29 avril 2016

SAINT-LOUIS- MARIE GRIGNION DE MONTFORT : Un saint pour notre époque

 

Cette année 2016 célèbre le tricentenaire de la mort de saint Louis-Marie (28 avril 1716), et le Père Calmel, dans son ouvrage Voici votre mère, nous donne à comprendre combien saint Louis-Marie Grignion de Montfort est un saint pour notre époque, lui qui prophétisait, il y a trois siècles, la reconquête par les dévots de Marie, véritables apôtres des derniers temps, au milieu de grandes hostilités à la foi catholique.

 

« Ce qui étonne le plus dans cette courte vie si souvent entravée, comblée de persécutions et d'épreuves, c'est le don inappréciable du rebondissement continuel. Chassé tour à tour par les évêques de Poitiers, de Saint-Malo, de Nantes, frappé des interdictions les plus humiliantes (par exemple la défense de bénir le Calvaire de Pontchâteau juste la veille de l'inauguration), lâché avec mépris par le sulpicien qui fut son directeur de conscience, Louis-Marie ne se laissait jamais abattre. Arrêté sur un chemin, le saint en prenait un autre, mais jamais il ne quittait l'étroit sentier de l'apostolat véritable : l'immolation de soi pour le salut des âmes. – Quel est donc son secret ? Il est mû par l'Esprit de Jésus, il est rempli de son amour, il est livré à Notre-Dame comme son esclave d'amour. Il sait, avec une intensité dont on rencontre bien peu d'exemples, que Marie est notre mère et notre reine. Il sait, avec l'illumination prophétique d'un docteur, que le grand moyen de recevoir la grâce du Christ est de nous placer dans la totale dépendance de Marie, car c'est par elle que le Christ est venu dans ce monde pour notre salut. Bien plus que d'autres saints, il a saisi et il a mis en lumière dans son Traité de la vraie dévotion cette vérité première : Jésus ne fait rien sans y associer Marie ; car il n'y aurait pas eu de Rédemption ni de Sauveur sans le Fiat de Marie.

 

[…] A l'exception des admirables évêques de Luçon et de La Rochelle, les pontifes des diocèses évangélisés par le saint lui ont surtout donné des preuves frappantes de lâcheté sinon de fourberie ecclésiastique. Mais ces persécutions très cruelles qui venaient de ceux-là même qui auraient dû le soutenir et l'encourager, saint Louis-Marie les a dépassées spontanément. Il vivait à un autre niveau ; il demeurait en Marie au niveau de Dieu seul. C'est pour cela que, à l'égard des pontifes qui le persécutaient, il est toujours resté bon et soumis ; de même que, au service des âmes en perdition, il ne s'est jamais relâché de son ardeur et de son zèle.

 

Je parlais une fois de ces époques disgraciées où l'iniquité et la confusion menacent de devenir souveraines, où tout s'acharne contre ceux qui tenaient le remède à nos maux, où le désespoir devient la tentation universelle. Or saint Louis-Marie, esclave d'amour de Notre-Dame et précurseur des apôtres des derniers temps, est un saint pour ces époques de l'Enfer déchaîné, un saint pour notre époque. »

Extrait du Dossier doctrinal et spirituel du pèlerinage de Pentecôte 2016 de Chartres à Paris qui a pris pour thème cette « âme de feu pour notre temps ». Pour plus de renseignements on peut se rendre sur le site du pèlerinage : http://www.pelerinagesdetradition.com/

Posté le 29 avril 2016 à 22h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 29 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.

Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l'âge de 33 ans. A l'âge de quinze ans, Sainte Catherine  de Sienne revêt l'habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d'entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n'était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.

En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d'état à Sienne et commence à convertir autour d'elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l'unité et de l'indépendance de l'Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.

En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l'élection d'Urbain VI, éclate le Grand Schisme d'Occident et l'élection de l'antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre.  Sainte Catherine de Sienne  vient s'établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l'âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain,  sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l'Italie et déclarée docteur de l'Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d'Avila.

  • le 29 avril 1429 : Jeanne d'Arc met fin au Siège d'Orléans et approvisionne la ville.

Jeanne d'Arc ayant convaincu Charles VII d'être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d'Arc ne pensent la libération possible.

Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.

 

  • le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l'église Notre-Dame-des-Champs.

 

  • le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.

La ville s'est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d'une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d'or, et fait bâtir une citadelle, qu'il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.

Entrée de Louis XII dans Gênes

  • le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,

Détruite l'année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l'architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.

  • le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.

Né en 1585 à Paris, il est d'abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d'abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.

Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d'en haut. Les 2 hommes vont consolider l'autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l'Etat dans l'Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l'exemple le plus célèbre. Mais s'il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d'Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils lègueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.

Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l'Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).

Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l'unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l'intérêt général avant les intérêts particuliers, l'Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d'Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :

«Il n'y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)

Ou l'Anglais Hilaire Belloc :

« Génie tel qu'il ne s'en produit qu'un ou deux dans l'histoire d'une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)

Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 février 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :

« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l'Etat. »

  • le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.

Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d'établir l'Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d'un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite des fourrures.

            
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.

C'est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l'Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L'évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l'Angleterre s'en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.

  • le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.

Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l'Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais

  • le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.

On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.

  • le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.

L'armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d'habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l'affront". Les chartreux ne reviennent qu'en 1940.

  • le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
  • le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.

Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.

Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l'ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.

  • le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit ».

Le 11 juin suivant le ministre de l'Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu'il n'accepte plus de prendre en compte l'homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l'Organisation mondiale de la santé.

Posté le 29 avril 2016 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

28 avril 2016

Centenaire de Fatima

13 Mai: Notre Dame de Fatima

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des Familles avec vos Enfants
http://www.notre-dame-de-france.com

Posté le 28 avril 2016 à 19h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et la guerre de Vendée

En ce jour de la fête de St Louis-Marie voici un entretien publié dans Famille chrétienne :

Famille chre??tienne

L'un de nos lecteurs réagit :

"L’interview que vous avez fait publier dans Famille Chrétienne numéro 1997 de fin avril sur le Père de Montfort, est surprenante ; son contenu fera probablement réagir des historiens avertis et de nombreux « Vendéens ».

En effet, s’il est vrai que Louis-Grignon de Montfort n’est pas directement lié à la Guerre de Vendée, puisqu’il est mort en 1716 soit près de 80 ans avant, il n’en reste pas moins que l’étude des évènements qui se sont déroulés avant et pendant la Guerre de Vendée, montrent que la cause majeure du soulèvement est en réaction aux atteintes que la Révolution a mené contre la religion sous toutes ses formes.

Et cette Foi intégrée dont les « Vendéens » ont fait preuve, a été développée et entretenue par le Père de Montfort et ses successeurs.

L’interviewé déclare que le Père de Montfort n’aurait fait que quatre missions dans le diocèse de Luçon….

Lorsqu’on aborde la Guerre de Vendée, il s’agit, non pas du département de la Vendée (ou du diocèse de Luçon), mais de ce que l’on appelle la Vendée Militaire, c’est à dire un territoire qui s’étend sur quatre départements : les 2/3 de la Vendée départementale, une partie des Deux-Sèvres, du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique.

A l’époque ce territoire « insurgé » concernait plusieurs diocèses dont les contours étaient très différents d’aujourd’hui (Luçon, Angers, La Rochelle et Nantes).

Or, sur les 72 missions que le Père de Montfort a prêchées dans l’Ouest, les 2/3 concernent cette région, la future Vendée Militaire. De plus son œuvre a continué : notamment, les « mulotins » y organisèrent 84 missions entre 1740 et 1779, (notamment, 29 à Beaupréau, 5 à Cholet, à la Séguinière etc.…).

Dans presque toutes les paroisses, des prêtres réfractaires ont continué à exercer un ministère clandestin, cachés et protégés par la population au risque d’encourir les mesures de répression terribles de la part des autorités révolutionnaires qui les traquaient.

Comment expliquer ces nombreux actes de courage et de pardon qui se sont déroulés autrement que par une Foi intégrée ?

C’est ainsi que lors de la canonisation du Père de Montfort en 1947, le Pape Pie XII proclamait dans son panégyrique du nouveau Saint, que sa « prédication a été la source même dans laquelle la Vendée martyrisée a puisé son indomptable énergie dans sa lutte héroïque contre la Révolution satanique de 1793, splendide épopée écrite dans le sang …»."

Posté le 28 avril 2016 à 10h55 par Michel Janva | Lien permanent

La survie de la France a reposé sur trop peu de familles

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Arton529-77269"Il est de bon ton, et le propos n’est pas sans fondements, de se lamenter sur les malheurs des temps, de déplorer le déclin de la France, de fustiger les oligarchies qui nous dirigent – on n’ose plus parler d’élites lorsqu’un ministre nous parle des « journals » qu’il lit et qu’un autre confond la semaine de Pâques avec la semaine sainte –, etc. Tout cela est vrai ! Cependant, il ne faut jamais perdre de vue que cet état de fait est le fruit d’une lutte quasiment permanente, depuis plus de deux siècles, des autorités politiques et intellectuelles de notre pays contre l’âme de la France, son Histoire, son peuple, sa mémoire, ses traditions, ses racines…

Les sursauts français

L’Histoire nous a cependant montré à plusieurs reprises que ce peuple que l’on croyait mort n’était, en fait, qu’en dormition. Le renouveau catholique du XIXe siècle après les folies révolutionnaires, le sursaut de Verdun et l’Union sacrée dans les tranchées après des décennies de persécutions anti-catholiques, l’avènement d’un gouvernement, issu de la Chambre du Front populaire, souhaitant la mise en valeur du Travail, de la Famille et de la Patrie, après la pire défaite militaire qu’ait jamais subie notre pays, les foules européennes et musulmanes du 13 mai 1958, à Alger, rassemblées autour du projet d’une Algérie française et fraternelle ; l’ampleur et la jeunesse, en 2013, du mouvement de résistance à la dénaturation du mariage, etc. Tous ces événements se sont produits à contre courant d’un prétendu sens de l’Histoire qui conduirait irrésistiblement à l’avènement de l’individu-roi et à la destruction des communautés naturelles et enracinées. Pendant ces années d’épreuve, la Providence ne s’est pas désintéressée du sort de la France. La Très Sainte Vierge Marie se déplaçant elle-même pour l’appeler à la prière et à la conversion en 1871 à Pontmain, en 1876 à Pellevoisin et en 1947 à L’Île-Bouchard.

Une caste dirigeante indigne

Les classes dirigeantes de notre pays partagent ensemble, au mieux une indifférence polie vis-à-vis d’un héritage multimillénaire qui les écrase, parce qu’elles sont intellectuellement incapables de le comprendre, et spirituellement hors d’état de le vivre ; au pire une haine féroce d’un passé prestigieux qui les renvoie à la médiocrité de leurs egos hypertrophiés et de leurs combines de boutiquiers. L’hostilité au catholicisme reste un marqueur majeur, au-delà du prétendu clivage droite-gauche, entre « hommes de progrès ». Les récentes curées, si j’ose dire, médiatiques contre NNSS Aillet et Barbarin en sont une illustration symptomatique.

Des familles fidèles

Contre les vents dominants de la pensée unique, de la facilité et de l’égoïsme triomphants, des familles de France ont, envers et contre tout, continué à transmettre d’abord la vie, ensuite un précieux patrimoine intellectuel, culturel, spirituel mais aussi matériel et familial. Elles ont transmis à leurs enfants des repères qui sont des phares dans la tempête. Le phare ne peut mettre fin à la tempête – seul le Seigneur peut l’apaiser –, mais il montre la voie du Salut et signale les écueils à éviter. Ces familles, méprisées par les autorités politiques, longtemps ignorées – au mieux, par les autorités religieuses qui contestaient l’enseignement d’Humanæ Vitæ – ont maintenu dans leurs mains tremblantes la petite flamme vacillante de la piété filiale, de l’espérance surnaturelle, de la foi intégrale et de la charité agissante. Elles ont préparé le terreau sur lequel pourront pousser les fleurs de sainteté militante qui permettront à la France de renouer avec sa vocation de Fille aînée de l’Église. Cependant ne nous leurrons pas : « Jeanne n’est pas un fruit purement spontané ; il y avait en France, à l’époque, des milliers de familles offrant un terrain d’éclosion humainement assez riche pour qu’y pût naître une Jeanne d’Arc. » Dom Gérard (Demain la chrétienté, Éditions Sainte-Madeleine)

Le poids démographique

Or un des aspects majeurs de notre drame est que, dans le choc des civilisations que nous vivons, la survie de la France a reposé sur trop peu de familles. Les réalités démographiques sont implacables. Le rayonnement de la France aux XVIIIe et XIXe siècles est en bonne part lié à son poids démographique en Europe. En 1800, la France compte 29 millions d’habitants face à 22 millions d’Allemands, désunis, 10 millions d’habitants du Royaume Uni et 17 millions d’Italiens, désunis. En 1910, la France compte 40 millions d’habitants, l’Allemagne, unie 58 millions, le Royaume Uni 45 millions et l’Italie 34 millions. C’en est irrémédiablement fini de l’hégémonie française en Europe !

Ce qui vaut pour la France en Europe vaut également pour l’Europe dans le monde. L’Algérie qui comptait 3 millions d’habitants en 1850 en compte aujourd’hui 40 ; le Maroc est passé de 6 millions en 1900 à 33 millions en 2016 ; l’Égypte est passée en un siècle de 10 à 80 millions d’habitants, etc. Sauf miracle, immérité, notre avenir est écrit dans ces chiffres, dans le silence pesant de l’ensemble des responsables politiques de tous bords. [...]"

Posté le 28 avril 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 avril en France : fête de saint Louis Marie Grignon de Montfort.

Voir plus bas.

  • le 28 avril 1393 : trêve de Leulinghem.

Cette trêve de Leulinghem signée entre la France et l'Angleterre en pleine guerre de Cent Ans quelques années plus tôt est prorogée une première fois jusqu'au 29 septembre 1394. Elle prévoit l'obligation de ne construire ni ville ni forteresse à la distance de sept lieues d'une ville de l'autre camp. Elle était au départ prévue pour durer trois ans. Voir la chronique du 19 janvier

  • le 28 avril 1448 : création du corps des francs-archers.

Pour pallier les insuffisances de l'armée royale en termes d'archerie face aux Anglais, le Roi Charles VII promulgue la petite ordonnance, qui impose à chaque paroisse ou groupe de cinquante ou quatre-vingts feux de fournir un homme équipé (arc ou arbalète, épée, dague). Il doit s'entraîner chaque dimanche au tir à l'arc et est donc dispensé de la Taille (impôt justifié par la non-participation des roturiers à l'activité militaire) d'où le nom de francs-archers. Il reçoit, en outre, 4 francs de paye par mois de service effectif.

  • le 28 avril 1684 : début du siège de Luxembourg par Louis XIV.

Le siège s'achève le 4 juin par la conquête de la ville.

  • 28 avril 1716 : mort de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

C'est à saint Louis-Marie Grignion de Montfort que le pape Jean Paul II emprunte sa devise « Totus Tuus ». Ce saint prêtre breton chassé de la plupart des diocèses de France a poussé l'humilité et l'obéissance à un degré extrêmement élevé. Son traité de la Dévotion à la Sainte Vierge, écrit au début du XVIII siècle, oublié et redécouvert 150 ans plus tard a guidé et éclairé toute la spiritualité de Saint Jean Paul II.

Né à Montfort-la-Cane à 25 kilomètres de Rennes, il est l'aîné d'une famille de 18 enfants, d'une piété et d'une pureté extraordinaires, qui font l'admiration de ses camarades d'études à Rennes, c'est un artiste qui sculpte et peint, mais aussi une force de la nature. Ainsi il transporte seul une pierre tombale que quatre hommes n'arrivaient qu'à soulever !

Inscrit au séminaire de Saint Sulpice à Paris, il fait le voyage à pied et y arrive en mendiant ayant tout distribué aux pauvres y compris ses vêtements. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700 à l'âge de 27 ans. Rejeté des diocèses de Nantes, Poitier, Paris dont l'esprit gallican et trop administrateur ne convient pas à son désir d'évangéliser, monsieur de Montfort part à pied pour Rome où il demande au pape la permission d'évangéliser en terre étrangère. Le pape lui rétorque : « Vous avez, un assez grand champ en France. […] N'allez point ailleurs ». Il revient avec le titre de »missionnaire apostolique ».

Bretagne, Vendée, Normandie sont alors le terrain de 30 voyages de missions pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il y combat les méfaits du Jansénisme ; pousse à la confession et la communion fréquentes ; redonne toute sa place à la responsabilité individuelle et au sens du péché. Dans son livre, Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 297) Geneviève Esquier note :

« On n'écoute pas seulement Montfort parce qu'il est un des orateurs les plus talentueux que la France ait connu ; on le suit parce que Dieu l'habite et qu'il le laisse passer. »

Or son message est à l'opposé de celui de son siècle qui ne parle que de liberté, de raison et de plaisir. Lui prône un « esclavage d'amour » et la croix. Il fonde deux congrégations : les pères montfortains ou Compagnie de Marie et les filles de la Sagesse.

Le 28 avril 1716 il meurt à Saint Laurent sur Sèvre.

Tout son message peut se résumer dans sa consécration à Notre Dame :

« Je vous choisis aujourd'hui ô Marie, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre en qualité d'esclave perpétuel, mon âme, mon corps, mes biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l'éternité. »

  • 28 Avril 1738 : l'encyclique In Eminenti du pape Clément XII condamne la maçonnerie.

«Quiconque fait le mal, hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu'il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu. » (Jean III, 20-21)

  • le 28 avril 1760 : bataille de Sainte-Foy.

    le chevalier François Gaston de Lévis haranguant l'armée française.

Cette bataille a lieu dans la cadre de la guerre de 7 ans. L'armée française dirigée par le chevalier François Gaston de Lévis remporte sa dernière grande victoire au Canada, contre les Britanniques du général Murray, lors de la bataille de Sainte-Foy. Les Français mettent le siège devant Québec. Malheureusement, en 1763, lors du traité de Paris, Choiseul préfère conserver les îles des Antilles au détriment du Canada, pourtant offert par l'Angleterre.

La bataille de Sainte-Foy, illustration tirée de l'édition de 1925 du livre Les anciens canadiens, d'Aubert de Gaspé

  • le 28 avril 1816 : création de la Caisse des dépôts et consignations.

Par une loi visant à rétablir le crédit de l'État, après les désordres financiers du Premier Empire le gouvernement cherche à lancer des emprunts après la défaite de Waterloo.

  • le 28 avril 1862 : bataille de Las Cumbres, au Mexique.

< style="text-align: justify;">La bataille de Las Cumbres a lieu dans le cadre de l'expédition du Mexique. Les Français cherchent à gagner l'intérieur du pays, mais ils ne peuvent y accéder que par quelques cols qui sont tenus par les Mexicains. Le général Zaragoza décide de défendre l'accès à Puebla sur ces cols. A Las Cumbres sont massés 4 000 soldats et trois batteries de montagne. 6 000 Français menés par le général Lorencez tentent de forcer le passage grâce aux zouaves et des chasseurs à pied qui réussissent à contourner la position.

  • le 28 avril 1912 : le général Lyautey est nommé Résident général du protectorat du Maroc.

< style="text-align: justify;">Il est imposé par le ministre de la Guerre Millerand, suite au traité qui garantit au Maroc le Protectorat de la France. Son influence bénéfique et civilisatrice se fait encore sentir aujourd'hui dans la vie intérieure de ce pays.

  • le 28 avril 1969 : Charles De Gaulle démissionne de son mandat de Président de la République.

De Gaulle fait publier, de Colombey, le communiqué suivant: "Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi". Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment le général Franco. L'intérim est assuré par le président du Sénat Poher.

Posté le 28 avril 2016 à 05h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

27 avril 2016

Le génocide vendéen

En 20 minutes très pertinentes :

 

et pour diffuser l'information aux petits et aux grands, n'oubliez pas l'incontournable Petite Histoire des guerres de Vendée, disponible ici.

I-Moyenne-2523-petite-histoire-des-guerres-de-vendee.net

Posté le 27 avril 2016 à 19h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

2 mai : conférence de Me Trémolet de Villers à Nantes

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Posté le 27 avril 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 27 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 avril 1413 : révolte des cabochiens.

La révolte des Cabochiens ou des « Écorcheurs » est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Cet épisode, totalement oublié de nos jours, a lieu à la fin du règne du Roi Charles VI "Le Bien Aimé". Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l'assassinat de son cousin Louis d'Orléans, frère de Charles VI et premier chef des Armagnac en 1407, cherche en effet à contrôler la capitale. Pour cela, il n'hésite pas à s'allier à Simon Le Coutelier ou Simon Caboche, boucher-écorcheur de son état.

Pendant 1 mois, les "Cabochiens", des bouchers-écorcheurs surnommés du nom de leur chef, remplissent Paris de leurs crimes. Ils poursuivent et massacrent les Armagnacs, en particulier dans le quartier Saint-Antoine. Pierre des Essarts, proche du Dauphin et pourtant protégé du Duc de Bourgogne est ainsi assassiné. Le massacre dure près d'une semaine.

  • le 27 avril 1605 : mort du pape Léon XI.
  • le 27 avril 1702 : mort de Jean Bart, corsaire dunkerquois au service du Roi Louis XIV.

Statue de Jean Bart à Dunkerque

Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans, comme mousse dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter, dont il observe le savoir-faire tactique. Il fait ses premières armes durant la guerre de Hollande. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et s'y révèle. Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise, un dogre hollandais, le premier d'une longue série. Pour la seule l'année 1676, ses prises s'élèvent à dix-sept. Il commence alors à attirer l'attention du ministre de la Marine, Colbert, et du Roi lui-même. Ce dernier lui envoie une chaîne en or en guise de récompense. Il accumule plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il se bat en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en août 1686.

En 1689, il est chargé, en compagnie de Forbin, un autre corsaire du Roi, de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, mais le convoi est sauvé par son sacrifice. Il s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Il est promu capitaine de vaisseau en juin 1689, en récompense de cette action.

De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France. En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d'Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien.

Le lendemain de son départ de Dunkerque, Jean Bart rencontre cette flotte de 130 navires marchands entre le Texel et la Meuse. Le problème est qu'elle a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries.

Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l'amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C'est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu'il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694, car il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard, lui vaut l'anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV. Sa popularité est telle que les Grands du royaume, comme le duc de Bourgogne, le duc d'Anjou, le prince de Conti, participent à l'armement de ses vaisseaux en contrepartie d'un tiers des prises.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l'époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d'or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

Trois ans plus tard, il est nommé chef d'escadre pour avoir préservé Dunkerque des bombardements anglais.

En 1702, Jean Bart commande le Fendant, en rade de Dunkerque, lorsqu'une pleurésie l'oblige à débarquer à la veille de la guerre de succession d'Espagne. Il meurt à Dunkerque le 27 avril 1702, à l'âge de 52 ans. Il est inhumé en l'église Saint-Éloi dans sa bonne ville de Dunkerque. "Le Renard des Mers" comme on le surnomme, a capturé 386 bâtiments au cours de sa carrière. La France a, depuis, rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine.

  • le 27 avril 1825 : loi du milliard des émigrés.

La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Un peu moins d'un milliard de Francs doit être partagée entre cinquante milles nobles en l'espace de cinq ans. Par cette loi est réglé définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l'Etat est de fait entérinée.

  • le 27 avril 1848 : abolition de l'esclavage en France à l'initiative de Victor Schoelcher.

Franc-maçon de la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié », Victor Schoelcher n'est pas à l' origine de la fin de l'esclavage en France. Les papes n'ont cessé de lutter contre ce fléau et les Rois de France sont les premiers à légiférer contre. (cf. les chroniques du 4 février du 8 mai) Par contre, l'abolition ne devient effective qu'à partir de 1848.

  • le 27 avril 1857 : l'hippodrome de Longchamp est inauguré, à Paris. Ok verifié
    • le 27 avril 1969 : les Français votent à 52,4 % contre le référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.
Charles De Gaulle présente une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non.
  • le 27 avril 2014 : fête de la Divine Miséricorde.
Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l'Eglise par Jean-Paul II le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de soeur Faustine Kowalska (sainte Faustine). Dans le calendrier liturgique, il est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques, qui correspond également à la fête de la quasimodo, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, ou dimanche de saint Thomas.
En ce jour, toute personne qui le souhaite peut recevoir une indulgence plénière. Cela signifie qu'il (ou elle) pourra aller directement au ciel juste après la mort (sans passage par le purgatoire).
Pour éviter l'enfer, il faut mourir en état de grâce. Dieu nous a donné de nombreux moyens pour être en état de grâce ou pour retrouver son amitié. Par la confession, l'on peut se faire pardonner en allant confesser ses fautes à un prêtre, qui nous pardonne « in persona Christi ». Jésus n'a-t-il pas dit à ses apôtres :
« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux »
Toutefois, par la confession, on obtient le pardon de Dieu, mais on n'échappe pas à l'expiation de nos fautes. Le seul moyen d'en être dispensé, c'est l'indulgence plénière. C'est donc une chose très importante qu'il ne faut pas rater. La Fête de la Divine Miséricorde est célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques instituée la première fois par Jean-Paul Pour recevoir l'indulgence plénière associée a cette fête, il faut :
— Se confesser (8 jours avant ou après le jour indulgencié)
— Communier (le même jour où est accordée l'indulgence)
— Faire une prière à Marie, Mère de Dieu (le "Je vous salue Marie", par exemple)
— Réciter le "Je crois en Dieu"
— Prier aux intentions du Souverain Pontife (Selon les précisions données depuis toujours par les canonistes, les intentions du Souverain Pontife sont les suivantes : l'exaltation de la Sainte Eglise la propagation de la Foi l'extirpation des hérésies et des schismes la conversion des pécheurs la concorde entre les princes chrétiens les autres besoins du peuple chrétien).
Dans Le Petit Journal, page 699, Jésus a dit à Sr Faustine :
« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. … La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. »

 

  • le 27 avril 2014 encore: canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II à Rome.
Jean-Paul II meurt lors des vêpres de la divine miséricorde, et en l'honneur de sa dévotion à la miséricorde sa béatification a lieu le 1er mai 2011, le jour de la divine Miséricorde, comme aujourd'hui.

 

 

Posté le 27 avril 2016 à 06h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

26 avril 2016

C’est arrivé un 26 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 avril 896 : décès du pape Boniface VI.
  • le 26 avril 1248 : consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris.

La Sainte-Chapelle est édifiée sur l'île de la Cité, dans l'enceinte du palais royal, à la demande de Saint-Louis afin d'abriter la Sainte couronne d'épines, un morceau de la Sainte Croix ainsi que diverses autres reliques qu'il a acquises. Le bâtiment est un petit chef-d'œuvre de l'art gothique ; il est conçu comme une châsse précieuse devant mettre en valeur les reliques conservées et rachetées à l'empereur de Byzance, Baudouin II. Elle superpose deux chapelles, la supérieure étant au niveau des appartements royaux. L'architecte réussit le tour de force de la construire en 5 ans.

A la révolution elle souffre particulièrement de la haine des révolutionnaires. Toutefois la couronne d'épines est sauvée et se trouve aujourd'hui dans le trésor de la cathédrale de Paris. Les révolutionnaires la transforment en salle d'archives en 1802, vendent les vitraux (aux Anglais entre autres), fondent les reliquaires, détruisent les statues et les tableaux…

Malgré ce vandalisme stupide et haineux, le monument garde une splendeur et une âme, qui expliquent pourquoi c'est un des monuments les plus visités de Paris.

Le dimanche 26 avril 1248, le Roi Saint Louis fait consacrer la Sainte-Chapelle, bâtie sur l'Île de la Cité, par l'Archevêque Eudes de Tusculum Légat du Pape Innocent IV et Mgr Philippe Berruyer archevêque de Bourges en présence des archevêques et évêques de Sens, Rouen, Laon, Soissons, Amiens, Senlis, Langres, Chartres, Orléans, Bayeux et Évreux. La Chapelle Haute est alors consacrée à la Sainte Couronne d'Épines, la Chapelle Basse est dédiée à la Sainte Vierge.

 

  • le 26 avril 1319 : naissance de Jean II le Bon.

Jean II le Bon est Roi de France de 1350 à 1364. Il est un chevalier courageux mais un piètre politique. L'un de ses deux fils Louis, otage à Londres en garantie du paiement de l'énorme rançon de 3 millions d'écus or, s'étant enfui en 1363, Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres, où il meurt en 1364. Voir les chroniques du 5 décembre sur la naissance du franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny, du 26 septembre sur son sacre et du 8 avril sur son décès.

Jean II adoubant des chevaliers, enluminure des XIVe / XVe siècles

  • le 26 avril 1336 : la montée du Mont Ventoux par Pétrarque.

Dans une lettre à son ami Francesco Dionigi da Borgo, Pétrarque affirme avoir gravi le Mont Ventoux (1909 mètres), le 26 avril 1336, accompagné de son frère et de deux amis. L'anecdote, contestée par certains, donne toutefois une « date de naissance » à l'Alpinisme, Pétrarque, Petrarca alpinista, le «père de l'alpinisme »…

  • le 26 avril 1573 : naissance de Marie de Médicis.

Marie de Médicis, née à Florence, et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, épouse le Roi Henri IV le 17 décembre 1600 à Lyon et devient reine de France de 1600 à 1610, puis reine-mère jusqu'à sa mort en 1642. Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis et de Jeanne archiduchesse d'Autriche.

Elle donne naissance à Louis XIII, Roi de France, à Élisabeth, reine d'Espagne, à Christine, duchesse de Savoie, à Nicolas, le «prince sans nom» qui meurt à l'âge de 4 ans, à Gaston, duc d'Orléans, et à Henriette, reine d'Angleterre.

Lorsqu'Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de neuf ans. En 1615, elle se rapproche de l'Espagne ce qui contrarie ouvertement les protestants, et se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Sa fille, Elisabeth, épouse l'infant Philippe IV d'Espagne et son fils, le Roi Louis XIII, épouse Anne, infante d'Espagne.

Dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, aux éditions Beau-Chesne-Croit, (Tome 3, pages 14 et 15), Jean GUIRAUD note qu'au lendemain de la mort d'Henri IV, les huguenots réunis à Saumur en 1611, se dotent d'une organisation qui est la violation flagrante de l'édit de Nantes qui leur interdit toute réunion politique : un Conseil délibératif et exécutif permanent, chargé de surveiller et de défendre les intérêts des protestants dans chacune des régions de la France. Les membres prêtent le serment du secret.

« En présence d'une pareille organisation, Marie de Médicis, par des déclarations du 24 avril et du 11 juillet 1612, rappela aux protestants l'interdiction des assemblées politiques. Ils n'en tinrent aucun compte. Le 20 novembre suivant, eut lieu leur première assemblée de cercle à La Rochelle et, les années suivantes, se réunirent les assemblées générales de Grenoble (1615), de La Rochelle (1617), d'Orthez et La Rochelle (1618-1619), de La Rochelle (1620-1621). Cette dernière donna au parti protestant une puissante organisation militaire. Elle nomma pour toutes les forces calvinistes un généralissime qui fut d'abord Bouillon, puis Rohan, et divisa la France en huit départements militaires, ayant chacun à sa tête un général en chef appartenant à la haute noblesse. »

Les réunions qui s'étaient tenues en violation de l'édit de Nantes avaient tout préparé pour la reprise des guerres de religion ; aussi, après avoir trempé dans les révoltes qui troublèrent la régence de Marie de Médicis, les huguenots rouvrirent officiellement les guerres de religion en 1620.

[…] C'est ce que fait remarquer encore M. Hanotaux : « Après avoir hésité pendant quelque temps, dit-il, le parti protestant prit la résolution extrêmement grave d'appuyer le prince de Condé (dans sa révolte contre le gouvernement de Marie de Médicis). De ce jour (27 novembre 1614), le parti protestant, reconstitué EN PARTI D'AGRESSION, rompt en visière avec la royauté. C'est donc lui qui, pour la première fois, déchire de ses propres mains l'Édit de Nantes et rouvre la période des guerres de religion ».

Le Roi Louis XIII écarte sa mère au profit du cardinal Richelieu qu'elle avait elle-même introduit. Elle meurt en 1642.

  • le 26 avril 1944 : le chef de l'Etat Philippe Pétain est accueilli triomphalement à Paris.

Plus d'un million de Français sont venus écouter le chef de l'Etat. Son voyage est un triomphe comme dans toutes les villes qu'il a visitées et qu'il va continuer à visiter avant que les Allemands le fassent prisonnier.

  • le 26 avril 1945 : le maréchal Pétain rentre à Paris et se constitue prisonnier.

Il est interné au Fort de Montrouge.

  • le 26 avril 1961 : les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller quittent le Gouvernement général d'Alger.

Les généraux Salan et Jouhaud quittent Alger pour rejoindre l'OAS ; le général Zeller s'enfuit de son côté ; le général Challe se rend aux autorités. Il est immédiatement transféré à Paris et emprisonné à la Santé. L'épuration commence ! Sont dissous : le 1er REP les 14éme et 18éme RCP et le GCPA (commandos de l'air) ; un peu plus tard, les 10éme et 25éme DP.

Se retrouvent en prison, les généraux Challe, Zeller, Gouraud, Bigot, Nicot et Petit ; les Chefs de Corps et colonels Chapelle du 1er REC, Lecomte du 14éme RCP, Masselot du 18éme RCP, le Lt-colonel Emery du GCPA, Bréchignac de la 2éme DP, les commandants Denoix de Saint-Marc du 1er REP et Robin du GCPRG. Mais aussi les Généraux Allard, ancien Commandant en Chef en Algérie, Grout de Beaufort et Faure ancien patron de la Kabylie et le Colonel Dufour ancien de la Légion, qui sont arrêtés en Europe.

Des mandats d'arrêt sont lancés contre les généraux Salan, Jouhaud et Gardy, les Colonels Godard, Lavheroy, Broizat, Gardes et Argoud. 220 officiers sont arrêtés, 114 passent en justice et 83 sont condamnés. Les Généraux Olié, Chef d'état-Major des armées, de Pouilly, commandant la place d'Oran, et Gracieux, inspecteur des Troupes Aéroportées ainsi qu'environ 1000 officiers qui n'ont pas participé au putsch, démissionnent de l'armée, par solidarité.

Jamais, dans l'Histoire de France, l'armée du pays n'a subi une telle purge !

  • le 26 avril 1986 : accident nucléaire à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en ex-URSS.

Les retombées radioactives affectent la majeure partie de l'Europe, toutefois les nuages radioactifs s'arrêtent aux frontières françaises et suisses.

Posté le 26 avril 2016 à 04h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

25 avril 2016

C’est arrivé un 25 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 25 avril 757 : le pape Etienne II meurt.

Son frère Paul Ier lui succède, c'est un cas unique dans l'histoire de l'Eglise. En butte aux Lombards qui veulent dominer l'Italie, et lui ont pris Ravenne, n'ayant pas reçu la protection de l'empereur Constantin V, Etienne II se tourne vers la Fille Aînée de l'Eglise et son Roi Pépin le Bref. Ce dernier reçoit magnifiquement le pape en 754. En 755, les Français conquièrent Pavie et les Lombards doivent rendre au Pape les territoires qu'ils lui ont pris. C'est la fameuse « Donation de Pépin » ou traité de Quierzy, qui donne naissance aux Etats pontificaux (voir la chronique du 14 avril). La France remplit là sa vocation, telle que déjà, au VIème siècle, le Pape Pélage Il la définissait:

«Ce n'est pas en vain, ce n'est pas sans une admirable disposition que la Providence a placé la catholique France aux portes de l'Italie et non loin de Rome ; c'est un rempart qu'Elle ménageait à toutes deux».

Voir les chroniques du 26 mars, 14 avril et 28 juillet.

  • le 25 avril 799 : attentat contre le pape Léon III.

L'attentat des nobles romains est dirigé par le primicier Pascal et le patricien Campulus, neveu d'Adrien Ier, pape précédent. Le jour des Litanies majeures, le Pape, à cheval, ouvre la marche d'une longue procession. Soudain, il est « assailli, roué de coups, jeté à bas de sa monture, dépouillé de ses vêtements pontificaux ». Les conjurés l'accusent de toutes sortes de vices et de crimes, de parjure, de fornication et d'adultère et lui crèvent les yeux et lui coupent la langue. Il est enfermé dans un couvent en attendant d'être jugé. Miraculeusement, Dieu le guérit et il retrouve un vue dite « 7 fois meilleure et une langue 7 fois plus éloquente ». Il parvient à s'échapper et se réfugie chez le duc de Spolète, avant de se rendre à Paderborn, en Saxe, où se trouve alors Charlemagne. Ce dernier diligente une enquête sur les accusations. Le pape, totalement blanchi est renvoyé à Rome avec une forte escorte pour le réinstaller sur le trône de Pierre.

À Noël, en 800, Léon III couronne Charlemagne empereur dans la basilique Saint-Pierre.

Il meurt le 12 juin 816 (voir la chronique du jour).

  • le 25 avril 1214 : naissance du Roi Saint-Louis.

Né le 25 avril 1214 à Poissy, l'aîné des cinq fils de Louis VIII n'a que 12 ans lors de son avènement, le 8 novembre 1226. Blanche de Castille assure la régence du Royaume. Saint Louis est le modèle du Roi chevalier, du Roi Chrétien : chevalier sans peur et sans reproche, érudit capable de discussions théologiques avec Saint Thomas d'Aquin, symbole de la Justice personnifiée dans toute l'Histoire de France, chrétien d'une charité extraordinaire qui régulièrement vient soulager les lépreux, les pauvres et indigents. L'Eglise le canonise le 11 août 1297.

Comme l'écrit Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'escalade page 143 et 144) : «Il est rare que le plus grand soit le plus saint. »

Et elle continue :

« Petit fils de Philippe Auguste, vainqueur de Bouvines, fils de Louis VIII le Lion, vainqueur des Albigeois, […] le fils de la reine Blanche est éduqué pour devenir Roi. Mais Roi au sens de premier serviteur du Christ Roi de France, au sens où la France est fille première née, choisie par le Père pour servir la Mère-Eglise, et qui plus de 700 ans auparavant a accepté ce choix. »

Il bénéficie dès sa jeunesse d'une éducation chrétienne avec sa mère alors Régente, auprès de qui il acquiert le goût de la Justice à travers le difficile équilibre entre Autorité et Charité. C'est encore elle qui lui enseigne qu'elle le préfèrerait mort à ses pieds plutôt que de les avoir coupable d'un seul péché mortel !

C'est à Saint Louis que l'on doit les premiers tribunaux d'instance, ouverts à tous. Il nomme dans toutes les provinces de Frances des représentants de la justice royale et crée le premier parlement qu'il préside lui-même à Vincennes. Il est aussi à l'origine de la libération du servage, d'une caisse d'aide pour les agriculteurs âgés, d'une multitude d'œuvres caritatives à travers tout le pays.

Sa sagesse et son esprit de justice sont tels que le pape, l'empereur demandent son intercession, même le roi d'Angleterre pour juger d'affaires interne à son royaume entre lui et ses barons. Cela ne l'empêche pas de prendre la tête des armées royales pour châtier des coupables, pour faire respecter le droit, si cela s'avère nécessaire, ou pour lutter pour la libération de la Terre Sainte, puisqu'il se croise par deux fois et meurt au cours de sa seconde croisade atteint par le typhus. (Voir les chroniques du 29 novembre des 11, 19 et 25 aout entre autres).

 

  • le 25 avril 1342 : décès du pape Benoît XII.

Pendant son pontificat il réforme l'administration pontificale, la Curie, les Ordres monastiques, dont la discipline et la ferveur dans les différents ordres religieux se sont relâchées. Dans la crainte d'une intervention armée de l'empereur Louis de Bavière, allié de l'Angleterre, le pape se fait édifier un palais fortifié à Avignon.

  • le 25 avril 1450 : assassinat de Gilles de Bretagne.
Gilles de Bretagne, frère du duc François Ier de Bretagne, est assassiné en prison alors qu'il devait être libéré depuis un an. Enfermé depuis 1446, pour avoir proposé ses services au roi d'Angleterre, il est étranglé dans sa cellule le 24 avril 1450 par Olivier de Méel. Ce dernier et ses complices sont exécutés l'année suivante sur ordre de Pierre II de Bretagne.
  • le 25 avril 1707 : bataille d'Almanza.

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne. Une armée austro-anglo-hollando-portugaise est battue par une armée franco-espagnole près d'Almansa, en Espagne. Les coalisés perdent 5 000 hommes et 12 000 prisonniers. L'armée franco-espagnole des bourbons exploite cette victoire en conquérant les villes du royaume de Valence, hostile au règne de Philippe V sur l'Espagne.

  • le 25 avril 1747 : décès du chirurgien François Gigot de Lapeyronie.

François Gigot de Lapeyronie, de l'atelier de Hyacinthe Rigaud, 1743

François Gigot de Lapeyronie, né à Montpellier le 15 janvier 1678 et mort à Versailles le 25 avril 1747, est un chirurgien français. En 1704, il participe comme chirurgien militaire à la campagne du maréchal de Villars contre les camisards. À la mort de Mareschal en 1736, Lapeyronie devient le premier chirurgien et confident du Roi Louis XV, et chef de la chirurgie du Royaume. Il est ainsi sans doute à l'origine de l'ordonnance royale du 23 avril 1743, qui sépare définitivement les chirurgiens des barbiers. Il est également élu membre de l'Académie royale des sciences en 1731, puis président de l'Académie royale de chirurgie de 1736 à 1747.L'hôtel Saint-Côme à Montpellier, actuel siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier est construit à partir de fonds légués par François de Lapeyronie.

  • le 25 avril 1792 : première exécution par la guillotine, sur la place de Grève, actuelle place de l'Hôtel-de-Ville à Paris.

Voir la chronique du 28 novembre.

  • le 25 avril 1802 : amnistie des émigrés français.

Un Sénatus-consulte accorde l'amnistie aux émigrés "qui figurent encore sur la liste" (sauf pour 1000 des plus compromis d'entre eux) en l'honneur de la paix s'ils reviennent au plus tard le 1er vendémiaire an XI. Fouché fait préciser qu'ils ne pourront pas mettre en litige la dévolution de leurs biens en leur absence. La révolution « mère généreuse » consent à amnistier ceux qui ont pris les armes pour défendre leur droits les plus fondamentaux : la liberté religieuse, la liberté de pensée et de défendre leur Roi, la propriété privée etc.

  • le 25 avril 1830 : les reliques de saint Vincent de Paul sont transférées rue de Sèvres, à Paris, dans la chapelle des Lazaristes.
    • le 25 avril 1841: Mayotte devient française.

La France prend l'avantage sur les Britanniques dans la course à la colonisation des îles dans l'océan Indien. Mayotte a le statut de colonie alors que les autres îles des Comores passent sous protectorat français en 1886.

  • le 25 avril 1859 : début des travaux du canal de Suez.

Trois ans après la fondation de la Compagnie Universelle du canal maritime de Suez par l'entrepreneur français Ferdinand de Lesseps, les travaux de construction du canal débutent. Il faut dix ans pour construire ce gigantesque ouvrage long de 193,3 km, d'une largeur de 280 m à 345 m et profond de 22,5 m. (cf. la chronique du 17 novembre).

  • le 25 avril 1879 : Jules Ferry et les Jésuites.

Ce libre penseur et franc maçon s'installe au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts. Immédiatement il s'attaque à la Compagnie de Jésus.

« Oui, c'est à elle [la Compagnie de Jésus], messieurs que nous voulons arracher l'âme de la jeunesse française. »

Et ce sera la fermeture de 261 couvents et l'expulsion de 5643 religieux. Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l'intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126 et 127) ; il souligne aussi :

« Un an avant, le 20 avril 1878, le Vénérable Frère de Hérédia à la loge L'étoile polaire du Grand Orient de France, déclare : « Ce qu'il faut conquérir avant tout, c'est la femme, parce qu'elle est la dernière forteresse que l'esprit d'obscurantisme, la religion, oppose au progrès humain. »

  • le 25 avril 1915 : début du débarquement de Gallipoli.

La bataille des Dardanelles commence. En deux jours 75 000 soldats alliés débarquent. Mais l'ennemi étant au courant, l'effet de surprise ne joue pas. En décembre les survivants commencent à être évacués jusqu'au 9 janvier 1916. C'est l'échec total d'une opération avec 200 000 morts et blessés alliés, contre environ 70 000 turcs.

  • le 25 avril 1945 : le Maréchal Pétain rejoint la frontière franco suisse.

Le maréchal gagne la Suisse et se présente volontairement au poste frontière de Vallorbe, pour répondre de ses actes. Il est aussitôt emprisonné.

Posté le 25 avril 2016 à 04h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

24 avril 2016

A Pellevoisin, la Vierge Marie est apparue 15 fois

De Cotignac 500 :

A Pellevoisin, la Vierge Marie est apparue 15 fois à une jeune femme mourante pour lui annoncer sa guérison et lui demander de prier pour la France.

En 1876, Marie apparaît à Pellevoisin (Indre) à Estelle Faguette, une jeune femme atteinte de péritonite tuberculeuse en fin de vie, et lui annonce sa guérison qui deviendra effective à la cinquième apparition. Elle lui présente ensuite le scapulaire du Sacré-Cœur et lui demande de le faire connaître. Elle lui annonce enfin que la France souffrira et l’invite au calme et à la prière.

Peu avant que les relations entre l’Église et l’État ne traversent une période critique en France (Lois Ferry, expulsion des congrégations enseignantes etc.), la Vierge Marie apparaît à Pellevoisin en 1876. C’est alors la dernière des grandes apparitions mariales du XIXème siècle, après la Rue du Bac (1830), la Salette (1846), Lourdes (1858), et Pontmain (1871) : apparitions qui dessinent - selon certains - le « M » de Marie sur la France.

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Estelle Faguette, servante depuis 1865 chez la comtesse de La Rochefoucauld, est atteinte d’une maladie incurable. Elle écrit avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge, lui demandant d’intercéder auprès de son divin Fils pour sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Depuis sa jeunesse à Paris, où elle a été enfant de Marie, Estelle nourrit pour la Vierge une grande dévotion, mais trois médecins la disent condamnée, la famille de La Rochefoucauld rentre à Paris sans elle et on commence déjà à organiser ses obsèques…

Mais de février à décembre 1876, la Vierge Marie répond à la lettre de la jeune femme par quinze apparitions dans la maison de ses parents, au cours desquelles elle remercie Estelle de sa démarche, l’éduque à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde.

Marie se présente comme la « toute miséricordieuse ». Notons que c’est le seul endroit connu où elle se nomme ainsi (on comprend dès lors que Pellevoisin, en cette année de la Miséricorde, soit sanctuaire de la miséricorde et Porte Sainte pour le diocèse de Bourges). Au cours de la cinquième apparition, Marie va obtenir de son Fils la guérison d’Estelle, le 19 février 1876.

Lors de sa neuvième apparition, elle révèle à la jeune femme de 32 ans sa mission : faire connaître et diffuser le scapulaire du Sacré-Cœur. Estelle raconte : « La Vierge me dit : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts ; qu’ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine… J’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé tout de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion », et « C’est ici que je serai honorée. » »

Marie nous invite ainsi à revenir au message de Paray-le-Monial mais elle l’enrichit par un geste concret : pratiquer la dévotion en portant le scapulaire qui représente d’un côté le Cœur du Christ et de l’autre l’image de Marie. On retrouve la dévotion aux deux Cœurs si chère à saint Jean Eudes (qui sera sans doute bientôt proclamé « Docteur de l’Église »).

Marie va aussi inviter à prier pour les pécheurs : « Son Cœur (celui de son Fils) a tant d’amour pour le mien qu’il ne peut refuser mes demandes. Par moi, il touchera les cœurs les plus endurcis. » « Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. » (Septième apparition)

Marie veut enfin que nous priions tout particulièrement pour l’Église et pour la France : « Je tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France… La France, que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre… La France souffrira… Courage et confiance. »(Onzième apparition)

Nous comprenons ainsi, en ces temps troublés, combien il est important que nous prions pour l’Église, pour la France, pour le monde entier, et pour cela que nous venions aussi en pèlerinage à Pellevoisin pour obtenir les grâces dont nous avons besoin (piété, salut, confiance, conversion, santé etc.).

Il est important surtout que nous refassions notre consécration au Sacré-Cœur et que nous portions le scapulaire pour être agréable à Marie et réparer les outrages que son Fils reçoit dans le sacrement de son Amour. (Quinzième et dernière apparition)

Définitivement guérie, Estelle Faguette dépose à l’église paroissiale un ex-voto de reconnaissance, le 30 avril 1876, comme la Vierge le lui a demandé. « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière. » Elle reprend son humble travail, dans la discrétion, et sera reçue dans le tiers-ordre dominicain à 80 ans.

Dès 1877, l’archevêque de Bourges autorise le Culte public à Notre-Dame de Pellevoisin « Mère toute miséricordieuse », et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle où les pèlerins affluent. Le pèlerinage reçoit une indulgence plénière du pape Léon XIII en 1892. L’année suivante, un monastère de Dominicaines s’installe près de la chapelle pour accueillir les pèlerins. En avril 1900, Léon XIII reconnaît officiellement le scapulaire du Sacré Cœur tel qu’Estelle l’a vu porté par la Vierge Marie et encourage tous les fidèles qui le désirent à le porter.

Estelle meurt à 86 ans le 23 août 1929. Sur sa tombe figurent deux mots que lui a transmis la Sainte Vierge : « Sois simple. »

La guérison d'Estelle a été officiellement déclarée miraculeuse le 8 septembre 1983 par Mgr Paul Vignancour, alors archevêque de Bourges. Cette déclaration fait suite à tous les actes favorables et marques de bienveillance des souverains pontifes et des archevêques de Bourges à l'égard de Pellevoisin depuis plus d'un siècle.

Frère Jean-Emmanuel de Gabory, recteur du sanctuaire

Posté le 24 avril 2016 à 10h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal F och)

Alors rappelons-nous :

  • le 24 avril 858 : élection du pape Nicolas Ier le Grand.

Il est élu pape, à la mort de Benoît III, grâce à l'appui de l'empereur Louis II. Pendant son pontificat, il s'impose comme patriarche d'Occident et s'immisce dans les querelles d'autorité du patriarcat de Constantinople. Il fait figure d'autorité morale : à ce titre, Charles le Chauve requiert son arbitrage quand son frère Louis le Germanique envahit la France. Il est considéré comme le premier pape à avoir revendiqué la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial.

  • le 24 avril 1581 : mariage du Roi de France, François II, avec la reine d'Ecosse, Marie Stuart.

Le Roi de France devient ainsi roi consort d'Ecosse. Voir les chroniques du 19 janvier, 18 septembre et 5 décembre.

  • le 24 avril 1581 : naissance de saint Vincent Depaul.

Né en 1580, dans une modeste famille de paysans des Landes, Vincent Depaul est ordonné prêtre très jeune, en 1600, à vingt ans, par l'évêque de Périgueux. Revenant de Marseille par la mer il est capturé par les Maures et réduit en esclavage à Tunis. Un Français qui a renié sa foi le rachète. En un an il convertit une des trois femmes de l'apostat ; cette dernière reproche avec tant de force l'apostasie à son mari, qu'il décide de retourner en France avec saint Vincent. Nommé en 1610 aumônier ordinaire de la reine Margot, il arrive à la cour de France, où il rencontre le cardinal Pierre de Bérulle, qu'il choisit pour directeur spirituel. Le cardinal le fait nommer curé de Clichy. La ferveur paroissiale est telle que les Parisiens appellent ses paroissiens les « anges de Clichy ». Monsieur Vincent est déjà décidé à se vouer au service des pauvres, en accomplissement d'un vœu qu'il avait résolu pour délivrer un malheureux théologien assailli de tentations contre la foi.
Monsieur Vincent fonde en 1617 à Châtillon-les-Dombes, où il est curé, ses premières Confréries de la Charité afin de secourir les plus pauvres et les malades. Il y a alors beaucoup à faire, car le fanatisme huguenot a saccagé un grand nombre d'églises et d'abbayes, auxquelles étaient attachés les vieilles institutions hospitalières : hospices, maladreries, léproseries, désormais ruinées et abandonnées. En 1619, la rencontre de saint François de Sales est pour lui une révélation de la bonté de notre Père céleste. Nommé aumônier général des galères, il porte secours aux esclaves.
« Si suave était la bonté de Monsieur de Genève, écrira-t-il, que je répétais en moi-même : " Combien grande est la bonté divine ! Mon Dieu, que vous êtes bon ! Mon Dieu, que vous êtes bon, puisque Monseigneur de Sales, votre créature, est lui-même rempli de tant de bonté ! " »

Saint Vincent présente les Dames de l'Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, à la reine Anne d'Autriche. Tableau de frère André, religieux dominicain, dans l'église de sainte Marguerite à Paris, XVIIIe siècle.

 

Le 17 avril 1625, la Congrégation des prêtres de la Mission est fondée, et à la mort de saint Vincent, en 1660, ses membres, les " lazaristes ", comptent déjà plus de huit cents " missions ", dans les diocèses de France et en pays étrangers. (…)
Mme de Gondi assure l'entretien des ecclésiastiques :
« qui iront de village en village, aux dépens de leur bourse commune, prêcher, instruire le pauvre peuple des campagnes qui demeure comme abandonné. Lesdits ecclésiastiques s'interdiront de s'occuper de ceux qui habitent dans les villes, et qui ont pour les catéchiser et les prêcher quantité de docteurs et religieux. Ils renonceront expressément à leurs bénéfices, charges et dignités de l'Église ; vivront en commun sous l'obéissance dudit sieur Depaul. »
Saint Vincent Depaul fonde avec sainte Louise de Marillac en 1632, la compagnie des Filles de la Charité, qui se consacrent totalement à Notre-Seigneur dans le service de ses pauvres.
« Vous avez pour monastère les maisons des malades, leur disait Monsieur Vincent ; pour cellule, votre chambre de louage ; pour chapelle, l'église paroissiale ; pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. 
Le 14 mai 1643, jour de l'Ascension, il assiste le Roi Louis XIII rendant son âme à Dieu. Dès le lendemain, il écrit à l'un de ses confrères :
« Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. »
Anne d'Autriche le fait entrer au Conseil de Conscience, lequel règle toutes les affaires ecclésiastiques du royaume, et décide notamment du choix des évêques et des abbés.
Le 27 septembre, il s'endort paisiblement en invoquant le saint Nom de Jésus, à Paris, dans la Maison-mère de la Congrégation Lazariste, à l'heure même où, depuis quarante ans, il se lève pour faire oraison. Canonisé par Clément XII en 1737, le Pape Léon XIII le déclare patron spécial de toutes les œuvres de charité catholique.

Châsse de saint Vincent de Paul

  • le 24 avril 1585 : élection du pape Sixte V.

Felice Peretti est un prédicateur franciscain membre de l'Inquisition. Sacré évêque de Sant' Agata dei Goti puis de Fermo, il est ensuite élu pape la mort de Grégoire XIII sous le nom de Sixte V en hommage à Sixte IV, autre pape franciscain.

 

  • le 24 avril 1611 : le Collège romain confirme au cardinal Bellarmin que les observations de Galilée sont exactes.

Voir les chroniques du 12 avril et du 22 juin.

  • le 24 avril 1617 : Louis XIII prend le pouvoir par la force.

Sa mère, Marie de Médicis, est alors Régente mais elle ne donne pas le pouvoir au Roi devenu majeur. Louis XIII ordonne l'assassinat du favori de sa mère, Concino Concini, exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de Roi, aidé par le Cardinal de Richelieu.

  • le 24 avril 1629 : Traité de Suse.
Les Rois de France Louis XIII et d'Angleterre Charles Ier tentent de mettre fin à la guerre dans le nouveau monde. En 1627, sans déclaration de guerre, les Anglais attaquent les établissements français du Canada et saisissent des vaisseaux de commerce français, ce qui engendre un conflit, auquel le traité de Suze, du 24 avril 1629, devait mettre un terme. Mais une expédition anglaise, dirigée par les frères Kirke, s'empare de Québec le 19 juillet 1629, près de trois mois après la conclusion de la paix. Les négociations se poursuivent jusqu'à la conclusion du traité de Saint-Germain-en-Laye, le 29 mars 1632.

(Cf. les chroniques du 5 décembre et des 1 (sur Samuel Champlain) et 29 mars, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

Pour plus de détails, lire : Histoire générale et raisonnée de la diplomatie française, (tome 2, page 489 et suivantes) de Gaëtan de Raxis de Flassan.
  • le 24 avril 1849 : expédition de Rome.

Le corps expéditionnaire français du général Oudinot, chargé de rétablir Pie IX sur son trône, débarque à Civitavecchia.

  • le 24 avril 1849 : naissance de Joseph Gallieni, maréchal de France.

Après la guerre de 70, Gallieni part coloniser l'île de la Réunion. A partir de 1886, il devient gouverneur du Soudan français. Rentré en France avec le grade de colonel, il repart en Indochine et organise l'administration au sein du pays. Il est envoyé à Madagascar avec la même mission. En 1914, il devient gouverneur militaire de Paris et défend la ville contre les Allemands.

  • le 24 avril 1856 : naissance de Philippe Pétain, maréchal de France.

Chef militaire durant la grande guerre, "vainqueur défensif de Verdun", généralissime des armées françaises, ministre de la Guerre, ambassadeur de France à Madrid, membre de l'Académie française, l'assemblée du Front populaire, responsable de la débâcle de 1940, lui vote les pleins pouvoirs avant de fuir devant les Nazis. Lui, instaure l'Etat français et sa « Révolution nationale » que Maurras qualifie « de divine surprise ». Après la guerre, il est condamné à mort, De Gaulle commue la sentence en réclusion à perpétuité. Il meurt le 23 juillet 1951.

Il faut noter que si l'indignité nationale lui retirait sa place à l'Académie française, de par les statuts de cette dernière, cette place n'est réoccupée qu'après la mort du maréchal.

  • le 24 avril 1915 : début du génocide des Arméniens par la Turquie.

Le premier génocide du XXème siècle fait plus de 1 500 000 morts. Ce génocide vise à maîtriser le territoire de l'Arménie mais aussi à exterminer des chrétiens pour assurer l'unité islamique de l'empire ottoman. Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre aux cellules de Jeunes Turcs :

«Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici.»

Ce sont à peu près les mêmes ordres qui ont été donné à Turreau et à ses colonnes infernales pour exterminer la Vendée et ses habitants. La république reconnaît ce génocide commis par les Turcs, mais refuse de reconnaître ses propres crimes.

  • le 24 avril 1986: décès de Wallis Simpson, duchesse de Windsor.

Wallis Simpson, devenue duchesse de Windsor par son mariage avec l'ex-roi du Royaume-Uni et empereur des Indes Édouard VIII, lègue sa fortune à l'Institut Pasteur à Paris. Tous les Britanniques ne sont pas perfides…d'autant qu'elle était américaine d'origine !

 

Posté le 24 avril 2016 à 04h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

23 avril 2016

Le gouvernement se souvient qu'il doit célébrer Jeanne d'Arc

Jeanne-d_arc-823Invité par le maire LR d'Orléans, Olivier Carré, le ministre de l'Économie et des Finances présidera le 8 mai les fêtes orléanaises célébrant Jeanne d'Arc. Une première pour un membre du gouvernement depuis... 2008 avec Rachida Dati, qui remplaçait Nicolas Sarkozy ayant décliné l'invitation du maire. Le cabinet d'Emmanuel Macron a défendu toute manoeuvre politique de la part du ministre.

«Il a été invité par le maire d'Orléans, dans le cadre d'une fête. Et, il a accepté, c'est tout». «Il a accepté, car le 8 mai est une fête nationale. Si l'on fête la fin de la seconde guerre mondiale, on célèbre aussi la libération de la France par Jeanne d'Arc. Une figure nationale.» «Si Emmanuel Macron est convié à cette fête, c'est pour redonner du sens à notre histoire. Il ne faut pas laisser Jeanne d'Arc au Front National. Il pourra lors de ces fêtes s'exprimer sur notre histoire et ses racines.»

Pour mémoire, la loi du 10 juillet 1920 est toujours en vigueur :

Art. 1er. – La république française célèbre annuellement la fête Jeanne d’Arc, fête du patriotisme.
Art. 2. – Cette fête sera a lieu le deuxième dimanche de mai, jour anniversaire de la délivrance d’Orléans.

Art. 3. – Il sera élevé en l’honneur de Jeanne d’Arc, sur la place de Rouen, où elle a été brûlée vive, un monument avec cette inscription :

A Jeanne d’Arc
LE PEUPLE FRANÇAIS RECONNAISSANT

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat. Fait à Rambouillet, le 10 juillet 1920.

Posté le 23 avril 2016 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 avril...

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 23 avril 1464 : naissance de sainte Jeanne de France, reine de France, première épouse de Louis XII.

Jeanne de France, née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, morte le 4 février 1505 à Bourges, est la seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle devient duchesse d'Orléans puisqu'elle est mariée à l'âge de douze ans à Louis d'Orléans. Devenu Roi, ce dernier fait annuler le mariage, lequel n'a jamais été consommé. Elle vit saintement et fonde à Bourges l'ordre monastique de l'Annonciade. Elle est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV et canonisée le 28 mai 1950 par le pape Pie XII.

  • le 23 avril 1718 : le pape Clément XI institue l'Académie pontificale de théologie, à Rome.

Dans une lettre du jour, le pape Clément XI institue canoniquement l'Académie pontificale de théologie qu'il comble de privilèges. Elle devient, selon les mots de Jean-Paul II :

«le siège des disciplines sacrées et nourrisse les nobles esprits, et que, comme une source, elle produise des fruits abondants pour la cause catholique ».

  • le 23 avril 1813 : naissance du Bienheureux Frédéric Ozanam, historien et essayiste français, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Antoine-Frédéric Ozanam est un historien et essayiste catholique français et professeur de littérature étrangère à la Sorbonne. Il est le fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dont l'œuvre a un triple but : exercer la charité chrétienne envers les pauvres, préserver moralement les jeunes gens contre « les tentations du monde » et fortifier leur foi, enfin faire une action à caractère social.

«La question qui agite aujourd'hui le monde autour de nous [...] est une question sociale ; c'est la lutte de ceux qui n'ont rien et de ceux qui ont trop ; c'est le choc violent de l'opulence et de la pauvreté qui fait trembler le sol sous nos pas. »

Il est à l'origine des conférences de carême à Notre-Dame de Paris avec des prédicateurs prestigieux. Ces conférences ont lieu pour la première fois au carême 1834. En 1835, prêchées par Lacordaire, elles obtiennent un immense succès. Le pape Jean-Paul II le béatifie le 22 août 1997.

  • le 23 avril 1848 : première élection au suffrage universel masculin en France : élection de l'Assemblée constituante.

Suite à la Révolution de février 1848 et l'abdication de Louis Philippe, le suffrage universel est proclamé le 2 mars 1848. Tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Encore un mensonge colporté par les livres d'histoire depuis la III république. Renée Casin dans son livre, Les Catholiques et la révolution française, note que le suffrage universel existe sous l'ancien régime et est la norme la plus courante. (*) C'est la révolution, bourgeoise et anti populaire dans son origine qui supprime ce droit et cette liberté, surtout quand les premiers votes élisent des royalistes ! Sous la Monarchie, même les femmes peuvent voter quand elles ont le statut de chef de famille, droit que la république ne leur accorde qu'en 1945.

(*) Aux Editions Résiac ; pages 24, 25, 135.

  • le 23 avril 1860 : référendum populaire à Nice et en Savoie.

Ce référendum approuve le Traité de Turin par lequel la Savoie et Nice passent de la Maison de Savoie à la France. La chambre de Turin ratifie ce vote en mai ; la France le ratifie à son tour le 12 juin et prend officiellement possession du territoire le 14 juin. Le lendemain, un décret impérial crée les deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.

  • le 23 avril 1904 : les États-Unis achètent à la France la concession du canal de Panama.

L'ingénieur en chef du chantier de Panama, Philippe Bunau-Varilla, qui a racheté la compagnie de Lesseps suite à sa faillite du 4 février 1889, tente de poursuivre les travaux malgré ses faibles finances. Il sollicite les États-Unis, à qui il décide de céder les droits d'exploitation et de construction du canal de Panama, ainsi que le contrôle de la zone autour de celui-ci, contre 40 millions de dollars. Signé le 18 novembre 1903 ; ce traité prend effet le 23 avril 1904.

Il accorde alors aux États-Unis les droits perpétuels sur le canal et sur une double bande de huit kilomètres de chaque côté du canal contre une somme de 10 millions de dollars et d'une rente annuelle de 250 000 dollars pour la jeune république de Panama dont aucune autorité n'a signé le texte !

  • le 23 avril 1941 : la Sûreté générale prend l'appellation de «Police nationale».

Nouveau nom donné à cette administration par le régime de Vichy par la loi de ce jour.

  • le 23 avril 1961 : les généraux parlent sur le Forum d'Alger.

100 000 algérois sont sur l'esplanade du Forum le 23 avril pour les écouter.

Le service d'ordre à du mal à contenir la joie de la foule.

  • le 23 avril 1979 : rappel des évêques de France sur l'avortement.

A l'approche du réexamen de la loi Veil les évêques de France redisent que «l'avortement est la suppression d'un être humain, un acte de mort, une faute grave.»

  • le 23 avril 1989 : Marie-Catherine de Saint-Augustin proclamée Bienheureuse par Jean Paul II.

Catherine de Longpré, le née 3 mai 1632 et décédée le 8 mai 1668, appelée mère Marie-Catherine de Saint-Augustin, est une religieuse française qui dévoue sa vie entière à l'évangélisation du Canada.

Entrée chez les Augustines de Bayeux en 1646, elle part vers le Canada le 16 août 1648. Ayant attrapé la peste pendant le voyage, elle guérit miraculeusement suite à une intercession de la Vierge Marie. Infirmière, économe, maîtresse des novices, directrice de l'Hôtel-Dieu de Québec, elle se voue entièrement aux malades et les gens appauvris. Elle meurt le 8 mai 1668 à l'Hôtel-Dieu de Québec de la tuberculose. Jean-Paul II la proclame vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989. Elle est fêtée le 8 mai.

Posté le 23 avril 2016 à 05h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

22 avril 2016

Face à la propagande, la capacité de résistance des Français

Reynald Sécher est interrogé dans L'Action française 2000. Extrait :

Verdun_couverture_france_1"Les Français s’intéressent-ils à cette période tragique que sont les guerres de Vendée ? S’interrogent-ils sur les pratiques des “héros” républicains, aux méthodes desquels ressemblent étrangement celles de l’État islamique ?

Le grand public est de moins en moins dupe de ce qui se passe et notamment de la manipulation, notamment historique, dont il est l’objet. En règle générale, on a trop tendance à considérer que l’homme actuel est moins bien formé qu’hier. Je ne suis pas si sûr que ce soit aussi vrai. Chaque année, je fais une fois ou deux le tour de la France grâce aux conférences et aux signatures : en trente ans, j’ai vu évoluer le public qui est devenu plus critique, plus analytique, plus synthétique et surtout plus curieux au sens noble du terme. Regardez sur Internet les échanges au sujet de la Vendée et du génocide : c’est extraordinaire. Nos politiques, pour des raisons idéologiques, ont voulu réduire l’ école à une structure de propagande. Regardez ce qui se passe et la capacité de résistance et de réaction de nos concitoyens qui se traduit, entre autres, par la multiplication des écoles hors contrat, le développement incroyable de l’enseignement parallèle. Votre question est bouleversante mais elle correspond à une réalité perçue par nos contemporains qui n’hésitent plus à le dire."

Le succès des ouvrages de Reynald Sécher est également un signe de cette résistance culturelle.

Posté le 22 avril 2016 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 22 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 22 avril 296 : décès du pape Caius.

Saint Caïus, né en Dalmatie, évêque de Rome du 12 décembre 283 à sa mort le 22 avril 296 comme martyr. Il fait partie des 33 premiers papes qui donnent leur vie pour témoigner de leur foi.

  • le 22 avril 536 : décès du pape saint Agapet Ier.

Agapet 1er est un pape canonisé, qui toutefois est peu connu.

  • le 22 avril 1073 : élection du pape Grégoire VII.

Hildebrand, moine toscan de 50 ans, conseiller de plusieurs papes, devient pape à son tour sous le nom de Grégoire VII.

Son pontificat est marqué par la réforme grégorienne et la querelle des investitures qui ont accru considérablement le pouvoir de la papauté. Le pape n'est plus soumis à l'empereur, et le Saint-Siège se retrouve à la tête d'États vassaux qui lui versent un cens annuel : les principautés normandes d'Italie du sud, le comté de la marche d'Espagne au sud de la France, le comté du Viennois en Provence, et les principautés situées à l'est, dans les régions des côtes dalmates, en Hongrie et en Pologne.

  • le 22 avril 1370 : pose de la première pierre de la forteresse de la Bastille.

La Bastille était une forteresse élevée sur l'actuelle place de la Bastille à Paris. Sa fonction initiale est de défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l'est de Paris devenus plus vulnérables. C'est alors un véritable château-fort et un arsenal, où ses fossés ont huit mètres de profondeur. Sa construction s'étend de 1370 à 1383. Par la suite, elle sert également de prison d'Etat sous le règne de Louis XI ainsi que de coffre-fort et lieu de réception sous celui de François 1er.

Le cardinal de Richelieu la transforme en prison d'État. C'est une prison plutôt confortable pour les personnes de qualité (nobles, grands bourgeois) qui disposent de grandes pièces avec repas fins et d'un domestique. Quand elle est prise d'assaut, le 14 juillet 1789, par des émeutiers, payés par le duc d'Orléans, c'est dû à la bêtise et la faiblesse du gouverneur de Launay ; lequel finit la tête sur une pique. On y trouve 4 escrocs et 3 fous. Même Sade n'y est plus. Comme symbole de « l'arbitraire royal » on peut trouver mieux ! Elle est démolie à partir du 16 juillet 1789 par un entrepreneur privé.

  • le 22 avril 1541 : Saint Ignace de Loyola est élu "Supérieur Général" de la Compagnie de Jésus.

A l'issue Saint Ignace de Loyola et ses compagnons font profession de foi à St Paul-hors les murs, à Rome.

  • le 22 avril 1643 : le Roi Louis XIII reçoit le viatique.
  • le 22 avril 1757 : la Société royale des Sciences et des Arts de Metz est fondée.
  • le 22 avril 1793 : les Républicains de Gauvilliers sont écrasés par Bonchamps à Beaupréau.

Ils laissent plus de 1000 Bleus sur le terrain.

  • le 22 avril 1915 : première utilisation de gaz asphyxiants.

C'est à Ypres en Belgique que les Allemands utilisent une nouvelle arme: des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés utilisent au début de lunettes et de tampons, puis des masques respiratoires. Cette arme toxique, mal maîtrisée car dépendant des vents se retourne de nombreuses fois contre ses utilisateurs. Elle tue près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Elle avait été interdite par la déclaration de la Haye de 1899, puis plus récemment par le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

une attaque au gaz

  • le 22 avril 1961 : Putsch d'Alger.

Le général Challe s'adresse à l'armée française à la radio d'Alger, lui enjoignant de ne plus suivre les ordres du gouvernement. La population d'Alger apprend par un message lu à la radio que "l'armée a pris le contrôle de l'Algérie et du Sahara". Des parachutistes marchent sur Alger, s'emparent de l'hôtel de ville et du dépôt d'armes.

«Je suis à Alger avec ZELLER et JOUHAUD et en liaison avec le Général SALAN, pour tenir notre serment, le serment de l'armée de garder l'Algérie, pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d'abandon s'apprête à livrer les départements d'Algérie à la rébellion. Voulez-vous que Mers-El-Kébir et Alger soient demain des bases soviétiques ? Je sais quels sont votre courage, votre fierté et votre discipline. L'armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n'auront pas d'autre but.»

Le conseil des ministres institue l'état d'urgence et décide de déférer à la Justice militaire les chefs de la mutinerie. A Paris, la police arrête le général Faure, 6 autres officiers plus quelques civils.

Au soir du 22 avril, CHALLE dispose des forces suivantes :

  • A ALGER: du 1er REP, commandés par le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc ; du 1er REC, commandés par le colonel de La Chapelle ; du 5ème REI, commandés par le commandant Camelin ; du 2ème REP, entraînés par leurs capitaines et leur commandant ; des 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs parachutistes des colonels Lecomte et Masselot; du groupement de commandos de parachutistes du commandant Robin ; du commando de l'air du Lieutenant-colonel Émery.
  • A ORAN : des 2ème et 5 ème RCI, de la 13ème DBLE, du 1er CUIRASSIERS et 6ème RCA stationné à Mostaganem.
  • A CONSTANTIN : des 9ème RCP du Colonel Brechignac, 13ème DRAGONS, 2ème et 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbinet.

Les unités qui rallieront le mouvement ensuite sont:

  • le 27ème Dragons du Colonel Puga ;
  • le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens ;
  • le 1er Régiment d'Infanterie de Marine du Commandant Lousteau ;
  • le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir ;
  • le 94ème RI du Colonel Parizot ;
  • le 1er RCP du Colonel Plassard ; 
  • la harka du Commandant Guizien, basée à Edgar-Quinet, village situé au pied de l'Aurès. (Au lendemain du cessez-le-feu, un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.)

« L'Honneur est-il dans l'obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d'abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J'ai choisi selon ma conscience. J'ai accepté de tout perdre, et j'ai tout  perdu. […] Je connais des réussites qui me font vomir. J'ai échoué, mais l'homme au fond de moi a été vivifié ». (Hélie Denoix de Saint-Marc, dans L'aventure et l'espérance)

Posté le 22 avril 2016 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

21 avril 2016

C’est arrivé un 21 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 21 avril 1073 : décès du pape Alexandre II.

Anselme de Lucques est élu pape le 30 septembre 1061 sous le nom d'Alexandre II à la mort de Nicolas II. L'impératrice Agnès, régente pour son jeune fils Henri IV, fait élire en l'absence de tout cardinal, un antipape, qui prend le nom d'Honorius II. Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme. Il appuie Guillaume le Conquérant dans la conquête de l'Angleterre en lui fournissant un étendard consacré ainsi que des reliques sacrées. Il refuse d'autoriser le divorce de l'empereur Henri IV et le force à reprendre sa femme, Berthe de Saxe. En 1063, il soutient la Reconquista espagnole.

  • le 21 avril 1146 : concile de Chartres.

Cette assemblée est convoquée à l'occasion de la deuxième croisade. Pierre le Vénérable est invité à y assister par saint Bernard, mais il ne put s'y rendre. (cf. la chronique du 31 mars).

  • le 21 avril 1407 : convention entre l'anti pape Benoît XIII et le pape Grégoire XII.

L'objectif de cette convention est d'organiser une rencontre entre Benoît XIII, et Grégoire XII à Savone, en vue de régler le Grand schisme d'Occident. Mais la rencontre n'a finalement pas lieu.

  • le 21 avril 1643 : Louis-Dieudonné est baptisé à la Sainte-Chapelle de St-Germain-en-Laye.

Le Dauphin est âgé de 5 ans. Pour la cérémonie, la chapelle du château étant trop petite c'est la cour du vieux château qui est choisie. Charles Le Brun est chargé de faire de la cour un immense théâtre. 15 jours sont nécessaires pour monter des amphithéâtres pour le public et deux grandes tribunes avec un grand voile bleu parsemé de fleurs de lys qui recouvre l'intégralité de la cour. Le cardinal Jules Mazarin est le parrain, la princesse de Condé (Charlotte-Marguerite de Montmorency) est la marraine.

Peinture Joseph Christophe 

Baptême du Dauphin dans la cour intérieure décorée

du château de Saint-Germain-en-Laye

  • le 21 avril 1699: décès de Jean Racine, écrivain français.

Né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon, Jean Racine est un célèbre poète, auteur de nombreuses tragédies classiques, membre de l'Académie française. Il est considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l'un des deux plus grands dramaturges classiques français. Le succès de sa pièce "Andromaque" lui assure la célébrité. Il écrit aussi : "Britannicus", "Bérénice", "Mithridate", "Iphigénie en Aulide" et "Phèdre". Il est aussi l'auteur d'une comédie, peu connue : "Les Plaideurs".

 

  • le 21 avril 1918 : décès du Baron rouge, à 25 ans.

Manfred von Richtofen, l'as de l'aviation allemande, est abattu à Vaux-sur-Somme en Picardie. Surnommé « le baron rouge » parce qu'il porte le titre de Baron et que son avion, un Fokker DR.I triplan, est peint en rouge, Manfred von Richtofen compte alors 78 victoires en combat. C'est un canadien, le capitaine canadien Roy Brown, qui l'aurait abattu depuis le sol.

  • le 21 avril 1928 : Aristide Briand présente un projet de traité mettant la guerre hors-la-loi.

Sans commentaire ! Ce projet amène au pacte Briand-Kellogg et 11 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale.

  • le 21 avril 1944 : le droit de vote est accordé aux femmes en France.

Enfin ! Quand on sait qu'au Moyen Age et sous la Monarchie elles en jouissaient déjà. Il suffit de relire Jean Sévillia dans Historiquement correct (éditions Perrin, p. 22).

"On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu'elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote." Pour ceux que cela intéresse l'étude de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, (éditions Stock) montre combien la position des femmes en France, sous l'influence de l'Eglise catholique est bien plus enviable qu'après la Renaissance. Voir la chronique du 23 avril.

Par ailleurs, il faut rappeler que si ce droit leur est accordé si tardivement c'est parce que la gauche et les républicains anticléricaux de la III république refusaient de le leur accorder. Plusieurs élus catholiques voient ainsi leur proposition de loi rejetée par les républicains. Pour eux, les femmes sont sous l'emprise de l'autorité de l'Eglise catholique, alors que depuis la révolution les républicains veulent en éradiquer toute trace en France. Voir la chronique du 29 avril.

  • le 21 avril 1944 : les Miliciens attaquent le maquis du Vercors.
  • le 21 avril 1961 : Putsch des généraux à Alger.

4 généraux Challe, Zeller, Jouhaud et Salan prennent le pouvoir à Alger afin de s'opposer à la politique de la métropole où malgré la victoire militaire sur le terrain l'autorité politique a décidé de brader sans condition l'Algérie, les Français et les Algériens fidèles à la France. De Gaulle assiste à une présentation de "Britannicus" à la Comédie-Française où le rejoignent le préfet de police de Paris, Papon, et le directeur de la Sûreté nationale.

  • le 21 avril 1997 : Jacques Chirac annonce qu'il dissout l'Assemblée nationale.
  • le 21 avril 2002 : résultats du premier tour des présidentielles.

Jacques Chirac (20%) et Jean-Marie Le Pen (17%) vont se retrouver au second tour, à l'issue du 1er tour des présidentielles, contre Lionel Jospin (16%) et François Bayrou (7%).

Posté le 21 avril 2016 à 05h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

20 avril 2016

C’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril 1233 : création de l'Inquisition par la bulle Ille humani generis.

L'Inquisition est un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l'héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu'est l'Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n'ont rien en commun. Cette dernière est une institution d'Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d'ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie, comme Robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière, méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l'époque qui ne s'embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l'Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l'époque l'hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l'Inquisition existent encore aujourd'hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l'extinction de l'hérésie l'inquisition perd sa raison d'être et la justice d'Etat prend le pas. Ce n'est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s'installe d'abord à Carpentras. Clément V est passé dans l'histoire pour avoir ordonné la suppression de l'ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : premier départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d'armer navires et équipages aux frais du souverain.

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.

  • le 20 avril 1744 : bataille de Villafranca, (aujourd'hui Villefranche-sur-Mer).

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, la France et l'Espagne sont opposées aux Britanniques et aux Sardes. Les armées franco-espagnoles ayant traversées le Var, le 1er avril, en vue de s'emparer du comté de Nice, livrent une bataille à Villafranca. Deux jours, les Anglo-Sardes quittent la ville à cause de leurs trop grandes pertes humaines. Les Franco-espagnols s'emparent du comté du Nice, qui va passer de main en main jusqu'à 1860 date de la seconde annexion française.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l'Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l'organisation générale de l'instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l'enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche.

Contraint par l'Assemblée, affaibli par l'échec de la fuite de Varennes de juin 1791, le Roi signe la déclaration de guerre à l'Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n'est signé que par une poignée d'officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu'il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Pierre Robinault de Saint-Régeant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides.

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L'empereur part pour l'île d'Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L'Eglise catholique a recouvré le droit d'enseigner, l'élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d'un vol dans une Eglise ou de la profanation des hosties, un sacrilège. La loi humaine se met en accord avec la loi divine.

  • le 20 avril 1828: l'explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l'Occident. C'est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens, qu'il se lance dans l'expédition. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l'académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertit à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Le pape y résume et rappelle toutes les condamnations de la maçonnerie faites par ses prédécesseurs.

Dans L'Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l'encyclique en 1913:

« Nous n'avons rien d'aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu'elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s'agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l'exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C'est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d'égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables, et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'État, même malgré eux... En outre, l'État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 

« Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l'Espagne et l'Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l'armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l'Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s'exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu'ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d'État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s'enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l'on tient tant à se cacher, c'est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d'excommunication, aux fidèles de s'agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général Boulanger a décidé de lancer l'espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1948 : au fort de Montrouge, exécution de Jean Bassompierre.

Condamné à mort le 17 janvier précédent, les souvenirs de Bassompierre, ont été rassemblés sous le titre de Frères ennemis. Extraits :

« À l'heure où j'écris ces lignes, je suis condamné à mort […]. Contre le mur, au-dessus de ma table, j'ai épinglé la photographie de la mignonne petite Maryvonne, ma filleule chérie, la fille de mon jeune frère Henri, mort pour la France. […] La vie continue, la vie triomphe de la mort, et la mort elle-même n'est qu'un passage vers la vie plus totale, plus heureuse. Je salue ce mois de mars avec joie, car c'est le mois du renouveau du printemps et celui de Pâques. Ce sera peut-être aussi pour moi celui de ma modeste « Passion » ou de ma « Résurrection ». « Que votre volonté soit faite, Seigneur, et non la mienne ! »

En attendant, grâce à Dieu et aux chaudes affections qui m'entourent, je reste confiant et serein ; jamais ma conscience ne s'est sentie aussi légère que depuis que des fers barbares alourdissent mon corps. Je profite de ces heures de loisir pour réfléchir et méditer. (p.175-177) 

Les dernières lignes :

« Je ne sais ce que l'avenir me réserve. Si Dieu me prête vie, je souhaite ne pas me laisser absorber par une vaine idéologie, mais au contraire, me consacrer aux réalités de chair et de sang : fonder un foyer, élever mes enfants, faire du bien à mon prochain, c'est-à-dire à celui que la Providence a placé à mes côtés, quel qu'il soit : aujourd'hui, mes camarades de chaîne, demain ma famille, mes amis, mes compagnons de travail, etc. Si j'étais appelé à mener quelque action collective, je m'efforcerais de la placer constamment sous le regard de Dieu, en me souvenant que la meilleure façon de faire rayonner son idéal n'est pas de le prêcher, mais d'abord de le vivre soi-même, d'être un exemple pour autrui. [...]

Je vous en supplie, mes amis si chers, mes frères d'armes, voyons nos défauts avant de voir ceux des autres. Réformons-nous avant de vouloir réformer la société. Et surtout, sachons une fois pour toutes que l'on construit dans l'Amour, non dans la Haine. Soyons semblables aux bâtisseurs de cathédrales. Retrouvons notre enthousiasme, notre Foi, ce magnifique élan et cet esprit de sacrifice que furent ceux des premiers S.O.L., ces vrais chevaliers des temps modernes. Les événements les ont dispersés sur les fronts extérieurs de Russie ou d'Afrique et sur les fronts intérieurs antagonistes. Ils n'en étaient pas moins faits de la même pâte, animés des mêmes sentiments, des mêmes aspirations et du même amour de leur sol, rêvant d'une France régénérée et glorieuse. Malgré l'atroce tragédie qui les a parfois opposés, non, mille fois non, eux non plus n'étaient pas des frères ennemis !

Depuis que j'ai écrit la première partie de ces souvenirs, la liste de nos morts s'est encore allongée. Je suis témoin qu'ils nous ont légué en partant des consignes d'amour et de pardon, celles que je vous léguerais à mon tour si je devais entreprendre le grand voyage…

Par conséquent, pas de basse vengeance personnelle, pas de contre-épuration généralisée, aveugle et sectaire ! Vous avez atrocement souffert ; c'est une raison de plus pour ne pas faire souffrir vos frères, même vos ennemis. Il faut d'urgence vider les prisons et les camps politiques. Mais gardons-nous de les remplir encore une fois, de faire de nouveaux opprimés et de nouveaux martyrs !

Que ceux d'entre nous qui ne se sentent pas capables de pardonner s'abstiennent au moins de nuire. Quant à ceux qui étouffent dans notre étroite et mesquine Europe, qu'ils gagnent ce qui reste de nos colonies ou même d'autres pays neufs. On peut se rendre utile partout sur ce globe, sans pour cela renier sa patrie.

Où que nous vivions, montrons au contraire qu'il y a encore des Français de bonne race à l'âme noble et généreuse, dignes descendants de nos chevaliers et dignes enfants de celle qui fut – et que je souhaite voir redevenir – la fille aînée de l'Église ! "(p.230-232) »

Fresnes, mars 1948.

CAM n°13237, cellule 52.

Un des frères de Jean Bassompierre, Henri, aviateur dans les Forces Françaises Libres, a trouvé la mort en 1945 au cours d'une mission en Alsace. Commentaire du P. Bruckberger dans Nous n'irons plus au bois, (p.91) :

"[Les parents de France] sont également informés que, s'ils ont deux fils et qu'il leur arrive par malheur d'en perdre glorieusement un à la guerre, il se peut qu'en surplus on leur fusille un jour le second. Charmante patrie !"

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l'évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Posté le 20 avril 2016 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

19 avril 2016

C’est arrivé un 19 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 19 avril 1054 : décès de Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg, connut comme pape sous le nom de saint Léon IX.

Léon IX réunit au début de son pontificat en avril 1049, un concile à Rome pour condamner la simonie et le nicolaïsme. Mais les prélats allemands et français ne viennent pas. Il parcourt alors la chrétienté pour défendre énergiquement sa réforme. Il est canonisé en 1087 par Victor III.

  • le 19 avril 1603 : naissance de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux, homme d'état français.

Membre du Grand Conseil en 1624, puis procureur du Roi au Châtelet en 1631, puis intendant de justice dans l'armée de Piémont en 1640 et intendant de justice en Dauphiné. Il est nommé secrétaire d'État de la Guerre par Louis XIV en 1643 sur le conseil de Mazarin.

Il est aussi le père de François Michel Le Tellier de Louvois, plus connu sous le nom de Louvois.

  • le 19 avril 1706 : victoire franco-espagnole à la bataille de Calcinato.

La bataille de Calcinato se déroule au cours de la guerre de succession d'Espagne le 19 avril 1706. L'armée franco-espagnole du duc de Vendôme écrase les Autrichiens et ne déplore que 500 morts ou blessés contre 6 000 pour l'autre camp.

  • le 19 avril 1999 : affaire des paillotes en Corse.

Un incendie détruit la paillote Chez Francis construite dans l'illégalité la plus totale en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d'Orzo au sud du golfe d'Ajaccio. L'affaire des paillotes commence.

L'incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n'assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • le 19 avril 2005 : élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui devient le pape Benoît XVI.

Joseph Ratzinger devient le premier pape allemand depuis plusieurs siècles à l'âge de 78 ans. Né le 16 avril 1927 en Haute-Bavière, ordonné prêtre le 29 juin 1951, sacré archevêque de Munich en mars 1977 et cardinal trois mois plus tard, le nouveau pape était depuis 1981 préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Il est élu après deux jours de conclave et quatre tours de scrutin.

Voir la chronique du 28 février sur les raisons de sa renonciation au Trône de Saint Pierre.

Posté le 19 avril 2016 à 05h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

18 avril 2016

C’est arrivé un 18 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 18 avril 1349 : Montpellier devient française.

Jacques III, dernier roi indépendant de Majorque, destitué en 1344, revend, pour 120.000 écus les villes de Montpellier et de Lattes à la France pour pouvoir reconstituer une armée et poursuivre sa lutte contre Pierre IV d'Aragon. Certains placent ce rachat en mai 1349. Il semblerait que l'acte de vente est signé le 18 avril 1349 à Montaut, près de Villeneuve-lès-Avignon et que l'entrée des Français date du 19 mai suivant.

  • le 18 avril 1498 : début des obsèques du Roi Charles VIII.

Le corps du Roi quitte le château d'Amboise, avec une procession de 1000 personnes transportant le cercueil pour l'abbaye de St-Denis.

  • le 18 avril 1506 : début de la construction de l'actuelle Basilique Saint Pierre de Rome sous le règne de Jules II.

En présence de 35 cardinaux, le pape Jules II, alors âgé de 63 ans, descend dans les fondations de la basilique Saint-Pierre de Rome pour bénir la première pierre de l'édifice dont il a décidé la reconstruction. La basilique est consacrée en 1626 par le pape Urbain VIII, mais les travaux s'achèvent en 1666, avec la place bordée de 284 colonnes. Les plus grands artistes de ce siècle y ont travaillé : Bramante, Giuliano de san Gallo, Fra Giocondo, Raphaël, Antonio de san Gallo, Baldassone Peruzzi, Michel Ange, Giacomo della Porta, Carlo Maderna… (Cf. les chroniques du 21 février.)

  • le 18 avril 1552 : le Roi Henri II fait son entrée solennelle dans Metz, par la porte Serpenoise, sous un dais de drap d'or.

Le Roi de France commence son « voyage d'Allemagne », la Lorraine et les Trois-Evêchés (Toul, Metz et Verdun), deviennent français. Mais Charles Quint lance une contre-offensive sur Metz (voir la chronique du 8 décembre sur Ambroise Paré et le siège de Metz). Cependant la ville, défendue par François de Guise, lui résiste.

Entrée d'Henri II dans la ville par la porte Serpenoise, musée de Metz, par Auguste Migette.

  • le 18 avril 1574 : début du siège de Saint-Lô.

Après la Saint-Barthélemy, alors que les huguenots ont déjà promis aux Anglais une partie du Royaume en échange d'une intervention militaire en France, Montgommery et Colombières s'y sont enfermés, après leur débarquement avec l'appui des Anglais à Linverville près de Coutances.

  • le 18 avril 1608 : Troisième voyage de Samuel de Champlain vers la Nouvelle-France.

Il arrive à Tadoussac le 3 juin.

  • le 18 avril 1651: Louis XIV se rend pour la première fois au Château de Versailles, simple relais de chasse.
  • le 18 avril 1756: les Français débarquent à Minorque, en dépit des obstacles semés par les Anglais dans le port.

Les compagnies de la mer, actuelles Troupes de Marine, s'emparent de l'ile de Minorque suite à une audacieuse manœuvre amphibie. Le 23 avril, après un débarquement surprise réussi et la conquête de Mahon, les Français laissent fuir les quelques navires de guerre anglais se trouvant dans le port et y trouvent aussi 10 navires marchands français capturés par ceux-ci et retenus prisonniers depuis 5 mois. Le 20 mai après une bataille navale où la Royale repousse victorieusement la Navy, la situation de la citadelle où se sont réfugiées plus de 3000 Anglais est désespérée. Le 27 juin les Français prennent une partie de la citadelle d'assaut. Le 29 juin la reddition anglaise est signée.

Siège et prise du fort Saint Philippe, Château de Versailles

  • le 18 avril 1781 : bataille de Porto Praya, victoire navale française.

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre d'indépendance de l'Amérique, entre les marines française et anglaise, près des iles du Cap-Vert.

Les Français obtiennent une victoire stratégique car le Bailli de Suffren arrive au Cap de Bonne Espérance avant l'Anglais Johnstone et renforce ainsi la garnison hollandaise, avec 500 soldats français, avant de continuer la route vers l'île de France. Cela lui permet de maintenir ouverte la route de l'océan Indien. Ce succès vaut aussi à Suffren d'être fait chef d'escadre, titre qui lui avait été refusé l'année précédente.

Bataille de Porto Praya, par Pierre-Julien Gilbert

  • le 18 avril 1791 : Louis XVI ne peut fêter Pâques comme il le désire.

A la sortie des Tuileries, la foule empêche le Roi Louis XVI de partir pour St-Cloud faire ses pâques et se confesser chez un prêtre réfractaire, ce qui le décide à la fuite et à rejoindre les unités commandées par de Bouillé, à Montmédy.

  • le 18 avril 1797 : victoire française de Neuwied, la France conquiert la rive droite du Rhin.

Le général Lazare Hoche, après avoir relevé le général Jourdan à la tête de l'Armée de Sambre-et-Meuse, lance des opérations sur le Rhin contre les forces autrichiennes, qui vont compter la perte de 3000 tués, 7000 prisonniers, 27 canons et 7 drapeaux.

 

 

  • le 18 avril 1909 : béatification de Jeanne d'Arc par Pie X.

Née le 6 janvier 1412, à Domrémy, de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, Jeanne est d'une famille de 5 enfants. Dès l'âge de 13 ans, elle entend les voix de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, alors qu'elle garde ses brebis. La France est alors en partie aux mains des Anglais, alliés des Bourguignons, le Dauphin du Royaume de France, futur Charles VII, n'est que le «roi de Bourges», doutant de sa légitimité.

En mai 1428, les voix de Jeanne lui commandent d'aller trouver le Dauphin Charles, de le faire sacrer à Reims et de l'aider à libérer le Royaume de France de l'occupation anglaise. Dès lors le miracle se produit. Son oncle la conduit chez le sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs. De là, elle se rend à Chinon, où se trouve le Dauphin qu'elle rencontre. Il lui confie sa modeste armée. Le 28 mars, à la demande du Dauphin, elle est examinée par des théologiens à Poitiers qui ne trouvent rien à dire sur son orthodoxie. Elle quitte Blois et délivre Orléans le 8 mai, puis Tours, Loches, Beaugency, Patay. Elle arrive à Auxerre le 1er juillet et entre dans Troyes le 10. La route de Reims est désormais libre ; elle obtient du Dauphin, qu'il s'y fasse couronner le 17 juillet 1429, sous le nom de Charles VII. La France retrouve alors son Roi. Mais la guerre continue. Le 22 juillet, elle prend Soissons, puis Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, Provins. Le 29 décembre, elle est anoblie par Charles VII pour les services rendus au Royaume.

Mais sa mission n'est pas terminée, après l'épopée vient le calvaire : le 23 mai 1430, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne qui la livrent le 14 juillet, contre une rançon de 10.000 francs or, à l'évêque de Beauvais, Cauchon, qui la réclame au nom du roi d'Angleterre, car elle a été prise sur son diocèse. Elle est emmenée à Rouen où Cauchon et une quarantaine de clercs, acquis à la cause de l'Angleterre, la condamnent comme :

« menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique» au terme d'un procès «le plus infâme qui ait épouvanté les hommes depuis le procès ineffable de Notre Seigneur Jésus-Christ». (Léon Bloy)

Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 24 mai 1431 en pressant un crucifix sur son cœur. Les Anglais dispersent son cœur et ses cendres dans la Seine. A la demande de sa famille, son procès est révisé 25 ans plus tard; en 1456, Jeanne est réhabilitée. En 1874, s'ouvre son procès de canonisation. Elle est béatifiée en 1909, par saint Pie X, canonisée en 1920, par Benoît XV, et proclamée patronne secondaire de la France.

« Sainte Jeanne d'Arc tu es morte en criant : « Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus ». Six fois, tu crias son nom comme pour le récompenser des cent vingt jours où tu libéras la France.

 Jeanne aide-nous à vivre de la liberté de l'Évangile afin que nous ne soyons esclaves de personne et que les peuples, les nations, et toutes les langues proclament que Jésus est Seigneur ! « Prière de Mgr. Aubry (1991)

Extrait du tome 1 du livre des Bannières

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret de Béatification de Jeanne d'Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d'Orléans :

"Vous devez dire aux Français qu¹ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d'Israël : Personne ne s'est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s'éloigne de Dieu".

(Tirés des Actes de S.S. Pie X Tome V p. 205)

L'imposant livre publié sous la direction de Mgr Touchet, évêque d'Orléans, édité après les fêtes de la béatification de Jehanne d'Arc en 1909, confirme ce texte. On découvre à la page 57 une remarque étonnante de cet évêque à propos du comportement de saint Pie X lors de ce discours. A notre connaissance, c'est la seule fois où des témoins tiennent à souligner un tel comportement dans la vie de saint Pie X. Citons Mgr Touchet :

« ...mais il importe peu de notre discours. Ce qui importe à votre attention religieuse, c'est celui que Sa Sainteté daigna nous adresser. Le pape, qui est admirablement éloquent, le prononça d'ailleurs avec une vigueur et une majesté qui ne sortiront jamais de notre mémoire. »

« ...De nos jours, plus que jamais, la force principale des mauvais, c'est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens».

...Aussi à votre retour, vénérable frère, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Eglise, qui est pour eux tous une mère très tendre, comme elle l'a été de vos pères.

Vous direz qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : «VIVE LE CHRIST QUI EST ROY DES FRANCS !»

«A CE TITRE SEULEMENT LA FRANCE EST GRANDE PARMI LES NATIONS ; À CETTE CLAUSE DIEU LA PROTÉGERA ET LA FERA LIBRE ET GLORIEUSE ; À CETTE CONDITION ON POURRA LUI APPLIQUER CE QUI, DANS LES LIVRES SAINTS, EST DIT D'ISRAËL : «QUE PERSONNE NE S'EST RENCONTRÉ QUI INSULTÂT À CE PEUPLE, SINON QUAND IL S'EST ÉLOIGNÉ DE DIEU».

«CE N'EST DONC PAS UN RÊVE QUE VOUS AVEZ ÉNONCÉ, VÉNÉRABLE FRÈRE, MAIS UNE RÉALITÉ.

«JE N'AI PAS SEULEMENT L'ESPÉRANCE, J'AI LA CERTITUDE DU PLEIN TRIOMPHE.

« ...Je suis affermi dans cette certitude... par l'intercession de Jehanne d'Arc qui, vivant dans le cœur des Français, répète aussi sans cesse au Ciel la prière : ''Grand Dieu, sauvez la France !»

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X avait une connaissance approfondie de la vraie France.

En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels étaient les vrais et seuls maîtres que nous devions suivre.

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles: «Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d'une seule et même voix : "Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !" C'était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Quand on lit : «Ce n'est pas un rêve, mais une réalité», puisse chaque Français comprendre l'importance d'un tel message. Quand on lit : «Je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude»..., ces mots prononcés par une telle bouche qui, ce jour-là parlait «avec vigueur et majesté, comme le Christ parlait», on sait vraiment qu'elle est la seule marche à suivre pour un chrétien et un Français, qu'elle est la seule vraie démarche politique qui mène au plein triomphe.

Que penser alors des maîtres, des chefs, des restaurateurs, des prétendants, des écrivains, des historiens, des journalistes, des bulletins qui oublient un tel message ? Qu'il est vraiment navrant de voir que l'on veut bien tout essayer, tout suivre, sauf le Christ Roi de France. Ne peut-on les ranger dans le camp de ceux dont le seul drapeau est : "Nous ne voulons pas qu'Il règne sur nous" ? Luc XIX, 14. Car qui n'est pas avec Lui est contre Lui. Tous ceux qui ne veulent pas de "ce titre seulement" : "Vive le Christ qui est Roi des Francs" sont dans l'erreur.

Merci à la Rome enseignante, merci au saint Pape saint Pie X de nous avoir montré "la réalité du plein triomphe". Puissions-nous en être définitivement convaincus. Puissions-nous abandonner toute autre solution. »

Tiré du tome 3 des Œuvres Episcopales, de Mgr TOUCHET cité par le blog : Sur les pas des Saints

  • le 18 avril 1942 : Pierre Laval est imposé chef du gouvernement, par l'Allemagne.

L'Acte constitutionnel n°11 crée la fonction de "chef du Gouvernement, fonction que prend immédiatement Laval en plus de ministre de l'Intérieur, des Affaires Etrangères et de l'Information.

  • le 18 avril 1945 : le général De Gaulle abroge la loi de l'Etat français du 2 novembre 1941 qui accordait des subventions aux écoles privées.
  • le 18 avril 1951 : le Traité de Paris institue la CECA.

La CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) regroupe l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ce marché commun entre en vigueur le 23 juillet 1952.

  • le 18 avril 1958 : un Comité républicain pour l'appel à De Gaulle, face à la crise algérienne, est créé à Paris.
  • le 18 avril 2008 : discours du pape Benoît XVI devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Benoît XVI est le troisième pape, Paul VI en1965 et Jean-Paul II en 1979 et 1995, à s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU. Le thème de son discours tourne autour des droits de la personne.

Posté le 18 avril 2016 à 05h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

17 avril 2016

Cotignac 500 : apparition de Marie à Pontmain

De Cotignac 500 :

Le 17 janvier 1871, en pleine guerre franco-prussienne, la Vierge Marie apparaît à quatre enfants dans le village de Pontmain (Mayenne) en leur délivrant un message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là se replient finalement. L’armistice est signé le 26 janvier 1871.

Une journée qui commence comme les autres. Ce matin, l’église était remplie de fidèles, comme chaque jour. Il y a beaucoup de neige et il fait un froid glacial « à fendre les pierres ». Vers midi et demi, la terre a tremblé, ce qui a fortement impressionné tous les habitants, surtout en cette période troublée. C’est la guerre franco-prussienne. Depuis le 23 septembre dernier, 38 jeunes de la paroisse sont partis à la guerre et l’on est sans nouvelles d’eux. Alors, on vit dans l’angoisse et dans la peur. Et puis il y a cette épidémie de typhoïde qui commence à reprendre.

Malgré tout, on prie avec ferveur car il en est ainsi à Pontmain. Depuis l’arrivée de notre curé, l’abbé Michel Guérin, le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on prie le chapelet tous les jours.

Ce soir du 17 janvier 1871, deux enfants, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père dans la grange. Ils pilent les ajoncs pour la nourriture de la jument. La nuit est tombée. Il est environ 17h30. Jeannette Détais, une vieille femme, vient donner quelques nouvelles qu’elle a pu glaner un peu plus loin près des fuyards de l’armée de la Loire en déroute. Eugène profite de l’arrêt du travail pour sortir à la porte « voir le temps ». Et voilà que, tout à coup, en plein ciel, au-dessus de la maison d’en face, il voit une « Belle Dame » qui tend les bras comme dans un geste d’accueil. Elle lui sourit. Elle est vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles d’or (comme la voûte de l’église de Pontmain peinte ainsi en 1860). Sur la tête, elle a un voile noir surmonté d’une couronne d’or avec un liseré rouge au milieu. Aux pieds, elle porte des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle est au milieu d’un triangle formé de trois grosses étoiles.

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L’enfant sourit à la Belle Dame. Ce sourire sera le seul dialogue car, de toute l’apparition, la Belle Dame ne dira pas un seul mot. Le jeune frère Joseph, venu à la porte, voit lui aussi la « Belle Dame », tandis que les grandes personnes ne voient rien sinon les trois étoiles.

Victoire, leur mère, ne verra rien non plus, bien qu’elle soit retournée à la maison chercher ses lunettes. Elle se rend à l’école demander à sœur Vitaline de venir devant la grange. Ne voyant que les étoiles, la sœur retourne à l’école et revient avec une autre sœur, Marie-Édouard, et trois petites pensionnaires. À leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer (11 ans) et Jeanne-Marie Lebossé (9 ans) s’écrient : « Oh ! La Belle Dame ! Qu’elle est belle ! », et la décrivent à leur tour.

Sœur Marie-Édouard s’en va prévenir M. le curé tandis que sœur Vitaline commence à prier avec les gens qui accourent de plus en plus nombreux. « Monsieur le curé, dit sœur Marie-Édouard depuis la porte du presbytère, venez vite chez les Barbedette, il y a un prodige : les enfants voient la Sainte Vierge ! »Et le curé, saisi par la surprise, répond : « Un prodige ! La Sainte Vierge ! La Sainte Vierge ! Mais, ma sœur, vous me faites peur ! » La vieille servante, Jeannette Pottier, intervient : « Faut aller voir, monsieur le curé ! », et elle allume la lanterne pour sortir dans la nuit.

Lorsque le père arrive au milieu de ses paroissiens, les enfants, que l’on avait séparés pour éviter qu’ils puissent communiquer entre eux, s’écrient : « V’là d’qué qui s’fait ! » (« Voilà quelque chose qui se fait ») et ils décrivent un grand ovale bleu qui est venu entourer la Belle Dame. À l’intérieur, quatre bobèches sont fixées portant quatre bougies éteintes. Ces bougies rappellent celles que l’abbé Guérin allumait sur l’autel de la Sainte Vierge depuis le 8 décembre 1854 à tous les offices de la paroisse. En même temps apparaît une petite croix rouge sur la robe, à l’endroit du cœur.

Et puis voilà que l’attention se relâche. On commence à parler, à discuter et la Belle Dame devient triste : « V’là qu’elle tombe en humilité », dit Eugène. « Prions », ajoute M. le curé. Sœur Marie-Édouard commence le chapelet. Aussitôt, la Dame sourit à nouveau. Tout au long du chapelet, au rythme des Ave Maria, la Belle Dame grandit lentement. L’ovale grandit dans les mêmes proportions et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle.

« C’est comme une fourmilière, ça se tape sur sa robe, disent les enfants. Oh ! Qu’elle est belle ! » Après le chapelet, on chante le Magnificat. Au début du chant, les enfants s’écrient : « V’là cor’de qué qui s’fait » (« Voilà encore quelque chose qui se fait »). Une grande banderole vient se dérouler entre le bas de l’ovale et le toit de la maison. Des lettres commencent alors à s’écrire, en majuscule, couleur d’or. « C’est un M » - « Un A » - « Un I » - « Un S ». Le mot « MAIS » qui va rester tout seul jusqu’au moment où arrive Joseph Babin, un charretier, qui revient d’Ernée, à 20 km de là, et qui lance à la foule : « Vous pouvez bien prier, les Prussiens sont à Laval ». Le mot « PRIEZ » vient alors s’écrire après « MAIS ». Le message continue de s’écrire lettres après lettres. À la fin des litanies que l’on chante après le Magnificat, les enfants peuvent lire une première ligne se terminant par un gros point :

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS •

Au début de l’Inviolata qui va suivre, des lettres commencent une seconde ligne : « MON ». Au moment où l’on chante O Mater alma Christi carissima, le mot « FILS » vient s’écrire à la suite. « MON FILS », lisent les enfants. Alors c’est un cri de joie général : « C’est Elle ! C’est bien Elle ! C’est la Sainte Vierge ! » Jusque là, on pensait que ce pouvait être Elle. Mais maintenant, on en est sûr. C’est bien écrit : MON FILS. Pendant que l’on termine l’Inviolata et que l’on chante le Salve Regina, le message continue et se termine

MON FILS SE LAISSE TOUCHER

Il n’y a pas de point final mais cette deuxième ligne est soulignée par un gros trait d’or comme les lettres.

« Chantons notre cantique à Marie », dit alors M. le curé et les paroles s’élèvent joyeuses vers le ciel, alors que, dimanche dernier, on l’avait chanté la gorge serrée : « Mère de l’Espérance dont le nom est si doux, Protégez notre France. Priez, priez pour nous. » Au début, la Vierge lève les mains à hauteur de ses épaules et agite les doigts au rythme du cantique. Puis un rouleau « couleur du temps » passe et efface la banderole et le message.

Suit un autre cantique « Mon doux Jésus » avec le refrain « Parce Domine, parce populo tuo ». Les enfants, joyeux jusque-là, deviennent subitement tristes. C’est que la Vierge elle aussi est devenue toute triste. Elle ne pleure pas mais un frémissement au coin des lèvres marque l’intensité de sa douleur. « Jamais on n’a vu une pareille tristesse sur un visage humain », disent les enfants.

C’est alors qu’une croix d’un rouge vif apparaît devant la Vierge. Sur la croix, Jésus, d’un rouge plus foncé. Au sommet de la croix, sur une traverse blanche, est écrit : « JÉSUS CHRIST ». La Vierge prend la croix à deux mains et la présente aux enfants pendant qu’une petite étoile vient allumer les quatre bougies de l’ovale avant d’aller se placer au-dessus de la tête de la Vierge. La foule prie en silence et beaucoup pleurent.

Puis sœur Marie-Édouard chante l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparait et la Vierge reprend l’attitude du début. « Un sourire plus grave » revient sur ses lèvres et une petite croix blanche apparaît sur chacune de ses épaules. Il est 20h30.

« Mes chers amis, dit M. le curé, nous allons faire tous ensemble la prière du soir ». Tout le monde se met à genoux, là où il est, qui dans la neige, qui dans la grange pour ceux qui ont voulu s’abriter du froid glacial. Jeannette Pottier, la vieille servante, commence la prière : « Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le. » Au moment de l’examen de conscience, les enfants signalent la présence d’un voile blanc qui vient d’apparaître aux pieds de la Vierge et qui monte lentement en la cachant à leurs yeux. Le voile arrive à hauteur de la couronne, s’arrête un instant et, brusquement, tout disparaît : le voile, la couronne, l’ovale, les bougies et les trois étoiles.

« Voyez-vous encore ? », demande M. le curé. « Non, M. le curé, tout a disparu, c’est tout fini ! ». Il est près de 21h. Chacun rentre chez soi, le cœur en paix. Toute crainte, toute peur s’en est allée.

Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là n’y sont pas entrés. Le lendemain, ils se sont repliés. L’armistice est signé le 26 et publié le 28 janvier 1871. Les 38 jeunes de Pontmain reviennent tous sains et saufs. Parmi les quatre jeunes gens qui ont vu la Sainte Vierge, les deux garçons deviendront prêtres, la plus jeune fille sera religieuse et l’autre gouvernante d’un curé.

Le 2 février 1872, après l’enquête et le procès canonique en bonne et due forme, Mgr Wicart, évêque de Laval, qui s’est lui-même déplacé pour interroger les jeunes voyants, publie un mandement dans lequel il déclare : « Nous jugeons que l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain. »

Père Henri-Michel LEDAUPHIN, ancien chapelain de Pontmain

Posté le 17 avril 2016 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 17 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 17 avril 858 : décès du pape Benoît III.

Il est élu malgré l'opposition des empereurs Lothaire II de Lotharingie et Louis II le Jeune, et doit ensuite repousser les agressions de l'antipape Anastase.

Beaucoup d'anticléricaux le confondent avec le mythe de la papesse Anne.

 

  • le 17 avril 1423 : Traité d'Amiens.

Ce traité, parmi tous les traités qui y furent signés, est une alliance entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et les Anglais contre le futur Charles VII. Le duc de Bedford, lequel assure la régence en Angleterre au nom du jeune Henry VI, est à la manœuvre. Le Dauphin Charles VII, renié par tous y compris sa mère, est alors réfugié à Bourges. Ces ennemis l'appellent par dérision le Roi de Bourges.

  • le 17 avril 1524 : Giovanni da Verrazano accoste en Caroline du Sud.

Il est parti de Dieppe, en France, a longé la côte espagnole et traversé l'Atlantique sur une petite caravelle en compagnie d'une cinquantaine d'hommes. Il accoste près de Cape Fear le 1er mars 1524 et après un bref arrêt longe la côte en direction du nord.

Il remonte ensuite la côte jusqu'à l'Hudson, la rivière de New York. Le navigateur baptise cet endroit Terre d'Angoulême en l'honneur du Roi de France François 1er, ex-duc d'Angoulême. C'est le premier contact d'un Européen avec le territoire des futurs Etats-Unis. Le navigateur poursuit sa route vers Terre-Neuve. Sur une carte datée de 1529, il représente l'embouchure du Saint-Laurent et lui donne le nom de Nova Gallia. C'est la première évocation connue de la Nouvelle-France, le Québec actuel, dont Samuel de Champlain jettera les fondations.

  • le 17 avril 1680 : décès de sainte Catherine Tekakwitha.

Le dimanche 22 juin 1980, le pape Jean Paul II béatifie Catherine Tekakwitha. Il s'agit de la première personne d'origine indienne du « Nouveau Monde »qui monte sur les autels. Sa mère a été élevée par des colons français de Trois-Rivières, et s'est mariée à l'un d'entre eux. Les parents meurent en 1660 de la petite vérole. Son oncle, profondément anti catholique la recueille et fait tout pour l'empêcher de se consacrer à Dieu.

Elle reçoit le baptême le jour de pâques 1676 sous le nom de Kateri. Sa conversion lui vaut une véritable persécution. Sa santé est fragile et elle meurt le 17 avril 1680 à l'âge de 24 ans, elle expira très doucement en prononçant les noms de Jésus et de Marie.

A la suite de nombreuses faveurs obtenues par son intercession, elle est l'objet d'une profonde dévotion. En 1688, Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, la surnomme « la Geneviève du Canada. Le 21 octobre 2012 Benoit XVI la canonise, elle devient ainsi la première femme amérindienne de l'Amérique du Nord à être proclamée au rang de sainte.

  • le 17 avril 1793 : victoire des armées royales catholiques.

Après la victoire des Aubiers le 13 avril, qui donne à Henri de la Rochejaquelein deux canons et un bon milliers de fusils, ce dernier fonce sur Tiffauges pour délivrer l'armée d'Anjou.

A 20 km de là, sur la rive droite de la Sèvre, les colonnes républicaines de Gauvillier, Berruyer, et Leygonnier occupent le cœur des Mauges. De son côté, la colonne Chalbos remporte des succès en haute Vendée. Le 17 avril, elles attaquent toutes vers Beaupréau. Mais le 19 avril plus de 10000 Vendéens leur tombent dessus. Leygonnier, à Vezins, après trois heures de combat laisse sur le terrain plusieurs milliers hommes et plusieurs canons.

  • le 17 avril 1825 : le Roi Charles X reconnaît l'indépendance d'Haïti.

     

  • le 17 avril 1905 : 15ème séance de délibérations sur le projet et les propositions de loi concernant la séparation des églises et de l'État, à l'Assemblée Nationale.

Difficile de trouver un sujet qui aura plus divisé les Français, sous la III république.

  • le 17 avril 1957 : naissance de Marc Aillet, évêque de Bayonne Lescar et Oloron depuis 2008.

Marc Aillet, né à Parakou au Royaume du Dahomey, docteur en théologie, ordonné prêtre le 3 juillet 1982 en Italie, au sein de la communauté Saint-Martin, curé de la paroisse de Notre Dame des Victoires à Saint-Raphaël de 1998 à 2005 est sacré évêque le 30 novembre 2008, en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.

Dans le milieu feutré et mouvant de l'épiscopat français, cet évêque rappelle à son diocèse et aux Français la radicalité du message de l'évangile enseigné par Notre Seigneur Jésus-Christ : «  Qui n'est pas avec moi est contre moi » (St Matthieu 12.30)

L'homme ne doit pas transiger avec la Vérité. Que Dieu nous donne 10 évêques de cette trempe et la fille Aînée de l'Eglise sera de nouveau fidèle aux promesses de son baptême.

Posté le 17 avril 2016 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

16 avril 2016

C’est arrivé un 16 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 16 avril 556 : élection du pape Pélage 1er.
  • le 16 avril 1055 : élection du pape Victor II.

C'est le dernier pape nommé par l'empereur et non élu.

  • le 16 avril 1542 : départ de Jean-François de La Roque de Roberval pour la Nouvelle-France.

Nommé le 15 janvier 1541 (cf. chronique du jour) « Lieutenant-général au pays de Canada », par François Ier, Jean-François de La Roque de Roberval quitte la France. Le Roi le charge de «répandre la sainte foi catholique, construire des églises, des villes fortifiées ».

Il reçoit pour cela 45.000 livres, avec lesquelles il a affrété trois navires : la Valentine, l'Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l'accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer 200 criminels des prisons pour commencer sa colonie. La traversée dure du 16 avril au 8 juin 1542, date où Roberval rencontre Cartier à Terre-Neuve pour prendre sa place. Cette décision royale est une erreur, car Cartier est beaucoup plus expérimenté que la Roque de Roberval.

  • le 16 avril 1704 : les troupes royales de Montrevel infligent une sévère défaite aux Camisards de Cavalier à Nages près de Sommières.

Après la victoire de Cavalier à Martignargues, le 14 mars le Roi décide de remplacer Montrevel par Villars (cf. la chronique du 1er avril). Le premier remporte toutefois une importante victoire sur les Camisards avant d'être relevé. Il encercle Cavalier, et le défait à Nages avec son millier d'hommes, puis découvre la caverne où était stockée la logistique de Cavalier. Voir aussi les chroniques du 20 mars, et du 16 avril.

  • le 16 avril 1799 : bataille de Mont-Thabor.

Episode de la campagne d'Égypte de Bonaparte, cette bataille est la conséquence du siège de Saint Jean d'Acre. Le premier porte secours à Kléber sur le point d'échouer dans la prise de la ville. Malgré tout le siège est levé par les Français le 17 mai.

  • le 16 avril 1846 : attentat contre Louis-Philippe Ier.

Lors d'une promenade du roi, de la Reine et de leurs filles dans le parc du château de Fontainebleau, Pierre Lecomte, ancien garde de la forêt, tire deux coups de feu sur le souverain sans le toucher. Il est arrêté, jugé par la Cour des Pairs, condamné à mort et exécuté. C'est au moins le dixième attentat contre Louis-Philippe.

  • le 16 avril 1879 : décès de Sainte Bernadette Soubirous.

Sœur Marie-Bernarde Soubiroux, meurt à 35 ans. Bernadette Soubirous est célèbre pour avoir reçu des apparitions de la Sainte Vierge à partir de 1858. Lors de sa neuvième apparition, elle suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes. Le 25 mars, la Sainte Vierge, en la fête de l'Annonciation, donne son Nom et confirme le récent dogme de l'Immaculée Conception. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaît 18 fois. Ses visions sont à l'origine du pèlerinage de Lourdes. Elle entre ensuite au couvent des Sœurs de la charité de Nevers en 1866, et est canonisée en 1933.

Il est à noter qu'en 778, le prince Maure Mirât a capitulé devant les armées de Charlemagne qu'à la condition expresse que :

« (Mirât) ne connaît aucun mortel au dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. »

Charlemagne signe l'accord et donne donc par traité la terre de Lourdes à la Sainte Vierge avec comme Seigneur apanagé le récent converti Mirât. (Cf. les chroniques du 11, 18 février, du 25 mars et du 16 juillet.)

  • le 16 avril 1904 : les troupes françaises d'Afrique du Nord et d'Afrique noire font leur jonction au puits de Timiaouine.

Au puits de Timiaouine, le colonel Laperrine et le capitaine Théveniaut, se rencontrent; c'est la première jonction entre les troupes françaises d'Afrique du Nord et celles d'Afrique Noire. Les deux officiers conviennent de faire passer la frontière méridionale de l'Algérie entre le lieu de leur rencontre et le puits d'In-Ouzel, situé au nord-est.

  • le 16 avril 1917 : offensive française au Chemin des Dames, la bataille du Chemin des Dames débute.

« L'offensive Nivelle », commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin par la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers Laon, sous les ordres du général Nivelle. A la fin du premier jour il est évident que c'est un échec. Pourtant le Haut-commandement persiste à sacrifier ses soldats jusqu'au 22 avril en pure perte. En Mai devant les échecs répétés de Nivelle et les premières désobéissances de la troupe, Pétain remplace Nivelle. (cf. chronique du 15 mai)

Un peu plus au nord les Anglais doivent attaquer à Vimy; ils échouent et se sont les Canadiens qui prennent la colline de Vimy le 12 avril. (Cf. la chronique du 9 avril)

  • le 16 avril 1927 : naissance du pape Emérite Benoit XVI.

Benoît XVI, né Joseph Alois Ratzinger, à Marktl en Allemagne, est élu Souverain Pontife de l'Église catholique romaine le 19 avril 2005.

Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising. Le 24 mars 1977, le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque, et le 27 juin de la même année, il est promu cardinal. Il renonce au trône de St Pierre le 28 février 2013.

  • le 16 avril 2007 : le Pape Benoît XVI publie le 1e tome de "Jésus de Nazareth".

Posté le 16 avril 2016 à 04h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

15 avril 2016

Se Consacrer aux Cœurs de Jésus et de Marie.

Pour répondre à de nombreux appels de la Sainte Vierge Marie et parce que les Temps sont urgents, Notre Dame de France propose à Tous de se consacrer aux Cœurs de Jésus et de Marie.

Prochaines Consécrations proposées le 13 Mai, 31 Mai...

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En marche vers 2017 pour le Centenaire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima et du 500 éme anniversaire des apparitions à Cotignac en 2019 : 

Pour s'associer à ces grands événements,

Notre Dame de France http://notre-dame-de-france.com
propose la Consécration aux Cœurs de Jésus et de Marie
.


Cette initiative a pour but de propager la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dont Dieu Lui-même veut l'établissement dans le monde, en répondant à de nombreux appels de saints et de la Sainte Vierge Elle-même. 

Depuis le lancement de cette Consécration de tous, le 8 décembre dernier, plusieurs milliers de personnes se sont inscrites et ont reçu une préparation de 30 jours ou de 9 jours, selon leur choix.

La préparation est reçue par mail chaque jour précédant la date choisie. (Fête ou événement marial).

Notre action bénéficie du soutien de 
​Monseigneur Rey, 
de la Communauté Saint Jean, 
de l'Abbé Paul-Joseph (Fraternité Saint-Pierre),
de "Cotignac 500", de "La Neuvaine pour la France" 
​et de nombreuses paroisses et communautés .


 
Cette action maintenant bien lancée, continue... 

Inscrivez-vous: sur http://notre-dame-de-france.com     

Nous proposons maintenant la Consécration des enfants en particulier, les 13 mai et 13 octobre, aux familles, aux paroisses et aux écoles. .
​Plusieurs possibilités sont proposées, adaptées à la situation de chacun. 
Nous enverrons par mail pour les enfants :

Un dossier avec 9 méditations de préparation, rédigées par un Frère de la Communauté saint Jean.

Un texte de Consécration que l'enfant pourra aussi colorier.

Méditations du chapelet.

Chants.

Une Histoire illustrée de Fatima, et de Cotignac.

Pour nous contacter si besoin: consecration@notre-dame-france.fr

Nous vous remercions de l'accueil que vous réserverez à cette initiative, et espérons que vous aurez à cœur de participer ainsi à la propagation de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Posté le 15 avril 2016 à 23h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 15 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 15 avril 1450 : bataille de Formigny.

La bataille de Formigny est une bataille qui est à replacer dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Elle oppose à Formigny, en Normandie, les Anglais aux Français. Totalement oubliés des manuels d'histoire actuels, elle est pourtant l'un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans, en tout cas du règne de Charles VII, avec la libération d'Orléans. Commandées par Charles de Bourbon et Arthur de Richemont, le duc de Bretagne, connétable de France les troupes franco bretonnes y écrasent totalement les Anglais.

Le Roi reçoit d'ailleurs peu de temps après le nom de Charles VII « le Conquérant ou le Victorieux ». Il récupère bientôt le duché de Normandie, perdu depuis le Traité de Troyes de 1420.

C'est aussi l'une des premières batailles où l'artillerie joue un rôle décisif.

  • le 15 avril 1452 : naissance de Leonard de Vinci, peintre, sculpteur, mathématicien, inventeur, architecte,...

Il est l'auteur de la Joconde, de la vis sans fin, de l'ébauche du parachute, l'avion, l'hélicoptère, le sous-marin et même jusqu'à l'automobile.

Mona Lisa - La Joconde


La Cène

  • le 15 avril 1521 : la faculté de théologie de Paris condamne les propositions de Luther.

La Determinatio ou Censure officielle de la Faculté de Paris, après avoir étudié la doctrine de Luther en condamne 104 articles, jugés hérétiques. Le 24 avril suivant, trois lettres partent vers le Roi de France, l'empereur et le prince-électeur.

Que fait François 1er ? Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre XVI, pages 203 et 205 répond à cette question.

« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l'Église, Louise de Savoie, mère du roi, s'emportait contre les moines, s'appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l'orthodoxie catholique, le roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d'Angest et du dominicain Lambert Campester. En revanche, il appelait à sa Cour des professeurs allemands pénétrés de luthéranisme, encourageait leurs discussions théologiques contre le catholicisme et répondait à ceux de ces conseillers qui s'en étonnaient :

« Je ne veux point persécuter ceux qui nous enseignent ; ce serait empêcher les habiles gens de venir dans notre pays » » […]

« Bientôt, sur la dénonciation des Réformés le roi fit arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exila loin de Paris. « L'effet produit par cet arrêt, dit M. Cabantou, fut considérable ; les théologiens de Sorbonne stupéfaits, puis épouvantés, crurent à leur prochaine défaite ; Mélanchton rapporte que l'un d'eux mourut de rage. » 

  • le 15 avril 1672 : Louis XIV nomme d'Artagnan gouverneur de Lille.

En 1667, d'Artagnan s'est illustré dans la conquête de Lille, ville aussi importante que Lyon à l'époque et parmi les principales des Pays-Bas. La ville qui paraissait imprenable, tombe en 15 jours.

Le Marquis d'Humières en est nommé gouverneur en 1668, mais il tombe en disgrâce en 1672. Louis XIV désigne un homme de confiance pour cette tâche, tellement l'importance stratégique de la ville est grande. Il appelle d'Artagnan pour cette mission.

Vauban, va construire pendant 4 ans la « Reine des Citadelles », pour en faire une des places fortes principales en Europe. Très vite des tensions éclatent entre l'ingénieur militaire et le mousquetaire. En décembre d'Artagnan, sans perdre la confiance du Roi, est relevé de ses fonctions pour retrouver l'armée qui s'apprête à combattre à Maastricht.

  • le 15 avril 1719 : décès de Madame de Maintenon, Françoise d'Aubigné, seconde femme de Louis XIV.

Françoise d'Aubigné, née le 27 novembre 1635, est plus connue comme Madame de Maintenon ; nom et château qu'elle achète en 1674. Ayant épousé le poète Paul Scarron en 1652. Après la mort de celui-ci, elle devient gouvernante des enfants de Louis XIV et de Madame de Montespan en 1669. Elle s'installe donc à Vaugirard et y rencontre pour la première fois le Roi visitant ses enfants. La disgrâce de Mme de Montespan, suite à l'affaire des poisons, et la mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche en 1683 lui permettent d'épouser secrètement Louis XIV, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Ce mariage restera secret.

Elle est à l' origine du retour à la foi du Roi. A la mort de Louis XIV, elle se retire à Saint Cyr, dans la Maison royale de Saint-Louis, institution fondée à sa demande pour éduquer les jeunes filles de la noblesse pauvre. Elle y meurt 4 ans après le Roi en 1719.

  • Le 15 avril 1793 : défaite des Blancs à St Gervais.

Charette moins chanceux que La Rochejaquelein est battu à St Gervais par le général Baudry.

  • le 15 avril 1818 : la loi interdit la traite négrière en France.

Elle réprime aussi la traite en mer.

  • le 15 avril 1847 : bataille de Tourane, au Vietnam.

Deux navires de guerre français envoient par le fond la flotte du royaume du Vietnam. Le capitaine Augustin de Lapierre fait face à cinq corvettes vietnamiennes. Il en coule quatre et endommage sérieusement la cinquième. 1200 soldats vietnamiens sont également tués.

 

Posté le 15 avril 2016 à 04h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 avril 2016

Centenaire de Fatima

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Lettre de liaison n° 25(14 avril 2016)

Chers amis,

Nous fêtons ces jours-ci le centième anniversaire de la première apparition au cours de laquelle l'Ange de la Paix a parlé aux petits pastoureaux. La date de cette apparition n'est pas connue avec exactitude, car les petits voyants n'en ont pas parlé tout de suite et il n'y avait aucun témoin. Dans son 4ème mémoire, sœur Lucie explique : « Je ne peux préciser les dates avec exactitude, car à cette époque, je ne savais pas encore compter les années, ni même les mois, ni même les jours de la semaine. Il me semble malgré tout que ce devait être au printemps de 1916 que l'Ange nous apparut la première fois à notre Loca du Cabeço. »

Lucie rapporte l'évènement de façon pratiquement identique dans les 2ème et 4ème mémoires. Voici la version du 4ème mémoire qui est un peu plus complète :

Ce jour-là, nous étions montés sur le versant à la recherche d'un abri, et après avoir goûté et prié, nous avons commencé à voir à quelque distance, au-dessus des arbres qui s'étendaient vers l'est, une lumière plus blanche que la neige, ayant la forme d'un jeune homme, lumière transparente, plus brillante qu'un cristal traversé par les rayons du soleil. À mesure que l'apparition s'approchait, nous pouvions mieux distinguer ses traits. [Dans le 2èmemémoire, Lucie précise qu'elle avait l'apparence d'un jeune homme de 14 ou 15 ans] Nous étions surpris et à demi absorbés. Nous ne disions mot.

En arrivant près de nous, l'Ange nous dit : « N'ayez pas peur. Je suis l'Ange de la Paix. Priez avec moi. » Et s'agenouillant à terre, il baissa le front jusqu'au sol. Poussés par un mouvement surnaturel, nous l'imitâmes et nous répétâmes les paroles que nous lui entendions prononcer : « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. »

Après avoir répété cette prière trois fois, il se releva et nous dit : « Priez ainsi. Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications. » Et il disparut.

Voilà donc les toutes premières paroles du Ciel dans cette histoire de Fatima. On ne saurait trop les méditer tant elles sont riches d'enseignement.

L'Ange de la Paix

« Ne craignez pas ! Je suis l'Ange de la Paix. »Il y a dans cette première phrase une résonance toute évangélique. En effet, la présence d'un ange saisit toujours les témoins de stupeur. Comme à Zacharie dans le temple de Jérusalem (Luc I, 13), à la Sainte Vierge dans la maison de Nazareth (Luc I, 30), aux bergers de Bethléem (Luc II, 10) ou aux femmes venues au tombeau (Mat XXVIII, 5 ; Mc XVI, 6), l'Ange commence par dire : « Ne craignez pas ».

De plus, ici, il donne son nom : « Je suis l'Ange de la Paix ». Dans notre monde actuellement si tourmenté par les guerres et les troubles de toutes sortes, Dieu nous envoie l'Ange de la Paix pour nous enseigner. Ne convient-il pas plus que jamais de suivre les recommandations qu'il nous a données il y a maintenant cent ans ?

Et que demande-t-il ? « Priez avec moi ». Il réitérera sa demande juste avant de disparaître en disant : « Priez ainsi ». Un envoyé de Dieu est venu non seulement pour nous enseigner à prier,mais aussi pour prier « avec » nous. Or, nous dit l'Évangile, les Anges voient constamment la face de Dieu (Mat XVIII, 10). Est-il possible d'avoir maître plus autorisé pour nous enseigner à prier ? Sa brève apparition nous instruit sur plusieurs points : l'attitude convenable pour prier, la prière elle-même, les fruits de cette prière et à qui l'adresser.

L'attitude de l'Ange

Comment prie l'Ange ? « S'agenouillant à terre, il baissa le front jusqu'au sol ».Il y a là un enseignement d'une grande importance : tout Ange qu'il est, malgré sa perfection, pour prier il n'hésite pas non seulement à s'agenouiller, mais aussi à baisser le front jusqu'à terre. Quelle humilité alors qu'il « était de lumière » selon l'expression employée par Lucie en réponse à une question du Chanoine Barthas ! La première qualité de la prière est l'humilité. Nous le voyons parfaitement dans la parabole du pharisien et du publicain. L'Ange vient nous rappeler que, même pour un être aussi parfait qu'un ange, devant la majesté de Dieu, il convient d'adopter une attitude empreinte de la plus grande humilité en s'agenouillant puis en s'inclinant le front jusqu'au sol ! Dès ce moment, les petits pastoureaux l'imiteront. Lucie précise dans son 2ème mémoire : « Depuis lors, nous restions longtemps prosternés répétant ces prières parfois jusqu'à en tomber de fatigue ».

La prière enseignée par l'Ange

Quelle prière enseigne-t-il ? Une prière pour demander pardon pour tous les péchés commis par les hommes. Nous avons déjà dit comment cette prière constituait un point essentiel du message de Fatima (voir lettre de liaison n° 3). Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine lettre, tant ce point est important.

À qui s'adresse cette prière ?

L'Ange indique ensuite à qui doit être adressée cette prière : aux deux cœurs unis de Jésus et de Marie. Là encore, voilà rappelée une profonde vérité : les cœurs de Jésus et Maris sont inséparables. Déjà saint Jean Eudes avait souligné ce point et d'autres prédicateurs à sa suite. Ici c'est l'Ange de la Paix lui-même qui nous le dit.

Les fruits de cette prière

Si nous prions ainsi, dit l'Ange, Jésus et Marie « seront attentifs à la voix de nos supplications ». Quelle merveilleuse promesse ! Dès lors, ne convient-il pas d'imiter l'Ange dans tout ce qu'il a fait et dit, comme l'ont spontanément fait Lucie, François et Jacinthe ? Si nous prions comme l'Ange le leur a appris, alors Jésus et Marie seront attentifs à toutes nos préoccupations, à nos inquiétudes sur l'avenir du monde en général et de notre pays en particulier, à nos craintes sur les menaces pesant sur notre famille, nos enfants, etc.

Alors pour être délivré de tous ces tourments, pour que la paix revienne dans le monde et dans notre pays, prions comme l'Ange l'a appris à Lucie, François et Jacinthe : à genoux, le front à terre en répétant trois fois cette courte prière.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017    (www.fatima100.fr)

Informations diverses

Le site subit actuellement plusieurs modifications destinées à le rendre plus clair et plus lisible. Désormais, tout ce qui concerne les cinq points de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie est rassemblé dans un menu situé en haut à droite de chaque page du site. Pour chacun de ces points, divers onglets permettent d'accéder aux différents éléments les concernant. Par exemple :

  • Pour le chapelet quotidien :de courtes méditations pour vous aider à méditer sur les différents mystères, divers lieux où est récité un rosaire pour la France, ...
  • Pour les premiers samedis du mois : des méditations plus longues pour vous aider à méditer 15 minutes comme demandé par Notre-Dame, divers lieux où il est possible d'avoir une messe en esprit de réparation le 1er samedi du mois, …
  • Pour la consécration au Cœur Immaculé de Marie : le dossier de préparation, diverses prières de consécration, le formulaire d'inscription, …

Sous ce premier menu, un autre menu rassemble les éléments destinés à approfondir notre connaissance du message de Fatima et de son histoire.

Enfin sur la gauche, un troisième menu rassemble les informations générales sur le projet : origine, comment le soutenir, formulaire de contact, liste des lettres de liaison avec les thèmes abordés, …

Dans ce menu, un nouvel onglet vient d'être ajouté pour y rassembler toutes informations qui nous serons communiquées sur les différents pèlerinages organisées pour se rendre à Fatima en 2017. Si vous disposez d'informations sur ces pèlerinages, qu'ils soient paroissiaux, diocésains, organisés par des communautés, … n'hésitez pas à nous les communiquer afin de permettre au plus grand nombre d'aller à Fatima pour le centenaire.

Posté le 14 avril 2016 à 23h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

C’est arrivé un 14 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 14 avril 754 : la donation de Pépin ou traité de Quierzy.

Le pape Étienne II, en voyage en France pour obtenir le soutien des Francs contre les Lombards, est reçu par le Roi Pépin le Bref. Le Pape reconnaît la légitimité des carolingiens. Cette alliance, entre la France et la Papauté, aboutit à la création des États pontificaux et à une campagne contre les Lombards. Les territoires conquis sont donnés au Souverain Pontife. Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin. Voir les chroniques du 26 mars et du 28 juillet.

  • le 14 avril 911 : décès du pape Serge III, 119e pape.
  • le 14 avril 1802 : Chateaubriand publie le « Génie de Christianisme, ou Beautés de la religion chrétienne ».

C'est une apologie de la religion chrétienne liant la foi et la contemplation des beautés de la nature. Il l'a rédigée au cours de son exil en Angleterre, entre 1795 et 1799.

Cet ouvrage a une grande influence sur l'histoire des idées littéraires et religieuses, en France, au XIXème siècle. Il y défend l'idée que la religion catholique est aussi un moteur pour la culture et  constitue une source d'inspiration pour nombre d'artistes.

« Je suis devenu chrétien. Je n'ai point cédé, je l'avoue, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon cœur : j'ai pleuré et j'ai cru. »

  • le 14 avril 1900 : le Président de la République Émile Loubet inaugure l'exposition universelle de Paris.

Organisée entre la Place de la Concorde et du Champ-de-Mars tout en couvrant les Champs-Elysées, le Trocadéro, l'esplanade des Invalides, l'exposition accueille des pavillons somptueux. Le président Loubet inaugure donc un ensemble impressionnant de constructions provisoires ou définitives. Les traces de l'Exposition de 1900 sont encore bien visibles aujourd'hui avec le pont Alexandre III et sa perspective sur les Invalides, mais aussi le Grand et le Petit Palais.



Le Grand palais

Le Petit palais

  • le 14 avril 1935 : fin de la conférence de Stresa.

Voir la chronique du 11 avril.

Posté le 14 avril 2016 à 04h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

13 avril 2016

La demande des Anglais ne fait que confirmer l'authenticité de l'anneau de Jeanne d'Arc

Nicolas de Villiers fait un point sur la procédure en cours du gouvernement britannique pour récupérer l'anneau de Jeanne d'Arc. Extraits de l'interview donnée au Figaro :

Nicolas_de_villiers_drQue répondez-vous à cette sommation de l'Art Council of England?

Qu'elle est sans fondement solide, puisqu'en réalité, le règlement européen qu'invoquent nos amis Anglais pour récupérer l'anneau nous protège. Il y est précisé que l'obligation de licence d'exportation ne concerne que les biens culturels qui quittent le territoire de l'Union européenne. Entre les différents pays membres de l'UE, comme l'Angleterre et la France, ce même texte garantit au contraire la libre circulation de ces biens culturels. Les Anglais font là un détournement de procédure. Nous pourrions d'ailleurs aller plus loin en avançant un argument diplomatique de poids. D'après la Convention de l'Unesco de 1970 également invoquée par les Anglais, «sont considérés comme illicites l'exportation et le transfert de propriété forcés de biens culturels résultant directement ou indirectement de l'occupation d'un pays par une puissance étrangèreOr l'anneau, dont il a été scientifiquement prouvé que c'est celui de Jeanne d'Arc, avait été confisqué par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans, qui est une période d'occupation. Tous les éléments sont réunis. S'ils persistent, les Anglais vont vers un trouble diplomatique majeur.

À presque de dix jours de l'échéance imposée par les Anglais, quel est votre état d'esprit?

Nous l'attendons de pied ferme, avec une grande sérénité. Cette aventure ubuesque ne nous fait pas peur. Je suis certain que nous gagnerons, mais je ne sais ni quand, ni comment. Cet anneau est tout ce qu'il nous reste de Jeanne d'Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Les Anglais ont intérêt à affûter leurs armes parce que nous affûtons les nôtres et sommes prêts à monter au créneau.

Comment expliquer cet acharnement des Anglais?

Les Anglais savaient très bien ce qu'ils avaient dans les mains. Leurs archives sont abondantes à ce sujet. Leur erreur a été de sous-estimer non pas la valeur de l'anneau, mais la probabilité que des Français se présentent aux enchères. Probabilité d'ailleurs très faible, puisque nous-mêmes avons eu vent très tard de ces enchères et nous ne nous sommes inscrits que 24h avant. À cause de ce manque de vigilance, ils ont vu l'anneau quitter leur territoire sans avoir eu le temps de le préempter comme trésor national. S'ils tiennent tant à le faire revenir sur leur territoire, c'est pour rectifier cet oubli. Cette obstination est délirante quand on sait que cet anneau était celui d'une héroïne française brûlée par les Anglais (...)

Cette affaire a déchaîné en France un engouement surprenant. Vous y attendiez-vous?

Très honnêtement, nous avons été les premiers surpris par l'engouement extraordinaire suscité par la récupération de cet anneau. Depuis le début de l'affaire, les manifestations de joie, les réactions vives et passionnées, souvent touchantes, nous submergent par courrier, par mail, par oral. Hier encore, dans le train, une femme s'est adressée à moi d'un ton suppliant: «S'il vous plaît, ne rendez pas l'anneau aux Anglais.» Cela nous a surpris mais c'est aisément compréhensible. Cette affaire remonte à six siècles, mais elle est chargée de symboles qui donnent une image de la grandeur nationale. Je pense que les Français ont été heureux de voir que leur pays est encore capable de panache (...)

Et dire que ce sont les journalistes français des médias encadrants, bobos empreints de politiquement correct, n'ayant jamais vibrés à l'évocation de l'épopée de sainte Jeanne d'Arc, qui ont douté de l'authenticité de cet anneau. Nous avons envie de dire : Messieurs les Anglais, merci !

Posté le 13 avril 2016 à 14h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (29)

C’est arrivé un 13 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 avril 1059 : bulle du pape Nicolas II ne permettant l'élection du pape qu'aux seuls cardinaux.

C'est sous l'influence du moine Hildebrand que la bulle, qui remet l'élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux, est signée. Elle confirme le synode de Melfi.

  • le 13 avril 1360 : le doigt de Dieu détruit l'armée anglaise.

1346, 30.000 Anglais mettent en déroute 100.000 Français à Crécy ; 1356, 8000 Anglais écrasent 50.000 Français à Poitiers. A titre de comparaison, à Bouvines 60.000 Français écrasèrent plus de 200.000 européens!

En 1360, la France ne ressemble bientôt plus qu'à une province anglaise. Les grandes compagnies ravagent le pays ; le roi de Navarre vient de trahir et le Roi de France est prisonnier à Londres. Les prétentions du roi d'Angleterre, lors des négociations de Brétigny sont énormes, à l'échelle de ses succès militaires et de la déliquescence française. Les négociations échouent. Edouard III veut en finit et s'apprête à mettre le siège devant Chartres. Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris et laisse son armée commettre de nombreuses exactions : il ne s'agit plus de la simple extorsion visant à nourrir son armée, mais de la destruction systématique de toutes les ressources - les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et toute âme qui vive massacrée. Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombre d'entre elles ont lieu pendant le carême et la Semaine sainte et, lorsque l'armée anglaise est décimée par un violent orage de grêle, mêlé d'éclairs, le 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu, à commencer par le roi d'Angleterre, qui apercevant les flèches de Chartres, prie Notre Dame d'épargner ce qu'il lui reste d'armée.

Il promet de donner la paix à la France. La tempête s'apaise.

Reconnaissant et honnête Édouard III se décide alors à négocier ; il va même pénétrer dans Chartres, en pèlerin pour y vénérer le Saint Voile. Il signe la paix à Brétigny, où il dissout son armée de mercenaires.

Le marquis de la Franquerie, dans son livre La vierge Marie dans l'Histoire de France, (page 86) raconte cette destruction de l'armée anglaise que Français et Anglais attribuèrent à Notre Dame. Il souligne que les principaux historiens relatent le fait : Froissart, Mézeray, Daniel, Polydore, Virgile, Hamon…

  • le 13 avril 1436 : prise de Paris par Arthur de Richemond.

L'armée anglaise dans Paris compte environ 3 000 hommes et est soutenue par l'université de Paris. 2000 routiers et écorcheurs la renforcent. La garnison attend également un renfort de 3 000 anglais.

L'armée française est dispersée et seul contre presque tous le duc de Bretagne, le connétable Arthur III de Richemont, soutenu par d'anciens compagnons de la Pucelle d'Orléans tels La Hire, Jehan de Dunois, cousin naturel du Roi, Jehan de Brosse Maréchal de Sainte-Sévère et Jehan Poton de Xaintrailles conduit une armée de 5000 Bretons pour reconquérir Paris. En novembre 1438, Charles VII (1403-1461) peut retrouver sa capitale, abandonnée en 1418. Richemont encercle Paris par le nord et le sud, en s'assurant le contrôle de la vallée de l'Oise, de la Champagne et de la Brie. L'Ost royal profite aussi de la révolte des Parisiens dans la capitale, des bourgeois menés par le Receveur aux Comptes Michel de Laillier. Richemont avec une petite troupe de cinq à  six cents combattants réussit à se faire ouvrir la porte Saint-Jacques et pénètre dans Paris où il est accueilli en libérateur par la population enthousiaste aux cris de « vive le Roi et le duc de Bourgogne ». Débordés, les Anglais se réfugient dans la Bastide Saint-Antoine (Bastille). Richemont leur promet alors la vie sauve s'ils quittent Paris, ce qu'ils font le 15 avril 1436.

Cette libération, réalisée avec peu de pertes et sans effusion de sang ni de pillage, est célébrée le 22 avril, par une grande fête religieuse, au milieu d'une foule immense. Cette fête est renouvelée pendant trois siècles, jusqu'à la révolution, comme une victoire nationale. Dans la foulée, Creil, Meaux et Montereau sont délivrées. Mais la libération de la France commence, mais il faudra 20 ans au connétable pour l'achever.

Toile commandée par le comte d'Angiviller au nom de Louis XVI, un tableau de Jean-Simon Berthélemy commémore l'événement : "La Reprise de Paris sur les Anglais" (1787), musée du Louvre.

  • le 13 avril 1519: naissance de Catherine de Médicis, reine de France.

Née à Florence, elle épouse le futur Henri II. Sa politique de contrepoids, qui est aussi celle de Michel de l'hospital, pendant la régence est certainement une des causes de la longueur des guerres de religion en France.

Mère de trois Rois de France, François II, Charles IX et d'Henri III, après qui le trône passe à la branche des Valois.

Elle porte une grande responsabilité, avec l'Hospital, dans l'impunité des Huguenots qui pendant plusieurs décennies vont multiplier leurs exactions sans être punis. Par un curieux revirement, elle est à l'origine d'un des plus grands massacre de protestants : la saint Barthélemy.

Jean Guiraud ne dit pas autre chose au tome 2, chapitres XVI, page 214 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie,

« Le témoignage de Ronsard concorde avec celui de Mézeray en signalant, comme le sien, la terreur que les protestants firent régner en France, au cours des années 1561-1562. Mais ce que ne disent ni Ronsard, ni Mézeray, c'est que la reine mère Catherine de Médicis, celle-là même qui devait, dix ans plus tard, ordonner contre les réformés le massacre de la Saint-Barthélemy, était alors leur complice 539. Pour s'opposer aux Guises, tout-puissants sous le règne de François II, grâce à leur nièce la reine Marie Stuart, Catherine voulait s'appuyer sur Coligny et la noblesse protestante. Elle était, d'autre part, alléchée par les biens du clergé dont la confiscation lui était conseillée par les réformés. Enfin, elle inclinait, à l'instigation du chancelier de l'Hôpital, à imposer à la France une religion mixte, formée d'éléments catholiques et protestants, combinés par l'autorité civile, comme l'anglicanisme d'Henri VIII. »

  • le 13 avril 1598 : signature de l'Edit de Nantes.

Proclamation de l'édit de Nantes

En mettant ainsi fin aux guerres de religion, Henri IV rend un grand service à la France. S'il constate et déplore dans le préambule de l'édit, que les Français ne puissent pas être unis par la religion, il essaie de le faire par l'amour de la patrie.

Le Roi Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent donc avec des émissaires protestants l'édit de Nantes. Les huguenots obtiennent du Roi de France, des droits qui semblent exorbitants pour l'époque : la liberté de conscience et des garanties en matière de droits. Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans deux villages par bailliage ainsi que dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l'égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de 100 villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux. Les Huguenots peuvent former un Etat dans l'Etat. Ils ne s'en privent pas ; la reconquête du Royaume par Louis XIII et Richelieu les armes à la main et les difficultés de Louis XIV avec les Camisards trouvent certainement leurs origines dans ce qu'aujourd'hui on appelle de la discrimination positive aux dépens de l'unité nationale. (Cf. la chronique sur la Révocation de l'Edit de Nantes du 18 octobre)

Jean Guiraud note ainsi dans le tome 3 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, (chapitres I, pages 6 à 21) :

« …mais force nous est de reconnaître : qu'il accordait des privilèges aux protestants et qu'au lieu de les fondre dans l'unité française, il les organisait en État dans l'État ; qu'ainsi organisés, les protestants, au cours du XVIIe siècle, se révoltèrent à plusieurs reprises, faisant cause commune avec les ennemis du pays, et qu'ils profitèrent trop souvent de l'édit pour continuer leur guerre au catholicisme et compromettre l'unité nationale. […] Si au lendemain des guerres de Vendée, les Vendéens et les Chouans avaient obtenu à Nantes, à Rennes, à Poitiers, à Caen, l'établissement de tribunaux composés par moitié de Blancs et de Bleus, quelles protestations n'auraient pas élevées les Bleus ! Si de nos jours, où catholiques et libres penseurs sont aussi ennemis les uns des autres que jadis protestants et catholiques, les tribunaux et les Cours d'appels étaient composés par moitié de libres penseurs nommés par le gouvernement et de catholiques agréés par les évêques, les auteurs « laïques » ne manqueraient pas de réclamer contre un pareil envahissement de la magistrature par le catholicisme. Ce qui aurait paru excessif au lendemain de la Révolution, ce qui semblerait inouï de nos jours, c'est précisément ce que l'édit de Nantes accordait aux protestants. »

Par ailleurs, l'article 22 impose à l'Eglise catholique de recevoir, soigner et héberger les malades d'une part et de former et éduquer gratuitement les protestants d'autre part, sans leur imposer la même contrepartie, à une époque où l'état ne participe absolument pas à ces frais qui ne sont pas des services publiques :

« Ordonnons qu'il ne sera fait différence ni distinction, pour le regard de ladite Religion (prétendue Réformée), à recevoir les écoliers pour être instruits ès universités, collèges et écoles ; et les malades et pauvres ès hôpitaux, maladreries et aumônes publiques ».

En dépit du serment du sacre, de combattre l'erreur et de promouvoir la Vérité, l'article 57 leur accorde d'ouvrir et d'entretenir des écoles. L'année même du sacre, des lettres patentes de 1594, autorisent la fondation des Universités protestantes de La Rochelle, Nîmes et Montélimar. L'Edit, quatre ans plus tard, en interdit l'usage pour les catholiques !

 

Mais pire encore, un des articles secrets de l'édit de Nantes exigés par l'Assemblée protestante de Châtellerault laisse aux mains des Réformés toutes les places, villes et châteaux qu'ils occupent fin de 1597.Henri IV en dresse la liste, à Rennes, les 12,14, 17 et 18 mai 1598 ; il y en a 142. Jean Guiraud les rappelle dans son chapitre et pose la question suivante :

« Au lendemain des guerres de Vendée, aurait-on imaginé la Convention abandonnant aux Vendéens les principales places des pays qu'ils occupaient ? Qu'aurait-on pensé d'un tel privilège? N'y aurait-on pas vu une atteinte portée à l'unité nationale ? »

Et le Roi va encore plus loin, puisqu'il s'oblige à entretenir ces places sur les finances royales, pendant toute la durée de leur concession avec 180.000 écus par ans. Et à la stupeur de tous, catholiques comme réformés, il accepte que les Eglises locales rejettent les nominations royales des gouverneurs des dites places.

 

Jean Guiraud conclut en citant un historien que personne ne peut qualifier de pro catholique : M. Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères de la République :

« Avec ses 95 articles publiés et vérifiés, avec ses 56 articles secrets, avec son brevet réglant la somme due annuellement par le roi aux protestants, avec ses seconds articles secrets, au nombre de 23, où il est spécialement question des places de sûreté, l'édit de Nantes forme la Charte du parti réformé de France. Son objet n'est nullement d'établir le règne de la paix et de la tolérance sous un gouvernement unique, mais bien d'attribuer à une partie de la nation des libertés particulières et des privilèges qui la constituent en corps indépendant ».

Pour toutes ces raisons, les Parlements eurent beaucoup de mal à enregistrer l'Edit. Les Protestants loin de se réjouir de leurs nouveaux droits sont très mécontents du texte ; c'est en effet la matérialisation de leurs échecs à conquérir le pouvoir en France pour y détruire la religion catholique comme ils l'ont fait dans le nord de l'Europe. Et les premiers à fouler l'Edit aux pieds sont ces mêmes protestants qui continuent leurs réunions politiques alors que le texte le leur interdit. Alors que l'Edit garantit aussi la liberté religieuse des catholiques, ils s'emploient dans toutes les places fortes qu'ils tiennent à les persécuter et à interdire la pratique des sacrements.

Après la mort du Roi, ils vont même s'organiser militairement, divisant la France en 8 départements militaires, nommant généralissime Bouillon puis Rohan lequel aspire à rejeter les Bourbons qui, en se convertissant au catholicisme, avait déçu leurs espérances, pour instaurer une « République fédérale protestante comme les Provinces-Unies ».

  • le 13 avril 1695 : mort de Jean de La Fontaine, fabuleux fabuliste français.

Jean de La Fontaine meurt à Paris, à l'âge de 74 ans. Le jour de sa mort on trouve sur lui un cilice.

Il est l'un des grands poètes  et moralistes Français du XVIIe siècle. Il s'est toujours tenu à l'écart de la Cour du Roi Soleil. Il est reçu à l'Académie Française en 1684. Son œuvre littéraire compte près de 250 fables, recueils de contes et moult poèmes, textes en prose ou en vers.

Ses Fables (1678), dont les six premiers livres sont des adaptations de celles d'Esope, à qui il rend hommage dans sa lettre À Monseigneur le Dauphin.

« Je chante les héros dont Ésope est le père,
Troupe de qui l'histoire, encore que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d'animaux pour instruire les hommes. »

  • le 13 avril 1791 : le pape Pie VI condamne fermement la CCC avec le bref "Charitas".

Il donne aux « assermentés » 40 jours pour se rétracter.

  • Le 13 avril 1793 : les 3000 paysans de La Rochejaquelein remportent la victoire des Aubiers.

C'est avant cette bataille que La Rochejaquelein lance sa célèbre phrase: « Si j'avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ». Les blancs récupèrent 3 canons et 1200 fusils.

  • le 13 avril 1796 : bataille de Millesimo en Italie.

Lors de la campagne d'Italie, les Français du général Augereau remportent la victoire de Millesimo contre les Sardes du général Provera.

  • le 13 avril 1814 : Napoléon Ier ratifie son acte d'abdication à Fontainebleau.

Par cet acte, il renonce pour lui et sa famille aux trônes de France et d'Italie. C'est sa première abdication.

  • le 13 avril 1946 : fermeture des maisons closes.

Les maisons de tolérance ont été créées par Saint Louis pour lutter contre la banalisation de la prostitution dans les rues de Paris. La loi Marthe Richard (conseillère municipale de Paris) impose la fermeture des maisons closes en France. Cela concerne environ 20 000 femmes et un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Elles se retrouvent donc dans la rue.

  • le 13 avril 1962 : le général Jouhaud, chef de l'OAS, est condamné à mort par le Haut Tribunal militaire.
    • le 13 avril 1986 : première visite d'un pape à un lieu de culte hébraïque.

Il s'agit de la synagogue de Rome.

Posté le 13 avril 2016 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

12 avril 2016

C’est arrivé un 12 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 12 avril 352: décès de Jules Ier, 35e pape.

Voir la chronique du 6 février.

  • le 12 avril 1204 : la quatrième croisade s'empare de Constantinople.

Lancée de Venise en 1202, elle a pour but initial de reconquérir les lieux Saints. Mais les croisés n'arrivent pas à réunir la somme demandée par Venise pour les transporter. Finalement, Dandolo, le Doge, accepte de reporter la dette, en échange de la conquête du port de Zara, ancienne possession vénitienne en Dalmatie. Le doge de Venise prend donc la tête de l'armée.

Bien qu'elle soit catholique, les croisés assiègent quand même la ville de Zara, et la prennent. Les Vénitiens et les croisés sont immédiatement excommuniés pour cet acte, par le pape Innocent III. Poussés par les Vénitiens les croisés se dirigent ensuite vers Constantinople.

Bien qu'Innocent III demande encore de ne pas attaquer, les croisés mettent le siège et la ville tombe le 12 avril 1204.

Les Vénitiens et les seigneurs croisés se partagent l'essentiel de l'empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; c'est la naissance de l'Empire latin de Constantinople.

Les croisés assiègent Constantinople (1204).

  • le 12 avril 1229 : fin de la croisade contre les albigeois, le traité de Meaux.

La date de notre calendrier est le 12 Avril 1229 ; cependant, le document est daté selon le cycle pascal, si bien qu'au 12 Avril de l'époque on est encore en 1228. Ce traité règle les problèmes consécutifs à l'intervention en Languedoc des seigneurs du Nord et du Roi de France, à la suite de l'hérésie albigeoise. (cf. la chronique du 16 mars sur la chute de Montségur)

Alors que le pape souhaite depuis 1212, arrêter la croisade contre les Albigeois, celle-ci continue jusqu'en 1229. Jean Guiraud cite une lettre du pape Innocent III, en date du 15 janvier 1213, à l'archevêque de Narbonne :

« Des renards détruisaient dans le Languedoc la vigne du Seigneur, on les a capturés. Par la grâce de Dieu et la vertu des opérations de la guerre, l'affaire de la foi a pris fin en ce pays avec un succès très suffisant.... En conséquence, nous t'engageons à t'entendre avec notre cher fils, l'illustre roi d'Aragon, et avec les comtes, barons et autres personnes avisées dont l'aide te paraîtra nécessaire pour arrêter des conventions de trêve et de paix. Applique-toi avec zèle à pacifier tout le Languedoc ; cesse de provoquer le peuple chrétien à la guerre contre l'hérésie et ne le fatigue plus par la prédication des indulgences que le Siège apostolique a promises autrefois pour cet objet ». (*)

Et Jean Guiraud de continuer :

« La croisade, à dater de 1213, n'était plus qu'une guerre poursuivie par les seigneurs du Nord, pour déposséder les seigneurs du Midi, par les Rois de France pour réunir à la couronne la magnifique province qu'était le Languedoc. »

Le traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX, et Raymond VII, comte de Toulouse. Il met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte doit céder une trentaine de places fortes, mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s'engage également à marier sa fille Jeanne, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du Roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire revient définitivement au Royaume de France.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 1, chapitres XXII, page 166.

  • le 12 avril 1365 : traité de Guérande.

Par ce traité est mis fin à la première guerre de succession de Bretagne ; Jean de Montfort devient Jean IV, duc de Bretagne à condition qu'il prête hommage au Roi de France, Charles V. Les Penthièvre ne sont pas exclus de la loi successorale, puisqu'en cas d'absence d'héritier mâle chez les Montfort, le duché passe à la famille Penthièvre. Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 12 avril 1550 : décès de Claude de Lorraine, duc de Guise.

Claude de Lorraine ou Claude de Guise, née le 20 octobre 1496 à Condé, en Lorraine et meurt le 12 avril 1550 à Joinville, en Champagne. C'est un militaire français et le fondateur de la Maison de Guise. En 1520, il combat les Anglais en Picardie, puis les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fait preuve d'une audace peu commune et met en déroute l'ennemi à Fontarabie.

Claude de Lorraine, 1er duc de Guise, par Jean Clouet

  • le 12 avril 1579 : naissance de François de Bassompierre, maréchal de France.

Grand seigneur, fier de sa naissance et de son rang, soldat courageux et fin diplomate, il s'intéresse aussi aux choses de l'esprit et laisse des Mémoires publiées sous le titre Journal de ma vie, en 1655.

Se distinguant dans la plupart des guerres que mènent Henri IV, puis Louis XIII, telles que lors des sièges de La Rochelle ou de Saint-Jean-d'Angély, il est nommé en 1614 colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l'emploie également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.

François de Bassompierre par Jean Alaux

  • le 12 avril 1633 : début du procès de Galilée.

Galilée est convoqué par le Saint-Office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n'est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d'une mission commanditée ; ce qui justifie des sanctions pénales. En effet, de ses recherches scientifiques, il tire des conclusions religieuses qui, elles, sont condamnées. Ce qui a été écrit sur ce procès constitue, très souvent de pures inventions. En peu de mots, Jean Daujat rappelle les faits :

« En revanche on ne peut pas attribuer à Galilée d'avoir découvert que la Terre tourne autour du Soleil et sur elle-même car il n'a fait là que reprendre la théorie déjà soutenue par Copernic et il ne la soutenait que par de mauvais arguments. Mais c'est à ce propos qu'ont eu lieu ses célèbres démêlés avec l'Église. Celle-ci n'avait jamais inquiété Copernic ni aucun de ceux qui à sa suite s'étaient prononcés en faveur du système héliocentrique parce qu'ils étaient restés sur le terrain de l'astronomie. Mais en 1616 Galilée a publié un livre qui accompagnait ce système astronomique de considérations philosophiques, théologiques et même exégétiques que l'Église l'a obligé à supprimer de son livre. Saint Robert Bellarmin, grand théologien jésuite d'alors, a précisé que Galilée avait le droit de soutenir ce qu'il jugeait bon sur le terrain de l'astronomie, mais à condition qu'il ne prétende pas en tirer des conclusions philosophiques, théologiques et exégétiques. Les choses en seraient restées là si, en 1633, Galilée, croyant pouvoir profiter d'un changement de pape, n'avait pas donné une nouvelle édition de son livre en y réintroduisant les considérations philosophiques, théologiques et exégétiques qu'on lui avait fait supprimer.

C'est alors que ce livre fut brûlé sur la place publique et interdit. Quant à prétendre que Galilée aurait été torturé et obligé par la torture à nier la rotation de la terre, c'est une pure légende dont on ne trouve trace qu'en 1738, c'est-à-dire plus d'un siècle après, ce qui lui enlève tout fondement historique : Galilée n'a même pas été emprisonné ; pendant toute la durée de son procès il logeait dans le palais de l'ambassadeur de Florence à Rome et il a terminé sa vie paisiblement à Florence. »

La face interne de l'HISTOIRE de Jean Daujat, Editions Téqui, page 166.

Voir la chronique du 22 juin.

Galilée face au tribunal, peint au XIXe siècle par Joseph-Nicolas Robert-Fleury

  • le 12 avril 1704 : décès de Jacques Bénigne Bossuet, évêque et écrivain français.

Jacques-Bénigne Bossuet est ordonné prêtre en 1652. Il écrit les "Discours sur l'histoire universelle" à l'intention du Dauphin de France, Louis de France, fils de Louis XIV, dont il est le précepteur de 1670 à 1680.

Prélat, théologien et écrivain, reconnu comme un orateur exceptionnel dans ses sermons et ses oraisons funèbres, il est nommé évêque de Condom en 1670, puis de Meaux en 1681. Il participe activement à la lutte théologique contre les protestants. Il prêche à la cour de Louis XIV et convertit des protestants, parmi lesquels le maréchal général des camps et armées du Roi, Turenne (cf. la chronique du 23 octobre). Ardent combattant de la foi, il fait preuve de la plus grande charité pour les protestants, qui n'ont pas à souffrir des dragonnades dans son diocèse.

« Quoique ayant approuvé la Révocation, l'évêque de Meaux, Bossuet, épargna aux protestants les rigueurs des dragonnades. On ne mit des troupes, dans toute l'étendue de son diocèse, que dans un seul château ; et encore fait remarquer Gaillardin, c'était chez un seigneur qui avait offensé le Roi, et Bossuet les fit partir en donnant asile au persécuté dans son palais épiscopal. Dans une lettre pastorale, il pouvait dire aux protestants de son diocèse : ''Loin d'avoir souffert des tourments, vous n'en avez pas seulement entendu parler ; aucun de vous n'a subi de violence ni dans ses biens ni dans sa personne''. » (*)

Il est l'auteur de la "Déclaration du clergé de France", "Histoire des variations des Églises protestantes", "Défense de l'Histoire des variations", et "Relation sur le quiétisme". Il est élu à l'Académie française en 1671. Atteint de la maladie de la pierre, il décède le 12 avril 1704, à Paris.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 3, chapitres III, page 53.

  • le 12 avril 1803 : la Loi du 22 germinal de l'an X.

Elle réglemente le fonctionnement des manufactures et des ateliers, renouvelle l'interdiction des coalitions ouvrières", établit la protection des marques de fabrique et réinstaure le livret d'ouvrier.

  • le 12 avril 1828 : création de lignes de voitures à chevaux à Paris.

Après la Restauration, Stanislas Baudry, colonel d'Empire en demi-solde à Nantes, ouvre en 1825, des bains-douches publics à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Mais aucun client ne se présente. Aussi met-il à la disposition des Nantais un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette avec une voiture à cheval. Si ses bains restent vides le succès des omnibus est immédiat. Il étend son entreprise à la ville de Paris et en 1828, il ouvre des lignes à Paris.

  • le 12 avril 1850 : le pape Pie IX rentre à Rome.

Chassé de Rome en 1848 suite à l'attaque du palais papal par les républicains de Giuseppe Mazzini, Pie IX se réfugie à Gaète, dans le royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. L'Autriche, le royaume des Deux-Siciles et la France lui apportent leur soutien. C'est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui libère Rome à l'été 1849.

  • le 12 avril 1911 : Prier effectue la 1ère liaison sans escale Londres-Paris.

Il vole sur un Blériot.

  • le 12 avril 1912 : décès d'Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques.

Ernest Duchesne est un médecin militaire français, qui a découvert, avant tout le monde, que certaines moisissures peuvent neutraliser la prolifération des bactéries. Il fait cette découverte, qui reste inappliquée pendant trente-deux ans, avant celle d'Alexander Fleming ; lequel montre les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures. Duchesne prouve également qu'un animal inoculé avec une dose mortelle de bacilles de la typhoïde est exempt de maladie, s'il a été préalablement inoculé avec le Penicillium glaucum.

On peut se demander pourquoi cette thèse remarquable et remarquée par un jury compétent, sombre dans l'indifférence totale.

Posté le 12 avril 2016 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

11 avril 2016

C’est arrivé un 11 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 11 avril 672 : élection du pape Adéodat II.
  • le 11 avril 678 : mort du pape Donus.
  • le 11 avril 896 : élection du pape Boniface VI.
  • le 11 avril 1512 : les Français prennent Ravenne.

Les Français, confrontés à une contre-offensive de la Sainte-Ligue, battent avec l'artillerie alliée du duc de Ferrare les troupes espagnoles lors de la bataille de Ravenne. Mais Gaston de Foix meurt cependant durant cette bataille et Jacques II de Chabannes, son successeur, n'a pas ses talents de général. Menacés au nord, les Français doivent se replier vers le Piémont.

La mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne, musée de l'Hermitage à Saint Peterbourg.

Malheureusement l'armée française y perd son chef, Gaston de Foix, duc de Nemours, comte d'Étampes et duc de Narbonne, neveu du Roi Louis XII. Il nait en 1489 à Mazères et entame très jeune la carrière des armes et y connaît un avancement extrêmement rapide.

En 1509, nommé Gouverneur du Dauphiné, il participe à la victoire d'Agnadel remportée par Louis XII sur les Vénitiens. Et le Roi le nomme à la tête de l'Armée Royale pour affronter la Sainte Ligue (Etats Pontificaux, Aragon, Naples et Cantons Suisses) en Italie, caressant l'espoir de récupérer l'héritage des Visconti (Milanais). (cf. les chroniques du 10 avril sur Louis XII)

Fin 1511, sous des conditions météo exécrables, et après un raid à pied de près de 200 km qui surprend totalement les ennemis du Roi et qui lui vaut le surnom de « Foudre d'Italie » il s'empare de Milan. Le 5 février 1512, c'est le tour de Bologne. Le 16, Gaston de Foix-Nemours inflige une lourde défaite aux Vénitiens et s'empare de Brescia le 19.

Et le 11 avril 1512 est le jour de Pâques. L'Armée française fait face aux troupes de la Sainte Ligue à Ravenne. La bataille est une effroyable boucherie. Les Français et leurs alliés perdent entre 3 000 et 4 000 pour 4 500 blessés, pendant que les forces de la Sainte Ligue laissent 9 000 cadavres au sol. Mais l'artillerie d'Este permet à Gaston de Foix-Nemours de remporter le combat, il y laisse la vie, suite à ses blessures; il a 23 ans.

Et Louis XII fait confectionner par le sculpteur Agostino Busti un gisant à la gloire de son neveu.

 

  • le 11 avril 1567 : Thomas d'Aquin est fait docteur de l'Eglise.

Saint Thomas d'Aquin est un religieux de l'ordre des Dominicains, contemporain de saint Louis. Sa famille très puissante et appartenant à la noblesse lui fait une guerre acharnée pour empêcher sa vocation. Tous les moyens sont utilisés. Arraché à son monastère, il est jeté en prison dans une tour du château paternel. On introduit une courtisane pour le pervertir. Et saint Thomas utilise un tison enflammé pour la chasser. L'histoire raconte qu'il se jette ensuite à genoux pour prier et s'endort; Durant son sommeil, il voit les anges descendre du Ciel pour le féliciter, en lui disant: "Recevez de la part de Dieu le don de chasteté perpétuelle."

La philosophie thomiste s'appuie sur celle d'Aristote et affirme qu'il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Devenu professeur, il réalise un gigantesque travail qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Somme Théologique »

Le 11 avril 1567, le pape Pie V le proclame docteur de l'Eglise et oblige les universités à enseigner sa théologie.

  • le 11 avril 1677: bataille de Cassel, parfois appelée Bataille de la Peene.

Il s'agit de la troisième bataille de Cassel. Elle oppose pendant les guerres de Hollande (1672-1678) l'armée française aux troupes coalisées des Provinces-Unies, de l'Espagne et de l'Angleterre. Du 10 au 11 avril les combattants s'affrontent pour contrôler la ville de Saint-Omer, place forte des Flandres. Le prince d'Orange, sûr d'être victorieux, a rassemblé toutes ses troupes aux environs d'Ypres, à environ 55 km à l'est de Saint-Omer, soit 30 000 hommes. Il attaque les Français qui l'écrasent. La victoire française entraîne le rattachement à la France de Saint-Omer, des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres, et de tous les Pays-Bas du sud espagnols.

  • le 11 avril 1713: fin des négociations d'Utrecht, signature du traité.

Le congrès d'Utrecht, ouvert le 29 janvier, prend fin avec la signature de deux traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne.

Le premier signé le 11 avril entre le Royaume de France et le royaume d'Angleterre, le second signé le 13 juillet entre l'Espagne et l'Angleterre. L'Europe reconnaît le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou, roi d'Espagne. En échange, l'Espagne cède Minorque et Gibraltar aux Anglais, Naples, la Sardaigne et le Milanais à l'empereur d'Allemagne Charles VI. La France de son côté perd ses terres d'Acadie et de Terre-Neuve, au profit de l'Angleterre.

  • le 11 avril 1749: naissance d'Adélaïde Labille-Guiard, peintre française.

Adélaïde Labille-Guiard, née à Paris, est une peintre française qui est d'abord élève du peintre miniaturiste François-Elie Vincent, elle est membre de l'Académie de Saint-Luc, puis en 1783 de l'Académie royale de peinture et de sculpture en même temps que sa concurrente Élisabeth Vigée-Le Brun. Elle épouse en 1800 le peintre François-André Vincent.

François-André Vincent
Portrait par sa femme, Adélaïde Labille-Guiard (1795).

  • le 11 avril 1770 : Mme Louise, fille cadette de Louis XV, entre au Carmel de St-Denis.

Voir les chroniques du 30 janvier et 16 février, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 11 avril 1793 : le Pater de d'Elbée.

D'Elbée protégeant les prisonniers républicains après la bataille de Chemillé, par Marie Felix Edmond de Boislecomte; Musée d'Histoire et des Guerres de Vendée Cholet, France

Les troupes de D'Elbée et de Cathelineau attaquent le général Berruyer à Chemillé à 20 km au nord-est de Cholet. La bataille tourne au corps a corps et après sept heures de combat, les soldats de la République lâchent pied laissant plus de 1400 hommes sur le terrain, les Vendéens, quant à eux, ont perdu 600 des leurs. Après le Choc de Chemillé, les Blancs restent maîtres du terrain avec environ 400 républicains capturés. Les Vendéens, exaspérés par les massacres des Bleus dans tous les villages environnant, veulent les exécuter pour se venger.

Leur chef D'Elbée, qui ne peut les arrêter, leur fait réciter le Pater Noster. Lorsque ceux-ci arrivent au « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. », D'Elbée se lève, car ils étaient à genoux, les arrête: « Ne mentez pas à Dieu ».

Et les Bleus ont la vie sauve. Voici la charité des combattants pour Dieu et pour le Roi.

C'est le pendant du « Grâce aux prisonniers » de Bonchamps le 18 octobre 1793 (voir la chronique du jour).

  • le 11 avril 1814 : le traité d'abdication de Napoléon est signé à Paris par des plénipotentiaires français et étrangers.
  • le 11 avril 1935 : ouverture de la conférence de Stresa.

Après la remise en cause du Traité de Versailles par Hitler, qui vient de rétablir la conscription, la France, le Royaume-Uni et l'Italie se réunissent du 11 au 14 avril. Ils décident de créer le "front de Stresa", afin d'empêcher des violations du traité de Versailles. Ce front se dissout quand les Italiens se lancent dans la guerre d'Ethiopie et que les Anglais signent, quelques semaines plus tard, un accord naval avec les Allemands.

  • le 11 avril 1956 : le service militaire est porté à 27 mois.

La raison est l'évolution de la situation en Algérie. 70.000 "disponibles" du contingent de 1953 sont rappelés.

  • le 11 avril 1963 : le pape Jean XXIII publie son encyclique Pacem in terris.

L'encyclique est consultable ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html

  • le 11 avril 1995: ouverture aux fidèles de la cathédrale d'Evry.

Certains y voient un monument maçonnique tellement cette église viole les canons de construction respectés depuis le début de l'ère chrétienne.

Posté le 11 avril 2016 à 06h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 avril 2016

La naissance de Louis XIV « Dieudonné » neuf mois après la prière du Frère Fiacre

De Cotignac 500 :

Frère Fiacre, de son vrai nom Denis Antheaume, est né le 21 février 1609 à Marly-la-Ville (aujourd’hui dans le Val-d’Oise), qui faisait alors partie du diocèse de Paris. Ses parents, humbles laboureurs, font en sorte que leur fils apprenne à lire et à écrire. À 15 ans, Denis gagne Paris pour y devenir potier d’étain chez un artisan du faubourg Montmartre. Sa grande piété l’amène chez les Augustins déchaussés de Montmartre où il entre en 1631 avant de revêtir l’habit deux ans plus tard sous le nom de Frère Fiacre de Sainte-Marguerite. Aussitôt, il témoigne d’une très grande dévotion pour la Vierge Marie, tandis qu’il ne dédaigne pas de remplir les tâches les plus humbles du monastère.

Malade peu après son entrée dans la communauté, il apprend que la reine Anne d’Autriche fournit aux religieux tous les médicaments qui leur sont nécessaires. Il devient alors très reconnaissant à son égard et décide de demander à Dieu la naissance d’un Dauphin attendu depuis très longtemps, ce qu’il fait assidument pendant plus de six ans.

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Un jour, sa prière est exaucée : la Vierge lui apparaît quatre fois dans la nuit du 3 novembre 1637, entre 1 h et 4 h du matin, annonçant la naissance prochaine de celui qui deviendra Louis XIV. C’est le cri d’un tout-petit qui attire l’attention du religieux : « Il tourna la tête du côté de la voix et aperçut la Sacrée Vierge environnée d’une belle et agréable lumière, ayant un enfant dans les bras, vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles, ses cheveux pendants sur ses épaules, trois couronnes sur sa tête, assise sur une chaise et qui lui dit : « Mon enfant, n’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu. » Sur cela, il se jeta à terre pour adorer l’enfant qu’elle tenait entre ses bras, pensant que ce fut Jésus-Christ, mais la Vierge sacrée lui dit : « Mon enfant, ce n’est pas mon Fils, c’est l’enfant que Dieu veut donner à la France. » La Vierge Marie lui demande de faire réciter des Neuvaines, requête qui fut transmise à la famille royale par le cardinal de la Rochefoucault. Le dimanche 5 septembre 1638, neuf mois jour pour jour après l’achèvement des Neuvaines, Anne d’Autriche donne naissance à un fils, Louis « Dieudonné ». Sept mois avant, dans la joie d’avoir appris la grossesse inespérée de la reine, Louis XIII avait consacré officiellement la France à la Vierge Marie par son vœu du 10 février 1638.

On doit à Frère Fiacre et à sa grande confiance en la Mère de Dieu, le développement de l’église de Notre-Dame des Victoires, refuge des pécheurs, comme sanctuaire de pèlerinage où la Vierge Marie offre volontiers à tous ceux qui invoquent son cœur maternel d’être exaucé, écouté et secouru.

Frère Fiacre meurt le 16 février 1684 en odeur de sainteté, vénéré comme tel par les pauvres de la capitale. Son image fut placée dans les voitures d’une compagnie de louage au XIXe siècle, d’où le nom de « fiacre » qu’elles ont longtemps porté. Son corps fut inhumé dans la crypte de la basilique et son cœur est conservé à Cotignac au Sanctuaire de Notre-Dame des Grâces, comme l’atteste une plaque de marbre.

Père Hervé Soubias,
curé-recteur du sanctuaire de Notre-Dame des Victoires

Posté le 10 avril 2016 à 10h20 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 avril…

« Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. » (François Mitterrand en 1982, lors d'un Conseil des Ministres)

Alors rappelons-nous :

  • le 10 avril 757 : réapparition des orgues en Europe.

Connu du temps de l'empire romain, l'usage des orgues a peu à peu disparu en Occident. L'empereur Constantin V offre un orgue à soufflet à Pépin le Bref en 757. Ce dernier le fait placer à Compiègne.

  • le 10 ou 11 avril 879 : décès de Louis II le Bègue.

Louis II dit le Bègue, est le fils de Charles II dit le Chauve. Il nait le 1er novembre 846. Il est d'abord couronné roi d'Aquitaine en 867, puis Roi des Francs en 877. Son défaut d'élocution l'empêche de s'exprimer en public et nuit à son autorité. Il meurt à Compiègne à l'âge de 33 ans, il n'a régné que 16 mois sur la France. Ses fils, Louis III et Carloman, deviennent respectivement roi de Neustrie et roi d'Aquitaine et de Bourgogne. Voir les chroniques du 1er novembre et du 8 décembre.

  • le 10 avril 1302 : les États Généraux confirment l'indépendance du Roi Philippe face au pape Boniface.

Partie d'un différent sur la politique fiscale royale, la crise entre la monarchie et la papauté a pris, du fait des caractères excessifs tant du Roi que du pape, un tour gravissime. Le pape rappelle à l'ordre le Roi par la bulle Ausculta Fili qui dépasse le simple problème fiscal pour exprimer des prétentions inadmissibles sur les droits inaliénables de la couronne de France. Philippe le Bel fait non seulement brûler la bulle Ausculta Fili (cf. la chronique du 11 février), mais son envoyé, Guillaume de Nogaret, laisse Colonna souffleter le pape à Anagni le 8 septembre 1303.

Les conséquences sont incalculables, outre la fin de l'indépendance temporelle de la papauté, c'est la fin d'une grande partie de l'influence spirituelle de la foi catholique sur le pouvoir politique ; fin qui en France va s'exprimer sous l'ancien régime, à travers l'hérésie gallicane et à travers l'erreur constitutionnelle de l'absolutisme (le Roi ne tient son pouvoir que de Dieu et ne rend de compte qu'à lui); et aujourd'hui à travers le laïcisme exacerbé. Cette rupture entre les deux pouvoirs est une faute. Le pouvoir politique ne reconnaît plus au pouvoir spirituel un droit de regard sur les affaires temporelles. Ce droit de regard, tiré de la phrase du Christ à Pilate « Tu n'auras pas de pouvoir si tu ne l'avais reçu d'en Haut.» servait de garde-fou et tempérait le pouvoir politique, mais il en constituait aussi l'essence même, lui donnait sa force. Ainsi, tout pouvoir politique qui ne s'appuie sur l'origine, l'essence de la puissance, comble sa faiblesse par une force de coercition. Et si la monarchie française a duré près de 1500 ans, c'est parce qu'elle était aussi tempérée par la loi divine.

Or Philippe Le Bel vient de rompre l'équilibre politico-religieux du Moyen-âge. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Le Roi convoque les Etats-généraux pour donner un semblant de justification à ses décisions. C'est la première fois dans l'histoire de France. Les 3 ordres ratifient sa conduite.

Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs, comme dans l'ancien testament, avec les Rois juifs, et selon le testament de Saint Rémi :

«Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait: Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »(*)

La sanction royale est la fin des capétiens directs. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche. La noblesse verra ses fils mourir sous les lances et les flèches anglaises, l'Eglise de France souffrira autant.

Il est étonnant de voir que ce sont les Etats- Généraux eux-mêmes qui seront l'outil de la chute de la monarchie 500 ans plus tard.

(*) La Vierge Marie dans l'Histoire de France (Ed. Résiac pages 79 à 83)

  • le 10 avril 1312 : Lyon est rattaché au domaine royal.

En marge du concile qui supprime l'ordre des Templiers, est signé le Traité de Vienne qui reconnaît ce rattachement. L'empereur ne réagit pas.

  • le 10 avril 1498 : le Roi Louis XII de France revendique le duché de Milan.

Quelques jours après la mort de son prédécesseur, Charles VIII, le nouveau Roi Louis XII prend le titre de duc de Milan qu'il revendique en tant que petit-fils de Valentine Visconti. Le maître effectif du duché est son vieil ennemi Ludovic le More.

Après l'épuisement économique de la France dû à la guerre de 100 ans, Louis va porter les affrontements en Italie et permettre par là un développement économique de nos campagnes que la III république s'est efforcé de camoufler.

Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, aux chapitres XI note :

« L'un des nombreux manuels que la franc-maçonnerie a rédigés pour les écoles laïques, porte deux images curieuses. La première représente les campagnes sous l'Ancien Régime : un paysan en guenilles travaille péniblement sous un ciel chargé de nuages. La seconde représente les campagnes modernes : elles sont illuminées par un soleil radieux et sous un ciel pur, le cultivateur joyeux trace son sillon. Ces deux images sont ainsi juxtaposées pour inculquer par les yeux, dans l'esprit des enfants trois idées simplistes qui leur feront détester les siècles qui ont précédé la Révolution et aimer ceux qui l'ont suivie : 1°) sous l'Ancien Régime, le ciel était toujours maussade ; sous le Nouveau, il est toujours beau ; 2°) sous l'Ancien Régime, le paysan était toujours mal vêtu ; sous le Nouveau, il est élégant ; 3°) sous l'Ancien Régime, il était toujours malheureux ; sous le Nouveau, il est toujours heureux. »

Or s'appuyant sur l'historien de Louis XII, Claude de Seyssel, il poursuit :

« Les guerres d'Italie qui commencèrent avec Charles VIII, portèrent hors de France leurs ravages et ne nuisirent en rien au relèvement de l'agriculture nationale. […] Aussi, la France ne tarda-t-elle pas à se relever de ses ruines matérielles. « En moins de quarante ans, la misère de la guerre de Cent Ans avait fait place à l'aisance et à la richesse. […] Pour le laboureur, Louis XII incarnait, symbolisait le bien-être dont on jouissait sous son sceptre, bien-être dont une part lui était due. Lorsque ce Roi traversa la Bourgogne, à son retour du Milanais, les paysans, abandonnant leurs travaux, bordaient les chemins, les couvraient de verdure et faisaient retentir l'air d'acclamations. […] Nous avons d'ailleurs des signes évidents de ce bien-être ; le premier, c'est le rapide accroissement de la population que l'on constate dans la France du XVIe siècle : « Elle n'est pas seulement un des pays les plus riches, dit M. Imbart de la Tour ; elle est aussi l'un des mieux peuplés ; les familles de dix à douze enfants sont fréquentes, celles de sept à cinq sont la règle commune »

  • le 10 avril 1585 : décès de Grégoire XIII.

En 1572, Grégoire XIII est élu pape à la mort de Pie V. Il est le 226e pape. Son conclave ne dure qu'une journée. Son œuvre principale est l'institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, qui modifie le calendrier julien en supprimant 10 jours de la dite année et 3 années bissextiles centenaires sur 4.

Son pontificat est aussi marqué par de nombreuses fondations de séminaires : le Collège allemand, le Collège grec, le Collège maronite ou encore le Collège des néophytes (réservé aux Juifs et musulmans convertis), la mission confiée aux jésuites de fonder le Lycée Saint-Benoît, dans l'Empire ottoman en 1583. Lycée qui devient l'institution phare de l'enseignement catholique au Levant.

  • le 10 ou 11 avril 1803 : Bonaparte fait part aux ministres Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine de son intention de céder la Louisiane aux Etats-Unis.

"Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. [...] Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante [les Etats-Unis], elle sera plus utile à la [...] la France que si je tentais de la garder ".

  • le 10 avril 1814 : bataille de Toulouse.

Le Maréchal Jean-de-Dieu Soult, en pleine retraite d'Espagne, arrive à Toulouse avec sur ses talons les Anglo-Hispano-Portugais du duc de Wellington.

Soult commence alors à organiser la défense de la ville, sans recevoir d'appui de la population. Soult, coupé de Paris ignore que les alliés sont sur le point d'y entrer.

Le 10 avril, Wellington arrive, contourne la cité après avoir franchi la Garonne, et pénètre dans la ville. 300 soldats français appuyés par 5 canons vont les repousser plusieurs fois. Wellington contourne alors les positions française et le Maréchal Soult doit abandonner Toulouse ; ce qu'il fait brillamment les 11 et 12 avril.

Alors, le 12 avril, Wellington fait une entrée dans la Ville Rose, sous les acclamations des royalistes.

  • le 10 avril  1826 : Dumont d'Urville part pour sa seconde circumnavigation.

Jules Dumont d'Urville est chargé d'effectuer un second tour du monde. L'une de ces missions est de retrouver la trace de La Pérouse, navigateur français disparu en 1788. C'est d'ailleurs en son honneur que sa corvette « la Coquille » est rebaptisée « l'Astrolabe ». Il part de Toulon, passe en Australie, cartographie la Nouvelle-Zélande, fait le tour des îles Fidji, de Tonga, des Moluques et de la Nouvelle-Calédonie, confirme à Vanikoro que La Pérouse a bel et bien disparu à cet endroit, massacré par des indigènes.

 

  • le 10 avril 1911 : naissance de Maurice Schumann, homme politique et académicien français.

Né à Paris, Maurice Schumann est journaliste de formation, il se convertit à la foi catholique, puis entre en politique en 1944. Il est un des fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP). Plusieurs fois ministre sous les IVe et Ve République, Schumann est également membre de l'Académie française. Il meurt le 9 février 1998.

  • le 10 avril 1916 : « On les aura », ordre du jour du général Pétain.

Alors que les Allemands essaient de saigner l'armée française à Verdun, Pétain envoie son désormais célèbre ordre du jour se terminant par « Courage ! On les aura ! » L'ordre est en fait une félicitation et un encouragement à destination des soldats qui ont repoussé une attaque la veille.

  • le 10 avril 1954 : mort d'Auguste Lumière.

Les frères Lumière ont une vie de pionniers industriels assez extraordinaire.

Inventeurs du cinématographe avec son frère Louis en 1895, initiateurs des premières actualités filmées et des premiers documentaires, Ils envoient des reporters dans le monde entier afin de rapporter des "vues animées". Mais les frères Lumière s'intéressent à beaucoup de domaines : la chimie, l'électricité, l'acoustique, l'automobile, la pharmacie...

  • le 10 avril 2013 : la gendarmerie devient une armée, de fait.

Le général Favier est nommé Directeur Général de la gendarmerie nationale et est promu général d'armée.

Posté le 10 avril 2016 à 05h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

09 avril 2016

C’est arrivé un 9 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 avril 715 : décès du pape Constantin 1er.

A ne pas confondre avec l'anti pape Constantin II, il condamne la doctrine monophysite qui affirme que le Christ n'a qu'une nature.

  • le 9 avril 999 : élection du pape Sylvestre II, premier pape français.
  • le 9 avril 1004 ou 1024 : décès du pape Benoît VIII.

Pape du 18 mai 1012 au 9 avril 1024, Benoît VIII est né dans la région de Latium, en Italie. Il doit lutter contre les Sarrasins venus en 1016 envahir ses États, et se met à la tête des troupes qui écrasent l'envahisseur.

  • le 9 avril 1498 : la reine Anne rétablit la chancellerie de Bretagne.

Elle nomme Guéguen évêque de Nantes, en remplacement de d'Espinay, transféré au siège de Léon. Surtout elle marque par ce geste que, bien qu'ayant le même souverain, la Bretagne et la France reste deux Etats indépendants, mais unis.

  • le 9 avril 1553 : décès à 59 ans de François Rabelais, médecin et écrivain, et prêtre français de la Renaissance.

Médecin, professeur d'anatomie, moine puis prêtre et auteur des fameux Pantagruel, Gargantua,...

  • le 9 avril 1555 : élection du pape Marcel II.

Marcello Cervini est élu 222e pape de l'Église catholique. Son règne est parmi les plus courts, 20 jours. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême.

  • le 9 avril 1682 : René Robert Cavelier de la Salle prend possession du Mississippi au nom de Louis XIV.

Ancien jésuite ayant demandé à quitter la compagnie de Jésus, René Robert Cavelier de la Salle explore la région des Grands Lacs, il y bénéficie en 1674 de l`octroi d'une concession foncière provenant d'un ami prestigieux, accordée par le gouverneur Frontenac. Il construit au bord du lac Ontario un immense fort qu'il baptise fort Frontenac. Puis, il entreprend l'exploration du Mississipi en 1682 et déclare le territoire comme appartenant à La France et au Roi Louis XIV. Le 9 avril 1682, il baptise l'embouchure du Mississippi du nom de « Louisiane » en l'honneur du Roi Louis XIV.

Il fait dresser une croix sous laquelle est fixée une plaque portant l'inscription suivante : «Au nom de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, le 9 avril 1682. »

Le procès-verbal de la cérémonie rapporte ses paroles:

« Je, René-Robert Cavelier de La Salle, en vertu de la commission de Sa Majesté que je tiens en mains, prêt à la faire voir à qui il pourrait appartenir, ai pris et prends possession, au nom de Sa Majesté et de ses successeurs de sa couronne, de ce pays de la Louisiane, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et de toutes les nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, minières, pèches, fleuves, rivières compris dans l'étendue de ladite Louisiane. »

Prise de possession de la Louisiane, par Jean-Adolphe Bocquin, 1870s. (gallica-BnF)

  • le 9 avril 1736 : une ordonnance royale normalise la tenue des registres de l'Etat Civil.

Elle prescrit aux curés de paroisse de fournir une copie des actes de baptême et de mariage.

  • le 9 avril 1794 : les sbires de Turreau poursuivent l'œuvre de mort.

La colonne Dusirat revient tuer et incendier à Chanzeaux

  • le 9 avril 1834 : début de la répression de la révolte des Canuts à Lyon.

Le 9 avril 1834, à Lyon, débute la seconde insurrection des Canuts. Après l'échec des grèves de février, l'accord sur les prix annulé dès qu'il fut signé, et le vote de la loi contre les associations ouvrières, la condamnation des « meneurs » de février, qui sont en fait des mutuellistes, met le feu aux poudres. Le 13 la semaine sanglante commence.

La mythologie gauchiste a récupéré cette révolte, pourtant il s'agit du dernier sursaut des corporations telles qu'elles existaient avant la révolution. Les Canuts étaient propriétaires de leur outil de travail

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, (Ed. Perrin, chapitre X, pages 225 à 228) rappelle que cette révolte n'est en rien une révolte révolutionnaire comme les socialistes de la IIIème république vont réussir à le faire croire. Les Canuts propriétaires de leur outil de travail, sont de petits artisans, qui fonctionnent sur le mode des corporations d'avant la révolution. Ils sont le dernier symbole d'une économie française régulée par la loi. La bourgeoisie révolutionnaire triomphante a installé des usines industrielles qui permettent de vendre à moindre coût.

Plus de 600 canuts sont tués, 10.000 passent en jugement.

  • le 9 avril 1898 : loi organisant les chambres de commerce.

Ou comment contrôler le développement économique local en France…

  • le 9 avril 1917 : bataille de la crête de Vimy.

Pendant 3 jours, les Canadiens, sous les ordres des britanniques, combattent pour prendre une position fortifiée allemande, la crête de Vimy, qui avait déjà résisté aux assauts des anglais. C'est une victoire importante, où meurent 10 602 hommes. La France fera don au Canada du terrain, d'une étendue de 250 hectares, où sera construit le Mémorial canadien de Vimy.

Mémorial canadien de Vimy.

  • le 9 avril 1918 : premier jour de la bataille de la Lys.

Cette offensive allemande, lancée après l'apport des troupes ramenées de Russie à la suite de la paix signée avec les soviets (Traité de Brest-Litovsk) dure 20 jours. L'effort allemand se fait dans les Flandres, entre Armentières et La Bassée. C'est un échec.

  • le 9 avril 1943 : Sauckel exige de la France 220 000 ouvriers supplémentaires.

L'Allemagne pille toutes les ressources européennes pour nourrir son effort de guerre. En France le STO ne fonctionne pas assez bien selon les Allemands.

  • le 9 avril 2003 : le régime de Saddam Hussein en Irak tombe après 24 ans de pouvoir.

Posté le 9 avril 2016 à 04h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 avril 2016

14 avril à Marseille : la place des femmes dans l'Antiquité

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Posté le 8 avril 2016 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 8 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 avril 1364 : décès de Jean II le Bon, Roi de France.

Battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, Jean le Bon peut regagner la France en 1360, après la signature du Traité de Brétigny qui lui rend la liberté, mais cède une immense partie du pays et doit une énorme rançon à Édouard III. Un de ses fils retenus en otage pour garantir le paiement de sa rançon, s'enfuit en 1363. Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres, où il meurt en 1364 à l'âge de 45 ans en pleine négociation des accords de Brétigny. En effet, les lois fondamentales du Royaume interdisent au Roi de se séparer d'une partie du territoire. Sa signature du Traité n'a pas été entérinée par le parlement de Paris. Le fils de Jean II le Bon, Charles V le Sage est proclamé Roi de France ; il récupère tous les territoires perdus par ses prédécesseurs, et relève le Royaume.

Son fils, le futur Charles V, doit affronter, pendant la captivité de son père, la révolte d'Etienne Marcel et la Jacquerie, mais aussi des aux États-Généraux qui essaient d'imposer la Monarchie parlementaire, contre l'énorme rançon à payer aux Anglais.

Voir les chroniques du 26 avril sur sa naissance du 5 décembre sur la naissance du franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny, et du 26 septembre sur son sacre.

  • le 8 avril 1378 : Urbain VI est élu pape.

Né en 1318 à Naples Bartolemeo Prignano devient le 202e pape de l'Église catholique romaine sous le nom d'Urbain VI. Il est aussi le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle le 17 janvier 1377 (voir la chronique de ce jour sur Grégoire). Élu pape le 8 avril 1378, et malgré les avertissements de sainte Catherine de Sienne qui lui demande de la retenue, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un autre pape, Clément VII qui s'installe à Avignon. Ce sera le début du Grand Schisme d'Occident. Urbain VI meurt à Rome le 15 octobre 1389. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre, du 15 octobre.

  • le 8 avril 1455 : élection du pape Calixte III.

Alfonso Borgia est élu pape sous le nom de Calixte III. Son action principale est de lutter contre l'Empire ottoman qui détient la ville de Constantinople depuis 1453. Tout au long de son pontificat, qui se termine en 1458, il appelle à la croisade sans être vraiment entendu. Il donne à une commission ecclésiastique les pouvoirs de réviser le procès de Jeanne d'Arc. Le jugement solennel, qui intervient le 7 juillet 1456, déclare qu'elle est morte martyre pour la défense de sa religion, de sa patrie et de son Roi. Cependant le pape ne la canonise pas ; mais autorise les expiations religieuses qui ont lieu à Rouen.

Le pape Calixte III, par Joan de Joanes y taller (1510-1579)

Musée de la cathédrale de Valence.

  • le 8 avril 1632 : Louis XIII achète la Seigneurie de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris.



Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianon)

Louis XIII achète la totalité de la seigneurie de Versailles à son dernier seigneur, Jean-François de Gondi, archevêque de Paris pour la somme de 66 000 livres. Il souhaite en faire un domaine de chasse. C'est le tournant décisif dans l'installation de la royauté à Versailles.

  • le 8 avril 1691 : prise de Mons.

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, qui oppose, de 1688 à 1697, la France à une coalition des puissances européennes (Provinces-Unies, Angleterre, Savoie, Saint Empire romain germanique, Espagne et Suède), la capitale de Hainaut, est conquise par Louis XIV, le 8 avril 1691. En mars 1691, les armées de Louis XIV déploient de très importants moyens pour s'emparer de la ville, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas du Sud. Vauban dirige les travaux de siège. La ville tombe et Louis XIV nomme gouverneur Nicolas de La Brousse, comte de Verteillac. Vauban est alors chargé d'améliorer le système défensif de la ville.

  • le 8 avril 1802 : promulgation du Concordat signé par Napoléon Bonaparte, premier Consul, et le pape Pie VII.

     

  • le 8 avril 1904 : la France et le Royaume-Uni signent l'Entente Cordiale.

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la Triple-Alliance, le Royaume-Uni et la France parviennent à s'entendre pour régler leurs différends coloniaux : la pêche à Terre-Neuve, l'Egypte, le Maroc pour l'autre, les deux puissances inaugurent un rapprochement qui avec la Russie finira par devenir la Triple-Entente.

  • le 8 avril 1962 : les Français approuvent les accords d'Évian.

Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le FLN sont ratifiés par le peuple français.

  • le 8 avril 1994 : la chapelle Sixtine restaurée est inaugurée.

Le pape Jean-Paul II inaugure la chapelle Sixtine restaurée au terme de 14 ans de travaux qui ont permis de redécouvrir les couleurs chaudes et éclatantes du Jugement dernier de Michel-Ange. C'est l'un des plus fameux trésors de l'art de la Renaissance italienne; c'est aussi le lieu où les cardinaux se réunissent en conclave pour élire un nouveau pape.


Le jugement dernier

  • le 8 avril 2005 : funérailles du pape Jean-Paul II.

Plus d'un million de personnes et de dirigeants venus du monde entier assistent place Saint-Pierre et dans tout Rome à des funérailles grandioses célébrées pour le pape Jean Paul II, avant son inhumation dans la crypte de la basilique. Des fidèles brandissent des banderoles portant l'inscription "Santo subito", réclamant sa canonisation immédiate.

Posté le 8 avril 2016 à 04h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

07 avril 2016

C'est arrivé un 7 avril....

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 avril : fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes.

Né en 1651 à Reims, Jean-Baptiste de La Salle appartient au grand mouvement de la Contre-réforme catholique du XVIIème siècle. Aîné d'une famille de onze enfants, son père le destine d'abord à une carrière juridique, comme c'était très souvent le cas dans la noblesse de robe. Lui se sent appelé à servir Dieu. Ordonné prêtre le 9 avril 1678, il est reçu, deux ans plus tard, docteur en théologie à la Sorbonne. Le 25 mai 1684, il fonde la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes en 1684, dont la mission est l'éducation des enfants des classes populaires. A la pédagogie individuelle, en usage jusqu'à cette époque, JB de La Salle préfère, pour des raisons d'efficacité et d'économie, l'enseignement simultané, prodigué à un groupe de jeunes réunis dans une même salle. Il introduit également le principe du regroupement des élèves par niveau — «la division des plus faibles, celle des médiocres, et celle des plus intelligents ou des plus capables».Ayant pris conscience que la formation des maîtres est inexistante, en 1685, il fonde un séminaire qui devient une véritable école normale d'instituteurs, qui n'a pas d'équivalent alors dans le Royaume de France.

Parmi ses innovations, il faut souligner aussi l'apprentissage de la lecture et de la langue maternelle avant le latin, la gratuité de l'enseignement ou les cours d'instruction pour adultes.

Décédé le 7 avril 1719, un Vendredi Saint, le père de la Salle s'éteint dans la maison mère de sa congrégation à Rouen. Il est béatifié en 1888 et canonisé en 1900.Le 15 mai 1950, Pie XII proclame Saint Jean-Baptiste de la Salle « patron de tous les éducateurs chrétiens. »

  • le 7 avril 451 : pillage de Metz par Attila.

Au printemps 451, les Huns franchissent le Rhin après avoir détruit Cologne en faisant un véritable carnage. Le « Fléau de Dieu » attaque ensuite Verdun, puis Laon, Saint Quentin, et Reims. La Horde atteint la Marne sans qu'on puisse l'arrêter. Les scènes d'horreur se multiplient et achèvent de terroriser les populations. L'administration romaine de Lutèce va évacuer la ville pour Orléans ou Tours. Mais une jeune fille d'une quinzaine d'année pousse la population à rester et à prier car, dit-elle, les Huns ne viendront pas.

(cf. les chroniques du 24 juin et du 20 juin)

  • le7 avril 1250 : le Roi de France Louis IX est fait prisonnier à Mansourah.

La bataille de Mansourah a lieu le 8 février, les croisés réussissent à traverser le Nil et à pénétrer dans la ville. Mais ils sont repoussés et le frère du Roi, Robert d'Artois est tué. Jusqu'au 7 avril, les armées se font face. Le Roi Louis IX prend alors la décision de retourner dans la ville de Damiette. La retraite commence dans la nuit du 5 au 6 avril 1250.Saint Louis, malade, épuisé, souffrant de fièvres et de dysenterie, refuse de prendre place sur un navire et reste avec ses soldats.

Saint Louis envoie Philippe de Monfort pour négocier avec les musulmans la cession de Damiette contre un sauf-conduit pour le retour des croisés en France. Mais les Sarrasins achètent un sergent français qui annonce alors, que le Roi ordonne à l'armée de se rendre. Les 12'000 soldats restants deviennent prisonniers. Louis IX est reconduit vers Mansourah, en prisonnier. Saint Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille.

Bataille de Mansourah en Égypte

  • le 7 avril 1498 : décès accidentel du Roi de France Charles VIII.

Le Roi Charles VIII l'Affable meurt accidentellement au château d'Amboise sans héritier ; Louis d'Orléans devient le Roi Louis XII. Il se cogne brutalement la tête contre le linteau d'une porte basse. Né le 30 juin 1470, au même endroit, il est l'unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, et le dernier Roi de la succession directe de la branche des Valois de la dynastie capétienne.

Charles VIII vainc les Bretons à la bataille de St Aubin du Cormier le 28 juillet (cf. chronique du jour, du 18 novembre et du 6 décembre). En application du traité du Verger, Anne de Bretagne doit épouser le successeur de Charles VIII le futur et remuant Louis XII.

Après la campagne triomphale en Italie, en 1494, Charles VIII doit faire face, à compter du 5 avril suivant, à la Ligue de Venise qui réunit à l'instigation du pape Alexandre VI, Maximilien d'Autriche, Ferdinand d'Aragon et Ludovic le More, lequel s'est retourné contre la France. La Ligue se prépare à chasser les Français d'Italie.

L'année 1495 s'achève après de durs combats. Et le 27 novembre 1497 se conclue, à Alcala de Henares, une trêve permanente entre les Rois de France et d'Espagne. Charles VIII meurt, alors qu'il prépare une nouvelle armée pour Naples et que se déroulent des négociations au château d'Amboise entre Français et Espagnols pour le partage de l'Italie.

Charles VIII et Anne de Bretagne ont multiplié au cours de leur vie les preuves de leur dévotion envers Notre Dame, Notre Dame d'Embrun pour le Roi et Notre Dame de Bonne Nouvelle à Rennes pour la Reine. D'ailleurs, Charles VIII attribue à son pèlerinage auprès de Notre de Bonne Nouvelle le changement dans le cœur d'Anne de Bretagne et le mariage qui s'en suit. (*)

(*) La Vierge Marie dans l'Histoire de France, Ed Résiac, pages 119 à 122.

Voir les chroniques du 30 mai et du 30 juin.

  • le 7 avril 1506 : naissance de saint François Xavier, missionnaire jésuite espagnol.

Saint François Xavier est un missionnaire jésuite navarrais, né à Javier, près de Pampelune en Navarre et mort le 3 décembre 1552 dans l'île de Sancian, au large de Canton, Chine. Il poursuit ses études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-barbe, où il rencontre Pierre Favre et Ignace de Loyola avec qui il fonde la Compagnie de Jésus en 1534. Il est ordonné prêtre en 1537. En 1540, à la demande du roi Jean III de Portugal, il est envoyé par le pape Paul III pour évangéliser les peuples des Indes orientales. Il est surnommé« l'Apôtre des Indes » et est reconnu saint par les catholiques et les anglicans. Sa fête est le 3 décembre.

 

 

 

 

  • le 7 avril 1509 : la France déclare la guerre à la république de Venise.

Les traités de Cambrai du 10 décembre 1508 ont jeté les bases d'une ligue contre Venise, réunissant Louis XII et Maximilien réconciliés, Ferdinand II d'Aragon et le Pape. La France, chargée la première d'attaquer, déclare officiellement la guerre à Venise, son ex-alliée. C'est le point de départ de la guerre de la Ligue de Cambrai, qui dure huit ans.

  • le 7 avril 1652 : bataille de Bléneau.

Lors de la Fronde des Princes qui oppose les principaux princes de France au jeune Louis XIV et à Mazarin, Louis II de Bourbon, prince de Condé, attaque les troupes royales alors que l'armée royale est dispersée et que la cour est restée à Gien sans protection. Le maréchal d'Hocquincourt stationne imprudemment dans le village de Bléneau. Il perd la presque totalité de ses soldats suite à l'attaque et doit fuir vers Auxerre. Le 7 avril au matin, Turenne, qui est resté fidèle au Roi, contre-attaque avec succès malgré une infériorité numérique, qui fera dire à Napoléon qu'il avait pris un trop grand risque. Condé doit se replier en catastrophe sur Paris.

  • le 7 avril 1652 : naissance de Lorenzo Corsini, futur pape Clément XII.

  • le 7 avril 1655 : Fabio Chigi devient le pape Alexandre VII.

Fabio Chigi, né à Sienne le 13 février 1599, est élu 237e pape à l'unanimité, avec le nom d'Alexandre VII. Il confirme la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X et met les Provinciales de Pascal à l'Index. Il cherche à contenir l'expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre. On lui doit l'achèvement des travaux de la place Saint-Pierre et l'installation de la colonnade du Bernin. Ses gardes ayant tiré sur l'ambassadeur de France à Rome et tué un de ses pages, il rechigne à réparer la faute. Louis XIV l'y oblige en confisquant le comtat d'Avignon. Il meurt en 1667.

 

Portrait d'Alexandre VII peint par Gian Battista Gaulli il Baciccio

  • le 7 avril 1672 : Frontenac nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Buade, Comte de Frontenac, statue de la façade de l'hôtel du Parlement, Québec

Louis de Buade, comte de Frontenac, est proclamé gouverneur de la Nouvelle-France. Il conservera ce titre d'abord pendant 10 ans, puis de 1689 à 1698. Lors de son mandat, le Mississipi est découvert et un immense fort est bâti sur le lac Ontario, baptisé Fort Frontenac. La paix et les alliances avec la population locale sont assurées. Victime d'un complot, Frontenac rentre en France, mais revient en Nouvelle-France quelques années plus tard en pleine guerre de la ligue d'Augsbourg. Il fortifie Québec et Montréal et résiste à l'attaque anglaise de William Phips.

  • le 7 avril 1780 : le Grand Théâtre de Bordeaux est inauguré avec la pièce Athalie de Racine.

Construit par l'architecte Victor-Louis entre 1773 et 1780 sur ordre du gouverneur de la Guyenne, le Grand Théâtre est considéré comme l'un des plus beau théâtres du monde.

  • le 7 avril 1795 : adoption du système métrique

Suite au rapport du député de la Côte d'Or, Prieur, la Convention adopte un décret concernant les poids et mesures. Le mètre devient l'unité de longueur et la base du nouveau système de mesure appelé « système métrique ». La loi fixe les nouvelles mesures: mètre, gramme, litre avec leurs préfixes: kilo, hecto, déci, etc.

Ce nouveau système métrique mettra des années pour s'imposer dans toute la France. Ce même décret change le nom de la monnaie anciennement appelée Livre en Franc. (Cf. Chronique du 30 mars)

  • le 7 avril 1823 : expédition d'Espagne.

Menée en avril 1823 par la France, elle vise à rétablir Ferdinand VII d'Espagne sur le trône. Lors du congrès de Vérone, le 22 janvier 1823, un traité secret est signé, donnant à la France le pouvoir d'envahir l'Espagne afin de rétablir l'ancien monarque absolu. L'expédition se réalise en deux colonnes : vers la Catalogne et vers les Asturies. Le 31 août 1823, tombe le Fort du Trocadéro. Ce succès est la fin de l'expédition qui a totalement réussi.

  • le 7 avril 1858 : dix-septième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Pendant cette Apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est constaté en direct par le médecin, le docteur Douzous.

  • le 7 avril 1906 : la conférence d'Algésiras.

Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne. Cette conférence place le Maroc sous contrôle international et consacre également l'influence de la France sur une partie du territoire, en lui octroyant des droits spéciaux. L'Allemagne est insatisfaite, et va tenter de récupérer une partie du pays, avec l'incident d'Agadir en 1911.

  • le 7 avril 1946 : Pie XII et l'Histoire.

« Si on ne connaît pas Dieu et qu'on n'observe pas sa loi, pourquoi s'étonner que l'Histoire marque ses dates avec des catastrophes ? »

  • le 7 avril 1994 : François de Grossouvre se suicide à l'Elysée.

Posté le 7 avril 2016 à 04h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 avril 2016

9 avril : conférence de Me Trémolet de Villers à Paris

Samedi prochain à l'issue de l'assemblée générale (16H) de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, Me Trémolet de Villers parlera du Procès de Jeanne d'Arc puis du retour de son anneau en France. Ses propos seront suivis d'une séance de dédicaces.

Ceci dans un site parisien hautement johannique, la paroisse Saint Denys de La Chapelle dont la petite église où Jeanne a prié avant le siège de Paris, côtoie la basilique Sainte Jeanne d'Arc.

Paroisse Saint Denys de la Chapelle 52, place de Torcy PARIS 18ème.

Posté le 6 avril 2016 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 avril …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 avril 570 : naissance du Roi Childebert II.

Roi mérovingien portant le titre de Roi des Francs d'Austrasie, puis des Francs des Burgondes et des Francs de Paris.

  • le 6 avril 1362 : bataille de Brignais.

Depuis le début de la guerre de Cent Ans, la France a été battue à Crécy (1346) et à Poitiers (1356). La trêve entre Français et Anglais, pendant la détention du Roi Jean II le Bon, voit les mercenaires des grandes compagnies non payés. Aussi ravagent-ils et pillent-ils les campagnes françaises. Le Roi décide de les détruire, mais elles s'unissent pour mieux résister et prennent par surprise l'ost royal au sud de Lyon. Le connétable Jacques 1er de Bourbon, arrière-petit-fils de Saint louis est tué lors du combat.

Bataille de Brignais (1362). L'armée française est vaincue par les Grandes Compagnies, bandes de mercenaires ravageant la France pendant la guerre de Cent Ans (Bibliothèque Nationale de France)

  • le 6 avril 1574 : François Viète est reçu conseiller au parlement de Rennes.

Il lit en public une profession de foi catholique, il y annonce son retour à la foi Catholique.

  • le 6 avril 1606 : le duc de Bouillon rend au Roi Henri IV la place forte de Sedan.

Sedan est alors une place forte d'importance capitale entre les Pays Bas espagnols et la Lorraine catholique. Henri IV vient en personne mettre le siège devant Sedan et recevoir l'hommage de ce turbulent prince.

  • le 6 avril 1631 : Traité de Cherasco.

Ce traité marque la fin de la Guerre de succession de Mantoue, guerre qui est à replacer dans le cadre de la Guerre de Trente Ans. Elle oppose les Français aux Habsbourg. Le pape Urbain VIII va intervenir et envoyer un médiateur, Jules Mazarin, futur Cardinal Mazarin. Par ce traité, le duché est partagé entre les opposants, et la France reçoit une forteresse hautement stratégique, le Pignerol, qui lui donne un accès à la plaine du fleuve italien le Pô. (Cf. La chronique du 6 mars).

  • le 6 avril 1672 : début de la Guerre de Hollande entre la France et les Provinces-Unies.

Depuis le traité de Douvres du 1er juin 1670, Angleterre et France sont alliés, avec comme ennemis les Provinces unies. Le 28 mars, les Anglais déclarent la guerre aux Hollandais. La France suit. Les principautés allemandes se sont déclarées neutres.

  • le 6 avril 1768 : l'expédition Bougainville débarque à Tahiti et prend possession de l'île au nom du Roi de France, Louis XV.

Parti de Brest en 1766 à la tête d'une mission diplomatique et scientifique, Louis-Antoine de Bougainville débarque à Tahiti deux ans plus tard.

  • le 6 avril 1793 : création du Comité de salut public.

Sa mission initiale est de contrôler les ministres et de restaurer l'autorité du gouvernement. Il va devenir l'instrument de la Terreur, cette période que les historiens n'arrivent pas à fixer avec précision tellement toute la Révolution est consubstantielle à ce sentiment. Et cela va durer plus de 10 ans.

Comité de salut public et dictature sont justifiés par la guerre civile et étrangère. Le 16 prairial (1793), Robespierre est président de la Convention. Les fusillades, noyades (« déportation verticale »), l'échafaud se multiplient dans toute la France. A tel point que Le sol n'est plus pavé à Paris mais uniformément lisse, jusqu'à la Seine.

La « veuve », la guillotine, fonctionne à plein régime; même les « fils de la Veuve », titre glorieux ou affectueux, au choix, avec lequel ils se saluent, y goutent

Caricature de Robespierre

  • le 6 avril 1804 : Jean-Charles Pichegru est trouvé étranglé par sa cravate de soie noire, dans sa cellule du Temple, à Paris.

 

  • le 6 avril 1814 : abdication sans condition de Napoléon.

La campagne de France s'est soldée par la chute de Paris le 31 mars 1814. Les maréchaux refusent de continuer le combat, ils lui enlèvent le commandement de l'armée. Napoléon est finalement déchu par le Sénat le 3 avril 1814 et abdique sans condition à Fontainebleau. Les coalisés lui accordent la souveraineté de l'île d'Elbe ainsi qu'une rente annuelle de 2 millions.

  • le 6 avril 1814 : le Sénat adopte un projet de constitution.

L'article 2 stipule que :

"Le Peuple français appelle librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi".

  • le 6 avril 1815 : rétrocession par les Britanniques de l'île Bourbon à la France.

     

  • le 6 avril 1890 : prise de Ségou, la France conquiert le bassin du Niger.

Le commandant Archinard de l'armée coloniale française entre à Ségou, et s'allie aux bambaras.

  • le 6 avril 1896 : ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes.

C'est au baron français Pierre de Coubertin, que l'on doit l'organisation des premiers Jeux olympiques qui ont lieu à Athènes en mémoire de la tradition antique. 14 pays y sont représentés pour un total de 285 athlètes. C'est un berger grec, Spiridon Louis, qui remporte l'épreuve la plus populaire du pays, le marathon.

  • le 6 avril 1930 : fin de la Marche du sel.

Cette action de désobéissance civile de masse exemplaire, organisée par Gandhi, s'avère une étape décisive pour faire plier le pouvoir en place.

  • le 6 avril 1940 : un décret interdit le nomadisme en France.
  • le 6 avril 1943 : publication du livre «Le Petit Prince» d'Antoine de Saint-Exupéry

Certainement l'œuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est publié à New York, c'est un conte poétique et philosophique sous l'apparence d'un conte pour enfants.

  • le 6 avril 1944 : un bombardement allié sur Toulouse fait 75 morts.

Posté le 6 avril 2016 à 04h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 avril 2016

C’est arrivé 5 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 avril 1058 : élection du pape Benoit X.

Benoit X renonce à sa fonction en 1059.

  • le 5 avril 1214 : Jean sans Terre est à Angoulême et semble retourner à La Rochelle pour entraîner l'ost de Philippe Auguste vers le sud.

En février Jean Sans Terre a débarqué à La Rochelle avec 15 000 hommes; Les armées royales sont prises entre deux fronts. A l'ouest, le Dauphin Louis, qui tient le Poitou, résiste à la menace anglaise. Les Anglais vont d'ailleurs essuyer en juillet la défaite de la Roche aux Moines.

  • le 5 avril 1417 : mort prématurée du Dauphin, le futur Charles VII lui succède.

Charles VI « le Bien-Aimé », que les historiens de la III république vont nommer Charles VI «le Fou », a eu 12 enfants d'Isabeau de Bavière. Jean de France est leur quatrième fils et troisième Dauphin. En 1415, il devient Dauphin à la mort de Louis de Guyenne. Selon certains, il aurait été, soit empoisonné par les Armagnacs, soit victime d'un abcès à la tête.

  • le 5 avril 1419 : décès de saint Vincent Ferrier, prêtre dominicain espagnol.

Né à Valence en Espagne, il meurt le 5 avril 1419 à Vannes en France, ayant été appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, duc de Bretagne.

Prédicateur populaire, il sillonne la France, l'Italie et la Suisse. Les foules le suivent. Il les exhorte à se convertir, prêchant la fin du monde et le retour du Christ tous proches. Son message est partout le même :

« Convertissez-vous ! Dieu m'envoie vous dire qu'il va frapper le monde ! Je suis l'ange annoncé par l'Apocalypse, celui qui doit précéder l'Antéchrist ».

Saint Vincent Ferrier a prêché la fin du monde pendant vingt ans. Les foules sont si nombreuses que ses prêches se font dehors, et chacun le comprend dans sa langue maternelle. Partout où il est passé, la foi catholique résistera au protestantisme. Il sillonne le duché de Bretagne pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt. Son corps est inhumé dans la cathédrale de Vannes où l'on y vénère toujours ses reliques. Canonisé en 1455 ou en 1456 par Calixte III, il est fêté le 5 avril.

 

Tableau du XVIIème siècle "Saint Vincent Ferrier guérit un paralytique" dans la cathédrale Saint-Pierre de Vannes (Morbihan, France)

 

  • le 5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général.

Fait maréchal de France en 1643, à 32 ans, par la Régente Anne d'Autriche, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV. Il est à noter qu'il connaît l'un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel, le 15 décembre 1650, lors de la Fronde quand il lutte pour les Espagnols contre son Roi.

Il meurt au combat à 63 ans, le 27 juillet 1675, (cf. la chronique), tué par un boulet lors de la Bataille de Salzbach. Pleuré par la France entière, le peuple rassemblé sur les routes honore "le bon Monsieur de Turenne" lors du passage du convoi funèbre vers Paris.

A la fin de sa carrière, lors d'une bataille, alors qu'il a reçu les plus grands honneurs, il marmonne avec colère contre lui-même:

« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ».

Louis XIV accorde à Turenne l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors du sac de la nécropole des Rois de France, son corps est trouvé dans un très bon état de conservation et est exposé à la foule. Napoléon Bonaparte fait transférer sa dépouille à l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.

  • le 5 avril 1669 : la politique familiale ne date pas de Vichy, un édit royal est proclamé en Nouvelle France par Louis XIV.

Cet édit royal cherche à augmenter le nombre de mariages et d'enfants en Nouvelle-France. Louis XIV donne des bonus aux « larges familles ». Ainsi les familles de huit enfants recevront 300 écus et celles de douze, 400 écus. Cette politique nataliste porte fruit puisqu'en 1673, la colonie compte plus de 7 600 habitants alors qu'elle en comptait quelque 3 200 en 1666.

  • le 5 avril 1693 : création de l'ordre de saint Louis.

L'édit instaurant l'Ordre de Saint Louis, signé par le Roi, est enregistré par le Parlement le 10 avril 1693. Cette récompense est destinée à honorer "la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction". Elle est ouverte à tous les officiers catholiques, quelle que soit leur origine sociale, servant dans l'armée depuis au moins dix ans et s'étant distingués.
Louis XIV est le grand-maître de l'Ordre de Saint Louis ; il en nomme et en promeut les membres. Les titulaires sont répartis en trois classes : celles de grand-croix, de commandeur et de chevalier.

Premier ordre royal ouvert à des officiers roturiers, l'Ordre de Saint Louis est également le premier à récompenser non la naissance, mais la valeur militaire et le mérite, il devient l'ordre le plus populaire de l'Ancien Régime. (Voir la chronique du 9 mai).


Grand Croix de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis

Supprimé par la Convention en octobre 1792, l'Ordre de Saint Louis est rétabli en 1814 par Louis XVIII. Il est définitivement supprimé en 1830 par Louis Philippe, en même temps que les autres ordres royaux.

  • le 5 avril 1717 : décès de Jean Jouvenet, peintre français.

 

La Résurrection de Lazare, Musée du Louvre

Jean Baptiste Jouvenet dit « le grand », est né à Rouen à la fin d'avril 1644. Peintre et décorateur des résidences royales il réalise d'importantes œuvres commandées par le Roi : au château de Saint-Germain-en-Laye, à la Galerie des Tuileries, au château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale) et les 12 apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.

Un an auparavant, il perd l'usage de la main droit suite à une attaque d'apoplexie, mais réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour continuer à peindre : le Magnificat ou l'Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen par exemple.

Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée du Louvre, notamment la Résurrection de Lazare, ainsi qu'au Musée des Beaux-Arts de Rouen.

 

 

Dans la Chapelle du château de Versailles « la descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les apôtres », au-dessus de la tribune royale.

  • le 5 avril 1794: discours de Robespierre à la Convention.

« Législateurs, la trahison voltige encore autour du peuple, elle veut s'élever avec la monarchie. Eh bien ! Elevez-le sur l'échafaud ; représentants du souverain, METTEZ la MORT à l'ordre du jour. »

Ses propositions de lois sont votées à l'unanimité.

  • le 5 avril 1794 (encore) : exécution de Danton, Desmoulins et de leurs partisans.

Danton, Camille Desmoulins, Hérault de Séchelles et Fabre d'Eglantine sont arrêtés, jugés par un tribunal révolutionnaire puis guillotinés.

  • le 5 avril 1971 : publication du "Manifeste des 343".

Le Nouvel Observateur publie une pétition du MLF, où 343 femmes se vantent d'avoir eu recours à l'avortement, que la loi interdit alors. On trouve les signatures de Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig…

Ces femmes, et ceux qui les ont manipulées, portent aussi la responsabilité morale des millions de meurtres qui se font depuis la loi Veil de 1975.

Posté le 5 avril 2016 à 04h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

04 avril 2016

Lettre à Catherine Lemorton sur la Terreur

Posté le 4 avril 2016 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 avril 774 : Charlemagne confirme à Rome, au pape Adrien Ier, la donation de Pépin à l'Église et ratifie une deuxième donation.

La France est à l'origine du pouvoir temporel de la papauté.

  • le 4 avril 896 : décès du pape Formose.

Formose est élu pape le 19 septembre 891. Il est forcé de couronner empereur le Duc Guido II de Spolète en avril 892 et se trouve mêlé aux querelles byzantines. Il est surtout connu pour avoir été jugé après sa mort, par un de ses successeurs, le pape Étienne VI au cours du «Concile cadavérique ». Le cadavre du pape Formose est exhumé, revêtu des vêtements pontificaux, assis sur un trône et lui sont répétées toutes les accusations portées autrefois par Jean VIII. Toutes ses décisions papales sont annulées, les ordres conférés déclarés invalides, les vêtements pontificaux arrachés de son corps, les trois doigts de sa main droite coupés et le cadavre jeté dans le Tibre. On le retrouvera et après la mort d'Étienne VI, le corps est replacé dans la crypte de Saint-Pierre.

Le pape Formose et Étienne VI de Jean-Paul Laurens

  • le 4 avril 1292 : décès du Pape Nicolas IV.
  • le 4 avril 1297 : le Pape Boniface VIII cède le royaume de Sardaigne et de Corse au roi d'Aragon.

Suite aux Vêpres siciliennes, le pape crée une sorte de royaume de compensation pour Jacques II le Juste d'Aragon. Il veut par là en finir avec la querelle entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile.

  • le 4 avril 1460 : fondation de l'Université de Nantes.

A la demande du duc François de Bretagne, le pape Pie II accorde à l'Université de Bretagne de Nantes, ses chartes. Elle est fondée par Bertrand Milon ce jour.

  • le 4 avril 1491 : le Roi Charles VIII fait son entrée solennelle à Nantes.

Anne de Bretagne, qui s'est fait couronnée duchesse à Rennes, le 10 février 1489 (cf. la chronique du jour) refuse d'appliquer le traité du Verger par lequel elle ne peut se marier sans le consentement du Roi de France. Charles VIII est rapidement vainqueur des Bretons, et la duchesse est assiégée dans Rennes. Charles VIII, qui contrôle tout le duché lui propose alors le mariage.

  • le 4 avril 1791 : l'Eglise Sainte-Geneviève devient le Panthéon.

En 1754, Louis XV, atteint d'une grave maladie, demande l'intercession de Sainte Geneviève et promet de lui reconstruire son ancienne basilique datant de Clovis. Dès sa guérison, il décide d'accomplir sa promesse. En 1791, alors que le bâtiment vient d'être achevé et n'est pas encore officiellement une église, La Constituante adopte le décret prévoyant que les grands hommes de la république seront inhumés au Panthéon de Paris, dans l'église Sainte-Geneviève, transformée en temple païen.

(cf.les chroniques des 23 et 27 novembre et du 20 février)

  • le 4 avril 1794 : la colonne infernale de Crouzat incendie Torfou.
  • le 4 avril 1806 : publication du "Catéchisme impérial", rédigé par le prêtre Bernier et l'abbé d'Astros.

Validé par Napoléon, il est le seul autorisé dans les églises catholiques de l'Empire. On peut y lire que toute désobéissance à l'empereur est qualifiée de péché mortel. Mais aussi les devoirs de répondre à la conscription et de payer ses impôts sont de grands devoirs chrétiens !

  • le 4 avril 1820 : fondation de l'Association Amicale des Anciens « Barbistes »

C'est, a priori, la plus ancienne association d'anciens élèves de France, celle du Collège Sainte-Barbe de Paris.

  • le 4 avril 1919 : décès de Francisco Marto à 11 ans.

François Marto est un des trois bergers portugais auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima. En 1918, François est atteint d'une très forte grippe. L'épidémie cause la mort de nombreuses personnes en Europe. C'est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparaît aux deux petits enfants pour leur renouveler sa promesse du 13 juin 1917. Il reçoit les derniers sacrements le jeudi 3 avril et, le lendemain, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, il expire.

 

  • le 4 avril 1949 : naissance de l'OTAN (organisation du Traité de l'Atlantique Nord).

Les membres fondateurs de l'OTAN

Les pays membres de cette nouvelle organisation sont la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal. Volet militaire de l'Alliance atlantique, cette organisation permet, à l'origine, de dépasser les situations de statu quo que ne peut régler l'ONU.

  • le 4 avril 2009 : le président Sarkozy confirme la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, à Strasbourg.

 

  • le 4 avril 2011 : les forces françaises attaquent les positions de Gbagbo à Abidjan.

Posté le 4 avril 2016 à 04h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

03 avril 2016

C’est arrivé un 3 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 avril 1287 : décès du pape Honorius IV.

Giacomo Savelli est élu pape par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d'Honorius IV. Durant son règne il élimine des États de l'Église les brigands qui l'infestent. Il encourage les ordres mendiants mais condamne la secte des apostoliques, qui, à Parme prône la pauvreté évangélique. Il s'immisce dans les affaires du royaume de Sicile pour combattre les prétentions des Espagnols et prend sous sa protection le futur royaume de Naples, possessions ayant appartenu à Charles Ier d'Anjou.

  • le 3 avril 1312 : le pape Clément V rend publique la bulle "Vox in excelso" qui supprime l'Ordre du Temple. Il remet les Templiers de France aux inquisiteurs dominicains.

Cf. les chroniques des 18 et 22 mars.

  • le 3 avril 1367 : Du Guesclin est fait prisonnier à la Bataille de Najera, en Espagne.

Cette bataille a lieu au cours de son expédition menée contre le roi de Castille, Pierre Ier le Cruel, qui remonte sur le trône. Bertrand du Guesclin est fait prisonnier par le prince de Galles, le prince Noir, qui l'enferme à Bordeaux où les émissaires du Roi de France négocieront sa libération. Elle est effective le 17 janvier 1368.

  • les 2 et 3 avril 1559 : Traités de Cateau-Cambrésis.

Ces traités mettent fin aux guerres d'Italie. Après la défaite de Saint-Quentin, la France renonce à ses prétentions sur l'Italie. Le 2 avril, la France a signé un traité de paix assez favorable avec Elisabeth Ière d'Angleterre ne lui concédant que Calais pour huit ans. Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500 000 écus. Par contre, le Roi Henri II signe avec Philippe II d'Espagne un traité plus contraignant. Si elle conserve les évêchés de Toul, Verdun et Metz et quelques places fortes en Italie, la France doit céder le duché de Savoie et ses conquêtes dans le Piémont. Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse. La France au total perd 189 villes ou places fortes au-delà des Alpes et aux Pays-Bas et renonce à tous ses droits en Italie.

Ils sont considérés comme les traités européens les plus importants du XVIe siècle. Ses accords sont restés en vigueur pendant plus d'un siècle. Il entraîne aussi une situation géopolitique nouvelle et marquent ainsi le début de la prédominance espagnole en Europe.

  • le 3 avril 1711 : les Français Chassiron et Dubocage découvrent l'île de Clipperton.

  • le 3 avril 1675 : une émeute antifiscale éclate à Rennes.

Les bureaux du tabac et du papier timbré sont mis à sac avec le soutien des parlementaires et des autorités locales. La révolte a plus d'ampleur en Basse-Bretagne, où elle est connue sous le nom de révolte des Bonnets rouges, On l'appelle également révolte des « Torr He benn » (« casse-lui la tête» ou des « Casse-têtes »), un cri de guerre qui sert aussi de signature dans un des codes paysans.

  • le 3 avril 1782 : bataille de Gondelour.

Cette bataille oppose les armées françaises et britanniques à Gondelour, alors capitale des comptoirs français de l'Inde. C'est en fait la deuxième bataille de Gondelour, puisque deux autres affrontements y ont lieu, en 1758 et 1783. Le 3 avril 1782, les flottes du bailli de Suffren et de l'amiral Hughes s'affrontent pour le contrôle de la ville indienne. Elle est à replacer dans le cadre plus large de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, et est remportée par les Français.

  • le 3 avril 1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon s'achève.

Ils sont condamnés à mort pour avoir organisé l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte.

  • le 3 avril 1814 : déchéance de Napoléon.

Les sénateurs, présidés par Barthélemy, prononcent la déchéance de Napoléon.

  • le 3 avril 1990 : le roi Baudouin de Belgique en « impossibilité de régner. »

Fervent catholique, le roi des Belges, Baudouin, affirme que sa conscience ne lui permet pas de signer le texte sur l'avortement qu'il considère comme un crime sur le plus faible des innocents. Il abdique pour une durée de 36 heures.

Dans la nuit du 3 au 4 avril le roi se fait mettre en « impossibilité de régner », selon l'article 92 de la constitution du pays. C'est un fait unique dans l'histoire des monarchies constitutionnelles et le plus beau témoignage de foi catholique d'un homme d'état au XX siècle. Le 3 mai suivant, l'épiscopat belge fait une déclaration qui appuie ce geste courageux et apostolique du monarque.

  • le 3 avril 1994 : décès de Jérôme Lejeune, chercheur français ayant découvert la trisomie 21.

Médecin français, pédiatre et professeur de génétique, il découvre l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21. Il est également connu pour son combat pour la « défense de la vie humaine dès sa conception et jusqu'à sa fin naturelle » et son opposition au droit à l'avortement. Elu en 1981 à l'Académie des sciences morales et politiques, il devient en 1994, le premier président de l'Académie pontificale pour la vie crée par Jean-Paul II la même année. Au cours des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en août 1997, le Pape est venu se recueillir sur la tombe de son ami à Chalô Saint Mars. La cause de béatification et de canonisation de Jérôme Lejeune a été ouverte à Paris le 28 juin 2007.

Sa fondation, à la pointe de la défense de la vie ne peut fonctionner que grâce aux dons des particuliers. Pour en savoir plus : http://www.fondationlejeune.org/

  • le 3 avril 2009 : Benoîte Rencurel est reconnue « vénérable » par le pape Benoît XVI.

Notre Dame et le Christ lui apparaissent de mai 1664 jusqu'en 1718 dans la région du Laus. Les apparitions durent 54 ans. Benoîte est éduquée par la Vierge Marie puis reçoit sa mission.

La Vierge y est vénérée sous le vocable de Notre Dame du Laus. Les apparitions sont reconnues le 4 mai 2008. (Cf. la chronique de ce jour).

Posté le 3 avril 2016 à 04h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

02 avril 2016

Evocation d’André Charlier sur Radio Courtoisie

IMG-20160330-WA0007A l’occasion de la sortie du livre de dom Henri André Charlier, le prix d’une œuvre le Libre Journal de l’Espérance sera consacré à la mémoire d’André Charlier dimanche 3 avril de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h et à minuit).

Posté le 2 avril 2016 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 avril 742 ou 747 : naissance de Charlemagne.

 La naissance et l'enfance de Charlemagne sont peu connues. A la mort de Pépin le bref, son père, il se partage le Royaume avec son avec son jeune frère Carloman ; puis à la mort de ce dernier en 771, il règne seul. Son armée étant dédiée à la défense de l'Eglise et de la foi est consacrée à la Vierge (cf. la chronique du 11 février) Le 25 décembre 800 il est couronné empereur à Rome (cf. la chronique du jour). Il meurt le 28 janvier (cf. la chronique du jour).

  • le 9 avril 999 : Gerbert d'Aurillac devient pape sous le nom de Sylvestre II.

Otton III a fait élire pape son protégé et ami Gerbert d'Aurillac, qui a été son précepteur. Ce dernier prend le nom de Sylvestre II. C'est le premier pape français. Durant son pontificat, il attribue le titre de roi aux souverains chrétiens de Pologne et de Hongrie. Il est connu aujourd'hui dans le monde scientifique pour avoir introduit en Europe le système de numération décimale.

  • le 2 avril 1104: le pape Pascal II convoque un concile à Troyes.

Contraint de se réfugier en France suite à sa querelle avec l'empereur Henri V, le pape se trouve alors à Paris, où il vient de rencontrer le Roi de France Philippe 1er.

  • le 2 avril 1285 : Giacomo Savelli est élu pape sous le nom de Honorius IV.

Cf. chronique du 3 avril.

  • le 2 avril 1305 : Roi de Navarre et héritier de la couronne de France.

À la mort de sa mère Jeanne Ière de Navarre, reine de Navarre depuis 1274, Louis le Hutin, héritier de la couronne de France, devient roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre. Louis est sacré roi de Navarre à Pampelune en 1307 et devient Roi de France à la mort de son père Philippe le Bel le 29 novembre 1314.

  • le 2 avril 1559 : signature du traité franco-anglais du Cateau-Cambrésis, qui attribue Calais à la France.

Cf. la chronique du 3 avril.

  • le 2 avril 1586 : la reine Louise fait une Fondation pieuse en faveur des prisons du Châtelet et de la Conciergerie.

Ayant épousé Henri III le 15 février 1575, et malgré une fausse couche en 1576, le couple royal est frappé par une stérilité qui se confirme avec les années.

  • le 2 avril 1767 : expulsion des jésuites d'Espagne.

Faussement accusé d'avoir fomenté l'émeute du 23 mars 1766, par le chef du gouvernement espagnol le franc-maçon d'Aranda, les Jésuites sont condamnés par une procédure secrète, sans débats contradictoires, sans confrontations de témoins, sans le secours d'une défense juridique quelconque, sans une sentence rédigée et motivée, par des commissaires triés sur le volet par leur ennemi déclaré, d'Aranda. Ce dernier joue en Espagne le rôle que joue Choiseul pour la France.

Un pli cacheté, signé par le roi et contresigné par d'Aranda, est envoyé, à la fin mars, à tous les dépositaires de l'autorité royale, pour n'être ouvert que le 2 avril, sous peine de forfaiture.

« Je vous revêts de toute mon autorité et de toute ma puissance royale pour, sur-le-champ, vous transporter avec main-forte à la maison des Jésuites. Vous ferez saisir tous les religieux et vous les ferez conduire comme prisonniers au port indiqué, dans les vingt-quatre heures. Là, ils seront embarqués sur des vaisseaux à ce destinés. 

Au moment même de l'exécution, vous ferez apposer les scellés sur les archives de la maison et sur les papiers des individus, sans permettre à aucun d'emporter autre chose que ses livres de prières et le linge strictement nécessaire pour la traversée. Si, après l'embarquement, il existait encore un seul Jésuite, même malade ou moribond, dans votre département, vous serez puni de mort.».

Moi, Le Roi (*)            

(*)Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 8, page 161 à 168

  • le 2 avril 1721 : André Mollandin établit le comptoir de Mahé.

Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara concluent un accord permettant aux Français d'établir un comptoir, en fait un entrepôt, à l'embouchure du fleuve. En 1724, un fort est construit. Les Anglais vont très vite arriver attirés par l'appât du gain.

  • le 2 avril 1796 : l'Armée Catholique et Royale s'empare de Sancerre.

Début 1796, une rébellion royaliste éclate dans le Sancerrois, avec à sa tête un jeune officier d'artillerie, Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux. Sa troupe qui appartient à l' «  Armée Catholique et Royale du Sancerrois » compte environ 1500 hommes, dont 900 du pays ; les autres étaient venus en renfort de l'Orléanais et de Vendée. En face, le général « bleu » Desenfans, commande 2500 soldats.

Les "Amis de La Vendée Sancerroise" feront ériger à la sortie de Sancerre, en direction de Bourges, une croix dont le socle porte l'inscription suivante, surmontée d'une fleur de lys :

Le 2 avril 1796, l'adjudant général LE PICARD de PHELIPPEAUX,

chef de l'armée catholique et royale, s'empare de Sancerre.

 

Le 12 avril Combat de Sens-Beaujeu

L'abbé Buchet, curé de Jalognes, aumônier volontaire des troupes royales,

en secourant des adversaires, meurt en martyr.

En 1966

En mémoire de sa fidélité et de celle de ses compagnons,

ce monument a été élevé par le « Souvenir Sancerrois »,

héritier de la même volonté, de la même foi et des mêmes espérances.

 

  • le 2 avril 1810 : Napoléon 1er épouse Marie-Louise d'Autriche.

Suite au divorce d'avec Joséphine de Beauharnais, qui ne pouvait pas lui donner d'héritier, Napoléon Ier cherche d'abord du côté de la Russie, laquelle refuse l'offre; il accepte celle de l'empereur d'Autriche, qu'il a contraint à la paix après la difficile victoire de Wagram. «J'épouse un ventre ! », dit-il.

Le mariage religieux a lieu dans le salon carré du palais du Louvre. Bonaparte jubile en devenant l'époux d'une princesse d'Europe issue de la famille des Habsbourg, il semble réussir la synthèse entre les trois dynasties monarchiques et la révolution. Autant le choix de Marie Antoinette fut judicieux autant Marie Louise s'avère une personne égoïste et peu fidèle et peu fiable. Episode peu connu, le bal tourne au drame car une bougie met le feu aux tentures. Dans la panique qui suit meurent plusieurs dizaines des 1500 invités.

Bal en l'honneur des nouveaux mariés.

Moins d'un an plus tard, le 20 mars 1811, naît l'héritier tant attendu : Napoléon II.

  • le 2 avril 1816 : Louis XVIII reçoit Martin de Gallardon, envoyé du Ciel

C'est La Rochefoucauld qui obtient de Louis XVIII l'entrevue pour un pauvre paysan, Martin de Gallardon à qui l'Archange Saint Raphael est apparu plusieurs fois.

« Le secret que j'ai a vous dire Sire, c'est que vous occupez une place qui ne vous appartient pas. […] Je ne connais rien à tout cela, mais je sais bien que la place n'est pas à vous ; ce que j'ai à vous dire c'est que vous occupez un trône auquel vous n'avez aucun droit.»

« A qui donc doit-il appartenir ? »

« A votre neveu , Sire! » « Mais où est-il mon neveu ? »

« Vous le savez mieux que moi ! »

[…] Et tout ce que je vous ai dit est aussi vrai qu'il est vrai qu'étant un jour à la chasse, avec Louis XVI, votre frère, dans la forêt de Saint-Hubert, le Roi étant devant vous d'une dizaine de pas, vous avez eu l'intention de tuer votre frère, le Roi. Vous aviez un fusil à deux coups, dont l'un était destiné à Louis XVI, et vous auriez tiré l'autre en l'air pour faire croire qu'on aurait tiré sur vous. Et vous auriez accusé quelqu'un de votre suite. Seulement, au moment de réaliser votre projet, vous vous êtes trouvé embarrassé dans une banche d'arbre et le Roi rejoignit un groupe de chasseurs.

Cette pensée vous traversa l'esprit : «  Un peu plus et j'étais Roi de France. » Et longtemps vous avez conservé le même dessein, mais vous n'avez pas pu trouver une occasion favorable. »

« O mon Dieu tout cela est bien vrai. Il n'y a que Dieu vous et moi qui sachions cela. Promettez-moi de garder sur toutes ces communications le plus grand secret. »

Martin promet et se sentira délivré de son serment à la mort de Louis XVIII.

[…] Vous faites des préparatifs pour votre Sacre ! Prenez bien garde de vous faire sacrer. Si vous le tentiez, vous seriez frappé de mort au milieu de la cérémonie. Vous voyez que je connais vos pensées les plus secrètes. Descendez de votre Trône et laissez l'affaire à gouverner à qui en a le droit. »

En 1825, après la mort de Louis XVIII, Martin redira à Mathieu de Montmorency ce qu'il a dit au roi en secret, et Mathieu a témoigné en retour. Ces deux relations se trouvent aux archives nationales.

Martin, le paysan visionnaire du village de Gallardon, par Noëlle Destremau. (page 9 et 10)

Voir les chroniques du 19 mars et du 2 août.

  • le 2 avril 1861 : le cercueil de Napoléon Ier est placé dans le sarcophage définitif, dans la crypte sous le dôme des Invalides et en présence de Napoléon III.
  • le 2 avril 1871 : les Versaillais lancent leur première offensive sur Courbevoie et Puteaux.

La reconquête de Paris commence par le Mont Valérien ; cela va durer deux mois, deux mois de guerre civile

  • le 2 avril 1974: mort de Georges Pompidou.

Président sincèrement regretté des Français. Il faut toutefois rappeler que c'est sous sa mandature que la France a vraiment perdu un pan capital de sa souveraineté : son indépendance financière avec : la monétisation de sa dette. En d'autres termes, par l'article 25 de la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres obligations à la Banque de France et doit s'adresser directement aux marchés financiers. Le financement de l'Etat et de ses politiques est alors soumis à intérêts. Ce que De Gaulle avait catégoriquement refusé en disant :

« La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille ».

La suite de la Vème république n'est que l'histoire d'abandons successifs de la souveraineté du pays, par une classe politique se contentant d'un rôle de gestionnaire et n'ayant aucune vision prospective autre que la dissolution de la nation dans un grand « machin ».

  • le 2 avril 2005 : mort de saint Jean-Paul II.

Le pape Jean-Paul II s'éteint à 84 ans, après 26 ans de pontificat. Plus de 60 000 personnes se sont rassemblées place Saint-Pierre à Rome à l'annonce de son décès. Son pontificat est le 3ème plus long de l'histoire ; il est impossible à résumer : de nombreux pèlerinages avec plus de 104 pays visités ; la lutte contre le communisme qui s'écroule ; l'évangélisation et l'annonce de la Civilisation de l'Amour ; les JMJ, journées mondiales de la jeunesse, son attachement aux valeurs traditionnelles ; son adresse à l'âme de la France lors de son premier voyage dans son sermon du Bourget le 1er juin 1980 :

« Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous demander: France, Fille de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la sagesse éternelle?

Pardonnez-moi cette question. Je l'ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l'ai posée par sollicitude pour l'Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l'homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père Fils et Saint-Esprit. »

Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François le jour de la fête de la Miséricorde divine.

 

Posté le 2 avril 2016 à 05h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (14)

01 avril 2016

Michel Onfray, la messe et le sens du sacré

Invité du Figaro, Michel Onfray a parlé du sacré (via). Extrait :

Capture d’écran 2016-04-01 à 07.29.39"J'ai vu les effets de Vatican II à la messe étant gamin, avant on avait les filles d'un coté, les garçons de l'autre et le prêtre de dos les yeux tourné vers le soleil levant et cela faisait sens. On attendait la Lumière car le Christ était la Lumière.(...) Le prêtre s'adressait à Dieu et était l'intercesseur de ses ouailles qui étaient derrière lui mais tous tournés dans le même sens. Et d'un seul coup on a dit : on change tout ça, on installe l'autel au milieu du cœur et on tourne le dos à Dieu puisque le Tabernacle est derrière (...). Et puis, on dit que la musique n'a plus besoin d’être sacrée d’où la guitare dans La vie est un long fleuve tranquille,  on a le curé qui s'habille en jean. Maintenant, on tutoie Dieu et on ne parle plus en latin. L'église a dit : 'on n'a plus besoin de sacré, la transcendance est dans l’immanence', c'est-à-dire qu'elle avalise l'évidence de ce que la civilisation dit : nous avons perdu le sens du sacré judéo-chrétien".

Posté le 1 avril 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 1 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 avril 304 : mort du pape saint Marcellin.
  • le 1 avril 774 : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien Ier.

Le pape lui demande d'intervenir en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l'année précédente des villes de l'État pontifical.

  • le 1 avril 996 : mort du pape Jean XV.
  • le 1er avril 1328 : Philippe VI de Valois devient le successeur en titre du dernier des Capétiens directs.

Le cousin de Charles IV le Bel, que celui-ci avait désigné comme Régent avant sa mort ; les États généraux ont confirmé en février la non-transmission du Royaume aux femmes. Or le 1 avril, la reine Jeanne accouche d'une fille, Blanche de France : la Couronne passe donc au régent, qui devient le premier roi de la dynastie des Valois, sous le nom de Philippe VI.

C'est la fin de la lignée des Capétiens directs. (cf. les chroniques du 1er février et du 29 mai).

  • le 1er avril 1605 : Léon XI est élu pape.

Candidat d'Henri IV, Léon XI tombe malade peu de temps après son couronnement, et meurt après un pontificat de 27 jours.

  • le 1er avril 1703 : les troupes royales de Montrevel massacrent des participants à une assemblée clandestine de Camisards au Moulin de l'Agau (près de Nîmes).

    Claude Louis Hector de Villars, par Hyacinthe Rigaud.

Le comportement des troupes de Montrevel est en grande partie dû à l'incompétence de son chef, à qui succède le Maréchal de Villars.

La guerre est déclarée entre la France, l'Espagne, le Portugal, la Bavière et la Savoie, d'une part, et l'Angleterre, la Hollande, l'Autriche et le Danemark d'autre part en mai 1702. La révolte des camisards commence presque immédiatement, financée et soutenue par les pays étrangers, qui attaquent aux frontières. Les Camisards sont donc coupables de haute trahison.

Mais en plus, ils sont coupables des pires exactions avant que le Roi n'envoie sur place ce qui lui reste de troupes disponibles. Jean Guiraud dans le tome 3 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre 4, qui traite des conséquences de la Révocation de l'Edit de Nantes, rappelle les crimes des camisards :

« Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le Père de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d'étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes »; le 13 mai, l'intendant Bâville mentionnait le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d'enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises. […]

On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703. « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l'un de ces pays ». […] A Saturargues, « cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture […]. Il trouva d'abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu'on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures... il vit sur le corps d'un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l'âge de trois ans jusqu'à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d'autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d'une croix de pierre qu'ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

Jean Guiraud souligne que Montrevel est aussi sanguinaire ; mais aussi que si les Camisards résistent pendant trois ans c'est grâce aux subsides et aux soldats étrangers.

« Les puissances ennemies de la France, écrit Villars, n'oubliaient rien pour entretenir cette révolte et n'épargnaient aucune dépense pour la fomenter ou même pour l'accroître. Plusieurs de leurs frégates chargées de fanatiques (protestants), d'armes et d'argent, suivaient les côtes du Languedoc, quelques-unes abordèrent sur celles de Catalogne, moins exactement gardées que ne l'étaient celles du Languedoc...Outre ces tentatives pour soutenir la révolte du Languedoc, les ennemis firent passer des émissaires en Dauphiné et en Rouergue pour faire prendre les armes dans ces provinces à ce qu'ils pouvaient rassembler de fanatiques et de religionnaires qui comptaient tous que les armées navales d'Angleterre et de Hollande n'étaient entrées dans la Méditerranée que pour les soutenir.

De son côté, le comte de Beauregard écrivait au Ministre de la Guerre, le 27 mars : « Je dirai à Votre Grandeur que la révolte des huguenots de Languedoc s'est tramée dans le pays de Genève par de ces gens-là qui y étaient retirés, mais principalement par la famille d'un nommé de Fonds ; un des Cadets était un des chefs de ces scélérats qui faisaient leur demeure, depuis nombre d'années, à Vevey, petite ville des terres de Genève, de laquelle ils reçoivent des secours considérables d'argent et d'hommes, soit barbets ou soldats allemands qui passent en France par leurs terres, sous prétexte de désertion et se joignent, après cela, aux bandes de ces scélérats ». »

  • le 1er avril 1707 : les obsèques de Vauban sont organisées dans l'église St-Roch, à Paris.

Puis un carrosse conduit le corps à Bazoches.

  • le 1er avril 1716 : le cardinal de Fleury est nommé par le régent Philippe précepteur de Louis XV.


Portrait par Hyacinthe Rigaud.

C'est très certainement la meilleure décision du régent de toute la période de la Régence.

Cf. la chronique du 29 janvier.

  • le 1er avril 1753 : naissance de Joseph de Maistre, homme politique, écrivain et philosophe.

Né dans le royaume de Savoie, Joseph de Maistre, est magistrat, politicien, écrivain et philosophe. C'est un des premiers écrivains à affirmer le caractère satanique de la révolution française. Sénateur en 1788. Il est l'un des premiers à se révolter contre l'annexion de la Savoie par la France en 1792. Longtemps exilé en Suisse, puis en Italie, il revient en France sous Louis XVIII.

Quelques citations :

  • « La Révolution, je dis la république, car c'est la même chose, est comme le chancre qui se détruit lui-même en se dévorant. N'attendons pas ce moment. Le temps presse. Le chancre républicain, en se dévorant, dévore la France, il faut nous hâter de la guérir, de la sauver et de la relever au nom du Roi. » cité par François Maris Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 130).
  • «Un des plus grand crimes qu'on puisse commettre, c'est sans doute l'attentat contre la souveraineté, nul n'ayant des suites plus terribles. […] Il faut encore faire une observation importante, c'est que tout attentat commis contre la souveraineté au nom de la nation est toujours plus ou moins un crime national…Or , ces crimes nationaux contre la souveraineté sont punis sans délai et d'une manière terrible ; c'est une loi qui n'a jamais souffert d'exception. Chaque goutte de sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France ! quatre millions de Français peut-être payeront de leurs têtes le grand crime national d'une insurrection antireligieuse, et antisociale, couronnée par un régicide. »Considérations sur la France chap II, page 11 à 13

Or toutes les études de Dupâquier à Renée Casin montre que non seulement de Maistre sera en deçà de la réalité mais que le déclin démographique de la France date de la révolution. En 1789, la France compte autant d'habitants que la Russie. En 1914, les populations s'élèvent respectivement à 40 millions et 160 millions !

  • « Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit remplir. » Considérations sur la France
  • « Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. » Considérations sur la France
  • « Le plus grand ridicule pour une femme, c'est d'être un homme.  »
  • « Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite.  »Considérations sur la France
  • « Le goût n'est que la conscience du beau, comme la conscience n'est que le goût du bon.  »Lettre à Monsieur l'amiralTchitchagof
  • « Ce qu'il y a de plus admirable dans l'ordre universel des choses, c'est l'action des êtres libres sous la main divine. »Considérations sur la France
  • Le 1er avril 1794 : la colonne infernale de l'adjudant-général Cortez et son bataillon de Saône et Loire est à Chantonnay.

La destruction systématique de la Vendée se poursuit.

  • le 1er avril 1904 : circulaire du ministre de la Justice ordonnant l'enlèvement des crucifix dans les prétoires de tous les tribunaux.
  • le 1er avril 1923 : la loi ramène le service militaire de 3 ans à 18 mois.

Gouvernement de droite qui vient de faire occuper la Ruhr le 11 janvier. Vouloir toucher les dividendes de la paix mènera à la seconde guerre mondiale. Décision contestable de Poincaré. Mais il est toujours plus facile de critiquer a posteriori. (cf. la chronique du 31 mars).

  • le 1er avril 1933 : l'armée de l'air française est créée officiellement.

«L'aéronautique militaire » est d'abord une arme appartenant à l'armée de terre comme le sont l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie etc… Elle devient une armée tardivement. C'est toutefois la plus ancienne force aérienne du monde.

  • 1er avril 1944 : massacre de Villeneuve d'Ascq.

Alors que la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » rejoint le front de Normandie par convoi ferroviaire et en passant par le nord de la France, en gare de Villeneuve-d'Ascq, près de Lille, un groupe de résistants du réseau La Voix du Nord effectue un sabotage qui ne cause cependant que des incidents mécaniques mineurs. Les SS qui considèrent les résistants comme des terroristes, tuent le chef de gare et un autre employé.

Ivre de rage, le commandant allemand, âgé de 25 ans, procède à une exécution collective et cela contre l'avis même des officiers de la Feldgendarmerie présents. Quatre-vingt-six personnes sont choisies au hasard et exécutées sans aucune forme de procès.

  • le 1er avril 1960 : la France fait exploser une 2ème bombe atomique à Reggane.

Posté le 1 avril 2016 à 05h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

31 mars 2016

C’est arrivé un 31 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 mars 1146 : saint Bernard prêche la deuxième croisade.

Alors que le royaume de Jérusalem est menacé, le pape Eugène III demande à Saint Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade. L'abbé de Clairvaux, prêche à Vézelay pour une deuxième croisade devant le Roi de France et sa cour, puis à Spire, devant l'empereur Conrad III. Louis VII se croise et décide d'emmener son épouse, Aliénor, en Terre Sainte ; l'empereur se croise aussi.

  • le 31 mars 1282 : déclenchement des Vêpres siciliennes.

Les Aragonais du roi Pierre III, les Siciliens et les Napolitains se soulèvent contre les Français de Charles 1erd'Anjou. La révolte éclate à Palerme et dans toute l'île contre la domination angevine, 8 000 Français sont massacrés. La tuerie, qui débute à l'heure des vêpres du lundi de Pâques, deviendra célèbre sous le nom de "Vêpres siciliennes". Les assassinats contre les Français se poursuivront dans toute la Sicile jusqu'au 28 avril. Charles 1erd'Anjou quitte l'île mais garde son titre de roi de Naples.

Vêpres siciliennes par Francesco Hayez

  • le 31 mars 1499 : naissance de Pie IV, pape italien

Son nom est associé à la clôture du concile de Trente.

  • le 31 mars 1495 : formation de la Ligue de Venise.

La République de Venise, le duché de Milan, les États pontificaux, le Saint Empire romain germanique, et la Couronne d'Aragon forment la ligue de Venise. Cette coalition italienne anti-française a pour but d'inciter Charles VIII à abandonner Naples et à rentrer en France.

  • le 31 mars 1504 : le Roi Louis XII signe une trêve à Lyon avec Ferdinand II d'Aragon.

La trêve est prévue pour trois ans. Louis XII renonce au royaume de Naples mais garde le milanais et Gênes.

  • le 31 mars 1519 : naissance d'Henri II.

La reine Claude de France donne naissance à son second fils, Henri, à Saint-Germain-en-Laye, qui reçoit le titre de duc d'Orléans. Avec son frère aîné François, Dauphin et duc de Bretagne, il est laissé en otage, à l'âge de 7 ans, à Madrid, de 1526 à 1530. Cela permet à François 1er de rentrer en France. A la mort de son frère en 1536, il devient Dauphin et duc de Bretagne, duché qu'il ne gouverne pas car son père en garde l'usufruit. Dans son livre La Vierge Marie dans l'histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d'Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II le 15 mai 1550. Le Roi de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge emmenée en Angleterre. Il faut dire que toute la garnison anglaise du lieu, où elle avait été placée fut décimée par la peste. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.

Voir les chroniques du 15 mai et des 10 et 26 juillet.

  • le 31 mars 1547 : mort du Roi François 1er à Rambouillet.

Le Roi François Ier expire à Rambouillet, à l'âge de 53 ans, après avoir remis son âme à Dieu. C'est seulement le 24 mai que le cercueil de François Ier est descendu dans la crypte de l'abbaye royale de Saint-Denis. Ses funérailles durent deux mois.

La vision historique, qu'on donne de François Ier, en fait le symbole de la Renaissance française. Cependant, il est nécessaire de rectifier certains faits entièrement passés sous silence, que Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, ou le marquis de la Franquerie, dans son livre La Vierge Marie dans l'histoire de France, ne manquent pas de rappeler. S'il est mort en regrettant ses fautes, il n'a pas respecté le serment du sacre de défendre la Vérité et la foi catholique. Sous l'influence de sa sœur, Marguerite d'Angoulême, et de sa mère, Louise de Savoie il a ouvert sa cour aux calvinistes et aux protestants. Il ne les condamnera que parce que ces derniers s'attaqueront au pouvoir royal en placardant leurs insultes en 1534.

Jean Guiraud note au chapitre XVI de son tome 2, page 203 :

« …ainsi les premiers réformateurs français tels que Lefèvre d'Etaples, loin d'être les disciples de Luther, le précédèrent de quelques années. […]La Cour témoignait à Lefèvre et à ses disciples la plus grande faveur ; la sœur du Roi, Marguerite d'Angoulême, lisait sous sa direction les Saintes Écritures et, par elle, François 1er inclinait de plus en plus vers les nouvelles doctrines. »

… et à propos de la reine mère :

« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l'Église, Louise de Savoie, mère du Roi, s'emportait contre les moines, s'appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l'orthodoxie catholique, le Roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d'Angest et du dominicain Lambert Campester. […]

Enhardis par la protection évidente que leur accordaient François 1er et sa sœur Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, ils avaient cru pouvoir rééditer en France les coups de force, grâce auxquels leurs sectes s'implantaient en Allemagne et en Suisse, et ils avaient commencé par insulter la foi catholique par des sacrilèges publics et des actes de vandalisme. »

Le Roi va jusqu'à faire arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exile loin de Paris ; en 1534, François 1er emprisonne plusieurs théologiens catholiques coupables d'avoir dénoncé les tendances hétérodoxes de Marguerite, sa sœur.

Encouragés par le soutien royal, la violence des protestants redouble. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichent à Paris et en province de violents placards anticatholiques, où sont traités de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais »(*). Ces placards sont cloutés jusque sur la chambre du Roi.

(*)LAVISSE. Histoire de France, tome V, livre II, p. 380.

Ainsi, tant que François 1er subit l'influence de Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants espèrent s'emparer du gouvernement royal, afin d'imposer par la force leur religion au pays. Mais, dans les dernières années de son règne, François 1er se montre fidèle catholique. Les Huguenots changent alors de tactique ; puisque l'État ne veut pas imposer la Réforme à la France, ils vont tenter de le faire eux-mêmes. C'est le début des guerres de religions en France. En effet, Henri II, accentue encore les décisions prises par son père et validées par le Parlement avant sa mort. Après lui, l'enlèvement de François II échoue avec la conjuration d'Amboise, le 17 mars 1560. Les protestants commencent la guerre civile.

  • le 31 mars 1552 : Henri II occupe la Lorraine.

Le 12 février Henri II a déclaré la guerre à l'Empereur. Le « Voyage d'Allemagne » débute à Joinville, où l'armée française est regroupée, sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Dès avril, les troupes royales occupent sans rencontrer de résistance le duché de Lorraine et les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun); le 18 avril 1552, Henri II entre dans Metz.

  • le 31 mars 1585 : déclaration de Péronne, la Ligue catholique déclare Henri IV inapte à monter sur le trône de France.

La Ligue lance une « déclaration » contre ceux qui « s'efforcent de subvertir la religion catholique et l'État ». Le Roi Henri III n'a pas d'héritier. Les lois fondamentales du Royaume désignent Henri de Navarre, un protestant excommunié. Le 31 décembre 1584, a été signé le Traité de Joinville entre la Ligue, les Guise et Philippe II d'Espagne. Ce dernier s'engage à verser 50 000 écus par mois pour payer les soldats de la Ligue. Il est convenu que le successeur d'Henri III sera le cardinal de Bourbon. Mais ce dernier, n'est qu'un pantin dans les mains des chefs de la Ligue.

La Ligue est ici doublement fautive : elle ne respecte pas les lois fondamentales du Royaume, qui désignent clairement le Roi, et s'appuie sur l'étranger en lui cédant des parties du Royaume. Débute donc la huitième guerre de Religion, au cours de laquelle, le Roi fait assassiner le duc de Guise et son frère (cf. la chronique du 23 décembre), avant de mourir lui aussi assassiné (cf. chroniques des 1 et 2 aout); cette guerre s'achève par la conversion d'Henri IV et son couronnement. (Cf. la chronique du 27 février).

En l'état, Henri de Navarre ne pouvait pas accéder au trône, pour non-respect de la loi de Catholicité. Sa conversion, sincère, change la donne. C'est très bien expliqué dans La Constitution de l'ancienne France de Bernard Basse. Par contre, La Ligue aurait dû arrêter le combat après la conversion du futur Roi.

  • 31 mars1640 : Louis XIII crée le louis d'or.

Le louis d'or institue un nouveau système monétaire français qui tiendra jusqu'à la Révolution française.

Louis de Louis XIII, diamètre 25 mm, poids 6,75 g.

 

  • le 31 mars 1668 : publication des Fables de La Fontaine.

La Fontaine publie ses "Fables"; le recueil de 124 fables, inspirées notamment d'Esope, est illustrée par Chauveau et réparties en 6 livres.

  • le 31 mars 1675 : naissance du pape Benoît XIV.

Cf. les chroniques du 03 mai et 17 aout.

  • le 31 mars 1745 : première de Platée comédie lyrique de Jean-Philippe Rameau à la Grande Ecurie de Versailles.

     

  • le 31 mars 1761 : la France adresse des propositions de paix au gouvernement britannique.

Les pourparlers de paix se déroulent à Versailles de juin à septembre, mais échouent. En parallèle, le ministre des Affaires Etrangères, le duc de Choiseul, réussit à faire entrer l'Espagne dans la coalition afin d'obtenir l'appui de sa flotte. Louis XV signe un troisième pacte de Famille contre l'Angleterre. La guerre de 7 ans se poursuit.

  • le 31 mars 1814 : les troupes de la sixième coalition occupent Paris.

     

  • le 31 mars 1829 : Pie VIII est élu pape.

Francesco Saverio Maria Felice Castiglioni, né en 1761, prend le nom de Pie VIII. Il condamne le libéralisme et les sociétés secrètes par la bulle Litteris altero. Il fait face à une période d'agitation en Europe. Son règne ne dure qu'un an et demi puisqu'il meurt à Rome le 30 novembre 1830.

  • le 31 mars 1889 : la tour Eiffel est inaugurée à Paris.

Elle mesure 312,27 mètres, construite pour l'Exposition universelle de Paris. Elle est inaugurée en avant première en présence de Gustave Eiffel lui-même et du président. L'inauguration officielle a lieu le 6 mai. Elle deviendra le symbole de Paris, alors qu'elle est à la base un monument maçonnique ; l'idée vient de la loge Alsace-Lorraine, dont Gustave Eiffel était l'un des dignitaires. Cette pyramide comporte trois étages, en clin d'œil aux trois premiers degrés de l'initiation, celui de l'apprenti, du compagnon et du maître. Elle est surtout plus haute que les tours de Montmartre.

La Tour Eiffel

  • le 31 mars 1928 : le service militaire passe de 18 à 12 mois, en France.

Encore Poincaré à la tête du gouvernement… comme en 1923 ; cependant ce n'est pas la réoccupation de la Ruhr qui est d'actualité mais le réarmement de l'Allemagne. (cf. la chronique du 1 avril).

  • le 31 mars 1939 : la France et la Grande-Bretagne s'engagent à venir à l'aide de la Pologne en cas d'agression extérieure.

L'invasion allemande aura lieu le 1er septembre, 7 mois plus tard.

Posté le 31 mars 2016 à 05h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

30 mars 2016

Centenaire de Fatima

 

 

  

Samedi prochain,2 avril : 1er samedi du mois

(Pour des horaires de messe en certains lieux, cliquez ICI) 

 

Lettre de liaison n° 24(28mars2016)    

Chers amis,

Les récents attentats de Bruxelles nous ont hélas montré une fois de plus que la situation actuelle était de plus en plus préoccupante. Plus que jamais, il convient de rappeler ce que sœur Lucie confiait au père Aparicio (lettre du 20 juin 1939) : « Notre-Dame a promis de remettre à plus tard le fléau de la guerre si cette dévotion [la dévotion au Cœur Immaculé de Marie] était propagée et pratiquée. Nous la voyons repousser ce châtiment dans la mesure où l'on fait des efforts pour la propager ». Alors propageons-la et Notre-Dame repoussera le terrorisme et ses attentats. (Voir lettre de liaison n°16)

Cela fait maintenant un an que le projet pour le centenaire des apparitions de Fatima a été lancé. En effet, c'est le 4 avril 2015 (un premier samedi du mois) que la lettre de lancement a été envoyée à environ 600 personnes. (Voir lettre de lancement). Depuis, une vingtaine de lettres de liaison ont permis de rappeler les points essentiels du message de Fatima. Le nombre de vérités énoncées est d'ailleurs un des points remarquables des apparitions de Fatima. En effet, au cours des neuf apparitions (les 3 de l'Ange en 1916 et les 6 de Notre-Dame en 1917), outre la prière et les sacrifices, plus d'une vingtaine de vérités ont été mentionnées et constituent ce que l'on pourrait appeler le "petit catéchisme de Fatima". En voici quelques-unes :

Les enseignements de l'Ange

  • L'existence des anges : L'Ange apparaît six fois, 3 fois en 1915 et 3 fois en 1916. En 1916, il confie aux petits bergers : « Je suis l'Ange de la Paix » (printemps 1916) et « Je suis l'Ange du Portugal » (été 1916).
  • Les vertus théologales : La première prière enseignée par l'Ange (printemps 1916) est pour nous ramener aux vérités essentielles et en particulier à la pratique des vertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité.
  • La conversion des pécheurs : Cette conversion doit être l'objet principal de nos prières. L'Ange et Notre-Dame le rappelleront presque à chaque apparition. « Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment » (printemps 1916). Les péchés des hommes outragent Dieu, et par nos prières, nous devons réparer les offenses faites à Dieu par les pécheurs.
  • Les sacrifices : À la prière, il convient de joindre des sacrifices. Les sacrifices augmentent en quelque sorte l'efficacité de notre prière. « Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. (…) De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs.» (Été 1916)
  • La souffrance : Les souffrances offertes ont également une grande puissance. Toute souffrance offerte nous permet de gagner des grâces pour des pécheurs. « Surtout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra ». (Été 1916) L'année suivante, Notre-Dame demandera de « supporter toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer, en acte (…) de supplication pour la conversion des pécheurs ». (13 mai 1917)
  • Le caractère propitiatoire de la Messe : La messe permet aussi de réparer pour les péchés commis par les hommes : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu ». (Automne 1916)

    Les enseignements de Notre-Dame

L'année suivante, plusieurs de ces enseignements furent repris presque mot pour mot par Notre-Dame. Et elle en ajouta quelques autres :

  • Les fins dernières : Notre-Dame nous rappelle les fins dernières de l'homme. « Je suis du Ciel. (…) Tu iras au Ciel… » et « Elle [Amelia] est au Purgatoire jusqu'à la fin du monde » répond la belle dame aux questions de Lucie lors de la première apparition. Et à la troisième, elle montre l'enfer aux petits voyants. Ainsi, tout le monde ne va pas directement au Ciel, certains auront auparavant besoin d'un temps de purification au Purgatoire. D'autres hélas n'y entreront jamais et passeront l'éternité en enfer.
  • La communion des saints : « Beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne pour prier pour elles » dit Notre-Dame aux petits voyants.(19 août 1916) Inversement, beaucoup pourront avoir les grâces nécessaires pour éviter l'enfer, si nous prions pour elles. Nos prières et nos sacrifices peuvent obtenir le salut des âmes.
  • La puissance du chapelet : Il nous faut prier, mais une prière plaît particulièrement à Dieu et Notre-Dame : le chapelet ; car Notre-Dame a demandé sa récitation quotidienne à chaque apparition. Elle n'a pas demandé l'assistance à la messe ou l'adoration du Saint-Sacrement : non, elle a demandé le chapelet et uniquement le chapelet.

Il y aurait encore bien d'autres enseignements à tirer de ces neuf dialogues : l'immortalité de l'âme, la communion donnée aux très jeunes enfants, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la paix qui a été confiée par Dieu à Notre-Dame, etc. Toutes ces vérités mériteraient chacune un développement propre. (Pour plus de précisions, voir le "petit catéchisme de Fatima")

Retenons qu'en neuf brèves apparitions, plusieurs points de la doctrine catholique ont été rappelés. Ces enseignements sont particulièrement importants, car non seulement ils nous ont été dits par Notre-Dame et l'Ange de la Paix, mais ils ont aussi été authentifiés par un miracle et des prophéties extraordinaires (voir lettres de liaison n° 8,n° 12et n° 23) Aussi convient-il de les méditer et d'y adhérer de toute notre âme par un véritable acte de foi.

Sainte fête de Pâques

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017    (www.fatima100.fr)

Informations diverses

Depuis peu, la présentation du site a changé. Elle n'est pas encore définitive. Nous espérons qu'elle rendra la consultation des différentes pages plus facile et plus agréable et qu'elle incitera de nombreuses personnes à visiter le site.

N'oublions pas : samedi prochain est le premier samedi du mois d'avril. Dans la page "Les premiers samedis du mois", sont répertoriés quelques lieux où il est possible d'assister à la messe. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à nous les communiquer en envoyant les informations à contact@fatima100.fr.

Continuons à propager la consécration au Cœur Immaculé de Marie. Suite aux propositions faites dans les dernières lettres, plusieurs paroisses ont prévu de se consacrer au Cœur Immaculé de Marie. Alors, pour répondre à la demande de Notre-Dame, soyons des apôtres de cette consécration et proposons à notre curé de consacrer ou de renouveler la consécration de notre paroisse.

Régulièrement des personnes nous confient des intentions de prière qui sont mises sur le site dans la partie Rosaire. Ayons donc à cœur de réciter quotidiennement notre chapelet, d'une part pour le salut de la France et d'autre part aux intentions déposées sur le site.

Pour vous aider à diffuser la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, des tracts et des affiches sont désormais disponibles. Vous pouvez soit demander qu'on vous en envoie, soit demander le fichier pour en imprimer vous-même.

Posté le 30 mars 2016 à 17h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)


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