21 octobre 2017

Christine Boutin met fin à sa carrière politique

4ri4xauN_400x400L’ex-candidate à la présidentielle Christine Boutin, 73 ans, a annoncé samedi qu’elle allait démissionner de son mandat de conseillère départementale des Yvelines. Elle met ainsi fin à 40 ans de carrière politique.

« Je suis une femme comblée. Je suis fière de ces 40 années ». « Je suis heureuse de ne pas avoir renié mes convictions ».

Selon Christine Boutin, c'est l'adoption de la loi Veil en 1975, dépénalisant l'avortement, qu'elle compare « à un coup de poignard dans le cœur », qui est à l'origine de son engagement en politique.

Christine Boutin a débuté en politique en 1977 comme conseillère municipale et était élue du canton de Rambouillet depuis 1982. Sa remplaçante Clarisse Demont prendra sa place au lendemain du 31 octobre.

Député de 1986 à 2007 (où elle s’était fait connaître en 1998 lors du débat sur le Pacs), Christine Boutin avait pour fief la 10e circonscription des Yvelines, vaste territoire rural et conservateur, qu’elle a ensuite cédé à l’actuel président du PCD Jean-Frédéric Poisson, et qui a été remporté en juin dernier par Aurore Bergé, qui a retourné sa veste au profit de La République en Marche.

Après avoir fondé son propre mouvement, le Forum des républicains sociaux (FRS), elle se présente à l'élection présidentielle de 2002, à laquelle elle arrive avant-dernière en recueillant 1,19 % des suffrages au premier tour. Elle est ministre du Logement et de la Ville, puis uniquement du Logement, du 18 mai 2007 au 23 juin 2009.

Le 17 mai 2014 à Paris, lors d'une procession dédiée à Saint Louis, Christine Boutin confie :

« Vous savez, je suis une femme politique, la France est républicaine donc je suis obligée, dans mon temps de passage sur Terre, de respecter les codes qui régissent mon pays. Mais moi, je n’ai jamais assumé la mort de Louis XVI et celle de Marie-Antoinette ». « Je fais partie des citoyens français qui, discrètement, le 21 janvier, se rendent à la messe en mémoire de Louis XVI. »

Lors de la dernière présidentielle, Christine Boutin avait appelé à voter en faveur de Marine Le Pen contre Emmanuel Macron. Elle assume encore :

« Je ne le regrette pas ».

Posté le 21 octobre 2017 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Sexe, fric et politique : de DSK à Weinstein

Après l’affaire du producteur hollywoodien, Harvey Weinstein, le harcèlement dans la classe politico-médiatique déferle la chronique. Si l’on en croit les journalistes, toutes les femmes seraient ou seront victimes d’attaques masculines à caractère sexuel. Il faut à tout prix condamner cette nouvelle catégorie de prédateurs tout désignés : les hommes blancs de plus de 50 ans.

C’est ainsi que l’Inquisition s’empare de Twitter pour mêler autour du #balancetonporc, véritables prédateurs sexuels et hommes qui se risquent encore à aborder les femmes. Un mélange des genres pervers qui décrédibilisent les vraies victimes tout en bousculant les relations sociales entre les hommes et les femmes.

Dans ce numéro de la Semaine Politique, Elise Blaise reçoit Bérénice Levet et interroge Elisabeth Lévy pour décrypter l’unanimisme qui s’est emparé de la classe politique, où, à force d’obsession de l’égalité FEMMES – HOMMES, l’on crée une société où les deux s’affrontent.

Posté le 21 octobre 2017 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

De la politique au pari bénédictin, tenir les deux bouts de la chaine

Belle tribune, claire et synthétique, de Jean-Pierre Maugendre (titre original: limites et grandeur de la politique), qui invite chacun à l'action, selon son état, sa situation et ses talents.

La foire électorale temporairement close, chacun est retourné vaquer à ses occupations domestiques. Emmanuel Macron a commencé à déployer, timidement, le programme sur lequel il a été élu : réforme du code du travail, augmentation de la CSG, promotion de la PMA pour tous, etc. En un refrain déjà mille fois répété, les vaincus des dernières joutes électorales se préparent pour les prochaines échéances et en appellent au rassemblement, chacun souhaitant réunir les autres … derrière lui. Les catholiques, un peu conscients, s’émeuvent de l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes, y voyant une rupture anthropologique qui a, en fait, déjà eu lieu depuis bien longtemps. Ainsi va, mal, notre vie politique.

Politique d’abord ?

Le célèbre slogan maurrassien «  Politique d’abord  », qui constitue le titre du chapitre VIII de la troisième partie de La Démocratie religieuse, est précédé de l’éclairant récit des mésaventures des cloches de Suresnes. Une souscription venant d’être lancée pour remplacer les cloches de l’église de Suresnes, fondues pour ériger un bronze d’Émile Zola, le maître de Martigues observe à la fois certes la générosité mais aussi l’inanité du geste. À peine installées, ces cloches pourront être légalement déposées pour « servir à quelque statue du traître Dreyfus ». Une nouvelle souscription permettra de réinstaller des cloches qui seront alors envoyées à la fonte « pour la statue équestre du traître Ullmo » et ainsi de suite. Les fidèles souscripteurs sont alors les « moutons toujours tondus de la protestation oratoire et (les) laborieuses fourmis de la reconstruction en vain » alors que « c’est à la place Beauvau (siège du ministère de l’Intérieur) qu’il nous faut porter, non pas du bronze, non pas de l’or, mais du fer ».

Maurras observe par ailleurs que lorsque les religieux furent chassés de France, les catholiques « ne songèrent pas à chasser les expulseurs du pouvoir ; ils s’appliquèrent à trouver des biais ingénieux pour faire rentrer les expulsés en conformité avec les lois existantes ». Fort de ces observations, le dirigeant de l’Action française en appelle à un changement de régime et édicte son célèbre Politique d’abord, dont le but ultime est la prise du pouvoir par tous les moyens « même légaux » afin que les cloches de l’église de Suresnes ne soient plus menacées par un pouvoir politique foncièrement anti-catholique. Il n’y a rien à rétorquer à cela. Il faut cependant observer que la restauration, en France, par la voie démocratique, d’une autorité politique légitime animée d’un réel souci du bien commun se heurte à deux difficultés majeures. Tout d’abord un système établi, étranger à notre génie national, qui s’il gouverne mal se défend bien ayant en particulier à sa disposition l’ensemble des pouvoirs judiciaires, policiers, financiers et médiatiques. Ensuite l’affaissement d’un peuple arraché à ses racines, culpabilisé par une repentance permanente, abruti par le zapping Internet, rendu esclave de ses passions consuméristes, n’ayant plus même l’instinct de sa survie qui s’incarnerait dans la défense résolue de son identité et la transmission généreuse de la vie.

Le pari bénédictin

Depuis plusieurs décennies, des intellectuels chrétiens comme le tchèque Vaclav Benda (La polis parallèle) ou l’américain Rod Dreher (Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus) ont fait le constat que les pouvoirs en place, ennemis des communautés naturelles et des traditions nationales, étaient à la fois irréformables et indélogeables, sauf événements à la fois brutaux et imprévus. Pensons à la défaite de juin 1940, à la manifestation du 13 mai 1958 à Alger, à la chute du mur de Berlin, etc. Pour ces auteurs, contre la « dissociété moderne » dénoncée par le philosophe Marcel De Corte, la priorité est à la reconstitution et au développement de sociétés naturelles qui reposeront d’abord sur des familles stables et fécondes. Ces familles, naturellement, et surnaturellement procéderont d’une contre-culture chrétienne et se tiendront en dissidence par rapport à la société moderne post-chrétienne. L’essentiel est la constitution de communautés réenracinées dans leurs traditions nationales et religieuses, organisées autour de leurs églises, leurs écoles, leurs universités, leurs entreprises où se vivent les valeurs de l’Évangile. Rod Dreher propose ce qu’il nomme « le pari bénédictin » : maintenir des îlots de civilisation au milieu de l’ensauvagement général, comme le fit saint Benoît au VIe siècle alors que l’Empire romain d’Occident s’effondrait sous les assauts des Barbares. Il s’agit alors de « vivre dans la vérité » en acceptant une forme d’originalité, voire de marginalisation, inhérente à la situation de celui qui cherche à vivre intégralement sa foi dans une société sécularisée en profondeur.

Tenir les deux bouts de la chaîne

Gardons-nous d’opposer ces deux constats. « Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème » (Maurras). Les îlots de chrétienté sont nécessaires mais ils ne peuvent se dispenser de la politique qui a pour vocation d’organiser la vie des hommes en commun. Une école prospère peut être supprimée d’un trait de plume et un village resplendissant rayé de la carte par un rezzou islamiste en quelques instants. Bien sûr les erreurs anthropologiques et les errements culturels et sociétaux qui minent nos sociétés ne seront pas résolus que par l’élection ! Force est cependant de constater, qu’à contre courant de la décadence générale de l’Occident, des gouvernements, régulièrement élus, ont entrepris des œuvres de redressement national en Russie, Pologne, Hongrie, etc. Bien voter, c’est, aujourd’hui, souvent gagner un délai précieux avant la « chute finale » qui, à vue humaine, pourrait prendre la forme d’une submersion islamo-terroriste.

Une fois encore, au lieu d’opposer il s’agit de « distinguer pour unir ». À chacun selon son charisme propre et les opportunités de s’engager là où il estimera être le plus utile. « Là où vos talents et les besoins du monde se rencontrent, là se trouve votre vocation » (Aristote).

Posté le 21 octobre 2017 à 12h15 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

20 octobre 2017

L'OTAN a une guerre de retard : elle craint de ne pouvoir faire face à une attaque russe

Faut-il sortir de Saint-Cyr pour savoir qu'en 2017, l'ennemi de la France tel que défini par le chef des armées lui-même, ne vient plus de l'est?

"L'Otan n'est pas en mesure de contrer une agression russe à l'est tant sa capacité militaire s'est "atrophiée" depuis la fin de la Guerre froide, affirme Der Spiegel, s'appuyant sur un rapport confidentiel de l'alliance.

"La capacité de l'Otan de soutenir au niveau logistique un renfort rapide dans le territoire très étendu", sous la responsabilité du commandement suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), "s'est atrophiée depuis la fin de la guerre froide", selon ce rapport, dont l'hebdomadaire allemand dit s'être procuré un exemplaire.

Toujours selon ce document, il n'y a "pas de garantie suffisante que même la force de réaction (NRF, ndlr) serait en mesure de réagir rapidement et si besoin sur la durée".

Le rapport, qui doit être prochainement discuté par les ministres de l'Otan, décrit ainsi une organisation incapable de contrer une éventuelle agression militaire russe, en raison essentiellement d'"une structure de commandement clairsemée", résume Der Spiegel, dans des extraits de son édition à paraître samedi" (suite).

Posté le 20 octobre 2017 à 21h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

Eric Dillies se déclare candidat à la présidence du FN

Eric Dillies, Conseiller régional des Hauts-de-France, Conseiller municipal de Lille et Conseiller communautaire de la Métropole Européenne de Lille, écrit dans un communiqué :

Eric Dillies"Élu de terrain et militant de notre mouvement depuis 30 ans, j’ai décidé de me présenter à la présidence du Front National. Il ne peut exister d’élection crédible sans choix. Or, nous sommes à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures et il n’y a pas, pour le moment, d’autre candidat que la présidente sortante.

Je demande donc au Front National et à sa présidente, Marine Le Pen, de reporter l’échéance du dépôt de candidature et d’en changer son mode de parrainage. Ainsi, seront mises en place les conditions nécessaires au vrai débat démocratique dont notre mouvement a besoin pour accomplir sa refondation.

Nous ne pouvons plus écarter des débats les questions aussi essentielles et trop longtemps éclipsées que sont : 

  • la liberté, 
  • la famille, 
  • la défense des classes moyennes, 
  • l’hyperfiscalité, 
  • la préservation de notre vocation culturelle et spirituelle qui s’enracine dans notre histoire chrétienne et qui fait de la France une exception dans le monde.

Enfin, je vous demande à tous de réfléchir à la question suivante : alors que tout nous donne raison aujourd’hui, comment se fait-il que nous ne soyons pas majoritaires dans le pays ?"

Au second tour des législatives, Eric Dillies avait appelé à voter pour le candidat de la France insoumise contre celui de LREM.

Posté le 20 octobre 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Emmanuel Macron piétine de nouveau le Non au référendum de 2005

Unknown-11Emmanuel Macron a officiellement reconnu le drapeau européen, en marge du sommet européen à Bruxelles. Concrètement, il a signé la déclaration 52 annexée au Traité de Lisbonne sur les « symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union ».

Si les symboles de l’Union avaient été relégués dans une déclaration annexe, c’est parce que les citoyens français avaient rejeté par référendum la Constitution européenne, qui proclamait ces symboles antinationaux dans son article IV-1.

Les citoyens ont dit non. Macron s'en moque, comme Nicolas Sarkozy avant lui avec son traité de Lisbonne.

Cela dit, les déclarations annexées aux traités n’ont (comme leur nom l’indique) aucune valeur juridique contraignante. La présence du drapeau européen au sein de l'Assemblée nationale est due à une décision du bureau de l’Assemblée en 2008 (sous la présidence de Bernard Accoyer). 

Autrement dit, et contrairement à ce que certains croient, cela n'est pas "imposé" de l'extérieur par l'UE.

Posté le 20 octobre 2017 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le FN demande une charte éthique refusant la destruction des embryons humains

Voeu du groupe FN-RBM au Conseil régional des Pays de la Loire :

"Depuis le début de la mandature, la Région a versé plusieurs centaines de milliers d’euros à Biogenouest, le réseau des plates-formes en sciences du vivant du Grand Ouest qui rassemble près de 70 laboratoires de recherche. Certaines activités de Biogenouest portent sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Depuis 2005, les transgressions au principe du « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du Code civil) autorisent la destruction d’embryons humains pour des expérimentations scientifique. Depuis la Loi Touraine de 2016, ces recherches peuvent être réalisées en dehors du contrôle de l’Agence de biomédecine. La permissivité de la législation en vigueur est d’autant plus sidérante, que l’utilité thérapeutique de ces manipulations est très discutable. En effet, le professeur Yamanaka, prix Nobel de médecine 2012, a prouvé que la recherche destructrice d'embryons humains ne produit aucun résultat scientifique probant.

Ces tests sur les embryons permettent déjà d’envisager la fabrication d’enfants au génome « parfait », comme l’ont fait savoir les chercheurs de l’université d’Oregon en août 2017, augurant des heures sombres de l’histoire européenne. Quelle sera la prochaine étape ? Des biologistes de l’université de Cambridge annoncent pouvoir cultiver in vitro des embryons humains. Les bébés naîtront-ils bientôt dans des utérus artificiels ? Sans limites fixées par les pouvoirs publics, on se dirige droit vers Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley.

Une grande responsabilité éthique incombe à notre assemblée. C’est pourquoi le groupe FN-RBM formule le vœu que notre Région s’inscrive dans le respect de l’écologie humaine, et soumette toute subvention à des laboratoires de recherche scientifique en génétique, à la signature d’d’une charte éthique respectant l’intégrité de la personne humaine, et au refus de toutes expérimentations scientifiques sur des embryons humains."

Ce voeu a été rejeté par le groupe majoritaire LR, présidé par Christelle Morançais (remplaçante de Bruno Retailleau).

Posté le 20 octobre 2017 à 14h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Après avoir bradé les casernes à l'euro symbolique, 17 milliards d'euro pour l'infrastructure du futur service militaire

Une nouvelle facture salée pour une nouvelle fracture politique : un coup je vends tout, un coup je rachète au prix fort. 

"Emmanuel Macron a des projets très coûteux pour la France. Le président de la République avait fait du service national universel (SNU) une promesse de campagne. Expérimenté en 2019, il devrait disposer d’un budget spécifique dans le projet de loi de finances. Selon un rapport sénatorial de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le coût d’un tel dispositif promet d’être très élevé : 30 milliards d’euros sur cinq ans, indique Challenges ce vendredi.

Si le gouvernement a assuré que le financement de ce projet ne pèserait pas sur le budget de la Défense, il n’a pas évoqué son coût potentiel. “Le chef de l'État s'est engagé à ce qu'il y ait une ligne budgétaire bien identifiée. Il n'y a pas de somme qui a été mise en avant”, indique de son côté la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, lors d’un point presse. “Il n'y a pas de programmation bien précise, de structuration. Sur le budget 2018, il n'y a pas de somme. J'imagine [...] qu'il y aura une ligne dans la loi de programmation des finances 2019”.

Le SNU, qui devrait, selon le vœu du chef de l’État, concerner entre 600.000 et 800.000 jeunes filles et garçons de 18 à 21 ans sur une période d'un mois, demanderait selon le rapport “12 à 17 milliards d’investissement initial en infrastructures et acquisitions foncières, et 2,5 à 3 milliards par an pour l’encadrement et le fonctionnement”​​​​​​​, avec la mobilisation de 16.000 à 18.000 encadrants, précise Challenges. Un coût exorbitant selon les auteurs du rapport, qui évoquent là “un projet de société”, et non “une nécessité de la Défense”.

Posté le 20 octobre 2017 à 12h54 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

19 octobre 2017

Contre la diffamation, note sur « une tentation terroriste d’ultra-droite »

Certains se sont crus autorisés à évoquer l’Action française après l’annonce de l’arrestation, mardi 17 octobre, d’une dizaine d’individus à la suite de celle, en juin dernier, de Logan Nisin, soupçonné de préparer des attentats contre des personnalités politiques. Jean-Luc Mélenchon est allé jusqu’à interpeller le ministre de l’Intérieur, le préfet de Police et le maire de Marseille, mercredi 18 octobre 2017, afin de demander la fermeture du local provençal de l’AF, 14, rue Navarin à Marseille.

L’Action française tient à apporter les précisions suivantes :

1 - Elle n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéologique, ait, après de nombreuses autres tentatives de militantisme politique, « trouvé refuge chez les royalistes de l’Action française (AF) » pour reprendre les mots de l'article d’Elise Vincent, paru le 18 octobre dans Le Monde. Le 4 juillet dernier, après l’interpellation et le placement en détention provisoire du jeune homme, l’Action française, par voie de communiqué, avait fait savoir qu’il avait quitté notre mouvement, le jugeant « trop politique » et « trop consensuel ». Nous réaffirmons ici que ses agissements solitaires étaient parfaitement inconnus des membres et des cadres de notre organisation et nous nous réservons le droit de poursuivre tous médias ou personnalités prétendant le contraire.

2 - L’Action française affirme avec force qu’elle ne connaît ni les identités ni les agissements des individus interpellés mardi 17 octobre. Elle rappelle simplement que toute son histoire prouve son refus de l’action terroriste. Elle n’a aucun mort sur la conscience.

3 - Ce sont les militants de l’Action française qui sont de manière récurrente l’objet de violences de la part de groupuscules extrémistes semblant jouir de la plus parfaite impunité. Depuis la montée en puissance des activités de notre mouvement royaliste, nos membres, à Paris, à Lyon et à Marseille, subissent un nombre grandissant d’attaques violentes : dépôt de grenade, bombe artisanale, attaques physiques des militants. Ainsi, une bombe a explosé cet été devant le local de l’AF, rue Navarin, sans que cet acte odieux ait suscité la moindre indignation de la part du personnel politique. M. Mélenchon qui demande aujourd’hui la fermeture de notre local, n’avait pas alors protesté contre cet acte à caractère terroriste. Bien que député de la circonscription où a eu lieu cet attentat, il ne s’est jamais inquiété de l’état d’avancement de l’enquête.

4 - Concernant les troubles à l’ordre public qu’impute M. Mélenchon à notre mouvement, nous rappelons que, par deux fois, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté bloquant l’accès à la rue Navarin par un très large déploiement des forces de l’ordre à la suite des très nombreuses exactions qui ont toutes été commises, avec l’adoubement et la complicité des médias locaux, par des militants de l’ultra gauche proches pour certains de la France Insoumise.

5 - Si la seule vocation des groupuscules dits antifascistes et d’extrême-gauche est d’en découdre violemment, à Marseille comme au plan national, avec les forces de l’ordre, l’engagement des militants d’Action française est celui du combat pour la France par la diffusion des idées royalistes. Il est évident que c’est la simple présence de l’Action française qui est insupportable à certains. En pratiquant l’amalgame, ceux qui diffament notre mouvement avouent simplement leur profond mépris des libertés politiques fondamentales.

Les militants de l’Action française sont des citoyens à part entière : forts de leurs droits et conscients de leurs devoirs envers la nation, ils continueront, à Marseille comme partout ailleurs en France, à militer pour ouvrir les yeux de leurs compatriotes sur la réalité d’un régime qui les conduit à l’asservissement.

François Bel-Ker, Secrétaire général d’AF

Posté le 19 octobre 2017 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent

Daniel Fasquelle veut que LR rompe avec Sens Commun

Unknown-9Daniel Fasquelle, candidat à la présidence des Républicains, a réclamé la "dénonciation de la convention" qui lie son parti à Sens commun, émanation de la Manif pour tous. Le député du Pas-de-Calais a écrit un courrier au secrétaire général de LR, Bernard Accoyer, après la diffusion sur L'Incorrect d'une vidéo dans laquelle le président de Sens commun Christophe Billan explique notamment qu'on ne peut être Français sans être chrétien.

Interview sans langue de bois de Christophe Billan, président de Sens Commun from L'Incorrect on Vimeo.

Daniel Fasquelle a demandé d'inscrire la dénonciation de la convention à l'ordre du jour du bureau national du parti qui doit se tenir mardi.

"La conséquence serait que l'adhésion à Sens commun ne vaudrait plus adhésion à LR. Mais si certains de leurs membres veulent se désolidariser de la ligne de leur président, ils quittent Sens commun et rejoignent directement Les Républicains".

Posté le 19 octobre 2017 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

18 octobre 2017

Repentance à tout prix : et si le 17 octobre 1961, malgré la reconnaissance officielle d'Hollande, il s'agissait d'un « massacre » sans cadavres?

Intéressant : 

"Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

Démonstration :

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :

– Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge" (suite).

Posté le 18 octobre 2017 à 23h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Les familles, ces vaches à lait du gouvernement

Le budget 2018 de la Sécurité Sociale s'en prend de nouveau aux familles :

Posté le 18 octobre 2017 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Le mouvement dextrogyre est-il une chimère ?

Oui selon Jean-Thomas Lesueur, qui déclare sur Atlantico :

"Certains me trouveront sévère mais je pense que les acteurs du « réveil conservateur » dont j’ai parlé, se sont un peu enivrés de certaines de leurs démonstrations de force dans la rue et de certaines conquêtes intellectuelles ou médiatiques. Nombre d’acteurs de la mouvance conservatrice se sont auto-convaincus à partir de 2012 ou 2013 qu’il existait une « majorité conservatrice » dans le pays, que la France était « à droite », que la France périphérique, oubliée, silencieuse qu’ils prétendaient incarner, était majoritaire… C’est une chimère.

Les conservateurs en France sont une minorité, une grosse minorité peut-être, mais une minorité.

Second élément du diagnostic : la paresse intellectuelle. J’entends par là que, convaincus que leur sensibilité était majoritaire, ces responsables ont cru qu’il suffisait de sautiller en répétant les mots « droite, droite, droite » pour attirer les électeurs à eux. Mais la grande masse des électeurs, au-delà des cercles mobilisés et convaincus, s’en fichent pas mal ! Regardez certains candidats à la présidence des Républicains qui n’ont que le mot « droite » à la bouche et ne parlent que de « l’avenir de la droite » ! Mais les Français n’ont que faire de l’avenir de la droite, c’est de l’avenir de la France (et du leur) qu’ils souhaitent qu’on leur parle…"

Guillaume Bernard répondra-t-il ?

Posté le 18 octobre 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Si LR n'a rien de commun avec le FN, il a plein de choses en commun avec le PS

Lu dans Les 4 Vérités :

Capture

Posté le 18 octobre 2017 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent

17 octobre 2017

#balancetonporc : avec les musulmans ça marche aussi ?

Pour Yves Daoudal, cette affaire de délation publique est un enfumage :

"On peut se demander si le très élégant et subtil hashtag « Balance ton porc » est islamophobe. Tout au contraire, il vise à empêcher toute dénonciation de musulman, dont la religion interdit qu’il puisse être traité de porc.

En réalité, cette hystérie de dénonciation des « harceleurs sexuels » n’est rien d’autre qu’un enfumage (mais celles qui tombent dans le panneau seraient tout étonnées si elles s’en rendaient compte), au moment où le gouvernement et le Parlement concoctent une loi contre le « harcèlement de rue ». Sans jamais le dire, les promoteurs de cette loi savent pertinemment que la quasi totalité des coupables ne sont pas des Français de souche (et que c’est l’immigration qui a fait surgir le phénomène, de façon encore plus criante depuis la vague des « réfugiés »). Ce qu’il faut à tout prix cacher, autant que possible. D’où cette campagne de stigmatisation à destination exclusive de ces immondes gros porcs de Français de souche qui sont légion…"

Pour mémoire cette chronique d'Eric Zemmour, après les agressions sexuelles à Cologne par des immigrés :

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Posté le 17 octobre 2017 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Le PCD critique la signature de la charte LGBT par la région Ile-de-France

Communiqué des élus du PCD au Conseil Régional d’Île de France au sujet de la signature de la charte de l’autre cercle (LGBT) par la Région Île de France :

"La Région Île de France est la première région de France, par l’action de sa Présidente Valérie Pécresse, à avoir signé le 16 octobre 2017, la charte LGBT de l’Autre Cercle qui a pour but de « faire progresser les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle ou de genre dans un contexte professionnel ». Or la Loi nº 2006-340 du 23 mars 2006 art. 13 II Journal Officiel du 24 mars 2006) définit déjà ce qui constitue une discrimination, à savoir,

« toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Nous déplorons la signature de cette charte qui, sous la présentation d’une lutte contre les discriminations en milieu professionnel, porte un agenda politique. Ces associations LGBT veulent faire progresser par leur prosélytisme leurs revendications par une pression constante sur l’opinion publique. Parmi ces revendications, la PMA sans père figure en bonne place, ce qui entraînera ultérieurement par la « rupture d’égalité » entre couples, l’acceptation et la reconnaissance de la GPA. Ceci est en opposition avec le droit de tous les enfants d’avoir un père et une mère, et crée des ruptures anthropologiques insidieuses.

La décision de signer la charte n’a malheureusement fait l’objet d’aucun débat avec les élus régionaux, pas même avec le groupe de la majorité. Nous le regrettons profondément car, au vu de la portée militante de cette charte, ce débat est indispensable sur le fond. Les franciliens qui nous ont apporté leurs suffrages attendent un positionnement sans ambiguïté sur les sujets de société."

Posté le 17 octobre 2017 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Les antifas sont-ils le bras armé des médias de gauche ?

Les trois agresseurs « antifas » du député FN Ludovic Pajot, 23 ans, viennent d’être jugés en comparution immédiate. Sursis, vice de procédure (provisoire) et remise en liberté « faute de preuves »... Le député répond à Caroline Parmentier dans Présent :

"J’ai été très choqué par la couverture médiatique de mon agression. D’abord : « Il aurait été agressé. » Puis : « Il a été agressé mais ce n’est pas politique. » Et enfin : « C’est politique mais ce ne sont pas des antifas. » C’est bien évidemment parce que je suis un député du Front national. Ils bénéficient d’une grande indulgence et d’une protection médiatique. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien au sein du Front national mais très peu des autres élus. A l’exception de François de Rugy, leur silence a été assourdissant."

Finalement, les antifas pratiquent le lynchage physique comme la presse le lynchage médiatique : le désir de nuisance est le même.

Posté le 17 octobre 2017 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

La « refondation » de la droite française sera le thème majeur de la vie politique des prochaines années

De Julien Rochedy  :

"[...] Aujourd’hui, la droite est en morceaux. Elle le serait à moins. Dès lors, tous les refrains scandés sont des variations d’un même thème : celui de la refondation. Comment refonder la droite ? Sur quelles idées ? Sous quelle forme ?

Déjà s’opposent les tendances. Dans la droite républicaine d’abord, beaucoup, subjugués par Emmanuel Macron, souhaiteraient entrer encore plus avant dans la « modernité », entendu au sens que lui donnent les représentants du camp d’en face. Dans la droite populiste, ou « extrême-droite », comme on l’appelle toujours, beaucoup aimeraient se muer encore plus davantage en un grand mouvement « ni droite-ni gauche », exclusivement représentant des classes populaire contre un « bloc bourgeois » composé « d’élites mondialisés » ou « égoïstes». En somme, la tendance des deux grands partis en exercice n’est en aucun cas un retour aux fondamentaux de droite, tant dans le fond que dans le style.

Pourquoi cette défiance des représentants politiques pour la droite ? Pourquoi celle-ci, dont la chance est de reposer pourtant sur un corpus doctrinal solide, des centaines d’auteurs prestigieux et une philosophie pertinente pour l’époque, ne parvient t’elle pas à s’incarner, à se représenter dans un mouvement politique ? Pour comprendre ce curieux phénomène, il est de surcroit impossible d’invoquer « l’esprit du temps », car celui-ci prête partout son flanc à la droite, ou du moins à ce qu’elle représente. Insécurité, terrorisme, crise identitaire, perte du sens, déchirement du lien social, désastre scolaire, enlaidissement du monde, recul de l’autorité, économies en berne, retour de la realpolitik à l’international : autant de gros titres quotidiens dans nos journaux qui appelleraient naturellement la réponse d’une droite solide et assumée. [...]

La faute à quoi, alors ? Plusieurs explications s’offrent à nous.

D’abord, l’inculture de nos hommes politiques. Ceux-ci n’ont plus l’épaisseur intellectuelle d’autrefois. A cause du système scolaire, de l’air du temps et d’une certaine paresse, la maîtrise des humanités n’est plus la condition préalable à tout engagement politique. La communication seule sélectionne le bon grain de l’Ivraie électorale. [...]

[L]a deuxième raison de l’incroyable fébrilité des hommes politiques Français voulant rester fidèles au corpus idéologique de droite : c’est que celui-ci a été marqué du sceau du péché. On prête à Staline ce conseil à la gauche : « Accusez toujours vos adversaires de fascistes. Le temps qu’ils se justifient, vous pourrez porter de nouvelles attaques. ». Il fut mille fois suivi, et Léo Strauss, dès 1951, théorisa cette tactique malveillante avec l’invention du « Reductio Ad Hitlerum », manière de stériliser tout débat par la diabolisation de l’adversaire de droite. [...]

Troisième et dernière raison de la peur de la droite d’être elle-même : sa mauvaise image dans l’opinion. [...] De Louis Napoléon Bonaparte jusqu’aux mouvement populistes actuels, en passant par le Général De Gaulle, ceux-ci préférèrent toujours se caractériser comme « patriotes », au dessus des clivages, ou « souverainistes », comme nous l’entendons aujourd’hui. Deux causes se dégagent de cette étrange pudeur. L’une appartient à la philosophie de la droite elle-même : celle-ci se conçoit comme « naturelle » quand la gauche est constructiviste. Elle doit incarner ce qui est, dans l’ensemble, et non un camp particulier. En conséquence, elle serait « la France », en l’état, prise au moment présent, avec son héritage et son essence propre, sans velléités particulières d’évolution ou de changements. La gauche seule avancerait et voudrait changer les choses. A défaut de vouloir incarner ce qui est, la gauche voulu toujours incarner ce qui sera. Ce point de vue eut des conséquences néfastes sur la vie politique de la droite, et ce depuis l’origine, car, dès lors, de l’incarnation fière et assumée de ce qui était, à l’accusation d’immobilisme permanent, il n’y eut qu’un pas. En refusant d’être un camp, une idéologie particulière, une « force qui va », pour n’être qu’une force qui conserve en embrassant la totalité présente à un moment T, la droite s’est elle-même coupée de la possibilité de se nommer elle-même. En restant fidèle à ses principes premiers, ceux, hélas, du refus de toutes marches en avant, elle a du même coup répugné à l’idée même d’un nominatif. Nous reviendrons sur ce sujet quand nous discuterons à la fois de la nature profonde et de la possibilité de la droite, mais nous serions injustes si nous n’évoquions pas aussi les résultats de la puissance idéologique de la gauche sur l’incapacité de la droite à se poser comme telle. Un élément apparait clairement dans l’inconscient régulièrement honteux de la droite : elle a longtemps incarné l’égoïsme des possédants, la défense des intérêts particuliers et l’injustice intrinsèque des puissants, tandis que la gauche, reprenant à son compte tout le vieux fond de la morale chrétienne, était, elle, du côté des exclus, des faibles, de la justice et du bien commun. La droite, face à ces accusations, qui ont profondément pénétrées les consciences, n’a jamais su réellement se défendre. Qu’importe qu’elle fût peut-être la première à penser la condition sociale à travers les légitimistes qui, de Villeneuve-Bargemont dès 1834 à Le Play avec le catholicisme social, s’en prirent avec véhémence au capitalisme qui s’installait peu à peu. Qu’importe aussi les liens historiques que la droite entretint toujours avec « le petit peuple », notamment celui des campagnes ; qu’importe aussi les différentes avancées sociales que l’on doit au Général De Gaulle par exemple : la gauche a longtemps réussi à imposer la caricature d’une droite qui serait le minable et cynique parti des héritiers et des égoïstes. Actuellement, elle parle moins à son endroit d’égoïsme que de fermeture, au monde, au progrès, à l’avenir. Et là encore, la droite ne sait pas se défendre, coupée qu’elle est de ses références intellectuelles et manquant cruellement d’imagination. Et, disons-le clairement : de compétences.

Dans ce bourbier intellectuel et politique, au milieu d’échecs électoraux, de reniements, d’injustices, de lâchetés et d’incompétences, la droite cherche désormais à se reconstruire. La « refondation » de la droite française sera le thème majeur de la vie politique des prochaines années. Les plus optimistes d’entre nous espèrent que l’état déplorable dans laquelle elle se trouve est peut-être bien la promesse d’un renouveau important. Mais, pour ce faire, il est indispensable qu’elle retrouve non pas seulement un chef, des élus ou une quelconque combinazione politique qui lui permettrait de fanfaronner dans les assemblées, mais une véritable âme, un esprit – son esprit – pour ne pas dire une philosophie inspirée par ses plus grands penseurs, ses plus belles et ses plus profondes références. Sans cela, la « recomposition », la « refondation » dont on parle, ne restera que pure forme et ne s’exprimera qu’au travers de bisbilles politicardes inutiles. [...]"

Posté le 17 octobre 2017 à 11h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Macron sous le pentagramme

Lu sur Réinformation.tv :

Le-street-artist-Obey-et-sa-celebre-Marianne-investissent-le-bureau-d-Emmanuel-Macron"Dans le bureau présidentiel qui a servi de cadre au premier grand rendez-vous télévisé d’Emmanuel Macron avec les Français, on n’a pas manqué de remarquer une représentation très particulière de la Marianne : le poster « Liberté, Egalité, Fraternité » orné d’une Marianne stylisée sur fond de drapeau bleu blanc rouge. Il s’agit d’une œuvre de Shepard Fairey, grand nom du Street-Art connu pour son portrait d’Obama, et encore pour celui d’une femme voilée à la musulmane par un drapeau américain qui s’inscrit dans ses campagnes anti-Trump. L’œuvre sous laquelle Emmanuel Macron s’est mis en scène comporte plusieurs symboles inquiétants : le pentagramme sur fond de symbole de la paix, entouré des fleurs à cinq pétales qui sont une représentation plus « douce » de l’étoile à cinq pointes.

Sur l’image derrière Macron, on note donc immédiatement ce pentagramme avec la pointe en haut : ce n’est pas la stylisation de la tête de bouc que l’on trouve couramment dans la symbolique sataniste, mais un symbole fortement présent dans les représentations franc-maçonnes, souvent adopté par l’iconographie de la république américaine naissante. Pouvant symboliser les cinq plaies du Christ comme ce fut le cas aux origines du christianisme, il a pourtant été bien davantage utilisé dans des temps plus récents par l’occultisme kabbalistique chrétien et au sein de la tradition gnostique.

Les symboles de l’œuvre de Shepard Fairey illustrant la Marianne : « Liberté, Egalité, Fraternité »

Capture d’écran 2017-10-17 à 08.24.35Shepard Fairey inclut habituellement dans ce pentagramme, omniprésent dans son œuvre, un visage : celui d’« André the Giant » dont il avait fait un autocollant a placardé partout pour – selon un discours bavard de philosophie phénoménologique – interpeller les passants afin qu’ils renouvellent leur regard conscient sur ce qui les entouraient, justement parce que le dessin n’a pas de signification. Souvent accompagné du mot « Obey » (« Obéis ! »), l’image est censée faire réfléchir également sur le pouvoir et le symbole a été adopté par les anti-gouvernement. Mais comment ne pas voir qu’il illustre en même temps, de manière dialectique, une volonté de toute-puissance, dès lors qu’il est utilisé par le pouvoir lui-même.

Surmontant le visage, un triangle comme celui que l’on voit sur le dollar américain. Sans vouloir chercher les explications occultistes partout, on se demande ce que vient faire cette symbolique sur une représentation du drapeau français complétant, d’ailleurs, le drapeau réel que Macron a choisi de placer à sa gauche, s’il n’y a pas de message…

Le bureau d’Emmanuel Macron sous le symbole du pentagramme et du symbole pacifiste

A l’arrière-plan du pentagone, le symbole pacifiste bien connu des années 1970 est également révélateur. Croix ou plutôt arbre de vie inversé, son utilisation date de la première campagne pour le désarmement nucléaire en 1958 à l’initiative d’un athée, Bertrand Russell. D’aucuns y ont vu une rune de la mort dans la symbolique teutonique, associée au culte sataniste, d’autres le présentent comme « la croix de Néron ». Nous nous contenterons d’observer qu’il s’agit en tout cas d’un symbole gauchiste adopté à l’origine par les compagnons de route du communisme – telle Peggy Duff, ancienne secrétaire de la CND et opposante à la guerre contre le Vietnam communiste. Selon elle, ce signe de la paix est composé par le symbole runique de l’homme mort – la croix aux bras descendants – et la représentation de l’enfant à naître : le cercle qui l’entoure.

ShepardFairey2Quant aux pinceaux de part et d’autre sous l’image de la Marianne fleurie, ils figurent sur la première version de ce poster déjà ancien de Shepard Fairey, « Make Art Not War » (Faites l’art, pas la guerre). L’artiste l’a détourné en Marianne à la suite des attentats de novembre 2015 et l’image orne désormais un immeuble du 13e arrondissement de Paris.

Ce n’est certes pas la première fois qu’Emmanuel Macron choisit d’illustrer ses apparitions publiques de manière aussi appuyée : on se souviendra de sa prestation devant la pyramide du Louvre le soir de son élection. Sa photo officielle témoigne également d’une grande attention au choix des symboles."

Posté le 17 octobre 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

16 octobre 2017

Claude Guéant sur TV Libertés

L’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a été qualifié « d’homme le plus puissant de France ». Mais tout bascule en février 2013. En deux mois, l’existence de l’ancien Secrétaire général de l’Elysée est devenue un enfer. Face aux affaires qui le mettent directement en cause, il clame son innocence et évoque une machination, une instrumentalisation visant à le détruire, et à travers lui, Nicolas Sarkozy.

Interrogé par Martial Bild et Elise Blaise, Claude Guéant évoque les éléments qui figurent dans son livre « Quelques vérités à vous dire » mais il va plus loin. Sans reprendre le terme de cabinet noir, il affirme qu’une structure, une équipe au ministère de l’Intérieur était chargée de son sort. Claude Guéant témoigne longuement de son engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy. Il évoque aussi l’affaire Merah et plus généralement l’Islam en France. Un entretien important avec l’ancien ministre de l’Intérieur qui ouvre ses placards sur quarante années durant lesquelles il a côtoyé ministres, patrons, artistes et chefs d’Etat.

Posté le 16 octobre 2017 à 20h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Votre épargne est menacée par Emmanuel Macron

Quand on pense que certains ont voté pour leur portefeuille...

Posté le 16 octobre 2017 à 12h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

La semaine de Renaud Dozoul

Gaz. Jean-Luc Mélenchon a Manuel Valls dans le collimateur. Un agent de l’extrême Droite. Un nazi. Il serait même “intégré à la fachosphère”. Je sais bien qu'en France, l’extrême de la Droite commence là ou s'arrête le mou de la Gauche, mais de là à imaginer qu'on ait la moindre envie d'intégrer Manuel, il ne faut pas exagérer...

Corbière et Garrido. Placid et Muzo n'aiment pas qu'on leur rappelle qu'ils vivent dans un HLM. C'est vrai, si on ne peut plus donner des leçons aux privilégiés de son petit jardin secret subventionné, où va la Révolution !

Perceval. Laurent Wauquiez, c'est le retour du courage à droite. Le chevalier blanc de la réaction. Il n'est pas encore Président qu'il donne à mesurer toute sa hardiesse en refusant de débattre...

...avec Marine Le pen.

Ça fait du bien ce renouveau de témérité.

Corbière et Garrido 2. Raquel a donné l'explication. Elle a oublié ses obligations fiscales en début d'année car elle a été distraite par l'élection présidentielle. Il ne faut pas s'étonner si les Français aussi ont du mal à se pencher sur leur déclaration de revenus qui tombe tous les ans en plein Rolland Garros.

12 étoiles. Les insoumis ne supportent plus de voir la couronne étoilée de la Sainte Vierge dans l’hémicycle. C'est vrai, ce serait tellement plus joli avec un compas, une équerre, et un croissant.

12 octobre. Jeudi dernier, nous fêtions l'anniversaire de Jean-Louis Tixier-Vignancour et de Brigitte Lahaie. Deux personnalités différentes. D'un côté une icône qui a fait rêver une génération de jeunes Français, et de l'autre Brigitte Lahaie.

Libérée, délivrée. Je ne comprends pas bien le catalan, mais il me semble qu'il y a des chamailleries au Royaume d'Espagne. Quand je pense que si les Guyanais s'étaient mieux organisés à l'époque, Christiane Taubira serait aujourd'hui indépendante. Je me dis qu'on a vraiment raté quelque chose.

Posté le 16 octobre 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

15 octobre 2017

Quel avenir pour la droite ? Avec François Bousquet

5 mois après les élections législatives, les Républicains sont en passe de se choisir un nouveau chef… Après l’échec cuisant de la présidentielle, le parti est à la fois en quête d’une personnalité et d’une ligne politique qui puisse conduire à la victoire que d’aucuns considéraient comme inévitable il y a encore un an.

Pour François Bousquet, rédacteur en chef adjoint de la revue Eléments et auteur de la Droite Buissonnière, pour reconquérir le pouvoir, il faudra endosser l’orientation sociale-conservatrice de Patrick Buisson, celle-là même qui a emmené Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007. Une ligne que ni Marine Le Pen, ni Laurent Wauquiez, probable prochain patron des Républicains, ne semblent véritablement vouloir incarner.

Posté le 15 octobre 2017 à 20h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

14 octobre 2017

Le naufrage de la droite française

Posté le 14 octobre 2017 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2017

Alexis Corbière confond « marital » et « marial » ! Vite, des cours de caté

Posté le 13 octobre 2017 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Lapin Taquin : les islamo-gauchistes

Posté le 13 octobre 2017 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Florian Philippot accueille un étatiste hostile à la liberté scolaire

Fs_UeOle_400x400François Siméoni, ancien secrétaire départemental FN des Yvelines, vient d'annoncer qu'il rejoignait Florian Philippot.

C'est une bonne nouvelle pour le FN. En effet, François Siméoni a intenté un procès contre une école libre de Versailles.

Dans un tweet, il avait qualifié le colloque que nous organisons demain, d'anticommunisme primaire... Il ne faudrait pas compromettre un rapprochement avec Mélenchon...

Posté le 13 octobre 2017 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent

Les Républicains : "Le parti est mort" estime Éric Zemmour

Posté le 13 octobre 2017 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Un élu FN tend la main à ... Sens Commun

Philippe Vardon, vice-président du groupe FN au Conseil régional de PACA, écrit dans un communiqué :

Images"Un entretien du Président de Sens Commun (mouvement évoluant au sein de LR), dans le magazine L'Incorrect, a permis de démontrer à chacun toute la soumission de Laurent Wauquiez aux règles imposées par la gauche morale depuis des décennies.

Dans cet entretien, Christophe Billan déclarait simplement avoir des points d'accord avec Marion Maréchal-Le Pen. Il n'en fallait pas moins pour que la chasse soit sonnée ! Avec en tête bien sûr Christian Estrosi, mais aussi Laurent Wauquiez, que l'on nous présente - à commencer par son écuyer local Eric Ciotti - comme l'homme d'une droite forte et assumée. Ce dernier s'est empressé de déclarer à tous les micros qu'on voulait bien lui tendre qu'il était hors de question d'avoir le moindre accord avec le Front National. Dans la foulée, il annulait même sa venue à l'université de rentrée de Sens Commun. Au final, il n'y aura pas davantage d'accord que de débat puisque Laurent Wauquiez - décidément courageux ! - a aussi refusé de débattre face à Marine Le Pen dans L'émission politique de France 2 jeudi prochain.

J'appelle tous les adhérents et sympathisants de Sens Commun, désormais édifiés sur la réalité de LR et la possibilité d'y ouvrir une discussion, dans notre ville et notre département à se rapprocher du FN et participer avec nous à la refondation de celui-ci pour créer le grand mouvement qui permettra demain de redresser notre pays."

Posté le 13 octobre 2017 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

En 2017, des collectivistes sévissent encore en France

De Christian de Moliner sur Boulevard Voltaire :

Unknown"Le Monde détaille sans frémir la dernière et nauséabonde idée de France Stratégie. Cet organisme payé par nos impôts est chargé de « conseiller » le Premier ministre. Il a été dirigé par Jean Pisani-Ferry, qui est désormais un proche du Président Macron et travaille à l’Élysée. L’année dernière, ce comité proposait déjà de taxer les propriétaires occupants et de rajouter à leurs revenus les loyers fictifs qu’ils encaisseraient si leur domicile était loué. Cette spoliation inique était présentée comme la fin d’une fraude massive et scandaleuse et M. Macron a eu beaucoup de mal à se débarrasser de cette suggestion loufoque qu’il n’a (heureusement !) pas reprise à son compte, mais que l’un de ses principaux partisans avait portée.

France Stratégie récidive sans pudeur avec une idée encore plus révoltante. Il préconise que l’État confisque à son profit une partie (non précisée, serait-ce 10 %, 20 %, voire plus ?) des biens immobiliers possédés par des particuliers, cela afin de rembourser la dette colossale qui nous étouffe. Les anciens propriétaires devraient régler chaque année à l’État une rente, car ils occuperaient un domicile qui ne leur appartiendrait plus entièrement. S’ils ne le faisaient pas, le Trésor récupérerait la somme non payée lors de la vente ou de la succession (ajoutera-t-on, alors, des intérêts ?). Les mots me manquent pour décrire cette folie ! Comment quelqu’un qui a au moins un bac+5, voire un doctorat, peut-il pondre un rapport aussi… abracadabrantesque (pour rester poli).

Les auteurs de cette « ânerie » avouent bien volontiers que leur suggestion est détonante, radicale, et qu’elle créera des polémiques. Mais, selon eux, leur mesure est habile, car son impact serait bien plus limité qu’une hausse d’impôts. Les propriétés saisies serviraient de garant à la dette et la rendraient soutenable et, dans les faits, cette mesure reviendrait à faire exploser l’impôt sur les successions, puisque la rente ne serait récupérée qu’à la vente ou lors de la transmission. Bien sûr, ils prétendent que les plus fortunés seraient les plus atteints, mais ces beaux esprits ne voient pas l’évidence : les « riches » n’achèteront plus leur logement, mais les loueront à des sociétés immobilières. La charge de ce prélèvement retombera exclusivement sur la classe des Français moyens, et encore : s’il est mesuré. Mais si l’État est trop gourmand, plus personne n’achètera de biens immobiliers et la valeur des maisons et des appartements s’effondrera dans des proportions incalculables, ruinant les Français et rendant inopérante cette mesure stupide. 

Selon les auteurs de cette proposition, la dette est passée de 50 % à 100 % du PIB entre 1990 et 2017 alors que la fortune immobilière détenue par les ménages, elle, a crû de 125 % à 255 %. Faudrait-il donc, pour eux, confisquer 40 % de la valeur de tous les biens immobiliers ? Non, vraiment, il est grand temps que l’État fasse des économies et dissolve France Stratégie."

Ce rapport de nature collectiviste est ici. On peut y lire en effet :

"Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien."

Posté le 13 octobre 2017 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

12 octobre 2017

Laurent Wauquiez refuse de débattre face à Marine Le Pen

ImagesAvec le débat du 2nd tour de la présidentielle, tout le monde avait compris que Marine Le Pen ne brillait dans les débats. Mais visiblement Laurent Wauquiez n'a pas eu la même perception. Le candidat à la présidence des Républicains a refusé la proposition de France Télévisions d'affronter la semaine prochaine la présidente du FN, qui participe à l'Emission politique.

L'entourage du candidat évoque des raisons d'agenda et des choix de communication, préférant se consacrer à une campagne de terrain plutôt que de multiplier les apparitions médiatiques.

Posté le 12 octobre 2017 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal

Lu sur le blog de la CFCT Métallurgie des Yvelines :

"les CSP supérieures auraient tendance à quitter le navire France et à accélérer la perte de notre rayonnement international. La remarque qui m'a été faite est que, de toutes façons, les gens qui ont du ressort et une qualification suffisante partent de France non pas pour des raisons de politique familiale mais parce que la France ne fait RIEN pour les encourager à maintenir et développer leur créativité sur place.

Exemple a été donné de l'entreprise LightVision, fondée et dirigée par Daniel Aït : une idée géniale, relayée par la presse (Science et Avenir, TF1) et par OSEO de lunette pour personnes atteintes de DMLA. Cette entreprise, malgré la volonté acharnée de son créateur, a fini par trouver un terreau de développement en Chine où les autorités ont fait tout ce qu'il fallait en termes de logistique et de simplification administrative, pour l'attirer. Et la France? Rien. Sans doute au nom de l'égalité républicaine devant la loi - égalité que même les très démocratiques Suisses savent tordre sous forme d'agréments fiscaux. Alors au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal, et de "promouvoir" les entrepreneurs au lieu de "démouvoir" les salariés....

Posté le 12 octobre 2017 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Sens Commun : la France silencieuse restera silencieuse

Sens Commun a annulé sa « journée de la France silencieuse », prévue dimanche de 13 heures à 19 heures à Asnières. Trois tables rondes avec des intellectuels, tels François-Xavier Bellamy, étaient prévues. Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et Daniel Fasquelle étaient attendus. Ils ont tous les trois annulé, suite aux oukases du politiquement correct, ayant monté en épingle les propos de Christophe Billan dans L'Incorrect. Il avait déclaré :

« Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème. Mais si elle est plus Le Pen que Marion, j’aurai un souci »

Le mensuel est paru mardi. Nous sommes jeudi. 2 jours de retraites, de rétropédalages, d'excuses, de communiqués, qui nous montrent que la droite la plus bête est toujours en crise, qu'elle a peur de son ombre et surtout de la gauche et des médias. Bref, un spectacle pathétique.

Posté le 12 octobre 2017 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

Le communiqué de Sens Commun n'aura servi à rien

Suite à la tempête provoquée par le président de Sens Commun, qui ne s'interdit pas de discuter avec le FN, Sens Commun avait pris soin de rédiger et publier un communiqué pour s'interdire de passer toute alliance avec le FN, frontière infranchissable du politiquement correct édictée par la police de la pensée. Peine perdue : ses prestigieux invités qui avaient promis de se rendre au rassemblement de Sens Commun le 15 octobre annulent leur participation :

Ceux qui avaient cru un instant que ces deux candidats à la présidence des Républicains voulaient faire passer l'intérêt national avant l'intérêt partisan peuvent aller se recoucher.

Posté le 12 octobre 2017 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

L'universalité des allocations familiales dans le collimateur

Édouard Philippe a préparé hier soir la remise en cause de l'universalité des allocations familiales, qui pourrait se traduire par une baisse ou une disparition du dispositif pour des ménages dits aisés :

"On va se poser cette question, mais après un vrai bon débat, et pas simplement le soir au détour d'un amendement budgétaire qui n'aurait pas été complètement mesuré dans ses implications".

"C'est une politique importante, la politique familiale, ça fait plus de 70 ans qu'elle existe, elle produit de bons résultats, la France est un des pays dans lequel la démographie est la plus élevée en Europe". "Même si on sait que depuis un ou deux ans cette démographie diminue un petit peu, donc il faut que l'on fasse attention à ce que l'on fait en matière de politique familiale".

AfRappelons que les allocations familiales sont basées sur le principe de solidarité entre les salariés n'ayant pas enfants et ceux qui en ont. A l'initiative de certaines entreprises, puis dans un cadre légal et obligatoire, une cotisation a été prélevée sur les salaires ou le revenu des travailleurs indépendants et une allocation versée en fonction du nombre d'enfants. Les allocations ont pour objet de compenser, tout au moins partiellement, les charges créées par les enfants. Elles ont pour justification le service rendu par les familles à la collectivité en lui donnant les producteurs, les consommateurs et les contribuables de demain. Cette reconnaissance du service rendu n'a évidemment rien de commun avec le devoir de solidarité envers ceux que les hasards de la naissance ou de la vie ont mis dans l'incapacité de subvenir à leurs propres besoins : la naissance d'un enfant ne peut et ne doit être assimilée à un handicap physique ou aux effets d'un tremblement de terre.

La création d'une multitude d'allocations affectées a servi de cheval de Troie pour introduire la notion de plafond de ressources, qu'il s'agisse de l'allocation logement, de l'allocation du jeune enfant ou du complément familial. Il y a eu ainsi détournement de l'objet des allocations familiales. Ces allocations, dont la différenciation n'a de justification que sociale, auraient dû, et devraient, être financées par des fonds sociaux et non par des fonds familiaux.

La Doctrine sociale de l'Eglise demande que la famille soit socialement reconnue :

"Il existe plusieurs façons de rendre concret le salaire familial. Certaines mesures sociales importantes concourent à le déterminer, telles que les allocutions familiales et autres contributions pour les personnes à charge, ainsi que la rémunération du travail au foyer d'un des deux parents." [§250]

"Dans le rapport entre la famille et le travail, une attention spéciale doit être réservée au travail de la femme dans le cadre de la famille [...]. Ce travail [...] précisément parce qu'il vise le service de la qualité de la vie et s'y consacre, constitue un type d'activité éminemment personnel et personnalisant, qui doit être socialement reconnu et valorisé, notamment par une compensation économique au moins égale à celle d'autres travaux." [§251]

"Le service rendu par la société à la famille se concrétise dans la reconnaissance, le respect et la promotion des droits de la famille. Tout cela requiert la mise en œuvre de politiques familiales authentiques et efficaces avec des interventions précises capables de faire face aux besoins qui dérivent des droits de la famille en tant que telle." [§253]

Les allocations familiales ont été inventées par Emile Romanet, l’un des grands noms du christianisme social. En 1891, Léon Harmel est l’un des premiers lecteurs de l’encyclique Rerum novarum de Léon XIII. En fait il a déjà institué dans son entreprise diverses structures, dont des caisses de soutien mutuel, qui anticipaient (et ont inspiré) l’encyclique. En 1891, pour répondre précisément au voeu de Léon XIII sur le juste salaire, il décide d’instaurer dans son entreprise un « sursalaire familial » : une allocation versée en sus du salaire aux ouvriers qui ont des enfants en bas âge ; bref, des allocations familiales au sein de l’entreprise. Dans ces années-là, un jeune salarié d’une entreprise de chaudronnerie de Grenoble, Emile Romanet, s’intéresse particulièrement à la question de la famille et à celle du juste salaire. Il finit par conclure qu’il faut compléter le salaire en fonction des charges de famille. En 1897 il devient co-patron de l’entreprise. En 1916, en accord avec l’autre co-patron (l’héritier du fondateur), il institue les allocations familiales dans l’entreprise. Puis il convainc le syndicat des constructeurs, mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de l’Isère de faire de même: le 29 avril 1918 est créée une « caisse de compensation ». Les allocations familiales sont nées.

Et les caisses de compensation se mirent à fleurir un peu partout, sous l’influence des cercles catholiques et des syndicalistes chrétiens : la CFTC était née en 1919 de l’union de 321 syndicats se réclamant de Rerum novarum. Dès 1920 est créé, sous l’impulsion de Mathon Motte, un industriel de Roubaix, le « Comité central des allocations familiales », un centre d’étude et de documentation destiné à populariser cette initiative. Le comité met en avant que les allocations familiales favorisent la natalité, donc le renouvellement de la main d’oeuvre, montre aux ouvriers que les patrons respectent la famille, leurs familles, et attache à l’entreprise des hommes d’ordre et de fidélité. En 1930, on comptait 230 caisses de compensation, 32000 entreprises adhérentes, 1 880 000 salariés couverts, 480 000 familles allocataires. 

En 1929, la CFTC élabore une proposition de loi de généralisation des allocations familiales. Elle est déposée par le groupe démocrate chrétien, transformée en projet de loi par le gouvernement Poincaré, votée sous le gouvernement Tardieu en mars 1932. Le dispositif restait identique, fondé sur des caisses de compensation indépendantes (dès le départ elles avaient été constituées en associations selon la loi de 1901). Mais la loi rendait obligatoire l’adhésion des entreprises. Et les caisses devaient être agréées par un décret du ministère du Travail, ce qui permettait au gouvernement de ne pas imposer l'obligation de payer des allocations familiales là où, pour une raison ou une autre, elles mettraient les entreprises en péril. On voit qu’il n’y eut pas étatisation des allocations familiales, et que l’obligation du décret était une mesure conforme à la subsidiarité.

En 1945, la CFTC, le MRP et diverses associations familiales s’élevèrent contre le projet de sécurité sociale unique. Et l’ordonnance du 4 octobre 1945 « portant organisation de la sécurité sociale » reconnut le principe d'une administration séparée des allocations familiales. Les « caisses de compensation » deviennent des « caisses d’allocations familiales », mais les entreprises sont toujours les seules à financer la caisse. La différence est que les caisses sont désormais constituées conformément à la loi de 1898 sur les sociétés de secours mutuel: il en résulte que la gestion n'est plus assurée par les employeurs, mais par les allocataires. Ce dispositif devait être provisoire. Mais les partisans du système unique de prestations sociales furent de nouveau battus en décembre 1946, et la loi 21 février 1949 assura définitivement l'autonomie des caisses d'allocations familiales. (via YD)

Posté le 12 octobre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Emmanuelle Ménard confirme sa volonté d'abroger la loi Taubira

Posté le 12 octobre 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

11 octobre 2017

Marie-France Lorho demande le drapeau blanc dans l'hémicycle

Posté le 11 octobre 2017 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

LR et FN ne peuvent pas gagner seuls. La preuve par Julien Aubert

Hervé de Lépinau, Conseiller départemental Front National de Vaucluse, conseiller municipal de Carpentras, déclare sur Boulevard Voltaire à propos de Julien Aubert :

"Je juge un homme politique avant tout par ses actes. En 2014, Julien Aubert a démontré rigoureusement le contraire de l’esprit d’union des droites qu’il pourrait, dans une certaine mesure, professer. Il était tête de liste aux élections municipales pour Les Républicains et le centre. J’étais tête de liste Front national. Je suis arrivé en 2e position derrière l’union des gauches, à tout juste deux points avec plus de 30 %. Julien Aubert était loin derrière, à 16 %. Le bon sens aurait voulu qu’il se désistât ; il ne l’a pas fait. Moralité : nous avons aujourd’hui un exécutif socialo-écolo-ethno-communiste minoritaire en voix, mais qui a pu passer dans le cadre d’une triangulaire, grâce à Julien Aubert."

Aux dernières nouvelles, Julien Aubert n'a pas recueilli suffisamment de parrainages pour se présenter à la présidence LR.

Posté le 11 octobre 2017 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Une alliance Sens Commun - FN ? Courage fuyons

L'intéressé n'a visiblement pas pris la peine de savoir si cela était vrai ou faux (lire ici le propos de Christophe Billan). Mais quand on évoque le FN, le LR devient hystérique :

Posté le 11 octobre 2017 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

LR à un carrefour historique

A tel point que, si LR prend le mauvais chemin, Sens Commun est prêt à changer d'orientation. Extrait de l'entretien donné par Christophe Billan dans L'Incorrect :

Capture

Dans la suite de l'entretien, Christophe Billan avoue hésiter à soutenir Laurent Wauquiez. La personnalité de Julien Aubert lui semble intéressante.

Posté le 11 octobre 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)


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