05 juillet 2015

C’est arrivé un 5 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 juillet 1194 : bataille de Frèteval.

Après une bataille perdue contre les Anglais, Philippe Auguste abandonne ses archives royales. Le Roi les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris. En 1201, il crée aussi la fonction de Garde des Sceaux de France, car ces derniers étaient dans les archives perdues.

  • le 5 juillet 1439 : concile de Florence et l'union des Églises latine et grecque.

La bulle Laetentur coeli, est signée par les représentants latins et byzantins. Le texte grec comporte 33 signataires dont l'empereur Jean VIII Paléologue, le futur patriarche de Constantinople Georges Scholarios, Bessarion, Isidore de Kiev. Ils acceptent la doctrine romaine du Filioque ainsi que la primauté du pape. La plupart des théologiens byzantins présents se montrent soucieux de restaurer l'unité avec l'Eglise latine. Une fois rentrés à Constantinople, l'empereur, le patriarche et les autres membres de la délégation n'arrivent pas à faire accepter les concessions de l'Union au peuple et au clergé byzantin. Et les Eglises orthodoxes non byzantines refusent cet accord. De leur côté, les Occidentaux ne respecteront pas les termes de l'Union car Ils n'interviendront pas lors de la chute de Constantinople en 1453.

  • le 5 juillet 1793 : les Vendéens reprennent la ville de Châtillon.

Suite à l'échec de l'armée Catholique et Royale devant Luçon (cf. la chronique du 30 juin), la colonne Westermann est rattrapée et défaite le 5 juillet au mont Gaillard à l'ouest de Châtillon. Seuls 300 Bleus parviennent à regagner Parthenay. Santerre s'enfuit criant à la trahison, imité par ses troupes jetant armes et bagages, jusqu'à Saumur et Chinon. A l'issue de cette victoire vendéenne, le conseil de guerre, réuni à Châtillon, élit d'Elbée au poste de généralissime. Voir la chronique du 19 juillet.

  • le 5 juillet 1809 : le pape est prisonnier des Français.

Le pape Pie VII réagit à l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l'excommunication, sans toutefois nommer l'empereur. En réaction, Napoléon fait arrêter le pape. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Étienne Radet, avec un millier d'hommes, pénètre dans le palais du Quirinal, où le pape s'est enfermé. Les fenêtres et les portes intérieures ayant été forcées, il arrive jusqu'à l'antichambre du pape. Ce dernier est emmené en France, prisonnier. Cf. chronique du 17 mai et du 11 juin.

  • le 5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram.
  • le 5 juillet 1830 : prise d'Alger par l'armée française, début de la colonisation en Algérie.

Alger capitule trois semaines après l'invasion française. Le Dey Hussein abdique sachant qu'il garde sa liberté et ses richesses personnelles. Le général Bourmont, à la tête des l37 000 soldats français, entre dans la ville. La Méditerranée est enfin sécurisée car cette conquête permet de mettre fin à la piraterie des barbaresques qui sévit depuis le XVIe siècle.


L'attaque de l'amiral Duperré lors de la prise d'Alger en 1830

  • le 5 juillet 1833 : décès de Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, inventeur de la photographie

Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833, Joseph Nicéphore Niépce, pionnier et inventeur de la photographie, est l'auteur du tout premier cliché. A partir de 1816, il réalise des recherches sur la photographie et collabore avec Louis Daguerre en 1826. En 1829, Niépce réalise le premier cliché de l'histoire de la photographie, avant de mourir subitement en 1833.

  • le 5 juillet 1974 : la majorité civique passe de 21 à 18 ans, en France.
  • le 5 juillet 1911 : naissance de Georges Pompidou, président français.

Parmi l'héritage que nous a légué ce président il y a cette loi du 3 janvier 1973, réformant les statuts de la banque de France, se trouve en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d'avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France. »

Cela signifie que l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l'État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu'avant cette loi, quand l'État empruntait de l'argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Autrement dit : auparavant, l'État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées. Elles en profitent pour s'enrichir aux dépens de l'État en lui prêtant avec intérêt l'argent dont il a besoin. Cette décision correspond à une privatisation de l'argent et ramène la nation au même rang que n'importe lequel de ses citoyens. L'accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là.

  • le 5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail, écrivain français.

Auteur entre autres du fameux et prophétique Camp des Saints, il est aussi depuis 1988, « Consul Général de Patagonie », et fait flotter les couleurs du royaume sur les Minquiers, un archipel de la Manche appartenant à la couronne britannique, le rebaptisant pour l'occasion Patagonie Septentrionale.

  • le 5 juillet 1948 : décès de Georges Bernanos, écrivain français.

Voir la chronique du 20 février.

  • le 5 juillet 1962 : le président français Charles De Gaulle reconnaît officiellement l'indépendance de l'Algérie.

Cela fait suite aux référendums des 8 avril et du 1er juillet. L'indépendance est proclamée.

  • le 5 juillet 1965 : le massacre d'Oran.

Ce 5 juillet à Oran, deux jours après la déclaration officielle de l'indépendance, se déroule une chasse aux Blancs visant les malheureux qui n'ont pas encore eu le temps de quitter les lieux.

«On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait. On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents.»

Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français sont stationnés à Oran. Ils reçoivent l'ordre du général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphone à De Gaulle pour l'informer de l'ampleur du massacre. Le chef de l'Etat répond « ne bougez pas ».

La tuerie dure près de six heures. Lorsqu'à 17 heures les gendarmes français sortent de leur cantonnement, le calme revient aussitôt.

Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…

Les soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette nouvelle Saint-Barthélemy. On parle dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus ; chiffre que donne De Broglie et que reprend le ministre André Santini.

Ce qui est sûr, c'est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste. Cela suppose la mobilisation d'une immense logistique ; tout montre que l'action a été programmée, organisée et coordonnée à un très haut niveau, même si la participation à la curée d'une foule hystérique a pu faire croire à des événements « spontanés ».

Ce jour le journal Le Monde titre : « LA CELEBRATION DE L'INDEPENDANCE DE L'ALGERIE »

Posté le 5 juillet 2015 à 10h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

04 juillet 2015

C’est arrivé un 4 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 juillet 371 : Saint Martin est élu évêque de Tours, un peu malgré lui.

S'étant fait connaître du peuple comme un saint homme par ses premiers miracles, alors qu'il vit retiré dans un ermitage, saint Martin, à la mort de l'évêque de Tour, Lidoire, est choisi, malgré lui, comme successeur. Les habitants l'enlèvent donc et le proclament évêque sans son consentement. (Cf. la chronique du 11 novembre.).

  • le 4 juillet 1187 : bataille de Hattin.

Près du lac de Tibériade, en Galilée, se rencontrent l'armée croisée du royaume chrétien de Jérusalem, dirigée par Guy de Lusignan, et celle de Saladin. Ce dernier remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine. Après la grandeur et la sainteté du roi Baudouin IV, qui malgré un rapport de forces très défavorable, a toujours réussi à préserver le royaume Franc, les tensions et bassesses de son successeur Guy de Lusignan et de chevaliers comme Renaud de Châtillon ou Gérard de Ridefort, ont raison de l'unité des Francs. Saladin, qui n'a jamais vaincu le roi lépreux, écrase la dernière armée du royaume de Jérusalem. Le nom persiste mais la capitale devient St Jean d'Acre.

  • le 4 juillet 1190 : départ de Vézelay de Philippe Auguste, et de Richard Cœur de Lion pour la troisième croisade.

Saladin a conquit Jérusalem, le 2 octobre 1187 et le pape Grégoire VIII souhaite reconquérir des territoires Saints. Il demande aux rois d'Angleterre, de France et à l'empereur d'Allemagne de partir en croisade. Les deux premiers, s'étant donné rendez-vous à Vézelay, quittent le sanctuaire pour Gênes et Marseille. L'empereur Frédéric Barberousse a déjà pris la route.

            

Philippe Auguste                              Richard Cœur de Lion

  • le 4 juillet 1429 : lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Troyes.

« Jhesus † Maria.

Très chiers et bons amis, s'il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies, Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir de par le roy du ciel, son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial, que vous fassiésvraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France quy sera bien brief à Reins et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'aide du roy Jhesus. Loiaulx François, venésau devant du roy Charles et qu'il n'y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens, se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictes, je vous promectz et certiffie sur voz vies que nous entrerons à l'ayde de Dieu en toultes les villes qui doibvent estre du sainct royaulme, et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant, Dieu soit garde de vous, s'il luy plaist. Responce brief.   Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le mardy quatriesme jour de juillet. »

Au dos desquelles lectres estoit escrit : « Aux seigneurs bourgeois de la cité de Troyes.»

(Procès, t. IV, p. 287- 288.)

  • le 4 juillet 1776 : déclaration d'indépendance des États-Unis.

Elle n'est vraiment reconnue qu'après le traité de Versailles de 1783. Les révolutionnaires français s'inspirent fortement des idées maçonniques qui s'y trouvent.

  • le 4 juillet 1848 : mort de François René de Chateaubriand.

Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l'un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, d'Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l'amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, et à voter la mort du Maréchal Ney. Il finit par appartenir aux Ultraroyalistes à la Chambre.

  • le 4 juillet 1940 : l'Humanité reparait clandestinement.

On y lit ce jour : «  Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s'entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 208 et 209)

  • le 4 juillet 1995 : acquittement de 9 sauveteurs anti avortement à Paris.

Pour la première fois en France, un ensemble de personnes accusées de « délit d'entrave à l'IVG », selon les termes de la loi Neiertz sont acquittées par la 16ème Chambre correctionnelle de Paris. Elles avaient occupé, le 14 novembre 1994, l'avortoir de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Les 3 juges estiment que la loi Neiertz entre en contradiction avec l'impunité qu'offre la loi, lorsque nous agissons pour faire face à un danger imminent qui nous menace ou qui menace autrui ou un bien. Ils estiment que les militants sauveteurs ont agi pour protéger une personne, l'enfant-à-naître, d'un danger immédiat avec des moyens non disproportionnés.

Jacques Toubon, ministre de la Justice, annonce aussitôt que le Parquet fera appel.

Lus dans les journaux Le Monde , l'Evénement du Jeudi , France-Soir, Libération, le Figaro, L'Humanité des 5 ou 6 juillet 1995 et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 437). Voir les chroniques du 10 juin, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre.

  • le 4 juillet 2015 : est le premier samedi du mois de juillet, mois du Précieux sang.

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame à Fatima parle pour la première fois de la dévotion des premiers samedis du mois. (Voir la chronique du 13 juin). Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle précise ce qu'elle attend de nous :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Mais pourquoi 5 samedis ?

Le père Gonçalves interrogeant sœur Lucie reçoit cette réponse dans la lettre qu'elle lui écrit le 12 juin 1930. 

Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l'honneur des douleurs de Notre-Dame ?

« Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m'a été révélé : « Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception,

2) les blasphèmes contre sa virginité,

3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,

4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence ou le mépris, ou même la haine à l'égard de cette Mère Immaculée,

5) les offenses de ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m'a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d'émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l'offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l'égard de ces pauvres âmes ».

 

Pour approfondir l'importance de cette dévotion et lire la totalité de cette lettre, suivre le lien :

http://www.fatima100.fr/index.php/fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/deux-lettres-de-soeur-lucie/21-lettres-de-soeur-lucie-abordant-la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie

Posté le 4 juillet 2015 à 06h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juillet 2015

C’est arrivé un 3 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 3 juillet 529 : le concile régional d'Orange.

Ce concile est présidé par Saint Césaire d'Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l'homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.

  • le 3 juillet 683 : le pape Léon II meurt à Rome.
    • le 3 juillet 987 (date incertaine): Hugues Capet est couronné Roi de France à Noyon.

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d'Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui régne sur la France jusqu'à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu'en 1328 et s'éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)

  • 3 juillet 1315 : édit royal du Roi de France, Louis le Hutin, qui affranchitles serfs du domaine royal.

Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:

«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu'en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

  • le 3 juillet 1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.

C'est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d'Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d'un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI«le Prudent», il fortifie l'autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d'ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l'octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C'est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l'Angelus, qui s'était perdue. La France est bientôt suivie par toute l'Eglise. Non seulement, il restaure l'unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'aura pas d'héritier et la couronne passera à Louis XII.

Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d'histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu'il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.

  • le 3 juillet 1545: la flotte française défait l'Angleterre à Chef-de-Caux à l'embouchure de la Seine.
    • le 3 juillet 1608 : fondation de Québec.

Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s'y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l'endroit planté de noyers est appelé "Québec" par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d'établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.

Sur ce lieu, les marins de l'Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.

  • le 3 juillet 1791 : à Caen, la statue de Louis XIV est détruite.

Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !

  • le 3 juillet 1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.

  • le 3 juillet 1914 : l'impôt sur le revenu est adopté en France.
    • le 3 juillet 1940 : la flotte française est coulée à Mers el Kebir.

La flotte française, invaincue et mise à l'abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d'Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d'hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n'est pas une bataille, car il n'y a pas de combat. L'assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n'y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L'aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque", "Mogador" et "Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L'aviso  Rigault de Genouilly  est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s'échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l'exercice.

 L'ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L'hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l'Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L'opération  « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l'abri d'une attaque allemande! Il vient tout juste d'être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L'historien britannique Richard Lamb écrit :

«Le verdict de l'histoire doit être, qu'en ignorant l'avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu'ils ne permettraient jamais aux Allemands de s'emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d'orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d'armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.

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  • le 3 juillet 1981 : Jean-Paul II constitue une commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne, chargée de réexaminer l'affaire Galilée.
  • le 3 juillet 2015 : est le premier vendredi du mois de juillet, mois du Précieux Sang.

Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Dans Un appel à l'Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs   

« J'aime les âmes après qu'elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon...  Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.

[…] Âmes que j'aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m'eut trahi au jardin des Oliviers, il s'en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l'accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! ... »

[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l'école de mon Amour.... recueilli ma Doctrine.... appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !

Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ....

Posté le 3 juillet 2015 à 05h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

02 juillet 2015

C’est arrivé un 2 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • Le 2 juillet 1214 : bataille de la Roche aux Moines.

Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle. Philippe II Auguste, Roi de France, descend le plus rapidement possible jusqu'à Châtellerault, avec son fils, le prince Louis, le futur Louis VIII le Lion. Jean sans Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris. Le Roi divise alors l'ost en deux et remonte sur Paris menacé par l'attaque d'Otton IV au nord. Lui va alors au nord pour se confronter à l'empereur tandis que son fils s'occupe des Anglais au sud. Les deux victoires françaises se succèdent en peu de temps.

  • le 2 juillet 1652 : bataille au Faubourg Saint-Antoine.

Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s'emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d'Orléans, nièce de feu d'Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l'enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l'armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.

  • le 2 juillet 1704 : bataille de Schellenberg.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, les Français et leurs alliés bavarois affrontent les troupes coalisées anglais, hollandais et autrichiens, à la bataille de Schellenberg. Les alliés, commandés par John Churchill Marlborough et Louis-Guillaume de Bade, attaquent la ville fortifiée de Schellenberg. La ville tombe au prix de plus de 5000 morts de chaque côté.

  • le 2 juillet 1747 : victoire française de Lawfeld.

Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L'infanterie anglaise est passée près d'un anéantissement complet.

  • le 2 juillet 1779 : prise de la Grenade par la France.

Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779, au cours de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Menées par le comte d'Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu'à la fin de la guerre.

  • le 2 juillet 1782 : capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées : française, sarde et bernoise.
  • le 2 juillet 1813 : évacuation de l'Espagne par le gros de l'armée française.

Cette dernière franchit la Bidassoa.

  • le 2 juillet 1816 : naufrage de "La Méduse".

Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate "La Méduse", s'échoue sur les récifs d'Arguin avec 395 personnes à son bord. Faute de canots de sauvetage, l'équipage se réfugie en partie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, amarré à un canot remorqueur. Les amarres se coupent, le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme. 12 jours plus tard l'embarcation est découverte avec 15 survivants. Les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants.

"Le radeau de la Méduse" par Théodore Géricault

  • le 3 juillet 1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.

Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétabli ; c'est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :

« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin. La ville capitule le lendemain, le 3.

  • le 2 juillet 1915 : la mention « Mort pour la France ».

Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, en pleine bataille de Verdun, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale

  • le 02 juillet 1934 : création de l'armée de l'air en France.

     

  • le 1 juillet 1940 : le gouvernement français s'installe à Vichy.

L'armistice ayant été signé le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy, et s'installe à l'hôtel du Parc. Le 10 juillet, les parlementaires de la III république, réunis dans l'opéra de Vichy accordent au gouvernement les pouvoirs constituants et le 11, au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C'est la fin de la IIIe République. Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».

 

 

  • le 2 juillet 1940 : opération Catapult.

L'opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l'amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s'emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l'action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n'est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s'emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s'apparente plus à une exécution sommaire d'une marine par une autre qu'à un combat.

  • le 2 juillet 1966 : premier essai nucléaire français dans le Pacifique, à Moruroa.

Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, a eu lieu le 13 février 1960, à Reggane (Sahara).

Posté le 2 juillet 2015 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

01 juillet 2015

4 juillet : conférence sur les erreurs et méfaits faussement attribués à l'Eglise, à Briant

L'association Terre et Famille organise :

  • le vendredi 3 juillet à 18 h, dans l'église de Briant la récitation du chapelet
  • le samedi 4 juillet à 20h30 dans la salle communale de Briant une conférence de Marion Sigaut : « les erreurs et méfaits faussement attribués à l'Eglise ».

Posté le 1 juillet 2015 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 1er juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.

C'est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

  • le 1er juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.

L'inhumation a lieu à l'issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.

  • Le 1er juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.

Le Sommeil de l'Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.

Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C'est un artiste-peintre mais aussi un décorateur. Connu pour être le directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664. De 1656 à 1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s'occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte. Son goût pour le faste et l'apparat, l'amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de "l'art versaillais".

Galerie d'Apollon, Musée du Louvre

On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l'élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

  • le 1er juillet 1861 : parution à Rome du premier numéro de L'Osservatore Romano.

Quelques mois après la proclamation du Royaume d'Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l'essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuique suum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l'enfer] ne prévaudront pas).

  • le 1er juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d'association créant les associations loi 1901.

Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d'enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.

Qu'en pensent les francs maçons ?

« En 1913, la question s'était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F*** Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d'étudier la question, fit l'exposé suivant devant la loge L'Alliance :

Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu'est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n'ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l'autorité administrative et à l'autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d'y entrer : c'est encore le meilleur moyen d'éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.

La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu'à travers l'Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n'ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s'est pas pliée, comme d'autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœursde François Marie s Algoud (Editions de Chiré page 162 et 163)

CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…

  • le 1er juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.

60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif "L'Auto" d'Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d'arrivée.

  • le 1er juillet 1911 : "Coup de force d'Agadir".

C'est le fameux épisode de la canonnière allemande "SM Panther", envoyée par l'Allemagne dans le port d'Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.

La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l'Allemagne ne veut pas d'une présence militaire française renforcée. L'intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l'Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l'Allemagne fait machine arrière à l'automne et la crise s'achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

  • le 1er juillet 1916 : début de la Bataille de la Somme.

Les assauts à outrance, sans protection contre l'artillerie ennemie, vont faire de cette bataille une des plus grosses boucheries de l'histoire de l'humanité.

  • le 1er juillet 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.

Un porte-parole du Vatican annonce l'excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

  • le 1er juillet 1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.

Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l'avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l'OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l'URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

Posté le 1 juillet 2015 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juin 2015

C’est arrivé un 30 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 30 juin 922 : Robert Ier est sacré Roi des Francs à Reims.

Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu'il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considère comme un véritable Saint. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.

  • le 30 juin 1470 : naissance de Charles VIII, Roi de France.

Charles VIII de France ou Charles VIII « l'Affable », naît le 30 juin 1470 au château d'Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril.

 

  • le 30 juin 1559 : accident mortel du Roi Henri II, au cours d'un tournoi.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

  • le 30 juin 1620 : Marie de Médicis, quitte Paris.

La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d'accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L'armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d'Angers en août 1620.

  • le 30 juin 1643 : Jean-Baptiste Poquelin fonde la troupe de « l'Illustre Théâtre ».

Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d'abord à Paris, "L'Illustre-Théâtre" fait faillite en 1645. La troupe part s'essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec "Les Précieuses ridicules". Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et le public parisien.

  • le 30 juin 1649 : mort de Simon Vouet, artiste-peintre.

Il importe d'Italie en France le style baroque en l'adaptant aux grandes décorations de l'époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 30 juin 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht.

Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande. Mais le Roi y a perdu un de ses fidèles serviteurs : d'Artagnan, mort le 25 juin, voir la chronique du jour.

  • le 30 juin 1692 : Namur capitule devant l'armée de Louis XIV.

Les nations de la Ligue d'Augsbourg cherchent à conquérir des territoires français pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L'Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.

  • le 30 juin 1764 : première attaque de la Bête du Gévaudan.

Jeanne Boulet, qui n'a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.

  • le 30 juin 1808 : le cardinal Desping écrit de Rome à l'archevêque de Grenade.

"Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française".

  • le 30 juin 1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.

Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

  • le 30 juin 1968 : large victoire de l'UDR aux législatives.

De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quitte le pouvoir un an plus tard.

  • le 30 juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre sacre 4 nouveaux évêques à Ecône.
  • le 30 juin 2004 : Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre français, fait voter la loi, contestée, de la suppression du jour férié du Lundi de Pentecôte.

Posté le 30 juin 2015 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juin 2015

C’est arrivé un 29 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 juin 1380 : Louis Ier d'Anjou devient héritier du royaume de Naples.
  • le 29 juin 1610 : les funérailles d'Henri IV sont célébrées à Notre-Dame de Paris.

Une fois embaumé, le corps du Roi est mis en bière et exposé dans la grande chambre de parade du Louvre, pendant dix-huit jours. La chapelle ardente sert pour la célébration de 100 messes basses et 6 grand-messes quotidiennes!

Le 25 juin, Louis XIII apporte de l'eau bénite à son père. Le 29 juin, une procession de tous les corps constitués est organisée et accompagne le corps d'Henri IV jusqu'à Notre-Dame, où a lieu une première cérémonie. Le lendemain, 30 juin, le corps part pour la nécropole royale de Saint-Denis où l'inhumation a lieu le 1er juillet 1610.

Statue d'Henri IV à l'entrée du château de Pau

 

 

  • le 29 juin 1642 : seconde prise de possession des îles Mascareignes par la France.

4 ans après la première prise de possession le 25 juin 1638, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

  • le 29 juin 1672 : le Roi Louis XIV repousse les conditions de paix hollandaises.

Louis XIV juge insuffisantes les propositions de paix faites par les Hollandais à l'instigation du grand pensionnaire Jan de Witt. La guerre de Hollande se poursuit.

  • le 29 juin 1683 : à Alger, les prisonniers esclaves français sont libérés.

Le 15 décembre 1681, les barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française ; son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l'équipage sont vendus comme esclaves à Alger. Le 27juin 1683, la Royale bombarde Alger, des négociations commencent.

Elles aboutissent à la libération des prisonniers. Voir la chronique du 28 Juillet.

  • le 29 juin 1785 : le Roi Louis XVI et le ministre de la Marine Castries remettent officiellement à Lapérouse les instructions pour son expédition de reconnaissance du Pacifique.

    Louis XVI donnant ses instructions au capitaine de vaisseau La Pérouse pour son voyage d'exploration autour du monde, par Nicolas-André Monsiau (1817)

  • le 29 juin 1793 : bataille de Nantes, échec de l'armée Royale Catholique. 

L'armée Royale Catholique échoue aux portes de Nantes, la grande ville républicaine de l'ouest. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. C'est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s'apprête à réagir vivement. La violence et la cruauté de la république sera à la hauteur de la terreur causée par les Vendéens. Paris décide d'exterminer la région.

  • le 29 et 30 juin 1795 : combats sanglants dans l'ouest catholique.

Charette a repris les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » Les 29 et 30 juin, les deux Guérin et Sapinaud battent les Bleus à Mareuil, à Beaulieu, à Montaigu et à Aigrefeuille et leur enlèvent dix mille rations de pain et d'eau-de-vie. Des officiers et des soldats bleus, entassés dans des maisons vides sont livrés aux flammes : la guerre se change en boucherie. A cette nouvelle le bataillon des chasseurs de Cassel sort du camp de Pierre-Levée, se répand dans les campagnes voisines, pille, égorge, incendie et ne rentre qu'après avoir détruit tout le pays environnant.

  • le 29 juin 1880 : cession de Tahiti à la France.
  • le 29 juin 1880 : le Sénat approuve la date du 14 juillet comme fête nationale.
  • le 29 juin 1896 : départ de la colonne Marchand.

Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain. La colonne française Marchand part de Marseille pour le Congo et traverser l'Afrique vers l'est jusqu'au Nil, emportant 3000 charges de 30 kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda  et renforce les défenses de la place avant l'arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti. Voir les chroniques du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

  • le 29 juin 1922 : la France offre 100 hectares de la crête de Vimy au Canada.

En reconnaissance des sacrifices consentis par le Canada lors de la Première Guerre mondiale et pour la victoire remportée par les troupes canadiennes lors de la bataille pour la capture de la crête de Vimy en avril 1917, cette terre leur est offerte. Le monument actuel est érigé par les Canadiens, lesquels comptent plus de 66 000 morts. Le terrain n'est pas canadien comme peut l'être une ambassade, car le gouvernement français a accordé « au Gouvernement du Canada, gracieusement et pour toujours, le libre usage de la terre, exempte de toute forme de taxe ». La loi française s'y applique.

  • le 29 juin 1930 : canonisation des Martyrs de la Nouvelle-France.

Le 21 juin 1925, les premiers martyrs de l'Amérique du Nord, six missionnaires et deux jésuites sont déclarés bienheureux. Le 29 juin 1930, le pape Pie XI, canonise les Pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, tous de la Compagnie de Jésus!

 

  • le 29 juin 1949 : diffusion à Paris du premier journal télévisé.
  • le 29 juin 1886 : naissance de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, un des pères fondateurs de la CECA.

Robert Schuman, homme d'Etat français, naît le 29 juin au Luxembourg. Avocat, il devient président du Conseil des ministres de Vincent Auriol en 1947, puis ministre des Affaires étrangères de 1947 à 1952. Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'Europe ; son procès de béatification a été lancé en 1991 et reste au point mort, faute de miracle reconnu.

  • le 29 juin 1900 : naissance d'Antoine de Saint-Exupéry.

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est un écrivain et aviateur français. Il est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il s'oriente vers les beaux-arts, avant de devenir pilote d'aviation suite à son service militaire. En parallèle de son emploi à l'aéropostale, Saint-Exupéry écrit de nombreux romans. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944.

Son expérience de pionnier de l'aviation et de pilote de guerre lui donnera toute la légitimité pour délivrer son principal message : c'est par le dépassement de soi que l'on devient un Homme. Parmi ses principaux livres se trouvent :

L'Aviateur

Courrier sud

Vol de nuit (Prix Femina)

Terre des hommes

Pilote de guerre

Lettre à un otage

Le Petit Prince

Citadelle, (ouvrage posthume)

Très remonté contre la politique des gaullistes voici quelques extraits de ce qu'il écrit pendant la guerre :

« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208)

« L'armée qui reculait n'était plus une armée […] La France a joué son rôle […] Les vaincus doivent se taire comme les graines. » (Pilote de guerre)

«Il me semblait qu'un Français à l'étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (EG, p. 286) […] Si je n'étais pas gaulliste à New York, c'est que leur politique de haine n'était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 269).

« J'ai eu raison, je crois, dans tout ce que j'ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n'aime pas plus aujourd'hui le général De Gaulle. C'est ça, la menace de dictature. C'est ça, le national-socialisme. Je n'aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n'est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d'après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l'Espagne à ne plus être qu'un satellite de la Russie ou de l'Allemagne. Ce n'est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 272-273)

« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique » ». (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 286)

  • le 29 juin 1908 : réforme de la Curie romaine.

Le pape Pie X réforme la curie romaine créée par le pape Paul III en 1542 et structurée par le pape Sixte V en 1588 ; elle est restée jusque-là sans grands changements. Pie X décide de la réorganiser avec la bulle « Sapienti Consiglio ». La curie est composée de onze congrégations au lieu des vingt-deux ; la Sainte Inquisition est remplacée par la Sacrée Congrégation pour la propagation de la foi. Depuis, la Curie Romaine a subi deux autres réformes, sous Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1988. Le pape François continue cette réforme aujourd'hui.

  • le 29 juin 2004 : Michel Rocard est entendu par la Cour de Justice de la République.

C'est dans le cadre du dossier sur le financement douteux d'associations d'handicapés par son Secrétaire d'Etat Gilibert de 1988 à 1993. Rocard dit avoir ignoré les montages financiers en question.

  • le 29 juin 2009 : le Pape Benoît XVI publie l'encyclique "Caritas in veritate".

Extrait :

« Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l'amour et la vérité ne l'abandonnent jamais totalement, parce qu'il s'agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l'esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l'amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l'initiative d'amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l'amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C'est notre vocation d'aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité. »

Posté le 29 juin 2015 à 06h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

28 juin 2015

C’est arrivé un 28 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 juin 767 : décès du pape Paul Ier.

Saint Paul Ier, naît à Rome et succède à son frère le pape Étienne II, dont il continue la politique. Par amitié à l'égard des Francs, Paul Ier fait transférer au Vatican les restes de Sainte Pétronille qu'ils vénèrent et qui est une des Patronnes secondaires de la France. Il accepte en outre, d'être le parrain de Gisèle, la fille de Pépin le Bref.

  • le 28 juin 1098 : victoire des Croisés lors du second siège d'Antioche.

Les croisés sortent d'Antioche. Ce n'est pas une sortie poussive, mais une armée, en pleine possession de ses moyens malgré la famine et la fatigue. La surprise du chef de l'armée turque, le sultan Kerboga est telle qu'il ne réagit pas. En tête des Croisés, chevauche la Sainte Lance découverte miraculeusement par Pierre Barthélémy affirmant avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouvait enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d'Antioche. L'attaque franque est si foudroyante que la plupart des Turcs paniquent et bientôt, toute l'armée musulmane bat en retraite. Le siège d'Antioche devient rapidement légendaire, et au XIIe siècle fut le sujet d'une chanson de geste, la chanson d'Antioche. Voir la chronique du 3 juin.

  • le 28 juin 1476 : naissance de Gian Pietro Carafa, futur pape Paul IV.

C'est le 223ème pape de l'Église catholique, cf. la chronique du 23 mai.

  • le 26 juin 1492 : débuts de l'alpinisme.

Les débuts de l'alpinisme sont sujets de disputes d'historiens. Toutefois, ils peuvent être trouvés dans l'ascension du Mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors, en 1492. Une invitation du Roi de France Charles VIII et non un ordre, pousse Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar "à entreprendre l'ascension de cette montagne que l'on disait inaccessible. Il utilise les services et les savoir-faire d'un "escalleur" du Roi, spécialiste des échelles pour l'assaut des places fortes. Il fait en effet appel à un huissier pour notifier l'exploit.

D'autres considèrent que la première ascension a été faite par Rabelais sur le mont Ventoux, par l'italien Pétrarque, le 26 avril 1336. (CF. la chronique du jour).

  • le 28 juin 1629 : le Roi Louis XIII signe la Paix d'Alès.

Suite aux capitulations des villes protestantes de La Rochelle (le 28 octobre 1628, cf. chronique du jour), d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai), face à l'armée du Roi. Richelieu signe le traité d'Alès qui met fin aux hostilités. Reconduisant l'Edit de Nantes, ce texte a toutefois pour objectif de réduire au minimum le pouvoir politique des protestants et de leur retirer tous les droits qui leur permettaient de constituer un Etat dans l'Etat. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l'égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis. Il faut toutefois attendre 1787 pour qu'un état-civil leur soit reconnu.

  • le 28 juin 1635 : la Guadeloupe devient une colonie française.

Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville accostent du côté de Pointe-Allègre, mandatés par la Compagnie des Îles d'Amérique. Quatre dominicains choisis par le cardinal de Richelieu et près de cinq cents colons engagés par contrat pour trois ans les accompagnent.

  • le 28 juin 1668 : création de l'Académie royale de Musique à Paris.

Sur proposition de Colbert, l'Académie royale de Musique est créée ; Lully en prend la direction en 1672. Sa mission est de produire des divertissements en langue française pour la Cour, de susciter, dans le public, le goût de la musique, et d'assurer un enseignement de qualité. Jusqu'en 1793, elle travaille en étroite collaboration avec l'Académie française et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour la conception des livrets.

  • le 28 juin 1794 : décès de René Madec, marin et aventurier breton, Nabab du Grand Moghol, Panchazari et roi du Dekkan.

Voir la chronique du 27 février. Né à Quimper en 1736, fils d'un maître d'école, René Madec quitte le foyer familial à quatorze ans pour s'engager dans la Marine Royale de Louis XV. Arrivé en Inde, il combat contre les Britanniques sous le commandement de Joseph François Dupleix, puis à la tête de troupes autochtones du Grand Moghol (Empereur de l'Inde) Shâh Alam II. Ce dernier le nomme Nabab, lui confère le titre de Bocci ; ce qui en fait la troisième personne dans la hiérarchie militaire de l'Empire Moghol. Il s'installe près d'Hyderabad, à la tête d'une armée privée de 6 000 hommes constituée de Français et d'Indiens. Il mène une intense activité diplomatique pour rapprocher la couronne de France des Maharadjahs. Louis XVI l'anoblit et lui confère le grade de Colonel et l'Ordre Militaire de Saint Louis.

  • le 28 juin 1835 : le Royaume-Uni, la France et le Portugal signent avec l'ambassadeur d'Espagne une convention pour un soutien militaire.

Le roi des Français Louis Philippe envoie la Légion étrangère, qui est, malgré elle, cédée et envoyée en Espagne, dès le lendemain.

  • le 28 juin 1873 : naissance de Alexis Carrel, chirurgien et biologiste français, Prix Nobel de physiologie ou médecine

Le docteur Alexis Carrel est un chirurgien, biologiste et neurophysiologiste français né à Sainte-Foy-lès-Lyon le 28 juin 1873 et mort à Paris le 5 novembre 1944. Agnostique, il se convertit lors d'un séjour à Lourdes en 1903, où il assiste à un miracle. Le Dr Carrel s'intéresse à Marie Bailly, à qui il a donné le pseudonyme de « Marie Ferrand » dans ses écrits, publiés à titre posthume sous le titre de Un voyage à Lourdes. Elle est alors au stade terminal d'une péritonite tuberculeuse, une maladie incurable et mortelle à l'époque. Carrel écrit d'elle:

«Il y a là une malade qui est actuellement plus près de la mort que tous les autres. De nombreuses fois j'ai été appelé à son chevet. Cette malheureuse est arrivée au dernier stade d'une péritonite tuberculeuse. Je connais son histoire. Toute sa famille est morte de tuberculose. Elle a eu des ulcères tuberculeux, des lésions pulmonaires, et maintenant, ces derniers mois, une péritonite, diagnostiquée tant par un médecin généraliste que par Bromilloux, un chirurgien renommé de Bordeaux. Son état est très grave, j'ai dû donner de la morphine pendant le voyage. Elle peut mourir à tout moment, juste sous mes yeux. Si un cas comme le sien arrivait à guérir, ce serait réellement un miracle. Je ne douterais plus jamais... Son état ne cesse de se détériorer. Si de retour chez elle, elle était encore en vie, ce serait déjà un miracle... Elle est condamnée. La mort est toute proche. Son pouls est très rapide, cent cinquante battements par minute et irréguliers. Le cœur s'affaiblit... »

Il publie ses observations honnêtement et en pleine persécution religieuse, deux ans avant la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se voit barrer à l'accession à une chaire universitaire ; il choisit alors de s'expatrier. En 1908, il réalise la première auto-transplantation rénale réalisée sur une chienne, puis reproduit l'exploit avec la plupart des organes. Il réalise en 1910 le premier pontage cardiaque expérimental ; reçoit en 1912 le prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses expériences sur la greffe des tissus et des organes, et sur leur survie en dehors du corps. Il se fait mondialement connaître par la publication de L'Homme, cet inconnu en 1935, il plaide notamment pour une politique nataliste, mais aussi eugéniste. Il promeut la reproduction en nombre des êtres humains à condition d'en éliminer les plus faibles, les déficients physiques et mentaux ". Il est partisan également de l'hygiène raciale.

  • le 28 juin 1919 : signature du Traité de Versailles.

Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés ; au même endroit où le IIe Reich allemand a été proclamé par Bismarck et Guillaume Ier en 1871…

Préparé par les vainqueurs, Clemenceau, Lloyd George, Orlando (pour l'Italie, qui est plus concernée par le Traité de Trianon) et Wilson, il est pétri de philosophie maçonnique et contient les germes de la seconde guerre mondiale. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or, la perte des colonies allemandes.

L'original est confisqué par les nazis en 1940, récupéré par les soviétiques et envoyé à Moscou en 1945, où il est toujours. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. Ce traité pose aussi les bases de la de la création de la Société des Nations (SDN), pour arbitrer et résoudre les conflits entre États en lieu et place du « Concert des Nations », héritier des Traités de Westphalie et de Vienne.

Signature du traité de 1919, galerie des glaces, Versailles

  • le 28 juin 2005 : projet ITER à Cadarache.

Après de longues négociations, c'est finalement le site français qui est retenu pour la construction du réacteur expérimental ITER. Créé en 1985 sous une impulsion de Gorbatchev, le projet regroupe l'Union Européenne, la Russie, le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du sud. L'objectif est de créer de l'énergie non plus à partir de la fission nucléaire, mais à partir de la fusion. Très productive et peu polluante, cette technologie est souvent comparée au fonctionnement du soleil.

Posté le 28 juin 2015 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

27 juin 2015

C’est arrivé un 27 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 27 juin 2014 : solennité du Sacré Cœur de Jésus (fête amovible).

Le 27 décembre 1673, le Sacré Cœur apparaît à Marguerite Marie Alacoque et lui demande d'avoir une dévotion à son Sacré Cœur. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

 

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

 

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur lui apparaît encore pour lui donner un message pour le Roi Louis XIV, car la France à un rôle à jouer pour répandre cette dévotion dans le monde. (Voir la chronique du jour). Si aucun des Rois n'a fait cette consécration du pays au Sacré Cœur, Louis XVI prisonnier au Temple s'est consacré ainsi que sa famille avant d'être assassiné. De même avant lui toutes les grandes villes de Provence lors de la grande peste de 1720 se sont consacrées au Sacré Cœur : Marseille, Arles, Avignon, Toulon. Non seulement l'épidémie disparaît rapidement mais ces villes connaissent alors un renouveau de la foi extraordinaire. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 286).

En 1765 c'est le pape Clément XII qui accorde la fête solennelle du Sacré-Cœur à la France. Pie IX étend cette fête à toute l'Eglise à la demande des évêques français en 1856. Puis vient en 1873, le vœu privé, devenu national d'ériger un sanctuaire au Sacré Cœur, en réparation de toutes les fautes nationales… Le 25 mai 1899, Léon XIII ordonne la consécration du genre humain tout entier au Sacré Cœur. Et il faut citer Claire Ferchaud et le message du Sacré Cœur au président Poincaré au début de la première guerre mondiale.

Le 25 mai 1889, le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur en publiant l'encyclique «  annum sacrum »

  • le 27 juin 1462 : naissance de Louis XII «le Père du peuple», Roi de France.


Statue de Louis XII, sur la façade méridionale du château de Blois.

Le 27 juin 1462 naît Louis II d'Orléans au château de Blois. Surnommé le «Père du Peuple», Louis XII arrive sur le trône en 1498. Son règne est marqué par les guerres d'Italie et par plusieurs réformes, notamment celles des impôts et de la justice. Voir la chronique des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 18 novembre.

  • le 27 juin 1550 : naissance de Charles IX, Roi de France.

Charles IX de France, naît le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Il est duc d'Orléans de 1550 à 1561, puis Roi de France jusqu'en 1574. Âgé de 10 ans lors de son accession au trône, la régence est confiée à sa mère Catherine de Médicis qui gouverne. Charles IX est sacré Roi de France le 5 mai 1561 en la cathédrale de Reims.

En mars 1564, débute un tour de France organisé par la reine-mère, pour montrer le Roi, lui faire connaître son royaume et essayer de pacifier les tensions religieuses. Sous son règne la guerre entre protestants et catholiques se poursuit en France, avec les innombrables agressions et crimes des Huguenots bien détaillés par Jean Guiraud dans son Histoire partiale-Histoire Vraie (en quatre tomes), avec la Michelade à Nîmes le 29 septembre 1567, cinq ans avant la Saint Barthelemy. Le Roi meurt le 30 mai 1574.

  • le 27 juin 1551 : édit de Châteaubriant.

L'édit de Châteaubriant est un édit royal promulgué par Henri II le 27 juin 1551 destiné à contrôler la production de l'imprimé et la circulation des idées. Cette initiative s'inscrit dans la lutte contre la prolifération des écrits calvinistes. Les Huguenots ne se gène pas pour détruire statues, tableaux livres catholiques depuis des années. Mais la portée de l'édit est générale et doit être replacée dans le cadre du serment prononcé par le Roi lors du sacre de lutter contre les hérésies. L'acte réorganise et systématise des mesures antérieures, comme la mention obligatoire du nom de l'imprimeur, de l'auteur, de l'autorisation de publier et de la date sur les livres. Chaque librairie doit détenir le Catalogue des livres censurés établi par la faculté de théologie de la Sorbonne.

 

 

  • le 27 juin 1570 : bataille d'Arnay-le-Duc (guerres de religion).

A lire l'histoire officielle cette escarmouche est une grande victoire huguenote. En fait, Gaspard de Coligny remonte la vallée du Rhône et cherche à arrêter l'armée royale à Arnay-le-Duc. La configuration du terrain lui est très défavorable. Les deux premiers régiments qu'il envoie au contact des troupes royales, commandées par le maréchal de Cossé se font étriller. L'amiral donne l'ordre de la retraite.

  • le 27 juin 1615 : Rome donne la permission aux Jésuites de Chine de célébrer la Messe avec les têtes couvertes.

Mais aussi de traduire la Bible en chinois et d'administrer les sacrements en chinois.

  • le 27 juin 1717 : naissance de Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français.

Louis Guillaume Le Monnier naît le 27 juin 1717 à Paris. Il est le frère de l'astronome Pierre Charles Le Monnier. Professeur de botanique au Jardin du Roi, médecin de Louis XV et Louis XVI. Membre de l'Académie des sciences dès 1743 et de la Royal Society en 1745, il participe à certains articles de "L'Encyclopédie" sur des sujets de physique.

  • le 27 juin 1743 : défaite française de Dettingen.

La bataille de Dettingen oppose dans un village de Bavière, les armées françaises du maréchal de Noailles aux Britanniques, Hanovriens et Autrichiens dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche.

  • le 27 juin 1789 : Louis XVI accepte la réunion des 3 ordres.

Quatre jours plus tôt, il avait demandé aux trois ordres de délibérer séparément et avait cassé toutes les décisions fiscales du tiers-état. Celui-ci avait alors été rejoint par la majorité des députés du clergé et une poignée de députés de la noblesse emmenés par le duc d'Orléans. Louis XVI, n'osant recourir à la force, se soumet en enjoignant les députés récalcitrants de se joindre à la nouvelle Assemblée.

  • le 27 juin 1858 : signature du Traité de Tianjin.

Pour mettre fin à la seconde guerre de l'Opium, le gouvernement chinois des Qing est obligé de signer le traité de Tianjin (Chine) avec la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Russie. Par ce traité, la Chine ouvre onze nouveaux ports au commerce étranger, à légaliser le commerce de l'opium, à diminuer les tarifs douaniers à l'intérieur du pays, à accepter l'installation de légations étrangères et, enfin, à autoriser la mise en place de missions catholiques. Toutefois, le gouvernement impérial le ratifie à la fin de la guerre en 1860.

  • le 27 juin 1910 : naissance de Pierre Joubert, dessinateur français de bande dessinée.

Voir la chronique du 13 janvier

  • le 27 juin 1964 : création de l'ORTF.

L'Assemblée nationale adopte la loi transformant la RTF en ORTF (Office de radiodiffusion et télévision française). La RTF était héritière de La Radiodiffusion française (RDF), créée le 23 mars 1945, après la nationalisation des radios privées et instaurant ainsi un monopole d'État

  • le 27 juin 1977 : indépendance du Territoire français des Afars et des Issas, qui prend le nom de Djibouti.
    • le 27 juin 2001 : le service militaire est suspendu en France.

Alors que sa suspension est prévue pour 2003, suite à une vague de protestation chez les jeunes nés avant l'année butoir de1979, le gouvernement Jospin décide, par décret, de suspendre immédiatement la conscription. Cette dernière existe toujours et le gouvernement peut mobiliser si nécessaire…

Posté le 27 juin 2015 à 06h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 juin 2015

C’est arrivé un 26 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 juin 684 : début du pontificat de Benoît II.
    • le 26 juin 1285 : début du siège de Gérone par les troupes de Philipe III le Hardi.

Le siège dure jusqu'au 7/9/1285 et se termine par la déroute de l'armée française.

  • le 26 juin 1409 : élection de l'antipape Alexandre V.

Le concile de Pise du 23 mars au 7 août, dépose le pape de Rome Grégoire XII et celui d'Avignon Benoît XIII, mais ceux-ci refusent de s'effacer. Ce même concile élit l'archevêque de Milan Pierre Phylargis, aussi appelé Pierre de Candie, qui prend le nom d'Alexandre V. Au lieu de retrouver la paix, l'Eglise se retrouve avec trois papes !

  • le 26 juin 1492 : débuts de l'alpinisme.

Les débuts de l'alpinisme sont sujets de disputes d'historiens. Toutefois, ils peuvent être trouvés dans l'ascension du Mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors, en 1492. Une invitation du Roi de France Charles VIII et non un ordre, pousse Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar "à entreprendre l'ascension de cette montagne que l'on disait inaccessible. Il utilise les services et les savoir-faire d'un "escalleur" du Roi, spécialiste des échelles pour l'assaut des places fortes. Il fait en effet appel à un huissier pour notifier l'exploit.

D'autres considèrent que la première ascension a été faite par Rabelais sur le mont Ventoux, par l'italien Pétrarque, le 26 avril 1336. (CF. la chronique du jour).

  • le 26 juin 1667 : prise de Tournai par Louis XIV.
  • le 26 juin 1786 : voyage de Louis XVI en Normandie.

Il quitte Cherbourg à l'aube du 26 juin et rentre à Versailles en longeant la côte normande par Honfleur, Le Havre et Rouen. Au niveau de St Germain en Laye, notant que les acclamations et la joie du peuple commence à diminuer le Roi note : « Il est vrai que nous approchons de Versailles. »

  • le 26 juin 1789 : le Roi Louis XVI supprime les lettres de cachet.
  • le 26 juin 1793 : préparation de la Bataille de Nantes.

Le 20 juin, avant de quitter Angers pour Nantes, les généraux de l'Armée Royale Catholique ont adressé à la garnison de Nantes cet ultimatum :

«Messieurs, aussi disposés à la paix que préparés à la guerre. Nous tenons d'une main le fer vengeur, et de l'autre le rameau d'olivier. Toujours animés du désir de ne point verser le sang de nos concitoyens et jaloux d'épargner à cette ville le malheur incalculable d'être prise de vive force : après en avoir délibéré en notre conseil, réuni au quartier général a Angers. Nous avons arrêté à l'unanimité de vous présenter un projet de capitulation dont le refus peut creuser le tombeau de vos fortunes, et dont l'acceptation, qui vous sauve, va sans doute assurer à la ville de Nantes un immense avantage et un honneur immortel. En conséquence. Nous vous invitons à délibérer et statuer que le drapeau blanc sera de suite, et six heures après la réception de notre lettre, arboré sur les murs de la ville. Que la garnison mettra bas les armes et nous apportera ses drapeaux. Que toutes les caisses publiques, tant du département, du district, de la municipalité, que des trésoriers et quartiers-maîtres, nous seront pareillement apportées : que toutes les armes nous seront remises : que toutes les munitions de guerre et de bouche nous seront fidèlement déclarées : et que tous les autres effets, de quelque genre que ce soit, appartenant à la République, nous seront indiqués et livrés, pour que par nous il en soit pris possession au nom de Sa Majesté Louis XVII, Roi de France et de Navarre, et au nom de Monseigneur le Régent du royaume. Qu'il nous sera remis pour otages les députés de la Convention nationale, présents en mission dans la ville de Nantes et autres dont nous conviendrons. A ces conditions, la garnison sortira de la ville sans tambours ni drapeaux : des officiers seulement avec leurs épées et des soldats avec leurs sacs. Après avoir fait serment de fidélité à la religion et au Roi, et la ville sera préservée de toute invasion, de tout dommage et mise sous la sauvegarde et protection de l'armée Catholique et royale. En cas de refus, au contraire, la ville de Nantes, lorsqu'elle tombera en notre pouvoir, sera livrée à une exécution militaire et la garnison passée au fil de l'épée. »

La panique s'empare de la ville…

  • le 26 juin 1794 : bataille de Fleurus.

Cette victoire est l'aboutissement du travail de réorganisation de l'armée de Lazare Carnot, membre du Comité de salut public. Elle renforce alors la position du gouvernement.

  • le 26 juin 1810 : décès de Joseph Montgolfier, à 69 ans.

Avec son frère Étienne, il est célèbre pour l'invention du ballon dirigeable appelé montgolfière.

Né en 1740 à Vidalon en Ardèche, Joseph Montgolfier, est le douzième d'une nombreuse fratrie. Turbulent, fugueur, la lecture d'ouvrages d'arithmétique, de physique et de chimie oriente sa passion. Il fait ses premières expériences de chimie et monte un laboratoire, puis revient à Vidalon travailler à la papeterie. Avec son frère Augustin, il fonde une papeterie à Rives où il essaye d'améliorer les techniques papetières de l'époque. C'est en 1782 qu'il invente la montgolfière.

  • le 26 juin 1940 : à la BBC, le Général De Gaulle multiplie les diatribes à l'adresse du gouvernement français. 

Dès le 19 juin, le général De Gaulle parle à la radio de Londres de "la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie". Le 22 juin, il stigmatise un "gouvernement de rencontre", et assure que "le territoire français va être totalement occupé". Le 24 juin, selon lui : "La France et les Français sont, pieds et poings liés, livrés à l'ennemi". Le 26 juin, il dit : 

"Notre flotte, nos avions, nos chars, nos armes, à livrer intacts pour que nos adversaires puissent s'en servir contre nos propres Alliés".

"Plongés dans les derniers combats ou emportés par les tourbillons de la débâcle, les Français avaient autre chose à faire que d'écouter tout cela. Peu en eurent connaissance. Mais les Anglais l'entendaient et ne pouvaient être que fortifiés dans le dessein dont [on verrait] l'aboutissement à Mers-el-Kébir et ailleurs." (Amiral Paul Auphan, Histoire élémentaire de Vichy, p.65)

  • le 26 juin 1945 : la charte créant les Nations unies est approuvée par cinquante et un pays à San Francisco.

L'Organisation des Nations Unis (ONU) est constituée pour succéder à la Société des Nations (SDN) fondée en 1921.

  • le 26 juin 1975 : élection du Révérend Père Carré à l'Académie française au fauteuil 37.

Posté le 26 juin 2015 à 06h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 juin 2015

C’est arrivé un 25 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juin 524 : bataille de Vézeronce, en Isère.

Défaite des Rois Francs Clodomir, Childebert Ier, Clotaire Ier et Thierry Ier, lors de la deuxième expédition menée contre les Burgondes (Bourguignons) et leurs alliés Ostrogoths. Clodomir Ier, Roi des Francs y est tué.

  • le 25 juin 841: bataille de Fontenay-en-Puisaye.

A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l'Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire de Charlemagne. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il doit ensuite accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les territoires ainsi séparés par ce conflit sont les embryons de l'Allemagne, de la France et de l'Italie.

  • le 25 juin 1421 : mort du Maréchal de France Jehan II le Meingre de Boucicaut.

Né en 1364 à Tours, Jean II Le Meingre commence comme page à la Cour du Roi de Charles V le Sage. Il combat les Anglais dès 1374 sous les ordres de l'Amiral Jehan de Vienne. En 1383, il s'illustre à la bataille de Roosebeke contre les Flamands, ce qui lui vaut d'être armé par Louis II de Bourbon, oncle du nouveau Roi Charles VI. Il l'accompagne en Castille contre Jean de Lancastre.

Fait prisonnier de 1389 à 1390, lors de la croisade manquée en Tunisie, Il est nommé Chambellan à son retour. Mais part se battre avec les Chevaliers Teutoniques contre les Polonais ; c'est au cours de cette expédition qu'il apprend son élévation à la dignité de Maréchal de France. En 1396, il est encore fait prisonnier, lors de la croisade de Nicopolis contre les Turcs. Nommé gouverneur de Gênes et de Savone, son autoritarisme pousse les habitants à se révolter. A Azincourt, ses conseils ne sont pas suivis par le Connétable d'Albret, qui lance la fatale charge frontale contre les archers anglais. La manœuvre d'encerclement des ailes de Lancastre, qu'il propose, aurait permis de gagner la bataille. Il meurt en captivité en Angleterre.

Ce guerrier, très pieux et dévot, érudit et lettré, marque son époque et rédige même des mémoires : Livre des faicts du bon messire Jean le Maingre, dit Boucicaut et même un recueil de poèmes.

 

  • le 25 juin 1429 : Sainte Jeanne d'Arc écrit aux habitants de Tournai.

Lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Tournai - 25 juin 1429.

« Gentilz loiaux Franchois de la ville de Tournay, la Pucelle vous faict savoir des nouvelles de par dechà que en VIII jours elle a cachié les Anglois hors de toutez les places qu'ilz tenoient sur la rivire de Loire, par assaut ou aultrement ; où il en a eu mains mors et prinz, et lez a desconfis en bataille. Et croiés que le conte de Suffort (Suffolk), Lapoule (Pole) son frère, le sire de Tallebord (Talbot), le sire de Scallez (Scales), et messires Jehan Falscof (Falstolf) et plusieurs chevaliers et capitainez ont estéprinz, et le frère du comte de Suffort et Glasdas mors. Maintenés vous bien loiaux Franchois, je vous en pry, et vous pry et vous requiers que vous soiés tous prestz de venir au sacre du gentil roy Charles à Rains où nous serons briefment, et venésau devant de nous quand vous saurés que nous aprocherons.

   A Dieu vous commans, Dieu soit garde de vous et vous doinst sa grace que vous puissiés maintenir la bonne querelle du royaume de France. Escript à Gien le XXVe jour de juing. »

— adresse: « Aux loiaux Franchois de la ville de Tournay. » (Procès, tome V, p. 125, tiré des Archives du Nord, nouvelle série, t. I, p. 520.)

  • le 25 juin 1569 : bataille de La Roche-l'Abeille.

La bataille de La Roche-l'Abeille a lieu au cours de la troisième guerre de Religion en France. Suite à l'assassinat du duc de Condé, Coligny mène les troupes protestantes et affronte le colonel général de l'armée royale, Philippe Strozzi. Les protestants bénéficient de la surprise, mais mal commandés, ils ne détruisent pas l'armée royale ; seul gain pour eux : la route du Sud et du Périgord est ouverte.

  • le 25 juin 1615 : première messe à Québec.

Comme le père récollet Denis Jamet, à Montréal la veille, le père Dolbeau célèbre une messe solennelle à Québec, suivie d'un Te Deum puis d'un feu d'artillerie. Les Récollets entreprennent la construction d'une résidence.

  • le 25 juin 1638 : première prise de possession des îles Mascareignes par la France.

Le 29 juin 1642, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

  • le 25 juin 1673 : mort de d'Artagnan, au siège de Maastricht.

Né vers 1611-1615 au Château de Lupiac, près d'Auch dans le pays d'Astarac (Gascogne), il sert à Paris au sein des Gardes Françaises, Corps d'élite chargé de la protection du Roi. Affecté à la Compagnie de Mousquetaires des Essarts près de Fontainebleau par Mr. de Tréville, il participe aux combats de la Guerre de Trente-Ans à Arras, Bapaume, Collioure et Perpignan. En 1660, il escorte Louis XIV à St-Jean-de-Luz pour son mariage avec l'Infante d'Espagne Marie-Thérèse. Le mousquetaire est gouverneur de Lille, poste qu'il n'apprécie guère, quand le Roi Louis XIV l'appelle pour la guerre de Hollande. Il rejoint le siège de Maastricht en 1673 et y trouve la mort, tué par une balle de mousquet qu'il reçoit dans la gorge. Louis XIV déclare alors : «J'ai perdu d'Artagnan en qui j'avais la plus grande confiance et m'était bon à tout. » (voir la chronique du 15 avril)

  • le 25 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Le Roi visite l'emplacement du fort de Querqueville et le fort d'Artois. Il demande à ce qu'un navire, destiné à être brûlé pour le spectacle, soit vendu et que la recette soit redistribuée aux nécessiteux.

  • le 25 juin 1791 : le Roi Louis XVI est ramené au palais des Tuileries, placé sous la «surveillance du peuple».

Le peuple est tenu et contrôlé par· «l'armée» qui impose le silence aux spectateurs. Le cortège royal entre à Paris, dans un silence funèbre sur ordre de la Garde nationale. Le Roi est provisoirement suspendu de ses pouvoirs.

  • le 25 juin 1795 : Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye.

Des deux cotés on ne cherche pas vraiment à améliorer la situation, la Convention souhaite en finir avec la Vendée et arrêter tous les chefs et les Vendéens cherchent un prétexte pour pouvoir reprendre les hostilités. Charette a reçu un courrier du comte d'Artois lui disant son admiration et son souhait de pouvoir le rejoindre pour partager ses périls et sa gloire.

La dénonciation du traité de La Jaunaye est officiellement due à l'arrestation de deux officiers de Charette les 19 et le 20 juin ainsi qu'au non versement des indemnités promises. Seules 200.000 livres ont été versées sur les 2 millions promis. Certains historiens parlent également d'une clause secrète concernant la remise du jeune Roi Louis XVII.

A l'appel de Charette, ses lieutenants, à qui il annonce l'arrivée prochaine des émigrés à Quiberon, se lèvent comme un seul homme. Les convois de vivres et de farines, destinées à la division des Sables sont interceptés ; 13 voitures de blé sont capturées entre Luçon et le Givre ; l'escorte est massacrée. Le 28 juin, le camp des Essarts est conquis par 1.800 royalistes avec Charrette à leur tête.

Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 1796, et Charette en mars. Le génocide a fait en Vendée 117 000 morts sur 815 000 habitants, 10 000 maisons détruites sur 50 000. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l'histoire, qui deviendra la version officielle jusqu'à notre époque. Avec la disparition des témoins, il est plus facile de persuader les Français de la justesse de la cause républicaine. Mais comme on est incapable d'expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d'aujourd'hui vient achever le génocide.

  • le 25 juin 1804 : exécution de Georges Cadoudal.

Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon ; il est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi".

Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, Georges naît le jour de l'an 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Ce fils de meunier pense un moment entrer au séminaire, il fait ses études au Collège de Vannes. Lorsqu'en 1793, Danton et la Convention décrètent la levée en masse, Cadoudal refuse de se soumettre et participe à l'embrasement de la Bretagne royaliste. Il décide alors de rejoindre la Grande Armée Catholique et Royale de Vendée et se place sous les ordres de Stofflet.

En 1795, Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan. Devenant commandant de la Division d'Auray, le Morbihan en compte onze, Cadoudal mène de nombreuses actions qui paralysent les Bleus dans tout l'Ouest du Morbihan. Toute cette partie du département est sous son contrôle. Cadoudal rejette le cessez-le-feu conclu La Mabilais et continue seul le combat.

Furieux et impuissant face à l'échec du débarquement de Quiberon, Cadoudal se replie avec ses hommes. Il reprend tout de même Sarzeau à la fin1795 et Locminé en avril 1796. Hoche le force à accepter la paix. Nommé Commandant de l'Armée Catholique et Royale du Morbihan par le Comte de Provence, le futur Louis XVIII, Georges Cadoudal reprend le combat le 4 septembre 1797.

En février 1799, Cadoudal est invité à Paris par le Premier Consul Bonaparte à signer une paix définitive. L'entrevue est un échec et la guerre reprend. Cadoudal participe à l'attentat de la rue Saint-Nicaise, dit de la Machine infernale. Si Bonaparte en sort sain et sauf, la bombe fait vingt-deux tués. Réfugié en Angleterre, il revient à Paris avec trois autres hommes pour enlever le Premier Consul: Joyaut, Burbant et Gaillard. C'est au cours de cette action qu'il est capturé.et jugé avec dix autres de ses amis. Le 25 juin 1804, il monte à l'échafaud. Voir les chroniques du 1er janvier et du 21 juin.

  • le 25 juin 1928 : le président du Conseil Poincaré dévalue le Franc de 80% (abandon du franc germinal).
  • le 25 juin 1992 : Jean-Paul II approuve officiellement un nouveau catéchisme catholique.
  • le 25 juin 1982 : Jean-Loup Chrétien est le premier spationaute français sélectionné pour aller dans l'espace.

Il rejoint un programme spatial soviétique.

Posté le 25 juin 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juin 2015

C’est arrivé un 24 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juin: nativité de saint Jean-Baptiste.

La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834, lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste est décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, sa fête devient la fête nationale du Québec.

Saint Jean-Baptiste est né en Judée quelques mois avant Jésus-Christ. Il est fêté en Occident le 24 juin. Saint Jean le Baptiste, personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament, est le prédicateur qui annonce la venue de Jésus-Christ. C'est aussi son cousin et le prophète qui le baptise sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme «l'agneau de Dieu», et lui avoir donné ses propres disciples. Voir chronique du 24 février, comme beaucoup de saints de l'époque du Christ, c'est en France que repose une partie du corps de son cousin.

  • le 24 juin 451 : Aetius attaque les troupes d'Attila. Les Huns se replient. Orléans est sauvée.

Les Huns font le siège d'Orléans. Le 24 juin 451, alors qu'Orléans va succomber, les troupes romaines déferlent sur les assiégeants. C'est Aetius et son armée qui le 20 juin a déjà arrêté les Huns. Ces derniers sont stupéfaits. Depuis leurs steppes de Mongolie, on ne les a jamais attaqués ! Ils se replient et abandonnent la place. Voir les chroniques des 7 avril et 20 juin.

  • le 24 juin 1204 : capitulation de la ville de Rouen, la Normandie redevient française.

Philippe Auguste, Roi de France, vainc à Rouen Jean sans Terre et peut ainsi prendre possession de la Normandie. Dès 1202, Philippe Auguste confisque les terres du roi d'Angleterre, d'où son surnom de Jean sans Terre. Le Roi de France a frappé un grand coup en prenant le célèbre Château Gaillard construit par Richard Cœur de Lion. Philippe Auguste s'empare ensuite par les armes de l'Anjou et de la Touraine. Le Roi fait construire le château de Rouen, la plus grosse fortification de son époque.

  • le 24 juin 1340 : bataille navale de l'Écluse.

Le 24 juin 1340 eut lieu la bataille de l'Ecluse, la première bataille navale de la guerre de Cent Ans, oppose la flotte anglaise à celle du Roi Philippe VI de France. Cette bataille a lieu en mer du Nord près de la Belgique. Elle est remportée par les Anglais qui anéantissent la flotte française.

  • le 24 juin 1542 : naissance de saint Jean de la Croix, religieux et réformateur espagnol, docteur de l'Église.
  • le 24 juin 1635 : ordonnance du Cardinal de Richelieu, sur le commerce de la soie.

L'ordonnance prise à la demande du Roi Louis XIII, accorde aux Arméniens de France la liberté du commerce pour :

«faire venir et apporter en toute liberté, et sûreté de leurs dicts pays en ports et havres de Provence et autres de ce royaume telle quantité de soyes et austres marchandises que bon leur semblera pour les y vendre et débiter en payant les droits pour ce dû à Sa Majesté».

  • le 24 juin 1615 : la première messe sur l'île de Montréal.

Toile de Georges Delfosse

Samuel de Champlain décide d'amener des missionnaires en Nouvelle-France, les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. Une messe, la première sur l'île de Montréal, est alors célébrée le 24 juin 1615, à la rivière des Prairies, par le récollet Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, récollet aussi.

  • le 24 juin 1717 : création de la maçonnerie en Angleterre, la Grande Loge unie d'Angleterre.

Le 24 juin 1717, la Grande Loge unie d'Angleterre, principale loge maçonnique anglaise, est créée à Londres. Elle regroupe quatre loges maçonniques dont les membres se réunissent dans des tavernes. Elle est aujourd'hui la première obédience maçonnique du monde. L'un des 3 principaux animateurs à l'époque est Désaguliers, ami et collaborateur de Newton. (Dans La politique des Francs-maçons de Jacques Mitterrand, cité par FM ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs page 61)

En 1721 est fondée à Dunkerque la première loge française : la loge « Amitié et Fraternité ». Et en 1789, Mirabeau dit lors des Etats généraux :

« Avant toute chose il faut commencer par décatholiciser la France. » Cité par l'abbé Alphonse Cordier dans, Martyrs et bourreaux de 1793, (tome I, p.111 Ed. La Source d'or)

  • le 24 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Louis XVI monte à bord du vaisseau "Le Patriote" où il est acclamé par l'équipage et assiste aux manœuvres de l'escadre face à Cherbourg, il dîne à bord, puis, après un exercice de bataille navale, prend la mer jusqu'à percevoir les côtes anglaises. Au retour, il visite l'anse d'Urville-Hague.

«Le lendemain[le 24 juin], il embarque sur le Patriote et stupéfie le chef d'escadre, Mr d'Albert de Rions, et son état-major par la pertinence de ses questions, par son aptitude à commenter les manœuvres les plus subtiles. Sans ostentation, il fait comprendre qu'il connaît les moindres détails d'un métier savant entre tous. […] Soudain, Mr de Rions fait virer de bord. Encore qu'il connaisse la réponse le Roi demande : - Où nous mènerait ce vent ? - Sire, en Angleterre.- Oh ! J'irais volontiers ! Les Anglais ne me recevraient pas mal et, dans ce pays-là, on ne trompe point les rois. […] A bord, sur les quais, dans les rues, on hurle : «  Vive le Roi, vive notre bon Roi ! » Il répond ivre de bonheur : - Vive mon bon peuple ! […] Je n'ai jamais goûté le bonheur d'être Roi que le jour de mon sacre et depuis que je suis à Cherbourg. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 365).

  • le 24 juin 1793 : adoption de la première constitution républicaine en France.

Cette constitution de l'an 1 n'est jamais appliquée.

  • le 24 juin 1859 : bataille de Solférino.

Victoire sanglante des troupes franco-piémontaises de Napoléon III sur les forces autrichiennes de François-Joseph à Solférino, en Italie. Le combat voit plus de 300 000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. Les nouvelles techniques utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé annoncent déjà la première guerre mondiale. Un suisse, Henri Dunant est présent sur les arrières de l'armée française, Il découvre qu'il n'y a rien de prévu pour accueillir les blessés et que personne ne s'occupe d'eux. Il organise des soins avec des volontaires. La guerre terminée, il crée la Croix Rouge en 1864.

  • le 24 juin 1940 : armistice franco italien, fin de la bataille des Alpes, seul succès français de 1940.

Alors que la Wehrmacht est aux portes de Lyon, en face, le Général René Olry a établi trois positions défensives : la première s'établit de Bellegarde à Lyon avec des avant-postes défensifs au nord la ville ; la seconde défend Grenoble en s'appuyant sur versant ouest de la Chartreuse, la chaîne de l'Epine et le Mont du Chat ; la troisième autour de Voreppe, le long de l'Isère et le dos au Massif du Vercors. Le 18 juin, à la demande du maire Edouard Herriot Lyon est déclarée « ville ouverte ». Les allemands ne passent aucune des lignes défensives mais se replient avec de lourdes pertes. Ce succès est obtenu alors que dans le même temps les Italiens attaquent le 21 juin! Le Lieutenant Tom Morel, futur chef du maquis du Plateau des Glières, s'illustre en ordonnant un tir de barrage sur sa propre position, blessé, il obtient toutefois la reddition des soldats ennemis. Cet acte lui vaut la Croix de Guerre.

Le 24 juin, deux jours après Rethondes, la France signe à Rome un armistice bien moins dur. Rome ne met seulement la main que sur une bande terrestre allant du nord des Alpes françaises jusqu'à Menton, cette dernière ville passant sous administration italienne. Le Général René Olry a préservé au total 300 000 hommes de la captivité allemande.

  • le 24 juin 1940 : arrivée au Maroc du navire Massilia.

La déroute de l'armée française devant les troupes allemandes précipite le départ du gouvernement et de vingt-sept parlementaires réfugiés à Bordeaux. Ils accostent à Casablanca, au Maroc, sous les huées de la foule. Placés en garde à vue, certains parlementaires sont ensuite condamnés pour désertion devant l'ennemi, d'autres sont désignés coupables de la déroute française. Comment ne pas penser à l'Evangile de Saint Jean :

« Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »

  • le 24 juin 1984 : 1,8 million de personnes défilent à Paris pour défendre l'enseignement privé.

Et les lois Savary sont retirées.

  • le 24 juin 1994 : Airbus présente son dernier-né, le Béluga, le plus gros avion porteur du monde.

Posté le 24 juin 2015 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juin 2015

C’est arrivé un 23 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 23 juin 1101 : les armées croisées prennent Ankara.

La ville était occupée par les troupes du sultan Seljûqide Qilij Arslân Dâwûd.

  • le 23 juin 1659 : Hugues de Lionne nommé Ministre d'Etat.

Hugues de Lionne, marquis de Fresnes, est nommé Ministre d'Etat dans le gouvernement formé par Mazarin. Né le 11 octobre 1611, Hugues de Lionne est d'abord diplomate et devient rapidement un proche de Mazarin et de Louis XIII. C'est lui qui négocie le traité des Pyrénées, début 1659, qui met fin à la guerre de Trente ans. Il meurt le 1er septembre 1671.

  • le 23 juin 1668 : naissance Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux.
  • le 23 juin 1675 : un bureau breton du papier timbré est pillé par les paysans en colère.

Le pays Bigouden s'enflamme.

  • le 23 juin 1714 : le maréchal de Villars est reçu à l'Académie française.
  • le 23 juin 1784 : vol réussi de Pilâtre et Proust.

Le ballon "La Marie-Antoinette" s'élève devant le Roi Louis XVI et le roi suédois Gustave, à Versailles, emmenant Jean-François Pilâtre de Rozier et le chimiste Louis Joseph Proust. Ils montent régulièrement, se dirigent vers le nord, traversent les nuages, atteignent 3km et décident de redescendre : ils parcourent 52km et se posent avant la forêt de Chantilly.

  • le 23 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Après la messe matinale, le Roi Louis XVI commence par décorer les héros français de la Guerre d'indépendance américaine. À bord d'un canot conduit par vingt rameurs et mené par La Bretonnière, puis à bord du Patriote, vaisseau à 74 canons, il assiste à l'immersion du neuvième cône de pierre. Il visite ensuite le fort de l'île Pelée qu'il baptise Fort-Royal.

« Partout, la population ovationne follement ce bon Roi, si simple, et se montrant, par ses questions, si soucieux du bonheur de tous. En route il interroge ses compagnons :

Pourquoi reçois-je ici des témoignages d'amour auxquels je ne suis point habitué ? Les interpellés gardent le silence. Alors son regard se voile : Je vois, il faut qu'on m'ait fait une mauvaise réputation à Versailles. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 363).

  • le 23 juin 1789 : coup de force législatif, et renoncement royal.

Au cours d'une séance des Etats généraux ouverte le 4 mai 1789, le marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du Roi, veut faire sortir le Tiers-Etat de la salle. Les députés du Tiers-Etat, galvanisés par Mirabeau, refusent l'ordre de dispersion de l'Assemblée constituante du Roi Louis XVI. Ce dernier très affecté par la mort du Dauphin s'écrie : « Ils veulent rester, qu'ils y restent. »

  • le 23 juin 1786 : l'expédition La Pérouse aperçoit la terre d'Alaska.

"Une longue chaîne de montagnes couvertes de neige…"

  • le 23 juin 1795 : victoire navale britannique à la bataille de Groix.

La bataille de Groix oppose la France et la Grande-Bretagne. Plusieurs escarmouches ont lieu début juin. Le véritable combat débute le 23 juin. L'armée britannique remporte la victoire.

  • le 23 juin 1795 : débarquement de Quiberon.

Une troupe d'émigrés, venus pour appuyer les Français rejetant la république se battant pour leur Dieu et leur Roi débarquent. Les Chouans sont prêts et rejoignent rapidement les émigrés. Faute de débarquement en Vendée, les troupes de Charette et Stofflet mènent des actions non coordonnées. Mal organisée et rongée par les dissensions, l'armée d'émigrés, après une brève avancée, est repoussée et vaincue.

Aucun prince de sang ne participe. Il est loin le temps où le Roi Henri IV se jetait au plus fort de la mêlée, risquant à chaque seconde sa vie et forçant par là ses subordonnés à donner pour la France le meilleur d'eux-mêmes…

  • le 23 juin 1796 : armistice de Bologne.

Bonaparte signe un armistice avec le pape Pie VI. Le pape doit verser à la France 21 millions de lires, livrer des œuvres d'art et des manuscrits précieux, céder Ancône, Ferrare et Bologne. La France, de son côté, renonce à l'idée de détrôner Pie VI.

  • le 23 juin 1812 : Napoléon marche sur Moscou.

L'invasion commence le 23 juin 1812. Une dernière offre de paix de Napoléon est restée sans réponse ; il ordonne d'avancer en Pologne russe. Il ne rencontre aucune ou peu de résistance et avance rapidement en territoire ennemi. La Grande Armée avec 700 000 hommes, la plus grande armée européenne jamais rassemblée, franchit la rivière Niémen pour se diriger vers Moscou.

Le corps d'armée principal de 250 000 hommes est aux ordres de l'Empereur, les deux autres commandés par Eugène de Beauharnais (80 000 hommes) et Jérôme Bonaparte (70 000 hommes). En second échelon, se trouvent deux corps d'armée commandés par Macdonald (32 500 hommes) et Karl Schwarzenberg (34 000 Autrichiens) et une réserve de 225 000 hommes, s'y ajoutent 80 000 Gardes. Le 30 décembre, l'armée, réduite à environ 50 000 hommes, repasse le Niémen...

  • le 23 juin 1894 : fermeture du premier Congrès Olympique.

Le premier Congrès olympique international (CIO) de l'ère contemporaine dont l'objectif est le rétablissement des Jeux Olympiques antiques, a lieu à l'Université de la Sorbonne à Paris. Il s'est ouvert le 16 juin. Le baron Pierre de Coubertin réalise ainsi son rêve. A sa demande, le premier président du CIO est un Grec. Coubertin sera lui-même président de 1896 à 1925.

  • le 23 juin 1956 : loi cadre Defferre.

Gaston Defferre, alors ministre de la France de l'Outre-mer, fait adopter une loi qui reconnaît l'autonomie interne des territoires d'outre-mer. C'est la fin de l'AOF et l'AEF. Cette loi prévoit, par ailleurs, la création de républiques autonomes dans les colonies africaines.

Posté le 23 juin 2015 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

22 juin 2015

C’est arrivé un 22 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juin 431 : ouverture du Concile d'Ephèse.

Le concile est ouvert par le patriarche Cyrille d'Alexandrie. Ce concile rappelle l'affirmation de Marie Mère de Dieu.

  • le 22 juin 1276 : décès du Pape Innocent V.

Pendant son court pontificat de 5 mois, il a le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Après sa mort, le peuple le vénère comme saint et Léon XIII le proclame bienheureux en 1898. Il repose à Rome en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

  • le 22 juin 1372 : victoire Navale franco-castillane de la Rochelle.

Totalement oubliée, cette bataille permet à Charles V d'avoir la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

Deux seigneurs locaux Arnaud d'Albret et Jean d'Armagnac, acceptent mal une levée d'impôts du Prince Noir fils d'Édouard III. Ce dernier, à qui est présentée l'affaire, ne veut rien savoir. Les Français demandent justice et appui au Roi de France le suzerain d'Edouard III. Charles V saisit l'occasion pour relancer la guerre en 1369. Bien qu'en infériorité numérique, les franco-castillans ont des navires bien plus maniables. Ils tendent une embuscade aux Anglais dont la flotte approche de La Rochelle, anglaise depuis le Traité de Brétigny. A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke, le chef anglais est fait prisonnier. Ayant la maîtrise des mers, Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou. Le lendemain, le connétable Bertrand du Guesclin réussit à pénétrer dans La Rochelle.

  • le 22 juin 1476: Charles le téméraire est battu à Morat.

Les alliés de Louis XI, les membres de la Confédération suisse infligent à Charles le Téméraire une cuisante défaite à Morat. Ce dernier perd la vie peu de temps après, à Nancy.

  • le 21 juin 1627 : Richelieu, par ordre du Roi, s'attaque aux duellistes.

Le comte de Montmorency-Bouteville, 27 ans comptant 22 duels à son actif, est décapité place Royale, avec son cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que provoquent les duels chez les jeunes nobles, qui privent ainsi le Roi de ses meilleurs soldats. Au XVIIème siècle, huit édits royaux condamneront le duel. Il faut rappeler que la noblesse paie l'impôt du sang; la vie d'un noble ne lui appartient pas. Entre 1589 et 1608, les duels feront environ plusieurs milliers de victimes ! Aussi Louis XIII a refusé sa grâce, malgré les supplications de nombreux grands du Royaume. Le Roi écrit même pour clore les suppliques :

"Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes ! Et que l'excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m'ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu..."

  • le 22 juin 1633 : procès de Galilée.

La sentence est rendue au couvent dominicain de Santa-Maria, ce jour là. L'affaire devient, avant même la révolution, un exemple de désinformation pour discréditer l'Eglise catholique et montrer que la science et la foi sont incompatibles. Qu'enseigne-t-on à l'école sur le sujet ? Jean Sévillia dans son livre Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 96 à 129) rappelle ce qu'écrivait Arthur Koestler dans Les somnambules en 1961 : « Galilée n'a pas inventé le télescope. Ni le microscope, ni le thermomètre. Ni l'horloge à balancier. Il n'a pas découvert la loi d'inertie ; ni le parallélogramme de forces ou de mouvements ; ni les taches du soleil. Il n'a apporté aucune contribution à l'astronomie théorique, il n'a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise, il n'a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n'a pas été torturé par l'Inquisition, il n'a point langui dans ses cachots, il n'a pas dit « Eppur si muove »(*), il n'a pas été un martyr de la science. »

(*) «et pourtant elle tourne » phrase apocryphe de l'italien Giuseppe Baretti écrite à Londres en 1757, selon Jean Sévillia.

En fait au XVème siècle, Nicolas Copernic, prêtre polonais et scientifique important, énonce une théorie sans la prouver : le mouvement des planètes s'expliquerait mieux s'il était ordonné autour du soleil plutôt que de la terre. Il construit un modèle mathématique, l'héliocentrisme. Ses travaux sont très bien accueillis à Rome. Seul Luther le traite de fou. D'ailleurs, tous les réformés s'opposent à ses travaux ! Et pourtant, c'est l'Eglise catholique qui se voit intenter un procès d'obscurantisme ! Pendant plus de cent ans, c'est l'Eglise qui défend les scientifiques contre les adversaires de l'héliocentrisme ! Elle va même jusqu'à protéger les scientifiques protestants, comme l'allemand Johannes Kepler, qui trouve refuge chez les Jésuites après des découvertes complémentaires à la théorie de Copernic. Alors pourquoi la condamnation de Galilée ?

En 1609, il s'attribue la découverte d'un opticien hollandais ; mais le plus grave est que malgré la protection du cardinal Barberini, futur pape, tous ses écrits sont polémistes. Il ne démontre rien, il affirme et met ses adversaires au défi de prouver qu'il a tort. Selon Jean Sévillia, son caractère hautain et méprisant est pour beaucoup dans sa condamnation.

Par deux fois, l'Inquisition affirme qu'elle ne trouve pas d'hérésie dans les écrits de Galilée (1615). Ses détracteurs s'attaquent alors aux écrits de Copernic et, à une époque où tout le monde croit que la terre est le centre du système solaire, l'Eglise demande simplement à Galilée de présenter ses écrits, non comme la vérité, mais comme une théorie, puisque ni Copernic, ni lui, ne sont capables de prouver ce qu'ils ont avancé. Les cardinaux qui le protègent lui demandent aussi de ne pas mélanger les saintes écritures à ses écrits.

Il accepte et tient sa promesse pendant 7 ans. Pendant cette période, non seulement il n'apporte aucune preuve à ses théories, mais se met à dos les jésuites, qu'il ridiculise sur le sujet du déplacement des comètes, alors que ce sont eux, en la personne du père Grassi, astronome du Collège romain, qui ont raison : « Vous n'y pouvez rien, il a été donné à moi seul, de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel, et rien aux autres. » (*)

(*)Jean Sévillia Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 113)

En 1624, son protecteur, le cardinal Barberini est élu pape. Galilée lui expose un projet de livre comparant les différents systèmes : Ptolémée, Copernic, Kepler. Le pape l'encourage en lui conseillant de les présenter tous les trois comme des théories et surtout de ne pas y mêler la religion.

Le livre terminé Galilée demande l'imprimatur au Saint Office ; ce dont il n'a pas besoin pour un livre scientifique. Il l'obtient moyennant quelques modifications et rajouts qu'il accepte. L'imprimatur signifie que le livre doit être imprimé à Rome. Il le fait imprimer à Florence et en profite pour le faire paraître avec l'imprimatur, mais en ayant totalement changé le texte.

L'inquisition se saisit bientôt du sujet et, malgré l'amitié que le pape lui accorde toujours, Galilée passe en jugement. Les règles juridiques sont grandement adoucies à la demande du Saint-Père. Le jugement tombe qui lui reproche son manque d'obéissance et son mensonge, mais aussi l'absence de preuve, dans ce qu'il présente comme la vérité et non comme une hypothèse. L'utilisation des Ecritures dans ses écrits le fait condamner aussi pour hérésie formelle.

Jean Sévillia note que la sentence du 22 juin est modérée : interdiction d'enseigner et de se livrer à l'interprétation des Ecritures, mise à l'index de son livre le Dialogue, une peine de prison sans durée fixée (il sera assigné à résidence chez l'ambassadeur de Florence 5 mois !) et la récitation hebdomadaire pendant 7 ans des psaumes de la pénitence. C'est d'ailleurs sa fille aînée religieuse qui le fera à sa place !

  • le 22 juin 1636: bataille de Tornavento et victoire des Franco-Savoyards sur les Espagnols.

Durant la Guerre de Trente ans, en 1636, le cardinal de Richelieu persuade le Duc de Savoie Victor-Amédée Ier de lancer une offensive sur le duché espagnol de Milan. Une armée française rencontre l'armée espagnole à Tornavento. Mais cette victoire est sans lendemain.

  • le 22 juin 1786 : Louis XVI arrive à Cherbourg.

Les autorités de Cherbourg l'accueillent aux portes de la ville. Un arc de triomphe est dressé en son honneur sur la place du Calvaire, aujourd'hui place de la République. Il loge dans l'ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d'Harcourt.

  • le 22 juin 1812 : Napoléon déclare la guerre à la Russie. Ses troupes franchissent le Niémen le lendemain.
  • le 22 juin 1815 : nouvelle abdication de Napoléon.

Quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la seconde fois; il est déporté à Sainte-Hélène, dans l'Atlantique Sud.

  • le 22 juin 1886: loi d'exil des familles ayant régné en France.

Une loi bannissant du territoire national tous les membres de familles royales ou impériales ayant régné en France est votée. Ces derniers ont également interdiction d'intégrer l'armée de terre ou bien la marine.

  • le 22 juin 1940 : la France signe l'armistice avec l'Allemagne.

Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, envoyé par le maréchal Pétain, signe l'armistice à Rethondes, et à la demande d'Hitler dans le même wagon, où a été signé l'armistice allemand le 11 novembre 1918. L'armistice prévoit notamment l'occupation des 3/5 du territoire français et fixe le tracé de la ligne de démarcation qui coupe la France en 2 zones : occupation de l'Ouest, du Nord et de l'Est par la Wehrmacht aux frais de la France, maintien d'une zone libre au sud de la Loire.

Rethondes 1940

  • le 22 juin 1942 : création du STO.

Un discours radiodiffusé de Laval annonce la relève des prisonniers français par les travailleurs volontaires et souhaite publiquement "la victoire de l'Allemagne, car sans elle, le communisme s'installera partout en Europe."

  • le 22 juin 1980 : béatification de Kateri Tekakwitha, de Mgr François de Laval et de Mère Marie de l'Incarnation.

Kateri Tekakwitha, une Mohawk, est la première Amérindienne du Nord à être béatifiée. Sa mère, convertie au catholicisme, est algonquine alors que son père est agnier. À l'âge de quatre ans, elle perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle désire devenir chrétienne, et est baptisée par Jacques de Lambertville, un jésuite, le jour de Pâques en 1676. Sa piété impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France, sous les ordres du Roi Louis XIV. Elle meurt le 17 avril 1680, à l'âge de 23 ou 24 ans. Voir la chronique du jour.

François de Laval est né à Montigny-sur-Avre, en France, le 30 avril 1623. Désigné évêque de la Nouvelle France, à la demande de Louis XIV, Mgr de Laval s'embarque pour la Nouvelle France le 19 avril 1659 et y arrive le 16 juin. Sa piété profonde, sa charité, son humilité sont connues par toute la colonie. Après 15 années de lourdes fonctions, en 1688, il se retire à Saint-Joachim, tout près de Québec, où il passe les dernières 20 années de sa vie. Mgr de Laval est béatifié en 1980 et canonisé le 30 avril. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai et 16 juin

Marie de l'Incarnation est née le 28 octobre 1599. En janvier 1631, elle entre au couvent des Ursulines de Tours. En 1639, elle part avec deux autres Ursulines pour fonder un monastère à Québec.

Elle meurt d'épuisement le 30 avril 1672 à Québec. Ses écrits remarquables et son œuvre de missionnaire au XVIIe siècle en font une de ces femmes pionnières sans qui la colonie française aurait périclité.

 

  • le 22 juin 1994 : opération Turquoise au Rwanda.

Le conseil de sécurité de l'ONU autorise l'opération française au Rwanda. Les casques bleus français ont pour mission de protéger les civils et de participer à la distribution de l'aide humanitaire. Depuis la mort du président Juvénal Habyarimana en avril, un génocide est en cours qui fait entre 500 000 et 1 million de victimes, pour une population de 7 millions d'habitants.

Une des rares voix à clamer la vérité sur cette période horrible est Bernard Lugan. Il défend en plus l'honneur des soldats français que le pouvoir rwandais actuel traîne régulièrement dans la boue, sans que les gouvernements français n'interviennent pour faire cesser ce scandale.

Posté le 22 juin 2015 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

21 juin 2015

24 juin : solstice d'été et fête de Saint Jean Baptiste, annonciateur du Christ

Un architecte français s'en est souvenu :

 

Posté le 21 juin 2015 à 12h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 21 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juin 1429 : la triple donation du Royaume de France.

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne par un pacte officiel et public renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd'hui, ce qui s'est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l'abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire ? C'est pourtant là qu'a lieu un évènement central de toute l'histoire de France.

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l'université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d'Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « batard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Ainée de l'Eglise.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l'été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l'ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n'a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu'un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l'an de Jésus christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à  Jésus-Christ. -Nos Seigneurs dit-elle d'une voix forte, à présent, c'est Jésus-Christ qui parle : "moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles".

Que signifie cet événement capital ?

- que ce Dauphin, que l'enseignement républicain nous présente comme un indécis et un demeuré, voire le digne fils d'un fou, mais que ses contemporains appellent le «bien-servi» (ce qui signifie qu'il savait juger les hommes), montre en cette occasion une foi extraordinaire en la Sainte Providence. Toute sa vie est d'ailleurs un exemple remarquable de Roi très chrétien.

- qu'il n'y a qu'un seul Roi qui mérite d'être aimé et servi : c'est le vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que C'est Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST qui a VOULU ÊTRE, ET EST, ROI DE FRANCE; et le Christ a voulu nous le faire savoir par l'entremise d'une fille de 17 ans.

- que la raison d'être de notre pays est de proclamer à la face de l'univers non seulement la royauté universelle du Christ sur le monde, c'est sa mission « d'éducatrice des nations » ;

- que cet acte officiel et capital consacre le Roi de France comme le lieutenant du Christ ; si les successeurs de Charles VII avaient compris, ils auraient considéré ce document comme le plus grand de leurs trésors; ils l'auraient relu et médité tous les jours et seraient encore aujourd'hui sur le trône ;

Dès le lendemain, le Dauphin décide d'aller à Reims pour se faire sacrer, malgré plusieurs opposants et grâce à l'insistance de Jeanne. Le pacte de Reims se renouvelle alors que tout semblait perdu. Or A-t-on vu un vrai Roi abandonner ses sujets ? Peut-on penser une minute qu'après avoir tant châtiée la France, il ne puisse ne pas répondre aux prières le suppliant de convertir le pays?

  • le 21 juin 1667 : pose de la première pierre de l'Observatoire Royal à Paris.

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l'Académie royale des sciences. C'est le Roi qui pousse à la création de l'observatoire royal. Le jour du solstice d'été, les scientifiques de l'Académie royale décident de l'emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l'astronome néerlandais Christiaan Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

  • le 21 juin 1786 : exécution de la condamnation de Mme Lamotte instigatrice de l'affaire du collier.

Le Cardinal de Rohan est pleinement acquitté et sort rapidement de la Bastille ; Mme Lamotte a été condamnée à être fouettée, marquée et enfermée. L'acte deux de la manœuvre, qui vise à détruire l'image de la Reine dans l'esprit des Français, consiste à faire de la voleuse un parangon de vertus. Le maçon Louis Blanc raconte sa réaction à l'énoncé de la sentence dans son livre : Histoire de la Révolution, (édit. de Bruxelles, 1848, t. II, p. 132.)

« Pour ce qui est de Mme de La Motte, elle tomba, en apprenant son sort, dans d'inexprimables accès de rage. Pendant qu'on lui lisait la sentence, on fut obligé de la tenir en l'air, personne n'ayant pu, par violence, la faire mettre à genoux. Liée avec des cordes et traînée dans la cour du Palais de Justice, elle se mit à pousser des cris, non d'épouvante, mais de fureur. S'adressant au peuple : « Si l'on traite ainsi le sang des Valois, quel est donc le sort réservé au sang des Bourbons ? »... Comme elle se débattait avec désespoir entre les mains du bourreau, le fer qui la devait marquer sur l'épaule la marqua sur le sein. On la transporta à la Salpêtrière, échevelée, le visage couvert de sang, demi-nue, et exhalant en imprécations ce qui lui restait encore de force. »

 

« C'est le 21 juin 1786 qu'eut lieu cette exécution. Mais les magistrats l'avaient annoncée pour le 13 et, apprenant qu'elle était retardée, l'opposition (c'est-à-dire la Maçonnerie) commença aussitôt, en faveur de la coquine que le Parlement venait de condamner à l'unanimité, un concert tout pareil à ceux qu'on entendra pendant l'Affaire Dreyfus, un siècle plus tard : « Et les nouvellistes de répéter que la Comtesse serait graciée par le Roi; que la Cour avait décidément honte de l'iniquité commise, que la Reine rougissait de laisser flétrir une innocente - sa victime. Le vent est à présent fixé dans sa direction. Quoi que la Reine fasse ou ne fasse pas, quoi qu'il advienne, le vent soufflera contre elle. » (M. Funck-Brentano, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 363, 364.)

Louis Dastédans, Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, continue à décrire le montage patiemment élaboré pour détruire la Reine. Pour cela, il s'appuie sur les écrits de M. Funck-Brentano et surtout de Louis Blanc, le fameux maçon avec son livre Histoire de la Révolution :

« On cuisina si bien ce qu'on appelle l'opinion publique que, dès le lendemain de l'exécution de l'arrêt, la voleuse du collier devint sympathique ! Les détails de l'exécution de Mme de La Motte avaient été horribles... Ils se répandirent dans Paris. La foule en fut impressionnée. On redisait ses imprécations à la Reine et au cardinal de Rohan, ses accusations contre eux, ses reproches au Parlement, tout de miel et d'indulgence pour les personnages d'importance, toujours prêt à servir la Cour, la noblesse et le clergé. […] « La situation de la Comtesse, dit la Gazette d'Utrecht, commence à intéresser jusqu'aux personnes qui étaient le plus insensibles à son châtiment. […] « La dame de la Motte, note la Gazette de Leyde, devient de plus en plus stoïque et résignée à son sort. Elle s'occupe, la plus grande partie de la journée, à lire et à méditer le livre ascétique de l'Imitation de Jésus-Christ... » « ... La plus grande partie de la journée à méditer le livre ascétique... », et la Reine osait dire qu'elle était une criminelle ! C'était une sainte. » (M. Funck-Brentano, La Mort… pp. 15 à 17.)

Qui menait le mouvement d'opinion destiné à sortir Mme de la Motte de la boue tandis qu'on y plongerait la Reine ? - La Franc-maçonnerie : « Le duc d'Orléans, qui dirigeait la Franc-maçonnerie et préparait son rôle révolutionnaire, vit dès lors le parti qu'il pourrait tirer de l'aventure et la duchesse d'Orléans prit la tête de ce joli mouvement de compassion. (M. Funck-Brentano, La Mort..., p. 18.)

Sa femme, la Sérénissime Sœur*** duchesse d'Orléans, et sa belle-sœur, l'infortunée amie de la Reine, la Sérénissime S*** Princesse de Lamballe, donnent l'exemple des visites à Mme de la Motte, et le parloir de la Salpêtrière devient le rendez-vous des femmes de la plus haute noblesse dont la plupart, hélas ! ont été enrôlées dans la Maçonnerie féminine.

Si l'on songe qu'en collaborant aux intrigues de la Maçonnerie, les Frères*** et les Sœurs*** de l'aristocratie française creusaient leurs propres tombeaux, en même temps que les tombeaux de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la Monarchie tout entière, - on voit se dessiner en lettres de feu les lignes, cruelles du F*** Louis Blanc : « Grâce au mécanisme habile de l'institution, la Franc-maçonnerie trouva dans les princes et les nobles moins d'ennemis que de protecteurs... Il arriva, par une juste et remarquable disposition de la Providence, que les plus orgueilleux contempteurs du peuple furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. » (F*** L. Blanc, Histoire de la Révolution, t. II, p. 71.)

 

Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, Louis Dasté (éditions La Renaissance Française, pages 65 à 67 et suivantes)

  • le 21 juin 1791 : arrestation du Roi Louis XVI à Varennes.

Louis XVI, Marie-Antoinette, et leurs deux enfants sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils ont fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l'armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l'alerte. Une fois la disparition du Roi constatée, et l'alerte donnée, La Fayette, commandant la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l'arrestation de son souverain. On ne peut avoir deux maîtres, or La Fayette est maçon.

Bloqué une partie de la nuit, le Roi refuse que la force soit employée, des hussards et une partie de la population sont prêts à couvrir son départ, Louis XVI attendant, en vain, le renfort de Bouillé, qui aurait dû arriver.

  • le 21 juin 1804 : Napoléon veut gracier Cadoudal et ses seconds.

Non seulement le Breton refuse par fierté la "lettre de grâce", mais il demande à mourir le premier, pour montrer à ses compagnons qu'il n'a rien négocié avec Bonaparte.

« Ce bougre-là ! Il n'est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ».

Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l'exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C'est à moi à donner à mes camarades l'exemple du courage et de la résignation ; d'ailleurs, je ne veux pas que l'un d'eux s'en aille de ce monde avec l'idée que je pourrais lui survivre ». Refusée. L'ordre d'exécution est fixé et sa tête tombe la dernière  Voir les chroniques du 1er janvier et du 25 juin.

  • le 21 juin 1848 : fermeture des Ateliers nationaux à Paris.

Créé à Paris au lendemain de la révolution de février 1848, pour les ouvriers au chômage, le projet n'avait aucune viabilité économique. La dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection populaire contre une bourgeoisie plus préoccupée de ses profits que de justice sociale. La répression de la révolte ouvrière fait plusieurs milliers victimes.

  • le 21 juin 1871 : une loi concède 100000 ha de terres aux Alsaciens et Lorrains désireux de s'installer en Algérie.
  • le 21 juin 1925 : béatification de huit martyrs de la Nouvelle-France.

Il s'agit de huit Jésuites qui sont les pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de Lalande, martyrs français pour l'évangélisation de la Nouvelle France ; selon le souhait et les ordres du Roi François 1er quand il finança les premières expéditions.

  • le 21 juin 1963 : élection du pape Paul Vl.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l'époque contemporaine à voyager hors d'Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est faite le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre.

Posté le 21 juin 2015 à 06h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

20 juin 2015

Bernard Zeller évoque son père le général Zeller sur RCF

Posté le 20 juin 2015 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

C’est arrivé un 20 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L'Eglise de Rome a toujours considéré que l'évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu'il condamne le concile du Chêne l'ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 20 juin 451 : les Huns d'Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s'être fait payer un tribut par Marcien Empereur d'Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, "le Fléau de Dieu", décide de marcher sur l'Empire d'Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu'une minorité de l'armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d'Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l'année 451 et pénètre dans l'est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l'éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l'invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s'ils veulent, s'ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu'Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d'Orléans (Aurelianum) ; mais l'Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L'expansion s'arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d'Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d'Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d'Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l'énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s'entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. C'est un coup d'Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l'initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l'anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d'un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en aout plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d'assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

"Le pape est un fou furieux qu'il faut faire enfermer."

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d'abord dans l'orchestre de l'Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d'Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l'épidémie. A son retour à Paris, avec l'aide d'Albert Calmette et d'Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l'Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l'Institut Pasteur de Paris.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l'Académie française.
  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l'arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l'entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l'autorisation de faire reparaître L'Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l'un d'entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l'argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l'Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation... Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud... Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 aout.

  • le 20 juin 1962 : les Américains prennent acte de la puissance nucléaire française.

C'est au cours d'un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d'Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un "fait". Ce n'est pas faute d'avoir tout fait pour empêcher la France d'avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d'un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D'ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C'était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l'auteur déclare que la sécurité de la France est assuré face à l'URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l'Etat et de l'indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.

Posté le 20 juin 2015 à 05h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

19 juin 2015

C’est arrivé un 19 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement de Louis IV d'Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d'Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l'archevêque de Reims Artaud, après l'intervention d'Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d'Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s'achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l'édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d'Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D'abord réservé aux courriers royaux, le système s'étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd'hui le statut « d'entreprise autonome d'état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D'aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d'Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C'est alors la sixième guerre d'Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l'Espagne et à l'Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l'effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m'en repentir, si j'avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l'habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu'on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées " Les Pensées " étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L'ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ". "L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant ".

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s'investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l'hérésie. Il attaque en particulier l'Université de Paris qu'il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c'est-à-dire une organisation de l'église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s'agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L'abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L'autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l'impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des "ci-devant". La préséance du clergé sur tous les autres corps de l'Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n'est pas le 4 aout 1789 ! Ce n'est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l'extrême-onction à l'hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l'Eure ; c'est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s'engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d'agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d'administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l'action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L'Accusée.

Posté le 19 juin 2015 à 05h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

18 juin 2015

C’est arrivé un 18 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 juin1429 : victoire de Jeanne d'Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, et ce, à une époque où l'on combat un contre un. Talbot, leur chef est fait prisonnier. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

Cette victoire s'inscrit dans la continuité de la libération d'Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency.

C'est d'ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d'Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d'Orléans », le défenseur d'Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous ses ordres, renforcés par les Bretons d'Arthur de Richemont. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, des 12, 15 et 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d'Espagne et François Ier, Roi de France.

C'est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l'empereur d'Espagne s'affrontaient pour s'approprier les terres du duché de Milan, après à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s'allier pour lancer une croisade contre l'Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  • le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d'Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

Une flotte anglo-hollandaise est repoussée par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable ». Les anglo-hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu'ils souhaitaient détruire.

Par contre, ils perdent une grande partie de leurs troupes : 800 Anglais débarqués sont tués ou blessés, 400 hommes tués sur les vaisseaux, auxquels s'ajoutent 466 prisonniers, dont 16 officiers.

La plage du débarquement, où le sang a tellement coulé que le sable de la plage était rouge, porte le nom de Trez Rouz (sable rouge), et la falaise où Talmash débarque le nom de Maro ar saozon (la mort anglaise).

Le Roi Louis XIV fait frapper une médaille sur laquelle sont gravés les mots suivants : « Custos orae Armoricae » et « Angl. et Batav. caesis et fugatis 1694 » que l'on peut traduire ainsi ; « Gardienne du littoral de l'Armorique » pour la première citation et « Anglais et Bataves battus et mis en fuite 1694 » pour la deuxième[].

La Tour Vauban à Camaret, presqu'île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d'Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d'Elbée. La terreur qu'inspirent ses récents succès brise d'avance toute résistance. A son approche, la garnison d'Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d'action de grâce est célébrée en présence de toute la population. Entre début mai et mi juin, les Blancs ont repris successivement aux révolutionnaires les villes de Bressuire le 3 mai, Thouars le 5 mai, Parthenay le 11, La Châtaigneraie le 13 ; échouent le 16 mai, devant Fontenay-le-Comte et prennent la ville le 25 ; Saumur le 10 juin ; Loudun, Chinon et La Flèche. Une fois Angers prise, restent Nantes ou Paris. Ce sera Nantes…

  • le 18 juin 1799 : coup d'État du 30 prairial.

La situation militaire du pays étant très mauvaise, le conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens exigent des explications au Directoire. Sieyès, élu du Directoire, s'allie avec Paul Barras, et en accord avec les deux conseils, une manœuvre d'intimidation est initiée pour forcer le Directoire à démissionner. Le coup d'état se réalise en faisant pression sur les exécutifs sans avoir à employer la force armée. Le coup d'état, sanglant ou législatif, semble bien la marque de fabrique des républiques françaises depuis leur origine.

  • le 18 juin 1815 : défaite de Napoléon à Waterloo.

La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815. Cette bataille est la dernière à laquelle prend part directement Napoléon 1 er. Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'empereur.


C'est la fin de la tentative de restauration impériale des Cent jours. Plus d'un million et demi de soldats, venus de toute l'Europe, se déversent sur la France par toutes les frontières, ivres de pillage. À tous points de vue, les Cent-jours sont un échec :

"Défaite militaire, désastre diplomatique, catastrophe financière, déchirures intérieures, réémergence durable de la question de la légitimité du pouvoir en France" (Thierry Lentz, dans Nouvelle histoire du Premier Empire, Tome 4, Les Cent-jours, 2010, p.551)

Waterloo marque le dernier épisode de la troisième "guerre de cent ans" - commencée en 1689 - avec l'Angleterre. Pour celle-ci, c'est un triomphe complet, qui va lui permettre de devenir la "superpuissance" de la planète tout au long du XIXe siècle. Épuisée et définitivement affaiblie, la France, elle, ne retrouvera jamais plus la puissance et le prestige qui étaient les siens à la veille de la Révolution. Mentionnons encore une "catastrophe" peu connue. Admiratifs de l'œuvre réalisée par Denon au Louvre, les Alliés en 1814 n'avaient demandé aucune restitution. Mais après Waterloo, ce sont plus de 5000 œuvres d'art pour la plupart des chefs-d'œuvre, qui vont quitter le Louvre, dont :

  • 2065 tableaux
  • 271 dessins
  • 280 statues
  • 289 bronzes
  • 1199 émaux

Il faut encore mentionner les 1000 tableaux déposés  à Bruxelles, Genève et Mayence en vertu du décret Chaptal de 1803, et qui ne seront pas restitués à la France en 1815. (Cf. Pierre Rosenberg, Dictionnaire amoureux du Louvre, p. 39 ; Anne Héritier, Genèse du patrimoine culturel 1750-1816, p.237.) Le 14 octobre 1815, "las de voir l'œuvre de sa vie détruite, Denon présente sa démission à Louis XVIII" (Pierre Rosenberg, Ibid. p.308). Héritier d'un musée "à l'agonie", Louis XVIII "a la lourde tâche, assisté par Forbin, successeur de Denon, de [le] remettre en état de marche. Il mène une active politique d'acquisition. […] On peut dire que la muséologie a vu le jour sous Louis XVIII." (Pierre Rosenberg, Ibid, p. 562-263) 

  • le 18 juin 1845 : naissance de Charles Louis Alphonse Laveran, médecin militaire et parasitologue français.

Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922) est un médecin militaire et parasitologuefrançais, pionnier de la médecine tropicale, connu pour avoir découvert, en 1880, le parasite protozoaire responsable du paludisme. Pour la première fois était mis en évidence que les protozoaires pouvaient être la cause de maladies. Ses travaux sur le protozoaire lui ont valu de recevoir le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1907.

  • le 18 juin 1940 : appel du général De Gaulle.

Le général De Gaulle lance son appel du 18 Juin à la résistance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le lendemain de la demande d'armistice faite à l'Allemagne par le Maréchal Pétain. Le même jour, les Allemands entrent dans Nancy. Mais La date est imposée par les Anglais pour rappeler le 18 juin 1815, défaite de Napoléon à Waterloo.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général De Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

  • le 18 juin 1987 : élection d'André Frossard à l'Académie française au Fauteuil 2.

Fils de Louis-Oscar Frossard, l'un des fondateurs du Parti communiste français, premier secrétaire général du PCF à 31 ans, puis ministre du Front populaire, André Frossard est élevé dans l'agnosticisme absolu :

«Celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».

Il fréquente l'École des arts décoratifs, et fait carrière dans le journalisme en tant que dessinateur et chroniqueur. À vingt ans, il se convertit au catholicisme, le 8 juillet 1935, dans la chapelle des religieuses de l'Adoration, 39, rue Gay-Lussac, à Paris (5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willemin. Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je l'ai rencontré. André Frossard est élu membre de l'Académie française le 18 juin 1987.

  • le 18 juin 1998 : élection de René Rémond à l'Académie française au Fauteuil 1.

Né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier, René Rémond, est un historien et politologue français, membre de l'Académie française à partir de 1998. Ses travaux sur l'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine, ont contribué au renouvellement de la pensée conservatrice en France.

  • le 18 juin 2010 : le général Marcel Bigeard meurt à Toul.

Il demande que ses cendres soient dispersées par avion au dessus de la cuvette de Dien Bien Phu, pour, dit-il : « emmerder le gouvernement ! »

  • le 18 juin 2004 : disparition de Jeanne-Marie Kegelin, une sainte Maria Goretti française…

Voici dix années que cette petite fille a été enlevée, le 18 juin 2004, le jour de la fête du Sacré Cœur, et est devenue une martyre de la vertu de pureté. Quelques jours auparavant, elle faisait le Pèlerinage de Chartres... Elle n'avait pas 11 ans, l'âge de sainte Maria Goretti !

Jeanne Marie est connue comme une fillette « enjouée », « farceuse », « franche », « directe », « une petite chrétienne qui avait fait siennes toutes les valeurs de l'Evangile », qui « récite son chapelet » et « chante des cantiques ». Jeanne-Marie est la septième d'une famille de huit enfants. « Elle était plus digne du ciel que de la terre », commente sa mère, Marie-Martine.

La mère de Jeanne-Marie lance ainsi à la cour, le jour du procès :

« Je n'en veux pas à Dieu de nous l'avoir ravie. Mais j'en veux à tous ces gouvernants qui ne font rien contre la pornographie ambiante, sur les murs de nos villes, à la télévision… » Et de crier sa conviction que cette « pornographie » forge « les violeurs de demain »…

Dans un petit carnet, où elle écrivait ce qui lui tenait le plus à cœur on peut lire que : « Jésus est le plus important" pour elle, et qu'elle voulait faire beaucoup de sacrifices pour Lui, quelques jours avant sa disparition. (Phrase écrite peu de jours avant de rencontrer le Christ au Ciel…

Si la foi n'épargne pas de la douleur, cependant elle donne la paix et la certitude. La paix de savoir que cette âme pure et claire a triomphé de la laideur du Mal, et la certitude que par son exemple elle nous montre le chemin à suivre. Et son frère, séminariste à l'époque du procès, nous montre aussi le chemin que le Christ nous demande de suivre quand il affirme à l'accusé : « Je sais une chose, c'est que Jeanne-Marie vous aime, et j'en sais une autre, c'est que vous avouerez en temps et en heure. Toute chose sera connue, au ciel ou sur la terre ».

Une âme à prier comme sainte Maria Goretti…

Posté le 18 juin 2015 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

17 juin 2015

C’est arrivé un 17 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 17 juin 334 : loi de Constantin Ier sur la tutelle des veuves et des orphelins.
  • le 17 juin 1374 : décès de Bertrand de Cosnac, dit le « Cardinal de Comminges », cardinal et juriste français.
    • le 17 juin 1429 : victoire de sainte Jeanne d'Arc à Beaugency.

L'Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin de 1428. Le pont d'Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve.

La bataille de Beaugency se déroule les 16 et 17 juin 1429. Beaugency est alors une petite ville sur la côte nord de la Loire qui contrôle un pont devenu stratégique. Les Anglais en sont les maîtres. L'attaque française vise à reprendre le pont et la ville, pour redonner une ligne de communication vitale vers Reims. Ce pont avait été conquis par les Anglais quelques années plus tôt, comme une tête de pont pour une future invasion du Sud de la France. Cette campagne française de la Loire compte cinq actions majeures : le siège d'Orléans, la bataille de Jargeau, la bataille de Meung-sur-Loire, la bataille de Beaugency, la bataille de Patay. Contrairement à Meung-sur-Loire, la place forte de Beaugency se trouve dans les murs de la ville. Cette place existe toujours et forme une imposante citadelle rectangulaire. Dès le premier jour de la bataille, les Anglais abandonnent la ville pour se réfugier dans le château. Les Français bombardent le château avec leur artillerie, le même soir de Richemont arrive avec ses hommes, malgré sa disgrâce royale il vient porter secours aux Français. C'est le premier grand ralliement à la cause royale. Beaucoup vont suivre les Bretons. Cette campagne tue, capture ou met hors de combat environ un tiers des officiers anglais et de l'élite militaire anglaise, les fameux archers aux arcs longs.

  • le 17 juin 1647 : fin du siège de Lérida.

C'est le 12 mai 1647 que débute le siège de Lérida avec l'arrivée de Louis II de Bourbon-Condé, dit Le Grand Condé. Mazarin, voulant l'éloigner de France, lui a fait miroiter la victoire, là où Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué l'année précédente : Lérida. Le Grand Condé se fait un plaisir de le relever. Mais les pertes immenses et les désertions font que le siège est levé le 17 juin 1647. C'est un échec.

  • le 17 juin 1689 : apparition du Sacré Cœur à sainte Marguerite Marie Alacoque.

Sainte Marguerite Marie a bénéficié de nombreuses apparitions, à tel point que les sœurs de sa communauté l'ont longtemps prise pour une possédée. Le 17 juin le Christ lui apparaît pour lui donner un message pour la France et pour Louis XIV.

Jésus lui a montre son cœur en disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, [...] jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes... »

Le premier message s'adresse au Roi :

"Il désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu'il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion "

Mais plus spécifiquement à Louis XIV :

<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu' il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre… pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Église »

Le deuxième message : " Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l'adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l'exécution de ses desseins. "

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d'État de même que la France est fille aînée de l'Église.

Le troisième message demande au Roi : " d'être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise ".

Le quatrième message est : de " faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Cœur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l'empire du divin Cœur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ ".

Sainte Marguerite-Marie résume les conséquences du culte public au Sacré-Cœur : " Je prépare à la France un déluge de grâces lorsqu'elle sera consacrée à mon divin cœur. "

Voir la chronique du 27 juin.

L'information est transmise au Roi qui ne fait pas la consécration demandée. Louis XVI la fera, mais alors il n'est plus Roi. 

  • le 17 juin 1714 : naissance César-François Cassini, astronome français.

César-François Cassini est aussi connu sous les noms de Cassini III ou Cassini de Thury. Dès son plus jeune âge il montre un intérêt profond pour l'astronomie. En 1735, il fait son entrée à l'Académie des sciences en tant qu'adjoint astronome. Ses travaux sont relativement peu connus. On lui reconnaît aujourd'hui sa célèbre carte de France. Il décède le 4 septembre 1784.

  • le 17 juin 1789 : les États généraux, sur proposition de Sieyès, se transforment en Assemblée nationale.

Cent ans jour pour jour après la demande de Notre Seigneur, le Tiers-Etat se proclame Assemblée Nationale. C'est la fin de la monarchie capétienne et le début de la révolution française.

C'est un véritable coup d'état législatif qui se passe ce jour là. Le Tiers état décide par 490 voix contre 90 de se constituer une Assemblée nationale, sans avoir aucune compétence légale pour cette décision. Les pouvoirs et les droits du monarque, ainsi que ceux des deux autres corps le clergé et la noblesse sont foulés au pied. Cette assemblée dénie au Roi le droit de veto sur ses décisions. Le 19 juin, le clergé et la noblesse sont abolis. Le 9 juillet, l'assemblée est déclarée "constituante". Cent ans jours pour jour après la demande, jamais réalisée, du Sacré Cœur de figurer sur les étendards du Roi de France !

Par deux fois, le ciel a fait des promesses de salut et des demandes de consécration, l'une à Paray le Monial, par Notre Seigneur et son Sacré Cœur, (voir éphéméride du 13 juin), l'autre par Notre Dame à Fatima et son Cœur Immaculé.

Pour en savoir plus sur les liens entre ces deux Cœurs, consulter le site du centenaire des apparitions de Fatima.

www.fatima100.fr

  • le 17 juin 1793 : allocution du Pape Pie VI au sujet de l'assassinat de sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI, Roi de France.

Le livre est téléchargeable sur internet ici :

http://books.google.fr/books?id=0MhBAAAAcAAJ&pg=PA7&dq=le+pie+VI+au+sujet+de+la+mort+de+louis+xvi&hl=fr&sa=X&ei=DPumU6DDF46b0wW3g4GICQ&ved=0CB8Q6AEwAA

En voici des extraits :

« Le Roi très-chrétien Louis VI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie; et ce jugement s'est exécuté.

Nous vous rappellerons en peu de mots les dispositions et les motifs de cette sentence. La convention nationale n'avait ni droit ni autorité pour la prononcer. En effet, après avoir abrogé la monarchie, le meilleur des gouvernements (1), elle avait transporté toute la puissance publique au peuple qui ne se conduit ni par raison ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de choses par la vérité, et en évalue un grand nombre d'après l'opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé et entraîné à tous les excès […] » (page 5)

  1. Bossuet

« Eh! Qui pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques? Déjà depuis longtemps les Calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique. Mais pour y parvenir il fallait auparavant préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les Novateurs n'ont ensuite cessé de répandre dans des livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition.[…]» (Pages 15-16)

On s'est efforcé, il est vrai, de charger ce prince de plusieurs délits d'ordre purement politique ; mais le principal reproche qu'on ait élevé contre lui, portait sur l'inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d'approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et sur la lettre qu'il écrivit à l'évêque de Clermont pour lui annoncer qu'il était bien résolu de rétablir en France, dès qu'il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu'on puisse croire et soutenir sans témérité que Louis fut un martyr ? […] » (Pages 27-29)

Et le Saint Père termine en s'adressant à la France avec des accents qui ressemblent à ceux du pape Jean Paul II au Bourget en 1980 :

« Ah France ! Ah France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de toute la chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu nous es contraire aujourd'hui ! De quel esprit d'hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu'à présent les persécuteurs les plus implacables ! Et cependant, tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre, et le plus solide fondement des empires, puisqu'elle réprime également, et les abus dans les princes qui gouvernent et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Eh ! C'est pour cela même que tous les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir, en s'efforçant de renverser d'abord la foi catholique.

Ah ! Encore une fois France ! Tu demandais toi-même auparavant un Roi catholique ; tu disais que les lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fût catholique. Et voilà maintenant que tu l'avais ce Roi catholique ; et c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner.

Ta rage contre ce monarque s'est montrée telle, que son supplice même n'a pu l'assouvir, ni l'apaiser. Tu as voulu la signaler encore après la mort sur ses tristes dépouilles ; car tu as ordonné que son cadavre fût transporté et inhumé, sans aucun appareil d'une honorable sépulture. Ah ! Du moins on respecta encore la majesté royale dans Marie Stuart après la mort. Son corps fut embaumé, rapporté dans la citadelle et placé dans un dépôt pour le recevoir. On donna l'ordre à ses officiers et à ses domestiques de rester auprès du cercueil, aves toutes les marques de leurs dignités, jusqu'à ce qu'on eût destiné à cette princesse une sépulture convenable. Qu'as-tu gagné en te livrant à une animosité que tu n'as pu satisfaire, si ce n'est de t'attirer plus de honte, plus d'infamie, et de provoquer le ressentiment et l'indignation générale des souverains, beaucoup plus irrités contre toi qu'ils ne le furent jamais contre Elisabeth d'Angleterre.

Oh jour de Triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice… (Pages 33-37)

  • le 17 juin 1795 : assassinat du chef chouan de Boishardy de Moncontour, en Bretagne.

Amateur-Jérôme Le Bras des Forges de Boishardy chevalier de Boishardy, est un chef chouan des Côtes-du-Nord. Né à Bréhand, il appartient à la petite noblesse bretonne.

Il entre au Royal-Marine en 1780, qu'il quitte le 9 juillet 1792, s'opposant au départ de son régiment pour Saint-Domingue. Mais c'est la levée des 300 000 hommes en mars 1793 qui le pousse vers la Chouannerie. Boishardy, charismatique et accessible s'impose naturellement comme chef de la chouannerie dans la région. Il prend part à la première insurrection, celle de La Rouërie, qui le désigne pour commander les forces militaires de l'Association bretonne sur les Côtes-du-Nord. Il est reconnu ailleurs aussi, puisqu'il est en contact avec le Vendéen François de Charette.

La prise de Jugon-les lacs une petite ville entre Lamballe et Dinan, où il abat l'arbre de la liberté, et déambule avec ses hommes tout en parlant avec les habitants, lui vaut le surnom de Sorcier, donné par les bleux, car la prise ne fait aucun mort et tous les soldats républicains sont capturés.

Les républicains ayant été instruits qu'il se trouverait le 15 juin 1795 dans son château de Villehemet, une compagnie de grenadiers l'y attaque. Il devait en effet se marier dans la nuit du 16 au 17 juin. Il est trahi par un jeune homme qu'il avait recueilli.

Atteint et achevé à coups de sabre par deux soldats sur la route de Bréhand à Moncontour, près de la chapelle Saint-Malo, où un calvaire marque le lieu encore aujourd'hui, en présence de sa fiancée Joséphine de Kercadio, sa tête sanglante est promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour puis jetée dans l'étang de Launay.

La mort de Boishardy (par Yan' Dargent)

  • le 17 juin 1818 : naissance de Charles Gounod, compositeur français.
  • le 17 juin 1884 : renforcement du protectorat du Cambodge par la France.

Le traité de protectorat date du 5 juillet 1863. Après vingt ans d'administration indirecte, les autorités du Protectorat souhaitent rationaliser le système d'exploitation et l'étendre au pays tout entier. Le roi Norodom 1er ne le souhaite pas. Le gouverneur de Cochinchine Charles Thomson se rend à Phnom Penh, pénètre de force dans le palais royal et, le 17 juin 1884, impose au roi la signature d'une convention qui renforce le protectorat en donnant la gestion des affaires intérieures aux Français. Des révoltes vont éclater tout au long des deux années suivantes et un nouvel accord est signé en 1886.

  • le 17 juin 1885 : la Statue de la Liberté arrive à New York.

La statue, don des Français, est transportée par bateau en deux mois. Elle arrive en morceaux détachés empaquetés en 210 caisses par le navire français Isère, parti du port de Rouen. Cette statue de bronze de 46 mètres de haut est l'œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, franc-maçon, l'armature de fer a été conçue par Gustave Eiffel, autre maçon. Le socle, à la charge des Américains, n'étant pas achevé, la statue n'est inaugurée que le 28 octobre 1886.

  • le 17 juin 1909 : naissance de Régine Pernoud, historienne, archiviste et paléographe française.

Historien de renom, spécialiste du Moyen-âge, c'est un des premiers écrivains qui ose braver les mensonges officiels que diffusent l'éducation nationale et les médias sur la vie des Français au Moyen-âge. Elle prouve que loin d'être une période sombre et trouble c'est une des périodes phares de l'histoire de notre pays ; la place de la femme dans la société étant bien plus enviable et respectée que de nos jours.

Parmi les principales œuvres se trouvent : La femme aux temps des cathédrales ; Pour en finir avec le Moyen-âge ; Vie et mort de Jeanne d'Arc ; les témoignages du procès de réhabilitation; Les Croisades; Jeanne devant les Cauchons

  • le 17 juin 1923 : consécration de l'Église Notre-Dame du Raincy.

L'église Notre-Dame du Raincy est une église moderne construite en 1922-1923 par les architectes français Auguste et Gustave Perret, en Seine-Saint-Denis. Elle est considérée comme un monument emblématique de l'architecture moderne, et doit sa célébrité au fait qu'il s'agit de la première église construite en béton armé en France. À ce titre, elle a été classée comme monument historique par un arrêté du 29 juin 1966. On la surnomme parfois la « Sainte-Chapelle du béton armé ».

  • le 17 juin 1940 : Philippe Pétain demande l'armistice.

     

Le maréchal Pétain lors de son allocution radiophonique

"Français ! A l'appel de Monsieur le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. …C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'Honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités."

  • 17 juin 1944 : le secret de Fatima est connu de l’Eglise catholique.

 

Sœur Lucie remet une enveloppe cachetée contenant la troisième partie du secret à Monseigneur Feirrera da Silva, lequel la remet le soir-même à l’évêque de Leiria.

 

Voir le site www.fatima100.fr

 

Posté le 17 juin 2015 à 04h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

16 juin 2015

C’est arrivé un 16 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juin 956 : mort d'Hugues, comte de Paris, marquis de Neustrie, duc des Francs et comte d'Auxerre.

Hugues, père d'Hugues Capet, meurt à Dourdan.

  • le 16 juin1549 : Henri II fait son entrée solennelle dans Paris.

« L'an mil cinq cent quarante neuf, le seizieme jour de juin, le Roy feit son entrée en armes à Paris, la plus riche et magnifique, qui fut jamais veuë entre les françois, tant du costé du Roy que de la part de la ville, laquelle n'avoit en rien espargné ses trésors, ny ses bons esprits, pour rendre l'honneur deu à son Prince, tant en habits et ornements, qu'en theatres et belles inventions, dont je decriray en passant les plus singulières. »

Tirés de : Les antiquitez, chroniques et singularitez de Paris, 2nde édition, Paris, 1561, chap 12, p.166-173) de Gilles Corrozet,

  • le 16 juin 1659 : monseigneur François Montmorency de Laval arrive en Nouvelle-France.

Gravure de Rolland Boulanger représentant Mgr Laval.

Ordonné évêque le 8 décembre 1658, en l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à Paris, François Montmorency de Laval est choisi comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France. Il arrive à Québec le 16 juin 1659 après trois mois de traversée sur le navire «Sacrifice d'Abraham».  Il y fonde la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663, ouvre le Grand Séminaire de Québec et, en 1668, le Petit Séminaire de Québec, qui devient en 1765, après la Conquête anglaise, un collège ouvert à tous. Il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980, et canonisé par le pape François le 3 avril 2014. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai, et du 22 juin.

  • le 16 juin 1687 : décès de François Honorat de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan.

Décédé à Paris, François Honorat de Beauvilliers, Duc et pair de France, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa chambre, membre du conseil du Roi, militaire, gouverneur de provinces, membre de l'Académie française a marqué son époque.

Il prend part à quatorze campagnes, et exerce de nombreux commandements. Protecteur des gens de lettres, il fait partie de l'Académie de physique fondée par Huet à Caen, de celle des Ricovrati de Padoue, contribue à la fondation de l'Académie d'Arles (1669), dont il est le protecteur. Il est élu à l'Académie française en 1663. Ses ouvrages n'ont pas été publiés. L'abbé d'Artigny le regrette dans ses Mémoires littéraires; on devait cet hommage, dit-il, «à un seigneur qui honora les beaux-arts et qui répandit ses bienfaits et ses largesses sur tous les poètes de son temps.» Il meurt à l'âge de quatre-vingts ans.

  • le 16 juin 1815 : victoire de Ligny.

Les troupes de Napoléon Bonaparte remportent une belle victoire à Ligny en Belgique contre les troupes prussiennes, la dernière victoire avant Waterloo.

  • le 16 juin 1846 : élection du pape Pie IX.

A la mort de Grégoire XVI, Mastai Ferretti est élu pape. Il prend le nom de Pie IX, en hommage à Pie VII. Le 8 décembre 1854, Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception. La Sainte Vierge le remercie en se présentant à Sainte Bernadette Soubirous sous ce vocable. Hormis le pontificat de Saint-Pierre, Pie IX a le plus long pontificat de l'Histoire (31 ans et 236 jours, de 1846 à 1878). Il est béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II dont le pontificat est le troisième plus long de l'Eglise.

  • le 16 juin 1875 encore : pose de la 1ère pierre de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914, est reportée suite à l'entrée en guerre, et a lieu le 16 octobre 1919. L'église est alors érigée en basilique mineure. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923 avec la finition de la décoration intérieure.

  • 11 juin 1899 : consécration du genre humain au Sacré-Cœur.

Le pape Léon XIII consacre le monde au Sacré-Cœur. Voici le texte de la consécration  que le Saint Père a demandé de réciter dans le monde entier:

Consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes humblement prosternés au pied de votre autel.

Nous sommes et nous voulons être à vous ; mais, pour que nous puissions vous être unis par des liens plus solides, voici qu'en ce jour chacun de nous renouvelle spontanément sa consécration à votre Sacré Cœur.

Beaucoup d'hommes ne vous ont jamais connu ; beaucoup vous ont méprisé en transgressant vos commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Sacré Cœur.

O Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonnés. Faites que ceux-ci se hâtent de regagner la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu'un désaccord a séparés de l'Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin qu'il n'y ait bientôt qu'un troupeau et qu'un Pasteur.

Soyez enfin le Roi de tous ceux qui sont plongés dans les antiques superstitions du paganisme, et ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le royaume de Dieu. Donnez, Seigneur, à votre Eglise la liberté et le salut. Accordez à toutes les nations l'ordre et la paix, et faites que, d'une extrémité à l'autre de la terre, résonne une seule parole : Louange au divin Coeur qui nous a donné le salut ; à lui soient honneur et gloire dans tous les siècles.

Ainsi soit-il! »

  • le 16 juin 1881 : l'école « publique »est désormais gratuite, pour les plus riches !

Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l'école. Depuis 1879, ce franc maçon violement anticlérical, promulgue une série de textes promouvant l'école publique afin d'affaiblir le poids de l'Église dans l'éducation des jeunes français. Une nouvelle loi paraît encore le 28 mars 1882, rendant l'enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L'instruction civique remplace dorénavant l'instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. L'objectif est de retirer des mains des familles et de l'Eglise la formation des plus jeunes.

Or les écoles catholiques sont déjà gratuites, pour la plupart, et ce d'avant la révolution. Après l'empire, l'Etat les considérait comme « libres », suivant le terme de la loi Guizot de 1833 et de la loi Falloux de 1850. Depuis le Second Empire et la loi Duruy (1867), l'école publique est devenue gratuite pour les enfants des familles les plus pauvres, soit les 3/5e des enfants. En 1881 la loi Jules Ferry n'est finalement qu'un geste en faveur des plus riches.

  • le 16 juin 1895 : naissance de l'AOF.

Un décret institue le gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il regroupe les colonies africaines françaises du Sénégal, du Soudan français, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Par la suite, s'y ajoutent le royaume du Dahomey, futur Bénin, la Haute-Volta, futur Burkina Faso, la Maurétanie et le Niger. L'AOF est alors divisée en huit territoires, avec à la tête de chacun d'eux un gouverneur. En 1958, la décolonisation entraîne l'éclatement de cette fédération.

  • le 16 juin 1940 : le maréchal Pétain, président du Conseil.

Paul Reynaud, premier ministre de la France qui s'oppose à un armistice avec l'Allemagne nazie mais souhaite une reddition des armées pour que devant l'histoire ce soient les militaires qui assument la défaite, démissionne. Le maréchal Philippe Pétain est nommé à la présidence du conseil par le président français Albert Lebrun. Il a 84 ans ! Aucun politique de l'époque n'a ni le courage ni l'envergure pour la fonction, dont le côté sacrificiel effraie. La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il installe son gouvernement à Vichy. En juillet, l'Assemblée nationale lui donne les pleins pouvoirs. Pétain met alors fin à la République et instaure, sous la devise "Travail, Famille, Patrie", l'Etat français. Philippe Pétain demande l'armistice à l'Allemagne.

  • le 16 juin 1946 : discours de Bayeux.

Après avoir démissionné du gouvernement, le général De Gaulle proclame, sur les lieux même de son débarquement en 1944, le discours de Bayeux dans lequel il énumère ses principes pour une nouvelle constitution française. Quelques mois plus tard il fonde le RPF sans réussir à mettre en échec le projet de constitution de ce qui devient la quatrième république. Le discours de Bayeux est la principale source d'inspiration de la constitution de la Cinquième République.

  • le 16 juin 2002 : canonisation de Padre Pio, moine Capucin stigmatisé.

Jean Paul II le canonise sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

Posté le 16 juin 2015 à 04h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

15 juin 2015

L'authenticité du Suaire de Turin

Arnaud Upinski, qui reconnaît l’authenticité du linceul du Christ, était l’invité du JT de TV Libertés. Pour une fois que l'on parle du Saint-Suaire sans en faire une forgerie de l'obscurantisme médiéval :

Posté le 15 juin 2015 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le christianisme radical, c’est l’amour de Jésus, l’amour du prochain...le refus absolu de la haine.

Excellente mise au point de Bernard Antony :

« La violence n’est pas compatible avec la religion ». Cette phrase, avec quelques variantes selon ceux qui l’émettent, est devenue un véritable leitmotiv. C’est François lui-même qui la répète et après lui quelques cardinaux et ainsi de suite... 

La religion devient ainsi plus qu’un concept général, une entité spécifique de plus en plus utilisée plutôt que d’évoquer une « religion » précise. Dans la pratique, les religions, selon leur dénomination exacte, ne deviennent plus alors que des sous-catégories, avec leurs spécificités secondaires, de la religion en général.
 
Finalement, cela conforte l’idée que, par exemple, peu ou prou, l’islam ou le catholicisme, c’est la même chose à quelques variantes près, l’église s’appelant mosquée, le curé imam, le carême ramadan, et de surcroît l’énormité que le même Dieu, le même Jésus, la même Marie seraient dans le Coran.
 
Si bien que le radicalisme religieux devient un fourre-tout dans lequel on peut mettre le radicalisme musulman et le christianisme « radical ». Face à ces débiles amalgames, il est toujours bon de revenir à la réflexion de Bat Ye’Or, la grande historienne du sort des chrétiens et des juifs « entre jihad et dhimmitude » : « Moi, juive, je dois reconnaître que lorsque des chrétiens commettent des massacres, ce n’est pas selon l’imitation de Jésus-Christ, alors que lorsque des musulmans égorgent, c’est souvent selon le modèle de Mahomet ». (voir les « hadîths » et la Sira…)
 
Le radicalisme islamique, c’est l’application stricte de la charia avec ses châtiments (fouet, lapidations, amputations…). Le radicalisme islamique appliqué à la guerre (jihâd), c’est l’égorgement, comme Mahomet à Médine, c’est la distribution des femmes et des enfants comme butin…
 
Le christianisme radical, c’est l’amour de Jésus, l’amour du prochain, c’est le renoncement à soi-même, c’est la pauvreté, la chasteté, le refus absolu de la haine. Folie le plus souvent aux yeux des hommes, folie d’un idéal inaccessible à la plupart car rares sont les François d’Assise et les Catherine de Sienne.
 
Confondre les deux radicalisations est d’abord tout simplement un déni de réalité, un déni de justice, un déni de vérité. Cette confusion commise par des ignorants est excusable. Il faut essayer de leur expliquer. Mais commise par des gens cultivés et pire encore par des clercs, elle relève tout simplement du mensonge."

Posté le 15 juin 2015 à 10h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est arrivé un 15 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 juin 923 : décès de Robert Ier, Roi de France.
    • le 15 juin 1429 : victoire de sainte Jeanne d'Arc à Meung-sur-Loire.

L'Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin 1428. Le pont d'Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve. Meung-sur-Loire est le premier pont conquis par les Français après Orléans.

  • le 15 juin 1520 : le pape Léon X excommunie Martin Luther par la bulle "Exsurge Domine".

Pape Léon X, par Raphael.

Par la Bulle " Exsurge Domine ", le Pape Léon X condamne Martin Luther et son hérésie le Protestantisme. Cette bulle, publiée à Rome le 15 juin 1520, a été préparée au cours de l'hiver précédent, par une commission de théologiens. Ces derniers sont issus en majorité des ordres mendiants prédicateurs officiels des indulgences et des aumônes pour la basilique Saint-Pierre. La bulle dénonce 41 erreurs trouvées dans les écrits de Luther.

  • le 15 juin 1594 : naissance de Nicolas Poussin, peintre français.

Autoportrait

Nicolas Poussin est né à Villers, près des Andelys, dans une famille bourgeoise normande, qu'il quitte à 18 ans, car ses parents désapprouvent son choix d'une carrière de peintre. Il se rend à Paris, Florence et à Rome pour se perfectionner. Il y rencontre des grands maîtres italiens de la Renaissance tels que Raphaël et Titien. Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales (décoration du Palais du Luxembourg par exemple). Les Jésuites lui commandent six tableaux racontant la vie de saint Ignace de Loyola. Nicolas Poussin est une référence incontournable du classicisme français, ses œuvres sont à la fois idéalistes et poétiques. Les plus célèbres sont des thèmes bibliques, mythologiques ou historiques : L'Enlèvement des Sabines, Moïse sauvé des eaux, L'Enfance de Bacchus.

Les bergers d'Arcadie


L'été ou Ruth et Booz

  • le 15 juin 1673 : découverte de la baie du Mississipi.

Partis le 17 mai 1673 du fort Frontenac, Jacques Marquette, Louis Jolliet et leurs cinq compagnons s'embarquent sur deux canots avec pour objectif la découverte du grand fleuve le Mississippi. Ils atteignent la baie du Mississippi le 15 juin. Ils descendent le fleuve jusqu'à son confluent avec l'Arkansas. Craignant d'être capturés par les Espagnols, ils rebroussent chemin, remontent par la rivière des Illinois et débarquent à l'emplacement de Chicago.

  • le 15 juin 1697 : début du siège de Barcelone.

Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C'est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Il oppose la France à l'Espagne. L'armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d'Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697 (voir la chronique du jour).

  • le 15 juin 1785 : premier accident aérien avec les décès de Jean-François Pilâtre de Rozier et de Pierre-Ange Romain aérostiers français.

Si l'on écarte le mythique accident d'Icare. Le 15 juin 1785, profitant de vents favorables, Jean-François Pilâtre de Rozier et Pierre-Ange Romain, concepteur du ballon à hydrogène, s'envolent pour traverser la Manche. Jean-François Pilâtre de Rozier est membre de l'Académie de Reims, puis intendant au sein du cabinet de chimie et d'histoire naturelle du comte de Provence, frère du Roi. Après 5km de vol, un vent d'ouest les ramène en France. À ce moment le ballon se dégonfle brusquement et ils s'écrasent au sol, à 300 mètres du rivage. Ils deviennent les deux premières victimes de l'air.

Les causes exactes de l'accident sont assez mal connues. Il ne semble pas qu'il y ait eu incendie, car l'hydrogène n'a pas explosé, il se pourrait que la soupape actionnée pour la descente ait entraîné une déchirure du ballon à gaz, ce qui aurait pu provoquer la chute.

  • le 15 juin 1969 : Georges Pompidou devient président de la république.

  • le 15 juin 1988 : création du CAC 40.

Créé le 31 décembre précédent avec une base de 1000 points, le CAC 40 ouvre ce jour ; il signifie la Compagnie des Agents de Change. Il est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l'évolution du marché français. Plus tard, son sigle signifiera « Cotation Assistée en Continu ».

  • le 15 juin 1994 : l'établissement des relations diplomatiques entre l'Israël et le Saint Siège.

Cela fait suite à l'accord fondamental du 30 décembre 1993.

  • le 15 juin 1995 : élection du cardinal Jean-Marie Lustiger à l'Académie française.

Posté le 15 juin 2015 à 04h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 juin 2015

Connaissez-vous le vénérable Père François Gaschon ?

Il s'agit d'un prêtre français dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la mort.

6a00d83451619c69e201b7c79de263970b-250wiUn site Internet de grande qualité lui est consacré, grâce auquel vous en apprendrez plus sur ce modèle de curé dans les temps troubles de la Révolution et de l'Empire. Pour vous donner une idée de "l'odeur de sainteté" qui émanait de lui de son vivant, le Saint curé d'Ars disait à un pèlerin du Livradois (pays d'Auvergne où œuvrait notre vénérable): "Quel besoin avez-vous de venir me voir? Vous avez à Ambert le Père Gaschon!"

Sa cause de béatification, dont le Père Bruno Samson, bénédictin de l'Abbaye Notre-Dame de Randol, qui vient de lui consacrer, est postulateur, a besoin d'un miracle authentifié par une enquête.

Il est particulièrement invoqué : pour les enfants, notamment les petits enfants morts sans baptême, pour obtenir la paix et la réconciliation au sein des familles et des communautés, pour la guérison de toutes sortes d'infirmités; pour les vocations sacerdotales et religieuses, enfin dans les affaires immobilières délicates.

Un programme très complet de festivités marque les 200 ans de son rappel à Dieu: pèlerinages, colloque, conférences et veillées, ... Le détail en est fourni sur le site.

Posté le 14 juin 2015 à 11h49 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 14 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 juin 451 : Aetius délivre Orléans d'Attila.

Le général romain alliés aux Francs de Mérovée et aux Wisigoths de Théodoric, est aussi celui qui, avec les mêmes alliés arrêtent les Huns aux champs Catalauniques, le 20 juin de la même année. (cf. la chronique du jour).

  • le 14-16 juin 877 : signature du capitulaire de Quierzy.

L'empereur Charles le Chauve, signe à Quierzy-sur-Oise, le capitulaire établissant temporairement l'hérédité dans les domaines et les charges pour les descendants des nobles partis en Italie avec lui. Ce document est parfois considéré comme le début de la féodalité.

  • le 14 juin 1636 : mort du Maréchal de France Jean de Saint-Bonnet, maréchal de Toiras, à 51 ans.

Jean de Saint-Bonnet de Toiras, ou Thoiras, naît le 1er mars 1585 à Saint-Jean de Gardonnenque, et sert le Roi Henri IV, puis son fils Louis XIII. A la différence de beaucoup de protestants, il est fidèle durant toute sa vie à son Roi et à sa Patrie. Lors du siège de La Rochelle, il défend victorieusement l'île de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham.

Il se distingue encore lors du siège de Suse, pendant la Guerre de Mantoue. Il a été fait maréchal de France en 1629 par Louis XIII. C'est au cours la Guerre de Trente Ans, en 1636, que Toiras est tué d'une balle d'arquebuse, lors de l'attaque sur la forteresse de Fontaneto d'Agogna.

  • le 14 juin 1646 : décès de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean-Armand de Maillé-Brezé, naît le 18 octobre 1619. Fils du Maréchal Urbain de Maillé et neveu du Cardinal de Richelieu, il débute sa carrière dans l'Infanterie avant de servir dans la Marine, quand son oncle lui laisse la charge de Grand Maître de la Navigation. Vocation précoce, il est nommé colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans et grand-maître de la navigation à 24 ans.

A la tête de la Marine il participe à huit campagnes de guerre à la mer, et remporte un nombre impressionnant de victoires, où il étrille les Espagnols, campagnes qui assurent à la marine de Louis XIII, la maîtrise de la Méditerranée occidentale. Il devient aussi Commandant de la Flotte du Ponant et Ambassadeur au Portugal alors en rébellion contre la Couronne espagnole. Son destin militaire, dans la Marine française, certes facilité par la fortune de sa famille, est glorieux. Il est vainqueur des Espagnols à Villafranca (1639), à Barcelone, au Cap de Gate (1642), à Carthagène par une double victoire (les 9 aout et 4 septembre 1643) et à Tarragone (1643), avant d'être emporté par un boulet de canon à Ortebello en Italie. La Marine française se trouve brutalement orpheline et désorientée.

Il faut souligner que toutes les victoires de la Marine de l'époque ont été préparées par le patient travail de restauration de cet outil de souveraineté entrepris par le cardinal de Richelieu.

  • le 14 juin 1658 : Bataille des Dunes.

Elle oppose les armées française et anglaise à l'armée espagnole, devant Dunkerque. Voir la chronique du 20 mai.

Le maréchal Turenne, à la tête de l'armée française, bat les Espagnols et l'armée du prince de Condé, passé à leur service lors de la Fronde. Cette victoire met fin à 24 ans de guerre entre les Bourbons et les Habsbourg. La paix est signée dans les Pyrénées en 1759 et Turenne obtient le titre exceptionnel de maréchal général des camps et armées du Roi en 1660.

Dunkerque est alors « espagnole le matin, française l'après-midi et anglaise le soir.» La bataille fait assez peu de morts.

  • le 14 juin 1791 : adoption de la loi Le Chapelier interdisant toute association professionnelle au nom du libéralisme des révolutionnaires.

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d'Allarde de mars et compléter la première loi Le Chapelier du 22 mai. Elle interdit la formation de tout groupement professionnel. C'est la fin des corporations. L'individu se trouve seul face à l'Etat et aux puissants. Cette loi met fin à toutes les formes de rassemblements de professionnels et à toute possibilité de syndicat ou de grève. Elle signe aussi la fin des rassemblements paysans. Tous les malheurs sociaux et toutes les crises sociales du XIX siècle en France trouvent en partie leur origine dans les abus que permettra cette loi. Au nom de la liberté !

  • le 14 juin 1790 : les premiers martyrs de la « révolution française » à Nîmes.

L'esprit de lucre et la haine des catholiques à Nîmes vont pousser quelques 15 000 huguenots, entrainés et excités par des francs maçons à s'attaquer au couvent des Capucins. Après la mise à sac du couvent, les bandes protestantes se répandent dans la ville et se livrent au pillage et au massacre : « Plus de trois-cents citoyens ont péri », écrit le maire, Monsieur de Marguerittes.

Le martyr des capucins est très bien décrit par l'abbé Etienne Goiffon dans son Notice historique sur les capucins et la paroisse Sainte-Perpétue de Nîmes (Editions Grimaud 1871)

Citons simplement comment sont assassinés 5 de ces prêtres :

  • Le Père Benoît de Beaucaire, âgé de 58 ans, est massacré dans l'église. En entendant les coups de hache contre la porte de l'église, il se précipite pour soustraire le Saint-Sacrement à la profanation. Il n'en eut pas le temps un huguenot se jetant sur lui : « Laissez-moi le temps d'achever ma prière! ».demande-t-il « Je t'accorde cinq minutes… »

Alors le prêtre s'empresse de consommer les Saintes Espèces. Mais cinq minutes ne suffisent pas ; il est abattu à bout portant, sur l'autel, par un coup de fusil puis transpercé de baïonnettes, la bouche encore pleine d'Hosties.

  • Le Père Siméon de Sanilhac, est trouvé agenouillé en prière dans sa cellule, par les protestants qui le transpercent d'innombrables coups de fourche et de baïonnettes. Il avait 44 ans.
  • Le Père Séraphin de Nîmes, est là en visite auprès de sa famille. Il appartient au couvent de Pont-Saint-Esprit. En entendant les bruits d'émeute dans la ville, sa famille cherche à le retenir, mais il refuse: « Mon devoir est de rentrer au couvent ». Il sera trouvé dans sa cellule ayant subi d'horribles mutilations. Il avait 27 ans.
  • Le Frère Célestin est un novice nîmois de 22 ans. Il est torturé pour lui faire dire où se cachaient les autres membres de la communauté : « Dis-nous donc où sont les autres! Allons, ils sont bien plus nombreux! Il faut bien en finir avec tous ces jean-foutre… » Son corps retrouvé est une charpie !
  • Fidèle, originaire d'Annecy, est un Frère âgé de 82 ans, infirme, sourd et aveugle, qui ne peut plus quitter sa paillasse : il y est démembré et découpé à la hache, puis son lit est ensuite incendié. C'est après ce meurtre que ces barbares pillent la pharmacie ; ils s'enivrent avec les potions à base d'alcool, ils rient : « Le barbu, l'avons-nous assez bien traité? Buvons à sa santé! »

Les Capucins cachés dans les lambris des plafonds entendent les massacreurs ricaner : « C'est être bons patriotes et bons amis de la constitution que de faire ce que nous faisons! »

  • Le 14 juin 1796: « Je ne crois pas à l'immortalité de l'âme. » écrit Bonaparte à Joséphine, car il est plutôt scientiste.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 88 :

« Considérant les êtres humains comme des machines », il fut un maître de la propagande. Il confiait : « Les Français se laisseront mener, pourvu cependant qu'on leur dissimule adroitement le but vers lequel on les fait marcher. » (Citation tirée de Nature humaine et Révolution de Xavier Martin

  • le 14 juin 1800 : victoire de Marengo, contre l'armée autrichienne.

La bataille a lieu près du petit village de Marengo, à 70 km au nord de Gênes dans le Piémont. Elle oppose les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes. Alors que la bataille tourne au désavantage de Bonaparte et que les Français commencent la retraite, Desaix arrive, avec environ 10 000 hommes, offrant la victoire au Premier Consul. L'Armée de von Melas prend la fuite pour Alessandria, laissant 6 500 tués, 8 000 prisonniers et 15 drapeaux de Régiment. Les Français ont 4 700 tués, dont le général Desaix, et 900 blessés.

Marengo a pour conséquence de forcer les Autrichiens à quitter le Milanais, après la Convention d'Alessandria, et de permettre de conclure la guerre entre la France et l'Autriche,

  • le 14 juin 1807 : victoire de Friedland.

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd'hui l'anniversaire» dit l'Empereur au soir de la bataille.

Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen, alors en nette supériorité numérique, 66 800 Français contre 84 000 hommes Russes. Et Friedland vaut bien Austerlitz, puisque seulement 1 645 soldats de la Grande Armée sont tués, alors que les Russes ont 12 000 tués et 10 000 prisonniers et qu'ils abandonnent 70 drapeaux de régiments de l'Armée du Tsar aux Français.

  • le 14 juin 1830 : débarquement de l'armée française, aux ordres du comte de Bourmont, pour la conquête de l'Algérie.

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d'Alger. L'Algérie est alors dirigée par le sultan d'Istanbul, mais l'intérieur du pays est laissé à l'abandon. La conquête française de l'Algérie a été déclenchée suite à l'incident diplomatique de 1827, où le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France. En 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d'Alger capitule.

  • le 14 juin 1940 : entrée de l'armée allemande dans Paris, déclaré ville ouverte.

Les troupes allemandes entrent dans Paris

La Wehrmacht entre dans Paris, vidée des trois-quarts de ses habitants. Le premier acte de l'occupant est d'ôter le drapeau tricolore qui flotte sur le ministère de la Marine et de dresser le drapeau à croix gammée au sommet de l'Arc de triomphe.

  • le 14 juin 1940 : opération Vado.

Battue par les Allemands, la France doit également affronter l'Italie, lors de la bataille des Alpes. L'armée des Alpes résiste parfaitement aux unités italiennes. Il est décidé de lancer, le 14 juin 1940, l'opération Vado, dont l''objectif consiste à pilonner les ports italiens de Gênes et de Savone. Partie de Toulon, la marine française attaque victorieusement les défenses des côtes italiennes.

  • le 14 juin 1985 : signature des accords de Schengen (Luxembourg).

Les accords signés à Schengen abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires, la RFA, le Luxembourg, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Ces accords entrent en vigueur en 1995.

Cet accord a été signé en secret par Mme Catherine Lalumière, sur un bateau, sur le Rhin. Il n'a été découvert que deux ans après, fortuitement. Il devient Convention européenne le 19 juin 1990.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 350)

Posté le 14 juin 2015 à 06h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

13 juin 2015

C’est arrivé un 13 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 juin : fête de saint Antoine de Padoue, franciscain.
  • le 13 juin 313 : l'édit de Milan.

L'édit confirme la liberté de culte pour les chrétiens et la restitution des biens chrétiens confisqués ; il autorise l'exercice public de la religion chrétienne. La liberté religieuse devient ainsi totale dans l'Empire romain. Quand la république française reconnaîtra-t-elle ainsi sa dette vis-à-vis de l'Eglise catholique et des catholiques français ?

  • le 13 juin 1231 : mort de saint Antoine de Padoue.

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs sont ramenés du Maroc. Cet événement le conduit à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçoit le prénom Antoine. Il part en mission, à sa demande, au Maroc, mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 pour raisons de santé. En 1231, il meurt d'épuisement à Arcelle, près de Padoue en pleine prêche de Carême.

De nombreux faits surnaturels lui sont attribués, comme celui d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras. À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue est invoqué pour retrouver les objets perdus (depuis qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre), pour recouvrer la santé. Voir la chronique du 30 mai.

  • le 13 juin 823 : naissance de Charles II le Chauve, Roi de France et empereur d'Occident.

Petit fils de Charlemagne, c'est lui qui va perdre la Bretagne en 845. A la bataille de Ballon, Nominoë remporte en effet une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient le premier souverain indépendant de Bretagne. Les victoires successives des Bretons vont leur permettre d'étendre le royaume breton au-delà du Cotentin.

  • le 13 juin 1564 : le Roi Charles IX entre à Lyon.

Voici comment Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 15 page 191) résume les crimes huguenots dans la ville durant les deux années précédentes :

«Lyon. Pendant plusieurs mois, c'est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d'incendies. Le sang coule à flots... Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C'est le sac d'une ville prise d'assaut. Plusieurs églises sont détruites, les images martelées, les reliques jetées au vent, ou confondues avec les ossements des animaux, les sépultures violées. Rien n'échappe à la férocité de ces hordes auxquelles les chefs abandonnent le pillage pour se réserver la meilleure part du butin : l'or et l'argent des églises. »

Par peur des vengeances, le Roi fait interdire les rassemblements de catholiques avant sa venue. La visite royale se déroule bien, mais ne résout rien.

  • le 13 juin 1611 : Champlain franchit les rapides de Lachine.


Champlain et Amérindiens, Musée Mac Cord à Montréal.

Samuel de Champlain épate ses alliés autochtones en franchissant les dangereux rapides de Lachine à bord d'un canoë. La 1ère guerre franco-iroquoise débute. 200 Hurons et Algonquins arrivent à Mont Royal en provenance des pays d'en Haut. C'est avec eux, que Champlain franchit les rapides en canot.

  • le 13 juin 1721 : signature du traité de Madrid, triple alliance entre la France, l'Espagne et l'Angleterre.

Le 13 juin 1721, la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne signent le traité de Madrid. Cet accord est essentiellement commercial, et territorial. Le ministre d'Etat français Guillaume Dubois s'engage à restituer la base de Pensacola, prise à l'Espagne et intégrée à la Louisiane. D'autre part, la traite des esclaves, jusqu'alors monopolisée par la France et l'Espagne, est ouverte au Britanniques. Enfin, les trois puissances se garantissent une assistance mutuelle en cas de conflit.

  • le 13 juin 1917 : 2ème Apparition de Fatima.

Les enfants accompagnés de plusieurs centaines de fidèles sont au rendez-vous. C'est ainsi, qu'après la prière collective, l'Immaculée Conception se présente à nouveau et annonce à Lucie :

"J'emmènerai bientôt François et Jacinthe au ciel, mais toi tu resteras encore ici quelque temps, Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer ".

Elle demande aussi à la jeune Lucie d'apprendre à lire et écrire afin de mieux rapporter sa parole auprès des hommes et surtout que DIEU VEUT ETABLIR DANS LE MONDE LA DEVOTION A SON COEUR IMMACULE.

Il faut rappeler chaque fois que possible les demandes de Notre Dame à Fatima :

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d'une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

 

Cette année 2015 ce 13 juin qui est un samedi, jour de la Vierge. Ce jour prend une importance singulière, car situé entre la fête du sacré Cœur, la veille, et sa célébration solennelle par l'Eglise (le lendemain). Cette coïncidence cent ans après les premières apparitions silencieuses d'un ange à Lucie et ses compagnes (Teresa et Maria-Rosa Matias, et Maria Justina) nous rappelle l'importance du message de Fatima avec entre autres éléments, la communion réparatrice des 5 premiers samedi du mois, dévotion qui vient compléter la dévotion au Sacré Cœur avec la communion des 9 premiers vendredi du mois.

La prière suivante rappelle les promesses faites par Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie, à Paray le Monial et particulièrement les faveurs accordées aux communions des 9 premiers vendredi consécutifs.

 Prière Fondée sur les Promesses faites par Notre Seigneur Jésus Christ  à Sainte Marguerite Marie

 

O Cœur de jésus, nous voici prosternés devant vous, pour vous adorer, vous louer, vous remercier, réparer nos fautes passées et nous consacrer à votre amour

Nous souvenant de vos magnifiques promesses, nous osons vous dire avec la plus entière confiance.

Cœur de Jésus, donnez nous tous les secours nécessaires à notre état; Seigneur vous nous l’avez promis.

Cœur de Jésus, mettez la paix dans nos familles; Seigneur vous nous l’avez promis.

Cœur de Jésus, soulagez nous dans nos travaux et consolez nous dans nos peines; Seigneur…..

Cœur de Jésus, soyez notre asile assuré pendant la vie, mais surtout à la mort;

Cœur de Jésus, répandez vos abondantes bénédictions sur toutes nos entreprises;

Cœur de Jésus, soyez pour les pécheurs un océan de miséricorde;

Cœur de Jésus, rendez ferventes les âmes tièdes;

Cœur de Jésus, faites que les âmes ferventes fassent de rapide progrès dans la perfection;

Cœur de Jésus, bénissez les maisons ou votre image sera exposée et honorée;

Cœur de Jésus, donnez à ceux qui travaillent au salut des âmes, la grâce de toucher les cœurs les plus endurcis;

Cœur de Jésus, gravez en vous à jamais le nom de ceux qui propagent cette dévotion;

Cœur de Jésus, donnez à ceux qui communieront sans interruption neuf premiers vendredis, la grâce de la pénitence finale et la réception des sacrements. Soyez leur asile assuré à cette heure dernière;

Cœur de Jésus, régnez malgré Satan et les efforts de vos ennemis, Seigneur vous nous l’avez promis.

Prions

Seigneur jésus daignez vous souvenir des promesses que dans l’infinie Miséricorde, de votre divin Cœur vous nous avez faites par Sainte Marguerite Marie, soyez le protecteur de notre vie, le soutien de notre faiblesse, le réparateur de toutes nos fautes, le supplément de toutes nos vertus et surtout notre asile assuré à l’heure de la mort.

 

  • le 13 juin 1929: Notre Dame apparaît à sœur Lucie de Fatima à Tuy.

Notre Dame lui dit : 

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen ».

En effet, Dans le cadre de la seconde partie du secret confié aux voyants, Notre Dame à Fatima le 13 juillet 1917 avait précisé :

« Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis »

Plusieurs dizaine d'années auparavant Notre Seigneur avait demandé, à Paray le Monial une consécration à son Sacré-Cœur pour le royaume de France. (Voir la chronique du 17 juin).

Ainsi soit-il

Posté le 13 juin 2015 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

12 juin 2015

La France est la fille aînée de l'Église, mais c'est une fille bien infidèle

dixit le Pape François.

Posté le 12 juin 2015 à 16h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

C’est arrivé un 12 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 12 juin 816 : décès du pape Saint Léon III.

Léon III, né en 750, est élu pape le 26 décembre 795. Aussitôt après son couronnement, il envoie à Charlemagne une lettre l'informant de son élection, les clefs de la tombe de saint Pierre et le drapeau de Rome. En réponse, Charlemagne rappelle qu'il est le défenseur de l'Église, et joint à son message une partie du trésor pris aux Avars. Le 24 décembre 800, Léon III couronne Charlemagne empereur d'Occident, dans la basilique Saint-Pierre.Léon III est canonisé au XVIIème siècle. Saint Léon est l'objet d'un miracle éclatant. Dans leur fureur, les familles nobles romaines qui l'attaquent à la fin du 8ème siècle lui coupent la langue et lui crèvent les yeux. Miraculeusement, Dieu le guérit et il retrouve un vue dite « 7 fois meilleure et une langue 7 fois plus éloquente ».

  • le 12 juin 816 : Étienne IV est élu pape.
  • le 12 juin 1147 : le Roi Louis VII quitte Metz, afin de lancer une nouvelle croisade, en confiant la régence à l'abbé Suger.
  • le 12 juin 1418 : assassinat de Bernard VII d'Armagnac, comte d'Armagnac, comte de Charolais et connétable de France.

En 1418, les Bourguignons organisent une insurrection dans Paris, qui éclate le 12 juin, et au cours de laquelle Bernard d'Armagnac est massacré par les gens du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dirigés par le tueur Capeluche. En réponse, a lieu le meurtre de Jean sans Peur, trois mois plus tard. La guerre civile, qui oppose depuis 1407, les Armagnacs, garants des intérêts français à la Maison de Bourgogne, alliée des Anglais, connaît un tournant décisif.

  • le 12 juin 1429 : bataille de Jargeau.

Cette bataille fait partie des cinq victoires successives de Sainte Jeanne d'Arc qui libèrent la route de Reims : Orléans, Jargeau; Meung-sur-Loire, Beaugency, Patay.

  • le 12 juin 1451 : signature du traité de capitulation de Bordeaux.

Ce traité est conclu entre les représentants du Roi de France et ceux du roi d'Angleterre. En pleine guerre de Cent Ans, la ville de Bordeaux est remise aux Français, qui l'occupent le 29 juin, avant que l'anglais John Talbot ne vienne la reprendre en 1452.

  • Le 12 janvier 1633 : par la bulle « Salvatori nostri » le pape accorde la reconnaissance apostolique à la congrégation des prêtres Lazaristes.

La congrégation prend le nom du prieuré de St Lazare, mis à la disposition de saint François de Sale pour accueillir les très nombreux prêtres qui viennent le rejoindre.

« Par son équilibre, par sa délicatesse, son bon sens son élan missionnaire, Vincent de Paul incarne toutes les qualités de la « fille aînée ». Parce qu'il a compris très tôt que la grande affaire de sa vie n'est pas de se faire aimer mais d'aimer, il a jeté à lui tout seul, tous les fondements de la vraie révolution française, celle des mœurs sociales, celle qui n'est pas accomplie une fois pour toutes. Lorsque la France est dans sa vocation voilà à quoi elle ressemble. »

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade P229 + P 231)

  • le 12 juin 1672 : les armées françaises franchissent le Rhin.

Lors de la guerre de Hollande (Cf. les chroniques du 6 avril et du 10 aout), les troupes françaises passent le cours à plusieurs reprises. Ici elles franchissent près de Tolhuis, et sont commandées par le vicomte de Turenne et Louis II de Bourbon-Condé, ce dernier est sévèrement blessé en forçant le passage du fleuve.

Le passage du Rhin à Tolhuis (auj. faubourg de Nimègue) le 12 juin 1672 par Adam François Van der Meulen.

  • le 12 juin 1709 : le Roi Louis XIV adresse un appel à la nation française.

A la mort du roi d'Espagne, Charles II, le 1er novembre 1700, ce dernier, sans descendance, désigne le petit fils de Louis XIV comme successeur. Le Roi de France peut effectivement doublement hériter du trône. Seulement l'Europe en général et les Habsbourg en particulier, qui eux aussi prétendent au trône, ne veulent pas des Bourbons en Espagne. France et Espagne sont les deux plus puissants pays d'Europe.

Tous ces royaumes d'Europe se coalisent donc contre la France et l'Espagne. C'est une véritable guerre mondiale. Longtemps indécis le conflit semble tourner en défaveur des hispano-français et en décembre 1708 Louis XIV demande la paix. Les Alliés posent des conditions inacceptables : Philippe V devait se retirer d'Espagne sans aucune compensation, la France rendrait la majeure partie de l'Alsace, ainsi que Lille et Dunkerque, elle ne pourrait plus commercer avec l'Amérique espagnole…

Sachant la nation épuisée et lasse, le Roi s'adresse a elle de façon inédite. L'appel qui suit est lu dans les 39.000 paroisses du royaume et impressionne les peuples de France. Cet appel au soutien de la politique royale et à l'unité nationale trouve un écho extraordinaire. Le Roi demande avant tout un effort spirituel au Français. L'année 1709 est celle du retournement du rapport de force : bataille de Malplaquet, où l'armée française sous le commandement de Villars, bien que vaincue, inflige de telles pertes aux Anglo-Prussiens que ceux-ci doivent se retirer et renoncer à envahir la France. En 1710, à la bataille de Brihuega et à la bataille de Villaviciosa, en Espagne, les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées ; en 1711 à Denain, le maréchal de Villars remporte contre les forces impériales une victoire qui permet à Louis XIV de repasser à l'offensive dès 1713, lorsque les armées françaises, menées par Villars, repassent le Rhin et prennent Fribourg-en-Brisgau.

« L'espérance d'une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m'ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu'ils ne jouissent du repos que j'avais dessein de leur procurer.

J'avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j'ai témoigné de facilité et d'envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l'intérêt des princes de l'Empire, ils m'ont également fait voir que leur intention était seulement d'accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s'ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l'intérieur du royaume toutes les fois qu'il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre [...].

Je passe sous silence les insinuations qu'ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s'il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d'un simple particulier. Il est contre l'humanité de croire qu'ils aient seulement eu la pensée de m'engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j'ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j'aie fait voir à toute l'Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu'ils s'opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l'honneur du nom FRANCAIS.

[...] J'écris aux archevêques et évêques de mon royaume d'exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l'étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu'ils jouiraient de la paix, s'il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu'ils désirent avec raison, mais qu'il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j'aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

Louis XIV, le 12 juin 1709

Voir les chroniques du 1 février, du 6 mars, du 1 novembre, des 8 et 10 décembre, du 24 juillet,

  • le 12 juin 1790 : Avignon rejoint la France après cinq siècles d'administration pontificale.
  • le 12 juin 1793 : la ville de Marseille se révolte contre la Convention.

Ce que l'Education nationale cache depuis trop longtemps, est que la France ne voulait pas de la révolution. Le peuple aimait son Roi et aspirait à la paix. Toutes les provinces se sont soulevées tour à tour contre les folies parisiennes. Toulon, sous l'influence des royalistes est sur le point d'imiter Marseille. La flotte anglaise croise au large, prête à soutenir l'insurrection. Suite à cette révolte, Marseille est officiellement débaptisée et désignée comme la ville « sans nom ».

  • le 12 juin 1793 : comment les fondateurs de la république française envisagent un régime démocratique, estiment la liberté et la souveraineté du peuple:

Le 12 juin 1793, Barère explique :

« Le scrutin doit être surveillé, car j'observe que le scrutin secret donnerait aux hommes faibles ou corrompus la faculté de déposer trop souvent dans l'urne de mauvais choix »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des moeurs par François Marie ALGOUD (Edition de Chiré, page 79°

On retire l'origine divine du pouvoir des textes fondamentaux du régime pour soit disant la donner au peuple ; et l'on s'empresse de s'asseoir dessus et de bafouer la souveraineté du peuple.

  • le 12 juin 1793 : Cathelineau est choisi généralissime de la grande armée catholique et royale.

Le 12 juin les généraux Vendéens se réunissent pour désigner leur généralissime et élisent Cathelineau à l'unanimité. Le choix d'un simple voiturier est surprenant. Mais Cathelineau fait l'unanimité de tous les insurgés quand à son désintéressement, sa simplicité et sa grande piété.

  • le 12 juin 1813 : victoire de Suchet sur l'armée britannique sous les murs de Tarragone en Espagne.

Les Anglais échouent dans le siège de la ville et perdent dans l'opération toute leur artillerie lourde et une grande quantité de matériel.

  • le 12 juin 1845 : le Pape Grégoire XVI protège les Jésuites des Français.

Il refuse en effet la demande du gouvernement français de séculariser les jésuites français et de fermer leurs maisons.

  • le 12 juin 1872 : création à Paris de La Princesse Jaune.

La Princesse Jaune est un opéra-comique de Camille Saint-Saëns, créé ce jour au théâtre national de l'Opéra-Comique

  • le 12 juin 1940 : Weygand demande l'armistice.

Le général Weygand, Commandant en chef, réclame, en conseil des ministres, un armistice. Reynaud, Président du Conseil, s'y oppose catégoriquement en vertu notamment de l'accord franco-britannique de non-négociation séparée avec l'ennemi. Rappelons que la veille les Anglais ont refusé d'appuyer les forces française au sol de leurs avions, malgré les demandes désespérée du général Vuillemin (cf. les chroniques du 8 et 11 juin).

Paul Reynaud rappelle à Weygand que la décision d'un armistice est d'ordre politique et ne relève pas du généralissime. Reynaud propose à Weygand de capituler, ce que ce dernier refuse car cela aurait pour effet d'exempter le politique de ses responsabilités.

Posté le 12 juin 2015 à 06h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

11 juin 2015

C’est arrivé un 11 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juin 1144 : consécration de la basilique de Saint-Denis.

L'abbé Suger consacre le chevet de la basilique en présence du Roi Louis VII et de son épouse Aliénor, ainsi que de tous les grands du royaume, des évêques et archevêques. Ces derniers, émerveillés par tant de splendeur, veulent construire leur propre cathédrale dans le même esprit. Un nouveau style architectural est né : l'art gothique appelé à ses débuts le francigenum opus.

C'est à partir du règne de Louis VI que les Rois de France se rendirent à l'abbaye pour lever l'Oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

  • le 11 juin 1147 : départ pour la deuxième croisade.

Louis VII et Aliénor se mettent en route, à la tête de trois cents chevaliers et d'une nombreuse armée, qui grossit peu à peu avec l'arrivée de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins, pour participer à la deuxième croisade. (Cf. la chronique du 31 mars)

  • le 11 juin 1194 : la cathédrale de Chartres incendiée.

Un incendie brûle l'ensemble de l'église, sauf la crypte et la façade occidentale. Grâce à de nombreux dons, la reconstruction est aussitôt lancée. Les Templiers commencent la construction de Notre Dame de Chartres immédiatement. La nouvelle cathédrale est consacrée en 1260 et devient un haut lieu de pèlerinage. Elle représente le chef-d'œuvre de l'art gothique français.

  • le 11 juin 1393 : décès de Jean de Bourbon.

Jean de Bourbon, comte de La Marche entre 1362 et 1393, comte de Vendôme et de Castres de 1372 à 1393, fils de Jacques Ier, pair de France, est né en 1344. Jean de Bourbon est célèbre pour sa participation à la bataille de Poitiers, durant laquelle il est fait prisonnier. C'est également à lui que l'on doit la reconstruction des châteaux de Vendôme. C'est aussi l'ancêtre direct du Roi Henri IV.

  • le 11 juin 1430 : bataille d'Anthon aussi qualifiée d'« Embuscade d'Anthon ».

En 1420, le Dauphiné est convoité par trois couronnes : la France de Charles VII, le prince d'Orange, Louis de Chalon, vassal du Duc de Bourgogne et enfin, par le Duc de Savoie Amédée VIII. Cette bataille voit la défaite des troupes orangistes de Louis de Chalon devant l'armée du Dauphiné commandée par le gouverneur Raoul de Gaucourt. Les troupes dauphinoises mettent en déroute les forces orangistes de Louis II de Chalons-Arlay, alliées des Bourguignons de Philippe le Bon mais aussi d'Amédée VIII de Savoie. Le Dauphiné échappe ainsi aux prétentions des maisons d'Orange et de Bourgogne et demeure dans le giron du royaume de France de Charles VII. Ce dernier n'a pas envoyé beaucoup de troupes puisque l'essentiel des armées françaises est resté près du Roi après la capture de sainte Jeanne d'Arc.

  • le 11 juin 1572 : aménagement du port de Bayonne.

Le Roi Charles IX passe contrat avec Louis de Foix pour l'aménagement du port de Bayonne, suivant les plans de l'ingénieur Yparaguire. On doit aussi à Louis de Foix la construction du phare de Cordouan, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde.

  • le 11 juin 1726 : le cardinal de Fleury est nommé ministre d'Etat.

André Hercule de Fleury, homme d'Eglise et homme d'Etat, est le principal ministre d'Etat de Louis XV de 1726 à 1743, après avoir été son précepteur. En septembre 1726, il est nommé cardinal. Modéré dans son train de vie, il rétablit l'équilibre budgétaire et gouverne avec sagesse et modération. Sa politique extérieure est basée sur le compromis et la recherche de la paix. Voir les chroniques du 29 janvier et du 1er avril et du 22 juin.

  • le 11 juin 1775 : le sacre de Louis XVI à Reims.

Ecole Française du XVIIIème siècle, l'Album du Sacre de Louis XVI : "le Roi mené au trône"

Louis XVI est sacré à Reims par l'archevêque de Reims, Monseigneur de La Roche-Aymon. Bernard Basse dans son livre La constitution de l'ancienne France décrit la cérémonie du sacre (Editions Perrin, pages 102 à 109) :

« Le matin, l'archevêque qui a pris place dans la cathédrale députe l'évêque-duc de Laon et l'évêque-comte de Beauvais pour aller quérir le Roi à l'archevêché. Le chantre qui les accompagne, une fois arrivé, frappe à la porte : « Que demandez-vous ?» Questionne le grand Chambellan  L'évêque de Laon répond : « Le Roi. » Le grand Chambellan réplique : le Roi dort ». Le chantre ayant frappé de nouveau, l'évêque demande une seconde fois le Roi. Même réponse du grand Chambellan, mais à la troisième fois, le chantre ayant frappé et le grand Chambellan ayant fait la réponse habituelle, l'évêque de Laon intervient : « Nous demandons Louis, que Dieu nous a donné pour Roi. » Aussitôt la porte s'ouvre, les évêques sont conduits auprès du Roi qui le ramène à la cathédrale.

« La réclusion du Roi et son sommeil paraissent être l'image de ce que l'Ecriture sainte rapporte de Saül. Le choix du peuple hébreux venait de l'appeler au trône ; or Saül redoute la royauté et se cache. Mais Dieu fait connaître qu'il s'est renfermé dans sa maison. On va l'y chercher ; on l'enlève de sa retraite et on l'amène au milieu du peuple ». Telle est la signification du sommeil du Roi.

Arrivé au milieu de la nef, l'évêque de Beauvais prononce l'oraison suivante, qui rappelle l'origine divine et la finalité du pouvoir royal : «  O Dieu !... Accordez votre secours à Louis votre serviteur, que vous avez mis à la tête de votre peuple afin qu'il puisse lui-même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis. »

Après diverses oraisons le grand prieur de l'abbaye de Saint Rémi apporte la sainte ampoule contenant le baume utilisé pour l'onction royale. En la remettant à l'archevêque le grand prieur lui fait cette recommandation : « Monseigneur, je mets entre vos mains ce précieux trésor envoyé du Ciel à Saint Rémi pour le sacre de Clovis et des Rois ses successeurs ; […] Notons en passant que, par ce texte, la liturgie reconnaît officiellement l'origine miraculeuse du chrême de la sainte ampoule. Même reconnaissance dans la prière suivante récitée par l'archevêque qui commence ainsi : « Dieu tout-puissant qui, par un effet de votre bonté, avez voulu que la race des Rois de France reçût l'onction sainte avec le baume qui est ici présent et que vous avez envoyé du Ciel au saint évêque Rémi… » […] La tradition raconte qu'elle fut apportée miraculeusement à saint Rémi par une colombe lors du baptême de Clovis. […] »

Puis la cérémonie du sacre commence. Son déroulement comprend les quatre phases suivantes les serments du Roi, la consécration, le couronnement et l'intronisation et enfin la messe. Le Roi promet sur l'évangile à l'épiscopat français de défendre l'Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques et ses droits de juridiction ; aux peuples de France de faire régner la paix et la justice dans le royaume, d'être bon chrétien et digne fils de l'Eglise, d'exterminer les hérétiques (le verbe exterminer n'est pas pris dans le sens littéral, mais signifie que l'erreur et la Vérité ne peuvent pas avoir la même place, et que le Roi s'engage à lutter contre les hérésies dans son royaume). Enfin il jure de mourir dans la foi catholique et de défendre les deux ordres dont il est grand maître : l'ordre du saint Esprit et l'ordre de Saint Louis.

La seconde phase est celle de la consécration du Roi, point culminant du sacre. Elle est la conséquence de la loi de sacralité (ou inversement). Après les bénédictions des ornements et habits royaux (habits royaux, couronnes, sceptre, main de justice…). L'épée, symbole de la défense du peuple et de l'Eglise bénéficie d'une bénédiction spéciale. Le Roi, qui ne porte qu'une tunique fendue à divers endroits pour recevoir l'onction, à genoux, reçoit cette dernière des mains de l'évêque en neufs points. Le saint chrême (le même que celui utilisé pour le sacre épiscopal, mais dans lequel ont été mélangées quelques gouttes du baume miraculeux de la sainte Ampoule. L'évêque dépose l'onction sur la tête, l'estomac, entre les épaules, puis sur chacune, aux plis des bras et sur chaque main.

Outre le fait que la cérémonie du choix par le peuple est symboliquement répétée au début du sacre (le peuple accepte à plusieurs reprises le Roi, porté sur un pavois par les grands du Royaume), Bernard Basse relève plusieurs versets des prières dites par l'évêque qui rappellent que depuis longtemps en France, c'est bien le sacre qui fait le Roi et non l'hérédité seule:

« Nous vous prions de bénir, d'élever au trône et de consacrer votre serviteur Louis, ici présent, que nous allons couronner Roi […] O Christ, sacrez vous-même ce roi pour le gouvernement.»(*)

Il est bon de rappeler ici les efforts de Sainte Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VII, et les efforts opposés de la maçonnerie pour faire renoncer tant Louis XV que Louis XVI à cette cérémonie. Les habits royaux (dont certains sont des habits épiscopaux) et les insignes royaux sont ensuite remis au Roi.

Puis ont lieu le couronnement et l'intronisation proprement dits. Entouré du chancelier de France et des 12 pairs du Royaume l'évêque pose, un peu au dessus de la tête du Roi, la couronne de Charlemagne que les pairs soutiennent d'une main la couronne. Puis, l'évêque couronne le Roi en disant : «  Recevez la couronne de votre royaume au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit… et sachez que c'est par elle que vous participez à notre ministère, et que de même qu'on nous regarde comme les pasteurs et les conducteurs des âmes dans les choses spirituelles, de même vous preniez notre défense contre les ennemis de l'Eglise…, que vous vous montriez le protecteur et le ministre fidèle du royaume qui est confié à vos soins ». (**)

Après le baiser au Roi et l'acclamation, les portes de la cathédrale s'ouvrent un Te Deum est entonné. Commence la messe du couronnement, au cours de laquelle sont célébrées les noces mystiques du Roi et de la nation. Le Roi, comme les prêtres, communie sous les deux espèces. Le surlendemain, après avoir prié sur le tombeau de Saint Marchouf (cf. la chronique du 1er mai a lieu le toucher des écrouelles, sorte de preuve palpable de l'engagement divin auprès du Roi, pour ceux de ses sujets qui douteraient ou lui seraient opposés.

(*) La constitution de l'ancienne France (Editions Perrin, pages 105)

(**) La constitution de l'ancienne France (Editions Perrin, pages 105 et 106)

  • le 11 juin 1792 : le ministre des Affaires religieuses Roland envoie à Louis XVI une lettre comminatoire.

Il cherche à le forcer à signer les décrets contre les prêtres réfractaires. Trois jours plus tard le ministre est renvoyé.

  • le 11 juin 1804 : Cadoudal, Armand de Polignac, Rivière, Lajolais et 16 complices sont condamnés à mort.

Moreau est condamné à 2 ans de prison. Bonaparte est furieux du verdict. Moreau est "condamné comme un voleur de mouchoirs" alors qu'une condamnation capitale lui aurait permis de le grâcier.

  • le 11 juin 1809 : Pie VII excommunie Napoléon 1er par la bulle Quum memoranda.

Le pape Pie VII réagit à l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l'excommunication, sans toutefois nommer l'empereur. La bulle Quum memoranda, fulminée dans la nuit du 10 au 11 juin 1809, excommunie tous ceux qui ont :

« donné l'ordre, tous les fauteurs, conseillers ou adhérents, tous ceux enfin qui [ont] facilité l'exécution » de la violation de la souveraineté politique du Saint Siège »

En réaction, Napoléon fait arrêter le pape ; dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809, le général Radet, à la tête de quelques hommes, entre dans le Vatican pour arrêter le cardinal Pacca, et le Saint Père.

  • le 11 juin 1893 : naissance de Jules-André Peugeot.

Jules-André Peugeot est un caporal de l'armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914 à 10h07.

  • le 11 juin 1899 : consécration du genre humain au Sacré-Cœur du Jésus par le pape Léon XIII.

Cette consécration est faite par le Pape Léon XIII, en complément de l'encyclique « Annum Sacrum » du 25 mai 1899. Dans ce dernier document, il a prescrit que la consécration doit être faite dans toutes les églises de l'univers catholique à l'occasion d'un triduum solennel célébré à l'occasion de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, les 9, 10 et 11 juin suivants. Par la suite, Saint Pie X décrète que cette consécration doit être renouvelée chaque année, devant le Saint Sacrement exposé, à l'occasion de la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le à nos évêques.

  • le 11 juin 1940 : Churchill refuse d'apporter un appui aérien à la France, lors du Conseil des ministres franco-britannique, au château du Muguet à Briare

Le même jour, Paris est déclaré ville ouverte par le général Weygand.

  • le 11 juin 1940 : le gouvernement Reynaud et les Parlementaires fuient discrètement Paris pour Tours.
  • le 11 juin 1942 : fin de la bataille de Bir Hakeim.

L'Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand sous les ordres du maréchal Rommel, s'empare, enfin, de Bir Hakeim, point d'eau stratégique dans le désert de Libye. La position est vide. Les forces françaises libres (FFL) du général Koenig y ont résisté 16 jours à l'offensive allemande, avec pour mission de la retarder et de permettre ainsi aux Alliés de préparer la riposte. C'est un succès français.

  • le 11 juin 2004 : église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy.

L'Église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy, construite par Maurice Novarina de 1937 à 1947, dont la décoration a été réalisée par quelques-uns des plus grands artistes de la première moitié du XXe siècle est classée au titre des monuments historiques.

Posté le 11 juin 2015 à 05h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

10 juin 2015

La République tue

D'Eric Letty dans Monde & Vie :

R"«La République nous appelle/Sachons vaincre ou sachons périr/Un Français doit vivre pour elle/Pour elle un Français doit mourir. » A chaque fois que j’entends ces paroles du Chant du départ, me revient à la mémoire une anecdote que racontait naguère Pierre Monnier et qu’il rapporte, me semble-t-il, dans son excellent livre A l’ombre des grandes têtes molles : un jeune homme, li­gueur d’Action française, rencontre Charles Maurras et lui déclare, plein de zèle, qu’il est prêt à mourir pour « la cause ». Sur quoi, le malheureux se fait rudement chapitrer par le vieux lutteur royaliste, qui lui dit (je rapporte ces propos de mémoire) : « C’est la République, qui veut qu’on meure pour elle ! Pour la France, il faut vivre ! ». La République est un régime de mort. J’ai conscience en écrivant ces lignes que beaucoup de mes lecteurs sont républicains ; mais, au-delà du débat sur les institutions aujourd’hui les plus adaptées à la France, il s’agit d’une évidence historique. Dès l’origine, en décrétant la levée en masse en l’an II (1 793) et en instituant la conscription, la République s’est arrogé un droit de vie et mort (autrement dit, surtout de mort) sur ses citoyens de sexe masculin et leur a imposé le sacrifice obligatoire. On a vu à quel résultat cette logique a conduit : la guerre des peuples et la grande saignée dont nous commémorons actuellement le centenaire, et dont notre patrie ne s’est jamais relevée. Ce constat n’ôte rien à la grandeur du sacrifice des poilus de la Grande guerre ; mais leurs jeunes vies ont douloureusement manqué à la France.

Aujourd’hui, toujours au nom de ses « valeurs », au demeurant évolutives, la République continue à tuer, par l’avortement de 200 000 enfants par an au nom d’un pseudo-droit des femmes dont on voudrait faire un droit de l’Homme, ou par l’euthanasie, dont la voie est désormais ouverte, au nom d’une prétendue « liberté » de mourir. Les enfants non nés sont remplacés par des populations immigrées qui s’établissent chaque année dans notre pays en nombre à peu près équivalent, contribuant ainsi au grand déracinement des peuples et à la mort des nations. Ainsi, depuis plus de deux cents ans la République tue la France, qu’elle supplante d’ailleurs dans les discours officiels. Au grand déplaisir des socialistes, Nicolas Sarkozy renomme son parti « les Républicains » ; aurait-il osé l’appeler : « les Français » ? Il est vrai qu’il lui faudrait un bel aplomb. [...]"

Posté le 10 juin 2015 à 14h58 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juin 1534 : Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent.

Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent sur le continent nord-américain. Parti de St-Malo, il arrive à Terre-Neuve, puis le10 juin, il découvre et commence l'exploration de l'estuaire d'un fleuve qu'il nomme le St-Laurent.

 

  • le 10 juin 1574 : prise de Saint-Lô par l'armée royale.

Les troupes royales sous le commandement du maréchal de Matignon enlèvent Saint-Lô, tenue par les Huguenot, après un siège de deux mois environ.

  • le 10 juin 1637 : naissance de Père Jacques Marquette, explorateur et missionnaire jésuite français, découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.

Né à Laon le 1er juin 1637, Jacques Marquette est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle.  Il est ordonné prêtre à 29 ans et sollicite d'être envoyé en mission "ad exteras nationes". Il embarque donc à La Rochelle au début du mois de juin 1666 et arrive à Québec le 20 septembre. Il passe un an à Trois-Rivières à étudier le montagnais et d'autres langues indiennes ; il en parle couramment une demi-douzaine. Avec Joliet, il explore le Mississippi, et y reste pour continuer l'évangélisation des indiens. Il décède  le 18 mai 1675.

  • le 10 juin 1673 : naissance de René Duguay-Trouin, corsaire français.

René Duguay-Trouin est un corsaire français né à Saint-Malo. D'une famille d'armateurs bretons, il débute sa carrière en 1689 et reçoit très tôt le commandement d'un navire. Il connaît une ascension très rapide grâce à ses qualités de chef au combat: capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l'ordre de Saint-Louis à 34, anobli à 36, chef d'escadre à 42. Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes, et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728, pour finir par commander les ports de Brest en 1731 puis de Toulon en 1736. Ses campagnes sont parmi les plus belles de l'histoire navale française. On estime à un peu plus de quatre-vingts le nombre de combats et d'abordages auxquels Duguay-Trouin participe ou qu'il dirige de 1689 à 1711, soit en moyenne près de sept par an.

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. L'objectif est d'intercepter la flotte annuelle de l'or qui part du Brésil vers Lisbonne. En 1710 le capitaine Duclerc parti attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, a fini prisonnier avec plus de 600 hommes, puis assassiné. Quand René Duguay-Trouin décide de lancer cette opération, la France est en pleine Guerre de Succession d'Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l'Angleterre contre la France.

Le retentissement de la prise de la ville est considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France, donc les Anglais, qui viennent d'essuyer un désastre complet dans une tentative de débarquement sur Québec. Ce succès a sans doute poussé les Anglais à signer la suspension d'armes du 17 juillet 1712. Duguay-Trouin est acclamé en héros :

Il meurt le 27 septembre 1736 à Paris ; d'abord inhumé à l'église Saint-Roch de Paris. Retrouvés, ses ossements sont, en 1973, à l'occasion du tricentenaire de sa naissance, rapatriés de Paris jusqu'à Saint-Malo, et ré-inhumé à la cathédrale Saint-Vincent.

  • le 10 juin 1794 : la Convention décrète la Terreur.

Certains historiens datent son début de la création du tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Le 10 juin, les pleins pouvoirs sont conférés au tribunal révolutionnaire. La Terreur, la répression révolutionnaire se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense (plus d'avocats) et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort.

Ces décisions débouchent sur une accélération des procédures et une augmentation des condamnations. Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris et la guillotine fonctionne jusqu'à six heures par jour. Les pavés parisiens disparaissent sous une couche de sang séché s'écoulant vers la Seine. La « Grande Terreur » commence.

  • le 10 juin 1810 : un Arrêté de Police assigne les 13 "cardinaux noirs", à résidence forcée.

Des 24 cardinaux français se sont les seuls qui refusèrent d'assister au 2è mariage de Napoléon. Ils sont mis en résidence forcée, éloignés les uns des autres, après leur avoir supprimé leur pension, mis leurs biens sous séquestre et scellés et interdit de porter tous vêtements pouvant rappeler leur titre de cardinal…

  • le 10 juin 1836 : décès d'André Marie Ampère, à 61 ans.

Physicien, chimiste, mathématicien, inventeur, philosophe et poète, André Marie Ampère invente le premier télégraphe électrique, l'électroaimant (avec Arago) et énonce la théorie de l'électromagnétisme en 1827. Il invente une unité de courant électrique : l'ampère qui devient par la suite l'unité internationale de cette mesure.

André-Marie Ampère est né le 20 janvier 1775 à Lyon. Il montre d'impressionnantes capacités intellectuelles dès son plus jeune âge : à 4 ans, il sait déjà lire. Tout au long de sa vie, il s'efforce de démontrer des théories sur l'électromagnétisme, sa première datant de 1827.

Napoléon le nomme, en 1808, Général de l'Université française impériale. Six ans plus tard, il devient membre de l'Académie des sciences de Paris. Il meurt le 10 juin 1836 à Marseille.

  • le 10 juin 1883 : début de l'expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l'expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l'armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie, où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l'armée d'Afrique aussi, et qui s'est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l'impossible, même si le sultan en donnait l'autorisation, ce qui était hautement improbable et n'aurait d'ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, "Reconnaissance au Maroc", dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie et finit par se convertir. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 10 juin 1940 : Mussolini déclare la guerre à la France.

L'Italie entre en guerre alors que son armée n'est pas tout à fait prête. Elle profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l'Allemagne nazie, avec qui elle a conclu le pacte d'Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni.

  • le 10 juin 1944 : massacre d'Oradour-sur-Glane par les SS.

 

L'église où périrent les femmes et les enfants

  • le 10 juin 1995 : agression des défenseurs de la vie.

Rassemblés devant la clinique Ordener, à Paris, à l'appel du docteur Xavier Dor, ils sont agressés par les membres de la ligue des droits de l'homme, le MRAP, le PCF, les Verts, la LCR, Sos Racisme, Ras le Front, la Cadac (coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception) aux cris de « Gloire à Satan » et au chant de l'internationale.

(Voir les chroniques du 4 juillet, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 434)

Posté le 10 juin 2015 à 05h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 juin 2015

C’est arrivé un 9 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juin 721 : le duc d'Aquitaine Eudes défait les Arabes du gouverneur Al-Samh près de Toulouse.

Le duc met par la suite deux fois encore en déroute l'émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et en 726.

  • le 9 juin 1348 : le pape Clément VI achète Avignon à la reine Jeanne de Naples, qui est également comtesse de Provence.

Pour 80 000 florins.

  • le 9 juin 1537 : publication de la bulle Sublimus Dei, du pape Paul III condamnant l'esclavage.

Par cette bulle, le pape interdit l'esclavage des Indiens d'Amérique "et de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts". Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l'Ennemi du genre humain (Satan).

  • le 9 juin 1660 : mariage de Louis XIV, Roi de France, et de Marie-Thérèse d'Autriche, infante d'Espagne, à Saint-Jean-de-Luz.

Œuvre diplomatique du Cardinal Mazarin, pour renforcer le Traité des Pyrénées, le mariage de Louis XIV et de l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne est célébré le 9 juin 1600 en l'église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, village du Pays Basque situé à la frontière des deux grands royaumes. Voir la chronique de la veille.

Louis XIV épouse Marie-Thérèse

Marie-Thérèse donne six enfants à Louis XIV, dont malheureusement un seul survit, le Grand Dauphin. Le Roi de France Louis XIV et l'infante d'Autriche Marie-Thérèse sont tous deux âgés de 21 ans. Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, sept mois plus tôt, qui a mit fin à l'interminable guerre opposant la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

  • le 9 juin 1756 : Louis XV déclare officiellement la guerre à l'Angleterre.

C'est le début de la guerre de 7 ans. Elle fait suite aux agressions multipliées des Anglais contre les vaisseaux ou les forts français ; et surtout au renversement des alliances, donc à l'alliance défensive avec l'Autriche, l'autre grande puissance catholique en Europe, conclue le 1er mai 1756. Relire Jean de Viguerie et son Histoire et dictionnaire du temps des lumières, 1715-1789, (Editions R. Laffont p. 181). Voir la chronique du 9 juin.

  • le 10 juin 1793 : l'armée Royale Catholique prend Saumur.

Les Républicains regroupent leurs forces sur Saumur et Doué en vue d'une attaque sur Cholet. Apprenant cette nouvelle la Grande Armée Royale Catholique se reforme au son du tocsin et marche le 2 juin sur Saumur. Le 9 juin la bataille de Saumur s'engage. La colonne de Lescure à gauche prend à revers les redoutes Républicaines, et est violemment accrochée par un régiment de cuirassiers qu'elle finit par repousser ; mais Lescure est blessé. Au centre la colonne de Stofflet est refoulée dans les faubourgs de la ville, seul La Rochejaquelein réussit à rallier sa division et à contre-attaquer. A droite Cathelineau affronte le futur maréchal Berthier qui par chance n'est pourvu, ce jour là, que de mauvaises troupes. Les troupes républicaines reculent finalement et la ville se rend, la victoire est totale. L'armé royale s'empare de 15 000 fusils et de 50 à 80 canons, fait 3 à 11 000 prisonniers bleus qui sont relâchés sous serment et conduits sur Tours.

Les Vendéens bénéficient maintenant d'un point de passage sur la Loire. Deux solutions s'offrent à eux, marcher sur Tours, puis sur Paris comme le souhaitent La Rochejaquelein ou Stofflet pour menacer directement le pouvoir Conventionnel ou bien se joindre aux chouans de Bretagne comme le préconise Bonchamps. C'est malheureusement la décision de marcher sur Nantes qui est prise. Angers tombera sans poser trop de difficultés, mais Nantes résistera fermement aux Vendéens.

  • le 9 juin 1800 : victoire française à la Bataille de Montebello.

Cette victoire française s'inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d'Italie menée par Napoléon.

Pendant près de cinq heures, malgré l'infériorité numérique, Lannes tient face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n'arrive en renfort depuis la Stradella. Ott et O'Reilly doivent se replier.

  • le 9 juin 1811 : le roi de Rome, Napoléon II, est baptisé par le cardinal Fesch à Notre-Dame de Paris, devant 7000 invités.
  • le 9 juin 1815 : fin du Congrès de Vienne.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses redessinent la carte de l'Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Ce congrès consacre la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792. Une nouvelle Confédération germanique composée de 39 Etats est créée ; l'Angleterre agrandit considérablement son empire colonial.

  • le 9 juin 1938 : Maurras est élu à l'Académie française.

« Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n'oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme. » Enquête sur la monarchie (1900)

« Les idées des partis, les idées diviseuses ont, en République, des agents passionnés; mais l'idée unitaire, l'idée de la patrie n'y possède ni serviteur dévoué ni gardien armé. » Mes idées politiques (1937)

« La volonté, la décision, l'entreprise sortent du petit nombre; l'assentiment, l'acceptation, de la majorité. C'est aux minorités qu'appartiennent la vertu, l'audace, la puissance et la conception. » Enquête sur la monarchie

« Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l'approche. » La Dentelle du rempart

« Une espérance collective ne peut ... pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » L'Avenir de l'intelligence

  • le 9 juin 1944 : massacre de Tulle.

La division « Das Reich », plus connue par la suite pour le massacre d'Oradour-sur-Glane, pénètre dans la ville "libérée" la veille par les FTP. 99 habitants sont pendus, et 149 autres déportés à Dachau.

Posté le 9 juin 2015 à 05h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 juin 2015

C’est arrivé un 8 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juin, en France : journée nationale d'hommage aux « Morts pour la France » en Indochine.

Cette journée a été instituée par le décret du 26 mai 2005. Ce 8 juin est la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.

  • le 1er ou le 8 juin 536: Silvère devient pape.

Silvère est le fils légitime du pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres. Il est élu le 1er ou le 8 juin 536.

  • le 8 juin 1442 : le Roi Charles VII fait son entrée solennelle à Toulouse.

La reconquête de la Guyenne s'achève, cette terre retourne dans le giron français.

  • le 8 juin 1637 : René Descartes publie le Discours de la méthode à Leyde.

Descartes cherche à jeter les bases d'une révolution intellectuelle ; il prône le doute méthodique et le recours à la raison. Sa première certitude étant l'existence du sujet pensant : "cogito ergo sum" ("je pense donc je suis"). Voici ce qu'en écrit François Maris Algoud :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(*)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 53

Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L'esprit profond s'avance caché). Ce qui est bien loin de la phrase du Christ dans l'évangile de Saint Jean : «  La vérité vous rendra libre. »

  • le 8 juin 1656 : Pascal témoigne devant l'official de Paris, qui enquête sur le "miracle" de la Sainte-Épine.

Marguerite Périer, la nièce de Pascal, a été guérie d'une fistule lacrymale alors qu'elle est en train de prier devant un morceau de la Couronne d'épines du Christ, dans la chapelle de Port-Royal de Paris, le 24 mars. Le 22 octobre de la même année le miracle de la Ste-Epine est authentifié par sentence. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 8 juin 1794 : Robespierre conduit une fête en l'honneur de l'Etre suprême.

Rien ne manque pour marquer les esprits, artifices pyrotechniques, décorums grandiloquents etc. Tous les artifices sont bons. Robespierre marche en tête d'un cortège magnifique ordonné par le peintre David, un bouquet de fleurs et d'épis à la main, des Tuileries au Champ-de-Mars. Cet Etre suprême auquel la république, puis le Directoire, rendent un culte et qu'ils donnent à vénérer et à prier aux foules, afin de les déchristianiser plus vite, est le dieu de voltaire et Rousseau, ce n'est que le singe de Dieu, l'antique serpent.

  • 8 juin 1795 : soi-disant « mort » du Dauphin dit Louis XVII.

Pour la version officielle, le Dauphin est né le 27 mars 1785, au château de Versailles ; Louis Charles duc de Normandie est le troisième enfant de Marie-Antoinette et le deuxième fils de Louis XVI. A la mort de son frère aîné Louis de France, âgé de huit ans le 4 juin 1789, il devient le Dauphin de France, puis «prince royal» à partir de 1790. A la mort de Louis XVI, il est enlevé à sa mère et confié au jacobin Simon. Il meurt de maladie à la prison du Temple. Comment la révolution, dont le but est de détruire la Monarchie, bras séculier de l'Eglise catholique, aurait-elle pu arriver à ses fins en laissant mourir le Dauphin. Rendre tout futur prétendant illégitime est un bien meilleur moyen. Et le comte de Chambord lui-même refuse le trône non pas pour un simple drapeau blanc, mais parce qu'il sait qu'il n'est pas l'héritier légitime. Et le cœur déposé en 2004, dans la crypte royale de Saint Denis ne peut pas être celui de Louis XVII car :

1° le cœur analysé en 2000 mesurait 8 cm ; celui examiné en 1894, avant sa remise à don Carlos et présenté comme étant celui de l'enfant du Temple mesurait 6 cm ;

2° l'affirmation selon laquelle la technique de conservation utilisée en 1789 pour le cœur du frère aîné (supposée être l'embaumement) aurait été différente de celle utilisée en 1795 pour Louis XVII lui-même (mélange alcool/eau), est erronée. Dès le début du XVIIIe siècle, l'inefficacité de la méthode employée encore au siècle précédent, pousse à utiliser la conservation par le mélange hydro-alcoolique (celle-ci impliquant, notons-le, une dessiccation complète du viscère, ainsi qu'une forte réduction de taille). Au demeurant, le cœur de Louis-Joseph, avant d'être remisé dans une boîte de plomb au Val de Grâce, puis à la bibliothèque de l'archevêché de Paris, avait été placé lui aussi dans une urne, comme le souligne Reynald Secher en 1998, ce qui confirme l'utilisation d'une solution liquide pour la conservation.

Enfin lorsqu'en 1894 sont exhumés les restes de l'enfant mort au Temple et enterré au cimetière Sainte-Marguerite à Paris, les médecins affirment qu'il s'agit d'un enfant d'au moins quatre ans plus âgé que ne l'était Louis XVII. Si le résultat des analyses ADN pratiquées en 2000 est incontestable, le cœur analysé peut donc être aussi bien celui de Louis-Joseph, frère aîné de Louis XVII, que celui de Louis-Charles, Louis XVII lui-même.

Il existe un document qui permet de clarifier ce « mystère », vérité à la quelle ont droit tous les Français : le Testament de la duchesse d'Angoulême que détient l'Etat du Vatican.

Louis XVII bébé âgé de deux ans dans « Marie Antoinette et ses enfants » peint par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787

  • le 8 juin1795 : annonce de la mort Louis XVII.

La Bretagne se soulève de nouveau alors que la paix avait été signée le 21 avril 1795 en échange de la liberté de culte en Bretagne.

  • le 8 juin 1880 : suppression de l'aumônerie militaire instituée en 1874.
  • le 8 juin 1940 : le général Vuillemin lance un appel désespéré pour obtenir un appui aérien des Britanniques, qui ne daignent pas répondre.

Le général Vuillemin est le commandant en chef des forces aériennes françaises. Au mépris des accords passés entre les deux pays de combattre jusqu'au bout ensemble et de ne pas signer de paix séparée Churchill refuse toute aide militaire aux troupes françaises et donne l'ordre d'évacuer.

  • le 8 juin 1941 : déclenchement de l'opération « franco »-britannique en Syrie.

Il faut préciser qu'il s'agit des FFL. Les Anglais trompés par De Gaulle vont attaquer des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l'armée d'armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais.

Un excellent livre raconte cet épisode que l'histoire officielle occulte : Syrie, 1941, la guerre occultée : vichystes contre gaullistes" d'Henri de Wailly, enseignant à Saint-Cyr-Coëtquidan, aux Editions Perrin.

Il montre un armistice inévitable, mais qui permet de préserver les outils d'une victoire future, et une armée divisée sur l'attitude présente à avoir. Le ralliement aux gaullistes est inexistant : 900 hommes sur 40 000 avant l'assaut du 8 juin. Tout d'abord on fréquente les Anglais ; mais après les drames de Dakar et de Mers el-Kébir, où les Anglais attaquent leurs anciens alliés, on ne dialogue plus. Il y a deux France !

L'auteur décrit la violence de la propagande gaulliste envers Vichy. Il brosse un portrait du général De Gaulle, où ce dernier paraît méfiant à l'égard des Anglais, autant qu'il est irritant pour eux, et autoritaire (on le surnomme « Képi Ier). La propagande gaulliste finit par être contreproductive jusqu'aux Etats-Unis.

Vichy est réticent face à l'Allemagne dès 1940 ; Hitler impose des conditions très dures : chantage à la faim ou au froid. La France est étranglée. Au Levant, les Allemands soufflent sur les braises de la révolte arabe et le général Dentz fait face au désordre. Il y a des morts. Cette agitation inquiète l'Angleterre qui est favorable au maintien de l'ordre par peur de la « contamination ». De Gaulle ne pèse rien dans l'affaire. Les Allemands encouragent l'agitation arabe, il y a conjonction d'intérêts. Le grand mufti de Jérusalem adresse une lettre de félicitation à Hitler au moment de la défaite française. Les Anglais sont presque dix fois inférieurs en nombre aux Italiens. Rapidement les Italiens sont battus et ne doivent leur salut qu'à l'intervention allemande. Mais c'est l'affaire irakienne qui met le feu aux poudres.

En Irak, en avril 1941, Rachid Ali prend le pouvoir et appelle à la guerre sainte contre les Anglais. Il demande l'appui allemand. Or, le pétrole passe par l'Irak. Pour les Britanniques la menace est sérieuse. Hitler, surpris, n'a d'autre choix que d'expédier les armes saisies au Levant français par les italiens. Pour cela, il a besoin de Vichy. Il faut que des avions allemands transitent par la Syrie pour aller aider la révolte. Darlan, le dauphin de Pétain, négocie au moment précis où la France est étranglée. Contre de vagues promesses orales, il accorde l'autorisation écrite aux Allemands de faire transiter leurs avions par la Syrie. Dentz doit laisser faire et s'opposer par la force à toute intervention anglaise. Le choix est fait ! De Gaulle saute sur l'occasion pour obtenir une attaque sur la Syrie en prétendant qu'elle est livrée aux Allemands ! Les Anglais attaquent les avions allemands et les Français s'écartent. Les deux anciens alliés s'évitent. Churchill prend alors la décision d'intervenir en Syrie, à la grande satisfaction du général De Gaulle. Le général Wilson commande l'attaque. Des 34 400 combattants: une majorité d'Australiens, dont 5000 Français libres… Face à la menace Vichy demande aux Allemands de se retirer et, à sa grande surprise, Hitler obtempère. Pourtant une foule de fausses informations circule : les Allemands s'installent en Syrie !

Le 8 juin 1941 l'attaque se déclenche. Les troupes anglaises croient affronter des Allemands. Vichy ne pense pas que Dentz pourra résister plus de quatre jours, mais Darlan lui demande de résister à outrance. Les Français de Vichy se révèlent d'une opiniâtreté qui puise ses racines dans le désastre de 1940 et dans la volonté de maintenir la France en l'Afrique du Nord. Ils en arrivent même à monter des contre-offensives victorieuses. Dentz, isolé, ne demande pourtant l'arrêt des combats que le 9 juillet ! Le 12 les combats cessent. Les Français libres ne sont pas en bonne position. Les Anglais sont amers de n'avoir pas combattu des Allemands. Les Français n'ont fait que révéler leur guerre civile larvée. Les Français libres font tout pour séduire les troupes vichystes et les dissuader de demander leur rapatriement. Le succès est mitigé : 5688 ralliements sur 37000 !

Voir les chroniques des 7 et 14 juillet.

  • le 8 juin 1949 : publication du roman de George Orwell "1984".

Quelques mois avant sa mort précoce, l'écrivain britannique George Orwell publie son livre "1984". Cet ouvrage de science-fiction politique s'impose immédiatement comme un best-seller mondial. 400 000 exemplaires seront vendus dans l'année en Angleterre et aux Etats-Unis, Orwell fait une satire des idées totalitaires. Ce livre trouve aujourd'hui d'étranges résonnances en Europe en général .

  • le 8 juin 2004 : dépôt du soit disant « cœur de Louis XVII » dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis.
    • le 8 juin 2014 : fête de la Pentecôte.

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l'Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie "cinquantième"). Avant l'Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

« Ce jour-là, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. (...) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. »

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »

Posté le 8 juin 2015 à 06h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

07 juin 2015

C’est arrivé un 7 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 juin 1441 : le pape Eugène IV signe à Florence une bulle qui crée l'Université de Bordeaux.
  • le 7 juin 1494 : Traité de Tordesillas.

Ce traité est signé entre l'Espagne et le Portugal, pour se partager le Nouveau Monde et la délimitation de leurs futures possessions coloniales. L'année précédente, la bulle Inter caetera du pape Alexandre VI a déjà partagé le globe en deux (Voir la chronique du 4 mai. Le traité de Tordesillas repousse vers l'ouest cette ligne de démarcation qui passe maintenant à 2 000 kilomètres à l'ouest des îles du Cap-Vert. Toutes les terres nouvellement découvertes à l'est de cette ligne appartiendront au Portugal, l'Espagne ayant les terres situées à l'ouest. La France et l'Angleterre n'acceptent évidemment pas ce partage.

  • le 7 juin 1520 : l'entrevue du Camp du Drap d'or débute.

La rencontre se déroule du 7 au 24 juin 1520 entre François 1er et Henri VIII d'Angleterre, près de Calais. Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre entre les nations européennes et l'élection du roi d'Espagne comme empereur du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.

Le Roi de France espère une alliance avec l'Angleterre. Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour la réception. C'est un échec pour François Ier, qui ne parvient pas à sceller d'alliance. Le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard efface tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.

  • le 7 juin 1546 : les Rois François Ier et Henry VIII d'Angleterre signent un traité de paix à Adres.

Par ce traité l'Angleterre, qui l'occupe depuis 1542, est censée restituer Boulogne-sur-Mer à la France, dans un délai de 8 ans contre la somme de 800 000 écus d'or. En 1550, Edouard VI remet la place contre 400 000 écus d'or seulement.

  • le 7 juin 1654 : sacre de Louis XIV en la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Le 7 juin 1654, le jeune Louis XIV est officiellement sacré Roi de France, dans la cathédrale de Reims. Le Roi, qui a 16 ans et qui a subi la Fronde, laisse Mazarin diriger le pays malgré son couronnement, préférant parfaire ses compétences guerrières auprès de son ami Turenne.

Mazarin écrit de lui : « Il y a en lui assez d'étoffe pour faire quatre Rois et un honnête homme. »

Le jeune Roi sait très bien que sa naissance est miraculeuse (cf. les chroniques du 10 et 21 février) ; son père en remerciement consacre la France à Notre Dame. Le siècle qui suit est le siècle français. Les arts, les armées, la littérature, l'esprit français sont la référence, la gloire habite notre pays, où la foi catholique triomphe au point qu'il est courant d'entendre en Europe le dicton « Heureux comme Dieu en France ». Le bon goût, la courtoisie et l'art de vivre français sont imités partout. De 1684 à 1709, Notre Dame apparaît régulièrement à Benoite Rencurel pour lui révéler les dangers qui entourent le Roi et faire prier pour lui. Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur apparaît à Sainte Marguerite Marie Alacoque et rappelle Au Roi et au Pape la mission divine de la France et de la race des Capétiens :

«Fais savoir au fils aîné de mon Sacré cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu'il fera de lui-même à mon Cœur Adorable, qui veut triompher du sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre.

Je veux régner dans son palais ; être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis en abattant à ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.

Dis lui de faire un édifice où serait le tableau de mon divin Cœur, pour y recevoir les hommages du Roi et de la cour. Je veux protéger et défendre la personne du Roi contre tous ses ennemis visibles et invisibles dont je veux le défendre et mettre son salut en assurance par ce moyen. »

Le Roi ne recevra pas cette demande ou ne la suivra pas. Dès lors la seconde partie de son règne n'est plus aussi éclatante. Pour autant sa piété n'est pas mise en défaut. Ainsi il répond à son confesseur le père Larue qui le trouve récitant son chapelet :

«  N'en soyez pas tant étonné, mon père, je tiens cette pratique de la Reine ma mère, j'en fais gloire, et je serai fâché d'y manquer un seul jour. »

 

Avec sa mort en 1715, s'achève un règne de 72 ans, qui reste le plus long de l'histoire de France.

  • le 7 juin 1660 : apparition de saint Joseph à Cotignac.

Les apparitions de Saint Joseph sont rares. Il apparaît avec la Vierge et l'Enfant Jésus à Fatima le 13 octobre 1917, mais il est particulièrement vénéré à Cotignac (diocèse de Fréjus dans le Var). La Vierge était apparue sur le mont Verdaille au bûcheron Jean de La Baume (10 et 11 août 1519), ce qui avait entraîné la construction d'une église dédiée à Notre-Dame de Grâces, lieu de miracles dont les papes firent mention.

Cotignac est connu suite à une apparition de Notre Dame le 10 aout 1519 (voir la chronique du jour). Plus tard, la naissance du Roi Louis XIV est liée à ce haut lieu spirituel. En effet, à Paris le frère augustin déchaussé Fiacre de Saine Marguerite (né Denis Antheaume) prie suite à une locution intérieure la Vierge pour que Anne d'Autriche ait un héritier.

La Vierge lui a demandé trois neuvaines, la première à Notre-Dame de Grâces de Cotignac, la deuxième à Notre-Dame de Paris et la troisième à Notre-Dame des Victoires de la même ville (voir la chronique du 10 février). C'est ainsi que naît Louis XIV, le frère Fiacre a été envoyé par Louis XIII et Anne d'Autriche à Cotignac pour y faire la neuvaine voulue ; peu de jours après son départ, Louis XIII déclare vouloir consacrer la France à la Vierge, et le Dauphin tant désiré naît le 5 septembre 1638, neuf mois, jours pour jour, après la fin des trois neuvaines. En 1644, la régente Anne d'Autriche envoie à nouveau le frère Fiacre à Cotignac pour demander à la Vierge de protéger son fils. Louis XIV vient en pèlerinage le 21 février 1660, en compagnie de sa mère, de son frère le duc d'Anjou (futur duc d'Orléans), de sa cousine la Grande Mademoiselle, du cardinal Mazarin (voir la chronique du jour).

Il donne de somptueux cadeaux à l'église de Cotignac, et envoie une dernière fois le frère Fiacre vers Marie en 1661.Dieu permit encore que saint Joseph apparaisse le 7 juin 1660 à un berger assoiffé, Gaspard Ricard. Il lui ordonne de déplacer une trop lourde pierre, ce qu'il fait, une source apparaît.

Ce jour là, en pleine chaleur, Gaspard Ricard, un jeune berger de 22 ans, garde son troupeau sur le mont Bessillon. Il a soif quand soudain, il aperçoit « un homme à ses côtés » qui lui désigne un lourd rocher en lui disant «  Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

Devant la surprise et l'hésitation du jeune berger, l'apparition réitère son conseil. Gaspard soulève alors sans peine le rocher et découvre une source. Il boit alors à satiété et court porter la nouvelle au village. En un lieu que tous savent dépourvu de source, coule désormais une eau fraîche. Ainsi Cotignac mérite bien d'être appelé le village de la Sainte Famille !

Cette eau s'avère bien vite miraculeuse ; s'en suit la construction d'une chapelle Saint-Joseph, approuvée par l'évêque. C'est ainsi qu'on honore à Cotignac la Vierge et son époux. La nouvelle église Notre-Dame de Grâces conserve l'inscription signalant la visite royale de 1660 (ex-voto de marbre noir, 1667), l'ancienne statue de la Vierge et le cœur du frère Fiacre ; à 3 km de là, une église bâtie au pied du Grand-Bessillon est sur le lieu de la source et de l'apparition de saint Joseph. Le 12 mars 1661, Louis XIV invite les évêques de France à faire chômer la fête de saint Joseph, le 19 suivant, interdisant tout commerce et travaux en ce jour, ce qui est immédiatement ratifié par les vicaires généraux de l'archevêque de Paris le 14 (voir la chronique du 19 mars). On remarque que le 7 juin 1660 est aussi le jour où l'infante Marie-Thérèse entre en France pour y épouser Louis XIV en personne (elle était déjà mariée par procuration, voir la chronique du 19 mars). Ce jour reste chômé en France, jusqu'à la révolution, en l'honneur de St Joseph par décision royale du Roi Louis XIV.

  • le 7 juin 1798 : la frégate la Décade arrive à Cayenne, avec à son bord 329 déportés, dont 150 prêtres.
  • le 7 juin 1863 : les Français font leur entrée à Mexico que Juarez a évacué sans combat.
  • le 7 juin 1929 : le Vatican devient un État souverain.

Voir la chronique du 11 février sur les accords de Latran Saint-Siège et le Royaume d'Italie. Ces derniers sont ratifiés le 7 juin.

Carte du Vatican

  • le 7 juin 1929 : la France et l'Allemagne signent le plan Young.

Ce plan réduit les réparations de guerre de 70% (38 milliards de reichsmarks payables en 59 annuités jusqu'en 1988). Il n'est jamais réellement exécuté et l'Allemagne ne paiera pas sa dette de guerre.

  • le 7 juin 1936 : les accords de Matignon sont signés.

Dans la nuit du 7 au 8 juin, à l'hôtel Matignon à Paris, sont signés des accords qui prévoient la généralisation des conventions collectives, la création des délégués du personnel et une augmentation de 12% des salaires. Mais on retiendra surtout l'instauration de la semaine de 40 heures et l'octroi de 15 jours de congés payés.

  • le 7 juin 1968 : le gouvernement français gracie 11 membres de l'OAS.

Les généraux Salan et Jouhaux sont dans la liste.

Posté le 7 juin 2015 à 05h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

06 juin 2015

C’est arrivé un 6 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 juin 848 : couronnement de Charles le Chauve, Roi de France.

L'archevêque de Sens, Wénilon, sacre Charles le Chauve dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans et le couronne Roi de Francie occidentale et d'Aquitaine. En 875, Charles est couronné empereur d'Occident.

  • le 6 juin 1099 : les armées croisées s'emparent de Bethléem.

Godefroi de Bouillon, qui a refusé la couronne de Jérusalem, et pris le titre d'avoué du Saint-Sépulcre, reste seul, en septembre, avec trois cents chevaliers et deux mille piétons pour défendre ses conquêtes : Jérusalem, Jaffa, Lydda, Ramla, Bethléem, Hébron et toute la Galilée. En effet dès le 7 juin, les croisés entament le siège de Jérusalem.

  • le 6 juin 1249 : le Roi de France Louis IX et ses troupes débarquent à Damiette.

La veille, après une «messe en mer», Louis IX et ses troupes ont pris place dans des embarcations pour débarquer. Le tir intensif des archers et arbalétriers francs affaiblit les cavaliers et fantassins musulmans, qui s'avançaient dans la mer pour tenter de contrer l'invasion. Les croisés, dont le Roi Louis IX en tête, sautent à l'eau et montent au contact. La bataille est gagnée sans pertes notables. Plusieurs émirs sont tués. Fakhr al-Din décide d'abandonner la plage et la flotte du sultan doit se replier. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil, laissant Damiette, qui regorge de nombreuses richesses, à la merci des envahisseurs. Le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans la ville.

Débarquement de Saint Louis à Damiette, en Égypte, Georges Rouget, 1839.

  • le 6 juin 1329 : hommage d'Édouard III au Roi de France Philippe VI pour ses possessions françaises : la Guyenne et le Ponthieu, en présence du roi de Bohême Jean Ier de Bohême. 

L'Anglais reconnaît le Français comme suzerain. En tant que duc de Guyenne, le roi d'Angleterre est vassal du Roi de France et doit lui prêter hommage. La cérémonie tarde car Edouard III tergiverse. Elle a finalement lieu, mais ne résout cependant pas le conflit larvé entre les deux royaumes. Pour souligner son rang, Edouard III s'y rend en grande pompe. Il faut deux jours pour faire passer de Douvres à Wissant le millier de chevaux de l'escorte anglaise.

  • le 6 juin 1513 : les Français sont défaits à Novare.

L'armée française, battue par les Suisses, membres de la Sainte-Ligue, évacue l'Italie.

  • le 6 juin 1606 : naissance de Pierre Corneille, auteur dramatique français.

Pierre Corneille est un des plus grands auteurs dramatiques français du XVIIe siècle. Le succès rencontré par sa traduction de L'Imitation de Jésus-Christ l'amène, un certain temps, à renoncer à l'écriture théâtrale. Ses œuvres les plus célèbres sont : "Le Cid", "Horace", "Cinna", "Polyeucte", "Rodogune", "Nicomède", "Le Menteur", "Pertharite", "Oedipe", "Sertorius", "Attila"...

  • le 6 juin 1730 : mort de l'Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon.

Né le 4 décembre 1646, à Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction et entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant de choisir la Marine Royale, où il se distingue : Guerre de Hollande, guerre contre les Barbaresques, guerre de la Ligue d'Augsbourg. Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, Alain de Coëtlogon est Chef d'Escadre et remporte les victoires navales du Cap de la Roque (22 mai 1703) et de Vélez-Malaga (24 août 1704). Puis, de 1705 à 1714, il commande le Port de Brest, le plus important de France. En 1715, il est admis au Conseil de la Marine. En 1716, le Régent Philippe d'Orléans l'élève au grade d'Amiral du Levant. En 1730, il est élevé à la dignité de Maréchal de France. Il a été décoré du récent Ordre Militaire de Saint-Louis (1694).

  • le 6 juin 1830: apparition du Christ à sainte Catherine Labouré.

Le Christ, en la fête de la Sainte Trinité,  lui apparaît comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements. Cf. les chroniques des 18 juillet et 27 novembre.

  • le 6 juin 1840 : le père Marcellin Champagnat meurt.

Sa communauté est à la chapelle et chante le "Salve Regina" quand il meurt. Le pape Jean Paul II le canonise le 18 avril 1999. Cf. la chronique du 20 mai.

  • le 6 juin 1853 : Pasteur réussit la transformation des acides tartriques en acide racémique.
  • le 6 juin 1941 : le Conseil des ministres à Vichy refuse de signer les "Protocoles de Paris" qui prévoient une collaboration militaire avec le Reich.

Ces Protocoles, signés à Paris les 27 et 28 mai 1941, devaient formaliser la rencontre de Bertechsgaden entre Darlan (accompagné de Benoist-Méchin) et Hitler et Ribbentrop du 11 mai 1941. Le général Weygand et le Maréchal s'y opposent.

  • le 6 juin 1944 : le chef de l'Etat Pétain, acclamé à St-Etienne, y apprend la nouvelle du débarquement en Normandie.

Les Français réservent un accueil triomphal au Maréchal pendant sa tournée du printemps 1944, où il visite les villes touchées par les bombardements alliés, et cherche à réconforter les populations. Ces bombardements ont fait plus de 65 000 victimes civiles et 75 000 blessés graves. 590 000 tonnes de bombes ont été déversées sur la France, causant des ravages considérables, pour un résultat militaire nul. En visitant ces villes sinistrées et leurs hôpitaux, le Maréchal est souvent tellement ému qu'il n'arrive plus à parler.

Un premier voyage l'amène à Paris, Orléans et Rambouillet. Les Parisiens se portent spontanément sur le parvis de Notre-Dame, puis à l'Hôtel de ville, pour l'acclamer. De là, il se rend à Rouen, puis dans l'Est de la France, à Belfort, Nancy le 26 mai (cf. la chronique du jour), Épinal, Dijon. C'est à Lyon, le 6 juin, qu'il apprend la nouvelle du débarquement. Il repasse le même jour par Saint-Étienne, où la réception enthousiaste des ouvriers dépasse tout ce qui avait été vu jusque-là. Extraits du discours adressé aux stéphanois :

« TAVAILLEURS FRANÇAIS, JE VOUS DEMANDE D'ENTENDRE MON APPEL. SANS VOTRE ADHESION ENTHOUSIASTE A L'ŒUVRE DE RECONSTRUCTION SOCIALE, RIEN DE GRAND NE PEUT ETRE FAIT. SACHEZ-VOUS Y DONNER AVEC UN DESINTERESSEMENT TOTAL.

OUVRIERS, mes amis, n'écoutez plus les démagogues. Ils vous ont fait trop de mal. Ils vous ont nourris d'illusion. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : " le pain, la paix, la liberté ". Vous avez eu la misère, la guerre et la défaite. Pendant des années, ils ont injurié et affaibli la patrie, exaspéré les haines, mais ils n'ont rien fait d'efficace pour améliorer la condition des travailleurs, parce que, vivant de leur révolte, ils avaient intérêt à encourager ses causes.

INGENIEURS, vous avez pensé trop souvent qu'il vous suffisait de remplir avec conscience votre fonction technique. Vous avez plus à faire, car vous n'êtes pas seulement des techniciens, vous êtes des chefs. Comprenez bien le sens et la grandeur du nom chef. Le chef, c'est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n'est pas celui qu'on impose, mais celui qui s'impose. N'oubliez pas que pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.

PATRONS, parmi vous, beaucoup ont une part de responsabilité dans la lutte des classes. Votre égoïsme et votre incompréhension de la condition prolétarienne ont été trop souvent les meilleurs auxiliaires du communisme. Je ne vous demande pas de renoncer à tirer de vos entreprises le bénéfice légitime de vos activités, mais je vous demande d'être les premiers à comprendre vos devoirs d'hommes et de Français.

Ouvriers, techniciens, patrons, si nous sommes aujourd'hui confondus dans le malheur, c'est qu'hier vous avez été assez fous pour vous montrer le poing. Cherchez, au contraire, à vous mieux connaître. Vous vous en estimerez davantage, vous aurez confiance les uns dans les autres, vous résoudrez ensemble le grand problème du travail et de l'ordre social. Renoncez à la haine, car elle ne crée rien ; on ne construit que dans l'amour et dans la joie. En faisant de la France une société humaine, stable, pacifiée, vous serez les meilleurs artisans du redressement de la Patrie. »

  • le 6 juin 1944 : débarquement allié en Normandie.

C'est le Jour J, le début de l'Opération Overlord. Près de 5 000 navires débarquent 130 000 hommes sur 35 kilomètres de plage en Normandie. Dans la nuit, des parachutistes ont été lâchés derrière les lignes allemandes et les avions alliés ont commencé à bombarder les fortifications du "mur de l'Atlantique". Une seule Victoria Cross sera décernée pour le 6 juin. Elle revient au Lance-Corporal Stanley Hollis du 1st Battalion Hampshire pour s'être emparé seul de trois blockhaus allemands armé de son fusil-mitrailleur Bren. La Bataille de Normandie commence. Elle dure deux mois.

  • le 6 juin 1958 : De Gaulle, à Mostaganem, termine son discours en lançant :

"Vive l'Algérie française".

  • le 6 juin 2010 : le pape Benoît XVI présente le document de travail du synode consacré aux chrétiens d'Orient et s'inquiète de leur disparition.

N'est-ce pas le rôle historique de la France et de la Russie de les protéger?

Posté le 6 juin 2015 à 05h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

05 juin 2015

C’est arrivé un 5 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 juin 774 : Charlemagne, Roi des Francs et des Lombards.

    Après avoir assiégé et pris Pavie, la capitale lombarde, après 9 mois de siège, Charlemagne détrône Didier, roi des Lombards. Il le ramène prisonnier en France. Les États Lombards constituent une sorte de vice-royauté franque. Dans les actes officiels, Charlemagne est désormais désigné sous le double titre de Roi des Francs et de roi des Lombards. Il s'adjoint en outre le titre de "patrice des Romains".

  • le 5 juin mars 1249 : décès d'Hugues X de Lusignan, seigneur de Jarnac.

Il est un des plus puissants barons du royaume de France de son époque. Adversaire de Blanche de Castille, puis d'Alphonse de Poitiers, Hugues de Lusignan doit, en juin 1242, après quinze jours de siège, rendre la très puissante forteresse de Frontenay, actuelle ville de Frontenay, dont Saint Louis fait raser les murs pour la punir de son opposition au pouvoir royal.

Hugues de Lusignan est finalement vaincu le 21 juillet 1242, lors de la bataille de Taillebourg et il se soumet au Roi, avant de rendre hommage au frère du Roi, le comte de Poitiers. Il doit ensuite accompagner le Roi en croisade et meurt devant Damiette ; tout comme son père 30 ans plus tôt.

  • le 5 juin 1305 : élection de Clément V, à Pérouse.

L'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got devient pape sous le nom de Clément V. Il s'installe à Avignon. Il est le premier d'une série de papes français, jusqu'à Grégoire XI, Pierre-Roger de Beaufort, qui mourra en 1378. Clément V est aussi passé dans l'histoire pour avoir ordonné la suppression de l'ordre du Temple.

Portrait de Clément V

Cathédrale de St-Bertrand-de Comminges

  • le 5 juin 1316 : le Roi Louis X meurt d'un refroidissement à Vincennes. Son frère Philippe devient régent.

Le fils de Philippe IV le Bel meurt après deux ans d'un pitoyable règne. Ses deux frères vont lui succéder, puis la dynastie des Capétiens directs s'éteint, comme dans l'ancien testament. Difficile de ne pas penser au testament de Saint Rémi qui concerne la monarchie française :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

(cf. la chronique du 13 janvier)

  • le 5 juin 1595 : victoire d'Henri IV à la Fontaine-Française.

Le Roi de France, malgré sa conversion et son sacre, rencontre encore de nombreuses oppositions. Henri IV est parti ce matin-là en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles. Il les charge malgré son infériorité numérique ; il a moins de 3000 soldats avec lui ; grâce à l'effet de surprise il les oblige à battre en retraite. Les Espagnols de Velasco et les Ligueurs à Fontaine-Française se regroupent à Fontaine-Française, où le Roi a regroupé tous les habitants qu'il a trouvés, les a équipés de tous les objets en métal disponible. Devant la masse qui s'oppose aux troupes de la Ligue, les Espagnols fuient définitivement. La victoire du Roi aboutit finalement au démantèlement de la Ligue.

  • le 5 juin 1662 : carrousel grandiose, aux Tuileries, pour célébrer la naissance du Dauphin.

Le Roi Louis XIV donne une grande fête dans le jardin des Tuileries. Plusieurs milliers de spectateurs contemplent les savantes évolutions de cinq quadrilles, cinq troupes de cavaliers exécutant des parades.

  • le 5 juin 1874 : Traité de Saïgon.

Le traité de Saïgon de 1862 transfère à la France la souveraineté sur des parties importantes de l'Annam, créant la colonie de Cochinchine, le grenier à riz du Viêt Nam, et lui donnant accès à la péninsule indochinoise. En 1874, un second Traité de Saïgon est signé entre le dernier empereur d'Annam (Viêt Nam), Tu Duc, et la France, représentée par son négociateur, Paul-Louis-Felix Philastre. Il établit la reconnaissance par le Vietnam de la souveraineté française sur les trois provinces du Sud (la future Cochinchine), cédées par l'Annam, en plus de Saïgon et de l'île de Poulo Coudor. Par le fleuve Rouge et le port de Hanoï, la France s'offre de facto une voie commerciale avec la Chine.

Posté le 5 juin 2015 à 04h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

04 juin 2015

C’est arrivé un 4 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 juin : fête de sainte Clotilde, reine de France et épouse de Clovis.

Née vers 465-475, fille du roi burgonde Chilpéric II, elle échappe au massacre de sa famille catholique perpétré par l'arien Gondebaud. En 493 elle épouse Clovis, Roi des Francs Saliens, alors païen. Ils ont quatre enfants : Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde. Sous son influence et après la victoire de Tolbiac, où il s'est écrié:"-Dieu de Clotilde si tu me donnes la victoire je me ferais baptiser", Clovis reçoit le baptême en la Noël 496, des mains de saint Rémi, à Reims!

En 511, après la mort de Clovis, Clotilde se retire à l'Abbaye de Saint-Martin de Tours, d'où elle exerce encore une influence politique auprès de ses fils. Elle contribue à faire ériger plusieurs édifices monastiques: les Andelys, Saint Pierre de Reims, Saints Apôtres de Rouen, Saints Apôtres de Paris, devenu l'abbaye Sainte Geneviève.

Elle décède le 3 juin 544, 545 ou 548 à saint Martin, à Tours. Elle est inhumée à Paris auprès du Roi Clovis dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, future Abbaye de la Montagne Sainte-Geneviève. Au XIXe siècle, sa tombe est déplacée de l'actuelle église Saint-Etienne-du-Mont à l'actuelle basilique qui porte son nom dans le 7e arrondissement.

Depuis 1995 l'Aviation légère de l'armée de terre a choisi sainte Clotilde pour patronne. C'est en effet à ses prières que Clovis put être victorieux à Tolbiac en « submergeant l'ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd'hui la fonction des hélicoptères de combat de l'armée française.

  • le 4 juin 1411 : le monopole de Roquefort.

Ce jour, le Roi Charles VI, amateur de ce fromage accorde au bourg de Roquefort-sur-Soulzon l'exclusivité de l'affinage du fromage. Cela fait des caves un lieu protégé. Ce fromage bleu fut le fromage préféré de beaucoup de Rois dont Charlemagne et des papes. L'histoire raconte qu'un berger de jadis, préférant courir les femmes plutôt que de s'occuper de ses brebis, en aurait oublié dans une grotte son casse-croûte composé de pain et de fromage de brebis. En le retrouvant quelques mois plus tard, le Penicillium roqueforti avait fait son œuvre, transformant le fromage en Roquefort...C'est ainsi qu'est né le fameux fromage.

Le bon sens des bergers leur faisait utiliser ce fromage pour soigner les plaies, en l'appliquant pour éviter la gangrène. Le Penicillium, antibiotique naturel, est à l'origine du bleu du fromage.

Grottes pour fabriquer et conserver le roquefort de nos jours

  • le 4 juin  1610 : le cœur d'Henri IV est transporté au Prytanée Royal de La Flèche.

Le Roi avait donné ce château aux jésuites pour y ouvrir un collège. Les cœurs du Roi et de son épouse sont déposés dans la chapelle royale du Prytanée National Militaire. Brûlées à la révolution les urnes ne contiennent plus que les cendres des deux cœurs aujourd'hui.

  • le 4 juin  1666 : première représentation du "Misanthrope".

La seizième pièce de Molière est représentée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal à Paris : "Le Misanthrope ou l'atrabilaire amoureux", cette comédie de Molière n'a que peu de succès. L'auteur interprète lui-même le rôle d'Alceste.

  • le 4 juin 1684 : le Roi et la Cour assistent à la prise de Luxembourg par le maréchal de Créqui.

Le Siège a commencé le 28 avril. Les troupes françaises sont commandées par le maréchal de Créqui ; Vauban dirige les attaques lui-même. En raison de la bravoure avec laquelle la garnison espagnole défend la place, un départ honorable lui est accordé lors de la capitulation. Le Luxembourg reste une province française jusqu'en 1697, date de la signature de la paix de Ryswick qui rend le Luxembourg à l'Espagne.

  • le 4 juin  1760 : arrivée des Acadiens en Nouvelle-Ecosse : « le Grand Dérangement »

Les Acadiens, colons francophones d'Amérique, arrivent de Nouvelle-Angleterre, en Nouvelle-Ecosse. C'est le « Grand dérangement », une expropriation massive des colons, lors de la prise de possession des Britanniques des anciennes colonies françaises en Amérique. Les historiens considèrent qu'entre 7 000 et 9 000 Acadiens, sur 15 000 à 18 000 personnes, sont morts durant les déportations du Grand dérangement. Voir la chronique du 28 juillet.

  • le 4 juin  1789 : le Dauphin, fils aîné de Louis XVI, meurt au Château de Meudon.
  • le 4 juin  1814 : signature de la Charte constitutionnelle par Louis XVIII (début de la Restauration).

La Restauration n'est pas un retour à l'Ancien Régime, mais l'intégration des principes de la Révolution dans ce dernier. La France entre ainsi dans un régime de monarchie constitutionnelle. La place de Dieu comme source du pouvoir n'est plus reconnue. La Monarchie légitime tempérée qui a vécu plus de 1300 ans en France n'est toujours pas restaurée.

  • le 4 juin 1849 : début du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.

Rome est défendue par les milices de Garibaldi. La ville tombe le 30 juin.

  • le 4 juin  1859 : les Français battent les Autrichiens à Magenta.
  • le 4 juin 1940 : fin de la bataille de Dunkerque.

En effet si les Anglais ont tous été évacués, les Français continuent à se battre. 224 686 Britanniques et 121 445 soldats français et belges ont été évacués.

La percée allemande formant une immense tenaille enferme 400 000 Français, Belges et Britanniques dans une poche au nord de la ligne Sedan-Abbeville. Le 24 mai, Guderian s'apprête à conquérir Calais, mais il est arrêté, non point par les alliés mais par Hitler. Churchill décide d'abandonner les Français et d'évacuer tout le corps expéditionnaire de Lord John Gort. Les Français sont mis devant le fait accompli et doivent se contenter d'acquiescer. La Royal Navy est mobilisée pour évacuer le plus grand nombre d'hommes depuis les ports à l'ouest de Gravelines. Cette opération, baptisée Dynamo, s'achève la veille.

Les Français vont alors organiser la défense de Dunkerque, comme ils le peuvent avec les unités disponibles. La poche fait 22 km de long et 10 de profondeur. L'évacuation commence le 28, avec des dizaines de milliers de soldats attendant sur la plage de pouvoir embarquer, sous la menace des appareils de la Luftwaffe. Pendant ce temps, les fantassins métropolitains, Zouaves et Tirailleurs des 12e, 43e et 68e DI contiennent les forces allemandes dans de féroces combats, permettant l'évacuation de plus de 338 000 hommes en sept jours. Le 4 juin, les Allemands entrent dans Dunkerque qui capitule. 40 000 soldats Français, Belges et Britanniques sont faits prisonniers.

  • le 4 juin  1944 : le drapeau français est à nouveau hissé sur le palais Farnèse de Rome.
  • le 4 juin  1958 : De Gaulle à Alger :

"Je vous ai compris"

De Gaulle, du haut du balcon du gouvernement général d'Alger, les bras en V, lance à la foule qui exulte : "Je vous ai compris". De Gaulle a été rappelé au pouvoir après la révolte des Français d'Algérie le 13 mai. Son cri laisse croire qu'il est résolu à conserver l'Algérie française et créera d'amères désillusions parmi les colons d'Algérie. Les accords d'Evian qui mettront fin, officiellement mais pas réellement, à la guerre d'Algérie seront signés le 18 mars 1962.

  • le 4 juin  1991 : Jean-Paul II, l'avortement et l'euthanasie.

« Quelle institution humaine, quel Parlement, a le droit de légaliser le meurtre d'une personne humaine ?

Discours fait à Random en Pologne

Posté le 4 juin 2015 à 04h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 juin 2015

C‘est arrivé un 3 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 juin 544 ou, 545, ou 548 : décès de sainte Clotilde, épouse de Clovis et reine de France.

Voir la chronique du 4 juin.

  • le 3 juin 1098 : les croisés prennent Antioche, lors de la première croisade.

Le siège a commencé le 20 octobre précédent. La place forte d'Antioche est prise par les croisés en 1098 au bout de huit mois. À peine la ville conquise, la défense des remparts assurée et le patriarche orthodoxe remis sur son siège, le 7 juin l'armée de Kerbogha arrive. Les croisés assiégeurs deviennent à leur tour les assiégés; leur situation est bientôt désespérée. C'est alors qu'a lieu le miracle de la sainte lance. Les Francs sont vite épuisés, affamés et démotivés. Pierre Barthélémy affirme avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouve enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d'Antioche. Après une journée de recherches, sous le dallage de la cathédrale, la Sainte Lance est trouvée. Après cette découverte, saint André promit à Pierre Barthélémy la victoire pour les croisés si ces derniers jeûnaient durant cinq jours. Le lundi 28 juin, les croisés sortent de leur forteresse et malgré une pluie de flèches, chargent le centre de l'armée turque, qui panique et s'enfuit en débandade. Début 1099, les croisés prennent la route de Jérusalem, désormais ouverte.

  • le 3 juin 1692 : 12 bateaux français échoués dans la baie de la Hougue sont incendiés par les Anglais, sous les yeux de Jacques II.

Voir la chronique du 29 mai ; les bateaux rescapés de la bataille de Barfleur ont dû venir à la Hougue pour réparer. Sous les yeux de Jacques II, que Louis XIV venait secourir, les Anglais détruisent les derniers bateaux de la flotte française censée débarquer un corps expéditionnaire en Angleterre pour le réinstaller sur le trône.

  • le 3 juin 1800 : Cadoudal rentre d'Angleterre pour tenter de ranimer la Chouannerie.

La flotte britannique débarque Cadoudal sur l'île d'Houat, d'où il gagne la côte, car les Anglais ravitaillent en armes et en munitions les Chouans de Guillemot et Sol de Grisolles. Cadoudal réorganise ses troupes et divise la Bretagne en neuf régions, chacune sous les ordres d'un adjudant-général, équivalent de brigadier.

  • le 3 juin 1806 : Napoléon écrit au roi de Naples Joseph Bonaparte.

"Quel amour voulez-vous qu'ait pour vous un peuple pour qui vous n'avez rien fait, chez lequel vous êtes par droit de conquête avec 40 à 50.000 étrangers ?".

  • le 3 juin 1875 : décès du compositeur français Georges Bizet.

Georges Bizet, né en 1838, meurt brutalement à Bougival. Admis au Conservatoire à 10 ans, consacré par le premier Grand Prix de Rome en 1857, à 19 ans, il crée des musiques de pièces de théâtre ou d'opéras-comiques, dont son célèbre "Carmen". Il meurt soudainement à 40 ans

  • le 3 juin 1899 : la Cour de cassation casse et annule le jugement rendu en 1894 contre Dreyfus et le renvoie devant le conseil de guerre de Rennes.

Le deuxième procès de Dreyfus s'ouvre.

  • le 3 juin 1943 : De Gaulle et Giraud créent le CFLN.

Le Comité français de la libération nationale (CFLN) est créé à Alger. Ce dernier prétend légiférer pour tout le territoire national ; il détruit systématiquement toutes les lois de Vichy, rétablissant les textes de la III république et prépare l'Epuration globale et systématique de la France. Déjà en 1943, De Gaulle a levé les lois d'interdiction de la Franc-maçonnerie prises par le gouvernement du maréchal Pétain. En juin 1944, le CFLN prend le nom de Gouvernement provisoire de la République française

  • le 03 juin 1944 : le CFLN (Comité français de libération nationale) s'auto désigne par ordonnance : « Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).

De Gaulle est élu président du Gouvernement provisoire de la République française.

  • le 3 juin 1950 : Maurice Herzog au sommet de l'Annapurna.

L'expédition française dans l'Himalaya dirigée par Maurice Herzog réalise la première ascension de l'Annapurna qui culmine à 8 078 mètres. C'est la première fois qu'une équipe d'alpinisme atteint un sommet de plus de 8 000 mètres. Maurice Herzog y laisse tous ses orteils et les doigts des deux mains. Elu député en 1962, Maurice Herzog sera secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports de 1963 à 1966.

  • le 3 juin 1963 : décès de Pape Jean XXIII, à 81 ans.

Angelo Giuseppe Roncalli Il meurt le 3 juin 1963, jour de la fête de la Pentecôte. Il vient de promulguer l'encyclique Pacem in terris, adressée à tous les hommes de bonne volonté.

  • le 3 juin 1968 : l'armée française occupe les émetteurs de l'ORTF (plan Stentor).

Posté le 3 juin 2015 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

02 juin 2015

C’est arrivé un 2 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 juin : en France fête de sainte Blandine, de saint Pothin, évêque, et de 46 martyrs à Lyon en 177.

"La violence de la persécution a été telle, la fureur des païens contre les saints et les souffrances endurées par les bienheureux martyrs ont été si véhémentes que nous ne saurions les décrire complètement."

Ainsi commence la lettre que les Églises de Lyon et de Vienne adressent aux Églises d'Asie Mineure au lendemain de la persécution déclenchée par l'empereur Marc-Aurèle. Quelques-uns abjurent; la plupart confessent leur foi au milieu des supplices en prison ou dans l'arène avec les fauves. L'exemple de martyrs comme sainte Blandine est tellement édifiant que les renégats reviennent sur leur abjuration et demandent le martyr!

"Après les fouets, les bêtes, le gril, elle fut mise dans un filet et livrée à un taureau. Plusieurs fois projetée en l'air par l'animal, elle n'avait plus le sentiment de ce qui se passait tant elle était prise par son espérance et son entretien avec le Christ... Les corps des martyrs furent exposés aux injures de l'air pendant plusieurs jours. Ensuite on les brûla. Les cendres furent balayées jusqu'au Rhône." La lettre qui relate ces événements fut peut-être rédigée par saint Irénée, successeur de saint Pothin le premier évêque de Lyon.

  • le 2 juin 657 : le pape Eugène Ier meurt.
  • le 2 juin 1537 : publication de la lettre Véritas Ispa de Paul III.

Dans cette lettre adressée au cardinal Jean de Tavera, archevêque de Tolède, le pape condamne l'esclavage. Voir la chronique du 9 juin sur la bulle Sublimis Deus.

  • le 2 juin 1538 : François Ier rencontre personnellement le pape Paul III dans une tente aménagée au cœur du Vallon de Magnan à Nice.

Le Souverain Pontife tente une médiation entre l'empereur Charles Quint et le Roi de France.

  • le 2 juin 1676: bataille navale de Palerme.

Après la bataille d'Alicudi, les troupes de Duquesne attaquent la flotte hollando-espagnole qui se trouve dans le port de Palerme. Les Français, commandés par le duc de Vivonne, gagnent le combat et prennent possession d'une grande partie de la Sicile. Cette bataille est la neuvième bataille navale de la guerre de Hollande et la cinquième victoire consécutive des Français en Méditerranée (Messine le 2 janvier 1675, Stromboli le 11 février 1675, Alicudi le 8 janvier 1676 et Agosta le 22 avril). Ils sont désormais maîtres de la Méditerranée occidentale jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne.

Apprenant la nouvelle Colbert déclare: « C'est la plus glorieuse action qui ait jamais été exécutée par aucune armée navale ».

  • le 2 juin 1835 : naissance de Giuseppe Melchiorre Sarto, saint futur pape Pie X.

Giuseppe Sarto naît le 2 juin 1835, et meurt le 20 août 1914 à Rome. Il est élu pape le 4 août 1903, sous le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle qui «ont courageusement lutté contre les sectes et les erreurs pullulantes ».

En 1884, il est consacré évêque de Mantoue. N'ayant aucune expérience diplomatique, ni véritable formation universitaire, il s'entoure de gens compétents, comme le cardinal Rafael Merry del Val, âgé de 38 ans, polyglotte et directeur de l'Académie des nobles ecclésiastiques, dont Pie X fait son secrétaire d'État. Pie X confie à Mgr Gasparri une refonte du droit canonique, qui aboutit en 1917 à la promulgation d'un Code de droit canonique. Il publie le Catéchisme de la Doctrine chrétienne (qui est appelé aujourd'hui Catéchisme de saint Pie X), ainsi que les Premiers éléments de la Doctrine chrétienne (ou Petit catéchisme de Saint Pie X) qui est diffusé dans le monde entier.

Dans la constitution apostolique Lamentabili sane exitu, Pie X condamne formellement 65 propositions dites « modernistes », rappelées dans l'encyclique Pascendi. Il fait face à la loi française de séparation de l'Église et de l'État, du 9 décembre 1905, qui poursuit la politique anticléricale d'Émile Combes. Ce dernier avait ordonné la dissolution des congrégations religieuses et l'expulsion des religieux réguliers : enseignants, personnel des hospices, etc. Le pape affirme alors que la « loi [...], en brisant violemment les liens séculaires par lesquels [la] nation [française] était unie au siège apostolique, crée à l'Église catholique, en France, une situation indigne d'elle et lamentable à jamais ».

Avec le décret « Quam Singulari » du 8 août 1910, Pie X demande que les enfants fassent leur première communion dès l'âge de 7 ans, ce qui aboutit en pratique à une inversion de l'ordre traditionnel des sacrements, en plaçant la communion avant la confirmation. Le pape meurt le 20 août 1914. Après sa mort, la dévotion envers Pie X ne cesse pas. Après plusieurs miracles, il est béatifié le 4 mars 1951et canonisé le 29 mai 1954. C'est le premier pape depuis le XVIe siècle à être canonisé, le dernier étant saint pape Pie V.

  • le 2 juin 1979 : visite du pape Jean Paul II en Pologne.

Le pape Jean-Paul II devient le premier pape à visiter un pays communiste, la Pologne, son pays natal. Le pape, qui se recueille au camp d'Auschwitz, encourage son peuple à lutter pour sa liberté et à faire tomber la dictature communiste.

  • le 2 juin 1980 : le pape Jean Paul II visite la basilique Sainte-Thérése de Lisieux.

Extraits du discours du pape aux Carmélites :

« Consacrez-vous, immolez-vous toujours davantage, sans même chercher à savoir comment Dieu utilise votre collaboration. Alors qu'à la base de toute action, il y a un but et donc une limitation, une finitude, la gratuité de votre amour est à l'origine de la fécondité contemplative. Une comparaison très moderne me vient à l'esprit: vous embrasez le monde du feu de la vérité et de l'amour révélés, un peu comme les maîtres de l'atome allument les fusées spatiales: à distance.

[…] Mon second encouragement est le suivant. Dans une civilisation de plus en plus mobile, sonore et parlante, les zones de silence et de repos deviennent une nécessité vitale. Les monastères - dans leur style original - ont donc plus que jamais la vocation de demeurer des lieux de paix et d'intériorité. Ne laissez pas les pressions internes ou externes porter atteinte à vos traditions et à vos moyens de recueillement. Efforcez-vous plutôt d'éduquer vos hôtes et vos retraitants à la vertu du silence. […] La clôture n'isole pas les âmes contemplatives de la communion du Corps mystique. Bien plus, elle les met au cœur de l'Église". Aimez votre séparation du monde, tout à fait comparable au désert biblique. Paradoxalement, ce désert n'est pas le vide. C'est là que le Seigneur parle à votre cœur et vous associe étroitement à son œuvre de salut."

  • le 2 juin 2006 : condamnation du numéro 2 du PS.

Jean-Christophe Cambadélis, numéro deux du PS, est condamné à 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000€ d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir reçu, sans travailler, un total de 94 500€…

Posté le 2 juin 2015 à 05h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

01 juin 2015

C’est arrivé un 1er juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er juin 1540 : Edit de Fontainebleau.

Cet édit n'est signé que le 1er juin 1540 par le Roi de France, François 1er. C'est le premier édit de proscription contre les protestants qui ferait suite à l'affaire des placards. Celle-ci date de la nuit du 17 au 18 octobre 1534 ! C'est vite oublier que le Roi a toujours été favorable aux protestants et n'a sévi contre eux que contraint et forcé par l'énormité de leurs crimes et l'exaspération des Français qui ne comprenaient pas l'inaction royale.

Depuis des années, François 1er, sa mère, Louise de Savoie, mènent une politique favorable aux hérétiques. Ces derniers, encouragés par la bienveillance royale multiplient les agressions les sacrilèges, les violences et les insultes contre l'Eglise, la foi et le peuple. Le Roi est finalement obligé de sévir.

  • le 1er juin·1670 : Traité de Douvres.

Le traité de Douvres est un accord secret entre l'Angleterre et la France contre les Provinces-Unies. Charles II d'Angleterre, qui admire beaucoup Louis XIV, s'engage à collaborer avec lui, contre les Hollandais. Il s'engage aussi à adhérer à la religion catholique dès que la situation intérieure de l'Angleterre le permettra (la grande majorité du Parlement anglais est antipapiste et francophobe). Louis XIV lui promet lorsque ces conditions seront remplies une aide financière et militaire.

Ce traité est appliqué deux années plus tard, pour la troisième guerre anglo-néerlandaise. Pomponne, ministre de Louis XIV, est chargé de gagner la neutralité des Suédois et des Allemands, afin que la France ait le champ libre pour mener à bien le conflit, la France se chargeant des opérations terrestres, l'Angleterre, des opérations navales. En échange de son aide, l'Angleterre annexerait les territoires à l'embouchure de l'Escaut.

  • le 1er juin 1794 : bataille du 13 prairial an II, également connue sous le nom de Troisième Bataille d'Ouessant.

La bataille du 13 prairial an II oppose l'armée française à l'armée anglaise. La flotte française est chargée de ramener un chargement de grains venant d'Amérique. Les Anglais cherchent alors à intercepter le convoi et attaquent la flotte française après plusieurs jours de poursuite au large d'Ouessant. Finalement, le 1er juin, les Français ramènent le chargement à bon port et les deux armées rivales revendiquent la victoire.

  • le 1er juin 1823 : mort du Maréchal Louis-Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et Prince d'Eckmühl.

Louis Nicolas Davout naît le 10 mai 1770 dans la commune d'Annoux dans l'Yonne, fils aîné de Jean-François d'Avout et de Françoise Adélaïde Minard de Velars. Sous-lieutenant au Régiment Royal-Champagne-Cavalerie avant la révolution ; il fait partie de l'Expédition d'Égypte. En 1802, il commande les Grenadiers de la Garde Consulaire. Élevé à la dignité de Maréchal d'Empire, le 19 mai 1804, lors de la remise en place de cette distinction et ce, avec la première promotion. Il participe aux batailles d'Ulm, d'Austerlitz, remporte le 14 octobre 1806, la bataille d'Auerstaedt, aux conséquences plus grandes que la victoire simultanée de l'Empereur à Iéna. Nommé de 1807 à 1809, gouverneur du Grand Duché de Varsovie, alors reconstitué par Napoléon, il réorganise l'Armée Polonaise. Il organise le « Corps d'Observation de l'Elbe » embryon de la Grande Armée avant la campagne de Russie.

Blessé à la Moskowa, il réussit à empêcher son Ier Corps de se faire écraser par les troupes de Mikhaïl Il. Koutouzov et les Cosaques de Mikhaïl An. Milodarovitch. Lors de la campagne d'Allemagne de 1813, Davout tient victorieusement le siège de Hambourg face à 80 000 coalisés Prussiens, Russes et Suédois.

Napoléon le nomme ministre de la Guerre lors des 100 jours, en vue de préparer la campagne de Belgique, son absence se fait sentir sur le terrain. Le 2 juillet 1815, il signe la Convention de Paris à Saint-Cloud, stipulant que l'Armée Française doit se retirer derrière la Loire. Ensuite, Davout se retire. Il ne paraît qu'une fois pour défendre le Maréchal Ney à son procès. Davout se rallie à la Restauration et entre à la Chambre des Pairs. C'est un des rares maréchaux invaincus, et le seul qui ne soit pas franc maçon. Duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl, il figure parmi les plus grands chefs militaires de l'empire. Il a participé à une douzaine de batailles, reçu plusieurs distinctions comme le Grand-Aigle de la Légion d'honneur. Il décède le 1er juin 1823 à l'âge de 53 ans et est enterré au Cimetière du Père Lachaise.

  • le 1er juin 1846 : décès du pape Grégoire XVI.

Voir la chronique du 2 février.

  • le 1er juin 1879 : décès du prince Napoléon, fils de Napoléon III, tué en Afrique par les Zoulous.

Après la destitution de Napoléon III, en 1870, la famille s'exile en Angleterre, et Eugène-Louis intègre l'armée britannique.

  • le 1er juin 1958 : l'assemblée nationale vote l'investiture du général De Gaulle et lui confie les pleins pouvoirs pour 6 mois.
  • le 1er juin 1980 : voyage du Pape Jean Paul II en France.

Lors de sa visite à Lisieux et Paris, le Saint Père pose cette question :

« Permettez-moi de poser la question […] France, fille aînée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, fille de l'Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à ton alliance avec la sagesse éternelle ? »

  • le 1er juin 1999 : création de la banque centrale européenne à Bruxelles pour définir et exécuter la politique monétaire de l'Union européenne.

Abandon d'un pan supplémentaire de la souveraineté nationale : la souveraineté monétaire de la France, sans que la nation ait été consultée, une fois de plus.

Posté le 1 juin 2015 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

31 mai 2015

C’est arrivé un 31 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 mai : fête de la Visitation de la Vierge Marie.

La Visitation par Fra Angelico, Musée du Prado Madrid

La Mère de Dieu ne peut contenir la joie de l'annonce qui lui a été faite. Elle ne peut pas encore la partager avec Joseph. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation. L'icône de la visitation, ci-dessus, montre Marie en face d'Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant.

  • le 31 mai : fête de sainte Pétronille, patronne des Rois de France.

Sainte Petronille est la première sainte patronne de la France. Elle descend de Titus Flavius Petro, grand-père de Vespasien. Saint Pierre l'amène à la foi et la baptise. Elle était d'une beauté extraordinaire, mais elle souffrait de paralysie. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.

C'est sous Charlemagne qu'elle devient patronne des Rois de France. Le sarcophage qui conservait les restes de la sainte est transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. Elle est aussi la patronne des Dauphins de France. Un Dauphin aurait été trouvé gravé sur son sarcophage. Les liens de la France avec la sainte se tissent tout au long de l'histoire. Par exemple, Louis XI a une grande vénération pour elle, il lui adresse de ferventes prières pendant la maladie du Dauphin, le futur Charles VIII. Une fois ce dernier guéri, le Roi fait embellir la chapelle de Sainte Pétronille.

Dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. Et cet autel, construit sous le règne de Louis XII, est toujours considéré comme territoire Français. Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. La sainte est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l'invoque pour guérir les fièvres.

  • le 31 mai  1578 : le Roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris.

La première pierre du Pont-Neuf, sur la Seine, à Paris, est posée par le Roi Henri III, accompagné de Catherine de Médicis, de sa femme la reine Louise, et des principaux magistrats du royaume et de la ville.

  • le 31 mai  1653 : bulle "Cum Occasione" du pape Innocent X.

Le pape Innocent X condamne cinq propositions du livre de Jansénius, dans sa bulle "Cum Occasione". Le jansénisme est alors un mouvement religieux très influent mais hérétique, puisqu'il remet en cause certains grands principes de la religion catholique et tend à influer sur la vie politique.

  • le 31 mai  1809 : mort du Maréchal Jean Lannes suite à la bataille d'Essling.

Né à Lectoure le 10 avril 1769, fils d'un petit marchand, il rejoint la Garde Nationale en 1792. Il est promu sous-lieutenant la même année. De 1793 à 1795, il combat avec vaillance les Espagnols dans le Roussillon.

En 1796, il participe à la première campagne d'Italie comme simple soldat. Il se distingue à Dego (15 avril 1796) où le Général Bonaparte le remarque et le promeut…Général de Brigade. Il participe au Coup d'Etat du 18 Brumaire. En 1800, il participe à la Seconde Campagne d'Italie, s'empare d'Aoste et bat les Autrichiens du Général Peter-Carl Ott à Montebello le 9 juin. Puis il commande la Garde Consulaire. De 1802 à 1804, Jean Lannes est nommé à l'Ambassade de France, où son manque de diplomatie oblige Bonaparte à le rappeler.

En 1804, l'empereur l'élève à la dignité de Maréchal d'Empire, puis lui donne le titre de Duc de Montebello quatre ans plus tard, en 1808. Le 22 mai 1809, Lannes est blessé d'un boulet de canon. Malgré les soins prodigués par Larrey, chirurgien personnel de l'Empereur, Lannes meurt le 31 mai 1809 à l'âge de quarante ans.

L'Empereur alors écrit une lettre de condoléances à la seconde épouse de Lannes, Louise Guéhéneux, dans laquelle il dit : «  Le Maréchal est mort ce matin des blessures qu'il a reçues au champ d'honneur. Ma peine égale la vôtre. Je perds le Général le plus distingué de mes armées, mon compagnon d'armes depuis seize ans, celui que je considérais comme mon meilleur ami […] ».

Avec Davout et Suchet, il est l'un des seuls Maréchaux d'Empire resté invaincu de la Grande Armée. Le Maréchal Jean Lannes est inhumé au Panthéon. La promotion Saint-Cyr de 1993-1996 porte son nom.

  • le 31 mai  1868 : première course cycliste.

C'est au parc de Saint-Cloud, à Paris, qu'a lieu la première course de vélo.

  • le 31 mai  1857 : naissance de Pie XI.

Naissance d'Ambrogio Damiano Achille Ratti, futur pape Pie XI (voir les chroniques du 6 et du 10 février).

 
Pie XI à son bureau

  • le 31 mai  1866 : Napoléon III annonce le retrait des troupes françaises du Mexique.

Posté le 31 mai 2015 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 mai 2015

C’est arrivé un 30 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 mai : fête de sainte Jeanne d'Arc, patronne secondaire de la France.
  • le 30 mai 1232 : Antoine de Padoue, frère mineur et docteur de l'Eglise est canonisé par Grégoire IX.

Né à Lisbonne, contemporain de saint François d'Assise Antoine s'appelle en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entre tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra, où il est ordonné prêtre. En 1220, il entre chez les Frères Mineurs et prend le prénom d'Antoine. Il désirait aller au Maroc, afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il doit rentrer en Europe.

Le 30 mai 1221, au chapitre de l'Ordre à Assise, il révèle ses talents de prédicateur et de théologien, en présence de saint François d'Assise. Il est envoyé prêcher, et enseigner à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouve miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume de retrouver les objets perdus. En 1231, Il prêche le Carême à Padoue et y meurt d'épuisement à 36 ans. Il est le saint patron du Portugal depuis 1934 (décret du pape Pie XI), canonisé dès 1232, Grégoire IX, mais déclaré docteur de l'Église seulement en 1946. Son culte se développe largement à partir du XVIe siècle.

« Saint Antoine "a fortement contribué au développement de la spiritualité franciscaine grâce à sa grande intelligence, à son sens de l'équilibre, à son zèle apostolique et à sa ferveur mystique... Il fut l'un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier". Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l'Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l'Évangile". Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière "comme une relation d'amitié où l'homme dialogue avec le Seigneur", l'articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Cet enseignement résume la théologie franciscaine, "la centralité de l'amour divin qui s'ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d'un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances". Le Docteur évangélique, a ajouté Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et "la tendance à tomber dans le péché. Il exhortait sans cesse à combattre l'inclination à l'avidité, à l'orgueil et à l'impureté... Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s'accroissait. Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l'amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur". Cet enseignement "est tout aussi valable aujourd'hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté. »(*)

(*) La catéchèse de l'audience générale du 10 février 2010, du pape émérite Benoit XVI.

Saint Antoine est l'interlocuteur des pauvres, qui écoute quiconque a quelque souffrance du corps ou de l'esprit à partager. Nombreux sont ceux qui expérimentent son action protectrice et bienfaitrice dans leur vie. Saint Antoine est le visage de la bonté salvatrice de Dieu, qui se dévoile et se fait par lui réalité concrète et tangible. Saint Antoine est ressenti comme l'appel miséricordieux et délicat à la conversion et la pénitence. Saint Antoine a eu une prédilection particulière pour les enfants pour qui, il a réalisé de nombreux miracles, de son vivant. C'est pourquoi s'est établie la tradition de mettre les petits dès leur naissance sous la protection du Saint. A cette coutume s'ajoute celle de faire porter aux enfants l'habit franciscain pour remercier le Saint de la protection reçue et la faire connaître aux autres.

Il est fêté le 13 juin ; sa fête est précédée de La "Tredicina", terme qui désigne les treize jours de préparation précédent sa fête. C'est aussi une prière articulée en treize points, qui fait revivre, en guise d'évocation, les aspects les plus significatifs de la vie et de la sainteté d'Antoine, en les intercalant avec les prières les plus communes de la pitié chrétienne.

Le pain de Saint Antoine :

Dans certaines églises franciscaines, particulièrement attachées à Saint Antoine, on a l'habitude, le jour de sa fête, de bénir des petits pains qui sont ensuite distribués aux fidèles et consommés par dévotion. Une telle dévotion vient certainement de l'initiative des "pains des pauvres" qui était autrefois très vivante auprès des églises. Aujourd'hui encore, près de la Basilique, opèrent la Caritas antoniana et le Pane di sant'Antonio, deux organismes humanitaires qui expriment dans des formes plus actuelles l'aide matérielle envers les nécessiteux.

  • le 30 mai 1431 : Jeanne d'Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché à Rouen.

Jeanne d'Arc est condamnée à mort comme "relapse", c'est-à-dire retombée dans l'hérésie, sur la place du Vieux-Marché, à Rouen. Jeanne a réussi à délivrer Orléans assiégée par les Anglais et à faire sacrer Charles VII à Reims. Mais elle a été capturée par les Bourguignons à Compiègne et vendue aux Anglais pour 10 000 livres, puis confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et leur allié. Le Roi ne fait pas un geste en sa faveur. Cauchon la condamne à être brulée vive lors d'un procès inique en 1431.

Elle est brûlée vive, le 30 mai 1431, place du Vieux-Marché à Rouen par le bourreau Geoffroy Thérage, après avoir été condamnée pour hérésie par un tribunal ecclésiastique.

«Ah! Rouen! Rouen! S'écrie-t-elle, j'ai bien peur que tu n'aies à souffrir de ma mort. » Soudain elle pousse un cri : « Maître Martin, prenez garde, descendez…, le feu. »

Le bourreau venait d'allumer les fagots par en bas. Ladvenu rejoint Ysambard au pied du bûcher, et ils ne cessent tous deux de parler à Jeanne à travers les flammes, de tenir le crucifix devant ses yeux. Cependant la fumée s'élève, le bois crépite

«Saint Michel! Saint Michel! Non, mes voix ne m'ont pas trompée, ma mission était de Dieu, Jésus! Jésus! » La douleur lui arracha un dernier cri d'angoisse : « De l'eau! De l'eau bénite! » Mais bientôt elle redit avec une énergie nouvelle : « Jésus! Jésus! Jésus! » Et elle meurt en criant : « Jésus! » »

Elle est réhabilitée en 1456, canonisé en 1920.

  • le 30 mai 1483 : sacre de Charles VIII l'Affable.

Charles VIII de France ou Charles VIII l'Affable, naît le 30 juin 1470 au château d'Amboise, il meurt, à 28 ans, le 7 avril 1498 au même endroit, en heurtant violemment de son front un linteau de pierre placé trop bas (cf. la chronique de ce jour) ; fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il est Roi de France de 1483 à 1498. Il épouse Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, le 6 décembre 1491 au château de Langeais (cf. la chronique de ce jour).

  • le 30 mai 1574 : décès de Charles IX de France, Roi de France.

Charles IX est né le 27 juin 1550 au château de Vincennes, Il est le quatrième Roi de la famille des Valois-Angoulême. Fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, il succède à son frère François II à l'âge de dix ans et meurt sans enfant mâle légitime à vingt-trois ans. Son règne est marqué par les guerres de Religion, qui déchirent le royaume et par la décision d'exécuter les chefs de file protestants lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Il meurt le 30 mai 1574. Voir les chroniques du 05 mai, du 27 juin et du 24 août.

  • le 30 mai 1631 : publication de La Gazette, premier journal français.

Théophraste Renaudot, médecin du Roi, obtient du cardinal de Richelieu le monopole de la presse. Il lance la feuille d'information hebdomadaire La Gazette qui tire son nom de "gazetta", une monnaie qui équivaut à Venise au prix d'un journal. La Gazette devient vite l'organe officieux du pouvoir, Louis XIII y écrit régulièrement. Un prix littéraire, le prix Renaudot, fondé en 1925, perpétue la mémoire du fondateur de la presse française.

  • le 30 mai  1786 : la justice rend son verdict dans l'affaire du collier de la reine.

Avant d'aborder les conclusions du procès il est important de se rappeler les circonstances de l'affaire.

De 1774 à 1783, la Maçonnerie, sans relâche, couvre Marie-Antoinette avec la boue de ses pamphlets. Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 30) rappelle une réflexion de Napoléon :

«Méditant, à Sainte-Hélène, sur les événements de la Révolution, Napoléon remontait à l'Affaire du Collier. « Peut-être, disait-il, la mort de la Reine date-t-elle de là. » Goethe pensait de même. Avant eux, Mirabeau avait dit : « Le procès du Collier a été le prélude de la Révolution ». (M. FUNCK-BRENTANO, La Mort de la Reine, Paris, 1902, p. 9.) »

L'affaire du Collier a été montée de toutes pièces pour salir la Reine dont la fermeté de caractère était un danger pour les ennemis de la Monarchie. Louis Dasté, page 33, cite ainsi M.G Bord :

« L'Affaire du Collier, organisée par la Stricte Observance et les Amis Réunis de Paris, fut élaborée à l'Hôtel Boulainvilliers, à Passy. » (M. G. BORD, La Conspiration Maçonnique de 1789 : Le Correspondant, mai 1906, p. 526.) »

Enfin, Louis Dasté, page 48, cite ainsi les frères Goncourt:

 

«La Révolution, écrivent les Goncourt (et la Révolution, ajoutons-nous, c'est la Maçonnerie), la Révolution a compris, dès les premiers jours, qu'il n'est qu'un danger pour elle. Ce danger est la Reine. L'intelligence de la Reine, sa fermeté, sa tête et son cœur, voilà, l'ennemi et le péril. (E. et J. de GONCOURT, Histoire de Marie-Antoinette, 3e édit., Paris, Didot, 1863, p. 250.) Il était urgent que la Reine disparût pour que le chemin fût libre. « La grande dame devait s'en aller, si elle ne préférait pis». Tel était le langage des membres de la Constituante dans les salons de Paris ; tel était l'avertissement officieux que lui faisaient donner les constitutionnels. (Id., ibid., p. 252.)

 

Le cardinal de Rohan, grand aumônier de la Cour, est rempli d'ambition désirant ardemment devenir premier ministre, mais il doit souffrir l'hostilité de Marie-Antoinette en raison d'incidents remontant à l'époque où elle était Dauphine. Une descendante des Valois, une aventurière ruinée, Mme de la Motte le persuade qu'elle est entrée dans l'intime familiarité de la Reine et qu'elle est en mesure de faciliter son retour en grâce. Avec l'aide du maçon Cagliostro, elle monte une cabale qui amène le cardinal à accepter, le 11 août 1784, une entrevue secrète dans les jardins de Versailles ; Nicole d'Oliva y jouant le rôle de la Reine.

La Motte entretient au nom de la Reine une fausse correspondance avec le naïf Rohan, profitant au passage de la crédulité du prélat pour lui soutirer de l'argent.

En décembre 1784, ayant fait la connaissance de Boehmer, joaillier de la Cour, qui n'avait pas réussi à vendre à Louis XV un collier de diamants de 1.800.000 livres, elle combine un plan pour se l'approprier. Un courrier daté du Petit Trianon, et signé Marie-Antoinette de France, alors que la Reine ne signe que Marie-Antoinette, lui demande d'acheter le bijou.

Le 15 août, jour de l'Assomption, éclate le scandale. Le Cardinal, venu pour officier à la chapelle de Versailles, est arrêté au palais, sur ordre du Roi Louis XVI. Le 18 août 1785, Mme de la Motte est arrêtée à Bar-sur-Aube; le 23, Cagliostro, sa femme et son adepte, le baron de Planta, rejoignent à la Bastille la fille des Valois.

Le Roi laisse au prince de Rohan le choix d'être jugé par son Souverain, comme les lois l'autorisent, ou par le Parlement. Le Cardinal choisit le Parlement, où la maçonnerie siège majoritairement. L'émotion est intense, non seulement en France mais à travers toute l'Europe. Le verdict tombe le 30 mai 1786.

Jeanne de Valois de Saint-Rémy, comtesse de la Motte, est condamnée à l'unanimité des voix à être fouettée nue par le bourreau, marquée sur les épaules de la lettre V (voleuse), à être enfermée à la Salpêtrière pour le reste de ses jours et avoir tous ses biens confisqués. Le comte de la Motte est condamné aux galères perpétuelles, Rétaux à l'exil hors du royaume. Nicole d'Oliva est acquittée avec un blâme, Cagliostro est déchargé de toute accusation. Alors que le procureur général avait pointé du doigt que l'attitude du Cardinal concernant ce qui s'est passé dans le jardin de Versailles était « un crime qui exige les réparations les plus authentiques et les plus solennelles pour cette témérité d'oser ainsi manquer de respect aux personnes sacrées du Roi et de la Reine, les Parlementaires d'opposition - dominés par l'esprit maçonnique - s'élevèrent violemment contre Joly de Fleury et ont repoussé les conclusions du Procureur général et déchargé Rohan de toute accusation.

Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 64) conclue :

 

« Cet acquittement, cette réhabilitation complète du Cardinal, dont le rôle dans la scène du Bosquet avait si gravement outragé le Roi et la Reine, c'était aux yeux de la foule simpliste la condamnation de Marie-Antoinette...La Maçonnerie avait remporté une victoire décisive. »

La lecture de son livre compare ensuite la manipulation médiatique qui suit le jugement avec celle de l'affaire Dreyfus.

  • le 30 mai 1837 : traité de Tafna.

Le traité de Tafna est signé par Abd El-Kader et le général Bugeaud. Il est conclu après la bataille de la Sickak en Algérie. Ainsi l'émir reconnaît la souveraineté française en Afrique du Nord. De son côté, la France reconnaît la souveraineté de l'émir sur les deux tiers de l'Algérie. Abd El Kader établit alors sa capitale dans la ville de Mascara.

  • le 30 mai 1926 : fin de la guerre du Rif.

Les campagnes menées dans le Rif marocain par les Espagnols et les Français entre 1921 et 1926 contre les tribus révoltées s'achèvent. Abd el-Krim, le chef de la résistance marocaine, est acculé à la reddition. Le Rif n'est pacifié définitivement que l'année suivante. Le Maroc obtient son indépendance en 1956.

  • le 30 mai 1968 : manifestation pro gaulliste à Paris.

A son retour de Baden-Baden, dans un discours virulent, le général De Gaulle dénonce la "chienlit", appelle au soutien du gouvernement et annonce son intention de dissoudre l'Assemblée. Une manifestation, réponse de celle du 13 mai 1968 et, en faveur du gouvernement, réunit près d'un million de personnes dans les rues de Paris.

  • le 30 mai 1992 : l'ONU impose un embargo pétrolier, commercial et aérien contre la Serbie et le Monténégro.

C'est la résolution 757.

Posté le 30 mai 2015 à 18h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

29 mai 2015

C’est arrivé un 29 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 mai 1328 : Philippe VI est sacré Roi en la cathédrale de Reims.

Philippe de Valois est sacré à Reims par l'archevêque Guillaume de Trie. Le duc d'Aquitaine, Édouard III d'Angleterre, pourtant pair de France, n'assiste pas à la cérémonie. Les Valois succèdent aux Capétiens directs. Le Valois, l'Anjou et le Maine sont réunis à la Couronne. Le Roi abandonne la Navarre à Jeanne, fille de Louis X le Hutin, femme de Philippe d'Évreux. Voir le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier.

  • le 29 mai 1431 : une bulle du pape Eugène IV autorise la création de l'Université de Poitiers.

Cette bulle est rédigée à la demande du Roi de France, Charles VII. Ce dernier veut par la création de l'université, récompenser la fidélité que lui a toujours montrée le Poitou ; elle est créée le 16 mars 1432, par lettre patente royale.

  • le 29 mai 1418 : prise de Paris par Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

Depuis l'assassinat du duc d'Orléans (voir la chronique du 23 novembre) par son cousin le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, la France est entrée en guerre civile. Durement éprouvée par les exactions des Armagnacs, la population de la capitale se soulève. Dans la nuit du 28 au 29 mai, des sympathisants bourguignons ouvrent la porte Saint-Germain-des-Prés au capitaine bourguignon Jean de Villiers de L'Isle-Adam, à la tête d'une forte troupe qui entre aux cris de « Vive Bourgogne ! », les Orléanais sont massacrés. Le 12 juin, Bernard d'Armagnac est tué à son tour. Le Dauphin Charles s'enfuit. Tout le nord du pays passe aux mains des Bourguignons

  • le 29 mai 1453 : condamnation de Jacques Cœur.

N'étant plus protégé par Agnès Sorel qui vient de mourir, Cœur est accusé de l'avoir empoisonnée. Lors du jugement ses malversations financières sont révélées. Ses biens sont mis sous séquestre, et le palais qu'il faisait construire à Bourges devient possession du Roi. Jacques Cœur est reconnu coupable des crimes de lèse-majesté, de concussion et d'exactions. Il est condamné à la saisie de ses biens, au paiement d'une amende de trois cent mille écus, au remboursement de cent mille écus au Trésor royal. Sa condamnation à mort est commuée en bannissement perpétuel pour service rendu à la couronne. Il a en effet financé la plupart des campagnes de Charles VII pour libérer la France de la présence anglaise.

Il doit rester en prison jusqu'au paiement de l'amende et ensuite être banni hors du royaume. Sur l'accusation d'empoisonnement d'Agnès Sorel, l'arrêt décide de suspendre la procédure. (Cf. la chronique du 25 novembre.)

  • le 29 mai 1453 : Constantinople tombe aux mains des Turcs.

Constantinople, capitale de l'empire byzantin depuis 395, est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XI Paléologue meurt sur les remparts en défendant sa ville. Il est le dernier empereur romain de l'Histoire. La ville est pillée trois jours durant.

  • le 29 mai 1692 : bataille de Barfleur.

Cette bataille se place dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, qui voit la victoire finale française. Afin d'aider Jacques II à retrouver son trône, pris par Guillaume d'Orange, et pour desserrer l'étau qui enserre la France, Louis XIV prépare un débarquement en Angleterre. Ayant constitué une flotte de 44 navires de ligne, commandée par Tourville, celle-ci fait route vers la Hougue; Tourville rencontre la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur. Malgré son infériorité numérique, il attaque les 90 vaisseaux ennemis, le 29 mai 1692 et les bat. Victorieux, il rejoint Brest, mais une quinzaine de ses navires assez endommagés se réfugient dans la rade de la Hougue. Les Anglais les attaquent et les brûlent les jours suivants. Cet évènement incite le Roi Louis XIV à développer les fortifications des ports.

Bataille de Barfleur-La Houge. Au centre, le Soleil Royal français entre un vaisseau hollandais et un vaisseau anglais. Tableau de 1693.

  • le 29 mai 1724 : Benoît XIII devient pape.

Le 29 mai 1724, lors de son élection, Benoit XIII est évêque de Césène, Il ne faut pas le confondre avec l'antipape Benoît XIII, qui règne en Avignon de 1394 à 1417. Il est à noter que de nombreux papes de Rome choisissent volontairement de reprendre des noms d'antipapes. (Cf. la chronique du 21 février).

  • le 29 mai 1793 : Lyon se soulève contre la Convention.

Encore un mensonge de la III république sur la période révolutionnaire. L'ouest catholique n'est pas le seul à se soulever contre les folies parisiennes. C'est toute la France qui se rebelle. Lyon en est l'exemple, comme Marseille, Toulon et d'autres villes. La Convention décrète Lyon "en état de rébellion contre l'autorité légitime"(Sic !).

En effet, exaspérés par les excès des révolutionnaires, les Lyonnais se soulèvent, arrêtent Chalier et ses amis qui, après jugement, sont exécutés le 16 juillet. La ville est administrée par des Girondins, puis les royalistes, conduits par Louis François Perrin, comte de Précy, qui organise la défense. Précy, ancien officier de la Maison du Roi. Il a participéà la défense des Tuileries le 10 août 1792. Précy édifie des redoutes, met en place une organisation défensive et mobilise une armée d'environ 12 000 à 14 000 hommes. L'armée de la Convention est dix fois plus nombreuse, sous les ordres de Dubois-Crancé, Kellermann et Couthon, le commissaire politique.

Le siège de Lyon commence le 7 août, mais le blocus n'est réalisé complètement que le 17 septembre. Il commence par des duels d'artillerie et des tentatives de prises de points stratégiques auxquelles les Lyonnais résistent. Kellermann décide donc de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Le pilonnage commence dans la nuit du 22 au 23 août pour ne cesser qu'avec la reddition de Lyon. Précy et les combattants survivants entreprennent de percer les lignes ennemies pour gagner la Suisse. Seule une poignée d'hommes atteint ce refuge. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes :

« Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. »

La Convention décrète, le 17 octobre, que la ville doit être détruite et ne plus porter que le nom de « Commune Affranchie », Collot d'Herbois et Fouché se chargent de la besogne. 1 604 personnes sont fusillées ou guillotinées, plusieurs riches immeubles autour de la place Bellecour détruits, l'école royale de dessin est supprimée, la terreur jacobine s'abat sur Lyon, atroce et ce, durant de longs mois. Les pavés de la place des Terreaux disparaissent sous le sang. Mais cela n'est pas assez rapide, on enchaîne donc des centaines de personnes dans la plaine des Brotteaux et on tire sur eux au canon. Au nom de la liberté !

Les dépouilles de ces malheureux reposent dans une chapelle du quartier, et sur les murs sont gravés les noms des victimes de la Terreur. De 150 000 habitants, Lyon passe à 102 000 en 1794, et 88 000 en 1800. La répression détruit près de la moitié de l'industrie de la soie.

  • le 29 mai 1801 : Talleyrand envoie une note à Bonaparte.

Il y explique la nécessité de ne pas laisser Pie VII supprimer l'article du Concordat relatif aux prêtres mariés, qui est "moralement aussi indispensable que l'est politiquement celui relatif aux biens nationaux".

  • le 29 mai 1825 : sacre de Charles X, dans la cathédrale de Reims.

Le comte d'Artois succède à ses deux frères le Roi Louis XVI et Louis XVIII qui n'a pas été sacré. Il règne 5 ans.

  • le 29 mai 1935 : mise en service du "Normandie".

Le paquebot appareille pour sa première traversée et arrive à New York le lundi 3 juin 1935. Le Normandie remporte le "ruban bleu" lors de ce voyage inaugural, car il traverse l'Atlantique à la vitesse de 30 nœuds.

Il est désarmé dans le port de New York le 6 septembre 1939. L'armée américaine le réquisitionne le 16 décembre 1941. Il est rebaptisé le La Fayette le 1er janvier 1942. Le 9 février 1942 un feu se déclare lors de travaux de transformation pour en faire un transport de troupes. Il chavire. Voir la chronique du 9 février.

  • le 29 mai 1958 : le général De Gaulle accepte de former le gouvernement.
  • le 29 mai 1958 encore : Maurice Jeanpierre, colonel du 1er régiment étranger de parachutistes est tué au combat.

C'est par une phrase très laconique, qui le désigne par son indicatif radio, que son unité apprend la mort de son chef :

« Soleil est mort.»

Une promotion de Saint-Cyr porte son nom.

  • le 29 mai 1968 : De Gaulle disparaît.

Le président De Gaulle téléphone au premier ministre Pompidou pour lui annoncer qu'il part se reposer à Colombey et qu'il "l'embrasse". Rapidement, ce dernier apprend que De Gaulle n'est pas arrivé à Colombey et a "disparu".

L'opinion publique découvre que De Gaulle est parti à Baden-Baden pour une entrevue mystérieuse avec Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Pompidou et Chaban-Delmas évoquent une éventuelle dissolution de l'Assemblée en apprenant la nouvelle. Mendès France se déclare prêt à former un "gouvernement de gestion". Une manifestation d'environ 300 000 personnes, organisée par la CGT, défile de la Bastille à la Gare St-Lazare à Paris.

  • le 29 mai 2005 : les Français rejettent par un referendum le projet de Constitution européenne.

Avec 54,87 % des voix contre, les Français rejettent le projet de traité constitutionnel européen. La France est le 10ème pays à se prononcer sur le texte, et le deuxième par référendum après l'Espagne. Mais c'est aussi le premier à dire "non". Mais le couvert sera remis peu de temps après et on se gardera de demander au peuple français son avis.

  • le 29 mai 2014 : fête de l'Ascension.

La fête de l'Ascension est célébrée 40 jours après Pâques. Elle a donc toujours lieu un jeudi mais sa date varie chaque année en fonction de celle de Pâques. Exceptionnellement, en 2014 cette fête est célébrée à la même date pour tous les chrétiens, occidentaux et orientaux, malgré des calendriers différents.

Elle marque la montée au ciel de Jésus-Christ, après sa mort le vendredi saint, et la Résurrection, le dimanche de Pâques. Le mot vient du latin "ascendere" signifiant "monter vers". Marquant la fin de la mission terrestre de Jésus-Christ, cet événement implique également le début de l'activité missionnaire des apôtres.

Cet épisode est évoqué dans les Evangiles selon saint Marc, saint Luc, et dans les Actes des apôtres: "Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut enlevé au ciel." (Luc 24,51). L'Ascension fait partie des trois grandes fêtes primordiales attestant de l'identité divine de Jésus-Christ, ayant sa place entre Pâques et la Pentecôte, 10 jours plus tard.

Posté le 29 mai 2015 à 06h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mai 2015

C’est arrivé un 28 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 mai 1258 : abbaye de Saint Denis.

Alexandre IV adresse de Viterbe trois bulles aux archevêques de Bourges et de Reims, d'une part, de Bordeaux et de Tours, d'autre part, et enfin à ceux de Sens et de Bourges, pour leur prescrire d'édicter des sanctions canoniques contre les perturbateurs et les spoliateurs laïques ou ecclésiastiques des biens de l'abbaye de Saint-Denis.

  • le 28 mai 1291: les croisés perdent la Terre sainte.

    Guillaume de Clermont pendant le Siège d'Acre
    (peinture de
    Dominique Papety (1815-1849), salles des Croisades du Château de Versailles)

Les royaumes francs de Terre Sainte disparaissent définitivement avec la chute de Saint-Jean-D'Acre, aujourd'hui Akko, port de pêche d'Israël. La ville avait été conquise par les Croisés et confiée au roi Baudouin 1er en 1104. Après un long siège des Mamelouks commandés par al-Ashraf Khalil, une partie de la muraille nord cède et la ville est conquise malgré la résistance des Templiers et des chevaliers de l'Hospital.

  • le 28 mai 1358 : début de la révolte des Jacques à Paris.
  • le 28 mai 1558 : naissance de Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII.

Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d'aborder une carrière de magistrat.

D'abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité, il devient Garde des Sceaux, puis Chancelier du Royaume. Réputé fidèle et loyal au Roi et au Cardinal, bien que restant dans l'ombre de ce dernier, il joue notamment un grand rôle dans la conduite de l'administration du Royaume. Tous les officiers de justice dépendent donc de lui pendant à peu près quarante années. A son actif figurent entre autre les faits suivants : pendant la révolte des Va-nu-pieds en Normandie (1639), il met au pas le Parlement de Rouen en privant ses membres de plusieurs prérogatives et privilèges; il instruit aussi le procès d'Henri de Ruzé d'Effiat Marquis de Cinq-Mars.

Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, il est brièvement écarté des affaires, mais Mazarin le rappelle comme Ministre d'État. Il soutient Anne d'Autriche durant la Fronde, ce qui lui vaut de reprendre sa charge de Garde des Sceaux en 1656. C'est l'ascension de Colbert qui l'écarte de la conduite des affaires de l'État. Protecteur des Arts et des Lettres, Pierre Séguier est membre de l'Académie Française, dont il a confirmé les statuts, après la mort du cardinal de Richelieu. Il s'éteint le 28 janvier 1672 à Saint-Germain-en-Laye.

  • le 28 mai 1629 : siège de Privas.

Louis XIII avait tout tenté pour obtenir une reddition honorable et pacifique de la ville. Devant le refus de Saint-André de Montbrun le Roi est furieux et déclare "qu'il en ferait un tel châtiment qu'il en serait à jamais mémoire". Le 28 mai, Privas se rend. "Pour l'exemple", elle est mise à sac et incendiée par les troupes du prince Henri 1er de Condé. Le Roi ordonne que les fortifications soient entièrement rasées, interdit à quiconque de rebâtir la ville et de s'y établir sans son autorisation expresse.

"Je veux espérer que la suite de mon voyage sera plus doux, et que l'obéissance volontaire plutôt que l'exemple me conviera à user d'autant de clémence et d'opiniâtreté que ceux-ci m'ont contraint, à mon grand regret, d'user de sévérité et de rigueur contre eux" ; écrit-t-il à la reine mère, Marie de Médicis, le 31 mai. Une fois toutes les places huguenotes vaincues, le Roi promulgue l'édit de pacification, ou grâce d'Alès, le 28 juin 1629. Il s'engage dans une politique de réconciliation nationale et de tolérance.

Cf. la chronique du 19 mai.

  • le 28 mai 1754 : affaire de Jumonville-Glen.

Le 28 mai 1754 eut lieu la « bataille » de Jumonville-Glen, premier affrontement de la Guerre des Sept ans. Jumonville, à la tête d'un petit détachement, a été envoyé en mission pour vérifier si les Anglais occupent une partie du territoire de la Nouvelle-France, dans la vallée de l'Ohio, et le cas échant poser un ultimatum. C'est au cours de cette ambassade que le détachement français est exterminé. Georges Washington assassine l'officier français donnant le signal du combat commencé par traitrise. Washington se justifiera par la suite en disant l'avoir pris pour un espion plutôt qu'un émissaire.

  • le 28 mai 1871 : fin de la Commune de Paris.

Proclamé le 18 mars 1871 (cf. la chronique du jour), le gouvernement révolutionnaire de la Commune de Paris s'achève dans le sang après soixante-douze jours d'existence.

L'offensive versaillaise, réellement commencée le 30 avril, avec la prise du rond-point de Courbevoie par le Général Gaston de Galliffet s'achève. En un mois Paris a été reconquis.

Le 21 mai, un piqueur des Ponts-et-Chaussées du nom de Jules Ducatel, a ouvert la poterne du bastion n°64, permettant aux Versaillais d'entrer dans Paris. La semaine sanglante commence. En représailles, les Fédérés prennent en otage les Dominicains d'Arcueil qui sont exécutés. Tout homme pris les armes à la main ou avec des traces de poudre sur les mains est fusillé par les Versaillais. Les 22 et 23 mai, au prix de furieux combats de rue, les Versaillais libèrent la quasi-totalité de la rive gauche, excepté la Butte-aux-Cailles. La butte Chaillot est prise. Le 27 mai, les Fédérés se sont repliés entre le Canal de l'Ourcq et Vincennes. Les Versaillais attaquent alors le Cimetière du Père Lachaise, défendu avec acharnement par les Fédérés. Les combats se font à la baïonnette. Le 28 mai les dernières barricades tombent, les combats s'arrêtent, mai le fort de Vincennes ne capitule que le 29.

La Commune aura fait au total un peu moins de 10 000 victimes. A cela s'ajoutent les incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l'Hôtel de Ville et du Palais Royal.

  • le 28 mai 1950 : canonisations de Jeanne de France et de Valois fille de Louis XI et femme de Louis XII.

Après Clotilde, Radegonde et Bathilde c'est la 4ème reine-Sainte de France à être portée sur les autels. Quelle nation au monde, durant toute son histoire, peut s'enorgueillir d'avoir eu autant de dirigeants, à la vie si exemplaire, que l'Eglise en éprouva le besoin de les honorer et de le présenter au monde comme modèles à suivre ?

Relire Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, p 194)

 

Posté le 28 mai 2015 à 06h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mai 2015

C’est arrivé un 27 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Sacre de Louis XII, Cathédrale Notre-Dame d'Amiens peinture en polychromie de 1502

Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :

  • Il jure de défendre l'Eglise,
  • de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s'engage à préserver l'ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
  • d'empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
  • de chasser les hérétiques de France.

Puis dans un silence solennel, l'archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l'oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu'à la jointure des bras. Au rite de « l'unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d'or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s'exclame par trois fois :

"Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!"

Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l'abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : "Le Roi te touche, Dieu te guérit". Louis XII guérit ainsi "plus de quinze" des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés.

  • le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d'Angleterre.

Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l'oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d'Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l'Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l'amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l'objectif est d'empêcher les avancées françaises en Flandre.

Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d'Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d'Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l'Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l'autre côté de l'Atlantique, l'Espagne reconnaît l'occupation par la France de l'ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).

  • le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu'en 1725. Il se lance dans une politique d'expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l'influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d'un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.

  • le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.

C'est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris

  • le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.

Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur mort paisible sur l'échafaud impressionne les foules. C'est en pleine période de séparation de l'Église et de l'État, alors que l'Etat saisit les biens de l'Église et expulse les congrégations religieuses de France qu'elles sont béatifiées par le pape Pie X.

  • le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.

(Voir la chronique du 24 avril)

  • le 27 mai 1918 : déclenchement de l'offensive allemande du « Chemin des Dames».

C'est à 1 heure du matin que l'artillerie allemande déclenche un tir d'une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d'interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L'état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.

  • le 27 mai 1921 : création du Code de la route.

Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C'est la transformation d'un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d'abord soumise à la loi de 1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l'évolution des véhicules et des routes.

  • le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.

Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d'insurrection fondée sur l'assassinat des autorités adverses.

Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)

  • le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).

A l'initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l'armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l'opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l'Assemblée nationale française en 1954.

Posté le 27 mai 2015 à 06h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2015

28 mai 2015 à Lamotte-Beuvron : « Moi, Augustin, prêtre martyr de la Révolution française »

Image002Conférence-signature de Marieke Aucante, à l’occasion de la sortie de son livre « Moi, Augustin, prêtre martyr de la Révolution française » le jeudi 28 mai 2015 à 20h30 à Lamotte-Beuvron, Salle Etienne Schricke (rue de la Poste). Entrée libre.

« Moi Augustin » est un roman historique qui raconte la vie d’un jeune prêtre né en Limousin qui a vécu l’enfer des pontons de Rochefort, ces bateaux-prisons où s’entassaient des prêtres réfractaires au serment sur la Constitution civile du Clergé.

Marieke Aucante est grand reporter à France Télévisions, journaliste. Elle est l’auteur d’une douzaine de romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre.

Soirée organisée par l’ACPL (Association culturelle de la Paroisse de Lamotte).

Posté le 26 mai 2015 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mai : fête de saint Philippe Néri, le patron des humoristes.
  • le 26 mai 1445 : la première armée permanente en France.

Les compagnies d'ordonnance sont créées par le Connétable Arthur de Richemond sous le Roi Charles VII par l'ordonnance du 26 mai 1445. Cette nouvelle formation militaire constitue la première armée permanente à la disposition de la couronne. Avant, pour faire la guerre, le Roi devait faire appel à ses vassaux, l'ost, selon la coutume féodale qui n'étaient obligés de servir que pendant 40 jours. Le Roi devait alors recruter des mercenaires, capacité militaire chère et souvent incontrôlable. Chaque compagnie d'ordonnance est composée de cent lances de six cavaliers chacune (un homme d'armes, un coutillier, un page, deux archers et un valet de guerre). Cette ordonnance prévoit d'assurer une bonne armée permanente de 9 000 à 10 000 hommes.

  • le 26 mai 1463 : entrée du Roi Louis XI à Toulouse.

Louis XI, venant de Guyenne, où il a signé la paix avec les rois de Castille, d'Aragon et de Navarre, fait son entrée à Toulouse. La ville a été dévastée par un grand incendie, le 7 mai. Le Roi y demeure trois semaines pour soutenir la reconstruction de la ville.

  • le 26 mai 1648: décès du peintre  Antoine Le Nain.


"Portraits dans un intérieur", Antoine
Peint en 1647
Paris, musée du Louvre

Il existe un doute sur la mort de deux des trois frères. Alors que le décès de Louis est survenu le même jour, le 23 mai pour certains, pour d'autres il y a trois jours entre les deux décès. Voir la chronique du 23 mai sur la mort de Louis Le Nain.

Deux femmes avec trois enfants, Galerie Dreyfus

  • le 26 mai 1657 : candidature de Louis XIV à la couronne du Saint Empire germanique.

Louis XIV brigue la couronne d'empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c'est le candidat germanique, Léopold de Habsbourg, qui est élu, en 1658.

  • le 26 mai 1791 : les débuts du musée du Louvre.

Par décret est crée le Muséum central des arts de la République dans l'ancienne résidence royale, abandonnée par Louis XIV au profit de château de Versailles. Le Louvre n'était plus occupé que pour des visites royales ou des réunions des conseils royaux. La IIIème République le déclare "propriété de l'État", et lui donne son statut actuel de musée national. Il est le 3ème plus grand musée du monde. On y trouve notamment la Joconde de Léonard de Vinci.

  • le 26 mai 1805 : Napoléon se couronne lui-même roi d'Italie.

Napoléon Ier a accepté la couronne de roi d'Italie le 17 mars 1805. Il fait une entrée triomphale à Milan le 8 mai 1805, Joséphine et lui sont couronnés le 26 mai par le cardinal Caprara. Alors que l'archevêque de Milan veut lui mettre sur la tête la couronne des rois de Lombard, faite de fer et existante depuis 1026, Napoléon Bonaparte s'en saisit et se couronne lui-même dans la cathédrale de Milan en disant:

"Dieu me la donne, prennent garde ceux qui la touche"

Cette phrase devient la devise de l'Ordre de la Couronne de Fer L'empereur nomme son beau-fils, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie. Début janvier 1814, la défection de Murat qui s'allie avec les Autrichiens, puis les Anglais afin de conserver son royaume de Naples, fait perdre l'Italie.

  • le 26 mai 1944 : bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne.

Le bombardement du 26 mai 1944 est une opération militaire qui entre dans le cadre du Transportation Plan, plan d'attaque des voies de communication, destinée à préparer le débarquement en Normandie. Il s'agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d'empêcher les Allemands d'acheminer des troupes et du matériel vers l'ouest de la France. La méthode employée est celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise (sic) que celle des Anglais, qui consistait à bombarder de nuit. L'imprécision due à l'altitude de vol cause la mort de nombreux civils.

  • le 26 mai 1944 : le chef de l'Etat Pétain effectue une visite à Nancy.

Un million de personnes dans les rues pour écouter le chef de l'Etat.

Place Stanislas, le 26 mai 1944.

  • le 26 mai 1968 : signature des accords de Grenelle.

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle. Ils prévoient l'augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail. Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. Le 30 mai, De Gaulle annonce la dissolution de l'Assemblée et reprend le pays en main.

  • le 26 mai 2013 : manifestation de plus d'un million de personnes à Paris contre la dénaturation du mariage.

Posté le 26 mai 2015 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)


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