25 mai 2015

"Il reste encore deux ans pour que les Français prennent conscience que François Hollande est un grand président"

Il fallait oser le dire. Il s'appelle François Rebsamen.

Posté le 25 mai 2015 à 19h32 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

Crise à la FCPE

La FCPE, Fédération des conseils de parents d'élèves, en congrès ce week-end à Reims, a ovationné Najat Vallaud-Belkacem et, curieusement, désavoué le président sortant, Paul Raoult, qui n’a pas été réélu comme administrateur, parce qu'il s'était dit favorable à la réforme du ministre, d'après les opposants à la réforme. Mais Paul Raoult dément : il n'a pas été débarqué pour son soutien à NVB :

"Ce n'est pas une question politique, c'est par rapport à notre fonctionnement interne", explique Paul Raoult, en référence à "des changements" entrepris ces deux dernières années qui ne "sont pas facilement acceptés".[...]

Son successeur sera élu dans deux semaines."

Pour les vraies raisons de l'éviction de Paul Raoult, il semble que ce soit Henri Vedas  qui ait débusqué la vérité :

 

Posté le 25 mai 2015 à 14h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

Najat Vallaud-Belkacem compare l'école de la République à une famille nombreuse

NVB se déploie tous azimuts pour tenter de faire accepter sa conception de l'école. Elle était samedi à Reims au congrès de l'organisation de parents d'élèves, où elle s'est voulue rassurante et a défendu une nouvelle fois sa réforme du collège après la journée d'action de mardi.

Comparant l'école de la République à une famille nombreuse, elle a expliqué que les parents d'une telle famille répartissaient leurs efforts pour permettre à ceux qui sont le plus en difficulté de s'élever et à ceux qui sont en avance d'aller plus loin. Dans l'idée, très bien.

Ce sont juste les moyens choisis qui sont mauvais. Car il est évident que l'égalitarisme à tous crins n'est pas un but en soi, et si votre petit dernier est plutôt doué pour la mécanique, il est abusif de la part de maman de vouloir en faire un polytechnicien, et plus abusif encore de baisser le niveau de Polytechnique pour y parvenir. Décidément, pas sûr que NVB soit une très bonne mère de famille nombreuse. En fait, son école pourrait bien ressembler à ça :

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Posté le 25 mai 2015 à 11h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

Week-end de Pentecôte : les pèlerins de Solferino et de Chartres

Une mise en parallèle improbable mais intéressante entre deux mondes totalement opposés : celui du parti socialiste et celui... du pèlerinage de Chartres, par Arnaud Florac. Les "éléphants" du Parti, ridés et aux pieds lourds contre la "Jeunesse de Dieu".

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"Ainsi que l’a implacablement prouvé hier Dominique Jamet dans ces colonnes, la motion A, qui vient de « triompher » au Parti Socialiste, et au sujet de laquelle nos gouvernants retenaient leur souffle, n’a été votée que par 0.1% du corps électoral français. Un plébiscite républicain en quelque sorte.

Puisque nous en sommes à étudier les mouvements minoritaires, je voudrais évoquer un autre mouvement (après tout, c’est bien cela que veut dire « motion »), ultra-minoritaire lui aussi (autour de 10 000 personnes), mais dont les répercussions, là aussi, dépassent largement la faiblesse de ses effectifs. Je veux parler des pèlerins de Chartres.

Et là, choc de deux mondes. Deux mondes qui se sont croisés durant  ce long week-end de Pentecôte (qui ne s’écrit pas Pendtcoote, et n’est pas un endroit où l’on passe le week-end, je le précise pour nos cinéphiles) dans les médias: de longues minutes pour le premier, quelques secondes pour l’autre. D’un côté, des idéologues indécrottables, qui parient sur les rêves contre les faits, des soixante-huitards sous perfusion, des gens et dont la culture ne masque pas le nihilisme, dont le conformisme ne fait pas oublier la paresse. De l’autre, une France honnie, celles du  « fascisme en loden », qui a eu sa part de gaz lacrymogènes en 2013 (Merci Manu), une France dont l’enracinement et les valeurs dérangent, et que beaucoup rêvent d’envoyer au laogai. Une France dont on essaie -faute d’assumer que la France de Flamby, c’est la Corée du Nord transformée en pub Benetton- de rééduquer au moins les enfants, en les « arrachant à tous les déterminismes ». Une France qui, malgré les moqueries autorisées, ne se résume plus depuis longtemps à Béatrice de Montmirail (jupe plissée, poil aux pattes, limitateur d’intelligence sur le crâne) ni même à Christine Boutin.

Cette France pourtant dans laquelle les catholiques irakiens dès l’an passé ont trouvé bien plus de soutien que dans les indignations tétraplégiques de nos édiles (je crois que c’est même la première fois qu’ils voyaient des catholiques : nos cardinaux du reste auraient du enlever leur parka avant de les accueillir).

Il se trouve que le succès du « Pélé » ne se dément pas, au contraire du socialisme, qui repeint les écuries d’Augias en rose pétard tous les deux ans, mais ne trompe même plus -à ce qu’il semble – ses propres imbéciles. Je crois même savoir qu’une élue de la République marche aujourd’hui vers Chartres avec les pèlerins. Si je vous dis qu’elle est jeune, vous allez trouver tout de suite…

Pendant que tout le monde arrête de respirer pour un parti qui ne représente que lui-même, les pèlerins marchent et prient, et j’imagine qu’ils doivent être bien conscients de l’inanité de ce misérable débat citoyen/républicain (rayez le mot vide de sens de votre choix).

Si l’on voulait paraphraser l’immortel Audiard, anarchiste de droite dont tout le monde cite les dialogues alors que plus personne ne comprend ses idées, on pourrait presque conclure de tout cela que trente-cinq mille cons qui votent vont moins loin que dix mille croyants qui marchent."

Qui marchent, et qui prient...

Posté le 25 mai 2015 à 08h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

A Argenteuil, le maire PS finance la construction d'une nouvelle mosquée

...en ne faisant pas payer le loyer, d'un montant estimé à 82 000€ à ce jour, du local de substitution prêté par la mairie pendant les travaux de construction d'un nouvelle mosquée. Il y a pourtant déjà plus de 10 mosquées à Argentueil :

"À Argenteuil, le maire PS sortant Philippe Doucet fait partie de ces élus qui ont une double lecture de la loi de 1905, notamment lorsqu’il s’agit du culte musulman (...) Il existe aussi de nombreux lieux de culte protestants, une synagogue, ainsi que la plus grande mosquée d’Europe, dans le quartier Val d’Argent Nord. Inaugurée le 29 juin 2010 par l’ancien Premier ministre François Fillon, la mosquée Al-Ihsan compte 3 000 m2 aménagés dans un ancien garage Renault. Onze ans de travaux ont été nécessaires à ce bâtiment orné d'une façade mauresque typique coiffée d’un dôme et d’un petit minaret, comme dans les pays arabes (...)

En tout, plus de dix lieux de culte musulmans ont été référencés sur la ville. À Argenteuil, on estime que près d’un tiers de la population est musulmane [Mais comment le savent-ils ?]. De quoi pousser l’ancien maire PS à lancer le chantier d’une nouvelle mosquée en 2013. Afin de satisfaire les fidèles, il a signé, le 3 octobre 2013, un contrat de location avec le responsable de la future mosquée pour mise à disposition d’un local appartenant à la mairie. Le loyer annuel est de 60 000 euros. Pourtant, à ce jour, pas un centime n’a été perçu par la mairie d’Argenteuil.

En caméra discrète, Séverine Lebrun a interrogé le futur gérant de la mosquée, dans les locaux gracieusement prêtés par l’ancien maire PS. Celui-ci, un peu pris de court, s’explique sur les 82 000 euros de loyers impayés : "Ce n’est pas une question de loyer. On avait un accord entre nous et eux [la mairie d’Argenteuil, ndlr]. Ils nous prêtent le local jusqu’à la construction de la mosquée." Mais qu’en est-il alors de la convention signée par les deux parties portant sur le montant d’un loyer mensuel ? "On a signé une convention, mais après j’ai dit non, je ne paye rien. Donc il [ndlr, Philippe Doucet] nous a dit : "vous restez jusqu’à nouvel ordre", a affirmé le futur responsable de la mosquée As Salam."

Posté le 25 mai 2015 à 07h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

La course à pied d'égalité

Ou encore la locomotion horizontale maîtrisée à périodisation homogène sur granulat stabilisé ou tartan. C'est ce que propose le professeur de lettres Antoine Desjardins dans le cadre de la réforme du collège :

"Dorénavant tous les élèves sportifs courront un « 50 mètres » au lieu du « 100 mètres » mais l'on continuera de parler de « 100 mètres » pour des raisons d'harmonisation européenne.

Tout le monde devra terminer le premier décamètre en même temps. Tout le monde devra terminer le deuxième décamètre en même temps. Tout le monde devra terminer le troisième décamètre en même temps. Tout le monde devra terminer le quatrième décamètre en même temps.

Il sera exigé ensuite, pour augmenter la précision des mesures finales et éviter des discriminations de dernière minute, de faire parcourir le dernier décamètre de la façon suivante : un « cinq mètres » à vitesse constante devra aboutir à une mesure parfaitement égale pour tout le monde ce qui impliquera des arrêts pour certains. Tout le monde s'arrêtera à 45 mètres. Le pouls de chacun des participants sera pris, il devra être égal pour éviter que certains ne profitent d'un pouls plus lent. Le médecin scolaire capitaine de course le vérifiera et sanctionnera, si besoin est, les contrevenants profitant d'un pouls trop lent.

Les chiffres de tension artérielle diastolique et systolique devront être impérativement compris entre 14/8 et 15/10, le principe de précaution médical devant prévaloir.

Les tout derniers cinq mètres seront parcourus en marchant sur granulat ou tartan selon une sémiotique visuelle rouge de type balise (sans médiations culturelles donc immédiatement interprétable). Marche au pas de type militaire, synchronisée au maximum, pour cette dernière phase. Tout le monde terminera la course en même temps ou « presque » : au centième de seconde près, sauf dérogation des services compétents du Rectorat.

Les chiffres aberrants qui ne rentreraient pas dans les objectifs de production de l'équipe des professeurs devront être immédiatement reportés en annexe, sur le document TC-192, assortis du matricule des apprenants et des perspectives de rééducation psycho-motrices suggérées par l'apprenant lui-même dans une fiche dite de « réévalution comportementale »…"

Posté le 25 mai 2015 à 06h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

24 mai 2015

La moyenne pour tous à l'université Jean Jaurès de Toulouse (Add)

Environ 3000 étudiants de l'université Jean Jaurès, à Toulouse, ont vu une épreuve importante de leur cursus annulée sur un simple communiqué de la fac, et la même note, 10/20, a été d'office attribuée à chacun pour le semestre, annulant les autres notes, même celles des étudiants qui avaient 18 de moyenne.

L'université ne donne aucune explication face à cette injustice, néanmoins, une association d'étudiants pense qu'elle serait due à un télescopage entre deux examens dans les amphis. Pas très professionnel.

Un rattrapage doit être organisé le 29 juin, ce qui ne satisfait personne, car certains étudiants seront déjà partis, et cela pénaliserait l'accès à certains masters très sélectifs.

Bienvenue dans la fac de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

(Add : des précisions sur cette affaire sur le site de l'UNEF-Toulouse.)

Posté le 24 mai 2015 à 19h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 mai : conférence du père Boulad à l'Assemblée sur l'Etat islamique

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Posté le 24 mai 2015 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2015

La charte de la loge maçonnique de Valls

Une charte, un mode de pensée, un ordre d'action où l'on reconnaît Manuel Valls (source).

Obtenir et conserver les pleins pouvoirs :

"L'homme sans maîtres ne nourrit pas d'illusion sur les pouvoirs libérateurs, l'égalité ne pouvant être fille de l'autorité. Mais il sait aussi que nier un seul pouvoir, c'est laisser à d'autres pouvoirs la possibilité de prendre la place".

Le laïcisme moderne ou la négation de toute transcendance : 

"L'homme sans dieux ne reconnaît pour valeurs que celles forgées par l'Homme pour l'Homme. Mais il sait aussi que, si rien n'est éternel ni sacré, le besoin de sacralisation et l'interrogation métaphysique sont deux composantes de l'aventure humaine. Il proclame que tout pas nouveau franchi vers l'explication de l'ensemble des phénomènes humains ne peut être que le fait d'hommes libres, acceptant d'inclure leurs propres croyances et leurs valeurs dans le champ de la connaissance".

Déni de toute loi supérieure, de toute antériorité, de la notion même de vérité : 

"L'homme sans maîtres ni dieux, disponible pour toutes les remises en cause, doit mettre ses énergies au service de la construction des utopies qui assureront le progrès social de l'Humanité. [...]  

Résolument tournée vers l'avenir de l'Homme, confiante dans sa liberté créatrice, la franc-maçonnerie progressiste, fidèle à ses principes, doit être l'un des lieux privilégiés où s'élaborent les nouvelles utopies constructives qui féconderont les sociétés futures. Imaginatif et débarrassé de tout préjugé, le Franc-maçon, sans maîtres ni dieux, se doit d'intégrer, jusque dans ses rêves les plus fous, les contraintes de compétence et les exigences de raison qui s'imposent à tout bâtisseur".

Et malgré cela, dès qu'est abordée la puissance de la franc-maçonnerie, même les catholiques hurlent aux loups, voire au complot... Elle a de beaux jours devant elle et un Valls peut dérouler tranquillement.

Posté le 23 mai 2015 à 23h09 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

"L'émigration tue l'Afrique - l'immigration tue l'Europe"

Génération identitaire a brièvement occupé cet après-midi le balcon des locaux de la Commission européenne à Paris en déployant une banderole :

Un communiqué de Génération identitaire dénonce

"la politique menée par la Commission européenne" et les pays de l'UE, au moment où "l'Europe est confrontée à un afflux sans précédents d'immigrés clandestins en provenance du continent africain."

Posté le 23 mai 2015 à 19h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

Et si Victor Hugo avait écrit sur la réforme du collège voulue par Vallaud-Belkacem?

Entrée de "A propos d'Horace" :

"Marchands de grec ! marchands de latin ! cuistres ! dogues! 
Philistins ! magisters ! je vous hais, pédagogues ! 
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété, 
Vous niez l'idéal, la grâce et la beauté ! 
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles ! 
Car, avec l'air profond, vous êtes imbéciles ! 
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout ! 
Car vous êtes mauvais et méchants ! -- Mon sang bout 
Rien qu'à songer au temps où, rêveuse bourrique, 
Grand diable de seize ans, j'étais en rhétorique ! 
Que d'ennuis ! de fureurs ! de bêtises ! -- gredins ! -- 
Que de froids châtiments et que de chocs soudains ! 
«Dimanche en retenue et cinq cents vers d'Horace !» 

Posté le 23 mai 2015 à 17h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

FN : la question vitale des alliances

Lu dans L'Action Française 2000 à propos de la crise au FN :

A"[E]st-il permis de pointer un relatif aventurisme stratégique du parti, lequel donne parfois l’impression d’adopter la tactique du doigt mouillé ? Sa communication précipitée, au lendemain des européennes, sur le « premier parti de France », qui a fini par se retourner contre lui lors des dernières départementales, en est l’exemple patent. Par ailleurs, il n’a guère tiré les leçons de la forte abstention. Or, cette fronde silencieuse contre les partis du Système n’a absolument pas été commuée en vote d’adhésion pour les candidats du Rassemblement bleu marine.

Se pose, dès lors, la question cruciale – pour ne pas dire vitale – des alliances. Il demeure qu’un quart “seulement” des électeurs votent FN aujourd’hui, quand, à la présidentielle, il en faudra la moitié plus une voix pour parvenir au pouvoir... En outre, la ligne “ni droite, ni gauche” atteint ses limites, non pas tant dans la pertinence de fond d’une récusation d’un clivage aussi classique qu’effectivement dépassé, que dans la stratégie de conquête, d’aucuns, en son sein, estimant même qu’elle dérive vers le “ni droite, ni droite”, dans le but d’attirer une armada de militants dont l’opportunisme n’a d’égal que celui des jeunes loups arrivistes des partis concurrents.

C’est précisément ce qui fait la force du néo-FN : un parti assurant des places et des perspectives de carrière politique que ni la gauche, ni la “droite” institutionnelles, saturées par le clientélisme et le prébendisme, ne sont plus en mesure de leur offrir. Cette arrivée massive d’adhérents incultes abhorrant, il y a encore peu, le vieux Satan de La Trinité, s’est accompagnée d’une refonte du corpus doctrinal entièrement expurgé de ses pages fondatrices, au profit de vagues slogans fossilisés et remis au goût du jour. La dédiabolisation (divinisation à l’envers, selon Michel Onfray) est passée concomitamment par une normalisation du discours et des actes selon les canons du politiquement correct. Marine percerait-elle sous Le Pen ? Ou Philippot sous Marine… ."

Posté le 23 mai 2015 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2015

Commission d’enquête sur le financement français de DAESCH

C'est une proposition de résolution (explosive) du député Jean-Frédéric Poisson tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAESCH. Le président du PCD explique :

"Depuis plusieurs mois, DAESCH, organisation terroriste, sème la terreur au Proche et Moyen-Orient. Souhaitant rétablir un califat islamique, DAESCH persécute, tue, martyrise les populations qui refusent de se convertir à l’Islam.

Parmi elles, les chrétiens d’Orient sont une cible prioritaire des violences. Communauté placée sous la protection de la France depuis le 20 mai 1250 et l’acte de protection du roi Saint Louis, les chrétiens d’Orient entretiennent une relation particulière avec notre nation. Descendants directs des premiers chrétiens, ils vivent sur ce territoire depuis 2000 ans. A travers les siècles, l’Islam s’est répandu, devenant à certains endroits majoritaire. Le dialogue entre musulmans et chrétiens a toujours existé sur place. Il compte parmi les espaces de connaissance interreligieuse les plus développés au monde. Par sa présence continue auprès des communautés chrétiennes, notre pays a pu appréhender au mieux l’Islam et la connaissance du monde oriental. Aujourd’hui, ces populations sont menacées d’extermination par DAESCH, alors même que depuis plusieurs années, la diplomatie française semble s’être détournée des chrétiens d’Orient en oubliant la responsabilité historique de notre pays.

Au nom de nos principes autant qu’au nom de notre histoire, la France, pays des droits de l’Homme, ne peut rester silencieuse ni inactive face à ce génocide, eu égard aux responsabilités particulières. Et même, les liens étroits qui nous unissent aux chrétiens d’Orient appellent de notre part la plus grande vigilance. A ce titre, nous devons veiller à ce qu’aucun euro français ne contribue directement comme indirectement au financement de DAESCH. Pas une goutte de sang d’un chrétien d’Orient ne doit couler à causer de la France et à cause de son silence complice. Il en va de la responsabilité de notre peuple de demeurer aux côtés des minorités persécutées.

Or, le 15 septembre 2014, lors de la conférence sur la Paix et la Sécurité en Irak, réunie au Quai d’Orsay, le Président de la République, Monsieur François HOLLANDE, affirmait : « Il n’y a pas de temps à perdre face à la menace des djihadistes de Daesch qui a pris le contrôle de larges secteurs de territoires irakiens et syriens, multipliant les exactions ».
Il est de notoriété publique que DAESCH a pu constituer ces derniers temps un capital important grâce au pétrole.

Et récemment, Madame Jana HYBASKOVA, ambassadrice de l’Union Européenne en Irak, a déclaré devant les députés de la commission des affaires étrangères du Parlement Européen : « Malheureusement, des Etats membres de l’Union Européenne achètent ce pétrole ». « Je ne peux pas partager avec vous cette information. Ce n’est pas une information publique » a-t-elle ajouté, refusant de donner plus de détails.

C’est la raison pour laquelle il convient qu’une commission d’enquête puisse se réunir d’urgence afin de s’assurer que pas une goutte de pétrole terroriste n’est achetée par des sociétés françaises."

Posté le 22 mai 2015 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2015

Réforme du collège : la circulaire de l'enseignement catholique

Un lecteur ayant attiré mon attention sur le fait que nous n'avions pas mentionné la circulaire de l'Enseignement catholique au sujet de la réforme du collège, ceux d'entre vous que cela intéresse la trouveront sous le lien ci-joint (pdf de 4 pages) :  téléchargez le numéro spécial "Que penser de la réforme du collège ?" de mai 2015 de En Correspondance. En voici juste la conclusion :

"Au total, j’invite donc l’Enseignement catholique à accueillir favorablement le nouveau socle commun et la réforme des collèges, qui me paraissent à même de favoriser l’autonomie des établissements, de faire évoluer la mission de transmission de l’École pour le service d’une pédagogie personnalisée et d’une formation intégrale de la personne, et de rénover le métier de professeur en développant l’articulation entre enseignement et éducation. Les horizons dessinés rejoignent bien des pratiques déjà mises en œuvre dans nombre de nos établissements, et correspondent à des paradigmes de souplesse, d’adaptation, de créativité et de responsabilité que l’Enseignement catholique promeut et appelle de ses vœux. Par ailleurs, j’appelle chacun à un concours actif et loyal à la consultation sur les programmes, dont des points notables sont à mes yeux à profondément améliorer. Je souhaite que le regard porté sur ces réformes et les nécessaires débats qui s’ouvrent se fondent sur une lecture sérieuse, approfondie et globale des textes en cours d’élaboration. Les enjeux éducatifs, et notamment la préoccupation de la réussite de tous et de chacun, requièrent de dépasser les luttes partisanes, les anathèmes radicalisés et une certaine forme d’excessive grandiloquence." Pascal Balmand

Posté le 21 mai 2015 à 22h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

Gilles Bourdouleix candidat à la primaire UMP ?

Le président du CNIP Gilles Bourdouleix n'écarte pas une participation aux primaires organisées en 2016 par l'UMP pour la présidentielle.

"C'est peut-être la façon la plus intelligente de mettre en avant les valeurs qui sont les nôtres. Et plus sain que de favoriser l'éclatement au premier tour."

Jean-Frédéric Poisson, patron du PCD, réfléchit également à une candidature à la primaire de 2016 pour infléchir la ligne politique de la droite. Actuellement, les candidats déclarés sont tous des europhiles convaincus, contrairement à Jean-Frédéric Poisson, qui a voté non aux référendums européens (1992 et 2005).

Posté le 21 mai 2015 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

A l’école des Fans de l’administration, tout le monde gagne, même les démissionnaires pour faute grave

Fleur Pélerin est même attaquée sur sa gauche dans le cadre de l'affaire Agnès Saal, démissionnaire de la direction de l'INA pour ses frais de taxi. Savoureux :

"Quelques jours après cette démission [celle d'Agnès Saal], on apprenait également que, peu de temps avant son départ de l’INA, Agnès Saal avait embauché Agnès Chauveau qui venait elle-même de quitter dans la honte son poste de directrice de l’école de journalisme de Sciences-po pour cause de plagiats journalistiques. Et l’on se disait que décidément, face à ces pratiques de réseautage et copinage, que l’on croyait réservées à une certaine partie de la droite, Fleur Pellerin avait eu bien raison de couper la branche pourrie avant qu’elle ne contamine un arbre que l’on voulait croire encore sain.

Hélas ! Tout n’était qu’illusion. Quelques semaines plus tard, voilà que l’on apprend qu’Agnès Saal, comme si de rien n’était, regagne son corps d’origine, au sein du cocon protecteur de l’administration du ministère de la Culture. Et mieux encore, qu’elle va y occuper, si l’on en croit le Monde, un poste taillé sur mesure pour elle (...). A l’école des Fans de l’administration, tout le monde gagne, même les démissionnaires pour faute grave (...)

Le ministère de la Culture se défend de tout favoritisme "Il s’agit d’une réintégration automatique, conformément aux statuts de la fonction publique", et promet que l’affaire des taxis de l’INA fera l’objet d’une enquête : "Cette réintégration n’exonère pas Agnès Saal d’une éventuelle procédure disciplinaire, qui sera ouverte en temps voulu." Parce que ce n’était pas encore le cas? Alors que l’affaire a scandalisé la France entière? (...)

Fleur Pellerin, ministre mais jamais élue, parait ne pas avoir saisi l’ampleur symbolique que porte l’affaire Agnès Saal. Il suffit pourtant de peu pour le comprendre. Un petit surf sur internet, caisse de résonances des mouvements de l’opinion. Ainsi, sur Twitter, ce tweet, mettant en rapport le recasage d’Agnès Saal avec un fait divers, et qui a connu en quelques heures un incroyable succès, se répandant sur internet en toute viralité.

Comme quoi, il vaut mieux taper 40.000€ dans les caisses de l'Etat qu'être SDF et voler 17.2€ pour manger. #Saal pic.twitter.com/ph7nAoJFfk— grandludo (@grandludo) 20 Mai 2015

Que dit ce petit tweet ? Une chose  toute simple : que dans la France d’aujourd’hui, une énarque de gauche peut dilapider en toute impunité 40.000 euros en frais de taxis infondés tandis qu’un SDF affamé, qui en est réduit à commettre de menus larcins pour se nourrir, est condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir dérobé dans un tronc d’Eglise la somme de… 17.2 euros. Tout est dit."

Posté le 21 mai 2015 à 16h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Certaines sections du PS, c'est l'Albanie !

Ce ne sont les propos ni de Robert Ménard, ni d'Eric Zemmour. Il s'agit de la déclaration d'un député PS craignant des fraudes lors du vote sur les motions du prochain congrès du PS qui se tient ce jeudi dans les 4700 sections du PS :

"C'est clair, il risque d'y avoir de la triche, se lamente un député socialiste. Certaines sections du PS, c'est l'Albanie (...)

On se demande bien quelle idée nauséabonde se cache derrière cette phrase. On  attend avec impatience les réactions effarouchées des associations dites antiracistes...

Posté le 21 mai 2015 à 15h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Nicolas Sarkozy est un bon petit militant de l'UMP

Il ne va pas jusqu'à faire du porte à porte dans les HLM pour convaincre de voter UMP. Non, il reçoit Madeleine dans son bureau pour la convaincre de voter à nouveau UMP alors qu'elle avait annoncé à la télévision en mars 2013 qu'elle allait voter FN :

"Soucieux de rendre concret ce combat pour la reconquête de l'électorat frontiste, Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec elle dans son bureau. Ainsi, comme le rapporte RTL ce jeudi, le président de l'UMP a reçu l'auditrice au siège du parti pendant une demi-heure. «Je me suis préparée depuis quelques jours, j'espère que ça se passera bien. Je ne suis pas prête pour le moment à revoter pour lui mais s'il fait des ouvertures sympathiques et s'il me convainc pourquoi pas», confiait-elle à la station avant de rencontrer le chef de l'État, citant notamment «l'identité française, l'immigration et la sécurité».

«Moi j'ai été très heureux de recevoir Madeleine, on a bien parlé», a quant à lui jugé l'intéressé (...) tandis qu'il s'apprêtait certainement à évoquer les millions d'électeurs du Front national parmi lesquels figurent une importante part de «déçus» de l'UMP. Et que Nicolas Sarkozy s'est déjà dit prêt à «aller chercher un par un». "

A raison d'une personne par jour, Nicolas Sarkozy devrait gagner 200 à 300 électeurs en un an. D'ici 2017, cela va être juste... Comme le dit François Hollande, le monde n'est pas facile, il n'est pas gentil.

Posté le 21 mai 2015 à 14h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

La chute de Palmyre causée par le refus de soutenir Assad

Les idéologues du cabinet de l'Elysée refusent obstinément tout soutien militaire à Bacher-el-Assad. Avec pour conséquence l'avancée des fous d'Allah. Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin, titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, déclare dans le Figarovox :

N"[...] Soucieuse de se montrer réactive, la diplomatie française se hâte lentement. Elle a décidé de prendre une initiative bien de chez nous; Ses partenaires internationaux, dont John Kerry, sont invités le 2 juin à Paris, pour une réunion. Mais que sera Palmyre dans douze jours? Il suffit d'un ordre pour modifier la trajectoire de nos aéronefs qui bombardent l'EI de l'autre côté de la frontière syrienne. On voudrait enterrer Palmyre discrètement qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Parce qu'on préfère sacrifier un pan entier de notre civilisation plutôt que de donner une victoire à Bachar, rien ne sera fait pour sauver Palmyre. Dans une quinzaine de jours, quand nos diplomates se réuniront au quai d'Orsay, les ruines fumantes de la ville porteront d'autres stigmates que celles du temps, celles de la furie et de l'indifférence des hommes, celles des duels d'artillerie. Une deuxième fois, et quelque soit le vainqueur, Palmyre sera détruite."

Cela réjouira sans doute Najat, qui se moque éperdument de nos racines gréco-latines. D'habitude, quand on veut enterrer un problème, on crée des commissions qui animent des réunions. Là c'est un peu pareil, sauf que l'enterrement est à comprendre au sens propre.

Posté le 21 mai 2015 à 14h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

"Le monde n'est pas facile, il n'est pas gentil"

Il a osé le dire.

Posté le 21 mai 2015 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Propositions chocs d'Eric Ciotti (UMP)

On le dit proche de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Eric Ciotti sort un livre dans lequel il fait des proposition de droite. Il propose notamment de limiter l'acquisition de la nationalité française au seul droit du sang pour les individus extracommunautaires. Il déclare notamment au Point :

"J’ai proposé de rendre obligatoire le dépistage de stupéfiants dans les lycées. Concrètement, le médecin scolaire organisera en collaboration avec le chef d’établissement des dépistages de drogue sur l’ensemble des élèves du lycée au minimum une fois par an"

"C’est à l’islam de s’adapter à la République et pas à la République de s’adapter à l’islam. Renversons la charge de la preuve : c’est à l’islam de démontrer par ses efforts sa capacité à intégrer notre récit national"

Quel dommage que l'UMP n'ait jamais été au pouvoir ces 15 dernières années...

Posté le 21 mai 2015 à 12h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Réforme du collège : l’enseignement catholique est pour !

Un article de François Teutsch sur Boulevard Voltaire, sans concessions, dur même à l'égard de l'école catholique sous contrat, et cependant lucide, hélas. Quelques extraits :

"Vent debout contre la réforme du collège, les professeurs, les syndicats, les intellectuels, les académiciens, une partie du monde politique – en tout cas, celle qui préfère encore la culture à l’utilitarisme – contestent les nouveaux programmes du ministère. Parmi ceux qui voient d’un bon œil cette réforme Belkacem, la FCPE (association de parents d’élèves annexée par le PS) et… l’enseignement catholique !

Il serait sans doute plus honnête de parler de l’enseignement privé, tant l’adjectif catholique sonne mal dans des établissements dont le principal souci, depuis 40 ans, est de se fondre dans le monde et de refuser – en dépit des grands discours – toute spécificité confessionnelle. Et si les écoles privées sous contrat refusent du monde chaque année, c’est non seulement parce qu’elles sont limitées par la loi à 20 % des élèves, mais aussi parce que leur principal attrait vient de l’absence de grèves, d’une réputation exagérée d’encadrement plus strict, et d’une sociologie globalement moins défavorisée qu’ailleurs. Mais, sur le plan éducatif et spirituel, elles ne sont plus que des écoles publiques payantes. Il existe de notables exceptions, qui ne parviennent pas à enrayer le succès des écoles hors contrat qui poussent comme des champignons sous la pluie.[...]

Les parents soucieux de l’instruction dispensée à leurs enfants savent que plus rien ne différencie le public du privé sous contrat. L’instruction religieuse y a totalement et depuis longtemps disparu, au profit d’un vague humanisme gnangnan qui fait rigoler les gamins, pas dupes. Quant au « caractère propre », il est à ces écoles ce que les « valeurs de la République » sont à Manuel Valls : un slogan."[...]

(lire l'article en entier sur le site de Boulevard Voltaire)

Posté le 21 mai 2015 à 08h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (21)

La méthode de ce gouvernement : le clivage

Laurent Bouvet déclare dans le Figarovox :

"[...] François Hollande avait en effet placé sa candidature à la présidentielle sous le signe du rassemblement des Français, autour de l'idée qu'il ne fallait pas, sans cesse, comme il le reprochait à son prédécesseur, «cliver» et mettre en tension la société. Sa personnalité, son parcours et sa «méthode» en politique apparaissaient d'ailleurs comme les garanties d'une rupture avec ceux de son prédécesseur de ce point de vue. Trois ans après, on constate que la société française n'est pas apaisée. Et que sur certains sujets, des tensions nouvelles sont même apparues. [...]

On a en effet le sentiment que selon les projets défendus (mariage pour tous, accords interprofessionnels en matière sociale, «loi Macron», réforme du collège, enjeux environnementaux…), le président et le gouvernement adoptent des méthodes à chaque fois différentes. Parfois la concertation l'emporte jusqu'à vider de leur contenu les réformes; parfois la manière désordonnée de défendre celles-ci conduit les opposants à s'organiser et à occuper largement la scène du débat public; parfois l'exécutif semble imposer son point de vue quasiment de force à sa majorité ou à une partie de son électorat; parfois le gouvernement recule devant les contestations venues de son camp ou même de la droite… Et le tout, sans que ce soit clairement indexé sur la mise en œuvre ou non des propositions du programme du candidat Hollande.

Si bien que l'on ne comprend pas sur quelle logique repose la détermination ou non de l'exécutif à propos de tel ou tel enjeu, de telle ou telle réforme. [...]"

La virulence idéologique du coeur de ce gouvernement (Valls-Najat-Taubira) est du jamais-vu sous la Ve République, sauf quelques mois en 81. Nous avons un gouvernements composé de frustrés des années 80, quand Mitterrand a du reculer sur les nationalisations, l'école... C'est un gouvernement de vengeance, et non dans le modèle habituel d'un gouvernement essayant mollement de satisfaire son électorat. Ils sont mus par une volonté idéologique farouche, prêts à sacrifier l'ensemble de leur tissu d'élus pour des victoires structurelles. Prêts à risquer leur électorat musulman pour redéfinir le mariage; à perdre les profs (les profs!) pour idéologiser les programmes. Les clefs de ces choix, c'est qu'ils pensent que 1) musulmans et profs reviendront; 2) la droite n'abrogera pas leurs mesures. Ces deux paris ne sont pas déraisonnables, au regard du comportement passé des uns et des autres.

Posté le 21 mai 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

20 mai 2015

"Il faut arrêter de croire que les Chrétiens d’Orient doivent quitter leur pays"

Claude Goasguen, député-maire du XVIè arrondissement de Paris, organise en ce moment un grand rassemblement de soutien aux chrétiens d’Orient, auquel participeront Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique en France, Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, Anouar Kbibech, vice-président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’œuvre d’Orient, Patrick Karam, président de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger, le Père Anis Hanna, prêtre irakien syriaque catholique et dominicain ou encore Mgr Athanasios, évêque de l’Eglise Copte Orthodoxe de France. Une banderole de soutien aux chrétiens d'Orient sera déployée sur la façade de la mairie du XVIè. Il explique à Valeurs actuelles :

"[...] Je lance un appel car il faut aller au-delà des solutions humanitaires, qui permettent de faire des discours mais s’arrêtent trop souvent aux mots. Il faut montrer à la population française et européenne que la situation des chrétiens d’orient, ce n’est pas une petite affaire, ce sont des centaines de milliers d’hommes en déshérence ! On parle beaucoup de respect de la diversité en France. Paradoxalement, le respect de la diversité que ces personnes incarnent en Orient leur est refusé. On ne peut se résigner à accepter que seuls les musulmans ont le droit de cité dans ces pays du monde. L’action de la France aujourd’hui n’est pas suffisante. Je déplore aussi que les gouvernements prennent l’habitude de saisir l’Onu qui ne fait rien. Il y a une conséquence : désormais quand il y a des massacres de Chrétiens d’Orient, tout le monde trouve ça normal. Si on ne rappelle pas le problème, les choses ne se règleront pas. Beaucoup de gens ont répondu à notre appel. Je souhaite que cet appel soit élargi et reproduit partout en France et hors de nos frontières. [...]

Il faut que les Chrétiens d’Orient puissent rester dans leurs territoires en Orient. C’est la seule véritable solution pour l’avenir. Je regrette que rien ne soit fait en ce sens. Il faut alerter la population et montrer qu’on ne doit pas se résigner sur ce sujet. Ce serait la pire des choses. On a accueilli des chrétiens syriens chez nous, qui vivent aujourd’hui pour la plupart à Sarcelles. Le maire de Sarcelles ne peut pas accueillir tous les chrétiens syriens. Ce n’est pas une solution durable.  J’insiste, il faut arrêter de croire que les Chrétiens d’Orient doivent quitter leur pays. Ces derniers sont confrontés à un dilemme insupportable : soit ils s’en vont sans être sûrs de revenir, soit ils restent et sont massacrés. C’est intolérable.  Aidons-les à vivre en paix chez eux. Le sort des chrétiens d’Orient sera un sujet majeur de la politique à venir. L’enjeu n’a pas de couleur politique. Il nous engage tous. [...]

J’aimerais qu’un jour on ait une explication sur le rôle de la Turquie dans les divers conflits qui touchent les chrétiens en Orient. A qui Daesch vend du pétrole ? L’argent et les armes de Daesch ne viennent pas de la manne céleste. On n’a aucune réponse. On n’en sait rien. Toutes ces questions sont intrinsèquement liées au sort des chrétiens. Nous sommes en droit de demander des explications. [...]"

Posté le 20 mai 2015 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent

Jean Zay au Panthéon ? Jean-Frédéric Poisson interpelle le gouvernement

Question écrite du député Jean-Frédéric Poisson au ministre de la Défense :

"M. Jean-Frédéric Poisson alerte M. le ministre de la défense sur le projet d’inhumation de Jean Zay au Panthéon.

« Aux Grands hommes la patrie reconnaissante », telle est l’inscription présente sur le fronton du Panthéon.

Cela signifie que la patrie tout entière se reconnaît dans la vie de la personnalité intégrant le Panthéon, lieu de notre mémoire collective, et considère la personne ainsi honorée comme un exemple d’attachement à la France, à ses symboles et à ses valeurs.

Or, ce projet n’est pas sans semer le trouble au sein du peuple français. Jean Zay fut notamment l’auteur d’un poème qualifiant notre drapeau tricolore, emblème national, de « saloperie tricolore ».

À l’heure où notre peuple a besoin de retrouver sa cohésion, le sens de ce qui unit les Français, l’intégration de Jean Zay au Panthéon est un contre-signal d’unité nationale.

C’est la raison pour laquelle Monsieur Jean-Frédéric Poisson demande au Gouvernement de renoncer purement et simplement à la mise à l’honneur de Jean Zay à cette occasion, et demande l’avis du Ministre de la Défense sur ce sujet."

Posté le 20 mai 2015 à 16h22 par Louise Tudy | Lien permanent

Manuel Valls envisage-t-il d'interdire le Front National ?

C'est ce que Marine Le Pen aurait annoncé aux cadres du FN lors d'un bureau politique.

Selon elle, le Premier ministre aurait commandé une note juridique à ses services pour savoir si une interdiction du parti d'extrême-droite est juridiquement possible.

Posté le 20 mai 2015 à 16h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (36)

Les "valeurs sonnantes et trébuchantes" de la république de Manuel Valls

Lu ici :

"Selon des informations publiées par Le Monde cet après-midi, Agnès Saal, ancienne directrice de l’Institut National Audiovisuel (INA), a été recasée au ministère de la Culture.

L’ancienne directrice de l’INA avait dû démissionner après le scandale des notes de frais de taxi, qui avaient atteint plus de 40 000€. Mais il semblerait que le chômage ait été de courte durée pour Agnès Saal. Ainsi, Le Monde explique qu’elle est désormais « attachée au secrétariat général de ce ministère (…) » pour « un titre de chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ».

Et, toujours selon les informations du Monde, ce poste aurait été créé spécialement pour l’occasion…"

Posté le 20 mai 2015 à 16h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

La diabolisation du FN ne s'arrêtera jamais

A peine les journalistes en ont-ils (presque) fini avec Jean-Marie Le Pen, qu'ils continuent à charger Bruno Gollnisch avec l'affaire des "micros espions" mais commencent aussi à cibler systématiquement Marion Maréchal le Pen comme "extrémiste" pointant et scrutant chacun de ses gestes ou prise de parole. Ainsi, son dernier tweet en réaction à la relaxe des deux policiers de Clichy-sous-Bois est présenté comme un "dérapage". Florilège de la diabolisation que ne s'arrête jamais :

"Dans l'éventail FN, Marion Maréchal-Le Pen figure bien parmi les plus extrémistes", dit Vanessa Schneider (source)

Quand Marion Maréchal-Le Pen (FN) menace un journaliste (source)

Mort de Zyed et Bouna: Un tweet de Marion Maréchal Le Pen crée la polémique (source)

Maréchal-Le Pen charge «la racaille» (source)

Marion ou Marine: la prochaine guerre du clan Le Pen au FN (source)

De-là à s'imaginer que les médias cherchent, tant que le fer est chaud, à créer artificiellement un nouveau conflit au sein du FN entre Marine Le Pen et sa nièce Marion, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas car les médias en France ne sont, bien entendu, ni partisans ni sous influence du PS ou de l'UMP... Qui a dit que nous étions naïfs ?

Posté le 20 mai 2015 à 12h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Vers l'internement forcé d'un second maire UMP ?

Après Robert Chardon, maire UMP de Venelles, dont on est sans nouvelle depuis ses propos sur le culte musulman, c'est au tour de Didier Barachet, maire UMP d'Ardentes, de prendre le risque d'une exclusion de l'UMP...et d'un internement en hôpital psychiatrique suite à la diffusion de cette image sur son compte facebook :

KQdpaJQ

Posté le 20 mai 2015 à 11h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

UMP : l'armée "républicaine" se met en ordre de bataille

Armée républicaine ou mexicaine ? Le bureau politique de l'UMP passe de 61 membres à....115.

Posté le 20 mai 2015 à 11h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

11 personnes pour protéger Taubira... de ses délires de persécutions

Les éditions Plon éditent le livre de la journaliste Caroline Vigoureux, intitulé Le Mystère Taubira, sous-titré La Vérité derrière l’icône. Minute l'a lu et dévoile l'affolement autour des Manifs Pour Tous :

T"« Pour un ministre, écrit la journaliste, le degré de menaces sur une échelle de 0 à 10 se situe entre 5 et 6. Pendant les débats sur le mariage pour tous, celui concernant Christiane Taubira s’élève à 9. Que ce soit dans une prison ou dans une salle de théâtre, dans la forêt amazonienne ou à l’Elysée, ses officiers de sécurité la suivent à la trace. […] Les autorités savent où vit la ministre et n’hésitent pas à envoyer des patrouilles quadriller les rues alentour. »

On ne peut pas s’empêcher de penser qu’on connaît plein de lieux où ils auraient été plus utiles mais ce qui a inquiété à ce point les services de sécurité, ce sont… les catholiques. Car figurez-vous que les militants de la Manif pour tous – dont Caroline Vigoureux décrète qu’ils sont tous catholiques! – ne l’ont pas lâchée de tous les débats et « même plusieurs mois après l’adoption de la loi », manifestant à chacune de ses apparitions publiques, « agitant leurs drapeaux »! Place Vendôme, où les Veilleurs continuent de veiller, c’est pire: « Quand la ministre quitte la chancellerie à vélo, ils l’injurient », écrit-elle. Qui? Quel jour? Magnifique généralisation d’un incident qui, en admettant qu’il se soit produit une fois, est à l’opposé de la philosophie des Veilleurs… [...]

Après un déplacement à Lyon, « un des berceaux de l’extrême droite en France » écrit encore Caroline Vigoureux en oubliant que ce fut aussi, et d’abord, un berceau de la Résistance, la présence de 300 manifestants aurait conduit au renforcement de ses forces de sécurité, passant de « cinq officiers de sécurité » à « sept agents en permanence avec “une voiture VIP “ une voiture suiveuse et une moto ». [...] « Il n’est pas rare que sa sécurité demande à la SNCF d’arrêter le train à la station précédant la destination finale, pour finir le trajet en voiture. » [...]

L’auteur du Mystère Taubira dit avoir consulté une « note d’ambiance générale » datée de novembre 2013, établie par le service de sécurité du ministre. On y lit ceci: « La photo instantanée du spectre des menaces autour de Mercure a totalement évolué […] A l’horizon prévisible, le climat agressif sera la règle, l’apaisement l’exception. » Le document fait état, écrit Caroline Vigoureux, de… « menaces d’assassinat, de torture, d’envoi d’excréments »! En conséquence de quoi, le dispositif de sécurité « passe cette fois à onze personnes » [...]"

Posté le 20 mai 2015 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Les "Républicains" : la synthèse parfaite de Nicolas Sarkozy

De Renaud Dozoul dans Les 4 Vérités :

"Les 28 et 29 mai prochains, les adhérents de l’UMP seront appelés à se prononcer sur le changement de nom du parti, pour devenir, selon le souhait de Nicolas Sarkozy, « les républicains ». Que l’on soit ou non inspiré par la République, on peut reconnaître à son ancien président le sens de la trouvaille. La gauche avait pourtant tout bien préparé. Alors qu’elle n’a plus de programme économique (le seul qu’elle ait jamais eu consistant à augmenter les impôts, ce qui devient compliqué), et bientôt plus de programme sociétal (une fois qu’elle aura marié tout le monde, encouragé le massacre des bébés dans le ventre de leur mère, et tué nos plus vieux qui coûtent si cher, il ne lui restera plus grand-chose à détruire), il lui restait « la République ».

« L’esprit du 11 janvier », les « valeurs de la République » à toutes les sauces, la République en danger par-ci, le « front républicain » par-là, Cambadélis, qui « ne connaît pas l’identité française », mais qui « ne connaît que l’identité républicaine », etc. La défense de la République était son ultime projet, son dernier mantra. Contre les terroristes, contre « tous les extrémismes », contre les réactionnaires, contre les ennemis de la liberté, contre les ennemis de l’égalité, contre les ennemis de la fraternité… Eh bien non. Avec son sourire en coin et son épaule qui saute, Sarkozy pique le bébé sous leurs yeux sidérés.

Alors que la droite, qui traîne depuis 70 ans les acronymes les plus lourdingues, aurait pu trouver encore plus nul que l’UMP, il ringardise tout le monde en un coup: « les républicains ». Le pluriel, en plus de créer une dynamique collective, sonne à la fois à gauche (avec les enfoirés et les verts…) et à droite (avec l’éléphant américain).

C’est, en réalité, la synthèse parfaite de Nicolas Sarkozy. La fascination pour la gauche et pour les États-Unis. Par ailleurs, avec ce choix, il prépare méticuleusement son deuxième tour contre Marine Le Pen. Il y aura donc, d’un côté, les obscurantistes d’extrême droite et, de l’autre, « les républicains ». Après avoir passé 200 ans à menacer les républico-sceptiques d’excommunication, la gauche se retrouve ainsi prise dans son propre piège, et devra manger son chapeau, en appelant à voter pour son antéchrist Sarkozy, au deuxième tour de l’élection présidentielle. On comprend mieux qu’elle crie, qu’elle se débatte, ou qu’elle attaque en justice ! (attaque loufoque et vraiment désespérée, si l’on regarde combien de fois est utilisée la République dans les noms qui ont jalonné l’histoire de la droite depuis 1958, entre l’UNR, l’UDR, le RPR, DLR, ou le PR.)

En face, même Marine Le Pen sourit jaune. Elle qui ressasse à l’envi le slogan UMPS aurait pu jouer de cet aveu de consanguinité. Mais, trop occupée à saper l’héritage contre-révolutionnaire au profit de celui du MRC et du laïcisme, elle risque de ne plus trop savoir sur quel pied danser. Cela dit, le principal ennemi de Sarkozy n’est sans doute ni Hollande, ni Cambadélis, ni Marine Le Pen, mais bien lui-même. Il ne faut pas oublier que, dans son élan, il est capable de se tirer une balle dans le pied tout seul, en prenant non seulement le nom, mais également les idées de la gauche.

Pour le reste, que mes amis royalistes accablés par ce renouveau républicain se rassurent. Nicolas Sarkozy a si brillamment « désacralisé la fonction présidentielle », que je lui fais toute confiance pour définitivement dévaluer la République !"

Posté le 20 mai 2015 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Régionales : Les négociations entre l'UMP et l'UDI

Extrait d'un article de Minute :

"«L’éternel problème avec les centristes, c’est qu’ils obtiennent beaucoup d’élus avec peu de militants », lâche quelque peu désabusé un cadre de l’UMP. Rappelons que l’UDI (présidée par Jean-Christophe Lagarde depuis le retrait de Jean-Louis Borloo) dispose de 30 députés, 40 sénateurs, 14 présidents de conseils départementaux (à comparer avec le Modem de François Bayrou qui ne dispose plus que de deux députés et trois sénateurs). Les dirigeants de l’UDI revendiquent donc trois présidences de régions: la Bourgogne- Franche-Comté, le Centre-Val-de-Loire et la Normandie.

En Bourgogne-Franche-Comté, c’est l’ancien ministre libéral François Sauvadet, 62 ans, ancien médecin, député et président du conseil départemental de la Côte d’Or qui revendique la présidence de la future assemblée régionale. Il a trouvé sur son chemin l’ancien ministre UMP de la coopération François Joyandet, 61 ans, actuel sénateur gaulliste de la Haute-Saône où il fut longtemps patron de presse locale. [...] Le « Figaro Magazine » a publié un sondage sans appel: une liste UMP d’Alain Joyandet obtiendrait 23 % au premier tour contre 9 % seulement à une liste centriste menée par François Sauvadet. Autant dire que c’est plié…

L’ancien ministre de la Défense et actuel député UDI de l’Eure Hervé Morin, 53 ans, brigue lui – assez mollement il faut bien le dire – la présidence de la Normandie réunifiée. Face à lui, un député UMP de Seine-Maritime proche de Nicolas Sarkozy et de Laurent Wauquiez, Françoise Guégot, 52 ans. Cette dernière a obtenu aux forceps l’investiture de son parti contre Bruno Le Maire, qui, en retour, soutient ouvertement Hervé Morin… [...] Sauf accident de dernière minute, c’est pourtant bien Hervé Morin qui devrait être désigné tête de liste [...]

La région la plus certaine de tomber dans l’escarcelle des centristes est probablement le Centre-Val-de-Loire, aux limites demeurées inchangées. Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir depuis 2007, Philippe Vigier lorgne sur la place. [...] En face de Vigier, on trouve Guillaume Peltier, 38 ans, simple maire de Neung-sur-Beuvron mais ancien secrétaire général du MPF de Philippe de Villiers et ancien vice-président de l’UMP. Peltier a emporté le titre de chef de file de l’UMP sur l’ancien ministre libéral Hervé Novelli. Parmi les poids lourds de la région, seul le maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges, s’oppose à la nomination de Philippe Vigier comme tête de file UMP-UDI. [...]

Pour céder la présidence de la Normandie et du Centre-Val-de-Loire à l’UDI, Nicolas Sarkozy exige que Chantal Jouanno retire sa liste en Ile-de-France. [...]"

Posté le 20 mai 2015 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 mai 2015

La diabolisation du FN découle des idées nationales qu’il défend

Lu sur le blog de Bruno Gollnisch :

France-Elections-Le-Pen-006"(...) La polémique autour du nouveau nom de l’UMP, Les Républicains, aurait  pesé sur la décision du FN d’y renoncer ont expliqué un certain nombre d’analystes politique (...)

Mais il est aussi assez évident que l’affaire Jean-Marie Le Pen, le malaise qu’elle a pu susciter au sein de la famille nationale, a conduit aussi Marine à rassurer le « noyau dur » de son électorat, la base des fidèles, des nationaux  historiques, sur la permanence des fondamentaux frontistes. Une fidélité à des idéaux qui est aussi symbolisé par le nom de notre Mouvement, porteur d’une histoire dont il n’a pas à rougir, qui a perduré dans l’adversité grâce au courage, aux sacrifices de ses militants. La présidente du FN l’indique notamment dans le courrier qui accompagne les demandes d’adhésion: le FN écrit-elle, est  «le seul  courant politique» «qui n’a jamais changée d’idées, qui n’a jamais eu peur de braver la pensée dominante pour préserver la France et les Français des périls qui les menacent».

Il ne faudrait donc pas que nos amis s’imaginent qu’un changement de nom du FN entraînerait automatiquement un bond électoral car la diabolisation du Front par la Caste découle des idées nationales qu’il défend. Autant dire qu’un parti affublé d’un nouveau nom susciterait la même opposition du Système pour autant qu’il garde le « bon cap»! 

(...) le sondage publié le 10 mai par le JDD montre (...) que la mise sur la touche du  Menhir ne change absolument rien à la perception du FN et de sa présidente, parmi les électeurs interrogés n’ayant voté ni pour Marine Le Pen  à l’élection présidentielle, ni pour le FNaux européennes. Nous l’avons dit,  les dérapages sémantiques imputés au fondateur du FN ne sont pas, de très loin, la cause première du non vote FN. Il s’agit avant toute chose de convaincre les Français du bien fondé de notre programme, notamment là ou nous apparaissons encore comme pas assez crédibles, à savoir le volet économique de celui-ci (...)"

Posté le 19 mai 2015 à 20h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

"Le cabinet de Taubira réduit en esclavage"

Cette blague est autorisée puisque c'est le Canard Enchaîné qui l'écrit...

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 via Fdesouche

Posté le 19 mai 2015 à 20h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Comment réformer ? Réflexion préalable sur l'idée de réforme

Qu'est-ce que réformer ? Comment réformer ? C’est la question sérieuse que doivent se poser les décideurs qui ont la volonté de mettre leur pays sur le chemin de la renaissance politique. Liberté politiqueouvre la discussion en profondeur sur les modalités de la gouvernance de réformes structurelles [1]. La réflexion sur la réforme appelle trois éléments concrets : 1/ sur les réformes institutionnelles ; 2/ sur la réforme territoriale ; 3/ sur la réforme de l’administration. Cette semaine : Quelques points de méditation préalable au sujet de la réforme, par Henri Hude :

"TOUTE APPROCHE fondatrice sur la possibilité de la réforme exige au préalable un temps de réflexion de fond sur les principes, y compris moraux et métaphysiques, avant d’entrer dans la nécessaire technicité d’une discussion pratique.

La réforme est le principal moyen d’éviter la révolution. Toutefois, elle dérange tant d’habitudes et froisse tant d’intérêts particuliers, qu’elle requiert chez les responsables de grandes qualités : sagesse, équité, habileté, patience.

Au reste, qu’est-ce qu’une révolution ? Ce mot évoque l’idée d’un changement radical modifiant la culture, le régime, l’économie et l’identité même de la société. Mais, il veut dire aussi, et originellement, un tour complet qui finit par nous ramener au même point. N’y a-t-il pas là matière à méditer ? Tout ceux qui savent et savent faire doivent aussi savoir méditer.  

L’un des plus sérieux obstacles à la réforme est la corruption. La plus grave et la plus fréquente corruption n’est pas celle qui se présente sous des formes sordides et pénalement punissables, mais sous les formes anodines, quotidiennes et inconscientes de la collaboration aux abus, par le carriérisme, le conformisme, le silence et par l’excès de docilité à l’opinion dominante du moment.

La technocratie ne peut pas être l’instrument de la réforme. À ce sujet, il faut noter que dans « réforme », il y a « forme » (terme qui, dans une tradition philosophique commune — celle d'Aristote, reconnue dans les pays musulmans et en France — signifie aussi bien « forme » - morphè, qu’« idée »).

Il s’agit là d’une notion qui, dans son apparente simplicité, recèle une grande profondeur : la forme, en termes modernes, c’est la structure et la constitution. En termes traditionnels, c’est aussi bien l’essence que la nature, ou, encore plus au fond, l’Archétype, l’Idée éternelle ou divine. S’il n’y a pas d’essence, il y en a encore une : l’esprit constructiviste et ses produits. L’essence de la réalité humaine est alors conçue comme un matériau supposé plastique à l’imposition des formes surgies de l’imaginaire technique, qui devient une instance quasi-divine.  

La sagesse réformiste saura éviter cette intempérance, et trouver le point de suture entre la culture et la nature, entre la constitution pré-juridique et la constitution humainement instituée. Là se trouve la condition principale d’une action sage et aussi d’un compromis équitable et d’un consensus raisonnable.

Avoir le sens de la durée. Réforme évoque les termes d’évolution, de fixisme, de progrès, de révolution, d’adaptation, d’altération, de croissance et de crise de croissance. Des dirigeants ayant à réformer pourront prendre avec profit un peu de temps pour peser ces termes et méditer sur la philosophie du changement. Qui ne prend pas le temps du recul s’enferme dans l’instant, oublie la durée. C’est l’erreur majeure, car ce qui en fait abstraction ne vaut rien.

Le terme de « ré-forme » renferme de nombreuses ambiguïtés.  En effet, le « re » peut signifier une intention de re-tour à la « forme », une volonté de re-venir – mais à quoi ? 

- Revenir aux sources et vers l’esprit de la fondation première ?
- Revenir vers l’utopie, c’est-à-dire la pure nature, ou la pure raison, faisant abstraction d’une tradition, de la culture et de l’Histoire ?
- Ou encore, tout simplement, revenir en arrière, parce que c’était mieux avant ? 

Réformer, c’est d’abord rendre ses droits au processus de la vie qui s’est figé en fonctionnement mécanique. Le « re- » de « réforme » signale ainsi la nouveauté d’un dynamisme méthodique. Au-delà des habitudes mécaniques encroûtées, la réforme permet à une société ou une de ses organisations, de retrouver son lien avec la vie et avec l’inspiration créatrice. La réforme entreprend ainsi de re-constituer un corps qui avait vieilli et était devenu progressivement mal adapté aux circonstances.

Concluons provisoirement la réflexion en soulignant le rôle fondamental d’un leadership exemplaire pour le succès des réformes."

Posté le 19 mai 2015 à 18h47 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

La loi Chirac-Sarkozy de 2006 sur le CV anonyme sera abrogée

Cette loi de 2006, signée par une ribambelle de ministres UMP, dont le ministre d'Etat Nicolas Sarkozy, sera abrogée par la gauche, selon une déclaration de François Rebsamen, conformément aux préconisations d'un rapport sur les discriminations.

Comme quoi, abroger une loi, ce n'est pas difficile.

Posté le 19 mai 2015 à 18h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Le PS ne sait toujours pas compter

Lu dans L'Express :

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Posté le 19 mai 2015 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Ce général qui veut préparer une alternative avant qu'il ne soit trop tard

TauzinEntretien avec Didier Tauzin, général de division, auteur de Rebâtir la France.

Vous souhaitez vous mettre au service de la France en vous engageant en politique. Deux événements vous y poussent : l'un est passé, les grandes tensions nationales consécutives à la loi Taubira ; l'autre, vous l'anticipez, c'est une éventuelle vacance du pouvoir. Pourquoi imaginer un tel scénario ?

Tout concourt à ce que nous allions au drame : le chômage, la dette, l’immigration, l’islam, le laïcisme, la régression culturelle et morale… C’est un terreau. Mais le principal facteur de risque, c’est ce que de Gaulle appelait « le système désastreux des partis ». C’est parce qu’ils étaient divisés que les Gaulois ont été vaincus par Jules César ; rappelons-nous des Armagnacs et des Bourguignons, des guerres de religion, de la Fronde, etc. Chaque fois que ce système des partis s’est installé en France sous une forme ou une autre, cela s’est traduit, pour notre pays, par une période de guerre civile ou de défaite à l’extérieur, et de récession économique et sociale à l’intérieur.

L’élément déclencheur peut être le djihadisme, une crise monétaire, peu importe. Ceux qui sont en place, de droite ou de gauche, ne seront pas capables de gérer, ne serait-ce que parce qu’ils sont largement à l’origine des problèmes. Ils sont dans une logique à la fois carriériste et partisane : or le parti n’a pour stratégie que la conquête du pouvoir, le maintien au pouvoir, la reconquête du pouvoir, ce qui l’amène au clientélisme, à la démagogie, à tout sauf à servir le bien commun. Il est donc probable que nos hommes politiques seront dépassés comme ils l’ont été en 1940, quand ils ont appelé un vieux maréchal, certes couvert de gloire, mais qui avait plus de 80 ans ! Il peut se reproduire la même chose, ou une vacance du pouvoir. J’ai vécu quatre guerres civiles sur le terrain : le Liban, la Somalie, le Rwanda et la Yougoslavie. C’est malheureusement ce vers quoi nous allons. Il est donc impératif qu’avant cette  échéance nous fassions tout ce que nous pouvons pour l’éviter. Cela passe par une remise en cause radicale de notre façon de vivre la démocratie. La politique, dans notre civilisation fondée sur le christianisme, se place au service de l’homme, de la famille, de la nation. Ce n’est pas la guéguerre entre partis ou entre egos.

Vous posez comme préalable à toute politique, sept fondamentaux, et notamment l’existence d’un créateur et d’une loi naturelle, une définition de l’homme et de ce qui fait son humanité…

La conception que l’on a de l’homme marque la césure entre les deux conceptions de la politique. Que l'homme s'accepte comme créature de Dieu, dépendant de cette source de vie, cela seul peut fonder la politique comme service de l'homme. C’est uniquement parce qu'il est créé que l’homme est sacré. Alors que si l'homme se refuse comme créature, s'il refuse la souveraineté de Dieu, il se retrouve orphelin et centré sur lui-même. Mais lui-même sans Dieu, c'est le néant. A partir de là, tout est permis : il n’y a aucune raison qu’on n’aille pas jusqu’à légaliser l'inceste ou la pédophilie !

Poser comme préalable que Dieu existe, c’est une inversion totale de perspective par rapport à la France d'aujourd'hui ?

Pourquoi va-t-elle dans le mur, la France d'aujourd'hui ? Parce qu'elle n'est pas fondée sur du solide. La seule Réalité, c'est qu'il y a un créateur. Quand une loi n'est pas ancrée sur une transcendance, elle est toujours l'objet d'un rapport de force. Si elle est en référence à une transcendance, elle dépasse le rapport de force, ou du moins tend à le dépasser.

Qui d’autre que les catholiques adhèreront à cela ?

Le maréchal Lyautey a respecté le Maroc comme pays musulman. Eh bien, la France doit revenir à son identité et son identité est chrétienne. Et dans le cadre du respect de l'affirmation de cette identité, peuvent adhérer des athées, des musulmans, des hindouistes, etc. Seuls les idéologues n'adhéreront jamais, car l'idéologie est précisément fondée sur le refus, la négation des réalités.

Mon équipe et moi allons bien entendu élaborer une position par rapport à l’islam, qui est un système politico-juridico-militaire de conquête et de gouvernement du monde. Mais il ne faut pas confondre les musulmans, qui sont d’abord nos frères en humanité, avec l’islam, qui signifie « soumission ». Ils lui sont soumis.

Votre ouvrage propose des grandes directions, mais peu de mesures concrètes. Pourquoi ?

Je ne crois pas qu'un chef d'Etat doive avoir de programme, au sens où on l'entend aujourd'hui. Sa première fonction de chef, c'est de rassembler les Français. Mais nous allons décliner mon ouvrage pour établir un programme de gouvernement.

Par exemple, comment en finir avec le régime des partis ?

Les interdire serait attentatoire aux libertés. Ce qu’il faut, c’est détruire cette dictature qu’ils ont imposée. Comment ? L’Etat peut par exemple cesser de leur verser votre argent en fonction de leurs résultats électoraux. Et élaborer une nouvelle représentation nationale pour que la nation soit représentée dans sa réalité. Je ne me sens ni socialiste, ni UMP, ni FN, ni ceci ni cela, je suis Didier Tauzin, membre non d’un parti, mais d'abord d’une famille. Tout le monde est membre d’une famille. Elle est le premier lieu de solidarité et elle est antérieure à l’Etat : c’est dans la famille que l’homme naît, vit, parfois meurt, c’est là qu’il s’épanouit, c’est un lieu économique, etc. Il faut remettre la famille au centre de la politique. Et sans doute constitutionnaliser sa représentation au niveau communal comme au niveau national. Si 30, 40, 50% d’un conseil municipal représente les familles, cela change tout. Il peut y avoir aussi un quota pour les partis politiques, les entreprises... C’est une piste que nous étudions sérieusement.

Une autre piste de réforme des institutions concerne le chef de l’Etat. Vous voulez mettre fin au quinquennat.

Le chef de l'Etat doit inscrire son action dans la longue durée : la fonction essentielle du chef de l’Etat étant de garantir l’unité nationale, il lui faut du temps. L’unité nationale ne se décrète pas après des attentats, en excluant une partie des Français. Partant du principe que, depuis 1789, la souveraineté appartient à la nation, je serais donc plutôt partisan d’une élection se terminant à une limite d’âge, par exemple 75 ans, avec un vote de confiance tous les 5 ou 7 ans, mais sans candidature : « Oui, Monsieur le président, vous continuez » ou « Non, vous ne continuez pas ». La victoire du « Non » déclenche une nouvelle élection. Notre vie politique est structurée par des élections fréquentes, et donc par le conflit permanent entre partis : il faut abroger ce système qui crée et entretient la division. Ce qui ne veut pas dire que nous ne serons plus dans une démocratie, je considère même qu'elle en sera renforcée.

Vous avez créé une association, France Terre d’espérance, à laquelle on peut adhérer. Et ensuite ?

Nous allons créer un institut qui mènera des études et élaborera des documents déclinés de mon livre, sur les institutions, l’unité nationale, l’islam, l’économie… - certains sont déjà en cours d’élaboration. Cet institut aura ensuite pour missions de diffuser ces idées et de former des cadres.

Nous avons décidé également de créer un gouvernement de recours prêt à prendre les affaires en main si cela était nécessaire : une sorte de shadow cabinet britannique, ou de gouvernement provisoire de la République française de de Gaulle en Angleterre. Je ne choisirai que des professionnels, qui savent ce que c’est que s’engager, gagner son pain à la sueur de son front ou en risquant sa peau comme moi dans ma carrière militaire. J’ai déjà choisi deux personnes, à qui j’ai demandé de concevoir, pour l’été 2016, un Etat radicalement différent de celui que nous connaissons. Aujourd’hui, l’Etat aspire 60% de la richesse produite chaque année par les Français. Moyennant quoi, il ne remplit plus correctement ses fonctions régaliennes et il asservit les Français avec diverses prestations, allocations, etc. Il leur fait perdre le goût du travail et donc leur honneur. Il faut un Etat qui ne dépense qu'environ 35% de la richesse produite chaque année - ce qui va immédiatement diminuer les impôts – et dont le budget sera consacré à 90% aux fonctions régaliennes. Cela demandera du temps : les gens ayant perdu l’habitude de travailler, il faudra les remettre au travail très progressivement.

Posté le 19 mai 2015 à 13h52 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (39)

PS : mieux vaut un député véreux qu'un député FN

Le PS avait appelé à la démission de Thévenoud. Ce n'est pas le cas pour Sylvie Andrieux, poursuivie pour détournements de fonds publics, condamnée à de la prison ferme et actuellement en procédure d'appel. Un reportage montre que le PS ne souhaite pas la démission de Sylvie Andrieux... pour ne pas avoir une législative partielle qui entrainerait une victoire du FN.

Posté le 19 mai 2015 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Réforme du collège : "la droite sait qu'elle est complice de ce qu'elle dénonce"

Éric Zemmour fait ce rappel utile, en évoquant notamment la loi Haby sur le collège unique et le "bloc de compétences" entériné par François Fillon.


Réforme du collège : "La droite sait qu'elle... par rtl-fr

Posté le 19 mai 2015 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Quelqu'un a des nouvelles de Robert Chardon ?

Robert-ChardonOn apprenait il y a quelques jours que le maire UMP de Venelles, Bouches-du-Rhône, avait été frappé sur Twitter d'une sorte de "délire paranoïaque" en prescrivant l'interdiction du culte musulman en France, et que dans la foulée, il aurait été "interné d'office" (certains médias ont dit plutôt "hospitalisé"), et exclu ipso facto de l'UMP. Depuis, silence radio.

François Falcon revient sur cette affaire sur Boulevard Voltaire, et s'étonne surtout du black out des journaux français, qu'il juge inquiétant :

"Constatant que nombre de commentateurs soutenaient sa provocation, les journaux qui avaient relayé l’information de son internement pour islamophobie sans sourciller ont ensuite observé un blackout complet.

L’Affaire a cependant fait réagir bien au-delà de nos frontières et l’imprudent Robert Chardon a eu les honneurs du Welt en Allemagne, du Independent en Grande-Bretagne et même du Times of India. À croire que son propos a réveillé un puissant désir refoulé. Les réseaux sociaux sont également en alerte depuis quatre jours, ce qui rend le silence des médias français d’autant plus étrange, voire très inquiétant.

Inquiétant tout d’abord parce que la nouvelle de l’internement forcé d’un élu sur le motif d’un simple tweet dérangeant, nouvelle qui a tenu pendant plusieurs jours de version officielle, aurait dû susciter un immense bruit au pays des droits de l’homme et des Charlie autoproclamés. Ce type de méthode était pratiquée en Russie à l’époque soviétique, mais sous Poutine, de tels abus de pouvoir ne se produisent plus. C’est une méthode de régime totalitaire, ni plus ni moins.

Les officiels en ont, semble-t-il, pris conscience et ont légèrement rétropédalé : d’après le sous-préfet d’Aix, Robert Chardon aurait en réalité été interné dans le cadre des soins qu’il subit depuis quelques semaines et non pas en raison de ses propos. Le problème, c’est que Robert Chardon est soigné pour un cancer de la bouche, lequel n’est généralement pas traité dans les hôpitaux psychiatriques et que l’on ne voit pas bien ce que le sous-préfet, représentant du ministre de l’Intérieur, vient faire dans ce dossier médical.

Sans doute est-il encore trop tôt pour s’alarmer et l’on n’ose imaginer un seul instant que la République qui se réclame de ces droits de l’homme issus de l’habeas corpus britannique de 1679 en soit réduite à employer des méthodes de monarque absolu, en l’occurrence la méthode des lettres de cachet, les cachets chimiques en sus.

Pour rassurer ceux qui s’inquiètent de son sort et qui craignent que l’on soit en train de soigner l’élu de sorte que ses propos deviennent réellement incohérents, le mieux serait simplement de le présenter au public, libre de ses mouvements et de ses paroles et dans l’état où il se trouvait jeudi soir, la dernière fois qu’il s’est entretenu par téléphone avec un journaliste."

Posté le 19 mai 2015 à 08h52 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (29)

Serge Klarsfeld ne sait pas que Jean-Marie Le Pen a été suspendu du FN

Interrogé sur LCP par Serge Moati, Serge Klarsfeld ne semble pas avoir suivi l'actualité de la dédiabolisation du FN et notamment la suspension du statut d'adhérent de Jean-Marie Le Pen :

"(...) On est très engagé dans le combat contre les Le Pen parce que Marine Le Pen a une petite chance aux élections présidentielles, mais ce serait une catastrophe pour la France. Il faut absolument que les 2 grands partis classiques qui ont bâti la France après la défaite, après Vichy, restent en place et qu’ils soient numéro 1 et 2 aux élections présidentielles et pas un parti extrémiste, démagogue, qui profite de la crise, des peurs, du changement très rapide de la société pour avoir beaucoup d’électeurs. Le combat continu (...)

Il ne faut pas croire que le Front National va protéger contre le terrorisme musulman, il va lancer des opérations policières contre les juifs aussi. Beaucoup de juifs avant Hitler croyaient qu’Hitler c’était le barrage contre le Bolchévisme, et puis ils ont vu la suite."

Posté le 19 mai 2015 à 07h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

18 mai 2015

Loi renseignement : des sénateurs UDI veulent une surveillance encore plus massive

Les sénateurs UDI Joël Guerriau, Claude Kern et Jean-François Longeot ont déposé un amendement qui rendrait encore plus liberticide le projet de loi relatif au renseignement - projet qui sera discuté au Sénat en deuxième lecture à partir du 2 juin :

"L'article 1er du projet de loi limitant trop les motifs d'intérêt public pour lesquels peut être autorisé le recueil de renseignements par des techniques spéciales prévues par la loi. Il s'agit ici de les étendre aux valeurs essentielles à la République.

Parmi ces finalités, doivent figurer d'autres intérêts essentiels de la France à protéger des menaces : " sanitaires, énergétiques, scolaires, administratifs, culturels, cultuels, sportifs "."

Au moins on aura appris quelles sont les fameuses valeurs essentielles de la République...

Posté le 18 mai 2015 à 21h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (12)

Parlez-vous le Valls ?

Yves Daoudal nous propose un exercice de traduction sur son blog :

Manuel Valls :

« La République a fait l’école, et l’école a fait la République. »

Si l’on quitte la mythologie et le négationnisme pour se tourner vers l’histoire vraie, cela donne :

« La Troisième République a fait l’école laïque et laïciste, et a expulsé les congrégations enseignantes qui faisaient l’école depuis très longtemps, et l’école laïque a perpétué une République laïcarde qui ne cesse de s’écrouler au fur et à mesure qu’elle bafoue davantage l’identité française qu’elle méprise et détruit. »

Posté le 18 mai 2015 à 19h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le responsable des Jeunes de la Droite Populaire du Var rejoindrait le FN

Le responsable des Jeunes de la Droite Populaire du Var, Sébastien Ausserre, va rejoindre le FN. Durant les dernières départementales, Sébastien Ausserre n'avait pas respecté la consigne du "ni-ni" et appelé à voter FN au second tour dans le Var. Ce qui lui avait valu d'être suspendu de l'UMP.

Sébastien Ausserre a récemment rencontré le sénateur FN David Rachline. Son ralliement au FN doit être officialisé à la fin du mois de mai.

Posté le 18 mai 2015 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

FN : et si le prochain désavoué était Philippot ?

De Nicolas Domenach sur Challenges :

"[...] En cas de défaite de Marine Le Pen à l’élection suprême, nul doute qu’il sera le premier exécuté. Mais il n’est pas sûr non plus que Florian Philippot survive à une victoire. D’abord parce que les conseillers de l’ascension ne survivent pas toujours à la prise de pouvoir. Surtout lorsqu’ils sont sortis de l’ombre et captent trop de lumière. Comment Marine le Pen pourrait-elle supporter longtemps qu’on dise comme cela s’entend, qu’il est "son cerveau", "qu’elle lui doit tout", "qu’elle est trop fragile pour se passer de lui etc". Si elle s’est "libérée de son père", comme elle s’en réjouit, ce n’est pas pour s’encombrer longtemps d’une autorité de substitution, dont les abus exaspèrent déjà ses plus proches, tel son compagnon Louis Alliot, ou encore à un autre niveau Marion Maréchal Le Pen. Si cet espoir frontiste, vierge de toute tâche dans le parricide, si donc cette autre blonde l’emportait en région PACA, alors qu’elle est sur une autre ligne politique que Philippot, ce dernier pourrait compter ses abattis. Car il a une très grande faiblesse…

Le vice-président du FN en effet n’a pas de bastion électoral qui puisse lui servir de repli ou d’appui. Pas de base où puiser des forces et en refaire après un éventuel revers d’élection ou d’affection. Il a été battu aux régionales comme aux municipales, et ne tient donc que par la seule volonté de la suzeraine qui peut, selon son bon plaisir, changer subitement l’or de la grâce en plomb de la disgrâce. Florian Philippot l’a parfaitement compris lui qui désormais n’en rajoute plus dans ses exigences d’évolution du FN – plus question de l’impératif changement de nom dont ne voulait pas Louis Alliot notamment - et mieux encore, il prend soin de vanter plus que jamais les atouts incomparables de Marine Le Pen. Comme dans le Journal du Dimanche où "Philipipeau" joue cet air flatteur : "Il n’y a pas plus libre et courageuse qu’elle", puis il violone : "Elle a toutes les qualités d’un chef". Avant de trompeter : "Je n’ai qu’une seule ligne, c’est le marinisme". [...]"

Posté le 18 mai 2015 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Environ 70 députés signent une lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem

Lettre ouverte de députés adressée à Madame Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, à propos des conséquences de la réforme des collèges sur les programmes et les manuels scolaires (cliquer pour agrandir)

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Posté le 18 mai 2015 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

L'identité française pour les nuls

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Posté le 18 mai 2015 à 14h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Le PS veut plomber l'entrée en campagne de Marine Le Pen et du FN

Lu ici :

"On va passer au laser les finances et le fonctionnement du FN". C'est ce que confie un député socialiste à la manœuvre dans ce qui est présenté clairement comme une entreprise de déstabilisation du parti de Marine Le Pen. Selon les informations d'Europe 1, le groupe PS à l'Assemblée nationale va en effet mettre en place en octobre prochain une commission d'enquête visant le Front national. L'angle d'attaque, c'est l'emprunt de neuf millions d'euros contractés par le parti auprès d'une banque russe.

"On laisse passer le psychodrame familial et on assène un second coup, plus fort", explique-t-on parmi les responsables socialistes. Il est impossible de se soustraire à une commission d'enquête parlementaire. Marine Le Pen et tous les responsables du FN convoqués devront donc répondre lors de séances publiques et filmées.

Le supplice est prévu pour durer jusqu'à six mois, avec une possible enquête jusqu'en Russie. Autrement dit, cette commission, qui s'ajoute à l'enquête judiciaire en cours sur le financement de plusieurs campagnes du FN, va notamment "feuilletonner" pendant les élections régionales."

Au delà du fond, on ne pourra qu'être surpris par les termes employés par Europe 1 qui semblent clairement être ceux des "responsables socialistes" interrogés. Si l'enquête parlementaire est un "second coup, plus fort" que le premier, sous-entendraient-ils que le premier a été téléguidé ? Cette "manoeuvre" et cette manière d'agir font-elle partie des "valeurs de la république" ?

Réaction du FN ici.

Posté le 18 mai 2015 à 11h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (27)


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