28 mars 2015

A quoi sert Sens Commun ?

Si même les candidats de Sens Commun refusent de signer la charte de La Manif Pour Tous, on est en droit de se demander l'intérêt d'avoir créé ce courant au sein de l'UMP :

 

Posté le 28 mars 2015 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 mars 2015

Jacques Bompard s'oppose au mortel projet de loi sur la santé

Communiqué de Jacques Bompard sur le projet de loi santé :

"La politique socialiste a violemment attaqué la dignité des plus petits à savoir les enfants vivants encore in vitro, celle des femmes enceintes, du personnel médical, ce qui par extension est une atteinte à toute la société. Ce projet de loi a la volonté de supprimer la notion de détresse de la femme enceinte confrontée à l’avortement. C’est un mépris total de la dignité de la femme, de sa souffrance. Dans une considération pareille de la femme, la suppression d’un délai de réflexion face à l’avortement est alors une suite logique. Cette politique transforme l’homme en consommateur de tout : des enfants, des corps, de toute réflexion. Oubliées, abandonnées, les femmes ne seront plus écoutées, mais seulement victimes d’avortement dont les conséquences leur auront été lâchement masquées.

Dans cette logique aucune proposition alternative ne leur est proposée. Jacques Bompard a donc déposé un amendement pour rappeler à la société consumériste voulue par le gouvernement que l’avortement, n’est pas la clef d’une unité nationale. En revanche, une solidarité qui accompagne les femmes enceintes, leur donne les moyens de garder leur enfant et de l’élever dans la dignité, est une politique de bon sens respectueuse de chacun. Face à l’avortement, des alternatives existent, il faut les défendre et les promouvoir.

D’autre part, ce projet de loi tend à imposer aux sages-femmes la possibilité de tuer par l’exercice de l’avortement. Cette politique est absurde et contraire à l’éthique de leur profession. Jacques Bompard s’y est fermement opposé pour que celles-ci ne soient pas mises dans la même position que celle des médecins qui malgré une clause de conscience souffrent de la pression d’une politique de mort.

Enfin, Jacques Bompard face à la promotion de la contraception médicale, prône celle qui est naturelle. Par respect pour le corps des femmes compte tenu des dangers qui existent avec la contraception médicale, pour l’environnement pollué par la contraception, pour limiter l’action de la technique au sein de l’intimité des couples de la Nation."

Posté le 27 mars 2015 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement & euthanasie : des lois pour annihiler la conscience

Extrait d'une tribune de Chantal Delsol dans Valeurs actuelles :

"[...] La loi morale élémentaire, antique et universelle, « Tu ne tueras pas », se donne partout des exceptions. Dans toutes les sociétés, ce sont la guerre et la peine de mort : les sociétés s’estiment fondées à tuer ceux qui les menacent. La modernité tardive, qui rejette avec dégoût la peine de mort et la guerre, et simultanément légitime l’IVG, même à un stade avancé de la grossesse, et l’euthanasie, marque par là la métamorphose des critères. Ce n’est plus la survie ou la sécurité de la société qui peut légitimer une exception au « Tu ne tueras pas », mais le refus de la souffrance individuelle (physique ou psychique).

Les lois sur la fin de vie vont cependant plus loin que ce déploiement de la souveraineté individuelle. Outre qu’elles traduisent un déplacement des critères de valeur, elles traduisent aussi un rabaissement de l’idée de conscience personnelle.

Les principes moraux élémentaires sont surplombants ; et pourtant toujours récusables par la conscience personnelle, dans des cas tragiques et au prix d’un débat intérieur. Les cas d’euthanasie existent et ont toujours existé. Dans des situations si singulières et si graves, des consciences individuelles prennent une décision. Mais on voudrait que cette exception au « Tu ne tueras pas » soit légalisée, qu’elle ne soit plus à la merci de la conscience personnelle. On voudrait que les individus jetés dans ce drame puissent appliquer une loi et ainsi s’exempter de l’angoisse de se prononcer, de la responsabilité et des éventuels remords. Le cas est le même pour l’IVG, pour laquelle nous recherchons toujours plus de loi déterminante, toujours moins de réflexion individuelle. Il y a là une récusation du tragique humain, une volonté de passer à la toise de la loi les situations les plus complexes. Dans les directives anticipées aussi, c’est la conscience personnelle qui se trouve dévalorisée, contrairement à ce que l’on pense : car je ne peux jamais préjuger de ce que je déciderai en situation limite ; dans cette situation, sans doute trouverai-je des ressources dont aujourd’hui je n’ai même pas idée ; une personne n’est pas une essence immuable, mais une entité en perpétuel développement.

La demande de légalisation toujours plus précise indique la persistance du positivisme juridique, déjà si présent au XXe siècle : la morale, ce ne serait rien d’autre que la loi positive, et ce qui est permis par la loi serait forcément bon — que l’État dise le Bien et nous ne nous poserons plus de question ! Au fond, nous voulons peut-être oublier que l’éthique traduit un perpétuel débat intérieur et extérieur — qu’elle engage notre responsabilité de personne libre, bien davantage que notre docilité de citoyen. [...]"

Posté le 27 mars 2015 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent

EELV a moins d'adhérents que Sens Commun

Une parlementaire écolo affirme que EELV est passé de 20 000 adhérents (en 2009) à 4000 ou 5000 adhérents.

A titre de comparaison, Sens Commun revendique 6 000 adhérents.

Posté le 27 mars 2015 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

La gauche ne compte pas que des lumières mais aussi des "clignotants verts"

Sic en plus de passer pour un illuminé : 

Posté le 27 mars 2015 à 12h16 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)

La désillusion de Sens Commun en Gironde

Edouard du Parc, ancien coordinateur de la Manif pour Tous en Gironde, a fait le pari de l'entrisme au sein de la majorité municipale d'Alain Juppé en étant élu sur sa liste en 2014 à Bordeaux. Pour les élections départementales, il a regretté que Sens Commun et le PCD soient exclus des listes de l'union de la droite (UMP, UDI, Modem) :

"Le rassemblement ou l'union à droite, semble être du bon sens. Toutefois, en ce qui concerne les élections départementales en Gironde, je note que le PCD et Sens Commun, alors membre à part entière de l'UMP, pour ce dernier, en ont été exclus. Il y a donc un simulacre de rassemblement ou un rassemblement orienté, ce qui est inacceptable (...) Cette absence de vigueur et d'identité de l'UMP contribue à l'affaiblir, et par voie de conséquence, à anesthésier le débat et la démocratie locale."

Bien que son positionnement vis-à-vis du FN soit sans équivoque, il vient de publier un communiqué appelant " à faire barrage à la gauche" :

"Edouard du Parc, responsable de la province Sud-Ouest de Sens Commun, regrette que son parti politique, ait été exclu de la liste "Gironde Positive", à l'occasion de ces élections départementales.  La promotion de la famille, de la liberté d'entreprendre, de la culture française sont pourtant clairement à mettre au centre des priorités. Ces trois volets se retrouvent dans les compétences départementales. En sa qualité de conseiller municipal délégué de Bordeaux, il invite néanmoins, tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs, à faire barrage à la gauche dimanche prochain."

Dans un département où le FN sera présent au second tour dans 14 cantons sur 33, ce n'est pas tout à fait la ligne d'Alain Juppé... 

Posté le 27 mars 2015 à 10h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Dons d’organes systématiques : attention à l’amendement de la loi santé

Analyse de France Renaissance :

"A partir de 2018, si de son vivant le défunt n’a pas fait part de son refus de prélèvement d’organes, ce prélèvement pourra être pratiqué automatiquement. Les proches de personnes décédées ne seront plus consultés, mais seulement « informés des prélèvements [d’organes] envisagés et de la finalité de ces prélèvements ». C’est ce que veut mettre en place un amendement déposé par le député Jean-Louis Touraine et Michèle Delaunay qui a été adopté en Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, lors de l’examen de la loi santé le 19 mars 2015. Passé inaperçu avant qu’il ne soit voté en douce au cours de la nuit, cet amendement vise à modifier le Code de la santé publique concernant le don d’organes.

Présenté comme nécessaire pour faire face à la pénurie d’organes, cet amendement semble être très violent pour les familles privées de leur droit de regard au début de leur deuil. Voté deux jours après la loi « fin de vie » à l’Assemblée nationale, il pourrait faire place à de malheureuses dérives.

Le don d’organes en France : 

La loi Caillavet de 1976 avait déjà instauré le «consentement présumé», qui fait de chaque Français un donneur potentiel à moins qu’il ne se soit opposé à un don d’organes avant son décès. Pour signifier ce refus, une inscription peut être faite de son vivant sur le registre national des refus (qui compte 100.000 inscrits). Mais ce refus peut également être exprimé (depuis 1994) par la voix des proches du défunt qui sont systématiquement interrogés sur ses volontés et majoritairement entendus. La loi veut qu’à partir de 2018 la famille ne puisse plus s’opposer au prélèvement si  le défunt ne l’a pas fait de son vivant. « Changer la loi permettrait de résoudre la pénurie d’organes et d’éviter des milliers de morts illégitimes chaque année », déclare Jean-Louis Touraine.

[...] Alliance Vita s’interroge sur l’exclusion de la famille et des proches de la consultation préalable. « Le don d’organes relève d’une forme de solidarité permettant de sauver de nombreuses vies chaque année. Pour autant, la pénurie d’organes ne doit pas faire dériver un encadrement strictement réglementé : s’assurer du libre consentement (ou du moins du non-refus) et de la finalité thérapeutique ; puis contrôler les conditions de prélèvement d’organes, en particulier ceux sur « donneur à cœur arrêté » ou sur patients chez qui on décide d’arrêter les traitements, car le prélèvement d’organe ne peut se faire au détriment de soins dus à des malades incurables ou à des personnes parvenues à un grand âge ».

Attention aux dérives :

Hasard inquiétant de calendrier,  cet amendement est présenté et adopté deux jours après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti sur la « fin de vie » à l’Assemblée nationale, qui introduit une sédation profonde et continue couplée à une interruption de l’hydratation et de la nutrition.

Dès lors il devient légitime de s’inquiéter de possibles dérives, guidées certes par la bonne foi et la volonté de sauver un patient, face à cette pénurie d’organes. Le prélèvement ne peut se faire au détriment des soins dus à des malades incurables ou des personnes âgées.

Surtout la situation de nos voisins belges et hollandais doit nous faire réfléchir. Ces pays dans lesquels l’euthanasie est autorisée pratiquent le prélèvement d’organes après des euthanasies, afin « d’aider les candidats à l’euthanasie à donner du sens  à leur mort »."

Posté le 27 mars 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

Bernard Antony appelle à voter pour les candidats du Front National

Communiqué de Bernard Antony  (photo : Bernard Antony commente les élections françaises à la télévision polonaise):

Bernard_antony_elections"L’institut du Pays Libre considère comme un fait très positif pour la France la défaite électorale de la gauche au premier tour des élections locales. Il faut l’amplifier au deuxième tour. 

Dans la campagne électorale le premier ministre Manuel Valls s’est totalement disqualifié par ses discours incendiaires contre le Front National relevant d’un fanatisme de propagateur néo-bolchévique de guerre civile. On avait déjà observé cela avec sa politique de répression dictatoriale des pourtant très paisibles foules de la Manif pour tous. À l’évidence, les attitudes et les mots de Manuel Valls ne relèvent pas que de postures calculées mais de graves phobies d’ordre psycho-idéologiques. 

Hélas, l’attitude de Nicolas Sarkozy s’inscrit aussi dans le même registre de hargne démesurée quoique sans doute plus calculée avec d’ailleurs des effets dialectiques allant à l’inverse du but recherché. Peut-être Nicolas Sarkozy cherche-t-il  à faire oublier qu’il est le responsable majeur, sous influence de Bernard-Henri Lévy,  de la situation en Libye dont on peut craindre de plus terribles conséquences encore ?

L’Institut du Pays Libre est loin d’être inconditionnel de la politique du Front National. Il est même en divergence constante avec certaines de ses positions telles que son refus de toucher à la loi Veil. Mais l’hystérie antidémocratique contre ce parti est indigne. L’Institut du Pays Libre appelle donc à voter dimanche dans le refus de ce fanatisme et selon les principes suivants : 

-         Aucune voix de patriote et de chrétien ne saurait se porter sur des candidats ayant professé le slogan du grégarisme totalitaire : « je suis Charlie ».

-         On ne votera donc que pour des candidats dont on sait ou dont on peut penser qu’ils adhèrent à notre devise expressive des nécessaires combats aujourd’hui pour les valeurs de notre civilisation : « ni charia ni Charlie ».On peut penser qu’il en est heureusement ainsi de la plupart des candidats du Front National. 

-         On sait bien sûr que les dirigeants de ce parti le maintiennent dans une stratégie de « ni droite ni gauche » et pour certains dans une affirmation véritablement de gauche, jacobine, laïciste, crypto-socialiste. Mais ce n’est pas le cas de beaucoup de candidats constituant ce que l’on peut appeler le « pays réel » de ce parti. Ceux-ci défendent toujours les valeurs les valeurs et les idées de la droite de conviction, celles de la partie de notre peuple non soumise à la domination de l’idéologie du déracinement et de la culture de mort. Ils les défendent notamment sur le respect de la vie innocente et de l’écologie humaine contre les lois antisociales et antifamiliales dites « sociétales » concoctées par les officines de manipulation idéologique  de la gauche dont l’influence s’étend loin hélas dans la droite déliquescente. 

Exception faite de quelques cas légitimant une objection de conscience idéologique ou morale, l’Institut du Pays Libre appelle donc à voter dimanche pour les candidats du Front National."

Posté le 27 mars 2015 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2015

Quand Manuel est en campagne, la France est priée de s'arrêter

Déclaration hallucinante de la personne qui nous sert de Premier ministre actuellement. Manuel Valls a justifié ainsi son refus de commenter les mauvais chiffres du chômage pour le mois de février :

"Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faut vous y habituer."
Et comme il est en campagne toute l'année, avec nos impôts, il ne gouverne jamais. CQFD.

Posté le 26 mars 2015 à 22h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Attentats de Tunis : la Bête progresse

Guillaume Faye, sur son blog, analyse la "progression de la bête" islamiste. Partant de l'attentat de Tunis la semaine dernière, il élargit son analyse à la présence djihadiste en France :

[...]"Complètement aveuglés, nos dirigeants parlent de ”terrorisme”, sans oser nommer ou comprendre ce qu’il y a derrière : une stratégie de conquête et d’instauration de la charia totalitaire islamique. 3.000 combattants musulmans venus des rangs des immigrés en Europe sont partis rejoindre Daech. 600 sont déjà revenus (il y a un sinistre ”turn over”) et vivent comme des poissons dans l’eau ici même, dans un milieu qui épouse leur cause, les protège et leur sert de logistique et de base de recrutement.

Dans une note confidentielle, le Service central de renseignement territorial (SCRT) observe un « repli communautaire plus marqué depuis les attaques contre Charlie Hebdo et l’HyperCacher  ».[...]

Donc les attentats de janvier 2015 ont encore accru l’hostilité envers la France et l’attachement au djihad. On mesure la naïveté sidérante des manifestations ”Je suis Charlie”. Les jeunes musulmans y ont d’ailleurs très peu participé, beaucoup approuvant les attentats. Le SCRT a noté « une faible représentation de la communauté musulmane à Marseille » à ces manifestations. Ils ont moins manifesté que les musulmans à Tunis, après l’attaque du musée ! Preuve que la radicalisation des musulmans issus de l’immigration en France (notamment les jeunes), comme en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni est plus forte que celle des musulmans de Tunisie ![...]

Sans mâcher ses mots, Yves de Kerdrel écrit : « Notre démocratie, baignée d’angélisme et gangrénée par des élites qui préfèrent le multiculturalisme à la nation, a bien du mal à s’adapter à cette guerre de religion ». Puis il ose cette comparaison : «  Les jeunes filles qui vont à l’université coiffées d’un voile le font pour revendiquer une identité. Elles le font par soumission aux règles des cités où elles résident et aux lois des ”grands frères ” qui y sèment la terreur. Ce n’est pas seulement un refus d’intégration, c’est une forme de racisme anti-français. Et toutes proportions gardées, il n’y a pas de différence entre ce gamin de 12 ans qui part de son collège à Toulouse pour mener des exécutions de sang-froid et ces jeunes filles qui revendiquent le port du voile à l’université avec l’encouragement de professeurs aveuglés par le démon du multiculturalisme ». (Valeurs Actuelles, 19-25/03/2015).[...]

Le 10 mars, une vidéo diffusée par EI/ Daech sur Internet montrait en effet un garçon de 12 ans en djellaba qui abattait puis achevait au pistolet un Arabe israélien soupçonné d’être un agent du Mossad, au cri de « Allah Akbar ! » Il s’agit de Rayan, un jeune maghrébin de nationalité française, scolarisé à Toulouse et parti en Syrie.[...]

Ces vidéos de propagande ne peuvent que se multiplier et inonder la Toile. Elles sont un puissant facteur de recrutement et de fanatisation, notamment en France. La technique psychologique utilisée contre les ennemis (dans le monde musulman et maintenant en France et en Europe) est celle de la sidération par la terreur, en vue d’obtenir la soumission, si possible sans combattre vraiment, par intimidation. Avec le binôme : attentats et grignotage démographique. [...]

Dans deux ou trois ans, en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas , en Espagne et dans d’autres pays de l’UE, on vivra peut-être au rythme d’un massacre par jour ou de plusieurs simultanés, alternant bombes, tueurs suicidaires, attaques au fusil d’assaut et à l’arme de guerre. Les forces de sécurité et de renseignement sont déjà débordées.[...]

La guerre est chez nous et c’est là qu’il faut combattre et se défendre. Cette guerre larvée qui commence a déjà un coût, non seulement financier mais surtout psychologique. Cette stratégie de la tension plombe le moral de la nation, en diffusant un sentiment de méfiance, d’insécurité, de pessimisme.  Nous sommes en proie à une invasion par le bas, à une guerre d’un type nouveau, à la fois démographique, criminogène, ethno-culturelle et religieuse, et terroriste. Nous ne la gagnerons qu’en changeant radicalement de méthodes et de paradigme, c’est-à-dire en prenant le problème à  bras-le-corps, en s’attaquant à la cause centrale : l’immigration."

Posté le 26 mars 2015 à 21h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Développer la possibilité d'instaurer un salaire parental d'éducation

Dominique Martin, député européen FN, a défendu devant la commission de l'Emploi et des Affaires sociales du Parlement européen l'idée du salaire parental :

"Égalité des chances et de traitement entre hommes et femmes. Evidemment, pourquoi pas, difficile de s'y opposer. Mais à aucun moment je n'entends parler d'égalité à la liberté. Et notamment de la liberté des femmes à ne pas travailler. Vous en connaissez tous. Toutes ces femmes qui vont travailler à temps partiel pour 8-900 euros par mois (…) Croyez-vous qu'elles le fassent pour s'épanouir? Pour entrer dans la vie active? Pour être l'égal de l'homme ? Non elles le font parce qu'il manque entre 900 et 1100 euros pour subvenir au besoin du foyer. Et c'est ça qui est inacceptable

J'aimerais bien que l'on développe la possibilité, que l'on laisse la liberté aux femmes de s'occuper de leur foyer, notamment par un salaire parental d'éducation… À égalité avec les hommes, si vous voulez. Ça aurait l'avantage de libérer des emplois, ça aurait l'avantage de donner une meilleure éducation à nos enfants, ça aurait l'avantage de sécuriser nos rues parce qu'ils ne traîneraient pas nos rues et ne seraient pas soumis à la drogue (...)"

Posté le 26 mars 2015 à 19h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Empêché de voter parce qu'il porte une kippa

A force d'intoxication médiatique et de bourrage de crâne de la part des politiques, le laïcisme fait perdre la tête :

"Dimanche dernier à l'occasion du premier tour de l'élection départementale, Avraham Weill, le grand rabbin de Toulouse, accompagné de son fils, se rend dans son bureau de vote situé dans l'école Nord. Alors qu'il s'apprête à accomplir son devoir électoral, la déléguée d'un candidat communiste présente dans le bureau lui demande de retirer sa kippa au nom du respect du principe de laïcité. En l'absence momentanée du président du bureau, la déléguée soutenue par son époux réitère à plusieurs reprises son opposition au vote d'Avraham Weill. Finalement elle cède devant l'hostilité et sous la pression des autres personnes, électeurs et assesseurs, présentes dans le bureau, mais insiste pour porter l'incident au procès-verbal du scrutin. Une insistance qui conduit le rabbin à déposer plainte pour discrimination"

Au premier tour des municipales en 2014, un Toulousain de 54 ans, avait été interdit d'urnes car il portait un sweat-shirt de la Manif pour Tous...

Posté le 26 mars 2015 à 18h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

A-t-on le droit de détester quelqu'un physiquement ?

Parmi ces deux citations, laquelle est la bonne avec le véritable auteur ?

"Cette voix éraillée... On dirait un soudard ! Je revendique le délit de sale gueule. Avec Christiane Taubira, c'est physique ! Je la déteste... Elle est épaisse". (Anne-Sophie Leclère

"Cette voix éraillée... On dirait un soudard ! Je revendique le délit de sale gueule. Avec Marine le Pen, c'est physique ! Je la déteste... Elle est épaisse". (Nicolas Sarkozy)

Posté le 26 mars 2015 à 17h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Le phénomène de radicalisation n’a rien à voir avec la religion

Le plan national de lutte contre la radicalisation a permis d'établir une carte de France de ce phénomène. Le ministère de l'intérieur a même réalisé un manuel de formation destiné aux agents de l’Etat.
 
En fait, il s'agirait plutôt d'un manuel de rééducation politique tant le discours est politiquement correct et fait la part belle au pamalgam. Ainsi, la radicalisation y est définie comme :
 
"tout discours utilisant des préceptes religieux présentés comme musulmans pour mener un jeune à l’autoexclusion et à l’exclusion de tous ceux qui ne sont pas comme lui"

La palme du grotesque revient au préfet Pierre N’Gahane, chargé du volet prévention du dispositif :

"Le phénomène de radicalisation n’a rien à voir avec la religion. Il ne s’agit pas de conversions à l’islam, mais au radicalisme, même pour les musulmans. La plupart des radicalisés ont en commun une situation d’échec, de rupture, une quête de sens ou d’identité. Ils auraient pu s’accrocher à n’importe quelle branche : une secte, le suicide, l’armée ou la drogue. La force du discours djihadiste est qu’il donne réponse à tout. Il s’agit d’un kit de solutions. Il nous revient de leur proposer une solution alternative."

Les militaires apprécieront au passage d'apprendre qu'un jeune en "situation d’échec, de rupture, ou en quête de sens ou d’identité" a le choix entre les sectes, le suicide, la drogue...ou l'armée. Le préfet a juste oublié l'alcoolisme...à moins que l'alcool soit interdit à ceux qui se radicalisent.

4602009_6_ba29_nota-bene-certaines-personnes-ayant-ete_c8d8b9fc4af385ca7d873a9b45e47ba1Merci à LD ;-)

Posté le 26 mars 2015 à 16h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Alain Juppé n'a jamais lu le coran mais promet de le faire

Echange assez surréaliste entre Michel Onfray et Alain Juppé sur la plateau de Canal+ :

"Alain Juppé le répète : Oui, l'islam est compatible avec la République. Le candidat à la primaire de la droite en 2016 le redit ce mercredi 25 mars sur le plateau du Grand Journal de Canal+. Dénonçant l'"obscurantisme", le "fanatisme" et une "interprétation littérale de cette religion du Coran", le maire de Bordeaux affirme :

Aujourd'hui, on est confronté à un problème majeur qui est considérable : est-ce qu'on fait oui ou non l'hypothèse que l'islam est compatible avec la République ? Moi je ne peux pas répondre 'non' à cette question. Je dis 'oui'. Parce que si on répond 'non', ça veut dire qu'il y a 5 millions de Français qui doivent aller ailleurs. Ça n'a pas de sens.

Et Alain Juppé de joindre le geste à la parole en dégainant un document de la Fondapol, l'association du politologue Dominique Reynié. "C'est un livre sur les femmes et le Coran. Ils expliquent - moi je ne l'ai pas lu le Coran, je ne sais pas s'ils disent vrai ou pas - et bien,  ils expliquent que rien dans le texte du Coran ne justifie l'inégalité entre les hommes et les femmes. Voilà, c'est ça qu'il faut essayer", ajoute l'ancien Premier ministre.

De cette démonstration, Michel Onfray retient l'aveu d'Alain Juppé : le maire de Bordeaux n'a jamais lu le Coran. Également invité du Grand Journal, le philosophe (...) tance son voisin de table :

Michel Onfray : Si vous permettez, je trouve grave que vous n'ayez pas lu le Coran.
Alain Juppé : Oui c'est vrai.
Michel Onfray : Très grave.
Alain Juppé : J'en ai lu des extraits mais c'est vrai.
Michel Onfray : Vous faites partie des gens qui pourraient être président de la République. C'est extrêmement important.
Alain Juppé : Il y a encore deux ans.
Michel Onfray : […] Je trouve qu'aujourd'hui, se permettre d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu le Coran, d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu les hadiths du Prophète, d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu une biographie du Prophète, c'est comme parler d'un film qu'on n'a pas vu…

Et Michel Onfray de demander comment peut-on dire que l'islam est compatible avec la République si on n'a pas lu le Coran. Du coup, Alain Juppé s'engage à lire le texte saint de l'islam. Il dit :

Je vais le lire intégralement. Je vais vous dire, j'ai essayé et je n'y suis pas arrivé, parce qu'en réalité, c'est illisible..."

Posté le 26 mars 2015 à 14h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

Le gouvernement fait reculer le chômage

Challenges

Parmi les enseignes concernées figureraient le groupe de prêt-à-porter Vivarte (propriétaire des marques André, Kookaï ou La Halle) ou les Galeries Lafayette.

Posté le 26 mars 2015 à 14h45 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

Accueil de Manuel Gaz et Marisol Touraine à Tours ce soir

Rendez-vous place Jean Jaurès à 18h30 :

V

Posté le 26 mars 2015 à 13h50 par Michel Janva | Lien permanent

L'UE, c'est la prospérité, la croissance, la puissance économique...

En 1992 (avant le traité de Maastricht), la dette de la France représentait 35 % du PIB. Ce qui était déjà conséquent.

23 ans après, grâce à l'Union Européenne sans laquelle, aux dires des européistes, ce serait la catastrophe (l'apocalypse, toussa...), cette dette représente 95 % du PIB et chaque Français "doit" 31 000 euros.

Posté le 26 mars 2015 à 11h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

La dédicace de François Billot de Lochner à Sarkozy

François Billot de Lochner, président du collectif France Audace et de la Fondation de Service Politique, vient d'envoyer son dernier livre "Echapper à la mort de la France" aux responsables de partis. Voici la dédicace qu'il a écrite à Nicolas Sarkozy, dédicace qui prend un relief particulier en ces temps de valse-hésitation sur les alliances entre l'UMP et le FN pour les élections départementales :

J"Puissiez-vous, Nicolas, proposer pour 2017 les mesures de la dernière chance proposées dans ce livre, puis les mettre en oeuvre si d'aventure vous êtes élu.

Vous répondrez ainsi à l'attente majoritaire de vos électeurs, qui souhaitent que la droite conduise une politique... de droite dans le cadre d'une alliance, naturelle donc évidente, avec tous les partis... de droite!

Vous mettant ainsi à l'écart des combinaisons politiciennes, vous pourrez oeuvrer pour que la France échappe à la mort.

Telle sera peut-être votre responsabilité historique.

François Billot de Lochner"

Posté le 26 mars 2015 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Refonder la politique sur autre chose que l'idéologie, le sentiment et la combine

Numero-1941-samedi-28-mars-2015-semaine-sainte-la-passion-avec-sainte-therese-d-avila_largeDans son éditorial, Aymeric Pourbaix revient sur la forte abstention aux élections départementales :

"[...]Quand Péguy se désolait, avec raison, de la dégradation de la mystique en politique, il signifiait ainsi l’absence d’une cause supérieure, qui transcende les intérêts particuliers et les calculs politiques. Pourtant, les sujets ne manquent pas, qui invitent à sortir du matérialisme ambiant : la dernière semaine de campagne en a donné deux exemples, en portant le débat sur le voile à l’université et le menu des cantines scolaires, sujets culturels et religieux qui traversent de l’intérieur les partis politiques.

Ce qui redonnera une âme et une noblesse à la politique, c’est d’abord le souci de la refonder sur autre chose que l’idéologie, le sentiment, ou parfois même la combine. Et pour cela, prescrivait le philosophe Emmanuel Mounier, il faut la « reconstituer sur des organismes qui expriment sans l’avilir la personne intégrale ». Cela suppose, d’une part, une conception objective de l’être humain, conforme à sa nature et à sa dignité, sans l’amputer de sa dimension spirituelle. Et, d’autre part, des corps intermédiaires – associations, syndicats, ordres professionnels – qui expriment au plus près ses engagements, tout ce tissu relationnel et culturel qui nous distingue d’un individu interchangeable. La famille en est un bon exemple. Ce n’est pas pour rien qu’elle est dite «cellule fondamentale de la société». Comme le disait Jean-Paul II en 1980 à l’Unesco, la famille partage avec la nation une commune mission éducative."

Posté le 26 mars 2015 à 08h56 par Louise Tudy | Lien permanent

Incendies politiques

Hier, l’hôtel de ville d’Hénin-Beaumont a fait l’objet d’une effraction. Un feu a été allumé dans le local du service courrier. Les dégâts sont limités. Des graffitis menaçant le maire FN Steeve Briois ont été inscrits sur un mur, incitant celui-ci à demander une protection aux services de l’État.

Cette nuit en Charente, la maison d'un candidat FN aux départementales a été ravagée par le feu.

Quand Valls et Sarkozy parlent de "combattre le FN", combien le prennent au 1er degré ?

Posté le 26 mars 2015 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

La France devient-elle un Etat espion ?

C'est "l'Huma", une fois n'est pas coutume, qui relaie un communiqué commun de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), de Reporters sans frontières, d'Amnesty International et de Privacy International se faisant l'écho des inquiétudes internationales quant à la loi mise en place par le gouvernement français sur la répression du terrorisme :

"La nouvelle loi prévoit en effet que les agences de renseignement françaises seront autorisées à pirater les ordinateurs et autres appareils, et pourront espionner les communications de toute personne ayant été en contact, même par hasard, avec une personne suspecte. Le projet de loi prévoit en outre que les agences de renseignement pourront réaliser ces opérations sans devoir obtenir d’autorisation judiciaire."[...]

Ce projet de loi donne des pouvoirs sans précédent au Premier ministre dans la mesure où c’est le Premier ministre lui-même qui aura l’autorité d’autoriser toute forme d’activité de surveillance, sans autorisation d’un quelconque tribunal. Certes, le projet de loi prévoit la création d’une Commission nationale étendue pour le contrôle des technique de renseignement, mais les recommandations de cette commission ne seraient pas contraignantes ni pour le Premier ministre, ni pour ses délégués. En supprimant le contrôle en amont des juges sur les activités de renseignement, le projet de loi constitue une grave atteinte à la vie privée des citoyens ordinaires et augmente le risque d’abus. Ce projet de loi peut également accroître les risques que la surveillance de masse fait déjà planer sur les personnes travaillant sur des sujets sensibles et qui dépendent de sources confidentielles, notamment les journalistes et les organisations de défense des droits humains.[...]

Carly Nyst, directeur juridique de Privacy International, a déclaré : « L’introduction de cette loi, un mois à peine après la tragédie de Charlie Hebdo, est une tentative visant à étendre les pouvoirs de surveillance, aux prétextes de prévenir le terrorisme. Une sécurité accrue de doit pas être au prix d’un moindre respect de la vie privée et la lutte contre le terrorisme ne doit pas être utilisé comme argument pour justifier le contrôle de masse des activités de chaque citoyen français sur Internet. Si toutes les mesures proposées devaient être adoptées par le parlement, sans étude approfondie, la France serait bel et bien en passe de devenir un Etat espion. »[...]

Joshua Franco, chercheur en technologies et droits de l’Homme chez Amnesty International a ajouté : « La France ne peut accepter que sa quête de sécurité se fasse au détriment du respect du droit qu’a tout être humain de s’exprimer et de voir respecter sa vie privée. Ces pouvoirs de surveillance invasifs et très étendus ne seraient aucunement contrôlés et pourraient inciter les gens à s’autocensurer sur Internet. »

Karim Lahidji, président de la FIDH a déclaré : « L’absence de contrôle judiciaire nous inquiète beaucoup et ces dispositions donnent au gouvernement le pouvoir d’autoriser une surveillance élargie de toute personne quelle qu’elle soit, sans que celle-ci puisse le contester devant un tribunal. Nous sommes également inquiets de constater cette tendance croissante à abuser de la rhétorique de la lutte contre le terrorisme pour mettre à mal les libertés. »"[...]

Le gouvernement, qui obéit aux instances européennes le petit doigt sur la couture du pantalon en ce qui concerne les reconnaissances de naissances par GPA par la France, va-t-il écouter les inquiétudes de ces organisations internationales, ou bien continuera-t-il sur sa lancée totalitaire ?

Posté le 26 mars 2015 à 08h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

Le PS ne fait pas le ménage dans ses rangs

Lu ici :

"L'ex numéro un du PS en Gironde a été condamné mercredi à un an de prison avec sursis pour harcèlement à l'encontre d'un jeune directeur de cabinet qu'il avait assailli de centaines de courriels amoureux ou sexuels, jusqu'à ce que le collaborateur, à bout, démissionne (...) Le tribunal correctionnel de Bordeaux est allé au-delà du ministère public, qui avait requis six mois de prison avec sursis contre Ludovic Freygefond, 43 ans, maire de 2001 à 2014 du Taillan-Médoc, dans la grande agglomération bordelaise. Il a également été condamné à deux ans d'interdiction des droits civiques.

Ludovic Freygefond, qui est aussi élu au Conseil régional d'Aquitaine, a démissionné fin 2014 du poste de 1er secrétaire fédéral du PS de Gironde, après sa condamnation à 18 mois avec sursis et cinq ans d'inéligibilité pour une affaire distincte de «prise illégale d'intérêt» et de «corruption passive», en lien avec une opération immobilière."

Malgré tout cela, Ludovic Freygefond est toujours conseiller régional PS d'Aquitaine où il est membre de la Commission 8 (Coopération interrégionale - Actions européennes et internationales).

Posté le 26 mars 2015 à 06h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

25 mars 2015

Philippe Gosselin appelle à voter socialiste

... pour lutter contre le FN :

"«Dans le canton d'Equeurdreville-Hainneville, (…) j'ai appelé à titre personnel à voter pour le candidat de la gauche car je ne me vois pas rester neutre face à des candidats FN qui ne font même pas campagne, qu'on ne voit pas et qui n'ont comme seul but de faire perdre l'UMP», a-t-il expliqué à l'AFP."

Le député, très engagé dans la défense de la famille, préfère donc le socialiste Dominique Hébert, qui retweete ce genre de choses :

DH 2

DH

Rappelons d'une part que ce sont les départements qui financent les avortoirs, et d'autre part que l'élection d'Equeurdreville-Hainneville sera très probablement annulée, le FN ayant été qualifié par erreur.

Posté le 25 mars 2015 à 20h53 par Louise Tudy | Lien permanent

Qui va financer l'opération Sentinelle ?

Laurent Lagneau (Opex 360) rapporte un bras de fer entre le ministère des Finances et celui de la Défense, pour savoir qui va mettre la main à la poche afin de financer le surcoût occasionné par l'opération Sentinelle (Vigipirate renforcé) déclenchée à la suite des attentats de janvier, qui mobilise des unités de l'armée de terre - 10 000 militaires -  pour monter la garde devant des synagogues et des écoles confessionnelles, et qui coûte environ 1 million d'euros par jour. Cette mobilisation devrait durer au moins jusqu'à l'été prochain, d'après François Hollande.

"Outre le fait que cette mobilisation dans la durée va au-delà du contrat opérationnel des armées, la question du financement de cette opération intérieure (OPINT) se pose. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 3 mars dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois indiqué que son coût est de 1 million d’euros par jour. Ce qui, sur 6 mois, revient à 180 millions d’euros au minimum.

Le budget de la Défense prévoit une enveloppe pour financer les OPINT. Son montant est modeste puisqu’il s’élève à 11 millions d’euros par an. Il s’agit essentiellement de couvrir les frais liés à Vigipirate en temps normal. D’où la question de savoir qui va combler la différence."[...]

Michel Sapin estime que c'est la Défense qui doit payer, et gager les dépenses supplémentaires, annoncées depuis le 1er janvier, sur des économies.

"On aurait pu s’attendre à ce qu’il y ait un financement interministériel pour financer les surcoûts générés par l’opération Sentinelle… En Belgique, où l’armée a été sollicitée de la même manière, quoique à une échelle moindre, la Défense a envoyé la facture au ministère de l’Intérieur…

Mais manifestement, ce n’est pas l’option envisagée par Bercy. Or, pour le ministre de la Défense, il faut voir l’opération Sentinelle comme une OPEX. Ce qui suppose que ses surcoûts soient pris en charge de la même manière que les interventions extérieures.

« Je vous confirme que son coût est bien d’environ un million par jour, compte tenu des dépenses liées aux primes, à l’alimentation, à l’hébergement et au MCO [Maintien en condition opérationnelle (maintenance des matériels) - NDMB] », a ainsi affirmé M. Le Drian aux députés. « Son statut d’opération militaire intérieure, OPINT, l’a fait rentrer dans la catégorie des OPEX +. Elle constitue selon moi une forme d’OPEX », a-t-il continué. « Je serai amené à mettre ces questions sur la table à la faveur de l’actualisation de la LPM [ndlr, Loi de programmation militaire]« , a-t-il conclu.

Si le ministre des Finances pense que la Défense peut prendre à sa charge les surcoûts de l’opération Sentinelle, c’est qu’il estime que la baisse du prix du pétrole lui donne la marge de manoeuvre nécessaire. Or, pour M. Le Drian, les sommes économisées doivent servir… à financer le maintien des 1.500 postes qui devaient être supprimés au sein des armées en 2015.

« La charge supplémentaire induite par les 1 500 postes que le mouvement de moindre déflation préserve pour 2015 peut être intégrée dans le budget, compte tenu des baisses du coût du carburant et de certains effets déflateurs », a-t-il ainsi fait valoir."

A terme, c'est tout-de-même la capacité opérationnelle de notre armée qui est en jeu.

Posté le 25 mars 2015 à 19h30 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

Pendant que Valls est en campagne, le chômage monte

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 0,4% (+12800 inscrits supplémentaires). Ils étaient ainsi près de 3,5 millions en France métropolitaine à la fin du mois dernier. Sur un an, la hausse s'établit ainsi à 4,6%.

Le nombre de chômeurs en activité réduite a lui aussi augmenté de 1,4% pour les personnes en « activité réduite courte » (catégorie B) et de 0,8% pour celles en « activité réduite longue » (catégorie C).

Au total, la France comptait plus de 5,5 millions de demandeurs d'emploi, catégories A, B et C confondues et départements d'outre-mer inclus, à la fin du mois de février.

Pendant ce temps, Manuel Valls bat la campagne.

Posté le 25 mars 2015 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Dans le cochon, tout est bon

700882-nkmIl y a de l'eau dans le gaz entre Sarkozy et NKM après l'annonce par le premier que la ligne officielle de l'UMP pour dimanche serait le "nini", alors que la deuxième voulait s'accrocher au "front républicain" telle l'huître à son rocher. Passe d'arme qui se conclut par cette flèche de NKM :

"Tu devrais manger du porc, ça te rendrait plus aimable".

Ici, cela fait longtemps qu'on le sait, car... dans le cochon, tout est bon ! Ah, NKM, elle qui croyait que le voile était interdit dans les IUT...

Posté le 25 mars 2015 à 17h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

Le binôme retardataire de l'UMP sera exclu

Où l'on refait mention de l'amateurisme d'un binôme UMP de Limoges exclu de facto de la course à l'élection pour ne pas avoir déposé en temps et en heure sa candidature à la Préfecture : le Figaro annonce (avec une jolie faute de conjugaison dans le titre) que la fédération UMP de la Haute-Vienne, dont dépendent ces deux pieds nickelés, a annoncé aujourd'hui avoir pris une mesure d'exclusion à leur encontre. Ils pourront toujours demander leur carte du PS...

Posté le 25 mars 2015 à 17h18 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

Manuel Valls à Saint-Etienne jeudi 26 mars : précisions

Th89BN0GWALa Manif pour Tous 42 souhaite apporter des précisions importantes à son communiqué sur la visite de Manuel Valls à Saint-Etienne :

"Chers amis,

nous venons de l'apprendre, changement d'horaire. Manuel Valls arrivera à 10h30.

Rendez-vous demain jeudi à 10h15 à l'angle des rues Barroin et Aciéries.

Merci de faire l'impossible pour venir montrer que nous sommes toujours là. Mères de famille : pendant que vos enfants sont à l'école, venez ! Apportez sifflets et drapeaux...

Cordialement,

Lamanifpourtous42 - 06 63 65 30 66"

Posté le 25 mars 2015 à 16h20 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le bonneteau préélectoral

Marisol

Posté le 25 mars 2015 à 15h51 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

"Le FN n'est pas anti-républicain"

C'est le titre d'un entretien donné par Nadine Morano au journal L'Est Républicain. L'article a été retiré depuis, sans explication, mais sur le net, les choses ne disparaissent jamais vraiment... (ne l'oubliez pas quand vous signez un commentaire de votre nom) et on peut le retrouver ici. Nadine Morano est membre du bureau politique de l’UMP et vice-présidente de la commission d’investiture. Extraits :

"À partir du moment où le FN est autorisé par la République, en quoi serait-il antirépublicain ? Je critique son programme désastreux mais je dis simplement : que le meilleur gagne, que les électeurs prennent leurs responsabilités. Je ne veux pas donner de consignes, ce serait infantiliser l’électorat.

Quand le PS retire ses deux candidats dans le Lunévillois où le FN est en tête, vous ne saluez pas le geste ?

C’est son choix. Un choix que je n’aurais pas fait car il traduit un état de faiblesse, et prouve que la politique de Valls et du gouvernement est totalement rejetée."

Posté le 25 mars 2015 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le maire UMP de Compiègne a fait voter une hausse de ses indemnités

...en même temps, il a fait voter une augmentation des impôts locaux. Le plus fort, c'est qu'il envisage d'accepter la proposition des élus PS qui demandent une hausse de leurs indemnités en contrepartie :

"Une longue période de disette budgétaire s’annonce pour Compiègne (...) Le président de la commission des finances de la ville, Emmanuel Marsigny, a expliqué : « L’équilibre ne sera trouvé que par une augmentation de la fiscalité, sinon il sera impossible de boucler le budget (...)

Alors que les Compiégnois vont devoir se serrer la ceinture, le maire, Philippe Marini (UMP), a décidé d’augmenter ses indemnités. « L’effort ne s’applique pas en haut lieu », remarque Jean-Marc Branche, le conseiller municipal frontiste. Le Code général des collectivités territoriales l’y autorise pourtant. Depuis sa démission du Sénat en janvier, ses indemnités de parlementaire ont disparu (...). Cependant, la situation a changé et les collectivités territoriales vont voir son salaire de maire passer de 1 771 € à 2 184€. Idem pour l’agglomération de la Région de Compiègne (ARC), dont il est le président, où le bond est encore plus prodigieux. Il sera donc rémunéré 4 182 € par mois, contre 1 483 € précédemment. Cette décision est intervenue jeudi, en conseil communautaire. Richard Valente, conseiller d’opposition PS, en a profité pour réclamer sa part du gâteau : « Il serait raisonnable et noble que l’ensemble des conseillers municipaux bénéficie de la même augmentation. » Philippe Marini a répondu qu’il ne fermait pas la porte."

Que n'avait-on pas entendu de la part de nombreux journalistes lorsque certains maires FN avaient augmenté leurs indemnités de montants bien moins importants et parfois maladroitement (Le Pontet, Cogolin et Luc en Provence) mais aucun n'a augmenté en parallèle les impôts locaux.

Posté le 25 mars 2015 à 13h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Plus on retarde une opération militaire et plus les risques sont grands pour l’Occident d'affronter l'Etat islamique sur son propre sol

Communiqué de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger à la suite de la réunion avec Laurent Fabius intervenue ce matin :

"Laurent Fabius a reçu ce matin des responsables politiques, religieux et associatifs pour faire le point sur la saisine du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la France vendredi 27 mars 2015.

Le ministre proposera un plan en quatre volets :

  • Humanitaire, avec un plan de retour des réfugiés,
  • Sécuritaire, avec la création de sanctuaires où les réfugiés pourraient vivre
  • Politique avec un enracinement des communautés et l’ouverture sur les sunnites
  • Judiciaire : avec la demande de la fin de l’impunité par la saisine du Conseil de Sécurité

Patrick Karam, président de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), se félicite de l’initiative française et des réponses apportées par le ministre à ses propositions concrètes.

Parce qu’il ne suffit pas d’appeler les Chrétiens d’Orient à demeurer sur leur terre, Patrick Karam a plaidé pour la création d’un fonds d'aide spécifique international à la reconstruction destiné à permettre le retour des chrétiens d'Orient et des minorités sur leur terre. Ce fonds devra  prendre en charge la reconstruction des maisons, des églises et des écoles. Le ministre Laurent Fabius a déclaré « qu’il s’agit d’une bonne idée et que la France proposera ce fonds à ses partenaires. »

Le président de la CHREDO qui avait défendu l’idée auprès du Roi de Bahrein sera attentif aux suites que le ministre lui donnera.

Pour répondre à Patrick Karam, le ministre a annoncé qu’en cas de refus de la saisine de la CPI par le Conseil de Sécurité, la France soutiendra la plainte de la CHREDO pour génocide et crimes contre l'humanité déposée en septembre 2014 devant la Cour Pénale Internationale et qui fait l'objet d'une instruction.

Enfin, Patrick Karam a plaidé, sans être écouté, pour la révision de la politique dans la région pour lutter contre DAESH et les filiales d'Al Qaida et d’une intervention au sol en Irak, en Syrie et en Libye par les puissances de la région encadrée et financée par les Nations Unies. Le président de la CHREDO a expliqué qu’en juin 2014 avant la prise de Mossoul, DAESH ne comportait que 10 000 hommes, 30 000 en septembre et aujourd’hui entre 70 000 et 80 000 hommes, dont de nombreux occidentaux. 

Plus on retarde une nécessaire opération militaire et plus les risques sont grands pour l’Occident qui devra affronter sur son propre sol le terrorisme importé à grand échelle. En outre, la pression militaire en Irak par des troupes au sol, irakiennes, iraniennes ou kurdes finiront par faire refluer DAESH qui se redéploierait en Syrie, mais aussi au Liban et en Jordanie, qui pourraient être les prochains maillons faibles dans la région.

La CHREDO regrette que cette décision nécessaire ne puisse être prise en considération car le coût à payer augmentera avec le temps."

Posté le 25 mars 2015 à 12h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Pendant les élections, les libertés continuent de disparaître

Un billet d'humeur lu sur Contrepoints, qui revient sur la restriction des libertés que notre gouvernement met en place au titre fallacieux de la lutte contre le terrorisme :

"Vous n’avez rien compris aux élections départementales 2015 ? Vous n’êtes pas seul ! Chacun s’est revendiqué vainqueur d’un scrutin à forte abstention, grâce à des chiffres pleins d’amalgames pour masquer le fait que le Front National est bien le premier parti de France. Et surtout, les candidats se sont donc présentés à un scrutin devant déboucher sur des assemblées départementales dont on ne connaît rien des futures attributions, puisque la création des grandes régions devrait aboutir à une réorganisation de la répartition des missions publiques !

Enfin, peu importe. Ils appelleront ici ou là au Front Républicain, à la mobilisation générale, la vérité c’est que les électeurs voteront pour des partis qui proposeront soit encore plus de dépense publique départementale, soit  encore plus de dépense publique départementale.[...]

Le second point d’accord entre tous ces partis politiques soi disant en concurrence, c’est sur la lutte anti-terrorisme et la supposée nécessité de réduire nos libertés au profit de la sécurité.

Loi_cazeneuve_terrorisme

Cliquer pour agrandir

Sur ce point, il n’y a pas de débat, puisque « l’opposition » UMP-UDI a décidé de voter, à l’Assemblée Nationale, la loi sur le renseignement portée et défendue par Manuel Valls et son ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Sarkozy a affirmé que l’UMP voterait la loi sur le Renseignement si elle « n’est pas dénaturée dans le cadre du débat parlementaire » (vive l’autonomie et la liberté de vote des députés …!). Quand à l’opinion de l’UDI, elle est à ce jour inconnue. La seule opposition politique au projet de loi renseignement semble émaner du Parti Libéral Démocrate (ainsi que quelques courageux députés isolés comme Laure de la Raudière, UMP), qui dénonce la violation des libertés ainsi que la fin de la protection de la vie privée des Français.[...]

On nous rétorque « les gens honnêtes n’ont rien à cacher ». Si de tels propos émanaient de Vladimir Poutine, de Robert Mugabe ou de Kim Jong-Il, ne hurlerait-on pas ? Ne dirait-on pas que ces propos sont dignes de ceux de la RDA ou de l’URSS ?[...]

Quant aux Français qui adhèrent à ce genre de déclarations, pourquoi ne vont-ils pas jusqu’au bout de la logique de transparence en publiant sur leur mur Facebook leur numéro de carte bleue, un extrait de casier judiciaire, leur feuille d’impôts ou le montant et les motifs de leurs dernières amendes ?

Même les politiciens refusent de publier leurs avis d’imposition, c’est dire ![...]

Et même si vous pensez que vous êtes une personne normale, ne vous y méprenez pas : vous ne savez absolument pas ce qui sera interdit ou considéré comme déviant dans le futur. Qui, par exemple, aurait pu penser que manifester contre le mariage pour tous puisse être considéré par le pouvoir comme étant le signe d’une proximité avec des mouvements « réac », « facho » et donc digne d’une répression policière violente, pour ne prendre que cet exemple ?[...]

Sans même évoquer la théorie des 6 degrés (nous sommes tous reliés à 5 maillons relationnels les uns des autres), pensez-vous que surveiller l’ensemble des Français aurait pu éviter l’attentat de l’Hyper Casher et la tuerie de Charlie Hebdo ?[...]

Enfin, puisque son objet est la lutte contre le terrorisme, voyons les choses au moins sur le plan factuel : que recherchent les terroristes ? Certainement pas des victoires militaires contre un pays comme la France, cela parait difficile. Ce qu’ils recherchent, outre le fait de convaincre des nouveaux soutiens, ce sont des victoires symboliques, telles que l’altération de notre mode de vie. Restreindre les libertés civiles en Occident est un objectif des terroristes. Ne leur offrons pas cette victoire."

Posté le 25 mars 2015 à 12h19 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Jacques Bompard et la Ligue du Sud appellent à faire battre tous les socialistes dans le Vaucluse

Après l'annonce du désistement du FN à Bollène, Jacques Bompard tient à faire connaître le communiqué qu'il a diffusé dans la presse locale. Il confirme qu'il est prêt "à s"associer et à travailler avec les élus du FN" dans "la logique du bon sens et de l'union des droites" : 

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Posté le 25 mars 2015 à 08h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Deux cantons sur un plateau d'argent

... offerts par l'UMP et l'UDI au PS à Limoges-5 et Limoges-9, les candidatures des deux binômes n'ayant pas été déposées dans les délais à la Préfecture. Dans un cas, c'est un accident qui a empêché ce dépôt. Dans l'autre, de l'amateurisme. Dans les deux cas, c'est le PS qui rafle la mise dimanche. Ce qui n'a pas l'air d'émouvoir beaucoup Emile-Roger Lombertie, maire UMP de Limoges dans un département pourtant très socialiste :

Posté le 25 mars 2015 à 08h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

L'immense majorité des électeurs UMP ont beaucoup en commun avec ceux du FN

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"tout le monde peut constater que le système dit « représentatif » est manifestement en panne. Et il le sera encore plus dimanche prochain, quand il aura été constaté que le PS, qui réunit deux fois moins d’électeurs que le FN, gardera une vingtaine de conseils dépar- tementaux, quand le FN aura du mal à en conquérir un seul ! [...]

Pour le deuxième tour, le plus vraisemblable est que l’UMP et ses alliés emporteront le plus grand nombre des départements et que le PS et les siens seront un peu au-dessous de 20 départements. Ce résultat aurait pu être encore amplifié, s’il y avait eu un accord entre l’UMP et le FN. Malheureusement, il n’en sera rien: Nicolas Sarkozy l’a réaffirmé dès dimanche soir, en déclarant : « Nous n’appellerons à voter ni pour le FN avec lequel nous n’avons rien en commun, ni pour les candidats de gauche dont nous combattons la politique. » Rien en commun avec le FN, vraiment ? Ni sur l’immigration, ni sur le patriotisme, ni sur l’islamisation? Je crois, quant à moi, que l’immense majorité des électeurs de l’UMP ont, au contraire, beaucoup en commun avec ceux du FN. Hélas, l’équilibre de la phrase laisse même supposer que le président de l’UMP se sent plus proche des candidats de gauche. C’est ma seule tristesse au soir de ce premier tour qui voit la gauche laminée : les dirigeants de droite n’ont toujours pas compris que, pour leurs électeurs, l’adversaire prioritaire, c’est la gauche socialo-écolo-communiste !"

Posté le 25 mars 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Les maires FN ont été plébiscités

Lu dans Minute :

"Le 12 mars, un sondage réalisé par l’Ifop pour iTélé, Sud Radio et « Paris Match » affichait un résultat qui n’était pas forcément celui attendu, ou espéré : dans les neuf communes dirigées par un maire membre du Front national ou soutenu par le parti dans lesquelles l’enquête avait été menée, 73 % des habitants se déclarent « satisfaits » de leur maire. Un score déjà tout à fait significatif en soi, car bien évidemment aucun maire n’a été élu un an auparavant avec un tel score, mais en plus cet indice de satisfaction était supérieur de dix points à la moyenne des autres villes françaises de 10 000 à 100 000 habitants ! Cette satisfaction s’est ressentie, largement, dans les urnes ce dimanche lors du premier tour des élections départementales. [...]

[D]ans les dix communes FN et apparentées, le score des candidats frontistes a largement progressé dans le cadre des élections départementales.

Le meilleur exemple de cette « prime municipale » est sans aucun doute celui du canton du Pontet (Vaucluse) où l’ancien maire Joris Hébrard et son binôme sont élus dès le premier tour avec 53,70 % des suffrages et même 58,24 dans la commune. Hébrard tient là sa revanche : l’élection a été annulée suite à une action en justice de son opposant UMP Claude Toutain. Or c’est à ce même Claude Toutain que Joris Hébrard vient d’infliger une cinglante défaite, l’abandonnant à 25 %, loin derrière lui. C’est évidemment de bon augure pour la nouvelle élection municipale qui devrait se tenir avant l’été.

[...] Cette élection départementale a donc pris la forme d’un plébiscite pour l’anniversaire de la première année de mandat des maires FN. Des résultats qui viennent conforter Marine Le Pen dans sa stratégie de « maillage territorial » et d’« ancrage local » inaugurée à Hénin-Beaumont et mise en œuvre dans le cadre du parti par Steeve Briois et son successeur Nicolas Bay. Une stratégie efficace sur le plan électoral et structurel, mais pour le moment trop limitée dans son expansion géographique pour pouvoir suffisamment porter ses fruits, comme le second tour des élections départementales risque sans doute d’en témoigner. Si Marine Le Pen a toujours eu horreur des « barons locaux » et des féodalités politiques, il semble pourtant évident que les succès à venir du FN doivent aussi reposer sur une armée de cadres locaux disposant de fiefs électoraux. Comme l’a déclaré le chercheur Nicolas Lebourg à«L’Obs»:«Là où il y a déjà eu un travail d’implantation, les scores sont nettement supérieurs à la moyenne nationale. Aller sur BFMTV du matin au soir comme le fait Florian Philippot, ça donne une visibilité à l’offre mais ça ne fabrique pas des voix. »"

Posté le 25 mars 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Laxisme de la justice et incompétence de l’Éducation nationale

Revenons avec Gabrielle Cluzel sur le scandale de ce directeur d'école accusé de viol sur des petites filles :

[...]Les gendarmes ont trouvé, chez ce directeur nouvellement nommé, des photos et un film à caractère « pédopornographique ». Instituteur depuis 2001, il avait déjà été condamné en 2008, pour recel d’images du même genre, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. Mais aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée. Selon la présidente de l’Union syndicale des magistrats, tout est normal : « Il s’agit d’une peine complémentaire qui n’a rien d’automatique » car « la consultation d’images n’entraîne pas automatiquement un passage à l’acte ».

Pas « automatiquement »… mais donc « parfois » ? Et « parfois », n’est-ce pas encore affreusement « trop » ? Mais quid de cet outil dont nos gouvernants raffolent tant, qu’ils dégainent à l’envi pour les toutes petites choses dérisoires, qu’on appelle « le principe de précaution » et qui vise, précisément, à anéantir le « parfois » : dans les écoles primaires, plus de chaîne ni d’écharpe autour du cou, à cause des étranglements ; plus de gâteau fait maison, à cause des intoxications alimentaires ; plus de Mercurochrome après une chute dans la cour, à cause des allergies… mais des maîtres condamnés pour pédophilie ?

L’inspectrice d’académie, nous explique-t-on, ne « savait pas », elle n’est donc pas responsable. Mais attendu qu’il est peu probable qu’un tel homme claironne lui-même ses perversions lors de l’entretien d’embauche – « Mes hobbies, dites-vous ? Eh bien, je suis assez cinéphile, et puis un peu pédophile à mes heures »n’aurait-elle pas dû… vérifier ?

Elle n’y était pas tenue. La vérification du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) n’est faite qu’une seule fois par l’Éducation nationale, au moment du recrutement initial, pas à chaque changement d’école. L’homme n’a été condamné que sept ans après son intégration, personne n’a donc rien remarqué. Diantre ! Si la nomination d’un directeur d’école fait l’objet d’un tel soin, on imagine avec quelle vigilance ont été recrutés en masse et dans l’urgence les « animateurs » indispensables à la réforme des rythmes scolaires.

Puis le monsieur n’avait fait l’objet que d’une condamnation « avec sursis », donc la mention sur le bulletin B2 du casier judiciaire avait été effacée. Car la justice française est ainsi faite : des photos comparant un ministre à un animal sont punies de neuf mois de prison ferme, des photos pédopornographiques de six mois avec sursis.

On pourrait aussi, en regardant plus loin, se demander si de « semaine du goût » en « exposition du zizi sexuel », l’école de 2015 n’offre pas un cadre « flou » bien plus propice à tous les comportements déviants que celle qui ne comportait naguère que d’austères cours de maths ou de français, parfaitement codifiés, devant un tableau noir. Mais il y aurait, dans ce cas, tellement à dire que l’on préfère s’arrêter là."

A se demander si la justice façon Taubira ne préfère pas la liberté d'un directeur pédophile à l'intégrité physique et morale des petits Français. Protégeons nos enfants...

Posté le 25 mars 2015 à 07h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Dans l'Yonne, le système UMPS se porte bien

On comprend mieux pourquoi certains s'accrochent à leur poste de conseiller généraux. Les électeurs du département de l'Yonne vont comprendre eux à quoi servent leurs impôts depuis quarante ans : 

"L'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne porte bien son nom. Les membres de cette association, tous d'anciens élus du département, reçoivent en effet par le biais de "l'Amicale" un généreux complément de retraite (...) Ils sont 24 à toucher entre 3 000 et 21 000 euros par an, avec une moyenne s'établissant à 10 600 euros annuels.

Cette discrète "caisse complémentaire de retraite" créée en 1975 compte parmi ses bénéficiaires des personnalités politiques de tous bords, qui ont en commun d'avoir toutes siégé à un moment ou un autre au conseil général de l'Yonne. L'ancien maire communiste de Sens, Jean Cordillot, a ainsi perçu 17 291 euros de pension en 2012 et 2013, tout comme Roger Lassalle, ex-député PS de l'Yonne. C'est 5 915 euros de plus que ce qu'ont empoché ces mêmes années les élus de droite Philippe Auberger, ex-député-maire UMP de Joigny ou Michel Pichon, ancien élu UDF (...)

L'association sert aussi à améliorer la pension de plusieurs anciens ministres. Jean-Pierre Soisson, cofondateur du Parti républicain et ministre d'ouverture de François Mitterrand, a ainsi perçu plus de 100 000 euros en dix ans. En 2013, sa retraite complémentaire s'élevait à 11 376 euros. Tout comme celle d'Hubert de Raincourt, ministre chargé des Relations avec le Parlement puis de la Coopération sous Nicolas Sarkozy (...)

Dans le cas de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne, le système n'a rien d'illégal (...) Le problème, c'est le montant de cette cotisation comparé à la pension empochée. 29 euros par an, en échange de compléments de retraite de plusieurs milliers d'euros ! Le différentiel ? Il est pris en charge par le conseil général, qui subventionne l'association depuis bientôt quarante ans. D'après les calculs du Point.fr, sur dix ans, ce sont plus de 3,5 millions d'euros d'argent public que se sont "auto-votés" les bénéficiaires."

Cette situation dans l'Yonne explique peut-être pourquoi le sénateur UMP Henri de Raincourt est favorable au front républicain et soutient "sans ambiguïté les candidatures de Nicolas Soret (PS) à Joigny et de Cyril Boulleaux (DVG) à Villeneuve-sur-Yonne" tous deux engagés dans un duel avec le FN. Restons entre nous, c'est plus sûr.

Les journalistes qui sont acharnés à traquer les "dérapages" des candidats FN pourraient peut-être consacrer un peu de leur temps à enquêter dans les autres départements où ce système existe peut-être ausssi...

Posté le 25 mars 2015 à 06h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

24 mars 2015

Le secrétaire général de la CGT croit au plein emploi

Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez explique pourquoi il combat le FN : 

"Nous devons combattre ceux qui désignent les étrangers comme des boucs émissaires. La solution n'est pas de désigner tel ou tel salarié détaché ou sans papiers comme responsable de la crise, du boulot il y en a pour tout le monde, il faut que les droits soient respectés" 

Quelqu'un peut lui expliquer en douceur que la France compte officiellement 5,53 millions de chômeurs...

Posté le 24 mars 2015 à 21h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Cela ne peut pas être le 19 mars

Bien avant Robert Ménard à Béziers, c'est François Mitterrand, président de la république, qui expliquait lors d'une conférence de presse 24 septembre 1981 pourquoi la célébration nationale de la guerre d'Algérie ne pouvait pas être le 19 mars.

 

Posté le 24 mars 2015 à 20h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Le sénateur-maire socialiste de Marle tombe de haut

Histoire insolite dans ce canton de l'Aisne :

"Pendant près de trente ans, Marie-Jeanne Parfait a été employée à la municipalité de Marle, dans l’Aisne, notamment à l’entretien. Il lui fallait emprunter l’escalier d’honneur pour utiliser une salle de bains, son logement de fonction n’en comptant pas, et marcher sur la pointe des pieds les jours de réception. Le maire s’appelait Yves Daudigny, socialiste, devenu l’un des politiques les plus puissants et respectés du département, président du conseil général, de la communauté de communes, puis sénateur.

Depuis ses débuts, en 1983, Daudigny n’a jamais perdu un seul scrutin, passant dès le 1er tour, et à chaque fois. Sa première défaite, particulièrement cuisante, vient d’avoir lieu aux élections départementales : dimanche 22 mars, il a échoué à la troisième place dans le canton de Marle (30,63%). C’est Pierre-Jean Verzelen, jeune hussard de l’UMP, qui est arrivé en tête, une surprise, avec 37,62 % des voix. Entre les deux, un binôme s’est interposé, faisant définitivement trébucher Daudigny : celle qui le conduit, pour le Front national (31,75%), est Marie-Jeanne Parfait, sa femme de ménage, ou plutôt celle de la mairie. Et le canton de Marle paraît soudain une fable de l’époque, celle de cette France qui vient de se découvrir politiquement coupée en trois.

Le sénateur-maire PS s'est désisté pour faire battre son ancienne employée municipale FN...

Posté le 24 mars 2015 à 19h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Manuel Valls suspend sa campagne

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, depuis quelques semaines, le Premier ministre ne gouverne pas. Il est en campagne. Et il en faut beaucoup pour l'en sortir :

VUn Premier ministre en campagne (avec quel budget ?), est-ce bien normal ?

Posté le 24 mars 2015 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Deux candidats UMP se désistent dans le Vaucluse au bénéfice du FN

On va finir par croire que Nicolas Sarkozy n'a aucune autorité au sein de l'UMP. Après la Gironde et le Gard où les candidats et élus UMP ont appeler à voter PS, ce sont désormais deux candidats UMP qui refusent de voir la Gauche l'emporter :

"Arrivés en troisième position au premier tour des élections départementales dans le Vaucluse, le candidat François Pantagène (UMP) et son binôme Michèle Sorbier (UMP) ont décidé d’ignorer les règles arrêtées par l’UMP en se désistant au second tour pour permettre au binôme du FN d’avoir les plus grandes chances de l’emporter."

Valeurs Actuelles précise que ce désistement de candidats de l’UMP "au profit du Front national" est le seul recensé jusqu’à aujourd’hui. Pour le moment...

Alors que ce retrait bénéficie au FN qui sera seul à droite, François Pantagène se justifie ainsi :

"J'ai pris cette décision en mon âme et conscience, c'est la meilleure façon de battre le Front national"

Posté le 24 mars 2015 à 17h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Bollène : le FN se retire pour empêcher l'élection de la gauche

Le bon sens a prévalu :

"Georges Michel et Jeanne Yvan viennent d'annoncer leur désistement. Avec 30,9% des suffrages, le duo était arrivé en troisième position derrière le binôme de gauche Lambertin-André (36,5 %) et celui de la ligue du sud Bompard-Fruleux (32,6%). Le FN entend ainsi faire barrage à la gauche."

Marion Maréchal Le Pen explique :

"En concertation avec nos candidats Georges Michel et Jeanne Yvan et avec l’autorisation du bureau exécutif, je vous annonce le retrait de nos candidats FN qualifiés au deuxième tour sur le canton de Bollène. Je tiens à faire savoir, qu’au lendemain du premier tour, j’ai contacté le président de la Ligue du Sud en vue d’établir un accord équitable. Cette initiative consistant à obtenir des désistements respectifs de nos candidats à Bollène et des leurs à Orange où nous sommes arrivés en première position. Une fois de plus, je me vis opposer un refus et reçu la proposition aberrante du retrait de nos deux binômes en échange de l’apparentement des élus LDS au groupe FN. Nos candidats étant arrivés en tête à Orange, cette proposition était totalement injustifiable auprès des électeurs qui nous ont fait confiance. Comme aux sénatoriales, ce micro-parti empêche toute négociation raisonnable.

Manifestement dépourvu de stratégie, la Ligue du Sud préfère s’enfermer dans une solitude coupable, mue par les règlements de compte personnels en favorisant ainsi la gauche au détriment des idées patriotes pourtant majoritaires chez les Vauclusiens. Après mûre réflexion et refusant de voir le scénario des sénatoriales se reproduire, j’ai pris la décision de demander, malgré tout, le retrait des candidats de Bollène afin de ne pas prendre le risque de voir l’élection d’un élu de la majorité PS sortante. J’espère que nos électeurs de Bollène comprendront ce choix et y verront la volonté de servir l’intérêt général plutôt que les revanches politiciennes.

Je souhaite également qu’en cas d’élection du binôme de la Ligue du Sud à Bollène, ce dernier mesure que cette victoire sera le fait d’une grande partie des électeurs du Front National et qu’en conséquence ces élus agiront loyalement à leur égard au conseil général. À ce jour, seul le Front National est en mesure de sortir la gauche du conseil départemental et d’obtenir une majorité cohérente, j’invite donc tous les Vauclusiens désireux de changement à nous donner les moyens de gouverner au service de notre département."

A noter que tous les candidats de la Ligue du Sud ont signé la charte de La Manif Pour Tous.

Posté le 24 mars 2015 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

"Les socialistes, champions des réformes économiques"

Cet avis improbable vient du Wall Street Journal, quotidien des affaires américain. C'est un peu comme lorsque Le Monde en France vante la réforme pénale de Christiane Taubira...

Posté le 24 mars 2015 à 14h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Problème des signatures pour les présidentielles réglées pour le FN ?

Sur les élections départementales, voici l'analyse de Bruno Gollnisch qui confirme une future charte en 6 points pour le 3ème tour :

Bruno_Gollnisch_MEP,_Strasbourg_-_Diliff"(...) Nous avons huit élus dès ce premier tour, du jamais-vu. Nous en aurons des dizaines et peut-être des centaines dimanche prochain, ça change sacrément la donne. Même si je reste prudent sur le basculement de départements en notre faveur, car nous partons de très loin. Mais dans les assemblées locales, il n'y a pas de 49.3 et nous serons souvent les arbitres, sauf à envisager des convergences UMPS ponctuelles et très dangereuses pour elles
Nous allons le vérifier très vite avec le troisième tour, c'est-à-dire l'élection des présidents. Ces départementales vont nous servir de marchepied pour les régionales en fin d'année (...) Et nous pouvons prétendre au contrôle de plusieurs régions, la PACA, la Picardie, Nord-Pas-de-Calais. Allons un peu plus loin encore, à la présidentielle. Ce vivier d'élus réglera définitivement la question de la course aux signatures. Il nous apportera aussi des moyens supplémentaires, humains et financiers.  

La fermeté suraffichée de Nicolas Sarkozy sur l'hypothèse de rapprochements avec nous l'embarras de l'UMP. Nous ne donnerons aucune consigne et nous serons vigilants sur les velléités de ralliements. A cette fin, nous avons arrêté une charte en six points qui constitue un préalable. Nous devons d'ailleurs nous pencher ces jours-ci sur les cas de divers droite, non inscrits. Nous nous enracinons et nous nous étendons"

Posté le 24 mars 2015 à 14h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Les résultats des départementales appliquées aux régionales

A la fin de l'année auront lieu les élections régionales. Voilà ce que donne le sondage réel qu'est le 1er tour des élections départementales appliqué aux nouvelles régions bricolées par notre gouvernement (source : Bulletin Quotidien - cliquer sur l'image pour l'agrandir). 

R

Posté le 24 mars 2015 à 13h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Comment les villes gérées par le FN ont-elles voté ?

Les communes ayant élu un maire FN en 2014 ont sans exception voté massivement pour le Front national dimanche. Alors que les journalistes s'étaient acharnés à traquer la moindre polémique ou faux pas des 11 maires FN élus en 2014 et avaient noirci à l'extrême le bilan des villes gagnées par le FN en 1995 et 97 (Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles), on aurait pu imaginer de nombreux sujets dès dimanche soir montrant un effondrement du vote FN en raison du manque d'expérience des élus ou de leur comportement anti-républicain.

Un seul média semble avoir eu le courage de faire ce travail. Une fois n'est pas coutume, il s'agit de Libération :

"En mars 2014, onze communes de plus de 1 000 habitants s'étaient choisi un maire frontiste. Un an plus tard, le FN fait plus fort qu'au premier tour des municipales dans toutes ces villes (...) L'écart est parfois tel – presque du simple au double dans certains cas – que le constat est net : les villes qui ont élu un maire frontiste l'an dernier ont confirmé et même renforcé ce choix, un an plus tard.

Alors que l'abstention était beaucoup plus forte ce dimanche (49,8% au niveau national) qu'au premier tour des municipales 2014 (37,9%), le Front national n'a très significativement reculé qu'à Béziers, où Robert Ménard avait fait 3 500 voix de mieux que le binôme Camous-Corbière (total en baisse de 26%), ainsi que, dans une moindre mesure, à Hénin-Beaumont (-21%). Dans le 7ème secteur de Marseille, à Fréjus ou encore au Luc, le nombre de voix est stable. Surtout, il progresse dans une commune sur deux. Et particulièrement dans les quatre villes où le maire élu l'an dernier se présentait aux cantonales dimanche : Villers-Cotterêts (+16%), Hayange (+14%), et surtout Mantes-la-Ville (+38%) et Le Pontet (+48%)."

Les électeurs du Pontet devront d'ailleurs voter à nouveau puisque l'élection du maire FN, qui ne s'était faite qu'avec 7 voix d'avance, a été annulée pour cette raison. Leur ex-maire, Joseph Hébrard, qui a été élu dimanche au premier tour avec 58,2%, devrait donc partir confiant pour cette future partielle...

Posté le 24 mars 2015 à 12h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)


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