 ans (c’est en cours de discussion), il y aura, si cette loi est votée, une « présomption irréfragable de non-consentement ». La partie adverse ne pourra plus apporter de preuves contraires. Il faut ajouter que le projet de loi entend allonger les délais de prescription. On sait aujourd’hui que le choc de l’agression peut entraîner une amnésie. Les futurs délais veulent donner à un adulte agressé dans sa jeunesse la possibilité, si des souvenirs enfouis ressurgissent, de poursuivre son agresseur.

Pour Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et porte-parole de Juristes pour l’enfance :

« Les actes sexuels entre mineurs et majeurs ne sont pas assez bien sanctionnés par le Code pénal, mais c’est l’acte qui doit être incriminé, il ne faut pas que le consentement fasse partie de la définition ou de l’exclusion de l’infraction ».

[...] Guillaume Bernard, politologue et maître de conférences à l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures), interrogé sur le sujet, approfondit cet angle de réflexion en l’axant sur la philosophie du droit :

« On est ici susceptible de considérer un acte, en l’occurrence une relation sexuelle, légitime, à partir du moment où il est consenti. C’est là une manière extrêmement subjective d’envisager l’ordre social ». [...] « le fond du problème est de savoir s’il ne faudrait pas discuter plutôt de l’acte. Il est bien évident que nous sommes dans une société où, par principe, l’acte sexuel est considéré comme bon, quelles que soient les conditions dans lesquelles il est fait, à partir du moment où il est consenti. Or c’est ça le problème. Est-ce qu’un adolescent ou une adolescente à 13 ans sont en état de se rendre compte de ce que signifie l’acte sexuel ? On réduit la sexualité à un acte civique, sous prétexte qu’il a été consenti. »

En apportant ce point de vue, Guillaume Bernard met le doigt sur les faiblesses du projet de loi. En effet, réduire l’acte sexuel à un consentement le dénaturerait. C’est là que l’Église peut apporter ses lumières. En déclarant l’acte sexuel licite dans le cadre du mariage seulement et en encadrant le mariage par ses quatre piliers : liberté, indissolubilité, fidélité et fécondité, l’Église replace l’acte sexuel dans un ordre plus grand que lui : le mariage. Si les conséquences du projet de loi peuvent être bonnes (la perspective d’être automatiquement condamné peut être dissuasive et la sanction pourra faire cesser des agissements détestables), le projet en lui-même n’est pas bon parce qu’il ne traite pas la racine du problème : le caractère nocif de la sexualité extra-conjugale."

Posté le 30 novembre 2017 à 09h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Les Amoureux de la France veulent en finir avec les intérêt de boutique et les querelles d’ego

Boulevard Voltaire a suivi la première réunion publique des Amoureux de la France à Joué-lès-Tours :

Posté le 30 novembre 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

"Vous pensez vraiment que si l’école va mal, si la famille est menacée, si l’islam radical est en pleine expansion, c’est la faute exclusive de Bruxelles ?"

Le député Emmanuelle Ménard explique à Boulevard Voltaire pourquoi elle a défendu le drapeau européen au sein de l'Assemblée nationale :

Unknown-30"Vous avez défendu le drapeau européen à la tribune de l’Assemblée nationale. Au point de troubler un certain nombre de vos amis…

Je me demande bien pourquoi. J’ai redit mon attachement viscéral à notre drapeau tricolore. J’ai redit ma foi dans notre patrie – expliquant que les nations étaient « la chair même de l’Europe ». J’ai réaffirmé le caractère judéo-chrétien de notre continent. Que voulez-vous de plus ? Que j’appelle à brûler la bannière européenne en place publique ? Une bannière, je l’ai également rappelé à la tribune, « bleue comme la robe de la Sainte Vierge », me faisant conspuer par Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a toujours plus royaliste que le roi…

Mais le drapeau européen est aujourd’hui l’emblème, le symbole de Bruxelles et de toutes ses dérives…

Décidément, vous ne m’avez pas écoutée ! J’ai appelé à abolir « le règne des bureaucrates tatillons, des technocrates véritables colins froids, des commissaires non élus qui veulent régenter jusqu’aux détails de nos vies ». Cela ne vous suffit pas ? Mais c’est vrai que je crois en une Europe européenne. En une Europe qui pourrait demain – si nous savons la changer – être une terre de liberté où chaque nation serait respectée pour sa singularité, son génie propre. J’ai d’ailleurs ajouté que j’étais fière d’appartenir à une civilisation « qui a su attirer les talents, accueillir les réprouvés, répondre aux appels des déshérités ».

Alors pourquoi ce trouble chez certains pourtant très proches de vous ?

Mais parce qu’ils raisonnent comme l’extrême gauche ! Les amis de Mélenchon tapent d’autant plus fort sur l’Europe qu’ils peuvent ainsi s’exonérer des responsabilités qui ont été les leurs – je vous rappelle que le leader de La France insoumise fut un apparatchik socialiste pendant de longues années. Vous pensez vraiment que si l’école va mal, si la famille est menacée, si l’islam radical est en pleine expansion, c’est la faute exclusive de Bruxelles ? Mais bien sûr que non ! C’est d’abord et avant tout de la faute de nos politiques, de droite comme de gauche. Ce sont eux qui en portent la responsabilité. Bruxelles a bon dos. C’est un peu facile de se dédouaner à si bon compte…

Mais l’Europe est coresponsable de ces fiascos !

Pas l’Europe mais les institutions européennes. Ce n’est pas la même chose. Je ne confonds pas l’Europe comme berceau de notre histoire, de notre culture, de nos modes de vie, et une bureaucratie hors-sol comme ivre de son propre pouvoir. Mais, c’est vrai, j’ai des désaccords avec une partie de nos amis politiques. Je suis opposée à la sortie de l’euro. Je pense même que c’est en partie en raison de leur discours anti-européen à tous crins que nous avons perdu la dernière élection présidentielle. Ils en sont d’ailleurs si conscients qu’ils préfèrent maintenant renvoyer cette sortie de l’euro aux calendes grecques… Mais il est un peu tard. [...]"

Posté le 30 novembre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 novembre 2017

Nouveau coup de rabot contre les familles

Pour ceux qui trouvent que Macron est un président qui gouverne plutôt bien, voilà une nouvelle qui arrive comme une douche froide de l'Assemblée nationale. Les députés ont voté la baisse de la Prestation d’accueil jeunes enfants (PAJE), dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ce n’est pas avec cela qu’on soutiendra les familles...

DP0mwDGX0AEVoWf

Détail des votes :

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Posté le 29 novembre 2017 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Allons-nous vers une légalisation de la pédophilie ?

C'est une des interrogations que soulève Hilaire de Crémiers dans l'éditorial de novembre de Politique Magazine, intitulé : "Hypocrites!".

Unknown-27Madame Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes – ne dites pas les hommes et les femmes ! – va, dans peu, déterminer souverainement l’âge auquel une fille peut être censée consentante à un rapport sexuel, ce qui, en conséquence, supprimerait la qualification de viol pour l’acte commis et éventuellement poursuivi. Autrement dit , il s’agit de définir « un seuil de présomption de non-consentement irréfragable pour les mineurs» ! – « Entre 13 et 15 ans », répond Marlène Schiappa. Eh oui ! Et elle semble, quant à elle, pencher plutôt pour 13 ans ! La dame nous informe qu’un débat démocratique (!) est ouvert sur le sujet, réservé, bien sûr, aux seules instances compétentes où se trouvent impliqués le Haut Conseil à l’égalité, le secrétariat d’État et des parlementaires. C’est là, entre ces experts et ces responsables si évidemment concernés que la décision sera prise. En conséquence, en 2018 sera présenté un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles et la disposition nouvelle sera incluse dans le texte. 

Madame Schiappa a déclaré : « Le Haut Conseil à l’égalité (c’est-à-dire : elle) préconise (!) 13 ansdes parlementaires 15 ans, des experts aussi. Il faut regarder l’âge médian européen (!), l’âge de la maturité affective (!)… »        

Si les parlementaires dans ce genre de discussions préconisent 15 ans, c’est qu’il est probable qu’il en est quelques-uns qui ont des filles et – aujourd’hui il faut penser à tout – des garçons qu’ils ne voudraient tout de même pas livrer comme des proies au pansexualisme de la prétendue modernité. Madame Laurence Rossignol, ancienne ministre de l’Enfance (!), des Familles (!) et des Droits des Femmes, aujourd’hui sénatrice PS, a fait, quant à elle, un texte de proposition de loi pour établir « un âge minimum de présomption du consentement sexuel ». Admirable de pruderie, n’est-ce pas ?

Deux décisions de justice récentes viennent déjà confirmer les belles et intéressantes « avancées sociétales » de nos « progressistes» au pouvoir et constituer une sorte de jurisprudence antérieure à la loi, ce qui laisse penser qu’elle prospérera sur ces heureux boulevards ouverts à une sexualité omnipotente et  assumée dans tous ses états.

Tout, tout de suite, le plus jeune comme le plus vieux possible ! C’est le beau monde d’aujourd’hui.

En septembre, le tribunal correctionnel de Pontoise

décidait qu’une petite fille de 11 ans n’avait été victime que « d’atteintes sexuelles » et non de viol par un homme de 28 ans au motif qu’elle aurait manifesté des signes d’acquiescement. Le 7 novembre, la cour d’assises de Seine-et-Marne a estimé qu’il convenait d’acquitter un garçon de 22 ans qui avait entraîné dans un parc et violé une fillette de 11 ans aux motifs que « les éléments constitutifs du viol » n’étaient pas réunis, que « la contrainte, la menace, la violence et la surprise n’étaient pas établies ». La fille est tombée enceinte et a gardé l’enfant. Ça, c’est du sûr. Le parquet général aurait fait appel de l’arrêt. Encore heureux !

 Il est facile d’imaginer le désarroi des deux familles en question et des deux gamines à jamais abîmées ! Mais chacun sait que nos gouvernants ignorent la famille. Il n’est, d’ailleurs, pas question d’interroger les associations familiales sur le sujet. La famille n’existe plus. Nos gouvernants – ce masculin comprend beaucoup de féminins, n’est-ce pas ? –n’ont d’empressement qu’à organiser des sortes de familles parallèles où tout est mêlé, composé, recomposé, unisexe ou plurisexe. Vice, vertu, plus de différence. Le bien, le mal, le vrai, le faux, qu’importe !

Il a fallu que ce soit des associations féministes qui protestent. Mais ces dames feraient bien de réfléchir. A force de « libérer la femme », la voilà, aujourd’hui, sans défense et, en particulier, dans son âge le plus fragile. Alors, pourquoi s’en étonner ? La société paye aujourd’hui les conséquences de toutes les théories idiotes que les gouvernements ont avalisées : la mixité universelle, la sexualité promue dès le plus jeune âge, la négation théorique des genres qui bousille littéralement filles et garçons, le droit de faire n’importe quoi en matière de mœurs, de comportements, de drogues, le fait d’accepter n’importe quelle pratique  au nom de la liberté, la pornographie à tout va…Et on se plaint de l’obsession sexuelle ravageuse de la jeunesse et de beaucoup de messieurs qui ne savent plus se tenir ! Les  mœurs, la politesse aidaient au maintien d’une société ; elles pouvaient être exquises, raffinées et facilitaient, à tous niveaux, les rapports sociaux. Jules Lemaître dénonçait ceux qui maudissent les conséquences dont ils chérissent les causes.

Posté le 29 novembre 2017 à 09h47 par Paula Corbulon | Lien permanent

28 novembre 2017

La politique française résumée en un carton d'invitation

Tout y est, jusqu'au nom de l'hémicycle :

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Le Sida est vraiment homophobe : chez les hommes homosexuels, le nombre de contaminations reste à un niveau très élevé.

Posté le 28 novembre 2017 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)


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