29 août 2016

Les catholiques pratiquants ont assurément la capacité de provoquer une défaite

Selon Guillaume Bernard :

Unknown-31"[...] Tandis que nombre de Français, indépendamment de leur pratique religieuse, considèrent la visibilité du catholicisme comme un enjeu identitaire (d’où leur soutien aux crèches de Noël dans l’espace public), les catholiques pratiquants osent de nouveau affirmer leurs valeurs politiques (sociabilité naturelle, principe de subsidiarité, justice rétributive). Mais leur réveil politique est brutal. Car ils se rendent compte que, converties à la modernité (constructivisme politique, indifférentisme culturel), les élites censées les représenter (la quasi-totalité des élus) et même les guider (un assez grand nombre de religieux) favorisent le multiculturalisme au détriment des traditions françaises et, en premier lieu, du catholicisme.

Reprenant conscience de leur identité, nombre de catholiques se dégagent d’une confiance déraisonnable et d’une obéissance aveugle. Ils se libèrent, peu à peu, autant des intimidations moralisatrices assenées par des politiques (il ne serait pas charitable de ne pas être ouvert à la diversité du monde) que des contresens politiques proférés par des ecclésiastiques (la mise sur un pied d’égalité d’une démesure illégitime pouvant être commise par des chrétiens avec une violence légale inscrite dans l’ADN de l’islamisme).

Les voilà donc, en politique, quasiment orphelins. Car, en dénonçant le très réel matraquage fiscal dont les familles pâtissent, la droite modérée croit répondre à leurs attentes mais reste dans le domaine de l’avoir (le niveau de vie) en oubliant la question cruciale de l’être (le mode de vie). Quant au Front national, il semble que certains de ses dirigeants s’ingénient à les dissuader de le rejoindre par des déclarations (authentiques dérapages) banalisant l’avortement ou préconisant un laïcisme forcené (à propos du port de signes religieux).

Plus fermes qu’auparavant dans leurs positions, les catholiques pratiquants sont susceptibles de devenir un électorat flottant pouvant varier en fonction de l’offre et des enjeux. Dans l’état actuel des choses, leur vote ne semble pouvoir exprimer qu’un choix faute de mieux. Étant un peu moins de 15 % du corps électoral, les catholiques pratiquants ne peuvent pas faire à eux seuls une victoire ; mais ils ont assurément la capacité de provoquer une défaite. Il ne tient donc qu’à eux de ne pas se disperser et de s’organiser pour le faire bien entendre de tous les politiques."

Posté le 29 août 2016 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

Islamo-gauchisme : l'intelligentsia est devenue le vrai parti de la violence

Historien des gauches, éditorialiste à Marianne, Jacques Julliard écrit dans Le Figarovox :

Unknown-30"[...]  Pourquoi et comment une poignée d'intellectuels d'extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l'homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l'islam dans l'espace politique français? [...]

Parce que l'intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n'est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n'ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XXe siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n'y suffirait pas. Je préfère citer les noms des quelques-uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l'honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron. Il doit y en avoir quelques autres. Je laisse le soin aux psychologues et aux psychanalystes de rechercher, dans je ne sais quel réflexe de compensation, une explication de cette attirance des hommes de plume et de parole pour le sang, en un mot de leur préférence pour la violence.

L'autre explication, je l'ai déjà suggéré, c'est ce qu'il faut bien appeler la haine du christianisme. Il est singulier de voir ces âmes sensibles s'angoisser des progrès de la prétendue «islamophobie», qui n'a jamais fait un mort, hormis les guerres que se font les musulmans entre eux, quand les persécutions dont sont victimes par milliers les chrétiens à travers le monde ne leur arrachent pas un soupir. Singulier que le geste prophétique du pape François, ramenant symboliquement de Lesbos trois familles de migrants musulmans, ne leur ait pas tiré un seul applaudissement. Ils ont abandonné la laïcité, mais ils ont conservé l'anticléricalisme. Pis, l'antichristianisme. [...]"

Posté le 29 août 2016 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

Sens Commun soutiendrait-il François Fillon ?

C'est la question que l'on peut se poser en voyant ce tweet d'une conseillère régionale d'Ile de France, Sylvie Piganeau :

Le président de Sens commun avait déclaré le 17 août :

Cq30311W8AE8P2n

Toutefois, François Fillon ne compte pas remettre en cause la loi Taubira. Il compte réécrire la loi pour revoir les règles de filiation. Ces déclarations de soutien sont-elles à corriger ?

Posté le 29 août 2016 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

Le vêtement, une question de dignité

Excellente tribune de Georges Michel, sur Boulevard Voltaire, et que l' on pourrait synthétiser d'un nouveau slogan : "ni string, ni burkini !"

"C’est la mode de parler chiffon. Une mode ancienne : même Pie XII s’y prêta en 1957 ! Recevant en audience les participants du Congrès international de la haute couture, il apporta un éclairage chrétien sur cette question de l’habillement qui, malgré les années, n’a rien perdu de son actualité, si l’on y songe un peu. Une lecture chrétienne de ce qui se passe aujourd’hui sur nos plages nous changera d’une lecture de stricte observance républicaine ! Osons la ringardise…

Ainsi, Pie XII rappelle que le vêtement répond à trois exigences qui passent les siècles, les civilisations, les latitudes : l’hygiène, la pudeur et la bienséance. Il souligne, d’ailleurs, l’interdépendance étroite entre ces trois exigences, bien qu’elles résultent de sources diverses : l’une est physique, l’autre relève du spirituel, la troisième de l’ensemble psychologique et artistique.

La première exigence est, en principe, évidente. On ne met pas un anorak, ni une cagoule, en plein cagnard.

La deuxième, la pudeur, est plus difficile à définir. Pie XII déclare : « La pudeur se fonde sur la tendance innée et plus ou moins consciente de chacun à défendre contre la cupidité d’autrui un bien physique personnel, afin de le réserver, avec un prudent choix de circonstances, aux sages buts du Créateur. » Des mots, des idées qui peuvent paraître ringards de nos jours. Quoique…

La troisième finalité du vêtement répond à une exigence de bienséance, que le pape Pie XII, finalement, préfère ramener sous le vocable de la dignité. « Cette finalité répond à l’exigence innée, sentie surtout chez la femme, de donner du relief à la beauté et à la dignité de la personne, avec les moyens mêmes qui pourvoient à satisfaire les deux autres. Pour éviter de restreindre l’ampleur de cette troisième exigence à la seule beauté physique et, plus encore, pour soustraire le phénomène de la mode à l’ardent désir de séduction comme sa première et unique cause, le terme dignité est préférable à celui d’embellissement. Le souci de la dignité de sa propre personne provient manifestement de la nature et est par conséquent légitime. » Notez qu’à bien y réfléchir, de tels propos ne disqualifient pas le bikini (je dis bien le bikini !), sauf, peut-être, lorsque le poids des ans n’arrange pas les choses…

Pie XII poursuit : « Il est donné au vêtement d’exprimer la joie et le deuil, l’autorité et la puissance, l’orgueil et la simplicité, la richesse et la pauvreté, le sacré et le profane. » Un vêtement n’est jamais neutre. La preuve aujourd’hui…

Le sens de la mesure, le juste milieu, le point d’équilibre furent longtemps des notions caractéristiques de notre génie français nourri de christianisme, notions qui irriguaient toutes les activités humaines, y compris la manière de s’habiller. Or, les excès les plus contraires se côtoient, se croisent… ou s’évitent dans nos rues, nos plages – en contradiction, d’ailleurs, avec le supposé et roboratif vivre ensemble -, des excès qui sont étrangers à notre civilisation française, ou du moins ce qu’il en reste. Des excès qui sont, au fond, les marques d’un asservissement plus ou moins consenti.

D’un côté du trottoir, un habillement souvent débridé qui exalte non pas la beauté de l’âme ou la dignité de la personne mais le corps seul. Impudeur et indécence. C’est l’esclavage de la mode et du siècle.

De l’autre côté, des femmes-fantômes hantant l’espace public. Pudeur excessive, mais indécence caractérisée, car ces tenues ne sont pas conformes à nos mœurs. C’est l’esclavage de l’islam.

Et les chrétiens, au milieu de tout cela ? Sont-ils réduits à passer alternativement d’un trottoir à l’autre ? Ne devrait-on pas, du reste, se retourner à leur passage ? Non par concupiscence ou indignation mais par respect : le respect qu’inspirent des personnes, en principe, appelées à devenir prêtre, roi et prophète…"

De tels propos devraient être médités par tous, les catholiques en particulier, tant il est vrai que la charité leur fait un devoir d'exemplarité. Or, même dans les "milieux" les plus cohérents en termes de conviction et de pratique, le sens de la dignité de la tenue, essentiellement mais pas uniquement féminine, s'est profondément altéré.

Posté le 29 août 2016 à 07h11 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 août 2016

La démocratie, cette vache sacrée de la modernité

Maxence Hecquard a publié en mai dernier un ouvrage imposant dans lequel il revisite les fondements et la genèse de la démocratie moderne, cette nouvelle religion séculière, ce dogme intouchable, cette "valeur de la République", selon l'expression consacrée. Dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne, il montre la métaphysique de ce régime en évolution perpétuelle, né des Lumières, pensé notamment par Kant, Hegel et Darwin. Même les représentants de l'Eglise ont fini par adopter la terminologie propre à la démocratie, en en faisant presque un principe non négociable du bien commun. Alors que, le plus souvent, la démocratie moderne écrase le principe de subsidiarité sous un totalitarisme soft. Cet idéal est une utopie, mais une utopie plaisante, à la fois pour les dirigeants mais aussi pour les électeurs qui aiment se plier au jeu :

288.88888888889_450_188"Le vice du régime est contradiction essentielle : faire gouverner un peuple incapable de le faire. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que quelque tribun mente au peuple en lui déclarant exécuter ses volontés quand il ne suit que la sienne."

Toute ressemblance avec l'actualité n'est pas fortuite. Et ce théâtre électoral se poursuit alors que l'échec de la démocratie est patent : 

"[D]eux siècles après la grande révolution, le monde n'est toujours pas en paix. Deux guerres mondiales ont eu lieu au XXe siècle en son nom [...]. A l'orée du troisième millénaire force est de constater que la démocratie progresse toujours mieux par les avions bombardiers que par les urnes. Des coalitions occidentales (souvent emmenées par les Etats-Unis...) déstabilisent, voire attaquent, nombre de régimes d'orient ou du sud au prétexte d'"insuffisance démocratique", celle-ci étant certifiée par des autorités "morales" autoproclamées.

Régression culturelle et guerres multiples : la Terre promise par les Lumières semble encore loin...

D'où vient ce paradoxe ? Comment expliquer qu'un régime qui ne vise que la cohabitation tranquille et l'épanouissement des hommes engendre tant de conflits ?

La question est celle du passage. Comment le despotisme pour instaurer la république . Comment briser la dictature pour gagner la liberté ? Comment sortir de l'obscurité ? La réponse des Lumières et unanime : par la violence".

Ainsi fonctionne l'idéologie démocrate : au nom des lendemains qui chantent, tout est possible aujourd'hui. Rousseau, Kant, Hegel sont unanimes là-dessus : la violence et la terreur sont une étape inévitable de la liberté.

Et dans le concert politico-médiatique, il n'est pas possible de s'exprimer sereinement si l'on n'a pas professé son adhésion à la démocratie, laquelle se fait totalitaire :

"Claude Polin explique que le totalitarisme se définit comme l'unicité d'un parti qui se maintient par une police de la pensée : "Une société est totalitaire oosqu'elle tend à se donner en tant que telle, c'est-à-dire en tant que totalité de se membres, pour supérieure à n'importe laquelle de ses parties, sur laquelle le tout entend du même coup exercer un pouvoir total, en lui déniant tout droit à se poser en face de lui comme un être à part entière." Force est de reconnaître que la démocratie répond à cette définition : elle ne souffre pas la contradiction. La démocratie est idéologique et totalitaire car ses valeurs sont exclusives et parce qu'elle prône une métaphysique incompatible avec toute autre vision du monde."

Posté le 27 août 2016 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 août 2016

Lionnel Luca refuse de se soumettre au diktat du Conseil d'Etat

Unknown-26Lionnel Luca, député-maire LR de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), a annoncé qu'il ne retirait pas son arrêté anti-burkini suspendu quelques heures plus tôt par le Conseil d'Etat :

"Loin d'apaiser, cette décision ne peut qu'aviver les passions et les tensions". "Seule une loi peut les prévenir. (...) Je m'y emploierai dès la rentrée parlementaire". "L'islamisation progresse dans notre pays". "Il y en a qui peuvent se réjouir, ils ont gagné un petit pas supplémentaire".

Selon l'élu, le conseil d'Etat "considère donc qu'un maire ne saurait prévenir les troubles à l'ordre public mais devrait les subir pour être fondé à réagir, sûrement comme en Corse".

Le maire de Villeneuve-Loubet s'étonne que le Conseil d'Etat 

"considère que le terrible attentat du 14 juillet à Nice n'est pas un traumatisme suffisant pour que les maires soient fondés à intervenir, comme le précise le tribunal administratif de Nice".

Lionnel Luca observe que le Conseil d'Etat désavoue ainsi deux décisions du tribunal administratif de Nice et rappelle qu'un arrêté similaire en vigueur à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) depuis 2013 n'a pas été désavoué jusqu'ici.

Si cette affaire permet aux politiques de ne plus reculer après les décisions idéologiques des juges, ce serait une bonne nouvelle.

Posté le 26 août 2016 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

La droite la plus bête du monde

C'est officiel : Michèle Alliot-Marie sera candidate à l'élection présidentielle, sans passer par la case primaire. Sur son compte Twitter, l'ancienne ministre de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires Etrangères et de la Justice publie un texte dans lequel elle annonce renoncer à la primaire pour se présenter directement au premier tour de l'élection présidentielle.

"Pour ma part, je ne participerai pas à un exercice interne de primaires organisées par un parti, fût-il l'héritier de celui que j'ai eu l'honneur de présider". "Le président de la République doit être (...) au-dessus des partis. C'est pourquoi les candidats (...) ne sauraient être désignés ou présélectionnés par un parti".

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C'est bien là-dessus que compte François Hollande pour espérer accéder au second tour et gagner contre Marine Le Pen.

Posté le 26 août 2016 à 14h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le FN demande une enquête parlementaire sur le financement de l’Islam en France

Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont déposé une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement de l’Islam en France et sur les conséquences liées à l’apport financier d’États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam en France. Exposé des motifs de cette commission :

Unknown-24"Les récents attentats perpétrés sur notre territoire par des musulmans radicalisés situent l’Islam au centre des débats. Deuxième religion du pays, l’Islam connaît de graves dérives qui conduisent à s’interroger sur sa place au sein de la société française, son mode de fonctionnement, ses influences. Des réponses précises ne peuvent que mieux aider à distinguer nos compatriotes musulmans des dérives djihadistes en forte progression ces dernières années.

Fort d’un nombre croissant de pratiquants dans notre pays, l’Islam cristallise des enjeux considérables d’ordre économique, culturel, géopolitique. En effet, de nombreux États étrangers participent activement à l’organisation du culte musulman. Plus de la moitié des imams salariés exerçant en France sont rémunérés soit par l’Algérie, le Maroc, l’Arabie Saoudite ou la Turquie. Les mosquées sont financées par des pays étrangers ou par des « mécènes » privés dont on ne connait pas les identités. L’Islam devient l’objet d’une lutte d’influence entre divers pays musulmans, au risque d’instiller une ingérence étrangère préoccupante tant pour la cohésion nationale que pour le respect du principe de laïcité. Le circuit de la viande halal, aux financements très opaques, est lui aussi source de trafics dont les fonds peuvent bénéficier à des associations culturelles et cultuelles intégristes.

Les actuelles organisations se targuant de représenter les musulmans de France sont elles-mêmes les leviers de pression d’États étrangers. Ainsi, l’UOIF est l’obligée du Qatar tandis que la Grande Mosquée de Paris est gérée par l’État algérien. Cette infiltration étrangère dans le quotidien des musulmans de France nuit au développement de la religion musulmane en accord avec le cadre républicain et pose un sérieux problème de souveraineté nationale et d’ordre public.

Malgré l’emprise croissante des pétromonarchies islamistes sur l’Islam en France et l’essor d’un Islam de plus en plus rétif à la loi française, aucune réforme de grande ampleur n’est engagée par le Gouvernement. C’est pourquoi il apparaît nécessaire de créer une commission d’enquête parlementaire pour faire le jour sur le financement des mosquées, des associations cultuelles et culturelles animant l’Islam dans notre pays ainsi que pour mesurer les conséquences de l’influence exercée par les États étrangers instillant une vision fondamentaliste dans l’organisation de l’Islam en France."

Résolution :

"En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, est créée une commission d’enquête de trente membres pour étudier le financement de l’Islam en France et mesurer les conséquences de son financement par des États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam.

  1. Elle s’attachera à mesurer l’influence des États tiers sur l’organisation et le financement de l’Islam en France et identifiera les modalités par lesquelles les États tiers exercent leurs influences sur les Musulmans de France.
  2. Elle identifiera les États tiers qui favorisent le financement des lieux de cultes, associations cultuelles et culturelles propageant une idéologie islamiste.
  3. Elle contribuera à identifier le rôle des États tiers dans l’incitation aux atteintes à la loi de 1905 et les lois de 2004 et 2010 encadrant le port de signes religieux dans les établissements scolaires et l’espace public.
  4. Elle tentera de mesurer le rôle des États tiers dans la connexion entre les mouvements terroristes et certains acteurs de l’Islam de France.
  5. Elle proposera de renforcer l’arsenal juridique afin d’empêcher le financement de lieux de culte par des États tiers.
  6. Elle proposera éventuellement des mesures pour geler les avoirs des pays tiers et de leurs ressortissants dont il est fait preuve d’un soutien logistique ou financier de mouvements terroristes agissant sur le sol français."

Posté le 26 août 2016 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2016

Un nouvel impôt pour les familles

Famille de France dénonce un décret publié le 19 juillet :

Unknown-19"Le gouvernement supprime le statut d’ayant droit d’un assuré social et le remplace par celui de bénéficiaire de la « protection universelle maladie ».

Le conjoint qui ne travaille pas, était ayant droit sous le numéro de sécurité sociale de celui qui paye des cotisations. Il sera désormais affilié personnellement avec son propre numéro, au nom de la protection maladie universelle.

Familles de France craint qu’une étape supplémentaire vers l’explosion de la cellule familiale soit franchie.

La réforme s’accompagne de la création d’une nouvelle cotisation… Le conjoint sera désormais soumis à une cotisation de 8 % s’il perçoit des revenus non professionnels (loyers, redevances, dividendes…) d’un montant supérieur à 9 650 € par an.

Ces mêmes revenus du patrimoine ont déjà subi 15,5 % de prélèvements sociaux pour financer notre système de protection sociale. Familles de France refuse la création d’un nouvel impôt de 8 % sans aucune contrepartie qui vise, avant tout, les familles et spécialement celles qui ont choisi d’avoir des enfants et décidé pour cela de valoriser le rôle de la mère au foyer."

Comme l'écrit Jacques Bompard :

"Le gouvernement le plus hostile aux familles de la cinquième République continue son œuvre de saccage idéologique et économique des cellules de base de la société."

Posté le 25 août 2016 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

La méthode Sapin dans la lutte contre les objets perdus

Lu dans Valeurs Actuelles :

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Posté le 25 août 2016 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent

Condamnée, la Vice-Présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées démissionne

Unknown-18Béatrice Négrier, élue PS, avait été condamnée à une amende de 4 000€ pour abus de confiance en mai dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier. La somme escroquée s’élève à 340 000 €...

France Jamet, Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, souligne que la presse de gauche avait fait l'impasse :

"Il aura fallu plus de trois semaines et l’intervention notamment du Front National pour que la Vice-Présidente de la région, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, réalise que sa condamnation pour abus de confiance la contraignait à faire ce que tout le monde attendait d’elle : démissionner.

Cette affaire aura au moins eu le mérite de prouver, une fois encore, que nos concitoyens n’ont rien à apprendre de la presse quotidienne régionale du monopole Baylet, qui avait soigneusement omis de parler de cette condamnation, jusqu’à la révélation du site indépendant « lengadoc-info ». Nos concitoyens ne peuvent pas non plus compter sur le sens moral et l’éthique de leurs dirigeants socialistes qui font tout pour rester à leurs places, sauf quand le Front National les force à la raison."

Béatrice Négrier devrait conserver son mandat de conseillère régionale. Ethique ?

Posté le 25 août 2016 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson : l'abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité.

Le député Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire LR écrit sur Boulevard Voltaire :

Images-12"[...] je suis convaincu qu’un retour de la droite aux plus hautes responsabilités en 2017 avec des orientations uniquement sécuritaires et gestionnaires, serait au mieux sans effet en profondeur, au pire aussi catastrophique que le mandat de François Hollande. Je le prône depuis l’annonce de ma candidature à la primaire ouverte de la droite : 2017 doit être l’occasion d’un débat de société, et surtout d’une prise de conscience générale des enjeux de civilisation pour lesquels nous devons nous mobiliser et réagir avec vigueur.

Alors la Primaire… C’est l’occasion d’offrir aux Français un débat de fond : qu’est-ce qu’être français ? Comment unir le peuple de France ? Comment permettre à chaque membre de notre communauté nationale d’être en confiance avec un Etat protecteur, pleinement accueilli ? Quels sont les repères que nous souhaitons transmettre à nos enfants ? Quel est notre modèle social ?…

Trop de candidats à la primaire de la droite et du centre font de l’activisme et de la communication sur des sujets sérieux mais annexes : le cumul des mandats en est l’exemple. Cherchent-ils ainsi à esquiver les questions qui fâchent parce que nécessitant du courage, et surtout des convictions ancrées et donc invariantes dans le temps ? Avec la prise de risque de réponses qui ne font pas toujours plaisir aux lobbies et à la pensée unique ? Cela n’est pas mon registre : je suis là pour faire gagner une conception de la France et de son devenir, pas pour me faire gagner moi tout court. C’est ainsi que, candidat à primaire de la droite, je réaffirme haut et fort que l’abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité. 

La contestation de la loi dite du mariage pour tous a été le plus grand mouvement social que la France d’après-guerre ait connu, ce que vient de reconnaître François Hollande dans son dernier livre en évoquant enfin la réalité du « million ». Malgré l’énergie de cette mobilisation, le débat démocratique a été confisqué, la vérité la plus élémentaire censurée. Cette loi inique et dangereuse porte atteinte à notre unité nationale et fragilise sa cohésion, parce qu’elle instrumentalise l’enfant, tripatouille la filiation, démantèle le mariage, monte les Français les uns contre les autres. 

Si une loi doit être abrogée, et bien avant celle du cumul des mandats, c’est celle de Taubira dite du mariage pour tous. Sinon, l’alternance, attendue par tant de Français, décevra une nouvelle fois, sera vaine une nouvelle fois. Ce que notre pays fragilisé ne pourra plus supporter. Ce que je me refuse à imaginer, à subir surtout."

Posté le 25 août 2016 à 13h14 par Michel Janva | Lien permanent

Valls et sa promesse fiscale : les Français ne sont pas dupes

Sondage du Figaro :

Imp

Posté le 25 août 2016 à 12h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

La courbe du mensonge ne baisse pas

Unknown-16Contrairement à ce que pense François Hollande. Si, en juillet, pour la 4e fois depuis le début de l'année, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé, c'est aussi parce qu'il progresse dans les autres catégories et que les radiations explosent. Sans parler des chômeurs placés en formation aux frais du contribuable.

Posté le 25 août 2016 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

Guerre de civilisation et crise d'identité : le double mal qui ronge la France

Déclaration de Monseigneur le duc d’Anjou :

Mes chers compatriotes,

Luis-alfonso-borbon_000La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Posté le 25 août 2016 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2016

François Baroin Premier ministre de Sarkozy ? Pas vraiment une droitisation

Images-10Dans un entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy confirme que François Baroin devrait être son premier ministre s'il était élu président en mai 2017:

«C'est le mieux placé». "J'ai une très grande confiance en lui".

François Baroin est le président des maires de France, qui voulait interdire les crèches de Noël dans tous les lieux publics. Maire de Troyes, il préfère s'attaquer aux crèches qu'aux mosquées où prêchent des imâms dangereux comme Abdelilah Ziad.

Par ailleurs, dans son dernier livre, Nicolas Sarkozy affirme vouloir réduire drastiquement le nombre d'immigrés entrant en France :

Capture d’écran 2016-08-24 à 22.43.33

Il promet aussi un "Schengen II" pour mieux contrôler les étrangers extracommunautaires.

Pourtant, François Baroin déclarait en juin dernier au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker :

« Je veux vous porter le message de tous les maires de France, qui seront aux côtés de l’Etat dans sa mission régalienne d’accueillir les naufragés de la vie [c’est ainsi que François Baroin désigne les immigrés clandestins ! Ndlr] et de les aider à se reconstruire. »

« Monsieur le président de la Commission européenne, pouvez-vous nous indiquer la marche à suivre ? Quelle est l’étape actuellement suivie et quelle méthode retenue ? » « C’est donc bien dans une inscription dans la durée de l’accompagnement de ces populations qu’il faut définir des politiques publiques partagées »...

Posté le 24 août 2016 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

Il faut que nous sortions nous même de la logique partisane

Barbara Mazières, que nos lecteurs connaissent bien, évincée de ses responsabilités au sein du FN, répond à Franck Abed. Extraits : 

Unknown-12"[...] J’ai effectivement été très déçue de cette expérience au Front National notamment avec l’affaire du « bonsaï » et des déclarations méprisantes de M. Philippot sur la Manif pour tous, puis les prises de position résolument anti-famille – et même plus radicales que Mme Touraine – de Sophie Montel, qui m’avaient laissée penser que la ligne politique du FN était en train de basculer.

Par ailleurs, il faut noter que les propos marxisants de nombreux cadres du FN ne sont jamais sanctionnés. Il y a une dérive inquiétante vers une sorte de nationalmarxisme dans ce parti.

Ce qui n’empêche pas que ce parti compte des personnalités passionnantes et courageuses comme Marion Maréchal Le Pen, Bruno Gollnisch ou Marie-Christine Arnautu.

Progressivement, j’ai donc pris conscience que les partis politiques ne sont pas une bonne réponse aux problèmes de notre société.

Il est temps de passer à une « politique 2.0 », je veux dire par là, à une politique basée sur des hommes et des femmes enracinés, issue de la société civile, utilisant internet et les réseaux sociaux pour se mettre en réseau, et non pas sur des partis politiques aux logiques staliniennes. [...]

Selon vous et en tant que catholique, est-il possible aujourd’hui de défendre la morale et les points non négociables au sein des grands partis politiques ?

Je ne suis pas une idéologue. A titre personnel je ne le crois plus, en tout cas, pas dans les partis aux logiques autant pyramidales que ceux que nous connaissons. Toutefois je connais des catholiques convaincus qui agissent au sein de partis politiques et je pense qu’il est de notre devoir de les soutenir.

Il faut que nous sortions nous même de la logique partisane. Comme je l’expliquais dans un entretien au blog des 4 vérités

 « Dans une logique de parti, si je suis affiliée au FN, je dois voter FN quel que soit le candidat qui se présente aux législatives dans ma circonscription. Si je suis dans une logique 2.0, je voterai pour le candidat le plus proche de mes convictions. Personnellement, je préfère Marion Maréchal-Le Pen à Alain Juppé, mais je préfère Jean-Frédéric Poisson à Florian Philippot. ».

Il faut donc convaincre nos amis de voter, non plus suivant une étiquette partisane, mais suivant nos convictions. Il faut également permettre l’émergence de courants nouveaux. Une sorte de confédération de droite, sorte de mouvement a-hiérarchique permettant l’expression des sensibilités de chacun. A ce titre les expériences de BEZIERS avec OZ ta Droite ou de l’avant Garde de Charles Million sont à soutenir. [...]"

Posté le 24 août 2016 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent

C’est la stabilité fiscale que demandent les entreprises

Selon le député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, par ailleurs chef d'entreprise, la proposition de François Hollande de baisser l’impôt sur les sociétés à 28% n’aura aucun effet, ni sur la compétitivité, ni sur l’attractivité. Le vrai sujet ce ne sont ni les « gestes », ni les « chocs », c’est la stabilité fiscale et le courage politique sur les dépenses publiques.

Unknown-11« Avec la création d’un nouveau taux intermédiaire qui reste supérieur à la moyenne européenne le Gouvernement fait un tout petit geste dans la bonne direction mais qui reste très insuffisant au regard du handicap fiscal dont souffrent depuis des années les entreprises françaises (…) Nous gardons un train de retard qui pèse de plus en plus lourd sur notre économie et sur l’emploi ».

« Si nous voulons avoir un effet significatif sur notre compétitivité nous ne pouvons pas nous contenter d’un geste sur l’IS (…) Nous devons agir simultanément sur les trois facteurs pénalisants qui minent notre économie : des charges fiscales et sociales trop élevées ; une innovation insuffisante (16ème rang mondial) ; un coût trop élevé des biens intermédiaires. »

Selon lui, une vraie réforme de l’IS consisterait à baisser le taux entre 20 et 25% et à le compenser en élargissant l’assiette par la suppression des nombreuses niches fiscales et en réduisant les aides aux entreprises souvent ponctuelles et inutiles.

« Plus généralement c’est la stabilité fiscale que demandent les entreprises. C’est la raison pour laquelle le vrai sujet n’est pas tant de faire des « gestes » ou de proposer des « chocs » mais de travailler durablement à une baisse des dépenses publiques pour arrêter de faire de la fiscalité des entreprises une variable d’ajustement du budget de l’Etat… » .

Posté le 24 août 2016 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent

Chroniques de la guerre de civilisation

Le nouveau livre d'Eric Zemmour :

41kBwoEMjvL._SX321_BO1,204,203,200_"Le quinquennat hollandais a glissé dans le sang. Avec une tache rouge vif indélébile. Les attentats contre Charlie, l'Hyper Cacher de Vincennes, et la tuerie du Bataclan annoncent le début d'une guerre civile française, voire européenne, et le grand défi lancé par l'Islam à la civilisation européenne sur sa propre terre d'élection. Ce retour du tragique tranche avec la débonnaireté présidentielle qui confine à la vacuité. Comme si l'Histoire avait attendu, ironique, que s'installât à l'Elysée le président le plus médiocre de la Ve République, pour faire son retour en force. Comme si le destin funeste de notre pays devait une nouvelle fois donner corps à la célèbre formule du général de Gaulle après sa visite au pauvre président Lebrun, égaré dans la débâcle de 1940 : «Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef et qu'il y eût un Etat ». Comme si la dégringolade n'avait pas été suffisante, pas assez humiliante, de Pompidou à Sarkozy. Ce dernier avait été élu président pour devenir premier ministre; son successeur serait élu président pour devenir ministre du budget. Un quinquennat pour rien."

Posté le 24 août 2016 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

Le candidat Nicolas (s'affichant de droite) et le président Sarkozy (qui a fait l'ouverture à gauche): «docteur N» et «mister S»

A propos de la nouvelle droitisation de Nicolas Sarkozy, Guillaume Bernard, docteur et maître de conférences à l'ICES (Institut Catholique d'Études Supérieures) déclare au Figarovox :

Unknown-9"[...] Nicolas Sarkozy peut naturellement compter sur un très réel et très fort charisme. Mais il est aussi le siège d'une sorte de dédoublement de la personnalité. Il y a, en lui, le candidat Nicolas (s'affichant de droite) et le président Sarkozy (qui a fait l'ouverture à gauche): «docteur N» et «mister S» si j'ose dire. C'est cette distorsion qui a déçu son électorat de 2007 et l'a démobilisé en 2012. Il est donc possible que, pour réparer les choses, il joue la carte de l'homme qui a mûri et réfléchi ; qu'il aille même jusqu'à reconnaître certaines erreurs dans son quinquennat pour montrer à quel point il est devenu un homme sage. Puis, dans un deuxième temps (s'il est désigné par la primaire), il va sûrement, à l'inverse, mettre en valeur le fait qu'il a déjà été président de la République afin d'essayer de coller à son adversaire vraisemblable du second tour, Marine Le Pen, une image d'inconnu et de saut dans le vide. Il y a, là, l'application à la situation actuelle de la stratégie Colé-Pilhan pour François Mitterrand: dans le premier cas, c'est 1981, dans le second c'est 1988.

En tout cas, renouveler la campagne de 2007 pour siphonner l'électorat FN ne sera pas simple. Car les rapports de force ont changé. En 2007, le FN était resté sur l'échec de 2002 et sa quasi stagnation entre les deux tours de la présidentielle. Une partie des électeurs du FN pouvaient donc voir en Nicolas Sarkozy une occasion de voir arriver au pouvoir certaines de leurs idées et revendications. Depuis, le FN a progressé non seulement en pourcentage mais aussi en nombre de voix. Même s'il est la plupart du temps confronté au «plafond de verre» (qu'il arrive à briser quelquefois), il progresse entre les deux tours d'une élection et dispose donc d'une réserve de voix. Enfin, si la droite modérée et le centre ont bénéficié ces dernières années de l'effet de balancier qui veut que l'opposition au niveau national gagne les élections locales, celui-ci n'a pas joué à plein. Par exemple, elles n'ont gagné, en métropole, que sept régions sur treize, dont deux grâce au retrait de la gauche, sur les neuf escomptées. Autrement dit, les dynamiques sont inversées par rapport à 2007. Pour parler en termes d'échec, la droite modérée, et Nicolas Sarkozy en particulier, n'ont plus les blancs: ils n'ont plus l'initiative de l'attaque et prennent le train en marche. La captation de l'électorat FN ne sera donc pas aussi facile qu'en 2007 ; l'histoire ne repasse pas les plats. Cela ne signifie évidemment pas qu'avec un autre électorat le candidat de la droite issu de la primaire n'aura pas de grandes chances (mais sans certitude) d'emporter la présidentielle. [...]

Mais surtout, il semble que les hommes politiques comprennent mal le phénomène de glissement de terrain qui touche le spectre politique. Il ne s'agit pas, selon moi, d'une «simple» droitisation de l'opinion publique (même si elle est réelle) mais de ce que j'ai proposé d'appeler le «mouvement dextrogyre»: il n'y a pas qu'une radicalisation des idées (l'opinion publique de droite s'affirmant de plus en plus de droite), mais aussi (et peut-être surtout) un redéploiement des idées ontologiquement de droite (comme le retour en force de la sociabilité naturelle contre l'artificialisme contractualiste) qui repoussent vers la gauche les idées qui ont pu être positionnées à droite mais qui ne l'étaient pas idéologiquement. Le «mouvement dextrogyre», ce n'est pas un durcissement dans la modernité mais une réapparition des idées classiques et, sous leur pression, un déplacement de la modernité qui, sur le spectre politique, glisse vers gauche."

Posté le 24 août 2016 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2016

Tout pour la France ? Rien pour les partis

Le député Jacques Bompard se félicite ironiquement que Nicolas Sarkozy adhère désormais à ses thématiques, alors que, à l'Assemblée, son parti ne votait pas les propositions du député de la Ligue du Sud. Reprenant le slogan de Nicolas Sarkozy, il ajoute qu'il faut servir la France avant de servir son parti :

Unknown-6"[...] L’évidence de la priorité de la question identitaire est désormais partagée par Nicolas Sarkozy : il rejoint donc les interventions bien solitaires que je fis à l’assemblée concernant le moratoire sur les mosquées, concernant le lien immigration-terrorisme, concernant la guerre des communautés en place sur notre sol. Espérons que cette conviction ne soit pas simplement un signal électoral. [...] Alors que mes remarques en commission des lois provoquèrent l’ire d’une frange progressiste de l’UMP, Nicolas Sarkozy en arrive à l’évidence de l’expulsion des étrangers constituants une menace. La « réduction drastique » du nombre d’étrangers est sans doute un premier pas vers la seule solution viable : la réémigration. Du moins, espère-t-on ce sous-entendu ! Autorité et identité sont les racines de nombre de mes discours à la tribune. Il est à espérer que nous en partagions la même interprétation. Je lui enverrai ma proposition de lutte contre le Grand Remplacement afin que cette promesse ne soit pas sans lendemain. [...] J’espère que ce nouveau candidat évitera l’écueil classique des personnalités politiques : un communicant habile qui laisse notre pays s’effondrer. Tout pour la France est un slogan adéquat, rien pour les partis est la seule solution pour y parvenir."

Dans le même ordre d'idées, le groupe Socialiste, Démocrate, Ecologiste et Apparentés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes souligne les incohérences de Laurent Wauquiez, qui vient d’être désigné Président par interim des Républicains. Ce rôle s’ajoute à son mandat de député et de Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes :

"Pendant ces derniers mois, Laurent Wauquiez n’a eu de cesse de jurer aux auvergnats et aux rhônalpins qu’ils étaient sa prioritéQuelques mois seulement après son élection, Laurent Wauquiez préfère retourner à la tambouille politicienne parisienne, visiblement peu passionné par les défis auxquels doit faire face la Région Auvergne-Rhône-Alpes. [...] Mais Laurent Wauquiez préfère dédier la majorité de son temps à préparer le come back d’un ancien Président de la République désavoué. La réalité, c’est que la deuxième Région de France sera gérée par mail depuis Paris, par un Président de Région à temps partiel. C’est un formidable pied de nez pour les auvergnats et les rhônalpins."

Posté le 23 août 2016 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent

«L'élection présidentielle va se jouer sur la place de l'islam»

Unknown-5Selon Manuel Valls, qui croit au Père Noël que «l'islam est compatible avec la démocratie (et) avec nos valeurs». Le chef du gouvernement plaide pour «l'assimilation et l'intégration de l'islam».

«Nous devons bâtir un islam français, européen, occidentalisé, avec nos traditions et nos valeurs».

Un islam sans Coran, sans hadith, sans haram. Bon courage.

Posté le 23 août 2016 à 13h02 par Michel Janva | Lien permanent

La France tousse

1994 :

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Posté le 23 août 2016 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

Une campagne axée sur l'identité. Mais quelle identité ?

Images-4En bon politicien, Nicolas Sarkozy a compris, comme un certain nombre d'analystes (ici ou ) que la campagne de 2017 se jouerait sur l'identité. Il écrit ainsi :

«La prochaine élection présidentielle ne se jouera pas seulement sur les clivages économiques. La clef de cohérence de l'ensemble se jouera sur l'identité française, son contenu, son respect, son avenir et par-dessus tout sa pérennité.»

Evidemment c'est une posture de campagne et personne n'est obligé de croire celui qui prônait le métissage obligatoire. Celui qui déclarait à Philippe de Villiers que la France le laisse froid veut maintenant en finir avec une «France qui devait s'effacer devant ses hôtes», souhaite donc «réduire drastiquement le nombre d'étrangers» (qu'il a pourtant fait croître entre 2007 et 2012), stopper l'immigration économique «pendant le prochain quinquennat» (alors qu'il prônait la discrimination positive sur ce sujet), suspendre le regroupement familial jusqu'à la mise en œuvre d'un nouveau traité de Schengen et réviser le droit du sol. Sic. Il semble bien décidé à chasser les électeurs du FN par la droite.

Sur l'islam, il considère que les musulmans n'ont pas «fait le travail nécessaire autant qu'inévitable d'intégration ». Il souhaite «organiser l'islam» en France en demandant au CFCM (Conseil français du culte musulman, créé par Sarkozy en 2003) «d'habiliter les imams sous le contrôle du ministère de l'Intérieur».

Sans être dupes sur le personnage, nous pouvons toujours nous réjouir que cette question essentielle de l'identité française soit largement abordée durant cette campagne et libère la parole à droite.

Posté le 23 août 2016 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2016

Hollande avoue que La Manif Pour Tous a rassemblé un million de manifestants

Dans Conversations privées avec le président, récit des 32 entretiens qu'ont eu Antonin André, chef du service politique d'Europe 1, et Karim Rissouli avec le chef de l'Etat, entre le 17 février 2012 et le 24 mai 2016, on peut lire cette confession qui vient contredire la propagande de la Préfecture de police :

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Posté le 22 août 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

«Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique», Nicolas Sarkozy revient sur sa promesse

Nicolas Sarkozy publie un nouveau livre intitulé Tout pour la France (oui mais qu'est-ce que la France ? Alors député-maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy avait déclaré à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir … ») dans lequel il se déclare candidat à la présidentielle et dresse ses axes de campagne (vérité, identité, compétitivité, autorité, liberté, autant de thèmes loupés entre 2007 et 2012). Il explique :

«J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. La France exige qu'on lui donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire». «J'ai hésité, j'ai retourné les données du débat dans tous les sens. J'ai essayé d'être le plus honnête possible vis-à-vis des autres, de ma famille, comme de moi-même». «Ce fut comme un soulagement car l'évidence s'était imposée».

Et il explique le plus sérieusement du monde (si ce n'était pas un livre, j'aurai écrit "les yeux dans les yeux") :

«Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel».

Comment peut-on croire celui qui a déclaré vouloir réécrire voire abroger ("si ça vous fait plaisir !") la loi Taubira pour ensuite se rétracter et avouer qu'il n'y touchera pas ? Celui qui, lors de la campagne présidentielle de 2012 a avoué sans broncher face caméra qu'une défaite signerait pour lui l'abandon de sa carrière politique :

Posté le 22 août 2016 à 20h37 par Michel Janva | Lien permanent

Philippe de Villiers, la persévérance dans la fidélité

Très bon article sur celui qui a su avancer au fil des années dans la tempête médiatique et politique et qui est devenu un phare dans notre pays à la dérive :

"La visite rendue par Emmanuel Macron à Philippe de Villiers est bien plus intéressante pour ce qu'elle ne dit pas que pour ce qui en a été dit. Que le ministre au bord du Rubicon ait décidé de commettre un nouveau geste identitaire après sa visite à la pucelle en dit long sur ses ambitions.

Qu'il ait fait acte public de non - socialisme tient moins de l'honnêteté revendiquée que de l'instinct de conservation , à un moment où toute allégeance au parti de la rive gauche relève, selon les sondages, du masochisme le plus sauvage.

Au fond, l'anti-modèle du ministre s'appelle Cambadélis. Non seulement dans son pré carré économique réservé, mais encore par opposition aux imprécations antifascistes et antiracistes convenues, dont le premier secrétaire du parti s'est fait une spécialité obligée qui ne fait plus recette.

Nous verrons, par exemple, prochainement si les initiatives subliminales du non-socialiste gouvernemental s'avéreront plus commerciales que le discours plus concret en matière d'autorité et d'identité d'un Premier ministre qui, même s'il a raillé leur sur-moi marxiste, ne peut renier les camarades qui lui restent.

Mais, sous l'écume politicienne, en profondeur marine, dans le creux du non-dit, ce qui devrait intéresser bien davantage, c'est l'absence de toute véritable protestation à ce qui a été présenté brièvement comme une manière de transgression.

L'imagination est impuissante à décrire à quoi aurait ressemblé la réaction médiatique de la classe conformiste il y a encore une poignée de mois.

Mais, éclatante revanche, Monsieur de Villiers ne fait plus peur ni rire, ni par son nom, ni par ses origines, ni par ses idées.

Il y a encore une demie décennie, des marionnettes du bocal à la mode tenaient pour ridicule un patronyme à particules qui sentait trop le bocage local. On aurait ri à l'identique d'un nom juif ou arabe, que le rieur se serait retrouvé devant le tribunal. Aujourd'hui, ce sont les pantins ringardisés qui sentent le formol.

Il y a quelques lustres, l'actuel maire-adjoint de la maire de Paris et vice-président de SOS-Racisme faisait expulser manu militari ce fils de résistant, et l'une des rares personnalités politiques venues manifester son indignation après l'assassinat d'Ilan Halimi" (suite).

Posté le 22 août 2016 à 11h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

La droite modérée s'obstine à nier son conservatisme

A l'occasion de la sortie de son premier livre, Vous avez dit Conservateur?, Laetitia Strauch-Bonart a accordé un entretien à FigaroVox. A propos de la droite française, toujours à la remorque de la gauche, elle écrit :

9782204104357-56eaad6256c2e"[...] Que le parti de David Cameron s'appelle «Conservateur» ne les émeut pas non plus. En définitive, ce genre de remarque dénote l'inculture et la fermeture d'esprit d'une certaine droite. Ceci étant dit, un troisième niveau de lecture est possible: la droite française a peur du conservatisme. Pour le comprendre, il faut remonter, comme souvent, à la Révolution française, où les premiers opposants à la Révolution, les «conservateurs» donc, étaient des réactionnaires qui voulaient rétablir la monarchie. Alors que dans d'autres pays, comme en Grande-Bretagne, les opposants à la libéralisation politique se sont progressivement accommodés du nouvel ordre, les conservateurs français - ou ce qui en tenait lieu - sont restés réactionnaires, et ce jusqu'à Maurras! On comprend dès lors que la droite républicaine ait toujours cherché à se distinguer de cette droite, extrême, qui devenait de plus en plus marginale.

Ce qui est étonnant, cependant, c'est qu'en faisant cela, la droite modérée s'est condamnée à nier une partie fondamentale d'elle-même: le conservatisme, soit, entre autres, l'attachement au passé et aux traditions et la prudence eu égard au changement. Or j'estime pour ma part qu'un certain conservatisme politique et intellectuel s'est développé dès le XIXe siècle, avec des hommes comme Guizot puis Ferry. La Troisième République était conservatrice, le gaullisme aussi - mais sans jamais en porter le nom. Et aujourd'hui, il existe des conservateurs, intellectuels et politiques, tout à fait démocrates. Mais la droite modérée s'obstine à nier son conservatisme - pire, elle fait dans la surenchère (verbale), louant sans nuance le Progrès, la Réforme, le Changement… On pouvait le comprendre il y a quelques décennies, mais aujourd'hui? [...]"

Posté le 22 août 2016 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2016

L'un des enjeux de la campagne pour Sarkozy : montrer qu’il peut reconquérir l'électorat aspiré par le FN

Bernard Sananès, ancien président-directeur général de l'institut CSA, explique sur son blog pourquoi Nicolas Sarkozy déclarera à Châteaurenard (13) sa candidature à la primaire et donc à la présidentielle, ville où fera son premier meeting de candidat déclaré.

C"D’abord dans une primaire la stratégie de mobilisation est clé. Pour gagner la primaire, Sarkozy doit mobiliser massivement dans les terres qui lui sont les plus favorables. La région PACA en fait partie. C’est ici qu’au deuxième tour de 2012, il a obtenu son deuxième meilleur score (57,6 %) après l’Alsace. C’est ici quand on regarde les intentions de vote, que son avantage face à Alain Juppé est le plus large.

Mais il y un autre élément clé. Quand le 23 Avril 2017 tomberont les résultats de PACA on saura qui au niveau du pays vire en tête du 1er tour. Parce que sur ces rives de la Méditerranée la concurrence entre le FN et LR est plus qu’ailleurs, frontale. La porosité des deux électorats est extrême. En 2007, NS réalise l’excellent score de 39 % alors que JMLP ne rassemble que 13, 8 %. Le « syphonnage » [siphonnage ? NDMJ] a fonctionné. Mais en 2012, l’écart s’est considérablement réduit. L’ancien président n’y obtient plus que 32,6 % des suffrages contre 23,9 à Marine le Pen.

Depuis le « syphonnage » se fait à l’envers. Aux Européennes les listes de droite (souverainistes inclus) totalisent 35,4 %/ les listes FN 33,2. Aux départementales même rapport de forces 35 ,8 pour les candidats de droite  / 34,2 pour les candidats FN.

Mais  aux Régionales de décembre 2015 le rapport de forces s’inverse totalement. Au soir du premier tour Christian Estrosi avec 28,4 termine très loin de Marion-Maréchal Le Pen (41,8). On le sait, il ne devra qu’au Front Républicain son élection au second tour

Un des enjeux de la campagne pour Sarkozy c’est donc de montrer qu’il peut reconquérir cet électorat de droite qui depuis 2012, a été aspiré par le FN. C’est d’autant plus crucial au moment où la menace terroriste, les tensions sur l’identité nationale vont accentuer la concurrence entre Droite et FN dans une région extrêmement sensible à ces questions.

Mais Sarkozy veut faire coup double : C’est la stratégie dite « Reconquérir Madeleine », du nom de cette retraitée marseillaise qui l’avait apostrophé sur RTL. Reconquérir Madeleine, c’est la convaincre de voter Sarko plutôt que Marine Le Pen au premier tour. Mais c’est aussi espérer qu’ayant retrouvé Sarkozy, Madeleine ira dès le 20 Novembre 2016 glisser un bulletin Sarko dans l’urne de la primaire. Car pour l’ancien Président sait que pour ces deux scrutins, c’est un premier tour réussi qui façonne la victoire au second.

Le choix de Châteaurenard n’est donc pas un simple clin d’œil à un rival. Il est le fruit d’une analyse fine des rapports de force électoraux. Preuve supplémentaire : La circonscription de Châteaurenard est une illustration de cette bataille acharnée que vont se livrer LR et FN. Alors qu’elle avait donné 60 % des voix à Sarko au deuxième tour de 2012, elle fait partie des dix circonscriptions (sur 42) qui en PACA ont donné une (courte) majorité au deuxième tour à Marion Maréchal Le Pen. (50,06 %)

En choisissant Châteaurenard, Sarkozy désigne surtout clairement son adversaire: Pas François Hollande qu’il considère comme hors-jeu, mais bien Marine Le Pen qu’il entend affronter le 7 Mai."

Posté le 21 août 2016 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2016

La réforme de Marisol Touraine oblige les mutuelles à rembourser moins les patients

Si vous ne bénéficiez pas, comme les immigrés clandestins, de l'Aide Médicale d'Etat, vous avez du subir la baisse de remboursement des frais médicaux par les mutuelles :

"Depuis le 1er janvier, les complémentaires santé ne peuvent plus rembourser les consultations médicales au-dessus d'un certain plafond. Depuis le début de l'année, les plateformes téléphoniques des complémentaires santé sont débordées. Leurs assurés les appellent en nombre car ils ne comprennent pas pourquoi leurs remboursements de soins de santé ont brusquement chuté. Mutuelles, instituts de prévoyances et assureurs ont bien du mal à leur expliquer qu'elles n'y peuvent rien. C'est bien en effet à cause de la réforme des contrats dits «responsables» (plus de 90% du marché) qu'elles ne peuvent plus prendre en charge autant qu'avant la facture du médecin.

Elles ne peuvent plus rembourser les honoraires des médecins libéraux pratiquant des dépassements que dans la limite d'une fois le tarif fixé par la Sécu. Objectif de cette réforme de Marisol Touraine: faire baisser par ricochet les tarifs des médecins de «secteur 2». Par exemple, en rhumatologie, où le tarif Sécu est de 28 euros pour une consultation, la complémentaire santé rembourse désormais au maximum 28 euros au patient, même si le dépassement d'honoraires a atteint 40 euros. Une toise sévère. Alors qu'un gynécologue demande en moyenne, dans les grandes villes, 72,05 euros pour une consultation, le patient, qui n'avaient souvent rien à payer avant, doit désormais débourser 16,05 euros, a relevé le courtier Gerep. La facture atteint des sommets en chirurgie, où les actes sont plus lourds et donc plus coûteux qu'ailleurs. Là aussi, les remboursements sont plafonnés comme les consultations (à une fois le tarif de la Sécu), alors que les contrats souscrits dans le cadre de l'entreprise remboursaient généreusement ces soins. Il ressort de cas réels observés par le Groupe Henner, un autre courtier en assurance de personnes, qu'une opération de la prostate facturée 3300 euros, prise complètement en charge auparavant, coûte dorénavant 1644,56 euros au patient."

Posté le 17 août 2016 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

L'Etat se débarrasse-t-il du château de Grignon pour le vendre... à l'émir du Qatar, Tamim al-Thani?

C'est ce que croit savoir Marianne et les indices sont solides... en plein été, à l'insu des Français, grâce à un amendement ajouté à une loi qui n'a rien à voir avec le sujet. 

Grignon"Avec son château du XVIIe siècle de style Louis XIII inscrit à l’inventaire des monuments historique, sa riche bibliothèque, son musée du Vivant, son exceptionnel arboretum (200 espèces différentes), ses jardins et ses prairies, ce site de 291 hectares est l’un des joyaux du patrimoine culturel et scientifique français.

"Selon nos experts, il y a un gros loup derrière cet amendement surgi de nulle part, explique àMarianne Frédéric Delaméa, membre actif du , qui crie depuis des mois au scandale. L’hypothèse est que l’Etat, qui n’avait pas les mains libres pour céder le domaine, chercherait à faire valider rétroactivement un accord qui n’aurait pas été conclu dans les règles." Ratifié en première lecture à l’Assemblée nationale, l’amendement incongru a été rejeté par le Sénat. Mais l'urgence est telle que l’exécutif a déjà prévu de revenir à la charge. "L’article pourra être revu lors d’une commission mixte paritaire", nous assure-t-on au cabinet du ministre des Finances". 

Posté le 17 août 2016 à 21h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (21)

François Hollande à la sortie de Saint Louis des Français à Rome

Son message est clair : ce n'est pas l'Eglise qui a été visée dans l'assassinat du Père Hamel, mais la France. Juste une odieuse récupération. C'est ça sa laïcité.

A écouter ici.

Posté le 17 août 2016 à 19h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (27)

Dans la famille "tripatouilles républicaines", je voudrais :

l'orchestre de la femme à Manu !

Selon Nouvelles de France, la formation musicale de la 1ère ou 2ème dame de la république (étant donné que le PR n'a que des concubines, ce n'est pas facile de s'y retrouver dans la préséance), l'orchestre de Mme Valls, donc, jouirait d'une santé financière étonnante pour ce genre d'activité.

Il y a même une pétition pour exiger plus de transparence à ce sujet !

Posté le 17 août 2016 à 11h57 par Paula Corbulon | Lien permanent

16 août 2016

Guignols

Bruno Le Maire ne veut pas se comporter comme les hypocrites qui profitent du 15 août pour aller ratisser les voix des catholiques. Nicolas Sarkozy était à la messe de l'Assomption au Lavandou, François Fillon à Solesmes et Alain Juppé à Lourdes pour un miracle électoral.

Bruno Le Maire "estime que sa vie de chrétien ne regarde que lui". Sic. A tel point que tous ses votes, ses convictions politiciennes n'ont strictement rien à voir avec sa vie de chrétien. Un politicien cohérent, quoi !

Posté le 16 août 2016 à 23h17 par Michel Janva | Lien permanent

Emmanuel Macron a compris que Philippe de Villiers pesait sur la vie politique française

Pour la première fois depuis sa création en 1978, un ministre socialiste en activité va visiter le Puy-du-Fou. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, que l'on dit monarchiste, y rencontrera Philippe de Villiers. Le parc explique :

"Nous ne recevons pas la personnalité Emmanuel Macron mais bien la fonction de ministre de l'Economie. Peu importe l'éventuelle récupération politique qui pourra être faite de cette visite, ce qui compte, c'est qu'un ministre de l'Economie en fonction vient apporter la reconnaissance de l'Etat au fleuron français qu'est le Puy-du-Fou."

Le 8 mai dernier, à Orléans, Emmanuel Macron avait présidé les fêtes annuelles d'hommage à Jeanne d'Arc, qui selon lui "incarne l'idéal républicain". Dans son discours, il n'avait pas hésité à comparer le parcours de la pucelle d'Orléans à sa propre trajectoire politique...

Jeanne "est dans cette France déchirée, coupée en deux, agitée par une guerre sans fin qui l’oppose au royaume d’Angleterre. Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait. Tant d’autres s’étaient habitués à cette guerre qu’ils avaient toujours connue. Elle a rassemblé des soldats de toutes origines. Et alors même que la France n’y croyait pas, se divisait contre elle-même, elle a eu l’intuition de son unité, de son rassemblement".

Le combat culturel du Puy du Fou influencera-t-il la gauche ?

Posté le 16 août 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

Claude Bartolone a peur des Donald Trump français. Mais où sont-ils ?

Le président de l'Assemblée nationale s'inquiète de la liberté d'expression que retrouve la droite française à l'approche des élections :

"Pour un homme politique de gauche qui a commencé sa carrière sous la droite giscardienne au pouvoir, l’évolution de la droite occidentale laisse songeur. La droite était souvent brutale et appliquait une politique de rigidité sociale, mais elle acceptait le jeu républicain de la représentation parlementaire en jouant le jeu du débat et de l’expression. Quand on lit et écoute les déclarations des candidats à la primaire de droite actuelle en France, on se rend compte que la dérive berlusconienne, triomphante aujourd’hui aux Etats-Unis, n’a pas épargné la France. Certains hommes politiques de droite évoquent explicitement Donald Trump, sinon comme modèle, du moins comme référence. C’est aujourd’hui le visage sans fard d’une droite occidentale contemporaine.

Nos Donald Trump fourbissent leurs armes. Face à eux, la gauche ne peut se permettre d’incarner un système trop timoré, trop prudent, pas assez actif sur le plan social. L’Etat de droit et les principes républicains résisteront en France si la gauche parvient, à long terme, à incarner l’espoir et l’amélioration des conditions de vie. Nous pouvons, nous devons le faire. Le peuple français n’a rien à voir avec les nouvelles vulgarités des nouveaux milliardaires et de leurs amis."

Les nouveaux milliardaires... comme Pierre Bergé ? Cette gauche moraliste n'a aucun complexe dans sa censure. La liberté d'expression, la lepénisation des esprits, la trumpisation de la droite ou encore l'influence de Patrick Buisson dans les discours, c'est une chose, que l'on constate généralement à chaque élection. Avoir ensuite des personnalités de droite qui font ce qu'ils disent en est une autre...

Posté le 13 août 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Il faut cesser de se trouver des excuses pour voter pour des candidats qui pro-avortement

C'est le message de Carl Anderson, responsable des Chevaliers de Colomb, adressé aux catholiques américains :

"Le pape François a insisté sur l'importance pour les catholiques de s'impliquer dans la vie politique. Ses paroles sur l'importance pour un citoyen catholique à être fidèle nous concernent tout particulièrement. Il faut mettre un terme à cette manipulation politique qui conduit les catholiques à voter pour des défenseurs de l'avortement

Il est temps de mettre fin à cette compromission des fidèles catholiques avec ce meurtre que constitue l'avortement. Il faut désormais cesser de se trouver des excuses pour voter pour des candidats pro-avortement. L'avortement est un meurtre de masse pratiqué envers des êtres innocents. Nous n'arriverons jamais à construire une culture de vie si nous continuons à voter pour des personnalités politiques qui soutiennent la culture de mort"

Posté le 11 août 2016 à 14h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Nicolas Sarkozy : "Il faut ramener vers nous les électeurs du FN"

Et c'est reparti pour un tour. Analyse de Caroline Parmentier pour Présent :

8670-20160812"Comme toujours, comme il l’a toujours fait, Valeurs Actuelles drague les électeurs du Front national (une Marianne voilée par-ci, un gros clin d’œil à Marion Maréchal par-là) pour les apporter sur un plateau à Sarkozy. Détail rigolo, comme Sarko n’est pas le bon zig et que Valeurs lui fait quand même un peu honte, il refuse de faire grâce de « l’exclu » de sa déclaration officielle de candidature attendue d’un jour à l’autre (il la réserve sans doute au Figaro) que les journalistes sont venus chercher jusqu’au Cap Nègre. Ce qui donne au détour des questions, des tournures assez ridicules comme « si je suis candidat bien sûr » ou bien « ce qui compte, ce n’est pas tant l’annonce de la candidature que ce que je vous dis » etc. Sympa !

L’objectif pour la campagne présidentielle de 2017 est en revanche clairement annoncé : « Il faut ramener vers nous les électeurs du FN ». Et pour cela, comme s’y emploie le nouveau directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles Geoffroy Lejeune, dans la ligne de Kerdrel : faire passer Marine Le Pen auprès des bons bourgeois et des retraités aisés qui le lisent, pour une candidate de gauche qui va désagréablement changer leur vie, un président qui fait peur. Tandis que Sarkozy, qui s’est renié à peu près sur tout et porte toute sa responsabilité dans le bilan, lui, est l’homme providentiel et sécurisant.

Geoffroy Lejeune a avalé sans sourciller le retournement complet de Sarkozy sur le Mariage pour Tous sur lequel Marine Le Pen n’a jamais bougé d’un iota (seule de tous les candidats à l’élection présidentielle qui déclare qu’elle abrogera la loi Taubira). Si La France c’est pour la vie (titre du chef-d’œuvre de Sarko) ses convictions en revanche, c’est toujours du provisoire. Il est devenu ces derniers mois plus identitaire que Renaud Camus, plus chrétien que Christine Boutin, plus patriote que Florian Philippot, plus attaché aux racines chrétiennes de la France que de Villiers et plus anti-immigrationniste que Le Pen (à la fois pour se démarquer de son concurrent Juppé et pour siphonner les voix du Front national). Alors que tout ce qu’il a fait quand il était aux manettes va directement à l’inverse de ce discours.

Lui président entre 2007 et 2012, la France a vu le nombre de ses immigrés légaux augmenter de plus de 200 000 par an. Multiculturaliste, immigrationniste, instigateur du Conseil français du culte musulman, il a favorisé les salafistes de l’UOIF au cœur même de ce Conseil, multiplié les rapprochements avec le Qatar dont on sait les liens avec le djihadisme mondial, c’est aussi lui qui a sabré de manière drastique les effectifs des forces de l’ordre, supprimé la double peine, inventé la « discrimination positive ». C’est lui encore qui porte en partie la responsabilité de la guerre en Libye et des Printemps arabes, cause directe de la submersion migratoire actuelle et indirecte de l’émergence de Daesh.

« Comme si de rien n’était », chante Carla Bruni. Comme si sa responsabilité n’était pas écrasante dans ce que nous subissons aujourd’hui."

Posté le 11 août 2016 à 13h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (31)

Les bobos vont-ils loger des réfugiés chez eux ?

Emmanuelle Cosse veut loger les immigrés clandestins les immigrés illégaux les migrants les réfugiés chez des particuliers. A condition d'être volontaire ... pour le moment:

"La ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a lancé mercredi un appel à projets pour développer "l'expérimentation de dispositifs d'hébergement de réfugiés chez les particuliers", afin de permettre l'accueil en France de 1.000 réfugiés supplémentaires.

L'état va soutenir financièrement -jusqu'à 1.500 euros par personne et par an- les associations qui mettent en place un accompagnement individuel des réfugiés, chez des particuliers souhaitant également participer à l'insertion du réfugié qu'ils accepteront de loger, sur une période de deux ans.

"Cet appel à projets concerne des personnes majeures, volontaires, ayant obtenu le statut de réfugié. Elles seront logées à titre gratuit, sur tout le territoire national et dans des logements comportant au moins une chambre privative. Une convention devra être signée entre le réfugié, le ménage d'accueil et l'association qui les accompagne. Les futurs hôtes s'engagent pour une durée minimum de trois mois et jusqu'à un an", a détaillé la ministre dans un communiqué."

Voici une excellente occasion offerte aux donneurs de leçons, aux moralisateurs, aux artistes, sportifs ou autres bobos de mettre en pratique leur sens de l'accueil. On se souvient des déclarations fracassantes de Charles Aznavour, d'Eric Cantona ou de Franck Tanguy :

"Je suis prêt à accueillir des migrants chez moi" [Charles Aznavour le 15 septembre 2015]

"Accueillir des réfugiés chez  moi ? Bien sûr. Évidemment. Et ce serait bien qu’on soit tous prêts à le faire sur 65 millions de Français." [Eric Cantona le 15 septembre 2015]

"Je suis prêt à accueillir un migrant chez moi sans aucun doute!" [Franck Tanguy le 4 septembre 2015]

"Samba plus que jamais d’actualité… accueillir aider sauver ces humains en détresse… il faut qu’on s’bouge !!!!!" [Omar Sy le 6 septembre 2015]

Mais une enquête réalisée en octobre 2015 avait montré que ces belles paroles n'avaient pas été suivies de gestes concrets... Aucun "migrant" n'avait trouvé refuge chez eux à part le pape François. Etonnant, non ?

A défaut, Emmanuelle Cosse pourrait solliciter les 66 artistes et célébrités (voir les noms ci-dessous) qui avaient signé un appel à la solidarité pour accueillir ces migrants... Chiche ?

 

Line Renaud, François Cluzet, Daft Punk, Muriel Robin, Dany Boon, Isabelle Adjani, Florence Foresti, Michèle Bernier, Pierre Arditi, Évelyne Bouix, Bernard Murat, Carole Bouquet, Richard Berry, Chantal Lauby, Guillaume Canet, Nicolas Canteloup, Léa Drucker, François Berléand, Anne Roumanoff, Louis Chedid, Matthieu Chedid, Anna Chedid, Joseph Chedid, Laurent Lafitte, Mélanie Laurent, Patrick Chesnais, Charles Berling, Charlotte de Turckheim, Benjamin Biolay, Isabelle Carré, Jérémie Renier, Élodie Bouchez, Éric Judor, Malik Bentalha, Stéphane de Groodt, Géraldine Nakache, Anne Marivin, Audrey Dana, Camille Cottin, Bruno Sanches, Michel Fau, Stéphanie Bataille, Pascale Arbillot, Bérengère Krief, Dominique Besnehard, Joséphine Japy, Thierry Klifa, Ladislas Chollat, Pierre Lescure, Danièle Thompson, Yamina Benguigui, Sarah Lavoine, Lisa Azuelos, Amanda Sthers, François Morel, Lorànt Deutsch, Michel Boujenah, François-Xavier Demaison, Francis Huster, Elsa Zylberstein, Ludivine Sagnier, Laura Smet, Marc Lavoine, Marina Foïs, Michèle Laroque, Alex Lutz. 

Posté le 11 août 2016 à 12h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

Hervé Mariton répète qu'il reviendra sur la loi Taubira

La Manif Pour Tous venant d'annoncer une mobilisation pour le 16 octobre, le sujet de la loi Taubira revient aussitôt dans le débat politique. Hervé Mariton, candidat à la primaire LR, entend bien revenir sur la loi :

"Nous avons été des millions à dire que c'est un mauvais texte. Quand un texte est mauvais il ne suffit pas que 2 ou 3 années passent pour le rendre bon. Mes convictions ne sont pas variables. J'ai eu un collègue parlementaire qui me disait combien, pour lui, j'étais le seul à être solide dans le projet. Il avait l'impression que mes concurrents étaient alternativement et constamment démago à mesure que les sujets tournaient".

Parmi ses concurrents, il y a tout de même Jean-Frédéric Poisson, qui réclame l'abrogation de la loi sans alternative. Hervé Mariton, lui, plaide pour un contrat d'union civile :

"Sur la loi Taubira, je suis clair, je suis pour le contrat d'union civil. Un couple de même sexe engagé dans la durée doit être reconnu mais pas le mariage car le mariage entraîne la filiation, la filiation ce sont les mères porteuses et je n'en veux pas". "Personne n'imagine démarier des gens marier ou désadopter des enfants adoptés, mais pour l'avenir je ne veux pas des mères porteuses (...) car comme il n'y a pas d'enfants à adopter, c'est la PMA et les mères-porteuses. J'en veux pas."

Posté le 11 août 2016 à 10h55 par Michel Janva | Lien permanent

Réserve opérationnelle, garde nationale : pourquoi tout cela n'est pas sérieux

Le colonel Michel Goya explique en quoi les annonces présidentielles ne sont pas sérieuses et ne relèvent que de la communication électoraliste :

"Il existe fondamentalement deux approches du rôle des citoyens dans la défense de la nation. La première, reprenant la vieille équivalence tribale entre homme libre et guerrier, considère que la guerre est l’affaire de tous, au moins de ceux qui ont quelque chose à défendre. La seconde estime au contraire qu’il s’agit d’un monopole d’Etat assuré par ses services professionnels. Hormis les volontaires pour intégrer ces services, les citoyens sont démilitarisés et contribuent indirectement à la défense par le biais de l’impôt. La France relève plutôt de cette deuxième tradition (...)

Et voilà maintenant que l’on se pose quelques questions en constatant les limites opérationnelles, sécuritaires et même sociales de ce modèle alors que nous sommes en guerre contre les organisations djihadistes. On pourrait se demander pourquoi avec un budget annuel de 31 milliards d’euros et 209 000 militaires, nous avons un impact aussi limité sur des organisations de quelques dizaines de milliers de combattants légèrement armés. On préfère s’interroger sur la densité de protection des sites et des personnes en métropole. Pour (...) résoudre ce problème, le Président de la République lance un appel à l’engagement dans les réserves opérationnelles et évoque même le retour à une garde nationale. Tout cela ne paraît pas pour l’instant pas très sérieux, si on appelle sérieux quelque chose à la hauteur de ce que l’on annonce. Cette « levée en masse » est très probablement une levée en masse en plastique.

Rappelons-le, il y a deux manières de faire la guerre : avec les moyens actuels ou en mobilisant massivement de nouvelles forces. Dans le premier cas, on considère que le rapport de forces est suffisant pour ne pas avoir à changer notre modèle, hors quelques ajustements, et donc par voie de conséquence la société. Dans le second, on considère qu’on ne pourra l’emporter sans monter grandement en puissance et se transformer. Nous sommes actuellement dans le premier cas mais avec un discours qui laisse croire que nous sommes dans le second. On fait semblant de tout changer pour que rien ne change vraiment. Si l’ambition est d’augmenter le budget des réserves de quelques dizaines de millions d’euros (l’opération Sentinelle coûte à elle seule trois fois le budget des réserves militaires) et de faire passer, en 2019, le nombre de réservistes présents chaque jour sur le terrain ou dans les états-majors de 500 à 1000, il ne s’agira que de l’augmentation de la taille de la goutte d’eau.

Maintenant si l’objectif est d’assurer une capacité de réaction en quelques minutes, voire quelques secondes, sur toute attaque sur le territoire national, alors il faut changer radicalement de regard sur le rôle des citoyens dans la défense de la cité. On peut accélérer les procédures des unités d’intervention et en augmenter le volume, cela restera forcément insuffisant. La seule solution est d’augmenter considérablement le nombre de citoyens armés (et évidemment compétents) et donc, le maître mot est là, de leur faire confiance, ce qui va à l’encontre des habitudes françaises. Cela passe par un meilleur équipement de tous les policiers et gendarmes, sans doute aussi par une meilleure formation au tir. Cela passe forcément par l’emploi d’agents de sécurité armés. Cela passe enfin par l’autorisation du port d’armes à tous ceux qui présentent des garanties de compétence et de fiabilité.

En regardant une plage du Sud-Ouest de la France cet été, je n’ai pas pu m’empêcher de constater qu’il n’y avait strictement rien (ou alors c'était bien dissimulé) qui pourrait couper court à une attaque du type de celle de la plage tunisienne de Sousse en juin 2015 (et là pas d’excuse de la surprise, cela a déjà été fait). Dans le secteur, nous étions sans doute un certain nombre à avoir l’expérience du combat sans avoir le droit de porter une arme (...). Pourquoi donc ne pas accorder cette autorisation de porter et d'utiliser des armes, outre les policiers et gendarmes hors service, aux militaires en activité ou membre de la réserve opérationnelle n°1 et même n°2 (les « rappelables », 98 000 anciens soldats et 28 000 gendarmes) et au-delà. On m’a fait confiance pendant des dizaines d’années avant de me la retirer d’un seul coup. Je suis même prêt, dans l’esprit des citoyens romains, à payer moi-même mon équipement. On évoque le cas d’Israël mais il y a dans ce pays, un civil adulte sur dix qui dispose d’une autorisation de port d’armes.

Tout cela a bien sûr un coût, pas forcément très important pour l’Etat, l’appel aux citoyens volontaires et motivés étant toujours historiquement la formule du meilleur rapport coût/efficacité. Bien sûr, il y aura sûrement quelques accidents, pertes et vols d’armes, voire des meurtres (dont la plupart aurait eu lieu de toute façon, avec ou sans arme à feu). On tolère bien cela avec les armes de chasse (car paradoxalement du fait de la chasse la France est aussi un des pays au monde où on tolère le plus d’armes à feu par habitant), pourquoi ne le tolère pas pour assurer la sécurité ? Parce que nous sommes prisonniers de la méfiance de l’Etat envers les citoyens. Il ne s'agit pas de laisser s'armer n'importe qui comme aux Etats-Unis avec les résultats que l'on connait mais de faire confiance envers des citoyens à la compétence reconnue et contrôlée. Précisons que cette compétence, qui induit la capacité à tuer au milieu d'une situation complexe, va bien au-delà de la simple technique de tir.  Encore une fois, on peut considérer que la menace est mineure et gérable. La guerre fait finalement moins de morts que la moyenne annuelle de 800 meurtres. Dans ce cas-là, on continue à lentement améliorer les choses sans rien changer fondamentalement. La réduction du déficit budgétaire reste prioritaire sur la guerre. C'est un choix possible, qu'il faut assumer.

Maintenant, si on souhaite effectivement comme l’a promis le Président de la République « mettre en oeuvre tous les moyens pour détruire l'armée des fanatiques » alors il faut accorder les actes aux paroles, et pas simplement changer les mots lorsqu’on ne veut pas changer les choses."

Posté le 11 août 2016 à 07h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

10 août 2016

La priorité du gouvernement : loger les immigrés clandestins

Non, la priorité n'est pas l'emploi, la sécurité ou le logement des Français modestes. Emmanuelle Cosse veut loger en priorité les immigrés clandestins entrés en France de manière irrégulière que l'on nomme désormais les "migrants" ou "réfugiés" sans doute pour rassurer :

« Nous allons, avant la fin septembre, plus que doubler les capacités de ces centres de répit, en passant de 2 000 à 5 000 places. Toutes les grandes villes ont accepté cet accueil, l’un des objectifs étant de désengorger les territoires très sollicités », annonce au Monde Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable, chargée de ce dossier avec le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

« Les campements ne satisfont personne, ni les migrants, ni les riverains, ni les élus. Nous devons accueillir dignement ces réfugiés, c’est une priorité et un engagement international », réaffirme-t-elle."

Posté le 10 août 2016 à 15h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

Le ministère de l'Intérieur était contre l'expulsion de l'église Sainte Rita

C'est Minute qui l'affirme :

M"Mais quel est le con qui ?… » Au cabinet du ministre de l’Intérieur, mercredi matin, c’est la stupéfaction. Manifestement, il y a eu un couac. Un gros. De ceux qui n’arrivent qu’au moins d’août, quand les sous-effectifs disloquent la chaîne de commandement, même en plein état d’urgence, ou de ceux qui se produisent quand l’Etat est à ce point déliquescent que plus personne ne contrôle quoi que ce soit. Le couac, qui est une énorme faute, est l’évacuation par la force, au petit matin, de l’église Sainte-Rita dans le XVe arrondissement de Paris. [...]

Un mois plus tôt pourtant, devant le Conseil d’Etat, les représentants du ministère de l’Intérieur avaient cherché à éviter l’expulsion. Dans un mémoire remis le 30 juin puis lors de l’audience publique, dans l’après-midi du 1er juillet, ils ont soutenu qu’il n’y avait nullement urgence à agir, et même qu’il n’y avait pas urgence à statuer. Ils avaient contesté jusqu’à la procédure même du référé, en expliquant que les conditions de mise en œuvre de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative n’étaient absolument pas remplies, à savoir qu’on ne pouvait pas considérer que l’occupation de Sainte-Rita aux fins d’éviter, si ce n’est sa vente, du moins sa destruction, était une « atteinte grave »à l’exercice d’une « liberté fondamentale », qui aurait pu justifier l’usage du référé. Bien vu. Ces mêmes représentants du ministère de l’Intérieur avaient ajouté, comme le note le Conseil d’Etat dans son ordonnance rendue le 5 juillet, que, depuis le 27 mai, date de la première ordonnance d’expulsion (suspendue par une action en appel), la mobilisation s’était accrue autour de l’église, notamment par « l’opposition de plusieurs élus locaux », et que les « risques de troubles à l’ordre public » s’en trouvaient augmentés en cas d’expulsion. Encore bien vu. Ils avaient encore fait valoir que, dans le contexte de l’état d’urgence et de l’Euro de football – il était en cours –, les forces de l’ordre avaient autre chose à faire que d’évacuer trois pèlerins et deux paroissiens qui ne faisaient de mal à personne… Toujours bien vu.

Le juge des référés du Conseil d’Etat n’avait rien voulu savoir et, statuant, avait décidé qu’il fallait expulser, et enjoint au ministère de l’Intérieur de procéder à l’évacuation. Un grand juriste et un fin politique que ce Laurent Olléon, hautement qualifié pour traiter de ce contentieux : il est spécialisé… dans les questions fiscales et énergétiques ! Issu de HEC et de la promotion Valmy de l’ENA, l’autre promo qui compte – et qui monte – après la cuvée Voltaire dont Hollande et Royal sont les diplômés les plus connus, Laurent Olléon est aussi – surtout ? – un ambitieux contrarié. Dans Hommes de… (éd. du Moment), Bérengère Bonte a raconté comment, en juin 2012, cet encarté au PS – depuis ses 17 ans – avait dû rouvrir les cartons qu’il avait préparés, dans son bureau du Conseil d’Etat, certain d’être appelé auprès de Hollande à l’Elysée. Le chef de l’Etat avait bien fait passer un coup de fil à la famille Olléon mais c’était madame qui avait gagné le gros lot, nommée ministre déléguée à l’Economie numérique. Madame ? Fleur Pellerin, dont Laurent Olléon est le mari ! Le monde est petit. Pour consolation, il deviendra finalement directeur de cabinet de Marylise Lebranchu, à la Décentralisation. [...]

Or il s’est écoulé moins d’un mois entre la décision du Conseil d’Etat, le 5 juillet, et l’opération de police, le 3 août. A faire s’évanouir les maires qui veulent obtenir l’évacuation de campement de gens du voyage… [...]"

Posté le 10 août 2016 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

Le dimanche 16 octobre sera une journée de mobilisation pour la famille et avec les familles

Face aux nouvelles offensives contre la famille, La Manif Pour Tous appelle à manifester dimanche 16 octobre :

"Les dernières déclarations du Président de la République et de la ministre « des familles » en faveur de la PMA « sans père », la tolérance vis-à-vis de la GPA, le retour annoncé au Sénat de la proposition de loi APIE, les menaces sur la liberté éducative et sur la liberté scolaire ou bien encore la fiscalité anti-famille : les familles sont à nouveau menacées. C'est pourquoi La Manif Pour Tous invite toutes les générations à retrouver le pavé parisien dimanche 16 octobre pour dire « Stop, ça suffit ! »

Victoire politique en vue

Les deux dernières manifestations organisées par La Manif Pour Tous avaient réuni des centaines de milliers de personnes et le succès populaire s'était transformé en victoires politiques. Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, le gouvernement avait retiré son projet de loi « Familles » et la mobilisation du 5 octobre 2014 avait poussé le Premier Ministre Manuel Valls à dénoncer avec force le scandale de la GPA (Gestation Pour Autrui), c'est-à-dire le recours à des mères porteuses, qui revient à exploiter des femmes réduite à leur capacité procréative et génère un trafic international d'enfants. En appelant à retrouver le chemin de la rue, La Manif Pour Tous vise un nouveau succès politique et entend profiter des deux prochains mois pour expliquer concrètement les conséquences désastreuses pour tous de ces pratiques et projets. Famille (remise en cause de la filiation, PMA « sans père », GPA, multi-parentalité...), éducation (gender, liberté éducative et scolaire...) et politique familiale (congé parental,allocations, quotient familial, prélèvement à la source en vue de l'individualisation de l'impôt...) sont les trois piliers à défendre pour protéger l'enfant, la famille et la société.

Marée bleu blanc rose

Le dimanche 16 octobre sera une journée de mobilisation pour la famille et avec les familles. Une nouvelle marée bleu blanc rose est attendue pour exprimer avec détermination et enthousiasme son attachement viscéral à la famille. Car les Français savent pertinemment que seule la famille répond aux besoins fondamentaux de l'enfant, lui permet de découvrir les générations qui le précèdent et lui apportent les toutes premières fondations de sa construction personnelle, aussi bien sur le plan affectif que biologique, psychique, social, culturel, etc. « Nous devons rappeler au Président et augouvernement que l'enfant dépend entièrement de la famille, qu'elle est la cellule de base de notre société et le cœur de notre identité personnelle et collective » explique Ludovine de LaRochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Il faut non seulement mettre un terme à la casse sociétale, mais aussi poser les bases d'une politique de reconstruction de la famille. Le mouvement social qui s'est levé il y a 4 ans entend donc continuer à peser pour faire respecter l'intérêt supérieur de l'enfant et pour faire gagner la famille » poursuit-elle. Libre et indépendante, La Manif Pour Tous s'adresse à tous les Français. Comme lors de toutes les précédentes manifestations, un carré sera mis à disposition des élus et leaders politiques. Ce sera l'occasion pour eux d'exprimer leur vision et leur ambition pour la famille, par essence premier lieu d'éducation, de fraternité, de solidarité et tremplin vers l'avenir.

« Toutes nos équipes sont d'ores et déjà mobilisées » explique Albéric Dumont, coordinateur général de La Manif Pour Tous. « L'organisation des transports pour venir à Paris est en cours dans les régions. Les tractages et les collages commenceront dès les prochains jours et vont s'amplifier à la rentrée. La mobilisation est au rendez-vous pour stopper les tentatives de déconstruction de la filiation et de la famille » conclut-il."

F

Posté le 10 août 2016 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent

09 août 2016

Les socialistes poursuivent l’islamisation de la France amorcée par les gouvernements précédents

Jacquers_bompard_afp1_01_11"La France doit devenir un pôle d’excellence européen dans l’enseignement de la théologie musulmane. L’islam a ses humanités. Il a brillé à travers les siècles. Il a fait progresser l’homme », tels sont les mots de Manuel Valls, faisant probablement référence à l’humanité dont ont fait preuve les terroristes du 13 novembre tuant et torturant nos compatriotes, le fanatique qui décida de renverser des innocents sur la Promenade des Anglais le 14 juillet à Nice ou les deux islamistes égorgeant le Père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet dernier. Tous présentent un point commun : celui d’avoir agi au nom du « Coran ».

Bien qu’ayant une responsabilité dans ces événements tragiques, les socialistes en niant le problème et poursuivant l’islamisation de notre société continuent le travail amorcé par les gouvernements qui lui ont précédé.

Au centre du problème l’immigration, dont la nature a changé depuis l’introduction du regroupement familial de 1974 et jusqu’en 1982. Autrefois temporaire, l’immigration devient définitive. Les immigrés venus travailler en France pour s’offrir une vie meilleure dans leur pays d’origine, font désormais venir leurs familles pour y rester. Ainsi, ce changement amène avec lui les premiers besoins en termes de pratiques religieuses. La pratique religieuse commence par s’effectuer à travers les consulats des pays concernés par l’immigration, ce que nous appelons couramment « l’islam consulaire », toujours présent aujourd’hui.

Cet islam pose deux problèmes, celui de regrouper les musulmans en fonction de leurs origines, favorisant un réflexe identitaire, et celui de mettre les mosquées entre les mains de personnes ne maîtrisant pas le contexte socio-culturel français. Un nombre important d’imams sont directement envoyés par les Ministères des affaires religieuses étrangères des pays d’émigration. Selon Omero Marongiu-Pierra, spécialiste de l’islam en France, « les imams turcs seraient entre 100 et 200, une centaine pour l’Algérie et plusieurs dizaines pour le Maroc ». De plus 14 imams seraient financés par l’Arabie saoudite. Ce chiffre n’est pas massif sur les 2500 mosquées dont dispose la France, des questions peuvent être légitimement soulevées quant aux dégâts que quelques terroristes arrivent à créer. Selon un rapport de l’Ined publié en 2013, le nombre de musulmans en France oscillerait entre 3,98 et 4,3 millions. Toujours selon ce rapport, 49 % des musulmans interrogés disaient manifester d’une forte religiosité (le fait de se sentir religieux). Radicalisés, une minorité d’entre eux pourraient déstabiliser le pays.

En favorisant le multiculturalisme, le cosmopolitisme, les gouvernements de droite comme de gauche ont favorisé un repli communautaire néfaste plutôt que le sentiment d’appartenance à une France, grande par son Histoire et son identité. Il est temps que nos responsables réinstaurent ce qu’ils ont détruit, une identité forte, apprise dès l’enfance, afin que la société constitue un seul et même bloc. Par ce qu’elles ont semé, les politiques multiculturelles et cosmopolites des dernières décennies portent le poids des âmes innocentes tombées."

Posté le 9 août 2016 à 20h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Harcèlement LGBT contre Marie-Claude Bompard

En août 2013, Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, avait refusé de célébrer le "mariage"  entre deux femmes car cela lui posait un douloureux problème de conscience, laissant une de ses adjointes accomplir cette parodie.  Alors qu'une enquête préliminaire pour « discrimination dans l’application de la loi en raison de l’orientation sexuelle » avait été  classée sans suite par le parquet, une association LGBT pompeusement baptisée "Mousse : les justiciers LGBT" relance cette affaire devant le tribunal correctionnel dans le but précis de s'en prendre à la liberté de conscience des maires : 

"Aujourd’hui, l’association Mousse (qui se donne comme surnom « Les justiciers LGBT ») décide d’exercer les droits de la partie civile à l’encontre de la maire de Bollène. L’avocat de Mousse, Etienne Deshoulières, nous explique :

On dispose de trois ans pour agir en justice. Il fallait agir avant le 23 août, autrement Marie-Claude Bompard n’aurait plus pu être jugée. Elle devait sans doute compter les jours.

La voilà donc citée devant le Tribunal correctionnel de Carpentras « du fait de son refus de marier un couple homosexuel et de sa déclaration indiquant qu’elle ne marierait aucun couple homosexuel en sa qualité d’officier d’état civil ». L’enjeu du procès repose d’ailleurs en grande partie sur ce second point. Selon Etienne Deshoulières, « il va pousser les autres maires qui brandissent leur liberté de conscience à se demander s’ils ne commettent pas un délit qui relève du pénal ».

Marie Claude Bompard avait justifié ses choix à l'époque via un communiqué de presse :
 
Sans-titre-1-Récupéré"Je leur ai donc affirmé que j’étais moi-même dans l’impossibilité de procéder à cette cérémonie, et qu’il m’est également impossible de déléguer mon pouvoir et ma responsabilité à un conseiller municipal.

Je leur ai réaffirmé mon attachement au mariage, union d’un homme et d’une femme, qui a pour première finalité l’accueil et l’éducation d’enfants, dont la conception relève, naturellement de l’altérité sexuelle des époux.

Avec la loi Taubira, les maires réfractaires sont aujourd’hui sous la menace de sanctions lourdes, disproportionnées et illégitimes. Pourtant, la liberté de conscience est garantie par notre Constitution. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que François Hollande avait déclaré « il y a toujours la liberté de conscience », lors du congrès des maires, à l’automne 2012, porte de Versailles. C’est en ce sens que j’ai écrit, ce matin, à Manuel Valls, ministre de l’intérieur.

Aujourd’hui, le respect de mon droit constitutionnel est bafoué. Depuis samedi dernier, les pressions se succèdent : pression médiatique, pression politique (notamment de la part du parti au pouvoir), pression administrative, pression judiciaire, puisque j’ai appris qu’une enquête préliminaire avait été ouverte, à la demande de la Chancellerie. Des gendarmes se sont d’ailleurs présentés en mairie de Bollène cette après-midi, exigeant une copie du dossier de mariage.

Ne pouvant m’opposer à l’application de la loi sur le territoire de ma commune, j’ai, par ailleurs, demandé à monsieur le Préfet de Vaucluse, en tant que représentant de l’État, de procéder lui-même à cette cérémonie ou de désigner une personne de son choix, comme le prévoit l’article L2122-34 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Cette proposition a été refusée, montrant ainsi que l’État préfère que les cérémonies n’aient pas lieu, afin de mieux trainer les maires réfractaires devant les tribunaux ! Outre la destruction du mariage et de la famille, un des objectifs de la loi Taubira est clairement d’écarter les maires libres, réfractaires au Système. Nous en avons un exemple flagrant aujourd’hui, à Bollène (...)

Pour ma part, et avec les nombreuses personnes qui m’ont soutenue, avec de nombreux élus, je continuerai à prendre une part active aux actions organisées afin que la liberté de conscience soit reconnue et mise en œuvre."

Posté le 9 août 2016 à 16h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

08 août 2016

Le Figaro favorable à la dénaturation du mariage ?

Ceux qui pensaient que le Figaro était un peu plus à droite que les autres et moins politiquement correct se sont trompés. Le Figaro a trouvé "5 raisons qui font d'Obama le meilleur président des États-Unis". Non seulement Le Figaro vante l'Obamacare et le fait qu'il dise tout haut ce qu'il pense de Donald Trump mais il ne trouve rien de mieux comme 4ème raison que le fait d'avoir "ouvert la voie à la légalisation du mariage pour tous" .

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S'il suit le même raisonnement, Le Figaro risque de soutenir Hillary Clinton en 2016 et militer pour François Hollande en 2017. C'est ce qu'on appelle en France un journal de "droite"...

Posté le 8 août 2016 à 14h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

Le double discours de N. Kosciusko-Morizet dénoncé par les musulmans

C'est amusant, ce sont les musulmans qui font la réinformation :

"Nous avons découvert avec étonnement et stupeur les déclarations de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet dans une émission de France Info le 5 août 2016, dans laquelle elle assimile la mosquée de Longjumeau à « Un nid de salafistes ». 

Le Centre Socio-Culturel Islamique de Longjumeau dément formellement de telles allégations. 

Dans ses déclarations, Nathalie Kosciusko-Morizet va jusqu'à sous-entendre qu'elle a tenté de fermer la Mosquée de Longjumeau, en déplorant n’avoir pas eu l’arsenal juridique nécessaire pour le faire.

De telles affirmations, en plus d'être mensongères, sont en décalage total avec les relations cordiales et citoyennes que nous avons toujours entretenu avec Mme Kosciusko-Morizet, alors maire de Longjumeau.

Ces déclarations, sur l’antenne de France Info, choquent l’ensemble de la communauté musulmane de Longjumeau et suscitent une vive émotion, d'autant plus que le Centre Socio-Culturel Islamique de Longjumeau avait d'excellents liens de travail avec Mme Kosciusko-Morizet pendant son mandat, qui mettait à notre disposition des gymnases pour les prières des deux grandes fêtes musulmanes annuelles. Lors de ces grandes occasions où des milliers de familles étaient présentes, elle était intervenue pour dire qu’il fallait, selon elle, une mosquée plus grande et plus digne pour les musulmans longjumellois.

Mme Kosciusko-Morizet avait également, à la suite de cela, mis les services de la mairie à notre disposition pour la recherche d'un terrain privé, en vue de la construction d’une mosquée plus grande et plus adaptée aux besoins de la communauté musulmane de Longjumeau.

L’ancienne maire de Longjumeau était, pour rappel, venue solliciter notre aide lors des élections législatives, tandis que nous respectons une neutralité vis à vis du champ politique. Dans un rapport cordial, elle nous avait également invités au salon de la questure de l'assemblée nationale pour un repas avec différentes personnalités religieuses et politiques. [...]"

Posté le 8 août 2016 à 11h39 par Michel Janva | Lien permanent

Nicolas Sarkozy évoque le Grand remplacement

Même s'il condamne officiellement Nadine Morano et ne veut plus entendre parler de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy semble avoir compris que la primaire et les présidentielles se gagneront sur les questions identitaires. Le Lab d'Europe 1 souligne les similitudes entre les propos de Nicolas Sarkozy et ceux de Jean-Marie Le Pen :

"Aujourd'hui, vous additionnez l'Europe et les États-Unis, on est moins de 800 millions dans un monde de 7 milliards de personnes. Forcément, la civilisation européenne, qui s'est toujours vécue comme dominante, réalise qu'elle ne pèse désormais qu'à peine 10 % de la population mondiale. La civilisation européenne se sent devenue minoritaire. La démographie fait l'Histoire, et non le contraire. Voici ce qui explique notamment les interrogations européennes. L'axe du monde est clairement passé vers l'Afrique et l'Asie. Il nous faut réagir, ou on disparaîtra". [Nicolas Sarkozy, interview au Point le 5 août 2016]

"Si l’on compare le chiffre de population de l’Europe que j’appelle "boréale", de Brest à Vladivostok, il y a 750 millions d’habitants. En face, 7 milliards. Ils ont 45 ans de moyenne en Europe, ils ont 20 ans de moyenne d’âge dans le reste du monde. La différence ne cessera de progresser, la misère de grandir dans tous ces pays et la pauvreté dans les nôtres. Des conflits très violents vont intervenir déclenchant des torrents migratoires de gens qui essayeront de fuir le désastre et qui considèrent que l’Europe est le radeau de la méduse qu’il faut gagner à tout prix. [Jean-Marie Le Pen, avril 2014]

S'ils ne veulent pas se faire dépasser sur leur droite comme en 2007, Marine Le Pen et le FN devraient réfléchir à ce tweet de Droite nationale, antérieur aux propos de Nicolas Sarkozy : 

Posté le 8 août 2016 à 06h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

05 août 2016

Etat d'urgence : à quand un contrôle des frontières ?

Cela se passe en France entre Vintimille et Menton. Environ deux à trois cents immigrés clandestins ont envahi les rues de Menton sans aucune réaction des forces de l'ordre.


Un groupe de migrants franchit la frontière à... by nice-matin

Si les forces de l'ordre sont trop occupées à fermer des églises, peut-être peut-on faire appel aux 10 000 militaires déployés en France ?

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Posté le 5 août 2016 à 23h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)


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