27 novembre 2014

Avortement : le député Mazières explique son absence

FRéponse à un lecteur du Salon Beige du député maire de Versailles François de Mazieres sur son absence lors du vote sur la résolution concernant l'avortement :

"Face à cette résolution, j'ai d'emblée considéré que ce droit à l'IVG n'était pas un droit fondamental et bien évidemment que je ne pouvais pas voter en faveur de cette résolution.

Considérant d'autre part que le Gouvernement joue la provocation sur de nombreux sujets et particulièrement sur les sujets de société, j'ai pris la décision, comme la grande majorité des membres de l'opposition, de ne pas participer à ce vote organisé hier soir."

Posté le 27 novembre 2014 à 23h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Collectif des Maires de France en colère

A l'occasion du salon des maires 2014, Philippe Brillault présente le collectif des maires de France en colère. Des maires courageux ont décidé d'exprimer ouvertement et publiquement leur colère de ne pas pouvoir administrer leur commune pour le bien commun de tous :

 

Posté le 27 novembre 2014 à 23h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

Ping-pong entre l'Assemblée et le Sénat, qui rétablit l'universalité des allocations familiales

Les sénateurs étudiaient aujourd'hui en deuxième lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. En ce qui concerne la branche famille, ils ont rétabli les amendements qu'ils avaient adoptés en première lecture, notamment :

  • l'établissement d'une étude d'impact sur les effets du partage du congé parental
  • la suppression de la modulation des allocations familiales en fonction des revenus, qui avait été rétablie par l'Assemblée nationale (à 1 voix près)

L'ensemble du texte a été adopté par 188 voix pour et 153 contre. Mais comme dans toute navette parlementaire, c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

Posté le 27 novembre 2014 à 21h59 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

"Soyons clairs, le Front National n’est pas pour l’abrogation de l’avortement"

Marion Maréchal-Le Pen n'était pas à l'Assemblée lors du vote sur la résolution concernant l'avortement. Elle explique :

M"Simone Veil : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issues. (…) Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame. C’est pourquoi si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler, et si possible en dissuader la femme. »

Je pense que ces mots ne résonnent plus dans les oreilles de ceux qui aujourd’hui ont reconnu l’avortement comme un « droit fondamental ». Autrement dit un « droit » qui ne doit souffrir aucune limite, aucun encadrement. L’équilibre recherché par Simone Veil est volontairement rompu sous la pression des idéologues et des féministes par cette résolution. Tous ceux qui auraient à cœur de rappeler les traumatismes physiques et psychologiques de cet acte sont immédiatement renvoyés dans le camp des extrémistes, conservateurs et autres caricatures infamantes tendant immédiatement à vous disqualifier moralement et politiquement.

Soyons clairs, le Front National n’est pas pour l’abrogation de l’avortement. Il n’a jamais été question de renvoyer les femmes aux « aiguilles à tricoter » comme nous le reprochent des adversaires de mauvaise foi. Comme dans d’autres domaines, notre mouvement refuse les tabous et les dogmes surtout quand celui-ci pose la question du bien-être de nos concitoyennes et des générations futures. En 40 ans, ce sont près de 8 millions d’avortements qui ont été réalisés. Je ne crois pas que cette triste donnée doive nous laisser indifférents.

Le remboursement intégral de l’IVG, aux frais du contribuable, doit-il être octroyé sans limite et sans condition ? Telle est la question que nous posons. Des solutions alternatives efficaces et effectives sont-elles proposées aux femmes pour éviter le drame de l’avortement ? Telle est la question que nous posons. L’avortement doit-il être présenté comme un acte banal, détaché de toute notion de détresse comme l’a fait voter récemment la gauche ? Telle est la question que nous posons. Aujourd’hui l’IVG est encadré (8 jours de délai de réflexion, limitation à 12 semaines de grossesse, entretien avec un organisme social etc…) ; en érigeant l’ivg en droit fondamental, la logique juridique voudrait que petit à petit toutes ces mesures soient supprimées comme une entrave au respect de ce « droit ». Cela je dois en alerter mes concitoyens et le dénoncer.

Je suis une femme et je n’ai pas la volonté de juger les femmes françaises tant je sais que ce sujet touche à leur intimité. Je n’ai pas l’envie de les contraindre dans une législation les condamnant à la détresse matérielle mais j’estime que ce sujet mérite une réflexion loin des passions, qu’il doit être mené dans un souci d’équilibre entre l’article 16 du code civil qui appelle le respect et la protection de l’être humain dès le commencement de sa vie et l’exception à ce principe que permet le recours à l’avortement.

Ainsi doit être comprise l’abstention de mon collègue Gilbert Collard qui me représentait ce jour-là."

Posté le 27 novembre 2014 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

François Hollande prononce le mot référendum

Mais entendez bien : des référendums locaux pour résoudre des situations de blocage liées à des projets d'aménagement du territoire. Bref, Notre-Dame des Landes et Sivens. Qu'imaginiez-vous ?

Posté le 27 novembre 2014 à 20h31 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

Abolir la loi Taubira, sans condition

Extrait d'une tribune libre de Béatrice Bourges, publiée dans Valeurs actuelles

Bourges"[...] Nicolas Sarkozy veut deux mariages, un pour les hétéros, un pour les homos, un qui donne le droit d’avoir des enfants, l’autre pas.[...] Hervé Mariton veut abroger la loi et faire un contrat d’union civile, ce qui revient à peu près au même et enfin Bruno Le Maire ne veut pas d’abrogation mais une réécriture.

Voilà pour les candidats à la  présidence de l’UMP. Pas brillant, pas clair, et non, ce n’est pas une victoire d’étape contrairement à ce que dit la présidente de La Manif pour Tous. Comment se contenter de si peu, d’une telle ambiguïté, d’un message si confus ? Où est l’exigence de la Vérité ? Où est la vision, celle que l’on attend, en vain, de nos hommes et femmes politiques ?

Non, ce n’est pas pour cela que des centaines de milliers de personnes se mobilisent avec autant d’énergie et de courage depuis maintenant deux ans.

Proposition d’abolition sans condition, voilà ce que serait une victoire d’étape, et pas seulement en raison des conséquences sur la filiation.

Comme nous sommes loin de ce magnifique discours du 29 Janvier 2013 de Bruno Nestor Azerot, Député PS de la Martinique :

« Je crois que l’on ne peut mettre fondamentalement sur le même plan hétérosexualité et homosexualité. Un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Etablir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité ; c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe, et pratique (…) C’est instaurer une nouvelle contrainte !
Oui, car il sera interdit de faire la différence désormais entre un homme et une femme, au risque d’être discriminatoire…. ».

Tout est dit. La question fondamentale qui se pose n’est pas seulement celle de l’enfant. Elle est civilisationnelle. Dans quelle société voulons-nous vivre : une société fondée sur un mensonge anthropologique ? Une société où l’homosexualité, la bisexualité, la transsexualité seront des normes au même titre que l’hétérosexualité ?

Il ne s’agit pas de savoir si l’on respecte ou non un amour. Il s’agit de définir la société que l’on veut transmettre à nos enfants. Non, tout n’est pas équivalent. Le croire, c’est céder au relativisme totalitaire et refuser d’en parler, c’est aller dans le sens de nos adversaires. Accepter de faire de cette question un sujet tabou, c’est manquer de courage, et céder à la peur d’être traité d’homophobe. Tout comme refuser de parler de l’immigration, c’est céder à la peur d’être traité de raciste. Et l’on pourrait multiplier les exemples à l’infini. C’est ainsi que s’installent les régimes totalitaires, dans le silence et dans la crainte.

Alors, avec ceux qui croient que la France éternelle renaîtra de ses cendres, parce que c’est le plus beau pays du monde, parce qu’elle est la fille ainée de l’Eglise, parce que c’est mon pays et que je l’aime envers et contre tout, je continuerai à me battre encore, toujours et inlassablement."

Posté le 27 novembre 2014 à 17h11 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

Avortement : Jean-Christophe Fromantin face à l'UDI

Le seul et unique député UDI à avoir voté contre la résolution sur l'avortement subit les foudres de son parti (Jean-Christophe Lagarde et Chantal Jouanno lui suggèrent de quitter l'UDI). Il réplique :

F"[C]ontrairement à ce qui est exprimé dans l'intitulé de cette résolution, ce texte ne réaffirme en rien le projet présenté par Simone Veil en 1974. Dans le texte d'origine dont on célèbre l'anniversaire, il s'agissait d'ouvrir une dérogation au principe de protection de l'être humain dès le commencement de la vie. C'était nécessaire [ce sur quoi nous ne sommes pas d'accord, NDMJ], et Simone Veil elle-même reconnaissait le caractère exceptionnel et dramatique de cette décision. Sa transformation en droit fondamental, telle que la résolution le propose, ouvre la banalisation de l'avortement et marque un changement profond au principe d'exception qui prévalait jusqu'à présent. Le débat n'est donc pas de revenir sur un droit - et tous ceux qui entrent sur ce terrain devraient passer un peu de temps à relire le discours de Simone Veil et de le rapprocher de la résolution proposée par le Groupe socialiste - ; il consiste à remettre en cause à la fois l'article 16 du code civil, ainsi que l'article L.2211-2 du code de la santé publique, qui énoncent respectivement: «(que) la loi assure la primauté de la personne (et) interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie» et «qu'il ne saurait être porté atteinte à (ce) principe qu'en cas de nécessité (…) que l'accueil de l'enfant dans la société et la politique familiale sont des obligations nationales».

Vouloir nous engager vers la reconnaissance d'un droit fondamental est donc contraire à l'engagement de Simone Veil et n'entre pas non plus dans les orientations de la Convention européenne des droits de l'homme qui exclut la logique unilatérale d'un droit à l'avortement et appelle à un équilibre proportionné des droits, libertés et intérêts concurrents.

Où sont les convictions?

Je m'étonne par ailleurs que pour un texte comme celui-ci, seuls 151 Députés aient été présents, y compris dans mon propre groupe, où ceux-là mêmes qui me reprochent ma position n'étaient pas présents, ni pour voter sur cette résolution, ni d'ailleurs pour défendre l'universalité des allocations familiales la veille dans l'hémicycle. Que reste-il des convictions, d'un côté comme de l'autre, quand un mercredi, en fin d'après-midi, sur un texte hautement symbolique, plus de 400 députés sont absents de l'hémicycle? Pourquoi les politiques feraient preuve de courage sur les grandes réformes dont la France a besoin quand ils renoncent jusqu'à l'affirmation de leurs convictions? Ces questions méritent d'être posées à tous ceux qui donnent de grandes leçons de morale et qui se réfugient dans la pensée rapide …"

Posté le 27 novembre 2014 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

7 Français sur 10 ne font pas confiance à l'école

C'est ce que montre une enquête du Parisien, réalisée auprès des classes moyennes, cibles politiques privilégiées pour la gauche comme pour la droite :

"[...]les Français, en particulier les classes moyennes, ne croient plus que l'école favorise la promotion sociale de leurs enfants.[...]Principaux enseignements : la peur du déclassement pour leurs enfants, et du coup un stress qui les conduit à chercher de l'aide en dehors de la classe.[...]

L'enquête montre que

[...] "67 % des Français ayant des enfants scolarisés sont demandeurs d'un soutien scolaire à l'école. 43 % pensent même que c'est la meilleure solution pour aider leur progéniture. En clair, ce supplément de maths, de physique ou de français n'est plus du tout réservé aux cancres, mais il devient la norme. Une façon de s'assurer -- ou d'espérer -- que son ado accédera à la meilleure filière, au meilleur bac puis au meilleur diplôme. Réflexe inévitable, regrette Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, « dans une école très compétitive qui fonctionne sur le mode de l'échec plutôt que celui de l'encouragement ».

L'idée d'une complémentaire éducation, à l'image des complémentaires santé ou retraite est avancée, pour pallier aux déficiences du système :

"Concrètement, les familles payant l'impôt sur le revenu pourraient déduire l'intégralité des heures de soutien scolaire (NDLR : aujourd'hui, une partie est déductible). Et celles qui ne le paient pas mais seraient tout autant demandeuses recevraient un bon éducation donnant droit à un volume d'heures de soutien. » Une telle mesure pourrait être financée, selon Fondapol [Fondation pour l'innovation politique-NDMB], par les collectivités locales ou par les entreprises employant les parents.[...]

Ce système aiderait sans doute les parents, mais dans le même temps, obligerait à reconnaître ouvertement que l'école est inapte à assurer un enseignement suffisant. Ne serait-il pas plus cohérent d'exiger que "l'école de la république" se remette en question et fasse ce pourquoi elle existe, donner aux élèves l'enseignement qu'elle est censée leur apporter, plutôt que de leur faire perdre leur temps avec la pseudo égalité filles-garçons ?

Posté le 27 novembre 2014 à 15h49 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

Les électeurs de l'UMP et du FN sont majoritairement prêts à des alliances

Contrairement à leurs dirigeants, les sympathisants des deux partis se découvrent bien des points communs. Et au second tour des prochaines élections régionales, ils sont largement d'accord pour une alliance :

EEt cette convergence de vue ne se limite pas à de la cuisine électoraliste. Les électeurs (à ne pas confondre avec leurs élus mais que les élus devraient écouter un peu plus attentivement) avouent réciproquement une forte proximité sur le plan des idées, notamment en matière de sécurité, de famille, d’immigration, d’impôts et de pouvoir d’achat.

Posté le 27 novembre 2014 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Loi Taubira : l'UMP condamnée à faire voter ses adhérents

Même NKM en convient :

S"Nathalie Kosciusko-Morizet organise une réunion informelle avec de jeunes élus. Au menu des discussions, la réforme de l’UMP, cheval de bataille de NKM, qui plaide pour une « décentralisation » du mouvement.

Très vite, les participants abordent la question du “mariage pour tous” et de l’abrogation de la loi Taubira. NKM, qui, contrairement à Nicolas Sarkozy, souhaite que l’UMP s’abstienne de revenir sur le texte, finit pourtant par lâcher, fataliste : « Il y aura un vote au sein de l’UMP sur ce sujet, comme sur d’autres. »

Dépitée, l’ancienne ministre admet du bout des lèvres que le sujet s’imposera et qu’un vote militant sera incontournable. Rien ne laissait penser, pourtant, que la campagne pour la présidence de l’UMP tournerait quasi exclusivement autour des valeurs attendues par l’électorat de droite. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

26 novembre 2014

Répudiée, Valérie Trierweiler assure la promotion de la femme jetable

Claire Bouglé-Le Roux, maître de conférences à l'Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, écrit dans Le Figarovox :

T"[...] Vous avez défendu l'idée d'un mariage pour tous, et vous rappelez dans votre livre le rôle éminent que vous avez joué auprès de François Hollande dans ce dossier. Ce mariage, fondé sur l'amour, dont vous nous démontrez aujourd'hui, au travers de vos aventures publiques, l'éminente fragilité.

Vous avez souhaité, avec d'autres, dont quelques femmes acharnées, déconstruire le modèle patriarcal, inscrire l'égalité dans les unions, et faire de piètres sentiments et de promesses en l'air le socle nouveau des familles. Quelle erreur! Aujourd'hui, incrédules, tant la charge est brutale, nous assistons au spectacle indécent provoqué par votre légèreté. Vous montrez comme il est dangereux pour une génération de croire impunément pouvoir bouleverser des mécanismes juridiques mûris par le temps et pensés pour traverser les siècles. Chacune d'entre nous peut bien mesurer la violence de ce que vous avez récemment subi, mais aussi la relativité des sentiments que vous avez un temps éprouvés, et considérer que c'est avec sagesse que jamais nos grands juristes français n'ont fondé sur les sentiments le mariage destiné à consolider la cellule familiale.

Vous avez récusé l'indissolubilité imaginée par les pontifes romains pour garantir une sécurité aux femmes, et particulièrement à celles, qui, à l'instar d'Ingeburge, épouse de Philippe-Auguste, pouvaient souffrir d'un abus marital, d'autant plus cruel qu'il était le fait du prince. Vous avez renoncé même à la sacralité du mariage civil, prudemment conservée par les rédacteurs du Code, conscients de la nécessité de conforter les unions, après la tragique expérience révolutionnaire du mariage-contrat laissé à la merci des humeurs de l'une des parties. Et ce rappel de la dimension publique du mariage, «réunion d'un homme et d'une femme, association de toute la vie, mise en commun du droit divin et du droit humain», selon la belle formule du jurisconsulte romain Modestin, souligne qu'au-delà des individus, il préside au bien commun et mérite mieux que l'inconstance humaine et le caprice, fût-il royal! [...]

L'exemple que vous vous plaisez à donner, sourire satisfait aux lèvres, et qui semble triompher au sommet de l'Etat, est le spectacle dégradant de la femme réduite à rien, précédant de peu la déliquescence de ce mariage pour tous qui ne sera plus demain une protection pour personne. Avec d'autres, vous donnez l'exemple du degré zéro du féminisme, et de votre totale incapacité à vous situer sur un autre plan que celui de votre propre personne. Aujourd'hui, Madame, à travers votre répudiation, c'est la femme jetable dont vous assurez la promotion, alors que beaucoup n'ont, ni le soutien d'un éditeur attentionné, ni même les moyens de leur solitude. De tout ceci, nous ne vous disons pas merci!"

Posté le 26 novembre 2014 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Les 7 derniers députés pro-vie

Ils n'ont été que 7 à voter contre la résolution sur l'avortement. Sur ces 7, seul le député Jacques Bompard a pu prononcer un discours -mémorable- à la tribune.

Voici ces 7 députés, à remercier :

  • Jacques Bompard
  • Jean-Frédéric Poisson
  • Jean-Christophe Fromantin
  • Nicolas Duicq
  • Xavier Breton
  • Yannick Moreau
  • Olivier Marleix

En face, 143 ont voté pour. Gilbert Collard s'est abstenu. Les autres députés n'ont pas osé se montrer. Les résultats complets sont ici.

Posté le 26 novembre 2014 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (43)

Où est la mobilisation pour défendre le repos dominical ?

Jacques Bompard écrit dans Les 4 Vérités :

B"Notre nouveau ministre de l’Économie n’est pas seulement une caricature des méfaits du capitalisme de connivence. Il incarne aussi parfaitement les malheurs d’une mondialisation débridée oublieuse des éléments fondateurs des civilisations. Dans son projet de loi à venir, dit, un temps, « En faveur de la croissance », et désormais intitulé « Pour l’activité », Emmanuel Macron prétend que la libéralisation du travail du dimanche est une des conditions fondamentales du retour de la France dans la course de la croissance

La France connaît une situation économique dramatique depuis que l’impétrant Hollande s’est vu octroyer cinq ans de présidence de la République. En un an, le nombre de chômeurs s’est accru de 170 000 personnes et nous apprenions récemment que 20 à 50 % des chômeurs ne cherchent pas d’emploi, en réalité. Les hausses d’impôts culminent à 31 milliards d’euros, tandis que la dette publique augmentait de 158,9 milliards d’euros. On avait cru que le manque de courage de Nicolas Sarkozy ne serait pas disputé : François Hollande réussit la performance de quasiment faire oublier les piètres résultats de la précédente mandature. Mais Emmanuel Macron a trouvé un fort levier de croissance : la fin d’un repère traditionnel, social et politique européen, le dimanche chômé.

Je rappelle que le code du travail a, depuis longtemps, oublié l’importance politique fondamentale du dimanche chômé, puisque celui-ci n’est aujourd’hui assuré que dans l’intérêt du salarié, comme si la société n’était pas, dans son intégralité, bénéficiaire d’un moment chômé propice la vie familiale et à la dévotion, étant entendu que la France est un pays catholique. Je suis le premier à dénoncer les lourdeurs du traitement social du chômage, d’administrations envahissantes et d’une société embourbée dans la défiance. Je suis le premier à faire de la gestion saine des deniers publics un impératif politique et moral de prime importance. Je suis le premier à me prévaloir de l’assainissement des finances de la ville d’Orange dont je suis le maire depuis 1995. Je parle donc d’expérience : jamais l’idéologie n’est efficace pour relancer la machine économique, jamais le pragmatisme ne peut être supplanté par la volonté de faire participer nos structures économiques au changement de civilisation promu par la gauche française.

Je m’étonne du manque de mobilisation autour de cette question. Si j’ai l’habitude d’agir en sentinelle au coeur de l’assemblée nationale, je sais que rien n’est possible sans une mobilisation organique de notre pays, c’est-à-dire une prise de conscience politique et militante que, bientôt, la marchandisation du monde l’emportera encore sur la réforme saine et utile du mammouth étatique.

Ne nous y trompons pas : la première victime du projet de loi d’Emmanuel Macron sera, une nouvelle fois, la famille, une tradition socialiste particulièrement répétitive. Quoi qu’il en dise, ce n’est pas à une société plus confiante et plus créative que le gouvernement veut arriver avec ce nouveau projet de loi, mais bien à une somme d’individus dénués de toute solidarité naturelle et de toute vie familiale. Et le gouvernement ne fera que séparer toujours plus les enfants de leurs parents : crèches, écoles publiques, autant de solutions toujours plus éloignées des parents naturels.

Léon XIII nous avait prévenus des risques inhérents à cette vision socialiste de la cité dans « Rerum Novarum » : « Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d’un soutien, un obstacle, au lieu d’une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu’à rechercher. » C’est bien au chaos familial, et donc social et économique, que le Parti socialiste va nous conduire. Il s’étonnera alors de la saine colère du peuple français !"

Posté le 26 novembre 2014 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

Ferguson : Christiane Taubira recadrée

TLes tweets du ministre français de la justice, critiquant ouvertement la justice américaine, ont choqué et pourraient aller jusqu'à l'incident diplomatique. C'est pourquoi Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de la recadrer. Lors du compte rendu du conseil des ministres, il a estimé que trop de ministres se laissaient aller sur le réseau social.

«Les États-Unis ont des règles, il y a des procédures en cours. Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui est en train de se passer aux USA».

«En général, les ministres doivent éviter les positions politiques. Je pense que, surtout avec ses outils qui sont dans l'immédiateté, il vaut mieux prendre son temps et réfléchir». «Il faut tourner sept fois ses pouces avant de tweeter. C'est en tout cas ce que fait le porte-parole. Ça va moins vite, mais ça évite de faire des bêtises».

Surtout qu'elle s'est exprimée sans connaître la version du policier, que l'on connaît désormais.

Posté le 26 novembre 2014 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

"Ni droite ni gauche" ou "ni droite ni droite" ?

Rallié au Front national en 2012, Paul-Marie Coûteaux a rompu rompt avec la présidente du FN. Il explique à Valeurs actuelles :

M"[...] Marine Le Pen a, ces deux dernières années, manqué une occasion historique de réunir toutes les droites, ne serait-ce qu’en maniant jusqu’à plus soif le thème de l’UMPS, comme si l’opprobre était égal entre la gauche et la droite.

Je crois l’inverse : ni les prémices intellectuelles ni les politiques de MM. Hollande et Sarkozy ne sont semblables. Il y a, à droite, outre Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan, qu’il faut inclure dans un vaste rassemblement patriotique, des militants, des cadres et des élus de l’UMP avec lesquels on peut et on doit travailler. Marine Le Pen les néglige, et si elle prononce leur nom, c’est pour leur demander de se rallier — ayant tenté de constituer un pont, je suis bien placé pour le savoir… Or, ce n’est pas ainsi que l’on opère. Marine Le Pen ne sait pas avoir des partenaires — preuve en fut donnée aussi au Parlement européen…

[...] J’ai regretté son attitude lors des “manifs pour tous”, où elle a manqué un renversement de génération, ne comprenant pas ce qu’il y avait de régénérant dans ce mouvement. De même, elle soutient un peu trop souvent les syndicats, par exemple lors de grèves à la SNCF. C’est au point qu’un de ses très proches m’a dit un jour : « Ce n’est plus “ni droite ni gauche”, c’est “ni droite ni droite” ! »"

Posté le 26 novembre 2014 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

25 novembre 2014

Universalité des allocations : échec à 1 voix près

Ce soir, l'assemblée nationale poursuivait la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi de financement de la sécurité sociale, modifié par le Sénat.

Le député UDI Francis Vercamer avait déposé un amendement visant à garantir l'universalité des allocations familiales. Cet amendement n'a pas adopté puisque 64 ont voté pour et 64 ont voté contre ! Il fallait 65 voix pour l'adopter. Vous trouverez ici les députés qui ont voté pour et ceux qui ont voté contre. Quant aux absents, ils ont eu tort. Pour :

UMP

  • Elie Aboud
  • Laurence Arribagé
  • Jacques Alain Bénisti
  • Étienne Blanc
  • Valérie Boyer
  • Guillaume Chevrollier
  • Jean-Louis Costes
  • Jean-Michel Couve
  • Marie-Christine Dalloz
  • Jean-Pierre Door
  • Marianne Dubois
  • Virginie Duby-Muller
  • François Fillon
  • Marie-Louise Fort
  • Marc Francina
  • Laurent Furst
  • Sauveur Gandolfi-Scheit
  • Annie Genevard
  • Guy Geoffroy
  • Bernard Gérard
  • Charles-Ange Ginesy
  • Philippe Gosselin
  • Claude Greff
  • Anne Grommerch
  • Arlette Grosskost
  • Michel Heinrich
  • Patrick Hetzel
  • Guénhaël Huet
  • Denis Jacquat
  • Valérie Lacroute
  • Marc Laffineur
  • Jacques Lamblin
  • Guillaume Larrivé
  • Isabelle Le Callennec
  • Geneviève Levy
  • Véronique Louwagie
  • Gilles Lurton
  • Thierry Mariani
  • Alain Marty
  • Philippe Meunier
  • Yannick Moreau
  • Jacques Myard
  • Dominique Nachury
  • Valérie Pécresse
  • Frédéric Reiss
  • Franck Riester
  • Arnaud Robinet
  • Camille de Rocca Serra
  • Martial Saddier
  • Claudine Schmid
  • Fernand Siré
  • Michel Terrot
  • Dominique Tian
  • Catherine Vautrin
  • Marie-Jo Zimmermann

UDI :

  • Thierry Benoit
  • Charles de Courson
  • Jean-Christophe Fromantin
  • Meyer Habib
  • Francis Vercamer
  • Philippe Vigier

GDR :

  • Jacqueline Fraysse

NI :

  • Jacques Bompard
  • Marion Maréchal-Le Pen

Le député UMP Yannick Moreau a tout de suite réagi :

"Mardi soir, 25 novembre, en conditionnant les prestations familiales aux revenus, la Gauche au pouvoir a porté un coup sans précédent à la politique familiale. En l'abaissant au niveau d'une simple prestation sociale, le gouvernement a fait de notre belle politique familiale et démographique une banale variable d'ajustement budgétaire soumise aux aléas de l'impéritie gouvernementale.

C'est une triste nouvelle pour les familles qui ne seront plus réellement soutenues et encouragées pour accueillir un enfant supplémentaire. C'est une triste nouvelle aussi pour la France qui sacrifie son avenir.

Présent tout le débat de nuit la veille et le mardi, j'ai activement soutenu les interventions et voté à plusieurs reprises pour le maintien de notre atout singulier que représente la politique familiale."

Posté le 25 novembre 2014 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Christiane Taubira écrit un tweet... contre l'avortement ?

Le ministre française de la justice s'est lâché sur twitter, à propos d'une décision de justice prise aux Etats-Unis. Et ce n'est pas beau à lire, comme le constate Yves Daoudal.

Mais en s'indignant dans l'affaire Mickael Brown, Christiane Taubira n'a pas vu qu'elle avait rédigé un tweet... contre l'avortement ! En effet, elle fait comprendre que les enfants noirs sont tués de plus en plus jeunes. Et elle finit par écrire, citant Bob Marley : "Tuez-les avant qu'ils ne grandissent".

TAux Etats-Unis, les bébés noirs sont les principales victimes de l'avortement : 37% des avortements sont effectués sur des membres de la communauté Afro-Américaine qui constitue 13% de la population américaine.

Posté le 25 novembre 2014 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Pour un nouveau régime

C'est le titre d'un colloque prochain, que nous avons déjà introduit ici. C'est aussi le titre de la vidéo d'introduction que lui consacre Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine.

 

Posté le 25 novembre 2014 à 14h45 par Paula Corbulon | Lien permanent

24 novembre 2014

Toulouse se cotise pour que son aéroport ne devienne pas chinois

Des habitants de Toulouse, qui ne veulent pas voir, entre autres, leur aéroport devenir un "hub" vers la Chine, ont décidé d'intervenir financièrement :

"Ils sont prêts à mettre 14 millions d'euros sur la table pour racheter une petite partie de leur aéroport, après que l'Etat a mis en vente une part de sa participation au sein de l’aéroport, soit 49,99 % du capital de la plateforme. C'est le pari fou relevé par 6.500 personnes depuis mercredi dernier et le lancement de l'opération de crowdfunding par la plateforme toulousaine de financement participatif WiSEED."[...]

Ici, Les cinq questions clés de la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac et son rachat par les Chinois (20 minutes). Au moins une petite partie de la France qui ne sera pas vendue à des étrangers.

Posté le 24 novembre 2014 à 18h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

UMP des primaires largement ouvertes... au FN ?

Non, quand Alain Juppé parle de primaires "largement ouvertes" à l'UMP, il ne pense qu'aux centristes de l'UDI, les seuls qui pourraient voter en sa faveur.

Pourtant, une majorité des sympathisants UMP souhaite des alliances locales avec le FN.

Posté le 24 novembre 2014 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Dénaturation du dimanche

NOn savait déjà que NKM soutenait la dénaturation du mariage. On apprend maintenant que, pour NKM, le dimanche est un jour comme les autres.

La présidente du groupe UMP au Conseil de Paris souhaite que l'ensemble de la capitale devienne une «zone de liberté d'ouverture» des commerces le dimanche.

Et le Conseil de Paris siègera-t-il le dimanche ?

Posté le 24 novembre 2014 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Braquage étatique

Lu sur Nouvelles de France :

"Le montant du butin s’élèverait à 126 000 €. Pas un coup de feu n’a été tiré. Normal. Le braqueur c’est l’Etat. L’arme du crime, la taxe foncière.

Le Progrès du 22 novembre 2014 nous apprend que le fisc a commis une erreur dans l’avis d’imposition concernant la taxe foncière qui a été envoyé à 21 000 contribuables.

Plusieurs personnes, s’apercevant de l’erreur, ont naturellement pris contact avec les services fiscaux pour se faire rembourser. Que croyez-vous qu’il arriva ? Rien. Ou plutôt si. Dégage.

Non mais, vous vous prenez pour qui ? Vous croyez que l’Etat va se rabaisser à rembourser des sommes indûment encaissées ? Vous rêvez ? Comment est-ce possible ?

Heureux hasard pour les services fiscaux, « l’erreur » d’imposition est de quelques euros par contribuable et inférieure à 8 €. Pourquoi 8 € ? Tout simplement parce que le Code Général des Impôts, dans son article 1965 L, prévoit que : «  Les dégrèvements ou restitutions de toutes impositions ou créances fiscales d’un montant inférieur à 8 € ne sont pas effectués. »"[...]

Il paraît que le Ministère des Finances, lui, trop content d’avoir trouvé un nouveau filon, envisage de diffuser une note à tous les services fiscaux pour majorer de 7.99 € tous les avis d’imposition envoyés aux Français pour les 3 années à venir. Non, je plaisante. Quoi que…

Bienvenue en France socialiste."

Posté le 24 novembre 2014 à 09h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

L'Etat est-il légitime de s'occuper de politique familiale ?

Excellent discours du responsable provincial des Familles Plumées pour le Sud-Ouest de la France, prononcé à Bordeaux hier :

B"[...] C’est une habitude assez fréquente chez les promoteurs de la société collectiviste que de transformer une politique lambda en politique de redistribution dite sociale. Pour ceux que cela intéresse, je les renvoie au fonctionnement de l’Assurance Maladie qui était censé être une assurance. Une assurance publique en situation de monopole mais une assurance néanmoins. Mais l’assurance maladie est en fait une politique de redistribution sociale. Quand on cotise à une assurance, on paye en fonction du risque que l’on représente. Aucun assureur n’aurait l’idée de vos demander le montant de vos revenus pour estimer votre prime d’assurance. L’Assurance Maladie si, puisque plus vous gagnez, plus vous payez. Et on peut-être certain que le plafond de ressource sera bientôt aussi appliqué à l’Assurance Maladie. Ainsi plus vous gagnerez, plus vous payerez mais moins vous recevrez.

Les allocations familiales ne sont donc pas le seul lieu ou une politique publique lambda a été transformée en politique de redistribution sociale. Le plafond de ressources à 6.000 euros par foyer pour pouvoir recevoir des allocations familiales sera très certainement abaissé dans le futur et il est probable que l’on devienne un riche à 4.000 euros par foyer, plus à 3.000, ainsi de suite.

Si l’on prend un peu de recul par rapport à cette énième trahison de nos dirigeants contre laquelle nous nous mobilisons aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner plus que cela de ce qui arrive en ce moment. Nous avons bâti ou laissé bâtir un Etat-Providence qui ponctionne plus de 60% de la richesse créée en France chaque année. Les clans qui s’affrontent pour le contrôle de l’Etat, en en devenant maîtres, mettent la main sur une manne financière qu’ils distribuent à qui bon leur semble, au gré de leurs intérêts et de leur idéologie. Les familles n’en font pas partie.

On peut même aller plus loin et se demander si vraiment une politique familiale est un sujet sur lequel l’Etat est légitime. Historiquement, le rôle de l’Etat, se limite à deux fonctions : la Force et le Droit. La Police et l’Armée d’un côté, la Justice de l’autre. A cela venait s’adjoindre quelques fonctions annexes comme les affaires étrangères, l’aménagement du territoire ou la levée d’impôt. Mais l’Etat, en faisant cela, restait dans son cœur de métier, ou réside sa seule légitimité. Ces fonctions sont dites régaliennes. Ce mot vient de regalis qui veut dire royal et exprime ainsi le caractère sacré de cette portion du pouvoir. Dire le droit et rendre la Justice pour tenter de définir les contours du bien et du mal. User de la force pour faire respecter le droit. Passant totalement à côté de ce que peut-être le rôle réel d’un Etat souverain, nos plus hauts dirigeants se lamentent à longueur de journée et à juste titre de la « désacralisation » de la fonction présidentielle. Mais pour qu’il y ait du sacré, encore faudrait-il s’occuper de ce qui en relève. Les fonctions régaliennes, les fonctions sacrées, sont les seules fonctions que l’Etat est légitime à exercer et à être le seul à exercer.

Pour tout le reste, le débat est ouvert mais force est de constater que la société civile s’est de tout temps très bien débrouillée qu’elle agisse par le biais d’associations à but lucratif ou non, à but confessionnel ou non.

Aujourd’hui en France, moins de 10% du budget de la sphère publique est consacré aux fonctions régaliennes tandis que près de 60% est consacré à la protection sociale.

La politique familiale en France a pour but d’encourager les familles à avoir des enfants. Aujourd’hui il faut d'ailleurs plutôt dire : « La politique familiale en France a pour but d’encourager certaines familles à avoir des enfants ». Mais est-ce vraiment le rôle de l’Etat que d’inciter ou de désinciter les familles à avoir des enfants ? Est-il légitime pour cela ?

Si on répond par l’affirmative, on est d’accord avec le fait qu’un jour peut-être l’Etat, au gré de ses intérêts discriminera non plus seulement les familles nombreuses qui ont plus d’un certain revenu mensuel mais les familles nombreuses tout court. Si l’on a accepte le principe que l’Etat intervienne pour tenter d’influer sur le nombre d’enfants par familles, on ne doit pas s’étonner que s’il souhaite influer plutôt à la hausse aujourd’hui, il puisse demain vouloir influer à la baisse.

La politique de l’enfant unique que mène l’Etat-Providence Chinois n’est que le revers de la médaille de la politique familiale qu’a mené l’Etat-Providence Français depuis 50 ans. En France, les dirigeants de l’Etat-Providence ont pensé que davantage d’enfants serait profitable, en Chine ils ont pensé que moins d’enfants leur profiterait. La direction est opposée mais le principe d’acceptation de l’intervention de l’Etat au sein des foyers est le même. C’est un principe que je refuse en bloc.

Certains objecteront qu’en France il s’agit d’incitations alors qu’en Chine il s’agit d’obligation. Ce n’est que partiellement vrai. Et même si ça l’était, ce n’est pour autant qu’une question de degré mais la nature du problème reste la même. Le principe de l’intervention de l’Etat-Providence dans l’intimité des familles est-il légitime ou ne l’est-il pas ? Par ailleurs, il est des contextes où l’incitation crée une telle contrainte qu’elle s’apparente à une obligation. Quand on vous prend tout et qu’après on vous dit que vous pouvez avoir autant d’enfants que vous voulez, cela peut s’apparenter à une incitation sans obligation mais il est néanmoins douteux que le couple en question se sente à la hauteur pour élever 10 enfants dans ces conditions.

Ceux qui travaillent pour l’Etat-Providence peuvent néanmoins se réjouir car l’Etat-Providence sait soigner les siens. Les fonctionnaires perçoivent les allocations familiales en plus de leur supplément famille. Ce supplément famille, dont le coût total dépasse le milliard d’euros, augmente avec le nombre d’enfants et avec le salaire du fonctionnaire concerné. Donc la logique envisagée pour les allocations familiales – plus vous gagnez moins vous touchez – est l’inverse chez les fonctionnaires chez qui plus vous gagnez, plus vous touchez.

Voilà, je m’arrêterai ici en précisant que l’on peut bien sûr être fonctionnaire et partager nos objectifs puisque nous combattons un système spoliateur, inhibant l’initiative et déresponsabilisant, mais nous ne combattons pas des personnes et n’importe qui peut, au cœur même du système et en en étant malgré lui bénéficiaire, le combattre avec générosité pour le changer."

Posté le 24 novembre 2014 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Christiane Taubira s'entoure d'une conseillère communiste

JSamira Jemai, chargée de mission du groupe communiste du Sénat a été nommée conseillère parlementaire de Christiane Taubira, au ministère de la Justice.

Posté le 24 novembre 2014 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Union de l'UMP et du centre : Juppé hué par les militants

Qui a hué Alain Juppé, le nouveau chouchou de la presse de gauche, dans sa ville de Bordeaux, militant pour le rassemblement de la droite et du centre ? Aucun média ne vous le dira... mais il semble qu'il y avait au fond de la salle des drapeaux roses et bleus avec un logo représentant des enfants avec un papa et une maman.

  J

Posté le 24 novembre 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

23 novembre 2014

Les familles plumées demandent à être reçues par François Hollande

A - GrazianiLe collectif se félicite de cette première journée de manifestations et met la pression sur les députés qui vont examiner en deuxième lecture les mesures contestées :

"Plus de 50 manifestations à travers toute la France se sont tenues aujourd'hui à l'appel des Familles Plumées. Rassemblant entre quelques centaines et quelques milliers de manifestants devant les préfectures de France, cette mobilisation marquait le lancement de la réaction des familles à la démolition de la politique familiale. Dans le viseur des associations, syndicats et familles qui sont retrouvés au sein du collectif des Familles Plumées, 2 mesures phares : la réforme du congé parental et la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Ces mesures contenues dans le PLFSS 2015 (Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale) ont été adoptées en 1ère lecture à l'Assemblée nationale avant d'être supprimée au Sénat.

 

« Dès demain, le texte reviendra devant les députés pour une 2ème lecture. C'est pourquoi nous avons tenus à nous mobiliser à la veille de  ce nouvel examen pour sensibiliser les députés sur les enjeux de ce texte et ses conséquences concrètes pour la vie quotidienne de millions de familles » explique Julie Graziani, mère de famille et porte-parole des Familles Plumées. Car malgré les propos du gouvernement, les Français sont chaque jour de plus en plus nombreux à comprendre que ces mesures vont les toucher directement. « Qui a recours au congé parental ? Certainement pas les familles les plus aisées ! » explique Didier Leprice-Ringuet, porte-parole des Familles Plumées. « Nous serons présents tout au long des débats à l'Assemblée, y compris dans les tribunes pour suivre les débat en séance plénière. Nous devons soutenir les députés courageux qui sont de plus en plus nombreux à oser avoir une parole libre sur ce sujet et à dire haut et fort leur inquiétude sur cette démolition de la politique familiale. C'est très grave. Nous ne pouvons rester les bras croisés » poursuit Julie Graziani.

 

Les résultats du sondage commandé par les Familles Plumées à l'IFOP sont d'ailleurs sans appel. 81% des Français estiment que la politique fiscale menée par le gouvernement pénalise fortement les familles,  3 Français sur 4 (74%) se déclarent opposés à la réforme du congé parental et près de 8 Français sur 10 (77%) dénonce la mise sous condition de ressources des allocations familiales en craignant un abaissement année après année du seuil à partir duquel les allocations familiales seront réduites voire supprimées.

 

« La mobilisation ne fait que commencer » estime Julie Graziani. « Si le Président de la République ne veut pas faire de l'année 2015 une année sombre pour lui, il doit être à l'écoute des Français, et pas seulement des casseurs. La balle est dans son camp et dans celui de sa majorité. Nous attendons donc sa réponse rapide à notre demande de rendez-vous. On ne peut pas faire disparaître la politique familiale en privant les familles du dialogue qu'elle demande. M. le Président, ne faites pas des sans-dents des sans-voix ! » conclue-t-elle."

Posté le 23 novembre 2014 à 21h05 par Louise Tudy | Lien permanent

Les familles en ont assez d'être plumées par le gouvernement !

Baisse du quotient familial et à présent, projet visant à réduire le congé parental et placer les allocations familiales sous conditions de ressources... le gouvernement détricote petit à petit la politique familiale et les Français s'en rendent compte : d'après un sondage Ifop publié hier, 81% d'entre eux estiment que la politique fiscale menée actuellement pénalise fortement les familles.

Celles-ci ont donc manifesté, à l'appel du collectif Les familles plumées, dans une cinquantaine de villes en France, pour protester contre les "économies" faites sur leur dos, alors qu'elles représentent un investissement.

600 personnes à La Défense :

FSL - La Défense 3

FSL - La Défense

A Nantes, quelques 300 manifestants et leurs enfants ont assisté à l'enterrement de la politique familiale :

FSL - Nantes 3

A - Nantes

A - Nantes cercueil

2 500 personnes à Versailles :

A - Versailles 1

A - Versailles foule

Le maire François de Mazières :

FSL - Versailles 3

Le député Jean-Frédéric Poisson :

A - Versailles Poisson

Le maire du Chesnay Philippe Brillault et Tugdual Derville :

A - Versailles 2
L'intervention de Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC :

 

Environ 200 personnes à Marseille, dont des élus UMP et FN :

FSL - Marseille 4

FSL - Marseille 2

A - Marseille 3

A - Marseille

A - Marseille 4

Plus de 300 personnes à Lyon :

A - Lyon

A - Lyon

Patrick Louis (MPF) et le député Philippe Cochet :

FSL - Lyon

300 personnes à Paris, où les familles en ont assez d'être bradées :

A - Paris 2

FSL - Paris

FSL - Paris 2

Le porte-parole des familles plumées, Julie Graziani :

A -  Paris Julie Graziani
L'intervention du député Jean-Christophe Fromantin :

 

Lancer de plumes devant l'Assemblée nationale :

A - Paris

A Evry :

FSL - Evry

A Caen :

FSL - Caen

A Blois, la manifestation a réuni une centaine de personnes :

A - Blois 2

Familles en colère à Tours :

A - Tours

Plus de 80 personnes à La Roche-sur-Yon,

FSL - Vendée

A - La Roche sur Yon

Entre 200 et 300 manifestants à Nice :

 

Une chaise haute pour aider François Hollande à prendre de la hauteur :

A - Nice

A Perpignan, en présence des élus FN du département :

A - Perpignan

A Valence :

A - Valence

A Narbonne :

A - Narbonne

A Montpellier :

A - Montpellier

A Troyes, les familles, soutenues par le député Nicolas Dhuicq, Mme Collot-Touzé (PCD), Mme Amilhau (FN), et M Menuel (UMP), ont donné du matériel de puériculture au Foyer Aubois (association oeuvrant pour les démunis). Une soixantaine de manifestants :

A - Troyes

Une trentaine de manifestants à Langon :

A - Langon

Plus de 150 personnes à Toulon :

A - Toulon

Et une centaine devant la préfecture de Saint-Etienne :

A - Saint Etienne

250 à 300 manifestants à Bordeaux :

A - Bordeaux

A - Bordeaux 2

Etaient présents des élus du FN et des membres de Sens commun. Bizarrement, pas d'Alain Juppé...

A - Bordeaux 3

A Clermont-Ferrand :

 

150 manifestants à Rennes :

A - Rennes

Une soixantaine à Pau :

A - Pau 2

A Melun :

A - Melun

Ce post n'est pas exhaustif !

Posté le 23 novembre 2014 à 15h48 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (16)

Sortir de l'oligarchie

La dernière video d'Hilaire de Crémiers, sur le site de politique magazine.

 

Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de noter les détails du colloque "pour un nouveau régime", que nous avons déjà évoqué, toutes les informations sont ici.

Posté le 23 novembre 2014 à 13h41 par Paula Corbulon | Lien permanent

22 novembre 2014

Lille : Hollande a été accueilli aux cris de "Hollande démission"

Normal 1er devait déjeuner dans un restaurant du Vieux-Lille avec Martine Aubry, avant d'assister avec elle au double de la coupe Davis.

Il a été salué à sa descente de voiture, par un concert de sifflets et des appels à la démission.

Posté le 22 novembre 2014 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Sens Commun : le caillou dans la chaussure de l'UMP

Lu ici :

S"Le poids de Sens commun s'est révélé croissant à mesure que le sujet du mariage pour tous devenait central dans la campagne UMP. "Dans la quasi-totalité des meetings, on a une question là-dessus", confirme un membre de l'équipe de Bruno Le Maire. Pour imposer le thème, ils ont été bien aidés par Hervé Mariton, qui a axé sa stratégie sur l'abrogation de la loi Taubira, puis par Nicolas Sarkozy, qui a accepté de jouer leur jeu lors du meeting du 15 novembre. "Sarkozy leur a donné de l'importance en se rendant à ce meeting et en refusant par ailleurs toutes les autres invitations auxquelles avaient répondu les autres candidats", estime un proche de Bruno Le Maire. "C'est sûr que Sarkozy nous a donné un beau coup de pouce", admet un militant.

Le mouvement s'est aussi rendu séduisant aux yeux des candidats grâce au profil de ses membres, de jeunes actifs issus de la société civile pouvant incarner le renouveau d'un parti vieillissant. "Il y a de moins en moins de jeunes à l'UMP, en cela Sens commun répond à la problématique de la participation des gens de moins de 50 ans", affirme un adhérent. Sens commun ne rassemble, pour l'instant, que 2% des militants UMP, mais son influence semble bien plus forte que ses effectifs.  [...]

Sens commun ne compte pas s'arrêter à sa performance du 15 novembre et compte bien peser sur la suite des événements avec, en ligne de mire, les primaires de 2016 qui permettront de désigner le candidat UMP à l'élection présidentielle. Madeleine de Jessey prévient déjà Alain Juppé : "Sa position sur la loi Taubira n'est pas cohérente du tout." Mais en attendant, la porte-parole savoure déjà une première victoire acquise avec le meeting du 15 novembre : "On a fait tomber le tabou de l'irréversibilité, cette idée qu'une loi sociétale ne peut pas être défaite."

Posté le 22 novembre 2014 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Le Pen : La France reste de tradition et de culture chrétiennes

Les 29 et 30 novembre se tiendra le congrès du Front national. A cette occasion, Jean-Marie Le Pen répond à l'Action Française 2000. Extraits :

A"Le Front national n'est pas un mouvement monolithique. Il est normal, et je dirais même sain, que des sensibilités différentes s'y expriment et enrichissent nos réflexions. Des dizaines de milliers de Francais sont désormais membres du parti, des millions d'électeurs lui accordent leur confiance. Certains, avant de nous rejoindre, étaient peu politisés. D'autres sont dans nos rangs depuis quarante ans, voire plus. Une troisième catégorie vient de la gauche ou encore de la droite... Comment voulez-vous que tous pensent la même chose sur tous les sujets politiques, économiques, sociaux, internationaux ? Mais tous se rassemblent autour de la volonte de protéger les Francais, de la nécessité de promouvoir le patriotisme et la nation, seul cadre efficace pour cette protection, le seul bien de ceux qui n'ont plus rien, comme disait Jaurès, si je peux le citer dans le journal de l'Action francaise ! Le Front national, comme son nom l'indique, est un Front où les militants, côte a côte, malgré leurs différences, combattent pour un objectif commun et derrière un chef choisi par la majorité et suivi par tous. Mais discipline ne veut pas dire obéissance aveugle. Elle sous-entend une libre acceptation des ordres dispensés apres débats et concertations. [...]

Qu'en est-il de la défense de la laïcite que le Front national a adoptée ces dernières années ?

Longtemps, le Front national s'est range aux côtés des croyants, pas seulement catholiques d'ailleurs... Nous voyons en cet état le meilleur moyen du dépassement de soi, du sacrifice et du refus de voir l'homme relégué à la seule condition de producteur-consommateur. La croyance religieuse permettait de lutter contre les matérialismes, qu'ils soient marxistes ou ultralibéraux, encouragés par certains lobbies philosophiques affirmant que la spiritualité était l'ennemi de la libération de l'homme. Croire en cela, c'est nier que la France était la fille ainée de l'Eglise et refuser d'admettre (même si l'on peut s'en attrister, ce qui n'est pas mon cas) que la France a été construite pierre par pierre grâce à la spiritualité chrétienne. C'est le baptême d'un roi païen, Clovis, qui marque historiquement sa naissance. C'est par une petite paysanne lorraine devenue sainte de l'Eglise que la couronne de France a été sauvée des mains d'une puissance étrangère. Aujourd'hui que ses églises sont vides (et cette responsabilité relève grandement des responsables ecclésiastiques toujours prompts à défendre l'ouverture sur le monde et les différences qui enrichissent), la France reste de tradition et de culture chrétiennes, ses racines sont chrétiennes. Coupez les racines et l'arbre tombe..."

Posté le 22 novembre 2014 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

Kader Arif a présenté sa démission [Add. remplacé par Jean-Marc Todeschini]

AAprès Cahuzac, Thévenoud, le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Kader Arif, a présenté sa démission à Manuel Valls et François Hollande

Cette décision intervient au lendemain d'une perquisition au ministère de la Défense, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à des proches du secrétaire d'Etat Kader Arif. Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la Région.

Addendum 14h15 : Il est remplacé par Jean-Marc Todeschini, sénateur de Moselle.

Posté le 21 novembre 2014 à 12h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Les dépenses publiques vont continuer de croître

Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation Ifrap, décrypte dans Le Figaro l'illusion des économies que croit pouvoir faire le gouvernement en 2015. Extraits :

I"Contrairement à ce qu'avance le gouvernement, une trajectoire budgétaire plus volontariste que celle de la loi de programmation 2014-2019 est possible (Cette étude de l'Ifrap peut être lue sur le site du think-tank). Le bon effort consisterait, afin de réaliser une baisse d'au moins un demi-point de PIB par an de notre déficit structurel, à adopter une logique d'économies croissantes qui s'ajouteraient aux 50 milliards annoncés.

[...] Ces économies porteraient pour 50 % sur les prestations sociales, pour 30 % sur le fonctionnement des collectivités publiques et pour 20 % sur l'investissement. Il faut se donner des objectifs de baisse des coûts de production des services publics assurés par l'État, les collectivités locales et les organismes sociaux. Toutes nos études montrent qu'il y a une marge de manœuvre importante pour produire moins cher nos services publics.

La France n'est pas condamnée à être dernière de la classe de l'Europe en termes de gestion de ses finances publiques. La situation économique de notre pays pourrait s'améliorer grâce à 21 milliards d'économies supplémentaires et à une nouvelle baisse de charges des entreprises, qui représenterait au total un quasi-doublement du CICE. La France pourrait alors atteindre, dès 2016, un déficit public de 3,2 % par rapport au PIB. Ne laissons pas le gouvernement baisser les bras et laisser filer la dépense publique de plus de 20 milliards d'euros par an dès 2016. Les jeux évidents de tuyauterie budgétaire ne doivent plus nous illusionner."

Posté le 21 novembre 2014 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

20 novembre 2014

Payée 250 € la page

Un rapport sur l'immigration a été commandé en 2011 à l'actuelle secrétaire d'Etat aux Droits des femmes par le président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon.

Pascale Boistard a perçu plus de 7 500 euros pour ce document de... 30 pages. 26, si l'on enlève page de garde, sommaire et bibliographie. 7 500 euros pour un rapport de 30 pages, cela fait 250 euros la page.

En plus de ses 3 400 euros mensuels perçus en tant qu'élue locale et ses 2 300 euros au titre du poste d’assistante parlementaire de la sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Posté le 20 novembre 2014 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Période d'essai de 2 ou 3 ans... pour le président de la République ?

Le sénateur-maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, propose une période d'essai de 2 ou 3 ans lors d'une embauche.

Il serait judicieux que le président donne l'exemple. S'il ne donne pas satisfaction au bout de quelques mois (par exemple s'il y a quelques centaines de milliers de personnes dans la rue plusieurs mois de suite...), il serait viré.

Posté le 20 novembre 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Nicolas Sarkozy veut abroger la réforme

... sur les rythmes scolaires.

Et là, personne ne monte au créneau pour expliqquer que ce serait infaisable, qu'il y a d'autres problèmes plus urgents, que la CEDH annulerait cela, que de toute façon ça ne passerait pas le Conseil constitutionnel, etc.

Quand on veut abroger, on peut abroger. C'est une question de volonté politique, pas de droit.

Posté le 20 novembre 2014 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

500 000 électeurs ont pu voter deux fois

Un rapport confidentiel de l'Inspection générale de l'administration (IGA) révèle que les élections législatives et présidentielles de 2012 ont coûté plus d'un demi-milliard d'euros.

Mieux : 500 000 électeurs ont pu voter deux fois, soit 1,1% du corps électoral. En raison des défaillances du système de coordination des listes, les électeurs peuvent être inscrits dans deux communes et voter deux fois. C'est à peu près l'écart de voix entre Hollande et Sarkozy au 1er tour (au second cet écart était de 1 240 000 voix environ).

Posté le 20 novembre 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La taxe TV pour tous ?

C'est l'impôt du jour :

"Alors que son montant va augmenter de 3 euros en 2015 pour atteindre 136 euros, l'idée vient d'être évoquée au Sénat. Le rapporteur audiovisuel Jean-Pierre Leleux (UMP) a en effet suggéré que soit instauré un prélèvement forfaitaire par résidence.

Le principe n'est pas neuf: il a déjà été adopté en Allemagne. Mais en France, une telle mesure n'avait jamais encore été avancée. L'ensemble des dirigeants du secteur audiovisuel public plaide davantage pour une extension de la redevance aux ordinateurs, tablettes et portables. Début octobre, François Hollande s'est d'ailleurs déclaré favorable à cette solution «plus juste». [...]

Et si vous ne regardez pas la TV, ce sera le même tarif.

Posté le 20 novembre 2014 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

19 novembre 2014

60 à 70% des bus militaires ne passeront pas l'année 2015

Le commissaire général Jean-Marc Coffin, directeur central du service du commissariat des armées (SCA), s'adressant aux députés de la commission de la Défense :

"« 60 à 70 % de nos bus ne passeront pas l’année 2015, faute de pouvoir les équiper selon les conditions de sécurité définies au niveau national ».

En clair, cela veut dire qu’entre 520 et 910 cars (ou bus) ne seront plus aptes à prendre la route. Voilà qui va singulièrement limiter les déplacements! « Il nous faudra donc trouver d’autres solutions pour régler ces difficultés », a affirmé le directeur du SCA. Reste à voir lesquelles…" (Opex 360).

Nos soldats vont-ils imiter le chef des armées et se déplacer en scooter ?

Posté le 19 novembre 2014 à 19h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

Quand Sarkozy se justifie sur l'abrogation : "Je veux faire le plus gros score possible"

D'après le Canard enchaîné, paru aujourd'hui, aller au meeting de Sens commun l'"emmerdait":

Canard 2

(La mise en page de l'article original a été modifiée par mes soins, pour faciliter la lecture)

Posté le 19 novembre 2014 à 19h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

"Trou du cul" : la discussion vole haut à l'Assemblée

Voici quelques extraits des débats hier à l'Assemblée nationale concernant le projet de loi relatif à la délimitation des régions...

Antoine Herth. Monsieur le ministre de l’intérieur [...] Vous et votre majorité en avez déduit qu’il fallait désormais englober l’Alsace dans ces vastes territoires de l’est parisien. C’est une vision, disons classique, essentiellement centralisatrice, mais un train ne fait pas une identité régionale. Le fait que les élites puissent voyager rapidement sur un territoire ne suffit pas pour fonder une communauté d’intérêt et de projet. Comment d’ailleurs l’appeler, cette région ? On entend toutes sortes d’acronymes, CHAMALLO, ALCA. Dans le texte, ce serait actuellement Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, ce qui donnerait quelque chose du genre ACHLOR. (Rires sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Sébastien Denaja. C’est lamentable ! Même quand on est du sud, on peut traduire ! [...]

Jean-Pierre Le Roch. Que l’on ne nous parle pas de dépeçage. Ce dépeçage, la Bretagne l’a connu en 1941.

Charles de Courson. Vichy !

Jean-Pierre Le Roch. Que l’on ne nous parle pas de repli identitaire dès que l’on revendique son attachement à la Bretagne historique. Il n’y a pas plus ouvert sur le monde que les Bretons, présents en nombre et depuis longtemps sur tous les continents. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UMP et sur les bancs du groupe écologiste.)

Charles de Courson. Pas chauvins ! [...]

Philippe Bies. [...] Mes chers collègues, vous avez également appelé à plusieurs reprises l’histoire de l’Alsace à la rescousse. Mais, là encore, au-delà de quelques erreurs que je peux comprendre – par exemple, il faudra rappeler à M. Schneider que l’Assemblée nationale, en 1871, ne s’est pas réunie à Paris, mais à Bordeaux –, vous avez oublié de dire que les députés alsaciens ont certes demandé à rester français, mais qu’ils ont fait cette déclaration avec leurs collègues lorrains. C’est ensemble qu’ils ont souhaité rester rattachés à la France. (Exclamations sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

Patrick Hetzel. N’importe quoi ! Apprenez votre histoire !

Philippe Bies. Je vous rapporterai le livre d’histoire, que cela vous permette de faire quelques révisions !

Patrick Hetzel. Avec vous, c’est du révisionnisme ! (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

la présidente. Mes chers collègues, on se calme !

Philippe Bies. Je suis quand même un peu outré par l’attitude de mes collègues et, même si je n’en avais pas l’intention, je voudrais faire un rappel au règlement parce que M. Herth a raccourci Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne et a dit que cela donnait « Àrschloch ». Je souhaiterais que, devant la représentation nationale, M. Herth traduise pour ceux qui ne sont pas germanistes.

Sébastien Denaja. Ça veut dire « trou du cul » !

Philippe Bies. Exactement. Et pour un député de la République, monsieur Herth, je trouve que ce sont des propos totalement déplacés. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Mes chers collègues, vous parlez au nom des Alsaciens. Vous considérez que vous pouvez vous exprimer, vous, députés de la République, au nom des Alsaciens, alors même que vous êtes éloignés d’une partie de la population réelle.

Posté le 19 novembre 2014 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Destitution du chef de l'Etat

Ce n'est hélas pas le cas, mais cela pourrait bien l'être. En effet, la loi encadrant la destitution d'un chef de l'Etat défaillant a été validée par le Conseil constitutionnel.

Les juges du Palais-Royal, présidés par Jean-Louis Debré, ont annoncé dans un communiqué avoir jugé conforme à la constitution cette loi organique prévoyant les conditions dans lesquelles un chef de l'Etat peut être destitué par la Haute cour (Assemblée + Sénat).

Ils ont apporté deux retouches : le texte originel limitait à une seule fois par mandat présidentiel la possibilité pour un parlementaire de signer une proposition de résolution visant à destituer le président. Le mécanisme doit être enclenché par 10% des sénateurs ou 10% des députés qui signent une résolution. Limiter à une fois par mandat est une restriction excessive, selon les juges. Ils ont aussi demandé un règlement pour l'organisation des débats de la Haute Cour.

Posté le 19 novembre 2014 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Le gouvernement a présenté son plan anti-Alzheimer

C'est ici.

Voilà un patient souffrant d'Alzheimer : François H. se rendra pour la troisième fois en 3 ans à Florange.

Il visitera le site, fera des promesses... puis reviendra en 2015 pour visiter le site et faire des promesses.

Posté le 19 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le gouvernement veut marquer la Journée internationale des droits de l'enfant

... demain, en annonçant une loi interdisant la marchandisation du corps des femmes et de la procréation ? En abrogeant la circulaire Taubira ? En prenant des mesures concrêtes pour que l'agence de mères porteuses qui annonce en toute illégalité une prochaine tournée en France au mois de décembre soit poursuivie par la justice ?

Non, Laurence Rossignol veut relancer le débat sur la fessée.

Posté le 19 novembre 2014 à 10h11 par Louise Tudy | Lien permanent

Le délégué général du RBM coupable d'abandon de famille

Jean-Yves Narquin, maire de Villedieu-le-château (Loir-et-Cher), délégué général du Rassemblement Bleu Marine, le frère de Roselyne Bachelot, a été déclaré coupable par le tribunal correctionnel d'abandon de famille et d'organisation d'insolvabilité entre 2010 et 2014, afin d'éviter de payer une pension alimentaire à son ex-épouse.

Il s'est engagé devant le tribunal à payer les 17.000 euros d'arriérés de pension alimentaire.

Le ministère public a réclamé une peine de six mois de prison mais le tribunal a décidé d'attendre le 23 juin 2015 pour fixer la peine qui lui sera infligée, en fonction de la manière dont il respectera ses engagements.

Le jugement de divorce, prononcé en 2006, imposait à M. Narquin de verser une pension alimentaire de 500 euros par mois à son ex-épouse, avec laquelle il a eu une fille née en 1999.

Posté le 19 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Philippe Lottiaux, candidat FN, face à la loi Taubira

Lu dans Minute :

"Philippe Lottiaux, qui conduisait la liste Bleu Marine aux municipales de mars à Avignon et s’était présenté aux élections sénatoriales dans le Vaucluse, repart au combat: il sera candidat aux élections départementales – s’il obtient l’investiture du FN, mais ce ne devrait être qu’une formalité – dans le canton d’Avignon-Est. Aussi a-t-il déjà accordé au « Dauphiné libéré » un entretien étonnant.  A l’en croire, Lottiaux serait bien allé à l’une ou l’autre des Manifs pour tous mais voilà, ces jours-là, il avait piscine. « Si j’avais pu me libérer, je serais allé manifester. » Zut, il n’a pas pu. Quel dom mage… Ironie de notre part car on connaît opposant plus déterminé au « mariage pour tous ». Celui qui est directeur de cabinet de David Rachline à la mairie de Fréjus déclare en effet : « Ce qui me gêne, c’est le terme. Je suis pour que les couples homos aient les mêmes droits civils, que l’union se déclare même en mairie. Mais que ça ne s’appelle pas un mariage. » Si ce n’est que l’étiquette qui le gêne, pas le produit… 

Au moins, direz-vous, Philippe Lottiaux est-il opposé à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels ? Pas vraiment… Il explique ceci au « Dauphiné » : « Quand je vois un couple homo qui adore ses enfants et un couple traditionnel qui maltraite les siens, ça donne à réfléchir. C’est une question que je me pose souvent. » Et demander l’investiture à l’UMP plutôt qu’au FN, c’est une question qu’il s’est posée ?"

Posté le 19 novembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

UMP : Minute appelle à voter Mariton

Pour Minute, hors de question de se prononcer en faveur du favori. Les idées d'abord :

M"Celui qui se définit comme libéral-conservateur part en effet d’un principe: « Si la droite, c’est d’accommoder les restes socialistes une fois qu’on est au pouvoir, ce n’est pas la peine. Quand une loi est mauvaise, il faut l’abroger. » Cela vaut pour le « mariage pour tous » comme dans les autres domaines. Notamment sur le Code de la nationalité, qu’il se refuse à rectifier à la marge: Mariton propose par exemple de « faire du droit du sang le principe directeur de la nationalité française, tout en permettant des naturalisations pour les étrangers bien intégrés ». Même chose pour le regroupement familial qu’il veut limiter… « en faisant en sorte que les aides sociales ne soient accordées qu’après un délai minimum de trois ans après l’entrée sur le territoire ». [...]

C’est dans le domaine scolaire qu’Hervé Mariton frappe le plus fort. L’importation de débats sociétaux dans les écoles? Terminé! La mission quasi exclusive des enseignants? « La transmission des savoirs fondamentaux. » Il réclame même le retour des uniformes (ce qu’il appelle des « tenues homogènes au nom du principe de laïcité ») et demande clairement la fin du collège unique, avec le retour de l’apprentissage dès 14 ans. Entre autres mesures décapantes, il propose également le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois par tant en retraite, grâce à la redéfinition du périmètre de l’Etat – c’est pour son côté libéral – et à l’augmentation du temps de travail… des fonctionnaires! [...]

Dans une récente réunion publique devant une trentaine de personnes dans une ville de 4000 habitants – preuve qu’en province, sa candidature suscite un intérêt –, Hervé Mariton a raconté que lors de la dernière présidentielle, il était le porte-parole de Nicolas Sarkozy sur deux dossiers, la famille et les transports. Or, a-t-il révélé, « je ne savais pas ce que pensait le candidat »! Il a confié s’en être entretenu récemment avec Valérie Pécresse qui lui a dit que c’était pareil pour elle! Conclusion de Mariton: «De l’improvisation style 2012, je n’en veux plus. » Il n’est pas le seul."

Posté le 19 novembre 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

Partis : la mobilisation des militants paie

Lu dans Les 4 Vérités :

"Ce que je trouve très instructif, c’est que Nicolas Sarkozy ne souhaitait manifestement pas tenir ces propos. Il en serait volontiers resté au slogan mi-chèvre, mi-chou qu’il défendait jusqu’à la semaine dernière d’une « réécriture de la loi Taubira » qui, comme la fameuse « réécriture du Traité constitutionnel européen » avait l’immense avantage de lui éviter de s’engager sur quoi que ce soit… Concrètement, c’est la pression de la salle qui l’a d’abord forcé à abandonner son discours destiné à noyer le poisson pour répondre aux questions précises des animateurs de Sens commun. Et, ensuite, à lâcher le mot « abrogation ».

Je ne vous cache pas que c’est, pour moi, une grande surprise. Je n’aurais jamais cru que les militants de Sens commun pourraient ainsi déborder leurs dirigeants qui, de leur côté, se préparaient manifestement à être beaucoup plus respectueux pour le « grand chef ». Sauf erreur de ma part, c’est la première fois depuis des décennies, au moins à droite, que de « simples » militants forcent en direct l’un de leurs « représentants » (qui, trop souvent, les représentent si mal) à changer d’avis.

Oh, bien sûr, Nicolas Sarkozy peut dire qu’abrogation et réécriture, c’est la même chose. Mais, symboliquement, cela n’a rien à voir – et les médias ne s’y trompent pas. Bien sûr, aussi, nous savons bien que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » et, d’ailleurs, la portée de cette abrogation reste bien floue. Mais, sans préjuger de ce qui va se passer pour la présidence de l’UMP, puis lors des élections à venir, notamment celles de 2017, cet événement me semble extrêmement riche d’enseignement et d’espérance. Les électeurs de droite semblent enfin comprendre qu’un certain nombre de leurs prétendus « représentants » pensent, en réalité, le contraire de ce qu’ils pensent eux-mêmes. Ils semblent enfin décidés à refuser de faire un chèque en blanc à ces « représentants ». Et, surtout, nous commençons à voir que, pour qu’une stratégie soit réellement efficace, elle doit être portée dans la société civile et dans l’ensemble des partis de droite. Les militants pro-famille n’ont obtenu cette victoire symbolique (qui n’est évidemment qu’une première étape, mais qui relance puissamment le débat) que parce que les milliers d’adhérents à Sens commun étaient soutenus par les centaines de milliers de manifestants de la Manif pour tous et parce que, par ailleurs, le FN ayant toujours déclaré qu’il abrogerait la loi Taubira, une bonne partie des électeurs UMP présents dans les manifestations risquaient d’être « tentés » par le vote FN."

Posté le 19 novembre 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2014

Repos dominical : la CFTC écrit à Emmanuel Macron

Extrait de la lettre de Joseph Thouvenel :

"Permettez-moi d’attirer votre attention sur la désinformation manifeste dont, comme l’ensemble de nos concitoyens, vous êtes victime. Dans un entretien accordé au « Parisien », en date du mardi 13 mai, M. Pierre GATTAZ, Président du MEDEF, affirmait « qu’autoriser l’ouverture des commerces le week-end et après 21 heures, sur la base du volontariat, pourrait créer 30.000 à 40.000 emplois ».

Si la CFTC est profondément attachée au repos dominical - ce temps où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre la vie familiale, personnelle, associative, culturelle et spirituelle nous sommes bien entendu particulièrement attentifs à tout ce qui concerne l’emploi. Aussi, avons-nous écrit dès le 16 mai à M. GATTAZ pour savoir d’où il tirait ces chiffres, d’autant plus que les seules études sérieuses existantes arrivaient toutes à la même conclusion : au mieux, l’ouverture des commerces le dimanche a un effet nul sur l’emploi, plus vraisemblablement, il en détruit - les grandes surfaces cannibalisant le chiffre d’affaires des petits commerces, fragilisant encore plus ceux-ci, provoquant, outre leur disparition, la désertification de nos quartiers.

Comme l’a constaté Jean-Claude BOURRELIER, le patron de BRICORAMA, « l’analyse des chiffres montre qu’au cumul, depuis le début de l’année, nous n’avons reçu que le même nombre de clients qu’en 2013 alors que nous avons le bénéfice de l’ouverture du dimanche » (extrait de la lettre d’information interne de Bricorama – août 2014). Effectivement ! Le client qui achète une brouette le dimanche, ne revient pas en acheter une le mercredi. Il n’y a pas création de richesse, mais transfert d’activité. Malgré 3 courriers par voie postale, dont un recommandé, deux courriers remis directement au MEDEF, aucune réponse à une question légitime : d’où viennent les chiffres de Monsieur GATTAZ ? [...]

Essayer de nous faire croire que les touristes, notamment Chinois, fuiraient Paris pour Londres en raison de la fermeture des grands magasins le dimanche est absurde. Organisant leur voyage en Europe, les Chinois choisiraient justement, et ce depuis des années, le jour de la fermeture du magasin dont ils rêvent de dévaliser les rayons pour s’y présenter ! Ce type de raisonnement nous semble quelque peu insultant pour l’intelligence de nos amis d’Asie. Curieusement, le même raisonnement n’est pas tenu pour le mardi, jour de fermeture du Louvre ou autres musées nationaux, dont les touristes sont pourtant friands. En réalité, ce qui risque de rebuter de plus en plus les touristes étrangers, c’est l’insécurité grandissante dont ils sont victimes dès la sortie des aérogares ou la descente des trains. [...]"

Posté le 18 novembre 2014 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression des notes : l'exemple bidonné choisi par Najat Vallaud Belkacem

Bleu pour les garçons et rose pour les filles ? Non, une pastille verte quand c'est juste et rouge quand c'est faux. Najat Vallaud Belkacem secoue énergiquement un marronnier depuis quelques jours :

Notes

Le ministre de la Contre-Education s'est rendu vendredi dernier, avec une armada de journalistes, dans le collège Gabriel-Seailles, dans le Gers, qui expérimente ce dada des pédagos depuis quatre ans et demi. Un contre-exemple, comme le démontre l'Observatoire des programmes scolaires :

"L’idée, soutenue par la communication du ministère, était de prouver que ce nouveau dispositif était à la fois « révolutionnaire et efficace » (comme l’a d’ailleurs gentiment sous-titré l’Obs).

Pour ce faire, la principale de l’établissement a été mise à contribution soulignant que les avantages sont visibles : « Sur des taux mesurables, comme la réussite au brevet ou l’orientation en fin de 4e, trois fois moins importante qu’auparavant, les résultats sont éloquents. »

Le Monde, dans son édition du 15 novembre indique même que désormais le taux de réussite de ce collège au diplôme du brevet est de 93 %. Eloquent ?

Non, car ce que la principale et le journal Le Monde, oublient de dire c’est que ce collège avait un taux de réussite de 96 % avant d’abandonner les notes. Plus grave, après deux ans de cette expérimentation, le taux de réussite avait chuté à 87 % (moins 9 points) et il n’est remonté que grâce à la mise en place d’une semaine de « bachotage » instaurée avant l’examen.

Cette semaine de révisions intensives permet de maintenir l’illusion sur le taux de réussite, mais il suffit de se plonger, comme l’a fait un chroniqueur de Marianne, dans une des copies présentées en exemple pour se rendre compte de la baisse du niveau d’exigence."

Posté le 18 novembre 2014 à 19h31 par Louise Tudy | Lien permanent


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