16 juillet 2018

C’est arrivé un 16 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s'organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l'actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d'aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d'entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;
le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;
le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;
le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d'Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d'Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;
le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d'Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit ( Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753). 
le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l'Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;
le 16 juilletSœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (MarieAnne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d'Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;
le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;
le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).

Elles montèrent toutes joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.

Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l'Aygues, et une chap elle y fut bâtie en 1832.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 10 mai 1925.

 

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Nicolas Savouret et Claude Béguignot, prêtres et martyrs. Le premier, cordelier à Moulins, le second, chartreux près de Rouen, ils furent arrêtés sous la Révolution française, en raison de leur sacerdoce, déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier et y moururent de maladie.

Ste Marie-Madeleine Postel, vierge († 1846)

À Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l'an 1846, sainte Marie-Madeleine Postel, vierge. Sous la Révolution française, alors que les prêtres étaient exilés ou pourchassés, elle apporta toute son aide aux malades et aux fidèles et, quand la paix fut rendue à l'Église, elle fonda et dirigea, dans une pauvreté extrême, la Congrégation des « Filles de la Miséricorde », pour l'éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.

 

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l'Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu'elle avait accordés à l'ordre durant ses débuts difficiles.

Outre le filioque du Credo, tous les prétextes sont bons aux Byzantins pour condamner Rome et lui reprocher d'avoir sacré un empereur le jour de Noël 800, en la personne de Charlemagne. Viennent ensuite « l'autocéphalie » où Byzance revendique l'égalité de Siège avec Rome, les disputes sur le pain levé, le pain azyme, le port de la barbe. Voir le Précis de l'Histoire de l'Eglise de Renée Casin aux éditions Résiac.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l'âge de 37 ans. C'est lui qui affirme l'indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d'origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

Les royaumes chrétiens d'Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l'Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c'est le signe particulier de ma faveur, que j'ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

L'année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d'autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France, Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n'ont toujours pas dépassé Châteaudun, au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahit ce dernier et quitte le champ de bataille alors qu'il commandait l'aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l'énergie de sa garde écossaise pour le sauver. Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l'a conservée. Et les Compagnies écossaises continuent à servir les Rois de France jusqu'à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui sert les Valois depuis 1433, commande l'aile droite. Une habile manœuvre lui permet de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eût été totale. Pierre de Brézé paie son courage de sa vie.Les Bourguignons en fuite, l'ost royal reprend la route de Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

Exaspérée par l'empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s'agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d'Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C'est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d'Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prennent fin en janvier suivant.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655,à son père au poste de secrétaire d'Etat de la Guerre, il devient ministre d'Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments, à la mort de ce dernier. Il s'occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d'un malaise alors qu'il travaille avec Louis XIV.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'Escalade, pages 211 à 219) résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d'un autre saint : saint François de Sale.

Suite au rappel de Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d'Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les événements s'exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d'impôts, car elle s'acquittait de l'impôt du sang en mettant sa vie au service du Roi, trahit le Roi et la couronne de France ; et ce,à commencer par les princes de sang ! De plus, l'histoire officielle parle d'une perte incalculable pour la France due à la révocation de l'Edit de Nantes, sans jamais souligner que l'émigration fut une perte encore plus importante pour le pays.

Jean-Baptiste Camille Corot commence sa carrière de peintre dans l'atelier d'Achille Etna Michallon, puis auprès de Jean Victor Bertin. Il parcourt la France et peint de nombreux paysages ainsi que des monuments. C'est à partir de 1850, qu'il devient populaire et reconnu. A la fin de sa vie il partage ses biens avec les plus démunis. Il meurt à Paris en 1875.

C'est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l'accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l'autre côté du Gave... Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

"Il me semblait que j'étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, jevoyais seulement la Vierge, jamais je ne l'ai vue aussi belle !".

Posté le 16 juillet 2018 à 09h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juillet 2018

C’est arrivé un 15 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Au monastère d'Ansbach en Franconie, au VIIIe siècle, saint Gombert, chorévêque, qui établit cette maison religieuse dans sa propriété.

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Bernard Marchand, prêtre de Rouen et martyr. Pendant la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et mourut de maladie.

Anne-Marie Javouhey naît à Jallanges (en Bourgogne, France). Dès 15 ans, elle se mit à soigner les malades et à instruire les enfants de son village. Pendant la Révolution, elle aidait les prêtres réfractaires en leur donnant des caches.

À 19 ans, elle veut être religieuse, mais ses essais restant infructueux, elle décida de créer une école à Châlons-sur-Saône avec ses trois sœurs. Dans le même temps, elle fonde une congrégation qu'elle nommera « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ».

Elle établira plusieurs fondations en France mais s'intéressera très vite aux missions et orientera sa congrégation dans ce sens, en faisant ainsi le premier ordre de femmes missionnaires. Elle enverra ses religieuses au Sénégal, en Guyane, dans les Antilles... Là, ses sœurs créeront des écoles et enseigneront aux esclaves, l'agriculture, l'économie, etc. les préparant déjà à leur liberté.

Elle meurt à Paris le 15 juillet 1851 et est béatifiée par le vénérable Pie XII en 1950.

L'ordre des Oratoriens, appelé également l'Oratoire de l'amour divin, est fondé par Philippe Néri, à Rome, au XVIe siècle. Il s'agit d'une société de vie apostolique catholique, dont l'objectif est d'œuvrer à la sanctification de ses membres ainsi qu'à celle de son prochain, par l'enseignement et la prédication. Le pape Grégoire XIII érige de manière canonique cet ordre, le 15 juillet 1575 ; dont la règle est approuvée en 1612 par Paul V.

Par ce traité, signé à Rouen, le Roi s'engage à respecter les lois fondamentales du Royaume, entre autres la loi de catholicité, qui interdit à un prince non catholique l'accès au trône de France. Henri, duc de Guise, dit le Balafré, lieutenant général des armées du royaume aurait hérité l'héritier du Royaume si le prince de Navarre ne s'était pas converti.

Jean Sylvain Bailly, naît le 15 septembre 1736 à Paris et y meurt guillotiné le 12 novembre 1793. C'est un mathématicien, astronome, littérateur et homme politique français. Il est le premier maire de Paris. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. C'est aussi lui qui fait tirer sur la foule le 17 juillet 1791, au Champ de Mars.

Après l'exécution des derniers généraux de l'armée Royale Catholique, Charette et Stofflet, le Directoire annonce la fin des troubles dans l'ouest. La région, victime d'un génocide, toujours pas reconnu par le régime républicain français, met de nombreuses années à s'en remettre. La tentative de soulèvement en 1800 échoue, car la liberté religieuse est, de fait, reconnue par Paris.

L'holocauste Vendéen, dû à la fin des libertés religieuses, aura fait 117 000 morts/815 000 habitants ; 10 000 maisons détruites sur 50 000 existantes selon Reynald Sécher dans Le génocide franco-français, la Vendée Vengée, 600 000 Français selon une lettre du général Hoche au ministre de l'Intérieur en date du 2 février 1796. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l'histoire, qui devient la version officielle jusqu'à notre époque. On a attendu la disparition du plus grand nombre de témoins pour persuader le bon public que les criminels révolutionnaires étaient des philanthropes. Et comme aujourd'hui, il est impossible de faire disparaître ou d'expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d'aujourd'hui vient achever le génocide.

Le Concordat du 16 juillet 1801, négocié par l'abbé Bernier met fin à « une guerre de Géants », expression de Napoléon, qui affirme par ailleurs « qu'il aurait été fier d'être Vendéen ». Avec cet accord, la paix revient en France ; les paysans retrouvent leurs bons prêtres, Bonaparte suspend les levées d'hommes et la chouannerie perd toute assise populaire: il ne lui reste que la solution du putsch ou de l'attentat pour faire disparaître l'usurpateur. Mais Cadoudal est guillotiné le 25 juin 1804, voir la chronique du jour.

Le texte déclare la religion catholique "religion de la grande majorité des citoyens français" et abolit la loi de 1795 séparant l'Église de l'État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. La signature du Concordat met fin à 10 ans de guerre civile, mais pas aux luttes entre le Vatican et la France. Elle assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat est promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII assiste au sacre de Napoléon en 1804.

Le chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III pour trouver un produit de substitution au beurre. Il dépose le brevet de son invention, faite à partir d'huiles et de graisses végétales. Il a ainsi mis au point l'oléomargarine baptisée simplement "margarine" du nom grec "margaritari" signifiant "perle". La margarine est au départ destinée à la marine française.

Quatre ans après le miracle de la Marne, commence la seconde bataille de la Marne qui dure du 15 au 20 juillet 1918, et cause 200 000 pertes humaines. Il est indispensable de rappeler que le 9 juillet le Généralissime Foch avec tout son Etat-major a consacré l'armée française et les armées alliées au Sacré-Cœur de Jésus et a entamé une neuvaine qui s'achève le 18 (voir les chroniques de ces deux jours).

Le 21 mars 1918, Ludendorff a déclenché l'Opération Michael contre les forces françaises et britanniques (cf. la chronique du jour). Il s'agit d'une série d'opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les alliés sont enfoncés partout et Foch, pour combler les brèches, est obligé d'annuler son offensive avec les troupes françaises. Cherchant à atteindre Paris Ludendorff lance une énorme offensive : c'est l'Opération Friedensturm («assaut pour la Paix»).

Les reconnaissances aériennes, qui repèrent les ponts jetés sur la Marne, enlèvent l'effet de surprise aux Allemands. Les Allemands ne percent nulle part ; pire la contre offensive de Foch menée par la Xe Armée française du fougueux général Mangin enfonce le front allemand dès le 18 juillet 1918, sur une ligne de 55 km, allant de Bouresches à Pernant, les généraux Mangin et Degoutte déclenchent une formidable préparation d'artillerie suivie d'attaque de près de 500 chars d'assaut FT-7. A midi les Français ont conquis 10 Km de profondeur sur toute la largeur du front d'attaque.

Le 19 juillet à 4h00, même technique et mêmes résultats ; le 20 tous les Allemands ont repassé la Marne. Château-Thierry est délivrée et 20 000 prisonniers allemands sont capturés ainsi que 400 canons et 3 300 mitrailleuses. 5 000 Français sont tombés. La fin du mois sert à stabiliser le front grâce à divers manœuvres d'envergure. Le 8 août 1918 est jour surnommé « Jour de Deuil dans l'Armée Allemande».

Posté le 15 juillet 2018 à 07h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 juillet 2018

C’est arrivé un 14 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume Le Conquérant, consacre la nouvelle cathédrale de sa ville. La dédicace est présidée par l'archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre. La tapisserie dite "'de Bayeux" longue de 69 mètres est étendue dans la cathédrale. Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement.

Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, les Croisés emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans Jérusalem. La ville est définitivement conquise le lendemain. Godefroy de Bouillon prend en charge l'administration de la ville au titre d'avoué du Saint-Sépulcre, refusant d'être roi dans la ville où mourut le Christ.

Le Roi de France s'éteint à Mantes, âgé de 58 ans. Il a souhaité mourir à Paris, mais c'est en faisant route vers la capitale qu'il a rendu l'âme. Son corps est transporté à Saint-Denis, où pour la première fois un nouveau cérémonial est adopté : le Roi repose dans son cercueil à visage découvert, habillé de son manteau royal et coiffé de sa couronne. Son fils Louis VIII lui succède et est sacré le 6 août suivant.

Philippe II Auguste est l'un des plus grands Rois de France de l'époque médiévale. Souverain brave, conscient du prestige sacré de sa couronne, profondément aimé de ses Sujets, courageux et toujours à la tête son armée, il réaffirme l'autorité royale face à ses grands vassaux et autres pays européens.

Né en 1165 à Gonnesse, fils du Roi Louis VII, Philippe Auguste est associé au trône du vivant de son père, comme c'est la coutume depuis Robert II le Pieux ; il est sacré en la Cathédrale de Reims le 1er novembre 1179 et accède au trône l'année suivante. Il mène une prudente mais efficace politique d'agrandissement du Royaume. En 1187, Philippe Auguste répond à l'appel du Pape Grégoire VIII pour la Troisième Croisade. A la mort d'Isabelle de Hainaut, qui lui a donné un fils, Louis, Philippe épouse Ingeburge fille du Roi Knut IV de Danemark. Mais juste après les noces, Philippe la répudie.

Le Roi se remarie en 1196 ; le pape Innocent III demande deux ans plus tard au Roi de France de reprendre Ingeburge. Philippe refuse et Innocent III riposte en jetant l'Interdit sur le Royaume de France en l'an 1200. Ainsi, prêtres et évêques ne peuvent plus donner ni sacrement, ni communion. Les deux souverains se réconcilient lors du Concile de Nesle, le 7 septembre 1200, qui annule l'interdit. Philippe Auguste ne peut faire casser son mariage avec Ingeburge et lui reconnaît son titre de Reine de France ; de son côté, le Souverain Pontife peut juger et sanctionner le Roi de France, quant à ses péchés, sans interférer sur sa politique temporelle.

Le Roi a affermi l'autorité royale ; vers 1200, il crée les Baillis, des représentants de la Couronne, chargés de parcourir le domaine royal pour rendre la justice au nom du Roi ; les Prévôts chargés de maintenir l'ordre et d'empêcher les Seigneurs de se battre entre eux. Le Roi met en place la Quarantaine le Roi, une période de quarante jours durant lesquels ses vassaux ont interdiction de se livrer à des guerres privées féodales. En 1204, Philippe Auguste s'empare de Château-Gaillard, qui contrôle le cours de la Seine, puis de toute la Normandie, en représailles de l'assassinat du Duc de Bretagne, Arthur de Bretagne, par le roi d'Angleterre Jean sans Terre.

En 1212, Ferrand de Flandres, le Comte de Salisbury frère de Jean Sans Terre, Philippe de Courtenay-Namur, Thiébaud de Lorraine, Otton de Brunswick, Rennaud de Dammartin, Henri de Brabant, Guillaume Longue-Epée, ainsi que d'autres seigneurs allemands et flamands unissent leurs forces pour marcher contre le Royaume de France, pendant que Jean Sans Peur rassemble une armée qui débarque dans le Poitou et remonte vers la Loire. Elle est vaincue par le Dauphin Louis, le 2 juillet 1214, à la Roche-aux-Moines.

Au nord, le Roi rassemble tout ce qu'il peut des restes de son Ost. Il sort l'oriflamme de Saint-Denis de la basilique, et part à la rencontre de ses ennemis. Au total, le Roi de France peut compter sur 5 000 à 7 000 hommes en armes, contre près de 9 000 anglo-germano-flamands. La bataille a donc lieu le 27 juillet 1214 à Bouvines. Philippe Auguste combat au milieu de sa Chevalerie. Il est désarçonné, mais est secouru par un écuyer armé d'un fléau.

Bouvines est une éclatante victoire. Rennaud de Dammartin et Ferrand de Flandres sont faits prisonniers. Ferrand, est ramené à Paris dans un charroi monté d'une cage de fer : les Parisiens le surnomme « Ferrand le ferré ». Le Traité de Chinon, de 1215, confirme au Roi de France l'acquisition de l'Anjou et de la Normandie, lui donne Issoudun, Alençon et Bully. Cette année 1214 est l'apogée de son règne et l'année de naissance de son petit-fils, le futur Saint-Louis.

Après le déclenchement d'un conflit ouvert entre les Armagnacs et les Bourguignons en France, le jeune duc d'Orléans Charles Ier réclame justice pour le meurtre de son père Louis Ier.

La ville ouvre ses portes au futur Roi de France, qui s'avance vers Reims, au milieu de ses ennemis.

A Rome, Pie V, par la bulle Quo Primum, instaure le rite tridentin dans la liturgie catholique.

Voir la chronique du 9 mars.

Après avoir entrepris la révolution au sein des Etats Généraux, le but est de faire croire que la révolution est toute puissante dans la rue pour influencer le Roi à long terme. Il en résulte une capitulation royale avec :

- la dislocation des régiments étrangers,

- le rappel de Necker,

- Louis XVI reçoit la cocarde tricolore, symbole de la municipalité de Paris révolutionnaire illégalement constituée,

- la destruction de l'armature administrative provinciale, car les gouverneurs sont chassés. Napoléon restaurera cette structure administrative avec les préfectures ; mais sans le contrepoids des assemblées provinciales, qui pouvaient accepter ou refuser par vote les décisions centralisatrices de la monarchie.

Après s'être emparés des 30 à 40 000 fusils, de douze pièces de canon et d'un mortier dans l'hôtel de ville, les émeutiers, n'ayant trouvé ni poudre ni balles, en cherchent à la Bastille. Le gouverneur de Launay est sommé de remettre la citadelle aux insurgés. Certains révolutionnaires réussissent à pénétrer dans l'enceinte et de Launay ordonne d'ouvrir le feu. Plus de 80 Parisiens sont tués. En fin d'après-midi le gouverneur capitule, il est tué une heure plus tard. Sept captifs sont libérés, 4 faussaires, 2 fous et 1 libertin ; il n'y a pas de surpopulation carcérale pour un régime qualifié de tyrannique par la république !

Voici une "Méditation" de Jean Madiran, à l'occasion du bicentenaire, tirée de Présent, 16 juin 1989 :

« Qui n'aurait pas célébré le Bicentenaire ? » s'est écrié le président Mitterrand comme s'il croyait que les contestataires auraient tous été guillotinés. Le 14 juillet est « la fête de la République », a-t-il ajouté : c'est vrai, mais tant pis pour elle, si elle se reconnaît dans l'imposture de la Bastille, la sauvagerie des têtes au bout des piques, le déshonneur d'avoir promis la vie sauve pour obtenir traîtreusement la reddition de ceux que l'on allait massacrer … Voyez l'album de Chard, texte et images sur le 14 juillet 1789.

Rocard, à l'unisson, assure que la Révolution de 1789 « a fait le renom de la France ». Avant 1789, la France n'avait donc aucun renom, la France de Louis XIV, la France de saint Louis …

Toutes les voix officielles, politiques, religieuses ou médiatiques, récitent la même légende. Patrick Poivre d'Arvor : « La France a tiré un immense prestige des idées révolutionnaires ».

La vérité, c'est tout le contraire. C'est exactement l'inverse.

L'« immense prestige »de la France est celui qu'elle avait jusqu'en 1789 avant la Révolution. Elle était à tous égard la première nation du monde : la plus riche, la plus nombreuse, la plus puissante, la plus heureuse, la plus influente aussi par les arts et les lettres. Tout l'univers civilisé parlait français : il aurait continué si les « idées révolutionnaires » avaient réellement apporté à la France un surcroît de prestige. On voit le contraire : en France même, l'Institut Pasteur, les médecins et les savants, les aviateurs et les sportifs parlent anglais désormais, pour être compris dans le monde.

Ce n'est pas la Révolution qui a fait le prestige mondial de la France, c'est le prestige de la France qui a répandu les « idées révolutionnaires » dans le monde entier.

La France n'y a rien gagné. Depuis 1789, à travers des hauts et des bas, elle n'a cessé de descendre de son premier rang matériel et moral.

L'Europe n'y a rien gagné non plus. Les « idées révolutionnaires » n'ont cessé de l'abaisser et de la détruire. Comme la France, elle a perdu son premier rang dans le monde. La principale conséquence, la principale mise en œuvre des « idées révolutionnaires », ce fut la Terreur comme système de gouvernement, et la Révolution léniniste de 1917 fille légitime de la Révolution de 1789. D'où l'Europe sournoisement socialo-communiste que l'on nous propose aujourd'hui de construire sur les ruines de l'Europe chrétienne. »

C'est le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les célébrations ont lieu à Paris, sur le Champs-de-Mars avec la présence de tous les députés français en provenance des 83 départements. Louis XVI est également convié pour prêter serment à la Nation et à la loi. Talleyrand célèbre la messe, alors qu'il ne croit pas en la présence réelle !

A 2 doigts de la victoire, le 29 juin à Nantes, Cathelineau, le « Saint de l'Anjou » meurt le 14 juillet 1793 des suites de ses blessures. Les Vendéens sont en fuite, cette première défaite est malheureusement décisive.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 79, ce qu'il recommande à sa femme :

« Élève les enfants, ma chère Louise, dans la crainte de Dieu. Redis-leur souvent que leur père, en prenant les armes, n'a cherché qu'à sauver la religion catholique dans laquelle ils ont été baptisés. J'offre ma vie pour qu'ils puissent grandir dans la paix religieuse en bons chrétiens.»

Passée dans l'oubli, cette victoire de la Campagne d'Espagne voit s'affronter les forces espagnoles et les Français du Maréchal Jean-Baptiste Bessières.

« Ce que nous devons dire au vulgaire, c'est ceci : Nous adorons un Dieu, mais c'est le Dieu qu'on adore sans superstition.

A vous Souverains Grands Instructeurs Généraux, nous disons ceci pour que vous le répétiez aux frères des 32e, 31 et 30 degrés : La religion maçonnique doit être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne pour nous tous initiés de hauts degrés.

Si Lucifer n'était pas Dieu, est-ce qu'Adonaï [le Dieu des Chrétiens] dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine des hommes, la barbarie et l'aversion pour la science, est-ce qu'Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ?

Oui Lucifer est Dieu et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Car la loi éternelle est qu'il n'y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l'Absolu ne peut exister que par deux Dieux, l'obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du satanisme […] est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l'égal d'Adonaï : mais Lucifer, le Dieu de la lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l'humanité contre Adonaï, le Dieu de l'obscurité et du mal. »

Albert Pike est alors Souverain Grand Commandeur du Rite écossais pour le sud des Etats-Unis. Ce message, à l'intention des Suprêmes Conseils du monde entier a été reproduit par Adolphe Ricoux, pseudonyme de Léo Taxil, dans son ouvrage : L'Existence des loges de femmes, (Téqui, 1891, pages : 67 à 95) sous le titre : « Instructions du Suprême Conseil de Charleston aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés. »

François Marie Algoud l'attribue à la revue du The Freemason du 19 janvier 1935,dans son livre Histoire de la perversion de l'intelligence et de mœurs. (Edition de Chiré, page 136).

Voir le 8 juin et le 7 juillet.

« Signé le 13 par F. Mitterrand et publiée au JO le 14, cette loi marque la fin de la liberté de la presse, telle qu'elle avait été instituée cent dix ans plus tôt, par la loi du 29 juillet 1881. Les lois dites « antiracistes » de 1972 et du jour y ont apporté des modifications draconiennes : elles ont supprimé la liberté d'expression non seulement sur la « race » et le « racisme », mais surtout sur :

1. sur la nation,

2. sur la religion,

3. sur l'histoire de la Seconde guerre mondiale. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 366)

Posté le 14 juillet 2018 à 07h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

13 juillet 2018

Le génocide vendéen bientôt prouvé par la génétique?

Et si l’étude génétique des populations du grand ouest pouvait prouver le génocide vendéen ? Une équipe de chercheurs planchent sur la question depuis plus d’un an. Explications sur RCF Vendée, avec le Professeur Pierre-Antoine Gourraud, généticien, spécialiste de la sclérose en plaque, professeur des universités, praticien hospitalier à l'université de Nantes, enseignant à la faculté de médecine, directeur d'une équipe de recherche à l'INSERM sur l'immunologie et la transplantation :

Posté le 13 juillet 2018 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Turiau, évêque et abbé du monastère de Dol.

Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s'organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l'actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d'aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d'entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Elles montèrent toutes joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.

Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l'Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832. Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI le 10 mai 1925.

Dans la baie devant le port de Rochefort en 1794, les bienheureux Louis-Armand Adam et Barthélemy Jarrige de la Morélie de Biars, prêtres et martyrs. Le premier, cordelier du couvent de Rouen, le second, du diocèse de Limoges, ils furent condamnés à cause de leur sacerdoce à être détenus sur un bateau négrier et succombèrent, atteints par une épidémie et victimes de leur charité pour leurs codétenus.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier a martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans. Le roi meurt le mois suivant cette désignation.

Voir la chronique du 15 janvier.

Bertrand Du Guesclin meurt d'une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s'apprête à rendre l'âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l'insigne honneur d'être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l'histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s'explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d'abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L'un de ses faits d'armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s'assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d'Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.

Quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris sont brûlées sous prétexte de faire baisser le prix des grains et du pain, pillage du couvent Saint-Lazare, pillage du « Garde-Meuble » où sont conservées des armes, mais qui sont anciennes et de collection. Voilà ce que sont quelques unes des actions des émeutiers encore peu nombreux. Les « électeurs » de Paris, c'est-à-dire des bourgeois et en aucun cas le peuple, se réunissent à l'Hôtel de ville de Paris, forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes, portant comme marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Le lendemain les armes entreposées aux Invalides sont volées et la Bastille prise pour trouver de la poudre.

Suite à sa rencontre avec l'ambassadeur de France Benedetti, au sujet de la succession au trône d'Espagne, Guillaume Ier informe son Ministre-président Otto Von Bismarck, lui indiquant qu'il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne. Bismarck, qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste. Devant l'insulte, la France déclare la guerre à la Prusse le 19.

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria. Notre Dame s'adresse, comme à chaque apparition à Lucie : "Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde". Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l'époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l'An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 août, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d'une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l'apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».

Puis, à la fin de l'apparition, après leur avoir montré l'enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : "Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l'enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin" ».

L'année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l'été 1916, l'Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

Cette allocution est prononcée à Notre-Dame de Paris, par le futur Pie XII, lors du voyage pour l'inauguration de la basilique de sainte Thérèse à Lisieux, où il représente le pape Pie XI. Ce discours est plus que jamais d'actualité ! En voici de larges extraits, tant il est difficile d'en retirer des phrases :

Mais l'intégralité du discours se trouve ici :

http://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/non_marcheurs_articles/2003_sermon%20du%20cardinal%20pacelli%20a%20nd%20de%20paris%2013%20juillet%201937.pdf

« […] Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m'accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d'été. Et ce parfum m'accompagne encore ; il m'accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd'hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l'Église et la patrie, l'un pasteur dont la sagesse et la bonté s'emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l'autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon cœur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande « petite sainte », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l'Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d'amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d'amour, de pureté, de candeur et de paix.

[…] Comment dire, mes frères, tout ce qu'évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l'âme et dans l'esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c'est l'âme même de la France, l'âme de la fille aînée de l'Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d'aujourd'hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d'un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d'imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu'il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l'Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu'ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l'histoire d'une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d'une France qui ne meurt pas ! Oh ! Ces voix ! j'entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d'œuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l'ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l'horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l'oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l'agitation des affaires et des plaisirs, dans l'âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d'aujourd'hui ; la génération présente rêve d'être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d'un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au cœur l'entrain, l'esprit d'initiative, le besoin irrésistible d'action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

[…] Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d'invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d'aujourd'hui, qui l'interroge, la France d'autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu'ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d'aigle le mystère de l'histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : « Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C'est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d'un nom dont nous couvrons notre ignorance » (Bossuet, Discours sur l'histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l'histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l'accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d'un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l'Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l'union avec Rome, divinement établie centre de l'Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n'ont jamais fait que confirmer, d'une manière toujours plus éclatante, l'inéluctable force de cette loi.

L'énergie indomptable à poursuivre l'accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c'était aux heures où l'oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l'esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l'histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n'a jamais connu de déclin, jamais subi d'éclipse, c'est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l'eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d'Arles ; ceux-là et tant d'autres, se profilent avec un relief saisissant sur l'horizon de l'histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu'elle fût, portait cependant en son sein tout l'avenir de la France. Et, sous leur action, l'Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d'une longue et héroïque lutte contre l'esprit d'incrédulité et d'hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d'effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint Roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l'humble Curé d'Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l'angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d'Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l'Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la « petite voie ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! Mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l'Évangile, l'amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j'en fais en ce moment l'expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d'entendre aujourd'hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu'elle peut, qu'elle doit jouer pour l'avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l'éloquence d'un Lacordaire, l'ascétique pureté d'un Ravignan, la profondeur et l'élévation théologique d'un Monsabré, la finesse psychologique d'un Mgr d'Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l'audace d'un homme qui sent la gravité de la situation, avec l'amour sans lequel il n'y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d'ici à tous les fils et filles de France : « Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n'a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l'heure, ne laissez pas s'étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu'il vous confie; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : « Priez, Orate, fratres ! » Sinon, vous ne feriez qu'œuvre humaine, et, à l'heure présente, en face des forces adverses, l'œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c'est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c'est bien cela que j'entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d'aujourd'hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l'expression joyeuse d'une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l'humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de cœurs dans lesquels il ne trouve plus d'écho ! Combien de cœurs pour lesquels il ne semble plus être qu'une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l'orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s'est manifestée en des élans magnifiques l'âme de la France d'autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l'amour de la France d'aujourd'hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d'éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l'incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu'il y a de plus saint devant le ciel ; cette voûte, mes frères, contemple aujourd'hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu'en aucune autre époque de l'histoire et qui, en même temps, ne s'est jamais cru plus capable de s'en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l'exhortation à l'amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : « Mes frères, aimez! Amate, fratres ! »

[…] Que d'hommes n'ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu'ils ont perdu d'abord la confiance dans l'amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l'Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l'âme plus malade encore, on n'aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l'amour fraternel, rien qui manifeste l'intérêt que l'on porte même à ses nécessités temporelles, et l'on s'étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu'est-elle donc, cette foi qui n'éveille au cœur aucun sentiment qui se traduise par des œuvres ? Qu'en dit saint Jean, l'apôtre et l'évangéliste de l'amour ? « Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son cœur, à qui fera-t-on croire qu'il porte en lui l'amour de Dieu ? » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l'Église, à l'humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d'autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c'est sa réponse à l'appel de l'amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j'y songe, de quel cœur, mes frères, j'invoque la Providence divine, qui n'a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands cœurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd'hui en elle les héros de l'amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l'amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres d'une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos cœurs » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m'apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l'heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l'idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s'intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d'une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l'ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d'expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l'amour : - Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

Vigilate ! C'est qu'il ne s'agit plus aujourd'hui, comme en d'autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd'hui, c'est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l'enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n'est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu'un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d'écoles, de vains amusements de dialecticiens. L'évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d'hier, se précipite aujourd'hui et l'aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c'est l'état actuel, le désarroi de l'humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! Mais épouvantés.

Une grande partie de l'humanité dans l'Europe actuelle est, dans l'ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l'Église n'est plus le foyer familial ; Dieu n'est plus le Père ; Jésus-Christ n'est plus qu'un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d'où il pouvait d'un coup d'œil contempler le monde, l'homme ne peut plus voir l'ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l'harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l'ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l'oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l'humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd'hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d'un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d'une détresse non moins grande, faute de la possibilité d'écouler l'excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l'homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l'orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l'homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l'apparence de la vie, il a peur de transmettre à d'autres sa propre vie, si bien que l'ampleur toujours croissante des cimetières menace d'envahir de tombes tout le sol laissé libre par l'absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s'opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l'impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s'intensifier jusqu'au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d'un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l'on poursuit et le succès que l'on obtient, va toujours s'accentuant. Et tant d'essais stériles et malheureux n'aboutissent en fin de compte qu'à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d'expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d'être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l'heure même où leur Maître allait être livré, semblent s'endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu'ils n'ont aucune part de responsabilité, qu'ils ne courent aucun risque dans la crise où l'univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d'interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd'hui n'ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l'avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l'Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d'alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s'en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n'est pas aux seuls insouciants que ce cri s'adresse. Il s'adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s'éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l'impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l'erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l'ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l'Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l'illicite, elle n'entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n'a rien d'autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu'elle rencontre l'injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu'elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu'elle exige de tous ses enfants, c'est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n'en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l'Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l'iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)

C'est aux heures de crises, mes frères, que l'on peut juger le cœur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C'est à ces heures qu'ils donnent leur mesure et qu'ils font voir s'ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d'un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d'un monde qui délaisse les sources d'eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d'adversaires, dont la force et l'orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d'avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l'aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n'est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l'autel, j'élèverai vers Dieu la patène avec l'hostie sainte et immaculée pour l'offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l'ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son œuvre d'universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j'aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son cœur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu'ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l'Orate, l'Amate, le Vigilate, non comme l'écho d'un « hier » évanoui, mais comme l'expression d'un « aujourd'hui » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d'un « demain » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s'abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s'établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l'harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

« Mère du bon conseil », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! « Miroir de justice », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s'attachent jusqu'à l'intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s'exaspèrent au feu de l'envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l'ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! Oui ! En ces jours où l'horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d'âmes droites s'évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l'amour s'unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! »

Posté le 13 juillet 2018 à 07h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

12 juillet 2018

C’est arrivé un 12 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Orange en Provence, l'an 1794, les bienheureuses vierges et martyres Madeleine-Thérèse Tallien (Sœur Rose de Saint-Xavier), et Marie Cluse (Sœur Marthe du Bon Ange), sacramentines de Bollène, Marguerite de Justamont (Sœur Marie de Saint-Henri), cistercienne d'Avignon, et Jeanne-Marie de Romillon (Sœur Saint-Bernard), ursuline de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

Fêtés ensemble le 12 juillet : date de leur mariage.

Louis Martin, de son nom complet Louis-Joseph-Aloys-Stanislas Martin, naît à Bordeaux le 22 août 1823 ; il est horloger.

Zélie Martin, née Azélie-Marie Guérin, ouvrit les yeux au monde le 23 décembre 1831 à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon, Orne ; elle est dentellière.

Le 12 juillet 1858, Louis Martin et Zélie Guérin se marient à l'hôtel de ville d'Alençon à 22h et à l'église Notre-Dame à minuit. Tous deux avaient pensé à la vie religieuse mais c'est au cœur de la vie de couple et en élevant une famille de neuf enfants qu'ils vont découvrir leur chemin de sainteté.

Zélie sera une femme active à la tête d'une petite entreprise de dentelle (le point d'Alençon). Elle va procurer du travail à une vingtaine d'ouvrières à domicile. Elle sera une épouse amoureuse de son mari. Dans ses lettres à Louis, elle écrit : « Ta femme qui t'aime plus que sa vie » ou encore « Je t'embrasse comme je t'aime ».

Ce ne sont pas que des mots : leur joie est d'être ensemble et de partager tout ce qui fait la vie quotidienne, sous le regard de Dieu. Zélie sera une mère comblée et en même temps éprouvée. De 1860 à 1873, le couple Martin a eu neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Les cinq filles survivantes sont devenues religieuses et l'une, sainte Thérèse de Lisieux, carmélite morte en 1897 à l'âge de 24 ans, a été canonisée en 1925.

Zélie éprouvera de grandes joies à la naissance de ses enfants : « J'aime les enfants à la folie, j'étais née pour en avoir ». Au moment de la naissance de Thérèse, la dernière, Zélie a déjà le cancer du sein et elle souffre de plus en plus. Elle ajoute : « J'ai déjà beaucoup souffert dans ma vie ». La confiance est l'âme de l'éducation familiale. Zélie souhaite pour ses enfants de devenir des saints. Cela ne l'empêche pas d'organiser des fêtes, des jeux et même d'acheter de belles robes pour ses enfants. En famille, on prie tous les jours et durant le mois de mai les filles aiment apporter de belles fleurs à la statue de Marie : la Vierge du Sourire.

Zélie Martin décédera le 28 août 1877, à l'âge de 46 ans, en laissant cinq enfants qu'elle confiera à son mari : Louis.

Louis est un fils de militaire. Il va s'installer à Alençon et il ouvre une horlogerie-bijouterie à l'âge de 27 ans. Jusqu'à son mariage, il partage son temps entre son travail, des loisirs (la pêche en particulier), la lecture et la rencontre des autres. Il s'engage au service des plus pauvres dans le cadre de la Conférence Saint Vincent Paul et va, chaque matin, à la messe. Chaque semaine, il participe aussi à l'adoration eucharistique. Il a été un époux plein d'attention et d'affection pour son épouse et ses filles. Quand Zélie décède, il quitte Alençon pour Lisieux, auprès des Guérin, sa belle-famille. Après l'entrée de Thérèse au Carmel, commence pour lui l'épreuve de la maladie qui le conduit à être interné au Bon-Sauveur, l'hôpital psychiatrique de l'époque. Pendant les périodes de rémission, on le voit s'occuper des malades qui l'entourent. Paralysé, il revient dans sa famille et meurt le 29 juillet 1894 à 71 ans. Zélie avait écrit, à propos de son mari : « Je suis très heureuse avec lui. Il me rend la vie bien douce. C'est un saint homme que mon mari, j'en désire un pareil pour toutes les femmes ».

Ce qui a caractérise la sainteté des époux Martin, c'est leur capacité à vivre l'ordinaire de la vie en ayant une grande confiance en l'amour de Dieu et une relation de couple fondée sur la prière et la générosité. Un chemin possible pour toutes les familles qui le désirent.

Louis et Zélie Martin ont été béatifiés le 19 octobre 2008, par le pape Benoît XVI, à l'occasion des 150 ans de leur mariage.

Louis et Zélie Martin ont formé un foyer d'amour et Thérèse écrira : « Le bon Dieu s'est plu à m'entourer d'amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ». En pensant à ses parents, elle dira qu'ils étaient plus dignes du ciel que de la terre.

Le pape François a proclamé, le dimanche 18 octobre 2015, à Rome, quatre nouveaux saints : Vincenzo Grossi, un prêtre italien mort en 1917 après avoir consacré sa vie à venir en aide aux pauvres dans le nord de l'Italie, María Isabel Salvat Romero, une religieuse espagnole morte en 1998 et le couple Louis et Zélie Martin, un geste symbolique en plein synode sur la famille. La canonisation de Louis Martin et de son épouse Zélie marque une première dans l'histoire de l'Église. D'autres couples ont, par le passé, été béatifiés mais aucun n'avait jusqu'ici été canonisé.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu, ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, le pape Jean Ier. Saint Félix IV est pape durant un peu plus de quatre ans jusqu'au 22 septembre 530. Il est inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

Édouard III d'Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. La baie n'est pas fortifiée, les Français sont absents aussi les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,

Une flotte anglaise aux ordres du duc de Buckingham débarque sur la plage de la pointe de Sablanceaux sur l'île de Ré. Le but est de contrôler les abords de La Rochelle, et d'encourager la rébellion protestante dans la ville.

La centaine de navires et les 6 000 soldats tentent de s'emparer du Fort de La Prée et de la ville fortifiée de Saint-Martin-de-Ré. Mais le maréchal de Toiras, pourtant huguenot de religion, n'est pas un « Français Renié » comme aurait dit sainte Jeanne d'arc. Fidèle au Roi et à son pays, il dirige la défense de l'île de Ré, avec seulement 1 200 fantassins et 200 cavaliers. Ils arrêtent les Anglais sans pouvoir les rejeter à la mer. Le siège de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré se poursuit jusqu'en octobre 1627. Le Cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII envoient des renforts de 35 navires pour forcer le blocus anglais autour de l'ile et y débarquer 4 000 hommes. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l'arrivée d'un renfort irlandais entre temps.

Antoine III, duc de Gramont, pair de France est marié à la nièce du cardinal de Richelieu, il reste fidèle au Roi pendant la Fronde. Il devient maréchal en 1641, après s'être illustré dans les campagnes contre les huguenots. Ambassadeur de France en Espagne, il est chargé d'organiser le mariage de Louis XIV en 1660. Il est également nommé lieutenant général de Normandie et est promu ministre d'Etat en 1663.

Innocent XII est élu pape le 12 juillet 1691. Très charitable, il lutte contre le népotisme en promulguant la bulle Romanum decet Pontificem en 1692. Il obtient le retrait de la Déclaration des Quatre articles de 1682, qui donnait aux Rois de France autant de pouvoir que le pape, et reconnaît les évêques nommés par Louis XIV.

En 1699, il se prononce en faveur de Bossuet dans la controverse avec Fénelon sur l'Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier a écrite pour soutenir Madame Guyon. Son pontificat diffère avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu'il penche pour la France plutôt que pour l'Allemagne.

Lorenzo Corsini est issu d'une famille italienne prestigieuse. Il suit des études dans un collège jésuite, et obtient un doctorat en droit. Il est nommé cardinal par Clément XI avant de succéder au pape Benoit XIII. Il œuvre à améliorer la gestion des Etats pontificaux. Il continue également la lutte contre les jansénistes avec la bulle Unigenitus et la franc-maçonnerie avec la bulle In eminenti apostolatus specula.

Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d'aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu'il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n°27 de son catalogue : Nébuleuse de l'Haltère ou Dumbbell.

De nombreuses manifestations sont organisées rue de Paris et dans le jardin des Tuileries, où les bustes de Jacques Necker et du duc d'Orléans sont portés en cortège. Le Royal-Allemand, régiment de cavalerie commandé par le prince de Lambesc, charge la foule aux Tuileries, faisant plusieurs blessés. Pierre-Victor de Besenval, commandant les troupes massées à Paris, se décide à faire intervenir les régiments suisses cantonnés au Champ-de-Mars.

Le bas clergé change de camp. En Vendée, par exemple 80% des prêtres refusent le serment. Les jureurs sont nommés, intrus = « trutons ». En Février 1791, a lieu la cérémonie publique du serment à la constitution civile. L'opposition jusqu'alors larvée se fait plus dure ; les premières émeutes ont lieu en Bretagne. Quand la population chasse les prêtres jureurs, les « intrus », la garde nationale pille les églises et en cloue les portes. Les religieuses chassées de leurs couvents et rentrées dans leurs familles brodent des Sacré-Cœur et propagent cette dévotion. Les pèlerinages sont interdits ; ils ont lieu en paroisse et de nuit; Cathelineau, capitaine de paroisse, porte la croix. La répression se fait violente et les mesures vexatoires, imposées au clergé, entraînent en août 1792 un soulèvement avorté dans le sang. 8000 Bleus portent les oreilles de leurs victimes en cocardes.

Baptême par un prêtre réfractaire

Messe clandestine

La construction d'une ligne entre Paris et Lille est décidée. L'Ingénieur français Claude Chappe réussit à envoyer le premier message télégraphique sur une distance de 15 kilomètres, de Saint-Martin-du-Tertre dans le Val d'Oise jusqu'à Belleville au Nord-est de Paris. La transmission s'effectue grâce à des relais mécaniques placés sur des points hauts. Les signaux sont observés par longue-vue et retransmis au relais suivant. Jusqu'à l'invention du télégraphe électrique par Samuel Morse en 1837, le télégraphe de Chappe reste le moyen le plus rapide de propagation de l'information.

Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte anglo-espagnole croisant au large.

La Cour de cassation affirme que la condamnation portée contre Dreyfus a été prononcée "à tort". Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894, pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il est gracié par le président Emile Loubet, en septembre 1899. Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d'honneur.

Conformément à la loi constitutionnelle votée par l'Assemblé nationale de la III République le Maréchal Pétain a été nommément désigné pour rédiger une nouvelle constitution. Le 11 juillet, il signe l'acte constitutionnel n°2 qui est publié le lendemain. Le régime de Vichy n'a pas usurpé le pouvoir ou cherché à « abolir les droits de l'homme » comme osera l'écrire Robert Aron dans son Histoire de Vichy. On peut noter le §9 de cet acte constitutionnel n°2, qui interdit au chef de l'Etat, « de déclarer la guerre sans l'assentiment préalable des Assemblées législatives. »

Cet article sera aux pires moments de l'occupation un verrou efficace pour empêcher la France de rentrer en guerre aux côtés de l'Allemagne. Et si l'acte constitutionnel 3, publié ultérieurement, maintient le sénat et la chambre des députés ; ces 2 assemblées sont ajournées jusqu'à une convocation par le Chef de l'Etat. Pétain ne le fera jamais. Difficile, en effet d'organiser des élections en temps de guerre dans un pays coupé en deux et occupé par l'étranger. En outre le risque de se voir forcer la main par les Allemands était trop grand.

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 86 -87 et 101-102).

Le RP de Boynes, avant son retour sur Rome, laisse aux Jésuites la directive suivante : « Il existe dans la France vaincue un gouvernement légitime dont le chef, universellement estimé par les honnêtes gens pour son patriotisme, son dévouement et son désintéressement, est le maréchal Pétain. En dehors de ce gouvernement, il n'y a pas d'autre gouvernement français… A côté de ce gouvernement établi, il y a le fait de la dissidence qui tend à détruire l'unité de la France… Nous ne devons en aucune manière favoriser la dissidence… »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 125).

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le lieutenant Marienne, est parachuté sur Plumelec, dans le Morbihan. Il encadre et entraîne les troupes importantes du maquis de Saint-Marcel, environ 1500 à 2000 hommes. Le 18 juin, le maquis est attaqué par d'importantes forces allemandes. Le maquis dispersé, Marienne et ses compagnons changent constamment de cachettes, dans les environs de Plumelec, car ils sont ardemment recherchés par les Allemands et les miliciens. Marienne, qui vient d'être élevé au grade de capitaine, décide de déplacer son camp à Kérihuel, en Plumelec, le 9 juillet. Les Allemands obtiennent, par trahison, des informations sur le lieu où se trouve le capitaine. Le 12 juillet, au matin, Allemands et miliciens surprennent le capitaine Marienne et ses compagnons, alors qu'ils sont encore endormis. Ils sont froidement assassinés.

L'équipe de France de football devient championne du monde pour la première fois, à domicile, après sa victoire 3 à 0 contre le Brésil, alors champion du monde en titre.

Posté le 12 juillet 2018 à 07h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2018

C’est arrivé un 11 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Bordeaux, vers 570, saint Léonce II, évêque. Honneur du peuple et de la cité, constructeur de nombreuses églises, il se fit encore remarquer en restaurant le baptistère de la ville et en se faisant, en silence, le bienfaiteur des pauvres.

À Moyenmoutier dans les Vosges, en 700, saint Hidulphe. Moine à Trèves, il devint chorévêque, puis se retira dans la solitude, mais, devant l'affluence de disciples, il fonda un monastère qu'il dirigea.

Au monastère de Granselve, dans le pays toulousain, en 1149, le bienheureux Bertrand, abbé. Désireux de stabiliser la discipline régulière, il agrégea son monastère à l'Ordre cistercien.

A Orange en Provence, l'an 1794, les bienheureuses vierges et martyres Rosalie-Clotilde Bès (sœur Sainte-Pélagie), Marie-Élisabeth Pélissier (sœur Saint-Théoctiste), Marie-Claire Blanc (sœur Saint-Martin), sacramentines de Bollène, et Marie-Marguerite de Barbegie d'Albarède (sœur Sainte-Sophie), ursuline de Pont-Saint-Esprit, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : "le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent".

En 1964, Paul VI fait de Benoît le saint patron de l'Europe.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d'argent avec son monogramme. Pompidou a fait exactement l'inverse avec la Banque de France en 1973. La France depuis n'a plus de souveraineté monétaire.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai. Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées se font face. L'infanterie flamande a aménagé le terrain, très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l'arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d'or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l'église Notre Dame de Courtrai. C'est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d'or. Les "Eperons d'or" demeurent chez l'ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne sont repris par l'armée française qu'en 1382, à la suite de la victoire de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent une paix avec l'édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d'obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d'Audenarde. Les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France, qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d'Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale, où Necker est apprécié.

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N'Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 67) cite ce message après les attaques anglaises contre les unités de la Royale: « Après un raid symbolique contre Gibraltar, il ne se livra à aucune représailles. Le Maréchal se borna à dire que « la France abandonnée hier, attaquée aujourd'hui par l'Angleterre, à qui elle avait consenti de si nombreux et si durs sacrifices, demeure seule en face de son destin. » : ce n'était qu'un constat. »

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 3 et 8 juillet.

Aujourd'hui les conséquences sont indéniables : hausse des divorces, de l'union libre, baisse des mariages, de la natalité, hausse de la délinquance et des suicides de jeunes...

Voir les chroniques du 17 janvier, 1 août et 19 octobre.

Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

Posté le 11 juillet 2018 à 07h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 juillet 2018

Guerres de Vendée, la bataille du génocide

Posté le 10 juillet 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

C’est arrivé un 10 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Nantes, au VIIe siècle, saint Pasquier, évêque, qui accueillit saint Hermeland et douze autres moines, qu'il avait sollicités de l'abbé de Fontenelle, et qu'il plaça dans l'île d'Indre sur la Loire, pour qu'ils y établissent un monastère.

À Orange en Provence, l'an 1794, les bienheureuses martyres Marie-Gertrude de Ripert d'Alauzier (sœur Sainte-Sophie), Sylvie-Agnès de Romillon (sœur Agnès de Jésus), vierges ursulines de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

À Damas en Syrie, l'an 1860, la passion des bienheureux martyrs Emmanuel Ruiz, prêtre, et ses compagnons, Les bienheureux Carmel Volta, Pierre Soler, Nicolas Alberca, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio, prêtres, François Pinazo et Jean-Jacques Fernandez, religeux franciscains, François, Abd-el-Mooti et Raphaël Massabki, sept franciscains et trois frères de l'Église maronite. Un groupe de Turcs, fanatisés contre les chrétiens, s'étant introduits de nuit dans le couvent franciscain, leur firent subir divers supplices jusqu'à la mo

Ce concile est connu sous l'appellation de Premier concile d'Orléans. L'assemblée est convoquée et par le Roi des Francs Clovis Ier et a lieu en sa présence. Il réunit 32 évêques, venus de toutes les régions du Royaume. Il entérine l'alliance entre le Roi des Francs et l'Église et définit le statut de l'Église dans le Royaume franc. On parle de premier "concordat". Il établit le droit d'asile; il reprend certaines décisions du concile d'Agde de 506, telles que la condamnation de l'arianisme.

Le duel a lieu dans la cour de Saint-Germain-en-Laye, en présence du Roi Henri II. La Châtaigneraie, considéré comme la plus fine lame du Royaume est battu grâce au « Coup de Jarnac ».

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute à Paris contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, le 30 juin. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

Voir les chroniques du 31 mars, du 15 mai du 26 juillet.

Les 26 et 27 mai 1608, lendemain et surlendemain de la Pentecôte, en l'église abbatiale de Faverney, dans le département de la Haute-Saône, les moines ont placé sur un reposoir composé d'une table surmontée d'un gradin en bois disposé devant l'autel, un reliquaire-ostensoir contenant le Saint Sacrement et dans un tube de cristal, un doigt de Sainte Agathe. Des lampes à huile sont maintenues allumées sur la table.

Le lendemain matin on s'aperçoit que le reposoir a pris feu et s'est consumé. Cependant, l'ostensoir privé de son support est resté à la place qu'il occupait dans l'espace. Il restera ainsi suspendu dans l'air pendant trente-trois heures permettant à des centaines de personnes, alertées du prodige de venir constater le fait. C'est au cours de la messe célébrée ensuite que l'on peut voir l'ostensoir quitter sa place et se poser doucement sur l'autel. L'archevêque de Besançon ouvre immédiatement une enquête au cours de laquelle la commission entend 54 témoins, parmi les plus sûrs sur le millier de témoins. Faverney devient un lieu de pèlerinage, qui est à la source des Congrès Eucharistiques.

Bien que publié par l'archevêque de Besançon, Ferdinand de Rye, dès le 10 juillet1608, le miracle n'est officiellement reconnu par le Saint-Siège que le 16mai1864, sur décision du pape Pie IX.

Craignant que la nouvelle Académie ne soit une rivale éventuelle, le Parlement a attendu deux ans avant d'enregistrer les lettres patentes de sa création. Voir les chroniques du 2 et 29 janvier, ainsi que du 13 mars.

La bataille du cap Béveziers met aux prises les flottes françaises et anglo-hollandaises sur la manche, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Jacques II, bouté hors du trône d'Angleterre par le protestant Guillaume III en 1689, a trouvé refuge en France, auprès de son cousin Louis XIV. La flotte ennemie perd 17 vaisseaux au total, alors que les Français n'ont aucune perte à déplorer; cependant bien que le contrôle de la Manche soit tombé temporairement entre les mains des Français, l'amiral de Tourville échoue à poursuivre la flotte alliée avec suffisamment de détermination. Elle peut ainsi se réfugier dans la Tamise. Cette bataille est considérée comme la plus belle victoire de la marine du Roi-Soleil, alors qu'au même moment, les troupes envoyées en Irlande sont battues à la bataille de la Boyne.

Bataille du cap Béveziers
Gravure de Théodore Gudin

En soutien aux Américains, la France déclare la guerre à l'Angleterre, espérant venger l'odieux Traité de Paris.

"Si vous approuvez [la CCC], vous entraînez votre nation dans le schisme." Le Roi n'est informé de ce courrier que le 23 juillet. Il a annoncé la veille qu'il acceptait les décrets.

L'assemblée des notables, composée de 250 membres se prononce ce jour sur les questions de gouvernement :

La nation mexicaine adopte la monarchie tempérée et héréditaire, avec à sa tête un prince catholique. Le souverain prendra le titre d'empereur du Mexique. La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Ferdinand-Maximilien, archiduc d'Autriche pour lui et ses descendants. Dans le cas où, par des circonstances qu'on ne peut prévoir l'archiduc Ferdinand-Maximilien ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la nation mexicaine s'en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu'il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

La colonne française Marchand avec 5120 tirailleurs et 8 officiers atteint Fachoda et renforce les défenses de la place. Les Français devancent les anglais qui vont en faire une cause de rupture des relations entre les deux pays, d'où l'abandon français. Voir les chroniques du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

Le pape Pie XII lève l'interdit contre l'Action française et la mise à l'index de l'œuvre de Charles Maurras

Les représentants de la chambre des députés et du sénat votent les pleins pouvoirs au Président du Conseil Philippe Pétain. La loi comporte un seul article rédigé dans sa forme initiale ainsi:

« L'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du MARECHAL PETAIN*, à l'effet de promulguer par un ou plusieurs acte une nouvelle constitution de l'Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie. Elle sera ratifiée par les assemblées créées par elle. »

*En lettres capitales dans le texte.

A la demande des sénateurs anciens combattants la dernière phrase est remplacée par : « Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu'elle aura créées. »

Le vote donne 560 voix pour, 80 contre et 17 abstentions. Une trentaine de parlementaires se sont excusés de ne pouvoir venir. Parmi ces opposants 27, dont Louis Noguères, futur président de la Haute Cour en 1946, ont signé une motion, que l'histoire officielle se garde bien de rappeler et dans laquelle ils reconnaissent « ne rien ignorer de tout ce qui est condamnable dans l'état actuel des choses. » […] ils y «  estiment indispensable d'accorder au maréchal Pétain, qui en ces heures graves incarne si parfaitement les vertus traditionnelles françaises, tous les pouvoirs pour mener à bien cette œuvre de salut public et de paix.» Ils y ajoutent qu'ils « se refusent à voter un projet qui aboutirait inéluctablement à la disparition du régime républicains. » Voir la chronique de la veille.

Cela appel quatre remarques : De Gaulle a bien menti : l'alternative n'était pas entre l'armistice et la poursuite de la guerre, mais entre la survie et la mort de la France. Puisque mêmes les parlementaires les plus responsables de la guerre écrivent que la paix est l'unique solution pour le pays en 1940. Par ailleurs, la tentative du régime de Pétain, avant la main mise allemande, est bien d'appliquer au pays la citation de Léon XIII, mise en exergue de cette chronique : "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." dans Rerum Novarum. Ces mêmes responsables, de la catastrophe nationale, refusent cette voie de salut, d'un retour aux origines chrétiennes de la France, car ils rejettent Dieu. Jusqu'à aujourd'hui, la république française et ses « valeurs » sont bien incompatibles avec la foi catholique. En outre, la devise Travail, Famille, Patrie a été donnée au régime de Vichy par les parlementaires de la IIIème république. Enfin la quatrième remarque est tirée de Histoire élémentaire de Vichy de l'amiral Auphan (Nouvelles éditions latines, page 86) « Le président Albert Lebrun devait expliquer lui-même plus tard que la loi du 10 juillet avait créé «  un état de suspension des lois constitutionnelles jusqu'à la nouvelle constitution. » Comme celle-ci ne pouvait entrer en vigueur qu'après l'approbation de la nation et qu'il n'était pas possible de solliciter cette approbation en pleine guerre, et c'est là que sont intervenus les actes constitutionnels. »

Il n'a jamais été question dans l'esprit du Maréchal ni des membres de l'assemblée nationale « d'abolir les droits de l'homme »comme l'écrira ensuite Robert Aron dans son Histoire de Vichy (page 220.). Il s'agissait d'un dispositif législatif d'urgence, permettant à l'Etat de perdurer et aux chefs désignés de restaurer la nation.

Le bateau de l'organisation écologiste Greenpeace coule dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande : 1 mort.

Voir la chronique du 14 novembre où est racontée sa vie. Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Christ lui apparaît le 14 novembre 1945, entre autres pour lui donner cette prière et lui dire qu'il apprécierait que les Français la lui récitent.

Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE ! Daigne la serrer sur ton Cœur; montre-lui combien tu l'aimes.

Purifie-la; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT. Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité. Oui, nous nous engageons à travailler d'un cœur ardent à l'extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

Amen»

Cette loi punit de 6000F et 6 mois d'emprisonnement quiconque détruit un œuf d'aigle. Par contre la loi du 31 décembre 1982 fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d'un œuf humain et oblige tout Français à y participer.

Voir la chronique du 31 décembre.

Posté le 10 juillet 2018 à 07h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 juillet 2018

C’est arrivé un 9 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s'organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l'actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d'aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d'entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Voir la liste dans la chronique du 6 juillet.

Elles montèrent toutes joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.

Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l'Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832. Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI le 10 mai 1925.

Jeanne d'Arc fait ouvrir les portes de Troyes à Charles VII, qu'elle va faire sacrer à Reims. Alors que Reims se rapproche, le Dauphin et ses conseillers doutent encore de Sainte Jeanne d'Arc. Elle a bien du mal à convaincre le futur Roi de maintenir le siège quelques jours pour faire tomber la ville. Ayant prêté serment d'allégeance au roi d'Angleterre il y a peu, la cité refuse en effet de donner ses clés. Elle cède pourtant à la simple vue de la «pucelle» organisant le siège. Le lendemain l'armée royale entre dans la ville sans avoir combattu.

Le 14 juin 1472, partant d'Arras à la tête de 80 000 hommes, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne franchit la Somme et ravage toute la région, puis marche sur Beauvais, l'une des villes les plus riches de France, qu'il sait sans garnison. Les récits des massacres autour de la ville poussent cette dernière à refuser de parlementer.

Les premiers assauts, fin juin, en particulier le 27, ayant échoué, les Bourguignons mettent le siège et préparent minutieusement leur attaque. Les habitants de Beauvais, aidés par des femmes dont la célèbre Jehanne Laisné, dite« Jehanne Hachette », repoussent les troupes bourguignonnes.

Les reliques d'Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l'assaut. La sainte a aidé à la victoire. La date du 27 juin, retenue pour la fête d'Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême. Afin de récompenser les femmes de Beauvais pour leur vaillance, Louis XI accorde à celles-ci le droit et privilège de porter des habits d'hommes.

Antoine Duprat, né à Issoire le 17 janvier 1463 et mort à Nantouillet, le 9 juillet 1535, est un cardinal-légat français, chancelier de France et de Bretagne. C'est « l'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Il est très décrié par des historiens comme Michelet, qui ne lui pardonnent pas d'avoir organisé la lutte contre les réformés et tous leurs coupables excès.

Il est surtout le négociateur du concordat de Bologne, signé en 1516 entre le pape Léon X et François Ier ; concordat qui met fin au régime d'élections ecclésiastiques instauré par la pragmatique sanction de Bourges (Cf. la chronique du 7 juillet).

Alors que depuis le 2 aout 1589, mort du Roi Henri II, Henri de Navarre est Roi de fait mais non sacré, ce dernier tente depuis le mois de mai de s'emparer de Paris. Le 9 juillet la garnison de St Denis tombe. Mais Paris, aux mains de la Ligue Catholique, va résister grâce au renfort d'une armée des Pays-Bas espagnols.

La statue de Notre-Dame de Paix est l'héritage de l'illustre Maison de Joyeuse en Vivarais. Elle aurait été commandée par Jean de Joyeuse vers 1530. Un de ses fils l'emmène avec lui à Paris, où il s'installe avec sa femme, Catherine de La Vallette, rue Saint-Honoré, dans un hôtel contigu au monastère des Capucins et y aménage une chapelle pour Notre-Dame.

Devenu veuf, il entre chez les Capucins ; la petite Madone va rester là 63 ans. Le 21 juillet 1651, en pleine guerre de Trente Ans, des enfants s'assemblent devant la Madone des Capucins, chantant à gorge déployée des Salve Regina. Des miracles, se produisent et les Parisiens commencent à invoquer la Madone sous le vocable de « Notre-Dame de Paix ».

Les pèlerins y viennent si nombreux qu'il faut songer à agrandir la chapelle ; ce que fait faire Mademoiselle de Guise, petite-nièce d'Henri de Joyeuse ; la statue est solennellement installée dans le nouveau sanctuaire par le Nonce apostolique, en présence du Roi, de la Cour et d'un concours immense de parisiens, le 9 juillet 1657.

L'année suivante, le Roi Louis XIV est pris de fièvre typhoïde à Calais, et on craint pour sa vie. La Reine Mère demande des prières. Les capucins s'adressent à Notre-Dame de Paix et la guérison se produit, jugée miraculeuse. Anne d'Autriche commande alors à Michel Corneille un grand tableau en ex-voto (il est aujourd'hui dans les collections du château de Versailles). La dévotion populaire redouble surtout le jour de sa fête, fixée au 9 juillet. On implore la Reine de la Paix pour la paix du Royaume, pour la paix du monde, pour la paix des familles, pour la paix des coeurs…

Sauvée lors de la révolution, le 6 mai 1806, la statue de Notre-Dame de Paix arrive  au couvent de Picpus tout près de la « place du trône aujourd'hui « place de la nation ». Le 9 juillet 1906, la statue de Notre-Dame de Paix est officiellement couronnée  au nom du Pape Saint Pie X.

La ligue d'Augsbourg est une alliance conclue le 9 juillet 1686 par une grande partie de l'Europe contre Louis XIV.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI, le 10 mai 1925. Leur fête se célèbre le 9 juillet. Il s'agit d'une partie des 52 religieuses de la région d'Avignon, de divers ordres religieux, accusées « d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ».

En réalité, elles ont simplement refusé d'abandonner la vie religieuse, et de prêter les serments révolutionnaires. 32 d'entre elles sont exécutées, 16 Ursulines, 13 Sacramentines, 2 Cisterciennes et 1 Bénédictine, entre le 6 et le 20 juillet ; les vingt dernières sont sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet 1794, mais ne sont libérées qu'en 1795.Les corps des martyres sont jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane, à Gabet, sur les bords de l'Aygues, et une chapelle y est bâtie en 1832.

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit, par des sunnites, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l'exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Ce massacre fait suite à celui des chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860).

Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. L'expédition française en Syrie dure du mois d'août 1860 au mois de juin 1861.

Le généralissime Foch consacre au Sacré-Cœur toutes les armées alliées placées sous ses ordres. Il le fait en présence des officiers de son état-major.

Une plaque commémorative est apposée dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne, où se trouve l'état-major de Foch. Ce dernier commence avec ses officiers une neuvaine qui se termine le 18 juillet suivant. Ce jour-là commence l'offensive d'où sort la victoire finale. Voir les chroniques du 20, et 26 du mars, du 15 et du 18 juillet.

Par 395 voix pour et 3 contre, en l'absence des députés communistes dont le parti a été dissous par Daladier le 26 septembre 1939. Dans la foulée le sénat suit avec 229 voix pour et 1 contre. Les pouvoirs constituants sont donnés au Maréchal Pétain. Le lendemain, l'assemblée nationale (les deux chambres réunies) examine le projet de loi constitutionnelle. Elle compte 666 votants sénateurs et députés. Les passagers du Massilia ne peuvent pas revenir. L'armistice a gelé le trafic entre la métropole et l'Algérie. Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (NEL page 73)

Voir la chronique du 10 juillet.

Posté le 9 juillet 2018 à 07h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2018

C’est arrivé un 8 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Pierre Vigne, un pur Ardéchois, né à Privas, le 20 août 1670, dans une famille de commerçants. Il est leur cinquième enfant, mais seuls trois échapperont à la mortalité infantile, si fréquente à cette époque.

L'enfance de Pierre Vigne semble sans histoires et pourtant, selon une tradition ancienne, l'adolescent aurait abandonné sa foi catholique. Un jour, alors qu'il se rendait à Genève, il aurait croisé un prêtre portant le Saint Sacrement et aurait refusé de le vénérer. Son cheval se serait alors cabré et l'aurait précipité à terre. Ce fut pour Pierre une expérience décisive : il se convertit aussitôt et changeant de route, il partit pour le séminaire de Viviers.

Cette aventure est peut-être en partie légendaire, mais elle rend parfaitement compte de ce qui sera au cœur de la spiritualité de Pierre Vigne : sa dévotion eucharistique. Cette tradition, transmise au fil des siècles, explique parfaitement l'itinéraire du Bienheureux : saisi par Dieu, il lui consacre toute sa vie, à travers son ministère de prêtre, son engagement missionnaire et la fondation de la « Congrégation du Saint Sacrement ».

Ordonné prêtre à Bourg-Saint-Andéol, le 18 septembre 1694, il est nommé vicaire à Saint-Agrève. En 1700, il entre chez les Lazaristes, l'ordre fondé par saint Vincent de Paul, où il prêche des missions, de Lyon à Béziers, pendant cinq années. Il réintègre alors le clergé diocésain et on le retrouve aux Ollières, à Saint-Fortunat, entre autres. On pense à lui pour la cure de Privas, mais il n'ira jamais. En effet, en 1712, il arrive à Boucieu-le-Roi et il est séduit par le charme des lieux ; le vallon, les collines, tout lui évoque Jérusalem. Il décide d'y édifier un grand Chemin de Croix. Aujourd'hui encore, les Ardéchois et les Drômois viennent en nombre, le Vendredi Saint, participer au Chemin de Croix de Boucieu.

En 1713, une jeune fille de Nozières vient demander à Pierre Vigne des conseils sur une éventuelle vocation. D'autres la suivront bientôt….

Infatigable, Pierre Vigne continue ses missions dans les villages les plus écartés. Il est reconnu comme un grand prédicateur de la Miséricorde de Dieu et il passe des heures à confesser, à diriger les fidèles, à les instruire. Il n'oublie pas de favoriser l'éducation des jeunes gens et il s'efforce de soulager les misères. Sa charité est sans limite : il donne tout ce qu'il possède, il court au-devant des malades, comme en cette année 1722 où il va soigner les habitants de Rochepaule frappés par la peste.

Il meurt le 8 juillet 1740, au cours d'une mission, à Rancurel, dans le Vercors. Une foule accompagne son corps jusqu'à Boucieu où il est inhumé dans l'église paroissiale.

Pierre Vigne a été béatifié le 03 octobre 2004, à Rome, avec quatre autres Serviteurs de Dieu : Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis, Charles d'Autriche, par saint Jean-Paul II (Homélie du Pape).

Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du jour.

Ses Fables sont l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française. Elles ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s'agit comme son nom l'indique d'un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettent en scène des animaux et contiennent une morale au début ou à la fin. Ces fables sont écrites dans un but éducatif pour le Dauphin.

Alessandro Ludovisi est le 234ème pape de l'Église catholique. Agé de 66 ans lors de son élection, il est un pape de transition. Ancien élève des Jésuites, il canonise Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il confie à la Compagnie le soin de gérer l'université pontificale grégorienne. Grégoire XV améliore aussi le processus des élections pontificales et crée la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabili divinae providentiae », le 22 juin 1622. C'est lui qui confère à Richelieu le chapeau de cardinal. Voir la chronique du 9 février.

Le père Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

Victoire des 3 600 hommes (dont les 400 Canadiens du Chevalier de Lévis) de Montcalm sur les 15 000 Britanniques et leurs alliés aux ordres du major général James Abercrombyau fort Carillon. Ticonderoga est au sud du lac Champlain, de nos jours dans l'État de New York. Au moment où Amherst assiège Louisbourg, le général Abercromby rassemble ses troupes la plus grande armée jamais vue en Amérique du Nord, soit environ 16 000 hommes, dont 6 000 hommes de l'infanterie régulière britannique.

L'attaque anglaise coûte à Abercromby 500 morts, 1 000 blessés et 20 disparus. Ses troupes se retirent vers le lac du Saint-Sacrement abandonnant armes, munitions et blessés. Les derniers assauts anglais ont été repoussés par un féroce combat à la baïonnette, au couteau et au sabre.

Le Fort Carillon était un petit édifice fait de retranchements, bâti à l'angle de la confluence entre le Lac Champlain et la Rivière de la Chute, au nord du Lac George (territoire anglais), chargé de surveiller la frontière entre les Treize Colonies britanniques et la Nouvelle-France.

Le 26 juin 1789, Louis XVI a fait appeler à Paris, 3 régiments d'infanterie et 3 régiments de cavalerie stationnés dans l'Est. Environ 30 000 hommes s'installent au Bois de Boulogne, à St-Denis, et sur le Champ-de-Mars. L'Assemblée lui demande d'éloigner ses troupes.

L'île de la Réunion, retrouve son nom d'île Bourbon. Elle est rétrocédée à la France lors du Traité de Paris de 1814.

Voir la chronique du 1er décembre.

Joseph Hippolyte Guibert, né le 13 décembre 1802 à Aix-en-Provence, et mort le 8 juillet 1886 à Paris, est d'abord nommé archevêque de Tours, puis de Paris de 1871 à 1886.Dès sa nomination, il s'occupe de faire construire la basilique dite du "Vœu National" à Montmartre. En 1873, il reçoit le chapeau de cardinal. En 1875, il inaugure l'Université catholique de Paris. Il doit affronter les mesures anti cléricales: suppression de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, premières expulsions de congréganistes…

60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C'est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d'hiver, où 30 000 Parisiens l'ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.

L'escadre britannique de Freetown, habituée à faire escale dans la grand port français, attaque avec un porte-avions les navires français, dont un des plus puissant : le Richelieu qui vient à peine d'entrer en service.

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 3 et 11 juillet.

Posté le 8 juillet 2018 à 08h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 juillet 2018

C’est arrivé un 7 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Belle-fille du roi Anne d'Est Anglie, elle était la demi-sœur de sainte Ethelrede ;  elle entra comme moniale à Faremoutiers-en-Brie, sous la direction de sainte Fare à qui elle succéda comme 2ème higoumène de ce monastère.

À Eichstadt en Franconie, l'an 787, saint Guillebaud (Willibald), évêque. Il fut d'abord moine et se fit longtemps pèlerin dans les lieux saints et dans de nombreuses régions où il restaura la vie monastique ; enfin, ordonné premier évêque d'Eichstadt par saint Boniface, il coopéra à l'œuvre d'évangélisation de la Germanie et convertit au Christ bien des peuples.

 

 

 

 

 

À Orange de Provence, en 1794, la bienheureuse Iphigénie de Saint-Matthieu (Françoise-Marie-Suzanne de Gaillard de La Valdène), vierge et martyre. Sacramentine de Bollène, elle fut guillotinée pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.

Il passe son pontificat à réconcilier la France de Philippe le Bel et la papauté. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XI.

En 1418, réuni à l'initiative de l'Empereur Sigismond, pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d'Occident, le Concile de Constance s'est achevé avec l'élection de Martin V, sans pour autant renforcer l'autorité pontificale, contestée par les Pères du Concile qui placent celui-ci au-dessus du Pape. En 1431, un nouveau Concile est réuni à Bâle par Martin V, il ne donne rien. Charles VII décide alors d'organiser et de réformer l'Église en France. Il convoque à Bourges une assemblée où se retrouvent les principaux évêques de France.

Le Roi, désirant rendre à l'Église gallicane ses anciens droits et libertés, avec l'appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son Royaume et l'assentiment des princes de sang et des grands feudataires, décide par la Pragmatique Sanction que les décrets des Pères établis et publiés par les anciens papes de Rome, par les conciles généraux et les Constance et de Bâle, seraient conservés dans tout son Royaume et en Dauphiné. Charles VII dénonce les abus du Clergé de Rome et prend plusieurs mesures pour renforcer les libertés Gallicanes, acquises depuis le XIIIe siècle :

- Rétablissement des élections d'évêques et de Pères Abbés pour les Monastères. Toutefois, le Roi de France peut recommander tel ou tel candidat de son choix ;

- Âge minimum pour devenir Cardinal ;

- Restriction de la capacité du Pape à jeter l'interdit sur le Royaume de France et à excommunier son Souverain ;

Le Parlement de Paris enregistre l'Ordonnance en 1439, après une année de délibération, suivi par l'Université de Paris. La Pragmatique Sanction envenime les relations entre la France et Rome. C'est Louis XI, fils de Charles VII, qui sans abolir complètement la Pragmatique sanction, va en corriger les erreurs permettant à la France de retrouver sa place de fille Aînée de l'Eglise. Le pape, en remerciement, accorde au Roi et tous ses descendants le titre de « Très Chrétien ».

Le procès et la condamnation de Jeanne d'Arc de 1431 sont frappés de nullité par les envoyés pontificaux.

Il reconnaît les privilèges de la Bretagne : privilèges fiscaux avec le droit pour les Etats de consentir à l'impôt et privilèges judiciaires avec la garantie pour les Bretons d'être jugés par les instances de la province.

Mécanicien, Joseph Marie Jacquard met au point, en 1807, le métier à tisser Jacquard. Il a équipé un métier d'un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l'aide d'un programme inscrit sur des cartes perforées. Ainsi un seul ouvrier peut manipuler l'outil. Le métier Jacquard connaît un succès international et certains sont encore utilisés de nos jours.

Après l'assassinat du Roi Louis XVI, les relations entre les Etats-Unis et la France se détériorent et donnent lieu à la Quasi Guerre qui débute le 7 juillet 1798. Le congrès des Etats-Unis décide d'annuler les traités signés auparavant avec la France. Un embargo sur tous les produits français est instauré. La révolution contre les colons français à Haïti est soutenue et des ordres aux soldats de la marine sont donnés pour s'emparer des bateaux français.

Les Français reprochent au gouvernement de Washington le rapprochement avec le Royaume-Uni, les retards de remboursement de la dette (les Américains affirmant que leur dette concerne la France royale et non la France républicaine) et sa neutralité dans les guerres révolutionnaires en Europe. Il faut rappeler que le Roi Louis XVI a payé sur ses propres revenus une grande partie des frais de cette guerre.

Avec celui du 9 juillet, signé avec le roi de Prusse, ces traités mettent fin à la quatrième coalition.

Parmi ces martyrs, 21 sont Dominicains, 18 Franciscains, 5 Augustiniens et 33 de la Compagnie de Jésus.

Le Président du Conseil, Emile Combes, fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d'enseigner. Cette loi fait fermer 2500 écoles ; mais avec l'ensemble des mesures prises par Ferry et Combes se sont 15874 écoles catholiques qui sont contraintes de fermer. Cette année est celle de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. C'est l'année de l'affaire des Fiches dans l'armée. Plus de 40 000 religieux sont ainsi mis à la rue. En octobre 1904, Saint Pie X écrit dans Supremi Apostolatus :

« Actuellement une guerre impie a été soulevée et qui va se poursuivre presque partout contre Dieu. De nos jours, il n'est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur Créateur, et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : Retirez-vous de nous. […] Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu'une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des Temps, et leur prise de contact avec la terre, et que finalement le fils de perdition dont parle l'apôtre n'ait déjà fait son apparition parmi nous. […]

Le conflit qui se déroule du 8 juin au 12 juillet 1941 est court, acharné et meurtrier. Dans son livre Syrie 1941- La guerre occultée (Editions Perrin), Henri de WAILLY rappelle quelques vérités. Il démontre que le déclenchement des hostilités est plus la conséquence de volontés politiques fortes que d'impératifs opérationnels.

Pour l'Armée du Levant, fidèle au gouvernement de Vichy, il faut défendre ces territoires placés sous mandat français depuis 1923, conformément aux clauses de l'armistice de juin 1940. Pour les Forces françaises libres (FFL) de De Gaulle, c'est l'occasion d'accroître leur légitimité, d'asseoir territorialement la France libre et de rallier les troupes qui y sont stationnées. Charles De Gaulle négocie âprement avec Winston Churchill le déclenchement d'une opération en Syrie et l'engagement de la 1ère Division française libre (1ère DFL) aux côtés des troupes anglo-saxonnes.

Les Anglais trompés par De Gaulle ont attaqué des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l'armée d'armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre-attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais et des Américains.

Pour l'armée française, cette attaque, cette « agression » anglaise s'ajoute à l'« abandon » de Dunkerque, puis les « attaques fratricides» de Mers-el Kébir et de Dakar. Après la destruction de la flotte du Levant, les Français ne sont plus ravitaillés. Le général DENTZ se résout à négocier le 9 juillet 1941. Le cessez-le-feu entre en vigueur le 12 juillet 1941 à 00h00. Cette courte guerre s'achève par la signature des Accords de Saint Jean d'Acre le 15 juillet 1941. Mais très peu de soldats rejoignent De Gaulle. Voir les chroniques du 8 juin et du 14 juillet.

Le motu proprio rappelle qu'un prêtre n'a besoin d'aucune autorisation pour célébrer la Sainte Messe selon le rite tridentin. Fait inhabituel, il est accompagné d'une lettre pastorale adressée aux évêques, destinée à mettre fin au conflit avec les Catholiques traditionalistes. L'Église réhabilite la messe de saint Pie V, la messe en latin d'avant Vatican II, sans remettre en cause la liturgie issue de Vatican II, la messe de Paul VI.

Posté le 7 juillet 2018 à 20h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 juillet 2018

C’est arrivé un 6 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Dans le Morbihan, le nom s'écrit Noluenn ; et il y a été déformé en Maluen ; la chapelle Sainte-Maluen a fini par devenir elle-même chapelle Sainte-Noyale, en Noyal-Pontivy. Il semble qu'il n'y ait jamais eu de sainte à porter ce nom tel quel. Mais, il y a eu une sainte, légitimement vénérée, dont le nom originel a été mal compris et déformé. "Gwenn", en breton et en gallois, revêt le sens de bienheureux ou saint ; Noal est la forme bretonne de "Noyal". Ainsi, la "Sainte de Noal" (Gwenn-Noal, ou renversé en Noal-Gwenn) serait devenue un nom propre. Que l'on n'ait pu retrouver son nom authentique n'empêche pas qu'elle ait existé.

Nolwenn était fille d'un prince de Cornwall (comté d'Angleterre situé à l'extrémité sud-ouest du pays) ; elle avait résolu de se vouer à Dieu. Et, pour être plus sûre qu'on ne vienne plus la demander en mariage, à vingt ans, accompagnée de sa nourrice, elle quitte l'île de Bretagne et débarque sur la côte de Vannes.

Toutes deux montent vers l'intérieur du pays, à la recherche d'une solitude où elles se livreraient à la pénitence. Elles arrivent à Bignan (Morbihan), au village de Bézo, quand survient un tyran, nommé Nizan, qui s'éprend de la beauté de Nolwenn et prétend lui imposer le mariage. Elle lui répond que, si elle avait voulu se marier, elle aurait tout aussi bien pu le faire dans son pays. Furieux, Nizan la fait décapiter. Mais Nolwenn était partie à la recherche d'une solitude, et elle doit continuer sa route. 

Dieu permet qu'elle prenne donc sa tête dans les mains ; et, avec sa nourrice, elle repart. À Herboth, elles entendent une femme blasphémer : ce ne peut être là, cette solitude. À Noyal, elles entendent une fille qui injurie sa mère : pas encore là. Elles arrivent enfin dans un vallon solitaire et se reposent.

Trois gouttes de sang tombent du cou de Nolwenn ; et trois fontaines jaillissent. Elle plante en terre son bâton : il devient aubépine, cependant que la quenouille de sa nourrice se change en hêtre. Elles ont prié et dormi, et le lendemain prennent le chemin creux qui les conduit au désert prévu par Dieu. Nolwenn s'arrête : « C'est ici le lieu de ma sépulture ».

Alors,"Guelet oé er spern é krenein 

Get er huerhiéz é tremenein."

(« L'on vit trembler l'aubépine, pendant que la vierge trépassait. »)

Ainsi l'histoire de cette jeune fille sympathique, martyre de la virginité. Elle est encore populaire dans le pays de Pontivy et a même été embellie, par la suite, avec la légende du sinistre seigneur Renorche, qui voulut détruire la chapelle de Ste Maluen, en la noyant au fond d'un étang artificiel ; mais c'est Renorche qui périt par la rupture de la digue. 
Dans ses Contes et Légendes, l'abbé Cadic a donné un savoureux récit et de l'histoire et de la légende.

Goar naît peu après la mort du Roi Clovis. Ses parents étaient de nobles seigneurs de l'Aquitaine, au foyer desquels il puisa, pendant ses premières années, l'amour de la vertu. Tout petit encore, il avait une charité extraordinaire pour les pauvres ; son zèle pour la gloire de Dieu lui faisait prêcher déjà la pénitence aux pécheurs et la sainteté aux justes, et la parole de cet enfant, jointe à ses actions merveilleuses, produisait de grands fruits autour de lui.

Le sacerdoce, quand il eut l'âge de le recevoir, fut un nouvel aiguillon à son ardeur apostolique. Avec l'autorité que lui donnait sa haute vertu, il combattit, dans ses prédications, tous les vices, le luxe, la discorde, la vengeance, l'homicide et les diverses passions grossières d'une époque encore barbare. Cependant l'apôtre avait, avant tout, des goûts de moine ; aussi quitta-t-il bientôt ses parents et sa patrie pour chercher Dieu dans la solitude. Mais Dieu, qui ne voulait pas que tant de vertus demeurassent stériles, souffla au cœur du solitaire un nouveau feu de zèle, et Goar, riche de ses progrès nouveaux et des lumières surnaturelles qu'il avait recueillies dans sa retraite, parcourut toutes les campagnes voisines, encore païennes, y prêcha l'Évangile et vit avec joie de nombreux convertis recevoir le baptême.

Peu de Saints furent plus hospitaliers que lui, et c'est par ses bons procédés, ses aumônes, ses réceptions cordiales et généreuses, qu'il sut rendre populaire la doctrine qu'il pratiquait si bien. Accusé devant son évêque de divers crimes imaginaires inventés par le démon de la jalousie, il parut humblement au palais épiscopal et déposa son manteau, par respect, en présence du prélat ; mais, en croyant le suspendre à une tige de métal, il le suspendit à un rayon de soleil. L'évêque ne fut point touché de ce prodige ; cependant il dut bientôt reconnaître l'innocence du Saint, manifestée, à sa confusion, par un nouveau miracle.

Le roi Sigebert voulut bientôt le faire évêque ; mais Goar obtint un délai de vingt jours, pendant lequel il pria Dieu avec tant de larmes, qu'il obtint une grave maladie qui se prolongea pendant sept ans et mit le roi dans l'impossibilité de réaliser ses desseins. Goar offrit à Dieu ses longues et horribles souffrances pour l'extension et le triomphe de l'Église.

Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s'organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l'actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d'aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d'entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;

le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;

le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;

le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d'Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d'Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;

le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d'Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753). 

le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l'Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;

le 16 juillet : Sœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (Marie Anne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d'Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;

le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;

le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).

Elles montèrent toutes joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795. Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l'Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832. Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI le 10 mai 1925.

Extrait du Message du pape Jean-Paul II à l'évêque d'Albano à l'occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti :

« A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI, Evêque d'Albano

Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l'hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l'Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. […]

Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l'Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu'au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d'instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n'empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. […]

Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l'émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l'Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d'aller à l'école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par  leurs  parents  au respect d'eux-mêmes et des autres, ainsi qu'au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L'Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.

Dans l'homélie pour sa canonisation, le Pape Pie XII, de vénérée mémoire, indiqua Maria Goretti comme "la petite et douce martyre de la pureté" (cf. Discours et radio-messages, XII [1950-1951], 121), car malgré la menace de mort, elle ne manqua pas au commandement de Dieu.

Quel exemple lumineux pour la jeunesse! La mentalité privée d'engagements, qui envahit une grande partie de la société et de la culture de notre temps, a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté. Il ressort du comportement de cette jeune sainte une perception élevée et noble de sa propre dignité et de celle d'autrui, qui se reflétait dans les choix quotidiens, en leur conférant pleinement leur sens humain. N'y a-t-il pas en tout cela une leçon d'une grande actualité? Face à une culture qui accorde trop d'importance à l'aspect physique de la relation entre homme et femme, l'Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un élément qui touche chaque aspect de la personne et qui doit donc être vécu selon une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu. Dans cette perspective, la personne se découvre être à la fois la destinataire d'un don et appelée à devenir, à son tour, un don pour l'autre. […]

Il est indéniable que l'unité et la stabilité de la famille humaine doivent aujourd'hui faire face à de nombreuses menaces. Mais, heureusement, à côté de celles-ci, on constate une conscience renouvelée des droits des enfants à être élevés dans l'amour, protégés de tous les types de dangers et formés de façon à pouvoir, à leur tour, affronter la vie avec force et confiance.

Dans le témoignage héroïque de la sainte de Le Ferriere, le pardon offert à l'assassin et le désir de pouvoir le retrouver, un jour, au paradis est également digne d'une attention particulière. Il s'agit d'un message spirituel et social d'une importance extraordinaire pour notre temps.

[…] Puisse l'humanité avancer de façon décidée sur la voie de la miséricorde et du pardon! L'assassin de Maria Goretti reconnut la faute commise, il demanda pardon à Dieu et à la famille de la martyre, il expia avec conviction son crime et garda pendant toute sa vie cette disposition d'esprit. La mère de la sainte, pour sa part, lui offrit sans réticence le pardon de la famille, dans la salle du tribunal où se tint le procès. Nous ne savons pas si ce fut la mère qui enseigna le pardon à sa fille ou le pardon offert par la martyre sur son lit de mort qui détermina le comportement de sa mère. Il est toutefois certain que l'esprit de pardon animait les relations au sein de toute la famille Goretti, et c'est pourquoi il put s'exprimer avec tant de spontanéité chez la martyre et sa mère.

Ceux qui connaissaient la petite Maria, dirent le jour de ses funérailles:  "Une sainte est morte!". Son culte s'est diffusé sur tous les continents, suscitant partout l'admiration et la soif de Dieu. […]

Je montre l'exemple de cette sainte en particulier aux jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de l'humanité. A la veille, désormais, de la XVIIème Journée mondiale de la Jeunesse, je désire leur rappeler ce que j'ai écrit dans le Message qui leur était adressé en préparation à cet événement ecclésial tant attendu:  « Au plus fort de la nuit, on peut se sentir apeuré et peu sûr, et l'on attend alors avec impatience l'arrivée de la lumière de l'aurore. Chers jeunes, il vous appartient d'être les sentinelles du matin (cf. Is 21, 11-12) qui annoncent l'arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité!" (n. 3).[…]

Du Vatican, le 6 juillet 2002

Ouvert le 7 mai 1274,il compte cinq sessions additionnelles les 18 mai, 7 juin, 6 juillet, 16 juillet et 17 juillet. Ce concile traite de:

Le Roi de France Charles VIII défait la Ligue de Venise à Fornoue. C'est à l'issue de cette bataille que naît l'expression « Furia Francese ».

Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attendu et pris au piège par la Ligue de Venise commandée par le condottiere Francesco II da Gonzaga, lors du passage de la rivière Taro. Heureusement, le Roi de France mène lui-même la charge qui va libérer ses troupes et écraser les Italiens en moins d'une heure. Bilan, les 8 000 français déchaînés mirent en fuite leurs 26 000 ennemis.

Hostile au schisme entre l'Église catholique et l'Église anglicane, Thomas More est décapité à la Tour de Londres sur ordre du roi Henry VIII. Il est jugé coupable de trahison pour avoir désavoué le divorce du roi. Thomas More a été béatifié en 1886, et canonisé en 1935. En 2000, il est fait patron des responsables de gouvernement et d'hommes politiques par Jean-Paul II.

Cette place-forte hautement stratégique, lui ouvre la porte vers la plaine du Pô; elle a été conquise le 29 mars 1630.

Alors que les armées de Louis XIII sont pleinement engagées dans les combats de la Guerre de Trente Ans entre le Roussillon, le Pays Basque, les Alpes, la Lorraine, l'Alsace et le nord du Royaume, une armée de conjurés hostiles auRoi et au Cardinal de Richelieu, menée par Frédéric de la Tour d'Auvergne repoussent sans ménagement l'armée de Gaspard de Coligny. La Tour d'Auvergne dirige en 1640 la principauté de Sedan et reçoit les protestants qui fuient la France ainsi que Richelieu. De toutes les révoltes qui troublent le ministère du cardinal de Richelieu, celle du comte de Soissons est la plus dangereuse car elle bénéficie de l'appui du duc de Bouillon, de l'argent du roi d'Espagne, et des troupes des Pays-Bas. Les grands féodaux se soumettront malgré ce premier succès.

Antoine de Jussieu, botaniste et médecin d'origine française, est né le 6 juillet 1686. Après avoir étudié la théologie, il se découvre une passion pour la botanique et se lance dans des études de médecine. Ses recherches en botanique lui permettent de se faire remarquer par Guy Fagon, surintendant du Jardin du Roi. En 1711, il est accepté à l'Académie des sciences, Fagon lui attribue une mission en Espagne et au Portugal pour y recueillir des plantes. Dès son retour, il publie «les Mémoires de l'Académie des sciences».C'est lui qui introduit le caféier dans les Antilles.

Cette victoire française, par duel au canon, sur la Navy s'inscrit dans le contexte de la Guerre de Succession d'Autriche. Elle va permettre aux Français de contrôler des eaux de la côte de Coromandel, lieu stratégique, où se situent les comptoirs de Pondichéry et de Madras et donc de s'emparer de Madras quelques mois plus tard. Madras servira de monnaie d'échange lors du traité d'Aix-la-Chapelle de 1748.

Carlo della Torre Rezzonico, né à Venise le 7 mars 1693 et décédé à Rome le 2 février 1769, est élu pape sous le nom de Clément XIII. Malgré l'humilité et l'affabilité de son caractère droit et modéré, et généreux avec sa vaste fortune personnelle, le pontificat de Clément XIII est troublé par les pressions continuelles que tentent de faire sur lui les milieux français, pour qu'il supprime les Jésuites. Choiseul, Ministre de Louis XV, à la botte des philosophes maçonniques alliés pour l'occasion aux jansénistes français, va tout faire pour obtenir du pape, la dissolution de la Compagnie de Jésus, considérée par les frères ***, comme le rempart le plus sûr de la foi catholique.

Le pape va résister aux assauts des cours européennes infestées par « l'esprit des lumières ». Malgré les pressions de la France et de ses idées libertaires, il fait mettre à l'index « l'Encyclopédie » de d'Alembert et de Diderot,n'approuvant pas les opinions des philosophes des Lumières. Il suit par là les sages conseils du premier ministre qui servit Louis XV, le cardinal de Fleury, dont le Roi oublia trop vite les sages conseils… La France en paie encore aujourd'hui les conséquences.

Seconde victoire navale française, de l'amiral français Charles Henri d'Estaing à la bataille de la Grenade contre l'amiral britannique John Byron, pendant la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.Les français humilient Byron qui croyait la victoire facile compte-tenu de sa supériorité matérielle. Les canonniers français font merveille en expédiant aux Anglais 21 000 boulets de canons. Cependant Suffren, qui lui a apporté un appui décisif, commente ainsi le résultat :

«Le général [d'Estaing] s'est conduit, par terre et par mer, avec beaucoup de valeur. La victoire ne peut lui être disputée ; mais s'il avait été aussi marin que brave, nous n'aurions pas laissé échapper 4 vaisseaux anglais démâtés».

C'est la seconde bataille navale de Négapatam, encore entre les flottes française et britannique au large de Madras en Inde, mais cette fois dans le cadre de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Suffren embarque la 3e légion de volontaires étrangers de la Marine, la poignée de volontaires de l'île Bourbon et un détachement du régiment d'Austrasie. M. de l'Espinassy dirige l'artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer.

Cette victoire de la France sur l'Autriche met fin à la guerre de la cinquième coalition des Guerres napoléoniennes, avec plus de 70 000 morts et blessésaprès deux jours de combats.

Le Maréchal Louis Nicolas Davout, ministre de la Guerre durant les Cent-Jours, commandant général de l'armée de Paris après la bataille de Waterloo a signé un armistice avec les coalisés le 3 juillet. Il évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre 3 jours plus tard.

Pierre-Narcisse Guérin est un peintre français né en 1774. Il fréquente l'Académie royale de peinture et de sculpture, il obtient le prix de Rome à 23 ans. Il peint de nombreux tableaux aux thèmes principalement historiques dans un style néo-classique. Il meurt en 1833.


Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

Louis Pasteur vaccine pour la première fois contre la rage un petit berger alsacien de 9 ans prénommé Joseph Meister. L'enfant est sauvé. Fort de son succès, le biologiste réalise plus de 350 inoculations dans l'année. Il profite de sa renommée pour lancée une souscription qui permet de créer l'institut qui porte son nom

 

« Depuis la proclamation officielle du cessez le feu en Algérie des milliers de Français musulmans ont péris de la façon la plus horrible pour avoir voulu demeurer jusqu'au bout fidèles à la France. […] Si nous abandonnons sans dire un mot à leur sort affreux les Musulmans d'Algérie qui ont fait foi à la parole donnée au nom de la France, l'honneur de notre pays sera perdu. »

Cité par l'ouvrage collectif Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 188.

En 1956, son corps est exhumé et trouvé intact. A cette époque 134 miracles sont déjà reconnus pour ce grand saint pape.

Posté le 6 juillet 2018 à 07h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 4 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Cahors, au début du Ve siècle, saint Florent, évêque. Saint Paulin de Nole loue son humilité de cœur, sa force dans la grâce reçue de Dieu et la douceur de ses paroles.

À Langres, vers le VIe siècle, saint Valentin, prêtre et ermite.

Berthe eut pour père un comte du palais, sous Clovis II, roi de France. Le sang des princes et des héros coulait dans ses veines ; mais sa gloire est d'avoir eu deux saintes pour filles. La mère de Berthe ne voulut point confier à des mains étrangères le précieux trésor commis par Dieu à sa garde, et elle fit sucer à l'enfant, avec le lait de son sein, le lait de la piété et de la vertu de son cœur ; aussi cette tendre plante, cultivée par des mains si pures, donna-t-elle, dès les premiers printemps, les fleurs et les fruits les plus suaves de sainteté, au point qu'elle eut bientôt la réputation d'être la fille la plus belle, la plus aimable et la plus vertueuse de son siècle.

À l'âge de vingt ans, elle fut mariée au noble seigneur Sigefroy, et, ayant été le modèle des jeunes filles, elle devint le modèle des épouses et des mères. Après vingt ans d'une union que ne troublèrent jamais les nuages des passions, Berthe, devenue veuve, libre de toute entrave terrestre, résolut de se consacrer entièrement à Dieu dans la vie monastique.

Le démon sans doute voulut décourager la Sainte : elle eut révélation, pendant son absence, que son premier monastère, bâti dans ses domaines, s'était écroulé entièrement. Sa soumission à la Volonté de Dieu fut parfaite, sa résolution resta inébranlable, et, après trois jours de jeûne et de prière, un ange vint montrer à Berthe le lieu où son monastère devait être reconstruit et le plan qu'elle devait adopter. Deux ans après, l'un des plus beaux couvents de l'époque s'élevait et recevait la bénédiction de l'Église ; ce même jour, Berthe et ses filles, Gertrude et Déotile, recevaient le voile et se consacraient à Dieu, et bientôt le monastère se remplissait d'âmes d'élite éprises de la vie religieuse.

Quelques années plus tard, Berthe renonçait à son titre d'abbesse pour le transférer à sa fille Déotile, pendant qu'elle-même, retirée dans un lieu solitaire voisin de la communauté, menait une vie tout angélique et ne conversait plus qu'avec Dieu. Quand elle sentit l'approche de la mort, elle fit appeler sa fille Gertrude (car Déotile avait quitté ce monde) et toutes les religieuses, leur adressa les plus touchantes exhortations, et leur donna rendez-vous, après les épreuves de la vie, dans la Patrie éternelle. Avant de mourir, elle aperçut un Ange gardien qui lui présentait une Croix lumineuse, et entendit un concert céleste, prélude des harmonies célestes.

Martyrologe Romain : À Sainte-Hélène du Lac, en Savoie, l'an 1270, le trépas du bienheureux Boniface, évêque. De la famille ducale de Savoie, il se fit d'abord moine à la Grande Chartreuse, puis fut élevé au siège épiscopal de Belley, enfin à celui de Cantorbéry, où il rencontra des difficultés dans l'exercice de sa charge, mais montra toujours un grand zèle pour son troupeau.

 

 

 

Chez les Hurons, au Canada, en 1648, saint Antoine Daniel, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après avoir achevé la messe, il se tint à la porte de l'oratoire pour protéger les néophytes des ennemis païens qui faisaient irruption. Transpercé de flèches, il fut à la fin jeté dans le feu.

Antoine Daniel prêtre, jésuite, missionnaire chez les Hurons, né à Dieppe le 27 mai 1601, tué en Huronie le 4 juillet 1648.

Antoine Daniel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés  le 29 juin 1930, par Pie XI. Le Vénérable Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

À Mauriac en Auvergne, l'an 1836, la bienheureuse Catherine Jarrige, vierge. Tertiaire de Saint-Dominique, elle s'employa remarquablement à soulager les pauvres et les malades et, pendant la Révolution française, elle défendit de toutes ses forces les prêtres contre ceux qui les recherchaient et visita ceux qui étaient emprisonnés.

 

S'étant fait connaître du peuple comme un saint homme par ses premiers miracles, alors qu'il vit retiré dans un ermitage, saint Martin, à la mort de l'évêque de Tour, Lidoire, est choisi, malgré lui, comme successeur. Les habitants l'enlèvent donc et le proclament évêque sans son consentement. (Cf. la chronique du 11 novembre.).

Près du lac de Tibériade, en Galilée, se rencontrent l'armée croisée du royaume chrétien de Jérusalem, dirigée par Guy de Lusignan, et celle de Saladin. Ce dernier remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine. Après la grandeur et la sainteté du roi Baudouin IV, qui malgré un rapport de forces très défavorable, a toujours réussi à préserver le royaume Franc, les tensions et bassesses de son successeur Guy de Lusignan et de chevaliers comme Renaud de Châtillon ou Gérard de Ridefort, ont raison de l'unité des Francs. Saladin, qui n'a jamais vaincu le roi lépreux, écrase la dernière armée du royaume de Jérusalem. Le nom persiste mais la capitale devient St Jean d'Acre.

Saladin a conquit Jérusalem, le 2 octobre 1187 et le pape Grégoire VIII souhaite reconquérir des territoires Saints. Il demande aux rois d'Angleterre, de France et à l'empereur d'Allemagne de partir en croisade. Les deux premiers, s'étant donné rendez-vous à Vézelay, quittent le sanctuaire pour Gênes et Marseille. L'empereur Frédéric Barberousse a déjà pris la route.

            

Philippe Auguste                              Richard Cœur de Lion

Grégoire XII est déposé par le Concile de Pise, mais il refuse de se soumettre. Toutefois, il finit par reconnaître le Concile de Constance et à renoncer au trône afin de mettre fin au Grand Schisme d'Occident.

« Jhesus † Maria.

Très chiers et bons amis, s'il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies, Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir de par le roy du ciel, son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial, que vous fassiésvraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France quy sera bien brief à Reins et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'aide du roy Jhesus. Loiaulx François, venésau devant du roy Charles et qu'il n'y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens, se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictes, je vous promectz et certiffie sur voz vies que nous entrerons à l'ayde de Dieu en toultes les villes qui doibvent estre du sainct royaulme, et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant, Dieu soit garde de vous, s'il luy plaist. Responce brief.   Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le mardy quatriesme jour de juillet. »

Au dos desquelles lectres estoit escrit : « Aux seigneurs bourgeois de la cité de Troyes.»

(Procès, t. IV, p. 287- 288.)

Elle n'est vraiment reconnue qu'après le traité de Versailles de 1783. Les révolutionnaires français s'inspirent fortement des idées maçonniques qui s'y trouvent.

Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l'un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, d'Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l'amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, et à voter la mort du Maréchal Ney. Il finit par appartenir aux Ultraroyalistes à la Chambre.

On y lit ce jour : «  Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s'entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 208 et 209)

Pour la première fois en France, un ensemble de personnes accusées de « délit d'entrave à l'IVG », selon les termes de la loi Neiertz sont acquittées par la 16ème Chambre correctionnelle de Paris. Elles avaient occupé, le 14 novembre 1994, l'avortoir de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Les 3 juges estiment que la loi Neiertz entre en contradiction avec l'impunité qu'offre la loi, lorsque nous agissons pour faire face à un danger imminent qui nous menace ou qui menace autrui ou un bien. Ils estiment que les militants sauveteurs ont agi pour protéger une personne, l'enfant-à-naître, d'un danger immédiat avec des moyens non disproportionnés.

Jacques Toubon, ministre de la Justice, annonce aussitôt que le Parquet fera appel.

Lus dans les journaux Le Monde , l'Evénement du Jeudi , France-Soir, Libération, le Figaro, L'Humanité des 5 ou 6 juillet 1995 et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 437). Voir les chroniques du 10 juin, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre.

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame à Fatima parle pour la première fois de la dévotion des premiers samedis du mois. (Voir la chronique du 13 juin). Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle précise ce qu'elle attend de nous :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Mais pourquoi 5 samedis ?

Le père Gonçalves interrogeant sœur Lucie reçoit cette réponse dans la lettre qu'elle lui écrit le 12 juin 1930. 

Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l'honneur des douleurs de Notre-Dame ?

« Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m'a été révélé : « Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception,

2) les blasphèmes contre sa virginité,

3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,

4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence ou le mépris, ou même la haine à l'égard de cette Mère Immaculée,

5) les offenses de ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m'a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d'émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l'offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l'égard de ces pauvres âmes ».

 

Pour approfondir l'importance de cette dévotion et lire la totalité de cette lettre, suivre le lien :

http://www.fatima100.fr/index.php/fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/deux-lettres-de-soeur-lucie/21-lettres-de-soeur-lucie-abordant-la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie

Posté le 6 juillet 2018 à 04h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 3 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Toulouse, en 1118, saint Raymond Gayrard Maître d'école, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin.

Ce concile est présidé par Saint Césaire d'Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l'homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d'Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui règne sur la France jusqu'à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu'en 1328 et s'éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)

Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:

«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu'en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

C'est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d'Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d'un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI «le Prudent», il fortifie l'autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d'ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l'octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C'est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l'Angelus, qui s'était perdue. La France est bientôt suivie par toute l'Eglise. Non seulement, il restaure l'unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'a pas d'héritier et la couronne passe à Louis XII.

Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d'histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu'il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.

Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s'y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l'endroit planté de noyers est appelé "Québec" par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d'établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.

Sur ce lieu, les marins de l'Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.

Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.

La flotte française, invaincue et mise à l'abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d'Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d'hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n'est pas une bataille, car il n'y a pas de combat. L'assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n'y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L'aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque", "Mogador" et "Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L'aviso  Rigault de Genouilly  est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s'échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l'exercice.

 L'ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L'hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l'Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L'opération  « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l'abri d'une attaque allemande! Il vient tout juste d'être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L'historien britannique Richard Lamb écrit :

«Le verdict de l'histoire doit être, qu'en ignorant l'avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu'ils ne permettraient jamais aux Allemands de s'emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d'orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d'armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.

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L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 67) : « Venant après le lâchage de Dunkerque, les attentats des 3, 6 et 8 juillets achevèrent de balayer les scrupules qu'une partie de l'opinion pouvait encore avoir sur la conclusion d'un armistice séparé et coupèrent les dernières attaches qui retenaient les excessifs sur la pente d'un rapprochement avec l'Allemagne. Le plus pénible, et nous touchons ici au cœur du drame, était que l'hostilité britannique se trouvait encouragée par ceux de nos compatriotes que la détermination de poursuivre la guerre contre l'Allemagne avait conduits à émigrer en Grande Bretagne. »

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 8 et 11 juillet.

Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Dans Un appel à l'Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs   

« J'aime les âmes après qu'elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon...  Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.

[…] Âmes que j'aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m'eut trahi au jardin des Oliviers, il s'en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l'accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! ... »

[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l'école de mon Amour.... recueilli ma Doctrine.... appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !

Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ....

« Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l'autonomie de l'homme libre, conscient et critique. »

C'est l'homme déifié, qui n'a plus besoin d'aimer son créateur. Comme l'écrivit Louis de Bonal : «  la révolution « française » a commencé avec la déclaration des droits de l'homme, elle s'achèvera avec la déclaration des droits de Dieu. C'est bien le combat eschatologique décrit dans l'Apocalypse, ou dans le psaume 2 :

Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?

Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie :

« Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! »

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision ;

puis il leur parle avec fureur , et sa colère les épouvante :

« Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »

Je proclame le décret du Seigneur ! + Il m'a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière.

Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. »

Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.

Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.

Qu'il s'irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge !

Posté le 6 juillet 2018 à 02h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 juillet 2018

C’est arrivé un 5 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Bx Joseph Boissel, prêtre OMI et martyr (Laos, 1969)

Joseph Boissel naît le 20 décembre 1909 dans une famille de petits fermiers bretons, au Loroux dans l'archidiocèse de Rennes (France). C'était un solide paysan, dur à la besogne. À 14 ans, orphelin de père, il entre au juniorat des Oblats de Marie Immaculée à Jersey, et poursuit avec eux sa vocation missionnaire. 

Ordonné prêtre le 4 juillet 1937, il reçoit, l'année suivante, sa feuille de route pour la jeune Mission du Laos. Le P. Boissel appartient à la génération des pionniers oblats de cette mission, qui ont connu toutes les secousses des guerres successives. Il débute auprès des Hmong de la province de Xieng Khouang où l'évangélisation n'avait pas encore commencé. En mars 1945, il est prisonnier des Japonais à Vinh au Vietnam. Au retour, il retrouve la mission entièrement ruinée et se remet courageusement à l'œuvre, malgré une santé désormais ébranlée par les privations. En 1949 il est à Paksane dans la vallée du Mékong : il aide à construire et à gérer le petit séminaire, n'hésitant pas à cultiver lui-même la rizière. 

En 1952, il obtient de repartir dans les montagnes de Xieng Khouang. Il y poursuit l'évangélisation des Thaï Dam de Ban Na et entreprend celle des Khmhmu' des villages environnants. En novembre 1957, il est de retour pour de bon dans le district missionnaire de Paksane, curé de Nong Veng puis de Lak Si. Mais il aura de plus en plus la charge des villages des réfugiés, qui ont fui la guerre et le communisme de Xieng Khouang. Dans ces années-là, prendre la route est toujours risqué ; à partir de mars 1969, la pression de la guérilla s'accentue.

Le samedi 5 juillet 1969, le P. Boissel s'en va assurer le service à Hat I-Êt, à une vingtaine de kilomètres de Paksane, en compagnie de deux jeunes Oblates Missionnaires de Marie Immaculée qui l'aident pour les visites, les soins aux malades et la catéchèse. A la sortie d'un virage, le Viêt Minh le guette : il est tué net par deux rafales de mitrailleuse, et les Oblates grièvement blessées.

Joseph Boissel fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016

LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS

1.      Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.

2.      Jean-Baptiste Malo, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hi (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).

3.      René Dubroux, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.

4.      Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.

5.      Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.

6.      Louis Leroy, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

7.      Michel Coquelet, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane. 

8.      Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.

9.      Noël Tenaud, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.

10.  Vincent L'Hénoret, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l'Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane. 

11.  Marcel Denis, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.

12.  Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

13.  Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

14.  Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

15.   Joseph Boissel, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.

16.  Luc Sy, catéchiste kmhmu' père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

17.  Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu' père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

Après une bataille perdue contre les Anglais, Philippe Auguste abandonne ses archives royales. Le Roi les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris. En 1201, il crée aussi la fonction de Garde des Sceaux de France, car ces derniers étaient dans les archives perdues.

La bulle Laetenturcoeli, est signée par les représentants latins et byzantins. Le texte grec comporte 33 signataires dont l'empereur Jean VIII Paléologue, le futur patriarche de Constantinople Georges Scholarios, Bessarion, Isidore de Kiev. Ils acceptent la doctrine romaine du Filioque ainsi que la primauté du pape. La plupart des théologiens byzantins présents se montrent soucieux de restaurer l'unité avec l'Eglise latine. Une fois rentrés à Constantinople, l'empereur, le patriarche et les autres membres de la délégation n'arrivent pas à faire accepter les concessions de l'Union au peuple et au clergé byzantin. Et les Eglises orthodoxes non byzantines refusent cet accord. De leur côté, les Occidentaux ne respecteront pas les termes de l'Union car Ils n'interviendront pas lors de la chute de Constantinople en 1453.

Suite à l'échec de l'armée Catholique et Royale devant Luçon (cf. la chronique du 30 juin), la colonne Westermann est rattrapée et défaite le 5 juillet au mont Gaillard à l'ouest de Châtillon. Seuls 300 Bleus parviennent à regagner Parthenay. Santerre s'enfuit criant à la trahison, imité par ses troupes jetant armes et bagages, jusqu'à Saumur et Chinon. A l'issue de cette victoire vendéenne, le conseil de guerre, réuni à Châtillon, élit d'Elbée au poste de généralissime. Voir la chronique du 19 juillet.

Le pape Pie VII réagit à l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l'excommunication, sans toutefois nommer l'empereur. En réaction, Napoléon fait arrêter le pape. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Étienne Radet, avec un millier d'hommes, pénètre dans le palais du Quirinal, où le pape s'est enfermé. Les fenêtres et les portes intérieures ayant été forcées, il arrive jusqu'à l'antichambre du pape. Ce dernier est emmené en France, prisonnier. Cf. chronique du 17 mai et du 11 juin.

Alger capitule trois semaines après l'invasion française. Le Dey Hussein abdique sachant qu'il garde sa liberté et ses richesses personnelles. Le général Bourmont, à la tête des 37 000 soldats français, entre dans la ville. La Méditerranée est enfin sécurisée car cette conquête permet de mettre fin à la piraterie des barbaresques qui sévit depuis le XVIe siècle.


L'attaque de l'amiral Duperré lors de la prise d'Alger en 1830

Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833, Joseph Nicéphore Niépce, pionnier et inventeur de la photographie, est l'auteur du tout premier cliché. A partir de 1816, il réalise des recherches sur la photographie et collabore avec Louis Daguerre en 1826. En 1829, Niépce réalise le premier cliché de l'histoire de la photographie, avant de mourir subitement en 1833.

Parmi l'héritage que nous a légué ce président il y a cette loi du 3 janvier 1973, réformant les statuts de la banque de France, se trouve en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d'avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France. »

Cela signifie que l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l'État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu'avant cette loi, quand l'État empruntait de l'argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Autrement dit : auparavant, l'État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées. Elles en profitent pour s'enrichir aux dépens de l'État en lui prêtant avec intérêt l'argent dont il a besoin. Cette décision correspond à une privatisation de l'argent et ramène la nation au même rang que n'importe lequel de ses citoyens. L'accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là.

Auteur entre autres du fameux et prophétique Camp des Saints, il est aussi depuis 1988, « Consul Général de Patagonie », et fait flotter les couleurs du royaume sur les Minquiers, un archipel de la Manche appartenant à la couronne britannique, le rebaptisant pour l'occasion Patagonie Septentrionale.

Voir la chronique du 20 février.

Cela fait suite aux référendums des 8 avril et du 1er juillet. L'indépendance est proclamée.

Ce 5 juillet à Oran, deux jours après la déclaration officielle de l'indépendance, se déroule une chasse aux Blancs visant les malheureux qui n'ont pas encore eu le temps de quitter les lieux.

«On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait.On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents.»

Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français sont stationnés à Oran. Ils reçoivent l'ordre du général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphone à De Gaulle pour l'informer de l'ampleur du massacre. Le chef de l'Etat répond « ne bougez pas ».

La tuerie dure près de six heures. Lorsqu'à 17 heures les gendarmes français sortent de leur cantonnement, le calme revient aussitôt.

Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…

Les soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette nouvelle Saint-Barthélemy.On parle dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus ; chiffre que donne De Broglie et que reprend le ministre André Santini.

Ce qui est sûr, c'est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste. Cela suppose la mobilisation d'une immense logistique ; tout montre que l'action a été programmée, organisée et coordonnée à un très haut niveau, même si la participation à la curée d'une foule hystérique a pu faire croire à des événements « spontanés ».

Ce jour le journal Le Monde titre : « LA CELEBRATION DE L'INDEPENDANCE DE L'ALGERIE »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 17, 25 septembre, du 30 octobre.

Posté le 5 juillet 2018 à 05h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2018

Victoire historique de la gauche au Mexique ? Pur mensonge médiatique

Bernard Antony rappelle aux journalistes incultes :

"« Victoire historique de la gauche, après un siècle et plus de pouvoir de droite ! »

Et voilà les mots dits à peu près à l’identique, ce matin, sur différentes chaînes, les chaînes de ces journalistes unanimement unis pour affirmer solennellement leur détermination à traquer les propagateurs de ce qu’ils appellent à leur façon, dans leur jargon, et que nous désignons en bonne langue française selon notre titre : « pur mensonge ! » Car il faut vraiment le faire pour désigner comme « de droite » le pouvoir au Mexique, depuis 1910, du PRI : le Parti Révolutionnaire Institutionnel, totalement franc-maçon et férocement anticatholique.

JpgCe pouvoir supprima les libertés religieuses essentielles (enseignement, port des habits, processions, etc…) et entraîna ainsi d’abord l’opposition violemment réprimée de la majorité du peuple puis, de 1926 à 1929, le soulèvement de la Cristiada menée par les Cristeros, ces héroïques chouans mexicains. Rappelons simplement ici qu’après avoir remporté de grandes victoires sur les armées gouvernementales maçonniques, anticatholiques, puissamment financées et armées par le gouvernement yankee non moins maçonnique, les Cristeros commirent l’erreur de signer les accords de paix négociés par le Vatican et de déposer leurs armes. Désarmés, ne pouvant plus se défendre, par milliers ils furent alors arrêtés, torturés, assassinés par la soldatesque mexicano-marxiste soutenue, financée et encadrée par les capitalistes yankees avec d’ailleurs l’entier et massif soutien du Ku- Klux-Klan aussi diaboliquement anticatholique que raciste.

PS : le mercredi 18 juillet, sur Radio-Courtoisie, nous évoquerons cette pure désinformation sur le Mexique et comment ce pays, après plus d’un siècle de dictature maçonnique, est devenu un grand terrain d’affrontement et de massacres des cartels de la drogue."

Posté le 2 juillet 2018 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Tours, après 567, sainte Monégonde, veuve et recluse, qui quitta la pays chartrain et sa famille pour se consacrer à Dieu près du tombeau de saint Martin, adonnée uniquement à la prière dans une cellule.

Pierre de Luxembourg vint au monde le 20 juillet 1369 à Ligny-en-Barrois (Meuse, France), d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Ses mœurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde ; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.

À six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même vœu sa sœur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin. Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne : il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat ; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.

Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une grande pureté de cœur. Plein de Dieu, il ne le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle ; la prière, l'étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps : « Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme. » Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.

En 1386, il est nommé cardinal d'Avignon et meurt dix mois plus tard, le 2 juillet 1387 à Villeneuve-lès-Avignon. Il est enterré au cimetière Saint-Michel d'Avignon. Il fut question de le canoniser pendant le Concile de Bâle (1431-1449), mais cela n'aboutit pas.

Il fut béatifié le 9 avril 1527 par le pape Clément VII. Il est fêté le 2 juillet à Châteauneuf du Pape dont il est le saint patron. Une chapelle lui est dédiée dans ce village depuis le XVIIIe siècle.

D'origine berbère, il est le 32ème pape de l'Eglise. Hélène, mère de l'empereur Constantin 1er lui offre le palais de Latran où il convoque le concile de Latran en 313. Il meurt le 10 janvier 314.

Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle. Philippe II Auguste, Roi de France, descend le plus rapidement possible jusqu'à Châtellerault, avec son fils, le prince Louis, le futur Louis VIII le Lion. Jean sans Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris. Le Roi divise alors l'ost en deux et remonte sur Paris menacé par l'attaque d'Otton IV au nord. Lui va alors au nord pour se confronter à l'empereur tandis que son fils s'occupe des Anglais au sud. Les deux victoires françaises se succèdent en peu de temps.

A la surprise générale le Roi donne Tunis comme objectif.

Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s'emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d'Orléans, nièce de feu d'Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l'enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l'armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, les Français et leurs alliés bavarois affrontent les troupes coalisées anglais, hollandais et autrichiens, à la bataille de Schellenberg. Les alliés, commandés par John Churchill Marlborough et Louis-Guillaume de Bade, attaquent la ville fortifiée de Schellenberg. La ville tombe au prix de plus de 5000 morts de chaque côté.

Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L'infanterie anglaise est passée près d'un anéantissement complet.

Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779, au cours de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Menées par le comte d'Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu'à la fin de la guerre.

Cette dernière franchit la Bidassoa.

Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate "La Méduse", s'échoue sur les récifs d'Arguin avec 395 personnes à son bord. Faute de canots de sauvetage, l'équipage se réfugie en partie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, amarré à un canot remorqueur. Les amarres se coupent, le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme. 12 jours plus tard l'embarcation est découverte avec 15 survivants. Les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants.

"Le radeau de la Méduse" par Théodore Géricault

Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétabli ; c'est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :

« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin. La ville capitule le lendemain, le 3.

Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale

En août 33 divisions soviétiques se sont massées à la frontière russo-polonaise. Leur chef le général Toukhatchevski écrit l'ordre du jour suivant :

«  Les troupes du drapeau rouge sont prêtes à combattre jusqu'à la mort les troupes de l'aigle blanc ; à venger Kiev déshonorée, à noyer dans le gouvernement criminel de Pilsudski dans le sang de l'armée polonaise écrasée…

Dans l'ouest se joue la destinée de la révolution universelle. La route de l'incendie mondial passe sur le cadavre de la Pologne. En avant pour Vilna, Minsk et Varsovie ! »

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64

En deux semaines l'armée polonaise est balayée; la mission des alliées quitte la France le 22 juillet. Le 28, Pilsudski accepte les propositions de Weygand. La Pologne est sauvée. Mais il faudra de durs combats pour que les Polonais mettent en applications les principes et ordres fixés par le général Weygand. Voir aussi les chroniques des 27 mai, 2 juillet, 18 et 28 août, 19 octobre, 6 et 28 novembre.

L'armistice ayant été signé le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy, et s'installe à l'hôtel du Parc. Le 10 juillet, les parlementaires de la III république, réunis dans l'opéra de Vichy accordent au gouvernement les pouvoirs constituants et le 11, au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C'est la fin de la IIIe République. Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».

L'opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l'amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s'emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l'action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n'est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s'emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s'apparente plus à une exécution sommaire d'une marine par une autre qu'à un combat.

Voici ce qu'en écrit l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 62et 63) : « Non, quand on réfléchit, ce n'est pas par crainte que les Britanniques ont attaqué les navires de guerre déjà à moitié démobilisés qui se trouvaient outre-mer hors de portée des Allemands, ou qu'ils ont capturé ceux qui s'étaient réfugiés sans méfiance dans leurs ports où ils ne risquaient rien non plus des Allemands : c'est, psychologiquement, par un réflexe mal dominé de dépit, d'hostilité et d'égoïsme à l'égard d'un gouvernement français qui n'acceptait plus d'être le pion inconditionnel de la politique britannique sur le continent. » […] « Dans la nuit du 2 au 3 juillet alors que tout dormait à bord des commandos armées […] s'en emparèrent. Les marins français furent parqués dans des camps de prisonniers et soumis à une intense propagande en faveur de la dissidence gaulliste Cinq cents environ rallièrent la France Libre. Tout le reste (21000 hommes de la marine de guerre, 2000 marins du commerce, 8000 militaires ayant participé à l'expédition de Norvège) s'y refusa et fut six mois plus tard rapatrié au Maroc. Ce partage montre assez de quel côté penchait alors l'opinion. »

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 3, 8 et 11 juillet.

Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, a eu lieu le 13 février 1960, à Reggane (Sahara).

Posté le 2 juillet 2018 à 07h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

01 juillet 2018

C’est arrivé un 1er juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

Dans la vallée du Brevon, en Bugey, au Ve siècle, saint Domitien, abbé, qui fut le premier à vivre là en ermite, puis rassembla autour de lui un grand nombre de disciples pour le service de Dieu et, l'âme attirée vers le ciel, quitta ce monde dans une heureuse vieillesse.

Son père vivant de rapines et de vols, Thierry, qui voulait vivre autrement, se fit moine puis se retira dans la solitude sur les conseils de saint Rémi. Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.

Au pays manceau, au VIe siècle, saint Calais, abbé du monastère d'Anile, qui prit ensuite son nom.

Saint Cybard (Beatus Eparchius) qui, après avoir fait profession dans le monastère de Sessac, alla à Angoulême du temps de l'évêque Aptone II, en 542, y vécut en reclus dans une grotte creusée sous les murs du côté nord de la cité et y mourut en 581. Vénéré de toute la région pour ses vertus et ses miracles, ce saint est honoré comme second patron du diocèse et protecteur de la ville d'Angoulême, Engolïsmensem patronum.

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil et Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, prêtres et martyrs, le premier de l'Ordre des Carmes déchaux, le second chanoine de Saint-Yrieix. Pendant la Révolution française, ils furent détenus dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier en raison de leur sacerdoce, et y moururent peu de temps après.

C'est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

L'armée royale prend la destination de Tunis, destination qui surprend tout le monde.

L'inhumation a lieu à l'issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.

Le Sommeil de l'Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.

Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C'est un artiste-peintre mais aussi un décorateur.Connu pour être le directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664.De 1656 à1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s'occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte.Son goût pour le faste et l'apparat, l'amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de "l'art versaillais".

Galerie d'Apollon, Musée du Louvre

On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l'élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

Quelques mois après la proclamation du Royaume d'Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l'essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuiquesuum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l'enfer] ne prévaudront pas).

Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d'enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.

Qu'en pensent les francs maçons ?

« En 1913, la question s'était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F***Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d'étudier la question, fit l'exposé suivant devant la loge L'Alliance :

Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu'est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n'ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l'autorité administrative et à l'autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d'y entrer : c'est encore le meilleur moyen d'éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.

La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu'à travers l'Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n'ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s'est pas pliée, comme d'autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs de François Marie s Algoud (Editions de Chirépage 162 et 163)

CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…

 

« Cette loi a deux visages : elle est à la fois libérale et liberticide.

Pour les citoyens ordinaires, la liberté d'association est totale, les formalités de déclaration étant réduites au minimum. De cette loi libérale, des millions de Français feront désormais l'usage. En revanche, pour les congrégations religieuses, la loi ne fait qu'accumuler les obstacles. Leur existence civile dépend du vote d'une loi au Parlement. L'ouverture de chaque établissement nouveau est soumise à un décret du Conseil d'État. Toute congrégation non autorisée ou toute succursale non autorisée d'une congrégation autorisée est illicite : le fait d'y appartenir constitue un délit passible d'une amende ou d'une peine de prison. L'article 14 (Fernand Rabier, député radical, avouera que c'est celui auquel ses amis tenaient le plus) stipule que nul n'est autorisé à diriger un établissement d'enseignement, ni à y professer, s'il est membre d'une congrégation non autorisée. Les congrégations ont à tenir à la disposition des préfets le compte de leurs dépenses et de leurs recettes, l'inventaire de leurs biens, et la liste complète de leurs membres. Toute contravention à ces règles est passible de poursuites.

Selon Ferdinand Buisson, cette législation constitue « le premier acte public engageant à fond la République dans cette lutte avec l'Église jusque-là semée de tant d'armistices, de traités de paix et de compromis tacites ». Nouvelle loi d'exception, la loi du 1er juillet 1901 exclut du droit commun les religieux, hommes ou femmes. Citoyens français, ceux-là n'ont pas les mêmes droits d'association que les autres. Par la décision d'un pouvoir idéologiquement engagé, leurs libertés —liberté de conscience, liberté d'enseignement, liberté d'association sont désormais restreintes. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 66 et 67)

60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif "L'Auto" d'Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d'arrivée.

C'est le fameux épisode de la canonnière allemande"SM Panther", envoyée par l'Allemagne dans le port d'Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.

La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l'Allemagne ne veut pas d'une présence militaire française renforcée. L'intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l'Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l'Allemagne fait machine arrière à l'automne et la crise s'achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

Les assauts à outrance, sans protection contre l'artillerie ennemie, vont faire de cette bataille une des plus grosses boucheries de l'histoire de l'humanité.

Un porte-parole du Vatican annonce l'excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l'avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l'OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l'URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

Posté le 1 juillet 2018 à 07h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juin 2018

C’est arrivé un 30 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Soumis par César, après la chute d'Alésia (52 av JC), le pays des Lémovices est rattaché sous l'Empire à la province de l'Aquitaine. C'est dans ce Limousin gallo-romain que Martial est venu prêcher l'évangile.

On sait très peu de choses sur Martial. Il est généralement reconnu comme évangélisateur du Limousin et comme le fondateur du siège épiscopal de Limoges. Mais on a longtemps discuté sur son origine, sur l'époque durant laquelle il a vécu et sur le déroulement des principaux événements de sa vie, en particulier sur ses relations directes avec le Christ dont il aurait été l'un des disciples. Aujourd'hui son histoire, débarrassée de légendes qui s'étaient accumulées au cours des âges, apparaît plus clairement. On admet qu'il fut envoyé de Rome en Gaule.

Parvenu à Limoges, il s'y fixe, fonde un centre chrétien, convertit un certain nombre d'habitants appartenant notamment à la haute société, installe un sanctuaire hors de l'agglomération. Il réalise quelques voyages d'évangélisation mais pénètre peu les campagnes qui restent païennes. Il meurt à Limoges et est inhumé dans un tombeau situé hors de la ville.

Au Mans, vers 623, saint Bertrand, évêque, pasteur pacifique, attentif aux pauvres et aux moines.

À Bamberg en Franconie, l'an 1139, saint Othon, évêque, qui mit un zèle extrême à prêcher l'Évangile aux peuples de la Poméranie.

29ème pape, c'est sous son pontificat que commence la dernière persécution, celle de Dioclétien. Il meurt martyr le 25 octobre 304.

Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu'il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considère comme un véritable Saint. Il est le grand père d'Hugues Capet. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.

Charles VIII de France ou Charles VIII « l'Affable », naît le 30 juin 1470 au château d'Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril et du 30 mai.

 

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d'accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L'armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d'Angers en août 1620.

Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d'abord à Paris, "L'Illustre-Théâtre" fait faillite en 1645. La troupe part s'essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec "Les Précieuses ridicules". Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et le public parisien.

Il importe d'Italie en France le style baroque en l'adaptant aux grandes décorations de l'époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande. Mais le Roi y a perdu un de ses fidèles serviteurs : d'Artagnan, mort le 25 juin, voir la chronique du jour.

Les nations de la Ligue d'Augsbourg cherchent à conquérir des territoires français pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L'Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.

Jeanne Boulet, qui n'a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.

"Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française".

Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quitte le pouvoir un an plus tard.

Posté le 30 juin 2018 à 07h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juin 2018

C’est arrivé un 29 juin…

    "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Une fois embaumé, le corps du Roi est mis en bière et exposé dans la grande chambre de parade du Louvre, pendant dix-huit jours. La chapelle ardente sert pour la célébration de 100 messes basses et 6 grand-messes quotidiennes!

Le 25 juin, Louis XIII apporte de l'eau bénite à son père. Le 29 juin, une procession de tous les corps constitués est organisée et accompagne le corps d'Henri IV jusqu'à Notre-Dame, où a lieu une première cérémonie. Le lendemain, 30 juin, le corps part pour la nécropole royale de Saint-Denis où l'inhumation a lieu le 1er juillet 1610.

Statue d'Henri IV à l'entrée du château de Pau

4 ans après la première prise de possession le 25 juin 1638, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

Louis XIV juge insuffisantes les propositions de paix faites par les Hollandais à l'instigation du grand pensionnaire Jan de Witt. La guerre de Hollande se poursuit.

Le 15 décembre 1681, les barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française ; son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l'équipage sont vendus comme esclaves à Alger. Le 27juin 1683, la Royale bombarde Alger, des négociations commencent.

Elles aboutissent à la libération des prisonniers. Voir la chronique du 28 Juillet.

L'armée Royale Catholique échoue aux portes de Nantes, la grande ville républicaine de l'ouest. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. C'est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s'apprête à réagir vivement. La violence et la cruauté de la république sera à la hauteur de la terreur causée par les Vendéens. Paris décide d'exterminer la région.

Charette a repris les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » Les 29 et 30 juin, les deux Guérin et Sapinaud battent les Bleus à Mareuil, à Beaulieu, à Montaigu et à Aigrefeuille et leur enlèvent dix mille rations de pain et d'eau-de-vie. Des officiers et des soldats bleus, entassés dans des maisons vides sont livrés aux flammes : la boucherie continue. A cette nouvelle, le bataillon des chasseurs de Cassel sort du camp de Pierre-Levée, se répand dans les campagnes voisines, pille, égorge, incendie et ne rentre qu'après avoir détruit tout le pays environnant.

Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain. La colonne française Marchand part de Marseille pour le Congo et traverser l'Afrique vers l'est jusqu'au Nil, emportant 3000 charges de 30 kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda  et renforce les défenses de la place avant l'arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti. Voir les chroniques du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

En reconnaissance des sacrifices consentis par le Canada lors de la Première Guerre mondiale et pour la victoire remportée par les troupes canadiennes lors de la bataille pour la capture de la crête de Vimy en avril 1917, cette terre leur est offerte. Le monument actuel est érigé par les Canadiens, lesquels comptent plus de 66 000 morts. Le terrain n'est pas canadien comme peut l'être une ambassade, car le gouvernement français a accordé « au Gouvernement du Canada, gracieusement et pour toujours, le libre usage de la terre, exempte de toute forme de taxe ». La loi française s'y applique.

Le 21 juin 1925, les premiers martyrs de l'Amérique du Nord, six missionnaires et deux jésuites sont déclarés bienheureux. Le 29 juin 1930, le pape Pie XI, canonise les Pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, tous de la Compagnie de Jésus!

Robert Schuman, homme d'Etat français, naît le 29 juin au Luxembourg. Avocat, il devient président du Conseil des ministres de Vincent Auriol en 1947, puis ministre des Affaires étrangères de 1947 à 1952. Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'Europe ; son procès de béatification a été lancé en 1991 et reste au point mort, faute de miracle reconnu.

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est un écrivain et aviateur français. Il est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il s'oriente vers les beaux-arts, avant de devenir pilote d'aviation suite à son service militaire. En parallèle de son emploi à l'aéropostale, Saint-Exupéry écrit de nombreux romans. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944.

Son expérience de pionnier de l'aviation et de pilote de guerre lui donnera toute la légitimité pour délivrer son principal message : c'est par le dépassement de soi que l'on devient un Homme. Parmi ses principaux livres se trouvent :

L'Aviateur

Courrier sud

Vol de nuit (Prix Femina)

Terre des hommes

Pilote de guerre

Lettre à un otage

Le Petit Prince

Citadelle, (ouvrage posthume)

Très remonté contre la politique des gaullistes voici quelques extraits de ce qu'il écrit pendant la guerre :

« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208)

« L'armée qui reculait n'était plus une armée […] La France a joué son rôle […] Les vaincus doivent se taire comme les graines. » (Pilote de guerre)

«Il me semblait qu'un Français à l'étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (EG, p. 286) […] Si je n'étais pas gaulliste à New York, c'est que leur politique de haine n'était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 269).

« J'ai eu raison, je crois, dans tout ce que j'ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n'aime pas plus aujourd'hui le général De Gaulle. C'est ça, la menace de dictature. C'est ça, le national-socialisme. Je n'aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n'est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d'après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l'Espagne à ne plus être qu'un satellite de la Russie ou de l'Allemagne. Ce n'est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 272-273)

« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique » ». (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 286)

Le pape Pie X réforme la curie romaine créée par le pape Paul III en 1542 et structurée par le pape Sixte V en 1588 ; elle est restée jusque-là sans grands changements. Pie X décide de la réorganiser avec la bulle « Sapienti Consiglio ». La curie est composée de onze congrégations au lieu des vingt-deux ; la Sainte Inquisition est remplacée par la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi. Depuis, la Curie Romaine a subi deux autres réformes, sous Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1988. Le pape François continue cette réforme aujourd'hui.

C'est dans le cadre du dossier sur le financement douteux d'associations d'handicapés par son Secrétaire d'Etat Gilibert de 1988 à 1993. Rocard dit avoir ignoré les montages financiers en question.

Extrait :

« Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l'amour et la vérité ne l'abandonnent jamais totalement, parce qu'il s'agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l'esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l'amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l'initiative d'amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l'amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C'est notre vocation d'aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité. »

Posté le 29 juin 2018 à 07h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 juin 2018

C’est arrivé un 28 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd'hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l'école de l'Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l'Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison.

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Saint Paul Ier, naît à Rome et succède à son frère le pape Étienne II, dont il continue la politique. Voir la chronique du 29 mai.

Les croisés sortent d'Antioche. Ce n'est pas une sortie poussive, mais une armée, en pleine possession de ses moyens malgré la famine et la fatigue. La surprise du chef de l'armée turque, le sultan Kerboga est telle qu'il ne réagit pas. En tête des Croisés, chevauche la Sainte Lance découverte miraculeusement par Pierre Barthélémy affirmant avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouvait enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d'Antioche. L'attaque franque est si foudroyante que la plupart des Turcs paniquent et bientôt, toute l'armée musulmane bat en retraite. Le siège d'Antioche devient rapidement légendaire, et au XIIe siècle fut le sujet d'une chanson de geste, la chanson d'Antioche. Voir la chronique du 3 juin.

C'est le 223ème pape de l'Église catholique, cf. la chronique du 23 mai.

Suite aux capitulations des villes protestantes de La Rochelle (le 28 octobre 1628, cf. chronique du jour), d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai), face à l'armée du Roi. Richelieu signe le traité d'Alès qui met fin aux hostilités. Reconduisant l'Edit de Nantes, ce texte a toutefois pour objectif de réduire au minimum le pouvoir politique des protestants et de leur retirer tous les droits qui leur permettaient de constituer un Etat dans l'Etat. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l'égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis. Il faut toutefois attendre 1787 pour qu'un état-civil leur soit reconnu.

Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville accostent du côté de Pointe-Allègre, mandatés par la Compagnie des Îles d'Amérique. Quatre dominicains choisis par le cardinal de Richelieu et près de cinq cents colons engagés par contrat pour trois ans les accompagnent.

Sur proposition de Colbert, l'Académie royale de Musique est créée ; Lully en prend la direction en 1672. Sa mission est de produire des divertissements en langue française pour la Cour, de susciter, dans le public, le goût de la musique, et d'assurer un enseignement de qualité. Jusqu'en 1793, elle travaille en étroite collaboration avec l'Académie française et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour la conception des livrets.

Voir la chronique du 27 février. Né à Quimper en 1736, fils d'un maître d'école, René Madec quitte le foyer familial à quatorze ans pour s'engager dans la Marine Royale de Louis XV. Arrivé en Inde, il combat contre les Britanniques sous le commandement de Joseph François Dupleix, puis à la tête de troupes autochtones du Grand Moghol (Empereur de l'Inde) Shâh Alam II. Ce dernier le nomme Nabab, lui confère le titre de Bocci ; ce qui en fait la troisième personne dans la hiérarchie militaire de l'Empire Moghol. Il s'installe près d'Hyderabad, à la tête d'une armée privée de 6 000 hommes constituée de Français et d'Indiens. Il mène une intense activité diplomatique pour rapprocher la couronne de France des Maharadjahs. Louis XVI l'anoblit et lui confère le grade de Colonel et l'Ordre Militaire de Saint Louis.

Le roi des Français Louis Philippe envoie la Légion étrangère, qui est, malgré elle, cédée et envoyée en Espagne, dès le lendemain.

Le docteur Alexis Carrel est un chirurgien, biologiste et neurophysiologiste français né à Sainte-Foy-lès-Lyon le 28 juin 1873 et mort à Paris le 5 novembre 1944. Agnostique, il se convertit lors d'un séjour à Lourdes en 1903, où il assiste à un miracle. Le Dr Carrel s'intéresse à Marie Bailly, à qui il a donné le pseudonyme de « Marie Ferrand » dans ses écrits, publiés à titre posthume sous le titre de Un voyage à Lourdes. Elle est alors au stade terminal d'une péritonite tuberculeuse, une maladie incurable et mortelle à l'époque. Carrel écrit d'elle:

«Il y a là une malade qui est actuellement plus près de la mort que tous les autres. De nombreuses fois j'ai été appelé à son chevet. Cette malheureuse est arrivée au dernier stade d'une péritonite tuberculeuse. Je connais son histoire. Toute sa famille est morte de tuberculose. Elle a eu des ulcères tuberculeux, des lésions pulmonaires, et maintenant, ces derniers mois, une péritonite, diagnostiquée tant par un médecin généraliste que par Bromilloux, un chirurgien renommé de Bordeaux. Son état est très grave, j'ai dû donner de la morphine pendant le voyage. Elle peut mourir à tout moment, juste sous mes yeux. Si un cas comme le sien arrivait à guérir, ce serait réellement un miracle. Je ne douterais plus jamais... Son état ne cesse de se détériorer. Si de retour chez elle, elle était encore en vie, ce serait déjà un miracle... Elle est condamnée. La mort est toute proche. Son pouls est très rapide, cent cinquante battements par minute et irréguliers. Le cœur s'affaiblit... »

Il publie ses observations honnêtement et en pleine persécution religieuse, deux ans avant la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se voit barrer à l'accession à une chaire universitaire ; il choisit alors de s'expatrier. En 1908, il réalise la première auto-transplantation rénale réalisée sur une chienne, puis reproduit l'exploit avec la plupart des organes. Il réalise en 1910 le premier pontage cardiaque expérimental ; reçoit en 1912 le prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses expériences sur la greffe des tissus et des organes, et sur leur survie en dehors du corps. Il se fait mondialement connaître par la publication de L'Homme, cet inconnu en 1935, il plaide notamment pour une politique nataliste, mais aussi eugéniste. Il promeut la reproduction en nombre des êtres humains à condition d'en éliminer les plus faibles, les déficients physiques et mentaux ". Il est partisan également de l'hygiène raciale.

Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés ; au même endroit où le IIe Reich allemand a été proclamé par Bismarck et Guillaume Ier en 1871…

Préparé par les vainqueurs, Clemenceau, Lloyd George, Orlando (pour l'Italie, qui est plus concernée par le Traité de Trianon) et Wilson, il est pétri de philosophie maçonnique et contient les germes de la seconde guerre mondiale. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or, la perte des colonies allemandes.

L'original est confisqué par les nazis en 1940, récupéré par les soviétiques et envoyé à Moscou en 1945, où il est toujours. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. Ce traité pose aussi les bases de la de la création de la Société des Nations (SDN), pour arbitrer et résoudre les conflits entre États en lieu et place du « Concert des Nations », héritier des Traités de Westphalie et de Vienne.

Signature du traité de 1919, galerie des glaces, Versailles

Après de longues négociations, c'est finalement le site français qui est retenu pour la construction du réacteur expérimental ITER. Créé en 1985 sous une impulsion de Gorbatchev, le projet regroupe l'Union Européenne, la Russie, le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du sud. L'objectif est de créer de l'énergie non plus à partir de la fission nucléaire, mais à partir de la fusion. Très productive et peu polluante, cette technologie est souvent comparée au fonctionnement du soleil.

Posté le 28 juin 2018 à 07h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 2018

C’est arrivé un 27 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

A Chinon en Touraine, au VIe siècle, saint Jean, prêtre breton, qui voulut échapper aux regards des hommes pour l'amour de Dieu en habitant une petite cellule avec un oratoire, devant l'église.

À Moulins, en 1885, la bienheureuse Louise-Thérèse Montaignac de Chauvance, vierge, fondatrice de la « Pieuse Union des Oblates du Sacré-Cœur de Jésus ».


Statue de Louis XII, sur la façade méridionale du château de Blois.

Le 27 juin 1462 naît Louis II d'Orléans au château de Blois. Surnommé le «Père du Peuple», Louis XII arrive sur le trône en 1498. Son règne est marqué par les guerres d'Italie et par plusieurs réformes, notamment celles des impôts et de la justice. Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 18 novembre.

Charles IX de France, naît le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Il est duc d'Orléans de 1550 à 1561, puis Roi de France jusqu'en 1574. Âgé de 10 ans lors de son accession au trône, la régence est confiée à sa mère Catherine de Médicis qui gouverne. Charles IX est sacré Roi de France le 5 mai 1561 en la cathédrale de Reims.

En mars 1564, débute un tour de France organisé par la reine-mère, pour montrer le Roi, lui faire connaître son royaume et essayer de pacifier les tensions religieuses. Sous son règne la guerre entre protestants et catholiques se poursuit en France, avec les innombrables agressions et crimes des Huguenots bien détaillés par Jean Guiraud dans son Histoire partiale-Histoire Vraie (en quatre tomes), avec la Michelade à Nîmes le 29 septembre 1567, cinq ans avant la Saint Barthelemy. Le Roi meurt le 30 mai 1574.

Voir les chroniques des 05, 15 et 30 mai et du 24 août.

L'édit de Châteaubriant est un édit royal promulgué par Henri II le 27 juin 1551 destiné à contrôler la production de l'imprimé et la circulation des idées. Cette initiative s'inscrit dans la lutte contre la prolifération des écrits calvinistes. Les Huguenots ne se gène pas pour détruire statues, tableaux livres catholiques depuis des années. Mais la portée de l'édit est générale et doit être replacée dans le cadre du serment prononcé par le Roi lors du sacre de lutter contre les hérésies. L'acte réorganise et systématise des mesures antérieures, comme la mention obligatoire du nom de l'imprimeur, de l'auteur, de l'autorisation de publier et de la date sur les livres. Chaque librairie doit détenir le Catalogue des livres censurés établi par la faculté de théologie de la Sorbonne.

 

 

A lire l'histoire officielle cette escarmouche est une grande victoire huguenote. En fait, Gaspard de Coligny remonte la vallée du Rhône et cherche à arrêter l'armée royale à Arnay-le-Duc. La configuration du terrain lui est très défavorable. Les deux premiers régiments qu'il envoie au contact des troupes royales, commandées par le maréchal de Cossé se font étriller. L'amiral donne l'ordre de la retraite.

Mais aussi de traduire la Bible en chinois et d'administrer les sacrements en chinois.

Louis Guillaume Le Monnier naît le 27 juin 1717 à Paris. Il est le frère de l'astronome Pierre Charles Le Monnier. Professeur de botanique au Jardin du Roi, médecin de Louis XV et Louis XVI. Membre de l'Académie des sciences dès 1743 et de la Royal Society en 1745, il participe à certains articles de "L'Encyclopédie" sur des sujets de physique.

La bataille de Dettingen oppose dans un village de Bavière, les armées françaises du maréchal de Noailles aux Britanniques, Hanovriens et Autrichiens dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche.

Quatre jours plus tôt, il avait demandé aux trois ordres de délibérer séparément et avait cassé toutes les décisions fiscales du tiers-état. Celui-ci avait alors été rejoint par la majorité des députés du clergé et une poignée de députés de la noblesse emmenés par le duc d'Orléans. Louis XVI, n'osant recourir à la force, se soumet en enjoignant aux députés récalcitrants de se joindre à la nouvelle Assemblée.

Pour mettre fin à la seconde guerre de l'Opium, le gouvernement chinois des Qing est obligé de signer le traité de Tianjin (Chine) avec la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Russie. Par ce traité, la Chine ouvre onze nouveaux ports au commerce étranger, à légaliser le commerce de l'opium, à diminuer les tarifs douaniers à l'intérieur du pays, à accepter l'installation de légations étrangères et, enfin, à autoriser la mise en place de missions catholiques. Toutefois, le gouvernement impérial le ratifie à la fin de la guerre en 1860.

Voir la chronique du 13 janvier

L'Assemblée nationale adopte la loi transformant la RTF en ORTF (Office de radiodiffusion et télévision française). La RTF était héritière de La Radiodiffusion française (RDF), créée le 23 mars 1945, après la nationalisation des radios privées et instaurant ainsi un monopole d'État

Alors que sa suspension est prévue pour 2003, suite à une vague de protestation chez les jeunes nés avant l'année butoir de 1979, le gouvernement Jospin décide, par décret, de suspendre immédiatement la conscription. Cette dernière existe toujours et le gouvernement peut mobiliser si nécessaire…

Le 27 décembre 1673, le Sacré Cœur apparaît à Marguerite Marie Alacoque et lui demande d'avoir une dévotion à son Sacré Cœur. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur lui apparaît encore pour lui donner un message pour le Roi Louis XIV, car la France à un rôle à jouer pour répandre cette dévotion dans le monde. (Voir la chronique du jour). Si aucun des Rois n'a fait cette consécration du pays au Sacré Cœur, Louis XVI prisonnier au Temple s'est consacré ainsi que sa famille avant d'être assassiné. De même avant lui toutes les grandes villes de Provence lors de la grande peste de 1720 se sont consacrées au Sacré Cœur : Marseille, Arles, Avignon, Toulon. Non seulement l'épidémie disparaît rapidement mais ces villes connaissent alors un renouveau de la foi extraordinaire. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 286).

En 1765 c'est le pape Clément XII qui accorde la fête solennelle du Sacré-Cœur à la France. Pie IX étend cette fête à toute l'Eglise à la demande des évêques français en 1856. Puis vient en 1873, le vœu privé, devenu national d'ériger un sanctuaire au Sacré Cœur, en réparation de toutes les fautes nationales… Le 25 mai 1899, Léon XIII ordonne la consécration du genre humain tout entier au Sacré Cœur. Et il faut citer Claire Ferchaud et le message du Sacré Cœur au président Poincaré au début de la première guerre mondiale.

Le 25 mai 1889, le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur en publiant l'encyclique «  annum sacrum »

Posté le 27 juin 2018 à 07h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 juin 2018

28 juin à Bergerac : Conférence sur les Héros du Périgord sous la Révolution

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Posté le 26 juin 2018 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

En Poitou, vers 515, saint Maixent, abbé, célèbre par ses miracles.

Près de Valenciennes, au VIIIe siècle, les saints martyrs Saulve, évêque, et son disciple que l'on appela Supéry. Ils vinrent d'Auvergne dans cette région et, sous le seigneur du lieu Winegard, y subirent le martyre.

À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D'abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche; prieur, il convoqua un chapitre général; contraint par le pape d'accepter l'évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Raymond Petiniaud de Jourgnac, prêtre et martyr. Archidiacre de Limoges au moment de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, sur lequel il mourut, couvert de plaies et rongé de vermine.

À Cambrai, en 1794, les bienheureuses Madeleine Fontaine, Françoise Lanel, Thérèse Fantou et Jeanne Gérard, vierges et martyres. Filles de la Charité, elles furent condamnées à mort en haine de l'Église, dans la même persécution, et conduites à l'échafaud, la tête couronnée du Rosaire, par dérision.

Le siège dure jusqu'au 7/9/1285 et se termine par la déroute de l'armée française.

Le concile de Pise du 23 mars au 7 août, dépose le pape de Rome Grégoire XII et celui d'Avignon Benoît XIII, mais ceux-ci refusent de s'effacer. Ce même concile élit l'archevêque de Milan Pierre Phylargis, aussi appelé Pierre de Candie, qui prend le nom d'Alexandre V. Au lieu de retrouver la paix, l'Eglise se retrouve avec trois papes ! Ses troupes prennent Rome, mais il ne peut s'y maintenir longtemps et s'installe à Bologne. Il meurt le 3 ou 4 mai 1410.

Les débuts de l'alpinisme sont sujets de disputes d'historiens. Toutefois, ils peuvent être trouvés dans l'ascension du Mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors, en 1492. Une invitation du Roi de France Charles VIII et non un ordre, pousse Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar "à entreprendre l'ascension de cette montagne que l'on disait inaccessible. Il utilise les services et les savoir-faire d'un "escalleur" du Roi, spécialiste des échelles pour l'assaut des places fortes. Il fait en effet appel à un huissier pour notifier l'exploit.

D'autres considèrent que la première ascension a été faite par Rabelais sur le mont Ventoux, par l'italien Pétrarque, le 26 avril 1336. (CF. la chronique du jour).

Il quitte Cherbourg à l'aube du 26 juin et rentre à Versailles en longeant la côte normande par Honfleur, Le Havre et Rouen. Au niveau de St Germain en Laye, notant que les acclamations et la joie du peuple commence à diminuer le Roi note : « Il est vrai que nous approchons de Versailles. »

Le 20 juin, avant de quitter Angers pour Nantes, les généraux de l'Armée Royale Catholique ont adressé à la garnison de Nantes cet ultimatum :

«Messieurs, aussi disposés à la paix que préparés à la guerre. Nous tenons d'une main le fer vengeur, et de l'autre le rameau d'olivier. Toujours animés du désir de ne point verser le sang de nos concitoyens et jaloux d'épargner à cette ville le malheur incalculable d'être prise de vive force : après en avoir délibéré en notre conseil, réuni au quartier général a Angers. Nous avons arrêté à l'unanimité de vous présenter un projet de capitulation dont le refus peut creuser le tombeau de vos fortunes, et dont l'acceptation, qui vous sauve, va sans doute assurer à la ville de Nantes un immense avantage et un honneur immortel. En conséquence. Nous vous invitons à délibérer et statuer que le drapeau blanc sera de suite, et six heures après la réception de notre lettre, arboré sur les murs de la ville. Que la garnison mettra bas les armes et nous apportera ses drapeaux. Que toutes les caisses publiques, tant du département, du district, de la municipalité, que des trésoriers et quartiers-maîtres, nous seront pareillement apportées : que toutes les armes nous seront remises : que toutes les munitions de guerre et de bouche nous seront fidèlement déclarées : et que tous les autres effets, de quelque genre que ce soit, appartenant à la République, nous seront indiqués et livrés, pour que par nous il en soit pris possession au nom de Sa Majesté Louis XVII, Roi de France et de Navarre, et au nom de Monseigneur le Régent du royaume. Qu'il nous sera remis pour otages les députés de la Convention nationale, présents en mission dans la ville de Nantes et autres dont nous conviendrons. A ces conditions, la garnison sortira de la ville sans tambours ni drapeaux : des officiers seulement avec leurs épées et des soldats avec leurs sacs. Après avoir fait serment de fidélité à la religion et au Roi, et la ville sera préservée de toute invasion, de tout dommage et mise sous la sauvegarde et protection de l'armée Catholique et royale. En cas de refus, au contraire, la ville de Nantes, lorsqu'elle tombera en notre pouvoir, sera livrée à une exécution militaire et la garnison passée au fil de l'épée. »

La panique s'empare de la ville…

Cette victoire est l'aboutissement du travail de réorganisation de l'armée de Lazare Carnot, membre du Comité de salut public. Elle renforce alors la position du gouvernement.

Avec son frère Étienne, il est célèbre pour l'invention du ballon appelé montgolfière.

Né en 1740 à Vidalon en Ardèche, Joseph Montgolfier, est le douzième d'une nombreuse fratrie. Turbulent, fugueur, la lecture d'ouvrages d'arithmétique, de physique et de chimie oriente sa passion. Il fait ses premières expériences de chimie et monte un laboratoire, puis revient à Vidalon travailler à la papeterie. Avec son frère Augustin, il fonde une papeterie à Rives où il essaye d'améliorer les techniques papetières de l'époque. C'est en 1782 qu'il invente la montgolfière.

« Par ailleurs, en vertu des Capitulations signées par la monarchie avec l'Empire ottoman, conventions toujours reconnues en droit international, la France exerce un protectorat sur les catholiques du Moyen-Orient. De même, depuis le traité de Tien-tsin de 1858, la France est chargée de protéger les chrétiens de toutes nationalités qui vivent en Chine. Avec les autres puissances européennes, ces droits sont d'ailleurs matière à d'âpres rivalités. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 25)

Dès le 19 juin, le général De Gaulle parle à la radio de Londres de "la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie". Le 22 juin, il stigmatise un "gouvernement de rencontre", et assure que "le territoire français va être totalement occupé". Le 24 juin, selon lui : "La France et les Français sont, pieds et poings liés, livrés à l'ennemi". Le 26 juin, il dit : 

"Notre flotte, nos avions, nos chars, nos armes, à livrer intacts pour que nos adversaires puissent s'en servir contre nos propres Alliés".

"Plongés dans les derniers combats ou emportés par les tourbillons de la débâcle, les Français avaient autre chose à faire que d'écouter tout cela. Peu en eurent connaissance. Mais les Anglais l'entendaient et ne pouvaient être que fortifiés dans le dessein dont [on verrait] l'aboutissement à Mers-el-Kébir et ailleurs." (Amiral Paul Auphan, Histoire élémentaire de Vichy, p.65)

L'Organisation des Nations Unis (ONU) est constituée pour succéder à la Société des Nations (SDN) fondée en 1921.

Posté le 26 juin 2018 à 07h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 juin 2018

C’est arrivé un 25 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Prosper naquit dans l'Aquitaine, au commencement du Ve siècle ; nous le connaissons surtout par ses excellents ouvrages, car ce savant homme semble avoir passé sa vie la plume à la main, dans les controverses contre les hérétiques. Il s'était évidemment appliqué à l'étude des belles-lettres et surtout à l'intelligence de la Sainte Écriture. Chez Prosper, à la science se joignait la vertu, et un auteur contemporain, faisant de lui les plus grands éloges, l'appelle homme saint et vénérable. Les semi-pélagiens, en particulier, eurent en lui l'un de leurs plus redoutables adversaires.

Son érudition et sa sainteté le rendirent célèbre dans toute l'Église, et saint Léon le Grand, qui se connaissait en mérite, ne fut pas plutôt élevé au suprême pontificat qu'il attira Prosper à Rome pour faire de lui son secrétaire et se servir de lui, comme saint Damase avait fait de saint Jérôme, pour répondre aux questions qui lui étaient adressées de tout l'univers chrétien. Plusieurs historiens croient même que le fond de l'admirable lettre de saint Léon sur l'Incarnation du Verbe est de la composition de saint Prosper, et que le grand Pape n'a fait qu'y mettre son style.

Le saint n'était pas moins habile dans les sciences humaines que dans les sciences ecclésiastiques, surtout dans les mathématiques, l'astronomie et chronologie.

Tout porte à croire que Prosper n'était ni évêque, ni même prêtre ; mais comme il a passé sa vie à combattre les hérésies, à soutenir les vérités de la religion et éclaircir le grand et difficile mystère de la grâce, l'Église lui a donné place parmi ses Pères et ses docteurs.

Dans la vallée de la Maurienne en Savoie, à la fin du VIe siècle, sainte Tigre, vierge, qui mit tout son zèle à développer dans la ville le culte de saint Jean le Précurseur.

Dans la Chartreuse du Reposoir en Savoie, l'an 1160, le bienheureux Jean d'Espagne, moine, qui mit par écrit des constitutions pour les moniales de l'Ordre.

 

 

Laval en Mayenne, l'an 1794, la bienheureuse Marie Lhuillier, vierge et martyre. Entrée chez les Sœurs hospitalières de la Miséricorde, elle demeura fermement fidèle à ses vœux religieux et à l'Église pendant la Révolution française, et mourut guillotinée.

Immédiatement déporté par l'empereur Trébonien Galle après son élection, il meurt martyr, le 5 mars 254.

Défaite des Rois Francs Clodomir, Childebert Ier, Clotaire Ier et Thierry Ier, lors de la deuxième expédition menée contre les Burgondes (Bourguignons) et leurs alliés Ostrogoths. Clodomir Ier, Roi des Francs y est tué.

A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l'Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire de Charlemagne. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il doit ensuite accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les territoires ainsi séparés par ce conflit sont les embryons de l'Allemagne, de la France et de l'Italie.

Né en 1364 à Tours, Jean II Le Meingre commence comme page à la Cour du Roi de Charles V le Sage. Il combat les Anglais dès 1374 sous les ordres de l'Amiral Jehan de Vienne. En 1383, il s'illustre à la bataille de Roosebeke contre les Flamands, ce qui lui vaut d'être armé par Louis II de Bourbon, oncle du nouveau Roi Charles VI. Il l'accompagne en Castille contre Jean de Lancastre.

Fait prisonnier de 1389 à 1390, lors de la croisade manquée en Tunisie, Il est nommé Chambellan à son retour. Mais part se battre avec les Chevaliers Teutoniques contre les Polonais ; c'est au cours de cette expédition qu'il apprend son élévation à la dignité de Maréchal de France. En 1396, il est encore fait prisonnier, lors de la croisade de Nicopolis contre les Turcs. Nommé gouverneur de Gênes et de Savone, son autoritarisme pousse les habitants à se révolter. A Azincourt, ses conseils ne sont pas suivis par le Connétable d'Albret, qui lance la fatale charge frontale contre les archers anglais. La manœuvre d'encerclement des ailes de Lancastre, qu'il propose, aurait permis de gagner la bataille. Il meurt en captivité en Angleterre.

Ce guerrier, très pieux et dévot, érudit et lettré, marque son époque et rédige même des mémoires : Livre des faicts du bon messire Jean le Maingre, dit Boucicaut et même un recueil de poèmes.

Lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Tournai - 25 juin 1429.

« Gentilz loiaux Franchois de la ville de Tournay, la Pucelle vous faict savoir des nouvelles de par dechà que en VIII jours elle a cachié les Anglois hors de toutez les places qu'ilz tenoient sur la rivire de Loire, par assaut ou aultrement ; où il en a eu mains mors et prinz, et lez a desconfis en bataille. Et croiés que le conte de Suffort (Suffolk), Lapoule (Pole) son frère, le sire de Tallebord (Talbot), le sire de Scallez (Scales), et messires Jehan Falscof (Falstolf) et plusieurs chevaliers et capitainez ont estéprinz, et le frère du comte de Suffort et Glasdas mors. Maintenés vous bien loiaux Franchois, je vous en pry, et vous pry et vous requiers que vous soiés tous prestz de venir au sacre du gentil roy Charles à Rains où nous serons briefment, et venésau devant de nous quand vous saurés que nous aprocherons.

   A Dieu vous commans, Dieu soit garde de vous et vous doinst sa grace que vous puissiés maintenir la bonne querelle du royaume de France. Escript à Gien le XXVe jour de juing. »

— adresse: « Aux loiaux Franchois de la ville de Tournay. » (Procès, tome V, p. 125, tiré des Archives du Nord, nouvelle série, t. I, p. 520.)

La bataille de La Roche-l'Abeille a lieu au cours de la troisième guerre de Religion en France. Suite à l'assassinat du duc de Condé, Coligny mène les troupes protestantes et affronte le colonel général de l'armée royale, Philippe Strozzi. Les protestants bénéficient de la surprise, mais mal commandés, ils ne détruisent pas l'armée royale ; seul gain pour eux : la route du Sud et du Périgord est ouverte.

Comme le père récollet Denis Jamet, à Montréal la veille, le père Dolbeau célèbre une messe solennelle à Québec, suivie d'un Te Deum puis d'un feu d'artillerie. Les Récollets entreprennent la construction d'une résidence.

Le 29 juin 1642, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

Né vers 1611-1615 au Château de Lupiac, près d'Auch dans le pays d'Astarac (Gascogne), il sert à Paris au sein des Gardes Françaises, Corps d'élite chargé de la protection du Roi. Affecté à la Compagnie de Mousquetaires des Essarts près de Fontainebleau par Mr. de Tréville, il participe aux combats de la Guerre de Trente-Ans à Arras, Bapaume, Collioure et Perpignan. En 1660, il escorte Louis XIV à St-Jean-de-Luz pour son mariage avec l'Infante d'Espagne Marie-Thérèse. Le mousquetaire est gouverneur de Lille, poste qu'il n'apprécie guère, quand le Roi Louis XIV l'appelle pour la guerre de Hollande. Il rejoint le siège de Maastricht en 1673 et y trouve la mort, tué par une balle de mousquet qu'il reçoit dans la gorge. Louis XIV déclare alors : «J'ai perdu d'Artagnan en qui j'avais la plus grande confiance et m'était bon à tout. » (voir la chronique du 15 avril)

Le Roi visite l'emplacement du fort de Querqueville et le fort d'Artois. Il demande à ce qu'un navire, destiné à être brûlé pour le spectacle, soit vendu et que la recette soit redistribuée aux nécessiteux.

Le peuple est tenu et contrôlé par· «l'armée» qui impose le silence aux spectateurs. Le cortège royal entre à Paris, dans un silence funèbre sur ordre de la Garde nationale. Le Roi est provisoirement suspendu de ses pouvoirs.

Des deux cotés on ne cherche pas vraiment à améliorer la situation, la Convention souhaite en finir avec la Vendée et arrêter tous les chefs et les Vendéens cherchent un prétexte pour pouvoir reprendre les hostilités. Charette a reçu un courrier du comte d'Artois lui disant son admiration et son souhait de pouvoir le rejoindre pour partager ses périls et sa gloire.

La dénonciation du traité de La Jaunaye est officiellement due à l'arrestation de deux officiers de Charette les 19 et le 20 juin ainsi qu'au non versement des indemnités promises. Seules 200.000 livres ont été versées sur les 2 millions promis. Certains historiens parlent également d'une clause secrète concernant la remise du jeune Roi Louis XVII.

A l'appel de Charette, ses lieutenants, à qui il annonce l'arrivée prochaine des émigrés à Quiberon, se lèvent comme un seul homme. Les convois de vivres et de farines, destinées à la division des Sables sont interceptés ; 13 voitures de blé sont capturées entre Luçon et le Givre ; l'escorte est massacrée. Le 28 juin, le camp des Essarts est conquis par 1.800 royalistes avec Charrette à leur tête.

Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 1796, et Charette en mars. Le génocide a fait en Vendée 117 000 morts sur 815 000 habitants, 10 000 maisons détruites sur 50 000. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l'histoire, qui deviendra la version officielle jusqu'à notre époque. Avec la disparition des témoins, il est plus facile de persuader les Français de la justesse de la cause républicaine. Mais comme on est incapable d'expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d'aujourd'hui vient achever le génocide.

Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon ; il est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi".

Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, Georges naît le jour de l'an 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Ce fils de meunier pense un moment entrer au séminaire, il fait ses études au Collège de Vannes. Lorsqu'en 1793, Danton et la Convention décrètent la levée en masse, Cadoudal refuse de se soumettre et participe à l'embrasement de la Bretagne royaliste. Il décide alors de rejoindre la Grande Armée Catholique et Royale de Vendée et se place sous les ordres de Stofflet.

En 1795, Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan. Devenant commandant de la Division d'Auray, le Morbihan en compte onze, Cadoudal mène de nombreuses actions qui paralysent les Bleus dans tout l'Ouest du Morbihan. Toute cette partie du département est sous son contrôle. Cadoudal rejette le cessez-le-feu conclu La Mabilais et continue seul le combat.

Furieux et impuissant face à l'échec du débarquement de Quiberon, Cadoudal se replie avec ses hommes. Il reprend tout de même Sarzeau à la fin1795 et Locminé en avril 1796. Hoche le force à accepter la paix. Nommé Commandant de l'Armée Catholique et Royale du Morbihan par le Comte de Provence, le futur Louis XVIII, Georges Cadoudal reprend le combat le 4 septembre 1797.

En février 1799, Cadoudal est invité à Paris par le Premier Consul Bonaparte à signer une paix définitive. L'entrevue est un échec et la guerre reprend. Cadoudal participe à l'attentat de la rue Saint-Nicaise, dit de la Machine infernale. Si Bonaparte en sort sain et sauf, la bombe fait vingt-deux tués. Réfugié en Angleterre, il revient à Paris avec trois autres hommes pour enlever le Premier Consul: Joyaut, Burbant et Gaillard. C'est au cours de cette action qu'il est capturé.et jugé avec dix autres de ses amis. Le 25 juin 1804, il monte à l'échafaud. Voir les chroniques du 1er janvier et du 21 juin.

De Gaulle écrit dans ses Mémoires, volume 2, page 110 : « Il en eût été autrement si, en juin 1940, le gouvernement de la république, revêtu de l'appareil de la légitimité, disposant de la diplomatie, s'était transporté en Afrique avec les 500 000 hommes qui remplissaient les dépôts, celles des unités de campagne qu'on pouvait embarquer…

L'amiral Paul Auphan écrit dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles Editions Latines, page 33) que « : C'est plus que du rêve, c'est du mensonge ».  Il rappelle que la Marine avait reçu l'ordre de Reynaud de rassembler le moyen pour transporter depuis Bordeaux les 30 000 recrues vers l'Afrique du Nord. L'administration militaire de trouver plus que quelques isolés à faire embarquer. Il souligne enfin qu'aucune unité de combat n'était disponible pour être embarquée. L'armée de terre avait explosée en éclats sous les coups des Allemands.

Il rejoint un programme spatial soviétique.

Posté le 25 juin 2018 à 07h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juin 2018

C’est arrivé un 24 juin…

L"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Autun, vers 375, saint Simplice, évêque. De noble famille et très riche, il vivait avec son épouse dans la plus parfaite chasteté, quand il fut choisi comme évêque.

Au village de Créteil sur le territoire de Paris, au VIe ou VIIe siècle, la passion des saints martyrs Agoard et Aglibert, avec beaucoup d'autres.

Gohard, né à Angers, était « évêque de Nantes et seigneur de Blain » au temps où les Normands, causaient tant de maux pendant le neuvième siècle, emportant d'assaut les places les plus fortes et ne respectant rien ni personne.
Tandis que le roi Charles était occupé à pacifier l'Aquitaine, Nomenoy, qui avait obtenu le duché de Bretagne de Louis le Débonnaire, se révolta et se rendit maître de Nantes, à la sollicitation du duc Lambert : ensuite s'étant brouillé avec Nomenoy…

Gohard n'eut pas seulement à subir les conséquences de ces luttes entre Francs et Bretons ; il connut des ennemis plus terribles venus des pays scandinaves et qui déjà avaient ravagé le nord de la France : les Normands. Ces barbares, « invités » par Nomenoy qui leur promit le pillage de Nantes, ne se firent pas attendre longtemps (un mois après la défaite de Blain ils étaient là !) et escaladèrent la ville le 24 juin 843. La crainte qu'ils inspiraient à tous les peuples et la fête de saint Jean-Baptiste avaient attiré dans cette cité une immense multitude de fidèles sur lesquels les Normands assouvirent leur rage.

L'évêque Gohard s'était enfermé dans la cathédrale Saint-Pierre avec son clergé et une foule de chrétiens et y célébrait la fête de saint Jean Baptiste. Les barbares enfoncèrent les portes, firent une horrible boucherie dans le lieu saint, massacrèrent sans pitié évêque, prêtres, moines, et les poursuivirent jusque sur les autels sur lesquels ils se réfugiaient (faits évoqués par les Annales de Saint-Serge d'Angers et reprises dans la Chronique de Nantes). La légende raconte que, décapité, l'évêque reprit sa tête et marcha jusque vers la Loire où un bateau l'emmena à Angers. Sa dépouille fut effectivement inhumée à la Collégiale Saint-Pierre de la ville dont il était originaire.

Après avoir saccagé Nantes, les Normands allèrent piller le monastère d'Aindre, fondé dans le septième siècle par S. Hernieland. Cette maison fut tellement réduite, qu'on ne l'a plus rétablie depuis cette époque.

Dix ans après, les Normands remontèrent de nouveau la Loire, et cette fois incendièrent la ville. Pendant plus de cent ans, retranchés dans quelques îles du fleuve, ils ne cessèrent de dévaster le pays. Ils étaient un fléau si redoutable que l'Église de Nantes avait ajouté dans les litanies : « de la fureur des Normands, délivrez-nous, Seigneur ». 
Ce ne fut qu'en 939 qu'Alain Barbe-Torte les chassa définitivement du pays et ramena la paix dans les villes et les campagnes.

Selon certaines sources, Gohard de Nantes fut canonisé (culte autorisé) en 1096. La crypte romane de la cathédrale de Nantes lui est dédiée : elle a été réaménagée peu après sa canonisation pour accueillir ses reliques ramenées d'Angers.

La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834, lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste est décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, sa fête devient la fête nationale du Québec.

Saint Jean-Baptiste est né en Judée quelques mois avant Jésus-Christ. Il est fêté en Occident le 24 juin. Saint Jean le Baptiste, personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament, est le prédicateur qui annonce la venue de Jésus-Christ. C'est aussi son cousin et le prophète qui le baptise sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme «l'agneau de Dieu», et lui avoir donné ses propres disciples. Voir chronique du 24 février, comme beaucoup de saints de l'époque du Christ, c'est en France que repose une partie du corps de son cousin.

Les Huns font le siège d'Orléans. Le 24 juin 451, alors qu'Orléans va succomber, les troupes romaines déferlent sur les assiégeants. C'est Aetius et son armée qui le 20 juin a déjà arrêté les Huns. Ces derniers sont stupéfaits. Depuis leurs steppes de Mongolie, on ne les a jamais attaqués ! Ils se replient et abandonnent la place. Voir les chroniques des 7 avril et 20 juin.

Philippe Auguste, Roi de France, vainc à Rouen Jean sans Terre et peut ainsi prendre possession de la Normandie. Dès 1202, Philippe Auguste confisque les terres du roi d'Angleterre, d'où son surnom de Jean sans Terre. Le Roi de France a frappé un grand coup en prenant le célèbre Château Gaillard construit par Richard Cœur de Lion. Philippe Auguste s'empare ensuite par les armes de l'Anjou et de la Touraine. Le Roi fait construire le château de Rouen, la plus grosse fortification de son époque.

Le 24 juin 1340 eut lieu la bataille de l'Ecluse, la première bataille navale de la guerre de Cent Ans, oppose la flotte anglaise à celle du Roi Philippe VI de France. Cette bataille a lieu en mer du Nord près de la Belgique. Elle est remportée par les Anglais qui anéantissent la flotte française.

L'ordonnance prise à la demande du Roi Louis XIII, accorde aux Arméniens de France la liberté du commerce pour :

«faire venir et apporter en toute liberté, et sûreté de leurs dicts pays en ports et havres de Provence et autres de ce royaume telle quantité de soyes et austres marchandises que bon leur semblera pour les y vendre et débiter en payant les droits pour ce dû à Sa Majesté».

Toile de Georges Delfosse

Samuel de Champlain décide d'amener des missionnaires en Nouvelle-France, les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. Une messe, la première sur l'île de Montréal, est alors célébrée le 24 juin 1615, à la rivière des Prairies, par le récollet Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, récollet aussi.

Le 24 juin 1717, la Grande Loge unie d'Angleterre, principale loge maçonnique anglaise, est créée à Londres. Elle regroupe quatre loges maçonniques dont les membres se réunissent dans des tavernes. Elle est aujourd'hui la première obédience maçonnique du monde. L'un des 3 principaux animateurs à l'époque est Désaguliers, ami et collaborateur de Newton. (Dans La politique des Francs-maçons de Jacques Mitterrand, cité par FM ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs page 61)

En 1721 est fondée à Dunkerque la première loge française : la loge « Amitié et Fraternité ». Et en 1789, Mirabeau dit lors des Etats généraux :

« Avant toute chose il faut commencer par décatholiciser la France. » Cité par l'abbé Alphonse Cordier dans, Martyrs et bourreaux de 1793, (tome I, p.111 Ed. La Source d'or)

Louis XVI monte à bord du vaisseau "Le Patriote" où il est acclamé par l'équipage et assiste aux manœuvres de l'escadre face à Cherbourg, il dîne à bord, puis, après un exercice de bataille navale, prend la mer jusqu'à percevoir les côtes anglaises. Au retour, il visite l'anse d'Urville-Hague.

«Le lendemain[le 24 juin], il embarque sur le Patriote et stupéfie le chef d'escadre, Mr d'Albert de Rions, et son état-major par la pertinence de ses questions, par son aptitude à commenter les manœuvres les plus subtiles. Sans ostentation, il fait comprendre qu'il connaît les moindres détails d'un métier savant entre tous. […] Soudain, Mr de Rions fait virer de bord. Encore qu'il connaisse la réponse le Roi demande : - Où nous mènerait ce vent ? - Sire, en Angleterre.- Oh ! J'irais volontiers ! Les Anglais ne me recevraient pas mal et, dans ce pays-là, on ne trompe point les rois. […] A bord, sur les quais, dans les rues, on hurle : «  Vive le Roi, vive notre bon Roi ! » Il répond ivre de bonheur : - Vive mon bon peuple ! […] Je n'ai jamais goûté le bonheur d'être Roi que le jour de mon sacre et depuis que je suis à Cherbourg. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 365).

Cette constitution de l'an 1 n'est jamais appliquée.

Victoire sanglante des troupes franco-piémontaises de Napoléon III sur les forces autrichiennes de François-Joseph à Solférino, en Italie. Le combat voit plus de 300 000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. Les nouvelles techniques utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé annoncent déjà la première guerre mondiale. Un suisse, Henri Dunant est présent sur les arrières de l'armée française, Il découvre que la logistique santé dans l'armée impériale, assez correctement organisée, est totalement débordée par l'afflux des blessés. Si on connaît le nombre des opérés et des blessés, de ceux qui ont survécu au choc opératoire et aux infections (absence d'antisepsie et d'asepsie) grâce aux registres du Service de santé, les équipes médicales et chirurgicales, à une époque où, de surcroît, on a l'amputation facile. Il organise des soins avec des volontaires. La guerre terminée, il crée la Croix Rouge en 1864. Une visite des blessés a déterminé Napoléon III à établir une cessation des hostilités. Il est d'ailleurs l'un des seuls souverains européens à s'intéresser au projet de Croix-Rouge de Dunant, et à l'encourager directement.

Professeur d'Université, Militant Catholique et Rédacteur en chef du Journal La Croix de 1917 à 1939.

Régulièrement cité dans cette rubrique pour son ouvrage Histoire Partiale, Histoire Vraie, le 150ème anniversaire de sa naissance est l'occasion de relever un peu sa notoriété perdue. En effet, au début du 20e siècle, Jean Guiraud était connu de presque tous les foyers catholiques grâce à ses articles dans La Croix.

Petit fils de paysan-ouvrier de Carcassonne, fils d'instituteur, il est un exemple de l'ascension par l'effort, devenant, par un travail acharné, normalien, membre de l'École française de Rome, agrégé d'histoire, professeur de lycée puis à l'université de Besançon.

Mais son poste dans l'université publique ne lui fait pas abandonner ses convictions religieuses. Il devient un militant catholique actif et infatigable avec des engagements tant politiques qu'associatifs. Sa notoriété est grandissante, tout comme sa famille (il épouse en 1895 Marguerite Petit de Julleville, dix enfants naissent de cette union).

C'est en fin 1916 que le journal La Croix l'approche pour lui proposer le poste de rédacteur en chef. Le journal espère à la fois bénéficier de sa notoriété dans les sphères catholiques, mais aussi de ses compétences littéraires et historiques. Il en fait un vrai quotidien.

Mais fin des années 20, début des années 30, une ligne progressiste se dessine au journal. Après une cohabitation de quelques années, Jean Guiraud démissionne en 1939 et retourne à ses travaux historiques. Dès lors, l'histoire ''officielle'' du journal minimisera, jusqu'à aujourd'hui, son rôle.

Parfois qualifié d'intransigeant, Jean Guiraud « refuse de s'inféoder à quelque parti ou courant politique que ce soit. Éternel franc-tireur, il combat aussi bien le boulangisme que le ralliement inconditionnel, aussi bien le Sillon que l'Action française. Il est indépendant et inclassable, comme le constate l'abbé Thellier de Poncheville: "Guiraud ? Il n'est ni démocrate, ni réactionnaire, il est guiraudiste !". Si cependant on se risquait à tenter de caractériser la personnalité et l'activité de Jean Guiraud, sans doute pourrait-on reprendre ce qu'écrivait sa fille aînée à l'occasion de la célébration des 80 ans de son père (Lyon, 24 juin 1946) : "Mgr Bertin prononça une allocution émouvante, prenant pour thème une citation de saint Paul que nous aimions depuis longtemps évoquer quand nous pensions à papa : Bonus miles Christi » (Didier Ozanam, petit-fils de Jean Guiraud ; allocution lors de l'inauguration du Fonds Guiraud au CHAN en 2006).

Sur Wikipédia, une biographie sommaire mais une bibliographie bien complète :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Guiraud_(1866-1953)

Sur le site des archives nationales, la présentation du fonds avec une biographie scientifique complète.

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_025019

Alors que la Wehrmacht est aux portes de Lyon, en face, le Général René Olry a établi trois positions défensives : la première s'établit de Bellegarde à Lyon avec des avant-postes défensifs au nord la ville ; la seconde défend Grenoble en s'appuyant sur versant ouest de la Chartreuse, la chaîne de l'Epine et le Mont du Chat ; la troisième autour de Voreppe, le long de l'Isère et le dos au Massif du Vercors. Le 18 juin, à la demande du maire Edouard Herriot Lyon est déclarée « ville ouverte ». Les allemands ne passent aucune des lignes défensives mais se replient avec de lourdes pertes. Ce succès est obtenu alors que dans le même temps les Italiens attaquent le 21 juin! Le Lieutenant Tom Morel, futur chef du maquis du Plateau des Glières, s'illustre en ordonnant un tir de barrage sur sa propre position, blessé, il obtient toutefois la reddition des soldats ennemis. Cet acte lui vaut la Croix de Guerre.

Le 24 juin, deux jours après Rethondes, la France signe à Rome un armistice bien moins dur. Rome ne met seulement la main que sur une bande terrestre allant du nord des Alpes françaises jusqu'à Menton, cette dernière ville passant sous administration italienne. Le Général René Olry a préservé au total 300 000 hommes de la captivité allemande.

La déroute de l'armée française devant les troupes allemandes précipite le départ du gouvernement et de vingt-sept parlementaires réfugiés à Bordeaux. Ils accostent à Casablanca, au Maroc, sous les huées de la foule. Placés en garde à vue, certains parlementaires sont ensuite condamnés pour désertion devant l'ennemi, d'autres sont désignés coupables de la déroute française. Comment ne pas penser à l'Evangile de Saint Jean :

« Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »

Et les lois Savary sont retirées.

Posté le 24 juin 2018 à 05h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

23 juin 2018

Les idées reçues sur le Moyen-Âge

Pour justifier les bienfaits de la Révolution française, le XIXe siècle a répandu beaucoup de calomnies sur l'Ancien Régime et notamment sur le Moyen-Age (rien que le terme...), mensonges qui circulent encore aujourd'hui (justifiant le mot d'ordre de Voltaire "mentez, il en restera toujours quelque chose"). Dans une vidéo Youtube, un professeur dénonce les idées reçues :

Posté le 23 juin 2018 à 14h11 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Vannes en Bretagne, vers 914, saint Bili, évêque et martyr, qui aurait été tué quand les Normands dévastaient la cité.

La ville était occupée par les troupes du sultan Seljûqide Qilij Arslân Dâwûd.

Hugues de Lionne, marquis de Fresnes, est nommé Ministre d'Etat dans le gouvernement formé par Mazarin. Né le 11 octobre 1611, Hugues de Lionne est d'abord diplomate et devient rapidement un proche de Mazarin et de Louis XIII. C'est lui qui négocie le traité des Pyrénées, début 1659, qui met fin à la guerre de Trente ans. Il meurt le 1er septembre 1671.

Le pays Bigouden s'enflamme.

Le ballon "La Marie-Antoinette" s'élève devant le Roi Louis XVI et le roi suédois Gustave, à Versailles, emmenant Jean-François Pilâtre de Rozier et le chimiste Louis Joseph Proust. Ils montent régulièrement, se dirigent vers le nord, traversent les nuages, atteignent 3 km et décident de redescendre : ils parcourent 52 km et se posent avant la forêt de Chantilly.

Après la messe matinale, le Roi Louis XVI commence par décorer les héros français de la Guerre d'indépendance américaine. À bord d'un canot conduit par vingt rameurs et mené par La Bretonnière, puis à bord du Patriote, vaisseau à 74 canons, il assiste à l'immersion du neuvième cône de pierre. Il visite ensuite le fort de l'île Pelée qu'il baptise Fort-Royal.

« Partout, la population ovationne follement ce bon Roi, si simple, et se montrant, par ses questions, si soucieux du bonheur de tous. En route il interroge ses compagnons :

Pourquoi reçois-je ici des témoignages d'amour auxquels je ne suis point habitué ? Les interpellés gardent le silence. Alors son regard se voile : Je vois, il faut qu'on m'ait fait une mauvaise réputation à Versailles. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 363).

Au cours d'une séance des Etats généraux ouverte le 4 mai 1789, le marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du Roi, veut faire sortir le Tiers-Etat de la salle. Les députés du Tiers-Etat, galvanisés par Mirabeau, refusent l'ordre de dispersion de l'Assemblée constituante du Roi Louis XVI. Ce dernier très affecté par la mort du Dauphin s'écrie : « Ils veulent rester, qu'ils y restent. »

"Une longue chaîne de montagnes couvertes de neige…"

La bataille de Groix oppose la France et la Grande-Bretagne. Plusieurs escarmouches ont lieu début juin. Le véritable combat débute le 23 juin. L'armée britannique remporte la victoire.

Une troupe d'émigrés, venus pour appuyer les Français rejetant la république se battant pour leur Dieu et leur Roi débarquent. Les Chouans sont prêts et rejoignent rapidement les émigrés. Faute de débarquement en Vendée, les troupes de Charette et Stofflet mènent des actions non coordonnées. Mal organisée et rongée par les dissensions, l'armée d'émigrés, après une brève avancée, est repoussée et vaincue.

Aucun prince de sang ne participe. Il est loin le temps où le Roi Henri IV se jetait au plus fort de la mêlée, risquant à chaque seconde sa vie et forçant par là ses subordonnés à donner pour la France le meilleur d'eux-mêmes…

Bonaparte signe un armistice avec le pape Pie VI. Le pape doit verser à la France 21 millions de livres, livrer des œuvres d'art et des manuscrits précieux, céder Ancône, Ferrare et Bologne. La France, de son côté, renonce à l'idée de détrôner Pie VI. En fait le Directoire poursuit la politique maçonnique visant à détrôner le Pape et lui retirer toute souveraineté temporelle. Bonaparte, plus au fait des réalités locales refuse plusieurs fois d'obéir aux ordres de conquérir Rome et de déposer le Pape. Ce dernier, face aux multiples agressions françaises réarme ses places fortes et passe une alliance défensive avec l'Autriche le 25 septembre 1796.

L'invasion commence le 23 juin 1812. Une dernière offre de paix de Napoléon est restée sans réponse ; il ordonne d'avancer en Pologne russe. Il ne rencontre aucune ou peu de résistance et avance rapidement en territoire ennemi. La Grande Armée avec 700 000 hommes, la plus grande armée européenne jamais rassemblée, franchit la rivière Niémen pour se diriger vers Moscou.

Le corps d'armée principal de 250 000 hommes est aux ordres de l'Empereur, les deux autres commandés par Eugène de Beauharnais (80 000 hommes) et Jérôme Bonaparte (70 000 hommes). En second échelon, se trouvent deux corps d'armée commandés par Macdonald (32 500 hommes) et Karl Schwarzenberg (34 000 Autrichiens) et une réserve de 225 000 hommes, s'y ajoutent 80 000 Gardes. Le 30 décembre, l'armée, réduite à environ 50 000 hommes, repasse le Niémen...

Le premier Congrès olympique international (CIO) de l'ère contemporaine dont l'objectif est le rétablissement des Jeux Olympiques antiques, a lieu à l'Université de la Sorbonne à Paris. Il s'est ouvert le 16 juin. Le baron Pierre de Coubertin réalise ainsi son rêve. A sa demande, le premier président du CIO est un Grec. Coubertin sera lui-même président de 1896 à 1925.

Les Anglais, qui n'ont pas souffert les destructions de la première guerre mondiale, veulent obliger les Français à faire de leur patrie un champ de ruines. Ils tentent de soudoyer les grands chefs de l'empire pour entrer en dissidence. Ils ne trouveront qu'un ex sous secrétaire d'Etat : De Gaulle, lequel a fuit Bordeaux à bord d'un avion anglais le 17 juin. A la BBC le gouvernement anglais déclare qu'il ne reconnaît pas le gouvernement de Bordeaux comme celui de la France mais reconnaît le Comité national français que vient de fonder De Gaulle ! L'ambassadeur britannique quitte la France. Les Anglais rompent toutes relations diplomatiques avec la France.

Gaston Defferre, alors ministre de la France de l'Outre-mer, fait adopter une loi qui reconnaît l'autonomie interne des territoires d'outre-mer. C'est la fin de l'AOF et l'AEF. Cette loi prévoit, par ailleurs, la création de républiques autonomes dans les colonies africaines.

Posté le 23 juin 2018 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2018

C’est arrivé un 22 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Paulin naît à Bordeaux en 354, d'une des plus anciennes et des plus célèbres familles sénatoriales de Rome, qui avait d'immenses possessions en Italie, en Aquitaine et en Espagne. Ausone, le premier orateur et le premier poète de son temps, fut son maître ; et, sous sa conduite, Paulin devint lui-même un orateur et un écrivain fort remarquable. Ses talents, ses richesses, ses vertus l'élevèrent aux plus hautes dignités de l'empire ; il fut même honoré du consulat, l'an 378.

Paulin avait vingt-quatre ans quand il épousa Thérésia, opulente patricienne, pieuse chrétienne, dont l'influence rapprocha peu à peu son époux de la vérité et le conduisit au baptême. Ses relations avec le célèbre saint Martin, grand thaumaturge des Gaules, qui le guérit miraculeusement d'une grave maladie des yeux, contribua beaucoup aussi à tourner ses pensées vers la beauté de la perfection chrétienne. Il reçut le Baptême et goûta enfin la paix qu'il cherchait depuis longtemps. La mort de son jeune enfant, nommé Celsus, porta de plus en plus le nouveau chrétien au mépris des biens de ce monde.

Son immense fortune lui était à charge ; il s'en dépouilla en faveur des pauvres, croyant que " le véritable riche est celui qui compte sur Dieu et non celui qui compte sur la terre" et que " celui qui possède Jésus possède plus que le monde entier". Dès lors Paulin et Thérésia, tout en vivant dans une union parfaite, pratiquèrent la continence. Ces nouvelles jetèrent l'étonnement dans tout l'empire ; à l'étonnement succédèrent les dérisions, les reproches, le mépris. Paulin, en revanche, voyait sa conduite exaltée par tout le monde chrétien et recevait les éloges des Ambroise, des Augustin, des Jérôme et des Grégoire.

Il fut ordonné prêtre en 393, et alla se fixer à Nole, en Italie, où il fit de sa maison une sorte de monastère. En 409, le peuple de Nole l'acclama comme évêque. Son épiscopat est célèbre par un acte de dévouement devenu immortel. Une pauvre veuve avait vu son fils unique emmené prisonnier par les barbares ; elle va trouver Paulin, le priant de racheter son enfant : "Je n'ai plus d'argent - dit le pontife - mais je m'offre moi-même." La pauvre femme ne pouvait le croire, mais il l'obligea à se rendre avec lui en Afrique, où il se livra en échange du prisonnier. Au bout de quelques temps, la noblesse du caractère et les vertus de Paulin intriguèrent son maître ; il fut obligé de se découvrir, et le barbare, confus d'avoir pour esclave un évêque, lui donna sa liberté avec celle de tous les prisonniers de sa ville épiscopale. Sa réception à Nole fut un triomphe.

À Rome, au Latran, l'an 1276, le bienheureux Innocent V, pape, de l'Ordre des Prêcheurs. Après avoir enseigné la théologie à Paris, il fut nommé, malgré lui, au siège épiscopal de Lyon, où il fut, avec saint Bonaventure, modérateur des débats du Concile œcuménique convoqué en vue de réaliser l'union entre les Latins et les Grecs séparés. Élu ensuite à la chaire de Pierre, il mourut après cinq mois de pontificat, plutôt montré que donné à l'Église de Rome.

Le concile est ouvert par le patriarche Cyrille d'Alexandrie. Ce concile rappelle l'affirmation de Marie Mère de Dieu.

Pendant son court pontificat de 5 mois, il a le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Après sa mort, le peuple le vénère comme saint et Léon XIII le proclame bienheureux en 1898. Il repose à Rome en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

Totalement oubliée, cette bataille permet à Charles V d'avoir la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

Deux seigneurs locaux Arnaud d'Albret et Jean d'Armagnac, acceptent mal une levée d'impôts du Prince Noir fils d'Édouard III. Ce dernier, à qui est présentée l'affaire, ne veut rien savoir. Les Français demandent justice et appui au Roi de France le suzerain d'Edouard III. Charles V saisit l'occasion pour relancer la guerre en 1369. Bien qu'en infériorité numérique, les franco-castillans ont des navires bien plus maniables. Ils tendent une embuscade aux Anglais dont la flotte approche de La Rochelle, anglaise depuis le Traité de Brétigny. A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke, le chef anglais est fait prisonnier. Ayant la maîtrise des mers, Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou. Le lendemain, le connétable Bertrand du Guesclin réussit à pénétrer dans La Rochelle.

Les alliés de Louis XI, les membres de la Confédération suisse infligent à Charles le Téméraire une cuisante défaite à Morat. Ce dernier perd la vie peu de temps après, à Nancy.

Le comte de Montmorency-Bouteville, 27 ans comptant 22 duels à son actif, est décapité place Royale, avec son cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que provoquent les duels chez les jeunes nobles, qui privent ainsi le Roi de ses meilleurs soldats. Au XVIIème siècle, huit édits royaux condamneront le duel. Il faut rappeler que la noblesse paie l'impôt du sang; la vie d'un noble ne lui appartient pas. Entre 1589 et 1608, les duels feront plusieurs milliers de victimes ! Aussi Louis XIII a refusé sa grâce, malgré les supplications de nombreux grands du Royaume. Le Roi écrit même pour clore les suppliques :

"Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes ! Et que l'excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m'ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu..."

La sentence est rendue au couvent dominicain de Santa-Maria, ce jour là. L'affaire devient, avant même la révolution, un exemple de désinformation pour discréditer l'Eglise catholique et montrer que la science et la foi sont incompatibles. Qu'enseigne-t-on à l'école sur le sujet ? Jean Sévillia dans son livre Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 96 à 129) rappelle ce qu'écrivait Arthur Koestler dans Les somnambules en 1961 : « Galilée n'a pas inventé le télescope. Ni le microscope, ni le thermomètre. Ni l'horloge à balancier. Il n'a pas découvert la loi d'inertie ; ni le parallélogramme de forces ou de mouvements ; ni les taches du soleil. Il n'a apporté aucune contribution à l'astronomie théorique, il n'a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise, il n'a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n'a pas été torturé par l'Inquisition, il n'a point langui dans ses cachots, il n'a pas dit « Eppur si muove »(*), il n'a pas été un martyr de la science. »

(*) «et pourtant elle tourne » phrase apocryphe de l'italien Giuseppe Baretti écrite à Londres en 1757, selon Jean Sévillia.

En fait au XVème siècle, Nicolas Copernic, chanoine polonais et scientifique important, énonce une théorie sans la prouver : le mouvement des planètes s'expliquerait mieux s'il était ordonné autour du soleil plutôt que de la terre. Il construit un modèle mathématique, l'héliocentrisme. Ses travaux sont très bien accueillis à Rome. Seul Luther le traite de fou. D'ailleurs, tous les réformés s'opposent à ses travaux ! Et pourtant, c'est l'Eglise catholique qui se voit intenter un procès d'obscurantisme ! Pendant plus de cent ans, c'est l'Eglise qui défend les scientifiques contre les adversaires de l'héliocentrisme ! Elle va même jusqu'à protéger les scientifiques protestants, comme l'allemand Johannes Kepler, qui trouve refuge chez les Jésuites après des découvertes complémentaires à la théorie de Copernic. Alors pourquoi la condamnation de Galilée ?

En 1609, il s'attribue la découverte d'un opticien hollandais ; mais le plus grave est que malgré la protection du cardinal Barberini, futur pape, tous ses écrits sont polémistes. Il ne démontre rien, il affirme et met ses adversaires au défi de prouver qu'il a tort. Selon Jean Sévillia, son caractère hautain et méprisant est pour beaucoup dans sa condamnation.

Par deux fois, l'Inquisition affirme qu'elle ne trouve pas d'hérésie dans les écrits de Galilée (1615). Ses détracteurs s'attaquent alors aux écrits de Copernic et, à une époque où tout le monde croit que la terre est le centre du système solaire, l'Eglise demande simplement à Galilée de présenter ses écrits, non comme la vérité, mais comme une théorie, puisque ni Copernic, ni lui, ne sont capables de prouver ce qu'ils ont avancé. Les cardinaux qui le protègent lui demandent aussi de ne pas mélanger les saintes écritures à ses écrits.

Il accepte et tient sa promesse pendant 7 ans. Pendant cette période, non seulement il n'apporte aucune preuve à ses théories, mais se met à dos les jésuites, qu'il ridiculise sur le sujet du déplacement des comètes, alors que ce sont eux, en la personne du père Grassi, astronome du Collège romain, qui ont raison : « Vous n'y pouvez rien, il a été donné à moi seul, de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel, et rien aux autres. » (*)

(*)Jean Sévillia Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 113)

En 1624, son protecteur, le cardinal Barberini est élu pape. Galilée lui expose un projet de livre comparant les différents systèmes : Ptolémée, Copernic, Kepler. Le pape l'encourage en lui conseillant de les présenter tous les trois comme des théories et surtout de ne pas y mêler la religion.

Le livre terminé Galilée demande l'imprimatur au Saint Office ; ce dont il n'a pas besoin pour un livre scientifique. Il l'obtient moyennant quelques modifications et rajouts qu'il accepte. L'imprimatur signifie que le livre doit être imprimé à Rome. Il le fait imprimer à Florence et en profite pour le faire paraître avec l'imprimatur, mais en ayant totalement changé le texte.

L'inquisition se saisit bientôt du sujet et, malgré l'amitié que le pape lui accorde toujours, Galilée passe en jugement. Les règles juridiques sont grandement adoucies à la demande du Saint-Père. Le jugement tombe qui lui reproche son manque d'obéissance et son mensonge, mais aussi l'absence de preuve, dans ce qu'il présente comme la vérité et non comme une hypothèse. L'utilisation des Ecritures dans ses écrits le fait condamner aussi pour hérésie formelle.

Jean Sévillia note que la sentence du 22 juin est modérée : interdiction d'enseigner et de se livrer à l'interprétation des Ecritures, mise à l'index de son livre le Dialogue, une peine de prison sans durée fixée (il sera assigné à résidence chez l'ambassadeur de Florence 5 mois !) et la récitation hebdomadaire pendant 7 ans des psaumes de la pénitence. C'est d'ailleurs sa fille aînée religieuse qui le fera à sa place !

Durant la Guerre de Trente ans, en 1636, le cardinal de Richelieu persuade le Duc de Savoie Victor-Amédée Ier de lancer une offensive sur le duché espagnol de Milan. Une armée française rencontre l'armée espagnole à Tornavento. Mais cette victoire est sans lendemain.

Les autorités de Cherbourg l'accueillent aux portes de la ville. Un arc de triomphe est dressé en son honneur sur la place du Calvaire, aujourd'hui place de la République. Il loge dans l'ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d'Harcourt.

Quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la seconde fois; il est déporté à Sainte-Hélène, dans l'Atlantique Sud.

Une loi bannissant du territoire national tous les membres de familles royales ou impériales ayant régné en France est votée. Ces derniers ont également interdiction d'intégrer l'armée de terre ou bien la marine.

L'article 18 de la convention d'armistice fixe les frais d'occupation à 400 millions de francs par jour. Si la chose est autorisée par la convention de La Haye, cette dernière ne le prévoit que pour les troupes d'occupation. Le montant imposé permet d'entretenir plusieurs millions de soldats et ne respecte donc pas la convention. Le 30 novembre 1940 le gouvernement de Vichy suspend les paiements ; ils sont repris le 13 décembre, ramenés par les Français à 300 millions en juin 1942. Ces frais seront souvent payés en nature. La BBC parlera du pillage de l'économie française toléré par la collaboration de Vichy. Il ne s'agissait que de la dette d'une guerre perdue.

L'armistice ne prévoit pas de modification territoriale. Or les Allemands vont rattacher les départements du nord et du Pas de Calais à Bruxelles et l'Alsace et la Lorraine au Reich. Ces deux provinces françaises vont faire l'objet de cent douze protestations écrites* du gouvernement de Vichy à gouvernement allemand pendant l'Occupation.

Négocier demande de la discrétion, c'est pourquoi beaucoup de documents officiels n'ont pas été publiés pour couper l'herbe sous les pieds des Français de Londres dont les mensonges inondaient les ondes quotidiennement. Il eut été très facile à Vichy de le faire ; mais cela aurait été à l'encontre des objectifs de desserrer l'étau allemand sur le pays.

*Dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles éditions latines page 204) de l'amiral Auphan. Ce dernier raconte même que le chef de la Résistance, en Alsace sera reçu par le Maréchal à Vichy, pour l'encourager, alors qu'Alger l'avait rejeté car « pas assez gaulliste » alors qu'il venait chercher du secours.

Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, envoyé par le maréchal Pétain, signe l'armistice à Rethondes, et à la demande d'Hitler dans le même wagon, où a été signé l'armistice allemand le 11 novembre 1918. L'armistice prévoit notamment l'occupation des 3/5 du territoire français et fixe le tracé de la ligne de démarcation qui coupe la France en 2 zones : occupation de l'Ouest, du Nord et de l'Est par la Wehrmacht aux frais de la France, maintien d'une zone libre au sud de la Loire.

Rethondes 1940

Cet armistice qui n'est pas une capitulation, arrête la ruée de la Wehrmacht, lui interdit d'atteindre les rives méditerranéennes et de poursuivre en Afrique du Nord; il crée une zone Sud sans laquelle les juifs de France auraient subi le sort de leurs coreligionnaires polonais, et sauve des camps de prisonniers de guerre quelque deux millions d'hommes ; il est considéré par les maréchaux allemands, dont Göring, comme la plus grosse faute du Führer.

Les Français ont tenté d'en faire modifier l'article 19 qui exigent que les ressortissants allemands réfugiés en France soient livrés au Reich. Le général Keitel refuse catégoriquement. Les premières arrestations seront retardées jusqu'à fin août pour laisser les intéresser fuir. Hitler a compris que les Français refuseraient toute injonction concernant la flotte. Par peur de la voir rejoindre l'empire et les Anglais renonce dans le futur traité de paix à toute revendication sur le sujet. La Marine doit simplement les désarmer. Les avions au départ confisqués par l'Allemagne, ne sont finalement qu'immobilisés. L'armée de terre réduite à 100 000 hommes, plafond imposé aux Allemands en 1918 à Versailles. Mais les deux millions de prisonniers ne seront rendus qu'après le traité de paix. Ils vont constitués un otage terrible sur lequel joueront souvent les Allemands face à Vichy. Une clause interdit à tous Français de prendre les armes contre l'Allemagne. Elle explique les quelques jugements et condamnations de Français libres par contumace. Ces procédures étaient doublées en sous main par des aides aux familles comme le souligne l'amiral Auphan son livre, Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 47).

L'armistice prévoit que l'armée occupante ne s'occupe pas de l'administration pourvu que les fonctionnaires acceptent une certaine collaboration (article 3 du texte signé à Rethonde).

Dans son discours il affirme : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que sans elle, le bolchevisme demain s'installera partout. »

Quel aveuglement ! La défaite de l'Allemagne a certes facilité la diffusion des erreurs propagées par la Russie, comme l'avait annoncé la Sainte Vierge à Fatima. Mais si Pierre Laval avait lu et compris les deux encycliques du pape Pie XI : Divini Redemptoris, condamnant le communisme "bolchevique et athée" comme "intrinsèquement pervers", publiée le 19 mars 1937, et Mit brennender Sorge, écrite directement en langue allemande, et condamnant le nazisme, le 21 mars, il n'aurait jamais prononcé cette phrase.

Le surlendemain, le 21 mars, le Pape rendit publique une autre encyclique, datée du dimanche 14 mars, fête de la Passion du Christ, écrite directement en langue allemande, et portant condamnation du nazisme.

Un discours radiodiffusé de Laval annonce la relève des prisonniers français par les travailleurs volontaires et souhaite publiquement "la victoire de l'Allemagne, car sans elle, le communisme s'installera partout en Europe."

Kateri Tekakwitha, une Mohawk, est la première Amérindienne du Nord à être béatifiée. Sa mère, convertie au catholicisme, est algonquine alors que son père est agnier. À l'âge de quatre ans, elle perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle désire devenir chrétienne, et est baptisée par Jacques de Lambertville, un jésuite, le jour de Pâques en 1676. Sa piété impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France, sous les ordres du Roi Louis XIV. Elle meurt le 17 avril 1680, à l'âge de 23 ou 24 ans. Voir la chronique du jour.

François de Laval est né à Montigny-sur-Avre, en France, le 30 avril 1623. Désigné évêque de la Nouvelle France, à la demande de Louis XIV, Mgr de Laval s'embarque pour la Nouvelle France le 19 avril 1659 et y arrive le 16 juin. Sa piété profonde, sa charité, son humilité sont connues par toute la colonie. Après 15 années de lourdes fonctions, en 1688, il se retire à Saint-Joachim, tout près de Québec, où il passe les dernières 20 années de sa vie. Mgr de Laval est béatifié en 1980 et canonisé le 30 avril. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai et 16 juin

Marie de l'Incarnation est née le 28 octobre 1599. En janvier 1631, elle entre au couvent des Ursulines de Tours. En 1639, elle part avec deux autres Ursulines pour fonder un monastère à Québec.

Elle meurt d'épuisement le 30 avril 1672 à Québec. Ses écrits remarquables et son œuvre de missionnaire au XVIIe siècle en font une de ces femmes pionnières sans qui la colonie française aurait périclité.

 

Le conseil de sécurité de l'ONU autorise l'opération française au Rwanda. Les casques bleus français ont pour mission de protéger les civils et de participer à la distribution de l'aide humanitaire. Depuis la mort du président Juvénal Habyarimana en avril, un génocide est en cours qui fait entre 500 000 et 1 million de victimes, pour une population de 7 millions d'habitants.

Une des rares voix à clamer la vérité sur cette période horrible est Bernard Lugan. Il défend en plus l'honneur des soldats français que le pouvoir rwandais actuel traîne régulièrement dans la boue, sans que les gouvernements français n'interviennent pour faire cesser ce scandale.

Posté le 22 juin 2018 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 juin 2018

C’est arrivé un 21 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

 À Gaël en Bretagne, au VIe siècle, saint Méen, abbé. Né au pays de Galles, il se retira dans la forêt au cœur de l'Armorique et y fonda un monastère.  

Au pays d'Évreux, en 718, saint Leufroy, abbé, qui fonda le monastère de la Sainte-Croix et le dirigea pendant environ quarante-huit ans.

À Bourges, en 866, saint Raoul, évêque. Soucieux de la vie de ses prêtres, il prit soin de composer avec eux une Institution pastorale recueillant en quarante-cinq chapitres des sentences des Pères et des canons conciliaires.

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Morelle Dupas, prêtre et martyr. Arrêté sous la Révolution française parce qu'il exerçait le ministère paroissial dans le Poitou, il fut enfermé sur un bateau négrier. Sévère pour lui-même, mais d'une grande douceur pour les autres, il mourut d'inanition.

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne par un pacte officiel et public renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd'hui, ce qui s'est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l'abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire ? C'est pourtant là qu'a lieu un événement central de toute l'histoire de France.

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l'université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d'Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « bâtard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Aînée de l'Eglise.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l'été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l'ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n'a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu'un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l'an de Jésus christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à  Jésus-Christ. -Nos Seigneurs dit-elle d'une voix forte, à présent, c'est Jésus-Christ qui parle : "moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles".

Que signifie cet événement capital ?

- que ce Dauphin, que l'enseignement républicain nous présente comme un indécis et un demeuré, voire le digne fils d'un fou, mais que ses contemporains appellent le «bien-servi» (ce qui signifie qu'il savait juger les hommes), montre en cette occasion une foi extraordinaire en la Sainte Providence. Toute sa vie est d'ailleurs un exemple remarquable de Roi très chrétien.

- qu'il n'y a qu'un seul Roi qui mérite d'être aimé et servi : c'est le vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que C'est Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST qui a VOULU ÊTRE, ET EST, ROI DE FRANCE; et le Christ a voulu nous le faire savoir par l'entremise d'une fille de 17 ans.

- que la raison d'être de notre pays est de proclamer à la face de l'univers non seulement la royauté universelle du Christ sur le monde, c'est sa mission « d'éducatrice des nations » ;

- que cet acte officiel et capital consacre le Roi de France comme le lieutenant du Christ ; si les successeurs de Charles VII avaient compris, ils auraient considéré ce document comme le plus grand de leurs trésors; ils l'auraient relu et médité tous les jours et seraient encore aujourd'hui sur le trône ;

Dès le lendemain, le Dauphin décide d'aller à Reims pour se faire sacrer, malgré plusieurs opposants et grâce à l'insistance de Jeanne. Le pacte de Reims se renouvelle alors que tout semblait perdu. Or A-t-on vu un vrai Roi abandonner ses sujets ? Peut-on penser une minute qu'après avoir tant châtiée la France, il ne puisse ne pas répondre aux prières le suppliant de convertir le pays?

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l'Académie royale des sciences. C'est le Roi qui pousse à la création de l'observatoire royal. Le jour du solstice d'été, les scientifiques de l'Académie royale décident de l'emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l'astronome néerlandais Christian Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

Le Cardinal de Rohan est pleinement acquitté et sort rapidement de la Bastille ; Mme Lamotte a été condamnée à être fouettée, marquée et enfermée. L'acte deux de la manœuvre, qui vise à détruire l'image de la Reine dans l'esprit des Français, consiste à faire de la voleuse un parangon de vertus. Le maçon Louis Blanc raconte sa réaction à l'énoncé de la sentence dans son livre : Histoire de la Révolution, (édit. de Bruxelles, 1848, t. II, p. 132.)

« Pour ce qui est de Mme de La Motte, elle tomba, en apprenant son sort, dans d'inexprimables accès de rage. Pendant qu'on lui lisait la sentence, on fut obligé de la tenir en l'air, personne n'ayant pu, par violence, la faire mettre à genoux. Liée avec des cordes et traînée dans la cour du Palais de Justice, elle se mit à pousser des cris, non d'épouvante, mais de fureur. S'adressant au peuple : « Si l'on traite ainsi le sang des Valois, quel est donc le sort réservé au sang des Bourbons ? »... Comme elle se débattait avec désespoir entre les mains du bourreau, le fer qui la devait marquer sur l'épaule la marqua sur le sein. On la transporta à la Salpêtrière, échevelée, le visage couvert de sang, demi-nue, et exhalant en imprécations ce qui lui restait encore de force. »

« C'est le 21 juin 1786 qu'eut lieu cette exécution. Mais les magistrats l'avaient annoncée pour le 13 et, apprenant qu'elle était retardée, l'opposition (c'est-à-dire la Maçonnerie) commença aussitôt, en faveur de la coquine que le Parlement venait de condamner à l'unanimité, un concert tout pareil à ceux qu'on entendra pendant l'Affaire Dreyfus, un siècle plus tard : « Et les nouvellistes de répéter que la Comtesse serait graciée par le Roi; que la Cour avait décidément honte de l'iniquité commise, que la Reine rougissait de laisser flétrir une innocente - sa victime. Le vent est à présent fixé dans sa direction. Quoi que la Reine fasse ou ne fasse pas, quoi qu'il advienne, le vent soufflera contre elle. » (M. Funck-Brentano, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 363, 364.)

Louis Dasté dans, Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, continue à décrire le montage patiemment élaboré pour détruire la Reine. Pour cela, il s'appuie sur les écrits de M. Funck-Brentano et surtout de Louis Blanc, le fameux maçon avec son livre Histoire de la Révolution :

« On cuisina si bien ce qu'on appelle l'opinion publique que, dès le lendemain de l'exécution de l'arrêt, la voleuse du collier devint sympathique ! Les détails de l'exécution de Mme de La Motte avaient été horribles... Ils se répandirent dans Paris. La foule en fut impressionnée. On redisait ses imprécations à la Reine et au cardinal de Rohan, ses accusations contre eux, ses reproches au Parlement, tout de miel et d'indulgence pour les personnages d'importance, toujours prêt à servir la Cour, la noblesse et le clergé. […] « La situation de la Comtesse, dit la Gazette d'Utrecht, commence à intéresser jusqu'aux personnes qui étaient le plus insensibles à son châtiment. […] « La dame de la Motte, note la Gazette de Leyde, devient de plus en plus stoïque et résignée à son sort. Elle s'occupe, la plus grande partie de la journée, à lire et à méditer le livre ascétique de l'Imitation de Jésus-Christ... » « ... La plus grande partie de la journée à méditer le livre ascétique... », et la Reine osait dire qu'elle était une criminelle ! C'était une sainte. » (M. Funck-Brentano, La Mort… pp. 15 à 17.)

Qui menait le mouvement d'opinion destiné à sortir Mme de la Motte de la boue tandis qu'on y plongerait la Reine ? - La Franc-maçonnerie : « Le duc d'Orléans, qui dirigeait la Franc-maçonnerie et préparait son rôle révolutionnaire, vit dès lors le parti qu'il pourrait tirer de l'aventure et la duchesse d'Orléans prit la tête de ce joli mouvement de compassion. (M. Funck-Brentano, La Mort..., p. 18.)

Sa femme, la Sérénissime Sœur*** duchesse d'Orléans, et sa belle-sœur, l'infortunée amie de la Reine, la Sérénissime S*** Princesse de Lamballe, donnent l'exemple des visites à Mme de la Motte, et le parloir de la Salpêtrière devient le rendez-vous des femmes de la plus haute noblesse dont la plupart, hélas ! ont été enrôlées dans la Maçonnerie féminine.

Si l'on songe qu'en collaborant aux intrigues de la Maçonnerie, les Frères*** et les Sœurs*** de l'aristocratie française creusaient leurs propres tombeaux, en même temps que les tombeaux de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la Monarchie tout entière, - on voit se dessiner en lettres de feu les lignes, cruelles du F*** Louis Blanc : « Grâce au mécanisme habile de l'institution, la Franc-maçonnerie trouva dans les princes et les nobles moins d'ennemis que de protecteurs... Il arriva, par une juste et remarquable disposition de la Providence, que les plus orgueilleux contempteurs du peuple furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. » (F*** L. Blanc, Histoire de la Révolution, t. II, p. 71.)

Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, Louis Dasté (éditions La Renaissance Française, pages 65 à 67 et suivantes)

Louis XVI, Marie-Antoinette, et leurs deux enfants sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils ont fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l'armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l'alerte. Une fois la disparition du Roi constatée, et l'alerte donnée, La Fayette, commandant la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l'arrestation de son souverain. On ne peut avoir deux maîtres, or La Fayette est maçon.

Bloqué une partie de la nuit, le Roi refuse que la force soit employée, des hussards et une partie de la population sont prêts à couvrir son départ, Louis XVI attendant, en vain, le renfort de Bouillé, qui aurait dû arriver.

Non seulement le Breton refuse par fierté la "lettre de grâce", mais il demande à mourir le premier, pour montrer à ses compagnons qu'il n'a rien négocié avec Bonaparte.

« Ce bougre-là ! Il n'est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ».

Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l'exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C'est à moi à donner à mes camarades l'exemple du courage et de la résignation ; d'ailleurs, je ne veux pas que l'un d'eux s'en aille de ce monde avec l'idée que je pourrais lui survivre ». Refusée. L'ordre d'exécution est fixé et sa tête tombe la dernière  Voir les chroniques du 1er janvier et du 25 juin.

Créé à Paris au lendemain de la révolution de février 1848, pour les ouvriers au chômage, le projet n'avait aucune viabilité économique. La dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection populaire contre une bourgeoisie plus préoccupée de ses profits que de justice sociale. La répression de la révolte ouvrière fait plusieurs milliers victimes.

Il s'agit de huit Jésuites qui sont les pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de Lalande, martyrs français pour l'évangélisation de la Nouvelle France ; selon le souhait et les ordres du Roi François 1er quand il finança les premières expéditions.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l'époque contemporaine à voyager hors d'Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est faite le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre.

Posté le 21 juin 2018 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

20 juin 2018

La Rébellion cachée sur Radio Notre-Dame

Daniel-Rabourdin-e1529480189704Ce matin, Daniel Rabourdin était l'invité de Louis Daufresne dans l'émission Le Grand témoin :

Posté le 20 juin 2018 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 20 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Dans la région de Laon, vers 670, saint Gobain, prêtre. Né en Irlande, devenu en Angleterre disciple de saint Fursy, il le suivit en Gaule par amour du Christ, et mena dans les bois une vie d'ermite.

Au monastère de Saint-Jacques dans les Pouilles, en 1199, saint Jean de Matera, abbé. Remarquable par son austérité et sa prédication au peuple, il fonda, dans la région du Mont Gargan, la « Congrégation bénédictine de Pulsano ».  

Le patriarche est banni une première fois à cause de l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L'Eglise de Rome a toujours considéré que l'évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu'il condamne le concile du Chêne l'ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

En 450, après s'être fait payer un tribut par Marcien Empereur d'Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, "le Fléau de Dieu", décide de marcher sur l'Empire d'Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu'une minorité de l'armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d'Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l'année 451 et pénètre dans l'est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l'éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l'invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s'ils veulent, s'ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu'Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d'Orléans (Aurelianum) ; mais l'Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L'expansion s'arrête.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui. Il avait été couronné empereur d'Occident du vivant de son père le 11 septembre 813. Il fait face aux premiers raids vikings et arrête les incursions arabes en Provence. A sa mort l'Empire est à nouveau partagé.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d'Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d'Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l'énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s'entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. C'est un coup d'Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

A l'initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l'anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d'un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en août plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d'assaut le palais des Tuileries.

"Le pape est un fou furieux qu'il faut faire enfermer."

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d'abord dans l'orchestre de l'Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d'Hoffman ou Orphée aux enfers.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l'épidémie. A son retour à Paris, avec l'aide d'Albert Calmette et d'Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l'Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l'Institut Pasteur de Paris.

Six jours après l'entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l'autorisation de faire reparaître L'Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l'un d'entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l'argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l'Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation... Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud... Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 août.

C'est au cours d'un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d'Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un "fait". Ce n'est pas faute d'avoir tout fait pour empêcher la France d'avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d'un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D'ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C'était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l'auteur déclare que la sécurité de la France est assurée face à l'URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l'Etat et de l'indépendance nationale.

Posté le 20 juin 2018 à 07h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

19 juin 2018

C’est arrivé un 19 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Dans les Vosges, vers 679, saint Dié, qui, après avoir été évêque de Nevers, se serait retiré dans la montagne, pour y fonder un monastère, appelé ensuite de son nom.

À Fécamp au pays de Caux, vers 686, sainte Hildemarque, abbesse, qui accueillit avec beaucoup d'égard saint Léger, évêque d'Autun, mutilé par le maire du palais Ébroïn, et fut attentive à le soigner.

Au village de Wuyi dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Rémi Isoré et Modeste Andlauer, prêtres de la Compagnie de Jésus. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils furent mis à mort alors qu'ils priaient devant l'autel.

Modeste Andlauer naît à Rosheim (Alsace, France) le 22 mai 1847. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1872 où il est ordonné prêtre en 1876. Était parti pour la Chine en 1882. Homme de prière connu pour son humilité, il savait, en arrivant à la mission de Weishien, que le martyre pouvait ne pas tarder. 

Du 18 au 19 juin 1900, il passa la nuit en prière. Au matin, il entendit le vacarme des boxers qui arrivaient.

Le père Rémi lsoré, né à Bambecque (Nord, France) le 22 janvier 1852, et lui se rendirent à l'église et s'agenouillèrent. Les boxers défoncèrent le portail, se précipitèrent sur les missionnaires et les transpercèrent de leurs lances. Le sang des martyrs jaillit sur l'autel.

Ils font tous deux partie des cent vingt martyrs de Chine canonisés par Saint Jean-Paul II au cours du grand jubilé de l'an 2000, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, le 1er octobre.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d'Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l'archevêque de Reims Artaud, après l'intervention d'Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d'Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s'achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d'Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D'abord réservé aux courriers royaux, le système s'étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd'hui le statut « d'entreprise autonome d'état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D'aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

Charles Quint signe avec le roi d'Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C'est alors la sixième guerre d'Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l'Espagne et à l'Angleterre.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l'effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m'en repentir, si j'avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l'habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu'on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées " Les Pensées " étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L'ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ". "L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant ".

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s'investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l'hérésie. Il attaque en particulier l'Université de Paris qu'il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c'est-à-dire une organisation de l'église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s'agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L'abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

L'autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l'impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des "ci-devant". La préséance du clergé sur tous les autres corps de l'Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n'est pas le 4 août 1789 ! Ce n'est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l'extrême-onction à l'hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l'Eure ; c'est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s'engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d'agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d'administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l'action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L'Accusée.

Posté le 19 juin 2018 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

18 juin 2018

C’est arrivé un 18 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Charles est le troisième fils de du Roi Philippe IV « Le Bel » et de Jeanne de Navarre. Ces deux premiers frères les Rois Louis X et de Philippe V, étant morts sans descendance, le trône lui revient. Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi et ses conséquences sur la lignée des Rois de France. Charles est sacré à Reims le 21 février 1322.

De sa mère il hérite du royaume de Navarre sous le nom de « Charles Ier ». Il est le dernier des capétiens directs, puisque sa fille Jeanne la posthume ne peut héritier du Royaume de part la loi de sacralité qui écarte les femmes non pas de la gouvernance du Royaume mais du trône.

Voir les chroniques des 1er et 21 février.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. Toute l'armée anglaise est présente : plus de 4000 soldats. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, et ce, à une époque où l'on combat un contre un. Talbot, leur chef est fait prisonnier. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

Cette victoire s'inscrit dans la continuité de la libération d'Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency. Avant le combat le duc d'Alençon, plein de confiance dans l'inspiration de la Pucelle lui demande conseil.

« Avez-vous de bons éperons ? » Lui répond –telle ! La stupeur frappe les chefs français qui comprennent qu'une déroute se prépare.

«Nenni, les Anglais ne se défendrons pas et seront vaincus. Les éperons vous seront nécessaires pour leur courir sus ! »

C'est d'ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d'Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d'Orléans », le défenseur d'Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous ses ordres, renforcés par les Bretons d'Arthur de Richemont. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, des 12, 15 et 17 juin.

C'est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l'empereur d'Espagne s'affrontaient pour s'approprier les terres du duché de Milan, après à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s'allier pour lancer une croisade contre l'Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

Cf. la chronique du 13 février.

Une flotte anglo-hollandaise est repoussée par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable ». Les anglo-hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu'ils souhaitaient détruire.

Par contre, ils perdent une grande partie de leurs troupes : 800 Anglais débarqués sont tués ou blessés, 400 hommes tués sur les vaisseaux, auxquels s'ajoutent 466 prisonniers, dont 16 officiers.

La plage du débarquement, où le sang a tellement coulé que le sable de la plage était rouge, porte le nom de Trez Rouz (sable rouge), et la falaise où Talmash débarque le nom de Maro ar saozon (la mort anglaise).

Le Roi Louis XIV fait frapper une médaille sur laquelle sont gravés les mots suivants : « Custos orae Armoricae » et « Angl. et Batav. caesis et fugatis 1694 » que l'on peut traduire ainsi ; « Gardienne du littoral de l'Armorique » pour la première citation et « Anglais et Bataves battus et mis en fuite 1694 » pour la deuxième.

La Tour Vauban à Camaret, presqu'île de Crozon.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d'Elbée. La terreur qu'inspirent ses récents succès brise d'avance toute résistance. A son approche, la garnison d'Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d'action de grâce est célébrée en présence de toute la population. Entre début mai et mi juin, les Blancs ont repris successivement aux révolutionnaires les villes de Bressuire le 3 mai, Thouars le 5 mai, Parthenay le 11, La Châtaigneraie le 13 ; échouent le 16 mai, devant Fontenay-le-Comte et prennent la ville le 25 ; Saumur le 10 juin ; Loudun, Chinon et La Flèche. Une fois Angers prise, restent Nantes ou Paris. Ce sera Nantes…

La situation militaire du pays étant très mauvaise, le conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens exigent des explications au Directoire. Sieyès, élu du Directoire, s'allie avec Paul Barras, et en accord avec les deux conseils, une manœuvre d'intimidation est initiée pour forcer le Directoire à démissionner. Le coup d'état se réalise en faisant pression sur les exécutifs sans avoir à employer la force armée. Le coup d'état, sanglant ou législatif, semble bien la marque de fabrique des républiques françaises depuis leur origine.

La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815. Cette bataille est la dernière à laquelle prend part directement Napoléon 1 er. Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'empereur.


C'est la fin de la tentative de restauration impériale des Cent jours. Plus d'un million et demi de soldats, venus de toute l'Europe, se déversent sur la France par toutes les frontières, ivres de pillage. À tous points de vue, les Cent-jours sont un échec :

"Défaite militaire, désastre diplomatique, catastrophe financière, déchirures intérieures, réémergence durable de la question de la légitimité du pouvoir en France" (Thierry Lentz, dans Nouvelle histoire du Premier Empire, Tome 4, Les Cent-jours, 2010, p.551)

Waterloo marque le dernier épisode de la troisième "guerre de cent ans" - commencée en 1689 - avec l'Angleterre. Pour celle-ci, c'est un triomphe complet, qui va lui permettre de devenir la "superpuissance" de la planète tout au long du XIXe siècle. Épuisée et définitivement affaiblie, la France, elle, ne retrouvera jamais plus la puissance et le prestige qui étaient les siens à la veille de la Révolution. Mentionnons encore une "catastrophe" peu connue. Admiratifs de l'œuvre réalisée par Denon au Louvre, les Alliés en 1814 n'avaient demandé aucune restitution. Mais après Waterloo, ce sont plus de 5000 œuvres d'art pour la plupart des chefs-d'œuvre, qui vont quitter le Louvre, dont :

Il faut encore mentionner les 1000 tableaux déposés  à Bruxelles, Genève et Mayence en vertu du décret Chaptal de 1803, et qui ne seront pas restitués à la France en 1815. (Cf. Pierre Rosenberg, Dictionnaire amoureux du Louvre, p. 39 ; Anne Héritier, Genèse du patrimoine culturel 1750-1816, p.237.) Le 14 octobre 1815, "las de voir l'œuvre de sa vie détruite, Denon présente sa démission à Louis XVIII" (Pierre Rosenberg, Ibid. p.308). Héritier d'un musée "à l'agonie", Louis XVIII "a la lourde tâche, assisté par Forbin, successeur de Denon, de [le] remettre en état de marche. Il mène une active politique d'acquisition. […] On peut dire que la muséologie a vu le jour sous Louis XVIII." (Pierre Rosenberg, Ibid, p. 562-263) 

Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922) est un médecin militaire et parasitologue français, pionnier de la médecine tropicale, connu pour avoir découvert, en 1880, le parasite protozoaire responsable du paludisme. Pour la première fois était mis en évidence que les protozoaires pouvaient être la cause de maladies. Ses travaux sur le protozoaire lui ont valu de recevoir le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1907.

Churchill, parle à la BBC du « traité » du 28 mars qui oblige la France à poursuivre la guerre… Il s'agit en fait d'un communiqué de presse lu en commun avec P Reynaud, nouvellement nommé président du Conseil ! Voir la chronique du jour.

Le général De Gaulle lance son appel du 18 Juin à la résistance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le lendemain de la demande d'armistice faite à l'Allemagne par le Maréchal Pétain. Le même jour, les Allemands entrent dans Nancy. Mais La date est imposée par les Anglais pour rappeler le 18 juin 1815, défaite de Napoléon à Waterloo.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général De Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 68 et 69) note que les Anglais étaient beaucoup plus intéressés par le côté politique de la dissidence gaulliste que par le ridicule apport militaire: « Le 19 juin le général De Gaulle parlait à la radio de « la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie ». Le 22 juin, il stigmatisait « un gouvernement de rencontre ». Le 26 « Notre flotte, nos avions, nos chars, à livrer intacts pour que nos adversaires puissent s'en servir contre nos propres alliés. »...etc. »

Quelques lignes plus loin il révèle que «quelqu'un de très haut placé parmi les Français de Londres avait affirmé aux Anglais que l'Amirauté française eut livré les plans secrets des chenaux d'accès aux ports anglais à travers les champs de mines. La question lui fut posée par deux parlementaires britannique qui en 1955, cherchaient à vérifier cette information.

Fils de Louis-Oscar Frossard, l'un des fondateurs du Parti communiste français, premier secrétaire général du PCF à 31 ans, puis ministre du Front populaire, André Frossard est élevé dans l'agnosticisme absolu :

«Celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».

Il fréquente l'École des arts décoratifs, et fait carrière dans le journalisme en tant que dessinateur et chroniqueur. À vingt ans, il se convertit au catholicisme, le 8 juillet 1935, dans la chapelle des religieuses de l'Adoration, 39, rue Gay-Lussac, à Paris (5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willemin. Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je l'ai rencontré. André Frossard est élu membre de l'Académie française le 18 juin 1987.

Né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier, René Rémond, est un historien et politologue français, membre de l'Académie française à partir de 1998. Ses travaux sur l'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine, ont contribué au renouvellement de la pensée conservatrice en France.

Il demande que ses cendres soient dispersées par avion au dessus de la cuvette de Dien Bien Phu, pour, dit-il : « emmerder le gouvernement ! »

Voici quatorze années que cette petite fille a été enlevée, le 18 juin 2004, le jour de la fête du Sacré Cœur, et est devenue une martyre de la vertu de pureté. Quelques jours auparavant, elle faisait le Pèlerinage de Chartres... Elle n'avait pas 11 ans, l'âge de sainte Maria Goretti !

Jeanne Marie est connue comme une fillette « enjouée », « farceuse », « franche », « directe », « une petite chrétienne qui avait fait siennes toutes les valeurs de l'Evangile », qui « récite son chapelet » et « chante des cantiques ». Jeanne-Marie est la septième d'une famille de huit enfants. « Elle était plus digne du ciel que de la terre », commente sa mère, Marie-Martine.

La mère de Jeanne-Marie lance ainsi à la cour, le jour du procès :

« Je n'en veux pas à Dieu de nous l'avoir ravie. Mais j'en veux à tous ces gouvernants qui ne font rien contre la pornographie ambiante, sur les murs de nos villes, à la télévision… » Et de crier sa conviction que cette « pornographie » forge « les violeurs de demain »…

Dans un petit carnet, où elle écrivait ce qui lui tenait le plus à cœur on peut lire que : « Jésus est le plus important" pour elle, et qu'elle voulait faire beaucoup de sacrifices pour Lui, quelques jours avant sa disparition. (Phrase écrite peu de jours avant de rencontrer le Christ au Ciel…

Si la foi n'épargne pas de la douleur, cependant elle donne la paix et la certitude. La paix de savoir que cette âme pure et claire a triomphé de la laideur du Mal, et la certitude que par son exemple elle nous montre le chemin à suivre. Et son frère, séminariste à l'époque du procès, nous montre aussi le chemin que le Christ nous demande de suivre quand il affirme à l'accusé : « Je sais une chose, c'est que Jeanne-Marie vous aime, et j'en sais une autre, c'est que vous avouerez en temps et en heure. Toute chose sera connue, au ciel ou sur la terre ».

Une âme à prier comme sainte Maria Goretti…

Posté le 18 juin 2018 à 06h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

17 juin 2018

Les Croisades furent une action de défense de l'Europe contre l'invasion musulmane

TerrasseDans La Mémoire assiégée, Robin Terrasse, rappelle aux Européens qu'ils sont des survivants, en racontant leur Histoire. Les générations d'après mai 68, jusqu'aux années 2010, ont vécu ce qu'on peut appeler une révolution mémorielle : c'est-à-dire un bouleversement massif des connaissances historiques transmises aux citoyens. Ces connaissances, terriblement partielles, favorisent un récit de l'Histoire axé prioritairement sur les exactions commises par les Européens à l'encontre des autres peuples. Ce choix, semi-délibéré par consensus, semi-inconscient puisqu'il prend sa source dans un contexte de fin de Seconde guerre mondiale et de décolonisations, est un rude coup donné à l'identité des jeunes Européens, sommés d'intégrer un récit qui présente leurs ancêtres, leurs peuples, leurs civilisations, comme les grands bourreaux de l'Histoire. Ce faisant, l'éducation nationale forge de futures consciences politiques bercées dans la honte de soi, la repentance et la valorisation sans borne de l'Autre. Processus qui favorise, notamment, l'acceptation de l'immigration massive de peuplement extra-européen que connait notre pays depuis plusieurs décennies. Contre toute idée reçue, l'enseignement de l'Histoire est donc bien un enjeu d'avenir, et c'est pourquoi une contre-histoire reste nécessaire si jamais l'on souhaite voir émerger, un jour, une contre-politique. C'est là tout l'objet de ce livre, qui se veut aussi une analyse de l'idéologie dominante contemporaine.

Ce livre évoque l'Empire perse, les invasions barbares, l'empire arabe-musulman, les empires africains, les invasions turco-mongoles, l'esclavagisme tatars-musulman, autant de menaces qui ont failli faire disparaître l'Europe. Ce faisant, il rappelle ce qu'étaient réellement les Croisades : la libération des terres romano-chrétiennes.

"Il est donc absolument insensé de parler séparément, d'une part, de la Reconquista et, d'autre part, des Croisades, comme si la première était une action défensive alors que les autres auraient été d'infâmes offensives belliqueuses contre d'innocents adversaires. La Reconquista espagnole était, précisément, une Croisade et les Croisades étaient, indubitablement, une entreprise de Reconquête. [...]

Il est une donnée qu'il convient de faire sienne une bonne fois pour toutes : la colonisation turque contre les Européens commença au XIe siècle, puis s'arrêta  pendant environ deux cent ans, avant de recommencer de plus belle avec les conséquences que l'on sait : la chute de l'Empire byzantin et la colonisation d'un tiers de l'Europe.

Le répit qui met entre parenthèses cette colonisation correspond, précisément, aux deux siècles de présence franque dans le Royaume de Jérusalem. Le lien de cause à effet entre la chute du Royaume de Jérusalem et l'invasion de l'Europe est donc direct, implacable, et ne saurait porter aucune ambiguïté.

Les Croisades furent bel et bien une action de défense de l'Europe contre l'invasion musulmane, exactement au même titre que la Reconquête en Espagne et en Italie. [...]

Ainsi, pendant environ deux cent ans et grâce aux Croisades, les Européens réussirent à freiner l'avancée turque vers l'Europe et à retarder la prise de Constatinople.

En définitive, les Croisades n'auront été qu'une parenthèse, une tentative de solidarité européenne face à une invasion qui, celles-ci terminées, continuera de travailler sans relâche à son projet : conquérir l'Europe.

Loin d'être l'agression impérialiste qu'on nous rabat sans cesse, très loin aussi d'être une entreprise de prosélytisme religieux, la constitution du Royaume franc de Jérusalem n'a été rien de moins qu'un avant-poste européen de défense face aux invasions turques, héritières des invasions arabes."

Posté le 17 juin 2018 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 17 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

À Besançon, vers 411, saint Antide, évêque et martyr, qui aurait encouru la peine de mort sous Chrocus, roi des Vandales.

Avit naît au pays de Beauce, de deux humbles cultivateurs. Quand sa mère le mit au monde, sa chambre, comme une autre étable de Bethléem, fut inondée d'une céleste lumière, indice des grandes destinées de cet enfant. Jeune homme, il entra dans l'abbaye de Micy, appelée plus tard de Saint-Mesmin, près d'Orléans. Dès les premiers jours, il s'y fit le serviteur de tous, au point de passer près de certains de ses frères pour un idiot et un incapable.

Le saint abbé Mesmin ou Maximin sut discerner son mérite dans sa charité pour les pauvres, et lui donna la charge d'économe du couvent. Mais bientôt l'amour de la solitude l'emporte : il dépose, de nuit, ses clefs dans le lit de l'abbé endormi, et s'enfuit au fond d'une épaisse forêt, à cinq lieues du monastère. Là, il vivait dans un si parfait détachement du monde, dans une si grande union à Dieu, qu'il semblait un esprit plutôt qu'un homme.

À la mort de l'abbé Maximin, les religieux du couvent, qui avaient souvent ridiculisé Avit, furent les premiers à le choisir pour abbé. De temps en temps, saint Avit, toujours épris de la solitude, se retirait au plus épais de la forêt pour s'y retrouver seul quelques jours avec Dieu. 

Il guérit un grand nombre de malades, rendit la vue à un aveugle de naissance et ressuscita un de ses religieux. Il meurt vers l'an 530.

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert, mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage. Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire : « Elle s'appelle Rivanone ; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse ; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l'épouse.

Ni l'un ni l'autre ne voulant d'une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion : « Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond : « Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle. Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu'il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l'Église les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine. Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d'un loup qu'il avait apprivoisé, Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s'installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l'ermitage d'Hervé).
Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d'être ordonné exorciste. Bien qu'il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu'il ne voulut jamais quitter. Il s'y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique : « Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté ; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. »

Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui ; c'était une orpheline élevée par sa mère : « Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette ; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comme la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi. Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner un hymne que leur saint père chantait depuis toujours. Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878) ; mises dans une châsse d'argent, elles sont données par le duc Geoffroy à l'évêque de Nantes (1002) ; elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

Durant la Révolution française, alors que Philippe Papon est curé de paroisse à Autun, un décret, daté 21 avril 1793, annonce que les prêtres catholiques qui n'ont pas prêté serment à la Constitution civile du clergé doivent être « déportés ou abandonnés sur la côte d'Afrique ».

Les prêtres sont alors entassés dans les prisons de Rochefort, puis dans des navires amarrés sur la Charente, en rade de l'île d'Aix. Ils sont dépouillés de tout, sans aération, ni lumière, ni hygiène. Ainsi, toutes les maladies se développent et aucun soin n'est prodigué. Tous ont interdiction de prier. Mais ils décident, malgré tout, de dire le bénédicité et de faire le signe de la croix avant de manger leur maigre ration, souvent avariée. L'équipage est frappé par le typhus. Le ministère de la Marine charge le docteur Beraud de mener une enquête. Il proteste : « C'est abominable ! » Rien ne change. La déportation de l'an II laisse, en dix mois, dans l'estuaire de la Charente, cinq cent quarante-sept victimes, dont Philippe Papon, qui meurt en donnant l'absolution à ses compagnons de captivité.

Marie-Joseph (au baptême Pierre-Joseph) Cassant naît le 6 mars 1878 à Casseneuil-sur-Lot, près d'Agen, dans le sud-ouest de la France, dans une famille d'arboriculteurs qui comptait déjà un garçon âgé de neuf ans. Il suivit des études au pensionnat des frères de Saint Jean-Baptiste de la Salle, toujours à Casseneuil, où il rencontra des difficultés en raison de sa mauvaise mémoire.

À la maison et au pensionnat, il reçut une solide éducation chrétienne et, peu à peu, grandit en lui le désir profond d'être prêtre. L'abbé Filhol, curé de la paroisse, estimant beaucoup le garçon, le faisait aider dans ses études par un vicaire, mais le manque de mémoire continua à empêcher son entrée au petit séminaire. Cependant, l'adolescent était porté au silence, au recueillement et à la prière. L'abbé Filhol lui suggéra de s'orienter vers la Trappe : le jeune homme de seize ans accepta sans hésiter. Après un temps de probation au presbytère, Joseph entra donc à l'abbaye cistercienne de Sainte-Marie du Désert (diocèse de Toulouse, France) le 5 décembre 1894.

Le maître des novices était alors le Père André Malet. Il savait percevoir les besoins des âmes et y répondre avec humanité. Dès la première rencontre il manifesta sa bienveillance : « Ayez confiance ! Je vous aiderai à aimer Jésus ». Quant aux frères du monastère, ils ne tardèrent pas à apprécier le nouveau venu : Joseph n'était ni raisonneur ni grognon, mais toujours content, toujours souriant. En contemplant souvent Jésus dans sa passion et sur la croix, le jeune moine s'imprégna de l'amour du Christ. La « voie du Cœur de Jésus », que lui enseigna le Père André, est un appel incessant à vivre l'instant présent avec patience, espérance et amour. Frère Marie-Joseph était conscient de ses lacunes, de sa faiblesse. Mais il comptait toujours plus sur Jésus, qui était sa force. Ce n'était pas un partisan des demi-mesures. Il voulut se donner totalement au Christ. Sa devise en témoigne : « Tout pour Jésus, tout par Marie ». Il fut ainsi admis à prononcer ses vœux définitifs, le 24 mai 1900, en la fête de l'Ascension.

Ce fut alors la préparation au sacerdoce. Frère Marie-Joseph l'envisagea surtout en fonction de l'Eucharistie. Celle-ci était bien pour lui la réalité présente et vivante de Jésus : le Sauveur entièrement donné aux hommes, dont le Cœur transpercé sur la croix accueille avec tendresse ceux qui vont à lui dans la confiance. Toutefois, les cours de théologie donnés par un frère peu compréhensif occasionnèrent des affronts très douloureux pour la sensibilité du jeune moine. Face à toutes les contradictions, il s'appuyait sur le Christ présent dans l'Eucharistie, « le seul bonheur de la terre », et confiait sa souffrance au Père André qui l'éclairait et le réconfortait. Il passa toutefois ses examens de façon satisfaisante et il eut la grande joie de recevoir l'ordination sacerdotale le 12 octobre 1902.

Cependant, on constata qu'il était atteint de tuberculose. Le mal était très avancé. Le jeune prêtre n'avait révélé ses souffrances qu'au moment où il ne pouvait plus les cacher : pourquoi se plaindre quand on médite assidûment le chemin de croix du Sauveur ? Malgré un séjour en famille durant sept semaines, exigé par le Père Abbé, ses forces déclinèrent de plus en plus. À son retour au monastère, on l'envoya bientôt à l'infirmerie, nouvelle occasion d'offrir, pour le Christ et l'Église, ses souffrances physiques de plus en plus intolérables, aggravées par les négligences de son infirmier. Plus que jamais, le Père André l'écouta, le conseilla et le soutint. Il avait dit : « Quand je ne pourrai plus dire la Messe, Jésus pourra me retirer de ce monde ». Le 17 juin 1903, au petit matin, après avoir communié, Père Marie-Joseph rejoignit pour toujours le Christ Jésus.

On a parfois souligné la banalité de cette courte existence : seize années discrètes à Casseneuil et neuf années dans la clôture d'un monastère, à faire des choses simples : prière, études, travail. Des choses simples, mais qu'il sut vivre de façon extraordinaire; de petites actions, mais accomplies avec une générosité sans limites. Le Christ avait mis en son esprit, limpide comme une eau de source, la conviction que Dieu seul est le suprême bonheur, que son Royaume est semblable à un trésor caché et à une perle précieuse.

Le message du Père Marie-Joseph est très actuel : dans un monde de défiance, souvent victime de désespérance, mais assoiffé d'amour et de tendresse, sa vie peut être une réponse, surtout pour les jeunes en quête du sens de leur vie. Marie-Joseph était un adolescent sans relief et sans valeur aux yeux des hommes. Il doit la réussite de sa vie à la rencontre bouleversante de Jésus. Il a su se mettre à sa suite au sein d'une communauté de frères, avec le soutien d'un Père spirituel, à la fois témoin du Christ et capable d'accueillir et de comprendre.

Il est pour les petits et les humbles un exemple magnifique. Il montre comment vivre, jour après jour, pour le Christ, avec amour, énergie et fidélité, en acceptant d'être aidés par un frère, par une sœur, expérimentés, capables de les mener sur les traces de Jésus.

Marie-Joseph Cassant a été béatifié le 03 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape) en même temps que : Pierre Vigne, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis, Charles d'Autriche. Ce furent les dernières béatifications de saint Jean-Paul II.

L'Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin de 1428. Le pont d'Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve.

La bataille de Beaugency se déroule les 16 et 17 juin 1429. Beaugency est alors une petite ville sur la côte nord de la Loire qui contrôle un pont devenu stratégique. Les Anglais en sont les maîtres. L'attaque française vise à reprendre le pont et la ville, pour redonner une ligne de communication vitale vers Reims. Ce pont avait été conquis par les Anglais quelques années plus tôt, comme une tête de pont pour une future invasion du Sud de la France. Cette campagne française de la Loire compte cinq actions majeures : le siège d'Orléans, la bataille de Jargeau, la bataille de Meung-sur-Loire, la bataille de Beaugency, la bataille de Patay. Contrairement à Meung-sur-Loire, la place forte de Beaugency se trouve dans les murs de la ville. Cette place existe toujours et forme une imposante citadelle rectangulaire. Dès le premier jour de la bataille, les Anglais abandonnent la ville pour se réfugier dans le château. Les Français bombardent le château avec leur artillerie, le même soir de Richemont arrive avec ses hommes, malgré sa disgrâce royale il vient porter secours aux Français. C'est le premier grand ralliement à la cause royale. Beaucoup vont suivre les Bretons. Cette campagne tue, capture ou met hors de combat environ un tiers des officiers anglais et de l'élite militaire anglaise, les fameux archers aux arcs longs.

C'est le 12 mai 1647 que débute le siège de Lérida avec l'arrivée de Louis II de Bourbon-Condé, dit Le Grand Condé. Mazarin, voulant l'éloigner de France, lui a fait miroiter la victoire, là où Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué l'année précédente : Lérida. Le Grand Condé se fait un plaisir de le relever. Mais les pertes immenses et les désertions font que le siège est levé le 17 juin 1647. C'est un échec.

Sainte Marguerite Marie a bénéficié de nombreuses apparitions, à tel point que les sœurs de sa communauté l'ont longtemps prise pour une possédée. Le 17 juin le Christ lui apparaît pour lui donner un message pour la France et pour Louis XIV.

Le premier message s'adresse au Roi :

"Il désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu'il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion "

Mais plus spécifiquement à Louis XIV :

<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu' il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre… pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Église »

Le deuxième message : " Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l'adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l'exécution de ses desseins. "

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d'État de même que la France est fille aînée de l'Église.

Le troisième message demande au Roi : " d'être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise ".

Le quatrième message est : de " faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Cœur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l'empire du divin Cœur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ ".

Sainte Marguerite-Marie résume les conséquences du culte public au Sacré-Cœur : " Je prépare à la France un déluge de grâces lorsqu'elle sera consacrée à mon divin cœur. "

Voir la chronique du 27 juin.

L'information est transmise au Roi qui ne fait pas la consécration demandée. Louis XVI la fera, mais alors il n'est plus Roi. 

César-François Cassini est aussi connu sous les noms de Cassini III ou Cassini de Thury. Dès son plus jeune âge il montre un intérêt profond pour l'astronomie. En 1735, il fait son entrée à l'Académie des sciences en tant qu'adjoint astronome. Ses travaux sont relativement peu connus. On lui reconnaît aujourd'hui sa célèbre carte de France. Il décède le 4 septembre 1784.

Cent ans jour pour jour après la demande de Notre Seigneur, le Tiers-Etat se proclame Assemblée Nationale. C'est la fin de la monarchie capétienne et le début de la révolution française.

C'est un véritable coup d'état législatif qui se passe ce jour là. Le Tiers état décide par 490 voix contre 90 de se constituer une Assemblée nationale, sans avoir aucune compétence légale pour cette décision. Les pouvoirs et les droits du monarque, ainsi que ceux des deux autres corps le clergé et la noblesse sont foulés au pied. Cette assemblée dénie au Roi le droit de veto sur ses décisions. Le 19 juin, le clergé et la noblesse sont abolis. Le 9 juillet, l'assemblée est déclarée "constituante". Cent ans jours pour jour après la demande, jamais réalisée, du Sacré Cœur de figurer sur les étendards du Roi de France !

Par deux fois, le ciel a fait des promesses de salut et des demandes de consécration, l'une à Paray le Monial, par Notre Seigneur et son Sacré Cœur, (voir éphéméride du 13 juin), l'autre par Notre Dame à Fatima et son Cœur Immaculé.

Pour en savoir plus sur les liens entre ces deux Cœurs, consulter le site du centenaire des apparitions de Fatima : www.fatima100.fr

Le livre est téléchargeable sur internet ici :

http://books.google.fr/books?id=0MhBAAAAcAAJ&pg=PA7&dq=le+pie+VI+au+sujet+de+la+mort+de+louis+xvi&hl=fr&sa=X&ei=DPumU6DDF46b0wW3g4GICQ&ved=0CB8Q6AEwAA

En voici des extraits :

« Le Roi très-chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie; et ce jugement s'est exécuté.

Nous vous rappellerons en peu de mots les dispositions et les motifs de cette sentence. La convention nationale n'avait ni droit ni autorité pour la prononcer. En effet, après avoir abrogé la monarchie, le meilleur des gouvernements (1), elle avait transporté toute la puissance publique au peuple qui ne se conduit ni par raison ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de choses par la vérité, et en évalue un grand nombre d'après l'opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé et entraîné à tous les excès […] » (page 5)

  1. Bossuet

« Eh! Qui pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques? Déjà depuis longtemps les Calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique. Mais pour y parvenir il fallait auparavant préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les Novateurs n'ont ensuite cessé de répandre dans des livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition.[…]» (Pages 15-16)

On s'est efforcé, il est vrai, de charger ce prince de plusieurs délits d'ordre purement politique ; mais le principal reproche qu'on ait élevé contre lui, portait sur l'inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d'approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et sur la lettre qu'il écrivit à l'évêque de Clermont pour lui annoncer qu'il était bien résolu de rétablir en France, dès qu'il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu'on puisse croire et soutenir sans témérité que Louis fut un martyr ? […] » (Pages 27-29)

Et le Saint Père termine en s'adressant à la France avec des accents qui ressemblent à ceux du pape Jean Paul II au Bourget en 1980 :

« Ah France ! Ah France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de toute la chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu nous es contraire aujourd'hui ! De quel esprit d'hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu'à présent les persécuteurs les plus implacables ! Et cependant, tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre, et le plus solide fondement des empires, puisqu'elle réprime également, et les abus dans les princes qui gouvernent et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Eh ! C'est pour cela même que tous les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir, en s'efforçant de renverser d'abord la foi catholique.

Ah ! Encore une fois France ! Tu demandais toi-même auparavant un Roi catholique ; tu disais que les lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fût catholique. Et voilà maintenant que tu l'avais ce Roi catholique ; et c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner.

Ta rage contre ce monarque s'est montrée telle, que son supplice même n'a pu l'assouvir, ni l'apaiser. Tu as voulu la signaler encore après la mort sur ses tristes dépouilles ; car tu as ordonné que son cadavre fût transporté et inhumé, sans aucun appareil d'une honorable sépulture. Ah ! Du moins on respecta encore la majesté royale dans Marie Stuart après la mort. Son corps fut embaumé, rapporté dans la citadelle et placé dans un dépôt pour le recevoir. On donna l'ordre à ses officiers et à ses domestiques de rester auprès du cercueil, aves toutes les marques de leurs dignités, jusqu'à ce qu'on eût destiné à cette princesse une sépulture convenable. Qu'as-tu gagné en te livrant à une animosité que tu n'as pu satisfaire, si ce n'est de t'attirer plus de honte, plus d'infamie, et de provoquer le ressentiment et l'indignation générale des souverains, beaucoup plus irrités contre toi qu'ils ne le furent jamais contre Elisabeth d'Angleterre.

Oh jour de Triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice… (Pages 33-37)

Amateur-Jérôme Le Bras des Forges de Boishardy chevalier de Boishardy, est un chef chouan des Côtes-du-Nord. Né à Bréhand, il appartient à la petite noblesse bretonne.

Il entre au Royal-Marine en 1780, qu'il quitte le 9 juillet 1792, s'opposant au départ de son régiment pour Saint-Domingue. Mais c'est la levée des 300 000 hommes en mars 1793 qui le pousse vers la Chouannerie. Boishardy, charismatique et accessible s'impose naturellement comme chef de la chouannerie dans la région. Il prend part à la première insurrection, celle de La Rouërie, qui le désigne pour commander les forces militaires de l'Association bretonne sur les Côtes-du-Nord. Il est reconnu ailleurs aussi, puisqu'il est en contact avec le Vendéen François de Charette.

La prise de Jugon-les lacs une petite ville entre Lamballe et Dinan, où il abat l'arbre de la liberté, et déambule avec ses hommes tout en parlant avec les habitants, lui vaut le surnom de Sorcier, donné par les bleux, car la prise ne fait aucun mort et tous les soldats républicains sont capturés.

Les républicains ayant été instruits qu'il se trouverait le 15 juin 1795 dans son château de Villehemet, une compagnie de grenadiers l'y attaque. Il devait en effet se marier dans la nuit du 16 au 17 juin. Il est trahi par un jeune homme qu'il avait recueilli.

Atteint et achevé à coups de sabre par deux soldats sur la route de Bréhand à Moncontour, près de la chapelle Saint-Malo, où un calvaire marque le lieu encore aujourd'hui, en présence de sa fiancée Joséphine de Kercadio, sa tête sanglante est promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour puis jetée dans l'étang de Launay.

La mort de Boishardy (par Yan' Dargent)

Le traité de protectorat date du 5 juillet 1863. Après vingt ans d'administration indirecte, les autorités du Protectorat souhaitent rationaliser le système d'exploitation et l'étendre au pays tout entier. Le roi Norodom 1er ne le souhaite pas. Le gouverneur de Cochinchine Charles Thomson se rend à Phnom Penh, pénètre de force dans le palais royal et, le 17 juin 1884, impose au roi la signature d'une convention qui renforce le protectorat en donnant la gestion des affaires intérieures aux Français. Des révoltes vont éclater tout au long des deux années suivantes et un nouvel accord est signé en 1886.

La statue, don des Français, est transportée par bateau en deux mois. Elle arrive en morceaux détachés empaquetés en 210 caisses par le navire français Isère, parti du port de Rouen. Cette statue de bronze de 46 mètres de haut est l'œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, franc-maçon, l'armature de fer a été conçue par Gustave Eiffel, autre maçon. Le socle, à la charge des Américains, n'étant pas achevé, la statue n'est inaugurée que le 28 octobre 1886.

Historien de renom, spécialiste du Moyen-âge, c'est un des premiers écrivains qui ose braver les mensonges officiels que diffusent l'éducation nationale et les médias sur la vie des Français au Moyen-âge. Elle prouve que loin d'être une période sombre et trouble c'est une des périodes phares de l'histoire de notre pays ; la place de la femme dans la société étant bien plus enviable et respectée que de nos jours.

Parmi les principales œuvres se trouvent : La femme aux temps des cathédrales ; Pour en finir avec le Moyen-âge ; Vie et mort de Jeanne d'Arc ; les témoignages du procès de réhabilitation; Les Croisades; Jeanne devant les Cauchons

L'église Notre-Dame du Raincy est une église moderne construite en 1922-1923 par les architectes français Auguste et Gustave Perret, en Seine-Saint-Denis. Elle est considérée comme un monument emblématique de l'architecture moderne, et doit sa célébrité au fait qu'il s'agit de la première église construite en béton armé en France. À ce titre, elle a été classée comme monument historique par un arrêté du 29 juin 1966. On la surnomme parfois la « Sainte-Chapelle du béton armé ».

Le Maréchal s'adresse à la Nation par la radio pour l'en informer. Churchill, le lendemain, parle à la BBC du « traité » du 28 mars qui oblige la France à poursuivre la guerre…

Le maréchal Pétain lors de son allocution radiophonique

"Français ! A l'appel de Monsieur le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France.

Sûr de l'affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes ; sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés ; sûr de l'appui des Anciens Combattants que j'ai eu la fierté de commander ; sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.

En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut tenter de cesser le combat.

Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'Honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.

Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la patrie."

Sœur Lucie remet une enveloppe cachetée contenant la troisième partie du secret à Monseigneur Feirrera da Silva, lequel la remet le soir-même à l'évêque de Leiria.

Voir le site www.fatima100.fr

Posté le 17 juin 2018 à 07h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

16 juin 2018

C’est arrivé un 16 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Besançon, les saints martyrs Ferréol et Ferjeux.

 

 

 

Nantes, au IVe siècle, saint Similien, évêque, à qui saint Grégoire de Tours donne le titre de grand confesseur.

À Lyon, en 551, la mise au tombeau de saint Aurélien, évêque d'Arles. Nommé par le pape Vigile son vicaire en Gaule, il fonda à Arles un monastère d'hommes, et un autre de femmes, en les dotant d'une Règle propre à chacun.

Fête liturgique : le 16 juin en France ; le 31 décembre (dies natalis) pour l'Église Universelle.

Jean-François Régis fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France. Jean-François Régis naît à Fontcouverte, dans l'Aude, le 31 janvier 1597. Il grandit dans le cadre d'une famille foncièrement chrétienne.

Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Toulouse, le 8 décembre 1616. Après ses premiers vœux en 1618, il poursuit la longue formation des Jésuites. Il fait ses études théologiques à Toulouse où il est ordonné prêtre en mai 1631. En 1632, il est envoyé à Montpellier comme missionnaire. Il y prêche beaucoup et s'occupe des pauvres. En 1634, il est mis à la disposition de l'évêque de Viviers, Mgr de la Baume de Suze, pour l'aider dans la visite de la partie sud de son diocèse. C'est dans les rudes montagnes des Boutières qu'il montre particulièrement ses qualités de missionnaire. Il attire les populations par sa grande bonté et sa parole simple.

En 1636, il est nommé au Puy. A la belle saison, il travaille au Puy et pendant l'hiver il reprend ses missions dans les montagnes, car il sait alors qu'il peut trouver les gens chez eux. En décembre 1640, le père Régis termine une mission à Montfaucon où sévit la peste. Il part en bénissant la ville et en annonçant la fin de l'épidémie. Il retourne secrètement au Puy où pendant trois jours, il fait retraite : « J'ai interrompu mes missions pour me préparer à mourir ».

Le 23 décembre 1640, il reprend la route par très mauvais temps. Il contracte une pleurésie. Au matin du 24 décembre, il se rend à la petite église de Lalouvesc et commence sa mission. Durant trois jours, il travaille sans relâche.

Le mercredi 26 décembre, après sa messe dite à deux heures de l'après-midi, il ne peut regagner son confessionnal tant la foule est dense. Alors, il s'assoit près de l'autel et se remet à confesser. Soudain, dans la soirée il chancelle et s'affaisse. On le transporte à la Cure. Pendant cinq jours encore, il lutte contre la maladie.

Le 31 décembre 1640, peu avant minuit, il dit au Frère Bideau qu'il « se trouvait au plus mal ». Et tout de suite après « Ah ! mon Frère, je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m'ouvrent le Paradis ». Puis il commença de dire la parole du Christ expirant « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ». Ayant fini, il finit aussi sa vie. Il était âgé de 43 ans et 11 mois.

La dévotion populaire pour le père Régis commença le jour même de sa mort ; il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de saint François Xavier même si son apostolat ne s'exerça pas hors de France. Jean-François Régis a été béatifié en 1716, par Clément XI et canonisé en 1737, par Clément XII. Saint Jean-François Régis est patron des Jésuites de la province de France. En raison de son action au Puy, il est aussi patron des dentellières.

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr. Vicaire à Cahors à l'époque de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et interné sur un bateau négrier, où il se sacrifia pour ses confrères dans le périlleux emploi d'infirmier.

Hugues, père d'Hugues Capet, meurt à Dourdan.

« L'an mil cinq cent quarante neuf, le seizieme jour de juin, le Roy feit son entrée en armes à Paris, la plus riche et magnifique, qui fut jamais veuë entre les françois, tant du costé du Roy que de la part de la ville, laquelle n'avoit en rien espargné ses trésors, ny ses bons esprits, pour rendre l'honneur deu à son Prince, tant en habits et ornements, qu'en theatres et belles inventions, dont je decriray en passant les plus singulières. »

Tirés de : Les antiquitez, chroniques et singularitez de Paris, 2nde édition, Paris, 1561, chap 12, p.166-173) de Gilles Corrozet,

Gravure de Rolland Boulanger représentant Mgr Laval.

Ordonné évêque le 8 décembre 1658, en l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à Paris, François Montmorency de Laval est choisi comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France. Il arrive à Québec le 16 juin 1659 après trois mois de traversée sur le navire «Sacrifice d'Abraham».  Il y fonde la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663, ouvre le Grand Séminaire de Québec et, en 1668, le Petit Séminaire de Québec, qui devient en 1765, après la Conquête anglaise, un collège ouvert à tous. Il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980, et canonisé par le pape François le 3 avril 2014. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai, et du 22 juin.

Décédé à Paris, François Honorat de Beauvilliers, Duc et pair de France, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa chambre, membre du conseil du Roi, militaire, gouverneur de provinces, membre de l'Académie française a marqué son époque.

Il prend part à quatorze campagnes, et exerce de nombreux commandements. Protecteur des gens de lettres, il fait partie de l'Académie de physique fondée par Huet à Caen, de celle des Ricovrati de Padoue, contribue à la fondation de l'Académie d'Arles (1669), dont il est le protecteur. Il est élu à l'Académie française en 1663. Ses ouvrages n'ont pas été publiés. L'abbé d'Artigny le regrette dans ses Mémoires littéraires; on devait cet hommage, dit-il, «à un seigneur qui honora les beaux-arts et qui répandit ses bienfaits et ses largesses sur tous les poètes de son temps.» Il meurt à l'âge de quatre-vingts ans.

Les troupes de Napoléon Bonaparte remportent une belle victoire à Ligny en Belgique contre les troupes prussiennes, la dernière victoire avant Waterloo.

A la mort de Grégoire XVI, Mastai Ferretti est élu pape. Il prend le nom de Pie IX, en hommage à Pie VII. Le 8 décembre 1854, Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception. La Sainte Vierge le remercie en se présentant à Sainte Bernadette Soubirous sous ce vocable. Hormis le pontificat de Saint-Pierre, Pie IX a le plus long pontificat de l'Histoire (31 ans et 236 jours, de 1846 à 1878). Il est béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II dont le pontificat est le troisième plus long de l'Eglise.

La consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914, est reportée suite à l'entrée en guerre, et a lieu le 16 octobre 1919. L'église est alors érigée en basilique mineure. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923 avec la finition de la décoration intérieure.

Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l'école. Depuis 1879, ce franc maçon violemment anticlérical, promulgue une série de textes promouvant l'école publique afin d'affaiblir le poids de l'Église dans l'éducation des jeunes français. Une nouvelle loi paraît encore le 28 mars 1882, rendant l'enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L'instruction civique remplace dorénavant l'instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. L'objectif est de retirer des mains des familles et de l'Eglise la formation des plus jeunes.

Or les écoles catholiques sont déjà gratuites, pour la plupart, et ce d'avant la révolution. Après l'empire, l'Etat les considérait comme « libres », suivant le terme de la loi Guizot de 1833 et de la loi Falloux de 1850. Depuis le Second Empire et la loi Duruy (1867), l'école publique est devenue gratuite pour les enfants des familles les plus pauvres, soit les 3/5e des enfants. En 1881 la loi Jules Ferry n'est finalement qu'un geste en faveur des plus riches.

Un décret institue le gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il regroupe les colonies africaines françaises du Sénégal, du Soudan français, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Par la suite, s'y ajoutent le royaume du Dahomey, futur Bénin, la Haute-Volta, futur Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. L'AOF est alors divisée en huit territoires, avec à la tête de chacun d'eux un gouverneur. En 1958, la décolonisation entraîne l'éclatement de cette fédération.

Après avoir lâchement abandonné les troupes françaises à leur sort à Dunkerque, malgré les engagements et les traités bilatéraux, Churchill, sur proposition de De Gaulle, tente d'empêcher les Français de déposer les armes. Réponse du Conseil des ministres au protégé de Reynaud : «  La France n'est pas un dominion… ».

De Gaulle atterrit à Bordeaux à 21H30, croyant avoir sauvé le gouvernement Reynaud avec sa proposition. Apprenant la chute de ce dernier, il retourne à l'ambassade anglaise pour organiser son retour à Londres. Le lendemain à 9h00 De Gaulle s'envole subrepticement.

Reynaud démissionne. Relaté par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles Editions Latines, page 32) .

Paul Reynaud, premier ministre de la France qui s'oppose à un armistice avec l'Allemagne nazie mais souhaite une reddition des armées pour que devant l'histoire ce soient les militaires qui assument la défaite, démissionne. Pourtant son poulain, déjà à l'abri à Londres a proposé, ce même jour, que l'Angleterre et la France ne fassent plus qu'une nation ! Le maréchal Philippe Pétain est nommé à la présidence du conseil par le président français Albert Lebrun. Il a 84 ans ! Aucun politique de l'époque n'a ni le courage ni l'envergure pour la fonction, dont le côté sacrificiel effraie. La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il installe son gouvernement à Vichy. En juillet, l'Assemblée nationale lui donne les pleins pouvoirs. Pétain met alors fin à la République et instaure, sous la devise "Travail, Famille, Patrie", l'Etat français. Philippe Pétain demande l'armistice à l'Allemagne.

Le général Weygand accepte de rentrer dans le gouvernement comme ministre de la guerre.

Ce 16 juin 1940, soit quarante-huit heures avant l'appel de Charles de Gaulle, le maréchal Pétain déclare: « II y en a pour longtemps. Les Américains gagneront, comme en 1918. Il faut tenir jusque-là.»

PÉTAIN à Albert RIVAUD - témoignage de celui-ci, cité par F. G. DREYFUS dans Histoire de Vichy (Éd. De Fallois p. 163)

Après avoir démissionné du gouvernement, le général De Gaulle proclame, sur les lieux même de son débarquement en 1944, le discours de Bayeux dans lequel il énumère ses principes pour une nouvelle constitution française. Quelques mois plus tard il fonde le RPF sans réussir à mettre en échec le projet de constitution de ce qui devient la quatrième république. Le discours de Bayeux est la principale source d'inspiration de la constitution de la Cinquième République.

Jean Paul II le canonise sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

Posté le 16 juin 2018 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

15 juin 2018

C’est arrivé un 15 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

En Auvergne, vers 480, saint Abraham, moine. Né sur les bords de l'Euphrate, il se rendit en Égypte pour visiter les ermites. Arrêté par des païens, il fut retenu prisonnier durant cinq ans, puis vint en Auvergne, se retira au monastère de Saint-Cirgues, et mourut très âgé.

À Crespin en Hannonie, vers 686, saint Landelin, abbé. Célèbre brigand converti à l'exercice des vertus par l'évêque saint Aubert, il fonda le monastère de Lobbes, puis gagna celui de Crespin, où il mourut.

À Sées en Gaule, l'an 756, saint Lohier, évêque, qui renonça à sa charge pour se préparer à la mort dans un ermitage.

Germaine Cousin naît à Pibrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d'un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l'objet de la haine et du mépris d'une belle-mère acariâtre et sans cœur ; la douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu'à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière.

Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel ; le chapelet était son seul livre ; la Sainte Vierge était sa mère, les anges ses amis, l'Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l'église, où elle assistait chaque jour au Saint Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre. Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l'amour de Dieu ; et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre.

À sa mort, les anges et les vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l'église de sa paroisse. Elle est devenue un des grands thaumaturges et une des saintes les plus populaires de la France.

Voir la chronique du 30 juin.

L'Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin 1428. Le pont d'Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve. Meung-sur-Loire est le premier pont conquis par les Français après Orléans.

Pape Léon X, par Raphael.

Par la Bulle " Exsurge Domine ", le Pape Léon X condamne Martin Luther et son hérésie le Protestantisme. Cette bulle, publiée à Rome le 15 juin 1520, a été préparée au cours de l'hiver précédent, par une commission de théologiens. Ces derniers sont issus en majorité des ordres mendiants prédicateurs officiels des indulgences et des aumônes pour la basilique Saint-Pierre. La bulle dénonce 41 erreurs trouvées dans les écrits de Luther.

Autoportrait

Nicolas Poussin est né à Villers, près des Andelys, dans une famille bourgeoise normande, qu'il quitte à 18 ans, car ses parents désapprouvent son choix d'une carrière de peintre. Il se rend à Paris, Florence et à Rome pour se perfectionner. Il y rencontre des grands maîtres italiens de la Renaissance tels que Raphaël et Titien. Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales (décoration du Palais du Luxembourg par exemple). Les Jésuites lui commandent six tableaux racontant la vie de saint Ignace de Loyola. Nicolas Poussin est une référence incontournable du classicisme français, ses œuvres sont à la fois idéalistes et poétiques. Les plus célèbres sont des thèmes bibliques, mythologiques ou historiques : L'Enlèvement des Sabines, Moïse sauvé des eaux, L'Enfance de Bacchus.

Les bergers d'Arcadie


L'été ou Ruth et Booz

Partis le 17 mai 1673 du fort Frontenac, Jacques Marquette, Louis Jolliet et leurs cinq compagnons s'embarquent sur deux canots avec pour objectif la découverte du grand fleuve le Mississippi. Ils atteignent la baie du Mississippi le 15 juin. Ils descendent le fleuve jusqu'à son confluent avec l'Arkansas. Craignant d'être capturés par les Espagnols, ils rebroussent chemin, remontent par la rivière des Illinois et débarquent à l'emplacement de Chicago.

Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C'est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Il oppose la France à l'Espagne. L'armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d'Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697 (voir la chronique du jour).

Si l'on écarte le mythique accident d'Icare. Le 15 juin 1785, profitant de vents favorables, Jean-François Pilâtre de Rozier et Pierre-Ange Romain, concepteur du ballon à hydrogène, s'envolent pour traverser la Manche. Jean-François Pilâtre de Rozier est membre de l'Académie de Reims, puis intendant au sein du cabinet de chimie et d'histoire naturelle du comte de Provence, frère du Roi. Après 5km de vol, un vent d'ouest les ramène en France. À ce moment le ballon se dégonfle brusquement et ils s'écrasent au sol, à 300 mètres du rivage. Ils deviennent les deux premières victimes de l'air.

Les causes exactes de l'accident sont assez mal connues. Il ne semble pas qu'il y ait eu incendie, car l'hydrogène n'a pas explosé, il se pourrait que la soupape actionnée pour la descente ait entraîné une déchirure du ballon à gaz, ce qui aurait pu provoquer la chute.

Suite à la campagne d'Italie, De Gaulle avait fait remettre une lettre au Pape Pie XII. Ce dernier lui répond ce jour ; il lui écrit : « Comme vous l'observez justement, la fin des combats ne suffirait pas à donner à la France l'ordre et la tranquillité de paix…si elle conservait en son sein des germes funeste de discordes civiles …Aussi est-ce avec ferveur que nous demandons à Dieu d'épargner à votre patrie ces troubles néfastes, d'éclairer ceux qui seront chargés de la conduire et de faire prévaloir, dans les cœurs de tous, des sentiments, non de rancœurs et de violence, mais de charité et de réconciliation fraternelle. »

Le 30 juin le pape reçoit le général en audience et lui répète ces propos. Dans un courrier du mois précédent Lemaigre-Dubreuil, le chef du groupe des Cinq (groupe qui organise secrètement avec les Américains le débarquement du 8 novembre 1942 à Alger, Oran et Casablanca, lui a écrit pourquoi il rompait avec la dissidence gaulliste :

«Nous avons vu l'esprit de parti, s'étendre jusqu'à tout envahir, jusqu'à tout dominer… Nous avons vu passer au premier plan la politique intérieure et non la conduite de la guerre…Le sentiment s'est fait général que les poursuites, les épurations étaient autant de querelles personnelles que de mesures de justice ou de sécurité… La défaite, l'armistice sont en grande partie les conséquences des divisions des Français. Aggraver cette division et la perpétuer est un programme auquel nous ne pouvons nous associer. »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles éditions latines page 340). Ce souhait du pape est à mettre en parallèle avec le discours de De Gaulle à la BBC, le 20 janvier 1942, où il parle de la vengeance qui devient pour la France une douce probabilité. Voir les chroniques du 12 et du 20 janvier.

Les faits en métropole confirment la volonté de vengeance de De Gaulle :

« De la fin mars au début d'août 1944 on compte 422 attentats contre l'armée allemande et 16250 contre des Français, souvent suivies de mort. »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles éditions latines page 332).

Créé le 31 décembre précédent avec une base de 1000 points, le CAC 40 ouvre ce jour ; il signifie la Compagnie des Agents de Change. Il est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l'évolution du marché français. Plus tard, son sigle signifiera « Cotation Assistée en Continu ».

Cela fait suite à l'accord fondamental du 30 décembre 1993.

Posté le 15 juin 2018 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 juin 2018

C’est arrivé un 14 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Près de Soissons en France, peut-être au IVe siècle, les saints martyrs Valère et Rufin.

Le général romain alliés aux Francs de Mérovée et aux Wisigoths de Théodoric, est aussi celui qui, avec les mêmes alliés arrêtent les Huns aux champs Catalauniques, le 20 juin de la même année. (cf. la chronique du jour).

L'empereur Charles le Chauve, signe à Quierzy-sur-Oise, le capitulaire établissant temporairement l'hérédité dans les domaines et les charges pour les descendants des nobles partis en Italie avec lui. Ce document est parfois considéré comme le début de la féodalité.

Jean de Saint-Bonnet de Toiras, ou Thoiras, naît le 1er mars 1585 à Saint-Jean de Gardonnenque, et sert le Roi Henri IV, puis son fils Louis XIII. A la différence de beaucoup de protestants, il est fidèle durant toute sa vie à son Roi et à sa Patrie. Lors du siège de La Rochelle, il défend victorieusement l'île de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham.

Il se distingue encore lors du siège de Suse, pendant la Guerre de Mantoue. Il a été fait maréchal de France en 1629 par Louis XIII. C'est au cours la Guerre de Trente Ans, en 1636, que Toiras est tué d'une balle d'arquebuse, lors de l'attaque sur la forteresse de Fontaneto d'Agogna.

Jean-Armand de Maillé-Brezé, naît le 18 octobre 1619. Fils du Maréchal Urbain de Maillé et neveu du Cardinal de Richelieu, il débute sa carrière dans l'Infanterie avant de servir dans la Marine, quand son oncle lui laisse la charge de Grand Maître de la Navigation. Vocation précoce, il est nommé colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans et grand-maître de la navigation à 24 ans.

A la tête de la Marine il participe à huit campagnes de guerre à la mer, et remporte un nombre impressionnant de victoires, où il étrille les Espagnols, campagnes qui assurent à la marine de Louis XIII, la maîtrise de la Méditerranée occidentale. Il devient aussi Commandant de la Flotte du Ponant et Ambassadeur au Portugal alors en rébellion contre la Couronne espagnole. Son destin militaire, dans la Marine française, certes facilité par la fortune de sa famille, est glorieux. Il est vainqueur des Espagnols à Villafranca (1639), à Barcelone, au Cap de Gate (1642), à Carthagène par une double victoire (les 9 aout et 4 septembre 1643) et à Tarragone (1643), avant d'être emporté par un boulet de canon à Ortebello en Italie. La Marine française se trouve brutalement orpheline et désorientée.

Il faut souligner que toutes les victoires de la Marine de l'époque ont été préparées par le patient travail de restauration de cet outil de souveraineté entrepris par le cardinal de Richelieu.

Elle oppose les armées française et anglaise à l'armée espagnole, devant Dunkerque. Voir la chronique du 20 mai.

Le maréchal Turenne, à la tête de l'armée française, bat les Espagnols et l'armée du prince de Condé, passé à leur service lors de la Fronde. Cette victoire met fin à 24 ans de guerre entre les Bourbons et les Habsbourg. La paix est signée dans les Pyrénées en 1759 et Turenne obtient le titre exceptionnel de maréchal général des camps et armées du Roi en 1660.

Dunkerque est alors « espagnole le matin, française l'après-midi et anglaise le soir.» La bataille fait assez peu de morts.

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d'Allarde de mars et compléter la première loi Le Chapelier du 22 mai. Elle interdit la formation de tout groupement professionnel. C'est la fin des corporations. L'individu se trouve seul face à l'Etat et aux puissants. Cette loi met fin à toutes les formes de rassemblements de professionnels et à toute possibilité de syndicat ou de grève. Elle signe aussi la fin des rassemblements paysans. Tous les malheurs sociaux et toutes les crises sociales du XIX siècle en France trouvent en partie leur origine dans les abus que permettra cette loi. Au nom de la liberté !

L'esprit de lucre et la haine des catholiques à Nîmes vont pousser quelques 15 000 huguenots, entraînés et excités par des francs maçons à s'attaquer au couvent des Capucins. Après la mise à sac du couvent, les bandes protestantes se répandent dans la ville et se livrent au pillage et au massacre : « Plus de trois-cents citoyens ont péri », écrit le maire, Monsieur de Marguerittes.

Le martyr des capucins est très bien décrit par l'abbé Etienne Goiffon dans son Notice historique sur les capucins et la paroisse Sainte-Perpétue de Nîmes (Editions Grimaud 1871)

Citons simplement comment sont assassinés 5 de ces prêtres :

Alors le prêtre s'empresse de consommer les Saintes Espèces. Mais cinq minutes ne suffisent pas ; il est abattu à bout portant, sur l'autel, par un coup de fusil puis transpercé de baïonnettes, la bouche encore pleine d'Hosties.

Les Capucins cachés dans les lambris des plafonds entendent les massacreurs ricaner : « C'est être bons patriotes et bons amis de la constitution que de faire ce que nous faisons! »

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 88 :

« Considérant les êtres humains comme des machines », il fut un maître de la propagande. Il confiait : « Les Français se laisseront mener, pourvu cependant qu'on leur dissimule adroitement le but vers lequel on les fait marcher. » (Citation tirée de Nature humaine et Révolution de Xavier Martin

La bataille a lieu près du petit village de Marengo, à 70 km au nord de Gênes dans le Piémont. Elle oppose les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes. Alors que la bataille tourne au désavantage de Bonaparte et que les Français commencent la retraite, Desaix arrive, avec environ 10 000 hommes, offrant la victoire au Premier Consul. L'Armée de von Melas prend la fuite pour Alessandria, laissant 6 500 tués, 8 000 prisonniers et 15 drapeaux de Régiment. Les Français ont 4 700 tués, dont le général Desaix, et 900 blessés.

Marengo a pour conséquence de forcer les Autrichiens à quitter le Milanais, après la Convention d'Alessandria, et de permettre de conclure la guerre entre la France et l'Autriche.

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd'hui l'anniversaire» dit l'Empereur au soir de la bataille.

Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen, alors en nette supériorité numérique, 66 800 Français contre 84 000 hommes Russes. Et Friedland vaut bien Austerlitz, puisque seulement 1 645 soldats de la Grande Armée sont tués, alors que les Russes ont 12 000 tués et 10 000 prisonniers et qu'ils abandonnent 70 drapeaux de régiments de l'Armée du Tsar aux Français.

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d'Alger. L'Algérie est alors dirigée par le sultan d'Istanbul, mais l'intérieur du pays est laissé à l'abandon. La conquête française de l'Algérie a été déclenchée suite à l'incident diplomatique de 1827, où le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France. En 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d'Alger capitule.

« Le 14 juin, l'Église célèbre la Fête-Dieu, à l'occasion de laquelle se tiennent des processions dans toutes les paroisses. Le quotidien anticlérical L'Action a donné un mot d'ordre : « Sus aux mascarades ! » S'il n'y a pas d'incidents à Paris, c'est qu'un imposant service d'ordre a été mis en place. Mais à Dunkerque, à Lyon ou à Angers, les processions sont attaquées. À Nantes, le socialiste Allemane s'est déplacé de Paris à cette fin : on relève de nombreux blessés et même un mort, un socialiste de 77 ans qui a succombé à une crise cardiaque. La fureur des catholiques est telle qu'ils tentent de prendre d'assaut la préfecture et, ayant échoué, finissent par édifier des barricades avant d'être dispersés par une charge de cavalerie. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 87)

Voir la chronique du 4 octobre.

Les troupes allemandes entrent dans Paris

La Wehrmacht entre dans Paris, vidée des trois-quarts de ses habitants. Le premier acte de l'occupant est d'ôter le drapeau tricolore qui flotte sur le ministère de la Marine et de dresser le drapeau à croix gammée au sommet de l'Arc de triomphe.

Battue par les Allemands, la France doit également affronter l'Italie, lors de la bataille des Alpes. L'armée des Alpes résiste parfaitement aux unités italiennes. Il est décidé de lancer, le 14 juin 1940, l'opération Vado, dont l''objectif consiste à pilonner les ports italiens de Gênes et de Savone. Partie de Toulon, la marine française attaque victorieusement les défenses des côtes italiennes.

Les accords signés à Schengen abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires, la RFA, le Luxembourg, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Ces accords entrent en vigueur en 1995.

Cet accord a été signé en secret par Mme Catherine Lalumière, sur un bateau, sur le Rhin. Il n'a été découvert que deux ans après, fortuitement. Il devient Convention européenne le 19 juin 1990.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 350)

 

Posté le 14 juin 2018 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)


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