16 janvier 2017

C’est arrivé un 16 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 janvier 1236 : mariage du duc de Bretagne Jean Ier le Roux avec Blanche de Navarre, fille du Comte de Champagne Thibaut IV le Chansonnier.
  • le 16 janvier 1581 : le Parlement anglais décide de sévères mesures contre les Catholiques.
  • le 16 janvier 1666 : la France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 16 janvier 1794 : un décret de la Convention rebaptise Marseille la "Ville-sans-Nom".
  • le 16 janvier 1804 : débarquement à Biville.

Les Anglais débarquent clandestinement, à Biville, le général Pichegru, Lajolais, le marquis de Rivière, Jules de polignac et Rusillon, l'aide de camp du comte d'Artois. Le chouan Georges Cadoudal les accueille, mais est dépité de l'absence d'un prince de sang, contrairement au plan.

  • le 16 janvier 1917 : une lettre de Claire Ferchaud est remise au président de la république Raymond Poincaré au nom du Christ.

Monsieur le Président,

Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J'ai donc l'honneur de m'adresser au chef premier de la nation française. C'est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m'envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l'Église.

Monsieur, veuillez s'il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j'ai à vous dire n'est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d'abord, ensuite pour l'avenir de la France. C'est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j'ai reçu l'ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.

Vous aurez le salut d'abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d'aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.

La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n'a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l'heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.

En second lieu, et c'est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c'est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.

Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L'heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j'ai eu la grâce d'en contempler la face adorable. Jésus m'a montré son Cœur broyé par l'infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m'a dit : « C'est la France qui me l'a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s'avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l'âme fortement travaillée par la grâce d'abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m'a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l'âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?... »

Plusieurs fois, pendant l'auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j'ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l'image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D'accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s'élanceront à l'assaut, munis de leurs insignes. L'ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d'ériger un temple national en son honneur.

Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d'accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? - Je l'ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.

Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l'objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l'heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d'airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d'une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !

Monsieur, je vous l'ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N'entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d'honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n'ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? - En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.

Le sang des enfants de France est comme un cri qui s'élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D'elle, nous n'aurons plus que le souvenir.

Claire de Jésus Crucifié

Claire Ferchaud est reçue par Poincaré le 21 mars. Sa visite n'a pas plus de succès que sa lettre. Voir la chronique du 29 janvier et celle du 1er mai.

  • le 16 janvier 1943 : Hitler ordonne la destruction des vieux quartiers de Marseille.
  • le 16 janvier 1945 : nationalisation de Renault.

La société anonyme des usines Renault Frères à Billancourt est dissoute sur ordonnance du Conseil National de la Résistance. Louis Renault, accusé d'avoir travaillé pendant la guerre pour les autorités allemandes, voit son usine saisie et liquidée. Tous les actionnaires recevront leur part sauf le fondateur. Ce dernier est mort en prison avant d'avoir pu présenter sa défense ! La nouvelle entreprise prend le nom de "Régie nationale des usines Renault".

  • le 16 janvier 1994 : défilé des « défenseur de l'école publique ».

Les manifestants, constitués surtout d'enseignants chargés de transmettre aux jeunes Français la culture par l'exemple, en donnent un large échantillon :

«-  A bas la calotte, libérez la capote ;

  • du fric pour les laïcs, des gnons pour les curetons ;
  • Qu'est-ce qui se cache sous Bayrou ? Bernadette.
  • Des sous pour l'école du diable.
  • Vade reto, soutanas ;
  • Couper les bourses aux curés.
  • Pour une école sans calotte et sans-culotte.
  • Des sous pour les laïcs, des lions pour les chrétiens.
  • Dieu s'est fait Marie, il ne se fera pas Marianne.

Source: Le Monde du 18 janvier 1994 et cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 16 janvier 2004 : canonisation de 5 Russes.

Le patriarche de Constantinople procède à la canonisation de cinq saints russes ayant vécu en France dans la première moitié du XXe siècle : Alexis d'Ugine († 1934) et quatre martyrs morts en déportation. Ce sont les nouveaux saints russes de France.

Posté le 16 janvier 2017 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

15 janvier 2017

C’est arrivé un 15 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 15 janvier 69 : affaibli par la révolte des légions de Germanie qui ont proclamé le gouverneur de Germanie supérieure, Vitellius, Galba est renversé par ses prétoriens, qui offrent l'empire à Othon.
  • le 15 janvier 708 : élection du pape Sisinnius.
  • le 15 janvier 936 : mort du Roi de France, Raoul de Bourgogne.

Malade depuis l'automne, le Roi Raoul meurt à Auxerre sans descendant direct. Gendre du Roi de France Robert Ier, il est devenu Roi à la mort de ce dernier, en 923. Raoul, ancien Duc de Bourgogne, règne sur le royaume des francs pendant treize ans. C'est en Angleterre que l'on trouve le nouveau souverain en la personne de Louis IV d'Outremer, descendant de Charles III le simple. Voir la chronique du 13 juillet.

  • le 15 janvier 1200 : création de l'université de Paris.

La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle n'obtient toutefois du Roi un statut officiel qu'en 1215. Elle comprend quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l'étude des textes anciens et à la théologie ; cela fera le renom intellectuel de la ville.

Carte postale de la Sorbonne

  • le 15 janvier 1208 : assassinat de Pierre de Castelnau, légat du Pape.

Moine de Cîteaux, chargé par le pape d'enquêter sur les cathares et l'hérésie albigeoise, Pierre de Castelnau est assassiné par un vassal de Raymond VI de Toulouse. Tenu par le pape Innocent III pour responsable de cet assassinat, Raymond est excommunié. Cet évènement est à l'origine de la Croisade des Albigeois. Voir les chroniques du 16 mars, du 12 avril, du 12 septembre.

  • le 15 janvier 1369 : la rupture du Traité de Calais provoque la reprise de la guerre. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France.

Le 30 novembre 1368, Charles V prononce la confiscation de l'Aquitaine. La Guerre de Cent Ans reprend entre l'Angleterre et la France, qui récupère la majeure partie de l'Aquitaine et de la Normandie, données en apanage aux Anglais en échange de la libération de Jean II le Bon. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France. Le 5 février, les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

Du Guesclin remporte la victoire de Montiel sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel, abandonné par le Prince Noir; cette victoire est suivie de l'assassinat de Pierre le Cruel que remplace Henri II de Transtamare. La France passe une alliance avec la Castille.

  • le 15 janvier 1381 : signature du second traité de Guérande.

Seize ans après la signature du premier Traité de Guérande, qui mettait un terme à la première guerre de Succession de Bretagne, des négociateurs français et bretons mettent au point un nouveau traité, ratifié le 4 avril de la même année. Le texte affirme la neutralité de la Bretagne. En échange du recouvrement de ses biens, le duc Jean IV de Bretagne accepte de prêter hommage au Roi de France, de verser une indemnité et de renvoyer ses conseillers anglais. Voir la chronique du 12 avril

  • le 15 janvier 1484 : début des États Généraux, à Tours.

Du 15 janvier au 11 mars, la réunion des États généraux se fait à Tours ; suite à la mort du Roi Louis XI. Ils confirment la force de l'autorité monarchique en France.

« Le Chancelier Guillaume de Rochefort confirme, dans son discours d'ouverture, la fidélité du peuple de France à son Roi, contrairement à l'Angleterre qui change ses familles régnantes, délaissant les héritiers légitimes, marquant chaque changement de règne par une révolution nouvelle. Massemin, chanoine du Chapitre de Rouen, parmi les grands orateurs politiques de ces États de Tours, énonça les paroles que l'on sait, étonnantes de fraîcheur. Aux mêmes États de Tours, chacun des ordres nomma des commissaires sur la demande du chancelier, pour travailler avec les membres du Conseil du Roi. Trois conférences furent organisées, et spécialement consacrées à l'Église, à la justice et à l'impôt. »

[Tiré de Georges Picot, Histoire des Etats généraux, t. I, p. 390]

  • le 15 janvier 1541 : Jean-François de La Roque de Roberval, Lieutenant général du Canada.

François Ier le nomme son « Lieutenant général au pays de Canada » où il le charge de « répandre la sainte foi catholique ». Les termes de sa commission sont formels : sa mission est de fonder une colonie, où il devra construire des églises, des villes fortifiées. Il reçoit un subside de 45 000 £ et il affrète trois navires : la Valentine, l'Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l'accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer des criminels des prisons pour commencer sa colonie.

  • le 15 janvier 1552 : le traité de Chambord est signé.

Henri II, sacré Roi de France en 1547, conclut, par le traité de Chambord, une alliance avec les princes protestants de la Ligue de Smalkalde. Ces derniers sont en guerre contre Charles Quint depuis 1545. Ce traité vise directement ce dernier. Henri II est candidat au titre de vicaire du Saint-Empire. Les princes protestants de la Ligue de Smalkalde le soutiennent et avec Maurice de Saxe, ils vont jusqu'à promettre la succession impériale à Henri II et à mener des attaques pour détourner l'attention de Charles Quint et permettre à Henri II d'attaquer l'Allemagne et les Pays-Bas. La France remporte d'importants succès initiaux, qui lui permettent d'occuper et d'annexer la Lorraine et les Trois-Évêchés.

  • le 15 janvier 1629: deux décisions royales.

Un Lit de justice de Louis XIII limite le droit de remontrance du Parlement. Parallèlement, il confie la régence à sa mère Marie, flanquée d'un conseil dirigé par Bérulle, afin de partir pour l'Italie, alors même que ce dernier est hostile à l'intervention en Italie.

  • le 15 janvier 1633 : un parlement est créé à Metz par un édit de Louis XIII.
  • le 15 janvier  1648 : Anne d'Autriche tient un lit de justice au Parlement de Paris pour forcer l'enregistrement d'édits fiscaux.

C'est le début de la Fronde.

  • le 15 janvier 1761 : capitulation de Lally-Tollendal à Pondichéry.

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule à Pondichéry au terme de 8 mois de siège, lors de la guerre de Sept Ans. La France, battue sur tous les fronts, perd à l'issue du conflit ses plus belles colonies. La France ne pardonne pas cette défaite au général et l'accuse de trahison. Il est d'origine irlandaise. Lally-Tollendal est jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766. Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtient sa réhabilitation en 1778. Quant au comptoir de Pondichéry, il est restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivent, il est finalement rendu à l'Inde en 1954.

  • le 15 janvier 1790 : un décret fixe à quatre-vingt-trois le nombre de départements.

Un décret de la Constituante fixe à 83 le nombre de départements. Cette nouvelle division du Royaume vient remplacer les 34 Provinces en vigueur sous l'Ancien Régime. La taille des départements est définie de telle façon que chaque citoyen peut se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Les députés projetaient en premier lieu d'établir des circonscriptions géométriques (carrée !) à l'image des Etats américains, mais l'idée sera abandonnée et les limites des départements seront fixées selon celles des anciennes provinces. Elles coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d'où leur succès immédiat.

  • le 15 janvier 1791 : un nouvel impôt, la contribution mobilière, est institué.
  • le 15 janvier 1797 : victoire de Rivoli.

Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli, en Italie. Ses troupes l'emportent contre les autrichiens du baron d'Alvinczy. Elle s'inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l'armée d'Italie de Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

Cette victoire entraîne la chute du duché de Mantoue et la reddition du général Wurmser. Alvinczy laisse dans la débâcle près de 6 000 prisonniers, dont plusieurs généraux, et 22 canons, aux troupes françaises.

A. Hugo,  Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 Tome 1, Delloye, Paris, 1835

  • le 15 janvier 1896 : accord franco-anglais concernant le Siam.

Les Anglais et les Français signent un accord sur leurs influences respectives dans le Sud-Est asiatique. La France confirme l'indépendance du Siam et se voit reconnaître le protectorat sur le Laos.

  • le 15 janvier 1898 : parution de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand.
  • le 15 janvier 1900 : Lyautey publie l'article "Du rôle colonial de l'armée" dans la "Revue des Deux-Mondes".
  • le 15 janvier 1910 : le Congo français devient l'Afrique équatoriale française.
  • le 15 janvier 1932 : les Français achèvent la pacification du Maroc.
  • le 15 janvier 1933 : première apparition de Notre Dame à Banneux en Belgique.

Notre Dame apparaît plusieurs fois à Mariette Beco entre le 15 janvier et le 2 mars 1933, à Banneux, un village près de Liège, en Belgique. Les apparitions mariales font suite à celles de Beauraing, qui se déroulent peu de temps avant et aussi en Belgique. Les deux sont reconnues par l'Église comme authentiques. Un sanctuaire est construit, Banneux devient un centre de pèlerinage très fréquenté.

Notre Dame révèle l'existence d'une source, dont l'eau a déjà guérit miraculeusement plusieurs personnes à ce jour. Le message de Notre Dame est de venir à Banneux car elle y promit de soulager les souffrances.

  • le 15 janvier 1975 : le Conseil constitutionnel achève son examen de la loi Veil : son président, Frey, fait adopter la loi sans vote.

Encore une fois la république, en grande démocrate, fait le bonheur du peuple malgré lui. Les membres du Conseil constitutionnel s'étonnent que, depuis 2013, le peuple remette en cause leur autorité. Ils feraient bien de relire Bossuet qui écrivait :

« Il y a des lois fondamentales qu'on ne peut changer… C'est principalement de ces lois fondamentales qu'il est écrit qu'en les violant on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires. » (cité dans Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte, à Monsieur le Dauphin ; livre premier)

  • le 15 janvier 1991 : fin de l'ultimatum fixé à l'Irak. L'opération tempête du désert va débuter.
  • le 15 janvier 1995 : le pape Jean-Paul II célèbre une messe devant plus de deux millions de fidèles à Manille.

C'est la plus grosse affluence de son pontificat, au terme d'une visite de quatre jours aux Philippines.

  • le 15 janvier 2001 : le ministère de la Défense annonce que les résultats de la recherche d'uranium appauvri effectuée chez cinq militaires français ayant servi dans les Balkans et hospitalisés pour des maladies sanguines sont négatifs.

Posté le 15 janvier 2017 à 06h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 janvier 2017

C’est arrivé un 14 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 ou 14 janvier 367 : décès de Saint Hilaire de Poitiers.

Issu d'une famille aristocratique gallo-romaine de la cité de Lemonum, il est élu évêque de la ville vers 350. Soucieux de l'instruction du peuple, il rédige un Commentaire sur l'évangile de Matthieu, qui est la première œuvre d'exégèse latine qui nous soit parvenue.

En 355, il s'oppose à l'arianisme qui s'étend en Gaule, c'est-à-dire, dans l'Empire romain du milieu du IVe siècle, à l'empereur. Aussi, lors du concile de Béziers de 356, que dominent les ariens, avec à leur tête Saturnin, l'évêque d'Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie. L'empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie, afin de réconcilier l'Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens.

Saint Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l'empereur dans ses deux Livres à l'empereur Constance. Il présente ses thèses au Concile de Séleucie en 359, et retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. Le concile de Paris de janvier 361, influencé par saint Hilaire, condamne clairement l'arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. La principale œuvre de saint Hilaire est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils

Saint Martin de Tours le rejoint dans les années 356 et en 360, fonde l'abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire est très probablement à l'origine de la construction du baptistère Saint-Jean de Poitiers, qui est l'un des plus vieux monuments chrétiens actuellement subsistant en France.

Considéré comme Père de l'Église, Saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851. Il est fêté le 13 janvier, la date présumée de sa mort.

  • le 14 janvier 1526 : Traité de Madrid, libérant François Ier, prisonnier de Charles Quint après la défaite de Pavie.

                                

François 1er                                          Charles Quint

François Ier de France signe un traité de paix avec Charles Quint, à Madrid afin d'être libéré, alors qu'il est prisonnier de l'empereur suite à la défaite de la bataille de Pavie le 24 février 1525 (voir la chronique du jour).

Selon ce traité, François Ier doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles.

Mais, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, il demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération, le 17 mars 1526, François rejette le traité, alors qu'il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.

  • le 14 janvier 1703 : Vauban est nommé Maréchal de France par Louis XIV pour services rendus au royaume.

Sébastien Le Prestre de Vauban

  • le 14 janvier 1797 : début de la bataille de Rivoli.
  • le 14 janvier 1809 : l'Angleterre et l'Espagne s'allient contre Napoléon Ier.
  • le 14 janvier 1811 : Napoléon fait dire à Pie VII.

    "Puisque rien ne peut le rendre sage, il verra que Sa Majesté est assez puissante pour déposer un pape".

Il est étonnant de voir que les revers majeurs des armées françaises ont commencé quand Napoléon 1er a vraiment failli à la mission de la France de protectrice de l'Eglise. Rappelons que le pape Pie VII est enlevé par le général Radet dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809  (voir la chronique du 5 juillet); qu'il est d'abord détenu à Savone (1809-1812), puis à Fontainebleau (1814). Napoléon envisage alors de fixer la papauté à Avignon ou à Paris.

  • le 14 janvier 1852 : adoption d'une nouvelle Constitution, inspirée de celle de l'an VIII.

La nouvelle constitution est promulguée : le président de la république est doté de pouvoirs étendus et il est désormais élu au suffrage universel pour 10 ans.

  • le 14 janvier 1858 : attentat raté d'Orsini contre Napoléon III et l'Impératrice Eugénie.

L'empereur et l'impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. Orsini et ses complices lancent des bombes contre le cortège impérial, devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris, pour punir Napoléon III d'être un "carbonaro félon". L'explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini est condamné à mort et guillotiné le 13 mars suivant.

  • le 14 janvier 1918 : l'ancien président du Conseil Joseph Caillaux est arrêté sur accusation de trahison.
  • le 14 janvier 1962 : une série d'attentats fait au moins 36 morts algériens et européens dans les grandes villes algériennes.
  • le 14 janvier 1962 : premiers accords sur la PAC.

Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d'accord sur l'union douanière et la mise en place plus rapide d'une Politique agricole commune (PAC). Les Six prévoient une amélioration de la productivité agricole, une "stabilisation des marchés" nationaux, la "garantie de sécurité des approvisionnements" et l'assurance "d'un niveau de vie équitable des populations agricoles". La PAC contribuera à faire de l'Europe l'un des plus grands exportateurs du monde, mais sera plusieurs fois réformée.

  • le 14 janvier 1963 : De Gaulle s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun et refuse l'autorisation du stationnement en France des fusées Polaris américaines
  • le 14 janvier 1964 : le président de la République devient le seul à pouvoir déclencher l'arme nucléaire en France.
  • le 14 janvier 1989 : condamnation par la cour d'assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité des quatre dirigeants d'Action directe pour l'assassinat de Georges Besse, PDG de Renault.

Posté le 14 janvier 2017 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 janvier 2017

Guerre d'Espagne : le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort

Mgr Antoine de Rochebrune, prélat de l’Opus Dei en France, évoque le film Au prix du sang, sur le fondateur de l'Opus Dei :

"Comment Josémaria a-t-il vécu les premières années de guerre ? A-til été confronté au massacre de prêtres ? A-t-il échappé à des tentatives d’arrestation ?

Durant la guerre fratricide qui fit suite au coup d’Etat d’un groupe d’officiers contre la République, le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort. On estime qu’à Madrid 35% du clergé fut assassiné à cette époque. Un jour, des miliciens pendent devant chez la mère de Josémaria un homme qui lui ressemble, pensant que c’était lui. Comme tant d’autres prêtres, l’abbé Escriva risque donc sa vie et doit en permanence se cacher. Le 30 août 1936, alors qu’il est caché chez des amis, un groupe de miliciens passe de maison en maison au milieu de la nuit pour procéder à des perquisitions, à la recherche d’ennemis. Ce jour là, Josémaria échappe aux miliciens en se réfugiant dans une mansarde mais comprend qu’il doit partir, pour ne pas mettre en danger la vie de ses hôtes. Pour les jeunes qui l’entourent, il est frappant de constater que, même au plus fort de la persécution religieuse, Saint Josémaria se refusera toujours à parler de politique mais portera au contraire un discours de paix et de réconciliation.

Est-il vrai, comme on le voit dans le film, que Josémaria a confessé « en civil » dans un zoo et qu’il a du se réfugier dans un hôpital psychiatrique ?

Josémaria a effectivement souvent parcouru les rues et les jardins publics en « civil », avec de jeunes gens qu’il confesse en marchant, en faisant mine de se promener simplement avec eux. Les lieux où il a du se cacher ou célébrer la messe dans la clandestinité sont multiples. Il passa notamment 5 mois, d’octobre à mars 1937, dans la clinique du docteur Suils, un ami de lycée devenu psychiatre, avant de se réfugier au consulat du Honduras où il resta jusqu’à la fin du mois d’août 1937. C’est à cette date qu’il put se procurer des documents qui lui assuraient une relative liberté de mouvement."

A

Posté le 13 janvier 2017 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 janvier 533 : mort de Saint Remy.

Saint Remy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd'hui sont testament qui s'adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu'il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :

« Le testament de Saint Remy a une importance capitale pour nous Français; c'est une véritable vision d'avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Remy lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France. »

"Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres."

Ce testament le voici :

« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...

Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves***. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.

Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

II° BÉNÉDICTIONS

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."*****

Et le marquis poursuit :

« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

"X..., Evêque.

Celui que mon Père Remy a maudit, je le maudis, celui qu'il a béni, je le bénis.

Et j'ai signé."

Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d'expérience, de constater:

"Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples. C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N'ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE."

*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar - Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici -- Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.

***Ainsi, à l'origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin. (Note de bas de page de La mission divine de la France ; Editions ESR page 59)

****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc... (Note de bas de page de La mission divine de la France, page 60)

***** L'authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Remy", publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.

Chasse de Saint Rémi, visible dans l'Abbaye de Saint Rémi à Reims

Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l'issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d'héritier de l'Empire Romain d'Occident. Dans cette missive, l'évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l'égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :

Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

« Un grand bruit vient de parvenir jusqu'à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n'est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c'est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l'œuvre de l'homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s'en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N'attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n'en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu'un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »

Remy, évêque, l'an 485

  • le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.

L'empereur d'occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l'invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l'Ouest le 29 février et règne jusqu'en 898.

  • le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.

Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d'Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l'Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L'ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l'impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l'ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.

Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L'ordre s'enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l'Europe.

L'ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l'ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'ordre amène encore aujourd'hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).

  • le 1 janvier 1151 : l'abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l'office de Prime.

Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l'idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l'en dissuader. Ce n'est qu'après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d'autres, est profanée en 1793.

Mort de Suger, visible au musée des Beaux-arts de Nantes

  • le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l'organisation de l'armée.

Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l'armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d'eux de petites armées composées de routiers d'une centaine d'hommes que l'on solde pour être sûr qu'ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.

Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.

  • le 13janvier 1691 : première médaille de l'Amérique française.

À la mi-octobre 1690, l'amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l'émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.

Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d'émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.

Il en éprouve tant de joie qu'il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l'Amérique française.

Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l'avers, le profil de Sa Majesté avec l'inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l'année M.DC.XC.

  • le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L'Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J'accuse, consacrée à l'affaire Dreyfus.

Le titre lui est soufflé par Georges Clemenceau, alors éditorialiste du journal.

  • le 13 janvier 1908 : Henri Farman fait son premier vol avec passager sur un biplan.

  • le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s'ils ont un contenu religieux.
    • le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »

Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.

Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l'Ain. En 1883 qu'il choisit la carrière des armes et s'engage à Toulon dans le 4e Régiment d'Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l'École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l'expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d'Honneur.

Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d'Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.

Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l'embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d'exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l'armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l'opinion publique en française comme un héros.

Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d'Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.

Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l'assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s'éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre.

  • le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l'Allemagne.
  • le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d'évêque d'Évreux par le Vatican.
  • le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
  • le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.

Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d'adolescents.

  • le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au "mariage homosexuel" manifestent à Paris.

340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu'à faire des additions. Il est vrai que si l'algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignées que l'Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.

Posté le 13 janvier 2017 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

12 janvier 2017

C’est arrivé un 12 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 janvier 1598 : le pape Clément VIII s'empare du duché de Ferrare.
  • le 12 janvier 1628 : naissance de Charles Perrault, homme de lettres français.

Charles Perrault nait le 12 janvier 1628 à Paris, il est le dernier d'une fratrie de 7 enfants. Après de brillantes études littéraires au collège de Beauvais il obtient une licence de droit en 1651. Le métier d'avocat l'ennuyant, il entre au service de Colbert pour diriger la politique artistique et littéraire du Roi Louis XIV. En 1695, Perrault perd à la fois sa femme et son poste à l'Académie ; son protecteur, Colbert est mort. Il décide de se consacrer à l'éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l'Oye, (la "Mère l'Oye" désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants), contes issus de la tradition orale, puis, "Peau d'Ane", "La Belle au bois dormant", "Le Petit Chaperon rouge", "Le Chat botté", "Cendrillon" ou encore "Le Petit Poucet", « Barbe Bleue », « Les Fées », « Riquet à la houppe ».

Il fait paraître son recueil sous le nom de son fils aîné, Pierre Darmancour, alors âgé de 19 ans, afin d'aider à la carrière débutante de celui-ci comme secrétaire de Mademoiselle. Il est considéré comme l'un des grands auteurs du XVIIe siècle.

  • le 12 janvier 1673 : Racine est élu à l'Académie française.
  • le 12 janvier 1791 : Cambacérès se porte acquéreur du domaine de St-Drézéry.

Cette propriété du chapitre de la cathédrale de Montpellier est vendue comme bien national par la municipalité (Cambacérès, vice-président du conseil municipal doit se servir d'un prête-nom).

Ce franc maçon notoire, aurait-il été mû par de vils sentiments matérialistes et non par l'amour du genre humain, dans sa lutte contre le Trône et l'Autel ?

  • le 12 janvier 1803 : déclaration de Bonaparte à Fouché.

"On croit à Paris que je vais me faire empereur. Je n'en ferai rien. Voilà 3 ans qu'il s'est fait assez de grandes choses sous le titre de consul. Il faut le garder. Je ne crois pas qu'il faille un nouveau nom pour un nouvel empire.".

  • le 12 janvier 1846 : naissance de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Suite à la condamnation de l'Action Française de Charles Maurras, par le pape Pie XI, en 1926, le Cardinal, convoqué à Rome en septembre 1927, pour s'expliquer au sujet de ses très fortes critiques vis-à-vis de Rome, dépose sur le bureau du pape tous ses insignes de cardinal. Ce dernier n'accepte officiellement sa démission que le 21 octobre suivant.

C'est en tant que simple prêtre qu'il mourra à 85 ans, huit ans avant que Pie XII ne lève la condamnation de l'Action Française.

  • le 12 janvier 1871 : l'armée de la Loire perd la bataille d'Auvours.

Alors que Paris est encerclé, Gambetta s’en est échappé pour lever des troupes. Soixante à quatre-vingt mille mobilisés bretons, formant l'armée de Bretagne, sont rassemblés dans le camp de Conlie, près du Mans. Mal vêtus, sans aucun approvisionnement, tant alimentaire que militaire, installés dans la boue et des conditions lamentables, ils deviennent bientôt la proie de maladies (fièvre typhoïde, variole…). Gambetta les considère comme des « Chouans potentiels ». Il donne l’ordre de ne pas les équiper ou avec 4 000 vieux fusils à percussion de modèles différents, parfois rouillés, et dont les plus modernes datent de la guerre de Sécession.

Gambetta ayant reçu de l’arsenal de Brest l’information qu'il disposait de 3200 chassepots mais n'avait plus de fusil à percussion, donne aux Brestois, avec un humour particulièrement noir, l'autorisation de livrer des armes à Keratry, mais uniquement des fusils à percussion!

Les munitions manquent ou sont incompatibles. Et quand elles pourraient fonctionner, l’eau les a délavées. Le général de Kératry, un député républicain de la gauche de l’époque, scandalisé par les conditions imposées à ses troupes par le Gouvernement de Défense Nationale, demande à être relevé de son commandement.

Alors que cette armée devait n'être qu'une armée de réserve, le général Chanzy qui commande toute l'armée de la Loire, partageant la haine des « chouans » de Gambetta, les place à la pointe de la défense française. La veille Gambetta fait livrer aux soldats qui ont vécu deux moi dans un enfer digne d'un camp de concentration nazi, soit les 19 000 hommes restant, des fusils Springfield rouillés et des cartouches avariées. Dans certains cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir.

Bien que durement affectée par les combats, les Bretons sont obligés de reculer car c'est tout le dispositif de Chanzy qui vole en éclats sous les coups des Prussiens dont l' effort décisif est porté sur les Breton. Chanzy les rend responsable de la défaite. Les soldats, épuisés par deux mois de privations, mal armés, presque pas préparés, sont taillés en pièces dans la nuit du 11 au 12 par la 20e division prussienne du général von Krautz-Koschlau.

Le général de Lalande, devant une commission d'enquête parlementaire, déclare plus tard :

« Je crois que nous avons été sacrifiés. Pourquoi? Je n'en sais rien. Mais j'affirme qu'on n'aurait pas dû nous envoyer là, parce que l'on devait savoir que nous n'étions pas armés pour faire face à des troupes régulières. »

Ces 80 000 hommes, armés entraînés et équipés auraient sans nul doute renverser le rapport de force et permit à la France de négocier dans des conditions autres que celles qui eurent lieu à Versailles. Quand on voit que les troupes du général de Sonis armées de faux et de fourches se sont brillamment comportées à Loigny la bataille, cela ne fait aucun doute.

  • le 12 janvier 1913 : les derniers omnibus à chevaux disparaissent de Paris au profit des autobus.
  • le 12 janvier 2006 : l'agresseur de Jean-Paul II est libéré.

L'homme qui a essayé de tuer le pape Jean-Paul II en 1981 est maintenant libre. Après avoir été incarcéré pendant 25 ans, Ali Agça, sort de prison.

Jean Paul II avait rencontré Agça en prison et lui a pardonné.

Le 13 mai 1981, Ali Agça tire sur Jean Paul II sur la place Saint-Pierre, le blessant grièvement à l'abdomen et le touchant aussi à la main gauche et au bras droit. Deux ans plus tard, Jean-Paul II rencontre Ali Agça dans sa prison italienne et lui pardonne son geste.

La balle est enchâssée dans la couronne de la statue de Notre Dame qui est à Fatima, que Jean Paul II a remerciée pour sa protection miraculeuse. En effet, Ali Agça a reconnu qu'il lui était impossible de rater sa cible à une distance aussi courte avec l'entraînement qu'il avait reçu.

Posté le 12 janvier 2017 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

11 janvier 2017

Les défenseurs de l’indissolubilité du mariage à travers l'histoire de l'Eglise

Extraits de la Conférence de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), donnée à la XXVe Fête du livre de Renaissance Catholique, le 4 décembre :

Arton570-eca50"Quand Notre-Seigneur Jésus-Christ a prêché les vérités éternelles il y a deux mille ans, la culture et l’esprit qui régnaient à cette époque lui étaient radicalement opposés. Concrètement, le syncrétisme religieux, le gnosticisme des élites intellectuelles et la permissivité morale étaient particulièrement contraires à l’institution du mariage. “Il était dans le monde, mais le monde ne l’a point connu”(Jean I, 10). Une grande partie du peuple d’Israël, en particulier les grands prêtres, les scribes et les pharisiens, rejetèrent le magistère de la Révélation divine du Christ et jusqu’à la proclamation de l’indissolubilité absolue du mariage : “Il est venu parmi les siens, mais les siens ne l’ont pas reçu” (Jean I, 11). Toute la mission du Fils de Dieu sur terre consistait à révéler la vérité : “C’est pourquoi je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité” (Jean 18, 37).

[...] Le commandement de ne pas se remarier après s’être séparé de son conjoint légitime, n’est pas une règle positive ou canonique de l’Église, mais parole de Dieu, comme l’enseignait l’apôtre saint Paul : “J’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur” (1 Cor. 7, 10). L’Église a proclamé ces paroles de façon ininterrompue, interdisant aux fidèles validement mariés de contracter un mariage avec un nouveau partenaire. Par conséquent, l’Église, selon la logique Divine et humaine n’a pas la compétence d’approuver ne serait-ce qu’implicitement une cohabitation more uxorio en dehors d’un mariage valide, admettant ces personnes adultères à la sainte communion. Une autorité ecclésiastique qui promulgue des règles ou orientations pastorales prévoyant une telle admission, s’arroge un droit que Dieu ne lui a pas donné. Un accompagnement et discernement pastoral qui ne propose pas aux personnes adultères (ceux que l’on appelle les divorcés remariés) l’obligation divinement établie de vivre dans la continence comme condition sine qua non pour être admis aux sacrements, se révèle en réalité un cléricalisme arrogant, puisqu’il n’y a pas de cléricalisme plus pharisien que celui qui s’arroge des droits divins.

L’un des témoins les plus anciens et sans équivoque de l’immuable pratique de l’Église romaine de ne pas accepter par la discipline sacramentelle la cohabitation adultère des fidèles encore liés à leur conjoint légitime par le lien matrimonial, est l’auteur d’une catéchèse connue sous le titre Le pasteur d’Hermas. Cette catéchèse a été écrite très probablement par un prêtre romain au début du deuxième siècle sous la forme littéraire d’une apocalypse ou récit de visions. Le dialogue suivant entre Hermas et l’ange de la pénitence, qui lui apparaît sous la forme d’un pasteur, démontre avec une admirable clarté l’immuable doctrine et pratique de l’Église catholique en cette matière : “Que fera donc le mari, Seigneur, dis-je, si la femme persiste dans cette passion de l’adultère ? - Qu’il la renvoie, dit-il, et qu’il reste seul. Mais si, après avoir renvoyé sa femme, il en épouse une autre, lui aussi alors, commet l’adultère (Mc 10,11 Mt 5,32 Mt 19,9 ; cf. 1Co 7,11). - Et si, Seigneur, dis-je, après avoir été renvoyée, la femme se repent et veut revenir à son mari, ne faudra-t-il pas l’accueillir ? - Certes, dit-il. Si le mari ne l’accueille pas, il pèche, il se charge d’un lourd péché, car il faut accueillir celui qui a péché et qui se repent […] C’est en vue du repentir que l’homme ne doit pas se remarier. Cette attitude vaut d’ailleurs aussi bien pour la femme que pour l’homme. L’adultère, dit-il, ne consiste pas uniquement à souiller sa chair : celui-là aussi commet l’adultère, qui vit comme les païens. […] Si on vous a enjoint de ne pas vous remarier, homme ou femme, c’est parce que, dans de tels cas, la pénitence est possible. Donc, mon intention n’est pas de faciliter l’accomplissement de tels péchés, mais d’empêcher que le pécheur retombe.”(Herm. Mand., IV, 1, 6-11).

Nous savons que le premier grand péché du clergé fut celui du grand prêtre Aaron, quand il céda aux demandes impertinentes des pécheurs et leur permit de vénérer l’idole du veau d’or (cf. Ex. 32, 4), remplaçant en ce cas concret le Premier Commandement du Décalogue de Dieu, c’est-à-dire remplaçant la volonté et la parole de Dieu par la volonté pécheresse de l’homme. Aaron justifiait son acte de cléricalisme exacerbé par le recours à la miséricorde et à la compréhension des exigences des hommes. La Sainte Écriture dit à ce propos : “Moïse vit que le peuple était livré au désordre, parce qu’Aaron l’avait laissé dans ce désordre, l’exposant à devenir la risée de ses ennemis.” (Ex. 32, 25). [...]

Le fait que le saint qui donna le premier sa vie en témoin du Christ fut saint Jean-Baptiste, le précurseur du Seigneur, demeure toujours une grande leçon et un sérieux avertissement aux pasteurs et aux fidèles de l’Église. Son témoignage pour le Christ consista à défendre l’indissolubilité du mariage et à condamner l’adultère, sans l’ombre d’un doute ni d’une ambiguïté. L’histoire de l’Église catholique a l’honneur de compter de lumineuses figures qui ont suivi l’exemple de saint Jean-Baptiste ou ont donné comme lui le témoignage de leur sang, souffrant persécutions et préjudices personnels. Ces exemples doivent guider particulièrement les pasteurs de l’Église aujourd’hui, afin qu’ils ne cèdent pas à la tentation cléricale caractéristique de vouloir plaire davantage aux hommes qu’à la sainte et exigeante volonté de Dieu, volonté à la fois aimante et infiniment sage.

Dans la foule nombreuse de tant d’imitateurs de saint Jean-Baptiste, martyrs et confesseurs de l’indissolubilité du mariage, nous ne pouvons en rappeler que quelques-uns des plus significatifs.

Le premier grand témoin fut le pape Saint Nicolas Ier, dit le Grand. Il s’agit du conflit au IXe siècle entre le pape Nicolas Ier et Lothaire II, roi de Lotharingie. [...]

Un autre exemple lumineux de confesseurs et martyrs de l’indissolubilité du mariage nous est offert par trois personnages historiques impliqués dans l’affaire du divorce d’Henri VIII, roi d’Angleterre. Il s’agit du cardinal saint John Fisher, de saint Thomas More et du cardinal Réginald Pole. [...]

Un dernier exemple est le témoignage de ceux que l’on appela les cardinaux “noirs” dans l’affaire du divorce de Napoléon Ier, un noble et glorieux exemple de membres du collège cardinalice pour tous les temps. [...]

Que le Saint-Esprit suscite en tous les membres de l’Église, du plus simple et humble fidèle jusqu’au Souverain Pontife, toujours davantage de courageux défenseurs de la vérité de l’indissolubilité du mariage et de la pratique immuable de l’Église en cette matière, même si une telle défense devait risquer de leur apporter de considérables préjudices personnels. L’Église doit plus que jamais s’employer à annoncer la doctrine et la pastorale du mariage, afin que dans la vie des époux et spécialement de ceux que l’on appelle les divorcés remariés, soit observé ce que l’Esprit-Saint a dit dans la Sainte Écriture : “Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure” (Héb. 13, 4). Seule une pastorale du mariage qui prend encore au sérieux ces paroles de Dieu se révèle véritablement miséricordieuse, puisqu’elle conduit les âmes pécheresses sur la voie sûre de la vie éternelle. Et c’est cela qui compte !"

Posté le 11 janvier 2017 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 janvier 49 avant Jésus Christ : Jules César franchit le Rubicon.

Jules César franchit le fleuve Rubicon avec sa XIII° légion. Ce fleuve constitue la séparation entre la Gaule cisalpine et l'Italie. Le Sénat Romain interdit à tout général en arme de franchir cette frontière sans son autorisation. César viole donc la loi romaine et commence une guerre civile.

En franchissant le fleuve, selon l'historien Suétone, il s'exclame : « Iacta esto alea », ou, selon l'opinion commune, « Alea jacta est »... "le sort en est jeté". Désormais, plus rien ne peut l'arrêter. La guerre civile s'achève avec la prise de pouvoir de César qui devient dictateur à vie.

  • le 10 ou 11 janvier 314 : décès du pape Miltiade.
  • le 11 janvier 705 : décès du pape Jean VI.
  • le 11 janvier 1317 : sacre du Roi Philippe V à Reims.

Voir les chroniques du 17 novembre et du 3 janvier.

  • le 11 janvier 1443 : décès d'Etienne de Vigolles, dit « La Hire », compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.

Né à Prechacq, dans l'ouest de la Gascogne, aujourd'hui Prechacq-les-Bains dans les Landes, entre 1380 et 1390. Son surnom de «La Hire» ou «La Hire-Dieu» est passé dans l'histoire à cause de ses colères légendaires. Mais ce surnom peut aussi être dû au fait qu'Etienne de Vignolles était propriétaire d'une terre nommée La Hite ; un défaut de prononciation de l'époque transformant le nom en La Hire. Il se distingue notamment au siège de Coucy. Il combat plus tard au Le Mans face à John Talbot.

En 1428, La Hire participe à la défense d'Orléans, sous les ordres de Dunois, toujours face à Talbot. Malchanceux lors de la  « Bataille des Harengs », il rejoint ensuite la chevauchée de Sainte Jehanne d'Arc et participe activement à la délivrance d'Orléans à la tête de sa « Compaignie ». Il s'illustre le 18 juin à Patay en chargeant à revers les Anglais, dont il fait un véritable carnage.

En 1431, après la capture de Jehanne, il monte une expédition en Normandie pour tenter de la délivrer à Rouen. Malheureusement, il est pris et envoyé à Dourdan d'où il finit pae s'évader.

Ce guerrier, fidèle au Roi et Compagnon de la Pucelle, meurt le 11 janvier 1443 à Montauban. Il a été inhumé à Montmorillon dans un gisant qui a été saccagé par les Huguenots et qui a disparu lors de la Révolution.

La prière de La Hire est très belle : "Messire Dieu, fais pour La Hire ce que tu voudrais que La Hire fît pour Toi si tu étais La Hire et si La Hire fût Dieu."

Au XVIIe siècle, La Hire devient le nom donné au Valet de Cœur dans les jeux de cartes.

  • le 11 janvier 1681 : signature d'une alliance défensive franco-brandebourgeoise.

Par un traité secret Louis XIV et l'électeur de Brandebourg se promettent mutuelle assistance.

  • le 11 janvier 1787 : le traité de commerce franco-russe accorde des facilités aux marchands français en Baltique et dans la mer Noire.
  • le 11 janvier 1898 : dans le cadre de l'affaire Dreyfus, le commandant Esterhazy, accusé de faux, est acquitté.

Esterhazy, dont l'histoire va montrer qu'il est pourtant le vrai coupable de l'affaire Dreyfus, est acquitté au terme d'un procès expédié en quelques minutes. Henry et Esterhazy ont manipulé des éléments pour accuser Picquart d'avoir créé un faux document: "le petit bleu". Coupable d'avoir découvert une vérité que l'armée et le pouvoir ne sont guère enclins à entendre, Picquart sera accusé et incarcéré au Mont-Valérien avant d'être rayé des cadres de l'armée.

Lire le livre d'Henriette Dardenne, fille de Godefroy Cavaignac, ministre de la Guerre en 1898, Lumières sur l'affaire Dreyfus, aux Nouvelles éditions latines.

  • le 11 janvier 1923 : par suite du non-paiement des réparations de guerre par l'Allemagne, la France et la Belgique occupent la Ruhr.

60.000 soldats français et belges pénètrent dans le bassin de la Ruhr pour obliger l'Allemagne à verser les réparations de guerre inscrites dans le traité de Versailles.

Le chancelier allemand, de l'époque, Wilhelm Cuno proteste et appelle à la « résistance passive ». Le mark s'écroule rapidement, et des troubles politiques éclatent. L'année 1923 sera qualifiée par les Allemands d'« année inhumaine »...

  • le 11 janvier 1952 : mort du général de Lattre de Tassigny.

A l'agonie il a appris juste avant de rendre son âme à Dieu son élévation à la dignité de Maréchal de France. Voir la chronique du 6 décembre.

  • le 11 janvier 1962 : inauguration du France.

Le prestigieux paquebot France, construit par les Chantiers de l'Atlantique, quitte Le Havre pour sa croisière inaugurale vers les Canaries. Ce géant des mers mesure 315 mètres de long et 34 de large, jauge 55 000 tonnes et peut accueillir jusqu'à 618 passagers en première classe plus 1626 en classe économique, avec un équipage de 1 000 personnes.

L'inauguration est présidée par Yvonne de Gaulle et le Premier ministre Michel Debré. Le 25 juin 1979, il est racheté par la Norvège et rebaptisé "le Norway".

  • le 11 janvier 1952 : décès du maréchal de Lattre de Tassigny, Maréchal de France.
  • le 11 janvier 2013 : déclenchement de l'opération Serval.

L'intervention militaire de 2013 au Mali est une opération militaire française qui commence le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les Touareg et leurs alliés islamistes lancent une offensive en direction de la capitale Bamako. Cette guerre est la conséquence de plusieurs phénomènes croisés : des frontières faites en dépit du bon sens à l'indépendance de ces colonies, la guerre en Libye qui a déstabilisé les populations sahariennes, le réveil des Touareg, l'usure du pouvoir malien totalement corrompu et discrédité auprès de sa propre population pourtant habituée à de tels comportements, le repli vers le Sahara d'islamistes chassés d'Afghanistan etc.

Appelée à l'aide par le gouvernement malien, la France, ancienne puissance coloniale, intervient, arrête rapidement l'invasion et repousse les assaillants vers le nord. C'est aussi un moyen d'essayer de rattraper les erreurs faites en Lybie.

Posté le 11 janvier 2017 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 janvier 2017

C’est arrivé un 10 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 janvier 236 : élection de saint Fabien au Trône de Saint Pierre.

Il dirige l'Eglise jusqu'au 20 janvier 250. Selon la Tradition de l'Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l'élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l'Eglise. Il meurt martyr de l'empereur Dèce.

  • le 10 janvier 314 : mort du pape saint Miltiade ou Melchiade.

D'origine berbère, il est élu le 2 juillet 311, 32ème pape de l'Eglise. Hélène, mère de l'empereur Constantin 1er lui offre le palais de Latran, où il convoque le concile de Latran en 313.

  • le 10 janvier 1162 : mort du pape saint Agathon.
  • le 10 janvier 1162 : mort de Baudouin III, roi de Jérusalem.
  • le 10 janvier 1276 : mort du pape Grégoire XI.
  • le 10 janvier 1356 : Charles IV promulgue la Bulle d'Or, qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint Empire.
  • 10 janvier 1430 : Philippe le Bon fonde l'Ordre de la Toison d'or.


Philippe le Bon portant le collier de l'Ordre de la Toison d'or

L'Ordre de la Toison d'or est un ordre de chevalerie, destiné à rapprocher la noblesse bourguignonne de Philippe le Bon III (1396-1467), duc de Bourgogne. L'ordre doit aussi permettre au duc d'honorer ses proches. Il est fondé à l'occasion de son mariage avec Isabelle du Portugal. Le premier chevalier est Guillaume de Vienne. À la mort de Philippe son fils Charles le Téméraire en devient grand-maître. L'ordre ne se transmet que par les hommes, ou, à défaut d'héritier mâle, à l'époux de l'héritière jusqu'à majorité du fils de celle-ci. Ainsi l'ordre arrive-t-il à Charles Quint, qui en fait l'ordre le plus important de la monarchie habsbourgeoise. C'est aujourd'hui, l'ordre national majeur de l'Espagne.


Louis XV porte l'insigne de la Toison d'or suspendu à un ruban rouge

  • le 10 janvier 1747 : Daniel-Charles Trudaine fonde l'École des ponts et chaussées.
  • le 12 janvier 1776 : un incendie détruit une grande partie du palais de la Cité, à Paris.
  • le 10 janvier 1808 : décidé à briser la résistance du pape Pie VII, Napoléon ordonne au général Miollis de marcher sur Rome.
  • le 10 janvier 1810 : annulation du mariage de Napoléon et Joséphine.
  • le 10 janvier 1840 : Jules Dumont d'Urville découvre la Terre Adélie et en prend possession au nom de la France.
  • le 10 janvier 1870 : assassinat d'Yvon Salmon, dit Victor Noir (1848-1870), par un cousin de Napoléon III, Pierre Bonaparte.
  • le 10 janvier 1871 : l'armée de la Loire est repoussée sur Beaugency par les troupes du général Von der Tann.

Elle est définitivement vaincue.

  • le 10 janvier 1880 : inauguration des travaux du canal de Panama sur le territoire que la Colombie a concédé.

La cérémonie a lieu sous la direction de Ferdinand de Lesseps.

  • le 10 janvier 1889 : établissement du protectorat français sur la Côte d'Ivoire.
  • le 10 janvier 1897 : la colonne française Marchand arrive à Brazzaville.
  • le 10 janvier 1898 : le procès d'Esterhazy débute au Cherche-Midi, à Paris ; le huis-clos est prononcé.
  • le 10 janvier 1906 : la France et la Grande-Bretagne engagent des négociations militaires.
  • le 10 janvier 1918 : en Russie, Lénine rejette la dette du régime tsariste, au détriment des porteurs de titres des emprunts russes.

En France, où une dette d'argent a toujours été une dette d'honneur ce comportement est impensable.

  • le 10 janvier 1920 : entrée en vigueur du traité de Versailles, mettant fin à la Grande Guerre et créant la Société des Nations.

Le traité de Versailles met concrètement fin à la Première Guerre mondiale. À l'issue de cette guerre, on fonde la Société des Nations, organisme de coopération internationale censé empêcher toutes les guerres.

Les deux actes sont signés le même jour au Quai d'Orsay. La SDN, dont le siège est établi à Genève, accueille 32 pays membres. Elle est soumise à l'autorité d'un conseil permanent composé de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie, du Japon et de la Chine. Après la seconde Guerre mondiale, elle est remplacée par l'ONU en 1946

  • le 10 janvier 1924 : un accord franco-anglais fixe les frontières du Soudan et du Tchad à hauteur de la ligne de partage des eaux entre le bassin du Nil et celui du Tchad.
  • le 10 janvier 1963 : le bureau des archives du Congrès américain (Congressionnal Record Appendix) publie « les objectifs et plans communistes en 45 points » :

Leur but est de faire exploser les valeurs morales ; en voici quelques articles :

  • 17 : Contrôler les écoles. Les utiliser comme courroie de transmission du socialisme et de la propagande communiste du jour. Alléger les programmes. Contrôler les associations des professeurs. Faire entrer dans les livres les textes et méthodes du parti.
  • 18 : Contrôler les journaux des étudiants.
  • 19 : Utiliser les émeutes d'étudiants pour fomenter des protestations publiques contre les programmes ou les organisations attaqués par les communistes.
  • 20 : S'infiltrer dans la presse. Contrôler l'attribution des critiques littéraires de la rédaction des éditoriaux, des propositions de conduite politiques.
  • 21 : Acquérir le contrôle des positions clé à la radio la télévision et au cinéma.
  • 23 : Avoir la haute main sur les critiques d'art et les directions de musées d'art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l'art répugnant et sans signification.
  • 24 : Faire disparaitre toutes les lois réfrénant l'obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse.
  • 25 : Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l'obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma, la radio et la TV.
  • 26 : Présenter l'homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé.
  • 27 : Pénétrer les Eglises et remplacer la religion révélée par une religion « sociale ». Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d'une maturité intellectuelle qui n'ait pas besoin de « béquille religieuse ».
  • 28 : Eliminer la prière ou toute forme d'expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de « séparation de l'Eglise et de l'Etat ».
  • 40 : Discréditer la famille en tant qu'institution. Encourager la promiscuité et le divorce. 
  • 41 : Insister sur la nécessité d'élever les enfants hors de l'influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l'influence répressive des parents.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 262); mais est-ce un programme communiste ou maçonnique? Voir la chronique du 21 septembre pour avoir la réponse.

Posté le 10 janvier 2017 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

09 janvier 2017

C’est arrivé un 9 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 janvier 1144 : le pape Célestin II fulmine la bulle papale Milites Templi qui demande aux fidèles d'aider l'Ordre du Temple.

Cette bulle est à l'origine de l'expansion de l'ordre et de son importance en Terre Sainte.

  • le 9 janvier 1317 (ou le 6 selon les sources): Philippe V le Long est sacré Roi en la cathédrale de Reims.
  • le 9 janvier 1431 : début du procès de Jeanne d'Arc.

Une attaque est menée par Jeanne sur Compiègne, mais doit être rapidement abandonnée. Elle est capturée lors d'une deuxième tentative le 23 mai 1430 par les Bourguignons. Elle essaye de s'échapper par deux fois, mais elle échoue. Elle est rachetée par les Anglais et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais


Elle est emprisonnée dans le donjon du château de Philippe Auguste, seule construction parvenue jusqu'à nous et appelée maintenant Tour Jeanne d'Arc.

Accusée d'hérésie, Jeanne la Pucelle comparaît à Rouen devant un tribunal composé de 40 membres qui est présidé par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais. La première séance publique a lieu le 21 février, dans la chapelle royale du château de Rouen. Le 24 mai, Jeanne d'Arc abjure et reconnaît ses péchés avant de se rétracter le 28. Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen, le 30 mai. Elle est proclamée Patronne secondaire de la France par le pape Pie XI en 1922. La première comparution de Jeanne a lieu le 21 février.

L'interrogatoire.

  • le 9 janvier 1514 : mort d'Anne de Bretagne, Duchesse de Bretagne et Reine de France.

La duchesse Anne de Bretagne, qui a porté différents titres au cours de sa vie et de ses mariages, meurt le 9 janvier 1514 à Blois. Tour à tour archiduchesse d'Autriche, Reine de France, reine de Sicile et de Jérusalem, puis duchesse de Milan, elle est la fille de François II, Duc de Bretagne, et de sa seconde femme Marguerite de Foix. Elle a été, dans l'ordre, mariée par procuration avec l'empereur Maximilien 1er, puis les Rois Charles VIII et Louis XII. Par sa vie, elle a permis que la Bretagne reste en paix avec la France.

Gisant d'Anne de Bretagne et de Louis XII à la Basilique de Saint DENIS

  • le 9 janvier 1522 : élection du pape Adrien VI.

Le Hollandais Adriaan Floriszoon, né à Utrecht en 1459, est élu pape le 9 janvier 1522 sous le nom d'Adrien VI. Ce sera le dernier pape non-italien avant Jean-Paul II. Il est pape un an, jusqu'au 14 septembre 1523.

  • le 9 janvier 1554 : naissance de Grégoire XV, pape.
  • le 9 janvier 1571 : décès de Nicolas Durand de Villegagnon, militaire français

Né à Provins vers 1510, il est le fils d'un procureur du Roi au bailliage de Provins. Sur la recommandation de son oncle Philippe Villiers de l'Isle-Adam, grand maître de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Nicolas Durand de Villegagnon entre dans cet ordre en 1531; il devient chevalier de Malte. Il prend part en 1541 à l'expédition de Charles Quint contre Alger.

En 1548, il commande la flotte française envoyée en Écosse pour ramener Marie Stuart à la cour de France, en vue de ses fiançailles avec le Dauphin François. Il réalise alors un exploit naval considéré jusqu'alors comme impossible en trompant la vigilance des Anglais.

Rentré en France, après ses campagnes en Hongrie et au Piémont, il est nommé en 1553 vice-amiral de Bretagne.

Il reçoit en 1555 le commandement de la flotte mise par le Roi Henri II à la disposition de Gaspard II de Coligny pour installer une colonie au Brésil, où les protestants français pourraient exercer librement leur religion.

Il part du Havre le 14 août 1555 sur deux navires, chargés de 600 marins et passagers et arrive dans la baie de Rio de Janeiro le 10 novembre ; il débarque dans l'île de Serigipe, qui porte aujourd'hui son nom. Villegagnon y fait élever le fort Coligny, voulant appeler Henryville la bourgade qu'il compte créer sur une côte qu'il appelle la « France Antarctique ».

Le fort Coligny est attaqué par les Portugais en 1560 et les Français en sont chassés ; ils se réfugient dans les forêts environnantes et s'installent avec les Indiens. Ils parviennent à maintenir une relation commerciale avec la France jusqu'en 1567, période à laquelle les Portugais se décident à une occupation véritable de la région. Aujourd'hui, cette île appelée Ilha Villegaignon abrite l'École navale brésilienne.

Il meurt le 9 janvier 1571 dans la commanderie hospitalière de Beauvais-en-Gâtinais près de Nemours.

  • le 9 janvier 1613 : Champlain publie ses mémoires de voyage.

Champlain obtient un privilège pour publier ses "Voyages du sieur de Champlain Xaintongeois, de 1604 à 1612", avec une carte de la Nouvelle-France.

Tirée de : The canadian encyclopedia

  • le 9 janvier 1719 : Philippe V d'Espagne déclare la guerre à la France.

Depuis la mort de Louis XIV en 1715, la France vit sous la Régence du duc d'Orléans, qui gouverne au nom du Roi Louis XV, encore mineur. L'Espagne tente de déstabiliser la France, en y mettant en route un plan d'insurrection et prévoit une conquête de la Sicile en 1718.

En découvrant le complot, le régent français déclare la guerre à Philippe V en janvier 1719. La France envoie, au printemps 1719, une armée aux ordres du maréchal Berwick, qui traverse les Pyrénées et qui entre dans la province basque. Elle doit se retirer en novembre en raison de difficulté d'approvisionnement. Une autre offensive vers la Catalogne permet la conquête de Fuenterrabia, Urgel et Saint-Sébastien, mais doit être abandonnée pour les mêmes raisons.

En Amérique du Nord, la guerre prend la forme d'un conflit franco-espagnol qui se déroule entre la Louisiane française et la Floride espagnole. En 1719, les Français, venant de Louisiane sous le commandement du gouverneur Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, s'emparent de Pensacola. Dans l'ouest, l'expédition Villasur, en 1720, est une cuisante défaite espagnole face aux forces franco-pawnees.

Philippe V est vaincu en Espagne même. L'Espagne obtient une paix clémente par le traité de Madrid en 1720 : les Bourbons d'Espagne renoncent définitivement au trône de France. Trois ans plus tard, Louis XV monte officiellement sur le trône de France.

  • le 9 janvier 1873 : mort de Napoléon III, ex-empereur des Français.

L'ex-empereur des Français meurt, en exil comme son oncle, dans sa résidence de Camdem Place, dans le comté de Kent en Angleterre, où il vivait depuis le désastre de 1870. Atteint de la maladie de la pierre, l'ex-Napoléon III était fortement handicapé.

Le neveu de Napoléon 1er avait participé à deux complots contre Louis-Philippe, pour lesquels il finit en prison à vie au fort de Ham. Il s'en évade et se réfugie en Angleterre. Élu premier président de la Deuxième République en 1848, il mène un coup d'Etat le 2 décembre 1851.

  • le 9 janvier 1909 : accord franco-allemand reconnaissant la prépondérance de la France sur le Maroc.
  • le 9 janvier 1932 : Aristide Briand démissionne.

C'est le début de la valse des ministères : Pierre Laval le 13, André Tardieu le 19 février. Ce qui attend Hollande après les municipales...

  • le 9 janvier 1939 : annonce de la découverte du Francium, par Marguerite Perey, élève de Marie Curie.

 

Posté le 9 janvier 2017 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

07 janvier 2017

C’est arrivé un 7 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 janvier : est la Noël, selon le calendrier julien (Noël russe), depuis 1901 jusqu'en 2100.

Joyeux Noel à nos frères de rite byzantin-russe! Le 7 janvier du calendrier grégorien correspond au 25 décembre du calendrier julien. Il y a des catholiques qui suivent le calendrier julien : en particulier les catholiques de rite byzantin-russe, tout comme il y a aussi des orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien, c'est le cas pour le patriarcat de Constantinople. De ce fait, tous les orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien fêtent Noël comme les catholiques latins, le 25 décembre du calendrier grégorien. Et tous les chrétiens qui suivent le calendrier julien fêtent donc Noël aujourd'hui.

  • le 7 janvier 1558 : François de Guise reconquiert Calais, dernière possession anglaise en territoire français.

Les troupes de François de Guise reprennent Calais aux Anglais qui l'occupaient depuis deux cent ans. Ce dernier bastion anglais tombe aux mains du duc de Guise, qui le restitue au Roi de France, Henri II. Le gouverneur de la ville Lord Wentworth se rend et cela va permettre à Henri II de conclure le traité de Cateau-Cambrésis.

Cette victoire est un exploit militaire du duc François de Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, après la défaite du connétable Anne de Montmorency à Saint-Quentin face aux Espagnols.

  • le 7 janvier 1566 : élection du pape saint Pie V.

Michele Ghislieri, succède à Pie IV et décide de réduire drastiquement le train de vie de la l'Eglise. Il dirige une politique autoritaire de redressement moral de l'institution ecclésiastique. Il est canonisé le 4 août 1712 par le pape Clément XI.

Saint Pie V chassant les hérétiques.

  • Le 7 janvier 1595 : le père Guignard, jésuite et professeur de théologie du collège de Clermont est condamné à mort, pendu et brûlé.

Suite à la tentative d'assassinat de Henri IV par Chatel, Voir les chroniques du 27 et 29 janvier, les ennemis de la Compagnie de Jésus se déchainent et multiplient les procès truqués.

Voici ce qu'en écrit Jean Guiraud dans de Histoire Partiale - Histoire Vraie, tome 4 volume 2 (page 74 à 78 de aux Edition Beau Chêne Croît)    

« Remarquons tout d'abord que Guignard ne fut nullement condamné pour complicité dans l'attentat de Châtel. Comme on avait dû renoncer à poursuivre, à ce titre, Guéret, l'ancien professeur du meurtrier, on ne crut pas pouvoir engager une action de ce genre contre Guignard qui n'avait eu aucun rapport avec lui. On le poursuivit uniquement à cause des livres et des écrits traitant du régicide et de l'assassinat d'Henri III par Jacques Clément, qui avaient été trouvés dans sa cellule au cours de la perquisition faite au collège de Clermont. Son affaire avait été greffée par des juges prévenus sur celle de Châtel, mais elle en était complètement distincte.

Sur un point, Guignard fut certainement coupable. Un édit ordonnait de détruire les livres sur le régicide et sur le meurtre d'Henri III et, désobéissant à cet ordre il les avait gardés. Mais il ne faut pas oublier que ces livres appartenaient au collège dont Guignard état bibliothécaire et qu'il avait pu ne pas se croire le droit de les détruire.

D'ailleurs, pour une telle désobéissance, si grave soit-elle, la pendaison était une peine tout à fait disproportionnée au délit. Mais dira-t-on, il y avait les pages écrites de la main de Guignard approuvant le meurtre de Henri III et injuriant Henri IV. — Sans doute ; mais Guignard fit remarquer que tout cela était couvert par l'amnistie récemment accordée. Et puis, c'était un délit d'opinion non suivi d'effet criminel puisqu'on ne pouvait pas prouver que Châtel s'en fût inspiré. Et dans ce cas encore, la pendaison était une peine d'une monstrueuse disproportion.

Ce qui fut encore plus injuste ce fut la condamnation qui engloba la Compagnie de Jésus tout entière pour ces deux seuls faits :

1°) que Guéret avait été le professeur de Chatel ;

2°) qu'on avait trouvé des livres et écrits sur le tyrannicide chez Guignard.

Mais à ce compte-là, c'est l'Université qu'il aurait fallu condamner, dissoudre et expulser ; car la plupart de ses membres avaient soutenu le tyrannicide et plusieurs étaient les auteurs des livres trouvés chez Guignard ; c'est ce même Parlement qui jugeait, qu'il aurait fallu poursuivre, dissoudre et bannir ; car plusieurs de ses membres avaient été ligueurs et avaient applaudi à l'assassinat de Jacques Clément ! mais c'étaient aussi tous les curés de Paris, dont plusieurs, au temps de la Ligue, avaient prêché le tyrannicide ! C'étaient enfin les protestants, les humanistes, les lettrés dont plusieurs avaient, soit au nom de la Bible, soit au nom des mânes de Brutus et de Cassius, appelé de leurs voeux l'assassinat des tyrans.

Pourquoi avoir poursuivi si injustement les seuls Jésuites, sinon parce que Parlements, universitaires, gallicans et huguenots voulaient donner le change sur leurs anciennes doctrines ; sinon encore parce qu'on trouvait là un prétexte pour les perdre et assouvir des haines qui dataient de trente ans et qui s'étaient étalées, cette même année, dans le procès fait à la Compagnie par l'Université et plaidé par Arnauld et l'avocat général Servin?

[…] Ces procès des PP. Guéret et Guignard et de la Compagnie tout entière étaient donc iniques dans le fond puisque 1°) ils frappaient le P. Guéret sans la moindre preuve de sa complicité avec Châtel ; 2°) puisqu'ils appliquaient à Guignard une peine sans la moindre proportion avec le seul délit dont on l'eût convaincu ; 3°) et surtout, parce que, rendant solidaire de ces deux hommes la Compagnie tout entière, ils la frappaient pour des actes dont elle n'était nullement responsable, eussent-ils été prouvés.

[…]

Celui qui, au cours même du procès, était premier président du Parlement, Achille de Harlay, devait reconnaître et déclarer lui-même devant Henri IV, huit ans plus tard, que dans cette affaire, on n'avait observé aucune forme du droit ; et Henri IV lui fit remarquer que, même si les PP. Guéret et Guignard avaient été convaincus de complicité avec Châtel, il aurait été injuste de poursuivre et de condamner pour cela la Compagnie tout entière « Quand ainsi serait qu'un Jésuite aurait fait le coup, faut-il que tous les apôtres pâtissent pour Judas ou que je réponde pour tous les larcins et de toutes les fautes que feront à l'avenir mes soldats ? »

  • le 7 janvier 1655 : décès du pape Innocent X.
  • le 7 janvier 1715 : l'archevêque François Fénelon meurt à Cambrai. 

Archevêque de Cambrai, Fénelon, surnommé le «Cygne de Cambrai» par opposition à Bossuet, l'«Aigle de Meaux» a été précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils et héritier du Roi Louis XIV, il écrit pour lui Télémaque (1699).

Portrait de François de Salignac de la Mothe-Fénelon

  • le 7 janvier 1765 : diffusion de la bulle papale Apostolicum pascendi.

Clément XIII diffuse la bulle papale "Apostolicum pascendi", afin de défendre les intérêts des Jésuites, qui sont interdits dans plusieurs pays d'Europe. Dans ce texte, Clément XIII indique qu'il juge calomnieuses les critiques faites à l'encontre de la Compagnie de Jésus. Jusqu'à sa mort en 1769, il ne cède jamais aux pressions et accorde toujours sa confiance aux fils de Saint Ignace. On ne peut pas en dire autant de son successeur, qui va précipiter l'influence des idées des philosophes, et donc la révolution française, en supprimant la Compagnie.

Clément XIII, par cette Bulle proteste contre la décision de Louis XV d'expulser la Compagnie de Jésus. Voir les chroniques du 22 janvier, du 21 juillet, du 15 aout.

  • le 7 janvier 1800 : Benjamin Constant intervient au Tribunat.

Dans un discours qui le fait apparaître comme le chef de l'opposition au premier Consul, il dénonce :

« le régime de servitude et de silence qui se prépare ».

  • le 7 janvier 1844 : naissance de sainte Bernadette Soubirous, petite bergère française à qui la sainte Vierge apparaît plusieurs fois, dont la première le 11 février 1858.

Bernadette naît le 7 Janvier 1844 au Moulin de Boly près de Lourdes. Voir les chroniques du des 11 et 18 février, du 25 mars, du 16 avril et du 16 juillet.)

  • le 7 janvier 1873 : naissance de l'écrivain Charles Péguy.

Charles Péguy, l'écrivain mystique français, nait à Orléans. D'origine paysanne, étudiant boursier de Normale Sup, il est d'abord très proche des socialistes de Jaurès, dont il rejette rapidement les idées pacifistes.

Intransigeant et d'une prose toujours engagée et polémique, il crée les "Cahiers de la Quinzaine" en 1900, où sont débattues les grandes questions de l'époque. En juin 1912, son fils, Pierre, tombe gravement malade. Péguy fait un vœu et va en pèlerinage à Chartres.

« Mon vieux, écrit-il à Lotte, j'ai senti que c'était grave... J'ai fait un pèlerinage à Chartres... J'ai fait 144 km en trois jours... On voit le clocher de Chartres à 17 km sur la plaine... Dès que je l'ai vu, ça a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds. Toutes mes impuretés sont tombées d'un seul coup, j'étais un autre homme. J'ai prié une heure dans la cathédrale le samedi soir; j'ai prié une heure le dimanche matin avant la grand-messe... J'ai prié comme je n'avais jamais prié, j'ai pu prier pour mes ennemis... Mon gosse est sauvé, je les ai donnés tous trois à Notre-Dame. Moi, je ne peux pas m'occuper de tout... Mes petits ne sont pas baptisés. A la Sainte Vierge de s'en occuper. »

Désormais sa foi est assurée, mais il n'a pas pleinement retrouvé le repos. Il n'était pas marié religieusement, sa femme et ses enfants n'étaient pas baptisés, et lui-même ne s'approchait pas des sacrements et n'allait pas à la messe.

À ses amis qui insistent pour le décider à faire un pas en avant, il confie: « Je prie sans cesse et, malgré cela, je suis horriblement malheureux. »

Sa femme entendait ne pas se faire baptiser et refusait de le suivre dans son évolution religieuse. Or, Péguy ne veut pas se sauver seul. « Il faut se sauver ensemble, il faut arriver ensemble chez le bon Dieu. Il faut se présenter ensemble, il ne faut pas arriver à trouver le Bon Dieu les uns sans les autres. Il faudra revenir tous ensemble dans la maison de Notre Père. »

Tout au long des rues de Paris, il récite des Ave Maria : « Derrière la flotte des Pater, je vois la deuxième flotte, l'innombrable flotte des Ave Maria... Et tous ces Ave Maria, et toutes ces prières de la Vierge, sont de blanches caravelles humblement couchées, sous les voiles, au ras de l'eau. »

La femme de Péguy acceptera le baptême, un an après la mort de son ami Lotte. Trois semaines avant, le 19 août 1914, Péguy assiste à la messe. La veille de sa mort, le 4 septembre, il dépose des fleurs au pied d'une statue de la Vierge, dans une petite chapelle de Montmélian. Le lendemain, frappé d'une balle au front, il donne sa vie pour la France.

Tiré de- La Médaille Miraculeuse, N°65

Fervent patriote, il est tué, dans les premières heures de la guerre, sur le front, à Villeroy, le 5 septembre 1914.

  • le 7 janvier 1894 : naissance de Saint Maximilien Kolbe, prêtre polonais, martyr dans les camps de concentrations.
  • le 7 janvier 1918 : loi instituant les chèques postaux en France.
  • le 7 janvier 1956: la pile atomique de Marcoule est mise en route, 1ère centrale nucléaire française.
  • le 7 janvier 1957 : le Général Massu et ses paras arrivent à Alger pour y maintenir l'ordre.

Le gouvernement de Guy Mollet, révolté par les attentats du Milk Bar et de la Cafétéria, confie au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800.000 habitants, dont une moitié de musulmans). C'est le début de la bataille d'Alger.

Assisté des colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier et Yves Godard, le général commande les 6.000 hommes de la dixième division parachutiste. Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en peu de temps.

Même si tous les moyens ne sont pas justifiables, les médias et la gauche vont couvrir d'opprobres les soldats français qui luttent pour restaurer la sécurité. Ces meutes aboyantes tairont le fait que le donneur d'ordres est le ministre de l'intérieur, un certain François Mitterrand. On ne les entendra pas non plus se scandaliser quand des dizaines de milliers de Français originaires du nord comme du sud de la Méditerranée seront massacrés, assassinés, réduits à l'état d'esclaves, après les accords d'Evian signés par ceux que les parachutistes combattaient dans Alger. Notre pays a une dette envers tous ses enfants dont la politique parisienne a fait des martyrs.

  • le 7 janvier 1965 : la France convertit 150 millions de dollars en or.

Qui a dit qu' « un Etat n'a pas d'amis, que des intérêts » ? Le général de Gaulle plagiant un Anglais. Pour une fois, l'amitié qui unit la France aux Etats-Unis ne s'est pas faite aux dépens de la première mais des seconds.

Posté le 7 janvier 2017 à 05h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

06 janvier 2017

C’est arrivé un 6 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 janvier : fête de l'Épiphanie ou Théophanie, Baptême du Christ dans le Jourdain.

<style="text-align: justify;">Épiphanie signifie « manifestation » en grec ; pour les chrétiens, c'est la fête qui honore Jésus-Christ comme enfant-Dieu. On commémore aussi l'adoration des Rois mages qui, selon la tradition biblique, sont venus à Bethléem guidés par une étoile. Au sens grec, ce sont des astrologues ou des magiciens orientaux. Ils apportent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Gaspar, Melchior et Balthazar sont les noms qu'on leur a donnés au Xe siècle. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui a déjà cours au XIVème siècle. La galette est alors partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présente.

  • le 6 janvier 754 : au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, le Roi Pépin le Bref reçoit le pape Étienne II, premier geste d'une alliance millénaire.

Fuyant la menace que les Lombards font peser sur Rome, le Pape Etienne II décide de se rendre en Gaule, Royaume franc, dirigé par Pépin III dit Le Bref.

  • le 6 janvier 859 : reconstruction de l'église de l'abbaye de st Germain d'Auxerre.

<style="text-align: justify;">L'Église de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, reconstruite par l'abbé Hugues, cousin du Roi de France Charles le Chauve, après le pillage de l'abbaye par les Vikings, est consacrée en présence du Roi.

  • le 6 janvier 1286 : sacre à Reims de Philippe IV le Bel, Roi de France.

Le nouveau Roi de France reçoit l'onction du sacre à Reims à 18 ans. Il règne pendant 29 ans. Suite à son mariage avec Jeanne de Navarre en 1305, il devient Roi de France et de Navarre. Il meurt le 29 novembre 1314 (voir la chronique du jour).

« Le peuple élit le souverain, mais l'autorité vient de Dieu. »

(Fénélon dans Essai philosophique sur le gouvernement civil Chap VI)

Renée Casin cite encore dans Les Catholiques et la révolution française, Claude Joly, avocat parisien du XIII :

« Le pouvoir vient de Dieu, mais il est transmis au Roi par l'intermédiaire du peuple. » tiré de Recueil des maximes véritables et importantes pour l'institution du Roi).

Et elle continue en écrivant :

« Il faut y voir ici la plus authentique expression de la doctrine catholique du DROIT DIVIN si mal expliquée, si mal comprise, et qui ne désigne pas le Roi, personnellement affranchi de tout contrôle humain, mais le pouvoir de gouverner. » […] Ainsi par sa foi catholique, par ses Rois, par le consentement unanime de ses peuples, l'ancienne France offrait-elle à l'observateur impartial des lois fondamentales, qui nous semblent, non pas archaïques, mais logiques, naturelles et justes en leurs principes :

  • 1. Tout pouvoir vient de Dieu.
  • 2. Le Roi, dépositaire de ce pouvoir par le choix du peuple, assure la continuité de la nation et, par lui, le pouvoir échappe aux factions et aux intrigues. Son Sacre lui confère un caractère religieux qui le « marie » à la nation.
  • 3. La France, Fille aînée de l'Eglise depuis Clovis, a des devoirs envers les autres nations.
  • 4. Les libertés publiques sont garanties par le souverain. »*

(*) René Casin dans Les Catholiques et la révolution française ; Editions Résiac, page 23.

Et ce pouvoir était tempéré ; ainsi l'expression «  car tel est notre bon plaisir » n'a rien d'un pouvoir absolu ou du caprice du prince comme on le voit encore avec nos présidents qui se croient au-dessus des lois ; mais signifie « tel est l'avis de notre conseil » (vraie traduction de « tale est placitum nostrum »). Mais nous verrons cela une autre fois.

  • le 6 janvier 1317 : sacre de Philippe V, à Reims.

Philippe V de Poitiers est couronné Roi de France. A sa mort, Louis X laissait pour seule héritière une fillette, de huit ans, Jeanne. Philippe frère du défunt, monte sur le trône en appliquant de la loi salique de primogéniture mâle.

 Sacre de Philippe V le Long, Roi de France; tiré des Grandes Chroniques de France (BNF)

Rappelons l'importance du sacre du Roi en France.

Ce dernier reçoit son pouvoir de Dieu ; et à la différence de beaucoup de gouvernants aujourd'hui, les Rois de France le savaient et le reconnaissaient. La cérémonie du sacre est le moment clé, où le Dauphin, personne princière, devient personne royale, le Roi de France. Sainte Jeanne d'Arc l'a souligné à de nombreuses reprises. Le Roi y reçoit les grâces de son nouvel état. C'est pourquoi le marquis de la Franquerie, dans son livre la mission divine de la France, (pages 68 à 69) affirme à travers le récit de l'onction royale reçue par Saul, puis par David, jeune enfant du temps de la pleine puissance de Saul, lequel venait de rompre le pacte l'unissant à Dieu :

« Il n'est pas nécessaire que le Roi soit un homme de génie puisque Dieu supplée aux qualités qui lui manquent par la vertu du sacre. Aussi Saul est-il vainqueur en toutes circonstances, réalisant cette grande prophétie d'Isaïe vraie pour tous les temps : le Joug tombera en pourriture en présence du sacre » (X.17).

« Le sacre de nos Rois est la cérémonie la plus solennelle que la religion a établie pour rendre nos Monarques respectables », dit Alletz dans son Cérémonial du Sacre.

L'éminent Bénédictin Dom Besse, expose la signification du sacre dans une page magistrale qu'il est impossible de ne pas reproduire : <style="text-align: justify;">« Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus-Christ lui conférait dans la basilique de Reims l'investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons dans la langue chrétienne, les grâces d'état. UN CARACTERE SACRÉ S'IMPRIMAIT SUR TOUTE SA PERSONNE, IL EN FAISAIT UN ÊTRE A PART, UN CONSACRÉ. Le Peuple Chrétien le prenait pour L'ÉLU DE DIEU, L'OINT DU SEIGNEUR; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. IL RÉGNAIT AU NOM DU TOUT-PUISSANT, EN VERTU D'UNE DÉLÉGATION OFFICIELLE.

l y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s'adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d'un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L'EGLISE EN CONSACRANT CETTE UNION LUI DONNAIT UN NOUVEAU DROIT AU RESPECT PUBLIC ; CEUX QUI AURAIENT TENTÉ DE LE ROMPRE SE SERAIENT RENDUS COUPABLES D'UN SACRILEGE. LE SACRE FAISAIT DU PRINCE UN HOMME ECCLESIASTIQUE, SA SOUVERAINTETE APPARAISSAIT COMME UNE FONCTION SAINTE (*). (*) Dom Besse: "Eglise et Monarchie", ch. VIII, p. 240 et 255. Et le marquis de continuer : «On ne peut passer sous silence ce que dit du sacre de nos Rois l'un des Théologiens les plus estimés, Monseigneur Delassus : L'onction sainte donnait la personne du Roi à la France, de telle sorte que le Roi appartenait plus au pays qu'il ne s'appartenait à lui-même. Après les Etats de l'Eglise, c'est en France que la royauté était la plus dégagée des liens terrestres, la plus spiritualisée, peut-on dire, le Roi était plus véritablement le père de son peuple que de ses propres enfants. Il devrait sacrifier ceci à celui-là ; et il savait le faire, comme les tables de marbre de Versailles en font foi. Ou plutôt ses enfants n'étaient plus à lui, c'était les « fils de France ». L'onction sainte donnait au Roi un certain caractère de sainteté non point de cette sainteté […] dont Saint Thomas d'Aquin affirme que le miracle de la sainte ampoule, au Baptême de Clovis, en est la preuve.» «Le sacre de ses Rois a longtemps été un privilège réservé à la France. Aucun empereur romain, ni Constantin, ni Théodose n'avaient demandé à l'Eglise de consécration religieuse. Quand le moment vint où la Providence voulut avoir en France des Rois protecteurs du Saint-Siège et propagateurs de la Foi catholique, Saint Rémy, comme un nouveau Samuel, donna l'onction sainte au fondateur de la monarchie française.»

  • le 6 janvier 1352 : création de l'ordre de l'Etoile.

Certains auteurs considèrent que cet ordre est inspiré de l'ordre de Notre-Dame de l'Étoile créé par Robert Le Pieux, connu pour sa dévotion à la Vierge, en août 1022. Composé de trente chevaliers qui portent une étoile en broderie recamée d'or à cinq branches, cet ordre militaire a pour but premier d'encourager les Lettres mais il décline pendant la guerre de Cent Ans, et disparait sous Philippe de Valois pour être recréé par Jean le Bon. <style="text-align: justify;">Le Roi de France Jean II le Bon, le crée pour s'attirer une nouvelle fidélité auprès des chevaliers français, et afin de les discipliner, pour éviter de renouveler le désastre de Crécy. Pour y être admis, seuls les mérites personnels sur le champ de bataille comptent ; la valeur lors des tournois n'est pas prise en compte. Une solde est versée aux chevaliers membres. La célébration de l'instauration de l'ordre de l'Etoile se déroule à Saint-Ouen.

Jean II instituant l'ordre de l'Étoile, enluminure d'un manuscrit des Grandes chroniques de France, XIVe s. (BNF)

  • le 6 janvier 1378 : un banquet donné au palais de la Cité à Paris réunit trois Rois: Charles V de France, Charles IV, empereur germanique et son fils, Venceslas IV, roi de Bohême.
  • le 6 janvier 1412 : naissance de Jeanne d'Arc.

Le XIVème est marqué par la chute des capétiens directs, après les infidélités de Philippe le Bel. Celui-ci et ses fils meurent sans descendance. La couronne passe aux Valois. Suite à cette crise de la monarchie débute la guerre de 100 ans. Les Anglais envahissent la France. En 1346, à Crécy, 30000 anglais battent 100000 français. Après le règne plus réparateur de Charles V vient celui, interminable, de Charles VI, qui finit fou. La France est livrée à l'Angleterre par le traité de Troyes. Humainement, c'en est fait de la France, mais Dieu veille et Jeanne d'Arc, est la réponse divine ; car il y a « grande pitié au Royaume de France ». Née le 6 janvier 1412, à Domrémy, de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, Jeanne est d'une famille de 5 enfants. Elevée chrétiennement elle se montre humble, modeste, soumise, travailleuse. Dès l'âge de 13 ans elle entend les voix de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine alors qu'elle garde ses troupeaux. La France est alors pour partie aux mains des Anglais, alliés des Bourguignons ; le Dauphin de France, futur Charles VII, n'est plus que le «roi de Bourges», doutant de sa légitimité. <style="text-align: justify;">En mai 1428, les voix de Jeanne lui commandent d'aller trouver le Dauphin, de le faire sacrer à Reims et de l'aider à libérer le royaume de France de l'occupation anglaise. Dès lors l'extraordinaire se produit. Son oncle la conduit chez le sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs. Elle se rend à Chinon, où se trouve le Dauphin et le rencontre. Il lui confie sa modeste armée. Le 28 mars elle est examinée par des théologiens à Poitiers qui ne trouvent rien à dire sur son orthodoxie. Elle quitte Blois et délivre Orléans le 8 mai, puis Tours, Loches, Beaugency, Patay. Elle arrive à Auxerre le 1er juillet et entre à Troyes le 10. La route de Reims est désormais libre et elle obtient du Dauphin qu'il s'y fasse couronner le 17 juillet 1429 sous le nom de Charles VII. La France retrouve alors son Roi. Mais la guerre continue. Le 22 juillet elle prend Soissons, puis Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, Provins. Le 29 décembre, elle est anoblie par Charles VII pour les services rendus au royaume. Après l'épopée vient le calvaire : le 23 mai 1430, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne, qui la livrent le 14 juillet, contre une rançon de 10.000 francs or, à l'évêque de Beauvais, Cauchon, lequel la réclame au nom du roi d'Angleterre, car elle a été prise sur son diocèse. Elle est emmenée à Rouen où Cauchon et une quarantaine de clercs acquis à la cause de l'Angleterre la condamnent comme : « menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique» au terme d'un procès «le plus infâme qui ait épouvanté les hommes depuis le procès ineffable de Notre Seigneur Jésus-Christ». (Léon Bloy) Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 24 mai 1431 en pressant un crucifix sur son cœur. Les Anglais dispersent son cœur et ses cendres dans la Seine. A la demande de sa famille, son procès est révisé 25 ans plus tard; en 1456, Jeanne est réhabilitée. En 1874 s'ouvre son procès de canonisation. Elle est béatifiée en 1909 par saint Pie X, canonisée en 1920 par Benoît XV et proclamée patronne secondaire de la France.

Extrait du tome 1 du livre des Bannières p. 328

  • le 6 janvier 1579 : Union d'Arras, embryon de la future Belgique.

Le 6 janvier 1579 est signée l'Union d'Arras qui lie à l'Espagne les provinces du comté d'Artois, du Cambrésis, de Hainaut et Douai. Les wallons catholiques y sont poussés par les actes violents de leurs anciens alliés calvinistes commis contre les églises et les prêtres. Les Dix-Sept provinces unies néerlandaises sont donc divisées, puisque l'union d'Arras englobe les dix provinces du sud, catholiques. En réaction, les provinces calvinistes promulguent l'Union d'Utrecht, deux ans plus tard.

  • le 6 janvier 1649 : la Fronde force la Cour de France à déménager dans la nuit au château de Saint-Germain-en-Laye.

Les Parisiens apprennent que la Cour a quitté Paris pendant la nuit pour s'installer à St-Germain. Le même jour, l'armée royale, commandée par Condé, investit la ville.

  • le 6 janvier 1689 : une convention proclame la déposition du roi Jacques II d'Angleterre, aussi appelé Jacques VII d'Écosse et offre la couronne des deux royaumes, conjointement à son gendre Guillaume III d'Orange et à sa fille Marie II.
  • le 6 janvier 1786 : décès de Pierre Poivre.

Pierre Poivre est un administrateur colonial français et un agronome réputé, né à Lyon en 1719. Aventurier, il voyage sur les océans, notamment en Asie où il découvre les épices qu'il importe en France : les noix de muscade, les clous de girofle, etc. Il décède le 6 janvier 1786, laissant à la postérité son patronyme pour l'épice la plus utilisée en cuisine, le poivre.

  • le 6 janvier 1794 : le chef vendéen Maurice d'Elbée, fait prisonnier à Noirmoutier, est exécuté par les troupes révolutionnaires.

Maurice Joseph Louis Gigost D'Elbée est né le 21 Mars 1752 à Dresde, en Saxe où vit son père, militaire français et conseiller privé d'Auguste III, Roi de Pologne. Chez les d'Elbée l'art militaire se transmet de père en fils. Aussi, Maurice décide donc, vers 16 ans, de s'engager au sein de l'armée de Saxe. Pendant 9 ans, Maurice y apprend le métier des armes. A 25 ans, il retourne en France et poursuit sa carrière militaire dans la cavalerie. Un instant tenté par les idées révolutionnaires, la Constitution Civile du Clergé de 1792, lui ouvre les yeux sur les origines diaboliques de la révolution. D'Elbée prend rapidement conscience de la haine, de la soif de sang qui anime les révolutionnaires, et rejoint les frères du Roi, à Coblence. D'Elbée, réclamé par sa femme, rentre en Avril 1792 à Beaupréau, dans son domaine de la Loge Vaugirard. Son premier fils Maurice, Louis Joseph Maurice d'Elbée, y nait la veille de l'arrivée en Vendée de la conscription. Les paysans de Beaupréau se soulèvent à leur tour et réclament à leur tête Maurice d'Elbée. Celui-ci hésite longuement… Cependant, sous leur pression, il cède et rejoint l'armée du Pin en Mauge menée par un certain roturier nommé Cathelineau, puis l'armée de Maulévrier menée par Stofflet.

D'Elbée sert pendant tout ce temps sous les ordres de Cathelineau. A Chemillé, bastion républicain, après des combats de plus de 10 heures les Blancs l'emportent et font énormément de prisonniers républicains. Les paysans, après tous les massacres de populations sans défense faits par les Bleus, veulent se venger en massacrant les prisonniers : d'Elbée s'interpose, et leur demande, avant de réciter un Pater : au moment du :

« …Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés … », il se lève, et leur donne l'ordre, d'une voix de stentor de mettre en pratique le Notre Père ; ne pas massacrer d'ennemis et leur pardonner les atrocités qu'ils ont commises. » La guerre se poursuit. Cholet tombe, Bressuire et Thouars également. Le 16 Mai, les vendéens se regroupent à Fontenay, une des places fortes des bleus. Malheureusement, la tactique de guérilla des vendéens ne peut pas fonctionner à Fontenay, où rien ne peut les cacher. Voulant battre les bleus en bataille rangée, les vendéens subissent une amère défaite, et ils abandonnent canons et armes…

Fin mai, la grande Armée se reforme sous l'impulsion des généraux, qui croient encore à la victoire. La Ville de Fontenay tombe et entend chants royalistes, cantiques et prières venus de paysans qui luttent pour leur Dieu leur Roi et pour leur foyer.

Les généraux vendéens élisent Cathelineau au titre de généralissime de l'Armée Catholique et Royale. Les victoires royalistes continuent à s'enchaîner. Angers tombe mais le 23 juin 1793, l'Armée Catholique et Royale échoue face à Nantes. Cathelineau, entré dans la ville par la porte de Rennes, tombe mortellement blessé, sur la place Viarne. Les vendéens, découragés, se retirent de la bataille et sont battus.

D'Elbée est élu généralissime le 19 Juillet 1793, moins d'une semaine après la mort de Cathelineau. D'Elbée remporte la victoire de Chantonnay, le 4 septembre. Quelques jours après, le 19 Septembre, a lieu le massacre de Torfou, la Grande Armée affronte Kléber. Il n'y aura pas de prisonniers des deux côtés, c'est un massacre…

En octobre, a lieu la bataille de Cholet et la grande fuite vers la Loire. Les généraux vendéens vont montrer leur courage lors de cette bataille : Bonchamps est mortellement blessé, d'Elbée l'est à 14 reprises. Kléber écrira sur cette bataille :

« Les rebelles combattaient comme des tigres et nos soldats comme des lions».

D'Elbée est évacué à Noirmoutier. Le 3 novembre 1793, 7 000 bleus avancent vers l'île, qui se rend en faisant promettre à Haxo de laisser la vie sauve aux vendéens. La promesse ne sera pas tenue : 1 200 paysans seront massacrés par les bleus… D'Elbée, trop blessé, ne peut se lever de son fauteuil. Qu'importe ! Les Bleus le fusillent dans son fauteuil le 6 Janvier 1794 après un simulacre de procès… Son corps sera jeté dans les douves, et ne sera jamais retrouvé…

Dans l'île de Noirmoutier, est encore visible, dans le musée, un vieux fauteuil Louis XV taché de marques noires, du sang vieilli, et percé de balles. C'est celui dans lequel est exécuté le malheureux d'Elbée. Sa femme est fusillée vingt jours après son mari.

Turreau a écrit sur Maurice d'Elbée : «

« A un physique agréable et distingué, d'Elbée joignait les talents nécessaires à un chef de parti. Militaire consommé, il avait formé les vendéens à la manière de combattre la plus convenable à la localité et au génie de ce peuple.» […] « Ce chef de parti avait toutes les qualités pour jouer un grand rôle. D'Elbée a donné la preuve de ses talents dans l'exécution des plans. Ses lieutenants ont été battus à chaque fois qu'ils se sont écartés de ses principes »

<style="text-align: center;">Exécution du général D'Elbée, Musée de Noirmoutier, par Le Blant

  • le 6 janvier 1814 : naissance de Saint Auguste Chapdelaine, prêtre-missionnaire.

Le Père Auguste Chapdelaine est un prêtre-missionnaire catholique, né à La Rochelle-Normande dans la Manche et mort martyr en Chine, dans la province du Kouang-si (Guangxi), le 29 février 1856. Béatifié en 1900 par le pape Léon XIII il est canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, en même temps que 120 autres chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

Il se rend en Chine en 1852 sous l'égide des Missions étrangères de Paris. Il se fixe d'abord à Hong Kong, où il reste deux ans, puis il part pour la province du Kouang-si (Guangxi). Il célèbre sa première messe le 8 décembre 1854. Accusé de propager une religion perverse, il est arrêté dans la nuit du 24 au 25 février 1856. Il est jugé, battu et condamné à mort. On l'emprisonne dans une cage de fer accrochée au portail du tribunal. Il subit le supplice du lingchi. Il est déjà mort, quand on le décapite à la hache. Auguste Chapdelaine est fêté le 29 février.

  • le 6 janvier 1922 : conférence interalliée, qui accorde à l'Allemagne des délais de paiement.

Cette conférence, qui a lieu à Cannes, est faite à l'initiative conjointe de Llyod George et d'Aristide Briand.

  • le 6 janvier 1941 : le gouvernement de Vichy promulgue une loi rétablissant l'instruction religieuse, en option, dans les écoles publiques.
  • le 6 janvier 1959 : publication d'une ordonnance rendant l'école obligatoire jusqu'à seize ans.

Les enfants doivent désormais suivre une scolarité jusqu'à l'âge de 16 ans. Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l'instruction est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans. En 1936, la limite d'âge a été portée à 14 ans.

  • le 6 janvier 1961 : l'OAS déclenche une vague d'attentats à la bombe dans Paris.

En France, au référendum sur l'autodétermination de l'Algérie, le « oui » l'emporte.

  • le 6 janvier 2001 : fin de l'année Sainte.

Jean-Paul II ferme la porte sainte de la basilique Saint-Pierre qu'il avait ouverte la nuit de Noël 1999, marquant ainsi la fin du jubilé de l'an 2000 organisé pour célébrer le deux millième anniversaire de la naissance de Jésus.

Ouverture de la porte, la nuit de Noël 1999

Posté le 6 janvier 2017 à 05h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

05 janvier 2017

10 janvier : lecture du mémoire de Madame Royale

Capture d’écran 2017-01-04 à 18.17.36

Posté le 5 janvier 2017 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 5 janvier 269 : élection du pape saint Félix 1er.

Il réaffirme la double nature du Christ : divine et humaine. Il meurt martyr le 30 décembre 274.

  • le 5 janvier 1307 : émeute à Paris.

Une émeute éclate à Paris en raison du rétablissement de la monnaie forte par Philippe IV le Bel, les propriétaires parisiens entendant se faire payer des loyers exigibles d'avance en monnaie forte, alors que les salaires sont encore versés en monnaie faible, ce qui aboutit à un triplement des charges pesant sur les locataires.

  • le 5 janvier 1355 : traité de Paris entre la France et la Savoie.

Le traité de Paris signé entre le Roi de France Jean II le Bon et le comte de Savoie Amédée VI, le Comte vert, établit la limite entre la Savoie et le Dauphiné. Ce traité met fin au conflit entre le comte de Savoie, le Roi de France et son fils Charles, Dauphin de France.

En 1349, Philippe VI achète le Dauphiné lors du traité de Romans. Son petit-fils Charles prend alors le titre de Dauphin. Le comte Amédée VI de Savoie, a lui aussi des prétentions sur ces terres voisines. Ces prétentions sont à l'origine de nombreux conflits entre les deux maisons, Savoie et Dauphiné. Amédée VI attaque en 1353 et vainc les Dauphinois près des Abrets en 1354. Le Roi de France, en ce début de guerre de Cent Ans, préfère signer un traité avec la Maison de Savoie et s'occuper de la menace anglaise. Le comte de Savoie obtient la seigneurie du Faucigny et le Beaufortain, terre appartenant aux Faucigny depuis le XIIIe siècle. Cela lui permet de relier le comté de Savoie au Chablais ; le pays de Valbonne ; il abandonne ses prétentions sur les enclaves au Nord de Vienne (Viennois) en terres Dauphinoises et rectifie sa frontière, notamment en Grande Chartreuse et fixe définitivement au Rhône et au Guiers les limites entre le Dauphiné et le Comté de Savoie.

À la suite de ce traité, Amédée VI épouse une descendante de Saint Louis, Bonne de Bourbon. La Savoie redevient ainsi l'alliée du Roi de France et participe aux combats en Flandre contre l'Angleterre.

  • le 5 janvier 1477 : Charles le Téméraire, duc de Bourgogne est vaincu et tué devant Nancy par René II, duc de Lorraine.

Cette bataille marque l'effondrement de l'état bourguignon, et le rattachement d'une grande partie de la France à la couronne.

  • le 5 janvier 1589 : décès de Catherine de Médicis, reine de France, puis régente de France.

Par son mariage avec Henri II, elle devient reine de France de 1547 à 1559. Mère de François II, Charles IX, et d'Henri III, elle gouverne la France en tant que reine-mère et est régente de France de 1560 à 1564, à la mort de son fils François II, en attendant la majorité de Charles IX, âgé de 10 ans. Doté d'un sens politique certain, Catherine de Médicis est à l'origine de la signature de nombreux traités de paix ; son rôle favorisant tour à tour les catholiques et les protestants n'est pas sans conséquence sur les nombreuses guerres de religion qui ensanglantent la France. De même, son rôle dans le massacre de la Saint-Barthélemy contribue à en faire une figure controversée.

  • le 5 janvier 1675 : bataille de Turckheim.

Cette bataille, qui a lieu en Alsace, est gagnée par le maréchal de Turenne contre les impériaux ; elle permet à la France d'annexer de nouveaux territoires.

Turenne surprend l'armée austro-brandebourgeoise de Frédéric Guillaume en mettant à profit la trêve hivernale pour attaquer. La stratégie fonctionne très bien et la France remporte facilement la bataille de Turckheim.

La Bataille de Turckheim. Lithographie d'Emile Lemaitre. Siècle XIX.

  • le 5 janvier 1701 : décès de Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux, ministre de la Guerre de Louis XIV.

Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux, meurt le 5 janvier 1701 à Paris. Fils du marquis de Louvois, il devient secrétaire d'Etat de la guerre en survivance en 1681 puis secrétaire d'Etat en titre le 16 juillet 1691. Louis XIV sera déçu par sa conduite, puisque le marquis était réputé pour faire passer son plaisir avant son travail.

  • le 5 janvier 1757 : tentative d'assassinat de Louis XV.

Alors que Louis XV quitte Versailles pour se rendre au Trianon, au moment de monter en carrosse, il est blessé à l'épaule d'un coup de couteau par Robert-François Damiens. Le meurtrier ne donne aucune explication de son acte malgré la torture. Condamné à la mort par écartèlement, il est supplicié en place de Grève durant toute la journée du 28 mars.

  • Le 5 janvier 1759 : naissance de Jacques de Cathelineau.
  • le 5 janvier 1776 : un édit supprime la corvée royale, pour encourager la production agricole, et la remplace par un impôt foncier.
  • le 5 janvier 1852 : la durée des concessions d'exploitation des compagnies de chemin de fer est fixée à 99 ans.
  • le 5 janvier 1871 : les Prussiens, avec des pièces de gros calibre, bombardent Paris : 395 et 200 immeubles détruits.
  • le 5 janvier 1875 : l'Opéra Garnier est inauguré en grande pompe à Paris.

Le Palais-Garnier est inauguré à Paris, en présence du président Mac Mahon; il compte 2156 places, c'est alors la plus grande scène du monde. Il a été construit par Charles Garnier après avoir remporté le concours organisé par Napoléon III en 1860. Son exubérance décorative baroque avec sa façade ornée de sculpture est un souhait de Napoléon III. A l'intérieur, c'est surtout le grand escalier d'honneur et ses trente colonnes monolithes en marbre qui font sensation. Le plafond de la salle de spectacle sera décoré en 1964 par Chagall.

  • le 5 janvier 1895 : le capitaine Dreyfus est publiquement dégradé dans la cour de l'École militaire de Paris.

Alors qu'il vient d'être condamné au bagne à perpétuité, Alfred Dreyfus est humilié publiquement. Il est dégradé dans la grande cour de l'école militaire. Alfred Dreyfus continue de clamer son innocence malgré sa condamnation.

 L'affaire Dreyfus a pour origine une erreur judiciaire sur fond d'espionnage, dont la victime est le capitaine Alfred Dreyfus, juif et alsacien d'origine, et qui pendant douze ans, de 1894 à 1906, bouleverse la société française. Peu de gens savent que cette manipulation politico-médiatique, magistralement orchestrée par les loges maçonniques, avait choisi comme victime, un officier français, juif d'origine mais surtout monarchistes légitimiste !

  • le 5 janvier 1945 : Royan est aux 3/4 rasée par un bombardement massif de la RAF.
  • le 5 janvier 1964 : le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras de Constantinople se rencontrent sur le Mont des Oliviers.

C'est la première entrevue entre le chef de l'Église catholique et un patriarche de l'Église orthodoxe depuis cinq siècles.

  • le 5 janvier 2000 : Peggy Bouchet achève sa traversée l'Atlantique à la rame en solitaire.

La Française Peggy Bouchet, 26 ans, Savoyarde d'origine, réussit la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire en moins de 49 jours, devenant ainsi la première femme au monde à traverser en solitaire l'Atlantique à la rame. Partie le 18 novembre du Cap-Vert, elle a parcouru plus de 4 000 kilomètres et donné 800 000 coups d'aviron

Posté le 5 janvier 2017 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

04 janvier 2017

Ainsi, Dieu choisit la France : Entretien de Camille Pascal avec Le Salon Beige (suite)

Voici la suite de notre entretien avec Camille Pascal, sur son ouvrage, Ainsi, Dieu choisit la France. La première partie est accessible ici.

3) Votre livre présente une succession d'événements qui tiennent à la fois à l'histoire de France et à l'histoire de l'Eglise. Est-ce à dire que toute l'histoire de France est une sorte d'histoire sainte où la Providence se devine à chaque étape ?

PC’est en tous cas ainsi qu’elle a été vécue pendant près de quinze siècles ! C’est ce qui permet de comprendre, comme je le raconte au fur et à mesure des différents chapitres de mon livre, que Saint-Louis ait mobilisé plus d’une année de revenus du Royaume pour racheter la couronne d’épine et pouvoir « ramener le Christ en France », que Charles VII ait remis la couronne de Saint-Louis entre les mains de Jeanne d’Arc pour renouveler l’Alliance de son Peuple avec Dieu à un moment où la France semblait perdue, que Louis XIII ait voué la France à la Vierge et que des centaines de milliers d’hommes soient montés au front en 14-18 en récitant le Notre Père ou le Je vous salue Marie

Mais attention, mon livre n’est pas un livre de catéchèse. A aucun moment je ne dis, je n’écris ou je ne laisse entendre que la Providence agit à travers les personnages de mes récits. Je ne suis pas le pseudo Marquis de la Franquerie,[1] ! Je ne fais pas acte de Foi mais d’Historien. J’ai simplement voulu montrer qu’à tous les « grands moments » de l’Histoire de France, les principaux acteurs politiques, qu’ils fussent laïcs ou religieux, étaient pénétrés de cette conviction que la France était un instrument aux mains de la Providence.

En cela j’affirme que la France est bien d’abord et avant tout une création de l’Eglise Catholique et que c’est à mon sens, ce qui explique tout à la fois son antériorité historique par rapport à la construction des autres nations européennes et sa miraculeuse longévité…

4) Autant il est habituel de voir dans l'histoire de l'Ancien Régime ces relations entre Dieu et la France, autant il est plus rare de lire ces relations après la Révolution qui a explicitement souhaité couper ces relations. Pourtant, deux de vos chapitres concernent la France contemporaine, en évoquant le concordat et la loi de 1905. Comment expliquez-vous cet apparent paradoxe?

Le génie politique de Bonaparte Premier Consul fut de comprendre qu’il ne relèverait pas la France et qu’il ne parviendrait pas à la doter du nouveau cadre institutionnel qu’il imaginait pour elle sans la réconcilier avec l’Eglise catholique. Il avait parfaitement compris, lui l’artilleur rationaliste, qu’elles étaient indissolublement liées l’une à l’autre, par l’Histoire.

Quant à Pie VII, il eut le génie de comprendre, avant tout autre, que l’Ancien Régime, lui, ne ressusciterait pas et que l’Eglise Catholique devait lui survivre en France. Les Papes du Haut Moyen Age avaient sacrifié sans états d’âme les Mérovingiens finissants à l’ambition royale, puis impériale, des Carolingiens, Pie VI sacrifia donc sans un regret les Bourbons aux intérêts de la Religion. C’est ainsi que le culte catholique fut rétabli en France et protégé par un Concordat négocié pied à pied.

Quant à la Loi de 1905, je lui consacre mon dernier chapitre car je voulais que mon livre couvre, à grands traits bien sûr, une période allant du baptême au… divorce. Divorce « juridique » mais pas historique car il ne faut pas oublier que quinze ans à peine après cette loi de séparation, l’Assemblée Nationale d’une République toute laïque votait à l’unanimité la fête de « Sainte Jeanne d’Arc et du patriotisme… ». Fête qui a toujours une place parfaitement officielle dans le calendrier républicain.

Si ce n’est pas paradoxal…

5) A force de rechercher l'objectivité, les historiens, trop souvent, oublient que notre histoire est riche et glorieuse, quand ils ne tombent pas dans les travers de l'idéologie de la repentance. Vous chantez, au contraire, le "roman national". Ne craignez-vous pas que l'on en déduise que vous n'avez pas fait œuvre d'historien ?

DL’Ecole Historique Française a été l’une des plus inventives et l’une des plus prestigieuses au monde. Au-delà des grands auteurs romantiques du XIXème siècle, l’Ecole dite « des Annales » a ouvert des champs entiers à l’investigation historique en utilisant la sociologie, l’anthropologie, l’ethnologie et même la statistique « mathématique » pour « faire » de l’Histoire.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, les historiens français se réclament de cette Ecole non plus pour faire de l’Histoire mais pour la défaire… C’est ainsi que l’Histoire des « structures » qui avait un sens il y a quarante ans est devenue une Histoire déstructurée qui ne raconte plus rien et surtout pas notre propre Histoire !

Les choses en sont d’ailleurs arrivées à un tel point que l’édition historique et l’enseignement de l’Histoire traversent une crise sans précédent. Plus personne ne lit des auteurs « universitaires » devenus ennuyeux comme les pierres et les programmes d’Histoire ont organisé en moins de vingt ans la déculturation générale !

L’Histoire est un récit. L’oublier, c’est la trahir. J’ai donc décidé de faire une œuvre très écrite. Un livre qui utilise les ressorts de la « littérature » pour permettre au lecteur de comprendre le  monde que nous avons perdu. Si les lecteurs prennent plaisir à me lire et à découvrir une Histoire occultée pendant des décennies, alors j’aurai rempli la mission que je m’étais assignée et, pour être tout à fait franc, je me soucie assez peu du reste !

[1] De son véritable nom André Lesage et auteur de La Mission Divine de La France publiée pour la première fois en 1926.

Posté le 4 janvier 2017 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 4 janvier 1536 : début du séjour du roi d'Écosse Jacques V au château de Fontainebleau, où il demeure jusqu'au 27 décembre, avant son mariage avec la fille de François Ier, Madeleine.

  • le 4 janvier 1695 : décès de François-Henri de Montmorency-Luxembourg, général français.

Il combat à la bataille de Rocroi, en 1643, au siège de Thionville, à Fribourg, à Spire, Philisbourg, Mayence, en 1644. Il combat à la bataille d'Alerheim, en 1645, participe à la prise de Furnes et de Dunkerque en 1646; à la levée du siège de Lérida par les Français, le 17 juin 1647; à la prise d'Ypres et à la bataille de Lens en 1648. S'étant déclaré contre la cour, après la détention du prince de Condé, il sert alors dans l'armée espagnole, et est capturé à la bataille de Rethel, le 15 décembre 1650.

Il rentre en France à la paix de Pyrénées, le 7 novembre 1659.

En 1672, pendant la guerre de Hollande il est nommé gouverneur de Hollande. Il bat le prince d'Orange à Woerden, et en 1673 il protège la retraite d'Utrecht jusqu'à Maastricht avec seulement 20 000 hommes face à une armée de 70 000 hommes. Cet exploit le place au premier rang des généraux et est fait capitaine des gardes du Roi l'année suivante, puis en 1675, maréchal de France. En 1678 il écrase de nouveau le prince d'Orange à Saint-Denis, combat gagné au lendemain de la signature du traité de Nimègue le 10 août 1678.

Sa réputation est au plus haut et fait des jaloux. Eclate alors l'affaire des poisons ; Louvois prétexte les anciennes expériences d'alchimiste de Montmorency pour l'accuser d'assassinat et de pacte avec le diable; il est emprisonné à la Bastille en janvier 1680. Rapidement libéré, il est condamné à l'exil sur ses terres pendant un an.

Il ne retrouve grâce aux yeux de Louis XIV qu'en 1688, avec la guerre de la Ligue d'Augsbourg car le Roi et Louvois estiment qu'il est le seul à pouvoir faire face au prince d'Orange. Le Roi lui donne donc le commandement de l'armée de Flandre, avec laquelle, le 1er juillet 1690, il remporte une grande victoire sur le prince de Waldeck à la bataille de Fleurus.

L'année suivante, le 18 septembre 1691, il remporte la victoire de Leuze. Puis, il bat une nouvelle fois le prince d'Orange à la bataille de Steinkerque en 1692, et à la bataille de Neerwinden en 1693. Il est surnommé le tapissier de Notre-Dame en raison du grand nombre de drapeaux ennemis, qu'il prend sur les champs de bataille et que l'on suspend dans le cœur de la cathédrale. Il tombe malade et meurt le 4 janvier 1695 à l'âge de 66 ans.

  • le 4 janvier 1715 : John Law, financier écossais, nommé contrôleur général des Finances.

Le régent Philippe d'Orléans, attiré par les perspectives d'argent facile a ouvert les bras à Law, lui permet de créer la Banque Royale et le nomme, ce jour, surintendant des Finances. Il va mener la France à la banqueroute. (Cf. les chroniques du 24 mars, du 24 septembre et du 4 novembre).

  • le 4 janvier 1797 : victoire de Napoléon Bonaparte sur les Autrichiens dans la ville de Rivoli en Italie.

    Bonaparte à la bataille de Rivoli, tableau de Félix Philippoteaux, 1844.
  • le 4 janvier 1798 : réunification de la république de Mulhouse à la France.
  • le 4 janvier 1809 : naissance de Louis Braille.

Buste de Louis Braille à La Ressource, dans les Hauts de Sainte-Marie de La Réunion

>Louis Braille est le créateur du système Braille permettant aux aveugles de pouvoir lire. À l'âge de trois ans, alors qu'il joue avec une serpette servant à couper le cuir, il se blesse gravement à un œil. Au bout de quelques mois, Louis Braille perd complètement la vue par ophtalmie de sympathie. À dix ans, il est admis à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles de Paris, où Il passe 24 ans de sa vie, d'abord comme élève, puis comme professeur. C'est là qu'il met au point son alphabet, encore en vigueur aujourd'hui.

  • le 4 janvier 1813 : offre de paix des Alliés dissociant l'avenir de la France de celui de l'empereur.

Les coalisés, un moment désunis sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Napoléon, publient une déclaration où ils offrent la paix, sans mentionner les frontières naturelles de la France et surtout en dissociant le sort du pays de celui de l'empereur.

  • le 4 janvier 1883 : décès de Antoine Alfred Eugène Chanzy, général français.
  • le 4 janvier 1894 : alliance franco-russe est signée secrètement.
  • le 4 janvier 1930 : adoption de la loi Maginot en France.

Présentée en décembre 1929 par le ministre de la Guerre André Maginot, la loi décidant la construction d'une ligne de fortifications allant des bords de la Méditerranée jusqu'à la frontière belge, est votée. La construction commence le 14 janvier. Outre le non sens de ne pas aller jusqu'à la mer, c'est une entreprise allemande qui met en place une partie du système électrique. La ligne fortifiée s'étend sur les frontières orientales de la France, sauf sur le massif des Ardennes jugé par les autorités militaires infranchissable. Après avoir débloqué un crédit de 3,3 milliards de francs la "ligne Maginot" est achevée 5 ans plus tard.

  • le 4 janvier 1944 : offensive des Alliés au Mont-Cassin, en Italie.
  • le 4 janvier 1960 : mort d'Albert Camus à Villeblevin dans l'Yonne.

Né le 7 novembre 1913 à en Algérie, Albert Camus est un écrivain, journaliste, philosophe, romancier, essayiste et nouvelliste français. Résistant, défenseur de l'Algérie française, membre éphémère du PCF, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Mais aujourd'hui, la gauche bien pensante le voue aux gémonies pour ce qu'il écrivit sur l Algérie française préférant sa mère à la Loi, ou sur le Roi martyr Louis XVI, parlant d une révolte métaphysique contre Dieu.

Homme était juste dans ses actes, étranger au microcosme du quartier latin et qui fuyait les honneurs comme la Peste, pour ne pas être, comme Sisyphe, victime d une chute éternelle, ce grand français mérite respects et honneurs.

  • le 4 janvier 1999 : pour la première fois, à la Bourse de Paris, les cotations sont affichées en euros.
  • le 4 janvier 2000 : la Commission européenne saisit la Cour de justice européenne contre la France après le refus de Paris de lever l'embargo sur les exportations de viande bovine britannique.
  • le 4 janvier 2001 : le ministère de la Défense annonce que quatre soldats français ayant servi dans les Balkans sont en cours de traitement pour leucémie dans des hôpitaux militaires. En cause, l'utilisation par les forces américaines de munitions à uranium appauvri durant les conflits en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.

Posté le 4 janvier 2017 à 05h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

03 janvier 2017

Ainsi, Dieu choisit la France : Entretien de Camille Pascal avec Le Salon Beige

Suite à la parution de son ouvrage, Ainsi, Dieu choisit la France, votre blog a interrogé Camille Pascal. Cet entretien sera publié en deux parties. Voici la première, la seconde suivra demain.

1) Il n'est plus très habituel de parler de la vocation des nations. Cela a-t-il encore un sens de dire que Dieu a choisi la France?

DAujourd’hui, dans un monde totalement sécularisé et dans une société strictement matérialiste, je ne sais pas si cela a un sens. En revanche, ce dont je suis certain, c’est que pendant des siècles cette « vocation » divine de la France était le seul véritable sens que nos ancêtres donnaient à l’Histoire de notre pays. L’Histoire de France n’était en réalité, à leurs yeux, qu’une sorte de « théodicée », une Histoire de Dieu agissant à travers la France et son peuple. C’est le sens du fameux « gesta dei per Francos », Dieu agit par les Francs, qui - faut-il le rappeler ? – accompagna et justifia la première croisade.

Avec le baptême de Clovis, la France, - ou pour être plus précis - le peuple Franc fut considéré par l’Eglise Catholique comme étant investi d’une mission divine et c’est le poids de cet incroyable sentiment de prédestination que j’ai découvert en commençant mes recherches et que j’ai voulu raconter dans mon livre.

Dès le Vème siècle, mais la chose s’affirme avec plus de force encore avec la dynastie carolingienne, l’Eglise assigne au Peuple Franc un statut très particulier. Celui du Nouveau Peuple élu de la Nouvelle Alliance. Dès lors, la France prend la dimension d’une Nouvelle Terre Promise, Paris devient la Nouvelle Jérusalem et les Rois Francs apparaissent comme les successeurs des Rois de l’Ancien Testament. C’est d’ailleurs ainsi qu’ils sont souvent représentés sur les tympans de nos cathédrales.

Cette Alliance de Dieu avec le Peuple Franc, nouveau Peuple Elu, est bien sûr scellée par la conversion de Clovis mais elle est renouvelée par le couronnement des premiers Rois carolingiens par les Papes eux mêmes, puis par le sacre de Reims.

Voilà la raison qui permet au Pape Grégoire IX de s’adresser au futur Saint-Louis en lui rappelant : «  Ainsi Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif le royaume de France est le royaume de Dieu. » On ne pouvait pas être plus clair et je ne pouvais pas choisir un autre titre pour mon livre que le début de cette phrase !

2) Parmi ceux qui ont parlé de la vocation de la France au cours des siècles, certains ont évoqué son rôle d'épée de la Chrétienté; d'autres ont insisté sur son rôle de propagandiste des Lumières. Comment présenteriez-vous cette vocation?

Au risque de choquer et de faire sursauter vos lecteurs d’indignation, ces deux visions de la France ne sont en rien contradictoires… Je m’explique ; les Lumières ne sont en réalité qu’une vaste entreprise de laïcisation du christianisme et des valeurs évangéliques. D’ailleurs, la philosophie des Lumières ne pouvait pas naître dans une autre civilisation qu’au cœur de l’Occident Chrétien qui reste, quoi que l’on en dise, le premier terreau de tous les humanismes. Cette tentative de substituer une vérité métaphysique à une vérité théologique explique évidemment la violence du discours des Lumières à l’encontre de l’Eglise Catholique et de là, les persécutions révolutionnaires car il s’agissait bien de remplacer l’un par l’autre.

Cette tentative de substitution a même partiellement réussi en France dont la « mission divine » célébrée tout au long du Moyen Age est devenue pour nos politiques contemporains, « la vocation universelle de la France. » De même que de « Nouvelle Terre Promise », la France est devenue la « Patrie des Droits de l’Homme » et que les Droits de l’Homme sont souvent présentés comme  « les Nouvelles Tables de la Loi »...

Cette mystique, certains parlent même de Religion, des Droits de l’Homme a donc bien eu pour objet de faire des Français une sorte de Nouveau Peuple Elu de la Raison agissante qui aurait reçu de la Philosophie des Lumières une véritable révélation laïque. C’est ce catéchisme laïc qu’un Vincent Peillon ou un Michel Onfray, par exemple, continuent de nous prêcher à satiété...

Cette concurrence mystique explique à mon sens la violence avec laquelle la laïcité s’est imposée en France et la violence avec laquelle elle est souvent défendue ou affirmée. Il y a bien là une sorte de guerre de religions…

A suivre

Posté le 3 janvier 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 3 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 3 janvier 236 : martyre du pape saint Antère, 19ème Pape.

Il a succédé le 21 novembre précédent à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l'empereur Maximin le Thrace, avait renoncé au trône de Saint Pierre. Il meurt martyr le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

  • le 3 ou 4 janvier 275 : élection du pape Saint Eutychien.

27ème pape, il succède à Saint Félix 1er. ; il meurt martyr le 7 décembre

  • le 3 janvier 512: mort de sainte Geneviève, patronne et protectrice de Paris.

La tradition retient cette date comme étant celle où la sainte sauve Paris des hordes d'Attila. C'est aussi à cette que l'Eglise célèbre cette sainte. Sainte Geneviève, patronne de Paris, nait à Nanterre, vers l'an 422. Sa vie peut se résumer dans cette parole de saint Paul :

"Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes."

Elle n'est âgée que de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversant le village de Nanterre, où elle habite, discerna, grâce à la lumière divine, cette modeste enfant au milieu de la foule :

"Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée. Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses." Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu : "Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation ; le Seigneur vous donnera force et courage."

Geneviève reçoit le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, quitte Nanterre pour Paris chez sa marraine. Malgré ses extases, ses miracles, elle devient l'objet de la haine populaire que le démon jaloux suscite contre elle. Lors d'un nouveau passage de saint Germain de Nanterre, ce dernier affirme:

"Cette vierge, sera votre salut à tous."

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahit la Gaule ; mais Geneviève prêche la pénitence, et prédit que Paris ne sera même assiégé.

La sainte meurt à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512. Le reliquaire contenant les restes de Sainte Geneviève, situé dans une crypte de l'église Sainte Geneviève comportait une grande quantité d'or, d'argent et de pierres précieuses, donnée par des nobles parisiens. Tout sera pillé en 1793 par les révolutionnaires, qui vont aller jusqu'à bruler une partie de ses reliques avant de les jeter dans la Seine. L'église Sainte Geneviève, confisquée en 1791 avec l'abbaye dont elle dépendait, est abattue de 1801 à 1807... Ce ne sera hélas pas le seul exemple de profanation de symboles chrétiens par la Révolution ! (lire à ce sujet "un inventaire du saccage" écrit par René Sédillot)...

La pierre tombale, supportant le corps de la Sainte depuis 512, a été épargnée en 1793 par manque d'intérêt. Elle est retrouvée en 1802 avant d'être transférée de l'église Sainte Geneviève à l'église Saint-Etienne-du-Mont, où une chapelle lui est dédiée en 1852 : la pierre tombale va être recouverte d'une châsse, véritable manteau d'orfèvrerie, une copie de la statue qui ornait l'ancienne église Sainte Geneviève a été intégrée dans l'autel, trois reliquaires comportant les dernières reliques de la Sainte, qui avaient été distribuées à d'autres paroisses, sont déposés au pied de la statue.


Statue et reliquaires
dans l'église Saint-Etienne-du-Mont


Châsse posée sur la vraie pierre tombale de Sainte Geneviève
dans l'église Saint-Etienne-du-Mont

  • le 3 janvier 898 : mort du Roi des Francs Eudes.

Charles le Simple succède à Eudes à la tête du Royaume des Francs. Eudes est le premier Roi non carolingien. Il appartient à la branche des Robertiens.

  • le 3 janvier 936 : élection du pape Léon VII.
  • le 3 janvier 1239 : naissance de Jean II de Bretagne, duc de Bretagne de 1286 à sa mort.

Fils de Jean Ier le Roux, duc de Bretagne, et de Blanche de Champagne-Navarre, Jean II est duc de Bretagne de 1286 à 1305, comte de Richmond de 1268 à1305 et pair de France.

Sceau de Jean II de Bretagne

  • le 3 janvier 1322 : mort du Roi Philippe V.

Après cinq ans et demi de règne, le Roi Philippe V le Long meurt à 28 ans, à l'abbaye de Longchamp. Il n'a aucun héritier mâle. Marié à Jeanne de Bourgogne il n'a eu que quatre filles. C'est donc son frère Charles IV le Bel qui lui succède en tant que Roi de France et de Navarre.

Louis X, Philippe V et Charles IV le Bel, trois fils de Philippe IV le Bel. La lignée des Capétiens directs s'arrête. Le testament de saint Remy se réalise (voir la chronique du 13 janvier) :

"Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!"

La famille royale est sanctionnée pour ses fautes. Le choix de Dieu se porte sur une autre lignée. Voir aussi les chroniques du 11 janvier et du 17 novembre.

  • le 3 janvier 1383 : fin de la révolte des Maillotins pendant la régence de Charles VI.

C'est l'une des nombreuses révoltes, qui éclatent dans tout le Royaume au cours de l'année 1382, comme celle de la Harelle en Normandie, à Rouen, ou celle des « Tuchins » en Languedoc, qui voient le peuple se soulever pour protester contre l'oppression fiscale. Il faut savoir que Charles VI n'a que 12 ans, quand il arrive au pouvoir ; que ce sont ses oncles, Louis d'Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II de Bourgogne, qui assurent la régence du Royaume et s'enrichissent en augmentant les impôts.

Les Parisiens s'emparent, à l'Hôtel de Ville et d'armes, en particulier de maillets de plomb (d'où leur surnom de « Maillotins ») utilisés par les défenseurs de la ville sur les remparts. Ces maillets servent en effet à frapper les assaillants. Le 1er mars 1382, les révoltés pillent la capitale et tuent les collecteurs d'impôts avec ces maillets.

  • le 3 janvier 1521 : Martin Luther est excommunié par l'Église catholique.

La bulle papale "Decet romanum pontificem" excommunie le religieux allemand et ses partisans jugés hérétiques. Martin Luther continue à soutenir sa doctrine devant la Diète de Worms que préside Charles Quint au mois d'Avril. Il n'est pas condamné à mort mais banni de l'empire. Grâce à la récente invention de l'imprimerie, ses "95 thèses" sont traduites en langues populaires et circulent. Cette religion est la religion officielle en Suède, au Danemark et en Allemagne. En France, elle subit l'influence de Jean Calvin et est donc différente.

  • le 3 janvier 1656 : décès de Mathieu Molé, homme d'état français.

Mathieu Molé est le premier président du parlement de Paris ; il joue un rôle important sous la Fronde et devient par la suite garde des sceaux de France.

En novembre 1641, Molé est nommé Premier président du parlement de Paris, avec instruction d'interdire toute assemblée générale des chambres sans la permission expresse du Roi. A la mort du cardinal de Richelieu, l'agitation parlementaire reprend. Le parlement prétend remplir la fonction des états généraux. Dans le long conflit qui suit entre Anne d'Autriche et le Parlement, Molé joue un rôle de conciliation.

François-André Vincent, Molé et les factieux (1779).

Lors de la journée des barricades le 26 août 1648, et surtout le lendemain il va trouver, en risquant sa vie face à la foule, la reine et le cardinal Mazarin pour demander la libération de Pierre Broussel et de ses collègues, dont l'emprisonnement a déclenché l'émeute (voir le tableau ci-dessus). Il y gagne une réputation d'intrépidité – « le plus intrépide homme à mon sens qui ait paru dans son siècle », selon le cardinal de Retz. Les conseils de modération de Molé ne permettent pas d'éviter la première Fronde. C'est aussi lui qui négocie la paix de Rueil en 1649 évitant ainsi un affrontement entre les partisans de Condé et ceux du cardinal de Retz dans l'enceinte même du Palais de justice.

  • le 3 janvier 1798 : les habitants de Mulhouse votent favorablement pour leur rattachement à la France.
  • le 3 janvier 1857 : l'archevêque de Paris, Monseigneur Sibour, est assassiné par un prêtre interdit, Jean-Louis Verger, alors qu'il inaugure la neuvaine de Sainte Geneviève à Saint-Étienne-du-Mont.

Selon Jean Manceau dans son livre : Monseigneur Marie-Dominique-Auguste Sibour, archevêque de Paris, 1848-1857, cet assassinat est en lien avec la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception. Bien qu'opposé à la promulgation du dogme, il se soumet à l'écrasante majorité de ses confrères, qui eux la soutiennent et jette même l'interdit sur un prêtre de son diocèse Jean-Louis Verger qui s'y oppose avec virulence. Celui-ci, réduit à la misère, poignarde l'archevêque le 15 janvier 1857 en criant « À bas la déesse ! », faisant ainsi clairement référence au dogme de 1854. Il est condamné à mort et exécuté le 30 janvier suivant.

  • le 3 janvier 1871 : le général Faidherbe bat les Prussiens de Goeben à la bataille de Bapaume.
  • le 15 janvier 1933 : dernière apparition de Notre Dame à Beauraing en Belgique.

Voir la chronique du 29 novembre.

  • le 3 janvier 1944 : la Syrie et le Liban deviennent indépendants.
  • le 3 janvier 1946 : création en France du Commissariat général du Plan.
  • le 3 janvier 1965 : l'Eglise catholique autorise les prêtres à dire la messe en français plutôt qu'en latin.
  • le 3 janvier 1963 : de Gaulle déclare à A. Peyrefitte :

"Nous ne devons pas nous laisser envahir par la main-d'œuvre algérienne".

  • le 3 janvier 1973 : la France perd un aspect central de sa souveraineté.

Pompidou et Giscard font passer une loi qui interdit à la Banque de France de prêter à l'Etat français. L'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973, très court, bloque toute possibilité d'avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie que la France ne peut emprunter qu'à des banques privées et doit payer des intérêts. Avant cette loi, quand l'État empruntait de l'argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

La France n'a plus le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi. La souveraineté monétaire a été privatisée, abandonnée aux mains de banquiers privés.

Dès 1974, la dette apparaît, en 1975 commence le chômage. Le système bancaire est peu à peu privatisé. La Souveraineté nationale peu à peu va passer sous la coupe des marchés financiers, sous la coupe de grandes multinationales. Aujourd'hui, en 2015, la dette dépasse 2000 milliards d'euro !

A quel moment nos élites ont demandé au peuple sont avis ? Jamais !

Grafique tiré de: http://rustyjames.canalblog.com/archives/2015/03/04/31645098.html

 

Posté le 3 janvier 2017 à 05h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

02 janvier 2017

14 janvier : conférence à Meylan (38) sur le Moyen-Age

Image2-2

Posté le 2 janvier 2017 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 2 janvier 533 : le pape Jean II est élu.

Mercurius, est né à Rome vers 470, il est pape du 2 janvier 533 au 8 mai 535 sous le nom de Jean II. Portant un nom païen, il inaugure l'usage pour les papes de prendre un nouveau nom à leur élection.

  • le 2 janvier 876 : édification de la ville de Compiègne par Charles II le Chauve sur le modèle de Constantinople.
  • le 2 janvier 1322 : décès de Philippe V le Long, Roi de France qui meurt de dysenterie.
  • le 2 janvier 1364 : Jean II le Bon retourne à Londres et se constitue prisonnier.

L'exemple, le bon exemple, venait d'en haut à cette époque. Il est loin le temps où Charles de Gaulle payait ses factures d'eau et d'électricité à l'Elysée. Nous aurions bien besoin de chefs qui soient des hommes d'honneur. Ce serait déjà une première marque de compétence.

  • le 2 janvier 1492 : entrée des Rois très Catholique dans Grenade.

Les Rois Catholiques Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille entrent dans Grenade. Ils mettent fin à l'Islam espagnol et achèvent la Reconquista, initiée en 718. Toute la péninsule est revenue chrétienne. Le siècle espagnol va commencer.

Le sultan Abû `AbdAllâh As-Saghîr, dit Boabdil, envoie son général Abû Al-Qâsim au campement des Rois Catholiques pour négocier secrètement la reddition. Les pourparlers durent plusieurs semaines, au terme desquelles les protagonistes signent la capitulation de Grenade. C'est le 25 novembre 1491.

Le traité comporte une soixantaine de clauses se résumant ainsi :

  • Le Roi de Grenade s'engage à livrer la ville de Grenade aux Rois Catholiques dans un délai ne dépassant pas soixante jours à compter de la date de signature du traité.
  • Tous les prisonniers, des deux camps, seront libérés sans rançon.
  • Les Musulmans ne seront pas molestés dans leurs personnes, dans leurs biens ou dans leur honneur. Ils peuvent garder leur juridiction et leurs juges. Ils peuvent pratiquer librement leur culte.
  • Les mosquées resteront inviolées. Aucun Chrétien ne pourra investir une mosquée ou la demeure d'un Musulman.
  • Pendant trois ans, les Musulmans qui le souhaitent peuvent traverser librement vers l'Afrique dans des navires affrétés par le Roi Catholique Ferdinand.

 

Quelques semaines après la signature du traité, Grenade se rend. L'armée espagnole investit la ville et se dirige directement à l'Alhambra, le palais royal, édifié deux siècles et demi plus tôt par le fondateur du Royaume de Grenade, Ibn Al-Ahmar. On installe au sommet de la plus grande tour de l'Alhambra une imposante croix argentée, celle que portait le Roi Ferdinand lors de ses batailles contre les Maures. On annonce que Grenade appartient désormais aux Rois Catholiques. C'est le 2 janvier 1492. L'Histoire tourne définitivement la page de l'Espagne musulmane.

Le sultan, quittant l'Espagne, se retourne une dernière fois sur sa ville au dernier col dominant Grenade, appelé depuis le col du Maure, et se met à pleurer. Sa mère s'écrie :

« Tu pleures comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme »

  • le 2 janvier 1590 : le Roi Henri IV, pour récompenser le Parlement de Bretagne de sa fidélité lui accorde un brevet confirmant ses privilèges.
  • le 2 janvier 1604 : le Parlement enregistre l'édit de Rouen d'Henri IV qui rétablit la Compagnie de Jésus en France.
  • le 2 janvier 1635 : le Cardinal Richelieu fonde l'Académie Française.

L'Académie française, fondée en 1635 sous le règne du Roi Louis XIII, par le Cardinal de Richelieu est l'une des plus anciennes institutions de France.

  • le 2 janvier 1664 : Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures.

Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures le 2 janvier 1664. Ce poste consiste à créer de nouveaux palais, bâtiments, et entretenir ceux qui existent déjà. Cette fonction a été conçue sous le règne de François Ier. Ainsi de nombreuses personnalités de l'époque l'ont occupé, comme Androuet du Cerceau, Sully et Mazarin. Colbert reste à ce poste jusqu'en 1683.

Portrait de Jean-Baptiste Colbert, par Claude Lefebvre, huile, Musée du Louvre.

  • le 2 janvier 1647 : Corneille est élu à l'Académie française.
  • le 2 janvier 1811: Napoléon ordonne au préfet Chabrol de resserrer sa surveillance autour du pape Pie VII.

Il interdit qu'on lui laisse voir quelqu'un, ordonne de lui enlever ses livres et ses documents, et ne lui laisser ni papier ni plume ni encre, etc.

  • le 2 janvier 1817 : pour jouir de la personnalité civile, une congrégation doit être autorisée par loi, non par ordonnance.
  • le 2 janvier 1873 : naissance de Thérèse de Lisieux, dite Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, religieuse française, docteur de l'Eglise.

Voir les chroniques du 17 mai, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 2 janvier 1964 : poursuite du voyage du pape Paul VI en Terre Sainte.

Posté le 2 janvier 2017 à 05h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

01 janvier 2017

C’est arrivé un 1er janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01 janvier : fête et Solennité de MARIE, Mère de Dieu.

1. Origine de la fête de Marie, mère de Dieu

C'est Pie XI en 1932 qui institue d'abord la fête de Marie mère de Dieu, le 11 octobre. Puis, la solennité de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, remplace la cérémonie de la circoncision de Jésus. La solennité de Marie mère de Dieu est introduite par la réforme liturgique suite au concile Vatican II. Sa date, depuis la réforme liturgique, est donc le premier janvier, huit jours après Noël. La date de la fête de Marie mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation avec la naissance de Jésus à Noël. La nouvelle date de la célébration de la fête de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, jour de l'an, met aussi en valeur la célébration de la Solennité.

2. Sens de la fête de Marie mère de Dieu et célébration de la solennité

Depuis le concile d'Ephèse en 431, l'Eglise vénère la vierge Marie sous le titre de mère de Dieu, Sancta Maria Dei Genitrix, en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l'Incarnation. C'est donc par la célébration de la solennité de Marie mère de Dieu que l'on commence la nouvelle année, le jour de l'octave de la Nativité qui est le 1er janvier. L'évangile de la messe est la venue des bergers à la crèche. Le pape Benoît XVI a fait au Vatican une célébration de la solennité de Marie mère de Dieu Reine de la paix.

  • le 01janvier 1450 : reconquête de Harfleur par Charles VII tenue par les Anglais.

Le Roi de France Charles VII, suite à un siège, reprend la ville d'Harfleur, détenue depuis 1415 par les Anglais. Cette libération fait partie des victoires successives du Roi sur les Anglais dans la reconquête de la Bretagne, de la Normandie et de tout le territoire national ; ce qui met progressivement fin à la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre.

  • le 01 janvier 1452 : création de l'hospice de Beaune.

Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins, accueille son premier patient.

  • le 01 janvier 1515 : mort de Louis XII.

Alité depuis le début du mois de décembre, le Roi de France, Louis XII, meurt peu avant minuit à l'âge de 53 ans. Il est inhumé à Saint-Denis aux côtés de son épouse Anne de Bretagne. Mort sans héritier mâle, la loi Salique désigne son arrière-cousin qui est aussi son gendre, François de Valois comte d'Angoulême, issu de la branche des Valois-Angoulême qui devient François 1er.

En le 27 mai 1498, il est sacré Roi, succédant à Charles VIII, mort accidentellement sans enfant lui survivant. Louis XII administre avec intelligence son domaine. Il utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant, entre autre, le réseau routier. Très populaire, il est appelé le "Père du Peuple".

La Mort de Louis XII surnommé le Père du peuple de Merry-Joseph BLONDEL (Musée des Augustins de Toulouse)

Voir les chroniques du 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 27 juin et du 18 novembre.

  • le 01 janvier 1560 : la mort du poète Joachim du Bellay.

Né en 1522 en Anjou, Joachim du Bellay meurt le 1er janvier 1560 à Paris. Il fonde la Pléiade avec son ami Ronsard. Il s'agit d'un groupe de sept poètes français. Son ouvrage le plus connu reste Les Regrets, un recueil de 191 sonnets composés au cours de l'un de ses voyages à Rome. Son vers le plus célèbre fait d'ailleurs référence à un antique voyageur. Il commence par : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… Travailleur infatigable, Joachim du Bellay succombe à une apoplexie, à sa table de travail, à l'âge de 37 ans.

  • le 1er janvier 1562 : Ambroise Paré est nommé premier chirurgien du Roi à la place de Lavernot décédé.

L'amputation, siège de Metz 1552

  • le 01 janvier 1564 : Charles IX, décrète à Roussillon-Château en Dauphiné, par un édit royal, l'Edit de Roussillon, que l'année commencera désormais le 1er janvier.
  • le 01 janvier 1622 : Rome décrète que l'année commencera désormais le 1er janvier au lieu du 25 mars.

Chez les peuples usant d'un calendrier solaire, le début de l'année a toujours été fixé par pure convention. Au fil des siècles, l'année n'a pas commencé partout au 1er janvier, et son début a varié au gré des époques et des pays. Même avec le calendrier grégorien, dans lequel le premier jour de l'an a été aussi le 1er mars. Ce n'est qu'en 1622, que le 1er janvier est décrété par le Saint-Siège comme début de l'année partout dans le monde catholique. L'empereur Charles Quint et le Roi de France Charles IX avaient déjà mis en œuvre cette mesure dans leurs royaumes respectifs au cours du siècle précédent.

  • le 01 janvier 1677 : première représentation de Phèdre.
  • le 01 janvier 1743 : Pierre Gaultier de Varennes atteint les montagnes rocheuses.

L'explorateur français Pierre Gaultier de Varennes ainsi que ses fils Louis-Joseph et François remontent la partie haute du Missouri jusqu'à un de ses affluents, la rivière du Yellowstone. Lâchés par leurs guides aborigènes, ils s'arrêtent devant les montagnes Rocheuses, dans la partie occidentale du Wyoming. Leur exploration leur permet tout de même de revendiquer l'ouest américain au nom de la France. Un canton de vallée de la Matapédia porte le nom de la famille d'explorateurs.

  • le 01 janvier 1771 : naissance de Georges Cadoudal, chef militaire breton.

Grande figure de la contre-révolution, il sera commandant de l'Armée catholique et royale de Bretagne. Charismatique, il est très apprécié du peuple. Georges Cadoudal nait le 1er janvier 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Fils de meunier, il étudie au collège Saint Yves de Vannes.

En 1793, peu après l'exécution du Roi Louis XVI à Paris, la levée en masse est décrétée par la Convention pour défendre les frontières de l'Est contre l'Europe. Dans l'ouest, en Bretagne, en Vendée, les nouvelles lois sur la conscription sont mal acceptées par la population. Cadoudal comme beaucoup d'autres, refuse de se soumettre.

Il rejoint alors la grande armée catholique et royale de Vendée, et s'y fait rapidement remarquer par sa force et son intelligence, promu chef d'escadron, il se bat jusqu'à la défaite de l'armée vendéenne à Savenay, le 23 décembre 1793 (voir la chronique du jour). Il échappe au désastre et se replie en Bretagne, dans la Morbihan, pour y organiser la résistance.

En 1795, Georges Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan et refuse de se placer sous les ordres du Comte de Puisaye, ce dernier voulant réunir l'ensemble des chouans de la Bretagne sous son seul commandement. Au printemps 1795 Cadoudal rejette un cessez-le-feu conclu entre chefs royalistes et révolutionnaires à La Mabilais, et continue seul le combat.

En août, il est promu major-général et réunit sous son commandement l'armée chouanne et les troupes rescapées du désastreux débarquement de Quiberon. A la fin de l'année 1795, il reprend Sarzeau, puis Locminé en avril 1796, mais son armée est en infériorité numérique face à Hoche, La paix est signée le 16 juin 1796. Alors le chef chouan se consacre au relèvement du pays vannetais en désarmant les bandes armées incontrôlées.

Le 4 septembre 1797, le Directoire succède à la Convention Révolutionnaire (voir la chronique du jour sur ce coup d'Etat) ; Georges Cadoudal reprend le combat ; nommé commandant en chef de la Bretagne par le futur Louis XVIII, il est traqué par les bleus. Il reprend Sarzeau, mais alors qu'il s'apprête à rentrer dans Vannes, son action est stoppée par le coup d'état de Bonaparte, en novembre 1799.

Le Premier consul l'invite à Paris pour conclure une paix définitive ; Bonaparte désireux de voir Cadoudal se rallier à lui, lui promet grade, rente et distinctions, mais l'entrevue échoue et le chef chouan gagne l'Angleterre pour y poursuivre le combat. Il y est promu lieutenant général des armées du Roi. En août 1803, il revient en France pour organiser l'enlèvement de Bonaparte. Cadoudal qui avait refusé de s'associer aux conspirateurs est arrêté, et condamné à deux ans de prison. Le chef chouan ne renonce pas ; à nouveau arrêté le 25 mars 1804, il est cette fois condamné à mort le 10 juin. Voici le récit de sa mort :

Le 9 mars 1804, vers sept heures du soir, trahi par son logeur, il est repéré par un prévôt place du Panthéon et pris en chasse par une escouade de policiers. Une course poursuite effrénée commence dans les rues de Paris. L'inspecteur Buffet s'effondre, le fugitif blesse grièvement un deuxième homme. Il saute du cabriolet bien décidé à s'échapper. Cerné au carrefour l'Odéon, il est finalement maîtrisé.

Le jeune Breton, vigoureux, à la corpulence énorme et au regard clair, répond à ses juges d'une voix limpide et assurée :

« - Que veniez-vous faire à Paris ?- Attaquer le premier Consul

- Où avez-vous logé ?- Je ne veux pas le dire.

- Pourquoi ?- Parce que je ne veux pas augmenter le nombre des victimes.

- Quel était votre projet et celui de vos conjurés ?- De mettre un Bourbon à la place de Bonaparte.

- Quel était ce Bourbon ?- Louis XVIII.

- N'était-ce pas avec un poignard que vous vous proposiez d'assassiner le premier Consul ?

- Je ne suis pas un assassin. Je devais l'attaquer avec des armes pareilles à celles de sa garde ». (Extrait du premier interrogatoire de Georges Cadoudal, le 18 ventôse de l'an 12 – 9 mars 1804, reporté par Adolphe Thiers dans Histoire du Consulat et de l'Empire, T3, 1845).

Au juge qui lui reproche d'avoir tué un père de famille, il répond  avec un aplomb désarmant :

« La prochaine fois faites-moi arrêter par des célibataires ! ».

Cadoudal est-il responsable de la « conspiration de la machinerie infernale » du 24 décembre 1800, premier attentat à la voiture piégée de l'histoire ? Le chouan reconnaît avoir eu vent du projet, mais ignorer les moyens terroristes mis en œuvre par son lieutenant, Saint-Régeant. Aucune charge concernant cet attentat manqué contre Bonaparte, qui a fait vingt-deux morts et une centaine de blessés rue Saint-Nicaise, n'est finalement retenue contre lui.

Napoléon Bonaparte offre de gracier le lieutenant général des armées du Roi à plusieurs reprises en échange de sa soumission, celui-ci refuse avec obstination : « Ce bougre-là ! Il n'est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ». Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l'exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C'est à moi à donner à mes camarades l'exemple du courage et de la résignation ; d'ailleurs, je ne veux pas que l'un d'eux s'en aille de ce monde avec l'idée que je pourrais lui survivre ».

Ce désir lui est refusé. L'ordre d'exécution est fixé et sa tête tombera la dernière. 

Le 25 juin 1804, Georges Cadoudal et onze de ses compagnons sont menés en place de Grève (Voir la chronique du jour). En quittant la Conciergerie, dans un dernier adieu, il professe inlassablement sa foi pour donner du courage à ses partisans condamnés : « Et maintenant, il s'agit de montrer aux Parisiens comment meurent des chrétiens, des royalistes et des Bretons ». D'un pas sûr et lent, la démarche fière et l'œil assuré, le colosse gravit les marches de l'échafaud et clame d'une voix retentissante : « Camarades, je vous rejoins. Vive le Roi ! ».  

Héros populaire, anobli post mortem par Charles X, il est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France. A la Restauration, ses restes pieusement recueillis, sont rendus à la Bretagne et inhumé sur le lieu de sa naissance, dans un mausolée à Kerléano.

Tiré du bottin-mondain.fr

Voir les chroniques du 21 et 25 juin.

  • le 01 janvier 1796 : création du ministère de la Police.

Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police générale. Merlin de Douai démissionne de son poste de ministre de la Justice pour prendre en charge ce nouveau ministère. Cette Police générale a pour mission de démanteler les "entreprises subversives"… en clair toute tentative populaire de restaurer un ordre chrétien en France.

  • le 01 janvier 1796 : assassinat d'un prêtre non jureur à Vannes

Le 1er janvier 1796, à 17 H, la république débute l'année, à Vannes, par l'exécution d'un prêtre dont le seul tort est de n'avoir pas prêté serment : le père Yves Le Manour.

Né le 7 mai 1748 au village de Kermérian en Remungol, de Mathurin et d'Yvonne Le Mer. Il est baptisé le lendemain.

Ordonné prêtre par Monseigneur Sébastien Michel Amelot le 4 avril 1778, à Vannes, il est nommé chapelain de Saint-Yvy de Moréac, durant douze ans, puis reçoit la cure de Languidic en 1790. L'abbé Le Manour refuse de prêter serment, de partir en exil et va mener la vie habituelle des réfractaires : caches, complicités des paroissiens, messes dans les bois ou dans les granges, les traques, les peurs, les trahisons, la faim. Rien ne le décourage, il accomplit son ministère sacré : confessions, messes, mariages, baptêmes, extrême-onction, funérailles. Il est capturé l'Île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan le 5 décembre 1795, alors qu'il va visiter un malade, par des marins à la recherche de Chouans. Ils trouvent sur lui : un petit ciboire en argent, une boîte aux Saintes Huiles en plomb, un petit rituel, un martyrologe romain, un bréviaire avec des actes de mariages célébrés par lui.

Il est jugé coupable d'être réfractaire aux lois de la république, de ne pas être parti en déportation, d'avoir continué à exercer son ministère de prêtre catholique ; en conséquence il est condamné à mort à 48 ans.

Le 1er janvier 1796, Yves Le Manour est guillotiné à 5 heures de l'après-midi, sur la place de la Liberté, actuelle place Maurice Marchais (Hôtel de Ville), en face de la chapelle Saint Yves.

  • le 01 janvier 1849 : mise en service du premier timbre-poste français.
  • le 01 janvier 1860 : la ville de Paris est découpée en vingt arrondissements.
  • le 01 janvier 1880 : lancement du projet de construction du canal de Panama.

Le projet de la construction du canal de Panama, qui relierait l'océan Pacifique à l'océan Atlantique, est lancé le 1er janvier 1880 par Ferdinand de Lesseps. Les travaux ne débutent cependant qu'en 1882. Ce projet finit en scandale politico-financier majeur. Depuis 2007, des travaux d'élargissement sont effectués sur le canal, ils devraient s'achever en 2014.

  • le 01 janvier 1916 : entrée en vigueur de l'impôt sur le revenu.

Un projet de loi a déjà été déposé en février 1907. Toutefois, la loi n'est votée par la Haute Assemblée que le 3 juillet 1914 suite à un désaccord entre le Sénat et la Chambre des députés. Elle est révisée dès 1917 afin de financer la Première Guerre mondiale. Des impôts équivalents existent déjà en place en Grande-Bretagne depuis 1842 ou en Prusse depuis 1893.

  • le 01 janvier 1917 : Claire Ferchaud écrit au président français.

Elle lui demande en vain de soumettre au député l'injonction du Christ de graver l'emblème du Sacré-Cœur sur le drapeau français. Poincaré la reçoit le 21 mars.

  • le 01 janvier 1925 : le général français Gouraud crée l'État de Syrie, composé de ceux d'Alep, de Damas et des Alaouites avec Damas comme capitale.
  • le 01 janvier 1927 : début de la guerre des Cristeros au Mexique.

La guerre des Cristeros désigne la rébellion des paysans mexicains face à l'Etat, qui est alors anticatholique et maçonnique. Le 1er janvier, les rebelles sous le nom de « Cristeros », ce qui signifie partisans du Christ, ont pris les armes contre l'Etat. Le conflit s'est intensifié pendant deux ans, et a pris fin par des négociations diplomatiques où l'Amérique a joué un rôle important, par le biais de l'ambassadeur Dwight Whitney Morrow. Cependant il faudra l'intervention du Vatican pour arrêter cette guerre où les insurgés ont écrasé l'armée régulière.

  • le 01 janvier 1938 : création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Suite au protocole d'accord signé le 31 août 1937, entre l'Etat et les 5 grandes compagnies de chemin de fer, la Société Nationale de Chemin de Fer est officiellement constituée. L'Etat est actionnaire à 51% et les compagnies privées (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée et Midi) à 49 %. Ces dernières ont pour mission d'apporter les lignes et le matériel nécessaires au réseau ferré.

  • le 01 janvier 1945 : la France signe la déclaration de constitution des Nations unies.
  • le 01 janvier 1994 : déclaration du pape Jean-Paul II.

Pour les Journées mondiales de la Paix le Saint Père affirme :

« Noyau premier de la société la famille a droit à tout soutien de l'Etat pour remplir entièrement sa mission propre. Les lois de l'Etat doivent donc être conçues de manière à promouvoir de bonnes conditions de vie pour la famille, en l'aidant à accomplir les tâches qui lui reviennent. Devant la tendance aujourd'hui plus forte à légitimer, comme substitut de l'union conjugale, des formes d'unions qui en raison de leur nature propre ou de leur caractère transitoire voulu, ne peuvent en aune manière exprimer le sens de la famille ni assurer son bien, c'est un des premiers devoirs de l'Etat d'encourager et de protéger l'institution familiale authentique, d'en respecter la physionomie naturelle ainsi que les droits innés et inaliénables.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 01 janvier 2002 : l'euro + les 35 heures.

La France et ses onze autres partenaires de la zone euro adoptent définitivement la monnaie unique en passant à l'euro, trois ans après son entrée en vigueur. En France, s'y ajoute l'entrée en vigueur théorique de la réduction du temps de travail hebdomadaire à trente-cinq heures pour les petites et moyennes entreprises de moins de vingt salariés.

  • le 01 janvier 20 : la France est découpée en 12 régions.

Découpée en 21 régions en 1964, puis en 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l'appellation et les 5 DOM et région d'outre-mer.

 

Posté le 1 janvier 2017 à 05h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

31 décembre 2016

C’est arrivé un 31 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • Le 31 décembre 335 : mort du pape saint Sylvestre 1er.

Voir la chronique du 31 janvier.

  • le 31 décembre 406 : invasions barbares.

Des bandes de Vandales, d'Alains et de Suèves franchissent le Rhin gelé près de Mayence. Les barbares poursuivent leur route vers le Sud-ouest et ravagent la Gaule sans rencontrer de résistance notable. L'empire Romain est incapable de réagir. Bientôt ils occupent l'Espagne et le nord de l'Afrique. Dans leurs sillages d'autres groupes de Barbares envahissent l'Europe occidentale: les Alamans, les Burgondes, les Suèves et les Francs.

Les Vandales pillant Rome, par Heinrich Leutemann (1824-1904)

Ils pillent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale durant tout le Ve siècle de l'ère chrétienne. Ils fondent également un éphémère «royaume vandale d'Afrique», ou «royaume de Carthage»

La période des grandes invasions a bouleversé les bases du monde antique sédentaire et y met un point final : c'est la fin de l'Antiquité qui se joue entre 400 et 600.

  • le 31 décembre (ou 29 novembre) 561 : décès du Roi Clotaire Ier dit « le Vieux ».

Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.

  • le 31 décembre 1494 : l'armée du Roi de France, Charles VIII, entre à Rome.

Charles VIII quitte Amboise, le 13 février 1494, pour se rendre en Italie. Il revendique le royaume de Naples, d'ou il compte ensuite partir en croisade contre les infidèles turcs. En effet, le royaume de Naples, jusqu'en 1442, est aux mains de la maison d'Anjou, maison cadette des Capétiens. À cette date, le roi Alphonse V d'Aragon en prend le contrôle. La maison d'Anjou essaie alors sans relâche d'en reprendre possession. Son dernier représentant, René d'Anjou meurt en 1480. Ses droits sur le royaume de Naples passent alors au royaume de France, où règnent Louis XI, puis, Charles VIII.

  • le 31 décembre 1578 : création de l'ordre du Saint-Esprit par le Roi Henri III de France.

C'est le 31 décembre 1578, en pleines guerres de religion, qu'Henri III fonde «l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit». Ce jour est un jour de fête pour l'ordre.

Le monarque choisit le nom de Saint-Esprit, en référence à sa propre naissance, à son couronnement sur le trône de Pologne et plus tard sur celui de France, les trois événements étant survenus le jour de la Pentecôte.

Il devient le premier des ordres de la monarchie française. Ses membres doivent être catholiques, d'une noblesse héréditaire remontant au moins à leur arrière-grand-père, et avoir au moins trente-cinq ans. Les princes du sang peuvent être reçus dès quinze ans et les fils de France le reçoivent dès leur baptême.

Tous les chevaliers du Saint-Esprit sont faits chevalier de l'ordre de Saint-Michel avant leur réception et portent de ce fait le titre de « chevaliers des ordres du Roi ».

Bien que cet ordre soit initialement réservé aux plus hauts dignitaires du royaume, le Roi Henri IV permet à un nombre restreint de monarques et de grands seigneurs étrangers de confession catholique, orthodoxe, anglicane d'y entrer.

 

Un impôt spécifique appelé marc d'or est instauré pour subvenir aux besoins de l'Ordre dont le siège se trouve alors au couvent des Grands-Augustins à Paris. La devise de l'Ordre est « Duce et Auspice »: Sous la direction et la protection (du Saint-Esprit).

Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l'ordre du Saint-Esprit est ensuite rétabli en 1814. Louis XVIII le confère à Alexandre Ier de Russie, à François Ier d'Autriche, à Frédéric-Guillaume III de Prusse et au duc de Wellington. Et c'est Charles X qui restaure les cérémonies de l'ordre. L'ordre est définitivement aboli par Louis-Philippe en 1830.

Par la suite, il est devenu un ordre dynastique français et est porté ainsi que conféré par divers prétendants au trône de France, orléanistes et légitimistes, suite au décès d'Henri, comte de Chambord.

  • le 31 décembre 1584 : Traité de Joinville.

Ce traité est une alliance contraire aux Lois fondamentales du Royaume, entre la Ligue des Guises et l'Espagne.

  • le 31 décembre 1756 : la Russie signe le traité de Versailles.

Le 31 décembre 1756, la Russie rejoint le traité de Versailles. Ce traité, rédigé suite à la guerre de Succession d'Autriche, puis modifié après de la Guerre de Sept ans, renverse les alliances diplomatiques. Désormais, depuis mai 1756, la France et l'Autriche sont alliées contre la Grande-Bretagne et la Prusse. Le 31 décembre, l'alliance franco-autrichienne se voit renforcée par la Russie, la Saxe et la Suède.

  • le 31 décembre 1805 : fin du calendrier révolutionnaire, le calendrier grégorien reprend le lendemain.
  • le 31 décembre 1808 : Napoléon écrit, de Benavente en Espagne, au ministre de la Police Fouché.

Il ordonne de faire dresser la liste des émigrés nobles, et de faire envoyer les 16-18 ans de ces familles à St-Cyr : "La génération future ne doit point souffrir des haines et des petites passions de la génération présente".

  • le 31 décembre 1810 : le tsar Alexandre impose de nouveaux droits de douane sur les produits français.
  • le 31 décembre 1898 : les antidreyfusards fondent la Ligue de la patrie française.

En réponse à la Ligue des droits de l'homme, les nationalistes antidreyfusards, des intellectuels, des académiciens, tels que François Coppée, Jules Lemaître et Paul Bourget, des membres de l'Institut de France, des artistes, des écrivains en vue comme Maurice Barrès, des peintres comme Edgar Degas et Auguste Renoir, des romanciers comme Jules Verne, des poètes, de musiciens, des peintres et artistes comme Frédéric Mistral ou Théodore Botrel se regroupent dans la Ligue de la patrie française. Elle cherche avant tout à défendre l'honneur de la patrie et de l'armée. La ligue comptera jusqu'à 300 000 membres avant de se dissoudre en 1905.

  • le 31 décembre 1913 : loi sur les monuments historiques.
  • le 31 décembre 1922 : création du code de la route.
  • le 31 décembre 1936 : le ministre de l'éducation, Zay, émet une circulaire sur l'interdiction des propagandes politiques dans l'enseignement public.
  • le 31 décembre 1951 : le plan Marshall d'aide à l'Europe prend fin à minuit.
  • le 31 décembre 1958 : en France, instauration de l'assurance chômage (Assedic).
  • le 31 décembre 1972 : lancement de la troisième chaîne de télévision.

La société nationale française de programmes de télévision lance la "troisième chaîne" française. Elle n'est reçue que par un quart de la population à ses débuts. La chaîne devient FR3, le 1er janvier 1975 après la dissolution de l'ORTF.

  • le 31 décembre 1979 : la Loi sur l'IVG rend définitives les dispositions de loi Veil de 1975.

En ce jour de clôture de « l'année de l'enfant » (sic), la loi provisoire sur l'avortement, du 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), est reconduite définitivement.

Il est prévu de couvrir l'ensemble du territoire de « commission d'aide à la maternité », placée auprès des centres médicaux sociaux et des bureaux d'aide sociale des grandes villes. En 2014, aucune n'a encore été mise en place !

Rappelons les mots de Simone Veil : « Si l'Episcopat française s'y était opposé cette loi ne serait jamais passée ! »

Quelle responsabilité nos évêques vont-ils devoir assumer devant Dieu, devant l'histoire et en face de ces près de 20 millions d'enfants assassinés !

  • le 31 décembre 1982 : remboursement de l'avortement.

La loi fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d'un œuf humain et oblige tout Français à y participer. Voir la chronique du 10 juillet.

  • le 31 décembre 1997 : le démantèlement des installations nucléaires est achevé : le CEA quitte définitivement les sites de Mururoa et de Fangataufa.

Depuis 1995, la France ne poursuit ses recherches que par la simulation.

Posté le 31 décembre 2016 à 04h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 décembre 2016

C’est arrivé un 30 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 30 décembre 274 : martyre du pape saint Félix 1er.

Elu le 5 janvier 269, il réaffirme la double nature du Christ : divine et humaine.

  • le 30 décembre 533 : entrée en vigueur du Code Justinien, qui acquiert force de loi dans tout l'empire romain d'Orient.

Le Code de Justinien est plus connu sous le nom scientifique de corpus juris civilis. C'est la plus grande compilation de droit romain antique. Tout en ayant repris les textes classiques, les auteurs ont su adapter des textes d'époque très différentes, car tirés de toute l'histoire romaine, de la Loi des Douze Tables datant des débuts de Rome aux constitutions impériales du Bas-empire, pour constituer un ensemble cohérent, assez différent du droit romain classique, car accordé au christianisme. Il est l'ancêtre de notre code civil actuel.

  • le 30 décembre 1097 : violent tremblement de terre à Antioche, assiégée par les troupes de la Première croisade, ressenti jusqu'à Edesse.
  • le 30 décembre 1370 : élection du pape Grégoire XI.

Pierre Roger de Beaufort est le neveu du pape Clément VI qui le promeut diacre et cardinal en 1348, à seulement dix-huit ou peut-être dix-neuf ans. En tant que cardinal, il s'occupe activement de l'université de Pérouse, en Italie, où il devient docteur en droit canonique et théologien, fort habile d'après ses pairs. « Là, il gagne l'estime de tous par son humilité et sa grande pureté de cœur».

À la mort d'Urbain V, les cardinaux l'élisent pape, le 201ème, en un tour de scrutin et à l'unanimité, à Avignon, en décembre, 1370. Grégoire XI est le dernier pape de nationalité française. Après sa mort, le 27 mars 1378, commence le Grand Schisme d'Occident.

  • le 30 décembre 1419 : la flotte castillane détruit la flotte anglo-hanséatique face au port de La Rochelle.
  • le 30 décembre 1428 : des renforts anglais arrivent devant Orléans.

La situation de la ville semble désespérée. C'est la dernière grande ville de France encore fidèle au « Roi de Bourges », titre dérisoire donné par les Anglais et les « élites parisiennes » de l'époque.

  • le 30 décembre 1505 : Érard de La Marck est élu à l'unanimité prince-évêque de Liège, avec l'appui du pape Jules II (1503-1513) et du Roi de France Louis XII, contre Jacques de Croy, évêque de Cambrai, soutenu par Philippe le Beau.
  • le 30 décembre 1591 : décès du pape Innocent IX.
  • le 30 décembre 1650 : le Parlement fait Remontrances au Roi Louis XIV en faveur des princes frondeurs Condé, Conti et Longueville.
  • le 30 décembre 1671 : création de l'Académie royale d'architecture.

L'Académie royale d'architecture est créée par Louis XIV, inspiré par Colbert et Blondel, son 1er directeur. Elle s'établit au Palais-Royal à Paris.

  • le 30 décembre 1758 : les Français marchent sur Madras (Inde).
  • le 30 décembre 1871 : Littré, le duc d'Aumale, Loménie et Rousset sont élus à l'Académie française.

Le premier est l'auteur d'un célèbre dictionnaire qui fait toujours référence pour la langue française

  • le 30 décembre 1880 : la France annexe Tahiti, territoire sous protectorat qui devient un territoire colonial.
  • le 30 décembre 1882 : création de l'école normale supérieure de garçons de Saint-Cloud.
  • le 30 décembre 1907 : décret de création de douze Brigades Mobiles régionales de police judiciaire, les « Brigades du Tigre ».
  • le 30 décembre 1949 : la France accorde sa souveraineté au Viêt Nam.
  • le 30 décembre 1958 : les pays de l'Afrique occidentale française (AOF) décident de former une Fédération au sein de la Communauté française.
  • le 30 décembre 1971 : les Églises catholique et anglicane annoncent qu'elles sont parvenues à un accord sur l'enseignement essentiel concernant la Communion.
  • le 30 décembre 1993 : le Vatican et l'état d'Israël engagent leurs premières relations diplomatiques.

Signature à Jérusalem d'un accord devant conduire à l'établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l'État hébreu. L'entente historique met fin à 2 000 ans de mésentente entre Juifs et Chrétiens. Les deux signataires s'engagent à un respect mutuel de leurs libertés et lieux de culte et à promouvoir leurs échanges culturels en Terre sainte. Israël reconnaît ainsi le droit de l'Église de gérer ses propres établissements sur son territoire.

Posté le 30 décembre 2016 à 05h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

29 décembre 2016

C’est arrivé un 29 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit, avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 29 décembre 716 : le roi Childéric II confirme les privilèges d'immunité accordés par ses ancêtres à l'abbaye de Saint-Denis.
  • le 29 décembre 1170 : Assassinat de Thomas Becket.

« Sur ordre » du roi Henri II d'Angleterre, qui l'accuse de félonie, l'archevêque Thomas Becket est assassiné sur les marches de l'autel de la cathédrale de Cantorbéry, par quatre chevaliers anglo-normands du roi. Ceux-ci agissent sans ordre officiel, l'histoire veut qu'ils aient pris cette initiative a près qu'Henri II ait prononcé de colère la phrase : « N'y aura-t-il donc personne pour me débarrasser de ce clerc outrecuidant ? ». Ancien ami du roi, Thomas Becket se l'aliène, quand il commence à opposer une résistance intransigeante aux Constitutions de Clarendon, lesquelles prévoient, en fait, de réduire le pouvoir de l'Eglise et de la faire dépendre du pouvoir royal. Après un exil en France et une série d'excommunications contre les prêtres qui ne le soutenaient pas, Thomas Becket est revenu en Angleterre. Cet assassinat provoque la colère de l'Eglise, ce qui oblige Henri II à faire pénitence publiquement. Thomas Becket est canonisé trois ans plus tard.

  • le 29 décembre 1594 : exécution de Jean Chatel et expulsion des Jésuites de France, suite à l'attentat manqué contre le Roi Henri IV.

Suite à l'attentat de Chastel, voir la chronique du 27 décembre, la Parlement décide d'expulser les Jésuite de France. Les 37 Jésuites du collège parisien sont arrêtés : Guéret (professeur de philosophie au collège) est soumis à la question et bannis, Guignard (bibliothécaire) pendu et brûlé en place de Grève voir la chronique du 7 janvier, Chastel est écartelé ce jour.

Qu'en dit Jean Guiraud ?

« Qui veut perdre son chien l'accuse de la rage ». C'est un procédé analogue qu'ont, à maintes reprises, employé les ennemis de la Compagnie pour la perdre dans l'esprit des rois et des gouvernants : ils l'ont accusée de conspirer sans cesse leur assassinat. Jacques Clément a tué Henri III : dans l'ombre, les Jésuites lui avaient mis en mains le poignard ! Jean Châtel, Barrière ont attenté à la vie de Henri IV : cherchez toujours dans l'ombre le Jésuite ! Ravaillac a assassiné cet excellent roi pour le plus grand malheur de la France : cherchez toujours le Jésuite ! Damiens a tenté d'assassiner Louis XV ; encore les Jésuites ! Il est étrange qu'on ne leur ait pas encore attribué le crime qui mit à mort Rossi, le ministre de Pie IX, l'assassinat de Carnot par l'anarchiste Caserio, ou bien encore la tentative qui fut dirigée contre le plus illustre des leurs, sous les règnes de Henri IV et Louis XIII, le P. Coton, confesseur ordinaire de Henri IV ! Il nous reste donc à examiner s'ils ont eu la moindre part aux attentats dirigés contre Henri III, Henri IV et Louis XV. »

[…] C'était le moment où, ralliés à Henri IV, les universitaires de Paris, voulaient faire du zèle et rejeter sur les Jésuites, dont, depuis longtemps, ils poursuivaient la ruine, les sentiments ligueurs et les opinions régicides qu'ils avaient manifestées jusqu'alors. Ils crurent le moyen tout indiqué de faire leur cour au nouveau roi et de perdre leurs ennemis dans son esprit, en faisant de Barrière l'instrument des Jésuites.

[…] Une constatation qui doit dominer tout ce procès c'est que, du commencement de l'instruction à son dernier soupir, du moment où lui furent posées les premières questions jusqu'à celui où, déjà attaché aux quatre chevaux qui allaient l'écarteler, il fut interrogé une dernière fois, après avoir subi les horribles tortures de la question ordinaire et extraordinaire, Châtel mit toujours hors de cause les Jésuites.

Dans un premier interrogatoire, il affirma avoir eu seul l'idée du régicide et n'en avoir parlé qu'à son père.

Le lendemain, 29 décembre, Chastel, subit un second interrogatoire. Les juges essayèrent de toutes manières de lui faire mettre en cause les Jésuites. Tout d'abord, ils lui firent remarquer que, s'il persistait à déclarer que seul son père avait été mis au courant de son projet, il serait cause de sa mort, puisqu'il serait condamné comme seul et unique complice. On lui suggérait ainsi de perdre les Jésuites pour sauver son père. Il résista à cette insinuation. Voici d'ailleurs le procès-verbal de son interrogatoire, tel qu'il est conservé dans les Registres du Parlement :

« Interrogé qui lui a fait prendre cette malheureuse résolution et par le conseil de qui il l'a entrepris, qui sont ceux qui l'ont persuadé à ce faire, — A dit qu'il l'a déjà dit par ses interrogatoires et que c'est par un désespoir auquel il est entré, n'ayant été à ce faire incité par aucune personne.

« Remontré qu'il n'est vraisemblable qu'il ait été persuadé et poussé de lui-même à faire ce très cruel parricide et a chargé son père par ses confessions et sera cause de sa mort pour décharger ceux qui l'ont persuadé à ce faire, qu'il est temps qu'il pense à lui et avise à sauver son âme et de dire la vérité ; et enquis qui sont ceux qui l'ont persuadé et poussé à faire ce déloyal acte, qu'il ait à les déclarer et nommer, — A dit : c'est la ratiocination (raisonnement) et le désespoir auquel il est entré jour et nuit.

«Remontré que Guéret a demandé à parler à lui lorsqu'il a été prêt d'exécuter ce malheureux acte et enquis s'il n'a pas été par lui persuadé de le commettre, — A dit qu'il ne lui en a jamais parlé.

«Si Guéret voulant parler à lui, il ne le voulait pas confirmer en cette méchante résolution, — A dit que Guéret n'en savait rien.

«Remontré qu'il doit dire la vérité et conjuré, par la figure de Jésus-Christ qui lui est représentée au tableau, qu'il ait à dire la vérité et admonesté de reconnaître et nommer ceux qui l'on induit et persuadé à commettre ce malheureux acte, — a dit qu'il a dit tout ce qu'il en a sur la conscience et qu'il n'y a personne qui lui en ait parlé ».

Le même jour, Châtel fut mis à la question ; on lui posa les mêmes questions, après lui avoir appliqué successivement un premier coin, puis un second. Au milieu des tourments affreux qu'il endura se succédèrent ces questions et ces réponses :

«A qui il a communiqué ce fait ? — A dit que ce n'a été qu'à son père qu'il l'a dit.

«S'il n'y en a pas d'autres qui aient cette volonté de tuer le roi ? — A dit qu'il n'en sait d'autres.

«Qui sont ceux qui lui ont fait faire ou donné conseil à ce faire ou persuadé ? — A dit que personne ne lui en a parlé.

«A lui remontré qu'il sera cause de la mort de son père s'il ne déclare ceux qui l'ont persuadé de le faire, —A dit que personne ne lui en a parlé.

«Lui a été appliqué un troisième coin, n'en a voulu dire autre chose, demandant si on le voulait faire damner ».

Après l'arrêt, on renouvela la torture en lui remettant successivement les trois coins, un moment enlevés et on lui posa, une fois de plus, les mêmes questions, sans plus de résultats.

Avant de le mener au supplice, on lui fit, une quatrième et une cinquième fois, les mêmes interrogations au sujet de ses prétendus complices, après qu'à la chapelle, il se fut confessé pour la dernière fois.

« A été enquis si, avant de mourir, il ne voulait pas décharger sa conscience et reconnaître la vérité en déclarant ceux qui l'ont persuadé de vouloir faire ce méchant et détestable parricide ; — A dit que ne peut dire autre chose que ce qu'il a dit devant messieurs et a demandé si on le voulait faire damner et charger quelques-uns.

« Lui a été remontré qu'il a mis ses père et mère au hasard de leur vie (en danger de mort) et qu'il les peut garantir par la déclaration qu'il fera de ceux qui l'ont persuadé à faire ce méchant acte ; — A dit que personne ne lui en a parlé ».

On le conduit à Notre-Dame pour faire, sur le parvis, amende honorable et à la place de Grève pour être supplicié ; au moment de monter sur l'échafaud, toujours la même question lui est posée :

« A été ledit Chastel derechef administré de dire vérité et de relever à justice ceux qui ont participé au conseil du méchant acte et qui l'ont induit à ce faire, — A dit qu'il n'y en a eu autre que lui ».

Sur l'échafaud, on lui coupe le poing, on le couche, on le lie de cordes, on lui tenaille les chairs avec des fers rouges ; puis, avant d'attacher ses jambes et ses bras aux chevaux qui, tirant en sens contraire, vont l'écarteler, encore la même question lui est posée :

« A été interrogé de la vérité de ses complices et qui étaient ceux qui l'avaient incité à ce faire ; — A dit, en levant la tête et d'une parole ferme, que il n'y a eu autre chose que le désespoir qui l'a poussé à ce faire.

« Derechef sur ce enquis, après qu'il lui a été remontré qu'il était proche de la perte de son âme s'il ne révélait à la justice ceux qui l'avaient incité et persuadé à ce faire, — a dit que ce n'est autre que le diable et qu'il ne se veut damner pour accuser autrui ».

Après cette dénégation solennelle, il fut écartelé.

Nous n'avons rien voulu ajouter à ce récit ni rien en retrancher, car, malgré sa sécheresse de procès-verbal judiciaire, il est du plus poignant intérêt. Voilà un jeune homme de 19 ans qui, par suite d'une aberration de son esprit déséquilibré et tourmenté, a commis un attentat. Il est pressé de toute manière, par une dizaine de juges expérimentés, de dénoncer les Jésuites. On lui promet qu'à ce prix, ses parents seront mis hors de cause, tandis que son silence leur vaudra la mort. Il est soumis à la question ordinaire et extraordinaire ; à plusieurs reprises, ses membres sont brisés par les coins qui les écrasent ; il voit les quatre chevaux qui vont l'écarteler, il a le poing coupé et les chairs tenaillées ; son corps subit les pires tourments et il va mourir... Un mot peut arrêter le supplice et peut-être lui attirer la grâce du roi. Il n'a qu'à accuser les Jésuites, dire tout simplement qu'il a mis le P. Guéret au courant de son projet ! Et il aime mieux tout endurer et mourir de la plus cruelle mort plutôt que de le dire ; et cette fermeté ne lui est pas inspirée par une intimité fort grande entre lui et ses anciens maîtres ; il y a sept mois qu'il les a quittés et si dernièrement il les a vus, ce n'est pas de lui-même, c'est parce que son père l'a amené chez eux. Il dit d'ailleurs la raison qui retient sur ses lèvres l'accusation que juges et tortionnaires voudraient lui arracher : il ne veut pas diminuer son crime par un mensonge ! C'est assez qu'il soit coupable d'une tentative de meurtre ; il ne veut pas, pour se sauver, envoyer des innocents à la mort ; et s'il doit mourir, il ne veut pas paraître devant Dieu chargé du sang de ceux qu'il aurait lâchement calomniés.

Quel témoignage plus probant pourrait-on alléguer en faveur des Jésuites que ce silence héroïque d'un jeune homme de 19 ans qui, coupable d'un crime, est bien résolu à ne pas en commettre un second ! »

Tiré de Histoire Partiale - Histoire Vraie, tome 4_volume 2 page 68 à 77 de Jean Guiraud aux Edition Beau Chêne Croît.

Voir les chroniques du 27 décembre et du 7 janvier.

  • le 29 décembre 1720 : l'incendie de Rennes est vaincu.

Il a débuté le 23 décembre, voir la chronique du jour. Il est vaincu par l'abattage de maisons près de la cathédrale et du palais ordonné par l'intendant, le centre-ville est dévasté.

  • le 29 décembre 1721 : occupation de l'Île Maurice par les Français, qu'ils baptisent Île de France.
  • le 29 décembre 1796 : échec de la tentative de débarquement des troupes révolutionnaires françaises en Irlande.

Les maigres troupes du général Hoche ne peuvent pas tenir. Les survivants rembarquent.

  • le 29 décembre 1796 : proclamation du premier ministre Pitt au Parlement :

"Jamais l'Angleterre ne consentira à la réunion de la Belgique à la France. Nous ferons la guerre tant que la France ne sera pas rentrée dans ses frontières de 1789".

  • le 29 décembre 1797 : les Français s'emparent de Mayence.
  • le 29 décembre 1840 : le général Bugeaud est nommé gouverneur général de l'Algérie.

Le général Thomas Robert Bugeaud est nommé gouverneur général de l'Algérie et prend de nouvelles mesures pour soumettre les Algériens. Il adapte l'armée à une guerre de contre-guérilla. Malgré la soumission d'Abd el-Kader en 1847, il est remplacé par le duc d'Aumale.

  • le 29 décembre 1857 : occupation de Canton par un corps expéditionnaire franco-britannique.
  • le 29 décembre 1920 : le Parti communiste français est créé.
  • le 29 décembre 1933 : révélation de l'affaire Stavisky.

L'affaire Stavisky, une crise politique et économique, survient après le décès suspicieux d'Alexandre Stavisky, escroc naturalisé français en 1910, juif d'origine polonaise. Quatre jours plus tôt, ce dernier a été arrêté pour fraude, on s'aperçoit qu'il a joui de la complicité de dignitaires municipaux. S'il semblait avoir été assassiné, le suicide est retenu. Tout le régime politique est alors soupçonné de corruption, des émeutes antiparlementaires ont lieu le 6 février de l'année suivante.

  • le 29 décembre 1989 : la République populaire (communiste) de Pologne redevient la République de Pologne.
  • le 29 décembre 2001 : obsèques de l'ancien président Sédar Senghor.

Les obsèques de l'ancien président Sédar Senghor ont lieu, à Dakar en présence de chefs d'Etat africains, mais sans représentation française de haut rang.

  • le 29 décembre 2003 : assassinat au Burundi du nonce apostolique, Mgr Michael Courtney.

Mgr Michael Courtney, ambassadeur du Vatican au Burundi, est mortellement blessé dans une embuscade près du village de Minago.

Posté le 29 décembre 2016 à 05h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 décembre 2016

C’est arrivé un 28 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 28 décembre 418 : Saint Boniface Ier devient pape.

À la mort du pape Zosime, le 26 décembre 418, le parti des diacres élit pour lui succéder l'archidiacre Eulalien, le 27 décembre. Or, le 28, les prêtres choisissent l'un des leurs, qui devient Boniface Ier. Il en résulte que, le 29 décembre les deux hommes sont sacrés chacun de leur côté.

Pour trancher la question, l'empereur Honorius convoque un synode à Ravenne le 8 février 419 et interdit aux deux prétendants d'entrer dans la ville de Rome. En fait, le synode hésitant laisse la décision à l'empereur. Comme celui-ci semble prendre son temps, Eulalien s'impatiente et pénètre dans la cité de Rome pour y célébrer les cérémonies de Pâques. Les troupes d'Honorius interviennent alors pour installer Boniface, tandis qu'Eulalien se console avec un évêché en Campanie (il y meurt sans histoires en 423). Pour éviter le renouvellement du problème, Honorius promulgue une ordonnance disposant qu'en cas de double élection, aucun des deux élus ne soit pape, mais que l'on procéderait à l'élection d'un troisième

  • le 28 décembre 856 : raid des Vikings sur Paris qui incendient la ville.
  • le 28 décembre 1337 : révolution dans le Comté de Flandre.

Le comté de Flandre est alors une principauté du Royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits opposant la France et l'Angleterre, lors de la guerre de Cent Ans. Le roi d'Angleterre, jouant de l'arme économique, pousse les habitants de Gand, capitale du comté, à la révolution contre les Français. Le 28 décembre 1337, menés par Jacob van Artevelde, ils prônent la neutralité dans le conflit franco-anglais, et s'administrent eux-mêmes jusqu'en 1345.

  • le 28 décembre 1355 : réunion des Etats généraux à Paris.

Les États généraux réunis à Paris à la demande du Roi Jean II le Bon votent la Grande ordonnance (sur le modèle de la Grande Charte anglaise de 1215), limitant les pouvoirs royaux et marquant un renforcement du Parlement. Le prévôt des marchands Étienne Marcel et Robert Le Coq sont les chefs bourgeois de l'opposition.

  • le 28 décembre 1503 : le chevalier Bayard repousse l'ennemi, seul contre tous, au pont de Garigliano

Tandis que la France et l'Aragon se disputent le Milanais, dans la nuit du 27 au 28 décembre, 2 000 Espagnols franchissent le Garigliano. Les 300 arbalétriers français en garnison à Suio ne remarquent pas ces mouvements et Gonzalve de Cordoue fait donc traverser 2 000 hommes de plus, dont 200 cavaliers commandés par Prospero Colonna, avant de donner l'ordre d'attaquer le pont occupé par les Français. Le capitaine français en poste au pont du Garigliano décide-t-il de le détruire et de battre en retraite sur Gaète, abandonnant les malades ainsi que neuf canons. Informé de cette retraite, Gonzalve de Cordoue décide de les poursuivre, et la cavalerie de Colonna rattrape les Français. Néanmoins, grâce aux exploits du chevalier Bayard qui tient seul le pont en obligeant les Espagnols à l'affronter un contre un, les Français arrivent à s'échapper.

Bayard sur le pont du Garigliano, par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, palais de Versailles

  • le 28 décembre 1537 : édit de Montpellier.

Par l'ordonnance de Montpellier, François 1er introduit le dépôt légal en France. Il constitue l'obligation légale faite aux producteurs et diffuseurs de documents, de les déposer auprès des organismes dépositaires qui sont tenus de les conserver et de les signaler. Auparavant, il n'était possible de faire un dépôt légal que dans la bibliothèque du Roi, située à Blois. Le dépôt légal est, aujourd'hui, régi par le titre III du livre 1er du Code du patrimoine.

  • le 28 décembre 1622 : décès de François de Sales à Lyon, à l'âge de 55 ans.

Evêque, homme de lettres et saint, François de Sales, né le 21 août 1567 en Savoie, a été ordonné prêtre en 1593 et consacré évêque en 1602. En pleine Réforme, il a sillonné son diocèse de Genève pour présenter la foi catholique. Avec Sainte Jeanne de Chantal, il a fondé l'ordre de La Visitation Sainte-Marie en 1610. Il est le saint patron des journalistes et des écrivains et docteur de l'Église. Il a écrit Introduction à la vie dévote et le Traité de l'amour de Dieu. Il a été canonisé en 1665.

Saint François de Sales.

  • le 28 décembre 1799 : un décret autorise l'ouverture des églises le dimanche.

Ce décret n'aurait jamais été signé sans les milliers de martyrs de Vendée, de Bretagne, du Lyonnais et de tous ceux qui ont sacrifiés leur vie pour affirmer leur foi catholique aux yeux des hommes et de Dieu. Notre « liberté » religieuse d'aujourd'hui, nous la devons à ces ancêtres anonymes.

  • le 28 décembre 1857 : des troupes Franco-britanniques bombardent Canton.
  • le 28 décembre 1895 : séance publique du cinématographe.

Les frères Lumière, dans un café de Paris réalisent la première projection publique payante de cinéma. Le programme est composé de 10 films ou « vues », comme on les appelle à l'époque, de 50 secondes. Il comprend la fameuse "Sortie des usines Lumière", le premier film tourné par les frères Lumière le 19 mars précédent, "La Voltige", une leçon de cavalerie filmée et mise en scène par Louis Lumière, "Les Forgerons", "Le Jardinier" (plus connu sous le nom de "L'Arroseur arrosé"), "La Place des Cordeliers à Lyon", et "La Mer", filmé durant l'été 1895. Trente-trois spectateurs sont présents dans la salle.

  • le 28 décembre 1897 : Edmond Rostand triomphe avec Cyrano de Bergerac.

Edmond Rostand triomphe au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris lors de la première représentation de sa comédie en 5 actes, "Cyrano de Bergerac". Le public apprécie tout particulièrement le romantisme de la pièce qui contraste avec le réalisme l'époque.

  • le 28 décembre 1944 : défaite allemande dans les Ardennes.
  • le 28 décembre 1945 : les cartes de pain sont rétablies à cause d'une forte augmentation de la consommation.
  • le 28 décembre 1967 : légalisation de la contraception avec le vote de la loi Neuwirth.

Ce député franc-maçon et gaulliste fait voter une loi élaborée en loge dix ans auparavant. En ce jour le Martyrologe romain fête les Saints Innocents, des enfants de moins de 2 ans massacrés pour le Christ par Hérode à Bethléem (1er s.).

C'étaient des tout-petits enfants, ils avaient à peine 2 ans pour les plus âgés. L'âge de la crèche, pas même de la maternelle. Pour leurs pères et leurs mères, ils étaient des merveilles, des enfançons qu'on élève encore contre sa joue. Voulant atteindre le roi d'Israël, ce sont les petits qu'Hérode fait tuer, les premiers accueillis par le Dieu d'Amour qui vient sauver les hommes. Ils sont incapables de parler. Mais aux yeux du Christ, c'est l'existence et non l'âge qui offre la liberté d'entrer dans l'Église.

Petits enfants qui furent massacrés à Bethléem de Judée sur l'ordre du roi impie Hérode, pour que périsse avec eux l'enfant Jésus. Dès les premiers siècles de l'Église, ils ont été honorés comme martyrs, car ils sont les prémices de tous ceux qui devaient verser leur sang pour Dieu et pour l'Agneau de Dieu.

Il faut toujours avoir présent à l'esprit la foule innombrable des enfants, qui vivant encore dans le sein de leurs mères sont tués avant même de voir le jour, à cause des lois qui autorisent l'avortement, ce crime abominable.

  • le 28 décembre 1973 : L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne est publié.

Posté le 28 décembre 2016 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

27 décembre 2016

C’est arrivé un 27 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 27 décembre 537 : l'empereur Justinien inaugure la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, chef-d'œuvre.

Chef d'œuvre de l'architecture byzantine, réalisé par les architectes Anthémios de Tralles et Isidore de Milet, elle est élaborée avec des matériaux précieux et des éléments pris aux temples de Grèce ou d'Egypte. Sainte-Sophie est transformée une mosquée à la conquête de la ville par les Ottomans du sultan Mehmet II en 1453. Elle est ensuite transformée en musée par Atatürk.

  • le 27 décembre 1146 : prédication de la deuxième croisade, à Spire par Saint Bernard, devant l'empereur Conrad III.

L'empereur, séduit par l'homme et son discours, se croise aussitôt.

  • le 27 décembre 1373 : Jean de Vienne, nommé amiral de France par le Roi Charles V, prête serment.

Fils de Guillaume et Claudine de Chaudeney, il commence sa carrière militaire à l'âge de 9 ans et est fait chevalier à 21 ans. En 1373, Charles V le nomme amiral de France. Il réorganise alors la marine, met en place un important programme de construction, crée les gardes-côtes, organise des surveillances sur les côtes et délivre des licences pour construire et vendre des bateaux.

Jean de Vienne est le premier à comprendre que les opérations navales peuvent porter atteinte à l'Angleterre et il conduit plusieurs expéditions contre les côtes sud anglaises de Plymouth en passant par l'île de Wight jusqu'à Rye.

De 1381 à 1385, il se bat contre les flamands, notamment à la bataille de Rosbec. En 1385, sur sa demande, il débarque en Écosse, avec 180 navires, afin d'envahir l'Angleterre mais, son expédition finit en désastre, son armée étant abandonnée par les Écossais.

Buste de Jean de Vienne (Galerie des Bataille à Versailles)

Charles VI succédant à son père Charles V, sur le trône de France, la marine décline car le Roi ne partage pas l'intérêt qu'y portait son père. Jean de Vienne rejoint alors la croisade du roi Sigismond de Hongrie contre l'empire ottoman. Il est tué lors de la bataille de Nicopolis en Bulgarie.

Jean de Vienne est le premier marin français à avoir conçu et mis en œuvre une véritable stratégie navale. De nombreux bâtiments de la marine française ont porté son nom.

  • le 27 décembre 1556 : naissance de Jeanne de Lestonnac, religieuse française, fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Sainte Jeanne de Lestonnac, née le 27 décembre 1556 à Bordeaux et décédée le 2 février 1640, est une religieuse française du XVIIe siècle. Mère de famille nombreuse, devenue très tôt veuve, elle se consacre à l'éducation des jeunes filles et fonde une congrégation religieuse féminine de spiritualité ignacienne, la Compagnie de Marie-Notre-Dame.

Béatifiée en 1900 par le pape Léon XIII et canonisée le 15 mai 1949 par le pape Pie XII, elle est liturgiquement commémorée le 2 février.

Elle est la nièce de l'écrivain français Montaigne, qui parle d'elle en ces termes :

"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais."

  • le 27 décembre 1585: mort de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.

« Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. En plus de trente ans, son œuvre comporte des poésies officielles avec Les Hymnes et les Discours, l'épopée avec La Franciade ; la poésie lyrique avec des recueils tels que Les Odes. De sa rencontre avec Jean Dorat, naît la Pléiade. En 1552, il publie les Amours de Cassandre qui provoquent alors une vive polémique littéraire.

Il a été page du Dauphin François III, duc de Bretagne, puis à la mort de celui-ci en août 1536, de son frère Charles, duc d'Orléans troisième fils de François 1er. Voir la chronique du 10 septembre.

  • le 27 décembre 1594 : assassinat manqué sur Henri IV.

« Le 27 décembre 1594, une nouvelle tentative d'assassinat fut dirigée contre Henri IV. De retour d'un voyage en Picardie, le Roi rentrait au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porta un coup de couteau qui ayant été détourné, le blessa aux lèvres. Dès qu'on apprit que le meurtrier avait été élève des Jésuites au collège de Clermont, on fit courir le bruit qu'il avait été l'instrument de ses anciens maîtres, les vrais auteurs et instigateurs de l'attentat. Le Parlement fit faire aussitôt au collège de Clermont une perquisition qui amena l'arrestation du P. Guéret, ancien professeur de Châtel, du P. Guignard, chez lequel on avait trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, et la saisie de ces livres. Dès lors, on impliqua dans le procès le P. Guéret et le P. Guignard ; le premier fut remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second fut condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Cette exécution ne suffit pas à la haine du Parlement ; rendant la Compagnie tout entière responsable de l'attentat, il prononça contre elle un arrêt ordonnant la confiscation de ses biens, la dispersion et l'exil de ses membres. Enfin, on éleva sur l'emplacement de la maison détruite de Châtel, une pyramide mentionnant l'attentat, sa répression et la complicité de la Compagnie. Depuis, la pyramide a été détruite, le Parlement a été convaincu d'irrégularité et d'injustice ; mais on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. »

Tiré de Histoire Partiale - Histoire Vraie, tome 4_volume 2 page 74 de Jean Guiraud aux Edition Beau Chêne Croît

Voir les chroniques du 29 décembre et du 7 janvier.

  • le 27 décembre 1707 : décès de Jean Mabillon, moine bénédictin, paléographe et diplomate français.

Dom Jean Mabillon, naît le 23 novembre 1632 à Saint-Pierremont, dans les Ardennes et meurt le 27 décembre 1707 à Saint-Germain-des-Prés. Membre de l'abbaye bénédictine réformée (revenue à la règle de saint Benoit) de Saint-Maur, Jean Mabillon a eu un rôle déterminant dans la transmission des savoirs au XVIIe siècle par ses méthodes d'analyse de documents. Son livre discours de la méthode est une référence. Jean Mabillon est considéré comme le fondateur de la diplomatique, science définissant les règles pour établir la date, la provenance, la nature, l'authenticité et les versions successives d'un document écrit. Il a grandement aidé à développer la critique historique.

Il est aussi très connu pour son livre De Re Diplomatica. Ce livre propose des règles permettant d'établir la date, la provenance, la nature et l'authenticité d'un document écrit, d'en analyser le style, d'en repérer les transcriptions successives, d'en d'identifier les institutions qui le créent puis le diffusent, de s'intéresser au support de l'écrit. Ces règles ont été universellement adoptées. Elles sont enseignées à l'École des chartes dès sa création.

Devenu le protégé de Colbert, il effectue pour lui deux voyages, en Bourgogne en 1682, puis en Suisse et en Allemagne en 1683, pour rechercher des renseignements et authentifier des documents sur l'histoire de la couronne de France, et sur l'histoire de l'Église en France. Le Roi l'envoie ensuite visiter les principales bibliothèques d'Italie pour y acquérir des livres et des manuscrits pour la Bibliothèque royale.

En 1701, il est nommé membre de l'Académie royale des Inscriptions et Médailles par le Roi. A partir de, 1703 il rédige 5 volumes consacrés à l'histoire de son ordre, les Annales de l'Ordre de Saint-Benoît. Le dernier est publié après sa mort.

Il meurt en 1707 à Saint-Germain-des-Prés. Une station de métro porte son nom depuis 1925.

Jean Mabillon, gravure d'Alexis Loir, Bibliothèque Nationale de France

  • le 27 décembre 1717 : naissance de Giovanni Angelo Braschi, futur Pie VII.
  • le 27 décembre 1774 : la Grande-Loge prend le titre de "seul et unique Grand-Orient de France".
  • le 27 décembre 1792 : Salles dépose une motion demandant que ce soit le peuple qui rende le jugement du Roi.

Saint-Just prononce un discours devant la Convention, pour s'y opposer.

  • le 27 décembre 1822 : naissance de Louis Pasteur, chimiste et biologiste français, inventeur de la pasteurisation et du vaccin contre la rage.

Louis Pasteur naît le 27 décembre 1822 à Dole. Il est très célèbre pour ses activités de scientifique, de chimiste, de physicien mais aussi de microbiologiste. Détenteur de deux baccalauréats, un en lettres et un second en sciences mathématiques, il est reçu quatrième à l'Ecole normale. Il poursuit ses études au Conservatoire national des arts et métiers. En 1856, il prend la direction des études de l'Ecole normale supérieure. En 1878, il est nommé grand-officier de la Légion d'honneur. En 1881, il fabrique le premier vaccin contre la maladie du charbon pour le mouton, puis un vaccin pour lutter contre la rage. Ce n'est qu'en 1885 qu'il débute ses premiers tests sur des êtres humains. Après une carrière très célèbre, Louis Pasteur meurt le 28 septembre 1895, à l'âge de 72 ans.

  • le 27 décembre 1893 : à Saint-Pétersbourg, la convention militaire secrète qui avait été signée au mois d'août 1892 par la France et la Russie est enfin ratifiée par le Tsar Alexandre III.
    • le 27 décembre 1893 : la France et la Russie signent une alliance.
    • le 27 décembre 1911 : la France achète le palais Farnèse à Rome, à la Maison Bourbon des Deux-Siciles, et en fait son ambassade.
    • le 27 décembre 1923 : décès de Gustave Eiffel.
    • le 27 décembre 1958 : naissance du nouveau franc valant cent anciens francs et dévaluation de la monnaie de 17,5%.

Le Conseil des ministres adopte le Plan Rueff-Pinay qui prévoit la création du nouveau franc. L'ancien franc est divisé par 100. Cette mesure vise à assainir le budget. Le nouveau franc est mis en circulation à partir du 1er janvier 1960.

  • le 27 décembre 1983 : Jean-Paul II visite le terroriste turc Agca, dans sa prison de Rebibbia, à Rome.

C'est l'homme qui l'avait grièvement blessé en 1981.

  • le 27 décembre 1991 : l'Unesco classe sur sa Liste du patrimoine mondial les quais de la Seine à Paris et la cathédrale de Reims.
  • le 27 décembre 1995 : cinquième essai nucléaire français à Moruroa.

Posté le 27 décembre 2016 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

26 décembre 2016

C’est arrivé un 26 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 26 décembre 268: mort du 25ème pape, saint Denys.

La persécution de l'empereur Valérien avait entraîné une vacance d'un an, qui s'arrête avec son élection. Il meurt le 26 décembre 268 et est le premier pape à ne pas être martyr.

  • le 26 décembre 418: mort du pape, saint Zosime.
  • le 26 décembre 795: élection du pape, saint Léon III.

Saint Léon III est connu pour deux faits notables : le couronnement de Charlemagne comme Empereur d'Occident à la Noël 800 (voir la chronique du 25 décembre) et pour le miracle dont il est l'objet suite à son agression physique par des nobles romains le 25 avril 799 (voir la chronique du jour). Il meurt le 12 juin 816 (voir la chronique du jour).

  • le 26 décembre 1458 : décès d'Arthur III, duc de Bretagne.

Arthur III de Bretagne, aussi appelé « le Connétable de Richemont » ou encore « le Justicier », s'éteint le 26 décembre 1458 à Nantes. Fils de Jean IV, duc de Bretagne, Arthur III n'aura été à la tête du duché de Bretagne que très peu de temps, à peine treize mois entre 1457 et 1458. D'autre part, sa vie nous est connue grâce au récit apologétique que rédigea son écuyer Guillaume Gruel dans les années 1460. C'est lui qui mènera l'armée royale de victoires en victoires pour libérer la France des Anglais qui honnie avec les conquêtes de Paris Meaux, Montereau et Pontoise. Il est considéré comme le père du premier modèle d'armée permanente en France avec les Compagnies d'Ordonnance qu'il crée en 1445. Richemont reprend la guerre contre les Anglais en 1449 et cette fois, avec l'appui complet de son neveu François Ier de Bretagne (le fils du Duc Jehan V disparu en 1442) qui déclare la guerre Henri VI de Lancastre après la prise de Fougères par le routier Surienne l'Aragonais. Arthur de Richemont devient Duc de Bretagne et prend le nom d'Arthur III en 1457. Arthur III ne reste pas longtemps Duc de Bretagne puisqu'il disparaît le 26 décembre 1458. Il reste incontestablement l'une des plus grandes figures militaires de la Guerre de Cent Ans.

  • le 26 décembre 1559 : élection du pape Pie IV.

Dans la nuit du 25 au 26 décembre 1559, Jean-Ange de Médicis est élu suite à un conclave assez long, sous le nom de Pie IV. Pie IV est né à Milan en 1499. Son pontificat, de six ans, démarre avec le procès de la famille de son prédécesseur, Paul IV. Ce dernier avait favorisé l'accession de membres de sa famille à des postes clés de façon outrancière. Pie IV est le fondateur des archives du Vatican. Il meurt en 1565, des suites d'une mauvaise fièvre.

  • le 26 décembre 1574 : Louis II de Guise, le futur cardinal, est nommé Archevêque-Duc de Reims, et le restera jusqu'à sa mort en 1588.
  • le 26 décembre 1662 : Molière crée "L'Ecole des Femmes".

Jean-Baptiste Poquelin achève la création de sa dernière comédie en 5 actes au Palais-Royal à Paris : "L'Ecole des femmes". Elle remporte un succès immense. Cependant, la morale et le comique de la pièce agacent ses rivaux tels que Corneille. Molière doit faire face à de très nombreuses critiques.

  • le 26 décembre 1754 : envoyé en Inde comme administrateur pour remplacer Joseph François Dupleix, Charles Godeheu signe un traité par lequel la France s'engage à se retirer des territoires qu'elle a conquis.

Cet accord marque le recul de l'influence française dans le sous-continent indien. Alors qu'arrivé en 1741 en Inde, le gouverneur Joseph François Dupleix crée un empire territorial à la France, en dépit de l'opposition de la métropole craintive devant les Britanniques. Sous le commandement du marquis Bussy-Castelnau, l'armée de Dupleix contrôle la région entre Hyderabad et le cap Comorin. La jalousie devant les succès de Dupleix le fera rappeler en France en 1754. Cela n'empêche pas les Français d'étendre leur influence à la cour du nawab du Bengale et d'augmenter leur volume de commerce au Bengale.

  • le 26 décembre 1789 : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, demande la publication de la liste des déclarants et des sommes déclarées pour la contribution patriotique.
  • le 26 décembre 1790 : ratification par Louis XVI de la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790.

Pie VI tarde à conseiller Louis XVI, qui ratifie le 26 décembre 1790. Le Pape se prononce en mars, avril 1791 : il déclare nulles les élections d'évêques et curés. Les ravages de la laïcisation de la société commencent :

  • laïcisme officiel : ressources du clergé disparaissent (vente des « biens nationaux »), et avec elles les œuvres d'assistance et d'enseignement, puisque l'Eglise assurait par les dons des fidèles les rôles aujourd'hui joué par la sécurité sociale et l'éducation nationale;
  • la révolution désorganise les structures sociales par la constitution civile du clergé;
  • suppression des réguliers;
  • diminution des séculiers;
  • serment à la constitution des prêtres réfractaires;
  • révoltes dans l'ouest (Vendée, Bretagne), Lyon, Toulon…
  • des élections par les citoyens remplacent les nominations  des curés et des évêques. L'investiture canonique n'est plus donnée par le St Père, mais par le métropolitain, plus ancien évêque du département. Il en résulte :
    • la rupture avec le Pape : rupture du Concordat de 1516 (serment à la constitution);
    • la division du clergé: 55% de réfractaires / 7 évêques jureurs sur 128. Seul Talleyrand accepte de sacrer des évêques (celui dont Napoléon dira : « Vous êtes de la merde dans un bas de soie ».)
  • le 26 décembre 1792 : plaidoirie de Romain de Sèze, défenseur de Louis XVI à son procès.

Raymond, ou Romain de Sèze est franc-maçon, il appartient à la loge les Neuf-Sœurs, qui est également celle de Voltaire. Il faut reconnaître qu'il argumente en contestant la compétence de la Convention, soulignant l'inviolabilité de la personne du Roi, tirée des lois fondamentales du Royaume et rejette l'accusation de trahison.

  • le 26 décembre 1793 : l'armée française remporte une victoire à la bataille de Wissenbourg sur les troupes des Alliés, qui sont refoulées au-delà du Rhin.

     

  • le 26 décembre 1793 : Madame Royale est utilisée comme monnaie d'échange.

Surnommée Madame Royale, Marie-Thérèse Charlotte, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, est rendue aux Autrichiens à Bâle après avoir été détenue par les révolutionnaires du Directoire. En échange, l'Autriche libère Camus, Beurnonville, Lamarque, Quinette, Bancal et Drouet, tous capturés par l'armée autrichienne en octobre 1793 lors de la bataille de Maubeuge. Madame Royale rejoint sa famille. En 1799 elle épouse celui qui sera le dernier « Dauphin » de France, Louis-Antoine de Bourbon, fils de Charles X.

Madame Royale passera sa vie à chercher son frère dont elle était certaine qu'il n'était pas mort au Temple, comme le raconte très bien Xavier de Roche dans son monumental Louis XVII publié aux éditions de Paris.

  • le 26 décembre 1805 : la France signe la paix de Presbourg avec l'Autriche, suite à la victoire d'Austerlitz.

La campagne d'Autriche a vu l'écrasante victoire française d'Austerlitz, les Autrichiens signent la paix de Presbourg avec la France, et lui cèdent la Vénétie, l'Istrie et la Dalmatie à l'Italie. L'Autriche doit également céder ses possessions allemandes à la Bavière et au Wurtemberg et payer une indemnité de guerre de 50 millions de florins. Une clause secrète stipule que l'empereur autrichien, François II, renonce à son titre d'empereur du Saint Empire romain germanique.

  • le 26 décembre 1894 : dans "La Dépêche de Toulouse", Jaurès écrit à propos de Dreyfus :

"On a surpris un prodigieux déploiement de la puissance juive pour sauver l'un des siens".

  • le 26 décembre 1898 : les savants français Pierre et Marie Curie annoncent à l'Académie des sciences la découverte du radium et du polonium et proposent le vocable « radioactivité ».

Devant l'auditoire de l'Académie des Sciences, Pierre et Marie Curie, annoncent qu'ils ont réussi à extraire un élément radioactif dans une pechblende : le radium. Ils soulignent que la radioactivité dégagée par le radium est nettement supérieure à celle du polonium, découvert en juillet. Ils démontrent que le thorium produit des rayonnements et recevront le Prix Nobel de physique avec Henri Becquerel en 1903 pour leurs études sur les rayonnements émis par les sels d'uranium et pour la découverte des minéraux actifs.

  • le 26 décembre 1900 : adoption définitive de la loi d'amnistie concernant l'affaire Dreyfus.
  • le 26 décembre 1929 : le régime soviétique décide d'abolir la fête de Noël.
  • le 26 décembre 1942 : l'assassin de Darlan, le monarchiste Bonnier, est jugé de manière expéditive et exécuté.
  • le 26 décembre 1945 : le franc CFA est créé.

Après la signature par la France des accords de Bretton Woods, ce même jour, le franc est dévalué ; le franc CFA créé. Il signifie franc des colonies françaises d'Afrique. En 1945, 1 franc CFA vaut 1,70 franc métropolitain. À partir de 1948, 100 francs CFA valent 200 francs français. La création du franc CFA a pour but de restaurer l'autorité monétaire de la France dans les colonies, qui ont été éloignées du franc lors de la Seconde Guerre mondiale

  • le 26 décembre 1964 : la loi qui rend imprescriptible les crimes contre l'humanité, est votée par le Parlement à l'unanimité.

Aucune mention n'est faite des crimes de la révolution; visiblement les catholiques, les Chouans et les Vendéens ne font pas partis de l'Humanité pour la république.

  • le 26 décembre 1978 : départ de la première édition du Paris-Dakar.

Thierry Sabine s'étant perdu l'année précédente dans le désert et décide que c'est un excellent endroit pour organiser un rallye.

  • le 26 décembre 1994 : quatre religieux catholiques, trois Français et un Belge, Jean Chevillard, Christian Cheissel, Alain Dieukangard et Charles Deckers, appartenant à l'ordre des Pères blancs, sont assassinés à Tizi-Ouzou, capitale de la Kabylie.

L'attentat est revendiqué par le GIA.

  • le 26 décembre 1999 : une tempête, connue sous le nom d'ouragan Lothar, traverse le Nord de la France et l'Europe.

Une tempête d'une extrême violence déferle sur la France, l'Allemagne, la Belgique et la Suisse, avec des vents atteignant 173 km/h dans le sud de Paris et plus de 200 km/h par endroits. Des milliers d'arbres sont détruits dans la capitale française et dans le parc du château de Versailles. La tempête aussitôt terminée fera place à une seconde causant d'autres ravages. Plusieurs édifices historiques, notamment la cathédrale Notre-Dame de Paris, subissent d'importants dégâts, et les victimes un peu partout en Europe se chiffrent à environ 130, dont 88 en France. 500000 ha de forêts sont détruites, et trois millions et demi de foyers privés d'électricité ou de chauffage.

Posté le 26 décembre 2016 à 05h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

25 décembre 2016

C’est arrivé un 25 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 25 décembre 01 ( ?): naissance de Notre Seigneur Jésus Christ.

Date établie par l'Église Catholique pour commémorer la naissance du Christ, à Bethléem en Palestine. Cependant la date du 25 décembre n'a pas été choisie par hasard et les récentes publications scientifiques le démontrent. Le savant israélien Shermanyahu Talmon a publié une étude sur le calendrier de la secte juive de Qumran, où l'on retrouve le calendrier des services au Temple, que les prêtres assumaient à tour de rôle, au temps de la naissance de Jésus.

La famille d'Abias, à laquelle appartenait le prêtre Zacharie, père de St. Jean Baptiste (Lc 1,5) devait entrer en service deux fois l'an : du 8 au 14 du 3ème mois et du 24 au 30 du 8ème mois. Cette dernière date tombait à la fin de septembre. Il est donc logique que le calendrier byzantin fête la conception de Jean-Baptiste le 23 septembre, neuf mois avant sa naissance, le 24 juin. Les "six mois" dont il est question lors de l'annonce de l'ange coïncide bien avec la fête liturgique du 25 mars, trois mois avant la naissance du Baptiste, le 24 juin, et neuf mois avant le 25 décembre. Voilà qui donne une valeur historique au choix du 25 décembre pour la fête de Noël ! (revue "La Terre Sainte", nov-déc 1999).

Benoit XVI, dans son livre l'enfance de Jésus, est moins affirmatif et souligne que la seule chose certaine est que la date est définitivement fixée au IV siècle de notre ère.

  • le 25 décembre 496 : baptême de Clovis, Roi des Francs et de ses 3000 guerriers à Reims par Saint Rémi.

Afin de graver plus profondément l'importance d'un jour si sacré dans la mémoire des peuples chrétiens d'Occident, le Souverain Maître des événements a voulu que le royaume des Francs naquît le jour de Noël, quand, dans le Baptistère de Reims, au milieu des pompes de cette solennité divine, Clovis, le fier Sicambre, devenu doux comme l'agneau, fut plongé par saint Rémi dans le baptistère du salut, d'où il sortit pour inaugurer la première monarchie catholique parmi les monarchies naissantes sur les ruines de l'empire romain, ce royaume de France, le plus beau après celui du ciel, selon Sainte Jeanne d'Arc.

 

Les Israélites, ce Peuple à "la nuque raide", comme les nomma YAHVE à Moise n'ont pas reconnu Jésus, le Fils de Dieu et le clouèrent sur une croix en disant : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants! "

Dieu va alors faire alliance avec un autre peuple. Franc veut dire "Homme libre". C'est le peuple Francs qui est désigné, mais qui ne paraissait pas destiné à cette vocation. Les Francs n'avaient qu'un mince territoire à l'embouchure du Rhin. Leur chef était Clovis.

"O Dieu que Clotilde adore, j'implore ta protection si tu me donnes la victoire, je croirai en Toi et je me ferai baptiser".

Levant son glaive vers le ciel Clovis fait ce pacte avec Dieu, alors qu'il repousse les Alamans à Tolbiac. La cause de la victoire du passé doit être aussi la condition de la victoire de l'avenir. Clotilde a prié pour sa conversion dans sa Chapelle au Frankenberg en Alsace durant la bataille de Tolbiac. C'est de ce haut lieu que ses prières, si ferventes, percent la voûte des Cieux et que Dieu l'entent. Clovis fait à Tolbiac un premier pas vers sa conversion, mais il est tenté de se faire arien. Celle-ci ne sera définitive que sur le Tombeau de St Martin à Tours. Ce grand évêque devient alors le patron de la France.

"Courbe la tète fier Sicambre : Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré! "

Clovis, sa famille et ses 3000 soldats sont baptisés en la Nuit de Noël 496 par l'évêque Rémi de Reims. Une colombe, envoyée du Ciel, amène, dans son bec, une Ampoule de Saint Chrême, que le Seigneur avait "ratifié" pour l'onction royale. Tous les Rois de France ont été oint de cette huile bénie de ciel. Lorsque l'Eglise voit Clovis et ses Leudes dans la cuve baptismale et entend retentir la clameur immense des Francs, saluant "ROI" le CHRIST, Ses Entrailles tressaillent et Elle s'écrie : « VOILA MA FILLE AINEE ».

Clovis et Clotilde vont être sacrés Roi et Reine de France. Ce sont nos premiers Rois francs chrétiens. Le sacre est le lien qui unit le Roi à Dieu et le canal par lequel la puissance, l'assistance et le rayonnement de la Majesté divine se communiquent au Souverain, au moment où il devient l'Oint du Seigneur".

Le Roi appartient à la France et la France appartient à son Roi, dont la royauté n'est autre ce celle du Christ Roi. Le Sacre fait du Prince un homme Ecclésiastique, Sa souveraineté apparaît comme une Fonction Sainte.

La main sur l'Evangile le Roi prête serment:

- Il promet avec le secours de Dieu de protéger l'Eglise, qui est commise à ses oins.

- de lui faire conserver la paix par le peuple chrétien.

- d'expulser du sol de France les hérétiques nommément condamnés par l'Eglise.

- de faire observer La Justice et la Miséricorde dans ses jugements.

Comme avec Moise sur la Sinaï, Dieu va faire alliance avec la nouvelle nation qu'il vient de choisir et dont le Roi sera son lieutenant. Clovis a fait un pacte avec Dieu à Tolbiac. Voici que le Seigneur vient lui répondre dans cette nouvelle Alliance qu'Il vient lui donner le jour même de son sacre.

C'est ce qu'on appelle le Pacte de Reims résumé ci-dessous dans cette phrase de St Rémi:

"Votre postérité gouvernera ce royaume : elle glorifiera la sainte Eglise et héritera de l'empire des Romains. »

Elle ne cessera de prospérer tant qu'elle suivra la voie de la vérité et de la vertu, mais la décadence viendra par l'invasion des vices et des mauvaises mœurs. C'est là en effet ce qui précipite la ruine des royaumes et des nations. Afin de le différencier des rois des autres nations, Dieu accorde un autre privilège au Roi de France, fils aîné de son Eglise. Celui de guérir les écrouelles. Cette maladie personne d'autre que le Roi de France ne pouvait la guérir.

Ce privilège se manifeste dès la cérémonie du sacre terminée. Le Roi touche alors chaque malade et dit :"LE ROI TE TOUCHE, DIEU TE GUERISSE".

Les historiens racontent que Louis XIV a guéri plus de 2000 malades. On saisit mieux ainsi que les ennemis jurés de la religion aient tout fait pour détrôner la Royauté en France. Ils savaient que les liens étroits l'unissaient à l'Eglise, dont Elle était le soutien.

Il y a donc bien eut en cette nuit de Noël 496 un pacte conclu entre le Christ les Francs. Il ne s'agit pas moins, en l'occurrence, que de l'avènement du Règne du Christ-Roi sur la France, et par elle, sur les autres nations. Mais n'oublions pas qu'avant Reims tout a commencé grâce aux prières ferventes de sainte Clotilde au Frankenberg château des Francs. Cette montagne des Francs est donc bien le berceau de la mission de la France que Dieu choisit après le Mont Sinaï. Clovis meurt à l'âge de 45 ans, le 27 novembre 511. Sainte Clotilde devient par la suite le modèle des veuves chrétiennes. Elle finit ses jours dans sa dernière fondation près de saint martin à Tours. Elle meurt à l'âge de 70 ans. C'est le 3 juin 545 que sonne l'heure de la délivrance pour Clotilde.

Tiré du site SurlespasdesSaints :

http://surlespasdessaints.over-blog.com/article-32736526.html

  • le 25 décembre 604 : bataille d'Étampes, Clotaire II vaincu par Thierry.
    • le 25 décembre 795 : décès du pape Adrien Ier.
  • le 25 décembre 800 : couronnement de Charlemagne, empereur d'Occident.

Charlemagne, Roi des Francs, est sacré empereur d'Occident, au cours de la messe de Noël de l'an 800, dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, par le Pape Léon III, puis acclamé par la foule. Le Pape s'agenouille devant le nouvel empereur. Charles, fils aîné de Charlemagne, est couronné le même jour roi de Neustrie. Charlemagne reste à Rome jusqu'aux Pâques 801, affirmant clairement sa souveraineté sur la Ville Eternelle. A 53 ans le Roi des Francs et des Lombards devient empereur d'Occident sur un empire qui s'étend de la mer du nord à l'Italie et de l'Atlantique aux Carpates. C'est à ce jour que Charles ajoute à son prénom magnus: le grand, le magnifique.

  • le 25 décembre 875 : Charles le Chauve est couronné empereur d'Occident à Rome par le pape Jean VIII.

Charles II dit le Chauve est le petit-fils de Charlemagne, il est le fils de l'empereur Louis le Pieux Il est surnommé le Chauve, non en raison d'une calvitie, mais parce que le 5 mai 877, il se serait fait raser le crâne en signe de soumission à l'Église, et ce, malgré la coutume franque exigeant qu'un Roi ait les cheveux longs.

Voir les chroniques des 6 et 13juin, du 6 octobre 877.


En remerciement des services rendus à la papauté et notamment de l'élimination des Lombards, il reçoit du souverain pontife le titre inédit d'«Empereur des Romains».

  • le 25 décembre 987 : Hugues Capet associe son fils Robert au trône de France.

Robert II le Pieux est sacré Roi de France à Orléans du vivant de son père comme le veut la tradition d'alors. Voir les chroniques du 27 mars et du 20 juillet.

  • le 25 décembre 1003: élection du pape Clément II.
  • le 25 décembre 1046: élection du pape Jean XVIII.
  • le 25 décembre 1066 : couronnement de Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandre, roi et reine d'Angleterre, à l'abbaye de Westminster,

Après avoir défait Harold à la bataille de Hastings, le 14 octobre, et s'être emparé du trône, Guillaume de Normandie se fait couronner dans l'abbaye de Westminster (le jour de Noël 1066), ce que continuent de faire tous les souverains anglais depuis. Cependant, le nouveau royaume anglo-normand doit encore faire face à des difficultés : la conquête de l'Angleterre ne sera achevée qu'en 1070. Guillaume n'en reste pas moins un vassal du Roi de France pour les territoires normands.

  • le 25 décembre 1100 : couronnement de Baudouin de Boulogne, premier roi de Jérusalem.
  • le 25 décembre 1169 : mariage de Constance de Bretagne, avec le troisième fils du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Constance de Bretagne, héritière du duc de Bretagne, Conan IV le Petit, est forcée d'épouser Geoffroy II, troisième fils du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt, âgé de 9 ans. La Bretagne passe ainsi sous la coupe de l'Angleterre.

  • le 25 décembre 1559 : Jean Ange de Médicis est élu pape sous le nom de Pie IV.
  • le 25 décembre 1582 : adoption du calendrier grégorien par les Pays-Bas espagnols, le Danemark et la Norvège.
  • le 25 décembre 1635 : Samuel de Champlain meurt à Québec, assisté par le jésuite Lalemant.

On lui doit la fondation de la très belle ville de Québec ; les Québécois le surnomme depuis le milieu du XIXe siècle, le surnom de « Père de la Nouvelle-France ».

  • le 25 décembre 1683 : l'Espagne déclare la guerre à la France.
  • le 25 décembre 1688 : le roi d'Angleterre Jacques II se réfugie en France.
  • le 25 décembre 1757 : les Prussiens battent les Français à Leuthen.
  • le 25 décembre 1792 : Louis XVI rédige son testament (en double), à la tour du Temple et en remet 1 exemplaire à Malesherbes, son avocat.

« Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième jour de décembre. Moi, Louis XVIe du nom, Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

 

Je laisse mon âme à Dieu, mon créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus-Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père pour nous autres hommes, quels qu'indignes que nous en fussions, et moi le premier.

 

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église catholique et les commandements de Dieu et de l'Église, les sacrements et les mystères tels que l'Église catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la sainte Église catholique donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, car je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ, suivant ce que la charité chrétienne nous l'enseigne.

 

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence. Ne pouvant me servir du ministère d'un prêtre catholique, je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fût contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du ministère d'un prêtre catholique, pour m'accuser de tous mes péchés et recevoir le sacrement de pénitence.

 

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance, (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne) ou ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

 

Je prie tous ceux qui ont de la charité d'unir leurs prières aux miennes pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

 

Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je ne leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle ou par un zèle mal entendu m'ont fait beaucoup de mal.

 

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

 

Je recommande mes enfants à ma femme ; je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux. Je lui recommande surtout d'en faire de bons chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

 

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

 

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.

 

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve ; qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les lois, mais en même temps qu'un roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

 

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent dans les moments de troubles et d'effervescence on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

 

Je voudrais pouvoir témoigner ici toute ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté, si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux ou à leurs parents ou amis, de l'autre j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuits que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements. Dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

 

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM. de Chamilly et Hue que leur véritable attachement pour moi avait porté à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM. de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

 

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

 

Je prie MM. de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi. Je finis en déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

 

Fait en double, à la Tour du Temple, le 25 décembre 1792, »

 

LOUIS

  • 25 décembre 1793 : le général Westermann déclare à la Convention :

« Il n'y a plus de Vendée, citoyen républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay, suivant les ordres que vous m'aviez donnés. J'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé. »

(Histoire de la perversion de l'intelligence et des mœurs de François Marie Algoud, Editions de Chiré page 83)

  • le 25 décembre 1916 : journée nationale en faveur du poilu. Joffre, le vainqueur de la Marne, est nommé maréchal de France.
  • le 25 décembre 1991 : Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de «président » de l'Union Soviétique.

Le drapeau rouge est descendu du Kremlin. Le triomphe de la Vierge Marie est total, comme elle l'avait annoncé aux bergers de Fatima en 1917.

 

  • le 25 décembre 2005 : le Pape Benoît XVI signe l'encyclique "Deus caritas est" (Dieu est amour).

L'encyclique est entièrement consultable ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est_fr.html

Posté le 25 décembre 2016 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

24 décembre 2016

C’est arrivé un 24 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • Le 24 décembre 496 : prédiction de Saint Remi à Clovis faite la veille de son sacre à Reims.

La voici :

« Apprenez mon fils que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Eglise romaine, qui est la seule véritable Eglise du Christ. Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes de la terre ; il embrassera toutes les limites de l'Empire romain et soumettra tous les autres royaumes à son sceptre. Il durera jusqu'à la fin des temps. Il sera victorieux et prospère tant qu'il restera à la foi romaine et ne commettra pas un de ces crimes qui ruinent les nations. Mais il sera rudement châtié toutes les fois qu'il sera infidèle à son vocation. Vers la fin des temps un descendant des rois de France règnera sur tout l'Empire Romain. Il sera le plus grand des rois de France et le dernier de sa race.

Après un règne des plus glorieux, il ira à Jérusalem, sur le Mont des oliviers où il déposera son sceptre et sa couronne, et c'est ainsi que finira le Saint Empire romain et Chrétien. »

Sacré sur la tête, comme un évêque, avec un baume venu du ciel pour oindre Clovis, le Roi Très Chrétien était bien le premier souverain de l'univers ; il était d'ailleurs thaumaturge : on venait de toute l'Europe pour se faire guérir des écrouelles ou adénites tuberculeuses (dernier toucher est fait par Charles X le 31 mai 1825).

Telle était cette « religion de Reims » (Ernest Renan) qui remplissait les nations d'admiration. Après les divers évènements qui ont ponctué les deux derniers siècles, la cathédrale Notre-Dame et l'église Saint-Rémi, privée de son abbaye, ont beaucoup souffert. L'Etat a restauré au mieux ces bâtiments (allant jusqu'à rétablir la crête de fleurs de lys sur le toit de la cathédrale), ainsi que l'ancien palais archiépiscopal ou Palais du Tau (appelé ainsi dans un acte de Louis VII, en 1138). C'est dans la grande salle de ce palais qu'avait lieu le festin qui suivait le sacre. Ce palais contient un musée de la statuaire de la cathédrale et de son trésor, ainsi qu'un musée des sacres.

Pour ceux qui veulent poursuivre sur la question, voir sur

http://surlespasdessaints.over-blog.com/

Ce jour est aussi celui de la naissance de la France comme Nation, et comme Nation catholique.

  • le 24 décembre 562 : consécration de la basilique Sainte Sophie.

L'empereur d'Orient Justinien, octogénaire, préside à la nouvelle consécration du chef-d'œuvre de sa vie, la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. La coupole, qui s'est écroulée le 7 mai 558, vient d'être rebâtie.

  • le 24 décembre 640 : élection du pape Jean IV.
  • le 24 décembre 1294 : élection de Benedetto Caetani comme pape, il prend le nom de Boniface VIII.

Boniface VIII est d'abord avocat et notaire du pape à Rome. Il obtient le chapeau de cardinal en 1281, et est élu pape le 24 décembre 1294 après la démission de Célestin V. Bien que son élection soit régulière, on l'accuse d'avoir poussé son prédécesseur, qu'il fait emprisonner pour éviter le risque de schisme, à se retirer. De même que Grégoire VII, ce pontife veut élever la puissance spirituelle au-dessus de la puissance temporelle, et prétend disposer des trônes ; il a de vifs démêlés avec l'empereur d'Allemagne, mais surtout avec Philippe le Bel en France. Le Roi fait appel au Concile et lui envoie une armée qui le fait prisonnier à Anagni. Il est arrêté en 1303, d'après les ordres de Philippe IV, qui voulait l'amener en France et le faire juger par un concile. Face à cette agression, le vieux pape se couvre de sa tiare, prend en main sa crosse et les clefs, et dit:

« Je suis pape, je mourrai pape ».

Boniface VIII se vit maltraiter par Sciarra Colonna.

Tiré des mains des Français le 9 septembre par une révolte de la population d'Anagni, il tombe malade suite aux mauvais traitements qu'il a subis, et meurt au bout d'un mois à Rome le 11 octobre 1303. Il avait déclaré l'année 1300 jubilaire.

  • le 24 décembre 1491 : naissance d'Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites.

Ce noble militaire espagnol blessé au siège de Pampelune en 1521, passe sa convalescence à lire la vie des saints. Cette lecture le touche au point qu'il abandonne la carrière militaire et part en pèlerinage à Jérusalem. Suite à une apparition de la Sainte Vierge, qui dure une semaine, près de Manrèse il fonde en 1534, la compagnie de Jésus ou l'Ordre des Jésuites.

Pour tous ceux que l'ascétisme de ce saint rebute je conseille de lire un petit livre bibliographique sur Saint Ignace où la vie de se dernier est racontée de façon très vivante : Inigo de François Sureau, aux éditions Gallimard. Le caractère enflammé et fier de l'Espagnol est très bien décrit, ainsi que ses nombreux défauts. Cet exemple nous montre combien la sainteté est à la portée de tous.

  • le 24 décembre 1539 : séjour de l'empereur Charles Quint au château de Fontainebleau.

Au cours de son voyage en France, qui dure jusqu'au 30 décembre, l'empereur s'arrête au château de Fontainebleau.

  • le 24 décembre 1588 : assassinat, au château de Blois, de Louis II, Cardinal de Guise, archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588, sur ordre du Roi de France Henri III.

Cet assassinat a lieu au lendemain de celui de son frère le duc Henri de Lorraine, chef de la sainte Ligue, au même endroit.

  • le 24 décembre 1642 : Paul de Chomedey de Maisonneuve plante une croix sur le Mont Royal.

     

En décembre la petite colonie française est en grand danger. Les eaux du fleuve Saint-Laurent gonflent et la menace d'une inondation devient de plus en plus évidente. Maisonneuve promet que, si les eaux se retirent sans causer de dommages, il portera une croix sur ses épaules et ira la planter sur le Mont Royal. Comme, le niveau du fleuve baisse rapidement et Maisonneuve tient sa promesse. Voilà l'origine de cette croix qui domine le sommet du Mont Royal, sommet qui donne son nom à la ville Montréal.

  • le 24 décembre 1770 : par un laconique billet, Louis XV ordonne au duc de Choiseul de se démettre de toutes ses charges et de se retirer sur ses terres tourangelles de Chanteloup.

Voir les chroniques du 21 juillet, du 6 août, du 18 novembre,

  • le 24 décembre 1798 : la Grande-Bretagne et la Russie font alliance contre la France.
  • le 24 décembre 1800 : le Premier Consul Bonaparte échappe à un attentat rue Saint-Nicaise à Paris.

Une machine infernale explose au passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, rue Saint-Nicaise à Paris (par Cadoudal?).

  • le 24 décembre 1802 : un arrêt organise la création des chambres de commerce dans vingt-deux villes.

Si l'Eglise catholique a avec le temps maillé notre territoire par les nombreuses églises et abbayes qui y furent construites ; la maçonnerie fait de même avec ces chambres de commerce et d'industrie qui permettent un discret contrôle de l'économie locale.

  • le 24 décembre 1851 : naissance Édouard de Castelnau, général français.

Edouard de Castelnau entre à Saint-Cyr, puis rejoint le 31e régiment d'infanterie. Il participe à la guerre franco-prussienne en tant que sous-lieutenant. Petit à petit, il monte les échelons et en 1911, il est nommé premier sous-chef d'état-major général sur ordre du maréchal Joffre. Il s'illustre durant la Première Guerre mondiale en remportant des grandes batailles. Il devient ensuite député de l'Aveyron et préside la Fédération nationale catholique jusqu'à sa mort en 1944.

Voir la chronique du 04 novembre 2013, où sont décrits l'affaire des fiches et le rôle joué par le général de Castelnau pendant la Grande guerre et dans l'entre-deux-guerres.

  • le 24 décembre 1898 : Louis Renault reçoit ses premières commandes.

En 1898, âgé de 21 ans, il construit sa première voiturette en ajoutant à un tricycle de Dion une quatrième roue, une transmission par cardan, et une boîte à 3 vitesses dont la troisième en " prise directe " selon sa propre invention. Le véhicule peut atteindre la vitesse de 50 km/h.

Lors du réveillon de Noël, il empoche ses 12 premières commandes fermes assorties d'un acompte de soixante louis d'or et décide alors de devenir constructeur d'automobiles. Quelques mois plus tard, il dépose le brevet de sa boite de vitesse à " prise directe " à l'origine de sa fortune et adoptée par tous les constructeurs automobiles de l'époque.

  • le 24 décembre 1903 : la Commission de révision décide à l'unanimité qu'il y a lieu à révision du procès de Dreyfus à Rennes.
  • le 24 décembre 1941 : les Forces françaises libres (FFL), prennent les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon.
  • le 24 décembre 1942 : assassinat à Alger, de l'amiral François Darlan, dauphin de Philippe Pétain, par Fernand Bonnier de La Chapelle.

Dans un livre cynique et vantard, les assassins de Darlan n'ont pas caché que l'ordre de tuer et l'argent nécessaire au crime étaient venus de De Gaulle lui-même, transmis aux exécutants par le comte de Paris (Mario Faivre, Nous avons tué Darlan, La Table ronde, 1975). Les conséquences dramatiques de cet assassinat ne vont pas tarder à se manifester, notamment par une affreuse escalade dans la guerre civile franco-française.

Suivent quelques témoignages de personnages au dessus de tous soupçons :

Voici le témoignage du général Chrétien (lettre reproduite dans la biographie de l'historien américain George E. Melton, Darlan (Éditions Pygmalion, Paris, 2002, p.281) : 

« Ma conviction [de l'implication du Général De Gaulle dans l'assassinat de l'amiral] fut spécialement renforcée par le long entretien que j'eus avec de Gaulle en 1943, peu après son arrivée à Alger. Son accueil fut aimable, car nous avions eu d'agréables relations à la Défense nationale avant la guerre, j'y partageais ses idées et il savait que j'avais été un ardent partisan de la guerre au côté des Alliés.

Mais les banalités mondaines terminées, il en fut tout autrement quand nous abordâmes les problèmes du moment ; en particulier la mort de Darlan. Comme je dis : « L'Amiral a été assassiné par … », il m'interrompit brutalement : « Pas assassiné, exécuté ! » Puis il se livra à une diatribe furieuse contre Roosevelt, Murphy, les Américains « qui se sont jetés au cou de Vichy, qui m'ont traîné dans la boue, qui ont voulu m'écarter ».

Son exaltation ne faisait que croître, et, les bras en croix, les yeux exorbités, hagard, il traversait la pièce proclamant : « Je suis la France, je suis la France, et ceux qui ne sont pas avec moi sont contre la France ».

Muet, je subis une longue diatribe, au cours de laquelle il exhala une haine féroce pour tous ceux qui ne l'avaient pas rallié à Londres, officiers, fonctionnaires, bourgeoisie ; il avait à ce moment repris un ton normal bien que passionné ; mais lorsqu'il déambulait les bras en croix, j'ai cru avoir affaire à un fou, et je pense qu'il l'était par moments. »

 

Le témoignage de l'amiral Auphan (L'Honneur de servir, pp.427-428) :

« Pauvre cher Darlan ! Il avait des trous, notamment d'ordre spirituel ; mais il s'était fait progressivement à sa tâche politique, se grandissant lui-même à la mesure de ses responsabilités. Sans ses qualités de clairvoyance et de décision, jamais l'Afrique française ne serait repartie en guerre avec un tel élan. La Marine et la France lui devaient beaucoup […]. Moysset, qui était encore à Vichy, m'a raconté plus tard que le maréchal Pétain l'avait fait venir le lendemain, jour de Noël, et que, en tête à tête dans son bureau, il lui avait longuement pris les deux mains entre les siennes, sans rien pouvoir lui dire tant il était ému… »

Le témoignage de l'Amiral Leahy, ambassadeur des États-Unis à Vichy jusqu'en mai 1942 (Diary, VIII, p.67) :

« En ce lugubre jour de Noël pour moi, j'ai été incapable d'écarter de mes pensées la tristesse que doit éprouver Madame Darlan, dont le fils unique a été récemment victime de paralysie infantile, et qui vient maintenant de perdre son éminent mari, assassiné. Je crois que si nous, les Alliés, réussissons à écraser l'Allemagne, l'amiral Darlan ira rejoindre les cohortes des héros de l'histoire de France. »

Le témoignage de Robert Murphy, représentant personnel de Roosevelt - avec rang de ministre - en Afrique du nord française (Diplomat among warriors, Doubleday, 1964, p.140) :

« Je l'ai probablement mieux connu que les autres Américains, et de façon étrange, je me suis mis à l'aimer. J'ai été tout particulièrement frappé de l'habileté avec laquelle Darlan défendait les intérêts français. Bien qu'il fût en position de faiblesse […], aucun négociateur n'aurait pu obtenir plus de concessions pour la France. »

La tombe de l'Amiral dans le cimetière marin de Mers-el-Kébir, avant qu'elle ne soit martelée. Le cimetière a été systématiquement profané dans les années 90 : croix brisées, sépultures fracassées… En guise de remise en état, bien de loin de donner à nos marins une sépulture digne de leur sacrifice, le gouvernement français a fait disparaître tous les crucifix, a rasé les tombes pour les remplacer par des parallélépipèdes anonymes en béton…

 

  • le 24 décembre 1942 : dans son discours de Noël radiodiffusé, Pie XII évoque "des centaines de milliers de personnes, qui sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nation ou de leur race, ont été vouées à la mort".
  • le 24 décembre 1979 : premier lancement de la fusée européenne Ariane.

Posté le 24 décembre 2016 à 05h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

23 décembre 2016

La responsabilité britannique dans la constitution de l'Etat islamique

Lisa Murr Nehme, Franco-libanaise, professeur, polémiste, historienne, politologue et islamologue vient de publier, aux éditions Salvator, « Quand les Anglais livraient le Levant à l’État islamique » sous titré «  OR, CORRUPTION ET POLITIQUE ÉTRANGÈRE BRITANNIQUE ». Elle a été longuement interrogée par Breizh-info.com. Extraits :

LEntre le 19ème siècle et le 20ème siècle, les Anglais ont, au moins par trois fois, (1840, 1915, 1925) sauvé ou aidé à fonder des états islamiques. Avec les conséquences actuelles que nous connaissons. Pour quelles raisons ?

Les Anglais ont des intérêts à la fois économiques et stratégiques à sauvegarder.

En 1840, ils étaient en plein essor industriel et cherchaient à améliorer l’écoulement de leurs produits et le transport des matières premières. En outre, les Indes étaient le “joyau” de leur Empire. Ils étudiaient donc les moyens par lesquels ils pourraient raccourcir les distances entre l’Inde et l’Angleterre. Ils avaient d’abord pensé à un canal à Suez, mais ils avaient estimé le projet irréalisable. Alors ils s’étaient rabattus sur l’idée de faire un canal pour relier l’Euphrate (fleuve irrigant l’Irak et la Syrie), à l’Oronte (fleuve prenant sa source au Liban, irriguant une partie du Liban et de la Syrie et aboutissant à Antioche, aujourd’hui en Turquie).

Mais sur le plan humain, la chose était difficile. D’abord, les Libanais n’aimaient pas les Anglais (et c’était réciproque), à cause des missionnaires anglais qui se moquaient d’eux et de leurs rites, et qui étaient soutenus par le gouvernement. Ensuite, les tribus qui contrôlaient l’embouchure de l’Euphrate n’étaient pas commodes. Ce projet et son éventuel financement étaient étudiés très sérieusement au niveau parlementaire britannique à cette époque, quand soudain, ils apprennent que l’armée égyptienne, dirigée par un officier français, a occupé la Palestine, le Liban et la Syrie. Et après avoir écrasé l’armée ottomane après une série de victoires décisives, elle était arrivée en bordure de l’Euphrate. Les Égyptiens menaçaient ainsi de renverser le sultan et de prendre sa place.

Le ministre britannique des Affaires Étrangères, lord Palmerston, paniqua à l’idée qu’on allait non seulement rendre le projet du canal irréalisable, mais aussi, couper carrément aux Anglais la route des Indes.

Il décida de restaurer le pouvoir du calife et de restituer le Liban, la Syrie et la Palestine à l’État islamique. Il envoya des agents en déguisement qui promirent aux Libanais l’indépendance au nom des Français. Pendant ce temps, les Anglais assemblaient une flotte et arrivaient en rade de Beyrouth, qu’ils bombardèrent. Ils distribuèrent des armes aux Libanais, qui se révoltèrent et vainquirent les Égyptiens. Eux qui se battaient pour leur indépendance, furent très déçus d’apprendre qu’on les avait en fait livrés à l’État islamique. Les Anglais avaient obtenu la promesse que les chrétiens seraient bien traité, mais ce ne fut pas du tout le cas.

En 1915, le même scénario resservit, mais à l’envers. Pour diviser les musulmans, les Anglais voulaient susciter une guerre de djihad arabe contre les Turcs. Ils tentèrent donc de convaincre Hussein, chérif de La Mecque, de lancer lui-même l’appel au djihad contre ses maîtres qui le finançaient. Hussein exigea un très gros bakchich, dont les Anglais acceptèrent de lui donner une partie : ils acceptèrent de reconnaître la création d’un État islamique ou califat arabe. Un État islamique, c’est un État régi par la charia : l’adultère y est lapidé s’il est marié (fouetté s’il ne l’est pas), la main du voleur y est coupée, l’athée et l’insulteur de Mahomet y sont décapités, etc. Cela s’opposait totalement aux valeurs occidentales, mais cela ne faisait rien au gouvernement britannique, puisque cela ne concernait pas des citoyens britanniques. Les Anglais acceptèrent aussi que le califat arabe englobe les pays entre la mer Rouge et la Méditerranée. En d’autres termes, ils acceptèrent de fermer les yeux sur l’invasion, par Hussein, de toutes ces régions.

[...] L’argent dépensé par les Anglais durant la Première Guerre mondiale a propulsé cet enseignement au premier plan. L’aide diplomatique et militaire accordée par les Anglais au chérif Hussein, était semblable à l’aide accordée par les Américains de nos jours d’abord à Ben Laden et à Al-Qaïda, puis à Daech, et maintenant, au Front Nosra ou Fatah-el-Cham. Elle ressemblait également à l’aide accordée par les Américains aux Frères Musulmans en Égypte et ailleurs. Elle a été le pétrole jeté sur le feu d’un mouvement qui n’était que latent, et qui est devenu assez puissant pour survivre aux modes communiste, socialiste, nassérienne, etc. Grâce à ce climat quasi hystérique, Hassan Al-Banna, grand-père de Tariq Ramadan, a pu fonder le mouvement des Frères Musulmans et avoir beaucoup de succès. Et son ami le mufti Hajj Amine Husseini, fait par les Anglais mufti de Jérusalem, a été en position de créer une guerre entre les juifs et les Palestiniens non-juifs, qui dure encore. Dans le livre, je cite les discours qui poussaient une infime minorité à massacrer les juifs. Une infime minorité, mais malheureusement, c’est sa volonté qui a prévalu, et le peuple palestinien a été divisé.

Le Printemps arabe d’aujourd’hui ressemble comme deux gouttes d’eau au Printemps arabe qui a eu lieu en 1919-1920 en Syrie, en Palestine, en Égypte et que je décris dans le livre Quand les Anglais livraient le Levant à l’État islamique. [...]"

Posté le 23 décembre 2016 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 23 décembre 558 : décès de Childebert Ier, roi de Paris de 511 à 558 et roi d'Orléans de 524 à 558.

Childebert est le quatrième des cinq fils de Clovis et le troisième des quatre fils que le premier Roi de France eut avec Sainte Clotilde.

  • le 23 décembre 619 : élection du pape Boniface V.
  • le 23 décembre 679 : décès de Dagobert II, dernier roi mérovingien du royaume d'Austrasie

Le Roi Dagobert est canonisé le 10 septembre 872 par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d'autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve.

  • le 23 décembre 800 : fin du concile de Rome.

Devant le Concile réuni à Rome, dans la basilique du Vatican, le Pape Léon III, à la demande de Charlemagne, prononce un serment purgatoire, jurant qu'il n'a « ni perpétré, ni ordonné les choses criminelles et scélérates qu'on lui reproche ». Par ailleurs, l'empire d'Occident est rétabli par le concile.

  • le 23 décembre 1430 : transfert de sainte Jeanne depuis Beaurevoir vers le château du Bouvreuil à Rouen, tenu par les Anglais.
  • le 23 décembre 1465 : traité de Caen.

Un traité de paix est signé à Caen le 23 décembre 1465 entre Louis XI de France, son frère Charles duc de Normandie et François II de Bretagne. C'est la fin de la Ligue du Bien public. Malgré la traitrise de son oncle le comte du Maine, lors de la bataille de Montlhéry, voir la chronique du 16 juillet, le Roi a réussi juguler la rébellion des princes du Royaume. Il va pouvoir jeter les bases d'un Etat moderne.

  • le 23 décembre 1482 : traité d'Arras, la Bourgogne et la Picardie deviennent françaises.

Le Roi Louis XI de France et l'empereur Maximilien d'Autriche signent le traité d'Arras : la Bourgogne et la Picardie sont rattachées au domaine royal. L'Artois et la Franche-Comté constituent la dot de Marguerite d' Autriche, qui est promise au Dauphin, le futur Charles VIII ; le reste revient à Philippe le Beau, fils de Maximilien et de Marie.

  • le 23 décembre 1491 : naissance de Jacques Cartier.

Jacques Cartier est né à Saint-Malo (on est incertain de sa date de naissance) et est décédé au même endroit, le 1er septembre 1557. C'est un navigateur et explorateur français, qui à découvert la région du Québec à laquelle il donne le nom de Canada durant son expédition de 1535. Il dirige trois voyages d'exploration dans la région du Saint-Laurent en 1534, 1535-1536 et 1541-1542. Il explore le golfe du Saint-Laurent et trace la cartographie du fleuve, dont la découverte, en 1535, a permis à la France d'occuper l'arrière-pays de l'Amérique du Nord.

  • le 23 décembre 1588 : assassinat du Duc de Guise.

Henri, duc de Guise, chef de la sainte Ligue, est assassiné, sur ordre du Roi de France Henri III, à l'occasion d'une réunion des États généraux au château de Blois. Henri III met ainsi un terme à l'ascension du duc, en chargeant des membres de sa garde personnelle, "les quarante-cinq", de l'abattre.

Le duc a profité des difficultés du Roi, chassé de Paris par la Ligue, pour se faire nommer lieutenant général. Depuis le début des états généraux, le catholique "Henri le balafré" ne cache pas ses ambitions de prétendant au trône Il compte bien prendre la place d'héritier du trône puisque Henri III n'a pas d'enfant. Le Roi supporte sans mot dire l'insolence du duc mais décide d'agir.

Le vendredi 23 décembre 1588, au petit matin, une douzaine de fidèles, de la garde royale, le rejoignent dans son antichambre. Leur chef se cache dans la chambre du Roi avec huit complices. Henri de Guise pénètre dans la chambre où le Roi l'a convoqué. Le duc est poignardé. Quand le Roi rentre dans la chambre et voit ce colosse de près de deux mètres à terre, il s'écrit :

«Mon Dieu, qu'il est grand ! Il paraît même plus grand mort que vivant !»

Après cet assassinat, le Roi travaille à décapiter la Sainte Ligue avant d'être lui-même assassiné le 1er août 1589. Le lendemain, c'est le tour du cardinal Louis de Lorraine, frère du Balafré. Son corps est brûlé et jeté dans la Loire.

Les chefs de la Ligue sont arrêtés, mais le camp catholique ne désarme pas : Paris proclame la déchéance d'Henri III, les troupes espagnoles s'installent dans les capitale et à Rouen, en soutien des insurgés.

  • le 23 décembre 1720 : un incendie débute dans le centre de Rennes.

Huit jours durant le centre-ville brule; alors que l'incendie prend à proximité de l'église Saint Sauveur, celle-ci qui contient la statue de Notre-Dame des Miracles, ne brule pas.

Aujourd'hui y est encore visible, une grande peinture inspirée de l'aquarelle de Huguet qui représente l'incendie de Rennes de 1720. Au-dessus de la ville en flammes, la Vierge à l'enfant, planant dans la nue, étend ses bras sur la cité et semble arrêter l'incendie. Cette peinture nous montre une partie de la vieille ville. La tour de l'horloge dans les flammes, la porte Saint-Michel ; au delà, le clocher de l'église Saint-Aubin, l'église et le couvent des Jacobins, puis, à côté, les belles maisons des Lices et le chevalet des Supplices en haut de la rue des Innocents. Sur le cadre est écrit : " Vœu fait à N.-D. de Bonne-Nouvelle par les habitants des Lices, rues Saint-Louis, Saint-Michel, place Sainte-Anne préservés de l'incendie du 22 décembre jusqu'au 30 décembre 1720" ».

  • le 23 décembre 1789 : décès de Charles-Michel Lespée.

L'abbé de l'Epée, Charles-Michel Lespée, est né le 22 novembre 1712, à Versailles. Son objectif est d'élaborer un enseignement dédié aux sourds. Il est un réel précurseur dans le domaine de la langue des signes française. Il commet l'erreur d'appliquer la syntaxe du français aux gestes, mais son institut lui survit. L'abbé de l'Epée est mort le 23 décembre 1789, à Paris, et a été reconnu par l'Assemblée nationale bienfaiteur de l'humanité.

  • le 23 décembre 1790 : naissance Jean-François Champollion, égyptologue.

Né à Figeac, il est un des premiers à déchiffrer les hiéroglyphes de la vieille Egypte. L'examen des inscriptions portées en hiéroglyphes, en grec et en caractères démotiques sur la pierre de Rosette, datée de 196 av. J.-C., permit à Champollion d'établir un alphabet hiéroglyphique. Il faut attendre 1824 pour que le système de déchiffrement soit complet. Entre 1828 et 1830, il participe à une mission scientifique en Egypte, et décède, épuisé, le 4 mars 1832 à Paris.

  • le 23 décembre 1793 : la virée de Galerne prend fin à Savenay.

C'est la destruction de l'armée Royale catholique. Après la défaite au Mans, les 15 à 20 000 personnes qui restent de la virée de Galerne tentent de rentrer au pays. Pour cela, ils doivent traverser la Loire. C'est ce qu'ils commencent à faire à Savenay, à proximité de Nantes, lorsque l'armée républicaine les rattrape. Les hommes commandés par Kléber, Marceau et Westermann maîtrisent totalement la situation et ont pour mission de décimer les contre-révolutionnaires. Seulement 4 000 personnes parviennent à s'échapper alors que près de 15 000 corps vendéens joncheront Savenay et les bois environnants.

La Guerre de Vendée n'est pas terminée, mais l'épisode des grands combats prend fin. Il ne reste plus à exterminer en détail que les débris qui n'ont pas trouvé la mort entre Savenay, les marais et la Loire. C'est l'affaire de Westermann et de Carrier : ils s'en acquittèrent parfaitement...

Ici finit l'histoire de la grande guerre si justement nommée ; et dont le général Beaupuy s'adressant à Merlin de Thionville, le lendemain de la bataille de Savenay dira :

« Enfin, mon cher Merlin, elle n'est plus, cette armée royale ou catholique. Des troupes qui ont battu de tels Français peuvent se flatter de vaincre tous les peuples de l'Europe réunis contre un seul. Cette guerre de paysans, de brigands, qu'on affectait de regarder comme si méprisable, m'a toujours paru, pour la République, la grande partie; et il me semble maintenant qu'avec nos autres ennemis, nous ne ferons plus que peloter. »

  • le 23 décembre 1813: entrée des Autrichiens en Alsace, dans le cadre de la guerre de la Sixième coalition. 
  • le 23 décembre 1832: l'armée française occupe Anvers, contraignant la Hollande à reconnaître l'indépendance de la Belgique.
  • le 23 décembre 1847: reddition de l'émir Abd El-Kader au Général Lamoricière.

Depuis le début de l'invasion française en Algérie (1830), l'émir de Mascara s'oppose violemment aux colons en menant une guerre. Chassé du Maroc, où il s'était réfugié, il est contraint de se rendre au général Lamoricière. L'Emir sera emprisonné à Toulon, jusqu'en avril 1848. Il est ensuite emmené au château de Pau (où il reste six mois) puis à celui d'Amboise, d'où il est libéré en 1852 par Napoléon III.

  • le 23 décembre 1865 : la France, l'Italie, la Suisse et la Belgique fondent l'Union monétaire latine, décidant d'abaisser le titre des pièces d'argent de 0,9 à 0,835.
  • le 23 décembre 1871 : le Comte Albert de Mun (1841-1914) fonde les cercles catholiques ouvriers.

Homme politique et dirigeant catholique français. Officier de carrière, Albert de Mun est fait prisonnier en 1870 ; la captivité l'amène à réfléchir aux causes de la défaite, et la Commune à mesurer la désorganisation sociale : « Entre ces révoltés et la société légale dont nous étions les défenseurs, un abîme nous apparut. » Il fonde alors, avec M. Maignen et La Tour du Pin, l'Œuvre des cercles catholiques d'ouvriers et, pour s'y consacrer, démissionne de l'armée. En 1876, il est député de Pontivy (Morbihan) ; invalidé et réélu, il est invalidé une seconde fois en 1878 et réélu en 1881. En 1885, il songe à fonder un parti catholique sur le modèle du Zentrum allemand, mais y renonce à la demande expresse de Léon XIII. En 1886, quelques jeunes fondent à son appel et avec son appui l'Action catholique de la jeunesse française, qui compte 140 000 membres en 1914.

Légitimiste et contre-révolutionnaire, antilibéral et antisocialiste, Albert de Mun accepte cependant le « ralliement » à la République demandé par Léon XIII aux catholiques français en 1892, accomplissant là un énorme sacrifice où nombre de ses amis virent un reniement. L'année suivante, il participe à la création, au Parlement, de la Droite constitutionnelle. Il sera un des opposants actifs à la loi de séparation des Églises et de l'État (1905).

Orateur brillant, animateur ardent, de Mun n'était guère préparé au rôle qu'il tint ; et l'action ne lui laissa guère le loisir que son ami La Tour du Pin, plus doctrinaire, put consacrer à l'étude. Il a été un représentant typique du catholicisme intransigeant et un opposant au « monde moderne », dont il faisait une critique impitoyable ; pour cela même, il se montra hardi dans ses idées sociales. L'alliance avec les conservateurs, après le ralliement, le modéra en un temps où s'aggravaient les conflits entre catholiques.

Il a laissé un volume de souvenirs, Ma Vocation sociale, et une œuvre oratoire abondante, notamment Discours et écrits divers (7 vol), Combats d'hier et d'aujourd'hui (6 vol).

(Tiré de l'Encyclopedia universalis)

  • le 23 décembre 1940 : Jacques Bonsergent est le premier Français fusillé dans la capitale.

Paris se couvre de cette affiche :

« L'ingénieur Jacques Bonsergent a été condamné à mort par le tribunal militaire allemand pour acte de violence envers un membre de l'armée allemande. Il a été fusillé ce matin ».

Le jeune homme (28 ans) est l'un des premiers Français fusillés par l'occupant allemand. Il a été arrêté six semaines plus tôt après avoir permis de s'enfuir à un couple de ses amis qui avait bousculé par mégarde un sous-officier de la Wehrmacht.

  • le 23 décembre 1940 : le Laos et le Cambodge demandent d'adhérer à l'Union française.
  • le 23 décembre 1953 : René Coty est élu président de la République française après 13 tours de votes du parlement.
  • le 23 décembre 1973 : à Téhéran, l'OPEP annonce que six pays du Golfe vont doubler leur prix du pétrole brut.

Posté le 23 décembre 2016 à 04h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

22 décembre 2016

Qui est vraiment Edmond Michelet ?

Bernard Zeller, polytechnicien qui a mené sa carrière dans l’industrie spatiale, est le fils du général Zeller, figure historique du combat pour l’Algérie française. Comment l’invité de Gilbert Collard, qui préside l’association des amis de Raoul Salan, en est arrivé à s’intéresser à la figure d’Edmond Michelet, gaulliste intégral et ministre de la justice réprimant avec zèle les partisans du maintien de l’Algérie dans la France ? La réponse est apportée dans ce numéro de Livre-Libre. Pour Bernard Zeller, derrière l’image grand public du grand résistant Edmond Michelet se cache un autre visage… Bernard Zeller témoigne pour que la vérité l’emporte.

Posté le 22 décembre 2016 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 22 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 22 décembre 401 : élection du pape Innocent 1er.
  • le 22 décembre 1528 : François Ier déclare la guerre à son éternel rival, l'empereur Charles Quint.

Cette guerre prendra fin en 1529 avec la Paix de Cambrai dite Paix des Dames, par laquelle la France renonce à l'Italie, conserve la Bourgogne, se désiste de l'Artois et de la Flandre au profit de Charles-Quint. Traité de Cambrai est signé le 3 août 1529.

  • le 22 décembre 1552 : l'empereur Charles Quint décide de lever le siège de Metz.

La résistance des défenseurs, les intempéries, les dissensions entre les différentes troupes constituant de l'armée impériale et le coût de l'opération ont raison de la volonté de l'empereur. Voir la chronique du 8 décembre sur l'entrée d'Ambroise Paré dans Metz.

  • le 22 décembre 1596 : le pont au Change, à Paris, est emporté par une crue.

L'accident fait environ 500 morts.

  • le 22 décembre 1639 : naissance de Jean Racine, poète dramatique français.

Jean Racine, né à La Ferté-Milon, le 22 décembre 1639 et mort à Paris le 21 avril 1699, est un poète tragique français considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l'un des deux plus grands dramaturges classiques français.

Il est l'auteur de: "Andromaque" "Les Plaideurs" "Britannicus" "Bérénice" "Bajazet" "Mithridate" "Iphigénie" "Phèdre".

  • le 22 décembre 1641 : mort de Maximilien de Béthune, duc de Sully, surintendant français des finances.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, est né le 13 décembre 1559 à Rosny-sur-Seine, près de Mantes. Fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet, il reprend le titre de Baron de Rosny à la mort de son frère aîné, Louis de Béthune, en 1578. Compagnon du Roi Henri IV de Navarre, il le soutient dans toutes les guerres. En 1596, Henri IV l'affecte au Conseil des Finances et deux ans plus tard il le nomme surintendant des finances. En 1599, Sully se voit attribuer les fonctions de Grand maître de l'artillerie et Grand voyer de France.

Attaché aux traditions agricoles, et dédaigneux de l'industrie, Sully encourage les recherches menées par Olivier de Serres. Ce dernier est connu pour avoir publié en 1600 le premier ouvrage d'agronomie scientifique : Théâtre d'agriculture et mesnage des champs. On prête au ministre lui-même la formule :

«Labourage et pastourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vraies mines et trésors du Pérou».

Après la mort d'Henri IV en 1610, il est peu à peu mis à l'écart du pouvoir et démissionne de son poste de surintendant des finances et de gouverneur de la Bastille. Il s'éteint le 22 décembre 1641 au château de Villebon.

Au delà des querelles de religion qui se réglaient dans le sang à l'époque il faut reconnaître que Sully redressa admirablement les finances du pays en peu de temps, préparant par là les glorieux règnes de Louis XIII et Louis XIV.

Tombeau du Duc de Sully à Nogent-le-Rotrou

  • le 22 décembre 1666 : séance inaugurale de l'Académie des sciences, créée par Colbert sur le modèle de la Royal Society.

Présentation des membres de l'Académie des sciences à Louis XIV par Colbert.

  • le 22 décembre 1688 : le roi Jacques II Stuart est chassé de Londres, il se réfugie à la Cour de Louis XIV.
  • le 22 décembre 1877 : liquéfaction de l'oxygène.

Le 22 décembre 1877, l'Académie de sciences de Paris reçoit un télégramme envoyé par Raoul Pictet, indiquant sa réussite dans la liquéfaction de l'oxygène au-dessous de 320 atmosphères, par utilisation combinée d'acide sulfureux et d'acide carbonique à une température de -140 degrés Celsius. Cette annonce est pratiquement simultanée à celle de Louis Paul Cailletet qui obtient également la liquéfaction de l'oxygène par un processus différent. Les deux savants se voient attribuer conjointement les mérites de cette découverte. Pictet est décoré de la Légion d'honneur en 1878.

  • le 22 décembre 1779 : nomination de la première sage-femme exerçant à l'Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d'Oise).

Il s'agit d'Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l'Hôtel-Dieu.

  • le 22 décembre 1851 : plébiscite, approuvé par les Français, accordant à Louis-Napoléon Bonaparte le pouvoir constituant et la présidence pour 10 ans.
  • le 22 décembre 1854 : la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon, Vaucluse, est érigée en basilique mineure par le pape Pie IX.
  • le 22 décembre 1892: Clemenceau et Déroulède se battent en duel au pistolet.

Cela fait suite à la querelle qui a fait perdre son siège de député à Clémenceau. Nos hommes politiques avaient encore un certain sens de l'honneur à cette époque.

  • le 22 décembre 1894 : le capitaine Dreyfus est condamné à la déportation à vie par le conseil de guerre, à l'unanimité, pour haute-trahison.

Le capitaine Alfred Dreyfus est condamné pour espionnage au profit de l'Allemagne, au bagne à perpétuité sur l'île du Diable en Guyane. C'est dégradé qu'il arrive quelques jours plus tard dans "l'enfer vert". La France est alors coupée en deux. Les dreyfusards et les antidreyfusards s'opposent jusqu'à ce que le commandant Picquart demande la révision du procès quatre ans plus tard. Cette condamnation devient alors ce qu'on appelle toujours l'affaire Dreyfus.

Tiré du supplément illustré Le petit journal de l'époque

  • le 22 décembre 1943 : le général Catroux signe les accords de Damas.

Il abandonne par là les prérogatives françaises aux Libanais et aux Syriens. De Gaulle parle de son côté de « libération du Liban et de la Syrie. » De qui ?

  • le 22 décembre 1944 : Võ Nguyên Giáp fonde l'Armée populaire vietnamienne.

Le 22 décembre 1944, le général Võ Nguyên Giáp crée l'armée populaire vietnamienne à partir de la brigade d'armée, sur une directive de Hô Chi Minh. Cette armée mène une guerre insurrectionnelle contre les colons français installés en Indochine depuis 1887.

  • le 22 décembre 1956 : après l'opération de Suez, les dernières forces franco-britanniques quittent Port-Saïd.
  • le 22 décembre 1972 : l'écluse François-Ier est inaugurée au Havre par le ministre Guichard.

C'est alors la plus grande du monde.

  • le 22 décembre 1974 : les Comores choisissent l'indépendance.

Avec 95% de "oui" les Comoriens se prononcent en faveur de l'indépendance, à l'exception de l'île de Mayotte, qui elle reste française. L'archipel des Comores faisait partie des possessions française de l'Océan Indien depuis 1841, il avait acquis le statut de Territoire d'Outre-mer (TOM) en 1958. Etre indépendant ne doit être si bien que cela !

Pourquoi y-a-t-il aujourd'hui tant de fuites vers le « paradis »  qu'est pour eux Mayotte ? Finalement malgré toutes les repentances, malgré la mauvaise conscience et la honte qu'essaient de nous inculquer et médias et «éducation nationale », l'œuvre coloniale française n'a-t-elle pas porté des fruits bien meilleurs pour les populations locales que ce que les « élites » des anciennes colonies ont fait de leur pays, avec le silence coupables des élites françaises depuis 70 ans ?

La réponse se trouve dans les deux livres de Jean Sévillia : Historiquement correct ou Historiquement incorrect.

  • le 22 décembre 1981 : le pape Jean-Paul II proclame sa solidarité avec les travailleurs polonais et déclare que des nuages obscurcissent les perspectives de paix dans son pays.
  • le 22 décembre 1998 : fin des violences urbaines à Toulouse.

Dans le quartier du Mirail en banlieue toulousaine, 10 nuits de troubles font suite à la mort d'un jeune de 17 ans, « Pipo », victime d'une "bavure policière". En France, le Parlement vote une loi sur l'éradication des pit-bulls et autres chiens dangereux.

  • le 23 décembre 2008 : les propos de Benoît XVI, qui rappellent que Dieu a créé l'humanité hommes et femmes sont déformés par les médias occidentaux. Les homosexuels se sentent agressés !

Dans son discours traditionnel de fin d'année, le pape Benoît XVI dit que l'homosexualité menace la survie de l'humanité au même titre que les changements climatiques. Benoît XVI affirme que l'Église «doit défendre non seulement la terre, l'eau et l'air comme des dons de la création, elle doit aussi protéger l'homme contre la destruction de lui-même».

La machine LGBT se met à pousser des cris d'orfraie.

« …si l'Eglise parle de la nature de l'être humain comme homme et femme et demande que cet ordre de la création soit respecté. Ici, il s'agit de fait de la foi dans le Créateur et de l'écoute du langage de la création, dont le mépris serait une autodestruction de l'homme et donc une destruction de l'œuvre de Dieu lui-même. Ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme "gender", se résout en définitive dans l'auto-émancipation de l'homme par rapport à la création et au Créateur. L'homme veut se construire tout seul et décider toujours et exclusivement tout seul de ce qui le concerne. Mais de cette manière, il vit contre la vérité, il vit contre l'Esprit créateur. Les forêts tropicales méritent, en effet, notre protection, mais l'homme ne la mérite pas moins en tant que créature, dans laquelle est inscrit un message qui ne signifie pas la contradiction de notre liberté, mais sa condition. »

Lecture du texte intégral du Pape ici :

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2008/december/documents/hf_ben-xvi_spe_20081222_curia-romana.html

  • le 22 décembre 2011 : l'Assemblée nationale adopte la loi pénalisant la contestation des génocides (dont celui des Arméniens en 1915 ce qui est très bien!).

Et le génocide Vendéen ! Quand ces pharisiens de républicains enlèveront la poutre de leurs yeux avant de s'occuper des crimes des turcs ? Quand la république fera-t-elle amende honorable de tous ses crimes avant de reprocher aux autres leurs fautes ?

Posté le 22 décembre 2016 à 04h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

21 décembre 2016

C’est arrivé un 21 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 21 décembre 842 : Charles le Chauve se marie avec Ermentrude d'Orléans mariage à Quierzy-sur-Oise.
  • le 21 décembre 1117 : naissance de Thomas Becket, chancelier d'Angleterre et archevêque de Cantorbéry.

Il est assassiné par ordre du Roi D'Angleterre, le 29 décembre 1170, dans la cathédrale. Il est canonisé en 1173 dans cette même cathédrale de Canterbury, devenue lieu de pèlerinage.

  • le 21 décembre 1124 : élection du pape Honorius II.
  • le 21 décembre 1302 : décès de Jean II d'Harcourt, dit « le Preux », maréchal de France.

Parmi ses faits d'armes il faut souligner sa participation à la croisade d'Aragon auprès du Roi Philippe le Hardi en 1285. Pendant le siège de la ville de Roses, il protège victorieusement un des rares convois logistiques français qui arrive auprès du camp du Roi de France. Le 14 août les Français écrasent les Espagnols ; Le roi d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre suivant.

Lorsque le Roi envoie une expédition en Angleterre en 1295, il nomme Jean d'Harcourt lieutenant général de l'armée avec Mathieu IV de Montmorency. La ville de Douvres est rapidement prise et brûlée.

  • le 21 décembre 1593 : première messe de Saint François de Sale.

Il va convertir en 5 ans Genève et tout le chablais qui étaient à quasi 100% calvinistes.

  • le 21 décembre 1744 : naissance du peintre Anne Vallayer-Coster.

Anne Vallayer-Coster naît à Paris. Elle est admise à admise à l'Académie royale de peinture et de sculpture à 26 ans pour ses représentations de natures mortes. Elle devient chef du cabinet de peinture de la reine Marie-Antoinette et son professeur de dessin. Elle décède à Paris le 28 février 1818.

 

 

SCÈNE DE RETOUR DE CHASSE DANS UN PAYSAGE

 

 

 

Autoportrait

  • le 21 décembre 1755 : Louis XV adresse un ultimatum au roi d'Angleterre Georges II.

Depuis plus d'un an, les colons américains avec Washington à leur tête, aidés des troupes anglais attaquent les positions françaises en Nouvelle France, comme le fort de Beauséjour, et en Amérique. La marine anglaise ne rate pas une occasion d'agresser les bateaux français. Le 18 juillet 1755 le Roi a rappelé son ambassadeur à Londres. Mais cela ne suffit pas. Roi, devant la multiplication de capture des équipages français en Manche et les déportations des Français en Amérique du Nord, lance donc un ultimatum aux Anglais.

Les Français ripostent en conquérant Minorque (Voir les chroniques du 18 avril, du 20 mai, du 27 juin et du 29 juin).

Le 9 juin 1756, le Roi déclare officiellement la guerre aux Anglais ; la guerre de 7 ans vient de commencer.

  • le 21 décembre 1794 : création de l'école Polytechnique.

La Commission des travaux publics créée l'Ecole centrale des travaux publics, Ecole Polytechnique, situé au Palais-Bourbon à Paris. Les élèves sont admis par concours.

  • le 21 décembre 1809 : Napoléon déclare :

"Je me tiens solidaire de tous, de Clovis au Comité de Salut Public."

  • le 21 décembre 1843 : début de l'évangélisation de la Nouvelle Calédonie.

Les premiers missionnaires maristes, avec à leur tête par Mgr Douarre, débarquent du "Bucéphale" à Balade à l'extrémité nord est de la Grande Terre.

  • le 21 décembre 1851 : plébiscite qui accorde à Louis-Napoléon Bonaparte le pouvoir constituant et la présidence pour 10 ans.
  • le 21 décembre 1898 : Pierre et Marie Curie découvrent le radium.
  • le 21 décembre 1912 : première à Paris de L'Annonce faite à Marie, de Paul Claudel.
  • le 21 décembre 1923 : le Dixmude, dirigeable de la Marine française disparait entre la Sicile et la Tunisie.

Le LZ 114 un Zeppelin est donné à la France à titre de dommages de guerre. Le 13 juillet 1920, il arrive en vol à Maubeuge, depuis Friedrichshafen. Un officier de marine, le lieutenant de vaisseau Jean du Plessis en est désigné responsable. A l'aide d'une quarantaine de marins il le convoie vers Cuers dans le Var, après lui avoir fait survoler Paris. Le est LZ114 rebaptisé Dixmude en l'honneur des fusiliers marins.

A Cuers, il est abandonné à son sort pendant deux ans. Jean du Plessis parvient toutefois à convaincre la Marine de le restaurer. Les vols reprennent en aout 1923, au dessus de la Méditerranée. Le Dixmude bat d'ailleurs un record de 9000 kilomètres en 118 heures. Le 20 décembre, au début d'une croisière au dessus du Sahara, il est pris dans un orage entre la Sicile et la Tunisie. 44 marins périssent, le corps lieutenant de vaisseau du Plessis est retrouvé peu après par un pêcheur italien.

Le Dixmude mesurait 226 mètres de long, pour une hauteur de 28 mètres et un diamètre de 24. Sa propulsion était assurée par sept moteurs de 260 cv, pour une vitesse de croisière de 77 km/h.

 

  • le 21 décembre 1940 : le sous-marin Narval est coulé.

Le 21 décembre 1940, au large de Sfax en Tunisie, le sous-marin Narval des Forces françaises libres coule après avoir percuté une mine. Mis en service en 1925, ce bâtiment était un élément essentiel de la flotte française ralliée à de Gaulle. Son équipage dans son intégralité avait rejoint la base navale de Malte, le 26 juin 1940.

 

  • le 21 décembre 1945 : création du Commissariat Général au Plan.

Le Commissariat général du plan est créé par le général De Gaulle. Son but consiste à définir la planification économique du pays. Son premier commissaire au plan est Jean Monnet.

  • le 21 décembre 1948 : le président Auriol inaugure, à Châtillon, la pile atomique Zoé.
  • le 21 décembre 1958 : Charles de Gaulle est élu président de la Ve République.

De Gaulle est élu par 81.764 grands électeurs.

  • le 21 décembre 1985 : le premier "resto du cœur" est inauguré à Paris par Coluche.
  • le 21 décembre 1990 : le Conseil d'Etat estime que la loi « Veil » de 1975 n'est pas contraire à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Assassiner l'enfant à naître en France est une liberté fondamentale de la république. Ce système fondé dans le sang des Français reste fidèle aux « valeurs de la république »

  • le 21 décembre 1991 : l'URSS décède à seulement 69 ans.

Le 21 décembre 1991, à Alma-Ata, au Kazakhstan, les représentants de onze républiques de l'URSS constatent le décès de la fédération...

La promesse de la Vierge Marie à Fatima se réalise : « A la fin mon Cœur Immaculé triomphera. » Vingt ans après, la Russie est devenue le pays qui défend le plus ouvertement les valeurs chrétiennes. Le sang des martyrs est semence de chrétiens.

  • le 21 décembre 1993 : le tribunal correctionnel de Bordeaux prononce des peines d'emprisonnement contre les membres d'un commando anti-avortement.

Posté le 21 décembre 2016 à 04h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

20 décembre 2016

C’est arrivé un 20 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 20 décembre 69 : Vespasien seul empereur à Rome.

L'empereur Vitellius est égorgé au cœur de Rome par des mécontents. Cet assassinat livre l'empire au général Vespasien, qui a fait la preuve de ses capacités en réprimant brutalement une révolte en Palestine...

  • le 20 décembre 827 : élection du pape Grégoire IV.
  • le 20 décembre 1192 : Richard Cœur de Lion prisonnier en Allemagne.

Richard Cœur de Lion est fait prisonnier par l'empereur Léopold. Ayant fait naufrage sur la côte italienne à son retour de la IIIe croisade, le roi tente de gagner l'Angleterre en traversant les terres de ses ennemis sous un déguisement, accompagné de seulement deux compagnons. Mais il est reconnu en Autriche, et livré au duc, lequel le vend contre rançon à l'empereur d'Allemagne. Son absence prolongée, pendant trois ans, va être mise à profit par son frère Jean sans Terre...

  • le 20 décembre 1334 : Benoît XII est élu pape.

Durant son pontificat, Benoît XII lutte activement contre les hérésies et reprend avec vigueur les ordres mendiants tentés par les déviances et le relâchement des mœurs. Rigoureux, il ne cède pas au népotisme courant à l'époque. Son œuvre politique est moins brillante. Benoît XII ne peut pas s'opposer au conflit entre les royaumes de France et d'Angleterre qui mène vers la Guerre de cent ans. Il tente par deux fois de ramener la papauté à Rome, mais l'échec de ses projets le décide à demeurer à Avignon. Il débute en 1340 la construction d'un palais plus grand et mieux protégé que l'ancien palais épiscopal, c'est le début de la construction du palais des papes.

  • le 20 décembre 1462 : acquisition des comtés de Roussillon et de Cerdagne par Louis IX, qui vient à Bayonne et réconcilie les rois de Castille et d'Aragon.
  • le 20 décembre 1522 : Soliman le Magnifique s'empare de Rhodes.

Après cinq mois de siège, le sultan ottoman Soliman le Magnifique, avec le concours du vizir Ibrahim Pacha, s'empare de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Ces chevaliers quittent l'île pour une autre, Malte, au cœur de la Méditerranée. Ils en seront chassés trois siècles plus tard par un autre conquérant, Bonaparte.

  • dans la nuit du 9 au... 20 décembre 1582 : la France adopte le calendrier grégorien.

La Séance de la Commission pour la réforme du calendrier en présence de Grégoire XIII (Registre de Sienne)

Les Romains, les Portugais et les Espagnols qui se couchent le soir du jeudi 4 octobre 1582, se réveillent non le... 15 octobre. La raison de cette anomalie est que le pape Grégoire XIII avait décidé de supprimer les dix jours suivant le 4 octobre 1582, pour rectifier une bonne fois pour toutes les erreurs du calendrier antérieur et permettre l'entrée en application de son propre calendrier. Auparavant, l'Occident suivait le calendrier julien, ainsi nommé d'après Jules César, premier grand ordonnateur de la mesure du temps. La France passe au nouveau calendrier dans la nuit du 9 au 20 décembre. Voir les chroniques du 4 et 15 octobre et des 9 et 11 décembre.

  • le 20 décembre 1590 : mort d'Ambroise Paré.

Né vers 1510 à Bourg-Hersent, Ambroise Paré est issu d'une famille modeste : son père était agriculteur. Ambroise Paré deviendra tout de même chirurgien du Roi. Il rédige de nombreux ouvrages sur la médecine, et est ainsi considéré comme le père de la chirurgie (Cf. la chronique du 08 décembre dernier).

  • le 20 décembre 1664 : Fouquet est condamné au bannissement perpétuel.

Ce fait n'a rien d'anodin aujourd'hui et Jean Sévilla, une fois de plus nous aide à comprendre comme notre historie de France a été et est trafiquée, travestie par les « élites » qui nous « gouvernent », extrait :

« Le 5 septembre 1661, alors qu'il fête ses 23 ans, le roi Louis XIV, venu assister aux Etats de Bretagne, tient conseil au château de Nantes. Il y a là Colbert, Le Tellier et Fouquet. A l'issue de la réunion, le souverain fait passer des petits papiers par lesquels il donne ses ordres. Les scellés seront posés chez Fouquet. La veille, Louis XIV a prévenu d'Artagnan, le capitaine-lieutenant des mousquetaires : dès que ce dernier aura reçu le billet que Le Tellier lui remettra en mains propres, il devra procéder à l'arrestation du surintendant des finances. A la suite d'un imprévu, toutefois, Le Tellier est retenu et Fouquet quitte le château sans se douter de ce qui l'attend. Ce n'est que place Saint-Pierre, à côté de la cathédrale de Nantes, qu'il est intercepté. Emprisonné à Angers puis à Amboise, inculpé pour « péculat » (c'est-à-dire concussion), le ministre disgracié devra attendre plusieurs mois avant que s'ouvre son procès, qui durera presque trois ans. Alexandre Dumas, dans Le Vicomte de Bragelonne, brossera de Fouquet l'image d'une victime. On a beaucoup évoqué la jalousie que Louis XIV aurait ressentie au sortir d'une fête à Vaux-le-Vicomte, où Fouquet, maître des lieux, aurait voulu l'éblouir. Simone Bertière, à qui rien de ce qui concerne la France des Bourbons n'est étranger, relativise cet épisode devenu un mythe. L'historienne a repris le déroulement du procès Fouquet (dont le dossier original a été détruit) afin de remettre en lumière le cas de celui qui, condamné au bannissement, peine commuée en détention perpétuelle, finira sa vie, près de vingt ans après, dans la forteresse de Pignerol. Le procès met en scène un souverain novice découvrant les limites de son pouvoir, un magistrat (Lefèvre d'Ormesson) que la défense du droit transforme en opposant, et l'accusé Fouquet qui sauve sa tête, mais qui n'a rien d'un innocent.

Simone Bertière analyse l'affaire comme une phase d'un processus visant à rétablir les finances de l'Etat mises à mal par le recours systématique à l'emprunt. La fuite en avant par l'emprunt ? Cela rappelle quelque chose... Hélas! Louis XIV nous manque. »

  • le 20 décembre 1669 : formation dans la marine royale française des régiments Royal-La-Marine et Amiral.

C'est en 1622 que le cardinal de Richelieu crée, sous la dénomination de "compagnies ordinaires de la mer ", cent compagnies qui sont destinées à former les garnisons des bâtiments.

Elles prirent quatre ans plus tard le nom de " régiment de la Marine " qui n'eut qu'une existence éphémère, car la plupart de ses éléments périrent dans un naufrage. Il ne fut reformé qu'en novembre 1635 et prit part à tous les conflits européens : il avait été créé pour se battre sur mer, les circonstances firent qu'il accomplit sa carrière sur le continent. Ce régiment sera suivi d'une dizaine d'autre parmi lesquels le régiment " Royal-Marine " et le régiment " Amiral " ce dernier devenant plus tard " Vermandois".

De ces régiments sont issus l'armée coloniale, puis les Troupes de Marine actuelles.

   

  • le 20 décembre 1765 : le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau.

Louis de France, plus communément appelé le Dauphin Louis est le Fils de Louis XV. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, note que :

« le Dauphin ayant résisté à toutes les embuches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… » (page 201)

N'oublions pas que Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, est l'ennemi personnel du Dauphin ; il a été suspecté de l'avoir empoisonné. Choiseul ami et protecteur des philosophes dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.

Avec la mort du Dauphin, c'est Louis Auguste qui devient l'héritier du trône de France à la succession de Louis XV. Sous le nom de Louis XVI, ce dernier accédera au trône de France le 10 mai 1774

  • le 20 décembre 1798 : on constate que le calendrier révolutionnaire n'est guère utilisé que par les fonctionnaires.

   

  • le 20 décembre 1803 : les États-Unis achètent la Louisiane à la France pour une somme de 80 millions de francs.

Quand on voit ce qu'est devenu ce territoire, c'est qu'on appelle être visionnaire ; où comment sacrifier l'avenir au présent… Les émissaires américains ne sont venus que pour acheter le port de la Nouvelle Orléans. Ils n'ont pas d'autre mandat. Quand Napoléon, pour le même prix va leur offrir toute la Louisiane française, soit un peu moins de la moitié des Etats-Unis actuels, ils vont hésiter, car ils n'ont pas reçu de consignes pour une telle offre.

  • le 20 décembre 1837 : le gouvernement Molé augmente les budgets des Cultes et rétablit les crucifix dans les tribunaux.
  • le 20 décembre 1848 : Louis-Napoléon Bonaparte prête serment.

Elu le 11 décembre à la présidence de la République, Louis-Napoléon Bonaparte prête serment devant la tribune et jure :

"en présence de Dieu et du peuple français, représenté par l'Assemblée nationale, de rester fidèle à la République démocratique, une et indivisible et de remplir tous les devoirs que (lui) impose la Constitution."

Le prince-président s'établira dans sa nouvelle résidence du palais de l'Elysée. En décembre 1851 le neveu de Napoléon Ier organisera un Coup d'Etat qui lui permettra de se faire sacrer empereur sous le titre de Napoléon III en 1852.

  • le 20 décembre 1886 : Joseph Gallieni est nommé gouverneur général du Soudan français

Joseph Gallieni est nommé gouverneur général du Soudan français, qui correspond aujourd'hui au Mali. Ce militaire né le 24 avril 1849 revient d'une mission de trois ans en Martinique, et vient d'être nommé lieutenant-colonel. Durant son mandat, il parviendra à obtenir la rive gauche du Niger, en signant un traité avec Samori. Il quitte l'Afrique en 1891. Il meurt le 27 mai 1916 durant la Première Guerre mondiale.

  • le 20 décembre 1945 : l'or de la Banque de France.

Entre le 28 décembre 1944 et ce jour le stock d'or de la banque de France a diminué de 40%. Or entre le 7 mars 1940 et le 28 décembre 1944, ce stock est resté inchangé.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 220 et 225)

  • le 20 décembre 1974 : l'Assemblée nationale adopte la loi Veil qui légalise l'avortement en France.
  • le 20 décembre 1982 : l'IVG est remboursée par la Sécurité sociale, en France.
  • le 20 décembre 1983 : le jésuite François Xavier Chu meurt dans un camp de travaux forcés.
  • le 20 décembre 2001 : décès de Léopold Sedar Senghor.

Élève des missionnaires catholiques, Léopold Sedar Senghor entre en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris), où il devient l'ami de Georges Pompidou, futur président de la République française. Tandis que ce dernier entre à l'École normale supérieure, lui-même échoue au concours et rejoint la faculté de lettres où il obtient une agrégation de grammaire.

Poète et président du Sénégal, Senghor est le Premier chef d'État d'Afrique francophone à quitter volontairement le pouvoir (1980), mais aussi le premier Noir élu à l'Académie française (1983). À sa mort, il est inhumé dans son pays d'origine en l'absence remarquée des hauts dirigeants français.

  • le 20 décembre 2005 : la première moitié de la galerie des Glaces Château de Versailles, restaurée, est rouverte au public.
  • le 20 décembre 2007 : le président français Sarkozy est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

La nature ayant horreur du vide, serait-il toujours titulaire de cette fonction ?

  • le 20 décembre 2012 : le ministre Cahuzac dépose une seconde plainte en diffamation contre Médiapart avec constitution de partie civile.

« Les yeux dans les yeux, je n'ai jamais eu de compte en Suisse ! »

Posté le 20 décembre 2016 à 04h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

19 décembre 2016

C’est arrivé un 19 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 19 décembre 401 : mort du pape saint Anastase 1er .
  • le 19 décembre 1187 : élection du pape Clément III.
  • le 19 décembre 1154 : Henri Plantagenêt devient roi d'Angleterre.

Henri d'Anjou Plantagenêt a 21 ans quand il est couronné roi d'Angleterre sous le nom d'Henri II. Son épouse, Aliénor d'Aquitaine devient reine d'Angleterre et apporte au royaume anglais ses terres du Poitou, de Gascogne et de Guyenne. Avec ses propres terres de France, la Normandie, les comtés d'Anjou et du Maine, Henri II fait de l'Angleterre un royaume brusquement beaucoup plus puissant que le royaume de France, dont le Roi est son suzerain. Le monarque français règne sur l'Angleterre jusqu'à son éviction du pouvoir par ses fils en 1181, 8 ans avant sa mort.

  • le 19 décembre 1370 : le pape Urbain V meurt à Avignon.

Élu pape en 1362, il est l'un des sept papes résidant en Avignon. En 1367, il rétablit à Rome le Siège Apostolique, mais les luttes des factions romaines le forcent à revenir en Avignon trois ans plus tard, malgré les protestations de sainte Brigitte. Trois mois après, au moment de sa mort, il se fait porter dans une modeste maison, ouverte à tous, pour témoigner qu'un pape peut aussi mourir en bon chrétien.

Ce pape « de sainteté et d'érudition » est très vite vénéré tant en France qu'en Italie. Et le 10 mars 1870, il est béatifié par le pape Pie IX le. L'abbé Chaillan, biographe d'Urbain V, souligne que:

«le Gévaudan a été inondé de ses faveurs et de ses bienfaits. »

La Lozère, fière de son enfant, s'en souvient toujours et a voulu lui témoigner sa gratitude par l'érection d'une belle statue en bronze devant la cathédrale qu'il a fait construire. Cette statue a été solennellement bénie le 28 juin 1874.

Pour ceux que la vie de ce pape intéresse, voir ici:

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/284/Bienheureux-Urbain-V.html

  • le 19 décembre 1475 : Louis de Luxembourg-Saint-Pol, connétable de France, est décapité à Paris pour avoir trahi le Roi Louis XI avec Charles le Téméraire et Edouard IV d'Angleterre.

Trouvé sur : http://www.persee.fr

  • le 19 décembre 1556 : Metz devient français.

En échange de la protection royale, l'évêque de Metz, le cardinal Charles de Lorraine, cède au Roi de France Henri II et à ses successeurs les droits qu'il possède sur la cité de Metz et l'abbaye de Gorze.

  • le 19 décembre 1562 : le duc de Guise bat les protestants à Dreux.

Alors que la guerre de religion fait rage, catholiques et protestants s'affrontent en pleine campagne à Dreux. Le chef des huguenots, le prince Louis de Condé, est fait prisonnier par le duc de Guise tandis que le connétable Montmorency est, de son côté, capturé par les protestants. Les catholiques, supérieurs en nombre, l'emportent. La signature de la paix d'Amboise, le 19 mars 1563, met un terme à la première guerre de religion et permet au prince de Condé d'être libéré.

Tableau offert par Louis Philippe à la ville de Dreux

  • le 19 décembre 1605: Henri IV, alors qu'il passe à cheval sur le Pont-Neuf à Paris, est jeté à terre par le nommé des Isles, qui brandit un poignard mais échoue à l'assassiner.
  • le 19 décembre 1789 : création de l'assignat, une lettre de change gagée sur les biens nationaux, dont l'intérêt est de 5%.
  • le 19 décembre 1791 : le Roi Louis XVI bloque par veto le décret sur les prêtres réfractaires du 29 novembre.

Cette décision et le refus du Roi de déclencher la guerre en Europe décident les révolutionnaires à le tuer.

Dès le début de la révolution, une série de mesure sont prises contre l'Eglise Catholique :

  • le 01 novembre 1789, Talleyrand, un évêque propose la confiscation et la vente des biens du Clergé (dont la richesse servait de sécurité sociale à l'époque) ;
  • le 11 août 1789 est publié le décret relatif à la suppression de la dîme;
  • le 13 février 1790, décret d'interdiction des congrégations et des vœux perpétuels ;
  • le 12 juillet 1790 est adoptée par décret la constitution civile du clergé.

    Elle vise à transformer d'abord les évêchés en circonscriptions territoriales ecclésiastiques, en ramenant leur nombre de 134 à 83. Les évêques sont désignés par les électeurs du département, les curés par ceux des districts, l'investiture canonique étant donnée à l'évêque par le métropolitain, au curé par l'évêque. Interdiction expresse était faite aux prélats de demander une confirmation au pape : celui-ci recevant plus que l'avis l'élection. Évêques et prêtres seraient rémunérés par l'Etat, devenant ainsi de simples fonctionnaires.

    Le Roi, accorde finalement sa sanction le 24 août 1790, mais en en gardant beaucoup de regrets, sinon de remords. Quelques mois plus tard, le pape Pie VI condamne en bloc toute la Constitution civile du clergé (mars 1791). A cette date, le schisme est. La Constituante exige de tous les prêtres un serment d'obéissance à la Constitution. Beaucoup le refusent (ou se rétractent après avoir connu la décision de Rome) : on les appelle réfractaires ou insermentés, les autres étant nommés constitutionnels ou jureurs.

    Au début de 1791, à peu près la moitié du bas clergé a consenti au serment. Tous les évêques sauf sept (dont Talleyrand) ont refusé. Il faut les remplacer. Talleyrand est, au début, le seul à accepter d'investir les nouveaux évêques élus.

  • le 29 novembre 1791, l'Assemblée législative décrète que les réfractaires seraient tenus pour suspects, la liberté de culte leur est interdite : les persécutions commencent contre les catholiques fidèles à Rome. Elles vont s'aggraver sous la Convention, sans épargner l'Eglise constitutionnelle elle-même lors de l'entreprise de déchristianisation des années 1793-1794. Après Thermidor, la Convention accorde la liberté du culte (21 février 1795), mais le schisme continue. Le problème ne fut résolu qu'en 1801, par la signature du Concordat.
  • La loi du 27 mai 1792 ordonne la dénaturalisation des réfractaires dénoncés par 20 citoyens ou un seul « en cas de trouble à l'ordre publique ».
  • Le 26 juin 1792, les 48 sections révolutionnaires parisiennes envahissent les Tuileries réclamant le retour de ministres et la fin du véto du Roi. Le Roi acculé à une fenêtre, coiffé du bonnet phrygien, celui des esclaves romains affranchis, puisque le but de la révolution était d'affranchir l'homme de Dieu, ne cède pas et fait preuve d'un vrai courage physique.

    Malgré les cris, « A bas le Veto ! Mort aux prêtres », le Roi refuse de faire «  le sacrifice de son devoir ».

    Outre le fait que Louis XVI ait offert sa vie, pour la France peu de jour avant de monter sur l'échafaud, ces actes politiques vont entraîner la rupture avec la Monarchie le 10 aout 1792 et faire de lui un vrai martyr de la Foi.

  • le 19 décembre 1894 : procès du capitaine Dreyfus.

Le procès pour haute trahison de Dreyfus s'ouvre devant le Conseil de guerre de Paris à la Prison du Cherche-Midi. Le président du tribunal Maurel prononce le huis clos suscitant les protestations de Maitre Demange, l'avocat de Dreyfus.

  • le 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Symbole du sacrifice et de la résistance de l'Armée française de la Grande Guerre, comme de l'horreur des tranchées, la bataille de Verdun s'achève le 19 décembre 1916 sur une victoire défensive française. Notons que de très nombreux soldats français ont été sacrifiés lors des tentatives de reprendre Fleury et le fort de Douaumont en avril-mai, par Nivelle et Mangin. Mais la bataille de Verdun a fait aussi l'objet d'un effort logistique considérable mis en place par Philippe Pétain, notamment avec le système de relève régulière des troupes et la fameuse Voie Sacrée de Bar-le-Duc à Verdun.

Le bilan humain est particulièrement effroyable. Les Français (Métropolitains et Coloniaux) ont perdu 378 000 hommes, dont 163 000 tués  et 215 000 blessés. De leur côté, les Allemands décomptent 337 000 soldats tombés dont 143 000 tués et plus de 180 000 blessés.

  • le 19 décembre 1927 : décès du général Fernand de Langle de Cary.

Fernand Louis Armand Marie Langle de Cary naît le 4 juillet 1849 à Pont-Scorff dans le Morbihan. Il sort de Saint-Cyr en 1869, dans les premiers de sa promotion

En 1870, il est décoré Légion d'Honneur pour sa conduite au feu. On peut rapprocher Langle de Cary de son collègue Edouard de Curières de Castelnau : même génération, même origine sociale, même expérience de commandement au feu contre les Prussiens, même carrière et la même proximité avec leurs soldats.

Nommé général en 1900, il se voit confier le commandement du 7e Arrondissement de la Gendarmerie, puis celui de la 3e Brigade de Cavalerie d'Algérie à Sétif et enfin de la 72e Brigade d'Infanterie. D'abord proche de Joffre, il va se montrer très critique quant à l'exécution du Plan XVII. Dans ses mémoires intitulées Les Raisons du désastre (éditées en 1935), Langle de Cary reproche aussi à son supérieur en chef d'avoir pris ses décisions stratégiques sans avoir consulté ses subordonnés, préférant débattre et agir avec son cercle de proches.

Lors du déclenchement de la Bataille des Frontières, la IVe Armée de Langle de Cary couvre les Ardennes. Alors qu'il est favorable à la défense en profitant des avantages du terrain, Joffre lui ordonne d'attaquer. Le 22 août 1914, l'offensive de la IVe Armée dans les Ardennes se révèle être un sanglant fiasco. Le XVIIe Corps d'Armée du général Dumas est décimée par les mitrailleuses allemandes dans les bois.

En 1915, il commande toujours la IVe Armée en Champagne que Joffre désigne pour percer le front allemand. Malheureusement, en raison d'une météorologie exécrable, l'offensive échoue dans le sang. En février 1916, Langle de Cary mène les opérations défensives à Verdun. Mais Joffre le relève par Pétain, et en 1917 le met à la retraite. Ce général adulé par ses soldats, s'éteint le 19 décembre 1927 à Paris et est inhumé dans la Crypte des Invalides.

  • le 19 décembre 1946 : début de la guerre d'Indochine.

Après plus d'un an de négociations entre les troupes françaises du Viêt-Nam et les représentants du parti Viêt-Minh, aucune solution concrète n'a encore été trouvée. Lorsque les forces du Viêt-minh envahissent la ville d'Hanoï et massacrent des Français, la guerre éclate. Le mois précédent, plusieurs Français avaient été tués à Haiphong. Le conflit ne s'achèvera qu'en 1954.

Le Vietminh emmené par Hô Chi Minh, se lance dans la reconquête de la ville de Hanoi. À 20 heures, la centrale électrique de la ville explose annonçant le début de l'insurrection. Des ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Hô Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se rebeller contre la présence française: "Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée! ... Que chacun combatte le colonialisme!".

  • le 19 décembre 1951 : découverte du gisement de gaz de Lacq.
  • le 19 décembre 1960 : De Gaulle déclare à Peyrefitte :

     

    "L'Algérie française, ce n'est pas la solution, c'est le problème".

On est loin du « Je vous ai compris ».

  • le 19 décembre 1965 : De Gaulle premier président élu au suffrage universel.

La monarchie républicaine est en place, mais peu de successeurs auront la carrure pour revêtir un costume trop grand pour eux. Et le dernier en place moins que les autres…

  • le 19 décembre 1974 : le paquebot France est amarré définitivement au Havre au « Quai de l'oubli ».

Le 19 décembre 1974, le paquebot France accomplit son dernier voyage - quelques centaines de mètres seulement - jusqu'au quai du Havre où il va attendre une incertaine résurrection.

Le France au Havre amarré au quai Joannès Couvert

Orgueil de la France gaullienne, le France a quitté Le Havre douze ans plus tôt, le 19 janvier 1962, pour une croisière inaugurale qui l'avait mené aux Canaries et aux Antilles avec 1705 passagers (dont Mme de Gaulle) et 1100 hommes d'équipage.

Mais les charges sociales et les conflits sociaux à répétition allaient très vite rendre son exploitation gravement déficitaire. Repris par une compagnie norvégienne en 1979, le paquebot effectue depuis lors des croisières tranquilles sous le nom de Norway, avec un personnel moitié moins nombreux et aux salaires de niveau... asiatique.

  • le 19 décembre 2009 : le pape Benoît XVI et Jean Paul II.

Le pape autorise la Congrégation pour les causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant les "vertus héroïques" de Jean-Paul II, qui fait de ce dernier un "vénérable".

Posté le 19 décembre 2016 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

18 décembre 2016

C’est arrivé un 18 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 18 décembre 820 ou 821 : décès de saint Théodulphe, évêque d'Orléans.

Très cultivé, il est repéré en Italie par Charlemagne qui en fera l'évêque d'Orléans. Il a été canonisé par l'Église et est fêté le 1er mai.

  • le 18 décembre 942 : assassinat de Guillaume Longue Epée.

Par ses différents jeux d'alliances, Guillaume 1er de Normandie, également nommé Guillaume Longue Epée, s'est mis à dos de nombreux princes francs. Ceux-ci, avec à leur tête le comte de Flandre, voient de surcroît d'un mauvais œil le développement de la jeune Normandie. Prétextant la signature d'un traité, ceux-ci lui tendent un guet-apens et l'assassinent. Son fils lui succède alors à la tête de la Normandie sous le nom de Richard Premier.

  • le 18 décembre 1312 : le Pape Clément V publie la bulle "Licet Dudum".
    • le 30 décembre 1352 : élection du pape Innocent VI.

Innocent VI, pape barbu, succède à Clément VI dont le frère, Hugues Roger de Beaufort, va renoncer en 1362 à la tiare pontificale. Il mène une politique d'économie après les fastes de la cour pontificale de Clément VI.

  • le 18 décembre 1378 : Charles V dénonce la forfaiture de Jean IV de Bretagne et ordonne la confiscation de son duché.

Le père de Jean IV mourut en pleine lutte contre Charles de Blois lors de la guerre de succession de Bretagne, alors qu'il n'avait que six ans en. Ce fut sa mère Jeanne la Flamme qui poursuit la guerre, remportant des succès. Il commence à prendre part aux opérations militaires en 1357. En 1364, il assiège Auray et écrase, à proximité l'armée adverse et y tue son rival Charles de Blois. Il négocie avec la duchesse Jeanne de Penthièvre, veuve de Charles de Blois, le premier traité de Guérande en 1365, qui le reconnait comme seul duc de Bretagne.

La découverte fortuite du traité d'alliance secret conclu avec l'Angleterre, ainsi que l'annonce du débarquement à Saint-Malo de 4.000 mercenaires Anglais donne le signal d'un soulèvement de la population que met à profit Charles V, Roi de France. Bertrand Du Guesclin concentre ses troupes à Angers en mars 1373 et pénètre dans le duché où les villes et les châteaux n'offrent aucune résistance. Jean IV abandonné de tous doit s'embarquer pour un nouvel exil en Angleterre fin avril 1373.

L'échec des anglais devant Saint-Malo en 1378 compromet l'avenir de Jean IV. Charles V le cite devant le Parlement et la Cour de Paris, pour crime de lèse-majesté et à la suite de son refus de comparaitre, fait prononcer sa déchéance et la confiscation du duché le 18 décembre 1378 à titre de sanction contre son vassal, pour le rattacher au Domaine Royal, comme l'avait fait Philippe-Auguste à l'encontre des Plantagenêt.

  • le 18 décembre 1539 : le Roi François Ier reçoit Charles Quint à Chambord.

Il a en effet permis au souverain espagnol de traverser la France pour aller à Gand, sa ville natale, afin d'y mater une révolte.

  • le 18 décembre 1606 : Armand du Plessis de Richelieu est nommé évêque de Luçon par le Roi Henri IV.
  • le 21-22 décembre 1676 : l'escadre française du vice amiral d'Estrées reprend Cayenne aux Hollandais.

Pendant la guerre de Hollande, une petite escadre hollandaise, commandée par l'amiral Binckes s'empare de Cayenne, de l'île de Tabago et pille Marie-Galante et Saint-Domingue. L'escadre française, commandée par le comte d'Estrées après un combat acharné reconquière Cayenne et poursuit les Hollandais jusqu'à leur totale destruction à la bataille de Tabago en avril 1676.

  • le 18 décembre 1731: le Roi Louis XV crée l'Académie royale de Chirurgie de Paris.

Elle est dissoute à la révolution.

  • le 18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre.

Le 18 décembre 1783, à Londres, le roi George III appelle à la tête du gouvernement un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger (le Plus Jeune), ou le Second Pitt...

Comme le premier, la ligne de conduite de son gouvernement est de détruire la puissance française.

  • le 18 décembre 1784 : naissance de François Le Saulnier de Saint-Jouan, corsaire et armateur de Binic.

Il est le cousin germain de Robert Surcouf.

  • le 18 décembre 1900 : les députés votent la loi d'amnistie tant des innocents que des coupables, Dreyfus et Esterhazy, Picquart et Mercier.
  • le 18 décembre 1994 : découverte des peintures paléolithiques de Chauvet-Pont d'Arc.

Le préhistorien Henri Chauvet découvre à proximité des magnifiques gorges de l'Ardèche, une grotte couverte de représentations animales (bisons, etc...). Ces peintures de l'homme de Cro-Magnon sont les plus anciennes que l'on connaisse à ce jour. D'après la datation au carbone 14, elles remontent à 32.000 ans avant leur découverte et sont donc près de deux fois plus vieilles que celles de Lascaux !

Jean Clottes, de l'Institut de France, a étudié les figures animales de la grotte. 430 animaux sont représentés, presque autant qu'à Lascaux, répartis entre 14 espèces, y compris le hibou et l'aigle.

  • le 18 ou 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Les pertes ont été considérables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d'atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 Français (62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides), et 337 000 Allemands. 60 millions d'obus (une estimation parmi d'autres, aucun chiffre officiel n'existe, ont été tirés, dont un quart au moins n'ont pas explosé (obus défectueux, tombé à plat, etc.). Si l'on ramène ce chiffre à la superficie du champ de bataille, on arrive à 6 obus par m². Ainsi, la célèbre cote 304, dont le nom vient de son altitude, ne fait plus que 297 mètres d'altitude après la bataille.

Verdun est davantage une défaite allemande qu'une victoire alliée, mais son impact moral est retentissant.

 

  • le 18 décembre 1923 : une convention sur Tanger est signée entre la France, le Royaume-Uni et l'Espagne.
  • le 18 décembre 1931 : décès de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Prêtre jésuite et théologien français né en Lorraine, il entre dans la Compagnie de Jésus à Angers en 1869. En 1885, le pape Léon XIII l'appelle à Rome pour enseigner à l'Université grégorienne. Le pape saint Pie X le crée cardinal en 1911.

Redoutable polémiste, il combat le libéralisme, le modernisme, le Sillon. Le cardinal Billot critique sévèrement l'attitude du pape Pie XI l'Action française, qu'il condamne en 1926. Le 13 septembre 1927, Pie XI le convoque et le reçoit en audience. Le cardinal Billot avec peu de mots laisse sur le bureau du pape ses insignes et son titre de cardinal. Le pape ne rend publique cette démission que le 21 octobre suivant.

Le cardinal Billot a fait primer la sainte obéissance envers le Souverain Pontife, comme il s'en explique plus tard dans une lettre :

« (…) J'ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu'il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d'insoumission ou de révolte mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle… »

Le pape Pie XII lève la condamnation de l'Action française en 1939.

  • le 18 décembre 1970 : malgré une campagne de l'Eglise catholique, la loi autorisant le divorce entre en vigueur en Italie.
    • le 18 décembre 2006 : inauguration en France du synchrotron de 3e génération : SOLEIL.

Posté le 18 décembre 2016 à 05h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

17 décembre 2016

C’est arrivé un 17 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 17 décembre 1187 : décès du pape Grégoire VIII.
  • le 17 décembre 1498 : annulation du mariage de Louis XII et de Jeanne de France.
  • le 17 décembre 1600: le Roi Henri IV épouse Marie de Médicis

Henri IV épouse en secondes noces Marie de Médicis, 6ème enfant du grand-duc de Toscane et de l'archiduchesse d'Autriche. La dote s'élève à 600 000 écus. Elle donne un héritier au trône de France le 27 septembre 1601, le futur Louis XIII.

  • le 16 ou 17 décembre 1770 : naissance de Ludwig van Beethoven.

Ludwig van Beethoven, est l'un des plus grands compositeurs de musique classique. D'une famille modeste de Bonn, il se découvre très rapidement un vrai don pour la musique. Beethoven rencontre rapidement le succès et parvient à surmonter le handicap de sa surdité pour composer de nombreux morceaux, comme la "9e symphonie". Le compositeur fut séduit un temps par Napoléon Bonaparte et lui dédia la «Symphonie héroïque». Son «Hymne à la joie» est l'hymne officiel de l'Union européenne.

Il meurt à Vienne à 56 ans. Un cortège de près de 30000 personnes accompagne sa dépouille au cimetière de Währing. Le 22 juin 1888, les restes de Beethoven et de Schubert rejoignent le «carré des musiciens» du Zentralfriedhof.

  • le 17 décembre 1777 : la France reconnaît l'indépendance de l'Amérique.

L'éclat de joie avec lequel est accueillie par la France la nouvelle de la capitulation du général Burgoyne à Saratoga, qui avec dix mille hommes s'est rendu aux insurgés, met un terme aux hésitations du Roi ; à la fin de 1777, il consent à se prononcer en faveur des États Unis d'Amérique.

Louis XVI reconnaît l'indépendance des colonies britanniques d'Amérique. Ravie de pouvoir se laver l'humiliation de la défaite de la guerre de Sept Ans et convaincue par la victoire américaine de Saratoga, la France signe deux traités d'engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engage une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu un temps secret, consiste en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des renforts militaires et financiers considérables. Les Insurgents reprendront espoir puisqu'avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique. Cette guerre d'indépendance sera payée pour les deux tiers par Louis XVI en personne, argent que les Américains ne rembourseront jamais.

  • le 17 décembre 1793 : Toulon tombe.

Bonaparte et ses hommes se lancent à l'assaut du fort de Malbosquet, pénètrent dans l'enceinte, s'emparent des canons et les tournent contre les vaisseaux anglais : Toulon est conquis.

  • le 17 décembre 1807 : le décret de Milan renforce le blocus.

Napoléon décide de renforcer le blocus continental et d'améliorer son efficacité. Mais pour que celui-ci soit vraiment valable, il faut que l'Empire contrôle la majorité des côtes. Napoléon se lance donc dans de nouvelles campagnes militaires pour s'en assurer la maîtrise. Par ailleurs, ce blocus a pour effet la réorganisation de l'économie continentale, ce qui profite notamment à la France.

  • le 17 décembre 1807 : Napoléon écrit à Fouché au sujet des Pères de la Foi.

"Je ne veux pas qu'ils se mêlent de l'Instruction publique pour empoisonner la jeunesse par leurs ridicules principes ultramontains".

  • le 17 décembre 1813 : mort d'Antoine Augustin Parmentier.

Pharmacien militaire et agronome français, il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en France avec l'aide du Roi Louis XVI.

  • le 17 décembre 1885 : un traité met fin aux hostilités entre la France et Madagascar.

Il accorde à la France la baie de Diégo Suarez et une indemnité de guerre. Il est interprété par les Français comme établissant un protectorat, sans que le terme y figure. Ces derniers parlent d'un « protectorat fantôme »

  • le 17 décembre 1936 : Jorge Mario Bergoglio, pape François 1er, naît à Buenos Aires.

Le Salon Beige souhaite un très joyeux anniversaire au Saint Père, et engage ses lecteurs à prier aujourd'hui encore plus particulièrement aux intentions du Souverain Pontife.

 

Posté le 17 décembre 2016 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

16 décembre 2016

C’est arrivé un 16 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 16 décembre 714 : décès de Pépin II de Herstal, dit « le jeune ».

Pépin II de Herstal, aussi appelé Pépin le Jeune, souverain des Royaumes francs de Neustrie et d'Austrasie meurt, le 16 décembre 714 à Jupille (près de Liège). Comme Pépin de Herstal n'a plus de fils légitime, Grimoald ayant été assassiné en avril par un Frison ; il a désigné pour successeur son fils illégitime de 26 ans, Charles Martel. Les nobles neustriens se rebellent avec le concours de Plectrude, l'épouse de Pépin II de Herstal, qui souhaiterait hisser sur le trône son petit-fils âgé de 7 ans.

Par précaution, Plectrude fait enfermer Charles, mais celui-ci s'échappe et prend les armes... Les Neustriens tirent d'un couvent un prétendu mérovingien et le proclament roi sous le nom de Chilpéric II. Charles arrache un nouveau mérovingien d'un couvent et le proclame roi de Neustrie et d'Austrasie sous le nom de Clotaire IV. Le nouveau roi fait de lui le maire du palais. Charles doit à son énergie au combat d'être surnommé Charles Martel, en particulier contre les musulmans à Poitier. Son fils Pépin le Bref de maire du palais deviendra Roi, et son petit-fils, de Roi deviendra empereur sous le nom de Charlemagne !

 

  • le 16 décembre 882 : mort du pape Jean VIII et élection du pape Marin 1er.
  • le 16 décembre 955 : élection du pape Jean XII.

  • le 16 décembre 1431 : sacre d'Henri VI d'Angleterre en tant que roi de France.

En vertu du traité de Troyes (1420) et à la mort de son père, Henri VI d'Angleterre est sacré roi de France, à l'âge de dix ans, à Notre-Dame de Paris par le cardinal Henri de Beaufort. Et cela, en violation de la loi salique.

En effet, la couronne de France ne peut se transmettre par les femmes. Sa mère, Catherine de Valois, ne pouvait donc pas lui transmettre la Couronne. Cet épisode montre bien que la trahison des élites nationales n'est pas une nouveauté en France. Mais la promesse de Saint Rémi à Clovis s'est réalisée : «ce Royaume ne périra pas ». Dieu a suscité Jeanne, deux ans plutôt, pour libérer la France de ses chaînes. Lesquelles ne s'appellent pas, alors, franc-maçonnerie, atlantisme, marxisme, idéologies imbibant l'école, la justice, les média et le microcosme politique, mais plutôt : parti de l'étranger, l'Angleterre, Université, haut clergé, et Bourguignons, ceux que Jeanne surnomme « les Français reniés ».

  • le 16 décembre 1640: les Catalans, en révolte, s'allient à Louis XIII contre l'Espagne.
  • le 16 décembre 1641 : Mazarin devient cardinal.

Né dans les Abruzzes, à Pescina en Italie, le 14 juillet 602 Giulio Mazzarini, Jules Mazarin est d'abord employé dans l'armée pontificale, puis la diplomatie papale, est envoyée en mission en France où il rencontre Richelieu en 1630. Vice-légat d'Avignon, puis nonce extraordinaire à Paris, naturalisé français en 1639, il entre au service de Richelieu ; le chapeau de cardinal lui est accordé en 1641 à la demande de ce dernier. Entré au Conseil royal à la mort de Richelieu en 1642, il devient à la mort de Louis XIII, un an plus tard, le principal ministre de la régente Anne d'Autriche.

  • le 16 décembre 1773 : « Tea-Party » à Boston.

Le 16 décembre 1773 a lieu la « Tea-party » de Boston. En guise de protestation contre une décision arbitraire du gouvernement de Londres, le colon Samuel Adams et quelques amis déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l'ancre et jettent sa cargaison de thé à l'eau. Le roi George III réagit en promulguant cinq « lois intolérables ». C'est le début de la guerre d'indépendance américaine...qui ne réussira que grâce à la France.

  • le 16 décembre 1774 : mort de François Quesnay, médecin et économiste français.

Né en 1694, François Quesnay est un médecin et économiste. Après ses études de médecine, il devient maître dans la communauté des chirurgiens de Paris en 1718. Chirurgien royal en 1723, médecin de Madame de Pompadour en 1749, il guérit le Dauphin de la petite vérole et est anobli par Louis XV. Dans les années 1750, il se tourne vers l'économie et forme l'école des Physiocrates. Il quitte Versailles à la mort de Louis XV.

  • le 16 décembre 1792: la Convention décrète la peine de mort contre quiconque proposerait de rompre l'unité de la République.
    • le 16 décembre 1793: les Vendéens remportent une victoire à Ancenis.

En pleine retraite l'Armée Royale Catholique s'empare de Savenay, se reconstitue vaille que vaille et reprend des forces. La pause est de bien courte durée. Pourtant, c'est là que ce jouera le drame final.

  • le 16 décembre 1835 : le Gouvernement décide la création d'une nouvelle Légion étrangère.

La Légion étrangère est créée par l'ordonnance du 9 mars 1831 par le roi des Français Louis-Philippe, à l'instigation du maréchal Soult, ministre de la Guerre. Elle rassemble, à cette date, différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses, issus de la paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan, et le régiment Hohenlohe. Cette troupe nouvelle est destinée à combattre hors du Royaume particulièrement en Algérie. La Première Guerre mondiale en est la première exception.

Le 16 décembre 1835, après avoir cédé la Légion étrangère à la reine Isabelle II d'Espagne, pour l'aider dans sa lutte contre la rébellion carliste, Louis-Philippe décide de la création d'une nouvelle Légion afin de renforcer les troupes françaises en Algérie. Trois bataillons sont alors créés. En 1840, les 4e et 5e bataillons, sont formés à Pau et Perpignan avec les survivants de l'aventure espagnole. Ces bataillons sont immédiatement projetés pour renforcer l'armée d'Afrique.

  • le 16 décembre 1854 : Faidherbe part à la conquête du Sénégal.

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.

  • le 16 décembre 1897 : décès d'Alphonse Daudet.

Né à Nîmes en 1840, Alphonse Daudet est célèbre pour avoir écrit des œuvres comme "Le Petit Chose", "Les Lettres de mon moulin" ou "Tartarin de Tarascon". Ami de Frédéric Mistral, il est fortement inspiré par la Provence et ses légendes. Atteint de la syphilis, il meurt à Paris à la suite de complications.

  • le 16 décembre 1921 : mort de Camille Saint-Saëns.

Camille Saint-Saëns naît le 9 octobre 1835 à Paris. Dès son enfance, il se révèle être un virtuose, donnant son premier concert à onze ans, où il fait sensation avec un concerto de Wolfgang Amadeus Mozart. Il entre au Conservatoire à 13 ans. À l'âge de 18 ans, il est nommé organiste de l'église Saint-Merry, à Paris. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l'admiration de musiciens tels Hector Berlioz et Franz Liszt, qui le décrit comme le « premier organiste du monde ». Il compose douze opéras, cinq symphonies, des musiques de chambre et des concertos. Ses œuvres les plus célèbres sont l'opéra « Samson et Dalila », « La Symphonie numéro 3 avec orgue » et « Le Carnaval des animaux ». Camille Saint-Saëns est également le premier compositeur célèbre à composer une musique de film (L'Assassinat du duc de Guise).

Il meurt le 16 décembre 1921 à Alger.

  • le 16 décembre1921 : la France rétablit ses relations diplomatiques avec le Vatican.
  • le 16 décembre 1929 : Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, futur Pie XII, est créé cardinal par Pie XI.
  • le 16 décembre 1944 : contre-offensive allemande dans les Ardennes.

Les Allemands, sous le commandement du maréchal Von Rundstedt, lancent une ultime et puissante contre-offensive contre les Alliés dans les Ardennes. Au cours de cet assaut, a lieu la bataille de Bastogne. Un certain nombre de SS sont infiltrés derrières les lignes alliées avec des uniformes ennemis pour désorganiser leur défense et faciliter la percée allemande. Dès le 26, les troupes allemandes sont contraintes à battre en retraite. Elles stoppent l'opération en janvier. Elles ont perdu des dizaines de milliers d'hommes dont leurs meilleures unités. Von Rundstedt lui-même est fait prisonnier par les Anglais.

  • le 16 décembre 1995 : le sommet de Madrid décide d'appeler la monnaie unique « euro ».

Cette monnaie devait s'appeler l'Ecu ; mais les Allemands opposèrent un veto car «ein Ecu , proche de « eine Kuh » signifie en allemand« une vache ».

  • le 16 décembre 2004 : ouverture à la circulation du Viaduc de Millau.

Après quatre ans de travaux, le viaduc de Millau est ouvert à la circulation. Avec un pilier de 343 mètres et une chaussée de 270 mètres, c'est le plus haut pont du monde. Traversant la vallée du Tarn et long de 2 500 mètres, il complète le réseau autoroutier qui jusqu'alors faisait défaut, engendrant d'importants bouchons à Millau.

Posté le 16 décembre 2016 à 05h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

15 décembre 2016

C’est arrivé un 15 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 15 décembre 687 : saint Serge Ier est consacré pape.

Serge Ier est le pape qui introduit dans l'Église romaine, la célébration de la Dormition de la Vierge Marie le 15 août, fête déjà répandue dans l'Église d'Orient et qui devient par la suite l'Assomption. Il institue également la fête de la Nativité de la Vierge Marie, le 8 septembre. Il meurt d'ailleurs ce jour, cf. la chronique.

  • le 15 décembre 1650 :l'armée royale bat Turenne à Sommepuis.

La bataille de Rethel a lieu durant la période de la Fronde. Elle oppose l'armée royale aux Frondeurs et aux contingents espagnols. Elle se déroule à Sommepuis en France, mais pas à Rethel. L'armée française est commandée par César du Plessis-Praslin et l'armée de la Fronde et des Espagnols par Henri de Turenne. Cette bataille marque la fin de la Fronde des Princes. Pour l'anecdote, la ville se rend aux Espagnols en 1654 et est reprise en 1659 par Turenne, alors revenu dans le parti de la Cour.

  • le 15 décembre 1681 : les Barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française.

Son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l'équipage sont vendus comme esclaves à Alger.

  • le 15 décembre 1685 : Fénelon arrive à Saintes pour convertir les protestants au catholicisme.
  • le 15 décembre 1709 : les troupes françaises reprennent Rome et occupent le royaume de Naples

Après l'appel du Roi Louis XIV aux français le 12 juin 1709 (voir la chronique du jour), où le Roi s'adresse à la nation épuisée et lasse de façon inédite, appel qui est lu dans les 39.000 paroisses du royaume et qui impressionne les peuples de France, l'année 1709 est celle du redressement militaire. Il a été précédé d'un effort spirituel national !

Cet appel au soutien de la politique royale et à l'unité nationale trouve un écho extraordinaire. Le Roi demande avant tout un effort spirituel au Français. L'année 1709 est celle du retournement du rapport de force qui commence avec bataille de Malplaquet (voir la chronique du 11 septembre). La succession de victoires française aboutit au maintien du petit fils du Roi sur le trône d'Espagne.

  • le 15 décembre 1809 : Napoléon divorce de Joséphine

L'empereur Napoléon Ier divorce de Joséphine, épousée 13 ans plus tôt. Le 2 avril 1810, il épouse, à 40 ans, Marie-Louise, 18 ans, fille de l'empereur d'Autriche François Ier et petite-nièce de la reine Marie-Antoinette. Napoléon Ier voit dans ce remariage le moyen d'obtenir l'héritier que Joséphine, la première impératrice, ne lui a pas donné et d'unir sa dynastie naissante aux familles régnantes d'Europe.

  • le 15 décembre 1840 : les cendres de Napoléon Ier aux Invalides.

Le char funèbre sur lequel est placé le cercueil de Napoléon traverse Paris, Louis-Philippe accueille la dépouille. Une cérémonie religieuse a lieu en présence des corps constitués.

C'est au centre de l'église du dôme des Invalides qu'est creusée la crypte, large de 15 mètres et profonde de 6 mètres, appelée à recevoir le sarcophage contenant les restes de Napoléon Ier, après que la France et l'Angleterre se soient entendues sur leur retour de l'île de Sainte-Hélène. C'est Louis XIV qui est à l'origine de l'édification de l'Hôtel des Invalides destiné à soigner et loger les soldats. Dans des chapelles annexes reposent des membres de la famille impériale et des généraux de l'empereur.

  • le 15 décembre 1941 : le Général Juin est convoqué à Berlin par Göring avec le ministre Brinon.

Le Général Juin est convoqué à Berlin par Göring avec le ministre Brinon : Göring demande que les Français laissent l'Axe utiliser la base de Bizerte en Tunisie et accordent à Rommel une liberté de mouvement ; Juin insiste pour que les Allemands autorisent les troupes françaises à renforcer leur armement.

 

  • le 15 décembre 1948 : "naissance" de Zoé, première pile atomique française.

 

  • le 15 décembre 1985 : la Vierge Noire est inaugurée au Havre.

La statue érigée après la guerre de 1870, vient d'êtrerefaite par les ateliers de St-Rémy-lès-Chevreuse.

  • le 15 décembre 2008 : Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité St-Pie-X écrit à Rome.

Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité St-Pie-X, envoie une lettre à la Congrégation catholique dans laquelle il déclare : "Nous acceptons son enseignement [de l'église catholique romaine] filialement. Nous croyons fermement à la primauté de Pierre et à ses prérogatives".

Posté le 15 décembre 2016 à 05h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 décembre 2016

C’est arrivé un 14 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 14 décembre 557 : Constantinople touchée par un séisme.

Constantinople est frappée par un tremblement de terre, qui ne la détruit pas. Les témoignages de religieux évoquent un séisme qui les a finalement épargnés. Toutefois, si l'Eglise Sainte-Sophie, consacrée seulement vingt ans plus tôt, n'a pas été rasée, elle est sérieusement endommagée : son dôme s'effondre un an plus tard.

  • le 14 décembre 867 : élection du pape Adrien II.
  • le 14 décembre 872 : mort du pape Adrien II et élection du pape Jean VIII.
  • le 14 décembre 1515 : rencontre entre le Roi de France, François 1er et le Pape Léon X, qui aboutira au concordat de Bologne.

François 1er, vainqueur de Marignan, fait à cheval, le 11 décembre 1515, une entrée élégante et triomphale en la cité italienne de Bologne, où le pape Léon X l'attend. Le Roi de France est en position de force. Ses victoires italiennes lui ont permis d'acquérir le duché de Milan. En contrepartie de son soutien à Florence, gouvernée par les Médicis, la famille de Léon X, le Saint Siège lui a offert Parme et Plaisance. Signé quelques mois plus tôt, le 13 octobre, le traité de Viterbe a officialisé ces accords.

Au cours de l'automne, François 1er accomplit un voyage triomphal dans ses nouvelles possessions ; puis il prend la route pour Bologne où va se tenir un sommet au cours duquel doivent être réglées les relations entre le royaume de France et la papauté. Précédant le cortège papal, vingt deux cardinaux viennent à la rencontre de François 1er, vêtu de velours bleu à fleurs de lys. Le Roi est reçu par Léon X en "fils aîné de l'Eglise". Contrairement à l'usage, il ne baise pas les pieds du souverain pontife. En guise de salutations, les deux chefs d'Etat s'étreignent, puis échangent discours et maintes politesses...

Depuis 1438, la Pragmatique Sanction, promulguée à Bourges par Charles VII, empoisonne les relations entre la papauté et la monarchie. Déjà, Philippe le Bel, au début du XIVème siècle, a tenté de limiter l'autorité du Saint Siège sur l'Eglise de France. La Pragmatique Sanction a, de fait, donné un statut d'autonomie à cette dernière au travers de deux dispositions importantes. D'abord, les conciles généraux priment sur l'autorité du pape en matière de foi et de réforme. Ensuite, évêques et abbés sont élus et non plus désignés par Rome. Le plus souvent, l'élection devient un moyen déguisé de désignation par le Roi.

Le plus cher souhait de Léon X, soucieux de rétablir le pouvoir de Rome sur l'ensemble de l'Eglise, est d'obtenir la suppression de la Pragmatique Sanction. Après de longues discussions, le concordat de Bologne, qui règle les relations entre Rome et Paris jusqu'à la Révolution. Il est signé le 18 août 1516, approuvé le 19 décembre 1516 par le concile du Latran. Il remplace la Pragmatique Sanction de Bourges et, en ce qui concerne les affaires de l'Eglise de France, détermine clairement la part du Roi et celle du pape. En France, le concordat soulève une vive opposition de la part des gallicans (qui militent pour la restriction de l'autorité papale) et du Parlement qui ne l'enregistre qu'en mars 1518.

Désormais, le système d'élection aux postes ecclésiastiques (archevêques, évêques, abbés, prieurs) est rendu caduc. Le Roi de France présente ses candidats, à qui la papauté accorde l'investiture canonique, si le pape les accepte. L'approbation est soumise à des critères, en particulier d'âge et de formation.

Le concordat de Bologne est aboli unilatéralement par l'Assemblée Constituante, en août 1790.

  • le 14 décembre 1591 : mort de saint Jean de la Croix

Mort au couvent d'Úbeda en Andalousie, saint Jean de la Croix, ou Juan de Yepes naît en 1542 à Fontiveros, en Castille. Carme, poète et mystique, issu d'une famille aristocratique, il se destine à une vocation de Chartreux.

Avec sainte Thérèse d'Ávila, rencontrée en 1587, il participe à la réforme des carmels espagnols, et à la fondation de l'ordre apostolique et contemplatif des Carmes déchaussés. Il a écrit entre autre quatre traités mystiques dont : La montée du mont Carmel, La nuit obscure…). Il est béatifié en 1675 par le pape Clément X, puis canonisé par Benoît XII en 1726.

  • le 14 décembre 1670 : la tragédie "Bérénice" de Racine est jouée à la cour devant Louis XIV.
  • le 14 décembre 1791 : André Mercier, conventionnel rédige une adresse au Roi Louis XVI.

Cette adresse rédigée, au nom du Conseil général, enjoint au Roi d'obliger les prêtres réfractaires à prêter le serment. C'est ce même Mercier, adepte de la secte maçonnique qui a écrit en 1771 un livre aujourd'hui difficile à trouver : L'an 2440.

Au chapitre 1er, intitulé, « Pas si éloigné qu'on pense ! » on y lit :

« La Souveraineté absolue est abolie par les Etats Généraux. La Monarchie n'est plus. La Bastille est renversée. Les monastères sont abolis. Les moines mariés. Le divorce permis. Le pape dépossédé de ses Etats. O Rome, que je te hais ! »

Cité par le Marquis de La Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, ED. Résiac, page 198.

  • le 14 décembre 1804 : un rapport de police signale une anagramme circulant dans Paris.

"Napoléon, empereur des Français" y devient "Ce fol empire ne durera pas son an".

Qui fera une anagramme sur la présidence d'hollande?

  • le 14 décembre 1848 : 7 loges de la Grande Loge Centrale (le Suprême Conseil de France) créent la Grande Loge Nationale de France afin de donner à la Franc-maçonnerie un esprit républicain.

     

  • le 14 décembre 1900 : une loi supprime la messe du Saint-Esprit à la rentrée des tribunaux, en France.

116 ans plus tard, nos juges ont l'esprit tellement embrumés qu'ils absolvent les criminels voire les protègent, condamnent les victimes et les stigmatisent en les mettant à l'index sur un ignoble « mur des cons ».

Rappelons que les 7 dons du Saint Esprit sont :

- le don de Sagesse ;

- d'Intelligence ;

- de Conseil ;

- de Force ;

- de Science ;

- de Piété ;

- de Crainte de Dieu.

Tout un programme, qui résume bien ce qu'attendent les Français de leur Justice, en qui ils n'ont plus confiance. Elle est loin l'image de Saint Louis sous son chêne !

  • le 14 décembre 1914 : début de la première bataille de Champagne.

Le front Ouest s'est stabilisé et les tranchées sont creusées de part et d'autre de la mer du Nord à la Suisse. Le 14 décembre 1914, les alliés, en supériorité numérique, lancent une offensive générale sur toute la longueur du front. Mais cette guerre de tranchées est plus compliquée que prévu et il est difficile d'y progresser. Les combats s'achèvent le 24 décembre, sauf en Champagne où ils continuent tout l'hiver. Sur le reste du front, on s'observe ; chacun a compris que cette guerre ne se serait pas « fraiche et joyeuse ».

  • le 14 décembre 1965 : De Gaulle et l'Europe.

De Gaulle déclare, lors d'un entretien durant la présidentielle :

"On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! Mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.

Posté le 14 décembre 2016 à 05h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

13 décembre 2016

La Révolution française était-elle inéluctable ?

Le 19 novembre, la Pologne était solennellement consacrée au Christ Roi pour son 1 500e anniversaire. La veille se tenait un colloque pendant lequel est intervenu Bernard Antony. L'Homme Nouveau publie son discours. En voici le début :

"Monseigneur, messieurs les députés, chers militants et amis de l’héroïque Pologne catholique, mesdames, messieurs.

Lorsque mon ami de longue date, Marek Jurek, m’a demandé de prononcer devant votre nombreuse assemblée une allocution de vingt minutes j’ai été doublement inquiet. D’abord parce que je demeure dans l’infirmité de ne pouvoir m’adresser à vous dans votre langue ; ensuite parce que le sujet qu’il m’a fixé est passionnant mais nécessiterait au moins une longue conférence pour le traiter sur le fond.

Alors, je vous demanderai beaucoup d’indulgence, me fixant simplement le but de vous donner peut-être quelques perspectives de lectures et de répliques dans la vérité sur la réalité sinistre de la Révolution française et sur ce qu’elle a entrainé de réactions dans le domaine des idées et des courants politiques.

D’abord, une première interrogation : la Révolution française était-elle inéluctable ?

Si on raisonne selon le prétendu sens de l’histoire longtemps invoqué par les communistes, elle l’était comme constituant la grande étape préalable à la révolution socialiste puis à l’âge d’or communiste, celle de la révolution bourgeoise, si louangée par Marx et Engels, notamment dans le Manifeste du Parti communiste.

Or, on a vu durant un siècle d’abomination depuis octobre 1917 ce qu’a produit pour le monde la révolution communiste, heureusement renversée en Pologne par votre grand peuple à partir des combats victorieux des ouvriers dans les chantiers navals de Gdansk portant, ô ironie de l’histoire, le nom du monstre Lénine.

Pourtant le phénomène appelé Révolution Française n’était nullement nécessaire et pas forcément inéluctable. Le royaume de France en 1789 n’en avait pas moins besoin d’un vaste mouvement de réforme, de renouveau et de justice sociale, ce qu’ont analysé et affirmé tous les grands penseurs et acteurs de la Contre-Révolution.

Charles Maurras rappela ainsi maintes fois que « la tradition est critique ». Et ce que l’on désigne en France sous le terme d’« Ancien régime », ce qui recouvre en fait plusieurs régimes bien différents, était au XVIIIe  siècle  et même avant, profondément miné, non pas seulement par de mauvais choix politiques de nos rois comme il peut toujours en être, mais par un décalage de plus en plus grand et souvent scandaleux et révoltant entre les principes chrétiens affirmés et les pratiques de trop de princes de l’Église et du Royaume.

Que de confusion notamment entre ce qui doit être rendu à César et ce qui doit être rendu à Dieu dans l’attribution des titres et des revenus ecclésiastiques à trop de personnages aux idées et à la vie fort peu conformes à l’idéal évangélique.

Les idées corrosives de la Révolution s’engouffrèrent dans cette gangrène sociale, avec les penseurs dits des Lumières, déistes royalistes mais ennemis acharnés de l’Église catholique comme Voltaire. Et citons surtout le plus grand de tous dans la nocivité, Jean-Jacques Rousseau, l’idéologue du Contrat Social, dont la pensée a été l’inspiratrice majeure du jacobinisme et de tous les totalitarismes, socialistes et communistes, Jeune-Turc et Nazi. [Lire la suite]

Posté le 13 décembre 2016 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 13 décembre 1124 : décès du pape Calixte II.
  • le 13 décembre 1294 :«Renonciation» du pape saint Célestin V.

Le pape Célestin V renonce à la tiare pontificale cinq mois seulement après son élection. C'est un fait unique dans la papauté, si l'on met à part les papes démissionnés sous la contrainte: le pape Grégoire VI en 1046 et les papes et «antipapes» du Grand Schisme d'Occident, au XVe siècle, tels Grégoire XII et Félix V.

Pietro de Morrone, élu à l'unanimité, mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, ne se sent pas capable d'assumer sa charge ni de résister aux pressions.

Devant ses cardinaux, qui ont finalement approuvé sa décision, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre et se défait des autres insignes pontificaux. S'étant retiré dans la solitude, il meurt l'année suivante. Il est plus tard canonisé.

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Il prend le nom de Boniface VIII et met toute son énergie à tenter de restaurer l'autorité du Saint-Siège.

  • le 13 décembre 1545 : ouverture du Concile de Trente.

Convoqué en Italie par le pape Paul III, le Concile de Trente a pour objectif de définir la doctrine et la discipline de l'église catholique face aux progrès de la réforme protestante. Dès le début, deux tendances s'affrontent : celle de Charles Quint qui souhaite la réforme disciplinaire et celle du pape qui veut en premier lieu examiner les questions dogmatiques. Contre les thèses protestantes, il définit l'autorité de la Bible, le péché originel et la justification et confirme les sept sacrements, affirme le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation.

Ce 19ème concile se termine dix-huit ans plus tard, en 1563, après une révision des institutions ecclésiastiques. Voir la chronique du 4 décembre.

  • le 13 décembre 1559 : naissance de Sully.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, naît à Rosny-sur-Seine. Compagnon d'enfance d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service. Il sert d'abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l'équilibre dès 1604...Il meurt le 22 décembre 1641 à Villebon.

  • le 13 décembre 1553 : Henri de Bourbon, futur Henri IV naît au château de Pau, fils d'Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et Jeanne d'Albret.

Alors qu'un des premiers attentats des huguenots en France avait été une profanation sacrilège d'une statue de la Sainte Vierge, celui qui devait devenir leur chef, puis Roi de France, naît au chant d'un cantique de la Sainte Vierge. Sa mère farouche calviniste, oubliant l'hérésie, dans les douleurs de l'enfantement entonne d'une voix forte le cantique de Notre Dame du Bout du Pont (Pont qui donnait l'accès au château de Pau) :

« Notre Dame du Bout du Pont

Aidez-moi à cette heure

Priez le Dieu du Ciel

Qu'il veuille bien me délivrer. »

 

Henri est baptisé et élevé dans la religion catholique jusqu'à l'âge de 9 ans, et ce n'est qu'après la mort de son père, que sa mère lui fait embrasser la réforme.

Ajoutons qu'à la bataille de Jarnac, les protestants sont stupéfaits de voir que leur chef porte un scapulaire à l'effigie de Notre Dame. Sa mère interrogée sur ce point, lors de sa venue au camp militaire protestant, répond que c'est sur son ordre :

«C'est par mon ordre que mon fils porte le scapulaire et voici comment il m'a été donné :

J'avais eu la douleur de perdre un fils. Le second, tombé malade, paraissait dans un état désespéré, lorsqu'une fille d'honneur catholique, à mon service, passa furtivement un scapulaire au cou du malade : je l'arrachai. Hélas ! Mon enfant mourut le lendemain et, pour la seconde fois, j'eu à pleurer un berceau vide.

Dieu eut pitié de ma douleur, et bientôt je reconnus que je ne tarderais pas à devenir mère pour une troisième fois. Au milieu de toutes mes inquiétudes, par une inspiration que je combattis longtemps, mais à laquelle je ne pus me défendre de céder, je plaçai sur moi le scapulaire de ma fille d'honneur, et je ne le quittai plus jusqu'à la naissance de mon enfant ; à ce moment, je l'attachai à son cou et je ne lui laissai plus quitter depuis ».

Ce scapulaire sauve au moins une fois la vie du futur Roi, quand attaqué par une patrouille catholique, un soir, il a ses vêtements déchirés. A la vue du scapulaire, les agresseurs abandonnent leur victime.

Tous les contemporains d'Henri IV ont pu constater son amour et son respect pour la Sainte vierge. Il n'est jamais passé devant une de ses statues sans s'arrêter, se découvrir et la saluer.

On dit que Dieu aime à se servir des causes secondes pour réaliser son œuvre de salut. Il y a fort à parier que la demoiselle d'honneur qui osa témoigner de sa foi, dans une ambiance huguenote particulièrement agressive, n'a gardé de cet incident que le violent rabrouement de Jeanne d'Albret, connue pour son caractère très affirmé. Toutefois, sans cette femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom, la France n'aurait peut-être pas eu un si grand Roi, père de Louis XIII, grand-père de Louis XIV.

L'exemple de cette femme est à suivre, pour, que là où nous sommes, nous témoignons à temps et à contre temps de l'amour de Dieu pour les hommes, dans notre France qui étouffe sous le joug de la laïcité.

Soyons le levain dans la pâte pour apporter aux Français la nourriture spirituelle que l'Etat leur refuse !

Voir les chroniques du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 14 mai sur son assassinat par Ravaillac ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

 

  • le 13 décembre 1641 : décès de sainte Jeanne de Chantal, religieuse visitandine.
  • le 13 décembre 1669 : la Royale lance le vaisseau de ligne de 1e rang "Le Soleil-Royal", un 98 canons sur 3 ponts.

  • le 13 décembre 1758 : Mgr de Bernis est chassé du Conseil du Roi et de la Cour.

Il a reçu, il y a peu, ses insignes de cardinal.

  • le 13 décembre 1793 : l'armée vendéenne est décimée au Mans.

La virée de Galerne s'achève. 15 000 Vendéens trouvent la mort dans ce combat.

Ci-dessous deux cartes des combats :

 

  • le 13 décembre 1805 : Napoléon et la religion.

Ilécrit à Champagny : "j'ai appris avec douleur que [...] Lalande professe [...] l'athéisme, principe destructeur de toute organisation sociale, qui ôte à l'homme toutes ses consolations et toutes ses espérances".

Il ordonne de faire "interdire de plus rien imprimer" à Lalande par l'Institut, car écrit-il : « l'athéisme "est destructeur de toute morale, sinon chez les individus, du moins chez les nations ».

La religion comme moyen de contrôle d'une nation, ou comme élément intrinsèque de la nature humaine pour Napoléon?

  • le 13 décembre 1908: publication du décret de béatification de la future Ste jeanne d'Arc et discours de St PIE X sur la vocation de la France.

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret béatification de Sainte Jeanne d'Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d'Orléans :

(disponible ici: http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1504099_jeanne_d_arc )

« Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l'avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j'ajouterai ce qu'écrivait au Roi saint Louis le pape Grégoire IX :

«Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu'il aime l'Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l'éternité. Dieu aime la France, qu'aucun effort n'a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n'a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n'ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. »

Ainsi s'exprime Grégoire IX. Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l'a été de vos pères. Vous direz qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : « Que personne ne s'est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu : Et non fuit qui insultaret populo isti, ni si quandore cessit a culto Domini Dei sui. »

Ce n'est donc pas un rêve que vous avez énoncé, Vénérable Frère, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe. »

[…]

"Vous devez dire aux Français qu'ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d'Israël : Personne ne s'est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s'éloigne de Dieu".

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles:

«Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d'une seule et même voix : "Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !" C'était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X a une connaissance approfondie de la vraie France. En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels sont les vrais et seuls maîtres que nous devons suivre.

Oui le Christ est le seul vrai Roi de France. La nation ne trouvera la paix qu'en remettant Jésus-Christ au centre de sa vie publique et officielle.

"Vive le Christ qui est Roi des Francs".

  • le 13 décembre 1918 : les troupes françaises et alliées franchissent le Rhin à Coblence.
  • le 13 décembre 1940 : renvoi de Laval.

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : « Vous n'avez plus ma confiance... ». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin.

Mais, soutenu par l'occupant, Laval est libéré de prison le 17 décembre. Il revient en avril 1942 à la tête du gouvernement, imposé la Hitler, et renforce dès lors la politique de collaboration avec l'Allemagne, persuadé qu'une victoire allemande est le seul moyen de lutter contre le bolchevisme.

  • le 13 décembre 1981 : État de guerre en Pologne.

A l'aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l'état de guerre en Pologne...6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Cette tentative de reprise en main par le pouvoir communiste va en fait accélérer la décomposition du monde soviétique...

En effet, le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste avait reçu une impulsion décisive avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II. Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne quelques mois plus tard, en mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays :

«N'ayez pas peur !»

  • le 13 décembre 1999 : processus de Matignon.

Lionel Jospin reçoit à Matignon l'ensemble des élus corses, y compris les nationalistes, afin de trouver une solution au problème corse. Cela fait un an que le préfet Erignac a été assassiné, et quelques mois qu'a éclaté l'affaire des paillotes. Sont prévus l'enseignement du Corse dans les écoles, des mesures économiques spécifiques et des transferts de compétence à l'Assemblée de Corse. Ces derniers sont ensuite annulés par le Conseil constitutionnel. Le processus de Matignon est promulgué le 22 janvier 2002.

  • le 13 décembre 2007 : signature du Traité de Lisbonne.

Ce traité reprend les points essentiels de la constitution européenne préparée par Giscard. Les 27 pays de l'Union Européenne le signent alors que deux peuples l'ont souverainement rejetée par référendum, les peuples français et néerlandais. C'est certainement la raison pour laquelle aucun pays ne prévoit de référendum pour le ratifier.

Posté le 13 décembre 2016 à 05h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

12 décembre 2016

C’est arrivé un 12 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 12 décembre 283 : élection de Saint Caïus, 28ème pape.

Il meurt martyr le 22 avril 296.

  • le 12décembre 627 : victoire d'Héraclius sur les Perses.

L'empereur byzantin Héraclius écrase l'armée perse du souverain Chosroès devant Ninive en Mésopotamie. Il contraint les Perses sassanides à rendre l'Egypte à l'empire byzantin et entre triomphalement dans la capitale sassanide, Ctésiphon. Héraclius ramène la relique de la vraie croix, volée par les Perses en 614, à Jérusalem.

  • le 12 décembre 1096 : Godefroy de Bouillon (première croisade)  arrive sur la mer de Marmara et conquiert les environs de Selymbria pour y libérer un prince croisé retenu prisonnier.
    • le 12 décembre 1254 : élection du pape Alexandre IV.
    • le 12 décembre 1604 : Henri IV promulgue la Paulette.

Le 12 décembre 1604, Henri IV et son ministre et ami Maximilien de Béthune, futur duc de Sully, instaurent la Paulette, d'après le nom de son inventeur, le conseiller Paulet, pour se concilier la bourgeoisie et faire rentrer de l'argent frais dans les caisses de l'État : en échange de cette taxe, les officiers (fonctionnaires et magistrats) obtiennent le droit de léguer leur charge (et les revenus qui l'accompagnent).

  • le 12 décembre 1720 : le financier John Law prend la fuite.
  • le 12 décembre 1773 : naissance de Robert Surcouf.

L'un des plus grands marins français, le corsaire Robert Surcouf, naît à Saint-Malo le 12 décembre 1773. D'abord destiné à rentrer dans les ordres, il préfère s'engager dans la marine dès l'âge de 13 ans. Il se fait rapidement connaître par ses faits d'armes et ses nombreux abordages de navires ennemis. Il fait fortune grâce à ses prises de guerre et à son métier d'armateur.

En 1795, il s'engage dans la «guerre de course» contre les Anglais dans l'océan Indien, selon les principes mis en place par Vauban un siècle plus tôt. Le corsaire s'honore de maints exploits comme de s'emparer de six navires d'un coup dans le golfe du Bengale.

Un Anglais l'ayant un jour capturé, il s'engage le dialogue suivant :

«- Au fond, ce qui nous distingue, nous autres Britanniques, de vous autres Français, c'est que nous nous battons pour l'honneur et vous pour l'argent,

- Hé oui, chacun se bat pour ce qui lui manque».

Fait chevalier de la Légion d'Honneur par Napoléon 1er en 1804, Surcouf poursuit ses activités de corsaire et d'armateur jusqu'à la chute de l'Empire et se retire dans sa ville natale nanti d'une coquette fortune, preuve que l'on peut se battre pour ce que l'on possède déjà. Il meurt d'un cancer le 8 juillet 1827.

  • le 12 décembre 1848 : un décret affecte le Palais de l'Elysée à la présidence de la République.
  • le 12 décembre 1917 : accident ferroviaire de Saint-Jean-de Maurienne.

Un train militaire déraille dans la descente de la vallée de la Maurienne. Il est rempli de permissionnaires, partis aider l'armée italienne à reprendre les territoires perdus lors de la bataille de Caporetto. L'hôpital militaire de Saint-Jean-de-Maurienne et l'usine de pâtes alimentaires Bozon-Verduraz sont immédiatement réquisitionnés afin de servir de poste de secours et de chapelle ardente. Avec 425 à 700 morts, cet évènement constitue le plus grave accident ferroviaire survenu en France.

 

  • le 12 décembre 1943 : assassinat de l'abbé Perrot.

Nommé recteur de Scrignac en 1930, sa première action est de racheter de ses propres deniers les ruines de la petite chapelle de saint Corentin de Toul arGroaz ; un an plus tard il y célébre la messe. En 1935, il entreprend la reconstruction de la chapelle Notre-Dame de Koat-Kéo ruinée par la Révolution qui deviendra « sa chapelle », un « petit bijou marial au cœur des Monts d'Arrée ». 

Ce 12 décembre 1943, jour anniversaire de la Saint Corentin, l'abbé Perrot tient à célébrer la messe dans la petite chapelle de Toull-ar-Groaz, distante de 8 kilomètres de Scrignac. C'est à pied, avec son enfant de chœur, le jeune Raymond Mescoff (11 ans) qu'il s'y rend, malgré les nouvelles mises en garde d'Anna Le Douce.

Le recteur chemine en disant son chapelet, interrompu par les jeux et les questions (en breton) du petit Raymond. Ils sont à mi-chemin du bourg, soudain un premier coup de feu, le recteur s'arrête et se demande ce que c'est. Un deuxième coup, le prêtre est mortellement atteint à la tempe, il s'écroule, l'enfant de chœur s'évanouit. Par ce meurtre, les communistes tiennent leur vengeance, habillée du « patriotisme » de la Résistance des Francs-Tireurs Partisans. Il est midi, l'Angélus sonne au clocher du bourg. Il va rester là, à agoniser près de deux heures, étendu dans sa célèbre cape qui s'est teintée de son sang et de la boue du chemin.

Posté le 12 décembre 2016 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

11 décembre 2016

C’est arrivé un 11 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 11 décembre 384 : mort du pape Damase 1er et élection du pape saint Sirice.
  • le 11 décembre 1582 ( ?) : ce jour n'a pas existé en France.

L'année 1582 n'a pas eu de 11 décembre en France. Du fait de l'adoption du calendrier grégorien en France, le lendemain du dimanche 9 décembre a été le lundi 20 décembre. Voir les chroniques du 4 et 15 octobre et du 20 décembre.

  • le 11 décembre 1686 : mort de Louis II de Bourbon-Condé.

Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé, premier prince du sang, connu d'abord sous le titre de duc d'Enghien, puis prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, Pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris en 1621 et meurt à Fontainebleau en 1686. Le prince de Condé est le fils de d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti et arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569. Son père était cousin germain d'Henri IV et de Charlotte de Montmorency, de ce fait le prince de Condé appartient à la branche cadette de la maison de France.

Il fait de très bonnes études chez les Jésuites, à Bourges. A 17 ans, il gouverne la Bourgogne pour son père. Il épouse le 11 mai 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, nièce du cardinal de Richelieu, qui n'a que 13 ans. Elle lui donne deux fils.

Il montre dans la carrière militaire un génie précoce. Après de brillants débuts militaires, il reçoit en 1643, à l'âge de 21 ans, le commandement de l'armée de Picardie. Il lui faut alors barrer la route à l'armée espagnole, venant des Flandres pour envahir la France. Le 19 mai, cinq jours après la mort de Louis XIII, il remporte ainsi l'éclatante victoire de Rocroi. Ces derniers, bien supérieurs en nombre voient mourir leur redoutable infanterie, les fameux Tercios.

En compagnie de Turenne il bat les Impériaux à la bataille de Nördlingen le 3 août 1645. Il prend Dunkerque la même année, mais échoue devant Lérida en Espagne en 1647. Puis il prend sa revanche sur l'archiduc Léopold à Lens le 20 août 1648. Cette victoire facilite la conclusion du traité de Westphalie.

Lors de la minorité de Louis XIV, Condé est du côté d'Anne d'Autriche et de Mazarin. Son sale caractère lasse vite toutes les bonnes volontés. Mazarin le fait emprisonner à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, le fait relâcher en 1651. A peine libéré, il prend la tête de la Fronde des princes, la Grande Mademoiselle, lui ouvre les portes de Paris : il devient le maître de la ville. Une fois de plus son caractère lui joue des tours, il indispose le Parlement et ses autres alliés : il se retrouve seul.

Il passe en 1653 au service de l'Espagne, dont il commande les troupes contre la France. Vaincu par Turenne à Arras en 1654, puis lors de la bataille des Dunes, près de Dunkerque en 1658. A la paix des Pyrénées, en 1659, il obtient le pardon Louis XIV et rentre en France.

Lors de la guerre de Dévolution, à la tête des armées royales, il occupe la Franche-Comté en 1668, bat Guillaume d'Orange à Seneffe en 1674. Puis il prend la succession de Turenne tué à Sasbach en 1675 et arrête l'invasion en Alsace.

Malade, il se retire à Chantilly pour y mener une vie tranquille. Il protège Bossuet qui prononcera son oraison funèbre, mais aussi des hommes de lettres tels que Boileau, Racine, Molière, La Bruyère.

  • le 11 décembre 1792 : Louis XVI devant la Convention.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI comparaît devant la Convention. L'assemblée nationale s'est constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.

  • le 11 décembre 1813 : Traité de Valençay.

Le 11 décembre 1813, le roi d'Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l'ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.

Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d'exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l'occupant.

  • le 11 décembre 1898 : la colonne française Marchand quitte Fachoda, remis aux officiers Egyptiens, en direction de Djibouti, en vapeurs.

Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 13 janvier.

  • le 11 décembre 1967 : le prototype du premier supersonique franco-britannique Concorde 001 est présenté dans les ateliers de l'aérospatiale de Toulouse-Blagnac.

 

Posté le 11 décembre 2016 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 décembre 2016

C’est arrivé un 10 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 10 décembre 384 : mort du pape Damase.
  • le 10 décembre 741 : élection du pape Zacharie.

Le pape Zacharie poursuit les excellentes relations, initiées par son prédécesseur, avec les Francs, gouvernés par les fils de Charles Martel. Il soutient Pépin le Bref, pour devenir Roi des Francs.

  • le 10 décembre 983 : élection du pape Jean XIV.
    • le 10 décembre 1508 : traité de Cambrai.

L'alliance qui se forme entre l'empereur Maximilien Ier et le Roi de France Louis XII, bientôt ouverte au pape, aux rois d'Angleterre, d'Aragon et de Hongrie a pour but de constituer une ligue pour mettre un frein à l'influence vénitienne en Italie septentrionale et à récupérer un grand nombre de zones géographiques sous contrôle direct de la Sérénissime. La guerre de la Ligue de Cambrai va dure huit ans.

  • le 10 décembre 1637: naissance de Jacques-René de Brisay, Marquis de Denonville

Né en Poitou, Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville est nommé en 1685 gouverneur de la Nouvelle-France. Comme son prédécesseur, Lefebvre de La Barre, lui est donné la mission de soumettre définitivement les Iroquois, les alliés des Anglais. Il commence par organiser une expédition à la baie James où il s'empare des forts anglais. En 1687, il lance une nouvelle attaque contre la nation iroquoise des Tsonnontouans dans la vallée de la rivière Genesee.

En mai 1689, la France et l'Angleterre engagent les hostilités, ce les Iroquois à reprennent le sentier de la guerre. En août, 1 500 guerriers des Cinq-Nations anéantissent le village de Lachine et massacrent sa population (voir la chronique du 5 aout). Denonville rentre en France et au mois de novembre suivant est promu au grade de maréchal des camps et armées du Roi, malgré cet échec.

  • le 10 décembre 1710 : bataille de Villaviciosa, en Espagne.

Les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées, le trône de Philippe V est sauvé.

  • le 10 décembre 1755 : naufrage de navires transportant des Acadiens, pendant le « Grand dérangement ».

La flotte anglaise qui transporte des Acadiens déportés en exil est aux prises avec le mauvais temps sur l'Atlantique. Deux des navires sombrent, faisant plus de 700 victimes. Voir les chroniques des 28 juillet, 11 août, 5 et 10 septembre.

  • le 10 décembre 1792 : le député Lindet présente, au nom de la commission des 21, "l'acte énonciatif des crimes" de Louis XVI, demandé par la Convention.
  • le 10 décembre 1793 : les Vendéens prennent Le Mans.
  • le 10 décembre 1806 : le Grand Sanhédrin est créé en France.

Cette institution devient l'institution officielle de la communauté juive ; elle marque la reconnaissance du caractère français des juifs de l'Empire. En deux ans, il obtient la construction d'une synagogue pour département comptant plus de 2 000 fidèles.

  • le 10 décembre 1810 : l'empire français compte 130 départements.

Pour lutter contre la contrebande anglaise Napoléon annexe les régions côtières allemandes jusqu'à Lubeck.

  • le 10 décembre 1848 : élection de Louis Napoléons Bonaparte.

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte, qui a 40 ans, est élu président de la République au suffrage universel, après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom et, déjà, le discrédit de l'Assemblée de la IIe République.

Le 20 décembre, l'élu s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour, désormais résidence officielle de la présidence de la république. Il nomme le monarchiste modéré Odilon Barrot à la présidence du Conseil.

  • le 10 décembre 1888 : le premier emprunt russe est lancé à Paris.
  • le 10 décembre 1901 : attribution des premiers prix Nobel.

Le 10 décembre 1901, le roi de Suède et le Parlement de Norvège décernent les cinq premiers prix de la fondation Nobel. Au roi revient l'attribution des Prix Nobel de physique, de chimie, de médecine et de littérature ; au Parlement l'attribution du Prix Nobel de la paix. Ces cinq Prix annuels résultent de la volonté posthume d'Alfred Nobel (1833-1896)... Le Prix Nobel de littérature est attribué au Français Sully Prudhomme.

  • le 10 décembre 1903 : prix Nobel de physique pour des Français.

Le couple Curie, Pierre et Marie, associé à Becquerel, découvreur de la radioactivité, reçoivent le Prix Nobel de physique pour leurs études sur les rayonnements émis spontanément par les sels d'uranium et pour la découverte des minéraux actifs.

  • le 10 décembre 1911 : Marie Curie, prix Nobel de chimie.

En 1911, Marie Curie reçoit un deuxième prix Nobel, de chimie cette fois, pour avoir isolé du radium métallique et déterminé sa masse atomique. Elle est la première personne à obtenir deux fois cette récompense et reste encore la seule femme à cumuler deux prix Nobel scientifiques.

  • le 10 décembre 1912 : Marie Curie, prix Nobel de chimie.

Sabatier et Grignard reçoivent la moitié du prix Nobel de chimie pour leurs travaux de recherche sur l'hydrogénation catalytique et l'organo magnésiens. Le prix Nobel de médecine est attribué au le professeur Alexis Carrel.

  • le 10 décembre 1913 : La Joconde est retrouvée à Florence.

Elle avait été volée en 21 août 1911, au Louvre, par un vitrier italien, Vincenzo Peruggia. Pendant deux ans, la Joconde reste cachée dans un appartement décrépit de la rue de l'Hôpital Saint-Louis du Xe arrondissement

  • le 10 décembre 1920 : le Président du Sénat français Léon Bourgeois reçoit le Prix Nobel de la paix.
  • le 10 décembre 1944 : signature du pacte franco-soviétique.

A Moscou est signé par le gouvernement provisoire de la république française et l'Union soviétique, un traité d'alliance et d'assistance mutuelle. Sont présents le général De Gaulle Staline, Georges Bidault et Molotov. Ce traité officialise l'alliance qui a pour but de se prémunir de la menace allemande et d'empêcher toute tentative d'agression du futur vaincu. La collaboration franco-soviétique existait déjà depuis la présence de l'escadron de chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.

  • le 10 décembre 1948 : l'AG de l'ONU adopte la déclaration universelle des droits de l'homme, à Paris.

Les 58 membres de l'Organisation des Nations Unies siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l'Hudson. Ils adoptent pour l'occasion la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le texte reprend dans les grandes lignes les principes universels de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

La république « normale » d'Hollandie ne pourrait même pas la signer aujourd'hui car l'article sur le mariage, affirme :

«À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution».

  • le 10 décembre 1979 : Mère Theresa prix Nobel de la paix.

     

Le prix Nobel de la paix est décerné à Mère Thérésa pour son action en faveur des déshérités en Inde. D'origine albanaise, Agnes Gonxha Bojaxhiu a consacré sa vie aux pauvres. Son ordre est entièrement voué aux victimes de la misère et de la maladie.

  • le 10 décembre 1989 : Marion Maréchal-Le Pen naît à St-Germain-en-Laye.

C'est en 2015, une des rares personnalités politique française avec Philippe de Villiers et Jean Frédéric Poisson à se dire ouvertement contre le crime légal de l'avortement, y compris dans son parti.

Posté le 10 décembre 2016 à 05h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

09 décembre 2016

C’est arrivé un 9 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 9 décembre 1413 : Jean XXIII (antipape) convoque le Concile de Constance, qui mettra fin au Grand Schisme d'occident.

Ce concile est ouvert le 5 novembre de l'an 1414, et terminé le 22 avril 1418. Depuis le concile de Pise, la chrétienté est partagée en trois obédiences : celle de Jean XXIII, qui comprend la France, l'Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, avec une partie de l'Allemagne et de l'Italie ; celle de Benoît XIII ou Pierre de Lune, qui est composée des royaumes de Castille, d'Aragon, de Navarre, d'Écosse, des îles de Corse et de Sardaigne, des comtés de Foix et d'Armagnac ; celle de Grégoire XII ou Ange Corrario, qui conserve en Italie plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne, c'est-à-dire tout le canton soumis aux seigneurs Malatesta ; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l'électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, les évêchés de Worms, de Spire et de Werden, sans compter un grand nombre de particuliers, gens éclairés et craignant Dieu, au rapport de saint Antonin, qui considèrent toujours Grégoire comme le vrai pape.

Alexandre V, prédécesseur de Jean XXIII, avait convenu au concile de Pise qu'il y en aurait un autre, également général, trois ans après. Pressé d'accomplir cette promesse, Jean XXIII l'avait indiqué, pour la forme, dans la ville de Rome, et l'avait ensuite prorogé, sans désigner de lieu, ni d'époque précise ; mais, se voyant poursuivi par Ladislas, roi de Naples, il se met sous la protection de l'empereur Sigismond, et de concert avec ce prince, il convoque un concile général à Constance pour le premier novembre 1414. Les motifs allégués de la convocation du concile étaient l'extirpation du schisme et la réunion des fidèles sous un seul et même pasteur, la réformation de l'Église dans son chef et dans ses membres, et la confirmation de la foi contre les erreurs de Wiclef, de Jean Hus et de Jérôme de Prague.

Ce concile aboutit à l'élection d'un nouveau pape. Les cinquante-trois prélats devant élire le nouveau Souverain Pontife entrent en conclave le 8 novembre, et le 11, fête de saint Martin, avant midi, toutes les voix se portent en faveur d'Otton Colonne, cardinal-diacre du titre de Saint-Georges, qui prend le nom de Martin V, en mémoire du jour où il vient d'être élu.

  • le 9 décembre 1493 : Charles VIII supprime la Chancellerie de Bretagne.
  • le 9 décembre 1565 : décès du pape Pie IV.
  • le 9 décembre 1582 : adoption du calendrier grégorien par la France.

Le pays passe du 9 novembre au 20 novembre. Voir les chroniques du 4 octobre, des 11 et 20 décembre.

  • le 9 décembre 1669: mort du pape Clément IX à Rome.
  • le 9 décembre 1708 : la citadelle de Lille se rend aux Impériaux.

  • le 9 décembre 1718 : Conspiration de Cellamare.

Avec le traité d'Utrecht, Philippe V d'Espagne, petit fils du Roi Louis XIV, renonce à la couronne de France, même en cas de décès de Louis XV. Cependant, il rêve de monter sur le trône de France. Plusieurs personnes, dont la duchesse et le duc du Maine, Jules Alberoni et l'ambassadeur du Roi d'Espagne, Antonio del Giudice (prince de Cellamare) préparent un complot visant à renverser le régent du Royaume de France, Philippe d'Orléans, et installer Philippe V à sa place. La conjuration est découverte et les responsables sont arrêtés le 9 décembre 1718. Ils seront pardonnés par la suite. Un mois plus tard, la France déclare la guerre à l'Espagne.

  • le 9 décembre 1748 : naissance du chimiste Claude Louis Berthollet.

Claude Louis Berthollet naît à Talloires dans le duché de Savoie. Il s'est rendu célèbre pour ses nombreux travaux tels que "Recherche sur les lois des affinités chimiques" et "Essai de statique chimique". On lui doit notamment la découverte des propriétés décolorantes du chlore qui permit l'invention de l'eau de javel. Membre de l'Académie des sciences et de la Royal Society en 1789, il devient membre du Sénat conservateur en 1799 puis comte sous l'empire. Il décède à Arcueil le 6 novembre 1822.

  • le 9 décembre 1777 : Louis XVI, inquiet du nombre de mendiants, rétablit un Mont-de-Piété à Paris.

Exaspéré par les pratiques malhonnêtes des usuriers, Louis XVI rétabli le système du Mont-de-piété en France, sur le principe du prêt sur gage à faible intérêt. A vocation sociale, le Mont-de-piété n'a qu'un très faible taux d'intérêt. Framboisier de Beaunay qui est à la tête de ce projet, est nommé directeur de l'établissement. En 1918 le Mont-de-piété devient le Crédit Municipal de Paris. Le Mont-de-piété fut crée en Italie par le moine Barnabé de Terni en 1462. Il fait son apparition en France en 1637, puis est fermé en 1644 par les opposants à Richelieu.

  • le 9 décembre 1789 : une loi sur les départements est adoptée.

Le choix des chefs-lieux se fait sur des critères pratiques : une journée à cheval pour le chef-lieu du département, une demi-journée pour le chef-lieu du district.

  • le 9 décembre 1903 : le parlement français rejette unanimement le vote des femmes.

Quelle est donc la devise de ce régime ? Quelles sont donc les « valeurs de la république », dont la ploutocratie, qui en vie et s'en nourrie sur le dos des Français, nous parle à temps et à contre temps?

Juste à titre de comparaison : avant la révolution, la Monarchie reconnaissait le vote des femmes, chefs de famille, et selon les provinces et les périodes avait même mis en place le vote familial ! Les parents avant un nombre de bulletins en fonction du nombre d'enfants. Alors, où est le système démocratique ?

  • le 9 décembre 1905 : séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l'impulsion d'Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d'Eglise seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles.

Cette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clémenceau a ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l'Église, ce qui donne lieu à des manifestations de violence.

Rappel de la doctrine catholique qui comprend deux points : les principes et l'application des principes.

A. Les Principes

1. L'Église et l'État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine.

« Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d'elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ».

Il n'est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l'État est le pouvoir souverain d'où découlent tous les droits, ceux de l'Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l'Église est dans l'État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l'Église donc les affaires spirituelles, c'est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l'Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l'État, les affaires temporelles, c'est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d'établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.

Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s'ensuit que l'une est subordonnée à l'autre pour tout ce qui n'est pas de son ressort. Donc l'Église est dépendante et subordonnée à l'État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c'est du reste la condition de son existence. Car si l'Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu'il y aurait d'États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l'Église catholique.

2. Bien qu'ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l'Église et l'État ne doivent pas vivre séparés mais s'unir dans un mutuel accord.

Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei :

« Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s'exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu'une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l'une et l'autre puissance… Il est donc nécessaire qu'il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l'homme constitue l'union de l'âme et du corps. »

Ainsi, d'après la doctrine catholique, si l'Église et l'État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s'adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s'opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l'État, manquerait son but si, en définitive, il n'était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux), « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l'une et de l'autre puissance », comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l'ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l'Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l'entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu'on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l'Église. Il est. même permis d'aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l'Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu'elles sont temporelles, mais parce qu'elles doivent toujours être des moyens d'atteindre la fin surnaturelle. C'est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu'ils sont allés jusqu'à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité.

Il suit de là que, en principe, s'il surgit des conflits, l'État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l'Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu'il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l'Église et l'État, loin de s'ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

B. Application des principes dans le cas d'un État catholique

Dans l'hypothèse d'un État catholique, c'est-à-dire, là où les principes peuvent recevoir leur application, quels seront donc les devoirs réciproques de l'Église et de l'État ?

L'on peut dire, d'une manière générale, que la concorde qui doit régner entre eux requiert :

- 1) du côté négatif : que chaque puissance veille à ne pas violer les droits de l'autre et à ne pas entraver son action.

- 2) du côté positif, que chacune mette au service de l'autre l'influence dont elle dispose pour le bien des deux sociétés.

1. DEVOIRS DE L'ÉGLISE.

L'Église doit prêter à l'État l'appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d'une part, elle « fait remonter jusqu'à Dieu même l'origine du pouvoir, qu'elle impose avec une très grande autorité aux princes l'obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d'autre part, qu'elle « commande aux citoyens à l'égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l'État par les liens, non seulement de l'obéissance, mais du respect et de l'amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l'ordre et la tranquillité de l'État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l'influence de l'Église, l'État retirera un double profit. L'autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l'expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l'obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l'humilier, ne peut que l'ennoblir.

2. DEVOIRS DE L'ÉTAT.

- Le premier devoir de l'État vis-à-vis de la religion en général, c'est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l'évidence la nécessité de ce culte. Dieu n'est-il pas le maître des sociétés comme des individus ?

Or, dit Léon XIII, dans Immortale Dei,« si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d'honorer Dieu d'un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ».

Le chef de l'État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu'il représente, en s'associant aux actes de religion qui s'accomplissent au sein de l'Église catholique. Nous disons « de l'Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s'impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.

- Le second devoir de l'État est de reconnaître tous les droits de l'Église, tels qu'ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l'article précédent. L'État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines.

« Il laissera, l'Église juger les novateurs et, s'ils s'obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l'autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-même. »

Pour ceux qui veulent approfondir, c'est ici.

  • le 9 décembre 1961 : Jean XXIII lance un appel à l'unité des chrétiens dans l'encyclique "Aeterna Dei Sapientia".
  • le 9 décembre 1977 : inauguration du RER, réseau de transport en Île-de-France.

Posté le 9 décembre 2016 à 06h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

08 décembre 2016

C’est arrivé un 8 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 8 décembre 324 : création de Constantinople.

L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaît sa plus belle période sous le règne de Justinien de 527 à 565). Elle tombe le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, est rebaptisée Istanbul, elle devient ensuite la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perd sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.

  • le 8 décembre 877 : Louis II est couronné et sacré Roi de France occidentale, par l'archevêque Hincmar de Reims, dans la chapelle palatine de l'abbaye St-Corneille de Compiègne.

Surnommé le Bègue ou le Fainéant, le fils de Charles le Chauve et d'Ermentrude, naît le 1er novembre 846. Il est sacré roi d'Aquitaine par son père, en 867, et lui succède comme Roi de France en 877 ; mais non sans éprouver beaucoup de difficultés.

Louis II le Bègue (877-879)

Louis le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menacent le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens ; il dispose des places et des trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans. Cette conduite devient le premier grief des seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.

L'impératrice Richilde, s'étant aperçue que les mécontents ne la flattaient que pour l'éloigner du Roi, montre le testament par lequel Charles le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder, et elle lui remet l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal. Il est sacré à Compiègne par Hincmar, archevêque de Reims, au commencement de décembre 877.

De nombreuses concessions seront faites par ce Roi aux grands seigneurs, et son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés aux dépens de l'unité nationale. Il est pour beaucoup dans la chute de la lignée carolingienne. Voir les chroniques du 10 avril et du 1er novembre.

  • le 8 décembre 1370 : décès du pape Urbain V

Voir la chronique du 28 septembre.

  • le 8 décembre 1554 : Ambroise Paré, docteur en chirurgie.

Sur les instances du Roi de France, Henri II, la Faculté de Paris, qui y est pourtant hostile, coiffe Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie.

Ambroise Paré est l'une des personnalités marquantes du XVIème siècle. Né à Laval en 1509, apprenti barbier, Ambroise Paré quitte tôt sa ville natale pour chercher fortune à Paris. Ignorant le latin et le grec, mais curieux de tout, il exerce divers métiers avant de faire un long stage de barbier à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Autodidacte, ce dernier a appris la chirurgie sur les champs de bataille. Il est célèbre tant pour ses qualités humaines que pour son habileté de praticien. Considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne, Ambroise Paré est notamment le premier à pratiquer la ligature des artères avant une amputation.

A l'époque, les chirurgiens, aspirant à élever leur spécialité au rang des médecins, avaient décidé de ne plus pratiquer d'interventions "déshonorantes" et avaient abandonné la petite chirurgie aux barbiers. Ceux-ci ne se contentaient pas de tailler les barbes; ils pansaient les plaies, incisaient les abcès, soignaient excroissances et ulcères. Ils n'étaient plus de simples boutiquiers, la Faculté de Médecine avait consenti dès le début du XVIe siècle à organiser certains cours à leur intention. Fort de sa première expérience de barbier à l'Hôtel-Dieu, Ambroise Paré entame une carrière de chirurgien barbier militaire en 1537. Il parcourt la France en tous sens avec les armées en campagne. En 1540, son statut évolue; il est maître-barbier chirurgien.

Une dizaine d'années plus tard, le Collège de Saint-Côme lui confère le titre de maître en chirurgie. Cette reconnaissance académique n'empêche nullement une ascension sociale d'un autre ordre. Remarqué pour les services qu'il rend aux grands capitaines des armées, Paré est appelé aux côtés du Roi Henri II à partir de 1551. Il reste pendant près de trente ans le chirurgien ordinaire, puis le premier chirurgien de quatre Rois de France : Henri II, François II, Charles IX et Henri III.

Lorsqu'Ambroise Paré envoyé par le Roi Henri II, pénètre dans Metz assiégée par les troupes impériales de Charles Quint, il jouit déjà d'un grand prestige ; ses interventions chirurgicales permettent de diviser par deux le nombre de morts et de redonner du courage aux troupes françaises.

Père de la chirurgie moderne, humaniste et contemporain d'Erasme et de Vésale, Ambroise Paré s'illustre dans la région de Mons. Lors d'un long séjour à Havré en 1569, il soigne et guérit le jeune marquis de Croix, atteint d'un méchant coup d'arquebuse, qui lui avait lacéré le genou. Il en profite pour visiter et décrire la région, pour panser et soigner les notables comme les plus pauvres. Profondément chrétien il ne tient pas compte de la puissance ou de la richesse de ses patients. Il souligne souvent, avec une grande humilité, combien sa science est pauvre malgré l'admiration que lui portent ses contemporains : «je le pansay, Dieu le guarist ».

 

C'est à lui qu'on doit l'abandon de la cautérisation à l'huile bouillante des plaies de guerre. C'est lui aussi qui a introduit la ligature des artères lors des amputations. Sa devise était : " Labor improbus omnia vincit " ("Un travail acharné vient à bout de tout")

  • le 8 décembre 1593 : St François de Sale est sacré évêque.

Au cours de la cérémonie et devant tout le peuple, la Sainte trinité apparait à saint François de sale. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, Page 201)

  • le 8 décembre 1710 : bataille de Brihuega.

La bataille de Brihuega est un épisode de la guerre de Succession d'Espagne qui se déroule les 8 et 9 décembre 1710. Après les défaites d'Almenar (27 juillet) et de Saragosse (20 août), les troupes franco-espagnoles dirigées par le duc de Vendôme, attaquent les troupes britanniques de James Stanhope, quittant Madrid pour la Catalogne. Après un premier combat gagné contre un détachement anglais. Le 10 décembre, une autre bataille éclate alors à Villaviciosa où le gros des Anglais commandé par Starhemberg est écrasé. les anglo-impériaux fuient vers Barcelone.

  • le 8 décembre 1854 : le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus, définit le dogme de l'Immaculée Conception.

L'Immaculée Conception ou encore la Conception Immaculée de Marie, fête chrétienne depuis le Moyen Âge, est un dogme de l'Église catholique défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus:

Exposé du sentiment de l'Eglise : Marie fut toujours sans aucune tache.

« Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toutepuissante, dont la sagesse atteint d'une extrémité jusqu'à l'autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d'Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d'un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d'accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l'incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l'homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s'étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l'ordre de ses desseins ; il l'aima pardessus toutes les créatures, d'un tel amour de prédilection, qu'il mit en elle, d'une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C'est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l'abondance de toutes les grâces célestes, et l'enrichit avec une profusion merveilleuse, afin qu'elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l'esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d'innocence et de sainteté qu'on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

Raison suprême de ce privilège : la maternité divine.

Et certes, il convenait bien qu'il en fût ainsi, il convenait qu'elle resplendît toujours de l'éclat de la sainteté la plus parfaite, qu'elle fût entièrement préservée, même de la tache du péché originel, et qu'elle remportât ainsi le plus complet triomphe sur l'ancien serpent, cette Mère si vénérable, elle à qui Dieu le Père avait résolu de donner son Fils unique, Celui qu'il engendre de son propre sein, qui lui est égal en toutes choses et qu'il aime comme lui-même, et de le lui donner de telle manière qu'il fût naturellement un même unique et commun Fils de Dieu et de la Vierge ; elle que le Fils de Dieu lui-même avait choisie pour en faire substantiellement sa Mère ; elle enfin, dans le sein de laquelle le Saint-Esprit avait voulu que, par son opération divine, fût conçu et naquît Celui dont il procède lui-même.

La suite ici

  • le 8 décembre 1856: naissance de la Société des missions africaines de Lyon.
  • le 8 décembre 1869 : ouverture du concile Vatican I.
  • le 8 décembre 1918 : le général Philippe Pétain reçoit le bâton de maréchal.
  • le 8 décembre 1940 : condamnation à mort de Charles De Gaulle. 

Le général De Gaulle est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire, du gouvernement de Vichy, pour atteinte à la sûreté de l'État et désertion. Le 8 décembre, par décret, il est en plus déchu de sa nationalité.

  • 8 décembre 1947: ile bouchard « Je donnerai du bonheur dans les familles. »

La chronique du 01 décembre rappelle les évènements tragiques qui secouent la France après la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui intéressons-nous aux messages de la Vierge Marie.

Que fut le message de la Sainte Vierge?

On peut le résumer ainsi :

  • Trois demandes : prier pour la France, prier pour les pécheurs et construire une grotte.

La prière pour la France : Marie intervient avant tout pour sauver la France, ces jours-là « en grand danger » de guerre civile. A la prière des petits enfants, la situation se dénoue le mardi, la reprise du travail est effective le vendredi. Mais la France est toujours « en grand besoin », moral et spirituel : prier pour elle aujourd'hui reste une nécessité. Plus largement, on vient aussi de plus en plus de l'étranger prier à Saint Gilles pour son propre pays.

La prière pour les pécheurs : Marie, Immaculée, demande, comme dans bien d'autres lieux d'apparition, que l'on prie pour les pécheurs. Elle indique qu'il faut pour cela également « faire des sacrifices » : pensons en particulier aux petits sacrifices quotidiens de notre orgueil, de nos énervements, de nos critiques. Elle propose aux fillettes d'embrasser la croix de son chapelet, geste par lequel elle nous invite à notre tour à accepter et à offrir nos épreuves ; en les associant au sacrifice de la Croix pour le salut du monde. Elle demande aussi à la foule le dernier jour de réciter une dizaine de chapelet les bras en croix.

La grotte de l'Annonciation : Toute la semaine a pour cadre la scène de l'Annonciation, rappelée par la présence constante de l'ange Gabriel et de la grotte (de Nazareth) et à présent fixée par les statues. Marie a tenu à nous mettre ainsi en relation permanente avec son oui au plan du salut, pour nous aider à notre tour à dire oui au Seigneur dans toute notre vie. Laissons aussi la phrase de l'ange Gabriel à la fin de l'Annonciation : « car rien n'est impossible à Dieu » retentir à nos oreilles et nous redonner confiance en la toute-puissance du Seigneur dans nos vies.

  • Une promesse : le bonheur dans les familles

Marie déclare : « Je donnerai du bonheur dans les familles ». C'est un engagement personnel de sa part (« Je ») et une promesse pour l'avenir (l'emploi du futur). Aujourd'hui, plus encore qu'à l'époque, les personnes sont en quête d'un bonheur familial qui n'est plus évident ni naturel. Elles viennent à L'Île-Bouchard rechercher paix, consolation, guérisons, solutions auprès de Marie qui a promis de veiller sur chacune de nos familles humaines. Plus largement aussi, Marie promet le bonheur pour nos familles spirituelles (communautés, mouvements, paroisses, diocèses).

  • Un climat : une école de prière

La Vierge Marie apprend progressivement aux enfants et à la foule à prier : le signe de croix, lent et majestueux; le Je vous salue récité ou chanté; le chapelet peu à peu, l'invocation O Marie conçue sans péché, le Magnificat. Marie a comme institué une véritable école de prière durant toute la semaine des évènements. L'adoration eucharistique est également mise en valeur quand la Vierge et l'ange s'effacent devant le Saint Sacrement exposé. Et la louange, avec le Magnificat brodé sur sa robe; et chanté à sa demande par la foule le dimanche.

  • 8 décembre 1955: adoption du drapeau européen.

Explication que l'on trouve sur les sites de l'UE, à la date du 08 décembre 1955 :

« Le Comité des ministres adopte le drapeau des douze étoiles sur fond azur comme emblème du Conseil de l'Europe. La Communauté européenne choisira le même drapeau en 1986. Les étoiles forment un cercle illustrant la solidarité entre les différents peuples d'Europe ; elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude. ».

Quand on se penche sur les évènements que découvre-t-on ?

Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz, travaillant au service du courrier du Conseil de l'Europe, déclarer lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. Et il faut ajouter à cela que la date à laquelle a été décidée l'adoption du drapeau en 1955, le 8 décembre, coïncide avec celle choisie en 1854 par Pie IX pour célébrer le culte de l'Immaculée Conception de Marie.

Enfin le chapitre 12 de l'Apocalypse décrit : "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles".

  • 8 décembre 1965: le Concile Vatican II s'achève.
  • 8 décembre 1965: création de la CEI

A Brest-Litovsk, Boris Eltsine, récent converti au christianisme, l'Ukrainien Leonid Kravtchouk et le Biélorusse Stanislas Choutchkevitch créent entre leurs trois républiques slaves une Communauté d'Etats Indépendants.

  • 8 décembre 1993: le Conseil constitutionnel prononce l'inéligibilité pour 1 an de Lang, député PS.

Un an seulement !

Posté le 8 décembre 2016 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (12)

07 décembre 2016

C’est arrivé un 7 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 07 décembre 43 : assassinat de Cicéron.

Le sénateur romain, Marcus Tullius Cicero, dit "Cicéron" est égorgé près de sa villa de Formia par les hommes du nouvel homme fort de l'Empire romain, Marc-Antoine. Sa tête et ses mains sont exposées sur la tribune. Depuis son accession au pouvoir avec Octave et Lépide (triumvirat du 11 novembre), Marc-Antoine n'a de cesse de punir ceux qui ont comploté contre César. Une centaine d'orateurs seront assassinés au même titre que Cicéron.

  • le 07 décembre 283 : martyr du pape Saint Eutychien.

27ème pape il a succédé à Saint Félix 1er le 3 ou 4 janvier 275.

  • le 07 décembre 1254 : décès du pape Innocent IV.
    • le 07 décembre 1770 : Louis XV enregistre en lit de justice un édit de discipline qui provoque la démission de tout le Parlement de Paris.

L'édit amorce une réforme radicale de la justice.

  • le 07 décembre 1792 : à Bruxelles, une manifestation favorable à l'indépendance de la Belgique est sévèrement réprimée par Dumouriez et l'armée française.
  • le 07 décembre 1940 : la prière est à nouveau obligatoire à l'école, en France.
  • le 07 décembre 1941 : les Japonais attaquent Pearl Harbour.
  • le 07 décembre 1970 : Willy Brandt à genoux à Varsovie

Le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie. Par ce traité, la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990 par le traité dit 2+4).

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s'incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d'humilité inhabituelle aux hommes d'État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

Posté le 7 décembre 2016 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

06 décembre 2016

C’est arrivé un 6 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 6 décembre : la Saint Nicolas.

Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste. Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.

En Belgique francophone, la Wallonie, en Flandre et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d'eau et des bateliers.

Le jour de sa fête, Saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt).

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu'en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé. Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).

  • le 6 décembre 884 : décès du Roi des Francs Carloman II.
  • le 6 décembre 963 : élection du pape Léon VIII.
  • le 6 décembre 1420 : les « Etats généraux » confirment Henry V dans ses prérogatives.

Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et Henry V d'Angleterre briguent la Couronne de France. Au terme du traité de Troyes, signé le 21 mai 1420, le dauphin Charles, abandonné par son père Charles VI, qui a sombré dans la folie, et par sa mère, Isabeau de Bavière, est tout bonnement déshérité, au profit de l'Anglais qui a épousé sa soeur, Catherine de France. Toutes les élites intellectuelles, politiques, religieuses, militaires françaises ont renié et vendu leur Nation à l'étranger. Ce sont d'eux que parlera dans moins de dix ans une jeune lorraine, sainte Jeanne d'Arc, quand elle parlera des « Français reniés »Le peuple dans son immense majorité est impuissant et sans réaction. Une très faible minorité reste attachée au prince légitime, qui doit, selon les lois fondamentales du Royaume, hériter du Trône de France.

Depuis le printemps 1418, le Royaume de France est occupé, divisé, est en guerre contre l'étranger et en guerre civile. A Paris, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, allié de la reine Isabeau de Bavière, tient en son pouvoir le fol et faible Charles VI. A Bourges, le dauphin Charles, qui a fui la capitale au mois de mai et refuse d'abdiquer devant la force bourguignonne, a constitué un "contre-gouvernement" et revendique la régence du Royaume. Enfin, les troupes d'Henry V d'Angleterre occupent la Normandie d'où leurs chevauchées s'élancent jusqu'à Pontoise. Quant au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, après le meurtre de son père, Jean sans Peur, à Montereau, le 10 septembre 1419, voir la chronique du jour, il s'est allié à l'Angleterre.

  • le 6 décembre 1491 : Charles VIII épouse Anne de Bretagne.

La défaite du 28 juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier (voir la chronique du jour) a sonné le glas de l'indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d'Angers le 19 août, le duc François II s'engage, notamment, à ne pas marier ses filles, Anne et Isabeau, « sans l'avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488 et Anne, alors âgée de 12 ans, lui succède et reçoit le 14 octobre le titre de duchesse de Bretagne. Après quelques péripéties elle consent à épouser le Roi de France.

Le contrat de mariage stipule qu'ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ;  que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s'il n'a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu'avec le Roi suivant.

Pour ceux que cela intéresse rappelons la chronique du 18 novembre dernier qui aborde le second mariage de la duchesse avec Louis XII.

  • le 6 décembre 1685 : naissance de Marie-Adélaïde de Savoie.

Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie et duchesse de Bourgogne, naît le 6 décembre 1685. Elle épouse Louis de France (petit-fils de Louis XIV) et devient ainsi Dauphine de France. De cette union naissent trois enfants, dont Louis de France qui deviendra Roi de France sous le nom de Louis XV. Elle meurt de la rougeole à l'âge de 27 ans.

 

  • le 6 décembre 1778 : naissance de Louis Joseph Gay-Lussac, chimiste et physicien français

Louis Joseph Gay-Lussac est un chimiste et physicien. Il est connu pour ses travaux sur les propriétés des gaz. Diplômé des Ponts et Chaussées, il effectue en 1805 un voyage d'exploration scientifique dans les Alpes, la Suisse, l'Italie et l'Allemagne, avant d'être nommé membre de l'Académie des Sciences en 1806. Par ses travaux il est de ceux qui ouvrent la voie à la chimie atomique. Il est inhumé au Père-Lachaise en 1850 et a son nom inscrit sur la Tour Eiffel.

  • le 6 décembre 1792 : procès du Roi Louis XVI.

Sur proposition de Marat, la Convention vote que tous les scrutins du procès de Louis XVI auront lieu par appel nominal et à voix haute. Ou comment étouffé toute opposition au plan de destruction de la Monarchie légitime tempérée.

  • le 6 décembre 1808 : Madrid se rend aux armées de Napoléon.
  • le 6 décembre 1848 : première adoration nocturne à Paris.

Près de l'autel Saint augustin, dans la basilique Notre Dame des victoires, une plaque de marbre est fixée sur un pilier :

« L'œuvre de l'exposition et de l'adoration nocturne du très Saint Sacrement, à Paris, a pris naissance dans cette église le 6 décembre 1848, par les soins du RP Hermann et de Mr François de la Bouillerie, évêque de Carcassonne, alors vicaire général du diocèse de Paris. »

  • le 6 décembre 1917 : explosion d'Halifax.

Le navire français Mont-Blanc entre en collision avec un navire norvégien nommé Imo à Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada). Le Mont-Blanc transportait des munitions. Il prend feu et explose, tuant près de 2 000 personnes, et provoquant en outre des milliers de blessés. La déflagration engendre également un tsunami et une onde de choc d'une puissance terrible. L'accident de Halifax est jusqu'en 1945 avec le premier essai atomique, la plus grande explosion jamais créée par l'activité humaine.

  • le 6 décembre 1936 : disparition de Jean Mermoz

Jean Mermoz disparaît à bord de son hydravion "La Croix du Sud" à 700 kilomètres des côtes africaines, avec ses trois équipiers. Partis au petit matin du Sénégal, les 4 hommes devaient rallier Dakar à Natal au Brésil. La dernière trace de "la Croix du Sud" est un message radio émis à 10h47: "Coupons moteur arrière droit." Deux jours plus tard Mermoz allait avoir 32 ans.

  • le 6 décembre 1950 : le général De Lattre de Tassigny est nommé Général en chef et haut-commissaire en Indochine.

Le « Roi Jean », comme le surnommait ses subordonnés, entame son commandement par un coup de poker qui redonne confiance à un corps expéditionnaire découragé par l'incohérence de la chaine de commandement : il dégarnit entièrement le front pour faire défiler la majeure partie des troupes et leur faire prendre conscience de leur puissance. Lors du rassemblement d'officiers à la Maison de France, il leur dit :

« Je suis venu pour vous, les lieutenants et les capitaines. Je vous apporte la guerre, mais aussi la fierté de cette guerre. Désormais, vous serez commandés ! ».

Son fils mourra en Indochine sous ses ordres.

 

  • le 6 décembre 1947 : les obsèques nationales du maréchal Leclerc ont lieu à Paris.

  • le 6 décembre 1978 : une constitution est adoptée par référendum en Espagne.

     

  • le 6 décembre 1992 : par référendum, les Suisses rejettent l'adhésion de la Suisse à l'Espace Economique Européen.

     

Quelques mois plus tôt, la Suisse avait pourtant adhéré au FMI (Fond monétaire international) et à la Banque mondiale. Cet événement souligne le peu de confiance qu'inspire déjà l'UE.

  • le 6 décembre 1994 : occupation de l'avortoir de l'hôpital Saint Jacques de Nantes.

Pour la première fois, un évêque, Monseigneur Loucheur, participe à l'occupation de l'avortoir de l'hôpital Saint Jacques de Nantes en compagnie de 10 sauveteurs. (Voir les chroniques du 24 octobre, du 10 novembre, du 10 juin, et du 4 juillet.)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 420)

  • le 6 décembre 2012 : le ministre Cahuzac dépose une plainte en diffamation contre Médiapart pour les révélations qu'il qualifie de "délirantes".

Plus c'est gros, plus cela passe !

Posté le 6 décembre 2016 à 06h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)


     Archives > Histoire du christianisme

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Histoire du christianisme