21 novembre 2014

Découverte de la sépulture de saint Etienne, premier martyr

Lu sur Riposte catholique :

"C’est lors d’une fouille dans le village de Taiar, à quelque distance de la ville palestinienne de Ramallah que des archéologues ont découvert les ruines d’un ensemble de constructions ecclésiastiques byzantines. Dans l’une des églises découvertes, on a trouvé une inscription selon laquelle le lieu de culte était dédié à Saint Étienne le Premier Martyr, qui y avait été enterré en 35. Selon les chercheurs, d’ici cinq ans les excavations et les travaux d’entretien seront achevés, et le lieu, détenu en partie par le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, pourra servir de destination pour les pèlerins du monde entier."

Posté le 21 novembre 2014 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2014

Tome 5 de l'Histoire de France en BD

Reynald Secher vient de faire paraître le tome 5 de son Histoire de France en BD. Il explique à L'Homme Nouveau :

H"[...] L’enseignement traditionnel de l’Histoire reposait sur quatre acquis : la chronologie, la cartographie, l’évènement et l’homme. On les a supprimés pour la thématique. Les dégâts sur l’esprit des élèves sont les mêmes qu’en Français et se traduisent par un désintérêt total et pour cause.

Et la solution pour vous a été la BD ?

Je ne pouvais pas accepter ce constat d’échec et j’ai beaucoup réfléchi avec mes élèves sur cette question. La solution est venue d’une mère de famille, Joëlle Vallier. J’ai d’abord mis en images mon livre sur le génocide des Vendéens et ai travaillé avec des élèves en cours particuliers pour affiner le contenu. Je me suis rendu compte que la BD faisait le tour de la famille et des amis. J’ai fait faire une enquête à l’occasion d’un stage de communication : les conclusions ont été surprenantes. Une BD historique était lue en moyenne par onze personnes et souvent relues. Fort de ce constat, je me suis lancé dans cette aventure et comme aucun éditeur n’était intéressé j’ai créé ma propre maison d’édition. [...]

Pourquoi une Histoire de France ?

Depuis quelques années, et c’est une bonne chose, les Français s’interrogent sur leur avenir. Il faut d’abord se poser la question de notre identité et la définir. Pour moi, cette définition est simple : il faut savoir d’où l’on vient, qui l’on est et ce que l’on veut devenir ensemble. Pour savoir d’où l’on vient, il faut s’informer et c’est la finalité première de l’Histoire, d’où l’intérêt de la connaître. Comme l’école et les médias ne jouent pas leur rôle, j’ai créé cette collection. À ce jour cinq tomes sont publiés. Nous en ferons 12."

Posté le 18 novembre 2014 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

Les 3 leçons de Jeanne d'Arc

Retrouvez Philippe de Villiers à la 23e Fête du Livre de Renaissance Catholique, le dimanche 7 décembre 2014 à Grand'Maisons (Villepreux) où il dédicacera ses ouvrages. Il répond à RC :

"Jeanne d'Arc est et demeure le plus formidable trait d'union que l'Histoire ait jamais inventé entre le Ciel et la Terre. Et en même temps, elle est et elle demeure le plus pur chef d'œuvre que le génie allégorique français ait jamais déposé dans notre littérature. Elle est donc une héroïne incomparable, la plus grande de notre Histoire. Elle est chantée, louée, portée sur les autels par-delà les siècles, les « sensibilités » comme on dit aujourd'hui, les opinions parce qu'elle est plus grande que chacun d'entre nous et que chacune de nos singularités.

En faisant cette trilogie – sur la résistance populaire avec Charette, sur la tempérance et le bien commun avec Saint Louis, et sur l'espérance avec Jeanne d'Arc – j'ai voulu mettre à la portée des générations ce triple retour, à travers cette trilogie, à la source primordiale de la grandeur française. [...]

À travers la vie de Jeanne d'Arc, il y a plusieurs permanences qui trouvent aujourd'hui toute leur actualité.

D'abord la trahison des élites : on y pense inexorablement quand on compare le traité de Troyes au traité de Maastricht. A un moment donné, les élites trouvent que la souveraineté est trop lourde à porter, on la transfère à l'étranger, hier aux Anglais, aujourd'hui à Bruxelles, ou à Washington, ou à Berlin.

Il y a une deuxième permanence, qui est très importante : pour Jeanne le pouvoir s'imprègne de pérennité et de sacralité, c'est pour cela qu'elle veut absolument conduire le Dauphin à Reims, parce qu'elle dit : « Charles de Valois recevra plus de force d'une seule goutte d'huile sacrée que de dix mille lances ». Qu'est-ce que le pouvoir ? Qu'est-ce que la légitimité du pouvoir, Qu'est-ce qu'un pouvoir légitime ? Grandes questions d'actualité, au moment où on voit que la politique est devenue un cloaque, un marécage, où il n'y a plus de pouvoir, où il n'y a plus de politique.

Et puis la troisième leçon, la plus importante : quand tout est désespéré, rien n'est désespéré, il y a toujours l'espérance. La France est un mot qui rime avec souffrance et avec espérance, pour que les jeunes gens qui voient la France s'abîmer ne désespèrent pas."

Posté le 18 novembre 2014 à 12h19 par Michel Janva | Lien permanent

Quel a été le rôle du christianisme dans la chute de l’Empire romain ?

Michel De Jaeghere vient de publier un livre magistral, Les derniers jours (éd. des Belles Lettres), sur la fin de l’Empire romain. Dans Monde & Vie, il revient sur la rumeur selon laquelle c'est le christianisme qui serait la cause de cette décadence :

J"L’accusation remonte aux écrivains païens contemporains des événements. Mais elle n’est pas sérieuse, tant leurs propos sont marqués par un évident parti pris. Le cas de l’historien Eunape est intéressant: ce païen est tellement hostile aux chrétiens qu’il en vient à oublier l’action destructrice des Barbares. Son témoignage n’est évidemment pas recevable. Voltaire, Gibbon et Renan avaient invoqué quant à eux les scrupules qui auraient conduit les chrétiens à se refuser à porter les armes. Un débat avait certes eu lieu au IIIe siècle, dans le sillage du rigorisme préconisé par Tertullien. Mais il avait été réglé dès le début du IVe siècle : en 324, le concile d’Arles a en effet décidé d’excommunier les chrétiens qui s’en tiendraient à cette position. Toute la littérature des Pères de l’Eglise est marquée par un ardent patriotisme romain. Dans son célèbre discours pour les 30 ans de règne de Constantin, Eusèbe de Césarée définit même la mission de l’Empereur comme celle de faire l’unité entre les hommes, en préparation à la grande unité des âmes. En Occident, saint Ambroise décrit les Barbares comme Gog et Magog venant dévaster le Camp des saints (cf. Apoc. 20). Pour l’évêque de Milan, l’adhésion de l’empereur au christianisme est la meilleure garantie de sa victoire. Du point de vue doctrinal, on peut certes discuter de cette association de la Cité terrestre à l’action de la Providence, de cette adaptation au christianisme de la vieille théologie païenne de la victoire. Mais du point de vue politique, Ambroise est sans reproche. Pour lui, comme pour la majorité de ses concitoyens, les Barbares sont des loups cruels qu’il faut renvoyer dans leurs forêts ou dans leurs steppes tandis que l’unité de foi est le meilleur garant de la pérennité de l’empire romain.

L’autre accusation, récurrente depuis les Lumiè res, consiste à dire que les empereurs avaient été détournés de la politique par des querelles théologiques. Mais rien ne corrobore un tel jugement. Au contraire ! Constantin et Théodose se sont certes impliqués dans les débats religieux de leur temps. Mais c’est avec le principal souci d’assurer l’unité morale de la population. Et cela ne les a nullement empêchés de s’illustrer sur les champs de bataille. Leurs victoires sont même apparues aux yeux de beaucoup comme la plus éclatante des démonstrations de la vérité de leur religion ! A la bataille de la Rivière froide, l’Empereur charge contre son rival Eugène, après avoir inscrit le chrisme catholique [les deux lettres grecque chi et ro symboles du Christ] sur ses enseignes. Le vrai drame de Théodose, ce n’est pas sa foi chrétienne, c’est qu’il meurt à l’âge de 49 ans, après avoir reconstitué l’unité de l’Empire romain, mais laissant derrière lui deux fils mineurs notoirement incapables."

Posté le 18 novembre 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

16 novembre : commémoration des noyades de Nantes

C

Programme :

  • 11 H 15 regroupement devant l'église Sainte Croix pour la messe à 11 H 30. A la fin de la messe exposé sur le rôle de cet édifice pendant la révolution et mémoire de l'abbé Joseph Brianceau. -
  • 13 H, 13H15, déjeuner à La Taverne du château 
  • 15 H 15 : Rassemblement devant l'ancien entrepôt des cafés, 2 rue général de La Moricière ; exposé sur ce lieu et départ en cortège pour le parachutage d'une gerbe en Loire. Le déplacement vers un lieu de mémoire est prévu si la météo et le temps le permettent. La participation demandée est de 24 € (repas tout compris et participation aux frais de gerbe).15€ pour ceux qui ont des soucis (le complément étant pris en charge par le SCB. Chèques à l'ordre de SCB (Souvenir Chouan de Bretagne Association déclarée - loi 1 juillet 1901 -W441001916). Dernier délai d'inscription: jeudi 13 novembre. 

Posté le 14 novembre 2014 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Le roman de Jeanne d'Arc par Philippe de Villiers

Posté le 13 novembre 2014 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

Assassin’s creed unity : une propagande réactionnaire sur la Révolution ?

Amusant, le Secrétaire national du Parti de gauche s'inquiète d'un jeu vidéo qui véhicule une vision très négative de la Révolution :

"A grand renfort médiatique, la société Ubisoft fait paraitre aujourd’hui un jeu vidéo nommé Assassin’ creed unity. Sans doute va-t-il rencontrer un grand succès. L’action, et c'est original, se déroule dans le Paris révolutionnaire de 1789. [...]

Par contre, je ne suis pas dupe sur le fait qu’un jeu vidéo peut-être aussi le vecteur pour transmettre des idées et des valeurs culturelles. Dans la jeunesse il peut même sans doute être  plus efficace que tous les cours d’histoire que propose l’Education nationale. C’est sur ce point-là que je déplore et condamne fermement la bande annonce accompagnant le jeu Assasin’s creed unity que j’ai trouvé sur internet. Elle reprend à son compte tous les poncifs contre-révolutionnaires forgés depuis plus deux siècles. Le Peuple de Paris est présenté pour une cohorte brutale et sanguinaire, c’est lui qui produit la violence, toujours lui qui de façon aveugle fait couler le sang, notamment du bon roi débonnaire. Comme de coutume, la caricature le plus bestiale concerne Maximilien Robespierre qui est présenté comme « bien plus dangereux que n’importe quel roi », « des familles entières furent détruite à cause de Robespierre », cette vidéo va même jusqu’à affirmer qu’avec lui « il y eut des centaines de milliers de morts et des rues entières remplies de sang ». J’en passe. Je vous laisse juge.

Après avoir regardé cette vidéo, le joueur peu averti en tirera la conclusion que la Révolution Française fut finalement une monstruosité, un bain de sang incompréhensible, conduite par des brutes, qu’il aurait fallu éviter. [...]"

Intéressant.

Posté le 13 novembre 2014 à 21h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

12 novembre 2014

"Le peuple français, qui vivait dans la misère, s’est révolté contre les gens très riches"

C'est beau comme un manuel d'histoire du XIXe... Sauf qu'il s'agit bien d'un manuel d'aujourd'hui. C'est un fichier du CNED - Centre national d'enseignement à distance, établissement public français du ministère de l'Éducation nationale (Instruction civique et morale de cycle 2) :

"Il y a plus de 200 ans, le peuple français, qui vivait dans la misère, s’est révolté contre les gens très riches (le roi, les nobles, les religieux). Le 14 juillet 1789, les révolutionnaires s’emparent de la prison de la Bastille, libèrent les prisonniers et refusent de continuer à obéir au roi. Quelques années plus tard, la République française a été proclamée. Depuis 1880, le 14 juillet a été choisi comme jour de fête nationale."

Posté le 12 novembre 2014 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Jeanne d'Arc : Philippe de Villiers à Versailles demain

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Posté le 12 novembre 2014 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2014

16 novembre : inauguration du vitrail commémoratif de l’abbé Coat à Nantes

L’association Mémoire de lumière et la paroisse Saint-Donatien de Nantes organisent l’inauguration du vitrail commémoratif de l’abbé Y. Coat, noyé dans la Loire en 1793, le dimanche 16 novembre 2014 à la Basilique Saint-Donatien.

  • 11h : messe solennelle
  • 12h30 : pique-nique ou buffet froid
  • 14h30 : conférences :
    - « l’abbé Y. Coat prêtre martyr noyé en 1793 dans la Loire » (F. Hélie de la Harie)
    - « les enjeux de la mémoire » (Reynald Secher)
  • 16h : bénédiction du vitrail par Mgr Michel Bonnet
  • 17h : fin de l’inauguration

Posté le 11 novembre 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

Pie XII : deux nouveaux ouvrages renforcent sa défense

La recension de Jean Sévillia dans le Figaro magazine :

"C'est en 1963 que la pièce de l'Allemand Rolf Hochhuth, Le Vicaire, a incriminé Pie XII d'être resté indifférent, pendant la guerre, au sort tragique subi par les juifs d'Europe. Depuis cinquante ans, ce procès rétrospectif, repris en 2002 par Amen, le film de Costa-Gavras, se nourrit toujours des mêmes arguments, sans que des éléments nouveaux, historiquement établis, viennent étayer le réquisitoire. Du côté de l'accusation, donc, rien de neuf. Du côté de la défense, en revanche, le dossier s'étoffe. Chaque année des documents sortent, des témoignages apparaissent et des livres sont publiés qui, sans verser forcément dans l'hagiographie, s'inscrivent en faux contre l'idée que le pape de la Seconde Guerre mondiale aurait failli à sa mission. Tout juste parus, deux ouvrages viennent ainsi en renfort dans une balance que le discours médiatique déséquilibre systématiquement.

Biographe de Mussolini et de Garibaldi, Pierre Milza n'est pas familier de l'histoire de l'Eglise. Mais d'être un spécialiste de l'Italie l'a mené au cas Pie XII. C'est pourquoi il publie une biographie de celui qui fut typiquement un pape romain. Le livre a donc pour mérite d'exposer tout le parcours d'Eugenio Pacelli, de l'enfance heureuse (Pie XII était né en 1876) à la mort dans d'atroces souffrances en 1958 (1). L'auteur met en lumière l'attachement du prélat à la Ville éternelle, ses goûts d'ascète, son mysticisme. Il montre encore que Pie XII, diplomate de formation, est resté toute sa vie un diplomate, et que sa conduite pendant la guerre doit être jaugée à cette aune. Sur le sujet qui fait polémique, on aurait aimé que l'auteur fût plus incisif, dès lors que les faits sont là.

Historien de l'espionnage, journaliste d'investigation pour la BBC, l'Anglais Gordon Thomas a enquêté sur l'aide apportée par le Vatican aux juifs de Rome après l'occupation de la ville par les nazis en 1943 (2). La moisson de preuves et de témoignages apportée par l'ouvrage est très convaincante. Elle montre que tout remontait au pape. Face au drame, Pie XII a peu parlé, mais il a agi.

(1) Pie XII, de Pierre Milza, Fayard, 476 p., 25 €.

(2) Le Secret de Pie XII. Le réseau secret du Vatican pour sauver les juifs de Rome, de Gordon Thomas, L'Artilleur, 416 p., 24 €. Traduit de l'anglais par Marc Sigala."

Selon Zénit, qui lui avait consacré un article lors de sa parution en anglais l'an dernier, l'ouvrage de Gordon Thomas pourrait rétablir la réputation de Pie XII. Extraits :

"Gordon Thomas, un auteur britannique protestant, a en effet eu accès à des documents inédits, entre autre du Vatican, et a retrouvé des témoins de premier plan (...) Le livre pourrait rétablir la réputation de Pie XII, révélant le rôle qu'il a joué pour sauver des vies et s'opposer au nazisme. Il explique en détail comment Pie XII a donné sa bénédiction à la création de refuges dans le Vatican et dans les couvents et les monastères d'Europe. Le pape a notamment supervisé une opération secrète avec des noms de code et de faux documents, où des prêtres ont risqué leur vie pour abriter des juifs, dont certains ont même été faits citoyens du Vatican.

L'auteur montre, par exemple, que les prêtres ont reçu l'instruction de délivrer des certificats de baptême à des centaines de juifs cachés à Gênes, à Rome et ailleurs en Italie. Plus de 2.000 Juifs en Hongrie ont reçu des documents, fabriqués par le Vatican, les identifiant comme des catholiques et un réseau a sauvé des juifs allemands en les amenant à Rome. Le pape a également nommé un prêtre, lui allouant des fonds importants pour fournir de la nourriture, des vêtements et des médicaments aux réfugiés. Plus de 4.000 Juifs ont été cachés dans des couvents et des monastères dans toute l'Italie.

Le livre donne un nouvel éclairage sur l'histoire, par exemple sur le prêtre irlandais Hugh O'Flaherty, qui a aidé les juifs et les prisonniers de guerre évadés et dont la figure exemplaire a donné lieu au film "La pourpre et le noir". Selon la famille O'Flaherty, alors qu'il semblait que le prêtre agissait de son propre chef, en réalité "tout était fait avec la collaboration de Pie XII". Gordon Thomas a d'ailleurs eu accès à sa correspondance privée.

Le livre raconte aussi l'histoire de Vittorio Sacerdoti, un jeune médecin juif qui travaillait dans un hôpital du Vatican et qui a été sauvé grâce à une "maladie mortelle" fictive qui a dissuadé les Allemands d'y pénétrer : des dizaines de faux patients avaient appris à tousser de façon convaincante. (...)

Pendant et immédiatement après la guerre, le pape était considéré comme un sauveur des juifs. C'est aussi ce que rappelle le livre : les dirigeants juifs – tel le grand rabbin de Jérusalem en 1944 – ont demandé au peuple d'Israël de ne jamais oublier ce que le pape et ses délégués "font pour nos malheureux frères et sœurs à l'heure la plus tragique".

Les journaux juifs en Grande-Bretagne et en Amérique se sont fait l'écho de cette louange, et Hitler le surnomma même l'«ami des juifs».

Posté le 10 novembre 2014 à 11h27 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (13)

08 novembre 2014

Le "Camerone" des Marines US est un petit village de l'Aisne

Un reportage très émouvant sur TF1 où l'on apprend que le "Camerone" des Marines US est un petit village de l'Aisne, Belleau où ils livrèrent bataille pendant la 1ère guerre mondiale.

Cette année le centenaire de la Première Guerre Mondiale apporte son lot de commémorations en France. Mais cet anniversaire résonne jusqu’au bout du monde. Avec 10 millions de morts, de 40 nationalités différentes, la Grande Guerre a décimé des familles entières, très loin de chez nous. Pour Victoria, une étudiante Canadienne, pour Traci, une mère de famille Maori de Nouvelle Zélande, et pour le Capitaine Ryan Powell, un Marine américain, venir en France est comme un pèlerinage. Le devoir de mémoire, l’émotion, et l’attachement à notre pays de ces étrangers est bouleversant.

Posté le 8 novembre 2014 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

07 novembre 2014

Ajournement de la messe annuelle pour Pétain à Douaumont

PInvoquant un prochain changement à sa présidence, l'Ossuaire de Douaumont, près de Verdun, a décidé de reporter sine die la messe pour Pétain qui était prévue lundi, organisée chaque année depuis 1951. C'est la première fois que cette messe est ajournée. Le président par intérim de l'Ossuaire, Francis Lefort, explique :

"Elle n'est pas abandonnée mais on la surseoit en raison de l'élection d'un nouveau président de l'Ossuaire le 14 novembre".

Depuis la mort en 1951 de Philippe Pétain, l'association "pour la défense de la mémoire de Pétain" (ADMP) organise une messe dans la chapelle de l'Ossuaire de Douaumont chaque 10 novembre, à la veille de l'anniversaire de l"Armistice de 1918, pour célébrer le vainqueur de Verdun. L'ADMP réclame notamment la révision du procès du Maréchal Pétain et le transfert de ses cendres à l'Ossuaire de Douaumont, qui abrite les restes de quelque 130 000 soldats tombés à la bataille de Verdun en 1916.

Déjà en 2011, 2012, une campagne avait tenté de faire supprimer cette messe annuelle. En 2013, cette messe avait déjà été décalée au 27 novembre.

Est-il possible d'honorer nos morts de la Grande Guerre sans honorer leur chef ?

Posté le 7 novembre 2014 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

22 novembre : spectacle sur Saint Louis au Chesnay

S

Posté le 5 novembre 2014 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent

04 novembre 2014

8 novembre : Messe au tombeau de saint Martin de Tours

Samedi 8 novembre à 18h30, une messe selon la forme extraordinaire sera dite au tombeau de saint Martin, dans la crypte de la basilique à Tours. Elle permettra à tous ceux qui souhaitent faire mémoire de ce grand saint, évangélisateur de la Gaule, de vénérer ses reliques le jour anniversaire de sa naissance au Ciel en 397.

Elle sera célébrée par monsieur l'abbé Denis Cuchet, de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre.

Vous trouverez le texte de la neuvaine à Saint Martin sur ce site.

Posté le 4 novembre 2014 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent

02 novembre 2014

Jeanne d'Arc : conférence de Philippe de Villiers à Versailles le 13 novembre

J

Posté le 2 novembre 2014 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

01 novembre 2014

15 novembre : conférence de Philippe de Villiers sur Jeanne d'Arc à Paris

J

Posté le 1 novembre 2014 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

Fin des éphémérides de Loïs…

La chronique se termine. J'ai en effet achevé l'année calendaire ; ceux qui veulent le 29 février peuvent me le demander.

J'espère avoir le temps de faire les quelques trente jours qui manquent en juillet-août pour l'été prochain. J'espère aussi avoir atteint mon but : donner aux familles un outil, simple d'emploi, qui puisse contrer l'entreprise de démolition de l'histoire de France, menée par le « ministère de la (ré) éducation nationale ». Cette entreprise vise surtout à détruire dans nos mémoires toute trace de Dieu. Or notre peuple et notre nation sont par nature religieux. A Chartres, avant l'arrivée des premiers chrétiens, les tribus gauloises vénéraient la vierge mère! Avant la révolution, un proverbe, une expression couraient en Europe : « Heureux, comme Dieu en France ! » Si aujourd'hui, cela semble faux et inapproprié, je crois que nous revenons à ce temps, soit disant révolu.

Dieu, l'idée de Dieu, travaillent la France. La haine de Dieu, qui habite aujourd'hui la France officielle, sous le nom anodin de laïcité, n'est pas de l'indifférence et de la tiédeur. Une « chute de cheval » peut convertir la nation, comme saint Paul, sur le chemin de Damas. Notre Dame, qui est Reine de France, depuis notre Roi Louis XIII, va relever la foi en France. Et quand la demande du Sacré-Cœur d'être honoré sur nos drapeaux et de voir le pays lui être consacré sera réalisée, alors nous pourrons de nouveau être « fidèles aux promesses de notre baptême ». Lequel date de la Noël 496. Saint Remy est celui qui ce jour là, a baptisé notre premier Roi catholique et 3000 de ses officiers ; le pape Saint Hormisdas l'avait institué Légat pour toute la France. Saint Remy a écrit un « Testament » pour la nation française et ses chefs. Relu avec 1500 ans de recul, ce document éclaire notre histoire et lui donne sa vraie signification:

« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les rois de France par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...

Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous me frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules. Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

Et tout ce que l'Eglise à l'habitude de chanter de Judas le traitre et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.

Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

II° BÉNÉDICTIONS

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."

Aujourd'hui, c'est à nous et à nos enfants d'agir selon les volontés de Dieu. Dieu nous demande de participer à son œuvre de salut ; il nous demande d'évangéliser notre prochain. Or, au-delà de nos familles, notre prochain le plus proche, c'est notre voisin, notre compatriote. A vue humaine, la conversion de la France semble impossible. Mais c'est Dieu qui convertit, il ne nous demande que de semer. Jeanne d'Arc disait quand les « sages et les bien-pensants » de la Cour du Dauphin soulignaient l'impossibilité à vue humaine de vaincre :

« Les gens d'armes combattront et Dieu donnera la victoire. »

Je sais que certains ont été choqués par des paragraphes de la chronique. J'en suis désolé et m'en excuse. Comme pour les chiffres, on peut faire tout dire aux faits historiques, ce n'était pas mon but. Le rappel de certaines vérités de notre histoire n'est pas toujours agréable; notre grandeur est de les accepter, de savoir de se mettre à genoux et demander pardon de nos fautes passées. Albert Camus n'a-t-il pas écrit :

« Il est bon qu'une nation soit assez forte de tradition et d'honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu'elle peut avoir encore de s'estimer elle-même. Il est dangereux, de lui demander de s'avouer seule coupable et de la vouer à une pénitence perpétuelle ».

C'est pourquoi, j'ai souvent rappelé des faits trop souvent ignorés, voire volontairement cachés, qui élèvent l'âme et ravivent la fierté d'avoir de tels ancêtres, d'être issu d'un tel peuple. Car comme le rappelle la devise du Prytanée militaire : « Noblesse oblige. » Et cette noblesse du cœur français, nous la devons à notre foi.

« Rien n'est aussi grand dans ma création que ces beaux jardins d'âmes bien ordonnés comme en font les Français… Toutes les sauvageries du monde ne valent pas un beau jardin à la française ». écrivait Paul Claudel.

C'est une autre manière de parer la France du titre donné par les papes « d'éducatrice des Nations ». Les sursauts souvent qualifiés de miraculeux, que nous avons connus viennent de là : le retour à Dieu. C'est pourquoi, j'ai systématiquement cherché à suivre cette autre phrase de Paul Claudel :

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. »

Et pour moi le sommet de l'Histoire, le sens de l'Histoire est unique, c'est Dieu.

Il nous appartient à nous, parents, de transmettre cet héritage à nos enfants. Cet héritage nous oblige, car il y a plus de devoirs que de droits à être français. Cet héritage les oblige donc ; même s'ils ne le connaissent pas ! Ce sont eux qui écriront l'avenir du pays, alors formons-les, donnons-leur les clés de l'avenir, en leur apprenant qui ils sont et d'où ils viennent, tant il est vrai que :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir » (Otto de Habsbourg-Lorraine)

Enfin, merci à tous ceux qui ont pris le temps de me signaler des erreurs tant de fond que de forme. Et elles étaient nombreuses ! Si l'histoire est une passion elle n'est pas mon métier.

Je ne peux que conclure sur la première devise nationale que nous ayons eue, celle qui doit redevenir notre devise pour que la France se redresse: « Vive le Christ qui est Roi des Francs.

Posté le 1 novembre 2014 à 06h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (36)

31 octobre 2014

La passion du Puy du Fou

Le Puy-du-Fou est bien plus qu’un parc d’attractions. C’est un lieu de mémoire et d’histoire vécues. Un lieu d’enracinement, et donc d’humanité, d’amitié, ou comme le disent spontanément les Puyfolais : de passion. Les Puyfolais ? Ce sont eux que vous allez découvrir dans ce reportage où leur passion est à l’honneur : la passion des bénévoles qui depuis 37 ans, reviennent ou se succèdent chaque été sur la Cinéscénie ou dans les coulisses, sur les gradins ou dans les billetteries, pour exprimer une fidélité à leurs ancêtres et un devoir de justice : dire l’histoire tourmentée de la Vendée qui a reconquis son droit de cité grâce à la rencontre de Philippe de Villiers avec cette terre de géants. Communion, miracle, dévouement… les mots qui viennent à l’esprit en voyant et en écoutant ces bonnes gens sont de l’ordre du religieux. C’est aussi une histoire de foi que les Puyfolais racontent ici ; elle est sans aucun doute à la racine d’une réussite culturelle à contre-courant, mais qui s’est imposée en faisant partager cette joie où vérité et beauté se rencontrent.

Posté le 31 octobre 2014 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent

Honneur au Saint Suaire

Bel article, synthétique, assez complet et bien référencé, de Frédéric Becquérieux, dans Politique Magazine.

"Expertises, contre-expertises, contre-contre-expertises : le linceul de Turin a donné lieu à toutes les controverses possibles. Il faut reprendre les choses dans l’ordre et analyser, froidement, les pièces dont on dispose.

On appelle « Linceul de Turin » une grande pièce de lin, conservée à Turin, qui est censée avoir enveloppé le corps du Christ au tombeau, et sur laquelle son image se serait mystérieusement déposée. Cette relique, en France du moins, n’a pas très bonne réputation. La plupart des gens vous diront qu’il s’agit d’un « faux du Moyen-Âge ». Et si vous êtes capable d’apporter de sérieux éléments en faveur de l’authenticité du linceul, on vous répondra que la foi n’a de toute façon pas besoin de ce genre d’éléments matériels, vestiges de la piété superstitieuse des temps anciens.

Que penser de tout cela ?

Traitons les questions dans l’ordre.

1. Le linceul est-il authentique ?

Autrement dit : l’image du Christ qui se trouve sur le linceul a-t-elle été produite par le corps du Christ lui-même, pendant qu’il était au tombeau ?

Contrairement à ce qu’on raconte dans les revues de vulgarisation [1], l’authenticité du linceul est l’hypothèse la plus probable.

1.1. Ce que nous montre le linceul

Commençons par les faits [2]: le linceul est une pièce de lin tissé, typique de l’époque du Christ, et tout à fait conforme aux tissus utilisés pour les linceuls de la classe favorisée (n’oublions pas que c’est un homme riche, Joseph d’Arimathie, membre du Sanhédrin, qui s’est occupé de l’enterrement). Elle est maculée de sang et porte des ombres qui dessinent la silhouette très floue d’un homme nu, allongé, les mains croisées. Mais lorsqu’on regarde un négatif photographique du linceul, on a la surprise de voir apparaître la même silhouette, beaucoup plus nette, avec plus de détails et un fort effet de relief, comme s’il s’agissait d’une photo en positif.

Analysée par des médecins légistes, des physiologistes, des chimistes, des cristallographes et des botanistes, le linceul nous apprend les choses suivantes : l’image est celle d’un homme de type sémite, au nez long, barbu et chevelu, mesurant environ 1,78 mètre, âgé de 30 à 35 ans ; au niveau des pieds et des poignets, l’image montre des traces de perforation (on notera au passage que les représentations médiévales du Christ en croix plaçaient les perforation au centre de la paume des mains, et non au niveau des poignets -mais on sait maintenant que les Romains plaçaient les clous au niveau des poignets). Elle présente aussi les traces d’une multitude de piqûres sanguinolentes tout autour du crâne [3], les marques d’une flagellation très violente des épaules et des jambes (semblables à celles qu’aurait pu laisser le fouet spécifique de l’armée romaine : le flagrum taxilatum, qui comporte deux petites billes de métal au bout des lanières), des coups au visage et une perforation profonde au niveau du poumon droit (ayant la forme de la lancea romaine) [4]. Autre élément important de l’ « autopsie » : le sang qui macule le linceul présente un excès de bilirubine, caractéristique des organismes qui éprouvent des souffrances très intenses [5]. D’après les experts, l’état du linceul permet d’affirmer que s’il a contenu un corps, ce dernier n’y est pas resté plus de quarante heures ; mais chose étrange, la surface de l’étoffe ne présente aucune trace d’arrachement. Le tissu contient aussi des traces de différents pollens [6], difficilement trouvables ailleurs qu’en Palestine, et des poussières minéralogiques caractéristiques de Jérusalem [7].

Ce n’est pas tout. Les chercheurs se sont aussi intéressés aux caractéristiques techniques de l’image. Il en ressort qu’elle résulte d’une simple déshydratation et oxydation de la cellulose du lin [8]. Aucune peinture, aucun solvant, aucun enduit n’a été retrouvé. Les zones ombrées qui forment l’image n’ont pas de contour net, pas de tracé, pas de « directionnalité » (pas de coups de pinceaux) et la coloration n’a pas pénétré profondément dans l’étoffe. En outre, l’image ne présente pas de « déformation panoramique », ce qui arrive lorsqu’on applique un tissu sur un visage pour prendre une empreinte par contact [9] ; l’image a été comme projetée perpendiculairement sur le tissu, comme si le linceul avait été tendu face au corps, à la manière d’une plaque photographique. C’est cette particularité qui fait dire aux experts qu’il s’agit d’une image « tridimensionnelle » : car, en partant du principe que l’intensité de l’oxydation est inversement proportionnelle à la distance entre le tissu et le corps, on peut traiter l’image comme un code pour reconstituer le visage et le corps en relief. Les résultats sont alors saisissants.

1.2. La question de la datation

Venons-en à la datation. L’affirmation, inlassablement répétée depuis vingt-cinq ans, selon laquelle il s’agit d’un « faux médiéval » vient d’un essai de datation au carbone 14 réalisé en 1988, et qui avait situé le linceul dans un intervalle compris entre 1260 et 1390 [10]. Malheureusement (pour leurs auteurs) ces tests se sont avérés sans valeur. On pouvait le subodorer a priori, compte tenu de la force des autres éléments de datation disponibles (l’existence du linceul est documentée dès 544, à Edesse, puis à Constantinople, de 944 à 1204 [11] ; par ailleurs, il est représenté sur un miniature hongroise -le « codex Pray »- datée de manière certaine des années 1190). Mais la fausseté de cette datation au C14 s’est trouvée confirmée et archi-confirmée par des expertises ultérieures. Quatre choses à dire à ce propos : la première, c’est que la technique de datation au C14 est en général peu fiable lorsqu’elle est appliquée à des tissus et autres matériaux susceptibles d’avoir été altérés et couverts de dépôts bactériens[12] ; la deuxième, c’est qu’il a été démontré que, dans sa totalité, le linceul est particulièrement impropre à une datation au carbone 14, en raison des très importants dépôts de moisissures et de carbonate de calcium, qui faussent totalement les évaluations (en chargeant le tissu en C14) [13] ; la troisième, c’est que, en l’espèce et au surplus, le test au carbone 14 a été effectué sur des parties rénovées du linceul (les échantillons avaient été prélevés sur la bordure, à l’endroit où l’on tenait le linceul pour les expositions) [14] ; la quatrième, la plus importante, c’est que d’autres méthodes de datation beaucoup plus sûres pour ce genre de matériau existent (spectroscopie infra-rouge, spectroscopie « Raman » et datation mécanique multi-paramétrique), et qu’elles ont été appliquées au linceul (en 2005, 2010 et 2013), dans un silence médiatique de plomb [15]. Et pour cause : elles concluent toutes à une origine compatible avec l’authenticité : entre 200 avant J.-C. et 300 après J.-C.

1.3. Les différentes hypothèses explicatives

Ces faits étant acquis, passons en revue les explications concevables. Il y en a quatre.

Le linceul est :

1. une image artificiellement réalisée de main d’homme
2. une image naturellement déposée par le corps d’un autre homme que le Christ
3. une image naturellement déposée par le corps du Christ
4. une image surnaturellement déposée par le corps du Christ

La première hypothèse est évidemment exclue par les données que nous venons de rappeler : l’image n’est pas faite de peinture, ni d’une quelconque substance artificielle. Elle résulte d’un pur processus physico-chimique, n’engageant que le tissu et le corps, sans opérateur extérieur ni substance ajoutée. L’hypothèse d’une image artificielle suppose en outre que le faussaire ait eu, 1600 ans avant l’invention de la photographie, une idée de ce que rendrait un tirage négatif de son œuvre. Plus difficile encore, il aurait dû prévoir que des techniques très pointues de la fin du XXe siècle permettraient de découvrir la bilirubine, d’identifier le pollen et d’analyser les minéraux présents sur le tissu. Quelles raisons aurait-il eues, sinon, d’en saupoudrer le linceul ? Tout cela est absurde. Bref, l’hypothèse de la fabrication artificielle est intenable.

Nous pouvons passer aux deux hypothèses suivantes.

Elles ont un point commun : elles supposent qu’un corps humain réellement supplicié a été enveloppé dans le linceul et y a déposé, naturellement, son image [16].

Elles partagent aussi deux graves difficultés : d’une part, on ne connaît aucun processus physico-chimique naturel susceptible de déposer spontanément une telle image sur un tissu (en d’autres termes : quand on met un cadavre dans un linceul, il n’y laisse pas une image de lui-même !) ; d’autre part, même en admettant qu’une image puisse se former par contact, elle devrait présenter une déformation panoramique, absente dans notre cas. Admettons tout de même qu’on découvre un phénomène rare, dû à des conditions très particulières, capable d’expliquer la formation de l’image .

Nous dirons alors ceci : soit il s’agit d’un homme torturé exactement comme le Christ, soit il s’agit du Christ. Dans le premier cas, il faut imaginer qu’un sadique a fait subir le supplice de la crucifixion à un malheureux, en suivant soigneusement les descriptions de la Passion dans les évangiles, en y ajoutant quelques détails tirés d’une connaissance extraordinaire des pratiques romaines de torture et de leurs instruments. Soyons directs : cette hypothèse n’est pas crédible. Pourquoi ? Eh bien d’abord parce que le faussaire-sadique ne pouvait pas raisonnablement croire que son opération laisserait une image sur le linceul, puisque d’habitude les cadavres ne laissent pas d’image d’eux-mêmes sur les linceuls ! Réfléchissons bien à ceci : le faussaire-sadique n’aurait pu entreprendre son opération que s’il avait pensé, du fait de son expérience passée, pouvoir en tirer une image précise sur le linceul. Or, il ne pouvait pas le croire puisque cela n’arrive pas en temps normal (la science est obligée d’invoquer des phénomènes extraordinaires). Dès lors, pourquoi avoir tenté une telle chose ? A quoi bon raffiner la torture, en respectant tous les détails historiques, s’il n’en escomptait aucun résultat ? Autre question : par quelle étrange piété un homme vivant à l’époque du Christ, ou même un ou deux siècles après, aurait-il voulu fabriquer une preuve de la mort de Jésus (dont personne ne doutait), entreprenant pour cela de torturer à mort un innocent ? La seule version logiquement tenable de l’hypothèse du sadique consisterait à dire qu’il n’avait pas pour objectif d’obtenir une image du supplicié, et que cette dernière a été un effet hasardeux, non délibéré. Le sadique n’était pas doublé d’un faussaire ; il se serait simplement borné à faire subir la passion du Christ à sa victime, avant de l’enrouler dans un linceul, sans but particulier. Just for fun. Qui peut croire à ce scénario digne de Saw VI ? Le plus probable, d’un point de vue scientifique, est donc que l’image a été déposée par le corps de Jésus lui-même. Rappelons en effet que la mort du Christ et son ensevelissement sont par ailleurs bien attestés par l’histoire. Il est donc superflu, d’un point de vue scientifique, d’invoquer l’existence d’un deuxième cadavre identique à celui du Christ. Le principe du « rasoir d’Occam » -ou principe d’économie- s’applique ici sans problème : il ne faut pas multiplier les entités sans nécessité.

Mais comment l’image a-t-elle pu se former ?

L’énigme reste entière. Une chose est sûre : la science n’a désormais qu’une alternative : ou bien découvrir un processus inédit par lequel l’image a pu s’imprimer naturellement, et conclure à l’authenticité du linceul. Ou bien affirmer que l’image est inexplicable physiquement et conclure… à l’authenticité du linceul ! Dans les deux cas, il faut reconnaître que le corps du Christ a bel et bien déposé son image.

Il y a toutefois une différence entre les deux branches de l’alternative : dans le premier cas, il s’agirait d’une image naturelle. Dans le deuxième, d’une image surnaturelle. Il faudrait, en effet, invoquer un processus étranger aux lois de la nature, autrement dit un miracle. Il y a pour cela de bons arguments : le processus de projection de l’image, qui suppose que le tissu ait été tendu devant le corps et non plaqué à son contact ; l’absence de toute trace d’arrachement ; la perpendicularité parfaite du rayonnement issu du corps vers le linceul. Ces éléments nous portent à conclure que, en l’état actuel des données scientifiques, l’hypothèse de l’authenticité miraculeuse est la meilleure parce qu’elle rend compte très précisément, et d’un seul coup, de tous les faits, c’est-à-dire de toutes les particularités de l’image imprimée sur le linceul (historiques, optiques, physiologiques et médico-légales) ; qu’elle est la plus simple, la plus élégante et qu’elle n’oblige pas à recourir à des hypothèses ad hoc farfelues. Qu’on s’en étonne ou pas, il faut se rendre à l’évidence, l’intervention de Dieu est parfois une hypothèse rationnellement beaucoup moins farfelue que les élucubrations du cercle zététique !

Admettons que nous ayons raison. Un deuxième type d’objection intervient alors : « de toute façon, authentique ou pas, ça n’a aucun intérêt ! La foi est au-dessus de toutes ces choses matérielles. Le culte des reliques, c’est du passé, c’est fini. » Cette objection est d’autant plus troublante qu’elle émane souvent de chrétiens, voire d’ecclésiastiques ! Comment la comprendre ?

2. Pourquoi s’intéresser au linceul ?

Posons-nous une question simple : si le linceul est authentique, que prouve-t-il ?

2.1. Le linceul prouve-t-il la résurrection du Christ ?

Il y a deux cas. Si le linceul est une image naturelle du Christ, on peut considérer qu’il constitue une preuve (supplémentaire) de la mort du Christ. Une preuve aussi de la véracité du récit des évangiles concernant la Passion. Quel historien resterait froid à l’idée que nous aurions découvert une photographie de Napoléon ? Deuxième cas : si le linceul est une image miraculeuse, il ne prouve pas seulement la mort du Christ ; il prouve aussi qu’il s’est passé quelque chose de surnaturel à l’intérieur du tombeau du Christ ! De là à dire qu’il « prouve la Résurrection », il y a un pas infranchissable. Pour être rigoureux, il faut dire simplement que le linceul apporte un élément supplémentaire tendant à renforcer les arguments déjà existants en faveur de la Résurrection (tombeau vide, conversion subite des apôtres, récits d’apparitions). Mais alors, pourquoi tant de gens écartent le linceul d’un revers de la main ? Il y a là une question qui dépasse le linceul. Cela rejoint un problème fondamental : le mépris de l’enracinement historique de la foi. Beaucoup de gens semblent considérer que la vérité historique des évangiles n’a aucune importance ; que le christianisme est seulement une sagesse, une morale, et qu’avoir la foi, c’est simplement penser que ce que dit le Christ est « intéressant » ou « génial ». Qu’être chrétien, c’est « approuver le message du Christ » -que cet homme ait existé ou non.

Pour eux, en fin de compte, il est sans intérêt de savoir si le linceul est authentique, tout simplement parce qu’il est sans intérêt de savoir si le Christ a existé, s’il est mort, si le récit des évangiles est véridique. Or, cette opinion est insoutenable. Avoir la foi, c’est croire que Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu et que cela a été attesté par sa Résurrection, qui préfigure la nôtre. Si le Christ n’a pas existé, s’il n’est pas mort, pas ressuscité, si les évangiles sont un roman, alors Dieu ne s’est pas incarné, il n’a pas réalisé les prophéties de l’Ancien Testament, il n’a pas sauvé l’humanité et nous ne ressusciterons pas. Il reste une morale, qui ressemble à une sorte de judaïsme libéral ou de stoïcisme spirituel. Quelle espérance pouvons-nous avoir si nous ne croyons pas vraiment à la résurrection des morts ? Une morale n’a jamais sauvé personne. Comme le dit Saint Paul, « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » (1 Corinthiens 15, 14). Or, pour croire à une chose pareille, on peut certes se fier à la parole de l’Église, et estimer cela suffisant. D’ailleurs, ça l’est. Mais, comme chacun sait, nous avons tous des moments de doute, et les esprits forts sont parfois enclins à ne pas croire l’Église sur parole. Il y a aussi les gens qui sont nés et ont grandi à l’extérieur de l’Église. Ceux-là, comment allez-vous les convaincre que le Christ est bel et bien mort et ressuscité ? Il serait absurde de leur dire : « il suffit d’y croire ! » Car ils auraient raison de répondre : « Ah oui et pourquoi devrais-je croire à une histoire pareille ? » Personne ne peut croire sans motifs de croire. Parmi ces motifs, il serait tout de même étrange de négliger les preuves historiques ! Ne négligeons pas qu’un bon argument est aussi une forme de grâce.

2.2. Le culte des reliques est-il idolâtrique ?

Dernier point : que dire du culte des reliques ? Il est évident que la piété ne consiste pas à passer sa journée à adorer les reliques sacrées ! Mais mise à sa place, la contemplation des reliques n’est pas une mauvaise chose. On lira là-dessus saint Thomas d’Aquin :

« Comme dit Aristote il y a un double mouvement de l’âme vers l’image : l’un se portant vers l’image elle-même en tant qu’elle est une réalité, l’autre se portant vers l’image en tant qu’elle est l’image d’autre chose. Il y a cette différence entre ces deux mouvements, que le premier est différent de celui qui se porte vers la réalité représentée, tandis que le second, qui se porte vers l’image en tant qu’image, est identique à celui qui se porte vers la réalité représentée. Ainsi donc, il faut dire qu’on ne doit aucune vénération à l’image du Christ en tant qu’elle est une chose, comme du bois sculpté ou peint, parce qu’on ne doit de vénération qu’à la créature raisonnable. Il reste donc qu’on lui manifeste de la vénération seulement en tant qu’elle est une image. Et il en résulte qu’on doit la même vénération à l’image du Christ et au Christ lui-même. Donc, puisque le Christ est adoré d’une adoration de latrie, il est logique d’adorer de même son image. » [17]

En combattant les formes excessives de la piété, certains ont le tort d’en condamner aussi les formes saines. L’humble trace matérielle du Christ est comme la photographie d’une personne aimée : on ne peut certes pas faire consister la vie affective en la contemplation éperdue de photographies d’êtres défunts. C’est là une forme de pathologie. Mais il serait inhumain d’interdire d’avoir sur soi une photo de sa femme ou de son grand père. Il faut en user de même avec les reliques en général et avec le linceul de Turin en particulier.


[1] Comme le magazine Science & Vie, qui ne s’est pas grandi sur ce sujet ; voir le numéro de juillet 2005 (n°1054) consacré au linceul de Turin, confié à Paul-Eric Blanrue, « zététicien » passionné par la négation des faits historiques (existence du Christ, extermination des juifs d’Europe, etc.). La fumisterie voltairienne dans toute sa splendeur. On lira aussi le numéro de Sciences et Avenir de janvier 2011, également peu au fait du dossier.
[2] Sur l’ensemble des constatations réalisées lors des différents examens du linceul, nous recommandons l’excellente synthèse de Jean-Christian Petitfils, dans son Jésus, Fayard, Paris, 2011.
[3] Robert Bucklin, « The Shroud of Turin : A Pathologist’s Viewpoint » Legal Medicine Annual, 1982.
[4] Pierre Barbet, La Passion de N.S. Jésus-Christ selon le chirurgien, 1930, Dillen, Paris.
[5] John H. Heller & Alan D. Adler « A Chemical Investigation of the Shroud of Turin » Canadian Society of Forensic Science Journal, vol. 14, n°3, 1981, pp. 81-103 et “Blood on the Shroud of Turin”, Applied Optics, vol. 19, n°16, 1980, pp. 2742-2744.
[6] Max Frei, “Nine years of palynological studies on the Shroud”, Shroud Spectrum International 3 (1982),pp.2-7
[7] J. Kohlbeck & E. Notowski « New Evidence May Explain Image on Shroud of Turin; » Biblical Archaeology Review, Vol. 12, No. 4, July/August 1986
[8] L. A. Schwalbe & R. N. Rogers, « Physics and Chemistry of the Shroud of Turin-A Summary of the 1978 Investigations”, Analytica Chimica Acta, 135 (1982), 3-49.
[9] Dans ce cas, lorsqu’on remet le tissu à plat, le visage a l’air ‘trop large’ pour être un vrai visage ; c’est la technique utilisée par certains contestataires de l’authenticité du linceul, comme Henri Broch, directeur du « laboratoire de zététique » de l’Université de Sophia-Antipolis, qui s’amuse à « fabriquer des faux suaires en cinq minutes »; tout ce que prouvent ces différents essais, qui présentent tous une déformation panoramique, c’est que le linceul n’a pas pu être fabriqué ainsi. L’image qu’ils obtiennent ainsi ressemble vaguement au linceul mais ne présente quasiment aucune de ses caractéristiques spécifiques. Certains objecteront peut-être que l’argument de la déformation panoramique n’est pas bon car pour juger de cette dernière il faudrait connaître le visage original. En fait, ce n’est pas le cas : il se trouve que le visage sur le linceul est très étroit ; en supposant qu’il soit le résultat d’une déformation panoramique, on est conduit à un visage « de départ » si étroit qu’il en devient anatomiquement impossible.
[10] P.E. Damon & alii, “Radiocarbon Dating of the Shroud of TurinNature, Vol. 337, No. 6208, pp. 611-615, Feb. 1989
[11] E. Poulle, « Le linceul de Turin victime d’Ulysse Chevalier », Revue d’Histoire de l’Église de France, t. 92, 2006, pp.343-358.
[12] Sur ce genre d’objet, les résultats sont totalement erratiques. Les archéologues y sont habitués : de nombreux objets dont on connaît la date de fabrication ont été datés de manière aberrante par des tests au C14
[13] L. Garza-Valdes & F. Cervantes-Ibarrola, « Biogenic Varnish and the Shroud of Turin », Actes du Symposium scientifique international du C.I.E.L.T., FXG, Paris, 1995.
[14] R.N. Rogers, “Studies on the Radiocarbon Sample From the Shroud of TurinThermochimica Acta (vol. 425, 2005, pp. 189-94)
[15] G. Fanti, La Sindone : primo secolo dopo Christo, Ed. Segno, 2014. Et, pour les détails : G. Fanti, P. Baraldi, , R. Basso, A. Tinti, “Non-destructive dating of ancient flax textiles by means of vibrational spectroscopy”, Vibrational Spectroscopy (2013) ; G. Fanti, P. Malfi, “A New Cyclic-Loads Machine For The Measurement Of Micro-Mechanical Properties Of Single Flax Fibers Coming From The Turin Shroud”, AIMETA Congress, Torino, 2013; G. Fanti, P. Malfi, “Multi-parametric micro-mechanical dating of single fibers coming from ancient flax textiles”, Textile Research Journal (2013), SAGE Pub.
[16] Un certain nombre de réactions chimiques ou électriques sont susceptibles de produire une image comme celle du suaire, mais les scientifiques n’arrivent pas à expliquer comment de telles réactions auraient pu avoir lieu à la surface du cadavre. Les trois phénomènes le plus souvent avancés sont : une sorte de « cuisson » (réaction de Maillard) ; une ionisation très puissante (« effet Corona ») ; un bombardement de neutrons (dû à un tremblement de terre). Sur cette dernière et très récente hypothèse, on lira L. Carpinteri, G. Lacidogna, O. Borla, “Is the Shroud of Turin in relation to the Old Jerusalem historical earthquake ?” Meccanica – An International Journal of Theoretical and Applied Mecanics, Jan. 2014, Springer.
[17] Somme théologique, III, 25, 3.

Posté le 31 octobre 2014 à 10h12 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 31 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 31 octobre 657: le Roi Clovis II meurt et est inhumé à St-Denis.

Son fils aîné Clotaire III lui succède sous la régence de sa mère Bathilde.

  • le 31 octobre 1472 : le Roi Louis XI et le pape Sixte IV signent un concordat à Amboise.

Trois ans plus tard le Roi va signer la paix avec le duché de Bretagne à Senlis (voir la chronique du 29 septembre). Souvent moqué par les historiens post révolutionnaires, pour sa piété légendaire et un soi-disant esprit retors, ce Roi a eu une action pacificatrice durant son règne et a su préparer l'union de la Bretagne et de la France.

  • le 31 octobre 1512 : inauguration de la fresque de la Chapelle Sixtine.

L'œuvre gigantesque de Michel Ange est inaugurée à Rome. La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètres de long sur 13 mètres de large. Elle fut commandée à Michel-Ange par le pape Jules II.

  • le 31 octobre 1517 : les 95 thèses de Martin Luther.

Sur la porte de l'église de Wittenberg en Saxe, le prêtre Martin Luther affiche ses 95 thèses. Il dénonce beaucoup d'abus du clergé de l'époque. Il affirme aussi que les prêtres peuvent se marier et il condamne la fonction cléricale. Les bases du protestantisme sont ainsi jetées. Les thèses de Luther se diffusent à travers l'Allemagne Elles finissent brûlées par le pape Léon X en juin 1520.

L'orgueil démesuré et le manque d'obéissance de Luther en feront la source, avec Calvin, de bien des guerres et bien des souffrances, sans compter leur responsabilité dans l'avènement du marxisme et de toutes ses horreurs.

  • le 31 octobre 1589 : Henri IV revient mettre le siège devant Paris.

La capitale, à l'image de tout le Royaume, lui résiste, car la France ne veut pas d'un huguenot sur le trône. Les lois fondamentales du Royaume l'interdisent.

  • le 31 octobre 1705 : naissance du futur pape Clément XIV.

Giovanni Vincenzo Ganganelli naît près de Rimini. Cardinal en 1759, il succède à Clément XIII en 1769, après un conclave de trois mois. A cette époque, l'Eglise est affaiblie par le jansénisme et les idées philosophiques qui attaquent la religion. Ayant moins de caractère que son prédécesseur, il supprime la Compagnie de Jésus, le 21 juillet 1773, cédant aux assauts des maçons et de Choiseul alors ministre de Louis XV. Voir la chronique du 19 mai.

  • le 31 octobre 1807 : le cardinal Lattier de Bayane, que Pie VII a accepté de désigner comme négociateur pour toutes les questions religieuses, arrive à Fontainebleau.

Bien que signé en 1801, le concordat a fait l'objet de nombreuses négociations ultérieures  pour permettre aux catholiques de retrouver leurs libertés. On juge l'arbre à ses fruits ; et le sarment, coupé du cep ne produit que du bois mort !

  • le 31 octobre 1825 : naissance de Charles Martial Lavigerie, cardinal français, archevêque de Carthage.
  • le 31 octobre 1956 : intervention Franco-britannique contre l'Egypte

Les Anglais et les français occupent la zone du canal de Suez mécontents de la décision du chef d'état égyptien, Gamal Abdel Nasser de nationaliser le canal (le 26 juillet 1956). Ils attaquent donc l'Égypte pour assurer le libre passage à travers le canal de Suez. Israël a déjà envahi le Sinaï le 29 octobre. Le conflit prend fin le 6 novembre sous la pression des Etats-Unis et de l'URSS. C'est la fin des empires coloniaux qui se dessine.

  • le 31 octobre 1992 : le Vatican réhabilite Galilée.

Le Vatican décide de réhabiliter le physicien et astronome italien Galileo Galilée qui avait démontré au début du dix-septième siècle que la terre tourne autour du soleil et non le contraire.

L'Eglise ne révise que les aspects scientifiques du procès. Les condamnations des conclusions philosophiques et des mensonges de Galilée ainsi que le reproche de n'avoir rien démontré, mais seulement affirmé, demeurent. (Voir les chroniques des 12 et 24 avril, du 22 juin en particulier où est rappelé par Jean Sévillia le mensonge de Galilée qui demande l'imprimatur au Saint Office pour un livre et le publie avec l'imprimatur, mis en ayant totalement changé le texte !)

Posté le 31 octobre 2014 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

30 octobre 2014

le Souvenir Vendéen honore la mémoire de Louis-Marie de Lescure, le "saint du Poitou"

A l'occasion de sa journée d'automne, le samedi 8 novembre 2014, le Souvenir Vendéen honorera la mémoire de Louis-Marie de Lescure, le "saint du Poitou", au lieu même où il rendit son âme à Dieu, à La Pellerine, en inaugurant le nouveau calvaire, qui en perpétue le souvenir depuis 1815.

Programme :

 

11h15 : arrivée au Musée Jean Chouan de Saint-Ouen-des-Toits, à la Closerie des Poiriers, pour une visite privée

 

12h15 : départ vers le château du Bois-Guy (17e siècle) à Parigné

13h00 : Pierre Gréau y rappellera le souvenir des frères du Bois-Guy.

14h30 : départ vers Fougères et visite des lieux de mémoire sous la conduite de Nicolas Chotard, trésorier de la Chouannerie du Maine et Président des Lys de France.

16h00 : à la Croix des Besnardières, accueil par M. Pierre Chataigner, maire de la commune de La Pellerine et les élus, dévoilement de la plaque commémorative et bénédiction du nouveau calvaire par le Père Marcel Bourdon, curé de la paroisse Notre-Dame de Charné à Ernée

 

Ancien calvaire Nouveau calvaire,

oeuvre de Jean-Paul Petit, artisan-marbrier à Saint-Sauveur-des-Landes

 

16h30 : à la ferme toute proche des Besnardières, de M. et Mme Coutard, vin d'honneur offert par la municipalité de La Pellerine

17h00 : départ de l'autocar, et des voitures pour le retour.

 

Transport : à partir de la Vendée, hors voitures particulières, un autocar des Ets Bourmaud de Rocheservière assurera la prise des passagers selon l'horaire et les points de ralliement suivants :

07h30 : aux Ets Bourmaud de Rocheservière

08h00 : à la Roche-sur-Yon devant le restaurant Mac Donald des Flâneries (grand parking)

08h45 : à Cholet sur le parking du péage de la sortie 26 de l'A 87 (sortie nord-est de Cholet)

09h30 : à Angers, devant l'entrée du Château, place de l'Académie

10h45 : à Laval sur le parking du péage de la sortie 4 de l'A 81 (au nord-ouest de la ville)

Co-voiturage éventuel : demandes et propositions seront reçues au secrétariat.

Inscriptions : au Secrétariat du Souvenir Vendéen, BP 40612 – 49306 Cholet par envoi d'un chèque à l'ordre du Souvenir Vendéen avant le 5 novembre (aucune inscription ne sera prise sans paiement simultané) : pour le déjeuner 25 € par personne + si transport par autocar 20 € par personne quelque soit le point de départ.

 

Secrétariat du Souvenir Vendéen

Salle 13, porte A

26, rue Louis-Marie Grignon de Montfort  – BP40612

49306 CHOLET CEDEX

Téléphone : 02 41 62 11 31 (de 14h à 17h sauf le samedi)

Fax : 02 41 71 23 46

Email : souvenir.vendeen@laposte.net

Posté le 30 octobre 2014 à 10h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Doit-on avoir peur d'Halloween ?

Une explication sur les origines historiques de la fête d'Halloween :

"Dans quelques jours, la veille de la Toussaint verra resurgir les diatribes habituelles sur la fête d' "importation" qu'est Halloween. Un carnaval d’automne avec des lanternes creusées dans des citrouilles, où les jeunes et les enfants, déguisés en fantômes et autres zombies horribles, vont la nuit dans les rues jouer à se faire peur et frapper à chaque porte en criant ces trois petits mots « trick or treat »  (friandise ou bêtise),  des bonbons ou des farces. Mais cette fête est-elle  vraiment satanique, comme certains le pensent,  ou simplement une terne reproposition profane d’une fête chrétienne  à ré-évangéliser ? Je dirai même plus : est-elle à la racine une fête catholique, vieille de plus de 1300 ans, mais que la banalisation actuelle dénature ?

Commençons par son nom : Halloween est une contraction de l’ancien  All Hallows eve anglais, qui signifie la Veille de la fête de tous les saints, la Toussaint (Hallow est l’ancienne manière de dire “saint”, comme on le voit encore dans le Notre Père en anglais : hallowed be thy name (que ton nom soit sanctifié). Cette veille est célébrée depuis le huitième siècle, depuis le jour où le Pape de Rome  Grégoire III  a transféré au 1er novembre la solennité de la Toussaint, à la demande, semble-t-il, de moines irlandais  (le Pape Grégoire VI, à la demande du roi des Francs, a ensuite élargi la fête à tout l'Occident, en l’an 835)."[...]

[la suite ici]

Posté le 30 octobre 2014 à 10h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

C’est arrivé un 30 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 30 octobre 235 : mort du pape Pontien, 18e pape.

Saint Pontien est vénéré comme saint par les Églises catholiques et orthodoxes. Sa fête, d'abord le 19 novembre, a été déplacée au 13 août.

  • le 30 octobre 942 : élection du pape Marin II.

 

  • le 30 octobre 1242 : signature de la paix de Lorris.

Le comte de Toulouse Raimond VI et le Roi de France Louis IX signent un traité de paix à Lorris dans le Loiret. Raimond VII renonce à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux hérétiques, les "cathares". Cet accord met fin à la révolte des seigneurs du Midi contre Saint-Louis. Sa fille unique et héritière, Jeanne, épouse Alphonse de Poitiers, frère du Roi. Le couple n'aura pas d'enfant et à leur mort, le comté de Toulouse sera mis à la disposition de la couronne.

  • le 30 octobre 1422 : Charles VII se confère le titre de Roi de France.

Désavouant le Traité de Troyes (1420) qui le déshéritait au profit d'Henry V d'Angleterre, Charles VII, dit « le Victorieux » ou le « Bien servi », se proclame Roi de France à Mehun-sur-Yèvre, près de Bourges, en lieu et place du successeur désigné « légitime »,par ce honteux traité, Henry V, puis son fils Henri VI. Malheureusement, il le sait cette proclamation n'a aucune valeur juridique. Seul le sacre fait le Roi selon les lois du Royaume qui remontent à Clovis.

Le 1er décembre 1420, Henri V a fait une entrée triomphale à Paris. L'université de Paris, avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon, et les États généraux de langue d'oïl, lui apportent leur soutien en enregistrant le traité de Troyes.

Ce traité, a été signé en pleine guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons de Philippe III de Bourgogne, sous l'influence de ces derniers qui ont profité de la folie du Roi Charles VI. Il  retirait au Dauphin l'héritage du Trône. Henri V devenait Roi de France à condition qu'il épousât une des filles de Charles VI. Or, les lois fondamentales du Royaume (Lire l'excellent livre de Bernard Basse : la constitution de l'ancienne France aux éditions Dominique Martin Morin) sont très claires : même le Roi ne peut pas disposer de la couronne ; de plus la couronne ne peut se passer par les femmes. La loi de primogéniture male prime, même un Roi en fonction ne peut pas la changer.

Les juristes parisiens de l'Université de Paris, conscients de l'illégalité du Traité firent courir le bruit de l'illégitimité de Charles du fait d'une infidélité de sa mère ; et ce avec l'appui de cette dernière Isabeau de Bavière ! Mais la Providence veille Henri V meurt, le 31 août 1422 et son héritier n'a pas 10 mois. Le duc de Bedford assure la régence en France, et met le siège devant Orléans le 12 octobre 1428, la dernière ville au nord de la Loire fidèle à Charles VII.

Totalement abandonné par les élites du pays, appelé le « roi de Bourges » par dérision, le futur Charles VII doute jusqu'à la venue de Jeanne d'Arc en 1428, soit pendant 6 ans, de sa légitimité.

Pour contrecarrer l'unité française qui se reconstruit de façon extraordinairement rapide autour de Charles VII, suite à son sacre, les Anglais, les Bourguignons et les élites parisiennes vont couronner Roi de France à Notre Dame de Paris, le 16 décembre 1431, Henri VI d'Angleterre. Plus tard, les juristes, casseront le traité de Troyes, arguant que la couronne de France n'appartient pas au Roi de France, qui ne peut donc en disposer, mais les rois d'Angleterre garderont officiellement le titre de Roi de France près de quatre siècles, avant de l'abandonner en 1802, suite à la Paix d'Amiens.

  • le 30 octobre 1516 : mort de Louis Malet de Graville, amiral de France.

Ce gentilhomme français sert et joue un rôle important sous les Rois Louis XI, Charles VIII et Louis XI. En septembre 1489, Brest étant assiégée par les Anglais, il disperse la flotte anglo-bretonne, forte de soixante voiles, et force l'armée de terre à battre en retraite et à laisser son artillerie, alors qu'il est en très nette infériorité numérique[

  • le 30 octobre 1522 : mort de Jean Mouton, compositeur français.

Jean Mouton, de son vrai nom Jean de Hollingue, est un compositeur français né à Samer vers 1459. Il est ordonné prêtre, vers 1483 à Nesle. Musicien favori d'Anne de Bretagne alors Reine de France, il devient maître de la chapelle du palais en 1505. Par un motet devenu célèbre, Non nobis domine, il célèbre la naissance de la fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne. En 1514, à la mort d'Anne de Bretagne, pour laquelle il écrit le motet Quis dabit, il devient maître de chapelle de Louis XII, puis de François Ier.

  • le 30 octobre 1632 : Montmorency est décapité.

Accusé de désobéissance au Roi Louis XIII et à Richelieu. Montmorency, filleul du précédent Roi Henri IV, avait fomenté un complot contre le cardinal Richelieu avec Gaston d'Orléans le frère de Louis XIII. Mais il est fait prisonnier lors de la bataille de Castelnaudary, alors que le frère du Roi s'enfuie vers les Pays-Bas. Il cherchait l'appui des grands féodaux pour à prendre le trône de Louis XIII.

  • le 30 octobre 1685 : mort de Michel Le Tellier.

Dans l'Oraison funèbre qu'il prononce aux obsèques de ce secrétaire d'État à la Guerre, Bossuetdit de lui que 

« La sagesse, après l'avoir gouverné dès son enfance, l'ait porté aux plus grands honneurs et au comble des félicités humaines ». Ajoutant ensuite : «  Il a connu la sagesse que le monde ne connaît pas ; cette sagesse qui vient d'en haut, qui descend du Père des lumières ».

S'il pratique le népotisme politique et ecclésiastique, Michel Le Tellier Marquis de Barbézieux n'en est pas moins l'un des plus remarquables hommes d'Etat de la première partie du règne de Louis XIV. Sage, prudent, calculateur et habile, il sert la couronne des Bourbons avec dévouement et loyauté.

Né le 19 avril 1603 à Paris au sein d'une famille magistrats, Michel Le Tellier étudie le Droit avant de débuter sa carrière comme Conseiller au Grand Conseil  sous  Louis XIII. Il devient ensuite Procureur du Roi au Châtelet de Paris puis Maître des Requêtes. Il est envoyé en Italie pour administrer l'Intendance de l'Armée du Piémont, charge où il fait encore preuve de compétences. En 1640, il rencontre Mazarin à Turin et se noue d'amitié avec lui. Nommé Secrétaire d'Etat à la Guerre par Richelieu, il est tout de suite apprécié à ce poste et s'efforce notamment de lutter contre la corruption des Commissaires aux Armées chargés du recrutement ; il renforce la discipline, lutte contre la vénalité des commandants de compagnies et des colonels, consolide le rôle des Trésoriers généraux et améliore l'intendance. Afin de rationaliser cette administration vecteur de souveraineté d'un pays, Michel Le Tellier crée cinq bureaux chargés de missions spécifiques: Réglementation, Contrôle du personnel, Dépêches des Guerres et instructions confidentielles, Acheminement des troupes et enfin, Vivres et pensions.

Grâce à lui, Louis XIV bénéficiera de l'une des meilleures armées d'Europe.

En 1643, après la mort de Richelieu et de Louis XIII, Mazarin, devient Ministre Principal, aux côtés de la Reine Mère Anne d'Autriche qui assure la régence ; la carrière de Le Tellier en profite. Le Cardinal le fait siéger au Conseil. Lorsque Mazarin doit s'exiler à deux reprises, avant de revenir, Anne d'Autriche choisit Le Tellier comme conseiller principal. Le Secrétaire d'Etat à la Guerre tient ferme face aux Princes rebelles lors de la Fronde. En outre, si l'on en croit Bossuet, la place qu'occupait Le Tellier en ces deux occasions suscitait les « impatiences et les jalousies de son protecteur, ou plutôt de son protégé » (Mazarin). C'est lui qui, en 1651, recommande à Mazarin un magistrat nommé Jean-Baptiste Colbert.

Lorsqu'en 1661, Mazarin meurt et que commence le règne personnel de Louis XIV, Michel Le Tellier devient l'un des hommes forts du Conseil royal avec Colbert. En bon adepte du népotisme, il associe son fils François-Michel Le Tellier Marquis de Louvois au gouvernement du Royaume et plus précisément au Secrétariat d'Etat à la Guerre.

A la mort de ce grand serviteur, le Roi Soleil lui rend hommage par ces mots : 

« Jamais homme n'a été de meilleur conseil en toutes sortes d'affaires. »

Michel Le Tellier repose aujourd'hui en l'église Saint-Gervais à Paris.

  • le 30 octobre 1697 : une partie de Saint-Domingue cédée à la France.

Lors du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre de la ligue d'Augsbourg, la France obtient la partie occidentale de l'île d'Haïti. Le territoire est appelé Saint-Domingue. Les Espagnols conservent le reste de l'île, appelé Santo Domingo. La France occupe le territoire jusqu'en 1803. Haïti proclame son indépendance le 1er janvier 1804.

  • le 30 octobre 1793 : interdiction des clubs féminins.

Les femmes n'ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L'assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques. Ce sont les mêmes qui choisirent pour la république la devise : liberté, égalité, fraternité…

  • le 30 octobre 1794 : création de l'Ecole Nationale Supérieure.

L'Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l'enseignement. Ils doivent séjourner quatre mois au sein de l'école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L'ENS est supprimée par Louis XVIII, en 1822, puis réhabilitée. Elle compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou … Laurent Fabius.

  • le 30 octobre 1836 : coup d'Etat manqué pour Louis-Napoléon Bonaparte.

Le neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte tente de soulever la garnison de Strasbourg pour marcher sur Paris et renverser Louis-Philippe. Suite à un échec complet, Louis-Napoléon doit quitter la France pour les Etats-Unis. Mais il sera arrêté, jugé, et…acquitté.

  • le 30 octobre 1871 : naissance de Paul Valéry.
  • le 30 octobre 1894 : naissance de Jean Rostand.
  • le 30 octobre 1975 : lettre du secrétaire d'Etat au Vatican aux médecins.

« Sans le consentement du malade, l'euthanasie est un homicide ; son consentement en fait un suicide. Ce qui moralement est un crime ne saurait sous aucun prétexte devenir légal. »

L'euthanasie (Editions de Solesmes page 24)

  • le 30 octobre 1990 : mort d'Alfred Sauvy.

Né le 31 octobre 1898 à Villeneuve-de-la-Raho, Alfred Sauvy meurt le 30 octobre 1990 à Paris. Ce polytechnicien, socialiste, disciple du démographe et ministre Adolphe Landry démographe réputé, a surtout a fait prendre conscience aux Français, après la Libération, des enjeux démographiques. Conscient des méfaits de la dénatalité, il inspire la politique familiale du gouvernement de Vichy et est à l'origine de la création des allocations familiales (1938) ; politique  qui aura vécue jusqu'à ce que l'actuel locataire de l'Elysée ne la détruise.

Après la Seconde Guerre mondiale, il donne à la démographie ses lettres de noblesse. Il entrevoit les déséquilibres engendrés par la baisse de la fécondité dans le monde occidental et le maintien d'un très fort accroissement naturel dans les autres pays.

«Tout est agencé dans la société pour que l'enfant n'y ait pas sa place et une fois cet agencement réalisé, l'opinion estime que l'enfant ne peut pas être souhaité, les conditions étant trop difficiles !», écrit-il dans L'économie du diable.

Ce socialiste de cœur ne craint pas de préconiser le vote familial (un enfant = une voix de plus pour ses parents aux élections). Ce suffrage n'aurait pas seulement l'avantage d'être véritablement universel. Il permettrait aussi de rétablir entre les générations un équilibre menacé par la part croissante des personnes âgées dans le corps électoral.

«Si l'on fait appel au suffrage des citoyens sous quelque forme que ce soit, dans le cadre national, municipal, professionnel, corporatif, il est essentiel qu'il soit universel et que les enfants soient représentés [...]. Sans ce suffrage universel, les parents de plusieurs enfants sont en minorité, et leurs intérêts sacrifiés...», écrit-il dans Richesse et population (pages 300-301, Payot, 1944).

Les socialistes d'aujourd'hui, quand ils invoquent « les mânes des grands ancêtres », pensent plus aux sanguinaires de la révolution qu'à cet homme, dont ils n'assument la pensée qu'en organisant le « grand remplacement ».

  • le 30 octobre 1997 : lancement réussi pour Ariane V.

Ce deuxième tir d'Ariane V, est un véritable succès. Le premier en juin 1996 avait abouti à une destruction après 37 secondes de vol.

Posté le 30 octobre 2014 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2014

C’est arrivé un 29 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 29 octobre 1187 : appel à une troisième croisade.

La mort de Baudouin IV de Jérusalem, le roi lépreux, marque le déclin des royaumes Francs. Saladin, profitant des tensions entre Guy de Lusignan, le successeur de Baudouin IV, et Renaud de Chatillon, a conquis Jérusalem (voir la chronique du 2 octobre). Le pape Grégoire VIII lance un appel à une nouvelle conquête de la Terre sainte, en publiant la bulle ce jour la bulle Audita tremendi. Il éveille ainsi l'enthousiasme de l'empereur Frédéric Barberousse ; il obtient de Philippe Auguste, Roi de France et du roi d'Angleterre la fin de leur conflit. C'est ainsi qu'une immense armée prend le chemin de l'Orient. Toutefois, malgré cela, la croisade ne rencontre pas le succès escompté. À peine arrivé en Asie Mineure, Barberousse est emporté par les eaux du Cydnos. Philippe Auguste, quant à lui, ne tarde pas à rentrer en France, après avoir reconquis Saint-Jean-d'Acre en compagnie de Richard Cœur de Lion. Ce dernier poursuit seul la reconquête, mais échoue à reprendre Jérusalem.

  • le 29 octobre 1591 : début du pontificat d'Innocent IX.


Giovanni Antonio Facchinetti est élu sous le nom d'Innocent IX, suite au décès de Grégoire XIV. C'est le 228ème pape. Son mandat ne dure que 62 jours, car il décède brutalement le 30 décembre de la même année.

  • 29 octobre 1685 : l'Édit de Potsdam.

Le 29 octobre 1685, soit douze jours à peine après la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV, le Grand Électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume 1er de Hohenzollern publie l'Édit de Potsdam. Par cet édit, il propose aux huguenots français de s'installer sur ses terres. Ils se voient offrir dix ans d'exemption d'impôt, des terrains et même la liberté de suivre leur culte en français et de conserver le droit français et leurs propres magistrats.

  • le 29 octobre 1692 : décès de Melchisédech Thévenot.

Bibliothécaire, physicien, écrivain, cartographe et diplomate, Melchisédech Thévenot décède à Issy le 29 octobre 1692. Il est célèbre pour être l'auteur d'importants travaux scientifiques et avoir inventé le niveau à bulle en 1661. Membre de l'Académie des sciences dès 1685, il rédige également un traité de natation intitulé "Art de Nager démontré par figures avec des avis pour se baigner utilement".

  • 29 octobre 1709 : Port-Royal rasée sur ordre de Louis XIV.

Le 29 octobre 1709, le Roi Louis XIV met un terme au jansénisme. Il disperse les religieuses de Port-Royal des Champs et fait raser l'abbaye.

  • 29 octobre 1722 : Louis XV se rend à l'abbaye de St-Rémi de Reims.

Il approche et touche quelques 2000 scrofuleux et dit : "le Roi te touche, Dieu te guérit". Il gracie 700 prisonniers. A partir de 1739, Louis XV dont la vie est non conforme à l'évangile, refuse pour la fête de Pâques confession, communion et cérémonie rituelle. Il ne touchera jamais plus les écrouelles.

  • le 29 octobre 1763 : Sade est emprisonné à Vincennes.

A 24 ans, le Marquis Donatien Alphonse François de Sade est incarcéré sur ordre royal, à Vincennes. Premier d'une longue série, cet emprisonnement suit une condamnation pour "débauche outrée". Il passera 30 années en prison.

 

Sade est membre de la loge « Les amis de la liberté » du G.OD.F à Paris. Le franc-maçon François Labbé  dira de lui : « On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté ».

 

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 89)

 

  • le 29 octobre 1932 : mise à l'eau du "Normandie".

Le plus grand paquebot du monde (312 m) sort des chantiers navals du Havre. Fleuron de la compagnie générale transatlantique, il peut recevoir 1972 passagers. Réquisitionné par les Etats-Unis pendant la guerre le Normandie finira sa vie à New-York en 1942, ravagé par un incendie.

 

  • le 29 octobre 1959 : premier numéro de « pilote ».

Le magazine est créé par François Clauteaux, né à Nantes en 1920, chrétien convaincu et ancien résistant. Les 300.000 exemplaires sont immédiatement vendus. Les lecteurs font connaissance avec de nouveaux héros dont un certain Astérix le Gaulois ou Tanguy Laverdure, Barbe-Rouge… Des séries qui continuent à enthousiasmer la jeunesse.

  • le 29 octobre 1979 : mort de Robert Boulin.

Le Ministre du travail de Valérie Giscard d'Estain meurt noyé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Son corps est retrouvé le lendemain matin. La thèse officielle est celle du suicide. Le ministre aurait pris du valium et se serait noyé dans 50 cm d'eau dans la forêt ! Pourtant la mort de Robert Boulin a toutes les caractéristiques d'un assassinat plutôt qu'un suicide. Voir l'excellent article de Valeurs Actuelles sur le sujet rédigé en 2012.

  • le 29 octobre 2004 : adoption par les responsables des Etats membres de la constitution européenne.

Les représentants des États membres de l'Union européenne se réunissent à Rome afin de signer le texte de la Constitution européenne. Elle vise à rassembler les différentes décisions adoptées tout au long de la construction européenne (traité de Rome, traité de Maastricht, traité d'Amsterdam, traité de Nice). Il est prévu que la Constitution entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les États membres l'aient ratifiée. Mais le 29 mai et 1er juin 2005, la France, puis les Pays-Bas, la rejettent. Le traité de Lisbonne renégocié par le président français suivant, Nicolas Sarkozy, reprend les principaux aspects de cette constitution rejetée par les peuples !

 

Posté le 29 octobre 2014 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

28 octobre 2014

C’est arrivé un 28 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 28 octobre 312 : l'empereur romain Constantin, qui a placé la croix du Christ sur les boucliers de ses soldats, bat son rival Maxence sur le pont de Milvius, à 3km de Rome.

Au IVe siècle, Constantin, fils du gouverneur des Gaules et de sainte Hélène, se montre favorable aux chrétiens. A la mort de son père, en 306, ses soldats le proclament empereur à la place de l'empereur en titre Maxence, impie et cruel. Constantin franchit les Alpes, s'approche de Rome pour combattre les forces considérables de Maxence. Un jour*, il aperçoit dans le ciel une croix lumineuse avec cette inscription : in hoc signo vinces (par ce signe tu vaincras). La nuit suivante, le Christ apparaît et lui ordonne de se servir du signe céleste dans les combats. Constantin fait reproduire la croix sur son étendard et livre bataille à l'ennemi. Vaincu au pont de Milvius, Maxence se noie dans le Tibre. Pour la première fois dans l'histoire un étendard, porte le signe du Christ. Cette enseigne se compose d'une croix surmontée d'une couronne au milieu de laquelle les lettres Khi et Ro entrelacées représentent le monogramme du Christ.

Jusqu'à Constantin, les dangers étaient extérieurs au Christianisme. Après lui, ils deviennent intérieurs. L'arianisme qui nie la divinité du Christ provoque le concile de Nicée en 325.

(*) La tradition bourguignonne place l'apparition de la Croix dans la région de Paray-le-Monial (cf. le musée du Hiéron à Paray-le-Monial), d'autres disent que ce fut lorsqu'il traversait les Alpes.

Pieter Lastman, La Bataille du pont Milvius, 1613

  • le 28 octobre 1359 : les rois Robert II Stuart d'Ecosse et Charles V de France concluent un traité d'alliance contre l'Angleterre.

Ce traité fait suite aux liens étroits entre Français et Ecossais qui se sont concrétisés par la victoire de Bannockburn où les Anglais sont écrasés (23-24 juin 1314). Le traité, qui n'a jamais dénoncé, stipule que tout Français naît Ecossais et tout Ecossais naît Français.

  • 28 octobre 1628 : fin du siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle (Henri-Paul Motte, 1881)

Le siège de la cité rebelle huguenote concrétise la victoire de la monarchie sur les places de sûreté du parti protestant. C'est un succès militaire éclatant pour le Roi et Richelieu.

C'est la fin de la campagne contre les Huguenots du Duc de Rohan-Soubise en Poitou, Languedoc, Gascogne et Béarn qui a commencée en 1623.

Le siège de La Rochelle commence début le 10 septembre 1627 (voir la chronique du jour). La ville qui refuse de se soumettre est dirigée par un conseil dominé par la figure du Maire Jean. Outre le Roi, qui n'hésite pas à converser avec ses soldats dans les tranchées et le Cardinal Ministre, l'Armée royale est placée sous un triple commandement : Louis de Nogaret d'Epernon, Cardinal de la Valette, Jean de Saint-Bonnet de Toiras et Henri de Schomberg. En juillet 1627, Charles Ier Stuart roi d'Angleterre envoie une flotte au secours des Rochelais. Les navires britanniques, placés sous le commandement de Georges Villers, duc de Buckingham débarquent sur l'île de Ré, le 12, pour y conquérir une base terrestre pour des opérations de secours. Mais Louis XIII a confié l'île à Jean de Toiras, qui résiste fermement aux 6 000 hommes de Buckingham en dépit de sa nette infériorité numérique ; il ne commande que 1 400 hommes environ.

Le Roi Louis XIII envoie 35 navires forcer le blocus anglais autour de l'ile afin d'y débarquer 4 000 hommes placés sous les ordres de Henri de Schomberg. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l'arrivé d'un renfort irlandais entre temps. Le Duc Buckingham a perdu entre 5 000 et  7 000 hommes dans l'affaire. Suite à l'échec anglais et comprenant que la Rochelle ne tombera qu'à l'issue d'un siège, Richelieu fait construire une digue géante pour empêcher La Rochelle de recevoir des vivres et des armes. Considérée comme l'une des plus grands ouvrages du génie militaire de l'époque, l'édification de la digue de la Rochelle en novembre 1627 mobilise près de 4 000 ouvriers et soldats. Elle est en fait érigée sur la mer, reposant littéralement sur des navires échoués. Elle fait près de 1 500 mètres et est garnie de canons. Jean-Christian Petitfils, dans la biographie qu'il consacre à Louis XIII, indique que le Roi n'hésite pas à prêter main forte aux ouvriers et sapeurs, les pieds dans l'eau et à leur prodiguer des encouragements. Par deux fois en 1628, elle empêchera les navires anglais d'atteindre le port.

Finalement, le 28 octobre, sans assaut de l'Armée Royale, Jean Guitton et le Conseil décident de remettre les clés de la Ville à Louis XIII. Le Roi décide de pardonner à La Rochelle, mais conformément à ce que préconise le Cardinal contre les places de sûretés et les forteresses du Royaume, la quasi-totalité des murs de la cité sont détruits, excepté les tours protégeant l'entrée du port.

Fort de ce succès, le Roi de France peut redéployer ses forces vers les citadelles du Languedoc toujours tenues par les soldats du Duc de Rohan. Richelieu est donc en passe de réussir l'unité du royaume.

Voir les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d'Alès, le 28 juin.

  • le 28 octobre 1886 : la statue "La Liberté éclairant le monde" (de 46m, et en bronze) réalisée par Bartholdi et Eiffel, symbole de l'amitié franco-américaine, est inaugurée par le président Cleveland, sur Liberty Island.

 

  • le 28 octobre 1904 : début de l'affaire des fiches.

C'est le 28 octobre 1904 qu'éclate le scandale de l'affaire des fiches, aussi appelée affaire des casseroles. Le général André, alors ministre de la Guerre et franc-maçon, est à l'origine de l'affaire. Elle consiste à ficher les officiers en fonction de leurs opinions politiques et de leur pratique religieuse en vue de renseigner les loges maçonniques du Grand Orient de France. C'est peut-être par dépit de n'avoir pas été nommé secrétaire général du Grand Orient de France que Jean-Baptiste Bidegain, conscient de détenir une véritable bombe politique, rend l'affaire publique. L'avancement étant fait sur ces critères et non sur les capacités réelles des intéressés, cela aboutira à la fameuse « Hécatombe des généraux en 1914, pour reprendre le titre de l'excellent livre de Pierre Rocolle (Editions Lavauzelles).

  • le 28 octobre 1924 : la France reconnaît l'URSS.

 

  • le 28 octobre 1958 : Giuseppe Angelo Roncalli est élu pape au 12è tour, sous le nom de Jean XXIII.

  • le 28 octobre 1962 : un référendum approuve à 62% l'élection du Président de la république au suffrage universel.

Posté le 28 octobre 2014 à 05h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

27 octobre 2014

Philippe de Villiers : "Jeanne d'Arc nous explique qu'il suffit d'aimer la France"

Quelles leçons Jeanne d'Arc peut-elle nous donner ? Réponse de Philippe de Villiers, qui publie dans quelques jours "le Roman de Jeanne d'Arc" aux éditions Albin Michel, dans l'émission "Trois minutes en vérité":

 

Posté le 27 octobre 2014 à 20h00 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (10)

C’est arrivé un 27 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :  

  • le 27 octobre 1293 : le Roi Philippe le Bel cite le roi Edouard Ier d'Angleterre devant sa Cour, en tant que duc de Guyenne, et menace de lui confisquer le duché.

     

  • le 27 octobre 1490 : la duchesse Anne de Bretagne rejoint la ligue formée contre le Roi Charles VIII par Maximilien d'Autriche, Ferdinand d'Aragon et Henri VII d'Angleterre.


Elle sera finalement Reine de France, et épousera deux Rois successivement.

  • le 27 octobre 1614 : réunion des états généraux à Paris.

Depuis l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, c'est sa veuve, la reine Marie de Médicis, qui assure la régence. Cette réunion est un échec. Les états généraux, discrédités, ne seront plus réunis avant 1789. Entre temps, le cardinal de Richelieu, principal ministre de Louis XIII de 1624 à 1642, permettra à la monarchie de reprendre le dessus sur l'aristocratie, y compris la reine mère !

  • le 27 octobre 1662 : rachat de Dunkerque et Mardyck par Louis XIV.

Le 27 octobre 1662, Louis XIV rachète Dunkerque et Mardyck, dans le Nord, pour 400 000 £ au roi d'Angleterre Charles II. L'opération est réalisée après la victoire de Turenne à la bataille des Dunes, contre l'armée espagnole des Flandres dirigée par Condé, en juin 1658. Voir les chroniques du 20 mai et du 14 juin

  • le 27 octobre 1689 : Louis de Frontenac de nouveau nommé gouverneur de Nouvelle France.


    Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entretemps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

  • le 27 octobre 1722 : le Roi Louis XV est reçu novice chevalier, puis grand maître souverain de l'ordre du St-Esprit, dans la cathédrale de Reims.

Voir son couronnement le 25 octobre.

  • le 27 octobre 1870 : Bazaine défait à Metz.

Le maréchal François Bazaine capitule à Metz avec son armée de 180 000 hommes. La guerre entre la France et la Prusse a abouti deux mois plus tôt à la capture de Napoléon III à Sedan. L'armée de Bazaine était le dernier espoir de la France, alors que Paris résiste encore. Trois ans plus tard, Bazaine passe en Conseil de guerre. Condamné à mort, il est gracié par le maréchal-président Mac-Mahon.

  • le 27 octobre 1986 : rencontre à Assise des représentants de douze religions avec Jean-Paul II pour la paix.

     

  • le 27 octobre 2005 : la mort de deux adolescents déclenche trois semaines d'émeutes dans les banlieues.

Deux adolescents qui tentaient d'échapper à la police pour une raison indéterminée se cachent dans un transformateur d'EDF et meurent électrocutés. La nuit qui suit va alors être le théâtre d'incidents. C'est le début de « la crise des banlieues ». Ces émeutes ne sont que la preuve par l'absurde de l'échec de la politique d'intégration à la française, l'échec de la politique de la ville, où les bidons villes des années 50 ont été remplacés par des ghettos, où la loi française est devenue une loi étrangère.

Posté le 27 octobre 2014 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 octobre 2014

Le Pere Cestac sera béatifié à Bayonne par le Cardinal Amato le 31 mai 2015

Retrouvez l'article du Salon Beige sur ce prêtre du sud de la France.

En attendant sa béatification, voici une prière qu'il avait composée :

Prière de la Vierge

Remède contre les esprits des ténèbres et les forces de haine et de peur.

« Auguste Reine des Cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez vos légions Saintes, pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.

Qui est comme Dieu ?

Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.

Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges défendez-nous, gardez-nous. »

Prière indulgenciée par Pie X le 8 juillet 1908 – texte authentique de la prière dictée par Notre-Dame au Père Cestac le 13 janvier 1864.

Posté le 26 octobre 2014 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

D'où vient le chant grégorien et où va-t-il ?

Conférence de clôture de Patrick Banken lors du Jubilé d'Una Voce :

 

Posté le 26 octobre 2014 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

C'est arrivé un 26 octobre...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

 

Rappelons-nous :

  • le 26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais, ou Gilles de Retz.

A Nantes, de Rais est déclaré, la veille, par le tribunal ecclésiastique hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège, puis le tribunal civil le condamne à mort. Il est pendu et enfin brûlé après avoir manifesté un spectaculaire repentir.

Disgracié après l'échec du siège de Paris et affecté par la mort de sa femme, Gilles de Rais se retire sur ses terres de Machecoul et Tiffauges, dans la région de Nantes, où il dilapide la fortune héritée de sa femme.

Assouvissant ses pulsions sado-pédérastiques, il commet alors des meurtres horribles sur de nombreux enfants de cette région. Confondu suite à la plainte de certains débiteurs, il confesse ses crimes. Il est jugé et exécuté avec deux complices. Surnommé Barbe-Bleue, maréchal de France, ce compagnon de Jeanne d'Arc, il fut reconnu coupable d'assassinat d'un grand nombre d'enfants garçons qu'il viola vivants ou morts, dépeça et dont il mangeait les organes. Celui qui avait proposé au diable un pacte scellé de son sang, les assassinait en offrant leur dernier souffle au démon.

Le procès a dénombré plus de 800 victimes ! Gilles de Rai affirma être incapable de donner leur nombre.

Il est condamné à être pendu et brulé ainsi que ses deux valets qui participèrent à tous ses crimes.

  • le 26 octobre 1524 : François 1er prend Milan.

L'armée française emmenée par le Roi de France, François Ier s'empare de Milan qui appartenait à Charles Quint. Le lendemain les Français mettront le siège devant Pavie. François Ier y sera fait prisonnier le 24 févier 1525.

  • le 26 octobre 1795 : début du Directoire, auto-amnistie des crimes de la révolution

La Constitution de l'an III est votée par les thermidoriens. Elle met fin à la Convention et instaure le Directoire. Le nouveau pouvoir exécutif est composé de deux assemblées: les Cinq-cents et les Anciens. Cependant les deux tiers des députés sont choisis parmi les conventionnels. Le général Bonaparte prend la place de Barras et devient commandant en chef de l'armée de l'intérieur.

L'amnistie générale pour les faits relatifs à la Révolution est alors votée. Seuls en sont exclus les émigrés, les déportés, les accusés de Vendémiaire et les faussaires.

  • le 26 octobre 1906 : Georges Clemenceau prend la présidence du Conseil.

Georges Clemenceau prend la présidence du Conseil. Il forme alors un cabinet qui regroupe notamment René Viviani au ministère du Travail et le général Picquart, qui s'est illustré dans l'affaire Dreyfus, au ministère de la Guerre. Georges Clemenceau conserve quant à lui le ministère de l'Intérieur. Sur le plan international, il s'illustre notamment en maintenant la paix avec l'Allemagne tout en réformant l'armée afin de se tenir prêt à endurer un conflit.

  • le 26 octobre 1924 : le général de Castelnau propose l'union des Catholiques en France.

Devant 6000 catholiques, le général de Castelnau propose de fédérer toutes les ligues de défense religieuses existantes :

« Afin de constituer pour la défense des intérêts religieux et sociaux et non dans un but de parti politique, un groupement puissant par sa cohésion, sa discipline, son unité et son désintéressement. »

Tiré de l'écho de Paris, du 27 octobre 1926.

  • le 26 octobre 1988 : suspension de la fabrication du RU 486.

Le laboratoire franco-allemand Roussel-Uclaf décide de retirer de la vente la pilule abortive RU 486. La pression des groupes anti-avortement est trop forte. Dès le 28 octobre le gouvernement français ordonne le retour du RU 486. Le ministre de la santé Claude Evin déclare:

"Le RU 486 est devenu la propriété morale des femmes, pas seulement la propriété de la société pharmaceutique".

  • 26 octobre 2002 : mort du général Jacques Massu.

Arrière-petit-neveu du Maréchal Ney, né en 1908 à Châlons-en-Champagne, sorti de Saint-Cyr au sein de la Promotion Maréchal Foch en 1928, il est ensuite versé dans l'armée coloniale en Afrique.

Un jour il rencontre de Gaulle à l'Élysée. Selon certains témoins s'ensuit alors cet échange haut en couleur :

«Alors Massu, toujours aussi con ?

–Toujours aussi gaulliste Mon Général ! »

Posté le 26 octobre 2014 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

25 octobre 2014

C’est arrivé un 25 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 ou le 25 octobre 732 : Charles Martel arrête les arabes à Poitiers.

En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans atteignent atteint l'Espagne, qu'ils traversent en 8 ans, occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).Arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes, Arles et Autun en 725.

En 732, ils s'approchent de Tours la ville de St Martin qu'ils pillent entièrement. A la demande de l'Eglise, le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours d'Eudes, le Duc d'Aquitaine. Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes, à Moussais, à proximité d'une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers. Le samedi 25 octobre 732, 1er jour du ramadan, les envahisseurs musulmans se décident à engager la bataille, au nord de Poitiers. Leur chef, Abd al-Rahman, est tué pendant la bataille. Sa cavalerie légère et désordonnée se heurte au «mur infranchissable» que forment les guerriers francs, à pied, mais disciplinés et bardés de fer. Mais Charles Martel attribue sa victoire à l'intercession de la Vierge Marie.

C'est son fils, le Roi Pépin le Bref, qui va libérer Narbonne et chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.

La bataille de Poitiers

  • le 25 octobre 1131 : Louis VII est sacré Roi par le pape Innocent II, en la Cathédrale de Reims.

A l'issue du sacre, les Rois vont se recueillir à Corbeny sur le tombeau de saint Marcouf où ils touchent les malades pour les guérir. Ce don de guérison des Roi de France remonte à l'évangélisation du pays et manifeste bien le lien religieux qu'il y a entre la personne royale française, lieu-tenant du Christ en France.

Saint Marcouf est fêté le 1er Mai. Marculphe ou Marcouf, premier moine dont le nom porte l'empreinte franque, est né à Bayeux de Parents nobles et riches. Tout jeune il recherche la solitude par la prière, désire entendre parler de choses divines, pratique la charité pour les pauvres, mène une vie studieuse et obéissante.

Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, part en mission dans le diocèse de Coutances, d'Avranches désirant introduire ceux qui l'écoutent dans le mystère d'Amour de la Trinité, insistant sur la nécessité de croire et de pratiquer les bonnes œuvres, « d'adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu'à nos jours. Il part aussi en Bretagne y établir la vraie foi et fonder des monastères et meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô.

Un ange en songe lui demande d'aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, l'actuel Saint Marcouf, afin d'y installer un monastère où l'on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.

Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, a entrepris les pénitences les plus austères afin d'obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles. Après leur sacre, les Rois viennent à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le roi te touchent, Dieu te guérit. »

Cet usage est maintenu jusqu'à Charles X ; Jeanne d'Arc y accompagne Charles VII. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l'Evangile.

« Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâces donnée gratuitement » affirme Benoît XIV.

Ce don disparaît avec Philippe 1er (1060-1108) excommunié pour désordres moraux et réapparaît avec son fils Louis VI.

« Autant la France a eu des monarques sacréeautant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptress,  ».

  • le 25 octobre 1360 : Jean II le Bon est libéré par les Anglais, à Calais.

Et ceci contre une rançon de 3 millions d'écus d'or. Le royaume manquera longtemps de métaux précieux et devra frapper la monnaie sur du cuir. Voir la chronique de la veille.

  • le 25 octobre 1415 : bataille d'Azincourt, la «fleur de la chevalerie française» est tuée.

L'armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme. Embourbés, les chevaux de la noblesse française ne parviennent pas à vaincre les archers anglais, malgré la supériorité numérique (50 000 contre 15 000 anglais). De nombreux chevaliers sont faits prisonniers. Suite à cette victoire, Henri V s'empare de la Normandie.7000 Français ont péri pendant la bataille. 1500 ont été faits prisonniers.

  • le 25 octobre 1440 : Gille de Rais est déclaré par le tribunal ecclésiastique nantais hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège.

A l'issue le tribunal civil le condamne à mort.

  • le 25 octobre 1586 : Marie Stuart condamnée à mort.

Au terme de 18 ans de prison, la reine d'Ecosse est reconnue coupable de conspiration contre la reine d'Angleterre, Elizabeth Ière et condamnée à mort. La reine Marie Stuartmet plusieurs mois avant de signer son acte d'exécution, qui a finalement lieu le 8 février 1587. Epouse du Roi de France, François II, Marie Stuart est rentrée en Ecosse à la mort de son mari en 1560. Profondément catholique, elle ne peut accepter que le protestantisme devienne la religion d'état en Ecosse.

  • le 25 octobre 1653 : mort de Théophraste Renaudot.

Théophraste Renaudot meurt le 25 octobre 1653 à Paris. Médecin et journaliste, il est célèbre pour avoir développé la presse en France, en créant notamment le périodique "La Gazette" en 1631. En 1628, il crée le « bureau d'adresse » où sont déposées les offres et les demandes d'emploi, devenant ainsi le pionnier des petites annonces. Il s'investit également dans l'aide aux miséreux en tant que « commissaire aux pauvres du Royaume ». Le prix littéraire Renaudot porte son nom depuis 1925.

  • le 25 octobre 1722 : sacre de Louis XV à treize ans.

La cérémonie du sacre témoigne par son faste de l'attachement d'un peuple qui a donné à son Roi le surnom de " Bien-Aimé ".


Portrait de Louis XV en costume de sacre par Louis-Michel van Loo.

  • le 25 octobre 1743 :deuxième Pacte de famille entre l'Espagne et la France.

Dix ans après le premier Pacte de famille, les Bourbons signent le Traité de l'Escurial. Il vise à relier par un accord d'union et d'alliance perpétuelle, l'Espagne et la France, et ainsi à contrer l'influence de George II de Grande-Bretagne. En 1761, les Bourbons d'Italie y sont inclus ave le duc de Parme.

  • 25 octobre 1795 : fondation de l'Institut de France.

Toutes les institutions de la Monarchie ayant été officiellement dissoutes en 1793, le pouvoir révolutionnaire met deux ans à comprendre que beaucoup de choses avaient un sens et correspondait à un besoin.

  • le 25 octobre 1836 : érection de l'Obélisque du Louxor.

C'est devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs que l'Obélisque du Louxor est placé au milieu de la place de la Concorde. Il faut quatre heures pour dresser les 230 tonnes de granit. En 1832, le Pacha Muhammad Ali offre à Louis-Philippe un des deux obélisques du temple de Thèbes, vieux de trois mille ans et dédié à Ramsès II. L'ingénieur Philippe Le Bas est chargé de le ramener à Paris, avec un parcours de 12000 kilomètres.

Conçue en 1763 par l'architecte Anne-Jacques Gabriel dans le prolongement du Louvre et des Tuileries, la place Louis XV a d'abord servi d'écrin à la statue du Roi. Rebaptisée place de la révolution sous la Convention, en 1792, elle accueille la guillotine et voit l'exécution du Roi Louis XVI. Les journaux de l'époque décrivent un sol uniformément rouge, où les pavés ont disparus sous l'abondance de sang coagulé s'écoulant vers la Seine. Après la Terreur, elle prend son nom actuel, plus consensuel, de place de la Concorde.

  • le 25 octobre 1839 : mort d'Aimé Casimir Marie Picquet, chevalier du Boisguy.

Né en 1776 à Fougères, Aimé Casimir Marie Picquet, chevalier du Boisguy est surnommé «le petit général ». Il s'engage dans les rangs royalistes durant la révolution française, alors qu'il n'a que 15 ans. Deux ans plus tard, il commande les chouans d'Ille-et-Vilaine et devient général en 1795. Il est l'un des derniers généraux chouans à se rendre. Réformé durant la Monarchie de Juillet, il perd sa femme en 1837 et meurt de la goutte le 25 octobre 1839, à Paris.

Posté le 25 octobre 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

24 octobre 2014

C’est arrivé un 24 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 octobre 996 : mort du Roi Hugues 1er, dit Hugues Capet

Le Roi Hugues Capet meurt de la variole près de l'abbaye de St-Martin-de-Tours.

  • le 24 octobre 1360 : Jean II le Bon ratifie le traité de Brétigny, à Calais.

Si elle avait duré, la paix conclue en 1360 à Brétigny, puis confirmée, la même année, à Calais entre Jean II le Bon, Roi de France, et Édouard III, roi d'Angleterre, aurait été pour la France une amputation sans précédent. Car depuis le traité de Verdun de 843, non seulement le royaume a conservé ses limites.

Édouard III renonce au titre de Roi de France mais, outre la rançon de trois millions d'écus, il obtient, en toute souveraineté, la Guyenne, la Saintonge, l'Agenais, le Limousin, le Périgord, le Quercy et l'Angoumois : plus d'un tiers de sa superficie et de ses sujets. Mais le fils de Jean II, devenu Charles V, en 1369, rompt cet accord inique et humiliant et entame avec succès la reconquête des provinces perdues.

  • le 24 octobre 1428 : Guerre de Cent ans.

Les Anglais prennent le fort des Tournelles devant Orléans. La situation de la ville va très vite devenir critique. Dernière grande place fidèle au « roi de Bourges », le Dauphin, si Orléans tombe, la monarchie française aura vécue. Mais Dieu veille et suscite l'intervention de Jeanne d'Arc.

  • le 24 octobre 1648 : les traités de Westphalie.

L'ordre « Westphalien » encore appelé le « Concert Européen » va régir les relations entre Etats jusqu'à la révolution.

Le 24 octobre 1648 sont publiés les traités de paix signés en Westphalie, à Osnabrück et Münster. Ils mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils sont signés en trois étapes. Le 30 janvier 1648, L'Espagne et les Provinces Unies signent un premier Traité à Münster pour mettre fin à la Guerre de Quatre-vingt-ans. Le 24 octobre, la France et le Saint-Empire signent l'autre Traité de Münster. La Suède fait de même avec l'Empire des Habsbourg à Osnabrück. Les traités ont été habilement négociés par le cardinal Mazarin, représentant la France. C'est en effet la première fois que se retrouvent autour d'une table de négociation les grands États d'Europe et que sont définies les relations entre les États dans le respect de la souveraineté de chacun.

La France est confirmée dans la possession des Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun, ainsi que de la plus grande partie de l'Alsace, à l'exception notable de Strasbourg que Louis XIV va annexer quelques années plus tard. L'équilibre politique qui en sort en réorganisant l'Europe centrale perdure jusqu'à la Révolution française, 150 ans plus tard. C'est la folie révolutionnaire et impériale qui remet tout en cause en créant les conditions de l'unification de l'Allemagne de tout rôle politique en Europe jusqu'à l'arrivée de Bismarck.

Pour le Roi Louis XIV, les principes de Westphalie sont : « le Repos de la Chrétienté».

  • le 24 octobre 1681 : le Roi Louis XIV fait son entrée à Strasbourg.

Lorsqu'il Après avoir réussi, le 30 septembre, à investir Strasbourg sans avoir eu à combattre, le 24 octobre, le Roi-Soleil, âgé de 43 ans et à l'apogée de sa gloire, entre dans la ville. Les privilèges et les institutions de la ville sont confirmés. La liberté de culte est garantie, mais la cathédrale rendue aux catholiques.

On fait frapper une médaille qui commémore l'événement. Elle a pour légende «Clausa Germanis Gallia» (la Gaule fermée aux Germains)...

  • le 24 octobre 1690 : victoire française à la bataille de Québec.

Grace à l'action du Marquis de Frontenac, les Anglais échouent à conquérir Québec. Frontenac repousse l'offre de reddition de l'émissaire anglais par cette réplique célèbre :

« La seule réponse que je ferai à votre général viendra de la bouche de mes canons et du feu de mes mousquets; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme comme moi ; qu'il fasse du mieux qu'il pourra de son côté, comme je ferai du mien »

Voir la chronique du 16 octobre.

Frontenac ... que par la bouche de mes canons et à coups de fusils

Le 18 octobre 1690, et pendant deux jours, les 2000 Anglo-américains bombardent la ville. Les 23 et 24 octobre 1690, les Anglais négocient l'échange de prisonniers et lèvent l'ancre. Québec se souvient: ce jour est la fête annuelle de Notre-Dame-des-Victoires

  • le 24 octobre 1902 : Bertillon inventeur de la police scientifique.

Ce jour là, Alphonse Bertillon démontre pour la première fois l'utilité des empreintes digitales en criminologie... Il utilise le premier cette technique dactyloscopique, pour confondre Henri-Léon Scheffer, assassin d'un domestique au cours d'un cambriolage.

  • le 24 octobre 1916 : avancée française décisive à Verdun.

Les Français, bénéficiant de l'initiative depuis le mois d'août, lancent une vaste offensive pour reprendre les forts de Vaux et de Douaumont. Le front s'étend sur sept kilomètres et l'effort s'avère efficace. Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en 4h, le fort de Douaumont.

  • le 24 octobre 1929 : « Jeudi noir » à Wall Street.

Ce jour est un « Jeudi noir » à la bourse de Wall Street, à New York. La crise boursière, due une spéculation sur les titres, débouche sur une crise du crédit et entraîne le monde entier dans une crise économique sans précédent. Les actions perdent en quelques jours 43% de leur valeur. Les experts se veulent confiants. Ils assurent qu'un effondrement de la Bourse ne peut pas affecter «l'économie réelle». Le président des États-Unis proclame quant à lui que «la prospérité est au coin de la rue». Tiens ! Cela rappelle quelqu'un !

  • le 24 octobre 1945 : création formelle de l'ONU, ratification et entrée en vigueur de la Charte.
  • le 24 octobre 1945 : création de la G.L.F.F sous l'appellation de « Union féminine maçonnique »
  • le 24 octobre 1994 : Edouard Balladur assiste à une tenue blanche fermée au Grand Orient de France.

Cela se passe au siège de l'obédience, 16 rue Cadet à Paris, sous la présidence du grand maître Patrick Kessel, lequel déclare avant de laisser son siège à son successeur :

« Nous n'avons pas pris la défaite de la gauche pour la défaite du GoF ! Aujourd'hui ? Eh bien nous avons toujours un gouvernement républicain. Cette droite là ne nous gène pas au contraire ! »

Le même jour a lieu l'occupation d'une centre d'avortement à Grenoble avec, pour la première fois, la participation d'un abbé mitré, Dom Gérard Calvet.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré pages 418)

(Voir les chroniques du 10 novembre, du 6 décembre, du 10 juin et du 4 juillet.)

Posté le 24 octobre 2014 à 18h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 octobre 2014

Le suicide français a commencé à la Révolution

Dans L'Homme Nouveau, Yves Chiron analyse le livre d'Eric Zemmour, qu'il trouve "décapant mais incomplet". Extrait :

H"[...] À vrai dire, et c’est peut-être la faiblesse du livre, il aurait fallu remonter bien avant la mort du général De Gaulle. Par exemple, Zemmour insiste sur quelques étapes marquantes de la destruction de la famille, notamment, en juillet 1975, l’instauration du divorce par consentement mutuel. Mais ce n’était là que l’aggravation d’un mal inscrit dans la loi depuis longtemps : la Révolution a autorisé le divorce, la Restauration l’a supprimé, la IIIe République l’a rétabli. Idem, pour l’avortement (janvier 1975) : il aurait fallu remonter au moins à 1967, quand la contraception a été légalisée. On est étonné aussi que la date d’instauration du PACS, le 15 novembre 1999, n’ait pas été retenue. Elle a été le préalable de la loi Taubira (2013). Pareillement le démantèlement de la France paysanne a commencé dès l’époque de De Gaulle, avec le ministre Pisani, la mise en place de la PAC (Politique agricole commune) et le système mortifère des subventions agricoles.

Cela dit, il y a dans cet ouvrage de nombreuses pages qui ont une belle puissance de démonstration, ainsi celles consacrées au coup d’éclat du 16 juillet 1971 quand le Conseil constitutionnel, pour la première fois, a rejeté une loi, instaurant ainsi un « gouvernement des juges » qui prendra diverses formes. [...]

Mais il y a chez Zemmour plus que du pessimisme, du désespoir. Il déclarait récemment lors d’une interview télévisée : « Je déteste le XXIe siècle. C’est une époque médiocre, décadente, méprisable. » On ne peut pas détester son époque. On peut constater ses errements, les ravages des idéologies, néanmoins chaque époque a ses héros, ses résistants à la décadence, ses oasis de beauté, ses flambeaux de vérité. Zemmour qui dit ne pas croire en Dieu (mais qui mange casher, va à la synagogue et porte un petit rouleau de la Torah en médaille) méconnaît la tradition catholique et la vitalité catholique : il ignore ou passe sous silence l’oeuvre de défense et de restauration accomplie par Jean-Paul II et Benoît XVI. Il ignore ou passe sous silence ceux qui, dans le champ catholique, ont fait, avant lui et sous des formes différentes de la sienne, des constats souvent identiques (Marcel De Corte, Jean Madiran et d’autres). Il ignore ou passe sous silence la vitalité des écoles hors contrat. Il ignore ou passe sous silence le bonum diffusum sui qui part des monastères et des communautés religieuses. Bref, tout ce qui permet d’espérer encore."

Posté le 23 octobre 2014 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 octobre 1295 : Phillippe le Bel et Jean de Balliol signent la Grand Auld Alliance.

Ce traité d'alliance qui a marqué les relations franco-écossaises durant l'Époque Médiévale. Conçue pour encastrer l'Angleterre entre deux royaumes qui lui sont hostiles, la Grand Auld Alliance devait être scellée par le mariage de Jehanne de Valois (nièce de Philippe le Bel) et d'Edouard de Bailliol, fils du Roi Jean. Ce projet ne pourra se concrétiser après la mort de Jean en 1296. Mais l'alliance franco écossaise est plus ancienne ; elle date de 1165, quand Guillaume le Lion adresse une ambassade à Louis VII de France. On trouve ensuite le traité signé à Paris du 23 octobre 1295. Le traité prévoit que si l'un des États subit une attaque de l'Angleterre, l'autre État envahira l'Angleterre, comme c'est le cas la bataille de Flodden Field en 1513. Aux XIVe et XVe siècles, le traité est appliqué à six reprises. Le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg supprime officiellement l'alliance datant de plus de 250 ans.

  • le 23 octobre 1668 : conversion de Turenne au catholicisme.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 58 :

«  Le protestant pourtant convaincu qu'est le vicomte de Turenne 81611-1675), Henri de la Tour d'Auvergne, abjure et devient catholique. L'unité doctrinale (que lui a enseignée Bossuet à travers son livre L'exposition) de l'Eglise de Rome l'a beaucoup frappé. Par ailleurs, il y eut l'incendie dans les appartements du Louvre. Le feu est arrêté par le Saint-Sacrement. Turenne témoigne de ce miracle en disant : «  Je l'ai vu, je ne saurais en douter, je l'ai vu. »

La présence réelle de Jésus Christ dans l'hostie est aussi patente, comme tant de fois depuis la Cène et la Résurrection de Notre-Seigneur. »

Turenne, que Bossuet vient de convertir à la religion catholique, fait sa profession de foi en abandonnant ainsi son protestantisme. Petit-fils de Guillaume d'Orange et deuxième fils du duc de Bouillon, Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, né à Sedan le 11 septembre 1611, est élevé dans un calvinisme austère. Jugé trop faible pour embrasser la carrière des armes, il obtient cependant de servir en Hollande sous les ordres de ses oncles, Maurice et Henri de Nassau 1625-1629. Il entre ensuite au service de la France et se fait remarquer en Lorraine, aux Pays-Bas et en Italie. En dépit de sa qualité de protestant et de la révolte de son frère, le duc de Bouillon, il commande en 1642 l'armée qui pénètre en Roussillon. Fait maréchal de France par Mazarin, Turenne jouit alors d'une grande célébrité et passe déjà pour un des meilleurs chefs de guerre de l'époque, tout en présentant un contraste absolu avec le prince de Condé. D'un abord bourru, mais adoré de ses soldats, il n'est pas l'homme des grandes inspirations sur le champ de bataille. Mais c'est par la sûreté du raisonnement, la prévision, qu'il prépare ses campagnes. Il mène, de 1645 à 1648, une brillante campagne en Allemagne du Sud avec les victoires de Nôrdlingen, et de Zusmarshausen qui hâtent la conclusion des traités de Westphalie 1648.

  • le 23 octobre 1812 : Napoléon Ier commence à évacuer Moscou.

  •  

En traversant le Niémen le 24 juin 1812, Napoléon a scellé son destin et celui du pays. Le refus d'une bataille par les Russes provoque un étirement très dangereux de ses lignes d'approvisionnement. Le 14 septembre, Napoléon arrive devant Moscou et s'installe au Kremlin, convaincu que le tsar Alexandre allait demander la paix. Il doit fuir la ville ravagée par l'incendie provoqué par les Russes ; le gouverneur Rostopchine avait fait enlever les pompes. Quand il donne l'ordre de la retraite Le froid chaque jour plus rigoureux, le manque de vivres et le harcèlement des Cosaques déciment les colonnes d'une Grande Armée qui ne ressemble plus à rien. Arrivé en France Napoléon a perdu plus de 400 000 hommes, et plus de 100 000 sont prisonniers en Russie.

  • le 23 octobre 1909 : Blériot vole à Vienne devant l'empereur François-Joseph.

Pendant ce temps La baronne de La Roche obtient son brevet à Châlons-sur-Marne à bord d'un Voisin ; c'est la première femme pilote au monde.

  • le 23 octobre 1942 : début de la bataille d'El-Alamein.

L'Afrikakorps du maréchal Rommel recule à El-Alamein devant la VIIIe armée britannique du général Montgomery. C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l'héroïque résistance d'une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique... Ces 5.000 hommes placés sous les ordres de Pierre Koenig (44 ans) constituent la première Brigade Française Libre (BFL). Ils ont offert à la VIIIe armée les deux semaines indispensables à son regroupement sur sa seconde ligne de défense, devant l'oasis égyptienne d'El-Alamein. À Londres, Winston Churchill exulte :

«Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c'est la fin du commencement».

  • le 23octobre  1954 : accords de Paris.

Ils sont signés entre la France et la République fédérale d'Allemagne, la RFA, et mettent fin à l'occupation de la Sarre ; par ailleurs ils autorisent la RFA et l'Italie à accéder à l'OTAN.

  • le 23 octobre  1958 : la « paix des braves » en Algérie.

De Gaulle, dans une conférence de presse à Matignon, propose au FLN "la paix des braves" et les appelle à se rendre "en hissant des drapeaux blancs".

  • le 23 octobre 1983 : 58 militaires français sont tués à Beyrouth.

Un attentat terroriste frappe le QG américain et fait 241 morts. Quatre minutes plus tard, à quelques dizaines de mètres, l'immeuble « Drakkar » où sont les soldats Français explose ! On compte 58 victimes parmi les parachutistes français, des 1er et 9ème RCP, basés à Pamiers. C'est le début de cette guerre de civilisation qui se développe aujourd'hui : guerre urbaine, terrorisme des « Fous de Dieu » islamistes, soutenus par la Syrie et l'Iran.

Les ruines du Drakkar à Beyrouth, le 25 octobre 1983. | AFP/PHILIPPE BOUCHON

Posté le 23 octobre 2014 à 06h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

22 octobre 2014

C’est arrivé un 22 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 octobre : fête de Saint Jean Paul II.

    Timbre commémoratif pour ses 70 ans édité en RDA

Voir les chroniques des 2 et 27 avril, du 18 mai. Impossible de résumer sa vie tant ce qu'a fait ce pape, cadeau de Notre Dame au XXème siècle est hors norme.

Tombeau de saint Jean-Paul II dans la chapelle Saint-Sébastien de la basilique Saint-Pierre de Rome depuis le 5 mai 2011

  • le 16 ou le 22 octobre 741 : mort de Charles Martel.

Né vers 690, fils de Pépin II de Herstal et d'Alpaïde, il devient Maire du Palais d'Austrasie à la mort de son père, et doit faire face aux révoltes des Neustriens de Chilpéric II et de Rainfroi qu'il défait à Amblèves et Vinchy.

Le 25 octobre 732, il est victorieux des pillards arabes d'Abd al-Rahman à Poitiers. C'est suite à cet évènement qu'il reçoit le surnom de « Martel » (« Marteau des Infidèles »). En 737, il met fin aux incursions musulmanes par la victoire de Berre sur Omar Ibn Chaled. Victoire moins connue mais tout aussi importante que celle de Poitiers.

Charles Martel, Palais de Versailles.

Il est inhumé dans la Basilique de Saint-Denis.

  • le 22 octobre 1303 : Nicolas Boccasini est élu pape, il prend le nom de Benoît XI.

Fils d'un berger de Trévise, il entre chez les Dominicains, dont il devient Maître général. Il est créé cardinal en 1298 par Boniface VIII, puis pape à la mort de Boniface VIII.

Par amour de la paix, il cherche à réconcilier la papauté avec Philippe le Bel: annulation des bulles lancées par son prédécesseur ; amnistie accordée aux frères Jacques Colonna et Pierre Colonna sans pour autant les réintégrer au Sacré Collège. Cette amnistie est refusée aux acteurs directs de l'attentat d'Anagni : Sciarra Colonna et Nogaret. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XII.

  • le 22 octobre 1656 : le "miracle de la Sainte-Epine" est authentifié par l'évêque de Paris.

L'événement survenu le 24 mars 1656 joue un rôle important dans l'évolution spirituelle  de Blaise Pascal : Marguerite Périer, sa nièce, a été guérie miraculeusement en touchant une épine de la couronne du Christ. La relique a été prêtée par un ami du monastère de Port-Royal. Marguerite Périer, nièce de Pascal, touchée depuis plusieurs années par une fistule lacrymale, une sorte de tumeur suppurante à l'œil gauche se voit appliquer la relique sur le mal, par la maîtresse des pensionnaires. Quelques heures après, l'enfant se déclare guérie.

Au bout de quelques jours, des médecins délivrent des attestations. En mai-juin, l'archevêché de Paris entreprend une enquête auprès de la miraculée et de nombreux témoins, parmi lesquels se trouvait Pascal. Le 22 octobre, il rend une sentence qui reconnait le miracle.

 

  • le 22 octobre 1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par ordonnance royale.

En fusionnant les deux seules troupes parisiennes de l'époque, la troupe de l'Hôtel Guénégaud et celle de l'Hôtel de Bourgogne, le Roi vise à promouvoir les arts et les lettres. La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.

  • le 22 octobre 1797 : Garnerin effectue le 1er saut en parachute à partir d'un ballon à 800m au-dessus du parc Monceau.

  • le 22 octobre 1832 : première agence de presse.

Le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom: "Agence des feuilles politiques, correspondance générale." Les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.

  • le 22 octobre 1885 : création de l'AFP.

Le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom: "Agence des feuilles politiques, correspondance générale." Les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.

  • le 22 octobre 1895 : la locomotive d'un train Granville-Paris ne s'arrête pas et traverse la façade de la Gare Montparnasse.

Studio Lévy & Fils

  • le 22 octobre 1941 : 27 otages sont fusillés à Châteaubriant par les Allemands.

Ceci en représailles de l'assassinat, le 20 octobre, du Feldkommandant Fritz Holtz à Nantes,  par un militant communiste, Gilbert Brustlein. Parmi les 27 prisonniers se trouve le jeune Guy Moquet.

  • le 22 octobre 1953 : la France accorde l'indépendance au Laos.

  • le 22 octobre 1972 : l'écluse François-Ier est officiellement inaugurée au Havre par le ministre Guichard.

C'est alors la plus grande du monde.

  • le 22 octobre 1978 : messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul II.

La place Saint-Pierre à Rome est noire de monde. Trois cent mille chrétiens, parmi lesquels 4.000 fidèles polonais, arrivés le matin même par charters de Poznan, Cracovie et Varsovie, sont rassemblés sous le soleil d'automne pour assister à la messe d'inauguration du pontificat de Jean-Paul II. Parmi les officiels, Raymond Barre et le prince Rainier, aux premiers rangs. Comme le reste de la foule, ils attendent impatiemment la première homélie du nouveau souverain pontife: Karol Jozef Wojtyla, de son nom de baptême, sorti de l'anonymat international quelques jours plus tôt, lors de son élection inattendue comme pape de l'Eglise catholique romaine. Son premier discours reste dans les mémoires :

"N'ayez pas peur, annonce Jean-Paul II. Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice. Ouvrez, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, ainsi que les immenses domaines de la culture, du développement et de la civilisation. N'ayez pas peur!"

Aux francophones il dit en français:

"Aux croyants de France et des pays de langue française, j'exprime toute mon affection et tout mon dévouement. Je me permets de compter sur votre soutien filial. Puissiez-vous progresser dans la foi. Et à ceux qui ne partagent pas cette foi, j'adresse aussi mon salut respectueux et cordial. J'espère que leurs sentiments de bienveillance faciliteront la mission spirituelle qui m'incombe, et qui n'est pas sans retentissement sur le bonheur et la paix du monde

  • le 22 octobre 1987 : Lino Ventura meurt à St-Cloud.

Lino Ventura meurt à l'âge de 68 ans. Ancien lutteur professionnel, qui réussit dans le cinéma grâce aux traits caractéristiques de son visage lui permettant de jouer des rôles de durs et de gangsters, il utilise une parti de sa fortune pour créer une association d'accueil des enfants handicapés « Perce-neige » qui compte aujourd'hui plus de 40 maisons d'accueil.

Posté le 22 octobre 2014 à 05h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

21 octobre 2014

C’est arrivé un 21 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 21 octobre 1066 : soumission des Saxons.

Ecrasés à la bataille d'Hasting, les Saxons se soumettent officiellement au duc Guillaume de Normandie qui conquièet toute l'Angleterre.

  • le 21 octobre 1239 : lettre du pape Grégoire IX au Roi de France Louis IX.

"Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de Ses desseins.

Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires. La tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de France.

La France, pour l'exaltation de la foi catholique affronte les combats du Seigneur en Orient et en Occident. Sous la conduite de ses illustres Monarques, elle abat les ennemis de la liberté de l'Église.

Un jour, par une disposition divine, elle arrache la Terre Sainte aux Infidèles ; un autre jour, elle ramène l'Empire de Constantinople à l'obéissance du Siège Romain.

De combien de périls le zèle de ses Monarques a délivré l'Église !

La perversité hérétique a-t-elle presque détruit la foi dans l'Albigeois, la France ne cessera de la combattre, jusqu'à ce qu'elle ait presque entièrement extirpé le mal et rendu à la foi son ancien empire.

Rien n'a pu lui faire perdre le dévouement à Dieu et à l'Église ; là l'Église a toujours conservé sa vigueur ; bien plus, pour les défendre, Rois et Peuples de France n'ont pas hésité à répandre leur sang et à se jeter dans de nombreux périls...

Nos prédécesseurs, les Pontifes romains, considérant la suite non interrompue de louables services, ont, dans leurs besoins pressants, recouru continuellement à la France ; la France, persuadée qu'il s'agissait non de la cause d'un homme mais de Dieu, n'a jamais refusé le secours demandé ; bien plus, prévenant la demande, on l'a vue venir d'elle-même prêter le secours de sa puissance à l'Église en détresse.

Aussi, nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni Royaume de France comme l'exécuteur spécial de Ses divines volontés ; Il le porte suspendu autour de Ses reins, en guise de carquois ; Il en tire ordinairement ses flèches d'élection quand, avec l'arc, Il veut défendre la liberté de l'Église et de la Foi, broyer l'impiété et protéger la justice... ".

NB : Cette lettre a été rappelée par saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la béatification de Jeanne d'Arc, et reçue par le gouvernement anticlérical de l'époque, réuni à la cathédrale pour l'occasion.

 

 

  • le 21 octobre 1363 : mort d'Hugues Roger.

Né en 1293, c'est un religieux français du Moyen Âge et le frère du pape Clément VI. Abbé de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. Son frère le nomme cardinal-prêtre de Tulle en 1342. Camerlingue du Sacré Collège en 1361, il est élu pape par ses pairs le 13 septembre 1362, mais refuse la charge papale.

  • le 21 octobre 1422 : mort de Charles VI dit « le Bien Aimé », par ses contemporains ou « le Fol », par les hussards noirs de la III république.

Son dernier acte en tant que Roi est de signer, sous la conduite de la Reine Isabeau, la traitresse, le Honteux Traité de Troyes de 1420 qui déshérite son fils le Dauphin Charles au profit du Roi d'Angleterre Henri V de Lancastre, lequel devient Roi  de France et d'Angleterre et épouse la main de Catherine de Valois, fille du Roi.

Le Dauphin Charles, se proclame Roi de France sous le nom de Charles VII, mais n'a d'autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Le nord du royaume et la capitale Paris, sous la coupe des Anglais et de leurs alliés bourguignons, font officiellement allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre. Ce dernier est placé sous la régence du duc de Bedford, et sera couronné roi de France à Notre Dame. Le Dauphin, héritier légitime des Capétiens et la France semblent sur le point de disparaître. C'est alors qu'une bergère de 16-17 ans Jeanne, la Pucelle, va en quelques mois libérer Orléans, faire couronner le Roi à Reims et chasser l'Anglais du Royaume.

  • le 21 octobre 1440 : Gilles de Rais, maréchal de France et connétable, confesse ses crimes devant les juges à Nantes.

  • le 21 octobre 1610 : le Roi Louis XIII, selon la tradition, procède au toucher des scrofuleux.

Suite à son sacre le 17 octobre, le jeune Roi touche et guérit les malades atteints de Scrofule ou écrouelles, nom ancien de l'adénopathie cervicale tuberculeuse chronique. Les archives de France attestent de guérisons miraculeuses des écrouelles.

  • le 21 octobre 1652 : le jeune Louis XIV rentre à Paris après l'échec de la Fronde des princes.

Le souvenir que laisse la Fronde dans le cœur du Roi, alors âgé de neuf ans, font que les craintes et les vexations lui inspireront à jamais une méfiance irréductible envers les oligarchies de nobles et de parlementaires. Il proclame toutefois une amnistie, ordonne l'exil de Gaston d'Orléans et rappelle Mazarin.

  • le 21 octobre 1790 : naissance d'Alphonse de Lamartine à Macon.

Elevé chez les jésuites, c'est un poète et un homme politique français. Dès 1820, sa poésie rencontre le succès. Grand voyageur, il se tourne vers le monde politique à la mort de sa fille. Député, il prend part au mouvement révolutionnaire des  « Trois glorieuses », journées de troubles parisiens qui renversent Louis Philippe. S'opposant aux révolutionnaires, il évite à la France d'avoir le drapeau rouge comme emblème en risquant sa vie face à la foule, s'écriant :

« Le drapeau aux trois couleurs a fait le tour du monde alors que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple ".

Quelle est l'origine des trois couleurs ? Si le rouge est la couleur de l'oriflamme de Clovis, reçu de Dieu, il est surtout connu comme étant originairement la bannière de l' abbaye de Saint Denis dont le rouge symbolisait le martyre de ce saint, premier évêque de Paris. Le rouge était aussi la couleur du pouvoir impérial divin des empereurs romains, dont ont hérités les papes (chaussures rouges auxquelles le pape François 1ervient de renoncer).

La couleur bleue est associée à celle des armoiries de France et des Rois. Clovis remplace ses armes (trois croissants ou crapauds) par un écu bleu azur parsemé de fleurs de Lys suite à la vision d'un ermite de Joye en Val près de Poissy qui précède sa victoire de Confluant Ste Honorine sur le roi Germain Audoc. Le bleu est également la couleur du manteau (la chape) de saint Martin de Tours, utilisé comme palladium par Clovis, et comme étendard des armées par de nombreux Rois ensuite, lors des batailles ; et c'est pour cette raison que le manteau du sacre royal est bleu. À cette époque l'azur est un symbole de grandeur spirituelle. Le bleu est la couleur du manteau de la Vierge.

Le blanc est devenu la couleur personnelle du Roi depuis Saint Louis, St Jeanne d'Arc et Henri IV. C'est la couleur du commandement sous la monarchie française.

  • le 21 octobre 1805 : bataille de Trafalgar.

Pendant la bataille de Trafalgar, l'amiral Nelson, qui se trouve sur la dunette du Victory, est atteint par une balle qui lui brise la colonne vertébrale. Il remporte la victoire et brise tous les espoirs de Napoléon d'envahir l'Angleterre. Du camp de Boulogne, la grande armée va traverser l'Europe en quelques jours pour triompher à Austerlitz de l'Autriche, et de la Russie en neuf heures de combat.

  • le 21 octobre 1897 : départ de la colonne Marchand.

Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain. La colonne française Marchand part des rives du Congo pour traverser l'Afrique vers l'est, jusqu'au Nil, emportant 3000 charges de 30 kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda  et renforce les défenses de la place avant l'arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti.

  • le 21 octobre 1907 : éclate la crise financière surnommée "la panique des banquiers".

Elle intervient en pleine récession, après l'échec d'une tentative de corner (manipulation du marché) sur les actions de la United Copper. Les nombreux retraits de fonds des banques de détail et d'investissement provoquent une perte de près de 50 % de la plus haute valeur atteinte par le marché boursier en 1906. Cet effondrement cause une panique qui se propage à l'ensemble des États-Unis.

  • le 21 octobre 1945 : rejet de la III république.

Un Référendum débouche sur le rejet de la IIIème République et la 1ère Assemblée constituante est élue. Il faut bien donner un vernis légal aux crimes de l'épuration qu'a très largement couverte le gouvernement provisoire de l'époque.

  • le 21 octobre 1956 : début de l'affaire de Suez.

Britanniques, Français et Israéliens débutent une rencontre à Sèvres, sur la question d'une intervention militaire en Egypte. Cette rencontre secrète aboutira à la victoire militaire de Suez, qui se transformera une fois de plus en défaite politique totale. C'est le début de la fin des empires coloniaux pour ces deux pays occidentaux.

  • le 21 octobre 1999 : Hélène Carrère d'Encausse devient Secrétaire perpétuel de l'Académie française.

 

Posté le 21 octobre 2014 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

20 octobre 2014

C’est arrivé un 20 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 20 octobre 1097 : les armées croisées arrivent devant Antioche.

Le siège de la ville va rapidement commencer. Elle tombe le 3 juin suivant.

  • le 20 octobre 1561 : des protestants pillent et vandalisent la cathédrale Saint Pierre de Montpellier.

L'étendue du massacre varie entre 8 et 50 morts selon les chroniqueurs. S'en suit le pillage et la destruction de l cathédrale : en 6 ou 7 heures l'église est complètement vidée. A l'issue les barbares s'attaquent aux couvents et aux monastères de la ville. L'année suivante, la cathédrale perd ses cloches et ses grilles de fer qui sont fondues pour faire des munitions.

  • le 20 octobre  1587 : bataille de Coutras.

Pendant les guerres de religion, le roi de Navarre, Henri de Navarre bat l'armée royale, mal commandée par le duc Anne de Joyeuse, qui meurt dans la bataille.

  • le 20 octobre 1622 : le Roi Louis XIII entre solennellement dans Montpellier vaincu.

Le 20 octobre 1622, Louis XIII entre dans Montpellier tête nue et désarmé ; ses armées le suivent. Il jure de respecter les privilèges accordés au Béarn par l'édit de Nantes. Voir les chroniques du 19 mai, du 31 aout et du 10 et 19 octobre.

  • le 20 octobre 1781 : Thomas Jefferson rend hommage aux Français.

Il déclare : "Chaque homme de culture a deux patries : la sienne et la France".

  • le 20 octobre 1788 : Barthélémy de Lesseps remet au Roi Louis XVI les documents de l'expédition Lapérouse.
  • le 20 octobre 1792 : pillage de Versailles.

Sur la proposition du député Roland, la Convention ordonne la vente d'une grande partie du mobilier royal du Château de Versailles. Comment faire table rase du passé et couper les Français de leur histoire…

  • 20 octobre 1805 : victoire de Napoléon à Ulm.

L'armée autrichienne prisonnière défile devant Napoléon à Ulm : 250 000 hommes, 60 canons, 40 drapeaux. Cette victoire d'Ulm a lieu dans la foulée de la victoire de Ney à Elchingen le 14 octobre. La veille, le 4e Corps du Maréchal Soult avait anéanti la Division de Spangen à Memmingen.

Ulm parachève la campagne d'Autriche. Quelques jours plus tard, Murat fait son entrée de Vienne, sans autorisation de l'Empereur, et Napoléon signera la fin du Saint-Empire Romain Germanique.

  • le 20 octobre 1827 : une flotte alliée (France, Grande Bretagne et Russie) détruit la flotte turque à Navarin.

    La bataille de Navarin peinte par Garneray.

La bataille de Navarin est une bataille navale qui s'est déroulée dans le cadre de l'intervention de ces trois puissances lors de la guerre d'indépendance grecque. La défaite ottomane est totale. Cette bataille, de Navarin, est considérée comme la dernière grande bataille navale de la marine à voile.

  • le 20 octobre 1939 : le pape Pie XII publie l'Encyclique Summi pontificatus : Seule la reconnaissance de la Royauté sociale du Christ peut apporter la paix aux Nations.

Extraits :

« La diffusion et l'approfondissement du culte rendu au Divin Cœur du Rédempteur, culte qui trouva son splendide couronnement non seulement dans la consécration de l'humanité, au déclin du siècle dernier, mais aussi dans l'introduction de la fête de la Royauté du Christ par Notre immédiat prédécesseur, d'heureuse mémoire, ont été une source d'indicibles bienfaits pour des âmes sans nombre, un fleuve qui réjouit de ses courants la Cité de Dieu (Ps., XLV, 5). Quelle époque eut jamais plus grand besoin que la nôtre de ces bienfaits ? Quelle époque fut plus que la nôtre tourmentée de vide spirituel et de profonde indigence intérieure, en dépit de tous les progrès d'ordre technique et purement civil ? Ne peut-on pas lui appliquer la parole révélatrice de l'Apocalypse: Tu dis: je suis riche et dans l'abondance et je n'ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu (Apoc., III, 17) ? 

Vénérables Frères, peut-il y avoir un devoir plus grand et plus urgent que d'annoncer les insondables richesses du Christ (Eph., III, 8) aux hommes de notre temps ? Et peut-il y avoir chose plus noble que de déployer les Etendards du Roi - Vexilla Regis - devant ceux qui ont suivi et suivent des emblèmes trompeurs, et de regagner au drapeau victorieux de la Croix ceux qui l'ont abandonné ?

[…]si l'oubli de la loi de charité universelle, qui seule peut consolider la paix en éteignant les haines et en atténuant les rancœurs et les oppositions, est la source de maux très graves pour la pacifique vie en commun des peuples, il est une autre erreur non moins dangereuse pour le bien-être des nations et la prospérité de la grande société humaine qui rassemble et embrasse dans ses limites toutes les nations: c'est l'erreur contenue dans les conceptions qui n'hésitent pas à délier l'autorité civile de toute espèce de dépendance à l'égard de l'Etre suprême, cause première et maître absolu, soit de l'homme soit de la société, et de tout lien avec la loi transcendante qui dérive de Dieu comme de sa première source. De telles conceptions accordent à l'autorité civile une faculté illimitée d'action, abandonnée aux ondes changeantes du libre arbitre ou aux seuls postulats d'exigences historiques contingentes et d'intérêts s'y rapportant.

L'autorité de Dieu et l'empire de sa loi étant ainsi reniés, le pouvoir civil, par une conséquence inéluctable, tend à s'attribuer cette autorité absolue qui n'appartient qu'au Créateur et Maître suprême, et à se substituer au Tout-Puissant, en élevant l'État ou la collectivité à la dignité de fin ultime de la vie, d'arbitre souverain de l'ordre moral et juridique, et en interdisant de ce fait tout appel aux principes de la raison naturelle et de la conscience chrétienne.

L'encyclique est consultable ici.

  • le 20 octobre 1952 : traversée de l'atlantique en canot.

Le médecin navigateur français Alain Bombard part de Las Palmas (Canaries) à bord d'un canot pneumatique, sans eau ni nourriture, à travers l'Atlantique.

  • le 20 octobre 1989 : la France perd sa souveraineté législative sans que le peuple ne se prononce.

Le Conseil d'Etat rend un arrêté par lequel il renverse sa jurisprudence de 1969, et décide que les traités internationaux prévalent sur les lois nationales qui leur étaient antérieures.

Posté le 20 octobre 2014 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 octobre 2014

Le Credo du bienheureux Paul VI

En ce jour de béatification du pape Paul VI, voici son Credo du peuple de Dieu, publié sous forme de Motu Proprio le 30 juin 1968 :

P"Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle.

Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé lui-même à Moïse; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne: en sorte que ces deux noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, «habitant une lumière inaccessible», est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité.

Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours «doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité».

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme: égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Évangile: pauvreté en esprit, douceur, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts, chacun selon ses mérites; ceux qui ont répondu à l’amour et à la miséricorde de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

Nous croyons en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à Sa grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait».

Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.

Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous professons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, «non par imitation, mais par propagation», et qu’il est ainsi «propre à chacun».

Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, «là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé».

Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent «de l’eau et de l’Esprit-Saint» à la vie divine dans le Christ Jésus.

Nous croyons à l’Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible constituée par des organes hiérarchiques et communauté spirituelle; elle est l’Église terrestre, le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Église comblée des biens célestes; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce: c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit-Saint.
Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteurs dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a pour mission de garder, d’enseigner, d’expliquer et de répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus.

Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le Collège des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage.

Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion avec l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur.

Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église31. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de Sa grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là aussi, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

Nous croyons que la Messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.

Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, exactementcomme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.

L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut jamais signifier que l’Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps.

Nous croyons que la multitude des âmes qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est36 et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit: Demandez et vous recevrez38. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen."

Posté le 19 octobre 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre : colloque sur les prêtres et religieux durant la Grande Guerre

L’association DRAC (Droits du Religieux Ancien Combattant) communique :

"Sous la présidence de Mgr Luc RAVEL, évêque aux Armées Françaises, un colloque consacré aux "Prêtres et Religieux dans la Grande Guerre " se tiendra le samedi 15 novembre 2014, de 9h30 à 18h, au Couvent des Franciscains, 7 rue Marie Rose, 75014 Paris, avec la participation, notamment, du professeur Eric MENSION-RIGAU de l'université Paris IV-Sorbonne, du professeur Xavier BONIFACE de l'université de Picardie et de M. Alain TOULZA, vice-président de DRAC et auteur de l'ouvrage "La Grande Guerre des Hommes de Dieu".

Le colloque sera doublé d'une exposition de 12 panneaux à vocation itinérante. Entrée libre sur délivrance d'un carton d'invitation à demander par courriel : drac75006@yahoo.fr, ou à DRAC, 8 bis rue Vavin 75006 Paris, avant le 1er novembre 2014.

Ce colloque sera doublé d'une exposition de 12 panneaux à vocation itinérante."

Posté le 19 octobre 2014 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 19 octobre 732 : les Francs s'opposent à l'invasion arabe.

Appelé par le duc d'Aquitaine Eudes, le chef des Francs Charles Martel traverse la Loire pour mettre fin à la menace musulmane. Son armée va se retrouver face à celle d'Abd el Rahman à Moussais, près de Poitiers.

  • le 19 octobre 1622 : fin du siège de Montpellier, Rohan dépose les armes.

Henri de Rohan vient le 10 octobre s'agenouiller devant Louis XIII et lui demander pardon d'avoir porté les armes contre lui. Les Montpelliérains font amende honorable, et le Roi leur accorde son pardon avec l'édit de Montpellier, le 19 octobre, dans lequel il confirme les dispositions de l'édit de Nantes, et le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Louis XIII entre dans la ville le 20 octobre, tête nue et désarmé. Voir les chroniques du le 19 mai, du 31 aout et du 10 octobre.

  • le 19 octobre 1646 : décès de Jean de La Lande, autre martyr canadien.

Alors que le père Jogues a été abattu d'un coup de hache la veille (voir la chronique du jour), Jean de la Lande passe une journée supplémentaire aux mains de ses bourreaux. Tailladé à coups de couteau; battu à coups de bâtons, brûlé avec des tisons ardents pendant toute une nuit, il est achevé de coup de tomahawk le lendemain. Jean de La Lande n'était pas Jésuite mais un missionnaire laïc.

 

  • le 19 octobre 1718 : naissance de Victor-François de Broglie.

Né à Paris, Victor-François de Broglie, est un militaire français qui est fait maréchal de France et prince du Saint-Empire romain germanique en 1759, en remerciement de ses actions contre la Prusse. Durant la Révolution, il mène une armée contre-révolutionnaire. Il part ensuite pour la Russie où il est nommé feld-maréchal en 1797. Il décède en 1804 à Münster.

  • le 19 octobre 1783 : premier vol habité en montgolfière.

2 vols humains en montgolfière ont lieu à la "Folie Titon" à la manufacture royale des papiers peints, à Paris : 81m avec Pilâtre, 105m avec Pilâtre et Giroud. Le Roi n'a pas donné son autorisation pour un vol libre, il souhaitait désigner plutôt deux condamnés à morts. L'appareil est attaché au sol par une corde. Le 21 novembre le Roi accepte un vol libre avec les deux scientifiques.

  • le 19 octobre 1813 : fin de la bataille des nations.

Au terme d'une bataille de durée trois jours et qui oppose 190 000 Français à 300 000 coalisés, l'armée napoléonienne s'incline face aux alliés : Prusse, Russie, Angleterre, Autriche, Suède, Bavière. Napoléon est obligé de battre en retraite. Il franchit le Rhin sur le pont de Lindenau avant qu'il ne soit détruit, laissant 30 000 soldats français prisonniers dans la ville. La défaite de l'empereur est surtout la fin d'une politique extérieure que tous les Bourbons avaient réussi à poursuivre pendant des siècles: le morcèlement de la puissance allemande en une myriade de principauté. Dès le départ des de la Grande Armée, « l'Allemagne » est libérée.

Cette bataille de Leipzig est aussi appelée la «Bataille des Nations».

  • le 19 octobre 1817 : le Duc d'Angoulême, pose la 1ère pierre du Grand-Théâtre du Havre.

A cette occasion il visite le port où il fait reprendre la construction du bassin de la Barre et du Commerce.

  • le 19 octobre 1862 : naissance d'Auguste Lumière.

Auguste Lumière naît à Besançon. Avec son frère Louis inventeurs du cinématographe en 1895, ils sont les auteurs de travaux sur la photographie et les inventeurs de la trichromie pour la photographie des couleurs en 1903.

 

  • le 19 octobre 1927 : naissance de Jean Bastien-Thiry, ingénieur militaire français, qui tenta de faire assassiner le général de Gaulle.

Le 11 mars 1963, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est exécuté à la suite de l'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle, voir la chronique du jour.

  • le 19 octobre 1952 : la Grande Loge Féminine de France est fondée, à Lille.

La secte, qualifiée par la Sainte Vierge d'église de Satan, s'étend en France pour mieux contrôler le pays.

  • le 19 octobre 1974 : légalisation de l'avortement.

La gauche en rêve, la droite le fait : Giscard président et Chirac premier ministre font passer une loi dite « loi Veil » autorisant l'assassinat des enfants à naitre dans le ventre de leur mère. La loi est votée par toute la gauche et une minorité de la droite : 288 voix contre 192. Cette loi aurait pu s'appeler loi Simon, du nom du docteur Simon, deux fois grand Maitre de la Grande loge de France, tellement il a œuvré avec ses loges à faire passer cette loi comme celle de sur l'insémination, la contraception, les greffes d'organes, l'euthanasie et la peine de mort.

Le premier article de la loi Veil rappelle que l'embryon est un être humain dès sa conception. C'est donc en pleine connaissance que les politiques de l'époque ont fait passer cette loi. Et si les statistiques françaises sont vraies entre 1974 et 2014, ce sont 220 000 Français qui ont été assassinés. Donc ces hommes portent la responsabilité de près de 9 millions de crimes ; Hitler n'a pas fait mieux ! Voir les chroniques du 17 janvier et du 1er aout.

  • le 19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko.

Le Père Popieluszko, âgé de 37 ans, symbolise aux yeux des Polonais la lutte de l'Église catholique contre un régime totalitaire.

Il est enlevé à Varsovie par trois officiers de la sûreté polonaise. Torturé à mort, son corps est ensuite jeté dans la Vistule et retrouvé le 30 octobre. Les raisons de sa mort: il est Catholique et partisan du syndicat "Solidarnosc".

 

 

  • le 19 octobre 1987 : krach d'octobre 1987.

Le Dow Jones perd 22,6%, la plus importante baisse jamais enregistrée en un jour sur un marché d'actions.

  • le 19 octobre 1997 : Sainte Thérèse de Lisieux est proclamée docteur de l'Eglise par le Pape Jean-Paul II.

Sainte Thérèse de Lisieux est proclamée Docteur de l'Église par le pape Jean-Paul II; elle est la troisième femme à recevoir le titre dans l'histoire de l'Église catholique.

  • le 19 octobre 1999 : les 35 heures en France, et le scandale de l'Arc.

L'Assemblée nationale adopte en première lecture le second projet de loi de Martine Aubry sur la réduction du temps de travail à 35 heures. Le même jour, le président de l'ARC, Jacques Crozemarie est condamné pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux » suite au scandale de l'Association pour la recherche sur le cancer.

  • le 19 octobre 2003 : béatification de Mère Teresa par Jean-Paul II.

Lors d'une cérémonie sur la Place St-Pierre-de-Rome, Mère Teresa est béatifiée par le pape Jean_Paul II. La "petite sœur des pauvres" de Calcutta est ainsi honorée et montrée en exemple à une société moderne de plus en plus matérialiste et individualiste pour son dévouement incessant auprès des malades, des mourants et des plus démunis.

Posté le 19 octobre 2014 à 03h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

18 octobre 2014

Carquefou : représentations sur St Thomas Becket

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Posté le 18 octobre 2014 à 09h37 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 18 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 octobre : décès du Roi Clotaire II.

Son fils Dagobert lui succède. Il sera un très grand Roi.

  • le 18 octobre 1009 : destruction de l'église du Saint Sépulcre.

Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l'empire fatimide, l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d'al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire.

  • le 18 octobre 1405 : naissance du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini, généralement connu dans la littérature sous son nom latin Æneas Sylvius est le 210e pape de l'Église catholique.

  • le 18 octobre 1619 : naissance de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean Armand de Maillé-Brézé nait le à Milly-le-Meugon. Il meurt le 14 juin 1646 à la bataille d'Orbetello (voir la chronique du jour), à l'âge de 27 ans. Colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans, grand-maître de la navigation à 24 ans, il participe à huit campagnes de guerre, au cours desquelles il remporte un nombre impressionnant de victoires, qui assurent, à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale : Barcelone en 1642, cap de Gate, près de Carthagène en 1643, une double victoire les 9 août et 4 septembre lors de la bataille de Carthagène la même année.

Armand de Maillé-Brézé, anonyme de l'Ecole française, Musée de Versailles.

  • le 18 octobre 1701 : naissance de Charles Le Beau, historien français.
  • le 18 octobre 1622 : la paix de Montpellier.

Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l'édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent peu à peu fin à l'existence d'un Etat dans l'Etat avec un certain nombre ; de zone de non droit ou la loi française ne s'appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l'Edits de Nantes sont ainsi peu à peu corrigé (sans l'usage de la force cela n'eût pas été possible), pour que l'unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques du 10, du 19 et du 20 octobre.

Toute comparaison avec une situation actuelle est hors de propos …

 

 

  • le 18 octobre 1646 : décès d'Isaac Jogues, martyr français canadien.

Isaac Jogues, nait le 10 janvier 1607 et meurt le 18 octobre 1646. Ce missionnaire jésuite, après avoir été ordonné prêtre, est envoyé en Nouvelle-France pour évangéliser les Premières Nations. Il est capturé par les Iroquois en 1642, alors en guerre avec la France. Après avoir été torturé et réduit à l'esclavage, il est envoyé dans un village près d'Albany. Des marchands calvinistes hollandais l'aident à s'échapper. De retour en France, il demande une autre mission au Canada, et reprend le bateau au printemps de 1644. Vivant alors parmi les tribus iroquoises à Ossernenon dans l'État de New York, il finit assassiné par ces dernières ; sa tête scalpée est mise sur une palissade et son corps est jeté dans la rivière Mohawk. Jean de La Lande subira un sort semblable le lendemain. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XI.

  • le 18 octobre 1681 : la Régence d'Alger déclare la guerre à la France.

Alors que plusieurs navires français ont été attaqués et capturés par les maures, la régence déclare la guerre à la France. La mansuétude royale de Louis XIV s'arrête et ce dernier confie à Duquesne la mission de bombarder Alger. À la tête d'une flotte d'une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et se présente devant Alger, en juillet 1682, fortement retardé en raison de mauvaises conditions de navigation. Bombardée à plusieurs reprises au mois d'août, la ville subit des dégâts considérables. La paix que le Dey est amené à demander ne peut se concrétiser…

  • le 18 octobre 1685 : le Roi Louis XIV signe l'édit de Fontainebleau, révoquant l'Édit de Nantes.

A Fontainebleau, le Roi Louis XIV révoque l'édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV le 13 avril 1598. Cette décision est souvent critiquée mais le contexte n'est jamais expliqué. Jean Guiraud, dans Histoire Partiale, Histoire Vraie - Tome 3, page 42 à 47 le rappelle :

« 1). Les protestants avaient voulu se servir de l'Édit de Nantes pour reprendre l'avantage sur les catholiques ; ils s'étaient constitués, au sein de la monarchie française, en un parti puissant, ayant ses assemblées, ses armes, ses chefs politiques et militaires, toujours prêt à se soulever pour revendiquer la suprématie beaucoup plus que la liberté. L'Édit de Nantes qui, dans la pensée de Henri IV, était un acte de pacification, était devenu en leurs mains une arme de guerre contre les catholiques. Continuant les traditions de leurs pères du XVIe siècle, sous Louis XIII, ils avaient été en négociations constantes avec l'étranger qu'ils appelaient perpétuellement à leur secours dans leurs révoltes contre le gouvernement royal.

2). Richelieu avait compris le danger qu'une pareille attitude faisait courir non seulement à la paix publique, mais encore à l'unité nationale et à l'intégrité de la Patrie. Aussi avait-il poursuivi avec énergie et persévérance la destruction du parti huguenot. En agissant ainsi, il avait obéi non aux suggestions du fanatisme religieux, mais aux nécessités de la défense nationale dont il avait la garde ; et ce qui le prouve, c'est que, après avoir vaincu les protestants, alliés des ennemis de la France, il n'exerça contre eux aucunes représailles, leur laissant la pleine liberté de conscience et se contentant de leur enlever les privilèges que leur avait accordés l'édit de Nantes et qui les avait dressés menaçants contre la paix religieuse et l'unité française.

3). Les protestants ne voulurent pas se contenter de la liberté qui leur était laissée, et se résigner à n'être plus un parti ayant son organisation propre. Ils voulurent profiter des conspirations fomentées par Gaston d'Orléans contre Richelieu, des troubles de la Fronde, de la longanimité de Mazarin pour reprendre les privilèges qui leur avaient été enlevés. De 1630 à 1660, ils ne cessèrent de préparer des révoltes, de se tenir sur le pied de guerre en face des catholiques et du gouvernement et de négocier avec l'étranger, particulièrement avec l'Angleterre. Parfois même, ils prirent les armes, essayant de recommencer ces guerres de religion qu'Henri IV avait voulu supprimer à jamais par l'Édit de Nantes.

4). Bien loin de céder à la moindre animosité contre les protestants, le cardinal Mazarin montra à leur endroit une condescendance et une douceur beaucoup plus grandes encore que celles de Richelieu. Feignant d'ignorer les négociations de leurs chefs avec l'Angleterre, il les accabla de prévenances ; et toujours, les révoltes protestantes furent pour lui une occasion nouvelle d'affirmer son intention de faire régner en France la liberté religieuse et de respecter toutes les dispositions de l'édit de Nantes la garantissant aux réformés :

5). Et ainsi, du règne de Henri IV au gouvernement personnel de Louis XIV, nous voyons, d'une part, les huguenots sans cesse en opposition ou en révolte contre la royauté et en négociations avec l'étranger pour préparer l'écrasement du catholicisme en France par de nouvelles guerres de religion, et d'autre part, les divers gouvernements qui se succédèrent leur garantir la liberté de conscience, même quand ils leur enlevaient, après leurs défaites, leurs privilèges politiques.

Ces conclusions, Louis XIV les avait déjà tirées lorsque, à la mort de Mazarin, il décida de gouverner lui-même. Il était persuadé que les protestants ne seraient jamais des sujets soumis et que, sans cesse, ils prépareraient contre lui de nouvelles révoltes. Il pensait encore que l'élément huguenot ne se laisserait jamais assimiler dans l'unité française et que toujours il formerait un parti irréductible appelant de ses vœux l'intervention de ses coreligionnaires étrangers, ennemis de la France 105. C'est cette conviction fortement enracinée dans son esprit qui lui inspira le dessein bien arrêté d'en finir non seulement avec le parti protestant, mais avec le protestantisme lui-même. Estimant que les protestants ne seraient des sujets fidèles et de loyaux Français que lorsqu'ils seraient catholiques, il voulut les ramener à l'Église. L'unité religieuse par le catholicisme lui apparaissait comme l'unique moyen d'établir définitivement l'unité politique et nationale.

Il conçut ce projet dès les premières années de son gouvernement personnel. Il l'exposait lui-même à son fils dans un passage de ses Mémoires, rédigé en 1671, dans lequel il définissait la conduite qu'il tenait à l'égard des protestants depuis 1661. « Je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était, en premier lieu, de ne les point presser du tout avec une rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d'en renfermer même l'exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre. Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j'ai assez ponctuellement observé depuis de ne leur en faire aucune ; et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d'eux-mêmes et sans violence, si c'était par quelque bonne raison qu'ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets».

Quand il écrivait ainsi, Louis XIV était encore jeune (33 ans) et il définissait une politique qu'il avait mise en pratique dès l'âge de 23 ans. Alors, moins que jamais, « il n'avait pas le tempérament d'un persécuteur». […]

Il est juste aussi d'ajouter 1° à la décharge du roi, que beaucoup de cruautés furent l'effet, non de sa volonté, mais de fonctionnaires courtisans croyant plaire à leur maître en exagérant ses instructions ; 2° à la décharge de l'Église, que plusieurs prélats, et non des moindres, blâmèrent la conversion par la force des huguenots et que presque tous les protégèrent contre les violences des officiers royaux.

L'un des moyens les plus violents qui aient été imaginés pour convertir de force les huguenots fut les dragonnades. Il consistait à loger les troupes de passage chez les protestants et à fermer les yeux sur les excès qu'elles commettraient chez eux, avec l'espoir que pour éviter à l'avenir les désagréments de ces logements, les plus entêtés des réformés finiraient par se convertir ; les missionnaires bottés (c'est ainsi qu'on appelait les soldats logés chez les protestants) commirent en effet des cruautés abominables. Mais il ne faut pas oublier que ces excès furent non seulement désavoués, mais punis par le roi, dès qu'il en eut connaissance.

Les dragonnades avaient été inaugurées en Poitou par l'intendant Marillac en 1681 ; les protestants s'en étaient plaints ; […] Les plaintes ayant été renouvelées, Louvois mandait, le 23 août, à Marillac : « Il n'y a rien de si contraire aux intentions de Sa Majesté que les violences qui sont énoncées (dans les plaintes des protestants) ; elle m'a ordonné de vous les adresser et de vous recommander de prendre de telles mesures qu'elles cessent absolument, désirant même que vous fassiez faire des exemples des cavaliers qui les ont commises, si vous pouvez en avoir des preuves ». Marillac n'ayant pas tenu compte de ces lettres fut révoqué en février 1682. […]

Assurément, l'histoire impartiale ne saurait approuver ni la Révocation de l'édit de Nantes, ni les mesures persécutrices qui la suivirent. En les décrétant, Louis XIV ordonna une série d'actes de violence que la charité chrétienne réprouve ; et l'expérience démontra, une fois de plus, que la foi catholique ne tire pas grand profit de ces moyens répressifs. En forçant un grand nombre de protestants à s'expatrier, le roi appauvrit la France au profit des États protestants ― l'Angleterre, la Hollande et le Brandebourg ― qui reçurent les réfugiés. Historiens protestants, libres penseurs et catholiques ont fait valoir souvent ces considérations ; nous n'y contredirons pas, car elles semblent définitivement scientifiques. »

  • le 18 octobre 1687 : les troupes françaises débarquent au Siam.
  • le 18 octobre 1748 : signature du traité d'Aix-la-Chapelle.

La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas signent le traité à Aix-la-Chapelle qui met un terme à la guerre de succession d'Autriche. Il aboutit à la restitution quasi-totale des territoires conquis. La Prusse garde la Silésie. Les duchés de Parme et de Plaisance reviennent au gendre de Louis XV, don Philippe. L'Angleterre redonne à la France Louisbourg, en Nouvelle-Écosse (Canada).

  • le 18 octobre 1793 : le pardon de Bonchamps.

Suite à la défaite de la seconde bataille de Cholet (voir la chronique de la veille) face aux troupes républicaines, les Vendéens commandés par Maurice d'Elbée, Henri de La Rochejacquelein et Jean-Nicolas Stofflet, réussissent tout de même à passer sur la rive gauche (sud) de la Loire, avec femmes et enfants. Presque toute l'Armée Catholique et Royale se regroupe à Saint-Florent-le-Vieil avec environ 5 000 prisonniers conventionnels, que la troupe veut exécuter. Or, le Marquis de Bonchamps est mortellement blessé a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l'église et il s'écrie :

« Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut, Bonchamps l'ordonne ! ». L'ordre est finalement respecté mais les anciens prisonniers républicains recevront l'ordre de nier le geste du chef vendéen.

Charles de Bonchamps rend l'âme après avoir reçu les derniers sacrements, le 18 octobre. Voici ce qu'écrit son épouse sur l'événement :

« La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l'ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81

La statue de David d'Angers

Parmi les prisonniers, se trouvait le père du peintre et sculpteur républicain David. En remerciement ce dernier lui sculptera le tombeau Bonchamps dans l'église de Saint-Florent, en 1825.

 

  • le 18 octobre 1797 : traité de Campoformio.

Il met fin à la Campagne d'Italie et partage la république de Venise : l'Autriche récupère l'Istrie, la Dalmatie et les bouches de Cattaro, Venise et ses possessions jusqu'à l'Adige, reconnaît l'indépendance de la République cisalpine ; la France conserve les îles Ioniennes (Corfou, Zante, Céphalonie), la Lombardie et la Belgique par un article secret, l'Autriche concède également la rive gauche du Rhin.

  • le 18 octobre 1810 : Napoléon ordonne que les marchandises anglaises soient brûlées dans les ports de l'Empire.
  • le 18 octobre 1831 : la révolte des Canuts, dernière corporation selon la forme pré révolutionnaire va éclater.

Les chefs d'atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts. Le tarif fixé est tellement exorbitant que le 21 novembre la révolte éclate.

  • le 18 octobre 1893 : décès de Charles Gounod, à 75 ans.

Charles Gounod est un compositeur français né à Paris le 17 juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 octobre 1893. Animé d'un profond sentiment religieux, il laisse plusieurs Messes, et surtout son célèbre Ave Maria, d'après un prélude de Bach.

  • le 18 octobre 1945 : création du Commissariat à l'énergie atomique.

Le CEA est institué par le GPRF, sur la proposition de Joliot et Dautry. Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale.

  • le 18 octobre 1988 : le Français Maurice Allais, reçoit le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur la théorie des marchés.

Posté le 18 octobre 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 octobre 2014

C’est arrivé un 17 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 octobre 532 : décès du pape Boniface II.

Il est enterré à St-Pierre de Rome.

  • le 17 octobre 1037 : dédicace de la Cathédrale de Chartres.

Il s'agit de la cathédrale romane qui avait été commencée par l'évêque Fulbert en 1020.

  • le 17 octobre 1244 : défaite des chevaliers Croisés à Forbie.
  • le 17 octobre 1404 : élection du pape Innocent VII.
  • le 17 octobre 1534 : affaire des placards.

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, des protestants posent, à Paris et à Amboise, jusque sur la porte de la chambre royale, des placards attaquant la conception catholique de l'eucharistie et de la messe.

Voici comment rectifie Jean Guiraud dans Histoire Partiale, Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, Tome 2 Page 205 et 206)

« Cette confiance [accordée par le Roi François 1er] poussa les protestants à de nouvelles violences. «Fort maladroitement, dit un de leurs amis, M. Lemonnier, ils reprirent l'offensive. Il y avait en effet en France un parti de religionnaires très passionnés qui n'admettaient plus aucune transaction avec le catholicisme. Ils correspondaient avec les exaltés de Strasbourg et de Bâle ; ils accusaient de défection les modérés de France et d'Allemagne ; ils déclaraient n'avoir aucune confiance dans le roi et ils étaient devenus incapables d'écouter un conseil de prudence. Peut-être aussi, quelques uns voulaient-ils empêcher les tentatives de conciliation entre les deux religions dont le bruit courait toujours ».

Ces fanatiques recommencèrent la série des provocations protestantes. Dans la nuit du 17 au 18 octobre, ils affichèrent à Paris et en province des placards violents contre les catholiques. Ils y traitaient de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais ». Les pamphlétaires huguenots prêchaient la destruction du catholicisme et demandaient à François 1er de la proscrire, à l'exemple de princes luthériens de l'Allemagne ses alliés.

En l'eaue, en l'eaue, ces fols sédicieux !

Le roy leur est un peu trop gracieux ;

Que n'a-t-il mis à bas ces sectes folles

En l'eaue ?

Viens voir, viens voir la bête sans raison (l'Église catholique).

Viens tôt la voir avec sa triple crête (tiare)

Non chûte (tombée) encor, mais de tomber bien prête.

Ainsi s'exprimait Marot sur le catholicisme ! De son côté, Calvin, le fondateur du protestantisme français, dédiait à François 1er lui-même l'ouvrage qu'il venait de composer pour combattre la doctrine catholique et définir la doctrine protestante, les Institutions de la religion chrétienne.

Quel but poursuivait le grand réformateur en dédiant au roi très chrétien le manifeste et la confession de la nouvelle religion, et quelle était son intention ? Voulait-il le braver hardiment ? Le ton respectueux de la dédicace ne permet pas de le croire. Les auteurs de la France protestante prétendent que Calvin a voulu répondre aux calomnies dont sa doctrine avait été l'objet de la part des catholiques et dont François 1er s'était fait l'écho dans ses lettres à ses alliés, les princes réformés d'Allemagne. Dans ce cas, Calvin aurait écrit une apologie comme celles que saint Justin et les apologistes chrétiens du IIe et du IIIe siècle adressaient aux empereurs païens. Que Calvin ait poursuivi cet objet, rien de plus naturel ; mais une étude, même superficielle du livre VIII de l'Institution chrétienne nous prouve qu'il avait un dessein encore plus précis.

Dans cette partie de son livre, en effet, il démontre à François 1er que la juridiction ecclésiastique, l'immunité et tous les autres privilèges de l'Église étaient des usurpations et que le roi devait avoir toute autorité sur elle : « Les Empereurs chrétiens, alléguait-il, ont toujours usé, sans contredit de leur puissance sur le clergé ». Et ce qu'il dit de la juridiction du clergé, il le dit aussi de ses terres et de ses principautés. L'Église les a usurpées, disait-il, et elles doivent revenir tous avec ses biens au roi. Qu'est-ce à dire sinon que Calvin cherchait à éveiller la jalousie du roi contre l'Église catholique et son clergé et sa convoitise de leur puissance et leurs possessions ? D'autre part, il écrit que les rois régnant au nom de Dieu et pour le servir, doivent mettre leur glaive au service de la vérité et de la religion et les faire triompher dans leurs états, à l'exemple des rois d'Israël qui n'hésitaient pas à punir des plus graves châtiments les ennemis de Dieu. Qu'est-ce à dire encore sinon qu'après avoir soumis entièrement le clergé au pouvoir civil, l'avoir séparé de Rome et dépouillé de toute influence et de tous biens, Calvin voulait faire du roi, devenu un adepte de la doctrine qu'il lui prêchait, le bras séculier du protestantisme ?

Calvin prônait donc en France la tactique qui, dans ces mêmes années, réussissait si bien aux protestants d'Angleterre, d'Allemagne et des pays scandinaves. Il voulait lancer le gouvernement royal contre l'Église catholique par l'appât alléchant des richesses du clergé, et après avoir élevé l'absolutisme royal sur les ruines de la puissance ecclésiastique, l'amener à établir, par la rigueur des lois, ce qu'il croyait la vraie doctrine chrétienne, c'est-à-dire le protestantisme. Ce que faisaient en Angleterre Henri VIII ; en Allemagne, les princes des maisons de Saxe, de Brandebourg et de Brunswick ; en Suède et Norvège, les Wasa, Calvin le suggérait, par l'Institution chrétienne, à François 1er.

Cette tactique de Calvin fut suivie par les protestants. Lorsqu'ils refusèrent de prendre part au concile de Trente convoqué pour la réforme de l'Église, ils déclarèrent que cette réforme devait se faire, en dehors du pape et des siens, par le roi. C'est ce qu'ils écrivaient, en 1557, à Henri II : « Le vrai office du roi est de vaquer à la connaissance des différents religieux, comme avaient fait les rois Ezéchias, Josias et autres... Le vrai et seul remède, Sire, est que vous fassiez tenir un saint et libre concile où vous présideriez et non pas le pape et les siens »

Et lorsque, par des colloques comme celui de Poissy, où prélats catholiques et prédicants protestants argumentaient sous la présidence de la société civile, les protestants faisaient de celle-ci l'arbitre des croyances ils essayaient encore de faire proclamer par des lois civiles la destruction de l'Église et l'avènement du protestantisme. C'est encore le but qu'ils poursuivaient lorsque, avec le chancelier de l'Hôpital, leur complice inconscient, ils essayaient de faire imposer par l'autorité politique à la France une doctrine commune chrétienne qui, provenant du pouvoir civil et non plus de l'Église romaine, ne pouvait être que le protestantisme. »

  • le 17 octobre 1610 : sacre du Roi Louis XIII à Reims.

    Le sacre et couronnement du Roy très chrestien Louys XIII
    Roy de France et de Navarre.
    Bibliothèque municipale de Reims.

Les évêques de Laon et de Beauvais, accompagnés des chanoines rémois en procession, viennent chercher le jeune Roi dès cinq heures du matin selon la coutume, et le portent, allongé sur un lit de parade, jusqu'à la cathédrale, où le peuple commence à se réunir. Les six pairs laïcs s'avancent : le prince de Condé, le prince de Conti, le comte de Soissons, représentant respectivement les ducs de Bourgogne, de Normandie et d'Aquitaine, ainsi que les ducs de Nevers, d'Elbeuf et d'Epernon, représentant pour leur part les comtes de Flandre, de Champagne et de Toulouse.

Le cardinal de Joyeuse, qui, après avoir accueilli le Roi, présente à l'assistance la Sainte Ampoule. Le Roi se lève pour la "vénérer avec dévotion", selon Godefroy Hermant, chanoine de Beauvais. Suit le serment du sacre :

"Je vous promets et octroie que je vous conserverai en vos privilèges canoniques comme aussi vos Eglises, et que je vous donnerai de bonnes lois et ferai justice et vous défendrai, ayant Dieu par sa Grâce, selon mon pouvoir, ainsi qu'un Roi en son Royaume doit faire par droit et raison à l'endroit des évêques er de leurs Eglises".

Je promets au nom de Jésus Christ ces choses aux chrétiens mes sujets. Premièrement, je mettrai peine que le peuple chrétien vive paisiblement avec l'Eglise de Dieu. Outre je tâcherai faire qu'en toutes vocations cessent rapidement et toutes iniquités. Outre je tâcherai à mon pouvoir en bonne foi de chasser de ma juridiction et terres de ma sujétion tous les hérétiques dénoncés par l'Eglise, promettant par serment tout ce qu'il a été dit. Ainsi Dieu m'aide et les Saints Evangiles de Dieu".

Puis Louis XIII est conduit à l'autel pour recevoir l'onction. Avec une aiguille d'or, le cardinal de Joyeuse prélève un peu de la liqueur de la Sainte Ampoule pour la mêler au saint chrême, l'en oint sept fois, autant que de sacrements, au sommet de la tête, sur l'estomac, entre les épaules, sur chacun des deux bras et à leurs jointures. Dans ses prières, il demande à Dieu "la conservation de la France par le secours de sa grâce". Le Roi revêt ensuite la tunique, le manteau royal et la dalmatique, reçoit une dernière onction sur les paumes. Le cardinal bénit l'anneau royal qu'il glisse au doigt de "Sa Majesté pour lui faire épouser son royaume", lui remet le sceptre, marque de sa puissance souveraine, et la verge de justice surmontée d'une main d'ivoire, signe qu'en lui est la source de toute justice.

Ensuite, les pairs du royaume, laïcs et ecclésiastiques, sont convoqués pour assister l'évêque pendant le couronnement. A l'issue, le cardinal, tête nue, s'incline en une profonde révérence et s'exclame : "Vive le Roi! Vive le Roi! Vive éternellement le Roi!" Les pairs font de même, et leurs acclamations se mêlent aux cris de joie de la foule.

  • le 17 octobre 1781 : victoire de Yorktown.

Point culminant de la Guerre d'Indépendance Américaine, la bataille de Yorktown se caractérise par un siège des forces britanniques de Lord Charles Cornwallis, mené en coopération par l'armée de George Washington et les Français de Mr. de Rochambeau. Il dure 21 jours et s'achève par une défaite anglaise.

  • le 17 octobre 1793 : défaite des Vendéens à Cholet.

Les Vendéens par un calcul tactique erroné abandonnent la ville de Cholet, il est vrai plutôt favorable aux idées de la révolution. Ils pensent pouvoir reprendre la ville facilement une fois les républicains revenus.

Le 17 octobre à l'aube, sans attendre la réponse de Charrette, appelé à l'aide, l'armée Catholique et Royale s'ébranle vers Cholet. Elle est forte de 35000 hommes. Sauf Charrette, tous les chefs sont là : d'Elbée. Bonchamps. Stofflet. Marigny. La Rochejaquelein, Royrand. Ils vont affronter 32000 Républicains. Chez eux aussi, sont présents les principaux généraux : Kléber, Chalbos. Muller. Westermann. Marceau, Vimeux. Haxo. L'affrontement, sans doute le plus important de la guerre de Vendée, se déroule dans les landes de la Papinière au nord de Cholet.

Les combats sont si violents que sentant le désastre proche Carrier s'enfuit du champ de bataille ! C'est avec la nuit tombante, que la gauche des l'armée républicaine toujours pas attaquée, s'engage. Les Vendéens se croient attaqués de flanc par des troupes fraiches et sont saisis de panique. Les grands chefs vendéens qui sont là rallient les braves et essaient d'arracher la victoire en se jetant sur les rangs républicains. Bonchamps et d'Elbée sont grièvement blesses. Mais les Royalistes échouent... La Vendée, le dernier rempart de la France chrétienne et capétienne est battue !

 

  • le 17 octobre  1849 : décès du compositeur Frédéric Chopin, à 39 ans.

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopte ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitte définitivement la Pologne pour Paris. Chopin, qui est tuberculeux, voit sa santé se dégrader, il meurt à Paris, le 17 octobre 1849.

  • le 17 octobre 1893 : décès de Patrice de Mac-Mahon, duc de Magenta, maréchal de France, président Français.
  • le 17 octobre  1912 : naissance du pape Jean-Paul Ier.

Albino Luciani nait le 17 octobre 1912 à Canale d'Agordo, dans la province de Belluno, en Italie. Il est élu pape le 26 août 1978, dès le premier jour du conclave ce qui est une surprise. Il prend le nom de Jean-Paul Ier. Son pontificat ne dure que 33 jours et six heures.

  • le 17 octobre  1950 : naissance de Philippe Barbarin, cardinal et archevêque de Lyon.
  • le 17 octobre  1979 : le prix Nobel de la paix est attribué à Mère Teresa.

En 1948, elle obtient du pape l'autorisation de quitter son couvent pour se mettre au service des "plus pauvres parmi les pauvres". Elle fonde en 1950 la Congrégation des missionnaires de la charité pour s'occuper des enfants abandonnés, leur trouver des parents adoptifs, créer des écoles. Aujourd'hui, 330 communautés constituent son ordre, réparties dans 76 pays.

  • le 17 octobre  1982 : mort du Général Antoine Béthouart.
  • le 17 octobre  1983 : décès de Raymond Aron, philosophe, historien et essayiste.
  • le 17 octobre  1995 : huitième attentat à la bonbonne de gaz, sur la ligne-C du RER entre les stations Musée d'Orsay et Saint-Michel à Paris: cinq blessés graves.
  • le 17 octobre  2010 : canonisation du frère André, premier saint québécois.

Le pape Benoît XVI procède la canonisation de l'humble religieux québécois, dont les dons de guérisseur ont fait courir les foules au siècle dernier. Il s'agit du premier homme québécois, né en terre d'Amérique, à être déclaré saint. Marguerite d'Youville, fondatrice des Sœurs grises, avait ouvert la voie en 1990. Environ 60 000 personnes sont rassemblées sur la place saint Pierre.

Posté le 17 octobre 2014 à 06h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

16 octobre 2014

Aujourd’hui des professionnels de santé valident les intuitions prophétiques de Paul VI

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

P"L'année 1968 ne fut pas ­seulement celle de tous les dangers. Ce fut aussi ­l’année de deux actes majeurs du pontificat de Paul VI. Déjà, la proclamation d’un Credo, fin juin, trois jours après le refus des évêques hollandais de rectifier un Catéchisme contenant des hérésies. Un mois plus tard, le pape publiait l’encyclique Humanae vitae, la dernière de son pontificat, dans laquelle il rappelait l’interdiction de la contraception, au nom du maintien du lien indissoluble entre union sexuelle et procréation. Il y sacrifia sa popularité, subissant les critiques de nombreux ­épiscopats, dont la France. 

Ce faisant, Paul VI a joué pleinement son rôle de confirmer ses frères dans la foi, selon les mots définitifs du Christ à Pierre : « J’ai prié pour que ta foi ne défaille pas » (Lc 22, 32). C’est là une parole sûre, à laquelle n’ont pas même dérogé les papes de la Renaissance, à la vie pourtant dissolue… Lorsque l’essentiel – la foi et les mœurs – est en jeu, ­l’autorité du successeur de Pierre est un repère sûr, contre lequel les « portes de l’enfer » ne peuvent prévaloir (Mt 16, 18). 

Mais toujours selon Paul VI, les « fumées de Satan » s’étaient bel et bien introduites dans l’Église, au cours de ces années troublées de l’après-concile. Maître spirituel et témoin jusqu’au bout de ses forces, le pape Montini a tenu bon sur les principes, contre vents et marées, y compris contre la majorité de son ­entourage. Par la suite, sur ces solides fondations, ses successeurs ont pu reprendre cet enseignement contesté, le consolider par une réflexion appro­fondie, et le diffuser auprès des fidèles. Jean-Paul II le fit pour la morale, puis Benoît XVI en ce qui concerne la foi – tous deux ont d’ailleurs été créés cardinaux par Paul VI, et se sont rencontrés grâce à lui : il n’y a pas de hasard… 

Même si beaucoup reste à faire pour affermir cet enseignement, notamment dans les écoles catholiques, il reste ­qu’aujourd’hui des professionnels de santé et même une partie de la gauche valident les intuitions prophétiques de Paul VI. C’est dire ! 

Cela doit nous donner une grande confiance en l’Église, qui reste ­gouvernée par le Saint-Esprit même lorsqu’elle semble affectée par les tribulations. « Le combat entre l’Église et le monde, disait Newman, a ceci de particulier : il semble toujours que le monde l’emporte sur elle ; mais c’est elle, en fait, qui gagne. Ses ennemis triomphent constamment, la disent vaincue ; ses membres perdent souvent espoir. Mais l’Église demeure. » Parce qu’elle est éternelle ! 

À l’heure du Synode sur la famille à Rome, il est bon de penser que le maintien sans restriction du principe de l’indissolubilité du mariage permettra à de nombreux couples, à l’avenir, de tenir dans les difficultés."

Posté le 16 octobre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 16 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Le 16 octobre : fête de Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Née le 22 juillet 1647 à Verosvres en Bourgogne, Marguerite Alacoque est attirée par la vie religieuse dès l'âge de cinq ans et dès neuf ans, elle s'inflige de sévères mortifications avant d'être paralysée. Pendant son adolescence, le Christ lui apparaît. Malgré sa santé fragile elle entre au Monastère de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie, ou Visitandines, ordre fondé par Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal.

En 1689, le Christ lui apparaît et lui délivre ce message :

«Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour. »

Le premier message s'adresse au Roi : " Il désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu' il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion " Mais plus spécifiquement à Louis XIV :<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu' il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. "

Le deuxième message : " Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l'adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l'exécution de ses desseins. "

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d'État de même que la France est fille aînée de l'Église.

Le troisième message demande au Roi : " d'être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise ".

Le quatrième message est : de " faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Coeur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l'empire du divin Coeur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ ".

Elle est aidée par Saint Claude de Colombière (cf. les chroniques du 15 février et du 17 juin) pour faire connaître la dévotion au Sacré Cœur. Elle meurt épuisée par les mortifications le 17 octobre 1690 et est béatifiée en 1864 par le Bienheureux Pape Pie IX, puis canonisée en 1920 par Benoît XV.

  • le 16 octobre 708 ou 709 : dédicace du Mont St Michel, premier sanctuaire élevé sur le mont Tombe

Aubert, évêque d'Avranches, consacre une 1ère église au Mont-St-Michel.

  • le 16 ou 22 octobre 741 : décès de Charles Martel, maire du palais d'Austrasie.

Voir la chronique du 23 aout.

  • le 16 octobre 1094 : concile d'Autun.

Y sont réunis trente-deux évêques, le concile prononce l'excommunication de Philippe Ier, Roi de France.

  • le 16 octobre 1311 : le pape Clément V ouvre le concile de Vienne.

En présence du Roi Philippe IV, de 20 cardinaux, 4 patriarches, d'environ 100 archevêques et évêques : la question des Templiers, la question de la Terre Sainte, la réforme de l'Eglise sont abordées. L'ordre du Temple est dissout, les biens passent à l'ordre des Hospitaliers.

  • le 16 octobre 1471 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Carpentras.
  • le 16 octobre 1588 : les Etats Généraux ouvrent à Blois.
    • le 16 octobre 1591 : le pape Grégoire XIV meurt à Rome.
  • le 16 octobre 1628 : mort du poète français François de Malherbe.

François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l'art classique, il bénéficie un temps des faveurs d'Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.

  • le 16 octobre 1760 : fin de la bataille de Clostercamp, le Chevalier d'Assas est tué.

    La mort du chevalier d'Assas.

René Casin dans Pour l'honneur de la France, (Edition Résiac page 89-90) rapporte le fait d'armes qui lui coûte la vie :

« Sur le Rhin en 1760, près de Clostercamp, à la veille de la bataille, le régiment d'Auvergne bivouaquait auprès d'un bois touffu. Un capitaine de ce corps Louis chevalier d'Assas, eut soudain le pressentiment d'un mouvement silencieux de l'avant-garde prussienne pour surprendre les Français dans leur sommeil. Bondissant de son lit de camp, il prend son épée et seul, avec précautions, se glissent vers les fourrés. Seul, voilà bien l'individualisme français : en effet à peine avait-il fait quelques pas en écartant les branches qu'il se trouve environné de soldats ennemis qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine. « Tais-toi ou tu es mort ! » Tout le monde connait l'épisode émouvant. N'écoutant que son devoir pour sauver l'armée d'un massacre, il se dresse et à le temps de hurler avant de tomber transpercé : « A moi Auvergne, ce sont les ennemis ! » il avait 27 ans. Mort héroïque qui sauva le régiment et qu'on a toujours donnée en exemple avec justice… »

  • le 16 octobre 1793 : le général Carnot remporte une victoire sur les Autrichiens à Wattignies.
  • le 16 octobre 1793 : la Reine de France, Marie-Antoinette, est guillotinée.

Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la Reine Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison et exécutée place de la Révolution.

Trois chefs d'accusation ont été retenus :

– avoir épuisé le trésor national;

– avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l'ennemi;

– avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat

C'est avec courage et dignité qu'elle monte sur l'échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Emprisonnée depuis l'été 1792, elle meurt moins d'un an après l'exécution de son époux, le Roi Louis XVI.

Marie-Antoinette avant son exécution (William Hamilton).

Jusqu'au bout, elle fait preuve d'un courage exemplaire. Elle refuse de se confesser à l'abbé constitutionnel Girard. Et quand ce dernier, l'invite au courage, elle répond :

"Du courage ! Ah ! Monsieur, il y a plusieurs années que j'en fais l'apprentissage. Ce n'est pas au moment que mes maux vont finir qu'on m'en verra manquer. "

Lorsqu'elle arrive sur la plate-forme de l'échafaud, par mégarde son pied heurte celui du bourreau Sanson. " Monsieur je vous demande excuse, je ne l'ai pas fait exprès. "

  • le 16 octobre 1813 : début de la «Bataille des Nations».

Voir la chronique du 19 octobre.

  • le 16 octobre 1902 : première utilisation de la comparaison des empreintes digitales pour identifier un criminel par Alphonse Bertillon.
  • le 16 octobre 1911 : inauguration du monument Montcalm à Québec.

Inauguration du monument Montcalm à Québec. Ce monument s'élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l'endroit où le héros fut tué, le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe; il s'agit d'une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nîmes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

  • le 16 octobre 1925 : signature des accords de Locarno.

La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l'Allemagne, Benito Mussolini pour l'Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (datés du 28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les violera.

  • le 16 octobre 1943 : depuis Alger, le Secrétariat Général des Mouvements de Résistance (M.U.R.) adresse une "Circulaire" à tous les "Comités départementaux de libération".

Extraits :

« Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.

L'insurrection a pour but de garantir l'élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d'autorité, de garantir en quelques heures la répression de la trahison, conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance. […] Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d'une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L'Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l'écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple français d'imaginer l'absence de tout soulèvement de masse armé d'une juste volonté de vengeance.

Jamais des mots d'ordre de modération ne devront être donnés.

L'insurrection triomphante doit s'occuper d'abord de l'élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s'agit des fonctionnaires d'autorité vichyssoise, des collaborateurs notoires […] Le plan d'insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite. Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l'occupation des imprimeries.

Toute la période précédant l'insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.

La question se pose de savoir s'il est souhaitable que l'insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l'exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l'intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés. […]

On n'allait pas tarder à savoir que ce n'était pas des paroles en l'air…Au nom du peuple une justice arbitraire et expéditive… Cela rappelle 1793 en France, ou 1917 en Russie !

  • le 16 octobre 1914 : première transfusion sanguine directe de la Première Guerre mondiale réalisé à l'Hôpital de Biarritz.

Isidore COLAS, un breton en convalescence à la suite d'une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri LEGRAIN du 45ème d'Infanterie, arrivé exsangue du Front. Leurs sangs devaient être compatibles puisque l'opération réussit.

  • le 16 octobre 1978 : le cardinal polonais Karol Wojtyla devient souverain pontife sous le nom de Jean-Paul II.

A 58 ans Karol Jozef Wojtyla, prend le nom de Jean Paul II. Pour la première fois, depuis 455 ans, l'Eglise désigne un souverain pontife non italien, le dernier pape non-italien était le hollandais Adrien VI en 1522. C'est aussi le plus jeune pape qu'ait connu le Vatican en 125 ans.

Le matin de son intronisation, six jours plus tard, Jean-Paul II réussit, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n'a jamais pu obtenir : vider les églises le dimanche, car pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran.

  • le 16 octobre 1987 : l'association des « mères porteuses » est interdite en France.
  • le 16 octobre 2005 : monseigneur Raymond Centène, premier évêque nommé en France par le pape Benoît XVI, est sacré au sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray en Morbihan.

Merci pour ces années de ré évangélisation du Morbihan…

Posté le 16 octobre 2014 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

15 octobre 2014

C’est arrivé un 15 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 octobre 1041 : consécration de la nouvelle abbatiale de Saint-Florent-le-Jeune à Saumur.
  • le 15 octobre 1389 : décès du pape Urbain VI.

Né Bartolemeo Prignano, à Naples en 1318, Urbain VI est le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans cette ville le 17 janvier 1377. Élu pape au printemps 1378, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un pape « avignonnais », Clément VII. C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Urbain VI meurt à Rome en 1389.

  • le 15 octobre 1529 : le sultan turc Soliman Ier lève le siège de Vienne.

Le Turc y subit sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège a commencé le 27 septembre, voir la chronique du jour.

  • le 15 octobre 1582 : entrée en vigueur du calendrier grégorien.


Réunion de la Commission Papale

Voir la chronique du 4 octobre. Le calendrier Julien était décalé par rapport à l'année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C'est pour annuler ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur. L'écart entre l'année solaire et le calendrier est réduit à 25,9 secondes. La France adopte le calendrier grégorien deux mois après son instauration.

 

  • le 15 octobre 1670 : bataille de Clostercamp.

L'armée française remporte la victoire à la bataille de Clostercamp, sur le Rhin, face à ses ennemis de la Guerre de Sept ans, la Grande-Bretagne, la Prusse, le Hanovre. Voir la chronique du 16 octobre.

  • le 15 octobre 1790 : le maire de Paris, Bailly, appose les scellés sur les archives du Parlement de Paris, qui sont transportées aux archives de France.
  • le 15 octobre 1794 : Amateur-Jérôme Le Bras de Forges, chevalier de Boishardy prend le commandement de la division des Côtes-d'Armor de l'armée catholique et royale.


    Daguerréotype réalisé à partir d'un moulage conservé au manoir de Boishardy

  • le 15 octobre 1805 : début de la Bataille d'Ulm.

Voir la chronique du 20 octobre.

  • le 15 octobre 1814 : l'île Maurice devient anglaise.

Suite à la signature du traité de Paris, le 30 mai précédent, les Anglais obtiennent la possession de l'île Maurice dans l'océan indien. L'île appartenait à la France depuis 1715 sous le nom d'île de France, en devenant une colonie britannique elle reprend son nom d'origine. Maurice obtient son indépendance en 1968 et devient membre du Commonwealth.

  • le 15 octobre 1814 : Napoléon arrive à Sainte-Hélène.

Après 72 jours de traversée à bord du "Northumberland", l'Empereur, prisonnier des Anglais, arrive sur l'île britannique de Sainte-Hélène dans l'Atlantique sud. Il y débarque le lendemain. L'île devient sa prison pour six ans. En regardant les contours lugubres de Sainte-Hélène il déclare :  " Ce n'est pas un joli séjour." Il y meurt le 5 mai 1821.

  • le 15 octobre 1894 : le capitaine Alfred Dreyfus est arrêté, il est accusé de trahison au profit de l'Allemagne.

Le général Mercier, ministre de la Guerre, ordonne l'arrestation du capitaine Alfred Dreyfus, qui est accusé d'avoir délivré des renseignements militaires confidentiels à l'Allemagne. Il est inculpé sur simple ressemblance d'écriture sur un bordereau trouvé à l'Ambassade d'Allemagne à Paris.

Si l'histoire de la III république rappelle à corps et à cris que Dreyfus était d'origine juive, elle oublie qu'il était aussi un monarchiste légitimiste. L'affaire Dreyfus" divisera la France entre dreyfusards et antidreyfusards, c'est un bon exemple de manipulation de la société française, comme la maçonnerie en a fait depuis l'affaire du collier de la Reine Marie Antoinette.

  • le 15 octobre 1917 : exécution de Mata Hari, espionne.

La danseuse d'origine néerlandaise Margaretha Geertruida Zelle, alias Mata Hari ("l'œil de l'aurore"), accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne, est passée par les armes dans les fossés du château de Vincennes. Démasquée par l'agent secret H-21, elle a été arrêtée après son entrevue avec l'attaché militaire allemand, le major Kalle.

 

  • le 15 octobre 1945 : exécution de Pierre Laval.

Ayant tenté de se suicider la veille de son exécution en avalant une capsule de cyanure, il subit 17 lavages d'estomac avant d'être amené, dans un état effrayant, devant le peloton d'exécution qui le fusille, dans la cour de la prison de Fresnes.

 

 

  • le 15 octobre 1960 : le général Jouhaud quitte l'armée.

De gauche à droite : les généraux André Zeller, Raoul Salan, Maurice Challe et Edmond Jouhaud durant le putsch d'Alger (1961).

  • le 15 octobre 1959 : « attentat » contre François Mitterrand.

Le sénateur de la Nièvre est « victime d'un attentat» rue de l'Observatoire à Paris. Alors qu'il rentre à son domicile, sa 403 est prise pour cible par des tireurs armés de pistolets mitrailleurs. François Mitterrand en ressort indemne ! Le lendemain l'événement fait la une de tous les journaux. Mais trois jours plus tard, l'un des tireurs, Robert Pesquet, passe aux aveux et affirme avoir été mandaté par Mitterrand lui-même. Le "faux attentat" avait pour objectif de regagner les faveurs de l'opinion publique. Ecroué, Mitterrand bénéficiera d'un non-lieu !

  • le 15 octobre 1963 : la France évacue la base tunisienne de Bizerte.
  • le 15 octobre 2005 : euthanasie en France.

La cour d'assises d'appel de Paris condamne l'ex-infirmière Christine Malèvre à 12 années de réclusion criminelle pour l'assassinat de six patients de l'hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines) entre 1997 et 1998. La cour alourdit donc la peine de deux ans prononcée en janvier.

  • le 15 octobre 1988: inauguration de la statue de Notre Dame de France, Reine de la Paix.

52000 personnes, venues de toute la France, assistent à la cérémonie présidée par Monseigneur Lustiger, en présence de 7 évêques et du nonce apostolique. Cela répond au vœu du cardinal Verdier, archevêque de Paris, fait 50 ans plus tôt :

«  Que la statue lumineuse, qui a si magnifiquement couronné le pavillon pontifical, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris, pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre. »

Cette statue avait été réalisée pour couronner le pavillon pontifical de l'Exposition universelle de 1937 à Paris. Elle est érigée entre Pontoise et Roissy-Charles De-Gaulle.

Posté le 15 octobre 2014 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 octobre 2014

C’est arrivé un 14 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 octobre 1066 : la bataille de Hastings.

Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, débarqué à Pevensey le 28 septembre 1066 prend ses quartiers dans la ville de Hastings. Il est accompagné de 4000 hommes et cherche à détrôner le Roi Harold. Il y affronte et bat avec ses Normands les Anglo-Saxons de Harold à Hastings.

Une des 58 scènes de la tapisserie de Bayeux réalisée entre 1066 et 1077.

  • le 14 octobre 1670 : première du Bourgeois Gentilhomme de Molière à Versailles devant Louis XIV et sa Cour.

A Versailles, devant le Roi Louis XIV et sa cour, Molière donne la première représentation du "Bourgeois gentilhomme". Satyre de la bourgeoisie française de l'époque, la pièce dépeint un personnage délirant d'imagination, qui se prend pour un grand seigneur. La musique du compositeur Lully. A 47 ans "Le Bourgeois gentilhomme", est une des dernières de Molière. Il meurt trois ans plus tard sur scène, lors d'une représentation du "Malade imaginaire".

  • le 14 octobre 1702 : bataille de Friedlingen.

La bataille de Friedlingen a lieu au cours de la guerre de Succession d'Espagne. Le maréchal Claude Louis Hector de Villars commande une armée de 20 000 hommes ; il a pour mission de renforcer la position de la France en Souabe. Les troupes du Saint-Empire, commandées par Louis-Guillaume Ier de Bade, s'interposent, pour empêcher l'armée française de rejoindre la Bavière. Les Français sont supérieurs en nombre et infligent de lourdes pertes à l'armée impériale, faisant 3 000 victimes.

  • le 14 octobre 1793 : début du procès et de la condamnation à mort de la Reine Marie Antoinette.

Ce 14 octobre 1793, Marie-Antoinette comparaît devant le tribunal révolutionnaire. Veuve depuis neuf mois, elle se sait condamnée d'avance. Elle n'a rien perdu de sa majesté et de sa dignité et c'est une femme sobre et calme qui défend sa vie, avec cette fameuse phrase qui serra le cœur des femmes dans l'assistance : "J'en appelle à toutes les mères" lorsqu'on la calomniera d'incestueuse. Elle est décapitée deux jours plus tard. (Voir la chronique du 16 octobre)

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81 les derniers mots de la Reine à ses accusateurs qui lui demandent si elle a quelque chose à ajouter pour sa défense :

«Pour ma défense, rien, pour vos remords, beaucoup. J'étais Reine et vous m'avez détrônée ; j'étais épouse et vous avez massacré mon mari ; j'étais mère et vous m'avez arraché mes enfants. Il ne me reste que mon sang, hâtez-vous de le répandre pour vous en abreuver. »

  • le 14 octobre 14 octobre 1805 : victoire de Ney à Elchingen.

Les 17 000 hommes du 6e Corps de Ney, battent les 16 000 soldats de l'Armée autrichienne commandés par le Feldmarschall Johann von Riesch. La victoire donne à Ney le titre de Duc d'Elchingen.

  • le 14 octobre 1806 : victoires d'Iéna et d'Auerstedt.

Le 7 octobre 1806, la Prusse du Roi Frédéric-Guillaume III déclare la guerre à la France. La première victoire est le fait de Napoléon avec une large supériorité numérique, la seconde de Davout en situation d'infériorité numérique et face au Roi de Prusse et à ses deux meilleurs généraux qui sont tués dans le combat : Brunswick et von Schmettau.

Si Napoléon, rédigeant lui-même les chroniques du journal de la Grande armée minimise le rôle de Davout pour s'auto encenser. Il faut reconnaître, que la maîtrise tactique de Davout est exceptionnelle et que les conséquences politiques de Auerstedt sont plus importantes que celle de Iéna. A Auerstedt, la Prusse perd toute son artillerie et 13 000 soldats.

Bonald a un mot dur mais très juste, sur les victoires napoléoniennes:

« Toutes les victoires de Napoléon sont au Muséum ».

Austerlitz, Wagram, Iéna, la Moskowa sont de très belles choses du point de vue de l'art militaire, des sujets de tableau, des sujets de littérature incomparables, mais quant leur résultat et leur utilité sont pires que le néant, car elles aboutissent à des millions de morts Français et un déclin démographique, à deux invasions pour l'oncle, une pour le neveu, à la perte de l'empire colonial…etc.

Soulignons la réflexion de Marbot dans ses Mémoires :

«Quoique je fusse encore bien jeune à cette époque, je pensais que Napoléon commettait une grande faute en réduisant le nombre des petites principautés de l'Allemagne. En effet, dans les anciennes guerres contre la France, les huit cents princes des corps germaniques ne pouvaient agir ensemble... Au premier revers, les trente-deux souverains, s'étant entendus, se réunirent contre la France, et leur coalition avec la Russie renversa l'Empereur Napoléon, qui fut ainsi puni pour n'avoir pas suivi l'ancienne politique des Rois de France. »

Le soir d'Iena (1806) par Jean-Baptiste-Edouard Detaille


Napoléon passe en revue la Garde impériale à Iéna
par Horace Vernet

  • le 14 octobre 1809 : paix de Vienne.

Napoléon Ier, vainqueur de la Cinquième coalition, à Wagram, oblige les Autrichiens à signer la Paix de Vienne.

  • le 14 octobre 1856 : naissance de Louis-Gustave Binger, officier et explorateur français.
  • le 14 octobre 1936 : la Belgique renonce à son alliance militaire avec la France.
  • le 14 octobre 1976 : marée noire au large d'Ouessant, suite au naufrage du pétrolier Bohlen.

Posté le 14 octobre 2014 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

13 octobre 2014

C’est arrivé un 13 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 octobre 1097 : les armées croisées font leur jonction près d'Antioche.

Les croisés, lors de la Première croisade, atteignent Marash, et s'y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l'armée principale.

  • le 13 octobre 1307 : arrestation de tous les Templiers en France, accusés d'hérésie.

Le Roi Philippe IV le Bel fait arrêter, par Guillaume de Nogaret, les Templiers et confisque leurs biens. L'ordre des chevaliers du Temple, le premier ordre militaire d'Occident fondé en 1119. Hérétique ? Trop riche et trop puissant ? L'ordre va disparaître quand, lors du concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du Roi, le pape Clément V en prononce la dissolution.

  • le 13 octobre 1515 : Traité de Viterbe.

Le pape Léon X renonce à Parme et à Plaisance, et reconnaît à François Ier son titre de duc de Milan. Le Roi s'engage à protéger l'Etat pontifical.

  • le 13 octobre 1534 : élection du pape Paul III.

Alessandro Farnese, ancien évêque de Vence, devient le 220ème pape de l'Église catholique. Il nait à Rome ou à Canino, le 29 février 1468. Depuis Martin V, c'est le premier pape romain.

La Compagnie de Jésus est créée sous son pontificat ; il condamne la pratique de l'esclavage par la lettre Véritas ipsa; il convoque le concile de Trente en 1545. En deux ans, la doctrine catholique est réaffirmée avec force: les écritures, le péché originel, la justification et les 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction sont les sujets abordés.

  • le 13 octobre 1815 : exécution du maréchal Murat.

Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo. Après avoir trahi plusieurs fois Napoléon et ses ennemis, il est exécuté sur ordre du Roi Ferdinand ; il commande lui-même au peloton de faire feu.

  • le 13 octobre 1837 : prise de Constantine par la France.

L'expédition de Constantine se déroule en Algérie en 1837, à la demande de Louis-Philippe 1er. Le combat s'achève par l'occupation de Constantine.

  • le 13 octobre 1884 : la vision du Pape Léon XIII.

Après avoir célébré la Messe dans la chapelle du Vatican, entouré par quelques cardinaux et membres du personnel, le pape Léon XIII, selon ces mêmes témoins, Léon XIII s'arrête soudain au pied de l'autel, environ dix minutes, comme en extase, le visage pâle comme la mort. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il compose la prière à Saint MichelArchange, donnant l'ordre de la réciter partout après les Messes-basses. Cette demande papale sera fidèlement exécutée jusqu' au Concile Vatican II, puis sacrifié sur l'autel du modernisme !

Lorsque son entourage lui demande ce qui s'est passé, le Saint Père explique qu'au moment où il s'apprêtait à quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement deux voix : l'une douce et bienveillante, l'autre gutturale et rauque. Les voix semblaient venir d'auprès du tabernacle. Et il entendit la conversation suivante :

La voix rauque, celle de Satan dans son orgueil, se vantait à Notre-Seigneur en disant :

« Je peux détruire ton Eglise ! »

La voix douce du Seigneur répondit : « Tu le peux ? Alors, fait-le donc »

Satan : « Pour cela, j'ai besoin de plus de temps et de puissance »

Notre-Seigneur : « De combien de temps ? »

Satan : « De 75 à 100 ans, et il me faut aussi un pouvoir plus grand sur ceux qui se livreront à mon service »

Notre-Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais-en ce que tu voudras »

Le Pape racontera plus tard qu'il entendit Satan et Jésus avant d'avoir une vision terrifiante de l'enfer :

"J'ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et d'un abîme, j'ai vu sortir légion de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les œuvres de l'Eglise et s'attaquer à l'Eglise elle-même que je vis réduite à l'extrémité. Alors, saint Michel apparut et refoula les mauvais esprits dans l'abîme. Puis, j'ai vu saint Michel Archange intervenir non à ce moment, mais bien plus tard, quand les personnes multiplieraient leurs prières ferventes envers l'Archange."

Rappel : Saint Michel Archange s'est présenté à Sainte Jeanne d'Arc comme étant « Le Protecteur de la France ». Il est urgent de rappeler à nos clercs l'existence de cette prière, pour que de nouveau, après chaque messe elle soit récitée :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant; et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il. »

  • le 13 octobre 1917 : dernière apparition de Notre Dame à Fatima, « la Danse du soleil ou Miracle du soleil ».

C'est la sixième et dernière Apparition. Elles sont reconnues le 13 octobre 1930. Cf. les chroniques des 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 aout et 13 septembre.

Ce 13 octobre, malgré la pluie la Cova da Iria, la foule est au nombre de 50 000 à 60 000 personnes ! Certains étaient venus de très loin pour assister à l'Apparition annoncée. Elle a lieu ce 13 octobre 1917, soit 33 ans, jour pour jour, après la vision du pape Léon XIII. Lucie, Jacinta et François, avaient annoncé que non seulement un miracle allait avoir lieu mais que la Dame allait dévoiler qui elle était et ce qu'elle voulait.

Lucie demande aux fidèles de fermer leur parapluie afin de réciter tous ensemble le chapelet et de mieux observer l'arrivée de la Sainte Vierge. L'Immaculée Conception se présente à Lucie comme étant Notre Dame du Rosaire et lui demande de faire bâtir une chapelle en son honneur. Elle annonce que la guerre va se terminer.

« Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. »

C'est alors que la Vierge Marie s'élève vers le ciel.


Photo prise à travers les nuages lors du "Miracle du soleil", publiée dans l'Observatore Romano.

Une bonne partie de la foule peut contempler la danse du soleil : la pluie a cessé soudainement et les nuages se sont dispersés brusquement, laissant apparaître un ciel clair. La foule peut alors regarder directement le soleil sans se brûler les yeux ni sans être aucunement incommodé. Il y avait un grand silence. L'astre se met à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourne sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il semble s'approcher de la terre, au point que la foule s'en inquiète. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, parait brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. À la stupéfaction générale, la foule constate que les vêtements, trempés par la pluie quelques minutes auparavant, sont complètement secs ! Cette danse du soleil a pu être observée jusqu'à plusieurs kilomètres de Fatima.

Lematin même du 13 octobre, le grand journal libre penseur de Lisbonne, « O Seculo », publiait sous la signature de son rédacteur en chef, Avelino d'Almeida, un article ironique sur les apparitions de Fatima, où il ne voyait que superstition et supercherie, tout en reconnaissant que le clergé y gardait une attitude correcte « au moins en apparence ».

  • le 13 octobre 1946 : adoption de la constitution de la Quatrième République.

Après le gouvernement de Vichy, et le gouvernement provisoire autoproclamé né de la libération-épuration de 1944-1946, la France se dote d'une nouvelle Constitution. Après un long processus d'élaboration, le projet constitutionnel est adopté par référendum à une faible majorité. Cette constitution, copie de celle de la III république ne vivra que 12 ans.

  • le 13 octobre 1951 : le bataillon français de Corée aux ordres du général Monclar prend le piton de Crève-cœur.
  • le 13 octobre 1990 : premier culte orthodoxe célébré à la cathédrale Saint-Basile depuis 1917.

À Moscou, un premier culte orthodoxe est célébré à la cathédrale Saint-Basile depuis l'avènement du communisme en 1917.

  • le 13 octobre 1992 : lancement de l'Action œcuménique du Rosaire pour la conversion de l'Occident matérialiste, pour le triomphe du Christ en Russie et pour la réconciliation des Eglises catholiques et orthodoxes.

Le père Werenfried, fondateur de l'Aide à l'Eglise en détresse (AED), lance à Moscou cette « Action ». Le livret du Rosaire, Sous ta protection, édité par l'AED, correspond à l'esprit du message de Fatima et a déjà été imprimé, à cette date, en 9 langues et à 1 130 000.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 390)

NB: l'AED, à la différence de beaucoup d'associations caritives d'origine catholique, telles que le Secours Catholique et le CCFD, pollués infestés par «l'esprit du monde», fonctionne avec très peu de frais de fonctionnement et garantit aux donateurs que la quasi-totalité des dons sert bien à une œuvre de charité.

Posté le 13 octobre 2014 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

12 octobre 2014

C’est arrivé un 12 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 octobre 638 : le pape Honorius Ier meurt à Rome.

  • le 12 octobre 1428 : début du siège d'Orléans par les Anglais.

Les troupes anglaises de Thomas Montaigu, comte de Salisbury, campent devant Orléans, dernier bastion sur la Loire protégeant encore les dernières terres qui ne sont pas dans les mains des ennemis du Dauphin. Défendue par la garnison française de Jean de Dunoy, Orléans tient jusqu'au 8 mai 1429, date à laquelle Jeanne d'Arc la délivre. Voir la chronique du 8 mai.

  • le 12 octobre 1646 : décès de François de Bassompierre, maréchal de France.


François de Bassompierre; Portrait par Jean Alaux.

  • le 12 octobre 1793 : début de la deuxième vague de profanation des tombeaux de la basilique Saint-Denis.

Accompagnés d'un "commissaire au plomb", des ouvriers descendent dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis pour récupérer le plomb des cercueils royaux et profaner les dépouilles des Rois : le 1er cercueil ouvert est celui d'Henri IV. Le corps est intact. Il est exposé à la foule pendant près d'une semaine.

  • le 12 octobre 1793 : décret de la Convention : «Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus.»

La Convention décide la formation d'une « Commission extraordinaire » composée de cinq membres chargée de « punir militairement et sans délai les criminels contre-révolutionnaires de Lyon ».

La Convention décide que : « Lyon perdra son nom, elle sera appelée Ville-Affranchie. Elle sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli, il ne restera que la maison du pauvre, les habitations des patriotes égarés ou proscrits, les édifices spécialement employés à l'industrie et les monuments consacrés à l'humanité et à l'instruction publique. Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes de cette ville avec cette inscription : Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n'est plus. 

Voir la chronique du 9 octobre.

  • le 12 octobre 1869 : Garibaldi adresse à la presse une lettre.

Il y prône la réunion d'un anti-concile à Naples pour une maçonnerie à la lumière du soleil, et au nom de la Vérité, de la Raison et de la Liberté.

  • le 12 octobre 1903 : inauguration à Clermont-Ferrand de la statue équestre de Vercingétorix.
  • le 12 octobre 1942 : prolongement au nord de la ligne 5 du métro parisien jusqu'à Église de Pantin

Posté le 12 octobre 2014 à 03h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)


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