07 février 2016

Natacha Bouchart réclame l'armée et se félicite de l'arrestation du Gal Piquemal

Mercredi 3 février, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a reçu le maire de Calais, Natacha Bouchart (Les Républicains), Xavier Bertrand, le président (LR) du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et Yann Capet (PS), député du Pas-de-Calais. Cet entretien, décidé au lendemain de la manifestation de soutien aux migrants du 23 janvier, a eu lieu en présence du nouveau garde des sceaux, Jean-Jacques Urvoas. Mme Bouchart expliquait au Monde :

"Le 23 janvier, lors d’une manifestation qui n’aurait jamais dû être autorisée, un groupe important de migrants a pu envahir le port et une partie d’entre eux ont même accédé à un ferry. Cet événement a montré la fragilité du dispositif de sécurisation du port, et démontré que la lande était hors de contrôle. Comme je ne peux accepter qu’une partie du territoire de ma ville ne soit pas sous contrôle, je demande au ministre de l’intérieur qu’on en sorte les gens qui n’ont rien à y faire et qui incitent les migrants à ce type d’action. [...]

J’adresse solennellement ma demande au chef de l’Etat. Pour reprendre le contrôle de la lande, il faut que l’armée intervienne et en sorte ceux qui n’ont rien à y faire."

Et puis elle s'est félicité que la police intervienne pour interpeller le général Piquemal.

Guillaume Larrivé, porte-parole LR, ne l'entend pas de cette oreille :

Jean-Frédéric Poisson également :

Posté le 7 février 2016 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent

Général Piquemal : participer au rassemblement était-il illégal? "Non" avait répondu la préfecture de Paris

Autre lieu, autre loi? En 2014, on pouvait lire

""Les gens le savent peu, mais participer à une manifestation interdite est un acte légal, rétorque la préfecture. En effet, l'interdiction préfectorale ne peut concerner le rassemblement en lui-même, mais seulement le fait pour la foule de se mettre en mouvement".

Posté le 7 février 2016 à 16h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Anti-France, bêtise ou erreur?

Sans titre-2Aujourd'hui, en voyant ainsi les armes de Paris sur un document officiel de la mairie, on peut se poser la question : 

Zoomé

Posté le 7 février 2016 à 16h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

La gauche protège les clandestins et persécute les patriotes

La justice française n'est plus aux ordres de Taubira mais elle est toujours aussi prompte à réagir quand il s'agit de s'en prendre aux patriotes et à la liberté d'expression alors que de nombreuses manifestations ont eu lieu ces dernières semaines (taxi, VTC, borders, antifas, pro-migrants...) :

2907688lpw-2907720-article-christian-piquemal-calais-jpg_3358686_660x281Cinq personnes, dont le général ancien patron de la légion étrangère Christian Piquemal, passeront en comparution immédiate lundi au tribunal de Boulogne-sur-Mer après leur interpellation samedi à Calais lors d'un rassemblement hostile aux migrants. Le général Piquemal a été désigné comme ayant eu «le rôle principal» dans cette manifestation interdite. Il sera poursuivi pour «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation» (...)

«On sait bien que la manifestation a été interdite et que l'autorité de l'Etat a été défiée. Le général, il n'est pas venu à Calais pour faire de la figuration», a affirmé à l'AFP le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi.

7366935-11342659Même la BBC relaie cette information. Carl Lang, président du PdF, dénonce cette répression :

"C'est au moment où il quittait le lieu du rassemblement et à l'issue de l'appel à la dispersion des manifestants qu'il a été brutalement ceinturé et arrêté par les forces de l'ordre. Alors qu'il y a quelques jours des milliers de migrants en situation irrégulière encadrés par des militants d'extrême gauche défilaient librement dans Calais, le rassemblement à l'appel de l'association Pegida a été interdit par le gouvernement socialiste. Il est clair qu'une fois de plus la gauche protège les clandestins et persécute les patriotes. La trahison du peuple français règne au sommet de l'Etat."

Posté le 7 février 2016 à 15h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

Il ne faut pas des cours d'éducation sexuelle, mais des cours de philosophie!

Extrait de l'interview accordée par Thérèse Hargot, sexologue et auteur du livre Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) au Figaro :

9782226320124mDans votre livre Une jeunesse sexuellement libérée, vous vous interrogez sur l'impact de la libération sexuelle sur notre rapport au sexe. Qu'est-ce qui a changé, fondamentalement?

Fondamentalement, rien. Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même: nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir. Du «il ne faut pas avoir de relations sexuelles avant le mariage» à «il faut avoir des relations sexuelles le plus tôt possible». Autrefois, la norme était donnée par une institution, principalement religieuse, aujourd'hui, elle est donnée par l'industrie pornographique. La pornographie est le nouveau vecteur des normes en matière de vie sexuelle (...) Comme nous nous croyons libérés, nous n'avons plus conscience d'être soumis à des normes (...) La nouveauté, ce sont les notions de performance et de réussite, qui se sont introduites au cœur de la sexualité (...)

 Vous êtes sexologue au collège. Qu'est-ce qui vous frappe le plus chez les adolescents que vous fréquentez?

La chose la plus marquante, c'est l'impact de la pornographie sur leur manière de concevoir la sexualité. Avec le développement des technologies et d'internet, la pornographie est rendu extrêmement accessible, et individualisée. Dès le plus jeune âge, elle conditionne leur curiosité sexuelle: à 13 ans, des jeunes filles me demandent ce que je pense des plans à trois. Plus largement, au-delà des sites internet pornographiques, on peut parler d'une «culture porno», présente dans les clips, les émissions de téléréalité, la musique, la publicité, etc.. (...)

La pornographie prend en otage l'imaginaire de l'enfant sans lui laisser le temps de développer ses propres images, ses propres fantasmes. Elle crée une grande culpabilité d'éprouver une excitation sexuelle au travers de ces images et une dépendance, car l'imaginaire n'a pas eu le temps de se former.

La libération sexuelle s'est-elle retournée contre la femme?

Tout à fait. La promesse «mon corps m'appartient» s'est transformé en «mon corps est disponible»: disponible pour la pulsion sexuelle masculine qui n'est en rien entravée. La contraception, l'avortement, la «maitrise» de la procréation, ne pèsent que sur la femme. La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. Soit disant pour la libérer (...) Dans la sphère publique, on affiche un respect des femmes, dans le privé, on regarde des films porno où les femmes sont traitées comme des objets (...)

Vous critiquez une «morale du consentement» qui fait de tout acte sexuel un acte libre pourvu qu'il soit «voulu»…

Avec nos yeux d'adultes, nous avons parfois tendance à regarder de façon attendrie la libération sexuelle des plus jeunes, émerveillés par leur absence de tabous. En réalité ils subissent d'énormes pressions, ils ne sont pas du tout libres. La morale du consentement est au départ quelque chose de très juste: il s'agit de dire qu'on est libre lorsqu'on est d'accord. Mais on a étendu ce principe aux enfants, leur demandant de se comporter comme des adultes, capables de dire oui ou non. Or les enfants ne sont pas capables de dire non. On a tendance à oublier dans notre société la notion de majorité sexuelle. Elle est très importante. En dessous d'un certain âge, on estime qu'il y a une immaturité affective qui ne rend pas capable de dire «non». Il n'y a pas de consentement. Il faut vraiment protéger l'enfance.

A contre-courant, vous prônez la contraception naturelle, et critiquez la pilule. Pourquoi?

Je critique moins la pilule que le discours féministe et médical qui entoure la contraception. On en a fait un emblème du féminisme, un emblème de la cause des femmes. Quand on voit les effets sur leur santé, leur sexualité, il y a de quoi douter! (...) C'est dans cette perspective que les méthodes naturelles m'intéressent, car elles sont les seules à impliquer équitablement l'homme et la femme. Elles sont basées sur la connaissance qu'ont les femmes de leurs corps, sur la confiance que l'homme doit avoir dans la femme, sur respect du rythme et de la réalité féminines (...) En faisant de la contraception une seule affaire de femme, on a déresponsabilisé l'homme.

Vous parlez de la question de l'homosexualité, qui taraude les adolescents….

«Etre homosexuel», c'est d'abord un combat politique. Au nom de la défense de droits, on a réuni sous un même drapeau arc-en-ciel des réalités diverses qui n'ont rien à voir. Chaque personne qui dit «être homosexuelle» a un vécu différent, qui s'inscrit dans une histoire différente. C'est une question de désirs, de fantasmes, mais en rien une «identité» à part entière (...) La question obsède désormais les adolescents, sommés de choisir leur sexualité. L'affichage du «coming out» interroge beaucoup les adolescents qui se demandent «comment fait-il pour savoir s'il est homosexuel, comment savoir si je le suis?» (...)

Que faire selon vous pour aider la jeunesse à s'épanouir sexuellement? Est-ce un but en soi? Les cours d'éducation sexuelle sont-ils vraiment indispensables?

Il ne faut pas apprendre aux adolescents à s'épanouir sexuellement. Il faut apprendre aux jeunes à devenir des hommes et des femmes, les aider à épanouir leur personnalité. La sexualité est secondaire par rapport à la personnalité. Plutôt de parler de capotes, de contraception et d'avortement aux enfants, il faut les aider à se construire, à développer une estime de soi. Il faut créer des hommes et des femmes qui puissent être capables d'être en relation les uns avec les autres. Il ne faut pas des cours d'éducation sexuelle, mais des cours de philosophie!"

Posté le 7 février 2016 à 09h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Général Piquemal : "L'identité de la France est menacée"

Juste avant son arrestation :

Posté le 7 février 2016 à 09h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (34)

On sait désormais qui est contre la liberté d'expression

Natatcha Bouchart, maire (LR) de Calais, vice-présidente du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ancienne sénatrice puis collaboratrice de son ex-suppléant pour contourner la loi sur le cumul, puis démissionnaire de ce poste sous la pression du scandale :

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Posté le 7 février 2016 à 09h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Il est plus facile d’arrêter un général que de mater des émeutes de migrants

Lu sur Boulevard Voltaire sous Laplume de Philippe Bonnet, officier à la retraite :

Maxresdefault"Hier, samedi 6 février, le général Piquemal a été arrêté. Général de corps d’armée, il manifestait contre la situation de Calais. Ce soir, des policiers épuisés se feront caillasser, demain nos impôts paieront un hélicoptère et des services de secours pour repêcher des migrants dans un canot sur la Manche.

Il est plus facile d’arrêter un général que de mater des émeutes de migrants qui attaquent les forces de l’ordre aux cris de « Vive Daech ! » comme entendu à Calais, au moment où des attentats imminents de grande ampleur menacent, une immigration qui crée des bidonvilles et des zones de non-droit qui excèdent des populations qui ne supportent plus une situation qu’elle n’a pas désirée. L’incapacité du gouvernement à résoudre des problèmes inadmissibles au XXIe siècle est masquée par des contre-feux médiatiques qui masquent la réalité d’une France en passe de soumission à un islam qui dérive, à des musulmans qui sont pris en otages par des revendications qui ne sont pas forcément les leurs mais dont ils profiteront.

Sans-titre8Nombreux sont les militaires dans les conflits des années 1990-2000 qui ont vu des pays littéralement imploser. Ils sont inquiets de voir des scenarii connus se réaliser dans notre pays et méritent d’être entendus. Un député socialiste voudrait les faire taire en leur imposant le silence même à la retraite. Car ces serviteurs de la France sont aussi des têtes bien faites, issues de grandes écoles où l’on s’instruit pour vaincre. Nos responsables civils actuels débattent, dépensent sans compter, oublient que les Français sont avant tout des hommes et des femmes qui souffrent de leurs non-décisions et de leur incapacité à nous protéger, à garantir nos libertés, et à présent à permettre leur survie.

Combien d’attentats faudra-t-il pour qu’on tienne compte des alertes lancées pour que l’on cesse d’accepter des gens qui n’ont pas demandé qu’on les accueille mais qui forcent le passage. Sa misère serait plus facile à comprendre et à soulager si nos dirigeants moralistes cessaient de soutenir des chefs d’État dont la fortune personnelle est égale à la dette de leur pays. Les responsables de notre pays ont été élus pour soulager nos maux, pas ceux du monde entier. Quand nos maux seront pansés, la France redeviendra alors accueillante et souriante.

Le général de division (er) Didier Tauzin, qui fait des conférences et écrit des livres qui commencent à ressembler à un programme politique, sera-t-il déchu de sa nationalité ?

Le cynisme de nos dirigeants politiques et leur mépris de ceux qui leur sont confiés (nous !) s’opposent à des hommes pour qui le mot honneur a un sens et qui ont toujours eu le souci de ceux qui leur ont été confiés. Arrêter un général, fût-il en retraite, n’est vraiment pas un bon signe.

A part quelques rares élus, la classe politique ne semble pas choquée par ces atteintes répétées à la liberté d'expression :

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Posté le 7 février 2016 à 08h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

06 février 2016

L’association Promouvoir dénonce l'extrême violence du dernier film de Tarantino

Le dernier film de Tarantino, Les huit salopards, est actuellement interdit aux moins de douze ans, mais l'association Promouvoir fondée par André Bonnet estime qu'il faut relever la barre étant donné le nombre de scènes excessivement violentes du film.

"La Commission de classification des films du Centre national du cinéma (CNC) et la ministre de la Culture « ont une fois encore gravement manqué à leur devoir et à leurs obligations légales en se bornant à interdire ce film aux seuls jeunes adolescents de moins de 12 ans, l’avertissement accompagnant le visa se contentant quant à lui de faire état de ce que "certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité du public jeune" », indique Promouvoir dans un communiqué.

Le visa d’exploitation avait été accordé au film le 6 janvier, rappelle-t-elle.

Promouvoir estime que ce long-métrage comporte « plusieurs scènes inadmissibles », notamment une « très longue séquence » racontant, « images à l’appui », une fellation imposée au fils d’un général sudiste fait prisonnier pour obtenir une couverture, après avoir été « contraint de marcher nu dans la neige et le froid des heures durant ».

Des scènes « de pure violence extrême, complaisante et gratuite »

« Naturellement, la couverture n’est pas donnée et le prisonnier est assassiné d’une balle une fois son "travail" terminé », ajoute l’association, qualifiant d’autres scènes « de pure violence extrême, complaisante et gratuite », citant entre autres, l’exemple d’une « tête éclatée avec cervelle explosant sur le visage de la soeur du personnage assassiné ».

« Bref un film gravement choquant pour les jeunes adolescents, dont toute la seconde partie est fondée sur cette violence (1h30 tout de même) », conclut l’association."[...]

Promouvoir a obtenu la révision de l’interdiction aux moins de 12 ans de La Vie d’Adèle, et la reclassification film d’horreur Saw 3 D et Love de Gaspar Noé. Espérons que l'association réussira avec Les huit salopards.

Posté le 6 février 2016 à 20h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

Pendant ce temps à Rennes

Les antifas s'en donnaient à coeur joie. La police de Valls, faible avec les forts et les violents, violente avec les doux :

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Posté le 6 février 2016 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent

Vous défendez la patrie ? Répression

Après l'arrestation du général Piquemal, les habituels sbires de Manuel Valls s'en sont donné à coeur joie :

Arrestation du général :

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Et hop les gaz :

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Posté le 6 février 2016 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (65)

Entre Charlie et le Bataclan, l'oubli du patron décapité dans l'Isère

Hervé Cornara est ce patron d’une société de transports dans l’Isère qui avait été sauvagement décapité par son employé, Yassin Salhi, 35 ans. On apprend que ce Salhi était fiché S. Sa femme et son fils déclarent à Paris Match :

"Personne ne nous a prévenus qu’il avait une fiche S. S’il était susceptible de passer à l’acte, il ne fallait pas le laisser livrer du gaz. C’est comme donner un briquet et de ­l’essence à un pyromane ! [...]

Comment avez-vous vécu les événements du 13 novembre ? 

A chaque attentat, je vis un nouveau cauchemar. Ce jour-là, une surprise avait été organisée pour mon anniversaire… Les invités n’osaient pas me parler de ce qu’il se passait à Paris, ils se relayaient dans les voitures pour écouter la radio. Quand j’ai su, j’ai préféré rentrer, je pensais aux familles. Depuis, tous les vendredis, je me demande ce qu’il va encore arriver.

Puis il y a eu tous ces hommages. Et on a traité les victimes de façon si différente... Il me semble qu’on oublie mon père et je ne comprends pas pourquoi... Parce qu’on est en Isère et qu’il est la seule victime ? Parce qu’on veut se rassurer en se disant qu’il s’agissait d’un conflit personnel entre un employeur et son salarié ? Les drapeaux de Daech, la photo de mon père expédiée en Syrie, les contacts sur place, tout ça, ça ne compte pas. Je rappelle que son assassin avait choisi de mourir en martyr sur le site d’une société américaine où il n’avait aucune livraison prévue.

Le 23 décembre, quand vous avez appris le suicide de Yassin Salhi, quelle a été votre réaction ? 

Sa mort nous prive d’un procès, et d’une confrontation. Nous y étions prêts. On nous assure que l’enquête continue.

Le juge m’avait proposé une confrontation. Mes proches m’en ont dissuadé. Je le regrette aujourd’hui, car je n’aurai pas de réponse à mes questions. J’en veux à la prison de ne pas l’avoir surveillé et à l’Etat de ne pas nous avoir prévenus qu’il était fiché S. Le procès aurait servi parce que, généralement, les terroristes ne sont jamais arrêtés. La France aurait pu dire : “Celui-là, on va s’en occuper.”"

Posté le 6 février 2016 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent

Calais : le général Piquemal arrêté lors de la manifestation Pegida

Lu ici :

"Le général Piquemal, ancien commandant de la légion étrangère, a rejoint le mouvement d’extrême-droite anti-immigration Pegida pour une manifestation qui se déroule à Calais malgré une interdiction de la part du gouvernement.

«Les policiers viennent d’arrêter le général Piquemal, ancien patron de la légion étrangère» [...].

Au moins 20 autres manifestants ont également été interpellés[...]"

 

Posté le 6 février 2016 à 15h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

"Déchoir un djihadiste de sa nationalité ? C'est déjà possible en 15 jours"

IndexEn plein débat sur la déchéance de nationalité, Charles Prats, magistrat et membre du Conseil supérieur de la formation et de la recherche (CSFRS), explique au Figaro que la déchéance de nationalité existe déjà dans le droit français, et qu'un nouveau texte ne ferait que la rendre plus difficile à prononcer.

[...] "Le Parlement examine, depuis vendredi, la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. Pourquoi jugez-vous ce texte inutile, voire contre-productif?

Charles Prats.- Inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution ne semble pas nécessaire juridiquement parlant. En effet, tant la «déchéance» de nationalité que la «perte» de nationalité existent déjà dans le droit français. Ce sont les articles 25 et suivants du code civil, ainsi que les articles 23-7 et 23-8 du même code qui les prévoient. Cette possibilité existe dans le droit français depuis 1791. Il n'y a donc pas novation, juridiquement parlant. Au contraire, on pourrait paradoxalement aboutir à une situation nouvelle beaucoup moins sévère que l'état actuel du droit, voire empêcher concrètement de déchoir de la nationalité française des terroristes aujourd'hui poursuivis, alors qu'ils encourent actuellement cette sanction.

Comment cela?

Le projet de loi constitutionnelle encadre plus restrictivement la déchéance de nationalité. Aujourd'hui, concrètement, l'article 25 du code civil énumère les différents cas où les bi-nationaux peuvent être déchus de la nationalité française: s'ils sont condamnés pour crime ou délit de terrorisme, d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, ou encore s'ils se sont livrés au profit d'un état étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France. Le projet de réforme constitutionnelle, s'il étend la déchéance à l'ensemble des Français, la restreint aux seules infractions pénales constituant une atteinte grave à la vie de la Nation. Et l'avant-projet de loi d'application qui circule modifie profondément le champ d'application de la déchéance de nationalité. En effet, le projet de futurs articles 25 du code civil et 131-18-1 du code pénal limite la future déchéance de nationalité aux seules atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation qualifiées de crimes ou de délits punis de 10 ans d'emprisonnement. Le champ d'application de la déchéance de nationalité serait donc bien plus restreint qu'aujourd'hui.

Vous soulignez également une «judiciarisation» de la déchéance de nationalité, qui changerait la nature de cette sanction.

Effectivement, dans le régime «administratif» actuel, le gouvernement tire les conséquences d'une condamnation judiciaire pour prononcer une déchéance de nationalité. Alors que dans le régime «judiciaire» qui pourrait voir le jour, la déchéance de nationalité deviendrait une peine pénale. Ce qui aurait des conséquences très importantes.

Lesquelles par exemple?

Une déchéance de nationalité entendue comme une peine pénale pourra toujours faire l'objet d'une réhabilitation: soit par la justice dix ans après la condamnation (comme le prévoit l'avant-projet de loi), soit de façon automatique au bout de quarante ans, en application des règles de droit pénal. Et le gouvernement ne pourra pas s'y opposer puisqu'il s'agira d'une décision juridictionnelle. C'est certainement un progrès en termes de respect des droits fondamentaux. Mais il faut bien l'expliquer aux citoyens afin d'éviter tout malentendu dans quelques années.[...]

En vous appuyant sur le droit actuel, vous estimez que le gouvernement pourrait déchoir tout djihadiste français en quinze jours sans qu'une condamnation soit nécessaire.

Tout à fait. Juridiquement il ne s'agit pas d'une «déchéance de nationalité» mais d'une «perte de nationalité». Cependant, le résultat reste le même. Le droit permet aujourd'hui de retirer la nationalité française à tous les individus prêtant leur concours d'une manière ou d'une autre à Daech, qu'ils soient binationaux ou seulement français. Et ce, sans même qu'il n'y ait besoin d'une condamnation judiciaire pour acte de terrorisme.

Comment est-ce possible?

En s'appuyant sur le code civil, tout simplement. Dans son article 23-8, il dispose que tout Français qui occupe «un emploi dans une armée ou un service public étranger, ou dans une organisation internationale dont la France ne fait pas partie ou plus généralement leur apportant son concours», perd la nationalité française s'il poursuit ses activités malgré «l'injonction qui lui en aura été faite par le gouvernement». Le cas échéant, la sanction est notifiée à l'intéressé par décret en Conseil d'État, à l'issu d'un délai fixé par l'injonction, délai qui ne peut être inférieur à quinze jours. Et dans l'hypothèse où l'avis du Conseil d'État serait défavorable, la mesure peut être prise «par décret en conseil des ministres».

Cette sanction est donc applicable à tout Français qui «apporte son concours à Daech».

Tout à fait. Tout djihadiste français est concerné, qu'il soit en Syrie, Libye ou Afrique subsaharienne, puisque l'État Islamique correspond en tout point à une force armée étrangère au regard du droit militaire. Tout un chacun peut constater dans les médias que Daech remplit effectivement les critères édictés par les conventions de Genève et ses protocoles additionnels. Si l'on considère dès lors que tout djihadiste français engagé auprès de l'État Islamique peut se voir retirer la nationalité française, qu'il soit binational ou pas, la procédure à suivre est relativement simple et surtout très rapide: avis informatif d'injonction publié au Journal officiel puis, à l'expiration du délai prévu par l'injonction, perte de la nationalité française déclarée par décret motivé pris selon les formes prévues. La personne visée peut évidemment faire valoir ses arguments avant la décision. Et ensuite exercer un recours devant le Conseil d'État dans les deux mois, classiquement.

En quoi cette solution est bien plus efficace en matière de lutte antiterroriste?

Elle est plus efficace car elle ne nécessite pas de condamnation judiciaire préalable. Sans toucher à la Constitution ni modifier la loi, l'exécutif a donc à sa disposition ce dispositif «préventif» qui lui donne la possibilité de faire perdre leur nationalité aux djihadistes français de Daech pour lesquels les services de renseignement disposent des éléments.[...]

Mais la France peut-elle créer des apatrides?

Dans l'état du droit actuel, il n'y a aucune impossibilité juridique à créer des apatrides en l'espèce. Le premier ministre a annoncé que la France allait ratifier la convention ONU de 1961, qui proscrit la possibilité de rendre une personne apatride. Mais la France l'a signée en se réservant le droit de créer des apatrides en cas d'atteintes particulièrement graves. Le terrorisme en fait évidemment partie. La Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et notamment le principe du droit au respect de la vie familiale, pourrait éventuellement faire obstacle à ce qu'un français soit déchu de sa nationalité s'il n'en possède pas une autre. Mais les dispositions de l'article 15 de la Convention permettent d'en suspendre partiellement son application «en cas de guerre ou en cas d'autre danger public menaçant la vie de la nation». Ce qui est le cas de la France, en état d'urgence depuis les attentats du 13 novembre. La violation éventuelle de ces dispositions de la Convention européenne des droits de l'Homme ne semble donc pas invocable en cas de décision de retrait de la nationalité française prise avant la fin de l'état d'urgence. Reste à déterminer si une telle mesure est conforme à la Constitution. Selon mon analyse, la gravité des faits motivant une perte de nationalité et l'existence de cette possibilité dans le droit français depuis 1791 laisse présumer qu'elle n'est pas fondamentalement contraire au bloc de constitutionnalité... Surtout si la déchéance de nationalité vient à être inscrite dans notre texte fondamental! Il ne semble donc pas y avoir d'obstacle de droit à ce que la France, pour sanctionner des terroristes, en fasse des apatrides."[...]

Posté le 6 février 2016 à 09h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

05 février 2016

Services secrets allemands : l'État islamique envoie en Europe des jihadistes déguisés en réfugiés

Reuters n'est pas connue pour faire dans le complot. Alors, les ténors du politiquement correct et les peureux refusant la réalité, on se réveille?

Posté le 5 février 2016 à 23h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

L'agenda des Veilleurs et des Sentinelles : mise à jour de l'agenda

Amis Veilleurs et Sentinelles, êtes-vous certains que votre agenda en ligne est bien tenu à jour ? Un petit coup d'oeil s'impose peut-être afin de vérifier que votre veillée est bien inscrite au calendrier des semaines à venir...

Petit rappel à toutes fins utiles : l'agenda est en général programmé pour paraître le lundi matin sur le blog. Il est donc préférable que vos ultimes mises à jour soient effectuées le dimanche soir au plus tard. Merci !

PS : si vraiment vous avez oublié, il est toujours possible de rectifier en m'écrivant : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Posté le 5 février 2016 à 21h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

Remonter dans le temps par les cartes

IGN signe une très belle prouesse qui vous permet de juxtaposer les cartes de Cassini du XVIII° siècle ou les cartes d'état-major du XIX° avec les cartes récentes ou les photos aériennes d'hier ou d'aujourd'hui. De quoi (re)découvrir son histoire et ses racines par la toponymie et la géographie. Un voyage dans notre beau pays, qui peut prendre beaucoup de temps...

Posté le 5 février 2016 à 20h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Tariq Ramadan va demander à devenir français

Ce n'est pas une blague : en plein débat sur la déchéance de nationalité, l'islamologue suisse d'origine égyptienne, proche malgré ses dénégations des Frères musulmans fondés par son grand-père, va demander la nationalité française. Il l'annonce solennellement sur sa page Facebook dont voici une capture d'écran :

Capture d’écran (7)

Tariq Ramadan, dont on chuchote que ses diplômes universitaires ont été obtenus de façon peu protocolaire, et dont l'honnêteté intellectuelle est sérieusement mise en cause par ses pairs universitaires, va donc devenir Français, puisque d'après lui, c'est un "droit".

Obtenir la nationalité française, devenir bi-national, et se faire déchoir dans la foulée pour proximité avec le terrorisme islamique... Non, ne rêvons pas, ça n'arrivera jamais.

Posté le 5 février 2016 à 15h16 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

LMPT : chasse au trésor à Paris

LmptExcellente contribution d'un lecteur : 

"Hommage de la mairie de Paris aux familles… et accessoirement à LMPT!!!

On se souvient de l'épisode de la fameuse pelouse du Champ de Mars que la mairie de Paris avait tenté de faire refaire par LMPT pour plusieurs dizaines de milliers d'euros. La mairie organise en ce moment un hommage aux familles parisiennes en exposant sur ses grilles, rue de Rivoli, de grands portraits de familles de la photographe Katya Legendre( http://www.artsixmic.fr/katya-legendre-presente-paris-de-familles/ )qui redonne un look psychédélique à de vraies familles, prises dans le cadre de leur passion (Alice au pays des Merveilles, basket, boxe, musique…). On peut tout d'abord noter qu'à priori toutes ces familles sont des familles père/mère/enfants à l'acception d'une seule -semble-t-il- qui montre une mère et sa fille en présence de leurs lévriers.
 
On pourra s'amuser en cherchant le clin d'œil à La Manif pour Tous (volontaire?) sur une des photos où deux des personnages portent chacun un célèbre bracelet rose "NON A LA LOI TAUBIRA".
 
Combien de temps restera-t-elle maintenant qu'elle est démasquée? Fin de l'expo le 7 février.
 
Voilà un indice pour les enfants amateurs de cette chasse au trésor (sens inversé pour permettre une bonne lecture sans se tordre le cou)…photo complète dans quelques jours".

Posté le 5 février 2016 à 11h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

Certainement un déséquilibré

Lu ici :

"C’est la vigilance d’un témoin qui a certainement permis d’éviter le pire. Alors qu’il était passager d’un bus circulant dans Valence hier matin, il a subitement vu un individu qui pénétrait dans les locaux de la CPAM avec, dépassant de l’arrière de son pantalon, une machette.

Réagissant avec promptitude, le témoin a immédiatement téléphoné au commissariat qui a dépêché un équipage sur place. Les policiers ont arrêté l’individu, qui avait également dans sa voiture un hachoir de collection. Pour s’expliquer, il a simplement dit vouloir se protéger… "

Posté le 5 février 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

Handicap : On n’accepte pas qu’une personne ne soit pas rentable

Dans Présent, Pierre Saint-Servant a interrogé Clotilde Noël, auteur de Tombée du nid, paru en mai 2015 aux éditions TerraMare :

Couvtombee"En quelques mots, qu’est ce qui cloche dans l’appréhension du handicap en France ? 

Ce qui cloche dans l’appréhension du handicap en France, c’est que l’on n’accepte pas la différence. On n’accepte pas qu’une personne ne soit pas rentable. On est dans une société de rendement où l’humanité n’a plus de place. On oublie que, pour aimer une personne, il faut se mettre à son niveau et non l’inverse. Une personne handicapée a un autre mode de fonctionnement, de communication, d’échange. L’homme est suffisamment adaptable et inventif pour se mettre en relation avec les personnes différentes ; c’est là, la vraie richesse de la vie…"

Posté le 5 février 2016 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

Bruno Mégret s'invite au séminaire du FN

5512723_11-1-1928932741_545x460_autocropComme le relate le Figaro, Bruno Mégret envisage d'envoyer son nouveau livre «à un certain nombre de cadres du parti que ça devrait intéresser» :

"Alors que le FN s'apprête à ouvrir ce vendredi un séminaire de deux jours et demi pour tenter de trouver des solutions au «plafond de verre» et gagner l'Élysée en 2017, un ouvrage paru cette semaine pourrait attirer l'attention des cadres du parti. Il s'agit du Temps du Phénix (éditions Cité Liberté), un roman d'anticipation politique qui raconte par le menu la victoire à la prochaine présidentielle d'un candidat issu de rangs de la droite nationaliste et sa gestion du pouvoir. De quoi inspirer les séminaristes (...) S'il romance aujourd'hui la victoire d'un champion nationaliste, il n'envisage pas en l'état que Marine Le Pen puisse l'incarner."

Reprenant certains fondamentaux du FN mais aussi des idées que l'on trouve dans Le Suicide français d'Eric Zemmour, Bruno Mégret critique à demi-mots la ligne Philippot et encourage une alliance avec les droites :

"J'ai surtout écrit ce livre parce que je suis frappé par l'impuissance des responsables politiques actuels. Le gouvernement est phagocyté par les contraintes institutionnelles et juridiques. Même si un président de rupture, issu des rangs de la droite nationale arrivait au pouvoir en 2017, rien ne serait possible de faire en l'état

Mégret plaide d'abord pour la préférence nationale en matière de politiques sociales, et l'extinction des flux migratoires, légaux et clandestins (...) C'est sur l'Europe et l'économie que son dessein est «totalement différent». L'ancien député de l'Isère veut le maintien de l'Union européenne et de l'euro, mais plaide pour une évolution vers une «Europe confédérale», et la subordination du droit européen au droit national. Le roman défend par ailleurs un retrait du pouvoir de censure du conseil constitutionnel, «un tribunal idéologique», et le renforcement du pouvoir parlementaire

"Ce sont là tout un tas d'idées que j'aurais proposées au séminaire si j'avais encore été au FN», assure-t-il. Une manière de dire que les orientations qui se profilent pour la prochaine campagne, avec le nouveau slogan «la France apaisée», ne lui conviennent pas. «Je ne crois pas vraiment que la France ait besoin d'apaisement ou de tranquillité. Il faut de la rupture là où c'est nécessaire».

«Sur la sortie de l'euro, sur l'offre de mesures sociales aussi démagogiques que peu crédibles, sur le refus des réformes économiques et de l'abandon des combats de sociétaux, je pense que le Front national actuel commet un certain nombre d'erreurs stratégiques» (...) Beaucoup de gens ont été choqués de ne pas voir le Front national uni au premier rang des manifestations contre le mariage homosexuel (…) Il est regrettable que le FN actuel ne soit pas plus clair dans ses positionnements. En politique, il faut des discours limpides (...) Bruno Mégret reste convaincu que l'avenir du courant national passe des alliances avec le reste de la droite. «C'est aussi une erreur politique que d'avoir refusé de hiérarchiser les opposants. On ne peut pas combattre sur un même plan la droite et la gauche, qui reste l'adversaire prioritaire», juge-t-il, pour dénoncer l'argumentaire «anti-UMPS» (...)

Dans le Parisien, il enfonce le clou :

Ce qui manque au parti, c'est la crédibilité. Les électeurs ne sont pas des imbéciles : ils voient bien la démagogie quand Marine Le Pen prétend tout résoudre en proposant la sortie de l'euro, un SMIC à 1.500 euros ou encore la retraite à 60 ans."

Posté le 5 février 2016 à 06h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

04 février 2016

A Marseille, une cité où les habitants veillent à rester entre Blancs et sans immigrés

Un reportage (payant) du Monde, relayé par Fdesouche, se penche sur le cas de la Rouvière, dans le 9e arrondissement de Marseille, où un accord tacite entre les habitants empêche la mixité culturelle.

1602040043380096"C’est une ville dans la ville. 2 204 logements, sept immeubles dont quatre immenses barres de vingt étages chacune et une tour de trente niveaux construits sur 28 hectares, la Rouvière surplombe la baie de Marseille, dans le 9e arrondissement de la ville. Cette immense copropriété de 8 800 habitants, construite en 1962 pour héberger les rapatriés d’Algérie, est devenue au fil des années un village très protégé. Où, à deux pas des calanques et de la fac de Luminy, l’entre-soi est devenu la règle. Et le rejet de l’étranger arabe ou noir une consigne non écrite.

"Au nom de la « sécurité », les 8 800 habitants de la copropriété de la Rouvière veillent à rester entre Blancs.

Un résident assure que le conseil syndical a demandé de signaler « tout signe de radicalisation à l’intérieur de la résidence ». Au regard de l’homogénéité très blanche des habitants de la Rouvière, on imagine mal de quel signe il pourrait s’agir."

« On se sent bien à la Rouvière. Les gens sont polis et il n’y a pas de délinquance », remarque d’emblée Jacqueline Tournier. [...] Mais c’est surtout pour le « mode de vie » qu’ils voulaient venir, disent-ils : « C’est pas les quartiers nord, ici. » [...]

Mais les mots résument l’atmosphère. Pour expliquer cette vigilance, le syndic parle d’« esprit de famille » : « On veut rester une résidence homogène, un contre-exemple de la mixité culturelle», avance Gilles Sindt. Avant de lâcher : «On est encore en France ici, avec des familles qui partagent les mêmes valeurs et la même culture. On ne veut pas de prosélytisme musulman ». Le fantasme de l’invasion se traduit depuis longtemps dans les trois bureaux de vote de la Rouvière. En décembre 2015, aux élections régionales, le Front national y a récolté entre 41 % et 46,5 % des voix."

Posté le 4 février 2016 à 13h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (18)

19 février : colloque à l'Ecole militaire sur le chef militaire face à la décision

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Posté le 4 février 2016 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent

Internet : On entre dans une police de ce que l’on a le droit de regarder ou pas

Les sénateurs Philippe Bas (LR), Bruno Retailleau (LR), François Zocchetto (UDI) et Michel Mercier (MoDem, ancien garde des sceaux 2010-2012) ont déposé et fait adopter par le Sénat, contre l'avis du gouvernementun article 10 tendant à renforcer l’efficacité de la lutte antiterroriste :

"Il s’agit notamment de celui de consultation habituelle de sites Internet provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie. Le texte considère également comme un délit l’extraction, la reproduction et la transmission volontaire des données faisant l'apologie du terrorisme.

Le texte suggère que « le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. »

Une exception est faite lorsque la consultation de ces sites web s’inscrit dans le cadre d’une profession ayant pour objet d’informer le public, dans le cadre de recherches scientifiques ou encore lorsque la consultation est réalisée afin de servir de preuve en justice."

Si l'affaire semble entendue et la proposition évidente voire de bon sens, et au delà de l'aspect technique visiblement non maîtrisé par les sénateurs, cette décision pose néanmoins quelques problèmes à l'heure où l'Etat Big Brother semble de plus en plus enclin à réduire les libertés publiques. On se souvient effectivement de cette proposition de députés socialistes voulant empêcher l’utilisation des liens hypertextes sur internet ou de l'intervention financière du ministre de la santé vers Google pour contrer les sites pro-vie toujours sur internet.

Le nouveau ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a d'ailleurs justement soulevé le problème posé par cet article :

"Sur le fond, il est évident que depuis des années, le législateur réfléchit à la manière d’être efficace par rapport à ce que l’on constate sur Internet. Mais il me semble que depuis 2012, le législateur a fait tout ce qu’il pouvait faire dans ce domaine. Ce qui est ici proposé, de créer un délit habituel de visite… ça ne peut pas être le seul fondement à une incrimination"

Connu pour son franc-parler, le sénateur Jean-Louis Masson (DvD) s'est quant à lui opposé beaucoup plus vivement à ce texte :

"On entre dans une police de ce que l’on a le droit de regarder et ce que l’on a pas le droit de regarder. Tant qu’on est chez nous et qu’on regarde chez soi, je ne vois pas pourquoi on irait y mettre du pénal "

En effet, punir ceux qui consuletraient chez eux des sites internet "provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie", n'est-ce pas ouvrir légalement la porte à punir également ceux qui consulteraient des sites pro-vie qui s'opposent à l'avortement (droit absolu), des sites pro-famille ou de la Manif pour Tous s'opposant aux simulacres de mariage homosexuel (inscrit dans la loi républicaine), des sites s'opposant à l'invasion-migratoire (lutte contre le racisme et les discriminations) ? Cet article 10 ouvre techniquement la voie à d'innombrables dérives surtout dans une période où l'état d'urgence est prolongé de manière arbitraire...

Posté le 4 février 2016 à 06h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

03 février 2016

Orthographe : la dénaturation de la langue prévue en 1990 sera appliquée en 2016

A (re)découvrir ici et à suivre sur Twitter  .

A l'ordre du jour, supprimer les spécificités et les subtilités - qualifiées de difficultés - pour niveler par le bas une population qui ne connaît plus sa langue parce qu'elle en ignore les racines. 

"Plutôt que de soigner le malade, on casse le thermomètre..."

Ref

Posté le 3 février 2016 à 22h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (37)

SNCF : l'affaire de Brétigny et l'impunité de Guillaume Pépy

Eric Verhaeghe s'interroge sur son blog sur l'impunité de Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, malgré le scandale de Brétigny :

"La SNCF, et singulièrement son président Guillaume Pépy, est-elle un élément clé du gouvernement profond qui, par-delà le formalisme démocratique, impose en France des décisions autoritaires et échappe au contrôle républicain? L’affaire de la tragédie de Brétigny permet de soulever une fois de plus cette question.

La SNCF et Brétigny

Le Canard Enchaîné a révélé mercredi dernier des relevés d’écoute téléphonique prouvant que les cadres de la SNCF auditionnés dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe de Brétigny qui avait fait sept morts en 2013 avaient été « briefés » par leur direction pour dissimuler la vérité à la justice. L’ensemble des témoins a subi une pression directe de son employeur pour occulter la responsabilité de l’entreprise dans l’accident. En leur temps, les magistrats chargés de l’enquête n’avaient pas été dupes et avaient rendu un rapport accablant sur les responsabilités de la SNCF.

Si l’affaire ne surprend pas sur le fond, l’évidente impunité de Guillaume Pépy dans ce dossier constitue un véritable défi pour l’entendement démocratique: comment un dirigeant d’entreprise peut-il rester en poste après des révélations de ce type, surtout lorsque l’entreprise en question est totalement contrôlée par l’État et qu’elle exerce un monopole de service public?

Il est donc possible, dans la République défendue à force de fronts électoraux, de laisser le service collectif tomber dans un état de décrépitude tel que sept personnes en meurent, puis de cacher la vérité aux juges, sans être démis de ses fonctions? Encore ne s’agit-il ici que d’un aspect somme toute tragiquement mineur des ratés de la SNCF dont l’absence de rentabilité des lignes de TGV en est une autre illustration. [...]

Un seul exemple permettra de comprendre en quoi Guillaume Pépy est aujourd’hui plus puissant qu’un ministre et en quoi il s’affranchit allègrement des engagements pris par son employeur. Il est tiré de l’analyse du budget 2016 de l’entreprise publiée par la CFDT Cheminots:

La CFDT constate que l’engagement du ministre des Transports portant sur la création de 500 emplois pour l’infrastructure ferroviaire n’est même pas respectée, avec une prévision de 350 recrutements chez SNCF Réseau (Infrastructure). (…)

D’une part, le SNCF dissimule la vérité au public sur la façon dont elle menace la sécurité des voyageurs, d’autre part, elle ne respecte pas les engagements ministériels sur ce sujet. Comment cette prise d’autonomie vis-à-vis des pouvoirs publics est-elle possible? [...]

À titre personnel, Pépy incarne d’ailleurs cette figure mythique du petit marquis dont l’exercice secret du pouvoir constitue le miel. De ce goût pour le pouvoir et l’influence, nous ne connaissons qu’une part émergée de l’iceberg: membre du Siècle et de conseil d’orientation de l’Institut Montaigne, très proche d’Axa et du grand capital français, Pépy est un ancien des cabinets ministériels. Conseiller de Charasse, directeur de cabinet de Durafour puis de Martine Aubry, Pépy adore la fréquentation et la reconnaissance donnée par les grands de la République.

Il est « accessoirement » conseiller d’Etat, fonction centrale pour le gouvernement profond, qui donne accès à une sorte de respectabilité et d’autorisation générale à dire le droit en toutes circonstances. D’une certaine façon, c’est le portrait en pied du gouvernement profond qui est dressé ici: grandes écoles, cabinets ministériels, clubs d’influence et capacité à « chasser en meute » pour garantir la survie du système.

Le réseau homosexuel et le gouvernement profond

À ce portrait en pied, il manque évident un élément essentiel que tout le monde connaît concernant Guillaume Pépy: son appartenance au réseau homosexuel, évoquée de façon relativement approfondie par Raphaëlle Bacqué dans Ricchie, et qui constitue un véritable tabou en France. Comme le rappelle la journaliste du Monde dans son ouvrage, Pépy et Richard Descoings avaient loué ensemble un appartement rue Godot de Mauroy, près de la Madeleine, où ils donnaient des fêtes dont les invités partageaient la même orientation sexuelle et les mêmes intérêts professionnels.

Nous touchons ici à l’un des aspects les plus interdits et les plus sulfureux des techniques déployées par le gouvernement profond: celui qui consiste à lier étroitement les affinités électives et l’exercice du pouvoir, en jetant un voile de secret sur ces pratiques. Ce voile est si épais que tous ceux qui, par amusement ou inadvertance, le lèvent s’exposent à des réactions très désagréables. Il suffit de lire l’obstination que Laurent Wauquiez a mise pour dissimuler sa participation à des soirées de ce type pour comprendre que nous abordons ici l’un des secrets les mieux gardés du gouvernement profond.

L’une des armes utilisée pour maintenir le secret sur la dimension affinitaire du gouvernement profond consiste à pratiquer la réduction psychologique et la confusion de sens.

La réduction psychologique est un déni opposé à la dimension sociale et utilitaire des phénomènes de réseaux. Lorsque des personnes d’influence organisent régulièrement des soirées entre elles, et lorsqu’elles partagent toutes la même orientation sexuelle, il ne s’agit bien entendu pas d’un biais dans l’exercice normal du pouvoir, mais d’une simple coïncidence privée. Ces soirées ne servent évidemment pas à influencer les décisions collectives et c’est un pur hasard si les discussions y portent sur des informations confidentielles relatives aux politiques publiques. Mais qu’allez-vous chercher là, Monsieur? Vous avez mauvais esprit.

La confusion de sens s’appuie sur la réduction psychologique. Comme les soirées gays des élites parisiennes sont un pur fait de hasard, un lieu d’amitié privée où les affaires publiques ne se traitent pas en profondeur, comme ces soirées si prisées ne sont pas des lieux de pouvoir mais juste des lieux d’amitié, ceux qui en parlent sont forcément dictés par l’homophobie. Aussi évoquer les réseaux homosexuels comme l’un des espaces géographiques dont le gouvernement profond se sert relève forcément de l’homophobie caractérisée. [...]"

Posté le 3 février 2016 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

5 février : conférence de François Billot de Lochner à Strasbourg

Strasbourg 2

Posté le 3 février 2016 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2016

"Etre ou ne pas être républicain ?"

Pour ceux qui auraient encore des doutes, ...

 

Posté le 2 février 2016 à 22h55 par Paula Corbulon | Lien permanent

Crise paysanne … Où sont les responsables ?

Crise paysanne, où sont les responsables ? from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 2 février 2016 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent

Notre-Dame de la Garde dédiée au culte de la mer...

Le dépliant de la région PACA invitant à utiliser les transports d'autocars (LER, Lignes Express Régionales) pour découvrir la région vous apprendra que Notre-Dame de la Garde est consacrée au culte de ... la mer :

LER 2 001

Que la Bonne-Mère, Etoile de la mer, pardonne leur ignorance.

Posté le 2 février 2016 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent

"Fiché pour 55 antécédents"

C'est au détour d'une dépêche à propos d'un fait divers, qui s'est déroulé cette nuit dans Paris :

"Deux Porsches ont été prises en chasse par des policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) après avoir constaté que les voitures de luxe roulaient dangereusement et à grande vitesse sur le boulevard de Clichy.

Les deux conducteurs de la première Porsche, un 4X4 Cayenne, sont rapidement interpellés. Le conducteur de la seconde Porsche, une 911, prend quant à lui la fuite et tente de renverser les policiers qui tirent à quatre reprises en sa direction.

La voiture est alors prise en chasse pendant plus de 15 minutes à travers Paris, Clichy, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Saint-Denis. Le bolide finit par être immobilisé à l'aide d'une herse jetée sur la route. L'homme au volant est un voyou connu des services de police. Il est notamment fiché pour 55 antécédents. Il est alors interpellé avec sa compagne qui était sur le siège passager. Les deux voitures avaient été volées un peu plus tôt dans la nuit, dans un box de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine."

Posté le 2 février 2016 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Si la France calculait comme l'Autriche, elle aurait 21% de chômeurs

Lu sur Economie Matin :

"Selon Eurostat, l'institut de statistiques européen, l'Autriche n'est pas si mal en point : en novembre 2015, dernière statistique disponible pour le pays, l'Autriche n'avait que 5,8 % de chômeurs, au sens d'Eurostat, alors que le gouvernement autrichien annonçait 9,2 % pour le même mois de novembre. Presque le double, en somme.

Le ministère autrichien fait preuve d'honnêteté : sont considérés "chômeurs" les chômeurs au sens propre (l'équivalent de la Catégorie A en France, soit les chômeurs sans aucune activité), mais également les personnes "sous-employées" et les personnes en formation. La différence de données vient donc de là, puisqu'Eurostat, de son côté, ne compte pas ces deux dernières catégories.

La France fait comme Eurostat : lorsqu'elle annonce le nombre de chômeurs, elle ne prend pas en compte les personnes en formation ni les personnes "sous-employées", ce qui lui permet d'afficher un taux de chômage bien plus bas que la réalité. Si le gouvernement français utilisait le même barème que le gouvernement autrichien, la France aurait presque deux fois plus de chômeurs que ce qu'annonce Pôle Emploi, soit... près de 21 %.

Posté le 2 février 2016 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Sapir demande au FN de clarifier son programme

Jacques Sapir, souverainiste de gauche et surtout économiste partisan de la sortie de l'euro, demande au FN de clarifier certaines de ses positions qu'il juge trop "identitaires" et d'évoluer notamment sur la préférence nationale. Jacques Sapir s'était déclaré prêt à travailler avec le FN et, de son côté, le parti de Marine Le Pen apprécierait de travailler avec lui. Cette prise de position à quelques jours du séminaire stratégique organisé par le FN, pourrait être entendue et influencer les débats alors qu'il semble de plus en plus évident que deux courants risquent de s'y affronter. Voici quelques extraits sur son positionnement vis-à-vis du FN mais aussi sur la loi Taubira et son approche favorable à l'avortement :

XVMa8b17832-c675-11e5-a093-5cc2826e4cfa"Par ailleurs vous dites «allant du Front de gauche au FN» et vous oubliez que j'y avais mis des conditions, ne serait-ce que par les mots «à terme» et l'emploi du conditionnel. Et, sur ce point non plus, rien n'a changé. Le Front national n'a toujours pas évolué sur des points qui me semblent essentiels, comme la division du salariat (qui en période de crise et de chômage de masse aura des conséquences désastreuses tant pour les travailleurs français que pour les étrangers) qu'implique la «préférence nationale» dans les emplois du secteur marchand, ou sur son rapport à la laïcité et à l'Islam. La balle est donc dans son camp. On a même vu apparaître, chez certains de ses dirigeants, de nouveaux thèmes qui posent problème, comme les positions de Mme Marion Maréchal-Le Pen sur l'avortement. Une clarification sur l'ensemble de ces points est nécessaire (...)

Mais, aller jusqu'au bout de la logique impliquera de rompre complètement avec le discours hérité du passé. Et en particulier, d'avoir une position claire sur la «préférence nationale» dans le domaine du travail (...)

Fn-euro-jacques-sapirD'une part nous avons le discours que tient Mme Marion Le Pen et qui constitue l'exemple type de confusion entre les valeurs et les principes. Nous avons aussi les propos de M. David Rachline, élu du Front national, qui s'oppose à la construction de mosquées. C'est une attitude stupide. Autant l'État doit se préoccuper des conditions de financement par l'étranger des mosquées, des discours tenus par les prédicateurs quand ils mettent en cause la paix civile, autant le droit pour des croyants de construire des lieux de culte ne saurait être remis en cause. L'attitude de Monsieur Rachline est stupide car l'interdiction de construction des mosquées aboutira à la naissance d'un «islam des caves» entièrement livré au fanatisme de prédicateurs sectaires (...)

En ce qui concerne «la Manif pour tous», je suis parfaitement conscient que de nombreux militants ne se mobilisaient que contre le principe de la GPA. Mais, faute d'avoir tenu un discours suffisamment clair, ce mouvement a pu être récupéré en partie par des extrémistes homophobes. Quels que soient mes doutes personnels sur la formule dite du «mariage pour tous», et il est possible qu'une meilleure formule ait pu être l'extension du mécanisme juridique du PACS, le principe de l'égalité des droits l'a emporté. Et cette décision de principe je l'approuve (...) 

D'une part, on a voulu étendre des droits alors que d'autre, comme la liberté pour une femme de choisir ou non d'avoir un enfant est de plus en plus contestée dans les faits. Il ne faut pas l'ignorer: la loi sur la contraception et l'avortement est de plus en plus ouvertement remise en cause. Or, cette loi est un élément fondamental, sur lequel il ne faut pas transiger (...)"

Posté le 2 février 2016 à 07h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

01 février 2016

La "chape de plomb de toutes les religions" selon Boistard

5261333_detourage-de-la-dame-avec-son-bureua-svp-merci-new_545x460_autocrop"Les droits des femmes ont toujours été une lutte contre une chape de plomb de toutes les religions", a osé dire dimanche Pascale Boistard, secrétaire d'État aux Droits des femmes, alors qu'elle pointait du doigt la "chape de plomb" qui étouffe les filles dans "certains" quartiers populaires, suivez mon regard mais surtout ne prononcez pas le mot. Un de nos lecteurs s'insurge contre cet effarant amalgame :

"La sphère religieuse selon Boistard, ne tourne pas rond…

Lorsque l’on souhaite guérir d’un mal, il convient d’abord de l’identifier, le nommer correctement, bref d’appeler « un chat, un chat » comme le dit un dicton populaire.

Les récentes déclarations de la Secrétaire d’Etat aux droits de la femme, Pascale Boistard, résume bien cette politique permanente de l’autruche, cette culture du non-dit et de la bien pensance.

En effet, cette éminente sous-ministre a estimé ce dimanche 31 janvier sur France Inter, que la «sphère religieuse» s'était «emparée de l'espace public» dans certains quartiers défavorisés, imposant une «chape de plomb» aux filles et qu’ « aujourd'hui, être une fille dans certaines zones du territoire, c'est compliqué».

Pourquoi ne pas dire tout simplement qu’il s’agit de la sphère musulmane et ses appendices islamistes, puisqu’il s’agit bien de cela en l’occurrence ? Relève-t-elle un problème avec les chrétiens, les juifs, les bouddhistes ou toute autre confession, pour ainsi généraliser son propos ? Pascale Boistard aurait pu s’appliquer à elle-même cette ritournelle « Pas d’amalgame ! » que récitait en chœur la chose politique après les tragiques évènements de novembre.

Avec cette lâcheté ordinaire qui contamine nos hommes politiques arrivés au faîte du pouvoir, rien ne semble atteindre nos ministres dans le confort intellectuel (et matériel) du politiquement correct et de leur aveuglement idéologique, pas même le spectre des actes terroristes de 2015.

JLB"

Posté le 1 février 2016 à 22h07 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

3e évacuation de lycées parisiens

Les élèves de trois lycées parisiens ont été mis à l'abri lundi matin, à la suite de menaces, pour la troisième fois en une semaine. Il s'agit cette fois des établissements Condorcet, Henri IV et Louis-le-Grand.

Posté le 1 février 2016 à 12h33 par Michel Janva | Lien permanent

Conflits d'intérêts dans la recherche médicamenteuse ?

M. Bernard Debré interroge le ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l'accident grave qui est survenu à Rennes, le 15 janvier 2016 lors d'une étude phase I d'un médicament :

"Un des volontaires est mort, d'autres ont été atteints avec vraisemblablement des séquelles neurologiques importantes. Il est donc tout à fait légitime de savoir si des erreurs ont été commises. Il signale à la ministre un certain nombre d'informations. Cet essai a été autorisé par l'ANSM et le CPP (comité de protection des personnes).

Un des membres du CPP est membre du conseil d'administration de Biotral et des personnalités de Biotral sont membres du CPP. Cela est déjà une anomalie frisant le conflit d'intérêts. Il est vrai que cet essai a été autorisé par le CPP de Brest et non pas de Rennes. Cela dit, il est très surprenant que cet essai n'ait pas été recensé sur le site de l'ANSM, ce qui est parfaitement illégal.

Le médicament utilisé pour cet essai provient du laboratoire BIAL, il s'agit du BIA-102464, or il ne figure pas sur la liste des 81 brevets BIAL déposés à la Commission européenne et le brevet ne figure pas non plus, comme il l'a indiqué, sur le site de l'ANSM. Il s'agit d'une fattty acide amine hydrolase ou FAAH. Cette FAAH interagit fortement avec les récepteurs du cannabis des cellules neurologiques, en particulier cérébrales, mais aussi au niveau d'autres cellules du corps.

Or il est curieux que cette étude ait été acceptée aussi rapidement car cette molécule est à rapprocher du Rimonabant, synthétisé et expérimenté dès 1994 par Sanofi et commercialisé sous le nom d'Acomplia. Ce médicament a été lancé officiellement comme coupe faim, anti-tabagique, antidiabétique, etc. mais dès 2006 la revue Prescrire présentait ce médicament comme un gros « bluff ». Il a été interdit aux États-Unis et finalement retiré par Sanofi après avoir été déremboursé. Il est curieux aussi que le laboratoire BIAL, portugais, ait pu effectuer les tests précliniques qui demandent une infrastructure importante alors que ce laboratoire n'a que 75 employés au Portugal, 4 en Côte d'Ivoire, et vraisemblablement 1 aux États-Unis. BIAL n'a certainement pas l'envergure pour pratiquer tous ces examens. D'ailleurs il ne possède en propre qu'une seule molécule antiépileptique de seconde zone et le chiffre d'affaires de BIAL est infinitésimal, dépassant à peine 10 millions d'euros. Il est 4 000 fois moins important que celui de Sanofi ou de Pfizer. Il est encore trop tôt pour connaître les causes qui ont provoqué ces accidents mais il serait quand même bon de vérifier ces informations, car il n'est pas admissible que l'ANSM ait été tenue à l'écart ou n'ait pas voulu inscrire cet essai comme elle aurait dû le faire. Il est aussi surprenant qu'on ait autorisé ce type de molécule."

Posté le 1 février 2016 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'agenda des Veilleurs et des Sentinelles

Agenda en ligne à compléter. Pour me joindre : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Lundi 1 février
  • Bergerac , place du palais de Justice à 20h00 
 
Mardi 2 février 
  • Beauvais, devant l'hôtel de ville place Jeanne Hachette, 21h-22h
  • Bourges de 21h à 22h à côté de la mairie 11 rue Jacques Rimbault
  • Cherbourg - Sur les marches du Théâtre à 20h30
  • Cholet - place Travot, 21h-22h
  • Cognac - place François 1er de 21h à 22h
  • Limoges - place d'Aine, de 20h30 à 21h30
  • Reims - Place royale, à 20h
 
Mercredi 3 février 
  • Bondy - place de la gare, 19h à 20h
  • La Tour-du-Pin - place Antonin Dubost, 20h00 à 21h00
  • Chambéry - sur les escaliers du château des Ducs de Savoie 20 h 30 à 22 h
  • Rambouillet devant la Sous-Préfecture 20h30-21h30 Sentinelles
  • Saint-Amand-Montrond place Carré de 20h 30 à 22h - Veilleurs 
Jeudi 4 février
  • Orléans - 128° veillée 20h30 place du Martroi, aux pieds de Jeanne. Abri en cas de pluie

Posté le 1 février 2016 à 11h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

Jérome Guedj , frondeur PS, loue son hôtel particulier sur Airbnb

Une annonce sur Airbnb (Fdesouche) permet de constater que pour les élus socialistes la vie devient dure, puisque un certain Jérôme Guedj se voit contraint de mettre en location son modeste hôtel particulier de 400 m2 avec piscine à Arles, au tarif de 2500 à 3500 € par semaine.

"Jérôme Guedj, né le 23 janvier 1972 à Pantin, est un homme politique français. Suppléant de François Lamy, à la suite des élections législatives de 2012, il a été député de la Sixième circonscription de l’Essonne lors du passage du titulaire au gouvernement, de mai 2012 à mai 2014. Membre du Parti socialiste, il est conseiller général du canton de Massy-Est.

Depuis le nom de l’annonceur a été changé, Jérome [Guedj] est devenu Emilie comme Emilie Frêche, sa très à gauche compagne.

Mais en passant par la page « user » on tombe encore sur la photo de Guedj :"

1602010427380095Depuis, la photo a été retirée de la page. Sale temps pour les socialistes !

Posté le 1 février 2016 à 08h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (18)

31 janvier 2016

Sondage ethnique et religieux : les bobos s'émeuvent

La Fondation du judaïsme français a commandé un sondage sur le thème du «vivre ensemble». Les questions sont politiquement incorrectes. Exemple :

CaDmyXmWQAEMi57

Pour mettre en évidence les «préjugés» qui peuvent exister entre communautés, les sondeurs n'ont pas hésité à catégoriser les Français selon leurs origines ethniques ou leur appartenance religieuse. Le sondage a provoqué l'indignation de plusieurs responsables politiques déconnectés du réel et préférant briser le thermomètre que l'utiliser :

  • Alexis Corbière, proche de Jean-Luc Mélenchon
  • le maire de Tourcoing et bras droit de Xavier Bertrand, Gérald Darmanin
  • la sénatrice LR de l'Orne Nathalie Goulet (qui réclame des poursuites judiciaires).

Le président de la Fondation du judaïsme français Ariel Goldmann, commanditaire de l'enquête, justifie :

«Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français. Elle est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés (...) L'enquête est sérieuse.(...) L'institut Ipsos a pris toutes les précautions pour éviter les biais».

Posté le 31 janvier 2016 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

Clara Gaymard : être "gay friendly" ne rapporte pas

Hier, Marie soulignait la complaisance pro-LGBT de la fille du Pr Lejeune.

Aujourd'hui, nous apprenons que la patronne du groupe américain en France General Electric officialise son départ quelques jours après avoir été convoquée à l'Elysée pour s'expliquer sur les suppressions de postes chez Alstom. General Electric a annoncé 6500 suppressions dans la branche énergie d'Alstom que le groupe vient de racheter, dont 765 en France, en contradiction avec les engagements pris auprès du gouvernement français au moment de l'acquisition. Mercredi, Clara Gaymard a dû se rendre à l'Elysée pour s'en expliquer auprès de François Hollande et d'Emmanuel Macron. Dans les couloirs d'Alstom, il se dit que la position de Clara Gaymard promettait d'être intenable à mesure que la polémique enflait et aurait pu semer d'embûches le parcours de son mari Hervé Gaymard comme soutien d'Alain Juppé dans la course aux primaires à droite.

Posté le 31 janvier 2016 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2016

Illustrations inédites pour le livre de Sarkozy

Les exemplaires du livre de Sarkozy ont été décorés par des post-it colorés dans de nombreuses Fnac de France :

 

 

Posté le 30 janvier 2016 à 23h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

2 militaires en repos agressés par une vingtaine de personnes à Paris

Des violences se sont produites ce samedi en marge de la manifestation contre l’état d’urgence organisée à Paris. 2 militaires en civil ont été agressés par une vingtaine de personnes. L’enquête devra notamment s’attacher à déterminer s’ils ont été visés en raison de leur qualité de militaire ou s’ils ont pu être pris pour des militants d’extrême-droite, selon une source proche de l’enquête...

Les agresseurs étaient vêtus de noir, masqués et cagoulés. L’un des deux militaires a été blessé à l’arcade sourcilière.

On se demande à quoi sert vraiment cet état d'urgence si des militaires ne sont plus en sécurité.

Posté le 30 janvier 2016 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent

Clara Gaymard, "gay friendly"

Le blog de Patrice de Plunkett relaye un article du Canard Enchaîné du 27 janvier, qui rapportait l'action en faveur des "droits" LGBT de la part de... Clara Gaymard, élevée dans la foi catholique, mère de famille nombreuse, accessoirement fille du Professeur Lejeune qui doit se retourner dans sa tombe, et présidente de General Electric France. On n'est jamais si bien trahi que par les siens :

"Le Canard enchaîné (27/01) révèle ceci :

1841978860<< ...Présidente pour la France du groupe américain General Electric (GE), Clara Gaymard s'est fendue des voeux les plus gay friendly du patronat. Dans un courriel adressé à ses « chers collègues », cette icône BCBG, mère de neuf enfants, a été obligée de présenter une grande résolution émanant du siège US : GE doit « devenir le lieu où les employés gays, lesbiennes, bisexuels ou transgenres sont visibles, engagés, promus et tournés vers le succès professionnel », écrit notre nouvelle égérie gay. Et d'annoncer la naissance, au sien de la filiale frenchie, d'une « organisation de diversité » nommée GLBTA, pour « Gay, Lesbian, Bisexual and Transgenre Alliance ». Le tout accompagné de la marche à suivre pour en devenir « membre ou sympathisant ». A quand la patronne sur un char à la Gay Pride ?  >>

Le Canard rappelle* que Clara Gaymard est la fille du défunt Pr Lejeune, et qu'Hervé Gaymard (son époux) avait déclaré en 2013 qu'il ne voterait "évidemment pas" la loi Taubira.... En février 2005, Clara Gaymard donnait dans l'élgise St-Séverin un "enseignement" où elle expliquait avec assurance, à son auditoire parisien, toutes les implications spirituelles et familiales d'une foi qui "habite le tout"."[...]

La signature de Clara Gaymard apparaît au bas de la charte d'engagement LGBT de "L'Autre Cercle", une association LGBT (Lesbienne Gay Bi et Trans) "dont l’objet principal est de lutter contre les discriminations dans le monde du travail". Schizophrénie d'une femme intelligente et brillante, qui n'a pas su faire les bons choix, à qui l'on ne peut que rappeler les paroles évangéliques : "Qui n'est pas pour moi est contre moi" (Mt 12:30) et "Nul ne peut servir deux maîtres" (Mt 6).

Posté le 30 janvier 2016 à 13h18 par Marie Bethanie | Lien permanent

7 évêques français se dressent contre le drame de l'avortement

A la suite du communiqué de Mgr Aillet, 7 évêques français signent une tribune dans Le Figaro (papier) (texte via Famille chrétienne) :

Sans-titre1"Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ? Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s’agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d’expliquer.

ReyDepuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès.

Monseigneur_Marc_AilletLa dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement.

Nicolas-BrouwetPour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame.

C’est le drame des femmes qui vivent un traumatisme : avant d’avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur aurait permis d’accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.

L’avortement, c’est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu’ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d’une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.

2655507427L’avortement, c’est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d’entre eux, autant en « quête » qu’en « perte » d’une identité qu’ils peinent à assumer.

L’avortement, c’est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu’il est difficile d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ?

La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité. « La plaie qu’est l’avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l’association Scienza e Vita).

Mgr-Jean-Pierre-CattenozNous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».

Image_previewNous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis.

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes

Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio

Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban

Merci à ces évêques courageux qui doivent se sentir bien seuls...

Posté le 30 janvier 2016 à 09h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (57)

29 janvier 2016

Vannes : menace sur la chapelle Saint-Yves

Les Amis de Vannes demandent la restauration de l’édifice datant du XVIe siècle et aujourd’hui désaffecté qui se dégrade face à l’hôtel de ville. Ils rappellent que c’était une promesse du maire en campagne électorale.

« La chapelle Saint-Yves tombe en ruines. Sa corniche commence à s’effriter en chutant sur la cour de récréation du collège Jules-Simon. Nous devons intervenir auprès des élus municipaux pour sauver ce bâtiment. » « C’est un édifice intéressant sur le plan architectural pour sa façade et son intérieur. Il fait aussi partie de l’histoire de la spiritualité à Vannes. »

Le candidat David Robo, devenu maire, avait annoncé sa restauration dans son programme de campagne électorale. Or, aujourd’hui il n’a lancé aucune étude.

Gérard Thépaut, maire adjoint chargé de l’urbanisme, a déclaré :

« En effet, le maire a fait cette annonce pendant sa campagne et le mandat est loin d’être terminé. Mais aujourd’hui il y a surtout des contraintes budgétaires. Engager une restauration, cela signifie qu’il faut aussi prévoir une destination à cet édifice, et donc des dépenses de fonctionnement. »

Simon Uzenat, élu d’opposition au conseil municipal, a rétorqué :

« Si la restauration de Saint-Yves n’est pas programmée rapidement, elle ne pourra se faire. La rigueur budgétaire n’est pas une raison suffisante. Nous avons demandé la mise en place d’un plan pluriannuel de travaux pour valoriser le patrimoine mais le maire ne le fait pas. »

Une pétition a été lancée en ligne.

Posté le 29 janvier 2016 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2016

Jamais le vivre ensemble n’a été inscrit au rang des valeurs

De Robert Redeker :

Images-10"Un nouveau leitmotiv est repris depuis quelques mois par les politiciens, certaines associations, et une partie des médias : le vivre ensemble. L’objet de la politique serait d’organiser le vivre ensemble. L’École n’aurait d’autre mission que de l’enseigner. Les valeurs elles-mêmes se récapituleraient dans ce vivre ensemble. Cette expression est dans toutes les têtes et dans toutes les bouches. Mais cette mode sémantique signifie-t-elle quelque chose ?

En relisant les philosophes, les moralistes, les écrivains des temps passés, la vérité se fait jour : jamais le vivre ensemble n’a été inscrit au rang des valeurs, jamais même il n’a été énoncé sous cette forme. S’il a le sens de l’ironie, tout un chacun fera observer que le vivre ensemble a fait une entrée récente dans le monde des valeurs.  Le vivre ensemble parvient à se faire passer pour un impératif universel, incontestable et même indiscutable, tout le temps que l’on ne prend pas conscience qu’il est né de la dernière pluie.

Affirmer qu’il faut vivre ensemble est aussi plat qu’affirmer qu’il faut respirer. C’est affirmer que l’homme est un être social et rien d’autre. Ce truisme ne peut constituer ni un programme politique ni un fil conducteur pour l’éducation. Si le vivre ensemble s’impose comme valeur, c’est que l’espace politique a été détruit. Plus : c’est que toute perspective collective a été détruite. On brandit le vivre ensemble quand on n’a rien à dire, ou plus rien à dire, sur la société ou la politique, sur les instituions ou l’École.  Ce pseudo concept n’est pas un étouffe-pensée, mais plutôt un vain mot qui ne germe et ne fleurit qu’au jour où toute pensée s’est évanouie. Le vivre ensemble ne peut croître ailleurs que dans le désert de l’intelligence.

Notre époque discourt sur le vivre ensemble pour ne pas parler de la cité. Elle fait du vivre ensemble un projet politique alors que c’est la cité qui devrait en être un. Le vivre ensemble est tout le contraire de la cité : c’est la cité éclatée en une nébuleuse de communautés et d’individus isolés dont il s’agit d’empêcher qu’ils empiètent les uns sur les autres. C’est la juxtaposition pacifique proposée comme idéal collectif. Bref, le vivre ensemble est l’exact opposé de la politique qui exige non pas une juxtaposition, mais une fusion.  De ce fait, il est impossible de voir dans ce vivre ensemble un autre nom de la fraternité, ou une modernisation de celle-ci.

Le vivre ensemble est une illusion verbale, un vain mot agité pour masquer le néant intellectuel et politique d’une époque à la dérive."

Posté le 28 janvier 2016 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

La faillite totale de l'état de droit

C'est l'analyse d'H16, relayée ici.

"Un mardi de grèves en France, c’est, finalement, un mardi comme tant d’autres, plein d’inactions syndicales visibles. Et c’est aussi l’occasion de débordements violents. En plein état d’urgence, on peut se poser quelques questions.

En effet, à moins que vous ne soyez militant écolo ou que vous planquiez quelques dosettes de stupéfiants dans une cave, auxquels cas vous auriez pu avoir la visite inopinée et musclée de la police en pleine nuit, vous n’avez probablement pas constaté directement de différence entre l’état d’urgence actuel et l’état disons « de pas urgence » ou d’affaissement, selon le point de vue, qui prévalait encore le 12 novembre.

Pourtant, en toute bonne logique, la déclaration solennelle de cet état d’urgence par un chef de l’Etat à la voix mal assurée et par un premier ministre tremblotant aurait dû entraîner des conséquences directes palpables pour le citoyen lambda, notamment en terme de sécurisation du territoire français. Oh, certes, on a vu exploser le nombre d’assignations à résidence ou de perquisitions musclées, pas toujours suivies d’effets concrets. Mais au-delà de ces exemples, force est de constater que le pays est toujours aussi peu sécurisé.

Et il n’y a pas besoin d’éplucher beaucoup l’actualité pour le constater : en quelques heures de manifestations, les chauffeurs de taxi ont amplement prouvé par l’exemple que cet état d’urgence est une vraie plaisanterie. En substance, une petite troupe déterminée peut complètement bloquer le trafic routier sur des axes majeurs de la capitale française, et peut même mettre le feu à des pneus, le tout pendant plusieurs heures avant que la police n’intervienne. À ce propos, un djihadiste pourrait tirer de ce constat plusieurs enseignements à commencer par le fait qu’être armé d’un tracteur, d’une caravane ou d’une enseigne lumineuse « Taxi » permet d’aller plus loin et plus longtemps qu’avec une kalachnikov et qu’à condition de brûler des barils de gaz neurotoxiques plutôt que des pneus, l’attentat pourrait alors provoquer beaucoup de dégâts, le tout sans que les forces de l’ordre n’interviennent trop tôt.

Toujours dans le cadre de cet étrange état d’urgence au laxisme étonnant, on pourrait aussi évoquer les tensions qui s’accumulent à Calais.

Sans même rentrer dans l’épineux débat de savoir s’il faut ouvrir ou fermer les frontières, force est de constater que les demandeurs d’asiles en France ne sont pas gérés. Notez bien : ils ne sont pas « mal gérés », ou « insuffisamment », ils ne sont pas gérés du tout. On pourra arguer qu’ils ont probablement dû remplir moult cerfas colorés, mais ce n’est pas une gestion si ces papiers s’empilent sans bouger. Bref, ils ne sont réellement gérés ni côté sanitaire, ni côté juridique, ni dans l’indispensable volet policier qui devrait normalement être le cas, état d’urgence ou pas (et à plus forte raison en état d’urgence). Sangate fermé, la gestion de la frontière anglaise généreusement déléguée au contribuable français, cela fait maintenant des années que la situation s’enkyste gentiment sans qu’aucune autorité ne semble vouloir y changer quoi que ce soit.

En somme, comme pour les récentes manifestations de taxi, on assiste à une faillite complète, totale, absolue de l’état de droit. 

Et certains, béats, en sont encore à croire qu’il s’agit d’une question spécifique d’immigration alors que l’état de droit, de base, initial, n’est même pas en place, n’est même pas respecté, migrants présents ou non.

Dans ce cadre, ce dernier agit comme un révélateur de cette faillite profonde. Regardez la situation en face, on n’aura pas plus d’ordre et de calme à Calais qu’on a pu les rétablir après les émeutes dans les banlieues en 2005 ou lorsque Jean du Voyage tentait des trucs funs sur des routes française, ou les taxis sur le périphérique parisien. Les agressions, les comportements insupportables, les manifestations qui dégénèrent, tout ceci concerne d’abord et avant tout la police et la justice qui semblent agir systématiquement en retard voire à rebours… Quand ils agissent.

Et puis au fait, regardez mieux le point commun à tous ces événements, depuis les manifestations calaisiennes jusqu’aux taxis enfumeurs en passant par les zadistes explosifs, les femelles dépoitraillées profanant des églises ou tant d’autres incidents scandaleux : dans tous ces cas, on retrouve des militants des extrêmes, des syndicalistes, des associations lucratives sans but payées par le contribuable pour faire avancer un agenda bien spécifique voire terranovesque. Dans tous ces cas, on retrouve ces groupements d’individus braillards avançant, à coup de poings et de cocktails Molotov, les mêmes arguments collectivistes.

Coïncidence ? Vraiment ?

À ce constat s’ajoute l’impunité des fauteurs de trouble qui nourrit largement le sentiment d’abandon général de la population à elle-même et renforce les problèmes en envoyant un message désastreux à tous : on ne s’occupera de vous que si vous tentez de rétablir l’ordre par vous-même. La défense n’est alors légitime que lorsqu’il est trop tard : au moins, une fois volé, violé ou tué ne peut-on plus contester le caractère nécessaire de la défense (alors bien tardive voire inutile). Dans les autres cas, vous aviez tort et on vous le fera durement payer.

De surcroît, la justice ne pourra même pas garantir que les criminels et les délinquants seront mis au frais. S’ils y sont mis, elle ne pourra pas plus garantir qu’ils y restent le temps nécessaire. Et s’ils passent par la case prison, rien n’indique qu’ils n’en ressortiront pas plus forts et plus déterminés, signant ici, en plus de la faillite complète de l’état sécuritaire, celle de la justice et de son but chimérique de réinsertion.

Dès lors, l’état d’urgence apparaît pour ce qu’il est : pour le dire diplomatiquement, ce n’est plus qu’une agitation cosmétique de pure communication pour le gouvernement. Et dit pragmatiquement, c’est un gros foutage de gueule : on paye des impôts pour, justement, s’assurer d’un certain ordre, d’une certaine justice et d’une certaine sécurité. La réalité est que les impôts augmentent, le nombre de policier aussi, mais… on n’a rien en retour.

… Ce qui explique assez bien ce qu’on observe dans le pays : les individus, lassés de payer pour rien, arrêtent de payer, notamment en choisissant de se retirer des contribuables en devenant des bénéficiaires nets des impôts, en restant chez eux plutôt qu’en allant travailler. De fait, le chaos ne risque pas de diminuer.

Lassés de faire confiance à des menteurs et des corrompus qui ne roulent plus que pour eux-mêmes, les individus se détournent de la politique.

Et enfin, lassés de se voir non défendus, ils se rassembleront pour retrouver l’ordre qu’ils désirent. Et là, cela pourrait piquer un peu.

Oh bien sûr, cette prise de conscience prendra du temps ; tant que les problèmes des uns ou des autres restent cantonnés au petit écran télévisuel, les mouvements d’agacement resteront marginaux. Mais chaque mois qui passe montre que les problèmes s’étendent, la violence des uns et des autres augmente, les possibilités de résolutions calmes et pacifiques des conflits disparaissent. La France est, lentement mais sûrement, devenue une poudrière.

Aucune goutte d’eau n’est, seule, responsable de la rupture d’un barrage. Mais tant que les gouttes tombent, la rupture est inévitable.

Posté le 28 janvier 2016 à 22h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

Vu du Canada : "Disneyland Paris: un homme arrêté avec des armes et un Coran"

En France, en plein traitement de padamalgam, personne n'a eu cette info

"Un homme avec deux armes et un Coran a été arrêté jeudi dans un hôtel de Disneyland Paris, alors que la France vit sous la menace jihadiste depuis les attentats de 2015, mais les premier éléments de l’enquête ne semblent pas s’orienter vers une piste terroriste".

Posté le 28 janvier 2016 à 21h19 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (18)

Les services de renseignements se préparent à une attaque à la voiture piégée

Lu dans Valeurs Actuelles :

"D’après les informations de Valeurs actuelles, la menace terroriste est montée d’un cran ces derniers jours en France. Les services de renseignements se préparent à plusieurs scénarios d’attaques. L’État islamique, qui dispose de plusieurs camps d’entraînement en Europe (notamment dans les Balkans) est en train de former des commandos qui pourraient mener des attentats suicide avec un nouveau mode opératoire provoquant un maximum de dégâts. En utilisant des outils numériques à la pointe de la technologie, l’organisation terroriste est aujourd’hui prête à envoyer des convois de véhicules en opération suicide : une première voiture, au blindage renforcé, conduite à distance et chargée d’explosifs aurait pour objectif de faire un maximum de dégâts, suivie d’un second véhicule transportant des djihadistes chargés de tuer le plus grand nombre de civils. Et enfin, un troisième véhicule dont la mission est de “terminer le travail” et de récupérer les commandos.

Parmi les cibles privilégiées par l’organisation terroriste pour faire ces “bains de sang”, des églises remplies de fidèles le dimanche, des écoles, des centres commerciaux et des lieux touristiques. Les services de police et de gendarmerie s’attendent à des attaques multiples, à plusieurs endroits du territoire français au même moment, dont le seul objectif est d’ « essayer de mettre la France à genoux », comme le confie un haut fonctionnaire de la Place Beauvau.

Autre crainte des services : des opérations de type “cheval de Troie” avec des migrants qui pourraient se servir de leur présence dans des camps en France pour s’organiser, s’entraîner et passer à l’acte en un temps record, au nez et à la barbe de la police et de la gendarmerie. Pour cette raison, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a décidé en urgence la création d’antennes du GIGN dans plusieurs villes de province et a renforcé l’organisation et la décentralisation des unités du Raid. Les unités d’élite de la police et de la gendarmerie se préparent à faire face à tout type d’attaque et « s’attendent à l’inattendu », comme l’écrivait il y a quelques jours Europol dans un rapport. Déjà hier, de manière inédite, le Raid est intervenu dans le camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, où une fusillade a éclaté. Ce matin, ce sont six lycées parisiens qui ont été fermés après la réception d’appels anonymes faisant état d’une attaque d’un commando muni « de bombes et de fusils d’assaut kalachnikov pour faire un maximum de victimes. » La menace est prise en compte avec la plus grande gravité au plus haut sommet de l’État, qui s’attend au pire."

Un homme avec deux armes et un Coran a été arrêté jeudi dans un hôtel du parc d'attractions Disneyland Paris (Seine-et-Marne).

Posté le 28 janvier 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent


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