20 décembre 2009

Pie XII, le plus grand sauveur de juifs au cours de la guerre

Bernard Antony salue la décision de Benoît XVI:

"En décidant d’accorder simultanément le titre de Vénérable, annonciateur d’une béatification, à Jean-Paul II et Pie XII, le pape Benoît XVI manifeste une nouvelle fois combien la plus haute autorité de l’Eglise catholique ne se laisse pas impressionner par les campagnes des médias et des bureaux de la désinformation religieuse et politique.

Comme je l’ai rappelé et motivé dans mon Histoire des Juifs, dans le sillage sur ce point du père Blet et de Judith Cabaud, Pie XII, après avoir été le rédacteur des encycliques de Pie XI condamnant également le communisme (Divini Redemptoris) et le nazisme (Mit brennender Sorge), a été le plus grand sauveur de juifs au cours de la seconde guerre mondiale. Il protégea notamment efficacement la communauté juive de Rome, apportant toute son aide au grand rabbin Eugenio Zolli, dont Judith Cabaud a si bellement narré la vie et la conversion au Christ. Rappelons encore l’hommage que lui rendirent parmi ceux de dizaines de personnalités juives, Albert Einstein et le premier ministre de l’Etat d’Israel Madame Golda Meïr, n’en déplaise à certains responsables juifs d’aujourd’hui, mus par un triste ressentiment antichrétien.

L’acte de Benoît XVI constitue aussi un grand encouragement pour le rabbin américain David Dalin qui avec un grand nombre de ses confrères et de juifs éminents, ne cesse de défendre la grande mémoire de Pie XII si ignoblement salie. Pie XII, qui fut sans aucun doute le plus grand docteur catholique de l’époque moderne, se voit ainsi enfin reconnaître l’héroïcité de son action alliant la fermeté, la prudence nécessaire et la discrétion dans l’efficacité salvatrice."

Posté le 20 décembre 2009 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

06 décembre 2009

Louis XVI peut-il être canonisé ?

Yves Chiron a réalisé un historique de cette cause. En 1992, le cardinal Felici, alors préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, a écrit:

"Cette congrégation reçoit quelquefois des lettres postulatoires en faveur de cette cause, mais, selon les dispositions juridiques actuelles, elle ne travaille que sur une documentation envoyée par les ordinaires des lieux où sont morts les Serviteurs de Dieu. En cette matière, les évêques sont les premiers juges de l’opportunité d’une cause…".

Jusqu’à ce jour, aucune procédure canonique n’a jamais été engagée. L’initiative ne pourrait en venir, aujourd’hui, que du cardinal archevêque de Paris, puisque c’est dans ce diocèse qu’est mort Louis XVI.

Posté le 6 décembre 2009 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

05 décembre 2009

Caelum et terra reprend du service

Le blog de Philippe Maxence renaît. On y découvre la conversion d'une américaine, Dorothy Day, épiscopalienne devenue marxiste et anarchiste, ayant avorté une fois.

Posté le 5 décembre 2009 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

21 novembre 2009

Du nouveau sur le Saint-Suaire

A lire ici.

Posté le 21 novembre 2009 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

11 novembre 2009

Les 3 plaies qui détruisent la famille

Trouvées dans l'Homme Nouveau du 7 novembre :

"Dans une lettre au père Mateo[qui a répandu la dévotion au Sacré-Coeur dans les familles] datée du 27 avril 1915, le pape Benoît XV faisait état de trois plaies qui détruisent la famille :

«Le divorce qui ébranle sa stabilité, le monopole de l’enseignement qui élimine l’autorité des parents, la recherche du plaisir qui souvent s’oppose à l’observance de la loi naturelle»."

Posté le 11 novembre 2009 à 22h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

10 novembre 2009

Léon XIII, apôtre de l'oecuménisme avec les Anglicans

Le père Jeffrey Steenson, devenu catholique en 2007 mais ex-évêque anglican du diocèse épiscopalien du Rio Grande, s’étendant sur l’Etat du Nouveau-Mexique et l’Ouest du Texas, a déclaré dans un entretien du 23 octobre :

L "Quelques membres du clergé anglican, même s’ils font un bon accueil au Saint-Père, veulent rouvrir le débat sur la validité des ordres, parce qu’ils font objection à la loi générale de l’ordination absolue. Je n’ai pas trouvé une difficulté en cela, car je n’ai pas considéré mon ordination comme un reniement de mon sacerdoce anglican. Les ordinations anglicanes sont ce qu’elles sont. On peut critiquer l’encyclique Apostolicae Curae de Léon XIII de 1896 sur les ordres anglicans, pour son ton sévère correspondant à une époque différente de la notre, mais elle peut être certainement lue selon un éclairage positif. Des amis entre eux doivent se parler sans détours, et il évident que ce texte a été à l’origine de la plupart des progrès en matière d’oecuménisme réalisés aujourd’hui, en obligeant les anglicans à réfléchir plus profondément sur la théologie de la prêtrise ministérielle. Je garde précieusement en moi ce moment où j’ai pu prier près de la tombe du Pape Léon XIII à Saint Jean du Latran. Cet anti-héros en chef pour l’anglicanisme reste paradoxalement la force spirituelle toute puissance de l’unité des Chrétiens." 

Posté le 10 novembre 2009 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

29 octobre 2009

Benoît XVI encense le Moyen-Âge

Extrait de l'audience générale hier :

C "Aujourd'hui, je m'arrête sur une page intéressante de l'histoire, relative à l'essor de la théologie latine au XIIe siècle, qui a eu lieu grâce à une succession providentielle de coïncidences. Dans les pays d'Europe occidentale régnait alors une paix relative, qui assurait à la société développement économique et renforcement des structures politiques, et favorisait une activité culturelle dynamique, notamment grâce aux contacts avec l'Orient. Au sein de l'Eglise, se percevaient les bienfaits de la vaste action connue comme « réforme grégorienne » qui, vigoureusement promue au siècle précédent, avait apporté une plus grande pureté évangélique dans la vie de la communauté ecclésiale, en particulier chez le clergé, et avait restitué à l'Eglise et à la papauté une authentique liberté d'action. En outre, se diffusait un vaste renouveau spirituel, soutenu par le développement important de la vie consacrée : de nouveaux Ordres religieux naissaient et s'étendaient, tandis que ceux qui existaient déjà connaissaient une reprise prometteuse.

Posté le 29 octobre 2009 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 novembre : fête de l'amitié franco-allemande

A On en avait parlé ici. C'est désormais officiel depuis hier. A la veille du Conseil européen qui aura lieu à Bruxelles jeudi soir et vendredi, et juste avant le diner entre le chef de l’État et la chancelière allemande tout juste réélue, Angela Merkel, l’Élysée a annoncé que le 11 novembre resterait un jour férié, mais qu’il ne célébrerait plus l’armistice de 1918 :

"Nicolas Sarkozy souhaite, après la mort du dernier poilu (Lazare Ponticelli, mort à 110 ans, le 12 mars 2008), que le 11 novembre devienne une journée de réconciliation franco-allemande, pour bâtir un avenir partagé".

Le 11 novembre, c'est surtout la fête de Saint Martin, l'apôtre des Gaules. Plus de 3.600 églises sont dédiées à saint Martin. Et il y a tous les lieux-dits, les hameaux, les abbayes, les fontaines, les ponts appelés du nom de ce saint on ne peut plus populaire chez nous. Dans le monde entier, un nombre considérable de lieux font référence à saint Martin de Tours.

M "simultanément "miles Caesaris et miles Christi", soldat de l'empereur et pourtant déjà soldat non-violent du Christ, le militaire exemplaire était entré contre son gré dans une carrière qui s'annonçait brillante, et voici que le martyr militaire obtient son congé de l'empereur Julien après un dramatique affrontement. Loin d'avoir été dans la vie de Martin un temps de péché, les années de service militaire sont présentées comme une étape fructueuse, formatrice, dans son itinéraire spirituel vers la sainteté. Ses premières armes spirituelles, c'est dans la compagnie profane de ses compagnons d'armes, que le jeune soldat du Christ les effectue. Le jeune Martin baptise les trois années de sa vie militaire en faisant d'elles une période de catéchuménat / noviciat au service d'une vocation qui d'emblée ne peut concevoir la vie chrétienne que sous sa forme monastique. Il sait trouver dans la vie militaire le moyen de se préparer d'une manière exemplaire à l'illumination baptismale. Il rayonne dans le milieu de ses compagnons d'armes des vertus chrétiennes qui préfigurent le mode d'existence des moines cénobites."

Posté le 29 octobre 2009 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

06 octobre 2009

Une exposition pour comprendre la grandeur de nos racines

A Rome, une exposition retrace 2.000 ans d'histoire de l'Europe et de ses peuples à travers la représentation des saints patrons dans l'art. Intitulée "Le pouvoir et la grâce" et promue conjointement par le gouvernement italien et le Vatican, l'exposition réunit sous le thème de la sainteté d'artistes majeurs comme Le Caravage, Le Greco, Titien, Van Eyck, Rubens, Grasset et Holbein pour illustrer les liens étroits entre le christianisme et les évolutions politiques et culturelles dans l'histoire du continent européen. Ces chef-d'oeuvres seront exposés au musée national du Palazzo Venezia.

B A travers 80 oeuvres d'art provenant de grands musées de toute l'Europe, le visiteur parcourt en dix étapes, de l'époque des martyrs de l'empire romain jusqu'au XXe siècle en passant par les grands pèlerinages et l'histoire des ermites, 2.000 ans d'histoire chrétienne en Europe. Le ministre italien de la Culture Sandro Bondi s'est félicité :

"C'est une exposition fascinante, qui fait naître une interrogation réelle sur notre histoire, mais aussi sur le présent. Cette exposition est une occasion pour comprendre la grandeur de nos racines".

L'exposition, visible jusqu'au 10 janvier, sera inaugurée mercredi par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.

Posté le 6 octobre 2009 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

30 septembre 2009

"Derrière la clôture, nous sommes libres et heureux de louer Dieu"

S

Ouest-France consacre un reportage à l'abbaye bénédictine de Solesmes, qui fête en octobre ses 1000 ans.

Posté le 30 septembre 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Pourquoi Rome retarde la béatification de Pie XII

P

Selon Daniel Hamiche, Rome attend patiemment les résultats du scrutin de Yad Vashem, demandé par l'association israélite Pave the Way. Celle-ci a en effet obtenu en juillet dernier du Département des Justes parmi les Nations du Musée de l’holocauste Yad Vashem le droit d’inscription « d’Eugenio Pacelli, Pape Pie XII » à la procédure de reconnaissance de ce Souverain Pontife en qualité de Juste parmi les Nations.

Les 3000 documents montrant que Pie XII est intervenu en faveur des Juifs pendant la guerre laissent penser que ce scrutin ne pourrait être que positif. La désignation de Pie XII comme « Juste parmi les Nations », permettra d'atténuer l'effet des réactions de certains milieux à la béatification.

Posté le 30 septembre 2009 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

10 septembre 2009

L'Eglise comme communion

Au cours de son audience hier, Benoît XVI a évoqué la figure de St Pierre Damien :

"La communion avec le Christ crée l'unité d'amour entre les chrétiens. Dans la lettre 28, qui est un traité d'ecclésiologie de génie, Pierre Damien développe une profonde théologie de l'Eglise comme communion.

"L'Eglise du Christ - écrit-il - est unie dans le lien de la charité au point que, de même qu'elle est une en plusieurs membres, elle est tout entière mystiquement dans chacun des membres ; si bien que toute l'Eglise universelle se dénomme à juste titre unique Epouse du Christ au singulier, et chaque âme élue, par le mystère sacramentel, est considérée comme pleinement Eglise".

P Cela est important : non seulement l'Eglise universelle tout entière est unie, mais en chacun de nous devrait être présente l'Eglise dans sa totalité. Ainsi, le service de l'individu devient «expression de l'universalité» (Ep 28, 9-23). Toutefois, l'image idéale de la «sainte Eglise» illustrée par Pierre Damien ne correspond pas - il le savait bien - à la réalité de son temps. C'est pourquoi il ne craint pas de dénoncer l'état de corruption existant dans les monastères et parmi le clergé, en raison, avant tout, de la pratique de laisser les autorités laïques remettre l'investiture des charges ecclésiastiques : plusieurs évêques et abbés se comportaient en gouverneurs de leurs propres sujets plus qu'en pasteurs des âmes. Souvent leur vie morale laissait beaucoup à désirer. C'est pourquoi, avec une grande douleur et tristesse, en 1057, Pierre Damien quitte le monastère et accepte, bien qu'avec difficulté, la nomination comme cardinal évêque d'Ostie, entrant ainsi pleinement en collaboration avec les papes dans l'entreprise difficile de la réforme de l'Eglise. Il a vu que la contemplation n'était pas suffisante et il a dû renoncer à la beauté de la contemplation pour apporter son aide à l'œuvre de renouveau de l'Eglise. [...]

Au fond de son âme, toutefois, Pierre Damien est toujours resté fidèle à l'idéal monastique : il est, pour nous, un témoin éloquent de l'absolu de Dieu qui nous appelle tous à la sainteté, libres vis-à-vis des compromissions avec le monde."

Posté le 10 septembre 2009 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

05 septembre 2009

Ethique et économie, l'ordre et la liberté

Lu dans la dernière livraison de la revue du CEP, un article intéressant du Père Heinrich Pesch, jésuite spécialisé dans l'économie, datant de 1917 mais toujours actuel. Extrait :

P "L'ordre, non la liberté, est le principe suprême et la meilleure garantie du juste degré de liberté. [...] Le "système" fondé sur la théorie de la libre entreprise, dans sa forme ancienne ou récente, a été appelé simplement le "système de libre concurrence". On a tenté de faire de cette libre concurrence le principe régulateur de la production et de l'échange. L'ensemble du "système" repose sur trois facteurs dont chacun d'eux a lui-même besoin d'une réglementation. Et même pris ensemble, leur somme ne constitue pas un "principe de régulation". Ces trois facteurs sont : l'intérêt personnel, la liberté et la concurrence. Avons-nous encore besoin d'une preuve que l'intérêt personnel, c'est-à-dire la poussée de l'instinct, nécessite une régulation ? Et que le genre de liberté du laissez-faire finit trop souvent par être diamétralement opposé à l'ordre et à la réglementation ?

Le troisième facteur, la concurrence, peut en fait agir de façon constructive s'il s'agit d'une rivalité réglementée qui réussit à assurer la qualité tout en offrant une bonne marchandise à un prix raisonnable. Cependant la concurrence n'est pas un "principe" mais seulement un fait, un évènement, un genre de conduite ayant lui-même besoin d'une réglementation. Et si celle-ci fait défaut, la "libre concurrence" -notez bien que par là nous entendons une libre concurrence absolue - deviendra un danger pour l'économie nationale. Elle supprimera la classe moyenne. Les travailleurs, se faisant mutuellement concurrence, deviendront les victime de l'esclavage du salaire ; et les employeurs eux-mêmes devront chercher refuge dans les cartels. Les consommateurs finiront pas se voir offrir sur le marché des produits dangereux pour leur santé, dépourvus de valeur esthétique, de qualité médiocre et superficiels.

Non, la "libre concurrence" [...] n'est pas un "principe régulateur" de l'économie nationale. [...] Il n'y a plus de place ici pour l'activité régulatrice des corps professionnels et l'Etat n'est là que pour empêcher les atteintes à la liberté des membres de la libre entreprise [...] Un système qui s'appuie sur des principes faux - comme le fait le système de libre entreprise - et qui de plus est contradictoire, ne peut qu'aboutir à des conséquences absurdes lorsqu'il est mis en oeuvre. Et quelles sont ces absurdes conséquences ? Deux mots les résument : capitalisme et socialisme."

Posté le 5 septembre 2009 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

02 septembre 2009

Les Bienheureux Martyrs de Septembre

M Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, de nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtres séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires. Le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin des Carmes s'achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d'abord reflué et se sont mutuellement donné l'absolution, et le jardin.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926, parmi lesquels 3 évêques et un père abbé.

Posté le 2 septembre 2009 à 05h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 août 2009

La peine de mort dans l'Histoire du christianisme

Gérard Guyon a publié un ouvrage intitulé Justice de Dieu justice des hommes. Christianisme et histoire du droit pénal, dans lequel il montre combien est redevable le droit pénal au christianisme, depuis au moins la Règle de St Benoît, qui a donné au droit des valeurs nouvelles. Sur un sujet controversé, la peine de mort, il écrit ceci (p.192-193) :

G "Avec le christianisme, et dans l'héritage du Bas-Empire, le procès pénal et la peine de mort qui est le couronnement, la culmination traditionnelle de l'échelle des sanctions sont profondément transformés par une nouvelle morale du châtiment. Ces caractères [...] témoignent que la mort doit être envisagée [...] dans l'attente de la Parousie, c'est-à-dire la Fin du monde, la venue du règne de la Justice, le retour du Christ en gloire. La vie n'est qu'un passage transitoire. La mort est délivrance. [...]

Dans la tradition chrétienne, l'Eglise encourage tout ce qui contribue à entretenir chez les hommes, une présence et une familiarité souhaitable avec la mort. Par conséquent, la publicité, le caractère exceptionnel et dramatiquement théâtral des exécutions capitales prennent [...] un sens particulièrement fort. Cette culture de la mort donne à la mort d'autrui, ici le condamné, une valeur doublement exemplaire. La mort du criminel rappelle d'abord que l'on ne peut pas transgresser la loi et l'autorité du pouvoir impunément. Les sanctions opèrent ainsi à l'intérieur d'une conception du droit et de l'autorité. Le droit doit avoir pour but final d'organiser la vie du chrétien, de le préparer au futur de l'Au-Delà. La justice pénale fait donc partie de l'ordre de la création de Dieu. Il y a un ordre chrétien individuel, et social.

La mort du criminel a aussi une autre signification. Elle est celle du pécheur. L'idée du mal, sous-jacente à la signification du droit de punir, permet à Dieu de sanctionner celui-ci sous quelque forme qu'il se manifeste. C'est un droit absolu. D'autre part, le péché entraîne une peine et donc du mal naît la souffrance, et au délit correspond une peine rétributrice. Il y a enfin une coïncidence entre la responsabilité morale qui dérive du péché et la responsabilité pénale liée au délit. A quoi s'ajoutent le couple ancien pénitence-péché et le caractère intrinsèquement volontaire de la faute. La leçon du christianisme est ainsi parfaitement claire. Elle montre que le plus grand criminel peut toujours se racheter et faire une bonne mort dont le modèle est celle d'un des larrons sur le calvaire."

Posté le 29 août 2009 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

24 août 2009

La lutte contre l'avortement, une constante dans l'histoire du christianisme

Francesco Agnoli a écrit un article dans "Il Foglio" le 29 juillet 2009 dans lequel il montre que le massacre des enfants à naître et des nouveaux-nés existe depuis des millénaires et que c'est seulement le christianisme qui a permis de stopper ce massacre :

"ceux qui s’intéressent à l’histoire savent que ce qui se passe aujourd’hui [...] a toujours existé dans le passé, y compris dans la vieille Europe ou le Nouveau Monde. Jusqu’à la venue du christianisme. En effet l’une des idées les plus récurrentes dans les écrits des premiers chrétiens est leur désir de rappeler souvent un concept : nous, chrétiens, différons des païens entre autres parce que nous ne tuons pas nos enfants, ni dans le sein de nos femmes ni une fois nés. Comparant l'enseignement du Christ à celui des païens, Minucius Felix, apologiste du IIe siècle, écrit au chapitre XXX, paragraphe 2, de son "Octavius" :

"Vous exposez vos nouveaux-nés aux fauves et aux oiseaux, ou vous les faites mourir misérablement en les étranglant ; certaines femmes, en ingérant des médicaments, étouffent dans leur sein le germe destiné à devenir une créature humaine et commettent un infanticide avant d’avoir accouché. Cela, vous l’apprenez de vos dieux : en effet Saturne n’a pas exposé ses enfants, il les a dévorés".

A son tour, le grand Tertullien affirme dans son "Apologétique", chapitre IX :

"A nous chrétiens, l'homicide est expressément défendu ; il ne nous est donc même pas permis de faire périr le fœtus dans le sein de sa mère. Empêcher une naissance, c’est un homicide anticipé. Peu importe qu'on arrache la vie après la naissance ou qu'on la détruise au moment où elle naît : ce qui va naître est déjà un être humain. Tout fruit est déjà dans son germe".

Un autre document chrétien très important du IIe siècle, provenant d'Asie Mineure, la Lettre à Diognète, reprend les mêmes idées en une formule très synthétique :

"les chrétiens se marient comme tout le monde et ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveaux-nés".

L’historien A. Baudrillart a écrit, précisément sur cette question de l'infanticide :

"Il n’y a peut-être pas de point où l'opposition entre la société antique et païenne et la société chrétienne et moderne soit plus marquée que leur vision respective de l’enfant".

En effet l’étude du monde antique montre que l'avortement et l'infanticide y étaient très répandus. [...] A Rome comme en Grèce, les enfants étaient donc tranquillement tués, vendus, ou exposés à la faim et au froid jusqu’à la mort si quelqu’un ne les sauvait pas, bien souvent pour en faire des esclaves. [...] Les victimes d'infanticide étaient le plus souvent des filles, comme en Chine et en Inde aujourd’hui, et l'avortement impliquait souvent, en plus de la mort du fœtus, le décès ou la stérilité de la mère.

Le refus des premiers chrétiens de recourir à l’avortement et à l’infanticide, auquel est liée leur forte fécondité, n’est pas seulement une grande conquête de l'humanité, c’est aussi, avec les conversions, l’un des facteurs qui ont permis aux premiers chrétiens d’être de plus en plus nombreux, au point de dépasser numériquement les païens. [...] Avec la diffusion du christianisme dans une bonne partie du monde, l’avortement et l’infanticide sont devenus des phénomènes beaucoup plus rares et circonscrits, tandis que les législations, à partir de Constantin, intervenaient pour protéger les nourrissons et que se développaient des œuvres de charité et d’assistance pour les enfants abandonnés et les familles en difficulté. Jusqu’au retour de l’avortement dans les législations communistes et nazies, au XXe siècle, et de l'infanticide aux Pays-Bas, avec la nouvelle loi sur l'euthanasie des enfants jusqu’à 12 ans."

Au Premier ministre indien Morarij Desai qui l'accusait en 1979 d’aider les enfants, à travers les écoles et les orphelinats, uniquement pour les baptiser et les convertir, Mère Teresa a répondu :

"Je crois que vous ne vous rendez pas compte du mal que l'avortement fait à votre peuple. L'immoralité augmente, beaucoup de familles se désagrègent, les cas de folie chez les mères qui ont tué leurs enfants innocents augmentent de façon alarmante. Monsieur Desai, vous serez peut-être bientôt face à face avec Dieu. Je ne sais pas quelle explication vous pourrez lui donner pour avoir détruit la vie de tant d’enfants non nés, mais sûrement innocents, quand vous serez devant le tribunal de Dieu, qui vous jugera pour le bien que vous aurez fait et pour le mal que vous aurez provoqué du haut de votre responsabilité gouvernementale".

Posté le 24 août 2009 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

02 août 2009

Dimension politique de la charité

Dans Respublica Christiana -dont le premier numéro est consacré à l'Apôtre Paul- Catherine d'Arbren fait la recension d'un ouvrage sur La société de Saint Vincent de Paul au XIX siècle, un fleuron du catholicisme social et écrit notamment :

"Ce que l'auteur appelle le "don charitable" ne s'épuise pas dans l'équation du don (l'aide matérielle apportée aux pauvres) et du contre-don (la prière des pauvres au bénéfice de leurs bienfaiteurs) mais conduit à resacraliser le pauvre (en qui est vue la figure du Christ). C'est sous cet angle que la charité peut être appréhendée comme politique. En face de la modernité, qui réduit la sociabilité à un contrat passé entre individus, la charité réintroduit le divin dans le lien social et en fait même le fondement : dans un ordre naturel des choses, le prochain est le frère parce que le fils d'un même Père. Dans cette optique, la médiation divine est indispensable ; contrairement à la "simple" philanthropie, la charité fonde l'amour du prochain dans l'amour de Dieu.

Là, se manifeste l'influence du catholicisme social né dans les milieux contre-révolutionnaires et légitimistes largement représentés dans la société. Cependant, le confrère dissocie la cause politique de ses engagements charitables. La société n'est pas conçue ni vécue comme un parti (même "dévôt") : la charité doit (et peut) retisser le lien social indépendamment de la forme politique qui l'encadre. Cela illustre bien le fait que la charité (au sens fort du terme) ne peut être réduite à la notion de générosité ; tout en l'englobant, elle la dépasse..."

Posté le 2 août 2009 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juillet 2009

Il y a 73 ans mourait Anne Abrikosova

Anne Abrikosova est morte le 23 juillet 1936 dans une prison soviétique. Son procès de béatification a commencé en 2005. Anne Abrikosova et son époux se sont convertis au catholicisme et ont fondé une paroisse de rite oriental et une communauté de Tertiaires dominicaines. Après la Révolution, Anne s’offre en victime d’expiation pour la Russie. Elle est aussitôt arrêtée, endure la souffrance et meurt en raison de sa foi, offrant au monde un exemple exceptionnel de sainteté.

Posté le 24 juillet 2009 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

02 juillet 2009

Nouvelle découverte sur Saint Paul

P Après la confirmation scientifique que l'Apôtre des nations repose bien à Saint-Paul-hors-les-murs, on a appris que la plus ancienne représentation connue de l’apôtre Paul, remontant à la fin du IVe siècle, a été découverte (photo ci-contre). Cette image est apparue le 19 juin dernier à l’occasion des fouilles en cours dans une catacombe qui porte le nom de sainte Thècle, au bord de la via Ostiense qui va de Rome à la mer, non loin de la basilique de l'apôtre. En nettoyant aux rayons laser la voûte d’une alcôve, les archéologues ont vu réapparaître à la lumière un riche décor de fresques. Au centre de la voûte, l'image du Bon Pasteur, entourée de quatre médaillons représentant les visages de Paul, le mieux conservé, de Pierre et probablement de deux autres apôtres.

Posté le 2 juillet 2009 à 10h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

29 juin 2009

Saint Paul : la science confirme la tradition

P Les ossements retrouvés dans le sarcophage vénéré depuis des siècles comme celui de l'apôtre Paul ont été datés au carbone 14 et sont ceux d'un homme ayant vécu au Ier ou au IIeme siècle selon les archéologues. Benoît XVI a déclaré dimanche :

"Tout ceci semble confirmer la tradition unanime et incontestée qu'il s'agit de restes de l'apôtre Paul".

S Les preuves scientifiques viennent étayer une tradition multi-séculaire qui fait de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs le lieu de la sépulture de Paul martyrisé, selon la tradition, entre 64 et 67 sur la route d'Ostie, à l'ouest de Rome. Un premier petit édifice mortuaire, construit au Ier siècle sur le lieu présumé de sa décapitation, a été remplacé à partir de 392 par la gigantesque basilique Saint-Paul-hors-les-murs bâtie sous les règnes des empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius. Le sarcophage, mis au jour par des fouilles sous le maître autel de la basilique en 2002 mesure 255 cm de long sur 125 cm de large et 97 cm de haut. L'épaisseur de la pierre est de 12 cm. Depuis fin 2006 une ouverture a été pratiquée pour permettre aux visiteurs d'apercevoir la tombe.

Selon le cardinal Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, archiprêtre de Saint-Paul-hors-les-murs, les scientifiques qui ont étudié les ossements ne savaient pas qu'ils provenaient du sarcophage de Saint Paul.

Posté le 29 juin 2009 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 juin 2009

Pie XII : les causes de la légende noire

La propagande communiste et les divisions récurrentes au sein de l'Eglise expliquent cette légende noire selon selon le directeur de "L'Osservatore Romano".

Posté le 24 juin 2009 à 06h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

21 juin 2009

Année sacerdotale : messe de requiem pour l'abbé Montarien

M L'année sacerdotale est l'occasion de se pencher sur la figure de prêtres, passés ou contemporains. Ainsi, l'association Beati Mites fait célébrer une Messe à la mémoire de l'abbé Guy Montarien, prêtre parisien né en 1925, ordonné en 1954 et rappelé à Dieu le 13 juin 2005, mercredi 24 juin 2009 à 19h30 en l'église Notre-Dame de l'Assomption (Chapelle Polonaise) 263 bis rue Saint-honoré, à Paris (1er).

On écoutera quelques uns de ses sermons ici et on lira ses catéchismes là, sur l'avortement notamment, sur le prêtre ou encore, toujours avec humour, sur l'attitude à la messe...

Posté le 21 juin 2009 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

16 juin 2009

En juillet 1943, Hitler a voulu éliminer Pie XII

C'est la révélation du jour du quotidien catholique italien Avvenire. Pie XII avait même prévu ce risque. La secrétaire de Pie XII, Sr Pascalina Lehnert a fait état d'un document par lequel Pie XII, en 1943-1944, renonçait au pontificat s'il venait à être arrêté ou enlevé, de façon à ce que les nazis n'arrêtent qu'un simple évêque et non plus le pape et que les cardinaux puissent immédiatement réélire un autre pape. Il demandait qu'aussitôt après son rapt un conclave se tienne dans un pays libre pour élire son successeur.

Posté le 16 juin 2009 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

03 juin 2009

Qui a dit ?

En 1929, un personnage qui deviendra célèbre, jugea ainsi Hitler :

"Ou bien je me trompe vraiment beaucoup, ou bien tout cela se terminera pas bien. Cet être-là est entièrement possédé de lui-même : tout ce qu'il dit et écrit porte l'empreinte de son égoïsme ; c'est un homme à enjamber des cadavres et à fouler aux pieds tout ce qui est en travers de son chemin - je n'arrive pas à comprendre que tant de gens en Allemagne, même parmi les meilleurs, ne voient pas cela, ou du moins ne tirent aucune leçon de ce qu'il écrit et dit. - Qui parmi tous ces gens, a seulement lu ce livre à faire dresser les cheveux sur la tête qu'est Mein Kampf ?"

Bravo à Exupéry ! Il s'agit bien du futur pape Pie XII, alors nonce apostolique à Munich. Extrait cité par Andrea Tornielli, dans une biographie publiée aux éditions Tempora.

Posté le 3 juin 2009 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

31 mai 2009

Aimer en vérité : l'exemple de Pie XII

P Andrea Tornielli, journaliste au quotidien italien Il Giornale, spécialiste des questions religieuses, a publié une biographie très complète -qui ne se limite pas à la période de la guerre- du Pape Pacelli Pie XII, traduite aux éditions Tempora. On y lit notamment (p.30-31) un devoir que le jeune Eugenio Pacelli écrit à 17 ans sur le thème "Mes ennemis" :

"Quoi qu'il arrive, il est certain que je n'ai jamais cherché et ne chercherai jamais à ne m'attirer que des amis par une prudence frisant la stupidité, par de viles adulations et de très viles hypocrisies, c'est-à-dire en m'adaptant entièrement à cette vie d'actes, de paroles et de phrases conventionnels nécessaires pour conserver les amitiés que l'âme ne goûte pas. Pas moi : mais je m'efforcerai pour ma part, sans être en cela possédé par la manie foscolienne, d'aimer tous ceux que je pourrai, de me faire le moins d'ennemis possibles, mais je ne m'inclinerai jamais devant certaines bassesses, cela dusse-t-il me rendre odieux au monde entier et m'exposer à mille persécutions. Ceux qui veulent me haïr à ces conditions, qu'ils me haïssent ; je ferai le sacrifice joyeux du coeur pour conserver la noblesse de mon âme."

Posté le 31 mai 2009 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

20 mai 2009

On a retrouvé le testament politique de Louis XVI

L Il avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d'être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens. Le testament politique de Louis XVI est une œuvre politique majeure, datant de la fuite à Varennes, dans la nuit du 20 juin au 21 juin 1791. Avant de partir, Louis XVI ne veut pas quitter Paris sans laisser un document expliquant les raisons de sa fuite. Il entend s'adresser à son peuple. Aussi rédige-t-il cette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages, qui deviendra son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu'il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l'échafaud). Son contenu n'était pas ignoré, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents, mais l'original avait disparu. Dans ce texte, il juge que les réformes de l'Assemblée et l'attitude des clubs, «calomniateurs et incendiaires», ont porté atteinte à «la dignité de la Couronne de France». Il s'en prend notamment au poids excessif des comités de la Constituante, notamment le Comité des recherches qui exerce «un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu'aucun de ceux dont l'histoire ait jamais fait mention». En voici la conclusion :

"Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis."

Posté le 20 mai 2009 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (53)

09 avril 2009

Décryptage de l'origine de la légende noire sur Pie XII

De nombreux ouvrages ont rétabli la vérité sur l'action bénéfique de Pie XII pendant la guerre. Il restait à dénoncer er récapituler les manoeuvres qui ont abouti à la légende noire. C'est chose faite avec la parution de deux ouvrages en Italie. Le premier est un livre publié par un éditeur italien non catholique et écrit par des auteurs de différentes origines culturelles et religieuses dont deux sont juifs. Le second est l’essai qui ouvre le dernier numéro de La Civiltà Cattolica. Son auteur, le jésuite Giovanni Sale, est historien et spécialiste de l’Eglise du XXe siècle. Le titre va droit au cœur de la question: "La naissance de la légende noire de Pie XII". Extrait de cet article :

P "Le communisme international, dirigé par Moscou, prit dans les derniers mois de la guerre une attitude très agressive envers le Vatican. [...]. C’est surtout l’allocution de Pie XII aux cardinaux à l’occasion de sa fête, la saint Eugène, le 2 juin 1945, qui déclencha une campagne concertée d’attaques contre la personne du pape. Dans cet important message, le pape rappelait le combat mené par le Saint-Siège, à partir de Pie XI, contre le nazisme et ses doctrines antichrétiennes. [...] Ce message invitant les peuples chrétiens à la pacification et à la construction d’un nouvel ordre international fondé sur la justice et sur la démocratie fut habilement instrumentalisé par la presse communiste internationale pour créer la légende d’un pape ami de Hitler et des nazis allemands. [...] De fait, juste après l’allocution du 2 juin, Radio Moscou commenta le message du pape en termes très forts, comme jamais auparavant. Pie XII fut accusé d’être le pape de Hitler, de ne pas avoir condamné le national-socialisme, d’être resté silencieux face aux atrocités des nazis [...] Ce texte est extrêmement intéressant pour deux sortes de raisons. D’abord il avait pour but de lancer la presse communiste internationale dans la propagande anti-Pacelli et anti-vaticane. De plus, on trouve déjà indiqués dans ce texte, de manière précise et ponctuelle, tous les thèmes de la "légende noire" de Pie XII; il y est question pour la première fois du silence du pape sur le massacre des juifs. [...] Ces thèmes furent repris par la presse communiste et russophile européenne, mais aussi par celle qui était proche de la gauche plus modérée. Il y eut même des catholiques-sociaux pour se laisser influencer par cette propagande."

Michel Janva

Posté le 9 avril 2009 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

08 avril 2009

Les "enclavés" aiment le Pape

2009040715551159_Quicklook-original Trois vignerons valréassiens et le curé de la paroisse de l'Enclave, le père Olivier Dalmet, se sont rendus au Vatican pour offrir à Benoit XVI un Jéroboam (4,5 l) de vin au nom de l'Enclave des Papes, ainsi qu'une lettre et un résumé historique de la spécificité de l'Enclave :

"Une révolution, deux empires, deux monarchies et cinq républiques n'osèrent modifier son statut d'Enclave. Puisque nous sommes restés plus longtemps sujets pontificaux que citoyens français, nous venons présenter notre cas auprès de Sa Sainteté."

WEB_CHEMIN_1349_1176885879 Le canton de Valréas se trouve effectivement dans le département de la Drôme mais appartient au département voisin du Vaucluse. L'origine de cette enclave remonte à l'époque de papes d'Avignon (voir ici).

Nous souhaitons une bonne dégustation à Benoit XVI.

Philippe Carhon

Posté le 8 avril 2009 à 21h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

07 mars 2009

700e anniversaire de l'arrivée des papes en Avignon

A Avignon a ouvert aujourd'hui les célébrations du 700e anniversaire de l'arrivée des papes dans la cité, en 1309, avec une série d'événements prévus jusqu'à décembre. Un timbre spécial a été édité à l'effigie du Palais des papes. D'août à septembre, un son et lumière gratuit animera sa façade. Les 3 et 4 octobre un concert sera donné dans la grande chapelle avec une messe polyphonique du XIVe siècle reconstituée à partir de manuscrits anciens et des madrigaux sur les sonnets du Canzoniere de Pétrarque.

Av Avignon fut la capitale de la chrétienté pendant près de 70 ans (1309-1378) et connu neuf papes. Outre le Palais des papes, cette période a laissé en héritage une trentaine de palais ainsi que de nombreuses églises et couvents ornés d'oeuvres d'art. Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon, a accueilli le cardinal Poupard, Légat du pape Benoît XVI, les 7 et 8 mars 2009. KTO et la radio RCF couvrent l'événement. Mgr Cattenoz a déclaré :

"A Rome habituellement, on parle d'Avignon comme de la «captivité avignonnaise». Je crois qu'il faut arriver à rectifier cette vision. Samedi 7 mars, on aura une conférence de Jean Favier qui est spécialiste de l'histoire des papes en Avignon, pour montrer les raisons du choix d'Avignon. C'est aussi parce que la situation à Rome était catastrophique. La venue des papes et leur stabilisation en Avignon pendant 70 ans, c'est une réalité de la vie de l'Eglise. Je crois qu'on ne peut pas parler de «captivité». C'est tout autre chose. J'ai souhaité que l'Eglise elle-même marque par un geste important l'histoire de la venue du pape."

Michel Janva

Posté le 7 mars 2009 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 mars 2009

Un document prouve que Pie XII avait bien parlé

P Le père Peter Gumpel, postulateur de la cause de béatification de Pie XII, a déclaré sur Radio Vatican que le pape Pie XII, jugé par certains trop silencieux face à la Shoah, a donné l'ordre pendant la Seconde Guerre mondiale de protéger les juifs, citant un document récemment découvert.

"Le Saint Père veut sauver ses fils, y compris les juifs, et ordonne que les monastères offrent leur hospitalité à ces persécutés".

Ce document, datant de novembre 1943, se trouvait dans un "mémorial des religieuses augustiniennes" d'un monastère de Rome. Le père Gumpel a souligné l'importance du document en raison de la rareté des témoignages écrits sur ce que le pape aurait fait en faveur des juifs, "ce qui a offert l'occasion à certains qui continuent d'attaquer Pie XII, de dire qu'il n'y a pas de document prouvant" que le souverain pontife a aidé les juifs.

"L'action de sauvetage a été réalisée à travers des messagers personnels, des prêtres, qui étaient envoyés à différentes institutions et maisons catholiques, ici à Rome, à des universités, des séminaires, des paroisses ou des couvents de religieuses".

On apprend par ailleurs que le Jewish Chronicle vient de publier un article sur de récentes découvertes d'archive sur Pie XII, menées par la fondation Pave the Way, dont les chercheurs ont été mandatés par Yad Vashem pour étudier l'activité du Pape pendant la guerre. Gary Krupp, le président juif de ce groupe parle de l'héroisme secret de Pie XII, qui par son action a sauvé des milliers de juifs. Il appelle au rétablissement de la vérité, et déclare même :

"de ce que j'ai vu, c'est le plus grand héros de la seconde guerre mondiale, sans aucun doute".

Michel Janva

Posté le 4 mars 2009 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

20 février 2009

Les familles ont besoin de justice

Jacques Bichot décrypte la pseudo-politique familiale de Nicolas Sarkozy :

"Les familles n’ont pas besoin de charité, mais de justice. L’État doit poser des règles permettant aux familles de recevoir de la société la contrepartie de leur apport irremplaçable. Ce n’est pas le chemin qui est pris. [...]

[A]u 6 février, on trouve une intervention marquante du cardinal Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille. À Prague, ce prélat lançait un appel pour

"reconnaître dans sa dignité et son utilité le travail domestique, le rétribuant de manière adéquate pour donner aux parents, surtout à la mère, la possibilité de choisir librement de se consacrer, à la maison, au soin des enfants. [...] Pourquoi pénaliser une mère qui se consacre à ses enfants ? Pourquoi une famille qui décide d’avoir des enfants devrait-elle devenir plus pauvre ?"

Ces évènements presque concomitants invitent à faire le point sur la politique familiale, son évolution et ses perspectives d’avenir. [...] Si les familles constituent réellement la base de la société, avec quoi va-t-on les soutenir ? Si la famille est la base, c’est elle qui soutient la société, pas l’inverse ! [...] Dire que la famille est la base de la société, c’est notamment prendre acte d’une réalité économique incontournable : la mise au monde et l’éducation des enfants est l’investissement le plus important pour l’avenir de l’humanité et de son économie. [...] De même qu’il est impossible que l’État aide globalement les entreprises (il peut seulement en aider certaines en prenant à d’autres), de même lui est-il impossible d’aider globalement les familles, car ce sont elles qui lui fournissent ses moyens d’action. Ce qu’il peut faire, et qu’il doit faire, c’est de poser des règles telles que justice leur soit rendue, que leur apport irremplaçable ait une contrepartie, qu’elles reçoivent l’équivalent de ce qu’elles fournissent.

Cela correspond à un leitmotiv de la doctrine sociale de l’Église, qui s’oppose à ce que «l’on offre comme don de la charité ce qui est dû en justice». Les familles ont besoin de justice pour remplir correctement leur rôle ; seules quelques-unes d’entre elles ont besoin qu’on leur fasse l’aumône. Ce n’est hélas pas dans ce sens que va le discours présidentiel."

MJ

Posté le 20 février 2009 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

18 février 2009

Changer les lois n'est pas suffisant

Le prédicateur de la Maison pontificale, le père Raniero Cantalamessa, a déclaré :

"les premiers chrétiens, surtout au cours des trois premiers siècles, ont réussi à changer les lois de l'Etat par leur comportement. Aujourd'hui nous ne pouvons prétendre de faire le contraire, soit de changer les comportements à travers les lois de l'Etat. En tant que citoyens nous devons faire tout notre possible pour que l'Etat adopte de bonnes lois, des lois positives, qui ne soient pas contraires à la vie, mais cela n'est pas suffisant. Ce n'est pas suffisant parce que dans une société pluraliste comme celle d'aujourd'hui, les chrétiens de certains pays représentent déjà une minorité, donc nous nous trouvons plus près d'une situation semblable à celle des premiers siècles, que près d'une situation comme celle vécue au Moyen Age, où les chrétiens n'étaient pas défendus par l'Etat, mais par leur propre vie et par leur témoignage."

Michel Janva

Posté le 18 février 2009 à 06h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

17 décembre 2008

Eglise et fascisme : Gianfranco Fini dérape

Le président de la Chambre des députés italiens, Gianfranco Fini, a mis en cause mardi l'immobilisme de l'Eglise catholique face aux lois raciales fascistes de 1938, lors d'une cérémonie commémorant les 70 ans de leur promulgation :

"L'idéologie fasciste n'explique pas à elle seule l'infamie des lois raciales. Il faut se demander pourquoi la société italienne s'est conformée dans son ensemble aux lois contre les Juifs, et pourquoi, à part de rares exceptions, il n'y a eu aucune manifestation particulière de résistance. Même pas, et cela me fait mal de le dire, de la part de l'Eglise catholique."

Le Vatican n'avait pas réagi à ces déclations mardi soir, mais le quotidien des évêques, Avvenire, a estimé dans son édition du jour que Gianfranco Fini avait "dérapé".

P En 1938, le Pape était Pie XI, lequel avait fait ces déclarations successives :

  • "Le Siège apostolique condamne de la façon la plus nette la haine contre le peuple qui était autrefois le peuple élu de Dieu, cette haine qu'on désigne aujourd'hui en général sous le nom d'antisémitisme" Décret du Saint Office du 21 mars 1928
  • "Par le Christ et dans le Christ, nous sommes de la descendance spirituelle d'Abraham. Non, il n'est pas possible aux chrétiens de participer à l'antisémitisme. Nous reconnaissons à quiconque le droit de se défendre, de prendre les moyens de se protéger contre tout ce qui menace ses intérêts légitimes. Mais l'antisémitisme est inadmissible. Nous sommes spirituellement des sémites" Allocution privée de Pie XI aux dirigeants de la radio catholique belge, 6 septembre 1938

Et au moment des fameuses lois :

  • "Il y a quelque chose de bien pire que l'une ou l'autre formule de racisme et de nationalisme, c'est l'esprit qui les dicte. Il y a quelque chose de particulièrement détestable, c'est cet esprit de séparatisme, de nationalisme exagéré, qui précisément parce qu'il n'est pas chrétien, parce qu'il n'est pas religieux, finit par n'être même pas humain." Allocution du pape devant le clergé de l'Action catholique italienne, 21 juillet 1938
  • "Catholique signifie universel, non raciste, non nationaliste, au sens séparatiste de ces deux attributs(...) on oublie que le genre humain, tout le genre humain, est une seule, grande, universelle race humaine(...) On peut donc se demander comment il se fait que, malheureusement, l'Italie ait eu besoin d'imiter l'Allemagne." Allocution du pape devant le collège de la Propagation de la Foi le 28 juilllet 1938

En avril 1938, la Sacrée congrégation des séminaires et universités publie à la demande de Pie XI un Syllabus condamnant les théories racistes qui est adressé aux établissements catholiques du monde entier. Sans oublier l'encyclique sur le fascisme écrite en 1931. Gianfranco Fini n'a plus qu'à s'excuser.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2008 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 novembre 2008

Pie XII et les Juifs : "Israël n'oubliera jamais"

Un rabbin français, André Zaoui, aumônier capitaine du Corps expéditionnaire français, a remercié Pie XII de l'aide apportée aux juifs persécutés, dans une lettre datée du 22 juin 1944. C'est l'une des pièces les plus intéressantes de l'exposition sur la biographie de Pie XII présentée hier au Vatican. L'exposition, organisée dans le « Bras de Charlemagne » (côté gauche de la colonnade du Bernin, lorsque l'on regarde la basilique Saint-Pierre) ouvre aujourd'hui, et ce jusqu'au 6 janvier 2009. Elle doit ensuite partir à Berlin et à Munich.

Michel Janva

Posté le 4 novembre 2008 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

25 octobre 2008

L'histoire du Moyen Age n'a pas été écrite par des historiens

De Jacques Heers, dans L'Homme Nouveau :

H_2 "Au printemps dernier, les éditions du Seuil publiaient un ouvrage de Sylvain Gouguenheim (Aristote au Mont Saint- Michel) où l’auteur montrait de façon magistrale que l’héritage des Grecs de l’Antiquité avait, pour l’essentiel, été transmis en Occident, non par des savants musulmans, mais par des chrétiens d’Orient et par les clercs de nos monastères et de nos écoles cathédrales. La démonstration, sans faille, enrichit ce que nous pouvons savoir du travail intellectuel au Moyen-Âge. Tout aussitôt, est née une polémique et le bruit n’en est pas apaisé, bien au contraire. C’est un procès d’intention : remettre en cause ce qui nous a longtemps été enseigné et ce que l’on peut encore lire dans les grands médias est interdit. Mais, ceux qui ne se donnent pas la peine de chercher ou, plutôt, ne le veulent pas, pourraient se rappeler que Byzance – chrétienne n’est-ce pas – a survécu quelque mille ans à la chute de Rome, que ses lettrés ont beaucoup travaillé, transmis, et que chaque année des hommes d’Occident venaient s’y installer et s’y instruire. Ces textes anciens ont été d’abord traduits par des lettrés de Syrie, chrétiens sous domination musulmane.

Ce livre remet en question ce que nos livres d’histoire nous ont pendant longtemps enseigné. On s’en étonne. C’est oublier que les manuels d’histoire de l’école républicaine, sous Jules Ferry et longtemps après, n’ont été ni pensés ni écrits par des historiens mais par des intellectuels (?), agents du pouvoir, autrement dit agents d’une certaine propagande. Et cette même propagande, ce même acharnement à dénigrer le Moyen-Âge, inspire les « producteurs » de pointe à la radio et à la télévision. Malheureusement «n’importe quel beau parleur médiatique peut faire en une minute mille fois plus pour perpétuer le faux que dix vies de rats de bibliothèque pour le démasquer» (Rémi Brague, Au moyen du Moyen Âge, p. 6)."

MJ

Posté le 25 octobre 2008 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

20 octobre 2008

Les Juifs doivent respecter l'Eglise

Le père Gumpel, postulateur de la cause de Pie XII, a déclaré que Benoît XVI n'a pas encore signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII.

G "L'Eglise catholique fait son possible pour avoir de bonnes relations avec Israël mais des rapports amicaux ne peuvent être construits que dans la réciprocité. Nous voyons que le pape a invité avec un grand sens de l'hospitalité un rabbin à notre synode et celui-ci, abusant de notre gentillesse, a attaqué à trois reprises Pie XII. Le rabbin peut dire ce qu'il souhaite, bien entendu, mais s'il est invité et qu'il parle de cette manière, il n'aide pas à améliorer nos relations".

Il a ajouté que les juifs sont "très divisés" sur Pie XII:

"Certains continuent d'attaquer l'Eglise catholique disant que le Christ était le fils d'un soldat et d'une prostituée, tandis que d'autres assurent que personne n'a sauvé autant de juifs que Pie XII."

Michel Janva

Posté le 20 octobre 2008 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

17 octobre 2008

Pie XII : le CRIF ajoute à la propagande mensongère

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a estimé que le projet de Benoît XVI de béatifier le pape Pie XII, "porterait, s'il était mené à son terme, un coup sévère aux relations entre l'Eglise catholique et le monde juif".

C "Alors que le Vatican refuse d'ouvrir aux historiens ses archives sur la période de la seconde guerre mondiale [? et l'ouvrage du Père Blet ? NDMJ], et que la majorité [? il y a même des historiens juifs qui défendent Pie XII, NDMJ] des historiens indépendants n'appuie pas la thèse d'une activité inlassable du Pape en faveur des Juifs, une telle béatification serait ressentie négativement par l'ensemble des institutions juives de par le monde".

Le conseil ajoute qu'il

"n'est pas question de nier que le Pape a aidé à cacher un certain nombre de Juifs à Rome pendant la période d'occupation allemande, (qu')il est encore moins question de sous-estimer la part magnifique qu'ont prise à titre personnel certains ecclésiastiques, en France notamment, dans le sauvetage des Juifs".

"Mais le Pape Pie XII, soucieux de ne pas rompre les ponts avec l'Allemagne, n'a jamais prononcé un discours clair dénonçant la monstruosité particulière de l'extermination de millions de Juifs, il ne l'a d'ailleurs pas fait non plus après la guerre, ce qui est profondément choquant".

C'est idiot : le 20 octobre 1939, Pie XII publie sa première encyclique, Summi Pontificatus, dans laquelle il défend une doctrine anti-totalitaire et antiraciste, condamnant l’Etat divinisé et réaffirmant l’égalité de tous les hommes et toutes les races devant Dieu. Le CRIF devrait connaître aussi l'avis du procureur Kempner, représentant des Etats-Unis au procès de Nuremberg :

"Toute action de propagande inspirée par l’Eglise catholique contre Hitler aurait été un suicide ou aurait porté à l’exécution de beaucoup plus de juifs et de catholiques."

Ou encore d'Albert Einstein :

"L’Eglise catholique a été la seule à élever sa voix contre l’assaut mené par Hitler contre la liberté."

On attend que le CRIF sanctionne tous les dirigeants occidentaux de l'époque qui n'avaient pas élevé la voix ! Et il devrait aussi savoir que les principaux représentants de la communauté juive de l'époque sont unanimes sur Pie XII :

  • P_2 «(Je rends grâce) au souverain Pontife, aux religieux et aux religieuses qui n’ont vu dans les persécutés que des frères, selon les indications du Saint-Père, et qui ont offert avec élan et abnégation leur action intelligente et efficace pour nous secourir, insouciants des énormes dangers auxquels ils s’exposaient.» (Giuseppe Nathan, commissaire de l’Union des communautés israéliennes, le 7 septembre 1945)
  • Le 21 septembre 1945, Pie XII reçoit le docteur Léo Kubowitski, secrétaire du Congrès Mondial hébraïque, qui lui présente ses remerciements les plus sincères pour l’œuvre effectuée par l’Eglise catholique dans toute l’Europe en défense du peuple juif.
  • En octobre 1945, le Congrès juif mondial offre 20 000 dollars au Vatican en reconnaissance des efforts de la Sainte Eglise catholique romaine dans le sauvetage des Juifs persécutés par le nazisme et le fascisme.
  • Le 29 novembre 1945, le pape reçoit 80 délégués des réfugiés juifs, provenant de camps de concentration allemands, «très honorés de pouvoir remercier personnellement le Saint-Père, pour la générosité qu’il leur a démontrée pendant la terrible période nazie».

Michel Janva

Posté le 17 octobre 2008 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

13 octobre 2008

Des Juifs dormaient dans les couloirs du Vatican

V_2 Plusieurs juifs italiens témoignent devant les caméras avoir été sauvés par des membres de l'Eglise, avec le soutien de Pie XII, lors des persécutions nazies. Parmi eux, Emanuele Pacifici, fils de Riccardo, qui était le grand rabbin de Gênes durant la guerre :

"L'action du pape Pie XII fut décisive dans ces durs moments".

Un autre des survivants, Settimio Di Porto, se souvient :

"Nous avions perdu nos droits civils. Nous ne pouvions rien faire. Nous n'avions même pas de carte de rationnement pour manger. La matinée du 16 octobre a été terrible. Je vois encore la scène. Ils ont tous été emportés dans des camions... il y a eu une grande razzia. Ils entraient dans les maisons et emmenaient les familles : femmes, vieillards, enfants, malades... Ici à Rome, tous les couvents ont ouvert leurs portes. Le Vatican était plein. Il y avait même des gens qui dormaient dans les couloirs".

Michel Janva

Posté le 13 octobre 2008 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Les martyrs de la Parole de Dieu

Les « martyrs de la Parole » ont été évoqués au synode provoquant une grande émotion, vendredi matin : Lettonie, Slovaquie, Biélorussie, mais aussi les « martyrs » de ce mois d'octobre 2008, en Inde, où les violences antichrétiennes se poursuivent, en Irak, où les chrétiens meurent pour leur foi. A chaque fois, la Parole de Dieu a été à la fois motif de persécution mais aussi source de force et de fidélité.

Mgr Antons Justs, évêque de Jelgava, en Lettonie, a évoqué les martyrs de son pays :

"Aux yeux des agents soviétiques, les Saintes Écritures étaient considérées comme un livre contre-révolutionnaire. Les agents jetèrent à terre les Saintes Écritures et ordonnèrent au prêtre de les piétiner. Le prêtre refusa de le faire et s'agenouilla pour embrasser le livre. Pour ce geste, il fut condamné à dix années de travaux forcés en Sibérie. Dix ans plus tard, quand le prêtre retourna dans sa paroisse et célébra la Messe, il lut l'Évangile. Il éleva le lectionnaire et dit: "Parole de Dieu!". Les gens pleuraient et remerciaient Dieu. Ils n'osèrent pas l'applaudir parce que cela aurait été interprété comme une ultérieure provocation".

"En Lettonie, au cours de l'époque soviétique, il n'était pas permis d'imprimer de livres religieux, ni les Écritures Saintes ni les catéchismes. Le raisonnement était le suivant : en l'absence de Parole de Dieu imprimée, il n'y aurait plus eu aucune religion. Notre peuple a fait ce qu'avaient déjà fait les chrétiens des premiers siècles : il a appris par coeur des passages des Écritures Saintes. Aujourd'hui, en Lettonie, la tradition orale est encore vive".

Michel Janva

Posté le 13 octobre 2008 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 octobre 2008

Pie XII et la France

9 octobre 1958 - mort de Pie XII - Prière de Pie XII pour la France :

P O Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, aidez-la à s'abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent stériles, ou tout au moins bien peu féconds, qu'elle s'unisse à tous les gens de bien des autres peuples, parvienne à s'établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l'harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière. Amen.

MJ (source)

Posté le 9 octobre 2008 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

07 octobre 2008

Pie XII : le Cardinal Bertone répond au rabbin Cohen

Suite aux propos du rabbin Cohen sur Pie XII, le cardinal Tarcisio Bertone a affirmé :

P"[Si le pape Pacelli] était intervenu publiquement, il aurait mis en danger la vie de milliers de Juifs qui, à sa demande, étaient cachés dans 155 couvents et monastères de la seule ville de Rome . [Il] n'a été ni silencieux, ni antisémite, mais il a été prudent [...] il est profondément injuste d'étendre un voile d'opprobre sur l'oeuvre de Pie XII durant la guerre en oubliant non seulement le contexte historique mais également son immense oeuvre caritative".

Le cardinal secrétaire d'Etat a exprimé cette position dans la préface d'un livre à paraître sur la figure du pape durant la Seconde guerre mondiale, et que l'Osservatore Romano a choisi de publier.

Le père Paolo Molinari, postulateur de la cause de Pie XII, a affirmé mardi sur les antennes de Radio-Vatican que

"malgré les mensonges qui ont été diffusés (...) il est désormais bien clair (...) que Pie XII a beaucoup fait, sans ménager sa fatigue, pour sauver le plus grand nombre de personnes persécutées, particulièrement les Juifs, non seulement à Rome mais aussi dans tous les territoires occupés par les nazis".

Michel Janva

Posté le 7 octobre 2008 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Hitler n'a pas été élu par les catholiques

A2 Selon des chercheurs américano-suisses ayant publié une nouvelle étude sur l'élection d'Hitler par 38,7% des Allemands en mars 1933, le corps électoral allemand de l'époque se démarque par une grande disparité. Ces chercheurs en sciences sociales, statistiques, mathématiques et économiques ont travaillé de concert pour découvrir qui, d'un point de vue spécifiquement économique, avait intérêt à voter pour Hitler.

A1_4 La recherche confirme notamment (mais on le savait, comme le montrent les cartes ci-contre -cliquer pour agrandir) que les nazis ont eu moins de succès électoral dans les régions catholiques que dans les régions protestantes. Pour le professeur Wagner, l'Eglise catholique soutenait activement les partis d'obédience catholique en argumentant sur leur travail social.

Michel Janva (merci à AJM)

Posté le 7 octobre 2008 à 17h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

02 octobre 2008

Raymond Oursel nous a quittés

Raymond Oursel compte parmi les plus grands historiens du XX° siècle. Chartiste, il dédia sa thèse aux églises romanes de l'ancien archidiaconé d'Autun, puis soutient une thèse de doctorat ès lettres. Conservateur des archives départementales de Haute-Savoie de 1949 à 1963, directeur des archives de Saône-et-Loire de 1963 à 1986, et professeur à l'Institut catholique de Lyon.

VezourAvec Anne-Marie son épouse, il a parcouru la vieille Europe à la recherche des merveilles de l'art roman et arpenté les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Par son érudition reconnue qui fait autorité dans ce domaine, il a ainsi été le meilleur et principal artisan qui rendit ses lettres de noblesse à l'art roman que certains ignares rapprochent de l'art primitif et il offrit à la France des pélerinages et des monastères une contribution historique, rigoureuse et sans faille, loin des images d'Epinal et des caricatures véhiculées par les superficiels. Il avait une dévotion particulière à Sainte Jeanne d'Arc à laquelle il a dédié plusieurs ouvrages. Il a participé enfin au renouveau de la route des Scouts d'Europe dès les années 1970.

Sa démarche d'historien a été mue par une foi catholique chevillée au corps et amplifiée par une intelligence et une culture exceptionnelles.

Raymond Oursel laisse derrière lui une bibliographie impressionnante qui nous plonge, avec vérité, simplicité et érudition, dans le creuset des racines chrétiennes de la France et de l'Europe.

Qu'il repose en paix.

Lahire

Posté le 2 octobre 2008 à 08h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

18 septembre 2008

Benoît XVI défend Pie XII

Benoît XVI a rendu hommage aujourd'hui à l'action de son prédécesseur Pie XII durant la seconde guerre mondiale, lors d'une audience accordée dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo aux membres de la fondation américaine Pave the way. Cette association vient de tenir à Rome un colloque visant à réhabiliter l'image de ce pape. Le pape allemand a remercié l'association d'offrir à

"l'opinion publique la possibilité de mieux connaître ce que Pie XII a promu et accompli en faveur des juifs persécutés par les régimes nazis et fascistes".

"Il n'a pas épargné ses efforts, partout où ce fut possible, pour intervenir en leur faveur, directement ou à travers des instructions donnés à des individus ou des institutions de l'Eglise catholique".

Il a relevé que le colloque a notamment mis en lumière les interventions accomplies "secrètement et silencieusement" par Pie XII

"pour tenir compte des situations concrètes de ce moment historique complexe [car] c'était la seule façon d'éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs."

Michel Janva

Posté le 18 septembre 2008 à 13h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

17 septembre 2008

Des Juifs affirment que Pie XII a été protecteur des Juifs

Un symposium international sur le pontificat de Pie XII, organisé par la Fondation américaine Pave the Way Foundation de New York, s'est ouvert lundi à Rome. Il s'agit d'un symposium de haut niveau auquel participent des historiens et des rabbins ayant survécu à l'holocauste, témoins de l'œuvre d'assistance portée aux juifs. Elliot Hershberg, chairman du PTWF, a expliqué que

"la fondation souhaite établir une collaboration continue avec les historiens du monde entier dans l'objectif de présenter une documentation inédite sur les activités d'assistance menées par Pie XII à l'égard des juifs".

Le fondateur et président du PTWF, Gary Krupp, a précisé que

"beaucoup d'historiens attendent l'ouverture complète des archives du Vatican, même si l'histoire de cette période est vérifiable grâce aux récits de ceux qui l'ont vécue".

Gary Krupp a raconté que lui et son épouse étaient au début totalement convaincus que Pie XII et l'Eglise catholique étaient collaborateurs des nazis. Mais plusieurs rencontres avec des témoins de l'époque leur ont ouvert les yeux. Un des témoignages les plus marquants fut celui de Mgr Ferrofino, qui était à l'époque le secrétaire du nonce apostolique en Haïti. Dans une vidéo projetée mardi, Mgr Ferrofino raconte que Pie XII lui envoyait deux fois par an des télégrammes cryptés lui demandant des visas à l'intention de juifs devant fuir l'Europe occupée par les nazis. A chaque fois qu'il recevait un télégramme, Mgr Ferrofino se rendait chez le président de la république dominicaine de l'époque pour lui demander 800 visas au nom du pape. Cette procédure se répéta deux fois par an de 1939 à 1945. Ce qui signifie que, grâce à Pie XII, au moins 11.000 juifs furent embarqués au Portugal et mis à l'abri en République dominicaine.

Gary Krupp avait déclaré à Radio Vatican le 20 juin dernier :

"Pie XII a sauvé dans le monde plus de juifs que tout autre personne dans l'histoire".

Michel Janva

Posté le 17 septembre 2008 à 21h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

28 août 2008

850 000

C'est le nombre estimé de personnes sauvées, durant la Seconde Guerre mondiale, en Europe, grâce à l’action de Pie XII et de l’Église.

MJ

Posté le 28 août 2008 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

25 août 2008

25 août, saint Louis roi de France

Sl Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe. Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelquefois de donner trop de temps aux pieux exercices, il disait :

"Les hommes sont étranges, on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux."

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

«Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé.»

A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal; il avait fait graver sur son anneau cette devise: "Dieu, France et Marguerite." A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. Une fois libéré et rentré, son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.

"Dieu Tout-Puissant et éternel, Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde L'instrument de vos divines volontés, Le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise, Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, Les fils suppliants des Francs, Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu, Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance, Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen"

Michel Janva

Posté le 25 août 2008 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

25 juillet 2008

Saint Jacques

Ce 25 juillet, nous fêtons la Saint Jacques, apôtre, fils de Zébédée et de Salomé et frère de saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma Saint Jacques le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Après la dispersion des Apôtres, Jacques vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès? Dieu Se plaît ainsi à éprouver Ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson.

Le tombeau de l'apôtre est découvert en Galice vers l'an 800. En 1121, le pape Calixte II fait de Saint-Jacques-de-Compostelle une ville sainte du même ordre que Jérusalem et Rome et fait construire une cathédrale pour y recuellir les reliques sacrées. C'est à cette époque que le pèlerinage vers la ville sainte devient populaire. Aujourd'hui, le rayonnement de Saint Jacques en Espagne est incontestable. Le chemin de Saint Jacques de Compostelle attire chaque année plusieurs centaines de milliers de pèlerins.

File_50857null_4 La tour Saint Jacques à Paris, placée à l'origine sur le côté de l'église Saint Jacques de la Boucherie et point de départ des pèlerins parisiens est en cours de restauration depuis 2006. Les travaux seront terminés l'an prochain, mais la plupart des échafaudages ont été enlevés et on peut désormais admirer ce chef d'oeuvre gothique de la Renaissance.

François Caussart

Posté le 25 juillet 2008 à 13h23 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (1)

07 juillet 2008

La Résurrection du Messie : une prophétie juive l'annonçait

Une stèle mystérieuse censée remonter au 1er siècle avant JC, pourrait révéler, selon l'AFP, que des juifs croyaient déjà avant Jésus à la venue d'un messie ressuscité. Le chercheur Israël Knohl, professeur d'études bibliques de l'université hébraïque de Jérusalem, affirme :

"Ce texte peut constituer le chaînon manquant entre le judaïsme et le christianisme, dans la mesure où il inscrit la croyance chrétienne en la résurrection du messie dans la tradition juive".

La stèle se trouve entre les mains d'un collectionneur vivant à Zurich, qui a déclaré l'avoir acquise à Londres auprès d'un marchand d'antiquités jordanien. Elle proviendrait du côté jordanien des rives de la mer Morte.

Le texte en hébreu, de nature apocalyptique, se présente comme la "révélation de l'archange Gabriel". Il est inscrit à l'encre sur la pierre, sur 87 lignes, certaines lettres ou mots entiers étant effacés par l'usure du temps. L'analyse du chercheur repose essentiellement sur le décryptage de la ligne 80 où figurent les termes "dans les trois jours" suivis par un mot à moitié effacé qui, selon le professeur Knohl , signifie "vis", du verbe "vivre". Selon le chercheur, le texte annonce que l'ange Gabriel ressuscitera trois jours après sa mort le "prince des princes" ("sar hasarim"), une formule s'appliquant au messie dans le tradition juive.

Ce n'est pas nouveau : l'Ancien Testament contient bon nombre de prophéties sur NSJC. Néanmoins, si cela peut aider les Juifs à croire que le Messie est NSJC.

Michel Janva

Posté le 7 juillet 2008 à 13h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

02 juillet 2008

Saint Paul, l'homme des 3 cultures

A l'occasion de l'audience générale, le Saint-Père est revenu sur la figure de l'Apôtre des gentils. Deux facteurs ont favorisé l'action de Saint Paul : la diffusion de

"la culture hellénistique, devenue après Alexandre le grand patrimoine de la Méditerranée orientale et du Proche orient [et] la structure politique et administrative de l'empire romain. La conception universelle qui lui est propre donna sans nul doute une impulsion fondamentale à la foi en Jésus-Christ... La situation historique et culturelle et le milieu d'où il venait influèrent sur ses choix et son projet".

Puis le Saint-Père a rappelé que Paul a été appelé "l'homme des trois cultures", regroupement de ses origines juives, de la langue grecque et de son statut de citoyen romain, dont témoigne son nom latin Paul. On trouve aussi dans sa formation intellectuelle la philosophie stoïcienne, dominante à son époque, porteuse "de hautes valeurs humaines et morales qui seront inclues par le christianisme". Et puis, c'était un moment agité par une crise de la religion traditionnelle, principalement sous ses aspects mythologiques ou sociologiques.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2008 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)


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