30 avril 2017

Madame Elisabeth, princesse et martyre

La cause de béatification de la princesse, dernière soeur de Louis XVI vient d'être relancée. Selon le père Snoëk, postulateur :

« Madame Élisabeth a choisi d’assumer son célibat en le vivant comme un don de soi fait aux autres. Or ce qui guette parfois les célibataires non consacrés, c’est le repli sur soi. C’est en cela qu’elle est un beau modèle aujourd’hui. »

A l'occasion de l'anniversaire de son martyre, plusieurs messes seront célébrées. Pour en savoir plus à son sujet, venez à la conférence présentée ci-dessous.

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Posté le 30 avril 2017 à 19h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

Macron à 23% au premier tour, vous avez des doutes ?

Lui aussi.

Intéressante analyse de Kriss Papillon, dont nous avions récemment relaté la video sur son passage de l'abstention au vote Asselineau. Il présente ici (toujours en language fleuri) quelques hypothèses de tricherie au premier tour. Lire également le complément d'information sur sa chaine You Tube.

Posté le 30 avril 2017 à 19h26 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

29 avril 2017

A Rennes, les manifestants veulent lyncher un policier qui est contraint de dégainer

Cela se passe en France sous la présidence Hollande :


Rennes : un policier met en joue des manifestants

Posté le 29 avril 2017 à 08h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 avril 2017

Dans une société, trop de diversité sape les fondements de la solidarité

Article tout à fait d'actualité et d'une grande limpidité :

"Depuis longtemps, David Goodhart avertit les Britanniques que l'idéologie multiculturaliste constitue une menace à moyen terme pour les Etats-providences.

Quelles réactions provoque le livre de David Goodhart, The Road to Somewhere, dont je vous parlais hier ? Comment les médias, en particulier, prennent-ils sa thèse selon laquelle ils sont eux-mêmes, comme la classe politique et l’Université, entre les mains des « Gens de Nulle Part », ces libéraux cosmopolites - que rejetterait « le Peuple de Quelque part » ?

Très intéressante réaction dans le quotidien de gauche, The Guardian. Sous la plume de Jonathan Freedland, on peut lire que David Goodhart est, hélas, une sorte de prophète. Freedland rappelle, en effet, la vague d’indignation qu’avait soulevée, dans l’intelligentsia de gauche de l’époque, l’article publié par Goodhart dans Prospect, intitulé « Est-ce que la Grand-Bretagne est trop diverse ? (...) Qu’écrivait donc David Goodhart pour passer soudain dans le camp des traîtres à la cause ?

Que la solidarité risquait d’entrer en conflit avec la diversité. Vous êtes d’autant mieux disposés à laisser l’Etat recueillir une part importante de vos revenus sous forme de cotisations et d’impôts, disait-il, que vous avez la certitude que cet argent sera redistribué à des gens qui sont comme vous. Si leurs valeurs et leurs styles de vie diffèrent trop des vôtres, alors vous deviendrez réticent.

Il faut choisir entre deux modèles de société, disait Goodhart. Celui de la Suède, cette nation très homogène où l’Etat-providence vous accompagne du berceau à la tombe, ou celui des Etats-Unis, où l’individualisme et la diversité font qu’on se sent peu d’obligations réciproques.

Il s’appuyait sur les travaux de deux économistes, Alberto Alesina et Edward Glaeser, qui avaient démontré cette thèse, chiffres à l’appui. Aux Etats-Unis, la majorité des pauvres appartiennent à des communautés ethniques minoritaires. Les plus aisés, majoritairement blancs, sont peu enclins à partager. Voilà ce qui risque d’arriver à notre Royaume Uni, prévenait Goodhart, si nous poursuivons dans la voie du multiculturalisme. Car il crée, entre des communautés, un sentiment d’étrangeté qui ne favorise pas la solidarité. L’inclination à s’obliger mutuellement alors s’érode. L’Etat-providence britannique, très généreux, contrairement à ce qu’on croit chez nous, était déclaré menacé.

L’article était d’autant plus prophétique, poursuit The Guardian, qu’il a été publié à la veille de (...) la grande vague migratoire, la plus inattendue. C’est celle qui a suivi l’ouverture du marché du travail britannique aux citoyens des nouveaux membres de l’Union européenne, l’Europe centrale. La plupart des autres Etats d’Europe occidentale, et même les Allemands, avaient décidé un moratoire de plusieurs années. Mais le New Labour au pouvoir a voulu montrer son ouverture. On attendait quelques milliers de « plombiers polonais » et ils furent un million.

C’est d’autant plus incompréhensible, écrit Goodhart, que déjà à l’époque, les sondages montraient que près des trois quart de la population estimait le rythme de l’immigration dans le pays trop rapide. Trois quart des sondés estimaient et que le pays avait changé au point qu’on ne s’y sentait « plus chez soi ». Pour Goodhart (...), ce refus d’entendre ses propres électeurs sur la question de l’intégration, constitue l’une des causes de l’échec électoral de 2010, face aux conservateurs.

Le modèle multiculturaliste n'a plus la cote auprès des Britanniques. On se souvient comme ils se moquaient, de notre modèle d’intégration républicain... Si l’on en croit Goodhart, le multiculturalisme n’est plus qu’une « idéologie qui a dominé les années 80 »…. Passée de mode (...)

Car la puissance des nations est fondée, poursuit-il, sur leur capital social – la confiance mutuelle qui existe entre leurs membres ; le fait qu’ils partagent les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. C’est cette confiance en un avenir commun qui a rendu possible la construction, sur plusieurs générations, des cathédrales. C’est aussi sur cette confiance réciproque que sont fondés nos Etats-providences redistributifs. Seul, le cadre national, insiste Goodhart, fournit le cadre dans lequel peut s’exercer cette indispensable solidarité."

Posté le 27 avril 2017 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 avril 2017

François Hollande a transgressé les lois de bioéthique selon une logique financière et eugénique

Gènétique a interrogé Jean-Marie Le Méné sur le bilan bioéthique du quinquennat Hollande :

Quelles vous semblent être les principales caractéristiques de ce quinquennat en matière bioéthique ?

Ce qui me semble frappant, c’est l’ampleur de ces réformes : avortement, procréation médicalement assistée, fin de vie, euthanasie, recherche sur l’embryon, GPA, don d’organes, eugénisme, stigmatisation de la trisomie 21. Ces changements ont été votés en dehors du cadre des lois de bioéthiques qui doivent faire l’objet d’une révision en 2018. Ils ont été imposés au calendrier parlementaire par la majorité présidentielle, esquivant le débat public, et souvent votés en catimini, dans l’indifférence, parfois noyés dans des projets de lois fleuve. Un choix dommageable quand on aborde des questions aussi sensibles touchant à la vie humaine, usant de surcroît d’une approche délibérément transgressive, imposant une vision à la fois libérale et libertaire qui fait le lit du transhumanisme.

Quelles vous semblent être les conditions qui ont conduit à l’adoption de ces textes ?

JMLM : Le gouvernement s’est appuyé sur un certain nombre de ressorts.

Le premier moteur qui a légitimé ces réformes « sociétales » est celui de la compassion. La recherche sur l’embryon a été élargie sous prétexte de donner un espoir aux patients qui attendent les traitements de ces recherches. Mais depuis 20 ans en France et presque 40 en Grande-Bretagne, aucun résultat probant n’a été obtenu. Sous prétexte de compassion et de droit des couples stériles à avoir des enfants, la pratique de la PMA reverse la logique : l’enfant n’est plus accueilli, il est produit. C’est aussi au nom de la compassion que le gouvernement a adopté le principe de consentement présumé au don d’organes, porté par une logique utilitariste et une conception du corps comme simple matériau dont la collectivité peut disposer.

Le second ressort est l’autonomie, érigée en valeur absolue. Sous couvert d’autonomie de la femme, le gouvernement s’est attaché à supprimer les derniers garde-fous qui encadraient sa décision d’avorter : suppression du délit d’entrave, suppression du délai de réflexion. Les facilités d’accès ont été favorisées avec notamment l’élargissement de la pratique de l’avortement médicamenteux aux sages-femmes, la fixation de quotas indexés sur le nombre de naissances vivantes… Ces mesures ont conduit à banaliser un acte qui supprime une vie, et dont les conséquences se font douloureusement ressentir. Et parce que la femme est devenue légitime à avorter, sa souffrance n’est plus audible, elle est renvoyée à une solitude infernale.

Mais c’est aussi au nom de l’autonomie que sont condamnés volontaires des malades et des personnes en fin de vie, le gouvernement ayant choisi de légaliser la sédation profonde et continue jusqu’au décès, avec arrêt de l’alimentation et de l’hydratation désormais clairement assimilés à des traitements. Ce pas franchi vers la légalisation de l’euthanasie conduit à inciter à choisir la mort plutôt qu’à accepter l’accompagnement de l’humble humanité des derniers instants. Combien de familles meurtries de s’être fait voler la fin de vie d’un des leurs ? Dans ce contexte, la situation de Vincent Lambert manifeste avec acuité la recomposition sans pitié du rapport de la société à ses membres les plus fragiles.

Quel est la signification sociale de ces changements ?

Sur un plan scientifique, le progrès, dont la finalité devient floue, n’est plus astreint à aucune limite. Est juste ce qui va dans le sens du progrès, est injuste ce qui s’y oppose. Dans ce contexte, toute régulation, vécue comme une contrainte insupportable, se trouve vouée l’échec.

Par ailleurs, il me semble que ces réformes sont assez typiques d’un basculement des valeurs de l’éthique de notre société, remplacées par une logique financière, eugénique et transhumaniste. De fait, sur des enjeux de procréation médicalement assistée, de GPA, de dépistage de la trisomie 21 par exemple, la technique et le marché ont pris le pas sur l’éthique. Les manipulations dans le cadre des techniques de reproduction ont conduit à la chosification de l’embryon humain, qui, trié via la sélection embryonnaire, permet l’eugénisme. C’est un eugénisme de convenance, assumé dans le cas de la trisomie 21, et qui sert le mythe de l’enfant parfait, premier pas vers un post-humain sans défaut et augmenté.

Enfin, des limitations graves de la liberté d’expression remettent en question les fondements même du contrat social quand la parole d’un film défendant les enfants trisomiques est censurée, quand l’information sur l’avortement fait l’objet d’un délit quand elle n’est pas conforme à une « vérité d’Etat »…

Il serait temps de retrouver la cohérence des principes fondateurs que nos sociétés ont oubliés pour tracer un chemin conforme à la dignité de la personne humaine."

Posté le 25 avril 2017 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

24 avril 2017

L'Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 24 au 30 avril 2017)

Agenda en ligne - Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Lundi 24 avril 2017
  • Châlons-en-Champagne - place Foch, sur les marches de l'Hôtel de Ville, de 20h30 à 21h30
  • Bergerac : place du palais de justice - de 20H00 à 21H00 
 
  Mardi 25 avril 2017
  • Beauvais de 21h à 22h  - Place Jeanne Hachette
  • Bourges 182e veillée de 21h à 22h à côté de la mairie rue Jacques Rimbault
  • Cherbourg à 20h30 - sur les marches du théâtre
  • Cholet - de 21h00 à 22h00 place Travot
 
Mercredi 26 avril 2017 
  •  Bondy : de 19 h 00 à 20 h 00 ,devant la gare SNCF
  • Saint Amand Montrond Place Carrée de 20 h 30 à 22 h
 
 Jeudi 27 avril 2017
  • Châteauroux- place Roger Brac, parvis de l'église Notre-Dame: 20h30 à 21h30
 
Vendredi 28 avril 2017
  • Bordeaux Sentinelles Place Pey Berland de 19h à 20h

Posté le 24 avril 2017 à 06h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2017

Canteloup avait raison, finalement!

"A tomber aussi bas il finira par trouver du pétrole". Disait Canteloup de Hollande.

Ce soir il a en trouvé dans le cerveau des Français. Dupont sachant qu'il ne pouvait être réélu, a fabriqué Dupond!

Le grand gagnant de cette pantalonnade est: 

Images

Bravo l'artiste!

Mais tu le paieras cash! Car la France vaut mieux qu'une messe (noire?)!

Le réveil des "sans dent" te sera cuisant!

Il est 00H02 sur France 2: Malika Sorel ( soutien musulmane de F Filllon) et  André Berkoff (journaliste à Valeur Actuelle) refusent de dire à Pujudas ( le bien nommé) pour qui ils voteront au second tour.

Le réveil sera peut-être plus rapide que prévu...

Surtout après les 15 jours qui viennent, où deux discours vont dominer:

  • à "gauche" : "non au faschisme";
  • à "droite" : "l'essentiel ce n'est pas le second tour, mais les législatives!" ( Pour des soit-disant héritiers du gaullisme, cela ne manquera pas de sel!)

Ben voyons! 

 

Posté le 23 avril 2017 à 23h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

Vous avez rejeté Sarkozy ; vous avez vomi Hollande : vous aurez les deux réunis !

Vive la démoncratie!

N'oubliez pas que de Lui Seul viendra LA SOLUTION:

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Posté le 23 avril 2017 à 22h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (24)

Mercredi 26 avril, Café-Histoire de Toulon : Communautarisme, quel enjeu pour les catholiques ?

Communiqué du Café-Histoire de Toulon :

1) Vous trouvez ci joint le programme des prochaines causeries 2017. Suite aux questions posées lors de la causerie de Luc Richard sur :  La catastrophe écologique vue par les alter-cathos , le thème de la causerie d'Antoine de Crémiers du mois de juin à été modifié et portera sur Les catholiques devant le danger transhumaniste.

Relance avrilNotre habituel compte-rendu n'a pu être terminé dans les délais compte tenu de la richesse des échanges du mois de mars sur l'écologie. Cette causerie suscite une réelle curiosité et il est possible qu'elle se fasse également sur Grenoble, suite à la publicité qui en a été faite sur le site du Salon Beige que nous remercions.

2) Ne ratez pas la causerie du mercredi 26 avril 2017 : Communautarisme, quel enjeu pour les catholiques ? Elle sera assurée par monsieur Michel Masson, qui depuis Salon de Provence, anime le site de réflexionReseau-regain.net“ , qui a pris la suite de la regrettée revue L'escritoire.

L’acharnement que mettent les tenants de la pensée correcte à détruire l’esprit communautaire sous prétexte de communautarisme (qui est son absolutisation), devrait nous mettre la puce à l’oreille. Leur détermination, ne montre-t-elle pas l’importance du rôle de  l’esprit communautaire ?

Vdernier

Posté le 23 avril 2017 à 20h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Puy du Fou décroche une nouvelle étoile aux Etats-Unis

Nicolas et Philippe de Villiers, respectivement président et fondateur du Puy-du-Fou, ont reçu le prix le Thea Award de la « meilleure création du monde » pour leur spectacle "Le Dernier Panache", samedi soir à Los Angeles. Un an après avoir reçu ce prix pour Les Amoureux de Verdun.

Le Puy du Fou était en concurrence avec 700 autres parcs à thème et grands spectacles dans le monde. Parmi les autres participants, Disneyland ou Universal Studios. Nicolas de Villiers précise :

« Ce prix vient nous conforter dans notre intuition. Le Puy du Fou propose un nouveau modèle artistique, sans marcher dans les pas des parcs américains... Sans manèges, sans rollercoaster (manèges à sensations). »

Et démontre qu'il est possible d'avoir du succès avec les spectacles vivants, « avec des histoires inspirées de l'Histoire. On est dans l'émotion, pas dans les sensations. C'est notre signature artistique qui a été récompensée ce soir. »

Le Dernier Panache propose une mise en scène à 360° dans une salle révolutionnaire de 7 500 m2. Les spectateurs, installés dans une tribune rotative, sont invités à suivre la vie de François-Athanase Charette de La Contrie.

Posté le 23 avril 2017 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2017

Un homme armé d'un couteau arrêté à la Gare du Nord alors qu'il s'approchait des gendarmes

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Posté le 22 avril 2017 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2017

Un étranger assigné à résidence a tenté de voler l’arme d’un militaire

Cela s'est passé hier soir à Paris...

Sentinelle

Posté le 21 avril 2017 à 17h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Xavier Jugelé, 37 ans, 248ème victime du terrorisme islamique, RIP

Xavier Jugelé, né en 1980, gardien de la paix depuis six ans, considéré comme un policier « volontaire et engagé », « serviable » et « bon vivant », faisait une petite pause dans le fourgon du service avec son collègue Cédric, un sous-brigadier de 35 ans, lorsque Karim Cheurfi l'a tué à l’arme automatique à travers la carrosserie. 4 autres collègues en patrouille ont aussitôt ouvert le feu, empêchant probablement un massacre dans le quartier (le tireur disposait également d’un fusil à pompe).

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Posté le 21 avril 2017 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

Le terroriste des Champs-Elysées avait déjà été condamné pour avoir tiré sur des policiers

C9407pIW0AAzC3_Selon plusieurs médias, dont BFMTV et France 3, l’identité mentionnée sur la carte grise retrouvée dans le véhicule de l’assaillant est celle de Karim Cheurfi. Cet homme est né en 1977 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) et vivrait à Chelles, en Seine-et-Marne.

Ce Français de 39 ans avait été condamné en février 2005 à 15 ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire, dont deux visant des policiers. Il avait reconnu les faits lors de son procès en appel. En première instance en 2003 devant une cour d'assises, il avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Son procès trouvait son origine dans une course-poursuite en 2001. Alors qu'il circulait au volant d'une voiture volée, armé d'un revolver, il avait percuté un véhicule conduit par deux jeunes frères, l'un d'eux étant élève gardien de la paix. Le chauffard avait pris la fuite à pied avant d'être rattrapé par le conducteur de la voiture percutée et son frère muni d'un brassard «police». Le chauffard avait tiré deux balles, les blessant grièvement au thorax. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Deux jours plus tard, il avait grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule et dont il avait saisi l'arme, faisant feu à plusieurs reprises.

Il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. L'Etat islamique a revendiqué l'attentat. Peu après 23h30, l'agence de propagande de Daech, Amaq, a revendiqué l'attaque en affirmant qu'elle est l'oeuvre d'un "soldat du califat" surnommé "Abu Yussuf Al-Baljiki" (Abu Youssuf le Belge).

Ce main, le pronostic vital d'un des deux policiers blessés hier soir n'est plus engagé.

Posté le 21 avril 2017 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Fusillade sur les Champs Élysées : un homme avec une kalachnikov abattu, 1 policier tué

C94TyYGWsAEwPI_21h30 : Deux policiers sont à terre, dont un mort, un assaillant aurait été abattu et un autre serait potentiellement dans la nature.

Les tirs auraient eu lieu à l’angle de la célèbre brasserie parisienne du Fouquet's, devant le magasin Yves Rocher. Un individu en véhicule aurait tiré sur une voiture de police à l'arrêt, tuant un policier. Il y aurait 2 policiers blessés.

22h30 : Le second policier touché par balle sur les champs-Elysées aurait succombé à ses blessures. Information du syndicat de police, démentie par le porte-parole de la Place Beauvau.

Pierre Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a détaillé ce qui s'est passé :

"Un homme est sorti d'un véhicule avant d'ouvrir le feu, a priori avec une arme automatique, sur un car de police stationné. Il a tué un policier, puis a tenté de partir en courant en essayant de prendre pour cible d'autres policiers. Il en a blessé deux avant d'être abattu par les forces de l'ordre

L'hypothèse d'un braquage qui a mal tourné ne semble pas privilégiée par la Place Beauvau. "Je peux vous dire que selon les première constatations, ce sont les policiers qui ont été visés directement". 

Selon nos informations, un fusil d'assaut a été utilisé par l'assaillant lorsqu'il tué un policier sur le coup. Ses collègues ont riposté et l'ont mortellement atteint. Le cadavre a été menotté au sol. La scène s'est déroulé à côté du Fouquet's. La BRI est en train de quadriller le secteur pour trouver d'éventuels complices qui auraient pris la fuite."

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

L'auteur de la fusillade des Champs-Elysées abattu était fiché "s", son complice est en fuite, selon une source policière.

22h45 : Nouveaux coups de feu entendus dans une rue voisine, rue Vernet. Démentis par le ministère de l'Intérieur.

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Posté le 20 avril 2017 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

8 mai : conférence de Béatrice Bourges à Clermont-Ferrand

Visuel Béatrice Bourges conférence

Posté le 20 avril 2017 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?

Très intéressante réflexion de Philippe de Saint-Germain à lire en intégralité :

"Pour le chrétien, l’opposition vote utile ou vote de conviction est une fausse question. Le vote utile sans conviction n’est pas moralement recevable, pas plus que le vote de conviction inutile. Voter juste, c’est choisir selon la vertu de prudence. Le vote prudent, c’est le vote utile pour ses convictions au service du bien commun.

La controverse entre partisans du vote utile et partisans du vote de conviction est à la mesure de la fascination exercée par le pouvoir et ses promesses. Le débat est d’autant plus vif qu’il s’exprime dans le même camp. Cette opposition est-elle pertinente ? Je ne le crois pas. Commençons par définir les termes.

Le vote utile — ou vote stratégique — consiste à soutenir le candidat en mesure d’empêcher l’adversaire le plus dangereux de triompher (aux USA : tactical voting). Ce vote est conditionné par l’appréciation — nécessairement aléatoire — des résultats probables. Le vote utile peut s’apparenter au vote du moindre mal (éliminer le plus grand danger).

Le vote de conviction est un vote d’adhésion au candidat le plus proche de ses idées. Il ne prend pas en compte les résultats probables, et vise à faire pression sur le candidat éligible pour être entendu dans ses revendications.

Les deux formules présentent des risques. Le vote stratégique peut contribuer à marginaliser ses idées, dans la mesure où celles-ci ne s’expriment pas directement par son vote. Sa différence est noyée dans la tendance appelée à devenir majoritaire. Le vote de conviction peut entraîner l’élection du candidat le plus éloigné de ses idées en privant de voix le candidat pouvant l’éliminer. En cherchant le mieux, le vote de conviction peut obtenir le pire.

Chaque formule a ses partisans, tous s’abritant derrière la supériorité de sa logique ou de ses principes. Pour les défenseurs du vote stratégique, voter pour le candidat idéal n’ayant aucune chance d’être élu, c’est faire preuve d’idéalisme irresponsable et prendre le risque d’aggraver la situation, ce qui est moralement indéfendable. De plus, elle peut afficher une faiblesse électorale qui marginalise ses positions.

Pour les défenseurs du vote de conviction, le vote stratégique est un acte de compromission destructeur qui contribue à entretenir le mal dont on ne sort jamais à force de soutenir par son vote une situation vouée à se détériorer irrémédiablement.

Comment sortir de ce choix impossible ?

Pour le chrétien, le vote est un acte politique qui relève de la vertu qui gouverne l’action morale et politique : la prudence. Le seul vote possible est donc un vote prudent. La prudence est l’aptitude habituelle consistant à appliquer les principes à la réalité, autrement dit à composer le nécessaire (ce qui ne peut pas être autrement) au contingent (les moyens, la stratégie, qui peuvent varier).

Par définition, la prudence est toujours ordonnée au bien (ce n’est pas l’habileté), mais sans proposer de réponses clé en main : tout est affaire de discernement selon les circonstances, pourvu que la fin ne soit pas abandonnée. L’homme prudent prend conseil (se renseigne), délibère (réfléchit) et mène l’action décidée jusqu’au bout. Il respecte l’ordre dans lequel il agit : la prudence morale et la prudence politique ne réponde pas aux mêmes contraintes.

Les erreurs contre la prudence

Il y a deux erreurs dans le discernement prudentiel : privilégier le possible aux dépens des principes ou privilégier les principes aux dépens du possible. La première erreur conduit au relativisme (est bon ce qui est possible, la fin justifie les moyens), la seconde conduit à toutes les formes de moralisme et d’utopisme.

Une bonne illustration du relativisme politique (le progressisme), qu’on trouve aussi bien à droite qu’à gauche, est l’opposition éthique de conviction-éthique de responsabilité (Weber). Cette opposition hypertrophie la question de la faisabilité pratique (les moyens) en se coupant de la finalité morale : « Je suis contre l’avortement à titre personnel (conviction), mais la prise en compte de l’intérêt général (responsabilité) m’interdit de vouloir faire de mes principes personnels une loi commune. »

Dans ce raisonnement, la morale (privée) et commune (politique) ont des finalités séparées. Pour sortir de la difficulté apparemment insurmontable de l’adhésion de tous à ses principes, on cloisonne la morale et la politique. Ce qui est moralement bon est politiquement mauvais s’il est irréalisable. Le principe en politique devient relatif. Au mieux, c’est une « valeur » et une valeur « privée », donc à géométrie variable.

À l’inverse, on trouve comme exemple d’hypertrophie du « nécessaire », la transformation des piliers fondateurs de la société, que Benoît XVI désigna sous le nom de principes non-négociables, en impératifs catégoriques a priori, fonctionnant en tout ou rien. En dehors de ces « principes », toute proposition politique est inacceptable.

Ce moralisme néo-kantien confond le principe avec l’action. Or les principes ne sont que les points de départ de l’action juste, qui ne désignent pas par eux-mêmes le bien concret à faire dans les circonstances du moment. Seul le bien concret atteignable donne un contenu positif à l’action morale et politique. À défaut, l’action se condamne d’elle-même à toutes les fuites en avant, de la radicalisation extrémiste à la surenchère permanente, du désengagement au désespoir.

Les contraires appartenant à la même catégorie, ces deux erreurs contre la prudence communient dans la même dérive : le démocratisme. C’est-à-dire le détournement du principe démocratique en messianisme idéologique, l’un en lui attribuant la source du bien et du mal, l’autre en attribuant au vote le pouvoir de désigner le bien et de condamner le mal. Dans les deux cas, le vote remplit une fonction quasi sacrée.

Unir les principes justes et l’action possible

Comment donc voter prudemment ? Rester au niveau des principes (le vote de conviction) nous abstrait de la dimension pratique de l’action politique. Mais ne penser qu’en termes de réussite électorale (le vote utile) peut entraîner un brouillage des principes. Or il n’y a pas d’action prudente sans finalité juste, ni d’action prudente sans réalisation possible.

Il faut bien comprendre l’action comme une composition de moyens en vue d’une fin. L’objectif dans lequel s’accomplit le principe, n’est pas atteint dans l’instant. Si l’action n’a pas de fin, ou si elle en change en permanence, elle échoue, tourne en rond, n’est pas efficace. Elle doit donc se projeter dans le temps en gardant le cap. Si l’objectif ne se donne aucuns moyens proportionnés aux circonstances pour être atteint, il restera un vœu pieux, et l’intention de l’atteindre une pure incantation, totalement stérile.

Revenons au vote.

Se donner les moyens de faire le bien possible

Si le vote est un jugement théorique, l’affaire est entendue : il suffit de sélectionner les candidats selon qu’ils rentrent dans les cases contenant les bons principes ou les bons programmes. L’électeur se fait censeur : il n’exprime pas un choix, mais une opinion. La loi démocratique de la majorité est utilisée pour sanctionner la morale. Est-ce acceptable ? Pour un chrétien, le peuple ne peut être souverain pour décider du bien et du mal selon la loterie plus ou moins manipulée de la majorité.

Mais si le vote est un jugement de la raison pratique, il doit s’assumer comme un moyen en vue d’une fin. Dans une perspective moralement juste, la fin poursuivie doit être bonne, mais les moyens pour y parvenir, qui relèvent du possible, dans un environnement contingent (mouvant et collectif), appellent un discernement sur lequel plusieurs options peuvent se dessiner. Il ne peut y avoir de moyens moralement mauvais, mais dans la mesure où ils sont ordonnés à une fin juste, ils peuvent être légitimes pour des raisons « proportionnées ». Il n’y a donc pas de compromis sur les principes (le « nécessaire »), mais il y a un compromis sur le possible. Par définition, « ce n’est pas l’absence de tout compromis, mais le compromis lui-même qui constitue la véritable morale en matière politique » (J. Ratzinger) [2].

Autrement dit, le vote prudent se détermine sur les moyens possibles (« proportionnés ») en vue d’atteindre une fin juste (conviction). Choisir uniquement selon ce qui est possible en abandonnant la fin serait trahir : l’action prudente est toujours ordonnée au bien. Choisir uniquement selon la fin sans prendre en compte ce qui est possible dans la réalisation, serait aussi trahir : l’action prudente est une action, pas une proclamation.

Raisonner hors-sol en sélectionnant son candidat selon ses principes est confortable, ce n’est donc pas nécessairement prudent. La politique ne consiste pas à délivrer un message, mais à faire le bien.

« Seul le bien peut être une préparation pour un changement vers le mieux. En réalisant ce qui est positif, ce qui est constructif, ce qui unifie, le chrétien ne craint pas de favoriser ainsi le pouvoir du mal, mais il est convaincu que seul un renforcement du bien peut abattre le mal [3]. »

Pour échapper au moralisme, il faut donc se demander : Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?

Une seule finalité : le bien commun

La question suppose d’abord de retenir la finalité juste : qu’est-ce qu’agir en vue du bien commun ? Le bien commun lui-même n’est ni une somme de principes, ni a fortiori une addition d’intérêts. C’est un ensemble de conditions utiles à la vie meilleure de toute la communauté (le « bien du nous-tous », Caritas in veritate, 7).

Poursuivre un objectif limité comme celui du soutien ou l’affirmation d’une seule cause (le message d’un parti, la sanction d’un bilan, la défense d’une « valeur », par exemple) peut apparaître comme un objectif raisonnable et utile, mais en quoi le vote en faveur de cette cause va-t-elle entraîner une situation meilleure pour le bien du « nous-tous », ici et maintenant ? En subordonnant le bien commun à une « cause » ou une « valeur » jugée prioritaire, on prend le risque de lire le réel à travers le prisme d’une seule réalité et de réduire le bien commun à sa vision particulière, ou à une addition de visions particulières qui vont nécessairement entrer en conflit.

Or la première condition objective de la réalisation du bien commun, c’est la paix sociale, et celle-ci ne se réalise qu’à travers la tension du plus grand nombre vers le bien commun qui unit, et non qui divise. La paix suppose un ordre civil et une stabilité politique minimum à travers l’exercice de l’autorité légitime permettant à la société d’assurer ses besoins élémentaires : si voter pour une cause juste mais exclusive entraîne l’élection d’un candidat sans majorité parlementaire ou d’un candidat provoquant des divisions sociales violentes en raison du caractère clivant de ses idées, son vote ne sert pas le bien commun.

Sortir de l’esprit de système

Il faut se garder en effet de considérer le bien commun comme un idéal, atteignable le jour du Grand Soir, quel qu’en soit le prix. Le bien commun est le bien ici et maintenant, de tous. C’est un ensemble de conditions perfectibles, en constante évolution. Il est poursuivi par tous et pour tous dans l’instant présent à travers les réalisations concrètes de tous les membres de la société civile et de l’État.

Identifier ses convictions au bien commun comme le Bien suprême donnant tous les droits réduit le débat politique à un conflit idéologique entre le camp du bien et le camp du mal. Système contre système. Le camp des purs contre le camp des corrompus, le camp des résistants contre le camp des collabos. Or la réalité où se joue le bien possible n’est pas un système. L’approche politique systématique est une approche révolutionnaire de type marxiste : il faut changer la structure (les lois, les institutions, le pouvoir) pour changer les hommes. Il est plus raisonnable de soumettre la défense de ses convictions aux exigences du bien commun, en tant que réalité présente, à perfectionner ici et maintenant. Changer les hommes pour changer les structures, voici l’approche chrétienne.

Cela suppose un certain sacrifice, un renoncement : le bien commun avant ses idées.

« Exiger ce qui est grand a tout l’attrait de la moralité, écrivait le cardinal Ratzinger ; en revanche, se limiter à ce qui est possible, semble un renoncement à la passion de la moralité, c’est le pragmatisme du pusillanime. Mais en réalité, la morale politique consiste justement à résister à la séduction des grandes paroles, sur la base desquelles on joue avec l’humanité de l’homme et avec ses possibilités. Ce qui est moral, ce n’est pas le moralisme aventurier qui veut réaliser lui-même l’œuvre de Dieu, mais l’honnêteté qui accepte les mesures de l’homme et réalise en elles, l’œuvre de l’homme [4]. »

Cohérence de l’élu ou cohérence de l’électeur ?

Pour sortir de la difficulté de l’opposition vote de conviction/vote utile (attachement aux principes et prise en compte du réel), il faut donc sortir du mythe idéologique de la souveraineté morale du suffrage universel. On ne désigne ni ne désire le candidat le plus orthodoxe, mais on choisit le candidat dont l’élection ou dont le poids électoral permettra de faciliter les moyens à mettre en œuvre pour améliorer le bien commun.

La condition, c’est l’affirmation quoiqu’il arrive de ses convictions, mais pas dans l’urne, par définition réductrice. Les convictions du chrétien procèdent de principes pré-politiques, donc extra-électoraux. Elles guident l’orientation de l’action, le choix des moyens les plus proportionnés pour progresser dans leur mise en œuvre.

La prudence du vote ne se juge donc pas sur la cohérence entre les convictions de l’électeur et les convictions du candidat, mais sur la cohérence entre son choix et les finalités politiques poursuivies, le compromis acceptable portant sur le candidat offrant les meilleures chances d’améliorer la situation. La cohérence du candidat lui-même avec ses convictions personnelles est naturellement un argument de poids, a fortiori si sa conscience est droite, mais ce n’est pas d’abord l’objet du discernement à opérer. Le vote a pour finalité non l’élection du candidat que l’on choisit, qui n’est qu’un moyen, mais son engagement politique au service du bien commun.

Dès lors, pour être réellement prudent, ce vote a deux exigences absolues : 1/ ne jamais céder sur ses principes et 2/ le faire savoir. À titre d’exemple, considérer l’union civile entre personnes de même sexe comme une réalité juridique alternative acceptable, au prétexte qu’on ne peut pas revenir en arrière, serait une remise en cause inacceptable du principe du mariage civil.

Le meilleur candidat

Quels critères retenir pour sélectionner le meilleur candidat possible, dans le contexte présent ?

Il s’agit de sélectionner un candidat pour une élection présidentielle. Voter pour un catalogue programmatique est une option, mais ce n’est pas suffisant. Il n’y a rien de plus fugace que les programmes électoraux, en raison à la fois de leur sérieux relatif, mais aussi de l’évolution des circonstances : sur quels critères se prendront les décisions quand l’imprévu surviendra ? Juger une candidature sur une liste de réformes adaptées à chaque clientèle, c’est juger une communication, pas une politique. Trois critères en revanche sont déterminants :

Le dessein politique lui-même du candidat : quelle vision de l’homme, de la société, de la politique, de la France, de son rôle dans le monde ?

L’aptitude au gouvernement : l’expérience, la compétence, le tempérament, l’honnêteté…, autrement dit la sagesse pour prendre les bonnes décisions.

Les capacités politiques : quelles alliances, quel entourage ?

La première condition du bien commun, nous l’avons vu, c’est la paix civile, qui suppose a minima l’exercice d’un gouvernement légitime, à l’autorité réelle, quelles que soient ses imperfections. Un chrétien estimant qu’aucun candidat n’est véritablement satisfaisant, peut choisir d’aller à la pêche. Si sa conscience lui dicte un tel choix, il a le devoir de la suivre, mais en n’oubliant pas que 1/ voter est d’un devoir de justice à l’égard du bien commun qui demeure et que 2/ la conscience est guidée par la prudence (CEC, 1780), car la conscience ne peut se prononcer dans l’abstraction. Il doit aussi se demander à qui profitera son désengagement et s’il ne contribuera pas ainsi à l’aggravation de la situation.

Le courage de l’imperfection

Le candidat parfait n’existant pas, en prudence, le chrétien doit choisir son candidat en assumant ses imperfections sous deux réserves :

1/ D’abord, son vote ne sera pas dicté par l’approbation des imperfections du candidat pour elles-mêmes ni par le soutien qu’apporterait ce candidat à des mesures contraires à la morale ou à l’enseignement de l’Église : ce serait coopérer formellement au mal, ce qui n’est jamais permis. Sa coopération sera donc uniquement matérielle ou indirecte, ce qui est licite.

2/ Son vote sera justifié par d’autres raisons positives, « proportionnées », par la poursuite d’un bien moral dans lequel il s’engage. Autrement dit, il ne s’agit pas de choisir un « moindre mal », mais de rechercher un « meilleur possible » [5].

Par exemple, comment juger les candidats à propos de l’abrogation de la loi Taubira, qui préoccupe de nombreux chrétiens [6] ? Voter pour un candidat qui fait de la promotion du « mariage » entre personnes de même sexe et ses conséquences une priorité, n’est pas possible. Voter pour un candidat qui fait de l’abrogation une priorité, mais sans capacité de réunir une majorité pour l’obtenir, n’apporte rien sinon du poids électoral pour maintenir la revendication. Ce poids est-il suffisant pour lui donner de l’autorité, et la préserver dans le temps ? C’est à débattre. Voter pour un candidat qui défend seulement l’aménagement de la loi existante, mais comme une nécessité de telle sorte qu’elle améliorera la situation des personnes potentiellement victimes (les enfants), est légitime, à condition de s’engager à maintenir la pression pour revenir, par étape, au plein rétablissement de la protection du mariage.

Le tragique et l’espérance

On le voit : une question politique ne peut pas se penser en termes binaires. Ce qui est moralement bon n’est pas nécessairement politiquement réalisable dans l’immédiat. Pour qu’une conviction ait de la valeur, il faut qu’elle soit au moins partagée, et partagée par un grand nombre. Le vote responsable vise donc moins à se prononcer sur ses convictions, que sur les moyens leur permettant d’être mises en œuvre. On ne vote pas pour ses convictions, on vote pour les rendre opérantes.

Le vote prudent est un vote difficile : des considérations tactiques peuvent entrer en ligne de compte, sur lesquelles les chrétiens entre eux peuvent diverger. Autant il est inconcevable que des chrétiens cohérents soient divisés sur les principes, autant ils peuvent suivre des voies différentes sur les moyens. Cette divergence légitime peut paraître regrettable, et c’est un devoir de rechercher l’unité pour ne pas disperser ses forces. Mais cette divergence est normale au regard du caractère relatif de la politique.

Elle suppose d’accepter que la politique n’est pas un absolu, ni « le tout de l’existence humaine » (Spe salvi). Le chrétien accepte l’imperfection ainsi que les limites de l’homme et de la politique. Pour le sage non-chrétien, cette imperfection est le signe de la dimension tragique de la politique et dans une certaine mesure de la condition humaine, que certains veulent conjurer en tentant de vouloir se faire Dieu. Pour le chrétien, cette dimension tragique est sublimée dans l’espérance qui donne la paix et la joie. La politique avance à tâtons toujours, et (se) trompe souvent. L’espérance, elle, ne trompe jamais. C’est en cela qu’elle peut libérer la politique de ses illusions, et ramener l’homme au réel, c’est-à-dire à la raison.

Posté le 20 avril 2017 à 15h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Conférence-débat : "Le tsunami pornographique : une fatalité ?", par François Billot de Lochner le 27 avril à Orléans

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Posté le 20 avril 2017 à 13h24 par Michel Janva | Lien permanent

Des soignants quittent leur travail parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements

Au lendemain de la Marche pour la Vie naissait une nouvelle antenne d’écoute : Nos mains ne tueront pas, dédiée au personnel soignant. Odile Guinnepain est infirmière en soins palliatifs et s’occupe de leur organisation en maison de retraite. C’est elle qui a lancé et dirige cette nouvelle plateforme d’écoute, rattachée à l’Association Choisir la Vie. Elle a été interrogée par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

8840-p3-flyer-2"Plusieurs choses m’ont montré la nécessité de créer une telle plateforme. J’entends ponctuellement, au gré des rencontres, des soignants – et particulièrement des sages-femmes et des infirmières – dire qu’elles quittent leur travail en raison d’un ras-le-bol, parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements. Elles disent n’être pas venues à cette profession pour cela. Il y a aussi beaucoup de questions autour de la sédation terminale, qui débouche sur la mort rapide du patient. J’ai eu récemment l’appel d’une infirmière à qui l’on a demandé de poser une sédation terminale sur une jeune femme, non parce qu’elle se trouvait en fin de vie mais parce qu’elle le demandait. Devant son refus, l’établissement a fait venir une équipe mobile de soins palliatifs qui a validé la décision et ordonné l’administration de cette sédation. L’infirmière en question m’a appelé pour savoir comment faire. Je lui ai donné des outils pour qu’elle puisse surveiller l’administration de la sédation et déterminer quand il y avait surdosage et éviter ainsi la mort. Tout s’est bien passé pour la patiente. Mais lorsque l’infirmière est revenue après plusieurs jours d’absence, elle a appris que la jeune femme était décédée rapidement : l’équipe mobile de soins palliatifs, qui avait ordonné la sédation, est venue et est restée jusqu’au décès de la patiente. Il paraît que cette équipe était furieuse du comportement de l’infirmière mais n’a rien pu lui reprocher, puisqu’elle a agi de façon professionnelle.

Enfin, lors de la dernière marche pour la vie, j’ai compris qu’il y avait très peu de professionnels de santé qui venaient en tant que tels, alors qu’ils sont les premiers concernés par ces lois mortifères. S’ils ne suivaient pas cette culture de mort, elle s’éteindrait par elle-même. Je me suis dit qu’il fallait que les soignants se montrent. L’idée de cette antenne est, bien sûr, de les écouter, mais aussi de les accompagner lorsqu’ils ont des difficultés d’ordre éthique. Il faut les aider, pour que tout le monde ne quitte pas le navire. [...] Le but est de leur donner des outils – comme ce que j’ai pu faire avec cette infirmière en soins palliatifs – pour qu’ils puissent continuer d’exercer leur profession, tout en respectant la vie. C’est possible même si c’est, il est vrai, très difficile.

Dans cette perspective d’accompagnement, vous proposez des week-ends de formation ?

Exactement, le premier aura lieu les 27 et 28 mai prochains. Il existe déjà beaucoup de formation sur les sujets éthiques, et qui sont excellentes. Mais il manque une formation très technique, qui parle aux professionnels et qu’ils puissent appliquer dans leur travail quotidien. Nous avons des réponses à donner sur le sujet, pour la simple raison que j’ai pu l’expérimenter dans mon propre travail. Le thème de cette première session est « Comment contourner les sédations terminales euthanasiques ». Pour les prochaines, nous sommes prêts à accueillir d’autres spécialités, pour parler bien sûr. Mgr Aupetit nous accompagnera et nous éclairera sur l’objection de conscience. [...]

Vous conseillez les soignants pour qu’ils ne posent pas d’acte contre la vie… Ne tomberiez-vous pas sous le coup de la loi contre le délit d’entrave ?

Il faut quand même prouver qu’en conseillant des soignants, on fait pression sur des femmes voulant avorter. Et puis vous savez, je n’ai jamais entendu de femme porter plainte contre une association qui aurait fait pression sur elle pour qu’elle garde son enfant. Cette loi ne me fait pas peur. Certes elle est dramatique, mais elle est aussi une bonne nouvelle : c’est parce qu’on les dérange que le gouvernement l’a fait voter aussi rapidement."

Posté le 20 avril 2017 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2017

Le cloître intérieur avec Louis et Zélie

De Guillaume d'Alançon :

"Combien de jeunes sont-ils laissés à eux-mêmes durant leurs études ? Loin de leurs parents et de leur base, ils sont comme un arbre transplanté des rives verdoyantes d’un gave vers un désert aux nombreux mirages. Ils ont l’impression de contrôler la situation mais, faute de racines bien profondes, ils se dessèchent et confondent l’air du Ciel avec les fumées de Satan. Que de paradis artificiels aujourd’hui : la drogue, le sexe, l’alcool, les mondanités, la séduction… Pour que le feuillage des âmes reste toujours vert, il suffit de s’accrocher aux sacrements, à la Parole de Dieu, au service des pauvres, à un directeur spirituel, à la prière silencieuse… et aux bons amis qui nous aident à avancer.

Ecoutons sainte Zélie Martin, éducatrice remarquable, qui écrit à son petit frère : «  Je suis (…) dans une grande inquiétude à ton sujet. Mon mari me fait, tous les jours, de tristes prophéties. Il connaît Paris, et il me dit que tu seras en butte à des tentations auxquelles tu ne résisteras pas, parce que tu n’as pas assez de piété. Il me raconte ce qu’il a éprouvé lui-même, et ce qu’il lui a fallu de courage pour sortir victorieux de tous ces combats (…). Prie, et tu ne te laisseras pas entraîner par le torrent. »

Et comment édifier notre citadelle intérieure ? Comment trouver en nous le cloître, ce refuge pour l’homme qui veut chercher Dieu ? Nous aussi devrions tous avoir une arcade de cloître dans notre cœur ; romane ou gothique, peu importe. Plongés dans le monde, notre bouée est cette chambre secrète, réclusion intérieure, où nous pouvons rencontrer Dieu dans le secret, seul avec le Seul, mais pourtant jamais moins seuls… que lorsque nous sommes seuls. Même marié, saint Louis Martin va régulièrement « faire retraite » dans cette petite cellule qu’il appelle « le Pavillon ». Là, dans le silence, il se renouvelle au contact de la divine présence.

Ecoutons encore Zélie qui s’adresse une nouvelle fois à son frère cadet : « Tu habites tout près de Notre-Dame des Victoires [sanctuaire parisien fondé par Louis XIII]. Eh bien ! Entres-y seulement une fois par jour pour dire un Ave Maria à la Sainte Vierge. Tu verras qu’elle te protègera d’une manière toute spéciale, et qu’elle te fera réussir en ce monde, pour te donner ensuite une éternité de bonheur. (…) J’ai reçu d’elle des faveurs que moi seule connais. »

Saint Louis et Zélie Martin, priez pour que nous gardions comme un trésor cette vie intérieure que nous portons en nous comme un vase d’argile, comme une flamme fragile. Qu’elle brûle toujours et nous façonne à l’image de Jésus et de Marie."

Posté le 19 avril 2017 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

Asselineau, coup de projecteur

Un certain nombre de nos lecteurs protestent en commentaires que le Salon Beige ne dit rien, ou trop peu, au sujet de François Asselineau. Outre la toute récente note consacrée à la video de Kris Papillon à ce sujet, et d'autres assertions comme celle-ci ou celle-là, nous vous proposons ce soir ce débat entre Asselineau et le binome Naulleau/Zemmour, en date du 12 avril. Il donne l'occasion d'entendre les principaux points du programme de l'intéressé, ses arguments qu'il présente avec une grande aisance et une grande clarté, mais aussi ses lacunes les plus manifestes.

De ce seul document, nous suggérons de garder en mémoire:

  1. sa priorité mise sans la moindre ambiguité sur la restauration pleine et entière de la souveraineté française à l'égard de toutes les formes de féodalités transnationales;
  2. la libération des principaux services publics français, notamment pourvoyeurs d'égalité entre les citoyens et les territoires, des grands prédateurs supra et infra nationaux, quitte à recourir à un programme très étatiste en la matière (qui s'impose peut être étant donnée la conjoncture, mais qui selon nous devrait être assouplie une fois la souveraineté reconquise, dans le sens d'une plus grande subsidiarité);
  3. l'absence frappante de discours et de position sur l'identité française, mise en relief par les lacunes pointées par Zemmour sur la conquête musulmane de la société française, et le déni, au moins à l'antenne, de la réalité démographique du grand remplacement;
  4. et en cohérence avec le point précédent, l'absence de toute référence à, ou mention de la doctrine sociale de l'Eglise et des points non négociables, sans même nécessairement les formuler tels quels ou les approuver formellement.

Les points 1 et 2 le rapprochent nettement, sur le fond, des positions de  Marine Le Pen, même si les modalités d'exécution diffèrent.

 

Posté le 19 avril 2017 à 09h20 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (17)

18 avril 2017

De l'abstentionnisme à Asselineau

Kris Papillon est un jeune Français qui a créé et anime une chaine video sur You tube, "Minute... papillon", où il traite, parfois avec un langage fleuri, des sujets d'actualité et de société, généralement avec beaucoup de bon sens, d'à propos et d'humour. Il se mêle cette fois de politique et quoi que nous n'ayons pas les mêmes intentions de vote que lui, il nous a paru intéressant de donner un écho à son raisonnement construit, qui est d'autant plus intéressant qu'habituellement ses videos touchent un très large auditoire, l'audience atteignant régulièrement plusieurs centaines de miliers de vues, avec des pics à deux voire trois millions.

Posté le 18 avril 2017 à 22h09 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

17 avril 2017

Vive le CHRIST, Roi des Francs!

Le recours

Tout n'est pas pourri au Royaume de France! Des Français sont là pour nous recentrer sur l'Essentiel.

Alors que la synagogue de Satan fête cette année ses 300 ans d'existence sur le sol français et la 224 ème année de l'assassinat du Roi Louis XVI, alors que la campagne électorale se complaît et s'ébat dans les caniveaux, certains Français se lèvent pour nous rappeler à nos origines, pour nous rappeler les promesses du baptême de notre Nation.

Oui le seul Roi de France est le Christ. Lui seul est digne de régner sur la société française. Et c'est parce que la fonction royale consistait, entre autre, à être le lieutenant du Christ dans la Royaume que le Roi a été assassiné.

Rien n'est perdu. Et Celle qui a écrasé la tête de l'antique serpent, nous libérera des chaînes qui emprisonnent la France. Nous n'avons rien a attendre des Macron, Fillon Hamon, Mélenchon, Le Pen et autres Tartempion, tous affiliés aux loges ou leur ayant donné des gages. Le Christ est le seul qui a des droits à diriger la France, depuis le baptême de Clovis. C'est en se mettant à son école que la Nation retrouvera son unité et sa grandeur.

 

Posté le 17 avril 2017 à 23h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (13)

L'Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 17 au 23 avril 2017)

Agenda en ligne - Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Mardi 18 avril 2017
  • Beauvais de 21h à 22h  - Place Jeanne Hachette
  • Bourges, pas de veilleurs le 18 avril
  • Cherbourg à 20h30 - sur les marches du théâtre
  • Cholet - de 21h00 à 22h00 place Travot
 
Mercredi 19 avril 2017
  • Bondy : de 19 h 00 à 20 h 00 ,devant la gare SNCF
  • Montélimar : sur les Allées Provençales de 20h30 à 21h30
  • Maisons Laffitte Place de la bibliothèque de 19h00 à 20h00
 
Jeudi 20 avril 2017
 
Vendredi 21 avril 2017
  • Bordeaux Sentinelles Place Pey Berland de 19h à 20h
  • Carhaix – place de La Tour d'Auvergne, de 20h30 à 22h (97ème veillée)

Posté le 17 avril 2017 à 10h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2017 : grande veille des Sentinelles

Communiqué des Sentinelles (évènement Facebook) :

Sentinelles_20170423"Le 23 avril, les Sentinelles ne lâchent RIEN, Jamais !

Le 23 avril 2013 était adoptée la loi Taubira ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, et, de facto, l’adoption à ces couples nouveaux. Madame Taubira l’avait annoncé : c’est un changement de civilisation. Arrachée au forceps, non sans mépriser tous ceux qui n’avaient pas l’heur d’approuver de tels bouleversements et en écornant sérieusement la démocratie au passage, cette défaite a été extraordinairement féconde parce que le peuple des silencieux, des respectueux, des sans histoire a, par l’ampleur de sa mobilisation, effrayé un pouvoir en place dévoyé et a stérilisé ses ambitions sociétales. Le partage des luttes a cimenté de nouvelles amitiés solides. La plupart des initiatives issues de ce mouvement perdurent, comme les Sentinelles qui assument entièrement cette filiation. 

Le 23 avril 2017 devrait se tenir le premier tour d’un scrutin visant à désigner pour 5 ans le prochain président de la république. Le brouhaha qui sert de campagne électorale afflige tous les citoyens qui auraient souhaité, parce que notre nation est en crise, élever le débat. Les Sentinelles sont attentives et sceptiques. Elles savent qu’après cinq décennies d’incurie, ce n’est pas un mandat de cinq ans qui rétablira notre société sur un socle anthropologique solide et respectueux de la femme, de l’homme, de l’enfant et de la famille. Elles savent que les outrances judiciaires et médiatiques ne cesseront pas d’un coup de baguette magique. En ce sens, le scrutin du 23 avril sera un échec. Les échéances des Sentinelles sont lointaines, et elles le savent. La victoire d’un quelconque camp contre l’autre ne mettra pas fin à leur mobilisation pacifique.  

Les Sentinelles veilleront place Vendôme le 23 avril à partir de 13h (plage horaire volontairement très large vues les multiples devoirs d'état du jour !). Comme à leur habitude, elles seront respectueuses de l’ordre public, pacifiques, sans signes distinctifs et silencieuses. Elles auront à cœur de respecter un espace suffisant entre elles. Et sans jamais se départir de leur détermination, elles seront bienveillantes. Vous pouvez bien évidement les rejoindre et veiller avec elles. S’inscrire sur l’événement Facebook n’est pas un prérequis."

Posté le 17 avril 2017 à 08h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 avril 2017

"Le sacro-saint devoir de réserve des armées doit être brisé"

Nous avions relaté la publication par le Général Martinez de son ouvrage "Quand la grande muette prendra la parole". Il détaille son propos et son raisonnement dans un entretien passionnant accordé à Sputnik France. On apprend notamment qu'en 2014, les chefs d'états-majors seraient entrés "en rébellion" contre le gouvernement. Extrait.

"Les forces armées ont été réduites de 54 000 hommes entre 2008 et 2015. Le gouvernement du Président actuel prévoyait de réduire encore de 34 000 hommes. Soit près de 90 000 hommes. Or les missions n'ont pas été modifiées et depuis la fin de la guerre froide, nos forces armées n'ont jamais autant été engagées à l'extérieur. Et nous sommes aujourd'hui, compte tenu de la menace islamiste, contraints de faire intervenir celles-ci sur notre territoire. Ça pose énormément de problèmes au niveau des relèves. Arrive cette opération Serval [au Mali] (...). Le chef d'Etat-major des armées et les chefs d'Etat-major des trois armées, devant cet obstacle majeur, ont rendu compte au Ministre de la défense, en disant qu'ils étaient prêts à démissionner. Peu de citoyens le savent : s'ils avaient déposé leur démission, il y avait une bonne vingtaine de généraux prêts à suivre leurs chefs. Un précédent a été créé. (...) Il faut briser le silence pour permettre un sursaut. Le politique hésite beaucoup : s'il n'est pas mis devant des situations dramatiques, les décisions ne se prennent pas. "

Posté le 15 avril 2017 à 18h38 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (7)

Il y a beaucoup à faire qu'aucun parti au pouvoir ne fera jamais

Un PM 161 Site1L'analyse d'Hilaire de Crémiers dans le numéro d'avril de Politique Magazine.

Les sycophantes mènent leur ballet. Institution éminemment démocratique qui sévissait déjà dans l’Athènes décadente. La dénonciation sort des officines de la Hollandie, file vers les salles de rédaction, excite les magistrats, incendie les réseaux sociaux. Chacun se croit en droit de juger. Le parti socialiste, toute la gauche dite de gouvernement qui joue les offusqués, oublie aujourd’hui les scandales qui ont défrayé la chronique de la Mitterandie pendant plus d’une décennie, après les premières révélations de l’affaire Urba en 1991.

Le passé, le présent et le futur

Ils ont enterré Henri Emmanuelli samedi 25 mars en grande pompe républicaine à Mont-de-Marsan. Tous les caciques de la Gauche installée, prébendée, rémunérée et nourrie – que de pauvres gens ! – étaient là, alignés sur leurs chaises, à côté de François Hollande. À quoi pensaient-ils, tous, avec ces regards perdus, comme affaissés sur de douloureux abîmes intérieurs. Ces beaux messieurs qui affectent avec condescendance l’affranchissement de toute foi religieuse, songeaient peut-être que ce serait, comme dit le poète, bientôt leur tour. Finie la vie ! Les confortables prébendes et la jouissive fièvre de la politique politicienne ! Eux aussi, mais oui, tout comme lui, ils y passeront ! Hollande s’est voulu bravache, selon son habitude. Braver Dieu, en se croyant drôle, c’est son truc depuis ses 18 ans. Comme ses compères, à peu près tous à son image, sortis des bons collèges ! « Si Dieu existe, et que Henri l’a rejoint, il aura fort à faire avec lui. Mais que Henri sache bien – tiens, mais comment pourrait-il savoir ? – que la République aujourd’hui le salue et ne l’oubliera jamais ». La République est-elle donc une divinité ? Parle-t-elle et voit-elle, ou est-ce Hollande qui la fait parler et voir avec son ton de prédicateur ? Ah, les idoles ! Le psalmiste déjà s’en gaussait : « Os habent et non loquentur, oculos habent et non videbunt ».

Mais cet Henri Emmanuelli dont Hollande a fait l’éloge, avait été condamné en 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de droits civiques. En tant que trésorier du parti socialiste ! Péché pardonné donc. L’onction républicaine couvre tout. Il est bon de se sentir purgé. Les lois d’amnistie, d’auto-amnistie devrait-on préciser, de 1988–1990 sont censées avoir tout mis au net. Grâce soit rendue à la République et à l’efficace de ses sacrements ! Pourtant les faits peccamineux ont continué par la suite, tant du côté socialiste que du côté du RPR et de l’UMP. Faut-il reprendre la longue litanie des « affaires » ? Jusqu’à Cahuzac, Le Roux… ? Et les comptes de campagne pour les présidentielles validés par le Conseil constitutionnel pour le bon ordre républicain, ainsi que l’a révélé Dumas ?

Politique d’initiés

Hollande lui-même, avec tous ses réseaux, n’a-t-il pas pratiqué avec délectation ces arcanes du pouvoir, en mystérieuses initiations ? Tous les livres qui paraissent sur lui, écrits pour la plupart par des journalistes de gauche, prouvent sa suffisance autant que sa maîtrise en la matière. Il met toute sa vanité dans cette manière d’être : je suis celui qui sait. Le ridicule n’est pas loin.

Ce n’est pas pour rien qu’il est allé en pèlerinage rue Cadet le 27 février dernier, premier chef de l’État à rendre ainsi une visite officielle au temple des temples. Il s’agissait, bien sûr, de rendre grâce... à la « divinité », mais aussi d’appeler à l’aide avec grande imploration, selon la tradition des loges, dans l’implacable lutte contre toute résurgence dans la vie publique nationale du moindre soupçon de tradition française et chrétienne. Lutte acharnée qui autorise tous les coups et dans laquelle lui-même se dit, jusqu’en ses déplacements à l’autre bout du monde, totalement investi comme d’une mission supérieure et qu’il a bien l’intention de poursuivre après la fin de son mandat. Il n’est pas inutile d’écouter le baragouin de cet homme, par ailleurs profondément inculte et qui n’a réussi sa carrière qu’en ayant l’intelligence mécanique de réciter, aussi sottement qu’il le fallait, tous les poncifs de la croyance officielle.

Ce que voudrait la France

La question aujourd’hui, à quelques jours maintenant de l’élection présidentielle, est parfaitement claire. Le peuple français, dans la mesure où il en reste encore un, est majoritairement dans un état d’esprit que l’analyse électorale qualifie de droite. Il veut l’ordre, la justice, la paix sociale, l’arrêt de la submersion migratoire, le respect des libertés, la sauvegarde des familles, la protection du patrimoine tant public que privé, l’intégrité du territoire national et la garantie des frontières, la fin de la bureaucratie inutile, la liberté d’entreprendre, de vivre et d’éduquer, le changement radical dans la conception même de l’Europe dont l’anniversaire du traité fondateur n’a suscité aucune liesse, la sortie des filets contraignants de Bruxelles, la relance économique pour en finir avec le chômage de masse. Bref une France souveraine et fière qui retrouve son indépendance et capable d’effectuer au-delà des partis les réformes indispensables ; et il y en a beaucoup à faire qu’aucun parti au pouvoir ne fera jamais.

Voilà ce que pense au fond une bonne partie des Français qui, sans le dire ni même sans se le dire de manière consciente, ne croient plus dans les institutions telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui ; il est, d’ailleurs, quelques enquêtes d’opinion – rares mais sûres – pour le manifester clairement.

Ce qui se passe en Guyane est sur ce point révélateur. Le gauchisme taubiresque n’a rien à voir avec le problème qui, toutes proportions gardées, ressemble à celui de la France et de toute son outre-mer. Territoires abandonnés, au motif de politiques aussi stupides que prodigues en gabegies insensées ! Telle est la réalité partout. Ça commence à se savoir et à ne plus se supporter. La dérisoire visite des deux ministres de l’Intérieur et des Outre-mer, deux fantômes du moment aux noms inconnus, Fekl et Bareigts, ne changera rien au fond de la situation guyanaise.

Alors cette France va voter. Et comme prévu, mécaniquement, elle va se diviser ou s’abstenir par dégoût. La simple addition des chiffres montrera mathématiquement qu’elle est, selon la terminologie partisane, profondément de droite. Fort mal représentée et encore plus mal gouvernée. Et tout est fait en ce moment pour que ça continue. Comme avant. Le poids du régime écrasera toutes les velléités d’en sortir. Macron qui prétend s’en libérer, n’y arrive pas plus que les autres : les ralliements à son En marche ! sont autant d’entraves pour demain. Tout le monde veut être de la partie qui se jouera avec les législatives. Les vieux apparatchiks tentent de se refaire une jeunesse. Aucun candidat à l’élection présidentielle – si déterminé soit-il – n’est en état de dominer la situation. Ne parlons ni d’Hamon ni de Mélenchon qui ne songent qu’aux recompositions futures. Macron n’est flou que de son incapacité totale de gouverner et d’avoir une majorité. Fillon se heurtera aux obstacles de la machine républicaine dont les premiers seront dressés par son propre camp : composer ou se casser. Marine Le Pen aura contre elle tout l’établissement qui tient l’administration et enserre presque la totalité de la vie politique et culturelle du pays.

C’est littéralement sans solution. S’imaginer que le système changera parce qu’on en prendra la tête – à la place des autres, bien sûr – est un rêve. Il va encore coûter cher. La désillusion et le désespoir qui s’ensuivront, et désormais très vite, aggraveront la crise de régime. Car, maintenant, la question politique se pose avec une violente acuité : ce n’est plus une question de système comme l’affirment tous les candidats ; c’est une question de régime.

Posté le 15 avril 2017 à 14h47 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

A la découverte de la France provinciale où le vote FN est décomplexé

Reporter de guerre, prix Albert Londres, la journaliste Anne Nivat est parti sillonner six villes moyennes de la France périphérique, d'où elle a tiré un livre reportage. Elle en parle comme si elle avait découvert une tribu d'Amazonie :

XVM7aa83ae4-2118-11e7-b270-36daf8b68907-100x156"Le vote FN fait peur au microcosme politico-médiatique parisien, mais en province il est complètement décomplexé. Nous serons sans doute étonnés par son score au premier tour. Les raisons en sont multiples, mais je crois qu'un des facteurs principaux est la décrédibilisation des politiques. Le principal atout de Marine Le Pen, c'est sa «virginité» politique: elle n'a jamais été au pouvoir. Ça joue en sa faveur.

Les gens vous parlent beaucoup de religion. Comment expliquez-vous ce renouveau d'une demande de spirituel dans une société qui prétend pourtant en avoir fini avec Dieu?

Voilà un thème que je n'avais pas anticipé, et que j'ai identifié dans toutes les villes, dans toutes les catégories sociales, en en particulier chez les jeunes. J'ai senti un besoin de religieux, que ce soient chez les jeunes musulmans ou chez les jeunes chrétiens. J'ai été frappé par le succès des églises évangéliques dans ces villes moyennes. Beaucoup de populations d'origine africaine fréquentent ces églises, souvent situées dans des hangars, des garages. Des catholiques ont quitté leur paroisse pour les évangéliques. Les convertis, j'en ai vu beaucoup, dans les deux sens. Beaucoup de chrétiens africains qui se convertissent à l'islam, mais il y a aussi des conversions vers le christianisme évangélique. Il y a du mouvement, c'est très intéressant. Des jeunes catholiques de Laval racontent se sentir jaloux de jeunes musulmans, car, disent-ils, on parle plus d'eux dans les médias, ils sont plus visibles, on voit à leur habillement qu'ils sont musulmans. Ces jeunes reprochent à leurs parents: «Mais pourquoi ça ne se voit pas qu'on est catholique?». À Laval, lors d'une journée du dialogue interreligieux, un prêtre ouvrier, le père Berjonneau s'était rendu dans une mosquée, et l'imam lui a reproché de ne pas avoir porté de soutane, de n'être pas «habillé en prêtre». Je crois que le dialogue interreligieux est capital pour retisser le lien entre ces deux France.

Le pays est-il «morose»?

J'ai trouvé une France qui se plaint, mais pas une France triste. Les Français aiment leur pays. Ce livre évoque leurs angoisses, mais il essaie aussi de mettre en valeur ceux qui sont prêts à s'aider les uns les autres, comme cette France des maraudes, qui sont organisées dans toutes les villes. Il s'agit de bénévoles, de toutes conditions sociales, qui sillonnent les rues pour aider les plus pauvres. Il y a là une France fraternelle, solidaire et optimiste. [...]"

Posté le 15 avril 2017 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent

Le "vivre ensemble" entre Soudanais et Afghans... à Paris

Des heurts ont éclaté en début de soirée, vendredi, en marge d’une distribution de nourriture. Plus d’une cinquantaine de clandestins se sont alors affrontés, Afghans d’un côté, Soudanais de l’autre. Le bilan de cette bagarre d’une rare violence est particulièrement lourd, plus de 20 blessés et un jeune homme, roué de coups de bâtons, entre la vie et la mort. Il aura fallu plusieurs heures aux forces de l’ordre, intervenues en masse, pour rétablir un semblant d’ordre dans la zone.

Parallèlement à cette confrontation sanglante, à coups de bâtons et de barres de fer, une centaine de réfugiés ont profité de la confusion pour escalader les grilles du site et envahir les locaux déjà complets.

Posté le 15 avril 2017 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

Sexe et pornographie dans les livres scolaires : scandale aussi dans les écoles catholiques

Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. Il touche tant les écoles publiques que l’enseignement catholique.

« Je sais qu’il y a deux scènes de viols, dont une sur une mineure. Je crois aussi qu’il y a une tournante dans une cave. Dès le début, ils présentent le personnage comme une bête de sexe. Il est marié mais sa femme ne lui suffit pas, alors, il a une garçonnière où il se rend pour voir d’autres femmes la nuit. Je n’ai pas tout lu ». Le personnage était « une bête de sexe ». La jeune fille qui parle est aujourd’hui âgée de 18 ans. Mais de quoi parle-t-elle ? D’un livre dont la lecture a été imposée par l’un de ses professeurs à toute sa classe de seconde, il y a trois ans, pour « l’étudier ». Ce livre, c’est L’invention de nos vies de Karine Tuil. On y trouve de nombreuses scènes de pornographie.

C’est un scandale sans nom. Mais il y a plus grave : cela s’est passé dans un établissement de l’enseignement catholique de Rennes : l’Assomption. « Le sexe » abordé sous des traits nauséabonds dans une école catholique bretonne… Lorsque les faits se produisent, Tiphaine n’a que 15 ans. Cette lecture imposée la choque terriblement, au point qu’elle sera victime de crises de larmes à répétition, d’insomnies fréquentes, de troubles divers. A l’époque, la lettre d’excuse qu’elle reçoit de Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique à Paris ne change pas grand-chose. Le mal est fait. Trois ans après, Tiphaine, que nous avons interviewée en exclusivité, reste toujours profondément choquée. « Je ne pourrai jamais oublier cela », nous a-t-elle déclaré.

Toujours à Rennes, il y a peu, c’est un établissement considéré comme un fleuron de l’enseignement catholique – Saint-Vincent-la-Providence – qui a fait étudier à des élèves de 3e un livre du même acabit. Un ouvrage de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette… Interviewée à visage caché, la mère d’un enfant de 13 ans nous a dit être révoltée par ce que l’on a fait étudier aux élèves.

« Une amie m’a raconté que dans une école de la région, on avait emmené des élèves voir une pièce de théâtre à la fin de laquelle les acteurs se sont promenés, nus, dans la salle, enjambant les fauteuils dans lesquels avaient pris place les élèves… »

Armel Joubert des Ouches et Jeanne Smits qui ont travaillé plusieurs semaines sur cette enquête, ont également pu obtenir le témoignage de ce professeur d’anglais d’un établissement catholique du Val-de-Marne, scandalisé par l’absence de réaction tant de la direction du lycée dans lequel elle travaille que des autorités ecclésiastiques. Notre équipe a tenté d’obtenir des explications auprès de l’évêché de Rennes et auprès des services de Mgr Pierre d’Ornellas, en vain…

Dans les établissements publics et privés sous contrat, les cas de ce genre se sont multipliés ces dernières années sans que la presse n’en fasse état.

Sexe et pornographie dans les livres scolaires : scandale dans les écoles catholiques et publiques from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 15 avril 2017 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

Intéressante étude comparative des électorats

Ou tout au moins du public des meetings de quelques candidats. On peut pas dire que deux cents ans de Lumières républicaines, ça vous éclaire un peuple... à quelques exceptions près...


 

Posté le 13 avril 2017 à 08h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (3)

Contraception, avortement, régulation naturelle des naissances, maîtrise de soi

Interrogé dans le Parisien, le Dr Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, critique les méthodes naturelles de régulation des naissances. Et semble se satisfaire de la situation actuelle concernant le nombre astronomique d'avortements chaque année :

"Elles sont stables jusqu'à maintenant, autour de 200 000 par an pour 1 million de grossesses".

Et il critique la fiabilité des  méthodes naturelles. Sauf que, selon les chiffres de 2012 du ministère de la Santé72% des avortements concernent des femmes qui étaient sous contraception.

Par ailleurs, parmi les méthodes de contraception qui sont recensées, il manque étonnamment la méthode billings. Contrairement à ce que dit le Dr Philippe Deruelle, ce n'est pas de la roulette russe. Cette méthode, découverte dans les années 1960-1970 par les Docteurs John et Evelyn Billings, médecins australiens, permet à la femme de connaître sa fécondité par l’observation de la glaire cervicale. Avec la méthode, le couple peut aussi bien différer la venue d’un enfant, par la continence (abstinence) périodique ; que favoriser une conception. Pour être fiable, la méthode doit être bien comprise. Une grande majorité de femmes, pendant la plus grande partie de leur vie féconde, peuvent tenir leur tableau d’observations et pratiquer la méthode sans difficulté. D’autres peuvent avoir besoin, pour certaine période de temps, d’un suivi régulier, personnalisé par une monitrice (ce peut être en période d’allaitement ; après l’arrêt d’une pilule contraceptive ; en péri-ménopause ; lorsque se présentent certaines pathologies). Les foyers moniteurs reçoivent avec bienveillance et respect tout couple ou personne, croyants ou non, et quelle que soit leur origine.

Concernant la régulation naturelle des naissances, le pape Paul VI écrivait dans Humanae Vitae :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine.

Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité.  Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. 

Nous voulons à cette occasion rappeler l'attention des éducateurs et de tous ceux qui ont des tâches de responsabilité pour le bien commun de la société sur la nécessité de créer un climat favorable à l'éducation à la chasteté, c'est-à-dire au triomphe de la saine liberté sur la licence par le respect de l'ordre moral."

Posté le 13 avril 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2017

17 393 inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste

Les chiffres du Sénat sont actualisés à la date du 1er mars 2017 ; ils prennent en compte les individus signalés par les services et le Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR), qui gère la plateforme téléphonique nationale de signalement, ainsi que les « objectifs » créés par les services spécialisés.

Au total, 17 393 individus étaient inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) FSPRT, dont :

  • 7 400 individus signalés par les préfectures via les États-Majors de Sécurité (EMS) ;
  • 5 346 individus signalés par le public via le CNAPR ;
  • 5 799 objectifs inscrits par des services de police ou gendarmerie.

Tous ces individus ne sont pas nécessairement contrôlés en permanence. Un certain nombre d’entre eux sont dits « clôturés » : les services estiment qu’ils ne nécessitent plus de surveillance, mais ils demeurent au FSPRT du fait des signes de radicalisation ayant été constatés. D’autres encore sont dits « en veille » : ils ne nécessitent plus de suivi actif mais restent néanmoins attribués à un service.

Par ailleurs, 2 046 individus ont été formellement identifiés sur une zone de combat en Syrie et en Irak et 249 individus présumés décédés ont été recensés.

Posté le 12 avril 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

Les familles françaises sont les plus taxées de l'OCDE

La politique familiale française n'est pas si généreuse :

"Les familles de l'Hexagone sont en effet les plus lourdement imposées de tous les pays de l'OCDE, si l'on en croit le dernier rapport annuel de l'organisation internationale intitulé «Impôts sur les salaires» et publié ce mardi. Ainsi une famille avec deux enfants et un seul revenu salarial correspondant à la moyenne des salaires du pays devra acquitter une charge de 40 % sur ses revenus bruts (y compris les charges patronales) en France, contre 38,6 % en Italie, 34 % en Allemagne, 26,1 % au Danemark, et 20,8 % aux États-Unis.

Ces chiffres peuvent surprendre dans leur présentation, mais l'OCDE a une définition très large de la notion d'impôt: il s'agit non seulement des prélèvements directs sur les revenus salariaux tels qu'on les entend en France (l'impôt sur le revenu et la CSG), mais également des cotisations sociales payées par le salarié, ainsi que des cotisations patronales acquittées par l'entreprise, ce qui peut surprendre de prime abord. La présentation de l'OCDE est en réalité la bonne, la seule qui ait une véritable signification économique. Car les deux éléments qui comptent vraiment en matière salariale c'est d'une part le revenu net dont dispose le salarié une fois payé ses impôts directs et ses cotisations, et d'autre part le coût salarial global pour l'entreprise qui a embauché son collaborateur. La distinction entre les cotisations payées par l'employé et celles acquittées par l'entreprise que l'on fait toujours en France est illusoire: en réalité toutes les cotisations sont assujetties au salaire et donc au salarié.

La différence entre coût salarial total et salaire net est ce que l'OCDE et les économistes en général appellent le «coin fiscal». Ce terme d'apparence technique est au contraire très concret: le coin est la pièce de métal utilisé par les forestiers pour fendre le bois. Le coin fiscal est cet écartèlement douloureux entre le coût salarial et le salaire net. Il s'élève donc à 40 % pour les familles françaises, en tout cas dans la configuration retenue par l'OCDE (un seul salaire et deux enfants). Pour les célibataires le coin fiscal est encore plus élevé, atteignant 48 % en France (pour un salaire correspondant au salaire moyen du pays). Mais le célibataire français est mieux loti que le Belge (54 % de coin fiscal) ou que l'Allemand (49,4 %). Les pays de l'OCDE s'avèrent très hétérogènes pour ce qui est des prélèvements sur salaires. L'Europe continentale a des «coins fiscaux» bien plus élevés que les pays anglo-saxons: le célibataire britannique a un taux d'imposition (au sens large défini précédemment) de 30,8 % la famille d'outre Manche étant imposée à 25,8 %. Aux États-Unis ces taux de prélèvement direct sont respectivement de 31,7 % pour les célibataires et de 20,8 % pour les familles.

Au sein même de la zone euro on observe des différences considérables. L'Irlande est un paradis fiscal non seulement pour Google et les autres multinationales américaines, mais aussi pour ses familles dont les taux d'imposition ne sont que de 8,3 % (impôts et cotisations). La raison pour laquelle elles sont relativement plus nombreuses qu'ailleurs? La France apparaît de nouveau comme un enfer fiscal pour les salariés à travers de ce classement de l'OCDE. Il faut toutefois remarquer que l'étude se limite aux prélèvements et ne traite pas des prestations sociales, en espèce ou en nature, pour lesquelles la France est également championne."

Posté le 11 avril 2017 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

Rixe entre Afghans et Kurdes : incendie du camp d'immigrés de la Grande Synthe

12244234La quasi totalité du camp de Grande-Synthe (Nord) a été ravagé par un incendie hier soir. Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient dans 300 cabanons en bois. Le feu s'est déclaré après une rixe à l'arme blanche entre Afghans et Kurdes qui a fait six blessés.

Les bagarres se sont poursuivies tard dans la nuit, malgré l'intervention de deux compagnies de CRS.

70% du camp a été détruit. Ces immigrés ont été évacués du camp et seront relogés dans des hébergements d'urgence.

Posté le 11 avril 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

Macron m’a tuer

Ce matin dans Paris, trois victimes du Collectif « Tout sauf Macron » ont manifesté devant une agence de Pôle Emploi pour dénoncer les 600 000 chômeurs du Ministre Macron.

Posté le 10 avril 2017 à 19h31 par Michel Janva | Lien permanent

Le vote "flottant" est une condition sine qua non pour être écoutés par les candidats et les partis

C81UxzKXkAAkN7OLa conférence organisée par le Cercle Anjou Conférences sur l'avenir de la droite, où j'intervenais avec mon ami Guillaume Bernard, a été un succès à plus d'un titre.

Tout d'abord, elle montre une nouvelle fois que la "droite hors les murs" peut fort bien s'organiser sans attendre l'homme providentiel ou l'évolution des partis politiques: en l'occurrence, près de 70 personnes avaient répondu présentes (alors que, dans le même week-end, le FN et LR ont réuni deux fois moins de personnes à Angers).

Elle montre aussi que l'alliance entre un cercle local et les médias numériques "fonctionne". J'ai toujours pensé que le succès de la Manif pour tous tenait à l'association des paroisses les plus dynamiques et d'internet. Je me réjouis de constater, sur pièces pour ainsi dire, que cela reste, plus que jamais, d'actualité, y compris sur d'autres sujets que la défense de la famille.

C81UvUnXsAE-qKlEnfin, les différents tweets et retweets des déclarations de la soirée montrent les priorités de cette "droite hors les murs". On le devinait, mais on en a ici une nouvelle preuve: cette droite, orpheline de chefs sans doute, mais active et engagée, veut forcer les partis à se positionner sur quelques questions simples et déterminantes, comme la défense de notre civilisation, l'attachement à notre conception de l'être humain, la défense de nos libertés, etc., loin du totalitarisme d'une oligarchie aussi libertaire que liberticide.

Progressivement se mettent en place les conditions d'une influence des catholiques de conviction (qui forment l'essentiel des bataillons de cette fameuse "droite hors les murs") sur les partis de droite: de plus en plus souvent, je rencontre des Français prêts à changer de vote en fonction des convictions de leurs candidats et non en fonction de leurs étiquettes partisanes. Ce vote "flottant" est une condition sine qua non pour être écoutés par les candidats et les partis.

C81Ut-8W0AA1oalJe ne saurais donc trop conseiller à ceux de nos lecteurs qui le souhaitent de lancer de tels cercles locaux de conférences (n'hésitez pas m'écrire si cela vous tente; le Salon beige est évidemment à votre disposition pour vous y aider). Mais il est impératif que, d'ici deux ou trois ans, nous ayons une centaine de cercles de ce type actifs en France: cela nous donnerait une armature militante au moins équivalente à celle des partis les plus importants… et cela nous aiderait à préparer notre autonomie par rapport aux partis dits "de droite".

Signe des temps, un certain nombre de personnalités politiques de la région, parfois de bords partisans différents, et qui devraient jouer un rôle dans les prochaines années, se trouvaient ici réunies: Barbara Mazières, présidente du Cercle Anjou Conférences, ancienne élue RPF, Gaëtan Dirand, ancien secrétaire départemental FN, ou Charles-Henri Jamin, élu PCD à Saumur.

Guillaume de Thieulloy

Posté le 10 avril 2017 à 18h44 par Le Salon Beige | Lien permanent

10 avril : conférence à Paris sur le catholicisme social

Ce soir à 20h, au restaurant François Coppée, 6 bd Montparnasse, Paris 6e, le Cercle Aristote recevra Léo IMBERT, jeune auteur marseillais, pour une conférence à l’occasion de la parution de son livre sur l’histoire du catholicisme social. L’auteur sera également demain 11 avril l’invité de l'abbé de Tanoüarn dans son émission sur Radio Courtoisie.

Catholicisme_Social

Posté le 10 avril 2017 à 06h49 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2017

Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 10 au 16 avril 2017)

Agenda en ligne - Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Mardi 11 avril 2017
  • Beauvais de 21h à 22h  - Place Jeanne Hachette
  • Bourges 181e veillée de 21h à 22h à côté de la mairie rue Jacques Rimbault
  • Cherbourg à 20h30 - sur les marches du théâtre
  • Cholet - de 21h00 à 22h00 place Travot
  • Montpellier - de 20h30 à 22h, place des Martyrs de la Résistance
 
Jeudi 13 avril 2017
  • Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales
 
Vendredi 14 avril 2017
  • Bordeaux Sentinelles Place Pey Berland de 19h à 20h

Posté le 9 avril 2017 à 23h06 par Marie Bethanie | Lien permanent

Que retenir du quinquennat d'Hollande ? Les Manifs Pour Tous

418k8pWk9tLUn ouvrage vient de paraitre sur "La France de François Hollande, chronique d'un quinquennat 2012-2017". L'auteur, qui est économiste, tient un journal sur les principaux événements du quinquennat, dont entre autre, les manifs pour tous de l'année 2013. Il les décrit avec honnêteté et bienveillance, ce qui est tout à son honneur. Philippe Chalmin écrit ainsi page 53 :

24 mars 2013 :

"Combien étions-nous en ce froid dimanche des Rameaux à battre un pavé parisien fort limité par les autorités à l'avenue de la Grande Armée : beaucoup plus que maints sceptiques ne l'imaginaient et probablement autour du million (la fourchette "officielle" est [ce soir] de 300000 à 1400000...) On retrouve les mêmes participants qu'en janvier : des familles, beaucoup de provinciaux, une ambiance bon enfant, pas de dérapages ni aucune homophobie. La Manif pour tous est un INCONTESTABLE succès et elle montre bien que le mouvement ne s'est pas essoufflé, bien au contraire".

Pages 55 et 56 :

21 avril 2013 :

"Encore une belle après-midi sous le soleil printanier avec plusieurs dizaines de milliers d'opposants au "mariage pour tous". L'ambiance est familiale et bon enfant, à mille lieues des violences. [...] La journée s'est terminée, comme cela devient une tradition, par une veillée non violente à la lumière des bougies. De manière spontanée depuis quelques jours, des groupes de jeunes ont retrouvé les racines de la non-violence gandhienne. Des images de ces jeunes couchés sur le sol et désarmant par leur attitude les CRS chargés de les évacuer ont fait le tour des réseaux sociaux. C'est là l'attitude la plus juste face à un gouvernement, une majorité et même une presse dont le raidissement "laïcard" au plus mauvais sens du terme est perceptible dans le mépris de plus en plus affiché des manifestants. La non-violence est belle lorsqu'elle s'exerce ainsi, lorsqu'elle est un message d'amour et non de haine, lorsqu'elle est humilité et non arrogance, lorsqu'elle écoute aussi ceux qui souffrent. Espérons que ces petites flammes ne s'éteindront pas".

Posté le 9 avril 2017 à 15h48 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2017

Un rappeur bloque l’autoroute A3

Fianso, alias Sofiane Zermani, a privatisé sans autorisation de la préfecture un segment de la voie à hauteur de la sortie Blanc-Mesnil-Aulnay pour réaliser le deuxième clip de son dernier album, qui sortira le 12 mai.

Le 6 avril, les voitures de ses comparses ont stationné en rang d'oignons sur la voie, le temps que Sofiane, tout de blanc vêtu, puisse déguster tranquillement son café. De quoi se requinquer avant d'entamer son nouveau morceau, Toka, accompagné d'une dizaine d'amis scandant «Alger Paris Bagdad».

Une scène hallucinante à laquelle les automobilistes de l'A3 n'étaient guère préparés.

Posté le 8 avril 2017 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2017

Caporal-chef Julien Barbé, RIP

Capture d’écran 2017-04-06 à 18.57.36Le caporal-chef Julien Barbé du 6e régiment du génie (RG) d’Angers, a été tué au Mali dans l’après-midi du 5 avril. Selon le ministère de la défense,

« les soldats de la force Barkhane participaient depuis le 27 mars aux côtés de leurs partenaires maliens et burkinabés à une opération militaire conjointe tripartite dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao ».

Vers 16h30, un véhicule blindé léger (VBL) a ét touché par l’explosion d’un IED, blessant légèrement deux soldats. Le détachement du génie, auquel appartenait le caporal-chef Barbé, a été déployé pour « prendre les mesures de sauvegarde » à la suite d’une telle attaque. C’est à ce moment que des tirs directs ont éclatés, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé.

Ce décès porte à 19 le nombre de morts des opérations au Sahel (Serval, Sabre et Barkhane) depuis 2013.

Posté le 6 avril 2017 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

Café-Histoire de Toulon, mardi 11 avril : Massacre rue d'Isly, le grand silence

Communiqué du Café-Histoire de Toulon : 

Le Café Histoire de Toulon vous recommande la causerie de madame Simone Gauthier, le mardi 11 avril 2017, à la Maison du Combattant.

Isly

Posté le 6 avril 2017 à 13h18 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 avril 2017

Vannes : cours d’arabe et de turc (mais pas de breton) à l'école

Lu sur Breizh-info :

"Les élèves de l’école primaire publique de Beaupré La Lande à Vannes pourront apprendre le turc ou l’arabe. Mais pas l’allemand l’espagnol ou encore le breton.

Les élève de cette école se sont vus remettre par l’administration de l’établissement un document de la Direction générale de l’enseignement scolaire à transmettre à leurs parents. Celui-ci propose aux enfants de recevoir « un enseignement optionnel de langue vivante étrangère » ouvert à toutes les familles « quelle que soit leur nationalité ou leur origine ». Une école implantée dans un quartier résidentiel « où il fait bon vivre », selon le quotidien Ouest France. Deux langues seulement sont proposées aux jeunes élèves : l’arabe et le turc. [...]"

Posté le 4 avril 2017 à 20h11 par Michel Janva | Lien permanent

Prenez le temps de réaliser un bilan de vos compétences à la lumière de votre Foi

Capture d’écran 2017-04-03 à 21.27.58Bilan Ephata - A la veille de l’été envisagez l’avenir ! Prenez le temps de réaliser un bilan de vos compétences à la lumière de votre Foi.

Prochaine session du 29 mai au 2 juin à Flavigny, chez les moines bénédictins de Saint-Joseph de Clairval.

Attention, places limitées ! www.bilan-ephata.fr

Posté le 4 avril 2017 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2017

L'Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 03 au 09 avril 2017)

Agenda en ligne - Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Lundi 3 avril 2017 :  
  • Bergerac : Place du palais de justice de  20H00 à 21H00
 
Mardi 4 avril 2017
  • Beauvais de 21h à 22h  - Place Jeanne Hachette
  • Bourges 180e veillée de 21h à 22h à côté de la mairie rue Jacques Rimbault
  • Cherbourg à 20h30 - sur les marches du théâtre
  • Reims - Place Royale, à 20h00
  • Cholet - de 21h00 à 22h00 place Travot
 
Mercredi 5 avril 2017
  • La Tour-du-Pin, place Antonin Dubost, 20h00 à 21h00
 
Jeudi 6 avril 2017
  • Châteauroux- place Roger Brac, parvis de l'église Notre-Dame: 20h30 à 21h30
  • Orléans, aux pieds de Jeanne, place du Martroi  173° veillée de 20h30 à 21h30 (la dernière avant la pause des vacances de Pâques)
 
Vendredi 7 avril 2017
  • Bordeaux Sentinelles Place Pey Berland de 19h à 20h
  • Carhaix – Veilleurs, Place de La Tour d'Auvergne, 20h30-22h00

Posté le 3 avril 2017 à 09h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

« Mesdames et messieurs du ‘vivre-ensemble’, quittez votre Olympe, redescendez parmi les mortels, venez vivre notre réalité ! »

Posté le 3 avril 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

Les idoles progressistes sont à bout de souffle

Dans son livre Le Crépuscule des idoles progressistes, Bérénice Levet dénonce la nouvelle anthropologie mise en place dans les années 70 et fondée sur un « alibi » : l’individu serait d’autant plus libre, original et créatif qu’il serait délié de tout héritage… Cette idéologie a débouché sur un désastre civilisationnel. Il y a un épuisement de ces idoles, mais l’hégémonie culturelle continue de leur appartenir. Elle répond à Charlotte d'Ornellas :


Bérénice Levet : "Nous devrions énoncer un... par bvoltaire

Posté le 3 avril 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2017

Le Puy du Fou remporte le Travel d’Or du meilleur Parc 2017

Lu ici :

Capture d’écran 2017-04-02 à 19.28.31"Deux bonnes nouvelles pour le Parc vendéen qui a ouvert ses portes, hier, 1er avril 2017 pour la nouvelle saison et deux nouvelles reconnaissances pour ce Parc qui accumule les trophées et récompenses internationales.

*Travel d’Or: Premier prix totalement indépendant, les «Travel d’Or™ » ont pour vocation depuis 2009 de récompenser les entreprises du secteur du tourisme qui font la différence sur le web.

IFOP Parcs à thème

Six ans après la première étude « Les Français et les Parcs à thème », l’IFOP renouvelle l’exercice pour le Puy du Fou avec la même méthodologie afin de juger des évolutions et des tendances.
L’enquête comporte deux parties :
– une première avec une étude sur la relation des Français avec les parcs à thème en général;
– une seconde partie avec un comparatif entre les parcs.
Cette nouvelle étude démontre que les parcs s’installent dans les habitudes des loisirs des Français, et que le Puy du Fou occupe une place unique en recueillant tous les suffrages.

Enquête IFOP Mars 2017 (menée auprès d’un échantillon de 2002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, assuré par la méthode des quotas après stratification par région et catégorie d’agglomération sur la base d’interviews réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 10 janvier 2017.)

Près de 4 Français sur 10 fréquentent les parcs de loisirs chaque année [...]

Le Puy du Fou, la nouvelle référence des parcs pour les Français

Les résultats de l’IFOP confirment l’ensemble des études parues ces dernières années puisque le Puy du Fou obtient la meilleure note de satisfaction avec 8,4/10, devant les plus grands parcs européens (Vs 7,4/10 en moyenne pour les parcs français). Sur 36 des 38 critères de perception testés dans le sondage, le Puy du Fou remporte la préférence des Français :

  • Le parc le plus impressionnant (à 95%),
  • Le parc avec le meilleur rapport qualité/prix (82% des visiteurs, +5 points depuis 2011) alors que 48% des Français disent que le prix est le frein principal à la visite d’un parc.
  • Le parc le plus recommandé (95%)
  • Le parc le plus original (71%)
  • Le parc avec les meilleurs spectacles (70%)
  • Le parc le plus magique, féérique (64%)
  • Le parc le plus familial (61%)
  • Le parc le plus vert (58%)
  • Le parc qui se renouvelle le plus (50%)
  • Le parc dont on parle, qui fait l’actualité (47%)"

Posté le 2 avril 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Terre et Famille présente son programme paysan

En ligne. Constat :

Capture d’écran 2017-04-02 à 15.27.45

Extrait des propositions :

Capture d’écran 2017-04-02 à 15.30.58"Nous portons tous une responsabilité. Chacun de nous doit comprendre la nécessité de :

  • Réapprendre les bienfaits de la sobriété pour vivre du juste nécessaire.
  • Retrouver la mesure du temps.
  • Assumer notre dessein politique et notre part de responsabilité au sein de nos quartiers, villages, communes ou paroisses.
  • S’organiser pour défendre une économie familiale et locale.
  • Instruire les enfants du savoir-faire paysan.
  • Cultiver autant que possible nos potagers.
  • Privilégier l’approvisionnement de proximité.

Le paysan doit plus que jamais :

  • Sortir du cercle vicieux du « toujours plus » : veiller à contenir la taille de sa ferme pour en rester maître.
  • Retrouver son indépendance par le retour à la polyculture-élevage, étant seul garant de la biodiversité et de notre souveraineté alimentaire.
  • Se fortifier en développant les filières/corporations.
  • Viser la reconquête du marché local en tant que producteur et acheteur, pour que tous puissent vivre (retrouver l’entraide paysanne).

Corriger progressivement les erreurs :

  • Re-parcelliser en replantant des haies vives.
  • Retrouver l’échelle familiale de la structure agricole.
  • Retrouver la polyculture-élevage.
  • Réintégrer la ferme dans l’économie locale.
  • La ferme doit aussi rythmer la vie sociale et culturelle des villes et villages de France.

Posté le 2 avril 2017 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent


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