31 janvier 2015

Après Charlie: des idées à prendre en Russie ?

Selon l'analyse d'Alexandre Latsa, publiée ici. Extrait.

"(...) en Russie ni le risque terroriste, ni la présence d’une très importante communauté musulmane (de souche mais aussi immigrée) ne nécessitent l’instauration d’un quelconque « Patriot Act » à l’américaine, qui correspond généralement à une réduction importante des libertés publiques et privées.

Par ailleurs, en matière de cohabitation des religions, de liberté de parole et de respect de « l’autre », les autorités russes ont fait preuve d’autorité et de pragmatisme : la publication de caricatures religieuses est interdite en Russie, car elles sont jugées contraires aux « normes morales et éthiques formées au cours des siècles de cohabitation des différentes confessions et ethnies sur un même territoire».

Tout un pan du «vivre ensemble» est contenu dans cette phrase qui doit être lue attentivement et bien comprise. Nos élites seraient bien inspirées de rétablir la sérénité et le calme au sein de la société française en commençant par renforcer le respect entre les communautés, et ce sans exceptions.

Un premier pas nécessaire pour la mise en place d’une politique qui, afin d’endiguer le déclin français, n’évitera pas le nécessaire retour rapide et en force de l’État dans ses attributions premières: assurer le la sécurité de la Cité, des citoyens et des frontières. Ceci implique de ne pas se laisser dicter sa politique de l’extérieur par un organisme supranational, quel qu’il soit."

Posté le 31 janvier 2015 à 15h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

"La République est la religion au-dessus de toutes les religions"

C'est le thème de l'analyse d'Hilaire de Crémiers dans le numéro de février de Politique Magazine, communiqué en primeur au Salon Beige.

"Le dogme intangible

Ce à quoi le peuple français assiste est tellement inepte et sordide que la seule espérance est de voir venir d’ailleurs que du milieu médiatico-politique une solution qui sera celle de l’honneur.

Quel retournement ! La République agressée triomphe ; elle suscite, elle reconstitue « l’unité nationale » derrière son président et son gouvernement. « Ouf » de soulagement, délire de joie dans la classe politico-médiatique : tout est sauvé. Tel est le récit épique qui, repris à longueur de journée, doit à la fois enthousiasmer et rassurer le peuple, ce peuple enfin revenu – pense-t-on – dans le giron de la démocratie idéale à la française que seuls savent diriger comme il convient les partis républicains, ceux qui sont en place et qui tiennent encore et, espèrent-ils, tiendront toujours l’appareil d’État et donc le pouvoir.

Des morts utiles

Au fond, c’est pour eux une victoire. Ils l’ont annoncée comme telle. Aux intonations émues de leurs voix, à leur air satisfait, presque rieur quand l’instant ne requiert pas la gravité d’usage, il n’est pas douteux que les hiérarques de la République n’en reviennent pas d’un tel coup du destin, à croire que la Providence est républicaine. N’a-t-il pas été possible d’organiser une grande « marche républicaine » et mondiale qui a relégué dans l’oubli « la Manif pour tous », et là pas de querelle de chiffres, les Français amis de l’ordre se rangeant de bon gré sous la bannière de l’unité.

Ainsi les morts de Charlie Hebdo ne sont pas morts pour rien. Leur sang a été fécond ; il a redonné vie aux politiciens moribonds des partis aux abois. La cote de popularité d’Hollande s’effondrait au-dessous du ridicule ; la voilà ragaillardie, au moins pour un temps. L’événement s’est fêté comme si l’homme était ressuscité après sa descente aux enfers.

Aussi les morts de Charlie sont-ils élevés au rang de « témoins », en bon grec de « martyrs », sur l’autel de la République. Ces mots ont été employés et par le président lui-même avec toute la dévotion obligée, et les phrases qui les enveloppaient comme de linceuls sacrés, s’enroulaient en plis d’une solennelle piété. Là est le modèle, le type exemplaire, le cœur sacré de la République.

Tout le monde n’a plus qu’à être Charlie, la France est Charlie, le moindre des Français doit être Charlie. Les morts d’à côté de l’affaire, les policiers de simple service, les braves gardes du corps, les malheureux Juifs du marché casher de Vincennes ne sont, eux, que des dégâts collatéraux. Ils n’ont pas rang de martyrs parce qu’ils ne sont pas morts pour leur foi républicaine. Comme ceux de Charlie. Nos hommes de pouvoir qui sont tous sortis de bons collèges et d’excellentes familles connaissent le sens et la nuance des mots. Certes, sur la mémoire des pauvres gens, Hollande a versé une larme et quand on sait la sobriété de ses sentiments, on ne peut que constater qu’il a fait son devoir.

C’est d’ailleurs, un cri unanime : l’homme a été à la hauteur, et quelle hauteur ! La presse en a entonné un « felix culpa » d’un nouveau style, cette « heureuse faute » qui a permis la révélation insoupçonnée : Hollande, oui Hollande, salué comme le chef charismatique, le souverain prêtre de la seule religion autorisée et proclamée en France, la religion de la République, les autres n’étant que tolérées, et encore si elles font allégeance, surtout la chrétienne. Le mot « laïcité » recouvrira ce sens religieux qui lui est consubstantiel, c’est ainsi qu’il sera entendu désormais : la République est la religion au-dessus de toutes les religions, celle que tous doivent d’abord révérer. Là est le salut. C’est ainsi qu’est détourné le sens des mots les plus clairs.

Mais des morts sans cause

Les discours gouvernementaux, d’ailleurs, ont voulu indiquer aux Français qui auraient pu s’y tromper, où résidait la faute. Il a été spécifié que l’erreur ne saurait se chercher dans une immigration incontrôlable et incontrôlée, dans un islam et un islamisme non surveillé, dans le désastre social des banlieues. L’énergique lucidité, selon les communiqués officiels, de l’autre grand-prêtre, Valls, est capable, sans doute, de dénoncer « l’apartheid » des quartiers, mais cette situation, il l’a précisé, ne peut tenir à des causes bassement pratiques de nature politique (voir notre dossier). Non, la vue des hiérarques vise plus haut. Point n’est besoin de s’attarder sur ce qui n’est qualifié que de « failles » par le même Premier ministre : des tueurs, multirécidivistes connus de la justice et des services de police, arrêtés, toujours relâchés selon les  prescriptions mêmes du ministre de la Justice, armés par l’islamisme radical au su et au vu de tous dans le cadre d’une délinquance organisée et, pour ainsi dire, couverte, tout ce qui fait le quotidien des cités, de notre société, telle que l’ont voulue, programmée nos hommes politiques et qui donc pourraient être considérés comme responsables. Que nenni ! Erreur : c’est tout l’inverse.

Entendez bien leur langage : l’unique cause des événements malheureux se résume en ce que la République n’est pas assez prêchée. Oui, prêchée et imposée. D’où des décisions vigoureuses : un millier de commissaires seront chargés de cette tâche d’endoctrinement auprès de la jeunesse ; et toute personne dotée d’autorité, tout professeur devra passer un examen catéchétique d’authentification de sa foi en la République. Tous les Français, quelle que soit leur origine, devront être marqués de son signe, avouer sa domination, reconnaître son incontestable supériorité, adorer son irréfragable puissance comme d’une divinité. Après sa représentation en « femen », sans doute ne reste-t-il plus qu’à la figurer assise sur la fameuse Bête écarlate aux titres blasphématoires et enivrant le monde de sa coupe de prostitution. Telle elle est, en effet.

Car quelle est donc la religion de la République, s’il vous plaît ? Eh bien, celle de Charlie ! Elle tient toute en un dogme qui est aussi un droit, absolu en lui-même : le droit de blasphémer, de conchier toutes les religions, toutes les croyances, mais d’abord et fondamentalement la chrétienne, tous les êtres quels qu’ils soient sans aucune acception de personne, le droit de s’amuser à sodomiser – en dessins mais indéfiniment répétitifs d’une insondable vulgarité, c’est le suprême de leur éthique et le sublime de leur esthétique – tout ce qu’il y a de plus sacré sur terre et dans le ciel.

Avec ce corollaire, aussi absolu que le principe : qu’il est interdit de les blasphémer et de les conchier, eux, parce qu’ils sont, dans leur conchiement, infaillibles et impeccables et que c’est ça la liberté républicaine. Tel est le nouveau dogme. Et l’on veut forcer les peuples à y adhérer ? Et ce serait le plus grand titre de gloire de la France ?

Il paraît que c’est la condition de la paix sociale. Ça reste à voir car, dès maintenant, des foules musulmanes fanatisées en Afrique et en Orient, à cause de Charlie, tuent les chrétiens, brûlent les églises… Demain en France ? Mais nos responsables politiques s’en moquent comme d’une guigne ; leur dogme à eux, c’est leur réélection. Le dogme républicain ne leur sert que de prétexte."

Posté le 31 janvier 2015 à 15h00 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (7)

« Ce sont les bons petits blonds qui m'emmerdent »

Communiqué de l'AGRIF :

"Le 30 janvier 2015, alors en campagne pour les législatives partielles, M. Charles Demouge, candidat UMP, a affirmé au micro de BFMTV : « Ce sont les bons petits blonds qui m'emmerdent ». Il parle également de « Français autochtones ». 

Nous demandons expressément à M. Charles Demouge d’expliquer ce qu’il entend par « bons petits blonds » et « français autochtones », afin de clarifier le groupe de personne qu’il vise par ces propos.

Nous demandons également au président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, de sanctionner immédiatement ce membre de l’UMP, comme l’UMP a pu en être capable lorsqu’il fallait sanctionner des propos « homophobes » ou « racistes ». 

Il est impossible, aujourd’hui, d’accepter de tels propos qui divisent, clivent et détruisent la concorde civile et le respect des uns et des autres.  

Le bureau exécutif de l’AGRIF envisage actuellement les suites à donner à ces propos violents et inacceptables."

Posté le 31 janvier 2015 à 09h33 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2015

Dominique Bertinotti dans le colimateur de la justice

Après Cahuzac, après Benguigui, après Thévenoud, après Kader Arif, c'est au tour de Bertinotti d'être mise en cause dans une affaire. C'est elle "qui avait porté au gouvernement la réforme du Mariage pour Tous en tant que ministre déléguée à la famille". Elle demande "à la Ville de Paris de pouvoir bénéficier de la «protection des élus»".

La conseillère d’État Dominique Bertinotti, ancienne ministre à la Famille de Jean-Marc Ayrault, est mise est mise en cause dans un rapport de la Chambre régionale des comptes dans une affaire de gestion d’un local municipal, l’Espace des Blancs Manteaux. Suite à des irrégularités relevées dans ce rapport, le procureur financier de la CRC la défère devant la Cour qui devra déterminer si l’ancienne maire du IVe «s’est irrégulièrement ingérée dans le recouvrement des recettes de la Ville».

Posté le 30 janvier 2015 à 14h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Juppé veut refaire le coup de l'ouverture à gauche

Lu sur le Figarovox :

"Alain Juppé est favorable à ce que le pouvoir soit exercé par un large arc républicain allant de la droite modérée à la gauche modérée. Et s'il est élu président de la République, il est prêt à ouvrir son gouvernement jusqu'à la gauche modérée.

La gauche est au pouvoir. Son président sortant va vraisemblablement se représenter. Par effet pendulaire de rejet sur le bilan, la droite part donc favorite lors de l'élection présidentielle de 2017. Pour la primaire UMP de 2016, les deux favoris actuels sont Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. La probabilité que l'un ou l'autre soit le prochain président de la République est donc très substantielle. Par conséquent, que l'un d'eux envisage un quasi-gouvernement d'union nationale constitue en soi un petit événement dans notre vie politique."

Gouverner avec la gauche, c'est à la base une idée de Sarkozy. Nous savons ce que cela a donné.

Posté le 30 janvier 2015 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

29 janvier 2015

Claude Bartolone devrait aussi boycotter l'Assemblée nationale

Bonne remarque de Jean-François Kahn à propos du boycott par Claude Bartolone du prix du Trombinoscope, en raison de la présence du maire FN Steeve Briois :

"Steeve Briois, quel que soit son étiquette politique, est-il un bon maire? Si ce dernier, parce qu'il a été élu sous les couleurs du FN, doit être exclu du choix, alors il aurait fallu l'exclure de la vie publique, l'interdire en tant que maire. A partir du moment où le Front national est un parti reconnu, il doit pouvoir être représenté. Si Claude Bartolone ne veut pas participer à une cérémonie où des membres du Front national sont présents, il devrait aussi boycotter l'Assemblé nationale où siègent Gilbert Collard et Marion Le Pen!"

Posté le 29 janvier 2015 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

L'empire audiovisuel français, second derrière la Chine

Lu ici :

"Le bureau du Sénat a rejeté hier mercredi la proposition de l’Assemblée Nationale de fusionner les deux chaînes parlementaires qui avait pour objectif de diminuer les coûts de fonctionnement. Pourtant, tous les groupes politiques de l’Assemblée Nationale avaient approuvé en décembre dernier une proposition de Claude Bartolone de fusionner « Public Sénat » avec « La Chaîne Parlementaire-Assemblée nationale », ce qui aurait permis de faire à terme 5 à 7 millions d’euros d’économies.

Mais le bureau du Sénat, qui est composé des chefs des groupes politiques, s’y est opposé, lui, à l’unanimité. Il refuse une mesure qui engendrerait « un plan social », même si il approuve quelques mutualisations de moyens à la marge. Claude Bartolone, avec lequel, une fois n’est pas coutume, nous sommes entièrement d’accord, estime que  « Le principe de deux chaînes parlementaires se partageant le même canal fait figure d’exception française et ne correspond en rien à une exigence de service public pour le téléspectateur« .

Rappelons que les deux chaînes ont été fondées en mars 2000. Pour 2014, le budget de LCP-AN était de 16,6 millions d’euros et de 18,6 millions d’euros pour Public Sénat.

Rappelons aussi que l’Etat français, directement ou indirectement, possède et finance avec l’argent des contribuables 11 chaînes de télévision et plus de 100 stations de radio. Tout cela ne répondant que très légèrement à la notion de service public. Le seul autre Etat à posséder un empire audiovisuel plus important est l’Etat chinois."

Et qui regarde LCP et Public Sénat ?

Posté le 29 janvier 2015 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Des drones détectés à proximité du site militaire nucléaire de l'Ile Longue

Après les drones sur les centrales nucléaires françaises, après les drones sur l’Élysée, c'est au tour de l'un des sites les plus stratégiques de la Défense Nationale d'être survolé par un drone.

Que va faire le gouvernement ? Créer un site internet pour dire que faire survoler des sites sensibles avec un drone, cépabien ?

Posté le 29 janvier 2015 à 10h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Simplification du droit du travail ?

L'Ordonnance n° 2014-699 du 26 juin 2014 portant "simplification et adaptation du droit du travail", exige que des affichages sont obligatoires pour toutes les entreprises à partir de 1 salarié :

  • Unknown-5Egalité de rémunération entre les hommes et les femmes
  • Inspection du travail
  • Médecine du travail
  • Accords et convention collective applicable
  • Consignes de sécurité
  • Lutte contre le tabagisme
  • Règlement intérieur
  • Ordre des départs en congé
  • Horaires collectifs de travail
  • Repos hebdomadaire
  • Modalités d'accès au Document unique d'évaluations des risques professionnels

Obligation de diffusion concernant la législation du droit du travail pour :

  • Prévention harcèlement moral et sexuel
  • Lutte contre les discriminations

Heureusement qu'il s'agit de simplification.

Le chef d'une entreprise de 1 salarié me signale que le mur de son local n'est pas assez grand pour contenir tous les documents.

 

Posté le 29 janvier 2015 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Claude Bartolone retarde de vingt ans

Unknown-4Refusant de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix décerné au maire FN, Steeve Briois, Claude Bartolone explique :

« Nous étions le jour où on célébrait le cinquantième anniversaire d’Auschwitz, et honorer un élu d’un parti dont le président d’honneur s’était illustré en évoquant un ‘simple détail de l’histoire’, j’ai trouvé que c’était une blessure pour notre histoire et cette histoire donc j’ai préféré m’absenter ».

Ce grand résistant qu'est le président de l'Assemblée nationale devrait savoir que nous célébrions le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

Par ailleurs, les élus qui commémorent l'abomination d'Auschwitz et qui, dans le même temps, se préparent à voter une loi en faveur de l'euthanasie, sont-ils schizophrènes ? Parce qu'être un résistant en haut de son perchoir, 70 ans après la guerre, c'est bien gentil, mais à lui aussi nos descendants demanderont des comptes sur son respect de la personne humaine.

Posté le 29 janvier 2015 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

28 janvier 2015

Charlie : Lettre à un maire

Suite à l’émotion qu’a suscité l’attentat contre Charlie Hebdo et à la pression psychologique qui a suivi, les manipulateurs de l’opinion publique vont toujours plus loin pour convaincre les Français que les journalistes de Charlie Hebdo sont des héros et qu’ils méritent une reconnaissance de la Nation. C’est ainsi que le maire d’Angoulême a décidé de baptiser une place de sa ville « Charlie-Hebdo » dimanche prochain.

Face à une généralisation possible de cette démarche du politiquement correct un réseau d’élus catholiques (contact@eluscatholiques.fr) a rédigé à ses membres un projet de lettre pour dissuader leur maire d’une pareille mesure. A diffuser sans modération (fichier au format word)

Posté le 28 janvier 2015 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent

Le député Yannick Moreau appelle à la démission de Christiane Taubira

Voici le texte, puis la vidéo :

"Monsieur le Premier Ministre,

Votre ministre de l'intérieur et vous-même avez raison de dire que nous sommes en guerre contre l'islamisme radical. La guerre doit être totale. Or, comme vous l'écriviez dans votre lettre au Président de la République à l'été 2013, il y a une fracture large au sein du gouvernement entre une ligne ferme que vous cherchez à incarner avec M. Cazeneuve et la ligne pénale laxiste de Mme Taubira. La réforme pénale de Mme Taubira actuellement en vigueur est un contre sens historique majeur.

Quand les Français réclament + de fermeté, Quand les circonstances exigent un réarmement pénal, Mme Taubira fait voter une loi laxiste aux effets catastrophiques. La loi pénale de Mme Taubira cherche à faire éviter la prison comme hier, la loi sur les 35 heures cherchait à éviter le travail. 6 mois après sa promulgation, la loi pénale de Mme Taubira est non seulement périmée mais dangereuse pour faire face aux nouvelles menaces qui pèsent sur notre sécurité et sur nos libertés.

Devant cette double ligne gouvernementale mes questions sont simples et elles sont partagées par un grand nombre des représentants de la Nation et de nos compatriotes : Comment allez-vous concilier le laxisme pénal généralisé par la réforme de Mme Taubira avec l'impérieuse fermeté que commande la lutte contre le djihadisme islamique ? Face au constat objectif d'un double discours pénal au sein de l'exécutif, la question de la participation de Mme Taubira au gouvernement est clairement posée aujourd’hui.

La ligne doit être claire, affirmée, incarnée. L'opposition vous propose quelques mesures claires, fermes, univoques. Fin des remises de peine automatiques, interdiction du territoire national, déchéance de la nationalité pour les djihadistes binationaux, sanctuarisation du budget de la défense : ayez le courage de reprendre nos propositions et de poser des actes sur les mots d’unité nationale.

Posté le 28 janvier 2015 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

L'Assemblée reconnait que les animaux sont des êtres «doués de sensibilité»

Contrairement à l'embryon humain.

Posté le 28 janvier 2015 à 21h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Vous avez élevé une famille ? Tant pis pour vous

Après la réforme des retraites votée fin 2013, deux dossiers sensibles restent à régler pour le gouvernement anti-famille : les «avantages familiaux de retraite» d'une part et les pensions de réversion touchées par les veufs (hommes ou femmes) de l'autre.

Le premier sujet a fait l'objet d'un rapport commandé par le gouvernement à Bertrand Fragonard. Deux dispositifs devraient être abordés dans ce rapport: la majoration de pension pour famille nombreuse et la majoration de la durée d'assurance.

La majoration pour famille nombreuse

Les parents de trois enfants ou plus perçoivent, s'ils ont cotisé au régime général des salariés, une retraite augmentée de 10%.

Il pourrait être envisagé de transformer la majoration en montant fixe forfaitaire, qui ne dépendrait donc plus du montant de la pension. Cela pénaliserait les parents aisés mais permettrait de réaliser des économies. À titre indicatif, la majoration de 10% représente 3,75 milliards d'euros de dépenses pour le régime de base; 1,6 milliard pour les complémentaires Agirc et Arrco et aux alentours de 1,8 milliard d'euros dans la fonction publique.

La majoration de durée d'assurance

Les affiliés au régime général de retraite bénéficient de deux majorations de durée d'assurance (MDA) de 2 ans chacune par enfant. La première au titre de l'accouchement, la seconde, partageable entre la mère et le père, au titre de l'éducation de l'enfant.

L'assurance vieillesse des parents au foyer

En plus de la MDA, les parents peuvent percevoir une aide complémentaire, l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Mais uniquement sous condition de ressources. Il était envisagé de fusionner la MDA et l'AVPF. L'AVPF représente 4,5 milliards d'euros de dépenses et la MDA 4 milliards.

Posté le 28 janvier 2015 à 16h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Magouilles financières : une "valeur" de la République

Depuis quelques temps, nous nous demandons ce que sont ces valeurs de la République. Roland Dumas vient de répondre à la question. L’ancien président du Conseil constitutionnel et ex-ministre socialiste Roland Dumas se dit «convaincu d’avoir sauvé la République» en ayant validé en 1995 les comptes de campagne présidentielle «manifestement irréguliers» de Jacques Chirac, mais aussi d’Edouard Balladur.

«Je peux le dire aujourd’hui, les comptes de campagne d’Edouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers». «Que faire ? C’était un grave cas de conscience. J’ai beaucoup réfléchi. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J’ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain, de confirmer, à l’unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. Je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995

Posté le 28 janvier 2015 à 15h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

27 janvier 2015

Le prix du politicien sectaire

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix "de l'élu local de l'année" décerné au maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois.

La remise de ces prix, qui mettent à l'honneur "les personnalités politiques ayant marqué 2014", aura toutefois lieu comme prévu à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée nationale. Le jury a désigné

  • Manuel Valls comme "personnalité politique de l'année",
  • Ségolène Royal "ministre de l'année",
  • Emmanuel Macron "révélation politique de l'année",
  • Steeve Briois comme "élu local de l'année".

Ce dernier prix, qui sera remis par le président de la chaîne Public Sénat, Gilles Leclerc, consacre le fait, "qu'on le veuille ou non", que "l'année politique 2014 en France aura été marquée par la propulsion visible du Front national non plus seulement dans le débat politique mais sur le plan électoral", a expliqué le jury.

"On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015", a répondu l'élu frontiste dans un tweet.

Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Posté le 27 janvier 2015 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Un sénateur défend la diffusion de l'Apôtre

David Rachline, sénateur FN du Var, interpelle le ministre de l'intérieur sur le sort réservé au film l'Apôtre en France à savoir sa censure déprogrammation dans plusieurs villes :

Dvd-l-apotre-cheyenne-carron "À la demande de la direction générale de la sécurité intérieure, plusieurs salles ont annulé la projection de ce film au motif qu’elle pouvait être perçue comme une provocation par la communauté musulmane. Ce film raconte en effet la conversion d’un musulman au christianisme. À l’heure ou l’ensemble du Gouvernement défend à longueur de journée la liberté d’expression, il s’étonne de telles consignes.

Il considère que le rôle des pouvoirs publics serait davantage de protéger les personnes et les lieux, si des risques sont avérés, plutôt que de demander la déprogrammation. La protection des spectateurs et des réalisateurs de ce film étant tout aussi nécessaire que celle des médias ou des lieux de cultes, il souhaite savoir quelles mesures il va prendre pour permettre la projection de ce film, comme celle de tout autre film, dans des bonnes conditions."

Posté le 27 janvier 2015 à 08h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

Après Charlie: réflexions sur la stratégie française

Passionnant entretien d'une chaine alternative avec Pierre Conesa, un praticien de la stratégie de défense et des relations internationales.

Tout y passe, avec moult exemples tirés de son expérience: les islams en France, les processus de décision (et d'indécision), la relation biaisée avec les Etats-Unis, l'inanité d'une guerre contre un concept, le terrorisme, la surveillance d'Internet, BHL, etc.  

Un petit bémol (2 min sur 1h15) au sujet des Balkans et du mauvais rôle donné aux Serbes.

 

Quelques développements écrits sur le sujet ici.

Posté le 27 janvier 2015 à 08h00 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

Réduire les redoublements pour des raisons financières ?

Unknown-3La gestion de l'Education nationale ne se fait pas en fonction du bien des élèves mais désormais en fonction du budget de l'Etat. L'Etat veut à la fois garder le contrôle quasi-total du système scolaire et tenter de faire des économies. Alors qu'en libéralisant le système scolaire, par le biais par exemple du chèque-éducation, il ferait ces économies sans que cela ne nuise à l'instruction. Or plus il dépense, moins il instruit...

Le coût du redoublement est estimé à environ 2 milliards d'euros par an. Le budget de l'Éducation nationale est de 65 milliards environ. C'est le 1er budget de l'Etat avec le remboursement des intérêts de la dette publique, l'un alimentant l'autre... 

L'Institut des Politiques Publiques (IPP) propose donc de supprimer de façon partielle ou totale le redoublement dans les différents degrés de la scolarité, en lien avec la volonté actuelle du ministère de limiter fortement le nombre de redoublants. Pour une économie de 2 milliards par an... à partir de la rentrée scolaire 2027.

Sur la fin du redoublement, Anne Coffinier écrivait :

"cette décision revient à casser le thermomètre pour pouvoir déclarer le malade de l’Education nationale guéri. Elle conduit tout droit à un nivellement par le bas. A noter aussi que dans sa magnanimité, Najat Vallaud Belkacem n’oublie pas l’enseignement privé sous contrat qui se verra lui aussi interdire de faire redoubler les élèves qui en auraient besoin. Cette décision ministérielle constitue une ingérence caractérisée dans la liberté pédagogique des professeurs en général et de l’enseignement privé sous contrat en particulier.

[...] Les opposants au redoublement pensent que ce dernier est ineffectif et souvent stigmatisant pour l’élève. C’est en effet souvent le cas. Pour autant, le non redoublement n’a jamais prouvé sa supériorité sur le redoublement. Les pays qui ne pratiquent pas ou peu le redoublement recourent à l’enseignement en groupes de niveaux homogènes, la spécialisation précoce des élèves dans les matières où ils sont bons, la différentiation précoce des filières  – à l’opposé du mythe du collège unique, et l’accompagnement des élèves faibles dès l’apparition des toutes premières difficultés…. Autant de dispositifs qui n’existent pas en France. [...]"

Posté le 27 janvier 2015 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Qui a dit que les socialistes n'aimaient pas la famille ?

Unknown-2C'est quand bien même bien pratique la famille : l'ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac aurait dissimulé des revenus au fisc en les versant sur des comptes bancaires de sa mère.

Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, a en effet découvert que des comptes de la mère de l'ancien ministre avaient enregistré de nombreux chèques de particuliers entre 2003 et 2010, l'année où le député PS était devenu président de la commission des Finances à l'Assemblée. Au total, quelque 210 000 euros auraient ainsi été encaissés sur des comptes de la mère. Cette dernière assure ignorer ces mouvements.

L'ancien ministre n'a pas contesté les faits. 

Posté le 27 janvier 2015 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

26 janvier 2015

Les Jeunes Socialistes s'opposent au travail dominical

Pour exprimer leur opposition à l’extension du travail du dimanche, les Jeunes Socialistes ont lancé hier une opération #MonDimanche sur les réseaux sociaux, invitant chacun à partager par une photo ce qu'il fait de son dimanche.

"Avec cette opération, les Jeunes Socialistes ont voulu démontrer que le dimanche est un temps nécessaire de repos, de culture et de loisirs, refusant ainsi une société de la consommation permanente. [...] Alors que le projet de loi Macron est examiné par les députés à partir d’aujourd’hui, les Jeunes Socialistes rappellent qu’une telle mesure n’a aucun intérêt économique : elle n'augmenterait pas la consommation globale, mais la déplacerait dans la semaine, et ne créerait donc pas d’emplois supplémentaires. Cette disposition aurait même un effet négatif puisqu'elle détruirait de nombreux petits commerces victimes de la concurrence des grandes surfaces."

Posté le 26 janvier 2015 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Le PS perd la majorité absolue à l'Assemblée

Le député Jean-Pierre Maggi a officiellement quitté aujourd'hui le groupe PS pour celui des radicaux de gauche. Avec 287 élus, les socialistes ne disposent donc plus de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le député Philippe Noguès menace de quitter le groupe à son tour s'il ne parvient pas à se faire entendre sur la loi Macron.

Posté le 26 janvier 2015 à 17h32 par Louise Tudy | Lien permanent

Le travail du dimanche, une atteinte à l’unité nationale

Le député Jacques Bompard a déposé plus de 22 amendements contre le projet de loi Macron. Contre le travail dominical, le député écrit :

"Le travail du dimanche, dont il est question de lors du titre III du projet de loi, est, sous contrôle de l’Etat, autorisé dans les zones touristiques et à proximité des gares. C’est à la fois une violation du repos dominical qui est dû à tous, dont la législation allemande reconnaît d’ailleurs toutes les prérogatives : « Le dimanche et les jours fériés restent des journées de repos et d’élévation spirituelle protégées par la loi. »[Article 139 de la constitution allemande] et une atteinte à l’unité nationale en empêchant une journée de loisir, de retrouvailles familiales et amicales.

D’autre part, cette légalisation contraint les petits commerces à supporter une ouverture chère, qui comparée à des commerces plus grands, pourrait causer leur perte. Enfin, l’argument qui viserait à considérer cette autorisation comme créatrice d’emploi est assez pervers. Le pouvoir d’achat des ménages reste le même, il ne s’étalera donc plus sur six jours, mais sur sept. Peut-on considérer qu’ils dépenseraient plus ? Réduire l’homme à l’économie est révélateur d’une conception politique utilitariste des Français."

Posté le 26 janvier 2015 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Charlie, le pantin du totalitarisme mou.

Analyse d'Yves Morel, sur le site de Politique Magazine. Extrait.

"Cette éthique républicaine, dont nous nous glorifions tant est faite pour les pleutres habitués à marcher docilement au pas dans le rang sans jamais lever la tête et les gros dégourdis sans grand scrupule, pleins d’entregent et prompts à manger à tous les râteliers (dont Philippe Val donne un bon exemple), et elle met sur le carreau aussi bien les naïfs qui y croient que les révoltés de nature qui la refusent catégoriquement. Cette morale républicaine caractérisée par une contradiction fondamentale entre ses origines subversives d’une part, sa fonction sociale de règle de conduite d’autre part, est par nature, incapable de fonder un ordre durable, et il ne faut donc pas s’étonner de son échec face à d’autres cultures. Elle désoriente l’individu, l’écartèle en des orientations opposées, le mène dans des impasses ou sur des fausses pistes et le laisse désarmé face au cynisme des habiles. Elle lui inculque une fausse idée de la liberté, l’incitant à l’exercer contre les éternelles cibles-punching balls que sont la religion, la morale traditionnelle et les conventions sociales, et pervertit en lui le sens du sacré, lui interdisant de critiquer les institutions républicaines et les « autorités » morales (parfois sous peine de sanctions judiciaires ou professionnelles). Et elle l’empêche de trouver les voies de son épanouissement personnel.

Ainsi, le Français moyen se croit libre parce qu’il peut vilipender tous les prophètes de toutes les religions et la morale « bourgeoise » et épouser une personne de son sexe, mais il doit vénérer la République, le service public, l’École (sur lesquels sont reportés le sens du sacré), et, s’il veut créer une entreprise il se voit prisonnier d’une réglementation infernale, contrôlé par une administration kafkaïenne et écrasé de charges et de taxes. L’École, l’État et les pouvoirs publics le conditionnent pour faire de lui un clone bien-pensant républicain, socialisant, écolo et un tantinet gaucho qui, pour cela, doit se considérer comme affranchi de toute tutelle et de tout préjugé. Voilà ce qu’a révélé avec éclat le « sursaut » délirant consécutif au massacre de l’équipe de Charlie.

Oui, décidément, nous sommes Charlie. A n’en pas douter."

Posté le 26 janvier 2015 à 07h00 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

24 janvier 2015

Comment peut-il oser parler d’apartheid ?

Christian Vanneste sur Boulevard Voltaire, considère qu'oser parler d'apartheid en France comme l'a fait Manuel Valls est une injure à la France :

"La marée du 11 janvier se retire. Après avoir surfé sur la vague de l’opinion, l’exécutif se retouve avec sa planche à voile sur les écueils, qu’il semble découvrir. Ainsi M. Valls ose parler d’apartheid à propos de la séparation de fait, et non de droit, des populations.

La comparaison avec le système instauré par le régime « blanc » d’Afrique du Sud est injurieuse pour la France. Elle est proprement renversante puisqu’elle paraît supposer une culpabilité de notre pays quand il s’agit d’une conséquence sociale prévisible de la politique d’immigration menée par nos gouvernants avec aveuglement. 

L’apartheid, ce terme qui ne convient qu’à l’Afrique du Sud, le « développement séparé » ne donnait pas les mêmes droits aux Blancs et aux Noirs. Ces derniers subissaient une ségrégation « légale », pour l’habitat notamment. Même si beaucoup de Noirs sud-africains étaient immigrés, le pays résultait d’immigrations croisées, et cette situation imposée par l’État était injuste au profit des immigrés blancs."[...]

Posté le 24 janvier 2015 à 15h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

Louis Aliot réagit sur l'enquête "Ces Maires qui courtisent l'islamisme"

...et aussi sur les chrétiens arrêtés par la police au Maroc encore cette semaine, alors que nombre de grandes mosquées françaises sont dirigées par ce pays christianophobe.

Une interview de Louis Aliot, vice-président du Front National, réalisée le 23 janvier 2015, portant sur le livre-enquête "Ces Maires qui courtisent l'islamisme" de Joachim Véliocas. Plus d'infos sur www.islamisation.fr


Louis Aliot (FN) réagit sur l'enquête "Ces... par joachimv 

Posté le 24 janvier 2015 à 14h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

Avec la réforme de Taubira un détenu en sursis a le droit de se rendre à l'étranger

Lu ici :

"Jusqu'en septembre 2014, avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale de Christiane Taubira, les personnes assujetties à un SME devaient obligatoirement obtenir "l'autorisation du juge de l'application des peines" avant d'envisager "tout déplacement à l'étranger". Ce n'est plus le cas depuis le 1er octobre 2014. La loi de la garde des Sceaux a fait en sorte que cette obligation ne soit plus "automatique". Désormais, le condamné placé sous SME n'a plus besoin que d'"informer préalablement" son juge de "tout déplacement à l'étranger"."

Les voyageurs pour la Syrie n'ont plus besoin de prévenir le juge avant de prendre leur billet. Toujours pas de démission du côté de la place Vendôme ?

Posté le 24 janvier 2015 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

23 janvier 2015

Qui est en train de gagner la bataille de Charlie?

Analyse particulièrement pénétrante d'Olivier Pichon sur le site de Politique Magazine. Elle se conclut ainsi.

"Qui donc alors est le vrai gagnant dans cette affaire ? Pas l’islamisme, c’est entendu, mais… l’islam. Et il ne s’agit pas d’un amalgame ! Nous ne confondons pas extrémistes décervelés et fanatiques avec des gens qui veulent persévérer dans leur être comme musulmans. De fait, si amalgame il y a, c’est à l’islam qu’il profite. Demain, dans l’espace public, les musulmans seront de plus en plus visibles. Pas par les armes, mais par le voile et le ventre des femmes, les minarets, les produits hallal, les quartiers communautarisés… Souvenons-nous de la déclaration de l’actuel président de la Turquie : « Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques… ». Dans ces populations qui n’ont que faire de la république et de la laïcité, incompréhensibles pour elles, on n’est pas algérien, turc, tchétchène ou français. On est d’abord et avant tout musulman et si l’on est français par la loi, on votera musulman.

Tel est, en effet, l’argument de l’islam en France face aux autorités et à l’opinion : « Vous ne voulez pas du djihad, du terrorisme, il n’y a que nous pour l’éviter ! Il faudra donc nous accorder plus de droits, plus de visibilité dans l’espace de la République, plus de dérogations communautaires, plus de représentation, plus de crédits, l’islamophobie doit être considérée comme un délit etc. ». C’est pourquoi la République, on l’aura compris, déjà bien malmenée par ceux qui s’en réclament, entrera en décomposition. C’est pourquoi, malgré la réaffirmation du dogme républicain, la République devra être rangée au rang des victimes de ces évènements qui signent un peu plus sa décrépitude.

Quant aux musulmans qui souhaitent vraiment s’assimiler, ils sont à ranger eux aussi parmi les victimes de cette implacable logique. Car l’assimilation est une aventure personnelle et, dès lors qu’il s’agit d’assimilation de masse, la chose devient impossible. D’autant plus que l’observation des sociétés islamiques nous enseigne qu’elles sont des sociétés de surveillance mutuelle extrêmement efficaces."

Posté le 23 janvier 2015 à 10h45 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (19)

Robespierre est de retour

La chronique de Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus, sur Radio Espérance :

« La laïcité exigerait-elle aujourd’hui, pour survivre, la proclamation d’un athéisme d’Etat ? Et d’un athéisme de combat ? C’est René Poujol, très remonté contre l’ultra-laïcité, qui s’exprime ainsi. Ultra-laïcité ? De quoi s’agit-il ?

Oh juste quelques déclarations qui en disent long sur ce qui pourrait bien nous attendre. Pour Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, « Il y a une religion suprême, c’est la religion de la République ». Pour Rama Yade, ex-ministre de Sarko, « la République doit redevenir un messianisme, avec ce que le messianisme a de transgressif, de collectif, de discipliné, d’exigeant, de moral. »

Waouh ça cogne ! Plunkett me retire les mots de la bouche lorsqu’il souligne que « c’est la définition d’un régime inquiétant. Si Rama Yade avait écrit « vertueux » au lieu de « moral », ce serait carrément le retour de l’incorruptible ». Au secours, Robespierre revient !

Que se passe-t-il ? Il se passe qu’il ne suffit pas de décréter du jour au lendemain que « Charlie c’est la France et la France c’est Charlie » pour refaire le ciment national, pour sceller le sens commun d’une société. Il faut donc aller plus loin : puisque le sens commun meurt sans religion commune, il faut une religion commune au-dessus des religions. « Il faut un Dieu à la nation » comme on disait à la fête de « l’Etre suprême ».

Ne croyez pas que Bartolone et Yade aient « fumé la moquette », c’est un retour aux sources montagnardes les plus pures et incorruptibles, qui porte en germe le risque totalitaire. Le schéma est simple : ils ne veulent voir qu’une seule religion dans l’espace public – la leur, la laïque ! -, les autres religions étant priées de rester strictement confinées à l’espace privé.

Avec cela, ce sont nos libertés qui sont menacées : la liberté religieuse – qui est « au fondement d’un Etat de droit » disait Benoît XVI -, mais aussi nos libertés familiales, éducatives et scolaires, puisqu’ils entendent reprendre fermement en main l’école. Comme le répète en boucle Belkacem : la laïcité, toute la laïcité, rien que la laïcité, et aucun écart ne sera toléré. Je pressens déjà que nous serons accusés de ne pas nous soumettre, au nom de notre religion, au messianisme transgressif, collectif, disciplinaire, exigeant et moral de Madame Yade.

Que dit notre religion sur Dieu et César ? Reprenons le discours de Benoît XVI au Bundestag (septembre 2012) : « Contrairement aux autres grandes religions, le christianisme n’a jamais imposé à l’Etat et à la société un droit révélé. (…) Il a, au contraire, renvoyé à la nature et à la raison comme vraie source du droit. » Dans la révélation chrétienne, il n’y a pas de « Charia » catholique.

Cela est entendu, mais il faut dire à Monsieur Bartolone et à Madame Yade que César n’est pas Dieu, que César ne peut pas tout. La distinction Dieu-César ne donne pas un blanc-seing à César car la loi de César est soumise à la nature même de l’homme et à la raison, qui sont reçues de Dieu.out, que l’homme n’appartient pas à César. "

Posté le 23 janvier 2015 à 10h24 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (18)

«Mur des cons» : non-lieu requis pour la présidente du syndicat de la magistrature

4470047_images_545x460_autocropLu ici :

"Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour la présidente du Syndicat de la magistrature (orienté à gauche), Françoise Martres, dans l'affaire du «Mur des cons», en estimant les faits prescrits."

En effet, le "Mur des cons" avait été initié sous l'ère Sarkozy. Le parquet estime qu'on ne peut retenir la responsabilité de Françoise Martres comme éditeur du panneau. Elle s'était pourtant bien gardée de le faire retirer...

Pas responsable, pas coupable.

Posté le 23 janvier 2015 à 08h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

Parlement européen : Edouard Ferrand remplace Aymeric Chauprade

FDans un communiqué, Marine Le Pen annonce que Edouard Ferrand est nommé à la tête de la délégation française FN–RBM au parlement européen en remplacement d’Aymeric Chauprade. Il sera en outre chargé des Français de l’étranger.

Cet eurodéputé avait également signé les principes de La Manif pour Tous.

De son côté, Aymeric Chauprade a maintenu ses déclarations et en a ajouté :

« Cette vidéo est parfaitement équilibrée. Je parle de l’islam acclimaté aux nations, qui est l’islam majoritaire. Mais je parle (aussi) de cet islam global, djihadiste, qui se développe. Il ne faut pas se voiler la face : on a un problème avec une partie de l’islam ».

Aymeric Chauprade n’hésite pas non plus à affirmer que

« le nazisme était allié avec l’islam radical. Himmler lui-même avait deux objets fétiches sur son bureau, Mein Kampf et le Coran ».

Ceux qui seront choqués par cette déclaration politiquement incorrecte seront heureux d'apprendre que le grand Mufti de Jérusalem avait fait alliance avec Hitler.

Posté le 23 janvier 2015 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

Déjeuner maçonnique au ministère de l'Intérieur

Le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a invité huit dignitaires maçonniques à déjeuner le 2 février 2015. Les 8 sont

  • Daniel Keller, Grand Maître du GODF
  • Marc Henry, Grand Maître de la GLDF
  • Jean-Pierre Servel, Grand Maître de la GLNF
  • Michel Meley, président de la FFDH
  • Claude BEAU, Grand Maître de la GLAMF (1)
  • Catherine Jeannin-Naltet, Grande Maîtresse de la GLFF
  • Roger Dachez, président de l’IMF
  • Alain Bauer, ancien Grand maître du GODF

Parmi les sujets de discussion, il y aura peut-être l’islamisme et la laïcité. Mais le christianophobe GODF rappellera qu’il demande la suppression du délit de blasphème, encore en vigueur en Alsace-Moselle. Et Daniel Keller demande aussi :

« Nous souhaitons une autre évolution en Alsace-Moselle. Que les élèves qui veulent des cours de catéchisme aient à le demander. »

Rappelons que l'Alsace-Moselle ne vit pas sous le régime de la loi de 1905.

Posté le 23 janvier 2015 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

Le maire franc-maçon de Limoges sous la pression de sa loge

Nouvelles de France publie le courrier de la loge « Amour et Progrès » au nouveau maire UMP, qui a pris la ville au PS. Extrait :

"[...] Par beaucoup d’aspect la démarche du front national est extrêmement proche de celle des fanatiques religieux ou politiques qui œuvrent pour détruire tout sens critique, toute capacité d’analyse et de doute aux hommes qu’ils arrivent à endoctriner. L’extrémisme religieux comme celui du front national ont en fait un intérêt et des objectifs communs, restreindre les libertés et la lucidité de l’Homme pour mieux porter atteinte aux valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. [...]

Bien souvent les fanatismes sont arrivés au pouvoir par les urnes. En tant que républicains nous ne contestons en aucune façon la légitimité des élus du front national siégeant au Conseil Municipal mais notre sentiment est que doit être écartée avec la plus extrême vigilance toute opportunité de confier des responsabilités et du pouvoir aux représentants de ce mouvement. Notre position résulte de la crainte que toute mission confiée ne puisse que contribuer à crédibiliser ce parti et à travers lui les idées nauséabondes qu’il promeut et donc à en faciliter la progression et l’expansion.

Il nous semble ainsi que si nous ne pouvons et ne devons rejeter aucun Homme, il nous est parfois nécessaire voir indispensable de rejeter leurs idées lorsqu’elles sapent le fondement même de nos valeurs et celui de notre République et donc de ne jamais leur donner l’opportunité de les promouvoir.

Cette démarche ne se veut ni critique, ni intrusive dans la conduite des missions du Conseil Municipal. Elle est simplement une démarche fraternelle autour et pour la défense de ce qui nous rassemble."

Mais à part ça, la franc-maçonnerie ne fait pas de politique. Il est temps d'en finir avec cette religion de la République.

Posté le 23 janvier 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2015

Un jour, peut-être qu'il jouera à être président

Posté le 22 janvier 2015 à 23h22 par Michel Janva | Lien permanent

Le rapporteur de la loi sur le terrorisme avait embauché un proche de Coulibaly

Le député socialiste Sébastien Pietrasanta, rapporteur à l'Assemblée nationale de la loi sur le terrorisme promulguée en novembre dernier, ancien maire d'Asnières-sur-Seine, avait embauché en juillet 2010 en contrat unique d'insertion (CUI) un jeune qui habitait la même rue que lui. Ce jeune, Mickaël A., a été mis en examen mardi pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes". La police le soupçonne d'avoir fourni un soutien logistique à Amedy Coulibaly, auteur de la prise d'otages de l'Hyper Cacher et du meurtre de la policière municipale de Montrouge.

Michaël avait été condamné en 2009 à de la prison ferme pour des faits de violences aggravées et de vol, puis de nouveau peu de temps avant son embauche pour recel de vol.

"Normalement, nous demandons le casier judiciaire de nos employés avant de les embaucher. Mais je ne m'occupais pas de ces détails, ce n'était pas mon rôle. Nous faisions de l'insertion professionnelle".

Des détails... Il y en a qui ont été condamnés pour des détails.

Posté le 22 janvier 2015 à 23h05 par Michel Janva | Lien permanent

NVB donne un coup d'accélérateur à la laïcité à l'école

Aujourd'hui, Najat Vallaud-Belkacem présentait ses "Onze mesures symboles de la grande mobilisation de l'Ecole pour les valeurs de la République", sa réponse aux attentats commis récemment. En voici les grandes lignes :

"Laïcité et transmission des valeurs républicaines, citoyenneté et culture de l'engagement, lutte contre les inégalités et mixité sociale, mobilisation de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sont au centre de ces mesures. La grande mobilisation pour les valeurs de la République est celle de toute l'École, y compris l'enseignement agricole et l'enseignement privé sous contrat."

Il y est question de laïcité à tous les étages, et les candidats professeurs seront désormais évalués sur les "valeurs de la République" (Le Figaro) :

"1000 premiers enseignants formés à la laïcité d'ici juillet 2015, l'enseignement laïc du fait religieux dans les programmes, des candidats professeurs évalués sur les valeurs de la République ou encore la maîtrise du français et des règles de laïcité et de politesse figurent dans l'arsenal de mesures prévues."

Une lectrice du Salon beige s'inquiétait à juste titre de la mesure n°9, concernant "une action en faveur des publics les plus fragiles", dont une sous-partie mentionne l'instruction à domicile, dont les contrôles seront renforcés :

"Les risques de repli chez les jeunes, pouvant représenter un danger pour eux-mêmes et pour la    vie collective, seront mieux repérés.
Les chefs d’établissement recevront une formation renforcée à la détection des signes précurseurs des pratiques de repli et de radicalisation.
L’instruction à domicile fera l’objet d’un contrôle renforcé, impliquant des équipes pédagogiques  en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement les contrôles. À cette fin, des professeurs  seront missionnés pour venir en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement ces contrôles. Des repères seront donnés afin de mieux évaluer la progressivité des apprentissages."[...]

Personne ne passera entre les mailles du filet.

Posté le 22 janvier 2015 à 19h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (31)

Affaire Chauprade : triple mise au point de Marine Le Pen

Marine Le Pen n'est visiblement pas rancunière et a décidé de défendre la liberté d'expression d'Aymeric Chauprade (voir sa réaction sur Itélé ici), poursuivi par SOS Racisme pour sa vidéo sur les musulmans de France et communique :

"A la demande de sa présidente, Marine Le Pen, le Front National met à la disposition d’Aymeric Chauprade l’ensemble de ses moyens juridiques afin de l’aider à organiser sa défense face à la procédure engagée contre lui par Sos racisme et autres.

Au moment où la liberté d’expression est revendiquée par tous, il est paradoxal de continuer à accorder à des associations stipendiées et résolument politisées le privilège exorbitant de poursuivre tous ceux qui expriment une opinion divergente.

Journalistes, écrivains, élus sont aujourd’hui victimes quotidiennement de ce terrorisme intellectuel et judiciaire dont l’objectif est de maintenir une chape de plomb sur les sujets de l’immigration et du fondamentalisme islamiste. La France a pourtant plus que jamais besoin d’un débat libre sur ces sujets essentiels dans la détermination de son avenir."

Tract-perilA propos de l'immigration et du fondamentalisme islamique, Nicolas Bay, secrétaire générale du FN, vient d'envoyer une longue lettre à tous les adhérents du FN pour faire le point sur la question et affirmer l'antériorité de ce combat au FN :

"(...) Le Front National parle aujourd’hui avec force et clarté, car il est le mouvement qui, seul, peut revendiquer la légitimité pour le faire. Une légitimité tout d’abord liée à l’antériorité que chacun peut, ou devrait en tout cas, lui reconnaître dans la dénonciation de la suite logique, et donc malheureusement prévisible, d’événements auxquels notre pays est confronté. Très tôt, l’intuition de Jean-Marie Le Pen et de ses premiers compagnons a fait du FN un phare dans la vie politique française, éclairant au milieu de la nuit quand déjà les ancêtres de l’UMPS étaient en train de diriger le bateau France tout droit vers les récifs !(...)

Enfin, toujours en interne, Marine Le Pen a communiqué un long texte à tous les cadres du FN pour expliquer les raisons son attitude vis-à-vis d'Aymeric Chauprade [addendum : qui vient de se voir retirer ses responsabilité à la tête de la délégation française FN– RBMau parlement européen] :

"A la suite d'un certain nombre de déclarations publiques intempestives, je me vois contrainte de vous informer des éléments factuels à l'origine du retrait de certaines de ses responsabilités à Aymeric Chauprade.

 

Depuis cet été et malgré plusieurs recadrages, Aymeric Chauprade semble jouer une partition personnelle, refusant manifestement la discipline inhérente à tout mouvement politique.

Ayant récemment rejoint le Front National il a pourtant eu la chance de s'y faire élire député européen et de se voir confier un certain nombre de responsabilités de confiance, dont le titre de conseiller aux affaires internationales à mon cabinet.

À l'issue du congrès, il a également intégré le bureau politique du Front National où se déroulent normalement les débats politiques et où se détermine la ligne stratégique du mouvement.

Le mercredi 15 janvier, une fois de plus, Aymeric Chauprade a publié sans m'en informer au préalable une vidéo sur le sujet pour le moins sensible des attentats terroristes récents.

Certains, mal intentionnés, profitent de cet épisode pour semer le doute sur la détermination et la fermeté du FN dans sa lutte contre l’immigration et le fondamentalisme islamiste.

Or la ligne du FN n’a jamais varié, celui-ci ayant toujours fait le bon constat sur les dangers qui nous menacent et traité avec clarté et intransigeance les dérives islamistes.

J’ai moi-même depuis des années mis un point d’honneur à exprimer en toutes circonstances une fermeté sans faille contre le communautarisme et le fondamentalisme islamiste dont j’ai fait un des sujets essentiels de notre message politique.

En réalité, après visionnage de cette vidéo, il m'est apparu que celle-ci contenait des formulations qui susciteraient très vraisemblablement des poursuites judiciaires.

Nous sommes hélas au Front National habitués à la persécution judiciaire que fait peser sur nous la myriade d'associations antiracistes qui traquent le moindre propos pour nous traîner devant les tribunaux et obtenir des condamnations parfois très lourdes grâce à une jurisprudence de plus en plus
extensive et le militantisme politique de certains magistrats.

Wallerand de saint Just a, lui aussi, immédiatement adressé une note afin de mettre en garde Aymeric Chauprade... sans résultat.

Celui-ci a refusé de tenir compte de nos observations et a maintenu à tous risques la diffusion de sa vidéo en l’état, malgré ma demande expresse.

J'ai donc été contrainte de demander à nos secrétaires départementaux de renoncer à publier cette vidéo sur les sites internet des fédérations du Front National.

En effet, bien souvent ces sites n'ont pas de directeur de la publication et je suis donc, en qualité de présidente du Front National, responsable pénalement des contenus qui y sont diffusés.

Il était exclu que je prenne le risque d'une condamnation, uniquement parce que l'auteur de cette vidéo se refusait à toute discipline.

Je me permets de vous rappeler que notre président d'honneur Jean-Marie le Pen a été dernièrement scandaleusement condamné à 3 mois de prison avec sursis pour des propos anodins et qu'il fut par le passé privé de l'ensemble de ses mandats à la suite d'une condamnation inique d'inéligibilité.

Je vous le dis très simplement, prendre le risque d'une condamnation à l'inéligibilité de la présidente du Front National, future candidate à la présidentielle, parce qu'un de nos élus se refuse à respecter les règles élémentaires du respect de la hiérarchie et de la bienséance à l'égard de sa direction, est moralement et politiquement irresponsable.

Aymeric Chauprade est un géopoliticien de qualité mais qui semble incapable de respecter un fonctionnement collectif, plutôt que d'admettre son erreur, il a persévéré en effectuant dans la presse des déclarations objectivement déplacées.

Un mouvement politique tel que le nôtre, confronté à l'ensemble du système, ne peut pas se permettre des entorses répétées à la discipline collective ni la multiplication de polémiques qui font le régal des médias et parasitent les messages politiques fondamentaux que nous devons faire passer aux Français, particulièrement en période électorale.

Au Front National, le débat politique est libre mais il doit se dérouler dans les instances prévues à cet effet. Cette règle s'applique à tous et surtout à ceux qui ont la chance et le privilège d'être membres du bureau politique ou députés européens.

Je sais que beaucoup d'entre vous sont sur le terrain entièrement investis pour le succès des futures départementales. Cette échéance électorale fondamentale qui arrive ne doit pas être polluée par des ambitions personnelles qui nuisent à l'intérêt général de notre mouvement et abîment l'image de cohésion et de cohérence du front national en nous faisant ressembler aux partis que nous combattons politiquement.

Croyez bien qu'il ne me plaît pas particulièrement d'être contrainte d'effectuer ces rappels à l'ordre mais je ne laisserai personne planter les germes de la division et de l'indiscipline dans nos rangs. Il en va de l'avenir du Front National et donc de l’avenir de la France." 

Posté le 22 janvier 2015 à 11h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

"La police devra compter sur la baraka"

Bernard Cazeneuve était auditionné hier par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le suivi des filières et des individus djihadistes, commission présidée par Eric Ciotti, voulue par la droite suite aux ratés de septembre 2014, où 3 djihadistes français n'avaient pas été interpellés alors qu'ils rentraient de Syrie.

"Il s'agissait aussi de porter son attention particulière sur les passages à vide du système de fichiers de la police nationale (Cheops), dont les pannes récurrentes rendent les agents parfois aveugles aux postes-frontières de nos propres aéroports. [...]

Cheops, portail d'accès à l'essentiel des fichiers de travail de la police, fait l'objet de pannes quotidiennes, et les temps de maintenance le rendent inopérationnel sur des périodes plus ou moins longues, laissant la police travailler dans le noir. Ses défaillances avaient déjà été pointées du doigt en septembre 2014, mais rien n'a changé depuis.

Cheops, [...] pourrait enfin être redimensionné pour gérer le flux croissant des consultations de fichiers par les forces de l'ordre. Mais cela mettra des mois, des années peut-être. D'ici là, aux frontières, dans les aéroports, bien des allées et venues de personnes recherchées risquent de ne pas être détectées. «La police devra encore compter, c'est vrai, sur la baraka», reconnaît un préfet très au fait des questions de sécurité.[...]

Les travaux de la commission Ciotti ne font que commencer. Pour l'heure, le ton est urbain, consensuel. Mais des vérités sont dites. Ainsi, sur la question de l'arrêt de la mise sur écoutes des frères Kouachi, notamment le cadet, Chérif, à l'été 2014, Bernard Cazeneuve a dit tout haut ce que son entourage et ses grands subordonnés disaient sans doute moins clairement que lui: ce n'est pas la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) qui a réclamé l'arrêt des branchements, mais bel et bien le ministre et ses services qui ont levé le dispositif. Puisque ces écoutes, dit-on, ne donnaient rien et que le quota de lignes attribuées à l'État impose de faire des choix."

Pas très rassurant, tout cela.

Posté le 22 janvier 2015 à 08h31 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

La distribution des hochets continue à l'UMP

Lu ici :

Ils ont donc trouvé leur place Rue de Vaugirard. Mercredi 21 janvier, un communiqué de l’UMP a annoncé que Nadine Morano devenait vice-présidente de la commission nationale d’investiture du parti alors que Guillaume Peltier endossait les costumes de secrétaire national fonctionnel aux fédérations professionnelles et de coordonnateur adjoint des élections régionales. Avec cette nouvelle salve de nominations, Jérôme Peyrat, proche de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), devient secrétaire national thématique à la réforme territoriale et Pierre Charon, sarkozyste historique sera le nouveau délégué national à la chasse.

Difficile de contenter tout le monde dans un parti où aucune ligne politique n'est clairement définie. Quant à la fonction de Guillaume Peltier, il faut bien prendre sa respiration avant... 

Posté le 22 janvier 2015 à 07h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

21 janvier 2015

Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) connaît-elle le dialogue avec les responsables religieux?

La question est posée. En effet, elle fait repeindre une des deux églises de sa commune sans même en prévenir le curé.

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"Transformation réussie? A vrai dire, la question n’est même pas là. «C’est la forme qui est très dérangeante, estime-t-on à Puteaux en mouvement. Certes, l’église est propriété de la municipalité. «Mais jamais la paroisse n’a été concertée lors ce chantier de restauration, s’insurge Sylvie Concelloni. Et une partie du mobilier peint appartient à la paroisse. Comme le bénitier ou une statue de la vierge en bois, une oeuvre d'artiste, qui a été peinte en beige», détaille Sylvie Concelloni. Des meubles et des statues auraient aussi été enlevés lors des dernières vacances et d'autres rajoutés.

«Cette histoire tombe mal après les attentats des derniers jours à Paris, poursuit la présidente de Puteaux en mouvement. Des millions de personnes sont descendues dans la rue défendre la laïcité et les valeurs de la République. Or, parmi ces valeurs, il y a le dialogue et le respect. Les citoyens catholiques de Puteaux y ont droit comme les autres. Repeindre le mobilier de leur église sans les prévenir, c’est un manque de respect.»

Cette mésaventure ne serait pas le premier exemple d’un manque de communication de la mairie de Puteaux envers ses paroissiens. «Depuis quelque temps, la municipalité a pris l’habitude de programmer des concerts le dimanche matin, à l’heure du culte, indique Christophe Grébert, autre conseiller municipal d’opposition à Puteaux qui a relayé les faits sur son blog. «Certes, l’édifice n’accueille plus de messes, ajoute Sylvie Concelloni. Mais on ne peut tout de même que s’étonner du détournement imposé d’un jour de culte chrétien».

Posté le 21 janvier 2015 à 21h55 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (4)

"Apartheid" et relance du processus de naturalisation

Un article de Sophie Coignard dans Le Point revient sur le terme "apartheid" employé hier par Manuel Valls pour décrire la situation en France :

[...] "Pour le Premier ministre, il existe en France "un apartheid territorial, social, ethnique". Très fier de lui, le chef du gouvernement a même rappelé qu'il avait employé ce terme d'apartheid dès 2005, comme pour exalter sa propre clairvoyance. Il n'a pas parlé de ségrégation, un vocable très fort et déjà provocant qui prêterait à discussion. Non, pour lui, en France, c'est encore bien pire. C'est le régime de l'apartheid qui prévaut. [...]

[L]e Premier ministre s'insurge aussi, dans son discours, contre "les discriminations quotidiennes parce qu'on n'a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce qu'on est une femme". L'apartheid des femmes, dans une démocratie comme la France ? Même les voix féministes les plus acerbes n'y avaient pas pensé !"

Le Premier ministre a d'autre part tweeté hier :

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Le Premier ministre joue la provocation : il veut obliger les Français à accueillir sans mot dire de nouvelles naturalisations en les culpabilisant sur l'apartheid supposé qu'ils sont censés faire subir aux "nouveaux Français". Jusqu'à quand ce chantage fonctionnera-t-il ?

Posté le 21 janvier 2015 à 18h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

Confiance rompue entre Marine Le Pen et Aymeric Chauprade

Le Figaro fait le point sur l'affaire Chauprade qui vient d'éclater au FN (voir ici) et qui semble prendre des proportions plus importantes que prévue :

A_chauprade"Marine Le Pen doit adresser un courrier à ses cadres mercredi après-midi pour expliquer précisément le déroulement de l'affaire Aymeric Chauprade et les raisons qui l'ont poussée à demander aux fédérations de ne pas relayer une vidéo de l'eurodéputé dans laquelle il pointe l'islam. La présidente du FN, qui affirme avoir déjà eu quatre entretiens sur le sujet avec lui, confie au Figaro.fr:

"Depuis cet été, Aymeric Chauprade, probablement par une soif incroyable de reconnaissance, est incapable de la moindre discipline. Conseiller aux affaires internationales, un domaine réservé de la présidence, il refuse de soumettre ses prises de position, ses textes et ses vidéos. J'ai missionné des cadres pour lui expliquer qu'il existait une discipline de parti et que l'on ne pouvait pas fonctionner de cette manière mais il n'en a fait qu'à sa tête (...) A partir du moment où Aymeric Chauprade est systématiquement incontrôlable, nous allons devoir en tirer ensemble les conclusions"

précise enfin Marine Le Pen, en écartant, pour l'instant, l'hypothèse d'une exclusion mais en considérant néanmoins qu'il ne peut pas rester le chef de la délégation des eurodéputés frontistes à Strasbourg.

De son côté, Aymeric Chauprade déclare ne pas comprendre :

"Il y a une forme d'incompréhension de ma part. Il n'y a pas de problème juridique, pas de propos discriminants envers une communauté dans son ensemble, je m'en suis assuré auprès d'avocats. Marine Le Pen est sans doute stressée par une partie de son entourage. Mais c'est la présidente, il n'y a aucune remise en cause de son autorité. Dans aucun parti de gouvernement, le président ne relit les articles, les publications de ses membres. On n'est pas, a priori, un parti stalinien. Je constate juste que c'est difficile d'accepter une certaine liberté d'expression au FN. Je pose la question de la possibilité pour nos élus d'être force de proposition publique"

Après tout, si Marine Le Pen se sépare d'Aymeric Chauprade comme elle s'est séparée de Paul-Marie Couteaux, ce n'est pas si grave puisque, depuis, le FN a obtenu le ralliement de Sébastien Chenu considéré comme une prise de guerre... 

Addendum : SOS Racisme vient de porter plainte contre Aymeric Chauprade. Une occasion supplémentaire et opportune pour se désolidariser et évincer le trublion du FN ?

Posté le 21 janvier 2015 à 12h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (50)

La citation du jour

Elle est de Jacques Attali pendant l'émission Tirs croisés présentée par Laurence Ferrari hier sur iTélé à propos des attentats et de la remontée de la cote de popularité de François Hollande :

"Le Président a très bien géré la mise en scène de cette tragédie"

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Posté le 21 janvier 2015 à 11h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Le Parti de la France appelle à participer à la Marche pour la Vie

Carl Lang, président du Parti de la France et ancien secrétaire général du FN, appelle ses militants et sympathisants à participer à la Marche pour la Vie dimanche prochain :

Titre_7408450"Face aux tenants de la Culture de mort qui veulent désormais légaliser l'euthanasie, le Parti de la France et Carl Lang proposent, d'une part, l'inscription dans la Constitution du principe de respect de la Vie depuis sa conception jusqu'à son terme naturel, d'autre part, le remplacement des lois Veil, Roudy et Aubry sur l'avortement par une grande politique familiale favorisant l'accueil de la Vie

Le Parti de la France appelle ses militants et sympathisants à soutenir et venir manifester comme chaque année dimanche pour la grande Marche pour la Vie et à se rassembler à partir de 13h30 à l'arrivée du boulevard Bastille."    

Après le SIEL de Karim Ouchikh, le PdF est le deuxième (petit) parti politique à s'engager pour la Vie. Et les autres ?

Posté le 21 janvier 2015 à 11h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Vers un retour au service national obligatoire ?

Supprimé par Chirac en 1996, le service militaire revient sur le devant de la scène, les récents évènements ayant fait réfléchir certains politiques sur les avantages évidents du service national, qui permettrait selon eux d'intégrer des jeunes de tous horizons et de favoriser l'unité de la nation. Néanmoins, en l'état actuel des choses, où l'idée même de "nation" est battue en brèche, comment imaginer un élément suffisamment fédérateur pour réussir à rassembler sous un même drapeau des gens à qui il est indifférent, qui ne le respectent pas, voire le détestent ? Etranges politiques...

 

Posté le 21 janvier 2015 à 10h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (22)

Coulibaly : condamné 7 fois pour 22 ans de prison en moins de 12 ans

Minute fait le compte :

"Amedy Coulibaly, l’« homme de Montrouge » et de l’épicerie casher, est encore mineur lorsque, en 2001, il écope de ses premières condamnations; trois ans de prison (dont deux avec sursis) puis quatre ans de prison (dont deux avec sursis). Les peines sont confondues. Et puisque c’est un bon gars, il bénéficie d’un aménagement de peine. En 2002, il reprend quand même un an, dont neuf mois avec sursis… En 2004, il passe en cours d’assises pour braquage. Il prend six ans ferme. Moyennant quoi on le retrouve devant les tribunaux deux ans plus tard! Accusé de trafic de stupéfiants, il prend cette fois un an et demi. Lorsqu’on l’arrête une nouvelle fois en 2010 – il a été libéré en 2009 – dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’évasion d’Ali Belkacem, il est placé en détention préventive. Tout de même… Pour complicité d’évasion, il est condamné en 2013 à cinq ans de prison. En mars 2014, en raison de sa détention provisoire… et d’une remise de peine d’un an, il est dehors. Il peut vaquer à ses préparatifs… Au total, Amedy Coulibaly a été condamné sept fois pour un total de plus de 22 ans de prison en moins de 12 ans!"

Dans un pays normal, le ministre de la justice aurait pris la porte.

Posté le 21 janvier 2015 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2015

Délit d'initié de François Hollande ?

Lu ici :

"En politique, cela s'appelle un couac. En Bourse, cela s'appelle un délit d'initié. Ou du moins une divulgation d'information confidentielle. Une petite phrase, lâchée par François Hollande lors de ses vœux aux entreprises, a en effet fait bondir les journalistes présents et les instances européennes.

Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait "jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines", lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

"La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance", a déclaré le chef de l’État.

Posté le 20 janvier 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent

"La République doit redevenir un messianisme"

Dans la même veine que Claude Bartolone faisant de la "religion de la République" une "religion suprême", voici Rama Yade :

"Les 4 millions de Français, qui ont marché ce week-end ont prouvé, dans leur communion collective, que la mystique républicaine n’est pas morte. La République doit renouer avec cette vocation spirituelle, ce spirituel sans lequel l’homme n’est qu’un robot sans âme, ce spirituel que les jeunes cherchent et croient trouver dans le salafisme ou le nationalisme. La République doit redevenir un messianisme, avec ce que le messianisme a de transgressif, de collectif, de discipliné, d’exigeant, de moral."

Posté le 20 janvier 2015 à 23h09 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (22)

Encore plus d'Europe, ça vous dit ?

Cela s'appelle de la récupération politique. L'Europe de Bruxelles montre quotidiennement sa faillite et détruit la souveraineté des Nations. Son incapacité à gérer l'immigration clandestine (échec de frontex), ses frontières passoires à cause de Schengen et la faillite de l'Europe de la défense en sont des preuves évidentes.

Et bien non ! Jean Arthuis propose encore plus de fédéralisme et moins de souverainté pour régler le problème du terrorisme :

"N'en déplaise aux souverainistes, la bonne réponse face au terrorisme, c'est, au contraire, l'Europe fédérale"

Mais qui va-t-il convaincre ? 

Posté le 20 janvier 2015 à 18h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

La République a-t-elle le droit de disposer de notre nationalité ?

Cet article signé Antonin Campana a été écrit dans le contexte de la décision de nos instances républicaines d'octroyer la nationalité française à Lassana Bathily, en remerciement du geste qu'il a accompli lors de la prise d'otages du supermarché Hyper Casher. L'argumentation de l'auteur est essentiellement étayée sur la Déclaration des nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007).

"N’en déplaise aux gardiens du dogme républicain : la République n’est pas la France.

      La République est un régime politique alors que la France est une nation. Se pose alors la question de la relation du régime (temporaire) et de la nation (séculaire). Celui-ci peut-il changer celle-ci pour la faire correspondre à l’image falsifiée que lui donne son idéologie ? Certes non. C’est pourtant ce qu’il fait par une politique d’immigration et de naturalisation de masse.

      La République produit ainsi environ 140 000 nouveaux « Français » par an, mais en a-t-elle seulement le droit ? Pas si sûr. La République, selon elle, exprime l’universel. C’est pourquoi, toujours selon elle, elle peut faire « vivre ensemble » des hommes venus de toute la terre quels que soient leurs origines, religions, mode de vie…

      Le peuple français quant à lui exprime le spécifique. C’est pourquoi un Français se distingue d’un Chinois, d’un Lapon ou d’un Hottentot.

La République « universelle » et la nationalité « française » sont des réalités qui ne se situent donc pas au même niveau. Hormis le fait que l’une et l’autre sont clairement dissociées historiquement (il y avait des Français bien avant la République), le caractère universel de la République ne lui permet pas de définir le particulier : quand on exprime le plus petit dénominateur commun à tous les hommes on ne représente pas leurs différences, et la nationalité en est une. [...]

Ce premier point rappelé, nous pouvons maintenant envisager la question d’un point de vue plus juridique. La République a en effet signé un texte fondamental qui l’oblige dans son appréhension de la nationalité : la Déclaration des nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007). Ce texte s’applique à tous les peuples autochtones. Les Européens étant les autochtones d’Europe, il s’applique donc aussi à notre peuple (principe de non discrimination). [...]

 En résumé, la République égalitaire, qui a signé une Déclaration stipulant qu’on ne peut « dénier à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination » (préambule) s’oblige d’une part à reconnaitre les aborigènes [du latin "ab origines", renvoie à celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale - NDMB]  français comme peuple distinct formant une nation, s’oblige d’autre part à préserver l’intégrité et l’identité de cette nation sans tenter de l’assimiler ou de l’intégrer à son propre modèle de société (multiculturel).

      Autrement dit : la République ne peut décider de qui appartient ou pas à notre nation aborigène, car ce serait porter atteinte à son « intégrité » (art. 8), ce serait remettre en cause son droit à décider de l’appartenance (art. 33) et bafouer son droit à s’autodéterminer (art.3), notamment dans le choix des critères d’appartenance, donc de nationalité. Ainsi, conformément à la lettre de ce texte, la République laisse aux Kanaks, autochtones de la Nouvelle-Calédonie, le droit de déterminer qui est de statut kanak et qui n’est pas de statut kanak : elle doit laisser aux autochtones de France le droit de déterminer qui est Français et qui n’est pas Français (principe de réciprocité et d’égalité entre les peuples : préambule de la Déclaration).

 On le voit, la République par sa nature et par les textes internationaux qu’elle a signés et qui la lient, ne dispose pas du droit de dire la nationalité. La République est un système de domination du pseudo universel sur le particulier. En tant que telle, elle est extérieure et étrangère à notre peuple (comme à tous les peuples). Elle peut (à la limite) déterminer qui appartient juridiquement à la société multiculturelle qu’elle domine (par la « citoyenneté »), mais, sauf à ramener la nationalité identitaire à la citoyenneté juridique (ce qui serait une atteinte à l’identité autochtone, art. 8), elle n’a aucun droit, si ce n’est celui de la force, à dire qui est Français et qui ne l’est pas."[...]

Posté le 20 janvier 2015 à 15h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)


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