25 février 2018

La chasteté à l'école des saints

Voici extrait de la préface de Mgr Marc Aillet, d'un ouvrage écrit par Olivier Minvielle :

Minvielle«La chasteté à l’école des saints. Tout est dit, et quel programme! Qui nous concerne tous. L’heure de la famille a sonné et, pour savoir comment l’Eglise souhaite que ses membres vivent la chasteté, il suffit que soient dévoilées les pages de la vie de ceux qui nous ont précédés et qui ont aujourd’hui l’honneur des autels. Vivre de telle manière que nous soyons en parfaite communion avec Dieu…

La présentation de ce livre, facile d’accès, est un argument en sa faveur: il n’est pas nécessaire d’entrer dans un propos didactique pour apprendre à aimer; il suffit de découvrir page après page la simplicité des témoignages… S’appuyant sur l’Ecriture sainte et les textes du Magistère, l’auteur conduit le lecteur sur une voie d’approfondissement des raisons de la chasteté…

Je recommande donc bien volontiers la lecture, la méditation, oserais-je dire, de ce beau livre. Saints et saintes de Dieu, dont la chasteté a si bien révélé Jésus-Christ sur les routes du monde, priez pour nous.»

Posté le 25 février 2018 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 25 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Maubeuge dans le Hainaut, sainte Adeltrude, vierge et abbesse meurt. Fille des saints Vincent Madelgaire et Vaudru, elle gouverna avec sagesse le monastère fondé et dirigé auparavant par sa tante, sainte Aldegonde

Robert d'Arbrissel naît en Bretagne vers 1047. Docteur de l'université de Paris, il remplit les fonctions d'archidiacre du diocèse de Rennes, son pays d'origine.

Son zèle pour la réforme du clergé souleva contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se retirer. Il séjourna quelques temps auprès des écoles d'Angers ; puis il s'enfonça dans la forêt de Craon. Des compagnons le suivirent, ce qui lui permit de fonder l'abbaye de Roë. Ils y menèrent la vie des Chanoines réguliers.

Le Bx Urbain II, lors de son séjour à Angers (1096), le fit prêcher en sa présence et lui donna plein pouvoirs d'annoncer en tous lieux la parole divine. Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de Ponthieu et Vital de Martain, le suivirent dans ses courses apostoliques avant d'aller fonder, l'un le monastère de Tiron au diocèse de Chartre, l'autre, celui de Savigny au diocèse d'Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation.

Robert parcourut d'abord l'Anjou, la Touraine et le Poitou. Sa prédication soulevait l'enthousiasme des foules ; parmi ceux qui l'avait entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles et s'attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d'homme et de femmes ; on y voyait un grand nombre de pénitents et de pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, dont les conditions étaient prescrites au jour le jour par Robert. Cette communauté nomade finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Aussi, vers 1099, Bernard et Vital emmenèrent les hommes avec eux. Robert établit les femmes à Fontevrault. Elles étaient fort nombreuses. Quelques frères se fixèrent auprès d'elles et se chargèrent de leur service temporel et religieux.

Robert interrompait de temps en temps ses prédications pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux monastères, qu'il peuplait de ses religieuses. Ces fondations recevaient le titre de prieurés et restaient sous l'entière dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu'une seule congrégation, dont l'abbesse était le chef unique. Partout une communauté d'hommes s'attachait au service des moniales. Il y en eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, d'Orléans, de Limoges et de Chartres.

Robert d'Arbrissel meurt, le 24 ou le 25 février 1116 ou 1117.

 

Le pape Félix III meurt à Rome ; Gélase lui succède.

Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille, il a deux enfants. Il est élu pape à la succession de Simplice le 13 mars 483. Pendant son mandat en Afrique, les Vandales déclenchent une violente persécution contre les catholiques. Il parvient cependant, avec l'aide de Zénon Ier, qui signe une trêve avec les Vandales, à mettre un terme aux persécutions contre les catholiques africains. Mort le 25 février, l'Eglise Catholique le fête le 1 mars. Voir les chroniques du 1er et 13 mars.

Par la bulle Regnans in excelsis, Pie V excommunie Élisabeth Ière d'Angleterre et délie ses sujets de toute obligation d'obéissance envers la couronne d'Angleterre. Cela fait suite à la promulgation de ses Trente-Neuf Articles, qui persécutent la religion catholique romaine en Angleterre.

Condé cède ses droits de vice-roi de Nouvelle-France, pour 30 000 livres, à son beau-frère Henri, duc de Montmorency-Damville.

Champlain est son lieutenant.

Vincent II, duc de Mantoue et marquis de Montferrat est mort le 26 décembre 1627. Son héritier Charles de Gonzague a pris le pouvoir à Mantoue sans attendre l'investiture impériale. L'Empereur Ferdinand II, poussé par la Savoie et l'Espagne, prononce le séquestre de l'héritage. Gonzague en appelle au Roi de France.

Cette guerre se déroule dans le cadre plus large de la Guerre de Trente Ans, qui se déroule en Europe de 1618 à 1648 et oppose, sur le front sud, les Français aux Habsbourg. Ces derniers se disputent la succession du Duché de Mantoue, au nord de l'Italie. En 1628, Louis XIII et Richelieu passent les Alpes et délivreront Mantoue en 1630. Le duché revient aux ducs de Nevers, une branche française.

Jean Nicolas Stofflet, né en 1753 en Lorraine, sert d'abord comme soldat dans l'Armée de Louis XV et Louis XVI dans un Régiment Suisse. Il devient ensuite garde-chasse pour le service du Comte de Colbert-Maulévrier.

En 1793 il rejoint l'Insurrection vendéenne et combat sous les ordres de Maurice d'Elbée à Fontenay, Cholet, Saumur, Beaupréau et Antrain. Il succède à Henri de la Rochejacquelin en 1794 comme chef de l'Armée Catholique et Royale et s'établit dans la forêt de Vezins. Ses querelles avec Charette et les difficultés que rencontrent les Vendéens le conduisent à accepter les clauses du Traité de Saint-Florent-le-Vieil (1795). Il reprend le combat en 1796, soutenu depuis l'Italie par le Comte de Provence qui l'a bombardé Maréchal de Camp. Il échoue dans sa tentative, est pris et fusillé à Angers.

Il commande lui-même le feu : «  Vive la Religion, Vive le Roi. »

Sur une proposition du député Joseph Lakanal, la Convention vote un décret instaurant la création d'écoles centrales où l'enseignement scientifique est privilégié à la tradition classique dominée par le latin. En octobre 1795, la Convention décide d'établir une école centrale par département. Organisées par classes de niveaux, les écoles centrales constituent les ancêtres des lycées.

Cette décision arrive en complément de la création de l'école normale, dont la mission est à la fois de fixer « la norme » et de former un corps d'enseignants dévoués aux idées révolutionnaires. Le député Rabaut Saint Etienne, dans son discours du 21 décembre 1792,  attribuera à l'éducation nationale du monopole pour :

« …s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance ; car l'enfant qui n'est pas né appartient déjà à la Patrie. […] l'éducation nationale s'empare de tout l'homme sans le quitter jamais, en sorte que l'éducation nationale n'est pas une institution pour l'enfance, mais pour la vie entière. » (*)

(*) Archives parlementaires 1/55/346/2, citées par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages75-76.

C'est le début de la IIème République française.

Devant trois cents personnes, Bernadette raconte :

"Elle me dit d'aller boire à la source (…). Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai." Devant la foule qui lui demande: "Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ?, elle répond : "C'est pour les pécheurs."

Le général Pétain est nommé à la tête des opérations à Verdun. Le général de Castelnau a stabilisé le front et lui transmet une situation moins critique. Pétain s'apprête à mettre en place la stratégie qui fera sa réputation. Il met en place la fameuse « voie sacrée » qui relie le front à Bar-le-Duc. Il est aussi l'auteur du « tourniquet » qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats. Ses ordres : « tenir par tous les moyens ».

 

Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des pays membres du Pacte de Varsovie décident la dissolution des structures militaires d'ici le 31 mars.

Elue trois fois député, les deux premières sous l'étiquette FN, la troisième comme membre de l'UDF.

Sortie dans 2 000 salles américaines du film "La Passion du Christ", dont la réalisation a coûté à Mel Gibson 25 millions de dollars sur ses propres deniers, tous les grands studios ayant rejeté le projet. Le film, qui raconte avec un réalisme prenant les dernières heures de la vie de Jésus, ne manquera pas de soulever la controverse, toutefois Jean Paul II dira à l'issue de la projection : «  Cela a certainement dû se passer ainsi. »

 

Posté le 25 février 2018 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 février 2018

C’est arrivé un 24 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

À Trèves en Allemagne (Gaule), vers 480, meurt saint Modeste, évêque.

Les Eglises d'Orient fêtent en ce jour l'invention du chef de Saint Jean Baptiste. En occident elle est célébrée le 24 juin. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu'au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

Toutefois plusieurs églises affirment aussi détenir tout ou partie de la tête de Jean Baptiste Gênes, Damas ou Homs ; en France, la cathédrale Notre Dame d'Amiens détient aussi le chef supposé de Jean Baptiste, rapporté par un croisé, chanoine de Picquigny, wallon de Sarton, au début du XIIIème siècle. Celui de l'abbaye royale de Saint Jean d'Angély a été découvert vers 1015. Son authenticité a été rapidement contestée.

Jules César constatant que l'année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d'appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu'il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d'où le nom d'année bissextile donné à l'année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu'une année tropique. Or, au cours des siècles l'écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C'est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l'Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

Le "poverello", le petit frère des pauvres.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l'Evangile pour la fête de Saint Mathias : l'envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n'était pas d'églises en ruine, dont Il parlait, mais de l'Église, constituée d'hommes, de femmes et d'enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l'Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s'écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d'accomplir ».

A l'automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d'Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l'ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

En application d'une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l'objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

A l'instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l'annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l'Espagne, les cantons Suisses et le roi d'Angleterre, tandis que Maximilien s'allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l'année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d'Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l'Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l'armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l'un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l'ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d'éviter la honte d'une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l'impatience de vaincre, se lance au galop à l'assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l'artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

La bataille de Pavie

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l'un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : 'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s'engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l'Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d'écus d'or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d'Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l'honneur »

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d'Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d'Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l'Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l'un des meilleurs chefs d'armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l'amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

Le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas à Tusculum, aujourd'hui Frascati, qui institue le "calendrier grégorien", devant entrer en vigueur le 5 octobre en Italie. Voir une chronique précédente.

François Le Tellier devient secrétaire d'Etat à la guerre, de Louis XIV le 24 février 1662; c'est son premier poste officiel. Né en 1641, le marquis de Louvois a obtenu la charge le 14 décembre 1655, mais trop jeune, ce n'est qu'en 1662 qu'il peut remplacer son père à ce poste durant son absence. C'est en 1677 qu'il sera définitivement en charge de ce poste. Il meurt en 1691.

 

 

 

Cette colonie est le premier essai d'expansion du territoire de la France en Amérique. Malgré les années, la population dépasse à peine 2500 personnes.

Le 24 février 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, dissout la Compagnie des Cent-Associés, aussi appelée Compagnie de la Nouvelle-France, ou encore Compagnie du Canada, qui a failli dans sa mission d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France. Le Québec est alors rattaché à la couronne de France. Il accordera un an plus tard l'exclusivité du commerce à la Compagnie des Indes Occidentales. La mission initiale que Louis XIII avait confiée à la Compagnie était : « de travailler purement à procurer la gloire de Dieu et le salut des sauvages. »

Le Roi nomme un nouveau gouverneur et un intendant.

Le but de l'hôtel national des Invalides est d'abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.

La Prusse accorde toutes facilités de stationnement et approvisionnement à la Grande Armée en route vers la Russie, ainsi que l'envoi d'un corps d'armée de vingt mille hommes.

Napoléon refuse encore !

C'est l'instauration de la deuxième République et la fin des trois journées insurrectionnelles.Lamartine, alors député, fera preuve d'un réel courage physique en refusant aux émeutiers le drapeau rouge comme drapeau national avec ces mots :

«Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.»

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge. Huile sur toile de H. F. E. Philippoteaux.

Au terme de trois journées insurrectionnelles, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et s'enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette ce nouveau souverain.

Un gouvernement provisoire est formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par ce gouvernement est de proclamer la République.

Le message de notre Dame est : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! "

Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L'Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l'arbre de la connaissance et de l'arbre de la vie. »

Posté le 24 février 2018 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2018

C’est arrivé un 23 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

L'annonce de la défaite dite « Journée des Harengs » n'a pas été ans effets sur le seigneur de Beaudricourt. Voir la chronique du 12 février.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible. Elle se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes. Il resterait aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

 

Eugène IV, né Gabriele Condulmer à Venise en 1383, est un moine bénédictin italien, qui devient pape le 3 mars 1431, il devient le 207èmepape de l'Église catholique. En 1439, il essaie de réaliser enfin l'union de Rome et des Églises d'Orient. Mais le concile de Ferrare s'enlise sur la version byzantine du Credo de Nicée. En 1440, une poussée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélèrent une rapide proclamation d'union entre les deux Églises. Cette union n'entra jamais réellement en vigueur, le patriarche russe Isidore étant arrêté à son retour à Moscou. Ainsi la dernière messe célébrée à Sainte-Sophie aura été une messe catholique en présence du légat du pape.

Le Collège romaina sert d'université aux Jésuites pour y apprendre gratuitement le latin, le grec, et l'hébreu. Saint Ignace de Loyola le crée pour y regrouper l'ensemble du savoir académique et scolastique. Il s'installe de façon définitive à Rome entre 1582 et 1584, dans un édifice réalisé par l'architecte Bartolomeo Ammannati, et prend le nom d'Université grégorienne en hommage au pape Grégoire XIII.

Ils s'achèvent sur un constat d'échec. Après des années de guerre de Religion et l'assassinat d'Henri IV, la monarchie française est affaiblie. Le seul intérêt de ces états généraux est d'avoir révélé au grand jour un délégué du Poitou pour le Clergé : l'évêque Armand du Plessis, qui passera à l'histoire sous le nom de cardinal de Richelieu. C'est l'homme qui, au cours des prochaines années, poursuit l'œuvre de redressement de l'Etat et la France, commencée par Henri IV le grand et Sully. Nommé par la régente au Conseil un an plus tard, il se heurte à elle jusqu'à ce que la journée des dupes écarte définitivement la reine mère du pouvoir.

Non, les pompiers de Paris ne datent pas de Napoléon ! Pourquoi oublier le premier corps de pompiers de Paris appelé alors, en 1716, « gardes-pompes », le Corps des Gardes Pompes du Roy ? C'est le premier corps de lutte contre l'incendie qui est créé avec trente-deux "Gardes pompes", chargés d'assurer la manœuvre de seize engins, appelés "Pompes du Roy".

L'introduction des pompes à Paris est donc faite par François du Périer Dumouriez. Leur existence date même de 1699. Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l'organisation des secours en cas d'incendie. Jusqu'alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même.

Le Dauphin Louis épouse l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne, au château de Versailles. Le Dauphin qui sera exemplaire toute sa vie perd sa femme très rapidement et épouse ensuite Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne qui lui donne 9 enfants dont 3 seront Rois de France.

L'ex-roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père du Roi Louis XV, parrain du Comte de Provence, futur Louis XVIII, meurt dans son château de Lunéville, la Lorraine devient un duché définitivement rattaché à la France, conformément à la Convention de Meudon (1736), signée et ratifiée après la Guerre de Succession de Pologne.

Stanislas Leszczynski, Duc de Lorraine et de Bar

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais présente sa pièce "le Barbier de Séville" pour la première fois à la Salle des Spectacles des Tuileries. Elle remporte un franc succès, et est suivi d'une suite avec "le Mariage de Figaro" et "la Mère coupable".

Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, les Girondins décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l'armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Toutes les provinces vont se soulever contre cette mesure, de Toulon à la Bretagne, en passant par Lyon et la Vendée. Car l'ouest n'est pas seul à rejeter la révolution.

Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. La Vierge lui révèle un secret "rien que pour elle ".

A cette époque les politiques français savaient encore faire confiance aux militaires pour leur confier ce ministère. Aujourd'hui, ils leur retirent même la « gestion administrative » des armées.

Dramaturge, romancier et essayiste, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne, il fait ses études au Lycée Louis-le-Grand. Licencié en droit, il mène une carrière diplomatique comme consul de France à Prague, Francfort, Hambourg, Fuzhou, Shanghai et Tianjin, comme ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro et ambassadeur de France à Tokyo de 1921 à 1927, puis à Washington et à Bruxelles. Il est élu à l'Académie Française le 4 avril 1946.

Touché par le chant des Vêpres de Notre-Dame à Noël 1886, il se convertit à la religion catholique.Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été profondément heurté par la défaite de 1940, il soutient le Maréchal Pétain, mais combat les collaborationnistes. Après 1945, il se retire au château de Brangues. Outre celle qui est en en-tête des chroniques voici quelques citations cueillies au gré de lectures :

« Rien n'est aussi grand dans ma création que ces beaux jardins d'âmes, bien ordonnés comme en font les Français. Toutes les sauvageries du monde ne valent pas un beau jardin à la Française »(Les mystères de Jeanne d'Arc)

« Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité, à tout le monde. »

« Nous savons que le monde est en effet un texte, et qu'il nous parle, humblement et joyeusement, de sa propre absence, mais aussi de la présence éternelle de quelqu'un d'autre, à savoir son créateur. »(Le poète et le shamisen)

« C'est ce que vous ne comprenez pas qui est le plus beau. » (Le soulier de satin)

« Ce qui ouvre le cœur de Dieu, ce n'est point la lance, mais le cri d'un cœur affligé, car le royaume de Dieu souffre violence. »

« Nous sommes faibles, il est vrai, et de peu d'intelligence, nous sommes peu nombreux et l'erreur autour de nous est immense. Montrez-nous le père, dit Philippe et cela suffit. » (Poème sur St Philippe)

 

Les programmes scolaires devront expliquer « le rôle positif de la présence française outre-mer et notamment en Afrique du Nord ».

Posté le 23 février 2018 à 05h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

22 février 2018

C’est arrivé un 22 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Isabelle de France (1225-1270), française, vierge, sœur du Roi saint Louis, est la fondatrice d'un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris. C'est le neuvième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est instruite dans une très forte foi chrétienne, marquée par la prière, l'obéissance et la Charité.

Sa biographie nous parvient par l'intermédiaire d'Agnès d'Harcourt, l'une de ses dames d'honneurs, qui rédige une vie d'Isabelle, à la demande de Charles d'Anjou, frère de Saint Louis.

Isabelle préfère vouer sa vie à Dieu. Le Pape Innocent IV l'approuve et l'autorise à se placer sous la tutelle de religieux franciscains. Elle peut ainsi faire bâtir une maison dans la forêt de Rouvray, actuel bois de Boulogne, qui suit la règle des Religieuses Clarisses. Saint Bonaventure en rédige la règle qui devient après un second remaniement, la règle des Clarisses Urbanistes. Le Monastère de Long-champs est bâti grâce au soutien de Saint Louis. Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.

 

Les émeutiers parisiens, sous la conduite d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du Dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le Royaume en l'absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre depuis septembre 1356. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert de Clermont, sont égorgés sous ses yeux au Palais de la Cité. En l'absence du Roi Jean II, prisonnier des anglais, le Dauphin se soumet aux exigences d'Etienne Marcel, qui est lui-même assassiné par les parisiens en août de la même année.

Meurtre des maréchaux. En arrière-plan, Étienne Marcel tend un chaperon rouge et bleu au Dauphin.

Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi, naît à Paris le 22 février 1403 et meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461 ; il est Roi de France de 1422 à 1461.

Son nom reste principalement attaché à l'épopée de Jeanne d'Arc, qui délivre Orléans et conduit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du sacre à Reims. Charles VII est souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l'avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne en 1430. Néanmoins, il la fait aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d'hérésie. En 1453, il met fin à la guerre de Cent Ans sur une victoire française.

Voir les chroniques du 21 juin sur la triple Donation du Royaume de France et des 17 et 22 juillet.

Le Roi de France, Charles VIII, entre dans Naples sans bataille.C'est le terme de la campagne qu'il a menée depuis l'année précédente en Italie pour faire reconnaître ses droits sur le royaume de Naples, fondés sur la cession faite à son père, le Roi Louis XI, par Charles d'Anjou, héritier de son oncle René, roi de Naples et de Sicile. La première Guerre d'Italie (1494-1495) qu'il a lui-même déclenchée s'achève ; Charles VIII se proclame roi de Naples et de Jérusalem.Les murailles du Château Neuf et de celui de l'Œuf n'ont pas résisté longtemps à la supériorité de l'artillerie française. Le roi Ferdinand II d'Aragon, s'est enfui deux jours plus tôt.

Le Roi de France Charles VIII entre victorieux dans Naples, le 12 m&i 1495, jour de la chevauchée inaugurale de son règne napolitain.

Marie de Médicis s'évade du château de Blois et gagne Loches, où l'attend le duc d'Epernon accompagné d'une escorte. Ils fuient vers Angoulême.La nouvelle parvient rapidement à la Cour, semant la consternation. Louis XIII est furieux. En avril, Louis XIII trouvera un compromis avec sa mère en signant le traité d'Angoulême. Marie de Médicis obtiendra le gouvernement de l'Anjou en échange de la Normandie, mais ne sera pas autorisée à revenir au Conseil.

Les frondeurs entrent dans la ville grâce à l'intrépidité et l'audace de Condé. Mais les habitants, qui refusent de renseigner les ennemis du Roi, sont torturés et persécutés par les frondeurs pour donner des informations qu'ils ne donneront pas.

Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée "la Voisin", est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle a été mêlée à l'affaire des poisons

 

La bataille du cap Sicié, ou bataille de Toulon, est une victoire navale franco-espagnole sur la marine britannique, qui a commencé le 11 février. Elle présente la particularité d'avoir été livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.

L'Ecole des chartes est créée par une ordonnance de Louis XVIII, pour former des jeunes gens capables d'organiser les dépôts de documents issus des confiscations révolutionnaires et de renouveler l'histoire nationale.

Le roi des Français, Louis-Philippe, est renversé et abdique le 24 février. Une gigantesque manifestation où se retrouvent des gens comme Odilon Barrot, Louis Blancou, Lamartine, part de la Madeleine au Palais-Bourbon et finit par des incidents en fin d'après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n'obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe abdique le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l'insurrection se poursuit jusqu'à l'entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine, qui s'est déshonoré le lendemain en refusant de proclamer roi le jeune comte de Paris sous la régence de sa mère, au cours d'une séance où il s'est montré particulièrement ignoble.

Les représentants de la presse, réunis à Rome, sont reçus par le pape en audience solennelle. Au cours de l'allocution qu'il leur adresse, Léon XIII proteste contre l'usurpation sacrilège dont il est la victime et il exhorte les vaillants polémistes à revendiquer avec énergie et persévérance les droits méconnus du Siège Apostolique. « Soyez toujours, leur dit-il, unanimes et résolus à défendre sans cesse, par la parole et par la plume, la nécessité du Pouvoir Temporel, pour le libre exercice du pouvoir spirituel. L'histoire à la main, montrez que ce Pouvoir a été constitué et a duré en vertu d'un droit si légitime qu'il n'est pas possible d'en assigner un plus grand ou même un égal dans les choses humaines. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie préface page 1 aux éditions Desclée de Brouwer

Le 27 mai trois des six saboteurs de moteurs d'avion des usines Farman sont fusillés Leur avocat est maître Marcel Willard, qui sera nommé secrétaire général de la justice en 1944. L'épuration sera bien une collusion entre gaullistes et communistes

Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d'élites encore basées au nord de l'Indochine. L'opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1er février, s'achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu'aucune des actions n'entraîne des pertes insupportables, les pertes continuelles occasionnées par l'offensive sur Hoa Binh s'avèrent aussi coûteuses que l'opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français ont 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh compte 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, très délicate, est un réel succès français.

Posté le 22 février 2018 à 05h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 février 2018

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Né à Angers, seizième enfant d'une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l'archétype dans la campagne du Louroux où il officia.

Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu'il s'apprêtait à célébrer clandestinement la messe.

Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.

Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

Posté le 21 février 2018 à 05h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

20 février 2018

C’est arrivé un 20 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Comte de Tournai en Belgique et ami de saint Médard, Éleuthère fut sacré évêque par saint Remi. Son apostolat s'étendit jusqu'à la Flandre et la Picardie. Il détourna les Francs de leurs coutumes païennes.

À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, trépasse saint Eucher, évêque d'Orléans, qui fut forcé de s'exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d'ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l'union à Dieu.

Clodius Albinus s'enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d'avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l'Espagne de Philippe V, et l'Angleterre alliée à la France, à l'Autriche ainsi qu'aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d'Espagne sont confirmés.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l'âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

D'alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d'irréductibles adversaires. Les massacres qu'il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d'unité nationale aux dépens des Français.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu'au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu'il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l'Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s'y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C'est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C'est le quatrième plus long pontificat de l'histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l'encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l'auteur de l'encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l'Église.

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n'est reconnu qu'en 1926 avec l'ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l'âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d'un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

Jacinta Marto, l'une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c'était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Posté le 20 février 2018 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

19 février 2018

C’est arrivé un 19 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Au monastère de Vabre, au pays de Rodez, vers 877, saint Georges, moine.

Lyon, la capitale des Gaules, voit s'affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».

Pour lui l'Angleterre est entrée depuis l'indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d'extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.

Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C'est en recrutant des soldats qu'il est dénoncé.

Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l'armistice de Bologne (voir la chronique du 23 juin). Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape formellement mais l'ampute grandement dans les faits. Bonaparte est l'instrument de la politique maçonnique de Paris.

Voici un extrait de la dépêche que Bonaparte adresse au Directoire, le jour même de la signature du traité de Tolentino. « Mon opinion est que Rome, une fois privée de Bologne, Ferrare, la Romagne et des trente millions que nous lui ôtons, ne peut plus exister ; cette vieille machine se détraquera toute seule. Je n'ai pas parlé de religion, parce qu'il est évident que l'on fera faire à ces gens-là, par la persuasion et l'expérience, beaucoup de démarches qui pourront être alors vraiment utiles à notre tranquillité intérieure. Si vous voulez donner vos bases, je travaillerai là-dessus. »'

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 47; Editions Desclée de Brouwer)

Dans les instructions qu'il remit en 1814 à M. de Pressigny, nommé ambassadeur extraordinaire à Rome par Louis XVIII, le prince de Talleyrand s'exprima en ces termes : « Bonaparte essayant déjà les atteintes qu'il porterait plus tard au Saint-Siège, occupa militairement les trois Légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne, et Pie VI fut réduit à consentir au traité de Tolentino, qui le dépouillait de sa souveraineté. Dès la signature de cet acte le Saint-Siège n'était plus libre. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (pages 59 et 60; Editions Desclée de Brouwer)

Ce traité fut inique et rompu unilatéralement par les Française quelques mois après son entrée en vigueur:

Dans une note, en date du 23 juin 18 14, envoyée de Londres aux ministres des grandes puissances, le cardinal Consalvi établit victorieusement l'iniquité et par suite l'invalidité du traité du 19 février 1797.

« En vain, disait le plénipotentiaire de Pie VII, voudrait on citer, à l'égard des trois Légations, le traité de Tolentino ; il n'est guère possible de trouver un motif plus inconsistant et plus dénué de fondement. Rien de plus aisé à prouver que ce traité, fruit de l'agression la plus inique, a été imposé par un ennemi tout-puissant au prince le plus faible, presque aux portes de sa capitale ; que ce prétendu traité de paix n'avait été précédé par aucun état de guerre, comme toutes les publications émises par Pie VI, à cette époque, en font foi ; que ce pontife protesta, lui-même, autant qu'il était dans ses moyens, contre ce traité ; que Sa Sainteté, actuellement régnante, renouvela ces protestations, à peine montée sur le Saint-Siège ; que des traités semblables n'ont pas préjudicié à la réhabilitation d'autres princes, par les souverains alliés, dans la possession entière de leurs pays, ou au moins à leur procurer des indemnisations ; que plusieurs de ces hauts souverains réclament et reprennent eux-mêmes, dans ce moment, des provinces cédées par des traités formels. Il serait facile d'ajouter mille autres motifs encore ; mais en a-t-on besoin, lorsqu'un argument seul, et qui coupe l'arbre à la racine, rend tout le reste superflu ? Le même gouvernement français, qui obligea Pie VI à signer le traité de Tolentino, l'annula peu de mois après par un décret solennel, le déclarant cassé, abrogé, et comme non avenu pour pouvoir s'emparer de tous les Etats du Saint-Siège, ce qui fut exécuté effectivement, en envahissant Rome, en détrônisant le même Pontife avec lequel le traité avait été conclu, et en le conduisant en France, où il mourut dans la captivité. C'est donc une erreur manifeste de croire que la France ait possédé dans les dernières années les trois Légations en vertu du traité de Tolentino qui n'existait plus. Elle les tenait sous sa domination comme le reste des États Pontificaux, uniquement par la loi du plus fort, et par la prépondérance de ses armes.

Cela étant indubitablement ainsi, comment pourrait-on disposer des trois Légations comme appartenant à la masse des possessions françaises en vertu dudit traité, la France elle-même n'ayant aucun titre légal à produire ? Sa Sainteté seule peut donc réclamer, et réclame ici ses trois Légations par les mêmes titres indestructibles et sans réplique, qu'elle a au recouvrement de la totalité de ses États. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 61; Editions Desclée de Brouwer)

La France a donc volé le Comtat Venaissin et Avignon au Pape et à l'Eglise Catholique.

Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption d'une loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l'attentat du 14 janvier.

Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.

The war illustrated juillet 1917

Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d'Avrillé et d'Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d'Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l'échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

Posté le 19 février 2018 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

18 février 2018

C’est arrivé un 18 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Au monastère de Centule dans le Ponthieu, en 814, saint Angilbert, abbé. Après avoir quitté ses charges au palais de Charlemagne et à l'armée, il se retira dans la vie monastique, avec le consentement de son épouse, qui elle-même prit le voile des femmes consacrées, et il dirigea avec succès l'abbaye de Centule.

À Guizhou en Chine, l'an 1862, saint Jean-Pierre Néel, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé, d'avoir prêché la foi chrétienne, il fut attaché par les cheveux à la queue d'un cheval et traîné violemment avec toutes sortes de moqueries et de punitions et enfin décapité d'un coup de sabre. Avec lui subirent le même supplice les saints martyrs Martin Wu Xuesheng, catéchiste, Jean Zhang Tianshen, néophyte, et Jean Chen Xianheng.

 

Il est l'exécuteur des dernières volontés de l'empereur et l'un des témoins de ces dernières volontés le 28 janvier 814. Il meurt peu de temps après l'empereur le 18 février 814 et est inhumé en l'église du Saint-Sauveur et de Saint-Richard de son monastère.

Eugène III, Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, est pape de 1145 à 1153. Ancien moine de Cîteaux, il bénéficie de l'appui de saint Bernard de Clairvaux, avec qui il poursuit la réforme engagée par Grégoire VII. Il fait partir la deuxième Croisade, déjà décidée. Il crée le Sacré Collège, commence la construction du palais pontifical et approuve l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui Ordre de Malte. Forcé de s'éloigner de Rome, où domine alors Arnaud de Brescia, il erre en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que momentanément à Rome. Il meurt le 8 juillet 1153. Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

Il contient des vers traduits par La Fontaine.


Alors que le Grand Dauphin est mort le 14 avril 1711, sa belle-fille et son fils, Louis de France, duchesse et du duc de Bourgogne, meurent les 12 et 18 février. Le 8 mars suivant c'est le tour du duc de Bretagne, leur fils aîné. Seul survit leur plus jeune fils, alors âgé de deux ans seulement, et qui devient le Roi Louis XV en 1715.


«Pris par traîtrise, puisque Bonaparte lui avait accordé un sauf-conduit, ce dernier fait fusiller Frotté, le prestigieux chef de la Chouannerie normande. Né en 1755 d'une famille protestante, il se convertit au Catholicisme. Le comte Pierre Marie Louis de Frotté se battit avec une intelligence et un courage exceptionnels pour son Roi et pour sa Foi. Il fonda la « Compagnie des hommes de la Couronne » et parvint en 1799 à réunir 10 000 hommes. Il venait pour traiter lorsqu'il fut lâchement agressé avec ses officiers. Une traîtrise de plus fut bientôt l'enlèvement du duc d'Enghien… »

de F.M.Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de chiré, page 89-90)

Après avoir mis à mal la ville de Montereau, en Seine-et-Marne, les 18 000 austro-wurtembergeois du Prince Frédéric Ier von Wurtemberg s'apprêtent à marcher sur Paris. Mais Napoléon est là et les attend. Il compte bien reprendre le plateau de Surville. Après de durs et couteux combats, 5000 autrichiens tombent aux mains des Français pendant que le reste s'enfuit. Alors qu'un boulet autrichien le frôle, il dit :

« Celui qui doit me tuer n'est pas encore fondu.»

Bernadette Soubirous entend la Vierge lui dire :

" Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas dans ce monde, mais dans l'autre ".

Le français Etienne Oehmichen réussit pour la première fois à faire décoller un appareil à la verticale à 10 mètres de hauteur. Son hélicoptère est équipé d'un moteur de plus de 100 kg développant une puissance de 25 chevaux. Il entraîne deux rotors sous un ballon sphérique de 144 mètres cubes. Le premier vol libre de l'hélicoptère durera une minute seulement.

Posté le 18 février 2018 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 février 2018

Au lieu de se focaliser sur les génocides à l’étranger, il serait bien qu’on se penche sur notre propre histoire

Les députés Marie-France Lorho, et Emmanuelle Ménard vient de déposer une proposition de loi visant à faire reconnaître officiellement le génocide vendéen. Emmanuelle Ménard déplore que cet épisode de l’Histoire de France soit toujours passé sous silence ou déformé dans les manuels scolaires, et voudrait que toute la vérité historique soit faite sur le sujet :

"La repentance n’est pas du tout mon genre. Je suis, d’ailleurs, plutôt contre les lois mémorielles. Ce n’est pas du tout le but de cette proposition de loi. Il s’agit, plutôt, de faire reconnaître les exactions hors du commun que la Révolution française a fait subir à la Vendée. On peut, évidemment, parler de crime de guerre, et de crime contre l’humanité. Et, dans le cas de la Vendée, on peut parler de génocide."

Posté le 17 février 2018 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

C’est arrivé un 17 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules.

À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l'avenir surtout que le roi d'Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

L'année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l'empereur appellent à une nouvelle croisade. C'est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l'occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu'on lui apporte à manger, lors d'un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

Voir la chronique du 24 février.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d'un malaise sur scène, alors qu'il joue le rôle du "Malade imaginaire". Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu'il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n'ont d'ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l'église Saint-Eustache sans service solennel.

 

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l'hôpital Necker de Paris. Il est l'inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le "Traité d'auscultation médiate" et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l'ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l'alternative: « être tué, ou tuer ». L'hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu'ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu'ils n'auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l'annonce du débarquement du comte d'Artois après l'annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l'abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l'importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l'Histoire, qu'un régime d'oppression, s'appuyant sur la Terreur, ne peut s'établir durablement lorsqu'on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l'Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l'Empire. Le pape peut s'installer ou à Rome ou à Paris. L'héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

Par un décret le 17 février, alors qu'elle avait été suspendue au lendemain du coup d'Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d'obligations et de sanctions prévues.

Une flotte française, commandée par l'amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l'appel à l'aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s'est allié avec l'un d'eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l'Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l'époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l'interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d'excommunication, de s'inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s'agit, la discipline canonique n'a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l'excommunication ni les autres peines prévues n'ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l'interprétation du canon dont il s'agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d'interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d'un lieu. L'intention de la S. Congrégation n'était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d'habitants, y prennent part.

Un cargo, « l'East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s'échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l'époque !

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Saint-Exupéry (1900-1944)                Debussy (1862-1918)

Delacroix (1798-1863)

Pascal (1623-1662)

Eiffel (1832-1923)

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l'épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs »

Le Franc ne subsiste plus qu'à travers les francs CFA et CFP.

Posté le 17 février 2018 à 00h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

16 février 2018

C’est arrivé un 16 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L'histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l'Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu'on s'y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d'Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu'à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l'Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l'image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d'une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

«Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L'évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s'arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire "Joie" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l'Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

L'année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l'oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l'assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l'un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

«Monsieur l'Archevêque, chère fille, m'ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c'est pour Dieu seul, je ne puis m'opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n'est pas possible, partout ailleurs c'est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m'occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J'ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n'y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.


Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l'eau en hydrogène et oxygène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s'entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

"Il n'y aura pas d'Etat politique fixe s'il n'y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu'on n'apprendra pas dès l'enfance s'il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l'Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines [...] et sera constamment exposé aux désordres [...]".

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d'un palais pour le futur Roi de Rome.

L'offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

Fin 1942, un décret de l'allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est d'abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

Posté le 16 février 2018 à 05h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 février 2018

C’est arrivé un 15 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d'observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l'œuvre de Dieu, la rassure et l'encourage.

Mais dès l'année suivante, il part pour Londres en qualité de prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d'York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.

Quand la tuberculose l'emporte, le 15 février 1682, il n'a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur.

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II.

Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l'ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l'appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.

À l'origine, ce n'est qu'un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l'établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l'ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s'empareront de l'île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de "chevaliers de Rhodes". Lorsque Charles Quint leur fera don de l'île de Malte, ils prendront le nom qu'on leur donne aujourd'hui de "chevaliers de Malte".

Nicolas IV, Girolamo Masci, naît à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.

Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d'une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.

Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».

C'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Cœurs».

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l'œuvre de Dieu, la rassure et l'encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l'exil. Il meurt à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929,  Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l'emporte, le 15 février 1682, il n'a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l'âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu'en 1723 par Philippe d'Orléans.

Louis XV en 1712, habillé en robe (coutume pour les très jeunes garçons de l'aristocratie)

Conformément à la coutume, il est élevé jusqu'à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents, sa mère et le Petit Dauphin son père. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d'Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d'Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l'oncle de Louis XV victime d'un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d'une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :

"Voilà tout ce qu'il me reste de ma famille".

C'est-à-dire son arrière-petit fils ! Louis XV est sacré le 25 octobre 1722. Voir la chronique du 1er septembre.

Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l'autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l'Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d'Eglise et d'Etat.

Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d'Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.

Giannangelo Braschi est élu pape à l'âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :

- la nationalisation des biens du clergé.

- l'abolition arbitraire par l'assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l'écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l'époque en France).

- la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu'elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».

- la perte du pouvoir temporel de l'Eglise dont les possessions sont annexées par l'empire.

Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.

La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C'est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.

Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.

Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d'un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.

Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n'abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant "prince français" il devient vassal de Napoléon.

Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.

La Vierge lui annonce qu'elle a été touchée par ses prières et qu'elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :

"J'ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m'a obtenu de son fils ma guérison entière."

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d'une maladie incurable, écrit, avec un cœur d'enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d'intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l'Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d'Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.

Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l'ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l'océan Atlantique. Avec le "Trieste" qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le "FNRS III" est un des fleurons de l'exploration sous-marine française.

Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l'ancienne commissaire dans le cadre de l'affaire « Berthelot ».

Posté le 15 février 2018 à 05h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2018

C’est arrivé un 14 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Charles le Chauve, Roi des Francs

Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu'il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d'alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l'ancêtre de l'allemand. Ce serment d'assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l'existence d'une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l'actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.

Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.

Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d'Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l'Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d'Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier "grand abbé" de Cluny ; et c'est finalement, en 1138, après la défaite par l'armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu'Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.

Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d'une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.

Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s'appelle aujourd'hui l'École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.

Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le "Robuste" de la Royale.

« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. » 

Suite à la bataille du pont du Loc'h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l'insistance du Premier Consul.

Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l'armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

Ce discours est prononcé pour l'inauguration de l'ordre des frères prêcheurs en France.

« C'est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c'est aussi lui qui a fondé au milieu d'eux une société universelle et indivisible ; c'est lui qui a fait la France, et qui a fondé l'Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l'une de l'autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l'âme et le corps sont unis ; et de même que l'âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l'éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu'un peuple s'honore d'une alliance particulière avec l'Eglise : alors l'amour de l'Eglise et l'amour de la patrie semblent n'avoir plus qu'un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »

[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d'autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c'était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c'était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n'est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c'est la papauté, à qui il a plu, par justice, d'appeler nos rois les fils aînés de l'Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s'il est possible ; afin d'exprimer plus énergiquement ce qu'elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, - Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]

L'Église a couru trois périls suprêmes : l'arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l'erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu'il se trompe contre Dieu. […]

Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l'esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L'arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l'éternité. […]

Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l'avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j'ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j'ai dit le bien ; je blâmerai, comme j'ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.

La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

Rappelons qu'elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d'hymne royal français jusqu'en 1792. En voici les paroles :

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

 

Qu'il ait un règne heureux

Et l'appui des Cieux

 

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

 

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

 

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de "Grand Dieu sauve le Roy" pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi», sur la même musique, et dont les paroles sont:

« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,

Dieu bienfaisant !

Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant

Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,

Ce sang chéri

Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,

Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,

Tu sais pourquoi

Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,

Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,

Les vrais Français,

Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits

Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »

Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le "God save the queen /king »;par la Russie ("God save the tsar") et l'Allemagne ("Gott erhalte Franz den Kaiser", "Dieu sauve l'Empereur Franz", adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !", que du Roi de Prusse, ou de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu'en 1918..

Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l'amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d'une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s'empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu'avec le traité de Tianjin, en juin.

Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu'aux guerres d'Indochine et d'Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.

La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.

Le commandant en chef de la 1ère armée française y supplie le Saint Père « d'autoriser l'érection d'un temple destiné à la célébration de la messe perpétuelle et d'en fixer les Assises près de sn pays natale, à Loublande, sur les coteaux de Rinfillières ».

Le général reprend mot pour mots la demandes du Sacré Cœur à Claire Ferchaud. Voir les chroniques des 1er, 16 et 29 janvier, du 21 mars, des 1er et 5 mai.

Tiré de Pour l'honneur de Claire , de Claude Mouton, édition Résiac, page 34.

 

Posté le 14 février 2018 à 05h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 février 2018

La crise actuelle de l’Église catholique s'explique par la disparition du discours sur les « fins dernières »

Suite de l'entretien avec l'abbé Debris, auteur de De choses et d’autres. Le surnaturel dans la vie de Zita (lire le début ici).

D'où viennent les anecdotes de ce manuscrit ?

DebrisJ’ai souhaité ajouter au titre De choses et d’autres, donné par Zita elle-même (Allerlei und Anderes), un sous-titre plus clair du contenu de ce manuscrit : Le surnaturel dans la vie de l’impératrice Zita. Ce livre inédit contient 139 récits rapportant 155 histoires surnaturelles que l’Impératrice vécut elle-même, ou qui lui furent rapportés par son entourage proche (grands-parents, parents, frères et sœurs, enfants, amis). Leur datation, loin d’être toujours indiquée, remonte pour le cœur de la phase rédactionnelle à la période mai 1955-avril 1957 et plus largement, entre août 1950 et novembre 1973.

Zita était une femme à la foi profonde et véritablement catholique. Elle savait pertinemment que le monde visible dans lequel nous vivons (l’ici-bas) ne recouvre qu’une petite partie de la réalité, à côté de l’au-delà. Ce monde invisible recouvre trois sphères correspondant à trois possibilités : le Paradis, son antichambre, le Purgatoire (ultime temps de purification) et l’Enfer.

L’Église catholique, par l’étude des ‘signes’ et des miracles pour les causes de béatification et canonisation, reconnaît clairement que des phénomènes surnaturels font partie de la vie des saints : qu’il s’agisse de l’apparition des stigmates du Christ sur certains, de dons de prophétie, de bilocation, de guérisons. Même quelquefois, des défunts qu’on suppose saints (admis au Paradis, purifiés), interviennent pour éviter à leur famille des accidents comme le défunt mari de la comtesse Sophie Walburg-Zeil-Wurzach qui, par le bruit provoqué, la fit changer de pièce juste à temps pour éviter que le plafond ne s’écroulât sur elle au château de Syrgenstein.

Certaines âmes, pas encore admises au Paradis, doivent être purifiées. Ces pauvres âmes peuvent alors se rappeler aux vivants (revenants) pour implorer un secours sous la forme de prières et d’offrande de messes afin d’atteindre enfin le repos éternel en Dieu. Ils peuvent aussi œuvrer à la justice du Royaume. L’impératrice avait une grande attention pour aider les âmes du Purgatoire, héritée de sa mère et aussi liée aux enseignements des Sœurs auxiliatrices des âmes du Purgatoire (Bse. Eugénie Smet) chez qui elle fit plusieurs retraites. Elle aidait autant qu’elle pouvait, par des offrandes de messe, prières, les âmes en peine qui se manifestaient à elle comme le pauvre Docteur Greußing ou bien les carmélites de Mayerling pour l’archiduc Rodolphe, fils de François-Joseph.

Enfin, l’Église, par la pratique des exorcismes, n’ignore pas que le monde invisible ne se limite pas aux forces du bien (le Seigneur Jésus, la Vierge Marie, les saints et les anges) mais qu’un réel pouvoir d’intervention et de nuisance est aussi concédé aux démons, voire à des âmes damnées, dans des cas d’infestations diaboliques, de possession. Certaines pratiques réprouvées par l’Église, comme le spiritisme ou l’adhésion à des mouvements sectaires comme la franc-maçonnerie, en sont parfois l’une des portes d’entrée.

Nous savons justement depuis François Fejtő dans Requiem pour un empire défunt. Histoire de la destruction de l’Autriche-Hongrie, Lieu Commun, Paris, 1988, le rôle joué par cette secte diabolique dans la fin de l’Empire. Mais l’Impératrice a toujours estimé avoir dû marcher sur des tombes pour accéder au trône avec son mari. Mayerling, qui est le premier grand drame familial qui ouvrit cette voie, est pour elle un assassinat et non pas un suicide, lié à la malheureuse adhésion de Rodolphe à la franc-maçonnerie. Ensuite, elle vécut des inimitiés très fortes comme avec le clan de Frédéric d’Autriche-Teschen et ses ramifications avec son frère Élie de Bourbon-Parme. Elle les imputa à l’influence diabolique après des séances de spiritisme à Schwarzau. Fléau dont elle subit encore les conséquences à l’hôtel Savoy de St Sébastien entre février et mai 1923, s’attaquant à l’héritier du trône Otto, déjà menacé à Hertenstein et Madère.

L’Impératrice était très consciente que la vie était un combat spirituel et qu’il fallait choisir sous quel étendard servir : celui du Christ ou celui de Lucifer, puisqu’il n’y a pas de troisième voie. Avec son époux, l’Empereur Charles, qui essaya d’arrêter la première guerre mondiale, elle avait éprouvé la vérité de cette phrase « Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous » (Eph 6, 12). Mais elle savait aussi qu’au travers de ces épreuves si douloureuses, la Divine Providence veillait sur sa famille et sur elle. Le disciple du Christ n’est pas plus grand que son maître et Charles devait expier pour ses peuples et elle prendre sa part dans ce fardeau.

Il est assez surprenant, pour le lecteur du XXIe siècle, de constater qu'à côté d'impressionnantes marques de piété, on trouve dans le livre des éléments plus « folkloriques », voire de la superstition. Comment l'expliquez-vous ? 

L’historien Guillaume Cuchet dans son tout récent Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Paris, Seuil, 1er février 2018, explique la crise actuelle que traverse l’Église catholique par la disparition du discours sur les « fins dernières ». L’Impératrice, elle, assumait les questions eschatologiques, suivant la Tradition de l’Église. Et moi, je veux m’inscrire à sa suite car je crois que si l’Église ne répond pas aux attentes existentielles des hommes, ils iront chercher ailleurs de mauvaises réponses à de vraies questions. Il suffit de voir que ceux-là mêmes qui ricaneraient courront consulter leur horoscope, consulter un voyant, recourir à un marabout ! Et il n’y a pas que les politiques comme le président Mitterrand consultant Mme Élizabeth Teissier. L’être humain ne peut que se poser des questions sur l’origine de la souffrance et sur la mort : qu’advient-il après, que reste-t-il des liens d’amour établis ici-bas : disparaissent-ils complètement ? N’y a-t-il aucune interaction entre l’au-delà et l’ici-bas ? D’où vient le mal et la méchanceté des hommes ?

Qui n’a jamais connu des personnes de son entourage parlant de phénomènes étranges, « paranormaux », pour peu qu’ils trouvent une oreille attentive capable de ne pas ricaner à l’évocation de bruits étranges, sensations d’être épiés, d’oppression dans certaines vieilles maisons au passé historique un peu trop chargé ? Combien se sentent accablés par le malheur, au point d’être persuadés qu’ils sont victimes d’un sort ? D’autres estiment que leur maladie n’a pas son origine simplement dans une défaillance de la nature et parfois consultent des radiesthésistes ou autres rebouteux. Je ne parle même pas de l’influence de la sorcellerie sur les populations d’origine africaine. Je suis prêtre en Normandie et je peux vous assurer que les manuels de sorcellerie « Petit Albert » et « Grand Albert » y sont bien répandus. Ils se vendus sur les sites d’e-libraires des grandes enseignes ! En tant que pasteur, on est souvent confronté à des demandes de bénédictions de médailles protectrices, de maisons, car des gens sont confrontés à ces problèmes. Spontanément, des parents, qui ne sont pas des piliers de l’Église, vous prient de baptiser leur enfant « pour qu’il soit protégé ». Dans la Tradition, pourquoi fait-on autant d’exorcismes, y compris imprécatoires contre Satan et donc assimilables aux grands exorcismes, en particulier lors d’un baptême d’adulte ?

Pour mon malheur, j’ai dû diriger spirituellement une personne possédée par le démon et ayant assisté à deux séances d’exorcisme, je peux témoigner que ce n’est guère réjouissant et que cela n’est pas réservé à des cas si rares qu’on veut bien le faire accroire. Don Gabriele Amorth, l’un des plus grands exorcistes récents, et aussi l’un des plus connus, a pratiqué plus de 10.000 exorcismes : il me disait entre 15 et 20 par jour.

La plupart des histoires de l’impératrice Zita sont, à mon sens, absolument compatibles avec la foi chrétienne et n’en dévient pas. Raison pour laquelle je me suis confronté durant tant d’années à l’enseignement de l’Église faisant autorité. J’ai ainsi démontré que les plus grands docteurs de l’Église comme St Thomas d’Aquin, St Augustin faisaient explicitement référence à ce genre de phénomènes, reconnaissant l’influence de l’au-delà, bénéfique ou maléfique.

Certaines histoires sont plus étonnantes, il est vrai. Elle cite un cas de vampirisme mais Zita rapporte ne pas y croire. Elle relate simplement le propos de son chapelain, le P. Andlau qui rapporte le récit d’un confrère jésuite polonais. Quoi qu’il en soit, l’historien ne peut que constater que des gens, au cours des âges ont cru suffisamment être en danger en interprétant des morts jugées suspectes par ce phénomène de vampirisme. À tel point qu’ils mutilèrent des cadavres suivant le rituel bien connu d’empalement au cœur et/ou décapitation et incinération pour s’en débarrasser et que l’impératrice Marie-Thérèse dut prendre un rescrit le 1er mars 1755 pour l’interdire. D’autres histoires comme les nains sont plus folkloriques et n’indiquent pas que l’Impératrice y aurait porté crédit. Elle est aussi une formidable conteuse et celui qui narre avec tant de talents des histoires ne souscrit pas à tout ce qu’il raconte. Il est avéré toutefois que le monde germanique a particulièrement développé cette croyance, qui est l’avatar d’un culte des ancêtres comme force protectrice (voire comme auxiliaires diaboliques), pour le Prof. Claude Lecouteux, l’un des rares scientifiques et universitaires reconnus qui ose affronter ces problématiques. Même là-dessus, St Augustin s’exprime ! Chacun pourra ensuite se faire une opinion et l’Église jugera, maintenant qu’elle aura enfin accès à ces documents. Mais je suis parfaitement confiant pour ma part.

Vous avez été postulateur de la cause en béatification de l'impératrice. Pouvez-vous nous dire où en est le dossier ?

Je fus le premier postulateur de la cause. Je travaillais à partir de 2008 pour la cause. Il avait d’abord fallu recommencer les choses car les premières démarches entamées par l’évêque du Mans, Mgr Faivre, et le Père Abbé de Solesmes ne respectaient pas exactement le droit canonique demandant le nihil obstat d’ouverture de la cause sans avoir eu d’abord la validation par le Saint-Siège de la requête de transfert de compétence juridique ou competentia forientre les diocèses de Coire en Suisse où la Servante de Dieu mourut et celui du Mans où elle devait être instruite (à cause de Solesmes). Ensuite, le diocèse du Mans connut une vacance. Si bien que la cause ne fut officiellement introduite que le 10 décembre 2009. Je fus remercié le 9 mai 2014.

Durant cette période, j’organisais pour le tribunal 22 sessions d’audition pour 36 témoins. Elles eurent lieu en région parisienne (8 fois), Bruxelles (4 fois), Vienne (3 fois), Solesmes (2 fois), Francfort (1 fois), en Lombardie (1 fois), Coire (1 fois), Genève (1 fois), Bregenz (1 fois). Pour répondre aux 247 questions, il faut pratiquement 48h d’auditions, parfois rallongées par les traductions de l’allemand. Le postulateur organise le travail du tribunal, matériellement parlant (billets d’avion, hébergements, repas, planning, déplacement des témoins, salle pour auditionner, autorisation de l’évêque du lieu) mais n’assiste pas aux auditions elles-mêmes. Du coup, je m’arrangeais pour ne pas perdre de temps en visitant les archives et rencontrant les témoins pour les sélectionner : tous les descendants qui acceptèrent (1 fils, 4 brus et parmi les petits-enfants encore vivants, 26 sur 31) mais aussi d’autres membres de la famille, un peu plus éloignés, des voisins, des soignants, des religieux qui avaient connu à divers degrés la servante de Dieu. 

Il faudrait interroger mon successeur, Mgr Alexander Leonhardt, pour qu’il vous donne des renseignements plus précis et actuels. Je peux juste vous dire que depuis mon départ en 2014, un seul autre témoin a été auditionné, en région parisienne. Il faudrait maintenant que les documents issus des archives de l’Impératrice puissent enfin être traités, il est grand temps pour que la cause puisse avancer réellement. Dieu sait si elle le mérite et pourquoi le diable peut se déchaîner !

Posté le 13 février 2018 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Cardon, sur les bords de la Moselle, au territoire de Trèves, vers 389, saint Castor l'Aquitain, prêtre et ermite.

À Meaux, en 1009, saint Gilbert, évêque, qui donna l'exemple d'une parfaite humilité.

A Lodève, en 1006, saint Fulcran, évêque, remarquable par sa bonté pour les pauvres et son zèle pour le culte divin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d'exemple pour toutes les funérailles royales jusqu'au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu'elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis.

En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d'un Royaume divisé, où son autorité n'est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l'exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l'erreur et la Vérité sur un pied d'égalité. Impressionné d'avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l'ordre du Saint Esprit, pour remplacer l'ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d'un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s'adonne avec ses mignons. Bien qu'ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c'est en fils aîné de l'Eglise qu'il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s'éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n'y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s'engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu'elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu'elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d'Arc ; telle qu'elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu'à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu'à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d'un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l'Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

Voir aussi les chroniques des 1er et 2 août et du 19 septembre.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : "Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'empereur".

"Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l'expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et [...] Exigez aussi l'interdiction des ports aux navires de ces puissances".

Dans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse. Fils du comte d'Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d'hériter du trône, si l'on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu'elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l'illusion du mouvement: le "cinématographe". L'appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d'encouragement à l'industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n'imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont "L'Arroseur arrosé".

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d'espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", s'enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l'âge de 97 ans alors qu'elle est malade depuis trois mois.


Lucia Santos, cousine de Francisco et de Jacinta Marto

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d'apparitions a cessé en octobre de la même année.


Jean-Paul II est allé trois fois à Fatima.

Posté le 13 février 2018 à 04h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

12 février 2018

Traduction d'un manuscrit écrit par l'impératrice Zita d'Autriche

L'abbé Debris, auteur de De choses et d’autres. Le surnaturel dans la vie de Zita, a accepté de répondre au Salon beige. Voici la première partie de cet entretien :

De choses et d'autres est l'édition critique d'un manuscrit un peu hétéroclite écrit par l'impératrice Zita d’Autriche. Pouvez-vous nous présenter cette dernière ?

DebrisL’impératrice Zita est née princesse de Bourbon de Parme, 17e des 24 enfants du dernier duc de Parme, Robert, fils spirituel du comte de Chambord et de Maria Antonia de Bragance. Elle est née le 9 mai 1892 près de Lucques, en Toscane. Elle épousa l’archiduc héritier en second, Charles, le 21 octobre 1911. Après l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, ils devinrent le couple héritier de plein droit puisque les enfants de François-Ferdinand n’étaient pas dynastes du fait d’un mariage morganatique. Ils montèrent sur le trône de l’Empire austro-hongrois à la mort du grand-oncle de Charles, François-Joseph, le 21 novembre 1916. Le couronnement ne se faisant que pour la partie hongroise, Charles fut sacré et ceint de la couronne apostolique de St Étienne le 30 décembre 1916. Zita la reçut posée sur l’épaule pour montrer qu’elle devait contribuer à porter cette charge.

Ils arrivaient au pire moment, au milieu d’une guerre mondiale qui devait finalement avoir raison de l’Empire multiséculaire des Habsbourg, les 11 et 13 novembre 1918 respectivement pour les deux parties de l’Empire.

Après un court exil intérieur en Autriche (novembre 1918 – mars 1919), ils furent exfiltrés par les Britanniques, craignant que ne se reproduisît le crime d’Iékaterinbourg contre les Romanov. Ils se fixèrent en Suisse (Wartegg, canton de St Gall, Prangins, canton de Vaud, Hertenstein, canton de Lucerne) de mars 1919 à octobre 1921. Charles voulut récupérer son trône hongrois mais fut trahi par le régent Miklós Horthy qui préféra garder le pouvoir. À la seconde tentative à laquelle Zita participa, ils furent exilés comme Napoléon sur une île plus lointaine de l’Europe : Madère (Portugal). Charles y mourut le 1er avril 1922, des suites d’un mauvais traitement de la pneumonie provoquée par les mauvaises conditions de vie. Elle accoucha de son huitième enfant, posthume, en mai 1922 au Pardo, près de Madrid, avant de se fixer à Lekeitio, dans le pays basque espagnol, à l’Est de Bilbao, jusqu’en octobre 1929. Là, « l’empereur » Otto devant poursuivre ses études, elle l’envoya à Louvain et s’installa à Steenokkerzeel à l’Est de Bruxelles. Ils en furent chassés le 10 mai 1940 par l’invasion nazie sur l’Ouest de l’Europe qui les menaçait directement de mort. L’exil continua au Canada, à Sillery près de Québec (octobre 1940 – octobre 1948) puis aux États-Unis, à Tuxedo Park, NY (1948-1953). Elle revint en Europe car ses enfants y retournaient presque tous pour y fonder une famille. Elle s’occupa de sa mère âgée et malade, au château de Berg (grand-duché de Luxembourg) jusqu’en 1959 puis voyagea au gré des déménagements de ses enfants, surtout entre la France, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et même le Mexique.

En 1962, elle s’établit dans le canton des Grisons, à Davos puis à Zizers. Son temps se partageait à aider ses enfants dans l’éducation d’une nombreuse progéniture, mais aussi à passer chaque année un temps prolongé en clôture à Solesmes. Oblate depuis 1926, elle avait voulu devenir moniale au début des années 1950, mais n’y fut pas admise par le Père Abbé sur pression de sa famille qui ne voulait pas se priver d’elle, point focal de tous les enfants et petits-enfants, transmettant la mémoire vivante du dernier empereur et roi, dont le procès de béatification avait commencé en 1949. Elle obtint un indult de Pie XII pour passer 2 mois par an en clôture auprès de trois de ses sœurs, moniales. Elle eut la joie de pouvoir revenir en Autriche d’où elle avait chassée 63 ans plus tôt, le 16 mai 1982, à Feldkirch, très discrètement, avant un accueil triomphal à Vienne le 13 novembre. Elle mourut à près de 97 ans à Zizers, le 14 mars 1989 mais fut enterrée à Vienne le 1er avril, 67e anniversaire de son veuvage qu’elle passa vêtue de noir. Le cérémonial de la cour fut retransmis sur les chaînes de télévision. Alors que le cercueil attendait pour pénétrer dans l’église des Capucins à Vienne, le P. Undesser, custos de la crypte, interrogea à la première série de trois coups de derrière la porte fermée : « qui demande à entrer ». Face à la titulature intégrale, comptant plus de cinquante titres de noblesse « Sa Majesté Zita, impératrice d’Autriche, Reine Apostolique de Hongrie, reine de Bohême, de Dalmatie, de Croatie, de Slavonie, de Galicie, de Lodomérie et d’Illyrie, reine de Jérusalem etc…», il répondit : « Je ne la connais pas ». La seconde fois, seuls deux titres furent avancés « Sa Majesté Zita, impératrice d’Autriche, Reine Apostolique de Hongrie ». La réponde demeura identique : « Je ne la connais pas ». Les portes demeuraient closes. À la troisième série, « qui demande à entrer » : « Zita, pauvre pécheresse », fut répondu : « Qu’elle entre ».

Comment le manuscrit a-t-il été transmis jusqu'à cette édition ?

J’ai commencé mes recherches sur l’impératrice Zita dès Pâques 2007 à Québec, bien avant que je ne fusse présenté en décembre à l’archiduc Rudolf d’Autriche, qui suit la cause pour la famille impériale et que M. Jean Sévillia me nommât. Il préside en effet l’association pour la béatification de l’impératrice Zita, créée à l’initiative de l’archiduc sur ma recommandation pour se conformer au droit canonique qui préfère les personnes morales.

Ces recherches historiques m’ont conduit, jusqu’à ce jour dans le monde entier, soit pour rencontrer des témoins, soit pour trouver de nouvelles archives. J’allai ainsi, hormis la France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Suède, Allemagne, Suisse, au Liechtenstein, en Autriche, République Tchèque, Italie, au Vatican, en Croatie, Espagne, Afrique du Sud, aux États-Unis et au Canada. En 2011, je découvris qu’une personne possédait des archives de l’impératrice qu’elle consentait à me prêter et à publier. Cette personne est l’héritier de celle qui s’était vu confier par l’impératrice elle-même ce manuscrit. Toutefois le légitime propriétaire de ces archives souhaite garder l’anonymat et je lui en fis la promesse. Mon honneur sacerdotal y est engagé. Très peu de personnes ont connaissance de son identité : parmi elles, mon éditeur ainsi que les deux prêtres en charge de l’instruction du procès de béatification, les Abbés Bruno Bonnet, juge et François Scrive, promoteur de justice. Tous ont copie de la lettre d’autorisation de publication et la promesse d’anonymat faite à ma source.

J’insiste sur le fait que cet ensemble d’histoires ne provient en aucune façon des archives de l’impératrice Zita. Ayant été prises par l’Archiduc Otto à la mort de sa mère, elles n’étaient plus accessibles à la recherche comme du temps de l’impératrice qui les avait ouvertes en de rares mais très fructueuses occasions à l’Anglais Gordon Brook-Shepherd et aux Autrichiens Erich Feigl et Tamara Griesser-Pečar qui publièrent tous d’intéressants ouvrages. Pas même les autres archiducs, frères d’Otto et leurs descendants, ne savaient où elles se trouvaient et a fortiori, n’y avaient accès. La cause de béatification exigeait pourtant qu’on pût les consulter. J’aurais sinon dérogé au serment fait à ma prise de fonction lors de l’ouverture du procès d’accomplir soigneusement mon office, en accédant à toutes les sources et témoignages disponibles. Précisons que ce serment implique aussi une totale transparence et vérité. Aucune source ne peut être escamotée, si elle devait s’avérer problématique. Toute cause de béatification rencontre des obstacles, car le diable est aussi à l’œuvre. Il convient simplement d’affronter le problème, d’exposer les tenants et les aboutissants pour le résoudre. Je suis convaincu que cette cause est noble et belle, qui plus est, voulue par Dieu qui m’a donné personnellement quelques signes providentiels qui ne trompent pas. Et le Seigneur nous rappelle que la vérité rend libre. Il fallait éviter que ne se reproduisît ce qui avait ralenti la cause de l’empereur Charles, à savoir la classification par la famille impériale, de certains éléments qu’on estimait compromettants alors qu’ils ne l’étaient pas. L’Église refusa d’étudier le dossier tant que ces pages n’étaient pas déclassifiées comme secrètes et remises dans le dossier.

Le tribunal et moi-même négociâmes donc pendant plus de quatre ans auprès de l’Archiduc Karl, chef de famille, héritier de l’Archiduc Otto. Ces archives furent finalement rendues accessibles en 2013, deux ans après que j’eusse trouvé et signalé à l’évêque le manuscrit que j’avais exhumé, pour lequel il souhaitait une censure théologique qui me semble effectivement méritée, même si en droit strict, elle n’est pas requise. Pour cela, il fallait d’abord traduire de l’allemand et contextualiser les documents qui traient d’un sujet somme toute étonnant, voire sulfureux. Chose faite désormais : je me rendrai à l’avis de l’Église mais je crois que rien de ce qui y est écrit ne constituerait un manquement à la vraie foi de l’Église catholique. J’ai cherché à en prouver la parfaite compatibilité avec l’orthodoxie.

J’ai traduit, avec l’aide d’une dame, toutes ces histoires composant ce passionnant récit.

Car qui n’a jamais connu des personnes de son entourage parlant de phénomènes étranges, « paranormaux » ? En tant que prêtre, on est souvent confronté à des demandes de bénédictions de médailles, de maisons, car des gens sont confrontés à ces problèmes.

A suivre

Posté le 12 février 2018 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

13 & 15 février à Montpellier et Béziers: conférences sur les mensonges antichrétiens

Les mensonges

Posté le 12 février 2018 à 06h50 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 12 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Rappelons-nous:

Au monastère de Juilly dans le diocèse de Troyes, en 1136, la bienheureuse Ombeline, prieure de ce couvent, que son frère saint Bernard, abbé de Clairvaux, avait heureusement détournée des plaisirs du monde, et qui s'était donnée, avec le consentement de son époux, à la vie monastique.

À Hipsheim en Alsace, l'an 1202, saint Ludan, pèlerin venu d'Écosse, qui faisait route vers les tombes des Apôtres et s'en alla en ce lieu vers le Seigneur.

Commémoration : Martyrologium Romanum le 01 février (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 février.

Réginald naît à St-Gilles du Gard entre 1180 et 1183.

À 18 ans il va à Paris où il fait de brillantes études et enseigne le droit canon de 1206 à 1211, puis il est nommé doyen de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Les intérêts considérables du Chapitre de Saint-Aignan réclamaient à cette époque un homme expert dans l'art de la procédure. Réginald fut élu prévôt du Chapitre, mais rêvait de devenir pauvre et libre.

En 1216, l'évêque d'Orléans, ayant fait vœu d'aller en pèlerinage aux Lieux Saints, le prend comme compagnon de voyage. À Rome, Réginald rencontra saint Dominique (c'est l'époque où celui-ci est auprès du pape Honorius III pour faire approuver son Ordre), et fut saisi par sa parole. Le plan du pauvre de Dieu, son zèle, son affranchissement vis-à-vis de toutes choses humaines, sa liberté pour l'œuvre de Dieu, son intelligence des besoins du temps et spécialement des milieux qu'avait fréquentés l'ancien professeur, c'était le rêve secret de Réginald réalisé. Du coup, il se met à l'entière disposition de St Dominique.

Mais voilà que Réginald tombe gravement malade. Dans la nuit la Vierge Marie lui apparaît, avec Ste Catherine et Ste Cécile. « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai », dit la Vierge. Réginald s'en remet à son bon plaisir. La Vierge fit des onctions sur ses membres malades, puis, des mains de Catherine prenant le scapulaire, elle dit à Réginald : « Voici l'habit de ton Ordre. » La Vierge disparut, Réginald se trouva guéri. Il fut aussitôt mis par St Dominique à la tête du couvent de Bologne. A peine arrivé, il prêche et Bologne accourt.

Diana degli Andalò (1201-1236 - béatifiée an 1888), future fondatrice du monastère dominicain Sainte-Agnès de Bologne, est aussi retournée. Elle deviendra sa fille spirituelle et aidera à la mise en place du couvent des frères. En huit jours, par sa parole, Réginald a conquis la ville. L'université entame ses activités ; les maîtres et les étudiants s'empressent autour de sa chaire, plusieurs demandent l'habit de l'Ordre.

En 1219, après trois ans en Espagne, St Dominique retrouvait une communauté nombreuse et vivante, là même où quelques frères languissaient auparavant. Il envoie Réginald à Paris à l'automne de cette même année, mais Réginald dut renoncer à toute prédication. Il eut juste le temps de décider Jourdain de Saxe à entrer dans l'Ordre avant de mourir.

Jourdain le raconte dans son Libellus : « Frère Réginald, de sainte mémoire, s'en vint donc à Paris et se mit à prêcher avec une ferveur spirituelle infatigable, par la parole et par l'exemple, le Christ Jésus et Jésus crucifié. Mais le Seigneur l'enleva bientôt de la terre. Parvenu vite à son achèvement, il traversa en peu de temps une longue carrière. Enfin, il tomba bientôt malade et, arrivant aux portes de la mort charnelle, s'endormit dans le Seigneur et s'en alla vers les richesses de gloire de la maison de Dieu, lui qui, durant sa vie, s'était manifesté l'amant résolu de la pauvreté et de l'abaissement. Il fut enseveli dans l'église de Notre-Dame-des-Champs, car les frères n'avaient pas encore de lieu de sépulture.
La nuit même où l'esprit de ce saint homme s'envola vers le Seigneur, j'eus une vision. Je n'étais pas encore un frère selon l'habit, mais j'avais déjà émis ma profession entre ses mains. Je voyais donc les frères portés par un navire à travers les eaux. Puis le navire qui les portait coula ; mais les frères sortirent indemnes des eaux. J'estime que ce navire est frère Réginald lui-même, que les frères de ce temps, vraiment, considéraient comme le nourricier qui les portait. » Jourdain se souvient de ces paroles de Réginald qui ont valeur de testament dans l'Ordre : « Je crois n'avoir aucun mérite à vivre dans cet ordre, car j'y ai toujours trouvé trop de joie. »

Réginald meurt le 12 février 1220 en odeur de sainteté. Son tombeau à Notre-Dame-des-Champs s'illustra de miracles et c'est là que commença son culte, qui fut confirmé, en 1875, par le Bx Pie IX.

Bruno d'Eguisheim-Dagsburg, né à Eguishem en Alsace, est élu pape, devenant le 152e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon IX.

Cousin de l'empereur Henri III, qui l'a imposé comme pape à la diète de Worms en décembre 1048, Léon IX veut être régulièrement élu et reçoit, ce jour, les insignes de sa charge. Actif réformateur, il rend sa dignité au pouvoir pontifical. Sa fin de pontificat est marquée par le schisme d'Orient, rupture totale entre Rome et l'Église orthodoxe.

Les Anglais ne pouvant tirer des vivres d'un pays ruiné, en font venir de Paris sous escorte.

Les assiégés emmenés par les capitaines Français attaquent, près de Rouvray-Saint Denis, petite ville de Beauce, un convoi de 300 chariots de ravitaillement de harengs séchés que les assiégeants transportent. Entre Charles de Bourbon, John Stuart avec un bataillon d'écossais, Louis de Culan, et un Gascon qui s'appelle Jean La Hire l'entente est difficile. A cause de l'impétuosité écossaise, qui a fait déjà perdre la bataille de Verneuil, ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite. Le découragement des Français est à son comble, Orléans semble perdu.

A Vaucouleurs, la jeune Jeanne affirme avec conviction au seigneur de Beaudricourt : «En nom Dieu, vous tardez trop à m'envoyer car aujourd'hui, le gentil Dauphin a eu près d'Orléans un bien grand dommage. »

La nouvelle de la défaite arrive quelques jours plus tard et décide Beaudricourt à mener Jeanne auprès du Dauphin. Le départ est fixé au 23 février.


Enluminure du XVe siècle dépeignant la Journée des Harengs.

Les hostilités s'ouvrent dans l'Est.

Cela fait suite au sac du Palatinat par les armées françaises l'année précédente pour couvrir les frontières de l'est face au Saint-Empire qui a déclaré la guerre à la France en décembre. Sac à ne pas confondre avec celui de Turenne de 1674.


Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec.

Le 12 février 1772, dans le sud de l'océan Indien, il aperçoit une terre qu'il pense être le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s'agit en fait des îles Kerguelen. Le mauvais temps empêche tout débarquement jusqu'au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du Roi.

Pendant ce temps, les "Colonnes infernales" de Turreau tuent plus de quatre cents personnes sans défense et qui ne se battent pas, près de Port-Saint-Père.

C'est l'application de la doctrine Monroe, l'Amérique aux Américains. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de créer une armée nationale. L'expédition française a commencé en 1862, quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappelle ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

La radio est inaugurée par le pape Pie XI, suivant le désir du pape après l'instauration de l'État du Vatican; son premier émetteur est équipé par Guglielmo Marconi, l'inventeur de la radio. Il est installé dans une tour au sommet des Jardins du Vatican. Radio Vatican se veut être la voix du Pape.

L'ancien ministre socialiste français aux Affaires Sociales René Teulade est interpellé dans le cadre d'une enquête sur la mutuelle de retraite de la fonction publique.

La rencontre préparée dans le détail a lieu à Cuba, en « terrain neutre ». Un rapprochement des Catholiques et des Orthodoxes semble se dessiner.

Les Eglises catholiques et orthodoxes sont séparées depuis le schisme de 1054. Aujourd'hui, il y a environ 1,2 milliard de catholiques dans le monde et plus de 250 millions d'orthodoxes, dont les deux-tiers sont orthodoxes russes. Si le patriarche œcuménique de Constantinople est le chef officiel de l'orthodoxie, l'église russe a souvent affirmé son autonomie.

Il faut rappeler que Nicodème, le métropolite de Leningrad et de Minsk russe meurt d'une attaque cardiaque en 1978, lors d'une entrevue avec le nouveau pape Jean-Paul Ier au Vatican. Il a le temps de lui avouer qu'il est catholique. Voir la chronique du 5 septembre.

Posté le 12 février 2018 à 04h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 février 2018

13 février à Toulouse : conférence sur le voile de Manoppello

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Posté le 11 février 2018 à 10h26 par Michel Janva | Lien permanent

Abbaye Sainte-Marie du Rivet : une histoire à rebondissements

Nouveau mois, nouvelle abbaye ! Pour sa box des monastères de février, Divine Box est cette fois partie à la rencontre de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet, près de Bordeaux. Divine Box vous raconte son histoire riche en rebondissements, de sa fondation à aujourd’hui !

Sans titreL’abbaye Sainte-Marie du Rivet, en Aquitaine – Divine Box

Plus de 1200 ans d’histoire !

Le saviez-vous ? L’abbaye du Rivet est un des plus anciens monastères de France ! Et oui, des archives font état d’un lieu monastique sur place depuis l’époque de Charlemagne (mi-fin VIIIe siècle). Dingue, non ? Et il s’agissait alors probablement d’un monastère de moines bénédictins. Encore aujourd’hui, des vestiges architecturaux prouvent l’ancienneté de l’abbaye. On retrouve autour de l’abbaye des fortifications du IXe siècle, et l’église abbatiale date du XIIIe siècle !

Comme sur des roulettes !

Les archives sont rares (vous comprendrez pourquoi dans quelques lignes), mais l’on sait qu’en 1189, lorsque la communauté est affiliée à l’ordre cistercien, le monastère porte déjà le titre de Sainte-Marie. La période qui suit est bien prospère, notamment au XIIIe siècle. En effet, l’abbaye reçoit la protection personnelle du pape Urbain IV. Mais aussi les soutiens militaires et financiers des rois d’Angleterre Henri III et Edouard 1er ! Rien que ça ! Le monastère est ainsi érigé en abbaye en 1408 : tout roule au Rivet !

Les guerres, les guerres, les guerres…

Malheureusement, les années suivantes sont plus compliquées pour les moines … Et pour cause : la Guerre de Cent Ans fait des ravages dans la région. En 1478 il n’y a plus que cinq moines sur place ! Et rebelote un siècle plus tard en 1593 : les Protestants firent un carnage à l’abbaye en mutilant les moines, détruisant les bâtiments et incendiant les archives. D’où le peu d’informations exactes sur ces périodes… Les quelques moines restants se retrouvent alors dans la misère.

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Le magnifique cloître de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet – Divine Box

Reprend du poil de la bête

Malgré de beaux efforts au XVIIe siècle pour restaurer les bâtiments et la vie monastique, l’abbaye reste toute fragile. En 1702, il n’y a qu’un seul moine sur place ! Louis XIV nomme alors en personne un abbé commendataire, ce qui permet à la communauté de reprendre du poil de la bête. L’abbaye prospère alors dans le style baroque (la grande mode à l’époque), notamment grâce à l’abbé Benjamin Leclerc de Buffon, frère du célèbre naturaliste.

Révolution : Le coup final

Et pourtant, cela ne prend toujours pas durablement : en effet à la veille de la Révolution, il n’y a que deux moines sur place. Les révolutionnaires donnent un dernier coup fatal à l’abbaye. Les cisterciens sont chassés, les meubles dispersés, et l’abbaye est vendue comme bien national en 1791. Triste sort… Mais le lieu garde vie, notamment après 1885 où la famille Tamizé prend possession des bâtiments et les restaure grandement ! Ouf !

Le retour des soeurs !

C’est finalement en 1938 que la vie monastique est restaurée pour de bon au Rivet ! Et grâce à… un aéroport ! En effet, dès 1936, les moniales trappistines du monastère de Blagnac à Toulouse ont cherché un nouveau lieu, face à la construction de l’aéroport de Toulouse qui allait menacer la tranquillité de leur vie contemplative. Cela fait donc bientôt 80 ans que les soeurs sont arrivées à l’abbaye du Rivet, rendant à la prière ces vieilles pierres marquées par l’histoire.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la communauté de l’abbaye Sainte- Marie du Rivet compte quatorze moniales trappistines. Fidèles à la règle de saint Benoît « prière et travail », elles prient sept fois par jour (premier office à 4h30 du matin !), et travaillent manuellement pour un artisanat monastique de grande qualité. Elles concoctent ainsi d’incroyables produits monastiques : biscuits depuis plus de vingt ans, mais aussi santons, bougies ou encore foulards en soie ! Situé au calme d’un vallon boisé au sud- est de Bordeaux, « le Rivet est un petit paradis » nous confie la mère abbesse…

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La très belle église de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet, où les moniales se retrouvent plusieurs fois par jour pour prier – Divine Box

Le ruisseau

Pour la petite anecdote, l’abbaye du Sainte-Marie du Rivet tire son nom d’un ruisseau qui traverse le domaine, et qui se nomme… (roulement de tambours)… le Rivet ! C’est un affluent du Beuve, une rivière du sud-ouest autrefois contemplée et chantée par Ausone, poète latin du IVe siècle. Et voilà, vous savez tout 😇

Le petit plus de DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines. Leurs box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box trappiste, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour !

Posté le 11 février 2018 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Séverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Vème siècle, époque où l'arianisme régnait dans sa patrie ; mais il eut le bonheur d'être élevé dans la foi catholique. 

Il ne fut pas plutôt en âge de connaître les dangers du monde, qu'il alla se consacrer à Dieu dans le monastère de Saint-Maurice en Valais, dont il devint abbé, et qu'il dirigea pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence.

Le Roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer. Le saint partit après avoir pris congé de ses moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

A Nevers, il guérit Eulalius, évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet. Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris.

Arrivé chez le Roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. Le prince, pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes, et mit tous les prisonniers en liberté.

Séverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son monastère. Il s'arrêta à Chateau-Landon, qui était alors du diocèse de Sens, où deux saints prêtres servaient Dieu dans un petit oratoire. Il les pria de le recevoir avec eux, et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut en 507.

Il y a à Paris une église paroissiale sous le vocable de saint Séverin.

Abbé de l'abbaye de Tournus en Bourgogne, saint Ardaing dirigea sagement ses frères, s'employa à restaurer l'abbaye et à en accroître les bâtiments et les biens.

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Tiré de La Vierge Marie dans l'histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)

Voir la chronique du 18 janvier.

98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier est Souverain Pontife du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, Roi de France et empereur d'Occident, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.

« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l'incipit, l'en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.

Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu'autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d'impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.

De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.

Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.

Fils aîné de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d'aménagement pour son palais.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l'avant-garde de l'armée du Roi à la bataille d'Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l'âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d'Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur "Jean d'Authon", car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »


Portrait de Charles d'Amboise (1473-1511), par Andrea Solario, Musée du Louvre.

La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d'Italie, dans laquelle François 1er et l'empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.

Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d'unifier par la force l'Ecosse à l'Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.

René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C'est un philosophe et un scientifique de l'époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvatus prodeo » (Je m'avance caché).

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs affirme :

« La « Bête » s'est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu'au féminisme avorteur d'aujourd'hui. »(*)

Il poursuit plus loin :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)

Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l'un des hommes les plus responsables de l'allure et de la physionomie de l'ère moderne que l'on peut particulièrement   caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n'est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l'origine de la profonde inhumanité de la science moderne. »(***)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21

(**) Idem page 53

(***) Idem page 54

Le Discours de la méthode

Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l'origine d'une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.

Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s'achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.

Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.

"Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse; c'est la France; je couche avec elle... Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n'ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c'est que je ne le crois pas utile pour elle".

Avec deux fois moins d'effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu'il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.

La cavalerie de la Garde se jette sur les carrés russes (peinture de Wojciech Kossak).

Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :

«J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».

Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous

En 1862, l'église reconnaît l'existence des apparitions à Lourdes, qui devient l'un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l'habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.

On lui doit l'invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d'une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d'un pendule d'une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.

Il est possible de lire dans le N°1439 de l'Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s'agit d'un extrait d'une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :

«C'est que l'humanité dans l'univers est une grande commission d'enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c'est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c'est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu'une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c'est que si l'idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et de le traiter comme l'égal avec qui l'on discute, mais non comme le maître que l'on subit…. »

Voilà ce qu'affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; son « acte de baptême » est satanique ; elle s'est fondée dans le sang et l'extermination des martyrs catholiques français pendant la révolution. Aujourd'hui cette lutte à mort continue.

Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d'Alger, emprisonné par De Gaulle. C'est un homme d'honneur comme on en trouve peu de nos jours.

Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l'église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

Il est doublé d'un concordat qui instaure le catholicisme comme la "seule religion de l'Etat Italien". L'enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l'Italie, et Rome comme capitale du pays.

Carte du Vatican, le plus petit Etat du monde.

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

Posté le 11 février 2018 à 04h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 février 2018

28 février à Toulon : causerie sur « Monseigneur de Mazenod et le catholicisme conquérant »

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Posté le 10 février 2018 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Saintes en Aquitaine, vers 550, meurt saint Trojan, évêque.

À Besançon, vers 624, meurt saint Prothade, évêque

Au pays de Rouen, en 704, sainte Austreberte, vierge et abbesse, qui dirigea saintement le monastère de Pavilly, fondé peu auparavant par l'évêque saint Ouen.

À Fosses, alors dans le diocèse de Liège, en 1163, le bienheureux Hugues, abbé. Premier disciple de saint Norbert, celui-ci, devenu évêque de Magdebourg, lui confia la direction du nouvel Ordre de Prémontré, qu'il gouverna avec la plus grande sagesse pendant trente-cinq ans, avec plus de cent fondations en divers pays.

À Avrillé près d'Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes: les bienheureuses Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, soeurs - Louise Bessay de la Voûte - Marie-Anne Hachet du Bois - Louise Poirier, mariée, qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l'Église catholique.

Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d'Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.

«Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s'exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.

C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.

La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

«  N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Le vœu de Louis XIII à la Vierge
1638 ; Caen, musée des Beaux-Arts.

La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu'il consacre immédiatement la France à Marie, à l'annonce de l'attente de l'enfant, sans savoir si c'est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis (*)

  1. Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté; mais Louis XIV se charge d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n'est terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Autre lien possible:

http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

Qu'attendons-nous pour demander à nos évêques d'accomplir l'ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?

Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d'Autriche et Philippe d'Orléans (alors duc d'Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Louis XIV offrant sa couronne à une Vierge à l'Enfant
1643, Hambourg, Kunsthalle.

Voir les chroniques du 14 mai, du 27 septembre et du 17 octobre.

Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l'est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique. De son côté, l'Espagne récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l'Empire britannique.


Vue de Québec 1763

Cf. Le répertoire générale des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française, Tome 1, d'Alexandre Tutey (Gallica BNF)

« C'est au sorti de Notre Dame que Louis XVI se rendit, avec la Reine et le Dauphin à l'hôpital des enfants trouvés. V Le récit de cette visite dans le journal de Pari, N°44 page 176. »

Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l'ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.

Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d'Ivoire), y loue un fort contre une "coutume" annuelle de 4 000 francs jusqu'en 1915.

Extrait :

« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l'Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l'intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l'humanité. Tous les âges admireront l'invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d'Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d'Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »

Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d'une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l'alpinisme. Il signe avec l'Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l'Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :

« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l'apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».

En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :

« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »

Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur. Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.

Posté le 10 février 2018 à 06h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2018

C’est arrivé un 9 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Hautmont sur la Sambre, dans le Hainaut, vers 695, le trépas de saint Ansbert, qui fut abbé de Fontenelle puis évêque de Rouen et mourut relégué en exil par le maire du palais Pépin d'Héristal.

Le pape Adrien et Charlemagne

Il mit fin à la première crise iconoclaste. Il décède le 29 décembre 795.

Alessandro Ludovisi, naît à Bologne en 1554 ; le souverain pontife choisit le nom de Grégoire XV. Pape de transition, son pontificat est assez riche, mais particulièrement court, puisqu'il décède en juillet 1623, un peu plus de deux après son élection.

La Fronde des princes bat son plein. Mazarin a déjà dû fuir la capitale. Le jeune Roi et sa mère ont tenté de fuir Paris la veille. Mais une émeute les a retenus avec la cour. Le futur cardinal de Retz mène les émeutiers ; il finira emprisonné un an plus tard. La milice bourgeoise de Paris se rend au Palais-Royal pour s'assurer de la présence du Roi Louis XIV. La famille royale est donc prisonnière, empêchée de rejoindre Mazarin à St-Germain.

Voir la chronique du 23 février.

Il ouvre rue des Franc-bourgeois. Framboisier en est le directeur. Le Roi Louis XVI avait ordonné sa création pour soulager la misère à Paris.

Le 9 février, alors que l'on destitue Carrier à Nantes, on fusille deux cents personnes à la Haie-aux-Bonshommes près d'Angers, et deux cents trente-cinq personnes près des redoutes de Bournand au sud de Saumur.

La France et l'Autriche signent un traité de paix à Lunéville qui confirme et renforce les clauses du traité de Campoformio (le 17 octobre 1797). La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France, ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

Alors qu'il ne trouvait pas le chemin de sa future paroisse, il demande la bonne direction à un gamin qu'il croise. Il lui dit en le quittant :

« Tu m'as montré le chemin du village, je te montrerai celui du Ciel. »

Il y reste 41 ans, jusqu'à sa mort. Sa paroisse est à l'image de la France, déchristianisée et ravagée par 10 ans de persécutions sanglantes suivis de plus de 12 ans de guerres ininterrompues. Dans Ceux qui croyaient au Ciel, Geneviève Esquier, après avoir résumé sa vie et son apostolat paroissial note (page 314):

«En ce milieu du XIXe siècle, dans une France où montent un libéralisme et une morale laïque qui relèguent la vie théologale à une façon de vivre archaïque sur la palette pluraliste des opinions possibles, parce qu'il a cru à l'Amour et à la liberté donnée à chacun de lui dire « oui », parce qu'il a offert sa vie pour les pécheurs, le curé d'Ars a converti sa paroisse, redonné tout son sens au ministère sacerdotal, converti à travers les frontières et les âges, des générations, qui viennent encore aujourd'hui en pèlerinage demander son intercession, et maintenu en France l'histoire et la victoire invisibles de la Grâce, au cœur de l'une de nos plus grandes tourmentes politiques.

Pour cela, Satan lui a crié un jour : « s'il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit. »

L'abolition des États pontificaux est décrétée par une Assemblée constituante et la république romaine est proclamée. À sa tête est placé Giuseppe Mazzini. Toutefois, l'armée française de Louis Napoléon, commandée par Oudinot, met un terme à l'insurrection et rétablit le pape Pie IX dans ses pouvoirs. Celui-ci réintègrera Rome au cours du mois d'avril 1850.

Dans une brochure intitulée Napoléon III et l'Italie, Louis de la Guéronnière (1816-1875) rend publiques les idées de l'empereur sur le problème italien. Véritable porte-parole de Napoléon III en matière de politique étrangère, il récidive le 22 décembre par une autre brochure : Le Pape et le Congrès.

A la Salette la Vierge dira aux voyants le 19 septembre 1846 :

« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife PIE IX, ne sorte plus de ROME après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.

Qu'il se méfie de NAPOLÉON ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt DIEU se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à le faire élever. »

Lesseps est condamné, avec son fils Charles, pour malversation à 5 ans de prison et 3000 Francs d'amende; Fontane à 2 ans et 3000 Francs, pour escroquerie, dans le procès de la Compagnie de Panama.

Dans la nuit du 9 au 10 février 1930, vers deux heures du matin, dans la garnison de Yen Bay, en plein cœur du Tonkin, 200 tirailleurs tonkinois, appuyés par une soixantaine d'insurgés venus de l'extérieur, s'emparent des armes, assassinent cinq officiers et sous-officiers français et en blessent six autres. Le 10 février, à 20 h 30, des hommes à bicyclette lancent des bombes dans différents endroits de Hanoï.

L'ennemi était donc au cœur même des troupes chargées de maintenir la sécurité. Six mois auparavant, en août 1929, le gouverneur général Pasquier assurait pourtant au ministre des Colonies que d'ici à un mois l'Annam et la Cochinchine seraient « épurés » des anarchistes et des communistes.

Réquisitionné par les États-Unis en 1941, le fleuron des paquebots français, construit en 1935, a été rebaptisé le "La Fayette". Il subit des travaux de réaménagement en vue d'en faire un transport de troupes quand, le feu se déclenche à bord, dû à l'imprudence d'un soudeur. Le "Normandie" brûle et chavire dans le port de New York. Le coût de remise en état étant estimé trop important par les américains qui le vendent pour la casse 1946.




Pendant cinq ans, le paquebot gît dans le port de New York

Le juge Eric Halphen se voit confier une affaire de fausses factures. C'est le début de l'affaire des HLM de Paris qui fera tomber la Mairie à gauche après 25 ans de direction par la droite.

Posté le 9 février 2018 à 06h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 février 2018

C’est arrivé un 8 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Besançon, au VIIe siècle, saint Nizier, évêque.

Après un séjour à la cour du Roi des Francs, il se fit moine, puis placé à la tête de l'Église de Verdun, il promut la dignité du culte divin et la vie régulière des chanoines.

À Muret dans le Limousin, en 1124, saint Étienne, abbé, fondateur de l'Ordre de Grandmont, où il confia aux clercs la louange divine et la contemplation, et aux seuls frères laïcs le temporel à gérer non par domination mais par charité.

Pélage II nait à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu'à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l'hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l'acclamation unanime du clergé et du peuple.

Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d'Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l'appel du Christ au jeune homme riche :

"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! ".

Il enseigne une règle unique : suivre l'Evangile, base de la Règle de l'Ordre : "L'Évangile, tout l'Évangile, rien que l'Évangile".

Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d'Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.

 

Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret

(Église de Roncherolles sur le Vivier) 

La bienveillance des Rois de France et d'Angleterre vis à vis de l'Ordre de Grandmont est à l'origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.

La destruction de l'Ordre de Grandmont est l'œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d'Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l'opération.

L'extinction de l'Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n'est confirmée par Louis XVI qu'en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.

Arrivée devant la citadelle d'el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l'armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l'armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l'avant-garde, commandée par Robert d'Artois, frère du Roi, s'aventure imprudemment à l'intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.

Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coute cher à l'armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d'Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d'écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l'armée y est menacée par la famine et les épidémies.

De Jean RESTOUT - Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :

« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l'a bien vu, la Fronde et Port-Royal c'est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu'elle anima de son esprit. »

Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale, puis, il change d'attitude et se range du côté des Princes à cause d'une dispute avec le cardinal Mazarin. C'est à partir du 8 février 1649 jusqu'en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris avec la Fronde des Princes, se révoltant ainsi contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D'Autriche.

La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d'une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s'affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d'autre en cette bataille qui ne sert à rien.

Maitre du terrain, l'empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu'un "Te Deum" soit chanté pour la victoire et écrit le 12,

"un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire."

Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:

« Cette boucherie passerait l'envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».

La bataille d'Eylau du 8 février 1807.

Le lendemain de la bataille

Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.

« Mes réflexions m'ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l'achèvement complet du judaïsme.

Je me serai converti, si je n'avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d'un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d'antisémitisme qui va déferler sur le monde. J'ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.

Mais j'espère qu'un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l'y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.

Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s'adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d'abord d'avoir des prières d'un prêtre catholique »

Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.

Posté le 8 février 2018 à 06h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

07 février 2018

C’est arrivé un 7 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

En Bretagne, au VIe siècle, saint Jacut, abbé. Tenu pour le frère des saints Guénolé et Guéthenoc, il construisit un monastère au bord de la mer, qui prit ensuite son nom.

Rosalie (nom de baptême Jeanne-Marie), fille d'Antoine Rendu et Marie-Anne Laracine, naît le 9 septembre 1786 à Confort, au canton de Gex, dans le Jura. Elle est l'aînée de quatre filles.

Jeanne-Marie Rendu a trois ans lorsqu'éclate en France la Révolution. Dès 1790, l'adhésion par serment à la Constitution civile du clergé est imposée. De nombreux prêtres, fidèles à l'Église, refusent ce serment. Ils sont chassés de leurs paroisses, certains sont mis à mort, d'autres doivent se cacher pour se soustraire aux poursuites. La maison de la famille Rendu devient un refuge pour ces prêtres réfractaires. L'évêque d'Annecy y trouve asile sous le nom de Pierre.

C'est dans cette atmosphère de foi solide, sans cesse exposée au danger de dénonciation, que Jeanne-Marie est éduquée. Elle fera sa première communion une nuit, dans la cave de sa maison, à la lueur d'une bougie. Ce climat exceptionnel forge son caractère.

La mort du père, le 12 mai 1796, et celle de la dernière petite sœur âgée de quatre mois, le 19 juillet de la même année, bouleversent toute la famille. Jeanne-Marie, consciente de sa responsabilité d'aînée, aide sa mère, spécialement dans la garde de ses petites sœurs. 

Au lendemain de la Terreur, les esprits s'apaisent et, petit à petit, la vie reprend son cours normal. Sa mère consent à ce que Jeanne-Marie, malgré son jeune âge, fasse un stage dans l'hôpital où les Filles de la Charité assurent les soins aux malades. L'appel de Dieu, qu'elle pressentait depuis plusieurs années, se précise : elle sera Fille de la Charité.

Le 25 mai 1802, Jeanne Marie arrive à la maison mère des Filles de la Charité, rue du Vieux Colombier à Paris. Elle va avoir 16 ans ! La réouverture du Séminaire (noviciat supprimé par les Révolutionnaires) a eu lieu en décembre 1800.

En 1802 Jeanne-Marie est envoyée à la maison des Filles de la Charité du quartier Mouffetard pour être au service des pauvres. Elle y restera cinquante-quatre ans !

Les dates importantes de sa vie :

- 1803 : reçoit l'habit et est placée dans la maison Saint-Martin ;

- 1807 : prononce ses vœux pour la première fois ;

- 1815 : devient supérieure (Sœur Servante) de la maison Saint-Martin ;

- 1833 : encadrement des premiers membres de la société de Saint Vincent de Paul ;

- 1840 : travaille avec les Dames de la Charité nouvellement nommées ; entreprend les travaux d'expansion de la maison ;

- 1848 : la maison est devenue un refuge et un hôpital de campagne ;

- 1852 : décorée de la croix de la Légion d'honneur par Napoléon III ;

- 1853 : sa vue commence à baisser.

Elle meurt le 7 février 1856, après une courte maladie.

Des journaux de toute tendance se font l'écho des sentiments du peuple. Le Constitutionnel, journal de la gauche anticléricale, n'hésite pas à annoncer la mort de cette Fille de la Charité : « Les malheureux du 12ème arrondissement viennent de faire une perte bien regrettable : la sœur Rosalie, Supérieure de la communauté de la rue de l'Épée de Bois, est décédée hier à la suite d'une longue maladie. Depuis de longues années, cette respectable religieuse était la providence des classes nécessiteuses et nombreuses dans ce quartier ».

Des visiteurs affluent nombreux au cimetière Montparnasse. Ils viennent se recueillir sur la tombe de celle qui fut leur Providence. Mais comme il est difficile de trouver l'enclos réservé aux Filles de la Charité ! Le corps est alors transporté dans un lieu beaucoup plus accessible, plus près de l'entrée du cimetière. Sur la tombe toute simple, surmontée d'une grande croix, sont gravés ces mots : « À la bonne mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les riches et les pauvres ». Des mains anonymes ont fleuri et continuent de fleurir cette sépulture : hommage discret mais durable rendu à cette humble Fille de Saint Vincent de Paul.

Rosalie (Jeanne-Marie) Rendu a été béatifiée le 9 novembre 2003, par Saint Jean Paul II.

Martyrologe Romain : À Aubenas dans le Vivarais, en 1593, les bienheureux martyrs Jacques Salès, prêtre, et Guillaume Saultemouche, tous les deux religieux de la Compagnie de Jésus. Par leur prédication ils affermissaient le peuple dans la foi catholique, mais après la prise de la ville par les dissidents en armes, ils furent tués un dimanche devant la foule pour la même foi.

Jacques Salès et le Frère Guillaume Saultemouche furent martyrisés le 7 février 1593, à Aubenas, dans le Vivarais, où ils prêchaient une mission. Le Père Salès avait eu de tout temps une grande dévotion à la Sainte Eucharistie et le frère Saultemouche, lui aussi, visitait fréquemment le Saint Sacrement. Voyant tout le bien qui se faisait à Aubenas grâce aux deux religieux, les forces protestantes prirent la ville et emprisonnèrent les deux Jésuites.

Une discussion sur la Sainte Eucharistie fut organisée avec le Père Salès ; elle tourna à son avantage : on relâcha les prisonniers qui furent mis à mort par la foule : Jacques Salès, à coups d'arquebuse - Guillaume à coups de poignard. C'était le 7 février 1593. Ils furent béatifiés par Pie XI le 6 juin 1926 ornés du titre de 'Martyrs de l'Eucharistie'.

Marie de la Miséricorde (dans le siècle Eugénie Smet), née à Lille (Nord) le 25 mars 1825, se consacra, après ses études, au catéchisme de sa paroisse.

Soutenu par saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, elle fonda à Paris, le 27 décembre 1856, la Congrégation des

« Auxiliatrices des âmes du Purgatoire », congrégation vouée à la prière pour le soulagement des âmes souffrantes.

Les Auxiliatrices des âmes du Purgatoire font également le catéchisme aux enfants et partent en missions.

François Ier donne commission à l'amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet pour construire un port au lieu-dit "de Grâce" (Le Havre). L'amiral charge du Chillou de l'exécution de ce projet. Le Roi signe la charte de fondation de la ville le 8 octobre suivant.

À la suite de la mort du pape Paul III le 10 novembre 1549, les cardinaux, divisés en trois clans se réunissent. Il faut 10 semaines au conclave pour en arriver à une entente et élire Giovan Maria de Ciocchi del Monte qui devient pape sous le nom de Jules III.

Son pontificat voit la fin du Concile de Trente, où ont été rédigés les décrets dogmatiques sur le péché originel et la justification et qui confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l'un des conciles les plus importants de l'histoire du catholicisme qui organise clairement la Contre-réforme, riposte catholique aux hérésies protestantes.


Statue monumentale de bronze représentant Jules III érigée à Pérouse en 1555

Le 7 février 1653, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances, suite à la mort du duc de La Vieuville. Il obtient le poste grâce à sa conduite exemplaire durant la Fronde mais aussi à l'influence de son frère. Durant ses fonctions, il doit améliorer la situation catastrophique des finances royales qui sont durement éprouvées par la guerre et les dépenses personnelles de Louis XIV. Le bilan de ses actions est mitigé puisqu'il parviendra à s'enrichir considérablement tandis que la couronne n'échappera pas à la ruine.

Mgr de Beaumont fait interdire, par un arrêt du Conseil du roi Louis XV, l'impression et la diffusion et la détention des deux premiers volumes de "L'Encyclopédie" ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. L'œuvre collective dirigée par Diderot et d'Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifient "d'athée et matérialiste". En effet, c'est son contenu politique et philosophique, et non les aspects techniques et scientifiques, qui sont condamnés. Les thèses développées sont jugées par le Conseil du Roi, "contaminées par l'esprit voltairien".L'abbé de Prades, un des contributeurs, devra se réfugier en Prusse.

Le gouvernement fait adopter, grâce à l'émotion suscitée par l'attentat contre Bonaparte, une loi instituant des tribunaux spéciaux, sans jury, ni appel, ni cassation, pour réprimer les rébellions, les assassinats et certaines formes de brigandage.

Les alliés réunis en congrès à Châtillon-sur-Seine, depuis trois jours, invitent Napoléon à négocier. Il envoie Caulaincourt. Les propositions des alliés sont simples : retour pour la France aux frontières de 1792. Mais Napoléon refuse dans la nuit du 7 au 8.

Giovanni Maria Mastai Ferretti devient pape Pie IX en 1846. En 1854, il proclame le dogme de l'Immaculée Conception et définit en 1870 le dogme de l'Infaillibilité pontificale.

Après six semaines de procès, le tribunal rend son verdict dans l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat du père Jerzy Popieluszko, prêtre sympathisant de "Solidarité", en octobre 1984. Un capitaine et un colonel sont condamnés à 25 ans de prison, et deux lieutenants à 15 et 14 ans.

Posté le 7 février 2018 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 février 2018

C’est arrivé un 6 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Clermont Ferrand, en France, saint Antolien, martyr.

À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le roi Clovis, fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura cette Église ruinée après l'invasion d'Attila, la gouverna pendant une quarantaine d'années et poursuivit l'œuvre d'évangélisation des peuples encore païens de la région.

À Elnone sur la Scarpe, qui prit ensuite son nom (Saint-Amand-les-Eaux), en 675 ou 676, la mise au tombeau de saint Amand, évêque. De l'île d'Yeu où il fut moine, il partit annoncer la parole de Dieu en Gaule Belgique. Il fut attaché au siège de Maestricht, mais, après trois ans, préféra rester évêque missionnaire, fondant des communautés et des monastères pour être des centres de rayonnement chrétien. Il acheva sa vie dans l'abbaye qu'il avait fondée et où il s'était retiré.

 

 

 

 

Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu'au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana.

Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l'honneur qui saigne à blanc ses rangs et l'empêche de joue son rôle social et de payer l'impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d'homme est considéré comme crime de lèse-majesté.

Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d'alliance et un Traité d'amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l'Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu'une chose : l'affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l'humiliation du Traité de Paris de 1763.

« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».

Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d'Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.


L'État le plus petit au monde

Le 14 mars 1937, il publie l'encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler.

De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.

La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.

Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.

"La France doit rester en Algérie et elle y restera".

Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n'avale plus aucune nourriture, hormis l'hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d'octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu'elle vivra ensuite chaque semaine jusqu'à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.

Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.

Le père Finet a vécu ses derniers instants :

«C'était un vendredi. J'étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu'elle allait mourir. Elle me disait qu'il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu'elle était projetée jusqu'à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n'était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m'aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j'entendis Marthe me dire : 

« Il m'a tuée» 

Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c'est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»

A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l'affaire des paillotes. C'est la première fois que les nationalistes corses s'en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l'Etat. L'enquête mettra au cœur de l'affaire un homme du nom d'Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.

Posté le 6 février 2018 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

05 février 2018

L'abbé Yann-Vari Perrot et l'identité de la Bretagne

CaouissinFils du secrétaire de l’abbé Perrot Herry Caouissin, Youenn Caouissin vient de publier une imposante biographie de l'abbé Yann-Vari Perrot, après cinquante ans de recherches fondées sur la consultation d’archives personnelles et inédites (plus de 500 pages).

L’abbé Yann-Vari Perrot (1877-1943) est une figure intellectuelle et spirituelle majeure de la Bretagne contemporaine. Ses quarante ans de sacerdoce, sa personnalité, son érudition et sa parfaite maîtrise de sa langue natale en font une autorité morale encore reconnue. Face à la IIIe République uniformisatrice, l’abbé Yann-Vari Perrot voulu garder l'identité bretonne, sa langue, ses costumes, ses coutumes,..., convaincu que cette identité est le creuset de la foi catholique en Bretagne. A tel point que l'on pourrait dire, avec un brin d'anachronisme, que l'abbé Perrot est un identitaire avant l'heure. D'ailleurs, comme ceux d'aujourd'hui, il dut batailler envers et parfois contre les autorités religieuses de son époque. Il se démarqua aussi des nationalistes bretons de son époque :

Images"[I]l y avait un authentique drapeau historique breton, le drapeau à croix noire, en breton "Kroaz-Du". On ne pouvait trouver mieux. Il fut donné en 1095 par le pape Urbain II au duc Alain Fergent pour partir en croisade. En 1099, le duc breton à la tête de ses chevaliers entra dans Jérusalem délivrée, et il hissa au sommet de la mosquée Al-Aqsa l'étendard breton. Par la suite, le Kroaz-Du sera le drapeau de la marine et de l'armée bretonne de la Bretagne souveraine. Après son annexion en 1532, les navires bretons arboreront encore ce pavillon. Bien des villes portuaires de Bretagne se distingueront par ce drapeau à croix noire, comme Nantes, renforcé d'un liseré blanc.

Unknown-2Les  jeunes nationalistes n'ignoraient rien de cet historique, mais à cette époque, nous sommes en 1923, l'un de leurs membres des plus dynamiques, Morvan Marchal, adhère au mouvement séparatiste Breiz Atao, imagine un drapeau qui soit une synthèse entre vision ancienne et vision moderne de la Bretagne. Avec des amis, il crée le drapeau à neuf bandes blanches et noires représentant les divers pays de Bretagne. Les hermines rappelant, elles, la Bretagne dans toute sa symbolique. Sa composition ne manque pas d'allure, le drapeau est séduisant, d'autant qu'il reprend les couleurs traditionnelles de la Bretagne, le noir et le blanc. Néanmoins, malgré son esthétisme, il va s'attirer bien des critiques. Le barde Léon Le Berre-Abalor y voyait un "caleçon flottant au vent". D'autres y verront une inspiration du drapeau américain, ce qui n'est pas faux. Plus grave, Morvan Marchal qui se disait franc-maçon et anti-chrétien ne démentira guère que son choix, c'est-à-dire le rejet non-avoué du Kroaz-Du, était motivé par justement cette croix noire. S'il voulait un drapeau qui se démarquât d'un passé ducal, d'un régionalisme, il voulait aussi le démarquer de toute connotation religieuse. Son tour de force est d'avoir réussi à la faire adopter."

Ecrite sous la forme d'une autobiographie, mêlant parfois témoignages et réflexions de l'auteur, ce récit s’articule autour de la vie, de l’oeuvre et du rayonnement catholique et breton de ce fier curé. Après l’enfance et l’éveil d’une vocation, l’auteur aborde la genèse du fameux Bleun Brug (fête des bruyères), créé en 1905 pour promouvoir histoire, traditions, culture et langue celtique. Soutenu par l’Église et plus encore par Albert de Mun, cet événement annuel favorise une vraie renaissance spirituelle et culturelle en pays breton avec la revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne) qu’il lance au même moment.

Héroïque brancardier pendant la Grande Guerre, Yann-Vari Perrot s’engage par la suite avec ardeur dans la lutte contre les idéologies destructrices de la foi et des patries : modernisme, athéisme, néopaganisme, laïcisme, jacobinisme et communisme. Sa correspondance avec son évêque largement citée éclaire d’une réflexion profonde tous les cancers qui rongent nos sociétés. En poste à Plouguerneau à partir de 1920, il est muté à Scrignac en 1930, bastion du Parti communiste, par sa hiérarchie qui tente de décourager ses engagements. La Seconde Guerre mondiale et l’Occupation offriront l’opportunité de le calomnier et de l’abattre lâchement au retour de sa messe.

Auteur de très nombreux écrits, vies de saints, articles, pièces de théâtre, prédications familiales, l’abbé Perrot est aussi à l’origine du renouveau de l’académie de Bretagne, de la résurrection de l’abbaye de Landévennec ainsi que du mouvement de restauration des chapelles bretonnes. Il fait partie de la commission d’écrivains qui adopte en 1941 l’orthographe unifiée du breton (peurunvan).

Posté le 5 février 2018 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Grâce à sa foi et à son zèle, au temps du roi Gondebaud, la Gaule fut protégée des ravages de l'hérésie arienne.

À Laval, en 1794, la bienheureuse Françoise Mézière, vierge et martyre. Occupée à l'éducation des enfants et aux soins des malades, sous la Révolution française, elle fut arrêtée et guillotinée en haine de la foi.

« …même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

Le Parlement suivant l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l'abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d'un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l'indispensable alliance des souverains chrétiens !

La ligue se servit de lui comme d'un succédané de roi pour l'exécution de ses projets contre Henri IV.

Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d'Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l'âge de 58 ans.

La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.

Après cinq ans de luttes, les coalisés n'ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l'Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l'Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s'éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l'Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l'Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.

Le 5 février 1679, est signé entre la France, l'Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.

Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l'arbitre de l'Europe. S'il restitue Maastricht, il obtient que l'exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L'Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L'Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois

Le Traité de Nimègue marque l'apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l'Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le Traité de Nimègue (Henri Gascard) musée du Valkhof 

Le tableau d'Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d'Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d'Avaux se trouve au premier rang. 

Cette opération se déroule pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l'Angleterre.

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mot :

« …les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

Bismarck fait voter, en réaction, l'abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l'Eglise catholique est l'ennemi principal du peuple allemand.

Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D'aucuns dirent à l'époque qu'il était en train de se convertir.

La commission d'instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé sont prescrits.

François Léotard est reconnu coupable d'ingérence et de corruption lors de l'acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.

Patrick Poivre d'Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).

Posté le 5 février 2018 à 04h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

04 février 2018

10 février à Bois-Guillaume (76) : conférence sur l'impératrice Zita

Capture d’écran 2018-02-03 à 16.56.09L'ouvrage est à commander ici.

Posté le 4 février 2018 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Chartres, vers 528, saint Aventin, évêque, qui céda son siège à son frère saint Solenne pour se retirer à Châteaudun et le reprit après la mort de son frère.

À Troyes, vers 537, saint Aventin, prêtre, que l'on tient pour un disciple de l'évêque saint Loup.

 

 

À Mayence en Franconie, l'an 856, saint Raban, surnommé Maure, évêque. Il était moine de Fulda quand il fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d'une éloquence aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu'il pût faire pour la gloire de Dieu.

 

 

Jeanne de Valois, fille du Roi Louis XI, vint au monde, le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d'élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu'elle était appelée à fonder en son honneur un ordre dont le but principal serait l'imitation de ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l'avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d'épreuves pour elle, le Roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées ; c'est Lui qui l'a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l'ai fait jusqu'ici. »

Ses adieux au prince furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d'une fois on la vit, à genoux au pied d'une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité ; elle n'aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L'eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c'est au pied du tabernacle qu'elle trouvait tous les trésors de dévouement qu'elle prodiguait autour d'elle.

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l'ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d'une heure dans sa chambre, au moment de sa mort, le 4 février 1505 à Bourges. On trouva son corps couvert d'un cilice, avec une chaîne de fer.

Marie-Eugène de l'Enfant Jésus, au siècle Henri Grialou, naît le 2 décembre 1894 à Gua (Aveyron), dans une famille d'origine rurale modeste et catholique fervente du bassin minier de Cransac. Son père Auguste meurt d'une pneumonie en 1904 alors qu'Henri est à peine âgé de dix ans, et l'enfant magnifiera alors la figure maternelle ; sa mère, née Marie Miral, se consacre à l'éducation de ses cinq enfants (2 garçons et 3 filles).

Encore enfant, il s'oriente vers le sacerdoce. Il fait une partie de ses études chez les Pères du Saint-Esprit de Susa (Piémont, Italie). Il entre en octobre 1908 au petit séminaire de Graves puis, en 1911, au grand séminaire du diocèse de Rodez.

Devançant volontairement l'appel pour le service militaire en 1913, il se trouve encore sous les drapeaux quand éclate la déclaration de la guerre. Il obtient le grade de lieutenant dans le 122e Régiment d'infanterie de Rodez, et il combat pendant toute la Première Guerre mondiale où il expérimente la puissante protection de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Il est démobilisé en 1919. L'année suivante, pendant la retraite de préparation à l'ordination au sous-diaconat, Henri Grialou lit un Abrégé de la vie de saint Jean de la Croix. La découverte de ce saint lui révèle sa vocation au Carmel de la Réforme thérésienne où il entre au lendemain de son ordination sacerdotale, le 4 février 1922. Il prend le nom de Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus.

Fortement saisi par la grâce prophétique et mariale du Carmel dans son double mouvement de contemplation et d'action, le Père Marie-Eugène pressent très tôt sa mission : comme carme, puis comme fondateur d'un institut séculier, il servira passionnément son Ordre et l'Église.

Dès les débuts de son ministère, il s'emploie à diffuser la doctrine spirituelle des Maîtres du Carmel et, convaincu de l'actualité de l'héritage de Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avila), il travaille à renforcer la vitalité des Carmels de France.  Appelé par Dieu à transmettre sa grâce à un grand nombre d'hommes, il fonde à Venasque (Vaucluse, France), en 1932, l'Institut séculier « Notre-Dame de Vie » dont les membres, laïcs et prêtres, veulent témoigner du Dieu vivant et le révéler aux hommes de notre temps. Son désir est d'ouvrir à tous les chrétiens, en plein monde et dans la vie ordinaire, les chemins de la contemplation et de la sainteté.

En 1948 il est nommé Visiteur Apostolique par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) en 1948.  Dans l'Ordre, il assume diverses charges parmi lesquelles celles de Définiteur Général (1937-1954) et de Vicaire Général (1954-1955). Il sera Provincial des Carmes Déchaux d'Avignon-Aquitaine de 1957 à 1960. Il réside définitivement à l'Institut « Notre-Dame de Vie » à partir de 1961. Réélu provincial d'Avignon-Aquitaine en 1963 (jusqu'à sa mort), il poursuit aussi la fondation de son Institut qui a été reconnu de droit pontifical le 24 août 1962.

Son maître ouvrage, 'Je veux voir Dieu', synthèse des richesses doctrinales du Carmel, nous livre sa propre expérience spirituelle.

Il passe sur l'autre rive de la Vie le 27 mars 1967, un lundi de Pâques, jour où lui-même aimait célébrer la joie pascale de Marie, Mère de Vie.

Sa cause de béatification a été ouverte par le diocèse d'Avignon le 7 avril 1985. Le 19 décembre 2011, le pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger, 2005-2013 reconnaît les vertus héroïques du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, et le déclare vénérable. Le 3 mars 2016, le pape François signe le décret reconnaissant le caractère miraculeux d'une guérison obtenue par son intercession, ouvrant ainsi la voie à la célébration de sa béatification.

Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus a été béatifié le 19 novembre 2016 au Parc des expositions d'Avignon au cours d'une messe présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. La fête locale est fixée au 4 février, jour anniversaire de son ordination sacerdotale.

Voir les chroniques du 23 avril et du 28 mai.

Le Roi de France signe également une alliance avec le sultan turc Soliman le Magnifique avec le traité dit "des capitulations" Il espère prendre ainsi son rival Autrichien à revers et assure la sécurité des pèlerins chrétiens en Terre Sainte. Ce traité comporte aussi des échanges d'ambassades et des avantages commerciaux.

Représentant très important de l'Ecole française de spiritualité, Pierre de Bérulle nait le 4 février 1575, à Cérilly. Ce théologien est le fondateur de la Société de l'oratoire de Jésus, conçue sur le modèle de l'Oratoire de l'amour divin, créé en Italie par Philippe Néri. Homme politique et homme d'Etat sous Marie de Médicis, il est écarté par Richelieu qui le juge trop proche de l'Autriche. En 1627, il est élu cardinal. Il meurt en 1629.

Depuis le VIIème siècle il n'y a plus d'esclave en France! D'une part la Reine Saint Bathilde, épouse du Roi Clovis II, alors Régente du Royaume, y interdit le commerce des esclaves. Elle-même, princesse de Saxe ayant été vendue comme esclave à York, dans son enfance. D'autre part, dans Institutions coutumières, (ed Loysel, livre I, art. 6), il est rappelé qu'un édit du 3 juillet 1315, de Louis X le Hutin, stipule que :

«le sol de France affranchit l'homme qui le touche ».

Encore un mensonge de l'histoire officielle, car ce n'est pas la Convention, qui en 1792 abolit l'esclavage en décidant d'accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur, mais bien le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Et la République se garde bien de nous rappeler que trois ans plus tard, le Roi va plus loin, puisque le 8 Mai 1779, Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables » [les serfs] des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ». 

Encore un mythe mensonger destiné à draper la république d'habits respectables qu'elle ne mérite pas. Où sont la liberté, l'égalité et la fraternité quand on justifie l'esclavage ?

En effet, l'Assemblée Nationale de 1790 réaffirme par deux décrets, du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, que l'esclavage est légal ; abolissant une liberté de plus en supprimant ainsi la réforme royale. L'Assemblée rejette ainsi la publication de Brissot Adresse à l'Assemblée Nationale pour l'abolition de la traite des Noirs.

Ce n'est que devant son impuissance face aux révoltes des esclaves des colonies qu'elle finit par abolir l'esclavage en 1794 et, comme par hasard, le 4 février ! La France est par l'action réformatrice de son Roi l'une des premières nations du monde à abolir l'esclavage et le servage.

Mais qui sait encore qu'à l'époque un esclave qui met le pied sur le sol du royaume devient automatiquement libre, ou "franc". Le serf dépend du seigneur, qui en échange de son travail, lui doit protection ; il est attaché à sa terre, mais on ne peut la lui retirer. Avec le temps, le servage disparaît, ne subsistant que sous des aspects secondaires, variant selon les endroits. Quant aux corvées, elles sont un impôt en nature et n'ont rien à voir avec l'esclavage. L'esclave est une "chose", un "bien meuble" (conception du droit romain reprise à la Renaissance), tandis que le serf n'a jamais cessé d'être une "personne", possédant la personnalité juridique. Tempéré par le Code noir de 1685, qui est un progrès pour l'époque, l'esclavage demeure aux colonies, et est effectivement confirmé en 1790. Ce qui est moins connu, c'est l'esclavage des Blancs aux Antilles, par d'autres Blancs, sous la forme de "l'engagement". Il existe tout au long du XVIIe siècle.

Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d'état politique des Etats généraux qui n'avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l'Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.

Ce jour là, quatre-vingts hommes et femmes se réfugient dans le clocher de l'église de La Gaubretière. Boucret ordonne d'y mettre le feu. Au bout de huit heures de siège et de feu, une cinquantaine de rescapés se livrent et sont fusillés.

Le 1er février avec sa colonne il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie, puis fait fusiller quinze hommes du village de Saint Laurent sur Sèvre. Il tue ensuite sur les bords de la Sèvre et envoie trente cinq religieuses enchaînées vers Cholet. L'argenterie de l'église est volée. Enfin le village est incendié.

Le général Desmichel signe, sans l'avis du gouvernement français, un traité avec le chef berbère Abd El-Kader qui reconnaît à ce dernier le titre de commandeur des croyants et la souveraineté sur le beylik d'Oran, à l'exclusion des villes d'Oran, d'Arzew et de Mostaganem.

Lors d'une présentation à la presse, Louis Schweitzer, patron du groupe automobile Renault, essaie la nouvelle berline Vel Satis, équipée du premier système de navigation GPS Carminat, développé par la marque ... et se perd en forêt de Rambouillet!

Posté le 4 février 2018 à 05h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 février 2018

C’est arrivé un 3 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

À Poitiers, au IVe siècle, saint Lienne, prêtre, dont la tradition fait un disciple de saint Hilaire.

À Gap en Provence, les saints Tigris et Remèze, évêques.

Saint Lupicin, évêque de Lyon à l'époque de la persécution des Vandales.

Dans le monastère de Celles dans le Hainaut (actuellement Belgique) saint Hadelin, prêtre et abbé.

Originaire d'Aquitaine, saint Hadelin (617-690) était un moine de Solignac (France), disciple de saint Remacle et sans doute son compagnon à Stavelot. Il se retira dans un ermitage - une celle (c'est-à-dire cellule) - dans la région de la Lesse près de Dinant (Belgique). Il y fut rejoint par plusieurs disciples qui furent les évangélisateurs de la région. Ce groupement est à l'origine du village de Celles.

Un chapitre de chanoines se consacra à vénérer sa mémoire dans la bourgade de Celles. En 1046, l'évêque de Liège, Wazon, fit faire une châsse pour les reliques du saint. D'abord conservée à Celles, la châsse de saint Hadelin fut transférée en 1338 à Visé, transfert qui accompagne celui du chapitre de Celles à Visé. Ce trésor de l'art mosan peut être admiré dans l'église de Saint-Martin à Visé. Elle est portée en procession chaque 3e dimanche de septembre.

Au monastère cistercien de Froidmont dans le Beauvaisis, commémoraison du bienheureux Hélinand, moine. Jadis célèbre citharède dans les cours princières, il choisit ensuite la vie humble et cachée du cloître et mourut vers 1237.

Claudine Thévenet, deuxième d'une famille de sept enfants, naît à Lyon le 30 mars 1774.

« Glady », comme on l'appelle affectueusement, exerce très tôt une heureuse influence sur ses frères et sœurs par sa bonté, sa douceur, son oubli de soi pour faire plaisir aux autres.

Elle a quinze ans lorsqu'éclate la Révolution française. En 1793, elle vit les heures tragiques de Lyon assiégée par les forces gouvernementales, et elle assiste, impuissante et horrifiée, à l'exécution de ses deux frères tués en représailles, après la chute de la ville, en janvier 1794. Leurs dernières paroles qu'elle recueille dans son cœur et fait siennes « Glady, pardonne, comme nous pardonnons » la marquent profondément et donnent un autre sens à sa vie. Dorénavant elle se consacrera à soulager les misères innombrables amenées par la Révolution ; pour elle l'ignorance de Dieu est la cause principale de la souffrance du peuple et un grand désir s'éveille en elle de le faire connaître à tous ; les enfants, les jeunes surtout attirent son zèle et elle brûle de leur faire connaître et aimer Jésus et Marie.

La rencontre d'un saint prêtre, l'abbé André Coindre, l'aidera à discerner la volonté de Dieu sur elle et sera décisive pour l'orientation de sa vie. Ayant trouvé deux petites filles abandonnées et grelottant de froid sur le parvis de l'église St-Nizier, le Père Coindre les avait conduites à Claudine qui n'avait pas hésité à s'en occuper.

La compassion et l'amour pour les enfants abandonnées est donc à l'origine de la « Providence » de St-Bruno, à Lyon (1815). Des compagnes se joignent à Claudine ; on se réunit en association, l'Association du Sacré-Cœur, dont Claudine est immédiatement élue présidente. Le 31 juillet 1818, l'appel du Seigneur se fait entendre par la voix du Père Coindre : former sans hésiter une communauté. « Dieu vous a choisie », dit-il à Claudine. Et c'est la fondation de la Congrégation des « Religieuses de Jésus-Marie » le 6 octobre 1818, aux Pierres-Plantées sur la colline de la Croix Rousse. En 1820 la jeune Congrégation s'établira à Fourvière (en face du célèbre sanctuaire) sur un terrain acheté à la famille Jaricot. Elle recevra l'approbation canonique du diocèse du Puy en 1823 et de Lyon en 1825.

Le premier but du jeune Institut avait été de recueillir les enfants pauvres et de les garder jusqu'à leur vingtième année, leur enseignant un métier en plus des connaissances de l'école élémentaire, et leur assurant une solide formation religieuse et morale. Mais on veut faire davantage et Claudine et ses sœurs ouvrent leurs cœurs et leurs bras aux jeunes filles de la classe aisée et fondent pour elles un pensionnat. Le but apostolique de la Congrégation sera donc l'éducation chrétienne de toutes les classes sociales avec une préférence pour les enfants et les jeunes et parmi ceux-ci pour les plus pauvres.

Les deux œuvres se développent simultanément malgré les épreuves qui accompagneront la Fondatrice durant les douze dernières années de son pèlerinage terrestre : la mort douloureusement ressentie du Père Coindre (1826) et des premières sœurs (1828) ; la lutte pour empêcher la fusion de sa Congrégation avec une autre ; les mouvements révolutionnaires de Lyon en 1831 et 1834 avec toutes les conséquences pour les habitants de Fourvière qui se trouvaient à un point stratégique entre les deux partis antagonistes.

Le courage insigne de la Fondatrice ne se laisse jamais intimider par l'adversité ; elle entreprend avec hardiesse de nouvelles constructions dont celle de la chapelle de la Maison-Mère ; en même temps elle s'adonne avec le plus grand soin à la rédaction des Constitutions de sa Congrégation. Elle allait y mettre la dernière main quand la mort la frappa dans la soixante-troisième année de son âge le 3 février 1837.

A près de 200 ans de la fondation de la Congrégation, les « Religieuses de Jésus-Marie » sont aujourd'hui plus de 2000, réparties dans de plus 180 maisons sur les cinq continents.

Leur but est « Faire connaître et aimer Jésus et Marie » et leur devise est « Loués soient à jamais Jésus et Marie ».

Claudine Thévenet a été béatifiée le 4 octobre 1981 et canonisée, dans la Basilique Vaticane, le 21 mars 1993 par Saint Jean Paul II.

Marie-Anne Rivier naît à Montpezat, en Ardèche, le 19 décembre 1768. En 1770, alors qu'elle n'a pas encore deux ans, Marie-Anne est victime d'un grave accident : elle tombe du lit superposé dont elle occupe le rang supérieur. Dans sa chute, elle se fracture la hanche et, désormais, même avec des béquilles, elle ne peut se tenir debout.

Marie-Anne souffre également de rachitisme : avec un buste et une tête normalement développés, ses bras et ses jambes resteront grêles, et, adulte, elle ne dépassera pas un mètre trente-deux.

Pendant quatre ans, elle prie la Vierge Marie de la guérir « Si tu me guéris, je t'amènerai des enfants, je leur ferai l'école ». Elle est guérie. S'annonce alors sa vocation d'éducatrice. À 18 ans, elle ouvre une école à Montpezat malgré les réticences de son curé. Très vite, elle gagne la confiance de tous. Chaque jour après la classe, elle rejoint les jeunes filles pour leur donner une formation humaine et chrétienne. Elle accepte d'organiser une préparation aux fêtes religieuses pour les femmes et les fait prier.

En ces temps de terreur, où tout acte religieux devient suspect, elle convoque en secret les assemblées du dimanche. En 1794, elle quitte Montpezat pour Thueyts. Alors que les couvents sont dissous, les religieux dispersés et les églises fermées au culte, elle appelle d'autres jeunes filles : « Mettons-nous ensemble et nous ferons l'école ». Ainsi naît le 21 novembre 1796 une nouvelle famille religieuse : la Présentation de Marie. L'école sera le moyen privilégié pour annoncer Jésus Christ aux enfants et aux jeunes. Les plus délaissés seront un souci constant.

En 1819, l'ancien couvent des Visitandines à Bourg Saint Andéol devient la nouvelle maison mère de la congrégation. Marie Rivier brûle d'annoncer Jésus Christ partout, bien au-delà des vallées de l'Ardèche. Elle entrevoit pour sa communauté un rayonnement dans le monde entier. Le 3 février 1838, tandis qu'elle récite la deuxième partie du "Je vous salue, Marie", Mère Marie-Anne s'éteint paisiblement. Notre-Dame était au rendez-vous. Elle a déjà fondé 141 écoles réparties dans 14 diocèses et reçu plus de 350 sœurs pour continuer son œuvre. Le deuxième centenaire de la fondation de l'Institut des 'Sœurs de la Présentation de Marie' a été célébré en 1996. Aujourd'hui, les sœurs de la Présentation sont environ 3000, réparties en 9 provinces, dont 3 en Europe et 6 aux États-Unis. Elles sont à la fois enseignantes, hospitalières et éducatrices paroissiales.

Marie-Anne Rivier a été proclamée Bienheureuse le 23 mai 1982, à Rome, par saint Jean-Paul II.

Le Roi donne aussi à la capitale les armes qu'elle a si longtemps portées, et la fait clore de murailles et de fossés.

François de Blanchefort de Créquy de Bonne, marquis de Marines, Maréchal de France en 1668, nait en 1629 et décède le 3 février 1687 à Paris. Officier sous le règne de Louis XIV, dont il a gagné la confiance par sa fidélité lors de la Fronde, il s'illustre dans les nombreuses batailles de la guerre de Trente Ans.

Bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz

Louis-François Lejeune a peint un assez grand nombre de tableaux d'histoire très appréciés. Le tableau de la bataille de Guirando, et le tableau de la bataille de la Moskowa, son chef-d'œuvre, sont les plus connus. En 1798, il est nommé capitaine-adjoint au corps du génie et prend part aux guerres de l'Empire. Il démissionne en 1813 pour se consacrer à la peinture, puis reprend du service en 1818. Il devient maire de Toulouse en 1841 et y meurt le 29 février 1848.

 

 

Bataille de la Moskowa

 

Cette bataille a lieu durant la conquête de l'Algérie, elle dure trois jours. Cent vingt-trois chasseurs commandés par le capitaine Lelièvre, tenant une fortification de fortune, repoussent plusieurs milliers d'Algériens, menés par Mustapha ben-Tami. Pendant quatre jours, la 10 compagnie du 1 bataillon d'infanterie légère d'Afrique, protégée par un muret de pierres sèches, se battant un contre cent, et tient tête à plus de douze mille Hommes.

Après avoir repoussé quatre assauts, n'ayant plus qu'une dernière caisse de munitions, puisqu'ils ont consommé quarante mille cartouches, ils prennent la résolution de se faire sauter, et lorsqu'après un combat de cent heures, on leur demande ce qu'ils veulent, ils répondent d'une seule voie : « du biscuit, des cartouches et l'ennemi ! »

Le ministre de la guerre, par un ordre à l'armée du 12 mars suivant, autorise la 10° compagnie à conserver le drapeau, criblé de balles, qui flottait sur le réduit de Mazagran pendant les journées des 3, 4, 5 et 6 février.

Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran par Jean-Adolphe Beaucé

Le navigateur français Francis Joyon boucle sur son trimaran IDEC le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours. Il met 72 jours.

Posté le 3 février 2018 à 05h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 février 2018

Notre liberté est redevable au christianisme et non pas aux Lumières

Rémi Brague est interrogé dans le numéro de février de La Nef :

Capture d’écran 2018-02-01 à 21.58.45 Capture d’écran 2018-02-01 à 21.58.52Et dans la suite de l'entretien, Rémi Brague constate une coïncidence entre régions christianisées et institutions libres.

Posté le 2 février 2018 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saint Floscule ou Flou, évêque d'Orléans, il y fut célébré avec saint Aignan. On donna même son nom à une rue de la ville. C'est tout ce que l'on sait de lui.

Nièce de Montaigne, Jeanne naît à Bordeaux, aînée d'une famille très en vue de la ville : son père, Richard de Lestonnac est Conseiller au Parlement et sa mère Jeanne Eyquem, est la sœur de l'humaniste Michel de Montaigne, auteur des Essais.

Le Calvinisme envahit la France et les guerres de religion désagrègent le pays. Sa mère, séduite par la Réforme, tente d'y attirer sa fille. Jeanne trouve en son père et son oncle Michel qui ont l'intuition de son conflit intérieur, des défenseurs de la foi Catholique.

À dix-sept ans elle est mariée à Gaston de Montferrant Landiras. Sept enfants viennent combler cet amour qui sera partagé pendant vingt-quatre ans. Suivent des mois de douleur et de rupture : son époux et son fils aîné meurent. Ensuite son père et son oncle. Ses enfants n'ayant plus besoin d'elle, a quarante-six ans elle entre chez les Feuillantines, monastère cistercien très strict de Toulouse. Elle prend le nom de Jeanne de Saint Bernard. Elle invoque l'Esprit pour que la lumière brille dans ses ténèbres. Soudain une double vision : une multitude de jeunes en danger et Marie qui est là, présente. Et un double engagement de la part de Jeanne : tendre la main à cette jeunesse en danger et vivre avec les attitudes de Marie.

À son retour des Feuillantines, Jeanne se retire dans ses terres de La Mothe. Elle vit patiemment une longue et confiante attente. Elle projette le nouvel Institut qui, tentera de remplir un manque concret en France au XVIIe siècle : l'éducation féminine dans toutes ses dimensions.

En 1605 une peste envahit Bordeaux. Jeanne brave la contagion et aide dans les quartiers les plus démunis. Là elle découvre le mystère du pauvre, présence vivante de Jésus. Ce service lui facilite aussi la rencontre avec des jeunes qui, attirées par sa personnalité, s'engagent dans son projet apostolique. Elle prend contact avec les jésuites de Bordes et Raymond préoccupés eux aussi par l'éducation des filles.

Le pape Paul V approuve la première communauté de la Compagnie de Marie Notre-Dame le 7 avril 1607. Jeanne a cinquante ans.

Elle meurt le 2 février 1640 à l'âge de quatre-vingt-quatre ans laissant derrière elle une trentaine de Maisons de Notre-Dame.

Jeanne De Lestonnac est canonisée, le 15 mai 1949, par le Vénérable Pie XII.

 

Jean-Théophane Vénard, fils d'un maître d'école, naît à Saint-Loup-sur-Thouet (Deux-Sèvres), le 21 novembre 1829.

Il fit ses études classiques au collège de Doué-la-Fontaine, puis sa philosophie au petit séminaire de Montmorillon. Il entra au grand séminaire de Poitiers en 1848, reçut le sous-diaconat en décembre 1850 et demanda aussitôt après à entrer au séminaire des Missions Étrangères de Paris, où il arriva le 3 mars 1851. Sa vocation missionnaire remontait à l'enfance : il la trouva, à l'âge de neuf ans en lisant la notice sur la vie et la mort de Jean-Charles Cornay.

À Paris, Théophane fut dirigé par M. Barran, qui lui enseigna la voie d'enfance spirituelle.

Ordonné prêtre le 5 juin 1852, le jeune missionnaire s'embarqua le 19 septembre suivant, à destination de la Chine, car là Propagande avait demandé à la Société des Missions Étrangères de prendre la charge d'un nouveau territoire. Ce projet ayant été ajourné, Jean-Théophane, après un an et demi d'attente à Hong-Kong, fut envoyé au Tonkin, où il arriva en juillet 1854.

Après avoir étudié la langue dans deux chrétientés, il fut chassé par la persécution et se réfugia à But-Dong, où il tomba dangereusement malade.

En 1857, on lui confia la direction d'un district et, malgré une santé toujours chancelante, il traduisit la Concordance des Évangiles de l'abbé Migne, les Actes des Apôtres, les Épîtres et l'Apocalypse.

Les persécutions le contraignirent à une vie clandestine et incroyablement pénible dans d'obscures cachettes. Son évêque l'avait nommé supérieur du séminaire, mais la persécution ne lui permit pas d'exercer ces fonctions.

Dénoncé, il fut arrêté à Ke-Beo, le 30 novembre 1860, enfermé dans une cage et conduit à Hanoï où il fut décapité le 2 février 1861.

Dès 1864, l'abbé Eusèbe Vénard, frère du martyr, publiait un ouvrage intitulé : Vie et correspondance de J. Théophane Vénard, qui a connu quatorze éditions. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus lut cet ouvrage, en fut très touchée et vécut dès lors dans une véritable intimité spirituelle avec le jeune martyr.

Théophane Vénard écrivait admirablement. Ses lettres si belles, manifestant la paix de son âme, et, d'autre part, la vénération que lui a manifestée sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en ont fait le martyr le plus populaire de la Société des Missions Étrangères.

Jean-Théophane Vénard a été béatifié en 1909, par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), avec plusieurs chrétiens du Tonkin, de Cochinchine ou de Chine.

Il a été canonisé, le 19 juin 1988, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) avec cent-seize autres martyrs vietnamiens.

Le négociant et homme d'affaires Jacques Cœur commence à gagner la confiance du Dauphin à Bourges, puis du Roi Charles VII, en finançant sa reconquête du territoire national contre les Anglais. Doué pour les affaires, il est investi par Charles VII de la charge de grand argentier du royaume de France. Il réorganise complètement les finances du pays, complètement ravagée par la guerre civile. Cela permet de financer l'effort de guerre du Roi pour bouter les Anglais hors de France.

Elle est la nièce de l'écrivain français Montaigne, qui parle d'elle en ces termes :

"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais."

Sainte Jeanne de Lestonnac, une femme du 17ème siècle a vécu  plusieurs vocations : épouse, mère, éducatrice, veuve, contemplative, fondatrice d'une congrégation  de religieuses apostoliques de spiritualité ignacienne : la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Elles sont aujourd'hui 2000 religieuses dans le monde, dont 180 en France, réparties sur deux Provinces : France-Belgique et France-Est. Leur mission est l'éducation des enfants dans les établissements scolaires, les paroisses, les mouvements chrétiens, les organismes de solidarité, les villes, les banlieues et le monde rural.

Implantions des communautés de la Compagnie de Marie Notre-Dame

Voir la chronique du 30 janvier.

Abraham Duquesne, baron d'Indret, puis marquis du Quesne, nait à Dieppe entre 1604 et 1610 et meurt le 2 février 1688 à Paris. C'est l'un des grands officiers de la marine de guerre française du XVIIe siècle. Il fait ses premières armes de marin sous les ordres de son père capitaine de vaisseau, sert Louis XIII pendant la guerre de Trente Ans et se distingue en plusieurs reprises, notamment aux combats de Tarragone et du cap de Gata.

Très estimé de Richelieu, de Mazarin puis de Colbert, il est l'un des très rares personnages de l'Etat à rester protestant, malgré l'Édit de Fontainebleau, en 1685.

Portrait d'Abraham Duquesne (1610-1688),
Huile sur toile par Antoine Graincourt, Cercle militaire de Versailles

Guillaume François Antoine de L'Hôpital, marquis de Sainte-Mesme, comte d'Entremont, seigneur d'Oucques, La Chaise, et Le Bréau est un mathématicien français, connu pour la règle qui porte son nom : la règle de L'Hôpital. Cette dernière permet de calculer la valeur d'une limite pour une fraction où le numérateur et le dénominateur tendent tous deux vers zéro.

Il est aussi l'auteur du premier livre en français sur le calcul différentiel : Analyse des Infiniment Petits pour l'Intelligence des Lignes Courbes., publié en 1696. C'est un descendant du chancelier Michel de l'Hôpital.

Né à Venise le 7 mars 1693, Carlo della Torre Rezzonico devient pape le 6 juillet 1758. Il est surtout célèbre pour le soutien indéfectible qu'il offre aux jésuites lors de règne, et cela malgré les pressions des différents pays européens qui les expulsent. Son successeur, Clément XIV plus faible signera le décret de dissolution de la Compagnie et s'écriera sur son lit de mort :

«  Je me suis coupé le bras droit ! ».

Les Jésuites avaient le double défaut de lutter efficacement contre les Philosophes et contre les négriers esclavagistes. Le duc de Choiseul est pour la France l'artisan de leur dissolution. Plus rien ne peut alors s'opposer à l'infiltration intellectuelle de la secte maçonnique et au dévoiement des esprits des élites françaises.

Le Directoire adresse au chef de l'armée d'Italie Bonaparte une lettre qui lui recommande avec insistance de détruire le "centre d'unité de l'Eglise romaine".

Cette lettre, signée par trois des cinq Directeurs, ceux que l'on appelle les "triumvirs", recommande avec insistance au chef de l'armée d'Italie :

"de détruire, s'il est possible, le centre d'unité de l'Eglise romaine et d'éteindre le flambeau du fanatisme. La religion romaine catholique sera toujours l'ennemie irréconciliable de la République".

Reubell, Barras et surtout La Révellière-Lépeaux sont persuadés que les prêtres mettent en péril la république par leurs sermons et qu'il convient de réagir en frappant l'Eglise à la tête. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le Directoire fixe Rome comme objectif à l'armée d'Italie. Déjà, après l'entrée des troupes françaises à Milan, il avait demandé à Bonaparte de détruire l'Etat pontifical pour faire "chanceler la tiare du prétendu chef de l'Eglise universelle", Mais le général avait refusé.

Les troupes françaises du Général Miollis entrent à Rome et occupent le château St-Ange.

« A partir de ce jour, le tout-puissant guerrier n'épargna plus aucune avanie à Pie VII : impuissant à faire fléchir le pape devant ses volontés, il lui prodigua les manques d'égards et de déférence sous toutes les formes. A Rome le service postal fut placé sous la surveillance immédiate de ses agents ; la garde pontificale fut dissoute, l'armée incorporée de vive force dans les régiments envahisseurs, et son commandant interné au château Saint-Ange ; les imprimeries furent toutes occupées militairement et vingt-deux cardinaux expulsés de la ville.

En vain le Saint-Père éleva-t-il la voix pour protester, comme il le devait, contre les traitements indignes qu'on lui faisait subir, l'usurpateur avait résolu la ruine du pontife et il continua avec sang-froid sa coupable entreprise. Le2 avril 1808, il signa à Saint-Cloud un décret qui réunissait irrévocablement et pour toujours au royaume d'Italie les provinces d'Urbin, d'Ancône, de Macerata et de Camérino, Elles devaient former désormais trois départements et une division militaire dont Ancône serait le chef-lieu. Napoléon étayait ce nouvel attentat sur les motifs suivants :

1° Le pape avait constamment refusé de déclarer la guerre aux Anglais et de se liguer avec les rois d'Italie et de Naples pour la défense de la péninsule.

2° L'intérêt des royaumes et des armées d'Italie et de Naples exigeait que leurs communications ne fussent pas interrompues par une puissance ennemie.

3° La donation par laquelle Charlemagne, son illustre prédécesseur, avait constitué l'État Pontifical, avait été faite pour le bien de la Chrétienté et non à l'avantage des ennemi de la Religion. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 83 et 84 aux éditions Desclée de Brouwer

Bartolomeo Alberto Cappellari, nait en 1765, en Italie. Il est élu pape au terme d'un conclave de 74 jours, et intronisé quatre jours plus tard sous le nom de Gregorio XVI. C'est un pape qui fait preuve d'autorité face aux mouvements révolutionnaires en Europe et défend les Etats pontificaux et l'indépendance de l'Eglise.

Il relance les Missions, en s'appuyant sur la France pour qui le XIX siècle est le siècle des missions. Il décède d'une crise d'érésipèle, à Rome le 1er juin 1846.

Quelques citations :

« On a besoin d'un cœur ami, Jésus lui-même avait saint Jean »

« Tôt ou tard, on ne jouit que des âmes. »

« Rien ne se fera de bon pour l'homme si on ne l'aime pas. »

La Principauté perd plus de 80% de son territoire, mais son indépendance est reconnue par la France.

Blessé durant la Première Guerre mondiale qu'il termine avec cinq blessures, huit citations, la Légion d'honneur et la Military Cross. Il se distingue aussi pendant la seconde guerre mondiale. Après la débâcle il rejoint Vichy. Les Allemands obtiennent son arrestation tellement il leur est hostile. En 1943, il rejoint la France Libre et commande l'armée qui débarque en Provence. Il y intègre les FFI, il envahit l'Allemagne et conquière le nid d'aigle d'Hitler. Il meurt d'un cancer en 1952 après avoir commandé les troupes françaises en Indochine où il voit mourir au combat son fils Bernard.

Voir une chronique précédente.

Les troupes allemandes capitulent après des mois de combat. Friedrich Paulus, nommé Feldmarschal le jour même par Hitler, est le premier maréchal capturé par les forces soviétiques.

Cérémonie franco-américaine dans Colmar libérée.

(ecpad.fr)

En fuite depuis 1997, Sirven est arrêté et transféré en France le lendemain. Il est alors soupçonné d'être au cœur d'une vaste affaire de corruption qui défraye la chronique depuis le milieu des années 1990 : l'affaire Elf. Aux côtés de Le Floch-Prigent, Tarallo ou encore de Deviers-Joncour, il sera condamné dans les années 2000 à de la prison ferme.

Posté le 2 février 2018 à 05h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

01 février 2018

C’est arrivé un 1er février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Dans la cité du Tricastin, dans la Drôme, sans doute au IVe siècle, saint Paul est évêque. Son empreinte est telle que la ville a pris ensuite le nom de Saint Paul 3 Châteaux. Il y meurt et est enterré dans la cathédrale.

Dans le Velay, au VIe ou VIIe siècle, saint Agrève, évêque du Puy dont l'apostolat s'étendit jusqu'au Vivarais.

À Metz, en 656, saint Sigebert III, est roi d'Austrasie. Il construisit les monastères de Stavelot, Malmédy et beaucoup d'autres, et fit de larges aumônes aux églises et aux pauvres. Voir plus bas.

Dans la ville de Saint-Malo en Bretagne, en l'an 1163, meurt saint Jean, alors évêque du lieu. Admirable par son austérité et sa justice, il transféra dans cette ville le siège épiscopal d'Aleth, et saint Bernard le recommanda comme un évêque pauvre, ami des pauvres et amoureux de la pauvreté.

 

 

À Avrillé, près d'Angers, en 1794, a lieu la « passion » de Marie-Anne Vaillot et de quarante-six compagnes: les bienheureuses Odile Baumgarten, religieuse ; Jeanne Gruget, Louise Rallier de la Tertinière, Madeleine Perrotin, Marie-Anne Pichery et Simone Chauvigné, veuves ; Françoise Pagis, Jeanne Fouchard, Marguerite Rivière, Marie Cassin, Marie-Jeanne Chauvigné, Marie Fausseuse, Marie Galard, Marie Gasnier, Marie Lenée, Marie Leroy Brevet, Marie Rouault, Perrine Phélippeaux, Renée Cailleau, Renée Martin et Victoire Bauduceau, épouses ; Jeanne, Madeleine et Perrine Sailland d'Espinatz, soeurs ; Gabrielle, Perrine et Susanne Androuin, soeurs ; Marie et Renée Grillard, soeurs ; Anne Hamard, Anne-Françoise de Villeneuve, Catherine Cottanceau, Charlotte Davy, Françoise Bellanger, Françoise Bonneau, Françoise Michau, Jacqueline Monnier, Jeanne Bourigault, Louise-Aimée Déan de Luigné, Madeleine Blond, Marie Leroy, Perrine Besson, Perrine Ledoyen, Perrine Grille, Renée Valin et Rose Quenion.

Toutes sont martyres et victimes de la Terreur sous la Révolution française, fusillées en raison de leur attachement à l'Église.

Les restes du Roi, ont été conservés, intacts pendant plus de 1000 ans dans la cathédrale de Nancy. Les révolutionnaires ont pratiquement détruit son corps dont il ne reste que peu de chose dans la nouvelle chasse royale faite sous le premier empire.

Le Roi saint Sigebert III est le saint patron de la ville de Nancy.

Statue du saint Roi, cathédrale de Nancy

L'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, est élu pape à l'abbaye de Cluny, par les six cardinaux qui avaient accompagné Gélase II dans son exil. Ce choix est ratifié à Rome. Le 9 février, il reçoit la couronne papale à Vienne en Isère.

Le Roi de France, Charles IV le Bel, fils dе Philippe le Bel et frère dе Philippe V le Long, auquel il succède, est le dernier des Capétiens directs ; le trône passe ensuite aux Valois.

Rappelons-nous la seconde partie du testament de Saint REMI :

« Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. […]

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

[…] Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

Le Roi de France, Charles IV le Bel, meurt à Vincennes sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte, mais elle accouche d'une fille. Le trône de France revient à son cousin Philippe de Valois, qui prend le nom de Philippe VI. Charles IV est le dernier des Capétiens directs. La couronne passe donc aux Capétiens de la branche Valois. Trois frères ont régné sans descendance : Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV.

Philippe V avait été déclaré Régent du Royaume à la mort de son frère, dans l'attente de la naissance attendue par la reine veuve de Louis X. Son neveu, Jean 1er le posthume ne vécut que 5 jours. Jean 1er avait une sœur plus âgée, dont le duc de Bourgogne se fait le champion. 

Or les lois fondamentales du Royaume sont très claires. En fonction de la loi de sacralité, dont découle la loi de masculinité, une femme ne peut pas être sacrée Roi de France; ce qui est différent de la direction du pays, car les femmes pouvaient devenir régentes; il y en eut beaucoup. Relire la chronique du 04 novembre dernier qui explique cela en détail.

La lecture politique de cette loi, mise en avant pour écarter Edouard d'Angleterre, est un contre sens historique. La fonction royale en France a toujours été un ministère ecclésiastique. Les historiens de la III république ont brodé sur la création artificielle et a posteriori de cette loi salique. Elle existe dès le baptême de Clovis, et cela gêne beaucoup ceux qui rejettent depuis 220 ans l'alliance entre un peuple, un Dieu et une famille. Alliance dont le chef est : « le lieutenant de Dieu sur Terre ». Mais c'est notre histoire à nous, Français; il faut l'accepter. Et seuls les Celtes et les Juifs avaient, avant les Français, une telle conception religieuse du pouvoir.

Le danger représenté par une sécession de la Bourgogne est réel, à l'époque. Il suffit de voir le poids que les Bourguignons ont tout au long de la guerre de 100 ans. Le duc de Bourgogne est l'oncle de Jeanne, fille du deuxième mariage du Roi défunt. Il aspire certainement à s'emparer du trône de France à terme. Il est d'ailleurs le seul à avoir refusé de faire hommage au régent pendant la grossesse de la Reine veuve.

L'Histoire officielle d'aujourd'hui veut oublier que le Roi de France revêt, par le sacre, une dimension sacerdotale dans sa personne; dimension qu'aucun autre roi d'aucun autre pays n'a eu. Il y a des kilomètres d'écrits de Papes qui l'affirment le rappellent et le confirment.

Voir les chroniques du 18 juin et du 21 février.

Louis XIV reconnaît par lettres patentes les droits de Philippe V à succéder à la couronne de France, le 1er février 1701. Philippe d'Anjou entre à Madrid quelques jours plus tard, en tant que Philippe V d'Espagne, tandis que l'armée française occupe le sud des Pays-Bas espagnols.

En 1702, la France et l'Autriche sont en conflit pour la succession du trône d'Espagne. Cette guerre commence mal avec les défaites de Carpi et Chiari. Les troupes françaises de Villeroy stationnent dans la ville italienne de Crémone. Le 1er février 1702, grâce à un aqueduc souterrain, et un ingénieux travail de sape, les troupes autrichiennes du prince Eugène de Savoie-Carignan pénètrent dans la ville. Les Français et leurs alliés irlandais repoussent les assaillants. Le prince Eugène doit battre en retraite. L'issue du combat est incertaine puisque les deux camps comptent environ 1 200 victimes chacun. Si les Français restent maîtres du terrain et de la ville, les Autrichiens ont fait prisonnier leur chef, le maréchal de Villeroy.

« Une révolution est toujours le fruit du travail implacable de ceux qui, dans l'ombre, tirent les ficelles. »

Voici le commentaire du livre Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté, lecture que recommandait Ferdinand Céline pour bien comprendre comment est arrivée la révolution. Livre, que l'on peut facilement trouver ici :

http://www.balderexlibris.com/index.php?post/2012/06/10/Daste-Louis-Marie-Antoinette-et-le-Complot-Maconnique

En voici les premières pages… :

« Au XVIIIe siècle, la Foi catholique et la France furent ensemble comme incarnées dans un être représentatif au plus haut degré : fille des Césars catholiques d'Autriche et femme du Roi Très-Chrétien, Marie-Antoinette eut ce douloureux honneur. Elle l'a porté au comble par son martyre sur l'échafaud. Et vingt ans auparavant, elle était l'idole de la France !

Qui avait changé l'âme des Français ? Qui avait transformé les Français catholiques en blasphémateurs et sacrilèges ? Les Français amoureusement fidèles à leur dynastie séculaire en régicides ?

Le but de ce livre est de montrer que l'agent de ces œuvres de mort fut la Franc-maçonnerie. Lors de l'avènement de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le peuple de France idolâtrait ses jeunes souverains. La Reine surtout avait touché son cœur. Le 11 septembre 1774, Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, écrivait à l'impératrice Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, une lettre où nous lisons: Il n'y a pas eu, dans la conduite de la Reine, la moindre nuance qui n'ait porté l'empreinte de l'âme la plus vertueuse... Personne n'est plus convaincu de cette vérité que le Roi... Les grandes et vraiment rares qualités de la Reine ne sont pas moins connues du public ; elle en est adorée avec un enthousiasme qui ne s'est jamais démenti. (Lettre de Mercy-Argenteau à Marie-Thérèse, le 11 septembre 1774. - Correspondance secrète... publiée par A. d'Arneth et A. Geffroy, Paris, 1874, t. II, p. 232.) Le 8 juin 1773 avait eu lieu l'entrée solennelle de Louis XVI, encore Dauphin, dans la ville de Paris, avec la Dauphine. L'enthousiasme de la foule allait au délire. Les maisons étaient en fleurs, les chapeaux volaient dans les airs. Des acclamations ininterrompues : « Vive Monseigneur le Dauphin ! Vive Madame la Dauphine !» se répétaient en mille échos. « Madame, disait le duc de Brissac, vous avez là deux cent mille amoureux ». Marie-Antoinette voulut descendre dans les jardins, se mêler directement à la foule, remercier de plus près, serrer les mains qui se tendaient à elle. Et elle écrit à sa mère une lettre où bat son cœur « ... Ce qui m'a touchée le plus, c'est la tendresse et l'empressement de ce pauvre peuple qui, malgré les impôts dont il est accablé, était transporté de joie de nous voir... Au retour, nous sommes montés sur une terrasse découverte. Je ne puis vous dire, ma chère maman, les transports de joie, d'affection, qu'on nous a témoignés dans ce moment... » (M. FUNCKBRENTANO, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 51, 52.). Vingt ans après, en 1793, ce n'est plus d'amour mais de haine que la France parait enivrée. Avant d'être menée à l'échafaud dans la charrette, « cette bière des vivants », la Reine écrivit à Mme Élisabeth, sa belle-sœur, une lettre aussi admirable que navrante. En voici le début : « Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin, C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme, comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants... Et vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.  Qu'ils pensent, tous deux, continuait la Reine, à ce que je n'ai cessé de leur inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie. Après la parole divine du Christ pardonnant à ses bourreaux du haut de la croix où ils viennent de le clouer, il est peu de paroles humaines qui, puissent venir en parallèle avec cette suprême adjuration de Marie-Antoinette : Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort » (Lettre citée par Mme la comtesse d'Armaillé : Madame Elisabeth, Paris, 1886, pp. 443, 444,445.)

La noble femme capable, au pied de l'échafaud, de pousser la générosité d'âme jusqu'à cet héroïsme qui l'élève au-dessus de l'humanité, c'est la même femme que l'exécrable Maçonnerie s'est efforcée de salir, jusqu'à ses derniers moments, par des pamphlets regorgeant de calomnies odieuses, afin de souiller avec elle la Monarchie française, tout en l'assassinant. Après la Reine-Martyre, envisageons la France, la Nation-Martyre frappée, elle aussi, par la Maçonnerie. Au commencement du XVIIIe siècle, la France était encore attachée avec ferveur à ses traditions religieuses et politiques. A la fin du même siècle, elle rompt - ou plutôt une influence cachée la fait rompre - avec toutes ses traditions à la fois. Quelle est cette influence ? Toujours celle de la Maçonnerie. Or, dès 1791, un admirable prêtre, l'abbé Le Franc, osa l'écrire. Un an plus tard, le 2 septembre 1792, à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, il paya de son sang le courage d'avoir dénoncé la Maçonnerie comme la mère de la Révolution, alors déjà toute souillée de crimes. Les tueurs au service du Pouvoir Occulte n'eurent garde de laisser échapper aux massacres maçonniques de Septembre ce voyant, qui, arrachant leurs masques aux meneurs révolutionnaires, venait de mettre en lumière leurs faces de Francs-Maçons. Ecoutons donc avec respect les paroles de l'abbé Le Franc : c'est pour les avoir dites qu'il est mort.

« L'Europe (écrivait-il en 1791) est étonnée du changement qui s'est opéré dans nos mœurs. Autrefois, on ne reprochait à un Français que sa gaieté, sa frivolité. Aujourd'hui qu'il est devenu sanguinaire, on l'a en horreur... Qui l'a rendu farouche, toujours prêt à attenter à la vie de ses semblables et à se repaître de l'image de la mort ? Le dirai-je et m'en croira-t-on ? C'est la Franc-maçonnerie !... C'est à l'ombre de l'inviolable secret qu'elle fait jurer à ses initiés, qu'elle a donné des leçons de meurtre, d'assassinat, d'incendie et de cruauté... » (Le Voile levé... ou le Secret de la Révolution révélé à l'aide de la Franc-maçonnerie, pp. 67, 68.)

Longtemps la Maçonnerie a fait l'impossible pour effacer, sur le fumier sanglant de 89 et de 93, ses traces criminelles. Mais, aujourd'hui, mentir là-dessus serait peine perdue pour elle. La vérité se fait plus claire chaque jour et, par un enchaînement de textes écrasants, nous allons prouver à quel point l'abbé Le Franc avait dit vrai. Oui, en toute réalité, durant plus d'un demi-siècle, les Francs-maçons ont secrètement creusé la mine dont l'explosion a jeté bas l'ancienne France en 89. Nous ne pouvons ici traiter en quelques mots l'immense question de l'origine de la Maçonnerie. Disons simplement que, quels que fussent ses créateurs, la Maçonnerie était dès le commencement l'ennemie mortelle de la Foi chrétienne, de l'ordre chrétien, de la civilisation chrétienne tout entière. Introduction de la Maçonnerie en France. La Première Encyclique contre la Secte. D'Angleterre où les Rose-Croix judaïsant et kabbalistes l'avaient greffée sur les vieilles corporations d'ouvriers maçons, la Franc-maçonnerie s'introduisit en Europe, partout à la fois, de 1725 à 1730. Dès 1735, un article du code primitif des Francs-maçons révolta, par son audacieux esprit révolutionnaire, d'honnêtes magistrats de Hollande : les premiers, ces protestants proscrivirent la Maçonnerie. Mais celle-ci fit un retour offensif et triompha des premières résistances, en Hollande comme ailleurs. Deux ans après, en 1737, le Premier Ministre de Louis XV était le cardinal de Fleury : sa clairvoyance touchant la Maçonnerie a fait de lui la bête noire des menteurs professionnels chargés de falsifier notre Histoire. Après une minutieuse enquête, le Cardinal acquit la même conviction qui avait armé les magistrats hollandais contre la Maçonnerie antichrétienne et révolutionnaire. Il donna des ordres sévères contre les Loges qui déjà pullulaient en France. L'année suivante, en 1738, le Pape Clément XII avait été renseigné par le cardinal de Fleury et sans doute aussi de bien d'autres côtés pour l'Europe entière. Sans tarder, le Pape lança la première des Encycliques que Rome ait opposées au fléau maçonnique. Comme toutes celles qui l'ont suivie, cette Bulle a stigmatisé dans la Maçonnerie ce double caractère : de viser à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques basées sur le Christianisme. Mais tout était conjuré pour empêcher la France d'écouter les cris d'alarme du Pape et du Premier Ministre de Louis XV. Les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste (reliées par de secrètes accointances) arrêtaient aux frontières de France la parole du Pape et faisaient méconnaître le bien fondé des angoisses que lui causait le péril maçonnique. La Maçonnerie profita de ces déplorables dispositions de l'esprit public : elle sema des brochures faites avec un art infernal pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle commença par y prêcher la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. Bref la Maçonnerie, dès son entrée en France, apprit aux Français à détester le Catholicisme parce qu'intolérant, disait-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Nous verrons bientôt par quels aveugles fut remplacé au pouvoir le premier et le dernier ministre anti-maçon qu'aient eu Louis XV et Louis XVI. On peut dire que depuis la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française fut soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, chaque jour plus forte, jusqu'à la chute, cinquante ans plus tard, dans le sang de Louis XVI et de Marie- Antoinette. Mais quels ressorts furent mis en jeu par la Maçonnerie pour arriver à son but ? Le Mensonge, Arme Principale de la Maçonnerie. L'histoire de l'action maçonnique sous Louis XV et Louis XVI tient dans ce mot : le Mensonge. Il faudrait un volume pour décrire comme ils le méritent les chefs-d'œuvre d'imposture du F*** de la Tierce, le menteur en chef de la Maçonnerie en France à cette époque. Or, le F*** de la Tierce les a publiés immédiatement après que le pape Clément XII et le cardinal de Fleury eurent dénoncé le péril maçonnique, - tout comme le F*** Taxil a bâti son édifice d'imposture immédiatement après que le pape Léon XIII eut à nouveau dénoncé le péril maçonnique. Instruits par l'expérience, les FF*** de la Tierce et consorts effacèrent dans le code des Loges ce qui avait dès l'abord effrayé la protestante Hollande. Avec persévérance, ils travaillèrent à persuader aux honnêtes Français attirés dans les Loges que la Maçonnerie ne rêvait d'accomplir « aucune Révolution ». C'est imprimé en toutes lettres dans l'ouvrage du F*** de la Tierce dont la première édition parut peu de mois avant la mort du cardinal de Fleury. Ceci, imprimé cinquante-sept ans avant la prise de la Bastille, est bien la preuve que le Pape et le cardinal de Fleury n'avaient que trop raison de voir dans la Maçonnerie la source de torrents de maux ! « Nous ne fomentons aucune Révolution », disaient les Tartufes des Loges. Mensonge ! « Nous sommes de zélés et fidèles chrétiens. Voyez plutôt : dans les églises, nous faisons chanter des messes solennelles», disaient-ils encore. Sacrilège ! « Nous portons les lys de France dans le cœur !» ajoutaient-ils. Et leur but était de rougir de sang royal la blancheur des lys ! Toujours le Mensonge ! ... »

Voir les chroniques du 30 mai et du 1er et 15 août.

L'Angleterre a déclaré la guerre à la France la veille. Elle va acheter ses alliés à prix d'or : 80 couronnes pour un Cavalier et 50 pour un fantassin lors de la première coalition et 225 000 couronnes par an pour l'électeur de Hesse. Pour la troisième coalition l'Autriche recevra 4 600 000 de livres sterling, la Prusse 1 800 000. La Grande Bretagne aura ainsi versé 273 00 000 de Franc-or en 22 ans aux alliés.

Tiré de Les catholiques et la révolution française, Renée Casin (Ed Résiac, page 82)

A l'époque, selon Renée Casin dans son livre, Les catholiques et la révolution française, la France compte plus de 28 millions d'habitants. Et la plupart des adultes de plus de 25 ans sont électeurs. Elle note ainsi combien la révolution est une régression dans le domaine politique. L'histoire de France apprise à l'école égrène les dates clés de la mise en place de la « démocratie » en France pour arriver enfin à une élection au suffrage universel.

Or, avant la révolution, Renée Casin le rappelle, dans son livre (page 45) :

« Le suffrage universel était la norme en France ! Pierre Chaunu parle même de « mensonge d'Etat » à ce propos. Les députés des Etats-généraux de 1308, de 1614 et 1789 furent élus au suffrage universel, par tous les hommes de plus de 25 ans et sans aucune restriction censitaire. Les assemblées provinciales aussi, à travers les scrutins de baillages. Les baillis, garde-finages, consuls ou syndics, prud'hommes et prudes femmes étaient eux aussi élus par tous les membres des paroisses (*). Les femmes votaient souvent, « dans des régions aussi différentes que les cités du Béarn, ou Pont-à-Mousson, ou Garchy en Champagne ». […] Toutes les assemblées révolutionnaires qui suivirent [1789] furent en nette régression, ayant été élues au suffrage censitaire le plus strict. En écartant des urnes la majorité des citoyens, elles ne furent en aucun cas représentatives de la Nation. […] le corps électoral fut réduit aux environs de 200 000 votants [deux cent mille, il n'y a pas d'erreur !] ; 200 000 bulletins aux mains de la bourgeoisie voltairienne. (**) »

On est loin de la « déclaration des droits de l'homme » qui proclame pompeusement que les hommes naissent libres et égaux en droits. Ce sont pourtant les mêmes qui la rédigèrent et qui spolièrent les Français de leurs droits de vote.

(*) Tiré de Erreurs sur le mal français, de Jean Dumont aux éditions Vernoy, (page 249).

(**) Les catholiques et la révolution française, (page 137)

En réalité les Français se replient en bonne ordre et sous le feu ennemi et avec 10 fois moins de pertes que les prussiens; lesquels avec 170 000 hommes sont six fois plus nombreux. Ils laissent près de 8000 des leurs sur le champ de bataille.

Après les combats de la Lizaine (du 15 au 17 janvier), puis près de Pontarlier, le corps d'armée de Charles Bourbaki, qui avait pour tâche de dégager Belfort, est contraint de se réfugier en Suisse. Son chef essaie de suicider mais il échoue encore…

L'empereur Guillaume II décide de miser sur l'insularité du Royaume-Uni pour le déstabiliser, en proclamant la guerre sous-marine totale. Son but est d'isoler économiquement l'île et de rompre son approvisionnement. Les Etats-Unis protestent, rompent les relations diplomatiques et engagent plusieurs pays à faire de même. Face à cette situation, Wilson s'assure du soutien de la population avant d'entrer en guerre en avril.

Voir le 24 janvier.

En vue d'élargir l'Union européenne à dix nouveaux pays, les États membres se sont réunis en 2001 pour mettre au point le traité de Nice. Sous couvert d'élargissement, des décisions revoient notamment le pouvoir décisionnel du Conseil de l'Union, imposent le vote à la majorité qualifiée dans divers domaines et appliquent une nouvelle répartition des voix détenues par les États au Parlement. Tout cela permet de s'affranchir des souverainetés nationales de façon discrète. Il entre en vigueur le 1er février 2003.

C'est moins sanglant que pendant la révolution, mais le résultat est le même : retirer aux peuples, français hier, français et européens aujourd'hui, le pouvoir d'exprimer leur volonté sur les grandes questions de souveraineté.

Posté le 1 février 2018 à 05h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

31 janvier 2018

C’est arrivé un 31 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Dans le territoire de Coutances en Neustrie, aujourd'hui en France, saint Waldo, évêque d'Évreux meurt.

Son pontificat se déroule sous le règne de Constantin 1er, premier empereur catholique. Il établit l'autorité de l'Église. Avec l'aide de l'empereur et de sa mère il fait construire les premiers lieux de cultes en Terre Sainte ou à Rome : l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, les basiliques de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Pierre à Rome, les églises des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie à Constantinople. Il meurt le 31 décembre 335. Auteur de nombreux miracles il est rapidement canonisé.

Par ce mariage avec la fille de Raymond-Bérenger IV de Provence, Charles devient comte de Provence jusqu'en 1285, et fait un séjour à Nice.

Le 31 janvier 1557, alors qu'elle était programmée pour durer cinq ans, la trêve de Vaucelles, scellant la fin des hostilités entre la France et l'Espagne, est rompue. Elle a été signée le 5 février 1656 (voir la chronique du jour). Le pape Paul IV, relance le conflit en excommuniant Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne. Parallèlement, il promet le royaume de Naples aux Français. Une armée royale, conduite par le duc de Guise, s'y rend. Mais les combats s'enlisent. Pendant ce temps, le pape Paul IV trouve un terrain d'entente avec Philippe II d'Espagne.

L'Angleterre vaincue en 1783, est restée dans l'expectative en 1792. Le traité de commerce de 1786 ne lui convient pourtant toujours pas. Constatant la dégradation intérieure de sa vieille rivale, elle encourage simultanément l'anarchie et la terreur jacobine et les soulèvements contre elles, méritant une fois de plus le surnom de «perfide Albion».

En 1709 à une conférence de La Haye, les ministres anglais avaient dit : « La France est trop concentrée, trop riche en ressources. Il faut lui faire tant de saignées, d'ouvertures et de diversions et l'affaiblir tellement qu'à peine le Roi puisse-t-il se faire entendre dans son Royaume »(*) En 1793, « le club des Jacobins reçoit ses impulsions par des agents anglais et prussiens, qui ont pris à tâche de travailler ce malheureux pays en dessous », écrit Grimm à Catherine II. Les agents anglais Clarkson et Oswald sont inscrits au club des Jacobins.

Il ne faut donc pas s'étonner que le 31 janvier 1793, l'Angleterre déclare la guerre à la France et forme la 1ère coalition. Ce n'est pas une guerre ordinaire si l'on peut employer ce terme, « mais une guerre d'extermination » déclare Pitt dans son discours aux Communes.

Tiré de : Les Catholiques et la révolution française de Renée Casin (Ed Résiac page 81 à 83)

(*) Cité par Albert Sorel : L'Europe et la Révolution française, tome III page382. Marquis de Courcy , La coalition de 1701.

La colonne infernale du général Cordelier arrivée à Mouchamps met le feu au château et pendant l'incendie du château, massacre 200 personnes, au Parc Soubise, sur la commune de Mouchamps, "en haine de la religion".

La colonne infernale Lachenay qui se dirige vers les Essarts, traverse Le Boupère, commune pourtant réputée patriote, et y tue deux cents habitants ; brûle le bourg et les fermes des environs ; puis fait de même à Rochetrejoux. Elle atteint alors Mouchamps. Les troupes bleues atteignent la cour du Parc-Soubise. Lachenay donne l'ordre d'incendier le château, d'aligner deux cents personnes capturées en cours de route, et de les fusiller.

A la fin des années 50, une plaque commémorative a été posée et bénie par monseigneur Cazaux, alors évêque de Luçon, en souvenir des martyrs, qui furent tués ici pour que « règne » la république en France.

Le témoignage d'un jeune garçon de 8 ans, Pierre Mérit, est parvenu jusqu'à nous :

« Nous étions mon frère et moi, à pêcher des verdons sur les bords du Lay, quand nous fûmes saisis par des soldats. On nous mena au milieu d'une troupe de pauvres gens de tout âge, marchant deux à deux, comme des moutons. Je reconnus beaucoup de mes parents et de mes amis […] Arrivé dans la cour du Parc, je vis des bleus mettre le feu au château. Pendant que le château brûlait, les soldats nous placèrent sur deux rangs, et tirèrent sur tout le monde à bout portant. Ma cousine tomba près de moi ; et quand il ne resta plus que deux ou trois enfants qui avaient été manqués, le chef cria : "C'est assez !" Alors j'ai été sauvé. »

Le comte de Chabot décide, à son retour d'exil, de conserver les ruines du château du Parc-Soubise en l'état, pour se souvenir de ce jour funeste. Seule la toiture a été refaite, afin de préserver les vieux murs et les boiseries. Ce château a en effet vu passer dans ses murs, Henri de Navarre, futur Henri IV, Roi de France.

Jean Bosco, né le 16 août 1815, est le fondateur en 1859 de l'ordre des Salésiens. Il consacre sa vie à l'instruction et à l'éducation des jeunes garçons non fortunés. L'Église catholique l'a déclaré saint en 1934, sous le nom de saint Jean Bosco.

Il est aussi célèbre pour son songe prophétique qui a lieu le 30 mai 1862, songe dit des « Trois Blancheurs ».

Il voit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

 Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription: "Salut des croyants". L'autre, où sont gravés les mots: "Secours des Chrétiens", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs, mais le Pape, en blanc lui aussi, à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre. Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes.

Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des "Trois Blancheurs", reçu peu avant le début du 1er Concile du Vatican.

Ainsi décrit-il sa vision :

« J'ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de bateaux de moindre importance, devait soutenir l'assaut de beaucoup d'autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis. Mais au milieu de la mer, j'ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie -l'Eucharistie- et sur l'autre (plus basse) une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : « Auxilium christianorum. »

Le navire du Pape n'avait aucun moyen humain de défense. C'était une sorte de souffle qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts.

La bataille se faisait toujours plus furieuse; le Pape cherche à se diriger entre les deux colonnes, au milieu d'une tempête de coups. Tandis que les armes des agresseurs sont en grande partie détruites, s'engage une lutte corps à corps. Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Ce rêve laisse troublés plus de 500 jeunes qui étaient réunis, comme tous les soirs, pour écouter don Bosco, au mois de mai 1862. C'est seulement le matin suivant qu'il leur expliqua le sens de ce songe. De graves persécutions et tourments attendent l'Eglise; il reste deux seuls moyens pour la sauver : Marie -Aide des chrétiens- et l'Eucharistie. »

Tiré du site MariedeNazareth.com: http://www.mariedenazareth.com

La cour d'assises des Yvelines condamne l'infirmière Christine Malèvre à dix ans de réclusion criminelle pour avoir euthanasié six de ses patients, à l'hôpital de Mantes-la-Jolie entre 1997 et 1998. Ayant fait appel, en octobre, sa peine sera alourdie de deux ans supplémentaires.

Posté le 31 janvier 2018 à 05h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 janvier 2018

C’est arrivé un 30 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Bathilde naît en Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du Roi franc Clovis II. Le jeune Roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.

Sainte Bathilde, est l'épouse de Clovis II, Roi de Neustrie et Bourgogne, Reine des Francs et Régente en 657. C'est une des quatre Reines de France que l'Eglise porte sur les autels avec le titre de Sainte.

Pendant sa régence elle réussit à éviter l'éclatement du Royaume et y interdit le commerce des esclaves.

Elle contribue à la réforme de l'Église franque, aidée en cela par deux grands saints, Saint Eloi, évêque de Noyon et Saint Ouen, évêque de Rouen. Elle fonde les abbayes de Corbie en Picardie, et de Chelles en région parisienne. Elle se retire à l'Abbaye de Chelles en 664.

Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie ; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage : telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété ; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune Roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus.

Nulle religieuse n'était plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait plus fidèlement le silence ; elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d'elle-même. « Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde. »

À sa mort, en 680, ses sœurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.

Le 30 janvier est aussi le jour de Sainte Martine, martyre, sainte patronne de Rome.

Maubeuge dans le Hainaut, vers 684, sainte Aldegonde, abbesse du monastère qu'elle avait fondé, au temps du Roi Dagobert II.

 

 

 

 

 

Ippolito Aldobrandini est né à Fano le 24 février 1536, et est décédé à Rome le 3 mars 1605. Il est pape du 30 janvier 1592 au 3 mars 1605. Dernier pape de la Contre-réforme, il s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels. C'est lui qui donne l'absolution au Roi Henri IV, lors de sa conversion. Par son exemple, il ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Pour l'anecdote, il vulgarise le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du Christ. Il aurait considéré au contraire que "l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité".

Gaston de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIII et deuxième dans l'ordre de succession jusqu'à la naissance du futur Louis XIV en 1638, meurt à Blois le 2 février 1660. Cet éternel comploteur, né le 24 avril 1608, passe sa vie à tenter de renverser son frère, Richelieu ou encore Mazarin. Chef des Conseils sous la régence d'Anne d'Autriche durant la minorité de son neveu, il participe même à la Fronde.

Les conspirations de « Monsieur » échouent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonce souvent ses complices, puis les voit périr (d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars). Mais en plus d'être traitre à ses complices, il est aussi inconstant et vicieux, il crée un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mène une vie désordonnée ; il est réputé joueur et amateur de femmes. L'Encyclopædia Universalis le voit comme le chef de file des libertins de l'époque, dont l'un des passe-temps est les chansons à boire, les poèmes érotiques et les parties de débauche. Gaston d'Orléans est le père de la grande Mademoiselle.

Peintre lorrain ayant reçu les influences nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, il est célèbre pour avoir peint des toiles exploitant remarquablement l'ombre et la lumière, à l'image du Caravage, dont il s'est fortement inspiré. Il reçoit le titre de « peintre ordinaire du Roy » en 1639. Il a peint notamment des scènes religieuses et des scènes de la vie quotidienne comme "Le Tricheur à l'as de carreau" ou "La Diseuse de bonne aventure".

Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre

Jeune chanteur

Mgr Christophe de Beaumont, Archevêque de Paris, Duc de Saint Cloud, Commandeur de l'Ordre du Saint Esprit, a été aussi le défenseur des Jésuites contre le Parlement sectaire et janséniste et contre l'athée Choiseul. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il ne fût jamais cardinal. Sa pauvreté et son refus de la courtisanerie sont tout à son honneur. Voir les chroniques du 16 février, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre, la vie de Mme Louise.

Né à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie, situé à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans, il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises, et dont l'inaction lui pèse. Après un duel, le Roi Louis XVI le menace de pendaison pour avoir blessé un de ses amis, il part donc en Suisse. Absout par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, il revient en Bretagne.

Initié dans la Loge Aimable Concorde, Parfaite Union, il s'embarque à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il se fait appelé "colonel Armand".

Ses succès militaires sont éclatants et sont soulignés par le général Scott, adjoint de Washington

Il faut souligner qu'il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers!

Rentré en France en 1781, il est non seulement confirmé dans son grade de colonel mais aussi fait Chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint Louis. Il vend alors des terrains, en hypothèque d'autres pour financer ses troupes aux Amériques où il retourne en juin 1781. Il rentre en Bretagne en juin 1784, en tant que général. Moins politique que La Fayette mais vrai soldat, il est moins connu, bien qu'ayant été, à la différence du premier un des acteurs militaires des succès des troupes françaises sur le nouveau continent.

En vrai breton et malgré l'influence maçonnique, il rejette l'abolition des privilèges, qui n'est pas l'abolition des privilèges des deux premiers Etats (Eglise et noblesse), mais l'abolition des lois privées, c'est-à-dire des lois propres à chaque des Provinces de France. Les Rois parlaient de « nos peuples» et non du peuple de France. Cette loi illégale à plus d'un titre entraîne l'abolition des accords de 1532. Décision illégale, car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France ; décision illégale car prise par une assemblée qui n'avait aucun mandat pour ce type de décision.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide alors de créer l'Association Bretonne pour défendre les lois bretonnes. Les principales villes de Bretagne sont maillées d'un réseau chargé de recruter des troupes. L'association s'oppose à la Constitution Civile du clergé qui lui facilite la tâche pour soulever les Chouans de Bretagne.

Fortement affecté par l'assassinat de Louis XVI, Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste. Pourchassé par les troupes républicaines de la Convention informée de la création de l'Association Bretonne et du danger qu'elle représente pour la révolution, il s'était réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan. L'épitaphe du marquis de la Rouerie est "le mal qui l'emporta fut la fidélité"

Il le félicite de son projet d'ouvrir une souscription pour rétablir le monument célébrant Jeanne d'Arc, car "Unie, la nation française n'a jamais été vaincue".

Ce monument avait été détruit par le vandalisme des révolutionnaires en haine de la Foi catholique.

Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités durent deux jours. Le 16 mars 1856, l'impératrice Eugénie donne naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis.

C'est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l'Assemblée nationale a adopté l'amendement Wallon, qui stipule :

«Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

De Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence, du 30 janvier au 8 février, qui regroupe les représentants des territoires français d'Afrique : il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'Empire français dans le sens d'une fédération, évoquant la question de l'émancipation. Il n'est pas encore question d'indépendance, les français ne sont pas encore prêts!

Cette "Allocution aux femmes" est faite par Paul VI. Elle est rapportée dans la Revue de droit canonique du 20 février 1977.

Alain Juppé, président du parti politique français UMP est condamné par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis pour « prise illégale d'intérêt »; ce qui entraîne son inéligibilité pour 10 ans. Il décide de faire appel.

Posté le 30 janvier 2018 à 05h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

29 janvier 2018

C’est arrivé un 29 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Né à Agen, saint Sulpice Sévère se fit avocat et se maria avant de tout quitter (y compris sa femme) pour se mettre au service de Dieu. Seule sa belle-mère ne le condamna pas et lui fournit une petite terre près de Carcassonne pour qu'il puisse se retirer, en ermite.

Né en Angleterre, Gildas alla à l'école avec les futurs saints Pol et Samson. Ordonné prêtre, il partit aussitôt en mission en Irlande, en Angleterre et en Bretagne. Il réforma et fonda plusieurs monastères. Peu de temps avant sa mort, il se retira sur l'île d'Houat (Morbihan) où il mourut.

Son surnom "le Sage" lui vient des nombreuses études philosophiques qu'il fit dans sa jeunesse.

 

 

 

 

 

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d'armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les "immortels". La mission de l'Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l'officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

Le cardinal de Fleury mérite qu'on se penche sur sa vie. Ce qu'il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu'il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l'histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l'interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C'est en 1738, qu'il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l'église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s'occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l'abbaye de Tournus. C'est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu'il confie à l'ancien évêque de Fréjus, l'éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d'Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d'Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l'Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l'Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d'un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l'irréligieux cardinal Dubois, l'ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N'ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l'influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c'est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l'âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l'affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l'appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l'époque, le cardinal n'en profite pas pour s'enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l'État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l'économie d'un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu'à la révolution. Il est indispensable pour connaître l'état du pays avant cette révolution de relire l'excellente synthèse de Rénée Casin, de l'académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l'état de la France de l'époque, c'est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l'aide de l'archevêque d'Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l'année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l'opinion dans la guerre de Succession d'Autriche dont il ne verra pas la fin...

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu'à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l'Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l'esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu'intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l'influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l'Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, en une cinquantaine d'années avec l'assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

Ce dernier est ambassadeur d'Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu'il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

Zeppelin allemand 1916

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

Claire Ferchaud est née le 5 mai 1896. Elle meurt à au couvent des Rinfilières à Loublande, où elle a vécu après ses visions lors de la première guerre mondiale. A la demande du Christ elle rencontre, début 1917, le président Poincaré pour lui demander de se convertir et de combattre la Maçonnerie, de faire imposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore et de faire porter cet emblème par toutes les unités du front.

Le Christ veut être officiellement reconnu par la France. Poincaré ne fait rien !

Elle écrit alors à de nombreux généraux. Seul le généralissime Foch l'écoute. Il consacre toutes les armées aux Sacré-Cœur le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne, en présence de tout son état-major, avec lequel il commence une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour). Ce jour-là commence l'offensive d'où sort la victoire finale.

Notons qu'une circulaire du ministère contresignée par Philippe Pétain interdit et sanctionne le porte du Sacré-Cœur sur les étendards et les uniformes.

Les faits de Loublande ne sont pas reconnus par l'Eglise. Voir les chroniques du 16 janvier et du 1er mai.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

"Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne".

Ce qui est une bonne chose, mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

Posté le 29 janvier 2018 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 janvier 2018

30 janvier : conférence sur saint Jean Bosco

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Posté le 28 janvier 2018 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent


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