28 mai 2016

Béziers : Marion Maréchal Le Pen claque la porte [Add.]

Marion Maréchal Le Pen, qui devait faire un entretien en direct avec Robert Ménard, vient de quitter précipitamment le congrès parce que Robert Ménard vient de déclarer que son mouvement ne servirait pas de marchepied à Marine le Pen, ni à aucun parti.

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Robert Ménard remercie Marion Maréchal Le Pen d'être venue. Il est certain que si l'ensemble du public est favorable au FN, il ne lui est pas acquis pour autant et certaines critiques ont fusé, critiques pas forcément faciles à entendre lorsqu'on a l'habitude d'être ovationné. Mais le FN veut-il des alliances ou une soumission ?

En attendant, Marion Maréchal Le Pen n'a pas quitté Béziers. Elle déjeune avec Gilbert Collard et Hervé de Lépinau. Reviendra-t-elle dans l'après-midi ?

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Yves de Kerdrel (Valeurs Actuelles) :

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Béatrice Bourges (Printemps français) :

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Posté le 28 mai 2016 à 12h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Béziers : table ronde sur la famille

Table-ronde ce matin, animée par Gabrielle Cluzel (Boulevard Voltaire), avec :

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La menace LGBT est toujours bien présente : dimanche 29 mai, fête des mères, le lobby LGBT se mobilise pour réclamer la levée de l’interdiction de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et aux femmes célibataires, via des rassemblements dans plusieurs villes de France.  

Par ailleurs, le député RBM Gilbert Collard est également présent, ainsi que l'ancien député UMP Christian Vanneste :

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Posté le 28 mai 2016 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

27 mai 2016

Petite leçon politique par Marie-France Garaud

Intervention de Marie-France Garaud dans l'émission "Ce Soir Ou Jamais" diffusée sur France 2 le 20 mai 2016 :

Posté le 27 mai 2016 à 22h34 par Michel Janva | Lien permanent

Béziers : La droite hors les murs en photos

Robert Ménard, maire de Béziers et grand organisateur des ces rencontres improbables :

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Le député FN Marion Maréchal Le Pen :

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Karim Ouchikh (SIEL) et Elise Blaise (TV Libertés) :

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Le journaliste Bruno Larebière avec le maire de Montfermeil Xavier Lemoine (PCD) et Martial Bild derrière au téléphone):

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Ludovine de La Rochère décontractée :

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La juriste Aude Mirkovic (Maître de conférences en droit privé à l'Université d'Evry) :

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Le candidat à la primaire LR Jean-Frédéric Poisson (PCD) :

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Le même interrogé par Charlotte d'Ornellas (Boulevard Voltaire) :

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Charles Beigbeder, Martial Bild et Jean-Frédéric Poisson :

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Le député européen Louis Aliot (vice-président du FN) :

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Bruno Mégret (MNR) et François Billot de Lochner (Liberté Politique) :

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L'économiste Hervé Juvin :

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Le Suisse Oskar Freysinger :

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Bernard Antony, président de l'Agrif :

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Une salle bondée :

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Posté le 27 mai 2016 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

"La famille doit aussi être prise en compte d'un point de vue économique"

Jacques Bichot, économiste, sera présent au Rendez-vous de Béziers. Il participera à la table ronde "Famille : après la loi Taubira, que reste-t-il de nos Manifs ?". Il parlera des aspects économiques de la famille, dont l'utilité est, selon lui, mal comprise par nos gouvernants. La désintégration de la famille accroît la paupérisation. 

Posté le 27 mai 2016 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent

L'élection de Dominique Reynié (LR) invalidée

Comme il fallait s'y attendre, le Conseil d'État a annulé l'élection comme conseiller régional (LR) de Dominique Reynié, chef de file de l'opposition (mais soutien au lobby LGBT) de droite en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon depuis les régionales de décembre 2015.

La plus haute juridiction administrative a estimé que Dominique Reynié (Les Républicains), par ailleurs professeur de sciences politiques à Sciences Po Paris, 

R"ne remplissait pas les conditions prévues par le code électoral pour être éligible comme conseiller régional.

Deux conditions sont nécessaires pour être éligibles au conseil régional :

-    la première condition est d’être inscrit sur une liste électorale, qu’elle soit ou non dans la région ; cette condition était remplie en l’espèce.

-    la seconde condition peut être remplie de deux manières : soit en étant domicilié dans la région, soit en étant (ou en justifiant qu’on devrait être) inscrit comme contribuable d’un impôt direct dans la région. En l’espèce, M. Reynié n’alléguait pas qu’il était, ou aurait dû être, inscrit dans la région comme contribuable d’un impôt direct. Il ne pouvait donc être éligible qu’à la condition d’être domicilié dans la région.

Le Conseil d’État a estimé que cette condition qui, selon le code civil, implique d’avoir son principal établissement dans la région, n’était pas remplie en l’espèce. Pour justifier de sa domiciliation, le candidat présentait notamment une déclaration de bail, portant sur une chambre et ses annexes dans la maison de sa mère à Onet-le-Château, un relevé bancaire et des courriers adressés à son logement dans cette commune, des contrats d’abonnements de téléphone, d’électricité et d’eau ainsi que des factures correspondant à ce logement. Il faisait également valoir qu’il était inscrit sur la liste électorale d’Onet-le-Château.

Toutefois, le Conseil d’État a relevé que :

-    l’installation du candidat à Onet-le-Château était récente et dans des conditions relativement sommaires ;

-    le lieu d’exercice de son activité professionnelle était toujours à Paris et à Villejuif, qui était également le lieu d’activité de sa femme ;

-    ses attaches familiales étaient en région parisienne, où il dispose d’un logement familial.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, le Conseil d’État a jugé que le candidat ne pouvait être regardé comme ayant son établissement principal dans la région Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Il était donc inéligible au conseil régional. Le Conseil d’État a donc annulé l’élection de M. Reynié ; il en a tiré les conséquences en proclamant élu M. Saint-Pierre, premier candidat non-élu de la liste à relever de la même section départementale."

Posté le 27 mai 2016 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

« Marine ne peut pas gagner seule »

Robert Ménard déclare dans Présent de demain :

Z"L’objectif [des journées de Béziers] c’est d’abord de réunir les droites. Les vraies droites. Les droites qui ont des convictions, les droites qui aiment charnellement ce pays. Les droites qui ont une morale. Les droites qui veulent une rupture par rapport à l’état actuel des choses. L’état actuel sous la gauche et pareil sous la droite parce qu’ils ont en commun de gérer la France à peu près de la même façon, de la mauvaise façon que l’on connaît. Les réunir pourquoi ? D’abord pour constater ce qui saute aux yeux pour qui suit à peu près la vie politique : sur une immense majorité de questions il existe des points de vue communs entre la droite des Républicains et une grosse majorité du Front national. Ils pensent à peu près la même chose. Donc, il s’agit de dépasser les clivages, les intérêts de parti, les guerres d’ego pour savoir si nous pouvons travailler ensemble au service de ce pays.

Mais pour déboucher sur quoi ?

L’idée c’est de sortir de là avec un certain nombre de propositions. J’allais dire une sorte de « programme commun » des droites avec des propositions de rupture et des points non négociables ainsi que des mesures d’urgence : que faudrait-il absolument faire pour sortir réellement le pays de la situation où il se trouve ? Quelles sont les 30, 40 mesures de rupture avec l’état actuel des choses ? Un certain nombre de candidats auront à se prononcer, s’ils le veulent, sur ces mesures-là. Ensuite, oui, pourquoi ne pas lancer notre propre mouvement citoyen à partir de ce qui sera né à Béziers ? Surtout si nous sentons une réelle dynamique, une envie de travailler ensemble et de se retrouver autour de ces propositions pour faire de l’agit-prop ou pour aller à la rencontre des candidats.

[...] Je veux qu’on gagne en 2017. On ne peut pas gagner évidemment contre Marine Le Pen. On ne peut pas gagner sans Marine Le Pen. Et on ne peut pas gagner qu’avec Marine Le Pen.

[...] Denis Tillinac ne vient pas comme ami de Chirac. Il vient parce qu’il a écrit un superbe livre sur l’imaginaire de la droite. Or on a besoin de gagner d’abord la bataille culturelle et nous sommes en train de la gagner. Moi je suis gramscien politiquement. Je pense qu’il est nécessaire de gagner la bataille idéologique avant de gagner la bataille politique. Nous sommes en passe de le faire et nous le ferons encore un peu plus à Béziers. Dans cette bataille-là, ce que dit Denis Tillinac est essentiel. Il dit : « Attention, défendons notre imaginaire. » La gauche se targue du Front populaire, des congés payés et que sais-je encore. Nous, nous n’avons aucune honte à avoir. Nous aussi nous défendons des principes et des valeurs. Quant à Valeurs actuelles, ils sont co-organisateurs avec Bd Voltaire. Et que Valeurs actuelles fasse ça avec Bd Voltaire et à Béziers, avec l’image que véhicule de nous un certain nombre de médias, pardon de vous dire que c’est quand même un vrai choix de leur part. Je ne sais pas quel est l’hebdomadaire qui aurait osé le faire.

[...] Ce que nous avons demandé aux politiques qui seront là, dans la salle, c’est de prendre le pouls de ce que pense ce peuple de droite qui aspire à l’unité, qui aspire à un vrai changement et qui a des convictions suffisamment chevillées au corps et au cœur pour dire : « Maintenant nous voulons ça. » Il ne s’agit pas de faire un cartel des personnalités politiques de la droite sinon j’ai bien compris qu’on serait au même point dans dix ans encore. Mais pourquoi les mouvements citoyens comme on dit (même si le mot est galvaudé) comme le mouvement 5 étoiles en Italie ou Podemos en Espagne, seraient-ils réservés à la gauche ? Les citoyens n’ont-ils pas le droit d’être de droite aussi ? Moi j’ai envie d’un mouvement citoyen de droite."

Posté le 27 mai 2016 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

La droite doit tenir un discours charnel, anthropologique, identitaire

Denis Tillinac ouvrira ce vendredi à 19 h le «Rendez-vous de Béziers» organisé par Robert Ménard en répondant à la question «Qu'est-ce que la droite ?». Il explique au Figaro :

B"Si la droite se résume à proposer un catalogue de recettes libérales, elle risque de perdre une chance historique de pouvoir peser intellectuellement dans le pays. Et la gauche retrouvera, pour un nouveau demi-siècle, son magistère intellectuel et moral sur les esprits à l'école, dans l'université, les médias et le tissu social.

À un an de la présidentielle, comment cette «droite» dont vous parlez doit-elle agir selon vous?

Elle doit sortir de sa vision technocratique des réalités politiques. Elle doit essayer de se référer à son idéologie, son imaginaire, ses sources et ses racines. Mon propos n'est ni polémique, ni engagé. Je veux souligner une urgence alors que ces rencontres «des droites» doivent être l'occasion d'un débat sur leur sens et leur diversité. Certaines auront sans doute du mal à s'entendre mais si elles vont chercher un imaginaire commun et une approche commune de la vie de la cité, elles peuvent se retrouver. C'est ce que je veux essayer de suggérer.

Votre intervention est-elle aussi un avertissement?

On voit bien que le climat social s'alourdit. Les Français ont envie d'en découdre. Ils ne savent pas trop contre qui, ni contre quoi. Contre le voisin, les syndicats, les riches, les étrangers voire eux-mêmes… D'une telle crise le meilleur peut sortir mais aussi, probablement, le pire. À tous égards, il y a donc urgence à élever le débat au niveau d'une conception de l'homme. Moi, je crois au clivage droite-gauche. Il est enraciné dans les inconscients depuis la Révolution française. La gauche, qui a été dominante sur le plan des valeurs depuis la Libération, est en train de s'écrouler. Il y a un vide. Pour mille raisons, les Français ordinaires se sentent dépossédés de leurs ancrages, leur patrie, leur art de vivre… Peut-être faut-il explorer ces raisons pour essayer de produire une véritable alternative."

OLa campagne à la primaire LR est bien morne voire ridicule : chaque candidat (12 ? 13 ?...) avance son catalogue de mesures, sous le refrain bien connu "demain on rase gratis"... Aucun poids lourd ne semble comprendre que les Français attendent autre chose qu'un catalogue de promesses électoralistes que la droite n'a jamais su pas tenir. C'est une vision de la France que l'on attend, dans la tourmente migratoire, islamiste, européiste, mondialiste,... un candidat à la magistrature suprême ne devrait pas s'abaisser à promettre des mesurettes financières, mais à définir la France auquel il croit. Ce fut le succès (sans lendemain) de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Et le problème est là : la droite, ou du moins ce qui occupe l'espace politique à droite, ne croit pas ou peu en la France. Quel lien social recréer entre des Français qui s'ignorent, minés par la désintégration de la famille, la désertification des campagnes, la crise démographique, la violence, le paupérisme... ?

Si Jean-Frédéric Poisson et Marion Maréchal Le Pen sont annoncés, d'autres ont décliné : Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers,  Hervé Mariton, Thierry Mariani, Nadine Morano, Guillaume Peltier...

Posté le 27 mai 2016 à 14h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Lettre ouverte à Sens Commun

86436675_oDe François Billot de Lochner dans Liberté politique, qui demande à Sens Commun de clarifier sa position sur la loi Taubira :

"Chers amis de Sens commun,

Lors de la création de votre mouvement, vous vous êtes explicitement référés à La Manif Pour Tous, en expliquant que vous étiez une sorte d’émanation politique de ce formidable mouvement populaire de résistance. Lorsque vous vous êtes ralliés aux Républicains, je n’avais pas manqué de vous mettre en garde sur les risques d’une telle opération.

En effet, ce parti a toujours été une formidable mécanique d’absorption, à son seul profit, de toute initiative visant à promouvoir « les valeurs ».

Vous avez organisé, à l’époque, une audition des principaux dirigeants du parti sur le sujet de la loi Taubira, et vous vous étiez glorifiés d’avoir obtenu l’accord de Nicolas Sarkozy pour qu’il abroge  la dite loi, en cas de victoire aux élections.

Je vous avais indiqué à l’époque que Nicolas Sarkozy ne s’était engagé en rien, et qu’il s’était moqué de vous par des formulations indignes d’un ancien président de la République, du genre : « Puisque ça vous fait plaisir que je le dise, je le dis ». Formulations que n’auraient pas reniées les amuseurs publics que furent  Coluche ou Thierry Le Luron.

Vous venez de publier une sorte de manifeste de 12 mesures, selon une méthode que j’avais déjà mise en avant, avec succès, lors des élections de 2012. Je constate avec tristesse qu’aucune de vos mesures ne prévoit l’abrogation de la loi Taubira.

Ainsi, vous vous êtes revendiqués de votre filiation à LMPT, alors que vous avez abandonné purement et simplement l’objet social de cette organisation, à savoir l’abrogation de la funeste loi. Vous introduisez ainsi une confusion considérable dans le débat public sur ce sujet.

Pourriez-vous prendre une position claire : soit vous affirmez que vous vous battrez bec et ongles pour que la loi soit abrogée dès 2017, et vous pouvez alors évidemment revendiquer votre appartenance à LMPT ; soit vous indiquez sans ambiguïté que ce combat est dépassé, et vous ne pouvez plus vous réclamer de ce mouvement.

La Manif Pour Tous est une formidable organisation populaire, menant un combat d’une clarté limpide : refuser un changement de civilisation imposé, et lutter pied à pied pour l’abrogation pure et simple de la loi qui induit cette révolution. En ce qui concerne Liberté politique, nous nous mettons dans le sillage des héritiers si nombreux de ces manifestations géantes, puisque la mesure 17 de notre Manifeste de la dernière chance, que nous présentons actuellement aux candidats à la primaire des Républicains, propose explicitement l’abrogation de la loi.

Pouvez-vous nous éclairer sur votre position, pour que chacun  puisse se faire une idée exacte de ce que vous pensez vraiment et de ce que vous voulez faire pour que la France échappe à ce changement de civilisation dramatique ?

Chers amis de Sens commun, d’avance un grand merci pour votre réponse publique, que nous attendons avec impatience !

Très cordialement.

François Billot de Lochner,

Président de la Fondation de Service politique,

 de Liberté politique et du collectif France Audace."

Posté le 27 mai 2016 à 12h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Stéphane Ravier interpelle Manuel Valls sur l'interdiction de l'UOIF

Posté le 27 mai 2016 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

Pierre Bédier (LR) a-t-il acheté des voix de musulmans salafistes ?

Unknown-17Lu dans Valeurs Actuelles :

"Comme l'a révélé le Canard enchaîné, le parquet de Versailles a ouvert une enquête sur le financement d'une mosquée d'inspiration salafiste à Mantes-la-Jolie. L'ancien maire et président du Conseil départemental, Pierre Bédier (LR), a offert à prix d'ami le terrain de construction de l'édifice religieux et embauché le recteur rigoriste comme "agent de médiation". En échange, ce dernier invite ses fidèles à voter de la "bonne manière". [...]"

Posté le 27 mai 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le diocèse de Saint-Denis s'engage en politique

Pour développer la culture de vie ? Pour défendre la famille ? Pour que le quai d'Orsay vienne en aide aux Chrétiens d'Orient ? Pour dénoncer les millions de morts du communisme dont les principaux dirigeants continuent à être présents sur les plaques de rues et de places du département ? Pas du tout, vous n'y êtes pas.

Le diocèse lance un appel à financer une revue, réalisé par le Ceras en collaboration avec le journal "La Croix", qui a pour but de lutter contre ... "la progression des idées d'extrême-droite dans le champ social et politique français"

Cette affaire est à mettre en corrélation avec une autre qui concernait la Conférence Episcopale Française (CEF). En effet, en mars dernier, un post du Salon beige relatait que madame Jaklin Pavilla, maire adjointe communiste de la mairie de Saint-Denis, avait été nommée directrice adjointe du service national de la pastorale des migrants et des itinérants service à la Conférence des évêques de France, mettant ainsi en évidence la volonté d'entrisme de l'extrême gauche au sein des institutions ecclésiales françaises.

Et au fait, combien reste-t-il de catholiques pratiquants en Seine Saint-Denis ? Pour faire part de votre surprise ou de votre mécontentement, vous pouvez joindre le conseil épiscopal du diocèse de Saint-Denis en vous adressant soit au père Doussal (01 48 20 35 01) soit au père Braem (01 48 26 65 51)  en restant courtois et polis... Il est aussi possible de laisser un message sur les formulaires de cette page de contacts.

Posté le 27 mai 2016 à 06h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (47)

26 mai 2016

Relaxe pour le général Piquemal

Sans-titreLu ici :

"Le général Piquemal, ancien patron de la Légion étrangère, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer des faits d'organisation d'une manifestation interdite par la préfecture.

Cloué au pilori après sa participation à une manifestation hostile aux migrants au mois de mars dernier, à Calais, le général Piquemal, qui dirigea notamment la Légion étrangère a finalement été relaxé des faits d’organisation d’un rassemblement interdit par la préfecture. Pour rappel, Le procureur de la République avait requis lors du procès le 12 mai une amende de 500 euros à l'encontre de Christian Piquemal."

C'est la moindre des choses quand on se souvient des conditions de son arrestation et du tollé que cela avait soulevé

Posté le 26 mai 2016 à 15h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Barbara Mazières (ex- FN) voudrait renvoyer Alain Juppé et Florian Philippot à leurs chères études

Barbara Mazières s'est vue récemment évincée de la tête de la fédération FN du Maine et Loire pour des raisons jamais officialisées par le FN. Elle a été accusée d'avoir participé à l'hommage à Jeanne d'Arc organisé par Jean-Marie Le Pen, ce qu'elle a nié formellement. Il semblerait que ses positions trop marquée par la défense des valeurs traditionnelles et de la famille n'aient pas plu à Florian Philippot. Elle a accordé un entretien aux 4 Vérités pour faire le point :

Barbara-Mazieres"(...) M. Bay connaissait parfaitement ma volonté de garder ma liberté de parole. Je suis une femme libre et je me suis engagée en politique pour défendre mes convictions. Or, l’indépendance de la France, la défense de la famille et de la vie, la liberté d’enseignement et la liberté d’entreprendre font partie de mes valeurs ; je ne l’ai jamais caché. J’étais d’ailleurs militante au RPF de Charles Pasqua et Philippe de Villiers bien avant d’être engagée au FN. L’affaire du « bonsaï » et des déclarations méprisantes de M. Philippot sur la Manif pour tous, puis les prises de positions résolument anti-famille – et même plus radicales que Mme Touraine – de Sophie Montel m’avaient laissé penser que la ligne politique du FN était en train de basculer. Je note que les propos marxisants de nombreux cadres du FN ne sont jamais sanctionnés.

Il y a une dérive inquiétante vers une sorte de national-marxisme dans ce parti. Pourtant, il compte des personnalités passionnantes et courageuses comme Marion Maréchal Le Pen, Bruno Gollnisch ou Marie-Christine Arnautu. Progressivement, j’ai donc pris conscience que les partis politiques ne sont pas une bonne réponse aux problèmes de notre société. Il est temps de passer à une « politique 2.0 », je veux dire par là une politique basée sur des hommes et des femmes enracinés, utilisant internet et les réseaux sociaux pour se mettre en réseau, et non pas sur des partis politiques aux logiques staliniennes.

Dans une logique de parti, si je suis affiliée au FN, je dois voter FN quel que soit le candidat qui se présente aux législatives dans ma circonscription. Si je suis dans une logique 2.0, je voterai pour le candidat le plus proche de mes convictions. Personnellement, je préfère Marion Maréchal-Le Pen à Alain Juppé, mais je préfère Jean-Frédéric Poisson à Florian Philippot. C’est pourquoi le rendez-vous de Béziers ou des initiatives comme l’Avant-Garde de Charles Million me paraissent intéressantes. Elles peuvent permettre de dépasser les clivages partisans dépassés. Contrairement à ce que dit M. Philippot, ce n’est pas le clivage gauche-droite qui est dépassé ; c’est le clivage FN-UMP. Il y a des gens bien au FN  et à l’UMP… et des adversaires dans les deux partis ! (...)

La présidentielle n’est pas l’alpha et l’oméga de la vie politique. Nous pouvons agir à bien des niveaux. Aux municipales en particulier (...) Et, dès 2017, pourquoi ne pas soutenir dans un certain nombre de circonscriptions les candidats qui portent nos idées, indépendamment de leur appartenance partisane ? Il suffirait pour cela d’organiser des sortes de « primaires » au sein de chaque circonscription et que tous les Français de droite votent pour le candidat le plus proche de leurs convictions, sans se préoccuper du parti qui l’investit. C’est tout à fait possible grâce à internet et à la réinfosphère. Nous ferions ainsi exploser la logique des partis et renverrions les défenseurs du système, d’Alain Juppé à Florian Philippot, à leurs chères études…"

Sa dernière proposition vient en écho de celle de Jean-Christophe Fromantin.

Posté le 26 mai 2016 à 14h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

Dialogue social : Manuel Valls version 2010 et Manuel Valls version 2016

C'est cela la démocratie, selon que vous serez dans l'opposition ou au gouvernement :

Posté le 26 mai 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Mantes-la-Ville : le PS a-t-il fiché les musulmans ?

Cela ne se passe pas à Béziers, ni dans une mairie gérée par le FN, mais à Mantes-la-ville, alors gouvernée par le PS (et aujourd'hui par le FN) :

Unknown-13"Une perquisition a été menée ce mercredi matin à la mairie de Mantes-la-Ville, par les enquêteurs de la division des affaires économiques et financières de la police judiciaire de Versailles. A l’origine de cette visite des policiers : une plainte adressée anonymement au parquet, dénonçant un fichage des musulmans de la commune par l’ancienne municipalité socialiste.

« D’après le courrier, l’idée était d’établir un fichier afin de préparer les élections municipales (de 2014), précise une source proche de l’affaire. Mais en spécifiant la religion des habitants, on tombe quand même dans le fichage ethnique ce qui est illégal ».

L’ancienne maire socialiste, Monique Brochot (PS-photo), se montre très surprise :

« Durant les campagnes électorales il est fréquent de se procurer les listes électorales auprès de l’état civil pour ensuite démarcher des électeurs bien particuliers comme des commerçants que, mais il est formellement interdit de les ficher par catégorie ». 

Posté le 26 mai 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Pour sauver l'oligarchie républicaine: la guerre civile?

Faut-il voir cette piste en filigrane de ce passage de l'audition du patron de la DGSI devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale ?

Cela d’autant que l’Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation. Vous rappeliez que je tenais toujours un langage direct ; eh bien, cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires.

La tentation des populismes, la fermeture des frontières, l’incapacité de l’Europe à donner une réponse commune, l’incapacité à adopter une législation applicable en tous lieux, nous posent d’énormes problèmes. Et je note, de plus en plus, une tendance au repli sur soi.

Car enfin, où sont ces hordes barbares d'extrêêêêêmmeeee droââte qui ne demandent qu'à en découdre? Où est l'hydre ? et à qui profiterait une confrontation sanglante ?

Rappelons-nous que la guerre civile est une des lubies de Manu le chimique, qui se livre régulièrement à ce sujet à des prophéties dont on peut se demander s'il ne les souhaiterait pas "auto réalisatrices", comme disent les économistes. Faut-il y voir un plan alternatif à une perte de contrôle de l'oligarchie, selon le modèle historiquement éprouvé en France dès lors qu'une réaction en profondeur à l'effondrement, menant à d'autres solutions politiques que la République maçonnique, est en gestation: France 1940-1944, et dans une moindre mesure Algérie 58-62 ?

Par ailleurs, que penser de l'assertion du patron de la DGSI: "nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation", compte tenu du fait que la ressource disponible est déjà insuffisante à faire face aux menaces réelles ?

C'est déplorable.

Une fois de plus.

Posté le 26 mai 2016 à 07h05 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

Robert Ménard : "Sois fier d’être français, ne baisse plus la tête devant la gauche et ses interdits"

2048x1536-fit_robert-menard-beziers-neuf-decembre-2014Il répond à Boulevard Voltaire :

Vous annoncez aujourd’hui Oz ta droite ! Oz ? Kesako ? Ce n’est pas du français…

Ce n’est pas du français, mais c’est très français ! C’est une formule énergique, qui dit clairement les choses. Il ne suffit pas de battre la gauche. Il faut dire que seules des idées de droite peuvent sauver notre peuple du grand remplacement. Aujourd’hui, être de droite, c’est être de France. Oz ta droite !, c’est ose la résistance ! Sois fier d’être français, ne baisse plus la tête devant la gauche et ses interdits.

Plus sérieusement, un parti de plus ?

Pas du tout ! Ni un parti, ni un club, ni un mouvement politique… Si je critique les divisions de la droite, ce n’est pas pour ajouter la mienne. Oz ta droite ! ce sera une sorte de mouvement citoyen autour d’une centrale d’agit-prop. Nous ne demanderons pas aux gens où ils ont une carte, s’ils en ont une ! Un exemple : les candidats à la primaire des républicains veulent être président de la république ? Eh bien, nous serons là pour voir si leurs engagements de campagne correspondent aux mesures de salut public qui sortiront de notre week-end. Autre exemple : si une nouvelle affaire Black M apparaît, nous serons en pointe pour organiser le combat et le diffuser auprès du plus grand nombre. Nous nous donnerons les moyens pour ça.

Voilà, en résumé, ce que nous voulons faire : ancrer la droite dans le camp patriote et le camp patriote dans la droite. Battre la gauche partout. Tout faire pour l’emporter en 2017.

Posté le 26 mai 2016 à 06h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

FN, LR, collectif Horizon : qui parle vraiment de l'abrogation de la loi Taubira ?

Georges-michelGeorges Michel est colonel à la retraite et désormais membre du FN pour lequel il a été candidat dans le Vaucluse. Attaché à la défense des valeurs traditionnelles, il vient de publier une tribune sur Boulevard Voltaire dans laquelle il défend le positionnement du FN vis-à-vis de l'abrogation de la loi Taubira. Extraits :

"Marine Le Pen, dans une interview récente donnée à RT France, vient de rappeler très clairement sa position et celle du Front national sur la question de la loi Taubira concernant le mariage des personnes de même sexe.

À la question de la journaliste « Si vous êtes au pouvoir, reviendrez-vous sur la loi Taubira ? », la présidente du Front national répond : « Oui, je l’ai dit. On peut me reprocher beaucoup de choses. On peut être en désaccord avec moi. Mais on ne peut me reprocher une absence de constance. Je suis très constante. J’ai toujours dit que je reviendrais sur cette loi Taubira. Je substituerai à cette loi une amélioration du PACS. C’est le choix que nous faisons, que nous avons fait au Front national et que nous continuons à défendre. » Peut-on être plus clair ?

Il est de bon ton, ces derniers temps pour certains, de laisser croire que le Front national ne serait plus le défenseur des valeurs traditionnelles – notamment de la famille – qu’il a toujours été. Rappelons tout de même ce que dit le programme officiel du Front national sur la famille : « La famille est l’élément central et fondamental de la société. Elle doit donc être protégée, valorisée et préservée. Sa dissolution, sa mise au ban des préoccupations des pouvoirs publics sont les signes avant-coureurs d’une société décadente et égoïste. Une politique familiale volontariste est un des premiers gages de la solidarité nationale et de la préservation de notre identité nationale. […] Défendre la structure familiale : institution irremplaçable, la famille représente le caractère central de la société, la famille doit se fonder exclusivement sur l’union d’un homme et d’une femme et accueillir des enfants nés d’un père et d’une mère. »

Marine Le Pen est constante, le Front national est constant sur ces sujets fondamentaux (...) Constance, donc, au Front national. Une constance qui ne semble pas de mise chez Les Républicains, véritable auberge espagnole sociétale comme chacun sait.

Au sein des Républicains, Sens commun – la caution en matière de défense de la famille – est en pointe, dit-on, dans le combat pour l’abrogation de la loi Taubira. Dernièrement, Sens commun s’est allié avec l’UNI et la Droite forte au sein du collectif Horizon. Ce collectif vient de publier ses douze propositions pour les candidats à la primaire de la droite et du centre. Dans le chapitre consacré à la famille ne figure pas l’abrogation de la loi Taubira… Les loups auraient-ils mangé le Petit Chaperon rouge ?

À moins d’un an de la grande échéance, de quoi faire réfléchir les défenseurs sincères de la famille."

Posté le 26 mai 2016 à 06h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

25 mai 2016

L'extrême droite obtient le ministère de la Défense

Que tout le monde se rassure, pas besoin de mobilisation citoyenne, ce n'est pas en Autriche ni même en Europe que cela se passe.

C'est en Israël. Et là-bas, c'est visiblement autorisé et démocratique.

Posté le 25 mai 2016 à 16h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

La reconversion de Bruno Bézard n'est-elle pas risquée pour l'Etat ?

XVM6f3c1340-2120-11e6-9053-e86a353c239cSur sa page Facebook, Jacques Myard s'étonne qu'un haut fonctionnaire comme Bruno Bézard, Directeur du Trésor, puisse quitter ses fonctions pour s'en aller tranquillement travailler sans "délai de carence" pour un fonds d’investissements dirigé par un Chinois :

"COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 24 mai 2016,

A/S : Affaire Bruno Bézard ou la mort de l'Etat !

C’est avec stupéfaction que Jacques Myard apprend que Bruno Bézard, directeur général du trésor, quitte son poste pour pantoufler dans un fonds d’investissements Cathay Capital, constitué de fonds franco-chinois, et qui est dirigé par un entrepreneur chinois MingPo Cai.

Ce fonds a pour mission, selon la presse, d’investir dans des entreprises non cotées.

Le Directeur du Trésor n’est pas un fonctionnaire lambda qui ne disposerait d’aucune information sensible sur la situation économique de la France et sur les entreprises françaises, sans mentionner la conduite des négociations économiques et financières internationales de l’Etat.

Ce pantouflage s’est-il fait dans le dos du Gouvernement ce qui serait proprement incroyable compte tenu de la qualité de l’intéressé, ou l’a-t-il approuvé ?

Jacques Myard rappelle que la Délégation parlementaire au renseignement, dans son rapport au président de la République de 2014 avait relevé la légèreté du ministère de l’économie et des finances en matière de sécurité et des tentatives de pénétration des services étrangers.

Après l’embauche du directeur du Trésor porteur de secrets d’Etat par un fonds d’investissements dirigé par un Chinois, on est en droit de se demander si cette administration a dépassé le degré de naïveté pour entrer dans la zone grise dangereuse de la collaboration avec des puissances étrangères !

Jacques Myard entend exiger du Gouvernement des explications urgentes sur cette décision qui laisse pantois.

Le Gouvernement est-il naïf ou complice ?"

Challenge rapporte :

"A la Commission de déontologie, l’organisme qui donne son feu vert aux fonctionnaires qui partent dans le privé, on souligne que Bruno Bézard a décroché sans difficulté son «avis de compatibilité». «L’article 432-13 du code pénal est précis. Il interdit le passage d’un fonctionnaire vers une entreprise qu’il a contrôlée ou surveillée, relève Roland Peylet, le président de la Commission. Ce n’est pas le cas de Bruno Bézard. Nous avons donc considéré qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts.» Le directeur du Trésor n’a même pas été convié à un entretien de visu devant la Commission." [...]

Bruno Bézard ne va peut-être pas vers une entreprise qu'il a contrôlée ou surveillée, néanmoins, il sort tout juste d'un poste qui lui permettait d'avoir accès au monde économique et financier de l'Etat, ce qui peut être précieux pour un Etat étranger, et risqué pour la France.

Posté le 25 mai 2016 à 15h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

Et maintenant, les fonctionnaires! Fuites dans la presse sur le rapport que Valls voulait garder caché aujourd'hui

Le Nouvel Obs s'est procuré le rapport sur le temps de travail des fonctionnaires que le Premier ministre devait dévoiler aujourd'hui à travers un discours. Un objectif : mettre la fonction publique sous le même régime que le privé. Plus de travail à coût constant pour le gouvernement. Sauf que voilà, ce n'est pas le jour. 

Quand le politique se heurte à l'accumulation de ses incohérences et à la stratification de ses mesures démagogiques.

"Les gros bras de la CGT ne sont sans doute pas prêts d’obtenir le retrait du projet de loi sur le Travail comme ils le revendiquent en organisant un blocus des raffineries pétrolières et des centrales nucléaires. Mais en appelant à la grève générale ce jeudi, ils ont déjà provoqué l’ajournement d’un rapport sur "le temps de travail dans la fonction publique", qui promettait de faire grand bruit.

"La remise à été décalée pour des raisons de calendrier", a-t-on appris de Matignon, le 24 mai dans la matinée. In extremis, Matignon a préféré ne pas ajouter une provocation au programme, très chargé, des affrontements sociaux. Les observations et les pistes de réformes formulées par le rapporteur Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et ami de Valls, pour faire respecter la durée légale de 35 heures hebdomadaires dans les administrations, sont soudain apparues inopportunes. Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique, déclare :

"Le Premier ministre devait faire un discours. Mais une question de temps s'est posé à nous en raison des déplacements de Manuel Valls à l'international et de la situation sociale dans le pays. Je le regrette mais je partage son avis."

"L’Obs" s’est procuré le fameux rapport que Matignon ne saurait ouvrir pour l’instant. Diplomatique dans la forme mais net sur le fond, Philippe Laurent formule 34 recommandations pour "mettre fin au maintien de régimes dérogatoires à la base légale de 1.607 heures et à l'attribution de jours d'absence dépourvus de base légale". Il s’agit rien moins que de mettre enfin les 5 millions de fonctionnaires français au même régime horaire de travail" (suite).

Posté le 25 mai 2016 à 12h46 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

Jean-Frédéric Poisson ira à Béziers

Le député des Yvelines, président du Parti Chrétien-Démocrate (PCD) et candidat à la primaire de la droite et du centre, explique à Valeurs Actuelles les raisons de sa venue au "rendez-vous de Béziers" qui se déroule du 27 au 29 mai.

"Tout d’abord, parce qu’on m’y a convié. Robert Ménard m’a appelé personnellement pour me faire part de son invitation. N’est-ce pas là une raison suffisante ? Ensuite parce que je sais qu’il s’agit d’un rendez-vous durant lequel vont être abordés des sujets trop oubliés des politiques, ou souvent traités avec beaucoup de complaisance voire de naïveté, et essentiels pour de nombreux Français : l’islam qui percute notre mode de vie, pas seulement l’islamisme mais l’islam tout court, l’immigration massive qui nous déstabilise, le mondialisme qui réduit l’homme au statut de valeur marchande, ou encore le respect de la vie et de la dignité humaine. Le fait que je sois le seul candidat à la primaire présent à Béziers montre bien que ces sujets sont aujourd’hui encore trop souvent mis de côté."

Par ailleurs, lors d'une rencontre publique hier à Nancy, Charles Millon a soutenu Jean-Frédéric Poisson, déclarant :

"Je veux qu'il gagne la primaire. L'Avant-Garde sert à faire gagner les hommes de conviction, Jean-Frédéric Poisson en fait partie. Nous l'aiderons à devenir Président de la République".

Addendum. Charles Millon tient à préciser :

"L’Avant-Garde ne soutient aucun candidat à la primaire de  la droite et du centre. L’Avant-Garde n’est pas un parti mais un réseau de convictions, transpartisan, qui permet à chacun de peser sur le débat politique lors des élections locales et nationales. Pour 2017, le réseau ne soutient ni ne travaille pour personne. Chacun participe à l’élaboration d’un programme politique complet qui sera soumis à tous les candidats à l’élection présidentielle. Les objectifs de l’Avant-Garde sont de faire émerger une nouvelle génération qui considère l’engagement politique comme un service et non comme un métier ou une rente, et d’encourager des hommes politiques qui s’engagent à promouvoir les convictions portées par l’Avant-Garde. Jean-Frédéric Poisson en fait partie comme d’autres personnalités de différents partis."

Posté le 25 mai 2016 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

Robert Ménard lance le mouvement "Oz ta droite"

Robert Ménard, le maire de Béziers, lancera ce week-end son mouvement politique. "Oz ta droite" n'a rien d'un parti classique : Robert Ménard les juge dépassés, ringardisés. Il s'agit en réalité d'une forme de plateforme pour faire entendre cette droite de la droite qui s’estime orpheline.

L'objectif de Robert Ménard est de peser sur la présidentielle. Le Front national n'est pas assez ferme sur les questions familiales et pas assez libéral sur les questions économiques. 

Posté le 25 mai 2016 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent

Syrie: vers un début de retour au réel de la part du gouvernement français ?

C'est ce que ce développement récent pourrait laisser espérer.

Posté le 25 mai 2016 à 09h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

Dissolution des milices de gauche : Pierre Charon interroge le ministre

Question n° 21995 adressée à M. le ministre de l’intérieur

"M. Pierre Charon interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’utilisation à l’égard de groupes d’extrême gauche violents des dispositifs qui permettent la dissolution des groupes de combat et de milices privées. En juin et juillet 2013, à la suite de l’affaire Méric, le Gouvernement avait procédé à la dissolution de plusieurs groupes affiliés à l’extrême droite (associations et groupements de fait), dont certains n’apparaissaient pas comme directement liés au décès du jeune militant. Le lien entre les groupes et le décès a pu même être ténu, comme l’ont reconnu certains juristes. À l’époque, le Gouvernement n’avait pourtant pas hésité à recourir à l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure qui ne fait que reprendre le dispositif de la loi du 10 janvier 1936.

Les récentes manifestations d’avril et de mai 2016 ont révélé l’existence de groupements qui, ouvertement, se livrent à des combats de rue, en attaquant les policiers ou en cassant les commerces. Des personnes interdites de manifestation ont pu se joindre à ces rassemblements à cause de décisions rendues par les tribunaux administratifs, ce qui compromet la bonne gestion de l’ordre public. La mise à l’écart de personnes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public est pourtant une nécessité. En effet, la violence de ces manifestants risque d’entraîner le pire, comme il a été vu récemment. Certains de ces agissements ont conduit non seulement à blesser les forces de l’ordre, mais à mettre en danger leur vie, comme en témoignent l’attaque et l’incendie, à Paris, le 18 mai 2016, d’un véhicule de police dans lequel se trouvaient deux policiers. Les auteurs de cette agression étaient clairement issus d’un groupe d’extrême gauche.

Ces groupes n’hésitent pas à prôner la violence et à la pratiquer quand l’occasion se présente. Cela suffirait à les faire entrer dans le cadre de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure pour envisager leur dissolution. Il s’étonne qu’il ne soit nullement envisagé de dissoudre ces groupes au nom du dispositif précité du code de la sécurité intérieure, alors que des faits avérés de violence sont patents. Un tel silence sur la dissolution de ces groupes suscite un malaise de la part des citoyens qui ne supportent pas que les éléments violents d’extrême gauche ou d’ultra-gauche soient tolérés. On ne saurait prétexter l’absence d’existence juridique de ces groupements. En effet, en juin et juillet 2013, le Gouvernement n’avait pas hésité à dissoudre des groupements de fait. La tolérance à l’égard de groupes qui admettent et pratiquent la violence est une anomalie pour la République. Il lui demande ce que le Gouvernement envisage concernant la dissolution des groupes d’extrême gauche violents."

Posté le 25 mai 2016 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen n’était pas contre le fait qu’un rappeur se produise à Verdun

Lu dans Minute :

"Lors de son interview sur Facebook, le 17 mai dernier, la présidente du Front national a été priée par un certain Antony [rien à voir avec Bernard Antony, NDMJ] d’expliquer que le refus de voir Black M se produire dans le cadre des commémorations de Verdun n’était pas dû « à la couleur de peau de ce rappeur ». Réponse de la présidente du Front national :

« Ce choix est profondément indécent. [...] En l’occurrence, cela n’a strictement rien à voir avec la couleur de peau de Black M. Ça a même objectivement pas obligatoirement à voir avec le fait qu’il soit rappeur. Ça a à voir avec le contenu de ses chansons. »

Si c’était que ça, on pouvait garder la musique alors ?"

Posté le 25 mai 2016 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent

Aucun programme n’aura d’effet probant s’il ne se réfère à un socle de valeurs alternatives

Extrait de la tribune de Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

"Quand toutes les droites se rencontrent, je veux croire qu’un printemps des idées peut ensoleiller les Français. La France dans ses profondeurs n’a jamais autant penché à droite depuis la Libération. Mais les politiciens qui s’en réclament ne proposent que des recettes d’inspiration libérale : moins d’impôts, moins de charges, moins de rigidité, moins d’assistanat. Ajoutons une dénonciation du laxisme moral, quelques mesures sécuritaires et le couplet d’usage sur les flux migratoires, on aura fait le tour des “idées” déclinées par les candidats aux primaires.

Sans aucun doute il faut réduire les dépenses publiques et simplifier le droit du travail si l’on veut éviter aux générations futures de payer l’ardoise des gabegies démagogiques en usage depuis quatre décennies. Il faut protéger nos compatriotes en désengorgeant l’État, afin qu’il retrouve les moyens d’exercer ses prérogatives régaliennes. Il faut inciter les collectivités locales à ne plus arroser inconsidérément. Il faut rétablir l’ordre dans ces zones périurbaines où les gangs font leur loi, de mèche avec certains imams. Mais ça ne suffira pas à assurer à la droite ce magistère intellectuel qui aura été longtemps celui de la gauche, celle des staliniens jusqu’aux années 1960, puis celle des “déconstructeurs” (...)

A supposer qu’il soit mis en œuvre, aucun programme n’aura d’effet probant s’il ne se réfère à un socle de valeurs alternatives. De vraies valeurs, pas les “républicaines” dont on nous tympanise. Donc il faut enrôler toutes les têtes pensantes, en un moment où les présupposés et les postures hérités de Mai 68 sont à l’agonie. À cet égard, rien de plus opportun que l’initiative de Robert Ménard, soutenue par Boulevard Voltaire et Valeurs actuelles : les journées de la droite à Béziers à la fin du mois de mai (...) Chacun viendra avec “sa” droite dans sa besace à neurones, car le mot recouvre une pléthore de sensibilités ; il y aura des jacobins et des girondins, des souverainistes et des européistes, des conservateurs et des libéraux, des croyants et des agnostiques, peut-être des utopistes et peut-être des ultras.

Invité par Robert Ménard, dont j’apprécie l’audace et la probité, je m’y rendrai pour contribuer à mon humble mesure à clarifier le sujet. Comment définir la droite ? En quoi le mot traduit-il une approche de l’homme face à son destin, et de l’homme dans la cité, qui contredit celle de la gauche ? (...) Pourquoi le clivage, contesté ces temps-ci par la macronite à la mode, demeure-t-il pertinent ? (...)

J’irai à Béziers en toute quiétude, convaincu qu’à un an du prochain scrutin présidentiel, les droites (pluriel de rigueur) se doivent d’allumer des étoiles dans le ciel des idées(...) J’ai envie de croire qu’à Béziers la libre et franche déclinaison du mot “droite” favorisera des prises de conscience salutaires. Voire marquera le début d’une ère nouvelle."

Posté le 25 mai 2016 à 06h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

L’Etat a eu deux façons "très différentes" d’aborder les deux mouvements de rue en 2013 et 2016

Suite à la comparaison effectuée par Eric Brunet sur RMC entre la répression dont a été victime la Manif pour Tous en 2013 et le laxisme du gouvernement vis-à-vis de Nuit Debout et des manifestations actuelles, ce dernier réagit aux accusations des journalistes bobos de Libération et Marianne avec, à l'appui, de nombreux témoignages (policiers, CRS, Madeleine de Jessey, défenseur des droits) :

"Ces dernières semaines, plusieurs policiers sont intervenus dans mon émission sur RMC pour témoigner de la mansuétude des pouvoirs publics à l’égard du mouvement des anti loi El Khomri. Je partage leur opinion. Je l’ai dit, je l’ai écrit : la réponse du gouvernement aux nombreuses violences de ces derniers mois m’a semblé beaucoup moins immédiate et nette que la repression mise en œuvre en 2013, lors du mouvement de la Manif pour tous. (...) Pour autant, Marianne et Libération ont contesté les chiffres que j’avançais, évoquant des confusions. On pourrait en débattre. En revanche, parler d’intox et de bobard me semble malhonnête.

Pourquoi ai-je dis que durant les premières semaines du mouvement anti El Khomri, le gouvernement a été très peu répressif ? Parce que le chiffre de 193 gardes à vue seulement en date du 16 avril 2016 est ridiculement faible. Parce que le gouvernement a été beaucoup plus prompt à interpeller des Veilleurs globalement pacifistes, qui n’ont pas détruit de bâtiments publics, et dont la violence ne me semble pas supporter de comparaison avec le mouvement actuel. (...)

Je le redis, on peut débattre de l’imprécision des chiffres que j’ai repris. Dont acte. Toutefois, il me semble difficile de contester le fait le plus important : l’Etat a eu deux façons "très différentes" d’aborder ces deux mouvements de rue en 2013 et 2016."

Posté le 25 mai 2016 à 06h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

24 mai 2016

Franck Riester : « La réalité, c’est que la droite ne reviendra pas sur le mariage pour tous »

Unknown-11Le député LR LGBTiste Franck Riester (il a voté la loi Taubira et milite désormais pour fabriquer des enfants par PMA et les priver de père ou de mère) déclare à Têtu :

"Chaque candidat à la primaire se présente avec ses idées et ses convictions. La réalité, c’est qu’on ne reviendra pas sur cette loi. [...] Tout cela est positif, et ceux qui disent qu’ils reviendront sur le texte ne le feront pas même s’ils étaient choisis pour la primaire et élus par les Français. En tout cas, je soutiens un candidat qui ne fait pas de concessions [Bruno Le Maire]."

Posté le 24 mai 2016 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

La pression inouïe exercée par l’inter LGBT sur François Hollande

Ludovine de La Rochère est interrogée dans Valeurs Actuelles sur le projet de loi réformant la justice. Extrait :

Valeurs4147_001"Ce projet de loi est théoriquement destiné à réorganiser la justice, mais il inclue des sujets qui n’ont rien à voir comme le changement de prénom et d’identité sexuelle, la privatisation du divorce par consentement mutuel ou encore la célébration des PACS en mairie. Ces projets, une fois de plus, prétendent « libérer » l’individu, quitte à saper ce qui structure et cimente la société. Le projet de loi voté par l’Assemblée nationale ferait du changement de prénom une simple formalité, et du changement de sexe une procédure très simple, ne nécessitant que quelques attestations que n’importe qui peut obtenir. L’Inter-LGBT, qui souhaitait un changement de sexe uniquement déclaratif, se déclare très déçue. Elle parle même d’une « atteinte à la dignité des trans ». Cette réaction est une posture stratégique : en réalité, changer de sexe à l’état civil deviendrait si facile et rapide que le basculement est déjà là. En effet, si la loi devait passer, il n’y aurait plus ni constat médical ni irréversibilité : en fait, on n’est pas du tout sur la sujet de la transsexualité comme il en était question, mais dans celle du transgenre, qui est toute autre. Ainsi, une femme pourrait se faire reconnaître comme homme tout en restant femme. « Il » pourrait donc, par exemple, devenir mère. On est dans la confusion totale des sexes !

La privatisation du divorce par consentement mutuel est une aberration qui fera de nombreuses victimes. Le mariage est une institution et non un contrat de droit privé. Or le droit concrétise le sens : si le mariage est une institution, c’est qu’il est une affaire publique, un événement social, comme l’attestent la publication des bans, la célébration devant un officier d’état-civil et la porte ouverte de la salle de mariage. La privatisation du divorce est donc en contradiction avec le statut du mariage. D’autre part, même lors d’un divorce par consentement mutuel, l’équilibre entre les époux qui organise leur séparation n’est pas du tout garanti. Par définition, le divorce signe en général un contexte difficile, une relation qui ne fonctionne pas, ce qui signifie un accord négocié dans de mauvaises conditions avec, bien souvent, l’un des deux qui signe par épuisement, faiblesse, peur, contrainte économique, urgence, etc. Plus grave encore est la situation des enfants. Vulnérables, ils sont pris entre les deux partis, les deux parents souhaitant bien souvent convaincre leurs enfants qu’ils sont la victime de l’autre… Pour ces raisons, l’intervention  d’un tiers extérieur – en dépit de ses limites et de ses failles – est indispensable pour, au moins, vérifier l’équilibre de l’accord et veiller au respect de l’intérêt de l’enfant.

J’en viens, enfin, à la célébration du PACS devant le maire. Ce contrat étant de droit privé, c’est également une aberration. Mais surtout, cela donne au PACS l’apparence d’un engagement proche du mariage, alors que ce n’est pas le cas. En mimant le mariage, le PACS en relativise la portée et la force. Le mariage doit au contraire être renforcé puisque c’est le cadre le plus stable et le plus protecteur pour les enfants comme les adultes. Il doit être promu comme tel et, notamment, en étant visiblement différent des autres formes d’union. [...]

Il faudra bien que la droite finisse par oser parler de la famille et le fasse avec courage et détermination. Il sera difficile, autrement, de faire croire aux électeurs qu’ils auront le cran de mener les réformes dont la France a besoin dans tous les domaines, notamment économiques.

Certaines associations évoquent une pression « inouïe » exercée par l’inter LGBT sur François Hollande. Observez-vous la même chose ?

Oui, en effet, depuis des mois, la pression est fortement montée. Le discours tenu est que, finalement, le mariage et l’adoption pour deux femmes ou deux hommes ne sont pas grand-chose, que François Hollande n’a pas tenu les promesses importantes dont celle, en particulier, de la PMA « sans père ». Les médias proches de la LGBT écrivent même que François Hollande a cédé devant La Manif Pour Tous, voire a voulu lui plaire, ce qui est tout de même pousser le bouchon un peu loin ! Et donc, pour montrer que ce n’est pas le cas, il devrait au moins faire passer le changement d’identité sexuelle d’ici la fin de son quinquennat. Comme vous le comprenez, il s’agit d’un véritable chantage : « si notre revendication n’est pas entendue, nous mènerons une campagne infamante contre vous d’ici à 2017 » ! Les lobbies LGBT n’hésitent pas à recourir à des méthodes de pression contestables.

Vous envisagez d’organiser une grande manifestation, comme celles contre le mariage homosexuel qui avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes en 2013…

Je voyage partout en France et constate, systématiquement, une inquiétude sans précédent, une véritable angoisse, pour la famille, les générations à venir, la transmission de valeurs, la culture française, l’éducation des enfants, leur accès au marché du travail... Le mécontentement atteint des proportions incroyables pour ce qui concerne la politique menée par François Hollande et Manuel Valls. Quant à la droite, elle paraît trop souvent engluée dans des stratégies électorales plus personnelles que favorables à l’intérêt général, c’est peu de le dire. L’effet est dramatique. Les Français se sentent méprisés et abandonnés par des politiques déconnectés et indifférents à ce qu’ils vivent. Partout, je constate le souhait de descendre dans la rue, peut-être plus fortement encore qu’en 2013 et 2014. L’état d’urgence sera levé dans quelques semaines. S’il s’avère nécessaire de retrouver le chemin des pavés pour être écoutés, nous y sommes prêts. [...]"

Posté le 24 mai 2016 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent

Fabien Engelmann : il y a plein de choses à faire pour que les femmes n'avortent pas

Fabien Engelmann, maire FN de Hayange en Moselle, est interrogé par Le Rouge et Le Noir. Extrait :

"Vous êtes fortement engagé dans la défense de la cause animale. Comment cet engagement vous pousse-t-il à réfléchir aux questions de la défense de la vie humaine, particulièrement lors de sa conception et de sa fin naturelle ?

Images-2Je suis très attaché à toutes formes de vie et à toute souffrance, mais je suis surtout attaché à la vie existante plutôt qu’à celle qui pourrait être ou ne plus être. C’est dans ce sens que je me concentre plus sur la torture animale, les conditions d’élevage horrible et le manque de respect pour les animaux. C’est tout ce mal qui leur est fait qui me révolte, et c’est d’ailleurs pour cela que je suis plus qu’admiratif du dévouement et de l’engagement de Brigitte Bardot depuis tant d’années.

Mais c’est aussi parce que je suis attaché au déroulement de la vie que je considère qu’il ne faut pas revenir sur le droit des femmes à mener la vie qui leur convient. Il n’est, pour moi, absolument pas question de remettre en cause la loi Veil et les françaises doivent disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Par contre, je condamne évidemment l’avortement abusif alors que la contraception n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui.

La situation actuelle ne provient que d’une seule source : la manque de réelle politique familiale, basée sur l’aide des femmes en difficulté, la gestion des pressions familiales, des moyens financiers et des structures adaptées, des aménagements de travail, etc. Il y a plein de choses à faire pour que certaines femmes qui décident aujourd’hui d’avorter, puissent prendre une autre décision avec des conditions et des aides adaptées.

Concernant la fin naturelle ou assistée de la vie, je pense que la loi Léonetti répond pour le moment à cette problématique très délicate. Valider l’euthanasie pourrait entraîner tellement d’abus, et c’est pour cela que, bien que très ouvert à la réflexion et au débat, je pense que ce sujet de société ne devrait pas être pris à la légère et je n’ai pas la prétention d’avoir pour le moment une réponse tranchée à ce sujet.

L’islam doit se conformer aux règles de la République affirment de nombreux élus. Si l’islam faisait son aggiornamento, faudrait-il alors le laisser devenir de plus en plus présent, voire majoritaire, dans notre pays ?

Pour répondre à votre question, je ne pense pas que les « gaulois » se laisseront faire face à la destruction de leur culture, de leur religion et de leurs lois. Les Français réagiront, je l’espère en tout cas. La France, et notre civilisation, ont une culture et des racines chrétiennes, et elles entendent bien les conserver. Il est certain qu’avec les vagues d’immigration clandestine que subit notre pays, et donc la démographie qui en découlera, nous allons devoir faire face à une croissance exponentielle de cette religion en France, et dans toute l’Europe en général. Si l’on s’entête à ne pas recréer nos frontières, à ne pas avoir une politique claire sur les migrations - notamment économiques - l’Islam deviendra majoritaire en France, c’est inéluctable.

Il nous faut être inflexibles et stopper net cette immigration massive. Nous sommes déjà dans une conjoncture difficile : entre attentats, quartiers sensibles où règnent d’autres règles que celle de la République, revendications religieuses voire parfois raciales et grignotage de notre laïcité, nous nous rapprochons de plus en plus d’un islam de conquête. Il est temps pour les musulmans de France de prouver qu’ils se désolidarisent de ces pratiques et placent la France avant leur confession. [...]"

Posté le 24 mai 2016 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

La photo du jour

20 mai 2016 : le maire PS de Pierrefitte-sur-Seine (93) Michel Fourcade commémorant l’abolition de « l’esclavage colonial »... sous la pluie.

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Via FDesouche

Posté le 24 mai 2016 à 17h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

15 000 : le chiffre sur lequel le FN devra méditer

PHO6e72c942-b5a1-11e2-b8fc-cfb0f73c04a0-805x453A quelques centaines près, c'est le nombre de voix qu'il aura manqué à Norbert Hofer pour être élu président en Autriche (15 514) puisque l'écart entre les deux candidats est de 31 026 voix (source). 15 514 voix représentent 0,24% des suffrages exprimés. Rapporté à l'élection présidentielle en France de 2012, cela représente environ 90 000 voix.

Le FN et Marine Le Pen devront donc méditer avec attention les deux conseils contradictoires qui leur sont prodigués aujourd'hui : celui de Jean-Yves Le Gallou qui affirme que "le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat pour les valeurs" et celui de Jacques Sapir qui considère que "les sujets sociétaux n’entraineront jamais un vote d'adhésion". 

En 2013, la Manif pour Tous a rassemblé trois fois un million de manifestants dans les rues de Paris, sans compter les nombreuses mobilisations décentralisées en province constituant ainsi un évènement historique et pratiquement inédit. Beaucoup de Français n'ont pu se joindre à eux, notamment les personnes âgées et certaines familles n'ayant pas trouvé de solution pour leurs jeunes enfants. La motivation première de ces manifestants a été, au delà de leur opposition à la néfaste loi Taubira de dénaturation du mariage, de défendre les valeurs traditionnelles de la famille. Ces défenseurs de la famille attendent désormais plus que jamais que leurs aspirations profondes soient prises en compte sérieusement et avec sincérité en 2017, d'autant plus que beaucoup de jeunes, mineurs en 2013 et éveillés à la chose politique à cette occasion, voteront pour la première fois. 

Il serait dommage de perdre l'élection présidentielle de 2017 à 90 000 voix près...   

Posté le 24 mai 2016 à 16h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

La France "qui va mieux"...

La France bientôt sans essence, mais pire, qui renie son essence propre...

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Posté le 24 mai 2016 à 12h38 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

LR : quel candidat reprendra les 12 propositions du Collectif Horizon ?

Voici les 12 propositions du Collectif Horizon, alliance de la Droite Forte, Sens Commun et l'UNI, devant environ 600 personnes. Etrangement la proposition 7 ne parle pas d'abroger la loi Taubira. Trahison ? :

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Posté le 24 mai 2016 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (42)

Le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat pour les valeurs

Jean-Yves Le Gallou livre son analyse sur le résultat de l'élection présidentielle en Autriche pour Boulevard Voltaire :

"Caramba ! Encore raté ! Norbert Hofer manque à 30.000 voix près l’accès à la Hofburg. Grâce au vote par correspondance des expats et des maisons de retraite, le système sauve la mise. De fort peu toutefois. Mais pour la première fois à une élection nationale en Europe de l’Ouest, un candidat populiste mobilise la moitié de l’électorat pour sa cause. C’est un fait majeur.

C’est l’invasion migratoire qui fournit la première explication de ce succès : l’Autriche a été le point de passage des migrants venus de Grèce. Son gouvernement de coalition démocrate-chrétien/socialiste a payé au prix fort son soutien initial (...) à la folle politique d’Angela Merkel : ses candidats ont été éliminés dès le premier tour de l’élection présidentielle, incapables de réunir à eux deux plus de 22 %. A contrario, le FPÖ a capitalisé sur son opposition sans faille à l’immigration, premier point de son programme.

Norbert Hofer – un patronyme historique en Autriche – s’est révélé un bon candidat. 45 ans, ingénieur aéronautique de formation, amateur de sports aériens (grièvement blessé en 2003), vice-président du Parlement, c’est un homme d’allure modérée mais ferme dans ses convictions : militant depuis plus de 20 ans au FPÖ, c’est le principal rédacteur de son programme de 2011.

Le FPÖ est d’abord un parti identitaire, qui considère l’Autriche comme une composante de la « communauté de langue, de peuple et de culture allemande ». Beaucoup de ses dirigeants sont issus des corporations étudiantes héritières de la culture nationale du XIXe siècle. Le point 1 du programme du FPÖ est l’arrêt de l’immigration. Il est aussi partisan, selon l’exemple suisse, de la démocratie directe et propose notamment d’interdire par référendum les minarets et le voile islamique dans l’espace public. Le FPÖ est aussi farouchement hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ces positions expliquent son succès dans les couches populaires.

C’est ensuite un parti conservateur, défenseur de la famille traditionnelle. Le FPÖ se montre très critique sur les évolutions sociétales prônant le mariage homosexuel ou la théorie du genre. Comme héritier assumé des révolutions « bourgeoises démocratiques » de 1848, il adhère aux valeurs morales du petit peuple d’artisans, de commerçants et de petits entrepreneurs qui ont constitué sa base électorale d’origine. Il est attaché à la liberté d’entreprendre.

Enfin, sur les questions européennes, c’est un parti eurosceptique mais pas europhobe, Il en tient pour une autre Europe : ses principes sont « l’Autriche d’abord » et la subsidiarité. Très critique à l’égard de la Commission européenne, le FPÖ ne prône pour autant ni sortie de l’Union ni de l’euro. Il est pour une « Europe des peuples ».

Le succès du Parti de la Liberté d’Autriche est une leçon pour tous les partis populistes européens. Elle montre que :
La lutte contre l’immigration et la défense de l’identité constitue un ressort électoral bien plus puissant que la critique de l’Union européenne ou de l’euro ;
– C’est cet axe programmatique qui permet de conquérir un électorat populaire sans recourir à des annonces démagogiques effrayantes pour l’électorat modéré ;
– À l’aube du XXIe siècle, le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat pour les valeurs."

Posté le 24 mai 2016 à 07h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

23 mai 2016

Un syndicat de police dénonce la passivité imposée aux forces de l'ordre par le gouvernement

Objectif politique : laisser faire pour discréditer les mouvements sociaux.

La charge est inattendue. Sur France Info, le secrétaire général du syndicat policier majoritaire Alliance, Jean-Claude Delage, s'est interrogé sur les consignes reçues par les policiers pendant les manifestations. Il s'interroge notamment sur la passivité imposée aux forces de l'ordre lorsque des casseurs sont en action. 

Pourquoi les CRS n'interviennent-ils pas plus rapidement lorsque des groupes de personnes s'en prennent à des vitrines ou des équipements publics? Selon le patron d'Alliance, les policiers ne font qu'obéir aux ordres. 

"Lorsque vous voyez des casseurs détruire les vitrines, saccager des panneaux publicitaires, se servir des tubes néons à l’intérieur pour attaquer les forces de l’ordre et que des policiers mobilisés sont en face d’eux et qu’ils doivent attendre une heure en face d’eux pour intervenir (…) on se demande bien pourquoi.​"

Celui qui appelle les policiers à manifester contre "la haine anti-flics" le 18 mai l'assure: "les policiers veulent interpeller les casseurs". Et d'ajouter: 

"L’Etat doit prendre ses responsabilités, ne pas nous laisser attendre des heures face à des casseurs identifiés, qu’on pourrait même peut-être préventivement assigner à résidence dans le cadre de l’état d’urgence ou interpeller."

Pour Alliance, la stratégie de laissez-faire du gouvernement n'a qu'un objectif, jeter le discrédit sur l'ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail" (suite). 

Posté le 23 mai 2016 à 22h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

Bruno Le Maire compare La Manif Pour Tous et le Hijab Day

Ce catholique partisan de l'enfouissement très profond de sa foi déclare à La Vie :

« Quand on me dit qu'à Science Po, on fait un Hijab Day, je suis totalement opposé à cela. Mais de la même façon, quand dans les manifestations contre le Mariage pour Tous, je vois revenir un catholicisme politique et que l'on me dit que l'Église peut prendre des positions politiques, moi le catholique, dont toute la famille est catholique, je dis non. Je sais bien que cela crée de l'incompréhension, mais je tiens à cette ligne-là. »

Posté le 23 mai 2016 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (45)

Au FN, les pro-vie sont des extrémistes auxquels il ne faut plus parler

Dans un article publié par Politico (en anglais) et dont le sujet traite du poids de Marion Maréchal-Le Pen au sein du FN, Bertrand Dutheil de La Rochère, membre fondateur du RBM et proche conseiller de Marine Le Pen pour les question de république et de laïcité, explique comment ne pas chuter dans les sondages :

"Il y aura toujours un certain nombre d'extrémistes dans chaque parti politique et le Front National n'échappe pas à la règle. Certains veulent interdire l'avortement, d'autres haïssent Marine. Mais ces personnes représentent 2, 3 ou peut-être 5% des électeurs. S'adresser à eux entraînerait un effondrement du FN dans les sondages"

Merci à HV

Posté le 23 mai 2016 à 14h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (31)

Devoir de réserve des généraux : entre engagement courageux et prudence excessive et servile

Jean-Pax Méfret nous apprend que le général Cambournac n'a pas été réélu à la tête de L'Union national des Parachutistes (UNP) et que cela pourrait avoir un lien avec la désolidarisation que ce dernier avait eu à l'égard du général Piquemal :

"Le général Cambournac, président sortant et candidat à un nouveau mandat est battu. C'est la première fois en 53 ans d'UNP qu'un président sortant, à nouveau candidat, n'est pas réélu.  Contrairement au général Bruno Dary, ancien ComLe et ancien gouverneur militaire de Paris, Cambournac s'était totalement désolidarisé de l'action à Calais du général Piquemal, l'ancien patron de l'UNP. Et surtout, il n'avait pas protesté sur les conditions de son interpellation.

Le Salon beige avait souligné la frilosité de certains généraux ici et reproduit la tribune de maître Frédéric Pichon dénonçant le comportement du général Cambournac ici.

Sur Boulevard Voltaire, un ancien officier de gendarmerie s'en félicite :

"Souvenez-vous : après l’arrestation à Calais du général Piquemal, ancien président de l’UNP, le général Cambournac s’était fendu d’un communiqué rejetant toute proximité avec l’action du vieux général (...) Sa fermeté, c’est de ne pas en avoir, mais cela est-il étonnant ? Car Thierry Cambournac n’en est pas à son premier reniement (...)

Le tango, voilà une danse que notre para doit pratiquer souvent, surtout quand on ajoute la missive qu’il a adressée le 14 juillet 2014 concernant la présence du drapeau FLN : « La commémoration de la Première Guerre mondiale prendra la forme d’un tableau statique avec un carré de 64 nations, dont l’Algérie, avec chacune le drapeau national… Je réitère que l’UNP n’a pas vocation à s’exprimer et ne s’exprimera pas sur ce sujet. En conséquence, aucun de ses membres ne peut se prévaloir de sa qualité d’adhérent de l’UNP pour exprimer une position différente. » Je n’ai qu’une chose à vous dire, mon général : bon vent. Il n’y a aucun doute, votre prudence vous place dans la lignée des girouettes et des moulins à vent."

Posté le 23 mai 2016 à 10h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Libération a-t-il vraiment prouvé que Black M a un grand-père Tirailleur sénégalais ?

1605182006480100Suite aux doutes formulés par FDesouche à propos de l'appartenance ou pas du grand-père de Black M aux tirailleurs sénégalais et à sa participation au deuxième conflit mondial, doute relayé par Robert Ménard sur LCI où il demandait simplement aux journalistes de vérifier l'information, Libération crie victoire et aurait trouvé LA preuve :

"(...) Désintox a décidé d’aller à la source et de contacter l’Association des enfants des tirailleurs sénégalais de Guinée (...) Après avoir vérifié dans les registres guinéens, son président Lamarana Amadou Diallo nous a alors communiqué une attestation où il certifie «qu’Alpha Diallo» (la véritable identité de Black M) «est le petit-fils de l’ancien combattant : Alfa Mamoudou DIALLO», «combattant de la 2e Guerre mondiale 1939-1945» (...)"

Bien que l'information ne soit toujours pas confirmée à ce jour ni par le ministère de la Défense ni par le Service Historique des Armées, Libération tient donc tout de même sa preuve irréfutable. Il 'agit en l'occurrence d'un échange avec Lamarana Amadou Diallo, président de l’Association des enfants des tirailleurs sénégalais de Guinée, association qui s'était complètement discréditée en 2014 en prétendant que 161 millions de tirailleurs africains avaient été recrutés, comme le montre cet extrait de l'allocution prononcé à l'ambassade de France en 2014 par l'attaché de Défense lui-même :

"J’ai lu avec beaucoup d’attention et d’intérêt cette déclaration de l’association des enfants des tirailleurs. Il y a dans ce texte un certain nombre d’approximations qui le rendent peu crédible : prétendre que plus de 161 millions de tirailleurs africains ont été recrutés me semble parfaitement illustrer ce point... Dans une déclaration, la plus petite erreur fragilise toute la démonstration même si celle-ci comprend des éléments véridiques, ce qui est le cas ici. Je n’en ai cité qu’une, mais il y en a beaucoup d’autres… Ces erreurs sont donc regrettables

Je me permets simplement d’attirer l’attention de ses rédacteurs sur un point qui me semble essentiel : la France verse leurs pensions à tous les anciens combattants qui en font la demande et qui sont en mesure d’apporter la preuve de leur statut d’ancien combattant. Depuis plusieurs années, la mission militaire de l’ambassade de France à Conakry apporte son soutien aux anciens combattants guinéens, en vérifiant que les pensionnés perçoivent bien la totalité de la pension à laquelle ils ont droit, et en apportant des secours et des soins médicaux aux anciens combattants les plus nécessiteux ainsi qu’aux veuves, très nombreuses en Guinée.

La France respecte ses engagements auprès des anciens combattants guinéens, au même titre qu’auprès des anciens combattants français. Ainsi, si vous avez dans votre entourage un ancien combattant qui ne touche pas sa pension, il faut lui dire de la demander aux services de l’ONAC guinéen, qui a la charge d’instruire les demandes et de les transférer vers la France (...)

Enfin, en Guinée, c’est l’Etat guinéen qui est responsable du versement des pensions aux anciens combattants, et l’Etat guinéen demande ensuite à l’Etat français de lui rembourser l’avance qu’il a faite. Chaque année, la France verse ainsi à la Guinée environ 5 millions d’euros au titre des pensions militaires."

Avec les nombreux travaux qui ont été menés ces dernières années sur les Tirailleurs sénégalais, il ne devrait pas être très difficile de croiser cette preuve avec des sources françaises...

Posté le 23 mai 2016 à 08h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Législatives partielles : LR et PS en tête

Il y avaient 2 élections législatives partielles hier : l'une dans les Alpes Maritimes, l'autre à Strasbourg.

La candidate LR Marine Brenier, adjointe au maire de Nice et conseillère départementale, a rassemblé 47,4 % des suffrages à l'occasion du premier tour de l'élection législative partielle organisée dimanche dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes après la démission, pour cause de cumul des mandats, de Christian Estrosi, maire de Nice et président de la région Paca. Le taux de participation est de 23,33 %. 8 candidats s'affrontaient. Michel Brutti (FN) a rassemblé 30,7 % des suffrages exprimés. Le PS recueille 6,5 % des votes et se voit devancé par le candidat du Front de gauche, Philippe Pellegrini (7,5%).

A Strasbourg, le socialiste Eric Elkouby est arrivé en tête avec 30,35%, pour remplacer Armand Jung, socialiste, qui a démissionné pour raisons de santé. Il affrontera dimanche prochain Jean-Emmanuel Robert, candidat Les Républicains qui totalise 19,11% des suffrages. Julien Didelot, jeune candidat du Front national, est en troisième position avec 10,47%. Quatorze candidats briguaient le siège. 

Posté le 23 mai 2016 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

22 mai 2016

Juvin en liberté: la "compil" de la semaine du 16-20 mai

Autant de petites leçons pertinentes sur l'actualité nationale et internationale, et de voies à explorer pour le salut national. Aujourd'hui:

  • la retenue à la source et l'enfer fiscal français,
  • les manifestations de la police, les fonctions régaliennes, le rôle et l'autorité de l'Etat,
  • nucléaire militaire et souveraineté française,
  • l'avenir de l'épargne,

 

Posté le 22 mai 2016 à 19h20 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

Twitter se souvient de la grande bouche du candidat Hollande. Florilège...

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Et la cerise sur le gâteau :

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Posté le 22 mai 2016 à 18h38 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

3 juin à Saint-Malo : un débat sur l’avenir des droites

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Posté le 22 mai 2016 à 17h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Manuel Valls : "Dans une famille, il y a papa, il y a maman, il y a les enfants"

En Ardèche, le premier ministre revient enfin à la raison...

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Posté le 22 mai 2016 à 17h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Quand la pseudo éducation dite nationale fait dans la propagande digne de l'URSS

Posté le 22 mai 2016 à 12h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

21 mai 2016

Le virage idéologique du FN

Dans L'Homme Nouveau, Joël Hautebert revient sur les propos du député européen Sophie Montel lors du banquet du Front National le 1er mai. Il révèle une petite expérience réalisée avec des étudiants :

Une-1615"[...] Nous partons du principe que la pensée conditionne l’action et qu’il est probable que son expression dans le discours d’investiture d’un chef de parti, futur candidat à la présidence de la République, nous informe sur les conditions requises pour prétendre exercer le pouvoir suprême en France. Afin de s’approcher de la plus grande objectivité, il n’est pas inapproprié, dans certains cas, de se dégager de la répulsion ou de la séduction qu’exercent a priori les noms des orateurs. Nous avons testé l’expérience suivante avec deux promotions d’étudiants bénéficiant d’un minimum de connaissances en philosophie politique. Ils devaient comparer et commenter des extraits significatifs des deux discours, sans aucune indication sur l’identité des auteurs, le temps et le lieu. Le résultat fut le suivant : le discours de Jean-Marie Le Pen [lors du congrès de Tours de janvier 2011] fut qualifié de discours patriotique traditionnel, défendant l’attachement à la France charnelle. Le second [de Marine Le Pen, également prononcé lors du congrès de Tours de janvier 2011] fut qualifié de jacobin, étatiste et laïciste, émanant peut-être d’un radical de la Troisième République, en tous les cas d’une personne d’un univers mental opposé au premier. Ainsi, au-delà des mots-clefs employés par les deux orateurs (nation, France, État) deux mondes intellectuels s’affrontaient, confirmant l’analyse de Jean de Viguerie sur les deux patries, la patrie charnelle versus la patrie révolutionnaire. Si l’énoncé de l’identité de l’auteur du premier discours n’a pas surpris, il n’en fut pas de même pour le second. Ce fut même une très grosse surprise pour beaucoup.

Comment faut-il analyser ce changement brutal ? Simple stratégie discursive ou affirmation d’une profonde mutation des références intellectuelles du mouvement et du modèle civilisationnel à promouvoir ? Les propos de Sophie Montel avalisent à nos yeux le choix de la seconde option. Le constat de l’affirmation d’un nouveau marqueur intellectuel débouche nécessairement sur l’appréciation de son objectif politique. Pour espérer parvenir au pouvoir il faut prioritairement donner des garanties, en l’occurrence démontrer son ancrage républicain, au sens idéologique du terme : « Au plan des principes, parce que cette question est centrale pour la paix publique, je répète que la République n’admettra aucune tentation théocratique. Il appartient aux fidèles de mettre leur pratique religieuse en accord avec la République. (...) nous relèverons les valeurs traditionnelles de la République française ; les véritables défenseurs de la République, c’est nous ! » (Marine Le Pen). Ainsi, avant de démontrer sa capacité à gouverner, le Front National doit d’abord conquérir son droit à gouverner. Pour y parvenir, il est passé du compromis nationaliste au sein duquel la pensée catholique avait sa place, au pacte républicain dont il est l’élément nationaliste et sécuritaire, réduisant de facto la pensée catholique à une variable d’ajustement. Dans l’hypothèse d’un clash d’envergure conduisant à un légitime raidissement sécuritaire de la population, le parti de Marine Le Pen apparaîtrait alors comme une solution politique de dernier recours, acceptable pour l’idéologie républicaine, en dépit des fortes réticences de beaucoup. C’est visiblement l’objectif poursuivi, loin d’être gagné. Il faudra sans doute que ce parti concède toujours plus de garanties... [...]"

Posté le 21 mai 2016 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent

Le défi principal c'est la survie de notre mode de civilisation mis en cause par les soixante-huitards et les islamistes

Interrogé dans le FigaroVox, Charles Beigbeder déclare :

Unknown-5"Je considère obsolète le clivage droite / gauche: c'est un héritage dépassé de la guerre froide. Aujourd'hui, le défi principal de notre continent, c'est la question culturelle: la survie de notre mode de civilisation mis en cause à la fois par les déconstructeurs héritiers de mai 68 (et plus profondément de la Révolution française) et en même temps par les islamistes radicaux. Il faudra donc qu'un jour se réunissent tous ceux qui veulent que la France continue à vivre et porter des fruits en tant que civilisation. C'est ce que j'essaie de faire, à mon humble niveau, avec l'Avant-Garde. Mais la préservation de notre culture devrait faire émerger en France un courant conservateur (au sens propre du terme) c'est-à-dire une fédération de personnes qui chérissent notre culture et s'unissent pour la transmettre par la famille, l'école et la nation qui restent les trois réalités qui forment l'armature d'une société. Là sont les véritables enjeux.

Il y a, bien sûr, d'autres clivages tout aussi pertinents, même s'ils me paraissent secondaires par rapport à la question culturelle: celui qui oppose les mondialistes aux souverainistes au plan politique, ou encore les étatistes aux libéraux sur le plan économique. Le clivage droite / gauche est donc bel et bien dépassé et je ne suis pas du tout sûr que mon analyse corresponde à la grille de lecture de Marine Le Pen puisqu'elle prend de plus en plus ses distances avec la défense de la famille, qu'elle est étatiste en économie là où je prône la liberté d'entreprendre, et qu'elle soutient une laïcité sectaire là où je souhaite que le sentiment religieux puisse s'exprimer librement dans l'espace public, dans le respect du bien commun."

Posté le 21 mai 2016 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)


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