02 décembre 2016

L'homme qui se trompait à tous les coups !

C'est lui !

Posté le 2 décembre 2016 à 21h51 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

François Fillon : un programme anti-familles

Selon Nicolas Bay, secrétaire général du FN :

Cb60c435-774c-4d43-aedc-0ba6caa8bc54"L'un des aspects les plus criants de l'imposture Fillon est celui de son étiquette "pro-familles", laquelle lui a valu un certain nombre de soutiens qui devraient sans doute s'intéresser davantage au projet de l'ancien Premier ministre. En effet, il ne suffit pas d'agiter le drapeau de la famille, comme valeur, pour devenir le défenseur des familles, comme réalité concrète et humaine. 

On pourrait d'abord évoquer tout ce qu'il n'y a pas dans le programme de François Fillon : aucune revalorisation des allocations familiales, pas de rétablissement de la demi-part fiscale accordée aux parents veufs et veuves (que son gouvernement avait supprimée !), et - rappelons-le tout de même - pas d'abrogation de la loi Taubira.

Mais le plus inquiétant est sans doute dans ce que ce programme contient. Sur le plan social, il s'agit clairement d'un programme anti-familles ! Dans le domaine de la santé, la restriction de la prise en charge par la solidarité nationale des seules maladies graves ou longues va représenter un surcoût considérable tant pour les foyers avec des enfants en bas âge (la varicelle, les grippes, la rougeole, ne sont pas des "maladies graves ou longues") que pour les personnes âgées. Sur le plan fiscal, l'augmentation de la TVA - qu'aucune autre mesure de baisse des impôts des familles classiques ne viendrait compenser - va lourdement, et principalement, impacter les familles populaires ou les classes moyennes. Enfin, quand François Fillon déclare "Il serait temps qu'on accepte qu'il peut y avoir des emplois précaires." (le 10 septembre dernier), on aimerait bien lui demander comment on peut bâtir des foyers stables avec des emplois précaires.

Non, François Fillon n'est pas le champion des familles que certains voudraient en faire, loin s'en faut. Face à son programme déséquilibré, brutal, dont la dérégulation est la seule règle, nous réaffirmons l'idée fondamentale de solidarité nationale et la nécessité du cadre protecteur - pour les familles comme pour les entreprises, pour la sécurité comme pour l'identité - de la nation."

Posté le 2 décembre 2016 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent

François Hollande paye le prix fort de sa posture fondée sur l’arrogance

Ludovine de La Rochère réagit à l'annonce de François Hollande :

"Le retour au réel aura été finalement brutal : le Président de la République le plus impopulaire de la VèmeRépublique ne se représentera pas à l’élection présidentielle pour un deuxième mandat.

François Hollande paye le prix fort de sa posture fondée sur l’arrogance, la mystification et l’inaptitude. Conséquence : le lien entre le Président et le peuple français s’est rompu dès les premiers mois de son quinquennat.

Le futur ex-Président de la République a été arrogant vis-à-vis de toutes les catégories de la population, à commencer par les familles. Dix-huit millions de foyers ont été touchés par ses réformes fiscales et sociales. Il a réussi à tous les appauvrir et, pour la première fois depuis vingt ans, à faire baisser la natalité au point d’être loin du seuil de renouvellement des générations.

Les Français ont la mémoire plus longue que ne le pensent les responsables politiques. Bien au-delà du clivage gauche-droite, François Hollande a été perçu comme un président diviseur. Sa méthode alliant mépris et silence face à ses opposants a choqué les consciences. Son passage en force lors des débats sur la loi Taubira, tandis que des millions de Français demandaient des états généraux de la famille pour évaluer le sens et les conséquences de ce projet, débattre et approuver, ou non, « une réforme de civilisation », a largement contribué à son impopularité profonde et durable. [Lire la suite]"

Posté le 2 décembre 2016 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Avec un soutien pareil, François Fillon n'a pas besoin d'ennemis...

Bernard Debré, soutien de François Fillon, écrit à Alain Juppé :

Unknown-73"[...] Comment oser affirmer que François Fillon soit contre l’avortement et veuille en abolir la loi ? Dis-toi bien que s’il en avait été ainsi, je ne l’aurais pas soutenu [...]. Ton affirmation est non seulement fausse, mais aussi et surtout nauséabonde.

Il en va aussi du mariage entre personnes de même sexe. Tu oses affirmer que François Fillon y est opposé, alors qu’il a dit et écrit à plusieurs reprises le contraire. Ton affirmation est à nouveau nauséabonde.

Tu voudrais faire passer François Fillon pour un extrémiste, à la limite fasciste, alors qu’il est tout le contraire et tu le sais. Il est démocrate, libéral et de droite, mais de cette droite moderne et modérée, luttant contre l’extrême-droite et tous les extrêmes avec toute sa force et son âme. [...]"

Si Fillon voulait se donner l'apparence d'un résistant à la politique liberticide de la gauche, c'est foutu. Y en a-t-il qui croyaient le contraire ?

Posté le 2 décembre 2016 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

La fin du cycle entamé avec les Manifs pour tous ?

Pour Jacques de Guillebon, dans La Nef, la victoire de François Fillon n'est pas une bonne nouvelle :

FIC125789HAB33"[...] Cette victoire de Fillon signe en réalité l’évaporation d’un rêve que l’on a appelé « droite hors les murs », de ce camp qui eût pu se constituer entre des Républicains dominateurs et un Front national étatiste. Cette victoire sonne la fin du cycle entamé avec les Manifs pour tous où d’innombrables et vigoureux jeunes gens crurent pouvoir renverser le monde. La fin d’une génération romantique que les plus madrés de ses leaders ont ramenée dans le giron de la raison politique qui est toujours froide. Ils disaient ne rien lâcher, et ils auront le mariage homosexuel, au mieux tempéré par l’adoption simple, mesure qu’un juge quelconque se fera fort d’invalider dès que possible. Ils voulaient dégager Hollande, et ils auront une politique d’austérité qui fera passer Mme Thatcher et Mme Merkel pour des disciples de Roosevelt. Ils voulaient l’école libre, ils auront la concurrence féroce et impitoyable des privilèges de naissance. Ils voulaient la France forte et grande, ils n’auront plus de services publics, seulement la soupe populaire en cas de pépin. Bref, ils ne voulaient plus de l’infâme bourgeoisie de gauche, ils auront la méprisante bourgeoisie de droite, qui leur intimera de travailler le dimanche parce que Dieu le veut, qui leur intimera de se juger sans cesse à l’aune de leur réussite économique parce que c’est le sens de la vie. Une bourgeoisie de ces catholiques zombis qui repoussera plus loin encore que ne l’a fait la gauche dans les marges extérieures, dans les périphéries innommables la France des attardés, des demeurés, des demi-campagnards dont les Kévin n’auront d’ailleurs jamais le premier sou pour se payer une prépa HEC, et ce sera bien fait pour eux.

L’ordre est de retour, et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Car, contrairement à ce que suppute la gauche, cet ordre ne sera pas moral, il ne le peut pas parce qu’il ne peut servir deux maîtres et qu’il a choisi de longtemps le sien, avec la tronche de Marianne gravée dessus. Et les promoteurs de cet ordre, qui ont vendu pour un plat de lentille le million de manifestants anti-Taubira, devraient déjà redouter le jour où un peuple les collera à la lanterne. Mais même ce jour-ci, ils ne comprendront pas les raisons de la colère. Heureux sont-ils, heureuses les bonnes consciences."

Posté le 2 décembre 2016 à 09h21 par Michel Janva | Lien permanent

François Fillon, un machiavélisme tranquille

Selon François Marcilhac dans l'Action Française 2000 :

Une_2944"La victoire nette et sans bavure de Fillon à la primaire de la droite est surtout le fruit d’un immense malentendu que la campagne pour la présidentielle sera loin de lever, tant est fort en France le désir de redonner à la fonction suprême un semblant de dignité. Or Fillon a d’autant mieux profité du rejet des deux “favoris” qu’il a su par son attitude distante et calme donner ce signe, ce qui, de la part de l’ancien Premier ministre de Sarkozy, n’était pas gagné. Passer pour un homme neuf et incarner l’espoir du relèvement quand on est un des principaux responsables du déclin du pays : du grand art ! C’est là que réside le principal danger : que, dans ce jeu de faux-semblant que sont les élections, les Français misent sur un homme rompu depuis quatre décennies de vie politique à tous les reniements, mais plus habile que d’autres à cacher son manque de conviction.

Car Fillon n’a pas été seulement le collaborateur zélé, pour ne pas dire servile, de Sarkozy : au gré de sa carrière, il a su, d’eurosceptique, devenir européiste, de gaulliste social, libéral assumé, de souverainiste, libre-échangiste. Son rapt illégitime de l’ électorat catholique de droite est la preuve supplémentaire d’un machiavélisme tranquille. Que Jean-Frédéric Poisson n’ait pas réussi à attirer sur son nom la majorité de ces électeurs, d’autant plus heureux finalement de la victoire de Fillon que celle-ci ne les mènera pas au martyre, n’a rien d’étonnant. Poisson n’est pas responsable du caractère contre-productif de sa candidature. C’est le système politique qui condamne a priori le vote de conviction au profit, dès le premier tour, d’un vote utile qui se révèle foncièrement nuisible : les voix qui se sont détournées de Poisson n’auraient pas manqué à Fillon pour être qualifié au second tour. En revanche, le score décevant de Poisson a permis à Fillon, qui avait mis dans son escarcelle l’électorat naturel du premier, à neutraliser la tentative de procès en intégrisme catholique ouvert par Juppé et amplifié par la gauche, en se débarrassant du contenu pour ne garder qu'un emballage très aseptisé, mais qui convient à une bourgeoisie qui pense que porter son catholicisme en bandoulière suffit à obtenir l’absolution.

On peut toujours féliciter que, plus de quarante ans après la loi Veil, l’avortement soit toujours au cœur du débat, ce que favorisent les socialistes eux-mêmes en cherchant à faire adopter avant la fin février un texte orwellien sur un prétendu délit d’ entrave numérique à l’IVG : il n’est malheureusement pas sûr que ce soit uniquement, comme le disait Boutang, sur le mode du remords. Mais plutôt sur celui du repoussoir. Ce qu’ont très bien compris Juppé, la gauche... et Fillon le premier ! À tel point qu’il avait pris date dès 2014 avec ses détracteurs en intégrisme catholique en faisant partie des rares députés UMP à voter la proposition de résolution socialiste faisant de l’ infanticide un « droit fondamental ». Et qu’il est aujourd’hui totalement silencieux sur le délit d’ entrave numérique. Reconnaissant ainsi, avec cynisme, qu’il garde ses convictions pour lui, ce qui revient à ne pas en avoir, ou que celles-ci sont incompatibles avec le Bien commun – un comble !

Avec Fillon, on est obligé de convenir que l’effet de cliquet est le propre d’un électorat catholique libéral-conservateur, finalement aussi convaincu que l’électorat de gauche d’un sens de l’histoire contre lequel il est vain de lutter, mais sur le mode du regret poli censé mériter l’indulgence. L’historien François Huguenin, soutien de Fillon et qui représente cette tendance, a ainsi écrit, dans Le Figaro, à la veille du second tour de la primaire : « Quant aux questions éthiques, les catholiques et les conservateurs ne doivent pas rêver. Aucun homme politique n’a jamais arrêté une évolution sociétale et Fillon en prend acte. » Au nom du même principe, demain ce sera, sur l’ordre de l’Europe, l’adoption plénière définitivement pour tous, l’euthanasie et la GPA... [...]" 

Posté le 2 décembre 2016 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

Qui peut encore jurer que Marine Le Pen sera au second tour ?

Pour Jean-Pierre Denis, dans La Vie, le retrait de François Hollande est une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen :

"[...] En quelques semaines, toutes les cartes politiques ont été rebattues. Sarkozy, Juppé, Hollande… tous ceux qui incarnaient, à tort ou à raison, le temps des occasions perdues ont été écartés par l’opinion publique, à travers primaires et sondages. Tous ceux qui sont à ce jour candidats déclarés ou naturels peuvent apparaître comme des hommes ou des femmes neufs – même s’ils ne le sont pas, comme François Fillon ou Manuel Valls. Si l’on s’inquiète de la montée du Front national, cette série de départs contraints, ce grand remaniement du personnel présidentiel opéré en l’espace de peu de semaines, est une excellente nouvelle. Marine Le Pen se voit ainsi privée d’un précieux argument : elle ne peut plus prétendre incarner le changement.

Et ce n’est pas tout ! Si l’on prend la liste des candidats, déjà déclarés ou sur le point de le faire, on voit qu’ils campent sur des positions politiquement bien charpentées, mais surtout distinctes. Fortement distinctes. Mélenchon, Jadot, Valls, Macron, Montebourg, Fillon peuvent difficilement être confondus. Ils ont des idées claires, bien tranchées… C’est encore un autre argument qui fera défaut à celle qui prétend que tous se confondent, sauf elle.

Enfin, cette incroyable succession d’événements politiques montre que, dans une présidentielle, rien n’est écrit d’avance. Qui peut encore jurer que Marine Le Pen sera au second tour, après une telle série de surprises ? Qui peut encore affirmer que la trumpisation est inéluctable, que l’élection possible d’un candidat d’extrême droite en Autriche ou le référendum constitutionnel qui pourrait pousser Renzi à la démission en Italie sont les signes avant-coureurs d’une catastrophe qui devrait inéluctablement atteindre la France ?"

En effet, rien n'est jamais écrit d'avance... Surtout quand certains ont les dents qui rayent le parquet :

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Source : Vanity Fair

Posté le 2 décembre 2016 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

Hommage perturbé aux victimes de Fidel Castro à Cuba

Ségolène Royal sera dimanche à La Havane à Cuba pour les obsèques de Fidel Castro.

Le sénateur LR Claude Malhuret a demandé jeudi après-midi au Sénat quelques instants de silence en hommage aux victimes du dictateur communiste. Mais les complices communistes ont perturbé la séance.


Les sénateurs de droite observent quelques... par publicsenat

«On aurait pu penser que ceux qui ont été pendant si longtemps les complices des crimes de Castro auraient un peu de pudeur maintenant que ces crimes sont connus de tous mais ils continuent en se moquant de notre hommage à salir la mémoire des victimes».

Harlem Désir a rappelé que la France n'avait jamais rompu les relations diplomatiques avec Cuba, ni sous Hollande, ni sous le gouvernement précédent.

Posté le 2 décembre 2016 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Hollande renonce : c'est pas facile d'être président

Dimanche dernier dans le JDD, Manuel Valls laissait entendre qu'il pourrait être candidat contre François Hollande à la primaire du PS.

Lundi les deux hommes déjeunaient ensemble.

Jeudi soir, François Hollande a annoncé qu'il ne serait pas candidat à sa succession en 2017.

Posté le 1 décembre 2016 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

La révolution conservatrice aura été de courte durée....

Posté le 1 décembre 2016 à 17h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Jacques Bompard rappelle aux parlementaires qu'ils seront tous jugés

 

Délit-d-entrave-à-l-avortement_-Allocution-de-Jacques-Bompard-1

 

Délit-d-entrave-à-l-avortement_-Allocution-de-Jacques-Bompard-2

Posté le 1 décembre 2016 à 15h38 par Philippe Carhon | Lien permanent

IVG : Peut-on espérer que François Fillon s'engage dès maintenant à abroger cette loi inique une fois élu ?

Bien qu'absent de l'Assemblée nationale aujourd'hui, c'est une véritable question à poser à François Fillon pour savoir s'il a vraiment la volonté de s'opposer à la domination idéologique de la gauche ou si il se couche dès maintenant acceptant l'effet de cliquet des réformes sociétales de gauche. Thibaud Collin pose la bonne question :

«Pas de liberté pour les ennemis de la liberté!». Saint-Just est-il devenu la référence impensée du gouvernement Valls? Comment comprendre autrement que la liberté, réclamée haut et fort lorsqu'il s'agit de permettre aux femmes d'avorter, soit pénalisée quand il s'agit de proposer aux mêmes femmes des matériaux de discernement pour mûrir leur choix? La seule solution pour résoudre cette contradiction est de conclure que la femme qui se pose des questions sur le devenir de sa grossesse n'est libre que d'avorter. C'est un choix obligatoire comme les élections dans les régimes politiques au Parti unique! Telle est la conception ubuesque de la liberté qui anime cette proposition de loi.

Car jusqu'à nouvel ordre lorsqu'on délibère en vue de poser un choix, plusieurs possibilités se présentent à notre esprit et c'est pour cela qu'il s'agit de s'enquérir de leurs avantages et inconvénients respectifs en s'informant et en prenant conseil. Ce constat de bon sens est balayé d'un revers de main. La majorité socialiste absolutise à ce point la liberté de la femme de «disposer de son corps» que tout ce qui peut leur apparaître comme le commencement d'une remise en question de cette dite liberté est vue comme un obstacle à réduire de toute urgence. Cette tendance à simplifier à l'extrême une réalité humaine complexe s'appelle du fanatisme ou de la bêtise, les deux n'étant jamais bien loin.

Cette paranoïa liberticide est de plus une insulte faite à toutes les femmes enceintes qui se posent des questions, hésitent et cherchent une issue parfois dans un profond désarroi. Mais l'idée même que l'avortement puisse être associé à une situation angoissante est insupportable à ce féminisme paternaliste qui lui sait que l'avortement est un acte banal. Une nouvelle fois dans sa déjà longue carrière, l'idéologie de la liberté absolutisée nie les libertés concrètes des personnes immergées dans l'épaisseur de leur itinéraire de vie. Laissons donc les idéologues du «camp du Bien» dans leur enfermement mental et adressons-nous à l'opposition parlementaire, probable future majorité.

François Fillon ayant mis les libertés au cœur de son projet, peut-on espérer qu'il s'engage dès maintenant à abroger cette loi inique s'il est élu à la présidence de la République? La question mérite d'être posée tant le parti dont il vient de prendre la tête nous a habitué à un triste scénario: effets oratoires et guerre d'amendements contre une loi déclarée injuste suivis, une fois revenu aux affaires, d'une lâche génuflexion devant le soi-disant sens de l'histoire. Conservateurs dans l'opposition, progressistes au pouvoir. Cette incohérence intellectuelle n'est pas pour rien dans le discrédit des partis dits de gouvernement.

On peut espérer que François Fillon en a pris conscience et qu'il est prêt à transgresser enfin cette loi implicite que toute réforme sociétale devienne inéluctablement objet d'un consensus. Ce serait une belle manière de signifier à la Gauche que son monopole métapolitique est fini.

Posté le 1 décembre 2016 à 15h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

C'est le gouvernement qui veut entraver la liberté des opposants à l’avortement à exprimer leurs arguments

Communiqué d'Alain Escada, président de Civitas :

"Ce jeudi 1er décembre 2016, les députés débattent d’une proposition de loi qui prétend élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations "biaisées" sur l'avortement.

CIVITAS dénonce les impostures de ce débat :

- L’expression même d’interruption volontaire de grossesse est une tromperie sémantique. L’interrupteur électrique que vous utilisez chaque jour vous permet d’interrompre puis de relancer un flux électrique. La grossesse “ interrompue “ ne se relance pas après une pause. Les mots ont un sens. Il s’agit d’un avortement. Avorter, c’est tuer.

- Partant du constat que l’avortement est un acte qui tue volontairement un être innocent, entraver ce geste devrait être considéré normal et naturel dans une société civilisée.

- A l’initiative de Simone Veil, la loi française est devenue mortifère et contraire au bien commun et à l’ordre naturel. Inique, cette loi doit être combattue. Et les catholiques agissant en politique doivent tout faire pour l’abroger.

- Tant que les hommes de bons sens ne disposent pas du pouvoir politique permettant d’abroger cette loi, ils ont le devoir d’informer nos contemporains et de les dissuader de pratiquer ce geste infanticide. 

- Informer et dissuader n’est pas entraver. Une fois de plus, les mots ont un sens. S’il existe dans ce dossier une entrave, elle provient directement des promoteurs de cette proposition de loi qui veulent entraver la liberté des opposants à l’avortement à exprimer leurs arguments.

CIVITAS est le seul parti politique français véritablement pro-vie et pro-famille, le seul qui a l’intention d’abroger la loi Veil et l’assume."

Posté le 1 décembre 2016 à 15h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

La fondatrice d’ivg.net s'explique sur son action

En février dernier, le site le Rouge et le Noir donnait la parole à Marie Philippe, fondatrice d'un des sites visés par la loi liberticide du gouvernement, ivg.net :

Le gouvernement dénonce votre site avec un acharnement surprenant, comment l’expliquez-vous ?

Il est difficile d’expliquer rationnellement cette hargne contre nous. Que faisons-nous exactement ? Nous donnons une information très complète sur les conséquences de l’avortement aux femmes tentées d’y recourir, de ses risques physiques et psychologiques. Cela peut conduire effectivement à dissuader des femmes tentées par l’IVG. Ne devrions-nous pas au contraire être encouragés ? Mais non ! Car l’idéologie prime chez nos gouvernants. Ils veulent imposer leur conception dévoyée de la femme, de son rôle dans la société, de la maternité et de la dignité de la personne humaine. L’homme doit pouvoir jouir le plus possible de la vie et de son corps, et cela sans entrave. Un seul bémol émis dans ce beau concert libertaire n’est pas admissible.

Le gouvernement est allé jusqu’à payer pour améliorer le référencement du site gouvernemental et à appeler les internautes à cliquer pour l’y aider. Le discours public sur l’avortement est-elle devenue la chasse gardée du gouvernement ?

Il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction. Il y a en fait une véritable remise en cause des véritables droits de la femme. En particulier, celui de ne pas recevoir d’incitations ou de pressions à réaliser un avortement. Jusqu’en 2001, « l’incitation à l’avortement » n’était pas admissible et était même punissable pénalement. L’article L. 647 du code de la Santé Publique disposait, dans son deuxième alinéa, qu’étaient susceptibles de poursuites pénales (avec peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans), ceux qui, sauf dans les publications réservées aux médecins et aux pharmaciens, auront « fait de la propagande ou de la publicité directe ou indirecte » pour des établissements pratiquant l’avortement ou pour des « médicaments, produits et méthodes » permettant une interruption volontaire de grossesse. Dans ce même article, était pénalement répréhensible le fait de provoquer - d’inciter - une femme à avorter, et ce, même dans les conditions légales.

De répréhensible pénalement et moralement, cette incitation est aujourd’hui complètement admise et passée dans les mœurs. Elle est courante et complètement impunie depuis que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé purement et simplement cette frêle barrière de protection de la femme.

Vous cherchez à faire connaitre aux femmes en détresse les autres solutions possibles à leur situation et notamment les aides dont elles pourraient bénéficier si elles décidaient de garder leur enfant. Est ce votre spécificité par rapport au site gouvernemental ou au planning familial ?

Pour les tenants de la culture de Mort, la femme, dès qu’elle envisage un avortement, doit avoir le choix entre faire une IVG par aspiration ou une IVG par médicament. Nous, nous disons clairement aux femmes qu’elles ont le choix. En particulier celui de ne pas faire d’avortement. Nous leur donnons des raisons de croire en l’avenir et de voir au delà du court terme, des difficultés du moment. Nous mettons en avant la beauté de la maternité et ses joies attendues. Nous abordons les aspects psychologiques. Nous écoutons toutes les détresses. Nous savons combien sont fréquentes les pressions exercées par les parents, le conjoint, le « petit ami ». En fait la femme actuelle subit une nouvelle domination masculine qui est effroyable. La femme est devenue un objet à qui le « copain » et la société impose une nouvelle norme comportementale. La cellule familiale traditionnelle unie par les liens protecteurs du mariage est attaquée. La société conditionnée par les lois et les gouvernements démissionnaires ou idéologues ne veut plus exercer le rôle protecteur qu’elle doit avoir vis-à-vis de l’enfant né ou a naître comme vis-à-vis de la mère de famille ou de la future mère même célibataire.

Comment expliquez-vous que le financement public des structures permettant aux femmes de garder leur enfant ou de le mettre à l’adoption soit dérisoire voir inexistant ?

L’avortement est devenu une solution simple et peu coûteuse face aux problèmes sociaux ou à la question du handicap de l’enfant à naître. Une mère célibataire est coûteuse. Un enfant handicapé encore plus. L’ivg médicamenteuse (si elle se passe bien…) coûte un peu plus de 200 euros. Aussi on ne doit plus s’étonner de voir cette pression morale qui est exercée des qu’il y a un « risque » pour la santé de l’enfant à naître. Aujourd’hui l’avortement est encouragé officiellement par le gouvernement comme en témoigne la « promotion » qui est faite au moyen du site qui lui est consacré - « ivg.gouv.fr » - où n’y figure pas la moindre mise en garde. Bien au contraire, on adhère au registre de la « déculpabilisation ». On y relève surtout des contre-vérités symptomatiques d’un parti pris anormal pour un organisme public comme celle en particulier qui consiste à dire que l’ivg médicamenteuse, comme celle de l’ivg chirurgicale, consiste à « expulser l’œuf ». Nulle part sur ce site on ne parle d’embryon alors qu’il s’agit du terme scientifique et médical approprié qui devrait être utilisé dans un site gouvernemental élaboré par le Ministère de la Santé ! Une entreprise privée dans un tel cas serait sans doute passible de poursuites pour « publicité mensongère  (...)"

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Mgr Ginoux défend la liberté d'expression sur la question de l'avortement

Posté le 1 décembre 2016 à 07h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

La crèche de Hénin-Beaumont menacée par les laïcards

Un communiste à l'origine de cette haine de nos racines chrétiennes et de nos traditions :

15284129_1778684939046882_6969161188507253172_n"La « tradition » n’est pas assez partagée au goût du tribunal. La municipalité d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, a lancé une pétition ce mercredi, en faveur du maintien d’une crèche de Noël dans le hall de l’hôtel de ville.

La veille, le rapporteur public du tribunal administratif de Lille, saisi par un opposant (PCF), David Noël, avait recommandé d’interdire l’installation municipale de la scène chrétienne de la Nativité, au motif qu’elle ne répondait pas à une « tradition locale », ni ne s’accompagnait d’un « environnement festif ». Le tribunal doit rendre sa décision avant deux semaines.

Dans les faits, l’audience qui s’est tenue, mardi, au tribunal administratif de Lille, portait sur la présence d’une crèche, l’an dernier, à l’intérieur de l’hôtel de ville, alors qu’un marché de Noël se tenait devant le bâtiment municipal. « Cette année, la situation est différente. Pour des raisons de sécurité, nous avons dû déplacer le marché de Noël sur une autre place. La crèche est donc installée au milieu de ce marché de Noël et non plus dans la mairie », souligne Bruno Bilde, porte-parole (FN) de la mairie.

Cette « tradition » d’installer une crèche dans le hall de la mairie ne date que de 2015, rappelle la Voix du Nord. Or, dans un arrêt rendu le 9 novembre, le Conseil d’État n’autorise cette entorse au principe de laïcité des bâtiments publics, qu’à condition que « des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ».

Pour obtenir le droit de maintenir la crèche, il eût fallu que la mairie l’accompagne d’une vraie fête de Noël et d’un événement populaire dont, pourtant, le maire pense pouvoir se prévaloir. Sur sa page Facebook, la ville met en avant, ce mercredi, le « droit imprescriptible des habitants (…) à respecter la culture traditionnelle dans laquelle ils ont grandi et qu’ils veulent transmettre à leurs enfants ».

« Nous sommes surpris par l’argument du rapporteur public, car cette crèche se trouve bien dans un environnement festif », estime le porte-parole de la mairie.

De son côté, l’opposant et conseiller municipal, David Noël, estime que la présence de cette crèche dans « un bâtiment public soumis à la neutralité religieuse » est une « entorse au principe de laïcité ». Il se base sur l’article 28 de la loi de 1905 qui interdit « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception (…) des musées ou expositions ».

Posté le 1 décembre 2016 à 07h16 par Philippe Carhon | Lien permanent

FN : Les douze anachronismes de Florian Philippot

Sur son site Polémia, Jean-Yves Le Gallou estime que Marine Le Pen est la mieux placée pour répondre à l’esprit du temps et  aux préoccupations des électeurs mais qu'elle est handicapée par les anachronismes de la ligne Philippot au nombre de 12. Nul doute que cet article complet et pertinent sera lu à Nanterre par les membres du comité stratégique de la candidate :

1 - La société française évolue à droite : sur  l’identité, la sécurité, les valeurs. C’est le moment choisi par Philippot pour gauchir le discours du FN.

2 Les forces de rupture avec le politiquement correct sont nombreuses : mouvements d’inspiration catholique, mouvements d’inspiration identitaire, mouvements entrepreneuriaux, mouvements militants pour le changement scolaire. Les « collectifs » philippotistes chargés de préparer le programme présidentiel de 2017 en sont totalement déconnectés. Ce qui fait courir un double risque : sur le fond, être à côté de la plaque ; électoralement, se priver de tout relais efficace.

 3.- Le plus grand mouvement social depuis 1968, c’est la Manif pour tous (LMPT) : plus d’un million de personnes dans la rue, 3 ans de manifestations, la constitution d’une nouvelle génération militante, la génération 2013. Ce puissant mouvement social, Philippot ne l’a pas vu enir. Il s’en est tenu à l’écart et a convaincu Marine Le Pen de faire de même. Pire : interrogé sur l’abrogation de la loi Taubira il a répondu que cela n’avait pas plus « d’importance que la culture des bonsaïs ». Mépriser les électeurs potentiels, une curieuse manière de faire de la politique… Philippot est même allé jusqu’à défendre la campagne d’affichage sur le VIH de Marisol Touraine (*), c’est-à-dire la promotion d’une philosophie de back room à la porte des établissements scolaires et sur les Abribus.

 4 L’Education nationale est l’objet d’une méfiance croissante de la part des parents d’élèves : détournement de la carte scolaire, fuite vers les écoles privées, multiplication des écoles hors contrat, développement des formations alternatives, demande d’autonomie réelle des établissements, exigence de prise en considération des parents d’élèves. Voilà l’attente sociale de millions de parents d’élèves. Face à cela le projet philippotiste du collectif Racines vise à revenir à l’école de Jules Ferry de 1885 – où les parents n’auraient pas leur mot à dire ; et où un ordre du ministre serait immédiatement exécuté dans toutes les classes. Ce qui est ignorer la capacité de sabotage des organes de l’Education nationale. Une parfaite uchronie !

5 – Dans les années 1990 le FN incarnait la défense de l’identité ; Villiers, Seguin, Fillon, Chevènement, la souveraineté. L’identité est devenue aujourd’hui la première préoccupation des Français mais la ligne Philippot la relègue en second plan. Comme si le contenant formel (la souveraineté) avait plus d’importance que le contenu charnel (l’identité). La dénonciation de l’Union européenne et la sortie de l’euro tiennent lieu de mantras. La critique de l’immigration devient accessoire.

6 De plus en plus d’intellectuels – Eric Zemmour, Renaud Camus, Robert Ménard – osent nommer les problèmes et décrire le Grand Remplacement démographique et civilisationnel, le danger de l’islam et de la chariatisation de la société française. Au lieu de les inviter, de les écouter, Philippot leur tire dans le dos en reprenant contre eux la rhétorique de la diabolisation sur « l’extrême droite », le « racialisme » et le « complotisme ». Grande inélégance, mais aussi grossière erreur, que de croire qu’on se dédiabolise en diabolisant ses voisins.

7 – Le Coran est perçu par une grande majorité de Français comme un danger et comme incompatible avec notre civilisation ; le vote musulman est d’ailleurs radicalement anti-FN comme il a été pro-Hollande (en 2012) et pro Juppé (à la primaire de 2016). Juger l’islam compatible avec la République n’est pas conforme à la réalité. Lancer des appels aux « musulmans patriotes », ce qui revient à ignorer la notion d’oummah, est peu audible. Présenter la construction de mosquées comme « conforme au programme du FN » (comme le fit le philippotiste Bruno Bilde pour Hénin-Beaumont) est incompréhensible. Lancer la web télé Banlieue patriote en faisant appel à Camel Béchikh, membre de l’UOIF, est pour le moins curieux. Tout comme s’adresser à ce frère musulman pour animer des sessions de formation du… FNJ.

8La vie politique dans le monde occidental est structurée par l’opposition majorité versus coalition de minorités (ethniques, sexuelles, culturelles). Le Oui au Brexit, l’élection de Trump, la victoire à la primaire de Fillon sont des succès obtenus par des campagnes visant d’abord à convaincre les électeurs issus de la majorité. Le FN philippotiste multiplie, lui, les clins d’œil aux minorités sexuelles et ethniques : lancement du « collectif patriote »  à destination des cités de l’islam ; multiplication des appels du pied au lobby LGBT.

9 – Dans les mairies qu’ils dirigent, les conseils régionaux, départementaux ou municipaux dans lesquels ils siègent, les élus FN ont cherché à acquérir une réputation de rigueur financière et de souci des deniers publics. Les promesses de laisser filer le déficit public vont à rebours de 30 ans de leurs efforts. Est-il crédible de proposer l’aggravation d’un déficit budgétaire qui atteint déjà 25% du budget de l’Etat ? Une telle attitude est aussi contradictoire avec la recherche de l’indépendance nationale qui suppose un minimum d’équilibre budgétaire et de la balance des comptes extérieurs. Ce qui explique qu’en 1958 De Gaulle avait appelé Pinay au ministère des Finances et validé le plan Rueff-Armand. A quoi rime de se référer en permanence au général De Gaulle si c’est pour oublier une de ses leçons essentielles ?

10 – La langue de coton et le déni de réalité sont de moins en moins supportés par les électeurs du monde occidental. C’est ce qui explique l’échec d’Hillary Clinton et d’Alain Juppé. C’est le moment choisi par Philippot pour « pasteuriser » le discours du FN, au risque de le rendre insuffisamment audible pour mobiliser l’électorat populaire, porté à l’abstention, et pour récupérer les orphelins du sarkozysme.

11 – La société fonctionne de plus en plus en réseaux. Les idées et les comportements s’échangent et se propagent de manière virale, et s’imposent par eux-mêmes plus qu’ils ne sont imposés de l’extérieur. Or Philippot a une vision jacobine, voire robespierriste, très datée, du fonctionnement de l’Etat, de l’Education nationale et d’un parti politique.

12Les médias sont de moins en moins crédibles. Les médias alternatifs et les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus grand : ils ont assuré la victoire de Trump et la défaite d’ « Ali » Juppé. Or la stratégie philippotiste est paléo-médiatique. Elle repose sur l’espérance d’amadouer les médias mainstream : une espérance doublement vaine car c’est contraire à leur ADN et que l’attitude anti-Système est le moteur électoral du vote FN. A contrario la stratégie philippotiste méprise les médias alternatifs et son discours pasteurisé ne bénéficie que d’une reprise poussive sur les réseaux sociaux.

La stratégie de Philippot est limpide : reconstituer la majorité du Non à la Constitution européenne de 2005 (dans la foulée de la quasi-majorité en défaveur de Maastricht), en faveur de MLP. Et pour cela, venant de la « rive droite », viser prioritairement l’autre rive (gauche) des « Républicains ».

  • C’est ringard, car ces débats sont derrière nous (moins dans leurs fondamentaux que parce que d’autres urgences sont apparues depuis 10 à 20 ans – au 1er rang desquelles le Grand Remplacement que Villiers dénonce également – et que c’est ce qui angoisse au 1er chef les « vrais gens ») ;
  • C’est non opératif, car des majorités en contre (agrégats de votes négatifs) ne débouchent pas fatalement, et d’ailleurs rarement, en majorités positives (faisceau de votes d’adhésion), sans un nouveau sens donné à l’action ;
  • C’est contraire aux enseignements électoraux qui montrent que le FN gagne moins difficilement au deuxième tour contre la gauche que contre la droite ; et qui montrent aussi au deuxième tour la mobilisation de la gauche contre le FN : si ce n’était pas le cas Marine Le Pen présiderait la région Hauts de France…

La stratégie de Philippot repose aussi sur l’idée qu’il faudrait « moderniser » le Front national. Une double erreur. « Moderniser » est un mot daté qui fleure bien le siècle passé. « Moderniser » suppose aussi de se couper de ses racines : or sans racines, pas de futur !

Malgré cela, Marine Le Pen reste encore aujourd’hui créditée d’un pourcentage important d’intentions de vote : pour une raison simple elle vit de la rente de 30 ans de critique radicale de l’immigration. Et le FN reste de loin la meilleure offre électorale sur ce sujet qui prend une importance grandissante. Marine Le Pen reste aussi désignée comme le grand méchant loup par le Système : triste au regard de la dédiabolisation recherchée mais rassurant en terme électoral ! Etre dénoncé par les médias est un certificat de qualité !

Dans ces conditions, il est normal que la qualification de Marine Le Pen pour le second tour paraisse acquise. Tant que la gauche sera éclatée. Mais si un candidat (Montebourg ?) parvenait à rassembler la gauche sociétale (Macron) et la gauche sociale (Mélenchon), un premier tour en forme de triangulaire (Montebourg/Fillon/Le Pen pourrait rebattre les cartes.

De ce point de vue, ce serait sans doute une erreur de canonner d’abord Fillon sur son programme économique car une campagne du type « au secours la droite revient » ne peut que servir Fillon d’un côté, les candidats de gauche de l’autre. Dans leurs motivations de vote les électeurs ne choisissent pas le FN pour ses positions économiques (qui souvent les divisent) mais pour ses positions sur l’identité et la sécurité (qui les unissent). Quand on veut réussir un concours, il faut d’abord bosser sa matière forte surtout quand elle a un fort coefficient. En politique cela s’appelle revenir à ses fondamentaux. Surtout quand ils sont portés par le vent de l’histoire !

Enfin, la clé d’une élection présidentielle c’est la mobilisation de l’électorat populaire. Ce qui peut le bouger, c’est le parler vrai et le parler cru, pas les minauderies !"

Posté le 1 décembre 2016 à 06h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Jean-Frédéric Poisson face à Laurence Rossignol sur BFM

Posté le 1 décembre 2016 à 05h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

30 novembre 2016

Yannick Moreau : Si nous gagnons en 2017 il faudra être capable de proposer des mesures concrètes pour la vie à naître

Yannick Moreau, député Les Républicains de Vendée (qui a évoqué hier les crimes de la Terreur) répond aux questions du Rouge & le Noir sur le délire d'entrave à l'avortement :

Unknown-69"Les socialistes ont engagé une procédure accélérée parce qu’ils savent bien que leur fin est proche ! Il ne reste plus que 3 mois avant la fin de la session parlementaire et 5 mois avant la fin d’un quinquennat funeste pour la France. Fragmentée à l’Assemblée nationale, la majorité se déchire à sa tête pour savoir qui du Président de la République ou du Premier ministre va les représenter. La gauche joue son « va-tout » avec des textes symboliques et clivant, ressuscitant les fantasmes pour mobiliser l’extrême-gauche à quelques semaines des primaires de la gauche. [...]

Une enquête de l’IFOP de 2010 indique que 47 % des Français estiment que c’est « la situation matérielle » qui est principalement à l’origine des interruptions définitives de grossesses. C’est notamment pour cela que j’ai déposé un amendement pour réintroduire le détail des aides proposées aux femmes enceintes et aux jeunes mères, dans le livret officiel d’information remis aux femmes enceintes consultant en vue d’une interruption volontaire de grossesse. Une mesure à laquelle sont d’ailleurs favorables 84% des Français selon une étude IPSOS de septembre 2016. [...]

Il est assez évident que les socialistes ont une vision très réduite de la liberté d’expression. Ils en font la démonstration régulièrement. Nous avons déposé, avec mes collègues de l’Entente parlementaire pour la Famille, un amendement pour ajouter « les sites incitatifs ». Car des pressions peuvent être exercées dans les deux sens. Rappelons cet exemple d’une femme fraîchement embauchée en Mayenne, qui a été licenciée il y a quelques semaines car elle avait annoncé sa grossesse à ses employeurs : « Ce qui m’a le plus choquée, témoigne-t-elle, c’est quand ils m’ont dit que si je perdais mon bébé, ou si je décidais d’interrompre ma grossesse, ils me garderaient ». La gauche qui parle de libre-choix devrait être plus cohérente.

Si la loi est adoptée, quels sont les recours dont un député tel que vous - membre d’un groupe d’opposition, peut disposer ? La droite serait-elle prête à abroger une telle loi, en regard des atteintes à la liberté d’expression et aux écueils anticonstitutionnels qu’elle comporte ?

Le président du groupe « Les Républicains » à l’Assemblée nationale, Christian JACOB, a indiqué l’opposition des députés de notre famille politique à ce texte liberticide. Il a par ailleurs indiqué qu’un recours au Conseil constitutionnel serait déposé par 60 députés si ce texte est adopté. Notre groupe avait déjà formé un recours sur la suppression de la notion de détresse en 2014. Si nous gagnons en 2017 il faudra être capable d’assumer nos oppositions et de proposer des mesures concrètes sur ce sujet sensible, comme le retour d’un délai minimal de réflexion. [...]"

 

Posté le 30 novembre 2016 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

Destitution de François Hollande : Benoît Hamon plaide pour un référendum d'initiative populaire

Un lecteur nous fait suivre la réponse de Benoît Hamon, député PS et candidat à la primaire PS, suite à l'appel à destituer François Hollande :

6a00d83451619c69e201b8d2382f1d970c-800wi"Vous avez souhaité m’alerter sur le projet de résolution déposée à l’Assemblée Nationale par le groupe Les Républicains pour engager une procédure de destitution du Président de la République. Vous me demandez de m’y associer. Je vous remercie pour votre interpellation et me félicite que les nouvelles technologies facilitent ainsi la participation des citoyens au débat public.

Les faits qui sont reprochés au Président de la République dans le projet de résolution sont graves. J’ai eu l’occasion d’exprimer mon désaccord avec le principe et le contenu du livre d’entretiens du Président de la République, je n’y reviendrai pas ici. Mais je comprends qu’il ait pu troubler voire choquer certains de nos concitoyens.

Pour autant, la démarche du groupe Les Républicains me semble avant tout politicienne car, à quelques mois voire semaines de la fin de la session parlementaire, elle n’a aucune chance d’aboutir. Elle ne fera qu’engorger l’ordre du jour, alors même que des propositions de lois importantes, déposées par des députés de tous bords, ne seront jamais examinées.

Le mandat du Président de la République arrive à son terme dans moins de six mois. En avril et en mai prochains,  vous pourrez directement exprimer votre confiance ou votre défiance à son endroit, s’il se représente. Je suis aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle entre autres parce que je souhaite proposer un renouveau démocratique. Je mesure le désenchantement et parfois l’exaspération de nos concitoyens face aux gouvernants, qui s’affichent tout-puissants et se veulent providentiels, mais font preuve au quotidien d’une impuissance volontaire à apporter des solutions aux problèmes économiques, écologiques ou sociaux. Je regrette que les instigateurs de ce projet de résolution soient bien silencieux sur ce sujet et ne voient dans la défiance démocratique généralisée que la conséquence d’une erreur de casting, plutôt que celle d’un système en bout de course. 

Pour ma part, je pense que le mal est plus profond et qu’il appelle  des réponses innovantes

Pour redonner une voix aux Français entre deux élections, je propose ainsi d’instaurer un “49.3 citoyen”, qui permettra à 1% du corps électoral d’imposer qu’un projet de loi soit soumis à référendum ou que la promulgation d’une loi déjà votée soit suspendue. A l’avenir, les pouvoirs du Président de la République devront par ailleurs être plus encadrés et contrôlés, s’agissant notamment des nominations les plus importantes. Ainsi nous en finirons avec l’irresponsabilité d’un monarque républicain, qui a nourri le ressentiment et la frustration de nos concitoyens, sans avoir été un gage d’efficacité. Ce changement de paradigme vers une démocratie moins verticale et intermittente est à mon sens la seule façon de redonner aux Français le pouvoir dont ils se sentent aujourd’hui privés."

Posté le 30 novembre 2016 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent

Un LR pro-famille doit-il préférer un LR pro-GPA à un FN pro-famille ?

Voici un communiqué de Marion Maréchal Le Pen qui montre que l'esprit partisan est encore placé avant le souci du bien commun. Il est encore temps de sortir de cet esprit partisan et de soutenir les bonnes personnes, quel que soit leur parti :

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Posté le 30 novembre 2016 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

Un franc-maçon jovial à Matignon ?

Trouvé dans Le Canard enchaîné : un franc-maçon jovial remplacerait un franc-maçon hystérique... et le président de Bilderberg, qui plus est Young Leader, irait aux finances

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Posté le 30 novembre 2016 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard : "La France pourrait établir un plan pluriannuel de réduction du nombre d’avortements"

Jacques Bompard est interrogé par le site le Rouge et le Noir :

Lintervention-anti-avortement-de-jacques-bompard-hueeLa proposition de loi socialiste qui sera discutée jeudi 1er décembre à l’Assemblée Nationale a pour objectif d’étendre le délit d’entrave à l’avortement ; quel est selon vous le véritable sens de cette proposition ? Dans le climat actuel, les atteintes supputées à l’encontre du droit à l’avortement ne semblent pas comporter un caractère d’urgence...

La Gauche, et plus largement les progressistes, fondent leur action politique sur l’idée de révolution. L’homme serait un être parfait dont les dégradations proviennent de contingences liées à l’héritage, aux arrière-mondes, aux archaïsmes. Pour mener ce projet à bien, il lui faut une anthropologie. Et le socle de l’anthropologie progressiste c’est l’avortement. La négation de l’animation du fœtus accomplit deux mouvements fondamentaux : la césure entre la nature (l’embryon) et la culture (la mère), et une rupture éthique essentielle : la capacité donnée à l’État de définir ce qu’est la vie. Si ce socle anthropologique est ébranlé, c’est l’ensemble de la construction libérale-libertaire du monde qui est en péril.

Or les partisans de la vie et leurs précurseurs ont tellement lutté, tellement travaillé, que des contre-pouvoirs apparaissent. Et cette résurgence du combat pour la vie, très sensible au cours des primaires des Républicains, n’est pas tolérable pour la Gauche. Elle est le signe d’un retour des amis de l’ordre, qu’il soit naturel ou politique. Comme le remarquait Guillaume Bernard dans son dernier ouvrage, la droite classique retrouve une influence et une expression politique. C’est un scandale, au sens propre, pour les dévots de mai 68. Alors ils caricaturent les bénévoles qui cherchent à proposer des solutions alternatives aux 225 000 avortements qui sont subis chaque année. Comme ils l’avaient fait en interdisant des vidéos donnant à voir des trisomiques heureux. Comme ils le feront toujours, car ils savent que l’avortement est le plus fondamental des combats.

Avec cinquante-trois amendements déposés, vous semblez compter parmi les parlementaires les plus hostiles à ce texte. Sur quels aspects de cette législation avez-vous voulu particulièrement apporter des recours ?

J’ai délibérément choisi de ne pas me focaliser sur un aspect ou l’autre de l’article unique de ce texte. Je connais parfaitement la technique législative appliquée pour les questions bioéthiques. Les progressistes découpent ingénieusement les textes afin de les imposer petit à petit à la société. Or, il faut opposer une réponse globale à ce projet global. Assumer que notre conception de l’homme et de la société n’est pas simplement contraire mais bien hostile aux artifices qui nous sont présentés. Ainsi, j’ai établi l’inanité intellectuelle de cette proposition de loi. La Gauche mobilise sans cesse l’idée de liberté ou celle de pluralité. Et elle propose avec ce délire idéologique d’emprisonner toute personne proposant des solutions alternatives à l’avortement ou alertant sur les conséquences de la suppression de la vie à naître. Comment imaginer manœuvre plus liberticide ?

Comment concevoir qu’en quelques décennies, les zélateurs de la culture de mort soient passés du délit d’incitation à l’IVG à la grotesque notion du délit d’entrave sur internet ? J’ai par ailleurs proposé de très nombreux articles additionnels. D’abord parce que la proposition socialiste est une provocation. Ensuite parce qu’il faut prouver que le camp de la vie maîtrise des propositions : extension du proche-aidant aux grossesses difficiles, allocation versée après le délai de l’avortement, rétablissement de la condition de détresse et du délai de réflexion. Une tendance de propositions qui montrent que la France pourrait établir un plan pluriannuel de réduction du nombre d’avortements. En lieu et place, le gouvernement et les partis parisiens succombent à la fatalité de l’avortement de masse.

Lorsque Simone Veil faisait son allocution dans l’hémicycle, le 26 novembre 1974, elle indiquait : « Certains penseront sans doute que notre seule préoccupation a été l’intérêt de la femme, que c’est un texte qui a été élaboré dans cette seule perspective. Je me garde bien de croire qu’il s’agit d’une affaire individuelle ne concernant que la femme et que la Nation n’est pas en cause ». Pourtant, l’avortement est aujourd’hui défendu comme une perspective individuelle, à grand renfort de campagnes sur « Mon corps m’appartient ». Quel éclairage ce fossé idéologique entre la proposition de 1974 et l’actuelle campagne promotrice de l’avortement apporte-t-il dans le débat actuel ?

Je crois qu’en réalité il n’y a pas de fossé idéologique. En étudiant la conception progressiste de la dignité et de l’origine humaines on comprend parfaitement que la dépénalisation de 1974 devait aboutir aux excès que nous connaissons aujourd’hui (...)

La loi de 1974 a rendu tous les excès possibles. Sans la loi Veil, pas de circulaire Taubira légalisant de fait la GPA. Sans la loi Veil, pas de recherche sur l’embryon. J’adhère tout à fait au propos de Patrick Buisson quand il date même de la loi Neuwirth le début de l’explosion organisée des repères fondamentaux de l’ordre naturel. Je pense qu’à partir de là, l’État s’est arrogé un droit qui n’est pas le sien. Je fais en effet partie de ceux qui considèrent qu’il y a une écologie humaine. Une écologie que rien ne devrait pouvoir remettre en cause sans quoi c’est le chaos éthique et politique assuré.

Rappelons les propos de Benoit XVI en septembre 2011 à Berlin : « Dans la conscience de la responsabilité de l’homme devant Dieu et dans la reconnaissance de la dignité inviolable de l’homme, de tout homme, cette rencontre a fixé des critères du droit, et les défendre est notre tâche en ce moment historique. » Il parle ici de la rencontre entre l’Humanité et son créateur. Elle est fondatrice de l’inviolable dignité de la vie humaine. Au moment où l’homme s’introduit dans les entrailles pour établir comme critère d’humanité la citoyenneté, ou au moins la reconnaissance étatique, toute possibilité d’ordre naturelle est brisée. En effet, le petit de l’homme n’est plus introduit à la société par sa mère, à la Nation par sa famille, mais par un monstre froid qui décide de son état d’humanité.

Le problème n’est pas seulement éthique, il est donc politique. En procédant de la sorte, Simone Veil a rendu la sociabilité absolument artificielle en violant le caractère originel de l’homme (...)"

Posté le 30 novembre 2016 à 12h53 par Philippe Carhon | Lien permanent

David Rachline : "Le Front national ne reviendra pas sur la loi Veil"

Il semble maintenant évident que personne ne reviendra sur la loi Veil. Ni François Fillon, ni Marine Le Pen. Le fait que Marine Le Pen ait fait évoluer le programme du FN vers ce statu quo est bien compris des lecteurs du Salon beige, mais pas forcément accepté. Davis Rachline, que l'on a entendu plus prolixe et déterminé sur ce sujet, a confirmé cette position ce matin sur RTL :

"Nous ne reviendrons évidemment pas sur la loi Veil. Il n'est pas question d'enlever ce droit aux femmes, bien sûr. Si des bêtises sont dîtes sur Internet, il faut les contredire. Mais il ne faut pas interdire la possibilité pour un certain nombre de gens de s'exprimer. Je reste le partisan de la liberté d'expression.

Est-ce que le gouvernement n'a pas autre chose à faire que de s'occuper de ce genre de sujet ? Quel besoin a le gouvernement d'ouvrir ce débat alors que personne ne remet en cause la loi ? Ce droit à l'avortement n'est remis en cause par personne. Il n'y a pas un responsable politique aujourd'hui qui vous dit : "On est contre". 

C'est quoi l'objectif ? C'est de diviser les Français, c'est de faire un nouvel affrontement au moment où plutôt il devrait se concentrer sur la problématique de l'emploi ? Si on veut protéger les femmes, qu'on aille combattre l'islamisme dans les banlieues, combattre ceux qui les tabassent quand elles s'habillent en jupe."

Au lieu de répetér des poncifs sur le maintien de la loi Veil, on aimerait que les responsables du FN détaillent davantage le futur programme de Marine Le Pen sur la question. Ne pas revenir sur la loi Veil est une chose, proposer des améliorations en est une autre (notion de détresse, délai de réflexion, revenir sur le remboursement, solutions alternatives, adoption prénatale, revenu parental...). Il existait dans le programme du FN de 2012 et les déclarations de Marine Le Pen jusqu'en 2015 de bonnes propositions pour permettre aux femmes de garder leur enfant. On se souvient aussi de la notion d'avortement "de confort" évoqué avec raison par Marine Le Pen... Pourquoi ne plus en parler ? Pourquoi rester vague sur le sujet ? 

Si Marine Le Pen veut vraiment marquer sa différence avec François Fillon, elle ne doit pas se limiter au programme économique mais doit souligner la différence d'approche anthropologique sur la défense de la Vie. Sinon, François Fillon, en se limitant à faire connaître sa "conviction personnelle d'opposition à l'avortement" va finir par passer pour plus pro-vie que le FN.... 

Posté le 30 novembre 2016 à 10h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

Vincent Neymon (CEF) : "L'avortement reste le choix d'éliminer une vie"

Déclaration de Vincent Neymon, porte parole de la Conférence des Evêques de France sur RCF :

"(...) Il n’y a rien de caché sur ces sites. Ils sont là pour indiquer aux personnes qui se posent la question que peut-être d’autres voies sont possibles. Ce sont des sites animés par des chrétiens, ou des personnes qui militent contre l’avortement, mais qui ont choisi cet espace de liberté pour s’exprimer et proposer une alternative à cet acte traumatisant (...)

L’Eglise n’a pas varié sur l’IVG. Elle reste opposée à l’avortement, qui est le retrait d’une vie. C’est le choix d’éliminer une vie. L’Eglise et les chrétiens sont farouchement opposés à la suppression de la vie, qu’il s’agisse de l’avortement, de l’euthanasie ou encore de la peine de mort. Maintenant, ce que l’Eglise dit c’est que la loi n’est pas en elle-même à condamner car elle ne promeut pas l’avortement, mais l’encadre. Il vaut mieux parfois encadrer les choses plutôt que de les laisser se faire sauvagement (...) C'est une sorte de dictature tout bonnement insupportable."

Posté le 30 novembre 2016 à 10h31 par Philippe Carhon | Lien permanent

Mgr Olivier Ribadeau-Dumas : "L’Église a toujours dit que l’avortement consistait à tuer"


Mgr Olivier Ribadeau-Dumas : "L'église ne... by Europe1fr

Sur Europe 1 ce matin :

"(...) Les évêques de France demandent à François Hollande de renoncer à la proposition de loi examinée jeudi visant à permettre la fermeture de certains sites internet anti-IVG. "La question c’est que, après la loi Veil, qui date de plus de 40 ans, un certain nombre d’autres lois ont été votées", a expliqué Monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas, porte-parole de la conférence des évêques de France, au micro de la matinale d’Europe 1.

"Dernièrement, nous avons assisté à la suppression de la nécessité de l’état de détresse chez la femme. En janvier dernier il y a eu la suppression du délai de réflexion et aujourd’hui, il y a cette question du délit d’entrave qui pourrait avoir lieu", a détaillé l'ecclésiastique. "Monseigneur Pontier [président de la conférence des évêques de France, NDLR] a pensé à manifester sa préoccupation sur deux points essentiels : la liberté de choix qui est laissée à la femme de garder ou non son enfant, et la liberté d’expression", explique l’ecclésiastique.

Dans le collimateur des députés de la majorité se trouvent plusieurs site internet d’informations sur l’IVG accusés de véhiculer des informations biaisées sur l'avortement, dont notamment ivg.net, qui arrive en tête des résultats de recherche sur Google. "Je pense que ce site donne des informations nécessaires, et qui permettent à des femmes de se dire que l’unique possibilité n’est pas de tuer l’enfant qu’elles portent en elles", a soutenu Monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas. "Il s'agit de tuer, l’Église a toujours dit que l’avortement consistait à tuer un être", a voulu rappeler l'évêque.

"Est-ce qu'aujourd’hui proposer une alternative à l’avortement, c’est possible ? Est-ce qu’expliquer à des femmes qu’il y a des aides si elles gardent leur enfant, c’est possible ? Nous pensons que c’est ce qu’il est nécessaire de faire aujourd’hui. C’est ce que ces sites font, ils remplissent un rôle, et d’ailleurs leur audience le manifeste", a-t-il conclu."

Posté le 30 novembre 2016 à 10h12 par Philippe Carhon | Lien permanent

La course au centre est un suicide électoral

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de la victoire de François Fillon :

Images-25"[C]e qui est plébiscité, c’est donc une ligne politique de libertés économiques et de conservatisme social. Il est évidemment très discutable que François Fillon incarne réellement cette ligne politique, lui qui a grandi dans l’ombre de la Chiraquie. Mais, en politique, les images comptent autant, sinon plus, que la réalité. Et il n’y a guère de doute que c’est cette ligne qui l’a emporté, le 27 novembre.

Il faut ajouter aussi que le profil sérieux et enraciné de François Fillon a beaucoup joué – à la fois pour le distinguer d’un Nicolas Sarkozy, virevoltant trop souvent d’une prise de position à son contraire, et d’un Alain Juppé, chantre d’une « identité heureuse » à laquelle les Français ne croient plus guère. Ajoutons à cela que les primaires se sont relativement bien passées. J’avoue que je pensais que les attaques seraient beaucoup plus brutales entre les différents candidats et que, par conséquent, il serait beaucoup plus difficile de « recoller les morceaux ». Mais, là, les conditions sont optimales pour François Fillon : les débats ont été assez sereins (à l’exception de quelques attaques un tantinet surréalistes entre les deux tours), la participation a été élevée et le score du vainqueur est sans appel au premier comme au deuxième tour. Tout devrait donc favoriser le rassemblement.

Après ce succès, on pourrait donc penser que la droite est en ordre de bataille pour la présidentielle et les législatives, qu’elle a désormais un programme et un champion. Cependant, la gauche a ceci de remarquable que, même battue largement, elle ne désarme jamais et prétend faire endosser son programme par le vainqueur. En l’occurrence, dès le 27 novembre, plusieurs voix – notamment autour de Jean-Christophe Lagarde, d’autres dirigeants centristes ou d’anciens soutiens d’Alain Juppé – se sont élevées pour réclamer un infléchissement du programme. C’est évidemment absurde. Si François Fillon l’a emporté, c’est pour appliquer son programme et non celui d’Alain Juppé. Mais c’est une tentation que beaucoup vont sans doute relayer, dans les prochains jours, dans le propre camp de M. Fillon. Plusieurs scénarios sont donc possibles à l’heure où j’écris ces lignes.

On peut imaginer que M. Fillon, heureux de sa victoire, tende la main au centre, voire aux fameux « déçus du hollandisme », pour bâtir la mythique « France apaisée », et reproduise l’erreur sarkozyste de l’ouverture à gauche. Auquel cas, il peut perdre en 2017 – et, en tout cas, ayant déçu, il sera sèchement battu en 2022.

On peut aussi imaginer que le Front national renchérisse sur la ligne que certains de ses élus ont défendue sur les réseaux sociaux entre les deux tours de la primaire en dénonçant un « ultra-libéral » et un « ultra-conservateur ». Ce serait, cette fois, suicidaire pour le FN. La candidature Fillon est clairement un danger pour ce dernier. Sa seule chance est de l’attaquer « sur sa droite », en demandant pourquoi nous devrions faire confiance à un homme qui doit être solidaire du bilan des quinquennats Chirac et Sarkozy, puisqu’il en a été plusieurs fois ministre et Premier ministre. Attaquer François Fillon sur sa gauche, en « surfant » sur la critique du PS et des médias du système, aura l’effet exactement inverse, en crédibilisant une alternance « radicale » avec l’élection de François Fillon. Et donc siphonnera l’électorat FN, déjà déboussolé par bon nombre de déclarations et de symboles contradictoires. Le fait de proclamer que l’islam est compatible avec la république, comme l’a récemment déclaré Marine Le Pen ; de comparer la défense de la famille à la culture du bonsaï, comme le fit naguère Florian Philippot ; ou de remiser les questions identitaires au second plan, loin derrière les préoccupations économiques et sociales, sont déjà, me semble-t-il, des fautes politiques. Attaquer François Fillon comme « trop à droite » serait dévastateur. La course au centre, qu’elle soit le fait de François Fillon ou de Marine Le Pen, serait, en tout cas, un suicide électoral !"

Posté le 30 novembre 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

Pour bénéficier des grâces de l’Etat, mieux vaut choisir le bon camp (scout)

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2798_page_01nsp_106"Le montant de l’aide peut varier de un à 367 ! Ainsi les Scouts musulmans de France touchent-ils le pactole : 42 200 euros de subventions pour 500 scouts, soit une moyenne de 84,4 euros par paire de croquenots halal ! Moins bien lotis mais largement subventionnés, les scouts de France ont reçu en 2015, toutes structures confondues, plus de 825 000 euros pour 71 000 membres revendiqués, soit 11,62 euros par tête de scout.

Poursuivons la comparaison... Les scouts d’Europe, de pédagogie traditionnelle – des vrais scouts, de ceux qui campent dans les bois en culotte courte – ont reçu, en 2015, 31 328 euros pour environ 30 000 adhérents, soit seulement un euro de subvention par scout. Quant aux Scouts unitaires de France, eux aussi de pédagogie traditionnelle, ils n’ont reçu que 23 centimes par tête de pipe ! Soit 367 fois moins que les scouts musulmans !

Notons enfin que la très gauchiste Jeunesse Ouvrière chrétienne, la fameuse JOC – elle a notamment formé Jean-Marc Ayrault, Jean-Yves Le Drian ou encore Cécile Duflot –, qui compte officiellement 10 000 adhérents (beaucoup moins en réalité), a reçu 253 766 euros du contribuable. Et que le MRJC, le Mouvement rural des Jeunes Chrétiens, l’ancienne Jeunesse Agricole chrétienne (10 000 cotisations officielles), a reçu la somme rondelette de 730 858 euros !"

 

Posté le 30 novembre 2016 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

Bernard Antony : "Je continuerai à voter et faire voter pour Marine Le Pen et le FN mais..."

Lu sur le blog de Bernard Antony :

Maxresdefault"(...) Je précise tout de même que, si l’élection de Fillon n’avait pas, à l’évidence été assurée, je me serais peut-être déplacé dimanche, considérant que Juppé était vraiment le pire futur président de la République que la droite pourrait élire, c'est-à-dire le plus idéologiquement, politiciennement et démagogiquement pervers. Sans parler de sa hautaine suffisance. Exit donc Juppé et tant mieux (...)

Pour ce qui est de Marine Le Pen et de François Fillon, avec mes amis de l’Institut du Pays Libre, nous attendrons pour leur attribuer une note de classification politique déterminant notre choix, de voir leurs campagnes se développer et leurs programmes se préciser. Bien sûr, on pèsera aussi à cette fin leur action politique de jadis, au gouvernement pour l’un et au Parlement Européen pour l’autre.

Mais on ne négligera pas non plus le facteur important des personnages essentiels dont ils s’entoureront ou se sépareront. On le sait, le fait d’avoir été exclu jadis du FN par Louis Aliot invoquant des prétextes successifs, donc contradictoires, mais en réalité pour non soumission inconditionnelle à Marine, ne m’empêcha pas de voter et faire voter presque partout pour le F.N., au fil des élections nationales ou régionales (exceptions faites de Wallerand de Saint Just en Ile de France et de Florian Philippot dans l’Est) (...)

Je ne me serais pas grandi en ne faisant pas voter pour elle pour de subalternes raisons personnelles. Elle peut bien me traiter avec dérision ou mépris, si je puis toujours observer qu’elle est le chef politique susceptible de défendre le mieux, ou le moins mal, l’intérêt de la France, alors je continuerai à voter et faire voter pour elle.

Mais cela deviendra de plus en plus difficile si elle continue à laisser toujours plus à Florian Philippot, certes intelligent mais hostile sur trop de points à nos valeurs et idées, le soin de fixer et d’exprimer la ligne programmatique de ce Front National qu’il semble n’avoir jamais aimé. Je suis donc parmi ceux, très nombreux je crois, qui se situent dans une authentique droite de conviction (pour la vie, la patrie, la justice sociale), qui attendent de Marine Le Pen qu’elle en finisse avec la mauvaise ligne philippotarde.

Posté le 30 novembre 2016 à 05h33 par Philippe Carhon | Lien permanent

Sens Commun interpelle le gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement

Extrait d'une tribune de Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun :

Maxresdefault"(...) Les députés devront se prononcer jeudi prochain sur proposition de loi visant à «l'extension du délit d'entrave contre l'interruption volontaire de grossesse» afin de rendre illégaux les «sites anti-IVG».

Cette qualification de «sites anti-IVG», reprise sans le moindre discernement par les principaux médias, est pourtant loin d'être neutre: c'est même l'arme la plus habile de Laurence Rossignol et de ses satellites. L'expression suggère en effet que ces sites seraient hostiles à la loi Veil et s'efforceraient d'entraver le droit à l'avortement. Mais qu'en est-il vraiment? Considérons les adresses que la ministre accuse des maux présentés plus haut: ivg.net, sosbebe.org, Testpositif, ParlerdemonivgAucune ne conteste le recours à l'avortement. Comme l'observait fin septembre Dominique Reynié, professeur à Sciences po, dans une tribune remarquable d'objectivité, «sauf procès d'intention, on ne trouve pas sur les sites pointés une hostilité au droit à l'IVG ; aucune apologie de l'entrave à l'IVG, laquelle serait inacceptable» ; de fait, leur objectif est moins de dissuader les femmes d'avorter que de leur permettre de poser un choix libre qui ne génère pas de regrets, notamment en leur fournissant une information que le site officiel du gouvernement se refuse obstinément à apporter sur les conséquences d'une IVG et les alternatives à l'avortement, au cas où la jeune femme hésiterait à garder son bébé, comme c'est souvent le cas. Pour poser un choix libre, encore faut-il pouvoir initier une démarche de réflexion, de recul, de discernement ; ce que ces sites permettaient de faire, en complément salutaire du site officiel du gouvernement. Mais voilà: le gouvernement ne tolère pas qu'on puisse peser autre chose que le pour, de sorte que les intéressées n'auront bientôt plus ni liberté, ni droit à l'information. Ou comment maintenir les femmes dans une minorité dont on prétendait pourtant les extraire.

Bien plus, la disposition prévue par ce nouveau texte de loi assimile le fait d'exprimer son opposition à l'IVG au fait d'empêcher physiquement une femme d'accéder à un établissement pratiquant une IVG, comme si la liberté d'expression d'une personne entravait la liberté physique d'une autre. En dehors de son caractère liberticide, le sophisme grossier sur lequel s'articule l'extension du délit d'entrave revient donc à considérer la femme comme un être mineur, incapable de réfléchir par elle-même, de se forger sa propre opinion ou de prendre de distance vis-à-vis du contenu d'un site web.

Logo-sens-communC'est la désinformation sur l'avortement qu'il s'agit de condamner à travers ce délit d'entrave, nous rétorque-t-on. Mais de quelle désinformation parle-t-on? Est-ce désinformer les femmes que de parler des conséquences éventuellement lourdes d'une IVG en publiant les témoignages de jeunes femmes qui en ont fait les frais? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme péremptoirement sur son site web qu'«il n'y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.» Ou comment fermer les yeux sur la souffrance de milliers de femmes qui ont eu le mauvais goût de vivre une tout autre expérience.

Est-ce désinformer les femmes, par ailleurs, que de les alerter sur les éventuelles séquelles d'une IVG sur leur fécondité? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme tout aussi péremptoirement sur son site: «Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n'y a pas de risque de stérilité. Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement.» Au diable les études internationales qui établissent que les femmes ayant des antécédents d'avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin , et que l'endométrite est bel et bien un risque post-abortif, surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans!

Est-ce désinformer les internautes, enfin, que de réaffirmer leur droit de décider par elles-mêmes et de résister aux pressions psychologiques ou physiques de leur famille, belle-famille, employeur ou conjoint dont elles sont encore trop souvent victimes? (...) Si le gouvernement s'active avec une persévérance proche du fanatisme contre des entraves qui n'en sont pas, que fait-il pour protéger les femmes de ces situations de harcèlement qui se multiplient partout en France? La vérité, c'est qu'à force d'avoir voulu ériger l'avortement en un droit fondamental et sacrosaint, les ayatollahs de l'IVG, loin d'avoir libéré la femme, l'ont soumise à des pressions et à une rétention d'information qui la dépossèdent progressivement de toute liberté de choix.

Au terme de ces observations, qu'on pardonne à la pauvre femme que je suis d'avoir eu l'audace de raisonner sur un sujet qu'il eût été plus simple, sans doute, de résumer suivant les termes du gouvernement:

La Réflexion, c'est l'Esclavage. La Libre Expression, c'est l'Entrave. L'Avortement, c'est le Chemin."

Posté le 30 novembre 2016 à 05h21 par Philippe Carhon | Lien permanent

29 novembre 2016

Le PS veut restaurer le service militaire. La France en a t-elle les moyens après avoir bradé casernes et armements?

Ils sont joueurs les socialistes quand ils renvoient à François Fillon à peine candidat choisi pour la présidentielle, le choix de Jacques Chirac de suspendre la conscription. Mais il semble que les armées françaises n'ont plus les moyens d'accueillir les jeunes Français(es) sous les drapeaux à en juger par toutes ces infrastructures vendues à l'euro symbolique ou laissées en friche. Et ce n'est sans doute pas en période de crise que la France trouvera les moyens financiers pour remettre sur pied ce qui a été si facile et démagogique à détruire.

"Alors que la France se trouve confrontée à un défi lourd et durable, les conditions requises par la loi pour rétablir la conscription semblent pour la première fois depuis 20 ans réunies". 

Les conditions requises sont réunies pour restaurer le service militaire? Les caisses de l'Etat sont aussi vides que les armureries, les garages et les casernes qui firent il y a encore peu la force de nos armées.

Caserne-niel

"En effet, les moyens disponibles pour assurer la protection optimale des citoyens s'avèrent notablement insuffisants, tandis que les armées peinent à dégager des effectifs pour participer aux missions de sécurité intérieure".

Le patron du PS a-t-il la solution pour trouver les moyens manquants? Ou c'est plutôt "demain on incorpore gratis"?

Il est des sujets aussi sérieux que la défense et la sécurité de nos concitoyens qui ne doivent pas être empruntés à des fins de clientélisme indécent et de polémique bassement politicienne. La seule démonstration de cette sortie démagogique en fin d'un quinquennat sans nom réside dans la certitude que la politique est quelque chose de trop sérieux pour être confiée à des socialistes.

Posté le 29 novembre 2016 à 22h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

Demandez et vous recevrez! Demandons la conversion de la France...nous l'obtiendrons

Une neuvaine de messe pour la France est célébrée par le père Barnay dans sa paroisse de Pont de Veyle, (Diocèse de Belley-Ars) depuis le 1er septembre. La quatrième messe de cette neuvaine sera célébrée ce jeudi 1er septembre à 20 heures et sera suivie d'une heure d'adoration eucharistique. Pour plus d'info, suivre le lien suivant:
 
 

Pour le dimanche 27 Novembre 2016

Ce dimanche 27 Novembre commence une nouvelle année liturgique. Nous souhaitons à nos lecteurs une Sainte Nouvelle Année.

2016 a été l’année jubilaire de la miséricorde, marquée par l’ostension de la sainte tunique d’Argenteuil.

2017 sera l’année du Cœur Immaculé de Marie. Nous fêterons le centenaire de deux événements liés à Notre Dame :

Ses 6 apparitions à Fatima du 13 Mai au 13 Octobre 1917 ou Elle est venu présenter au monde la volonté divine de répandre la dévotion à son Cœur Immaculé.

La création à Rome de l’œuvre de la ‘’ Milice de l’Immaculée’’ par le frère franciscain Marie-Maximilien Kolbe.

Le frère Kolbe était à Rome lorsque les francs-maçons y fêtaient leur bicentenaire, et défilaient avec des pancartes représentant St Michel vaincu par Lucifer et des slogans comme : ‘’Satan devra régner sur le Vatican, le pape fera partie de sa Garde suisse ‘’.Se souvenant des apparitions de Lourdes et de la puissance de la Vierge, il fonda la ‘’Milice de l’Immaculée’’ le 16 octobre 1917, en la fête de l’apparition de St Michel au Mont Trombe, 3 jours après le grand miracle du soleil à Fatima. Cette œuvre s’oppose aux ennemis de l’Eglise, et travaille ‘’pour la cause de la diffusion du Royaume de Dieu par le moyen de l’Immaculée’’ Son invocation principale s’est inspirée de la médaille miraculeuse : O Marie, conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous et pour tous ceux qui n’ont pas recours à vous, spécialement pour les francs-maçons.

La semaine suivant ce premier dimanche de l’Avent, nous n’oublierons pas le jeudi 1er décembre, la quatrième messe de la neuvaine de messe pour la France, célébrée à Pont de Veyle par le père Barnay, puis le surlendemain le premier samedi du mois de décembre, dernière occasion en 2016 de faire la communion réparatrice demandée par Notre Dame à Fatima. (http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois)

Nous nous rappellerons aussi que le cardinal Sarah, préfet pour la congrégation du culte divin et la discipline des sacrements, a proposé aux prêtres, lors du congrès ‘’ Sacra Liturgia ‘’ à Londres, le 5 juillet dernier, de célébrer la messe tourné « vers le Seigneur qui vient », pour  « les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur » Mgr Rey, évêque de Fréjus Toulon, présent à ce congrès a précisé qu’il donnerait l’exemple le 18 décembre 2016, dernier dimanche de l’avent, et à d’autres occasions appropriées. « D’ici la période de l’Avent, a-t-il ajouté, j’écrirai une lettre aux prêtres et aux fidèles du diocèse de Fréjus-Toulon sur cette question pour expliquer ce geste. Et je les encouragerai à suivre mon exemple. »

(http://www.famillechretienne.fr/vie-chretienne/liturgie/liturgie-le-cardinal-sarah-reitere-son-appel-a-celebrer-vers-le-seigneur-198523)

Puisse cette évolution se répandre très largement.

Posté le 29 novembre 2016 à 22h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

Les crimes de la Terreur évoqués à l'Assemblée nationale

Lors de la discussion de la proposition de résolution pour rendre justice aux victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871, en ce moment à l'Assemblée nationale, le député de Vendée Yannick Moreau a déclaré :

YM Commune"[...] mes chers collègues, foi de Vendéen, quitte à faire de la repentance, pourquoi ne pas commencer par l’abrogation des lois de la Terreur contre la Vendée, et la reconnaissance de ses crimes ? Vous voulez faire de la morale. Soit, mais alors, commencez donc par abroger les lois de la Terreur ! Reconnaissez l’abjection de l’écrasement de la révolte des Canuts Lyonnais, et plus encore, des crimes commis contre les enfants, les femmes et les hommes de Vendée !

Vendéen, homme de l’Ouest, je sais y compris dans la tradition orale de ma mémoire familiale, ce que furent les persécutions des simples gens qui refusaient le centralisme jacobin, la “levée en masse” de la conscription militaire, et l’interdiction de leur expression religieuse. Le 26 juillet 1793, à la Convention nationale, BARERE réclame la destruction et l’extermination de la Vendée. Savez-vous mes chers collègues que c’est une Loi, la loi du 1er août 1793, votée par la Convention nationale, qui prescrivait l'extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants, et la destruction du territoire de la Vendée ? Savez-vous qu’une deuxième Loi, celle du 1er octobre 1794, vint renforcer l’horreur indicible ?

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne qui fit 564 morts, enfermés dans une église qui sera incendiée, en est le tragique symbole. Parmi les victimes, 110 enfants de moins de sept ans. La plus jeune, Louise MINAUD, n’avait que 15 jours. Savez-vous que c’est ce même pouvoir de la Terreur qui ordonnera la mise en oeuvre des noyades collectives dans la Loire, rebaptisée “la grande baignoire nationale” ? Des mariages dits “républicains” voulus par Jean-Baptiste CARRIER, où un homme et une femme étaient enchaînés, nus, avant d’être noyés. Selon Reynald SECHER, 4.800 personnes en furent victimes à l’automne 1793. Comment oublier les tristement célèbres “colonnes infernales” du général TURREAU, dont le nom est encore aujourd’hui gravé sur l’Arc de Triomphe. Ces atrocités coûtent la vie à des dizaines de milliers de personnes. Savez-vous que c’est en Vendée que les premiers essais d’extermination industrielle furent menés ? A Noirmoutier, des camps d’extermination ont été établis. Partout en Vendée des fours à pain sont utilisés comme fours crématoires pour brûler vifs les habitants. La peau des Vendéens sert à l’élaboration de sacs ou de pantalons pour les gendarmes. La peau humaine selon le Conventionnel SAINT JUST était d’une “consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois” et “celle des sujets féminins plus souple mais moins solide”.

Reconnaissez donc les horreurs de la Terreur, comme la loi du 10 juin 1794, qui succède à la terrible Loi des suspects, votée le 17 septembre 1793. Avec elle, le Tribunal Révolutionnaire élimine toute garantie de défense pour les accusés. Il n’y avait désormais ni interrogatoire avant l’audience, ni avocat, ni audition facultative des témoins. Le Tribunal révolutionnaire n’a le choix qu’entre l’acquittement et la mort. Pierre CHAUNU n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald SECHER, tant la barbarie a été organisée minutieusement et systématiquement par le Comité de Salut Public. Cette lettre du général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », qu’il écrivit au Comité de salut public, en témoigne :

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

Les moyens d'extermination des Vendéens mis en œuvre par le Comité de Salut Public et la Convention sont la matrice de ceux des régimes totalitaires du XXe siècle. Voilà un sujet qui mériterait une reconnaissance nationale. Car si “la Vendée pardonne, elle n’oublie pas”.

Voyez comme il est difficile de définir quelles commémorations doivent faire l’objet d’un devoir de mémoire."

Avec la vidéo :

Posté le 29 novembre 2016 à 19h52 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : bientôt, on risquera la prison pour avoir dit la vérité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, répond à Anne Isbeth dans Présent. Extrait :

"Que pensez-vous de cet amendement instaurant un « délit d’entrave numérique » ?

C’est une disposition très grave : bientôt, on risquera la prison pour avoir dit la vérité, c’est-à-dire la réalité de ce qu’est l’avortement. Pour l’Etat, l’objectivité en la matière c’est de présenter l’avortement comme un bien. Or qu’est-ce que l’avortement ? La suppression d’un membre de l’espèce humaine au stade embryonnaire. Vous comprenez bien que, par définition, toute information objective donnée sur l’avortement est dissuasive, tant cet acte est contraire à la nature. Ce texte pénalise donc toute information dissuasive qui, en tant que telle, est considérée comme fausse. Par contre, l’information incitative, que l’on trouve sur les sites du gouvernement est, elle, vue comme juste. C’est incroyable ! [...]

La Fondation Lejeune, tout comme le site ivg.net ou Les Survivants, sont clairement visés par ce texte. Quels sont les recours possibles pour vous ?

Effectivement, avant même que l’amendement ne soit présenté, nous avions été désignés comme les cibles à abattre par Laurence Rossignol. Nous pouvons utiliser les moyens juridiques à notre disposition, saisine du Conseil Constitutionnel ou de la CEDH, pour mettre en échec cette loi liberticide. D’ici là, nous continuons à informer l’opinion, à publier des articles et à répondre aux questions.

Quelles sont les conséquences prévisibles d’un tel texte ?

Il donne un support juridique aux structures comme le planning familial pour attaquer les défenseurs de la vie. Personne ne le voit ni n’en parle, mais c’est une réalité : on leur donne un outil pour combattre les quelques mouvements qui résistent encore à l’avortement.

Une autre conséquence, et non des moindres, est que les femmes ne pourront plus s’exprimer sur le sujet. Quoi de plus dissuasif qu’une femme témoignant de cette horrible réalité et conseillant aux autres de l’éviter à tout prix ? Pourquoi leur permettrait-on d’exprimer des regrets ? Les regrets sont dissuasifs et tomberont sous le coup de la loi. On interdira donc aux femmes de pleurer l’enfant qu’elles ont perdu, les empêchant ainsi de se reconstruire. C’est une violence qui leur est faite.

La partie est-elle perdue ?

Pas forcément… On peut espérer qu’elle ne soit pas mise en œuvre par le prochain gouvernement ou même qu’elle soit abrogée.

Que pensez-vous de toute cette agitation qu’il y a eu autour de l’avortement durant le second tour de la primaire de la droite et du centre ?

Durant cette campagne, on a bien vu que l’avortement est le ticket d’entrée dans la vie politique. Nous avons assisté à la validation par la gauche culturelle et idéologique du tour de piste des candidats. La droite est apparue comme soumise aux « valeurs » de la gauche, ne voulant pas sortir du cadre, s’agissant des questions de société qui sont les plus fondatrices."

Posté le 29 novembre 2016 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

Entravons le délit d'entrave à l'avortement !

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Visuel créé par la Fondation Jérôme Lejeune

Outre les députés mentionnés hier, les députés de l'Entente parlementaire pour la famille ont cosigné des amendements de suppression :

  • M. Hetzel,
  • M. Breton
  • M. de Mazières
  • M. Dhuicq,
  • Mme Fraysse,
  • M. Fromantin,
  • M. Moreau,
  • M. Schneider,
  • M. Straumann,
  • M. Sturni,
  • M. Tardy,
  • M. Vitel

Interrogés via notre formulaire en ligne (à signer ici), certains ont répondu :

François de Mazières semble décidé à batailler :

"Par une pétition, vous avez attiré mon attention sur le prochain examen en séance publique d’une proposition de loi du groupe de la majorité relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse et je vous en remercie.

Sachez que je suis naturellement cosignataire des amendements de suppression sur l’article unique de cette proposition, amendements déposés par l’opposition.

S’il advenait que cette proposition soit adoptée par la majorité, soyez assurés que je plaiderai auprès de notre groupe la saisine du conseil constitutionnel."

L'opposition du député Pierre Morange (78) est en revanche moins affirmée... :

"Vous attirez son attention sur la proposition de loi n° 4118 de M. Bruno LE ROUX, Mmes Catherine COUTELLE, Catherine LEMORTON et Maud OLIVIER et plusieurs de leurs collègues, relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, dont le débat à l’Assemblée nationale est prévu jeudi 1er décembre prochain.

Vous avez souhaité l’informer auparavant de votre opposition à ce texte, sur lequel le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, et de votre espoir de le voir repoussé. Vous êtes assuré(e) de tout son intérêt à votre démarche."

Par ailleurs une pétition a été mise en ligne ici.

Enfin, Jean-Frédéric Poisson ne compte rien lâcher sur ce sujet :

K"Ce jeudi 1er décembre, la proposition de loi visant à instaurer un délit d’entrave numérique à l’avortement sera débattue à l'Assemblée nationale.

Cette proposition de loi, qui vise les sites proposant aux femmes enceintes en détresse d'autres alternatives que l'avortement, exige notamment que soit "puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables."

Il s'agit d'une atteinte grave à la liberté d'expression et d'une démarche totalitaire de la part du gouvernement, qui ne supporte pas que soient présentées des solutions autres que celle qu'il préconise de façon exclusive : l'avortement.

Je vous invite à retrouver la tribune que j'avais publiée dans Valeurs actuelles à ce sujet : "Délit d'entrave numérique : le totalitarisme est en marche !"

Je vous invite également à découvrir l'amendement de suppression de cette proposition de loi, que j'ai déposé et que je défendrai jeudi, en cliquant ici."

Posté le 29 novembre 2016 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

François Fillon : passion et raison

De François Billot de Lochner :

F"Les primaires sont enfin dernière nous, et nous allons donc désormais aborder les présidentielles proprement dites. Le triomphe électoral de François Fillon rebat évidemment les cartes, puisque celui-ci, contre toute attente, a d’assez fortes chances de devenir président de la République. Qu’en penser ?

La passion pour l’heureux élu a pris, depuis un mois, des proportions surprenantes. François est paré de toutes les qualités humaines, intellectuelles, politiques, morales, religieuses et j’en passe. Il est l’homme de la situation, celui qui va sortir notre pays du chaos, la personnalité que la France attendait. L’homme providentiel, en quelque sorte ! Voilà pour le côté passion : nombre de gens de droite sont devenus passionnément fillonistes. Peut-être même définitivement fillonlâtres…

En 2007, lors du très fameux meeting de Bercy, qui aurait fait basculer nombre d’indécis du côté du futur élu, lui assurant la victoire, le peuple de droite avait plébiscité avec passion le très survolté Sarkozy. Certains avaient instantanément fait preuve de recul, voire de scepticisme affiché : Sarkozy président ferait-il ce que le candidat annonçait avec fougue, la main sur le coeur ? La suite a donné raison aux sceptiques : la raison les avait mieux conseillés que l’émotion.

Les six mois à venir afficheront leur part d’émotion : tel est le système politico-médiatique actuel. Cela dit, il nous faut espérer qu’ils soient fondés sur la raison, plus que sur l’émotion. Les candidats devront être jugés sur leurs programmes, et sur leurs capacités à les mettre en œuvre. Auront-ils la volonté de restaurer la souveraineté française, de stopper net les flux insensés d’immigrés, de désislamiser notre pays soumis, de s’attaquer vraiment à la gigantesque dette publique, de mettre en place une politique puissante de lutte contre le chômage, de reconstruire l’école ravagée, de rétablir la liberté d’expression mise à mal, d’abroger la funeste loi Taubira, de reconstruire une politique familiale digne de ce nom ?

François Fillon sera-t-il l’homme nouveau de la reconstruction générale, ou le représentant réformiste d’un système qui, depuis un demi-siècle, conduit très sûrement la France à la mort ? La campagne présidentielle qui va s’ouvrir dans quelques semaines ne devra en aucun cas nous laisser inactifs…"

Posté le 29 novembre 2016 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

Patrick Buisson : "La France de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires"

Patrick Buisson analyse le résultat de la primaire pour Le Parisien :

Buisson_0L’élection à droite est un succès. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie ?

Non, car les partis se servent des primaires comme d’une procédure de relégitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Leur seul objectif est de conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle. Les primaires accentuent la dérive vers le suffrage censitaire. Ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités. Ce qui ne fait qu’aggraver la crise de la représentation en renforçant le poids politique des classes privilégiées, alors qu’il faudrait rouvrir le jeu démocratique. 

Si on vous suit, François Fillon, c’est la droite sans le peuple...

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour la droite. La bonne, c’est que la droite redevient la droite en se libérant partiellement de l’hégémonie idéologique de la gauche avec l’écrasante défaite de Juppé. La mauvaise, c’est que la droite ne semble pas en mesure pour l’instant d’élargir sa base sociologique.

La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter. Pour l’emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés, s’il veut disputer l’électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. C’est ce désenclavement sociologique qui a fait la fortune du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour du Général et de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est une équation très difficile à réaliser.

 

Quel conseil lui donneriez-vous ?  

De sortir de sa contradiction qui est l’incompatibilité fondamentale entre libéralisme et conservatisme. Le risque pour Fillon, c’est d’être perçu comme le candidat du patronat et des classes dominantes, le candidat de la « mondialisation sauvage ». On voit bien l’espace carcéral symbolique dans lequel le FN et la gauche vont chercher à l’enfermer. Or, son succès s’explique par deux facteurs : il est apparu capable de restaurer la fonction présidentielle dans sa dignité et sa sobriété. Et il a attiré un électorat davantage préoccupé par l’abrogation de la loi Taubira que par la suppression de l’ISF.

Croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera au prix fort. Le nom de l’ancien patron d’Axa, Henri de Castries, circule pour Bercy...Il circulait déjà du temps de Sarkozy. Je ne veux pas croire que s’il devait être élu, François Fillon enverrait un tel message de déséspérance au peuple français. 

Fillon est-il vraiment le meilleur bouclier contre le FN ? 

Il a été porté par un électorat conservateur et catholique qui n’était pas du tout tenté par le vote Le Pen compte tenu de ses positions sociétales. L’élection de Fillon ne dit rien sur le comportement des 20 millions d’électeurs de la « France périphérique » qui feront l’élection présidentielle. Et pour cause : ceux-là ne sont pas déplacés dimanche (...)"

Henri-Guaino_pics_809Henri Guaino ne pas autre chose lorsqu'il déclare  :

"Ce n'est pas ma droite. C'est le candidat d'une droite qui n'a aucune générosité, aucune humanité (...) C'est une très bonne nouvelle pour le Front national parce qu'avec un programme pareil, les classes populaires et les classes moyennes ne vont pas aller voter pour cette droite-là"

Posté le 29 novembre 2016 à 07h54 par Philippe Carhon | Lien permanent

Au QG de Juppé, les militants désespérés envisagent de voter Macron ou Bayrou

Très révélateur :

Posté le 29 novembre 2016 à 06h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Mgr Pontier : "Le délit d'entrave numérique met en cause les fondements de nos libertés"

Lettre de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, à Monsieur François Hollande, Président de la République française, au sujet de la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ».

13897066858044533882"Monsieur le Président de la République,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une question qui me préoccupe.

Relayant une initiative gouvernementale, des députés de la majorité parlementaire ont déposé le 12 octobre dernier une proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Cette proposition vise à condamner des sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG ». Le 8 novembre, le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée pour l’examen de cette proposition de loi.

L’interruption volontaire de grossesse, qu’on le veuille ou non, demeure un acte lourd et grave qui interroge profondément la conscience. Dans des situations difficiles, de nombreuses femmes hésitent à garder ou non l’enfant qu’elles portent. Elles ressentent le besoin d’en parler, de chercher conseil. Certaines, parfois très jeunes, éprouvent une véritable détresse existentielle devant ce choix dramatique, qui va marquer toute leur vie. Cette détresse, longtemps invoquée pour justifier l’exception au principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie, inscrit dans notre code civil, a aujourd’hui disparu de l’énoncé de la loi. Elle devient ainsi légalement inexprimable. Par ailleurs, la loi de modernisation du système de santé du mois de janvier dernier a supprimé le délai de réflexion d’une semaine consenti à la femme avant la décision éventuelle de subir un avortement. Autrement dit, les femmes ne trouvent plus de soutien officiel à leur questionnement en conscience.

Certains de nos concitoyens, réunis en associations, ont décidé de consacrer de leur temps, notamment par le biais des instruments numériques, à l’écoute des femmes hésitantes ou en détresse par rapport au choix possible d’avorter. Ils compensent ainsi l’absence d’organisation de ces lieux d’écoute. Leur succès prouve qu’ils répondent à une attente. Faut-il s’en inquiéter ? Bien des femmes s’adressent à ces sites après un avortement parce qu’elles ont besoin d’un lieu pour verbaliser ce qui a été vécu. D’autres persévèrent dans leur projet d’avorter, d’autres enfin décident de garder leur enfant. Cette diversité d’expression et de comportement est rendue possible par l’espace de liberté que constituent les sites mis en place. Leur positionnement incite à la réflexion, et c’est justement ce qui leur est reproché. Il faudrait qu’ils adoptent d’emblée un positionnement favorable à l’avortement. Or, un sujet si grave ne peut être enfermé dans des postures militantes.

Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ?

En fait, la proposition de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse contribuerait à rendre cet acte de moins en moins « volontaire », c’est-à-dire de moins en moins libre. Surtout, elle constituerait, malgré ce qu’affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d’expression sur internet. Une limitation d’autant plus grave qu’elle touche à des questions de liberté de conscience. Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie.

C’est pourquoi je me permets de vous écrire pour exprimer ma grande préoccupation devant cet empressement de la majorité législative, relayant une initiative gouvernementale, pour faire passer en force une mesure qui mettrait à mal, un peu plus encore, les justes règles du dialogue pour construire une vie en société respectant les uns et les autres. Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen. J’ose donc espérer que, sensible aux libertés en cause, vous ne laisserez pas une telle mesure arriver à son terme (...)"

Posté le 29 novembre 2016 à 05h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2016

Les députés courageux qui ont amendé le texte sur l'extension du délit d'entrave à l'avortement

Ils sont peu nombreux à avoir réagi sur ce texte qui sera débattu jeudi :

  • Jacques Bompard (53)
  • Marion Maréchal Le Pen (6) 
  • Yannick Moreau (4)
  • Philippe Gosselin (3) 
  • Véronique Besse (2) 
  • Hervé Mariton (1)
  • Jean-Frédéric Poisson (1)
  • Patrick Hetzel (3)

N'hésitez pas à les remercier. Pour les autres vous pouvez encore écrire aux parlementaires de votre département pour les alerter sur ce projet liberticide.

Posté le 28 novembre 2016 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent

Alliance Vita est lucide et sans naïveté sur l'élection de François Fillon

Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA, déclare :

Capture d’écran 2016-11-28 à 19.20.29« Nous prenons acte de ce résultat, avec lucidité, c'est-à-dire sans naïveté. Certes, l'opposition qui s'est manifestée contre François Fillon dans la semaine qui a précédé ce second tour a tenté de le décrédibiliser, en l'affublant soudainement du déguisement caricatural qu'on tente, depuis des années, de faire endosser aux défenseurs de la famille et de la vie. François Fillon ne mérite évidemment ni cet excès d'honneur, ni cette indignité.

S'il a pris une position courageuse sur la question de la filiation, celle-ci reste ambiguë et demeure inconciliable avec la protection concrète des enfantssa proposition de l'adoption simple par deux personnes de même sexe demeure une solution bancale, qui prive l'enfant de la complémentarité père-mère dans l'éducation.

Sur le sujet de l'avortement, la position "personnelle" affichée par François Fillon est incohérente avec son soutien revendiqué aux réformes de la loi de 1975 votées par l'actuelle législature (suppression du critère de détresse, du délai de réflexion etc.), contribuant à présenter le recours à l'IVG comme banal. Et interdisant toute politique de prévention. Certes, le « procès en sorcellerie » qui a été fait à François Fillon s'est visiblement retourné contre ses auteurs. Signe que l'opinion publique ne se laisse pas intimider par les accusations gratuites, par ailleurs absurdes, d'intégrisme, qui visent toujours à décrédibiliser leur cible.

Nous constatons qu'autour de François Fillon, un certain nombre de personnalités politiques courageuses ont visiblement la famille à cœur, ainsi que la protection des êtres humains les plus fragiles. Nous sommes décidés à nous impliquer fortement, quels que soient les partis politiques au pouvoir, pour que les nouveaux gouvernants cessent de cautionner les réformes de leurs prédécesseurs quand elles ont contribué à liquéfier la société. Nous attendons surtout de François Fillon qu'il renonce à l'attitude habituelle des gouvernements de droite qui ont, depuis des dizaines d'années, systématiquement maintenu et parfois aggravé les réformes sociétales inspirées de l'idéologie de Mai 68. Le véritable redressement de la France ne peut faire l'économie d'une "biopolitique", respectueuse de la vie et de la dignité des citoyens les plus fragiles. »

Posté le 28 novembre 2016 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

Eric Zemmour évoque Fillon, Le Pen, Hollande et les autres

Posté le 28 novembre 2016 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent

Père Michel Viot : "La politique en action, ne peut pas toujours être la recherche du souverain bien"

Dans son nouveau billet, le père Michel Viot relance le débat du "moindre mal" et du "petit mieux" qui n'a pas fini de faire réfléchir les catholiques soucieux de voter en conscience, conformément à ce que le Magistère leur permet :

"Au risque de surprendre, je suis reconnaissant au journal Libération d’avoir fait « la une » avec ce cri d’alarme : « Au secours, Jésus revient ! » illustré par un chapelet. Il faut en effet toujours « positiver » et se dire que beaucoup de lecteurs de ce journal n’ont peut-être jamais vu cet objet de piété de leur vie et à quelques jours du 1er dimanche de l’Avent ne songent pas au sens de la venue de Jésus. Et bien, voilà qui est fait, une partie de la gauche française est atteinte par une petite lueur d’Evangile, ce qui, en ces temps d’obscurité n’est pas rien ! Mais cela ne doit pas masquer la réalité recouverte par un tel titre : une explosion de haine à l’égard du Christianisme et du catholicisme en particulier ! Le motif de cette attaque est à la fois simple et terrible : François Fillon, sans remettre en cause la loi Veil, a osé dire qu’à titre personnel il était contre l’avortement ! Pire aux yeux de ces « bien pensants », il a promis de ne pas accorder l’adoption plénière aux couples de même sexe, dans sa réécriture de la Loi Taubira. Alors il sent la sacristie, il est acoquiné avec les intégristes, les milieux d’extrême droite, Poutine ! Il ne manque plus que le Klu Klux Klan ! (...)

Ensuite, deuxième leçon à tirer devant l’hystérie anti catholique, il faut arrêter le jeu mortel du « plus catho que moi tu meurs! ». La politique en action, ne peut pas toujours être la recherche du souverain bien. Cela risque même de friser l’hérésie et favoriser l’établissement de systèmes politiques monstrueux ! Nous avons plusieurs exemples « d’essais d’établissement du paradis sur la terre ». Parce que ni Jésus, ni ses disciples n’ont voulu établir la foi chrétienne et sa morale par la force, il serait infidèle et sot de vouloir le faire aujourd’hui ! Par la puissance d’une loi qu’on instaure ou qu’on abroge, on ne peut prétendre par ce seul moyen améliorer le cœur de l’homme. Quand des lois sont mauvaises comme les lois Veil et Taubira et qu’à vues humaines, il n’existe aucun moyen politique pour les supprimer, on doit réfléchir à concrètement limiter leur nuisance !

La politique du tout ou rien mène toujours au pire! Je l’ai vécue dans les années 1972-1973, où le refus de certains chrétiens de discuter sur l’abrogation de la loi de 1920 (pénalisant l’avortement) a conduit à l’élaboration de la loi Veil et à son usage laxiste et permissif. Les puristes « jusqu’au boutistes  » portent eux aussi la responsabilité des 220000 avortements par an, en France, aujourd’hui ! On peut dissuader une femme d’avorter, pourvu qu’on sache l’écouter et qu’on en ait la possibilité. La loi Veil le prévoyait. Demandons qu’on respecte cette disposition première et nous pourrons faire diminuer le nombre d’avortements. Et battons nous aussi contre le projet de loi Rossignol, liberticide et attentatoire à la liberté de conscience. Grâce à des associations diverses, beaucoup de femmes prennent conscience de l’acte grave que constitue l’avortement et si le Pape François vient de permettre aux prêtres d’absoudre ce très grave péché, c’est bien parce qu’il y a une demande, dont en tant que modeste confesseur je confirme la réalité.

Je fais le même raisonnement pour la réécriture de la loi Taubira. La restriction à l’adoption simple va permettre de porter secours très vite aux enfants. Jésus n’attendait pas la fin du sabbat pour guérir et soulager les souffrances. Ne soyons pas aveuglés par la sainteté de nos principes pour bloquer des sauvetages urgents. Je regrette que certains catholiques n’aient pas compris cela, et aient confondu leur quête personnelle de sainteté avec la recherche d’un candidat tellement parfait qu’il soit inéligible ! Quand on se bat, qu’on est en nombre inférieur, et pauvre, c’est un crime que de gâcher « des munitions » ! Enfin, et pour conclure, si la possibilité de retour à une véritable neutralité de l’Etat est possible, tout catholique doit saisir cette chance. Si un candidat se fait attaquer avec le « au secours » des antichrétiens, c’est bien là le signe qu’il faut le soutenir ! Le temps presse ! Il me semble que le moment est venu pour l’Eglise catholique de se manifester plus fermement et d’entrer dans certaines polémiques comme le firent les pères de l’Eglise des premiers siècles.

Le projet de loi de Madame le ministre Rossignol appelle une condamnation unanime, sous peine de faire croire qu’il n’y a plus de voix chrétiennes en France ! La nature a horreur du vide, et j’imagine qu’il ne sera pas difficile à une autre religion de montrer sa vocation à nous remplacer à cause de notre lâcheté ! L’heure des catacombes arrive, avant celle des cachots de Madame Rossignol pour délit d’entrave à l’avortement, prélude à la « purification islamiste », solution finale de la laïcité pour en finir avec le catholicisme ! Alors oui crions comme vraie libération en ce temps de l’Avent : « Au secours Jésus, reviens ! »"

Posté le 28 novembre 2016 à 16h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Les centristes demandent déjà à François Fillon de se renier

François Fillon tiendra-t-il jusqu'au 23 avril ?

"Jean-Christophe Lagarde, qui soutenait Alain Juppé, a ouvert sur Europe 1 la porte à un soutien. «Je proposerai, dès mardi, aux instances de l'UDI d'engager avec François Fillon une discussion pour élaborer un projet législatif commun, notamment sur l'Europe, l'éducation, l'emploi, la sécurité sociale et l'environnement», annonce le président de l'UDI. Pour lui, l'alliance est envisageable. «Avec Nicolas Sarkozy nous avions des incompatibilités, avec François Fillon nous n'avons que des différences», souligne-t-il, en rappelant que «sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Fillon était celui qui tempérait les ardeurs de l'ancien président de la République (...)

Un point de vue partagé par Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale et soutien de François Fillon. «Il faut maintenant convaincre 40 millions de Français. Certaines réformes méritent d'être expliquées», soumet-il sur Public Sénat et Sud Radio. «Des mesures méritent d'être adaptées même si les grands axes ont été largement validés», concède aussi le médecin de profession, qui cite en exemple la réforme de la sécurité sociale proposée, qui limiterait le remboursement aux affections graves et de longue durée. «Il faut retravailler ce point de façon à ce qu'il soit infléchi et accepté par une majorité de nos compatriotes. C'est un point si ce n'est le point qui mérite le plus de travail», juge-t-il (...)"

Bruno Retailleau estime que François Fillon ne flanchera pas :

Une ligne que goûte peu Bruno Retailleau, président des pays de la Loire et soutien de la première heure du vainqueur surprise de la primaire. «C'est mal connaître François Fillon que de croire un seul instant qu'il va attiédir, affadir son projet. Simplement, des pans entiers du projet ont été caricaturés», prévient le président du groupe LR au Sénat sur LCI (...)

Une prise de position également assumée par Laurent Wauquiez, le président par intérim des Républicains dont le sort dépend de la décision du candidat de la droite (...) : «il faut absolument garder la même partition, mais ajouter des gammes différentes. Si, le lendemain de son élection à la primaire, le premier signe c'est de renoncer à ce qu'on a proposé, rien ne serait pire». «Je ne crois pas que le lendemain de l'élection, il faille faire des compromis», «que l'on va réhabiliter la politique avec un discours avant l'élection et un autre après», a-t-il encore affirmé sur RTL."

A défaut d'avoir obtenu des promesses en échange de son ralliement, Sens Commun a désormais un rôle majeur à jouer auprès de François Fillon. Ce dernier doit en effet, à minima, maintenir ses promesses concernant la famille mais, surtout, évoluer vers la seule solution cohérente concernant la loi Taubira, c'est à dire son abrogation pure et simple, puisque la solution préconisée par François Fillon n'est pas réalisable techniquement.  

Posté le 28 novembre 2016 à 13h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Ali Juppé en tête dans des communes à forte densité islamique

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

A"Le concurrent (très) malheureux de François Fillon avait vigoureusement protesté contre le surnom d’Ali Juppé dont les méchants l’avaient affublé.

Mais le fait est que dans les Yvelines Juppé n’arrive en tête que dans des communes à forte densité islamique : Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Trappes, Poissy… [Erratum : à Poissy, Alain Juppé ne fait "que" 43% NDMJ]

Et qu’il est aussi en tête en Seine-Saint-Denis (le département où le premier prénom donné aux garçons est Mohammed)…

D’autre part, il semble que de nombreux électeurs de gauche soient allés voter pour Juppé.

Si on retire les musulmans et la gauche, il ne reste vraiment plus beaucoup de voix « de droite et du centre » pour Juppé, alors que les médias en avaient fait le grand candidat…"

Que la droite ne l'oublie pas à l'heure où certains demandent à François Fillon de gauchir son programme.

Posté le 28 novembre 2016 à 13h28 par Michel Janva | Lien permanent

Yvan Rioufol : "La recherche d’une unité retrouvée des Républicains n’est certainement pas souhaitable"

Billet d'Yvan Rioufol dans le Figaro :

"Le triomphe de François Fillon (66,6% des voix de la primaire de la droite, contre 33,4% à Alain Juppé) n’est pas une bonne nouvelle pour Marine Le Pen. David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus, assure du contraire, ce lundi. A l’entendre, la victoire éclatante de Fillon, hier, "ne pose strictement aucun problème" au FN. Rien n’est moins sûr. Si la désignation d’un Juppé mollasson, pleurnichard et capitulard aurait pu inciter des électeurs à quitter Les Républicains pour la droite populiste, le plébiscite pour un Fillon souverainiste, libéral et anti-islamiste pourrait suffire à attirer à lui une partie de la 'droite hors les murs", en recherche d’un représentant capable de se libérer des discours automatiques.

Fillon a encore à faire ses preuves, bien entendu. Reste que sa désignation comme candidat à la présidence de la République vient mettre fin au long règne (près de trente ans) de la droite honteuse, centriste et conformiste, que Juppé entendait perpétuer avec l’appui de la majorité des médias. Ses soutiens venus de la gauche, de fonctionnaires, de féministes, de militants homosexuels, de mosquées et de prédicateurs musulmans, ont mis au jour les ambiguïtés chiraquiennes de cet homme au "modernisme" déjà dépassé. La défaite sans appel de Juppé est révélatrice de la volonté d’un électorat réactif de tourner une page et de s’assumer clairement dans son choix de rupture conservatrice.

La recherche d’une unité retrouvée des Républicains, qui alimentait hier soir les commentaires des médias audiovisuels, n’est certainement pas souhaitable. La claque que viennent de prendre les centristes nigauds et les zozos de l’"identité heureuse" les invite à aller voir ailleurs ; du côté d’Emmanuel Macron, par exemple, qui fait des appels du pied à François Bayrou.

En se mobilisant massivement pour Fillon, les électeurs l’invitent à s'émanciper une fois pour toute de cette fausse droite culpabilisante, moralisatrice et tire en bas, prête à se coucher devant l’islam politique et ses exigences de soumission. A partir de ce jour, Fillon ne peut se permettre aucune faiblesse s’il veut attirer à lui une partie de l’électorat sans parti fixe, qui se désespère de trouver un point d’ancrage à droite. Sur le papier, ses solutions libérales et identitaires sont de bonnes réponses qui demandent à être précisées. Il est faux de croire la France des oubliés attachée à un Etat Providence qui s’est fourvoyé dans sa préférence immigrée. Mais il serait faux également de croire irréaliste, par exemple, une limitation drastique de l’immigration de peuplement, au prétexte d’éviter des solutions "populistes". La colère du peuple peut être canalisée. Mais pour celà, Fillon va devoir l’entendre jusqu’au bout s'il ne veut pas qu'elle lui échappe."

Posté le 28 novembre 2016 à 13h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Et pourtant, l'abrogation de la loi Taubira est possible...

On ne lâche rien, le combat continue : pourquoi ne pas réserver désormais les accueils de la Manif pour Tous exclusivement aux déplacements de François Fillon. Il reste plus de 4 mois !  C'est maintenant que la Manif pour Tous doit produire son effort...

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Posté le 28 novembre 2016 à 10h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Il y a manifestement une droitisation de l’électorat français

Analyse de Nicolas Chapuis pour le Monde :

"Il y a manifestement une droitisation de l’électorat français avec aujourd’hui un FN qui représente un petit tiers des électeurs, la droite pareil, et la gauche se partage ce qui reste. Vous parlez de retournement. Je crois au contraire que c’est un lent et long mouvement. Le camp des conservateurs a remporté depuis dix ans nombre de victoires culturelles. Une partie de leurs thèmes de prédilection se sont imposés dans le débat public, qu’il s’agisse des valeurs, de l’immigration ou de la sécurité. L’extrême droite bien sûr capte une partie de cette évolution. L’épisode de la déchéance de nationalité (mesure qu’elle était la seule à prôner en 2012) n’en est que l’une des nombreuses illustrations. La responsabilité en incombe autant à la gauche qui a échoué au pouvoir, qu’à la droite qui pour vaincre le FN, lui a emprunté une partie de ses idées.

Sur l’aspect ultraconservateur, certains ont cru que le mouvement de La Manif pour tous avait perdu avec l’adoption définitive de la loi. Mais l’enjeu était ailleurs. A cette occasion, une certaine droite, qu’on avait perdu l’habitude d’entendre dans le débat public, a repris beaucoup de vigueur. Elle a vu elle-même sa puissance et sa capacité de mobilisation. Les candidats de la primaire (excepté peut-être NKM) ont tous été très prudents avec cet électorat-là. Et c’est Fillon qui a su le mieux le capter. Ça ne suffit pas à expliquer sa victoire mais c’est l’un des facteurs majeurs."

Posté le 28 novembre 2016 à 10h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Minute soutient toujours Marine Le Pen pour 2017

Dans une lettre adressée à ses abonnés avant le résultat du 1er tour de la primaire, Minute n'excluait pas la présence de François Fillon dans le round final. Par ailleurs, l'objet de cette lettre est de contredire la rumeur selon laquelle Minute serait opposé à Marine Le Pen et au FN. Son directeur confirme donc son soutien à Marine Le Pen pour 2017 en précisant que Minute n'en est pas pour autant le journal du Front National et qu'il continuera à critiquer la ligne politique suivie et prônée par Florian Philippot et qui pourrait se résumer part "Marine Le Pen à l'Elysée, oui, Florian Philippor à Matignon, non !". (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

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Posté le 28 novembre 2016 à 10h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Gilbert Collard : "Le FN ne pourra pas dans l'avenir s'affranchir d'une primaire"

Posté le 28 novembre 2016 à 08h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)


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