17 décembre 2009

Salle de drogue subventionnée à Paris

Le Conseil de Paris a décidé d'accorder lundi soir une subvention de 26 000 euros à l'association Elus, Santé Publique et Territoires afin de réaliser une expertise sur les "salles de shoot", réservées aux toxicomanes pour les accompagner lors de leur injection de drogues dures. A l'origine de cette mesure, le député en charge de la Santé au PS, Jean-Marie Le Guen.

Posté le 17 décembre 2009 à 15h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Il faut arrêter de culpabiliser les Français

Bruno Gollnisch sur le sommet de Copenhague :

Gollnisch 2 "Notre point de vue, c’est qu’il faut arrêter de culpabiliser les Français. Si on réduisait de 20% les émanations des voitures des Français, au prix de surcoûts considérables, cela n’équivaudrait qu’à quelques jours de consommation énergétique de la Chine. Il faudrait quand même qu’il y ait du débat dans cette affaire. Comme le soulignent des personnes très diverses, dont des scientifiques extrêmement compétents, et des gens qui ne partagent pas nos opinions politiques, comme l’ancien ministre socialiste Claude Allègre, il y a beaucoup de zones d’incertitude dans cette affaire. Y a-t-il réchauffement climatique ? Il semble que oui bien sur. Mais partout, et pas partout de la même façon (...) Parmi les experts qui nous prédisent un réchauffement terrible, il y en a un qui faisait la Une de Time’s Magazine en prédisant l’avenir d’une prochaine glaciation. Tous ces gens là sont sur le devant de la scène. Il n’est pas du tout certain que le réchauffement soit provoqué par le CO2, et il n’est pas du tout certain que cela soit la conséquence de l’activité humaine : il y a des réchauffements dans d’autres planètes du système solaire où il n’y a pas d’activités humaines. Notre terre a connu des phases de réchauffement et de refroidissement. Rien qu’à l’ère quaternaire, il y a eu quatre glaciations auxquelles faisait face nos ancêtres. Il y a quinze-mille ans, dans la région Lyonnaise, il y avait des glaciers d’un kilomètre d’épaisseur ! Le réchauffement a eu lieu après cette période sans activité humaine, sans gaz a effet de serre. Par conséquent, je crois qu’il y a dans ce discours sur le réchauffement climatique, sous des aspects environnementaux, une volonté de mainmise sur l’ensemble des ressources énergétiques mondiales, et de contrôle de celle-ci, dont les intentions ne sont pas forcément pures. Ce que je souhaiterai, c’est qu’il y ait un peu de contradiction, que l’on puisse donner la parole à des savants qui ne sont pas d’accord avec les conclusions du GIEC. Il faut savoir raison garder dans ce domaine. Ceci étant, nous sommes en faveur de la recherche sur les énergies nouvelles et non-polluantes. La géothermie et le photovoltaïque, que je vous citais, me paraissent tout à fait légitimes. Il y a déjà un certain nombre de choses qui se font dans la région. Bien que nous soyons dans l’opposition, nous les avons voté parce que nous sommes sensibles à l’intérêt général, avant nos intérêts partisans."


Posté le 17 décembre 2009 à 14h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Protection des églises et construction des mosquées

Les élus du Parti de la France, siégeant au Conseil régional du Centre au sein d'un groupe présidé par Jean Verdon (photo), vont émettre les voeux suivants au cours de la séance plénière des 17 et 18 décembre du conseil régional : 

Jean verdon "Notre région n'est pas épargnée par un phénomène qui frappe toute la France : le vandalisme, le saccage, voire la destruction de nos églises. Ces actes christianophobes (...) portent atteinte à notre patrimoine culturel et aux racines chrétiennes de l'identité de la France. Le Conseil régional du Centre, attaché à la sauvegarde du patrimoine culturel de notre région, émet le voeu que les autorités de l'Etat, notamment la justice et la police, mettront tout en oeuvre pour trouver et punir les auteurs de ces actes, ainsi que ceux qui les ont inspirés. Il demande par ailleurs à l'exécutif régional d'accorder des aides spécifiques aux communes propriétaires des églises frappées par ces actes.

 

Dans notre région, les constructions de mosquées se multiplient, souvent financées plus ou moins indirectement par les municipalités, notamment sous la forme de baux emphytéotiques ou de subventions accordées à des associations prétendument culturelles. Les municipalités agissant ainsi justifient la violation de la loi de 1905 (...) par la volonté d'établir une équité entre les musulmans dépourvus de lieux de cultes et les chrétiens ayant déjà à leur disposition des milliers d'églises entretenues par les communes.

Cette argumentation est doublement fausse :

- l'entretien par les communes des églises est la faible contrepartie au fait que la loi de 1905 a retiré à l'Eglise de France ses biens immobiliers

- aucune des pratiques du culte musulman n'exige une mosquée, qui dans l'Islam, à la différence des églises catholiques ou des temples protestants, a une fonction plus politique que cultuelle.

Pour les islamistes, une mosquée signifie que le territoire sur lequel elle est bâtie, est destiné à devenir une terre d'Islam, régie à terme par la loi islamique, la Charia.

 

Le Conseil régional du Centre demande aux municipalités des communes de notre région de respecter la loi et aux autorités de l'Etat de sanctionner les municipalités la violant."

Posté le 17 décembre 2009 à 13h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Inflation du nombre de fonctionnaires

La palme revient aux collectivités locales : +71% de 1980 à 2008.

Posté le 17 décembre 2009 à 11h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 décembre 2009

Est pris qui croyait prendre

Lu ici :

"Frédéric Lefebvre, grand défenseur de la loi création sur Internet, a été pris en flagrant délit :  il a fait un copié-collé d'un article du site internet Slate.fr concernant le lipdub des jeunes UMP sur son site".

Posté le 16 décembre 2009 à 23h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

En 2010, on annoncera 1 million de chômeurs en moins

et il s'agira d'un million de personnes qui auront épuisé leur droit à indemnisation...

Posté le 16 décembre 2009 à 15h35 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

15 décembre 2009

Grand emprunt : 35 milliards pour quoi ?

Lu dans Les 4 Vérités :

"Lundi 14 décembre, Nicolas Sarkozy a fait une conférence de presse dans laquelle il a exposé les grandes lignes de ses décisions en ce domaine (d’ailleurs complètement autocratiques, mais passons…). Il y aura donc un grand emprunt de 35 milliards d’euros. Contrairement à ce qui avait d’abord été imaginé, il ne sera pas levé auprès des Français (qui, de toute façon, n’y auraient guère participé), mais auprès des marchés. Mais, comble du loufoque : Nicolas Sarkozy nous apprend que ce grand emprunt n’a rien à avoir avec la conjoncture économique. Il nous avait déclaré récemment qu’on ne pouvait pas baisser l’endettement public en période de crise (on se demande bien pourquoi). Il nous explique maintenant que, quelle que soit la conjoncture, il faut s’endetter. Peut-être ses collaborateurs ontils omis de lui dire que notre dette publique atteignait la bagatelle de 2000 milliards d’euros. Et qu’on ne voit donc pas bien comment 35 nouveaux milliards permettraient miraculeusement un investissement que les 2 000 précédents n’ont pas permis !

Nicolas Sarkozy a l’idée d’investir ces 35 milliards dans l’enseignement supérieur et la recherche. On ne peut que lui donner raison. Évidemment, cela vaut mieux que de les jeter par les fenêtres ! Mais comment saurat-on si lesdits 35 milliards auront été investis à bon escient et pas dans de nouveaux « avions renifleurs » ou autre idée géniale du même acabit ? Le chef de l’État a fixé lui-même les « indicateurs » : il veut une dizaine de campus de dimension internationale. Bravo ! Mais il faut rappeler qu’il existe déjà des campus de dimension internationale en France (l’INSEAD, HEC ou Polytechnique, par exemple) et que tous ne sont pas financés par l’argent public et surtout qu’aucun ne correspond au modèle si cher à nos « élites » politiques de l’université gratuite et non sélective. Au lieu de balancer des milliards qu’il n’a pas, Nicolas Sarkozy ferait mieux de montrer un peu de courage et de réformer vraiment l’enseignement supérieur en cessant de fonctionnariser les chercheurs et en laissant les universités vraiment libres de sélectionner leurs étudiants."

Posté le 15 décembre 2009 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Taxer les bonus : est-ce une bonne idée ?

Analyse d'Alain Dumait dans Les 4 Vérités :

"L’idée générale de tous les chefs d’État semble être de faire payer aux banques les soutiens qui leur ont été apportés depuis 16 mois. [...] Comme le reconnaissent les partisans de ces nouvelles taxations, elles ne peuvent être efficaces que si tous les pays du monde les adoptent. [...] Admettons, pour les besoins du raisonnement, que de telles novations fiscales soient mises en place. Faudrait-il s’en réjouir ? Certes, ces propositions ont l’apparence du bon sens. Les banques ont été sauvées par l’argent des contribuables. Elles vont mieux. Il paraît normal qu’elles soient taxées et, en particulier, leurs dirigeants et leurs salariés-vedettes que sont les fameux traders. Ce ne serait que juste récupération…

Cependant, on ne peut s’empêcher de penser qu’il eût été plus simple de ne pas sauver les banques et, avant cela, de ne pas les inciter à faire de mauvais crédits et, encore en amont, ne pas manipuler les taux d’intérêt à court terme. Car la prospérité d’une banque, au-delà de son organisation propre, repose sur le prix de sa matière première qui est la monnaie, émise par les banques centrales qui, pour pseudo-indépendantes qu’elles soient, n’en appartiennent pas moins à la sphère publique, au nom d’une soi-disant souveraineté. Les banques centrales fixent le prix de la monnaie qu’elles vendent aux banques selon des critères qui s’avèrent après coup plus ou moins pertinents. L’actuel laxisme monétaire – qui fait la fortune des banques et de leurs traders – se révélera-t-il pertinent et judicieux dans quelques années ? On ne le saura que plus tard…

Sans le sauvetage des banques par les États, sans le laxisme des banques centrales, dans une situation où les taux d’intérêt seraient « naturels », parce que les monnaies seraient librement en concurrence entre elles (certaines garanties sur l’or et d’autres non…), si le commerce de banque était plus concurrentiel… la taxation des bonus serait une question qui ne se poserait pas. Quant à la taxation des transactions, c’est l’idée intrinsèquement la plus anti-économique qui soit…"

Posté le 15 décembre 2009 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Droit à l'adoption pour les seuls couples mariés

Christian Vanneste vient de déposer une loi visant à n'autoriser que les couples mariés à pouvoir adopter, afin d'éviter les personnes célibataires à tendance homosexuelle d'adopter.

"Avoir un enfant est un projet de couple, un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour s’épanouir. La famille, ce n’est pas un lieu symbolique, c’est le lieu où la société se perpétue non seulement physiquement, lorsqu’on a des enfants, mais aussi sur le plan de l’enseignement de ce qui est essentiel, à savoir les valeurs. La famille est le premier lieu de l’intégration sociale, c’est le couple formé par la mère, le père et qui élève et éduque des enfants. Et ce choix doit être fait lucidement parce qu’il est le fondement même, non seulement de la société d’aujourd’hui, mais aussi de son devenir.

La demande d’adoption par des célibataires représente aujourd’hui trois risques : d’abord, celui d’augmenter le nombre de couples qui ne pourront pas adopter ; Ensuite, celui de la dissimulation d’un couple de même sexe, risque qui entraînera la réticence de nombre de pays d’origine et réduira ainsi le nombre d’enfants à adopter ; Enfin, celui de répondre aux désirs de l’adulte plus qu’au bonheur de l’enfant."

Posté le 15 décembre 2009 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Identité diversifiée

Lu ici :

"L’UMP doit être «exemplaire en ce qui concerne la présence sur ses listes de représentants de la diversité et tout particulièrement en position éligible». C’est ce qu’a rappelé le secrétaire national du parti en charge du dossier, Dominique Paillé, dans une lettre adressée à l’ensemble des têtes de liste aux régionales. Et pour les têtes de liste en mal d’inspiration, une «liste de candidats potentiels» a été jointe au courrier."

Posté le 15 décembre 2009 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Un Comité Théodule en moins

Lu dans Minute de demain :

"Il ne se passe pas que des choses inintéressantes à l’Assemblée nationale. Lionel Tardy, député UMP de Haute-Savoie, a obtenu la disparition du Haut Conseil de l’éducation par un amendement voté nuitamment début décembre. Voilà un comité Théodule en moins. Créé en 2005, il était chargé d’émettre avis et recommandations sur la marche de l’Educ’ Nat’ en plus de pondre un rapport annuel au chef de l’Etat sur les « résultats obtenus par le système éducatif ». Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, qui en était membre, va pouvoir se consacrer un peu plus à sa passion : la science fiction."

Posté le 15 décembre 2009 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

14 décembre 2009

Enorme cafouillage au Sénat

Ca en serait risible, s'il ne s'agissait d'une affaire aussi importante :

"Le Sénat a adopté aujourd'hui à la surprise générale un amendement communiste supprimant l'article unique du projet de loi sur le redécoupage électoral pour les législatives à partir de 2012, le gouvernement annonçant aussitôt une seconde délibération sur ce texte, initiative récusée par l'opposition.

L'amendement a été adopté par 167 voix contre 156. Le résultat du vote n'a été annoncé qu'à l'issue d'une suspension de séance de 30 minutes. Le sénateur centriste Nicolas About a aussitôt invoqué une "erreur humaine" de son groupe pour expliquer le résultat du vote. Le gouvernement, par la voix d'Alain Marleix (Collectivités locales), a annoncé dans la foulée qu'il voulait une seconde délibération (nouveau vote).

L'opposition a alors crié au passage en force. "Le gouvernement n'a pas le droit de demander une seconde délibération car la suppression de l'article unique équivaut à la suppression du texte" dans son ensemble, ont fait valoir Guy Fischer (PCF) et Bernard Frimat (PS)".


Posté le 14 décembre 2009 à 22h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

La fabrication des chiffres de reconduites aux frontières

En début d’année, le ministre de l’Immigration Eric Besson avait comme objectif 29 000 expulsions. Afin de tenir ces objectifs, les forces de l’ordre ont procédé à une recrudescence des interpellations et reconduites à la frontière au cours des dernières semaines. Et il s’agit souvent de touristes ou d’étrangers qui ne faisaient que traverser la France.

Au poste frontière franco-espagnol du Biriatou ou encore à la gare d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) sur l’axe Paris-Madrid-Lisbonne, les interpellations d’étrangers en transit en France sont de plus en plus nombreuses. C’est le cas également à Vintimille ou à Menton (Alpes-Maritimes), à la frontière italienne. Ou encore au poste frontière du Perthus (Pyrénées-Otientales), près de Perpignan, où sept Marocains ont été placés en centre de rétention le week-end dernier. Une accompagnatrice juridique témoigne :

"Il s’agissait de personnes venant de Belgique et d’Italie, qui étaient dans des bus et qui avaient acheté leur billet jusqu’au Maroc. C’est vraiment l’illustration la plus parfaite de la politique du chiffre : arrêter et expulser des personnes qui, de toute façon, avaient l’intention de rentrer chez elles et qui étaient en train de le faire. La préfecture les interpelle et les place en centre de rétention pour mettre une petite croix de plus dans leurs quotas".
Dans les Pyrénées-Atlantiques, le président de la Cimade, dénonce "le gaspillage financier". Une trentaine de jours en rétention en moyenne, des audiences, des avocats, trois policiers par personne et des billets d’avion : "entre 15.000 et 20.000 euros par rétention".

Posté le 14 décembre 2009 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Le Grand Orient et l'identité nationale

Il est intéressant de constater une contradiction flagrante entre le grand maître actuel du Grand Orient de France et un de ces prédécesseurs, mais aussi et surtout de se demander si elle est bien aussi profonde qu'elle paraît de prime abord.

Pierre Lambicchi, actuellement à la tête de cette obédience, déclare dans la Montagne :

"D'abord, il faut préciser que le Grand Orient de France n'est pas l'officine d'un parti politique : quand nous organisons un débat, tout le monde vient. Ensuite, ce débat sur l'identité nationale n'est pas une nouveauté pour nous : nous y travaillons depuis longtemps. On sentait bien qu'il y avait un souci sur cette question, et notamment sur le fait de savoir : qu'est-ce que la citoyenneté ? Pour nous, le statut de citoyen s'acquiert, non pas par la communauté, mais par le statut d'Homme. Dans ce débat, nous ne voyons pas le côté politicien, mais un sujet de société auquel nous tenons à participer pour éviter toute dérive xénophobe. Ce n'est pas pour autant que nous validons la méthode et ses grands raouts préfectoraux, nous aurions évidemment souhaité de vrais débats, et d'ailleurs nous en organisons quelques-uns."

Jean-Michel Quillardet qui le précéda jusqu'en 2005 écrit :

"Le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson est pour moi inacceptable et grave. «Soyons fiers d'être français», c'est le retour de Vichy ! Moi, je suis pour l'interdiction de la burqa, pas au nom de l'identité nationale mais au nom de l'universalité. C'est évidemment un sujet sur lequel le Grand Orient doit intervenir, et ce n'est pas le seul. Un certain nombre de nos principes républicains sont écornés, comme lorsque le fichier Edvige fait son retour en une version un peu plus molle".

Alors, marché de dupe ou véritable discorde? Il est possible, mais peu probable, que Jean-Michel Quillardet ne sache pas ce qui se trame au Grand-Orient depuis qu'il l'a quitté. Ceci expliquerait la différence d'approches de ces deux hommes face à l'évènement. Mais les deux grands maîtres sont en parfait accord sur des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie, que sont l'humanisme, l'universalisme et le refus de la communauté d'appartenance.  Et Éric Besson, l'investigateur désigné du dit débat, n'en est bizarrement pas loin du tout. En revenant à nos deux protagonistes, on lit bien de l'un : 

"Pour nous, le statut de citoyen s'acquiert, non pas par la communauté, mais par le statut d'Homme".

et de l'autre :

"Moi, je suis pour l'interdiction de la burqa, pas au nom de l'identité nationale mais au nom de l'universalité".

On assiste bien à une différence dans la stratégie, mais pas dans le postulat ni dans l'objectif encouru. Le débat sur l'identité nationale, initié ou pas par le Grand Orient de France (c'est une fausse question), servira à ses membres à faire avancer leur projet d'Homme coupé de l'autorité de Dieu.

Alors que la droite nationale et tant de catholiques foncent tête baissée dans ce débat en hurlant à la chasse gardée et en défendant coûte que coûte l'identité nationale, il est plus qu'urgent de la définir, de se poser les bonnes questions et d'y apporter des réponses conformes à l'enseignement de l'Église au risque de donner caution à une secte condamnée par l'Eglise (Léon XIII in Humanum Genus) et de faciliter la tâche à ceux-là même qui nous sont opposés (Cardinal Ratzinger in déclaration sur l'incompatibilité entre l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie) mais qui ont, eux, la force de très bien savoir où ils vont.

"Quelques personnes peuvent en effet croire que, dans les projets des francs-maçons, il n'y a rien de formellement contraire à la sainteté de la religion et des mœurs. Toutefois, le principe fondamental qui est comme l'âme de la secte, étant condamné par la morale, il ne saurait être permis de se joindre à elle ni de lui venir en aide d'aucune façon" (Léon XIII in Humanum Genus).

Posté le 14 décembre 2009 à 21h21 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

13 décembre 2009

Débat sur l'identité : l'exécutif mélange les mots à dessein

Dans sa tribune sur l'identité, Sarkozy avait écrit :

"La clé de cet enrichissement mutuel qu’est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c’est une assimilation réussie."

Dans La Croix, son conseiller Henri Guaino récidive :

"une assimilation réussie, c’est la clé du métissage."

Suite à quoi le journaliste lui demande :

Pourquoi employez-vous le mot «assimilation» et non pas «intégration» ?

Et l'autre répond sans jamais employer le terme d'intégration :

L’assimilation est le programme de la République. Au cœur de l’imaginaire républicain, il y a l’image du creuset. Le but, c’est qu’il n’y ait plus de différence entre les citoyens, quelles que soient leurs origines. L’assimilation, ce n’est pas la juxtaposition de communautés enfermées dans leur histoire et refusant de partager quoi que ce soit avec les autres. La République ne demande à personne d’oublier d’où il vient. Mais elle demande à chacun de partager une histoire, une culture, des valeurs, une destinée…"

Dans Présent de samedi, Jean Madiran remarque :

"Il est douteux que l’«assimilation» soit le guide du «métissage». Elle en serait plutôt l’antidote. Et si l’on se met à la réhabiliter dans le langage officiel, on s’apercevra vite que ce qui a été vraiment «la clé», comme dit le Président, ce fut la renonciation initiale par laquelle la simple «intégration» fut substituée à la traditionnelle assimilation."

Et il semble que, avec cette nouvelle notion de l'assimilation, ce ne soit pas aux étrangers de s'assimiler, mais à nous.

Posté le 13 décembre 2009 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Jeunes Populaires...Yallah !

Lu sur le blog de Bernard Antony :

"Au delà de l'aspect ridicule qui ressort du récent clip des "jeunes populaires" (...)  où l'on voit se dandiner, chantant en playback, des cadres du parti sarkozyste dont certains ministres en exercice, peu sont ceux ayant relevé un des messages de ce clip.
Celui du racollage ethnique voire religieux de la branche jeune du parti au pouvoir.
A 2mn et 34s, le montage fait apparaître un jeu de scrabble où l'on peut voir entremêlés les mots "jeunes populaires" et "yallah".Yallah, c'est de l'arabe et cela signifie "rejoins nous" ou "allons-y" en langage courant traduit en français mais la traduction littérale est une invocation à Allah (ô Dieu !).

Les jeunes UMP s'intègrent comme ils peuvent. Une façon de contribuer au débat sur l'identité nationale."

 
UMP yallah

Posté le 13 décembre 2009 à 20h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

La réconciliation impossible

R Franck Abed, fondateur de Réconciliation nationale et candidat à la présidentielle de 2007, a publié La réconciliation impossible. La scène se déroule en 1802. La France est gouvernée par le général Bonaparte. Un bleu et un blanc se retrouvent dans un face à face forcé. Ils entament un dialogue qui montre à quel point ils sont éloignés l'un de l'autre. Les propos du royaliste illustrent cette impossible réconciliation :

"Avec le temps, je souhaiterais vivement que les futures générations soient capables de comprendre qu'il faudra à tout prix rompre avec cette révolution et tout ce qu'elle inclut, qu'il s'agisse des mots en usage, des enseignements, des codes et des couleurs... D'où je suis, j'appelle solennellement les futurs défenseurs du Trône et de l'Autel à se garder d'employer le vocabulaire des Lumières, car cela conduira à l'échec des tentatives animées par de réelles et bonnes intentions."

Posté le 13 décembre 2009 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

12 décembre 2009

La mission du jour

La semaine dernière, Christine Boutin s’est vue confier par Nicolas Sarkozy, une mission sur la gouvernance mondiale. Elle devra faire des propositions concrètes pour le G20.

Une façon de lui demander de revoir à la baisse ses exigences ?

Posté le 12 décembre 2009 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

11 décembre 2009

Christine Boutin vs Nicolas Sarkozy

Toujours extrait de l'entretien accordé par Christine Boutin au Figaro à propos des exigences du PCD pour les régionales (20 places éligibles) :

Boutin Et si vous n'obtenez pas gain de cause ?

"La riposte est prête. Si nous ne sommes pas pris en considération, je mènerai moi-même une liste dans la région Pays de la Loire, où j'ai des attaches familiales. Tout est prêt, j'ai un directeur de campagne et je suis déjà sur le terrain. Je souligne que dans certains départements, comme la Loire-Atlantique, mon parti représente plus de 20 % des adhérents de l'UMP."

Depuis que vous avez quitté le gouvernement, vous préparez-vous à être candidate à l'Élysée en 2012 ?

"Tout est possible."

Posté le 11 décembre 2009 à 18h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Christine Boutin vs Hervé Morin

Extrait de l'entretien accordé par Christine Boutin au Figaro :

Êtes-vous étonnée que le Nouveau Centre revendique les valeurs chrétiennes ?

Boutin "Ce qui me choque le plus, c'est que le président du Nouveau Centre revendique pour son parti les valeurs chrétiennes qu'il n'a jamais soutenues, bien au contraire. Hervé Morin approuve le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, une position qui est antinomique avec nos convictions profondes. À la veille des élections régionales, et à une époque où l'opinion est un peu troublée, il est inacceptable d'instrumentaliser ces valeurs universelles, tout en soutenant des positions inverses fondées sur l'individualisme libéral."

Posté le 11 décembre 2009 à 18h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Interdire les drapeaux étrangers lors de la célébration des mariages ?

L'arrêté municipal interdiant la présence de drapeaux étrangers aux cérémonies de mariage pris par Jacques Bompard (maire MPF d'Orange) n'en finit pas de faire des vagues.

C'est tout d'abord Christian Estrosi qui a voulu faire la même chose à Nice et qui, par peur, a rapidement fait marche arrière, démentant formellement avoir fait demander une copie de l'arrêté en question pour s'en inspirer. Un appel en provenance du service État-civil de la Ville de Nice a pourtant été reçu à la mairie d'Orange le vendredi 4 décembre 2009, à 8H32... C'est ensuite des députés UMP qui souhaitent déposer un projet de loi allant dans ce sens mais qui se heurtent aux instances du parti qui préfèrent enterrer ce projet. C'est pourquoi Jacques Bompard a écrit une lettre à une vingtaine de députés-maires UMP à l'origine de cette proposition :

Jb "(...) Je tiens à vous féliciter, mais aussi à vous remercier pour le projet de loi que vous venez de déposer, conjointement avec 37 autres députés, pour interdire les drapeaux étrangers lors de la célébration des mariages. Pour les élus des communes de Provence, mais aussi de toutes les régions où l’immigration est fortement présente, une telle loi serait d’un précieux secours.

J’ai pu lire, ici ou là dans la presse, que votre initiative était suspectée «d’électoralisme». En d’autres termes, ce projet de loi n’aurait d’autre objectif que de servir l’U.M.P. en vue des élections régionales du mois de mars. Il est notamment relevé que votre question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la rentrée parlementaire de janvier…(...)

Cependant, il existe un moyen simple, efficace, rapide, qui permettrait de vous laver de tout soupçon électoraliste. Vous êtes maire. Il vous suffit donc de prendre immédiatement un arrêté municipal comme je l’ai fait à Orange le 1er décembre. Si les nombreux députés-maires qui ont cosigné cette proposition de loi prenaient conjointement un tel arrêté, cette initiative prouverait très clairement leur volonté réelle de traiter ce dossier. En revanche, dans le cas contraire, cela renforcerait le soupçon dont je parle plus haut.

Il va de soi que je tiens à la disposition de vos services le texte de l’arrêté municipal d’Orange si cela pouvait faciliter leur tâche (...)" 

Influencer les députés UMP en étant un aiguillon à droite. Voilà à quoi pourrait servir un réseau d'élus bien implantés localement, au contact des réalités quotidiennes des Français. Le MPF, au sein duquel Jacques Bompard a l'air de plus en plus isolé, ne semble malheureusement pas avoir pris cette direction... 

Posté le 11 décembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

La CGT débordée par son aile gauche ?

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, bien que invité, ne viendra pas au 49e congrès de la CGT. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault en a ainsi expliqué les raisons :

Bernard thibault "Il est plus que probable que sa présence aurait servi de défouloir à une petite partie des délégués [proches notamment de l'ex-Parti des travailleurs, aujourd'hui Parti ouvrier indépendant (trotskistes), NDPC]. Je lui ai expliqué la situation, cela n'aurait été bien ni pour lui, ni pour la CFDT, ni pour la CGT. Je ne pensais pas que l'on aurait affaire à de telles attitudes qui ne sont pas à notre avantage."

La CFDT, de son côté, a commenté l'incident ainsi :

"Ce regrettable contretemps ne doit pas altérer les relations entre les deux secrétaires généraux et la démarche de dialogue intersyndical engagée depuis le début de 2009. Mais il est symptomatique d'une persistance de sectarisme dans une partie du syndicalisme français."

Posté le 11 décembre 2009 à 11h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

La taxe du jour

L'homme qui ne devait pas augmenter les impôts vient d'inventer une nouvelle taxe.

Posté le 11 décembre 2009 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Le baptême de Clovis et l'identité nationale

Renaissance Catholique (qui organise sa 18e fête du livre dimanche) publie un nouveau texte sur l'identité nationale. Il s'agit d'un texte d'Hilaire de Crémiers, intitulé "Qui a peur du baptême de Clovis ?". Extrait :

"La France ne retrouvera son identité qu’en retrouvant le sens de son histoire. Ayons foi dans notre passé, nous aurons foi dans notre avenir. La renaissance est là, renaissance catholique, renaissance française. Mistral, le grand poète de langue d’oc, chantant la renaissance de son pays et de sa langue, scandait : “Nous sommes Gallo-Romains et gentilshommes”. C’est bien cela, gallo-romains et gentilshommes, c’est-à-dire gallo-romains et Francs, francs, libres. La France toujours libre ! La France souveraine, en ses diverses provinces, unies autour de son Clovis, son Clovis nécessaire, son Clovis national et catholique."

Posté le 11 décembre 2009 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

10 décembre 2009

Nicolas Sarkozy fait semblant d'ignorer que l'Islam n'est pas seulement une religion

Bernard Antony, Président de l’Institut du Pays Libre et Membre du Bureau Politique du Parti de la France, commente longuement  la tribune de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale. Extraits :

" Nicolas Sarkozy voit bien les dangers de ce qu’il appelle le communautarisme. Là aussi se glisse un potentiel de dangereuse confusion entre le respect et la défense des communautés naturelles ou politiques (famille, villes et villages, provinces, communautés enseignantes, associations professionnelles…) qui est le propre des doctrines politiques non-totalitaires et le communautarisme qui est l’introduction, le développement et la revendication conquérante de populations refusant de se fondre dans la continuité française, dans l’adoption de son histoire, le respect de ses racines et valeurs chrétiennes, et mettant en avant une autre réalité communautaire que la communauté d’héritage et de destin de la nation française (…)

Face au danger communautariste, Nicolas Sarkozy invente le bienfait du métissage comme ingrédient essentiel de l’identité française. Là aussi, le mot est lourd de confusion (…)

À l’évidence en effet, c’est sur la rencontre de la réalité islamique sans cesse grossissante depuis quelques décades et de l’identité française que Nicolas Sarkozy s’emploie à théoriser sur le métissage, habilement dans la forme mais très mal dans le fond. Car le problème avec l’islam échappe totalement à une problématique de métissage réel (…) Nicolas Sarkozy veut métisser l’islam et la France. Il n’y arrivera pas. Car l’islam n’a jamais été métissable au sens sarkozien du mot. Jamais et aucune part, il ne s’est fondu dans un autre ensemble que celui de sa propre communauté coraniquement fondée : l’oumma (…)

La difficulté avec l’islam ne réside pas tellement dans sa dimension religieuse même si celle-ci est lourde de conséquences pratiques sur le traitement à accorder aux « non-croyants ». On peut en effet, comme nous, admirer la religiosité des musulmans et ne pas évidemment chercher à empêcher leurs prières comme on le fait de celles des chrétiens en Arabie saoudite (…) Or, de par la valeur fondamentale que (..) l’unanimité islamique accorde à l’oumma (...) il est évident que jamais une part de cette communauté, encore une fois  politique autant que religieuse, ne saurait être durablement subordonnée à un autre ensemble, en l’occurrence celui de la nation française et de son État national (…)

Il est donc très illusoire de prôner un « islam de France » alors que c’est, nuance de taille, un « islam en France » qui se structure chaque jour un peu plus avec des mosquées qui sont autant de pilotis de l’implantation de l’islam universel et des minarets qui n’ont pas pour vocation de demeurer longtemps sans déverser à haute intensité sonore les appels divers des muezzins.

Cela, les suisses l’ont compris. Alors, que faire ?

D’abord empêcher une immigration musulmane qui grossira sans cesse les zones où l’islam est déjà majoritaire et renforcera un communautarisme déjà bien fort. Ensuite ne pas mettre sur le même plan la religion qui a façonné notre civilisation et notre identité et le phénomène politico-social et religieux de l’islam. On doit respecter et même aimer chrétiennement les musulmans. Mais l’on pourrait aussi exiger des dirigeants de l’islam en France qu’ils se prononcent pour les mêmes libertés pour les non-musulmans en pays dominés par l’islam que celles dont les musulmans jouissent dans les pays européens. Cela, ils ne le font pas.

Mais par charité politique et souci du bien commun national, l’État peut et doit refuser les empiètements sociologiques et politiques islamiques sur notre identité et nos libertés, sur la conception chrétienne et française de l’égale dignité devant la loi de l’homme et de la femme.

L’État doit bien sûr veiller à respecter les libertés religieuses et à protéger les personnes, les croyants comme les autres. Mais il doit respecter aussi le droit de refuser et de réfuter l’islam comme on a le droit de refuser et de réfuter toute idéologie (…)

Mais opposer nos raisons à l’idéologie de l’islam et refuser son expansion, ce n’est pas se laisser dominer par une phobie, de surcroît illicite. C’est ce dont nous avons le droit et même le devoir imprescriptible, à la lumière des leçons tragiques de l’histoire que nous refusons d’enfouir par quelque complaisance irresponsable."

Posté le 10 décembre 2009 à 13h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Bruno Mégret quitterait la présidence du MNR

Contrairement à ce que Minute avait cru comprendre, les raisons de la présence de Bruno Mégret au conseil national du MNR semblent différentes. Les explications de Minute :

Annick martin "Ainsi que nous l’avions annoncé, Bruno Mégret s’est bien rendu au conseil national du Mouvement national républicain (MNR) qui s’est tenu samedi. Et il y a bien prononcé un discours. Pour annoncer, non pas son retour en politique mais… son départ ! Bruno Mégret a en effet indiqué qu’il quittait la présidence  du MNR, qu’il avait discrètement conservée lors de l’annonce de sa mise « en réserve de politique » le 20 mai 2008. Le MNR était donc un peu, depuis un an, comme l’UMP : officiellement, pas de président en titre, mais, en réalité, un président de l’ombre. Le nouvel organigramme n’a pas été divulgué mais, logiquement, la présidence doit être prise par l’actuelle secrétaire générale, Annick Martin."

Après toutes ces annonces (départ à l'étranger, retrait de la vie politique), reste à savoir si Bruno Mégret envisage de jouer encore un rôle politique ou si, à 60 ans, il préfère laisser la place aux jeunes et bénéficier de sa retraite...

Posté le 10 décembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2009

L'enseignement de l'Histoire et de la Géographie est menacé en Terminale S

Suite à la décision de Luc Chatel de supprimer l'Histoire des programmes de terminale scientifique, les réactions à droite pour s'y opposer sont nombreuses.

Ainsi, on trouve, au milieux d'une multitude de signataires du PS, les noms de deux députés UMP, Hervé Gaymard (UMP, Savoie) et Christian Vanneste (UMP, Nord) pour soutenir "l'appel des vingt" publié dans le JDD et dans lequel on peut lire :

"(...) Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens"

Le Parti de la France et le MNR ont de leur côté communiqué leur opposition à ce projet :

"(...) Le MNR estime que cette réforme n’est pas innocente : l’histoire (comme la philosophie) sont les matières à supprimer quand les pouvoirs veulent s’assurer des citoyens dociles.
Après les communistes qui en 1969 en Tchécoslovaquie ont fait chasser des universités et des instituts 145 historiens tchèques de peur de les voir entretenir la mémoire nationale, le pouvoir mondialiste craint que la jeunesse ne prenne plaisir à retrouver ses racines (...) " (Extrait du communiqué du MNR)

"(...) Mais la réforme du lycée dépasse le simple cadre de cette question. En effet, si, sur la base de trois années de lycée, un élève de section S perdra 54 heures d'histoire et de géographie, il devrait perdre également 198 heures d’enseignements scientifiques. Toujours sur la base de trois années de lycée, un élève de la section L perdra 54 heures d'enseignements littéraires et les mathématiques se verront sacrifiées en première (...) L’objectif du gouvernement et de la gauche est évidemment de parvenir au lycée unique comme ils ont imposé le collège unique sans souci de niveaux, ce qui a abouti à créer des classes fourre-tout ingérables par les professeurs et à obtenir des élèves d’un niveau catastrophique à leur sortie du collège. Il est assez comique de constater que le ban et l’arrière ban des socialistes signent une pétition contre cette mesure alors qu’elle se situe dans le droit fil de ce qu’ils souhaitent faire, l’élimination de tout « élitisme » dans l’Éducation nationale (...)

Le Parti de la France rappelle que le rôle de l’Éducation nationale est avant tout de transmettre des savoirs et des méthodes de travail, que le but d’une véritable politique éducative est de faire progresser le niveau des élèves et non le contraire. Nous demandons par conséquent que l’enseignement de l’histoire et de la géographie soit maintenu dans les terminales scientifiques et que le gouvernement revienne sur la diminution programmée des heures de cours au lycée et, qu’avant tout, il mette fin au collège unique." (Extrait du communiqué du PdF)

Quant au FN, Marine le Pen, après avoir signé une pétition contre la disparition de l’Histoire Géographie en Terminale S en soutien aux professeurs, déclare regretter :

"le double langage du Gouvernement qui, après avoir déclaré qu’il fallait revenir aux matières fondamentales, supprime « l’Histoire Géographie, qui est précisément une matière fondamentale pour percevoir l’ensemble des composantes et des enjeux de l’identité nationale ".

Addendum (10/12) : Le collaborateur parlementaire de Véronique Besse nous communique la prise de position de la députée MPF :

"(...) La connaissance rend les hommes libres et responsables. L’histoire-géographie est à ce titre une nécessité :

Elle développe la culture générale dont les élèves auront besoin tout au long de leur vie personnelle, professionnelle et civique.

Elle permet de savoir qui nous sommes et où l’on va. Elle offre une connaissance approfondie de notre identité, de nos valeurs communes et du monde qui nous entoure.

Véronique BESSE insiste sur le fait que, pour préparer l’avenir, la formation générale de la jeunesse est un impératif (...)"

Posté le 9 décembre 2009 à 22h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

L'identité vendéenne face à l'identité nationale

Extrait de l'intervention de Dominique Souchet, député du MPF, à la tribune de l'Assemblée nationale sur le thème de l'identité nationale :

"J'appartiens à une région qui a été agressée, puis martyrisée par un gouvernement français terroriste qui a écrit là l'une des pages les plus noires de notre histoire. Et pourtant, le hiatus qui aurait dû se creuser ne s'est pas creusé. Les colonnes infernales n'ont pas débouché sur la constitution d'une mémoire locale opposée à la mémoire nationale. Au contraire, cette mémoire locale n'aspire qu'à devenir un chapitre reconnu et assumé de l'histoire nationale. C'est la force de l'appartenance à un héritage millénaire qui l'a emporté sur la trahison momentanée de ses valeurs fondatrices. Le choix de l'appartenance à la communauté nationale, bien qu'elle ait revêtu un temps le visage hideux de la Terreur, a été préféré à la tentation autonomiste. Mieux même, c'est le département Vengé qui va donner à la France Clémenceau et De Lattre et le plus grand nombre de tués par habitants pendant la première guerre mondiale.

Cet attachement chèrement acquis à l'identité nationale, nous ne pouvons pas accepter d'en voir aujourd'hui l'objet caricaturé ou tourné en dérision, assimilé de manière irresponsable à une « intolérance culturelle » ou à une « xénophobie d'Etat ». Face à ces menaces, l'identité nationale reste pour nous un combat qui doit s'ordonner aujourd'hui autour de trois priorités : un combat contre le délitement de la langue commune ; un combat contre l'amnésie de l'histoire nationale ; un combat contre l'abandon du modèle de l'assimilation à la française. [...]"

Posté le 9 décembre 2009 à 11h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

08 décembre 2009

Pause sourire

Voire plus.

Posté le 8 décembre 2009 à 19h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Herman Van Rompuy : régionaliste d'abord

D'un lecteur des 4 Vérités :

"Il est probable que peu de commentateurs, hors de Belgique, fouilleront suffisamment loin dans le passé pour donner un éclairage plus contrasté sur celui qui a été appelé à présider l’Union européenne, le « Belge » Herman Van Rompuy. Belge par sa carte d’identité, mais d’abord Flamand dans ses tripes. Pour comprendre, il faut d’abord savoir qu’il y a deux Van Rompuy ayant joué un rôle déterminant dans la politique belge des dernières décennies : Herman et son frère Éric. C’est un tandem bien huilé. Éric, le « chien fou », provocateur, extrémiste dans son expression, flamingant assumé, imprécateur au bénéfice de la « Mère Flandre ». Herman, ténébreux et ombrageux, universitaire, penseur, « tireur de ficelles ». Ce n’est que tout récemment, en devenant Premier ministre du Gouvernement fédéral, qu’il est venu sur le devant de la scène, pour réussir un de ces numéros d’équilibriste politique dont l’Outre-Quiévrain a le secret. Éric et Herman ont « tenu » pendant de longues années le parti chrétien flamand, dictant la volonté de la Flandre, jusqu’à ce qu’il soit débordé et affaibli par l’extrême droite (Vlaams Blok devenu Vlaams Belang). Herman Van Rompuy est donc un conservateur flamand catholique de la plus belle eau, certes intelligent, fin manoeuvrier et diplomate (l’âge aidant). C’est néanmoins un homme intransigeant parlant un français correct qui ne doit pas le faire passer pour un francophile… Les Européens doivent savoir que le parcours politique de ce « Belge » a lourdement contribué à détricoter l’État unitaire. Peut-être sera-t-il un bon avocat de l’Europe des régions : on peut compter sur lui pour que les intérêts de la Flandre et de tous les séparatismes soient bien défendus."

Posté le 8 décembre 2009 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Monument d'hypocrisie de Sarkozy sur l'identité nationale

Nicolas Sarkozy a écrit une tribune sur l'identité nationale. Certains propos montrent à quel degré d'hypocrisie il est arrivé. Refusant de trancher par oui ou par non le cas des minarets, il s'insurge contre ceux qui ont condamné le vote suisse :

"Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ? Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple."

Surtout quand il ne vote pas conformément aux désirs de la classe dirigeante, comme en 2005... Pourtant le président n'a pas oublié le rejet du Traité Constitutionnel européen par le peuple français :

"Ne pouvant changer les peuples, il fallait changer d'Europe. La France du non a commencé à se réconcilier avec celle du oui à partir du moment où, au lieu de la juger, on a cherché à la comprendre. C'est alors que, dépassant ce qui la divisait, la France a pu prendre la tête du combat pour changer l'Europe."

Alors que le traité de Lisbonne est rigoureusement identique au TCE rejeté ! 1ère hypocrisie. Au moment où des intellectuels demandent la fin du tout en anglais, notamment dans les institutions européennes. Et cette attitude de vouloir interpréter ce que veut le peuple, est le fil directeur sur l'identité. Sarkozy interprète la pensée des Français, pour les forcer à penser :

"Les Suisses comme les Français savent que le changement est une nécessité. Leur longue histoire leur a appris que pour rester soi-même il faut accepter de changer. Comme les générations qui les ont précédés, ils savent que l'ouverture aux autres est un enrichissement. Nulle autre civilisation européenne n'a davantage pratiqué, tout au long de son histoire, le métissage des cultures qui est le contraire du communautarisme. Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément."

Le référendum sur les minarets et les multiples sondages en France ont montré que, justement, le peuple ne veut pas de ce changement qu'est l'islam : 2e hypocrisie.

"Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect. C'est de la part de celui qui accueille la reconnaissance de ce que l'autre peut lui apporter. C'est de la part de celui qui arrive le respect de ce qui était là avant lui. C'est de la part de celui qui accueille l'offre de partager son héritage, son histoire, sa civilisation, son art de vivre. C'est de la part de celui qui arrive la volonté de s'inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société qu'il va contribuer à transformer, dans cette histoire qu'il va désormais contribuer à écrire. La clé de cet enrichissement mutuel qu'est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c'est une assimilation réussie."

Le déni de réalité devient flagrant de la part de celui qui a à coeur l'allahicité. 3e hypocrisie. Mais le meilleur est pour la fin :

"Je m'adresse à mes compatriotes musulmans pour leur dire que je ferai tout pour qu'ils se sentent des citoyens comme les autres, jouissant des mêmes droits que tous les autres à vivre leur foi, à pratiquer leur religion avec la même liberté et la même dignité. Je combattrai toute forme de discrimination.[sauf contre les catholiques, CQFD. NDMJ]

Mais je veux leur dire aussi que, dans notre pays, où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde [tellement profonde qu'on n'en parle qu'en période électorale, mais pas dans le Traité de Lisbonne. NDMJ], où les valeurs de la République sont partie intégrante de notre identité nationale, tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l'échec l'instauration si nécessaire d'un islam de France qui, sans rien renier de ce qui le fonde, aura su trouver en lui-même les voies par lesquelles il s'inclura sans heurt dans notre pacte social et notre pacte civique. Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation".

A 3 mois des élections régionales, le chef de l'Etat est en campagne.

Posté le 8 décembre 2009 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Bruno Gollnisch pro-vie

Lu sur e-deo :

"Sonné par Jean-Luc Mélenchon de "reconnaître le droit à l'avortement", Bruno Gollnisch a déclaré lundi soir dans l'émission Mots Croisés : "je reconnais le droit de l'enfant à naître" (55'14")."

Posté le 8 décembre 2009 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Les amours politico-médiatiques

Quand PPDA a failli se retrouver sur une liste de l'UMP pour les régionales avec l'aval de l'Elysée...

Posté le 8 décembre 2009 à 09h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

L'UNI va-t-il disparaître ?

Lu dans Minute :

"l’UNI, la célèbre organisation étudiante de droite, née en 1968, est sommée de se fondre dans une nouvelle formation, le Mouvement étudiant, qui verra le jour en janvier prochain. C’est Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, qui a été chargé d’en informer les RDJ (responsables départementaux à la jeunesse de l’UMP) lors de leur dernière réunion à Paris. Apparu a été le responsable national des jeunes du RPR quand Alain Juppé dirigeait l’appareil, au milieu des années 1990, et garde depuis un oeil vigilant sur ses successeurs au sein du parti présidentiel. La décision de faire rentrer l’UNI – l’Union nationale interuniversitaire – dans le rang sarkozyste – car c’est bien là le but de la manoeuvre – intervient quelques semaines après que le président-fondateur de l’UNI, le vieux gaulliste Jacques Rougeot, a transmis la direction du mouvement à Olivier Vial, un cadre issu… de l’UDF [...]

A partir de janvier 2010, il n’y aura donc plus de candidats UNI dans les universités mais des listes conduites sous l’égide d’un nouveau satellite de l’UMP, qui devrait s’appeler le Mouvement étudiant, comme l’UMP version Xavier Bertrand tente de se faire appeler le Mouvement populaire. Cette reprise en main des jeunes a été voulue par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. [...] Son fils François avait créé les Jeunes Actifs de l’UMP que Guéant honorait encore voici quelques semaines de sa présence lors d’une réunion à l’Assemblée nationale. Mais les effectifs de ce club, à l’activité fluctuante, n’ont jamais réellement décollé. Cette reprise en main de la jeunesse progouvernementale s’imposait aux yeux de l’Elysée en prévision de l’élection présidentielle de 2012. Et ce devant le constat de la chute des adhésions chez les Jeunes Populaires, les jeunes de l’UMP. Ils avouent eux-mêmes en avoir perdu 6000, mais selon nos informations, on serait plus proche de 25000 défections."

Posté le 8 décembre 2009 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

07 décembre 2009

Hervé de Charette est-il devenu trotskiste?

La question se pose en effet car celui-ci démissionne de l'UMP (de l'ouverture "à gauche toute") qu'il juge trop à droite... Il fallait quand même oser!

Posté le 7 décembre 2009 à 14h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

L’Islam pose un vrai problème

En réponse à Eric Besson, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale,  qui considère que l'Islam est compatible avec la République française (et il n'est pas le seul), Jacques Bompard, maire MPF d'Orange et tête de liste pour la Ligue du Sud pour les régionales s'explique sur le sujet dans les 4 Vérités :

Bompard "(...) Cette religion n’est pas compatible avec la démocratie, ni avec la laïcité, parce que c’est une doctrine à la fois politique, économique et même civilisationnelle. C’est donc un absolu, non seulement religieux, mais global, comme le montre l’évolution de la communauté musulmane en France, avec le voile, le haïk, les drapeaux exhibés lors des mariages, les prénoms donnés aux enfants : Oussama ou Djihad, par référence à Ben Laden et à la guerre sainte… Baptiser son enfant « Guerre sainte » témoigne d’une conception tout à fait remarquable de l’intégration !

Or, la République française est une république d’intégration. Elle a montré sa compétence pour intégrer pratiquement tout le monde, mais elle bute sur l’intégration des musulmans parce que leur religion n’est pas intégrable, ni compatible avec l’Occident.

Il suffit de lire le Coran pour s’en convaincre : à côté de sourates souples et tolérantes, y figurent des sourates autoritaires, un Coran totalitaire avec une clé de lecture que les lecteurs ne connaissent généralement pas : quand deux sourates se contredisent, c’est celle qui a été écrite en dernier qui a autorité sur la précédente. Or toutes les sourates autoritaires ont été écrites après les sourates complaisantes… Voilà pourquoi l’Islam n’est pas intégrable.

Rappelons aussi qu’il est formellement interdit de construire des églises en terre d’Islam, que l’importation d’une Bible y est punissable de la peine de mort, et que lorsque nos soldats sont allés se battre contre l’Irak pour les Etats du Golfe, il a été interdit à la Croix-Rouge d’arborer son emblème… Moyennant quoi, nous devrions, quant à nous, tout tolérer ! (...)

Quand on n’intègre pas, on est désintégré, et c’est ce qui se passe en France. La désintégration de la société française est extrêmement marquée dans les quartiers où la population est en majorité musulmane, puisque dans ce sont les Européens qui s’y intègrent à l’Islam – nous recevons à la mairie des mères de famille, d’origine musulmane parfois, ou qui ont fait des mariages mixtes, et qui se plaignent des très fortes pressions qu’elles et leurs enfants subissent, du fait de l’intégrisme religieux.

Lorsqu’on se trouve devant des problèmes graves, ce qui est le cas, la loi de la Ve République prévoit que l’on saisisse par référendum les citoyens, qui ont le pouvoir en démocratie. L’Islam pose un vrai problème et nous demandons, comme en Suisse, l’organisation d’un référendum sur ces questions et tout particulièrement sur les minarets."

Posté le 7 décembre 2009 à 10h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

C'est amusant cet intérêt pour la noblesse aujourd'hui

Le Figaro titrait hier : "Sarkozy, noble authentique, Villepin, roturier". On m'a même glissé que François Fillon descendrait de Hugues Capet...

Posté le 7 décembre 2009 à 09h09 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

06 décembre 2009

Les contribuables paieront pour voir le match se terminer par une main...

Lu sur L'observatoire du Parlement :

M "La France croule sous le déficit multiplié par trois en deux ans, les perspectives de la dette sont lugubres, mais le gouvernement ne trouve rien de mieux que d'annoncer des investissements massifs dans les stades de football ! Alors que la polémique sur la main de Thierry Henry est à peine oubliée par les "grands médias", le gouvernement annonce qu'il va lancer un plan de rénovation des stades de football pour l'euro 2016. La France est en effet candidate pour organiser le championnant d'Europe de football de 2016. Pour satisfaire au mieux les attentes des organisations internationales du football et des télévisions, toujours plus gourmands, assis sur les bénéfices astronomiques de la publicité et des produits dérivés, il faut avoir les stades les plus modernes. C'est logique.

Ce qui est scandaleux, c'est que c'est le contribuable qui va payer ! Puisque le football fait beaucoup d'argent, les millions de contribuables Français vont l'aider... Pour rappel, en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en Espagne, c'est-à-dire les pays ou le football est plus brillant qu'en France et encore plus prospère, les clubs possèdent leurs stades ou en sont copropriétaires avec leurs sponsors (notamment Emirates Airlines à Londres). En France, la confusion public-privé à de beaux jours devant elle. Dans ce cas, c'est le public qui paye et le privé qui empoche les bénéfices ! Les contribuables paieront donc pour voir des joueurs payés quelques millions d'euros jouer pendant une heure et demie et terminer le match par une main ou un penalty..."

Posté le 6 décembre 2009 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 décembre 2009

L'ouverture selon Royal

Le Figaro annonce que le Modem "gauchise" (quel affreux néologisme) son programme et quelques heures après, Ségolène Royal propose une alliance avec le Modem en Poitou-Charente. Gageons que la girouette du centre continuera à prendre le vent le plus porteur.

Posté le 5 décembre 2009 à 19h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

Quand ils étaient étudiants...

Une coupure de presse de 1965 de Nice Matin refait surface... on y parle des vacances agitées d'un Alain Madelin et d'un Patrick Devidjian, étudiants en droit à Paris à l'époque en villégiature d'été à La Croix-Valmer. S'agit-il des actuels hommes politiques? Anecdote et péremption penseront certains? "Il faut que jeunesse se passe" diront d'autres... Sans doute...

S'il s'était agi d'hommes politiques à diaboliser, cela aurait créé un scandale : pensez donc, un yacht, une arme! Alors, laissons cela à sa juste place : lisons, sourions peut-être (surtout la fin de la cavale de Patrick Devidjian), tournons la page et surveillons que tous aient droit à cette même justice.

Posté le 5 décembre 2009 à 19h39 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

Et pourquoi pas l'identité inter-planétaire?

Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Modem et député européen, refuse le débat sur l'identité nationale et préfèrerait un débat sur l'identité européenne...

Posté le 5 décembre 2009 à 19h16 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

Mitterrand : nouveau scandale

Le nouveau directeur du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, le pianiste Pascal Dumay, 53 ans, nommé par le ministre de la Culture, a été déféré mercredi au parquet de Versailles. La justice lui reproche d’avoir téléchargé et diffusé une centaine d’images à caractère pédopornographique.

Posté le 5 décembre 2009 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

04 décembre 2009

Il y aura trois candidats Le Pen aux régionales

Marion le pen Après Jean-Marie et Marine, voici Marion. Le Front national (FN) a en effet officiellement lancé en politique la petite-fille de Jean-Marie Le Pen lors de l'inauguration de la campagne pour les élections régionales en Ile-de-France. Il s'agit la fille de Yann Le Pen et de Samuel Maréchal, et qui a souhaité conserver le nom de sa mère. Elle sera candidate en deuxième position sur la liste Front national dans les Yvelines.

Posté le 4 décembre 2009 à 19h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

Acculé, Fillon est complètement incohérent

D'un côté, il défend le faux débat sur l'identité nationale (qu'il fait bien sûr commencer avec la République et la Révolution) :

"C'est un débat complexe, c'est un débat passionnant, ça doit être un débat permanent inséparable de la Constitution même de notre pays [La France constituée date bien de 496. NDL](...)

Refuser ce débat et stigmatiser l'idée même que notre peuple puisse avoir une identité singulière, c'est laisser le champ libre aux extrémistes [Comprenne qui pourra. NDL] (...) et c'est aussi baisser notre garde devant tout ceux qui conteste les fondements de la République".

De l'autre, il défend la construction des minarets en France :

"Quant aux minarets, qui sont d'ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu'ils doivent s’inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social. Et la meilleure façon qu'ils le soient, c'est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes (...)

Ce qui doit être recherché, c’est un islam de France, plutôt qu’un islam qui s'impose en France [Peine perdue... la réalité est à l'opposé de cela et ce n'est pas au politique de régenter les religions. NDL]. C’est cet objectif que le gouvernement poursuit avec les représentants de la communauté musulmane".

Une somme d'erreurs ne fait pas une vérité : la preuve, ces deux-là montrent leur totale incompatiblité et l'incohérence intrinsèque d'un mode de pensée.

Posté le 4 décembre 2009 à 14h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

Manifestation de policiers contre la «politique du chiffre»

Entre 2.000 et 5.000 policiers ont défilé hier dans plusieurs villes de France, appelant la population à les soutenir face à la baisse des effectifs et à la «politique du chiffre».

"Notre hiérarchie nous soumet à une pression constante pour obtenir des résultats qui n'ont rien à voir avec notre mission de maintien de l'ordre public" [déclare] Axel, policier depuis dix ans. "Nous sommes notés en fonction du nombre de timbres-amendes qui entrent dans les caisses et du nombre d'affaires résolues, explique une jeune femme. Mais une élucidation d'affaire peut prendre plusieurs formes : si je constate un défaut d'assurance, c'est une élucidation. Si j'arrête un dealer, c'est une élucidation également. Lorsque la brigade reçoit le message d'augmenter ses statistiques d'élucidation, il est plus rentable de se poser au coin d'une rue un peu roulante et de faire du contrôle routier que de traquer des délinquants. La hiérarchie préfère les bons chiffres."

Souvent le choix de ne pas intervenir est lié au rendement attendu. Une logique qui a créé des zones de non-droit, reconnaissent du bout des lèvres les policiers. "Des quartiers sont devenus imperméables aux forces de police. Si nous intervenons, cela dégénère, et nous devons mobiliser d'autres collègues. Et pour finalement quel résultat ? Les interventions ont un coût", expliquent plusieurs membres d'une même brigade.

Gardiens, gardiennes, jeunes bleus ou vieux routiers du macadam francilien, la plupart soulignent le sentiment d'être dirigés à vue, en fonction de considérations politiques et médiatiques immédiates, loin du rôle du policier dans la société. "Une semaine nous devons axer notre action sur les sans-papiers, la semaine suivante sur les délits routiers, la troisième sur les bandes... cela n'a pas de sens.

Posté le 4 décembre 2009 à 12h35 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (7)

Les drapeaux étrangers interdits à Orange lors des mariages

Lu ici:

Jacques Bompard, maire d’Orange, a pris aujourd’hui un arrêté municipal pour interdire dans sa ville « d’arborer des signes d’appartenance nationale autres que ceux de la République Française lors de la célébration des mariages ». Cette décision fait suite aux débordements observés de manière régulière lors de mariages célébrés en mairie. Le but est bien entendu d’affirmer l’identité nationale, mais aussi de prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public liés à des tensions entre les communautés.

Posté le 4 décembre 2009 à 11h37 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (12)

02 décembre 2009

Recours contre la construction de la grande mosquée de Marseille

Une conférence de presse se tiendra jeudi 3 décembre pour annoncer officiellement le dépôt d'un recours en annulation contre le projet de construction de la grande mosquée de Marseille. Ce recours a été déposé conjointement par Jacques Bompard (Ligue du Sud), Michèle Carayon (Parti de la France), Ronald Perdomo (Front régional) et Hubert Savon (MNR).

Un recours avait déjà été déposé en 2006 par Bruno Mégret et Hubert Savon (MNR). Débouté en novembre 2007, le MNR avait fait appel de ce jugement et attend désormais une décision.

Posté le 2 décembre 2009 à 21h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

La démocratie selon Cohn-Bendit

Interrogé à propos du référendum suisse, Daniel Cohn-Bendit donne libre cours à sa conception très personnelle de la démocratie et de l'Histoire de la Suisse. Les Suisses apprécieront. Extraits :

Cohn bendit "(...) La limite démocratique est à mes yeux franchie. Je suis pour une démocratie directe "encadrée" par une Constitution qui ne permette pas de voter sur n'importe quoi. Une votation comme celle des minarets, qui cible une communauté en particulier, restera une tache noire sur la réputation de la Confédération. Pour l'effacer, les Suisses n'ont qu'une solution: se mobiliser et revoter (...)

Les Suisses ont voté comme le feraient sans doute une bonne partie des Européens : avec l'angoisse vis-à-vis de l'islam rivée au corps, avec en tête les images des attentats-suicides au Pakistan et en Afghanistan (...) C'est toute la difficulté de l'islam, dont la réalité est aujourd'hui défigurée par des petits groupes extrémistes ultra-violents. Mais cela n'excuse rien car, pardonnez-moi, la Suisse nous a dans l'histoire habitués à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde Guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile. Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches (...)

La priorité de l'élite politique suisse hostile à ce vote doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Ce sera dur, et alors? Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates. Le moment est venu d'un grand débat en Suisse sur le sujet de l'immigration. La Suisse ne doit pas se laisser ligoter par cette décision populaire jusqu'à la fin des temps.

Cette interdiction des minarets, indigne à mes yeux, ne peut pas être ignorée par l'Union (...) On ne peut pas continuer les relations bilatérales comme si de rien n'était. Le Parlement européen, doté de nouvelles compétences par le Traité de Lisbonne, devrait d'ailleurs très vite interroger à ce sujet la nouvelle haut représentante de l'UE pour les Affaires étrangères (...)"

Ces propos hallucinants pourraient prêter à sourire si ils n'étaient l'expression la plus aboutie de la conception de la démocratie au sein de la classe politique française et européenne actuelle. D'ailleurs la conclusion de Cohn-Bendit qui consiste à faire appel au Traité de Lisbonne et aux institutions européennes pour faire plier la Suisse (qui ne fait pas partie de l'Union Européenne) est symptomatique. C'est dire la liberté qu'il reste désormais aux Nations membres de l'UE...

Posté le 2 décembre 2009 à 20h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

Une élue refuse de rendre hommage aux soldats français morts en Afghanistan

3ème rima Cette affaire remonte au 16 octobre dernier à Vannes lorsque le conseil municipal, majorité et opposition, décide d'observer de manière unanime une minute de silence en hommage aux cinq soldats du 3ème Régiment d'Infanterie de Marine tués en Afghanistan. Avec cinq morts en quelques semaines, le 3ème RIMa venait de payer un lourd tribut et la garnison entière s'en était émue.

Et voilà qu'une élue du conseil municipal, Nadia Morel, toute honte bue, refuse et reste ostensiblement assise sur son siège. Perdant tout repère, mettant en avant son pacifisme et refusant d'admettre que ces jeunes Français s'étaient sacrifiés pour un intérêt supérieur à celui de leur propre vie, elle déclare :

"A titre privé, j'ai de la peine pour les familles des victimes. C'est une chose terrible que la mort de ces soldats. D'un autre côté, c'est un métier qu'ils ont choisi. Je suis personnellement pacifiste. Je respecte le fait que des gens puissent avoir une attitude différente de la mienne. Mais je n'adhère pas à la minute de silence qui s'est déroulée lors du conseil municipal. Tous les jours, il y a des gens qui meurent à Vannes. On ne fait pas de minute de silence pour autant."

Trois associations d'anciens combattants, l'Association de soutien à l'armée française (ASAF), le Cercle des associations morbihannaises pour la défense des valeurs d'anciens combattants et de l'armée française (Ceras) et le Souvenir français ont immédiatement fait part de leur indignation et l' Association Nationale de Soutien à nos Soldats en Opération (ANSSO) a mis en ligne une pétition :

"On peut ne pas être en accord avec la décision gouvernementale d'intervenir dans ce conflit, mais dans ces circonstances dramatiques, la solidarité nationale doit se manifester. Les familles des défunts, les camarades de ce glorieux régiment méritent notre soutien, notre respect, non pas l'indifférence voire le mépris. Nous tenons à faire part de notre indignation et de notre écoeurement vis-à-vis de cette attitude." 

Nous ne pouvons que nous associer à ces associations d'anciens combattants devant cette attitude indigne d'un élu de la France. Espérons que le ministre de la défense, si prompt à défendre le droit des homosexuels à adopter, et le secrétaire d'état aux anciens combattants, si prompt à autoriser ses agents municipaux de confession musulmane à bénéficier d'un jour de congé supplémentaire, sauront faire de même. Ce serait pleinement dans leurs attributions !

Posté le 2 décembre 2009 à 20h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Les "Franco-français n'existent pas"

C'est ce qu'a déclaré Eric Besson interrogé par le New-York Times (source : Observatoire du Parlement) :

Les franco-français, cela n'existe pas. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a pas de race."

Monsieur Besson, 51 ans, né au Maroc d'une mère libanaise, divorcé en juin 2009, vit actuellement avec jeune étudiante tunisienne agée de 22 ans.

Posté le 2 décembre 2009 à 17h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)


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