29 avril 2016

Ceux qui défileront le 1er mai seront exclus du FN

Le FN ne défilera pas le 1er mai mais organise un banquet Porte de la Villette, après le dépôt d'une gerbe par les seuls dirigeants en hommage à la sainte de la patrie.

En revanche, Jean-Marie Le Pen compte défiler : il a obtenu le feu vert du préfet de Paris pour occuper la rue de Rivoli et la place des Pyramides.

Selon RTL, Marine Le Pen va faire espionner le rassemblement de son père :

"Des personnes de confiance qui joueront les espions dans l'ombre du "vieux chef". Incognito, ils ont pour ordre de se mêler à la foule et même de prendre des photos qui serviront à enclencher, par la suite, les procédures d'expulsion. Le message est clair : tous ceux qui portent l'étiquette Front national n'ont pas leur place chez Jean-Marie Le Pen, qu'ils soient élus locaux, ou simples secrétaires de circonscription. S'ils osent braver l'interdiction, ils seront exclus du parti."

Posté le 29 avril 2016 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Les groupes terroristes profitent d'une véritable faiblesse de nos démocraties

Le colonel Bonneau, patron du GIGN, n'a pas mâché ses mots en clôture du forum Technology Against Crime (TAC) de Lyon ce vendredi

"Les groupes terroristes profitent d'une véritable faiblesse de nos démocraties, j'ose le dire (...) Le mode opératoire des terroristes est redoutablement efficace et très difficile à contrer, avec un "rapport coût-efficacité terrible pour nous. Ca peut taper n'importe où, n'importe quand, sachant qu'on attaque des cibles molles, pas renforcées. Le champ des possibles est très vaste.

Il faut être honnête et clair : on n'a pas vu en France les choses arriver. Malgré les attentats de Londres et de Madrid, malgré les événements en Afghanistan, au Pakistan. Si on ne les a pas vus, c'est parce que cela se passait loin de chez nous. Aujourd'hui, les ennemis vivent au contraire chez nous, dans nos villes et leurs banlieues. A part quelques personnages en novembre, tous ceux qui agissent sont Français. C'est avant tout une problématique de sécurité intérieure. C'est quelque chose qui nous a beaucoup surpris.

Ces terroristes vont rechercher un 11 Septembre 2.0. On est passé d'une entreprise centralisée et secrète à, aujourd'hui, une entreprise décentralisée qui marche sous forme de franchise."

Sera-t-il exécuté comme tous les militaires et agents de l'Etat qui osent dire la vérité ?

Posté le 29 avril 2016 à 18h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Accueil LMPT pour Bruno Le Maire à Versailles le lundi 2 mai

Bruno Le Maire sera à Versailles lundi 2 mai 2016 à 20 h00 Au Palais des Congrès 

Accueil du candidat à la primaire avec drapeaux, sifflets et bonne humeur… !

Posté le 29 avril 2016 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

Nicolas Bay : oui, le FN abrogera la loi Taubira

Interrogé par Caroline Parmentier dans Présent (dont le site internet vient d'être renouvelé), Nicolas Bay déclare :

B"[...] Il faut mener une lutte sans faiblesse face aux islamistes ! Et face à TOUS les islamistes, car je remarque que si l’on se focalise beaucoup sur les salafistes, on en oublie trop facilement les autres mouvances qui partagent en réalité la même matrice idéologique. Je pense notamment aux Frères musulmans, représentés dans notre pays par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), organisation avec laquelle des responsables politiques tels que Christian Estrosi ou Alain Juppé entretiennent de cordiales relations dans leurs villes respectives. Pour ma part, je considère que l’on ne doit pas distinguer les islamistes selon la longueur de leur barbe ou l’épaisseur du voile qu’ils imposent aux femmes. [...]

Les déclarations de Florian Philippot notamment sur le « mariage » homo sur lequel il a ironisé, laissant entendre qu’il ne s’agit pas pour lui d’un sujet majeur, ont provoqué une vive polémique. Est-ce que vous confirmez que vous abrogerez la loi sur le mariage pour tous si le FN arrive au pouvoir ?

Sur ce sujet, la position adoptée à l’unanimité par notre Bureau politique (dont Florian Philippot fait bien sûr partie) est claire et je la rappelle : oui, le FN abrogera la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Je n’ai pas lu où que ce soit que Florian Philippot aurait changé d’avis à ce sujet.

Comme dans tout groupe humain, il y a au FN des personnalités avec des parcours et des sensibilités différentes, mais chacun se retrouve dans le corpus commun tel que défini par notre présidente et par nos instances. Ces nuances font que l’on peut être plus sensible à tel ou tel sujet. Pour ma part, je considère que les enjeux et combats sont multiples mais liés et doivent être menés de front. C’est à mes yeux le même mouvement de globalisation et d’indifférenciation qui s’attaque aux nations, aux frontières, aux identités, et à la famille.

A droite on entend beaucoup de défiance contre Marine Le Pen. Elle a gagné beaucoup de voix à gauche mais elle n’arriverait pas à rassembler à droite. C’est un peu le sens des Rendez-vous de Béziers organisés par Robert Ménard fin mai. Il le dit lui-même : « L’incapacité du FN à prendre une région en décembre dernier, la place de Juppé très haut dans les sondages, tout concourt à décourager certains de nos amis, à penser que 2017 est déjà perdu. » Seul contre tous, le FN peut-il encore gagner ?

— Il me semble qu’une partie de votre analyse est erronée : lors des élections régionales, un grand nombre d’électeurs issus de la « droite » se sont portés sur les listes du Front national. Pas suffisamment pour que nous l’emportions, je vous le concède, mais la poussée a cependant été très forte. Et c’est justement pour cela que certains – dont les prébendes et places sont directement menacées par cette érosion électorale – tentent de caricaturer notre programme, nos positions et propositions. Face à cela, il s’agit pour nous de continuer à parler plus haut, plus clair et plus fort, notamment dans le domaine économique. En rappelant que l’Etat protecteur et la liberté d’entreprendre ne sont pas antinomiques, bien au contraire, ou encore que notre projet défend tout autant le protectionnisme qu’une politique fiscale tournée vers la défense des petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel du tissu économique de la France. Et pour évoquer les rencontres organisées à Béziers par Robert Ménard, je trouve sain et vivifiant que le débat intellectuel soit foisonnant au sein ou à la périphérie de notre mouvement. Tout ce qui permettra que le rassemblement des patriotes sincères se poursuive et s’amplifie autour du Front afin d’assurer la victoire de Marine Le Pen en 2017 doit être encouragé.

Posté le 29 avril 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

Après l'accueil des ministres, l'accueil des candidats

Dans la suite de La Manif Pour Tous et de l'accueil des ministres de François Hollande, harcelés par les défenseurs de la famille dans tous leurs déplacements, nous vous proposons une nouvelle activité ludique au cours de l'année qui vient : l'interpellation des candidats à la présidentielle sur la question du mariage.

Voici par exemple l'agenda de François Fillon, qui a renoncé à vouloir abroger la loi Taubira (et qui considère par ailleurs l'avortement comme un droit fondamental) :

  • Mardi 3 mai : 18h30 à 20h30 : Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux (92)
  • Lundi 9 mai : 19H00 : Salle des Fêtes, Avenue de la 2ème Division Blindée, Schiltigheim (67300)

Pour Jean-François Copé :

  • Lundi 2 mai à 18h00 : Centre André Malraux 112, rue de Rennes, 75006 Paris

Pour Alain Juppé :

Et ainsi de suite pour les autres candidats afin de leur rappeler l'importance de l'institution familiale, fondée sur l'union entre un homme et une femme.

Envoyez ensuite vos photos et vidéos, nous nous ferons un plaisir de les mettre en ligne.

ONLR.

Posté le 29 avril 2016 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

La majorité socialiste mise en minorité à l'Assemblée

On sent la majorité fébrile :

"Nous aimons beaucoup sur ce blog vous parler des « niches » des groupes non-majoritaires, et vous expliquer combien le sort des propositions de lois qui y sont inscrites est souvent écrit à l’avance. Quand il s’agit de l’opposition, comme ce jeudi (niche du groupe LR), le rejet est souvent la règle, même si parfois un consensus se crée (c’est même de plus en plus fréquent).

Pour la proposition de résolution de Thierry Mariani, visant à lever les sanctions économiques contre la Russie, la majorité avait prévu de voter contre. Le sujet est assez polémique, puisqu’il porte sur la politique de sanction de l’UE et de la France envers la Russie suite à l’annexion d’une partie de l’Ukraine.

Pourtant, elle a dû faire face à une forte mobilisation des députés LR, à l’abstention des Radicaux de gauche, et au vote favorable des communistes, des chevènementistes et des députés FN. Au moment des explications de vote, le groupe socialiste a bien essayé de rameuter un maximum de membres dans l’hémicycle. Les députés LR ont alors accusé le Président de séance (Denis Baupin, écologiste), de faire traîner en longueur les interventions, pour laisser le temps de grossir les rangs. [... Cela n’a de toute façon pas suffi : la proposition de résolution a été adoptée avec 55 voix contre 44. Notons que même le Président de séance avait tenté de faire pencher la balance en prenant part au vote.

Bien sûr, une résolution n’est qu’un vœu, que l’Assemblée transmet au Gouvernement. Sa force est d’autant plus réduite dans le domaine diplomatique (en 2014, une résolution sur la reconnaissance de l’Etat palestinien avait été adoptée…). Toutefois, si le gouvernement et la majorité ont déjà été mis en minorité lors des niches, les votes sur les propositions de résolutions sont des fusils à un seul coup. Il n’y a pas de seconde délibération (car pas d’amendement), et pas de navette (puisqu’elles sont propres à l’Assemblée).

La seule solution pour le groupe socialiste aurait été de demander un vote solennel, ce qui aurait eu pour effet de déplacer le scrutin à mardi après-midi, moment où il n’aurait pas eu de problème de mobilisation. Mais visiblement, ils n’avaient pas prévu le coup.

La résolution a donc été adoptée définitivement. Et c’est la première fois depuis 2012 qu’un texte est adopté définitivement contre l’avis du gouvernement et de sa majorité."

Posté le 29 avril 2016 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

La France, maltraitée par les partis politiques, souffre de l’absence de véritables chefs

Le général Didier Tauzin n' a pas apprécié les propos tenus par Alain Juppé à propos du général Soubelet :

13115796_10209308331164015_992090696_n-2"Tels sont les mots employés par Alain Juppé – ministre à six reprises ! –  à Science-Po le 25 avril dernier.

Comme beaucoup de professionnels de la stratégie électorale, Monsieur Juppé considère que la politique – devenue une véritable chasse gardée – doit être réservée aux seuls rentiers de la haute fonction publique. Les militaires ne cherchent pas les honneurs, mais placent le leur au service de leurs concitoyens.

Il est trop aisé de prendre pour cible les militaires qui sonnent l’alarme. C’est leur métier, c’est leur devoir. Le devoir de réserve est parfaitement légitime lorsque le peuple fait confiance au gouvernement et que le gouvernement fait confiance à l’armée dans ses domaines d’expertises. Ce n’est aujourd’hui plus le cas.

Ces liens ont éclaté depuis bien longtemps, la sécurité du territoire national n’est pas assurée, les Molenbeek français sont prêts à exploser, la fracture de la société est profonde et aucun homme politique ne semble pouvoir y remédier. Dès lors, le devoir d’expression prime sur le devoir de réserve.

La France souffre de l’absence de véritables chefs, la France est maltraitée par les partis politiques. Sans objectif clairement défini ni volonté ferme, une nation ne peut avancer, ni même se défendre. Les politiciens ne sont plus des chefs, au mieux ce sont de consciencieux fonctionnaires ou comptables, mais aucun ne sait diriger une équipe. Si Monsieur Alain Juppé s’exaspère vulgairement de l’intervention des officiers dans les affaires de l’Etat, qu’il soit bien conscient que c’est aussi son inaction qui les rend nécessaires.

En attendant, il est de notre devoir de parler et d’alerter le peuple quant aux graves événements qui pourraient advenir à court terme."

Posté le 29 avril 2016 à 09h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Du nouveau au Rassemblement Bleu Marine

Aurélien Legrand, membre fondateur de 2007 à 2010 du NPA et ancien candidat de la LCR en 2008, a rejoint le FN en 2013. Il est désormais vice-président du groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France et vient d’être promu par Marine Le Pen au poste de « délégué général auprès du secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine (RBM) ». Laurent de Boissieu livre son analyse sur Atlantico à propos du RBM :

"(...) Cette nomination permet principalement de promouvoir une nouvelle personnalité qui avait prouvé ses compétences lors de la campagne des élections régionales et qui est pleinement sur la ligne de Marine Le Pen. L’entourage de la double présidente du FN et du RBM martèle qu’il n’y a pas de courants internes et qu’il n’y a qu’une seule ligne, celle de Marine Le Pen. Cette langue de bois ne résiste cependant pas à l’analyse. Qu’il n’y ait pas de courants officiellement reconnus n’empêche pas une sourde lutte de sensibilités !

Au-delà de leur diversité, les invités des rendez-vous de Béziers, organisés les 27, 28 et 29 mai 2016 par le maire Robert Ménard (qui n’est membre ni du FN, ni du RBM), dessinent les contours idéologiques d’un autre FN que symbolise Marion Maréchal Le Pen. Un FN qui ne renverrait pas dos-à-dos la droite et la gauche mais qui voudrait incarner la "vraie droite". Un FN qui n’insisterait pas sur la défense de tous les Français sans distinction d’origine mais qui se poserait en défenseur des "Français de souche" (...) contre un prétendu "grand remplacement" par une immigration "extra-européenne". Un FN qui ne reprocherait pas à la gauche de gouvernement de se soumettre à l’"euro-libéralisme" mais qui lui reprocherait au contraire son étatisme. Un FN qui, pour reprendre la comparaison de Florian Philippot, n’estimerait pas que dans un programme la question du mariage homosexuel doit revêtir la dimension d’un bonsaï mais celle d’un baobab. Bref, un FN "identitaire" (...), libéral et conservateur. Il assez cocasse de savoir que Marion Maréchal Le Pen a fait élire sur sa liste aux élections régionales de décembre 2015 le chef de file des "identitaires" niçois, Philippe Vardon, alors que son adhésion au RBM avait été refusée par Gilbert Collard en octobre 2013 !

Or, si la ligne officielle du FN est effectivement celle de Marine Le Pen, les militants et les cadres semblent, à des degrés certes variables selon les thématiques, bien plus sur la ligne de Marion Maréchal Le Pen. Un exemple concret : l’orientation économique portée par Marine Le Pen. Celle-ci semble davantage représentée par un jeune disciple de l’économiste Jacques Sapir, obscur assistant parlementaire et membre du cabinet de Florian Philippot, que par Bernard Monot, pourtant lui-même parlementaire européen et "stratégiste économique" du FN. Les élections européennes de mai 2014 – à travers les postes d’assistants parlementaires – puis les élections régionales de décembre 2015, ont progressivement permis de promouvoir une nouvelle génération pleinement sur la ligne de Marine Le Pen.

La promotion dans l’organigramme du RBM d’Aurélien Legrand, premier vice-président du groupe FN au conseil régional d’Île-de-France, s’inscrit dans cette logique (...)"

Posté le 29 avril 2016 à 09h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Présidentielle 2017 : le candidat du jour

Il s'agit d'Alain Mourguy, un candidat hors parti issu de la société civile, qui a élaboré 40 propositions à retrouver ici.

Posté le 29 avril 2016 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

28 avril 2016

Proposition de loi visant à protéger l'embryon humain

L'excellent député Jacques Bompard vient de déposer cette proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale en justifiant (avec citation de Jean-Paul II) :

Unknown-6"[...] La défense du statut de l’embryon participe de la lutte contre la marchandisation de l’Homme. Emergence d’une nouvelle forme d’esclavage : les embryons cryo-conservés font désormais l’office d’un commerce, « vis artificiellement en pause » comme le souligne le docteur Alexandra Caude. La directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker, généticienne, insiste sur cette nouvelle forme d’esclavage, engendrant des générations d’enfants dépossédés de leur filiation, d’informations quant à leurs origines. Et le marché est vorace : jusqu’à deux mille dollars par enfant. Mais outre l’aspect financier, c’est au problème sous-jacent, éminemment éthique, dont il convient de s’alarmer : car l’inéluctable avancée du marché entraîne une sélection de nature eugéniste, proposant aux acheteurs de choisir la couleur des yeux, le quotient intellectuel des géniteurs : sélection artificielle, fondamentalement antinomique du caractère naturel de l’engendrement d’une vie.

D’autres domaines de la médecine s’en font l’écho : ainsi du plébiscite croissant des tests anténataux visant à « dépister » la trisomie 21 par l’intermédiaire d’une simple prise de sang : peu onéreux, l’émergence de ce type de test sur marché ne doit pas entrer en vigueur, au risque de généraliser un phénomène de sélection de l’homme, éliminé au prétexte d’une malformation chromosomique. Cautionner de telles logiques, aux enjeux financiers latents, revient à pratiquer un eugénisme discret. Jean-Marie Le Méné, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune l’indique : « selon le Comité consultatif national d’éthique, diagnostiquer 100 % des enfants trisomiques avant la naissance couterait un milliard d’euros si la sécurité sociale l’achetait pour le proposer à toutes les femmes enceintes. Elle n’est pas contre mais il faut que les prix baissent. C’est ce qui se passe actuellement. La concurrence joue entre plusieurs firmes qui fabriquent ce nouveau test ». Impact d’un libéralisme économique incontrôlé : l’État ne peut se soustraire au rôle éthique dont il se doit d’être le garant. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 s’en fait l’écho, soulignant qu’un handicapé mental dispose des mêmes droits que tous les autres citoyens ; il en va de même pour la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui rappelle son droit à fonder une famille.

Pour autant, la banalisation de la marchandisation se fait de plus en plus prégnante : pour exemple, la gestation pour autrui semble connaître une inquiétante légitimation, notamment par certains membres du corps médical peu scrupuleux de se soustraire aux lois. L’argument d’un meilleur contrôle des dérives exceptionnelles ne peut en aucun cas être cautionné : au même titre que le cas de l’avortement, dont les chiffres sont alarmants pour la conservation d’une dynamique démographique concluante, il en ressort davantage une logique de banalisation qu’une véritable mesure prise au service du bien commun. 

Conclusion 

La conception des droits humains, telle qu’elle est définie par le Magistère affirme que « le droit à la vie dont fait partie intégrante le droit de grandir dans le sein de sa mère après la conception, puis le droit de vivre dans une famille unie (…). En un sens, la source et la synthèse de ces droits, c’est la liberté religieuse, entendu comme le droit de vivre dans la vérité de sa foi et conformément à la dignité transcendante de sa personne » La Constitution s’en fait également l’écho, assurant dans son préambule que « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Et de fait : le droit à la vie est le premier d’entre tous, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; il « conditionne l’exercice de tout autre droit et comporte, en particulier, l’illicéité de toute forme d’avortement provoqué. » Le respect de ce droit est un « signe authentique de l’homme en tout régime, dans toute société, système ou milieu ».

La recherche opérée sur l’embryon, constitutif des premiers stades de développement d’un être humain, porte atteinte à la vie. Dans cette perspective, considérer qu’il est possible d’utiliser un être humain, même pour en soigner un autre, ne peut être légitimé ; les fondements de la médecine se font l’écho de ce précepte comme d’une loi universelle."

Posté le 28 avril 2016 à 21h35 par Michel Janva | Lien permanent

Enlèvement du Premier ministre ?

  Sans-titreff

Posté le 28 avril 2016 à 20h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Marion Maréchal-Le Pen et les valeurs de la République : seuls les idiots n'ont pas compris

Extrait d'une intéressante tribune de Philippe Bilger qui revient sur les propos tenus par Marion Maréchal-Le Pen :

"(...) Marion Maréchal-Le Pen, en se revendiquant républicaine contre ceux rares qui rêvent de la restauration de la royauté en France, avait déjà affirmé "ne pas comprendre cette obsession pour la République" (Charles) en soulignant cette évidence pourtant aujourd'hui si provocatrice que la France n'était pas née en 1789 et qu'elle avait eu une histoire avant la révolution.

A ce sujet je ne peux m'empêcher de songer à la saillie de Raymond Radiguet qui se plaignait d'avoir mal à la tête depuis 1789.

Marion Maréchal-Le Pen a renchéri en confessant qu'elle appartenait "à une génération un peu saoulée par les valeurs de la République... qu'on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu'elle recouvre, ce qui évite d'aller sur le fond des idées...Je ne confonds pas la Ve République, qui est un régime politique, avec la France..."

Immédiatement la machine à dénigrement s'est mise en branle puisque même un frontiste membre du cabinet de Marine Le Pen a éprouvé le besoin de rappeler - comme un avertissement - que "le lien entre la Nation et la République constitue l'axe central autour duquel s'articule la puissance française".

[Il s'agit de Eric Domard sur son compte twitter, dont les termes ont été repris presque littéralement dans le communiqué que Marion Maréchal-Le Pen a été contrainte de publier, NDPC]

S'affichant républicaine, Marion Maréchal-Le Pen ne semble pas en désaccord avec cette banalité superbe et rassurante mais il n'empêche qu'on comprend parfaitement ce qu'elle veut signifier quand elle dénonce l'usage abusif du terme "République" (...), qui sert à masquer les béances et les vides, à pallier les infirmités et à offrir un cadre solennel et superficiellement démocratique à des inconsistances ou à des poncifs.

Cette manière de colmater les brèches de l'intelligence avec la répétition lancinante de "République" (...) en définitive dégrade l'Histoire et affadit le respect. Elle est foulée aux pieds à force d'être nommée pour rien et à tout coup.

N'étant nostalgique d'aucun autre régime, partageant totalement le trait de Winston Churchill sur sa définition de la démocratie, heureux d'être et de vivre dans cette République française, j'ose cependant confirmer une forme de saturation devant tant de "République" sans cesse invoquées qui n'ont rien à voir les unes avec les autres et qui, paradoxalement, malgré l'unité qu'on espère de ce magnifique et historique concept, divisent plus notre pays qu'elles ne le rassemblent - les grandes fusions républicaines étant toujours suivies par des lendemains qui déchantent (...)"

Posté le 28 avril 2016 à 19h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Quelle stratégie pour les catholiques en politique ?

Suite aux tribunes successives (1, 2, 3) de Pascal Gannat (FN) et Sébastien Pilard (LR - Sens Commun), laïcs catholiques tous les deux et élus régionaux des Pays de La Loire, et à un an d'échéances électorales majeures, votre blog trouve opportun de préciser qu'il ne rentre pas dans le jeu du système partisan :

  • Logov3Toutes les stratégies politiques employées par des catholiques désirant oeuvrer au bien commun sont respectables. Après tout, si Sens Commun n'a pas réussi à inverser la tendance de l'establishment LR en 1 an, on ne peut pas dire non plus que le FN ait réussi à inverser le cliquet de la culture de mort après 40 ans de vie politique. L'éternel débat entre les partisans de la rupture avec les partis au pouvoir et ceux estimant au contraire qu'il faut (ré)investir ces partis pour les influencer de l'intérieur n'a pas à être tranché. Chacun a sa place avec ses talents et ses compétences. Les deux stratégies sont légitimes. Et à notre avis complémentaires.
  • Pour sa part, votre blog soutient l'union des forces vives - de TOUTES les forces vives -, à partir du moment où ces forces vives décident d'oeuvrer en faveur des principes non négociables (respect de la vie, défense de la famille, liberté de l'éducation) et du bien commun. A ce titre, nous soutenons l'union des droites, qu'elle soit électorale ou non. Le systèmes des partis a cet inconvénient majeur qu'il fait passer bien souvent l'électoralisme avant la défense du bien commun.
  • Par ailleurs, à côté des élus qui mouillent courageusement leur chemise en politique, il existe, de façon complémentaires, un certain nombre d'associations, de mouvements et d'oeuvres nécessaires à la progression des idées, que ce soit par le lobbying, le travail fondamental, le combat culturel, l'information, les manifestations... Ces oeuvres sont également complémentaires du combat électoral. Elles sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses à apporter leurs contributions aux idées politiques, signe d'une attente de la société civile. Désirer que celles-ci apportent leur soutien aux combats électoraux est une réaction naturelle mais, à notre avis, souvent contre-productive. Elles n'ont pas à entrer dans la politique politicienne, elles sont méta-politiques et apportent au contraire une contribution utilisable par tout candidat ou élu.
  • Votre blog rapporte et commente l'actualité, les propos, constate les faits et se prononce sur les actes posés au regard de la Doctrine sociale de l'Eglise et des Principes non négociables. A ce titre, il est regrettable que les élus de Sens Commun n'aient pas publiquement (avant la tribune publiée en réponse sur ce blog) manifesté leur désapprobation sur le vote du Pass contraception et d'autres subventions. Cela étant dit, critiquer des propos, des votes, ne constituent ni une remise en cause d'une stratégie ni un appel à voter ou ne pas voter.

Posté le 28 avril 2016 à 15h52 par Michel Janva | Lien permanent

Pays de la Loire : réponse du FN à Sens Commun

Suite à la réponse de Sébastien Pilard, Pascal Gannat, président du groupe FN au Conseil régional des Pays de la Loire, tient à préciser :

Pascal-gannat"J’ai souhaité répondre à Sébastien PILARD car ce débat n’est pas celui de deux groupes politiques, l’un majoritaire et gérant la région des Pays de la Loire, dont Sens Commun est doublement membre, puisqu’intégré aux REPUBLICAINS de l’ex (dans toutes les acceptions de ce mot)  villiériste Bruno RETAILEAU, l’autre d’opposition, celui du FN-RBM que je préside. 

En tant qu’ancien chef de cabinet de JM LE PEN, j’ai appris de lui deux leçons politiques : les idées fortes naissent du réel, et le réel est plus fort que les mots. De Marine Le Pen, qui m’a appelé au BP sans passer par l’élection habituelle du Congrès, une autre leçon : les mots ne cachent jamais longtemps l’absence d’actes concrets, ce qui est certainement lié à son statut de femme en politique.

Je répondrai donc à Sébastien PILARD simplement, en précisant que je n’ai envers lui aucune prévention d’ordre personnel et que j’avais même une forme de préjugé –illusoire ?-   favorable  pour lui avant de devoir constater les errances de Sens Commun.

1/ Voter par abstention ne consiste pas à quitter l’hémicycle au moment du vote, ce qui est une absence de vote, mais à faire connaître son choix lorsque le président de séance ouvre le scrutin. Le vote est nominatif selon la loi, même si par rapidité dans le travail de l’assemblée, le président regarde le choix de chaque président de groupe, ce qui nécessite cependant que chaque élu lève la main pour exprimer son vote. Les élus Sens Commun ont renoncé à l’abstention, et ont donc donné approbation volontaire à la reconduction de toutes les mesures de la gauche sur les sujets de société, mais bien au-delà, sur les coopérations internationales les plus aberrantes, et surtout les programmes européens négateurs de notre identité et de notre souveraineté.

2/ Je ne veux pas ici tout soupeser pour savoir si la bourse au mérite pour les lycéens est préférable à la suppression du Pas Contraception qui élimine la responsabilité parentale. Ni même si voter des prêts d’honneur à des projets économiques en….. Tunisie alors que tant de Français peinent à financer les leurs répond au principe de subsidiarité. Ni si les crédits accordés au Planning du tout IVG ne seraient pas plus utile pour aider des femmes à garder et à élever leurs enfants, plutôt que de financer l’accueil de réfugiés à forte démographie, puisque destinés à bénéficier à terme du regroupement familial. Ni savoir si la région aurait pu supprimer le maquis des aides aux entreprises pour leur préférer des garanties de financement indispensables aux TPE-PME. Sens Commun a fait le choix de préférer l’accessoire, celui de la com. sur le secondaire pour réfléchir à son action à venir sur le principal. Nous attendrons.

3/ Le FN et le Groupe que je préside en Pays de la Loire n’a pas vocation à remplacer Sens Commun, et à se cantonner aux sujets dits ‘’de société’’ en les détachant du réel, mais au-delà, à se substituer le plus rapidement possible aux REPUBLICAINS, car ce sont eux qui font obstacle au réel. La volonté politique du Front National n’est pas de réparer un système, mais de conduire un sursaut collectif pour la France  et les peuples d’Europe.

Sébastien PILARD parle de durée, de réflexions profondes et achevées, de finesse d’analyse, de long terme pour tenter de  résoudre l’équation urgence /efficacité, sous entendant que la réflexion serait absente au FN : je l’invite à relire les quelques dizaines de pages de notre programme régional, rédigé en région par des spécialistes et professionnels,  en matière de politique éducative, de culture et d’action sociale, et il comprendra ce que peut être une vraie politique de droite dans ces domaines. En niant les autres, on se contente de soi. Sens Commun a donc préféré une stratégie qui consiste à monter dans l’ambulance qui emmène la France vers la morgue en espérant s’emparer de la pédale du frein. L’élue centriste de la majorité auquel appartient S. PILARD qui a exprimé sa satisfaction de voir reconduites toutes les politiques de la gauche et particulièrement en faveur de ‘’toutes les formes de famille’’ me parait contrôler la pédale de l’accélérateur. Je pense même que c’est elle qui a programmé le GPS. Je ne monterai jamais dans un tel véhicule. Sortie de route assurée.

Ma tribune ne visait donc pas mes collègues de Sens Commun comme personnes, mais plutôt cette stratégie d’échec conceptuel initial.

4/ La raison en est simple et a été illustrée lors du débat sur le Budget primitif dans notre région : le taux d’épargne net, l’un des indicateurs majeurs de la santé financière d’une collectivité territoriale n’est assuré que grâce aux fonds européens. Merveilleux diront les optimistes, ou les souverainistes à courte vue, nous récupérons une partie de l’argent de  nos impôts, bien qu’amputés du coût de fonctionnement du double circuit du fisc français et de la technocratie bruxelloise. Mais la contrepartie, ce sont les programmes européens, y compris en matière éducative, en matière sociétale. Autrement dit, Sens Commun aura beau revendiquer des idées, dans le réel l’application, les actes de gestion du quotidien seront dictés par une entité aux antipodes des valeurs de la civilisation européenne gréco latine et chrétienne. Sébastien Pilard et Sens Commun pensaient tenir le pressoir à huile des idées au sein des Républicains sur les sujets de société, de la famille et éducation : on leur confié le pressoir,  mais les olives viennent de Bruxelles. Sens Commun prétend faire le tri dans le résultat de la pression de ces fruits avariés. Aucun chimiste n’est en mesure de le faire. Sens Commun pense y parvenir. 

5/ Cela peut intéresser ceux qui ont besoin de se rassurer, Sens Commun et ses électeurs bobos cathos : tout n’est pas encore perdu, un délai existe avant la chute, et nous pouvons donc, tels les derniers empereurs à Rome, revêtir les symboles du pouvoir, quelques sièges dans les assemblées régionales, quelques sièges de député. Comme remerciements d’avoir accepté d’être sous traitants des idées en cinquième rang : après Washington soutenant Bruxelles, Paris, les partis européistes, leurs majorités locales, vient leur sous composante Sens Commun. On mesure mieux son poids spécifique. On comprend mieux son volontarisme à géométrie ajustable : Sens Commun transforme en théorie stratégique de long terme ce qui n’est qu’impuissance initiale.

Conclusion : comme Sébastien PILARD, je suis père de famille nombreuse, catholique, j’ai été scout, parachutiste durant mon service militaire, etc….. j’ai donc tous les marqueurs du catho de droite conservateur, mais je souhaite ne pas conserver les institutions politiques, sociales, et même le capitalisme financiarisé qui appuie ses privilèges sur l’Etat socialisé, car la justice et la dignité de l’homme en sont absentes. Et je récuse ce monde embourgeoisé du catholicisme conservateur qui attend en permanence pour s’engager du côté du peuple souffrant que l’immigré qui occupe les quartiers populaires s’installe dans la maison d’à côté de la sienne. En attendant, ‘’on’’ réfléchit sur l’action à venir, et à la ‘’bonne’’ stratégie pour vaincre,  et on se paie de mots.

La question n’est donc pas celle de Sébastien Pilard, ni à la limite de Sens Commun, et des décisions dérisoires qu’ils revendiquent sur des sujets accessoires : elle est celle d’un système à rebâtir, qu’il faut combattre et abattre, et non habiller d’un emballage couleur d’eau bénite.

Parce que catholique, je pense aux pauvres, aux modestes, à ceux qui souffrent actuellement, à ces jeunes issus de la vieille souche française auxquels l’Europe des Républicains et de leur sous composante Sens Commun n’a rien à dire d’autre que l’odieux et ‘’adaptez vous, le monde bouge’’. Un discours de management, alors qu’ils attendent des idées fortes et qui parlent clair, parce qu’ils sont à 60 % dans une France périphérique et rurale qui meurt, lentement asphyxiée, et eux avec. Car les Français ont l’intelligence de leur situation si la politique leur parle de la France, et que c’est un discours de politique qu’ils espèrent, ancré dans leur réel, dans notre réel hérité. Non pas des ratiocinations sur la stratégie interne aux Républicains sur les délais à s’engager pour défendre des valeurs selon les petites exigences du Candidat JUPPE ou SARKOZY, ou FILLON, appelé à se rallier à l’un des deux. Un discours politique qui ignore les interdits des lobbys auxquels vous vous soumettez, une renaissance issue de nos racines françaises et européennes les plus solides et par lesquelles remonteront la sève et le renouveau.

A la limite, je suis indifférent aux débats à la française et si superficiels, sur les choix de société, s’ils doivent masquer l’essentiel : quels sont encore les moyens politiques que détiennent les Français pour sauver la France comme principe historique ? Tout le reste en découle. Je suis autant Jeanne que Lépante. Le cor de l’apocalypse se laisse voir pour l’Europe et vous, vous  jouez du flutiau.

Je vous le dis avec gravité : vos états d’âme sur votre retard à l’allumage me laissent froid. Que vous vouliez confisquer pour Sens Commun devenant sens unique la mobilisation des LMPT me désole par sa dimension boutiquière. Ce qui me passionne et m’émeut et me meut, ce sont ces Français angoissés et abandonnés, ils ont besoin de principes, mais surtout de savoir que ce qu’ils sont et que ce qu’ils aiment d’amour patriotique survivra. Clovis n’a pas tergiversé à TOLBIAC sur la longue durée. Il a choisi virilement, au sens premier du mot, la vertu de force, le combat. N’hésitez plus, foin des faux semblants bien pensants. In hoc signo vinces, ce n’était pas pour plus tard. L’urgence, c’est maintenant."

Posté le 28 avril 2016 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

27 avril 2016

Le génocide vendéen

En 20 minutes très pertinentes :

 

et pour diffuser l'information aux petits et aux grands, n'oubliez pas l'incontournable Petite Histoire des guerres de Vendée, disponible ici.

I-Moyenne-2523-petite-histoire-des-guerres-de-vendee.net

Posté le 27 avril 2016 à 19h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

Les subventions communautaristes de la ville de Paris

Contribuables associés s'est penché sur les subventions accordées par la Ville de Paris aux associations. Voici le Top 10 des subventions les plus choquantes, illustration des pratiques clientélistes de la "démocratie" :

"1.3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle dans ce premier « guide filmé » du fist ».

2. 30 000 euros à l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France). A savoir : Bruno Julliard, premier adjoint du Maire de Paris, avait été président de ce mouvement se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » de 2005 à 2007.

3. 13 000 euros pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».

4. 4 000 euros à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité ».

Contribuables Associés dénonce depuis des années les subventions de cette association politique, largement bénéficiaire de la réserve parlementaire et vivant sous perfusion d’argent public malgré son faible nombre d’adhérents.

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5. 10 000 euros à l’association KI PRODUCTION pour le projet « AQUA FOOT », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ». La maire de Paris s’agite à donner des coups de pieds dans l’eau… avec notre argent !

6. 20 000 euros à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. ( LGBT = Lesbiens Gays Bisexuels et Transexuels).

7. 44 500 euros à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop »

8. 5 000 euros pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine », rappelons que les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre civile espagnole.

9. 5 000 euros à l’association Pèlerinage en décalage pour l’organisation d’un « festival artistique israélo-palestinien ».

10. 10 000 euros pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiracist Movement ».

Source : Compte rendu du conseil municipal des 29-30 et 31 mars 2016.

En période de matraquage fiscal, la distribution de cette centaine de milliers d’euros de subventions est proprement scandaleuse. Chaque euro d’argent public devrait être dépensé dans l’intérêt de tous les habitants, et non pour satisfaire une communauté ou les associations des copains. Le Conseil de Paris dépense sans compter l’argent des citoyens : cela n’est pas admissible!

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, a récemment réagi contre la baisse des dotations de l’Etat à sa ville : on ne peut que l’inviter à rechercher des pistes d’économies en arrêtant de jeter ainsi l’argent public à la poubelle."

Posté le 27 avril 2016 à 15h30 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

Marion Maréchal-Le Pen "saoulée par les valeurs de la République"

7775656340_marion-marechal-le-pen-le-14-janvier-2014On ne peut pas lui donner tort, bien au contraire, à condition de ne pas extrapoler comme le font les médias encadrants :

"Je fais partie d'une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu'on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu'elles recouvrent. Cela évite, d'ailleurs, d'aller sur le fond des idées puisqu'à partir du moment où on dit 'valeurs de la République', on est exclu du pseudo-champ républicain (...)

Je ne confonds pas tout à fait les deux. La France, ce n'est pas que la République. Ça a commencé avant la République. Je n'oublie pas les 16 siècles de chrétienté qui ont précédé et voilà. La révolution française en fait partie mais elle ne se restreint pas à cela. J'invite d'ailleurs à travers cette phrase à dire à nos dirigeants politiques : 'peut-être explicitez un peu ce que sont les valeurs de la République'."

Posté le 27 avril 2016 à 11h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (30)

7 mai : les invités du colloque d'Action Française

Intervenants1

Pour s'inscrire c'est ici.

Posté le 27 avril 2016 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

Le député Fromantin veut abandonner le CDD

Le député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, publie une tribune dans Les 4 Vérités :

Unknown-2"S’il y a un constat que chacun peut faire, c’est que la vie des entreprises n’est pas un « long fleuve tran- quille »... La globalisation, les nouveaux modèles économiques, la concurrence ou les technologies les amènent en permanence à accélérer, ralentir, s’adapter, tester ou corriger, afin de se développer, voire, simplement, de survivre pour certaines. C’est cette réalité qui me semblait avoir été comprise par le gouvernement. C’est sur cette base que nous sommes nombreux à avoir soutenu le projet de loi « travail ».

En proposant une surtaxation du CDD (Contrat à Durée Déterminée), sans proposer de nouvelles formes de contrats de travail, la loi perdrait son principal attrait. Celui qui donne de la souplesse aux entrepreneurs pour les inciter à prendre le risque « d’accélérer », plutôt que de se résoudre à « ralentir ». De plus, cette surtaxation ne leur laisserait comme marge de souplesse que le recours à l’intérim qui a le double désavantage d’être une forme de travail très précaire et de leur coûter très cher. Notons enfin que les majorations de cotisations déjà applicables aux CDD n’ont eu aucun effet pour limiter le développement de ce contrat.

Cette évolution remettrait, en tout cas, en cause mon soutien à ce texte. Plutôt que de surtaxer le CDD, abandonnons-le et transformons le CDI (Contrat à Durée Indéterminée) pour en faire un contrat plus souple pour les entreprises et moins précaire pour les salariés.

Je propose de créer un contrat de référence, inspiré du CDI actuel, avec néanmoins trois variantes : le CDI traditionnel, le CDI de projet et le CDI d’intermittence. Les CDI «de projet» et «d’intermittence » permettraient aux entreprises de bénéficier d’une formule souple, soit pour s’adapter aux projets, aux surchauffes d’activité ou aux missions, soit pour répondre à l’intermittence de certaines fonctions, comme celles liées au spectacle ou aux activités saisonnières."

Posté le 27 avril 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2016

La loi de l'homme supérieure à la loi de Dieu

Ainsi prêche aujourd'hui la république en France née dans le sang des martyrs de la révolution et adoratrice de la déesse raison :

 

Posté le 26 avril 2016 à 18h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (25)

Financement du Pass Contraception : Sens Commun répond au FN

Suite à la tribune de Pascal Gannat, Sébastien Pilard nous envoie cette réponse :

"Le courage politique n’est pas lié au seul fait de dénoncer, mais de proposer une alternative crédible, et de la mettre en œuvre.

S.jpgSébastien Pilard, par la présente tribune, entend rétablir la vérité au sujet de la polémique sur le Pass Contraception, largement entretenue par quelques élus frontistes, au premier rang desquels Pascal Gannat, Président du groupe FN-RBM en Pays-de-Loire.

Il arrive que les élus d'une même majorité ne soient pas tous d'accord entre eux. C’est le cas chez Les Républicains, tout comme dans n’importe quelle formation politique. Le Front National n’échappe pas à la règle : est-il encore nécessaire de rappeler les divergences de points de vue qui ont opposé Marion Maréchal Le Pen, Marine Le Pen et Floriant Philippot  sur le mariage pour tous ou sur la suppression des subventions au Planning Familial ?

Mais contrairement à ce que certains proclament, c'est le fonctionnement classique et normal d'une démocratie de proximité.

L’élu qui ne le comprend pas est soit de mauvaise foi, soit ignorant des subtilités qui caractérisent toute vie en société, et, a fortiori, la vie politique, qui n’en est que le reflet…

Lorsque nous défendons des idées et des convictions qui sont devenues minoritaires en France, tant l’idéologie libérale-libertaire a gagné du terrain ces quarante dernières années, la question essentielle qui demeure est : que faisons-nous ?

Nous opposons-nous uniquement pour le principe d’être « opposé à », ou redoublons-nous d’efforts et de travail pour que le combat demeure et gagne du terrain ?

Celui qui dit que nous pouvons tout renverser du jour au lendemain est un menteur. C’est impossible. Pourquoi ? Parce que depuis 40 ans, nous avons déserté les champs de l’éducation, de la culture, des médias et de la vie politique. Depuis 40 ans, nous avons laissé à d’autres le soin de prendre part à la construction de la société qu’aujourd’hui nous décrions.

40 ans que cela dure… Et Sens Commun a été crée il y a seulement deux ans ! Nos élus départementaux et régionaux ne le sont que depuis quelques mois, quand certains élus FN le sont depuis des dizaines d’années, sans que rien n’ait évolué dans le bon sens sur le champ des valeurs dont ils se font aujourd’hui les porte-voix. Ce qui a été mis en place durant des années ne pourra être démonté que progressivement.

Nous avons tout un travail de persuasion à mettre en œuvre, pour convaincre les indécis de notre majorité ou tout simplement  les nombreux élus qui ne sont parfois ni sensibilisés à ces sujets, ni conscients des risques inhérents.

Pour ce qui est du vote des budgets de la région, le calendrier était très mauvais du fait du report des élections régionales en décembre dernier. Les commissions ont été installées uniquement fin janvier et les rapports pour le budget finalisés et votés en commission fin mars. En deux mois, il n’était pas possible de préparer un plan abouti pour mettre en œuvre une inflexion idéologique et culturelle solide et crédible sur des dispositifs initiés par la gauche depuis parfois une décennie.

Néanmoins, ce travail préparatoire long a d’ores et déjà été initié par nos élus qui ont pour priorité de travailler sur le fond car supprimer des mesures ne suffit pas, il faut proposer une vision globale et alternative.

D’ailleurs, il est regrettable qu’il n’ait pas été mentionné que les nouveaux budgets contiennent un grand nombre de bonnes mesures, comme :

- la suppression des aides aux transports pour les étrangers en situation irrégulière et les subventions pour les chrétiens d'Orient en Ile-de-France ;

- la suppression des subventions au Hellfest en Pays de Loire ;

- l’augmentation des aides aux lycées privés et rétablissement des bourses au mérite en Auvergne-Rhône-Alpes et en Pays de la Loire.

Sens Commun, incarnation politique de La Manif pour tous, a toujours été très clair quant à ses objectifs et ses combats parmi lesquels figure au premier plan la défense du droit de l’enfant à avoir un père et une mère en interdisant rigoureusement la PMA pour les célibataires et les couples de même sexe, en interdisant la GPA sur le sol français, en engageant une lutte internationale contre la GPA, et en réservant l’adoption aux couples hétérosexuels.

Sur le sujet du Pass Contraception, notre position est là encore très claire et connue depuis longtemps : nous y sommes opposés, dans la mesure où il viole la liberté éducative des parents (ce pass étant délivré à l’insu des parents) et déresponsabilise les jeunes.

Mais, de façon plus réaliste, au-delà même du fait que ce Pass est un échec, nous pensons que supprimer ce dispositif ne résoudra pas le problème de fond. Prendre ce problème à la racine, c’est reconnaître que ces situations découlent aujourd’hui de l’absence d’une éducation affective et sexuelle digne de ce nom dans nos collèges et nos lycées ; une éducation qui apprenne à nos adolescents à aimer et à gérer leurs émotions avant de leur apprendre à jouir ; une éducation qui leur enseigne à considérer l’autre comme une personne infiniment respectable, et non comme un objet de jouissance.

Avec les différentes enveloppes budgétaires récemment votées, nous souhaitons favoriser une éducation sexuelle et affective plus respectueuse de l'identité de chaque élève, les préserver des désastres de la pornographie et faire émerger une nouvelle vision du féminisme, en y associant les parents qui doivent rester les premiers éducateurs de leurs enfants mais aussi les professionnels de la santé, conseillers conjugaux et familiaux pour qu’ils s'engagent dans la formation à l'éducation affective et sexuelle.

Nos élus travaillent quotidiennement en faveur de l'avenir de notre jeunesse, des lois de bioéthique et de la famille durable, comme en atteste le succès, par exemple, de la préparation au mariage civil lancé il y a deux ans dans la mairie d’Asnières.

Il est aisé de dire le mal, mais il est plus noble de faire le bien.

Il est aisé, depuis son fauteuil de conseiller, de dire « non », mais il est plus noble de descendre dans l’arène pour trouver des solutions.

Le courage politique n’est pas lié au seul fait de dénoncer, mais de proposer une alternative crédible, et de la mettre en œuvre.

Les choses sont beaucoup plus complexes et moins simplistes que ne les présente Monsieur Gannat. Nous entendons être force de proposition et travaillons à l'intérieur de manière plus fine, plus subtile, plus pédagogique, et sans doute plus durable et plus performante.

Soyons sages et patients : c'est à force de persévérance que nous obtiendrons des résultats.

Nous ne nous considérons pas au-dessus de la masse, nous ne méprisons ni n’agressons pas nos adversaires politiques, nous ne sommes pas non plus victimes du syndrome de la blanche colombe, et en cela nous nous rapprochons d’une parole éclairée et pleine de vérité ; celle du Pape François : «Une identification des fins sans une recherche communautaire des moyens est condamnée à se traduire en pure imagination. »

Posté le 26 avril 2016 à 18h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (53)

En France, vis en Français !

Yves_roucaute_iafrateYves Roucaute, philosophe, professeur des universités, agrégé de science politique et de philosophie, écrit ce qui suit sur le sujet brûlant du multiculturalisme en France :

"Quand je suis ici, je ne jeûne pas ; quand je suis à Rome, je jeûne le samedi ; où que tu sois respecte l’usage local, écrit saint Augustin, en 396, au prêtre Casulanus. Bref : à Rome, vis comme les Romains. Le bon sens. Se plier à la culture du pays d’accueil, avec ses obligations et interdits, va de soi dans la plupart des pays. Qui oserait violer les règles de bienséance au Japon ? Qui, dans les pubs anglais les plus embrumés par l’alcool, s’adonnerait au crime de lèse-majesté envers la reine sans craindre d’être la cible du jeu de fléchettes ou d’un vol de cannettes ?

Curieusement, certains pensent qu’en France, il faudrait ne pas vivre comme les Français. Passons sur ces islamistes cheikhistes, proches du pouvoir saoudien, et salafistes, proches des Frères musulmans, qui prônent multiculturalisme et droit à la différence. Cocasse. Dans les pays où ils règnent, que ne défendent-ils cette idée ! Pourquoi une femme ne peut-elle se passer de tuteur en Arabie Saoudite ? Ni prendre le volant ? Ni refuser de porter l’abaya, cette robe noire couvrant l’ensemble du corps, sous peine de voir les muttawa, chargés de la répression du “vice”, la réprimer violemment ? Dire son christianisme ? 75 à 400 coups de fouet. Ne pas respecter le ramadan, changer de religion ? Décapitation possible. Des procès tribaux du Pakistan au totalitarisme du Hamas à Gaza, où est le multiculturalisme revendiqué à Paris ?

Le modèle du multiculturalisme serait constitutif de la nation américaine communautariste, nous dit-on plus sérieusement. Deux arrêts de la Cour suprême, en 1973 (San Antonio Independent School District v. Rodriguez) et 1974 (Milliken v. Bradley), qui justifièrent la politique de “discrimination positive” des “minorités” et de leur culture, avec affirmative actions, quotas, politically correctness, renforcerait cela.

Multiculturalisme ? Pas sûr. Assimilation à l’américaine plutôt. Un “creuset” éthique qui cimente les communautés, pas une maison de tolérance. Pour être naturalisé ? Avoir une “bonne moralité” conforme aux moeurs américaines pendant cinq ans, lire, écrire, parler et comprendre l’anglais, connaître les grands moments de l’histoire américaine et les institutions laïques. Avec un serment de renoncement à toute allégeance étrangère et de foi dans les valeurs universelles données par Dieu.[...]

Et, depuis mars 1994 (arrêt Hopwood v. State of Texas), c’est la débandade du politiquement correct. La Cour suprême a interdit la prise en compte du facteur racial dans l’enseignement supérieur. En novembre 1996, 55 % des électeurs californiens mettent fin aux programmes sociaux de discrimination positive. Les autres États suivent. Communautés, d’accord, culture américaine, d’abord.

Et la France ? Première nation civique du monde, modèle des Pères fondateurs américains, elle est fondée depuis Clovis sur l’assimilation. Sa force ? Sa « virtù », disait Montesquieu, son éthique : valeurs universelles et laïcité d’origine judéo-chrétienne, mémoire commune du grand récit historicomythique depuis les Gaulois, coutumes locales et patriotiques, mode de vie généreux. À l’intérieur de ce cadre : « Fais ce que tu veux. »Une culture qui rend le Français plus sensible que l’Américain aux dérives qui menacent sa République. La burqa ? Un droit pour les femmes de la communauté musulmane, déclare Obama qui ignore les ruses de la tyrannie. Quand bien même un individu voudrait être esclave, cela ne se peut, tonne le Frenchie. Pas sur ses terres. Ses terres spirituelles. Ses terres laïques. En France, depuis plus de mille ans : vis comme un Français. Ou sors. Et si la France un jour meurt, ce sera de l’oublier."

La France est en train de l'oublier, contrainte et forcée.

Posté le 26 avril 2016 à 16h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Le Rendez vous de Béziers : la droite sans complexe

Jean-Yves Le Gallou participera le samedi 28 mai au Rendez-vous de Béziers, en particulier à la table ronde consacrée au thème « Immigration : Que fait-on ? » Il indique à Boulevard Voltaire :

Posté le 26 avril 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Le mépris de Juppé : "Un militaire, c'est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s'en va"

Tout est contenu dans cette phrase à propos du général Soubelet devenu sous-citoyen pour Juppé. Répugnant et sans commentaire. Au moins de ma part...

Posté le 25 avril 2016 à 20h33 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (61)

Jean-Louis Debré tente de forcer un barrage policier

UnknownL'ancien ministre de l’Intérieur président du Conseil du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a tenté d’intimider un policier pour pouvoir passer un barrage

Bloqué par un barrage policier en raison de la manifestation anti loi travail place de la République, à Paris, Jean Louis Debré, à bord d’une Peugeot 508 banalisée police, fait un demi tour et franchit une ligne continue. Un des policiers le remarque, le stoppe à un feu rouge et lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation. Jean-Louis Debré baisse alors la vitre teintée de sa voiture :

«Je suis de la maison. Vous devez me faire passer !».

Le brigadier lui demande de présenter sa carte de police. Debré précise qu’en fait, il n’est «pas vraiment de la police» mais «un ancien ministre de l’Intérieur» et qu’il «roule d’ailleurs avec un véhicule du SPHP» (Service de Protection des Hautes Personnalités, nldr). Le policier ne se démonte pas et lui demande les papiers du véhicule. Jean-Louis Debré n’a ni carte grise ni attestation d’assurance mais sa carte d’identité et son permis de conduire. L’homme politique téléphone alors à un commissaire de police qu’il connait et tend le combiné au fonctionnaire qui refuse de le prendre et, toujours en ligne, demande au brigadier son RIO (matricule) et le service auquel il est affecté

Au final, Jean Louis Debré, qui venait de chez ses « petits-enfants» avec la voiture du SPHP «qu’ils m’ont prété pour faire des courses» et se rendait à son domicile, passe le barrage. «C’est bon ! Partez», m’a dit le brigadier. Il sera demandé au policier d’écrire un rapport sur l’incident.

Un haut-fonctionnaire commente :

«Il est quand même gonflé ! Debré fait la morale à tout le monde dans son bouquin («Ce que je ne pouvais pas dire»), écrit que «Au sommet de l’Etat, certains se croient tout permis et traite Rachida Dati de «petite fille gâtée» !

Posté le 25 avril 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Départementale partielle en Meuse: échec du FN face à l'UDI

Il s'agissait du seul canton de Lorraine gagné par le FN lors des départementales de mars 2015 mais dont les résultats avaient été ensuite invalidés (il n'y avait que 26 voix d'avance).

Les candidats UDI ont obtenu 57,79% des voix, contre 42,21% pour ceux du FN.

Le PS avait été éliminé au premier tour.

A 43,36%, le taux de participation a été un peu plus élevé qu'au premier tour.

En 2015, le FN était en tête au premier tour à 33,74%, suivi par l'UDI (28,84%), le PS (23,76%) et LR (13,67%). Un an plus tard, les candidats UDI sont arrivés en tête au premier tour, avec 41,16% des voix, devant le FN à 38,81% et les socialistes à 20,02%.

Posté le 25 avril 2016 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

La décadence de la République

Maxime Tandonnet s'inquiète de la prolifération du nombre de candidatures à la présidentielle :

Presidents-OK"[...] Cette explosion du nombre des candidatures est un signe supplémentaire, un symptôme patent, de la vertigineuse désintégration de la vie politique française.

Tout d'abord, elle est le signe de la banalisation de la fonction présidentielle, qui n'a jamais cessé de s'aggraver depuis la mort de Georges Pompidou. Le président a perdu le prestige souverain qui s'attachait à sa personne au début de la Ve République et faisait de lui le guide de la France. Désormais privé de l'autorité morale, de l'image de sagesse et de visionnaire qui faisait jadis de lui un monarque républicain, il est devenu un personnage public comme un autre, une sorte de «super député» dont le territoire national est l'unique circonscription. Loin d'être perçu comme le chef de la Nation, il se présente aujourd'hui bien davantage comme le réceptacle des frustrations et des échecs, un symbole d'impuissance publique et une sorte de bouc émissaire français. Le chef de l'Etat incarne aujourd'hui «Monsieur Tout-le-monde». Il est logique que le poste attire tant de vocations: chacun se sent la capacité à assumer une fonction publique ressentie comme banale, ou à tout le moins, «normale»...

Ensuite, cet appétit présidentiel reflète un néant politique croissant. La fonction élyséenne, tout en étant banalisée, se retrouve hyper médiatisée. Le chef de l'Etat est présent du matin au soir dans la presse et les caméras de télévision. Toute la vie publique semble se concentrer dans ses faits et gestes, à l'image d'un régime d'opérette. Et quand on ne parle pas de lui, il n'est question que de ceux qui convoitent sa place... Ce culte de la personnalité à outrance sert à masquer le vide et l'absence de projet, d'idées, de volonté, de sens d'un destin collectif. Il exprime aussi la perte de tout esprit du bien commun. Jadis, sous la IIIe, la IVe, la Ve à ses débuts, servir efficacement et utilement la France comme Premier ministre ou ministre, voire député ou sénateur, prendre une part dans l'oeuvre collective d'un gouvernement ou d'une majorité, constituait un immense honneur et suffisait à combler la carrière d'un homme ou d'une femme politique. Désormais, il faut être président de la République à tout prix; étinceler sous les dorures de l'Elysée, ou rien. Pourquoi? Parce que l'obsession narcissique d'être «numéro un» n'en finit pas d'écraser le sens de l'intérêt général et de contribuer au décrochage de la France, en Europe et dans le monde."

Posté le 25 avril 2016 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

La gauche qui gagne! C'est possible même si ça faisait longtemps...

Rien n'est gagné pour les républicains : 

"Ce sera bien Karine Daniel qui prendra la suite de Jean-Marc Ayrault dans la 3e circonscription de Loire-Atlantique. La candidate PS l'a emporté au deuxième tour, ce dimanche, avec 55,44% des voix, selon des résultats définitifs. Elle affrontait Matthieu Annereau (LR). La participation a été très faible, à 22,72% sur l'ensemble de la circonscription. Il s'agit de la deuxième victoire socialiste sur 19 partielles depuis le début du quinquennat". 

Posté le 24 avril 2016 à 22h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (22)

Le double jeu des autorités françaises à propos des chrétiens d'Orient

Yannick Moreau, député de la Vendée littorale et Secrétaire national « Les Républicains », a répondu aux questions du Rouge & Le Noir. Extraits :

"Pouvez-vous nous donner des nouvelles du groupe de travail sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée nationale, groupe dont vous êtes membre ? Quelles en sont les actions et les propositions politiques ?

Unknown-69Aux côtés de Véronique Besse, ma collègue député de Vendée, c’est maintenant Claude Goasguen (député de Paris), lui aussi fervent défenseur des chrétiens d’Orient qui copréside le groupe d’études, succédant à Valérie Pécresse élue présidente de la région Ile-de-France.

Le groupe de travail continue d’auditionner et de récolter le maximum d’informations afin de pouvoir faire avancer la situation des chrétiens d’Orient. Nous avons soutenu notre collègue Jean-Frédéric Poisson quand il a déposé une demande de commission d’enquête sur l’origine et le financement de Daech, dont on sait qu’il transite par la Turquie.

Plusieurs députés membres de ce groupe contribuent par ailleurs concrètement à une aide matérielle, que ce soit par la recherche de logements ou l’attribution de subvention aux associations comme l’Oeuvre d’Orient, Fraternité en Irak ou SOS Chrétiens d’Orient.

A titre plus personnel, je suis très choqué de constater que les autorités françaises négligent les demandes légales d’asile en rallongeant les délais de délivrance des visas pour les minorités religieuses, notamment chrétiennes. L’Etat a plus de prévenance pour les migrants économiques illégaux de Calais que pour les familles dont le Parlement européen a reconnu qu’elles sont victimes d’un génocide !

Le double jeu que mènent les autorités bloque les procédures d’asiles qui sont en chute libre depuis des mois. Le délai d’attente pour obtenir un visa est aujourd’hui de 11 mois ! Entre janvier 2015 et janvier 2016, le nombre de visas accordés par la France est passé de 300 à 84 soit une baisse de 72% alors que la demande ne cesse d’augmenter. [...]

Alors qu’elle semble impuissante à stopper la montée de l’islam en France, la laïcité n’est-elle pas en train de faire disparaître notre identité et nos racines chrétiennes ?

Le laïcisme forcené de certains n’est évidemment pas une solution à la radicalisation islamiste. Les seules conséquences de cette idéologie sont des attaques encore plus vives contre notre patrimoine et notre culture. Ici une église qu’on détruit, là un calvaire qu’on retire, ou encore une crèche « ostentatoire »… Après avoir fait disparaître des manuels d’histoire les apports de la chrétienté pendant des siècles en France, il s’agit maintenant de faire disparaître le patrimoine chrétien, trop visible aux yeux de certains.

La révision constitutionnelle de février dernier fut l’occasion de soutenir un amendement proposant d’inscrire dans la Constitution les racines chrétiennes de la France. Dans le respect d’une saine laïcité qui distingue les sphères temporelles et spirituelles. Pourquoi vouloir opposer la société et toutes les religions, alors que 90 % des problèmes vient de l’incapacité de l’islam à se réformer et à s’intégrer.

Mais ce n’est pas à la politique de décider ce que doivent croire ou non les gens. C’est à chacun de voir s’il lui semble vital de maintenir et de faire vivre cette tradition. N’attendons pas toujours des autres ce que nous devrions commencer à mettre en place nous-mêmes.

Crise migratoire, droit d’asile, revendications islamiques,… Est-il possible d’avoir une politique de droite sur ces sujets quand les alliances politiques des Républicains se font au centre ?

Je suis un homme politique de droite. Je connais mon Histoire politique et mes valeurs. Notre parti, dans sa folle course aux égos, recherche son identité. Trop souvent on entend des voix dissonantes qui lorgnent vers le centre. C’est une erreur. Nos compatriotes qui nous font confiance attendent de nous la clairvoyance et le courage. C’est ce que veulent nos militants et la très grande majorité de nos élus. Il suffit de donner la parole aux adhérents pour le constater. En 2012, la motion Droite Forte était arrivée largement en tête, bousculant tout l’establishment.

Les dernières élections régionales ont confirmé les attentes des électeurs de droite. Ce sont bien les candidats clairement de droite qui l’ont emporté, à l’image de Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.

Je ne suis pas un ardent partisan des primaires, mais je reconnais qu’elles peuvent donner la parole aux électeurs pour rappeler aux candidats qui nous sommes et ce que nous voulons. Dans cette perspective, je soutiens la démarche du collectif Horizon, lancé par l’UNI, La Droite Forte et Sens Commun. [...]"

Posté le 24 avril 2016 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2016

L'Humanité est au plus mal et pourrait disparaître

Il s'agit du Le quotidien le plus subventionné en France sans compter l'annulation de dette vis-à-vis du trésor public accordée par l'Etat en 2013. Personne ne se plaindra de sa disparition :

Ob_e2a75a_les-titres-de-presse-les-plus-aides-e

L'Humanité, c'est ça :

Staline-humanite

Posté le 23 avril 2016 à 14h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

La révolution culturelle politique annoncée par Sens commun n’a pas encore commencé

Extrait de la tribune de Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional des Pays de Loire :

"Au lendemain des élections, Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens commun, se félicitait d’avoir appuyé Bruno Retailleau, présenté comme un homme de convictions, attaché à l’identité nationale, ainsi qu’à la famille traditionnelle.

Or, Bruno Retailleau avait préféré favoriser sur sa liste les candidatures UDI et MoDem, les mêmes qui appelaient à voter PS en 2012, plutôt que des candidats Sens commun. Sur 54 candidats éligibles, seulement 3 places pour Sens commun, contre 19 pour les centristes, une seule pour le PCD (...)
  
À la suite du premier vote du budget primitif, un constat s’impose : reconduction à 100 % des politiques culturelles et sociales de la gauche. Financements maintenus ET votés par Sens commun pour :
AIDES, associations LGBT communautariste,
– l’AFEV, association gauchiste étudiante anti-FN, gavée de subventions régionales, 
le Planning familial du tout-IVG et politisé,
le Pass contraception, qui délivre des pilules abortives aux mineures hors autorité parentale.

En bref, tout l’édifice culturel, des « solidarités » et du « social » le plus politisé et communautariste, ou idéologisé et artificiel. Aucune mesure en faveur des familles et des femmes qui travaillent en éduquant leurs enfants, aucune proposition culturelle rompant avec le mainstream de la gauche…

Sébastien Pilard, fondateur de Sens commun, Roch Brancour et Maxence de Rugy, élus Sens commun des Pays de la Loire, doivent l’admettre : la révolution culturelle politique tant annoncée par Sens commun n’a pas encore commencé. Aucun d’entre eux n’ayant, d’ailleurs, osé s’exprimer contre la théorie du gender lors du débat obligatoire sur l’égalité homme-femme, tandis qu’une élue centriste se réjouissait dans l’hémicycle de ce que la politique de la gauche, surtout en faveur de « toutes les formes de famille », ait été reconduite.
 
Le mouvement Sens commun éditorialise dans Le Figaro pour expliquer qu’il incarne une droite décomplexée qui « ne lâche rien », puis passe des compromis qui deviennent abandons, que ce soit en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Pays de la Loire (...)"

Posté le 23 avril 2016 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Le gouvernement se souvient qu'il doit célébrer Jeanne d'Arc

Jeanne-d_arc-823Invité par le maire LR d'Orléans, Olivier Carré, le ministre de l'Économie et des Finances présidera le 8 mai les fêtes orléanaises célébrant Jeanne d'Arc. Une première pour un membre du gouvernement depuis... 2008 avec Rachida Dati, qui remplaçait Nicolas Sarkozy ayant décliné l'invitation du maire. Le cabinet d'Emmanuel Macron a défendu toute manoeuvre politique de la part du ministre.

«Il a été invité par le maire d'Orléans, dans le cadre d'une fête. Et, il a accepté, c'est tout». «Il a accepté, car le 8 mai est une fête nationale. Si l'on fête la fin de la seconde guerre mondiale, on célèbre aussi la libération de la France par Jeanne d'Arc. Une figure nationale.» «Si Emmanuel Macron est convié à cette fête, c'est pour redonner du sens à notre histoire. Il ne faut pas laisser Jeanne d'Arc au Front National. Il pourra lors de ces fêtes s'exprimer sur notre histoire et ses racines.»

Pour mémoire, la loi du 10 juillet 1920 est toujours en vigueur :

Art. 1er. – La république française célèbre annuellement la fête Jeanne d’Arc, fête du patriotisme.
Art. 2. – Cette fête sera a lieu le deuxième dimanche de mai, jour anniversaire de la délivrance d’Orléans.

Art. 3. – Il sera élevé en l’honneur de Jeanne d’Arc, sur la place de Rouen, où elle a été brûlée vive, un monument avec cette inscription :

A Jeanne d’Arc
LE PEUPLE FRANÇAIS RECONNAISSANT

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat. Fait à Rambouillet, le 10 juillet 1920.

Posté le 23 avril 2016 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2016

Marion Maréchal–Le Pen et Louis Aliot seront à Béziers au rendez-vous de Robert Ménard

Bruno Larebière analyse pour Atlantico la réunion de la droite hors les murs organisée par Robert ménard à Béziers fin mai. Extrait :

Capture d’écran 2016-04-22 à 18.12.02"La spécificité de cette "droite hors les murs", ainsi appelée parce qu’elle ne reconnaît dans aucun parti, ne se limite pas à quelques singularités sur les questions de société, ni même à des positions économiques différentes du "national étatisme" du Front national. Si cette droite est "hors les murs", c’est justement parce qu’aucun parti ne porte ce qu’elle estime être le cœur du combat, à savoir la défense de notre civilisation, qui est, selon elle, menacée de l’extérieur par les vagues migratoires et, de l’intérieur, par l’adoption de textes comme celui du "mariage pour tous" qui va bien au-delà de la réforme sociétale, ainsi que l’avait expliqué Christiane Taubira elle-même en revendiquant une "réforme de civilisation". 

Le Rendez-Vous de Béziers, comme l’a baptisé Robert Ménard, est surtitré : "Pour ne pas attendre 2022 !" Cette phrase exclamative se veut une invite à l’électorat de droite, qui ne se reconnaît dans aucun des candidats annoncés pour la présidentielle de 2017, à agir sur les présidentiables pour ne pas être contraints de faire l’impasse sur 2017, en se projetant déjà sur une éventuellement recomposition post-présidentielle qui dégagerait un candidat pour 2022.

Robert Ménard a très bien compris que la tentation du vote blanc est grande dans cet électorat de droite, qui partage les constats formulés par Eric Zemmour dans son dernier livre, Le Suicide français, et le dégoût comme l’espérance de Philippe de Villiers dans Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, mais se désole de ne pas voir d’incarnation politique pour le représenter.

Robert Ménard croit, ou se force à croire, qu’il est encore possible d’influencer lesdits candidats et c’est tout le sens de ces journées, qui doivent déboucher sur la présentation de "50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite", également appelées "programme minimum de salut public". Ces mesures seront issues de travaux organisés sous forme de tables rondes et elles seront présentées aux candidats déclarés, pour approbation, totale ou partielle, ou rejet…

Le plateau prévu est de qualité et couvre un large éventail de la droite puisqu’on y trouve aussi bien l’entrepreneur libéral Arnaud Dassier, qui avait contribué à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, que l’avocat Gilles-William Goldnadel, le criminologue Xavier Raufer, l’ancien ministre de Jacques Chirac et ancien président de la FNSEA, François Guillaume, l’essayiste Jean-Paul Brighelli, figure de proue du courant pour une "refondation de l’école" , le philosophe Alain de Benoist, le journaliste du Figaro Ivan Rioufol ou François Billot de Lochner, président de la Fondation de service politique. Les tables rondes couvrent l’ensemble des sujets majeurs et les intitulés sont interrogatifs, parfois de façon très ouverte comme celle sur l’économie : "Plutôt Thatcher ou plutôt Colbert ?"

On peut déjà être certain que les débats et les productions seront de qualité et on peut aussi attendre de ces journées un succès populaire tant l’attente est grande, dans tous les réseaux de cette droite "hors les murs", à l’égard de cette initiative et, au-delà, à l’égard d’une tentative de structuration, même informelle, de tous les courants qui seront représentés.

Cela ne veut pas dire pour autant que les travaux de Béziers vont trouver leur traduction électorale.

La politique étant affaire de rapport de forces, l’attention qui sera portée par les candidats aux "50 mesures patriotes" qui leur seront soumises dépendra, elle, de la présence ou non de "poids lourds" de la politique, c’est-à-dire de personnalités de la droite française pouvant influer sur une part non négligeable de l’électorat. Or là, c’est l’inconnue.

Pour l’heure, seuls Marion Maréchal–Le Pen et Louis Aliot, deux figures du Front national donc, ont confirmé leur présence. Il est évident que la présence de Philippe de Villiers ou de Nicolas Dupont-Aignan, voire celle d’Eric Zemmour qui est un prescripteur important, donnerait à ce Rendez-Vous un poids politique tel qu’il ne pourrait être ignoré par les prétendants à la présidence de la République.

Alors qu'Alain Juppé fait toujours la course en tête pour la primaire Les Républicains, son éventuelle investiture n'ouvrirait-elle pas un boulevard à droite pour un mouvement comme celui-là ? A quelles conditions ?

Cette question répond en partie aux objections formulées à l’égard du Rendez-Vous de Béziers par certaines figures du Front national, en particulier par Florian Philippot, qui, dans un tweet à double lecture faussement consacré au lancement de sa formation par Emmanuel Macron, a raillé "le fantasme de l’union des droites", avant de minimiser l’importance du combat de La Manif pour tous en le comparant à la culture du bonsaï. Si cette "droite hors les murs" ne se reconnaît pas dans le FN, c’est en partie à cause de la ligne impulsée par Florian Philippot et acceptée par Marine Le Pen, une ligne "ni de droite ni de gauche" qui se refuse à embrasser le combat pour la civilisation.

Le numéro deux du Front national craint qu’une montée en puissance de la "droite hors les murs" ne vienne contrecarrer sa stratégie exclusivement souverainiste. Il s’efforce donc de contenir sa montée en puissance, tout en sachant très bien qu’elle est déjà très majoritairement partagée dans les rangs du FN comme l’a montré la standing ovation que Marion Maréchal a reçue le 10 mars dernier devant les 358 conseillers régionaux du FN réunis à Paris : elle a été acclamée juste après avoir dit qu’elle se battait pour ces idées-là…

Toutefois, cette droite "hors les murs", plus proche sociologiquement d’un vote pour les candidats de la droite dite classique, se reconnaîtrait encore moins dans une candidature d’Alain Juppé, dont le programme politique est dans la continuité de la pratique chiraquienne de l’atermoiement sur fond de concessions idéologiques à la gauche. Pour parler clairement : Alain Juppé n’est rien d’autre, pour cette droite qui sera à Béziers, que le meilleur candidat de la gauche pour 2017.

C’est pourquoi vous avez tout à fait raison : la désignation d’Alain Juppé, favori des sondages, serait de nature à renforcer la constitution de ce pôle droitier en un mouvement qui lui serait hostile, avec une adjonction de cadres et de militants supplémentaires en provenance des Républicains, renforçant l’hypothèse d’une autre candidature. Car s’il est un candidat, à la primaire pour le moment, dont on peut anticiper la réaction aux "50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite" qui sortiront de Béziers, c’est bien Alain Juppé, qui ne leur opposera, dans le meilleur des cas, qu’un silence dédaigneux. [...]"

Posté le 22 avril 2016 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

Le “ni droite, ni gauche” est aussi superficiel que vain

Lu dans L'Action française 2000 :

Une_2930"Emmanuel Macron a lancé, début avril, un énième parti politique. Son positionnement officiel – ni à droite, ni à gauche –, finit par confirmer l’existence de subdivisions (d’ aucuns les qualifieraient plus poétiquement de “nuances”) au sein de chaque mouvance partisane : une aile droite au PS (sans oublier son aile gauche représentée par les “Frondeurs”), une aile gauche chez Les Républicains, idem au FN, et des “ni droite, ni gauche” chez les uns comme chez les autres.

[...] Sentant les Français peu à peu gagnés par un sentiment de dégoût à leur égard, nos politiciens professionnels inventent des formules pour « faire de la politique autrement ». Le créneau “ni droite, ni gauche”, un temps occupé par le FN (lui-même, l’ayant emprunté au général de Gaulle vitupérant, à son heure, contre le « régime des partis »), paraît faire des émules, tous azimuts : Jean-Pierre Raffarin suggère un « pacte républicain » avec le gouvernement Valls pour lutter contre le chômage ; Yves Jego et Arnaud Mon- tebourg propulsent un « vive la France » transpartisan ; Jean-Pierre Chevènement caresse l’ utopie de conduire, « au-delà des logiques partisanes », l’improbable attelage d’« une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan » ; Barbara Pompili, en rupture de ban avec son parti EELV, envisageait elle-aussi, avant son entrée au gouvernement, une « plateforme citoyenne », ni de droite, ni de gauche, bien que scrupuleusement « républicaine ». Toutefois, à bien y regarder, tous ont en commun des postures que l’on dénommerait “situationnistes” (rien à voir avec l’ organisation marxiste debordienne), tant il est patent que tous cherchent d’abord à se démarquer de leurs attaches partisanes originelles. Un peu comme si, pressentant un inévitable naufrage, chacun essayait de rompre avec ce qu’ il tiendrait, implicitement mais nécessairement, pour des entreprises en état de faillite. Cette démarche est à la fois pathétique et d’un profond cynisme. Ils sont incapables de s’affranchir de la démo-oligarchie qu’ils ont toujours connue. Or, vouloir se débarrasser d’ une étiquette, pour ne s’en voir affubler aucune autre, suppose, en toute logique, de ne pas rentrer à nouveau dans une logique de parti. En d’autres termes, s’émanciper du PS ou de l’UMP, comme de leurs innombrables clones ou alliés, implique de recouvrer une certaine liberté de pensée, de parole et d’action. Bref, se départir de tout parti, y compris celui que l’on serait naturellement conduit à créer, conformément à sa vision du bien commun. Mais, c’est encore là que le bât blesse, car il conviendrait également de ne plus se laisser intellectuellement enfermer entre ses barrières idéologiques initiales. [...]

Nous mesurons combien le “ni droite, ni gauche” est aussi superficiel que vain, tant il est aux antipodes de l’enjeu fondamental, au cœur de toute politique : la conservation du bien commun, dont l’homme constitue le principal « souci ». La politique est bien cette attention perpétuelle portée à l’homme et à sa civilisation. À ce stade, la question brûle les lèvres de savoir si, de cette conception ontologique de la politique, se déduit mécaniquement un type de régime. Sans hésiter, nous pensons que la monarchie s’impose de facto car elle a pour elle de se situer hors d’atteinte de la fureur indomptable des passions, à commencer par celle de se faire élire, réélire et reconduire sans cesse. [...]"

Posté le 22 avril 2016 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

En 2017, la victoire est possible. Encore faut-il changer de stratégie

Robert Ménard déclare au Rouge & Noir :

Article_menard-2"[...] il y a urgence à prendre le pouvoir. Cela n’exclut donc que ceux qui le veulent ou les quelques-uns qui préfèrent s’enfermer dans le témoignage ou la provocation.

Que l’on se sente proche du FN, de Philippe de Villiers, des Républicains, de Nicolas Dupont Aignan, je crois que sur l’essentiel, et notamment l’identité, nous sommes d’accord. La question pour 2017 est donc : qu’allons-nous faire de cette convergence théorique ? Allons-nous laisser un Juppé venir au pouvoir ? Sommes-nous incapables de peser ?

Voilà pour le souhaitable. Pour ce qui est du réalisable, nous en saurons davantage après le rendez-vous de Béziers. Nous sommes à un an de l’élection. Par définition, tout est possible. Même le meilleur.

Pourquoi avoir choisi comme slogan pour cette manifestation « Pour ne pas attendre 2022 » ?

En réaction à une sorte de résignation que je sens gagner de nombreux gens de droite. L’incapacité du FN à prendre une région en décembre dernier, la place de Juppé très haut dans les sondages, tout concourt à décourager certains de nos amis, à penser que 2017 est déjà perdu.

Or, je pense, au contraire, que la victoire est possible. Encore faut-il changer de stratégie. Majoritaires idéologiquement, nous devons réaliser la synthèse pour l’être politiquement. Seul contre tous, le FN ne peut rien, sinon s’en remettre à de graves circonstances. Quand on voit que Hollande est unanimement rejeté mais que, dans les sondages, il bat Marine Le Pen ou n’est battu que de très peu, cela en dit long sur le chemin qu’il y a à parcourir. [...]

Marine le Pen, président du Front national, affirme que ce dernier n’est pas un parti de droite. Êtes-vous d’accord et, si oui, ce positionnement ambigu est-il soutenable à moyen terme ?

Ce n’est pas l’opinion de ses électeurs. Dans leur immense majorité, ceux qui votent Le Pen se positionnent à droite. Par ailleurs, il faut distinguer le positionnement idéologique et le politique. Se dire ni de droite ni de gauche, c’est un petit jeu à la Macron. Je ne pense pas que Marine Le Pen soit sur cette ligne...

Il me semble, en l’espèce, que le « ni droite ni gauche » traduit une sorte de confusionnisme, plus ou moins organisé, qui, laissant planer toutes les ambiguïtés possibles, permet toutes les postures imaginables. Plus prosaïquement, on a l’impression de pouvoir ratisser plus large.

Or, c’est une erreur. D’un point de vue politique, au regard du fonctionnement de la Ve république, refuser d’être de droite, c’est se condamner à rester sur la dernière marche avant le pouvoir. La chose pouvait se concevoir quand le FN était à 10 % ou même à 20. L’isolement ne permettait pas un rapport de force favorable. A 30 %, le rapport de force devient possible. Encore faut-il le préparer. Encore faut-il savoir tendre la main. Encore faut-il comprendre qu’il y a plus d’avantages à prendre le risque de s’ouvrir qu’à rester dans la quiétude d’un splendide isolement. [...]"

Posté le 21 avril 2016 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent

Il ne manque tout de même pas de laïcs engagés n’ayant pas participé à la création de Terra Nova

Suite à la réaction violente et confuse de Patrice de Plunkett, qui ne voit pas en quoi cela pose problème de confier une responsabilité aussi importante au sein de la CEF à un des fondateurs et membre du conseil d'administration de Terra Nova, dont le sous-titre est "La Fondation progressiste" (voir aussi ici), le site le Rouge et le Noir, à l'origine de l'information, reprise dans ce post, précise les points suivants suite à l'article de Radio Notre-Dame :

"L'article de M. de Plunkett est un procès d’intention : il n’est question nulle part du cardinal Barbarin, ni d’un complot contre sa personne ; ni davantage d’une éventuelle appartenance à la franc-maçonnerie de M. Christnacht. Notre article note que M. Christnacht n’était pas en fonction pendant le vote de la loi sur le mariage homosexuel.

Le R&N constate surtout que les évêques eux-mêmes n’avaient qu’à s’incliner devant cette décision, prise par la présidence ou le Conseil permanent de la CEF. Auraient-ils tort de s’inquiéter d’une nomination si polémique ?

Il ne s’agit pas tant de voir dans cette affaire une ingérence insupportable de l’État ou une manœuvre obscure de la Franc-Maçonnerie – autant d’accusations invraisemblables au regard de la réputation (qu’elle soit méritée ou non) de M. Alain Christnacht – mais plus simplement une imprudence objective de la CEF.

Chaque fois qu’un cas de pédophilie est malheureusement constaté dans un diocèse, il faut faire preuve de tact, de délicatesse, de souci pastoral, et, surtout, de justice. Il aurait été plus avisé de confier cette mission à absolument tout le monde, sauf à un politique – en particulier quand les intérêts et positions de celui-ci sont si souvent contraires à la volonté de l’Église, comme le prouve sa participation à la Fondation Terra Nova (passée sous silence dans le communiqué de la CEF). Pourquoi n’avoir pas confié cette responsabilité à une personne plus habituée au fonctionnement des tribunaux plutôt qu’à un ancien membre de cabinets ministériels, par exemple ? Pourquoi avoir confié ce poste à une personnalité bénéficiant d’un large réseau de journalistes et d’hommes politiques à gauche ? Il ne manque tout de même pas de laïcs engagés n’ayant pas participé à la création de Terra Nova…"

Concernant l'appartenance supposée à la franc-maçonnerie de ce dernier, Patrice de Plunkett semble tout simplement avoir pris comme référence une accusation d'un simple lecteur ayant déposé un commentaire sur le Salon beige en 2010. Alain Christnacht avait tout simplement réfuté à l'époque cette accusation en laissant lui-aussi un commentaire sur le Salon beige six mois après sans que personne ne mette en doute ce démenti...

"A propos de l'invitation à évoquer des sujets de bioéthique qui m'avait été faite par la Conférence des évêques de France, mon nom est précédé de l'expression "le franc-maçon". Je tiens à préciser que je ne suis pas et n'ai jamais été franc-maçon. Alain Christnacht"

A défaut de construire une argumentation solide et sourcée, Patrice de Plunkett montre qu'il vient donc de temps en temps, comme Alain Christnacht, s'informer sur le Salon beige où il reste le bienvenu malgré nos divergences de vue...

Posté le 21 avril 2016 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

FN : Florian Philippot hostile à un collectif sur la famille

Revenant sur les propos de Florian Philippot concernant la loi Taubira («La culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant qu’on va lancer un collectif sur le sujet.»), Minute révèle :

2767_page_01"[...] Tout a été dit ou presque sur cette affaire, sauf que Philippot n’a pas parlé par hasard de « collectif sur le sujet ». Depuis plusieurs mois, Marie-Christine Arnautu, tout aussi vice-présidente du FN que l’est Philippot, manœuvre pour essayer de susciter la création d’un Collectif Famille au sein du Rassemblement Bleu Marine. Ce dont Philippot, qui a réussi à avoir la haute main sur la quasi-totalité de ces collectifs, ne veut pas entendre parler, ainsi que tous ceux qui appartiennent à ce lobby gay qui n’existe pas.

[...] A travers cette polémique infantile, ce sont bien deux lignes qui s’affrontent, et deux camps : ceux pour qui le « mariage pour tous » est un sujet mineur et ceux pour qui il est une « réforme de civilisation » comme l’avait reconnu Christiane Taubira ; ceux pour qui les « questions sociétales » sont secondaires et ceux pour qui les « questions de civilisation » sont primordiales.

[...] Au sein du FN, la ligne civilisationnelle est clairement majoritaire. Marion Maréchal–Le Pen, qui l’incarne, intervenait le 10 avril devant les 358 conseillers régionaux du parti réunis à Paris. Alors qu’elle venait de réitérer sa volonté de se battre pour ces idées-là, et non pour des sondages, la quasi-totalité des élus présents s’est levée pour l’ovationner. On n’a jamais vu un bonsaï se redresser d’émotion devant Philippot."

Posté le 21 avril 2016 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

Les 20 mesures de la dernière chance

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique, déclare à Anne Le Pape dans Présent :

Capture d’écran 2016-04-21 à 12.26.56"A qui s’adresse 2017, le manifeste de la dernière chance ?

Le Manifeste 2017 s’adresse à toute la classe politique. Chaque élu et membre du gouvernement en ont reçu un exemplaire. Ce qui fait 40 000 envois, quand on compte les ministres, les députés, les sénateurs et surtout les élus locaux (maires, conseillers régionaux communaux et de départements). Mais il s’adresse également au grand public, à commencer par les deux millions de sympathisants que compte France Audace, afin de les tenir au courant de notre opération. Celle-ci consiste à demander aux candidats à la présidentielle de se prononcer sur chacune des 20 mesures que nous proposons. Chacun recevra une note sur 20, et les résultats seront communiqués dans la presse avec une couverture nationale.

Ce titre n’est-il pas un peu alarmiste ? Ou considérez-vous au contraire que nous avons de la chance... de disposer encore d’une dernière chance ?

Le temps n’est plus à la précaution oratoire. Notre pays est victime d’une déconstruction en règle depuis au moins 40 ans. Les résultats de ces politiques successives se traduisent par des catastrophes dans tous les domaines, que ce soit au niveau économique, social, moral ou culturel.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, qui est le plus flagrant, j’évoquerai le problème (euphémisme) migratoire. Depuis des années, notre pays est contraint d’accueillir 400 000 immigrés, dont la moitié, ce qui est une aberration, légalement. Quel travail leur donner quand nous connaissons un tel chômage structurel ? Où les loger ? Sans compter l’incapacité d’assimiler ou d’intégrer cette population dans la communauté nationale. Résultat : communautarisation, conflits ethniques, islamisation de pans entiers du territoire, attentats... Il faut arrêter cette folie avant qu’il ne soit trop tard. Et ce trop tard arrive malheureusement trop vite. [...]"

Posté le 21 avril 2016 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

Quand un chef rougit de son camp sur les plateaux télé, son camp rougit de lui dans les urnes

La dernière mode est de se dire "Ni de droite, ni de gauche". Et pourtant, l'électeur continuera toujours à s'inscrire dans ce clivage soi-disant dépassé. On connaissait cette tendance au sein du FN, surtout marquée par la volonté de dissocier les souverainiste des mondialistes mais aussi et surtout pour courtiser l'électorat de gauche. Mais cela semble gagner tout le monde, même Macron, tandis que NKM se déclare quant à elle "à la fois  de droite et de gauche".

On s'y perd et c'est surtout symptomatique d'un manque évident de courage politique comme le souligne ce billet de Charles Rouvier sur Boulevard Voltaire :

Ni_droite_ni_gauche"Le 17 avril passaient Eugénie Bastié et Florian Philippot au « Supplément » de Canal+. « C’est la première fois, sur ce plateau, que j’ai autant de gens de droite », s’amuse ingénument le présentateur, qui enchaîne sur une autre phrase, sans plus y penser, quand Philippot l’interrompt d’un grincement : « Je ne suis pas de droite, je ne suis ni de droite ni de gauche. » Et Eugénie Bastié de rebondir : « Moi non plus. (...)

Arton1262Je ne dois pas être le seul à me demander comment la gauche, structurellement minoritaire dans l’opinion du pays depuis la Libération, et aujourd’hui plus que jamais, conserve un pouvoir quasi hégémonique dans la politique et les médias. Voici au moins une partie de réponse : ceux qui sont de gauche se disent fièrement de gauche, mais ceux qui sont de droite disent « ni droite ni gauche » ou bien « oh non, moi, vous savez, je suis au-dessus des chapelles, je suis… mmmh… vous voyez ? » Bah non, on voit pas (...)

Ce refuge dans une sorte d’agnosticisme politique délivre un message troublé, offre une indécision apparente et tout cela n’est pas bon. L’énorme peuple de droite qui a porté au pouvoir cinq Présidents sur sept au cours de la Ve République est laissé là comme un amour adultère, à qui on concède de longues étreintes sous les alcôves, et qu’on fait semblant de ne pas connaître dans les dîners mondains.

« Quiconque rougira de moi dans ce monde, je rougirai de lui dans ma gloire et celle de mon père », dit le Christ. Quand un chef rougit de son camp sur les plateaux télé, son camp rougit de lui dans les urnes, dans la rue, au travail, en famille (...)

Bien évidemment, on comprend la volonté de ne pas être assimilé aux représentants gauchisés de l'UMP/LR qui courent depuis des années derrière la gauche en refusant systématiquement de revenir sur les lois ou réformes votées par cette dernière. C'est pourquoi, il faut revenir aux différences philosophiques entre la droite et la gauche comme Chantal Delsol l'a souligné dans un texte important. Extraits :

"(...) Etre de droite, c’est croire, comme Aristote ou comme l’Europe chrétienne, que l’homme entretient dans sa fibre le mal avec le bien, et qu’il convient donc de prendre garde aux perversions possibles des mesures politiques même quand elles sont excellentes et de ne pas partir du principe que débarrassé des structures mauvaises, l’homme redeviendrait bon (...)

La droite croit au contraire que l’homme par nature n’est jamais porté instinctivement au bien commun, qu’il est aussi égoïste que désireux de solidarité, que sans profit personnel il ne travaillera pas. L’homme s’aime soi-même, et il aime ses œuvres, qui le poursuivent et le déploient. Sans propriété privée, par exemple, il devient passif et indifférent. Il s’agit donc d’organiser une société où même les intérêts égoïstes fabriquent de la solidarité. Il est vrai que la société qui valorise le profit privé a été capable de fournir à tous, ou à presque tous, une vie plus décente, à partir de la prise en compte des intérêts individuels. Ce que les socialistes ne lui pardonnent pas : comment la « démocratie de marché » a-t-elle pu servir le bien commun en partant d’intentions si douteuses, alors que le socialisme réel, nourri d’intentions si pures, fabriquait partout du malheur à la chaîne ? Le destin est-il injuste ? Non : simplement le socialisme n’imaginait pas que l’homme put avoir quelques caractères bien à lui, en dehors de ceux que les gouvernants et les moralistes voudraient lui conférer de l’extérieur.

Sous cette acception, la droite inscrit l’homme dans une « nature » imprégnée par le mal, tandis que la gauche voit l’homme comme une créature indéterminée, capable de devenir ce qu’elle veut (...)"

Posté le 21 avril 2016 à 12h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (38)

Election partielle : Entre l'UDI et le FN, le PS ne choisit pas

Lors du premier tour de l'élection départementale partielle sur le canton de Saint-Mihiel (55) dimanche, après l'invalidation du scrutin de mars 2015 qui avait vu la victoire du binôme frontière, l'UDI est arrivé en première position avec 41,16 % des suffrages (1332 voix), devant le FN et ses 38,81 % (1256 voix) et le PS avec 20,02 % (648 voix). Les socialistes sont donc absents du second tour. A peine les résultats connus, ils ont annoncé qu'ils ne donneraient aucune consigne de vote.

Le taux de participation était de 39 %.

Posté le 21 avril 2016 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

L’IVG n’est pas un acte anodin

Vu sur Boulevard Voltaire :

"Le ministère de la Santé, sous l’égide de Marisol Touraine, avait lancé, quarante ans après la loi Veil, en septembre 2015, une campagne pour le droit à l’avortement : « L’IVG, c’est mon droit. » Six mois après, Charlotte d’Ornellas a enquêté auprès de jeunes femmes qui ont connu cette douloureuse épreuve et que les services du ministère avaient, pour certaines, contactées en vue de témoigner. Mais, finalement, le ministère s’était ravisé : ces jeunes femmes n’étaient pas dans la (gauche) ligne du ministère. Un reportage et des témoignages bouleversants."

 

Posté le 21 avril 2016 à 10h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le député-maire LR d'Orléans invite Emmanuel Macron à présider les fêtes de sainte Jeanne d'Arc

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron présidera le 8 mai à Orléans les fêtes de Jeanne d'Arc, a annoncé le député-maire d'Orléans Olivier Carré (Les Républicains). Le député-maire a souligné que M. Macron

"incarne le changement de génération dans les affaires politiques auquel je suis très attaché". "Cela fait un certain temps qu'un ministre en exercice n'est pas venu aux Fêtes de Jeanne d'Arc".

Il aurait invité Philippe de Villiers, cela aurait fait sans doute scandale... N'oublions pas qu'aucun représentant du gouvernement n'a fait l'effort de se déplacer au Puy du Fou pour le retour de l'anneau de la Pucelle.

Posté le 21 avril 2016 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

La liberté d'expression va faire d'incalculables progrès…

Le projet de loi "Egalité et Citoyenneté" a été présenté en Conseil des ministres. De quoi museler encore plus la liberté d'expression (cliquer sur les images pour les agrandir):

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L'antiracisme est un bon business : la LICRA recrute un attaché de presse à 40 000€/an. C'est mieux que d'être ouvrier chez Doux.

Posté le 21 avril 2016 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

La soupe est bonne au Parlement

Trouvé dans le Bulletin Quotidien du 20 avril :

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Posté le 21 avril 2016 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent

Hollande hospitalisé

Unknown-65Le père de François Hollande, Georges Hollande, a été hospitalisé à Cannes dimanche 17 avril 2016. Ce médecin à la retraite aurait été victime d'un malaise cardiaque. 

A l'occasion de cette actualité, les médias reviennent sur le passé politique très à droite du père de l'actuel président socialiste. Georges Hollande s'est présenté plusieurs fois à des élections dans la région de Rouen, notamment aux municipales en 1959, sur une liste de droite. Six années plus tard, il a été de nouveau candidat à Bois-Guillaume, où sa liste a été battue par les gaullistes. Georges Hollande était proche de l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, figure nationaliste des années 1960 et un proche de l'OAS. Il défendait l'Algérie française. 

Posté le 21 avril 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2016

Le SIEL rendra hommage à sainte Jeanne d'Arc le 1er mai à Paris

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Posté le 20 avril 2016 à 20h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Pour 2017, la gauche s'engagera sur l'élargissement de la PMA pour les homosexuels

Nous voilà prévenus :

Invitée mercredi dans Questions d'Info, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes a défendu la mise en place de la procréation médicalement assistée (PMA) à destination des homosexuels à l'issue de l'élection présidentielle de 2017.

"Je n'ai pas changé de position, cela fait cinq ans que j'aie la même. Dès lors que la procréation médicalement assistée, le recours à l’insémination artificielle est ouvert aux couples hétérosexuels je ne comprends pas pourquoi on le refuse aux couples homosexuels", explique la ministre des Familles, et d'assurer : "Le candidat de gauche qui sera candidat en 2017, et élu en 2017, portera incontestablement cet engagement."

Posté le 20 avril 2016 à 16h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

59% des Français favorables à la suppression du regroupement familial

Lu ici :

"Une large majorité de Français (59%) se dit favorable à la suppression du regroupement familial (…). 41% des personnes interrogées se déclarent pour le maintien du regroupement familial. Les plus hostiles à cette disposition figurent dans les rangs des sympathisants du Front national (92%) et des Républicains (73%). A contrario, 75% des sympathisants du Front de gauche et 64% des sympathisants du Parti socialiste sont pour.

Le regroupement familial a été mis en œuvre le 29 avril 1976 sous le mandat de Valéry Giscard d'Estaing pour offrir la possibilité à un étranger arrivé en France de faire venir son époux(se) et ses enfants (…) "

Konk-Immigrés

 

Konk53Dessins de Konk

Posté le 20 avril 2016 à 11h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Prolongation de l'état d'urgence de deux mois supplémentaires : le coup d'état permanent

Coup-51901Sophie Coignard commente le souhait de Maniel Valls de prolonger de deux mois supplémentaires l'état d'urgence en France :

"Son mentor François Mitterrand a publié en 1964 Le Coup d'État permanent, un pamphlet dans lequel le futur locataire de l'Élysée pendant 14 ans critique avec vigueur la Constitution de la Ve République et dénonce le pouvoir personnel du général de Gaulle. Plus de quarante ans après, François Hollande a cru pouvoir inventer le coup d'état d'urgence permanent. Il a ainsi voulu tirer parti des attentats terroristes pour convoquer l'unité nationale et neutraliser dans le même mouvement la droite en la prenant au mot."

Posté le 20 avril 2016 à 11h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Il y a des ordres au plus haut niveau pour que les manifestations soient encadrées brutalement

201604201219-fullInterrogé sur la polémique liée à l'affiche de la CGT dénonçant les violences policières en marge de manifestations récentes, Philippe Martinez évoque des "débordements organisés au plus haut niveau". N'aurait-il pas pu s'en rendre compte beaucoup plus tôt notamment en 2013 lors des manifestations de la Manif pour Tous :

« Le message de cette affiche peut paraître un peu brutal, a-t-il concédé. Mais « des ordres font que les policiers frappent les casseurs. Et, dans les bousculades, beaucoup de jeunes et de moins jeunes comme moi peuvent subir des violences policières ». Des ordres auraient-ils été donnés aux policiers pour qu'ils soient violents à l'égard des manifestants ? « Je l'ai constaté par moi-même. Ces affrontements entre minorités de casseurs et policiers donnent des débordements, qui sont, de mon point de vue, organisés au plus haut niveau, affirme le secrétaire général de la CGT. Il y a des ordres au plus haut niveau vis-à-vis des agents de police pour que les manifestations soient encadrées assez brutalement. »

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Quant aux provocations policières (sur ordre) et infiltrations de policiers en civil au sein des manifestations, la Manif pour Tous l'a vécu en 2013 : voir ici, ici, iciici et ici comme le montrent ces photos prises le 24 mars 2013.

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L'indignation à sens unique, ça suffit !

Posté le 20 avril 2016 à 09h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)


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