25 mars 2017

C’est arrivé un 25 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mars : Fête de l'Annonciation.

Annonciation par Sandro Botticelli

L'Annonciation est une fête catholique et orthodoxe instituée en mémoire de l'annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité divine :

«... l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit : Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi.» À ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voilà que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très Haut...» (Évangile selon Saint Luc, I, 28).



Maître de Liesborn

L'Annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C'est en effet le moment où le divin s'incarne en homme : l'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, si elle l'accepte, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.

L'Annonciation par Léonard de Vinci

  • le 25 mars 708 : élection du pape Constantin 1er.
  • le 25 mars 1347 : naissance de sainte Catherine de Sienne mystique, tertiaire dominicaine et théologienne italienne et Docteur de l'Eglise.

Elle pousse le pape à revenir à Rome et travaille ardemment à l'unité de l'Eglise. Elle a une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", est un des classiques de la langue italienne, retraçant ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoint à 33 ans, dans la vision béatifique. "Elle est proclamée docteur de l'Église en 1970. Elle est co-patronne de l'Europe.

  • le 25 mars 1409 : début du Concile de Pise.

Le concile de Pise a été convoqué pour tenter de régler le sérieux problème du Grand Schisme d'Occident. Les cardinaux déposent Benoît XIII (installé à Avignon) et Grégoire XII et élisent le cardinal de Milan sous le nom d'Alexandre V.Il y a alors trois papes. C'est l'échec du concile.

  • le 25 mars 1455 : décès du pape Nicolas V.
  • le 25 mars 1507 : l'armée du Roi de France, Louis XII, intervient à Gênes pour rétablir l'ordre.

Voir la chronique du 28 avril.

Louis XII devant Gênes. L'étendard de Louis XII représente Saint-Michel affrontant un porc-épic, emblème du Roi.

  • le 25 mars 1581 : la fête du Nouvel An est célébrée pour la dernière fois en ce jour; désormais, avec l'entrée en vigueur du calendrier grégorien, l'année débutera le premier janvier.

En effet le pape Grégoire XIII fait adopter le calendrier grégorien en octobre 1582, dans les états pontificaux ; le Roi de France Henri III le suit en décembre 1582. Or ce nouveau calendrier commence au 1 janvier.

  • le 25 mars 1593 : naissance de Saint Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, martyr.

Il est l'un des huit Martyrs canadiens canonisés le 29 juin 1930. Le Père Brébeuf a été nommé patron du Canada en 1940. Voir la chronique du16 mars.

  • le 25 mars 1643 : saint Jean Eudes fonde la congrégation de Jésus et de Marie, à Caen.

Grand acteur de la contre-réforme avec beaucoup de saints Français, St Jean Eude fonde, entre autres, la Congrégation de Jésus et de Marie, qui est dédiée à la formation sacerdotale dans des séminaires.

Portrait par Leblond (1673)

  • le 25 mars 1799 : défaite française de Jourdan contre les Autrichiens de l'Archiduc Charles à la bataille de Stockach.

La bataille de Stockach, en Allemagne, oppose l'armée du Danube aux ordres de Jean-Baptiste Jourdan à l'armée autrichienne de l'archiduc Charles-Louis d'Autriche. Les 40.000 Français sont repoussés par les 60 000 soldats autrichiens. Les Français battent en retraite, donnant la victoire aux forces autrichiennes.

  • le 25 mars 1802 : la Paix d'Amiens.

Ce traité est signé entre la France d'un côté, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Hollande, et l'Empire Ottoman, de l'autre. Il met fin à la seconde coalition. La France connaît enfin la paix après 10 ans de guerre. De paix d'Amiens, le traité devient, Trêve d'Amiens un an plus tard avec la reprise de la guerre.

  • le 25 mars 1809 : création d'une seconde maison d'éducation de la Légion d'Honneur.

Un décret impérial organise les maisons d'Écouen et de St-Denis pour les orphelines de la Légion d'Honneur. Cette seconde maison doit être installée dans le cloître de l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis, qui a été spoliée par l'État aux débuts de la révolution. Elle est inaugurée le 1er juillet 1811, mais l'emménagement des premières élèves n'a lieu qu'en 1812.

  • le 25 mars 1815 : l'Autriche, le Royaume-Uni, la Prusse et la Russie s'allient contre Napoléon.
  • le 25 mars 1858 : seizième apparition de Notre Dame à Lourdes.

C'est lors de la seizième apparition, en en la fête de l'Annonciation que Notre Dame révèle enfin son nom, à Sainte Bernadette qui raconte :

"Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit: Que soy era immaculada councepciou".

Bernadette part en courant répétant, sur le chemin, ces mots qu'elle ne comprend pas. Le curé est bouleversé car Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX a institué le dogme de l'Immaculée Conception.

  • le 25 mars 1957 : signature du traité de Rome.

La France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas signent à Rome les traités constituant l'organisation européenne de l'atome (Euratom) et la Communauté économique européenne (CEE). L'objectif de ces deux institutions est de créer un marché commun unifié et de supprimer les barrières douanières. Le texte prévoit que la CEE soit régie par plusieurs institutions : la Commission, qui veille au respect du traité et tient un rôle d'exécution ; le Conseil des ministres, rassemblant, selon les sujets, les ministres des Etats membres ; l'Assemblée et la Cour de justice, qui sont également chargées de la CECA et de l'Euratom. Le traité de Rome entre en vigueur le 1er janvier 1958.

  • le 25 mars 1962 : la France rappelle son ambassadeur à Moscou pour protester contre la reconnaissance par Moscou du Gouvernement provisoire de la République algérienne.
  • le 25 mars 1977 : Paris élit son maire pour la première fois au suffrage universel.

Paris n'avait plus eu de maire élu depuis la Commune. C'est le RPR, Jacques Chirac qui est élu.

  • le 25 mars 1984 : le Pape Jean Paul II consacre le monde, en particulier la Russie, au Cœur Immaculé de Marie.

C'est la première fois qu'un pape pose ce geste en lien avec tous les diocèses du monde. Moins de 2 mois plus tard, le 13 mai 1984, la Russie connaît un incendie sans précédent à Severomorsk où une part significative (30 % disent certains experts) de la capacité destructive de la flotte soviétique est anéantie. L'incendie dure plusieurs jours et y 5 ans plus tard, le mur de Berlin s'effondre sans effusion de sang (voir la chronique du 9 novembre).

Le pape s'adresse à Notre Dame et dit : "Eclaire spécialement les peuples dont tu attends de nous la consécration et l'offrande, "notamment la Russie! "

Il obéit en cela à la demande exprimée par la Vierge Marie à Fatima en 1917, dont la première apparition date du 13 mai 1917. Depuis cette chute la Russie connait une conversion constante et fulgurante vers le Christianisme. Mais elle n'est pas encore catholique.

  • le 25 mars 1995 : le Vatican rend publique la 11ème encyclique de Jean-Paul II, "Evangelium vitae"(« L'Évangile de la Vie »).

L'avortement et l'euthanasie sont « des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer », y déclare Jean-Paul II dans une encyclique, « Evangelium Vitae ».

  • le 25 mars 1996 : les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne signent un traité mettant fin à un demi-siècle d'expérimentations atomiques dans le Pacifique sud.

 

  • le 25 mars 2002 : fraude.

Edith Cresson, ancienne Premier ministre française, dont elle détient le record de plus petite durée à ce poste, est inculpée par la justice belge de fraude entre 1995 à 1999 alors qu'elle était commissaire européenne.

 

  • le 25 mars 2016 : Jubilé ou Grand Pardon de Notre Dame du Puy.

Le premier jubilé connu de Notre-Dame du Puy a lieu en 1065; celui de 1407 demeure le premier attesté par des documents sûrs.

Il a lieu lorsque le 25 mars, jour de l'annonciation (conception du Christ selon l'esprit saint), coïncide avec le vendredi saint (mort du Christ sur la croix). En 2005, le précédent jubilé a attiré 250000 pèlerins, venus implorer « le grand pardon ». Le suivant, aura lieu en 2157!

Le Père Roland Bresson dans une brochure de présentation du Jubilé du Puy, écrit:


« En un seul jour : celui de sa conception et celui de sa mort, Jésus assume exactement la condition humaine. En cette coïncidence des deux mystères fondamentaux du projet de Dieu, l'homme peut contempler l'Emmanuel qui a pris chair de sa chair pour lui. Il est né comme nous, pour que nous renaissions dans le baptême comme lui, et il est mort comme nous, pour que nous ressuscitions comme lui. Il s'est fait homme pour que nous devenions des dieux… L'Incarnation est tout entière pour la déification de l'homme qui se réalise par la mort et la résurrection du Christ. Cette entrée historique dans la vie et la mort humaines, fait de Jésus-Christ non pas un héros hors d'atteinte et seulement admirable. Il est le Dieu qui affronte l'ennemie héréditaire de l'homme : la mort. Et il affronte celle-ci sur son terrain : en mourant dans la souffrance et le don total de lui-même, pour que sa divinité triomphe de la mort et ouvre à tout homme le chemin de sa victoire sur la mort.

Comment une telle mystique de la date du 25 mars, un si saisissant rappel du cœur du message chrétien, se sont-ils conservés dans un seul lieu au monde : la cathédrale du Puy? Cela reste mystérieux... »

Posté le 25 mars 2017 à 05h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mars 2017

Le Saint-Sépulcre au défi des temps

Suite à mon post sur la restauration du Saint Sépulcre, on me fait suivre cette belle émission, à voir en ce temps de carême :

Posté le 24 mars 2017 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mars 937 : les Magyars (hongrois) s'avancent à travers la Bourgogne et arrivent devant Sens.

Ils passent la Loire et pillent tout sur leur passage.

  • le 24 mars 1267 : Saint Louis rassemble sa chevalerie à Paris pour préparer une deuxième croisade en Terre Sainte.

Malgré l'opposition de sa mère la Reine Blanche avant sa mort, le Roi désire ardemment repartir en croisade, son objectif est la Tunisie, dont il souhaite faire une base d'opérations pour une campagne ultérieure. Parti d'Aigues–mortes, le Roi trouve la mort avec nombre de ses chevaliers tués par la peste.

 

 

  • le 24 mars 1359 : second traité de Londres.

Après la mort d'Etienne Marcel, le Dauphin tente d'assurer son autorité sur le Royaume. Sans argent et sans moyen c'est assez difficile. Jean le Bon signe, ce jour, un nouveau traité, l'Endenture, afin de récupérer son trône. Il accorde à Edouard III les anciennes possessions d'Aquitaine, les anciens fiefs anglais, et règle la succession du duché de Bretagne qui passe sous souveraineté anglaise. L'amputation de la moitié du territoire et la rançon exorbitante laissent planer la menace d'une nouvelle guerre. Arrivé à la chambre des comptes le 27 avril, le Dauphin fait tardivement examiner le document par les états généraux qui le rejettent. Si la rançon est la règle en cas de capture, la cession de territoires est hors de question, de par les lois fondamentales du Royaume.

  • le 24 mars 1430 : Jeanne d'Arc quitte Sully sur Loire et reprend sa marche vers Paris.
  • le 24 mars 1455 : mort du pape Nicolas V, Calixte III lui succède.

Nicolas V a mis fin au schisme de l'antipape Félix V, fondé la Bibliothèque vaticane, construit des fortifications et restauré des églises. Cf. la chronique du 6 mars.

  • le 24 mars 1550 : restitution de Boulogne à la France par les Anglais contre 400 000 écus d'or.
  • le 24 mars 1568 : les protestants font sauter les piliers de la croisée du transept de la Cathédrale d'Orléans entraînant la ruine du transept et des travées adjacentes de la nef et du chœur.

Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, aux chapitres XV et XVI énumère une impressionnante liste de crimes et de vandalismes huguenots, de destructions d'églises de statues, de tableaux de retables dont voici un court exemple :

  • « Agen. A la suite de 1561, les huguenots pillent les couvents des Augustins, des Carmes et des Cordeliers, détruisent les autels dont les débris furent brûlés de la main du bourreau. Les jours suivants, on en fit de même aux couvents de femmes
  • Auxerre. S'étant emparés de la ville, en 1567, les huguenots pillent ou détruisent les églises. Bourges. Les huguenots saccagèrent la Sainte-Chapelle. D'Yvoy fit démolir par ses soldats un pan de mur pour pénétrer dans la chambre du trésor dont il enleva toutes les richesses qu'y avait accumulées le duc Jean. Les reliquaires, les statues, les calices d'or et d'argent, produisirent 727 marcs dont il paya ses soldats. Les pierreries, les perles, les camées d'un prix inestimable, furent perdus, brisés ou vendus.
  • Castres. Le 31 décembre 1561 et le 1er janvier 1562, les protestants détruisent les images et les autels de la cathédrale Saint-Benoît et de toutes les autres églises de la ville ; le 2 février, on brûle tous les ornements sacerdotaux de l'église des Mathurins
  • Grenoble. Le 1er mai 1562, les protestants, excités par le baron des Adrets, s'emparent de la ville, se ruent sur le couvent des Cordeliers, où, après avoir renversé les autels et les images, ils établissent leur temple. Ils font de même dans tout le Dauphiné « faisant partout la guerre aux reliques, aux croix, aux calices et aux images, jusqu'à la Grande Chartreuse qu'ils brûlent après l'avoir pillée.
  • Lyon. Pendant plusieurs mois, c'est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d'incendies. Le sang coule à flots... Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C'est le sac d'une ville prise d'assaut.
  • Montpellier. Le 24 septembre 1561, les protestants prennent les armes, s'emparent de Notre-Dame des Tables ; ils en inventorient les ornements et les reliquaires qui sont transportés à l'hôtel de ville ; l'église devient le temple de la Loge. Le 19 octobre suivant, ils assiègent les catholiques réfugiés dans la cathédrale Saint-Pierre. Les catholiques ayant capitulé, la cathédrale est pillée avec une fureur extrême, les autels sont renversés, les retables, tableaux, images, statues sont mis en pièces. Cette église que son fondateur, Urbain V, avait merveilleusement ornée au XIVe siècle, fut entièrement saccagée en sept heures. Toutes les églises, chapelles de Montpellier, au nombre de soixante, furent pillées.
  • les huguenots troublaient, à Toulouse, les cérémonies du culte catholique ; la veille de Noël 1547, ils faisaient irruption dans l'église Saint-Pierre en tenant un lièvre embroché et en criant à tue-tête : Christus natus est ! Le 29 mars suivant, ils empêchaient une procession et un sermon.
  • le 15 décembre1560, à Carcassonne, les calvinistes renversent et traînent dans la boue, à travers les rues de la ville, une statue de la Sainte Vierge, « la corde au cou » ; une procession expiatoire ayant été faite à cette occasion par les catholiques, une émeute a lieu mettant aux prises les deux partis. »

Les rapports afflueront vers Henri II, François II, et Charles IX, et Henri III ; quand Charles IX laisse faire la Saint Barthélemy la coupe était pleine depuis très longtemps. Et si ce massacre est inexcusable, la lecture de Jean Guiraud l'éclaire d'un jour nouveau, passé sous silence depuis trop longtemps dans « l'Histoire » qu'enseigne l'école.

  • le 24 mars 1656 : Marguerite Périer, la nièce de Blaise Pascal, guérit d'une fistule lacrymale.

La fillette, qui a 10 ans est conduite à l'adoration de l'épine de la Sainte-Couronne du Christ dans la chapelle de Port-Royal, qu'on lui fait toucher. Elle guérit immédiatement. La reine Anne d'Autriche envoie deux médecins Guillard, chirurgien, et Félix premier chirurgien du Roi, qui attestent l'inexplicable guérison. Le 8 juin suivant, Blaise Pascal, son oncle, témoigne devant l'official de Paris lors de l'enquête sur le «  miracle de la Sainte-Épine  » (voir la chronique du jour). Ce dernier est authentifié par le 22 octobre 1656. Pascal en est profondément bouleversé.

  • le 24 mars 1720 : la crise financière entraîne la fermeture des établissements bancaires de la rue Quincampoix, à Paris.

Le scandale de la Compagnie des Indes et de la banque Law est la première bulle financière connue. A la mort de Louis XIV, la situation financière de la France est catastrophique. Le plan économique présenté par Law consiste à remplacer la monnaie métallique par du papier. Son succès est tel, que le régent lui accorde une compagnie qui gère la mise en valeur de la Louisiane et l'exploitation des Antilles, du Sénégal et du Canada. De plus, la banque Law devient Banque Royale en 1718, et la Compagnie reçoit le titre de « Compagnie perpétuelle des Indes». Il devient même le Contrôleur Général des Finances en 1720 (Voir la chronique du 4 janvier). Mais l'explosion de la spéculation dans les officines de la rue Quincampoix, où se trouve la banque, fait monter les actions de la Compagnie des Indes de 500 Livres à 20.000 Livres. La banque est incapable de faire face aux demandes de réalisation des gains. Les émeutes et la panique qui s'en suivent font tomber l'action à un Louis. Law s'enfuit en décembre. Londres connaît à la même époque le même type de bulle avec la South Sea Company. Quand les leçons du passé ne servent pas pour le présent… Voir les chroniques du 24 septembre et du 4 novembre.

  • le 24 mars 1794 : exécution de Jacques-René Hébert, substitut du procureur de la commune de Paris et rédacteur du "Père Duchesne", ainsi que de ses partisans.

Il faut nourrir la Veuve… lui qui réclamait que tant de Français soient guillotinés…!

  • le 24 mars 1813 : rétractation de la signature papale du concordat de Fontainebleau.

Le pape Pie VII retire sa signature au concordat de Fontainebleau "extorquée" et fait répandre des copies de sa rétractation.

  • le 24 mars 1860 : par un traité franco-italien signé à Turin, la France cède au Piémont la Sardaigne mais reçoit Nice et la Savoie.

Nice et la Savoie deviennent françaises, en remerciement de l'aide apportée au royaume de Piémont-Sardaigne par Napoléon III pour l'unification de l'Italie.

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie. Les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

  • le 24 mars 1921 : l'Allemagne se trouve en défaut de paiement des réparations de guerre.
  • le 24 mars 2013 : entre 800 000 et 1,4 million de personnes manifestent à Paris pour défendre la famille.

Le régime socialiste perd toute mesure et les forces de l'ordre utilisent des gaz lacrymogènes contre des familles et des poussettes.

  • le 24 mars 2013 encore: allocution du pape François :

« Ne vous laissez pas voler l'espérance ! »

« Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes : un chrétien ne peut jamais l'être ! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement ! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d'avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ; elle naît du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant ! Et à moment-là vient l'ennemi, vient le diable, si souvent déguisé en ange, et insidieusement nous dit sa parole. Ne l'écoutez pas ! Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que lui nous accompagne et nous met sur ses épaules : ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Et s'il vous plaît ! Ne vous laissez pas voler l'espérance ! Ne vous laissez pas voler l'espérance ! Celle que Jésus nous donne. »

Posté le 24 mars 2017 à 02h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 23 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 mars 752 : élection du pape Étienne II.
  • le 23 mars 789 : le Capitulaire «Admonitio generalis».

Le Capitulaire d'Admonitio generalis de Charlemagne fixe les premières grandes lignes directrices de la réforme carolingienne, qui entend réglementer tous les compartiments de la vie du royaume, décrétant notamment la création d'écoles dans chaque évêché et le baptême des enfants avant l'âge d'un an.

  • le 23 mars 1372 : Du Guesclin reprend Niort aux Anglais.

Il fait revêtir d'uniformes anglais 200 de ses soldats ; à leur vue, les sentinelles anglais abaissent le pont-levis ; les Français entrent dans la ville et les désarment.

  • le 23 mars 1357 : Trêve de Bordeaux.

C'est la quatrième depuis le début de la Guerre de Cent Ans. Elle est censée durer un an. Après la bataille de Poitiers, où il a été fait prisonnier, Jean II le Bon signe une trêve avec le Prince Noir, avant d'être envoyé en Angleterre, où il demeure en captivité pendant trois ans. Le Prince Noir devait le libérer mais Edouard III s'y oppose.

  • le 23 mars 1449 : François de Surienne s'empare de la ville de Fougères.

En 1449, les royaumes de France et d'Angleterre sont en paix depuis 1445. Le 23 mars 1449, en pleine trêve, François de Surienne, dit « l'Aragonais », s'empare par surprise de la ville bretonne de Fougères. Celui qui aura passé plus de vingt années de sa vie au service du roi d'Angleterre était connu pour s'emparer par surprise des cités ; plus d'une trentaine de villes avant Fougères. Au matin du 24, les Anglais ouvrent les portes au gros de l'armée. Les mercenaires répandus dans toute la ville commettent toutes sortes d'exactions contre la population : massacres, incendies, pillages, tortures et viols. Le butin prélevé par les Anglais est énorme avec près de deux millions d'écus.

Son action sème le trouble entre la France et l'Angleterre, et la guerre reprend. Les négociations ayant échoué, le duc de Bretagne François 1 er va reconquérir en novembre la ville non sans avoir conquis le cotentin afin d'isoler totalement les Anglais.

  • le 23 mars 1555 : décès de Jules III.

Né à Rome le 10 septembre 1487 et mort à Rome, Giammaria Ciocchi del Monte est élu pape le 7 février 1550 sous le nom de Jules III. Il pratique le népotisme durant son pontificat ; soutient ardemment l'Ordre des Jésuites, qui prend son essor et, sur les instances de saint Ignace, il publie le 31 août 1552, la Bulle qui fondait le Collegium Germanicum en lui accordant une subvention annuelle. Pendant son pontificat, le catholicisme est provisoirement rétabli en Angleterre par la reine Mary. (Cf. la chronique du 7 février)

  • le 23 mars 1633 : dernier voyage de Samuel de Champlain.

Portrait factice de Champlain par E. Ronjat.

A 63 ans, Samuel de Champlain s'embarque pour son dernier voyage vers Québec, depuis Dieppe ou Rouen, les avis divergent. Il part avec 3 bateaux, le Saint Pierre, le Saint Jean et le Don de Dieu (la devise de la ville de Québec est « Don de Dieu ferai valoir ») et 200 personnes. Il débarque à Québec le 22 mai. En octobre 1635, Champlain frappé de paralysie, meurt le 25 décembre 1635 sans enfant. Il est enterré temporairement dans une tombe sans nom, dans l'attente de la fin de la construction de la chapelle de Monsieur le Gouverneur. Malgré de nombreuses fouilles, l'emplacement exact de son tombeau reste inconnu.

  • le 23 mars 1568 : Paix de Longjumeau.

Signature, entre Charles IX et le prince de Condé,après la victoire remportée à Calais par le duc de Guise sur les Anglais, de la Paix de Longjumeau, qui rétablit l'Édit de Pacification d'Amboise du 19 mars 1563. C'est la fin de la deuxième guerre de religion. La troisième commence 5 mois plus tard. N'est-il pas surprenant de voir que la paix est signée entre le Roi de France et les huguenots après une victoire sur les Anglais ?

Rappelons que le 20 septembre 1562, a été signé le traité d'Hamptoncourt, exemple parfait de trahison des huguenots dont personne ne parle, entre la reine d'Angleterre qui porte encore le titre de reine de France et les fleurs de lys sur ses armoirie, et les chefs huguenots Coligny et Condé. Ce traité peut se résumer ainsi :

  • promesse anglaise de 3.000 hommes de garnison pour le Havre, et 3.000 autres pour défendre contre l'armée du Roi de France Rouen et Dieppe ;
  • promesse anglaise de leur payer 140.000 écus d'or, somme contre laquelle les Huguenots livrent à la reine la ville de le Havre, en toute propriété à la Reine, pour qu'elle puisse l'échanger contre Calais qu'elle convoitait par-dessus tout.

 

  • le 23 mars 1594 : pour fêter son entrée triomphale dans Paris, la veille, le Roi Henri IV dispute une partie de jeu de paume.

Cf. la chronique de la veille.

  • le 23 mars 1653 : Louis XIV pose la 1ère pierre de l'Eglise St-Roch, à Paris, accompagné par sa mère Anne.

Journée du 13 vendémiaire : le général Bonaparte fait tirer au canon sur les insurgés royalistes. Les impacts sur la façade de l'église Saint Roch sont encore visibles de nos jours

  • le 23 mars 1680 : décès de Nicolas Fouquet, homme d'état français, surintendant des finances de Louis XIV.

Né le 27 janvier 1615, Nicolas Fouquet est un homme politique important de l'époque. Il est connu pour être le surintendant du Roi Louis XIV (de 1653 à 1661), et pour la construction du château de Vaux-le-Vicomte, où il fait travailler les meilleurs artisans du moment : Le Vau, Le Brun, Le Nôtre et Villedo. Toutefois, il est soupçonné de malversations financières. Louis XIV le fait arrêter le 5 septembre 1661 et enfermer avec de nombreux confrères dans la forteresse de Pignerol. Il y trouve la mort à l'âge de 65 ans, le 17 mars 1680. Certains historiens parlent du 17 mars, d'autres du 3 avril.

Nicolas Fouquet, vicomte de Vaux et marquis de Belle-Isle. Peinture à l'huile de Sébastien Bourdon. (Musée national du château de Versailles)

  • le 23 mars 1682 : Louis XIV confirme par édit la Déclaration des Quatre Articles.

La déclaration devient ainsi loi d'État, et en quelque sorte la charte gallicane française, ne reconnaissant au pape qu'un pouvoir spirituel sans effet sur le politique.

Le pape Innocent XI refuse alors de donner l'institution canonique aux prêtres choisis par le Roi pour occuper les évêchés vacants, sous prétexte qu'ils avaient souscrit à la déclaration, qu'il déclare nulle. Toutefois, sous Innocent XII le Roi assouplit sa position.

  • le 23 mars 1767 : la Boudeuse de Bougainville arrive aux Malouines.

Il met ensuite le cap sur Rio de Janeiro et y demeure quatre mois. En novembre 1767, le navire reprend la mer et atteint le Pacifique en janvier 1768. Bougainville aperçoit alors Tahiti, qu'il baptise Nouvelle-Cythère.

  • le 23 mars 1893 : fin du procès de l'affaire du canal de Panama.

En 1888, la Compagnie du Canal de Panama, en difficulté, veut émettre des obligations. La Compagnie verse des dessous de table à des « chéquards », des députés et sénateurs, pour obtenir l'autorisation du Parlement. En dépit de cela, la société doit déposer son bilan en janvier 1889. Ferdinand de Lesseps est arrêté : inculpé d'escroquerie, il est condamné à une peine légère, que la Cour de cassation annule. Le procès des parlementaires poursuivis s'achève sur une seule condamnation : celle de Baïlhaut, ancien ministre des Travaux publics ; le seul à avoir avoué. Clémenceau aussi impliqué n'est pas inquiété.

  • le 23 mars 1911 : au dernier recensement, la France compte 39 605 000 habitants.

     

  • le 23 mars 1918 : les Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris) bombardent Paris : 256 morts et 620 blessés.

Tôt le matin, plusieurs explosions à un quart d'heure d'intervalle se font entendre sans qu'aucun avion ne soit apparu dans le ciel. C'est surtout le fait de ne pas savoir d'où viennent les coups qui va provoquer la psychose. Les canons à longue portée allemands Wilhelmgeschutze (l'arme de Guillaume), surnommés Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris), disposés en batterie au nord de Crépy-en-Laonnois et séparés de 800 mètres les uns des autres, d'un calibre de 210 mm, qui propulsent des obus de plus de 100 kg à près de 30 kilomètres d'altitude et à 126 km de distance. Sur 400 obus tirés, 351 atteignent Paris faisant 256 morts, 620 blessés et d'importants dégâts.

  • le 23 mars 1939 : la France et le Royaume-Uni font une proclamation solennelle d'appui armé à la Hollande, à la Belgique et à la Suisse en cas de conflit.

Cela a au moins le mérite d'être la suite logique de l'arrêt de la ligne Maginot sur la frontière franco-belge.

  • le 23 mars 1966 : le pape Paul VI reçoit à Rome le Dr Michael Ramsey, archevêque de Cantorbéry.

Depuis près de quatre siècles, les deux Églises ne se fréquentaient plus. Ce jour-là, ils créèrent une commission anglicano-catholique.

  • le 23 mars 1968 : le XV de France réussit son premier grand chelem.
  • le 23 mars 1971 : mise en place d'un comité pour ériger un monument à Colombey-les-Deux-Églises.

En accord avec la famille du général De Gaulle, un Comité national, est constitué en vue de l'érection à Colombey-les-Deux-Églises, dans le cadre choisi pour ses méditations par le général lui-même, d'un mémorial « à la mémoire du libérateur de la Patrie et du rénovateur de la République ».

  • 23 mars 2012 : enterrement des soldats français assassinés par Merah.

Face à la barbarie, le silence et la prière sont la meilleure réponse.Qu'ils reposent en paix.

Voici l'homélie de l'abbé Christian Venard, aumônier catholique du 17e RGP, prononcée au Cimetière de Manduel, lors de l'inhumation du caporal Abel Chennouf:

« Abel, mon camarade parachutiste, mon frère, voilà une semaine, jour pour jour et presque heure pour heure, je tenais ta main, encore chaude de la vie que venait de te prendre un assassin. Je tenais ta main en priant pour toi, en pensant à ta maman et en te confiant à notre Maman du Ciel, la Vierge Marie. Je ne connaissais pas encore Caroline, mais si tel avait été le cas, je t'aurais aussi parlé pour elle et pour ce petit bébé que vous attendez. Puis je me suis penché sur ton camarade Mohamed Legouad qu'essayaient de maintenir en vie les remarquables équipes d'urgentistes. Enfin, j'ai assisté au départ vers l'hôpital de Loïc Liber, qui à cette heure même se bat, entouré de son papa et de sa maman, pour rester en vie. Que de souffrances. Que d'incompréhensions. Mais aussi que de solidarité, de soutien, d'hommages et, pour nous chrétiens, de foi (comme le rappelait hier l'évêque aux armées en la cathédrale de Montauban) et d'espérance, malgré tout !

Il y a deux mille sept cents ans, à Rome, au cœur même du forum, symbole et centre de la vie de la Cité, un gouffre s'ouvrit. L'oracle consulté livra cette réponse : pour combler ce gouffre, Rome devait y engloutir ce qu'elle avait de plus précieux. Chacun s'interrogeait encore sur ce qui pouvait être de plus précieux, quand un jeune cavalier, un jeune homme armé, Curtius, se jeta avec son cheval dans le gouffre qui se referma aussitôt. Oui, ce que Rome avait de plus précieux était un jeune militaire défenseur de la Cité.

Le criminel terroriste qui a mené ces actions dans lesquelles tu as perdu la vie, Abel, a tenté d'ouvrir un gouffre. Le prix à payer pour le combler est bien sûr infiniment trop lourd ; mais mon ami Abel, tu es devenu, comme Curtius, symbole de ce que notre pays, la France, possède de plus précieux. Et désormais, c'est ainsi que tu nous apparais : jeune caporal parachutiste, mort pour la France, dans un attentat terroriste qui voulait mettre à bas notre Patrie.

Abel, je veux aller encore plus loin. C'est parce que tu portais l'uniforme français, parce que tu étais fier de ton béret rouge, que ce criminel t'a visé. Ce que ce meurtrier ne pouvait savoir c'est aussi tout ce que tu représentes aujourd'hui pour notre Patrie. Issue d'une famille à la fois alsacienne (avec tout ce que cette région fait ressortir en notre pays des souffrances liées aux deux conflits mondiaux) et kabyle (et comment ne pas évoquer ici les douloureux événements d'Algérie), ta famille choisit la France avec (et je reprends les mots mêmes de ton cher papa), avec toutes ses traditions, y compris ses racines les plus profondes, qui sont chrétiennes. Comment ne pas voir, mon ami Abel, dans une telle accumulation de symboles, ce que nous avons de plus précieux cette capacité que possède notre Patrie française de prendre en son sein, tous ceux qui veulent devenir ses fils.

Au moment où nous allons te porter en terre, dans cette terre pétrie des ossements de nos pères (c'est cela la Patrie aussi), Abel, avec toute ta famille, tes amis, tes camarades parachutistes, je te fais le serment que nous soutiendrons Caroline et ton enfant. Que nous resterons présents auprès des tiens. Désormais c'est à Dieu que nous te confions, au travers des rites catholiques qui accompagnent nos défunts. Nous savons que tu es vivant auprès du Père. Tu as rejoint Jésus, ce Dieu fait Homme, cet innocent mort à cause de la méchanceté et la violence qui habitent trop souvent le cœur des hommes. Ton sacrifice se trouve comme enveloppé dans celui du Christ Jésus. En te retrouvant jeudi dernier, gisant sur le sol montalbanais, en prenant ta main et en voyant couler de tes blessures ce sang si rouge et si pur, je confiais au Seigneur de la Vie, cette vie qui s'écoulait de toi. Et si aucune larme ne sortait de mes yeux, comme tant de tes camarades, c'est mon cœur qui pleurait sur toute violence faite aux innocents sur cette pauvre terre. Et c'est à l'Innocent qui a versé son Sang pour nous réconcilier avec son Père, qui a versé son propre Sang en rançon pour toutes les violences, que je confiais ta belle âme.

Abel, français d'origine alsacienne et kabyle, catholique par choix, parachutiste au service de la France, que notre grand saint patron, que l'Archange saint Michel t'accueille et te fasse entrer au sein du Père, avec le Fils et le Saint-Esprit. Amen. »

Requiescat in pace

Posté le 24 mars 2017 à 02h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 22 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mars 752 : décès du pape Zacharie.
  • le 22 mars 1312 : fulmination par le pape Clément V de la bulle pontificale Vox in excelso qui ordonne l'abolition définitive de l'Ordre du Temple.

Elle est rendue publique le 3 avril, date retenue pour la dissolution de l'ordre du Temple.

  • le 22 mars 1421 : victoire franco-écossaise sur les Anglais à Vieil-Baugé, en Anjou.

En 1421, sous l'impulsion d'Yolande d'Aragon, Charles VII renouvelle l'Auld Alliance avec le Royaume d' Écosse et fait voter un impôt par le Parlement de Toulouse pour relancer la guerre contre le Roi d'Angleterre Henri V. Les hommes d'armes écossais sont acheminés par navires jusqu'à La Rochelle.

Les deux armées s'affrontent à Baugé, où les 5000 Français et Ecossais bénéficient d'une supériorité numérique écrasante et des imprudences et fautes de commandement du Duc de Clarence, le frère du roi d'Angleterre Henri V de Lancastre. Le duc est compté parmi les morts ainsi que nombre de nobles anglais.

Pour les Français c'est la revanche d'Azincourt.

  • le 22 mars 1429 : Jeanne d'Arc adresse une lettre aux Anglais.

" …Je suis venue de par Dieu, le Roi du Ciel, pour vous bouter hors de France… ".

Voici un extrait du le discours de Benoit XVI lors de l'audience générale du 26 janvier 2011 à Rome :

« Le 22 mars 1429, Jeanne dicte une importante lettre au roi d'Angleterre et à ses hommes qui assiègent la ville d'Orléans. Sa proposition est une véritable paix dans la justice entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des noms de Jésus et de Marie, mais elle est rejetée, et Jeanne doit s'engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui advient le 8 mai. L'autre moment culminant de son action politique est le couronnement du Roi Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. Pendant toute une année, Jeanne vit avec les soldats, accomplissant au milieu d'eux une vraie mission d'évangélisation. Nombreux sont leurs témoignages sur sa bonté, son courage et son extraordinaire pureté. Elle est appelée par tous et elle-même se définit comme «la pucelle», c'est-à-dire la vierge »

Et voici sa lettre en vieux françois :

†   JHESUS MARIA  †

« Roy d'Angleterre, et vous, duc de Bedfort, qui vous dictes régent le royaume de France ; vous Guillaume de la Poule, conte de Sulfork ; Jehan, sire de Talebot; et vous, Thomas, sire d'Escales, qui vous dictes lieutenant dudit duc de Bedfort, faictes raison au roy du ciel ; rendez à la Pucelle qui est cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ci venue de par Dieu pour réclamer le sanc royal. Elle est toute preste de faire paix, se vous lui voulez faire raison, par ainsi que France vous mectrés jus, et paierez ce que vous l'avez tenu. Et entre vous, archiers, compaignons de guerre, gentilz et autres qui estes devant la ville d'Orléans, alez vous ent en vostre païs, de par Dieu ; et ainsi ne le faictes, attendez les nouvelles de la Pucelle qui ira vous voir briefement à vos bien grand domaiges. Roy d'Angleterre, se ainsi ne le faictes, je suis chief de guerre, et en quelque lieu que je actaindray vos gens en France, je les en ferai aler, veuillent on non veuillent, et si ne vuellent obéir, je les ferai tous occire. Je suis cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, corps pour corps, pour vous bouter hors de toute France. Et si vuellent obéir, je les prandray à mercy. Et n'aiez point en vostre oppinion, quar vous ne tendrez point le royaume de France, Dieu, le Roy du ciel, filz sainte Marie ; ainz le tendra le roy Charles, vrai héritier ; car Dieu le Roy du ciel, le veult, et lui est révélé par la Pucelle, lequel entrera à Paris à bonne compagnie. Se ne voulez croire les nouvelles de par Dieu et la Pucelle, en quelque lieu que vous trouverons, nous ferrons dedens et y ferons ung si granthahay, que encore a-il mil ans, que en France ne fu si grant, se vous ne faictes raison. Et croyez fermement que le Roy du ciel envoiera plus de force à la Pucelle, que vous ne lui sariez mener de tous assaulx, à elle et à ses bonnes gens d'armes; et aux horions verra-on qui ara meilleur droit de Dieu du ciel. Vous, duc de Bedfort, la Pucelle vous prie et vous requiert que vous ne vous faictes mie détruire. Si vous lui faictes raison, encore pourrez venir en sa compaignie, l'où que les Franchois feront le plus bel fait que oncques fut fait pour la chrestienté. Et faictes response se vous voulez faire paix en la cité d'Orléans; et se ainsi ne le faictes, de vos bien grans dommages vous souviengne briefment.

      Escript ce mardi sepmaine saincte."

  • le 22 mars 1594 : le gouverneur Brissac ouvre les portes de Paris à Henri IV, qui vient d'être sacré à Chartres.

     


Entrée d'Henri IV à Paris

Après avoir abjuré le Protestantisme l'année précédente, en la Basilique Saint-Denis, et pris Dreux, tenu par les Ligueurs, Henri de Navarre est sacré Roi de France, à Chartres, par Mgr Nicolas de Thou, évêque de la ville, et devient Henri IV. En effet, au même moment, la ville des sacres est tenue par les Ligueurs que commande Charles de Lorraine Duc de Mayenne, le frère de feu le Duc de Guise

Abjuration d'Henri IV (25 juillet 1593) (détail), par Nicolas Bollery, huile sur toile, fin XVIe siècle ; Musée d'Art et d'Histoire de la Ville de Meudon

 

Le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France (ED. Résiac, page 132 et 133) décrit les scènes qui accompagnent l'entrée du Roi : « Le Roi entrait à Paris aux acclamations d'un peuple immense « affamé de voir un Roi ». Sa première visite fut pour Notre Dame, et Marie l'en récompensera immédiatement. »

Et le marquis de citer André Favyn dans Le théâtre d'honneur et de chevalerie, tome 1 page 612 :

« Là fut vu de toute l'assistance, étant en indicible nombre près de sa majesté, Saint Michel, l'ange gardien de la France…qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. […] dont le Roy l'ayant fixement contemplé tout au long de la messe fut pris en son cœur d'une telle réjouissance d'allégresse et d'espérance d'avoir raison de ses ennemis qu'il dit tout haut à toute l'assistance : Nos ennemis sont perdus puisque Dieu nous a envoyé ses anges à notre secours. »

Ce livre est téléchargeable gratuitement sur internet. Le Ciel montrait par là que la loi salique doit être appliquée dans la lettre comme dans l'esprit.

Henri IV se rendant à Notre-Dame après la réduction de la ville de Paris (1594). Gravure de Léonard Gaultier, d'après un dessin de Nicolas Bollery, Musée national du château de Pau

  • le 22 mars 1687 : mort de Jean-Baptiste Lully.

Né en 1632, fils de meuniers italiens, c'est en 1653, juste après la Fronde, qu'il entre au service de Louis XIV et se fait aussitôt remarquer comme l'un des meilleurs compositeurs de la Cour. En 1672, il obtient le privilège de diriger l'Académie Royale de Musique, à la tête de laquelle il reste juste avant sa mort.

Lully meurt de la gangrène des suites d'une blessure avec sa canne de chef d'orchestre. Il a participé à la naissance de l'opéra français, par ses nombreux ballets. Son talent et ses manœuvres, lui ont permis d'obtenir la confiance de Louis XIV et de devenir Surintendant de la musique. Parmi ses œuvres se trouvent en particulier :

 

- Hercule amoureux

- Un Charmant Dialogue de la Guerre avec la Paix

Psyché ou de la puissance de l'amour

Les Plaisirs de l'Ile enchantée

Les Amants magnifiques

Psyché

Alceste, ou Le triomphe d'Alcide

- De profundis, grand motet

-Dies irae, Benedictus, Motets à deux chœurs.

  • le 22 mars 1792 : Chappe présente son télégraphe optique à l'Assemblée Législative.

Chappe soumet son invention à l'Assemblée législative, qu'il décrit comme :

« un moyen certain d'établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d'une même séance.»

  • le 22 mars 1794: les colonnes infernales de Turreau poursuivent leur mission d'extermination.

La colonne Grignon ayant quitté Somloire, repasse tuer et incendier à Etusson.

  • le 22 mars 1814 : l'Angleterre fait savoir qu'elle ne négociera pas la paix avec Napoléon.
  • le 22 mars 1841 : réglementation du travail des enfants.

La Chambre adopte une loi réglementant l'exploitation des enfants dans l'industrie et interdisant le travail des enfants avant huit ans. La loi limite à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans.

D'où viennent ces bataillons d'ouvriers mineurs ? De la destruction par la révolution du système d'enseignement qui dotait la France. Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), reconnaît qu'avant la révolution la France compte 22000 petites écoles pour 37000 paroisses ; et si l'on compte les collèges secondaires et les universités c'est 60 000 écoles qui existent. La moitié de la population sait lire et écrire (*)

Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (page 580) parle de 32000 écoles religieuses gratuites et 8000 écoles laïques gratuites.

(*) Cité par Renée Casin dans les Catholiques et la révolution française (Editions Résiac page 7).

  • le 22 mars 1919 : entre Paris et Bruxelles, premier vol international régulier, à fréquence hebdomadaire.

     

  • 22 mars 1922 : lettre apostolique de Pie XI, « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam »

Par cette lettre apostolique Notre-Dame de l'Assomption est proclamée patronne principale de la France, et sainte Jeanne d'Arc, patronne secondaire, par Sa Sainteté le pape Pie XI. En voici le texte :

« Pour perpétuelle mémoire.

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours, des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l'Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire le Pape Benoît XV, qui eut profondément à cœur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos vénérables frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d'un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d'Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu'il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde Patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d'Orléans, Notre prédécesseur fut d'avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu'il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d'être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de Notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l'Eglise jusqu'à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui de France passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d'autres saints docteurs, ont célébré Marie et, ont contribué à promouvoir et à amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans là très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIIIe siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d'éclatante manière l'antique dévotion du peuple à l'égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu ; parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres celles qui s'élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L'immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu, et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu'elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables de pèlerins.

La Vierge Mère en personne, trésorière auprès de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d'affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge. Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s'empresse, sur les ruines d'un temple druidique, de poser les fondements de l'église Notre-Dame, qu'acheva son fils Childebert. Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le Roi saint Louis récite dévotement chaque jour l'office de la Vierge. Louis XI, pour l'accomplissement d'un vœu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l'Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions ; et ces pompes solennelles, Nous n'ignorons pas qu'elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne !a Pucelle d'Orléans, que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute, que ce soit sous les auspices de la Vierge, qu'elle ait reçu et rempli mission de sauver la France. Car d'abord, c'est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d'Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu'elle entreprit d'un cœur viril, une si grande œuvre, qu'elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu'elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C'est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu'elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c'est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu'elle s'envola an ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d'Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c'est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C'est pourquoi, après avoir pris les conseils de Nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons Pucelle d'Orléans admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l'héroïne de la patrie, sainte Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d'après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l'intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d'Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l'Eglise romaine ; qu'elle échauffe, garde, développe par la pensée, l'action, l'amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu'elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu'elles soient, maintenant et dans l'avenir, pour toute la nation française le gage le plus large des secours célestes, qu'ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l'avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 2 du mois de mars de l'année 1922, la première de Notre pontificat. »

  • le 22 mars 1999 : dans l'affaire des marchés public de la construction et rénovation des lycées d'Île-de-France, Robert Calméjane, sénateur RPR de Seine-Saint-Denis, est mis en examen pour « recel d'abus de confiance et de biens sociaux. »

Il est soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vin dans l'obtention du marché de rénovation du lycée de Villemomble.

 

  • le 22 mars 2000 : après avoir baisé le sol de Bethléem devant Yasser Arafat, le pape Jean-Paul II entame l'étape palestinienne de son voyage en Terre Sainte.

 

  • le 22 mars 2000 : le Souvenir Chouan fait mémoire, à Vannes, du 220ème anniversaire de Martyrs catholiques bretons.

Pour mémoire ce mardi 22 mars est le jour où à Vannes, il y a 220 ans, étaient guillotinés les abbés:

- Julien Le Becre, Vicaire de Pontivy, 43 ans

- Jean-Toussaint Hamery, Saint Servent sur Oust, 37 ans,

- Pierre Le Verger, les Forges de Lanouée, 46 ans,

- Laurent Le Floch 34 ans (il cherchera à s'enfuir, sera rattrapé par ses gardiens qui le perceront de coups de baïonnettes et le traîneront à l'échafaud).

Voir Souvenir Chouan de Bretagne

http://souvenirchouandebretagne.over-blog.com/2016/03/hommage-au-bienheureux-pere-pierre-rene-rogue.html

 

Posté le 24 mars 2017 à 02h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 mars 2017

31 mars : conférence de Reynald Secher à Nancy

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Posté le 23 mars 2017 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Le tombeau du Christ enfin restauré

Unknown-18La restauration du tombeau du Christ, dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, est enfin terminée après des travaux depuis le mois de mai dernier. Le site a été inauguré officiellement mercredi 22 mars lors d'une cérémonie en présence de responsables politiques et religieux.

Des spécialistes grecs ont reconstruit l'édicule de marbre qui était soutenu depuis des dizaines d'années par une structure métallique à la suite d'un tremblement de terre. L'édicule dressé sous la coupole de l'église sur le site de la grotte où fut déposé le corps du Christ après sa mort, devait être démonté et reconstruit à l'identique, avait indiqué la Custodie. La restauration a permis de mettre à jour des détails originaux de ce petit édifice. Elle a aussi offert l'opportunité à des scientifiques d'ouvrir le tombeau pour la première fois depuis au moins deux siècles. La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours. Les chercheurs ont découvert le lit funéraire sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé trois jours durant. Cette dalle en marbre était protégée d'une seconde plaque totalement inconnue des experts. Depuis le XVIe siècle, elle servait à empêcher le vol par les pèlerins de morceaux de tombe, utilisés comme reliques. Cette dalle en marbre est gravée d'une croix qui daterait des croisades du XIIe siècle.

Ce travail a été en partie financé par le Vatican, de très nombreux donateurs comme le roi Abdallah de Jordanie ou encore l’Autorité palestinienne. Ces travaux ont pu surtout avoir lieu sous l’impulsion des trois Églises qui administrent le site : l’Église catholique, l’Église grecque-orthodoxe et l’Église arménienne.

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Posté le 22 mars 2017 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

C’est arrivé un 21 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 mars 630 : l'empereur romain d'Orient Héraclius 1er rapporte la Vraie Croix à Jérusalem.

Elle avait été prise par Chosroes II. Il la reprend aux Perses. C'est l'apothéose d'un règne qui a débuté dans la tourmente.

  • le 21 mars 717 : Charles Martel vainc les Neustriens à Vinchy.

La pacification du royaume franc est en marche

  • le 21 mars 1098 : fondation de l'Abbaye de Cîteaux.

Robert, le fondateur de l'abbaye de Molesmes, fonde aussi l'Abbaye de Cîteaux qui essaime bientôt, fondant quatre « filles » : La Ferté (1113), Pontigny (1114), Clairvaux, dont Bernard est le premier abbé, et Morimond (1115). Saint Robert et ses compagnons vivent dans la plus stricte pauvreté, selon la règle de Saint Benoît de Nursie suivant le rythme de la prière (Ora) et du travail (Labora). Ils se consacrent à l'assèchement des lieux. Les moines choisissent alors pour vêtements une bure de laine blanche et un scapulaire noir. L'Ordre Cistercien est donc né lui aussi avec la fondation de l'Abbaye.

En 1112, un jeune cadet de famille bourguignonne choisira d'entrer dans cette nouvelle communauté; il s'appelle Bernard de Clairvaux.

  • le 21 mars 1152: le concile de Beaugency annule le mariage du Roi Louis VII d'Aliénor d'Aquitaine.

L'abbé de Saint Denis et conseiller des Rois de France, Suger, est mort depuis un an. Il avait réussi à réconcilier le Roi et la reine en 1149.

Sous la pression très forte du Roi, le Second concile de Beaugency annule le mariage le 21 mars 1152 sous un prétexte de cousinage au 9e degré civil. L'arrière-grand-mère d'Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert le Pieux, arrière-arrière-grand-père de Louis VI.

Aliénor épouse en secondes noces le comte d'Anjou Henri II Plantagenêt en mai 1152, à qui elle apporte sa dote : la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l'Angoumois, la Saintonge et le Périgord. Or en 1154, Henri Plantagenêt devient roi d'Angleterre. Cette faute royale, cautionnée par la nation est à l'origine de la première guerre de 100 ans.

  • le 21 mars 1358: le Dauphin Charles quitte Paris et rallie les villes de Champagne.

Pour ratifier une nouvelle ordonnance fiscale, il faut l'accord de la noblesse, dont une partie ne veut plus se réunir à Paris, suite à l'assassinat des maréchaux. La ville est en effet aux mains d'Etienne Marcel et de Charles le Mauvais. Comme la noblesse se réunit à Senlis cela donne au Dauphin l'occasion qu'il attendait pour quitter la capitale.

 

  • le 21 mars 1778 : les diplomates américains Franklin, Deane et Lee sont reçus par Louis XVI à Versailles.

La France et les Etats Unis ont signé deux traités le 6 février : l'un concerne les relations commerciales, l'autre scelle l'alliance entre les deux Etats. Les Anglais mènent à Paris une campagne de dénigrement contre Necker. Louis XVI le soutien. Le 15 mars, l'ambassadeur de France en Angleterre est rappelé. La guerre entre la France et l'Angleterre est imminente. Le 21 mars, Louis XVI reçoit les trois émissaires américains.

 

  • le 21 mars 1793 : création des comités de surveillance révolutionnaires dans les communes et dans les sections.
  • le 21 mars 1793 : prise de Chalonnes sur Loire par Stofflet.

La garnison républicaine saisie de panique se rend sans combattre.

  • le 21 mars 1801 : les Français sont battus par les Anglais à la bataille de Canope près d'Alexandrie.
  • le 21 mars 1801 encore : la France signe un traité avec l'Espagne, le traité d'Aranjuez.

Par ce traité, le duc de Parme renonce à son duché contre l'île d'Elbe et la Toscane. Le duché de Toscane est transformé en royaume d'Étrurie et la Louisiane est rétrocédée à la France.

  • le 21 mars 1801 toujours : la dette française est liquidée.

 

  • le 21 mars 1804 : exécution du duc d'Enghien dans les fossés du château de Vincennes.

     

  • le 21 mars 1804 encore : Napoléon Bonaparte promulgue le Code civil.

Les privilèges (lois privées, propres à chaque province, voir la chronique du 4 aout) ayant été abolis, Napoléon va s'inspirer des travaux initiés par Louis XVI pour faire rédiger un code juridique unique s'appliquant sur tout le territoire. Transporté dans les bagages de la Grande Armée, il est repris dans certains pays européens.

  • le 21 mars 1804 : les impôts indirects sont rétablis.

Le Consulat créé le corps des percepteurs et rétablit les impôts indirects sous le nom de "droits réunis" (droit d'entrée sur les bières, le vin et le cidre, payé par le producteur).

 

  • le 21 mars 1806 : Pie VII répond à Napoléon.

Le pape se refuse à le reconnaître comme empereur de Rome et à souscrire à ses exigences politiques.

  • le 21 mars 1811 : Napoléon Ier fait tirer 100 coups de canon pour célébrer la naissance de son fils François Joseph, la veille.

 

  • le 21 mars 1884 : loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.

 

  • le 21 mars 1905 : la loi fixe le service militaire à 2 ans.

     

  • le 21 mars 1908 : l'Action française devient un quotidien.
  • le 21 mars 1918 : offensive Ludendorff ou l'opération « Michael ».

C'est la deuxième bataille de la Somme. Les Allemands lancent une offensive en Picardie qui annonce une vaste série d'attaques jusqu'en juillet. Les 63 divisions des corps XVII de Von Below et XVIII de Von Hutier attaquent sur un front large de 80 km entre le sud d'Arras et Fère-en-Tardenois, face à 26 divisions britanniques que commande le General Douglas Haig. La panique s'empare des Anglais; le front anglais cède, Saint-Quentin est pris. Les Allemands font 200 000 morts et 70 000 prisonniers, mais leurs pertes sont presque aussi élevées. Foch est obligé d'annuler son offensive pour colmater l'énorme brèche au prix de grandes pertes pour l'armée française. Sans cet effort considérable la route de Paris s'ouvrait complètement aux Allemands. Les chars Renault et les Américains n'auraient pas eu le temps d'arriver sur les lignes du front.

  • le 21 mars 1999 : décès de Jean Guitton, écrivain catholique, philosophe et académicien français.

     

Posté le 21 mars 2017 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Conférence sur l'impératrice Zita le 1er avril à Solesmes

Conf Chaline 1 avril 17

Posté le 21 mars 2017 à 00h20 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

C’est arrivé un 20 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mars 931 : élection du pape Jean XI.
  • le 20 mars 1342 : instauration définitive de la gabelle en France.

Cet impôt sur le sel a toujours été contesté ; il va continuer à pimenter la vie politique française pendant de longues années.

  • le 20 mars 1415 : l'antipape Jean XXIII fuit le concile de Constance.
  • le 20 mars 1622 : le Roi Louis XIII conduit une nouvelle expédition dans le Languedoc.

A la tête d'une petite armée appuyée de huit canons, Louis XIII, en 1622, parcourut tout le midi de la France, de la Saintonge à Montpellier, pour s'emparer des places détenues par les protestants rebelles, enlever d'assaut Nègrepelisse, bombarder Saint-Antonin, assiéger Montpellier. L'Etat dans l'Etat que constitue le parti Huguenots vit ses dernières heures.

  • le 20 mars 1704 : les camisards essaient de soulever le Vivarais.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c'est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Dans son livre, Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4), Jean Guiraud rapporte comment cette révolte est fomentée par l'étranger pour préparer l'invasion de la France. Il y rapporte des comptes rendus impressionnants, adressés au Roi via son ministre de la guerre, qui lui relatent les attentats, destructions et crimes commis par les Camisards (chapitre 4, pages 65 et 66).

Il rapporte (page 67) le comportement des troupes royales mal commandées par le maréchal de Montrevel en citant le maréchal Villars:

« De leur côté, les troupes royales se montraient de plus en plus cruelles dans la répression, surtout lorsqu'elles furent sous le commandement du maréchal de Montrevel, en 1703-1704. Le maréchal de Villars qui lui succéda, dans les premiers mois de 1703, résume ainsi la situation qu'il trouva à son arrivée dans les Cévennes : « Ce n'était plus, d'une part, que meurtres, incendies, églises renversées, prêtres massacrés, et de l'autre, liberté entière accordée aux troupes de tuer tout ce qu'elles trouveraient avoir l'air de Camisards ».

Mémoires de VILLARS (éd. Société de l'histoire de France), II, p. 145.

Jean Guiraud poursuit :

 

"Lorsque par son énergie et sa clémence, le maréchal de Villars eut amené la soumission de la plupart des Camisards et de leur principal chef Cavalier, les puissances ennemies firent tous leurs efforts pour perpétuer la révolte en envoyant de nouveaux émissaires et des secours aux rebelles. C'est ce que nous apprend Villars lui-même, dans ce passage de ses Mémoires : « Les ennemis de l'État, voyant cette révolte presque éteinte et les fanatiques prêts à sortir du royaume, mettaient tout en usage pour la ranimer. Ils firent passer un argent considérable et gagnèrent Ravanel, lieutenant de Cavalier… On fut informé certainement qu'il était arrivé à ces rebelles deux hommes de Genève avec de l'argent et avec parole qu'il entrerait un corps d'armée en Dauphiné pour les soutenir. Cette promesse était sans fondement ; mais les fanatiques ne raisonnent pas. Ils pouvaient savoir aussi qu'une armée navale très considérable venait d'entrer dans la Méditerranée."

Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4, page 69)

  • le 20 mars 1796 : le Directoire repousse les propositions de paix anglaise formulées l'avant-veille le 18 mars.
  • le 20 mars 1800 : Kléber écrase les Turcs à Héliopolis et marche sur le Caire.

Bataille d'Héliopolis, par Léon Cogniet

  • le 20 mars 1809: le maréchal Soult défait les Portugais à Carvalho au Portugal.

Cette bataille est aussi connue sous le nom de bataille de Braga.

  • le 20 mars 1814 :« défaite » d'Arcis-sur-Aube (20 et 21 mars).

Napoléon au pont d'Arcis-sur-Aube (gravure du XIXe siècle d'après le tableau de Jean-Adolphe Beaucé)

Les alliés considère avoir remporté cette bataille. Cependant, il faut noter qu'avec 28 000 soldats il est impossible à Napoléon de battre une armée autrichienne de plus de 100 000 hommes, commandée par Schwartzenberg. Non seulement, Schwartzenberg rate une occasion d'anéantir les restes de la Grande Armée, mais il voit la route de Paris se fermer alors que son avant-garde était à moins de 100 kilomètres.

  • le 20 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Paris.

Le retour de Napoléon aux Tuileries marque le début de la période dite des Cent-Jours. Napoléon fait établir l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, le 22 avril, connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre des représentants est élue.

  • le 20 mars 1897 : la France signe avec l'Éthiopie un traité fixant la frontière de la Somalie.

Signature à Addis Abéba, entre la France et Ménélik II, de la Convention fixant la frontière entre la Côte Française des Somalis et le Territoire de l'Empire Ethiopien.

  • le 20 mars 1907 : les troupes de Lyautey occupent Oujda, après l'assassinat d'un médecin français de Marrakech.

Le docteur Mauchamp, directeur du dispensaire de Marrakech, est assassiné par une foule manipulée par des agents allemands. Contre l'avis de Lyautey, Clémenceau ordonne une expédition punitive dans la région d'Oujda.

  • le 20 mars 1929 : décès de Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande Bretagne et de Pologne.

Quelques citations du Maréchal :

« Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » (1920)

« J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu'une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »

« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne, 8 septembre 1914)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."»

« Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»

 

Né à Tarbes le 2 octobre 1852 dans une famille de catholiques, Ferdinand Foch sert au sein du 4e Régiment d'Infanterie pendant la Guerre de 1870. Polytechnicien, il sert au 27e RI avant d'être professeur à l'École de Guerre. Il y développe ses théories de l'offensive à outrance.

En 1914, il commande la IXe Armée avec laquelle il arrête les Allemands de Von Kluck à Saint-Gond. En 1915 et 1916, il dirige les offensives françaises en Artois et sur la Somme. Ecarté du commandement en même temps que Joffre, il y revient suit à l'échec de Nivelle au Chemin des Dames. En mars 1918, il est nommé « Chef d'Etat-major Général » avec le titre de Généralissime des Armées Alliées, lors de la Conférence de Doullens, avec Pétain (France), Haig (Grande-Bretagne) et Pershing (Etats-Unis) sous ses ordres. Chaque jour, il assiste à la messe et récite son chapelet. C'est à la Sainte Vierge qu'il a attribué ses succès militaires.

En juillet 1918, Foch arrête l'offensive allemande en Champagne avant de passer à la contre-attaque, qui se déroule presque parfaitement. Le 6 août 1918, il reçoit son bâton de Maréchal de France. Il est élu le même jour à l'Académie Française et y entrera en 1920. Le 11 novembre 1918, il signe l'Armistice de Rethondes.

Dès 1920, il appuie l'idée de maintenir la Rhénanie sous occupation française.

Au milieu de l'année 1920, Foch dirige une mission interalliée pour la Pologne qui comprend notamment le diplomate français, Jean Jules Jusserand, le diplomate britannique Edgar Vincent d'Abernon. Le général Weygand, chef d'état-major du maréchal Foch, en est le commandant en chef.

Suite à la victoire sur les soviétiques, il est fait maréchal de Pologne. Avec le maréchalat de Grande Bretagne, c'est son troisième bâton de maréchal. Il se retire ensuite de la vie militaire et publique. Il est inhumé aux Invalides.

Sur son lit de mort, ou un peu avant de mourir, il dit : « Si un jour la France est en péril, appelez Weygand. » (Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 131).

Voir les chroniques du 26 mars, du 9, du 15 et du 18 juillet.

  • le 20 mars 1944 : à Alger, exécution de Pierre Pucheu.

Nommé par l'amiral DARLAN, Ministre de la Production Industrielle et Commerciale le 22 février 1941, il est chargé par le Maréchal Pétain le 18 juillet 1941, du Ministère de l'Intérieur et ce, jusqu'au retour au pouvoir de Pierre Laval, le 18 avril 1942. Refusant de rester au gouvernement, il fait campagne contre le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire.) auprès d'industriels et de syndicalistes de zone libre. Avant de quitter Vichy, il essaie, en vain, de convaincre le Maréchal (15/10/1942) qu'il est temps de rompre l'armistice et de partir pour Alger.

Ayant obtenu un sauf-conduit du général Giraud, il débarque à Casablanca le 6 mai 1943 pour s'engager. Immédiatement arrêté, Giraud est revenu sur sa parole, gaullistes et communistes réclament sa tête. Son procès s'ouvre le 4 mars 1944. Jugé d'avance, Pucheu est condamné à mort. De Gaulle refuse la grâce, invoquant la raison d'État. C'est un signal fort envoyé à l'intention de la métropole : ceux qui ont suivi le Maréchal sont des traîtres, ils seront châtiés comme tels et ne doivent s'attendre à aucune clémence. La révolution de 1943-1946 poursuit sa marche sanglante.

Témoignage du colonel Passy (Dewavrin), fondateur et chef des services secrets de la France libre (le BCRA) depuis juillet 1940 ("J'ai vu condamner Pucheu", dans La Semaine économique, politique, financière du 8 juin 1949, p.2) :

« J'en sortis [du procès de Pierre Pucheu] écœuré et, pour la première fois depuis les sombres jours de juin 1940, plein d'une folle anxiété. Ce jour-là, en effet, je sentis que les espoirs que la plupart d'entre nous avaient conçus, au sein des Forces Françaises Libres, seraient brutalement déçus. Je réalisai pleinement d'un seul coup, comme par une gifle étourdissante, que ce monde meilleur, rénové par la souffrance et le combat en commun, auquel nous avions rêvé, était mort avant que d'éclore. »

  • le 20 mars 2000 : Jean-Paul II devient le premier Pape en visite officielle en Israël.
  • le 20 mars 2003 : attaque de l'Irak par les anglo-saxons.

Quelques heures après le déclenchement des bombardements sur Bagdad, Jacques Chirac « regrette » l'attaque américaine, en souhaitant que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possible et qu'elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire ».

 

Posté le 20 mars 2017 à 05h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 mars 2017

Spectacle Marcel Van et la petite Thérèse », samedi 25 mars au Chesnay

Cantateo Marcel Van mars 2017

Posté le 19 mars 2017 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 mars : fête de St-Joseph.

Joseph, issu de la race royale de David, naît à Bethléem. Il est d'une condition modeste et a sans doute déjà un certain âge quand il devient l'époux de la Mère de Dieu. Sa haute dignité se résume en ces mots: « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu'il était « juste ». Elle indique par là qu'il s'acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus dures de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut découvrir ce que signifiait pour lui l'irruption de l'Esprit dans le sein de sa fiancée. Ne fallait-il pas qu'il se retirât ? Devait-il assumer une paternité qui ne lui revenait pas ? Mais c'est justement dans sa décision de s'effacer devant Dieu, qu'il se montre grand. L'intervention de l'ange lui explique le plan de Dieu. Mais il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l'œuvre rédemptrice, fût supportée en vue d'un grand bien: Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l'histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L'Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu'il est déjà mort au moment où commence la vie publique du Sauveur. Il a la plus belle mort que puissent désirer les hommes: il s'endort dans les bras de Jésus et de Marie.

Sainte Brigitte de Suède, saint Bernardin de Sienne, sainte Thérèse ont beaucoup fait pour promouvoir son culte. Il a aujourd'hui deux grandes fêtes: le 19 mars, on honore sa personne et la part qu'il prit à la Rédemption; le troisième mercredi après Pâques, on honore son rôle de protecteur de l'Église. Pie IX, en effet, le proclama patron de l'Église universelle. Il est considéré aussi comme le patron de la bonne mort.

  • le 19 mars 1227 : Grégoire IX est élu pape.

Son pontificat est marqué par la lutte permanente avec l'empereur. C'est lui qui canonise Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise et qui institue l'Inquisition en 1231, dont il confie l'exécution aux frères prêcheurs, Franciscains et Dominicains.

  • le 19 mars 1315 : Louis X le Hutin promulgue la Charte aux Normands.

Suite aux différentes révoltes nées des pressions fiscales de Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin octroie des privilèges aux Normands. Elle confère une plus grande indépendance au duché concernant ses propres lois, garantit l'absence d'impôts extraordinaires et la certitude de n'être pas jugé hors de Normandie. Cette exception rappelle la puissance de la Normandie dans les siècles qui ont précédé.

  • 19 mars 1514 : le cœur d'Anne de Bretagne est déposé au Couvent des Carmes à Nantes

    Reliquaire du Cœur d'Anne de Bretagne, déposé au couvent des Carmes à Nantes.

  • le 19 mars 1563 : Paix d'Amboise.

Les protestants bénéficiant depuis longtemps de la bienveillance des puissants en France vont en profiter pour tenter d'imposer leur hérésie par la force et la violence en s'attaquant aux lieux de cultes catholiques (cf. une précédente chronique qui relate comment François 1er, qui pourtant donnait libre accès à sa cour aux hérésies, organisa personnellement des cérémonies de réparation contre les sacrilèges à Paris). Dans son livre Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 15), Jean Guiraud consacre un chapitre entier aux actes de vandalisme et aux crimes protestants contre les catholiques. Il démontre combien les premiers sont la cause des 30 années de guerre civile qui vont ensanglanter le pays, et que beaucoup étaient antérieurs à Wassy.

Face à la tolérance de la régente, que beaucoup prennent pour une criminelle complaisance, le duc de Guise s'est rapproché du connétable de Montmorency; avec le maréchal Saint-André, pour former un « triumvirat » défendant la cause catholique.

Après deux batailles, la paix d'Amboise tente de ramener la paix en France. Une amnistie complète et la liberté de leur culte dans certaines limites territoriales sont accordées aux Huguenots. Mais le conflit reprend dès 1567.

  • le 19 mars 1621 : première fête de St-Joseph, comme fête d'obligation.

En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d'obligation ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n'est pas reçue partout immédiatement, l'aval des princes étant nécessaire pour qu'elle ait force de loi dans chaque Royaume.

En France, c'est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue. Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu'il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.

La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. Le 7 juin 1660, l'apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L'infante Marie-Thérèse d'Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. C'est aux neuvaines faites à Notre Dame et à Saint Joseph qu'est dûe la naissance du Roi. (Voir les chroniques du 3 novembre pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du le 10 février pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.)

  • le 19 mars 1661 : consécration de la France à St Joseph par Louis XIV.

Statue de Saint Joseph au Mont Bessillon à Cotignac

Le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d'En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle, qui ne s'étonnent pourtant pas de la rapidité de la décision.

Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.

Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d'Anne d' Autriche :

« Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu'il n'a jamais été touché de l'honneur ; l'Eglise n'a rien de plus illustre, parce qu'elle n'a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d'avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu'il ne se contente pas de l'honorer dans le ciel, qu'il la chérisse aussi sur la terre. Qu'à l'exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ».

Jusqu'à la Révolution la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume. Depuis elle n'a JAMAIS été reprise ni renouvelée. Le 19 mars 2014, se fête le 353ème anniversaire de cette consécration.

 

  • le 19 mars 1682 : Déclaration des Quatre Articles.

Bossuet fait adopter par l'Assemblée du clergé sa Déclaration sur la puissance ecclésiastique dite Déclaration des Quatre Articles, manifestation de protestation gallicane contre le pouvoir papal.

Le Roi reconnaît au pape le pouvoir sur les affaires spirituelles, concernant le salut, mais pas sur les affaires temporelles. Cette déclaration constitue la charte du gallicanisme politique, à savoir le Roi est le maître de l'Église de France et les décisions du Concile sont supérieures à celles du pape. Selon Bernard Basse, dans son livre la Constitution de l'ancienne France, l'erreur du gallicanisme est une des sources éloignées de la révolution, puisque la monarchie perd peu à peu son caractère tempéré par les lois civiles et religieuses. Cette tendance est ancienne. Elle date de Philippe le bel ; le concordat de 1515 plaçait François 1er comme chef de l'Eglise de France ! L'autre grande erreur qui affaiblira la monarchie et préparera la révolution est l'absolutisme, déformation de la doctrine chrétienne du droit divin et du principe monarchique.

  • le 19 mars 1687 : assassinat de René Robert Cavelier de La Salle.

En 1667, il réalise son premier voyage et débarque en Nouvelle-France à Montréal, où il explore les lacs Ontario et Érié. Par la suite, il parcourt le Mississippi, occupe de nouveaux territoires et leurs attribue le nom de Louisiane à l'égard de Louis XIV. La Salle est victime d'un meurtre le 19 mars 1687, près de Navasota. Sa nouvelle expédition, ayant l'aval royal, tourne au cauchemar entre les pirates espagnols, les naufrages, les maladies et les querelles, il perd 3 de ses 4 navires. Et un de ses hommes le tue d'une balle dans la tête alors qu'il descendait vers le golfe du Mexique.


René-Robert Cavelier de La Salle

  • le 19 mars 1721 : décès du pape Clément XI (Gian Francesco Albani).

Il émet les bulles Vineam Domini (1705) et Unigenitus(1713) contre le jansénisme. Il fait de la fête de la conception de la Vierge Marie une fête d'obligation et canonise entre autres, Pie V. Dans une lettre du 23 avril 1718, Clément XI institue canoniquement à Rome l'Académie pontificale de théologie.

  • le 19 mars 1783 : un arrêt royal crée l'Ecole des Mines.
  • le 19 mars 1792 : Pie VI menace d'excommunication ceux qui ne rétractent pas le serment à la Constitution Civile du Clergé.

Le pape met à exécution ses menaces qui datent du 10 mars 1791 avec son bref « Quod Aliquantum » adressé au Cardinal de La Rouchefoucault.

  • le 19 mars 1796 : proclamation de la liberté de la presse en France.

Et pour cause ! Alors que la vieille monarchie dite « absolue » est morte, elle était pourtant un modèle de liberté et de démocratie en comparaison avec la Révolution. Outre le fait que toutes les élections se faisaient au suffrage universel sans restriction, la presse était aussi libre. Deux libertés fondamentales qui disparaissent avec la Convention et la Terreur. Avant les livres s'éditent en quantité ; les journaux pullulent, après tout est contrôlé et ce qui est opposé à la minorité au pouvoir est interdit. Renée Casin le rappelle dans les premiers chapitres de son livre les Catholiques et la Révolution Française.

  • le 19 mars 1799 : Bonaparte assiège Saint-Jean d'Acre, en Palestine, défendue par les Turcs.

Mais les Français sont sans artillerie ni provisions. Leur flottille, partie de Damiette avec les gros canons de siège et les vivres, est prise par les Anglais.

  • le 19 mars 1804 : Bonaparte examine les papiers saisis sur le duc d'Enghien à Ettenheim.

Il n'y trouve aucune trace de sa participation au complot mais une abondante correspondance avec l'Angleterre établissant notamment son désir de servir contre la France sous le drapeau anglais. Il convoque Murat et lui donne ses instructions pour composer une commission militaire.

  • le 19 mars 1815 : Louis XVIII fuit la France.

Face à l'avancée de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l'armée, Louis XVIII préfère ne pas risquer sa tête. Les Français attendent de voir ce qui va se passer. L'Empereur ne rencontre donc aucune résistance quand il arrive à la capitale le lendemain pour y prendre le pouvoir, mais l'accueil ne suscite pas la ferveur passée.

Après les Cents jours, Louis XVIII va recevoir un message du Ciel lui enjoignant de rendre le Trône à l'héritier légitime, le fils du Roi Louis XVI. Mais Louis XVIII ne va pas écouter les demandes du Ciel transmises par Martin de Gallardon. Voir la chronique du 2 avril et du 2 août.

  • le 19 mars 1895 : les frères Lumière, inventeurs et industriels en photographie, tournent à Lyon leur premier film, La sortie des usines Lumière.


"La sortie des usines Lumière"

  • le 19 mars 1937 : publication de l'encyclique Divini Redemptoris, de Pie XI.

Cette lettre adressée aux évêques condamne le communisme athée comme « intrinsèquement pervers ». L'Allemagne nazie et tous les autres gouvernements de l'Axe souhaitaient profiter de cette position de l'Église pour envahir l'URSS, mais Pie XI s'y oppose. Et quelques jours plus tôt, il a publié une encyclique nommée « Mit brennen der Sorge »condamnant le nazisme.

  • le 19 mars 1945 : mort en camp de concentration du Bienheureux Marcel Callo, parce que « trop catholique » !

« Chaque soir aussi, ma pensée va vers la France; Dieu, Famille, Patrie, trois mots qu'on ne devrait jamais séparer ».

Le 6 décembre 1921, naît à Rennes le second garçon d'une fratrie de 9 enfants. A 8 ans, Marcel est croisé de la Croisade Eucharistique. Chaque matin, il sert une Messe ; il se confesse tous les quinze jours, fidèle à la devise des croisés: «Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre.»

Apprenti typographe à 12 ans, ouvrier à 14 ans il est surnommé par les ouvriers « l'autre Jésus ».

Un de ces chefs scouts dira : « il est monté à la route faisant de son activité à la JOC son service routier ». Ce qui sera confirmé par une plaque mise par les scouts autrichiens sur un mur du camp de concentration de Mauthausen :

« fidèle à sa promesse scoute, il a témoigné pour le Christ, par son action dans le monde de la jeunesse ouvrière jusqu'à en perdre la vie ».

Le 19 mars 1943, il est requis au STO en Thuringe. « Je ne pars pas comme travailleur, mais comme missionnaire. »

De fin 1942 à mai 1943, le cardinal Suhard négocie avec les Allemands pour officialiser la présence d'aumôniers parmi les déportés du STO : refus du régime Nazi.

Le ministère auprès des étrangers est interdit aux prêtres allemands. Le cardinal-archevêque de Paris, Emmanuel Suhard, et son vicaire, l'abbé Jean Rodhain, s'efforcent d'édifier, sur la modèle de l'Aumônerie Générale des Prisonniers de Guerre, une institution pour les travailleurs civils. Les négociations avec le Régime Nazi échouent. Aucun envoi de prêtres français en Allemagne n'est autorisé.

Des prêtres partent pourtant en Allemagne avec des identités cachées d'ouvrier. L'abbé Hadrien Bousquet est un de ces pionnier. Il arrive à Berlin le 15 janvier 1943. L'abbé Rodhain lance une opération illégale: la « Mission Saint Paul» et dans l'« expérience des Catacombes ».

À la suite du Père Hadrien Bousquet, 25 prêtres sélectionnés par le père Jean Rodhain, aumônier national des prisonniers de guerre et futur fondateur du Secours Catholique, sont envoyés clandestinement dans le Reich. Puis d'autres prêtres sont requis au STO sans que leur qualité de religieux soit repérée. 273 prêtres prisonniers de guerre, acceptent le statut de «travailleurs libres » et rejoignent le STO. 3 200 séminaristes et militants de l'Action catholique partent contraints ou volontaires

L'Eglise dispose d'une organisation de quelque 10 000 militants dans les 400 camps de travail à travers l'Allemagne.

Ces hommes ont renoncés ainsi à la protection que la Convention de Genève garantit aux prisonniers de guerre et ils sont livrés, comme travailleurs civils, à l'arbitraire de la Gestapo. Par cette action secrète, la France est la seule nation qui réussit à édifier dans le Reich allemand sa propre organisation pour le soutien des travailleurs forcés.

Le 19 avril 1944, vers onze heures, Marcel Callo revient au baraquement. Joël qui travaille de nuit, s'étonne de le voir revenir si tôt:

- «Alors Marcel, tu es malade ?

- Je suis arrêté.»

Un agent de la Gestapo entre aussitôt, fouille les affaires de Marcel et examine avec attention, livres et papiers. Joël lui demande les raisons de cette arrestation.

- «Monsieur est beaucoup trop catholique», répond froidement le policier qui ordonne à Marcel de le suivre. Le jeune homme prend son chapelet, serre la main de Joël et lui recommande:

- «Tu écriras à mes parents et à ma fiancée que je suis arrêté.»

Arrêté par la Gestapo le 19 avril 1944, emprisonné à Gotha, il écrit à son frère aîné qui vient d'être ordonné prêtre:

"Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un instant et qui sait me soutenir et me consoler. Durant les heures pénibles et accablantes, avec Lui on supporte tout. Combien je remercie le Christ de m'avoir tracé le chemin que je suis en ce moment".

"Le 16 juillet, dans un débarras de maraîcher, il reçoit l'Eucharistie pour la dernière fois. Il écrit : "Communion, joie immense!"

Sa condamnation à mort tombe: « Par son action catholique auprès de ses camarades du Service du travail obligatoire, a été un danger pour l'Etat et le peuple allemand »,

Il est alors déporté au camp de concentration de Flossenburg le 6 octobre, puis à Mauthausen le 20 octobre 1944. Le 19 mars 1945, dévoré par la dysentrie, qui ravage le camp, Marcel se traine vers la fosse qui sert de toilettes. A bout de forces, il tombe dans la fosse, comme tant d'autres. Il a 23 ans. Le Colonel Albert Tibodo compagnon de misère et bon samaritain, l'arrache à la fosse, le lave, l'habille de guenille et le transporte sur son grabat. Il témoigne: "C'est alors que j'ai vu que ce n'était pas un garçon comme les autres... il n'avait plus qu'un regard qui voyait autre chose… Son regard exprimait la conviction profonde qu'il partait vers le bonheur..."

Les 51 victimes du décret de persécution eurent la grâce d'avoir part à la Passion de Jésus.

Dans la souffrance, la prière, l'Eucharistie reçue en secret mûrit leur vie spirituelle, passant d'un apostolat militant à un apostolat de rédemption. Ils n'envisageaient pas l'approche de la mort comme un échec mais comme l'accomplissement de leur mission.

Ils offraient leurs souffrances et leur vie pour la libération de leurs frères et pour la rechristianisation de la France.

« Si quelqu'un subit la mort à cause du bien commun sans le rapporter au Christ, il ne mérite pas l'auréole.

Mais s'il se réfère au Christ il mérite l'auréole et est martyr en défendant la cité contre l'attaque des ennemis qui veulent corrompre la foi au Christ, et en trouvant la mort en une telle défense. » Saint Thomas d'Aquin

Le pape Jean Paul II le béatifie le 4 octobre 1987.

  • le 19 mars 1962 : un cessez-le-feu précaire s'instaure en Algérie après la signature des accords d'Évian, qui mettent fin à sept ans de guerre.

Le calvaire des pieds-noirs et des Algériens fidèles à la France commence. Le slogan «  la valise ou le cercueil » prend chaque jour une consistance plus dramatique…

100 000 harkis sont abandonnés et massacrés dans les mois qui suivent. Voir les chroniques du 26 mars, des 11, 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre,

  • le 19 mars 2003 : Dominique de Villepin prononce, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, un discours marquant l'opposition de la France à la guerre en Irak.

     

  • le 19 mars 2012 : Merah tue, à Toulouse, devant le collège juif OzarHatorah, un professeur d'hébreu, ses 2 enfants de 2 et 6 ans et la fille du directeur.
  • le 19 mars 2013 : inauguration solennelle du pontificat du pape François.

     

Posté le 19 mars 2017 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

18 mars 2017

C’est arrivé un 18 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mars 417 : éléction du pape saint Zosime.
  • le 18 mars 1227 : décès du pape Honorius III.

Honorius III, né Cencio Savelli est pape de 1216 à 1227. Il avait pour projet de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, mais la mauvaise volonté de l'empereur fait qu'Il meurt sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C'est son successeur Grégoire IX, qui s'occupera de sa réalisation

Honorius donne la bénédiction pontificale aux règles des dominicains en 1216 et des franciscains en 1223. Il accorde des privilèges aux universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d'études à cette époque.

St Dominique remet sa règle au pape Honorius III, peint par Leandro Bassano ; le tableau se trouve dans la sacristie de l'église San Giovanni e Paolo.

 

 

 

  • le 18 mars 1285 : décès du pape Martin IV.
    • le 18 mars 1314 : supplice de Jacques de Molay, grand maître des Templiers, et de Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, sur l'île de la Cité à Paris.

Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par la justice royale du Roi Philippe IV le Bel, sont brûlés vifs, le soir même, dans l'Île de la Cité à Paris. Au moment de mourir, il maudit le Roi et le pape Clément V, leur prédisant qu'ils mourraient eux aussi avant la fin de l'année. L'ordre est supprimé le 3 avril 1312 par la bulle papale "Vox in excelso".

  • le 18 mars 1523 : création du Trésor de l'Epargne.

Créé sous l'Ancien Régime par le Roi François Ier, cette institution a pour mission de concentrer en une seule caisse, les recettes et les dépenses de la monarchie. En 1664, le Trésor de l'Epargne est remplacé par Colbert par le Trésor Royal.

  • le 18 mars 1563 : Jean Poltrot de Méré, l'assassin du duc François de Guise, est écartelé place de Grève, à Paris.

Voir la chronique du 24 février sur l'assassinat du duc de Guise et le rôle infame joué par l'amiral de Coligny.

  • le 16 mars 1662 : inauguration du premier transport en commun parisien entre la Porte St Antoine et la Porte du Luxembourg.

Il s'agit de carrosses publics. Blaise Pascal en est l'instigateur. Le trajet coute 5 sols. Certains affirment que le trajet allait de la porte St Martin à la Porte du Luxembourg.

  • le 18 mars 1793 : défaite de Neerwinden.

L'armée autrichienne sous les ordres du Prince de Cobourg bat l'armée française commandée par le général Dumouriez.

  • le 18 mars 1793 : la Convention vote un décret qui oblige tout citoyen à dénoncer les émigrés et les prêtres qui sont passibles de déportation.
  • le 18 mars 1796 : l'assignat qui a perdu toute sa valeur est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial qui subit en un an le même sort que l'assignat.
  • le 18 mars 1800 : adoption de la loi réorganisant la justice.

Les juges appointés deviennent inamovibles à vie, après un stage.

  • le 18 mars 1830 : naissance de Fustel de Coulanges, historien français.

« Le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui. » (Dans : La Cité antique)

« L'état social et politique d'une nation est toujours en rapport avec la nature et la composition de ses armées. » (Dans : La Cité antique)

"Les hommes sentent dans leur cœur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances." (Dans Questions contemporaines)

  • le 18 mars 1863 : l'encerclement de Puebla par les Français est effectif.

Cf. la chronique du 29 mars.

  • le 18 mars 1871 : début du soulèvement de la Commune de Paris.

Jean Sévillia, dans Historiquement correct (Edition Perrin page 209), note que les grands travaux d'Haussmann ont coupé Paris en deux; à l'ouest les riches, à l'est les pauvres. Le développement industriel de la ville a attiré près d'un 1,5 millions de nouveaux habitants par rapport à 1800. Cette population laborieuse et miséreuse souffre de conditions de vie déplorables Et alors que la foi catholique connaît un renouveau extraordinaire partout en France, elle est en fort recul à Paris.

Le mois de mars est très agité à Paris, Thiers a fait remonter l'Assemblée de Bordeaux à Versailles. Le gouvernement s'installe au quai d'Orsay. Le 18 mars une opération est engagée pour récupérer 200 canons placés sur la butte Montmartre. Montée en dépit du bon sens elle tourne mal. Les généraux Lecomte et Thomas sont exécutés par les émeutiers, dans une orgie de sang, à Montmartre, sous les yeux du maire Clemenceau.

Thiers évacue la capitale et à minuit le drapeau rouge flotte sur l'Hôtel de Ville que le comité central des fédérés vient d'occuper. Thiers choisit de laisser monter l'insurrection pour mieux la réprimer. La ville est abandonnée aux extrémistes et aux idéologues socialistes les plus violents : Delescluze, Rigault, Blanqui, Louise Michel « la pétroleuse » initiée en maçonnerie etc.…

  • le 18 mars 1903 : dissolution des congrégations religieuses non autorisées en France.
  • le 18 mars 1915 : une tentative de débarquement des marines française et anglaise dans les Dardanelles échoue avec de sévères pertes.

     

  • le 18 mars 1946 : les troupes du général Leclerc entrent à Hanoi.

Voilà plus d'un an que les Japonais, inquiets des menaces et provocations des gaullistes, ont cru devoir mettre un terme au protectorat de la France sur l'Indochine, protectorat miraculeusement maintenu par l'amiral Decoux depuis juillet 1940 : le 9 mars 1945, toutes les garnisons françaises ont été soudainement attaquées. La disproportion des forces était telle qu'il n'a fallu aux Japonais que quelques jours pour anéantir la présence administrative et militaire française en Indochine. Aidés par les Japonais (et un peu plus tard par les Américains !), les communistes, qui ne représentaient quasiment rien sous l'administration Decoux, vont combler ce vide administratif. En quelques mois, la plus grande partie du Nord Annam sera définitivement sous leur contrôle. Jamais des civils français ne pourront se réinstaller au Tonkin en dehors de quelques grands centres urbains. À de rares exceptions près, la brousse, la jungle et la rizière, contrôlées par le Vietminh, leur sont interdites.

« Après avoir vu "la chute de l'homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] la population vietnamienne se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes  arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, p.200-201)

Quand Leclerc arrive à Hanoï, ce 18 mars 1946, ces Français du Tonkin, qui ont vécu un véritable enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Pour ajouter au malheur de la péninsule, les émissaires gaullistes, arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, n'ont rien de plus urgent à faire que de transposer en Indochine les sinistres mœurs qui sévissent en France : organiser une épuration massive. Cette épuration va causer :

"[…] une fracture irréparable entre la quasi-totalité  des anciens Français d'Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF, […] priver l'Indochine de cadres compétents, et compromettre l'image de l'ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation." (Ibid., pp.211 et 198)

Les populations d'Indochine allaient souffrir trente années de martyre. L'armée française, elle, laisserait sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d'officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr. Le général De Gaulle voulait instamment du "sang versé" : il y en aura, versé à profusion. Mais il ne vaudra jamais à la France auprès de ses "Alliés" le "titre imposant" que le chef de la France libre en attendait.

 

"Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l'intérêt national, j'envisageais volontiers qu'on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s'y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l'Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré." Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.

Quand le cynisme le plus cruel se mêle à l'aveuglement le plus obtus…

  • Le 18 mars 1962, les Accords d'Evian sont signés par les autorités françaises et mettent officiellement un terme à la guerre d'Algérie.

Quand les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. La France (Louis Joxe) et le FLN (Krim Belkacem) signent à Evian un traité qui reconnaît la souveraineté de l'Etat algérien et instaure un cessez-le-feu dans tout le pays. Le cessez-le-feu intervient le 19 mars à midi. Cette guerre s'achève par la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962.

Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage. Le FLN totalement battu sur le terrain va s'attaquer aux populations civiles, autochtones et pieds-noirs que l'Etat français ne protège plus sur ordre du chef de l'Etat. Combien de disparitions, de crimes et d'assassinats commis devant les forces de l'ordre françaises qui ne bougèrent pas et laissèrent leur compatriotes sans défense ?

  • le 18 mars 1997 : Mgr Ratzinger, futur pape Benoît XVI publie "Le Sel de la terre".

     

  • le 18 mars 2002 : la première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au Cimetière du Père-Lachaise.

Posté le 18 mars 2017 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mars 2017

Quelques interventions de Notre-Dame en France

Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Posté le 17 mars 2017 à 12h24 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

C’est arrivé un 16 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mars 1185 : Baudouin IV de Jérusalem, Roi de Jérusalem, s'éteint à l'âge de 24 ans.

A son accession au trône, Baudouin IV a 13 ans. C'est le début d'un règne stupéfiant, de par l'âge du roi, mais surtout de par sa maladie : à l'adolescence on découvre qu'il est lépreux. Le petit roi accepte la croix, embrasse la Passion, et porte la charge du royaume sous la constante menace musulmane, en se fiant toujours à Dieu: « Fais ce que dois, advienne que pourra ».

A 17 ans, le roi Baudouin transforme une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin (Salâh ad-Din).René Grousset a écrit:

« Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu'une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l'ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques, où au drame du roi répondait le drame du royaume ».

Le 24 novembre 1177, à 1 contre 20, il triomphe. Les chroniqueurs affirment que les forces des Turcs étaient « comme une mer » pendant la bataille de Mongisard. 26000 Turcs contre la petite armée de 400 chevaliers Francs. Michel le Syrien rapporte:

« Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix (les saintes reliques) et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir ».

Ce jour là, quelques centaines de Francs battent la plus grande et plus forte armée jamais vue!

Saladin avait une telle estime de la qualité du jeune roi, qu'il suffit que Baudouin IV soit annoncé pour qu'il lève le siège de Beyrouth prête à tomber entre ses mains! En décembre 1183, Saladin revient avec une puissante armée et une forte escadre égyptienne. Le roi domine alors le cadavre qu'il est devenu, convoque ses troupes et se fait porter en civière. Saladin est si effrayé qu'il choisit la fuite sans combattre. Le roi était lui-même le drapeau des Francs! La lèpre terrasse Baudouin à 24 ans. Il fut enterré au Golgotha, sur la colline où le Christ a été crucifié.

  • le 16 mars 1244 : les Cathares réfugiés dans le château de Montségur (Comté de Foix) se rendent.

En mai 1242, un détachement armé d'albigeois quitte Montségur pour Avignonet, où il massacre un groupe de religieux. En représailles, les troupes du Roi et du pape mettent le siège devant la forteresse pendant près d'un an. Au 1er mars 1244, l'armée croisée obtient la reddition de la garnison et anéantit le catharisme dans un ultime bûcher. Les assiégés ont quinze jours pour se décider individuellement. Les conditions de reddition particulièrement généreuses pour l'époque ne sont jamais évoquées par beaucoup d'historiens qui dans la lignée de Napoléon Peyrat. 200 albigeois choisissent eux-mêmes le bûcher.

Peyrat mythifie le site de Montségur par des pages romantiques et lyriques, mais sans réel fondement historique :

"Montségur est notre capitole sauvage ! Montségur est notre tabernacle aérien ! L'arche qui recueillit les débris de l'Aquitaine sur la mer de sang. Il est grand et saint, plein de mystères et de merveilles … ".

Entre autres erreurs qu'il vulgarise il faut noter le fait que le catharisme n'est pas une religion populaire ni majoritaire dans le Languedoc, mais une hérésie de savants. Les documents laissés par les procès d'Inquisition montrent que les cathares étaient de petits aristocrates, de riches marchands, ou des notaires, des avocats.

Jean Guiraud, dans son excellent livre, que Jean Daujat considérait comme l'un des meilleurs livres d'histoire, Histoire-partiale-Histoire-vraie-tome-1-(Editions Beau-Chesne-Croit, pages 157 à 168) balaie rapidement toutes les erreurs historiques qui sont colportées sur les Albigeois et les deux croisades lancées contre eux.

  • le 16 mars 1448 : début de la campagne de Normandie.

Le 16 mars 1448 marque, avec la reddition anglaise de la ville du Mans, le début de la campagne de Bretagne et de Normandie entre, d'un côté, le duché de Bretagne et le Royaume de France, et, de l'autre, le duché de Normandie et le Royaume d'Angleterre. Après une année de combats dans le nord de la France de 1448 à 1449, la victoire finale est franco bretonne.

  • le 16 mars 1517 : le concile du Latran déclare nulles et non avenues les résolutions prises lors du concile réuni à Pise de 1511 à 1512.

Les deux souverains, le Roi de France et de l'Empereur cherchent à déposer le pape qui n'accepte pas la main mise des pouvoirs politiques sur le clergé et les biens de l'Eglise.

  • le 16 mars 1534 : l'Angleterre rompt toutes ses relations avec l'Église catholique.

Le Pape refuse le divorce d'Henri VIII, qui s'auto-nomme alors chef de l'Eglise d'Angleterre.

  • le 16 mars 1578 : lettres patentes du Roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.

Le pont Neuf est actuellement le plus vieux pont de Paris.

  • le 16 mars 1608 : les Jésuites obtiennent le droit de fonder les réductions du Paraguay.

Les premières Réductions furent installées au Pérou. Le but est d'évangéliser les indiens et de leur permettre d'échapper aux esclavagistes.

  • le 16 mars 1649 : Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, meurt martyrisé.

Jean de Brébeuf est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire. En 1617, il entre chez les Jésuites, mais à cause de soucis de santé, il ne peut y rester que jusqu'à l'âge de 28 ans. C'est en 1625 qu'il arrive dans ce que l'on appelait la Nouvelle-France.

Il est capturé au cours d'une attaque. Il préfère demeurer avec ses fidèles au lieu de s'échapper et est traîné au village de Saint-Ignace, où il est accueilli par une pluie de pierres, bastonné et lié au poteau de torture par les Iroquois. II subit les pires sévices avant de mourir à l'âge de 56 ans. Il a été canonisé le 29 juin 1930.Son crâne est préservé dans un reliquaire en or à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il est un le saint patron du Canada.

  • le 16 mars 1653 : Lully est nommé "compositeur de la musique de chambre du Roi"

Il doit composer chaque année un ballet. C'est lui qui écrit l'hymne national français pour Louis XIV : « Grand Dieu sauve le Roi » que les Britanniques ont imité depuis.

  • le 16 mars 1808 : Pie VII proteste avec véhémence en consistoire contre l'occupation de Rome par les troupes impériales.

Voir la chronique du 14 mars.

  • le 16 mars 1812 : l'Autriche, alliée de la France, accepte de fournir une armée à Napoléon.
  • le 16 mars 1906: suspension des inventaires des biens de l'Eglise.

À la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État, adoptée le 9 décembre 1905, un décret prévoyait de dresser un inventaire des biens du clergé. Mais cet inventaire suscite des tensions et des conflits. Pour faire face à ces troubles, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, diffuse une circulaire confidentielle visant à faire cesser l'inventaire dans les cas où la force est nécessaire.

Voici comment nos ancètres ont reçu les représentants de cette loi impie dans les Pyrénées ; l'Eglise était au cœur de l'écologie à cette époque:

 

  • le 16 mars 1914 : Mme Caillaux, femme de Joseph Caillaux, ministre des Finances et ancien président du Conseil, tue Gaston Calmette, directeur du Figaro.
  • le 16 mars 1935 : réarmement de l'Allemagne d'Adolf Hitler.

Contournant le traité de Versailles, Adolf Hitler réarme le Troisième Reich en rétablissant le service militaire obligatoire le 16 mars 1935. Quelques mois plus tard, la marine et l'armée de l'air sont réactivées sans réaction extérieure. La Wehrmacht remplace alors la Reichswehr, nom qui était donné à l'armée allemande par le traité de Versailles.

  • le 16 mars 2005 : un fonctionnaire des Impôts reconnaît être à l'origine de la disparition de dossiers fiscaux de six personnalités, dont ceux d'Hervé Gaymard et de Claude Chirac.

Posté le 16 mars 2017 à 05h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

15 mars 2017

Les mémoires de Madame Campan, témoignage sur l'histoire de la manipulation politique

De Thomas Flichy de La Neuville

Memoires-de-madame-campan-9782715221819_0Femme de chambre de la Reine Marie-Antoinette, Madame Campan, se trouve plongée tout à la fois dans le théâtre des événements publics et dans ses coulisses. C’est au détour de ses Mémoires que s’ouvre de temps à autre une fenêtre donnant sur ce que l’on pourrait appeler la géopolitique de l’invisible. Henriette Campan a bien conscience que le spectacle de la politique est d’autant plus trompeur que l’on ignore ses ressorts secrets. Aussi perçoit elle la révolution comme une entreprise parfaitement organisée s’appuyant sur la manipulation des foules et la corruption des élites douteuses afin d’opérer le renversement qui profitera à ses organisateurs.  

La révolution, perçue comme une entreprise organisée

Il ne fait aucun doute à l’auteur des Mémoires que le camp opposé au Roi soit puissamment organisé. L’on sait que le duc d’Orléans figure au premier rang de ses opposants, aussi n’est elle pas surprise de le la rumeur affirmant qu’il a guidé les émeutiers jusqu’aux appartements de la Reine : « Beaucoup de gens ont affirmé qu’ils avaient reconnu le duc d’Orléans à quatre heures et demie du matin, en redingote et avec un chapeau rabattu, au haut de l’escalier de marbre, indiquant de la main la salle des gardes qui précédait l’appartement de la Reine. Cette déposition a été faite au Châtelet par plusieurs individus, lors du procès commencé sur les journées des 5 et 6 octobre ». Il semble d’ailleurs que la légèreté du camp monarchiste soit inversement proportionnelle à l’audace et à la persévérance de ses opposants. En tout cas Louis XVI est parfaitement conscient de la présence de manipulateurs parmi ses opposants. Aussi déclare t’il au Dauphin : « Il s’est trouvé des méchants qui ont fait soulever le peuple et les excès où il s’est porté les jours derniers sont leur ouvrage, il ne faut pas en vouloir au peuple ». Aux acclamations spontanées du Roi répondent les provocations organisées du camp adverse : « Beaucoup de vive le Roi se firent entendre ; mais à chaque fois que ces cris cessaient, un homme du peuple, qui ne quitta pas un seul instant la portière du Roi, criait seul avec une voix de stentor : ‘Non ne les croyez pas ; vive la Nation !’ Cette voix sinistre frappa la Reine de terreur ; elle ne crut pas devoir s’en plaindre et parut confondre avec les acclamations publiques, le cri séparé de ce fanatique ou de ce vil stipendié ». Ces oppositions culminent au théâtre où chaque camp s’efforce de louer des places à ses partisans afin de se prêter à l’attaque où à la défense de leurs majestés.

L’opposition se présente en réalité comme une minorité agissante et parfaitement déterminée. Une poignée de stipendiés suffit à terroriser les élites par le truchement de leurs proches. Ce passage des Mémoires en témoigne : « J’entendis mille vociférations : il était aisé de juger à la différence entre le langage et le vêtement de certaines gens qu’il y en avait déguisés. Une femme, ayant un voile de dentelle noire baissé sur son visage, m’arrêta avec assez de violence par le bras et me dit, en m’appelant par mon nom : ‘ je vous connais très bien, dites à votre Reine qu’elle ne se mêle plus de nous gouverner ; qu’elle laisse son mari et nos bons Etats-Généraux faire le bonheur du peuple. Au même instant, un homme vêtu comme un fort de la halle, le chapeau rabattu sur les yeux, me saisit par l’autre bras et me dit : ‘oui, oui, répétez lui souvent qu’il n’en sera pas de ces Etats-ci comme des autres qui n’ont rien produit de bon pour le peuple, que la nation est trop éclairée en 1789 pour n’en pas pas tirer un meilleur parti et qu’il n’y aura pas à présent de député du tiers prononçant un discours un genou en terre ! Dites-lui bien cela entendez vous ? J’étais saisie de frayeur ; la Reine parut alors sur le balcon. ‘Ah ! dit la femme voilée, la duchesse n’est pas avec elle – Non, reprit l’homme, mais elle est encore à Versailles : elle est comme les taupes, elle travaille en dessous ; mais nous saurons piocher pour la déterrer’. Cet odieux couple s’éloigna de moi et je rentrai dans le palais me soutenant à peine. Je crus devoir rendre compte à la reine du dialogue de ces deux inconnus ; elle m’en fit raconter les détails devant le Roi ». Perçue par Madame Campan, comme une entreprise parfaitement organisée, la révolution ne peut être comprise sans l’anatomie des procédés lui assurant la domination politique. Il s’agit à la fois de la manipulation des foules et de l’intimidation des élites. 

Manipuler les foules par de fausses rumeurs et corrompre les élites vénales. 

Henriette Campan loue le grand professionnalisme des organisateurs de troubles. Ces derniers œuvrent depuis plusieurs décennies déjà sans être inquiétés : « Peu de temps après le mouvement donné à l’esprit public par la représentation du Mariage de Figaro, une intrigue sourde, combinée par des escrocs, et qui se préparait dans l’ombre d’une société corrompue, devait essentiellement attaquer le caractère de la Reine et porter l’atteinte la plus directe à la majesté du trône et au respect qui lui est dû ». Ces rumeurs se multiplient au fur et à mesure que les troubles augmentent : « Depuis le commencement de septembre, on ne cessait de faire circuler dans le peuple que le Roi projetait de retirer avec sa famille et ses ministres dans quelque place forte, comme dans les rassemblements populaires on parlait toujours d’aller à Versailles s’emparer du Roi, il est démontré que ce nouvel attentat du peuple avait fait partie du plan des factieux». Mais à l’aube de la révolution, leur organisation est telle qu’ils sont capables de déclencher une fausse rumeur sur l’ensemble du territoire français. La grande peur est décrite en ces termes : « Après le 14 juillet, par une ruse que les plus habiles factieux de tous les temps eussent enviée à ceux de l’Assemblée, toute la France fut armée et organisée en gardes nationales. On avait fait répandre le même jour et presque à la même heure dans la France entière que quatre mille brigands marchaient vers les villes ou les villages que l’on voulait faire armer. Jamais projet ne fut mieux combiné ; la terreur se répandit à la fois sur tout le royaume et pénétra jusque dans les cantons les plus reculés». Les calomnies ne manquent jamais leur but. Ils finissent en effet par former « cette redoutable opinion publique qui s’élève, s’agrandit et empreint sur les plus augustes têtes des caractères souvent faux mais presque toujours ineffaçables». Les poisons de la propagande ont admirablement fonctionné sur les Français. Au bout de quelques mois, « il était totalement impossible de les éclairer et de les faire sortir de leur enchantement ; ils aimaient autant le Roi que la constitution et la constitution autant que le Roi et l’on ne pouvait plus, dans leur esprit et dans leur cœur, séparer l’un de l’autre ».

La manipulation de la rumeur s’accompagne de campagnes visant à acheter les soutiens populaires. Louis XVI en est conscient : « il savait de même les jours où l’on avait versé de l’argent dans Paris, et une ou deux fois, la Reine m’avait empêchée d’y aller en me disant de rester à Versailles, qu’il y aurait sûrement du bruit le lendemain, parce qu’elle savait que l’on avait beaucoup semé d’écus dans les faubourgs». Les Jacobins ne s’en cachent pas d’ailleurs. Barnave déclara un jour à l’un de ses correspondants à la cour en lui montrant un gros volume sur lequel étaient enregistrés les noms de tous les gens que l’on faisait agir à volonté par la seule puissance de l’or : « Nous tenons encore les fils qui font mouvoir cette masse populaire ». L’opportunisme des hommes qui se hissent au pouvoir aurait d’ailleurs pu être mieux exploité par le souverain. Madame Campan écrit : « Dès les premières séances, on put s’apercevoir combien Mirabeau serait redoutable à l’autorité. On assure qu’il fit connaître en ce temps au Roi et plus particulièrement à la Reine une partie de ses projets et ses propositions pour y renoncer. Il avait fait briller les armes que lui donnaient son éloquence et son audace pour traiter avec le parti qu’il voulait attaquer. Cet homme jouait à la révolution pour gagner une grande fortune. La Reine me dit à cette époque qu’il demandait une ambassade et c’était, si ma mémoire ne me trompe pas, celle de Constantinople. Il fut refusé avec le juste mépris qu’inspire le vice et que la politique eût sans doute su déguiser, si elle eût pu prévoir l’avenir ». Cet opportunisme est visible chez un homme comme M. de Beaumetz, député d’Arras, qui hésite entre émigrer et gagner le côté gauche de l’Assemblée.

Chargée à de multiples reprises de missions secrètes au profit de la Reine, Henriette Campan dévoile ainsi dans ses mémoires, une partie de ce qui a pu être la révolution. Elle en perçoit le caractère organisé, tout comme les armes favorites, au premier rang desquelles la diffusion de rumeurs et la corruption ou l’intimidation des élites douteuses.  Ses mémoires nous ramènent par conséquent aux origines modernes des campagnes de dénigrement. Ce n’est pas tout de donner au peuple l’illusion de gouverner, encore faut il veiller soigneusement à ce qu’il ne s’empare réellement des rênes du pouvoir. De ce point de vue, les événements de 1789 furent un laboratoire à grande échelle dont nous pouvons tirer d’inépuisables leçons politiques.

Posté le 15 mars 2017 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 15 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac.

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu'elle est la fille de Louis Ier de Marillac, officier au service d'Henri III et d'Henri IV.

Après le décès de son père, Louise songe à entrer chez les Capucines du Faubourg Saint-honoré (dites « Filles de la Croix »). Elle fait tout d'abord vœu de « servir Dieu et son prochain » mais est refusée par  le Provincial des Capucins.

Marié en 1612, veuve en 1625, elle vient de rencontrer le Père Vincent de Paul, qui a établi des confréries de Charité dans Paris. Elle se met sous sa direction. En 1628, son fils Pierre-Antoine entre au Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet. Louise dispose donc de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres de Saint Vincent de Paul qui la charge de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des Provinces.

Le 5 février 1630, lors d'une messe, anniversaire de son mariage, en recevant la communion, elle fait l'expérience du mariage mystique avec le Christ. Elle la relate par ses mots :

« Il me sembla que Notre Seigneur me donnait pensée de Le recevoir comme l'époux de mon âme. »

Le 25 mars 1642, Louise et les quatre premières sœurs font le vœu de s'offrir totalement au Christ en la personne des pauvres. Les Filles de la Charité naissent. Très appréciées dans la France de Louis XIII, elles bénéficient de la protection d'Anne d'Autriche et de grandes familles comme les Gondi, Condé et Longueville. Les Filles de la Charité se répandent très vite dans trente villes du Royaume de France. L'ordre essaimera même jusqu'en Pologne. Le 15 mars 1660, Louise de Gras née de Marillac s'éteint, quelques mois avant Saint Vincent de Paul. Elle repose à présent dans la Maison-mère des Filles de la Charité de la Rue du Bac. Son corps, intact, y est toujours visible. L'Ordre des Filles de la Charité continuera d'attirer bien d'autres vocations et rendra d'énormes services jusqu'à la Révolution et même au-delà. Le 11 mars 1934, Pie XI la canonise.

  • le 15 mars 931 : décès du pape Etienne VII.
  • le 15 mars 1190 : Isabelle de Hainaut meurt en couches après avoir donné trois enfants à Philippe Auguste, dont Louis, père du futur Saint-Louis.
  • le 15 mars 1371 : bataille de Bressuire.

Bertrand du Guesclin affronte les Anglais à Bressuire dans le Poitou. La bataille permet aux Français de récupérer la ville et son château fort, mais surtout l'intégralité du Poitou. Sa stratégie visant à multiplier les sièges, Bécherel, Guérande, Soubise… porte ses fruits puisque fin 1373, le Roi Charles V a également récupéré l'Aunis et la Saintonge.

  • le 15 mars 1411 : la sentence d'excommunication de Jan Hus par le pape Grégoire XII est rendue publique.

L'excommunication du prêtre tchèque a été prononcée le 21 février. Ce dernier grand orateur, gonflé d'orgueil par son succès est allé jusqu'à s'opposer frontalement au pape et à rejeter plusieurs vérités de foi.

  • le 15 mars 1492 : naissance d'Anne de Montmorency, connétable de France.

Militaire et homme d'état, il servira deux Rois de France, François 1er et Henri II. Ce compagnon d'armes du chevalier de Bayard est fait connétable de France en 1538.

Anne de Montmorency, portrait par Léonard Limosin (1556), conservé au musée du Louvre

 

  • le 15 mars 1644 : Edit du Toisé.

Le contrôleur des Finances, un italien nommé Particelli, tente avec l'Édit du Toisé, de mettre en place un impôt foncier. S'appuyant sur le fait que les interdictions de construire dans les faubourgs de Paris n'ont pas été respectées, l'édit oblige les propriétaires desdits immeubles à payer un impôt de 50 sous par toise construite (une toise équivaut à environ 2 mètres). Il est abandonné en 1645.

  • le 15 mars 1649 : le projet de paix de Rueil est accepté par l'Hôtel de ville de Paris.

 

  • le 15 mars 1765 : l'Ecole de la Marine est renommée l'Ecole du Génie maritime.
  • le 15 mars 1793 : prise de Vihiers par les Blancs.

Après la conquête de Cholet qui provoque le soulèvement de toute la Vendée sous les drapeaux de l'insurrection, Cathelineau s'empare de Vihiers, tenue par les gardes nationales de Saumur. Il leur enlève, près de Coron, le fameux canon donné par le Roi Louis XIII au château de Richelieu. Les Vendéens croient distinguer, sur la culasse, une image de la Vierge; ils le baptisent donc Marie-Jeanne, et en font leur palladium.

  • le 15 mars 1850 : vote de la Loi Falloux, sur l'instruction publique.

Cette loi restaure en partie la liberté de l'enseignement. Les congrégations se voient faciliter l'ouverture d'établissement et les municipalités peuvent choisir des religieux comme enseignants dans leurs écoles primaires.

  • le 15 mars 1874 : la France signe avec l'Annam un traité à Saigon.

Ce traité reconnaît la présence de la France en basse Cochinchine et lui accorde la liberté de navigation.

  • le 15 mars 1879 : Jules Ferry présente deux projets de lois visant à retirer à l'Eglise catholique le droit d'enseigner.

« Jules Ferry détient le portefeuille de l'Instruction publique. Six semaines après son entrée en fonctions, le 15 mars 1879, il dépose deux projets de loi. Leur inspiration commune est la réduction de droits jusqu'alors reconnus à l'Église. Le premier projet exclut les membres du clergé du Conseil supérieur de l'Instruction publique et des conseils académiques institués par la loi Falloux. Le second, réformant la loi de 1875 sur l'enseignement supérieur, supprime les jurys universitaires mixtes (composés de représentants de l'enseignement public et de l'enseignement libre), et instaure le monopole de l'État sur la collation des grades.

Le second projet de loi contient une disposition vouée à déchaîner les passions, car elle prétend ôter aux religieux le droit d'enseigner. « Nul n'est admis, précise l'article 7, à diriger un établissement d'enseignement public ou privé, de quelque ordre qu'il soit, ni à y donner l'enseignement, s'il appartient à une congrégation non autorisée. » Cette ségrégation est ainsi justifiée par l'exposé des motifs : « La liberté d'enseignement n'existe pas pour les étrangers ; pourquoi serait-elle reconnue aux affiliés d'un ordre essentiellement étranger par le caractère de ses doctrines, la nature et le but de ses statuts et l'autorité de ses chefs ? » L'ordre stigmatisé par l'article 7, ce sont les jésuites. Au cours du débat parlementaire, Ferry le reconnaîtra explicitement. « Ce que nous visons, dira-t-il, ce sont uniquement les congrégations non autorisées, et parmi elles une congrégation qui non seulement n'est pas autorisée, mais qui est prohibée par toute notre histoire, la Compagnie de Jésus. Oui, c'est à elle que nous voulons arracher l'âme de la jeunesse française. »

[…] Cherchant à retirer la liberté d'enseigner à une catégorie de citoyens français, cette loi constitue, au sens le plus littéral, une loi d'exclusion.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 35)

  • le 15 mars 1891 : Lyautey publie l'article "Du rôle social de l'Officier dans le service militaire universel" dans la "Revue des Deux Mondes".

Lyautey publie anonymement son article.

  • le 15 mars 1894 : la France et l'Allemagne fixent le tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun, et le long du fleuve Chari.
  • le 15 mars 1939 : l'Allemagne occupe la Bohème Moravie.

Après les accords de Munich, l'annexion de territoire par la Pologne et la Hongrie, puis la sécession de la Slovaquie qui adopte un régime fascisant, Hitler poursuit son expansion territoriale.La Bohème Moravie est envahie par l'Allemagne nazie. C'est la fin de la Tchécoslovaquie ainsi que des Traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 15 mars 2012 : Merah, à scooter, tue à Montauban 2 militaires du 17èmeRGP, régiment de génie parachutiste.

Posté le 15 mars 2017 à 05h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 mars 2017

Cinquantième anniversaire de la loi Neuwirth : Y a-t-il eu un ministre catholique pour s’y opposer ?

Bernard Zeller évoque sur son blog le livre de Monseigneur Perrier sur « Trois hommes de paix » et sous-titré : « Robert Schuman, Edmond Michelet, Franz Stock ».

E"Tous trois font l’objet à Rome d’une procédure de béatification. Quel rapport entre cette commémoration et cette publication ? Edmond Michelet. Au conseil des ministres, lors du tour de table du 7 juin 1967, il exprime son désaccord quant à l’opportunité d’une telle loi, contraire à l’enseignement de l’Eglise. De Gaulle ayant décidé qu’il fallait la faire voter, Michelet ne proteste pas, ne démissionne pas, alors même que les associations familiales catholiques lui font part de leurs extrêmes réserves. La loi est votée et promulguée fin décembre 1967. Jacques Perrier ne rapporte rien de cet épisode significatif. Il mentionne seulement qu’Edmond Michelet signe en 1968 une motion publique d’obéissance et de confiance à Paul VI après la publication de l’encyclique Humanae Vitae. A la lecture de son livre, le lecteur a la conviction que le ministre a été fidèle à l’enseignement de l’Eglise et au souverain pontife. Le livre de Jacques Perrier sert-il la vérité ?"

Posté le 14 mars 2017 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

"Nous sommes Français, nous célébrons Jeanne d'Arc et Robespierre" ?!

C60QqfKXUAA4nikLors d'une conférence sur sa politique de citoyenneté, Marine Le Pen a déclaré :

"Nous sommes Français, nous célébrons Jeanne d'Arc et Robespierre"

Robespierre fut l'homme de la Terreur qui justifia la violence et le pouvoir totalitaire avant la lettre. Il fit voter une "loi sur les suspects" le 20 Vendémiaire An II de la République (17 septembre 1793). Robespierre fut un des acteurs de la Grande Terreur, cette période de deux mois, du 10 juin au 27 juillet 1794, au cours de laquette la guillotine fonctionne six heures par jour à Paris. 500 000 personnes emprisonnées et 16 594 guillotinées. Eglises, temples et synagogues furent pillés ou détruits.

Posté le 14 mars 2017 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 14 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 mars 1369 : la victoire de Montiel.

Du Guesclin, à la tête des armées françaises et castillanes, remporte la victoire de Montiel, dans le sud-est de la Castille sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel. La victoire franco-castillane de Montiel met définitivement fin à la guerre civile qui oppose Henri de Trastamare et les bâtards de son père. Cette expédition réussit aussi à débarrasser le Royaume de la menace des Grandes Compagnies qui sévissaient dans plusieurs provinces à l'avènement de Charles V, les routiers étant allés combattre en Espagne.

  • le 14 mars 1484 : les Etats généraux s'achèvent à Tours.

Les États généraux, réunis depuis le 15 janvier, exposent un programme politique complet des subsides au pouvoir royal en échange de libertés civiles et commerciales, et le rétablissement de la Pragmatique Sanction, l'indépendance des États provinciaux. Pour la première fois, les actes officiels des États contiennent les termes « Tiers État » et « États généraux ».

  • le 14 mars 1590 : bataille d'Ivry.

En aout 1589, le Roi Henri III est assassiné. L'héritier du Trône a promis de maintenir la foi catholique en France, mais ne s'est pas encore converti. Cette seule promesse a suffi à lui faire perdre de nombreux appuis protestants. Son armée est amoindrie. C'est au cours de cette dernière bataille que le futur Henri IV de France, qui a failli être tué plusieurs fois pendant le combat, aurait lancé son apostrophe célèbre :

« Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire ! ».

L'armée ligueuse de Paris est complètement défaite. Les troupes du futur Roi ramènent de nombreux trophées dont cinq canons, tous les drapeaux ennemis, la cornette de Mayenne et l'étendard du comte d'Egmont. Cette bataille sonne le glas de l'armée de la Ligue, déjà amoindrie par la bataille d'Arques de septembre 1589.

La Clémence d'Henri IV après la Bataille d'Ivry par Charles de Steuben;

Musée du Louvre

  • le 14 mars 1593 : naissance de Georges de La Tour, peintre lorrain.

Le peintre français Georges de La Tour naît à Vic-sur-Seille. Il est redécouvert au tout début du XXe siècle ; ses origines restent mystérieuses. Les historiens ne sont pas sûrs de sa naissance, peut-être du 13 mars, mais son acte de baptême est daté du 14 mars.

C'est en admirant son Saint-Sébastien, que Louis XIII en fait peintre ordinaire du Roi. L'art de Georges de La Tour se caractérise par une maîtrise des techniques de l'éclairage nocturne, ses thèmes préférés sont d'inspiration religieuse, avec des visages recueillis et sereins simplement illuminés d'une bougie (La Madeleine à la veilleuse, L'Adoration des bergers, Le Nouveau-Né) ; tandis que ses œuvres profanes demeurent « diurnes » (Le Tricheur à l'as de carreau). Cf. la chronique du 30 janvier.

Le nouveau-né

  • le 14 mars 1793 : Cholet tombe aux mains des Vendéens.

Plus de 700 paroisses se sont levées contre la conscription, en quelques jours seulement les paysans vendéens sont parvenus à s'organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. La future armée royale Catholique parvient à s'emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d'Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des "Blancs".

  • le 14 mars 1800 : le pape Pie VII succède à Pie VI, décédé en 1799.

A la mort du pape Pie VI, les cardinaux se réunissent en conclave à Venise. Monseigneur Chiaramonti est alors élu sous le nom de Pie VII. Il arrive au moment où Napoléon est à l'apogée de sa gloire et est tout puissant.

Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti et de Giovanna Coronata Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse d'origine française, (les Clermont-Tonnerre ?). Sa famille est noble, mais assez pauvre.

Il est ordonné prêtre en 1765, nommé confesseur du Pape Pie VI en 1773, qui le nomme prieur de l'abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs, puis évêque de Tivoli puis d'Imola. Pie VI, meurt le 29 aout 1799 prisonnier des Français à Valence. L'élection de Pie VII se déroule sous l'occupation française de Rome ; les Etats pontificaux annexés à l'empire. Il est élu après 227 jours de vacance.

Bonaparte décide de reconnaître le nouveau pape et de restaurer les États Pontificaux dans les limites du traité de Tolentino. Pie VII retrouve Rome.

Le 15 juillet, la France reconnaît officiellement le catholicisme comme la religion de la majorité de ses citoyens, mais non comme une religion d'État. Par le concordat de 1801, les États de l'Église sont reconnus et est restitué ce qui avait été confisqué ou vendu pendant leur occupation (traité de Lunéville de 1803).

Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, soumise au pouvoir civil. C'est pour tenter d'en obtenir l'abrogation qu'il accepte, contre l'avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause.

Après le refus du pape d'annuler le mariage entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805 les relations se tendent. Les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda, où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Etienne Radet, pénètre par la force au palais du Quirinal, et exige du pape de renoncer à la souveraineté temporelle des États de l'Église.

Le pape lui rétorque ces mots restés célèbres :

« Non possiamo. Non dobbiamo. Non vogliamo » (Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Nous ne le voulons pas).

Le pape est fait prisonnier et sera gardé comme un véritable prisonnier d'État jusqu'en juin 1812.

Avant de quitter le Quirinal, il avait ordonné de détruire son anneau du pêcheur afin qu'aucun usurpateur ne pût s'en servir à son insu. C'est l'unique occasion en 2000 ans où l'anneau du Pêcheur sera détruit du vivant d'un pape encore régnant.

En 1812, avant de partir pour sa campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa déportation. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-Père n'est jamais sorti de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon « mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

Napoléon entreprend en 1813 des contacts directs avec son prisonnier, alternant flatteries et menaces. Pour toute réponse, le pontife, qui a cerné son jeu, lui répond : « Commediante ! Tragediante » (« Comédien ! Tragédien ! »).

Le 19 janvier 1814, Napoléon, qui accumule les défaites militaires, est contraint de restituer ses États au pape. Le 23 janvier, Pie VII quitte Fontainebleau et les cardinaux sont disséminés dans différentes villes de France. Il est le dernier Pape avant Jean-Paul II à fouler le sol français.

  • le 14 mars 1923 : deux soldats des troupes d'occupation françaises de la Ruhr sont assassinés.
  • le 14 mars 1937 : publication de l'encyclique Dans ma poignante inquiétude, ou MIT BRENNENDER SORGE en allemand.

Pie XI montre par là le souci qu'éveillent à Rome les procédés employés par le régime hitlérien à l'encontre des catholiques allemands ainsi que les violations répétées du Concordat. L'idéologie nazie, assimilée à une idolâtrie, est condamnée. La Gestapo fait respecter dans le Reich l'interdiction de diffusion de l'encyclique.

  • le 14 mars 1954 : bataille de Dien Bien Phu.

Le Viêt-Minh attaque le poste Gabrielle défendu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) que commande le chef de bataillon de Mecquenem. Les "Turcos", surnom donné aux tirailleurs, se défendent toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts. Giap ordonne le repli à 2h30.

Quand l'attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d'artillerie, avec les troupes fraîches de la division 312. Le V/7eRTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin. La contre-attaque de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d'éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l'après-midi du 14 mars arrive trop tard.

Les pertes des Viet sont telles que Giap est obligé de faire une pause de 15 jours. Le « bataillon Bigeard » est parachuté dans l'après-midi du 16 mars sur la cuvette.

  • le 14 mars 1964 : la France est découpée en 21 régions.

Puis il y en a eu 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l'appelation et les 5 DOM et région d'outre-mer.

  • le 14 mars 1976 : le gouvernement français annonce le retrait du franc du Serpent monétaire européen.

Posté le 14 mars 2017 à 06h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 mars 2017

C’est arrivé un 13 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mars 483 : élection de saint Félix III comme pape.

 

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Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille ; il a deux enfants. Il est élu pape au décès du pape Simplice. En Afrique, sous son pontificat, les Vandales ariens déclenchent une violente persécution contre les catholiques. Voir les chroniques du 25 février et du 1er mars.

  • le 13 mars 731 : élection du pape saint Grégoire III.

C'est saint Grégoire III qui appelle à l'aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards, il met l'Eglise sous la protection des Francs. Après la victoire de Poitiers, qui a écarté le danger islamique, le maire du Palais écrit au pape Grégoire III pour lui annoncer son soutien. Rome est alors assiégé par les Lombards.

  • le 13 mars 1573 : mort du Chancelier de l'Hospital.

Juriste de formation, le Chancelier de France Michel de l'Hospital a été conseiller de la Régente Catherine de Médicis pendant les règnes de François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Si sa politique de conciliation entre les partis a été un échec il est aussi à l'origine de l'Édit de Moulins (1566), qui limite le pouvoir de « remontrances » du Parlement et affirme le principe d'inaliénabilité du Royaume. Il porte une grande responsabilité dans le développement des guerres de religion en France.


  • le 13 mars 1658 : début des travaux de construction de la première chapelle du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré au Québec.

La tradition veut que ce soit des marins bretons qui ont les premiers songé à s'établir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Au cours d'une tempête, ils promettent d'établir un sanctuaire à Sainte-Anne, à l'endroit où ils pourront acoster. Ce qu'ils font à Saint-Anne-de-Beaupré. En mars 1658, M. Vignel est nommé, par M. de Queylus, grand vicaire de la première chapelle. Le premier miracle, celui de Louis Guimond, a lieu en cette même année 1658, date où il est certifié et reconnu comme tel. La basilique actuelle a été érigée en 1926.

  • le 13 mars 1569 : bataille de Jarnac entre l'armée royale et les huguenots français.

Le 25 août 1568, la troisième guerre de Religion vient d'éclater car Henri Duc d'Anjou, futur Henri III, a été nommé Lieutenant-Général du Royaume avec pour mission de battre les Huguenots. Ceux-ci occupent plusieurs places du Centre du Sud-ouest comme La Rochelle, où se sont réfugiés l'Amiral de France Gaspard II de Coligny et l'ambitieux Louis Ier de Bourbon-Condé.

Henri d'Anjou fait restaurer le vieux pont de Châteauneuf et réussit à passer sur la rive droite de la Charente. Les Huguenots, installés dans Jarnac sont surpris.

Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est entièrement décimée. Lorsqu'il veut se rendre au Duc d'Anjou, il meurt d'un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec ses 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. La bataille de Jarnac se clôt finalement sur la défaite des huguenots et sur la mort de Condé.

Henri IV ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur il laisse entrevoir un … scapulaire à l'effigie de Notre Dame. La vue de cette image catholique stupéfait tellement son entourage que c'est sa mère la dure Jeanne d'Albret qui explique que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur Roi le jour de sa naissance. (cf. la chronique du 13 décembre)

Tapisserie du XVIe siècle illustrant la bataille de Jarnac [Musée national de la Renaissance, Écouen.]

  • le 13 mars 1615 : naissance d'Antonio Pignatelli del Rastrello, futur pape Innoncent XII.
  • le 13 mars 1634 : l'Académie française ouvre sa première séance.

La première assemblée ayant fait l'objet d'un compte rendu signé par Conrart date du 13 mars 1634. Le nom « Académie française » est adopté huit jours plus tard. Les membres se sont nommés « académistes », puis « académiciens » à partir du 12 février 1635. Ils doivent se préoccuper de la pureté de la langue et la rendre capable de la plus haute éloquence. Le Cardinal de Richelieu est le premier protecteur de la jeune institution.

  • 13 mars 1711 : mort de Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau-Despréaux
Huile sur toile d'après Hyacinthe Rigaud
Château de Versailles

Admirateur des grands dramaturges du XVIIe siècle que sont Corneille et Racine, Nicolas Boileau a été l'un des théoriciens de l'esthétique classique et l'un des chefs de file des Anciens dans la célèbre querelle de lettrés dite des Anciens et des Modernes

  • le 13 mars 1815 : le Congrès de Vienne met Napoléon au ban de l'Europe.

Napoléon continue son chemin vers Paris.

  • le 13 mars 1826 : le pape Léon XII publie la lettre encyclique "Quo Graviora" contre la libre-pensée et la franc-maçonnerie.

Le sous titre est particulièrement clair : « CONDAMNATION DE LA SOCIÉTÉ DITE DES FRANCS-MAÇONS ET DES AUTRES SOCIÉTÉS SECRÈTES ».

« Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des Francs-Maçons, ou appelée d'un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l'Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti publiée le 28 avril 1738, et dont voici la teneur : »

« C'est pourquoi Nous ordonnons à tous et à chaque chrétien, quels que soient leur état, leur rang, leur dignité ou leur profession, laïques ou prêtres, réguliers ou séculiers, sans qu'il soit nécessaire de les nommer ici en particulier, et, en vertu de la sainte obéissance, de ne jamais se permettre, sous quelque prétexte que ce soit, d'entrer dans les susdites sociétés, de les propager, de les favoriser ou de les recevoir ou cacher dans sa demeure ou autre part, de se faire initier à ces sociétés dans quelque grade que ce soit, de souffrir qu'elles se rassemblent ou de leur donner des conseils ou des secours ouvertement ou en secret, directement ou indirectement, ou bien d'engager d'autres, de les séduire, de les porter ou de les persuader à se faire recevoir ou initier dans ces sociétés, dans quelque grade que ce soit, ou d'assister à leurs réunions, ou de les aider ou favoriser de quelque manière que ce soit ; au contraire, qu'ils se tiennent soigneusement éloignés de ces sociétés, de leurs associations, réunions ou assemblées, sous peine d'excommunication dans laquelle ceux qui auront contrevenu à cette défense tomberont par le fait même, sans qu'ils puissent jamais en être relevés que par Nous ou Nos successeurs, si ce n'est en danger de mort.

Nous ordonnons en outre à tous et à chacun, sous peine de l'excommunication réservée à Nous et à Nos successeurs, de déclarer à l'évêque et aux autres personnes que cela concerne, dès qu'ils en auront connaissance, si quelqu'un appartient à ces sociétés ou s'est rendu coupable de quelques-uns des délits susmentionnés.

Nous condamnons surtout et Nous déclarons nul le serment impie et coupable par lequel ceux qui entrent dans ces associations s'engagent à ne révéler à personne ce qui regarde ces sectes, et à frapper de mort les membres de ces associations qui feraient des révélations à des supérieurs ecclésiastiques ou laïques. N'est-ce pas, en effet, un crime que de regarder comme un lien obligatoire, un serment, c'est-à-dire un acte qui doit se faire en toute justice, et où l'on s'engage à commettre un assassinat, et à mépriser l'autorité de ceux qui, étant chargés du pouvoir ecclésiastique ou civil, doivent connaître tout ce qui est important pour la religion et la société, et ce qui peut porter atteinte à leur tranquillité ? N'est-ce pas indigne et inique de prendre Dieu à témoin de pareils attentats ? Les Pères du Concile de Latran ont dit avec beaucoup de sagesse (can. 3) « qu'il ne faut pas considérer comme serment, mais plutôt comme parjure tout ce qui a été promis au détriment de l'Église et contre les règles de la tradition. Peut-on tolérer l'audace ou plutôt la démence de ces hommes qui, disant, non seulement en secret, mais hautement, qu'il n'y a point de Dieu, et le publiant dans leurs écrits, osent cependant exiger en son nom un serment de ceux qu'ils admettent dans leur secte ? » 

 

L'encyclique est accessible ici, avec en interne les liens sur les condamnations des papes précédents.

http://www.virgo-maria.org/references/references_html/Leon_XII/1826-03-13_SS_LEO_XII_QUO-GRAVIORA.html

  • le 13 mars 1902 : naissance de Marthe Robin.
  • le 13 mars 1915 : décret de renforcement du blocus de l'Allemagne.

Toute marchandise en provenance ou en direction de l'Allemagne sera interceptée. Ce traité est en fait une réponse à la décision de l'Allemagne du 4 février précédent de déclarer zone de guerre la Manche et les eaux entourant la France et le Royaume-Uni. Les britanniques ont pris la même décision que les Français dès le 9 février.

  • le 13 mars 1954 : début des assauts Viets à Đien Biên Phu.

En fin de journée vers 17h00, les 141ème et 209ème Régiment de la Division 316 se lancent à l'attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE.

Le responsable de l'artillerie française le colonel Piroth, n'avait pris aucune mesure de protection de ses tubes, persuadé qu'il n'aurait pas d'artillerie Viet en face. Il se suicide le 15, face au poids de cette responsabilité.

Les Légionnaires de « Béatrice », sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Vietminh. Béatrice tombe sans que l'artillerie française puisse réagir. La première conséquence qui condamne le camp : la piste d'aviation est directement sous les tirs de l'artillerie ennemie.

Assaut Viet

  • le 13 mars 1959 : la France commence à se retirer de l'Otan.

La France informe le Conseil de l'OTAN qu'un tiers de la flotte méditerranéenne française, sous commandement de l'OTAN en temps de guerre, demeurera sous commandement français.

  • le 13 mars 1979 : entrée en vigueur du système monétaire européen.

A Paris, le Conseil européen prend la décision de créer un système monétaire européen, le SME. Cette nouvelle monnaie européenne, n'est, dans un premier temps, qu'une unité de compte, est baptisée ECU.

  • le 13 mars 1996 : condamnation du trésorier du PS.

Henri Emmanuelli, ancien ministre et trésorier du Parti socialiste, est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 FF d'amende et deux ans de privation des droits civiques pour la gestion du parti.

  • le 13 mars 2013 : le pape François 1er est élu pape.

C'est le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui est élu par les cardinaux réunis en conclave au Vatican pour succéder à Benoît XVI. Jorge Mario Bergoglio est archevêque de Buenos Aires depuis 1998. Il a été nommé cardinal par le pape Jean-Paul II, en 2001. 266ème pape de l'Église catholique romaine sous le nom de François (en latin Franciscus). Il est le premier pape jésuite et le premier issu du continent américain. Il est aussi le premier pape non européen depuis Grégoire III au VIIIe siècle.

Posté le 13 mars 2017 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

12 mars 2017

18 mars : conférence sur le génocide vendéen au Mesnil-en-Vallée

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Posté le 12 mars 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 12 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 mars 417 : le pape Innocent 1ermeurt.

Le pontificat de saint Innocent a été surtout un affermissement de la juridiction romaine en Occident comme le montrent les 36 lettres qu'il a écrites.

  • le 12 mars 604 : décès du pape saint Grégoire 1er le Grand.

Le peuple de Rome pleure la mort du pape Grégoire Ier le Grand, monté sur le trône de saint Pierre en 590, alors que la peste ravage Rome. Docteur de l'Église, son influence durant le Moyen Âge est considérable.

Très cultivé, Grégoire Ier le Grand sait le grec, le droit et l'art d'administrer. Ayant reçu la charge de préfet de la ville de Rome, il l'exerce pendant deux ans puis, vers 575, à 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Grégoire, le 3 septembre 590, « est élu pape par l'acclamation unanime du clergé et du peuple». Il essaie de se dérober, faisant même appel à l'empereur, mais c'est en vain. Cet épisode est raconté dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine, écrit vers 1250.

En cette période troublée par les invasions et les épidémies comme la peste, quand Grégoire le Grand monte sur le trône de Saint Pierre, il compare l'Eglise à un navire battu par la tempête et sur le point de sombrer. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables.En même temps, il réorganise l'Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre, après une solide préparation sur les mœurs locales. Voir la chronique du 3 septembre.

  • le 12 mars 1088 : élection pape Urbain II.

Eudes de Châtillon, né à Châtillon-sur-Marne en 1042, et mort à Rome le 29 juillet 1099, est élu 157e pape sous le nom d'Urbain II. Il succède à Victor. Son premier acte est d'affirmer solennellement sa fidélité à l'œuvre de Grégoire VII.

Pierre Ier, roi d'Arragon (1094-1104), offre son royaume, par le biais d'un de ses légats, à Urbain II, comme obole de St.Pierre

  • le 12 mars 1144 : élection du pape Lucius II.

Gherardo Caccianemici dal Orso est né à Bologne. Après avoir été cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, il devient pape le 12 mars 1144 et meurt le 15 février 1145.

Sommé par les partisans d'Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, il réclame l'appui de l'empereur Conrad III et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes ; mais est blessé à mort en montant à l'assaut du Capitole.

 

 

  • le 12 mars 1178 : le pape Alexandre III revient à Rome.

Son conflit avec l'empereur Barberousse s'achève suite aux négociations entamées après la victoire papale de Legnano. Elles s'achèvent sur la paix de Constance, l'empereur reconnaît ensuite le pape Alexandre III par le traité de Venise.

  • le 12 mars 1268 : Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, prêche la Croisade aux halles de la Vieille Tour.

     

  • le 12 mars 1303: Nogaret prononce un discours contre le pape Boniface VIII devant le Conseil Royal au Louvre.

En présence du Roi Philippe le Bel, au cours d'une assemblée qui se tient au Louvre Guillaume de Nogaret prononce un discours où il accuse le pape Boniface VIII d'hérésie et réclame la convocation d'un concile général pour examiner son cas.

  • le 12 mars 1376 : prorogation de la trêve de Bruges.

La trêve de Bruges, signée le 27 juin 1375 pour un an est prorogée jusqu'au 24 juin 1377. Quelques mois plus tard, de nouvelles négociations ont lieu entre les conseillers des rois de France et d'Angleterre. Toutefois, le refus d'Édouard III, puis son décès le 21 juin 1377 entraînent la reprise des hostilités.

  • le 12 mars 1613 : naissance d'André Le Nôtre.

André Le Nôtre est jardinier du Roi Louis XIV de 1645 à 1700. Il reçoit pour tâche de concevoir l'aménagement du parc du palais de Versailles, après avoir fait celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.

  • le 12 mars 1622 : Ignace de Loyola et François Xavier sont canonisés par le pape Grégoire XV.

     

  • le 12 mars 1776 : Louis XVI lance un lit de justice pour imposer aux parlementaires d'enregistrer les réformes de Turgot.

 

  • le 12 mars 1799 : la France déclare la guerre à l'Autriche.
  • le 12 mars 1807 : Napoléon ordonne à Talleyrand, resté à Varsovie, de prendre en main le ravitaillement de l'armée.

"Battre les Russes, si j'ai du pain, c'est un enfantillage. L'importance de ce dont je vous charge là est plus grande que toutes les négociations diplomatiques".

  • le 12 mars 1811 : le maréchal français Ney défait les Anglais à Redinha, au Portugal.

  • le 10 mars 1818 : loi Gouvion Saint-Cyr.

La conscription, abolie par la Charte de 1814, ne sert plus de base au recrutement des troupes. Louis XVIII souhaite voir la France se doter d'une puissante armée digne de son rang dans l'Europe du Traité de Vienne. Cette loi de réforme militaire est promulguée le 12 mars 1818. Elle marque un retour aux méthodes révolutionnaires :

  • Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort, mais les plus fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service, peuvent acheter un « remplaçant », comme du temps de la Loi Jourdan de 1798.Ceux qui ont tiré le « bon numéro », les fils de veuve, les frères de soldats et les aînés orphelins en sont exemptés.
  • Fin des privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion. Les officiers doivent passer par les Écoles Militaires pour leur formation.
  • L'armée d'active est portée à 240 000 hommes par un contingent annuel de 40 000 hommes recrutés sur volontariat, puis sur tirage au sort.
  • A l'issue du service, les soldats sont décrétés disponibles pour l'Armée de Réserve.
  • le 12 mars 1918 : Paris est bombardé par des avions allemands.

 

  • le 12 mars 1930 : Ghandhi commence la marche du sel.

Gandhi se lance dans une campagne de désobéissance civile contre le pouvoir britannique en s'attaquant aux impôts sur le sel. C'est une de ses actions symboliques pour arracher aux Anglais l'indépendance de l'Inde.Au bout de 350 km et de 24 jours, il atteint la mer où symboliquement il viole le monopole de l'Etat colonial en ramassant une poignée de sel. Il est arrêté sur l'ordre du vice-roi le 5 mai. 60 000 personnes sont mises en prison, mais l'Inde devient indépendante.

  • le 12 mars 1938 : début de l'Anchluss.

L'Autriche, devient le nouvel objectif des nazis dans la marche de l'Est du Reich, "l'Ostmark". Ce rapprochement entre les deux pays est interdit par les traités de Versailles et de Saint-Germain, pourtant les démocraties occidentales laissent faire.

  • le 12 mars 1945 : la 2ème DB se regroupe dans la région de Châteauroux.

Elle se remet en condition après la dure campagne d'Alsace et avant de franchir le Rhin pour s'empare du Nid d'Aigle d'Hitler à Berchtesgaden.

  • le 12 mars 1956 : le Parlement français accorde à Guy Mollet les pouvoirs spéciaux en Algérie.

     

  • le 12 mars 2000 : Jean-Paul II demande pardon pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles.
  • le 12 mars 2009 : le pape Benoît XVI, dans une lettre aux évêques explique la levée de l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X.

     

Posté le 12 mars 2017 à 06h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 mars 2017

C’est arrivé un 11 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mars 1513 : élection du pape Léon X.

Le cardinal Jean de Medicis, Giovanni di Lorenzo de Médicis, fils de Laurent de Médicis, est élu pape et devient le 217e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon X. Il succède à Jules II. Il meurt en 1521.

 

  • le 11 mars 1604 : le Roi Henri IV signe les lettres patentes pour l'appel d'offres et l'exécution du canal de Briare.
  • le 11 mars 1649 : les frondeurs signent la paix de Rueil.

La Fronde s'achève avec la paix de Rueil. Les parlementaires préfèrent accepter la paix plutôt que de s'opposer plus longtemps à l'armée royale. Ils obtiennent ainsi quelques bénéfices, mais le peuple et les bourgeois sont mécontents, car Mazarin est maintenu dans ses fonctions. La reine mère et Louis XIV retournent à Paris.

  • le 11 mars 1713 : Fénelon obtient le privilège pour publier son "Sentiments de piété".

 

  • le 11 mars 1784 : Traité de Mangalore.

En Inde, la seconde guerre de Mysore, oppose la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Mysore que soutiennent les Français. Avec le traité de Mangalore, les deux camps se restituent leurs conquêtes territoriales. En conséquence, le gouverneur général britannique Warren Hastings quitte, en février 1785, l'Inde qui est réaménagée.

  • le 11 mars 1793 : la révolte de Machecoul éclate ainsi que dans plus de 100 paroisses de Vendée.

Carrier avait déclaré entre deux noyades :

« Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. »

Rappelons qu'il fit construire des bateaux à soupapes qui noyaient cent personnes à la fois et inventa les « mariages républicains » qui consistaient à ligoter ensemble un homme et une femme qu'on précipitait dans la Loire. On évalue ses victimes à 16 000 personnes. (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, page 82

Depuis l'annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription, habillés en bleu, d'où leur surnom, arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l'affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les "Bleus", lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s'organise.

 


Conscription par tirage au sort

La Convention décrète la levée en masse, mais en laissant les autorités locales libres du choix du mode de recrutement. Pour éviter une désorganisation administrative, juges, membres des municipalités, districts et départements ne sont pas recrutables. La situation à venir résulte d'un double échec: celui des paysans qui ne délogent pas les Bleus des citadelles, et celui des Bleus qui ne tiennent pas la campagne.

A partir du 11 mars 1793, à 2 ou 3 jours près, 700 paroisses sonnent le tocsin, et en 15 jours, il n'y a plus un bleu dans le pays. Le 31 mars, Pâques sont fêtées au grand jour par les réfractaires.

 

Au nord de la Loire, début avril, la répression du général Canclaux semble l'emporter. La révolte est populaire, rurale et religieuse. Les paysans appellent les nobles à leur tête.

3 armées se forment :

  1. l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou: « la grande armée »: en particulier les Mauges (à l'origine de la révolte avec refus de la conscription à St Fulgent): Cathelineau écrit à sa femme:

    « Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre aura soin de ces innocents » (ses 6 enfants) ;

    Stofflet, garde chasse, dans l'ombre de La Rochejacquelein, Bonchamps, d'Elbée (qui fêtait la naissance d'un fils quand les paysans viennent le chercher), Lescure, La Rochejacquelein (officier de la Garde du Roi en 1791, il assiste au 10 août 1792 et se bat aux Tuileries; Il est célèbre pour sa phrase :

    « Si j'avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».

  2. L'armée du Centre (bocage) que les Sapinaud (oncle et neveu) dirigent. Elle a un moindre rayonnement que les 2 autres armées, mais elle tient la seule grand-route Nantes-La Rochelle et son verrou de Pont Charron (1° combat important, près Chantonnay) qui interdit aux renforts bleus d'arriver du Sud.
  3. L'armée du Retz et du Bas-Poitou, dirigée par Charette ancien officier de marine, émigré à Coblence, revenu pour assister au massacre des Tuileries, se cache sous son lit quand les paysans viennent le chercher, leur fait promettre obéissance. Très indépendant vis à vis du reste de l'armée catholique, il ne sera ni à Clisson, ni à Cholet, ni à la virée de Galerne.

L'armée catholique et royale connaît des effectifs variables. Aux grands chocs, elle monte jusqu'à 80 000 hommes, groupés en divisions, qui rassemblent des paroisses sous les ordres d'un capitaine de paroisse. Drapeaux blancs fleurdelisés, armement de faux, fourches, piques en général mais aussi fusils, munitions, canons qui sont pris aux Bleus l'équipent. Sa cavalerie est constituée de chevaux de labours, sans selle, avec des cordes pour étriers. La tactique de l'embuscade est celle qui domine. Les paysans « s'égaillent » pour les tendre, et donnent finalement l'assaut au cri de « Rembarre, vive la religion ». (Cri de gardien de bœufs, lorsqu'il s'agit de leur interdire une direction).

Après les « chocs » (choc = bataille.), les paysans retournent aux champs s'occuper de leurs fermes et montrer à leur famille qu'ils ne sont pas morts: il sera impossible de les faire marcher sur Paris.

Il est à noter que seules 2 routes seulement traversent la Vendée: Nantes-La Rochelle et Saumur-Sables d'Olonne.

Concernant l'unité du commandement, l'abbé Bernier fait promettre aux chefs d'obéir, sous peine de mort: Marigny, non choisi comme chef de l'armée du centre, désobéira et sera exécuté sur l'insistance de l'abbé Bernier. Le Grand Conseil de la Vendée militaire, le Conseil de Châtillon est créé après la prise de Fontenay sur les conseils de l'abbé Bernier et de d'Elbée. Il administre les territoires insurgés au nom de Louis XVII. Donissens en assure la présidence effective, l'abbé, le secrétariat. Cathelineau élu 1er généralissime le 12, après Saumur, sera remplacé par d'Elbée, puis La Rochejacquelein après Cholet, puis par Fleuriot.

Marigny, chef de l'artillerie, de caractère irascible, est parfois impitoyable avec les prisonniers. En 1794, devenu chef de l'armée du Haut-Poitou, il se brouille avec Charrette et Stofflet, qui le font condamner à mort par un conseil de guerre. Dans un des plus tristes épisodes des guerres de Vendée, il est tué par les chasseurs de Stofflet à La Giradière le 10 juillet 1794. Les troupes de Marigny refusèrent le Concordat et créèrent ainsi la « Petite Eglise » qui subsiste encore: fêtes, jeûnes de l'Ancien régime, et surtout plus de prêtres…

  • le 11 mars 1794 : création de l'École polytechnique.

La Convention, sur le rapport de Barère, et à la demande de Lamblardie, décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom « d'Ecole polytechnique » par la loi du 1er septembre 1795.

  • le 11 mars 1810 : union de Marie-Louise et de Napoléon est bénie en l'église paroissiale de la Hofburg à Vienne.

Le mariage est célébré par procuration, en présence de l'archiduc Charles et du maréchal français Berthier, mais en l'absence des époux. Pour l'Eglise l'empereur devient bigame.

  • le 11 mars 1865 : création de la Croix-Rouge française.

 

  • le 11 mars 1882 : Renan donne la conférence "Qu'est-ce que la nation ?", à la Sorbonne à Paris.
  • le 11 mars 1907 : révolte des vignerons, à Argeliers.

Au XIXe siècle, la viticulture française subit plusieurs crises : l'oïdium, en 1850, puis le phylloxéra en 1877, et enfin, le mildiou. La "bouillie bordelaise" et l'introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes permettent de sauver la vigne. La majorité des "petits vignerons" du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste, formant ainsi un "Midi Rouge". En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l'Europe et le vin languedocien se vend de plus en plus mal. La tension monte et Clémenceau fait tirer sur la foule, tuant 7 personnes dont un adolescent de 14 ans et une jeune fille de 20 ans.

  • le 11 mars 1932 : création des allocations familiales.

Afin de relancer la natalité, la Chambre vote la loi Landry rendant obligatoire l'affiliation aux caisses d'allocations familiales. Le secteur agricole est le seul à ne pas bénéficier de ce nouveau système de redistribution. Pendant la première guerre mondiale, plusieurs chefs d'entreprises catholiques ont ouvert la voie. Ainsi Emile Romanet, en 1916, qui décide d'accorder, au personnel de l'usine JOYA à Grenoble, des premières allocations familiales ou encore le breton Emile Marcesche, qui en janvier 1918, convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : et crée la première caisse d'allocations familiales de France.

  • le 11 mars 1945 : proclamation de l'indépendance de l'Annam et du Tonkin.

Ayant envahi l'Indochine française en 1940, le Japon pousse les États qui la composent à proclamer leur indépendance. En mars 1945, les Japonais attaquent par surprise les unités militaires françaises, prennent le pouvoir, détruisent l'administration coloniale de la France. Profitant de ce coup de force, le 11 mars 1945, l'empereur Bao Daï déclare l'indépendance de l'Annam et du Tonkin. En août, il annonce l'annexion de la Cochinchine.

  • le 11 mars 1959 : la France soustrait au commandement de l'OTAN ses forces navales en Méditerranée.

 

  • le 11 mars 1963 : exécution du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry à la suite de l'attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle.

Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d'Ivry. Défenseur de l'Algérie française, il a organisé l'attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle, le 22 août 1962. Son avocat s'est vu refusé par ce dernier la grâce présidentielle, qui a invoqué la raison d'Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs "politiques".


Colonel Jean Bastien-Thirty.

À 6h40, au fort d'Ivry, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry tombe sous la salve d'un peloton d'exécution. Le prêtre qui l'a accompagné retire délicatement le chapelet que le supplicié tient encore entre ses doigts.

Auparavant, dans une cellule voisine de la sienne aménagée en chapelle, Jean Bastien-Thiry a servi la messe célébrée par l'aumônier. Au moment de la communion, il a partagé en deux  l'hostie donnée par le prêtre, et a demandé à celui-ci d'en remettre une moitié à son épouse qui, de son côté, veille et prie auprès de son père (Georges Lamirand, ministre de la Jeunesse du Maréchal Pétain, de septembre 1940 à mars 1943). (1)

Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :

"J'ai vu beaucoup de choses, mais je n'oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité - et ce qui m'a le plus stupéfié, c'est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C'était d'une très, très grande beauté - et en même temps d'une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l'hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard…" (2)

Après la messe, alors que les avocats s'agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l'exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné : "Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C'est peut-être fou de dire cela, mais c'est tout à fait l'impression que j'ai eue : il était déjà dans l'Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir." (3)

(1) Jean Bastien-Thiry, Sa vie, ses écrits. Témoignages, Paris, 1973 (disponible auprès du Cercle Jean Bastien-Thiry), p.210

(2) Ibid., p.249

(3) Ibid., p.250

(4) Ibid., p.259 et 257.

Le Valeurs Actuelles du 7 mars 2013 publie un article sur cette exécution où est souligné combien De Gaulle était habité par la fureur. Le président avait même envisagé de faire fusiller le général Jouhaud ; et ce n'est que devant la double menace de démission de Pompidou et Foyer qu'il ne donne pas cet ordre.

Lien de Valeurs Actuelles sur le sujet :

http://www.valeursactuelles.com/bastien-thiry-dernier-fusillé20130305.html

Pour ceux qui veulent lire ou relire la déclaration que fit Jean Bastien-Thiry à son procès.

http://www.bastien-thiry.fr/le-proces-du-colonel-bastien-thiry/declaration-du-2-fevrier-1963.htm

Enfin, une citation de Charles De Gaulle, dont je n'ai pas trouvé la source :

"Les Français ont besoin de martyrs. II faut qu'ils les choisissent bien. J'aurais pu leur donner un de ces c...rétins de généraux qui jouent au ballon dans la cour de la prison de Tulle. Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s'ils le veulent, lorsque j'aurai disparu. II le mérite."

  • le 11 mars 1966 : le gouvernement français adresse à ses partenaires de l'OTAN un aide-mémoire dans lequel il annonce sa décision de soustraire ses forces terrestres et aériennes du commandement intégré de l'Alliance.

 

  • le 11 mars 2001 :Jean-Paul II béatifie 233 religieuses, moines et laïcs, victimes de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939.

Jean-Paul II est le premier souverain pontife à faire autant de bienheureux d'un seul coup.Pie IX avait béatifié 206 Japonais en 1877.

  • le 11 mars 2004 : attaque terroriste à Madrid.

Des attentats sanglants frappent presque simultanément des trains et des gares madrilènes.En pleine heure de pointe, 10 bombes explosent à Madrid tuant 191 personnes et en blessant plus de 1.500.

D'abord attribué au groupe indépendantiste basque ETA par le gouvernement Aznar, cet attentat est en fait imputé au terrorisme islamiste. Trois jours plus tard, lors des élections législatives, les Espagnols ne pardonnent pas à leur gouvernement d'avoir menti et élisent José Luis Zapatero, le chef de l'opposition socialiste.

  • le 11 mars 2009 : Nicolas Sarkozy annonce le prochain retour de la France dans le commandement militaire de l'Otan.

Posté le 11 mars 2017 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

10 mars 2017

C’est arrivé un 10 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 ou 10 mars 483 : mort du pape saint Simplice.
  • le 10 mars 1118 : élection du pape Gélase II.
  •  
    le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d'Édesse.

Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C'est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.

  • le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.

Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C'est la défense des privilèges, de l'indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et Comte de Charolais

En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d'Armagnac, Jacques d'Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d'Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d'Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d'Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.

De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l'époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

Louis XI

Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s'appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465  et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.

  • le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre les rênes du pouvoir.

"Jusqu'à présent j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même."

Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun.

  • le 10 mars 1791 : Pie VI critique la Constitution Civile du Clergé.

Le pape publie le bref "Quod aliquantum" qu'il adresse aux archevêques français.

Il y rejette la constitution civile du clergé et exhorte les prêtres au refus d'un serment inique. Par ailleurs, il se plaind de la situation dans ses Etats du Comtat Venaissin : « Nous avons eu la douleur de voir quelques membres de l'Assemblée Nationale allumer, répandre et entretenir dans Avignon le feu d'une révolte contre laquelle nous ne cesserons de réclamer et d'invoquer les droits du Saint-Siège ».

  • le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.

Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l'interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n'a le choix qu'entre l'acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l'accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».

Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre "toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté." (Sic)

Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu'au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.

  • le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l'affaire du duc d'Enghien. (Tous francs-maçons)

Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu'il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…

  • le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.

Peinture de Meissonnier : 1814, Campagne de France : Retraite après la bataille de Laon; Napoléon et son état-major derrière lui.

  • le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l'ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.

Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d'abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d'abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l'Algérie.

  • le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2 CV Citroën.

La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.

« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d'œufs sans en casser un seul. »

  • le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d'Ivoire deviennent colonies françaises.

     

  • le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l'Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c'est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».

  • le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.

Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.

  • le 10 mars 1911 : l'heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d'Europe.

La France s'aligne sur l'heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l'ancienne.

  • le 10 mars 1934 : incendie de l'église Saint-Nicaise de Rouen.

Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.

  • le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane - campagne de Tunisie.

Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s'affrontent les forces alliées et les forces de l'Axe. La Seconde Guerre mondiale s'étend ainsi à l'Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.

  • 10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.

La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d'un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.

  • le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
  • le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l'Union Française.
  • le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l'opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.

Selon l'Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.

  • le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l'ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
  • le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s'opposera " quelles que soient les circonstances " à une nouvelle résolution américano-britannique sur l'Irak.

Posté le 10 mars 2017 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

09 mars 2017

C’est arrivé un 9 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 mars 1309 : installation des Papes à Avignon.

Le conflit qui opposait le pape Boniface VIII et le Roi de France Philippe le bel, s'achève avec la mort du pape, suite à « l'attentat »d'Agnani en 1303. Benoit XI succède pendant un an à Boniface VII; puis Philippe le bel parvient à faire élire comme successeur, un pape français, Clément V.

Bertrand de Got, ancien archevêque de Bordeaux et pape sous le nom de Clément V, fixe la résidence papale au couvent des dominicains à Avignon afin d'échapper aux troubles politiques qui agitent alors Rome. Cela va durer 68 ans. Clément V demeure ensuite à Malaucène, Carpentras et Caromb.

Une partie du Palais des papes à Avignon

Avignon est la propriété du comte de Provence et roi de Naples. Sur les conseils du Roi de France, Philippe IV le Bel, le souverain pontife a renoncé à regagner Rome et s'y installe

De 1309 à 1377, sept papes se succèdent en Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI

  • le 9 mars 1409 : Paix de Chartres, cessez-le-feu momentané entre Armagnacs et Bourguignons

La paix de Chartres est signée, mettant provisoirement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Parmi les 21 articles signés, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur y reconnaît le meurtre de Louis Ier d'Orléans en 1407 (voir la chronique du 23 novembre), et présente ses excuses à ses enfants, Philippe et Charles. Une cérémonie de conciliation est organisée le même jour dans la cathédrale de Chartres, où les successeurs d'Orléans accordent leur pardon à l'assassin de leur père.

  • le 9 mars 1513 : élection du pape Léon X.
  • le 9 mars 1661 : mort du cardinal Mazarin.

 

Le principal ministre de Louis XIV, le cardinal Mazarin s'éteint à Vincennes à l'âge de 58 ans.Vers minuit, dans un souffle, il murmure à Anne d'Autriche et à Louis XIV :

"Je vais bientôt finir, mon jugement se trouble. J'espère en Jésus Christ".

A deux heures du matin, le père Joly, qui lui a donné l'extrême onction le 7, lui fait embrasser le crucifix et commence à réciter la prière des agonisants. Le mourant tente vainement de se redresser pour parler mais s'effondre : son cœur a cessé de battre. Après avoir scrupuleusement mis en ordre ses affaires spirituelles et matérielles, le cardinal Jules Mazarin s'est éteint.Souvent décrié en France, il a fortement renforcé la monarchie face aux Frondes de la noblesse ; le Royaume qu'il laisse est un Royaume restauré et en paix, à l'abri des invasions. Sur le plan extérieur, il a parachevé l'œuvre de Louis XIII et de Richelieu, grâce aux Traités de Westphalie (1648 ; voir la chronique du 24 octobre). La France en sort grandie et devient la pièce maitresse du nouvel ordre européen qui régit les relations internationales du continent jusqu'à la Grande Guerre. Il est aussi à l'origine du Traité des Pyrénées qui délimite définitivement la frontière entre la France et l'Espagne.

Quelque temps auparavant, il avait présenté Colbert au Roi en lui disant :

« Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m'acquitte de ma dette en lui présentant Colbert »

Le lendemain, le Roi de France âgé de 22 ans convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre seul les rênes du pouvoir :

"[...] jusqu'à présent j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal; il est temps que je les gouverne moi-même."

  • le 9 mars 1661 : Jean-Baptiste Colbert entre au service du Roi.

En septembre 1661, Colbert va obtenir la disgrâce de Fouquet, qui est arrêté à Nantes le 5 septembre 1661 par d'Artagnan. Colbert lui succède à la tête de l'administration des finances, d'abord comme intendant puis, en tant que contrôleur général, en 1665. Remarquable gestionnaire, il développe le commerce et l'industrie par d'importantes interventions de l'État. Sa politique a été baptisée de son nom: le colbertisme.

  • le 9 mars 1678 : l'armée de Louis XIV occupe Gand, puis Ypres (le 25 mars).

Cette occupation trouve sa place dans le cadre de la guerre de Hollande (1676-1678), qui modifie l'équilibre européen. La France triomphe de ses adversaires sur le plan militaire. Par le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre, la France restitue la plupart de ses conquêtes, mais acquiert la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre. Qui a dit que Louis XIV était un Roi despotique ?

  • le 9 mars 1720 : un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée.

L'ancêtre de la Gendarmerie est alors constituée en brigades situées dans une zone géographique, mais le maillage complet du territoire n'est réalisé qu'en 1769.

  • le 9 mars 1790 : la fortune personnelle du Roi est déclarée propriété nationale.

 

  • le 9 mars 1796 : le général Bonaparte épouse « civilement » Joséphine de Beauharnais.

Le général Bonaparte épouse civilement Joséphine de Beauharnais à la mairie du IIème arrondissement de Paris. Joséphine est créole, elle a grandi en Martinique, s'est mariée une première fois en métropole en 1779 avec le général Alexandre de Beauharnais qui lui a donné deux enfants, Hortense et Eugène. Deux jours après son union, Napoléon Bonaparte part rejoindre son commandement à Nice. Il laisse sa femme continuer à batifoler dans les salons parisiens qui lui fournissent nombre d'amants.

  • le 9 mars 1799 : les Français assistent de loin à la décapitation de leurs 2 émissaires par les Turcs.

Ils prennent d'assaut Jaffa, l'enlèvent, massacrent les défenseurs, font 3000 prisonniers, n'épargnent que les Egyptiens, et pillent tout ce qu'ils trouvent.

  • le 9 mars 1831 : vote d'une loi créant la Légion étrangère.

Louis-Philippe annonce la création d'une nouvelle unité militaire composée uniquement de volontaires d'origine étrangère, sauf les officiers qui sont Français.

  • le 9 mars 1893 : début du procès du scandale de Panama.

Ferdinand de Lesseps et ses associés sont accusés d'avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu'ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Après 13 jours de procès, l'ancien ministre des Travaux publics, Baïhaut, est condamné à 5 ans de prison pour corruption ; il est, en effet, le seul homme politique à avouer les faits ! Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, n'est pas condamné. Les frères Lesseps et l'entrepreneur Gustave Eiffel écopent d'un an pour abus de confiance.

  • le 9 mars 1929 : première représentation de Marius de Marcel Pagnol au Théâtre de Paris, avec Raimu et Pierre Fresnay.

 

  • le 9 mars 1942 : au fort du mont Valérien, sept résistants sont fusillés par les Allemands, qui avaient rendu la sentence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
  • le 9 mars 1943 : les usines Renault du Mans sont bombardées.

 

  • le 9 mars 1945 : attaque des Japonais en Indochine.

Malgré sa situation de considérable infériorité militaire face au Japon et un blocus qui démultiplie les difficultés de la vie civile et économique, l'amiral Decoux, gouverneur général de 1940 à 1945, a réussi l'exploit de conserver l'Indochine en paix sous administration française. À six mois de la capitulation japonaise, il peut espérer remettre intact le dépôt qu'il avait reçu dans la tourmente de juillet 1940. 

En multipliant les provocations agressives aussi stupides qu'irresponsables, les gaullistes vont hélas susciter une violente réaction des Japonais. Le 9 mars 1945, à 20h00, les garnisons françaises sont toutes simultanément attaquées. Selon la vulgate officielle, les soldats français, assimilés à des collabos vichystes, auraient capitulé "honteusement", sans se battre. La réalité est tout autre. 

"Dans des conditions nettement plus favorables pour eux, les Américains avaient été chassés des Philippines en 1941, et les Anglais éliminés de Singapour en moins de huit jours. Les Français de 1945, mal armés et mal équipés, ont tenu deux mois au Tonkin face à l'armée japonaise. Partout ailleurs en Indochine (Annam, Cochinchine, Cambodge, Laos), de nombreux Français, rapidement submergés dans leurs garnisons après d'âpres combats, ou isolés chez eux au moment de l'attaque vont tenter de prendre le maquis conformément aux ordres reçus  […] En fait de "capitulation honteuse", les soldats français d'Indochine connaîtront le taux de mortalité au combat le plus élevé de toute la Seconde guerre mondiale : 17,6 % de l'effectif total ou 20 % de l'effectif engagé (deux mille cent dix neuf tués), sans compter les blessés. Sans compter, non plus, les sévices subis par leur familles et par les civils en général (agressions, viols, massacres, vols, humiliations, brimades et spoliations diverses)." (de Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, Editions l'étoile du berger, p.185) 

"Sur le plan économique et financier, les Japonais vont ruiner l'Indochine en quelques semaines. […] La santé publique connaît une régression sans précédent." (Ibid., p.189)

Quand Leclerc arrive enfin à Hanoï, le 18 mars 1946, soit plus d'un an après le coup de force japonais, les Français du Tonkin, qui ont vécu un enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Quant aux populations d'Indochine, elles vont souffrir trente années de martyre. L'armée française, elle, laissera sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d'officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr.

Le général De Gaulle voulait instamment du "sang versé" : il y en aura, et à profusion. Mais cela ne vaudra jamais à la France auprès de ses "Alliés" le "titre imposant" que le chef de la France libre en attendait :

"Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l'intérêt national, j'envisageais volontiers qu'on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s'y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l'Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré."

Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.

Arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, les émissaires gaullistes, transposant en Indochine les mœurs de l'Epuration qui sévissent en France, et y organisent une épuration massive. Cette épuration va causer : "une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d'Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF [...], priver l'Indochine de cadres compétents, et compromettre l'image de l'ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation. »

Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, pp.211 et 198).

« Quant à la population vietnamienne, après avoir vu "la chute de l'homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] elle se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, p.200-201)

  • le 9 mars 1966 : la France se retire du commandement militaire de l'OTAN.

Voir la chronique du 7 mars

  • le 9 mars 1998 : affaire Dumas, Loïk Le Floch-Prigent est mis en examen.
  • le 9 mars 1999 : affaire du sang contaminé : pas de coupables !

La Cour de justice de la République (CJR) ordonne la relaxe de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et l'ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix, poursuivis pour homicides involontaires dans l'affaire du sang contaminé. Seul l'ancien secrétaire d'État à la Santé, Edmond Hervé, est symboliquement condamné, avec une dispense de peine.

Posté le 9 mars 2017 à 06h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mars 2017

15 mars : conférence de Jean Sévillia à Pau

Pau 2017

Posté le 8 mars 2017 à 17h33 par Michel Janva | Lien permanent

Quels sont les liens entre Notre-Dame et la France?

Entretien avec Anne Bernet, historienne. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de Chrétienté. 

Posté le 8 mars 2017 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 8 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 mars 1118 : élection de l'antipape Grégoire VIII.

Moine Français de Cluny, il est poussé par Henri V, empereur du St empire, à devenir pape car l'élection de Gélase II lui déplaît. L'empereur n'y trouvant pas son compte, lui retire bientôt son soutien. Grégoire finit enfermé dans un monastère à partir de 1121.

  • le 8 mars 1144 : mort du pape Célestin II.
  • le 8 mars 1729 : Gilles Hocquart est nommé intendant de la Nouvelle-France.

 

Gilles Hocquart, intendant de la justice, police et finances au Canada, Acadie, Île de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale

Gilles Hocquart (1694-1783) devient intendant de la Nouvelle-France en 1729, et ce jusqu'en 1748. Il développe la colonie sur les plans économique, commercial et administratif. Les exportations se développent ainsi que la production agricole et navale. Il est également reconnu pour ses qualités humaines. Il a été certainement un des meilleurs intendants de toute l'histoire de la Nouvelle France.

  • le 8 mars 1759 : les privilèges de L'encyclopédie sont supprimés.

Un Arrêt du Conseil du Roi révoque les privilèges de L'encyclopédie. Le livre ne peut plus être imprimé; le Conseil ordonne par ailleurs sa destructionsa destruction par le feu. Les manuscrits conservés par Diderot sont saisis, mais Malesherbes les cache chez lui. Le Parlement de Paris l'enregistre aussitôt et condamne ainsi pour la seconde fois l'ouvrage.

  • le 8 mars 1777 : le gouverneur de l'île Bourbon, Souillac lutte, au nom du Roi de France, contre les atrocités des colons français contre les esclaves.

Par ordonnance, il condamne à 5 peines ceux qui se livrent aux atrocités de la chasse des esclaves « marrons ». Le marronnage est le nom donné à la fuite des esclaves hors de la propriété de son maître.

  • le 8 mars 1790 : les colonies françaises préservent leurs « Privilèges » et le droit de proposer leurs lois internes.

Antoine Barnave, porte-parole des colons de Saint-Domingue, fait admettre le maintien de l'esclavage dans les colonies. Et cela, malgré la récente abolition des « Privilèges », les lois privées, propres à chaque Provinces et non les titres de noblesse ou du clergé. (Voir la chronique du 4 aout).

  • le 8 mai 1829 : la cathédrale d'Orléans est inaugurée.

La première église date de 330. Plusieurs fois détruite, des travaux de reconstruction sont décidés en 1278 par Robert, évêque d'Orléans. Arrêtée plusieurs fois, par les guerres entre la France et l'Angleterre, en partie détruite par les protestants lors des guerres de religions, sa dernière reconstruction, commencée en avril 1601, a été tout de même exceptionnellement longue. Le Roi Charles X inaugure la cathédrale ce jour.

  • le 8 mars 1835 : Lacordaire donne sa 1ère conférence à Notre-Dame de Paris.


    Portrait par Jammot bibliothèque du Saulchoir
    © Province dominicaine de France

  • le 8 mars 1848 : la Garde nationale est ouverte à tous les citoyens.

La milice bourgeoise créée sous la Révolution pour contrôler les débordements populaires devient ouverte à tous. Désarmée par Napoléon, mais réactivée sous la Restauration, elle joue un rôle prépondérant lors des insurrections. Ainsi, en 1830, comme en février 1848, elle contribue à faire tomber les régimes en place. Cette ouverture à l'ensemble des Français est symbolique et, tout comme le suffrage universel, donne le sentiment d'être représentative de l'ensemble de la population. Elle participe enfin aux répressions des Ateliers nationaux et de la Commune de Paris.

  • le 8 mars 1855 : Victor Hugo est à Jersey.

Il y pratique les tables tournantes. Il dialogue avec Satan à longueur de journée. Nous possédons les procès verbaux de ce que disent les tables. Le 8 mars, un esprit anonyme proclame le nouvel évangile :

« La vraie religion, c'est un immense approvisionnement de bêtes fauves et non un immense bûcher. C'est une immense tendresse pour les féroces, pour les infâmes, pour les bandits. »

Tiré du livre de François Marie Algoud Histoire de la perversion de l'intelligence et de mœurs. (Edition de Chiré, page 110).

  • le 8 mars 1869 : décès d'Hector Berlioz, compositeur français.

Probablement à cause d'une congestion pulmonaire. Empreint d'un certain mysticisme propre aux romantiques de l'époque, son œuvre est redécouverte tardivement grace à "La Symphonie fantastique" et à son "Requiem".

  • le 8 mars 1870 : à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, des terrains sont affectés à la construction d'un hôpital militaire, d'un quartier de l'Infanterie de Marine, avec une place d'armes.

    La caserne Gally-Passebosc et la place BirHakeim, à Nouméa

  • le 8 mars 1886 : vote d'une loi instituant les lundis de Pâques et de Pentecôte comme fériés en France.
  • le 8 mars 1900 : Dreyfus proteste contre le projet de loi d'amnistie.

 

  • le 8 mars 1946 : les Français achèvent de débarquer à Haiphong.

Voir la chronique du 6 mars.

  • le 8 mars 1972 : le décret sur la contraception entre en vigueur.

En France…

  • le 8 mars 1974 : inauguration de l'aéroport Charles De Gaulle.

10 ans de travaux auront été nécessaires pour voir apparaître l'aéroport, alors, le plus moderne d'Europe. Le Premier ministre Pierre Messmer l'inaugure. Il est ouvert au public à partir du 13 mars. Les premiers vols rallient Paris à New York.

Équipé à l'époque d'un seul terminal et d'une seule piste, l'aéroport est devenu en 30 ans la première plateforme aérienne de France avec quatre pistes et trois aérogares qui accueillent annuellement plus de 48 millions de passagers.

Posté le 8 mars 2017 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 mars 2017

C’est arrivé un 7 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 mars 851 : décès de Nominoë, roi de Bretagne, et chef des Bretons.

Premier roi de Bretagne, il a pris son indépendance à la faveur de la lutte qui opposa les 3 fils de l'empereur Louis le Pieux suite au traité de Verdun de 843.

Le Serment de Nominoë (illustration du Barzaz Breiz)

  • le 7 mars 1266 : entrée de Charles d'Anjou dans Naples.

Charles d'Anjou entre dans la ville après avoir vaincu et tué Manfred de Sicile à la bataille de Bénévent, le 26 février. Charles d'Anjou a été au préalable investi par le pape Clément IV de la couronne de Sicile.

  • le 7 mars 1274 : décès de Saint Thomas d'Aquin.

Saint Thomas d'Aquin, né vers 1225 à Aquin en Italie, est un théologien et un philosophe dominicain, considéré comme l'un des principaux maîtres de la scolastique et de la religion catholique. Il est canonisé en 1323 par le pape Jean XXII et proclamé Docteur de l'Église, par Pie V en 1568. Il affirme que l'étude philosophique, aussi poussée soit-elle, ne contredira en aucun cas l'enseignement de la religion, puisque les deux ont un même objet, qui est la vérité.

  • le 7 mars 1619 : l'évêque de Luçon, le cardinal de Richelieu, quitte son exil d'Avignon et prend la route d'Angoulême.

Louis XIII le sollicite pour négocier avec Marie de Médicis, la reine-mère.

  • le 7 mars 1657 : le Roi Louis XIV interdit la vente d'alcool aux Indiens.
  • le 7 mars 1693 : naissance de Carlo della Torre Rezzonico, futur Clément XIII.
  • le 7 mars 1724 : décès du pape Innoncent XIII.
  • le 7 mars 1792 : le progrès technique pour la mort

Le docteur Antoine Louis, chirurgien de l'époque, préconise, dans un rapport remis ce jour à Assemblée législative, la mise au point d'une machine à lame oblique, la guillotine. Un moyen de donner la mort à tous les condamnés avec rapidité et sûreté, moyen qui est aussi qualifié d'égalitaire par le rapporteur. Il l'avait présenté en loge auparavant lors d'une tenue de la loge « La Candeur » (la loge de La Fayette et de Laclos), où se côtoyaient plus de quatre cent membres dont Rabaud-Saint-Étienne, Chénier, Brissot, Bailly, Lavoisier et Custine, qui, tous, iront se fiancer avec la Veuve.»

La première exécution au moyen de la guillotine se déroule le 25 avril 1792 sur la place de Grève (actuelle place de l'Hôtel-de-Ville).

  • le 7 mars 1793 : la Convention déclare la guerre à l'Espagne.

La France déclare la guerre à l'Espagne ; l'armée espagnole envahit la Navarre française et le Roussillon.

  • le 7 mars 1801 : Pie VII reconnaît officiellement l'existence des Jésuites en Russie.

 

  • le 7 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Grenoble.

La nouvelle du débarquement de Napoléon arrive à Paris par le télégraphe de Chappe avec retard pour cause de brume.

A défaut de clé on apporte les portes à Napoléon

«A Cannes, j'étais un aventurier, à Grenoble j'étais un prince»

écrit Napoléon dans le Mémorial.

Le même jour, à Paris, Napoléon est déclaré traître et rebelle par les Chambres et par le roi Louis XVIII.

  • le 7 mars 1884 : les poubelles deviennent obligatoires à Paris.

Le préfet de la Seine, Eugène Poubelle, impose l'usage de réceptacles fermés destinés à recevoir les ordures ménagères dans toute la ville de Paris. Ces récipients prennent rapidement le nom de son inventeur.

  • le 7 mars 1936 : l'Allemagne viole le traité de Versailles.

Par un véritable coup de poker, tant le rapport de force lui était défavorable, Hitler fait entrer la Wehrmacht dans la zone démilitarisée de la Ruhr. Il déclare caduques les dispositions du Traité de Versailles par lesquelles l'Allemagne s'engageait à démilitariser la Ruhr. Les puissances occidentales ne réagissent pas. Le service militaire obligatoire a déjà été rétabli illégalement un an auparavant. Deux ans plus tard, il recommence à bafouer les accords sur les frontières avec l'anschluss.

  • le 7 mars 1962 : le recensement est effectué : la France compte 46.247.514 habitants.

On ne comptabilise plus les étrangers.

  • le 7 mars 1966 : le président de la République Charles De Gaulle annonce le retrait de la France de la structure militaire de l'OTAN.

Le général De Gaulle annonce officiellement l'intention de la France de se retirer de la structure militaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Il refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l'organisation. Il demande également aux Américains d'évacuer leurs bases situées sur le territoire français.

  • le 7 mars 1976 : le cardinal Wojtyla, futur Jean-Paul II, prêche le Carême devant Paul VI à Rome.

Posté le 7 mars 2017 à 05h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 mars 2017

C’est arrivé un 6 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 ou 11 mars 251 : début du pontificat de saint Corneille, 21ème pape.
  • le 6 mars 1058 : confirmation par le pape Étienne IX du privilège monétaire de Cluny.
  • le 6 mars 1204 : Philippe Auguste s'empare de Château-Gaillard.

Cette forteresse de Château-Gaillard, construite en 1196 par Richard Cœur de Lion tombe après un siège de six mois sous l'assaut des troupes françaises de Philippe-Auguste. Après la conquête de cette place forte, capitale à l'époque car s'est le verrou qui protège toute la Normandie, il poursuit sa conquête de la Normandie.

Ce qui reste du donjon de la forteresse

Philippe-Auguste est entré en Normandie durant l'été 1202, entendant bien prendre cette province pour le compte de la couronne de France, à Jean sans Terre qui a succédé à Richard en 1199.

  • le 6 mars 1365 : trêve et signature du traité d'Avignon.

Les Français et les Navarrais déposent les armes conformément à la trêve d'Avignon signée par Charles V et Charles de Navarre sous l'égide d'Urbain V. Battu à Cocherel, Charles de Navarre n'a d'autre choix que de signer un traité le même jour ; il abandonne ses possessions d'Île-de-France ainsi que ses droits sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie, et gagne les comtés d'Évreux, du Cotentin ainsi que Montpellier.

  • le 6 mars 1429 : Jeanne la pucelle, rencontre Charles VII, Dauphin de France.

Certains historiens parlent du 23 février ; d'autres de deux entrevues. Celle qui nous intéresse est l'entrevue où elle reconnaît le Dauphin parmi les courtisans et où elle lui transmet le « signe » donné par le Ciel justifiant de sa légitimité sur le trône de France.

Après avoir chevauché à travers les terres bourguignonnes depuis la place de Vaucouleurs, Jeanne d'Arc arrive au château de Chinon. Mais le Dauphin la met à l'épreuve en se cachant dans le groupe des courtisans. Guidée par ses Voix, Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce :

"Gentil Dauphin, j'ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné à Reims et que vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France !"

Et en guise de bonne foi, elle lui aurait révélé la prière qu'il récitait en secret:

« A donc, Seigneur mon Dieu, est-ce qu'à cause de la conduite de ma mère, je ne serais pas ainsi que  je l'ai cru l'héritier légitime du trône et de la couronne de France ? S'il en est ainsi, inspirez-moi, Seigneur, auquel cas je suis décidé à rendre le Royaume à qui il appartient et à quitter le pouvoir  pour me retirer en royaume ami. Au contraire, si je suis véritablement fils du Roi et légitime héritier de la Couronne, je vous prie de combattre pour moi et de m'aider à recouvrer mon Royaume. Si les malheurs de la France sont arrivés à cause de mes péchés qu'il vous plaise, Seigneur de me punir tout seul; mais si ces malheurs sont la conséquence des péchés du peuple, veuillez bien apaiser votre  colère et pardonner. »

Le futur Roi comprend alors le caractère divin de la mission de Jeanne. Il sort « transfiguré » de cette entrevue.

En fait, elle lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France »; mais aussi quatre évènements : la libération d'Orléans, le sacre de Reims, la libération de Paris, qui aura lieu en 1436, et la libération du Duc Charles d'Orléans (alors retenu en Angleterre).

La réaction de la cour est assez hostile ; en particulier La Trémoille, le puissant protecteur de Gille de Rais ! Qui est un personnage que l'on peut qualifier de byzantin pour ne pas dire plus…

Le Dauphin doute encore et va la faire interroger par ses théologiens à Poitier. Jeanne convainc le Roi et ses théologiens. Elle reçoit alors le commandement militaire, et une armure.

Ses voix disent de creuser derrière l'autel de l'église de Sainte Catherine de Fierbois pour trouver une épée marquée de 5 croix, que la tradition attribue à Charles Martel. Elle fait peindre sur un étendard le Christ entre deux anges et broder sur la soie " Jésus, Maria ! " avant de prendre le chemin d'Orléans.

Avant de faire couler le sang elle somme au nom de Dieu les anglais de quitter le Royaume, en écrivant au chef anglais.

  • le 6 mars 1447 : élection du pape Nicolas V.

Tommaso Parentucelli né à Sarzana vers 1398. Il est élu pape le 6 mars 1447 sous le nom de Nicolas V. Il met fin au schisme de l'antipape Félix V ; fonde la Bibliothèque vaticane ; fait construire des fortifications et restaurer des églises. Il commence son pontificat en embellissant la grande ville et en invitant les peintres, les architectes et avant tout les écrivains. Reconnu comme seul souverain pontife en 1449, il garde une position de neutralité en Italie.

Peint par Laurent de la Hyre 1630 : descendant dans la crypte de la basilique d'Assise, le pape Nicolas V voit saint François debout. Soulevant le bas de son froc, il découvre un de ses pieds stigmatisés d'où le sang coule encore. Le corps de saint François est resté intact dans sa tombe.

  • le 6 mars 1571 : Charles IX entre dans Paris.
  • le 6 mars 1618 : incendie du Parlement de Paris.

L'incendie se déclenche dans le bâtiment de l'actuel palais de Justice, proche de la Sainte-Chapelle, qui, comme cela se passera de nouveau en 1871, est miraculeusement préservée des flammes.

  • le 6 mars 1629 : le Roi Louis XIII bat les Savoyards au Pas de Suse.

Débarrassés de La Rochelle depuis le 28 octobre 1628, Louis XIII et Richelieu, à la tête de l'armée française commandée par les 3 mêmes maréchaux, Créqui, Bassompierre et Schomberg, partent de Grenoble le 2 février 1629 pour Briançon, franchissent les Alpes au le col du Montgenèvre et arrivent devant le fameux « Pas de Suse », défilé étroit qui commande l'entrée de Suse, petite cité stratégique piémontaise. La mission de forcer le passage est confiée à 200 volontaires commandés par Bassompierre. Juste avant la bataille, aurait eu lieu le dialogue suivant avec Louis XIII. :

« Sire, dit-il, les invités sont arrivés, les violons sont prêts, les masques sont à la porte. Si Votre Majesté est d'accord on peut commencer le ballet ».

Le Roi répond « Sachez que l'artillerie, n'a plus que 500 livres de plomb ».

« Ce n'est pas le moment de penser à une bagatelle de ce genre, répliqua le maréchal, faut-il remettre le ballet parce que l'un des masques n'est pas prêt ? Que Votre Majesté me permettre d'attaquer et tout ira bien ».

Et Richelieu d'intervenir : « Sire, à en juger par le visage de Monsieur le Maréchal, il me semble que l'on peut compter sur un succès ».

En effet les Savoyards et Piémontais, culbutés et bousculés de maîtresse façon par la «furia francese» s'enfuient et Charles-Emmanuel, est obligé de s'incliner devant Louis XIII et de signer un éphémère traité (6 mars 1629) dans lequel il reconnaît Charles Gonzague de Nevers, duc de Mantoue et Montferrat. Le 18 mars suivant l'armée française délivre la capitale du duché de Montferrat.

  • le 6 mars 1642 : le pape condamne l'Augustinus de Jansénius.

Mais la bulle n'est publiée que l'année suivante.

  • le 6 mars 1651 : Turenne se réconcilie avec le Roi Louis XIV, qui lui pardonne.

Il peut rejoindre la cour.

  • le 6 mars 1661 : Mazarin décide de fonder un collège, sur sa fortune personnelle.

C'est le Collège des Quatre-Nations, destiné à l'instruction gratuite de 60 écoliers, dans lequel serait installée sa bibliothèque. Pour financer cette construction il met bientôt son mobilier en vente aux enchères.

  • le 6 mars 1664 : signature d'une alliance entre la France et le Brandebourg.
  • le 6 mars 1690 : Fénelon obtient un privilège pour publier son opuscule De la véritable et solide piété.
  • le 6 mars 1703 : les troupes royales de Montrevel défont les Camisards à Pompignan.
  • le 6 mars 1714 : Traité de Rastatt.

Entièrement rédigé en français il met fin à la Guerre de Succession d'Espagne. Il est signé par l'archiduché d'Autriche et le Royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de difficiles négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

  • le 6 mars 1766 : naissance de Marin-Pierre Gaullier, colonel français dans les armées royales.

Il est aussi l'un des chefs qui prennent la tête des Chouans en Mayenne. Il meurt le 9 avril 1817.

  • le 6 mars 1779 : naissance d'Antoine de Jomini, général, banquier, historien suisse.

Général dans la Grande armée, véritable autodidacte, il publie plusieurs traités de stratégie et d'histoire des guerres napoléoniennes. Théoricien de l'art napoléonien, il est totalement oublié en France et particulièrement étudié par les militaires américains de nos jours.

Il découvre le passage de Studianka, sur la Bérézina, qui permet à la Grande Armée d'échapper à Wittgenstein et à une destruction totale.

 

 

 

  • le 6 mars 1801 : Sade est arrêté pour "délire de vice" sans jugement pour sa Zoloé

Où il dépeint les mœurs de Joséphine de Beauharnais chez son éditeur, Massé. Les ouvrages sont saisis.

Le professeur Jean Dumont surnomme ce membre du GODF (loge « Les amis de la liberté ») « le père de la Révolution française ». Il écrira dans Justine ou les malheurs de la vertu :

« La nature n'a créé les hommes que pour qu'ils s'amusent de tout sur la terre… Tant pis pour les victimes, il en faut. »

Et un autre frère, François Labbé écrira :

« On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. » (*)

Cette liberté revendiquée par Lucifer avec son « Non serviam.» On ne saurait faire plus synthétique. En 3 phrases tout est dit.

(*) Cités par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (pages 86 et 87)

  • le 6 mars 1803 : envoyé pour réoccuper les villes françaises de l'Inde, l'amiral Decaen s'embarque pour l'île de France, future l'île Maurice.
  • le 6 mars 1916 : combats au Mort-Hommes et à la Cote 304.

La bataille de Verdun bat son plein.

  • le 6 mars 1906 : la république met en œuvre sa haine de l'Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« À 10 heures du matin, le percepteur, M. Caillet, se présente devant l'église de Boeschepe, un village du Nord, non loin de la frontière belge. Il est accompagné de son fils, étudiant en droit à Lille, et de M. Benoist, commissaire de Bailleul, le chef-lieu du canton. Un détachement du 8e d'infanterie, une dizaine de dragons et cinq gendarmes les attendent. Leur mission : assurer la protection de l'inventaire des biens ecclésiastiques qui doit avoir lieu à Boeschepe, comme dans les 36 000 communes de France, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État promulguée le 9 décembre 1905. Depuis un mois, ces inventaires ont donné lieu à de multiples incidents. Mais en Flandre française, la population est très pratiquante : l'atmosphère est électrique.

Deux serruriers étrangers à la commune ont été réquisitionnés. Ils forcent la porte de l'église. Entouré d'une cinquantaine de fidèles, le curé, l'abbé Haan, lit la protestation que son évêque a transmise au clergé du diocèse. Pendant que les fonctionnaires examinent les objets du culte, l'assistance entonne des cantiques. À 11 heures, alors que l'opération s'achève, un tumulte se fait entendre : forçant les barrages, 300 hommes pénètrent dans le cimetière, passent par la sacristie et font irruption dans l'église.

Aucun d'entre eux n'est armé. Revolver au poing, le commissaire demande au prêtre de calmer les manifestants. L'abbé Haan s'exécute. Dans un premier mouvement, les assaillants reculent. Mais la bagarre éclate avec les gendarmes. Coups de poing, coups de pied, les chaises volent. Dans l'action, le percepteur roule à terre. Son fils, qui porte un revolver sur lui, prend peur : il tire, au moment où claquent d'autres détonations. Un homme s'effondre, mort. Dans la plus grande confusion, le percepteur et son fils s'échappent, puis un fourgon de cavalerie les emmène au galop.

L'autopsie révélera que la balle mortelle venait du calibre 6 du fils du percepteur, l'enquête confirmant que trois balles avaient été tirées par cette arme et trois autres par les gendarmes. Premier martyr des Inventaires, Gery Ghyseel, un ouvrier boucher de 35 ans, laissait une veuve et trois orphelins.

La Flandre catholique l'enterrera le 10 mars. Trois jours auparavant, ce drame avait provoqué la chute du gouvernement. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.

  • le 6 mars 1946 : la France reconnaît le Vietnam comme État libre au sein de la Fédération Indochinoise.

Mais les sages avis du futur maréchal Leclerc ne sont pas suivis. La guerre d'Indochine va commencer.

  • le 6 mars 1946 encore : sur place débute l'opération « Bentré ».

Ce même jour, débute une importante opération de la marine Française qui a pour but de rétablir notre souveraineté au Tonkin en relevant par des troupes françaises les militaires chinois qui avaient désarmé les forces japonaises au nord du 16e parallèle.

Au sud la relève des Anglais s'était très bien passée. Avec les Chinois un accord a été signé 8 jours plus tôt.

Cette opération baptisée "Bentré" devait se dérouler sans problème puisque les Chinois étaient en principe nos alliés, mais elle débute de façon dramatique : en dépit des accords, le Triomphant, commandé par le CF Jubelin et dont la mission est de protéger les cinq premiers LCI chargés de transporter les troupes (environ 20 000 Français au total) pour les mettre à terre, est accueilli par un tir violent d'armes de tous calibres de la part des Chinois. Au total, cet engagement fait 29 tués et 93 blessés du côté français.

Mais dès que l'autorisation d'ouvrir le feu est donnée par LECLERC, le rapport de force s'inverse ; l'opération se termine sans autre difficulté et le 15 mars toutes les troupes ont débarquées.

Parmi les mort, le lieutenant de vaisseau Cruchet chargé de diriger le tir de l'artillerie depuis le télépointeur de 138 mm du Triomphant est mortellement blessé par l'explosion d'un obus. Par décret du 19 septembre 1946, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume avec la citation suivante à l'ordre de l'armée de Mer :

"Officier canonnier du Triomphant tué à son poste de combat le 6 mars 1946. Malgré un feu meurtrier de l'adversaire, ayant déjà un blessé très grave à ses côtés, a montré jusqu'à la fin le plus parfait mépris du danger ; belle figure d'officier d'une haute valeur morale, aimé de ses hommes qu'il avait parfaitement entraînés au combat." Cette nomination comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Il a été enterré au cimetière Courbet en baie d'Halong.

Cimetière Courbet en baie d'Halong

(D'après le Mémorial et les archives des FNFL)

  • le 6 mars 1982 : le professeur Cabrol pratique la première opération « cœur + deux poumons ».

Posté le 6 mars 2017 à 00h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 mars 2017

L’exposition sur La Grande Guerre des Hommes de Dieu poursuit son tour de France

Dans le cadre de la campagne « Aimer la France », l’exposition de l’association DRAC sur La Grande Guerre des Hommes de Dieu sera présentée

* du 8 au 11 mars, au 20 avenue Charles de Gaulle, Le Pecq, à la demande conjointe du Groupe scolaire St Dominique du Pecq et de la chapellenie Notre-Dame de France (église St Louis) de Port-Marly. Alain Toulza donnera une conférence dans le même lieu le 9 mars à 20h30, avec dédicace de son ouvrage.

* du 31 mars au 3 avril suivant dans la salle des fêtes de Neuville Saint Vaast (62) à l’occasion de la commémoration « 1917 : Neuville Saint Vaast canadien ». La conférence d’Alain Toulza sera donnée dans le même lieu le 3 avril à 19h, avec dédicace de son ouvrage.

Posté le 5 mars 2017 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

14 mars : conférence sur sainte Jeanne d'Arc à Bordeaux

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Posté le 5 mars 2017 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mars 524 : martyr de Lucius 1er, 22ème pape.

Immédiatement déporté par l'empereur Trébonien Galle après son élection le 25 juin 253, il meurt martyr, le 5 mars 254.

  • le 5 mars 1626 : le traité de Monzon entre la France et l'Espagne confirme l'indépendance du canton suisse des Grisons.

Il interdit aussi à l'armée espagnole le passage du Valteline, en Italie.

  • le 5 mars 1658 : naissance d'Antoine Laumet de La Mothe Cadillac.

Né le 5 mars 1658 et mort en 1730, Antoine Laumet débarque en Nouvelle-France à 25 ans, et change son nom en de Lamothe-Cadillac. Soldat, explorateur et administrateur français, il fonde la ville de Détroit et le fort Pontchartrain en 1701 et devient, de 1710 à 1716, gouverneur de la Louisiane. C'est en son honneur que la voiture Cadillac a été ainsi nommée.

C'est sur le site de la future ville de Détroit que débarque Lamothe Cadillac, le 24 juin 1701. S'amorce alors la construction du fort de Détroit; le début d'un nouveau foyer de colonisation à l'ouest des Grands Lacs.

  • le 5 mars 1759 : le pape Clément XIII met L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert et De l'esprit d'Helvétius à l'index.

Il suit en cela les sages conseils donnés par le ministre de Louis XV, le cardinal Fleury au pape Clément XII (voir la chronique du 29 janvier).

  • le 5 mars 1795 : Traité de Bâle, la Prusse se retire de la guerre contre la France.

Le futur Maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier est nommé général de brigade.

  • le 5 mars 1798 : les Français occupent Berne.

La Suisse fidèle à sa politique de neutralité se tient à l'écart des guerres entre la France et l'Europe. La France cherche un prétexte pour envahir la riche confédération helvétique. Suite à un incident mineur, le 28 janvier, ses troupes entrent dans le pays de Vaud et, le 5 mars après la victoire du Grauholz, les Français occupent Berne, donnant ainsi le coup de grâce à la vieille Confédération des XIII Cantons. L'un des objectifs de Bonaparte est réalisé : une partie du trésor des villes suisses dérobé par l'occupant va servir, non pas à financer l'expédition d'Angleterre à laquelle il a renoncé, mais celle d'Egypte, qu'il est en train de préparer dans les premiers mois de l'année 1798. Napoléon Bonaparte, lui, vient d'être nommé général en chef de l'armée d'Orient.

  • le 5 mars 1800 : Bonaparte reçoit les chefs de l'Ouest royaliste, dont Cadoudal et Bourmont et tente en vain de les rallier à une politique nationale.

Bonaparte reçoit les chefs de l'Ouest royaliste aux Tuileries. Tout l'ouest vient de se soumettre. Il reçoit entre autres Georges Cadoudal, le général de Bourmont, le comte de Châtillon, le chevalier de Saint-Hilaire. L'entrevue est un échec.

  • le 5 mars 1811 : un bataillon britannique repousse deux régiments français à la Bataille de Barossa, en Espagne.
  • le 5 mars 1814 : Napoléon décrète la guerre de partisans à Fismes pour s'opposer à l'invasion.

C'est la réponse de l'empereur aux généraux alliés qui avaient déclaré qu'ils passeraient par les armes tout paysan armé. A part apporter des renseignements aux débris de la Grande Armée, les Français sont las et ne souhaitent que la paix. Napoléon n'est pas suivi.

  • le 5 mars 1883 : création à Paris de Henry VIII, opéra de Camille Saint-Saëns.

     

  • le 5 mars 1829 : la Chambre des députés transmet au Garde des Sceaux une pétition demandant l'interdiction des missions religieuses.

     

  • le 5 mars 1959 : le président De Gaulle déclare à Peyrefitte qu'il ne croit pas à la possibilité d'intégrer les Algériens musulmans avec les Français.

"Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre... (...) ils se sépareront".

Posté le 5 mars 2017 à 05h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

04 mars 2017

C‘est arrivé un 4 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 mars 561 : décès du pape Pélage Ier.

Il a condamné l'origénisme. Il a commencé les travaux de l'église de Saint-Philippe et Saint-Jacques à Rome.

  • le 4 mars 1188 : naissance de Blanche de Castille.

Fille d'Alphonse IX, roi de Castille et d'Eléonore d'Angleterre. Elle épouse en 1200 Louis de France, futur Louis VIII, fils aîné de Philippe Auguste, Roi de France. Elle met au monde 12 enfants. Elle devient reine de France en 1223. Désignée régente du royaume en 1226 à la mort de Louis VIII, jusqu'à la majorité de son fils Louis, le futur Louis IX ou saint Louis, elle l'est encore en 1248, quand saint Louis part pour la 7ème croisade en 1250. Elle s'occupe de rassembler l'énorme rançon pour la libération de son fils, fait prisonnier devant Damiette. Elle meurt le 27 novembre 1252, deux ans avant que la rançon soit entièrement rassemblée et que le Roi soit libéré.

  • le 4 mars 1429 : Jeanne d'Arc arrive à Chinon, en vue de rencontrer le futur Roi Charles VII.

Celui-ci hésite à la recevoir.

  • le 4 mars 1465 : le Roi Louis XI quitte Poitiers, pour un pèlerinage vers Notre-Dame-du-Pont de St-Junien.

Roi particulièrement pieux, il est pratiquement impossible d'énumérer tous les pèlerinages qu'il fait pendant son règne.

  • le 4 mars 1515 : le Roi François Ier, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, revendique le duché de Milan.

Le jeune Roi poursuit les guerres d'Italie de son prédécesseur.

  • le 4 mars 1606 : Henri IV occupe Sedan pour mettre fin à la révolte du duc de Bouillon.

 

  • le 4 mars 1806 : Napoléon déclare au Conseil d'Etat:

"Je ne vois pas dans la religion le mystère de l'Incarnation mais le mystère de l'Ordre social. La religion rattache au Ciel une idée d'égalité qui empêche le riche d'être massacré par le pauvre".

  • le 4 mars 1812 : Napoléon signe une convention avec l'Autriche du même type que celle conclue avec la Prusse.

Le corps d'armée autrichien sera de trente mille hommes, toutefois, dans une note secrète adressée à Alexandre Ier, le 2 juin, Metternich donne tous les apaisements sur l'emploi volontairement inefficace de ces troupes.

  • le 4 mars 1813 : les troupes russes qui combattent l'armée de Napoléon atteignent Berlin.

Les troupes françaises évacuent la ville sans combattre.

  • le 4 mars 1832 : décès de Jean-François Champollion, 41 ans, égyptologue.

Jean-François Champollion est un égyptologue français né le 23 décembre 1790, qui le premier a déchiffré les hiéroglyphes, système d'écriture de l'Égypte ancienne. Il est auteur d'Egypte sous les pharaons, en 1814, dédicacé à Louis XVIII, et du Précis du Système Hiéroglyphique des anciens Egyptiens en 1824.

Voir la chronique du 23 décembre.

  • le 4 mars 1858 : quinzième apparition de Notre Dame.

Devant huit mille personnes Notre Dame apparait de nouveau. De son côté le curé Peyramale ne veut toujours pas entendre parler de construction de chapelle.

  • le 4 mars 1906 : parution des résultats du dernier recensement : 39 252 245 habitants, dont 1 009 415 étrangers.

     

  • le 4 mars 1917 : l'armée allemande entreprend un important repli sur le front Ouest.

Des deux côtés on cherche la bataille décisive. Prudent et économe de ses hommes Pétain déclare bientôt :

« J'attends les chars et les Américains. »

  • le 4 mars 1930 : un millier de morts dus aux inondations dans le Sud-ouest.

Fin des terribles inondations qui saccagent le Languedoc et le Sud-ouest, et ont causé la mort de 700 personnes. Douze départements submergés par les eaux sont sinistrés. Moissac est en partie rasée, Montauban et Agen partiellement détruites. Le président de la République Paul Doumergue annonce le 7 mars une aide d'urgence de un milliard de francs. La décrue sera complète le 24. Bilan définitif : un millier de morts.

Moissac le 4 février 1930

  • le 4 mars 1979 : le pape Jean-Paul II publie Redemptor Hominis.

C'est sa première encyclique ; elle porte sur la dignité de l'homme, et constitue une mise en garde contre les risques de la course aux armements et du progrès technique non maîtrisé. L'encyclique est consultable entièrement ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_04031979_redemptor-hominis_fr.html

  • le 4 mars 1993 : premier vol du Dassault Falcon 2000.

Les pilotes sont Jean Pus et Guy Mitaux-Maurouard.

Posté le 4 mars 2017 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mars 2017

C’est arrivé un 3 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mars 468 : saint Simplice est élu pape.

C'est sous son pontificat que s'écroule en 476 l'empire romain. Il le passe à lutter contre l'arianisme et contre les conséquences des invasions barbares.

  • le 3 mars 1357 : une ordonnance royale, approuvé par les États Généraux réunis à Paris, réforme la monnaie et accorde des subsides au Dauphin.

Le Royaume de France est en guerre contre les Anglais. Pendant la captivité du Roi Jean Le Bon, son fils le dauphin (futur Charles V le sage) publie cette ordonnance sous la pression des états généraux (coalition du clergé, de la noblesse et des bonnes villes dont Etienne Marcel est le représentant le plus influent) qui venaient de lui accorder soldats et subsides. Le pouvoir royal renonce à tout impôt non voté par les états, s´engage à réformer les finances et la justice et à pratiquer une politique d´économies.

Contrairement à nombre d'affirmations d'historiens qui voient dans ce texte l'amorce d'un nouveau régime politique, cherchant à contrôler la monarchie par la finance, ce texte n'a rien de révolutionnaire. Il présente une grande cohérence : la recherche du Bien Commun et s'inscrit dans le grand courant réformateur qui a pris naissance avec saint Louis, s'est poursuivi avec Philippe le Bel (ordonnance de 1303), les sages décisions de Jean II en 1360, le règne de Charles V, l'ordonnance cabochienne de 1413, les Etats de Tours de 1484.

Lire le livre L´ordonnance du 3 mars 1357. Les Valois dans la tourmente de Serge SAVISKY aux éditions Canope qui est une thèse de doctorat en histoire du droit qui détaille très bien cela.

  • le 3 mars 1431 : Gabriele Condulmer est élu pape, devenant le 207ème pape sous le nom d'Eugène IV.

Voir la chronique du 23 février

  • le 3 mars 1494 : les Conseillers de Rouen décident de construire une grande salle où les marchands de la ville pourront se réunir.

C'est la première étape de la construction de l'actuel Palais de justice.

  • le 3 mars 1599 : le pape Clément VIII fait cardinal Robert Bellarmin.

Robert Bellarmin a alors toutes les chances de lui succéder comme pape (Clément VII meurt en Mars 1605). Cependant le cardinal Bellarmin ne souhaite pas devenir Pape ; il va cependant jouer un très grand rôle dans les discussions relatives à la grâce, qui opposent catholiques et réformés à cette époque.

Tiré de Saint Robert Bellarmin par Aimé Richardt, éd. François-Xavier de Guibert.

  • le 3 mars 1605 : décès de Clément VIII.

Pape depuis le 30 janvier 1592, il avait Saint Philippe Néri comme confesseur. Travailleur acharné et rigoureux il mène une politique équilibrée dans une Europe en pleine guerre de religion. Il a participé activement à la conversion d'Henri IV au grand mécontentement de l'Espagne qui y a vu une perte d'influence.

A ne pas confondre avec l'anti pape Clément VIII du grand schisme d'Occident.

  • le 3 mars 1638 : une alliance franco-suédoise est renouvelée pour trois ans.

Dans le cadre de la guerre de Trente Ans, qui aboutit au démembrement de l'Allemagne en états territoriaux et assure à la France la prépondérance politique durant la seconde moitié du siècle. Au Nord, les Suédois, recevant de nouveaux subsides français, vont reprendre l'offensive.

  • le 3 mars 1766 : le Parlement de Paris, qui a pris fait et cause pour son homologue de Rennes, se soumet à la séance de la flagellation en présence de Louis XV.

Le Parlement de Bretagne vient de refuser d'enregistrer le projet de cadastre de Bertin. Louis XV, en colère de n'avoir pas pu faire les réformes qui devaient permettre au royaume de se remettre, va au devant du parlement et tient un lit de justice. Cette séance s'appelle la séance de la Flagellation, du nom de la fête religieuse du jour.

  • le 3 mars 1798 : message du Directoire annonçant l'effondrement de la Rome pontificale.

     

  • le 3 mars 1808 : l'armée de Murat occupe Madrid.
  • le 3 mars 1857 : Français et Anglais déclarent la guerre à la Chine.

Prenant prétexte de l'assassinat du missionnaire français Chapdelaine, les gouvernements anglais et français déclarent la guerre à la Chine.

  • le 3 mars 1858 : quatorzième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Dès 7 heures le matin, alors que sont présentes trois mille personnes, Bernadette se rend à la Grotte, mais la Vierge n'apparaît pas. Après l'école, elle entend par locution intérieure l'appel de Notre Dame. Elle se rend à la Grotte et lui redemande son nom. Notre Dame lui répond par un sourire.

Son curé Peyramale lui répète ensuite : "Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la Grotte".

  • le 3 mars 1859 : signature d'un traité secret franco-russe.

Ce traité garantie la France de la neutralité bienveillante de la Russie en cas de guerre entre l'Autriche et la France.

  • le 3 mars 1871 : création d'un Comité exécutif provisoire de la Garde Nationale de la Commune de Paris.

La garde nationale se fédère sous l'autorité d'un Comité central qui élit le 15 mars, Giuseppe Garibaldi comme général en chef, mais celui-ci refuse. La nouvelle instance affirme vouloir instaurer une «République démocratique et sociale». La Commune de Paris, mythe de la gauche et de l'extrême gauche en France s'est créée par refus des résultats de l'élection au suffrage universelle de l'assemblée nationale. Cette dernière fortement conservatrice ne plaît pas aux politiciens parisiens, qui depuis 1830 et 1848 ont pris l'habitude d'imposer au pays leur vues, et ceci en mépris absolu de la démocratie et de la liberté, dont ils se disent les plus ardents défenseurs. Relire Historiquement correct de Jean Sévillia sur le sujet n'est pas inutile (Editions Perrin; de la page 202 à 224)

  • le 3 mars 1873 : le biologiste Louis Pasteur invente le procédé de fabrication et de conservation de la bière pasteurisée.

Tableau d'Albert Edelfelt représentant Louis Pasteur

  • le 3 mars 1875 : première représentation de Carmen à Paris.

Lors de la première représentation de Carmen à Paris, le compositeur Georges Bizet est chahuté par les spectateurs car son opéra transgresse les conventions de l'Opéra-comique.

  • le 3 mars 1930 : terribles inondations dans le Midi.

Les inondations qui se déroulent du 1 au 4 mars, font de terribles dégâts. Montauban est isolée, Moissac est détruite. Plus de deux cents morts et des milliers de sinistrés.

  • le 3 mars 1942 : l'aviation anglaise bombarde les usines Renault de Billancourt.

Le raid fait six cent vingt-trois morts sur le site et dans les alentours.

  • le 3 mars 1945 : ordonnance créant une école primaire unique par le Gouvernement Charles De Gaulle

     

  • le 3 mars 1974 : la France choisit le nucléaire.

Pierre Messmer, alors Premier ministre, lance un vaste programme nucléaire pour limiter la consommation de pétrole au profit de l'atome. Entre 1974 et 1975, 13 nouvelles centrales nucléaires seront lancées par EDF.

  • le 3 mars 1999 : la république des coquins.

Affaire Dumas : Christine Deviers-Joncour met en cause Roland Dumas en affirmant lui avoir offert des statuettes antiques d'une valeur de 300 000 francs.

  • le 3 mars 2004 : loi sur la laïcité.

Le Parlement français adopte définitivement le projet de loi sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.

Posté le 3 mars 2017 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

02 mars 2017

C’est arrivé un 2 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 mars 855 : mort de Lothaire Ier.

Fils de Louis Ier dit le Pieux, qui le désigne seul héritier. Il dépose son père avec l'aide de ses deux frères Louis le Germanique et Charles.

Après la mort de Louis Ier le Pieux en 840, ses deux frères refusent de le reconnaître comme suzerain. Lothaire tente alors d'envahir leurs États, mais ceux-ci le battent à Fontenoy-en-Puisaye dans l'Auxerrois, en juin 841. Le 14 février 842 (voir la chronique de ce jour), les deux vainqueurs renforcent même leur alliance par les serments de Strasbourg. L'année suivante, ils lui imposent le traité de Verdun.

  • le 2 mars 986 : mort du Roi Lothaire III, son fils Louis V de France devient Roi des Francs.

Le Roi des Francs meurt à l'âge de 45 ans suite à une épidémie fulgurante. Il est inhumé à la cathédrale Saint-Rémy de Reims. Son fils Louis V lui succède et ne règne qu'une seule année. Voir la chronique du 12 novembre.

  • le 2 mars 1295 : Philippe IV le Bel achète la Franche Comté.

Othon IV de Bourgogne, héritier d'Otte-Guillaume (982-1026), premier comte de Bourgogne, pour payer ses dettes, vend la Franche-Comté à Philippe IV le Bel, Roi de France par le traité de Vincennes.

  • le 2 mars 1584 : commande du phare de Cordouan.

Le Maréchal de Matignon, alors gouverneur de Guyenne, en présence Michel de Montaigne, son ami et maire de Bordeaux, passe la commande du phare de Cordouan à Louis de Foix, ingénieur-architecte. Il se trouve toujours à l'entrée de l'estuaire de la Gironde.

  • le 2 mars 1660 : Louis XIV fait son entrée dans Marseille.

Encore un mythe venu de la IIIème république, le mythe des Rois immobiles, coupés de leurs peuples par la cour. Les Rois de France et leur cour ont toujours été en perpétuels voyages dans leurs provinces. Sauf peut-être Louis XVI, qui fait tout de même un voyage en province, à Cherbourg en 1786 pour officialiser les travaux de Cherbourg. Il est reçu à Saint-Lô par le maire François-Bertrand de Bacilly de la Ponterie.

  • le 2 mars 1699 : construction du fort Maurepas.

Les restes du fort sont devenus monuments historiques

Pierre Le Moyne d'Iberville et ses hommes construisent le fort Maurepas dans le Golfe du Mexique. Les Français dominent alors tout le territoire le long du fleuve Mississippi.

  • le 2 mars 1705 : Louis XIV reconnaît l'Académie royale des Belles-Lettres de Caen.
  • le 2 mars 1740 : décès du pape Benoit XIII.
  • le 2 mars 1755 : décès de Saint-Simon, Louis de Rouvroy.

Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, né à Paris le 16 janvier 1675 et mort le 2 mars 1755, est célèbre pour ses Mémoires, qui racontent par la vie à la cour aux temps du Roi Louis XIV et de la Régence. Elles ne sont pas publiées de son vivant.

  • le 2 mars 1760 : naissance de Camille Desmoulins.

Camille Desmoulins, avocat et journaliste français, naît à Guise, le 2 mars 1760. Considéré comme l'un des principaux orateurs de la révolution française, c'est également le grand ami de Robespierre. Député montagnard à la Convention, il prend parti pour Danton et Marat en 1792, contre Robespierre. Ce dernier le fait guillotiner le 5 avril 1794. Il s'est écrié le 19 juillet 1789 :

« Je défie qu'on me montre dans la société rien de plus méprisable que ce qu'on appelle un abbé ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages 71.

  • le 2 mars 1791 : le décret d'Allarde supprime les corporations et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l'industrie.

Le décret d'Allarde supprime les corporations, introduisant un changement radical dans l'économie et l'organisation du travail. Les corporations étaient des regroupements de personnes exerçant le même métier. Elles permettaient à un corps de métiers d'exercer un monopole par secteur, souvent par ville, et d'avoir un certain poids politique. Mais elles subissaient depuis le début du siècle la concurrence d'un modèle industriel capitaliste anglais reposant sur la libre concurrence. Renforcé par la loi Le Chapelier, ce décret permet ainsi de modifier l'économie ainsi que le statut de l'employé. Mais la loi Le Chapelier est aussi l'occasion d'interdire le droit de grève. L'individu se trouve ainsi tout seul et sans droit face à l'Etat anonyme et face au pouvoir de l'argent.

Cette régression sociale, liberticide, est imposée par ceux-là mêmes qui inventèrent le slogan de « liberté, égalité, fraternité ». Il faudra plus de 100 ans d'action sociale aux catholiques comme la Tour du Pin, Albert de Mun, appuyés par le Pape Léon XIII pour redonner un statut plus humain au milieu ouvrier. Car la plupart des avancées sociales du XIX et du XX siècle sont acquises de hautes luttes, en France, non par les socialistes, mais par des catholiques devant souvent se battre contre la bourgeoisie et les socialistes !

C'est face à cette fausse liberté que le célèbre journaliste catholique français du XIX, Louis Veuillot à écrit : « Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et la loi qui protège. »

  • le 2 mars 1793 : la Vendée se soulève contre le gouvernement de la Convention.

     

  • le 2 mars 1796 : le Directoire nomme Napoléon Bonaparte commandant en chef de l'armée d'Italie.
  • le 2 mars 1830 : discours de Charles X devant la Chambre des députés.

Le roi Charles X, dans son discours du Trône qui ouvre la session parlementaire, critique sévèrement l'opposition.

  • le 2 mars 1858 : message de Notre Dame de Lourdes aux prêtres.

La treizième apparition voit une foule encore plus importante que d'habitude. Notre Dame demande à Bernadette: "Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle".

Bernadette en parle à l'abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir une chose: le nom de la Dame, et exige une preuve : voir fleurir en plein hiver le rosier (l'églantier) de la Grotte.

  • le 2 mars 1887 : naissance d'Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli futur Pape Pie XII.
  • le 2 mars 1939 : le Cardinal Pacelli devient le Pape Pie XII.

Aussitôt élu, Pie XII se trouve plongé dans la Seconde Guerre mondiale. Après l'invasion de la Tchécoslovaquie, la diplomatie vaticane intervient pour empêcher la guerre, sans succès. Après le pacte Ribbentrop-Molotov, le Vatican tente au moins de garder l'Italie hors du conflit. Pie XII choisit de maintenir l'Église hors de la guerre. Il mène une politique de compromis, ouvre les institutions du Vatican aux victimes du nazisme dans Rome occupée, mais n'intervient pas publiquement contre les persécutions. Par son action directe et indirecte, il permet de sauver entre 700 000 et 860 000 juifs. Il est considéré à l'époque comme le plus farouche opposant du nazisme, et les institutions juives l'ont remercié à de nombreuses reprises pour ses actes.

  • le 2 mars 1939 : le maréchal Pétain nommé ambassadeur de France à Madrid.

La France a reconnu le régime de Franco comme étant le seul gouvernement légitime du pays et nomme le maréchal Pétain comme ambassadeur à Madrid.

  • le 2 mars 1941 : Leclerc et ses hommes prononcent le serment de Koufra.

Le colonel Leclerc lève les couleurs nationales et déclare: "Jurez de ne déposer les armes que le jour où nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg!",

Ce qui est désormais connu comme le Serment de Koufra. La bataille de Koufra a un immense impact symbolique pour les Français en lutte contre l'occupant, parce que c'est la première victoire militaire de la France Libre. La BBC annonce un peu plus tard la lointaine bataille de Koufra, en des termes forts élogieux.

  • le 2 mars 1956 : déclaration d'indépendance du Maroc jusqu'alors sous protectorat français.

Après dix jours de négociations entre le Président du Conseil français et le sultan du Maroc Mohammed V, la France retire son protectorat et reconnaît l'indépendance du Maroc. L'Espagne renonce à son tour à son protectorat le 7 avril. En août 1957, le sultan se proclamera roi du Maroc. Le socialiste Guy Mollet qui gouverne alors la France, accorde la même chose à la Tunisie, le 20 du mois.

  • . le 2 mars 2004 : lancement d'Ariane 5.

La fusée Ariane 5 place sur orbite la sonde Rosetta pour une mission historique vers la comète Churyumov-Gerasimenko, sur laquelle un module est largué en 2014 pour mener à bien une mission d'observations scientifiques pour l'Agence spatiale européenne (ESA).

Posté le 2 mars 2017 à 05h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

01 mars 2017

C’est arrivé un 1er mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 mars 492 : décès et fête de saint Félix III, pape.

Voir les chroniques du 25 février et du 13 mars.

  • le 1 mars 492 : élection du pape saint Gélase 1er.

49ème pape, il est d'origine berbère, un des trois papes africains ; c'est un des plus proches collaborateurs du pape saint Félix III, son prédécesseur mort le 25 février.

L'empire romain d'occident est la proie des barbares. Le pape doit lutter contre Byzance et l'empereur d'Orient à qui il rappelle par une lettre de 494 que tout pouvoir vient de Dieu, que ce pouvoir, sur terre se divise en deux avec un principe spirituel et un principe royal :

« Je vous prie Votre Piété de ne pas juger arrogance ce qui est devoir envers la vérité divine. J'espère qu'il ne sera pas dit d'un empereur romain qu'il n'a pas souffert qu'on lui rappelât la vérité. Il y a deux principes, Empereur Auguste, par qui ce monde est régi au premier chef : l'autorité sacrée des pontifes et la puissance royale, et des deux, c'est la charge des prêtres qui est la plus lourde, car devant le tribunal de Dieu ils rendront compte même pour les rois des hommes. Vous savez en effet, Fils très clément, que, bien que vous régniez sur le genre humain, vous courbez avec dévotion la tête devant ceux qui président aux choses divines, et que vous attendez d'eux les moyens de votre salut. »

Le pape Gélase réaffirme ainsi avec vigueur la doctrine traditionnelle de l'autonomie de la juridiction ecclésiastique vis-à-vis du pouvoir politique: l'empereur n'est qu'un fils de l'Église, comme tout chrétien, et non pas un prêtre. Si les empereurs peuvent apporter le soutien de leur autorité temporelle aux évêques, ils devraient rester soumis à ces derniers dans toutes les matières de foi, chacun des deux ordres demeurant ainsi compétent en son domaine propre.

Il meurt le 20 novembre 496.

  • le 1 mars 487 : Clovis, « Souviens-toi du vase de Soissons ».

La légende raconte qu'au milieu du butin arraché à Syagrius, on découvre un vase (probablement en argent) dont l'évêque de Reims demande rapidement la restitution auprès de Clovis. Toutefois les coutumes franques veulent que les parts du butin soit tirées au sort.

Alors qu'il passe ses troupes en revue le Roi des Francs reconnaît un soldat, qui un an auparavant l'a défié en frappant d'un coup de hache le fameux vase liturgique en argent que le Roi désirait rendre à saint Rémi. Le combattant avait apostrophé le Roi: "Tu n'auras rien ici que ce que le sort t'attribuera vraiment". Clovis n'a pas oublié cet affront. Il reproche à l'homme sa tenue négligée et jette ses armes à terre. Le guerrier se penche pour les ramasser et Clovis en profite pour lui asséner un coup de sa propre hache sur la tête. "Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase" lui dit-il. Le cadavre gisant sur le sol restera exposé au public en guise de preuve de l'autorité royale.

St Rémy, évêque de Reims demandant la restitution du vase de Soissons à Clovis

  • le 1 mars 705 : élection du pape Jean VI.
  • le 1 mars 965 : le pape Léon VIII meurt à Rome.
  • le 1 mars 1382 : révolte des maillotins à Paris.

Poussé par une marchande, dont un percepteur voulait saisir la marchandise en règlement de la gabelle, les parisiens se soulèvent. Pillant le Châtelet et s'emparant des maillets entreposés à l'hôtel de ville, les insurgés, baptisés « maillotins », donnent la chasse aux collecteurs d'impôts. Les oncles du Roi Charles VI, encore mineur, répriment sévèrement la révolte.

  • le 1 mars 1555 : Michel de Notre-Dame commence à publier.

Fils d'un médecin, médecin lui même, Michel de Notre-Dame s'est fixé à Salon. Il commence à prophétiser et à publier, d'abord modestement, de petits opuscules où ses pronostics sont consignés sous forme de quatrains. Le succès l'encourage à appliquer ses prophéties à l'histoire. Ses quatrains sont regroupés par centaines. Le 1er mars paraît le premier recueil, qui regroupe sept Centuries.

  • le 1 mars 1562 : le massacre de «23» Huguenots à Wassy.

Le massacre de 80 Huguenots à Wassy, sous les ordres du duc de Guise, est un pur mensonge historique. Dater les guerres de religions de cette échauffourée en est un autre. Tous les crimes commis par les huguenots seraient la conséquence de cet « énorme crime des catholiques », et seraient ainsi « justifiés » aux yeux de l'histoire. En fait, l'histoire des guerres de religions en France, a été depuis la révolution totalement réécrite et trafiquée.

Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 16, page 202) écrit :

« Qui a donné le signal des guerres de religion ? Qui a lancé notre malheureux pays dans ces luttes fratricides qui l'ont déchiré et dévasté pendant plus de trente ans ? A qui devons-nous cette déplorable explosion de haine ? La sympathie qu'éprouvent pour le protestantisme les auteurs « laïques » a dicté à leurs manuels la même réponse à cette question. C'est le fanatisme catholique, écrivent-ils unanimement, qui a déchaîné les guerres de religion. Les protestants ne demandaient qu'à pratiquer en paix leur culte nouveau, lorsque le massacre de Vassy, savamment préparé par le duc de Guise, les obligea à prendre les armes pour défendre leurs croyances et leur vie. Dès lors, ce n'est point sur les huguenots qu'il faut faire retomber la responsabilité des guerres qui étaient pour eux des guerres de légitime défense, mais sur les catholiques qui les ont provoquées avec le dessein avoué d'en finir avec le protestantisme. « 

Toutefois, le vrai début des guerres de religions n'est pas celui que retient l'histoire officielle, mais le sacrilège commis à Paris en 1528, première manifestation du protestantisme à Paris qui met tout le Royaume en émoi. Rue des Rosiers, près de la petite porte Saint Antoine était vénérée depuis des lustres une statue de Notre Dame Elle est retrouvée mutilée et décapitée.

A cette nouvelle et à l'unisson des sentiments du peuple, François 1er, profondément choqué, ordonne d'en refaire une identique en argent. 12 jours plus tard, la statue terminée, le Roi convoque dans une église voisine tous les corps ecclésiastiques de Paris, huit évêques, le Parlement, la chambre des comptes, les corps de la ville, les princes de sang, les ambassadeurs étrangers et tous les grands officiers de la couronne pour assister à une messe expiatoire. Puis une procession se rend sur le lieu du sacrilège, l'évêque portant la nouvelle statue et le Roi un cierge. Arrivé sur place au chant de l'Ave regina coelorum et devant le peuple à genoux le Roi place la nouvelle statue dans son emplacement initial.

La statue mutilée se trouve aujourd'hui dans l'église de Saint Gervais et est honorée sous le vocable de Notre-Dame de Tolérance.

Ceux qui souhaitent plus de détails les trouveront dans Notre Dame de France ou Histoire du culte de la Sainte Vierge en France de Hamon (tome 1 page 119 et 120 ; éditions Henri Plon)

Pendant 40 ans, les catholiques subissent les persécutions des huguenots ; comme ni l'Eglise ni le pouvoir royale ne répriment les attentats, les sacrilèges voire les assassinats, les huguenots multiplient leur méfaits. En 1560 – 1561, tout le sud de la France est le théâtre de scènes d'affrontements très violents ( exemple du pillage de la cathédrale de Montpellier le 19 octobre 1561.

Que c'est-il passé à Wassy ? Relisons Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 16, page 214 et 215 :

«Le 1er mars 1562, le duc de Guise, qui se rendait de Joinville à Paris, passait par Vassy avec son escorte de gentilshommes et de serviteurs... C'était le dimanche, il s'arrêta pour entendre la messe. L'église était à une portée d'arquebuse d'une grange où les réformés de la ville et des environs célébraient leur culte. Quoique Vassy fût ville close, ils y avaient établi un temple, contrairement à l'édit de janvier (Rendu par le chancelier de l'Hôpital pour garantir les libertés des protestants). Leur communauté, qui ne comptait pas encore un an d'existence, était nombreuse et ardente. Quelques mois auparavant, l'évêque de Châlons, Jérôme Bourgeois, venu pour l'admonester de vivre catholiquement, avait été pris à partie par le ministre et forcé de se retirer au milieu des huées et des cris: « Au loup ! au renard ! »... Sagement, le duc de Guise avait résolu de ne pas séjourner dans la ville, « voulant, disait-il, fuir les occasions que quelques-uns des miens pussent s'agacer et dire mots à ceux de ladite ville et qu'ils n'entrassent les uns et les autres en dispute de religion ». Il comptait n'y rester que le temps d'ouïr la messe.

Il venait d'entrer dans l'église quand on l'avertit que les réformés, au nombre d'environ 500, étaient en train de célébrer leur prêche. Peut-être crut-il à une bravade. Il sortit pour leur remontrer l'insolence de leur conduite. Les réformés, interprétant mal cette démarche, crurent que Guise venait les attaquer et, avant d'être l'objet de la moindre violence, ils « lancèrent des pierres au duc et à ses compagnons qu'ils voyaient s'approcher. Il y eut des gentilshommes blessés et Guise lui-même reçut une contusion. Son escorte accourut à l'aide, elle riposta aux coups de pierre par des coups d'arquebuse... Quand le duc de Guise arrêta le carnage, il y avait vingt-trois morts et plus de cent blessés. Guise n'eut ni un remords, ni un scrupule, ni un doute. « De mes voisins et sujets m'ont voulu, écrivait-il à un de ses lieutenants, faire une braverie où ils m'ont blessé une douzaine de gentilshommes, de quoi ils se sont trouvés marchands ; voilà leurs belles Évangiles ! » Il s'éloigna emmenant des prisonniers qu'il se proposait de livrer aux magistrats comme perturbateurs et séditieux. Mais, si sa conscience était en repos, il appréhendait l'effet que pouvait produire cette sanglante journée. Il ne voulait pas avoir l'air d'un chercheur de querelles. Aussi se montra-t-il prudent. Il évita Vitry où, sur le bruit du massacre, cinq ou six cents religionnaires avaient pris les armes ; il campa hors de Châlons sans vouloir entrer dans cette ville, où les réformés, quoique en minorité, étaient les maîtres »

Tel est le récit de ce que l'on a appelé improprement le massacre de Vassy ; au lieu de l'écrire nous-même, nous avons mieux aimé l'emprunter à un auteur qui ne dissimule pas ses sympathies pour les protestants, M. Mariéjol, professeur à la Sorbonne. »

  • le 1 mars 1591 : le pape Grégoire XIV renouvelle l'excommunication prononcée contre le futur Roi de France Henri IV en 1585.

En raison de la loi de Catholicité un prince non catholique ne peut pas en effet accéder au trône de France. Bernard Basse, dans son livre La constitution de l'ancienne France (DMM Editions) rappelle que la loi de catholicité ou d'orthodoxie  implique que le Roi doit être catholique. Cette loi découle du principe de Droit Divin, c'est-à-dire que dans ses lois fondamentales la France reconnaît que l'origine de tout pouvoir se trouve en Dieu.

C'est la loi de catholicité qui a poussé Henri IV à abjurer sa foi protestante, pour recevoir légitimement la couronne de France. L'édit d'Union, de 1588, formule cette loi clairement et la qualifie de loi fondamentale du Royaume. Elle remonte en fait au pacte de Tolbiac et au baptême de Clovis et de ses guerriers à la Noel 496. Un pacte formel est passé là, entre la France et Dieu, l'Eglise en est le témoin officiel. Cette alliance fait du Roi et de la France, le fils et la fille Aînée de l'Eglise, qui s'engagent à défendre la chrétienté contre toutes les attaques, dont elle serait victime. Historiquement, la France n'est pas un Etat laïc, mais confessionnel. Et le Roi, lors du sacre, s'engage à favoriser le développement de la religion catholique. C'est aussi cette loi qui fait du clergé le premier des 3 ordres.

  • le 1 mars 1633 : Champlain redevient gouverneur de la Nouvelle-France

Il a fondé la ville de Québec en 1608, avec le soutien du Roi Henri IV. Champlain réussit à s'allier aux Algonquins et aux Montagnais, et les soutient face aux cinq nations iroquoises. Il essaie ensuite de trouver des emplacements pour de futures colonies et d'attirer les commerçants à Québec. Il fonde la « Compagnie de Champlain » en 1614 avec des marchands de Rouen et de Saint-Malo. Nommé lieutenant, Champlain exerce toutes les fonctions d'un gouverneur sur place ; il devient le premier gouverneur de Nouvelle France en juillet 1626, jusqu'à la prise de Québec par les Anglais. Il retrouve cette fonction le 1er mars 1633, mais n'obtient que le titre de « commandant en l'absence du ministre ». Il mourra sans avoir été nommé réellement gouverneur, le 25 décembre 1635, et sans enfant pour lui succéder.


Peinture réalisée par Théophile Hamel 1870

  • le 1 mars 1707 : Fénelon obtient un privilège pour publier ses "Réflexions saintes pour tous les jours du mois".

Sortes d'éphémérides à vocation spirituelles…

  • le 1 mars 1793 : la Convention décrète l'annexion de la Belgique.
  • le 1 mars 1808 : Napoléon Ier crée la noblesse d'Empire et y associe quelques familles de l'Ancien Régime.
  • le 1 mars 1815 : débarquement de l'Inconstant à Golfe-Juan.

L'empereur déchu débarque en France au Golfe-Juan en compagnie de 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde corse. Son objectif est de reconquérir le pouvoir en marchant vers Paris. Les généraux et les soldats dépêchés par Louis XVIII pour le stopper se rallient à lui, un à un. Le 7, Napoléon fait une entrée triomphale dans Grenoble. Le 20, il atteint Paris, où il forme un nouveau gouvernement. Les 100 jours commencent.

« En dépit des travaux des historiens, quasi unanimes sur ce point depuis au moins cent ans, il est un mythe qui a la vie dure : celui d'un véritable 'appel du peuple' ayant convaincu Napoléon d'agir. Partout en France ou presque, son retour aurait été attendu, souhaité et plus tard, fêté. L'empereur a fondé cette légende et s'en est servi […] En dehors de la route empruntée par la petite troupe de l'île d'Elbe puis l'armée ralliée, "l'agitation ou même le soutien à l'Empire ne furent que sporadiques". »

Tiré de la Nouvelle histoire de l'Empire, de Thierry Lentz, tome 4, Les Cent-jours, p.319 et 322).

« L'attitude dominante dans le peuple - et plus encore dans les élites - fut une circonspection mêlée d'appréhension : tout le monde savait "que le principal risque d'un rétablissement de l'Empire était la reprise de la guerre, avec comme corollaire un nouvel effondrement de l'activité économique, de probables troubles politiques et sociaux, voire une nouvelle révolution ». (Th. Lentz, Ibid. p.323)

  • le 1 mars 1821 : le marquis de Rivière offre la "Vénus de Milo" à Louis XVIII qui en fait aussitôt don au musée du Louvre.
  • le 1er mars 1858 : première miraculée de Lourdes.

C'est la douzième apparition. Plus de mille cinq cents personnes sont présentes. Pour la première fois, un prêtre assiste à l'évènement. Dans la nuit, Catherine Latapie, une amie lourdaise de Bernadette, se rend à la Grotte, elle trempe son bras déboîté dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse immédiatement.

  • le 1 mars 1871 : l'Assemblée nationale, réunie à Bordeaux, ratifie les préliminaires de Versailles.
  • le 1er mars 1896 : Henri Becquerel découvre que la radioactivité a des conséquences.
  • le 1 mars 1900 : le Sénat est saisi d'un projet de loi d'amnistie concernant tous les faits relatifs à l'Affaire Dreyfus.
  • le 1 mars 1941 : Leclerc et sa colonne s'emparent de l'oasis de Koufra en Libye, tenue par les italiens.

Le 21 décembre 1940, depuis Fort Lamy au Tchad, aujourd'hui N'djamena, la colonne Leclerc, composée de 400 hommes et de 56 véhicules, sous les ordres du colonel Philippe Leclerc, lance une opération en direction de la Libye.

La patrouille de reconnaissance légère atteint Koufra le 07 février 1941 et des observateurs informent le reste du groupe: les bombardements effectués par l'aviation française sur Koufra n'ont pas produit de résultats probants.

Le 16 février, le gros des Français arrive aux abords de l'oasis et mettent en déroutent les Italiens de la Compagnie saharienne de Koufra. Commence alors le siège du fort de Koufra.

L'unique canon de la colonne, un 75 de montagne, tire plusieurs dizaines de coups par jour, depuis diverses positions autour du fort. Non pas pour convaincre l'ennemi que plusieurs pièces sont engagées (ce dont finalement les Italiens se persuaderont), mais pour protéger le matériel d'un tir de contre-batterie. Des patrouilles testent les défenses italiennes ; des camions circulent de nuit, feux allumés, afin de faire croire à l'arrivée imminente de renforts. Harcelés par 10 jours de combat, les Italiens tentent de parlementer. Leclerc leur promet un traitement honorable en cas de reddition, mais leur impose ses conditions. Le capitaine commandant les forces italiennes finit par accepter l'offre et signe la capitulation de la place forte.

Elle comprenait environ 400 européens, 800 indigènes, quatre canons et 53 mitrailleuses. Le 1er mars, le fort de El-Tag est occupé par les troupes françaises libres. Le lendemain est prononcé le Serment de Koufra.

  • le 1 mars 1941 : le chef de l'Etat le maréchal Pétain est acclamé par la foule à St-Etienne, devant l'hôtel de ville.
  • le 1 mars 1954 : le pape Pie XII interdit l'expérience des prêtres ouvriers.
  • le 1 mars 1974 : création du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Ce groupe d'élite est spécialisé dans la réduction des forcenés, les interpellations dangereuses, les prises d'otages, la gestion des enlèvements et les extorsions de fonds, les transferts de détenus ainsi que dans l'antiterrorisme aérien ou maritime.

  • le 1 mars 1994 : entrée en vigueur du nouveau code pénal en France.

Posté le 1 mars 2017 à 05h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 février 2017

C’est arrivé un 28 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 février : fête du Bienheureux Père Brottier.

Né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr dans le Loir-et-Cher, il est ordonné prêtre en 1899 malgré de fortes migraines chroniques, il est d'abord professeur au collège de Pontlevoy avant que sa vocation de missionnaire ne le fasse entrer dans la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritain), ordre séculier qui agit en Afrique de l'Ouest.

En 1903, il est vicaire à la Paroisse Saint-Louis du Sénégal, où il fonde un patronage pour s'occuper des enfants, tient une revue, L'Écho de Saint-Louis et dirige une chorale. Après un passage chez les Trappistes de Lérins, il revient à Dakar en tant que Vicaire Général et lève des fonds pour la construction de la Cathédrale du Souvenir Africain.

En 1914, il se porte volontaire pour servir comme aumônier militaire au sein du 26e Régiment d'Infanterie. Il sera décoré de la Légion d'Honneur pour faits de bravoure. En 1918, chose étonnante pour l'époque, il fonde avec Georges Clemenceau, franc maçon anticlérical, l'Union des Combattants. Mais la grande œuvre de sa vie est la Fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil, œuvre sociale destinée à l'accueil et à l'insertion de jeunes en difficulté. Le Père Brottier meurt le 28 février 1936 et est béatifié par le Bienheureux Pape Jean-Paul II, le 25 novembre 1984.

  • le 28 février 380 : baptême de l'empereur Théodose Ier.

Ce dernier bannit par un édit tous les cultes païens et la doctrine d'Arius. Le catholicisme devient la seule religion officielle de l'empire romain. Il publie l'édit de Thessalonique : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

  • le 28 février 1574 : début de la cinquième guerre de religion en France.

La conjuration des Malcontents commence ; elle s'attaque au pouvoir de Catherine de Médicis.

  • le 28 février 1712 : naissance du Marquis de Montcalm, général français.

La victoire de Montcalm avec ses troupes à Carillon par Henry Alexander Ogden.

Commandant des troupes françaises en Nouvelle-France (1756-59)

C'est en 1732, à l'âge de 20 ans, que Montcalm débute sa carrière militaire. Il sert tout d'abord en Rhénanie, et ensuite pendant la guerre de succession d'Autriche, où il récolte sa première blessure au siège de Prague. Il devient colonel du régiment d'Auxerrois et Chevalier de Saint-Louis, distinction accordée pour ses actes de bravoure. On lui propose de prendre le commandement des troupes qui combattent en Nouvelle-France. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il est mortellement blessé dans la bataille de Québec, perdue faces aux britanniques commandées par James Wolfe.

  • le 28 février 1760 : le corsaire François Thurot est tué dans un combat au large de l'île de Man.
  • le 28 février 1791 : découverte de la fuite des sœurs du Roi.

Après les femmes, c'est le tour des ouvriers et artisans du faubourg Saint-Antoine d'être manipulés et de manifester leur indignation. Ils s'attaquent au donjon de Vincennes. Pendant ce temps, quatre cent nobles tentent de prendre les Tuileries. C'est le complot des « Chevaliers du poignard ».

  • le 28 février 1794: massacre des Lucs sur Boulogne.

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne est le plus célèbre et le plus important massacre perpétré par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée,

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

Le 17 janvier 1794, la Convention avait ordonné la destruction définitive de la Vendée "afin que pendant un an, nul homme, nul animal ne trouve sa subsistance sur ce sol" dira le député Fayau. Le général Rossignol s'écrit

« il faut faire de ce pays un désert, et le peupler de bons Républicains ».

De cette phrase naîtra pour certains l'idée de dépopulation de la Vendée. Les preuves formelles de crimes contre l'humanité existent affirme Renée Casin, ce sont les ordres de la Convention et les rapports des généraux assassins. Elle cite le rapport de Westerman à la Convention :

« Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m'aviez donnés. J'ai écrasé des enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonniers à me reprocher, j'ai tout exterminé…Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par endroits ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers…Nous ne faisons pas de prisonnier. : Il faudrait leur donner le pain de la liberté, or la liberté n'est pas révolutionnaire. »

Tiré de Les catholiques et la révolution française de Renée Casin page 100.

Et Turreau de Garambouville, ancien officier des troupes royales, ayant caché sa particule et une partie de son nom à la révolution, qui réside à Cholet, divise ses 2 armées de 6 divisions en 2 colonnes (24 colonnes) qui vont balayer le pays. Les ordres qu'ils donnent sont :

« Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Sous 15 jours, il n'existera plus en Vendée ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants… Je sais qu'il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C'est égal, nous devons tout sacrifier »

Ainsi 24 colonnes marchant en même temps et dans chaque sens, devront lorsqu'elles de rencontreront, avoir fait de la Vendée :

« un désert de terres brûlées, de chaumières détruites, de châteaux en ruines, de corps mutilés que survoleront des corbeaux et que dévoreront les loups » indiquera encore Fayau.

Turreau prend le commandement de l'armée basée à Bressuire et devant aller d'est en ouest alors que le général Haxo est à la tête de la seconde qui viendra à sa rencontre. Les colonnes sont au départ sous les ordres des généraux Grignon, Huché, Dufour, Caffin, Amey, Charlery, Beaufranchet, Chalbos, Grammont, Cordelier, Commaire et Dalliac. Puis, au fil des maladies, des disgrâces et des remaniements, on voit ensuite se joindre à la campagne de destruction les généraux Joba, Carpentier, Duval, Cortez, Robert, Bard, Dutruy, et le chef de bataillon Prévignaud. Elles ont commencé leur œuvre le 21 janvier 1794, jour du premier anniversaire de la décapitation de Louis XVI. Elles la poursuivent jusqu'en mai 1794, quasiment quatre mois de feu et de mort…

Turreau finit baron d'empire, et son nom est gravé sous arc de triomphe … pour combien de temps encore ? Comme on est incapable d'expliquer et de justifier le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide vient achever le génocide.

"Outre les viols systématiques des femmes, ce qui n'est sans doute qu'un misérable détail parmi toutes leurs forfaitures, « ces soldats de la liberté » dépeçaient les femmes enceintes, pour en extraire les bébés avec des baïonnettes, et les planter sur des lances, qu'ils exhibaient ainsi, à cheval, comme des trophées... Les femmes ainsi avortées, servaient alors de mangeoires pour les chevaux : on substituait le bébé par du foin tout simplement... Les avorteurs d'aujourd'hui ont d'illustres ancêtres... La liste des « exactions » est longue comme un jour sans pain... On parle de dépecer encore des cadavres afin d'en extraire la peau pour en faire des pantalons sans couture... ou bien d'en extraire la graisse humaine pour la réutiliser. Aujourd'hui, les eugénistes utilisant les fœtus avortés pour en faire des substituts de goût ont d'illustres prédécesseurs. Quant aux méthodes d'extermination globale, bienvenue dans le monde moderne... Tout ce qui a été utilisé au XXIème siècle a été tenté... au XVIIIe par les révolutionnaires : la poudre est chère, donc, fusiller coûte cher et comme on tue tout le monde, il est impossible de demander de la faire rembourser par la famille comme le feront les communistes chinois. Comme en France, on n'a pas de poudre, mais on a des idées on essaie tout. D'abord, la méthode manuelle, le sabre et la baïonnette ; mais malgré l'ardeur et le zèle des suppôts de la Révolution, le rendement est minable, comme pour la guillotine... Alors, on fait intervenir les cerveaux du pays pour imaginer un avenir radieux et rentable aux fils de la Veuve... On essaie la poudre explosive, mais la maîtrise technologique n'est pas encore là : on est loin des charniers à canon de la Grande Guerre. On essaie alors le gaz, résultat identique, malgré le zèle des physiciens de la Révolution, le savoir-faire technique manque pour rentabiliser ces armes. D'autres profiteront de l'expérience… On tente aussi le poison, sans succès encore. Puisque la physique est incapable de servir, on se applique le bon sens: ce sont les « noyades » de Nantes, où l'on coule des navires entiers pour noyer un maximum de personnes en même temps. Mais on perd le côté festif de la Révolution. Car on est là pour extraire le Christ de la Vendée et rayer la Vendée. Alors, on ajoute l'ignominie à la barbarie : ce sont alors les « mariés » de la Loire, où l'on associe par couple des vendéens, on les dénude, tête-bêche, et on les attache. On associe tout ce qui peut être le plus choquant : une sœur et un prêtre que l'on noie ensemble pour faire la fête ! Voilà le VRAI visage de la Révolution... le VRAI visage de la République... C'est ce visage qui surgit quand il s'agit de sauver la République...

Oui notre pays est malheureusement divisé. Et cette division passe au plus profond de son âme ; elle date de cette époque ! La France ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne reconnaitra pas cette faute capitale commise contre Dieu et ses propres enfants. Voir la chronique du 25 septembre.

  • le 28 février 1858 : onzième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Plus de mille personnes assistent à l'extase. Sainte Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.

  • le 28 février 2002 : la loi, ce n'est pas pour l'ONU.

Le Haut Commissaire aux Réfugiés de l'ONU annonce que le HCR n'étendra pas l'enquête sur les cas d'abus sexuels sur des enfants pratiqués à la chaîne par ses propres membres. De la nourriture et des soins étaient ainsi, depuis longtemps, échangés contre des faveurs sexuelles sur les enfants des gens venus trouver assistance auprès du HCR en Afrique.

  • le 28 février 2012 : le 11 novembre devient journée d'hommage aux morts pour la France.

Le Parlement adopte, par un vote de l'Assemblée nationale, la loi instaurant le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, comme une journée en hommage à tous les morts pour la France, quelle que soit la guerre.

  • le 28 février 2013 : la renonciation du pape Benoit XVI devient effective.

Dès le lendemain le système bancaire du Vatican est réintroduit dans le système Swift de carte bleue. Pendant 39 jours le Vatican a perdu plus de 1,17 milliard d'euro.

Le pape démissionne et les banques reviennent !

Posté le 28 février 2017 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

27 février 2017

C’est arrivé un 27 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 27 février 806 : partage de l'Empire par Charlemagne.

Charlemagne prévoit le partage du Royaume entre ses fils. Charles, Pépin et Louis se voient attribuer des parts équitables du Royaume, mais la mort prématurée des deux premiers laissera Louis seul héritier.

Charlemagne et son fils Louis le Pieux

  • le 27 février 1594 : sacre d'Henri IV, Roi de France.

Ce n'est qu'après avoir abjuré le protestantisme, en juillet 1593 en la basilique de St Denis, qu'Henri IV peut revendiquer légitimement la Couronne de France. La Sainte Ligue a gagné. Elle doit maintenant se mettre au service du Roi légitime. Mais la Ligue tient toujours Paris et Reims. Henri IV sait toute l'importance que revêt la cérémonie du sacre. Ce n'est qu'après avoir reçu l'onction du saint chrême qu'il pourra achever de rassembler ses sujets autour de lui.

Henri IV est à Chartres dès le 17 février, où il passe ses journées en prières et en recueillement. La veille de la cérémonie, il se confesse. Le lendemain matin, il entre dans la cathédrale où se pressent le peuple ainsi que les pairs laïcs et ecclésiastiques.

Dans Eglise et Monarchie, Don Besse décrit ainsi la cérémonie du Sacre.

«La France assiste au Sacre de son Roi. Elle a pleine conscience de ce qui se passe devant ses yeux. C'est Jésus-Christ qui va lui donner son souverain. Sa présence est un acte de foi qui s'élève jusqu'à Dieu, source du pouvoir dans les Sociétés... la France entière, Roi et sujets, fait hommage d'elle-même à Dieu, Jésus-Christ. Tous communient à la même pensée catholique qui rayonne sur l'ordre politique et social. Les idées et les sentiments entraînent l'union des cœurs et des esprits. Cette union des âmes concourt nécessairement à l'unité Nationale.»

Puis le Roi prête les serments suivants :

«Je promets de conserver à chacun de vous (les Évêques), et aux Églises qui vous sont confiées, les privilèges canoniques, les droits et la juridiction dont vous jouissez, et de vous protéger et défendre autant que je le pourrai, avec le secours de Dieu, comme il est du devoir d'un Roi, dans son Royaume, de protéger chaque Évêque, et l'Eglise qui est commise à ses soins. »

Et après que le Peuple a accepté le Roi pour son Souverain, celui-ci la main sur l'Évangile :

«Je promets, au nom de Jésus-Christ, au Peuple Chrétien qui m'est soumis :

«Premièrement de faire conserver en tous temps à l'Eglise de Dieu, la paix par le peuple chrétien.

«D'empêcher les personnes de tous rangs de commettre des rapines et des iniquités de quelque nature qu'elles soient.

«De faire observer la justice et la miséricorde dans les jugements, afin que Dieu, qui est la source de la clémence et de la miséricorde, daigne la répandre sur moi et sur vous aussi.

«De m'appliquer sincèrement, et selon mon pouvoir, à expulser de toutes les terres soumises a ma domination les hérétiques nommément condamnés par l'Eglise.

«Je confirme par serment toutes les choses énoncées ci-dessus : Qu'ainsi Dieu et Ses Saints Évangiles me soient en aide».

Le serment lie le souverain à Dieu, dont il est le représentant sur terre. Dieu lui a donné le Royaume ; il promet de le gouverner conformément à ses volontés. Il y a entre eux un contrat. L'Eglise en est le témoin.

[…] «Après le serment, le Roi se prosterne tout de son long, les Évêques, le Clergé, tout le monde fléchit les genoux. Le spectacle est grandiose. C'est la France entière qui est là, suppliante. Le Ciel est entrouvert au-dessus de la Basilique. Dieu, entouré de la Cour de Ses Saints, contemple. Il bénit. C'est la France qu'il bénit en la personne de son Chef. Il lui donne tout ce qui peut rendre son Gouvernement prospère».

Puis, avant de procéder à l'onction sainte, le Prélat consécrateur remet l'épée entre les mains du Roi et dit :

«Prenez cette épée, qui vous est donnée avec la Bénédiction du Seigneur; afin que par elle et par la force de l'Esprit-Saint, vous puissiez résister à tous vos ennemis, et les surmonter, protéger et défendre la sainte Eglise, le Royaume qui vous est confié et le camp du Seigneur, par le secours de Jésus-Christ, le triomphateur invincible. Prenez, dis-je de nos mains consacrées par l'autorité des saints Apôtres, cette épée dont nous vous avons ceint, ainsi qu'on en a ceint les rois, et qui, bénite par notre ministère, est destinée de Dieu pour la défense de Sa sainte Eglise.

Souvenez-vous de celui dont le prophète Daniel a parlé ainsi dans ses psaumes : O vous qui êtes le fort d'Israël ! Prenez votre épée et disposez-vous au combat ;

  • afin que par son secours vous exerciez la justice, vous brisiez la mâchoire des injustes;
  • que vous protégiez et défendiez la sainte Eglise de Dieu et de ses enfants ;
  • que vous n'ayez pas moins d'horreur pour les ennemis secrets du nom chrétien que pour ceux qui le sont ouvertement, et que vous travailliez à les perdre ;
  • que vous protégiez avec bonté les veuves et les orphelins ;
  • que vous répariez les désordres ; que vous conserviez ce qui a été établi ;
  • que vous punissiez l'injustice ;
  • que vous affermissiez tout ce qui a été mis dans l'ordre ;
  • afin que, couvert de gloire par la pratique de toutes ces vertus et faisant régner la justice, vous méritiez de régner avec notre Sauveur, dont vous êtes l'image, et qui règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il».

Et un peu plus loin, en ceignant le Roi de son épée :

«Passe le glaive autour de tes reins, ô très puissant, et souviens-toi que les saints ont vaincu les royaumes, non avec le glaive, mais avec leur foi...»

Puis : «Seigneur, daignez le combler des bénédictions de Votre grâce spirituelle et revêtez-le de la plénitude de Votre puissance. Que la rosée du Ciel, la graisse de la terre, procure dans ses états une abondance de blé, de vin et d'huile, et que par Vos divines largesses la terre soit couverte de fruits pendant de longues années... afin que sous son règne les peuples jouissent de la santé. Qu'il soit le plus puissant des rois... Que pour la suite des siècles, il naisse de lui des Successeurs à son trône». (*)

(*) Don Besse dans Eglise et Monarchie (page 235 à261 Edition Jouve & Cie)


Desmarets, Le sacre d'Henri IV, Paris BNF

Après le serment royal et la remise de l'épée ont lieu le sacre proprement dit avec le Saint Crème, que les révolutionnaires n'ont pu faire disparaître en 1794, la remise des insignes de justice et de souveraineté, bénédiction de la couronne et le couronnement . Il ne reste plus à Henri qu'à se faire introniser et acclamer par la foule.

Sacré selon des rites immuables qui ont conféré leurs pouvoirs aux Rois de France depuis des siècles, le Roi Henri IV est acclamé par son peuple, qui laisse exploser sa joie.

Les conséquences du sacre d'Henri IV ne se font pas attendre. Rapidement le Parlement de Paris se range à ses côtés, et demande à l'occupant espagnol de quitter la ville. Tout se met en place pour une arrivée triomphale à Paris le 22 mars suivant.

Soulignons qu'en l'abbaye de Marmoutier, près de Tours, une ampoule identique à celle de Reims, contenant l'huile sainte nécessaire au sacre fut trouvée juste avant le Sacre.

Voir les chroniques du 13 décembre sur la naissance du Roi et ses liens avec Notre Dame dès ce jour ; du 14 mai sur son assassinat par Ravaillac ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

  • le 27 février 1642 : la future colonie canadienne prend à Notre Dame de Paris le nom de « Ville-Marie ».

Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal à Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer un gouverneur local, de construire des fortifications. Voir les chroniques du 7 août et du 6 novembre.

  • le 27 février 1658 : une crue de la Seine provoque des inondations à Paris (8,81m à l'échelle du pont de la Tournelle).
  • le 27 février 1718 : la statue de Louis XIV est inaugurée, au Peyrou, à Montpellier.

  • le 27 février 1736 : naissance de René Madec, marin et aventurier breton français, nabab du Grand Mogol

René Madec est un marin et un aventurier, né et mort à Quimper. Issu d'une famille modeste, il s'embarque à 11 ans et navigue sur les bateaux de la Compagnie des Indes. Il participe aux conflits franco-britannique en Inde et crée une armée privée qu'il met au service des princes indiens et du Grand Moghol, qui le fait Nabab. En 1764, il est à la tête d'une armée privée, forte d'environ 1 500 hommes qu'il met au service des rajahs puis du Grand Moghol lui-même. Parallèlement à ses activités guerrières, il commence à se bâtir une fortune colossale.

Son armée compte maintenant 6 000 hommes, il est devenu un des hommes les plus importants et les plus influents de l'Hindustan. Combattant avec les Français contre les Britanniques, il revient au pays après la capitulation.

Débarqué à Lorient, il se rend à Versailles pour remettre à Louis XVI, le rapport du gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe, sur le siège de Pondichéry. Il y apprend que depuis 2 ans (1er janvier 1777), il a le grade de colonel, et qu'il est reçu dans l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est, peu de temps après, anobli par le Roi. Il meurt d'une chute de cheval.

  • le 27 février 1751 : extension de la colonie de Nouvelle France.

Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière envoie Pierre-Marie Raimbeau de Simblin construire un fort de traite des fourrures au Lac de la Carpe pour entraver l'influence britannique dans le sud de la Baie d'Hudson.

  • le 27 février 1821 : l'ordonnance sur l'Instruction donne de nouveaux pouvoirs à l'Église.

Les évêques auront la charge de l'inspection des collèges.

  • le 27 février 1822 : à Paris, début de l'éclairage intérieur au gaz, grâce au système Winsor.
  • le 27 février 1848 : création des ateliers nationaux.

Un décret du nouveau gouvernement, sous la pression de Louis Blanc, institue les Ateliers Nationaux, destinés à résorber le chômage en réalisant des grands travaux. Les ouvriers, dont le droit au travail a été reconnu le 25 février, s'inscrivent par milliers au bureau d'embauche : fin juin, ils sont près de cent mille. Un programme de grands travaux est lancé à Paris avec la construction des gares Montparnasse et Saint-Lazare. Ils seront dissous le 21 juin 1848, entraînant une insurrection sanglante.

  • le 27 février 1856 : début du Congrès de Paris, fin de la guerre de Crimée.

Le Congrès Paris, qui rassemble les principaux belligérants de la guerre de Crimée commence Le 30 mars, la France, l'Angleterre et la Russie signent le traité qui consacre l'indépendance de l'Empire ottoman. La Russie renonce à ses prétentions sur la Moldavie et la Bessarabie accepte la neutralisation de la Mer Noire et accorde la libre circulation des navires sur le Danube.

  • le 27 février 1858 : dixième apparition de Notre Dame.

Notre Dame est silencieuse. Sainte Bernadette boit l'eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence.

  • le 27 février 1913 : fin du procès de la bande à Bonnot.

En France, le procès de la Bande à Bonnot prend fin avec la condamnation à mort de 4 membres de ce gang qui a terrorisé le pays; ils sont exécutés le 21 avril suivant. Jules Bonnot, le cerveau de la bande, avait été tué par la Garde républicaine le 27 avril 1912, après 5 heures de résistance.

  • le 27 février 1916 : mort à l'ennemi du brigadier Henri Ruellan, le troisième des dix frères Ruellan mobilisés.

Les dix frères Ruellan ce sont:

  • quinze citations dont huit à l'ordre de l'armée,
  • trois médailles militaires,
  • sept croix et Légion d'honneur.

Pourquoi, alors que nous fêtons le centenaire de la Grande Guerre, « l'éducation nationale », ne parle pas de cette famille comme en 1938 ?

 

Placard du ministère de l'Education nationale, affiché dans toutes les écoles en 1938.

Au départ, il y a Jules Ruellan et Marguerite Huet du Rivau, un couple de fervents catholiques élevés dans l'amour de la France éternelle. De leur foyer naissent dix-huit enfants. Dix frères partent pour le front, six y tombent pour la France, ce qui en fait la fratrie française ayant eu le plus de morts pendant ce conflit. Un septième mourra une dizaine d'années plus tard, victime du gazage subi pendant la guerre.

Ils sont les « les dix frères Ruellan »

La famille Ruellan est une famille bretonne de notables établie à Saint Malo, où Jules, le père, est armateur. Marguerite du Rivau, la mère, est issue d'une ancienne famille aristocrate ayant fait souche en Sarthe. Ce couple de caractère est à la fois gai et engagé.

En 1905, au moment de la loi dite de séparation de l'Eglise et de l'Etat, Stanislas et André se retrouvent dans une manifestation de protestation. André est jugé pour avoir, d'un coup d'indignation et de colère, frappé... le cheval d'un gendarme. Condamné pour ce crime très grave à seize  francs d'amende, il refuse de payer à l'Etat ce qu'il a défendu comme revenant à Dieu et il ne purge son injuste amende que par peine de corps, par journées de prison, et encore ne s'y rend t-il pas de lui-même mais avec escorte de gendarmes...

Xavier, quant à lui, est condamné à six jours d'arrêt à la prison de St Malo pour avoir sans doute trop fermement manifesté sa réprobation à un commissaire chargé de l'exécution des inventaires.

Jean-Berchmans, pour sa part, manifeste à Paris au mois de février 1911 contre une pièce de théâtre d'un auteur qui provoquait le scandale, un déserteur qui le revendiquait. Participant à toutes les manifestations de protestation, six ou sept environ, Berchmans est arrêté  à chacune d'entre elles et conduit au poste.

Dans cette famille, tous étaient profondément royalistes. Et de ces royalistes qui s'opposent à la République anticléricale et déjà anti-chrétienne.

Dès le début de la guerre, les treize enfants qui sont encore en vie en 1914 s'engagent chacun selon sa manière. Deux des frères, émigrés en Amérique pour faire affaires, répondent aussitôt à la mobilisation générale. Abandonnant ses affaires après des années d'investissements au moment où elles allaient commencer à porter leur fruit, Stanislas abandonne tout pour rentrer en France. Quant à André, établi en Uruguay, cherche aussitôt à embarquer au plus vite pour rentrer. Tous se mobilisent.

Les trois sœurs répondent également à la mobilisation et revêtent l'habit blanc des infirmières durant toute la guerre.

Dans le journal l'Action françaises, dont les Ruellan sont des abonnés fidèles, la mort de chacun d'eux est rapportée dans la nécrologie. La guerre fait des morts et des orphelins et Charles Maurras fait à plusieurs reprises un appel aux dons à ses lecteurs, qui y répondent très généreusement, pour l'orphelinat dans le bordelais dont s'occupait Madame Xavier Ruellan. Maurras au sujet des Ruellan : « une race de braves qui avec tant de douleurs continuent avec obstination à se battre, à faire le bien, à servir ».

Morts au champ d'honneur :

 

  1. Bernard (1888-17 février 1915, 26 ans).

Adjudant-chef au 3èmebis des zouaves. Mort le 17 février 1915, frappé d'une balle en plein cœur, en portant secours à un camarade. Citation à l'ordre  de l'armée, médaille militaire.

Quelque temps avant sa mort, il écrit à sa sœur : « je fais le sacrifice de ma vie à la France. »

  1. André (1885-1915, 29 ans).

Sergent au 7°régiment d'infanterie coloniale, tué le 16 mai 1915. Alors qu'il mène la charge à la tête de sa section, une balle le frappe en plein front dès le début de la bataille de Verdun. Deux  citations dont une à l'ordre de l'armée, médaille militaire.

 

  1. Henri (1892-1916,23 ans)

Brigadier au 7° d'artillerie, tué le 27 février 1916 étant enseveli vivant dans sa casemate lors d'un bombardement à Verdun. Citation à l'ordre de la division, médaille militaire.

  1. Louis (1878-1916,38 ans)

Capitaine au 308° d'infanterie, tué le 22 novembre 1916. Citation à l'ordre de l'armée, chevalier de la légion d'honneur.

Par son mariage avec Marguerite Denoix de Saint-Marc, Louis est le grand oncle d'un autre grand héros français, le capitaine Hélie Denoix de Saint-Marc. Celui-ci expliquera qu'il découvrit sa vocation militaire par l'exemple de ses oncles Ruellan, dans le pieux souvenir desquels il était entretenu durant sa jeunesse. Louis est le seul des frères tombés qui aura fait souche. Sa situation de père de famille nombreuse pouvait l'exempter de la guerre, dispense offerte qu'il rejeta avec mépris.

Louis laissa six orphelins.

« Si la défense du pays exige de moi le sacrifice ma vie, qu'on redise sans cesse à mes enfants que deux amours terrestres ont partagé ma vie : celui de la France, et celui de ma femme et de mes enfants. »

Voici sa lettre du 21 novembre 1916, adressée à son épouse, lettre qui se révèlera être la dernière. Alors qu'à l'arrière, au Parlement se tiennent des discours défaitistes qui font plus de mal qu'un obus pour le moral des combattants, Louis écrit :

« si chacun y mettait du sien même au simple point de vue moral, s'il y avait vraiment dans le pays une vie nationale dans laquelle toutes les forces matérielles et morales de la France se concentreraient vers la guerre, ce fléau serait abrégé. Il y a encore trop de gens qui vivent en dehors du conflit auquel tous doivent prendre part suivants leur condition et leurs moyens. Ceux que la guerre n'atteint ni dans leurs intérêts, ni dans leurs affections sont portés à la trouver longue uniquement parce qu'elles gênent leur petites habitudes de vie et non pour les souffrances qu'elle engendre au point de vue général. Il y en a même qui souhaitent la prolongation de la guerre car ils n'ont jamais gagné autant d'argent. Ceux-là sont les logiciens de la théorie individualiste. Quelle réforme à apporter dans les mœurs, dans les esprits ? Et si Dieu attendait qu'elle fût accomplie pour nous accorder la victoire, nous risquerions de voir la guerre encore se prolonger de nombreuses années mais la miséricorde divine est infinie et elle s'exerce souvent sur des gens qui n'en sont pas dignes. Nous en fournissons une nouvelle preuve. Si tu savais, et tu le sais car tu me connais, combien ces discussions à la Chambre ces attitudes grotesques  des parlementaires nous donnent des nausées au fond de nos tranchées. Les cadavres des Boches nous soulèvent moins le cœur que la lecture des journaux. Quels criminels que ces misérables. Quel inconscient que ce peuple qui les supporte. Il n'est pas possible qu'après tout ce que nous avons enduré, et endureront jusqu'à la paix victorieuse, la situation intérieure se prolonge. On le sent si bien que même dans ces milieux pourris de la politique qu'on réclame un chef mais en faisant tout pour ne pas le trouver. Car il existe et nous savons où il est, d'où il vient et ce qu'il fera. Il renouera la tradition française, il reprendra l'œuvre des rois de France, père du peuple car il est leur descendant, le dépositaire de la recette que seul il peut appliquer. Ici nous ne sommes pas distraits de la situation intérieure, de l'avenir du pays, par le bruit du canon et les préoccupations constantes de la lutte. Nous faisons une guerre totale, c'est-à-dire contre aussi bien l'ennemi de l'intérieur que contre celui de l'extérieur. Notre devoir comporte les deux luttes et si je suis sur la ligne de front depuis le début c'est que ce devoir m'a paru impérieux. Cette idée du devoir, ma chère Marguerite, tu ne peux t'imaginer à quel point la guerre l'a développé en moi et me l'a fait aimer. Tu ne m'en voudras pas de te dire que j'éprouve même un plaisir, une joie intense à songer que je fais tout mon devoir sans en recevoir la moindre récompense. Etre en campagne depuis vingt-huit mois, avoir porté tous ses efforts vers l'accomplissement de son devoir et pouvoir se dire : « je n'ai sollicité aucune faveur, je n'ai reçu aucune récompense en dehors de celles que Dieu m'a données par la conscience que je faisais bien, cela, ma chérie, c'est le rêve pour une âme qui cherche sa récompense non sur la terre de la part des hommes, mais au ciel de la part de Dieu. »

  1. Jean-Berchmans (1890-1918, 27 ans)

Lieutenant du 23° des chasseurs alpins, tué le 31 mai 1918 d'une balle en plein front alors que, ayant fait coucher ses hommes dangereusement mitraillés,  il reste debout pour repérer d'où viennent les tirs qui s'abattent sur sa compagnie. Deux citations dont une à l'ordre de l'armée, chevalier de la Légion d'honneur.

  1. Julius (1873-1918, 44 ans), prêtre.

D'abord aumônier et infirmier, après avoir accompagné dans la mort tant de soldats, il emploie de nombreux moyens pour parvenir à combattre en première ligne et parvient finalement à rejoindre le 22° bataillon de chasseurs alpins où il gagne le grade de capitaine. Il saisit l'occasion d'aller au front en prenant la place d'un père de famille. Tué par un éclat d'obus à la tête presque à la fin de la guerre, le 1er octobre 1918. Quatre citations dont deux  à l'ordre de l'armée, chevalier  de la Légion d'honneur.

« De toute façon, je ne mourrai pas dans mon lit et j'espère bien voir au moins une fois le feu ». S'adressant à ses hommes : « je suis prêt à mourir pour n'importe lequel d'entre vous, mais en revanche je vous demande de m'obéir absolument »

Lors de sa dernière permission, ayant ressenti que son sacrifice serait accepté par Dieu : « nous ne nous reverrons plus ici-bas. Je sais où je vais aller et ce que je dois faire ».

 

Morts des suites de la guerre:

 

  1. Xavier (1881-1930)

Lieutenant du 223° d'artillerie, gazé par les Allemands le 1er mars 1918 à Verdun, il décède des suites de ses blessures le 8 janvier 1930 après des années de douleurs. Citation à l'ordre du corps d'armée, chevalier de la Légion d'honneur.

« Je tâche de donner l'exemple à la patrie. Je sers moi-même  la messe le dimanche et j'y communie devant mes hommes sans affectation mais surtout sans crainte. Ne suis-je pas là au milieu des miens ? Que j'ai des défauts, cela ne doit pas leur échapper. Mais que je sois franc et juste, je ne crois pas qu'on puisse le nier. (…) Je fais ce que je peux (à mes hommes) pour leur adoucir une rude campagne mais je suis strict pour le service et  la discipline. J'ai peu d'observations à faire et tâche de les faire comme il faut, c'est-à-dire la plupart du temps paternellement mais quelque fois sévèrement quand la discipline est en jeu. C'est rare, mais cela arrive. Les mauvaises têtes, s'il y en a, sont vite convaincues qu'il est de beaucoup préférable d'être bon soldat. »

 

  1. Auguste (+1938)

Il est le seul de la fratrie à ne pas avoir pu combattre au front en raison de son mauvais état de santé, qui s'empire durant les trois années qu'il donne pendant sa mobilisation au point de finir par être réformé à 100%. Il survivra entièrement paralysé pendant plus de vingt ans.

Les survivants :

 

  1. Charles.

Capitaine du 247° d'infanterie, détaché à la mission militaire française auprès de l'armée hellénique. Citation  à l'ordre de l'armée, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre. Député d'Ille-et-Vilaine de 1919 à 1924.

«J'ai été obligé de rembarrer certains qui s'en vont raconter que les milieux réactionnaires après avoir voulu la guerre pour en finir avec la République veulent la paix pour que la République ne bénéficient pas de la victoire. Comme si la victoire pouvait être la récompense du régime qui n'a su ni préparer la guerre ni même la prévoir. Ce n'est pas la République qui aura vaincu les Boches, mais la France, toute la France, qui s'est réveillé avec les belles qualités de la race, hardiesse, courage, ténacité, enthousiasme, patriotisme… »

  1. 10)  Stanislas.

Sous-lieutenant du 129°d'infanterie. Deux citations dont une à l'ordre de l'armée, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre. Il s'est installé depuis 1907 aux Etats-Unis qu'il quitte avec abnégation pour venir se battre au plus vite comme ses frères restés sur le sol natal.

A l'annonce de l'armistice : « C'est magnifique ! (…) Nos morts ne sont pas tombés en vain et je ne cesse de penser à la joie qui doit dilater tous les cœurs de France, surtout peut-être à l'intérieur où ces pauvres cœurs ont éprouvé tant d'angoisse depuis quatre ans et demi. Saurons-nous assez remercier Dieu nous qui ramenons notre peau au complet après l'avoir vue exposer durant tout ce temps car c'est tout de même miracle de n'y être pas resté. On peut bien le dire maintenant qu'il n'y a plus à craindre de vous faire trembler ».

Image : "L'illustration", 15 mars 1919, p. 304. Neuf des dix frères Ruellan.

Tiré du blog de Thierry de Vingt-Hanaps :

http://vingt-hanaps.blogspot.fr/2015/02/la-plus-grande-fratrie-durant-la-grande.html

NB : toutes les citations sont issues des mémoires présentés par M Marc JEAN, chez Cristel éditions, dans son ouvrage : « Les dix frères Ruellan, héros et martyrs. 1914-1918 », 272 p. 22,7€ -  ISBN 2-84421-078-4 lien vers le site de l'éditeur  

  • le 27 février 1939 : la France reconnaît le régime franquiste.

La France et la Grande-Bretagne reconnaissent, contre la promesse de neutralité en cas de conflit, le régime de Francisco Franco en Espagne. La guerre civile n'est pas encore terminée. Le maréchal Pétain est nommé ambassadeur de France auprès du gouvernement franquiste le 2 mars suivant.

  • le 27 février 1986 : sommet franco-allemand à Paris.

François Mitterrand et Helmut Kohl décident de relancer la coopération stratégique et militaire entre les deux pays.

  • le 27 février 2013 : dernière audience générale pour Benoît XVI.

La dernière audience de Benoît XVI se déroule comme à l'accoutumée, comme si elle ne se situait pas la veille de sa renonciation historique. Le pape donne sa catéchèse comme d'habitude. Toutefois, à son issue, il n'y a pas de « prima fila », compte tenu du trop grand nombre de demandes, on ne voit pas se dérouler la longue file des fidèles souhaitant saluer le pape.

Posté le 27 février 2017 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 février 2017

Terres de mission revient sur Silence, le film de Scorsese

Philippe Maxence, directeur de la rédaction du magazine L’homme nouveau parle du film de Martin Scorsese “Silence”.

Yves Delassus viendra ensuite parler de son père Arnaud Delassus, militant catholique exemplaire décédé le 26 janvier dernier. Enfin, Marie de Tarlé présentera les enfants de Fatima.

Posté le 26 février 2017 à 12h44 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 février 1266 : bataille de Bénévent entre Charles d'Anjou et Manfred de Hohenstaufen.

La bataille de Bénévent oppose les « Siciliens » du roi Manfred de Hohenstaufen (fantassins et cavaliers arabes et berbères, chevaliers normands de Sicile, et allemands, mercenaires toscans et lombards), aux Français et Provençaux de Charles d'Anjou. Cette campagne est considérée par l'Eglise comme une croisade, Manfred étant excommunié. Cette bataille donna le royaume de Sicile à l'Angevin.

  • le 26 février 1229 : des bagarres entre les étudiants et les sergents du prévôt de Paris ont lieu à l'occasion du Carnaval.

Il faudra toute la persuasion du Roi Saint Louis pour apaiser cette affaire.

  • le 26 février 1793 : un décret annonce des peines plus sévères contre ceux qui cachent des insermentés.
  • le 26 février 1794 : rapport de Saint-Just à la Convention nationale.

C'est une impressionnante suite d'élucubrations, émanant d'un esprit où le fanatisme le dispute à l'inculture. C'est dans ce discours fleuve que se trouve la grotesque assertion :

"Le bonheur est une idée neuve en Europe".

Et aussi cette définition si révélatrice :

"Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé" 

(Saint-Just, Œuvres complètes, éd. Gallimard, coll. Folio histoire, 2004, pp. 673 et 659)

  • le 26 février 1794 : premier décret, dit de ventôse, par lequel les biens de tous les suspects sont confisqués.
  • le 26 février 1806 : début de la construction par Chalgrin de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

L'architecte français Jean-François Chalgrin débute la construction d'un 'arc de triomphe place de l'Etoile commandé par Napoléon Ier en honneur de la Grande Armée. De style antique, il en impose par sa taille monumentale : 50 mètres de hauteur et 45 mètres de large. Les travaux sont interrompus à la chute de l'Empire et reprennent en 1825. En 1836, l'arc de triomphe est définitivement achevé et inauguré par Louis-Philippe.

Funérailles de Napoléon 1840

  • le 26 février 1815 : prisonnier sur l'île île d'Elbe, Napoléon songe à rentrer en France.

Ce jour, il s'embarque sur l'Inconstant.

Déchu par le Sénat le 3 avril et exilé à l'île d'Elbe, Napoléon Bonaparte conserve le titre d'Empereur, mais ne règne que sur cette petite île. Le 26 février 1815, Napoléon la quitte à bord de « l'Inconstant », suivi de loin par six autres bâtiments de sa flottille, pouvant transporter environ un millier d'hommes. Ce n'est qu'une fois en mer que Napoléon révèle à ses compagnons le but véritable de son voyage : débarquer en France et marcher sur Paris.

Le débarquement a lieu le 1 mars, dans le Golfe Juan sans rencontrer de résistance. L'Empereur joue sur la stupeur provoquée par son entreprise

  • le 26 février 1821 : décès de Joseph de Maistre, philosophe sarde contre-révolutionnaire

Joseph de Maistre sénateur savoyard depuis 1788, fuit la Savoie en 1792 devant l'avancée des forces révolutionnaires françaises. Il se réfugie à Turin, puis à Lausanne, et enfin en Russie pendant douze ans. Il rentre à Turin en 1817 et devient président de la Chancellerie. Il meurt en 1821.

  • le 26 février 1871 : Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif, signe avec Bismarck à Versailles les préliminaires du traité de paix franco-allemand.
  • le 26 février 1885 : l'Europe se partage le continent africain.

Convoquée le 15 novembre 1884 par le chancelier de Prusse Otto Von Bismarck, la conférence de Berlin s'achève. Les 14 pays européens présents et les Etats-Unis mettent un terme aux conflits coloniaux qui enveniment le continent africain en se le partageant. La fameuse « course aux clocher » a déjà failli provoquer des conflits européens, comme avec l'affaire Fachoda. L'Allemagne, en retard, entend imposer ses règles et rattraper son retard. Le roi des Belges, Léopold II, obtient le Congo à titre personnel, la Grande-Bretagne reçoit un territoire allant du Cap jusqu'au Caire, la France toutes les terres au sud du Sahara et l'Allemagne, une partie de l'Afrique de l'Ouest. La conférence de Berlin décide aussi de la libre circulation des navires marchands sur les fleuves Congo et Niger.

  • le 26 février 1916 : les Allemands occupent le Fort de Douaumont.
  • le 26 février 1991 : le Koweït bientôt libéré.

Au troisième jour de l'offensive alliée, les soldats irakiens se replient en hâte du Koweït en laissant derrière eux armes et véhicules blindés. Le président irakien Saddam Hussein annonce publiquement sur Radio-Bagdad que ses troupes ont commencé à se retirer de l'émirat occupé. Le 28, le président américain George Bush ordonne le cessez-le-feu.

  • le 26 février 2002 : la Cour européenne des droits de l'homme reconnaît le droit, à la France, de refuser l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel.
  • le 26 février 2010 : tempête Xynthia.

Passage de la tempête Xynthia sur l'Europe faisant plusieurs dizaines de morts notamment en France et plus particulièrement dans le département de la Vendée.

 

Posté le 26 février 2017 à 06h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

25 février 2017

C’est arrivé un 25 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 février 492 : décès du pape saint Félix III.

Le pape Félix III meurt à Rome ; Gélase lui succède.

Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille, il a deux enfants. Il est élu pape à la succession de Simplice le 13 mars 483. Pendant son mandat en Afrique, les Vandales déclenchent une violente persécution contre les catholiques. Il parvient cependant, avec l'aide de Zénon Ier, qui signe une trêve avec les Vandales, à mettre un terme aux persécutions contre les catholiques africains. Mort le 25 février, l'Eglise Catholique le fête le 1 mars. Voir les chroniques du 1er et 13 mars.

  • le 25 février 1454 : l'appel de l'Université contre la tutelle du Parlement est rejeté par le Roi Charles VII.
  • le 25 février 1570 : excommunication de la reine d'Angleterre.

Par la bulle Regnans in excelsis, Pie V excommunie Élisabeth Ière d'Angleterre et délie ses sujets de toute obligation d'obéissance envers la couronne d'Angleterre. Cela fait suite à la promulgation de ses Trente-Neuf Articles, qui persécutent la religion catholique romaine en Angleterre et délie ses sujets de toute obligation d'obéissance envers la couronne d'Angleterre.

  • le 25 février 1620 : Henri duc de Montmorency nommé vice-roi de la Nouvelle-France

Condé cède ses droits de vice-roi de Nouvelle-France, pour 30 000 livres, à son beau-frère Henri, duc de Montmorency-Damville.

Champlain est son lieutenant.

  • le 2O mars 1628 : début de la Guerre de succession de Mantoue.

Vincent II, duc de Mantoue et marquis de Montferrat est mort le 26 décembre 1627. Son héritier Charles de Gonzague a pris le pouvoir à Mantoue sans attendre l'investiture impériale. L'Empereur Ferdinand II, poussé par la Savoie et l'Espagne, prononce le séquestre de l'héritage. Gonzague en appelle au Roi de France.

Cette guerre se déroule dans le cadre plus large de la Guerre de Trente Ans, qui se déroule en Europe de 1618 à 1648 et oppose, sur le front sud, les Français aux Habsbourg. Ces derniers se disputent la succession du Duché de Mantoue, au nord de l'Italie. En 1628, Louis XIII et Richelieu passent les Alpes et délivreront Mantoue en 1630. Le duché revient aux ducs de Nevers, une branche française.

  • 25 février 1796 : exécution de Stofflet.

Jean Nicolas Stofflet, né en 1753 en Lorraine, sert d'abord comme soldat dans l'Armée de Louis XV et Louis XVI dans un Régiment Suisse. Il devient ensuite garde-chasse pour le service du Comte de Colbert-Maulévrier.

En 1793 il rejoint l'Insurrection vendéenne et combat sous les ordres de Maurice d'Elbée à Fontenay, Cholet, Saumur, Beaupréau et Antrain. Il succède à Henri de la Rochejacquelin en 1794 comme chef de l'Armée Catholique et Royale et s'établit dans la forêt de Vezins. Ses querelles avec Charette et les difficultés que rencontrent les Vendéens le conduisent à accepter les clauses du Traité de Saint-Florent-le-Vieil (1795). Il reprend le combat en 1796, soutenu depuis l'Italie par le Comte de Provence qui l'a bombardé Maréchal de Camp. Il échoue dans sa tentative, est pris et fusillé à Angers.

Il commande lui-même le feu : «  Vive la Religion, Vive le Roi. »

  • le 25 février 1795 : naissance des premières écoles centrales.

Sur une proposition du député Joseph Lakanal, la Convention vote un décret instaurant la création d'écoles centrales où l'enseignement scientifique est privilégié à la tradition classique dominée par le latin. En octobre 1795, la Convention décide d'établir une école centrale par département. Organisées par classes de niveaux, les écoles centrales constituent les ancêtres des lycées.

Cette décision arrive en complément de la création de l'école normale, dont la mission est à la fois de fixer « la norme » et de former un corps d'enseignants dévoués aux idées révolutionnaires. Le député Rabaut Saint Etienne, dans son discours du 21 décembre 1792,  attribuera à l'éducation nationale du monopole pour :

« …s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance ; car l'enfant qui n'est pas né appartient déjà à la Patrie. […] l'éducation nationale s'empare de tout l'homme sans le quitter jamais, en sorte que l'éducation nationale n'est pas une institution pour l'enfance, mais pour la vie entière. » (*)

(*) Archives parlementaires 1/55/346/2, citées par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages75-76.

  • le 25 février 1848 : un gouvernement provisoire est nommé.

C'est le début de la IIème République française.

  • le 25 février 1858 : neuvième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Devant trois cents personnes, Bernadette raconte :

"Elle me dit d'aller boire à la source (…). Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai." Devant la foule qui lui demande: "Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ?, elle répond : "C'est pour les pécheurs."

  • le 25 février 1916 : Pétain est nommé commandant de la 2e armée française.

Le général Pétain est nommé à la tête des opérations à Verdun. Le général de Castelnau a stabilisé le front et lui transmet une situation moins critique. Pétain s'apprête à mettre en place la stratégie qui fera sa réputation. Il met en place la fameuse « voie sacrée » qui relie le front à Bar-le-Duc. Il est aussi l'auteur du « tourniquet » qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats. Ses ordres : « tenir par tous les moyens ».

 

  • le 25 février 1991 : fin du pacte de Varsovie.

Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des pays membres du Pacte de Varsovie décident la dissolution des structures militaires d'ici le 31 mars.

  • le 25 février 1994 :à Hyères, dans le sud de la France, la députée du Var Yann Piat est assassinée.

Elue trois fois député, les deux premières sous l'étiquette FN, la troisième comme membre de l'UDF.

  • le 25 février 2005 : démission du ministre Hervé Gaymard suite au scandale de son duplex de 600 m² dans le VIIIe arrondissement de Paris.
  • le 25 février 2004 : sortie du film "La Passion du Christ".

Sortie dans 2 000 salles américaines du film "La Passion du Christ", dont la réalisation a coûté à Mel Gibson 25 millions de dollars sur ses propres deniers, tous les grands studios ayant rejeté le projet. Le film, qui raconte avec un réalisme prenant les dernières heures de la vie de Jésus, ne manquera pas de soulever la controverse, toutefois Jean Paul II dira à l'issue de la projection : «  Cela a certainement dû se passer ainsi. »

 

Posté le 25 février 2017 à 06h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

24 février 2017

C’est arrivé un 24 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

  • le 24 février : invention du chef de saint Jean-Baptiste, prophète et précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les Eglises d'Orient fêtent en ce jour l'invention du chef de Saint Jean Baptiste. En occident elle est célébrée le 24 juin. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu'au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

Toutefois plusieurs églises affirment aussi détenir tout ou partie de la tête de Jean Baptiste Gênes, Damas, ou Homs ; en France, la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens détient aussi le chef supposé de Jean Baptiste, rapporté par un croisé, chanoine de Picquigny, Wallon de Sarton, au début du XIIIe siècle. Celui de l'abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély a été découvert vers 1015. Son authenticité a été rapidement contestée.

  • le 24 février 45 av. JC. : calendrier Julien.

Jules César constatant que l'année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d'appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu'il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d'où le nom d'année bissextile donné à l'année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu'une année tropique. Or, au cours des siècles l'écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C'est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 24 février 303 : début (?) de la Grande persécution.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l'Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

  • Premier édit du 24 février 303 :destruction des édifices de cultes chrétiens et des écrits chrétiens ;privation des charges, de dignités et de droits pour les aristocrates chrétiens ;
  • Deuxième édit du printemps 303 :arrestation du clergé, on s'aperçoit de l'immense densité des chrétiens surtout en Orient.
  • Troisième édit de l'automne 303 :obligation pour les clercs de sacrifier. On les torture et entreprend des mesures très dures
  • Quatrième édit du début 304 : obligation pour tous les chrétiens de sacrifier. On assiste à des scènes de torture
  • le 24 février 1209 : François d'Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.

Le "poverello", le petit frère des pauvres.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l'Evangile pour la fête de Saint Mathias : l'envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n'était pas d'églises en ruine, dont Il parlait, mais de l'Église, constituée d'hommes, de femmes et d'enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l'Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s'écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d'accomplir ».

A l'automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d'Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l'ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

  • le 24 février 1320 : arrêt du Parlement.

En application d'une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l'objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

  • le 24 février 1382 : révolte de la Harelle.

A l'instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l'annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

  • le 24 février 1510 : Jules II lève l'excommunication à l'encontre de Venise.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l'Espagne, les cantons Suisses et le roi d'Angleterre, tandis que Maximilien s'allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l'année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

  • le 24 février 1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d'Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l'Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l'armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l'un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l'ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d'éviter la honte d'une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l'impatience de vaincre, se lance au galop à l'assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l'artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

La bataille de Pavie

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l'un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : 'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s'engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l'Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d'écus d'or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d'Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l'honneur »

  • le 24 février 1563 : assassinat du duc François de Guise.

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d'Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d'Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l'Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l'un des meilleurs chefs d'armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l'amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

  • le 24 février 1582 : bulle Inter gravissimas à Tusculum, (Frascati).

Le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas à Tusculum, aujourd'hui Frascati, qui institue le "calendrier grégorien", devant entrer en vigueur le 5 octobre en Italie. Voir une chronique précédente.

  • le 24 février 1662 : François Le Tellier, marquis de Louvois, est nommé secrétaire d'Etat à la guerre.

François Le Tellier devient secrétaire d'Etat à la guerre, de Louis XIV le 24 février 1662; c'est son premier poste officiel. Né en 1641, le marquis de Louvois a obtenu la charge le 14 décembre 1655, mais trop jeune, ce n'est qu'en 1662 qu'il peut remplacer son père à ce poste durant son absence. C'est en 1677 qu'il sera définitivement en charge de ce poste. Il meurt en 1691.

 

 

 

  • le 24 février 1663 : dissolution de la Compagnie des Cent Associés.

Cette colonie est le premier essai d'expansion du territoire de la France en Amérique. Malgré les années, la population dépasse à peine 2500 personnes.

Le 24 février 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, dissout la Compagnie des Cent-Associés, aussi appelée Compagnie de la Nouvelle-France, ou encore Compagnie du Canada, qui a failli dans sa mission d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France. Le Québec est alors rattaché à la couronne de France. Il accordera un an plus tard l'exclusivité du commerce à la Compagnie des Indes Occidentales. La mission initiale que Louis XIII avait confiée à la Compagnie était : « de travailler purement à procurer la gloire de Dieu et le salut des sauvages. »

Le Roi nomme un nouveau gouverneur et un intendant.

  • le 24 février 1670 : Louis XIV ordonne la construction des Invalides.

Le but de l'hôtel national des Invalides est d'abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.

  • le 24 février 1812 : signature d'une convention militaire franco-prussienne.

La Prusse accorde toutes facilités de stationnement et approvisionnement à la Grande Armée en route vers la Russie, ainsi que l'envoi d'un corps d'armée de vingt mille hommes.

  • le 24 février 1814 : les Autrichiens, battus deux fois à Mormant et à Montereau, offrent un deuxième armistice ce jour.

Napoléon refuse encore !

  • le 24 février 1848 : abdication de Louis-Philippe, roi des Français.

C'est l'instauration de la deuxième République et la fin des trois journées insurrectionnelles.Lamartine, alors député, fera preuve d'un réel courage physique en refusant aux émeutiers le drapeau rouge comme drapeau national avec ces mots :

«Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.»

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge. Huile sur toile de H. F. E. Philippoteaux.

Au terme de trois journées insurrectionnelles, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et s'enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette ce nouveau souverain.

Un gouvernement provisoire est formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par ce gouvernement est de proclamer la République.

  • le 24 février 1858 : huitième apparition de Notre dame à sainte Bernadette.

Le message de notre Dame est : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! "

  • le 24 février 1951 : après neuf défaites et un nul, l'équipe de France de rugby bat enfin celle d'Angleterre par 11 à 3.
  • le 24 février 1982 : naissance d'Amandine, premier bébé éprouvette français.

Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L'Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l'arbre de la connaissance et de l'arbre de la vie. »

  • le 24 février 2006 : la Cour de cassation, dans un arrêt de principe, accepte les délégations d'autorité parentale au sein d'un couple d'homosexuelles.

Posté le 24 février 2017 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2017

C’est arrivé un 23 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 février 1130 :élection du pape Innocent II.

  • le 23 février 1455 : première impression de la Bible de Gutenberg ?

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible. Elle se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes. Il resterait aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

 

  • le 23 février 1447 : décès du pape Eugène IV.

Eugène IV, né Gabriele Condulmer à Venise en 1383, est un moine bénédictin italien, qui devient pape le 3 mars 1431, il devient le 207èmepape de l'Église catholique. En 1439, il essaie de réaliser enfin l'union de Rome et des Églises d'Orient. Mais le concile de Ferrare s'enlise sur la version byzantine du Credo de Nicée. En 1440, une poussée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélèrent une rapide proclamation d'union entre les deux Églises. Cette union n'entra jamais réellement en vigueur, le patriarche russe Isidore étant arrêté à son retour à Moscou. Ainsi la dernière messe célébrée à Sainte-Sophie aura été une messe catholique en présence du légat du pape.

  • le 23 février 1551 : saint Ignace de Loyola fonde le Collège Romain.

Le Collège romaina sert d'université aux Jésuites pour y apprendre gratuitement le latin, le grec, et l'hébreu. Saint Ignace de Loyola le crée pour y regrouper l'ensemble du savoir académique et scolastique. Il s'installe de façon définitive à Rome entre 1582 et 1584, dans un édifice réalisé par l'architecte Bartolomeo Ammannati, et prend le nom d'Université grégorienne en hommage au pape Grégoire XIII.

  • le 23 février 1615 : clôture des états généraux.

Ils s'achèvent sur un constat d'échec. Après des années de guerre de Religion et l'assassinat d'Henri IV, la monarchie française est affaiblie. Le seul intérêt de ces états généraux est d'avoir révélé au grand jour un délégué du Poitou pour le Clergé : l'évêque Armand du Plessis, qui passera à l'histoire sous le nom de cardinal de Richelieu. C'est l'homme qui, au cours des prochaines années, poursuit l'œuvre de redressement de l'Etat et la France, commencée par Henri IV le grand et Sully. Nommé par la régente au Conseil un an plus tard, il se heurte à elle jusqu'à ce que la journée des dupes écarte définitivement la reine mère du pouvoir.

  • le 23 février 1716 : la France professionnalise la lutte contre le feu.

Non, les pompiers de Paris ne datent pas de Napoléon ! Pourquoi oublier le premier corps de pompiers de Paris appelé alors, en 1716, « gardes-pompes », le Corps des Gardes Pompes du Roy ? C'est le premier corps de lutte contre l'incendie qui est créé avec trente-deux "Gardes pompes", chargés d'assurer la manœuvre de seize engins, appelés "Pompes du Roy".

L'introduction des pompes à Paris est donc faite par François du Périer Dumouriez. Leur existence date même de 1699. Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l'organisation des secours en cas d'incendie. Jusqu'alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même.

  • le 23 février 1745 : mariage du Dauphin Louis de France avec Marie-Thérèse infante d'Espagne.

Le Dauphin Louis épouse l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne, au château de Versailles. Le Dauphin qui sera exemplaire toute sa vie perd sa femme très rapidement et épouse ensuite Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne qui lui donne 9 enfants dont 3 seront Rois de France.

  • le 23 février 1766 : le duché de Lorraine est rattaché à la France.

L'ex-roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père du Roi Louis XV, parrain du Comte de Provence, futur Louis XVIII, meurt dans son château de Lunéville, la Lorraine devient un duché définitivement rattaché à la France, conformément à la Convention de Meudon (1736), signée et ratifiée après la Guerre de Succession de Pologne.

Stanislas Leszczynski, Duc de Lorraine et de Bar

  • le 23 février 1775 : première représentation du "Barbier de Séville".

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais présente sa pièce "le Barbier de Séville" pour la première fois à la Salle des Spectacles des Tuileries. Elle remporte un franc succès, et est suivi d'une suite avec "le Mariage de Figaro" et "la Mère coupable".

  • le 23 février 1793: la Convention décide la conscription de 300 000 hommes.

Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, les Girondins décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l'armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Toutes les provinces vont se soulever contre cette mesure, de Toulon à la Bretagne, en passant par Lyon et la Vendée. Car l'ouest n'est pas seul à rejeter la révolution.

  • le 23 février 1858 : septième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. La Vierge lui révèle un secret "rien que pour elle ".

  • le 23 février 1955 : Koenig devient ministre de la Défense.

A cette époque les politiques français savaient encore faire confiance aux militaires pour leur confier ce ministère. Aujourd'hui, ils leur retirent même la « gestion administrative » des armées.

  • le 23 février 1955 : mort de Paul Claudel, dramaturge et poète français.

Dramaturge, romancier et essayiste, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne, il fait ses études au Lycée Louis-le-Grand. Licencié en droit, il mène une carrière diplomatique comme consul de France à Prague, Francfort, Hambourg, Fuzhou, Shanghai et Tianjin, comme ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro et ambassadeur de France à Tokyo de 1921 à 1927, puis à Washington et à Bruxelles. Il est élu à l'Académie Française le 4 avril 1946.

Touché par le chant des Vêpres de Notre-Dame à Noël 1886, il se convertit à la religion catholique.Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été profondément heurté par la défaite de 1940, il soutient le Maréchal Pétain, mais combat les collaborationnistes. Après 1945, il se retire au château de Brangues. Outre celle qui est en en-tête des chroniques voici quelques citations cueillies au gré de lectures :

« Rien n'est aussi grand dans ma création que ces beaux jardins d'âmes, bien ordonnés comme en font les Français. Toutes les sauvageries du monde ne valent pas un beau jardin à la Française »(Les mystères de Jeanne d'Arc)

« Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité, à tout le monde. »

« Nous savons que le monde est en effet un texte, et qu'il nous parle, humblement et joyeusement, de sa propre absence, mais aussi de la présence éternelle de quelqu'un d'autre, à savoir son créateur. »(Le poète et le shamisen)

« C'est ce que vous ne comprenez pas qui est le plus beau. » (Le soulier de satin)

« Ce qui ouvre le cœur de Dieu, ce n'est point la lance, mais le cri d'un cœur affligé, car le royaume de Dieu souffre violence. »

« Nous sommes faibles, il est vrai, et de peu d'intelligence, nous sommes peu nombreux et l'erreur autour de nous est immense. Montrez-nous le père, dit Philippe et cela suffit. » (Poème sur St Philippe)

  • le 23 février 2001 : la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris valide la quasi-totalité de l'enquête sur un éventuel trafic d'armes vers l'Angola, dans laquelle Jean-Christophe Mitterrand est poursuivi.

 

  • le 23 février 2005 : le Parlement français vote une loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.

Les programmes scolaires devront expliquer « le rôle positif de la présence française outre-mer et notamment en Afrique du Nord ».

  • le 23 février 2009 : le procès de la catastrophe de l'usine AZF s'ouvre à Toulouse.

Posté le 23 février 2017 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 février 2017

C’est arrivé un 22 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 février : saints catholiques du jour.

Isabelle de France (1225-1270), française, vierge, sœur du Roi saint Louis, est la fondatrice d'un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris. C'est le neuvième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est instruite dans une très forte foi chrétienne, marquée par la prière, l'obéissance et la Charité.

Sa biographie nous parvient par l'intermédiaire d'Agnès d'Harcourt, l'une de ses dames d'honneurs, qui rédige une vie d'Isabelle, à la demande de Charles d'Anjou, frère de Saint Louis.

Isabelle préfère vouer sa vie à Dieu. Le Pape Innocent IV l'approuve et l'autorise à se placer sous la tutelle de religieux franciscains. Elle peut ainsi faire bâtir une maison dans la forêt de Rouvray, actuel bois de Boulogne, qui suit la règle des Religieuses Clarisses. Saint Bonaventure en rédige la règle qui devient après un second remaniement, la règle des Clarisses Urbanistes. Le Monastère de Long-champs est bâti grâce au soutien de Saint Louis. Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.

  • le 22 février 606 : mort du pape Sabinien.
  • le 22 février 1281 : le cardinal français Simon de Brion est élu 187e pape, il choisit le nom de Martin IV.

  • le 22 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.
  • le 22 février 1358 : Etienne Marcel fait assassiner les conseillers du Roi.

Les émeutiers parisiens, sous la conduite d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du Dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le Royaume en l'absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre depuis septembre 1356. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert de Clermont, sont égorgés sous ses yeux au Palais de la Cité. En l'absence du Roi Jean II, prisonnier des anglais, le Dauphin se soumet aux exigences d'Etienne Marcel, qui est lui-même assassiné par les parisiens en août de la même année.

Meurtre des maréchaux. En arrière-plan, Étienne Marcel tend un chaperon rouge et bleu au Dauphin.

  • le 22 février 1403 : naissance de Charles VII, Roi de France.

Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi, naît à Paris le 22 février 1403 et meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461 ; il est Roi de France de 1422 à 1461.

Son nom reste principalement attaché à l'épopée de Jeanne d'Arc, qui délivre Orléans et conduit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du sacre à Reims. Charles VII est souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l'avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne en 1430. Néanmoins, il la fait aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d'hérésie. En 1453, il met fin à la guerre de Cent Ans sur une victoire française.

Voir les chroniques du 21 juin sur la triple Donation du Royaume de France et des 17 et 22 juillet.

  • le 22 février 1495 : entrée de Charles VIII dans Naples.

Le Roi de France, Charles VIII, entre dans Naples sans bataille.C'est le terme de la campagne qu'il a menée depuis l'année précédente en Italie pour faire reconnaître ses droits sur le royaume de Naples, fondés sur la cession faite à son père, le Roi Louis XI, par Charles d'Anjou, héritier de son oncle René, roi de Naples et de Sicile. La première Guerre d'Italie (1494-1495) qu'il a lui-même déclenchée s'achève ; Charles VIII se proclame roi de Naples et de Jérusalem.Les murailles du Château Neuf et de celui de l'Œuf n'ont pas résisté longtemps à la supériorité de l'artillerie française. Le roi Ferdinand II d'Aragon, s'est enfui deux jours plus tôt.

Le Roi de France Charles VIII entre victorieux dans Naples, le 12 m&i 1495, jour de la chevauchée inaugurale de son règne napolitain.

  • le 22 février 1619 : évasion de Blois de la reine-mère Marie de Médicis.

Marie de Médicis s'évade du château de Blois et gagne Loches, où l'attend le duc d'Epernon accompagné d'une escorte. Ils fuient vers Angoulême.La nouvelle parvient rapidement à la Cour, semant la consternation. Louis XIII est furieux. En avril, Louis XIII trouvera un compromis avec sa mère en signant le traité d'Angoulême. Marie de Médicis obtiendra le gouvernement de l'Anjou en échange de la Normandie, mais ne sera pas autorisée à revenir au Conseil.

  • le 22 février 1652 : Condé remporte une victoire à Miradoux.

Les frondeurs entrent dans la ville grâce à l'intrépidité et l'audace de Condé. Mais les habitants, qui refusent de renseigner les ennemis du Roi, sont torturés et persécutés par les frondeurs pour donner des informations qu'ils ne donneront pas.

  • le 22 février 1652, encore : Turenne est nommé au poste de commandant en chef de l'armée royale.
  • le 22 février 1680 : Catherine Deshayes, veuve Montvoisin, dite La Voisin, mêlée à l'affaire des poisons, est brûlée en Place de Grève.

Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée "la Voisin", est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle a été mêlée à l'affaire des poisons

  • le 22 février 1698 : Bossuet publie "Divers écrits ou mémoires sur le livre intitulé Explication des maximes des saints" de Fénelon.

 

  • le 22 février 1744: fin de la bataille de Toulon.

La bataille du cap Sicié, ou bataille de Toulon, est une victoire navale franco-espagnole sur la marine britannique, qui a commencé le 11 février. Elle présente la particularité d'avoir été livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.

  • le 22 février 1759 : les Français abandonnent le siège de Madras, en Inde, à l'arrivée de la flotte anglaise.

     

  • le 22 février 1797 : les troupes françaises débarquent en Grande-Bretagne, puis capitulent deux jours plus tard.

     

  • le 22 février 1821 : création de l'école des chartes.

L'Ecole des chartes est créée par une ordonnance de Louis XVIII, pour former des jeunes gens capables d'organiser les dépôts de documents issus des confiscations révolutionnaires et de renouveler l'histoire nationale.

  • le 22 février 1848 : Paris se soulève contre la Monarchie de Juillet.

Le roi des Français, Louis-Philippe, est renversé et abdique le 24 février. Une gigantesque manifestation où se retrouvent des gens comme Odilon Barrot, Louis Blancou, Lamartine, part de la Madeleine au Palais-Bourbon et finit par des incidents en fin d'après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n'obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe abdique le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l'insurrection se poursuit jusqu'à l'entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine, qui s'est déshonoré le lendemain en refusant de proclamer roi le jeune comte de Paris sous la régence de sa mère, au cours d'une séance où il s'est montré particulièrement ignoble.

  • le 22 février 1879 : le pape Léon XIII reçoit des journalistes.

Les représentants de la presse, réunis à Rome, sont reçus par le pape en audience solennelle. Au cours de l'allocution qu'il leur adresse, Léon XIII proteste contre l'usurpation sacrilège dont il est la victime et il exhorte les vaillants polémistes à revendiquer avec énergie et persévérance les droits méconnus du Siège Apostolique. « Soyez toujours, leur dit-il, unanimes et résolus à défendre sans cesse, par la parole et par la plume, la nécessité du Pouvoir Temporel, pour le libre exercice du pouvoir spirituel. L'histoire à la main, montrez que ce Pouvoir a été constitué et a duré en vertu d'un droit si légitime qu'il n'est pas possible d'en assigner un plus grand ou même un égal dans les choses humaines. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie préface page 1 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 22 février 1945 : le général De Gaulle institue par ordonnance les comités d'entreprise.
    • le 22 février 1954 : les Français évacuent Hoa Binh.

Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d'élites encore basées au nord de l'Indochine. L'opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1er février, s'achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu'aucune des actions n'entraîne des pertes insupportables, les pertes continuelles occasionnées par l'offensive sur Hoa Binh s'avèrent aussi coûteuses que l'opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français ont 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh compte 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, très délicate, est un réel succès français.

  • le 22 février 1980 : une fusée française Ariane 1 lance le satellite suédois de recherches scientifiques Viking.
  • le 22 février 1987 : le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Ratzinger, publie l'instruction "Donum vitae" qui condamne toute forme de procréation médicalement assistée.
  • le 22 février 1996 : mise en place de l'armée de métier.

Posté le 22 février 2017 à 06h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 février 2017

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril)

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.

 

  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.

Posté le 21 février 2017 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2017

C’est arrivé un 20 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.

Clodius Albinus s'enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d'avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

  • le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l'assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
  • le 20 février 1720 : Paix de La Haye.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l'Espagne de Philippe V, et l'Angleterre alliée à la France, à l'Autriche ainsi qu'aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d'Espagne sont confirmés.

  • le 20 février 1799 : capitulation du fort d'El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
  • le 20 février 1798 : l'armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l'âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

  • le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d'église Sainte-Geneviève.
  • le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

  • le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l'armée d'Espagne et "lieutenant-général de l'empereur" en Espagne.

D'alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d'irréductibles adversaires. Les massacres qu'il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d'unité nationale aux dépens des Français.

  • Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

  • le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu'au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu'il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l'Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s'y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C'est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C'est le quatrième plus long pontificat de l'histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l'encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l'auteur de l'encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l'Église.

  • le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.

 

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n'est reconnu qu'en 1926 avec l'ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l'âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d'un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

  • le 20 février 1907 : décès d'Henri Moissan, chimiste français.

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

  • le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.

Jacinta Marto, l'une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c'était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité.

  • le 20 février 1934 : l'armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
  • le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Posté le 20 février 2017 à 06h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 février 2017

La France n'a pas colonisé l'Algérie. Elle l'a fondée

Posté le 19 février 2017 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.

Lyon, la capitale des Gaules, voit s'affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

  • le 19 février 356 : l'empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
  • le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
  • le 19 février 1122 : l'abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l'avis du Roi Louis VI.

Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».

  • le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
  • le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.

Pour lui l'Angleterre est entrée depuis l'indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d'extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.

  • le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.

Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C'est en recrutant des soldats qu'il est dénoncé.

  • le 19 février 1793: l'île Bourbon devient La Réunion.

Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.

  • le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

  • le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
  • le 19 février 1797 : traité de Tolentino, imposé au pape par la maçonnerie française.

Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l'armistice de Bologne (voir la chronique du 23 juin). Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape formellement mais l'ampute grandement dans les faits. Bonaparte est l'instrument de la politique maçonnique de Paris.

Voici un extrait de la dépêche que Bonaparte adresse au Directoire, le jour même de la signature du traité de Tolentino. « Mon opinion est que Rome, une fois privée de Bologne, Ferrare, la Romagne et des trente millions que nous lui ôtons, ne peut plus exister ; cette vieille machine se détraquera toute seule. Je n'ai pas parlé de religion, parce qu'il est évident que l'on fera faire à ces gens-là, par la persuasion et l'expérience, beaucoup de démarches qui pourront être alors vraiment utiles à notre tranquillité intérieure. Si vous voulez donner vos bases, je travaillerai là-dessus. »'

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 47; Editions Desclée de Brouwer)

Dans les instructions qu'il remit en 1814 à M. de Pressigny, nommé ambassadeur extraordinaire à Rome par Louis XVIII, le prince de Talleyrand s'exprima en ces termes : « Bonaparte essayant déjà les atteintes qu'il porterait plus tard au Saint-Siège, occupa militairement les trois Légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne, et Pie VI fut réduit à consentir au traité de Tolentino, qui le dépouillait de sa souveraineté. Dès la signature de cet acte le Saint-Siège n'était plus libre. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (pages 59 et 60; Editions Desclée de Brouwer)

Ce traité fut inique et rompu unilatéralement par les Française quelques mois après son entrée en vigueur:

Dans une note, en date du 23 juin 18 14, envoyée de Londres aux ministres des grandes puissances, le cardinal Consalvi établit victorieusement l'iniquité et par suite l'invalidité du traité du 19 février 1797.

« En vain, disait le plénipotentiaire de Pie VII, voudrait on citer, à l'égard des trois Légations, le traité de Tolentino ; il n'est guère possible de trouver un motif plus inconsistant et plus dénué de fondement. Rien de plus aisé à prouver que ce traité, fruit de l'agression la plus inique, a été imposé par un ennemi tout-puissant au prince le plus faible, presque aux portes de sa capitale ; que ce prétendu traité de paix n'avait été précédé par aucun état de guerre, comme toutes les publications émises par Pie VI, à cette époque, en font foi ; que ce pontife protesta, lui-même, autant qu'il était dans ses moyens, contre ce traité ; que Sa Sainteté, actuellement régnante, renouvela ces protestations, à peine montée sur le Saint-Siège ; que des traités semblables n'ont pas préjudicié à la réhabilitation d'autres princes, par les souverains alliés, dans la possession entière de leurs pays, ou au moins à leur procurer des indemnisations ; que plusieurs de ces hauts souverains réclament et reprennent eux-mêmes, dans ce moment, des provinces cédées par des traités formels. Il serait facile d'ajouter mille autres motifs encore ; mais en a-t-on besoin, lorsqu'un argument seul, et qui coupe l'arbre à la racine, rend tout le reste superflu ? Le même gouvernement français, qui obligea Pie VI à signer le traité de Tolentino, l'annula peu de mois après par un décret solennel, le déclarant cassé, abrogé, et comme non avenu pour pouvoir s'emparer de tous les Etats du Saint-Siège, ce qui fut exécuté effectivement, en envahissant Rome, en détrônisant le même Pontife avec lequel le traité avait été conclu, et en le conduisant en France, où il mourut dans la captivité. C'est donc une erreur manifeste de croire que la France ait possédé dans les dernières années les trois Légations en vertu du traité de Tolentino qui n'existait plus. Elle les tenait sous sa domination comme le reste des États Pontificaux, uniquement par la loi du plus fort, et par la prépondérance de ses armes.

Cela étant indubitablement ainsi, comment pourrait-on disposer des trois Légations comme appartenant à la masse des possessions françaises en vertu dudit traité, la France elle-même n'ayant aucun titre légal à produire ? Sa Sainteté seule peut donc réclamer, et réclame ici ses trois Légations par les mêmes titres indestructibles et sans réplique, qu'elle a au recouvrement de la totalité de ses États. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 61; Editions Desclée de Brouwer)

La France a donc volé le Comtat Venaissin et Avignon au Pape et à l'Eglise Catholique.

  • le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
  • le 19 février 1858 : quatrième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

  • le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption d'une loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l'attentat du 14 janvier.

  • 19 février 1876 : guérison d'Estelle à qui la sainte Vierge est apparue à Pellevoisin

Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 19 février 1915 : préparation de l'offensive des Dardanelles.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.

The war illustrated juillet 1917

  • le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.
  • le 19 février 1925: première assemblée de la Fédération nationale catholique.

Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.

  • le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !

  • le 19 février 1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d'Avrillé et d'Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d'Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l'échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

Posté le 19 février 2017 à 06h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)


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