22 octobre 2014

Les AFC appellent à manifester le 16 novembre

Jean Marie Andrès, président de la Confédération nationale des Associations familiales catholiques, appelle à manifester le dimanche 16 novembre :

"Notre mot d’ordre est extrêmement simple. La proposition du gouvernement sur la modulation des allocations familiales constitue une rupture fondamentale. On ne peut pas juste se contenter d’écrire à nos députés et à nos sénateurs. Il y a là quelque chose d’exceptionnel. Tout le monde ne se rend pas compte de la gravité de l’enjeu.

Vous parlez de rupture. Qu’est ce qui est rompu ?

L’universalité. C’est-à-dire le principe qui consiste à assurer une solidarité entre les familles. Cette solidarité qui est par ailleurs le fondement du concept de retraite par répartition. Aujourd’hui, cette mise sous condition de ressources des allocations familiales est une rupture de solidarité : c’est une solidarité absolue qu’on relativise. A partir de là, tout est imaginable. Il se peut que demain on décide de rompre la solidarité sur le remboursement des médicaments ou sur les retraites par exemple. Tout devient possible et c’est grave.

Avec qui allez-vous manifester ?

Notre ambition n’est pas que les AFC soient rejointes, mais que les AFC se retrouvent avec d’autres. Les mouvements familiaux en général - tous. Et les syndicats - tous."

Posté le 22 octobre 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent

La modulation des allocations familiales va couper la France en deux

Le collectif Familles en colère (avec Charles Beigbeder, Charles Millon, Ludovine de La Rochère, Thierry Vidor, directeur général de Familles de France, Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, Jean-Philippe Delsol, avocat et président de l'IREF, Claude Garrec, président de Contribuables Associés, Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun) dénonce la réforme sur les allocations familiales, qui creuse le fossé entre ceux qui cotisent et ceux qui perçoivent :

"[...] Une hausse qui s'ajoute donc à de nombreuses mesures portant toujours sur les mêmes foyers, les classes moyennes supérieures, qualifiées de «riches», alors que dans le même temps, l'on supprime la première tranche de l'impôt sur le revenu et l'on augmente le budget de l'AME (Aide Médicale d'État, servie aux étrangers en situation irrégulière sur le territoire), qui s'élève à plus d'1 Md€ pour l'année 2014. À brève échéance, si l'on continue à pressurer ainsi les familles, on risque de couper la France en deux et de creuser un fossé entre ceux qui cotisent et ceux qui perçoivent, déresponsabilisant ces derniers, mettant à mal la solidarité nationale et remettant en question le consentement à l'impôt des classes moyennes.

Idéologie pernicieuse quand il s'agit, au nom de la justice sociale, de détruire le fondement de notre politique familiale, qui faisait consensus à droite comme à gauche depuis 1945: l'attribution d'un même niveau d'allocations à chaque famille en fonction du nombre d'enfants, quel que soit leur niveau de revenus. Même Lionel Jospin avait dû renoncer à plafonner les allocations familiales devant le tollé suscité par une telle mesure et s'était rabattu sur une diminution du plafond lié au quotient familial. Avec François Hollande, les familles auront droit à la double peine: baisse du quotient familial et modulation des allocations. [...]

La décision du gouvernement est lourde de conséquences puisqu'elle appauvrit les familles aisées qui ne pourront plus soutenir comme auparavant un même niveau de consommation. On peut donc légitimement craindre une augmentation du chômage liée à un recul accru de la demande. De plus, elle met à mal une politique familiale déjà fragilisée par le pacte de responsabilité qui a supprimé les cotisations familiales supportées par les entreprises. Enfin, cette réforme est difficile à mettre en œuvre puisqu'elle suppose que la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF) qui procédait à des versements automatiques à chaque naissance, actualise en permanence ses dossiers en fonction des données adressées par Bercy, ce qui nécessite, selon ses dires, l'embauche d'au moins 600 personnes, représentant un budget supplémentaire d'environ 60M€. [...]"

Posté le 22 octobre 2014 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent

Polémique entre le FN et La Manif Pour Tous

Il a été reproché à LMPT de ne pas faire apparaître d'élus FN lors de la vidéo d'élus diffusée le 5 octobre. Voici une réponse qui a été faite par l'équipe de LMPT à quelqu'un qui s'étonnait de cette absence :
  • C'est vrai, et c'est une erreur technique de notre part que nous regrettons. Le 5 octobre aucun élu n'a pris la parole sur les podiums. A la place, un clip (réalisé à partir de vidéos tournées pour le 2 février) devait transmettre des messages forts. La Manif Pour Tous est constituée uniquement de bénévoles. Nous n'avons pas eu suffisamment de temps en amont pour re-visualiser cette vidéo pour nous assurer que personne n'y manquait. De là à en conclure que nous sommes "affiliés" à un parti politique, il y a un pas à faire, celui de la calomnie. Nous aurions aimé nous en expliquer avec certains cadres FN qui n'ont pas daigné nous contacter avant de dénoncer ce prétendu traitement de défaveur. Nous reconnaissons volontiers l'erreur, nous refusons qu'on nous prête de mauvaises intentions pour cela.
  • Ces vidéos, réalisées la veille du 2 février, ont été diffusées durant la manifestation avec des élus de toutes les sensibilités politiques (dont Marion Maréchal Le Pen et Jacques Bompard). Elles sont toujours en ligne sur internet.
  • Une vidéo récapitulative de la Manif du 5 octobre a été diffusée dans les jours qui ont suivi (quoiqu'elle soit beaucoup moins mise en avant par ces mêmes personnes qui nous reprochent la précédente) : on peut y reconnaître notamment Marion Maréchal Le Pen. C'est normal: nous sommes a-partisan, elle était là ceinte de son écharpe comme représentante de la Nation, et à ce titre, avait droit à cet égard.

Voici la vidéo mentionnée. On y voit Marion Maréchal-Le Pen à 1mn12.

Posté le 22 octobre 2014 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

Anne Hidalgo contre le projet de modulation des allocations familiales

Elle déclare au Figaro :

"Il est normal que les prestations familiales soient calculées en fonction des revenus. D'ailleurs, je le ferai moi-même, en ajoutant deux tranches tarifaires supplémentaires (10.000 et 15.000 euros de revenus mensuels), tout en intégrant le nombre d'enfants dans la famille. Mais la modulation proposée est problématique en ce qu'elle vise principalement les classes moyennes. À Paris, avec 6000 euros de revenus mensuels, un ménage avec enfants peut difficilement être classé parmi les grands privilégiés. Ces familles contribuent massivement à l'impôt sur le revenu et subissent lourdement le coût de l'immobilier. Il faut impérativement prendre en compte la question du pouvoir d'achat de ces classes moyennes. Ne les accablons pas."

Avec ce projet, les rares familles qui habitent encore Paris pourraient être financièrement contraintes à déménager.

Posté le 22 octobre 2014 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Valls à propos du début du quinquennat : « il y a eu des mauvais choix »

Manuel Valls remettrait-il en cause la loi Taubira ? Pour le moment, il se limite aux sujets économiques :

"Alors que les résultats, sur le plan économique notamment, se font toujours attendre, le Premier ministre reconnaît à propos du début du quinquennat : « nous avons sans doute pris du retard et il y a eu des mauvais choix ». Manuel Valls vise notamment « la hausse de la fiscalité », ayant mené au « ras-le-bol fiscal ». Sur ce plan, il affirme que la gauche a fait autant que la droite : 30 milliards de hausse d’impôts pour les contribuables. Sans vouloir ajouter à la morosité ambiante, il admet encore : « Nous aurions dû faire dès 2012 un constat plus clair sur la situation de la France, sur sa triple crise : crise de croissance, crise de la dette et des déficits, crise de confiance »."

Posté le 22 octobre 2014 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

"La droite insupportable : NKM, Juppé, et les autres"

Lu sur le blog "Les 4 vérités" :

"J’ai toujours préféré les ennemis aux traîtres. On a moins de surprises avec l’ennemi (on finit d’ailleurs par en avoir de moins en moins avec la droite socialiste). Il y a de multiples raisons pour que la droite ait peur d’être elle-même. Il y a autant de raisons pour que la culture économique de la « classe politique » ne soit pas vraiment une chance pour la France. Mais il n’y a aucune excuse au manque de courage, il n’y a aucune excuse à la mauvaise foi, à la veulerie, ou à l’acharnement à vouloir détruire notre pays.

Le tableau est accablant.

L’éducation, pierre d’angle de la construction de la société, a été, petit à petit, abandonnée à la gauche la plus dure, dans les miasmes lucifériens de la franc-maçonnerie triomphante. Où est l’instruction, qui permettait d’acquérir des savoirs concrets, de dominer une langue, une logique, et les éléments constitutifs d’une histoire nationale ?

Non, exit l’instruction, au profit de l’Éducation nationale. Et moins les parents éduquent, plus l’État formate. Façonner de nouvelles générations d’êtres sociaux. Exclusivement sociaux. Débarrassés de tous les déterminismes aliénants (sexuels, économiques, culturels, ethniques, religieux, familiaux…) Faire sauter toutes les membranes qui résistent entre les personnes et l’État. Éduquer les nouvelles mœurs, éduquer l’accueil de l’Autre, éduquer la haine de soi, éduquer la conscience politique et révolutionnaire, éduquer la méfiance de la superstition, éduquer l’intériorisation de la laïcité…

Par quel mystère toutes les cultures du monde ont-elles vocation à être protégées, respectées, reconnues, promues, à l’exception de la culture française, qui a comme seul horizon d’être « enrichie » par celle des autres ? Quelle pulsion de mort pousse les « élites » politiques et culturelles à vouloir mettre la culture française dans un grand mixeur mondial, d’ailleurs essentiellement rempli de pays africains ? "[...]

[Lire la suite ici]

Posté le 22 octobre 2014 à 16h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

Ville de Paris : un budget de 95 millions d’euros pour deux mille jeunes clandestins

Une quinzaine de jeunes migrants soutenus par les syndicats lycéens seront pris en charge par la Ville de Paris.

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"La Mairie de Paris fait, elle, valoir ses efforts : 95 millions d’euros en 2014 (contre 35 millions d’euros en 2008) sont consacrés à la prise en charge de deux mille jeunes, dont sept cents sont majeurs et bénéficient d’un contrat « Jeune majeur », à condition qu’ils suivent avec sérieux leur scolarité."

Le Monde :

"Une délégation de quatre personnes a été reçue par Dominique Versini, maire adjointe chargée, entre autres, de la lutte contre l’exclusion : « On ne va pas les laisser tomber, on ne se défausse pas », a-t-elle confirmé, remarquant cependant que « ces jeunes ne sont pas mineurs, en tout cas ont-ils été déclarés majeurs à la suite d’une décision de justice et sur la foi d’une expertise médicale. Il y a, certes, des marges d’erreur, notamment entre 17 et 19 ans,mais les juges ne prennent en compte que la fourchette basse de l’estimation de leur âge. La Mairie ou, plus précisément, le département de Paris, n’a donc pas d’obligation à prendre en charge les majeurs, car cela incombe à l’Etat »[...]

Cette solution, bienvenue pour la quinzaine de lycéens soutenus par la FIDL, n’épuise pourtant pas le problème de l’afflux soudain de ces jeunes, accru depuis trois ou quatre ans. Venus du Sénégal, du Cameroun, du Mali, ils débarquent, après un incroyable périple, en Ile-de-France sans un sou ni un contact.

Ils vont frapper à la porte de la permanence d’accueil et d’orientation des mineurs isolés étrangers (Paomié), confiée à France terre d’asile, qui examine leurs papiers, écoute leur récit, juge s’il s’agit bien de « mineurs isolés » et, selon le Défenseur des droits, rejette l’aide sociale dans un cas sur deux : « C’est une véritable moulinette à exclure, alors que leur devoir serait d’abord de protéger ces jeunes qui, laissés à la rue, risquent de commettre des vols, de se prostituer… », plaide Sylvie Bord, de l’Adjié, qui évalue à entre six cents et sept cents le nombre de ces jeunes en errance."[...]

On remarque au passage la menace plus ou moins masquée : si on ne s'occupe pas de ces "jeunes", ils risquent de sombrer dans la délinquance. Le sous-entendu est un peu cousu de fil blanc.

Pas un mot en revanche sur les raisons de la présence de mineurs étrangers et sans parents sur notre sol et sur les moyens mis en oeuvre pour faire cesser cet afflux.

Pas un mot non plus sur l'origine des fonds qui permettent la prise en charge de l'hébergement et de la formation de cette jeunesse étrangère. "La Mairie de Paris fait valoir ses efforts"; Madame Hidalgo veut-elle une médaille ? Ce sont les Parisiens qui paient, et au-delà, tous les Français, pour fournir à de jeunes étrangers ce que l'on refuse à leurs propres enfants en diminuant de façon drastique leurs allocations familiales. Et ces "jeunes" vont se retrouver d'ici peu sur notre marché du travail déjà plombé...

Posté le 22 octobre 2014 à 15h48 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

Adoption de la loi sur la destitution du président

"Hollande démission", et "Hollande dégage" resteront-ils des slogans ? Le Parlement a adopté mardi soir les modalités de destitution du chef de l'État par le Parlement réuni en Haute Cour. Seuls les 18 sénateurs communistes ont voté contre. 

Le texte doit à présent être soumis au conseil constitutionnel avant d'être promulgué.

Une procédure de destitution peut être engagée à l'encontre du président de la République en cas de "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat". L'une des deux chambres adopte une proposition de réunion de la Haute Cour, à la majorité des deux tiers. Cette proposition est immédiatement transmise à l'autre chambre qui l'inscrit de droit à son ordre du jour.

En cas d'adoption par les deux chambres, la Haute Cour se réunit. Celle-ci est constituée des parlementaires des deux chambres et est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Le président de la République peut être auditionné par la commission et peut participer aux débats de la Haute Cour. Il peut aussi se faire représenter. La Haute Cour statue sur la destitution dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, à la majorité des deux tiers.

Posté le 22 octobre 2014 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Politique familiale et politique sociale

Dans les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy rappelle que la politique familiale ce n'est pas la politique sociale :

"La politique sociale vise à faire en sorte que les plus pauvres aient accès aux soins, au logement, etc. Il est donc logique qu’elle soit modulée en fonction des revenus – même si cela constitue désormais une usine à gaz qui ruine la France. Mais la politique familiale vise à faciliter la natalité et donc à faire en sorte qu’un ménage avec enfants ne perde pas de pouvoir d’achat par rapport à un ménage sans enfant percevant les mêmes revenus. En réalité, nous étions déjà loin de cette « neutralité » du nombre d’enfants. Les parents de familles nombreuses, qui « cotisent » plus pour l’avenir du pays, perdaient massivement du pouvoir d’achat. Ne serait-ce que parce que, le plus souvent, une mère de famille est obligée d’interrompre sa carrière au moins momentanément – ce qui a des conséquences importantes sur son salaire, sur sa carrière et sur sa retraite. Si les socialistes étaient logiques – mais il est vrai que c’est une contradiction dans les termes –, ils moduleraient aussi les retraites en fonction de cette ponction de pouvoir d’achat consentie par les parents. Au lieu de quoi, ils viennent de taxer la majoration de retraite des personnes ayant élevé 3 enfants ou plus. C’est donc bien à la politique familiale elle-même qu’ils en veulent.

Il est vrai qu’il faut choisir entre politique familiale et (absence de) politique migratoire. Si la France soutenait la natalité des Français, elle ferait des économies énormes sur l’immigration. Une nouvelle fois, on constate la préférence étrangère des socialistes. Peut-être faut-il revenir au B-A BA, qui échappe totalement à M. Hollande : la seule raison pour laquelle la société peut et doit s’intéresser aux familles, c’est pour encourager la naissance et l’éducation des enfants, conditions de la survie de ladite société. C’est la seule justification du statut protecteur du mariage. C’est la seule raison des allocations familiales. C’est la seule raison de toute la politique familiale. [...] 

Posté le 22 octobre 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

FN : le LGBT Pierre Ducarne suspendu ? Rien n'est moins sûr

Lu dans Minute :

"La plus grande confusion règne sur le sort réservé à Pierre Ducarne, qui conduisait la liste du Rassemblement Bleu Marine à Nancy aux dernières élections municipales. Mercredi dernier 15 octobre, après la parution dans nos colonnes de la photo le montrant derrière un stand d’une association LGBT, information reprise par Le Salon beige, un lecteur dudit Salon affirmait que le jeune homme avait été aussitôt suspendu et allait être traduit devant la commission de discipline du Front national pour son activisme mais aussi pour ses propos peu amènes à l’égard de Bruno Gollnisch. Info ou intox? 

Le FN n’a pas confirmé, nos sources non plus et, au 19 octobre, Pierre Ducarne n’avait reçu aucune convocation ni signification de sa suspension. D’ailleurs, peut-il être exclu… d’une formation à laquelle il a toujours juré ne pas appartenir? Lors d’un reportage consacré en janvier dernier par la radio Le Mouv aux « VRP juniors » du FN, Pierre Ducarne avait en effet affirmé être « un pur produit “Bleu Marine” » et n’avoir jamais pris sa carte du Front national! Ce que l’intéressé confirmait ces derniers jours: « Je ne peux pas être suspendu car je n’ai aucune fonction. »"

Posté le 22 octobre 2014 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

25 octobre : élection à la tête du SIEL

Le SIEL tiendra son congrès extraordinaire le 25 octobre, avec l'élection d'un nouveau président. Dans sa Profession de foi, M. Karim Ouchikh, candidat à la présidence du SIEL, écrit :

"Le SIEL occupe manifestement un espace politique stratégique, entre l’UMP et le FN, dans un no man’s land idéologique qui ne demande qu’a être investi devant la faillite des partis de droite qui peinent, sur le ‘’terrain’’, à se renouveler et surtout à entendre les appels de leurs bases électorales. De nombreux militants, sympathisants et responsables locaux se situant clairement à la droite de l‘échiquier politique nous rejoignent en grand nombre, en réaction aux trahisons (traité de Lisbonne), lâchetés (intégration au commandement intégré de l’OTAN), errements (espace Schengen) et ambiguïtés (Mariage pour Tous, loi Taubira) dont se sont rendus coupables leurs états-majors parisiens (UMP en tête) ; mais aussi parce qu’ils se disent véritablement séduits par les objectifs politiques que j’entends imprimer durablement au SIEL : restauration de la souveraineté de la France et sauve - garde de notre identité ; protection de nos valeurs et préservation du socle anthropologique chrétien ; défense de nos libertés et promotion de toutes les excellences françaises."

Il sera opposé à Catherine Rouvier, qui écrit sur Boulevard Voltaire :

"C’est donc à la demande de Marine et de Steeve Briois, et nullement par ambition ou désir de notabilité, que j’ai osé, dans le bassin minier en 2012, puis à Aix-en-Provence où je suis élue depuis mars 2014, affronter le suffrage universel. Mais penseur du politique de formation et par vocation, je m’engage en parallèle à refaire du SIEL, après ce tragique intermède silencieux de six mois, le brillant agitateur d’idées qu’il fut et doit rester."

Posté le 21 octobre 2014 à 23h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Le décodeur du FN

Lundi, le FN a lancé un programme vidéo de "fact-checking", ce procédé venu des Etats-Unis qui consiste à « vérifier les faits », apanage du journalisme. Nom de ce nouvel outil : le Décodeur Bleu Marine, allusion implicite et assumée aux Décodeurs du Monde.fr, où l'inénarrable Samuel Laurent s'emmêle les pinceaux. Une vidéo par semaine, « voire plus » si l’actualité l’impose, sera diffusée. Le 1er est en ligne. A vous de juger.

Posté le 21 octobre 2014 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

FN-Bompard : la division des sénatoriales déteint sur les cantonales [Erratum]

Le Front national, qui espère ravir la présidence du Conseil général, a annoncé, par la voix de Marion Maréchal Le Pen, qu'il présenterait des candidats dans tous les cantons du Vaucluse, y compris à Orange et Bollène, fiefs de la Ligue du Sud. Une décision sur laquelle Jacques Bompard demande de revenir. S'ils s'étaient unis aux dernières élections, les deux partis auraient pu obtenir ensemble un siège de sénateur.

Erratum : La Ligue du Sud demande à Marion Maréchal non pas de revenir sur la décision mais sur ses propos, jugés "déplacés".

Posté le 21 octobre 2014 à 20h31 par Louise Tudy | Lien permanent

Alerte pandémie

La phobie administrative concernerait (au moins) 60 députés, selon Le Canard enchaîné de demain :

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Posté le 21 octobre 2014 à 20h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Attaques contre la famille : L'Huma s'interroge

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Posté le 21 octobre 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Tant que le groupe PS à l'Assemblée ne s'efFiloche pas...

La gauche morale pouvait difficilement laisser passer les tweets indécents du socialiste Gérard Filoche, commentant le décès du PDG de Total, Christophe de Margerie :

"Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles". "Le successeur nous volera-t-il moins" "Un hommage à l'humain ? Oui ! Au suceur de sang ? Non !"

En affirmant publiquement que le perturbateur ne méritait plus de faire partie du PS, Manuel Valls a pris peu de risques. Gérard Filoche est en effet membre du bureau du parti et non un élu : son éventuelle exclusion n'effilochera donc pas le groupe socialiste à l'Assemblée, qui ne peut se permettre de perdre la majorité absolue (laquelle ne tient plus qu'à un siège, menacé depuis que Pierre Moscovici a été recasé à la Commission européenne).

Posté le 21 octobre 2014 à 17h46 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

Les djihadistes turcs en Syrie et en Irak peuvent venir en Europe sans visas

De Joachim Véliocas, "l'Observatoire de l'islamisation" :

"La porte de l'Europe sans visa va désormais être ouverte", se félicita le président islamiste de la Turquie Recep Erdogan après la signature d'un accord avec la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, permettant aux ressortissants turcs de venir dans l'espace Schengen sans visas de tourisme . L'accord bilatéral est effectif depuis le 1er janvier 2014.

Alors que la moitié des effectifs du Front Al Nosra en Syrie est composé de turcs, qui garnissent largement les rangs des autres groupes armés djihadistes tels que l'Etat islamique ou le Front Islamique, cette libre circulation est inquiétante. La Turquie laissant à dessein ses frontières ouvertes pour le passage des djihadistes combattant Damas, l'ennemie jurée, il est mécaniquement très simple pour les combattants turcs de prendre ensuite un billet d'avion depuis la Turquie pour rejoindre n'importe quelle ville européenne.

La France n'a aucun moyen de refuser cet accord étant donné qu'elle a ratifié en 1998 (Traité d'Amsterdam) et 2007 (Traité de Lisbonne) le transfert de sa politique migratoire à l'UE. Une coproduction UMP/PS permettant à ce pays où 40% de la population "a une opinion négative des Chrétiens" (sondage Université de Sanbancu) de coloniser une Europe devenue la folle du village mondial.

J'ai personnellement interrogé Claude Guéant lors du diner débat de La Droite Libre le 7 octobre dernier sur la fin des visas pour les Turcs, qui on s'en doute ne viennent pas tous visiter Versailles. L'ancien secrétaire général de l'Elysée m'a répondu en approuvant cette libre circulation arguant du fait que les Français partant en vacances en Turquie n'avaient non plus plus besoins de visas. Claude Guéant qui a défendu le super état européen et le Traité de Lisbonne durant la soirée, ne m'a pas surpris, même si sa volonté de changer la constitution, de dénoncer la convention européenne des droits de l'homme et de ne plus se coucher devant la CEDH concernant le droit d'asile (largement instrumentalisé à des fins de colonisation), avait permis d'espérer quelque chose de la droite républicaine."

Posté le 21 octobre 2014 à 17h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Que l'Education nationale retire son agrément à l'association qui porte la ligne Azur !

Dans une question écrite au ministre de l'Education nationale, Jean-Frédéric Poisson dénonce

"la légèreté avec laquelle cette affaire est traitée par le ministère, qui se contente de déclarer qu’il ne fera plus la promotion du site internet complet de Ligne Azur, mais d’une page spécifique renvoyant au numéro de téléphone de l’association. Le problème reste intact. Car comment imaginer que le discours tenu aux élèves sur la ligne téléphonique de l’association puisse être différent des contenus qu’elle a pu ou pourra mettre en ligne ? Comment l’Éducation nationale peut-elle maintenir sa confiance à une association qui tient un discours tel que le Conseil d’État l’a décrit ? Cet arrêt doit engager l’Éducation nationale à une réflexion plus sérieuse sur les partenariats qu’elle noue avec ce type d’associations. Qui les anime ? Qu’est-ce qui est dit aux enfants ? Quelle est leur véritable légitimité ? Quels sont les critères réels d’agrément ?

Après SOS Homophobie, qui s’était vue retirer son agrément en 2012 pour atteinte au principe de laïcité et de neutralité du service public, Ligne Azur est la deuxième association dont le discours est condamné par la justice. Pourtant, l’Éducation nationale redonne toujours son agrément après quelques corrections cosmétiques. Vincent Peillon avait aussitôt redonné son agrément à SOS Homophobie dès 2013.

Jean-Frédéric Poisson demande au ministère de l’Education nationale de rendre compte des méthodes qu’il emploie pour vérifier le contenu des messages véhiculés par les associations dont il fait la promotion, et des critères sur lesquels il se base pour donner des agréments à ces associations. Au vu de la gravité des faits qui sont reprochés à l’association ligne Azur, il demande à Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche que des excuses soient faites aux parents et que le soutien du ministère de l’Education nationale à cette association soit totalement retiré."

Posté le 21 octobre 2014 à 16h58 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (6)

Général de Villiers : "Il n'y a plus de gras dans nos armées, on attaque le muscle"

Lu sur Zone mililtaire :

"À trop tirer sur la corde, elle finit par casser… Et c’est ce que redoute le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), d’après le compte-rendu de son audition devant les députés de la commission de la Défense, diffusé par la Saint-Cyrienne."

Résumons :

  • Un budget de la défense en baisse : il ne prend pas en compte l'inflation jusqu'en 2016 et restera, en 2015, au niveau de 2011 : 31,4 milliards €
  • ... et non garanti : 2,3 milliards € doivent provenir de recettes exceptionnelles, non garanties. Par ailleurs, le ministère de la défense risque de reporter des charges pour la fin de cette année. (il avait atteint 3,45 milliards d’euros fin 2013)
  • Des précédentes réformes qui ont épuisé toutes les marges de manoeuvres : "Avec la Révision Générale des Politiques Publiques puis la Modernisation de l’Action Publique, toutes les pistes d’optimisation ont été explorées et mises en œuvre"
  • Entre 2009 et 2019, les effectifs de l'armée auront diminué d'un quart. "En 2014, le ministère de la défense, à lui seul, assumera près de 60% des suppressions d’emplois d’Etat. En 2015, ce ratio augmentera encore jusqu’à 66%. Plus on avance, plus il est difficile d’identifier des postes à supprimer"
  • Dépenses de fonctionnement, à la limite de la rupture : "Et ce dans des proportions telles que le Ministre, Jean-Yves Le Drian, a décidé un abondement de 30 millions € en fin d’année dernière, afin de soutenir les bases de défense, pour satisfaire en partie les besoins les plus basiques, comme le chauffage ou la réparation des douches !Comment peut-on envisager d’aller plus loin en matière de fonctionnement quand la hausse de la TVA notamment est prise sous enveloppe et que les coûts de l’énergie et des fluides, également pris sous enveloppe, représentent 40% des dépenses des bases de défense ?"
  • Du matériel vétuste : "J’ai besoin que le calendrier de l’arrivée des nouveaux équipements soit respecté ! Nos avions ravitailleurs actuels, les KC135, ont plus de 50 ans. Ils datent du début des années 1960, tout comme les avions Caravelle. Qui accepterait aujourd’hui de voler dans une Caravelle ? Nos véhicules blindés actuellement déployés en RCA ont 40 ans. Nos hélicoptères Puma ont eux-aussi presque 40 ans"

Conclusion :

"Les hommes et les femmes de nos armées, nos jeunes, risquent leurs vies au nom de la France, en notre nom à tous. En retour, nous avons un contrat moral avec eux. Ils ne comprendraient pas, comme d’ailleurs nos concitoyens, que la LPM [Loi de Programmation Militaire] puisse être amputée de quelconque manière, dans le contexte actuel en France et dans le monde", a expliqué le général de Villiers.

Aussi, a-t-il prévenu, s’adressant aux députés, "il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire".

Posté le 21 octobre 2014 à 16h17 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (21)

Familiophobie : un règlement de comptes politique et social

Dans Le Figaro, Roland Hureaux dénonce la politique antifamiliale du régime socialiste. Extraits :

"[...] Prestations réduites, fiscalité alourdie: il ne fait pas bon avoir des enfants sous Hollande, surtout si on appartient à la classe moyenne ! On dira sans doute que ces mesures ne font que prolonger une tendance à long terme tendant à éroder la politique familiale (moins 17 milliards en vingt ans).

On dira aussi que, confronté à une situation financière catastrophique, le gouvernement socialiste s'attaque une nouvelle fois à la catégorie sociale la moins susceptible de se défendre: la famille. Une tentation ancienne: ce fut cependant le mérite de Jacques Chirac, sous son deuxième mandat (gouvernements Raffarin et Villepin) de ne pas y succomber.

Bruxelles qui presse pour le retour à l'équilibre de nos finances publiques ne fait pas non plus de sentiment: la commission, émanation d'une Europe en plein effondrement démographique et totalement indifférente à cette donnée, n'est sans doute pas émue que la France qui seule fait exception aligne par le bas sa politique familiale.

Mais les considérations budgétaires n'expliquent pas tout . Comment ne pas voir en effet dans les décisions récentes relatives à la politique familiale prises par un gouvernement socialiste aux abois, quelque chose comme un règlement de comptes politique et social?

Qui est en effet la cible principale de ces mesures ? Elle est claire: les jeunes ménages des classes moyennes ayant fait le choix d'une famille nombreuse (plus de deux enfants).

Les familles à un et deux enfants, de loin les plus répandues dans toutes les classes de la société, reçoivent peu d'aide (sauf si elles sont monoparentales). A dessein le gouvernement épargne les familles nombreuses déclarant peu de revenus, qui sont aujourd'hui principalement des familles issues de l'immigration. [...]

Mais le rôle positif que jouent les familles visées en France et même en Europe, ne saurait les exonérer aux yeux des socialistes. Faute capitale en effet, elles sont aussi le vivier privilégié où se recrute la Manif pour tous, en particulier dans sa composante jeune. Et que beaucoup de ces familles nombreuses soient catholiques n'est pas fait pour leur mériter l'indulgence d'un gouvernement dans lequel le ministère de l'intérieur trouve «nauséeuse» l'évocation des racines chrétiennes de la France! Après avoir attaqué la famille par la loi, le gouvernement socialiste, se vengeant sans gloire de ceux qui ont résisté, l'attaque au porte-monnaie!

Par derrière, non point un froid calcul politique (ces mesures seront sans doute électoralement contre-productives) mais une rancune, une hargne dont on a par ailleurs bien d'autres témoignages: au milieu d'un laxisme généralisé, des poursuites judiciaires impitoyables continuent de s'exercer à l'encontre des jeunes de la Manif pour tous pris dans les rafles il y a plus d'un an, Frigide Barjot est expulsée de son logement .

Cette hargne, cette dureté s'expliquent par le fait que le nouveau Parti socialiste, aux antipodes de la SFIO des origines qui avait voté la grande politique familiale de la Libération, est un parti entièrement idéologique et que l'idéologie conduit toujours à la haine inexpiable de l'adversaire. [...]"

Posté le 21 octobre 2014 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Mme Taubira est dans l’application fanatique de toutes les pires recettes de la « politique de l’excuse »

Xavier Raufer répond à Boulevard Voltaire. Extraits :

"À vous croire, le gouvernement mentirait sur les chiffres réels de l’insécurité. Est-ce dû à la seule politique « angélique » de Christiane Taubira ?

Le gouvernement ne ment pas, stricto sensu. Tous mes chiffres proviennent de sources officielles, services de police ou de gendarmerie, offices centraux divers, accessibles à qui les recherche. Mais le gouvernement « vend » comme une vraie baisse, à des journalistes toujours plus incompétents ou complices, de simples effets de déplacement – par exemple entre les cambriolages de résidences principales, en baisse, et des maisons de campagne; et là, ça augmente fort.

Or, la baisse serait réelle si à la fois les cambriolages diminuaient à la ville et dans la France rurale. Sinon, c’est de la poudre aux yeux. Donc, côté officiel, on a de petits mensonges par omission, divers effets de com’ et diversions destinés à berner le public – mais pas de trucage des chiffres eux-mêmes. Quant à Mme Taubira, on est loin de l’angélisme. Elle est dans l’application fanatique de toutes les pires recettes de la « politique de l’excuse », qui consiste à avoir pour les victimes le plus souverain mépris, et à considérer les criminels comme de pauvres victimes de l’exclusion et du racisme."

Posté le 21 octobre 2014 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 octobre 2014

Hervé de Lépinau démissionne de la vice-présidence de la Ligue du sud

Il vient de l'annoncer sur twitter :

Posté le 20 octobre 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Hollande : "Je suis aux côtés d'Asia Bibi"

Et non, pas tout à fait. En fidèle de Pierre Bergé, Hollande s'est déclaré "aux côtés de Paul McCarthy, souillé dans son oeuvre".

Posté le 20 octobre 2014 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

UDI : Fromantin soutient Morin

Jean-Christophe Fromantin explique son soutien au Point.fr :

"J'avais fait campagne sur quatre axes qu'Hervé Morin a accueillis favorablement. Travailler au renouvellement des partis politiques ce qui impliquera une réorganisation de l'UDI vers un modèle moins jacobin donnant plus de voix aux territoires. Adopter des positions d'éthique et de valeur claires en se prononçant par exemple contre la loi Taubira. Nous tourner vers un programme plus libéral et favorable aux entreprises. Je souhaite enfin que l'UDI travaille sur un projet autonome pour 2017."

Le second tour se déroulera du 27 octobre au 13 novembre.

Posté le 20 octobre 2014 à 19h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La valse des primes dans les ministères

Les heureux collaborateurs de Michel Sapin ont une enveloppe de 742 000 euros à se partager en 2014. Ramené au nombre de bénéficiaires au 1er août 2014, cela représente 11 415,38 euros par personne et par an.

568 000 euros, c'est la somme dont dispose Marylise Lebranchu en 2014 pour attribuer des primes à ses équipiers. Si l'on divise ce chiffre par le nombre de personnes qui bénéficiaient de ses largesses au 1er août 2014, c'est-à-dire 80, l'indemnité pour sujétion particulière attribuée par la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique aux membres de cabinet et personnels chargés des fonction support qui l'entourent s'élève à 10 923,08 euros par bénéficiaire et par an.

Au 1er août 2014, 63 personnes, parmi lesquelles 14 membres de cabinet et 49 collaborateurs chargés des fonctions supports, recevaient une indemnité pour sujétions particulières attribuée de la main de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports qui s'est vue allouée une enveloppe de 655 000 euros pour 2014. Cela représente 10 396,83 euros par bénéficiaire et par an.

Posté le 20 octobre 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

Port du voile : que dit la loi ?

On avait appris voici quelques jours qu'une spectatrice voilée intégralement avait été priée de sortir de l'Opéra Bastille le 3 octobre, en vertu de la loi de 2010 qui interdit la dissimulation du visage dans un lieu public. Certains choristes avaient refusé de chanter tant qu'uns solution n'aurait pas été trouvée. La spectatrice avait dû quitter les lieux.

Ouest France revient sur l'évènement et pose donc la question : que dit la loi ?

"Selon la circulaire de mars 2011, sont interdits, « le port de cagoules, de voiles intégraux (burqa, niqab...), de masques ou tout accessoire ou vêtement ayant pour effet, pris isolément ou associé à d'autres, de dissimuler le visage ». [...]

Où le voile est il interdit ?

Sur la voie publique, le visage masqué sera interdit dans les transports en commun, mais pas dans un véhicule particulier, assimilé à un espace privé. Un conducteur ou une conductrice masqué risque toutefois de se faire sanctionner pour manquement aux exigences de sécurité imposées par le Code de la route...

Le voile est interdit dans les « lieux ouverts au public » dont « l'accès est libre » : « plages jardins, promenades publiques... » et ceux dont « l'accès est possible, même sous condition », comme les cinémas ou les théâtres. Cafés, restaurants, magasins, gares, banques, aéroports font partie de ces espaces où le visage doit être visible.

Les femmes voilées peuvent se voir également sanctionner dans les « lieux affectés à un service public », il s'agit de « l'ensemble des institutions, juridictions et administrations : mairies, préfectures, tribunaux, hôpitaux, bureaux de poste, écoles, lycées, universités, musées, bibliothèques... ».[...]

Que risque-t-on en portant un voile ?

Les contrevenants encourent une amende de 150 euros qui peut être accompagnée ou remplacée par un stage de citoyenneté.

Mais celui qui force quelqu'un à l'enfreindre – par exemple un homme qui obligerait sa femme ou sa fille à porter le voile – risque, lui une lourde amende (jusqu'à 60 000 €) et une peine de prison."

Posté le 20 octobre 2014 à 12h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

Politique dénataliste : la preuve par les chiffres

Les Echos ont étudié l'impact de la réforme plaçant les allocations familiales sous condition de ressources :

"La perte va croître de manière importante avec la taille des familles. En effet, le plafond de 6.000 euros (deux enfants) s’élève assez peu à chaque enfant supplémentaire : 500 euros. Du coup, les familles de deux enfants vont perdre un montant d’allocations équivalent à 1,07 % de leur revenu au premier seuil, et 1,21 % au deuxième, alors que les familles de trois perdront 2,27 % avec un revenu mensuel de 6.500 euros, puis 2,60 % à 8.500 euros. Pour celles de quatre, on grimpe à 3,29 %, puis 3,83 %. Avec un salaire mensuel de 7.000 euros, leur manque à gagner sur un an s’élèvera à 2.764 euros, et avec 9.000 euros, à 5.529 euros. En y ajoutant la forte baisse du quotient familial, des familles vont perdre un demi mois de revenus, voire un mois entier."

Il s'agit donc bel et bien d'une mesure dénataliste, visant les Français les plus aisés. S'agissant des couples dont un seul des deux parents travaille, les Echos remarquent, comme l'avait fait votre blog, que

"Le complément familial ou la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) comportent des plafonds plus élevés pour un couple bi-actif (ou pour un parent isolé) que pour un couple mono-actif."
L'article affirme ensuite que "la réforme prévue ne fait pas de distinguo à ce stade". Pourtant, dans un précédent article, les Echos affirmaient que le plafond des 6000 € était retenu pour un couple "biactif". Détail qui n'en est pas un, non repris par d'autres journaux par la suite... A surveiller de près lors des débats à l'Assemblée.

Posté le 20 octobre 2014 à 09h49 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

Les électeurs de droite sont de plus en plus à… droite

Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion de l’Ifop, déclare à Valeurs actuelles :

"Les électeurs de droite, aujourd’hui, sont de plus en plus à… droite. 57 % des sympathisants UMP souhaitaient, avant son retour, que Sarkozy revienne sur un programme “clairement à droite”, contre 34 % qui espéraient un programme de “droite modérée”. Rappelons aussi que ces mêmes sympathisants UMP estiment à 87 % qu’“il y a trop d’immigrés en France” et se disent favorables, pour la moitié d’entre eux, à des accords locaux avec le FN, contre un tiers en 2010. En donnant des signaux à l’aile centriste, pour se prémunir contre Juppé, Sarkozy doit prendre garde à ne pas décevoir l’aile droite, nettement majoritaire, dont une partie pourra être tentée de se tourner vers le FN.

Certains estiment que sa défaite de 2012 est liée à son discours trop droitier…

Nos études démontrent, au contraire, que c’est sa stratégie offensive, dite “ligne Buisson”, qui a permis à Sarkozy de remonter entre les deux tours de la présidentielle : alors que seuls 42 % des électeurs de Marine Le Pen envisageaient de voter pour lui au lendemain du premier tour, ils ont été 55 % à le faire au second, soit un gain substantiel de 13 points. Et cela, sans perdre au centre, puisque les intentions de vote des électeurs de Bayrou en faveur de Sarkozy sont restées stables (autour de 35 %)."

Posté le 20 octobre 2014 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Nicolas Sarkozy va déjeuner avec les défenseurs de la famille

Lu ici :

"Selon nos informations, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy déjeunera le 29 octobre prochain avec un groupe de députés opposés au mariage pour tous.

Philippe Gosselin, député de la Manche et figure de La Manif pour tous, fait partie des invités. Ce dernier a pourtant parrainé Hervé Mariton, très en pointe sur les débats liés aux familles et candidat à la présidence du parti d’opposition."

Posté le 20 octobre 2014 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Gender : Alain Juppé rejoint Najat Vallaud-Belkacem

Au cours de la rentrée départementale de l'UMP Gironde dont il est le président, Alain Juppé s'est exprimé sur l'actualité. Au terme de son allocution, il s'est livré à un petit jeu de questions-réponses avec les militants présents et il a notamment été interpellé sur la loi Taubira ainsi que sur l'idéologie du genre :

"La théorie du genre, ce sont des fariboles. Un garçon reste un garçon et une fille une fille. Et je ne crois pas que ce soit la théorie du genre qui empêche les Françaises ou les Français de dormir. Le plus important à résoudre dans notre pays, c'est le chômage et la crise économique."

Quant à la loi Taubira, il a rappelé qu'il comptait dans sa majorité municipale un membre de l'association "La manif pour tous". Mais,

"il faut du respect mutuel. J'ai le plus grand respect pour ceux qui s'opposent au mariage pour tous mais il ne faut pas se barricader. Regardez ce que propose le pape François. Et puis, quand j'interroge mes deux filles qui ont dans les 25 ans (les filles de sa femme Isabelle, NDLR), pour elles, le mariage pour tous, ça ne pose aucun problème."

Bref, nous pouvons nous estimer heureux qu'il nous tolère, mais il ne faut pas abuser de sa patience...

Posté le 20 octobre 2014 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

19 octobre 2014

Après les allocations familiales, la fin de l'universalité des remboursements de soins ?

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, craint que ce qui vient d'être décidé sur les allocations familales se reproduise avec le remboursement des frais de soins :

"Cette décision peut-elle faire courir un danger pour l'avenir de la Sécurité sociale ?

Bien entendu. Si on commence à moduler certaines prestations, on risque de briser la solidarité nationale. Cette décision est une brèche dans les principes mis en place après la guerre, issus du programme du Conseil national de la résistance. Ce qui se passe avec la branche famille pourrait très bien être étendu à la branche maladie. Il y a déjà eu des projets d'instituer une modulation des remboursements des soins en fonction des revenus, ou bien encore l'idée d'instituer un forfait. J'ajouterai que ce qui se passe est dangereux pour le pacte national. Si les classes moyennes n'ont plus accès à certaines prestations, elles pourraient être tentées de vouloir quitter la Sécurité sociale si elles n'ont plus d'intérêt à continuer à cotiser. Elle pourraient vouloir se tourner vers des opérateurs privés."

Posté le 19 octobre 2014 à 12h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

18 octobre 2014

Que ferez-vous dimanche prochain ?

Quand le PS militait pour le repos dominical... c'était en 2008, dans l'opposition aux projets de Sarkozy. Mais ça, c'était avant :

Posté le 18 octobre 2014 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

« La ligne politique principale du gouvernement : taper sur la famille »


Allocations Familiales : Interview De Bruno... par Paulvinage

Posté le 18 octobre 2014 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent

L'agenda blanc du président

... pour les week-ends seulement. Le président n'annonce pas à l'avance ce à quoi il va occuper ses week-ends : peur de se trouver nez-à-nez avec des drapeaux bleu-blanc-roses, de se colleter avec la réalité ? Toujours est-il que le président a l'air de se sentir bien seul le week-end (le Parisien).

Posté le 18 octobre 2014 à 14h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

La Hollanderie du jour

François Hollande a annoncé la libération des lycéennes nigérianes lors d'une conférence de presse au siège de l'OCDE, à Paris, vendredi 17 octobre. Sauf que les autorités nigérianes n'ont pas parlé de libération mais d'un accord sur cette libération. François Hollande a été obigé de se corriger tout de suite, faisant passer la France pour la dernière des abruties.

Posté le 18 octobre 2014 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Modulation des allocations : cela va coûter de l'argent

Le gouvernement croit pouvoir faire des économies sur le dos des familles. C'est l'inverse qui va se produire. Nos technocrates détachés de la réalité n'ont pas vu que l'application de leur idéologie va plus coûter à l'Etat que lui rapporter. A long terme, bien sûr, mais aussi à court terme.

Cette mesure semble techniquement difficile à mettre en place. Dans les caisses d'allocations familiales, on s'arrache les cheveux et on se demande bien comment on va appliquer cette mesure.

La caisse nationale d'allocations familiales estime qu'il faut embaucher 600 personnes minimum pour faire face à cette réforme, ce qui représente un budget d'environ 60 millions d'euros.

Ensuite, il faut établir un lien direct entre les caisses d'allocations familiales et la Direction générale des finances publiques, seul organisme à connaître précisément les revenus des ménages. Il faudra sans doute aussi changer tout le système informatique.

Posté le 18 octobre 2014 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Les incroyables privilèges des journalistes

Jean-Yves Le Gallou s'insurge contre le fait que l'on ait confisqué les téléphones portables des assistants au procès de David Van Hemelrick, et pas ceux des journalistes. Il dénonce le favoritisme de la justice, qui privilégie ainsi les journalistes "officiels" au détriment des journalistes indépendants. A 28'47" :

 

Posté le 18 octobre 2014 à 12h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

17 octobre 2014

Le chef des armées ne montre pas l'exemple

Selon Jean-Dominique Merchet :

"Dans l'armée, le chef doit donner l'exemple à ses troupes. Le président François Hollande, chef des Armées, vient de rater une bonne occasion de le faire. Mercredi, le ministère de la Défense a publié la liste des restructurations pour 2015 permettant de supprimer une nouvelle fois 7500 emplois, conformément à ce qui est prévu dans la loi de programmation militaire. Un seul régiment est dissous : le 1er régiment d'artillerie de marine (RAMa) de Châlons-en-Champagne. La préfecture de la Marne va perdre près de 1000 emplois. C'est un coup dur pour la ville.

Or, le 1er RAMa n'était pas le régiment dont l'armée de terre souhaitait se séparer. A la suite d'une étude du coût/efficacité, l'état-major était parvenu à la conclusion que l'unité «la plus chère à conserver» était le 126e régiment d'infanterie. L'armée de terre proposait donc au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de le dissoudre. Il n'y avait qu'un hic : la garnison du «126» est Brive-la-Gaillarde, sous-préfecture de la Corrèze, le département d'un certain François Hollande ! Donc intouchable dans le régime quasi-monarchique qui est le nôtre. La Défense a ordonné au nouveau chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser, qui vient de prendre ses fonctions le 1er septembre, de revoir sa copie ; ce qu'il a fait.

Le «126» avait déjà échappé à toutes les précédentes restructurations grâce à la bienveillance d'autres Corréziens célèbres, Jacques et Bernadette Chirac. Plutôt que de montrer l'exemple en prenant, localement, sa part aux restructurations qu'il impose à l'armée et aux territoires concernés, le chef de l'Etat a sauvé «son» régiment. Il était sans conteste plus facile d'annoncer la disparition du 1er RAMa, sur les terres du député-maire UMP Benoist Apparu. Les habitudes sont sauves, la morale publique un peu moins."

Posté le 17 octobre 2014 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La politique familiale n’est pas une politique sociale, c’est une justice élémentaire

Un fidèle lecteur du Salon Beige, qui plus est célibataire et sans enfant, nous livre quelques réflexions suite à la nouvelle atteinte aux allocations familiales :

"La politique familiale n’est pas une politique. Je veux dire par là : pas une politique qu’un gouvernement peut choisir de mettre en œuvre ou pas. Il s’agit de justice élémentaire.

Pour le comprendre, il faut se rappeler que le système de sécurité sociale consiste à mutualiser ce que j’appellerais les « charges de la vie », à savoir : la maladie et le handicap, les retraites, le chômage et, bien sûr, les enfants. Non-pas, naturellement, que les enfants soient un handicap, mais, du point de vue matériel et financier, il est certain que l’on vit mieux sans enfant.

A partir du moment où les charges sont mutualisées, il faut mutualiser également le financement.

Et c’est là que l’on comprend qu’en supprimant la politique familiale, ce n’est pas une politique contingente que l’on supprime, mais bien une injustice flagrante que l’on commet à l’égard des personnes ayant des enfants : cotisant comme les autres (au moins dans le privé), les familles consentent en effet de lourds sacrifices financiers pour élever leurs enfants, quand, dans le même temps, les personnes qui n’en ont pas disposent pleinement de leurs revenus. De nombreuses études montrent ainsi qu’un couple dont les revenus sont de l’ordre de 5000 euros par mois se retrouve avec le niveau de vie d’un smicard s’il a cinq enfants.

Or, plus tard, ce sont ces enfants qui paieront les retraites des personnes n’ayant pas eu d’enfants, et d’autant plus que leurs parents auront consenti à se serrer la ceinture pour leur offrir de bonnes études.

La sécurité sociale privée de la politique familiale est donc un véritable hold-up sur le budget des familles, car cela revient à privatiser l’investissement (les enfants), et à collectiviser les fruits de cet investissement.

La politique familiale n’est pas une politique sociale, c’est une justice élémentaire, d’autant plus nécessaire qu’il y a une sécurité sociale.

Précisons encore d’autres choses :

  • Cette justice élémentaire devient une politique nataliste dès lors que le niveau de vie augmente avec le nombre d’enfants par rapport aux personnes de mêmes revenus sans enfant. A contrario, elle devient anti-nataliste dès lors que ce niveau de vie baisse.
  • Aujourd’hui, la plupart des diverses et complexes allocations familiales sont soumises à plafond de ressources ; demain, la dernière allocation qui restait universelle sera soumise à un tarif fortement dégressif. Elles aboutissent alors à une chute du niveau de vie des couples avec enfants dès lors que leurs revenus dépassent le revenu moyen, et au contraire une légère hausse de niveau de vie dès lors que leurs revenus restent en dessous du SMIC.

On peut donc dire que, pour peu que les parents travaillent et gagnent plus que 1500 €/mois, la politique actuelle est aujourd’hui fortement anti-nataliste, et qu’elle représente donc une spoliation en bonne et due forme du fruit de l’effort financier consenti par les familles, tandis que cette même politique est au contraire plutôt nataliste pour les personnes aux revenus faibles, et qu’elle devient même outrageusement nataliste pour ceux qui vivent des transferts sociaux.

La conclusion à en tirer est qu’il est urgent, pour les familles, de sortir de ce système, et de revenir au financement des « charges de la vie » par la solidarité familiale naturelle. Celle-ci est sans nul doute moins sûre qu’un système de Sécurité Sociale respectueux de la justice, mais bien plus juste que le système actuel, et infiniment plus encore que le système à venir.

Quant à ceux qui profitent de la vie aujourd’hui et bénéficieront de retraites financées par d’autres demain, qu’ils regardent dans les yeux leur collègue de travail qui a des enfants, et qu’ils se rendent compte qu’ils sont purement et simplement en train de lui voler (certes inconsciemment…) une part significative de son salaire."

Posté le 17 octobre 2014 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le Conseil d'Etat suspend la suppression des bourses au mérite

Le ministère de l'Enseignement supérieur avait décidé, en toute discrétion, de supprimer cette aide complémentaire attribuée aux nouveaux étudiants boursiers ayant décroché la mention "Très bien" au bac. Seulement, explique le Conseil d'Etat,

"le juge des référés a estimé qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée et que son exécution, privant des étudiants d'une part substantielle de leur ressources, créait une situation d'urgence"

Le Conseil d'Etat a donc suspendu aujourd'hui la suppression des bourses au mérite, en attendant de rendre son jugement sur la légalité de la mesure.

Posté le 17 octobre 2014 à 15h03 par Louise Tudy | Lien permanent

Quand l'Etat socialiste nous organise notre vie de "pauvres"

Il n'aura échappé à personne qu'Emmanuel Macron a le sens de la formule. Après les "illettrées" de Gad, le voici qui propose aux "pauvres" de voyager en autocar.


Macron: "Les pauvres voyageront plus facilement" par BFMTV 

Au fond, on peut admettre qu' Emmanuel Macron emploie les mots justes sans tomber dans la "novlangue", ce qui d'ailleurs lui a valu les foudres des habitués de la périphrase. Plus que les mots employés, ce qui peut chiffonner les Français, c'est que l'Etat socialiste non seulement s'accommode sans moufeter de la présence des "pauvres" en France, mais en plus leur organise sans honte leur vie de "pauvres", avec des Lille-Marseille en autocar, quel bonheur. N'aurait-il pas été plus judicieux de se pencher - aussi - sur les tarifs toujours plus exorbitants de la SNCF, qui confinent au rackett ?

Posté le 17 octobre 2014 à 14h02 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (31)

"Lettre au meilleur d’entre nous"

Un excellent billet de François Billot de Lochner sur Liberté politique, dont voici quelques extraits :

"Très cher Alain, ainsi donc, tu te lances, ou plutôt tu te relances : tu brigueras sûrement la présidence de la République en 2017...

Pour ne rien te cacher, j'en suis un peu estomaqué. Certes, tu as le droit d'être ambitieux : le meilleur d'entre nous peut se le permettre. J'ai cependant en mémoire de multiples déclarations, dans lesquelles tu disais, la main sur le coeur, qu'il n'y avait point de salut en dehors de Bordeaux, et que tu y consacrerais désormais le meilleur de toi-même. Bon, je sais que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, mais tout de même, je pensais qu'avec toi, le meilleur d’entre nous… [...]

Il serait peu charitable de ma part de te rappeler que tu as été longtemps à la tête des instances dirigeantes de notre pays, qui ne cesse de décliner depuis quarante ans : tu y as donc une importante part de responsabilité.

Si j'étais cruel, je te rappellerais, par exemple, ta dissolution ratée, qui nous a valu cinq ans supplémentaires de gouvernement socialiste, ou ton invraisemblable politique africaine et moyen-orientale, qui a allumé dans la région un feu impossible à éteindre. Je pourrais aussi te rappeler tes déclarations indignes d'un grand dirigeant français, puisque tu as osé dire que le pape [Benoît XVI - NDMB] commençait à (nous) poser problème.

Et voici, maintenant, que l’inique loi Taubira te paraît une grande avancée sociale, à laquelle il ne faut toucher ; que les flux migratoires incontrôlés qui abîment notre pays te semblent acceptables ; qu'il faut traquer dans la région bordelaise les associations jugées politiquement incorrectes, au moyen d'une sorte de Halde locale, nous rappelant les heures les plus sombres de notre histoire… sans parler des associations du type LGBT que tu finances désormais à tout-va dans ta bonne ville de Bordeaux. [...]

[la suite sur Liberté politique]

Posté le 17 octobre 2014 à 13h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

Le maire de Colombes refuse de commémorer le 17 octobre 1961

Réponse du maire de Colombes Nicole Goueta aux élus socialistes concernant le 17 octobre :

"Ma position sur le 17 octobre est simple et claire. C’est aux historiens de se pencher avec objectivité sur l’Histoire et pas aux élus. Les événements liés à la guerre d’Algérie entre 1954 et 1962 sont complexe et douloureux. Ils ont conduit à une stratégie de la tension sur le sol métropolitain, notamment à Paris. Les organisations clandestines, qu’il s’agisse de l’OAS ou du FLN ont obligé les autorités publiques à des opérations de police dont certaines, comme c’est toujours le cas lorsque règne un climat de guerre civile, ont pu déboucher sur des morts inutiles. Les initiatives de certains fonctionnaires n’impliquent pas à mes yeux la responsabilité du général de Gaulle, alors Président de la République.

La municipalité gaulliste de Colombes de l’époque a-t-elle été impliquée dans ces événements ? Nullement. En porte-t-elle une quelconque responsabilité ? Aucunement. Ce qui m’importe, c’est qu’aujourd’hui les communautés qui composent notre ville vivent en bonne intelligence. L’aspect très militant et politisé de ces commémorations, dans un esprit de repentance permanente me dicte en conscience d’observer une certaine neutralité. Je n’empêche aucun élu de ma majorité de se joindre à ces commémorations. Je constate simplement qu’aujourd’hui l’opposition socialiste souhaite jeter de l’huile sur le feu.

La commémoration des événements du 17 octobre 1961 ne fait pas partie des commémorations officielles. Je ne me reconnais pas dans certains accents de repentance qu’elle véhicule. Les associations et partis politiques qui se sentent liées à cette part de la mémoire de notre pays ont la liberté de la commémorer. Ma volonté de rassembler les énergies de notre ville ne passera jamais par une addition clientéliste de mémoires plus ou moins sélectives. Le respect dû aux morts commence par la décence de ne pas les instrumentaliser."

Posté le 17 octobre 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Pendant que la France désarme, la guerre se propage

Thomas Flichy de La Neuville, historien du droit et des institutions, écrit sur le blog de L'Homme nouveau :

"La guerre s'est propagée avec une vitesse fulgurante au cours des derniers mois, aussi bien au cœur du Sahel qu’au Moyen-Orient. Même si les interventions françaises ont gelé certains conflits, force est de constater que les territoires en guerre se sont interconnectés. La menace la plus grave est aujourd’hui que la Libye, livrée au chaos, devienne un émirat du nouveau Califat islamique. Comment expliquer l’incapacité des puissances régionales et mondiales de venir à bout de ces conflits ? Essentiellement par une opposition entre les tenants d’une mondialisation sauvage et la résistance de vieilles civilisations, comme la Russie, l’Iran et la Chine, qui tâchent de se protéger, quitte à s’emmurer dans leurs identités respectives. Entre les deux se trouve le monde de l’Islam, en proie à un réveil religieux épisodique et partiellement instrumentalisé. À l’évidence, si la régression économique actuelle ne s’accompagne pas de la réhabilitation de frontières protectrices, la guerre, qui a déjà embrasé toute la périphérie de l’Europe, se portera en son centre. Les menaces n’ont donc jamais été aussi fortes qu’aujourd’hui.

Une simple étape

Aussi est-ce pour le moins surprenant que des dissolutions de régiments soient actuellement annoncées. En réalité, celles-ci s’inscrivent dans un autre calendrier : celui d’une confédération d’États ayant cru depuis maintenant vingt-cinq ans que l’horizon militaire de la libre circulation des biens et des hommes serait la paix assurée. Dans ce cadre, les réductions du jour se présentent comme une simple étape dans une planification aveugle, fondée sur un postulat erroné. De fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les systèmes représentatifs se sont nettement fragilisés au cours des dernières années face à l’essor simultané des technocraties impériales et des messianismes orientaux. Dans ces circonstances, il serait assez chimérique de penser que des États désarmés et enfermés dans leur confort, formeront autre chose que des proies faciles vis-à-vis de ceux qui les entourent. La France désarme, exactement comme elle le faisait à la fin du XVIIIe siècle. Les interventions militaires étaient alors soigneusement masquées et la première idole de ce siècle philosophique se nommait la paix perpétuelle.

H

Posté le 17 octobre 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

Le reniement c'est maintenant

Posté le 17 octobre 2014 à 07h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

16 octobre 2014

Allocations familiales : un plafond plus bas encore quand la mère est au foyer ?

Les députés socialistes ont annoncé que les allocations familiales allaient être coupées à la hâche à partir d'un certain plafond : 6 000 € de revenus mensuels pour un couple "biactif" avec deux enfants (d'après une info exclusive des Echos. Voir aussi ce précédent post). Et quand un seul parent travaille, quel plafond sera donc retenu ? Pour l'instant, aucune information n'a été donnée sur le sujet. Et pour cause.

Allons voir du côté des allocations qui sont déjà versées sous condition de ressources. L'allocation de base par exemple. Eh bien, le plafond est plus bas quand un seul parent travaille. Une famille avec un enfant, dont la mère est au foyer, et dont le père touche 30 000 € par an, ne percevra pas l'allocation de base. Mais si les deux parents travaillent, et touchent ensemble 30 000 € par an, ils la percevront ! Car le plafond est alors fixé à... 37 733 € et non plus à 29 700 €.

Il y a donc fort à parier que les familles dont la mère est au foyer soient les plus pénalisées par le racket que le gouvernement est en train de mettre en place. Ceci étant, le texte n'est pas encore voté.

Posté le 16 octobre 2014 à 22h30 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (18)

Le jumelage de Béziers avec Maaloula ne coûtera rien aux contribuables

De retour de Syrie, Robert Ménard, qui défend l'idée d'un "jumelage éthique", compte faire jouer son carnet d'adresses et en appeller aux dons pour reconstruire ce petit village martyr, où les habitants parlent la langue du Christ, l'araméen. Le maire de Béziers a défini cinq axes avec son homologue syrien. Le jumelage

"permettra aux habitants de reconstruire et restaurer leurs maisons détruites dans la vieille ville ; de mettre en place les conditions d'un développement touristique durable à Maaloula ; de soutenir et restaurer l'institut d'enseignement de la langue araméenne ; d'apporter une aide dans le domaine de traitement des eaux et de l'assainissement ; aider à la réouverture de l'orphelinat."

Robert Ménard réclame en outre que la France change sa politique étrangère :

"Je suis convaincu que la France se trompe vis-à-vis de la Syrie. Il est impossible de renvoyer dos à dos le régime de Bachar el Assad et celui de ces barbares qui décapitent, assassinent, détruisent". Pour lui, "il y a, aujourd'hui, une obligation à défendre un régime, certes critiquable, mais qui est le seul à pouvoir faire barrage à Daesh (organisation État islamique)"."

Posté le 16 octobre 2014 à 21h33 par Louise Tudy | Lien permanent

La Manif Pour Tous dénonce l'enterrement de la politique familiale

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, réagit à la nouvelle attaque contre la famille :

« Vouloir placer les allocations familiales sous conditions de ressources, c’est confondre la  politique familiale et la politique sociale. Ce serait une faute politique historique. Il est encore temps de corriger le PLFSS en faisant le choix de l’avenir, en proposant une politique familiale audacieuse pour accompagner et soutenir les familles de France, source de richesses économiques et humaines pour l’ensemble de notre société ».

« Nous répétons une nouvelle fois que les familles ne souhaitent pas avoir à mener un nouveau bras de fer contre l’exécutif. Mais elles y sont prêtes ».

Si le plafond est de 6000 € en 2015, sera-t-il de 5000 € en 2016 puis 4000 € en 2017 ? Il faut dire la vérité aux familles de France : en plaçant les allocations familiales sous conditions de ressources, on fait passer la politique familiale à la guillotine. Quel avenir pour les familles, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, particulièrement en période de crise ? Quel avenir pour les enfants, avenir de notre société ?

Posté le 16 octobre 2014 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent

UDI : Jean-Christophe Fromantin éliminé

Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin sont qualifiés pour le second tour de l'élection à la présidence de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) dans un score très serré. Le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, devance d'environ 700 voix Hervé Morin, à 35,9% contre 31,5%. Yves Jégo, qui se présentait en tandem avec Chantal Jouanno, recueille lui 21,5%, et Jean-Christophe Fromantin 11,1%. L'UDI comptait 28.305 votants et plus de 16.600 d'entre eux ont participé au scrutin.

Pour rappel :

Posté le 16 octobre 2014 à 20h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Allocations familiales, congé parental, prime à la naissance : l'Elysée a tranché

D'après les Echos :

  • Les allocations familiales seront modulées en fonction des revenus à partir de juillet 2015
"Le plafond retenu est de 6.000 euros pour un couple biactif avec deux enfants (...) Les allocations familiales seront divisées par deux dès 6.000 euros, et par 4 à partir de 8.000 euros. Pour chaque enfant supplémentaire, ce plafond est relevé de 500 euros, par exemple une division par deux des allocations dans le cas d’un couple avec trois enfants qui gagne 6.500 euros."
  • La prime à la naissance ne sera finalement pas divisée par trois à partir du deuxième enfant
  • Le congé parental des mères, déjà réduit pour le premier enfant, passera de 30 à 24 mois pour les suivants. Les pères pourront s'arrêter 12 mois.
  • La majoration des allocations familiales sera maintenue à l'âge de 14 ans et non décalée à 15 ou 16 ans. Elle ne sera pas modulée en fonction des revenus

Addendum : plusieurs lecteurs se sont étonnés que le plafond de ressources soit défini pour un couple "biactif". Et quand un seul des deux parents travaille ? Il n'est pas impossible qu'un plafond plus bas soit envisagé : lire ce post en complément. Précisons que le texte n'a pas encore été voté.

Posté le 16 octobre 2014 à 18h44 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)


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