20 octobre 2017

Emmanuel Macron veut commémorer Mai 68 avec Daniel Cohn-Bendit

Lu sur Boulevard Voltaire :

Graffiti68_03"De Gaulle avait qualifié Mai 68 de « chienlit ». Nicolas Sarkozy, dans sa campagne de 2007, déclarait : « Dans cette élection, il s’agit de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Cinq ans plus tard, François Hollande – faut-il s’en étonner ? – revendiquait cet héritage, saluant « les piétons de Mai 68, qui marchaient la tête dans les étoiles et avaient compris qu’il fallait changer » (pourquoi les métaphores passent-elles si mal quand on les associe à l’homme que des irrespectueux nommaient Flamby ?).

Voici que, selon le journal L’Opinion, Emmanuel Macron qui, né en 1977, n’était même pas en couche-culotte à l’époque, envisagerait de commémorer Mai 68, en 2018. Un cinquantenaire, ça se fête, n’est-ce pas ? Des proches du chef de l’État, comme Daniel Cohn-Bendit, seraient associés à sa préparation. C’est que, malgré sa tenue débraillée et sa gouaille habituelle, le porte-parole du mouvement du 22 mars est devenu un personnage incontournable que l’on s’arrache dans les salons bobos et les plateaux de télévision.

Mai68 14SSuggérons-lui, s’il n’y pense pas, de s’adjoindre aussi Alain Geismar, un autre leader de 68 qui a troqué l’habit de révolutionnaire contre l’habit de mandarin. Après avoir quitté ses camarades maoïstes, il devint un réformiste bon teint, fréquentant les cabinets des ministres et des politiciens comme Claude Allègre, Bertrand Delanoë ou Dominique Strauss-Kahn, dont il fit la campagne avortée. Summum de la gloire, il fut nommé inspecteur général de l’éducation nationale. Un bel exemple, qui montre que la révolution mène à tout !

Le président de la République voudrait sortir du « discours maussade » sur ces événements qui – sachez-le, si vous en doutiez – ont contribué à la modernisation de la société française, en la rendant plus libérale. Imaginez l’hôte de l’Élysée dressant une barricade au Quartier latin, jetant des pavés sur les policiers, traitant les CRS de SS, tronçonnant les arbres, brûlant des voitures. Ce n’est pas une hypothèse absurde, si l’on se souvient que Mai 68 fut une révolution bourgeoise, d’une jeunesse transgressive qui aspirait, dans tous les domaines, à plus de liberté.

Mai 68 est un mythe auquel chacun se réfère, soit pour le sublimer, soit pour en déplorer les conséquences. Emmanuel Macron fera-t-il partie de ses laudateurs enthousiastes, lui qui prône le changement et la transformation radicale du pays ?

En janvier 1968, l’étudiant Daniel Cohn-Bendit interpelle le ministre de la Jeunesse et des Sports sur la mixité des dortoirs de la résidence universitaire de Nanterre : « Si vous avez des problèmes sexuels, allez-vous tremper dans l’eau froide ! », lui répond le ministre du tac au tac. Au-delà de cette anecdote, mai 68 est, avant tout, un mouvement de libération des mœurs, de la sexualité, un rejet de la culture, une critique de l’autorité.

On en observe encore les séquelles dans l’enseignement : contestation de l’autorité du maître et du savoir, suppression de la notation pour ne pas traumatiser les élèves, fin des classements et des compositions trimestrielles. Un progrès pour les uns. Une régression pour les autres. Le domaine économique n’est pas épargné : certains voient, dans le déclin des valeurs traditionnelles, la porte ouverte aux excès de la marchandisation du monde.

On comprend, dans ses conditions, qu’Emmanuel Macron ait envie de commémorer mai 68 : s’il n’en partage probablement pas la violence, il doit se sentir à l’aise avec ses orientations libertaires. C’est sans doute aussi, pour celui qui est considéré comme le président des riches, une occasion de montrer qu’« en même temps », il penche pour le peuple. Comme si Mai 68 avait été une révolution populaire !"

Posté le 20 octobre 2017 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

19 octobre 2017

Un policier qui avait identifié Merah a été ignoré car sa hiérarchie privilégiait la piste de l’ultra-droite

D'Ivan Rioufol :

"En France, un autre écœurement prend à la gorge avec le dévoilement des coulisses de l’affaire Mohamed Merah. Merah est cet islamiste abattu en mars 2012 à Toulouse après ses attentats contre des soldats et des enfants juifs.

Lundi, lors du procès de son frère, Abdelkader, aux assises spéciales de Paris, l’ancien patron du renseignement toulousain, Christian Balle-Andui, a révélé un scandale vite oublié. Parce que la pression de la gauche morale désignait l’extrême droite comme coupable, la hiérarchie ne voulut pas entendre ce policier qui désignait des djihadistes. Dès le 15 mars et les meurtres de deux militaires à Montauban, Balle-Andui communiqua une note contenant des noms de suspects, dont le tueur. Le document fut ignoré, comme le fut sa demande de visionner les vidéos. Le policier a assuré, lundi, qu’il aurait pu reconnaître Merah et peut-être stopper sa course. Quatre jours plus tard, il tuait un adulte et trois enfants dans l’école juive de Toulouse. Mais le FN était, et demeure, l’ennemi officiel."

Posté le 19 octobre 2017 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Deux braqueurs violents libérés en raison de la lenteur de la justice

Répétez après moi : j'ai confiance dans la justice de mon pays :

"Deux braqueurs présumés, considérés comme violent, ont été libérés ce mercredi en raison de la lenteur de la justice à fixer une date pour leur procès en appel.

Jugeant que « le délai d’audiencement de la procédure est déraisonnable », la cour d’appel d’Aix-en-Provence a ordonné la remise en liberté de Célik Zamoun, 26 ans, et de Nassim Chenouf, 31 ans, condamnés le 3 juillet 2015 par la cour d’assises du Gard, le premier à 22 ans de réclusion criminelle, le second à 15 années. Tous les deux avaient fait appel de leur condamnation.

Les deux hommes, aux casiers judiciaires chargés, sont soupçonnés de faire partie d’une « équipe à tiroirs » qui, en 2011, avait braqué une quinzaine d’Intermarché dans le Gard, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, des vols commis sous la menace de Kalachnikov et accompagnés de violences."

Posté le 19 octobre 2017 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

France terre d’asile (psychiatrique)

TDe Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile :

« ll n’y a pas de lien à faire entre insécurité et migration : le terrorisme, c’est un produit national, ce n’est pas un produit importé »

Il est drogué au padamalgam.

Posté le 19 octobre 2017 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

La justice complice des exactions des Femen

Neuf militantes Femen qui avaient manifesté seins nus à Hénin-Beaumont, lors des deux tours de la présidentielle. Le ministère public avait requis un mois de prison avec sursis.

Mais comme à son habitude, le tribunal a prononcé la relaxe pour les troubles aux opérations du collège électoral et pour l’exhibition sexuelle.

Toutefois, une militante a été condamnée pour des faits de rébellion, au moment de son interpellation, à un mois d’emprisonnement avec sursis.

Ce n'est pas la première fois que les Femen sont relaxées.

Dans le même ordre d'idée, Déborah de Robertis, qui avait posé cuisses écartées et sexe apparent devant la Joconde au Louvre le 24 septembre en scandant « Mona Lisa, ma chatte, mon copyright », a été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris, alors que le parquet avait demandé huit mois de prison avec sursis. Les juges ont considéré qu’il s’agissait d’un « acte militant et artistique » et que l'on n'y trouvait « pas d'élément intentionnel » de commettre une exhibition sexuelle… On ne peut donc plus emmener ses enfants au musée.

Posté le 19 octobre 2017 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Projet d'attentat de l'ultradroite : c'était du bidon

Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le ministre de l'Intérieur l'avoue :

Posté le 19 octobre 2017 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Contre la diffamation, note sur « une tentation terroriste d’ultra-droite »

Certains se sont crus autorisés à évoquer l’Action française après l’annonce de l’arrestation, mardi 17 octobre, d’une dizaine d’individus à la suite de celle, en juin dernier, de Logan Nisin, soupçonné de préparer des attentats contre des personnalités politiques. Jean-Luc Mélenchon est allé jusqu’à interpeller le ministre de l’Intérieur, le préfet de Police et le maire de Marseille, mercredi 18 octobre 2017, afin de demander la fermeture du local provençal de l’AF, 14, rue Navarin à Marseille.

L’Action française tient à apporter les précisions suivantes :

1 - Elle n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéologique, ait, après de nombreuses autres tentatives de militantisme politique, « trouvé refuge chez les royalistes de l’Action française (AF) » pour reprendre les mots de l'article d’Elise Vincent, paru le 18 octobre dans Le Monde. Le 4 juillet dernier, après l’interpellation et le placement en détention provisoire du jeune homme, l’Action française, par voie de communiqué, avait fait savoir qu’il avait quitté notre mouvement, le jugeant « trop politique » et « trop consensuel ». Nous réaffirmons ici que ses agissements solitaires étaient parfaitement inconnus des membres et des cadres de notre organisation et nous nous réservons le droit de poursuivre tous médias ou personnalités prétendant le contraire.

2 - L’Action française affirme avec force qu’elle ne connaît ni les identités ni les agissements des individus interpellés mardi 17 octobre. Elle rappelle simplement que toute son histoire prouve son refus de l’action terroriste. Elle n’a aucun mort sur la conscience.

3 - Ce sont les militants de l’Action française qui sont de manière récurrente l’objet de violences de la part de groupuscules extrémistes semblant jouir de la plus parfaite impunité. Depuis la montée en puissance des activités de notre mouvement royaliste, nos membres, à Paris, à Lyon et à Marseille, subissent un nombre grandissant d’attaques violentes : dépôt de grenade, bombe artisanale, attaques physiques des militants. Ainsi, une bombe a explosé cet été devant le local de l’AF, rue Navarin, sans que cet acte odieux ait suscité la moindre indignation de la part du personnel politique. M. Mélenchon qui demande aujourd’hui la fermeture de notre local, n’avait pas alors protesté contre cet acte à caractère terroriste. Bien que député de la circonscription où a eu lieu cet attentat, il ne s’est jamais inquiété de l’état d’avancement de l’enquête.

4 - Concernant les troubles à l’ordre public qu’impute M. Mélenchon à notre mouvement, nous rappelons que, par deux fois, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté bloquant l’accès à la rue Navarin par un très large déploiement des forces de l’ordre à la suite des très nombreuses exactions qui ont toutes été commises, avec l’adoubement et la complicité des médias locaux, par des militants de l’ultra gauche proches pour certains de la France Insoumise.

5 - Si la seule vocation des groupuscules dits antifascistes et d’extrême-gauche est d’en découdre violemment, à Marseille comme au plan national, avec les forces de l’ordre, l’engagement des militants d’Action française est celui du combat pour la France par la diffusion des idées royalistes. Il est évident que c’est la simple présence de l’Action française qui est insupportable à certains. En pratiquant l’amalgame, ceux qui diffament notre mouvement avouent simplement leur profond mépris des libertés politiques fondamentales.

Les militants de l’Action française sont des citoyens à part entière : forts de leurs droits et conscients de leurs devoirs envers la nation, ils continueront, à Marseille comme partout ailleurs en France, à militer pour ouvrir les yeux de leurs compatriotes sur la réalité d’un régime qui les conduit à l’asservissement.

François Bel-Ker, Secrétaire général d’AF

Posté le 19 octobre 2017 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent

Quand ils sont "d'extrême-droite" ils ne sont pas "déséquilibrés"

De Pierre Malpouge dans Présent :

Capture d’écran 2017-10-19 à 08.30.43"L’info est tombée mardi et a vite fait le tour des médias : dans le cadre d’une enquête portant sur un (des) projet(s) d’attentat(s) – notamment contre des mosquées, des hommes politiques, des « blacks », des « racailles », des « djihadistes » ou encore des « migrants » –, dix personnes, âgées de 17 à 25 ans, ont été arrêtées à la suite d’un coup de filet mené par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste (Sdat) dans le milieu de l’« extrême droite » en Seine-Saint-Denis et dans les environs de Marseille.

Comme par hasard, donc, ça n’a pas traîné et la plupart des noms des « terroristes » – ici pas question de « maboules » ni de « déséquilibrés » – circulent dans les rédactions notamment celui de Logan Nisin, Vitrollais de 21 ans, interpellé le 28 juin dernier à Tarascon et mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, connu pour être un admirateur du tueur norvégien Anders Breivik – qui, en 2011, avait massacré 77 personnes sur l’île d’Utoya (Norvège) – et comme étant un ex-membre du « groupuscule royaliste Action française ».

Un furieux dont les enquêteurs avaient relevé sa « volonté d’organisation et d’association » en vue de parvenir à ses fins, non sans avoir effectué des « repérages », mais sans pour autant avoir arrêté son choix sur une cible bien définie, est-il précisé dans Le Figaro. D’où direction la case prison direct pour lui mais également pour ses comparses, considérés pour l’heure comme des « pieds nickelés » par les policiers qui tentent de faire le jour sur la « nature des relations au sein de leur groupe ».

Que ce coup de filet soit justifié, on aimerait voir la même efficacité contre les groupuscules d’extrême gauche, les fichés « S » et autres islamistes radicalisés et terroristes en puissance connus et reconnus mais relâchés dans la nature faute de place dans des centres de rétention administrative."

Posté le 19 octobre 2017 à 10h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

18 octobre 2017

La stèle du général Salan totalement détruite

C'est sûr, ça ne fait pas les choux gras de la presse aux ordres : 

"Déjà endommagée en 2014 et 2015, la stèle en l’honneur du général a cette fois été totalement saccagée à coups de masse, elle n’est plus qu’un amas de gravats et de pierre brisée. Les faits se sont passés en début d’année mais n’ont été connus que ce mois-ci.

Il n’est pas étonnant que les campagnes de haine antifrançaise visant à accroître la rancœur des colons algériens en France donnent de tels résultats. Les récents propos du sépharade Benjamin Stora, formé par le groupuscule communiste OCI, partisan de la repentance à sens unique et principal vecteur de propagation de la haine antifrançaise (ce qui explique pourquoi la République le paie), qui dirige le Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI), centre apologétique de la colonisation de la France (et qui lui ne risque pas d’être profané), le montre bien. Dans Libération du 13 octobre, il appelle ainsi à plus de propagande coloniale en France, sur le prétendu « apport » des peuplades exotiques dans notre pays, tout en continuant par ailleurs à imposer sa vision falsificatrice de l’histoire et sur la prétendue défaite de la France en Algérie (victoire militaire, comme en Indochine, gâchées par les frères de sang de Stora dans les deux cas).

La destruction mémorielle, c’est la première étape avant le génocide, les Ukrainiens en savent quelque chose…"

Posté le 18 octobre 2017 à 22h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Mohammed dans le top 20 des prénoms

Il n'y a pas de grand remplacement, bien entendu, mais L’Officiel des prénoms 2018 à paraître ce jeudi 19 octobre a été rédigé en s'appuyant, comme depuis près de 20 ans, sur les données de l’Insee et des registres de l’état civil pour déterminer, au plus juste, quels seront les prénoms préférés des Français, en 2018.

Si aujourd’hui les prénoms les plus portés en France sont Jean, Michel et Philippe (un peu comme les rédacteurs de votre blog...) pour les garçons et Marie, Natalie et Isabelle pour les filles, ils ne font plus partie des préférences des futurs parents.

Du côté des prénoms féminins, c’est Louise qui prend la première place. Puis, suivent Emma et Jade. Chez les garçons, Gabriel, Raphaël et Jules sont les trois prénoms masculins qui seront le plus donnés en 2018. Derrière Gabriel, Adam, Nathan ou encore Aaron, l'auteur note l'arrivée dans le top 20 du prénom Mohamed.

Posté le 18 octobre 2017 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Alors qu'il faisait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière, il agresse une femme

Un Marocain de 20 ans en situation irrégulière a été interpellé après avoir agressé sexuellement une jeune femme lundi matin, en pleine rue, à Agen, dans le Lot-et-Garonne.

La femme de 23 ans finalement parvenue à s’échapper, avant de se réfugier chez des riverains. L’agresseur a été rapidement arrêté par la police alors qu’il tentait de fuir. Il a été mis en garde à vue, puis placé en détention. Déjà condamné pour des délits routiers, il faisait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.

Posté le 18 octobre 2017 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Qu'en est-il du financement des Auxiliaires de Vie Scolaire dans les écoles qui acceptent les enfants handicapés ?

Témoignage : ses deux filles sont dans une école indépendante qui était la seule option à proximité de la maison. Résultat : l'AVS qui était financée dans le public ne l'est plus et ils doivent compter sur la famille et les amis pour les aider. Est-ce normal ?

Posté le 18 octobre 2017 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

Marseille : ce n'est pas le préfet qui aurait dû être limogé mais les juges

Jean-Yves Le Gallou est interrogé longuement dans Minute à propos du Djihadiste de la gare Saint-Charles, à propos duquel le préfet a été limogé. Extrait :

Capture d’écran 2017-10-17 à 21.40.49"[...] La responsabilité est à imputer au minimum aux dirigeants de l’époque la plus récente, présidents de la République et ministres de l’Intérieur en tête, à savoir Macron, Collomb, Hollande, Valls et Cazeneuve.

Mais ce qui s’est passé est aussi la conséquence du contrôle des lois par le Conseil constitutionnel en une application extensive des dispositions des conventions internationales, la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale des droits de l’enfant notamment.

Le problème fondamental est qu’il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Toutes les décisions en matière d’immigration sont prises par le pouvoir judiciaire ou effectuées sous le contrôle des juges. Le pouvoir administratif et le pouvoir politique ont quasiment disparu. Montesquieu devrait se retourner dans sa tombe.

Ce qui est également scandaleux, c’est que ces problèmes, qui existent depuis des années et sont dûment identifiés, n’ont pas été abordés une seule fois durant la présidentielle ! Pas une seule minute ! Et pourtant, certains can- didats, et pas des moindres, avaient à disposition des gens tout à fait compétents sur ces questions-là, mais ça ne les intéressait pas... [...]"

Posté le 18 octobre 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 octobre 2017

A quand des pictogrammes pour protéger la femme enceinte de l'IVG ?

Des pictogrammes d'avertissement vont être apposés sur les boîtes de médicaments dont la prise comporte des risques pendant la grossesse. Près de deux tiers des médicaments sont concernés. Deux modèles de pictogrammes seront apposés sur les boîtes de médicaments concernés :

- un pictogramme « danger » (silhouette de femme enceinte dans un triangle rouge), qui signale aux patientes que le médicament doit être utilisé uniquement s’il n’y a pas d’autre médicament disponible ;

Pictos_grossesse_danger- un pictogramme « interdit » (silhouette de femme enceinte dans un rond rouge barré) qui signale aux patientes que le médicament ne doit pas être utilisé.

Pictos_grossesse_interdit

60 % des médicaments comporteront un pictogramme grossesse, dont un tiers le pictogramme « interdit » et deux tiers le pictogramme « danger ».

Les pilules abortives comporteront-elles le pictogramme "interdit" ?

Posté le 17 octobre 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

16 octobre 2017

Il avait réclamé l'asile politique. Il mérite l'asile

Ces gens se réfugient chez nous et se comportent comme des voyous :

"L’“artiste” russe Piotr Pavlenski, réputé pour engagement anti-Poutine, a été arrêté après avoir mis le feu au bâtiment de la Banque de France, à Paris, dans la nuit de dimanche à lundi 16 octobre, rapporte le Huffington Post. Ce réfugié politique bénéficie de l'asile politique depuis mai 2017. Piotr Pavlenski a été interpellé avec sa compagne Oksana Chaliguin, et tous les deux ont été placés en garde à vue pour “dégradation par incendie”, selon la préfecture de police."

Piotr Pavlenski était poursuivi en Russie pour agression sexuelle... En Russie il était connu pour s’être cousu les lèvres pendant le procès des Pussy Riot, s’être mis nu dans des barbelés devant l’assemblée de Saint-Pétersbourg, et s’être cloué les testicules sur la place Rouge.

Audrey Azoulay, ministre de la Culture, et qui vient d’être élue directrice générale de l’Unesco, avait tweeté avec la faute de conjugaison :

AJe crois que le secret ne va pas pouvoir être gardé encore longtemps : la France est devenue un asile d'aliénés.

Posté le 16 octobre 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

15 octobre 2017

Un jeune réfugié afghan a violemment agressé une dame âgée de 78 ans

Un homme de 19 ans a donné plusieurs coups de couteau à une femme de 79 ans, vivant seule dans un appartement, vendredi vers 18 heures. Ce réfugié afghan, présent en France depuis plusieurs mois et hébergé à Oloron par l'Ogfa, bénéficiait d'un suivi psychiatrique. Pour autant, les premiers examens pratiqués "n'ont pas mis en évidence" de tels troubles, a-t-on appris samedi soir. Le maire d'Oloron Hervé Lucbéreilh a déclaré :

"Ce n'est pas normal que l'Etat ne nous ait pas mis au courant de l'état instable de cet homme". "Il faudra vérifier l'itinéraire qui a conduit cette personne jusqu'à Oloron, puisque son trajet semble bien différent de celui des autres migrants afghans."

Ce réfugié aurait refusé d'être suivi au quotidien par les bénévoles du comité Piémont oloronais urgence réfugiés (Pour) et se serait donc isolé du reste du groupe des migrants accueillis à Oloron. Celui-ci est constitué d'une vingtaine de personnes, qui sont essentiellement de nationalité soudanaise et afghane.

Arrêté immédiatement par les gendarmes d'Oloron, le réfugié afghan a été amené au poste pour une garde à vue qui s'est déroulée jusqu'à 4 heures du matin samedi. Celle-ci a, ensuite, été prolongée et, ce dimanche soir, l'individu devrait être placé en détention après sa présentation devant un juge. Il répondra des faits de de tentative de meurtre sur personne vulnérable. Mais également de violences volontaires aggravées, ceci en raison de son attitude envers les forces de l'ordre au moment de l'interpellation. Le jeune homme était alors toujours en possession du couteau.

Atteinte par "plusieurs coups de couteau", la victime a été sérieusement blessée au thorax et au larynx. Son état est jugé "préoccupant".

Posté le 15 octobre 2017 à 20h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

14 octobre 2017

Le Centre Pompidou accueille du porno

Après le vagin de la reine d'Anish Kapoor à Versailles et le plug anal gonflable de Mc Carthy, place Vendôme, voici un couple en action de Van Lieshout. La direction du Louvre avait refusé cet immondice dans un courrier adressé à la Fiac, dans lequel le président Jean-Luc Martinez estimait que

"des légendes sur l'Internet circulent et attribuent à cette œuvre une vision trop brutale, qui risque d'être mal perçue par notre public traditionnel du jardin des Tuileries".

Le président du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou a immédiatement dit oui.

Ils pourrissent l'espace public avec l'argent du contribuable.

Posté le 14 octobre 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Le 17 octobre, les gauchistes vont commémorer un massacre qui n'a pas eu lieu

De Bernard Lugan dans l'Afrique Réelle :

"Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

Démonstration :

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé….

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :

  • Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.
  • La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.
  • Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

  • Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
  • Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
  • Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
  • Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias…hier comme aujourd’hui.

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XX° siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…"

Posté le 14 octobre 2017 à 10h58 par Michel Janva | Lien permanent

19 octobre à Béziers : son et lumière pour les chrétiens d'Orient

Posté le 14 octobre 2017 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2017

En 2017, des collectivistes sévissent encore en France

De Christian de Moliner sur Boulevard Voltaire :

Unknown"Le Monde détaille sans frémir la dernière et nauséabonde idée de France Stratégie. Cet organisme payé par nos impôts est chargé de « conseiller » le Premier ministre. Il a été dirigé par Jean Pisani-Ferry, qui est désormais un proche du Président Macron et travaille à l’Élysée. L’année dernière, ce comité proposait déjà de taxer les propriétaires occupants et de rajouter à leurs revenus les loyers fictifs qu’ils encaisseraient si leur domicile était loué. Cette spoliation inique était présentée comme la fin d’une fraude massive et scandaleuse et M. Macron a eu beaucoup de mal à se débarrasser de cette suggestion loufoque qu’il n’a (heureusement !) pas reprise à son compte, mais que l’un de ses principaux partisans avait portée.

France Stratégie récidive sans pudeur avec une idée encore plus révoltante. Il préconise que l’État confisque à son profit une partie (non précisée, serait-ce 10 %, 20 %, voire plus ?) des biens immobiliers possédés par des particuliers, cela afin de rembourser la dette colossale qui nous étouffe. Les anciens propriétaires devraient régler chaque année à l’État une rente, car ils occuperaient un domicile qui ne leur appartiendrait plus entièrement. S’ils ne le faisaient pas, le Trésor récupérerait la somme non payée lors de la vente ou de la succession (ajoutera-t-on, alors, des intérêts ?). Les mots me manquent pour décrire cette folie ! Comment quelqu’un qui a au moins un bac+5, voire un doctorat, peut-il pondre un rapport aussi… abracadabrantesque (pour rester poli).

Les auteurs de cette « ânerie » avouent bien volontiers que leur suggestion est détonante, radicale, et qu’elle créera des polémiques. Mais, selon eux, leur mesure est habile, car son impact serait bien plus limité qu’une hausse d’impôts. Les propriétés saisies serviraient de garant à la dette et la rendraient soutenable et, dans les faits, cette mesure reviendrait à faire exploser l’impôt sur les successions, puisque la rente ne serait récupérée qu’à la vente ou lors de la transmission. Bien sûr, ils prétendent que les plus fortunés seraient les plus atteints, mais ces beaux esprits ne voient pas l’évidence : les « riches » n’achèteront plus leur logement, mais les loueront à des sociétés immobilières. La charge de ce prélèvement retombera exclusivement sur la classe des Français moyens, et encore : s’il est mesuré. Mais si l’État est trop gourmand, plus personne n’achètera de biens immobiliers et la valeur des maisons et des appartements s’effondrera dans des proportions incalculables, ruinant les Français et rendant inopérante cette mesure stupide. 

Selon les auteurs de cette proposition, la dette est passée de 50 % à 100 % du PIB entre 1990 et 2017 alors que la fortune immobilière détenue par les ménages, elle, a crû de 125 % à 255 %. Faudrait-il donc, pour eux, confisquer 40 % de la valeur de tous les biens immobiliers ? Non, vraiment, il est grand temps que l’État fasse des économies et dissolve France Stratégie."

Ce rapport de nature collectiviste est ici. On peut y lire en effet :

"Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien."

Posté le 13 octobre 2017 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

12 octobre 2017

Jean Rochefort a été rappelé à Dieu

Requiescat in Pace. Et aussi, honneur à lui, pour sa liberté d'esprit, dont témoigne ce court extrait. Merci à Medias-presse-info, et à JC pour sa vigilance!

 

Posté le 12 octobre 2017 à 22h10 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

Au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal

Lu sur le blog de la CFCT Métallurgie des Yvelines :

"les CSP supérieures auraient tendance à quitter le navire France et à accélérer la perte de notre rayonnement international. La remarque qui m'a été faite est que, de toutes façons, les gens qui ont du ressort et une qualification suffisante partent de France non pas pour des raisons de politique familiale mais parce que la France ne fait RIEN pour les encourager à maintenir et développer leur créativité sur place.

Exemple a été donné de l'entreprise LightVision, fondée et dirigée par Daniel Aït : une idée géniale, relayée par la presse (Science et Avenir, TF1) et par OSEO de lunette pour personnes atteintes de DMLA. Cette entreprise, malgré la volonté acharnée de son créateur, a fini par trouver un terreau de développement en Chine où les autorités ont fait tout ce qu'il fallait en termes de logistique et de simplification administrative, pour l'attirer. Et la France? Rien. Sans doute au nom de l'égalité républicaine devant la loi - égalité que même les très démocratiques Suisses savent tordre sous forme d'agréments fiscaux. Alors au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal, et de "promouvoir" les entrepreneurs au lieu de "démouvoir" les salariés....

Posté le 12 octobre 2017 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

11 octobre 2017

Restauration de la Chapelle-Basse-Mer : témoignage

Arnaud, un rennais de 24 ans s'est investi dans la rénovation d'une chapelle à la Chapelle-Basse-Mer, sous l'impulsion de Reynald Seycher historien et fondateur de l'association "Mémoire du futur". Il est interrogé sur RCF :

Posté le 11 octobre 2017 à 20h01 par Michel Janva | Lien permanent

Qui se soucie des agriculteurs ?

De Loup Mautin à propos des suicides des agriculteurs :

"Nous étions en classe ensemble, Mickaël s’est tiré une balle dans la tête.

Il était un voisin, Jean-Loup a été retrouvé pendu dans un de mes hangars.

Ancien conseiller municipal de la commune, Bernard a mis fin à ses jours dans sa cour… deux jeunes installés voisins morts dans la même semaine à cinq km de la maison. Tous agriculteurs !

Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures. Quelles que soient les productions, cette endémie n’a d’équivalent dans aucune autre catégorie socioprofessionnelle. Leur entourage familial et leur insertion dans la vie locale n’y font rien. Les paysans sont de plus en plus seuls… et le chiffre des suicides de plus en plus alarmant.

La nature même de l’activité agricole, dépendante des aléas climatiques et tributaire des contraintes agronomiques locales, en fait un métier à part. Le salarié ordinaire peut faire connaître son mécontentement ou revendiquer ses exigences envers un employeur indélicat par de multiples moyens. C’est même un sport national dans notre beau pays. On ne manifeste ni ne fait grève contre la pluie, la canicule ou le gel. « C’est le travail qui commande ! » ont coutume de répondre ceux à qui on demande leur mode de fonctionnement.

À ces exigences naturelles permanentes et inaltérables s’ajoutent aujourd’hui de nombreuses contraintes artificielles. Celles du législateur et du technocrate qui n’en finissent pas de modifier les textes au gré des tendances fiscales, commerciales et environnementales du moment. Aux cycles naturels lents et longs viennent brutalement s’imposer des règlements applicables immédiatement. L’Union européenne ne s’en prive pas et les États en rajoutent. Or, on ne change pas des façons culturales en un clin d’œil, on ne se lance pas dans une nouvelle production en claquant des doigts. L’agriculture a besoin de visibilité sur le long terme et de temps pour s’adapter.

Quant aux revenus procurés par ce métier que nous avons choisi et que nous aimons, ils sont dérisoires, pour ne pas dire indécents. Qui travaillerait, en 2017, pour 350 € par mois, comme c’est le cas pour 40 % d’entre nous, d’après le dernier recensement de la Mutualité sociale agricole ? Ces chiffres sont à rapprocher des exigences horaires et des contraintes liées aux différentes productions, en particulier celles de l’élevage… en voie de raréfaction, et pour cause. Il ne nous est pas rare de travailler dix heures dans la journée, d’y passer une partie de la nuit, de ne prendre aucunes vacances, c’est notre liberté. Mais nous voudrions pouvoir en vivre !

C’est la raison pour laquelle le poids des charges – naturelles et artificielles – associé aux désillusions du quotidien, face à un lendemain incertain, explique aisément l’angoisse qui, tout d’un coup, altère le raisonnement et fait commettre les gestes que nous avons tous connus autour de nous.

Ils sont des victimes. Que ces lignes leur soient dédiées."

Posté le 11 octobre 2017 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Les cloches de l'église sonneront à Prenois (Côte d'or)

Deux habitants de Prenois avaient demandé au maire l’arrêt de la sonnerie des cloches de l’église la nuit. Ce dernier a demandé l’avis de son conseil, dont la grande majorité (8 contre 2) s’est opposée à cette décision. Extrait des débats :

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Posté le 11 octobre 2017 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Economie : conférence de Joseph Thouvenel à Avon(77) le 13 octobre

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Posté le 11 octobre 2017 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le nombre de morts parmi les forces de l'ordre a quasiment doublé

Lu dans Les 4 vérités :

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Posté le 11 octobre 2017 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 octobre 2017

Ils manifestent pour devenir des électrons ?

Les fonctionnaires se sont mobilisés mardi, journée de grèves et manifestations, contre Emmanuel Macron. Les premières estimations relèvent 400.000 manifestants dans toute la France et 45.000 à Paris.

Les revendications étaient surréalistes :

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Posté le 10 octobre 2017 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

09 octobre 2017

Soutien au cambriolé de Servian

Soutenons-daniel-servianJeudi soir, 20h28. La nuit vient de tomber sur l’Hérault. Daniel s’apprête à passer une soirée tranquille avec sa famille... après une longue journée à accueillir les visiteurs dans leur jardin paysager de ServianCe jardin, c’est toute sa vie : déjà petit, il flânait dans cette carrière abandonnée. Il l’a finalement rachetée et transformée en un petit paradis.

20h30. Soudain, des cambrioleurs surgissent dans le salon. Ils sont effrayants : cagoulés, gantés, et surtout armés jusqu’aux dents. Ils en veulent à son argent. Ils menacent et frappent violemment et gratuitement Daniel et son épouse, qui est handicapée.

Jouant la bonne volonté, pour ne pas risquer de les énerver, il leur donne tout ce qu’il a gagné dans la journée. Mais ils en veulent plus ! Toujours plus ! Ils commencent à mettre à sac la maison familiale.

Imaginez la situation : deux individus masqués et armés viennent de surgir chez vous, vous frappent violemment, mettent tout par terre et menacent votre vie et celle de vos proches !

Profitant d’un moment d’inattention, Daniel arrive à s’emparer d’une arme à feu et tire sur l’un des deux cambrioleurs. Il s’écroule. L’autre malfaiteur s’enfuit. 

Daniel appelle tout de suite les gendarmes. Avant même qu’ils n’arrivent, le cambrioleur décède de sa blessure.

Mais le pire arrive ensuite : Daniel risque sérieusement de se retrouver en prison pour des années pour avoir eu le courage de défendre sa famille. En effet, la justice considère la légitime défense de manière très restrictive en France. C’est scandaleux ! Lui et sa famille sont les VICTIMES du cambriolage. Ils ne doivent pas être traités comme les pires des criminels ! C’est pourquoi nous devons nous mobiliser et soutenir Daniel sur le champ.

Signez maintenant la pétition.

Posté le 9 octobre 2017 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

La France n'expulse pratiquement plus aucun étranger irrégulier, fût-ce un dangereux condamné

Gilles-William Goldnadel écrit dans une tribune du Figarovox :

"Laura et Maurane reposent à présent dedans la terre froide. ...] Une nouvelle fois, en France, deux êtres humains sont morts, ici deux jeunes filles, non par quelque étrange fatalité mais uniquement par la folie de notre société. Après Nice, après Saint-Étienne-du-Rouvray, à Marseille.

L'égorgeur islamiste tunisien vivait irrégulièrement en France depuis dix ans mais était régulièrement arrêté et condamné sans jamais être expulsé. Tout est dit. Aussitôt la presse, le ministre de l'intérieur ont évoqué un dysfonctionnement et une enquête a été ordonnée. Les fonctionnaires qui avaient relâché l'assassin la veille encore, le préfet des Bouches-du-Rhône ont été mis sur la sellette. Et l'on a eu raison. Mais on a eu tort aussi: Ce qui est présenté et regardé comme une faute anormale correspond dans les faits à la norme habituelle.

Disons -le clairement: la France n'expulse pratiquement plus aucun étranger irrégulier, fût-ce un dangereux condamné. Et les décisions politiques, judiciaires et administratives empilées qui empêchent pratiquement le respect de la souveraineté nationale ne sont que les conséquences mécaniques de la névrose intellectuelle qui s'est emparée des esprits depuis trois décennies. Après le drame, la presse bien-pensante a crié haro contre le préfet défaillant pour ne pas avoir expulsé le délinquant étranger.

C'est la même qui depuis 30 ans nous explique qu'il ne faut pas expulser un étranger, fut-il délinquant, car il n'y a plus d'étrangers mais que des semblables et plus de frontières mais qu'un seul monde.… Voilà, en profondeur, ce qui a inexorablement creusé les tombes des deux petites, et celle d'un prêtre catholique, et puis d'une centaine de niçois, et puis de quelques juifs et qui va continuer encore à creuser. C'est dit. [...]"

Posté le 9 octobre 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Oignons : Auchan fait pleurer les agriculteurs

ODésigné par le ministère de l'Agriculture parmi les neuf députés à siéger aux États généraux de l'alimentation, actuellement réunis jusqu'à fin octobre - avec une intervention du président de la République le mercredi 11 octobre -, Richard Ramos, député du Loiret (Modem) a mené, dimanche 8 octobre, une action symbolique. Sur le parking de l'hyper Auchan des Trois Fontaines, il a déversé une tonne d'oignons provenant de producteurs loirétains. Il explique :

"Auchan est parmi ceux à vendre les oignons les plus chers. On a relevé 2,49 euros le kilo quand ils sont achetés 0,7 euro aux producteurs. Les États généraux entendent travailler de la fourche à la fourchette. La fourche, c'est défendre les agriculteurs dont la moitié gagnent moins de 350 euros par mois. La fourchette, c'est la mal bouffe. La courbe des maladies cardio vasculaires, de l'obésité colle à celle de la pauvreté".

"Je suis hostile à l'ouverture dominicale, notamment pratiquée ici. Ce qui tue le petit commerce qui rattrapait un peu, le dimanche, les ventes qu'il n'avait pas faites la semaine. Et l'on inscrit dans l'esprit des mômes l'idée que la balade du dimanche, ce n'est pas les bords de Loire ou le canal d'Orléans, mais ce sont les rayons de l'hyper. On se prépare une fichue société !"

Posté le 9 octobre 2017 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Les caractères de l'officier

Thomas Flichy analyse ce qu'est un officier français et les différents types de caractères historiques d'officiers.

Posté le 9 octobre 2017 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

Plus de protection pour Macron. Et pour les Français ?

Les 77 policiers du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) vont recevoir le renfort de 50 fonctionnaires de la préfecture de police.

Le palais de l'Élysée vient de faire l'objet d'une "réévaluation" de son dispositif de sécurité. Les abords de l'édifice ont fait l'objet de travaux pour éviter toute tentative d'attentat. Des plots électriques et des herses dépliables ont été installés.

L'organisation des déplacements du chef de l'État dans la capitale a été revue. Les communications radio entre la préfecture de police, informée en direct des moindres incidents sur un trajet, et le GSPR, vont être harmonisées.

Posté le 9 octobre 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

La chienlit, le "Puff", le bordel

De l'abbé Michel Viot :

"[...] L’esprit révolutionnaire constitue un ensemble : l’insoumission civique s’allie admirablement à la soumission religieuse absolue. C’est le même totalitarisme à deux visages proposant le paradis sur la terre ! Un messianisme de l’immédiateté, rassemblant sous la bannière de la vertu « Un tas d’hommes perdus de dettes et de crimes, que perdent de mes lois les ordres légitimes, et qui désespérant de les plus éviter, si tout n’est renversé ne sauraient subsister » (discours d’Auguste dans Cina de Corneille). Le président Pompidou avait parlé en son temps de la présence de « cactus  » dans la vie politique, se faisant l’écho de la chanson du génial Jacques Dutronc ! Un autre président nous parle aujourd’hui de bordel, cactus mutant ! Si l’on y réfléchit bien, seuls ceux qui dirigent la « chose nommée » la développent ou en bénéficient ne peuvent que s’en offusquer ! Ceux qui en subissent les nuisances, c’est à dire la majorité des français, certainement pas !

Comme j’ai dit qu’il fallait aller jusqu’au bout, je poserai encore deux questions consubstantielles au « Puff » ! On évoque à juste titre les délocalisations d’usines opérées au nom du seul profit. Et cela pose certes question, avec ce « bémol » que, jusqu’à preuve du contraire, une entreprise se doit en premier lieu de faire des bénéfices, sous peine de ne plus exister ! La question est donc inévitable sur ce qui l’empêche d’être rentable ! En parallèle, qui dira le nombre d’usines qui ont dû fermer leurs portes à cause de la ringardise de certains syndicats et de lois sociales plus adaptées à l’idéologie qu’à la réalité économique ?

Et la deuxième question concerne l’ordre public. Quand celui-ci ne semble plus assuré par l’Etat, les citoyens perdent confiance en lui et songent à se venger eux mêmes ! On comprend de moins en moins pourquoi en « temps d’urgence », les terroristes et leurs complices ne risquent pas la peine de mort, et que le ministère public ne requiert que 8 ans de prison pour un accusé (en cavale) suspecté d’avoir voulu faire brûler deux policiers dans leur voiture et 5 ans pour son complice ! Voilà un autre « Puff » pour beaucoup de consciences! Je sais que mes propos vont choquer les madones de la perpétuelle miséricorde, tout comme les Maries Chantal insoumises. Un prêtre parler ainsi ! Mais le devoir des prêtres comme de ceux qui exercent l’autorité, n’est-il pas, dans une société civilisée de défendre les plus faibles ? Prétendre avoir pitié de tout le monde conduit à n’avoir pitié de personne ! Et quand on le fait de plus avec la peau des autres ? C’est vraiment le « Puff » qu’on installe partout."

Posté le 9 octobre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2017

Immigration et hyper-violence

Désolé pour les autruches qui craignent les amalgames avant tout, mais cette violence abominable est révoltante :

Posté le 8 octobre 2017 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

L'Armée française en crise

Un rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) montre que l’armée peine à garder ses soldats en raison des conditions de vie au sein de l’institution. « La fidélisation constitue un défi de première importance » à l’heure où l’armée, mobilisée sur tous les fronts, a d’importants besoins en ressources humaines, relève ce 11e rapport thématique du Haut comité, de 196 pages, intitulé « La fonction militaire dans la société française ».

« Difficulté à concilier vie militaire et vie personnelle, manque de moyens, crainte d’une perte de compétences techniques et tactiques, lassitude face aux difficultés rencontrées en matière de soutien et d’environnement (infrastructure et hébergement) »

Voilà autant de facteurs négatifs  qui pèsent sur les militaires et leur envie de rester dans l’institution, détaille le HCECM. Seuls 65 % des militaires du rang rempilent ainsi dans l’armée de Terre et 58 % dans l’armée de l’Air après un premier contrat (d’une durée de trois à cinq ans en général). Autrement dit, il n'y a pas réellement de "retour sur investissement" après la formation des recrues.

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C'est un peu l'effet boule de neige : à force de couper les crédits, on limite le renouvellement des matériels, mais aussi les périodes d'entraînement et on démotive le personnel. De même, l'opération Sentinelle ne pousse pas les militaires rester dans l'institution... Les militaires s’estiment insuffisamment entraînés faute d’équipements disponibles. 

"Les armées font tout pour qu’en opérations les militaires disposent de tous les moyens nécessaires à la réalisation de leurs missions. La disponibilité des matériels terrestres en OPEX est par exemple généralement supérieure à 90 % alors même que les conditions d’emploi les usent prématurément (bande sahélo-saharienne notamment).

L’effort de maintien en condition des matériels en OPEX se fait au détriment de l’équipement disponible en métropole. Lorsque les parcs d’équipements sont affectés par des difficultés durables de disponibilité, cela se traduit par une réduction des possibilités d’entraînement tandis que l’intensification des engagements opérationnels accentue les difficultés à préserver les compétences tactiques collectives, voire individuelles, faute de temps disponible. Les militaires ont le sentiment de ne pas avoir les moyens suffisants pour s’entraîner et redoutent une baisse de leurs capacités opérationnelles.

Le CEMA a évoqué devant l’Assemblée nationale le fait que « 20 % des pilotes de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) ne sont pas aptes « mission de guerre », faute d’heures de vol » et que « moins de 60 % des équipages de transport tactique de l’armée de l’air sont qualifiés à l’atterrissage sur terrain sommaire – mode d’action pourtant essentiel » pour les mêmes raisons. Les membres du Haut Comité ont pu rencontrer des équipages de blindés qui n’avaient ni tiré, ni manœuvré avec leur matériel de dotation depuis près de 2 ans.

Cette situation inquiète les militaires et pèse sur leur moral."

La dégradation des infrastructures immobilières et conditions d’hébergement constitue un autre point noir. Selon l’état-major, près de 80 centres de restauration sur 350 devront fermer pour non-conformité s’ils ne sont pas rapidement modernisés. Les militaires souffrent de ces « délabrements » qui pèsent sur leur vie quotidienne, au quartier comme à l’entraînement.

Mais pour Macron Bonaparte, du moment que la chair à canon lui obéit, ça baigne...

Posté le 8 octobre 2017 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

"J'ai été très surpris par le succès de la Manif Pour Tous. Aux Etats-Unis, nous avons l'idée que l'Europe est fichue"

Dans Le Figarovox, Eugénie Bastié a interrogé Rod Dreher, auteur de Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus- Le pari bénédictin. Extrait :

"Ne pensez-vous pas que l'évangélisme soit le comble de l'émotivisme individualiste?

Je crois que beaucoup d'évangéliques aux Etats-Unis sont plus catholiques que les catholiques, dans le sens où ils croient davantage à ce que l'Eglise enseigne. J'ai été catholique avant de me convertir à l'orthodoxie. Je lisais Jean-Paul II et je trouvais cela formidablement nourrissant. Mais en entrant dans l'Eglise je me suis rendu compte que les catholiques américains pratiquaient en réalité une forme de protestantisme. La plupart des églises américaines prêchent ce que les sociologues Christian Smith et Melinda Lundquist Denton appellent le «déisme éthico-thérapeutique», une version molle et édulcorée du christianisme qui en gros affirme qu'il faut être gentil et que les bons iront au paradis. Une version totalement compatible avec le monde moderne et qui rejette la Tradition. L'Eglise catholique a pourtant toutes les ressources pour résister aux forces de la modernité. Mais elle ne les utilise pas. Richard John Neuhaus, un prêtre célèbre aux Etats-Unis a écrit dans les années 1980 Le moment catholique: les paradoxes de l'église dans le monde postmoderne, où il expliquait qu'enfin les catholiques pouvaient prendre la parole dans l'espace public. Mais ce «moment catholique» n'est jamais arrivé. Après le concile Vatican II la formation des jeunes catholiques a été complètement délaissée. Lorsqu'on regarde les sondages aujourd'hui, les catholiques américains ne sont pas différents de l'Américain moyen, et même un peu plus libéraux sur les questions sociétales. La plupart d'entre eux ne reconnaissent pas l'autorité de l'Eglise sur ces sujets.

Ne pensez-vous pas que nous chrétiens Européens sommes bien plus avancés que les Etats-Unis dans la déchristianisation? Votre président jure toujours sur la Bible…

Certes les Etats-Unis tiennent la religion en plus haute estime que chez vous en France, mais le sentiment anti-chrétien n'a cessé de progresser. Je pense que nous chrétiens américains avons beaucoup à apprendre des catholiques français. Vous avez vécu avec une laïcité militante depuis beaucoup plus longtemps. Nous, cela devient un problème aujourd'hui seulement. Trump a nommé un catholique fervent à la Cour suprême et la plupart des commentateurs ont dit qu'il ne serait pas un bon juge car il serait biaisé par sa foi. Cela va arriver de plus en plus. Dire qu'on est chrétien dans l'espace public devient disqualifiant.

J'ai été très surpris par le succès de la Manif Pour Tous en France. Aux Etats-Unis, nous avons l'idée que de toute façon l'Europe est fichue, qu'elle est déchristianisée depuis longtemps. Nous avons une conscience religieuse bien plus forte, mais elle se cantonne à l'espace privé, et elle n'est pas intellectualisée. On ne voit pas les chrétiens manifester pour la famille. Je dirais que l'Amérique est plus religieuse que la France, mais que la France est plus traditionnelle que l'Amérique.

[...] Je crois que l'essentiel est la pratique. Il faut créer des communautés, des écoles, des entreprises chrétiennes. Je crois que le modèle monastique doit inspirer les familles. Il faut aussi limiter les nouvelles technologies, notamment auprès des enfants.

Le communautarisme que vous prônez ne va-t-il pas à l'encontre de l'aspect universaliste et missionnaire du christianisme?

Je crois que les chrétiens doivent aller dans le monde. Mais dans un monde postchrétien, hostile au christianisme, je crois qu'il faut avoir une foi solide, appuyée sur une formation intellectuelle. On ne peut pas aller au combat désarmé! Je crois que nous devons sortir du monde pour mieux nous former, pour ensuite y retourner pour évangéliser. Beaucoup de chrétiens américains veulent garder leurs enfants dans les écoles publiques, parce qu'ils veulent bien faire. Mais ils se rendent compte très rapidement que les enfants, peu formés religieusement et intellectuellement, ne résistent pas à l'esprit du monde. Comment résister lorsqu'on est entourés d'enfants de 9 ans avec des smartphones ayant accès illimité à la pornographie? C'est impossible.

Les chrétiens doivent-ils se retirer de la politique?

L'erreur des conservateurs américains est de croire que l'ennemi, c'est l'élite libérale de la côte est, et qu'il suffit de mettre un président conservateur, des juges conservateurs, pour gagner la bataille culturelle. C'est faux. La culture ambiante est profondément déchristianisée. La droite religieuse conservatrice ne l'a pas remarqué. Elle a été complaisante envers elle-même envers la dégradation de sa propre foi. Elle croyait que l'ennemi était à l'extérieur: que c'était la gauche, les athées. Nous n'avons pas vu que notre propre manque d'attention à la formation intellectuelle des chrétiens conduirait à notre affaiblissement. Pour moi la foi est une manière de vivre plutôt qu'une façon de penser. On ne peut pas être des chrétiens du dimanche dans un monde postchrétien. [...]"

Posté le 8 octobre 2017 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

La semaine de Renaud Dozoul

Angot 1. Je ne sais pas combien de temps elle pourra tenir, mais Christine Angot a tout de même une vertu inattendue. Elle réussit à rendre sympathique tous les invités sur lesquels elle crie. C'est dommage, Pierre Bergé est mort trop tôt.

Marseille. La grosse presse nous rassure : “Le suspect n'est pas fiché S”. Ouf, j'avais peur qu'il ait des liens avec l'Islamisme... Cela veut donc simplement dire que malgré tous nos efforts, nous n'arrivons pas à maîtriser le phénomène terroriste.

Angot 2. Je me souviens du temps où Laurent Ruquier se félicitait de proposer un tandem de chroniqueurs Droite/Gauche. Je suis peut-être parti trop longtemps, mais qui est Droite, au juste, aujourd'hui ?

Pagny Pwoblem. Florent Pagny est attiré par le climat portugais. Henri Guaino s'énerve ! “Il ne mérite pas tellement d'être Français”. Et un homme politique qui participe au surendettement de l'Etat français depuis trente ans, que mérite-t-il exactement ?

Angot 3. Un ami antillais m'a demandé s'il fallait tirer des conclusions de la ressemblance entre Christine Angot et Arlette Laguiller. Toutes les pistes sont bonnes.

Sherwood. Pour François Ruffin, Emmanuel Macron est un Robin des bois à l'envers, car il prendrait aux pauvres pour donner aux riches. Faut-il lui rappeler que Robin des bois, en bon héros de Droite, n'a jamais “pris aux riches”, mais qu'il récupérait les caisses du collecteur d'impôt pour redonner leur argent aux contribuables ?

Vegas. La Vice Présidente de CBS news a expliqué sur son compte facebook “ne pas se montrer sympathique envers les victimes parce que les amateurs de country sont souvent républicains". Cool. Toujours cette élégance naturelle de la gauche tolérante.

Pastèque. L'immense Benoît Hamon rejoint EELV. S'il pouvait, après le Parti Socialiste, entraîner les Verts dans sa chute, il faudra bien lui reconnaître quelque qualité.

Posté le 8 octobre 2017 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 octobre 2017

Conférence de rentrée de Politique Magazine

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Posté le 6 octobre 2017 à 20h02 par Paula Corbulon | Lien permanent

05 octobre 2017

Nouvelle tentative terroriste à Paris

Des bouteilles d'essence et "un dispositif d'allumage rudimentaire" ont été découverts sous un camion de la société Lafarge, près de la porte de Pantin, dans le 19e arrondissement de Paris, dans la matinée du jeudi 5 octobre. 

Le deuxième district de la police judiciaire (2e DPJ) de Paris a été saisi de l'enquête.

Posté le 5 octobre 2017 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)


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