25 janvier 2015

Un philosophe d'extrême-gauche tient des propos déplacés

A son plus grand étonnement, le recteur de l'Académie de Poitiers vient de découvrir que :

  1. il y avait des professeurs de philo faisant "du militantisme d'extrême gauche"
  2. et que ce genre de professeur pouvait tenir "des propos déplacés" devant les élèves

Dans quel état sera ce recteur quand il s'apercevra que Alain Finkielkraut et Michel Onfray ont raison : oui, l'idéologie du genre est au programme de l'Education Nationale.

Posté le 25 janvier 2015 à 22h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

24 janvier 2015

Comment peut-il oser parler d’apartheid ?

Christian Vanneste sur Boulevard Voltaire, considère qu'oser parler d'apartheid en France comme l'a fait Manuel Valls est une injure à la France :

"La marée du 11 janvier se retire. Après avoir surfé sur la vague de l’opinion, l’exécutif se retouve avec sa planche à voile sur les écueils, qu’il semble découvrir. Ainsi M. Valls ose parler d’apartheid à propos de la séparation de fait, et non de droit, des populations.

La comparaison avec le système instauré par le régime « blanc » d’Afrique du Sud est injurieuse pour la France. Elle est proprement renversante puisqu’elle paraît supposer une culpabilité de notre pays quand il s’agit d’une conséquence sociale prévisible de la politique d’immigration menée par nos gouvernants avec aveuglement. 

L’apartheid, ce terme qui ne convient qu’à l’Afrique du Sud, le « développement séparé » ne donnait pas les mêmes droits aux Blancs et aux Noirs. Ces derniers subissaient une ségrégation « légale », pour l’habitat notamment. Même si beaucoup de Noirs sud-africains étaient immigrés, le pays résultait d’immigrations croisées, et cette situation imposée par l’État était injuste au profit des immigrés blancs."[...]

Posté le 24 janvier 2015 à 15h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

Louis Aliot réagit sur l'enquête "Ces Maires qui courtisent l'islamisme"

...et aussi sur les chrétiens arrêtés par la police au Maroc encore cette semaine, alors que nombre de grandes mosquées françaises sont dirigées par ce pays christianophobe.

Une interview de Louis Aliot, vice-président du Front National, réalisée le 23 janvier 2015, portant sur le livre-enquête "Ces Maires qui courtisent l'islamisme" de Joachim Véliocas. Plus d'infos sur www.islamisation.fr


Louis Aliot (FN) réagit sur l'enquête "Ces... par joachimv 

Posté le 24 janvier 2015 à 14h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

Avec la réforme de Taubira un détenu en sursis a le droit de se rendre à l'étranger

Lu ici :

"Jusqu'en septembre 2014, avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale de Christiane Taubira, les personnes assujetties à un SME devaient obligatoirement obtenir "l'autorisation du juge de l'application des peines" avant d'envisager "tout déplacement à l'étranger". Ce n'est plus le cas depuis le 1er octobre 2014. La loi de la garde des Sceaux a fait en sorte que cette obligation ne soit plus "automatique". Désormais, le condamné placé sous SME n'a plus besoin que d'"informer préalablement" son juge de "tout déplacement à l'étranger"."

Les voyageurs pour la Syrie n'ont plus besoin de prévenir le juge avant de prendre leur billet. Toujours pas de démission du côté de la place Vendôme ?

Posté le 24 janvier 2015 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Un peu de rap : "Tu es Charlie"

Un morceau de rap interprété par Me Jérôme Triomphe sur Radio courtoisie :

Posté le 24 janvier 2015 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Blessé au Jihad en 2004, il touche depuis des allocations "handicapés" en France

Et pourtant, il est connu comme terroriste...

Posté le 23 janvier 2015 à 19h18 par Le Salon Beige | Lien permanent

La France Big Brother

Entretien de TV Libertés avec Laurent Obertone sur son dernier livre La France Big Brother :

Posté le 23 janvier 2015 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

«Mur des cons» : non-lieu requis pour la présidente du syndicat de la magistrature

4470047_images_545x460_autocropLu ici :

"Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour la présidente du Syndicat de la magistrature (orienté à gauche), Françoise Martres, dans l'affaire du «Mur des cons», en estimant les faits prescrits."

En effet, le "Mur des cons" avait été initié sous l'ère Sarkozy. Le parquet estime qu'on ne peut retenir la responsabilité de Françoise Martres comme éditeur du panneau. Elle s'était pourtant bien gardée de le faire retirer...

Pas responsable, pas coupable.

Posté le 23 janvier 2015 à 08h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

22 janvier 2015

"L'armée française est l'ennemie des moudjahidine"

C'est ce que déclare cet ancien officier parachutiste français passé à l'Etat Islamique et aujourd'hui emprisonné en France.

Posté le 22 janvier 2015 à 21h55 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)

NVB donne un coup d'accélérateur à la laïcité à l'école

Aujourd'hui, Najat Vallaud-Belkacem présentait ses "Onze mesures symboles de la grande mobilisation de l'Ecole pour les valeurs de la République", sa réponse aux attentats commis récemment. En voici les grandes lignes :

"Laïcité et transmission des valeurs républicaines, citoyenneté et culture de l'engagement, lutte contre les inégalités et mixité sociale, mobilisation de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sont au centre de ces mesures. La grande mobilisation pour les valeurs de la République est celle de toute l'École, y compris l'enseignement agricole et l'enseignement privé sous contrat."

Il y est question de laïcité à tous les étages, et les candidats professeurs seront désormais évalués sur les "valeurs de la République" (Le Figaro) :

"1000 premiers enseignants formés à la laïcité d'ici juillet 2015, l'enseignement laïc du fait religieux dans les programmes, des candidats professeurs évalués sur les valeurs de la République ou encore la maîtrise du français et des règles de laïcité et de politesse figurent dans l'arsenal de mesures prévues."

Une lectrice du Salon beige s'inquiétait à juste titre de la mesure n°9, concernant "une action en faveur des publics les plus fragiles", dont une sous-partie mentionne l'instruction à domicile, dont les contrôles seront renforcés :

"Les risques de repli chez les jeunes, pouvant représenter un danger pour eux-mêmes et pour la    vie collective, seront mieux repérés.
Les chefs d’établissement recevront une formation renforcée à la détection des signes précurseurs des pratiques de repli et de radicalisation.
L’instruction à domicile fera l’objet d’un contrôle renforcé, impliquant des équipes pédagogiques  en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement les contrôles. À cette fin, des professeurs  seront missionnés pour venir en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement ces contrôles. Des repères seront donnés afin de mieux évaluer la progressivité des apprentissages."[...]

Personne ne passera entre les mailles du filet.

Posté le 22 janvier 2015 à 19h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (31)

Responsabilité

Lu dans Présent :

"Une soirée un peu agitée et alcoolisée à Paris ; une jeune fille un peu complaisante, un mec entreprenant et c’est parti… As-tu pris ta pilule ? On ne sait pas trop. Au revoir et merci ! Plus tard le mec, installé à Guily-sur-Lebidon dans le Bas-Vivarais, voit un jour débouler un huissier chez lui. C’est à quel sujet ? « Monsieur, je vous mets en demeure de payer une pension de 298,53 euros par mois au profit de Mme Inès Padon, avec laquelle vous avez eu un enfant. » Le mec demande alors qui est cette personne dont il ne se souvient plus et cet enfant qu’il n’a jamais vu de sa vie. L’huissier explique que la reconnaissance en paternité par l’ADN est formelle. Il est le père de cet enfant. Et pour faire bonne mesure, il ajoute qu’il lui faudra payer un arriéré correspondant aux frais d’éducation et d’instruction du gamin depuis que l’affaire a été introduite en justice, il y a huit ans. Stupeur ! Dura lex, sed lex. Le mec, assistant en ébranchage du céleri, en a pour toute sa vie à payer. En France, ils sont 3 000 mecs dans la même situation. « C’est l’histoire d’un mec ! », disait Coluche ; elle est dramatiquement authentique."

Posté le 22 janvier 2015 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier : trompettes de Jéricho à Metz

JVoir ici l'explication de cette manifestation.

Posté le 22 janvier 2015 à 10h13 par Michel Janva | Lien permanent

"La police devra compter sur la baraka"

Bernard Cazeneuve était auditionné hier par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le suivi des filières et des individus djihadistes, commission présidée par Eric Ciotti, voulue par la droite suite aux ratés de septembre 2014, où 3 djihadistes français n'avaient pas été interpellés alors qu'ils rentraient de Syrie.

"Il s'agissait aussi de porter son attention particulière sur les passages à vide du système de fichiers de la police nationale (Cheops), dont les pannes récurrentes rendent les agents parfois aveugles aux postes-frontières de nos propres aéroports. [...]

Cheops, portail d'accès à l'essentiel des fichiers de travail de la police, fait l'objet de pannes quotidiennes, et les temps de maintenance le rendent inopérationnel sur des périodes plus ou moins longues, laissant la police travailler dans le noir. Ses défaillances avaient déjà été pointées du doigt en septembre 2014, mais rien n'a changé depuis.

Cheops, [...] pourrait enfin être redimensionné pour gérer le flux croissant des consultations de fichiers par les forces de l'ordre. Mais cela mettra des mois, des années peut-être. D'ici là, aux frontières, dans les aéroports, bien des allées et venues de personnes recherchées risquent de ne pas être détectées. «La police devra encore compter, c'est vrai, sur la baraka», reconnaît un préfet très au fait des questions de sécurité.[...]

Les travaux de la commission Ciotti ne font que commencer. Pour l'heure, le ton est urbain, consensuel. Mais des vérités sont dites. Ainsi, sur la question de l'arrêt de la mise sur écoutes des frères Kouachi, notamment le cadet, Chérif, à l'été 2014, Bernard Cazeneuve a dit tout haut ce que son entourage et ses grands subordonnés disaient sans doute moins clairement que lui: ce n'est pas la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) qui a réclamé l'arrêt des branchements, mais bel et bien le ministre et ses services qui ont levé le dispositif. Puisque ces écoutes, dit-on, ne donnaient rien et que le quota de lignes attribuées à l'État impose de faire des choix."

Pas très rassurant, tout cela.

Posté le 22 janvier 2015 à 08h31 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

André Récipon, RIP

André Récipon, « fils spirituel » et premier successeur de Raoul Follereau (1903-1977), est décédé le 16 janvier 2015, une semaine avant la 62e Journée Mondiale des Lépreux, créée en 1954 par Raoul Follereau.

Posté le 22 janvier 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

Céline Dion à la Marche pour la Vie ?

Elle y aurait pourtant toute sa place si l'on en croit cette anecdote racontée par le chanteur Hugues Aufray à propos de la chanson "Céline" qui l'a rendu célèbre en 1966 :

Celine-dion-10335951ezlpe"La chanson "Céline" a donné la naissance de Céline Dion. Sa maman attendait un bébé, qui était le 13ème d'une famille qui en comptait déjà douze. Avec son mari, ils pensaient qu'ils ne pouvaient pas avoir treize enfants, ils ont donc décidé de ne pas garder cet enfant. Elle, qui était très croyante et pratiquante, était devant ce choix terrible. Et puis elle a entendu cette chanson, "Céline", elle a été émue et elle a dit à son mari : finalement je garde le bébé et si c'est une fille on l'appellera Céline."

C'est en revanche une idée de chanson à diffuser pendant la marche...

Posté le 22 janvier 2015 à 03h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Des écoliers décident de rénover une chapelle

En Isère :

"L’école primaire de Paladru est engagée dans la deuxième édition du concours “J’aime mon patrimoine” qui vise à restaurer un monument communal. Le choix des enfants et de leur professeur s’est porté sur la chapelle des Trois Croix. Ils ont jusqu’au 17 avril pour envoyer leur dossier. 25 écoles sont en lice, l’une remportera le grand prix doté de 6 000 euros et deux d’entre elles remporteront 5 000 euros. Les lauréats s’engagent à restaurer le monument choisi dans un délai d’un an."

Posté le 22 janvier 2015 à 00h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2015

L'Agrif face à la haine de la France

Bernard Antony raconte le procès de l'Agrif contre "Nique la France", hier. Extraits :

"[...] Le procès va durer six heures, dont une demi-heure environ pour nous qui avons porté plainte, et le reste, pour l’essentiel, pour la défense de Nique la France, dans laquelle on peut hélas inclure la prise de parole de madame le procureur Annabelle Philippe (oui, je parle encore ainsi, n’acceptant pas l’atroce féminisation des titres qui sont du genre neutre et s’en portaient bien, plus élégamment dans le génie de notre langue).

La présidente, madame Sirdé, m’invitera à m’exprimer sur notre plainte, courtement et uniquement sur les questions. Qu’est-ce que j’entends par « Français de souche » ? Je lui réponds que ce sont les poursuivis qui emploient ce concept. Je dénonce autant que j’en ai le temps leur vieille ficelle dialectique marxiste-léniniste consistant à opposer un soi-disant bloc « de noirs, d’arabes et de musulmans », « les réprimés », les « discriminés » aux « blancs », les « dominateurs », les » colonialistes », les « racistes ».

Comme si d’ailleurs, madame, tous les noirs et tous les arabes étaient musulmans ! Comme si tous les musulmans se sentaient opprimés par la France ! Je lui exprime l’indignation de nos adhérents Français patriotes d’origine africaine ou maghrébine devant cette dialectique de guerre civile.

La salle gronde, ça ne nous impressionne pas. [...]

Nique la France a prévu une grosse salve de cinq témoins. Tous auront en commun d’évoquer que la réaction de cette admirable marque s’est produite au moment de l’affreux débat sur l’identité nationale, voulu par un pouvoir dégoulinant de racisme : celui de Nicolas Sarkozy, de Brice Hortefeux et des autres, rappelant les années les plus noires de notre histoire. À les entendre, somme toute, Sarko, c’était quasiment Hitler et Hortefeux une sorte de Goebbels !

[...] Dans sa plaidoirie, Jérôme Triomphe s’efforcera, point par point, de revenir à l’objet du procès, ces mots d’incitation à la haine dont on a pu encore tragiquement vérifier qu’ils n’étaient pas anodins. Non, il n’est pas innocent de faire par la photo l’éloge des tueurs d’Action Directe ! Il fait mouche en citant les appels incendiaires pas si anciens de certains rappeurs contre Charlie-Hebdo. Il conclut sa plaidoirie sur un texte d’Houria Bouteldja, avertissant que si les blancs ne se rallient pas tout de suite à son antiracisme, « demain il sera trop tard, demain tous devront payer ! ».

L’avocat Henri Braun, militant d’extrême-gauche, avocat de la défense qui parle donc en dernier, prendra tout son temps, sans qu’on puisse l’interrompre pour répliquer à ses énormités, à ses mensonges et à ses fantaisistes allégations. Étalant vaniteusement sa pseudo-culture historique dans d’incroyables mélis-mélos, il va mener un double réquisitoire contre la France et contre l’humble rédacteur de ces lignes. Il peut, selon le droit de l’avocat en plaidoirie, proférer à peu près n’importe quoi. En pareil cas, je m’efforce de rester « zen ». J’y arrive car cela fait partie du combat. [...]

On me posait ce matin la question de savoir si nous étions sortis abattus de ces heures de lynchage idéologique. Moins que jamais ! Car plein de notre mépris pour toute cette vieille engeance gauchiste de trahison et qui joue la victimisation alors qu’avec mesdames Taubira, Belkacem et les autres, et tout le gouvernement, et toute la médiacrassie, et toute la culturocrassie, elle est au pouvoir.

PS : On me communique les pétitions circulant contre l‘AGRIF, avec toute la vociférosphère de tous les témoins pré-cités, les Olivier Besancenot, Eva Joly et autres. Ça me met de bonne humeur. Et je me verse un coup de Brouilly."

Posté le 21 janvier 2015 à 23h29 par Michel Janva | Lien permanent

Alban de Cacqueray, l'artisan qui sauve l’artisanat traditionnel par internet

AltDécouvrez son idée géniale et son site altare.fr

"Comment permettre aux artisans de vivre de leur passion, d’exercer leur art et de se faire connaître ? Pour répondre à cette question, Alban de Cacqueray a eu une idée. Elle s’appelle Altare, un terme signifiant “élever”.
Avant d’en arriver à cette société et à ce site internet, “www.altare.fr”, Alban a parcouru un long chemin. Non pas qu’il ait suivi de longues études puisque, de son propre aveu, il a arrêté après le bac. Ce sont surtout des rencontres et des voyages à l’étranger qui ont forgé ses ambitions.
Alban de Cacqueray a commencé sa vie de jeune adulte en se rendant en Inde avec le soutien des Missions étrangères de Paris. Il a ensuite rejoint l’Argentine où il s’est greffé à l’association Point cœur. Le tout s’est achevé par neuf mois de pérégrinations en Terre sainte avec un ami.

Ces trois années écoulées, Alban devait décider de son avenir lors de son retour en France. Face à ses 22 ans et à son maigre bagage étudiant, il a décidé de se lancer dans la sculpture. Et c’est en Vendée, auprès d’un artisan, qu’il a donné ses premiers coups ciseaux à bois.

«Je n’ai pas voulu suivre un cursus scolaire car j’avais envie de faire du figuratif, du classique. Et aujourd’hui, ce n’est pas ce que l’on enseigne.». Quatre ans plus tard, Alban s’installe à Rennemoulin et honore ses premières commandes, essentiellement des représentations religieuses. Au fil des mois, le jeune artisan dresse un premier constat. Beaucoup de ses homologues souffrent d’une absence de clientèle. Beaucoup ne savent pas vraiment communiquer, possèdent un site Internet qui n’est pas très vendeur ou ne parviennent pas bien à mettre en valeur leurs réalisations" (suite).

Posté le 21 janvier 2015 à 21h43 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

"Apartheid" et relance du processus de naturalisation

Un article de Sophie Coignard dans Le Point revient sur le terme "apartheid" employé hier par Manuel Valls pour décrire la situation en France :

[...] "Pour le Premier ministre, il existe en France "un apartheid territorial, social, ethnique". Très fier de lui, le chef du gouvernement a même rappelé qu'il avait employé ce terme d'apartheid dès 2005, comme pour exalter sa propre clairvoyance. Il n'a pas parlé de ségrégation, un vocable très fort et déjà provocant qui prêterait à discussion. Non, pour lui, en France, c'est encore bien pire. C'est le régime de l'apartheid qui prévaut. [...]

[L]e Premier ministre s'insurge aussi, dans son discours, contre "les discriminations quotidiennes parce qu'on n'a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce qu'on est une femme". L'apartheid des femmes, dans une démocratie comme la France ? Même les voix féministes les plus acerbes n'y avaient pas pensé !"

Le Premier ministre a d'autre part tweeté hier :

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Le Premier ministre joue la provocation : il veut obliger les Français à accueillir sans mot dire de nouvelles naturalisations en les culpabilisant sur l'apartheid supposé qu'ils sont censés faire subir aux "nouveaux Français". Jusqu'à quand ce chantage fonctionnera-t-il ?

Posté le 21 janvier 2015 à 18h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

"Les Catholiques, on peut encore en rire. Eux, ils ne vont pas débarquer demain avec une kalachnikov"

Et c'est un comique qui le dit.

Voilà un amalgame a contrario...

Posté le 21 janvier 2015 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

Apartheid ou mauvaise gestion des flux d'immigration ?

Dans FigaroVox, le géographe Laurent Chalard estime qu'en dénonçant un "apartheid" en France, Manuel Valls a été pour le moins maladroit :

"Il fait référence à un contexte historique et géographique très particulier, l'Afrique du Sud, qui n'a strictement rien à voir avec la France, et qui, si l'on suit sa définition stricto sensu, laisserait entendre que l'Etat français est responsable de cette situation, ayant volontairement «parqué» certaines populations dans des territoires réservés (nos grands ensembles étant nos bantoustans) et les empêchant de participer au reste de la vie de la société à travers une législation spécifique suivant l'origine ethnique des individus. Cette interprétation erronée risque de renforcer les processus de victimisation et de déresponsabilisation déjà à l'oeuvre parmi les personnes censées subir ce soi-disant «apartheid». Elle viendrait conforter l'idée d'une politique de domination coloniale des élites dirigeantes, qui ne ferait que renforcer les tensions existantes."

La fracture ethnique agrave les fractures territoriales et sociales préexistentes, comme l'a démontré le géographe Christophe Guilluy :

"Cependant, cette dissociation socio-spatiale de plus en plus forte entre les communautés n'est pas tant le produit d'une volonté politique de l'Etat que le simple résultat d'un effet démographique. La population d'origine extra-européenne augmentant régulièrement du fait d'une natalité plus élevée, d'une structure par âge plus jeune et de flux d'arrivées continus, il s'en suit que s'en forment mécaniquement de fortes concentrations, d'autant plus que, pour une raison logique, les nouveaux arrivants préfèrent s'installer dans des quartiers où sont déjà présents des membres de leur communauté, alors que les «autochtones» ont tendance à les quitter. Or, à long terme, ce processus favorise le développement du communautarisme, les contacts entretenus par les personnes d'origine non européenne avec le reste du pays, en-dehors des services publics, étant de plus en plus limités au fur et à mesure de leur accroissement numérique.

Le problème de la ségrégation socio-spatiale et ethnique en France est donc avant tout une question démographique de gestion des flux d'immigration et de leurs conséquences sociales et territoriales."

Et de conclure :

"s'il y a une mauvaise compréhension du processus réellement à l'origine de la fragmentation de la société française, les remèdes seront forcément inadaptés."

Posté le 21 janvier 2015 à 17h40 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

Des forces spéciales françaises au djihad

Si il y a bien des musulmans que l'on considère comme modérés et intégrés, ce sont ceux qui ont fait le choix de servir la France au sein de son armée. C'est en tout cas ce que l'on nous a dit et répété au moment de l'engagement français en Afghanistan en évacuant rapidement les cas de refus de départ dont on a jamais vraiment su le nombre.

Et pourtant, Jean-Dominique Merchet nous apprend sur son blog que :

"un ancien du 1er RPIMa, régiment des forces spéciales, a rejoint les islamistes radicaux en Syrie. Au total, une demi-douzaine d'anciens militaires français ont basculé dans le djihad"

Certains, comme le député européen Aymeric Chauprade, n'ont peut-être pas tort de parler de 5ème colonne. Encore faut-il les écouter...

Posté le 21 janvier 2015 à 12h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

Le racisme anti-arménien à Marseille

Minute a interrogé Jacques Donabedian, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France pour la région Sud, suite à l’assassinat du jeune arménien Mickaël par des voyous multirécidivistes.

"Il est mort, victime de l’hostilité qui règne dans les quartiers difficiles. Mickaël était un jeune chrétien. Il était scout apostolique arménien, il avait une vie exemplaire, il défendait certaines valeurs… Mais quand vous défendez ces valeurs, vous êtes vu d’un mauvais oeil par les jeunes qui se livrent aux trafics en tous genres. Ça génère des tensions, des rixes. Lundi, dans un contexte exacerbé par les attentats commis à Paris, Mickaël a été assassiné.

Peut-on parler d’un assassinat raciste?

L’assassinat de Mickaël est un cas extrême et dramatique. Mais pour les jeunes d’origine arménienne, le climat d’insécurité est permanent. Dans certains collèges et lycées, nos enfants sont insultés, traités de « sales Arméniens ». C’est même tagué sur les murs dans certaines écoles ! Les propos racistes, les agressions verbales, les coups, les menaces : c’est au quotidien que les jeunes Arméniens en sont victimes. On ne le dit pas, mais il faut le savoir."

Allô, les professionnels de l'antiracisme ?

Posté le 21 janvier 2015 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent

Vers un retour au service national obligatoire ?

Supprimé par Chirac en 1996, le service militaire revient sur le devant de la scène, les récents évènements ayant fait réfléchir certains politiques sur les avantages évidents du service national, qui permettrait selon eux d'intégrer des jeunes de tous horizons et de favoriser l'unité de la nation. Néanmoins, en l'état actuel des choses, où l'idée même de "nation" est battue en brèche, comment imaginer un élément suffisamment fédérateur pour réussir à rassembler sous un même drapeau des gens à qui il est indifférent, qui ne le respectent pas, voire le détestent ? Etranges politiques...

 

Posté le 21 janvier 2015 à 10h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (22)

Nous nous sommes réveillés à Pyong-Yang

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Un certain jour de janvier, nous nous sommes réveillés à Pyong-Yang, en pleine Corée du Nord, abreuvés à flots continus de tombereaux de contre-vérités et de demi-mensonges, abreuvés surtout de messages nous enjoignant de croire que François Hollande était le nouveau « petit père des peuples » et que, sous sa bienveillante direction, nous ne risquions rien ! C’est le moment où jamais de relire « 1984 », le chef-d’oeuvre de Georges Orwell. Tout y est : la manipulation du langage, la « minute de la haine » et l’unanimisme des foules, le « grand frère » qui nous protège et nous surveille…

Pourtant, ces attentats auraient pu être – ils ont d’ailleurs été d’abord – un réveil du peuple français, déraciné de force par le pouvoir socialiste et contraint de se soumettre (c’est le sens du mot « islam », rappelons-le) à une culture qui n’est pas la sienne. Ces attentats auraient pu être un réveil aussi devant le laxisme calculé de la justice de Mme Taubira. Devant le désastre éducatif. Devant le chaos migratoire. Rien de tout cela n’est arrivé. Et il faut tirer un coup de chapeau à François Hollande, qui, en politicard de talent, a magistralement détourné la réaction populaire. C’est une remarquable réussite. Il était déjà compliqué de réunir la France entière derrière le slogan « Je suis Charlie », faisant référence à un journal d’extrême-gauche, dont l’immense majorité des Français ignoraient jusqu’à l’existence. Mais c’est un coup de maître d’avoir mis dans la rue, sous ce slogan, une cinquantaine de chefs d’État. Au point que John Kerry, en charge de la diplomatie des États-Unis, s’est senti obligé de s’excuser de n’avoir pas été à Paris le 11 janvier. Jugez un peu des réseaux et des efforts de propagande qui ont dû être actionnés pour obtenir un tel résultat !

Pendant ce temps, personne ne s’interroge sur le rôle que la prétendue Éducation nationale joue dans l’absence d’intégration des populations immigrées (à qui on n’apprend plus rien, si ce n’est que la France doit se « repentir » jusqu’à la fin des temps pour à peu près toute son histoire). Personne ne s’interroge sur l’immigration de masse, ni sur l’islamisation. Surtout pas d’amalgame : c’est, paraît-il, ce que signifiait le slogan « Je suis Charlie » !… Personne ne s’interroge non plus sur le laxisme judiciaire. Rappelons que le sieur Coulibaly, multi-récidiviste, avait été condamné, en 2013, à 5 ans de prison ferme… Pendant ce temps, Mme Taubira prépare un durcissement des peines pour « racisme ». De qui se moque-ton ? Une récente circulaire aux procureurs précise même que l’absence de publicité pour des propos supposés « racistes » (entendez en particulier : d’éventuelles critiques de l’islam) ne les rend pas moins répréhensibles. Autrement dit, les simples propos privés devraient désormais être passibles des tribunaux. En attendant de rémunérer la délation… [...]

Ce nouveau clivage, qui impose « d’être Charlie » ou de renoncer à sa qualité de Français, vise à remplacer le clivage droite-gauche et tous les autres clivages politiques, sociaux ou culturels, pour redonner au pouvoir socialiste la maîtrise du champ de bataille. Sur les champs de bataille classiques, le camarade Hollande serait balayé. Sur le terrain de cette union nationale factice, il reprend la main. D’autant que de nombreuses voix réclament un « gouvernement d’union nationale » – qui ne pourra rien faire d’autre que spolier les contribuables et suspendre les libertés publiques. [...]"

Posté le 21 janvier 2015 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

"Les petits voyous sont mieux armés que nous"

BFMTV a interrogé un policier d'une brigade anti-criminalité (BAC) en Seine-Saint-Denis. Extraits :

"On est tendus, car meurtris et menacés explicitement. Jeudi dernier, un médecin a été agressé devant chez lui parce qu’on l’a confondu avec un policier. Le même jour, en Belgique, on a démantelé à temps une opération terroriste qui visait des policiers. Dimanche, c’est un gendarme qui a été grièvement blessé. Franchement, l’ambiance est malsaine.

Quel est votre armement habituel en patrouille?

Généralement, on a chacun un Sig Sauer, avec 30 cartouches. Il y a trois ou quatre ans, on nous a remplacé nos munitions 9mm Parabellum par des Cop, un modèle qui ne perfore plus de part en part mais dont l’impact serait plus puissant, selon les fabricants. La réalité, c’est que face à des mecs équipés de gilets pare-balles, elles sont proprement inefficaces, et ne nous permettent pas de nous défendre.

Des gilets pare-balles sur des délinquants?

Bien sûr. Aujourd’hui, dans tous les quartiers où il y a du trafic de stupéfiants, il y a aussi des armes de guerre et des gilets pare-balles. On le voit sur la vidéo de propagande d’Amedy Coulibaly: il porte un gilet qui apparaît de meilleure facture que le nôtre, plus souple. C’est quand même un comble! Nous, nos gilets ne sont jamais renouvelés, alors que tout bon militaire vous dira que le kevlar doit être changé tous les cinq ans pour une protection optimale. Quant à la housse à l’intérieur, j’en ai demandé une neuve depuis des mois... Rien.

Les fusillades restent rares dans les banlieues. Est-il nécessaire de mieux vous armer?

Heureusement qu’elles sont rares, mais ce qui l’est moins, ce sont les armes! Il arrive d’entendre sur nos ondes qu’on recherche "un véhicule où le passager est armé". Et quand on envoie une BAC dans un trafic de stups, il y a toujours des armes lourdes dans leurs planques. On est de moins en moins à l’abri de rester au tapis. Aujourd’hui, sans négocier, je peux acheter une kalachnikov avec deux chargeurs pour 700 euros dans certains quartiers. Même si ce sont de vieilles armes, elles font des dégâts. Il y a trente ans, les petits voyous se figeaient devant la police, seul le grand banditisme était armé. Maintenant, le voleur de voiture a les mêmes armes que nous.

Comment réagit votre hiérarchie?

Elle ne nous aide pas à travailler. Un exemple frappant: jeudi soir, pendant la traque des frères Kouachi, on ne savait pas précisément où ils étaient. J’entends sur les ondes qu’une grosse voiture dans le 93 a refusé d’obtempérer à un contrôle et a pris la fuite. Réponse du Centre d’information et de commandement: "Cessez toute poursuite". Les collègues ont dû laisser filer la voiture, sans savoir pourquoi elle prenait la fuite, alors qu'il y aurait pu avoir un lien avec les Kouachi. Et ça, ça arrive souvent, surtout avec les deux-roues. On ne les prend jamais en chasse dans le 93. Pourquoi? Parce que s’il y a un accident, la police sera incriminée, et les quartiers risquent de s’embraser. On achète la paix sociale mais on nous empêche de faire correctement notre boulot. [...]"

Posté le 21 janvier 2015 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

Mais pourquoi donc faut-il être Charlie pour être comme tout le monde?

Une fois n'est pas coutume. Pape Diouf, ancien président de l'OM et candidat à la mairie de Marseille en 2014, n'est pas vraiment une personnalité dont le Salon Beige relaie habituellement les propos. Toutefois, son appréciation de la situation est digne d'intérêt et relève d'une logique et d'un sens des responsabilités dont le gouvernement ferait bien de s'inspirer :

Diouf"J'ai condamné ce qui s'est passé, et très fermement. J'ai beaucoup de compassion mais je n'aime pas les mouvements de foule spontanés trop enclin aux récupérations politiques. Je ne souhaite pas me retrouver entre des opportunistes et des hypocrites (...)

Quand on dit, la liberté d'expression fait partie de nos valeurs, je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas une valeur, c'est une pratique. Une valeur ici n'est pas une valeur en Orient ou en Afrique. C'est comme exciser une femme. Il s'agit d'une pratique traditionnelle mais qui est manifestement négative. Une valeur est universelle, humaniste et positive. Elle doit être vraie partout (...)

Mais pourquoi donc faut-il être Charlie pour être comme tout le monde? On peut ne pas accepter cette définition et être humaniste, refuser toutes les formes d'extrémisme et de barbarie (…) Quand on sait où les caricatures peuvent amener, quand on sait les conséquences qu'elles peuvent avoir, on doit se montrer responsable plutôt que de privilégier le plaisir personnel"

Posté le 21 janvier 2015 à 07h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

20 janvier 2015

LMPT/Charlie Hebdo : entre mensonges et manipulations des médias

Face à l'hystérie générale des dernières manifestations de soutien à Charlie Hebdo en France, très peu de personnes auront relevé le deux poids-deux mesures employé par rapport aux mobilisations de masse de l'année dernière lors des "manifestations pour tous" sans cesse sous-évaluées.

Jean-Yves Le Gallou dans le dernier I-Média revient dessus en montrant les manipulations des chiffres et les mensonges à la fois de la Préfecture de police et des médias en fonction des deux cas. 

Posté le 20 janvier 2015 à 23h04 par Michel Janva | Lien permanent

Soyez rassurés, l'Elysée veille...

Mais sur quoi au juste ?

Le Canard nous apprend demain que la police avait perdu la trace de Coulibaly 10 jours avant les attentats. S'ils ont récemment perdu de vue d'autres individus, ils seront gentils de nous le signaler.

Quand à l'Elysée, il ne surveille plus rien. Pire, le château est surveillé. Après les drones au dessus des centrales nucléaires françaises (sans aucune interpellation), voici les drones au dessus de l’Élysée :

"Le vol s'est déroulé vers 2 heures. Un drone est brièvement passé au-dessus du palais de l’Élysée, dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 janvier, a annoncé mardi la présidence de la République, confirmant une information d'i-Télé. L'appareil, de petite taille, a été aperçu par deux policiers, mais n'a pas été retrouvé. Selon iTélé, la gendarmerie des transports aériens a ouvert une enquête, et a auditionné les deux policiers témoins du survol. L'engin aurait approché l’Élysée en provenance de la place Beauvau, pour se diriger ensuite vers la place de la Concorde. Toujours d'après i-Télé, il s'agirait d'un engin téléguidé de faible portée, "trop léger pour transporter la moindre charge explosive, mais pouvant être doté d'une caméra"."

Posté le 20 janvier 2015 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent

L'affaire Fox News : qui désinforme ?

La mairie de Paris va porter plainte contre Fox News après la polémique sur les zones de non-droiy dans Paris. Fox News s'est déjà excusé :

"Au cours de ces derniers jours, nous avons fait des erreurs regrettables à l'antenne au sujet des musulmans en Europe. Nous avons parlé de zones de non-droit dans lesquelles les non-musulmans et la police ne peuvent pas aller. Pour être clair, il n'y a pas d'informations crédibles qui montrent qu'il existe des zones dans lesquelles des gens sont exclus en raison de leur religion".

Anne Hidalgo risque d'avoir un "effet Streisand" (effet inverse à celui recherché). En effet, Fox News risque de prendre Anne Hidalgo au mot et de mettre à l'antenne ce genre d'image, telles qu'on peut les voir par exemple sur cet article du Novel Obs concernant la rue Myrha (Paris 18e) :

P

Posté le 20 janvier 2015 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

Elle n'a pas eu son Charlie Hebdo : elle saccage le bureau de tabac

... et agresse le buraliste. Une manière caricaturale d'exprimer sa liberté d'indignation, en somme.

Posté le 20 janvier 2015 à 18h46 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (12)

Protection de Charlie Hebdo : un commissaire accuse

Cité par VA, l’ex-commissaire divisionnaire du Service de protection des hautes personnalités affirme que les procédures n'ont pas été respectées pour assurer la protection de Charlie Hebdo, allégée cet automne :

"la décision de passer, voici quelques mois, de la première option (un véhicule et cinq policiers au minimum) à la seconde (un seul policier, qui a été tué) n’aurait pas fait l’objet d’une réunion, pourtant obligatoire, de la commission ad hoc (créée en 2008). À noter que cette commission présidée par le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et composée, notamment, du préfet de police et des directeurs généraux de la police et de la gendarmerie « ne s’était jamais réunie plus de deux ans après sa création » ! De plus, ajoute l’ex-commissaire, un “sas” aurait dû être installé à l’entrée du journal et des consignes données à sa direction afin qu’elle change, chaque semaine, les horaires de ses conférences de rédaction — que les tueurs connaissaient. « Si Charlie Hebdo avait, avec Charb, été protégé réellement, on n’en serait probablement pas là », écrit-il. Stemmelen réclame la « constitution d’une commission d’enquête parlementaire ».

Cet automne, le préfet n'était pourtant plus occupé à compter des manifestants à partir de photos floues ?

Posté le 20 janvier 2015 à 15h53 par Louise Tudy | Lien permanent

La République a-t-elle le droit de disposer de notre nationalité ?

Cet article signé Antonin Campana a été écrit dans le contexte de la décision de nos instances républicaines d'octroyer la nationalité française à Lassana Bathily, en remerciement du geste qu'il a accompli lors de la prise d'otages du supermarché Hyper Casher. L'argumentation de l'auteur est essentiellement étayée sur la Déclaration des nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007).

"N’en déplaise aux gardiens du dogme républicain : la République n’est pas la France.

      La République est un régime politique alors que la France est une nation. Se pose alors la question de la relation du régime (temporaire) et de la nation (séculaire). Celui-ci peut-il changer celle-ci pour la faire correspondre à l’image falsifiée que lui donne son idéologie ? Certes non. C’est pourtant ce qu’il fait par une politique d’immigration et de naturalisation de masse.

      La République produit ainsi environ 140 000 nouveaux « Français » par an, mais en a-t-elle seulement le droit ? Pas si sûr. La République, selon elle, exprime l’universel. C’est pourquoi, toujours selon elle, elle peut faire « vivre ensemble » des hommes venus de toute la terre quels que soient leurs origines, religions, mode de vie…

      Le peuple français quant à lui exprime le spécifique. C’est pourquoi un Français se distingue d’un Chinois, d’un Lapon ou d’un Hottentot.

La République « universelle » et la nationalité « française » sont des réalités qui ne se situent donc pas au même niveau. Hormis le fait que l’une et l’autre sont clairement dissociées historiquement (il y avait des Français bien avant la République), le caractère universel de la République ne lui permet pas de définir le particulier : quand on exprime le plus petit dénominateur commun à tous les hommes on ne représente pas leurs différences, et la nationalité en est une. [...]

Ce premier point rappelé, nous pouvons maintenant envisager la question d’un point de vue plus juridique. La République a en effet signé un texte fondamental qui l’oblige dans son appréhension de la nationalité : la Déclaration des nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007). Ce texte s’applique à tous les peuples autochtones. Les Européens étant les autochtones d’Europe, il s’applique donc aussi à notre peuple (principe de non discrimination). [...]

 En résumé, la République égalitaire, qui a signé une Déclaration stipulant qu’on ne peut « dénier à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination » (préambule) s’oblige d’une part à reconnaitre les aborigènes [du latin "ab origines", renvoie à celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale - NDMB]  français comme peuple distinct formant une nation, s’oblige d’autre part à préserver l’intégrité et l’identité de cette nation sans tenter de l’assimiler ou de l’intégrer à son propre modèle de société (multiculturel).

      Autrement dit : la République ne peut décider de qui appartient ou pas à notre nation aborigène, car ce serait porter atteinte à son « intégrité » (art. 8), ce serait remettre en cause son droit à décider de l’appartenance (art. 33) et bafouer son droit à s’autodéterminer (art.3), notamment dans le choix des critères d’appartenance, donc de nationalité. Ainsi, conformément à la lettre de ce texte, la République laisse aux Kanaks, autochtones de la Nouvelle-Calédonie, le droit de déterminer qui est de statut kanak et qui n’est pas de statut kanak : elle doit laisser aux autochtones de France le droit de déterminer qui est Français et qui n’est pas Français (principe de réciprocité et d’égalité entre les peuples : préambule de la Déclaration).

 On le voit, la République par sa nature et par les textes internationaux qu’elle a signés et qui la lient, ne dispose pas du droit de dire la nationalité. La République est un système de domination du pseudo universel sur le particulier. En tant que telle, elle est extérieure et étrangère à notre peuple (comme à tous les peuples). Elle peut (à la limite) déterminer qui appartient juridiquement à la société multiculturelle qu’elle domine (par la « citoyenneté »), mais, sauf à ramener la nationalité identitaire à la citoyenneté juridique (ce qui serait une atteinte à l’identité autochtone, art. 8), elle n’a aucun droit, si ce n’est celui de la force, à dire qui est Français et qui ne l’est pas."[...]

Posté le 20 janvier 2015 à 15h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

C’est par la foi et par la raison que l’on doit relever le défi de l’islam

Réaction de Bernard Antony suite aux violences consécutives à la sortie de Charlie Hebdo :

Bdc041d1c40f388fff3feb7aa8ed5d62"Assimilant Charlie Hebdo, parce que français, à une production des chrétiens, des foules de musulmans fanatisés incendient des églises, terrorisent et assassinent nos frères chrétiens dans des pays d’Afrique et d’Asie. Or, tragique ironie, si ni le prophète ni les musulmans ne sont traités ordurièrement, ce sont les chrétiens qui le sont (...)

Certes, cette idéologie totalitaire de l’islam dit radical, qui est hélas si souvent l’islam réel, on doit pouvoir, dans la liberté, l’analyser, la refuser et lui résister autant qu’aux autres totalitarismes. Et dénoncer la venimeuse imputation d’islamophobie par les nouveaux munichois. Mais était-il utile, était-il responsable de provoquer une deuxième fois la récupération par les plus extrémistes de l’indignation obligatoire de tous les croyants ?

Les rescapés du massacre ont à l’évidence cru qu’une gentille caricature du messager d’Allah, avec un gentil mot de pardon, ça pourrait passer. Or, ça ne pouvait pas passer ! Sauf chez nous pour les ondoyants artistes du double langage du Conseil français du culte musulman, celui d’un islam « patte blanche ».

Mais là où l’islam règne, ce sont les chrétiens de la dhimmitude qui trinquent, dans l’indifférence complice des États.

Alors que, sous prétexte de lutter contre l’islamophobie, le gouvernement interdit à certains leur liberté d’expression contre l’islamisme, il aurait été avisé de se soucier des nouveaux drames que pourrait entraîner celle de Charlie Hebdo, drôle de liberté à irresponsabilité illimitée !

À Chrétienté-Solidarité, avec nos frères convertis, anciennement musulmans, nous affirmons que c’est par la foi et par la raison que l’on doit relever le défi de l’islam. Dans le respect de toutes les personnes pacifiques." 

Posté le 20 janvier 2015 à 14h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Je ne suis pas Charlot, je veux des réponses !

Un lecteur du Salon Beige nous propose un article qu'il a écrit suite aux divers évènements qui ont secoué la France ces derniers temps. Un article très bien documenté  et complet, et qui pose les bonnes questions :

"L’émotion populaire étant retombée, peut-être allons-nous enfin pouvoir analyser ce qui vient de se passer pour en tirer les conclusions qui s’imposent et se prémunir d’une réédition tragique.

Malheureusement le déni cynique et la légèreté irresponsable des « élites » politico-médiatiques font craindre qu’aucun enseignement n’en soit tiré et que ce genre d’attentat se reproduise plus vite qu’on ne le pense… il ne suffit pas d’ânonner « plus jamais ça », comme en en 18, pour conjurer le sort. Encore faut-il avoir le courage de comprendre comment on en est arrivé là. Et la direction prise par le pouvoir est à l’opposé d’une prise de conscience salutaire, confinant au renforcement de la pensée unique pour étouffer toute contestation populaire.

Aussi est-il indispensable et urgent que les Français lucides posent ces questions fondamentales à leurs élus, en exigeant une réponse sans langue de bois :

Sur les protagonistes :

Sur les médias :

Sur la dimension religieuse :

Sur la responsabilité de nos politiciens :

Sur les solutions proposées :

Il est plus que temps d’appeler un chat un chat en commençant par répondre à toutes ces questions…

Olivier Amos 

Posté le 20 janvier 2015 à 13h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (36)

Le FN et les musulmans à Hénin-Beaumont

Bien qu'il faille prendre avec beaucoup de prudence les écrits de Huffington Post (dirigé par Anne Sinclair) habituellement hostiles au FN, la longue analyse plutôt conciliantesée ici à propos de la politique menée par Steeve Briois, ancien secrétaire général du FN, à Hénin-Beaumont vis-à-vis des musulmans est intéressante et à rapprocher de l'épisode Chauprade d'hier. Extraits   :

ImagesCAZXDS2J"En effet, loin de l'idée commune que l'opinion publique peut se faire, certains musulmans votent Front national. Le phénomène d'Hénin-Beaumont, appartement-témoin d'un FN new look, vient mettre en évidence cette tendance qui, sans en être à l'origine, n'en demeure pas moins emblématique.

A Hénin-Beaumont, le Front national a parfaitement compris la spécificité du bassin minier du Nord-Pas de Calais : celui d'un territoire forgé par des vagues d'immigration successives où le brassage culturel est tellement abouti qu'il n'existe plus vraiment de Français « de souche ». Alors qu'on aurait pu croire que le Front national fasse des musulmans leurs bouc-émissaires favoris, comme on peut parfois légitimement en avoir l'impression, c'est loin d'être le cas dans le bassin minier. Marine Le Pen, lorsqu'elle se déplace jusqu'à Hénin-Beaumont, est d'ailleurs relativement bien accueillie par les populations arabo-musulmanes qui constituent déjà une immigration de deuxième ou de troisième génération (...)

Au printemps 2013, une librairie coranique a ouvert ses portes (elle est aujourd'hui fermée) en plein centre-ville d'Hénin-Beaumont, juste en face de l'Eglise et à deux pas de la permanence du Front national. Le symbole est fort. Malgré tout, alors qu'on était habitué à voir la formation d'extrême-droite stigmatiser sans relâche le communautarisme, Steeve Briois ni aucun autre responsable frontiste ne se sont positionnés face à l'ouverture de ce commerce (...) L'heure de la campagne électorale étant placée sous le signe de la modération et du refus de tous les excès, il apparaissait ainsi comme inutile pour Steeve Briois de polémiquer autour de cette librairie, ce qui aurait constitué une occasion en or pour la gauche de crier au loup fasciste.

Désormais aux manettes de la municipalité, Steeve Briois poursuit sans relâche cette stratégie d'ouverture permanente à la population arabo-musulame (...)  C'est bien qu'à Hénin-Beaumont, l'accent est mis sur l'apaisement afin de faire d'Hénin-Beaumont la vitrine de la gestion municipale frontiste après en avoir fait le laboratoire de la prolétarisation du discours du FN (...)

La réaction de Steeve Briois aux attentats qui ont frappé Paris constitue le point d'orgue de sa nouvelle ligne politique résolument islamophile. Dès le vendredi 9 janvier, jour de la grande prière pour les musulmans, Steeve Briois s'est rendu à la Mosquée d'Hénin-Beaumont où il y a rencontré les responsables de la communauté musulmane avant d'appeler à ne pas amalgamer islam et islamisme (...)

 

Le maire d'Hénin-Beaumont a cette fois décidé de clairement marquer son soutien à une certaine communauté religieuse. Surtout, dans sa volonté de construire une gestion municipale frontiste complètement désidéologisée, Steeve Briois a invité les responsables locaux du culte musulman à la manifestation « Je suis Charlie » organisée par la municipalité. Cette main tendue à la communauté musulmane s'est prolongée lorsqu'à l'occasion du rassemblement en hommage aux victimes des attentats, Steeve Briois a fait intervenir les responsables de la Mosquée d'Hénin-Beaumont sur le perron de l'Hôtel de Ville. En affichant ainsi ostensiblement les excellentes relations qu'il entretient avec la communauté musulmane, Steeve Briois s'exerce incontestablement à faire du Front national un parti islamo-compatible (...)

Paradoxalement, dans le même temps où Steeve Briois semble apprécier la présence des responsables du culte musulman à ses côtés, il n'hésite pas à signifier les relations dégradées qu'il entretient avec l'Eglise catholique locale. Le prêtre de la paroisse d'Hénin-Beaumont ne s'est d'ailleurs pas rendu au rassemblement « Je suis Charlie » organisée par la municipalité et auquel participait la communauté musulmane, préférant alors la contre-manifestation qui se déroulait au même moment à l'initiative des forces politiques et associatives d'opposition. Cette politique à deux vitesses de Steeve Briois qui se rapproche du culte musulman dans le même temps qu'il s'éloigne du culte catholique témoigne à n'en pas douter du caractère électoraliste de cette stratégie. Le Front national d'Hénin-Beaumont n'éprouve nullement le besoin de séduire l'électorat catholique (...)

On connaissait déjà Steeve Briois ouvert à l'arrivée de Sébastien Chenu au Front national, le voici désormais sur la question de l'Islam. En rupture complète avec la ligne politique qu'incarnent Gilbert Collard ou Marion Maréchal-Le Pen, le Front national de Steeve Briois aurait-il perdu le Nord ?"

Posté le 20 janvier 2015 à 12h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Nos militaires sont armés et susceptibles de se servir de leurs armes

Un certain nombre de commentaires et de rumeurs sur internet suggèrent que les militaires français qui patrouillent en région parisienne n'ont pas de munitions et ne sont pas en mesure de faire feu.

Ceci vient d'être démenti par les faits cette nuit :

" La gravité de la menace n'est pas connue, mais les sources concordent : des individus menaçants se sont approchés d'une école juive avant de prendre la fuite au contact des soldats chargés de la protection des lieux. Vers 2 h du matin dimanche, un véhicule s'est arrêté devant le collège-lycée juif Merkaz Hatorah, au Raincy (Seine-Saint-Denis), a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. La porte coulissante s'est ouverte et deux soldats présents dans le cadre du plan Vigipirate se sont approchés pour demander aux automobilistes "de circuler".

Le passager, cagoulé, aurait alors tiré vers l'arrière la culasse d'une arme, comme s'il allait faire feu. Selon les premiers éléments de l'enquête, les militaires n'ont pas vu  l'arme, mais "ont entendu le bruit" d'une culasse que l'on actionnait, a précisé une source judiciaire.
En réponse, "les deux soldats ont armé leur Famas", le fusil d'assaut de l'armée française, et "le conducteur a aussitôt démarré en trombe" (...)

Depuis les attentats de Paris, les soldats postés devant les lieux sensibles de la région parisienne ont été l'objet d'une série d'actes d'intimidation, ou de simple provocation. Un jeu dangereux selon une source militaire : "Nos militaires sont armés et susceptibles de se servir de leurs armes" lorsque la loi les y autorise, rappelle-t-elle."

Même si les "règles d'engagement" sont adaptées à une situation urbaine, il est déjà arrivé que les militaires ouvrent le feu notamment en 2004 à la gare d'Austerlitz.

Addendum : le directeur de l'école dément formellement cette information qui aurait été lancée par BFM

Posté le 20 janvier 2015 à 06h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

19 janvier 2015

"Nique la France" : procès le 20 janvier

Communiqué de l'AGRIF :

"Le procès de Saïd Bouamama auteur du livre « Nique la France » et du rappeur Saïdou, se déroulera le mardi 20 janvier 2015 au Tribunal de grande instance de Paris. Ils sont poursuivis pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur plainte de l’AGRIF.

En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, Nique la France.

Audience à 13h30, Tribunal de Paris, 17ème chambre correctionnelle".

Quand on est civilisé, on ne flingue pas les voyous. On porte l'affaire en justice.

Posté le 19 janvier 2015 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Batut : " La culture de la dérision a montré ses limites"

L’évêque de Blois, Mgr Batut, a réagi dans une tribune publiée par Le Figaro :

 Mgr-Jean-Pierre-Batut-nouvel-eveque-de-Blois_article_popin"Car enfin, a-t-on pris la peine de réfléchir deux minutes sur ce que signifie la promotion universelle d’un hebdomadaire qui était il y a quinze jours  au bord du dépôt de bilan et dont il faut désormais s’afficher lecteur – mieux, auquel il faut s’identifier à l’échelle planétaire (...)

La culture de la dérision a montré ses limites : les sociétés occidentales se déshonorent si elles la présentent comme le nec plus utra de la pensée et si elles mettent la monde entier en demeure d’y adhérer"

Réaction à mettre en perspective avec ce post sur les manifestations anti-françaises dans le monde.

Posté le 19 janvier 2015 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Triez vos bonbons Haribo, la morale l'exige !

Sous la pression de nombreux internautes, Haribo a retiré de la vente ses bonbons de couleur noire à la réglisse, qui représentait des masques de l’art primitif africain.

Posté le 19 janvier 2015 à 17h46 par Louise Tudy | Lien permanent

"La guerre en cours n'est pas une guerre de religion, c'est une guerre civile"

Extrait d'un billet dans lequel Richard Millet disait, le 8 janvier, ne pas être Charlie :

"(...) Si je ne puis m’associer aux flots de larmes soulevé par des actes qui, il va de soi, m’inspirent la même horreur que ceux de Breivik, c’est d’abord parce que le système politico-médiatique refuse de montrer la nature profonde de cette tragédie : une guerre civile qui plonge une grande partie de ses racines dans l’immigration musulmane, et dont les guerriers, aux noms toujours semblables dans leur morphologie et emblématiques d’une haine affichée de la France et de l’Occident ; le djihadisme naît principalement du refus de s’assimiler et du multiculturalisme d’Etat.

Charlie Hebdo n’est pas en guerre contre le multiculturalisme : ce journal fait partie de la Propagande d’Etat, et j’ai toujours regretté que Cabu, Wolinski et Charb mettent leur incomparable talent au service de quelque chose qui dépasse le simple refus de l’islamisme : la haine de l’Eglise catholique, laquelle a pour pendant l’antisémitisme d’origine maghrébine, et qui est un des acquis du multiculturalisme. J’ai toujours méprisé l’acharnement et les cibles faciles ; c’est pourquoi je hais l’anticléricalisme officiel autant que le dos courbé du clergé devant les attaques dont il est l’objet. Peu avant l’attentat, hier matin, j’avisais au flanc d’un kiosque une affichette publicitaire publiée par ce journal, et sur laquelle la naissance du Christ était moquée outrancièrement, l’illustration annonçant un article de Mordillat et Prieur, néo-renaniens duettistes de la déconstruction du christianisme, qui ont trouvé là de quoi faire oublier l’indigence de leur œuvre littéraire et cinématographique ; et je me demandais ce qu’il en est de la liberté d’expression, en France, pour ceux qui n’ont nulle voix au chapitre et qui ne peuvent se résoudre au triomphe du nihilisme, dont Charlie Hebdo est un organe actif.

La guerre en cours n’est pas une guerre de religion, comme voudraient nous le faire croire Charlie Hebdo et les djihadistes : c’est, redisons-le, une guerre civile que la présence sur le sol européen d’une masse croissante de musulmans rend d’autant plus violente qu’on la tait, même quand elle suggère aux Juifs français d’émigrer, de plus en plus nombreux, en Israël. Ainsi suis-je étonné que, pas une seule fois, hier soir, au journal de France 2, le mot de musulman n’ait été prononcé, bien que les terroristes aient tué, semble-t-il, deux de leurs coreligionnaires – ce qui montre bien l’étendue de la terreur islamiste, devant laquelle les journalistes officiels se couchent, devenant ses complices de fait. Il est vrai qu’ils sont, il faut y revenir, les séides de ce nihilisme officiel dont, avant le massacre, Libération donnait un exemple entre mille, la veille, en publiant le portrait d’une certaine Mme Schneck dont on me dit qu’elle publie des livres et qui croyait devoir apprendre à la France qu’elle avait avorté à l’âge de 17 ans – l’insignifiance littéraire étant aussi une des figures du nihilisme –, tandis que l’affaire Vincent Lambert était portée, le même jour, devant la Cour européenne des Droits de l’homme, à charge pour celle-ci de décréter de la vie ou de la mort d’un homme plongé dans le coma. Le même jour, la France perdait sa place de 5ème puissance industrielle…

Les rédacteurs de Charlie Hebdo sont morts les armes à la main. Je respecte les guerriers, fussent-ils des ennemis – ce que je ne saurais faire pour les terroristes, et je m’incline devant les deux policiers assassinés. Si je ne m’associe pas au deuil national décrété par Hollande, c’est que je n’ai rien de commun avec les fourriers de l’insignifiance étatique, outre que je refuse de faire corps avec un pouvoir qui a fait voter le mariage homosexuel et la loi sur l’euthanasie. Avait-on décrété une journée de deuil pour les collégiens juifs de Toulouse et les militaires de Montauban, dont deux musulmans, assassinés par Merah ? Le massacre de Charlie Hebdo a eu lieu le matin même où paraissait le roman de Houellebecq, à qui les djihadistes ont en quelque sorte donné une pathétique mais prévisible actualité. Hollande avait déclaré qu’il lirait le roman, « parce qu’il fait débat » : on n’en est plus là. Il n’y a pas de débat ; nous sommes en guerre. Une guerre que le système politico-médiatique occulte au nom de la « tolérance » et des « valeurs républicaines ». Nous sommes libres, nous, de refuser toute forme de collaboration avec une classe politique qui a rendu possible le massacre d’hier, et, plus largement, la guerre civile."

Posté le 19 janvier 2015 à 17h41 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (12)

"Dieu doit être une figure privée"

Ce sont les mots de Gérard Biard, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, interrogé par la chaîne de télévision américaine NBC, où il défendait d'après lui la liberté de conscience.

"«Chaque fois que nous faisons un dessin de Mahomet, chaque fois que nous faisons un dessin de prophètes, chaque fois que nous faisons un dessin de Dieu, nous défendons la liberté de conscience», a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne de télévision américaine NBC. «Nous disons que Dieu ne doit pas être une figure politique ou publique. Il doit être une figure privée. Nous défendons la liberté de conscience», a déclaré Gérard Biard à NBC. Pour lui, «Il s'agit certes de la liberté d'expression, mais également de la liberté de conscience». «La religion ne doit pas être un argument politique», conclut-il."[...]

Très bien cher Monsieur, allez donc expliquer cela aux musulmans déchaînés partout dans le monde contre la "France-Charlie". D'autres avant vous ont essayé; ils s'y sont cassé les dents. Et maintenant que vous avez mis le monde à feu et à sang pour satisfaire votre petit ego athée, comment comptez-vous faire pour l'éteindre ? D'autres caricatures, peut-être ?

Posté le 19 janvier 2015 à 13h02 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (22)

Hollande en hausse dans les sondages

Les Français ne sont pas difficiles : il leur suffit de quelques attentats et d'une émouvante marche "républicaine" pour se mettre à croire à l'union sacrée sous la houlette socialiste et re-créditer d'une opinion favorable le chef de l'Etat en dégringolade permanente depuis le début de son mandat:

"La cote de François Hollande a rebondi de 21 points, à 40% d'opinions favorables, et retrouvé son niveau de février 2013 dans le baromètre Paris Match-Sud Radio Ifop Fiducial de janvier publié aujourd'hui sur le site de l'hebdomadaire.

Soixante pour cent des personnes interrogées estiment que le chef de l'Etat, dont la gestion des attentats et de leurs suites a été largement saluée, défend bien les intérêts de la France à l'étranger, soit 13 points de plus que dans le précédent sondage de décembre. (le Figaro).

Combien de temps durera cet état de grâce ?

Posté le 19 janvier 2015 à 12h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

Contrôler l’’enseignement des écoles coraniques : une impérieuse nécessité

Une question écrite de Jacques Myard à Najat Vallaud-Belkacem, à lire sur le site les 4 Vérités, qui soulève le problème du contenu de l'enseignement des écoles coraniques sur notre sol. C'est vrai, au fond, savons-nous si l'enseignement dispensé par ces écoles est compatible avec le "vivre ensemble" exigé par l'Etat ?

[...] "Depuis plusieurs années l’’Education nationale a accordé des autorisations d’’ouverture à des écoles coraniques, – véritables madrassah, – parfois au grand dam des autorités préfectorales et judiciaires qui estimaient que les conditions légales d’’ouverture de ces établissements n’’étaient pas réunies.

La politique de Ponce Pilate de l’’Education nationale n’’est plus admissible et l’’Etat doit se donner les moyens de contrôler le contenu de l’’enseignement de ces établissements confessionnels et, au besoin, de les faire fermer s’’il contrevenait aux principes fondateurs de la République" [...]

Posté le 19 janvier 2015 à 11h20 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

La tactique du diable : allez au théâtre entre le 23 janvier et le 15 février

Affiche-Tactique-du-diableAprès le succès des 2 dernières saisons, la Compagnie des Noces a la joie de présenter la pièce « Tactique du diable » librement adaptée par Michel-Olivier Michel d’après le roman éponyme de C.S. Lewis.
Venez (re)découvrir cette pièce remarquable lors de 4 week-ends à partir du 23 janvier et jusqu'au 15 février : les vendredis et samedis à 20h45 et les dimanches à 17h. 

Wormwood, jeune démon fraîchement sorti du « Collège de tentation », est envoyé chez son oncle Screwtape, « expert » en âme humaine pour l’aider à mieux s’emparer de celle de Tine, son « protégé ». Il découvre avec surprise que les perversions spectaculaires ne sont pas toujours les plus efficaces, mais que la discrétion, la dissimulation et les bonnes intentions sont souvent les clés de la réussite : «Le chemin le plus sûr pour l’enfer est celui qui y mène progressivement. C’est la pente douce, bien feutrée, sans virages trop brusques, sans borne kilométrique ni poteau indicateur ».

La pièce se présente sous la forme d’un cabaret mystique où le piano est un acteur à part entière dans la mise en scène : il introduit l’atmosphère légère, divertissante et feutrée d’un club de jazz et crée un décalage saisissant avec la violence du combat que mènent les démons. Une manière de relativiser l’enjeu essentiel du salut se déroulant sous nos yeux, mais qui n’en soulèverait que plus la densité et la force. 

Avec Michel-Olivier Michel, adaptation, mise en scène et rôle de Screwtape ; Romain Cucuel, dans le rôle de Wormwood ; Alexis Chevalier, dans le rôle de Tine ; Marguerite Chauvin, dans le rôle de l’ange et de la fiancée ; Vincent Laissy, au piano et à la composition musicale.

Les résa, c'est par là !

Posté le 19 janvier 2015 à 11h03 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Un village du 14ème siècle au Puy du Fou

Une nouvelle attraction? Non une réalité d'une très grande rareté découverte au cours de fouilles. Quand l'histoire s'invite elle-même dans le Grand Parc...

Posté le 19 janvier 2015 à 10h25 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

L’oligarchie et le mépris du peuple

Qu'est devenu le peuple, le vrai, celui qui travaille ? Il est devenu invisible au fil des années grâce aux tours de prestidigitation conjugués d'une oligarchie composée du pouvoir et des médias. Un article intéressant, lu sur Fdesouche, où l'on s'aperçoit que le travail (et donc celui qui l'accomplit) doit coûter le moins cher possible au profit de la "compétitivité" de l'entreprise. "Compétitivité", pour qui, pour quoi, pour qu'une poignée d'oligarques s'en mettent plein les poches au détriment d'un prolétariat silencieux et de plus en plus malmené, invisible et méprisé. Extrait :

"Mais pourquoi ont-ils fait disparaître le peuple? Tel est le fil rouge du livre du journaliste Jack Dion, intitulé “Le mépris du peuple – Comment l’oligarchie a pris la société en otage“. Dans un pays qui se réclame des droits de l’homme et du citoyen, et dont l’histoire est celle des révoltes populaires, le peuple pointe aux abonnés absents. Il est banni des sphères d’un pouvoir régi par l’entre-soi de caste. Un système de monarchie républicaine permet de gouverner en ne représentant qu’une infime minorité du pays et en faisant le contraire de ce qui avait été annoncé.

Si le peuple est réduit à la plus simple expression dans l’espace politique, il est carrément marginalisé dans le monde de l’entreprise. Désormais, le travail est un boulet. D’ailleurs, dans la novlangue qui tient lieu de prêt-à-penser, la « valeur travail » a disparu. Elle a été balayée par le vocabulaire managérial importé des pays anglo-saxons et mis à la mode après un passage rapide mais efficace dans les instituts patronaux.

Ce vocabulaire a envahi toutes les sphères du pouvoir, où l’on ne parle plus d’art de gouverner, mais de « gouvernance », comme si l’on pouvait diriger un pays comme on dirige une multinationale ayant son siège social dans le Far West.

La « valeur travail » avait été mise à rude épreuve et déjà détournée de son sens sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Par un de ces contre-pieds propres à la vie politique, il a fallu la victoire de la social-démocratie pour faire du travail un « coût » à réduire au maximum (ou au minimum, comme on voudra) afin d’augmenter la « compétitivité » de l’entreprise, une structure qui aurait la capacité magique de créer de la richesse sans intervention de la force de travail.

Droit dans ses bottes, François Hollande a expliqué que son objectif principal était « d’alléger le coût du travail des entreprises, car s’il n’y a pas cette baisse, il n’y aura pas le redressement de la compétitivité française ». Ce jour-là, en une heure d’entretien, le président ne parla pas une seule fois de l’exorbitant coût du capital, à croire que ce dernier se régénère par l’opération du Saint-Esprit de la finance." [la suite ici]

Posté le 19 janvier 2015 à 08h41 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Surtout ne pas se tromper de cible

Lu dans L'Action Française 2000 :

"François Hollande, qui a armé les rebelles de l’Armée syrienne libre dont les affinités djihadistes sont évidentes, a déclaré mardi 13 jan- vier : « nous devons être intraitables devant l’apologie du terrorisme », ce qui est effectivement plus simple que d’être intraitable avec des terroristes qu’on ne sait pas identifier."

Posté le 19 janvier 2015 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent

Cette gauche irresponsable qui entraîne la France vers la guerre civile ou la dictature

Un "coup de gueule" intéressant d'Olivier Bault sur le site de Nouvelles de France, qui revient sur les évènements de ces derniers temps et pose la question de l'irresponsabilité de la gauche, prête à établir la guerre civile en France pour sauver son pouvoir :

[...] "On a versé beaucoup de larmes dans les médias français sur les morts de Charlie Hebdo. En versera-t-on sur les chrétiens assassinés et sur les missions saccagées au Niger après la sortie du fameux exemplaire de Charlie Hebdo tiré à 7 millions d’exemplaires ? Un tirage hors du commun qui marque une nouvelle victoire des islamistes puisqu’il montre aux musulmans du monde entier à quel point l’Occident se complaît dans le blasphème contre leur religion.[...]

Une France ferme, forte de ses convictions, paraît-il, en tête du combat pour la défense de la liberté d’expression. Pourtant quand des Français veulent, à l’image des manifestations Pegida en Allemagne, demander qu’on stoppe l’immigration et qu’on jette les islamistes (pas tous les musulmans, uniquement les islamistes !) hors de France, leur manifestation est interdite.[...]

Une France qui se dit en guerre contre le terrorisme, mais qui laisse les frères Kouachi partir se former au jihad au Yemen en 2011 alors que l’un des deux frères est en théorie sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national ! Si Hollande, Valls, Taubira et Sarkozy avait encore un peu d’honneur, ils auraient dû se faire hara kiri plutôt que d’entonner la Marseillaise ! Une France où la liberté d’expression est en réalité encadrée et confondue avec le droit au blasphème et à la profanation. D’autres démocraties où l’on peut s’exprimer beaucoup plus librement qu’en France et où les médias sont nettement plus diversifiés, interdisent pourtant de porter publiquement offense aux objets et lieux de culte religieux. En France, il est permis de traîner Jésus et Mahomet dans la boue mais il est interdit de se moquer des homosexuels ou de comparer un leader politique à un singe si ce leader est de peau noire.[...]

Une France unie contre le racisme et l’antisémitisme mais que la population juive, la plus ancienne population juive d’Europe, partie intégrante de la nation française depuis des siècles, fuit faute de se sentir protégée contre l’antisémitisme violent de trop nombreux musulmans : 7000 partis en 2014 contre moitié moins en 2013, qui était déjà une année record. Combien seront-ils cette année ?[...]

Quand on voit l’intensification des attaques du pouvoir contre la liberté d’expression et la priorité donnée à l’exclusion du FN de cette nouvelle unité nationale de propagande, censée rassembler les Français autour d’un président et d’un gouvernement désavoués, on est en droit de se poser certaines questions sur les attaques sanglantes du début de l’année. Si Coulibaly avait été relâché au bout d’un an au lieu de cinq, si la protection policière de Charlie Hebdo avait été allégée, si l’on avait laissé partir les frères Kouachi dans un camp d’entraînement au Yemen malgré le contrôle judiciaire et si l’on avait interrompu leur surveillance en 2014 alors que l’on était au courant de leurs activités islamistes passées, n’était-ce pas justement pour qu’ils puissent réaliser leur projet criminel et pouvoir sauver cette gauche « qui peut mourir », selon les dires de Manuel Valls lui-même ? [...]

Posté le 19 janvier 2015 à 08h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

18 janvier 2015

Vendredi 23 janvier, Christiane Taubira sera à Saumur

A 14h15, pour l'audience solennelle de rentrée du Tribunal de grande instance de Saumur (place St Michel - 49000 Saumur).

Pour ceux qui voudraient lui préparer un petit accueil et éventuellement lui demander comment Coulibaly a pu se retrouver si vite hors de prison, rendez-vous sur place à partir de 13h30. ONLR !

Posté le 18 janvier 2015 à 23h33 par Marie Bethanie | Lien permanent


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