22 février 2017

Retournement de veste : admirez l'artiste

Aujourd'hui François Bayrou a proposé une alliance à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée.

Pourtant, en septembre dernier, François Bayrou dénonçait dans un tweet “les grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique”. Ces grands intérêts financiers ont du présenter des arguments convaincants et sonnants...

Le 21 septembre 2016, il accusait Emmanuel Macron d’être “le principal responsable de la politique économique de François Hollande depuis quatre ans”, “Pour quel résultat ?”. Sic.

Et il a aussi déclaré :

"Je ne me reconnais pas dans ce que Macron incarne”.

Elle n'est pas belle la girouette? 

Posté le 22 février 2017 à 18h53 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Charles Beigbeder dénonce la trahison de la droite traditionnelle, éternelle cocue

Dans les négociations entre LR et l'UDI, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine pourrait être désinvesti au profit d'un candidat centriste. Charles Beigbeder prend sa défense dans le Figaro. Extrait :

Unknown-7"[...] Malheureusement, les gages donnés depuis lors à la mouvance centriste et aux anciens partisans d'Alain Juppé l'ont été au détriment de la droite traditionnelle qui apparaît une fois de plus comme l'éternelle cocue de l'histoire. On comprend le souci des Républicains d'élargir leur base électorale et d'attirer dans leur giron des centristes parfois tentés de rejoindre Emmanuel Macron. Mais il faudrait que cela s'effectue sans altération majeure du programme ni éviction de personnalités incarnant la droite conservatrice.

Or, l'investiture de Nathalie Kosciusko-Morizet dans la deuxième circonscription de Paris - celle de François Fillon - ainsi que le retrait évoqué de Xavier Lemoine - pourtant investi dans la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis - au profit d'un candidat UDI, envoient deux mauvais signaux à tous ceux qui espèrent une alternance franche et ne veulent plus d'une droite qui n'assume pas ses convictions et ne cesse de courir après la gauche.

Désinvestir un candidat est une procédure assez exceptionnelle dans un parti politique. Elle résulte souvent d'une sanction personnelle, rarement d'un arbitrage politique. Faut-il que les Républicains aient assez peur de l'UDI pour céder à cette forme de chantage? Rappelons ce qu'est l'UDI: une formation politique qui ne détient aujourd'hui que 27 élus, dont aucun ne s'est présenté à la Primaire de la droite et qui prétendrait en revendiquer 75 demain pour former une majorité avec François Fillon, alors que beaucoup d'entre eux soutenaient le projet alternatif d'Alain Juppé. [...]"

Posté le 22 février 2017 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent

Le député pro-GPA François de Rugy rallie Emmanuel Macron

RFrançois de Rugy a annoncé qu'il soutenait Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Le député écologiste s'était pourtant engagé à soutenir le vainqueur du scrutin organisé par le PS et ses alliés.

Il s'était prononcé pour la GPA et l'euthanasie.

Posté le 22 février 2017 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

L'assistant parlementaire d'un sénateur socialiste appelle au jihad [Add. sénateur Roger Madec]

Le Canard enchaîné a révélé l'affaire sans révéler le nom du sénateur (est-ce parce qu'il est socialiste ?) : la page Facebook du jeune homme contenait notamment des appels au djihad et des images d'égorgements.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris visant l'attaché parlementaire d'un sénateur socialiste soupçonné d'apologie du terrorisme sur sa page Facebook. Le sénateur a confirmé l'enquête visant l'attaché parlementaire. Le Canard indique qu'il savait que son assistant avait des antécédents judiciaires: il avait été condamné pour violences conjugales.

Addendum : Selon certaines sources, il s’agirait de Yacine Chaouat, attaché parlementaire du sénateur Roger Madec.

Addendum2 : Yacine Chaouat avait été nommé en 2015 secrétaire national adjoint du PS à "l’intégration républicaine"

Posté le 22 février 2017 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Ça bouge dans la « droite hors les murs ».

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2810_page_01nsp_106"[...] Non seulement Philippe de Villiers, qui envisageait encore à l’automne dernier de se présenter à l’élection présidentielle malgré ses déclarations publiques assurant qu’il n’en ferait rien et qu’il en avait fini avec la politique, y a renoncé, mais la seule question qu’il se pose désormais est de savoir s’il se contentera de distiller des déclarations élogieuses à l’égard de Marine Le Pen ou s’il lui apportera carrément son soutien, en incitant tous ceux, et ils sont nombreux, qui accordent quelque crédit à sa parole à franchir le pas. L’attitude Philippe de Villiers à l’égard de Marine Le Pen, qui oscillait jusque-là entre hostilité et mépris, a commencé à basculer à la fin de l’année 2016. Début décembre, alors qu’ils n’avaient fait jusque-là que se croiser comme lors de la réception donnée aux Invalides pour les 50 ans de « Valeurs actuelles », Marine Le Pen et Philippe de Villiers se sont vus. Longuement. Et Villiers est sorti du repas très favorablement impressionné par la présidente du Front national, se disant persuadé, au-delà du numéro de charme, qu’elle avait l’étoffe d’un chef d’Etat.

L’autre message que Philippe de Villiers adresse a pour destinataire cette « droite hors les murs », qui, après la primaire de la droite, tendait une oreille de plus en plus attentive aux propos de François Fillon et avait même engagé, pour une partie d’entre elle, un mouvement en sa direction. Les révélations du « Canard enchaîné » ont douché une partie de ces ardeurs, et cette « droite hors les murs » est aujourd’hui profondément divisée entre ceux qui se sont mis au service de François Fillon – c’est par exemple le cas de l’ancien ministre de la Défense Charles Millon, cofondateur du mouvement L’Avant-Garde –, ceux qui se sentent trahis et errent tels des orphelins, et ceux qui se disent qu’après tout, Fillon s’étant révélé être ce qu’il est et les sondages étant ce qu’ils sont, il devient urgent de bien réfléchir… à ne pas insulter l’avenir.

C’est ainsi que Nicolas Dupont-Aignan lui même commence à douter de la pertinence de sa candidature [...]. Entre le discours public du candidat, qui se dit « indifférent » aux appels lancés par Marine Le Pen dont le programme « n’est pas assez sérieux », et ses propos privés, il y a désormais un gouffre. « On pourrait s’entendre… », a-t-il même lâché récemment, manifestement plus embêté par les modalités que par le principe. [...] 

Vendredi dernier, Nicolas Dupont-Aignan a eu une journée chargée. Il s’est d’abord rendu sur la tombe de Georges Clemenceau, qui se trouve à Mouchamps, en Vendée. Puis il a fait une halte aux Herbiers, toujours en Vendée, la ville de Véronique Besse, unique député du Mouvement pour la France, et, le soir, il a tenu une réunion publique aux Sables-d’Olonne, en Vendée encore, ville dirigée depuis 2014 par Didier Gallot, un ami de Patrick Buisson depuis leurs années estudiantines à Nanterre, à la fin des années 1960. Malgré cette journée bien remplie, de fins observateurs ont noté qu’il y avait eu un trou dans son emploi du temps. Suffisamment long pour lui permettre d’avoir un rendez-vous discret. Philippe de Villiers n’était pas dans les parages par hasard ? [...]"

Posté le 22 février 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

NKM, UDI : Quand François Fillon se gauchise

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2017-02-20 à 21.17.54"Les difficultés médiatico-judiciaires de « l'affaire Fillon » ont masqué, pendant plusieurs semaines, des difficultés politiques qui sont en train d'éclater au grand jour. En matière politique, la première difficulté consistait à réunir le parti LR derrière François Fillon. De toute évidence, cette étape s'est mal passée. La plupart des nominations effectuées ces 3 derniers mois montrent une campagne tournant le dos à celle des primaires. Ainsi a-t-on vu la nomination comme porte-parole de la campagne de Benoist Apparu, ancien porte-parole d'Alain Juppé et chantre du multiculturalisme. Ainsi a-t-on vu la circonscription même de François Fillon, en plein coeur du Paris conservateur, attribuée à l'icône « bobo » Nathalie Kosciusko-Morizet. Ainsi encore avons-nous assisté au limogeage du jeune, talentueux, et surtout « de droite décomplexée », Laurent Wauquiez, à la tête du parti. Tous ces signaux sont assez catastrophiques. Mais le pire est peut-être à venir.

La deuxième étape est, en effet, la recherche d'alliés. Or, il se murmure avec insistance que l'UDI obtiendrait de LR 60 ou 80 circonscriptions, soit un poids au parlement au moins 2 fois plus important qu'aujourd'hui. Ce fut déjà, me semble-t-il, une grave erreur pour LR que de donner autant de régions à l'UDI – cette erreur a, hélas, permis à la gauche de sauver les meubles et d'éviter la déroute annoncée. Si l'erreur est rééditée et amplifiée aux législatives, cela pourrait avoir des conséquences funestes. On comprend facilement, bien sûr, ce qu'il y a derrière ce calcul électoral : l'entourage de François Fillon veut se donner une image « centriste » pour éviter que tous les parlementaires centristes ne rejoignent Emmanuel Macron. Mais la pire façon de s'opposer à Emmanuel Macron est… de lui donner raison. Or, en faisant de l'UDI un partenaire aussi puissant, en donnant des gages en termes de personnalités (en attendant des gages en termes de programme, car les centristes seront logiquement insatiables), François Fillon court après la campagne d'Emmanuel Macron. Il légitime ainsi ce qui n'est, pour l'heure, que du vent et des phrases creuses – abondamment soutenus, il est vrai, par les médias de l'oligarchie, dont François Fillon devra se passer ! Je persiste à dire qu'il faut une union des droites françaises. Mais c'est évidemment une union sur un programme… de droite : défendant la souveraineté française, nos libertés, notre identité… Et non une union dans le politiquement correct cher à Jean-Christophe Lagarde et aux autres dirigeants de l'UDI !"

Posté le 22 février 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2017

Marine Le Pen refuse de porter le voile pour rencontrer le Grand Mufti

La présidente du Front national devait rencontrer le Grand Mufti du Liban. A son arrivée dans les bureaux de ce dernier, à Beyrouth, un voile a été tendu à la présidente du Front national.

"La plus haute autorité sunnite du monde n'avait pas eu cette exigence, par conséquent je n'ai aucune raison de... Ce n’est pas grave, vous transmettrez au grand mufti ma considération mais je ne me voilerai pas”.

Le service de presse du Grand Mufti a déclaré dans un communiqué que l’équipe de Marine avait été informée la veille de la nécessité de porter le voile en présence du Grand Mufti. Elle avait alors fait savoir qu’elle ne le porterait pas mais l’invitation n’avait pas été annulée.

En mai 2015 en Egypte, elle avait rencontré, sans voile, Ahmed al-Tayeb, le grand imam d'Al-Azhar au Caire.

Elle a rencontré, par ailleurs, le patriarche maronite du Liban :

R

Posté le 21 février 2017 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives : les signaux négatifs de François Fillon

Suite aux menaces de l'UDI contre Xavier Lemoine et Jean-Frédéric Poisson, Le Salon Beige a interrogé ce dernier.

Il semble qu'il y ait des risques sérieux que des candidats UDI soient investis par les "Républicains" face aux deux candidats du Parti Chrétien Démocrate qui avaient initialement été investis: le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, et vous-même, dans les Yvelines. Prenez-vous ces informations au sérieux ?

Images-10Considérant Xavier Lemoine, je le prends très au sérieux et je vous le dis immédiatement ; je ne l'accepterai pas, et cela aura nécessairement des conséquences sur la stratégie du PCD à l'occasion des législatives. Jean-Christophe Lagarde, Président de l'UDI et élu de Seine-Saint-Denis, refuse que Xavier Lemoine puisse être député de cette circonscription et veut sa tête. Xavier Lemoine est un homme droit, dévoué, un excellent élu de terrain, il a été investi officiellement par les LR et il serait inacceptable qu'il se voit retirer cette investiture. Je rappelle aussi que l'UDI a refusé de jouer le jeu de la primaire et vient maintenant réclamer des circonscriptions comme si cela était un dû !

Concernant ma circonscription, le fait que je sois candidat sortant et que je sois très bien implanté localement devrait me garder à l'abri d'un retrait d'investiture. Mais sait-on jamais... En politique, tout est possible, le meilleur comme le pire. Quoiqu’il en soit, je constate que l’UDI présente son vice-président départemental face à moi.

J’ai toujours pensé que l’UDI était un allié de circonstances, cela se confirme.

Cela signifie-t-il que le PCD n'est plus considéré par LR comme un allié ?

Je ne pense pas qu’on en soit à ce point. Mais je pense que si le retrait d'investiture de Xavier Lemoine se confirme, cela signifiera que les LR choisissent de donner une prime à la déloyauté. ​En acceptant de se soumettre au chantage de l'UDI, les Républicains montrent des signes objectifs du syndrome de Stockholm.

Ils donnent un poids démesuré à une formation politique à l’opposé du centre de gravité idéologique de notre famille politique, reconfirmé au cours des primaires par les électeurs. Par ailleurs, il est fragilisant de donner autant de poids à un parti politique dont la petite base militante manifeste si évidemment son attirance pour E. Macron.

Les Républicains rétribuent un parti politique potentiellement déloyal au détriment des accords passés avec le PCD qui demande légitimement à être reconnu proportionnellement à son poids électoral lors des primaires.

Envisagez-vous des mesures de "rétorsion", comme de soutenir des candidats contre les candidats UDI investis par LR ?

Images-11Je ne le vois pas comme une mesure de rétorsion, mais plutôt comme une façon d'affirmer notre liberté, notre indépendance, et de refuser des alliances électorales inacceptables, aussi bien pour notre parti que pour les électeurs de droite en général, qui sont fatigués de ces compromissions et de ces tripatouillages avec le centre. Nous approchons déjà de la centaine de candidats partant aux législatives, certains d’entre eux face à des responsables nationaux de l’UDI.

Le possible candidat UDI contre vous affirme que la liberté scolaire est l'un des principaux sujets d'opposition qu'il a avec vous. Or, ce sujet était aussi l'un des principaux points d'accord que vous aviez avec François Fillon après le premier tour de la primaire. Cela signifie-t-il que le programme du candidat LR a changé sur ce point ?

Comme l'a rappelé JC Lagarde récemment sur Europe 1, l'UDI a la volonté d’abaisser l’âge de scolarisation obligatoire à 3 ans : pour nous, c’est permettre une intrusion de l’Etat dans la mission des parents. François Fillon refuse l'idée qui a été prônée par le gouvernement socialiste au cours de cette mandature, celle d'"arracher l'enfant à tout déterminisme familial notamment en le mettant à l'école le plus tôt possible. Il a a contrario fait campagne en promettant de remettre les familles au cœur des politiques publiques.

Ce point illustre la volonté de l’UDI de dénaturer le projet présidentiel de la droite, quand dans le même temps le PCD s’en porte garant. Il en est de même sur la loi Taubira, l’Europe des nations et d’autres sujets d’une grande importance.

Cet affrontement n'est-il pas un nouvelle preuve que la fameuse "droite hors les murs", dont on peine à trouver une incarnation électorale, doit prendre son autonomie ?

La question que je me pose aujourd'hui est : la droite hors les murs existe t-elle vraiment ? Et si elle devait prendre son indépendance, comment cela se ferait-il ? je vous rappelle que je représentais les aspirations d'une certaine "droite hors les murs pendant la primaire... Or si vous regardez mon résultat, il me semble qu'elle ne pèse pas suffisamment présente au niveau électoral pour pouvoir devenir une vraie force politique.

Néanmoins, je continue de penser que la constitution d’une droite de convictions, à la fois solide sur les valeurs, généreuse, sur le plan social et soucieuse d’innovation est plus que jamais nécessaire.

La plupart des analystes s'accordent à considérer que François Fillon a gagné la primaire en s'adressant à la droite conservatrice, qui correspond sensiblement mieux au projet du PCD qu'à celui de l'UDI. Comment interprétez-vous de la part du candidat Fillon le fait de donner autant de circonscriptions à l'UDI ?

Unknown-38L'UDI entend faire peser ses positions politiques sur le programme de Fillon : or, ce parti n’a aucune légitimité à infléchir le programme du candidat de la droite, puisqu’il a refusé de participer aux primaires.

Je le confirme : l’orientation politique voulue par l’UDI est contraire à celle pour laquelle les électeurs des primaires ont manifesté leur attachement. Il s’agit d’une opération de dénaturation du programme plébiscité par les électeurs de droite, avec une orientation libérale libertaire, extrêmement fédéraliste en ce qui concerne l'Union européenne. Le fait que François Fillon ait donné sa circonscription à NKM dans le 7ème arrondissement de Paris, le fait que l'investiture de Xavier Lemoine, qui est un homme profondément de droite, soit remise en cause, sont deux signaux très négatifs envoyés à nos électeurs. Si nous ne voulons pas trahir notre électorat, si nous voulons de nouveau susciter l'enthousiasme qui était celui du peuple de droite au lendemain du second tour de la primaire, nous devons cesser de céder à aux chantages de l'UDI, et assumer enfin ce que nous sommes !

Posté le 21 février 2017 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

« Penser que l’électorat catholique est ferré au profit de M. Fillon est une erreur »

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, dont l'investiture pourrait être remise en cause au nom d’accords passés avec l’UDI, réagit au micro de Charlotte d'Ornellas :

Pour Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien démocrate, céder à l’UDI serait, pour François Fillon, le gage d’une grande fragilité d’une éventuelle future majorité parlementaire :

Posté le 20 février 2017 à 22h29 par Michel Janva | Lien permanent

Emmanuel Macron : "Homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance"

Tandis que l'association de Pieds Noirs du Cercle Algérianiste va porter plainte contre Emmanuel Macron pour “atteinte à la mémoire et à l’honneur des Français d’Algérie”, Bernard Lugan publie une lettre ouverte à l'"Homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance" :

C5HtIANWIAIK0T9"Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.

1-En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation. Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France :

« (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

2-Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul électoraliste, vous les avez piétinés. Au nom de quelle légitimité scientifique avez-vous d’ailleurs pu oser les tenir ? Avez-vous seulement entendu parler des travaux de Jacques Marseille, de ceux de Daniel Lefeuvre ou encore des miens ?

Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle, ce qui est proprement scandaleux. Sur ce terrain, vous voilà donc encore plus en pointe que Christiane Taubira, ce qui n’est pas peu dire... Pierre Vidal-Naquet, pourtant militant de la décolonisation et « porteur de valises » assumé du FLN écrivait à ce sujet :

« Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du IIIe Reich est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, à Sétif, (…) de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme (…). Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. Un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion ? (…) L’air du temps de la dénonciation médiatique (…), le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique ». J’ajoute électoralistes.

Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.

Ce faisant, y aurait-elle commis un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions. [...]"

Posté le 20 février 2017 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

Attaque frontale de l'UDI contre le PCD

Gilles Schmidt, vice-président de l’UDI des Yvelines, se présentera face au sortant, Jean-Frédéric Poisson (PCD-LR), lors des élections législatives. Bien que les instances de l'UDI ne lui ont pas encore confirmé son investiture, Gilles Schmidt a pris sa décision :

« Je suis candidat aux élections législatives dans la dixième circonscription des Yvelines (Rambouillet) ».

En effet, le candidat centriste est, pour l'instant, le second de son mouvement à entrer en campagne en France contre un sortant des Républicains. Cette décision, l'intéressé la lie à des propos que Jean-Frédéric Poisson, alors candidat à la primaire de la droite et du centre, a tenu au sujet du "lobby sioniste". Et de citer parmi ces points de divergences :

« La défense de l'école, l'un des piliers de notre République, l'Europe dans laquelle je me reconnais, la laïcité ou bien encore le droit des femmes ».

Jean-Christophe Lagarde avait annoncé la couleur dès le 3 novembre :

Capture d’écran 2017-02-20 à 09.15.18

Posté le 20 février 2017 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

La bulle médiatique Macron, c'est du matraquage publicitaire massif

Thomas Guénolé, politologue, enseignant à Sciences Po Paris et à Paris II, explique que Emmanuel Macron a bénéficié d'une "bulle" médiatique :

Macron-candidat-des-médias"Nous avons pu mesurer la bulle grâce à un indicateur fiable : nous avons comparé des données analysées via Talkwalker par Véronique Reille Soult, directrice générale de Dentsu Consulting. Durant le printemps et l'été 2016, Emmanuel Macron a recueilli 43% de part de voix dans les parutions des médias, contre 17% sur les réseaux sociaux, c'est-à-dire les contenus émis par les gens au sujet du candidat.

L'écart est si considérable qu'on peut raisonnablement qualifier cette situation de gigantesque bulle médiatique. Ceci, pour "vendre" la marque Macron par un effet bien connu des publicitaires : "l'effet de simple exposition". En résumé, cet effet veut qu'en répétant encore, encore et encore le même item à une population, toute une partie de cette population va développer artificiellement un sentiment positif envers cet item. Bref, cette bulle médiatique Macron, c'est du matraquage publicitaire massif. Je n'ai pas le souvenir de cas aussi puissants récemment. Il faut remonter à plus de 10 ans, à l'époque de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur, pour retrouver un tsunami comparable. Emmanuel Macron est une bulle de savon gonflée à l'hélium. [...]"

Au choix : on appelle cela de la propagande ou de la désinformation.

Posté le 20 février 2017 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Philippe de Villiers loue la "carrure présidentielle" de Marine Le Pen

Unknown-36Philippe de Villiers déclare au JDD avoir trouvée Marine Le Pen "tout simplement excellente" lors de L'Emission politique de France 2, jeudi 9 février :

"Je pense que l'on va vers des surprises toutes aussi excellentes. Elle a une carrure présidentielle. Sa main ne tremblera pas lorsqu'il faudra prendre des décisions douloureuses. Dans mon village des Herbiers, une terre pourtant centriste, ils veulent tous voter pour elle…"

"Je ne suis pas une nounou et je ne donne pas de conseils à Marine Le Pen. Je ne fais plus de politique. J'ai troqué les électeurs contre des lecteurs".

Il dit l'avoir rencontrée et avoir discuté avec elle en décembre à l'occasion de la soirée d'anniversaire de Valeurs actuelles.

Posté le 19 février 2017 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent

28 février : Conférence sur "Les catholiques, la politique et les élections" par Jean-François Debiol

41k+ju7cM6L._SX315_BO1,204,203,200_Mardi 28 février à 20h, Conférence au Centre Saint-Paul "Les catholiques, la politique et les élections" par Jean-François Debiol, animateur de la Coordination de l'engagement politique et Sociétal Chrétien.

Auteur de plusieurs ouvrages, notamment "Du pouvoir au Service" (pour un engagement politique chrétien aux éditions du Sarment) et du Guide Totus du management.

Centre Saint-Paul, 12 rue Saint-Joseph, 75002 Paris, Métro Sentier ou Grands Boulevards.

Posté le 19 février 2017 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Lettre ouverte de La Manif Pour Tous à Emmanuel Macron

Dans une lettre ouverte au candidat à l’élection présidentielle, Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, propose une rencontre à Emmanuel Macron pour lever les ambigüités. Puisque le dialogue est au cœur de la méthode de gouvernement souhaitée par l’ancien ministre de l’Economie, ce rendez-vous sera l’occasion de mieux se connaître et de mettre un terme à une polémique stérile :

"Monsieur le Ministre, 

En tant que Secrétaire général de l’Elysée, vous avez suivi au plus près les débats autour du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe. Dans une interview accordée à L’Obs et publiée jeudi dernier, vous soulignez, à juste titre, que les opposants à ce « changement de civilisation », pour reprendre les mots de Christiane Taubira, ont été méprisés. « Il ne faut jamais humilier, il faut parler, il faut partager des désaccords » avez vous déclaré. Ce mépris a été effectivement ressenti fortement par un nombre immense de Français, mobilisés dans le calme, l’enthousiasme et la détermination tout au long de ce quinquennat pour défendre le mariage, la richesse de la complémentarité des sexes et la filiation père-mère-enfant. 

Vos propos ont provoqué une vive réaction d’une poignée de militants radicaux, témoignant une nouvelle fois de leurs difficultés à débattre et à faire vivre la démocratie. Ils vous ont accusé de mille maux, sans chercher à comprendre la nécessité de débattre de l’avenir de notre société, en refusant de s’interroger sur les droits et besoins de l’enfant. Vous avez voulu préciser vos propos dans une nouvelle interview à L’Obs publiée ce matin. Vous y évoquez « la sincérité » de nos manifestants dont vous reconnaissez qu’ils n’étaient « ni fanatiques ni extrémistes ». Mais un peu plus loin, vous poursuivez en expliquant que ces manifestants paisibles, ceux-là même qui ont été humiliés, « ne se reconnaissaient pas dans les leaders outranciers de La Manif Pour Tous ». 

Permettez-moi de vous faire part de ma stupeur et de mon incompréhension en lisant ces propos. Aucun « leader », ni même aucun cadre, animateur, militant actif de notre mouvement n’ont tenu de propos outranciers. Rien n’a jamais été rapporté de cet ordre, si ce n’est des « fakes » et autres moyens de désinformation utilisés par des auteurs malhonnêtes. Nous n’avons cessé, depuis plus de 4 ans maintenant, de rappeler que la famille est le pilier de la société et que rien ne justifie de priver délibérément un enfant de son père ou de sa mère. Et, par-delà les polémiques, les Français dans leur immense majorité partagent notre objectif et soutiennent les droits des orphelins. Ainsi, selon le sondage Ifop de janvier dernier, 70% des Français souhaitent que « l’Etat garantisse à chaque enfant orphelin le droit d’être adopté par un père et une mère ».

Comment les Français pourraient-ils comprendre que vous parliez de « leaders outranciers » alors que ceux-ci ne font précisément que rappeler que l’enfant a, évidemment, besoin d’une père et d’une mère, ne serait-ce que pour venir au monde !?

Ce que défend La Manif Pour Tous est universel et ne pas en reconnaître l’évidence, c’est se mettre un bandeau sur les yeux pour ne pas voir le réel et se laisser piéger par l’idéologie et la crainte de groupuscules radicaux. La Manif Pour Tous, mouvement social le plus important depuis des décennies, s’impose année après année dans le paysage politique et social et, parce que ses propos sont en réalité incontestables, cela sera évidemment durable. Vos déclarations sur les enseignements à tirer du débat autour de la loi sur le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe provoquent une polémique médiatique et un emballement aussi virulent que stérile et inutile. Vous avez, à de nombreuses reprises, souligné la nécessité d’une méthode de gouvernement qui repose sur le dialogue et la concertation. Aussi, je vous propose de nous rencontrer dans les prochains jours. Cela sera l’occasion d’échanger sur nos points de vue, nos convictions, mais aussi nos propositions concrètes pour l’avenir de notre pays, lequel repose sur le respect de la famille, qui commence par le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part au vu de l’emballement de la polémique, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sincères salutations."

La balle est dans le camp d'Emmanuel Macron. Va-t-il se mettre... en marche ?

Posté le 18 février 2017 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

Il sera souhaitable qu'un gouvernement FN puise des profils comme Philippe de Villiers

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Posté le 18 février 2017 à 11h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Tour de France : point d'étape par région pour la présidentielle

Carte

Posté le 18 février 2017 à 08h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

L'Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

Avant 2014, la loi n 'obligeait pas à cette transparence. Reste à savoir si le Parquet National Financier va ouvrir autant d'enquêtes pour s'assurer de la réalité du travail produit, sans compter ce qui se passe au Sénat :

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Posté le 18 février 2017 à 08h45 par Philippe Carhon | Lien permanent

Ludovine de La Rochère : « Macron est libéral, libertaire, socialiste et mondialiste ! »


Ludovine de la Rochère : "Macron est libéral... by bvoltaire

Posté le 18 février 2017 à 08h19 par Philippe Carhon | Lien permanent

17 février 2017

Cazeneuve sur le Brexit en donneur de leçons

Ses paroles ne tombent pas dans l'oreille d"un sourd, elles sauront rejaillir au moment du Frexit : 

"Il faut une méthode claire. Il a été souhaité la sortie de l'Union européenne. Il faut d'abord négocier les termes de cette sortie. Ensuite, une fois que ces termes auront été clairement discutés et négociés, on peut parler de la nouvelle relation", a déclaré M. Cazeneuve".

Mais en attendant, il n'a pas de leçons  de ce genre à donne rà un pays étranger...

Posté le 17 février 2017 à 19h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

La supercherie Macron

Posté le 17 février 2017 à 18h12 par Michel Janva | Lien permanent

Un élu menacé avec une arme

Unknown-35Branle-bas de combat dans le gouvernement : le ministre de l'Intérieur appelle à sauver la démocratie, le président de la République publie un communiqué courroucé, les médias s'indignent de cette atteinte intolérable au système que le monde nous envie...

Ah non, le conseiller régional et municipal menacé par deux hommes qui ont braqué une arme dans sa direction hier soir alors qu'il collait des affiches dans les rues de la ville, n'a pas eu droit a autant d'égards. Est-ce parce qu'il est élu FN ?

Posté le 17 février 2017 à 17h58 par Michel Janva | Lien permanent

Investitures LR : Jean-Christophe Lagarde (UDI) veut la tête de Xavier Lemoine (PCD)

Communiqué de Jean-Frédéric Poisson :

Du 17 - 3"Les élections législatives approchent, et l'UDI a décidé qu'un certain nombre de circonscriptions devaient lui être attribuées : je rappelle que cela n'est prévu dans aucun texte.

Aujourd'hui, notre vice-président Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, est directement visé par cette stratégie. Elu local droit et dévoué, investi officiellement par les Républicains avec le soutien de la fédération LR de Seine-saint-Denis, il voit son investiture remise en cause au nom d'accords qu'il faudrait passer avec l'UDI. Jean-Christophe Lagarde, Président de l'UDI et élu de Seine-Saint-Denis, veut tout simplement sa tête.

Avec l'éventualité de ce retrait de l'investiture à Xavier Lemoine au profit de l'UDI, c'est un signal très négatif qui est envoyé à l'électorat de droite.

De plus, on traite plus favorablement ceux qui sont au mieux des alliés de circonstance et au pire de faux ennemis que le PCD qui a joué la règle de la primaire. On préfère soutenir des candidats qui, dès que le vent aura un peu tourné, partiront par wagons entiers chez Emmanuel Macron ! C'est une manière d'envisager les alliances politiques que je ne peux pas comprendre.

Nous n'accepterons pas d'être traités de cette manière. Cela aura des conséquences sur notre façon d'appréhender les législatives et sur la manière dont nous ferons comprendre à certains candidats UDI qu'ils ne peuvent pas être les bienvenus à l'Assemblée nationale.

Je ne laisserai pas faire ce que je considère comme une forme d'agression contre le PCD et maltraiter Xavier Lemoine, homme droit et élu de qualité. Le PCD prendra toute sa place dans les législatives avec ou sans investiture. C'est un parti politique qui défend un projet politique : j’y suis déterminé, nous le ferons. Nous comptons une centaine de candidats à ce jour. Je lance un appel à celles et ceux qui voudraient rejoindre l’équipe des candidats qui porteront les couleurs du PCD. Faites-le moi savoir par mail à cette adresse : legislatives2017@lepcd.fr"

Posté le 17 février 2017 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

Où est passé l'argent d'Emmanuel Macron ?

Lu dans Economie Matin :

"Le Journal du Dimanche publie dans son numéro du 12 février un article sur "L'argent de Macron". Ce panégyrique rédigé "avec le concours" du candidat Macron "reconstitue en détail son patrimoine, ses revenus et ses levées de fond". Après la transparence affichée de François Fillon, le chouchou des médias voudrait-il prendre les devants et déminer une situation financière potentiellement explosive ? Voyons cela de plus près.

Un rapide calcul basé sur cette com' révèle qu'en 8 ans, entre la Banque Rothschild et les Ors de la République, le jeune éphèbe aurait perçu près de 5 millions d'euros ! Sans compter les avantages en nature liés à ses fonctions, nous voilà très, très loin de l'histoire de Cosette que tentent de nous faire gober ses amis du JDD. Très, très loin également des 680 381 € nets gagnés en 15 ans par Penelope Fillon et qui scandalisent tant médias et gauchistes... Alors je pose la question : où est l'argent, Emmanuel Macron ?

L'historique du patrimoine d'Emmanuel Macron

2007- Emmanuel épouse sa riche prof de français de 24 ans son aînée, mère de trois enfants et grand mère de sept petits enfants. Avec son salaire de fonctionnaire proche de 40 000 € /an et un apport de 550 000 € prêtés par feu son milliardaire Pygmalion Henri Hermand (prêt remboursé), Macron achète un 83 m² à Paris pour la modique somme de 950 000 € qu'il revendra 980 000 € (en 2012 ou en 2014 quand il sera nourri, logé à Bercy, blanchi par le contribuable, l'histoire ne le dit pas...). Selon le JDD, Attali prend soin de préciser que son poulain "n'est pas un homme âpre au gain" et qu'"il a des goûts modestes"...

2008 à 2012 Banque Rothschild > 400 000 € Salaire annuel x 4 ans = 1 600 000 € et un seul "big deal" réalisé (Nestlé Pfizer) > + 2 800 000 €

2012 à 2014 (2 ans) secrétaire général adjoint de l’Élysée > + 12 000 € salaire mensuel x 24 mois = 288 000 €

2014 à 2016 (2 ans) ministre à Bercy pris en charge intégralement par l’État > + 9 940 € par mois x 24 = 238 560 €

TOTAL des salaires perçus de 2008 à 2016 > 4 926 560 €

Zéro patrimoine immobilier et 17 comptes en banque

Penchons-nous à présent sur sa déclaration de patrimoine du 28 octobre 2016 à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. A la rubrique immobilier, néant, nada, walou. Côté pépettes, les 17 (!) comptes bancaires et assurances vie totalisent un actif de 315 795 €, contrebalancés par un passif de 252 747 € (prêt en 2011 du Crédit Mutuel pour la rénovation de la propriété de Brigitte Trogneux Macron réévaluée à 1.400 000 €, ce qui vaudra au couple de payer l'ISF avec un redressement fiscal sur plusieurs années).

Résumons : si je calcule bien, le patrimoine net déclaré de l'ex-ministre de l'économie est de 315 795 € - 252 747 € = 63 048 €.Comme écrirait le Canard enchainé s'il avait l'idée saugrenue de s'intéresser enfin à la réelle opacité de la vie publique : 4 926 560 € en 8 ans soit 51 318 € par mois, près de 1700 euros chaque jour ! 4 926 560 € dont il ne resterait que 63 048 € ? Et certains envisageraient de confier à ce joueur de bonneteau, la gestion d'un État surendetté qui court à la faillite ?

Il manque toujours cinq millions d'euros

Aujourd'hui ce pauvre Macron loue un appartement parisien et survit avec la retraite d'enseignante de son épouse 2150 €/mois et d'environ 250 000€ tirés de la vente de son essai "Révolution" sorti le 21 novembre 2016, nous rapporte tristement le JDD. L'article du JDD mentionne aussi 50 000 € de reliquat de "pantouflage" remboursé à l’État pour frais d'études et non mentionné dans le passif de la déclaration officielle. Admettons. Mais à part ça, où ont bien pu passer les 5 millions de Macron ? Avis aux fins limiers des gazettes, prompts à fondre sur commande sur une victime de droite désignée, voici un nouveau champ d'investigation à labourer !"

Posté le 17 février 2017 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 février : Robert Ménard et Guillaume Bernard à Versailles

2017-02-28 Ménard & Bernard - Affiche

Robert Ménard et Guillaume Bernard décrypteront notammement l'actualité politique particulièrement sensible lors de la prochaine grande soirée organisée le 23 février prochain à Versailles, à l'Université Inter-âges, à 20h30.

Vous pouvez réserver votre place ici et revoir en vidéos les dernières soirées, dont le débat Jean Sévillia - François-Xavier Bellamy du 16 novembre dernier qui vient d'être mis en ligne :

Posté le 17 février 2017 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

Les propos irresponsables d'Emmanuel Macron encouragent les violences en banlieues

Au-delà de l'erreur historique et de l'insulte aux pieds-noirs et aux Algériens fidèles à la France qui ont souffert de la décolonisation, François-Xavier Bellamy explique pourquoi les propos d'Emmanuel Macron sont totalement irresponsables :

Unknown-34"Connaissant, pour y avoir enseigné, certains quartiers qui s’embrasent aujourd’hui, comme tous ceux qui ont vécu ou travaillé en banlieue, je mesure l’ampleur de la tragédie que la parole d’Emmanuel Macron contribue à entretenir. Des générations de jeunes Français, nés en France et qui vont y construire leur vie, sont entretenus par nos dirigeants dans la haine de leur propre pays… Qui ne voit combien sont graves ces mots absurdes, irresponsables ? « Crime contre l’humanité » : l’erreur historique est aussi une faute morale, car ces mots deviennent le ferment de la violence, de la vengeance et de la division.

Ce petit calcul politique est d’autant plus médiocre et dangereux que, hélas, il dure depuis trop longtemps déjà… Comme beaucoup de Français et de jeunes en particulier, j’avais regardé avec intérêt le renouvellement qu’Emmanuel Macron semblait apporter à notre classe politique. Quelle désillusion aujourd’hui ! Cette stratégie électorale recycle la schizophrénie des élites qui depuis quarante ans tentent de sauver leur lien avec les jeunes issus de l’immigration, à coup d’histoire biaisée et de tribunes dans Libé, en leur expliquant qu’ils sont les victimes de leur propre pays – leur interdisant ainsi de s’y reconnaître et de s’y intégrer… Ce petit calcul irresponsable est précisément ce qui nous bouche le chemin d’un avenir commun, et ce qui provoque aujourd’hui la poussée de violence qui traverse nos banlieues, dans la coupable complaisance de dirigeants installés dans l’échec du mensonge victimaire. Quand il affirme qu’il n’y a pas de culture française, quand il insulte à l’étranger le pays qu’il prétend diriger, Emmanuel Macron montre qu’il n’est que la nouvelle voix de la vieille haine de soi qui a conduit la France au bord d’une division irréversible. Mais nous refuserons de le suivre en marche forcée vers le vide. Le mensonge est trop vieux.

Le véritable renouveau consiste à reconquérir les mots, et à leur redonner leur sens. Si Emmanuel Macron a travaillé avec Paul Ricœur pour son dernier grand ouvrage, La mémoire, l’histoire, l’oubli, il devrait se souvenir de l’avertissement qu’il y lançait : « l’histoire manipulée » est toujours dangereuse pour l’avenir, car « la projection du futur est solidaire du regard sur les temps passés. » Il n’y a pas de vrai progrès sans passion de la vérité ; on ne peut se dire philosophe et choisir d’incarner la dangereuse vacuité du langage pour les calculs sophistiques de l’ère de la postérité."

Posté le 17 février 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent

Colonisation en Algérie : Emmanuel Macron va trouver les pieds-noirs à Carpentras

Emmanuel Macron sera à Carpentras, vendredi 17 février, pour parler de sécurité. Hervé de Lépinau, conseiller départemental FN du Vaucluse, conseiller municipal de Carpentras et suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale, réagit aux propos tenus par le candidat d’En Marche ! sur la colonisation en Algérie. Il explique cette visite à Carpentras par le besoin du candidat hors-sol de se trouver des appuis locaux. Pas certain qu’il ait fait le bon choix…

Posté le 17 février 2017 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

Filteris, qui avait analysé la victoire du Brexit et de Trump, prévoit un duel Le Pen-Fillon

La méthode qui avait permis de prévoir la victoire du Brexit ou celle de Donald Trump, ou encore l'élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour des Primaires, est encore peu utilisée en France, où les sondages "traditionnels" continuent à fleurir malgré leurs résultats de plus en plus souvent démentis par les urnes.

La spécificité de la méthodologie exploitée par Filteris Euro / Mediations réside dans le fait de ne pas constituer d'échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d'analyser les opinions publiques sur les réseaux sociaux et d'en dégager des tendances certaines à court, moyen et long termes.

Les outils (moteur de recherche et algorithmes d'analyse) permettent de prendre une mesure du Buzz, sur le Web et les réseaux sociaux, à laquelle s’ajoute une analyse qualitative de « sentimentalité » rendant compte des valeurs positives et négatives associées à chacun des candidats.  L'algorithme final synthétise le potentiel de victoire des candidats.

Voici l'analyse des perceptions de Filteris hier (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Cela va être amusant de voir tous les gauchistes se rallier à François Fillon, après la terrible campagne qu'ils lui ont fait subir...

Posté le 17 février 2017 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

16 février 2017

La République, née dans le sang, finira-t-elle dans le sang ?

Lu sur Boulevard Voltaire :

"Une disqualification du candidat de la droite dite classique, des émeutes fomentées par les nouveaux anarchistes, dont le drapeau n’est plus noir mais vire au vert coranique et au rouge sang révolutionnaire. La République tremble sur ses bases. Les deux grands partis qui se partagent le pouvoir depuis des décennies et qui, selon les sondages, ne seraient pas au second tour des présidentielles. Une police contestée, une justice bafouée…

Voici les ingrédients d’une recette chimique explosive. La République, née dans le sang, finira-t-elle dans le sang ?

Au-delà de ces constats politiques, la France, un des plus vieux États-nations du monde, stable car doté d’institutions fortes, est en passe de vivre un de ses soubresauts dont elle a le secret depuis 1.500 ans. De ses pouvoirs régaliens, l’État a perdu sa légitimité de justice et d’ordre. Le quatrième pouvoir n’a jamais été autant discrédité. La parole politique ne porte plus. Même celle émanant de la principale force dite d’opposition.

Reste l’article 16 de la Constitution de 1958 donnant les pleins pouvoirs au chef de l’État. Voilà le décor de la pièce qui semble s’annoncer. Rien ne naît de manière fortuite. La nature nous l’enseigne. Les « quatre causes » aristotéliciennes nous le prouvent.

Sans la pénurie de pain, organisée par les Orléans, pas de Révolution française.

Sans la visite de François Hollande au désormais célèbre Théo, pas de nuits d’émeutes.

Les contradictions internes du système qui nous régit semblent exploser sous nos yeux. Il faut exacerber ces contradictions pour arriver au précipité chimique de l’explosion : la police, c’est l’injustice et le désordre. La justice, c’est l’iniquité et le laxisme. La police contre la justice. La justice contre la police.

Les élites mondialisées laisseront-elles le Vieux Continent européen aux mains d’émules d’un Trump ou d’un Poutine « brexisés »? Quels sont leurs choix ? Que se trame-t-il dans les allées de Davos ?

– Une confrontation Macron – Le Pen ? Une République ingouvernable quelle qu’en soit l’issue. Aucun des deux n’aura de majorité absolue au Parlement.

– Le risque d’un renversement du régime ou un coup d’État constitutionnel organisé ? 

Marine Le Pen, bien qu’ayant donné tous les gages de bonne conduite au système, ne peut être acceptable dans les allées du pouvoir mondial. Macron, gonflé à l’hélium médiatique, est trop incertain. Il est le candidat le plus inflammable de tous à l’approche de l’épreuve de vérité. Il ne repose que sur des sondages… Il est, pour nos élites, un pari plus risqué encore que Hillary Clinton. Bref, la formule chimique Fillon carbonisé, Macron gonflé à l’hélium, Le Pen aseptisé, duo police-justice annihilé égale : solution chimique instable.

Pour arrêter ce processus démocratique au résultat hypothétique, voire accidentel, il ne reste à la République que le recours à l’article 16 qui fera passer l’état d’urgence actuel pour un gentil jeu de société entre amis. Et pour légitimer son recours, il faut un ingrédient : « émeutes en banlieue, saison 2 ». La saison tournée en 2005 s’est jouée sans armes à feu et sans mort… Ajoutez à cela un zeste d’attentats et servez chaud. C’est prêt. Avec l’article 16, le chef de l’État pourrait repousser sine die les élections de mai 2017."

Posté le 16 février 2017 à 23h30 par Michel Janva | Lien permanent

En 2017, faisons gagner nos convictions

6a00d83451619c69e201b7c8d4c4ea970bChers amis,

En 4 jours, nous avons déjà atteint 20% de notre objectif en réunissant plus de 10 000 euros pour mener des campagnes législatives visant à faire battre les candidats les plus hostiles à nos convictions.

Un grand merci à tous ceux qui ont déjà participé.

Pour ceux qui ne sont pas au courant de l'affaire, voici de quoi il s'agit:

Pour promouvoir les principes non négociables dans le débat public, nous envisageons de cibler une dizaine ou une douzaine de circonscriptions législatives où seront candidats les plus hostiles de chaque parti aux principes non négociables (par exemple Erwan Binet pour le PS, Nathalie Kosciusko-Morizet pour LR ou Sophie Montel pour le FN).

Un ami du Salon beige, emballé par cette idée, nous a proposé de doubler tous vos dons jusqu'à 50 000 euros.

Plus de détails ici

Merci de votre aide et de votre soutien!

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Posté le 16 février 2017 à 18h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

Exemplarité au sommet de l'Etat : l'amnésie de François Hollande

Images-7François Hollande a prôné aujourd'hui "l'exemplarité" au "sommet de l'Etat", dans une allusion à l'affaire Fillon, lors d'un discours sur la politique de la ville à Rennes.

"L'exemplarité, ça vaut pour tout et si, au sommet de l'Etat, il n'y a pas cette exemplarité, comment donner confiance, comment appeler à l'effort, comment donner des perspectives à notre pays?"

Hollande ferait mieux de lire le Salon Beige. Liste des affaires de ministre ou conseillers de Hollande depuis le début du quinquennat :

Posté le 16 février 2017 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

Emmanuel Macron était secrétaire général de l'Elysée lorsque Hollande a méprisé LMPT

Unknown-32Dans L'Obs de cette semaine, Emmanuel Macron s'exprime surLa Manif Pour Tous :

"Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là. Il ne faut jamais humilier, il faut parler, il faut ‘partager’ des désaccords. Sinon, des lieux comme le Puy-du-Fou seront des foyers d’irrédentisme". 

Ludovine de La Rochère n'est pas dupe :

"Il a appartenu à un gouvernement qui n'a pas remis en cause la loi et en 2013 il était secrétaire général adjoint de l'Elysée. Ni à ce moment, ni depuis, je ne l'ai entendu se désolidariser de ce qui a été fait par François Hollande. Quand on est un responsable politique, il ne faut pas oublier avec qui on a travaillé".

Posté le 16 février 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

Florian Philippot : "Nous voulons stopper la repentance d’Etat"

Très bonne réaction de Florian Philippot à propos des déclarations ignobles d'Emmanuel Macron à propos de la colonisation et surtout plus crédible que la posture de François Fillon :

 

Posté le 16 février 2017 à 11h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Selon Frontex, l'invasion migratoire va continuer avec la même intensité en 2017

Via FDesouche

Posté le 16 février 2017 à 10h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Délire d'entrave : "il ne faut pas s’attendre à des miracles si la droite revient au pouvoir"

A propos du délit d'entrave à l'avortement, qui repasse en ce moment même à l'Assemblée nationale, Jean-Frédéric Poisson est interrogé dans Famille chrétienne, sur la capacité de la droite à revenir sur cette loi :

Numero-2040-samedi-18-fevrier-2017-histoire-d-un-exil-les-erythreens-de-conques_large"On peut toujours revenir en arrière. Comme le dit l’adage : « Ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ». Cela étant dit, pour s’attaquer à cette loi, deux choses sont nécessaires, et elles sont inégalement répandues dans les formations de droite aujourd’hui, à savoir de la volonté et du courage. Malheureusement, j’étais le seul candidat à la primaire de la droite à avoir affirmé haut et fort que l’avortement ne pouvait être considéré comme un droit fondamental. La faiblesse de mon résultat à cette primaire éloigne encore dans le temps la possibilité de revenir sur des dispositions de ce genre. Il y aura toujours des hommes et femmes politiques, parmi mes collègues, qui partageront cette même conviction et qui auront le courage de s’exprimer sur cette question. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles si la droite revient au pouvoir.

Peut-on espérer une censure de la part du Conseil Constitutionnel ?

La saisine est prête. On peut tout à fait imaginer une censure, d’autant plus que le Conseil Constitutionnel a censuré il y a quelques jours une disposition portant sur la consultation de sites djihadistes au titre de la liberté d’information. Nous avons saisi le Conseil Constitutionnel pour des motifs équivalents. Je pense qu’il y a de bonnes chances que cette saisine aboutisse. [...]"

Posté le 16 février 2017 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

Dynamiter le politiquement correct et sortir du piège de la gauche

François Bousquet, auteur d'un livre intitulé La droite buissonnière, est interrogé par Charlotte d'Ornellas pour Boulevard Voltaire :


François Bousquet : "La droite ne peut gagner... par bvoltaire

Posté le 16 février 2017 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent

La Pologne revient à la vente de la pilule abortive sur ordonnance

Le Figaro utilise désormais le vocabulaire de la gauche totalitaire et intolérante pour traiter certains sujets, en copiant-collant l'AFP. Ainsi, à propos d'une proposition de loi polonaise visant à ce que la pilule abortive soit désormais vendu sur ordonnance, ce qui est la moindre des chose lorsque l'on connait la gravité de l'acte abortif et des conséquences que ce poison peut avoir, le Figaro utilise les termes "gouvernement conservateur nationaliste polonais", "pilule du lendemain" et titre "La Pologne veut limiter l'accès à la pilule du lendemain" :

"Le gouvernement conservateur nationaliste polonais veut restreindre l'accès à "la pilule du lendemain", a indiqué aujourd'hui son porte-parole Rafal Bochenek.

En vertu d'un projet de loi adopté la veille par le cabinet de Mme Beata Szydlo sans aucune annonce, et qui devra encore être voté au parlement, la pilule sera vendue uniquement sur ordonnance.

"Tous les contraceptifs sont vendus sur ordonnance. Nous avons estimé qu'il ne devrait pas y avoir d'exception", a expliqué M. Bochenek à la télévision TVN24.

Conformément à une règle européenne, la pilule du lendemain était accessible en Pologne sans ordonnance, depuis 2015. L'initiative gouvernementale a donc suscité l'inquiétude des milieux féministes (...)"

Pour plus de renseignements sur les risques et danger de la pilule abortive, voir ici.

Posté le 16 février 2017 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

François Fillon considère la colonisation comme une abomination, selon le Quotidien de la Réunion

Il va falloir qu'un jour les représentants de la droite dite "républicaine" arrêtent de dire tout et son contraire au gré du vent. Peut-être est-ce la rencontre avec Nicolas Sarkozy qui entraîne François Fillon vers cet effet girouette, qui devient insupportable lorsqu'il s'agit de repentance et d'histoire de France.

C'est le Lab politique d'Europe 1 qui révèle les incohérences de François Fillon à propos de son positionnement sur la colonisation. Condamner les propos "indignes" d'Emmanuel Macron est la moindre des choses lorsqu'on se dit de droite. Mais cela devient odieux lorsqu'on parle soi-même de "barbarie" et "d'abomination" à propos de cette même colonisation :

"En meeting à Compiègne mercredi, l'ancien Premier ministre a flingué celui qui le devance désormais dans les sondages (...) Le candidat LR a notamment déclaré :

"Cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente est indigne d'un candidat à la présidence de la République"

(...) Pour autant, le candidat LR n'est lui-même pas exempt de contradictions sur ce sujet. Pas plus tard que le 11 février (donc quatre jours avant sa critique des propos de Macron), François Fillon estimait en effet :

"La colonisation est une abomination"

La source du Lab n'est pas forcément accessible à tous en métropole. Mais grâce à internet, il n'est difficile de retrouver cet article d'un quotidien réunionnais publié lors de sa visite sur cette île :

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Posté le 16 février 2017 à 07h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

15 février 2017

A la fin de l'Algérie française, des Européens et des musulmans fidèles à la France ont été victimes de crime contre l'humanité

Jean Sévillia réagit dans Le Figarovox aux propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation en Algérie. Extrait :

"[...] Qualifier la colonisation d'acte de barbarie ou de crime contre l'humanité est un non-sens historique, un jugement sommaire, manichéen, qui passe sous silence la part positive de l'Algérie française, celle qui a conduit des Algériens musulmans à croire à la France et à s'engager pour elle. L'histoire a pour but de faire la vérité et non de jeter de l'huile sur le feu, mais, s'agissant de «barbarie», on pourrait rappeler que, dans les événements tragiques de la fin de l'Algérie française, des Européens d'Algérie ou des musulmans fidèles à la France ont été victimes d'actes aujourd'hui constitutifs du crime contre l'humanité. Si on veut vraiment faire de l'histoire, il faut tout mettre à plat. [...]

Ajoutant que l'on ne construit rien sur «la culture de la culpabilisation», l'ancien ministre de l'Économie précise aujourd'hui: «La France a installé les droits de l'Homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire». Ne peut-il pas ainsi réconcilier l'opposition entre les partisans de l'excuse et les critiques de la repentance?

Il est certain que défendre un minimum l'œuvre française en Algérie tout en flattant un maximum les contempteurs de la colonisation française est un exercice qui demande de la souplesse. Mais je laisse les commentateurs de l'actualité analyser les balancements contraires d'Emmanuel Macron, spécialiste du rien-disant destiné à contenter tout le monde afin d'attirer un maximum de voix. Je rappellerai seulement que l'histoire électorale française, depuis un siècle et demi, a vu régulièrement surgir du paysage politique des personnages de ce type et jouer les hommes providentiels dont de braves citoyens attendaient tout. La société du spectacle y ajoute une dimension où il faut avoir la gueule de l'emploi: être jeune et beau. Ce sont des phénomènes sans enracinement dans la société, et par-là éphémères. [...]"

Posté le 15 février 2017 à 22h59 par Michel Janva | Lien permanent

Bernard Antony condamne le dérapage anti-catholique de Florian Philippot

Suite au tweet dénué de sens de Florian Philippot à propos de Macron, Bernard Antony réagit :

"Alors que je développais dans une émission pour Radio-Libertés toute mon indignation sur les propos d’Emmanuel Macron sur la culture française qui, selon lui, n’existe pas et sur ses déclarations abjectes, ses faits et ses gestes en Algérie, on me faisait passer le dernier tweet en date à son encontre de Monsieur Philippot, la tête pensante du Front National.

Ce dernier, avec l’humour gloussant qui le caractérise, a proféré ceci : « avec En Marche sur l’eau, le christique Macron veut multiplier les visas d’Algérie vers la France comme son ancêtre multipliait les pains ».

C’est donc tout ce que monsieur Philippot a trouvé à dire pour répliquer aux insultes macroniennes contre l’œuvre de la France en Algérie !  

On demeure pantois devant une telle débilité de sarcasme anti-chrétien. Philippot se vautre là dans le registre des grosses plaisanteries qui émaillaient les « agapes fraternelles » où les frangins du Grand Orient sous la III° République s’esbaudissaient en s’empiffrant de lard le Vendredi Saint.

Malgré tout ce que je jugeais d’insatisfaisant dans un certain nombre des trop nombreux 144 engagements du programme de gouvernement de Marine Le Pen, notre à priori était de convier l’Institut du Pays Libre à décider d’un vote pour le « moindre mal » politique qu’elle semble incarner. Il va de soi que si elle ne sanctionnait pas le dérapage anti-catholique de son vice-président et porte-parole, comme elle l’a fait pour d’autres dérapages, nous serions au regret d’envisager une autre attitude.     

Car Philippot et Macron injurient de même notre identité française et chrétienne."

Posté le 15 février 2017 à 19h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

La gauche est le pervers narcissique de la France et la droite, son idiot utile

Selon François Bert :

"Ce qui est caractéristique de la perversion narcissique c’est, intrinsèquement, le déni d’une réalité qui contrarie le besoin d’une perfection rêvée. Le pervers narcissique ne supporte pas d’une part que l’on puisse avoir accès à l’ensemble des énergies qui convergent vers lui, mais, plus irréductiblement encore, il ne peut considérer sans se mettre dans tous ses états que l’image parfaite qu’il a de lui-même puisse être écornée par les faits. Partant de là, il va déployer une énergie incroyable et, pire, inconsciente pour que rien ne puisse briser son rêve immaculé.

Déni

Ce que nous observons depuis des décennies en France est du même acabit. La gauche a construit son image sur la conviction du progrès illimité. Très vite la réalité l’a rattrapée. Au lieu d’ajuster cette créativité débridée sur les impératifs et les contraintes du terrain, la gauche s’est non seulement entêtée à aller plus loin encore dans la déconnexion du réel (cf. les propositions entendues à la primaire) mais elle a surtout déclenché un processus dévastateur : le déni. [...]

Najat Vallaud-Belkacem est la quintessence de ce flagrant délit de mensonge éhonté qui ne laisse pas pourtant d’agresser avec des airs d’inquisiteur et un aplomb sans limite qui a le malheur de la ramener à la réalité. Prenons parmi mille l’exemple du gender. Les enregistrements de la ministre ont beau être indiscutables, elle ne démordra pas de n’avoir jamais soutenu ni encouragé la théorie contestée et expliquera, avec la plus grande conviction du monde, que c’est l’opposition qui crée et voit du mal dans ce qui n’en fut jamais de sa part. Idem des 35h, de l’insécurité, du terrorisme islamique, de l’échec scolaire, du chômage, etc. [...]

Les pervers narcissiques sont des victimes parfaites. Ce sont des créatifs en captation énergétique. Ils savent trouver les causes et les maux apparents qui détournent l’énergie collective à leur profit. Le bon peuple de France court, vole, se démène pour ses causes jugées supérieures qui font oublier l’incurie des silencieuses affaires courantes du pays. Les agressions quotidiennes pleuvent, l’insécurité règne, des voitures de police sont brulées avec des gardiens de la paix à l’intérieur mais le chef de l’Etat choisit de courir plutôt au chevet de Théo, victime collatérale mais pas forcément innocente, d’une lutte quotidienne de la Police contre les trafics. Les associations lui emboitent le pas pour en faire un symbole de la lutte contre le viol ! Mais ce n’est pas en revanche pour les viols plus nombreux qu’elles subissent, ni pour les violences ou la situation de quasi-charia que vivent certaines femmes en banlieues que vont se mobiliser les députés socialistes mais sur le délit d’entrave à l’IVG, grossière privation de liberté sur la base d’un danger fictif.

Logique incantatoire

Comme un enfant qui veut qu’on le console de son éraflure, la gauche crie son malheur jusqu’à ce que l’on s’émeuve. Les secouristes le savent bien : dans un accident il faut d’abord détecter ceux qui crient le moins, car ce sont généralement les plus touchés. Il faut dire qu’un secouriste recherche l’action et non les flashs. L’affaire Fillon est la parfaite illustration de ce processus grossier qui pourtant semble à chaque fois fonctionner. C’est l’histoire de la paille et de la poutre évangéliques. Il est urgent d’arrêter de céder aux caprices hystériques d’une gauche qui n’a plus comme arme que l’accablement par répétition de la moindre faute détectée chez ses adversaires et ce, sans le début du commencement d’une symétrie avec les siennes.

Fausses convocations

La soif du débat chez les uns, le sens scrupuleux de la vérité chez d’autres produisent, ce qui est classique dans les procédés de manipulation, de fausses convocations. L’objectif d’un manipulateur n’est pas l’échange mais l’emprise, pas plus qu’il ne cherche des excuses de la part d’autrui pour repartir sur une nouvelle base mais pour accroître sa domination. Croire qu’un débat utile va découler de la transparence, c’est croire que donner de la viande aux loups va leur enlever l’envie de manger vos moutons. Si nous avons la gauche la plus manipulatrice du monde, nous avons aussi la droite la plus idiote. Face aux accusations, certains, comme Juppé ou NKM, vont donner des gages voire faire de la surenchère, et n’auront, après absolution médiatique, de droite plus que le nom. D’autres vont s’épuiser à faire montre de leur bonne foi, se faisant trainer d’une affaire à l’autre sans jamais sortir du piège.

Règnes du silence et des faits

Comme je le préconise dans les entreprises où j’interviens pour gérer ce genre de cas (cf mon article sur Les pervers narcissiques au travail), il y a essentiellement trois postures face à ce genre de comportement : la confrontation collective (avec arbitre indépendant, ce qui n’existe pas de fait dans nos médias) et sinon le silence ou ce que j’appelle le « disque rayé », c’est-à-dire la répétition inlassable des faits. On ne répond pas à une fausse convocation, d’une part parce que c’est reconnaître aux médias un pouvoir d’arbitrage qu’ils n’ont pas, d’autre part et surtout parce qu’elle n’a pas d’enjeu pour l’action.

Dans l’espace-temps d’une élection présidentielle et surtout du mandat qui la suit, doivent régner des plages de silence qui ramènent les choses à leur juste place et produisent un discernement tout articulé à l’action future. C’est dans la distance silencieuse aux agitations factices ou mineures que commence à s’imposer, par une juste hauteur de vue, celui qui doit tenir un rôle de chef. Et c’est pour cela aussi qu’il ne doit pas chercher à jouer l’irréprochable au risque d’ouvrir pour les médias un champ de tir proportionnel à sa prétention affichée. Un chef est jugé sur ce qu’il fait, avec, on le sait, des aléas nombreux mais une trajectoire globale qui parle mieux que les points. Louis XIV a plus fait pour la France que Louis XVI, mais son bulletin médiatique aurait été calamiteux par rapport à celui de son descendant.

A l’heure des faits, parler de ceux-là et que de ceux-là, sans déraper vers l’émotion. A l’heure des fausses émotions, refuser la convocation et se concentrer sur l’action.

Partis ou bon sens

C’est là que la logique intrinsèque des partis touche sa limite car, droite ou gauche, elle cherche des occasions de débats et de positionnement davantage qu’elle ne rassemble de la « capacité à faire ». On dit que la France est un peuple traditionnellement de droite. Disons plutôt que la France a du bons sens, qu’elle a une conscience instinctive de ce qui marche, et qu’elle a connu, avant 200 ans d’agitation idéologique, 1 500 ans d’unité autour d’une identité incarnée et de construction partagée au gré des difficultés. Les opinions et les appartenances aux partis sont l’écume des peuples. Le vrai clivage, c’est celui du rassemblement autour de ce qui est réalisable face aux hystérisations sur des motions qui n’ont pas plus d’ambition qu’un passage au 20H."

Posté le 15 février 2017 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

Emmanuel Macron : un candidat en marche vers la repentance

Après avoir nié l'existence d'une culture française, voici qu' Emmanuel Macron insulte l'Histoire de France en qualifiant la colonisation de "crime contre l'Humanité". Une honte :

La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. En même temps, il ne faut pas balayer  tout ce passé […] ll y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : "La France a installé les droits de l’homme En Algérie. Simplement, elle a oublié de les lire".

Et dire que la droite dite républicaine dont la droite décomplexée s'apprête à voter Macron si ce dernier accède au second tour...

Posté le 15 février 2017 à 17h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

En France, on refuse de protéger les femmes par déni et par idéologie féministe

Là où la journaliste de France 2 ne voit que du sexisme, les Allemands répondent aux attentes légitimes des femmes et des mères de famille en leur réservant des places de parking adaptées et sécurisées. Quant à l'article de France Info qui commente cette information, il omet de souligner la raison majeure à l'origine de cette décision :

"Cette décision a été prise après une série d'agression" (vidéo à 0'17'')


Complément d'enquête. L'Allemagne a inventé les places de parking pour femmes

Inutile de faire un rapprochement avec l'entrée massive d'immigrés clandestins en Allemagne en 2015 :

"Les chiffres des agressions à Cologne et dans le reste de l'Allemagne lors de la nuit de la Saint Sylvestre se précisent. En effet, selon un rapport de l'Office fédéral de police criminelle allemand (BKA, pour Bundeskriminalamt) révélé dimanche dans les médias outre-Rhin, ce sont près de 1200 femmes qui ont été agressées, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg, par plus de 2000 hommes. Il y a plus d'agresseurs que d'agressées, car plusieurs hommes ont abusé d'une seule femme (...)

La moitié des suspects étaient en Allemagne depuis moins d'un an et la plupart sont d'origine algérienne ou marocaine. Seule une minorité des suspects serait originaire de Syrie, donc concernée par la politique d'accueil mise en place en 2015. Il s'agirait donc pour la plupart de migrants ayant profité du flux de réfugiés et de la vaste politique d'accueil lancée par la chancelière Angela Merkel pour s'introduire en Allemagne.

«Il y a un lien entre ce phénomène [d'agressions, NDLR] et la forte immigration, en particulier en 2015», a confirmé Holger Münch, le président de l'Office fédéral de police criminelle allemand au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Inutile d'imaginer en France la même politique de prévention et de protection des femmes...

Posté le 15 février 2017 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Meetings d'Emmanuel Macron : militants fictifs ou vrais acteurs ?

Posté le 15 février 2017 à 12h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Algérie, l'histoire à l'endroit

Algérie histoire à l'endroitC'est le titre du livre que Bernard Lugan vient de publier.

Présentation :

Depuis 1962, l’écriture officielle de l’histoire algérienne s’est appuyée sur un triple postulat :
- Celui de l’arabité du pays nie sa composante berbère ou la relègue à un rang subalterne, coupant de ce fait, l’arbre algérien de ses racines. 
- Celui d’une Algérie préexistant à sa création par la France à travers les royaumes de Tlemcen et de Bougie présentés comme des noyaux pré-nationaux.
- Celui de l’unité d’un peuple prétendument levé en bloc contre le colonisateur alors qu’entre 1954 et 1962, les Algériens qui combattirent dans les rangs de l’armée française avaient été plus nombreux que les indépendantistes.
En Algérie, ces postulats biaisés constituent le fonds de commerce des rentiers de l’indépendance. En France, ils sont entretenus par une université morte du refus de la disputatio et accommodante envers les falsifications, pourvu qu’elles servent ses intérêts idéologiques. Dans les deux pays, ces postulats ont fi ni par rendre le récit historique officiel algérien aussi faux qu’incompréhensible.
Cinquante ans après l’indépendance, l’heure est donc venue de mettre à jour une histoire qui doit, comme l’écrit l’historien Mohamed Harbi, cesser d’être tout à la fois « l’enfer et le paradis des Algériens ».
Ce livre répond donc aux interrogations fondamentales suivantes : l’essence de l’Algérie est-elle Berbère ou Arabe ? Avant la conquête française, ce pays fut-il autre chose qu’une province de l’Empire ottoman ? Les résistances d’Abd el-Kader et de Mokrani furent-elles des mouvements pré-nationaux ?
Que s’est-il véritablement passé à Sétif et à Guelma en mai 1945 ? La France a-t-elle militairement perdu la guerre d’Algérie ? Quelle est la vérité sur le « massacre » du 17 octobre 1961 à Paris ? Enfin, peut-on raisonnablement affirmer que la France ait « pillé » l’Algérie comme le prétendent certains ?

Table des matières et commande sur le blog de l'auteur.

Posté le 15 février 2017 à 08h58 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (3)

"Il suffit d’un rien pour que ça dérape, pour que la France s’embrase et que les Français s’entretuent"

Stories.virtuemart.product.2809_page_01nsp_106Le général Tauzin, candidat à l'élection présidentielle, a été interrogé dans Minute. Extrait :

"Pourquoi avez-vous décidé, vous aussi, d’être candidat à l’élection présidentielle ?

Dans ma vie militaire, il m’a été proposé dix fois d’entrer en politique. J’ai à chaque fois refusé parce qu’il fallait entrer dans un parti. Or de mon père qui fut un compagnon de De Gaulle dès 1942, j’ai une culture gaulliste totalement à l’opposé du régime des partis, sans être toutefois, je vous rassure, un gaulliste fanatique. La fin de l’Algérie me reste en travers de la gorge, non pas tant d’ailleurs cette indépendance en tant que telle, infligée à l’Algérie pour libérer la France, mais en raison de l’abandon des pieds-noirs et des harkis. Puis est arrivé le printemps 2013 et les grandes manifestations contre le « mariage pour tous ». Ce n’est pas le « mariage pour tous » qui m’a fait me décider, mais le fait qu’à ce moment-là a commencé à courir cette idée qui, depuis, ne fait qu’amplifier : nous allons vers la guerre civile. Or cela, je ne peux l’accepter. Parce que je sais ce que c’est. Des guerres civiles, j’en ai connues quatre sur le terrain, dont celles du Rwanda et de la Yougoslavie. La guerre civile, c’est l’horreur absolue. En tant qu’officier, je me suis dit que là, je ne pouvais pas rester à ne rien faire. Je ne cherche même pas à définir la probabilité de cette guerre civile : le simple fait qu’elle puisse être envisagée comme une hypothèse à court ou moyen terme me suffit. Et de fait, on ne peut l’exclure. Il suffirait d’une étincelle pour que ça démarre. Même des maires ruraux me disent maintenant que ça peut partir de chez eux. Il suffit d’un rien pour que ça dérape, pour que la France s’embrase et que les Français s’entretuent. Ça, jamais ! [...]"

Posté le 15 février 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

Et si la bulle du prince charmant Macron éclatait au profit de...Benoit Hamon

Déjà évoqué hier, cette analyse de L'Obs montre que l'élection présidentielle de 2017 réserve encore des surprises :

"S'il est vrai que son niveau est "tout à fait spectaculaire pour une candidature ne s'appuyant sur aucun appareil partisan précédemment existant", comme le souligne Jérôme Fourquet de l'Ifop, la situation du candidat d'En Marche est moins favorable qu'elle n'y paraît.

D'abord parce que 20%, ce n'est pas assez pour avoir la garantie de se hisser au second tour face à Marine Le Pen. Emmanuel Macron reste à portée de ses principaux concurrents, François Fillon (LR) et Benoît Hamon (PS) - d'autant plus qu'au vu des marges d'erreur, le candidat de la droite est quasiment à égalité.

Ensuite, parce qu'une large part de l'électorat d'Emmanuel Macron peut encore changer d'avis. Selon une étude de l'Ifop, c'est lui qui a les électeurs les plus indécis. 36% seulement se disent sûrs de leur vote, comme s'ils étaient encore en position d'attente. C'est moins que pour Benoît Hamon (58%), Jean-Luc Mélenchon (62%), François Fillon (70%) et surtout Marine Le Pen, qui sont 81% à être certains de voter pour elle le 23 avril prochain (...)

C'est une conséquence de son positionnement ni droite, ni gauche (...) Raymond Barre en 1988, Edouard Balladur en 1995, François Bayrou en 2007, ont fini écrasés par le clivage droite-gauche (...) L'attentisme des électeurs d'Emmanuel Macron pourrait connaître une seconde explication : "Peut-être attendent-ils un programme de la part d'Emmanuel Macron pour confirmer leur choix", avance Frédéric Dabi. De fait, à deux mois du premier tour, le programme d'Emmanuel Macron se laisse désirer (...)

D'ailleurs, cet attentisme sur le programme n'est pas sans avantage. "Emmanuel Macron bénéficie à plein de l'effet prince charmant", juge Thomas Guénolé, "c'est-à-dire que beaucoup de monde projette beaucoup de choses sur sa candidature. (...) "On ne peut même pas identifier le cap vers lequel Emmanuel Macron veut nous emmener", poursuit Thomas Guénolé, "Emmanuel Macron n'a exposé ni sa vision, ni ses valeurs, sans même parler de son programme (...) La fragilité de l'électorat d'Emmanuel Macron nous ramène enfin à la question tant et tant débattue : et si le candidat d'En Marche n'était qu'une "bulle" médiatique et sondagière ? (...)"

Mais si Jean-Luc Mélenchon (11%) et Benoit Hamon (15%) arrivaient à s'entendre, par le renoncement du premier en échange d'un programme très à gauche, nul doute qu'il s'agirait d'un tremblement de terre politique par la perspective envisageable d'un deuxième tour Hamon/Le Pen... 

Posté le 15 février 2017 à 07h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Quand François Fillon regrettait que les médias passent trop rapidement sur les affaires d'éthique

Posté le 15 février 2017 à 07h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Quand les Décodeurs du Monde désinforment et tronquent les propos de Nicolas Bay

A l'occasion d'une déclaration de Nicolas Bay (FN) à propos du lien entre terrorisme et immigration, les Décodeurs du Monde se sont emparés du sujet de la définition d'un immigré pour le discréditer :

Ef38958255833668e272089f859cf"Les terroristes qui frappent la France sont-ils « tous des immigrés » ? C’est ce qu’a affirmé Nicolas Bay, secrétaire général du Front national (FN) et député européen sur BFMTV, mardi 14 février. Une déclaration pourtant largement démentie par les faits. En réalité, moins de la moitié sont nés étrangers en dehors du territoire français. Explications.

Ce qu’il a dit : « Bien sûr que tous les immigrés ne sont pas des terroristes, en revanche tous les terroristes sont des immigrés. »

Pour rappel, une personne immigrée est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. Suivant cette définition, il est largement faux d’affirmer que tous les terroristes « sont des immigrés ». Si l’on reprend les principaux attentats en France depuis 2012 (voir le détail ci-dessous), la majorité des auteurs sont en effet des Français nés en France. Sur les vingt-deux cas que nous avons recensés, seuls sept terroristes n’avaient pas la nationalité française. Treize sont au contraire nés français en France."

Le Monde n’a pas tort dans sa démonstration mais a visiblement pas écouté les vrais propos de Nicolas Bay qui a déclaré (à partir de 11'15'') :

Question : "(...) Dans tous les attentats qui ont été commis sur le sol français, il n'y avait pas que des étrangers, il y avait aussi des Français (...) ?

Nicolas Bay : "Oui mais d'origine immigrée. En réalité, bien sûr que tous les terroristes ne sont pas des immigrés. En revanche, tous les terroristes sont des immigrés... Tous les terroristes sont issus de l'immigration (...)"

Ce qui est amusant, c’est que LibéDésintox dans le but de discréditer un autre responsable du FN, utilise les mêmes arguments en précisant qu'un immigré peut être français :

"Nous avons eu, hier, un échange téléphonique cocasse avec Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen. Nous lui avons appris, à son grand étonnement, qu'il était un immigré, au sens de la statistique publique, c'est-à-dire selon la définition de l'Insee. Il s'est dit «choqué» (…)

Or, comme on essayait de lui expliquer, il n'y a pas d'opposition entre immigré et Français. On peut être les deux. Un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. Il le demeure dans la statistique publique même s'il devient français. Les immigrés ne se confondent donc pas avec les étrangers, qui eux peuvent être nés en France. 

Ce débat est donc ridicule puisqu'il part d'une énorme malhonnêteté du Monde qui tronque les propos de Nicolas Bay. Mais du coup, nous reproduisons ci-dessous la liste des terroristes que publie le Monde pour appuyer sa démonstration. Les lecteurs jugeront et comprendront ce que voulait dire Nicolas Bay. Pas sûr que cela aille dans le sens de ce que voulait prouver le Monde :

Nationalités et lieux de naissance des terroristes impliqués dans les principaux attentats en France depuis 2012 :

  • Attentats à Montauban et à Toulouse en mars 2012.

Mohamed Merah, de double nationalité franco-algérienne, est né à Toulouse.

  • Attentats à « Charlie Hebdo », à Montrouge et à l’Hyper Cacher en janvier 2015

Chérif Kouachi, Saïd Kouachi et Amedy Coulibaly étaient tous trois de nationalité française et nés en France.

  • Agression au couteau à Nice en février 2015

Moussa Coulibaly est né en France.

  • Projet d’attaque contre une église de Villejuif en avril 2015

Sid Ahmed Ghlam, né en Algérie et de nationalité algérienne, a immigré en France avec sa famille en 2001, avant de retourner en Algérie en 2003, puis de revenir en France en 2010 dans le cadre du regroupement familial.

  • Attaque de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en juin 2015

Yassin Salhi est né en France, à Pontarlier (Doubs).

  • Attaque dans le Thalys Amsterdam-Paris en août 2015

Ayoub El Khazzani, ressortissant marocain, était un immigré, qui a vécu en Espagne en 2014, avant de déménager en Belgique en 2015.

  • Attentats à Paris et à Saint-Denis en novembre 2015

Bilal Hadfi est né français en France, tout comme Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour et Foued Mohamed-Aggad.

Brahim Abdeslam et Salah Abdeslam, le premier né en France, le second en Belgique, ont grandi en Belgique et avaient tous deux la double nationalité.

Abdelhamid Abaaoud est né en Belgique et avait la double nationalité belgo-marocaine, tout comme Chakib Akrouh.

Ahmad Al-Mohammad et Mohammad Al-Mamhod (deux identités d’emprunt sur leurs passeports contrefaits), sont quant à eux passés par la route des migrants.

  • Assassinat de deux policiers à Magnanville (Yvelines) en juin 2016

Larossi Abballa, de nationalité française, est né en France.

  • Attentat à Nice en juillet 2016

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était un Tunisien né en Tunisie, immigré en France en 2005.

  • Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) en juillet 2016

Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean étaient tous les deux nés en France de nationalité française.

Si, à l'avenir, Le FN manque de bras pour distribuer des tracts, il pourra toujours faire appel aux journalistes du Monde... Quant à LibéDésintox, c'est Jean Messiha qui en parle le mieux :

 

Posté le 15 février 2017 à 07h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

14 février 2017

«Les vieux partis sont dans une situation pré-létale. Ils sont en passe d’imploser !»

Guillaume Bernard, politologue, maitre de conférences à l’ICES, auteur du livre « La guerre à droite aura bien lieu. Le mouvement dextrogyre »,est interrogé par Réinformation.tv :

Guillaume Bernard, politologue, sur l'élection présidentielle et les partis politiques from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 14 février 2017 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent


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