31 mars 2015

Les valeurs chrétiennes ont un rôle positif à jouer dans le domaine de la famille et l'Education

C'est ce qui ressort d'un sondage sur la perception que les Français ont de la religion catholique en fonction de leur choix politique :

"Plus on est de droite, plus on considère que les valeurs chrétiennes ont un rôle positif à jouer dans les domaines de la famille et de l'éducation"

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En revanche, quelque soit la couleur politique des sondés, l'accueil des immigrés, l'environnement et la construction européennes ne sont pas des domaines considérés comme positifs.

Posté le 31 mars 2015 à 17h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

François-Xavier Bellamy vs Michel Onfray : ce qui les distingue vraiment ? L'espérance chrétienne

OBFrance catholique revient sur le débat entre François-Xavier Bellamy et Michel Onfray, paru il y a quelques jours dans le Figaro (article payant), "Vivons-nous la fin de notre civilisation ?" :

"A priori, François-Xavier Bellamy et Michel Onfray sont sur des positions philosophiques diamétralement opposées. Le premier est un chrétien affirmé, le second continue de proclamer son athéisme. Je n’ai pu faire encore que quelques incursions dans son nouveau livre, monumental, Cosmos (Flammarion), mais j’y ai retrouvé les thèses de son Traité d’athéologie qui date de 2009. Il développe notamment sa thèse sur un christianisme qui ne serait qu’un assemblage de tous les plus vieux mythes de l’humanité. Thèse qui postule l’inexistence historique du Christ. J’ai déjà souligné le paradoxe qu’il y avait, de sa part, à se réclamer de son maître Lucien Jerphagnon, qui montrait au contraire l’originalité étonnante de Jésus. Ce qui m’étonne surtout, c’est ce combat de titan que Michel Onfray a engagé contre le christianisme et qui témoigne d’une étrange obsession.

Mais j’en reviens à son face à face avec François-Xavier Bellamy, organisé par Vincent Tremolet de Villers et Alexandre Devecchio dans Le Figaro d’hier. Malgré leurs différences, les deux philosophes sont étonnamment proches à propos de la régression culturelle qui est la nôtre et se traduit par la crise de notre système scolaire. « Je partage avec vous, dit François-Xavier Bellamy, l’impression de voir une civilisation s’effondrer, et le sentiment que personne n’en a encore pris la mesure. » L’un et l’autre mettent aussi en cause ce qu’Orwell aurait appelé « la police de la pensée », sous l’effet d’une idéologie dominante. Onfray, qui se réclame toujours de la gauche, s’insurge contre une gauche officielle adhérente au libéralisme le plus cynique, celui qui, par exemple, marchandise les corps.

Pourtant la différence entre les deux hommes se redessine au terme de leur conversation. À la question « Que dire à un jeune de vingt ans ? », Michel Onfray répond lapidairement : « Le bateau coule, restez élégant. Mourez debout. » François-Xavier Bellamy lui rétorque que « L’histoire n’est jamais écrite d’avance : le propre de la liberté humaine, c’est de rendre possible ce qui, en apparence, ne l’était pas… » Cette différence, n’est-ce pas le christianisme qui l’explique, avec la Pâque qui a fendu définitivement le temps cyclique ? Celui des mythes, par la dynamique de l’espérance ?"

Posté le 31 mars 2015 à 14h54 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Résistance au meilleur des mondes, le 1er avril à La Procure

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Posté le 31 mars 2015 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2015

Les noms de nos sous-marins

Lu ici :

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"Ils n’ont pas encore été commandés et ils vont changer de nom. Devant s’appeler initialement « Dupetit-Thouars » et « Duquesne », les 5e et 6e sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de type Barracuda (ou classe Suffren), dont la livraison à la Marine nationale est attendue en 2027 et en 2029, ont été renommés « Rubis » et « Casabianca ».[...]

« Ce choix permet ainsi de perpétuer le souvenir d’unités qui se sont historiquement illustrées au cours de notre histoire récente, et dont la mémoire revêt une importance particulière pour les marins en général et les sous-mariniers en particulier », explique la Marine nationale."[...]
On conviendra très volontiers que les sous-marins, sous l'Ancien Régime, il ne devait pas y en avoir beaucoup...! Néanmoins, il est regrettable que la Marine nationale participe à l'amnésie collective en cantonnant le choix des noms de nos nouveaux bâtiments dans l'histoire récente, quitte à en oublier l'ancienne, tout aussi importante. Dans quelques années, nos nouveaux bâtiments s'appelleront donc Eric Tabarly ou Florence Arthaud. La Royale, de plus en plus républicaine ?

Posté le 30 mars 2015 à 16h56 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

Le Sidaction encore en baisse

Cette opération de levée de fonds s'élève à 4,25 millions d'euros de promesses de dons contre 5 millions d'euros en 2014, soit déjà 100 000 euros de moins qu'en 2013.

Cette opération de propagande a perdu toute crédibilité. Surtout, ne pas confondre :

la dictature

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la démocratie 

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Posté le 30 mars 2015 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2015

Ne soyez pas en retard à la messe dimanche

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Posté le 28 mars 2015 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

27 mars 2015

Festival d'Avignon : Olivier Py nous épargne une scène

Le directeur du festival d'Avignon a présenté le programme de la 69e édition, qui sera raccourcie de deux jours. En cause : la grève des intermittents et les mauvaises conditions météo, qui ont fait perdre 240 000 € au festival l'an dernier et une baisse de 5% de la subvention accordée par la mairie socialiste, soit 49 000 €. Si le Front national avait remporté la mairie et pris une telle décision, quelle aurait été la scène !

Posté le 27 mars 2015 à 10h15 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

26 mars 2015

Le directeur d’école pédophile était militant de gauche

Il s’était engagé à deux reprises pour les élections municipales. La première fois en 2008 sur une liste socialiste. Et la seconde, en mars 2014, sur une liste de gauche.

Mais cela n'a rien à voir avec sa nomination comme directeur d'école malgré sa première condamnation pour détention d'images pédopornographiques.

Posté le 26 mars 2015 à 22h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

Attentats de Tunis : la Bête progresse

Guillaume Faye, sur son blog, analyse la "progression de la bête" islamiste. Partant de l'attentat de Tunis la semaine dernière, il élargit son analyse à la présence djihadiste en France :

[...]"Complètement aveuglés, nos dirigeants parlent de ”terrorisme”, sans oser nommer ou comprendre ce qu’il y a derrière : une stratégie de conquête et d’instauration de la charia totalitaire islamique. 3.000 combattants musulmans venus des rangs des immigrés en Europe sont partis rejoindre Daech. 600 sont déjà revenus (il y a un sinistre ”turn over”) et vivent comme des poissons dans l’eau ici même, dans un milieu qui épouse leur cause, les protège et leur sert de logistique et de base de recrutement.

Dans une note confidentielle, le Service central de renseignement territorial (SCRT) observe un « repli communautaire plus marqué depuis les attaques contre Charlie Hebdo et l’HyperCacher  ».[...]

Donc les attentats de janvier 2015 ont encore accru l’hostilité envers la France et l’attachement au djihad. On mesure la naïveté sidérante des manifestations ”Je suis Charlie”. Les jeunes musulmans y ont d’ailleurs très peu participé, beaucoup approuvant les attentats. Le SCRT a noté « une faible représentation de la communauté musulmane à Marseille » à ces manifestations. Ils ont moins manifesté que les musulmans à Tunis, après l’attaque du musée ! Preuve que la radicalisation des musulmans issus de l’immigration en France (notamment les jeunes), comme en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni est plus forte que celle des musulmans de Tunisie ![...]

Sans mâcher ses mots, Yves de Kerdrel écrit : « Notre démocratie, baignée d’angélisme et gangrénée par des élites qui préfèrent le multiculturalisme à la nation, a bien du mal à s’adapter à cette guerre de religion ». Puis il ose cette comparaison : «  Les jeunes filles qui vont à l’université coiffées d’un voile le font pour revendiquer une identité. Elles le font par soumission aux règles des cités où elles résident et aux lois des ”grands frères ” qui y sèment la terreur. Ce n’est pas seulement un refus d’intégration, c’est une forme de racisme anti-français. Et toutes proportions gardées, il n’y a pas de différence entre ce gamin de 12 ans qui part de son collège à Toulouse pour mener des exécutions de sang-froid et ces jeunes filles qui revendiquent le port du voile à l’université avec l’encouragement de professeurs aveuglés par le démon du multiculturalisme ». (Valeurs Actuelles, 19-25/03/2015).[...]

Le 10 mars, une vidéo diffusée par EI/ Daech sur Internet montrait en effet un garçon de 12 ans en djellaba qui abattait puis achevait au pistolet un Arabe israélien soupçonné d’être un agent du Mossad, au cri de « Allah Akbar ! » Il s’agit de Rayan, un jeune maghrébin de nationalité française, scolarisé à Toulouse et parti en Syrie.[...]

Ces vidéos de propagande ne peuvent que se multiplier et inonder la Toile. Elles sont un puissant facteur de recrutement et de fanatisation, notamment en France. La technique psychologique utilisée contre les ennemis (dans le monde musulman et maintenant en France et en Europe) est celle de la sidération par la terreur, en vue d’obtenir la soumission, si possible sans combattre vraiment, par intimidation. Avec le binôme : attentats et grignotage démographique. [...]

Dans deux ou trois ans, en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas , en Espagne et dans d’autres pays de l’UE, on vivra peut-être au rythme d’un massacre par jour ou de plusieurs simultanés, alternant bombes, tueurs suicidaires, attaques au fusil d’assaut et à l’arme de guerre. Les forces de sécurité et de renseignement sont déjà débordées.[...]

La guerre est chez nous et c’est là qu’il faut combattre et se défendre. Cette guerre larvée qui commence a déjà un coût, non seulement financier mais surtout psychologique. Cette stratégie de la tension plombe le moral de la nation, en diffusant un sentiment de méfiance, d’insécurité, de pessimisme.  Nous sommes en proie à une invasion par le bas, à une guerre d’un type nouveau, à la fois démographique, criminogène, ethno-culturelle et religieuse, et terroriste. Nous ne la gagnerons qu’en changeant radicalement de méthodes et de paradigme, c’est-à-dire en prenant le problème à  bras-le-corps, en s’attaquant à la cause centrale : l’immigration."

Posté le 26 mars 2015 à 21h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Le phénomène de radicalisation n’a rien à voir avec la religion

Le plan national de lutte contre la radicalisation a permis d'établir une carte de France de ce phénomène. Le ministère de l'intérieur a même réalisé un manuel de formation destiné aux agents de l’Etat.
 
En fait, il s'agirait plutôt d'un manuel de rééducation politique tant le discours est politiquement correct et fait la part belle au pamalgam. Ainsi, la radicalisation y est définie comme :
 
"tout discours utilisant des préceptes religieux présentés comme musulmans pour mener un jeune à l’autoexclusion et à l’exclusion de tous ceux qui ne sont pas comme lui"

La palme du grotesque revient au préfet Pierre N’Gahane, chargé du volet prévention du dispositif :

"Le phénomène de radicalisation n’a rien à voir avec la religion. Il ne s’agit pas de conversions à l’islam, mais au radicalisme, même pour les musulmans. La plupart des radicalisés ont en commun une situation d’échec, de rupture, une quête de sens ou d’identité. Ils auraient pu s’accrocher à n’importe quelle branche : une secte, le suicide, l’armée ou la drogue. La force du discours djihadiste est qu’il donne réponse à tout. Il s’agit d’un kit de solutions. Il nous revient de leur proposer une solution alternative."

Les militaires apprécieront au passage d'apprendre qu'un jeune en "situation d’échec, de rupture, ou en quête de sens ou d’identité" a le choix entre les sectes, le suicide, la drogue...ou l'armée [voir addendum]. Le préfet a juste oublié l'alcoolisme...à moins que l'alcool soit interdit à ceux qui se radicalisent.

4602009_6_ba29_nota-bene-certaines-personnes-ayant-ete_c8d8b9fc4af385ca7d873a9b45e47ba1Merci à LD ;-)

Addendum 28/03 : l'article du Monde a été réécrit et le terme "'armée" a soudainement disparu. Est-ce sur ordre ou à la demande du ministère ? Rien n'est précisé. on trouve encore la version originale sur un autre site ici.

Posté le 26 mars 2015 à 16h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Education familiale et industrie pornographique

Jennifer Ketcham, ancienne actrice de films pornographiques, a réussi à sortir de cet enfer qu'elle appelle "l'industrie pornographique". Elle a commencé étudiante et a continué dans cette voie volontairement. Elle propose aux parents des pistes qui peuvent amener une jeune fille sur cette voie :  

"Désormais, et compte tenu du fait que je connais bien quelques filles qui ont quitté le porno, j'ai l'impression que je comprends certains des facteurs qui motivent à rentrer dans cette industrie ou à la quitter (...)

2. Parce que vous étiez ses amis, et non ses parents (...) Vous n'avez jamais établi des limites parentales solides et vous n'avez pas réussi à lui apprendre qu'elle avait le droit de voir ses propres limites respectées. Votre côté permissif en tant que parent l'a conduite à avoir une faible estime d'elle-même et à ne pas être douée socialement (...)

3. Parce que vous avez divorcé et que ça s'est mal passé. Je n'ai même pas besoin d'argumenter sur les désastres qu'un mauvais divorce peut produire parce que les statistiques parlent d'elles-mêmes. Cependant, si vous pensez toujours que c'est bien de divorcer et d'en faire subir les conséquences à vos enfants parce que les enfants sont résistants, ou que vous n'avez pas remarqué combien vous vous traitez mal l'un l'autre, pensez-y à deux fois. Une étude de Paul Armato a démontré que les enfants issus d'un divorce ont une scolarité et une "adaptation psychologique, une idée d'eux-mêmes et une sociabilité" plus faibles que la moyenne. Une étude de 2002 présentée dans The Journal of Pediatric Psychology a montré que les adolescents ayant une mère célibataire ou une mère absente sont plus enclins à avoir une vie sexuelle active à un plus jeune âge, un comportement à risques induit par un abus de drogue et un manque de soutien social. Il est vrai qu'il existe des situations où un divorce est la meilleure solution, mais ce processus est délicat et ses conséquences négatives peuvent avoir un effet à long terme (...)

Et si vous avez divorcé, laisser les hommes (ou les femmes) avec lesquels vous êtes sortis par la suite rentrer et sortir de votre vie (et donc de celle de votre fille) lui a appris que les partenaires, et les gens en général, sont interchangeables. Les enfants doivent connaître la vérité sur les relations sexuelles, et ont besoin de sources fiables de soutien et d'affection de la part des adultes (...)

6. Parce que vous l'avez trop laissée regarder la télévision. Il y a un prix à payer quand on laisse les médias élever son enfant. Même une heure sur les 72 minutes par jour devant la télé que passent la plupart des enfants peut avoir de graves conséquences (...)

7. Parce que vous lui avez donné un smartphone quand elle avait 10 ans, et que maintenant elle prends des selfies (autoportrait) géniaux à longueur de temps. A chaque nouvelle photo qu'elle poste sur les sites de réseaux sociaux, elle devient moins sensible à l'idée de ces images d'elle flottant sur la Toile. Des études montrent qu'une utilisation plus fréquente des réseaux sociaux est corrélée au narcissisme. Le "sexting" est une pratique de plus en plus fréquente, et une passerelle technologique pouvant conduire à des apparitions sur des sites Internet porno. Vous pouvez être à peu près sûr que votre fille a déjà pensé au sexting ou a des amis qui le pratiquent." (...)

9. Parce que vous ne lui avez jamais montré une manière saine de remplir le vide spirituel si typiquement humain. N'est-ce pas intéressant que des filles aient arrêté de faire du porno parce qu'elles avaient découvert la religion ? Cela arrive presque chaque jour, même à des filles qui sont considérées comme "la star la plus belle du porno". L'argent, les découvertes sexuelles, et la fausse adulation ne leur ont pas permis de s'épanouir autant que la spiritualité.

Posté le 26 mars 2015 à 15h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Alain Juppé n'a jamais lu le coran mais promet de le faire

Echange assez surréaliste entre Michel Onfray et Alain Juppé sur la plateau de Canal+ :

"Alain Juppé le répète : Oui, l'islam est compatible avec la République. Le candidat à la primaire de la droite en 2016 le redit ce mercredi 25 mars sur le plateau du Grand Journal de Canal+. Dénonçant l'"obscurantisme", le "fanatisme" et une "interprétation littérale de cette religion du Coran", le maire de Bordeaux affirme :

Aujourd'hui, on est confronté à un problème majeur qui est considérable : est-ce qu'on fait oui ou non l'hypothèse que l'islam est compatible avec la République ? Moi je ne peux pas répondre 'non' à cette question. Je dis 'oui'. Parce que si on répond 'non', ça veut dire qu'il y a 5 millions de Français qui doivent aller ailleurs. Ça n'a pas de sens.

Et Alain Juppé de joindre le geste à la parole en dégainant un document de la Fondapol, l'association du politologue Dominique Reynié. "C'est un livre sur les femmes et le Coran. Ils expliquent - moi je ne l'ai pas lu le Coran, je ne sais pas s'ils disent vrai ou pas - et bien,  ils expliquent que rien dans le texte du Coran ne justifie l'inégalité entre les hommes et les femmes. Voilà, c'est ça qu'il faut essayer", ajoute l'ancien Premier ministre.

De cette démonstration, Michel Onfray retient l'aveu d'Alain Juppé : le maire de Bordeaux n'a jamais lu le Coran. Également invité du Grand Journal, le philosophe (...) tance son voisin de table :

Michel Onfray : Si vous permettez, je trouve grave que vous n'ayez pas lu le Coran.
Alain Juppé : Oui c'est vrai.
Michel Onfray : Très grave.
Alain Juppé : J'en ai lu des extraits mais c'est vrai.
Michel Onfray : Vous faites partie des gens qui pourraient être président de la République. C'est extrêmement important.
Alain Juppé : Il y a encore deux ans.
Michel Onfray : […] Je trouve qu'aujourd'hui, se permettre d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu le Coran, d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu les hadiths du Prophète, d'avoir des avis sur l'islam sans avoir lu une biographie du Prophète, c'est comme parler d'un film qu'on n'a pas vu…

Et Michel Onfray de demander comment peut-on dire que l'islam est compatible avec la République si on n'a pas lu le Coran. Du coup, Alain Juppé s'engage à lire le texte saint de l'islam. Il dit :

Je vais le lire intégralement. Je vais vous dire, j'ai essayé et je n'y suis pas arrivé, parce qu'en réalité, c'est illisible..."

Posté le 26 mars 2015 à 14h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

Eglises et chapelle à vendre

C'est la patrimoine religieux de la France que l'on est en train de dilapider. Dans le Morbihan, c'est une chapelle qui est mise en vente sur le Bon Coin entraînant des réactions d'incompréhension :

Une-chapelle-a-vendre-sur-le-site-leboncoin-com-11380656nudtl"Les Filles de Jésus de Kermaria ont décidé de passer par cette véritable agence immobilière 2.0 qu'est devenu Le Bon Coin pour vendre leur chapelle de 130 m² (...). Eflamm Caouissin, l’auteur de l'article, dénonce une décision peu compatible avec la vocation apostolique de la congrégation : « Cette chapelle, se trouvant dans une enceinte d'école, peut très bien rayonner pour les générations futures. Vendre un édifice religieux pour en faire un commerce ou une habitation, on fait mieux dans le genre missionnaire ».

Eflamm Caouissin explique faire « son possible » pour éviter la vente de cette chapelle qui pourrait connaître une autre destinée :« Nous proposons que les religieuses cèdent la chapelle pour un euro symbolique à l'Œuvre Saint-Joseph, créée par Philippe Abjean, ou à d'autres structures qui travaillent à conserver la vocation spirituelle de ces édifices religieux et à en faire des tremplins de nouvelle évangélisation »."

A Rouen, ce sont deux églises "désacralisées" qui cherchent acquéreurs :

"L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l’Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C’est l’une des premières églises de France à être construite en béton armé. Depuis plus de 15 ans, aucune messe, aucun sacrement n’y a été célébré. L’archevêché a donc décidé de désacraliser ce lieu pour en rendre la totale responsabilité à la ville.Il en va de même avec l’église Saint Paul, située non loin du CHU.

A l’inverse de l’église Saint Paul, l’église catholique Saint Nicaise est un monument classé. Le béton armé se désagrège et les murs sont étayés. Elle nécessite des travaux très importants. Par ailleurs, la municipalité de Rouen, qui souhaite donc vendre ces 2 églises ne le fera que si les projets respectent les lieux, le quartier, le monument. Elles ne deviendront donc pas des discothèques ou des pubs, comme cela se pratique en Angleterre."

Posté le 26 mars 2015 à 10h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

25 mars 2015

"Crash aérien : l'indécente exploitation politique"

C'est l'analyse d'Ivan Rioufol.

Posté le 25 mars 2015 à 17h56 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Pendant les élections, les libertés continuent de disparaître

Un billet d'humeur lu sur Contrepoints, qui revient sur la restriction des libertés que notre gouvernement met en place au titre fallacieux de la lutte contre le terrorisme :

"Vous n’avez rien compris aux élections départementales 2015 ? Vous n’êtes pas seul ! Chacun s’est revendiqué vainqueur d’un scrutin à forte abstention, grâce à des chiffres pleins d’amalgames pour masquer le fait que le Front National est bien le premier parti de France. Et surtout, les candidats se sont donc présentés à un scrutin devant déboucher sur des assemblées départementales dont on ne connaît rien des futures attributions, puisque la création des grandes régions devrait aboutir à une réorganisation de la répartition des missions publiques !

Enfin, peu importe. Ils appelleront ici ou là au Front Républicain, à la mobilisation générale, la vérité c’est que les électeurs voteront pour des partis qui proposeront soit encore plus de dépense publique départementale, soit  encore plus de dépense publique départementale.[...]

Le second point d’accord entre tous ces partis politiques soi disant en concurrence, c’est sur la lutte anti-terrorisme et la supposée nécessité de réduire nos libertés au profit de la sécurité.

Loi_cazeneuve_terrorisme

Cliquer pour agrandir

Sur ce point, il n’y a pas de débat, puisque « l’opposition » UMP-UDI a décidé de voter, à l’Assemblée Nationale, la loi sur le renseignement portée et défendue par Manuel Valls et son ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Sarkozy a affirmé que l’UMP voterait la loi sur le Renseignement si elle « n’est pas dénaturée dans le cadre du débat parlementaire » (vive l’autonomie et la liberté de vote des députés …!). Quand à l’opinion de l’UDI, elle est à ce jour inconnue. La seule opposition politique au projet de loi renseignement semble émaner du Parti Libéral Démocrate (ainsi que quelques courageux députés isolés comme Laure de la Raudière, UMP), qui dénonce la violation des libertés ainsi que la fin de la protection de la vie privée des Français.[...]

On nous rétorque « les gens honnêtes n’ont rien à cacher ». Si de tels propos émanaient de Vladimir Poutine, de Robert Mugabe ou de Kim Jong-Il, ne hurlerait-on pas ? Ne dirait-on pas que ces propos sont dignes de ceux de la RDA ou de l’URSS ?[...]

Quant aux Français qui adhèrent à ce genre de déclarations, pourquoi ne vont-ils pas jusqu’au bout de la logique de transparence en publiant sur leur mur Facebook leur numéro de carte bleue, un extrait de casier judiciaire, leur feuille d’impôts ou le montant et les motifs de leurs dernières amendes ?

Même les politiciens refusent de publier leurs avis d’imposition, c’est dire ![...]

Et même si vous pensez que vous êtes une personne normale, ne vous y méprenez pas : vous ne savez absolument pas ce qui sera interdit ou considéré comme déviant dans le futur. Qui, par exemple, aurait pu penser que manifester contre le mariage pour tous puisse être considéré par le pouvoir comme étant le signe d’une proximité avec des mouvements « réac », « facho » et donc digne d’une répression policière violente, pour ne prendre que cet exemple ?[...]

Sans même évoquer la théorie des 6 degrés (nous sommes tous reliés à 5 maillons relationnels les uns des autres), pensez-vous que surveiller l’ensemble des Français aurait pu éviter l’attentat de l’Hyper Casher et la tuerie de Charlie Hebdo ?[...]

Enfin, puisque son objet est la lutte contre le terrorisme, voyons les choses au moins sur le plan factuel : que recherchent les terroristes ? Certainement pas des victoires militaires contre un pays comme la France, cela parait difficile. Ce qu’ils recherchent, outre le fait de convaincre des nouveaux soutiens, ce sont des victoires symboliques, telles que l’altération de notre mode de vie. Restreindre les libertés civiles en Occident est un objectif des terroristes. Ne leur offrons pas cette victoire."

Posté le 25 mars 2015 à 12h19 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Barbarie par les premières "mariées" lesbiennes de Verdun

Une affaire atroce qui implique les premières "mariées" lesbiennes de Verdun :

"[...] Le calvaire de la victime, 20 ans et légère déficiente mentale, avait commencé un mois plus tôt lorsque, par l'entremise d'un ami commun, elle avait été prise sous l'aile d'un couple d'homosexuelles vivant au centre-ville de Verdun. Jusqu'alors résidente d'un foyer de jeunes travailleurs, la jeune victime, une apprentie dans la restauration, réputée influençable, s'est fait séquestrer dans l'appartement par le couple.

Elle y a subi des mutilations génitales, des viols, s'est fait imposer des actes zoophiles, des brûlures, des coups de cutter et de matraque, avant que les suspectes ne lui rasent les cheveux en faisant d'elle leur esclave sexuelle pendant plusieurs semaines.

"C'était un couple de femmes un peu froides, un peu dures, pas très avenantes", décrit Gilles, le buraliste du Foch, qui se rappelle que "c'était le premier couple de mariées lesbiennes de Verdun"."

La victime, qui a réussi à échapper à ses bourreaux en se rendant chez son éducatrice, est toujours hospitalisée. Les barbares ont été écroués.

Add : Surtout pas d'amalgame. Même si l'on se souvient que le 1er "marié" LGBT de l'Oise est en prison pour pédophilie.

Posté le 25 mars 2015 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Laxisme de la justice et incompétence de l’Éducation nationale

Revenons avec Gabrielle Cluzel sur le scandale de ce directeur d'école accusé de viol sur des petites filles :

[...]Les gendarmes ont trouvé, chez ce directeur nouvellement nommé, des photos et un film à caractère « pédopornographique ». Instituteur depuis 2001, il avait déjà été condamné en 2008, pour recel d’images du même genre, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. Mais aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée. Selon la présidente de l’Union syndicale des magistrats, tout est normal : « Il s’agit d’une peine complémentaire qui n’a rien d’automatique » car « la consultation d’images n’entraîne pas automatiquement un passage à l’acte ».

Pas « automatiquement »… mais donc « parfois » ? Et « parfois », n’est-ce pas encore affreusement « trop » ? Mais quid de cet outil dont nos gouvernants raffolent tant, qu’ils dégainent à l’envi pour les toutes petites choses dérisoires, qu’on appelle « le principe de précaution » et qui vise, précisément, à anéantir le « parfois » : dans les écoles primaires, plus de chaîne ni d’écharpe autour du cou, à cause des étranglements ; plus de gâteau fait maison, à cause des intoxications alimentaires ; plus de Mercurochrome après une chute dans la cour, à cause des allergies… mais des maîtres condamnés pour pédophilie ?

L’inspectrice d’académie, nous explique-t-on, ne « savait pas », elle n’est donc pas responsable. Mais attendu qu’il est peu probable qu’un tel homme claironne lui-même ses perversions lors de l’entretien d’embauche – « Mes hobbies, dites-vous ? Eh bien, je suis assez cinéphile, et puis un peu pédophile à mes heures »n’aurait-elle pas dû… vérifier ?

Elle n’y était pas tenue. La vérification du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) n’est faite qu’une seule fois par l’Éducation nationale, au moment du recrutement initial, pas à chaque changement d’école. L’homme n’a été condamné que sept ans après son intégration, personne n’a donc rien remarqué. Diantre ! Si la nomination d’un directeur d’école fait l’objet d’un tel soin, on imagine avec quelle vigilance ont été recrutés en masse et dans l’urgence les « animateurs » indispensables à la réforme des rythmes scolaires.

Puis le monsieur n’avait fait l’objet que d’une condamnation « avec sursis », donc la mention sur le bulletin B2 du casier judiciaire avait été effacée. Car la justice française est ainsi faite : des photos comparant un ministre à un animal sont punies de neuf mois de prison ferme, des photos pédopornographiques de six mois avec sursis.

On pourrait aussi, en regardant plus loin, se demander si de « semaine du goût » en « exposition du zizi sexuel », l’école de 2015 n’offre pas un cadre « flou » bien plus propice à tous les comportements déviants que celle qui ne comportait naguère que d’austères cours de maths ou de français, parfaitement codifiés, devant un tableau noir. Mais il y aurait, dans ce cas, tellement à dire que l’on préfère s’arrêter là."

A se demander si la justice façon Taubira ne préfère pas la liberté d'un directeur pédophile à l'intégrité physique et morale des petits Français. Protégeons nos enfants...

Posté le 25 mars 2015 à 07h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

24 mars 2015

Le secrétaire général de la CGT croit au plein emploi

Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez explique pourquoi il combat le FN : 

"Nous devons combattre ceux qui désignent les étrangers comme des boucs émissaires. La solution n'est pas de désigner tel ou tel salarié détaché ou sans papiers comme responsable de la crise, du boulot il y en a pour tout le monde, il faut que les droits soient respectés" 

Quelqu'un peut lui expliquer en douceur que la France compte officiellement 5,53 millions de chômeurs...

Posté le 24 mars 2015 à 21h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Cela ne peut pas être le 19 mars

Bien avant Robert Ménard à Béziers, c'est François Mitterrand, président de la république, qui expliquait lors d'une conférence de presse 24 septembre 1981 pourquoi la célébration nationale de la guerre d'Algérie ne pouvait pas être le 19 mars.

 

Posté le 24 mars 2015 à 20h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Il se réveille après huit mois de coma alors que les médecins voulaient le débrancher

Lu ici :

"Bruno Richard est un père désespéré. Cela fait huit ans qu’avec sa femme, ils se battent sans relâche pour que Robin, leur fils, frappé par la foudre à l’âge de 13 ans, bénéficie des soins adaptés à son état. Malgré de nombreux soutiens et de multiples grèves de la faim, les soins qu'ils réclament ne sont pas mis en place (...)

J’ai fait sept grèves de la faim dont cinq depuis l'élection de François Hollande et je n’ai jamais pu rencontrer Marisol Touraine. Elle passait pourtant tous les jours devant moi. Depuis l’accident de mon fils, les médecins se passent son dossier médical de main en main sur la base du bilan initial sans tenir compte des progrès réalisés. Pour le ministère de la Santé, notre fils est dans un état végétatif chronique (...)

C’est la médiatisation de notre histoire et le soutien de quelques personnalités qui nous a permis, au bout de deux ans, d’obtenir un transfert de notre fils dans un centre de rééducation sur Marseille (...)

Je ne suis qu’un petit facteur, mais ça va faire huit ans que j’étudie avec ma femme. On se débrouille comme on peut pour lui faire la rééducation que l’hôpital ne lui fait pas. La nuit et le matin on étudie, et l’après-midi on applique sur Robin (...)  On a quand même de bons résultats ! Notre fils est capable aujourd’hui de lire des SMS, d’écrire son prénom, de tenir debout…  Il comprend des ordres en anglais, fait même des opérations de calcul ! C’est pas mal, pour un état végétatif ! (...)

Nous sommes très fatigués aujourd’hui, sans compter que nous perturbons la vie de nos autres enfants, de nos parents et de nos beaux-parents. Je ne vous parle même pas de la nôtre. Quand Robin nous sourit et fait ce qu’on lui demande et quand on voit qu’il est fier, ça nous booste. Quand on le voit pleurer parce qu’il souffre, on a envie qu’il s’en sorte. On a un seul objectif, le sortir de cette impasse. On y mettra tous les moyens."

Une association existe pour aider Robin.

Posté le 24 mars 2015 à 20h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Radicalisation dans les banlieues depuis les attentats de janvier

Dans une note émanant du Service central de renseignement territorial (SCRT), qui traite des banlieues sensibles de province, on peut lire :

"Les signes d'un communautarisme identitaire et religieux s'affichent de façon plus évidente dans les zones sensibles de l'ensemble du territoire national. Les attentats perpétrés en début d'année ont joué un rôle de révélateur de la dérive d'une partie de la jeunesse dans les quartiers, qui trouve dans une version dévoyée de la religion une façon d'affirmer sa haine des institutions"

L'article du Figaro précise encore:

"Les fonctionnaires de police notent même «une poussée du courant salafiste» dans certaines régions comme le Var. Le SCRT a récemment ressuscité les anciennes missions des Renseignements généraux, dissous six ans plus tôt"

Posté le 24 mars 2015 à 13h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Viols dans une école : l'Education nationale est-elle responsable ?

Une affaire sordide : un directeur d'école est soupçonné de viols sur plusieurs élèves, des fillettes en classe de CP.

Or, cet individu n'est pas un inconnu. En 2008, il a été :

  • condamné à 6 mois de prison avec sursis avec obligations de soins psychiatriquee pour détention d'images pédopornographiques
  • inscrit au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles)

Et qu'a fait l’Éducation Nationale ? Elle l'a muté comme directeur dans une autre école ! La direction académique doit répondre de cet acte.

Posté le 24 mars 2015 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Nouvelle manifestation contre le RSI

Des centaines d’artisans et de commerçants ont encore manifesté partout en France lundi 23 mars. Les travailleurs indépendants ont protesté cette fois devant les Caisses régionales du RSI et notamment à Caen, à Niort, à Rennes. Le RSI, Régime Social des Indépendants, est un système opaque, étatique, confiscatoire.

Ecrasés par les charges, de nombreux patrons de ces Très Petites Entreprises ont déjà mis fin à leur jour. 

Un reportage à regarder sur Reinformation.tv.

Posté le 24 mars 2015 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

23 mars 2015

Lendemain d'élection très agréable sur Radio France

Pas d'hystérie ni d'analyses loufoques, juste de la musique :

"La grève illimitée lancée jeudi par cinq syndicats de Radio France est entrée lundi 23 mars dans son cinquième jour. Dans l'après-midi, les syndicats ont reconduit la grève pour un sixième jour.

Le mouvement social perturbe toujours fortement les antennes du groupe public, avec des émissions remplacées par une bande musicale. Pour la première fois depuis le début de la grève, « Le 7/9 » de France Inter a été supprimé lundi matin. Dans le même temps, France Info ne diffusait qu'un journal toutes les demi-heures tandis que France Culture et France Musique passaient de la musique en continu."

Posté le 23 mars 2015 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Eléctions départementales et défense de l'intérêt supérieur de l'enfant

Les présidents des Conseils généraux ou départementaux seront élus après le 2ème tour pour diriger le département. Il s'agit du fameux 3ème tour. Parmi ses prérogatives, le président du conseil général possède un rôle primordial dans le cadre de l'adoption. C'est en effet ce dernier, après consultation de la commission ad hoc, qui accorde ou non l'agrément constituant l'autorisation administrative d'adopter pour le ou les demandeurs qu'ils soient en couple ou non. 

Le FN, qui vient d'évoquer une possible charte en vue du 3ème tour, pourrait opportunément y inclure l'engagement formel à refuser tout agrément en vue d'une adoption aux couples de même sexe dans l'intérêt supérieur de l'enfant. 

Cette demande serait pleinement cohérente avec le positionnement du FN et son engagement à abroger la loi Taubira. Cela irait même plus loin puisque l'adoption par des célibataires cachant leur homosexualité ou par des couples de même sexe était déjà possible auparavant. Cela rassurerait en outre ceux qui attendent que la défense des valeurs traditionnelles, et en particulier de la famille, soit un peu plus présente dans les discours du FN... 

Posté le 23 mars 2015 à 11h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Armés jusqu'aux dents, ils sont interpellés et relâchés

18 voyous ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche à Savigny-sur-Orge (Essonne). Dans le coffre des trois voitures : cocktail Molotov, barres de fer, battes de baseball, matraques, marteaux et cagoules.

Ils ont tous été relâchés dimanche, vers 17 h 30.

Posté le 23 mars 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

21 mars 2015

Les racistes de la manif antiraciste

125 associations soutenues par l'extrême-gauche appellent à manifester aujourd'hui contre le racisme dans une vingtaine de villes en France. A Paris :

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Posté le 21 mars 2015 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Éclipse : l'Éducation nationale, les yeux grand fermés

Ecrivain et essayiste, Christian Combaz s'étonne dans le Figarovox de l'inertie de l'Education nationale, qui n'a rien prévu pour que les élèves avec leurs enseignants puissent s'extasier devant la merveille de l'éclipse, n'a débloqué aucun crédit pour l'achat de lunettes "aux normes", bref, a l'air de considérer qu'une éclipse ne vaut pas le détour. Une comparaison très bien vue entre l'immensité de l'univers et la petitesse d'esprit de l'Education nationale.

"Si l'éducation d'un enfant a pour objet de lui permettre de trouver une définition de lui-même non seulement dans l'établissement ou dans le quartier, mais dans le vaste monde et même dans le Cosmos, notre enseignement public vient d'avouer sa sottise institutionnelle en n'ayant rien prévu de particulier le jour de l'éclipse, à l'exception d'une recommandation inutile sur le port de lunettes introuvables et pas budgétées.[...]

Comme l'accent a été mis plutôt, de manière obsessionnelle, sur le danger pour la rétine et le risque d'aveuglement, la plupart des professeurs se contenteront d'en parler en recommandant aux enfants de ne pas lever les yeux. Quand on y réfléchit, l'Éducation nationale est déjà aveugle . Elle aiguise si médiocrement le regard des enfants qu'il y a là comme une métaphore de son infirmité. On ne voit plus le merveilleux du Cosmos, on n'est pas là pour en parler, les professeurs ne savent pas quelles sont les consignes de l'inspection académique, ils craignent que les parents ne débarquent pour protéger leurs enfants en plein cours, tout le monde finalement a l'air de se défendre contre une immensité importune et vaguement redoutable, mais pas comme les Mayas, pas comme les indiens Pachacamac dans Tintin, pas parce qu'on craint la colère d'un dieu vengeur: non, parce que Marisol Touraine l'a dit.

La valse des planètes, des étoiles, des galaxies, le tournoiement éternel, enfin tout ce qui dépasse l'homme et l'oblige à réfléchir, rapporté à la petitesse de ce comportement pédagogique, jette le doute sur la capacité de notre société à s'occuper des grandes choses parce qu'elle ne sait plus les reconnaître."

Posté le 21 mars 2015 à 14h16 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Loi sur le renseignement : la dictature, c’est maintenant

Un article de Philippe Alain sur Nouvelles de France, sur le "Patriot Act" à la Française, ou bienvenue en Corée du Nord :

Sans-titre

"Le 19 mars 2015, Manuel Carlos Valls, Premier ministre à temps partiel, VRP du Parti socialiste pour les élections de ce week-end et les suivantes présente son Patriot Act à la sauce française.[...]

Devinez ce que nous dit Valls pour présenter son projet de loi ? Il a pour objectif de « donner aux services les moyens à la hauteur des défis auxquels notre pays est confronté ».

Dans la présentation donc, mais aussi sur le fond, les objectifs, les moyens et l’absence totale de contrôle judiciaire, le projet de loi des socialistes est une escroquerie de plus qu’ils tentent de nous vendre comme le remède absolu contre le terrorisme alors que tous les événements démontrent que la surveillance de masse n’a jamais fait baisser le risque terroriste.[...]

Dans le projet de loi, 7 cas sont énoncés, dont celui-ci :

"– La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique.

Ce dernier point est un bijou. Une manifestation de cathos contre le mariage gay ? Des ouvriers menacés de licenciement qui occupent une usine ? Des bonnets rouges qui protestent contre le racket de l’état ? Des retraités qui demandent une revalorisation des retraites ? Vous l’aurez compris, à part les manifestations officielles organisées par le parti socialiste, n’importe quel autre type de protestation susceptible de rassembler plus d’une dizaine de personnes et de dégénérer pourra faire l’objet d’une surveillance et donc d’un recueil de données très personnelles des organisateurs, mais également de leurs proches et de toutes les personnes qu’ils côtoient.[...]

Un des points les plus controversés est l’absence totale de contrôle judiciaire.[...]

Vous connaissez le juge Trévidic ? C’est un juge anti-terroriste. Pas un islamo-gauchiste excité. Un juge. Voilà ce qu’il pense du projet Valls :

  • « Ces pouvoirs exorbitants se feront sans contrôle judiciaire. Ne mentons pas aux Français en présentant ce projet comme une loi antiterroriste. Il ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives, hors du contrôle des juges judiciaires, pourtant garants des libertés individuelles dans notre pays. »

La CNIL, Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés qui n’aura, elle non plus, aucun contrôle sur le dispositif n’est pas plus rassurée :

  • « Il ne s’agit plus seulement d’accéder aux données utiles concernant une personne identifiée, mais de permettre de collecter de manière indifférenciée un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement… Ce dispositif permettra de collecter de manière systématique et automatique des données relatives à des personnes pouvant n’avoir aucun lien ou un lien purement géographique avec l’individu effectivement surveillé ».[...]

Les socialistes ont exactement le même objectif que les terroristes qu’ils prétendent combattre: ils veulent, eux aussi, tuer la démocratie. Seuls les moyens diffèrent.

Les socialistes ont décidé qu’il n’y avait qu’un seul modèle de société. Le leur. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux doivent être identifiés, surveillés, traqués, puis détruits, éliminés, supprimés. Tous."[...]

Posté le 21 mars 2015 à 10h52 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

20 mars 2015

L'arrêt des cloches remis en cause dans un village de Seine-Maritime

Lu ici :

"160 coups de cloche à 7h chaque jour de la semaine, week-end inclus : l’angélus sème la discorde dans le petit village d’Ypreville-Biville (Seine-Maritime), à mi-chemin entre Fécamp et Yvetot, dans le pays de Caux. En novembre 2014, à la demande d’un conseiller municipal par ailleurs propriétaire de gîtes installés au pied de l’église, le conseil municipal de la commune de 600 habitants s’est penché sur ce dossier. Après un débat, les conseillers ont voté l’arrêt des cloches le matin, un vote à l’unanimité moins deux abstentions : le maire, Alain Anquetil, et le conseiller demandeur, Pierre Durbet. L’arrêt devait être effectif lors du changement d’heure et de l’entretien de tout le système, le 29 mars 2015. Mais entre deux, les habitants ont eu vent de la décision et ils sont nombreux à la regretter. Ils ont donc lancé une pétition pour demander le maintien de cet angélus [...]

Pour le maire, Alain Anquetil, qui s’est abstenu au moment du vote, les cloches « sont une tradition dans nos communes » :

Je comprends les nuisances que l’angélus peut provoquer chez les gens qui n’en ont pas l’habitude mais quand on est en vacances, on s’adapte aux contraintes locales et au pied de l’église, il faut bien penser qu’on entend les cloches…»

C’est finalement sur la table du conseil municipal que le débat sera relancé : d’ici la fin du mois, une nouvelle réunion sera organisée pour débattre à nouveau de la suppression ou non de l’angélus."

Posté le 20 mars 2015 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Les salariés de Charlie se rebiffent

11 salariés de Charlie Hebdo réclament à la direction un statut d'«actionnaires salariés à parts égales». En perspective : les 30 millions d'euros récupérés par le journal depuis l'attentat. Ce collectif a engagé deux avocats, Antoine Comte et Stéphane Servant. 

Charlie Hebdo est détenu actuellement à

  • 40% par les parents de Charb, ayants droit de leur fils tué dans l'attaque du 7 janvier,
  • 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication blessé à l'épaule,
  • 20% par Eric Portheault, directeur général. 

L'avocat du journal explique que les dirigeants étaient «navrés» de cette initiative. 

"Tout cet argent fait plus de mal que de bien. Cela fait penser à ces enterrements où on se bat déjà en revenant du cimetière pour les bijoux de la grand-mère".

Voilà un bon sujet pour le prochain numéro ?

Posté le 20 mars 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Une soirée représentative du microcosme parisien

Closer révèle que François Hollande et Julie Gayet se sont rendus à la soirée qu'a organisée Julien Dray pour ses 60 ans le 5 mars, où il y avait donc :

  • un président avec sa favorite du moment
  • un ministre qui a épousé son ancienne prof de français, qui a 20 ans de plus que lui
  • une présentatrice de France Télévisions, donc payée avec nos impôts
  • un des fondateurs de SOS Racisme
  • un réalisateur qui n'a fait que des navets, dont "Beur sur la ville" (Si ! si ! Ce navet existe !),
  • Pierre Bergé, qui insulte régulièrement les journalistes de son propre journal, et pense que les femmes peuvent "louer leur utérus comme elles louent leurs bras dans une usine".

Très représentatif du milieu bobo parisien, déconnecté du pays réel.

Posté le 20 mars 2015 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

19 mars 2015

Les Français noirs ne constituent pas un groupe de personnes

... selon la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ah non, en fait il s'agit des Français blancs :

"La XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, d'une manière mirobolante, vient de débouter l'AGRIF de ses poursuites contre les auteurs et chanteurs de « Nique la France ». 

Voici pourquoi l'AGRIF interjette appel immédiatement et sans la moindre hésitation.

Il faut rappeler que les auteurs de « Nique la France » opposaient « petits gaulois de souche » et les « petits culs tout blancs présents à l'Assemblée Nationale » aux « arabes, noirs et musulmans ». L'AGRIF releve d'emblée l'escroquerie du procédé dialectique qui consiste à amalgamer ces trois catégories : comme si tous les arabes et les noirs étaient musulmans, et comme si tous les musulmans étaient anti-français !

Au mépris de la loi ainsi que de tout élémentaire principe de bon sens, le tribunal vient de juger que le blanc n'est pas susceptible de définition et que la « blancheur » ne reposait « sur aucun critère scientifique », « variant de ce fait selon les époques, les cultures et les classifications administratives propres à chaque pays (sic.) ».

On est sans voix devant pareille allégation !

Quand Christiane Taubira est visée par certaines caricatures, les tribunaux ne se posent nullement la question de l'existence de la race noire ! Il faut noter également qu'avec une telle non-définition, un métis qui serait odieusement traité de « sale nègre » ne serait plus protégeable faute d'appartenance à une race « scientifiquement définie ». Pour ce tribunal, si la race noire existe et les personnes noires sont protégeables, la race blanche n'existe pas et les Français blancs ne sont pas protégeables !

L'AGRIF n'a jamais soutenu que les français sont tous blancs ou tous chrétiens ; mais elle entend tout aussi bien protéger la majorité des français blancs, comme la loi le prévoit pour tous les groupes de personne sans distinction.

D'une manière hallucinante au regard du droit, le tribunal éprouve le besoin de préciser que la « blancheur » ou la « race blanche » ne constituent pas « une composante juridique de la qualité de français ». Certes, mais ce que la loi protège, ce ne sont pas des qualités juridiques, mais des catégories ethniques, nationales et religieuses !"

Posté le 19 mars 2015 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent

Une secte mortifère

L'éditorial d'Eric Letty, dans le nouveau numéro de Monde et Vie (extraits) :

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"Je me demande parfois d’où vient la détestation farouche de la vie que manifestent les socialistes au pouvoir. Ils ne sont pas les seuls, sans doute, mais elle atteint chez eux un paroxysme. Il leur manque, certes, d’avoir été à l’origine de la légalisation de l’avortement, qui porte la griffe de Giscard d’Estaing, de son premier ministre Jacques Chirac, de son ministre de l’Intérieur le frère Michel Poniatowski et de Simone Veil, qui en fut le porte-bannière ; mais ils ont fait de leur mieux, de Neiertz en Aubry puis en Vallaud-Belkacem, pour l’aggraver, l’élargir, tenter d’ériger l’assassinat de l’enfant à naître en droit de la femme et de l’inscrire finalement au rang des droits de l’homme.

Il était logique que l’homicide s’étende à l’autre bout de la vie, la fin après le commencement. C’était logique, parce que, dans les deux cas, c’est la faiblesse qui est attaquée, d’abord celle de l’enfant que l’on n’aperçoit même pas, qui ne peut même pas désarmer l’intention homicide par un geste ou par un sourire ; et plus tard, la faiblesse du vieillard, qui dans notre univers matérialiste n’est plus perçu que comme une charge, une source de dépense menaçant l’équilibre budgétaire de notre belle sécurité sociale.[...]

En réalité, nous sommes confrontés à une idéologie mortifère. L’un de ses représentants les plus en vue, en France, fut le sénateur Henri Caillavet, mort le 27 février 2013, en mémoire duquel la haute Assemblée fit ce jour-là une minute de silence, à la demande du sénateur François Fortassin, qui exposait ainsi les mérites du disparu : « Libre penseur mais surtout esprit libre, il était membre du Grand Orient de France et a créé la Fraternelle parlementaire. (…) il était avant tout un esprit éclairé, moderne, en avance sur son temps : on a pu le constater au travers de son travail de législateur, avec des textes consacrés notamment au don d’organes, à l’avortement, au divorce par consentement mutuel ou encore à l’homosexualité. » En somme, « un homme digne, modéré, mais pas modérément républicain. »[...]

La franc-maçonnerie, dont le Grand Orient représente en France l’obédience la plus nombreuse, travaille toujours avec le même objectif : détruire le christianisme.[...]

En tuant les enfants dans le sein maternel et les vieillards, c’est le Christ que la franc-maçonnerie cherche à tuer dans la Cité et dans les âmes."

Posté le 19 mars 2015 à 16h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

Ce serait bien de montrer des films pornos à l'école

C'est la position des Jeunes Socialistes suisses, d'une conseillère nationale des Verts de ce même pays mais aussi d'un professeur danois...

Sont-ils tordus à ce point pour ignorer les ravages du porno : effets dévastateurs sur les relations amoureuses, conduites sexuelles à risque, dépendance et addiction.

Posté le 19 mars 2015 à 15h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Plaidons pour la fin de la commémoration du 19 mars 1962

De Matthieu Colombani, Délégué Général du PCD :

"19 mars 1962 - 19 mars 2015 : aujourd'hui plusieurs communes commémorent le 19 mars 1962. Plaidons pour la fin de ces commémorations et la réhabilitation du 5 décembre.

Je tiens à faire part de mon indignation devant ces commémorations.

1) Si le 19 mars 1962, date de la signature des accords d'Evian devait être synonyme de cessez-le-feu, force est de constater qu'il n'en fut rien :
- + de 75 000 harkis assassinés...
- Enlèvements de plusieurs centaines de militaires français jusqu’en 1964
- Massacre d’Oran le 5 juillet 1962 : 671 français tués ou disparus
- 1 million d’européens ont dû fuir leur terre d’Algérie en abandonnant leurs biens, leurs défunts, leurs souvenirs, sur place « la valise ou le cercueil »

Commémorer le 19mars revient à célébrer l'indépendance de l'Algérie au détriment de notre propre histoire. Si cette indépendance est respectable, elle l'est au même titre que l'ensemble des souverainetés nationales. La France ne commémore pas l'indépendance américaine, polonaise, russe ou luxembourgeoise....Le respect et la commémoration demeurent deux choses distinctes.

Commémorer le 19 mars c'est oublier la mémoire de nos compatriotes morts entre le 19 mars 1962 et fin 1962. C'est bafouer la mémoire de nos compatriotes qui ont souffert durant cette période.

2) Pour ces raisons, je me refuse en tant qu'élu local de participer à ces commémorations et demande la réhabilitation du 5 décembre.

Au PCD, nous œuvrons pour une journée de mémoire respectueuse de notre propre histoire et en particulier de ceux qui ont œuvré pour la France."

Posté le 19 mars 2015 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

Je m'accroche à la vie et je ne lâche rien

Beau témoignage de Loïc Liber, tombé sous les balles de Mohamed Merah le 15 mars 2012, devenu tétraplégique et qui vit depuis trois ans "à l'hôpital d'instruction des Armées Percy de Clamart (Haut-de-Seine) avec le soutien d'Audrey, sa compagne, et pendant très longtemps avec celui de sa mère Émilienne, mère courage qui avait tout abandonné en Guadeloupe pour être au chevet de son fils."

Posté le 19 mars 2015 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Le catholique doit avant tout considérer la politique comme un moyen de servir le Bien commun.

Extraits de l'interview d'Alain Escada dans Présent :

"Le catholique doit avant tout considérer la politique comme un moyen de servir le Bien commun. A ce titre, Civitas encourage vivement les catholiques à prendre leurs responsabilités en politique, d’abord en tant qu’électeurs, mais aussi en tant que candidats et ensuite, pour une partie d’entre-eux, en tant qu’élus.

On ne peut pas légitimement à la fois se plaindre de la politique et s’en désintéresser. Si les choses vont aussi mal n’est-ce pas aussi en partie parce que les catholiques ont déserté le terrain politique ? Il est trop facile de se limiter à répondre que le système est pourri pour justifier de ne rien faire (...)

La Famille ne sera un enjeu politique apparent en 2015 que si les familles catholiques font le nécessaire pour cela. Cela demande de s’investir avec intelligence et méthode. Je ne crois pas du tout à l’utilité d’envoyer des questionnaires à des candidats car les promesses de politiciens n’ont de valeur que pour ceux qui ont envie d’y croire. Par contre, c’est lors des réunions publiques des politiciens en campagne qu’il faut s’organiser pour les forcer à répondre à des questions précises et pour démontrer avec imagination et visibilité que ce sujet reste cher au cœur des Français.

Je me méfie des illusions. Les manifestations massives [contre la loi Taubira] ont eu l’avantage de prouver que le potentiel existe mais n’ont pas débouché sur la mise en place de quelque chose de structuré et durable. Le “vote catho” n’est envisageable que si des outils viennent aider les électeurs catholiques à faire preuve de discernement. En l’absence de ces outils, c’est la confusion qui règnera encore et toujours à la veille des élections. Il ne suffit pas de vouloir sanctionner le PS ou l’UMPS. Faire élire des militants LGBT drapés momentanément de tricolore ne résoudrait rien, bien au contraire. Plus que jamais, il faut se distancier des partis pour ne s’intéresser qu’aux hommes – et aux femmes – qui, une fois élus, pourraient avec courage et persévérance défendre le Bien commun (ce qui inclut la Famille) sans céder aux pressions."

Posté le 19 mars 2015 à 07h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

18 mars 2015

Orphelins d'Indochine en quête de racines

C'est le titre d'un article du magazine Armées d'aujourd'hui, que l'on peut lire intégralement en ligne (p.63) à cette adresse : http://fr.calameo.com/read/0003316277be43618b129, qui décrit la situation de milliers d'enfants eurasiens et africasiens, nés de père français et de mère asiatique, et non reconnus par leur père. Les papiers d'identité de ces enfants portent la mention "né de père légalement inconnu, présumé français".

Au terme de leur séjour en Extrême-Orient, et plus encore après la défaite de Diên Biên Phu en 1954 et les accords de Genève, les expatriés français sont rentrés chez eux, laissant la plupart du temps leur famille indochinoise derrière eux.

Abandonnées et rejetées par la société, les mères indochinoises confient alors leurs enfants dès le plus jeune âge à la Fédération des œuvres de l'enfance française (Foefi), une association charitable qui récupère les enfants, et les éduque afin qu'ils puissent s'insérer dans la société française.

Indochine

Indochine française, Annam, octobre 1951. Des enfants eurasiens à l'orphelinat tenu par les sœurs de la Sainte-Enfance.

Après Diên Biên Phu, la Foefi, en lien avec l'Etat, décide de rapatrier tous ces enfants, au nombre de 4500 à 5000, en métropole, après que les mères aient signé un acte d'abandon. Les enfants sont répartis sur le territoire français, dans des établissements laïcs ou religieux. On n'hésite pas à séparer les frères et sœurs afin de favoriser l'intégration.

Ayant perdu père, mère, famille et pays de naissance, ces orphelins en gardent des cicatrices soixante ans après, ce qui pousse certains d'entre eux à se rendre à Vincennes, au Service historique de la Défense, où l'adjudant-chef Philippe Lafargue, recherchant, comparant et recoupant les informations, les aide à rechercher leur père. Une quête difficile et patiente, qui aboutit quelque fois.

Avec le brouillage des filiations tel que nous l'organise le gouvernement socialiste, de telles enquêtes seront impossibles, et dans soixante ans, les enfants-Taubira pourront toujours essayer de retrouver leurs racines : ils n'auront, les pauvres, que les yeux pour pleurer...

Posté le 18 mars 2015 à 19h51 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Le RER D mis en coupe réglée à Juvisy

Lu ici :

[...]"Il est cinq heures du matin, dimanche, lorsqu’une vingtaine d’individus au moins pénètrent dans une rame du RER D, en gare de Juvisy-sur-Orge, dans l’Essonne. Ils se divisent alors en deux groupes et dépouillent, un à un, tous les passagers du wagon à deux étages [...]

D'après le syndicat SGP-Police, ce ne sont pas moins d'une trentaine d'individus, âgés de 18 à 30 ans, qui ont commis les faits. Selon le syndicat, sept personnes auraient été victimes de vols de portables sur le RER C, entre Estampes et Juvisy, puis sur le RER D, entre Juvisy et Paris.

Cette attaque, à la manière d'une attaque de diligence, fait écho à celle qui a déjà eu lieu sur la même ligne en mars 2013, au niveau de Grigny. A l'époque, un groupe d'adolescents s'en étaient aussi pris aux voyageurs du RER D, dépouillant et rackettant les usagers. Le tribunal pour enfants d'Evry avait prononcé au mois de juin des peines allant jusqu'à dix mois de prison avec sursis contre les adolescents à l'origine de l'attaque. Le seul majeur avait quant à lui été relaxé."[...]

Cette affaire fait écrire à Valérie Pécresse (UMP) sur Twitter :

Question rhétorique bien évidemment, mais le Premier ministre étant en campagne électorale, il lui était difficile d'admettre devant son électorat rassemblé que la France en est revenue au temps des attaques de diligences. Cet état de fait ne fait que s'aggraver d'ailleurs et prend ses racines au-delà du règne socialiste, car en dépit des déclarations tonitruantes du chef de l'Etat de l'époque, les banlieues n'ont jamais été "passées au kärcher", et l'indignation de madame Pécresse ne changera rien à la réalité : la France est devenue le Far West et l'UMP n'y est pas pour rien.

 

Posté le 18 mars 2015 à 15h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Mémoire et honneur plutôt que nostalgie et rance

Extrait de la tribune du général (2S) Pierre Zammit de l'Association de Soutien à l'Armée française (ASAF) :

4593748_3_3c92_la-nouvelle-rue-de-beziers-baptisee-par_b982cfd87b0f0bcf2cc8bc5eac3c2bf7"Commentant la décision du maire de Béziers de débaptiser une rue du 19 mars 1962 et de lui donner le nom de commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, le Premier ministre en campagne électorale a déclaré le 14 mars : "la nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon… Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste". Pourtant, il ne s'agit pas plus de FN, que de nostalgie l'Algérie française. C'est autre chose dont il s'agit. Il s'agit de se souvenir de morts français et d'honorer un grand soldat (...)

Quant au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, une ville ne peut que s'honorer d'avoir une rue qui porte son nom. Résistant à vingt ans, déporté à Buchenwald, officier parachutiste de la Légion étrangère, prestigieux combattant d'Indochine et d'Algérie, le commandant de Saint Marc s'était rallié en avril 1961 au putsch des généraux contre la politique du général de Gaulle pour ne pas renier la parole donnée, disant avoir "préféré le crime de l'illégalité à celui de l'inhumanité". Jugé, emprisonné, libéré en 1966, réhabilité en 1978, il fut élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides en 2011 par le président de la République :

"nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur !"

dira en août 2013 le général d'armée Dary dans le poignant éloge funèbre de ce grand soldat, homme d'honneur s'il en est.

Voilà pourquoi, aux mots nostalgie et rance, j'oppose mémoire et honneur."

Posté le 18 mars 2015 à 14h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Des préservatifs gratuits pour améliorer le sort des détenus

C'est une des propositions faites par Adeline Hazan, le nouveau contrôleur général de lieux de privation et de liberté (CGLPL) dans son premier rapport d’activité portant sur l’année 2014 :

"Pour remédier aux risques de transmission de maladies sexuellement transmissibles ou de grossesses non désirées, il est recommandé que les détenus aient librement accès à des préservatifs au sein des unités sanitaires, des unités de vie familiale mais aussi aux parloirs familiaux."

Posté le 18 mars 2015 à 12h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Comment vos élus locaux financent la construction des mosquées

Extrait de l'interview du sénateur UDI de l’Eure, Hervé Maurey, rapporteur d'un projet sur la question des financements des lieux de culte par les collectivités locales :

1442180326"Aujourd’hui, nous n’avons aucune information - et je dis bien aucune - sur la manière dont les lieux de culte qui se construisent sont financés, en premier lieu les mosquées. Parce qu’aucune règle de transparence n’a jamais été posée. Avec des règles, nous saurions qui finance et nous pourrions aussi comprendre pourquoi et dans quel but. Nous avons besoin de savoir si certains doutes sont fondés ou non. Des financements de lieux de culte ont déjà interpellé Tracfin, les services du ministère des Finances qui surveillent les éventuels blanchiments d’argent.

Ces baux emphytéotiques sont une bombe à retardement. Le principe du bail emphytéotique est que le propriétaire met à disposition le terrain pour un nombre déterminé d’années. Au terme du bail, l’édifice construit appartient au propriétaire du terrain. Dans un proche avenir, les municipalités vont ainsi devenir les propriétaires d’une série d’églises catholiques construites avant guerre, comme c’est le cas pour une trentaine d’entre elles à Paris. Ce sont des bâtiments qui ont des coûts d’entretien élevés. Aujourd’hui, ce sont les églises catholiques mais demain, nous aurons les mêmes problèmes avec les mosquées. A Montreuil, la mosquée est ainsi édifiée sur un terrain municipal grâce à un bail emphytéotique.

La jurisprudence du Conseil d’Etat a autorisé les communes à financer des équipements ou des parties d’équipements à vocation culturelle et non pas cultuelle. Mais c’est souvent dans le même bâtiment. La frontière entre le cultuel et le culturel est assez ténue. Nous suggérons qu’il y ait un décret du Conseil d’Etat qui délimite tout cela. Dans certains cas, il y a une hypocrisie dans la distinction et la partie culturelle a pu être injectée pour que la totalité de l’édifice puisse être subventionnée."

Pour en savoir plus sur ce qui se passe près de chez vous.

Addendum : Jean-Marie Bockel vient d'annoncer que le rapport vient d'être adopté à l'unanimité au Sénat avec notamment l'article 6 : "Aider et sécuriser les élus locaux en définissant explicitement, par décret en Conseil d'Etat, les types de dépenses municipales pouvant relever du culturel et celles pouvant relever du cultuel".

Le financement officiel de l'islam en France, c'est maintenant !

Posté le 18 mars 2015 à 12h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Najat Vallaud-Belkacem redoutait l'amalgame

Interrogée sur son ressenti après les attentats parisiens des 7 et 9 janvier et ceux des 14 et 15 février à Copenhague, Najat Vallaud-Belkacem a déclaré devant des collégiens :

"C'était comme si le ciel m'était tombé sur la tête. J'ai eu très mal, parce que je suis de culture musulmane. Je me suis dit pas encore !, pas au nom de la religion". [J'ai redouté] la logique qui voulait que le pays tout entier fonce dans l'amalgame."

Mais heureusement qu'en France personne ne pratique l'amalgame :

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Posté le 18 mars 2015 à 11h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

24 mars : dîner-conférence avec François Foucart, à Paris

Chroniqueur judiciaire sur France Inter pendant 25 ans, il est collaborateur de nombreux journaux et auteur de livres sur la justice et sur la désinformation. Il dédicacera son dernier livre : Mes cours d’Assise.

Dîner suivi d’une conférence sur le thème : La Justice : état des lieux.

Inscription par chèque de 35 € à L’Homme Nouveau, 10, rue Rosenwald 75015 Paris. Merci de précéder votre envoi d’un appel au 01 53 68 99 77 ou d’un mail à communication@hommenouveau.fr pour vous assurer qu’il reste des places disponibles.

Posté le 18 mars 2015 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2015

Consigne aux entreprises... dans le 10ème à Paris

Reçu hier dans une grande entreprise basée à Paris :

Avertissement

Posté le 17 mars 2015 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Lier immigration et augmentation des SDF français de souche relève du débat public

Damien Rieu, actuel directeur adjoint de la communication de la mairie (FN) de Beaucaire, avait organisé des maraudes au profit des SDF en décembre 2013. Il était poursuivi provocation à la haine raciale pour les propos suivants tenus lors d'un reportage télévisé :

"Notre priorité est d'aider les Français de souche comme la priorité du gouvernement est d'aider les immigrés et les Roms de ce pays. Les Français de souche vivent aujourd'hui dans la rue. Ils ne peuvent accéder aux centres d'hébergement et ont des problèmes de logement. C'est le facteur immigration qui est responsable de cette situation."

Alors que le procureur avait requis 6 mois de prison avec sursis, il a été relaxé. Le tribunal a considéré que "les propos incriminés n'excèdent pas les limites du débat public dans une société démocratique". 

Posté le 17 mars 2015 à 19h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Bourrage de crânes à l'école du 16 au 21 mars

Najat-Valaud Belkacem s'est engagée personnellement à ce que cette semaine soit un summum du bourrage de cranes pour les enfants scolarisés au sein de l'Education nationale :

"La Semaine d'éducation contre le racisme et l'antisémitisme se déroule du 16 au 21 mars 2015. Elle associe l'ensemble de la communauté éducative et pédagogique, dont les parents d'élèves et les personnels des établissements scolaires, les organisations étudiantes et lycéennes, ainsi que les associations complémentaires de l'éducation, en particuliers qui concourent à la lutte contre les discriminations, la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme."

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Voici un florilège de ce que les écoliers, collégiens et lycéens vont subir :

Académie de Dijon : Lycée Hilaire de Chardonnet, Chalon-sur-Saône : conférence sur le thème de "l'évolution" afin de lutter contre le concept erroné de race

Académie de Reims : Collège Saint-Rémi (Reims). Les minorités. Dans le cadre des cours d'Histoire-Géographie, les professeurs mettront l'accent au cours de cette semaine sur la partie du programme d'éducation civique consacrée aux droits de l'homme et à l'Europe, notamment "la place des minorités en Europe" 

Collège Raymond Sirot - Gueux : rencontre avec Jean Solé, illustrateur/dessinateur de bande dessinée, ami des dessinateurs de Charlie Hebdo : Les élèves de 6ème ont travaillé avec leur professeur d'arts plastiques sur le projet 'les animaux objets" et doivent rencontrer ce dessinateur pour débattre de son travail et de la liberté d'expression

Collège Stéphane Malarmé - Fère-Champenoise : La Brigade de Prévention de la Délinquance des Jeunes de la Gendarmerie Nationale et la LIgue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme interviendront auprès des élèves de 3ème pour leur expliquer ce que prévoit la loi en cas d'expression de propos racistes, antisémites, discriminatoires ou d'apologie du terrorisme. Ils reprendront aussi avec eux ce qui relève de la liberté d'expression et ce qui est interdit par la loi.

Académie de Nice : Ecole François Jacob de Mouans-Sartoux. Suite à la diffusion d'une vidéo, "Appartement à louer", les élèves de l’école François Jacob de Mouans-Sartoux vont échanger sur le choix du propriétaire parmi les différents locataires

A Lille, le MRAP s’implique dans la semaine d’éducation contre le racisme avec tous ses partenaires, avec des actions à destination des élèves des écoles, des collèges et des lycées. Un appel est même lancé aux équipes enseignantes pour qu’elles fassent appel à l’association d’éducation populaire. Par exemple, le MRAP propose à Douai le mercredi 18 mars à 19 heures, au café citoyen L’Entracte, place du Barlet, de mettre en avant le vivre ensemble avec une sensibilisation à la montée du FN et, en parallèle, le risque d’une liberté d’expression vecteur de haine.

Si l'Education Nationale est aussi efficace cette semaine que le reste de l'année avec les vrais fondamentaux éducatifs, gageons que nos enfants ne seront pas trop intoxiqués... 

Posté le 17 mars 2015 à 18h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

"Disparition du latin : rien n'est plus utile que les matières qu'on dit inutiles"

Un excellent réquisitoire, plein d'humour (ce qui ne gâche rien), d'Anne-Sophie Letac, ancienne élève de l'École Normale supérieure, agrégée d'histoire, professeur en classes préparatoires au Lycée Lavoisier et à Intégrale, en faveur du latin que ces intellos de gauche qui nous gouvernent veulent faire disparaître, dans une logique utilitaire aux antipodes de l'intelligence :

[...] "À considérer la nouvelle réforme du collège qui devrait entrer en vigueur en 2016, force est de constater, mutatis mutandis bien sûr, qu'il existe dans notre pays pourtant démocratique un «collège de l'inutile».

La ministre a fermement remanié le contenu du chaudron de l'éducation de masse, parcouru de bulles de contradiction explosives. Elle filtre les ingrédients d'une potion scolaire censée pacifier les mœurs relâchées, gommer la honte du classement Pisa, et amenuiser le taux de chômage des jeunes.

Dans un but de démocratisation, les «contenus plus réalistes» interdiront les classes européennes et bilingues trop élitistes, et les langues anciennes seront intégrées dans les cours de français, autant dire supprimées au profit d'une seconde langue vivante en cinquième. Utilitarisme, volontarisme sont les mots d'ordre de la réforme, leitmotiv épuisant depuis trente ans. La sentence des Shadoks «En essayant continuellement, on finit par réussir. Donc: plus ça rate, et plus on a de chances que ça marche» est aussi appropriée à l'Education nationale qu'à une usine de boulons gérée par le Gosplan. On serait tenté avec malice de voir dans les 20 % d'autonomie d'emploi du temps laissés aux collèges un avatar de la décentralisation décrétée en URSS par Khrouchtchev.[...]

On est loin de Julien Gracq qui rappelait en 2000 que «outre leur langue maternelle, les collégiens apprenaient jadis une seule langue, le latin. Moins une langue morte que le stimulus artistique incomparable d'une langue entièrement filtrée par une littérature». Loin aussi d'Antonio Gramsci, qui écrivait en 1932: «On n'apprenait pas le latin et le grec pour les parler, ou pour devenir domestique ou correspondant commercial. On les apprenait pour connaître directement la civilisation des deux peuples, qui constitue le présupposé nécessaire de la civilisation moderne, on les apprenait autrement dit pour être soi-même et se connaître soi-même consciemment» (textes compilés par Nuccio Ordine dans son Manifeste sur l'utilité de l'inutile).

[...]Reste une question: est-il bien raisonnable de tuer une langue déjà morte, et qui plus est, optionnelle? N'est-ce pas céder à «cette manie du rabaissement… profondément française, pays de l'égalité et de l'anti-liberté» évoquée par ce pessimiste de Flaubert dans une lettre à Louise Colet en… 1852 ? En termes d'utilité, les économies faites sur les professeurs de langues anciennes privés de raison d'être sont minimes au regard de celles qu'engendrerait une gestion de qualité de l'informatique des établissements et l'abandon des logiciels achetés au rabais dans un esprit d'économie à courte vue. Bien inutiles aussi les «initiations au numérique», nouveau sésame de la connaissance, pratiquées sur un public plus averti que le professeur.

Méfions-nous enfin de l'inutilité des choses: Alan Turing a inventé l'informatique à Cambridge dans un univers peuplé de sciences et de langues anciennes. John Ronald Tolkien, passionné de philologie comparée, professeur de vieil anglais à Oxford, a engendré un tourbillon marchand de milliards de dollars en laissant imprudemment après lui Le Seigneur des anneaux, œuvre qu'il ne reconnaîtrait d'ailleurs probablement plus en cas de retour sur terre. Et, contrairement à une illusion collective, les mathématiques pures ne «servent» absolument à rien. Du moins pas plus que le latin, discipline de construction logique brillante, excellente pour le cerveau, dont on découvrira un jour qu'elle est à la maladie d'Alzheimer ce que le brocoli est au cancer du colon, qu'elle vaut tous les jeux de logique, toutes les gymnastiques de mémoire vendues sur Amazon. Il y a d'ailleurs fort à parier que tels les légumes oubliés, panais, topinambours et potimarrons, les langues anciennes ressortiront sur le marché, labellisées bio et très chèrement payées par des parents avisés." [...]

Posté le 17 mars 2015 à 15h02 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

La liberté d'expression de l'évêque aux armées

Mgr Poinard, vicaire général aux armées françaises, défend Mgr Ravel, suite aux attaques du lobby LGBT contre son éditorial de février dans la revue du diocèse aux armées :

"(...) Il est évident que, dans les diverses revues éditées par chacune des quatre aumôneries militaires, chaque culte répercute tout à fait librement, et à sa manière propre, ses convictions religieuses et morales spécifiques, ou traite des sujets de société à sa façon. Tel est d’ailleurs le cas de tous les organes d’opinion dans notre pays, y compris YAGG. Notre Constitution ne garantit-elle pas à tous les citoyens la liberté d’exprimer librement leurs opinions selon les modalités définies par la loi ?

Aumônier militaire en chef du culte catholique, l’évêque aux armées ne saurait se couper en deux en s’autocensurant au prétexte que certains points de la doctrine catholique ne plaisent pas à tout le monde. Une nation est toujours faite d’opinions et de courants variés, n’en déplaise au courant de la pensée unique. Aussi, je ne vois pas en quoi, lorsque Mgr Ravel se fait l’écho de la doctrine catholique, dans une revue catholique – que personne n’est mis dans l’obligation de lire – il dénigre les droits de ceux qui ne partagent pas ses opinions : il s’adresse à des catholiques, à qui il rappelle la pensée de leur Eglise. En quoi l’évêque aux armées attente-t-il au droit des personnes puisque ceux qui ne partagent pas son opinion ne sont pas tenus de suivre ses avis ? La « dénonciation » de YAGG me semble grave en ce que la pointe de son attaque dénie totalement à une autorité religieuse, porteuse d’une éthique dont le contenu est universellement reconnu par une fraction importante de l’humanité, le droit d’exprimer librement cet enseignement moral et spirituel. C’est un peu comme si je reprochais à M. Mélenchon d’exprimer dans l’Humanité des opinions marxistes… ce qui est parfaitement son droit dans un pays libre.

On entend sans cesse dans les médias évoquer le droit à la liberté d’expression : encore faudrait-il que cette proclamation ne se limite pas seulement à une simple déclaration d’intention mais que tout citoyen en ait réellement l’usage, l’évêque aux armées comme n’importe quel autre Français."

Posté le 17 mars 2015 à 14h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)


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