20 décembre 2014

Convention entre la SNCF et SOS Racisme

L'AGRIF dénonce la signature d’une convention entre SOS Racisme et la SNCF :

"Nous découvrons le bulletin Flashcom de la direction de la sûreté de la SNCF daté du 2 décembre nous apprenant la signature d’une convention par le président de SOS Racisme Dominique Sopo et le secrétaire général de la SNCF, Stéphane Volant.

Désormais l’organisation idéologique SOS Racisme sera appelée à intervenir dans les journées-formation des agents de la SNCF sur les questions de « déconstruction des préjugés » (sic !) et des actes de racisme ou de discrimination.

Quand on connaît l’histoire de SOS Racisme, de son utilisation partisane et subversive sous le couvert du soi-disant antiracisme, l’histoire encore de ses détournements financiers et de ses querelles internes proprement racistes entre juifs et musulmans, cela constitue un véritable scandale. C’est en effet un détournement de l‘argent des voyageurs dont l’immense majorité ne partage certainement pas le drôle d’antiracisme de l’organisation néo-trotsyste jadis mise sur pied par Harlem Désir avec l’appui sous Mitterrand du parti socialiste et du gouvernement.

Nous demanderons dès lundi un rendez-vous à Stéphane Volant afin que l‘AGRIF, qui est totalement indépendante de tous les partis, puisse, pour le moins, tout autant que SOS Racisme participer à la formation des agents de la SNCF."

Posté le 20 décembre 2014 à 23h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

Condamné pour avoir coupé un "arbre de la liberté"

Jeremy-thebault-260x300Jérémy Thébault a été condamné par la cour d’Appel de Rouen à un mois de prison avec sursis, 500 euros d’amende, 1 400 euros de dommages et intérêts ainsi que 420 euros de frais de justice, pour avoir coupé un "arbre de la liberté" : 

"La Justice sait se montrer clémente à l’égard des délinquants, leur trouvant fréquemment les fameuses « circonstances atténuantes » qui permettent de présenter le voyou en une pauvre victime de la société.

Mais la Justice sait aussi se montrer intraitable et avoir la main lourde lorsqu’elle a devant elle un Français de souche dont le tort principal est de refuser la pensée dominante.

Jérémy Thebault vient d’en faire l’expérience. Il est condamné pour avoir abattu… un arbre de la « liberté », crime bien plus scandaleux, aux yeux de la République maçonnique, que le vol avec violences ou autres petites « incivilités » de la remuante « jeunesse » qui est « une chance pour la France ». 

Il a pris presque aussi cher que la femen qui avait profané l'église de la Madeleine...

Posté le 20 décembre 2014 à 22h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

Noël pour tous ou Noël pour personne ?

Un éditorial de Philippe de Saint-Germain pour Liberté politique :

"Noël pour tous ? Pour les préfets de la République, c’est plutôt Noël pour personne. Ou plutôt Noël chacun pour soi. Quand verra-t-on, après les Femen, des compagnies de CRS disperser des santons sur la place publique ?

Etoile_smallTOUT A ETE DIT sur la stupidité de ces interdictions préfectorales ou administratives des crèches dans les lieux publics.  Pourquoi non aux crèches et oui aux sapins ? Certes, le ridicule ne tue pas les zélateurs du sectarisme laïque et du légalisme républicain, mais n’y a-t-il pas un homme d’Etat en France pour condamner ce dédain de la France unie sur sa mémoire commune ?

Noël chacun pour soi, c’est le Noël de l’indifférence, le Noël de la culture du vide, du mépris de la joie partagée ensemble, tous milieux, toutes générations et toutes opinions confondues.

Noël chacun pour soi, c’est l’idolâtrie du confort, de la solitude, du repli sur soi, de la consommation égotiste.

Noël chacun pour soi, c’est le mythe antisocial de la laïcité idéologique.

Le Dieu qui se fait corps

C’est que le véritable Noël dérange. Le Noël de ce Dieu mystérieux qui se fait corps et matière bouscule une société politique qui prétend s’émanciper des lois de la nature quand Lui, le Tout Puissant, se livre en chair et en os dans les bras d’une femme et d’un homme qui s’aiment.

Oui, on peut ne pas croire à l’histoire, mais c’est un crime politique de rejeter le message de la culture qui transmet ce qu’elle a de plus humble et de plus généreux.

MM. les sinistres qui n’avez que le mot « rassemblement » à la bouche, allez à la crèche. À genoux. Et vous ferez l’unité.

Joyeux Noël quand même !"

Posté le 20 décembre 2014 à 17h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

"Eric Zemmour est un Chouan du XXIème siècle"

Envoyé par un lecteur, ce texte qui compare Eric Zemmour à un "Chouan du XXIe siècle" :

"La Chouannerie ce n'est pas des évocations en costume folklorique.

La Chouannerie n'est pas un fond de commerce à buts très lucratifs.

Etre Chouan n'est pas se contenter d'inaugurer des plaques où de déposer des gerbes.

Etre Chouan c'est faire la corrélation entre les événements qui se déroulent à 220 ans d'écart, la seule différence est la façon de tuer du système qui n'est plus - pour l'instant - sanglante.

Etre Chouan c'est se battre et résister à la calomnie, aux insultes, aux diagnostics psychiatriques en privé ou en public (SR).

Eric Zemmour est un Chouan du XXIème siècle désintéressé. Par exemple il a fait deux conférences dans l'Ouest à Rennes et à Nantes : il n'a pris aucun honoraire comme il me l'a affirmé, le prix des entrées partant dans d'autres poches. Il livre son combat, ses idées à la pointe de son stylo.Il est un homme libre, même si sa liberté est surveillée.

Son éviction de iTélé est l'illustration des actions punitives d'un système à bout de souffle qui n'hésite plus entre les mises à mort sociales, économiques, fiscales, ou de la réputation avec le soutien de la veulerie :

Une guillotine sèche plus terrible que l'autre car le supplice se prolonge....

Entretenu par des journalistes aux ordres."[...]

Posté le 20 décembre 2014 à 16h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 décembre 2014

Combien rapporterait à l'Etat le trafic de cocaïne ?

Le groupe de réflexion Terra Nova, proche du PS, devra se pencher sur cette question, en cette période de recherche de sous.

Terra Nova vient en effet de publier une étude estimant que la légalisation du cannabis, à prix majoré (hausse de 40% du prix de vente par rapport à celui pratiqué au marché noir) et dans le cadre d’un monopole public, rapporterait 1,8 milliard d’euros à l’Etat, qui dépenserait moins dans la répression de ce marché légalisé.

L'étude ne dit pas combien coûterait cette légalisation en soins médicaux, psychologiques, sociaux, éducatifs, etc.

Après l'euthanasie, destinée à faire des économies dans la santé, cette étude sur le cannabis, Terra Nova devra évaluer le bénéfice pour l'Etat de la légalisation de la cocaïne, de l'héroïne, du LSD...

Posté le 19 décembre 2014 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Des syndicats dans l'Armée ?

Comme la France a abandonné toute souveraineté, elle se plie aux injonctions de la CEDH, instance d'où il faudra bien un jour se résoudre à sortir :

"Un projet de loi relatif au «droit d’association professionnelle des militaires» va être préparé par les ministres de la Défense et de l'Intérieur, vient d'annoncer la présidence de la République, au lendemain de la remise du rapport de Bernard Pêcheur, conseiller d'Etat. L'Elysée souhaite que «toutes les conclusions de ce rapport soient mises en oeuvre».  Il propose essentiellement d’instituer un droit d’association professionnelle adapté à l’état militaire, à l’exclusion de tout droit syndical.

Cette évolution juridique très importante est rendue obligatoire par les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 2 octobre, jugeant que si la liberté des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, ceux-ci ne peuvent se voir refuser de manière générale un droit d’association pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux. Le Président de la République a décidé que la France ne ferait pas appel et renonce à «demander le renvoi des décisions de la CEDH en Grande Chambre».

Une première association devrait se constituer dès le 5 janvier lorsque l'association GendXXI, regroupant des personnels de statut militaire de la gendarmerie, se déclarera en préfecture. Elle est présidée par le lieutenant-colonel Jean-Hugues Matelly, qui a lui-même porté l'affaire devant la CEDH, parallèlement à un autre groupe, l'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil). [...]

Posté le 19 décembre 2014 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Un jour, un texte! La Patrie selon Jean Pierre Calloch.

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c’est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d’entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d’actualité, aujourd’hui : la Patrie. (19)

Quart de nuit aux Tranchées ou la prière du veilleur 

Les ténèbres pesantes s'épaissirent autour de moi ;
Sur l'étendue de la plaine la couleur de la nuit s'épandait,
Et j'entendis une voix qui priait sur la tranchée :
O la prière du soldat quand tombe la lumière du jour!

« Le soleil malade des cieux d'hiver, voici qu'il s'est couché ;
Les cloches de l'Angélus ont sonné dans la Bretagne,
Les foyers sont éteints et les étoiles luisent :
Mettez un cœur fort, ô mon Dieu, dans ma poitrine.

Je me recommande à vous et à votre Mère Marie ;
Préservez-moi, mon Dieu, des épouvantes de la nuit aveugle,
Car mon travail est grand et lourde ma chaîne :
Mon tour est venu de veiller au front de la France,

Oui, la chaîne est lourde. Derrière moi demeure
L'armée. Elle dort. Je suis l'œil de l'armée.
C'est une charge rude, Vous le savez. Eh bien,
Soyez avec moi, mon souci sera léger comme la plume.

Je suis le matelot au bossoir, le guetteur
Qui va, qui vient, qui voit tout, qui entend tout. La France
M'a appelé ce soir pour garder son honneur,
Elle m'a ordonné de continuer sa vengeance.

Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée.
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L'âme de l'Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C'est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit.

J'en paierai cher la gloire, peut-être ? Et qu'importe !
Les noms des tombés, la terre d'Armor les gardera :
Je suis une étoile claire qui brille au front de la France,
Je suis le grand guetteur debout pour son pays.

Dors, ô patrie, dors en paix. Je veillerai pour toi,
Et si vient à s'enfler, ce soir, la mer germaine,
Nous sommes frères des rochers qui défendent le rivage de la Bretagne douce.
Dors, ô France ! Tu ne seras pas submergée encore cette fois-ci.

Pour être ici, j'ai abandonné ma maison, mes parents;
Plus haut est le devoir auquel je me suis attaché :
Ni fils, ni frère! Je suis le guetteur sombre et muet,
Aux frontières de l'est, je suis le rocher breton.

Cependant, plus d'une fois il m'advient de soupirer.
« Comment sont-ils ? Hélas, ils sont pauvres, malades peut-être… ».
Mon Dieu, ayez pitié de la maison qui est la mienne
Parce que je n'ai rien au monde que ceux qui pleurent là...


Maintenant dors, ô mon pays ! Ma main est sur mon glaive;
Je sais le métier ; je suis homme, je suis fort :
Le morceau de France sous ma garde, jamais ils ne l'auront...
- Que suis-je devant Vous, ô mon Dieu, sinon un ver ?

Quand je saute le parapet, une hache à la main,
Mes gars disent peut-être : « En avant ! Celui-là est un homme ! »
Et ils viennent avec moi dans la boue, dans le feu, dans la fournaise...
Mais Vous, Vous savez bien que je ne suis qu'un pécheur.

Vous, Vous savez assez combien mon âme est faible,
Combien aride mon cœur et misérables mes désirs ;
Trop souvent Vous me voyez, ô Père qui êtes aux cieux,
Suivre des chemins qui ne sont point Vos chemins.

C'est pourquoi, quand la nuit répand ses terreurs par le monde,
Dans les cavernes des tranchées, lorsque dorment mes frères
Ayez pitié de moi, écoutez ma demande,
Venez, et la nuit pour moi sera pleine de clarté.

De mes péchés anciens, Mon Dieu, délivrez-moi,
Brûlez-moi, consumez-moi dans le feu de Votre amour,
Et mon âme resplendira dans la nuit comme un cierge,
Et je serai pareil aux archanges de Votre armée.

Mon Dieu, mon Dieu ! Je suis le veilleur tout seul,
Ma patrie compte sur moi et je ne suis qu'argile :
Accordez-moi ce soir la force que je demande,
Je me recommande à Vous et à Votre Mère Marie.

Jean Pierre Calloch (1888-1917)

Yann-Ber Kalloc'h (Jean-Pierre Calloc'h en français), nait le 21 juillet 1888 à Groix et tombe au champ d'honneur le 10 avril 1917 à Urvillers (Aisne), est un poète breton de langue bretonne.

L'unique œuvre littéraire qui le montre comme un des plus grands auteurs bretons est un recueil posthume de poèmes souvent mystiques, Ar en deulin (À genoux) publié par son ami Pierre Mocaer en 1925. Jean-Pierre Hyacinthe Calloc'h est mort pour la France, « tué à l'ennemi», son nom figure au Panthéon avec les 546 écrivains morts au champ d'honneur.

Posté le 19 décembre 2014 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

18 décembre 2014

Un jour, un texte ! La Patrie selon Benoist-Méchin

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (18)

le sacrifice

Lettre de Laurent PATEU, sous-lieutenant au 141 ° régiment d'infanterie, tombé au champ d'honneur, le 15 juin 1915, à Notre-Dame de Lorette.

Rouge-Croix (Pas-de-Calais), 4 novembre 1914.

Ma Femme bien-aimée, mes Enfants chéris, si vous recevez cette lettre je ne serai plus ; mais je vous défends de pleurer. A cette époque où les enfants de la France versent leur sang, le mien n'est pas plus rouge que celui des autres. Vous supporterez d'autant mieux votre douleur que vous vous direz avec une inexprimable fierté que j'ai payé ma dette à la plus belle patrie du monde et que je suis mort pour elle.

Tu m'as souvent recommandé, ma femme adorée, d'avoir du courage. J'avais le mien propre et celui que tu m'as donné. Je te les adresse tous deux pour t'aider à supporter la douleur. Je t'ai toujours aimée, mon Angèle chérie, malgré mes quelques rares moments d'emportement ; je ne t'ai jamais oubliée, et j'aspirais, mon Dieu ! Avec quelle ardeur, au bonheur du retour. Je ne te laisse rien que mon souvenir et je partirai tranquille, car tu le garderas autant que la vie, je le sais. Nous nous aimions trop. Raidis-toi, ma petite femme, je te laisse nos enfants et c'est à eux que je m'adresse maintenant.

Mon petit Vonvon, tu as déjà onze ans et demi, tu es une grande fille, tu seras avant peu une petite femme. Tu te souviendras de moi mieux que le pauvre Dudu. Tu me connais, tu sais ce qui me plait et ce qui me déplaît. Eh bien, dans tous les actes de ta vie, demande-toi bien avant d'agir ce que penserait. Le pérot s'il était là.

Aide la mérotte de toutes tes forces, aide-la dans les soins du ménage ; tu sais ce que je te reprochais bien doucement parfois ; corrige-toi, deviens une bonne petite femme de ménage et surtout, oh ! Surtout, mon petit Vonvon adorée, rappelle-toi combien je t'aimais et je t'en supplie, sois toujours honnête.

Et toi, mon petit Dudu, à tes deux ans et demi on perd vite le souvenir. Tu parles encore de moi parce que la mérotte et sœur t'en causent mais tu m'auras vite oublié. Pourtant, lorsque tu seras plus grand, tu te rendras compte que tu avais un pérot qui t'aimait, ainsi que ta sœur, de toute son âme, et que tu appelais en ton doux zézaiement pezot chéri. Apprends vite à lire pour déchiffrer toi-même ce que j'écris aujourd'hui. Sois d'abord un petit garçon bien sage, puis un élève studieux, apprends, apprends encore ; apprends toujours, tu n'en sauras jamais assez. Sois aussi un jeune homme modèle. Enfin et surtout, sois un homme. Si tu es un jour appelé à servir ta patrie, embrasse les tiens aussi ardemment que je vous ai embrassés, et pars sans regarder en arrière, en criant le long de la route : Vive la France !

Je m'arrête sans avoir dit tout ce dont mon cœur déborde, je vous aime tous trois, je vous aime, je vous aime et je vous embrasse mille et mille fois du fond du cœur qui ne bat pas plus vite au son de la mitraille, mais qui palpite à votre souvenir.

Adieu, mes chéris, toutes mes tendresses sont pour vous et pour la meilleure des mères que je n'oublie pas.

Vive la France !

Extrait de : « Ce qui demeure, lettres de soldats tombés au champ d'honneur 1914-1918 ».

Benoist-Méchin – Éd. Albin Michel - 1941.

Posté le 18 décembre 2014 à 06h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 décembre 2014

Ils pensent à tout

Lu ici :

"Et si l'État se mettait à taxer les petites annonces entre particuliers dans l'immobilier, publiées sur Leboncoin, Entreparticuliers ou PAP ? C'est ce que propose le député PS des Pyrénées-Orientales Jacques Cresta, soutenu par la députée PS de Vendée, Sylviane Bulteau. « Lorsqu'une transaction immobilière est réalisée par l'intermédiaire d'un professionnel, ce dernier pratique des honoraires qui sont assujettis à l'impôt (TVA). Ce qui n'est naturellement pas le cas dans le cadre d'un arrangement entre particuliers », expriment d’une même voix les deux députés. Tous deux dénoncent ainsi « la concurrence que constituent ces sites, notamment pour les professionnels de l'immobilier qui considèrent que celle-ci s'exerce de façon tout à fait déloyale, et même au détriment de l'État, en laissant s'installer un marché parallèle de l'immobilier »."

La liberté voilà l'ennemi.

Posté le 17 décembre 2014 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

L'orage gronde dans l'Armée (suite)

En écho du post précédent sur le même sujet, Jean-Dominique Merchet rend compte de la dernière session du conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), l'instance réprésentative des personnels militaires, qui s'est tenu du 8 au 12 décembre et qui a été l'occasion d'exprimer très directement le malaise ressenti dans l'institution :

"Chacun des membres du Conseil ressent au plus profond de lui-même un sentiment très fort de manque de reconnaissance à son égard (...). Et si ce sentiment est également profondément vécu à l'intérieur de nos enceintes militaires, du fait de la dilution des responsabilités, c'est au sein même de la Nation que nous en souffrons le plus, lorsque (...) le traitement médiatique insignifiant de nos camarades morts au combat fait de nous des citoyens de seconde zone.  

Le Conseil est fortement inquiet de l'annonce d'un « rééquilibrage » personnel militaire personnel civil fortement engagé pour 2015. Cette mesure constitue une source d'incompréhension pour le personnel militaire qui n'en comprend pas les fondements (le personnel militaire est-il réellement plus cher que le personnel civil ?), ni n'en perçoit les gains attendus pour le ministère. Elle se traduira non seulement par la civilianisation de postes décisionnels, et donc un cantonnement des militaires au rôle d’exécutants opérationnels (...) Cette civilianisation rampante que nous considérons aujourd'hui comme une véritable opération de démilitarisation du ministère, suscite un sentiment d'incompréhension de plus en plus fort (...) Les conséquences à venir sur les organismes qui ne sont pas identifiés comme Organismes Militaires à Vocation Opérationnelle laissent entrevoir une civilianisation croissante du soutien et de l’administration centrale au détriment de la présence du personnel militaire. Monsieur le ministre, celui-ci se sent de plus en plus étranger au sein de son propre ministère.

Les problèmes liés à Louvois (...) continuent de gangréner la vie des militaires et de leurs familles dont le seuil de tolérance est dépassé et génère une psychose permanente".

Force est de constater que le niveau de soutien n’est toujours pas satisfaisant et que la qualité du service rendu se dégrade jour après jour. Les infrastructures non entretenues continuent de se délabrer, et certains de nos camarades vivent et travaillent dans des locaux insalubres. Les problèmes récurrents rencontrés dans les domaines du soutien de l’homme obligent de plus en plus souvent les militaires à s’équiper sur leurs deniers, notamment par des circuits parallèles (surplus militaires, ...)"

Au moins le ministre ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant. Il faut dire que Nicolas Sarkozy (- 56 000) et François Hollande (- 26 000) ont rivalisé pour détruire ce qui restait de notre outil de défense tout en engageant nos armées dans des conflits durs et coûteux (Afghanistan, Lybie, Mali, RCA, Irak...).

Posté le 17 décembre 2014 à 18h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

L'orage gronde dans l'Armée

Antoine Martinez, Général (2S), Président de l’association des officiers de réserve, écrit dans Les 4 vérités :

"[...] Nos forces armées n’en peuvent plus, depuis qu’avec la fin de la guerre froide, nos responsables politiques, manquant de vision à long terme, ont considéré qu’il était temps d’engranger les dividendes de la paix, démontrant ainsi qu’ils n’avaient rien compris à la conduite des affaires dans un monde régi par les rapports de force. « Si vis pacem, para bellum. » C’est parce que l’État consent un effort pour disposer d’une défense efficace que la nation peut vivre en paix avec tous les bienfaits qui en découlent. Car les menaces n’ont pas disparu, bien au contraire. Et, paradoxalement, nos forces armées n’ont, depuis 25 ans, jamais été aussi lourdement engagées à l’extérieur. Pourtant, elles sont confrontées à une baisse drastique et continue de leurs budgets. Et cette baisse affaiblit dangereusement notre outil militaire et met en péril la sécurité de la France. C’est ainsi que, depuis 25 ans, l’armée de terre a perdu plus des deux tiers de ses effectifs, l’armée de l’air plus de la moitié de ses avions et la marine opère avec un porte-avions indisponible au moins dix-huit mois tous les sept ans. Déjà, avec le Livre Blanc de 2008, un lourd tribut était imposé à nos armées avec, notamment, une réduction de 54 000 hommes à réaliser entre 2009 et 2014. On pouvait penser qu’un arrêt serait alors décidé dans le démantèlement de notre outil militaire après cette sérieuse saignée. C’était mal connaître l’inconséquence de nos responsables politiques qui considèrent les budgets de la Défense comme une variable d’ajustement. Finalement, sur le seul plan des effectifs, en dix ans, c’est 80 000 hommes que les armées auront perdus. Ce n’est plus une saignée, c’est une hémorragie insupportable qui pourrait conduire à une réaction dont nul ne peut prédire, à ce stade, la nature.

Une chose est certaine : l’orage gronde. Selon nos autorités politiques, les nouvelles déflations d’effectifs n’entraîneraient pas une diminution de nos capacités. On croit rêver devant un tel déni de la réalité. Et ce déni révèle une méconnaissance totale du fonctionnement d’une force armée au combat. Nos camarades de l’armée de terre sont certainement les plus touchés car, manquant d’un minimum de culture militaire, nos élites politiques les considèrent comme des pions peu spécialisés et donc interchangeables sur le terrain en fonction des besoins, ce qui est complètement faux. Nos forces armées n’en peuvent plus de s’entendre dire que la Défense doit participer à l’effort budgétaire actuel. Faut-il rappeler que la part du PIB consacrée à la Défense est passée, en 30 ans, de 3 % à moins de 1,5 %? En revanche, des milliards sont gaspillés, chaque année, par exemple pour couvrir des dépenses de toutes sortes causées par une immigration extra-européenne incontrôlée ou par l’Éducation nationale incapable de remplir sa mission. Face à ces gaspillages irresponsables comparés au démantèlement suicidaire de notre outil militaire, les langues se délient aujourd’hui pour dénoncer le comportement des hommes politiques. Sous quelle forme se produira ce grand coup de gueule de la Grande Muette qui semble désormais inévitable? Démissions? Manifestations? Désobéissance? Jusqu’à ce jour, les gouvernements étaient sereins quant à la gouvernance des armées; il se pourrait, si les chefs militaires soucieux de l’intérêt général, refusent de nouvelles restrictions, que ce scénario idyllique ne soit plus d’actualité."

Posté le 17 décembre 2014 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Souriez, vous êtes géolocalisé !

Une étude de la Cnil (Commission nationale de l'informatique) s'inquiète de l'usage intensif et souvent abusif des outils de géolocalisation des utilisateurs d'une bonne partie des applications installées sur les tablettes et les smartphones. Une intrusion dans la vie privée des utilisateurs, très souvent à leur insu, officiellement à des fins commerciales, mais dont on peut imaginer les dérives.

Posté le 17 décembre 2014 à 08h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

Un jour, un texte ! La Patrie selon le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (17)

Drapeau et Patrie

"Voyez-vous, disait souvent le vieux capitaine, en frappant sur la table, vous ne savez pas, vous autres, ce que c'est que le drapeau.

Il faut avoir été soldat, il faut avoir passé la frontière et marché sur les chemins qui ne sont pas ceux de France; il faut avoir été éloigné du pays, sevré de toute parole qu'on a parlé depuis l'enfance; il faut s'être dit pendant des journées d'étapes et de fatigues que tout ce qui reste de la patrie absente, c'est le lambeau de soie aux trois couleurs françaises qui clapote là-bas au centre du bataillon; il faut n'avoir eu dans la fumée du combat d'autre point de ralliement que ce morceau d'étoffe déchiré pour comprendre, pour sentir tout ce que renferme dans ses plis cette chose sacrée qu'on appelle le drapeau.

Le drapeau, mes amis, sachez-le bien, c'est contenu dans un seul mot rendu palpable, dans un seul objet pour tout ce qui fut, tout ce qui est, la vie de chacun de nous, le foyer où l'on naquit, le coin de terre où l'on grandit, le premier sourire de l'enfant, la mère qui vous berce, le père qui vous garde, la première larme, les espoirs, les rêves, les chimères, les souvenirs. C'est toutes ces joies, à la fois toutes enfermées en un mot, dans un nom le plus beau de tous : la patrie."

Citation faite par le lieutenant de vaisseau Pierre GUILLAUME,
à la fin de son émission à
Radio Courtoisie du lundi 14 août 2000.

Posté le 17 décembre 2014 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Oui, il y aura un jour un président de la République dont le prénom sera Mohammed, Ahmed ou Norredine

Alors que le journaliste italien, Stefan Montefiori, ayant réalisé l'interview polémique d'Eric Zemmour confirme que le terme "déportation" n'a jamais été prononcé, voici comment un journaliste français, Bruno Roger-Petit de l'Obs, pur produit idéologique des temps modernes, voit l'avenir de la France et s'en réjouit :  

" (...) Oui, la France va changer, comme elle a toujours changé. Oui, les Français de culture musulmane vont rester, ne partiront plus, et ne seront jamais déportés. Oui, les cultures vont se mélanger, comme elles l'ont toujours fait depuis l'Antiquité sur ce territoire que l'on nomme France, d'ailleurs, cela a déjà commencé. 

Oui, les adeptes du zemmourisme finiront pas s'éteindre, démographiquement donc politiquement remplacés par des citoyens français plus ouverts, en prise avec la mondialisation et les formidables opportunités qu'elle offre, et qui n'auront pas peur (...)

Oui, il y aura un jour, avant la fin de ce siècle, un président de la République française dont le prénom sera Mohammed, ou Ahmed, ou Norredine. C'est une perspective formidable, parce qu'au regard de l'histoire, et contrairement à ce que raconte la fable zemmourienne, ce sera authentiquement français."

Bruno Roger-Petit croirait-il à la théorie du grand remplacement, théorie qui n'existe pas ?

Posté le 17 décembre 2014 à 06h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

16 décembre 2014

Valls sera à Brest et à Rennes les 18 et 19 décembre

P1D2680282G_px_640_Manuel Valls sera à Brest jeudi 18 décembre.

Il sera à Rennes vendredi 19 décembre.

Le programme des festivités est ici.

Un accueil ?

Posté le 16 décembre 2014 à 18h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

Menaces de l'éducation nationale contre une mère de famille

Lu ici :

"Camille, une mère de famille qui vit près de Dunkerque dans le Nord, refuse de mettre son fils à l'école le mercredi matin. Mais cette attitude ne plait pas du tout à l’Éducation nationale. L'inspection académique lui a envoyé un courrier particulièrement menaçant : une lettre pour lui indiquer qu'elle risque de lourdes sanctions, financières d'abord, et jusqu'à la prison.

De 750 euros d'amende à 2 ans de prison. Quand elle a reçu ce courrier de l'inspection académique, Camille a eu froid dans le dos : 750 euros d'amende, pour manquement à l'assiduité scolaire, ainsi que 30.00 euros d'amende et deux ans de prison encourus pour soustraction aux obligations de l'autorité parentale. Tout cela parce que la mère de famille refuse de mettre son fils à l'école le mercredi matin."

A quand la liberté scolaire ?

Posté le 16 décembre 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

La France islamisée...dès 2022

C'est le scénario du prochain roman de Houellebecq, Soumission, qui sortira le 07 janvier prochain :

1769263_soumission"Il imagine une élection présidentielle en fin de second mandat de François Hollande. Le Front national de Marine Le Pen, qui a déjà perdu le scrutin de 2017, subit la loi d'une alliance UMP, UDI, PS, associée à la Fraternité musulmane, parti inventé par l'auteur. Son leader, Mohammed Ben Abbes, finit par être élu et choisit François Bayrou comme premier ministre (...)

La soumission du titre fait référence à celle des mécréants qui doivent se soumettre à Allah et à celle des femmes aux hommes. À la fin du roman, François se convertit à l'islam et, professeur adulé, voit se soumettre à ses désirs de jeunes étudiantes voilées…(...) Le sujet commence déjà à faire le tour du web, et la twittosphère n'a pas tardé à réagir. Et risque bien de ranimer la polémique née en 2001, lorsque l'écrivain en promotion de son roman Plateforme avait déclaré: «La religion la plus con, c'est quand même l'islam.»"

En attendant, on pourra relire le Camp des saints de Jean Raspail...

Posté le 16 décembre 2014 à 07h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Un jour, un texte ! La Patrie selon le Général Vanuxem

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (16)

Un feu à raviver

Près de Saint-Sulpice sur une façade, on a apposé une plaque de marbre qui rappelle qu'ici vécut un poète au nom et aux vers inconnus, mais qui, dit l'inscription, est mort «  Pour la France et sa rue des Canettes ».

Dans les horreurs d'une guerre que nos générations seraient incapables de supporter, ceux de 14-18 n'employaient pas de grands mots pour dire pour quoi ils consentaient à mourir, dans leurs vingt ans, et, comment ne pas s'en émouvoir, ils chantaient : « Nous avons tous, au pays, une payse... »

Ce doit être cela, la Patrie.

Comment pourrait-on ne pas avoir de patrie, même quand il faut la rêver ?

Comme en toute passion, c'est la privation de son objet qui est insupportable. La Patrie, qu'on ignore quand on la possède, est plus belle et plus désirable quand on en est frustré. Loin d'elle, on languit. On meurt d'elle quand on en est sevré. On meurt aussi pour elle quand elle est en péril : « Mère, voici tes fils qui se sont tant battus... »

C'est aussi une raison. Après qu'on eût donné la prétendue indépendance à nos colonies, un officier africain, ancien de la 2 ème DB, m'écrivait : « Je ne pardonnerai jamais à celui qui m'a retiré ma Patrie. »

Quand la « Quille » sévissait en Algérie et que d'aucuns la considéraient comme l'expression d'une humeur subversive, je disais à mes soldats : J'ai la conviction que, pour le jeune Français, qui a une excessive pudeur et qui essaie toujours de cacher ses sentiments sous la gouaille, ce mot d'argot peut signifier aussi la peine où il est de l'éloignement de sa maison et de ses parents, de la privation de l'amitié de ses copains d'enfance, du souvenir trop vif de son village natal et de la belle image de sa fiancée et de tout ce qui tourmente en secret son cœur tendre et généreux. Si c'est bien cela et si le mot n'est pas celui d'une légèreté qui serait criminelle parce qu'elle encouragerait l'ennemi et ferait tuer son frère, il signifie exactement l'amour de la Patrie et tout ce qui est notre raison de croire et d'agir, et jusqu'à notre volonté de rendre la paix à ce coin de France qu'est l'Algérie.

Car la Patrie, c'est le contraire du : « Je ne suis pas le gardien de mon frère... » La Patrie, c'est fraternité ; la Patrie, c'est amour. Dieu a dit : « On n'a rien donné tant qu'on n'a pas donné sa vie pour ce qu'on aime. »

Général Vanuxem

Article paru dans le numéro de juin 1976 de la revue Item, consacré à la Patrie.

Posté le 16 décembre 2014 à 06h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 décembre 2014

Une nativité de Georges de La Tour sur tous les abribus de Vendée

Les grilles du Conseil Général de la Vendée ce matin, une nativité de Georges de La Tour. Cette affiche sera présentée dans les 300 Abribus de Vendée... Allô, la "Libre pensée" ?

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Posté le 15 décembre 2014 à 23h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

Les auditeurs de RMC désignent la Grande Gueule de l'année...

...en la personne d'Eric Zemmour.

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"Quand le peuple s'exprime contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple" (Bertolt Brecht, dramaturge allemand, 1953)

Posté le 15 décembre 2014 à 14h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Très chère Léonarda

Valeurs Actuelles faisait vendredi le décompte de ce que Léonarda et sa famille ont coûté à la France :

"C’est pour avoir refusé une prime de départ de 10 000 euros que la famille Dibrani, deux adultes et cinq enfants, a été expulsée, en septembre 2013.

En attendant que cette famille revienne en France sous identité croate (c’est en tout cas ce qu’elle a prévu), l’“affaire Leonarda” aurait coûté à la France, selon Jean-Paul Gourévitch, la somme de 416 544 euros.

Le décompte est instructif : allocation de subsistance (350 euros par mois pendant quarante-huit mois) ; chèques de soutien de la municipalité et aide fournie par le comité des sans-papiers pour le ravitaillement et les cigarettes (environ 5 000 euros) ; coût de la place en centre d’accueil de demandeurs d’asile (25 euros par jour et par personne pendant 1 460 jours) ; aide juridictionnelle gratuite (deux fois 1 200 euros) ; coût de la santé (aide médicale de l’État et couverture maladie universelle pour sept personnes pendant quatre ans, soit 80 164 euros au total) ; coût de l’élève Leonarda en situation irrégulière au collège (9 670 euros par an pendant quatre ans), enfin le coût de l’expulsion elle-même selon le ministère de l’Intérieur : 18 000 euros. Un cas d’école."

Une question, comme ça, en passant : combien de Léonarda avons-nous encore en stock sur le territoire français ?

Posté le 15 décembre 2014 à 14h02 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Engagement politique des artistes : les temps changent...

Lu sur Boulevard Voltaire :

"Il n’est jamais bon, pour les artistes, de tremper les pognes dans l’acide politique. Et Yannick Noah paye pour le savoir, lui qui vit actuellement ce que Jeanne Mas a subi dans les années 90 : l’effondrement commercial suite à une prise de position nette et sans bavure. Jeanne Mas 1989, Yannick Noah 2014 : deux supernovas du show-biz disparaissant du jour au lendemain en plein trou noir. Deux cas révélateurs du changement du pays en 25 ans : l’une a chuté pour avoir été « réac », l’autre pour avoir lutté contre les « réacs » !

Début 1989, Jeanne Mas est « la » chanteuse française. Depuis sa « Toute première fois » (1984), la jeune femme truste les premières places du Top 50. Rien ne semble pouvoir arrêter la star en rouge et noir pourtant partie de nulle part (...) Fin 1988, suite au meurtre atroce d’une fillette par un violeur récidiviste, la chanteuse écrit une lettre à Mitterrand. Elle y demande des sanctions plus lourdes, voire définitives, à l’égard des criminels d’enfants (...) Tollé général dans le petit milieu de la presse bien-pensante qui lui tombe alors dessus à bras raccourcis. Elle serait donc devenue « une partisane de la peine de mort », une réac honteuse (...) La brunette s’est mêlée de politique, mais du mauvais côté. Alors on lui fait payer grave. Son album « Les Crises de l’âme » est taillé en pièces par la critique, car jugé « trop négatif »(...). La promo prend l’eau, le « milieu » qui ne jurait que par elle la descend en flèche. Spectaculaire. Le méga-concert de fin septembre à Bercy est un bide thermonucléaire. Pire : la grande tournée est annulée. La carrière de l’artiste ne s’en remettra pas.

Un quart de siècle plus tard, tout est inversé. Noah était encore il y a peu « la » personnalité préférée des français. Et puis patatras. Le chanteur soutient carrément Hollande, dit sa détestation du FN dans une chanson. Bide effroyable, tournée annulée faute de public. Les médias ne l’ont pas encore lâché, mais le peuple si, qui n’achète plus guère ses disques. Énorme différence avec Jeanne, Yannick a voulu suivre la pensée des élites. Il a voulu faire le trop bon élève, pourchassant courageusement la bête immonde. Tout le contraire d’un réac. Problème : le pays est devenu réac. Alors Yannick plonge, tente pitoyablement un putsch en équipe de France de tennis mais se fait jeter (...) En 2014, Jeanne Mas serait acclamée telle une Zemmourette de la chanson ! Autres temps, autres mœurs…"

Posté le 15 décembre 2014 à 14h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Droit d’asile : le gender devient un critère

Un article de Marc de Fubi (son blog), lu sur Nouvelles de France :

"L’Assemblée examine en ce moment un texte sur le droit d’asile. Celui-ci nous réserve des surprises…

La France a des traditions. Celle notamment d’être terre d’asile. On ne peut que s’en féliciter même si ce n’est pas toujours évident. Cette tradition n’a, d’ailleurs, attendue ni la République, ni la révolution.

Ce texte renforce encore les droits des demandeurs d’asile avec des mesures telles que « pas de réponse sous neuf mois » alors le demandeur peut accéder au marché du travail et aux aides associées, notamment la formation. Sachant que le délai moyen de traitement d’une demande est de seize mois… Les demandeurs d’emplois apprécieront. Désormais le concubin du demandeur, s’il a « une liaison suffisamment stable et continue avec lui » pourra obtenir sans autre formalité un titre de séjour… On imagine facilement les dérives liées à cette « ouverture ». Cette réforme va faciliter l’usage du droit d’asile à des fins d’immigration économique. Conclusion d’Eric Ciotti : « Compte tenu de la longueur de ces procédures, déposer une demande d’asile offre la garantie, même en cas de rejet, de rester sur le territoire tout en bénéficiant des aides accordées aux demandeurs d’asile, et d’obtenir in fine, grâce à la circulaire Valls, le sésame de la régularisation administrative ».

Tout cela n’est pas surprenant et a été largement commenté.

Reste une surprise, passée sous silence. Cette Loi institue, sous l’impulsion de Maud Ollivier le droit d’asile pour les persécutions liées au genre. La rédaction du texte laisse entendre d’ailleurs qu’il existerait des communautés de genre. Elles trouvent ici une surprenante reconnaissance légale. Le genre, qui n’existe pas, imprègne peu à peu notre droit. Ce n’est pas une vue de l’esprit. C’est une réalité. Aucun député de droite n’a dénoncé cela ! La loi sur le droit d’asile, comme les précédentes, est elle aussi un cavalier du gender.

"S’agissant des motifs de persécution, les aspects liés au genre sont dûment pris en considération aux fins de la reconnaissance de l’appartenance à un certain groupe social ou de l’identification d’une caractéristique d’un tel groupe."

Assemblée Nationale

Le "gender" sert décidément à tout...

Posté le 15 décembre 2014 à 08h33 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Un jour, un texte ! La Patrie selon Alain Mimoun

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (15)

France…

Alain Mimoun, lors de l'inauguration d'un stade à son nom, le 19 juin 1999, prononça l'allocution qui suit. - Cet athlète français, né à Le Telagh, Algérie, en 1921, vainqueur du marathon olympique à Melbourne, en 1956, fut le plus grand coureur de fond français depuis Jean BOVIN (mort au champ d'honneur en 1914).

Chaque matin, lorsque je me réveille, je remercie Dieu de m'avoir donné la bénédiction d'être citoyen de ce pays. J'ai connu la France, rêvant à elle sur des cartes de géographie et je m'interrogeais. Comment est cette France, ma mère patrie ?

A 10 ans, on m'avait refusé une bourse alors que tous les fils de colons en profitaient. Cette injustice renforçait mon envie de connaître ce pays. Le seul moyen était l'armée. Le hasard fit que la guerre fut déclarée trois mois avant mes 18 ans. Je m'engageai.

Je me suis plus engagé pour connaître la mère patrie que pour la défendre. J'ai donné mon sang pour la France et j'ai arraché quatre médailles pour elle.

Honnêtement, ce qui me peine un peu, c'est le sentiment que parfois le peuple français ne mérite pas son pays.

J'ai fait deux fois le tour du monde. Pour moi, rien ne vaut la France. Quand le drapeau tricolore a été hissé à Melbourne, j'ai pleuré sans larmes, tellement j'étais déshydraté. Cela fait mal.

Pour moi, la France, c'est la plus belle fille du monde. Avec en plus quelque chose de sacré, comme une atmosphère de sainteté.

Alain Mimoun

Villemomble Magazine, n°19

Posté le 15 décembre 2014 à 06h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

14 décembre 2014

Un jour, un texte ! La Patrie selon le Chevalier de Charette

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (14)

Notre patrie

François-Athanase de Charrette de la Contrie, ancien officier de marine, fut arraché à sa retraite par ses paysans et remporta, à leur tête, de nombreux succès contre les "Bleus". Nommé général en chef de l'Armée catholique et royale du Bas-Poitou, il fut fait prisonnier et fusillé peu après à Nantes, le 29 mars 1796, par les troupes républicaines du général Duthil.

« Notre Patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous.

Notre Patrie, c'est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur Patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l'ordre, la tradition. Alors, qu'est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d'irréligion ? Pour eux, la Patrie semble n'être qu'une idée, pour nous, elle est une terre. Ils l'ont dans le cerveau ; nous, nous l'avons sous les pieds, c'est plus solide ! Et il est vieux comme le diab' leur monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions... Faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de fidélité ! »

Chevalier de Charette

"Discours à ses officiers", extrait de la préface de "Charrette, chevalier du Roi".

Michel de Saint-Pierre. - Éd. Folio Poche.

Posté le 14 décembre 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

13 décembre 2014

Un jour, un texte ! La Patrie selon Jules Vallès

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (13)

Retour au pays natal

Après quatre mois d'absence, je regarde, sur un fortin des Alpes, flotter notre drapeau et il me semble que le vent qui souffle, que le rail qui grince, que le torrent qui mugit, que tout le ciel me parle français.

Je retrouve la terre, c'est-à-dire : mes vignes, mes champs, mes prés, mes bois et les bêtes qui pâturent et les hommes qui labourent et tout ce qui s'étale et tout ce qui vit au-delà : le pays, la patrie !

Je l'avais quittée un soir, au son martelé du tocsin, emportant sous mes paupières baissées son image ensoleillée, quittée sans savoir si je la reverrai jamais.

Maintenant je la possède de nouveau. Je l'ai humée, respirée, bue, bien longtemps avant de l'atteindre. Le vent qui venait d'elle, par-dessus les monts, m'a tout de suite apporté sa senteur et, dominant la contrée, la tour de briques rouges de mon clocher, ceinte d'un bandeau blanc fleuronné, où le soleil couchant joue en flammes apaisées, me fait un geste d'appel.

Ah ! Je sens bien que je suis un morceau de toi, un éclat de tes rochers… Ces paysans, ces paysannes qui passent ce sont mes frères en veste de laine, mes sœurs en tablier rouge. Ils sont pétris de la même argile, ils ont dans le sang la même vie, ils ont dans le cœur le même grand amour.

Jules Vallès

Posté le 13 décembre 2014 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

12 décembre 2014

Des défenseurs de la famille partisans du travail dominical ?

Il y a là une incohérence qui heurte le Padreblog :

"[...] Le repos dominical fait tout autant partie de notre culture – et de notre foi pour les chrétiens – que la crèche. La nécessité d’un jour de gratuité et de repos, pour rappeler que l’homme ne se définit pas seulement par ce qu’il produit ou consomme, est une intuition profonde que nous partageons depuis des siècles, inspirés en cela par l’Ecriture Sainte. Eclairés par la doctrine sociale de l’Eglise, les chrétiens ont participé aux luttes sociales pour imposer peu à peu ce dimanche non travaillé et offrir à tous un temps de gratuité.

Comment défendre la famille si on la prive en même temps de ce jour de retrouvailles et de détente où elle peut se rassembler ? D’ailleurs, sommes-nous les premiers – nous, chrétiens – à veiller sur la qualité de nos dimanches ?

Les partisans de l’extension du travail du dimanche ont des arguments économiques ? Ceux-ci sont discutables et discutés, y compris par des chefs d’entreprise ou des économistes. Mais au fond qu’importe. La fin ne justifie pas les moyens. Ce n’est pas d’abord une question économique : c’est une question de société. Affaiblir le dimanche, c’est bouleverser le rythme de vie de toute la société, des familles, des enfants. Affaiblir le dimanche, c’est toucher à l’homme et à ses besoins fondamentaux : se reposer, se retrouver, servir, s’engager, se détendre, prier…

La tentation ultralibérale

On parle de liberté… Mais au-delà du fait que celle des salariés n’est pas assurée – aujourd’hui volontaires, demain obligés sous la pression de l’employeur – la question est la même que pour les réformes sociétales : le désir individuel doit-il primer en tout temps ? Non, s’il remet en cause des principes fondamentaux et des institutions qui fondent notre vie en commun. C’est le cas pour le repos dominical car celui-ci fait partie du bien commun.

L’ultralibéralisme, qu’il soit éthique, sociétal ou économique, porte toujours la même erreur : la tentation de toute-puissance du désir individuel. On connaît déjà ceux qui en paient le prix : les plus pauvres, les plus fragiles, les plus petits. Quand il n’est pas régulé, c’est évidemment le désir du plus fort qui prend le dessus. [...]"

Posté le 12 décembre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

Un jour, un texte ! La Patrie selon Augustin Ibazizen

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (12)

Un berbère parle de la france

Il me suffit de refaire en pensée le survol que j'ai imaginé : partir des tours de Notre-Dame, frôler la Sainte-Chapelle, survoler le Louvre, filer vers l'ouest, ralentir au-dessus du palais de Versailles, passer entre les deux tours de la cathédrale de Chartres pour venir me poser sur le doigt effilé du Mont Saint-Michel et, de là, rêver à tout ce qui me reste à revoir ou à découvrir : la royale vallée de la Loire avec ses châteaux, et l'ensemble du territoire, avec ses cathédrales, ses musées, ses laboratoires – ses savants et ses saints - . Comment peut-on appartenir à un tel pays et ne pas savoir ce qu'il représente ?

Augustin Ibazizen

Extrait de : « Testament d'un Berbère ».

Éd. Albatros.

Posté le 12 décembre 2014 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

11 décembre 2014

Philippe Schmitt : "Sept ans après son meurtre, Anne-Lorraine nous manque"

Lu dans Valeurs Actuelles :

Anne_lorraine_schmitt_valmonde[...] "VA. Sept ans après le meurtre de votre fille, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Philippe Schmitt. Ce 25 novembre 2014, cela a fait 7 ans qu’Anne–Lorraine nous a quitté, victime de la violence d’un criminel récidiviste. Elle nous manque terriblement et nous pensons à elle quotidiennement … nous veillons particulièrement à protéger sa mémoire. Grâce à l’immense élan de solidarité dont nous avons fait l’objet et qui perdure, nous nous reconstruisons et parvenons à être intérieurement apaisés mais nous n’oublions rien.

VA. Les choses ont-elles évolué depuis ? Les politiques ont-ils pris conscience de la gravité de la situation ?

Philippe Schmitt. Au sein d’un collectif de familles de victimes avec notamment les parents de Natacha Mougel, jeune joggeuse assassinée le 5 septembre 2010 à Marcq-en-Barœul (Nord) et les grands–parents d’Agnès Marin, assassinée à Chambon-sur-Loire le 16 novembre 2011, nous avons essayé de convaincre le pouvoir politique de lutter contre l’impunité en mettant en œuvre un système pénal vraiment dissuasif dans lequel les peines prononcées sont effectivement exécutées, en instaurant un mécanisme permettant d’imposer des obligations aux délinquants sexuels après leur sortie de prison, en appliquant une tolérance zéro vis-à-vis  de ces prédateurs dès leur premier délit ou crime. A ce titre, les peines planchers et la rétention de sûreté allaient dans le bon sens, mais ces mesures sont restées sans lendemain … Les avoir défendues m’a valu de figurer sur le « mur des cons », une insulte intolérable à la mémoire de notre fille et une blessure pour notre famille. 

VA. Aujourd’hui un tel drame peut-il se reproduire ?

Philippe Schmitt. Evidemment, c’est ce qui nous préoccupe et nous inquiète. La politique pénale de Madame Taubira est criminogène car elle favorise le sentiment d’impunité des criminels et donc facilite la récidive. Inconscience ? Irresponsabilité ? Complicité objective ? On est en droit de s’interroger …"

Posté le 11 décembre 2014 à 19h52 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

C'est merveilleux d'être en France quand même...

Pour expliquer la légère remontée de la cote de popularité de François Hollande, on peut se demander si France Gall n'a pas été sondée ? Elle déclare effectivement sur RTL :

"François Hollande est notre président, je trouve qu'il faut le respecter. On ne peut rien faire, il a été élu, c'est comme ça. C'est un homme charmant. Les gens sont inquiets [...], c'est difficile, les temps sont durs, mais moi je ne pense pas comme ça (...)

Il faut plutôt qu'on réalise que l'on vit dans un pays extraordinaire, c'est une chance inouïe et folle d'être français. Je dis juste de ne pas se lamenter car on a beaucoup de chance de vivre là où l'on vit. Franchement, est-ce qu'on aurait envie de vivre en Orient en ce moment? Est-ce qu'on aurait envie de vivre en Afrique en ce moment? Non. C'est merveilleux d'être en France quand même"

Tout commentaire évoquant la prétendue déconnexion des élites et du show-biz de la vraie vie des Français sera immédiatement censuré pour populisme à tendance fascisante. Inutile également d'évoquer l'amitié qui lie Jacques Attali à France Gall

Posté le 11 décembre 2014 à 07h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Je défendrai bec et ongle, et jusqu’à la dernière goutte de mon sang, les racines chrétiennes de notre pays.

Le site Le Rouge et le Noir publie longue interview du maire (FN) de Cogolin, dans le Var, Marc-Etienne Lansade dans lequel il revient sur sa décision d'installer une créche à la suite de la polémique récente. Extraits :

PHO3a489498-cbbd-11e3-b9b1-be03fea75ed2-805x453"La crèche est bien installée dans la mairie de Cogolin depuis lundi matin. À l’origine, je n’avais pas forcément prévu cette installation (...) Il s’agissait donc davantage d’un oubli que d’une volonté de ne pas installer de crèche à la mairie. M. Ménard m’avait effectivement fait part de sa volonté d’installer une crèche. Cela m’avait semblé être une excellente idée. Surtout, lorsque j’ai appris que l’on remettait en cause la légitimité de l’installation de simples crèches au sein des mairies françaises, j’ai réalisé que l’on marchait véritablement sur la tête. Nous sommes chez les fous ! Nous sommes victimes de provocations permanentes de la part de laïcards qui, par ailleurs, sont bien silencieux lorsque des ayatollahs et imams locaux essaient de dénaturer notre pays. C’est donc en réaction, en solidarité et avec la volonté de graver dans le marbre notre culture chrétienne, que j’ai décidé d’installer une crèche (...)

À titre personnel, je suis catholique pratiquant mais mon rôle, en tant que premier magistrat de la commune, n’est pas d’imposer mes convictions. Notre religion, aujourd’hui n’est pas une religion de prosélytisme et, si je n’ai pas l’intention de convertir les administrés, pour ma part, je ne me laisserai pas convertir ! Je défendrai bec et ongle, et jusqu’à la dernière goute de mon sang, les racines chrétiennes de notre pays (...)

La France est un pays qui se relève toujours, parfois tard, aujourd’hui très tard, mais il faut que vous sentiez ce nouveau vent qui souffle sur notre pays. Ce n’est pas un vent de résignation ou de désespoir, mais bien un vent de révolte qui arrive, annonçant qu’un jour les choses changeront.

J’ai décidé il y a un an et demi de m’engager en politique. Il faut s’engager en politique. Il faut que chacun s’engage à un nouveau, et rien ne bougera non plus tant que les églises seront vides, et tant que les curés auront du mal à bouger les gens pour aller au catéchisme. Si chacun n’a pas un engagement personnel, rien ne se fera. La solution ne réside pas dans les autres, mais en soi-même. Si vos lecteurs pouvaient prendre conscience que chacun a un rôle à jouer, ce sera une mission importante. Il ne faut pas attendre l’homme providentiel qui fera changer les choses à notre place. Rappelez-vous la maxime bien connue : « Aide-toi, le ciel t’aidera. »"

Posté le 11 décembre 2014 à 06h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Un jour, un texte ! La Patrie selon Guillaume Derville

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (11)

la patrie d'un jeune français

Le Bulletin du Collège Stanislas (Paris) publiait, en 1976, la copie d'un de ses élèves de 3ème, Guillaume Derville, classé lauréat national dans un concours écrit sur le thème de "La Patrie" et organisé par la D.R.A.C. (Défense du Religieux Ancien Combattant).

- « Étranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie pour moi le mot "Patrie". Si tu as une mère et si tu l'honores, c'est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c'est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c'est cet héritage intellectuel qu'ils m'ont laissé pour le transmettre à mon tour.

Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d'Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur ta route près d'Avallon l'élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l'épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N'oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Génissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.

Mais si la France, ma patrie, n'était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l'excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l'humanité entière. Sais-tu, par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.

Et vous, héros humbles et méritants qui avez fait la France brave et fidèle, vous, guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m'avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices.

Et toi, mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu'ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d'une foi vivante. Ma patrie bonne et pieuse a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de saint Bernard, la vertu de saint Louis, la charité de saint Vincent de Paul, le zèle du saint Curé d'Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande sainte Jeanne d'Arc à la petite sainte Thérèse, de l'épopée de l'une à la vie simple de l'autre, se retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d'entre elles s'est montrée la Vierge Marie. A travers sainte Catherine Labouré, sainte Bernadette de Lourdes quel honneur pour la France !

Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j'aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu'elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j'ai au cœur soit aveugle mais, devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère patrie. Tu sais bien qu'un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C'est en grandissant lui-même qu'il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus sainte, que je devienne moi-même meilleur et plus saint.

La France, ma patrie, a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l'aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m'appauvrir par ce don, je m'enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras.

Mais ne l'abîme pas, ami étranger, la France, ma douce Patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre. »

Guillaume Derville

Bulletin du Collège Stanislas (Paris) - 1976

Posté le 11 décembre 2014 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

10 décembre 2014

La France va-t-elle mourir ?

Eric Zemmour est interrogé par TV Libertés lors de la fête du livre de Renaissance catholique :

Posté le 10 décembre 2014 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Travail dominical : le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres

Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées, revient dans un long texte sur ce que représente le dimanche pour les chrétiens. Extraits :

Sans-titre"« Le dimanche apparaît donc, dès les origines, comme une institution typiquement chrétienne, originale et autonome » (G. Jacquemet). Jésus s’était montré vivant à ses disciples un dimanche. Ils prirent l’habitude de se réunir ainsi les dimanches suivants, comme en attestent l’évangéliste saint Jean puis les Actes des Apôtres. Jésus ressuscité revint ainsi les visiter plusieurs fois les dimanches suivants jusqu’à son Ascension, durant quarante jours. Et l’effusion de l’Esprit Saint a bien lieu un dimanche au milieu de la communauté réunie pour fêter la Pentecôte. A partir de là on comprend que l’Eglise naissante ait voulu s’organiser autour de ce jour (...)

Contrairement à ce que certains ont prétendu, le dimanche, comme jour de fête chrétienne, n’est pas né d’une sorte de conflit entre le culte juif et le culte chrétien puisque les disciples du Christ ont continué à marquer le shabbat durant quatre siècles, parallèlement au dimanche ! Il n’y a donc jamais eu d’opposition entre le samedi et le dimanche mais un accent nouveau, et plus fortement marqué, sur le dimanche comme jour spécifiquement chrétien (...) Finalement, ce qui semble vraiment avoir donné le coup de grâce au samedi c’est la décision de l’empereur Constantin de promulguer le repos dominical pour tout l’Empire. Désormais le dimanche devient le jour officiellement chômé partout et il le restera en occident jusqu’à nos jours (...)

Pour le chrétien le dimanche est d’abord le jour du Seigneur : c’est le dimanche que le Christ a triomphé de la mort (...) Le dimanche est aussi le jour consacré à Dieu : héritiers de la tradition biblique, nous savons qu’il nous faut mettre à part des temps pour Dieu qui lui soient gratuitement consacrés (...) Le dimanche est le jour de l’homme : dans l’empire romain christianisé les esclaves travaillent jusqu’au vendredi soir. Le samedi et le dimanche ils appartiennent à l’Eglise qui en profite pour les catéchiser et humaniser quelque peu leur condition misérable. Le dimanche s’imposera dans l’Eglise comme le jour à consacrer aux plus petits, à inviter des pauvres à sa table par exemple, ou à leur porter un repas (...)

Le principe, depuis Augustin jusqu’à nos jours, est toujours le même. Le repos dominical ne peut être rompu qu’à une seule condition : la nécessité de pratiquer la caritas c’est-à-dire lorsque le devoir m’oblige à secourir mon frère, à lui venir en aide. Ainsi, toutes les professions qui sont vouées au soutien matériel, médical, moral de l’homme ne sont pas concernées par les obligations du repos dominical (...)

Le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres…En toute chose c’est le bien commun qui doit primer. Or, le bien commun est de pouvoir se reposer le dimanche et se livrer aux activités que l’on a librement choisies.

L’ordre économique ne doit pas écraser l’homme sous des fardeaux qu’il ne puisse plus supporter. Or il y a un grave danger à rompre des équilibres que la sagesse divine et la sagesse humaine ont établis dans l’ordre naturel. En tout état de cause, un abandon quasi général du repos dominical qui viendrait totalement bouleverser l’ordre économique et social, pourrait causer une désorganisation profonde de la vie de nos sociétés et, en particulier, de la cellule familiale. On comprend que la polémique autour du travail du dimanche soit importante non seulement pour la vie chrétienne mais pour la vie sociale en général."

Posté le 10 décembre 2014 à 19h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

La mairie de Laguenne (19) fait appel aux mécènes pour restaurer l'église

La mairie socialiste de Laguenne (19) lance un appel au mécénat populaire pour la restauration de l'église Saint-Martin de Laguenne. Voici le courrier envoyé aux administrés, dans lequel est précisé :

"Depuis des siècles, notre église romane SAINT MARTIN du XIIème siècle est le symbole identitaire de notre commune"

Courrier 1
Courrier 2
A cette lettre est jointe une brochure de 4 pages en couleur détaillant le projet de rénovation.

Posté le 10 décembre 2014 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent

A la cantine, du porc et c'est comme ça

Lu ici :

"Au pays des rillettes, le porc est roi. A Sargé-lès-Le Mans, dans l'agglomération du Mans (Sarthe), le maire DVD a décidé de ne plus donner le choix aux élèves lorsqu'il y a du porc au menu des cantines scolaires de sa commune. Ce sera porc et c'est tout, n'en déplaisent aux enfants qui n'aiment pas le cochon ou dont la religion ou la culture interdit de manger de cet animal."[...]

27 enfants sur les 220 que compte l'école se disent concernés par cette mesure, et les représentants des parents d'élèves sont montés au créneau. Cependant, rien d'illégal dans tout cela, car la loi n'oblige pas les maires à proposer un plat de substitution. Après tout, les petits catholiques qui se voient proposer de la viande le vendredi n'en font pas tout un plat : ils mangent leurs 5-fruits-et-légumes-qui-sont-bons-pour-la-santé sans ameuter les populations. Problèmes de pays riches...

Posté le 10 décembre 2014 à 08h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

"Le travail le dimanche ne crée pas d'emploi ni de croissance"

Etienne Neuville, vice-président du Collectif des Amis du Dimanche, réagit à la proposition d'Emmanuel Macron de travailler 12 dimanches par an au lieu de cinq. Interrogé sur Europe 1, il affirme que le travail dominical n'amènera pas de croissance, contestant ainsi les chiffres du MEDEF :


Étienne Neuville : "Le travail le dimanche ne... par Europe1fr

Posté le 10 décembre 2014 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

Un jour, un texte ! La Patrie selon Eugenio Corti

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (10)

Entretien avec un romancier

Eugénio Corti, romancier italien, est l'auteur, entre autres, d'une fresque historiquo-romanesque exceptionnelle : "Le cheval rouge" (traduit en français aux éditions de l'Age d'Homme).

Corti parle souvent de défense de la patrie. Cet idéal est-il encore actuel ?

L'ancien officier n'a pas à chercher ses mots pour répondre. Il a expliqué très souvent à ses soldats que leur sacrifice pour la communauté n'était pas vain ; il l'a répété très souvent, même après la guerre. Un exemple : l'histoire de ce soldat du sud du Latium blessé et hospitalisé à l'arrière. Il avait écrit au sous-lieutenant Corti pour lui demander de venir lui rendre visite ; il voulait entendre de ses lèvres, une fois de plus, les raisons de leur combat.

« Il m'a demandé de lui parler de la patrie - précise Eugenio Corti - et à ce moment-là ce n'était pas facile, s'agissant d'un terme galvaudé, dont la rhétorique fasciste avait abusé. »

Cette anecdote permet au lecteur de connaître une définition inoubliable de la patrie, une définition d'une actualité surprenante. Celle-là même qui avait convaincu le soldat-paysan Zaccagnini à reprendre les armes dans les rangs de l'armée régulière pour libérer l'Italie.

L'officier lui avait dit : « La patrie ne doit pas être confondue avec les monuments des villes ou avec les livres d'histoire : c'est l'héritage que nous ont laissé nos ancêtres, nos pères. Ce sont les personnes qui nous ressemblent : les gens de notre famille, nos amis, nos voisins, ceux qui pensent comme nous ; c'est la maison où nous habitons, à laquelle nous pensons lorsque nous sommes loin, ce sont les belles choses que nous avons autour de nous. La patrie est notre façon de vivre, différente de celle de tous les autres peuples. »

Le sous-lieutenant Corti ne voulait pas que la douleur et la fatigue du combat aient une signification abstraite ou lointaine. Il ajouta donc, à l'intention de ce soldat-paysan qui gardait dans son cœur ses champs et la voix des jeunes filles au travail : « Les vignobles, les jeunes filles qui chantent au milieu des vignes sont notre patrie. »

Le jeune officier savait que le temps pressait ; il fallait agir, vite et bien. Avec une force que les années n'ont pas diminuée, il rappelle : « Nous étions jeunes, nous faisions des projets pour l'avenir. J'ai dit à ce soldat : "Nous devons reprendre en main notre patrie, pour pouvoir élever nos enfants comme nous l'entendons, en faire des Italiens et des chrétiens." Il valait et il vaut la peine de se dépenser pour cette cause. »

Eugenio Corti

Extrait de : « Parole d'un romancier chrétien ».

Entretien avec Paola Scaglione – Éd. L'Age d'Homme.

Posté le 10 décembre 2014 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

09 décembre 2014

Pierre Bergé insulte un journaliste du Monde

Que dirait Le Monde si la Manif pour Tous, Sens Commun ou le Salon Beige traitait ouvertement un journaliste de "connard" ?

Et dans son tweet suivant Pierre Bergé se plaint de... l'homophobie.

Posté le 9 décembre 2014 à 20h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Miss France 2015 : une télé monochrome...

Billet d'humeur de Joris Karl sur Boulevard Voltaire :

N"Quand les 33 miss régionales furent regroupées pour l’ouverture de l’émission, samedi soir sur TF1, j’ai presque cru que ma télé m’avait lâché ! Il y avait visiblement un problème de couleur. Que du blanc ou presque. Pourtant, Rokhaya Diallo, Claude Askolovitch et Nicolas Domenach m’avaient dit que « « la France avait changé, devait changer encore davantage, et que c’était une bonne chose », Sarkozy avait clamé que « l’heure était au métissage ». Alors, j’ai appuyé maintes fois sur le bouton de la télécommande. Navrant, c’était terriblement monochrome. Il a fallu s’y faire, même si cela nous rappelait les heures les plus… euh… sombres de notre histoire.

Qui plus est, même si vous ne me croirez sans doute pas, ce n’était pas prévu que je regarde ce concours. L’idée de passer trois heures avec Bruel (président du jury) et Jean-Pierre Foucault n’avait rien d’enthousiasmant. Mais le charme vieille France de cette compétition m’envoûta derechef. Alors qu’on s’attendait à une énième apologie de la diversité et du vivre ensemble, alors qu’on se préparait, tôt ou tard, à une inévitable miss Languedoc voilée ou miss Auvergne en boubou, la grâce de souche étincela soudain sur nos écrans. Les petites filles de Jeanne d’Arc étaient encore en vie. Et en plus, on était à Orléans.

Leur beauté de souche, leur patronyme sentant souvent la vieille pierre moussue de nos châteaux et nos églises, les candidates se présentaient, une à une, dans le cadre sublime de leur région. Le mont Saint-Michel, Strasbourg, le Limousin, la diversité bien de chez nous tapaient dans le mille, même si la production se sentit obligée d’inviter le « comique » djeune Kev Adams, histoire de « médiocriser » un peu tant de pureté cristalline. Un peu comme si un gamin insolent versait un pot de ketchup sur un grand plat de Vatel. Soit, c’était la minute « idiocracy ».

Les blondes incendiaient le concours. Les Françaises pouvaient donc être blondes ? On se croyait presque dans un livre d’histoire de France peuplé de princesses aux cheveux d’or ou dans un programme de l’ORTF du temps du Général. Ce fut la plus belle qui fut élue, pour une fois, la dénommée Camille Cerf, première lauréate de l’histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Samedi matin, la presse régionale de l’est de la France avait pourtant mis la pression sur le public avec un article signé Hakima Bounemoura. Un bijou de fourberie intellectuelle qui insinuait que la France un peu raciste sur les bords n’élisait pas forcément une miss « représentative » de la diversité sacro-sainte. Cela n’a pas suffi : décidément, le peuple ne vote plus comme il faudrait !"

Posté le 9 décembre 2014 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Radio France discrimine les catholiques

Lu dans Valeurs Actuelles :

"Radio France a cru bon d'attribuer à certains de ses salariés des « autorisations d'absence rémunérée » pour leurs principales fêtes religieuses ; en l'occurrence Aid El Fitr et Aid El Adha pour ceux qui se réclament de l'Islam, Roch Hachana et Yom Kippour pour ceux qui s'identifient en tant que juifs... Outre le côté éminemment contestable, voire dangereux, du procédé qui consiste pour une entreprise à connaitre, et sans doute à conserver dans ses archives, des éléments d'information de caractère tout à fait privé sur ses collaborateurs, il faut remarquer que les heureux bénéficiaires de ces mesures d'exception n'en perdent pour autant aucun de leurs droits en matière de congé, RTT, jours fériés etc... Autrement dit, tous les salariés de Radio France sont égaux, mais quelques-uns sont plus égaux que d'autres !

Mon ami et client Fabrice Le Quintrec se bat en vain contre sa direction pour essayer d'obtenir les mêmes égards, lui qui est catholique et n'entend pas baisser pavillon (...) Le calendrier civil prévoit des jours fériés dont certains correspondent, certes et heureusement, à de grandes fêtes chrétiennes. Or, précisément, la dimension religieuse de ces journées est gommée. Pour l'établissement public de la radiodiffusion, qui fonctionne de manière permanente, ce sont des jours comme les autres. Des astreintes professionnelles peuvent peser sur les journalistes (...)

Si, lorsque l'actualité l'exige, le travail est donc considéré comme prioritaire pour les journalistes chrétiens de Radio France, en revanche pour leurs confrères juifs ou musulmans, tel n'est pas le cas.

S'ils revendiquent, à l'occasion de leurs propres fêtes religieuses, la possibilité d'aller à la synagogue ou à la mosquée, de se consacrer à la prière ou de se réunir en famille, Radio France s'inclinera, les obligations professionnelles passeront au second plan.

Dans les faits, les juifs ou les musulmans de Radio France ont donc droit à des jours de congé supplémentaires. Eux et eux seuls ! (...)

En revanche, si un catholique pratiquant veut être libre, par exemple, à Noël ou à Pâques, il doit « poser » un jour et son capital-congé sera amputé par le service du personnel d'une journée (...)"

Posté le 9 décembre 2014 à 17h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Chantal Delsol à la tête de l'Académie des sciences morales et politiques

DChantal Delsol devrait présider en 2015 l'Académie des sciences morales et politiques, en remplacement de Bernard Bourgeois. Elle est actuellement vice-présidente.

Pour mémoire, Chantal Delsol déclarait à propos de la loi Taubira dans le Figaro Magazine en janvier 2013:

"Ce n'est pas une réforme de société, puisqu'elle vise à défaire cette société (par le bouleversement de la filiation) et non pas à la réformer. Ce n'est pas une réforme de civilisation, puisque aucune civilisation nouvelle ne peut sortir de là - cela n'a jamais existé nulle part. Je n'utiliserais pas le mot révolution, parce qu'une révolution vise au retour à un état précédent, soit historique (la révolution américaine), soit mythique (la révolution russe). Ici, aucune idéologie ne soutient ce projet. C'est juste une pantalonnade d'anarchistes pédants et tapageurs, et d'autant plus pédants et tapageurs qu'on a pris l'habitude de les prendre au sérieux."

Posté le 9 décembre 2014 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Tin contre Tintin

Th0IRA7QF4Un groupe d'une cinquantaine de courageux militants antiracistes, chapeautés par l'inénarrable Louis-Georges Tin (vous savez, le patron du CRAN - Conseil représentatif des associations noires), a investi hier la Fnac des Halles, à Paris, en collant des stickers «Produit toxique, relents racistes, peut nuire à la santé mentale» sur tous les albums de "Tintin au Congo" qu'ils ont pu trouver.

Louis-George Tin n'en est pas à son coup d'essai, ayant tenté en 2012 de faire ajouter par Casterman et la société Moulinsart un avertissement en guise de prologue, mettant en garde les jeunes lecteurs inexpérimentés des dangers du racisme rampant qui risquait de leur sauter à la figure à chaque page de ce livre subversif. Echec. 

648x415_autocollants-colles-album-tintin-congoAux grands maux, les grands remèdes, et pour soigner les malades qui s'ignorent, rien de mieux qu'un autocollant en mode "fumer tue". Ce que se sont empressés de faire tous ces courageux pourfendeurs du racisme ambiant, collant des autocollants tels que celui que vous pouvez admirer ci-contre, sur des livres qui ne leur appartenaient pas.

Chacun a les combats qu'il peut.

Posté le 9 décembre 2014 à 14h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

"L'augmentation rapide des divorces dans les années 1970-1980 était une anomalie"

Ce genre de phrase n'est pas issue d'un journal réactionnaire, partisan d'une indissolubilité dépassée et anti-individualiste. Non, elle est issue d'un article du New York Times, qui estime que l'on divorce de moins en moins. Environ 70 % des mariages conclus dans les années 1990 aux États-Unis ont duré au moins quinze ans, contre 65 % de ceux conclus dans les années 1970 et 1980.

En France, selon Le Figaro Madame, la tendance est à la baisse depuis la fin des années 2000. En 2010, 133 909 couples avaient rompu leur union, selon les chiffres du ministère de la Justice. En 2013, le chiffre est repassé sous la barre des 130 000, pour la première fois depuis 2003.

Ce que l'article ne dit pas, c'est que l'on se marie de moins en moins. Alors forcément, il y a moins de divorce. Et comme l'article ne donne pas le taux de divorces, on ne peut pas le vérifier.

Mais ce qui est amusant, c'est que Le Point ose citer cette phrase du New York Times :

"L'augmentation rapide des divorces dans les années 1970-1980 était une anomalie".

Posté le 9 décembre 2014 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

11 millions de personnes en France se sentiraient en insécurité

C'est ce qui ressort de la dernière enquête dite de «victimation», sondage annuel de grande ampleur, réalisé auprès d'un panel de 17000 ménages, par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Concernant les faits déclarés, la délinquance vécue et non plus ressentie, on note une hausse significative des victimes de vols ou tentatives de vols avec violences ou menaces: de 280.000 à 360.000 victimes estimées en une seule année (+ 28 %). 

Le taux de plainte des femmes se déclarant victimes de ce type d'infractions explose : de 38,5 % pour les années 2007-2008 ou 2008-2009 à 53,3 % pour les années 2011-2012 et 2012-2013.

Plus d'une victime sur deux juge désormais qu'une plainte est «inutile». La loi Taubira, censée faire de la probation la règle et de la prison l'exception, pourrait bien aggraver la situation.

Posté le 9 décembre 2014 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Un jour, un texte ! La Patrie selon le lieutenant de Vaisseau Pierre Dupouey

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (9)

la France est nécessaire au monde

Si la patrie était une vérité mathématique, il serait absurde de combattre pour elle autrement que par des arguments intellectuels. Si deux peuples contestaient entre eux à la façon de deux savants pour décider sur un point de science ou de philosophie, il serait risible de les voir en venir aux coups, puisque toute contestation aboutit à une possession et que les vérités scientifiques ne se saisissent pas avec les mains. Mais, certes, notre patrie n'est pas semblable à ces vérités qui peuvent appartenir en même temps à tous les hommes et dont Aristote disait déjà, il y a plus de 2 000 ans, qu'elles ne donnent aucune joie. Notre patrie est au contraire une chose bonne et qui donne de la joie ; notre patrie, c'est du blé, du fer, du charbon, le climat le plus doux, les meilleures vignes du monde, les moissons les plus régulières, les rivages les plus heureux ; ce sont des choses excellentes, qui donnent et entretiennent la vie, qui la fortifient, la réjouissent et l'élèvent, des choses que l'on convoite et que l'on retient avec les mains, que l'on défend non seulement avec des paroles, mais par des fatigues et des souffrances et, s'il le faut, au prix du sang.

Mais notre patrie, qui est tout cela, est encore plus que cela. Le drapeau qui la symbolise, et dont la signification impérieuse ne change pas avec les années, représente non seulement un groupe d'hommes parlant la même langue, des campagnes fertiles, des fleuves et des montagnes heureusement distribués ; il représente surtout la partie invisible et immuable de notre patrie. Les richesses françaises, comme le territoire, comme le langage français, sont sujettes au changement ; mais, dans sa symbolique unité, le drapeau représente au contraire un ordre de choses qui est soustrait aux changements. Il représente l'ordre français, c'est-à-dire la conscience, les luttes et les souffrances de nos aïeux français. Il représente cette volonté de bien de nos pères qui arrêta deux invasions barbares – qui fit les Croisades, qui nettoya la Méditerranée de ses pirates qui fit l'unité italienne, qui produisit, saint Louis, Bayard, Jeanne d'Arc, Richelieu, donnant ainsi au monde le modèle des rois, des capitaines, des ministres, et cette sublime jeune fille dont la gloire a découragé les poètes les plus illustres.

Si le monde avait seulement besoin de blé ou de laine ou de charbon ou de bétail, l'existence de la France ne serait pas indispensable, mais, plus encore que de pain et de vêtements, l'homme a besoin d'admiration. Qui oserait dire que le monde est demeuré le même après saint Louis, après Bayard, après Descartes, après Pasteur et surtout après Jeanne d'Arc ? C'est à cause de ces âmes que la France est nécessaire au monde.

Lieutenant de Vaisseau Pierre Dupouey

Extrait de : « Lettres et Essais ».

Préface d'André Gide – Éditions du Cerf – 1933.

Posté le 9 décembre 2014 à 06h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Les cathos nouvelle génération n'ont pas dit leur dernier mot

Un beau documentaire de 54 minutes diffusé sur LCP, qui s'achève sur les mots de Vivien Hoch :

"Nous savons que nous avons déjà gagné mais on continue de combattre."


Docs ad Hoc : Cathos, nouvelle génération par LCP 

Posté le 9 décembre 2014 à 00h05 par Louise Tudy | Lien permanent

08 décembre 2014

Quand allaiter devient honteux

Lu ici:

"Cachez ce sein que les clients du Claridge ne sauraient voir. Alors qu'elle était en train d'allaiter discrètement son bébé de quelques mois dans un salon du prestigieux hôtel de Londres, Louise Burns, une jeune maman britannique, a été priée la semaine dernière par le personnel de couvrir son geste sous une serviette de table. Sa mésaventure, qu'elle a racontée sur le réseau social Twitter, est vite devenue virale, relançant la polémique sur l'allaitement dans les lieux publics."[...]

[U]ne polémique du même ordre est à craindre en France. "Aucune loi n'interdit l'allaitement en public [...]. Mais plusieurs femmes se sont vues dans l'obligation de quitter un lieu public parce qu'elles donnaient le sein à leur enfant." C'est le cas d'une mère de 41 ans qui allaitait sa fille dans un magasin de Biscarrosse (Aquitaine), en août 2013. Elle avait été fermement priée par la commerçante de se cacher dans la réserve ou de sortir du magasin."[...]

Voyons, voyons... La moindre des publicités pour vendre un parfum exhibe sans retenue et sans encombre l'anatomie de jeunes femmes superbes, mais une petite maman n'a pas le droit d'allaiter discrètement son bébé affamé sans qu'on crie au scandale. Inversion des choses, ce qui est prévu par la nature - en toute discrétion évidemment - devient répréhensible, et vice versa.

Posté le 8 décembre 2014 à 15h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

1er janvier 2015 : la guerre du feu

Gaspard Koenig appelle dans Le Figarovox les Franciliens à la désobéissance civile contre l'interdiction des feux de cheminée.

Posté le 8 décembre 2014 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Les Caves de Chartreuse vont déménager

Afin de demeurer en conformité avec les évolutions de la réglementation...

Posté le 8 décembre 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)


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