23 novembre 2014

Les familles plumées demandent à être reçues par François Hollande

A - GrazianiLe collectif se félicite de cette première journée de manifestations et met la pression sur les députés qui vont examiner en deuxième lecture les mesures contestées :

"Plus de 50 manifestations à travers toute la France se sont tenues aujourd'hui à l'appel des Familles Plumées. Rassemblant entre quelques centaines et quelques milliers de manifestants devant les préfectures de France, cette mobilisation marquait le lancement de la réaction des familles à la démolition de la politique familiale. Dans le viseur des associations, syndicats et familles qui sont retrouvés au sein du collectif des Familles Plumées, 2 mesures phares : la réforme du congé parental et la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Ces mesures contenues dans le PLFSS 2015 (Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale) ont été adoptées en 1ère lecture à l'Assemblée nationale avant d'être supprimée au Sénat.

 

« Dès demain, le texte reviendra devant les députés pour une 2ème lecture. C'est pourquoi nous avons tenus à nous mobiliser à la veille de  ce nouvel examen pour sensibiliser les députés sur les enjeux de ce texte et ses conséquences concrètes pour la vie quotidienne de millions de familles » explique Julie Graziani, mère de famille et porte-parole des Familles Plumées. Car malgré les propos du gouvernement, les Français sont chaque jour de plus en plus nombreux à comprendre que ces mesures vont les toucher directement. « Qui a recours au congé parental ? Certainement pas les familles les plus aisées ! » explique Didier Leprice-Ringuet, porte-parole des Familles Plumées. « Nous serons présents tout au long des débats à l'Assemblée, y compris dans les tribunes pour suivre les débat en séance plénière. Nous devons soutenir les députés courageux qui sont de plus en plus nombreux à oser avoir une parole libre sur ce sujet et à dire haut et fort leur inquiétude sur cette démolition de la politique familiale. C'est très grave. Nous ne pouvons rester les bras croisés » poursuit Julie Graziani.

 

Les résultats du sondage commandé par les Familles Plumées à l'IFOP sont d'ailleurs sans appel. 81% des Français estiment que la politique fiscale menée par le gouvernement pénalise fortement les familles,  3 Français sur 4 (74%) se déclarent opposés à la réforme du congé parental et près de 8 Français sur 10 (77%) dénonce la mise sous condition de ressources des allocations familiales en craignant un abaissement année après année du seuil à partir duquel les allocations familiales seront réduites voire supprimées.

 

« La mobilisation ne fait que commencer » estime Julie Graziani. « Si le Président de la République ne veut pas faire de l'année 2015 une année sombre pour lui, il doit être à l'écoute des Français, et pas seulement des casseurs. La balle est dans son camp et dans celui de sa majorité. Nous attendons donc sa réponse rapide à notre demande de rendez-vous. On ne peut pas faire disparaître la politique familiale en privant les familles du dialogue qu'elle demande. M. le Président, ne faites pas des sans-dents des sans-voix ! » conclue-t-elle."

Posté le 23 novembre 2014 à 21h05 par Louise Tudy | Lien permanent

Les familles en ont assez d'être plumées par le gouvernement !

Baisse du quotient familial et à présent, projet visant à réduire le congé parental et placer les allocations familiales sous conditions de ressources... le gouvernement détricote petit à petit la politique familiale et les Français s'en rendent compte : d'après un sondage Ifop publié hier, 81% d'entre eux estiment que la politique fiscale menée actuellement pénalise fortement les familles.

Celles-ci ont donc manifesté, à l'appel du collectif Les familles plumées, dans une cinquantaine de villes en France, pour protester contre les "économies" faites sur leur dos, alors qu'elles représentent un investissement.

600 personnes à La Défense :

FSL - La Défense 3

FSL - La Défense

A Nantes, quelques 300 manifestants et leurs enfants ont assisté à l'enterrement de la politique familiale :

FSL - Nantes 3

A - Nantes

A - Nantes cercueil

2 500 personnes à Versailles :

A - Versailles 1

A - Versailles foule

Le maire François de Mazières :

FSL - Versailles 3

Le député Jean-Frédéric Poisson :

A - Versailles Poisson

Le maire du Chesnay Philippe Brillault et Tugdual Derville :

A - Versailles 2
L'intervention de Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC :

 

Environ 200 personnes à Marseille, dont des élus UMP et FN :

FSL - Marseille 4

FSL - Marseille 2

A - Marseille 3

A - Marseille

A - Marseille 4

Plus de 300 personnes à Lyon :

A - Lyon

A - Lyon

Patrick Louis (MPF) et le député Philippe Cochet :

FSL - Lyon

300 personnes à Paris, où les familles en ont assez d'être bradées :

A - Paris 2

FSL - Paris

FSL - Paris 2

Le porte-parole des familles plumées, Julie Graziani :

A -  Paris Julie Graziani
L'intervention du député Jean-Christophe Fromantin :

 

Lancer de plumes devant l'Assemblée nationale :

A - Paris

A Evry :

FSL - Evry

A Caen :

FSL - Caen

A Blois, la manifestation a réuni une centaine de personnes :

A - Blois 2

Familles en colère à Tours :

A - Tours

Plus de 80 personnes à La Roche-sur-Yon,

FSL - Vendée

A - La Roche sur Yon

Entre 200 et 300 manifestants à Nice :

 

Une chaise haute pour aider François Hollande à prendre de la hauteur :

A - Nice

A Perpignan, en présence des élus FN du département :

A - Perpignan

A Valence :

A - Valence

A Narbonne :

A - Narbonne

A Montpellier :

A - Montpellier

A Troyes, les familles, soutenues par le député Nicolas Dhuicq, Mme Collot-Touzé (PCD), Mme Amilhau (FN), et M Menuel (UMP), ont donné du matériel de puériculture au Foyer Aubois (association oeuvrant pour les démunis). Une soixantaine de manifestants :

A - Troyes

Une trentaine de manifestants à Langon :

A - Langon

Plus de 150 personnes à Toulon :

A - Toulon

Et une centaine devant la préfecture de Saint-Etienne :

A - Saint Etienne

250 à 300 manifestants à Bordeaux :

A - Bordeaux

A - Bordeaux 2

Etaient présents des élus du FN et des membres de Sens commun. Bizarrement, pas d'Alain Juppé...

A - Bordeaux 3

A Clermont-Ferrand :

 

150 manifestants à Rennes :

A - Rennes

Une soixantaine à Pau :

A - Pau 2

Ce post n'est pas exhaustif !

Posté le 23 novembre 2014 à 15h48 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (13)

Sortir de l'oligarchie

La dernière video d'Hilaire de Crémiers, sur le site de politique magazine.

 

Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de noter les détails du colloque "pour un nouveau régime", que nous avons déjà évoqué, toutes les informations sont ici.

Posté le 23 novembre 2014 à 13h41 par Paula Corbulon | Lien permanent

22 novembre 2014

Lille : Hollande a été accueilli aux cris de "Hollande démission"

Normal 1er devait déjeuner dans un restaurant du Vieux-Lille avec Martine Aubry, avant d'assister avec elle au double de la coupe Davis.

Il a été salué à sa descente de voiture, par un concert de sifflets et des appels à la démission.

Posté le 22 novembre 2014 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Sens Commun : le caillou dans la chaussure de l'UMP

Lu ici :

S"Le poids de Sens commun s'est révélé croissant à mesure que le sujet du mariage pour tous devenait central dans la campagne UMP. "Dans la quasi-totalité des meetings, on a une question là-dessus", confirme un membre de l'équipe de Bruno Le Maire. Pour imposer le thème, ils ont été bien aidés par Hervé Mariton, qui a axé sa stratégie sur l'abrogation de la loi Taubira, puis par Nicolas Sarkozy, qui a accepté de jouer leur jeu lors du meeting du 15 novembre. "Sarkozy leur a donné de l'importance en se rendant à ce meeting et en refusant par ailleurs toutes les autres invitations auxquelles avaient répondu les autres candidats", estime un proche de Bruno Le Maire. "C'est sûr que Sarkozy nous a donné un beau coup de pouce", admet un militant.

Le mouvement s'est aussi rendu séduisant aux yeux des candidats grâce au profil de ses membres, de jeunes actifs issus de la société civile pouvant incarner le renouveau d'un parti vieillissant. "Il y a de moins en moins de jeunes à l'UMP, en cela Sens commun répond à la problématique de la participation des gens de moins de 50 ans", affirme un adhérent. Sens commun ne rassemble, pour l'instant, que 2% des militants UMP, mais son influence semble bien plus forte que ses effectifs.  [...]

Sens commun ne compte pas s'arrêter à sa performance du 15 novembre et compte bien peser sur la suite des événements avec, en ligne de mire, les primaires de 2016 qui permettront de désigner le candidat UMP à l'élection présidentielle. Madeleine de Jessey prévient déjà Alain Juppé : "Sa position sur la loi Taubira n'est pas cohérente du tout." Mais en attendant, la porte-parole savoure déjà une première victoire acquise avec le meeting du 15 novembre : "On a fait tomber le tabou de l'irréversibilité, cette idée qu'une loi sociétale ne peut pas être défaite."

Posté le 22 novembre 2014 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Le Pen : La France reste de tradition et de culture chrétiennes

Les 29 et 30 novembre se tiendra le congrès du Front national. A cette occasion, Jean-Marie Le Pen répond à l'Action Française 2000. Extraits :

A"Le Front national n'est pas un mouvement monolithique. Il est normal, et je dirais même sain, que des sensibilités différentes s'y expriment et enrichissent nos réflexions. Des dizaines de milliers de Francais sont désormais membres du parti, des millions d'électeurs lui accordent leur confiance. Certains, avant de nous rejoindre, étaient peu politisés. D'autres sont dans nos rangs depuis quarante ans, voire plus. Une troisième catégorie vient de la gauche ou encore de la droite... Comment voulez-vous que tous pensent la même chose sur tous les sujets politiques, économiques, sociaux, internationaux ? Mais tous se rassemblent autour de la volonte de protéger les Francais, de la nécessité de promouvoir le patriotisme et la nation, seul cadre efficace pour cette protection, le seul bien de ceux qui n'ont plus rien, comme disait Jaurès, si je peux le citer dans le journal de l'Action francaise ! Le Front national, comme son nom l'indique, est un Front où les militants, côte a côte, malgré leurs différences, combattent pour un objectif commun et derrière un chef choisi par la majorité et suivi par tous. Mais discipline ne veut pas dire obéissance aveugle. Elle sous-entend une libre acceptation des ordres dispensés apres débats et concertations. [...]

Qu'en est-il de la défense de la laïcite que le Front national a adoptée ces dernières années ?

Longtemps, le Front national s'est range aux côtés des croyants, pas seulement catholiques d'ailleurs... Nous voyons en cet état le meilleur moyen du dépassement de soi, du sacrifice et du refus de voir l'homme relégué à la seule condition de producteur-consommateur. La croyance religieuse permettait de lutter contre les matérialismes, qu'ils soient marxistes ou ultralibéraux, encouragés par certains lobbies philosophiques affirmant que la spiritualité était l'ennemi de la libération de l'homme. Croire en cela, c'est nier que la France était la fille ainée de l'Eglise et refuser d'admettre (même si l'on peut s'en attrister, ce qui n'est pas mon cas) que la France a été construite pierre par pierre grâce à la spiritualité chrétienne. C'est le baptême d'un roi païen, Clovis, qui marque historiquement sa naissance. C'est par une petite paysanne lorraine devenue sainte de l'Eglise que la couronne de France a été sauvée des mains d'une puissance étrangère. Aujourd'hui que ses églises sont vides (et cette responsabilité relève grandement des responsables ecclésiastiques toujours prompts à défendre l'ouverture sur le monde et les différences qui enrichissent), la France reste de tradition et de culture chrétiennes, ses racines sont chrétiennes. Coupez les racines et l'arbre tombe..."

Posté le 22 novembre 2014 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

Kader Arif a présenté sa démission [Add. remplacé par Jean-Marc Todeschini]

AAprès Cahuzac, Thévenoud, le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Kader Arif, a présenté sa démission à Manuel Valls et François Hollande

Cette décision intervient au lendemain d'une perquisition au ministère de la Défense, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à des proches du secrétaire d'Etat Kader Arif. Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la Région.

Addendum 14h15 : Il est remplacé par Jean-Marc Todeschini, sénateur de Moselle.

Posté le 21 novembre 2014 à 12h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Les dépenses publiques vont continuer de croître

Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation Ifrap, décrypte dans Le Figaro l'illusion des économies que croit pouvoir faire le gouvernement en 2015. Extraits :

I"Contrairement à ce qu'avance le gouvernement, une trajectoire budgétaire plus volontariste que celle de la loi de programmation 2014-2019 est possible (Cette étude de l'Ifrap peut être lue sur le site du think-tank). Le bon effort consisterait, afin de réaliser une baisse d'au moins un demi-point de PIB par an de notre déficit structurel, à adopter une logique d'économies croissantes qui s'ajouteraient aux 50 milliards annoncés.

[...] Ces économies porteraient pour 50 % sur les prestations sociales, pour 30 % sur le fonctionnement des collectivités publiques et pour 20 % sur l'investissement. Il faut se donner des objectifs de baisse des coûts de production des services publics assurés par l'État, les collectivités locales et les organismes sociaux. Toutes nos études montrent qu'il y a une marge de manœuvre importante pour produire moins cher nos services publics.

La France n'est pas condamnée à être dernière de la classe de l'Europe en termes de gestion de ses finances publiques. La situation économique de notre pays pourrait s'améliorer grâce à 21 milliards d'économies supplémentaires et à une nouvelle baisse de charges des entreprises, qui représenterait au total un quasi-doublement du CICE. La France pourrait alors atteindre, dès 2016, un déficit public de 3,2 % par rapport au PIB. Ne laissons pas le gouvernement baisser les bras et laisser filer la dépense publique de plus de 20 milliards d'euros par an dès 2016. Les jeux évidents de tuyauterie budgétaire ne doivent plus nous illusionner."

Posté le 21 novembre 2014 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

20 novembre 2014

Payée 250 € la page

Un rapport sur l'immigration a été commandé en 2011 à l'actuelle secrétaire d'Etat aux Droits des femmes par le président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon.

Pascale Boistard a perçu plus de 7 500 euros pour ce document de... 30 pages. 26, si l'on enlève page de garde, sommaire et bibliographie. 7 500 euros pour un rapport de 30 pages, cela fait 250 euros la page.

En plus de ses 3 400 euros mensuels perçus en tant qu'élue locale et ses 2 300 euros au titre du poste d’assistante parlementaire de la sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Posté le 20 novembre 2014 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Période d'essai de 2 ou 3 ans... pour le président de la République ?

Le sénateur-maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, propose une période d'essai de 2 ou 3 ans lors d'une embauche.

Il serait judicieux que le président donne l'exemple. S'il ne donne pas satisfaction au bout de quelques mois (par exemple s'il y a quelques centaines de milliers de personnes dans la rue plusieurs mois de suite...), il serait viré.

Posté le 20 novembre 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Nicolas Sarkozy veut abroger la réforme

... sur les rythmes scolaires.

Et là, personne ne monte au créneau pour expliqquer que ce serait infaisable, qu'il y a d'autres problèmes plus urgents, que la CEDH annulerait cela, que de toute façon ça ne passerait pas le Conseil constitutionnel, etc.

Quand on veut abroger, on peut abroger. C'est une question de volonté politique, pas de droit.

Posté le 20 novembre 2014 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

500 000 électeurs ont pu voter deux fois

Un rapport confidentiel de l'Inspection générale de l'administration (IGA) révèle que les élections législatives et présidentielles de 2012 ont coûté plus d'un demi-milliard d'euros.

Mieux : 500 000 électeurs ont pu voter deux fois, soit 1,1% du corps électoral. En raison des défaillances du système de coordination des listes, les électeurs peuvent être inscrits dans deux communes et voter deux fois. C'est à peu près l'écart de voix entre Hollande et Sarkozy au 1er tour (au second cet écart était de 1 240 000 voix environ).

Posté le 20 novembre 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La taxe TV pour tous ?

C'est l'impôt du jour :

"Alors que son montant va augmenter de 3 euros en 2015 pour atteindre 136 euros, l'idée vient d'être évoquée au Sénat. Le rapporteur audiovisuel Jean-Pierre Leleux (UMP) a en effet suggéré que soit instauré un prélèvement forfaitaire par résidence.

Le principe n'est pas neuf: il a déjà été adopté en Allemagne. Mais en France, une telle mesure n'avait jamais encore été avancée. L'ensemble des dirigeants du secteur audiovisuel public plaide davantage pour une extension de la redevance aux ordinateurs, tablettes et portables. Début octobre, François Hollande s'est d'ailleurs déclaré favorable à cette solution «plus juste». [...]

Et si vous ne regardez pas la TV, ce sera le même tarif.

Posté le 20 novembre 2014 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

19 novembre 2014

60 à 70% des bus militaires ne passeront pas l'année 2015

Le commissaire général Jean-Marc Coffin, directeur central du service du commissariat des armées (SCA), s'adressant aux députés de la commission de la Défense :

"« 60 à 70 % de nos bus ne passeront pas l’année 2015, faute de pouvoir les équiper selon les conditions de sécurité définies au niveau national ».

En clair, cela veut dire qu’entre 520 et 910 cars (ou bus) ne seront plus aptes à prendre la route. Voilà qui va singulièrement limiter les déplacements! « Il nous faudra donc trouver d’autres solutions pour régler ces difficultés », a affirmé le directeur du SCA. Reste à voir lesquelles…" (Opex 360).

Nos soldats vont-ils imiter le chef des armées et se déplacer en scooter ?

Posté le 19 novembre 2014 à 19h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

Quand Sarkozy se justifie sur l'abrogation : "Je veux faire le plus gros score possible"

D'après le Canard enchaîné, paru aujourd'hui, aller au meeting de Sens commun l'"emmerdait":

Canard 2

(La mise en page de l'article original a été modifiée par mes soins, pour faciliter la lecture)

Posté le 19 novembre 2014 à 19h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

"Trou du cul" : la discussion vole haut à l'Assemblée

Voici quelques extraits des débats hier à l'Assemblée nationale concernant le projet de loi relatif à la délimitation des régions...

Antoine Herth. Monsieur le ministre de l’intérieur [...] Vous et votre majorité en avez déduit qu’il fallait désormais englober l’Alsace dans ces vastes territoires de l’est parisien. C’est une vision, disons classique, essentiellement centralisatrice, mais un train ne fait pas une identité régionale. Le fait que les élites puissent voyager rapidement sur un territoire ne suffit pas pour fonder une communauté d’intérêt et de projet. Comment d’ailleurs l’appeler, cette région ? On entend toutes sortes d’acronymes, CHAMALLO, ALCA. Dans le texte, ce serait actuellement Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, ce qui donnerait quelque chose du genre ACHLOR. (Rires sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Sébastien Denaja. C’est lamentable ! Même quand on est du sud, on peut traduire ! [...]

Jean-Pierre Le Roch. Que l’on ne nous parle pas de dépeçage. Ce dépeçage, la Bretagne l’a connu en 1941.

Charles de Courson. Vichy !

Jean-Pierre Le Roch. Que l’on ne nous parle pas de repli identitaire dès que l’on revendique son attachement à la Bretagne historique. Il n’y a pas plus ouvert sur le monde que les Bretons, présents en nombre et depuis longtemps sur tous les continents. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UMP et sur les bancs du groupe écologiste.)

Charles de Courson. Pas chauvins ! [...]

Philippe Bies. [...] Mes chers collègues, vous avez également appelé à plusieurs reprises l’histoire de l’Alsace à la rescousse. Mais, là encore, au-delà de quelques erreurs que je peux comprendre – par exemple, il faudra rappeler à M. Schneider que l’Assemblée nationale, en 1871, ne s’est pas réunie à Paris, mais à Bordeaux –, vous avez oublié de dire que les députés alsaciens ont certes demandé à rester français, mais qu’ils ont fait cette déclaration avec leurs collègues lorrains. C’est ensemble qu’ils ont souhaité rester rattachés à la France. (Exclamations sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

Patrick Hetzel. N’importe quoi ! Apprenez votre histoire !

Philippe Bies. Je vous rapporterai le livre d’histoire, que cela vous permette de faire quelques révisions !

Patrick Hetzel. Avec vous, c’est du révisionnisme ! (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

la présidente. Mes chers collègues, on se calme !

Philippe Bies. Je suis quand même un peu outré par l’attitude de mes collègues et, même si je n’en avais pas l’intention, je voudrais faire un rappel au règlement parce que M. Herth a raccourci Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne et a dit que cela donnait « Àrschloch ». Je souhaiterais que, devant la représentation nationale, M. Herth traduise pour ceux qui ne sont pas germanistes.

Sébastien Denaja. Ça veut dire « trou du cul » !

Philippe Bies. Exactement. Et pour un député de la République, monsieur Herth, je trouve que ce sont des propos totalement déplacés. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Mes chers collègues, vous parlez au nom des Alsaciens. Vous considérez que vous pouvez vous exprimer, vous, députés de la République, au nom des Alsaciens, alors même que vous êtes éloignés d’une partie de la population réelle.

Posté le 19 novembre 2014 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Destitution du chef de l'Etat

Ce n'est hélas pas le cas, mais cela pourrait bien l'être. En effet, la loi encadrant la destitution d'un chef de l'Etat défaillant a été validée par le Conseil constitutionnel.

Les juges du Palais-Royal, présidés par Jean-Louis Debré, ont annoncé dans un communiqué avoir jugé conforme à la constitution cette loi organique prévoyant les conditions dans lesquelles un chef de l'Etat peut être destitué par la Haute cour (Assemblée + Sénat).

Ils ont apporté deux retouches : le texte originel limitait à une seule fois par mandat présidentiel la possibilité pour un parlementaire de signer une proposition de résolution visant à destituer le président. Le mécanisme doit être enclenché par 10% des sénateurs ou 10% des députés qui signent une résolution. Limiter à une fois par mandat est une restriction excessive, selon les juges. Ils ont aussi demandé un règlement pour l'organisation des débats de la Haute Cour.

Posté le 19 novembre 2014 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Le gouvernement a présenté son plan anti-Alzheimer

C'est ici.

Voilà un patient souffrant d'Alzheimer : François H. se rendra pour la troisième fois en 3 ans à Florange.

Il visitera le site, fera des promesses... puis reviendra en 2015 pour visiter le site et faire des promesses.

Posté le 19 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le gouvernement veut marquer la Journée internationale des droits de l'enfant

... demain, en annonçant une loi interdisant la marchandisation du corps des femmes et de la procréation ? En abrogeant la circulaire Taubira ? En prenant des mesures concrêtes pour que l'agence de mères porteuses qui annonce en toute illégalité une prochaine tournée en France au mois de décembre soit poursuivie par la justice ?

Non, Laurence Rossignol veut relancer le débat sur la fessée.

Posté le 19 novembre 2014 à 10h11 par Louise Tudy | Lien permanent

Le délégué général du RBM coupable d'abandon de famille

Jean-Yves Narquin, maire de Villedieu-le-château (Loir-et-Cher), délégué général du Rassemblement Bleu Marine, le frère de Roselyne Bachelot, a été déclaré coupable par le tribunal correctionnel d'abandon de famille et d'organisation d'insolvabilité entre 2010 et 2014, afin d'éviter de payer une pension alimentaire à son ex-épouse.

Il s'est engagé devant le tribunal à payer les 17.000 euros d'arriérés de pension alimentaire.

Le ministère public a réclamé une peine de six mois de prison mais le tribunal a décidé d'attendre le 23 juin 2015 pour fixer la peine qui lui sera infligée, en fonction de la manière dont il respectera ses engagements.

Le jugement de divorce, prononcé en 2006, imposait à M. Narquin de verser une pension alimentaire de 500 euros par mois à son ex-épouse, avec laquelle il a eu une fille née en 1999.

Posté le 19 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Philippe Lottiaux, candidat FN, face à la loi Taubira

Lu dans Minute :

"Philippe Lottiaux, qui conduisait la liste Bleu Marine aux municipales de mars à Avignon et s’était présenté aux élections sénatoriales dans le Vaucluse, repart au combat: il sera candidat aux élections départementales – s’il obtient l’investiture du FN, mais ce ne devrait être qu’une formalité – dans le canton d’Avignon-Est. Aussi a-t-il déjà accordé au « Dauphiné libéré » un entretien étonnant.  A l’en croire, Lottiaux serait bien allé à l’une ou l’autre des Manifs pour tous mais voilà, ces jours-là, il avait piscine. « Si j’avais pu me libérer, je serais allé manifester. » Zut, il n’a pas pu. Quel dom mage… Ironie de notre part car on connaît opposant plus déterminé au « mariage pour tous ». Celui qui est directeur de cabinet de David Rachline à la mairie de Fréjus déclare en effet : « Ce qui me gêne, c’est le terme. Je suis pour que les couples homos aient les mêmes droits civils, que l’union se déclare même en mairie. Mais que ça ne s’appelle pas un mariage. » Si ce n’est que l’étiquette qui le gêne, pas le produit… 

Au moins, direz-vous, Philippe Lottiaux est-il opposé à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels ? Pas vraiment… Il explique ceci au « Dauphiné » : « Quand je vois un couple homo qui adore ses enfants et un couple traditionnel qui maltraite les siens, ça donne à réfléchir. C’est une question que je me pose souvent. » Et demander l’investiture à l’UMP plutôt qu’au FN, c’est une question qu’il s’est posée ?"

Posté le 19 novembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

UMP : Minute appelle à voter Mariton

Pour Minute, hors de question de se prononcer en faveur du favori. Les idées d'abord :

M"Celui qui se définit comme libéral-conservateur part en effet d’un principe: « Si la droite, c’est d’accommoder les restes socialistes une fois qu’on est au pouvoir, ce n’est pas la peine. Quand une loi est mauvaise, il faut l’abroger. » Cela vaut pour le « mariage pour tous » comme dans les autres domaines. Notamment sur le Code de la nationalité, qu’il se refuse à rectifier à la marge: Mariton propose par exemple de « faire du droit du sang le principe directeur de la nationalité française, tout en permettant des naturalisations pour les étrangers bien intégrés ». Même chose pour le regroupement familial qu’il veut limiter… « en faisant en sorte que les aides sociales ne soient accordées qu’après un délai minimum de trois ans après l’entrée sur le territoire ». [...]

C’est dans le domaine scolaire qu’Hervé Mariton frappe le plus fort. L’importation de débats sociétaux dans les écoles? Terminé! La mission quasi exclusive des enseignants? « La transmission des savoirs fondamentaux. » Il réclame même le retour des uniformes (ce qu’il appelle des « tenues homogènes au nom du principe de laïcité ») et demande clairement la fin du collège unique, avec le retour de l’apprentissage dès 14 ans. Entre autres mesures décapantes, il propose également le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois par tant en retraite, grâce à la redéfinition du périmètre de l’Etat – c’est pour son côté libéral – et à l’augmentation du temps de travail… des fonctionnaires! [...]

Dans une récente réunion publique devant une trentaine de personnes dans une ville de 4000 habitants – preuve qu’en province, sa candidature suscite un intérêt –, Hervé Mariton a raconté que lors de la dernière présidentielle, il était le porte-parole de Nicolas Sarkozy sur deux dossiers, la famille et les transports. Or, a-t-il révélé, « je ne savais pas ce que pensait le candidat »! Il a confié s’en être entretenu récemment avec Valérie Pécresse qui lui a dit que c’était pareil pour elle! Conclusion de Mariton: «De l’improvisation style 2012, je n’en veux plus. » Il n’est pas le seul."

Posté le 19 novembre 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

Partis : la mobilisation des militants paie

Lu dans Les 4 Vérités :

"Ce que je trouve très instructif, c’est que Nicolas Sarkozy ne souhaitait manifestement pas tenir ces propos. Il en serait volontiers resté au slogan mi-chèvre, mi-chou qu’il défendait jusqu’à la semaine dernière d’une « réécriture de la loi Taubira » qui, comme la fameuse « réécriture du Traité constitutionnel européen » avait l’immense avantage de lui éviter de s’engager sur quoi que ce soit… Concrètement, c’est la pression de la salle qui l’a d’abord forcé à abandonner son discours destiné à noyer le poisson pour répondre aux questions précises des animateurs de Sens commun. Et, ensuite, à lâcher le mot « abrogation ».

Je ne vous cache pas que c’est, pour moi, une grande surprise. Je n’aurais jamais cru que les militants de Sens commun pourraient ainsi déborder leurs dirigeants qui, de leur côté, se préparaient manifestement à être beaucoup plus respectueux pour le « grand chef ». Sauf erreur de ma part, c’est la première fois depuis des décennies, au moins à droite, que de « simples » militants forcent en direct l’un de leurs « représentants » (qui, trop souvent, les représentent si mal) à changer d’avis.

Oh, bien sûr, Nicolas Sarkozy peut dire qu’abrogation et réécriture, c’est la même chose. Mais, symboliquement, cela n’a rien à voir – et les médias ne s’y trompent pas. Bien sûr, aussi, nous savons bien que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » et, d’ailleurs, la portée de cette abrogation reste bien floue. Mais, sans préjuger de ce qui va se passer pour la présidence de l’UMP, puis lors des élections à venir, notamment celles de 2017, cet événement me semble extrêmement riche d’enseignement et d’espérance. Les électeurs de droite semblent enfin comprendre qu’un certain nombre de leurs prétendus « représentants » pensent, en réalité, le contraire de ce qu’ils pensent eux-mêmes. Ils semblent enfin décidés à refuser de faire un chèque en blanc à ces « représentants ». Et, surtout, nous commençons à voir que, pour qu’une stratégie soit réellement efficace, elle doit être portée dans la société civile et dans l’ensemble des partis de droite. Les militants pro-famille n’ont obtenu cette victoire symbolique (qui n’est évidemment qu’une première étape, mais qui relance puissamment le débat) que parce que les milliers d’adhérents à Sens commun étaient soutenus par les centaines de milliers de manifestants de la Manif pour tous et parce que, par ailleurs, le FN ayant toujours déclaré qu’il abrogerait la loi Taubira, une bonne partie des électeurs UMP présents dans les manifestations risquaient d’être « tentés » par le vote FN."

Posté le 19 novembre 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2014

Repos dominical : la CFTC écrit à Emmanuel Macron

Extrait de la lettre de Joseph Thouvenel :

"Permettez-moi d’attirer votre attention sur la désinformation manifeste dont, comme l’ensemble de nos concitoyens, vous êtes victime. Dans un entretien accordé au « Parisien », en date du mardi 13 mai, M. Pierre GATTAZ, Président du MEDEF, affirmait « qu’autoriser l’ouverture des commerces le week-end et après 21 heures, sur la base du volontariat, pourrait créer 30.000 à 40.000 emplois ».

Si la CFTC est profondément attachée au repos dominical - ce temps où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre la vie familiale, personnelle, associative, culturelle et spirituelle nous sommes bien entendu particulièrement attentifs à tout ce qui concerne l’emploi. Aussi, avons-nous écrit dès le 16 mai à M. GATTAZ pour savoir d’où il tirait ces chiffres, d’autant plus que les seules études sérieuses existantes arrivaient toutes à la même conclusion : au mieux, l’ouverture des commerces le dimanche a un effet nul sur l’emploi, plus vraisemblablement, il en détruit - les grandes surfaces cannibalisant le chiffre d’affaires des petits commerces, fragilisant encore plus ceux-ci, provoquant, outre leur disparition, la désertification de nos quartiers.

Comme l’a constaté Jean-Claude BOURRELIER, le patron de BRICORAMA, « l’analyse des chiffres montre qu’au cumul, depuis le début de l’année, nous n’avons reçu que le même nombre de clients qu’en 2013 alors que nous avons le bénéfice de l’ouverture du dimanche » (extrait de la lettre d’information interne de Bricorama – août 2014). Effectivement ! Le client qui achète une brouette le dimanche, ne revient pas en acheter une le mercredi. Il n’y a pas création de richesse, mais transfert d’activité. Malgré 3 courriers par voie postale, dont un recommandé, deux courriers remis directement au MEDEF, aucune réponse à une question légitime : d’où viennent les chiffres de Monsieur GATTAZ ? [...]

Essayer de nous faire croire que les touristes, notamment Chinois, fuiraient Paris pour Londres en raison de la fermeture des grands magasins le dimanche est absurde. Organisant leur voyage en Europe, les Chinois choisiraient justement, et ce depuis des années, le jour de la fermeture du magasin dont ils rêvent de dévaliser les rayons pour s’y présenter ! Ce type de raisonnement nous semble quelque peu insultant pour l’intelligence de nos amis d’Asie. Curieusement, le même raisonnement n’est pas tenu pour le mardi, jour de fermeture du Louvre ou autres musées nationaux, dont les touristes sont pourtant friands. En réalité, ce qui risque de rebuter de plus en plus les touristes étrangers, c’est l’insécurité grandissante dont ils sont victimes dès la sortie des aérogares ou la descente des trains. [...]"

Posté le 18 novembre 2014 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression des notes : l'exemple bidonné choisi par Najat Vallaud Belkacem

Bleu pour les garçons et rose pour les filles ? Non, une pastille verte quand c'est juste et rouge quand c'est faux. Najat Vallaud Belkacem secoue énergiquement un marronnier depuis quelques jours :

Notes

Le ministre de la Contre-Education s'est rendu vendredi dernier, avec une armada de journalistes, dans le collège Gabriel-Seailles, dans le Gers, qui expérimente ce dada des pédagos depuis quatre ans et demi. Un contre-exemple, comme le démontre l'Observatoire des programmes scolaires :

"L’idée, soutenue par la communication du ministère, était de prouver que ce nouveau dispositif était à la fois « révolutionnaire et efficace » (comme l’a d’ailleurs gentiment sous-titré l’Obs).

Pour ce faire, la principale de l’établissement a été mise à contribution soulignant que les avantages sont visibles : « Sur des taux mesurables, comme la réussite au brevet ou l’orientation en fin de 4e, trois fois moins importante qu’auparavant, les résultats sont éloquents. »

Le Monde, dans son édition du 15 novembre indique même que désormais le taux de réussite de ce collège au diplôme du brevet est de 93 %. Eloquent ?

Non, car ce que la principale et le journal Le Monde, oublient de dire c’est que ce collège avait un taux de réussite de 96 % avant d’abandonner les notes. Plus grave, après deux ans de cette expérimentation, le taux de réussite avait chuté à 87 % (moins 9 points) et il n’est remonté que grâce à la mise en place d’une semaine de « bachotage » instaurée avant l’examen.

Cette semaine de révisions intensives permet de maintenir l’illusion sur le taux de réussite, mais il suffit de se plonger, comme l’a fait un chroniqueur de Marianne, dans une des copies présentées en exemple pour se rendre compte de la baisse du niveau d’exigence."

Posté le 18 novembre 2014 à 19h31 par Louise Tudy | Lien permanent

Maxence Buttey, élu FN de Seine-Saint-Denis prosélyte de l'islam, n'a rien à faire au FN

Marion Maréchal-Le Pen a demandé ce matin une nouvelle suspension de Maxence Buttey, élu FN de Seine-Saint-Denis converti à l'islam, qui avait été suspendu fin octobre pour prosélytisme. La commission de discipline ne l'a pas sanctionné.

"Je pense que je ne suis pas la seule à m'être rendu compte du fait qu'il se soit bien moqué de nous". "Trois heures après sa réintégration, il est allé courir sur le plateau de Canal + pour expliquer pourquoi il s'était converti et pourquoi l'islam était merveilleux et en cohérence avec le programme du FN". "Je souhaite qu'il soit suspendu de ses fonctions au sein du FN".

"S'il réitère les comportements qu'il a eus jusqu'ici, je pense qu'il n'a rien à faire au FN (...). On est laïcs, même si on peut être croyant, on est laïcs et en tant qu'élus du FN, on respecte cette laïcité".

Posté le 18 novembre 2014 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

Sens commun, cheval de Troie au sein de l'UMP ?

Une chronique de Gabrielle Cluzel :

"« Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non », demandait un responsable de Sens commun en guise de préambule au meeting de samedi. Mais voilà, c’était un peu tard. Forcément. Le discours de Nicolas Sarkozy était déjà écrit. Et sa réponse, à lui, fut « noui ». Était-il pour ou contre le mariage gay ? Disons « pontre » et « cour ». Un mariage pour les hétéros et un mariage pour les homos. (...)

Quel dommage. La vie jusqu’à la Manif pour tous était si simple. Il régnait sur les questions sociétales un flou de bon aloi. Une indétermination commode. Une sorte de théorie du genre appliquée à la politique : tu pouvais être de droite et avoir des idées de gauche, comme papa met une robe. Las, à présent, plus moyen d’être trans.

Et Nicolas Sarkozy a fini par lâcher le mot, du bout des lèvres, avec la pression de la salle comme un flingue sur sa tempe : « Si ça vous fait plaisir… » Ovation du public. Une ovation absurde, selon certains. Comme si Nicolas Sarkozy, avec l’enthousiasme délirant dont il faisait montre, allait réellement l’abroger. Comme s’il ne fallait pas une conviction, intime, profonde, loin de toute considération électoraliste pour affronter l’ouragan de protestation, d’indignation, de stigmatisation qu’une telle abrogation ne manquerait pas de déclencher dans certains milieux influents. Bruno Le Maire, dont on doit reconnaître la franchise, a d’ailleurs mis en garde, presque paternellement, les militants de Sens commun : il va vous cocufier, a-t-il dit peu ou prou. Lui aussi les prend pour des naïfs. Tout le monde les prend pour des naïfs. Mais parfois, les naïfs, avec leur sincérité encombrante et leur côté saint Jean Bouche d’or, vous mettent, involontairement, un sacré bobinard.

Le mouvement LMPT, que Sens commun semble vouloir lui offrir sur un plateau d’argent, est pour Nicolas Sarkozy la tunique de Nessus. Comment faire autrement, pourtant, qu’accepter poliment, pour se démarquer d’Alain Juppé, pour ne pas braquer ce vivier de voix et l’envoyer (pour les primaires) chez Hervé Mariton et, plus grave (pour les présidentielles), chez Marine Le Pen ?

Mais voilà déjà qu’elle lui colle à la peau. Déjà, les reproches pleuvent de tous côtés, car le mariage pour tous est déjà devenu un dogme de foi qu’on n’écorne pas, même un tout petit peu. Sa déclaration affirmant tout et son contraire est appelée « coming out homophobe » par le PCF qui ne recule jamais devant aucune bonne blague, tandis que NKM et Valérie Pécresse, en copines sur lesquelles on peut compter, prennent fissa leurs distances, se barrant à toute berzingue sur leurs petits escarpins : l’abrogation n’est « ni souhaitable, ni possible », elle « n’est pas humainement réaliste ».

Sens commun a voulu faire rentrer la vérité au sein de l’UMP. Celle-ci se révèle être un cheval de Troie redoutable. Sens commun veut servir l’UMP, il peut aussi contribuer à la détruire."

Posté le 18 novembre 2014 à 12h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (25)

17 novembre 2014

La République des copains

Boris Vallaud, mari de Najat Vallaud-Belkacem, est officiellement nommé à l'Elysée.

Posté le 17 novembre 2014 à 22h09 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Familles plumées : une cinquantaine de manifs dimanche

Le collectif des «Familles plumées», créé pour protester contre la modulation des allocations familiales, entend coaguler l'opposition de droite avec les syndicats, le Front de gauche et les frondeurs du PS qui ont tous voté contre cette mesure. Julie Graziani écrit dans le Figaro :

"[...] Contrairement à ce que le gouvernement essaye de faire croire, toutes les familles sont concernées et non uniquement les plus aisées. A partir du moment où le principe de l'universalité des allocations est supprimé et leur versement conditionné à un niveau de revenus il suffira au gouvernement d'un simple décret pour abaisser les seuils au gré de ses besoins. Désormais les familles seront suspendues à l'annonce d'un nouveau décret susceptible d'abaisser le seuil et de réduire ainsi comme peau de chagrin les allocations familiales souvent indispensables pour boucler un budget familial. Comment prévoir son budget dans ces conditions? [...]

Il est temps de réagir face à ce matraquage fiscal qui cible une nouvelle fois les familles. Pourquoi? Parce qu'elles ne constituent pas une corporation avec ses syndicats chargés de les défendre. Mais la familles étant à la base de la société, il est de la responsabilité de chaque citoyen de la préserver et donc de défendre une politique qui ne dot pas avoir de «familiale» que le nom. C'est pourquoi Les Familles Plumées invitent chaque Français à écrire à son député pour l'alerter sur les conséquences du projet du gouvernement et l'inciter à faire preuve de responsabilité et de bon sens lors de la suite de l'examen du PLFSS.

Ce week-end, des opérations de tractage et de collages ont démarré dans toute la France pour informer et sensibiliser tous les Français.

Les familles refusent d'être mises à contribution pour la troisième année consécutive alors le gouvernement rechigne à mettre en œuvre les grandes réformes structurelles dont notre pays a besoin. Elles ne signeront donc pas de chèque en blanc au gouvernement car la note est d'ores et déjà bien trop salée.

Contre un gouvernement qui chercher à dresser les familles les unes contre les autres nous appelons à la solidarité de toutes les familles et les invitons à venir faire entendre leur ras-le-bol fiscal devant les préfectures dimanche 23 novembre 2014 de 14h30 à 16h30. Ce sera une journée de mobilisation de proximité. Une cinquantaine de manifestations sont déjà programmées partout en France. Alors, dimanche prochain, tous dans la rue pour faire entendre la voix des familles."

Posté le 17 novembre 2014 à 21h53 par Michel Janva | Lien permanent

La Ligue du Sud publie sa charte

Le parti de Jacques Bompard définit les 10 points que tout membre doit accepter. Extrait :

"Un membre de la ligue du sud sait que la famille et le terroir préexistent à l’Etat. Il est en première ligne pour défendre la vie de sa conception à la mort naturelle mais également l’ensemble des évidences naturelles qui permettent la vie en société : maintien de la famille traditionnelle, préservation des enfants des idéologies et des utopies, respect des  anciens.

Posté le 17 novembre 2014 à 20h31 par Michel Janva | Lien permanent

La non-imposition du jour

Le président a promis qu'il n'y aura pas de nouvelle taxe. Mais il y aura une baisse des rémunérations. La prime versée aux salariés des groupes dont les dividendes augmentent deux ans de suite sera abrogée. Par amendement adopté par le Sénat lors de l'examen du projet de loi sur la Sécurité sociale, qui va être confirmée en seconde lecture à l'Assemblée nationale.

En 2013, 1,3 million de salariés l'ont touchée.

Posté le 17 novembre 2014 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Les arguments des adversaires de l'abrogation de la loi Taubira ne tiennent pas debout

Contre-offensive d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public :

"Les arguments invoqués par les adversaires de l’abrogation ne tiennent pas debout juridiquement. L’atteinte à l’égalité qui résulterait, selon eux, de l’existence de deux types de « couples » homosexuels (ceux qui ont pu se marier et/ou adopter et ceux qui ne le pourront plus) est une parfaite absurdité. Si l’on devait raisonner de la sorte plus aucune réforme ne serait possible dans aucun domaine. Le législateur ne pourrait plus supprimer ou réduire une allocation sociale ou une exonération fiscale et un conseil municipal ne pourrait plus modifier son plan d’urbanisme pour rendre des parcelles inconstructibles au motif que cela créerait une inégalité entre les propriétaires qui ont pu construire dans une zone avant la révision et ceux qui ne le pourront plus après !

Le Conseil constitutionnel, malgré l’article 75 de la Constitution consacrant les statuts civils personnels, n’a rien trouvé à redire à l’abrogation de la polygamie à Mayotte, bien qu’elle supprime à l’avenir la « liberté » des jeunes hommes d’avoir plus d’une épouse alors que leurs aînés en conserveront plusieurs. Le fameux « effet cliquet » que certains invoquent en citant abondamment le défunt Guy Carcassonne, n’a jamais joué que pour des libertés constitutionnellement consacrées, ce qui n’est pas du tout le cas du mariage gay que le Conseil constitutionnel s’est toujours refusé à présenter comme une exigence constitutionnelle, tant du point de vue de l’égalité que de la liberté. Quant à la Cour européenne des droits de l’homme, elle n’a, à notre connaissance, jamais condamné un État pour une réforme au seul motif qu’une abrogation a forcément pour effet d’instaurer une différence de traitement entre la situation « avant » et la situation « après ».

Il est vrai, cependant, que nos juges constitutionnels et européens sont devenus totalement imprévisibles. (...) On ne peut donc jamais exclure totalement un éventuel « coup tordu » du juge constitutionnel ou européen, mais prétendre qu’une réforme serait contraire au principe d’égalité parce qu’elle créerait une différence entre ceux qui ont bénéficié du régime antérieur et ceux qui sont soumis au nouveau régime est proprement aberrant. L’affirmation est d’autant plus étrange lorsqu’elle sort de la bouche des adeptes du « bougisme » sociétal et des pourfendeurs de l’immobilisme normatif !"

Posté le 17 novembre 2014 à 15h53 par Louise Tudy | Lien permanent

Un vrai marchand de tapis

Selon Présent :

"En promettant que « la loi Taubira devra être réécrite de fond en comble », Sarkozy pensait s’en tirer à bon compte. Il a aussitôt été interrompu par les huées de plusieurs centaines de militants scandant « Abrogation ! Abrogation ! »

Nerveux, il a répliqué à la foule en dodelinant du chapeau : « Quand on dit qu’elle doit être réécrite de fond en comble, bon si vous préférez qu’on dise qu’on doit l’abroger… pour en faire une autre, en français ça veut dire la même chose, mais ça aboutit au même résultat. »

Avant d’avoir cette incroyable réplique, d’un mépris souverain :

« M’enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça ne coûte pas très cher. »

Un vrai marchand de tapis. En effet ça ne lui coûte pas cher de promettre n’importe quoi en sachant pertinemment qu’il n’en fera rien et en ne croyant pas un traître mot de ce qu’il dit. On l’a déjà vu à l’œuvre. Mais maintenant en plus il le dit !

Totalement empêtré dans sa tentative d’explication, Sarkozy a ajouté de façon très floue qu’il restait favorable à une nouvelle forme de « mariage » homo…

Evidemment il n’a convaincu personne et mécontenté tout le monde. Où sont ses convictions personnelles, à cette girouette ? On se doute bien que le mari de Carla n’a aucune envie d’être catalogué comme soutien des fascistes en loden qui ont plus de deux enfants et demi. Il veut juste leurs voix.

« C’est une manœuvre électorale pour me siphonner des voix », a protesté Hervé Mariton tellement estomaqué qu’il a bien failli quitter le meeting de Sens Commun. Mais il ne l’a pas fait."

Posté le 17 novembre 2014 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

Comprendre la mise sous conditions de ressources des allocations familiales

Le 23 novembre, rejoignez les Familles Plumées dans la rue.

Posté le 17 novembre 2014 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2014

Le 17 novembre, accueillons Jean-Paul Delevoye à Versailles

Personne n'a oublié Jean-Paul Delevoye, président du CESE, et les 780 000 pétitions jetées à la poubelle, qui nous sont restées en travers de la gorge.

Une bonne occasion est offerte de lui rappeler qu'on existe encore : il sera de passage à Versailles demain lundi 17 novembre, pour une conférence sur les prisons organisée par le Secours catholique, à l'université Inter-âges de Versailles. Un rendez-vous est donc fixé :

Où ? - Impasse des Gendarmes, devant l'Université Inter-âges, à Versailles

Quand ? - à 20 heures

Comment ? - avec une bougie et un bâillon pour signifier notre volonté bafouée

Pourquoi ? - pour une opération "Sentinelles pacifiques", qui lui rappellera notre détermination

Soyez très nombreux !

Posté le 16 novembre 2014 à 22h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

Revenir sur la loi Taubira ? Même Hollande pense que c'est possible

Lucidité ou volonté d'inquiéter à gauche, pour remobiliser autour de lui ? Un petit numéro où Pyromane Ier se fait passer pour un pompier :

 

Posté le 16 novembre 2014 à 21h00 par Louise Tudy | Lien permanent

L'autruche

François Hollande a fait 2 déclarations :

"Jouyet est un bon secrétaire général de l'Elysée"... alors que ce dernier est au cœur d'un scandale depuis 10 jours.

Hollande "souhaite l'apaisement" concernant la loi Taubira... alors qu'il a eu contre lui plus d'un million de personnes dans la rue sept mois après son élection.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Meeting de Sens Commun : Hervé Mariton a failli partir

Alors que Nicolas Sarkozy expliquait qu'il allait réécrire la loi Taubira puis, sous la pression de la salle, l'abroger, pour un faire une autre, rejouant ainsi le coup de Traité européen, Hervé Mariton prend la mouche :

 

Posté le 16 novembre 2014 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (45)

UMP et mariage : ne soyons pas dupes

Suite au meeting de Sens Commun, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

 « Les propos tenus cet après-midi lors du meeting du mouvement Sens Commun par Nicolas Sarkozy, favori dans la course à la présidence de l’UMP, montrent la plupart des ténors de l’opposition souhaitent son abrogation : de Jean-Christophe Fromentin à Marine Le Pen, en passant par Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Hervé Mariton ou Nicolas Sarkozy.

Mais ne soyons pas dupes. Il ne s’agit encore que de déclarations d’intention. Il est donc aujourd’hui de notre responsabilité, comme de celle de l’ensemble des citoyens mobilisés pour la famille, le mariage et la filiation Père-Mère-Enfant de poursuivre notre action jusqu’à l’obtention de l’abrogation de la loi Taubira. Nous sommes actifs et vigilants depuis 2 ans. Nous le restons. Encore un peu de patience pour rétablir les droits de l’enfant ! »

Posté le 16 novembre 2014 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

17 novembre : 3 ministres dans les Côtes d'Armor

Trois ministres, Sylvie Pinel, Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin seront à Plénée-Jugon, lundi, après les Assises des ruralités dans les Côtes-d'Armor.

Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l'Egalité des territoires et de la Ruralité, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication et Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, se rendront lundi 17 novembre aux Assises des ruralités dans les Côtes-d'Armor, à Plélan-le-Petit, de 10 h 30 à 13 h 30.

Puis, elles visiteront, à 14 h 45, le Centre éducatif rural pour aveugles et déficients visuels (CERADV) de Plenée-Jugon, à Villeneuve Sainte-Odile.

Posté le 16 novembre 2014 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

Le Sénat a supprimé la modulation des allocations familiales

Le Sénat a supprimé dans la nuit de vendredi à samedi la modulation des allocations familiales pour les revenus élevés votée par l'Assemblée, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale.

Contre l'avis du gouvernement, les sénateurs ont adopté une série d'amendements de suppression déposés par la majorité de droite (UMP et centristes), mais aussi par des sénateurs de gauche, comme les groupes Communiste, républicain et citoyen (CRC) et écologiste, ou la socialiste Marie-Noëlle Lienemann.

Le texte fera l'objet, le 18 novembre, d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée de trouver une version commune aux deux chambres. En cas de désaccord, c'est l'Assemblée, qui devrait rétablir la modulation des allocations, qui aura le dernier mot.

Posté le 15 novembre 2014 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

L'UMP est en pleine crise existentielle

Collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles, le politologue Gaël Brustier vient de publier Le Mai 68 conservateur. Que restera-t-il de la Manif pour tous ? (éditions du Cerf). Il répond à Libération :

 
 

"Prise en tenaille entre l’énorme vivier du national-populisme de Marine Le Pen et la nouvelle génération conservatrice, la droite est en pleine crise existentielle. Ses leaders sont paumés, ou opportunistes tel Nicolas Sarkozy, alors que des hommes comme Séguin ou Chirac n’auraient jamais cédé à des pressions de cet ordre. La contestation des élites a aussi été un terreau de LMPT : certains évêques ou prêtres, jugés trop mous, ont été mis à l’index, tandis que des UMP comme Luc Chatel, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Bruno Le Maire étaient interdits de manif pour leurs positions jugées trop molles. Dans l’actuelle course à la présidence de l’UMP, Sarkozy comme Le Maire ont d’ailleurs durci sensiblement leurs discours.

La droite française reste-t-elle le principal débouché électoral de LMPT ?

Dans ces familles, qui sont pour la plupart catholiques, le poids d’une certaine tradition perdure et les interlocuteurs politiques naturels restent le plus souvent de droite. Les zones les plus mobilisées autour de la Manif pour tous ont été des terres historiques de l’UMP mais aussi de l’UDI, dont on sous-estime souvent l’engagement de certains membres dans les sphères conservatrices. Tous ont couru après le mouvement et même le FN en envoyant Marion Maréchal Le Pen, qui entretient des liens avec certains milieux catholiques, a fait le pèlerinage de Chartres en 2013 et est reconnue par cette génération conservatrice… [...]

Les milieux catholiques conservateurs proposent davantage que la gauche une réponse aux angoisses du temps présent. Au pouvoir ou plus radicale, la gauche, dont une partie est tombée dans le social conservatisme, semble saisie par la trouille. Elle est idéologiquement en panne, c’est notamment flagrant sur l’urgence environnementale et les mesures écologiques. De plus, en réduisant les défilés de LMPT à une France «moisie», la gauche a omis de répondre à la question la plus importante pour une communauté humaine, a fortiori s’il s’agit d’une nation : la définition qu’elle se donne d’elle-même. Blum, Jaurès ou Mendès l’avaient fait en leur temps. Où est à gauche la vision de long terme qui transcende l’actualité et les mesquineries du clivage droite-gauche dans la vie politique française ? Au PS, le débat entre l’exécutif et les «frondeurs» ne porte que sur l’affectation de 12 milliards d’euros aux ménages plutôt qu’aux entreprises… c’est peu de chose ! La gauche au pouvoir semble privée de boussole par rapport à ce qu’est son histoire, à ce que pourrait être un projet émancipateur et à ce que sont les aspirations de la société. [...]"

Posté le 15 novembre 2014 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Nicolas Sarkozy sous la pression de Sens Commun

Lors du meeting de Sens Commun à Paris, Nicolas Sarkozy a déclaré (ici en vidéo) :

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Et puis, ça se complique :

Donc on abroge la loi Taubira et on recrée un pseudo mariage pour les personnes homosexuelles... Quelqu'un a compris ? Personnellement, je crois comprendre que Nicolas Sarkozy souhaite avoir l'électorat LGBT et l'électorat pro-famille. Il risque surtout de perdre les deux.

Par ces déclarations, Nicolas Sarkozy veut refaire avec la loi Taubira, ce qu'il a fait avec le Traité Constitutionnel Européen : la même chose sous un autre nom.

Au moins Bruno Le Maire n'y est pas allé par 4 chemins : il a déclaré clairement, devant une salle hostile, qu'il ne reviendra pas sur la loi Taubira.

Posté le 15 novembre 2014 à 18h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (74)

Et si on vendait les Mistral à la Suisse ?

La Hollandie, qui financièrement peut se permettre, comme chacun sait, de faire la fine bouche sur le choix de ses acheteurs d'armement, subordonne la vente des Mistral à la Russie à la désescalade en Ukraine. Un article du Point souligne avec bon sens que certains de nos partenaires économiques dans le domaine de la vente des armes (l'Arabie saoudite wahabite par exemple), ne sont pas plus recommandables moralement, sinon moins, que la Russie de Poutine. Et de se demander s'il ne serait pas plus judicieux, si l'on s'en tient à cette ligne de conduite, de proposer de vendre les Mistral à la Suisse, moralement irréprochable, qui pourrait les ancrer sur le lac Léman...

Posté le 15 novembre 2014 à 11h22 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

Les «écolo-guerriers» narguent l'Intérieur

La mort de Rémi Fraisse est le prétexte idéal pour les groupuscules de gauche de tenter une convergence des forces et faire aboutir le Grand Soir. Révolutionnaires répertoriés ou "écolo-guerriers" d'opérette, leurs actions se font en toute impunité, puisque Beauvau ne veut pas les provoquer, tout en souhaitant "briser leur dynamique" (le Figaro). On se demande comment l'Intérieur compte s'y prendre, puisqu'il commence par désarmer les forces de l'ordre et leur interdit d'intervenir.

 "«Plus le vivier grandit, plus il permet à des éléments radicaux de se noyer dans la masse», assure un spécialiste à Beauvau."

Si Beauvau avait la volonté politique de faire régner l'ordre en France en s'occupant de neutraliser définitivement les groupes d'extrême gauche, les meneurs des actions actuelles n'auraient pas le loisir de faire monter la mayonnaise et de de narguer l'Intérieur. Dur avec les faibles, faible face aux durs... 

Posté le 15 novembre 2014 à 11h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

Pour un nouveau régime

C'est le titre du colloque auquel  nous convient le Cercle Vauban, Politique Magazine et le Rouge et le Noir. Le coupon d'inscription peut être téléchager ici.

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Posté le 15 novembre 2014 à 07h47 par Paula Corbulon | Lien permanent

14 novembre 2014

Bouteflika est encore hospitalisé en France

D'après le Dauphiné.com, qui précise qu'une compagnie de CRS a été déployée autour du Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble, où le président algérien est hospitalisé. Le Parisien, lui, propose un récapitulatif des hospitalisations du président algérien en France. Et certains commentaires du journal El Watan suggèrent que les Algériens ne sont pas très contents que leur président ne fasse pas confiance aux hôpitaux de son pays. Au fait, qui paie pour ces hospitalisations ?

Posté le 14 novembre 2014 à 23h30 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

Quand des parents doivent se battre pour que leurs enfants puissent aller en cours

Au lycée Montaigne (Paris VI), des élèves venant du lycée ou de lycées avoisinants, ont bloqué l’accès aux cours afin de manifester contre les violences policières dans le cadre de la mort de Rémi Fraisse. Des parents, exaspérés que leurs enfants ne puissent pas aller en classe en pleine année scolaire, s'en sont pris aux manifestants qui les aspergeaient de neige carbonique. Un père attrape l'extincteur et le lance sur un manifestant (0'14") :


Un parent délève frappe un lycéen au lycée... par Stphane_Aknin 

La présidente de la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) de Montaigne :

"«L’établissement fait tout son possible pour maintenir l’ordre. Mais il ne peut rien faire de plus que d’appeler la police, et celle-ci ne veut pas intervenir parce qu’elle a reçu un ordre en ce sens. Elle ne veut pas d’une bavure qui relancerait la machine.» Pourtant, «l’accès à l’école publique est un droit fondamental, il doit être respecté» conclut-elle."

Donc, pour éviter des bavures, la police laisse volontairement les parents se faire justice eux-même, quitte à les sanctionner par la suite. La justice, la vraie, veut que les lycéens soient en cours et non dans la rue, à empêcher leurs camarades de travailler, et le rôle de la police est de veiller à ce que ceci se fasse comme le prévoit la loi. Etat démissionnaire : tout cela va mal finir.

Posté le 14 novembre 2014 à 22h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

Encore un

Depuis la déclaration d'Alain Juppé, désormais favorable à l'adoption par les homosexuels, les langues se délient à l'UMP. Aujourd'hui c'est au tour du député Arnaud Robinet de déclarer :

"Je peux être ouvert sur le sujet de l'adoption, mais opposé à la PMA et la GPA".

Cette opposition, c'est jusqu'à quand ? Demain soir ? 2017 ?

Posté le 14 novembre 2014 à 14h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Sens Commun : la politique est une histoire de rapports de forces

Sens Commun organise samedi 15 novembre le seul meeting qui réunira les trois prétendants à la présidence de l’UMP. Faraj Benoît Camurat, cofondateur de Sens Commun et responsable des fédérations, répond à Valeurs Actuelles. Extraits :

"Ne pensez-vous pas qu’ils ont répondu présent pour tenter d’attirer les voix des « anti-mariage pour tous » ?

Oui, bien sûr. Mais la venue des trois candidats montre d’abord que les questions sociétales et le « mariage pour tous » en particulier font désormais partie de leur agenda : ils sont obligés de  faire avec et c’est déjà un pas dans le bon sens. Ensuite, ils aimeraient nous récupérer. On les comprend ! Mais notre force, je crois, c’est vraiment de placer les idées avant les personnes et de ne pas devenir l’écurie de l’un ou l’autre.

Quel est votre but à travers un meeting comme celui là ? Est-ce justement de créer un rapport de force avec l’UMP ?

Je ne vais pas jouer au naïf.  La politique est hélas souvent une histoire de rapports de force, nous ne devons pas en avoir peur. C’est par nos propositions, notre cohérence et surtout notre action sur le terrain partout en France que nous serons capables de promouvoir un programme fondé sur la dignité de la personne humaine. Oui, le but du meeting que nous organisons samedi c’est que les trois candidats repartent en comprenant que le manifeste « La Droite Que Nous Voulons » doit être la base du programme de l’UMP pour 2017.

Vous attendez entre 2000 et 3000 personnes, comment expliquez-vous une telle affluence ?

Entre le désamour des français vis-à-vis d’une partie de la classe politique française lié aux affaires et la tentation du vote Front National il existe une ouverture : s’engager, prendre son destin en main, ne plus subir. Face à des médias qui passent en boucle les derniers scandales, les gens n’ont plus envie d’être spectateurs : le succès de Sens Commun vient de là. Souvent dans les réunions locales nous le disons : « nous avons laissé la chaise libre en ne nous engageant pas plus tôt ». Les personnes que nous rencontrons n’ont pas envie d’assister à nouveau impuissantes au vote d’une loi comme la loi Taubira.  Il y a eu des dizaines de meetings à Paris et en Province dans le cadre de cette élection pour la présidence de l’UMP, tout le monde avait le loisir d’y aller, alors pourquoi venir à celui de Sens Commun samedi ? La réponse est simple : notre mouvement a montré qu’il permettait de ne plus être spectateur et de peser sur la ligne politique de l’UMP. [...]

A l’issue du meeting de samedi, est-ce que Sens Commun va prendre position pour un des trois candidats ? Vous allez faire voter la salle, comment est-ce que vos adhérents vont choisir ?

Après ce meeting, les adhérents de Sens Commun auront entendu les trois candidats et seront à même de poser un choix. [...]"

Posté le 14 novembre 2014 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)


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