21 février 2018

Le texte liberticide sur les écoles libres a été adopté

Capture d’écran 2018-02-21 à 20.19.52Mercredi 21 février à 14h30, le Sénat a adopté la proposition de loi liberticide visant à encadrer le régime d'ouverture des établissements privés hors contrat, présentée par Françoise GATEL et plusieurs de ses collègues, dans le cadre de l'ordre du jour réservé au groupe Union Centriste. 

Le texte, soutenu par le ministre Jean-Michel Blanquer, a été adopté par 240 voix pour, 94 voix contre. 347 présents et 334 votants.

Dans son numéro du jour, Minute s'étonne du silence de l'enseignement catholique. Alors même que toute école, avant de pouvoir passer un contrat avec l'Etat, doit avoir 5 ans d'existence... hors contrat.

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Posté le 21 février 2018 à 20h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Marion Maréchal Le Pen : «La droite a besoin d'union et de bienveillance»

Interrogée dans Valeurs Actuelles, Marion Maréchal Le Pen évoque son projet métapolitique et réfute toute ambition électorale. Partant du constat que «la droite enracinée et entrepreneuriale a encore du chemin à faire pour peser concrètement» elle affiche son objectif de renverser la «domination culturelle quasi hégémonique» de la gauche.

Images-2"J'ai décidé de m'associer à la création d'une académie de sciences politiques, à côté d'autres activités professionnelles. L’école que j’accompagne est libre et indépendante. Il ne s’agit pas d’un projet partisan "

"Nous donnerons des armes intellectuelles, culturelles, juridiques, techniques et médiatiques à nos jeunes afin qu'ils soient les plus performants possible dans l'entreprise comme dans l'arène politique"

Le projet de l'établissement sera bel et bien politique. Il s'agit d'organiser un «terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s'épanouir», en formant «les dirigeants de demain».

«La droite a besoin d'union et de bienveillance». 

"Il est temps de s’atteler à des œuvres moins visibles peut-être, plus humbles à certains égards, mais non pas moins efficaces et concrètes".

"La bataille des idées est gagnée à bien des égards, mais elle ne parvient pas à se transformer en victoire électorale. À chaque élection, les financements se font rares, les soutiens limités, les relais compliqués. C’est précisément sur ce rôle que la jeunesse conservatrice de France a une mission d’ampleur à mener. Je suis convaincue que notre famille de pensée doit investir davantage le champ de la métapolitique". 

Posté le 21 février 2018 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le sénateur FN Stéphane Ravier défend la liberté scolaire

La proposition de loi liberticide est en cours d'examen au Sénat :

Posté le 21 février 2018 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Caroline de Haas : "Un homme sur deux ou trois est un agresseur" ... à l'UNEF

ImagesGrâce à une enquête de Libération, il est désormais établi que l'UNEF était un "terrain de chasse sexuelle" entre 2007 et 2015.

Une vingtaine de militantes ou ex-militantes de l'Unef dénoncent des violences sexuelles qui auraient eu lieu entre 2007 et 2015 au sein du syndicat étudiant.

Or, Caroline de Hasse a été secrétaire générale de l'UNEF de 2006 à 2009.

Caroline de Haas a donc peut-être raison d'affirmer :"Un homme sur deux ou trois est un agresseur" ... à l'UNEF.

Posté le 21 février 2018 à 12h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Les mémoires de Le Pen : "Un livre très bien écrit"

Les mémoires de Jean-Marie Le Pen (à commander ici dès maintenant) décryptées par le journaliste du Parisien Olivier Beaumont :

Posté le 21 février 2018 à 10h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

La polémique Wauquiez a du bon

Premier effet positif : Dominique Busserau quitte LR

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Idem pour Elisabeth Morin-Chartier, député européen LR, proche de Jean-Pierre Raffarin :

Posté le 21 février 2018 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

C'était bien la peine que Franck Riester se décarcasse

L'ex député LR (pro-LGBT), actuellement président du groupe Les Constructifs (pro-Macron) est très déçu : pas le moindre petit strapontin ministériel à l'horizon. Même pas la reconnaissance de la trahison, comme le montre cette brève du Parisien :

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Posté le 21 février 2018 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

La gauche moraliste face à ses turpitudes

47f0e6ab290cf495d8f3b83be1be5940Harcèlements, viols et agressions sexuelles… Samuel Lafont répond aux questions de Boulevard Voltaire au sujet de ce scandale qui éclabousse d’anciens cadres politiques.

Posté le 21 février 2018 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Laurent Wauquiez et Marion Maréchal Le Pen : 2 évènements intéressants

De Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire :

DWiFT9jXcAAdck5"En politique, deux événements distincts ne signifient pas forcément grand-chose, surtout lorsqu’ils paraissent a priori anodins. Pourtant, une fois mis en regard, ils sont susceptibles d’en dire plus qu’on l’imaginerait au premier abord.

Ainsi, à droite, un Laurent Wauquiez qui dit ce qu’il pense et une Marion Maréchal-Le Pen qui ne dit pas forcément ce qu’elle pense, alors que les deux pensent manifestement ce qu’ils disent. Ou ne disent pas.

On ne saura jamais vraiment si Laurent Wauquiez savait qu’il était enregistré et que ses propos seraient ensuite rendus publics, lors de cette discussion à bâtons rompus avec les élèves de l’École de management de Lyon, ce week-end dernier. Peu importe, finalement. Seule compte la sincérité éventuelle des propos.

Alain Juppé ? « Une personnalité éminemment respectable » mais « qui a totalement cramé la caisse… » En effet : « À Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est très bien géré. Mais il a fait exploser les impôts et il a fait exploser la dépense publique et il a fait exploser l’endettement. Moi, ma conviction, c’est que quand vous faites ça, vous n’avez à l’arrivée plus aucune forme de crédit. »

La France ? « Une dictature. » Les députés macronistes ? « Des guignols, tous avec le petit doigt sur la couture et qui doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France. »

Existe-t-il pire que la CGT ? Oui, le MEDEF et la CGPME : « Eux, ils n’en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu’ils veulent, c’est encaisser l’argent. »

Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, idole progressiste du moment ? « Lui, en gros, c’est simple. Tout ce qui est mainstream, tout ce qui est bonne pensée, je prends tout. Et donc, l’objectif, c’est : je suis à fond dans tout, tout est nickel, tout est ripoliné, il n’y a pas un cheveu qui dépasse, je suis le mec cool, gentil, complètement dans le mainstream des médias. »

Voilà qui s’appelle brûler ses vaisseaux. Bien sûr, l’affaire fait un raffut du diable et Laurent Wauquiez paraît, aujourd’hui, faire patte de velours. Il n’empêche que ce qui a été dit est dit. Et que les Français ne semblent pas s’en offusquer plus que ça.

Au même moment, on apprend que Marion Maréchal-Le Pen devrait s’exprimer, ce jeudi, aux USA, devant la CPAC (Conservative Political Action Conference), événement auquel sont censés participer Donald Trump et Mike Pence, son vice-président. But de la causerie : nouer des rapports entre « conservateurs des deux rives ». Intéressant, pour ce jeune espoir de la politique qui, précisément, annonçait vouloir arrêter d’en faire. Comme quoi, en politique, il ne faut jamais dire jamais. Esquisse d’un possible retour au Front national, quelle que soit son appellation future ? Nul ne le sait pour le moment.

En revanche, ce que l’on ne saurait ignorer, c’est qu’une telle éventualité permettrait à Jean-Marie et Marine Le Pen de sortir par le haut de la crise ouverte les opposant tous deux depuis des années. On sait que jamais Marion ne s’opposera à Marine, pour des raisons intimes et familiales ; mais si cette dernière passait la main – elle a rendu publics ses doutes quant aux prochaines échéances électorales, européennes et présidentielles, sans oublier des déboires judiciaires qui pourraient conduire à une inéligibilité, même provisoire –, voilà qui solderait aussi définitivement les comptes du débat manqué de l’entre-deux-tours et de son modeste résultat final contre l’actuel Président.

Sans compter que la question de possibles alliances politiques serait à nouveau envisageable. Surtout avec un Laurent Wauquiez manifestement décidé à rompre avec la traditionnelle langue de bois de son camp d’origine.

Cela fait, évidemment, beaucoup de supputations. Mais qui vont toutes dans le même sens. À savoir celui d’un arc conservateur qui irait au-delà des clivages traditionnels. Et qui, au lieu du « ni droite ni gauche » d’antan, se situerait « à la fois à droite et à gauche ». Et si les hasards du calendrier n’étaient pas que des hasards ?"

Posté le 21 février 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

20 février 2018

Geopragma : pour la renaissance d'une diplomatie française

Le lundi 12 février se tenait, dans l'enceinte des Arts & Métiers, la conférence de lancement d'un nouveau centre de pensée et d'action (think-tank, en bon globish), baptisé par ses fondateurs du nom significatif de geopragma. Lors de cette réunion, les membres fondateurs, Caroline Galactéros, Hervé Juvin, le gal (2S) Jean-Bernard Pinatel, Pierre de Lauzun, Ghislain de Castelbajac, Gérard Chesnel, Jean-Philippe Duranthon, Alexis Feertchak, ont présenté devant plus de 200 personnes captivées, leurs motivations respectives et les principes de leur projet, fondé sur le retour au réel, au temps long, sur la recherche et la promotion des intérêts réels de la France, loin des biais idéologiques et émotionnels.

 

Posté le 20 février 2018 à 23h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (3)

Comment Jean-Marie Le Pen a rompu avec l'Eglise catholique

Il le raconte dans ses mémoires, à paraître le 1er mars, et à commander ici en ligne (frais de port offerts jusqu'au 15 mars) :

6a00d83451619c69e201b7c950c87e970b« Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (...) C’était après l’été 44 (...) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »

Posté le 20 février 2018 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2018

Balance l'Unef

Unknown-3Libération a recueilli les témoignages de 16 femmes victimes déclarées de harcèlement, d’agressions sexuelles et de viols de la part de dirigeants de l’organisation étudiante entre 2007 et 2015.

Dans un autre article, les journalistes de Libération racontent leurs difficultés à faire publier cette enquête.

Cette enquête fait suite à celle du Monde et du Huffington publiée en novembre 2017.

Posté le 19 février 2018 à 20h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

18 février 2018

La main tendue de Jean-Marie Le Pen à Marine

Le fondateur du FN propose à Marine Le Pen de se retrouver pour trouver une issue avant le congrès :

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Et avant le prochain épisode, vous pouvez déjà commander ici le 1er tome des Mémoires de Jean-Marie Le Pen.

Posté le 18 février 2018 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Liberté de la presse ?

Scandale : Trump empêche une journaliste de faire son travail. Hein ? Comment ? C'est Edouard Philippe ?

Posté le 18 février 2018 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

17 février 2018

Au lieu de se focaliser sur les génocides à l’étranger, il serait bien qu’on se penche sur notre propre histoire

Les députés Marie-France Lorho, et Emmanuelle Ménard vient de déposer une proposition de loi visant à faire reconnaître officiellement le génocide vendéen. Emmanuelle Ménard déplore que cet épisode de l’Histoire de France soit toujours passé sous silence ou déformé dans les manuels scolaires, et voudrait que toute la vérité historique soit faite sur le sujet :

"La repentance n’est pas du tout mon genre. Je suis, d’ailleurs, plutôt contre les lois mémorielles. Ce n’est pas du tout le but de cette proposition de loi. Il s’agit, plutôt, de faire reconnaître les exactions hors du commun que la Révolution française a fait subir à la Vendée. On peut, évidemment, parler de crime de guerre, et de crime contre l’humanité. Et, dans le cas de la Vendée, on peut parler de génocide."

Posté le 17 février 2018 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 février 2018

La droite doit s'émanciper de la tutelle idéologique imposée par ses adversaires

Le sénateur Bruno Retailleau a repris Force républicaine, le micro parti hérité de la campagne. Il a été interrogé dans Le Point. Extraits :

Unknown-30Comment, concrètement, Force républicaine compte-t-il peser au sein des Républicains ?

En renouvelant à la fois nos méthodes et nos idées. C'est l'exemple des mercredis de Force républicaine : chaque premier mercredi du mois, une soirée thématique est organisée avec de grands intervenants, retransmise en direct dans des ateliers civiques répartis sur tout le territoire. Le premier a eu lieu le 7 février dernier sur le thème de l'immigration, avec François-Noël Buffet et Michèle Tribalat. Une cinquantaine d'ateliers partout en France ont réfléchi et travaillé sur ce sujet. Je crois qu'il faut profondément changer nos modes d'action, mais sans sacrifier le fond à la forme. Nous voulons être un aiguillon intellectuel pour la droite, proposer une vision originale sur les grands enjeux d'avenir. Il n'y aura pas de réformes efficaces en France sans rupture. Nous organisons par exemple le 24 mars prochain une convention sur l'Europe avec des intellectuels comme Pierre Manent et des personnalités européennes, allemandes et polonaises notamment. Ce que je veux, c'est secouer le cocotier intellectuel à droite, lever les tabous et aller plus loin que les simples slogans. Parce que pour vaincre, il faut d'abord convaincre. [...] Notre rôle, c'est de reconstruire en commençant par les fondations : les idées. C'est le combat que je veux mener.

Votre vision de la droite et la sienne [Laurent Wauquiez] sont donc similaires ?

Nous sommes différents naturellement. Nous avons chacun notre parcours, notre tempérament. Mais je partage avec lui cette conviction que la droite doit s'assumer, s'émanciper à la fois d'un certain économisme et de la tutelle idéologique que lui ont trop souvent imposée ses adversaires. Cette émancipation est nécessaire. Emmanuel Macron marchera d'autant plus facilement si nous délaissons notre propre chemin.

[...] Tirons les leçons du passé : ne pas avoir supprimé les 35 heures lorsque nous étions au pouvoir a été une erreur que notre pays continue de payer, de l'hôpital public jusque dans nos PME. Ne rouvrons pas le robinet d'eau tiède économique ! La situation est trop grave, la crise trop profonde. La droite doit défendre une vraie politique de liberté pour nos entreprises. Ce qui ne signifie pas céder à un ultralibéralisme sans foi ni loi : oui à l'économie de marché mais non à la société de marché ! Le débat à venir sur les questions bioéthiques doit d'ailleurs être l'occasion pour notre famille politique de montrer que l'on peut vouloir lever les freins à la liberté économique sans pour autant se jeter dans une course folle à la marchandisation, notamment avec la GPA ou les dérives liées au transhumanisme. [...]"

Posté le 16 février 2018 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Presse aux ordres : Robert Ménard relaxé

C'est une bonne nouvelle pour la liberté d'expression :

"Le maire de Béziers  Robert Ménard (...) poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d'être «en laisse», a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d'affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: «Tous les jours, l'info en laisse». «A qui appartient Midi Libre?», interrogeait aussi l'affiche: «A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales»."

Ce n'est pas un hasard si la presse écrite est en perte de vitesse...

Posté le 16 février 2018 à 12h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Premier bilan d'Emmanuel Macron : 8 mois pour rien

Posté le 16 février 2018 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Carl Lang : "La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle"

Carl Lang, qui était présent lors de la dernière Marche pour la Vie, répond dans son livre-entretien à la question de l'avortement, de la politique familiale et sur la PMA et GPA :

Ob_2cdfd6_cl-mplvLe rôle d'un Etat digne de ce nom est de mettre en place une politique d'accueil de la vie.

Les défenseurs de l'IVG nous parlent toujours "du libre choix, du libre choix, du libre choix!". En réalité, il n'y a pas de réel libre choix aujourd'hui puisque l'Etat n'offre pas aux femmes qui veulent avorter une alternative économique et sociale protectrice et crédible. Sue cette question de l'IVG, il me semble qu'il y a deux niveaux distincts de responsabilité. La responsabilité individuelle et la responsabilité politique. je laisse le domaine de la responsabilité individuelle à la conscience de chacun.

Pour ce qui est de la responsabilité politique, le rôle d'un Etat national est de mettre en place une politique d'accueil de la vie, une politique de protection de la mère et de l'enfant en créant un statut de la mère de famille. Ce statut implique la mise à disposition de ressources financières d'une protection sociale, d'une facilité d'accès au logement ainsi que le droit à la retraite le moment venu. La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle.

Cela s'inscrit, de plus, dans la mise en place d'une politique de la famille et de soutien à la natalité française. Il y a eu dans certains Etats d'Europe des politiques familiales qui furent très efficaces en termes de natalité, en particulier en Scandinavie dans les années 80. Une vraie politique familiale est efficace en matière démographique. Il va sans dire que cette politique n'est envisageable que dans le cadre du patriotisme social. L'attribution des aides sociales doivent se faire exclusivement au profit des familles françaises. La famille, dans sa conception traditionnelle. Ainsi, le mariage basé sur l'union d'un homme et d'une femme forme le socle de l'organisation sociale. Cela devrait être une évidence pour tous (...)

La GPA n'est rien d'autre que la marchandisation du corps, une abomination qui piétine la dignité humaine et souille les valeurs les plus essentielles de l'homme, et ce, quelles que soient les croyances religieuses. C'est de la traite d'enfants. Une abjection.

La PMA me parait d'une autre nature. C'est la recherche de la vie, pas le commerce de l'enfant. Elle ne me parait concevable que dans le but de bâtir une famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Je suis donc hostile à la PMA pour tous.

Ce sont là des choix éthiques qui sont liés à nos valeurs humaines et à nos valeurs de civilisation. Nous croyons que la vie humaine est sacrée et que l'on ne peut tuer ni l'innocent ni le juste. Nous croyons au droit inviolable de tout être innocent à la vie et nous sommes attachés au respect de la dignité des personnes. Nous croyons aussi à la loi morale naturelle et au sens moral. Non, la personne humaine et l'enfant à naître ne sont pas des marchandises."

Posté le 16 février 2018 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2018

Témoignage de Carl Lang sur 40 années de militantisme

Ancien numéro 2 du Front National et président de Parti de la France, Carl Lang livre son témoignage sur 40 années de militantisme suite à la parution de son livre :

Posté le 15 février 2018 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Proposition de loi visant à reconnaître les crimes contre la Vendée

Les députés Emmanuelle Ménard et Marie-France Lorho ont déposé une proposition de loi

visant à la reconnaissance des crimes commis contre la population vendéenne en 1793-1796 et annulant les lois en exécution desquelles ils ont été commis

Elles expliquent :

Index"Les opérations militaires connues sous le nom de « guerre de Vendée » ont causé la mort d’environ 200 000 personnes dont 170 000 habitants de la Vendée et 30 000 morts parmi les forces chargées de la répression contre la « Vendée militaire ». Au cours des années 1793 à 1796, 20 à 25 % de la population de cette région a péri. Cette guerre a été scandée par des massacres systématiques de prisonniers vendéens, par des pillages et des destructions massives des biens de la population vendéenne (leurs habitations, leurs récoltes, leurs troupeaux), ainsi que par de nombreux actes de barbarie (viols, tannerie de peaux humaines, utilisation de graisse humaine pour fabriquer du savon…). Les expéditions des « colonnes infernales » (de janvier à mai 1794) ont perpétré des crimes qui seraient qualifiés aujourd’hui, selon les cas, de crimes de guerre, de crime contre l’humanité ou de génocide.

Ces violences ont été ordonnées par plusieurs lois votées par la Convention nationale et exécutées par les armées aux ordres du Comité de salut public, sous la surveillance constante des Représentants en mission, membres de cette même Convention et investis par elle sur proposition de ce même Comité de salut public. Trois lois majeures sont à l’origine de ces faits. [...]

La Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948, définit ce crime comme étant constitué par divers actes commis dans l’intention de « détruire en tout ou partie, un groupe national, racial, ethnique ou religieux, comme tel ». La jurisprudence des Tribunaux Pénaux Internationaux (pour le Rwanda - TPIR - et pour l’ex-Yougoslavie - TPIY) a précisé l’interprétation de cette définition puisque le crime de génocide peut être défini à partir d’un ensemble d’éléments nationaux, raciaux, ethniques et religieux. Ces critères peuvent s’entendre de manière objective (c’est-à-dire de manière factuelle) mais aussi subjective (c’est-à-dire du point de vue du persécuteur). Cette dernière interprétation s’impose dès lors que le critère racial n’existe que de manière subjective : les races n’existent que dans l’esprit des racistes.

Pour déterminer si les Vendéens ont fait l’objet d’un génocide, il convient de se demander s’il a existé, ou non, un « groupe vendéen » (dans l’esprit de la Convention, de son Comité de salut public et des armées placées sous leur autorité) dont la destruction totale ou partielle, en raison de sa seule existence, aurait été recherchée. [...]

Concrètement, le « groupe vendéen » peut être défini à partir de traits ethniques (ce sont des ruraux qui défendent un modèle social villageois traditionnel contre des élites urbaines qui veulent la promotion d’une société différente) mais surtout religieux. Devenus hors la loi, la foi catholique a été ardemment défendue par les Vendéens contre un régime qui voulait imposer une nouvelle religion.

Mais surtout ce groupe se définit, selon la jurisprudence pénale internationale, par le regard stigmatisant des autorités parisiennes qui exigeaient l’anéantissement de cette « race mauvaise », « race rebelle », « race maudite », « race infernale », « race de brigands », « race abominable », « race impure » et qui « doit être anéantie jusqu’au dernier » selon les mots du représentant du peuple Garnier de Saintes, envoyé en mission auprès de l’armée de l’Ouest pour surveiller la mise en œuvre de ce programme.

Le XIXème siècle est marqué par un déni où l’affirmation de l’idéal républicain n’était pas compatible avec la reconnaissance de la nature criminelle des violences commises par la Terreur en général et des massacres commis en Vendée en particulier.

À partir des années 1960, il apparaît dans les travaux universitaires que les violences de la Terreur ne pouvaient être excusées au nom de la « théorie des circonstances », mais qu’elles ont bien constitué la mise en œuvre d’une politique délibérée. La République étant désormais la forme du gouvernement de la France, elle n’a plus besoin d’être protégée par un mythe révolutionnaire dans lequel il n’était pas possible de distinguer le bien du mal, la gloire du crime.

L’article 1 de la présente proposition de loi vise à rétablir la mémoire historique nationale. L’opposition au régime républicain a longtemps été nourrie de la dénonciation des violences criminelles du régime de 1793-1794, c’est pourtant au nom de ce même idéal républicain qu’il convient aujourd’hui de reconnaître la nature criminelle des actes perpétrés à cette époque.

L’article 2 entend dénoncer la survivance des lois qui ont ordonné le génocide des Vendéens dans l’arsenal juridique français. Elles n’ont, en effet, jamais été abrogées. Pourtant elles sont la négation même des principes régissant la Déclaration des droits de l’homme de 1789.

L’article 3 vient préciser que cette proposition de loi n’ouvre la voie ni à des sanctions ni à des réparations qui, après deux siècles, seraient dépourvues de sens."

Posté le 15 février 2018 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

La politique c'est plus facile dans l'opposition

Lu dans Minute :

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Posté le 15 février 2018 à 08h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

À l’heure de « balance ton porc », cette exposition devrait être interdite

Isabelle Surply, conseillère régionale Front national, dénonce les critères flous d’attribution des subventions par la commission « Culture » du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, qui, avec la Ville de Saint-Étienne, finance une galerie présentant des expositions outrancières. Elle demande des excuses de la part de la majorité LR qui doit rendre des comptes aux contribuables, et qu’on suspende immédiatement cette exposition qui,  » en faisant l’apologie de toutes les violences sexuelles, fait mal. À l’heure de #BalanceTonPorc, tout le monde devrait s’emparer du sujet. »

Posté le 15 février 2018 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Jean-Michel Blanquer fait-il vraiment la guerre aux pédagogistes ?

Tribune de Claude Meunier-Berthelot, qui tranche avec l'aura dont bénéficie Jean-Michel Blanquer :

MDDCf1am_400x400L’éditorial d’Eric ZEMMOUR sur la politique éducative de JM BLANQUER au micro de RTL le 13/02/2018 laisse pour le moins sans voix et pantois ! Une telle prestation de la part d’un journaliste qui, par ailleurs, ne manque ni de talent ni de discernement fut une surprise et une déconvenue d’autant plus grandes et les erreurs énoncées trop conséquentes pour qu’il soit possible de garder le silence sur un discours qui ne peut qu’abuser un public nombreux. Au rendu d’une telle « copie » l’appréciation portée par un professeur pourrait être  : « sujet non compris, trop de contresens, revoyez l’ensemble de votre travail. » « Errare humanum est », certes ! mais si l’on veut éviter la persévérance dans l’erreur, mieux vaut rétablir au plus tôt la vérité.

Les pédagogistes souffriraient de la politique éducative de JM BLANQUER

Eric Zemmour présente son éditorial comme une souffrance des pédagogistes - qui ont littéralement saccagé l’Education Nationale depuis des décennies - au vu des décisions que JM BLANQUER serait censé prendre : «…Chaque jour est un jour de souffrance, chaque jour est une torture, chaque jour sa catastrophe, chaque jour son offense, son humiliation … » dit-il… et faisant un inventaire à la Prévert , «  …un jour c’est la méthode syllabique, le bon vieux B.A.BA qui revient en majesté ( ?!), un jour c’est la dictée, et maintenant les quatre opérations, même la division dès le cours préparatoire, demain peut-être, la fin du bac dans une pochette surprise et pourquoi pas la sélection à l’université…non ! c’est trop de douleur ! entendre un membre de la commission Villani dire « l’objectif de la mission est de rompre avec l’engrenage dans lequel l’enseignement est plongé depuis 40 ans, c’est plus qu’il n’en peuvent supporter… »

En tant que non-pédagogiste, c’est également trop ! vraiment trop de douleur qu’il ne soit possible de supporter en silence !

Le cynisme de JM BLANQUER

Certes, Eric ZEMMOUR a quelques excuses !

En effet, toutes les décisions prises par JM BLANQUER et qui s’apparentent à un projet « authentiquement réactionnaire » (sic) c’est-à-dire en réalité à des conceptions qui ont fait la gloire passée de notre Ecole, sont bien mises en œuvre, mais uniquement dans les « réseaux d’éducation prioritaire », c’est-à-dire uniquement en faveur des élèves issus de l’immigration, et le plus redoutable axe de communication de JM BLANQUER consiste à présenter avec le cynisme le plus éhonté, tous les dispositifs salutaires pour le système éducatif mais qui s’appliquent uniquement dans les REP (réseaux d’éducation prioritaire) comme s’ils étaient applicables et appliqués à tous, c’est-à-dire également à nos enfants.

Et quand il visite des écoles où il met en évidence, la lecture acquise dès le CP dans des classes dédoublées et avec des méthodes éprouvées, les dictées, les fables de la fontaine, les leçons de morale, les chorales, les cours de latin-grec…il se situe toujours dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire.

Deux systèmes éducatifs aux objectifs et moyens diamétralement opposés

A cet égard, rappelons qu’en vertu de la loi de refondation de l’école du 7 juillet 2013, loi résultant de l’aboutissement d’un lent processus de bi-partition qui a pris naissance depuis plusieurs décennies, il existe deux système éducatifs qui fonctionnent en parallèle avec des objectifs et des moyens éducatifs diamétralement opposés:

Un système éducatif pour nos enfants

. Un pour nos enfants, basé sur des méthodes anti-pédagogiques destructrices de l’intelligence et de la formation intellectuelle et notamment sur les méthodes de lecture de nature globale qui perdurent avec JM.BLANQUER - dont la dernière supercherie en date est de qualifier « syllabiques » les méthodes « semi-globales » - et sur le constructivisme, autrement dit, système où la transmission des savoirs et la formation intellectuelle disparaissent et où les élèves sont censés construire leur savoir à travers des activités diverses et variées, suivant un parcours qui leur est personnel, sans obligation de résultat. « Et çà ne marche pas … » , comme l’a déclaré JP. Chevènement le 4 septembre 2017 sur LCI au micro d’Audrey Mara mais méthodes que JM BLANQUER ne remet absolument pas en cause contrairement à ce que prétend JP. Chevènement, puisque le ministre a dit qu’il conservait l’interdisciplinarité – marque du constructivisme - « qui va dans le bon sens »(sic).

Un système éducatif pour les élèves issus de l’immigration

. Un système éducatif pour les réseaux d’éducation prioritaire ( REP et REP+ - 1100 sur le territoire national scolarisant 1 200 000 élèves), autrement dit pour les élèves issus de l’immigration y compris les enfants de clandestins scolarisés dans les REP+ c’est-à-dire les REP renforcés ; dans ce système, est dispensé un enseignement de qualité accompagné d’un soutien personnalisé, avec un personnel spécifiquement formé, des méthodes pédagogiques efficaces (sic), l’acquisition d’une « culture solide » (sic), l’objectif d’excellence de résultats rigoureusement contrôlés (avec remise de prix, d’excellence notamment). C’est le point le plus important. (cf. « Ecole, la haute trahison » – Editions Apopsix 2017)

Autres erreurs …

Mais d’autres erreurs se sont glissées dans le discours d’Eric ZEMMOUR. Quand il encense Claude Allègre – en réalité, pédagogiste parmi les pédagogistes dont personne « n’a eu la peau » (sic) mais qui a « eu la peau » de l’Ecole, contrairement à une idée largement répandue - et attaque NV.BELKACEM - qu’il est de bon ton de critiquer si l’on veut faire apparaître JM BLANQUER comme un redresseur de torts – il est tout autant dans l’erreur.

Enfin, quand il dit que BLANQUER oblige les pédagogistes à démissionner de tous leurs lieux de pouvoir, il est encore dans l’erreur : Michel LUSSAULT, directeur du CSP (Conseil Supérieur des Programmes) a été poussé à la démission tout simplement parce que sa mission de refonte des programmes des collèges était terminée, mais pas une seule décision prise par JM BLANQUER ne s’est démarquée fondamentalement de la politique de son prédécesseur, contrairement aux annonces faites dans la Presse ; seuls, de simples assouplissements ont été apportés et encore ! (le prétendu rétablissement des classes bi-langues qui n’avaient jamais été supprimées, le prétendu retour du latin sans aucune disposition de fond correspondante, etc…)

Conclusion

Alors, quand Eric ZEMMOUR prétend que JM.BLANQUER « reconstruit l’Ecole pierre après pierre, l’ « Ecole d’avant » qu’ils (les pédagogistes) ont tant haïe » , il faut bien s’imprégner de cette réalité catastrophique pour l’avenir de nos enfants et de la société française : cette politique éducative de « l’Ecole d’avant » n’est pas pour nos enfants et JM BLANQUER ne fait que poursuivre et renforcer une politique déjà très aboutie en la seule faveur des élèves issus de l’immigration dans les réseaux d’éducation prioritaire.

Voici cette analyse d'Eric Zemmour :

Posté le 15 février 2018 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Quand Jean Lassalle et François Bayrou se retrouvent pour communier

Trouvé dans La Semaine du Pays Basque :

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Posté le 15 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

14 février 2018

Carl Lang : "Un chemin de résistance"

3528822516A l'occasion de la sortie de son livre-entretien retraçant ses 40 années d'engagement politique au FN puis au sein du Parti de la France, Carl Lang répond aux questions de Riposte Laïque :

Vous présidez le Parti de la France depuis bientôt dix ans. Vous avez multiplié les mises en garde, et souvent les propos sévères contre le nouveau Front National de Marine Le Pen et Florian Philippot. Considérez-vous que les faits vous ont donné raison alors que le FN a été présent au deuxième tour et a réalisé un score jamais atteint ?

Je constate que Marine Le Pen transforme l’or en plomb. En 2017 et pour la première fois de son histoire, le Front National disposait de conditions politiques, sociales et médiatiques extraordinairement favorables à une percée électorale décisive : un bilan calamiteux du quinquennat de François Hollande, une gauche ultra divisée au premier tour, le candidat Fillon englué dans des affaires et lynché par les médias, une actualité traversée par la question des migrants et du terrorisme islamique et l’assassinat à Paris d’un policier par un djihadiste deux jours avant le premier tour.

Nous étions bien dans un contexte unique et une situation que l’on ne retrouvera peut-être jamais. Des conditions historiques exceptionnelles étaient réunies et la candidate Bleu Marine a transformé un boulevard électoral en chemin de traverse. L’entre deux tours a de surcroît été calamiteux et incohérent, en particulier sur la question européenne, et le débat face à Macron une honte pour tous les militants nationaux et une humiliation pour la cause nationale. Dans ce débat face au candidat Macron la médiocrité aurait pourtant suffi à sauver les apparences. Quel magnifique cadeau offert sur un plateau par Marine Le Pen au candidat de la gauche libérale-mondialiste et du système. C’est impardonnable (...)

Mais alors vous devez vous réjouir du départ du FN de Florian Philippot ?

La réalité est que Marine Le Pen et Florian Philippot pensent la même chose. Ce qui est assez extraordinaire dans cette affaire est que Marine Le Pen a réussi le tour de force de pousser au départ le seul lieutenant qui partageait exactement ses convictions souverainistes de gauche. Après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen et le renoncement de Marion Maréchal, on peut dire que la présidente du Front National est efficace pour faire le vide autour d’elle. Et ce n’est pas fini… (...) 

Comment voyez vous l’avenir de la famille patriote, entre un FN en grosse difficulté à la veille de son congrès et un ensemble de petits partis bien trop faibles pour peser efficacement ?

La situation pourrait se décrire de la manière suivante : Marine Le Pen est au volant d’un autobus en panne et dont les voyageurs descendent les uns après les autres mais qui occupe le milieu de la chaussée et empêche les autres véhicules de passer. Nous allons donc d’une manière ou d’une autre devoir contourner l’obstacle et reprendre notre marche en avant au service de la nation et du peuple. C’est notre devoir et c’est une nécessité.

On peut également retrouver cet interview de Carl Lang dans l’émission "Vive l'Europe" :

Posté le 14 février 2018 à 22h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Les écoles libres menacées

Anne Coffinier a signé une tribune lundi 12 février dans Le Figaro pour dénoncer le double discours du gouvernement (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

Capture d’écran 2018-02-14 à 19.27.50

Posté le 14 février 2018 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Amoureux de la France cherchent cœur à prendre

Compte-rendu de la réunion des Amoureux de la France qui s'est tenue à Nice le 09 février dernier :

Dupont-Aignon_Bettati_Poisson_Amoureux_France_Nice"C’est à l’hôtel Westminster de Nice, dans un grand salon chargé de stucs, aux tentures moirées et lustres monumentaux, que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, ont présenté leur plateforme participative Les amoureux de la France.

Ils y étaient accueillis par Olivier Bettati, conseiller régional et Lean-Marc Chipot, animateur de Debout la France sur le département.

18h30, la salle est comble, 200 personnes. On ouvre une autre salle, avec écran géant qui se remplit également. On notera la présence de M. Jacques Peyrat [Ancien maire UMP de Nice et ancien député FN, NDLR] (...) La séance commence par les allocutions des quatre animateurs qui présentent le cadre de cette plateforme. S’en suivent les traditionnelles questions de la salle. 21 heures, fin des débats.

Depuis les dernières élections présidentielles, il n’y a plus aujourd’hui qu’En Marche et sa dictature déguisée des soi-disant valeurs de la République. Le reste du monde politique français n’est plus qu’un champ de ruine. LR, PS, FN et φ essayent de survivre pathétiquement. Toutes les chapelles de l’opposition n’ont qu’un seul mot à la bouche, on reconstruit sur la terre brûlée. Mais malheureusement avec les gravas ! Chacune de ces chapelles a son champion qui s’accroche à son trône. Les Amoureux de la France est dans le droit fil de cette volonté de reconstruire sur une nouvelle virginité (...)

Depuis ces dernières élections, beaucoup de Français de toutes ces familles de la grande droite identitaire, patriote, sont en errance. De François Fillon à Marine Le Pen, de Dupont-Aignan à Frédéric Poisson en passant par François Asselineau, tous ont échoué là où un boulevard était grand ouvert. Le gâchis !

L’idée d’une plateforme identitaire est une excellente chose. Elle doit être rédigée de principes simples. Elle ne fonctionnera que si, dans un premier temps, elle n’est pas associée à une personnalité politique et à son passif, mais à un collectif anonyme débarrassé de toute aliénation partisane. Il appartiendra alors à tous les hommes de bonne volonté de s’y rapprocher, de l’animer. La personnalité qui en émergera se fera naturellement, par la voix des seuls Français qui feront vivre cette plateforme.

En ce jour de la Saint Valentin, on a envie d’écrire : « Amoureux de la France cherchent cœur à prendre, vieux dragueurs s’abstenir ».

Prochain rendez-vous 2022, il faut se bouger maintenant, pas en 2021."

Posté le 14 février 2018 à 11h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

13 février 2018

Les civils algériens ayant subi des dommages physiques liés au conflit peuvent prétendre à une pension

Nous ne sommes toujours pas sortis de la guerre d'Algérie... Le Conseil constitutionnel a censuré, le 8 février, un texte de loi de 1963 qui réservait le droit à une pension pour les victimes d’attentats, durant la guerre d’Algérie entre 1954 et 1962, aux seules personnes possédant la nationalité française à la date de la promulgation de cette loi. Jean Sévillia réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Posté le 13 février 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

12 février 2018

Pasqua, Chevènement, Le Pen : le parcours de Gilles Lebreton

Professeur agrégé de droit public à l’université du Havre, Gilles Lebreton est député français au Parlement européen et mène un travail en faveur des libertés publiques. Il vient expliquer son combat au nom du Front National.

Posté le 12 février 2018 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

11 février 2018

Quand Anne Hidalgo méprise Michel Déon

De Benoît Rayski sur Atlantico :

500407550"L'académicien Michel Déon a eu le mauvais goût de mourir en Irlande. Ce qui fait que, selon les règles administratives, rien n'oblige la mairie de la capitale à lui accorder une sépulture dans un cimetière parisien. Rien n'oblige mais à cette règle, une municipalité a le droit de déroger en faisant des exceptions. Des exceptions qui concernent des cas particuliers. Des hommes et des femmes illustres. Des célébrités. Des à qui la nation est reconnaissante. Mais pas question de faire une exception pour Michel Déon.

L'homme, un des plus talentueux écrivains de l'après-guerre n'était pas fréquentable. Il était ardemment royaliste. Il appartenait à la bande des Hussards : Blondin, Nimier, Laurent… Et, crime des crimes, il fut un temps secrétaire de Charles Maurras.

L'auteur du Taxi Mauve avait demandé à être incinéré. Son urne funéraire se trouve au domicile de sa fille à Paris. Cette dernière, Alice Déon a invité la mairie de la ville à lui trouver une place au cimetière Montparnasse. Pas de réponse de la mairie. On n'allait quand même pas se bouger pour une inconnue…

Alors l'Académie française a fait une démarche officielle dans le même sens. Là on a répondu. Dans un mail – c'est le Figaro qui rapporte les faits – la directrice de cabinet d'Anne Hidalgo, Ivoa Alavoine répond "niet". Et quand on lui fait observer qu'une personnalité aussi importante que Michel Déon mérite peut-être une exception, elle précise que ce n'est pas possible car ça créerait un "précédent"! Ben oui… Imaginons que des cohortes d'académiciens aient la fantaisie d'aller mourir au Lesotho, dans les îles Tonga, à Bahreïn, en Mongolie, au Népal. Mais s'ils choisissent intelligemment d'aller trépasser à Cuba ou au Venezuela, ça peut s'arranger non ? Anne Hidalgo, la mère Ubu de la mairie a en la personne d'Ivoa Alavoine une digne fille Ubu.

Très remontée, Hélène Carrère d'Encausse a appelé Anne Hidalgo. Cette dernière n'a pas daigné décrocher. L'académicienne a retéléphoné en demandant que la maire de Paris la rappelle. Rien non plus. Nous vivons une époque où une Anne Hidalgo, qui n'est pas grand-chose, peut se permettre de traiter avec dédain une femme qui fait honneur à la pensée française."

Posté le 11 février 2018 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Un ministre est lié par son administration quand il n'a pas le courage de virer les hauts fonctionnaires

Coup de gueule de Stéphane Bern sur RTL, samedi 10 février dans On refait la télé. Interrogé sur les difficultés rencontrées dans le cadre de sa mission sur la sauvegarde du patrimoine, Stéphane Bern répond :

Capture d’écran 2018-02-11 à 15.10.24"Régulièrement, j'en ai marre !" "Je me donne complètement et je fais ça bénévolement. Mais il faut savoir qu'il y a des gens qui sont payés pour faire ce travail, dans les administrations ou au ministère de la Culture. Et quand ils prennent toute leur énergie pour vous mettre des bâtons dans les roues, plutôt que de faire leur travail, vous vous dites : 'Mais attendez, moi je viens en plus pour vous apporter de l'aide, et vous, vous passez votre temps, au lieu de faire votre travail à sauver les monuments, à vous dire Comment je vais pouvoir l'emmerder ?'"

"C'est un aveu d'échec. Il y a des gens qui dirigent le patrimoine depuis quelques années, et si le patrimoine est dans un si mauvais état, c'est que, visiblement ils n'ont pas forcément bien réussi. Mais ils ne sont pas sanctionnés parce qu'ils sont hauts fonctionnaires, qu'ils appartiennent à un corps d'élite, à une hiérarchie et qu'il faudrait les recaser".

"J'ai vu de l'intérieur comment un ministre a les pieds et poings liés par son administration quand il n'a pas le courage de virer toutes les têtes qui dépassent…"

Posté le 11 février 2018 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

10 février 2018

Philippe de Villiers : "Quand la politique est morte, il reste la métapolitique"

Forcé de rester en Vendée en raison de la neige, Philippe de Villiers n’a pu se rendre au 5e anniversaire de Boulevard Voltaire. Mais il a transmis un message :

"Je me faisais une joie d’être parmi vous ce soir mais malheureusement les conditions météorologiques ne m’ont pas permis de venir à Paris. Je voudrais simplement, à travers ces quelques mots, souhaiter d’abord à Boulevard Voltaire un bon anniversaire : cinq ans, ce n’est plus l’âge des balbutiements, ce n’est pas encore l’âge de raison, mais la croissance est belle à voir. Vous êtes, pour beaucoup de Français, une sorte de « kit » de survie, un ballon d’oxygène, c’est-à-dire un espace où l’on peut respirer librement. Il est d’autant plus nécessaire et vital, aujourd’hui, que la liberté d’expression est chaque jour un peu plus garrottée.

Hélas, les Français ne voient pas ce qui est en train de se passer : nous changeons, en même temps, de régime et de peuplement. Changer de régime signifie que nos pouvoirs sont partis ailleurs, la politique n’est plus qu’un simulacre compassionnel. Changer de peuplement : la préférence pour le migrant plutôt que pour l’enraciné fait basculer la société dans une vision multiculturelle qui sera, demain, multidéculturée et multiconflictuelle.

La France part en lambeaux, livrée aux deux mondialismes – hédoniste et islamiste – qui se nourrissent l’un l’autre.

Nous commémorons cette année – c’est une coïncidence symbolique – le 100e anniversaire de la naissance de Soljenitsyne et le 50e anniversaire de Mai 68. Ces deux commémorations symbolisent le face-à-face qui va poindre à l’horizon entre les dissidents et les dhimmis. Les dissidents qui allument des petites lucioles de la résistance et les dhimmis qui acceptent toute forme de diminutio capitis. Heureusement, il y a des forces contraires qui sont à l’œuvre, il y a des rebelles et des réfractaires qui, chaque jour, créent des cellules de survie où brillent de petites lumières de l’espérance. Vous êtes ces petites lucioles. Vous êtes un caisson d’oxygène, une cellule de vie qui développe le discernement et l’indépendance d’esprit.

Quand la politique est morte, il reste la métapolitique, vous en êtes un brillant fleuron. Quand j’ai créé le Puy du Fou, je me suis donné comme devise : « Une société se sauve, non par des mises en garde mais par des réalisations que l’on accroche à contre-pente. » Et c’est ce que vous faites avec talent."

Lors de cette soirée, Gabrielle Cluzel a remis, au nom de Boulevard Voltaire, un chèque à Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient. 

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Posté le 10 février 2018 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Corse : la bain de foule de... 15 personnes et de dizaines de journalistes

Encore une intox (vivement la loi sur les fake news !) d'Emmanuel Macron :

Posté le 10 février 2018 à 11h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

09 février 2018

Le mondialisme d'Emmanuel Macron

Analyse politique du dernier numéro de Politique Magazine :

58384668bc6aa78ced9f7f1be9e"L’homme de Davos

Jamais l’homme ne s’est plus révélé tel qu’il est et tel qu’il pense, que dans cette enceinte de la satisfaction mondialiste.

C’était le mercredi 24 janvier 2018 au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Le Président de la République française venait rendre compte devant le gratin de l’univers de sa mission et de sa vision. Non pas comme les autres chefs d’État qui y expriment les intérêts et les conceptions de leur pays pour faciliter d’éventuels accords ou signifier des désaccords, comme Donald Trump le fit le vendredi suivant, avec sa gouaille habituelle. Non, le chef de l’État français venait délivrer son message, publier sa foi, apporter son témoignage et manifester ainsi son adhésion profonde et –donc- « intelligente » aux normes édictées par la gouvernance mondiale ou, plutôt, par ceux qui prétendent l’exercer. Lui , comprenait ; lui, voyait ; lui, disait et le bien et le mal selon la norme définie par le magistère commun de cette bonne gouvernance.

Le globish

Alors, comble de satisfaction, pour lui, la salle était pleine : tous, ils étaient là ! Tous écoutaient ! Il a été le plus long des intervenants, et quel succès ! À la fin de son intervention, il a eu droit à une « standing ovation ». Et, merveille, se différenciant des chefs d’État qui usent tous par dignité de la langue de leur pays, lui, pour bien montrer qu’il sait aller au-delà de ses étroitesses nationales, il a parlé d’abord anglais : le « globish », si « globish » que le site de l’Élysée n’a pas su le traduire en un français correct.

PolMagUne166Le bon élève, quoi ! Il a dit tout ce que le grand jury rassemblé des prétendus maîtres de l’univers voulait entendre de lui : il a récité sa leçon. Le Français qui dirige la France, a expliqué aux dirigeants du monde, dans l’anglais international du business, qu’il mettait enfin la France au pas de « la mondialisation », la bonne, l’inéluctable, la seule règle des gens doués qui mènent les affaires du monde – ou, du moins, qui se l’imaginent – et il a aligné et répété tous les mots qui ouvrent et flattent les cerveaux de la caste des bienheureux élus pour qui le monde est fait et à qui l’avenir est offert ; il témoignait ainsi qu’il en faisait partie. Mieux : il en était le chantre et le héros, celui qui porte haut le flambeau et qui montre aux yeux des frères qu’il aura à cœur d’initier les malheureux perdus dans l’obscurité aux bienfaits de la lumière. « La raison de ma présence ici, c’est un appel l’action. J’en appelle à tous et à toutes ici, il faut passer à l’action ». C’est énorme, comme disait Léon Daudet, et personne ne le remarque ? Mais quel mépris pour son pays !

Et, donc, lui, il est passé à l’action : « J’ai dû me battre avec un parti nationaliste. Pourquoi ? Parce que nous étions dans des craintes, dans des peurs vis-à-vis de la mondialisation dans mon propre pays. »

Alors il faut « éduquer », « former », toujours « de façon efficace ». « Le capital humain »….c’est aujourd’hui « moins de bras » et « plus de cerveaux ». La France est en retard ; elle n’a pas su « changer » ; il faut « accélérer le changement » vers « l’innovation pertubatrice ». Foin de la formation à la connaissance, au jugement, au discernement et au goût : ce qui compte, le changement.

Figurez-vous que ce « changement », ça s’appelle, chez Macron comme chez ses pareils, « un pilier ». Eh oui, tel est le langage convenu. Autre « pilier », « avoir un système financier compétitif ». Et, là encore, « accélérer » – oui, c’est un pilier ! – répété trois fois ! – « notamment dans les technologies perturbatrices pour renforcer ce modèle ». Et, encore, « troisième pilier » : « l’accélération et la souplesse », « s’adapter au changement », « aider à changer de business model ». « C’est d’aligner la France à l’Allemagne (sic) et à l’Europe du Nord…par un consensus…Et ça , c’est un changement énorme ». Un « pilier », vous dis-je ! « Quatrième pilier de cette stratégie (resic), nous avons décidé d’ériger la France en modèle, en exemple dans la lutte contre le changement (tiens !) climatique ». Et « le cinquième pilier de cette stratégie nationale », « c’est le changement culturel »….Ça fait beaucoup de piliers qui bougent, n’est-ce pas ? Passons sur ces métaphores absurdes : il a simplifié l’administration et réussi à gérer les inégalités. « Voilà la stratégie, c’est une stratégie de cinq ans et nous n’allons pas changer (tiens !) pendant cinq ans, c’est tout. »

Ah, bon ! Mais voilà « toutes ces réformes » (les piliers, donc, qui sont des changements qui, eux, ne changeront pas), « c’est la stratégie européenne » ; « nous travaillons d’arrache-pied pour que cette stratégie commune se réalise ». « C’est de refondre (sans doute refonder, mais non !) l’Europe »…Une Europe plus forte pour être intégrés (nous) insérés dans le monde, dans la mondialisation de notre planète. Et mon avis, c’est que nous devons redessiner une stratégie sur10 ans…une nouvelle stratégie de puissance européenne…avec davantage d’ambition pour que nous ayons une Europe plus souveraine (la France n’est plus souveraine, seule l’Europe doit l’être…et quelle Europe ?), plus unie et plus démocratique. » Bien sûr, et tout de suite ! Et patati et patata…

Que faire des pauvres gens ?

Puis, renversement du discours. Macron passe au français. Et, là c’est pour énoncer les difficultés, « la crise de la mondialisation »… « structurellement de moins en moins juste » : « il y a une concentration sur les 1 % les plus riches ». Alors , « tout se refracture ». « La méthode ne marche pas en non-coopératif et en non-coordonné ». D’où « les approches nationalistes », « la fermeture des frontières » devant « la peur de la globalisation », devant « les défis, les grandes migrations, le terrorisme, les grands changements ». Nécessité donc de « coopérer » pour éviter « la course vers le bas », à la recherche « des avantages comparatifs ». Danger, « danger des grandes peurs séculaires ». Il faut « convaincre les classes moyennes, les classes laborieuses (les pauvres idiots !) que la mondialisation est bonne. »

Pour cela, il convient d’élaborer « une stratégie mondiale » où chacun y mette du sien : rendre communs tous « ces biens publics » que certains se sont trop appropriés ; « ces biens communs sont mondiaux aujourd’hui ». Voilà la tâche qu’il s’assigne pour son pays. Sinon.. « ce seront les nationalistes, les extrêmes qui gagneront ».D’où la nécessité et « le défi » « d’un contrat mondial » : « la question est de savoir si on sait refonder un vrai contrat mondial et un vrai contrat qui n’est pas que celui des gouvernants ». Contrat qui consiste à « investir », « partager », « protéger ». Comment se fait-il que les bénéficiaires du système mondial ne cherchent pas à l’améliorer pour obtenir « le consensus » ? Il convient de « donner justement plus de place à cette régulation ».

« Monitoring (eh, oui) donc entre autres fait par le FMI et les grandes instances » pour « une surveillance des réformes nationales »….. « Critérisation (eh, oui) de nos mécanismes pour surveiller la convergence sociale »…Etc, etc… « Pacte mondial, initiatives prises au « One Planet Summit »…Partout, à travers le monde, « redonner du sens à la mondialisation que nous ( !) portons dans ces régions. » « Coopération et multilatéralisme » et non pas « hégémonie » : Ah, ciel, que c’est beau, que c’est beau ! La morale universelle du bon père Kant et de l’abbé de Saint-Pierre ! Car « la réponse se trouve en partie ici dans cette salle…Nous sommes notre propre frontière dans notre propre conscience ! »

Pas de doute que Donald Trump et Xi Jinping seront convaincus.

Emmanuel Macron a pris le pouvoir en France avec ce bagage d’idées dans la tête. Il veut la transformer comme on transforme une entreprise de stature internationale ; il prend peu à peu toutes les dispositions en vue de ce changement, en concentrant tous les pouvoirs fiscaux, sociaux, locaux aussi bien que nationaux, politiques et économiques pour les adapter à ce schéma dont il est inutile de souligner que, pour le moment, il n’est que virtuel. Nul ne sait ce que sera demain. Il a ses affidés, il veut placer ses hommes dans tous les postes de décision ; mais les Français sont dans l’expectative devant des réformes inabouties et des décisions à caractère négatif dont le sens leur échappe complètement.

Il fait le roi ; mais il n’est pas le roi de France ni des Français ; il est le prince futur de l’Europe qu’il se figure, l’empereur et le pape du monde que son imagination façonne. Il est l’homme de Davos."

Posté le 9 février 2018 à 13h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Jean-Marie Le Pen reste et restera le seul président d'honneur du FN

La cour d'appel vient de lui donner raison et le maintient dans ce titre dans des termes sans ambiguïté :

"(...)L'exclusion du Front national de M. Jean-Marie Le Pen en tant que membre n'a pas d'effet sur la qualité de président d'honneur dont il demeure investi [...], en conséquence il devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances. Monsieur Jean-Marie Le Pen pourra de nouveau siéger à toutes les instances (...)"

Réaction de l'intéressé interrogé par Le Figaro :

Cette décision vous permet, légalement, de vous rendre au prochain congrès du parti à Lille les 10 et 11 mars prochain, vous y rendrez-vous?

Cela paraît aller de soi! Il est très probable que je m'y rende. Ma fonction de Président d'honneur m'oblige à suivre les activités du Front National. Or, le congrès est le cœur des activités du parti. Je crois qu'une multitude de changements sont à l'étude. N'ayant pas été convié aux derniers bureaux politiques où de nouveaux statuts ont été discutés, je ne sais encore pas quoi en penser.

Le Front national a fait savoir qu'il vous interdirait pourtant l'accès au congrès?

Faire ce genre d'annonce à moi dont il connaisse le caractère souple... Je m'y rendrai s'il le faut avec le recours de la force publique. C'est une violation de la loi. C'est un défi à la cour d'appel et au tribunal. Marine le Pen ne respecte décidément ni la justice, ni même les statuts de son propre parti. Cet acharnement extraordinaire, cette riposte au tac au tac à une décision qui leur est défavorable est assez pathologique.

De nouveaux statuts seront adoptés lors de ce congrès, supprimant cette fois-ci définitivement votre présidence d'honneur.

On peut supprimer la fonction, mais pas le titre qui m'a été donné! Il reconnaît l'activité que j'ai déployée pour ce mouvement pendant près de 40 ans. Cette suppression ne concernera que l'avenir, et donc Marine Le Pen, qui ne pourra pas devenir présidente d'honneur. Je dois dire que je ne la comprends pas très bien.

Posté le 9 février 2018 à 12h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Charles Maurras : la censure républicaine

Editorial d'Hilaire de Crémiers dans le dernier numéro de Politique Magazine :

1004122-Charles_Maurras"Maurras est censuré ! Comme du temps des Boches ! Le livre des commémorations nationales de l’année 2018 a été expédié au pilon pour avoir comporté l’annonce du 150ème anniversaire de la naissance de l’écrivain et poète martégal : 20 avril 1868. Mme Nyssen, ministre de la Culture, a obtempéré sur le champ à l’ordre venu de politiciens en mal de célébrité et d’officines stipendiées qui sont, comme on ne le sait que trop, les hauts lieux magistériels de la République. Question de foi et de morale : un citoyen n’a pas le droit de penser en dehors du dogme défini et encore moins d’oser regarder au-delà de la règle que lui assigne ledit Magistère. L’index est là qui maintient en Enfer ceux qui ne doivent pas en sortir. Non, même pas le purgatoire dont ils risqueraient de se libérer ! Là, c’est définitif. Maurras, c’est le Mal absolu. Comment et pourquoi a-t-il été possible de seulement envisager une telle célébration ? Voilà donc que le Comité des célébrations avec ses sommités a été convoqué à comparaître devant la haute autorité ministérielle pour répondre d’une telle négligence ou, pire, de l’audace d’un tel crime. Nous sommes en 2018 ! Il faut le faire.

Rappelons, pour les sots qui jouent à l’autorité religieuse et qui prétendent nous régenter, que François Mitterrand plaçait Charles Maurras parmi ses auteurs préférés. Il l’écrit à Anne Pingeot, lettre intéressante que personne n’a jamais citée et où il exprime ses préférences littéraires : de Barrès à Montherlant, en passant par Chardonne et en n’oubliant pas Maurras dont il avait fréquenté l’œuvre, et plus que fréquenté ! Evidemment ! Mitterrand était tout, sauf un cuistre.

Pompidou, l’un de nos présidents cultivés, non seulement citait Maurras, mais, à la grande fureur des butors de la Gauche salonnarde, lui rendait hommage : dans Le nœud gordien, dans son dernier discours à Sciences-Po. Il considérait le Kiel et Tanger de Maurras comme un livre majeur pour la compréhension de la politique extérieure française. Lequel de nos censeurs ignares en connaît même le titre ?

Charles de Gaulle avait dans sa bibliothèque les œuvres de Maurras et n’a pas manqué avant guerre de lui dédicacer ses livres. André Malraux, jeune homme, donnait une préface chaleureuse à Mademoiselle Monk de Charles Maurras.

Avant-guerre, pas un écrivain, pas un homme d’esprit, à l’exception de quelques envieux, qui ne se flattât d’avoir une relation avec l’écrivain de style puissant et le penseur de haute volée : de Barrès à Anatole France, de Proust à Apollinaire. Il avait pour compagnon Léon Daudet et Jacques Bainville. Presque toute la jeune génération littéraire de l’entre-deux guerres a reconnu devoir son initiation intellectuelle à l’homme qui avait offert son génie à la postérité : de Maulnier à Boutang, de Bernanos à Brasillach. Combien d’académiciens lui sont restés fidèles : de Massis à Levis-Mirepoix, de Bordeaux à Déon, de Gaxotte à Michel Mohrt ! L’Académie française s’est honorée en refusant de le remplacer de son vivant.

Et les Français se laisseraient dicter leur goût, leur choix par une petite bande de corniauds incultes. C’est donc ça, la République ? Celle qui envoie Chénier et Lavoisier à l’échafaud !

Pourquoi tant de haine ? C’est la vraie question. Question bien connue des honnêtes gens et il en reste en France malgré tout. La bêtise et la méchanceté n’ont qu’un seul talent : déceler, sentir leur adversaire, sorte d’hommage que le vice rend à la vertu.

Charles Maurras est trop haut pour eux, trop profond aussi, trop vrai surtout. Le mensonge ne peut supporter la lumière. « C’est un abri et un bouclier que la lumière ; elle est impénétrable aux curiosités du commun. Les mystères qu’elle recouvre ne seront jamais divulgués. Je lui ai confié les miens », écrivait Charles Maurras en 1894 dans la préface à son Chemin de Paradis.

Puisse cette lumière jaillir quelque jour pour nous sortir de l’Enfer où la satanique imbécillité à l’intention de nous enfermer pour toujours, et pour nous entraîner sur son chemin de gloire jusqu’aux portes du Royaume."

Posté le 9 février 2018 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Que faire des djihadistes français désirant rentrer en France ?

La question ne se satisfait pas d'une réponse simpliste. Alexandre Del Valle, interrogé par Boulevard Voltaire, donne des éléments de réflexion. Retrouvez la version écrite ici.

 

Posté le 9 février 2018 à 08h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (7)

Ce sont les francs-maçons

Trouvé dans Minute :

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Posté le 9 février 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

08 février 2018

Jean-Pierre Denis a les mains propres parce qu’il n’a pas de main

Réaction de Vivien Hoch à l'édito de Jean-Pierre Denis :
« Il est temps que les chrétiens renoncent à leur fantasme d’influence et de puissance, ces illusoires mondanités », écrit Jean-Pierre Denis dans son hebdomadaire, La Vie, à propos de la révision de la loi de bioéthique. Que la génération de Jean-Pierre Denis ait perdu tous les combats, c’est une chose. Que ce dernier souhaite publiquement que les générations suivantes continuent sur cette ligne de défaite en est une autre. C’est une manière pour lui d’appliquer sa doctrine d’un christianisme anti-identitaire et de prendre une posture de repli. C’est une position en forme de claque pour les gens de ma génération. (...)

La foi n’est pas destinée à finir dans les catacombes. « Le but n’est plus de peser, de compter ou de marchander, mais de privilégier l’exemplarité, l’espérance, la charité », écrit Jean-Pierre Denis. C’est beau. Mais l’exemplarité, l’espérance et la charité ne s’opposent pas au fait de peser, de compter et de marchander. Il n’y a pas de dissociation entre les bonnes œuvres de la foi et les bonnes œuvres du monde. Jean-Pierre Denis ne peut pas enjoindre le chrétien à remplacer sa nature – calculatrice, comptable, négociatrice - par la grâce. La grâce ne supprime pas la nature, mais la perfectionne, écrivait saint Thomas d’Aquin. Le rôle du chrétien n’est pas de laisser le monde suivre son cours et de faire le clown, de loin, sans se salir les mains, mais de mettre la main sur le gouvernail du monde pour le rediriger vers le Bien. Jean-Pierre Denis a les mains propres parce qu’il n’a pas de main.

Cette dissociation entre la vie du monde et la vie de foi n’est pas corroborée par les Pères de l’Église. La vie du chrétien est un combat spirituel, une négociation permanente entre la grâce et la nature, l’esprit et la chair, la cité céleste et la cité terrestre. Que faisaient les premiers chrétiens, comme saint Justin, qui écrivaient des « Apologies » en forme de lettre au pouvoir Romain pour s’expliquer, se montrer et faire pression ? Que faisait saint Augustin en écrivant la Cité de Dieu, sinon entrer de plein pied dans la grande négociation entre les deux cités – terrestre et céleste - que doit entreprendre tout chrétien en son for intérieur ? Que faisait saint Thomas d’Aquin en écrivant la Somme contre les Gentils, sinon confronter la foi surnaturelle du chrétien avec la raison naturelle des païens, de peser, négocier et calculer avec et contre eux ?

Si, comme l’écrit Finkielkraut, « le champ de débat contemporain est un face-à-face terrible et dérisoire entre le fanatique et le zombie », Jean-Pierre Denis joue bien le rôle du zombie et essaye de faire endosser aux autres le rôle du fanatique. De manière plus diplomate, on pourrait dire que s’affrontent ici deux visions de la vie chrétienne : l’une qui pense que le monde se soumettra à la grâce de lui-même, l’autre pour qui la grâce est une aide fournie au chrétien pour soumettre le monde aux transcendantaux (Bien, Beau, Vrai)."

Posté le 8 février 2018 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent


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