31 août 2015

La confession ratée de Nicolas Sarkozy

Décryptée par Jean-Pierre Maugendre :

Arton497-1ec31"Dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du 6 août 2015 Nicolas Sarkozy est interrogé par les journalistes Y. de Kerdrel et G. Lejeune. On peut penser que chaque mot de cet entretien, publié sous le titre : La confession, a été soigneusement soupesé ce qui donne à ce texte une incontestable autorité pour comprendre la pensée et les projets de l’ancien président de la République. Une bonne confession, cela se prépare !

L’aveu des péchés

La première étape de la confession est l’aveu de ses péchés précédé d’un examen de conscience sérieux. Or Nicolas Sarkozy n’a pas conscience d’avoir commis de faute. En effet : « Je ne dirai jamais que tout a été réussi. Et il nous faudra tirer les leçons de ce qui n’a pas bien fonctionné. » Trois années après son échec l’ancien Président de la République n’a pas eu le temps de faire son examen de conscience ! D’ailleurs aurait-il péché que le mari de Carla Bruni ajouterait que ce serait moins que F. Hollande : « J’aimerais qu’on compare avec le bilan de mon successeur, après trois années de mandat ». Résumons cette première étape de la « confession » sarkozyenne : « Mon père, je ne suis pas un saint mais je n’ai pas eu le temps, depuis trois ans, de prendre du recul afin de savoir si j’avais fait des bêtises. En tout cas si c’était le cas, ces bêtises seraient moins graves que celles accomplies par mon successeur. J’ai peut-être une paille dans l’œil mais lui il a certainement une poutre ! »

Notons également qu’il est possible de pécher par omission. Trois mots sont « étrangement » absents de ce long entretien de six pages : Islam, France et Famille.

Le ferme propos

Sans reconnaissance de ses fautes le ferme propos de ne plus les renouveler devient, bien sûr, sans objet. Nous ignorerons donc si Nicolas Sarkozy renouvellerait le hold-up anti-démocratique qui consista à faire adopter par le Congrès en 2008 le traité sur la constitution européenne qui avait été refusé par référendum en 2005, s’il regrette d’avoir eu comme ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, figure emblématique de la gauche bobo, socialiste, homosexuel et pédophile revendiqué selon son autobiographie La mauvaise vie, s’il est toujours contre ce qu’il appelait la double peine c’est-à-dire le fait qu’un délinquant étranger soit immédiatement expulsé vers son pays d’origine, s’il estime encore judicieuse l’intervention militaire de la France en Libye, si la baisse continue des crédits de nos forces armées sous son quinquennat témoignait d’une bonne anticipation des conflits à venir, etc.

Les résolutions

Il ressort de cette « confession » que Nicolas Sarkozy croit sincèrement que la crise que nous vivons est d’abord économique et financière. Ce sont donc des mesures économiques qu’il préconise pour sortir de l’ornière : réforme du code du travail, simplifications normatives, etc. Enfin, bien sûr, notre pénitent impénitent ne peut s’empêcher de dire du mal de son voisin, en l’occurrence le Front national. Il rappelle sans donner aucune explication qu’il a interdit tout type d’accord avec ce parti, dénonçant, en fin d’entretien, le « programme économique de Marine Le Pen (…) le même que celui de Mélenchon ». Le débat est ouvert mais chacun peut lire dans le Programme politique du Front national au chapitre sur le Redressement économique et social § Retraites et dépendance : « L’âge légal (de départ à la retraite) sera progressivement ramené à 60 ans ». C’est un fait.

La pénitence et l’absolution

Il est à craindre, pour lui, que monsieur Sarkozy ne puisse bénéficier d’une absolution ni de son confesseur ni du peuple français. En effet son ferme propos de ne plus renouveler les erreurs passées semble bien incertain. Ainsi concernant l’Europe Nicolas Sarkozy déclare : « Le fonctionnement de la zone Euro comme celui de l’Europe doivent être intégralement repensés car il nous faut décider vite et réagir sans délai ». Le statut de province française de l’Union Européenne dont bénéficie encore notre pays qui n’est plus maître ni de sa monnaie, ni de sa justice, ni de l’élaboration de ses lois ni de ses engagements militaires convient tout à fait à l’ancien président de la République. Ce qu’il demande c’est uniquement que les gauleiters Juncker, Merkel et Schäuble décident plus vite.

Le futur candidat de 2017 dénonce le « déni de réalité ». Il affirme doctement « Du parler vrai naîtra la confiance ». Il discerne même : « L’inquiétude profonde des Français sur nos valeurs et notre identité » sans jamais cependant définir ces valeurs ni exposer par quoi elles pourraient bien être menacées.

Au final tout cela paraît bien nébuleux. Nicolas Sarkozy semble n’avoir qu’un objectif : conquérir le pouvoir. Pour le reste on verra après. Alors que nous sommes, même Manuel Valls s’en est aperçu, à l’heure d’une véritable « guerre de civilisation » cet entretien-confession apparaît d’une terrifiante inconsistance face aux enjeux contemporains. Nous vivons une crise majeure : intellectuelle, morale, spirituelle, démographique et civilisationnelle. Face à cela le camelot qui a déjà fait faillite une fois demande qu’on lui fasse de nouveau confiance sur un programme… qui reste à définir. [...]"

Posté le 31 août 2015 à 22h57 par Michel Janva | Lien permanent

"Marion Maréchal Le Pen mérite évidemment d’être fréquentée"

François Billot de Lochner, président de la Fondation de service politique, associée à l’organisation de l’Université d’été à la Sainte Baume, répond à Nouvelle de France suite à la polémique lancée par quelques chrétiens frileux :

R"[...] Marion Maréchal Le Pen, sur les sujets dits « sociétaux », fait partie de ces élus nationaux, si peu nombreux hélas, qui n’ont cessé de se battre avec un rare courage et une rare ténacité contre les déconstructeurs de tous bords, à la basse manœuvre depuis 2012. Dans ces conditions, ne pas l’inviter à la Sainte Baume aurait été à la fois une faute et une erreur."

"Je constate que Marine Le Pen est la seule responsable d’une grande formation politique à prendre des positions cohérentes sur un certain nombre de sujets fondamentaux, comme par exemple la loi Taubira dont elle semble être la seule à exiger l’abrogation pure et simple. À cet égard, inviter une députée de son parti, qui défend à temps et à contretemps les valeurs sur lesquelles s’est bâti notre pays, ne me paraît pas être une option, mais plutôt un devoir

Pour éviter toute polémique, n’aurait-il pas été préférable d’inviter un élu national moins « marqué » ?

Agir de cette façon serait revenu à se coucher devant le système politico-médiatique, qui s’attribue autoritairement, je dirais même dictatorialement, la mission de dresser le catalogue des personnes dites fréquentables et des personnes qui ne le sont pas. Marion Maréchal Le Pen mérite évidemment d’être fréquentée, et a donc toute sa place à l’Université de la Sainte Baume, n’en déplaise au Système."

Posté le 31 août 2015 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Recours du FN contre les mosquées de Suresnes et Courbevoie

IDeux communes UMP voisines, Suresnes et Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, attribuent chacune une salle municipal pour des associations musulmanes en vue de les transformer en salle de prière, à des conditions financières très avantageuses.

Tous les élus UMP et de gauche, y compris les élus du PCD et du CNI, ont voté pour l'attribution de ces locaux sous forme de baux emphytéotique administratifs. Seuls les élus municipaux du Front national ont voté contre.

Les élus du FN attaquent les délibérations des deux conseils municipaux attribuant ces locaux devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Les recours ont été déposés au mois d'août.

Posté le 31 août 2015 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

La réponse du FN à la polémique de la Sainte-Baume

C'est Gilles Lebreton, député au parlement européen et membre du bureau politique du FN, qui a réagi au nom du FN dans un communiqué :

Gilles-lebreton-s-est-engage-a-rectifier-le-tir-dans-une_1908795_435x405"Marion Maréchal-Le Pen vient d’être invitée à l’Université d’été de la Sainte-Baume organisée par l’Eglise catholique. Plusieurs évêques ont aussitôt protesté contre sa présence, estimant que les valeurs du FN sont incompatibles avec celles de l’Eglise. On ne peut que s’étonner de voir des personnes aussi cultivées se tromper à ce point.

Comme l’Eglise, le FN défend le modèle de la famille traditionnelle constituée par l’union d’un homme et d’une femme. C’est pourquoi, contre le PS et une large partie des Républicains, il a protesté contre le « mariage pour tous ».

Comme l’Eglise, le FN défend la dignité de la personne humaine. C’est pourquoi, contre les tergiversations du PS et des Républicains, il refuse avec fermeté qu’on légalise la gestation pour autrui (GPA), qui transforme l’enfant et le corps humain en marchandises.

Comme l’Eglise, le FN défend les Chrétiens lorsqu’ils ont besoin d’aide. C’est pourquoi il s’est mobilisé, plus clairement que le PS et les Républicains, pour appeler la société internationale à protéger les Chrétiens d’Orient contre les persécutions des terroristes islamistes.

En réalité, ce que reprochent ces évêques au FN, c’est sa position de fermeté face à l’immigration. Mais c’est oublier ce qu’a dit le pape François lui-même au Parlement européen : les peuples européens ont le droit de défendre leur identité. En outre, le FN est favorable à une politique de coopération avec les Etats d’émigration, afin de les aider à fixer leurs ressortissants chez eux (...)"

Posté le 31 août 2015 à 15h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

"Posez toutes les questions que vous voulez. Nous sommes des chrétiens de droite, pas des fachos."

Le JDD consacre un article à la venue de Marion Maréchal Le Pen à l'UDT à la Sainte-Baume. On y découvre que la toute nouvelle "chargée de com" de l'Observatoire socio-politique du diocèse est issue des rangs de La Manif pour tous. Et elle déclare sans complexe aux journalistes :

"Posez toutes les questions que vous voulez. Nous sommes des chrétiens de droite, pas des fachos."

Quant à Mgr Rey, il rappelle un principe non négociable : le respect de la vie depuis la conception jusqu'à sa fin naturelle.


U

Posté le 31 août 2015 à 14h02 par Michel Janva | Lien permanent

Opération séduction

Une soustraction pour ne pas y succomber :

Impôts

Posté le 31 août 2015 à 14h00 par Louise Tudy | Lien permanent

Les autruches de bénitier, une espèce qui nuit au témoignage de l'Eglise

Un billet de l'abbé Michel Viot :

"Jacques Attali, bien meilleur connaisseur que moi de la chose politique, a parlé tout récemment de la « rentrée des dupes » ! Oui, on ne veut pas voir, on ne veut pas faire voir, et pire on croit qu’on n’est pas vu. L’autruche catholique a ceci en commun avec sa congénère socialiste, qu’elle vit dans l’utopie, à savoir pour l’une dans un christianisme qui n’a existé que dans les hérésies gnostiques, et pour l’autre dans un socialisme qui n’a fonctionné que dans les cerveaux d’utopistes, tout particulièrement en France. Dans les deux cas il y a des mythes fondateurs plus ou moins anciens. Pour les chrétiens le partage des biens dans l’Église de Jérusalem, beau fiasco que le livre des Actes des apôtres ne s’efforce même pas de cacher, pour les socialistes les trente cinq heures, qui à défaut d’être des heures saintes, sont néanmoins sacrées comme les vaches des Indes ! Lille veut peut-être concurrencer Lourdes ! Nous attendons le miracle (la baisse du chômage) depuis un moment, mais rien ne vient. Peut-être faudra-t-il revoir la façon de compter les chômeurs encore une fois ! Il est vrai que nos dirigeants ont des problèmes avec les comptes. Ils l’ont montré avec leur estimation du nombre de manifestants lors de la Manif pour tous !

Aujourd’hui, actualité oblige, nous allons en rester aux autruches de bénitier ! Les perroquets stipendiés par l’État, autres oiseaux, nous annoncent sur les ondes que le diocèse de Toulon a invité Madame la députée Marion Maréchal Le Pen à son université d’été ! Les autruches sortent la tête du bénitier et se pâment en chœur avec leurs sœurs rosacées. Puis elles regagnent leur “refuge”. En fait, cette parlementaire est invitée à un débat, où elle aura donc aussi droit à la contradiction, par un diocèse qui compte quelque 40 % d’électeurs votant pour le Front National. L’évêque, qui n’est pas une autruche et qui n’a pas envie de le devenir, avait le devoir de provoquer un débat, et c’est à l’honneur du responsable de Famille Chrétienne que d’avoir accepté de présider ces échanges. La presse catholique fait son métier quand elle favorise le dialogue, surtout entre catholiques. Car cette députée du FN est catholique, elle l’a prouvé clairement dans des débats sur des sujets moraux, à propos desquels d’autres n’ont pas toujours été clairs, surtout par rapport à leur électorat.

Mais Famille Chrétienne déplait à certains parce que n’étant pas adepte de la pensée unique, et le diocèse de Toulon parce qu’il place toujours en avant sa fidélité au Saint Père, et non aux idéologies à la mode. Et quand il organise des débats politiques, il invite les personnes qui représentent officiellement les courants qu’il veut interroger. Dans d’autres cercles, on n’éprouve pas ce besoin, car on dispose de “permanents” sous la main, dans son clergé ou dans tel ou tel responsable laïc ! Les roses sont dissimulées, mais pas leur parfum !

Quand sera terminé le temps des autruches, mais ce n’est pas demain la veille, nous le verrons, viendra le temps des oies du Capitole. Et comme la Roche Tarpéienne n’est pas loin, les vautours joueront le dernier acte.

Posté le 31 août 2015 à 10h56 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

Qu'aurait fait Valls si LMPT avait bloqué l'autoroute ?

Du député LR Jean-Marie Têtard (78) :

A"Lorsque des familles défilaient lors des manifestations de la Manif pour Tous, elles recevaient des gaz lacrymogènes quand elles n’étaient pas embarquées par les forces de police. Quand les bonnets rouges ou les agriculteurs ont bloqué des routes, démoli des portiques écotaxe ou même incendié et détruit des bâtiments publics, les forces de l’ordre sont intervenues et des manifestants ont été inculpés.

Mais quand des gens du voyage bloquent pendant quinze heures une de nos autoroutes les plus chargées, la ferment au trafic et provoquent des dégâts considérables aux équipements de cette infrastructure, le gouvernement laisse faire comme à chaque fois qu’il s’agit des gens du voyage. [...]"

Posté le 31 août 2015 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Nicolas Dupont-Aignan : "Entre Chevènement et moi, il y a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette"

Jean-Pierre Chevènement était présent à l'université d'été du parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout La France (DLF) samedi dernier :

XVM2b77e2d2-4e59-11e5-8207-0778ed2f6a5a"Sous le crépitement des appareils photos, ils ont entonné la Marseillaise ensemble. Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement étaient réunis ce samedi à Yerres (Essonne), à l'université d'été de Debout la France (DLF). L'ancien président du MRC, qui vient de quitter le mouvement qu'il avait fondé, a répondu favorablement à l'invitation du président de DLF. «Entre ce cher Jean-Pierre et moi, il y a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette», confie le député de l'Essone. Contre Bruxelles, l'euro et pour le retour de la souveraineté nationale, les «Républicains des deux rives» décident de jouer la carte de l'unité.

Vêtu d'une veste rose (comme pour rappeler d'où il vient), l'ancien ministre socialiste met en évidence les convergences qui l'unissent au souverainiste de droite: la nécessité de tendre la main à la Russie, la critique de l'Union européenne, la volonté de mettre en place une monnaie commune pour remplacer l'euro, l'école républicaine (...) «Pour sortir la France de l'ornière où elle se trouve, nous devons pousser tous ensemble», conclut-t-il. Son discours est acclamé. Plutôt frileux au départ, le «Che» s'est senti à l'aise au milieu de l'accueil enthousiaste des militants, et est resté jusqu'à la fin du discours de Dupont-Aignan."

De son côté, Jean-Pierre Chevènement a annoncé que : 

"«République moderne», le club qu'il a fondé en 1983, organisera une rencontre le 26 septembre prochain, ayant pour thème «Europe et souveraineté». Il rassemblera des responsables politiques de droite comme Dupont-Aignan et de gauche comme Arnaud Montebourg, et Jean-Luc Mélenchon, entre autres."

Dans une interview au JDD, il explique pourquoi son "ouverture" n'ira pas jusqu'au FN, pourtant sur la même ligne souverainiste :

"Il nous faudra ramener l'électorat du FN à la République. Encore faudra-t-il pour cela que les forces républicaines offrent autre chose que la perspective d'une récession à perpétuité. Oui, la France a de la ressource. Oui, cet électorat FN doit être regagné. Pour autant, je veux être clair, je ne pense pas qu'on puisse supprimer le cordon sanitaire qui écarte les responsables du FN de l'espace politique républicain. En revanche, nous devons œuvrer à un changement de logiciel, à droite comme à gauche, à l'horizon 2017. Je ne pense pas qu'on puisse sortir la France de l'ornière si on ne rassemble pas les républicains des deux rives."

Il n'est pas sûr que l'électorat de Nicolas Dupont-Aignan préfère un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon plutôt qu'avec Marine Le Pen...

Posté le 31 août 2015 à 09h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

"L'Eglise éprouve un désir de dialogue sans tabou"

L'abbé Bruno Valentin, curé de Montigny et Voisins le Bretonneux (78), est interrogé sur Europe 1 à propos de l’invitation par le diocèse de Fréjus-Toulonde Marion Maréchal-Le Pen. Réaction significative d'une nouvelle génération cléricale : 

Posté le 31 août 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2015

Une nouvelle loi liberticide en cours de préparation

Manuel Valls a annoncé à la La Rochelle le dépôt d'un « projet de loi pour l'égalité et contre les discriminations » qui prendra en compte une proposition de loi socialiste, déjà approuvée par les députés au mois de juin, visant à instaurer une action de groupe dans ce domaine.

Posté le 30 août 2015 à 22h01 par Louise Tudy | Lien permanent

Monseigneur Macaire clôt le débat sur l'invitation de Marion Maréchal Le Pen

MDMClaude Bartolone peut arrêter de pleurnicher : "Cela me choque, cela me choque", les journalistes n'ont qu'à se trouver d'autres hochets, les cathos de gauche (si cela est possible...) peuvent passer leur chemin la tête basse, monseigneur David Macaire met un point final au "faux débat" :

"Seule l’Église peut dialoguer avec tous sans perdre son âme".

Cette phrase est plus profonde que l'aspect lapidaire qu'on pourrait lui prêter. sans transformer la pensée de son auteur, on pourrait la relire ainsi : Seule l'Eglise, dépositaire de la Vérité, peut dialoguer avec tous sans perdre son âme ancrée dans la même Vérité.

Découvrez l'intégralité de cet entretien accordé par le dominicain à Famille Chrétienne où l'on peut lire : 

"Avec qui l’Église doit-elle s'interdire de dialoguer et selon quels critères ? N’est-ce pas plutôt elle seule qui peut et même doit dialoguer avec tous les hommes ? Parce qu'elle seule peut dialoguer avec tous sans perdre son âme. L’Église n'est pas un parti, elle est le corps du Christ qui s'est laisse approcher par Marie-Madeleine et par bien d'autres. L’Église est libre et le sera toujours (...)

 Quand on va à la messe un dimanche en France, on voit bien le mélange des cultures et des peuples ; on se rend bien compte que l'Église n'a de leçon à recevoir de personne en matière d'ouverture". 

Posté le 30 août 2015 à 19h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

Les évêques et le Front National : le tournant

Logo-ospLa polémique orchestrée par les opposants à la venue de Marion Maréchal Le Pen à l'Université d'été de l'Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon est intéressante à plus d'un titre. Elle signe la fin d'une omerta injuste à l'égard d'un parti qui n'est certainement pas pire que les autres, en regard des principes non négociables. 3 principes qui "apparaissent aujourd'hui de manière claire" selon Benoît XVI en 2006, à ne pas confondre avec un magma d'idées vraiment peu claires...

Ce changement d'attitude, opéré grâce au courageux Mgr Dominique Rey, est significatif du changement de génération observé depuis quelques années et manifesté notamment lors des immenses manifestations du printemps des consciences à l'occasion du passage en force de la loi Taubira.

Unknown-21Lors de la création du Salon Beige, il y a déjà plus de 10 ans, nous avions notamment (mais pas seulement) pour ambition de sortir des clivages divisant les catholiques, sans tomber pour autant dans un relativisme. Afin d'unir les catholiques dans le combat commun.

Dans le domaine liturgique, le motu proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum a permis de reconnaître pleinement les catholiques attachés à la forme extraordinaire du rite romain, permettant ainsi l'unité des forces vives de l'Eglise. Cette unité n'est pas achevée mais un pas immense a été franchi.

Sur le plan politique, La Manif Pour Tous a révélé le besoin de la jeunesse de France de sortir du politiquement correct, de l'embrigadement des médias et des partis, quels qu'ils soient, du désir de replacer le bien commun au-delà du militantisme politicien. Visiblement, certains, comme les derniers de Témoignage chrétien, n'ont pas encore compris que nous avions changé d'époque et de génération. Ils n'ont pas compris que nous ne sommes pas effrayé par leur diabolisation, leur omerta, leur cordon sanitaire et autre front républicain.

Unknown-20Contrairement à ce qu'écrit Guillaume Goubert dans La Croix (ce même journal qui loue l'homosexualisme), "l'accueil de l'étranger" n'est pas une "conviction non négociable" et Marion Maréchal Le Pen l'a rappelé elle-même samedi en citant le message de Benoit XVI à l'occasion de la journée mondiale du migrant :

"chaque État a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en œuvre des politiques dictées par les exigences générales du bien commun, mais toujours en garantissant le respect de la dignité de chaque personne humaine."

Nous avons déjà montré que le concept de préférence nationale est compatible avec la doctrine sociale de l'Eglise. Concernant l'immigration et l'islam, car ces 2 sujets sont liés, un prêtre catholique irakien, le P. Douglas al-Bazi, a invité les catholiques italiens à se réveiller, lors du « Meeting pour l’amitié entre les peuples » organisé chaque année à Rimini par Communion et Libération (avec 800 000 participants) :

« S’il vous plaît… S’il y a encore quelqu’un qui pense que l’Etat islamique ne représente pas l’islam, qu’il sache qu’il a tort. L’Etat islamique représente l’islam à 100%. »

« Réveillez-vous ! Le cancer est à votre porte ! Ils vont vous détruire ! Nous, les chrétiens du Proche Orient, sommes le seul groupe qui a vu le mal en face : c’est l’islam. »

Aujourd'hui, le bien commun nécessite de prendre en compte cette menace et non pas de sauter sur sa chaise en clamant l'accueil de l'étranger. Si nous ne nous privons pas de critiquer les positions contestables du FN, ce qui fait rager certains chiens de garde du FN qui voudraient transformer le SB en un blog partisan, il n'y a aucun doute sur le fait que les opinions politiques de Marion Maréchal Le Pen, qu'on les partage ou non, sont dans le champ du licite pour un catholique. Oh certes, elle reste prudente sur le champ de l'avortement, mais ce n'est visiblement pas ce qui lui est reproché par les bonnes consciences...

Guillaume Tabard, qui signe une excellente tribune dans Le Figarovox, écrit :

"[C]e sont ceux-là même qui prônent le plus le dialogue avec «l'autre», qui exaltent «le risque de la rencontre», qui voudraient ériger une barrière avec un «autre» qui ne leur plait pas. Ce sont ceux qui se revendiquent le plus fortement du pape François, le pape du «qui suis-je pour juger?», celui de l'envoi vers «toutes les périphéries» de l'Eglise, qui prétendent que Marion Le Pen serait au delà des périphéries acceptables."

Et nous faisons le même constat générationnel :

"Le pontificat de Jean-Paul II et le renouvellement des générations sont passés par là. La parole publique des évêques et l'engagement dominant des chrétiens s'est recentré sur la mission première de l'Église: l'évangélisation proprement dite. Le débat plus strictement politique en son sein a repris une place sinon secondaire, du moins seconde. Cette remise à sa place de la politique - au sens partisan du terme - permet aujourd'hui une relation plus libre, plus neutre, plus naturelle, et finalement plus décontractée avec les partis."

Et Guillaume Tabard rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, ceux qui dénoncent aujourd'hui l'invitation d'une personnalité du FN, flirtaient sans complexe avec le Parti communiste.

Ce changement de génération ne concerne pas seulement les laïcs. Les prêtres aussi ont changé suite aux pontificats de saint Jean-Paul II et Benoît XVI. Et nombreux sont les prêtres de France, toute tendances liturgiques confondues, qui lisent chaque jour Le Salon Beige.

L'abbé Grosjean défend ainsi le droit d'inviter Marion Maréchal Le Pen :

IMG_1403La table ronde de samedi réunissait, outre Marion Maréchal Le Pen, l'ancien député-maire PS d'Ajaccio, Simon Renucci, le député Républicains de la Drôme, Hervé Mariton et Arnaud Leclere, du mouvement Sens commun (rattaché au Républicains). Pourquoi leur présence ne susciterait-elle pas aussi des mises en garde de nos chiens de garde du catholiquement correct ? Sont-ils tous hostiles au droit à l'avortement ? A la recherche destructrice d'embryons humains ? A l'euthanasie ? A la liberté scolaire ? A la loi Taubira ?...

Il est bon que les catholiques de différents partis discutent de leur projet politique en faisant primer le bien commun au militantisme partisan. C'est peut-être ainsi que de véritables alliances politiques, et non politiciennes ou électoralistes, pourront peut-être un jour avoir lieu.

Nous remercions Mgr Rey d'avoir eu le courage d'inviter publiquement Marion Maréchal Le Pen.

Posté le 30 août 2015 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

Ambiance délétère au PS : "Macron démission, Taubira à Matignon"

Dans le giron du parti socialiste et surtout chez les jeunes socialistes (eh oui, il en reste enore), il se dit même que le Premier ministre aurait "giflé" un militant...

Posté le 30 août 2015 à 17h35 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

29 août 2015

Provocation sur l'A1 : l'Etat a cédé face à quelques manifestants

Les Français et les touristes paieront puisque l'autoroute ne sera rendu à la circulation que dimanche au plus tôt le temps de le remettre en état aux frais des contribuables : 

"à cause des dégâts sur la chaussée, l'autoroute devrait rester bloquée toute la journée, selon la Gendarmerie nationale".

Le recul de l'Etat détaillé ici

"Samedi dans la matinée, la Cour d'appel d'Amiens avait infirmé la décision prise la veille par le juge d'application des peines qui avait refusé une sortie provisoire du détenu de 26 ans qui purge une peine de six et quatre ans.

"La Cour a finalement autorisé la sortie sous escorte de 08H00 à 18H30" du fils incarcéré, ainsi que de son cousin, incarcéré "pour les mêmes faits", a affirmé le secrétaire général du parquet général, Rodolphe Juy-Birmann.

Jusqu'à cette décision tombée en fin de matinée, la situation n'avait que peu évolué depuis vendredi soir. "C'est vrai, il y a du désordre", soupirait un gendarme aux avant-postes de Roye, commune de 6.200 habitants.

"On essaye d'être pragmatiques pour éviter un effet boule de neige", avait indiqué de son côté la préfecture de la Somme à l'AFP préférant "poursuivre le dialogue" avec les manifestants alors que les effectifs policiers avaient été "revus à la hausse avec des renforts venant d'autres départements".

Posté le 29 août 2015 à 15h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (25)

Le Front National est le réceptacle par défaut de la Manif pour tous

C'est l'analyse du sondeur Jérôme Sainte-Marie (Louis hHrris, BVA, PollingVox) qui répond dans le Figaro à propos du vote FN chez le catholiques: 

"En dépit de la prudence de la direction du Front national lors de la contestation de la loi Taubira, la Manif pour tous a construit un espace commun [entre FN et LR]. Toute une jeune génération de militants, et donc sans doute de futurs cadres politiques, s'est construite dans ce mouvement. Les Républicains n'en sont pas le réceptacle naturel, du fait de leurs ambiguïtés sur le dossier.

C'est un peu par défaut que le Front national en est le bénéficiaire. Les scores élevés de ses listes aux européennes dans l'ouest francilien en furent le signe. C'est une sorte de revival des années 1980, lorsque le parti de Jean-Marie Le Pen prospérait parmi les milieux catholiques mobilisés contre la loi Savary sur l'enseignement. Certaines personnalités frontistes comme Marion Maréchal-Le Pen s'inscrivent dans cette logique. L'exaltation des identités particulières qui fleurit ces dernières années en France a réveillé celle du catholicisme politique, l'actualité internationale fait le reste. Il y a donc une cohérence à ce que le vote catholique ne soit plus un obstacle à la progression du Front national."

Posté le 29 août 2015 à 15h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

Monseigneur Rey : accueillir Marion Maréchal Le Pen est conforme à l'enseignement de l'Eglise

ReyCommuniqué de presse de l'évêque de Fréjus-Toulon :

"Les réactions de certains medias à propos de l’Université d’été de l’Observatoire socio-politique (OSP) de Fréjus-Toulon conduisent à rappeler les éléments suivants.

Les universités d’été, ouvertes sur inscription, ont été lancées il y a 5 ans par l’OSP de Fréjus-Toulon en lien avec les Dominicains de la Sainte-Baume. Elles sont bâties autour du triptyque suivant : d’abord, la prière, avec la participation aux offices ; ensuite, la formation à la doctrine sociale de l’Eglise avec l’enseignement de Pères dominicains et, cette année, la participation de Mgr Charles Morerod ; enfin, des échanges lors de tables rondes réunissant parmi d’autres des hommes et des femmes politiques de toutes les sensibilités.

Le dialogue est intrinsèque à l’expression de notre Foi. L’actualité mondiale le montre bien : tout refus de dialogue entretient le fanatisme et attise la guerre. Le refus de dialoguer constitue aussi un symptôme de faiblesse de la pensée. Que ce soit dans l’ordre politique, social et religieux, la paix et le vivre ensemble requièrent le dialogue. Jésus Lui-même a engagé un dialogue avec ses contradicteurs et ses adversaires tout au long de Sa vie publique. Sans dialogue, on tombe dans l’invective, le lynchage, le procès d’intention et la diabolisation.

Un dialogue authentique exige la réunion de plusieurs conditions : la liberté d’expression, l’écoute mutuelle jusqu’à la disponibilité à changer d’avis, et dans les matières qui regardent les universités d’été, la quête du bien commun qui transcende les intérêts particuliers. Inviter des personnalités politiques ne signifie pas cautionner leurs positions mais les conduire à accepter d’êtres interpellées, voire critiquées, dans le cadre d’échanges francs et sereins. On peut noter que ce dialogue est régulièrement organisé dans d’autres cadres, plateaux TV, débats publics ou tables rondes.

C’est dans cet état d’esprit que les universités d’été de l’OSP ont été conçues.

Cet été, Marion Maréchal Le Pen est l’une des personnalités politiques invitées à débattre avec d’autres personnalités politiques dans le cadre d’une table ronde sur le thème de l’engagement des chrétiens en politique. Le Front national a obtenu près de 40% des votes aux dernières élections départementales dans le Var. Il s’agit d’une réalité. Que l’on soit d’accord ou pas avec les positions du FN, nier cette réalité serait faire preuve d’autismeBlacklister un mouvement quel qu’il soit courrait le risque de l’enfermer dans ses positions, de contribuer à le radicaliser et à l’exclure de débats où les électeurs l’ont eux-mêmes introduit sur des sujets brûlants aujourd’hui : l’Europe, l’identité nationale et l’immigration… La dénonciation par la Conférence des évêques de France, qui vient d’être rappelée par son secrétaire général, à l’encontre de certaines positions et postures politiques du Front National, nous invite non seulement à contester mais aussi à dialoguer avec l’ensemble des acteurs de la vie politique, y compris le FN, sur ces questions disputées qui traversent et divisent  l’opinion publique. Ce dialogue se déploie à partir des valeurs évangéliques de justice et de solidarité, et à partir des fondements du pacte social que rappelle l’Eglise depuis toujours: Le respect de la vie depuis son origine jusqu’à sa fin naturelle, la protection de la famille, l’accueil de l’étranger, le souci prioritaire du pauvre, la reconnaissance de la valeur du travail, les principes de solidarité entre les peuples, la liberté de conscience et d’expression et la liberté religieuse…

L’accueil de représentants du FN dans un débat organisé par l’Eglise est une nouveauté dans sa forme, mais ne remet pas en cause les principes fondamentaux de la Doctrine Sociale de l’Eglise sur lesquels nous nous appuyons.

La question fondamentale à laquelle nous renvoie cette polémique porte sur notre capacité à dialoguer avec tous les mouvements politiques, quels qu’ils soient, sur la base des principes d’humanité qui nous viennent de la doctrine sociale de l’Eglise et de son Magistère. Ces principes d’humanité fondent l’engagement des chrétiens en politique et le dialogue avec la société pour offrir un discernement, critiquer si nécessaire, et concourir à la promotion du bien commun et d’une écologie intégrale".

Posté le 29 août 2015 à 10h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)

28 août 2015

Alain Duhamel confirme : il y a vraiment deux générations... (Add.)

Ceux d'avant et ceux de demain. A propos de l'invitation de Marion Maréchal Le Pen qui ne choque que ceux d'avant, il a quand même été capable de sortir cette phrase d'une autre époque : 

"L'Église catholique offre un certificat de respectabilité au FN".

Add. 21h10 : Il semblerait que l'Abbé Lelièvre confirme à l'instant notre analyse :

Posté le 28 août 2015 à 20h16 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)

Interviews de Mgr Olivier Ribadeau-Dumas et Marion Maréchal-Le Pen

En raison de la "polémique" soulevée par les médias à propos de l'inviation de Marion Maréchel-Le Pen à une université d'été organisée par le diocèse de Fréjus-Toulon (voir communiqué), il est interessant de mettre en perspective ces deux interviews parues le même jour.

Tout d'abord, celle de Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, porte-parole de la Conférence des évêque de France, dans La Croix où il affirme à propos du FN qu' "un certain nombre de ses idées sont clairement en opposition avec l’Évangile et avec la vision chrétienne de la société"...mais sans vraiment les préciser ni aborder les points non négociables (voir interview à Do Rzeczy) :

1420623174094726322"La position de l’Église en France sur le Front national n’a pas varié. Les déclarations de 1985 du cardinal Decourtray restent toujours valables, ainsi que celles qui ont suivi les années d’après. Nous continuons de dire que le rejet de l’étranger, le refus de l’accueil de l’autre, une conception et une vision de la société renfermées sur la peur, posent problème. Un certain nombre de points développés par le Front national ne sont pas conformes à la vision que l’Évangile nous invite à défendre (...)

D’un point de vue juridique, le FN est un parti politique comme les autres. Mais un certain nombre de ses idées sont clairement en opposition avec l’Évangile et avec la vision chrétienne de la société. Cependant, le fait que des catholiques se tournent vers le FN pose question et nous invite à leur parler (...)

La société dans laquelle nous vivons est, que nous le voulions ou non, que nous le regrettions ou non, marquée par la mondialisation. Elle est multiculturelle. C’est dans cette société, également frappée par l’injustice, que nous sommes amenés à agir. Et comme le pape François ne cesse de le dire, nous sommes invités à avoir sur elle un regard de bonté et de miséricorde, plutôt qu’un regard de rejet. Construisons ensemble cette société."

De son côté, Marion Maréchal-Le Pen s'affiche dans Famille Chrétienne en catholique décomplexée d'une nouvelle génération :

Marion-Marechal-Le-Pen1-470x327"Les seules personnes choquées par cette affaire sont les journalistes ! C’est une illustration de la fracture entre le monde médiatique et le monde réel. Pour le public catholique du Var la question ne se pose plus ! (...) Ce qui est remarquable dans ce rassemblement c’est la volonté de voir ce qui nous rassemble avant de focaliser sur ce qui nous divise. Il y a une capacité de cohabitation étonnante entre des gens qui viennent d’horizons politiques très différents. Cela change des plateaux télé ! L’état d’esprit est serein. Il consiste à mettre en commun l’essentiel, comme le respect de la vie humaine (...)

Nous sommes face à une génération décomplexée par rapport à leurs aînés. Les jeunes catholiques ne s’encombrent plus avec l’autocensure et la culpabilité. Ils en ont assez de devoir en permanence s’excuser. Ils sont libres et veulent sortir du malaise. Les chrétiens en politique avaient pris l’habitude de se faire discrets de peur d’être taxés de conservateurs. Ils étaient diabolisés (...)

Les catholiques ont été victimes de christianophobie à la Révolution française. Après un temps d’accalmie, ce phénomène est en train de revenir. J’observe une forme d’agressivité manifeste à leur égard. Cela pousse la nouvelle génération à agir (...) Je fais partie de cette génération anti Mai-68 (...) Ma génération a vécu en première ligne les conséquences de ce travail de sape éthique et moral.

Il y a toujours eu des catholiques au FN et des personnalités de premier plan. Le choix d’un parti politique est toujours un choix par défaut (...) Au FN (...) les catholiques n’ont pas vraiment besoin de changer la ligne qui leur convient. Je crois que sur la bioéthique et les questions du mariage et de la filiation, le FN est déjà en cohérence avec leurs attentes (...)

C’est très difficile d’être catholique tout seul ! Je suis assez seule dans mon combat politique. C’est pour moi important de rencontrer des catholiques qui défendent des valeurs auxquelles je tiens. Cela renforce mes convictions en adéquation avec ma foi (...)"

Posté le 28 août 2015 à 08h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (69)

Marine Le Pen : euthanasie, avortement et loi Taubira

Nouvelles de France publie la traduction en français d'un long entretien accordée par Marine Le Pen à l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy (ici) en février dernier qui ne semble pas avoir été repris en France depuisVoici plusieurs extraits concernant les points non négociables :

Si la gauche française légalise l’euthanasie, l’interdirez-vous ?

446126612c155ba21931e8e8be4fbecfJe suis tout à fait opposée à l’euthanasie. Je pense que c’est une dérive très dangereuse. La souffrance humaine existe depuis la nuit des temps et nous ne sommes pas les seuls dans l’histoire du monde à nous être interrogés sur la fin de vie et sur la souffrance. Si jamais des lois comme celle-là n’ont été votées, c’est précisément parce que le risque de dérive de notre société et de notre civilisation était plus important que l’avantage qu’on pouvait en tirer. Moi je crois que la loi Leonetti qui est actuellement en vigueur en France répond au maximum à cette problématique de la souffrance en fin de vie. C’est une problématique très sensible et aller au delà, c’est prendre le risque d’un basculement de civilisation où le droit de vie et de mort est donné en fonction des avis des gens qui s’expriment à titre individuel. Un médecin ne porte que sa propre parole.

N’est-ce pas la suite logique de la légalisation de l’avortement dans les années 70 ? Le FN était traditionnellement plutôt pro-vie. Il parlait de limiter les avortements, voire d’interdire les avortements de convenance. Le discours a évolué. Vous avez dit vous-même, je crois, que vous ne reviendriez pas sur la loi Veil.

Non, le Front National n’a jamais changé d’avis depuis des années. En 1986, les députés du FN au parlement français avaient déposé un projet de loi sur le non-remboursement de l’avortement. Ils n’avaient pas remis en cause l’avortement. Moi, je pense qu’il n’est pas possible d’interdire aujourd’hui le recours à l’avortement. Ce qui est possible en revanche et qui est de la responsabilité d’un État, c’est de tout faire pour limiter le nombre d’avortements, non pas en contraignant les femmes à ne pas avorter, mais en leur accordant la possibilité de choisir de garder leur enfant. Or, aujourd’hui, tout est fait dans une forme d’incitation à l’avortement, comme s’il s’agissait d’une facilité intellectuelle. Si l’on accorde aux femmes et si l’on met en place des propositions natalistes pour leur permettre d’avoir un accès privilégié à un logement, avec des aides qui leur permettent d’élever correctement leurs enfants, etc. etc., avec des campagnes de prévention aussi à l’égard des jeunes femmes et des jeunes hommes, car pour faire un enfant il faut être deux, des campagnes de responsabilisation des uns et des autres, on peut contribuer à limiter l’avortement. Le fait que le nombre d’avortements n’ait pas baissé est incontestablement un échec de notre société, mais dans un combat qui n’a pas été mené en réalité. Donc, c’est cela qu’il faut mettre en œuvre. C’est vrai que pendant la campagne présidentielle on a eu un débat sur ce qu’on a appelé l’avortement « de confort ». C’est un mot qui a choqué, car c’est vrai qu’il n’y a jamais de « confort » à avorter. Mais c’était l’idée qu’avorter 3 fois ou 4 fois, c’est considérer l’avortement comme un mode de contraception. Et cela heurte considérablement les consciences. Mais c’est un vrai sujet de société auquel le gouvernement ne s’est pas attaché de la même manière qu’il ne s’est jamais attaché à mettre en place une politique nataliste.

En Pologne, l’adoption d’une loi qui a restreint la possibilité d’avorter à certains cas précis a beaucoup contribué à faire évoluer les mentalités et aujourd’hui la grande majorité des Polonais sont contre l’avortement. Cela ne peut-il pas être fait en France ?

Le choix du peuple est souverain et aujourd’hui incontestablement l’interdiction de l’avortement ne recueille pas la majorité du peuple français. Mais encore une fois, je pense que mettre en place une véritable politique d’accueil de la vie et redonner le choix aux femmes de ne pas avorter – car je crois que dans beaucoup de cas aujourd’hui elles n’ont plus d’autre choix que d’avorter –, ce serait déjà une avancée très positive

La gauche polonaise semble penser que l’évolution vers les unions civiles et les « mariages » entre personnes du même sexe est une évolution inévitable. Vous avez, vous, annoncé que si vous êtes élue, vous abrogeriez la loi Taubira. Cela veut-il dire qu’on peut revenir en arrière sur ces « mariages » homosexuels ? Ce serait une première pour une nation. La Californie l’a fait, mais ce n’est pas une nation indépendante. Comment cela se passera-t-il ? Il y a des gens « mariés », il y a des enfants qui ont été adoptés…

Vous savez, la loi est la loi. Il n’y a pas de rétroactivité de la loi en France, cela fait partie de notre État de droit. Donc nous supprimerons la possibilité de mariage. Ceux qui se seront mariés resteront mariés car nous sommes respectueux de l’État de droit. Mais il ne pourra plus y avoir de mariages [entre personnes de même sexe]. Quant aux gens qui ont adopté des enfants, ils l’ont souvent fait en mettant les autorités devant le fait accompli, c’est-à-dire en violant eux-mêmes la loi. Les choses sont très claires : nous sommes opposés au mariage homosexuel, nous sommes opposés à l’adoption par les couples homosexuels mais nous sommes également opposés à l’adoption par des célibataires. Nous considérons qu’un enfant qui est orphelin démarre déjà dans la vie avec un handicap certain et que par conséquent il a le droit à l’équilibre d’un foyer constitué d’un référent « père » et d’un référent « mère ». C’est notre avis et nous le mettrons en œuvre si nous sommes élus parce que si nous sommes élus c’est que le peuple l’aura voulu.

Et quelle est votre position et la position du FN par rapport à la théorie du genre enseignée à l’école. Le FN reviendra-t-il sur cette politique mise en œuvre par le gouvernement actuel ?

Ça participe des délires gauchistes, pédagogistes, qui utilisent nos enfants comme des sujets d’expériences. D’expériences qui ont d’ailleurs toutes raté car quand on voit le niveau actuel de l’école par rapport à ce qu’elle fut dans le passé, ces gens-là ne devraient plus avoir la moindre crédibilité auprès du moindre dirigeant politique. Cette théorie du genre consistant à laisser penser qu’il n’y a pas d’hommes et pas de femmes, mais qu’on décide si on est homme ou si on est femme est une vieille lune gauchiste dont il faut évidemment se débarrasser d’urgence. Il n’y a qu’une très petite minorité de parents français qui adhèrent à ce genre de lubies.

Est-ce que M. Chenu, que vous avez nommé responsable des questions de culture au Rassemblement Bleu Marine partage cette opinion ? Il a défendu le « mariage » homosexuel, il a fondé GayLib.

Il a fondé Gay Lib il y a 12 ans et Gay Lib a été fondée à la demande de l’UMP comme un espace de réflexion sur la condition des homosexuels. Moi, mes positions sont extrêmement claires. Je suis tout à fait opposée aux communautarismes quels qu’ils soient et je suis opposée au mariage homosexuel. M. Chenu le sait. Ce n’est pas moi qui ai rejoint M. Chenu, c’est M. Chenu qui nous a rejoints. Il admet donc et il accepte donc le cadre politique. Mais enfin, il n’y a pas que ces questions. Il y a la souveraineté française, il y a la politique économique, il y a le chômage, il y a l’insécurité. Il y a tous ces sujets-là qui peuvent inciter des gens qui ont eu des parcours politiques différents à venir nous rejoindre. Moi, je ne sonde pas les cœurs et les reins des uns et des autres. Je ne demande pas qu’on soit à 1000 % d’accord avec le programme qui est le mien, sinon j’aurais du mal à réunir 51 % des gens. Je demande à ce que les gens viennent parce qu’ils ont en commun le sens de l’essentiel pour notre pays. Si M. Chenu est venu, c’est qu’il considère que le mariage homosexuel n’est pas assez important à ses yeux pour ne pas venir alors que le reste du programme politique du Front National lui paraît aller dans le sens de la reconstruction du pays."

Posté le 28 août 2015 à 06h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

27 août 2015

Vers une augmentation de la redevance ?

Cela fait seulement 7 jours que François Hollande a promis une baisse des impôts et le gouvernement pense déjà à en augmenter certains. Ceci dit, la promesse concerne 2016...pas 2015 alors il faut faire vite !

"Le gouvernement prendra une décision début octobre sur une possible réforme de la redevance audiovisuelle, dont le montant (136 euros) pourrait être "légèrement" augmenté ou l'assiette "modernisée", a déclaré jeudi 27 août la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin.

"Les usages, la consommation de télévision se passent aujourd'hui de plus en plus sur internet. Plus de 50% des personnes qui regardent la télé la regardent sur un autre support ou un autre canal"

Taxer les tablettes, les ordinateurs fixes et portables, quelle bonne idée ! Et cela pour financer des chaînes de télévision et radios publiques dont la disparition ne dérangerait personne...Mais il faut bien financer la future chaîne de propagande pour la réélection de François Hollande en 2017. La proximité de ces deux annonces n'est certainement pas un hasard...

Posté le 27 août 2015 à 14h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

Le FN tente de recruter François de Rugy (ex-EELV)

Après les appels du pied aux chevènementistes et le transfert de Sébastien Chenu, le FN tend désormais la main à François de Rugy qui vient de claquer la porte d'EELV. Le FN, à travers son collectif Nouvelle Écologie lui lance l'appel suivant :

"Nous apprenons ce matin que François de Rugy, co-président du groupe EELV claque la porte du parti après 20 ans de militantisme (...) Nous l’invitons donc, comme tous les déçus de l’écologie politique, à rejoindre le collectif afin de travailler ensemble au nom de l’intérêt supérieur de la France et de la planète."

Provocation ? Appel surprenant lorsqu'on connait certaines prises de positions récentes de François de Rugy, qui souhaitait il y a peu une alliance EELV-PS dans les régions où le FN était une menace :

"Je n'ai pas envie de voir demain des élus du FN dans nos assemblées départementales, quand je vois les propos qu'ils tiennent : un jour raciste, un jour homophobe, un jour sexiste, etc. Je dis attention, voilà les personnes qui seraient élues s'il y a une majorité pour leurs candidats. Je n'ai pas envie de voir ces élus gérer l'insertion, le RSA, etc. Le FN reste une menace pour notre République et la cohésion sociale. C'est notre rôle dans le débat politique de combattre ses idées !"

Si l'exclusion de Jean-Marie Le Pen, qui était selon Marine Le Pen "le meilleur et le seul argument contre le FN", avait pour but de convaince et de permettre au FN de voir arriver de tels profils, il n'est pas sûr que les électeurs "de droite" du FN y comprennent encore quelque chose...

Posté le 27 août 2015 à 14h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (32)

26 août 2015

Mgr Rey : " Le FN, qu'on le veuille ou non, fait partie du paysage politique français"

Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, répond au Figaro à propos de l'invitation de Marion Maréchal-Le Pen à une université d'été organisée par le diocèse. Extraits :

Certains accusent l'Église de contribuer à la «dédiabolisation» du Front national. Que répondez-vous à cette accusation?

Le FN, qu'on le veuille ou non, fait partie du paysage politique français, surtout dans le sud de la France. Ce parti représente 30 % de l'électorat français, et à Fréjus, il dirige la ville. On ne peut pas ignorer cette réalité. Il faut créer un dialogue, un débat, duquel le FN n'est pas exclu. L'Église n'est pas là pour rassembler des gens qui pensent comme elle. Nous invitons souvent, à l'OSP, des gens qui ne sont pas chrétiens. J'inviterai sans problème une personnalité d'extrême gauche!

S'agit-il, selon vous, d'une rupture avec une tradition d'hostilité de l'épiscopat français à l'égard du parti lepéniste? Était-elle nécessaire?

J'admets qu'il s'agit d'une position novatrice par rapport à une forme d'oukase qui consistait à mettre à distance le parti lepéniste. Il existe en effet un certain nombre de catholiques qui votent FN, c'est une réalité. Ces gens peuvent se sentir marginalisés. Notre objectif est de créer un dialogue de raison, une réflexion avec eux.

Le programme du Front national vous parait-il compatible avec la doctrine de l'Église?

Je ne suis pas là pour distribuer les bons points, ni pour excommunier. Je ne fais pas de classification des partis recommandables. Nous ne sommes pas un lobby, mais cherchons à favoriser le dialogue sociétal et à promouvoir les principes structurants pour une société: le respect de la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort, la solidarité, la subsidiarité et le dialogue social. Avec l'Observatoire sociopolitique, nous engageons chaque chrétien à s'engager dans la vie politique et à diffuser ces principes structurants, où qu'il soit. Il ne s'agit pas d'être complaisant, mais c'est l'occasion, au contraire, d'interpeller le FN sur son rapport à l'immigration, sa vision de l'homme et du vivre ensemble dans une société pluraliste.

Posté le 26 août 2015 à 20h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

Parents, la rentrée approche entre idéologie et destruction de la culture

L'idéologie, c'est celle de Vallaud-Belkacem, insatiable, qui subit encore une démission dans son entourage : 

"La députée Les Républicains Annie Genevard, membre du Conseil supérieur des programmes (CSP), annonce officiellement sa démission. Elle est la quatrième sur dix-huit membres à claquer la porte. Et à lever le voile, du même coup, sur cette institution créée par la loi Peillon sur la refondation de l'écolequi a suscité de vives polémiques avant l'été à cause de ses choix, notamment sur l'enseignement de l'histoire ou des langues anciennes.

La démissionnaire dénonce, en premier lieu, la « folie » qui consiste à modifier tous les programmes de la maternelle à la terminale d'un même mouvement. Elle s'insurge ensuite contre la fausse indépendance du CSP, que la loi de 2013 a désigné comme une « instance indépendante placée auprès du ministre ». Une ambiguïté dont n'a cessé de jouer Najat Vallaud-Belkacem. « Nous avons appris que le cabinet de la ministre intervenait dans nos travaux en amont et sans que la plupart des membres le sachent, explique Annie Genevard au Point. Quand, lors d'un déjeuner au ministère, je me suis étonnée de cet interventionnisme, le directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem m'a répondu en citant Edgar Faure sur « l'indépendance dans l'interdépendance ».

Ainsi, quand la suppression du latin et du grec en tant que disciplines à part entière a provoqué le tollé que l'on sait, la ministre s'est retranchée derrière la prétendue indépendance du CSP, auquel elle a demandé de faire des propositions. « Mais la lettre de saisine contenait déjà la réponse aux questions qu'elle posait, s'insurge la députée. Elle découpait l'enseignement du latin en tranches, entre français pour l'étymologie, l'histoire pour la civilisation et un enseignement complémentaire pour la langue. »

Le dossier sur le massacre de notre langue, c'est ici et c'est du lourd. 

 

 

 

VA éc

Posté le 26 août 2015 à 20h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Hollande et l'emploi : toujours autant de chômeurs

Aucune amélioration sur le front du chômage. 

Chom

Posté le 26 août 2015 à 18h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Il n'y aura pas toujours des héros

Un article lu sur le blog de Mathieu Bock-Côté, sociologue, repris sur le site de Causeur, sur la tentative d'attentat dans le train reliant Amsterdam à Paris. Extraits :

"[...]Comme d’habitude, on nous sort la même excuse: c’était un paumé, un exclu, un taré. Son avocate en a rajouté: c’était un clochard, un pauvre hère qui aurait trouvé un sac plein d’armes dans une gare et qui aurait eu soudainement l’idée de rançonner les passagers. C’est à tout le moins la ligne de défense suivie par son avocate. Un peu plus et elle en fera une victime. Les autorités belges ne se sont pas laissé bluffer par une telle rhétorique: c’est de terrorisme dont il est question. Le pouvoir socialiste, en France, s’est montré plus timoré. On ne feindra pas la surprise.

On ne semble pas comprendre, dans la société occidentale contemporaine, que  la force d’une idéologie radicale comme l’islamisme vient justement de sa capacité à exciter et fanatiser les éléments antisociaux à son avantage, ceux qui cherchent souvent une raison de verser dans la violence. L’islamisme radical, pour emprunter les mots de Jean Baechler, excite la «canaille» et transfigure son nihilisme au service d’une cause. La révolution islamiste n’avance pas en misant sur les classes moyennes bedonnantes. Il suffirait de lire les grands stratèges révolutionnaires pour constater qu’ils en étaient les premiers conscients.

C’est l’intervention providentielle de trois marines américains qui a permis d’éviter la catastrophe. Ils n’étaient évidemment pas en service, mais manifestement, leur entrainement n’était pas loin. En eux, le ressort civique était bien tendu. Ils ont risqué leur vie pour sauver la vie des autres.[...]

Une chose est néanmoins certaine : il n’y aura pas toujours des héros. Je devine qu’il faut s’y faire : demain, après-demain ou l’an prochain, un terroriste islamiste entrera dans un wagon de train, ou dans un supermarché, puis il tirera sur tout ce qui bouge. À moins que les services de sécurité ne l’attrapent à temps et s’ajustent pleinement à la menace djihadiste. Et encore là, on sait bien que certains traverseront les mailles du filet sécuritaire, qui par-dessus tout, gâchera surtout la vie de ceux qu’il doit protéger.

Thibault de Montbrial, dans son livre très convaincant Le sursaut ou le chaos (Plon, 2015), a dit les choses clairement: la France est en guerre. On dira la même chose de toutes les sociétés occidentales. On n’en tirera aucun slogan. Mais on comprend assurément que nous avons changé d’époque et que le sursaut espéré prendra d’abord le visage d’une grande lucidité. Il faudra savoir nommer l’ennemi. Il faudra aussi savoir réveiller les vertus nécessaires aux temps difficiles. Naturellement, personne ne sait vraiment comment s’y prendre. On ne fait pas la guerre paisiblement."

Posté le 26 août 2015 à 17h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Résister au capitalisme dans un système capitaliste

Un de nos jeunes lecteurs est rentré emballé de l'Université d'été d'Academia Christiana, dont le thème cet été était le suivant : la critique du capitalisme est moralement nécessaire, spirituellement salutaire; est-elle possible ?

L'une des conférences proposées lors de l'université d'été a été retranscrite sur le site du "Cercle non conforme", sur le thème « Résister au capitalisme dans un système capitaliste », par Jean Terroir. Ci-dessous, l'introduction :

1977128428"[...] La France est un système hybride entre étatisme et capitalisme, notre propos doit donc prendre place dans le cadre national, quand bien même nous sommes dans une société marquée par la mondialisation. Mais on ne peut pas aborder en France une « résistance au capitalisme » sans aborder la résistance à l'Etat.

Si l'omnipotence de l'Etat est pour beaucoup de « libéraux » le signe que la France n'est pas vraiment un pays libéral au sens où eux l'entendent : c'est à dire la liberté complète en matière économique, qui effectivement n'existe pas en France pour la majorité des citoyens, c'est en revanche l'Etat qui a permis au capitalisme de devenir dans notre pays un fait anthropologique total. L'Etat en France, c'est en grande partie l'administration et la bureaucratie. Exemple simple : c'est l'Etat qui a contribué au développement de l'agriculture productiviste, donc de l'industrie-agro-alimentaire, donc des grandes surfaces, donc des zones commerciales, donc de la mort de la paysannerie traditionnelle et des commerces de proximité, de la sociabilité locale au profit de territoires entièrement dédiés à la consommation (et de la vente des centres villes aux enseignes comme H&M, Zara, Starbucks, Subway, Carrefour contact, etc...). Cette consommation entraîne d'importantes mobilités, et ces mobilités sont donc un élément du déracinement et de l'atomisation des rapports sociaux (via la voiture individuelle).

Par cet exemple simple, on comprend mieux le lien entre consommation, déracinement et individualisme. On comprend mieux aussi pourquoi on parlera de « fait anthropologique total ». Le rapport à l'Etat a aussi pour conséquence de renforcer l'individualisme : puisque l’État papa ou l’État maman est là (c.a.d : la version rassurante ou répressive de l'Etat), alors quel intérêt d'entretenir des liens de solidarité ? Nous sommes « seuls ensembles ». On devient un « sujet de l'Etat » et finalement tout le monde accepte tacitement le contrat : payer ses impôts pour avoir des « droits à » mais aussi le « droit de ». La loi prend la place de la coutume (locale) ou de la décence commune (pour replacer direct du Michéa).

Le Leviathan étatique permet l'intégration de la quasi totalité de la population, d'une manière ou d'une autre, au système capitaliste : par la formation (école), par l'aménagement du territoire (routes, permis de construire, grands travaux, etc...), par la culture qui est diffusée (télé, théatre, pub, ...), par (tout simplement) les modes de vie, par la consommation (on peut consommer grâce aux aides sociales) [Encyclique Laudato Si' – VI - 203]. Personne n'échappe réellement à la matrice et l'Etat doit vérifier que rien n'échappe à la matrice. Mais cela n'est pas étonnant, puisque tout pays capitaliste a besoin de l'Etat, au moins pour deux institutions : l'armée et la police. L'armée qui sécurise l'approvisionnement, et la police qui protège la propriété privée et les appareils de production. Mais l'armée et la police ont aussi pour fonction de protéger les citoyens et donc de déplacer le rapport de force des communautés humaines vers les Etats (c'est à dire que les peuples n'entrent plus en confrontation que si l'Etat le décide).

Par conséquent, je disais dès le début que résister au capitalisme c'était résister à l'Etat, mais résister à l'Etat c'est se mettre hors la loi. C'est donc la quadrature du cercle, comment résister au capitalisme de façon légale ? A la lumière de mon introduction, on pourrait s'imaginer que c'est contradictoire. En réalité, sauf sur quelques éléments, il est possible de se soustraire légalement à l'Etat sur un certain nombre de domaines, d'utiliser une partie du système contre lui. Toute sortie intégrale d'un quelconque système que ce soit est de toute façon chimérique. Citons en ce sens Serge Latouche : « Si la rigueur théorique exclut les compromissions de la pensée, le réalisme politique suppose des compromis pour l'action ». Même les moines ont besoin des touristes qui achètent leurs bières ou leurs confitures... car l'échange, même commercial, n'est pas forcément la recherche de l'enrichissement. Partons des moines pour poser notre plan : 1) comme le moine résister c'est donc d'une part une démarche individuelle (retourner le système c'est sûrement retourner l'individu contre l'individualisme), 2) résister au capitalisme c'est constituer une communauté sur des valeurs et d'une identité communes, 3) comme le moine, résister au capitalisme, c'est s'approprier un lieu, un territoire. [lire la suite ici]

Posté le 26 août 2015 à 09h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

25 août 2015

Les socialistes refusent de lutter contre le djihadisme !

Des 4 vérités : 

"La France a, à nouveau, échappé de peu à un attentat meurtrier, qui aurait été perpétré avec des moyens dérisoires, puisqu’il s’agissait « simplement » d’un homme armé tirant à la kalachnikov dans un train. L’issue ayant été heureuse, tous les commentateurs se congratulent, encensent les héros et poussent un soupir de soulagement.

Mais rien n’est résolu. Au con­traire, les mêmes événements risquent de se reproduire à brève échéance – et la chance ne sera pas toujours avec nous. Deux facteurs, au moins, pourraient être traités facilement par un gouvernement désireux de s’opposer au terrorisme, au lieu de flatter démagogiquement diverses clientèles électorales.

Tout d’abord, arrêtons de con­damner systématiquement les personnes qui s’opposent physiquement aux criminels. La situation est, en effet, paradoxale. Aujourd’hui, on fête les héros qui ont empêché le drame ; mais, si le tireur avait été éborgné dans la bagarre, lesdits héros seraient en garde en vue et menacés de condamnation judiciaire – comme tant de nos compatriotes qui ont refusé de se laisser faire.

Par ailleurs, rien ne nous impose de garder en liberté des centaines de fanatiques. Une bonne partie de ces personnes, parfaitement identifiées par les services anti-terroristes, pourrait être expulsée (puisque beaucoup des prédicateurs radicaux sont étrangers) et une autre partie pourrait être internée. Car, n’en déplaise à M. Cazeneuve, promouvoir la « guerre sainte » est bel et bien un délit.

Là aussi, la situation est paradoxale... (suite).

Posté le 25 août 2015 à 22h33 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

France Télévisions veut lancer une chaîne d'information continue

Delphine Ermotte-Cunci est la nouvelle directrice de France Télévisions. Dans un entretien au Monde, elle déclare vouloir créer une chaîne d'information continue d'ici septembre 2016 :

Faire une chaîne d’information publique est une de vos priorités. Quel sera son apport face à BFM-TV ou i-Télé ?

Dans un monde qui est en train de se fragmenter, où beaucoup de téléspectateurs ne font plus confiance à ce qu’ils entendent, nous voulons une chaîne qui aille plus loin que donner l’information. Et qui permette de comprendre, d’exposer des points de vue différents, d’éclairer et de décrypter, au-delà de l’information brute et parfois brutale qu’on peut voir sur les chaînes en continu.

Pour ceux qui n'auraient pas compris, voici quelques rappels :

Le président du CSA, Olivier Schrameck, est socialiste et ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin. Et c'est le CSA qui désigne le directeur de France Télévisions ainsi que son numéro deux dont on vient d'apprendre qu'il est également socialiste et proche d'Olivier Schrameck. Il faut se souvenir ici de la promesse de François Hollande : "Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes". Effectivement, François Hollande n'a pas nommé Delphine Ermotte-Cunci mais c'est lui qui nomme le président du CSA... Vous saisissez la nuance ? On voit donc bien que l'emprise des socialistes sur France Télévisions augmente de plus en plus...

Avec cette chaîne d'information continue, la machine à faire réélire François Hollande disposera d'un bel outil... 

Posté le 25 août 2015 à 06h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

24 août 2015

Le Rafale indien est-il un mirage? (Addendum/erratum)

Addendum/erratum : il semble que nous nous soyons emballée un peu vite dans cette affaire qui mérite une approche plus circonspecte. "Au temps pour moi" comme disent nos amis militaires. Et merci aux attentifs lecteurs qui ont apporté les précisions dans les commentaires, que nous vous invitons à consulter.

C'est hélas ce que l'on peut craindre si l'on en juge par les informations relayées par Boulevard Voltaire (extrait ci-dessous), mais également présentées ici.

L'Inde souveraine a décidé d'annuler l'achat de 126 Rafale commandés à grand renfort de publicité et de promotion élyséenne. 18 milliards d'euros qui tombent à l'eau. Et quel est l'heureux élu : Vladimir Poutine, l'ennemi juré de notre mal-aimé Président qui sera très heureux de livrer 128 avions de combat made in Russia.
Voici donc des milliards qui s'envolent en fumée, et un nouveau camouflet couronnant notre brillante politique étrangère, et signant un nouveau vrai faux succès de l'équipe de trahison actuellement en place. Et pendant ce temps-là les négociations sur le TAFTA/TTIP se poursuivent, dans une opacité de plus en plus épaisse, ...

Posté le 24 août 2015 à 21h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (14)

La phrase du jour : "Je préfère qu'on discrimine pour être efficace plutôt que rester spectateurs"

Il faudrait que le secrétaire des Transports, Alain Vidalies, précise sa pensée pour que l'on sache si les propos qu'il a tenus ce matin sur Europe 1 sont comptables avec les "valeurs républicaines" :

"Nous allons continuer à renforcer les mesures de sécurité, ça veut dire être très présent, avec des moyens humains, militaires, policiers, notamment sur le contrôle aléatoire des bagages (...) Ca veut dire qu’il y a des personnels spécialisés qui peuvent venir dire "monsieur, vous ouvrez votre sac" et s’il y a un doute vous ne pouvez pas monter dans le train (...)

A chaque fois qu’on parle de fouille aléatoire il y a quelqu’un qui dit "ça risque d’être discriminatoire. Ecoutez, moi, je préfère qu’on discrimine pour être efficace plutôt que de rester spectateur"

En juin dernier, l'Etat français avait été condamné pour "faute lourde" dans cinq cas de contrôles au faciès et s'était vu ordonner de verser 1500 euros de dommages et intérêts dans chacun des cas.

Pas facile pour un ministre de concilier bon sens, efficacité et idéologie socialiste !

Controle-aleatoire-dans-les-trains-le-depute-PS-Yann-Galut-en-appelle-a-Manuel-Valls-apres-les-propos-d-Alain-Vidalies

Posté le 24 août 2015 à 15h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

La république irréprochable de François Hollande

Lu sur Le Point :

"François Hollande n'oublie décidément pas ses soutiens. Par décret du président de la République, la députée Marie-Arlette Carlotti vient d'être nommée présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (...)

Membre de l'équipe de campagne de François Hollande en 2011, Marie-Arlette Carlotti, élue des Bouches-du-Rhône, avait rallié le président du conseil général de la Corrèze dès 2010. En mai 2012, elle s'en était vue récompensée en étant nommée ministre déléguée aux Personnes handicapées. Au moment de la désignation de Manuel Valls à Matignon, Carlotti et les hollandistes de la première heure s'étaient réunis bruyamment afin que le nouveau chef du gouvernement ne les oublie pas. Mais elle ne fut pas pour autant reconduite dans ses fonctions ministérielles.

En compensation, elle avait reçu l'assurance au Château d'être désignée candidate socialiste à la mairie de Marseille. La promesse ne fut pas tenue (...)

Peu au fait des questions de logement et de précarité, contrairement à Xavier Emmanuelli qu'elle remplace, Marie-Arlette Carlotti intervient régulièrement à l'Assemblée nationale sur des sujets d'intérêts locaux. Lors de la création du Haut Comité en 1992, la fonction de président n'était pas rémunérée. En revanche, elle bénéficiera de notes de frais sans limitation et de la prise en charge de ses déplacements."

On ne sait pas en revanche si les frais de taxi seront illimités pour elle et sa famille à l'instar d’Agnès Saal...

Posté le 24 août 2015 à 14h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

4 millions de musulmans liés à l'islamisme radical en France ?

D'un côté un communiqué de Marine Le Pen :

"Pourquoi donc la France accepte-t-elle sur son territoire national un ressortissant étranger dont elle sait pourtant qu'il est potentiellement dangereux et lié à une idéologie meurtrière? Marine Le Pen demande à ce que les étrangers connus pour leurs liens avec l'islamisme radical ne soient désormais plus simplement fichés, mais qu'ils soient immédiatement expulsés du territoire français s'ils vivent en France, et dans tous les cas interdits de territoire"

De l'autre côté, la réaction de Jean-Christophe Cambadélis (PS) :

"Si le Front national arrivait au pouvoir, il appliquerait son programme, je suppose. C'est-à-dire qu'il raccompagnerait à la frontière 4 millions de Français musulmans."

A moins que Jean-Christophe Cambadélis possède des statistiques tenues secrètes par le ministère de l'Intérieur, le tweet de Marine Le Pen suffira à commenter ses propos :

  Image1

Posté le 24 août 2015 à 12h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

Attaque du Thalys : circulez, il n'y a rien à voir !

Comme nous pouvions nous y attendre, voici quelques titres concernant Ayoub El-Khazzani, l'auteur de l'attaque :

Attaque du Thalys : Ayoub El Khazzani, "un bon garçon travailleur", selon son père (FranceTV Info)

Thalys: Ayoub El Khazzani "ne parlait que de football et de pêche" (L'Express)

Ayoub El Khazzani décrit par son avocate: un "SDF" "squelettique", "peu instruit" et "paumé" (RTL)

Ayoub El Khazzani décrit comme un "SDF paumé" par son avocate (Le Point)

Ayoub El-Khazzani : "je n’ai aucune idée de ce qui lui est passé par la tête" explique son père (L'Info.re)

Ayoub El Khazzani : du "bon garçon" au "SDF paumé" (Yahoo)

N'oubliez pas : 1 comprimé matin et soir

Padamalgame

Posté le 24 août 2015 à 11h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Le grand remplacement n'est pas un mythe pour l'ONU

Alors qu'en France certains semblent hésiter à employer ce terme, ne sachant pas trop si le grand remplacement est une réalité ou pas ou tout simplement par soumission au politiquement correct, la Division de la Population des Nations Unis se l'approprie très bien comme le montre ce communiqué :

" La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité (...)

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible (...)

Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.

Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en age de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie (...)"

Et pendant ce temps-là, la famille en France est sytématiquement dévalorisée, dénaturée et aucune politique nataliste n'est engagée...

Posté le 24 août 2015 à 06h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

Philippe de Villiers et le "refus de l'innommable"

Voici un extrait de l'interview accordé à Jeanne Smits par Philippe de Villiers à propos du Puy-du-Fou et en particulier du don fait à la fondation Jérôme Lejeune :

Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros (...). Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?

Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.

En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?

Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation… (...)

La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur."

Posté le 24 août 2015 à 06h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Jacques Sapir franchit le Rubicon

L'économiste, classé à la gauche de la gauche, rêve de réunir la France du "non", Front national compris :

"A partir du moment où l’on se donne comme objectif prioritaire un démantèlement de la zone Euro, une stratégie de large union, y compris avec des forces de droite, apparaît non seulement comme logique mais aussi nécessaire. (...)

La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. Il faut comprendre que très clairement, l’heure n’est plus au sectarisme et aux interdictions de séjours prononcées par les uns comme par les autres. (...) Même si, et c’est tout à fait normal, chaque mouvement, chaque parti, entend garder ses spécificités, il faudra un minimum de coordination pour que l’on puisse certes marcher séparément mais frapper ensemble. C’est la condition sine qua non de futurs succès."

Posté le 24 août 2015 à 00h38 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

23 août 2015

Téléphoné

La lutte contre le terrorisme s'intensifie. Après le numéro vert lancé par Bernard Cazeneuve l'année dernière pour contacter le "Centre national de prévention à la radicalisation", voici que Manuel Valls annonce que la SNCF va "mettre en place un numéro national de signalement des situations anormales".

[Erratum] : le numéro existe depuis 4 ans comme écrit précédemment, mais sur le réseau Transilien seulement.

Posté le 23 août 2015 à 23h48 par Louise Tudy | Lien permanent

22 août 2015

Marion Maréchal-Le Pen : "J'étais contre l'exclusion de mon grand-père"

C'est ce que Marion Maréchal Le Pen  a déclaré à Digne selon le quotidien La Provence :

"J'étais contre l'exclusion de mon grand-père. J'en ai parlé longuement avec Marine. C'est s'ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. Un congrès physique après les régionales me semble plus légitime. J'aurais préféré un temps mort"

Elle considère en outre que Jean-Marie Le Pen ne se serait pas présenté face à elle en PACA :

"Il a voulu faire un coup de poker, mais il n'ira pas. Il n'est pas compris par les sympathisants. Je ne crois pas qu'il ait envie d'y aller"

Posté le 22 août 2015 à 21h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

Décès d'Emmanuel Ratier

A la demande de la famille d'Emmanuel Ratier, nous publions ce communiqué :

Image1

Posté le 22 août 2015 à 20h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Les socialistes poursuivent leur emprise sur France Télévisions

Le nouveau numéro deux de l'info sur France Télévisions est l'ancien chargé de communication du cabinet de Lionel Jospin :

"Cette nomination est perçue au sein de France Télévisions comme éminemment politique à trois mois des élections régionales et à moins de deux ans d'une présidentielle où tous les coups seront permis..."

Français, continuez à regarder la télévision et en particulier le 20h en toute tranquillité : vous serez rassurés régulièrement et désinformés en permanence. Et on vous fera comprendre pour qui voter...

Posté le 22 août 2015 à 12h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Mantes-la-Ville : la justice préfère l'islamisation à la sécurité

...et désavoue Cyril Nauth, le maire FN de Mantes-la-Ville, dans cette longue affaire (voir ici et ici). Il faut dire que le préfet, aux ordres du gouvernement, est en première ligne pour imposer une mosquée aux habitants qui n'en veulent pas :

"La justice a suspendu vendredi le projet du maire FN de Mantes-la-Ville, le  seul d'Ile-de-France, d'installer le poste de police municipale sur  l'emplacement d'une future mosquée, une décision entachée d'« un détournement de  pouvoir », a-t-on appris auprès du tribunal administratif de Versailles.

Le juge des référés a donné raison au préfet des Yvelines qui attaquait jeudi  en référé (procédure d'urgence) la décision du maire frontiste Cyril Nauth de  préempter un local devant accueillir une salle de prière et une délibération  instaurant une étude pour un projet de commissariat. Le juge « a estimé, dans  chaque affaire, que le moyen tiré du détournement de pouvoir était de nature à  créer un doute sérieux sur leur légalité »."

Cyril Nauth se sera bien battu contre l'islamisation de sa ville. Cela, ni le préfet, ni le gouvernement, ni la justice ne pourra lui enlever.

Posté le 22 août 2015 à 12h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

21 août 2015

MLP vs JMLP : "dans le peuple français, ils sont encore nombreux ceux qui pensent ou sentent qu’il y a des choses qui ne se font pas"

Le billet de Bernard Anthony

"D’abord ce qui suit :

 
J’ai désapprouvé les regrettables réitérations par Jean-Marie le Pen d’un « détail » qui n’en fut pas un et je pouvais comprendre l’irritation de celle à qui il a transmis sa succession politique.
 
2° Je ne puis guère regarder la manière dont on vient de l’éjecter du Front National sans me souvenir des conditions de ma propre éviction en 2004 par le secrétaire général du parti, Louis Aliot. Voyant bien que si j’avais été le premier sur la liste des « indésirables », je n’allais pas être le dernier, je qualifiais alors Louis, auquel je n’avais jusque-là, dans notre région de Toulouse, jamais témoigné que de l’amitié, du sobriquet de « Loulou la purge ».
 
Sans le moindre esprit de vindicte, je ne puis que me rappeler aujourd’hui à des seules fins d’explication analogique, que Jean-Marie le Pen m’avait alors déçu en faisant semblant de croire au prétexte invoqué par Louis Aliot pour m’exclure du FN, celui d’un retard de cotisation, ce que démentait tout bonnement la date de ma carte d’adhérent…
 
Jean-Marie le Pen d’abord, et plus tristement encore son avocat qui avait été aussi le mien, Wallerand de Saint-Just, me refusèrent de pouvoir m’exprimer devant les instances d’arbitrage et de discipline du FN.  Wallerand de Saint-Just savait il est vrai fort bien que si je suis toujours prêt à batailler judiciairement contre les ennemis de notre patrie et de nos valeurs sacrées, je n’aurais pas eu le cœur de le faire contre le mouvement auquel je me suis longtemps consacré et encore moins contre son président.
 
Je regarde aujourd’hui le déroulement de sa propre élimination du parti dont il a été, lui, pendant quarante ans, le créateur et le chef. Elle se fait au mépris de toute piété filiale par sa fille après qu’il lui en ait transmis l’héritage. Je trouve cela indigne.
 
Marine le Pen aurait pu en effet simplement et dignement exprimer sa ferme opposition aux regrettables déclarations renouvelées de son père, marteler qu’elles n’engageaient nullement le Front National. Cela lui aurait évité de perpétrer un parricide politicien qui demeurera sur elle, quel que soit son avenir, comme une tâche indélébile. Et le fait d’avoir fait exécuter son père en se gardant, avec M. Philippot, d’être présente à l’hallali, ajoute à la misère du procédé.
Comment Marine, qui fut avocate et qui n’est pas sans intelligence, a-t-elle pu concocter d’envelopper son acte sous les apparences d’un pseudo-procès de la pseudo-justice d’un bureau d’excécution servile ?  Et comment l’avocat qui fut longtemps celui de Jean-Marie le Pen a-t-il pu se préter à cette sorte de jeu de rôle ? Triste spectacle d’une imitation heureusement non sanglante des us et coutumes judiciairement expéditives des régimes totalitaires nazis ou communistes. 
Aussi, l’élimination sans élégance du père se retourne-t-elle déjà, inéluctablement, contre la fille. Egarée par sa passion, coûte que coûte, du pouvoir, Marine le Pen n’a pas maitrisé sa pulsion d’en finir avec celui contre lequel elle est d’autant plus rageuse qu’elle lui doit tout : sa naissance, son nom, son héritage, sa carrière politique, et même un fascinant mimétisme dans ses modes d’expression et sa gestuelle.
 
Toujours est-il que finalement c’est Jean-Marie le Pen qui est victimisé et Marine le Pen qui est flétrie. Notre conviction, c’est que dans l’électorat du FN et bien au-delà dans le peuple français, ils sont encore nombreux ceux qui pensent ou sentent qu’il y a des choses qui ne se font pas".

Posté le 21 août 2015 à 22h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (23)

Bernard Antony : "Il y a des choses qui ne se font pas"

Bernard Antony analyse l'exclusion de Jean-Marie Le Pen à la lumière de sa propre exclusion du FN en 2004 :

"Je ne puis guère regarder la manière dont on vient de l’éjecter du Front National sans me souvenir des conditions de ma propre éviction en 2004 par le secrétaire général du parti, Louis Aliot. Voyant bien que si j’avais été le premier sur la liste des « indésirables », je n’allais pas être le dernier (...) 

Je regarde aujourd’hui le déroulement de sa propre élimination du parti dont il a été, lui, pendant quarante ans, le créateur et le chef. Elle se fait au mépris de toute piété filiale par sa fille après qu’il lui en ait transmis l’héritage. Je trouve cela indigne

Marine le Pen aurait pu en effet simplement et dignement exprimer sa ferme opposition aux regrettables déclarations renouvelées de son père, marteler qu’elles n’engageaient nullement le Front National. Cela lui aurait évité de perpétrer un parricide politicien qui demeurera sur elle, quel que soit son avenir, comme une tâche indélébile. Et le fait d’avoir fait exécuter son père en se gardant, avec M. Philippot, d’être présente à l’hallali, ajoute à la misère du procédé. 

Comment Marine, qui fut avocate et qui n’est pas sans intelligence, a-t-elle pu concocter d’envelopper son acte sous les apparences d’un pseudo-procès de la pseudo-justice d’un bureau d’excécution servile ?  Et comment l’avocat qui fut longtemps celui de Jean-Marie le Pen a-t-il pu se préter à cette sorte de jeu de rôle ? Triste spectacle d’une imitation heureusement non sanglante des us et coutumes judiciairement expéditives des régimes totalitaires nazis ou communistes

Aussi, l’élimination sans élégance du père se retourne-t-elle déjà, inéluctablement, contre la fille. Egarée par sa passion, coûte que coûte, du pouvoir, Marine le Pen n’a pas maitrisé sa pulsion d’en finir avec celui contre lequel elle est d’autant plus rageuse qu’elle lui doit tout : sa naissance, son nom, son héritage, sa carrière politique, et même un fascinant mimétisme dans ses modes d’expression et sa gestuelle. 

Toujours est-il que finalement c’est Jean-Marie le Pen qui est victimisé et Marine le Pen qui est flétrie. Notre conviction, c’est que dans l’électorat du FN et bien au-delà dans le peuple français, ils sont encore nombreux ceux qui pensent ou sentent qu’il y a des choses qui ne se font pas.

Posté le 21 août 2015 à 21h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Y a t-il des catholiques moins fréquentables que d'autres?

Non, la preuve : je lis la Vie. Alors pourquoi la Vie s'interroge-t-elle sur l'opportunité de la présence de Marion Maréchal Le-Pen à l'université d'été de la Sainte-Baume? D'emblée le journal oriente le débat

"Pour la première fois, un élu du Front national de premier plan est invité à prendre la parole en tant que catholique lors d'une rencontre organisée par des représentants de l'Eglise, dont l'évêque Mgr Dominique Rey. Les organisateurs, qui ont invité aussi des élus de droite et de gauche, soulignent leur volonté de promouvoir le dialogue. 

L'Eglise peut-elle mettre sur un pied d'égalité le Front national et les autres partis politiques légaux ? Doit-elle inviter des élus frontistes à débattre avec des élus d'autres partis plus classiques ? Pour des responsables du diocèse de Fréjus-Toulon et surtout son évêque Dominique Rey, la réponse est désormais oui. Ils ont invité Marion Maréchal-Le Pen le 29 août aux Universités d'été de la Sainte-Baume (Var), qui sont co-organisées par l'Observatoire socio-politique du même diocèse et par la Province des dominicains de Toulouse".  

La conclusion de l'article en dit long sur la route qui reste à parcourir.

"Plusieurs responsables ecclésiastiques n'ont pas osé nous donner leur point de vue sur ce sujet qu'ils jugent trop sensible. Ils ont peur de faire des vagues".

Rendez-vous compte, certains sont encore à la traîne : le dialogue avec tout le monde, mais pas avec une catholique du FN que l'on croise dans les pèlerinages de France. Le ridicule du "has been" et du ringard ne tue pas encore.

 

Posté le 21 août 2015 à 20h27 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (18)

Marine Le Pen et Florian Philippot n'ont pas lu Machiavel

Intéressante analyse de Nicolas Lebourg à propos de l'exclusion de Jean-Marie Le Pen du FN :

5783"En politique, Nicolas Machiavel (1469-1527) demeure assurément l’un des meilleurs maîtres. Florian Philippot et Marine Le Pen ne l'ont probablement pas lu, et c'est fort dommageable pour eux (...)

Dans le domaine de la cruauté, le maître florentin est explicite: «Il y a des cruautés bien pratiquées et des cruautés mal pratiquéesLes premières sont étendues et commises au début du règne afin de pourvoir à la sûreté du nouveau prince. Le prince arrivant au pouvoir doit déterminer posément toutes les cruautés qu'il lui est utile de commettre et les exécuter en bloc pour n'avoir pas à y revenir.

En acceptant de confier à son père la présidence d'honneur du parti en 2011, et en ne prévoyant pas à l'avance de voie de sortie, Marine Le Pen a emprunté le chemin inverse de celui décrit par Machiavel. Mais, pis, l'auteur italien nous enseigne sur l'étendue des problèmes posés par une faiblesse initiale. Il nous explique que les cruautés mal pratiquées, de peu nombreuses au début, «se multiplient avec le temps au lieu de cesser». Les sujets sont alors rongés par une continuelle inquiétude. Le prince est désormais contraint de toujours «tenir le couteau en mains»... ce qui finit par mal tourner. Voilà le meilleur éditorial sur l'état de la lepénie.

Une fois l'erreur commise, comment se débarrasser de celui que l'on a été trop faible pour éliminer dès le départ? Ce que Machiavel exprimera en termes brutaux dans l'Histoire de Florence («Quant aux hommes puissants, ou il ne faut pas les toucher, ou quand on les touche il faut les tuer»), il l'enveloppe davantage dans Le Prince, mais c'est exactement la même pensée, et elle est très claire:

«Sur quoi il faut remarquer que les hommes doivent être ou caressés ou écrasés; ils se vengent des injures légères; ils ne le peuvent quand elles sont très grandes; d'où il suit que, quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance

Florian Philippot et Marine Le Pen se sont mis dans cette situation. Pis, Marine Le Pen, en rejoignant son vice-président dans la position d'absents au Bureau exécutif, avalise les bruits qui l'accusent d'être sous son emprise (...). Et, même dépendante, sa main paraît tremblante... alors qu'elle a en compétiteur un Nicolas Sarkozy dont ce n'est pas le défaut (...)

Le problème sera sans doute moins l'évacuation d'un ténor âgé, qui a souvent dit lui-même qu'il était l'homme le plus haï de France, que l'incapacité de sa fille à faire fonctionner les statuts d'une association.

Les partis politiques sont juridiquement de simples associations sans but lucratif. Or, des associations loi 1901, il y en a 1,1 million en France, rassemblant 23 millions de personnes: nos concitoyens connaissent la réalité associative. Marine Le Pen se positionne comme une candidate crédible, sérieuse, et s'est même plusieurs fois offert le plaisir de critiquer des positions de la droite conservatrice en les traitant de démagogiques ou d'amatrices. Il ne sera pas forcément aisé d'arriver devant l'électorat conservateur en lui demandant de la préférer à Nicolas Sarkozy, pour un poste où elle veut sortir la France de l'euro, ou elle jouerait un rôle essentiel au Conseil de sécurité de l'ONU en rapprochant la France de la Russie, alors qu'elle n'arrive pas à faire fonctionner une association (...)

L'ex-frontiste Jean-Marie Le Pen n'en restera pas là. Car, et c'est chose fâcheuse pour Florian Philippot et Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen a une excellente culture classique. Il a lu Machiavel."

Posté le 21 août 2015 à 14h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

20 août 2015

Les impôts augmentés de 90 milliards d'euros sous Hollande

Du Figaro

"Un chiffrage détaillé réalisé en mars par le député UMP Jérôme Chartier montre que les hausses d'impôts ont été nettement supérieures aux baisses depuis le début du quinquennat de François Hollande : plus de 90 milliards d'euros d'impôts supplémentaires ont pesé sur les Français".

Posté le 20 août 2015 à 22h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

Jean-Marie le Pen est exclu du Front National

55d5e234667476c8bd811300Le bureau exécutif du FN vient de publier un court communiqué :

"A l'issue de la réunion qui s'est tenue ce jour, le bureau exécutif du Front national, réuni en formation disciplinaire, a délibéré et a décidé, à la majorité requise, l'exclusion de M. Jean Marie Le Pen comme membre du Front national. La décision complète et motivée sera notifiée prochainement à M. Le Pen."

Bruno Gollnisch, qui avait prévenu qu'en pareil cas il ne resterait pas sans réaction, avait déclaré plus tôt sans encore connaître la sanction :

"Ne doutez pas de la solidarité de nombreux Français à l'égard de Jean-Marie Le Pen. […] Mais beaucoup seraient meurtris, révoltés, par l'injustice envers un homme exceptionnel auquel, nous n'en doutons pas, l'Histoire rendre justice.

Quand je vois des personnes qui doivent l'essentiel de leur statut politique à l'action passée de Le Pen et de tous ceux qui l'on soutenu et entouré, participer à sa lapidation médiatique, je trouve que cela manque vraiment de décence"

Une "issue logique" pour Marine le Pen via l'AFP :

"Jean-Marie Le Pen a enclenché un processus dont il connaissait l'issue en multipliant les fautes depuis de longues semaines, qui ne pouvaient qu'entraîner une décision de ce type"

Bruno Gollnisch vient de déclarer de son côté sur BFMTV :

"Cette décision me paraît politiquement désastreuse. Moralement choquante."

Dans un entretien accordé au JDD, Marie-Christine Arnautu, pourtant membre du bureau exécutif, déclare qu'elle n'était même pas au courant de la décision :

"Je viens de l'apprendre en lisant le communiqué publié. Je suis très surprise, d'autant qu'en quittant le siège du parti, tout à l'heure, j'avais compris que le bureau exécutif devait se retrouver vendredi matin pour discuter de nouveau le sujet.

Certains, comme Louis Aliot ou moi-même, sont partis avant la fin des débats. Mais, encore une fois, nous devions nous revoir vendredi matin ou communiquer par mail. Je trouve très étonnant que le communiqué soit sorti aussi vite. C'est comme s'il avait été préparé en avance. Je réagis à chaud, mais je déplore cette décision et la méthode opérée. Tout cela est assez surprenant (...)

Son exclusion du parti aura un impact négatif sur le plan moral - on ne jette pas comme ça, à 86 ans, le père fondateur de son parti - mais aussi sur le plan politique pour le FN.

Je peux me tromper, mais les candidats FN aux prochaines régionales risquent de subir les conséquences directes de cette décision. Nous donnons l'image d'un parti divisé et une partie de nos militants peuvent être déçus."

Tout cela donne de belles perspectives de prolongations judiciaires puisque l'avocat de Jean-Marie Le Pen a annoncé qu'ils contesteraient la décision en justice. Quant à Jean-Marie le Pen, il a déclaré sur Itélé ne pas envisager se présenter en PACA en dissident et confirme son intention de se rendre à l'université d'été du FN :

"Il y a de la tristesse, c'est éprouvant quand on a l'impression de n'avoir commis aucune faute. Les sbires attendaient l'avis de Marine pour prendre la décision d'exclusion et mènent une chasse aux sorcières. Je pense que Marine Le Pen méprisera la justice, ce qui laisse préjuger avec inquiétude ce qu'elle pourrait être si élue à la présidence de la république. Le FN pour l'instant c'est moi qui l'incarne même si ce sont d'autres gens qui en sont à la tête"

Posté le 20 août 2015 à 20h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (61)

Crise au FN : procédure disciplinaire ahurissante selon Bruno Gollnisch

A quelques heures du bureau exécutif du FN (en direct ici) où Jean-Marie Le Pen risque une exclusion définitive du parti qu'il a fondé, Bruno Gollnisch a donné, une fois de plus, son avis ce matin sur Europe 1. Comme sur le reste et malgré sa présence à Nanterre, il n'est pas sûr qu'il soit vraiment écouté :

"Cette procédure disciplinaire est ahurissante, surprenante. Cette procédure m'apparaît superflue. La seule chose intelligente à faire serait de s'asseoir autour d'une table et de discuter (...)

Les membres du bureau exécutif doivent quand même en grande partie leur mandat de député, de député européen ou de conseiller général à l'action de Jean-Marie Le Pen durant des décennies. Certains membres du bureau exécutif sont dans des liens de subordination qui ne leur permettent pas d'être indépendants (...)

Je ne vois pas l'intérêt de sacrifier Jean-Marie Le Pen sur l'autel du politiquement correct. Il veut sa liberté d'expression, et je pense qu'il a fait suffisamment pour mériter cela. Marine Le Pen) souhaite dédiaboliser le FN, cette préoccupation en soi est légitime, puisque nous ne sommes pas des diables. Mais la liberté d'expression du fondateur du FN est compatible avec l'autorité de Marine Le Pen."

Les six membres "résiduels" du bureau exécutif du FN (Marine Le Pen et Florian Philippot se sont désistés) vont bien s'assoir autour d'une table avec Jean-Marie Le Pen et son avocat mais il est peu probable que la discussion soit apaisée...

Posté le 20 août 2015 à 12h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Ca sent les présidentielles : Hollande promet de baisser les impôts «quoi qu'il arrive en 2016»

Et en 2017 on rase gratis.

Posté le 20 août 2015 à 12h19 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)


     Archives > France : Politique en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > France : Politique en France