27 mai 2016

C’est arrivé un 27 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Sacre de Louis XII, Cathédrale Notre-Dame d'Amiens peinture en polychromie de 1502

Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :

  • Il jure de défendre l'Eglise,
  • de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s'engage à préserver l'ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
  • d'empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
  • de chasser les hérétiques de France.

Puis dans un silence solennel, l'archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l'oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu'à la jointure des bras. Au rite de « l'unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d'or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s'exclame par trois fois :

"Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!"

Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l'abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : "Le Roi te touche, Dieu te guérit". Louis XII guérit ainsi "plus de quinze" des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés. Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 juin et du 18 novembre.

  • le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d'Angleterre.

Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l'oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d'Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l'Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l'amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l'objectif est d'empêcher les avancées françaises en Flandre.

Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d'Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d'Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l'Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l'autre côté de l'Atlantique, l'Espagne reconnaît l'occupation par la France de l'ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).

  • le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu'en 1725. Il se lance dans une politique d'expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l'influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d'un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.

  • le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.

C'est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris

  • le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.

Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur mort paisible sur l'échafaud impressionne les foules. C'est en pleine période de séparation de l'Église et de l'État, alors que l'Etat saisit les biens de l'Église et expulse les congrégations religieuses de France qu'elles sont béatifiées par le pape Pie X.

  • le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.

(Voir la chronique du 24 avril)

  • le 27 mai 1918 : déclenchement de l'offensive allemande du « Chemin des Dames».

C'est à 1 heure du matin que l'artillerie allemande déclenche un tir d'une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d'interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L'état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.

  • le 27 mai 1921 : création du Code de la route.

Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C'est la transformation d'un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d'abord soumise à la loi de 1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l'évolution des véhicules et des routes.

  • le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.

Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d'insurrection fondée sur l'assassinat des autorités adverses.

Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)

  • le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).

A l'initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l'armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l'opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l'Assemblée nationale française en 1954.

Posté le 27 mai 2016 à 05h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2016

C’est arrivé un 26 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mai : fête de saint Philippe Néri, le patron des humoristes.
  • le 26 mai 1445 : la première armée permanente en France.

Les compagnies d'ordonnance sont créées par le Connétable Arthur de Richemond sous le Roi Charles VII par l'ordonnance du 26 mai 1445. Cette nouvelle formation militaire constitue la première armée permanente à la disposition de la couronne. Avant, pour faire la guerre, le Roi devait faire appel à ses vassaux, l'ost, selon la coutume féodale qui n'étaient obligés de servir que pendant 40 jours. Le Roi devait alors recruter des mercenaires, capacité militaire chère et souvent incontrôlable. Chaque compagnie d'ordonnance est composée de cent lances de six cavaliers chacune (un homme d'armes, un coutillier, un page, deux archers et un valet de guerre). Cette ordonnance prévoit d'assurer une bonne armée permanente de 9 000 à 10 000 hommes.

  • le 26 mai 1463 : entrée du Roi Louis XI à Toulouse.

Louis XI, venant de Guyenne, où il a signé la paix avec les rois de Castille, d'Aragon et de Navarre, fait son entrée à Toulouse. La ville a été dévastée par un grand incendie, le 7 mai. Le Roi y demeure trois semaines pour soutenir la reconstruction de la ville.

  • le 26 mai 1648: décès du peintre  Antoine Le Nain.


"Portraits dans un intérieur", Antoine
Peint en 1647
Paris, musée du Louvre

Il existe un doute sur la mort de deux des trois frères. Alors que le décès de Louis est survenu le même jour, le 23 mai pour certains, pour d'autres il y a trois jours entre les deux décès. Voir la chronique du 23 mai sur la mort de Louis Le Nain.

Deux femmes avec trois enfants, Galerie Dreyfus

  • le 26 mai 1657 : candidature de Louis XIV à la couronne du Saint Empire germanique.

Louis XIV brigue la couronne d'empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c'est le candidat germanique, Léopold de Habsbourg, qui est élu, en 1658.

  • le 26 mai 1791 : les débuts du musée du Louvre.

Par décret est crée le Muséum central des arts de la République dans l'ancienne résidence royale, abandonnée par Louis XIV au profit de château de Versailles. Le Louvre n'était plus occupé que pour des visites royales ou des réunions des conseils royaux. La IIIème République le déclare "propriété de l'État", et lui donne son statut actuel de musée national. Il est le 3ème plus grand musée du monde. On y trouve notamment la Joconde de Léonard de Vinci.

  • le 26 mai 1805 : Napoléon se couronne lui-même roi d'Italie.

Napoléon Ier a accepté la couronne de roi d'Italie le 17 mars 1805. Il fait une entrée triomphale à Milan le 8 mai 1805, Joséphine et lui sont couronnés le 26 mai par le cardinal Caprara. Alors que l'archevêque de Milan veut lui mettre sur la tête la couronne des rois de Lombard, faite de fer et existante depuis 1026, Napoléon Bonaparte s'en saisit et se couronne lui-même dans la cathédrale de Milan en disant:

"Dieu me la donne, prendre garde ceux qui la touche"

Cette phrase devient la devise de l'Ordre de la Couronne de Fer L'empereur nomme son beau-fils, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie. Début janvier 1814, la défection de Murat qui s'allie avec les Autrichiens, puis les Anglais afin de conserver son royaume de Naples, fait perdre l'Italie.

  • le 26 mai 1944 : bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne.

Le bombardement du 26 mai 1944 est une opération militaire qui entre dans le cadre du Transportation Plan, plan d'attaque des voies de communication, destinée à préparer le débarquement en Normandie. Il s'agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d'empêcher les Allemands d'acheminer des troupes et du matériel vers l'ouest de la France. La méthode employée est celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise (sic) que celle des Anglais, qui consistait à bombarder de nuit. L'imprécision due à l'altitude de vol cause la mort de nombreux civils.

  • le 26 mai 1944 : le chef de l'Etat Pétain effectue une visite à Nancy.

Un million de personnes dans les rues pour écouter le chef de l'Etat.

Place Stanislas, le 26 mai 1944.

  • le 26 mai 1968 : signature des accords de Grenelle.

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle. Ils prévoient l'augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail. Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. Le 30 mai, De Gaulle annonce la dissolution de l'Assemblée et reprend le pays en main.

  • le 26 mai 2013 : manifestation de plus d'un million de personnes à Paris contre la dénaturation du mariage.

Posté le 26 mai 2016 à 06h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

25 mai 2016

27 mai : conférence sur l'histoire religieuse de Versailles

2e partie : les quartiers

V

Posté le 25 mai 2016 à 13h13 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 25 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mai 1085 : décès du pape saint Grégoire VII.

Voir la chronique du 22 avril. Pendant son règne, il prend des mesures pour mettre fin au scandale dû à la situation des prêtres ou évêques mariés.

  • le 25 mai 1261 : décès du pape Alexandre IV.

Alexandre IV, né Rinaldo Conti, voit son pontificat marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, l'établissement de l'Inquisition en France, les faveurs accordées aux ordres mendiants et aux tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares.

  • le 25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise.

Fils de Pierre d'Amboise et d'Anne de Bueil, Georges d'Amboise naît en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire. Il est considéré comme un véritable premier ministre de Louis XII comparable à Richelieu pour Louis XIII.

Après des études de droit, il se destine à la carrière ecclésiastique. En 1485, il est ordonné prêtre. Mis en prison avec l'Evêque du Puy, Geoffroy de Pompadour, il est libéré sur ordre royal ; Charles VIII s'attache alors ses services et ses compétences. En 1491, Georges d'Amboise négocie avec François II, duc de Bretagne le mariage de sa fille Anne avec Charles VIII. La cérémonie a lieu à la fin de l'année au château de Langeais. Il est nommé évêque de Rouen en 1493, l'un des plus riches évêchés du Royaume de France. Il accompagne ensuite Charles VIII lors des Guerres d'Italie.

Ami du duc d'Orléans, le futur Louis XII, ce dernier le choisit tout naturellement comme Principal Conseiller, après la mort accidentelle de Charles VIII, au château d'Amboise en 1498. Cette année là, Georges d'Amboise est aussi créé cardinal par le pape Alexandre VI ; il obtient l'annulation du mariage, non consommé, de Louis XII avec Jeanne de Valois, sa cousine, fille de Louis XI. Cette dernière deviendra Sainte Jeanne de France (cf. la chronique du 23 avril). C'est Georges d'Amboise qui couronne Anne, Reine de France en 1504, en la Basilique de Saint-Denis (cf. la chronique du 18 novembre).

De son œuvre politique, il faut retenir, la création d'une nouvelle Cour Souveraine, le Grand Conseil, afin de concurrencer le Parlement de Paris en1498, la promulgation de l'Ordonnance de Blois de mars 1499, qui améliore la Justice Royale. En 1506, il préside les Etats-Généraux de Tours, où il est décidé, entre autres, que Claude de France, la fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, doit épouser François d'Angoulême (futur François Ier) et non Charles de Gand, considéré comme trop étranger. C'est aussi au cours de ces Etats-Généraux que Louis XII reçoit le titre de « Père du Peuple ».

Erudit et bibliophile et grand mécène, le cardinal poursuit la construction du Château de Gaillon, initiée par Guillaume d'Estouteville, avec des artistes italiens tels que Guido Mazoni, Jérôme « Pacherot », Fra Giacondo et Pacello Mercogliano. Il embellit l'archevêché de Rouen et le Parlement de Normandie. Il meurt à Lyon le 25 mai 1510, son corps est inhumé dans un superbe mausolée sous les arcades de la Cathédrale de Rouen. Seul son coeur reste conservé dans la Chapelle des Célestins de la capitale des Gaules,

  • le 25 mai 1684 : fondation des Frères des écoles chrétiennes.

Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, sont fondés à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).

  • le 25 mai 1720 : un bateau amène la peste à Marseille.

En provenance de Syrie, le navire "Le Grand-Saint-Antoine", contaminé par le virus de la peste, accoste dans le port de Marseille. L'administration, bien que prévenue de la présence de la maladie, autorise le déchargement de la cargaison. Le fléau emporte en quelques semaines 50 000 Marseillais, soit la moitié de la population de la ville, et se répand jusqu'à Toulon et Aix.

  • le 25 mai 1793 : prise de Fontenay.

Après un premier échec devant Fontenay le 16 mai, ce sont 30.000 Vendéens qui se présentent le 25 mai devant les positions fortifiées du général Chalbos. Avant l'attaque, les prêtres donnent l'absolution aux soldats, et les généraux excitent leur courage, ébranlé par le défaut d'artillerie et de munitions. « Allons, mes enfants, leur disaient-ils, il n'y a pas de poudre ; il faut encore prendre les canons avec des bâtons ; il faut ravoir Marie-Jeanne : c'est à qui courra le mieux. »

Les soldats de Lescure paraissant hésiter ; il s'avance seul à trente pas devant eux, et s'arrête en criant : Vive le Roi !

Une batterie de six pièces fait feu sur lui, sans le blesser. « Mes amis, s'écrie-t-il, les bleus ne savent pas tirer ! »

Les paysans prennent aussitôt la course ; mais apercevant devant eux une grande croix de mission, ils tombent tous à genoux en présence de l'ennemi et à portée de canon. M. de Beaugé veut les faire marcher. « Non, lui dit M. de Lescure, qui donne l'exemple, laissez-les prier, ils ne s'en battront que mieux ! »

 

La Marie-Jeanne
gravure extraite de l'Histoire de la Vendée Militaire, par Jacques Crétineau-Joly, Cholet, Pays & Terroirs, 1993, tome Ier, p. 142

L'aile gauche Vendéenne, aux ordres de Lescure, enfonce l'infanterie Républicaine. Une charge générale des armées royales enfonce la ligne républicaine. Les insurgés récupèrent à cette occasion 42 canons, 5000 fusils et 240 prisonniers, une grande quantité de poudre et de munitions, ainsi que des vivres en abondance. Ils trouvent aussi deux caisses remplies d'assignats. La première est brulée par les soldats. La seconde, contenant neuf cent mille francs environ, est préservée par les généraux, qui écrivirent au revers de ce papier monnaie: « Bon au nom du Roi ».

Les Blancs, incapables de maintenir une garnison dans la ville Fontenay, l'évacuent le 27 mai. D'Elbée et Bonchamps blessés vont se faire soigner. Suite à cette série de victoires les chefs Vendéens décident, le 26 mai 1793, de créer un Conseil Supérieur de la Vendée pour administrer les districts conquis au nom du Roi.

  • le 25 mai 1830 : début de la conquête de l'Algérie.

La flotte française qui part à la conquête de l'Algérie quitte Toulon.

  • le 25 mai 1846 : évasion de Louis-Napoléon Bonaparte.

Louis-Napoléon Bonaparte, déguisé en ouvrier, s'évade du fort de Ham dans la Somme, où il purge une peine d'emprisonnement à perpétuité, suite à sa tentative de coup d'état de 1840. Deux ans plus tard, il devient le premier président de la République française et quatre ans après, il restaure l'empire à son profit, suite à un deuxième coup d'état, qu'il réussit.

  • le 25 mai 1857: fondation de la ville de Dakar.

Après avoir pris possession de la péninsule du Cap-Vert, le contre-amiral Auguste-Léopold Protet, ancien gouverneur du Sénégal, crée un petit fort à Dakar sur lequel il dresse le pavillon français. Dès l'année suivante, la ville se développe grâce au plan cadastral élaboré en juin par le colonel du génie Emile Pinet-Lapradre. En 1902, Dakar remplace Saint-Louis au titre de capitale officielle du Sénégal.

  • le 26 mai 1871 : Commune de Paris.

Les terribles combats entre Communards et Versaillais se poursuivent dans la ville. Les révolutionnaires reculent partout et abandonnent la Place du Château d'Eau, actuelle place de la République. Dans leur haine de tout ordre établi ils font prisonniers et assassinent tous ceux qui semblent leur ennemis ou manquer de ferveur révolutionnaire. Ainsi 5 dominicains d'Arcueil et 9 employés du couvent sont abattus alors qu'ils tentaient de s'échapper des mains de leurs bourreaux.

  • le 25 mai 1889 : le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

L'Encyclique «  Annum sacrum » est publiée le 25 mai; elle consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

  • le 25 mai 1941 : première parution de Radio Nationale.

Cette radio est la voix de Vichy ; étant en zone non occupée, elle et au service des idées du Maréchal Pétain sans avoir la contrainte allemande comme radio Paris.

  • le 25 mai 1941 encore : le Chef de l'Etat, Philippe Pétain, institue la "journée nationale des mères".

Voici une partie du discours du Maréchal Pétain pour cette première fête des mères :

« MESSAGE
AUX   MÈRES   FRANÇAISES
25   MAI   1941 »

MÈRES  DE  FAMILLE  FRANÇAISES ! La France célèbre aujourd'hui la famille. Elle se doit d'honorer d'abord les mères.

  • Depuis dix mois, je convie les Français à s'arracher aux mirages d'une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l'individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d'appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d'homme et de Français.
  • La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d'abord des foyers.
  • Le foyer, c'est la maison où l'on se réunit, c'est le refuge où les affections se fortifient. C'est cette communauté spirituelle qui sauve l'homme de l'égoïsme et lui apprend à s'oublier pour se donner à ceux qui l'entourent.
  • Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son cœur, elle fait rayonner autour d'elle l'amour qui permet d'accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.
  • Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude. Elle est aussi la plus belle.

Vous êtes, avant l'État, les dispensatrices de l'éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. Et voici qu'aujourd'hui dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

Mères de France, entendez ce long cri d'amour qui monte vers vous.

Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes, qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime aujourd'hui toute la reconnaissance de la France. » Maréchal Philippe Pétain, Chef de l'Etat.

Alors que cette fête n'avait rien d'institutionnel avant, le Régime de Vichy, en cohérence avec sa politique nataliste, décide d'inscrire au calendrier officiel la fête des Mères.

  • le 25 mai 1952 : Alain Bombard quitte Monaco pour la traversée de l'Atlantique en solitaire.

Il arrive à la Barbade après 113 jours de mer.

Posté le 25 mai 2016 à 05h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

24 mai 2016

Rémi Brague : "ne pas renvoyer dos à dos islam et christianisme"

Dans Le Figaro, Rémi Brague qu'on ne peut pas renvoyer dos à dos islam et christianisme. Extrait :

"Les déclarations publiques du pape François suscitent toujours l’intérêt. [...] En revanche, un passage suscite en moi une perplexité certaine, et c’est celui sur l’islam. Là aussi, il contient d’ailleurs de très bonnes choses, par exemple sur l’imprudence arrogante avec laquelle l’Occident a essayé d’imposer son régime politique à des régions mal préparées. Il est juste aussi de dire que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible, même si les exemples de l’Argentine, avec son 1,5 % de musulmans, et surtout du Liban, doivent être pris avec prudence. Tant qu’il s’agit de faire vivre ensemble des personnes, qu’il est déjà maladroit de réduire à leur seule affiliation religieuse, on a le droit d’espérer et le devoir d’agir en ce sens.

L’entreprise devient plus difficile là où l’on compare non plus des personnes, mais des systèmes religieux considérés dans leurs documents normatifs. De ce point de vue, un passage des propos du pape François attire l’œil : « L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. » Voici le passage évoqué : « Allez donc, faites des disciples (“mathèteuein”, en grec) de toutes les nations, baptisant les gens (…), leur enseignant (“didaskein”) à observer tout ce que je vous ai commandé (Matthieu, 28, 19). »

On peut appeler « conquête » la tâche de prêcher, d’enseigner et de baptiser. Il s’agit bien d’une mission universelle, proposant la foi à tout homme, à la différence de religions nationales comme le shintô. Le christianisme ressemble par là à l’islam, dont le prophète a été envoyé « aux rouges comme aux noirs ». Mais son but est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir. Les tentatives d’imposer la foi par la force, comme Charlemagne avec les Saxons, sont de monstrueuses perversions, moins interprétation que pur et simple contresens.

Le Coran ne contient pas d’équivalent de l’envoi en mission des disciples. Il se peut que les exhortations à tuer qu’on y lit n’aient qu’une portée circonstancielle, et l’on ignore les causes de l’expansion arabe du VIIe siècle. Reste que le mot de conquête n’est plus alors une métaphore et prend un sens plus concret, carrément militaire. Les deux recueils les plus autorisés (sahīh) attribuent à Mahomet cette déclaration (hadith), constamment citée depuis : « J’ai reçu l’ordre de combattre (qātala) les gens (nās) jusqu’à ce qu’ils attestent “Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est l’envoyé d’Allah”, accomplissent la prière et versent l’aumône (zakāt). S’ils le font, leur sang et leurs biens sont à l’abri de moi, sauf selon le droit de l’islam (bi-haqqi ’l-islām), et leur compte revient à Allah (hisābu-hum ‘alā ‘Llah) (Bukhari, Foi, 17 (25) ; Muslim, Foi, 8, [124] 32-[129] 36). » J’ai reproduit l’arabe de passages obscurs. Pour le dernier, la récente traduction de Harkat Ahmed explique : « Quant à leur for intérieur, leur compte n’incombera qu’à Dieu (p. 62). »

Indication précieuse : il s’agit d’obtenir la confession verbale, les gestes de la prière et le versement de l’impôt. Non pas une conversion des cœurs, mais une soumission, sens du mot « islam » dans bien des récits sur la vie de Mahomet. L’adhésion sincère pourra et devra venir, mais elle n’est pas première. Nul ne peut la forcer, car « il n’y a pas de contrainte en religion (Coran, II, 256) ». Elle viendra quand la loi islamique sera en vigueur. Il sera alors dans l’intérêt des conquis de passer à la religion des conquérants. On voit que le mot « conquête » a un tout autre sens que pour le verset de Matthieu.

Pourquoi insister sur ces différences ? Un vaste examen de conscience est à l’œuvre chez bien des musulmans, en réaction aux horreurs de l’État islamique. Ce n’est pas en entretenant la confusion intellectuelle qu’on les aidera à se mettre au clair sur les sources textuelles et les origines historiques de leur religion."

Posté le 24 mai 2016 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d'Éleuthère décrète qu'aucune nourriture n'est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d'autres, conduit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s'éteint au Mont-Cassin, dont il a été l'abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu'il fasse faire de procès de canonisation.

 

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l'Eglise, mais l'utilisation qu'en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l'archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d'Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s'emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu'on le mettra à la pension. Si l'on ne se prête pas de bonne grâce, et s'il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N'exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c'est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l'Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L'Hôtel de Ville, le Palais d'Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l'archevêque, monseigneur Darboy.

Posté le 24 mai 2016 à 05h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

23 mai 2016

C’est arrivé un 23 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 mai 1052 : naissance de Philippe 1er, futur Roi de France.
  • le 23 mai 1059 : le jeune Philippe 1er est sacré à Reims à l'âge de 7 ans.

Couronné à Reims le 23 mai 1059, du vivant de son père, car c'est encore la tradition à l'époque et car son père Henri 1er est malade, Philippe Ier ne règne seul qu'à partir de 1066. Auparavant son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l'archevêque de Reims Gervais de Belleme et d'Anne de Kiev, sa mère la reine, exerce la régence à la mort d'Henri Ier de 1060 à 1066.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort, l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors sa femme Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort. Le 16 octobre 1094, le concile d'Autun, avec trente-deux évêques présents, prononce l'excommunication du Roi. Le pape Urbain II vient prêcher la première croisade au concile de Clermont le 27 novembre 1095. Le Roi, toujours excommunié, n'y participe pas.

Philippe 1er se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104. En 1107, le pape Pascal II se rend en France, où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis. L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle. Philippe Ier meurt au château royal de Melun, le 29 juillet 1108, après quarante-huit ans de règne. C'est le troisième plus long règne de l'histoire de France après ceux de Louis XIV et de Louis XV, qui ont tous les deux régné plus de cinquante ans. Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique Saint-Denis, il a demandé à être inhumé dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.

  • le 23 mai·1200 : mariage de Louis de France, futur Louis VIII et de Blanche de Castille.

Le mariage suit le traité du Goulet conclu entre Jean sans Terre, oncle de la mariée, et le Roi de France (cf. la chronique du 22 mai). Louis de France, futur Louis VIII, fils du Roi Philippe-Auguste et d'Isabelle de Hainaut, a 13 ans ; Blanche de Castille, fille d'Alphonse VIII de Castille et petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine a 12 ans. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du Roi de France le pape Innocent III a en effet lancé l'interdit sur le royaume, à cause des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste. Il est donc célébré en Normandie, alors sous domination anglaise, en l'église de Port-Mort. Blanche met au monde 12 enfants et devient reine de France en 1223.

A la mort de Louis VIII (1226), la reine gouverne avec sagesse en attendant la majorité ( en 1234) de son fils Louis, le futur Saint-Louis, qu'elle éduque et prépare à son rôle de Roi. Elle met au pas les grands féodaux, poursuit la guerre contre les Albigeois. La lutte se termine par le Traité de Paris (voir la chronique du 12 avril 1229) où Blanche se fait céder la moitié du comté de Toulouse, le reste revenant à la France par le mariage de son second fils avec la fille unique de Raymond VII de Toulouse. La reine redevient régente lorsque Saint Louis part pour la 7ème croisade, en 1248. (cf. les chroniques du 4 mars et du 27 novembre).

Couronnement de Louis de France et de Blanche de Castille

  • le 23 mai 1430 : Sainte Jeanne d'Arc est capturée à Compiègne.

C'est un mercenaire au service du Duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, qui la capture lors d'une sortie aux portes de Compiègne. Dans l'église Saint Jacques, une plaque en marbre rappelle que sainte Jeanne d'Arc y a suivi sa derrière messe de femme libre, le 23 mai 1429 au matin.

Elle essaye de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blesse même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais. Ce dernier la condamne à être brulée vive lors d'un procès inique en 1431. Son procès est l'un des plus importants de l'Histoire. Dans toutes ses paroles on sent une intimité étroite avec le monde surnaturel. Sur les anges, par exemple :

"Ils viennent beaucoup de fois entre les chrétiens, et je les ai beaucoup de fois vus entre les chrétiens."

Lorsqu'on lui demande si elle est en état de grâce pour la perdre, elle répond :

"Si je n'y suis, Dieu m'y mette; si j'y suis, Dieu m'y garde."

Elle suit ainsi son Sauveur jusqu'à l'offrande totale d'elle-même, le 30 mai 1431 à Rouen où elle est brûlée vive à l'âge de 19 ans. Ses dernières paroles sont :

"Saint Michel ! Sainte Marguerite ! Sainte Catherine ! Mes voix ne m'ont pas menti ! Ma mission était de Dieu ! Jésus, Jésus...

Elle est réhabilitée en 1456.

  • le 23 mai 1547: François Ier est inhumé à St-Denis.

Les cercueils de François Ier et de ses 2 enfants sont acheminés de Notre-Dame-Des-Champs à St-Denis la veille.

 


Mausolée de François Ier et de Claude de France à Saint Denis

  • le 23 mai 1555 : élection de Paul IV, 223ème pape.

Gian Pietro Carafa est né le 28 juin 1476, en Italie; il est élu pape, sous le nom de Paul IV. Son pontificat dure quatre ans, jusqu'en 1559. Il est issu d'une noble famille de Naples, dont il a été l'archevêque. Paul IV fait alliance avec les Français afin de chasser les Habsbourg de Naples. Il s'oppose à la paix religieuse d'Augsbourg du 25 septembre 1555. Celle-ci permet à chaque souverain de déterminer la confession de ses sujets.

  • le 23 mai 1648 : mort de Louis Le Nain, peintre français.

Louis Le Nain est né à Laon vers 1593. Louis a deux frères, Antoine et Matthieu, également tous deux peintres et qui se sont installés avec lui dans un atelier commun à Paris dès 1630. Il n'est pas toujours facile de distinguer ses tableaux de ceux de ses frères. Non seulement ils signent tous du même patronyme, mais en plus ils peignent souvent ensemble une même toile. Leur atelier devient vite réputé à Paris. En 1648, ils deviennent membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Louis Le Nain, des trois le plus importants, se spécialise, tout comme ses frères, dans la peinture d'œuvres dédiées à la vie paysanne, à des portraits de familles paysannes dans divers environnements et dans une atmosphère grise, tout en tendant vers le réalisme. Il peint notamment : L'heureuse famille, La Forge, La famille de la laitière et Le repas des paysans. Il s'essaie aussi à la peinture religieuse avec Le repos de la Sainte Famille.

La Visite à la grand-mère (fin des années 1640), musée de l'Ermitage.

La charrette

  • le 23 mai 1706 : bataille de Ramillies.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714). Elle oppose l'Espagne, le Royaume de France et la Bavière à l'Angleterre, le Danemark, la Norvège, les Provinces Unies et le Saint Empire. L'armée franco-bavaroise dirigée par Villeroy perd en quatre heures le tiers de ses 60 000 hommes (morts, blessés ou prisonniers). La bataille de Ramillies figure, avec la bataille de Turin, parmi les plus grandes défaites de Louis XIV. Marlborough parvient ainsi à chasser l'armée française des Pays-Bas espagnols. L'année 1706 est alors appelée "annus mirabilis" par les Coalisés.

  • le 23 mai 1796 : Pie VI et les révolutionnaires français en Italie.

Ce jour là, le Pape Pie VI, qui considère que la Révolution française est dirigée contre l'Eglise catholique, incite les prêtres piémontais et lombards à soulever la population contre les Français.

  • le 23 mai 1808 : lutte entre le pape et Napoléon.

Le 2 février 1808, Rome est occupée par les troupes françaises; le 17 mai Napoléon a annexé les Etats pontificaux à l'empire. Le 23 mai, Pie VII commence à ne plus accorder l'investiture canonique aux candidats de Napoléon pour divers évêchés. Il interdit aux Italiens de prêter serment de fidélité au gouvernement français envahisseur. (Cf. la chronique du 17 mai).

  • le 23 mai 1842 : conquête de l'Algérie.

30 soldats français et leurs officiers, attirés dans une embuscade aux environ de Maison-carrée, sont massacrés impitoyablement, ayant préféré mourir qu'abjurer leur foi chrétienne. Un an plus tard le duc d'Aumale s'empare de la Smala d'Abd-el-kader le 16 mai 1843. (*)

(*) Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs de François Maris Algoud, (Ed de Chiré, page 103)

  • le 23 mai 1948 : Pie XII affirme :

« C'est surtout par les péchés d'impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes. »

Posté le 23 mai 2016 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mai 2016

Des événements se déroulent à l’Île-Bouchard, importants pour l’histoire de la France

De Cotignac 500 :

Esc1"Du 8 au 14 décembre 1947, quatre fillettes témoignent avoir vu la Vierge Marie dans l’église romane Saint-Gilles de l’Île-Bouchard, village de Touraine. À dix reprises elle s’entretient avec elles. Elle leur demande de prier pour la France au bord de la guerre civile, et leur promet du bonheur dans les familles.

Jacqueline Aubry, aînée des quatre petites filles qui ont témoigné avoir vu la Sainte Vierge dans l’église de l’Île-Bouchard en 1947, est partie vers le Père le 15 mars 2016 à l’âge de 80 ans. Sa sépulture a été célébrée par Mgr Bernard-Nicolas Aubertin le 19 mars, solennité de saint Joseph. Pendant des dizaines d’années, avec l’autorisation de l’Église, elle a raconté les choses comme elle les avait vécues avec ses yeux d’une petite fille de 12 ans. Le résumé de son récit en quatre mots pourrait être celui-ci : un contexte, une demande, une promesse et une école.

Un contexte : l’après-guerre.

Nous sommes au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La France n’est pas encore reconstruite, il y a même moins à manger en 1947 qu’en 1945. À la campagne, peu importent les tickets de rationnement : chacun a ses arbres fruitiers et ses clapiers, on est autosuffisant. Tandis qu’en ville, début décembre, il y a des émeutes devant les boulangeries. Ce climat social difficile est encore alourdi par le début de la guerre froide. Staline a décidé de prendre le pouvoir partout en Europe. En France, il va passer par le Parti Communiste Français et la CGT qui déclenchent une grève générale qui devient une grève insurrectionnelle. On est au bord de la guerre civile. Le gouvernement Schuman mobilise deux classes d’âges sous les drapeaux pour faire face aux troubles.

Le 8 décembre 1947, vers 8 ou 9 heures du matin, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin, une mystique de la Drôme et lui dit : « La France est foutue ! » Mais Marthe répond : « Non Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière
des petits enfants. » À l’Île-Bouchard ce même jour vers 13 heures, les fillettes contemplent une « Belle Dame » qui ne dit pas une parole. Puis, lors de sa deuxième venue environ 50 minutes plus tard, elle prononce cette première phrase : « Dites aux petits enfants de prier pour la France car elle en a grand besoin. »

Une demande : prier pour la France.

La Dame va insister à quatre reprises. Ainsi le mardi 9 décembre à 13h : « Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours : priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger » ; ou encore le mercredi 10 décembre à 13h : « Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la France. » Et enfin, le vendredi 12 décembre à 13h, la Dame fait encore la même demande aux enfants : « Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France. »

Le 9 décembre, le Comité central de grève constitué par les fédérations CGT ordonne la reprise du travail. Le 12, la France est définitivement sauvée de la guerre civile et le travail a repris. Ce même jour, le mot « Magnificat » devient lisible sur la poitrine de la Sainte Vierge.

Depuis les événements, cette prière pour la France n’a pas cessé dans l’église Saint-Gilles et s’est même amplifiée : chaque second samedi de chaque mois, la messe est célébrée pour la France, en lien avec d’autres sanctuaires qui prient pour notre pays ; chaque dimanche aux vêpres, la triple invocation à Marie pour la France termine les vêpres et le Salut du Saint-Sacrement. Plusieurs pèlerinages pour la France arrivent aussi à l’Ile-Bouchard. Et prochainement, le 14 juillet 2016, nous organisons un pèlerinage des petits enfants pour notre pays.

Une promesse : le bonheur dans les familles.

Au détour d’une phrase, Marie fait une promesse passée inaperçue : « Je donnerai du bonheur dans les familles. » Aujourd’hui, à l’Amoris Laetitia, la joie de l’amour (titre de la dernière lettre du Pape sur la famille), succède souvent le chagrin de la dispute, de la séparation. L’Île-Bouchard est devenu « un hôpital de campagne » pour la famille : sept sessions par an de vacances spirituelles et familiales avec une journée couple qui en a sauvé plus d’un, pèlerinage des familles, des parents seuls, retraite pour couples en espérance d’enfants, etc. Pour que la joie de l’amour résonne à nouveau, de nombreuses familles y viennent en pèlerinage. Demain 22 mai 2016, nous accueillons le 32ème pèlerinage des familles organisé par les Association Familiales Catholiques (AFC).

Une école : apprendre à prier.

Enfin, du lundi 8 au dimanche 14 décembre 1947, la Vierge met en place tout au long de la semaine comme une école de prière : Ainsi le mardi 9 décembre à 17h, elle demande : « Chantez le Je vous salue Marie, ce cantique que j’aime bien », puis : « Dites à la foule de s'approcher pour réciter une dizaine de chapelet. » Puis la petite Jacqueline raconte que la Vierge bénit l’assistance par un « majestueux signe de croix ».

Le jeudi 11 décembre à 13h, elle demande à deux reprises de « rechanter le Je vous salue Marie ». Puis elle demande pour la deuxième fois : « Priez-vous pour les pécheurs ? », avant d’insister : « Surtout, priez beaucoup pour les pécheurs. » Marie apprend aux petites fille l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Enfin le dernier jour, la Vierge Marie demande : «  Chantez le Je vous salue Marie. Récitez une dizaine de chapelet. » Puis : « Dites à la foule de chanter le Magnificat. »

Le samedi et le dimanche, les cinq dizaines de chapelet sont priées.

Prier pour la France, pour les familles, apprendre à prier… sont toujours d’actualité !

Abbé Xavier Malle, curé de la paroisse/sanctuaire de L’Île-Bouchard

Posté le 22 mai 2016 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 22 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mai 337 : Constantin est baptisé sur son lit de mort.

Constantin Ier est le tout premier empereur romain de foi chrétienne. Il a permis à la foi catholique de sortir des catacombes, se fait baptiser à l'orée de sa mort. C'est la coutume à l'époque de se faire baptiser le plus tard possible pour éviter le Purgatoire.

  • le 22 mai 964 : élection du pape Benoit V.
  • le 22 mai 987 : mort du Roi Louis V « Le Fainéant ».

Le Roi meurt d'une chute de cheval ; il est sans descendance. Avec lui s'achève la lignée des descendants de Pépin le Bref sur le trône de France

  • le 22 mai 1200 : Traité du Goulet.

Ce traité est conclu, selon le chroniqueur Rigord, le jeudi 18 mai 1200 à Gueuleton, actuelle île du Goulet près de Vernon. La plupart des historiens donnent cependant comme date pour le traité le 22 mai. Par ce traité, Jean-sans-Terre cède le comté d'Évreux à Philippe Auguste et reconnaît la suzeraineté du Roi de France sur les terres françaises des Plantagenêts. En contrepartie, le Roi Philippe II renonce à tout droit sur la Bretagne dont le jeune duc, Arthur, doit prêter hommage au roi Jean.

  • le 22 mai 1271 : Louis IX est inhumé à St-Denis dans un tombeau d'or et d'argent ciselé qui a disparu lors de la guerre de 100 ans.
  • le 22 mai 1526 : Ligue de Cognac.

Le 22 mai 1526 est constituée, à l'initiative de Louise de Savoie, mère du Roi de France François Ier alors emprisonné, une ligue contre l'empereur Charles Quint. Cette ligue regroupait le pape Clément VII, Henri VIII d'Angleterre, ainsi que les villes de Florence, Milan et Venise. La ligue de Cognac marque le début de la septième guerre d'Italie qui dure près de quatre ans.

  • le 22 mai 1542 : Paul III convoque le concile de Trente.

Voir la chronique du 13 décembre.

  • le 22 mai 1667 : le pape Alexandre VII meurt à Rome.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 22 mai 1703 : bataille du cap de la Roque.

Afin de compenser leur infériorité, au début de la guerre de Succession d'Espagne, les marines franco-espagnoles pratiquent la guerre de course qui oblige les anglo-hollandais à escorter les convois. Le 22 mai 1703, une escadre française commandée par Alain Emmanuel de Coëtlogon tente d'intercepter un convoi hollandais transportant du sel et du sucre. 110 navires marchands sont escortés par cinq navires de guerre. Ces derniers se portent au-devant des Français pour couvrir la fuite du convoi. Les navires de guerre hollandais, moins puissants, doivent se rendre, mais les navires marchands parviennent à s'enfuir. Victoire militaire, l'objectif français n'est donc pas complètement atteint.

gravure de la bataille du cap de la Roque, d'après le tableau de Théodore Gudin

non libre

  • le 22 mai 1765 : le Parlement de Bretagne démissionne en masse.

70 magistrats sur 86 démissionnent collectivement, pour s'opposer à la mise en place des impôts imposés par Louis XV.

  • le 22 mai 1794 : bataille de Tournai.

Les coalisés battent les armées révolutionnaires dans le nord de la France.

  • le 22 mai 1871 : les troupes versaillaises contrôlent les Champs-Élysées, les quartiers St-Lazare et Montparnasse, à Paris.

Posté le 22 mai 2016 à 05h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

21 mai 2016

C’est arrivé un 21 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 mai 987 : décès du Roi de France Louis V.

Sautant de son cheval à la poursuite d'un gibier, dans la forêt d'Halatte près de Senlis, le Roi fait une chute si rude qu'il est incapable de se relever. Il se plaint de violentes douleurs au foie. Une importante hémorragie se déclare :

"Le sang sortait en abondance par le nez et la bouche. Les mamelles palpitaient de douleurs continues, et une chaleur intolérable régnait dans tout le corps", relate le chroniqueur Richer.

Et le 22 mai, après une longue agonie, Louis V décède sans héritiers. Les grands du Royaume présents jurent de ne rien faire avoir de s'être réunis au complet pour élire un nouveau Roi. Hugues Capet succède ainsi au dernier des carolingiens.

  • le 21 mai 1303 : les obsèques de saint Yves à la Cathédrale St-Tugdual de Tréguier sont l'objet d'un faste et d'une ferveur populaire extraordinaires.
  • le 21 mai 1420 : traité de Troyes.

Traité en complète opposition avec les lois fondamentales du Royaume, ce traité n'a aucune valeur juridique. En effet, selon les lois fondamentales, la couronne est indisponible. C'est à dire que le Roi lui-même ne peut pas en disposer à sa guise et choisir son successeur. Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon et le roi d'Angleterre Henri V signent le traité de Troyes qui livre la France aux Anglais. C'est le résultat de la défaite française d'Azincourt du 25 octobre 1415, et de la guerre civile que se livrent les Bourguignons et les Armagnacs. Le Roi Charles VI le Bien Aimé, ne règne plus et est un jouet dans les mains de sa femme Isabeau de Bavière. A sa mort, le Royaume doit revenir au roi d'Angleterre Henri V.

Le Dauphin, le futur Charles VII, ne parviendra à "bouter les Anglais hors de France" qu'avec l'aide de Jeanne d'Arc, envoyée par Dieu, sauver la France.

  • le 21 mai 1506 : fiançailles de Claude, fille d'Anne de Bretagne, avec François d'Angoulême.

C'est fiançailles ont lieu en dépit de l'opposition d'Anne de Bretagne dont la foi est choquée par l'irréligion du futur François 1er.

  • le 21 mai 1871 : début de la semaine sanglante à Paris.

Les « Versaillais », surnom donné par les « communards » à l'armée française, parviennent à franchir la porte de Saint-Cloud, et à prendre ainsi par surprise les fédérés. Ces derniers détruisent tout ce qui tombe sous leurs mains (les Tuileries sont ainsi brûlées par exemple) et assassinent les parisiens qui montrent la moindre hésitation devant leur extrémisme sanguinaire.

  • le 21 mai 1927 : fin de la première traversée de l'Atlantique en Avion.

Charles Lindbergh atterrit à Paris et réussit la première traversée de l'Atlantique en avion, en solitaire sans escale, depuis New York. Le "Spirit of Saint. Louis" se pose au Bourget, après 33 heures et 27 minutes de vol sans escale. Il a parcouru la distance de près de 6 000 km.


  • le 21 mai 1996 : annonce de l'assassinat des moines martyrs de Tibhirine.

Christian de Chergé, 59 ans, Luc Dochier, 82 ans, Christophe Lebreton, 45 ans, Michel Fleury, 52 ans, Bruno Lemarchand, 66 ans, Célestin Ringeard, 62 ans, Paul Favre-Miville, 57 ans, sont les sept moines trappistes de Tibhirine en Algérie qui meurent égorgés, soi-disant par les rebelles du Groupe islamique armé (GIA).

Posté le 21 mai 2016 à 05h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

20 mai 2016

C’est arrivé un 20 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mai 325 : Constantin Ier réunit à Nicée le premier concile œcuménique de l'Histoire.

L'Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique à Nicée, dans le but d'établir l'unité de l'Église en Orient comme en Occident. Le concile met fin au conflit causé par l'arianisme, lequel nie la nature divine du Christ. En effet, le Fils de Dieu est considéré comme "consubstantiel", c'est à dire de nature semblable, au Père. De plus, les évêques adoptent le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définissent la date précise du jour de Pâques.

  • le 20 mai 1276 : décès du pape Jean XXI.
  • le 20 mai 1303 : Traité de Paris.

Le traité est signé entre Philippe IV le Bel et Édouard Ier d'Angleterre. La France restitue l'Aquitaine (la Guyenne), à condition que le roi d'Angleterre rende hommage pour ses possessions continentales.

  • le 20 mai 1658 : le Roi Louis XIV vient dans le nord pour la prise de Dunkerque.

Il s'installe à Calais. La conquête de la ville a lieu le 14 juin suivant, au cours de la célèbre bataille des Dunes. Voir la chronique du jour.

  • le 20 mai 1756 : victoire franco-espagnole à la bataille de Minorque.

La conquête de Minorque a lieu au cours de la guerre de 7 ans. L'investissement a commencé le 18 avril, date à laquelle les troupes du maréchal de Richelieu ont entamé la conquête de l'île. Le 20 mai, la coalition franco-espagnole remporte une grande victoire navale contre les Anglais. En effet, la flotte de Toulon commandée par La Galissonière, intercepte et repousse l'escadre anglaise venant de Gibraltar pour porter secours aux Anglais assiégés. Voir les chroniques du 18 avril, du 27 juin et du 29 juin.

  • le 20 mai 1789 : naissance de Marcellin Champagnat.

Homme d'Église, ordonné prêtre le 22 juillet 1816, pédagogue averti, Marcellin Champagnat, est né le 20 mai 1789. Il fonde la société des frères maristes en 1817, à La Valla-en-Gier, dans le département de la Loire. L'objectif est l'éducation des jeunes gens pauvres des campagnes Marcellin Champagnat, meurt d'un cancer en 1840. Il est canonisé par le pape Jean Paul II le 18 avril 1999.

  • le 20 mai 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l'Autriche le 20 avril.

  • le 20 mai 1794 : création du drapeau français actuel.

Il est dessiné par David à la demande de la Convention ; mais les trois couleurs sont présentes sur les drapeaux français depuis très longtemps, exemple.

Drapeau des Compagnies franches de la marine de 1690 à 1761.

  • le 20 mai 1799 : naissance d'Honoré de Balzac.

 

  • le 20 mai 1802 : rétablissement de l'esclavage.

La loi de ce jour rétablit la traite et l'esclavage dans les colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Réunion).

  • le 20 mai 1875 : Convention du mètre.

17 États signent à Paris la Convention du mètre. Ce traité international décide de la construction d'un nouveau prototype du mètre. Le célèbre mètre étalon en platine iridié est ainsi déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM) dans l'enceinte de Pavillon de Breteuil à Sèvres.

  • le 20 mai 1896 : Djibouti devient officiellement une colonie française et prend le nom de "Côte française de Somalis".

De 1884 à 1888, Léonce Lagarde conduit une habile et dynamique politique pour asseoir la France sur le pourtour du golfe de Tadjoura, tout en nouant des liens d'amitié avec le roi du Choa qui, sous le nom de Ménélik II, devint empereur d'Ethiopie en 1889. Il favorise la naissance de Djibouti, amenée à devenir la tête d'une pénétrante ferroviaire. Par décret du 20 mai 1896, naît la Côte française des Somalis, avec comme chef-lieu, Djibouti qui détrône irrémédiablement Obock. En 1946, la colonie devient un Territoire d'outre-mer avant d'accéder à l'indépendance en 1977.

  • le 20 mai 1927 : première traversée de l'atlantique.

A 7h40, à New York, Charles Auguste Lindberg à bord du Spirit of Saint Louis décolle pour tenter la première traversée de l'Atlantique en monomoteur sans escale (33 heures 30).

  • le 20 mai 1974 : décès de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Né le 14 mai 1905 à Neuilly-sur-Seine et mort le 20 mai 1974 à Paris, Jean Daniélou est un prêtre jésuite français, théologien de renom et académicien en 1972. Créé cardinal par Paul VI en 1969, il est sacré évêque le 19 avril 1969. Voir la chronique du 14 mai.

  • le 20 mai 1990 : 7ème colloque franc-maçon du droit humain dans une chapelle catholique !

Dans la presse du jour, une grande photo sous laquelle on peut lire : « La chapelle de vacances de Ferrette, dépouillée des objets du culte catholique, a abrité le 7ème colloque franc-maçon du droit humain. Une tenue blanche a été ouverte et célébrée devant les invités dont Mr Bockel (catholique), maire de Mulhouse.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 365)

 

Posté le 20 mai 2016 à 05h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

19 mai 2016

Prochaines Consécrations à Jésus par Le Cœur immaculé de Marie :

31 Mai Notre Dame de la Visitation

4 Juin Fête du Cœur Immaculé de Marie Inscrivez vous vite

http://www.notre-dame-de-france.com

Posté le 19 mai 2016 à 23h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

C’est arrivé un 19 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 mai : fête de Saint-Yves, saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi.

De Saint Yves, il ne reste que peu de sources étant donné que l'homme n'a pas laissé d'écrits et que peu de chroniqueurs de l'époque ont consacré leur plume à mettre sa vie par écrit. Il naît en plein XIIIe siècle aussi appelé « le Grand Siècle médiéval » ou « le beau XIIIe siècle ». Cette période est connaît un grand essor spirituel et culturel ; le Royaume de France jouit d'une impressionnante prospérité démographique et économique. En outre, la Réforme Grégorienne, a amélioré la formation du clergé. Hôpitaux, orphelinats, maisons pour les pauvres et hospices de lépreux se multiplient sous les impulsions royales et de l'Eglise. Des Universités se créent dans toute l'Europe à Paris, Salamanque, Naples. L'Inquisition créée en 1233 par Grégoire IX, adoucit la dureté de la justice civile. Les Ordres Mendiants, franciscains et dominicains, nés du Concile du Latran IV connaissent une grande expansion. La France se couvre de Cathédrales ainsi que toute l'Europe.

Yves Hélori de Kermartin naît en 1253 au Minihy, près de Tréguier, dans une famille de petite noblesse du nord de la Bretagne. Peu fortunés ses parents l'envoient faire ses études à Rennes, puis à la Sorbonne, où il suit le cursus traditionnel de Droit et de Théologie. De 1280 à 1284, Yves se trouve à Rennes. En 1284, il est appelé par l'Evêque de Tréguier à juger à l'Officialité du Trégor. Acceptant la charge, il vend le cheval offert par l'évêque et en donne l'argent aux pauvres. Ordonné prêtre, il se voit confier la paroisse de Tredez, puis celle de Louannec. Ces prêches étonnent parce qu'ils ne sont plus en latin, mais en breton. Il meurt épuisé en 1303, mais heureux, au Minihy, où il s'est retiré, à cinquante ans. Il est enterré à la Cathédrale de Tréguier et des guérisons miraculeuses ont lieu sur sa tombe, où des malades et des pèlerins affluent. Sa Sainteté a d'immenses répercussions dans le Duché de Bretagne. En 1347, en pleine Guerre de Succession entre Jean IV de Montfort et Charles de Blois, le pape Clément VI (voir ci-dessous) proclame Yves Saint et le déclare Patron des Hommes de Loi. Le Pardon de Saint Yves, qui a lieu tous les 19 mai, rassemble une foule impressionnante de pèlerins comme celui de Ste Anne d'Auray.

  • le 19 mai 715 : saint Grégoire II devient pape.
  • le 19 mai 1342 : Pierre Roger est intronisé pape sous le nom de Clément VI.

Pierre Roger, archevêque de Rouen et chancelier de France est élu pape, à l'unanimité, à la mort de Benoit XII, le 7 mai 1342. Grand théologien et doté d'une grande culture à la fois classique et sacrée, il est vite renommé comme prédicateur. Homme de goût et amoureux des arts, il attire les artistes, savants et hommes de lettres, il fait construire la plus belle partie du Palais des Papes. Mais tout ceci ruine le trésor pontifical. Son règne marque l'apogée de la papauté en Avignon. Il protège les Juifs, lors de la terrible épidémie de peste, en 1348 ; l'Europe entière les accuse d'en être la cause. Clément VI meurt le 6 décembre 1352.

  • le 19 mai 1364 : le Roi Charles V est sacré à la cathédrale de Reims.

Profondément pieux, le jeune Roi vénère particulièrement la Sainte Vierge. Charles, après son sacre à Reims, et voulant placer son règne sous la protection de Notre Dame, part pieds nus en pèlerinage à Chartres. Voir la chronique du 16 septembre.

  • le 19 mai 1521: siège de Pampelune.

Cette bataille a lieu entre les franco-béarno-navarrais qui assiège la ville et les Espagnols qui la défendent après l'avoir conquise en 1512. Le général Lesparre reconquière toute la Navarre au nom d'Henri d'Albret au début de la sixième guerre d'Italie.

C'est pendant ces combats que le jeune Ignace de Loyola se fait briser la jambe par un boulet français. La longue et douloureuse convalescence qui s'en suit le ramène à la Foi catholique et le pousse à devenir ermite. C'est ainsi que la sainte Vierge lui apparaît à Manrèse en Catalogne. De cette conversion vont sortir la Compagnie de Jésus et les Exercices spirituels. Voir la chronique du 31 juillet.

  • le 19 mai 1629 : siège de la ville de Privas.

Le siège de Privas commence le 14 mai et se finit le 28 mai suivant. Le 19 mai Richelieu rejoint le Roi. La ville est entièrement bouclée.

En septembre 1627, le duc Henri de Rohan s'est proclamé solidaire des Rochelais et, au cours d'une assemblée réunie à Uzès, est désigné "général" des forces protestantes du Midi. Il lève des troupes, passe à l'action en provoquant maints soulèvements. A cette rébellion, les hommes du Roi, commandés par le duc Henri de Montmorency, gouverneur du Languedoc, et le prince Henri 1er de Condé, opposent une dure répression, semant la terreur dans les campagnes et détruisant les récoltes. Quand ils ne sont pas pendus, les huguenots capturés sont envoyés aux galères.

Déchu en octobre 1627 de ses titres de pair et de duc, Rohan n'hésite pas à solliciter l'appui des Anglais. Après la reddition de La Rochelle, en octobre 1628, et la signature de la paix entre Louis XIII et le roi Charles 1er d'Angleterre, en avril de l'année suivante, il se tourne vers la très catholique Espagne, ennemie de la France. Le 3 mai 1629, il conclut un traité d'alliance avec le roi Philippe IV, qui lui verse la somme de quarante mille ducats d'or, en échange de places fortes françaises. Informé de cette trahison, Louis XIII est indigné et furieux. Il charge Richelieu d'élaborer un plan de campagne. Début mai 1629, le cardinal de Richelieu recevant des ambassadeurs vénitiens, leur explique comment lui et Louis XIII entendent en finir avec la rébellion protestante :

"J'espère et je suis sûr que d'ici peu, d'une manière ou d'une autre, nous viendrons bientôt à bout des protestants [...]. Il faudra que toutes les fortifications des villes soient rasées, pour le reste ils trouveront dans le Roi la bénignité la plus grande, on leur laissera leurs biens, la liberté de conscience, leurs privilèges et d'autres encore, mais Sa Majesté veut qu'ils soient ses sujets, qu'ils n'aient pas le moyen d'en faire à leur tête, ni de se refuser à leur devoir. Il faut qu'ils entrent dans le devoir, soit par voie d'accord, soit par la force. Cette affaire terminée, nous serons tout prêts à examiner les possibilités et, en quatre ou cinq mois, je suis sûr que nous en sortirons".

L'armée royale attaque donc des places fortes protestantes, dont les principales sont Privas, Alès, Uzès, Nîmes, Castres et Montauban, en s'appliquant à les isoler les unes des autres. Ainsi, elles ne peuvent ni communiquer entre elles ni se porter mutuellement secours. Depuis Valence, le Roi, qui revient d'Italie, marche sur Privas, avec dix mille fantassins et six cents cavaliers. Cf. les chroniques du 6 et du 20 mars et celle du 28 mai sur la fin du siège.

  • le 19 mai 1635 : la France entre dans la Guerre de Trente Ans.

Après les défaites des alliés suédois, qu'elle soutient depuis plusieurs années, la France entre directement dans la guerre de Trente ans en s'attaquant à l'Espagne.

Richelieu s'est toujours tenu à l'écart du conflit tout en finançant les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne. Le 19 mai, le héraut d'armes de Louis XIII vient signifier à Bruxelles la déclaration de guerre au roi d'Espagne.

Après plusieurs défaites, la France reprend le dessus pour être dans le camp des vainqueurs en 1648, lors des traités de Westphalie.

  • le 19 mai 1643 : victoire de Rocroi.

Alors que la France porte le deuil de Louis XIII le Juste, l'Armée Espagnole du roi Philippe IV part des Pays-Bas et marche sur Paris par la vallée de l'Oise. Sur sa route se dresse la petite citadelle de Rocroi (près de Sedan). La Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, elle s'achève en 1648. Louis XIII a juste eu le temps de confier à son jeune cousin de 22 ans, Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d'Enghien, une armée rassemblée dans l'urgence.

Les combats débutent le 18 mai. Condé n'engage que des escarmouches contre les Tercios, sans grands résultats. Le Prince sait que son infanterie est inférieure à celle des Tercios, c'est pour cela qu'il mise sur sa cavalerie pour emporter la décision. Cette dernière connaît un renouveau depuis l'Ordonnance de 1635 du Cardinal de Richelieu qui en a renforcé l'organisation et la discipline.

Le 19 mai les combats sont très violents. Après plusieurs assauts infructueux, Condé se lance dans un audacieux mouvement tournant, qui fixe les Tercios et leur interdit tous mouvements. L'artillerie royale achève le travail.

Les Français ont perdu beaucoup d'hommes, mais l'Armée Espagnole est décimée et laisse 8 000 morts. Rocroi marque ainsi la fin des Tercios espagnols dans les guerres européennes et le début de la suprématie militaire française en Europe.

Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d'Enghien

  • le 19 mai 1769 : Clément XIV est élu pape.

A la mort de Clément XIII en 1769, l'Église est dans une situation difficile, attaquée de l'intérieur par le gallicanisme et le jansénisme, de l'extérieur par le fébronianisme et le rationalisme. La grande question est celle de la Compagnie de Jésus, que le précédent pape a su protéger et défendre contre les ignobles attaques des philosophes et de la maçonnerie. Paris, Madrid (cf.la chronique du 2 avril) et Parme ont déjà supprimé la Compagnie dans leurs états, le Portugal et le Vatican ont rompu leurs relations diplomatiques le 7 juillet 1760 à cause d'elle.

« Choiseul cherchait à Rome un Judas qui vendrait les Jésuites pour deux cent mille livres ! Il ne le trouva pas. […] Choiseul désespéra-t-il de le gagner à ses desseins et il n'attendit la suppression des Jésuites que de la violence ou de la mort du pape. »*

*Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 9, page 173

Jean Guiraud note que les assauts concertés des cours bourboniennes, qui à l'instar des Français occupent les états d'Avignon militairement et vont jusqu'à envisager le siège de Rome pour en affamer la population et faire céder le pape, ont raison du pape, qui meurt d'épuisement le 2 février 1769. Le nouveau pape n'a pas la force de caractère de son prédécesseur. Le 16 août 1773 il signe le bref Dominus ac Redemptor qui supprime la Compagnie de Jésus dans le monde entier. Il l'antidate au 21 juillet.

Après avoir signé il aurait dit : « Je me suis tranché la main droite ».

  • le 19 mai 1798 : départ de l'expédition d'Égypte.

Bonaparte quitte Toulon à la tête de 40 000 fantassins, 4 000 cavaliers, 300 artilleurs et 17 000 hommes d'équipage, au total plus de 400 navires prennent part à cette flotte. La flotte s'empare tout d'abord de Malte le 11 juin, puis débarque à Alexandrie le 1er juillet. Aucun des objectifs n'a été atteint :

  • la route des Indes, qu'on prétend couper à l'Angleterre, passe alors par le Cap ;
  • l'empire ottoman est l'allié traditionnel de la France : on le jette dans les bras des Anglais ;
  • on prive le pays de ses meilleures troupes au moment où la deuxième coalition se forme aux frontières.
  • on aurait pu prévoir la destruction de la flotte par Nelson, destruction qui rend par avance, inutiles les batailles que l'armée d'Orient remportera dans un pays coupé de toute communication avec la métropole.

En 1801, l'aventure s'est achevée sur la plus humiliante des capitulations et la fuite du chef qui abandonne ses troupes. C'est par la magie du verbe que Bonaparte transforme une campagne incertaine en épopée orientale, se comparant à Alexandre. Ce qui lui permet de devenir Premier consul.

  • le 19 mai 1802 : création de la Légion d'Honneur.

Le consul à vie Napoléon Bonaparte crée par décret l'ordre de la Légion d'honneur pour récompenser les actions civiles et militaires.

  • le 19 mai 1804 : Napoléon Ier rétablit la dignité de Maréchal de France et nomme les premiers maréchaux d'Empire.
  • le 19 mai 1871: la Commune fait une Déclaration au Peuple français.

Elle y expose son programme.

  • 19 et 20 mai 1944 : fin de la bataille du Monte Cassino.

Après la percée des troupes du général Juin, le Corps Expéditionnaire Français en Italie (CEF), la bataille s'achève. En effet, les troupes polonaises du 2ème corps du General Anders achèvent d'enlever l'Abbaye.  Les percées françaises de Monte Maio et la vallée de Liri, dont on ne peut nier le caractère héroïque, n'ont pas conclu la bataille, qui a été remportée par les Polonais.

  • le 19 mai 1968 : mai 68 suite ...

A l'Elysée, aux responsables du maintien de l'ordre, De Gaulle donne l'ordre de "nettoyer la Sorbonne et l'Odéon séance tenante". Le ministre de l'intérieur Fouchet, soutenu par le préfet de police Grimaud, proteste car "il faudrait faire tirer. Il y aurait des morts". Le président cède et laisse agir Georges Pompidou.

  • le 19 mai 1974 : Giscard d'Estaing est élu président contre Mitterrand.
  • le 19 mai 1978 : Kolwezi.

Les parachutistes français de la légion étrangère sautent sur Kolwezi, ex-Zaïre pour libérer les otages occidentaux de la ville. Les premiers combats sont très violents. Le soir la ville est aux mains des Français. Mais le lendemain les rebelles contre attaquent.

Posté le 19 mai 2016 à 05h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

18 mai 2016

Forum sur l'annonce de l'Evangile aux musulmans

"J-3 pour le Forum sur l'annonce de l'Evangile aux musulmans à ND de Grâce de Passy (Paris) ces 21-22 mai.

Pour s'inscrire, c'est ici. Déjà près de 400 participants..."

 

Posté le 18 mai 2016 à 17h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 18 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 526 : le pape saint Jean Ier meurt en prison à Ravenne.

Saint Jean Ier, né en Toscane vers 470, est pape du 15 août 523 à sa mort, le 18 mai 526. Il est considéré comme un martyr et est fêté le 18 mai. L'empereur ostrogoth arien Théodoric le Grand l'envoie, contre son gré, à Byzance pour qu'il tente de faire adoucir un édit de l'empereur Justinien contre l'arianisme. C'est le premier pape reçu à Constantinople. L'accueil est chaleureux, mais son ambassade est un échec. À son retour à Rome, Jean est arrêté par Théodoric qui le laisse mourir de faim en prison à Ravenne où il meurt.

  • le 18 mai 1012 : Benoît VIII est élu pape.
  • le 18 mai 1291 : le maître du Temple, Guillaume de Beaujeu, meurt en plein combat en défendant les remparts d'Acre contre les assauts de Marek-el-Ashraf.

21ème maître de l'Ordre du Temple, alors que le sultan d'Égypte Khalil al-Ashraf met le siège devant Saint Jean d'Acre, Guillaume de Beaujeu tombe sous les remparts de la ville, blessé par une flèche. L'histoire raconte que se retirant vers les lignes arrières, il est apostrophé par un templier à qui il aurait répondu : « je ne m'enfuis pas, je suis mort ».

  • le 18 mai 1302 : les "Matines de Bruges".

En janvier 1300, l'armée française entre en Flandre. Le comte de Flandre, Guy de Dampierre, et ses fils sont arrêtés et incarcérés en France pendant que Philippe le Bel confie l'administration du comté au très maladroit et malchanceux Jacques de Châtillon. Les artisans de Bruges se rebellent contre les échevins de la ville qui leur imposent des impôts exorbitants. Dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil par les brugeois.

Philippe le Bel ne peut pardonner ces Matines de Bruges. La plupart des villes de Flandre rejoignent, au cours du printemps 1302, le camp de la rébellion et obligent les troupes françaises à se replier. Dans le donjon de Courtrai, une modeste garnison s'est retranchée en espérant l'arrivée de renforts. Début juillet, une imposante armée flamande, augmentée de mercenaires aguerris, se rassemble dans la plaine voisine. Entre-temps, Philippe le Bel a convoqué son ost et en a confié le commandement au neveu de Saint Louis, Robert d'Artois… voir les chroniques du 11 juillet et du 18 août.

  • le 18 mai 1643 : premier lit de justice de Louis XIV, Anne d'Autriche devient régente de France.


Sitôt la mort de Louis XIII, le 14 mai 1643, la reine Anne d'Autriche quitte Saint Germain en Laye pour Paris. L'important pour elle est de remettre le royaume intact à son fils aîné, le jeune Louis XIV à sa majorité. Encore doit-elle récupérer pleinement la régence.

Anne d'Autriche, ayant négocié avec le duc Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, et le prince Henri II de Condé, se rend au Parlement, le 18 mai, où par lit de justice, le jeune Louis XIV fait casser le testament du feu Roi. Le testament de Louis XIII, qui instituait un "conseil souverain de régence" avait pourtant enregistré unanimement quatre semaines plus tôt. Il est officiellement cassé et il est décidé de confier :

"l'administration libre, absolue et entière des affaires du royaume à la régente pendant la minorité du Roi", avec "pouvoir à la dite dame de faire choix de personnes de probité et expérience, en tel nombre qu'elle jugera à propos pour délibérer aux conseils [...], sans que néanmoins elle soit obligée de suivre la pluralité des voix".

  • 18 mai 1751 : l'encyclique Providas romanorum de Benoit XIV, qui confirme celle de Clément XII condamnant la Franc maçonnerie.

« Nous voulons qu'elle ait force et efficacité toujours. » Outre le secret, est condamné le relativisme qui met l'erreur et la Vérité sur le même plan.

L'excommunication est renforcée. Le pape considère en effet que les loges maçonniques mettent en péril le catholicisme, en rejetant la Vérité, en cultivant le secret et en répandant dans la société toutes les erreurs philosophiques, morales et politiques de l'histoire de l'humanité.

  • le 18 mai 1756 : George II de Grande-Bretagne déclare officiellement la guerre à la France.

L'année 1755 est marquée par de nombreuses agressions anglaises. L'Angleterre prend ainsi l'initiative des hostilités, en capturant deux vaisseaux français et des dizaines de bateaux de pêche et de commerce, au large de Terre-Neuve. Le 8 juillet a lieu la «rafle » de quelque trois cents navires français dans l'Atlantique Nord, qui provoque la rupture des relations diplomatiques. Dans l'été encore, le général Braddock, envoyé contre Fort Duquesne, l'actuelle ville de Pittsburg, en Pennsylvanie, est battu par les Français. De juillet à décembre, les Anglais expulsent d'Acadie tous les habitants d'origine française. Cette déportation de près de 10 000 personnes entre dans l'Histoire sous le nom de "Grand Dérangement". Le 21 décembre, seulement, Louis XV adresse un ultimatum au roi d'Angleterre George II ; il est rejeté le 13 janvier 1756. Trois jours plus tard, Frédéric II de Prusse conclut avec l'Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France se tourne alors vers l'Autriche, ce qui aboutit au traité de Versailles du 1er mai 1756. C'est un renversement complet des alliances. En mai, Montcalm arrive au Canada, il s'empare d'Oswego, dans la vallée de l'Ohio.

En avril, les Français débarquent à Minorque Le 6 mai a lieu la victoire navale de Richelieu et de La Galissonnière sur l'amiral Byng à Minorque et la prise du Port Mahon. Le 18 mai l'Angleterre déclare la guerre à la France, qui lui déclare la guerre à son tour, le 9 juin.

  • le 18 mai 1794 : les colonnes infernales sont au Loroux.

La colonne Dusirat met la main sur deux milles barriques, elle tue et brûle tout ce qui lui tombe sous la main.

  • le 18 mai 1794 encore : bataille de Tourcoing.

Les Français écrasent les Anglais.

  • le 18 mai 1799 : décès de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écrivain français à l'âge de 67 ans

Il est l'auteur du "Le Barbier de Séville" et "Le Mariage de Figaro". À son époque, il s'est fait une réputation d'aventurier sans scrupules.

Il a été agent secret du Roi de France pour s'emparer de documents secrets à Londres. Il s'est fait l'avocat d'une intervention française dans la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le 10 juin 1776, le secrétaire d'État aux affaires étrangères lui confie une somme importante pour soutenir secrètement les Américains. Il meurt à Paris d'apoplexie: un accident vasculaire cérébral.

  • le 18 mai 1804 : constitution de l'An XII établissant le premier Empire.

Napoléon Ier reçoit à St-Cloud le Sénat qui vient en corps lui notifier son vote pour l'Empire. Il nomme aussitôt ses frères Joseph "Grand Electeur" et Louis "Connétable", Cambacérès "Archichancelier", Lebrun "Architrésorier" et Ségur "Grand Maitre des Cérémonies". L'application est immédiate, à la demande de Cambacérès, sans attendre les résultats du vote populaire prévu sur le gouvernement héréditaire. Le Premier Empire s'achève en avril 1814, abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe.

  • le 18 mai 1824 : La Thétis de Bougainville arrive à l'île Bourbon où elle retrouve l'Espérance venant de Rio.

La mission de ce voyage est d'établir des relations diplomatiques avec l'Indochine et de faire des observations géographiques.

  • le 18 mai 1880 : décès de Louis-Édouard Pie, cardinal français, évêque de Poitiers.

Louis-Edouard Pie meurt le 18 mai 1880 à Angoulême, où il venait prêcher. Ordonné prêtre en 1839, évêque de Poitiers en 1849, puis cardinal de Sainte-Marie-des-Victoires, un an avant sa mort, en 1879. Il refuse l'archevêché de Lyon, considérant que ce n'était pas pour lui. Louis-Edouard Pie est l'un des principaux chefs ultramontains du XIXe siècle, défendant la primauté spirituelle et juridictionnelle du pape sur le pouvoir politique, en opposition au gallicanisme.

Le 3 janvier 1859, Garibaldi, au service de Victor-Emmanuel, entre en lutte contre l'Autriche et le Vatican. Monseigneur demande 1859 un nouvel entretien avec l'empereur, pénétré qu'il est, selon ses propres mots, du péril de l'Église et de la société. L'audience est accordée pour le 15 mars. Elle dure une heure pendant laquelle l'évêque annone prophétiquement au chef de l'État la fin de son règne : « Si ce n'est pas l'heure pour Jésus-Christ de régner, l'heure n'est pas non plus venue pour les gouvernements de durer ! »

Rome en remerciement pour son grand travail en France et au cours du concile Vatican I l'élève le 29 janvier 1879 à la dignité de Cardinal, C'est en effet à lui, entre autres, que l'on doit la proclamation de l'Infaillibilité pontificale.

  • le 18 mai 1900 : Paul Villard démontre l'existence des rayons gamma.

C'est à la Société française de physique que Villard démontre que le radium émet des rayons "non déviables" mais très pénétrants, les rayons gamma. Mais sa découverte n'est pas reconnue.

  • le 18 mai 1920 : naissance de Karol Wojtyła, le pape Jean-Paul II.

Voir la chronique du 2 avril.

Karol Józef Wojtyla, est un prêtre polonais élu pape le 16 octobre 1978, à l'âge de 58 ans. Il prend le nom de Jean-Paul II. Son pontificat dure plus de 26 ans et est marqué par la mise en place des journées mondiales de la jeunesse qui réunissent des millions de jeunes. Il est le premier pape slave de l'histoire et le premier non italien depuis Adrien VI en 1522. Son pontificat est un des plus longs de l'histoire de la papauté. Seuls Saint Pierre et Pie IX régnèrent plus longtemps. Il est canonisé par le pape François 1er le 27 avril 2014.

Saint Jean-Paul II

  • le 18 mai 1968 : De Gaulle déclare à ses ministres en arrivant à Orly :

"La récréation est terminée".

  • le 18 mai 1986 : le PAN (porte avions nucléaire) Richelieu est rebaptisé Charles-De-Gaulle.
  • le 18 mai 2001: le directeur de la Congrégation pour la doctrine, Ratzinger, envoie aux évêques la lettre "De delictis gravioribus"

Elle précise la nature des délits soumis à sa compétence : il stipule que les cas d'abus sur des mineurs sont soumis au secret pontifical.

  • le 18 mai 2010 : le film "Des hommes et des dieux" de Beauvois est présenté au Festival de Cannes 2010 et reçoit le Grand prix du jury le 24 mai.

Le film raconte l'assassinat des 7 moines de Tibérine en Algérie. La justice française enquête sur ce crime malgré les obstacles institutionnels du gouvernement local.

Posté le 18 mai 2016 à 05h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 16 mai…(désolé pour l'erreur)

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mai 1003 : élection du pape Jean XVII.
    • le 16 mai 1364 : bataille de Cocherel.

La bataille de Cocherel se déroule le 16 mai 1364, près d'Évreux. Elle oppose l'armée française aux ordres de Bertrand du Guesclin, et celle de Charles de Navarre commandée par le captal de Buch. Ce dernier fait le Blocus de Paris par l'ouest de la Seine. Il est appuyé par une armée anglo-gasconne de 6000 hommes, dépêchée par Édouard III d'Angleterre. Les Navarrais ont l'avantage du nombre et des positions (en hauteur).

La victoire de Cocherel est très importante pour le Royaume de France, à trois jours du sacre de Charles V le Sage. Elle permet au jeune Roi de marquer les esprits de ses sujets après le règne catastrophique de son père Jean II le Bon. Il va peu à peu reconquérir tous les territoires perdus. Défait, Charles le Mauvais est privé de ses possessions d'Île-de-France. Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.

 

 

  • le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
  • le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.

Voir la chronique du 28 janvier, où il est rappelé que Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en Extrême Orient ; et qu'il fait achever la basilique Saint-Pierre de Rome. C'est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée. Ce que l'on omet trop souvent de dire, c'est que ce dernier, tire des conclusions des travaux de Copernic (chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l'Eglise) ; ces conclusions des observations astronomiques sont théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d'utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui ont été condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C'est d'ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

  • le 15 mai 1703 : décès de Charles Perrault, conteur et homme de lettres français.

Membre de l'Académie française, auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l'un des grands auteurs du XVIIe siècle. Il est aussi un important collaborateur de Colbert. L'essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l'un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux : Histoires ou Contes du temps passé, ou Les Contes de ma mère l'Oye qui contiennent les huit contes en prose suivants :

  • La Belle au bois dormant
  • Le Petit Chaperon rouge
  • La Barbe bleue
  • Le Maître chat ou le Chat botté
  • Les Fées
  • Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre
  • Riquet à la houppe
  • Le Petit Poucet

Les Contes de ma mère l'Oye, illustrée par Gustave Doré

  • le 16 mai 1770 : le Dauphin, futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d'Autriche.

Marie-Antoinette 1769-70

Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l'empereur François Ier et de l'Archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Après la conclusion d'un traité de paix entre la France et l'Autriche, le mariage entre le Dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits et quitte Vienne et le 16 mai elle épouse le Dauphin à Versailles. Elle a 14 ans et Louis XVI, 15 ans.

  • le 16 mai 1795 : Traité de la Haye.

Le traité de La Haye met fin à la guerre entre la France et les Provinces-Unies. Les deux pays s'allient et la France place 25 000 soldats sur le sol batave afin de protéger le pays en cas d'attaque anglaise ou prussienne. En échange la république batave doit payer 100 millions de florins et céder Maastricht, Venlo et la Flandre zélandaise à la France.

  • le 16 mai 1811 : une armée anglo-hispano-portugaise bat l'armée française de Soult à La Albuera.
  • le 16 mai 1843 : le duc d'Aumale prend la smala d'Abd El-Kader.

Durant la conquête d'Algérie, le duc d'Aumale s'empare de la smala de l'émir Abd el-Kader. Il s'agit d'une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d'enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passe au Maroc continuer la guerre contre les Français, mais il se rend en 1847.

  • le 16 mai 1920 : canonisation de Jeanne d'Arc.

Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l'Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l'océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d'Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d'Arc comme Sainte :

« En l'honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l'exaltation de la foi catholique et pour l'accroissement de la religion chrétienne, par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l'avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d'Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l'Église universelle. »

« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd'hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu'en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d'assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu'après avoir imité Jeanne d'Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l'héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d'Arc, priez pour votre patrie ! »

Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d'Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d'Arc seconde patronne de la France. C'est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l'Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d'Arc, l'illustre Pucelle d'Orléans, seconde patronne de la France.

Posté le 18 mai 2016 à 00h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2016

Centenaire de Fatima

Lettre de liaison n° 27(15 mai2016 – Fête de la Pentecôte)    

Chers amis,

Voilà donc cent ans que l'Ange de la Paix a parlé pour la première fois aux petits pastoureaux de Fatima pour leur apprendre une courte prière : « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime.  Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas. »

Il est très intéressant d'observer le parallèle entre ce premier enseignement de l'Ange et celui de la Sainte Vierge l'année suivante, lors de sa première apparition. Les deux dialogues commencent presque de la même façon. L'Ange dit : « N'ayez pas peur. Je suis l'Ange de la Paix ». Et Notre-Dame dit : « N'ayez pas peur. Je ne vous ferai pas de mal ».

Notre-Dame demande ensuite à Lucie : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »

La formulation est différente de celle de l'Ange, mais le fond bien est le même : il faut demander pardon pour les pécheurs et réparer pour les péchés qu'ils ont commis. L'Ange s'exprime sur le mode impératif en faisant précéder et suivre la prière enseignée par deux injonctions : « Priez avec moi » et « Priez-ainsi ». Notre-Dame le fait sur le mode interrogatif : « Voulez-vous vous offrir à Dieu … » L'Ange demande un acte d'obéissance, Notre-Dame un acte de la volonté propre, ce qui est logique puisque depuis le printemps de l'année précédente, les petits voyants ont eu le temps de méditer les paroles de l'Ange. Notre-Dame peut donc leur demander de s'engager eux-mêmes.

Cette nécessité de prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs est un des enseignements les plus anciens de l'Église qui nous le rappelle régulièrement. Elle l'a encore fait il y a quelques jours, la veille de la fête de l'Ascension. En effet, dans l'Épîtrede saint Jacques lu à la messe des rogations (dans le rit extraordinaire), il est dit : « Mes frères, si l'un de vous s'écarte de la vérité et qu'un autre l'y ramène, sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s'égarait sauvera son âme et fera disparaître une multitude de péchés. »

Or la dévotion au Cœur Immaculé nous demande précisément de prier et de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Dès lors, on comprend que la sainte Vierge ait pu affirmer aux petits voyants : « À qui embrassera cette dévotion je promets le salut ». Il y a là un très bel exemple de la conformité du message de Fatima avec l'Évangile.

Ainsi deux personnages célestes viennent à Fatima et que commencent-ils par demander ? De prier pour les pécheurs. À Lourdes, à Pontmain, Notre-Dame avait déjà demandé de prier. Mais ici, elle est plus précise : elle demande de prier pour la conversion des pécheurs. Et pour être sûre que sa demande soit bien comprise, un an avant, celle qui est la reine des Anges et la Reine de la Paix envoie l'Ange de la Paix pour préparer Lucie, François et Jacinthe à recevoir ce message. Quelle merveille de pédagogie ! Comment des enfants de 6 à 10 ans sans instruction auraient-ils pu inventer tout cela ?

Mais comment prier ? Comment faire des sacrifices ? Lors de l'apparition de l'été 1915,à Lucie qui lui posait la question, l'Ange répondit : « Offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Surtout, acceptez et supportez, avec soumission, les souffrances que le Seigneur vous enverra. » Notre-Dame, elle, n'attend pas la question de Lucie. Le 13 mai 1917, elle précise directement ce qu'il faut faire : « supporter toutes les souffrances que Dieu voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ».

Elle ne demande pas de grandes pénitences ou de longues prières. Non ! Notre-Dame et l'Ange nous demandent simplement de supporter les souffrances que nous rencontrons chaque jour et de les offrir pour la conversion des pécheurs ! Donc pas de pèlerinage, pas de mortifications, pas de longues veilles en prière, pas de vœu particulier, toutes choses fort louables par ailleurs. Non ! Ce que demande le Ciel, c'est l'humble offrande des difficultés de la vie quotidienne : nos échecs, nos infirmités, pour certains la solitude (souffrance très dure), les contrariétés, etc.

Par exemple, parmi les sept œuvres de miséricorde spirituelle (voir catéchisme de saint Pie X), il y a « supporter patiemment les personnes ennuyeuses ». Que ce soit à l'école, au bureau, dans la rue, à la maison, dans les transports, etc. y a-t-il un seul jour où nous ne rencontrions une personne ennuyeuse, que ce soit notre patron, notre chef de service, un collègue de bureau, un voisin, … ? Que d'occasions nous avons ainsi d'offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs !

Et si possible, offrons-les en récitant soit la prière de l'Ange, soit celle enseignée par Notre-Dame le 13 juillet 1917 : « O mon Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint Père. »

Il est urgent de suivre cette demande du Ciel. La paix du monde est à ce prix. L'Ange l'a dit ! « De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie. » Ne peut-on pas dire que, depuis Fatima, la paix du monde est à bas prix ? Qu'attendons-nous pour mettre ce moyen en œuvre et ramener ainsi la paix dans notre patrie ?

Ah ! Si à l'occasion de ce centenaire des apparitions de Fatima, nous pouvions petit à petit acquérir l'habitude d'offrir toutes les contrariétés de la vie quotidienne pour les pécheurs, nous aurions fait une véritable et très belle œuvre de Miséricorde ! En cette fête de la Pentecôte, que l'Esprit-Saint nous envoie cette grâce.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017 (www.fatima100.fr)

Informations diverses

Plusieurs personnes nous ont demandé si nous allions organiser un pèlerinage à Fatima pour le centenaire. La réponse est non. Depuis le début, le but du projet a été de faire connaître le message de Fatima et non l'organisation de manifestations. De toutes les façons, la petite équipe qui pilote le projet n'a pas les moyens d'organiser un tel pèlerinage. De plus, celui-ci ne ferait que doubler les nombreux pèlerinages qui sont ou seront organisés pour l'occasion.

À ce propos, peut-être n'est-il pas inutile de rappeler brièvement les objectifs de Cap Fatima 2017 tels qu'ils ont été fixés il y a un an :

Un dépliant présentant ces différents points est à votre disposition.(Voir photo ICI). Vous pouvez en commander pour en distribuer autour de vous, en proposer à votre curé, etc. Vous pouvez aussi demander le fichier pdf pour l'imprimer vous-même. (Écrire à contact@fatima100.fr)

Posté le 17 mai 2016 à 23h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe mais aussi témoigner des valeurs chrétiennes du Décalogue et de l’esprit évangélique

Bernard Antony répond aux errements de Pierre Moscovici :

"Je lis avec intérêt les bons textes sur ce sujet qui fait débat actuellement mais aussi avec consternation les élucubrations émises par des négationnistes de la réalité de notre identité de civilisation.

Le fait chrétien européen, plus que millénaire, malgré toutes les destructions des guerres de religion et des révolutions se manifeste partout du Cap nord à Gibraltar, de l’Atlantique à la Mer Noire dans les pierres de la multitude des églises, humbles chapelles, cathédrales splendides et monastères depuis « l’Europe de Saint Benoît ».

Les racines chrétiennes de l’Europe comportent naturellement l’héritage greco-latin en grande partie préservé et transmis par les monastères d’Orient et d’Occident. Elles incluent évidemment la continuité judéo-chrétienne, le christianisme étant la religion du Messie prophétisé dans l’Ancien Testament, et venu apporter son Évangile à toute l’humanité. Avec les Juifs, fidèles à la Torah, les chrétiens partagent fondamentalement la morale universelle du Décalogue livré par Dieu à Moïse. La reconnaissance de la réalité objective des racines chrétiennes de l’Europe n’exclut donc pas du tout celle du fait religieux et donc culturel juif. Le ministre Pierre Moscovici, qui a été plus marqué par son idéologie de jeunesse communiste révolutionnaire que par son identité juive, s’emberlificote là-dedans.

Cela dit, je crois que ce serait une erreur de n’agir principalement que pour la reconnaissance de ces racines. Somme toute, cela risquerait de se limiter à un combat d’objectivation de l’histoire plutôt que d’agir pour la bien plus nécessaire défense et actualisation des valeurs chrétiennes du Décalogue et de l’esprit évangélique dont il faut sans cesse témoigner.

Cela passe notamment aujourd’hui par la solidarité avec les chrétiens persécutés d’Afrique et d’Asie par le communisme, l’indouisme et surtout avec différents degrés dans l’hostilité, la persécution ou la barbarie par la théocratie totalitaire islamique dans l’application de la charia, avec trop souvent les entreprises de conquête et de terreur jihâdiste. L’Europe s’est en effet construite sur ses valeurs de civilisation mais aussi dans sa résistance séculaire aux déferlements des conquêtes islamiques, arabes ou ottomanes, arrêtées au fil des siècles, à Poitiers, à Las Navas de Tolosa, à Lépante, à Vienne."

Posté le 17 mai 2016 à 06h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

C’est arrivé un 17 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mai 352 : élection du pape Libère.

Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l'histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l'arianisme de l'empereur Constance qui l'exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.

Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre. Il meurt le 24 septembre 365

  • le 17 mai 884 : élection du pape Adrien III.
  • le 17 mai 1410: élection de l'antipape Jean XXIII.

En 1408, quelques cardinaux opposés à Grégoire XII convoquent le Concile de Pise, où viennent près de 500 évêques et abbés. Ces derniers déposent Grégoire XII et Benoît XIII et élisent Alexandre V, lequel meurt peu de temps après. L'élection suivante nomme le cardinal de Cossa qui prend le nom de Jean XXIII.

Il convoque le Concile de Constance qui le dépose le 29 mai 1415 et le fait arrêter. Libéré en juin 1419, se soumet aussitôt à Martin V.

  • le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l'île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd'hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l'Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d'une fortification et d'autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l'Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l'Île. En effet, en 1535, l'explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l'intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.

 

La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s'élève actuellement la nouvelle douane.

  • le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
  • le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l'Empire le reste des États pontificaux.

Rome est déclarée "ville impériale et libre".

C'est l'aboutissement d'une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L'empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l'homme. Pour lui, le rôle du politique n'est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c'est à la religion de se mettre au service de l'Etat.

Alors qu'un Concordat a été signé entre la France et l'Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l'État.

C'est pour tenter d'obtenir l'abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l'avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n'obtient rien en retour.

Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l'Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l'Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d'adhérer au blocus continental.

Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l'empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…

  • le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
  • le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
    • le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.

Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.

  • le 17 mai 1925 : canonisation de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Déclarée sainte patronne des missions et « Patronne Secondaire de la France », avec sainte Jeanne d'Arc. Saint Jean-Paul II la proclamera en 1997 Docteur de l'Église. Voir les chroniques du 2 janvier, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 17 mai 1940 : Rommel donne l'ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.

Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat.

  • le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.

Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s'ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C'est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • le 17 mai 1990 : l'OMS retire l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Posté le 17 mai 2016 à 05h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 mai 2016

C’est arrivé un 16 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mai 352 : élection du pape Libère.

Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l'histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l'arianisme de l'empereur Constance qui l'exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.

Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre. Il meurt le 24 septembre 365

  • le 17 mai 884 : élection du pape Adrien III.
  • le 17 mai 1410: élection de l'antipape Jean XXIII.

En 1408, quelques cardinaux opposés à Grégoire XII convoquent le Concile de Pise, où viennent près de 500 évêques et abbés. Ces derniers déposent Grégoire XII et Benoît XIII et élisent Alexandre V, lequel meurt peu de temps après. L'élection suivante nomme le cardinal de Cossa qui prend le nom de Jean XXIII.

Il convoque le Concile de Constance qui le dépose le 29 mai 1415 et le fait arrêter. Libéré en juin 1419, se soumet aussitôt à Martin V.

  • le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l'île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd'hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l'Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d'une fortification et d'autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l'Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l'Île. En effet, en 1535, l'explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l'intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.

 

La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s'élève actuellement la nouvelle douane.

  • le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
  • le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l'Empire le reste des États pontificaux.

Rome est déclarée "ville impériale et libre".

C'est l'aboutissement d'une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L'empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l'homme. Pour lui, le rôle du politique n'est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c'est à la religion de se mettre au service de l'Etat.

Alors qu'un Concordat a été signé entre la France et l'Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l'État.

C'est pour tenter d'obtenir l'abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l'avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n'obtient rien en retour.

Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l'Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l'Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d'adhérer au blocus continental.

Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l'empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…

  • le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
  • le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
    • le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.

Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.

  • le 17 mai 1925 : canonisation de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Déclarée sainte patronne des missions et « Patronne Secondaire de la France », avec sainte Jeanne d'Arc. Saint Jean-Paul II la proclamera en 1997 Docteur de l'Église. Voir les chroniques du 2 janvier, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 17 mai 1940 : Rommel donne l'ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.

Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat.

  • le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.

Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s'ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C'est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • le 17 mai 1990 : l'OMS retire l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Posté le 16 mai 2016 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 mai 2016

C’est arrivé un 15 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 mai 884 : décès du pape Marin 1 er.
  • le 15 mai 1364 : les restes mortels de Jean II le Bon ont été ramenés de Londres.
  • le 15 mai 1506 : début des Etats Généraux.

Ils durent du 15 au 21 mai 1506 à Tours, et proclament Louis XII « Père du Peuple ». Ce titre lui est donné parce qu'il a diminué la taille, impôt payé par les roturiers. A la demande du Roi, ils annulent toutes les clauses du traité de Blois, concernant le mariage projeté de sa fille Claude de France avec Charles de Luxembourg, le futur Charles Quint. Le Roi peut alors fiancer Claude, héritière du duché de Bretagne, à François d'Angoulême, héritier présomptif du royaume, et futur François 1er, contre la volonté de la duchesse en titre et contre l'esprit de leur contrat de mariage. Cette union des deux héritiers sera une étape décisive de l'union de la Bretagne à la France.

  • le 15 mai 1561 : le Roi Henri II libère la ville de Boulogne des Anglais.

Dans son livre La Vierge Marie dans l'histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d'Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise, du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II, le 15 mai 1550.

Les Anglais avaient pillés la ville en particulier la Basilique de Notre Dame, lieu de pèlerinage des Rois de France où se trouvait une statue miraculeuse de la Vierge. La garnison anglaise, où avait été emportée et profanée la statue hors de France, a été décimée par la peste.

Le Roi réalise son vœu, fait deux ans auparavant, et dépose, à la libération de la ville, une statue de Notre Dame en argent massif pour remplacer la statue volée. Ses dons et ceux de Catherine de Médicis permettent de restaurer le temple et de reconstituer le trésor de la Basilique.

Le Roi Henri II de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge des mains du roi anglais ; il obtient du pape que Boulogne devienne un évêché et que le sanctuaire soit élevé au rang de cathédrale. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.

Tout ce qui reste de la statue miraculeuse de Notre-Dame de Boulogne, détruite par la fureur des révolutionnaires

  • le 15 mai 1561 : sacre du Roi Louis Charles IX à Reims.

Voir les chroniques des 05 et 30 mai, du 27 juin et du 24 août.

  • le 15 mai 1610 : le Roi Louis XIII vient au Parlement de Paris.

Devant les dignitaires du royaume et les princes du sang par un "lit de justice" il officialise la Régence de Marie de Médicis, sa mère.

  • le 15 mai 1681 : le Canal Royal du Languedoc est inauguré, avec bénédiction des bateaux.

Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. Commencé en 1667, le Canal du Midi est inauguré en 1681. Il est le fruit d'hommes exceptionnels : le Roi Louis XIV, le Ministre Colbert, l'inventeur et percepteur Pierre Paul Riquet, le Commissaire Général des Fortifications Vauban.

C'est le commerce du blé qui en motive la construction du canal. Par un édit royal d'octobre 1666, Colbert autorise les travaux ; le chantier dure de 1666 à 1681. Le canal du Midi est l'un des plus anciens canaux d'Europe encore en fonctionnement.

D'abord nommé « canal royal en Languedoc », les révolutionnaires le rebaptisent en « canal du Midi » en 1789. Il est considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle. Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.

Inauguration du Canal Royal du Languedoc, avec bénédiction des bateaux.

  • le 15 mai 1702 : l'Angleterre déclare la guerre à la France.

L'Angleterre déclare la guerre à la France, ce qui déclenche la guerre de Succession d'Espagne, qui durera jusqu'en 1713.

  • le 15 mai 1756 : début de la guerre de Sept Ans.

Le début de la guerre est généralement daté du 29 août 1756, jour de l'attaque de la Saxe par Frédéric II. Cependant, l'affrontement débute plus tôt dans les colonies d'Amérique du Nord. Pour l'Angleterre de William Pitt, alors Premier ministre, la victoire passe par la conquête de la Nouvelle-France et plus particulièrement du Canada. Il y dépense des sommes colossales. Cette conquête va coûter deux milliards de livres Tournois (françaises) à l'Angleterre. Benjamin Franklin a estimé qu'il eût été moins cher d'acheter la Nouvelle-France que de la conquérir.

La Guerre de Sept ans voit s'affronter la France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et l'Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre. Se déroulant sur toute la planète, elle préfigure la première guerre mondiale. Elle marque la naissance de l'Empire britannique et la fin du premier empire colonial français.

  • le 15 mai 1768 : la République de Gênes cède ses droits sur la Corse à Louis XV, par le Traité de Versailles.

Depuis près de trente ans, les indépendantistes luttent ouvertement contre Gênes, qui ne parvient à se maintenir que grâce à l'aide française. La France obtient par ce traité l'administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Cette dernière, incapable de payer l'intervention militaire française en Corse, abandonne l'île à la France. Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses (chronique du 9 mai).

  • le 15 mai 1779 : Bonaparte rentre à l'Ecole royale militaire de Brienne, sur recommandation de De Marbeuf, gouverneur de la Corse.

L'Ecole Royale de Brienne a été fondée à partir de cadres et d'élèves venus du Prytanée Royal Militaire en 1776.

  • le 15 mai 1871 : le pape Pie IX rejette la loi des Garanties par l'encyclique Ubi nos.

Voir la chronique du 13 mai.

  • le 15 mai 1891 : le pape Léon XIII publie de l'encyclique « Rerum Novarum ».

Poussé par un certains nombre de catholiques, qui luttent contre la gauche républicaine pour adoucir les conditions de vie des ouvriers en France - La Tour du Pin, A. de Mun etc. –le pape dénonce la concentration des richesses entre les mains de quelques-uns, mais aussi la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété.

  • le 15 mai 1931 : le pape Pie XI condamne la mainmise du parti fasciste sur la jeunesse et publie l'encyclique "Quadragesimo Anno" sur les droits des travailleurs.
  • le 15 mai 1949 : canonisation de Jeanne de Lestonnac, religieuse française du XVIIe siècle, par le pape Pie XII.

Mère de famille nombreuse devenue très tôt veuve elle se consacre à l'éducation des jeunes filles et fonde une congrégation religieuse féminine de spiritualité ignacienne, la Compagnie de Marie-Notre-Dame, (cf. la chronique du 2 février).

  • le 15 mai 1958: allocution du général Salan devant le comité de salut public, au du Gouvernement général d'Alger.

Il la conclut par : "Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général De Gaulle !".

A Paris, De Gaulle déclare par communiqué : "Je me tiens prêt à assumer les pouvoirs de la République".

  • le 15 mai 1961 : Jean XXIII publie l'Encyclique "Mater et magistra" sur la question sociale.

Posté le 15 mai 2016 à 06h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 mai 2016

C'est arrivé un 14 mai...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 mai 649 : décès du pape Théodore 1er.
  • le 14 mai 841 : incursions et pillages des Vikings.

Les Vikings commencent à faire de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine ; ils ravagent une première fois Rouen. Ils pillent les abbayes de Saint-Ouen et Jumièges. L'abbaye de Fontenelle, Saint-Wandrille, est épargnée moyennant le versement de six livres d'argent.

  • le 14 mai 964 : décès de Jean XII, pape.

Octavien né vers 937 et mort le 14 mai 964, est le 130e pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Jean XII.

  • le 14 mai 1027 : Henri Ier est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Henri 1er, sacré du vivant de son père est Roi de France de 1031 à 1060. Voir les chroniques du 4 mai, 20 juillet et 14 août.

  • le 14 mai 1097 : début du siège de Nicée par les croisés lors de la Première croisade.

Le siège dure du 14 mai au 19 juin. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région. Pour les Croisés, la conquête de Nicée leur permet de continuer sur la route de Jérusalem, qu'ils atteignent deux ans plus tard. Ils fondent alors une série d'états chrétiens en Syrie, qui se perpétuent pendant près de deux siècles.

  • le 14 mai 1509 : victoire de Louis XII sur la République de Venise à Agnadel.

Cette bataille a lieu au cours de la Seconde Guerre. La ligue de Cambrai, constituée du pape Jules II, du Roi de France Louis XII, de l'empereur d'Allemagne Maximilien Ier et du roi d'Aragon Ferdinand, écrasent les armées de la république de Venise à Agnadel, le 14 mai 1509. Louis XII au centre de la bataille se lance contre d'Alviano avec ses gentilshommes et piétons. S'ensuit alors une mêlée dans laquelle on ne reconnaît ni ennemi ni ami. Mais le Roi de France a fait disposer son artillerie sous le couvert de broussailles. Héritée de Charles VIII et composée de serpentines, couleuvrines, bombardes et de fauconneaux, elle est la meilleure d'Europe.

La bataille fait 500 morts du côté français et près de 9 000 chez les Vénitiens. Suite à cet affrontement, le Roi de France prend possession de toute la Lombardie. Le pape, inquiet de l'influence française grandissante en Italie, trahit l'alliance qu'il a créée et s'allie à Venise contre les Français.

  • le 14 mai 1572 : élection du pape Grégoire XIII.

Ugo Bon Compagni est né à Bologne. Grégoire XIII lutte avec acharnement contre les protestants. Il consacre de grandes sommes d'argent à l'éducation et à la construction de collèges et entreprend de nombreux travaux publics, notamment le palais papal et le Collège romain qui prend alors le nom d'Université grégorienne tenue par les Jésuites. Il développe les séminaires. Il organise également de nombreuses missions. Il reste célèbre pour être l'auteur de la bulle pontificale la bulle Inter gravissimas, en 1582, rattrapant les dix jours de retard pris par rapport au Soleil et modifiant, pour l'avenir, les modalités des années bissextiles. Le nouveau calendrier prend son nom, le calendrier grégorien. Il meurt à Rome le 10 avril 1585.

  • le 14 mai 1596 : signature du traité de Greenwich entre France et Angleterre.

Dans le cadre de la guerre des Flandres, Henri IV et Elisabeth Ière d'Angleterre signent le traité de Greenwich contre l'Espagne.

  • le 14 mai 1610 : assassinat d'Henri IV par Ravaillac.

Ayant quitté le Palais du Louvre sans escorte, le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie, dans le Faubourg Saint-Jacques, une ruelle étroite, où l'attend l'assassin, François Ravaillac. Celui-ci se jette sur le Roi et lui donne deux coups de couteau. Il sera écartelé place de Grève. Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis doit donc assurer la régence.

Voir les chroniques du 13 décembre sur la naissance du Roi et ses liens avec Notre Dame dès ce jour ; du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

  • le 14 mai 1643 : mort de Louis XIII le Juste.

Anne d'Autriche, son épouse, devient régente, et fait appel au cardinal Mazarin, parrain du jeune Roi Louis XIV, âgé de cinq ans, pour l'éduquer. Louis XIII aidé du grand Cardinal de Richelieu a rabaissé l'orgueil des grands du Royaume, exilé sa mère la pro-espagnole Marie de Médicis, abattu le puissant Parti Protestant tout en confirmant la Liberté de Conscience par l'Édit de Grâce d'Alais (1628), gagné la Guerre de Mantoue, lancé la France dans la Guerre de Trente Ans et arraché l'Artois et le Roussillon à l'Espagne. Il meurt semble-t-il d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn. Saint Vincent de Paul assistant le Roi lors de ses derniers instants dit :

«Je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement ».*

« S'il n'est pas sur les autels, il n'en est pas moins celui qui a réaffirmé officiellement pour les temps modernes la vocation française, de fille aînée de l'Eglise […] et lui a de ce fait, et de façon irrévocable, donné, dans le concert des nations, la plus grave des responsabilité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade) page 264

Voir les chroniques du 10 février, du 27 septembre et du 17 octobre.

  • le 14 mai 1784 : Calonne, le ministre français des Finances, publie un décret faisant des ports de Bayonne, Marseille, Dunkerque et Lorient des ports francs pour le commerce franco-américain.

Cette décision est prise sur l'insistance de La Fayette.

  • le 14 mai 1790 : la Constituante décide que les biens nationaux seront vendus aux enchères par vastes portions.

Cela signifie que les moins fortunés seront empêchés de les acquérir. C'est parfaitement conforme au sens de l'égalité de la bourgeoise révolutionnaire de l'époque.

  • le 14 mai 1855 : Giovanni Pianori est exécuté pour sa tentative d'assassinat de Napoléon III.
  • le 14 mai 1871 : création du Territoire de Belfort.

Né officiellement en 1871 avec la signature du Traité de Francfort, qui met fin à la guerre franco-prussienne, le Territoire de Belfort devient un département français à part entière en 1922.

  • le 14 mai 1900 : ouverture des IIèmes Jeux Olympiques à Paris.

Ces "Championnats du monde amateurs", ont lieu dans le cadre de l'Exposition universelle de Paris.

  • le 14 mai 1905 : naissance de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Elu à l'Académie française en novembre 1972, il dénonce la même année, avec force la crise des ordres religieux, qu'il attribue à trois facteurs :

  • la tendance à vouloir se fondre dans la vie séculière ;
  • l'abandon des constitutions et des règles des fondateurs au profit de la spontanéité et l'improvisation, au nom d'une liberté mal comprise;
  • la mise en cause de la permanence des fondements des ordres religieux.

Son appel à revenir à ce qu'il considère comme les véritables orientations du concile Vatican II est perçu comme une attaque contre la politique du supérieur général des jésuites Pedro Arrupe, qui préside alors en outre l'Union des supérieurs généraux d'ordres religieux.

  • le 14 mai 1955 : le pacte de Varsovie.

L'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la RDA, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie signent un pacte militaire à Varsovie. Ce pacte d'amitié et d'assistance mutuelle est conçu comme une riposte à l'intégration de la RFA, réarmée, aux forces de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) créée en 1949 par les Occidentaux.

Posté le 14 mai 2016 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 mai 2016

C'est arrivé un 13 mai...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mai 535 : élection du pape saint Agapet Ier.
  • le 13 mai 610 : Boniface IV à Rome.

Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire, le pape Boniface IV le consacre, sous le nom de l'église Sainte-Marie-et-des-martyrs." Il fait de ce jour une fête mariale. A cette occasion s'instaure la commémoration régulière de la Toussaint, raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ».

Le pape institue cette fête afin d'honorer les martyrs romains, dont il a fait transférer les corps des catacombes au panthéon d'Agrippa, reconverti en église. L'Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la fête des Défunts.

  • le 13 mai 1572 : élection du pape Grégoire XIII.

Voir la chronique du 10 avril.

  • le 13 mai 1610 : sacre de Marie de Médicis, nouvelle reine de France.

La veille de l'assassinat de son mari le Roi Henri IV.

  • le 13 mai 1610 ou 1637 : Richelieu invente le couteau de table.

Après François Ier qui a lancé la mode de l'assiette et Henri III celle de la fourchette, le cardinal fait arrondir les lames des couteaux pour empêcher les gens de se curer les dents avec la pointe du couteau à table. C'est ainsi qu'est inventé le couteau de table, qui va remplacer les poignards dont on se servait pour couper la viande. Ce n'est qu'au XIXème siècle que sera ajouté le verre.

  • le 13 mai 1655 : naissance du futur pape Innocent XIII.

Michelangelo dei Conti naît en Italie à Poli. Elu pape sous le nom d'Innocent XIII le 8 mai 1721, il résiste aux Français qui lui demandent de retirer la bulle Unigenitus, condamnant le jansénisme. Il meurt le 7 mars 1724.

  • le 13 mai 1794 : naissance de Giovanni Maria Mastai Ferretti, futur bienheueux Pie IX.
  • le 13 mai 1794 : la Convention destitue le général Turreau.

Les rapports sur les crimes ordonnés par Turreau arrivent chaque jour à la Convention. Ce dernier prend soudain peur. Il va maintenant plaider coupable et changer totalement, humblement, de tactique:

« Tout ce qui m'a été conseillé de faire n'a abouti à rien. Les brigands se battent sur les ruines de leurs chaumières comme tant d'autres se battent pour préserver les leurs si elles étaient debout. Plus de cent Représentants et généraux sont venus s'user dans ce pays maudit. Cela tient au courage fabuleux des brigands. Il y a quelque chose de surnaturel dans cette opiniâtreté dont aucun peuple n'a jamais donné l'exemple. Il faut abandonner ce système, c'est le seul moyen qui nous reste pour triompher d'un acharnement inexplicable. Nous avons été durs, essayons des voies de douceur. »

Il a fallu près de deux cent mille victimes, dont il se moque éperdument, risquer sa carrière lui importe plus! Turreau est relevé de son commandement le 18 mai, et est décrété en état d'arrestation le 30 septembre 1794, à la suite des rapports particulièrement accablants émanant du Comité révolutionnaire des Sables (les 9 et 11 août), de la Société populaire de Fontenay et de l'Administration du district de Challans (2 et 4 septembre). Jugé le 19 décembre 1795 par un Conseil militaire, que préside le général Berruyer et qu'a formé Bonaparte, alors général en chef de l'armée de l'Intérieur, il est acquitté, à l'unanimité...Turreau ne sera jamais inquiété. Le Directoire le tient un peu à l'écart, mais Napoléon le fait baron, grand officier de la Légion d'honneur, et l'envoie en 1807 aux Etats-Unis comme ministre plénipotentiaire pendant trois années. Il lui confie ensuite un commandement dans le corps de la Bavière de la Grande Armée. A la restauration il se rallie à la Monarchie.

La Convention confie les vingt quatre mille hommes des armées  de l'ouest au général Vimeux. Il est décidé de cerner maintenant l'ancienne Vendée militaire par des camps et d'organiser cette armée en cinq divisions commandées par les généraux Dembarrère, Caffin, Duquesnoy (immédiatement suppléé par Huché), Boucret, Bonnaire. C'est à dire un grand nombre de chefs des colonnes…

  • le 13 mai 1840 : naissance d'Alphonse Daudet.

Écrivain français né à Nîmes il n'a pas pu passer son baccalauréat, c'est pourquoi il devient maître d'études au collège d'Alès, puis secrétaire du duc de Morny. Parmi ses œuvres on trouve : « Lettres de mon moulin », « Le petit chose », « Tartarin de Tarascon ».

Il meurt le 16 décembre 1897 à Paris.

  • le 13 mai 1871 : la loi des garanties est promulguée en Italie.

Le but est de résoudre la « Question romaine », le statut de la « Ville éternelle » au sein du nouveau royaume d'Italie de Victor-Emmanuel II suite à L'annexion des Etats pontificaux l'année précédente (20 septembre 1871). La loi italienne des Garanties assure au pape : l'inviolabilité de sa personne, l'immunité diplomatique, la jouissance des territoires et palais du Vatican, de Latran et du Saint-Siège, sa protection pénale contre les injures publiques, la liberté de correspondance ou encore de célébration du culte. La loi prévoit également de lui verser une rente dont le montant s'élève à 3,225 millions de lires.

L'État italien ne reconnaît au pape aucune souveraineté sur les territoires qu'il occupe. De ce fait, le Vatican ne bénéficie d'aucun statut d'extraterritorialité au regard de la loi italienne : les tribunaux nationaux sont déclarés compétents pour les délits qui y sont commis, y compris dans la basilique Saint-Pierre, à qui la jurisprudence refuse tout droit d'asile. Le 15 mai, Pie IX refuse la loi des Garanties par l'encyclique Ubi nos et se considère comme « prisonnier au Vatican ». C'est l'abandon par la France de son pacte avec la papauté qui a rendu cette situation possible. La Question romaine n'est définitivement réglée que par les accords du Latran (1929).

  • le 13 mai 1917 : première apparition de Notre Dame à Fatima.

A sa première manifestation, la Vierge Marie apparaît aux 3 petits bergers, Francisco Marto, 9 ans, sa sœur Jacinta, 6 ans et leur cousine Lucia, 10 ans, toute vêtue de blanc. Au cours de cette apparition, Notre-Dame demande trois choses :

Premièrement : de se rendre en ce lieu lors des six prochains 13 du mois, à cette même heure. Ce qu'ils feront.

Deuxièmement : de réciter le chapelet chaque jour, chose qui représentait un intérêt tout particulier pour le salut de Francisco. Les 3 bergers exécuteront fidèlement cette demande, et ce, dès le jour même de l'apparition.

Troisièmement : de s'offrir comme victimes à travers des actes de réparation et des supplications pour la conversion des pécheurs. Le «Oui, nous le voulons.» prononcé par Lucie sera fidèlement mis en pratique par les trois enfants ; cela ira des moqueries, punitions, persécutions, à l'emprisonnement dans la maison d'arrêt pendant trois jours.

Cf. les chroniques du 13 février, du 13 juin, du 19 aout, du 13 septembre, du 13 octobre.

Lucia, Francisco, Jacinta

  • le 13 mai 1958 : Alger se soulève…

Pierre Pflimlin devient président du Conseil en France. Son gouvernement est favorable à l'ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), Le général Jacques Massu constitue un comité de salut public à Alger pour maintenir l'Algérie française. L'insurrection a raison de la IVème République et De Gaulle instaure rapidement la Ve République.

  • le 13 mai 1981 : Jean Paul II est victime d'un attentat.

Des coups de feu sont tirés contre le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles. Jean-Paul II attribue sa miraculeuse survie à l'intervention de la Vierge de Fatima et ne renonce pas aux déplacements et à l'action diplomatique et ira même pardonner à Mehmet ALI Agça dans sa prison. .


Trois coups de feu atteignent le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome.

  • le 13 mai 2000: béatification de François et Jacinthe Marto.

François et Jacinthe Marto, atteints de la grippe espagnole, meurent très tôt, respectivement en 1919 et 1920. Ils ont été déclarés vénérables par le Pape Jean-Paul II le 13 mai 1989 et béatifiés le 13 mai 2000 au cours d'un voyage du pape à Fatima. Il annonce que le 3ème secret concernait entre autres cet attentat.

 

Jean Paul II à Fatima en 2000

  • le 13 mai 2005 : ouverture du procès en béatification de Jean-Paul II par le pape Benoît XVI.

Posté le 13 mai 2016 à 05h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

12 mai 2016

Un tour de France de l'anneau de sainte Jeanne d'Arc ?

Nicolas de Villiers déclarait

«L'anneau de Jeanne d'Arc n'est pas la seule propriété du Puy du Fou. Il appartient aussi aux Français. Sans les contributions des 200 donateurs et le soutien d'une grande partie de la population, jamais nous n'aurions pu l'acheter et le garder chez nous. Il est donc juste que tous les Français puissent y avoir accès.» 

Samuel Lafont propose :

13179292_1176444089033867_8306905301150198750_n"Je venais de partager sur Twitter l'article qui annonçait que l'Angleterre renonçait à récupérer l'anneau de Jeanne d'Arc, et un jeune m'a répondu, sur le ton de la plaisanterie. «Il faut lancer un tour de France de l'anneau!» Et pourquoi pas, me suis-je dit? Quelque chose s'est réveillé, à l'occasion de ce retour de la relique en France, quelque chose qui dépasse la seule foi catholique et se situe au niveau de l'identité, de l'histoire et de la fierté d'être Français. Ce tour de France pourrait être un moyen de l'entretenir et de l'amplifier. Il est prévu que l'anneau soit exposé au Puy du Fou, mais tout le monde n'a pas les moyens ni envie de se rendre en Vendée pour aller le voir. Alors pourquoi ne pas aller au-devant des gens? J'ai lancé l'idée sur les réseaux sociaux sous forme de sondage. Plusieurs centaines de personnes ont voté pour en 48h. Comme ça prenait, avec une vitesse encourageante, j'ai créé un compte Twitter et une page Facebook dédiés à ce sujet. Le hashtag «#TDFanneau Jeanne» est lancé. 

Comment imaginez-vous l'événement?

Je le vois à la fois comme une animation et une action concrète d'enseignement de la société civile. À chaque station de l'anneau dans un lieu, pendant trois ou quatre jours, il faudrait alterner des événements spectaculaires comme le Puy du Fou sait les faire, et des exposés didactiques faits par des historiens. Faire vivre l'histoire en l'enseignant et l'enseigner en la faisant vivre. Les gens se plaignent de plus en plus de la manière dont l'Éducation nationale aborde l'histoire de France dans ses manuels. Et bien ce serait une manière de la transmettre sans forcément passer par l'Etat. Philippe de Villiers revendique souvent qu'il cherche à «pratiquer la politique autrement», d'une façon qui ne soit pas ancrée dans un temps court de 5 ans maximum, mais qui prenne sa racine dans l'histoire. Il le fait déjà à travers le Puy du Fou, ancré en Vendée, mais ce tour de France permettrait de le faire à l'échelle nationale. 

Par où passerait l'anneau au cours de ce périple?

Il y a bien évidemment les incontournables: Orléans, où Jeanne d'Arc a remporté une victoire décisive contre les Anglais, Rouen, où elle est morte, Domrémy, où elle est née. Mais je pense qu'en l'occurrence, il ne faudrait exclure ni les grandes villes, ni les villages oubliés. Cela concerne tout le monde.  [...]"

Posté le 12 mai 2016 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

C'est arrivé un 12 mai...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 mai 254 : élection du pape Étienne Ier.

Étienne Ier est le 23e pape de l'Église catholique. Il est élu pape dans les catacombes de Saint-Calixte devant la communauté de fidèles. Son pontificat, qui dure jusqu'au 2 août 257, s'insère entre deux vagues de persécutions. Il aurait été décapité sur son siège pontifical par les soldats, pendant qu'il présidait un office religieux dans les catacombes de Saint-Calixte. Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale ne fut jamais retrouvée.

  • le 12 mai 1003 : décès du pape sous le nom de Sylvestre II.

Gerbert d'Aurillac, né à Auvergne, vers 938 est pape sous le nom de Sylvestre II de 999 à 1003. Philosophe et mathématicien particulièrement érudit, il cherche à restaurer un empire universel sur les bases de l'Empire Carolingien. C'est le premier pape français.

 

 

  • le 12 mai 1012 : le pape Serge IV meurt.

     

  • le 12 mai 1339 : fondation de l'Université de Grenoble.

C'est Humbert II qui fonde l'université de Grenoble en 1339. Immédiatement, l'université de Grenobloise prend exemple sur la Sorbonne. On y enseigne à l'époque le droit canonique, le droit civil et la médecine. Fermée et rouverte à plusieurs reprises, elle est définitivement dissoute en 1968 et divisée en quatre entités distinctes.

  • le 12 mai 1495 : le Roi de France Charles VIII est couronné à Naples.

Le Roi de France inaugure officiellement son règne napolitain par une spectaculaire chevauchée d'intronisation à travers la ville.

  • le 12 mai 1497 : le Roi Charles VIII, dans une ordonnance, utilise la formule "car tel est nostre plaisir".

Dans Historiquement correct, (Ed. Perrin, page 137) Jean Sevillia rappelle le sens de cette expression :

« Le « bon plaisir » est encore un mythe que le latin dissipe. Depuis Charles VII, les lettres patentes des Capétiens s'achevaient par l'expression « Car tel est notre plaisir. » Or le mot plaisir, issu du verbe placere, traduit non un caprice, mais une volonté réfléchie, une décision délibérée. Beaucoup d'actes royaux sont des arrêts du Conseil présentés sous forme de lettre patente. D'abord préparés par les spécialistes, ils ont donné lieu à délibération. […] Garde-fou supplémentaire, les lois ne peuvent être appliquées que si elles ont été enregistrées et publiées. Or, parlement de Paris en tête, ce sont les cours de justice souveraines (chambres des comptes, cours des aides, conseils supérieurs) qui détiennent le privilège d'enregistrer les actes royaux. Dès le XIVe siècle, en cas de désaccord, elles s'autorisent des remontrances avant enregistrement. […] « Où est la tyrannie ? »

  • le 12 mai 1559 : création du diocèse de Cambrai.

Cette création fait suite à la signature du traité du Cateau-Cambrésis. La bulle Super universas érige Cambrai en archevêché Le diocèse de Cambrai se sépare de celui de Tournai, en même temps que l'archevêché d'Utrecht.

  • le 12 mai 1588 : une Armada espagnole part pour conquérir l'Angleterre.

130 bateaux, 30000 hommes dont 19000 soldats, 300 chevaux, commandés par le duc de Médina Sidonia, quittent Lisbonne pour rejoindre une armée en Flandres et conquérir l'Angleterre. Contrairement aux dires des Anglais cette flotte n'a jamais été vaincue, mais détruite par les tempêtes. Un de ses points faibles, réside dans son commandement : l'amiral Alonzo Perez de Guzman, duc de Médina Sidonia n'est pas un véritable marin, atteint du mal de mer et ne connaissant rien à la stratégie navale, il est le seul dont dispose le roi d'Espagne pour remplacer le marquis de Santa Cruz, héros de Lépante et génie militaire, mais décédé en février 1588.

  • le 12 mai 1588 : journée des Barricades des Ligueurs, à Paris.

Au cours de la huitième guerre de Religion, Paris emmené par le Conseil des 16 et le duc de Guise, s'insurge contre Henri III et ses Gardes suisses, érigeant des barricades dans les rues. Henri III n'a pas d'autre choix que de fuir Paris le 13 pour se réfugier à Chartres.

  • le 12 mai : 1730 : Montesquieu est initié au sein de la loge maçonnique Horn (Le Cor) qui se réunit à la Westminster Tavern de Londres.

Sa théorie de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire vient des loges. C'est sur cette base naturellement, philosophiquement et théologiquement fausse que se sont construits tous les systèmes démocratiques actuels. Cette « démocratie », s'est construite peu à peu en s'éloignant de Dieu oubliant que :

  • "Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister."
  • "Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait été donné d'en haut".
  • « Il faut rendre à César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Aujourd'hui, nous sommes loin de la remarque de Joseph de Maistre dans Considérations sur la France (chap VIII, page 107, aux éditions Tardieux) :

« Le caractère particulier de cette monarchie, c'est qu'elle possède un certain élément théocratique, qui lui est particulier et qui lui a donné quatorze cents années de durée. Il n'y a rien de si national que cet élément. »

La monarchie française, n'a pas divisé artificiellement le pouvoir ; elle s'articulait autour de deux principes fondamentaux :

  • le pouvoir est d'origine divine ;
  • le pouvoir est exercé par un seul, mais dans certaines limites fixées par la loi

Et c'est dans l'équilibre profond des lois fondamentales du Royaume de France que l'expression démocratique de la volonté populaire et unicité du pouvoir ont été le mieux exprimés dans l'histoire de l'humanité. Ce qui est très bien résumé par Machiavel dans son Discours de la première décade de Tite Live, I, C.58 :

« Le Royaume de France est le plus tempéré par les lois. »*

Cité par Bernard Basse dans La constitution de l'Ancienne France (Edition DMM, page 32)

  • le 12 mai 1794: un bonnet phrygien en tôle badigeonné de rouge vif est hissé sur la flèche de la Cathédrale de Strasbourg.

Le 2 septembre 1793, la Convention ordonne de détruire partout les portraits et effigies des Rois de France. La cathédrale, dont la façade porte alors les statues de plusieurs monarques, est menacée. Le 15 octobre, la municipalité fait fermer plusieurs églises de la ville pour les transformer en magasins de fourrages. Le 27 brumaire de l'an 11 (17 novembre) le maire Monet annonce que l'édifice de l'église cathédrale servira à la célébration du culte national et porterait désormais le nom de « Temple de la Raison ».

Le récit officiel dit ceci : « Ce temple avait été pendant quinze siècles le théâtre de l'imposture. À la voix de la Philosophie, il fut purifié en trois jours de tous les ornements ridicules du fanatisme ».

Pour éviter la destruction de la flèche, l'édifice le plus haut du monde jusqu'en 1874, exigée par la stupidité égalitaire des révolutionnaires, la municipalité a l'idée de la couvrir d'un Bonnet phrygien. Les travaux commencent le 12 mai. Ce bonnet reste en place jusqu'au 17 avril 1802.

  • le 12 mai 1797 : Napoléon conquiert Venise.

Le général Bonaparte entre dans Venise et campe avec son armée sur la place St-Marc.

  • le 12 mai 1845 : naissance de Gabriel Fauré.

Gabriel Fauré, compositeur français, est né le 12 mai 1845 à Pamiers. Il est élève de Saint-Saëns et de Gustave Lefèvre à l'École Niedermeyer à Paris.

D'abord organiste à l'église de la Madeleine à Paris, puis professeur au Conservatoire de Paris, avant d'en devenir le directeur de 1905 à 1920, il est l'un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Victime d'une pneumonie, il s'éteint, à Paris, le 4 novembre 1924. Des funérailles nationales ont lieu dans l'église de la Madeleine. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris. Il est le contemporain de Debussy, Ravel, Satie et Saint-Saëns.

  • le 12 mai 1881 : signature du traité du Bardo.

La signature du traité, au palais de Ksar Saïd entre le Bey tunisien et le gouvernement français fait de la Tunisie un protectorat français. La Tunisie servait jusqu'alors de base arrière aux rebelles algériens.

  • le 12 au 23 mai 1887 : une catastrophe nationale, la vente des Diamants de la Couronne.

« En cette période où l'inaliénabilité des œuvres conservées dans les collections publiques est menacée, il peut être utile de rappeler, avec l'aide des travaux de M. Bernard Morel, la vente lamentable des Diamants de la Couronne organisée par l'Etat en 1887. Elle amputa vertigineusement le patrimoine national. […]

La collection des Diamants de la couronne fut constituée de façon délibérée en 1530 par François Ier qui isola un petit groupe de huit pierres ou bijoux en sa possession et les déclara inaliénables. Ils furent inventoriés ainsi : « Ce sont les bagues que le roy François Ier de ce nom a donné et donne à ses successeurs à la couronne de France et veult que à chascune mutacion, l'inventaire d'icelles ensemble leur apréciacion, poix, paincture, plomp soient vériffiez en leur présence, affin qu'ils baillent leurs lettres patentes obligatoires de les garder à leurs successeurs à la couronne ». […] Les pierres furent parfois mises en gage mais furent toujours récupérées.

Le trésor fut amoindri par le célèbre vol qui eut lieu, dans la semaine du 11 au 17 septembre 1792, à l'hôtel du Garde-Meuble de la Couronne, à Paris, où il était conservé. Mais il fut de nouveau augmenté sous Napoléon, de telle sorte qu'il comprenait, en 1814, 65 072 pierres et perles, la plupart montées en bijoux, soit 57 771 diamants, 5 630 perles et 1 671 pierres de couleur (424 rubis, 66 saphirs, 272 émeraudes, 235 améthystes, 547 turquoises, 24 camées, 14 opales, 89 topazes).

Mis à l'abri pendant la guerre de 1870, les Diamants de la Couronne furent exposés avec succès à Paris en 1878, à l'occasion de l'Exposition universelle, puis en 1884, au Louvre, dans la salle des Etats, Mais déjà ils étaient menacés, non par appât du gain mais par haine de la monarchie. La République encore fragile voulut priver à jamais les prétendants de la possibilité d'utiliser les Diamants de la Couronne. L'adversaire le plus efficace de ces derniers fut le fils de Raspail, le député Benjamin Raspail. Il déposa à la Chambre en 1878 une motion demandant la vente, qui fut approuvée, en juin 1882 seulement, par 342 voix contre 85. […]

A ce moment [En 1882] la collection, riche de 77 486 pierres et perles, comprenait deux groupes de bijoux : le premier, le plus ancien, datant de la Restauration et le second exécuté sous le Second Empire, les Diamants de la Couronne n'ayant pas été utilisés sous la monarchie de Juillet. Au cours de la Restauration, Louis XVIII fit remonter pour ses nièces, la duchesse d'Angoulême et la duchesse de Berry, les parures exécutées pour Marie-Louise : ainsi la vente de 1887 comprenait-elle la parure de rubis et diamants, la parure de saphirs et diamants, la parure de turquoises et diamants et le diadème en émeraudes et diamants exécutés pour ces princesses, qui avaient servi aussi à l'impératrice Eugénie. Quant aux bijoux exécutés sous le Second Empire, ils débordaient d'opulence et d'imagination. C'est en particulier à l'occasion de l'Exposition universelle de 1855 que Napoléon III fit faire par les plus grands joailliers parisiens des joyaux magnifiques : une couronne pour lui, dont la monture fut brisée et fondue au moment de la vente, une couronne pour l'Impératrice, des bijoux fastueux pour celle-ci, notamment un nœud de ceinture en diamants se terminant par deux glands et une parure de feuilles de groseillier en diamants, comprenant une guirlande servant de collier, un tour de corsage et un devant de corsage. D'autres œuvres admirables furent créées dans les années suivantes, tels le peigne à pampilles en diamants (1856), le diadème russe (1864), le diadème grec (1867). On aurait pu tout avoir encore…

La vente se déroula au Louvre, dans la salle des États, en neuf vacations, du 12 au 23 mai 1887. Ce fut un échec financier. L'apparition sur le marché d'une telle quantité de pierres ne pouvait que les déprécier. La provenance historique des pièces, si importante commercialement de nos jours, ne fut pas prise en considération. La collection vendue était estimée à 8 000 000 F. or environ. Elle fut mise à prix à 6 000 000 F. L'État ayant déboursé 293 851 F. pour organiser la vente, la recette effective ne monta qu'à 6 927 509 F. Décevante pécuniairement, la vente fut désastreuse sur le plan historique, sur le plan minéralogique, étant donné la qualité de certaines pierres qu'on ne trouve plus maintenant, et sur le plan artistique, tant de chefs-d'œuvre de la joaillerie française disparaissant en même temps. Car tout concourut à faire perdre aux pierres leur identité : pour faciliter les achats, les éléments des parures de la Restauration furent vendus séparément, les décorations de Napoléon III furent démontées, la parure de feuilles de groseillier fut éparpillée. Les acheteurs furent principalement des bijoutiers (Boucheron, Bapst Frères, Tiffany etc), qui achevèrent de dépecer la plupart des joyaux pour en réutiliser les pierres. »

Il ne reste plus maintenant qu'à s'efforcer d'évoquer ce qu'a été ce trésor qui a accompagné l'histoire de la France. C'est une des missions que s'est donné le Louvre : réintégrer dans les collections nationales les joyaux qui peuvent avoir survécu, quand c'est possible. […]

Extraits d'un article de Daniel Alcouffe paru le mercredi 23 janvier 2008 sur le site de la Tribune de l'art.

La suite logique est la destruction totale des palais des Tuileries, de Saint-Cloud, qui auraient pu être reconstruits… Notre république a ouvert la voie au vandalisme de l'Etat Islaùique.

  • le 12 mai 1949 : le blocus de Berlin est levé.

Par ailleurs, la fin de ce blocus permet la création de la RFA dix jours plus tard. L'URSS crée un an et demi plus tard la RDA.

Posté le 12 mai 2016 à 05h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

11 mai 2016

C'est arrivé un 11 mai...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mai 1573 : Henri, duc d'Anjou, est élu roi de Pologne sous le nom d'Henri Ier.

La noblesse polonaise, depuis la mort de Sigismond II sans descendance, recherche un souverain. Le duc d'Anjou est élu, sous le nom d'Henryk Walezy (Henri de Valois), lors de la Confédération de Varsovie. Le futur Henri III de France ne règne que jusqu'au 12 mai 1574, car le décès de son frère Charles IX entraîne son retour en France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575. (cf. la chronique du jour)

  • le 11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry.

Première victoire franco-jacobite sur la flotte anglaise, elle a lieu lors de la tentative de contre-révolution menée par Louis XIV et Jacques II d'Angleterre dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Les 24 navires français de l'amiral Châteaurenault battent 19 navires anglais. Cette victoire permet aux troupes franco-jacobites de débarquer en Irlande, où elles seront finalement battues par les Anglais.

La bataille de Bantry vue par un illustrateur de la fin du XIXème siècle.

  • le 11 mai 1708 : décès de Jules Hardouin-Mansart, architecte français.

Né le 16 avril 1646 à Paris, Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne, est un architecte français qui dessine le château de Clagny pour Madame de Montespan. En 1681, il devient architecte du Roi Louis XIV, puis surintendant des bâtiments du Roi en 1699. Il effectue d'importants travaux, en particulier aux châteaux de Versailles, ou de Marly et sur la place Vendôme. Il meurt le 11 mai 1708 à Marly-le-Roi.

  • le 11 mai 1745 : victoire française à la bataille de Fontenoy.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Autriche. Les Français, commandés par Maurice de Saxe, remportent une brillante victoire sur les Anglais et les Hollandais à Fontenoy en Belgique. Le Royaume de France est alors allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l'Angleterre, l'Empire d'Autriche et la Hollande.

La puissante artillerie royale française brise deux attaques ennemies, Les Français n'ont eu que peu de pertes en comparaison des Anglo-Hollando-Hanovriens. Démoralisés, les Hollandais se replient avant de tenter des attaques sans grand entrain. La bataille est longtemps indécise ; charges de cavalerie et tirs d'artillerie causent de nombreuses pertes des deux côtés. Cependant, l'infanterie française, résistant à de terribles assauts va à son tour attaquer les rangs ennemis et les enfoncer.

Voyant ses premiers rangs se faire littéralement écraser, le duc de Cumberland sonne la retraite. Il avait dit avant la bataille : «Je marcherai sur Paris ou je mangerai mes bottes».

En récompense, le Roi nomme Maurice de Saxe maréchal général et lui offre le château de Chambord. S'agenouillant au pied de son Souverain, le Maréchal de Saxe déclare :

«Sire, j'ai assez vécu, je ne souhaitais vivre que pour voir Votre Majesté victorieuse», avant d'ajouter : «Vous voyez à quoi tiennent les batailles… ».

Et Louis XV de répondre : «Tout vient de Dieu et de Maurice de Saxe»

Les résultats de cette victoire sont annulés par le traité de paix d'Aix-la-Chapelle, signé le 8 octobre 1748 : Louis XV voulant traiter "non en marchand mais en Roi", restituera ses conquêtes. Pourtant au commencement de cette guerre, Louis XV est allé à Cambrai recommander à Notre Dame de Grâce ses troupes au cours de l'hommage du Cœur d'Or que les souverains français font à Notre Dame de Boulogne. La réponse est éclatante.

A son fils, le Roi dit sur le champ de bataille :

« Voyez tout le sang que coûte un triomphe ! Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes ; la vraie gloire est de l'épargner. »

Fontenoy, 1745, par Van Blaerenberghe,

  • le 11 mai 1798 : coup d'État du 22 floréal de l'an VI.

Les cinq Directeurs qui exercent le pouvoir exécutif, cassent les élections des Assemblées. C'est le deuxième coup d'État du Directoire, après celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), dirigé contre les royalistes.

  • le 11 mai 1868: le régime de la presse est libéralisé.

C'est la fin de la censure et du tarif du timbre abaissé.

  • le 11 mai 1960 : lancement du Paquebot France à Saint-Nazaire.

Le paquebot est lancé et baptisé à Saint-Nazaire, au cours d'une cérémonie. Mme De Gaulle, marraine du navire, coupe le ruban qui retient la bouteille de champagne. À 16h15, le magnum de six litres se brise sur l'étrave. Le France se met en mouvement.

Il est pendant longtemps le plus grand paquebot du monde ; et est surnommé le « petit frère du « Normandie ».

Revendu d'abord à un homme d'affaires saoudien, en 1977, puis à un armateur norvégien en 1979, rebaptisé Norway, il assure des croisières en mer des Caraïbes. Revendu à un ferrailleur, il est rebaptisé Blue Lady en 2006 et son démantèlement prend fin en 2009 en Inde, sur le chantier d'Alang.

  • le 11 mai 1968 : Paris.

Le gouvernement est aux abois. Le premier ministre Pompidou se heurte à son ministre de l'éducation Peyrefitte qui exprime son désaccord à la réouverture de la Sorbonne et appuie la politique de fermeté de De Gaulle. A l'Elysée, ce dernier reçoit les ministres des armées, Messmer, de l'intérieur, Fouchet, de la justice, Joxe et le secrétaire général aux affaires africaines Foccart ( !) pour évoquer l'intervention de l'armée.

Posté le 11 mai 2016 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 mai 2016

Canonisation d'un martyr de la Révolution française

Nicolas Leclerc (bienheureux Salomon en religion), né en 1745, est mort à Paris le 2 septembre 1792 pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé.

Le frère Salomon était  secrétaire du frère Agathon, supérieur général des Frères des Ecoles chrétiennes, après avoir été enseignant, directeur, économe. Le 15 août 1792, il fut arrêté et enfermé au couvent des Carmes devenu prison, avec de nombreux évêques, prêtres et religieux.

Le 2 septembre la presque-totalité des prisonniers fut massacrée à coups d'épées dans les locaux et le jardin du couvent. Il fut béatifié le 17 octobre 1926, par le pape Pie XI, avec 188 de ses compagnons de martyre. Il fut le premier martyr et aussi le premier béatifié chez les frères des écoles chrétiennes. Le décret de béatification des Martyrs de septembre affirme :

« On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompus les mœurs et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines. L'âme est émue d'horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu'exhibèrent pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d'hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l'Eglise, à la liberté de conscience, ou pour s'être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.

Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables qui, durant cette noire tempête, furent livrés à la mort, brille certes au premier rang cette insigne légion d'hommes qui à Paris, au mois de septembre 1792, furent immolés avec une souveraine et une infâme barbarie. »

Le pape François vient de valider sa canonisation.

Posté le 10 mai 2016 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent

C'est arrivé un 10 mai...

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 mai 946 : élection du pape Agapet II.
  • le 10 mai 1537 : Jacques Cartier est en France.

En guise de dédommagement des frais engagés, Cartier reçoit l'Hermine, un navire de 110 tonneaux, avec tous les appareils et munitions qui restent du précédent voyage dont ses 12 canons.

  • le 10 mai 1696 : décès de Jean de La Bruyère, écrivain français.

Né à Paris le 17 août 1645, il devient célèbre en 1688 pour son seul ouvrage, "Les caractères ou les mœurs de ce siècle". Jean de La Bruyère est alors parmi les derniers écrivains à privilégier le style littéraire. En 1693, il est enfin élu à l'Académie française, en remplacement de l'abbé Pierre de La Chambre. Il décède à Versailles suite à une crise d'apoplexie le 10 mai 1696.

  • le 10 mai 1755 : arrestation de Mandrin.

500 soldats français déguisés en paysans pénètrent en Savoie et arrêtent le brigand Mandrin à la ferme fortifiée de Rochefort-en-Novalaise. Il utilisait la Savoie comme base de repli entre deux expéditions en France.

  • le 10 mai 1774 : mort du Roi de France Louis XV.

Louis XV « le Bien-aimé » reçoit l'extrême onction à Versailles, administrée par l'évêque de Senlis, Armand. Il meurt de la petite vérole à l'âge de 65 ans, après une difficile mais très pieuse agonie. Si son début de règne est pacificateur et heureux, période où le Roi fait preuve d'une piété et d'une ferveur avec la Reine Maria Leczinska assez exceptionnelle, la seconde partie est marquée par la débauche de la cour qui suit l'exemple de son maître et par le développement des idées des philosophes qu'il laisse empoisonner l'opinion française.

  • le 10 mai 1794: la colonne infernale Dusirat incendie la forêt de Vezins et les stocks de grains et farine qu'il y trouve.
  • le 10 mai 1794 : Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI est guillotinée place de la Révolution à Paris.

De toute la famille royale, c'est la seule qui a toujours refusé de quitter le Roi et de fuir à l'étranger.

  • le 10 mai 1796 : Bonaparte remporte la bataille du Pont de Lodi, en Italie.
  • le 10 mai 1804 : Bonaparte reçoit le cardinal Caprara.

Il exprime le désir d'être sacré empereur par le pape, il a simplement besoin de la présence papale pour cautionner la cérémonie et singer les sacres des Rois de France. Mais son esprit embrumé par les théories des philosophes ne peut pas comprendre que la puissance du sacre donnée aux Rois vient de Dieu et de l'engagement royal à défendre la foi catholique et a lutter pour le vrai bonheur de leurs peuples. Le sacre des Rois est le Pacte de Reims renouvelé entre un Dieu, un peuple et une personne royale choisie par Dieu. Le sacre de Napoléon est sacrilège et grotesque. (cf. la chronique du 2 décembre).

  • le 10 mai 1871 : signature du traité de Francfort.

Le gouvernement provisoire de la république accepte de payer une indemnité de 5 milliards de franc-or, avec présence d'une armée d'occupation jusqu'au paiement de cette somme et surtout, la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. Guillaume 1er, roi de Prusse, a déclaré le 18 janvier 1870, à Versailles, lors de la proclamation de l'empire :

" Je n'ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés"

  • le 10 mai 1940 : l'Allemagne envahit les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.

C'est la fin de la «drôle de guerre ». L'exode commence. Les Pays-Bas capitulent le 15 ; le Luxembourg capitule le jour même, la Belgique le 27. En Angleterre Churchill devient premier ministre en affirmant :

"Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des larmes."

Les troupes allemandes franchissent les Ardennes au grand dam des Français, évitant les fortifications de la ligne Maginot, que l'inconsistance des dirigeants français n'a pas prolongée sur toutes les frontières. La percée de Sedan est une opération décisive de la bataille de France qui commence.

  • le 10 mai 1954 : le recensement dénombre 43 millions de Français.

L'avortement n'assassinait pas encore plus de 200 000 Français par an, à cette époque. Il faut rappeler qu'en 1789 la France est le pays le plus peuplé au monde avec 28 millions d'habitants. En 1790, la Russie l'égale, puis la Dépasse. En 1795, l'Inde fait de même. En 1914, la France compte 40 million d'habitants, la Russie 160 millions, l'Allemagne 65 et l'Angleterre 43 millions ! Le suicide français est ancien et bien lié à la disparition de la monarchie française.

  • le 10 mai 1968 : la "nuit des barricades".

Combats de rues, voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés, le pays se réveille stupéfait.

  • le 10 mai 1981 : F. Mitterrand est élu contre V. Giscard d'Estaing.

Posté le 10 mai 2016 à 05h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

09 mai 2016

La France de Jeanne d'Arc est-elle si différente de la nôtre ?

Discours prononcé par Madame le Maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, à l'occasion de la fête Jeanne d'Arc : 

Monsieur le curé,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

JEANNE D'ARC !

IMG_8293Ce nom claque dans le roman national comme la bannière blanche, ornée de Jésus et Marie, dans le ciel de France presque 600 ans plus tôt.

Jeanne d'Arc, un destin ciselé à l'épée, voulu par Dieu, pour la France. Un héros, hors du commun, comme seule notre belle patrie sait en créer.

Jeanne d'Arc, l'âme profonde de la France : le courage, l'insoumission, la foi, la charité, l'espérance.

Jeanne, une jeune bergère qui ne sait ni lire ni écrire. Elle ne connaît que le Pater et l'Ave que sa maman lui a appris. Simple, douce, elle va devenir un chef de guerre plein de panache lorsqu'elle aura achevé sa mission de « bouter les anglais hors de France » et fait couronner le dauphin Charles VII.

Jeune fille de France mêlant l'extraordinaire des voix qu'elle entend à l'ordinaire de sa vie de jeune fille.

Jeanne est un exemple et un modèle pour chacun d'entre nous. Un modèle de foi, de courage et de vaillance.

La bannière de Jeanne d'Arc flotte au dessus d'une France dépossédée de son pouvoir, une France qui souffre, une France divisée, une France qui ne croit plus. Les conflits et la violence se déchaînent. La situation semble désespérée et pourtant sur les terres de Lorraine, une jeune bergère va se lever, guidée par Dieu, elle va redonner confiance au peuple, conduire les hommes à la bataille et redresser le royaume de France. Jeanne n'existe plus pour elle-même, elle est entièrement dévouée à sa mission. Elle doute, elle souffre mais elle ne renonce jamais. Jusqu'à son procès scandaleux elle reste digne, courage des martyrs et honneur des Saints.

Jeanne d'Arc est l'un des plus beaux liens unissant la terre de France et le Ciel.

Jeanne illustre à elle seule l'extraordinaire capacité de la France à se tirer des situations les plus difficiles. Elle nous apprend que lorsqu'il n'y a plus d'espoir, il reste l'espérance.

Nous avons le devoir de transmettre ces morceaux de gloire. La vie n'est pas seulement faite de réussites sociales et de consumérisme, mais également d'idéaux, de foi et de grandeurs. Si l'école refuse de transmettre, c'est à chacun de nous que revient le devoir d'expliquer ce qui fait la grandeur de notre patrie.

Presque 600 années sont passées et Jeanne est toujours présente dans nos cœurs. Quelles que soient les époques, elle a toujours beaucoup à nous apprendre, sur nous-même et sur notre société.

Comparaison n'est pas raison mais la France de Jeanne d'Arc est-elle si différente de la nôtre?

Trahison des élites, désespérance, conflits, violences, colère du peuple... Les maux ne sont pas nouveaux, nous y avons seulement ajouté l'islamisation de notre pays et les attentats terroristes !

Lorsque notre pays sombre, il faut se tourner vers les pages glorieuses de notre histoire. Jeanne, comme tant d'autres, incarne un guide dans l'obscurité. Nous savons tous combien la vie de nombreux compatriotes est difficile : solitude, chômage, dislocation des familles, violences...

Ne désespérez jamais de voir la France sombrer. Notre pays sait toujours se relever de ses souffrances. Soyez fidèles jusqu'au dernier souffle, à l'image de Jeanne d'Arc, n'abandonnez jamais.

Ceux qui veulent nous faire croire que la France est trop petite pour l'Europe, trop petite pour le monde, qu'elle n'est plus adaptée, ou incapable de résister aux menaces, se trompent. Il n'ont plus confiance en ce qu'ils sont. Ils refusent l'héritage multi séculaire de notre patrie. Le passé de notre pays nous engage, nous oblige.

Il y a tout de même quelques lueurs au milieu du marasme que nous traversons.

L'anneau. Le fameux anneau de Jeanne, volé par les anglais durant son procès revenu sur la terre de France. Récupéré par Philippe de Villiers et par la fondation du Puy du Fou. Cet anneau oublié, quasi relique de la sainte, est venu raviver le souvenir glorieux de l'épopée de Jeanne auprès de nos compatriotes. Cet anneau est également la relique de l'âme profonde de la France : chevaleresque, fidèle et insoumise, cette âme qui n'attend que le réveil...

L'histoire de France est belle, l'histoire de France est grande, ne baissez jamais la tête, vous êtes Français."

Posté le 9 mai 2016 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 9 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 mai 1431 : 48ème séance du procès de Sainte Jeanne d'Arc.

La séance à lieu à Rouen dans la grosse tout du château. La rage des clercs de l'Eglise et des membres de l'Université de Paris, « ce soleil de la Chrétienté », comme l'a dénommé un pape, est telle qu'ils finissent par menacer physiquement cette humble paysanne qui a appris à lire et à écrire il y a moins de deux ans, tout en commandant les armées du Roi au feu.

Toute leur science et leur théologie sont jetées à bas par la clarté et la profondeur des réponses de Jeanne. Elle ne cesse de les remettre en face de leurs responsabilités tant spirituelles que politiques. C'est pourquoi ils disent que si elle n'avoue pas la vérité, elle sera mise à la torture, dont les instruments sont prêts et présents.

Sa réponse les subjugue:

« Après les réquisitions et monitions à elle faites par les juges et assesseurs, R. Vraiment, se vous me deviez faire détruire les membres et faire partir l'âme du corps, si, ne vous dirai-je autre chose ; et se aucune chose vous en disoy-je, après si diroye-je toujours que vous me le auriés fait dire par force. »

  • le 9 mai 1435 : victoire française sur les Anglais à Gerberoy.

Les troupes françaises de Jean Poton de Xaintrailles et d'Etienne de Vignolles dit « la Hire», pourtant deux fois moins nombreuses, battent les 3 000 Anglais de John Fitz Alan, comte d'Arundel, dans la bataille de Gerberoy, dite également «bataille d'Arondel », en Picardie.

  • le 9 mai 1462 : Traité de Bayonne.

A cause de la guerre civile catalane, Jean II d'Aragon réclame l'aide militaire de Louis XI, Roi de France. En échange, il cède de manière temporaire les comtés de Roussillon et de Cerdagne. L'aide militaire apportée par le Roi de France est estimée à 200 000 écus. Les comtés cédés aux français sont récupérés en 1493.

  • le 9 mai 1769 : fin de la bataille de Ponte-Novo.

Les Corses indépendantistes de Paoli, renforcés de mercenaires allemands, sont battus par les troupes de Louis XV. C'est la fin d'une guerre de 40 ans qui a mis aux prises le peuple corse, mené par Pascal Paoli, avec la République de Gênes puis le Royaume de France.

Il faut noter que quelque temps après, environ une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, sont anoblies par Louis XVI, dont la plupart de celles qui avaient participé à la bataille aux côtés de Paoli ; l'exemple des Buonaparte est le plus connu.

  • le 9 mai 1693 : le Roi Louis XIV préside à la cérémonie de l'intronisation des premiers membres de l'Ordre de Saint Louis.

C'est le marquis de Barbezieux, secrétaire d'Etat à la Guerre, qui lit la formule du serment de fidélité au Roi et à la religion catholique, pendant que les récipiendaires s'agenouillent devant le Roi. Ce dernier les adoube du plat de son épée en disant : "Par Saint Louis, je vous fais chevalier".

Enfin, les promus prêtent serment de vivre en bons catholiques, d'être fidèles au Roi, de toujours lui obéir, de ne pas quitter le service sans son autorisation et de veiller au respect des statuts de l'ordre. La fête annuelle de l'Ordre est fixée au 25 août, jour de la Saint Louis, et à cette occasion, les membres ont l'obligation d'accompagner Sa Majesté à la messe.


Croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis

La décoration de l'Ordre de Saint Louis est une croix de Malte à quatre branches formant huit pointes, d'or bordé d'émail blanc et anglée de fleurs de lys d'or. Sur l'une de ses faces, Saint Louis est représenté tenant d'une main une couronne de laurier et de l'autre une couronne d'épines; sur l'autre face figure une épée nue flamboyante, passée dans une couronne de lauriers. La croix de Saint Louis est suspendue à un cordon rouge couleur de feu. Voir le 5 avril.

  • le 9 mai 1871 : les troupes versaillaises s'emparent du fort d'Issy.

Le réduit communard, dans Paris, diminue chaque jour.

  • le 9 mai 1915 : bataille de l'Artois.

Cette bataille est un des exemples d'offensives à outrance, menées sans considérations pour la vie des soldats. Chaque mètre pris à l'ennemi se paie en centaines, parfois en milliers de vies. La bataille de l'Artois dure du 9 mai au 25 juin 1915. Si Joffre parvient à percer le front allemand, c'est au prix de lourdes pertes (plus de 100 000 hommes contre 75 000 côté allemand).

  • le 9 mai 1941 : Mendès-France est jugé par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à 6 ans de prison et à la destitution pendant 10 ans.
  • le 9 mai 1945 : libération de Dunkerque.

Dunkerque est une des dernières villes de France à être libérée de l'occupation de l'Allemagne nazie. Les troupes allemandes se rendent suite à la capitulation sans condition signée la veille.

  • le 9 mai 1950 : Schuman propose un plan pour l'Europe.

La déclaration du 9 mai 1950, aussi appelée déclaration Schuman, est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le salon de l'Horloge du Quai d'Orsay, à Paris, elle lance l'idée d'une Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

Posté le 9 mai 2016 à 05h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mai 2016

C’est arrivé un 8 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Célébrations le 8 mai: les Fêtes johanniques à Orléans et la fin de la seconde guerre mondiale.

  • le 8 mai 535: décès du pape Jean II.

Voir la chronique du 2 janvier

  • le 8 mai 590 : le pape saint Grégoire le Grand annonce la fin de la peste qui ravage Rome.
  • le 8 mai 685: décès du pape saint Benoît II.
  • le 8 mai 1360 : signature du Traité de Brétigny entre la France et l'Angleterre.

Egalement connu sous le nom de traité de Calais, il est conclu au château de Brétigny, près de Chartres entre Édouard III d'Angleterre et le Dauphin Charles, fils du Roi Jean II de France. La France perd des terres au nord entre Calais et le Ponthieu ainsi que l'Aquitaine. Edouard III ramène la rançon de Jean II le Bon de 4 à 3 millions d'écus et renonce à revendiquer le trône de France. La guerre reprend 9 ans plus tard. (Voir les chroniques des 8 et 26 avril).

  • le 8 mai 1429 : le siège d'Orléans est levé par les Anglais.

Ils cèdent face à l'armée française commandée par sainte Jeanne d'Arc. Celle-ci, en la fête de Saint Michel, patron de la France, le 8 mai 1429, délivre miraculeusement Orléans. Puis, ce sont les victoires de Meung, Beaugency, Patay, les prises de Troyes et de Châlons-sur-Marne et enfin le sacre du Dauphin à Reims.

Orléans est assiégée depuis le mois d'octobre 1428 par l'Anglais Jehan Talbot. La cité est le dernier point de résistance des Français sur la Loire, à la frontière entre la partie du Royaume tenue par les Anglais et le Royaume de Bourges de Charles VII.

Les grands du Royaume d'abord très critiques ont été subjugués par la facilité avec laquelle elle est parvenue à pénétrer dans la ville pour la ravitailler. Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère, le duc Jehan II d'Alençon, Raoul de Gaucourt, sénéchal du Dauphiné, Étienne de Vignolles plus connu sous le sobriquet de « La Hire », l'Amiral Louis de Culant, Jehan Poton de Xaintrailles et Gilles de Rais, la suivent alors aveuglément et la ville, tenue alors par le Comte Jehan de Dunois dit le « Bâtard d'Orléans » est délivrée.

Pour épargner des vies et le sang des soldats Sainte Jeanne d'Arc a écrit avant la bataille cette lettre au roi d'Angleterre :

« Roi d'Angleterre et vous, duc de Bedford qui vous dîtes régent de France, faites raison au Roi du Ciel de son sang royal. Rendez au Roi, par la Pucelle qui est envoyée par Dieu, le Roi du Ciel, les clés de  toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est venue par Dieu réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix si vous lui voulez faire raison en quittant la France ! Vous ne tiendrez pas le Royaume de Dieu le Roi du Ciel. Mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier car Dieu, le Roi du Ciel le veut. »

Et comme les Anglais ne répondent pas, elle marche sur Orléans. Avant la bataille, elle entend la messe et communie chasse les prostituées de l'armée et demande à la troupe de se mettre en paix avec Dieu. Son écuyer, Simon Beaudcroix déclare au procès de réhabilitation :

"Je me rappelle fort bien que Jeanne recommanda à tous les hommes de l'armée de se confesser, de mettre leur conscience en ordre; de prier que Dieu leur vienne en aide et qu'avec son aide ils obtiennent la victoire."



Jeanne d'Arc à Orléans par Jules Eugène Lenepveu, peint entre 1886–1890

« Au milieu de la division intérieure qui déchire un même peuple séparé en Armagnacs et Bourguignons, au cœur de la guerre civile qui fait du pays une proie plus facile et déjà largement convoitée par l'étranger, une jeune paysanne se présente et , entre sa seizième et sa dix-neuvième année, en moins de trois ans, elle rend à une nation son âme, son unité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 176).

  • le 8 mai 1684 : décès de Henry Du Mont.

Henry de Thiers, dit Henri Du Mont, meurt le 8 mai 1684 à Paris. D'origine flamande, il est organiste de l'église Saint-Paul, puis de la basilique Notre-Dame à l'âge de 19 ans, avant d'être claveciniste pour le Duc d'Anjou. La même année il publie son recueil de motets intitulé Cantica sacra, recueil majeur dans l'histoire de la musique française. Il devient Maître de la Chapelle Royale en 1663, et prend sa retraite en 1683. Durant sa carrière, il compose des œuvres essentiellement religieuses de musique baroque, en particulier près de deux cent petits motets à deux et quatre voix en cinq recueils qui restent l'archétype du motet français. Ses motets utilisent la basse continue, une technique encore rare à cette époque.

Ses cinq messes, dites Messes Royales, ont survécu jusqu'au milieu du XXe siècle (avant Vatican II), néanmoins, dans certains lieux de culte catholiques ou pendant les grandes fêtes religieuses, on peut encore entendre l'une ou l'autre des messes royales de Du Mont.

  • le 8 mai 1721 : élection du pape Innocent XIII.

Michel Angelo Conti est élu pape sous le nom d'Innocent XIII. Durant son pontificat, il subit l'invasion du duché de Parme et de Plaisance par Charles VI du Saint-Empire ; soutient Jacques François Stuart pour l'accession au trône d'Angleterre ; et lutte ardemment contre les Jansénistes en France

  • le 8 mai 1738 : vente de la vicomté de Turenne, paradis fiscal, à Louis XV.

La vicomté de Turenne est un bon exemple pour expliquer comment fonctionnait la France avant la révolution. Aujourd'hui, le jacobinisme républicain uniformisateur, le centralisme administratif et technocratique ont, sous prétexte de simplification et d'unité nationale, détruit des pans entiers de l'histoire de France, de la culture française. Si les Bourbons ont été les premiers à centraliser ce fut toujours fait dans le respect de l'histoire et des particularités de chaque province. Les Rois de France parlaient de « Nos peuples de France ». La vicomté de Turenne permet ainsi de comprendre ce qu'était la France avant que ne passe le rabot révolutionnaire. S'étendant de Sarlat à Neuvic, comptant 1200 hameaux, 105 paroisses du Limousin et du Quercy et pas moins de sept villes fortifiées : Argentat, Beaulieu, Collonges, Martel, Meyssac, Saint-Céré et Turenne, la vicomté de Turenne compte 150.000 habitants au début du XVIII° siècle.

Fonctionnant pendant huit siècles, comme un état quasi-souverain la vicomté bénéficiait de nombreux privilèges.

Les vicomtes soutenaient que l'hommage qu'ils rendaient au Roi n'était pas un hommage lige. Jusqu'au XIII° siècle, ils battent monnaie, acceptée en Limousin, Périgord et Quercy. Ils peuvent concéder des fiefs nobles à des roturiers ; ils possèdent des droits de souveraineté et d'amortissement sur les francs-fiefs ; perçoivent des droits de timbres ; créent des foires, des consulats ; … Ces droits sont confirmés par des documents officiels de Philippe le Hardi en 1168, Jean le Bon en 1350, puis Charles V, Charles VII, Louis XI, Louis XIII. Les vassaux des vicomtes sont exemptés de la taille royale et du logement des gens de guerre. Cette situation attire dans la région de nombreuses familles riches et entreprenantes.

L'anachronisme féodal de la Vicomté disparaît finalement en 1738 lorsque Charles Godefroy de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, Vicomte de Turenne, vend tous ses droits au Roi pour payer ses immenses dettes, ses Etats lui ayant stupidement refusé un secours. Le Roi Louis XV lui paie la somme de 4.200.000 livres.

  • le 8 mai 1769 : bataille de Ponte Novo.

Début de la bataille, voir la chronique du 9 mai.

  • le 8 mai 1672: décès de M. de Tréville, Lieutenant Capitaine de la compagnie des Mousquetaires.

En 1616, à l'âge de dix-sept ans, il renonce au négoce pour les armes et part pour Paris, où il s'y engage comme cadet-gentilhomme dans les Gardes-françaises. Il prend part au siège de la Rochelle, de 1627 à 1628, où il est blessé. Tréville, qui a toute la confiance du Roi Louis XIII, devient en 1634 Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires. Eloigné par Richelieu, suite à l'affaire Cinq-Mars, le Roi le rappelle à la mort du ministre et lui rend le commandement de la compagnie des mousquetaires. Quelques mois plus tard, le 14 mai 1643, Louis XIII meurt à son tour. Mazarin, ne pouvant le renvoyer, dissout la compagnie des Mousquetaires, en 1646.

  • le 8 Mai 1779 : Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables »

Les serfs des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables » n'existent donc plus. Déjà c'est le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Trois ans après avoir aboli l'esclavage (chronique du 4 février)

  • le 8 mai 1794 : exécution des 28 fermiers généraux à Paris, dont Antoine Lavoisier.

Antoine Laurent de Lavoisier naît et meurt à Paris. Il est généralement considéré comme le créateur de la chimie moderne. Il énonce la première version de la loi de conservation de la matière. Il identifie et nomme l'oxygène en 1778. Il participe à la réforme de la nomenclature chimique, découvre le rôle de l'oxygène dans le phénomène de la combustion ; démontre le rôle de l'oxygène dans la respiration animale et végétale mais aussi dans la formation de la rouille.

Alors que beaucoup se lèvent pour dénoncer la perte pour la France que constituerait sa mort, Fouquiet Tinville rétorque :

« La république n'a pas besoin de savants ! »

  • le 8 mai 1920 : la fête de sainte Jeanne d'Arc devient la fête nationale en France.

Canonisée en 1920, la même année que sainte Marguerite Marie Alacoque, la fête de Sainte Jeanne d'Arc est retenue, sur proposition de Maurice Barrès, comme fête nationale. La loi retient le second dimanche de mai.

  • le 8 mai 1945 : capitulation sans condition de l'Allemagne.

Après une première reddition signée le 7 mai 1945 à Reims par le colonel-général Alfred Jodl, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe, le maréchal Keitel signe l'acte politique de la capitulation sans condition. C'est une véritable guerre de 100 ans qui prend fin entre les peuples germaniques et la France.

  • le 8 mai 1945: répression des émeutes algériennes, un mensonge d'Etat.

Si l'on en croit les journaux, les médias, les livres de pseudo histoire, une « manifestation » se produit à Sétif aux cris de "Istiqlal" ("indépendance") et de "libérez Messali" (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien aurait été abattu par la police française. Les manifestations se seraient étendues alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne et près de 10 000 morts par la répression.

Un drame algérien d'Eugène Vallet, aux éditions : Les grandes éditions françaises montrent une toute autre vérité des émeutes de mai 1945.

Les faits ont été déformés sur le massacre de Sétif. La manifestation est en fait une émeute qui déferle sur la ville en assassinant de façon atroce tous les Européens rencontrés. Les forces de l'ordre qui arrivent n'ont d'autre solution que d'ouvrir le feu. Et Sétif n'est que l'arbre qui cache la forêt car les trois départements s'embrasent en même temps et non pas après Sétif. Partout des Européens sont assassinés. Il y a bien un plan de révolte, une préméditation de l'action qui est prouvée par la quantité d'armes des « manifestants », par leurs tentatives de couper les routes et d'isoler les grandes villes.

L'insurrection ayant échoué, les indépendantistes, relayés par les médias français anticolonialistes vont inverser l'origine de la violence ; faisant passer les assassins pour des victimes. Depuis, la propagande du gouvernement algérien, largement reprise par les médias et l'éducation nationale française parle de chiffres de morts extravagants ; ces chiffres oscillent entre 15.000 et 45.000 morts algériens. Comme si les documents officiels de 1945 ne permettent pas de présenter la vérité. 0n lit partout que, "selon les autorités françaises", ces événements auraient provoqué la mort de soit 15 000 Algériens, soit 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, donc durant quinze jours : l'armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour, c'est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d'Algérie elle-même ?

Il est possible aujourd'hui de consulter le service historique des armées qui a publié l'essentiel des pièces il y a déjà vingt ans ; de lire Roger Vétillard qui a repris dans son étude de 2008 toute ces preuves ; ou encore de relire l'historien Jean-Louis Planche.

Relisons Eugène Vallet :

« Les Français ont eu à faire face à deux foyers actifs d'insurrection, couvrant près de 6.000 kilomètres carrés, en deux régions à population très dense, où l'émeute — les constatations faites l'ont démontré — n'avait même pas l'excuse de la misère. Presque simultanément, se sont produits sur tout le territoire, entre Bône et Saïda, c'est-à-dire sur 900 kilomètres de distance, des remous démontrant la préparation d'une action offensive qui n'était, du reste, un secret pour personne. »*

* (Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, page 8)

« Les drapeaux doivent être retirés. Devant l'hôtel de France à Sétif, un policier tente de s'en emparer. C'est le signal de la bagarre, des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : "Tuons les Européens"… » […] « Le mouvement insurrectionnel, n'a pas été l'œuvre de faméliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n'avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…» Écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d'armée à Alger, dans son rapport.

Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes, avec le double de blessés. S'y ajoutent les quelques 800 musulmans francophiles assassinés par les émeutiers. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués; l'Humanité cite à l'époque le chiffre de 6 000 sans aucune preuve ! C'est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s'éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : en 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite sans vergogne le chiffre de 100 000 !

Quand on sait que le gouverneur général de l'Algérie, Yves Chataigneau, un gaulliste, surnommé par les pieds-noirs « Mohammed » en raison de ses sympathies musulmanes, agit sous les ordres du ministre de l'Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; et que le ministre de l'Air, responsable des ordres donnés à l'armée de l'air, est le communiste Charles Tillon…peut-on dire que la répression est si terrible ? La plus part des condamnations des coupables sont ensuite cassées par Paris. D'où la conclusion d'Eugène Vallet :

«On affirme que sur 120 condamnations environ, prononcées à ce titre, 25 à peine ont été suivies d'exécution. Enfin est arrivée l'amnistie générale, qui couvre à peu près tous les coupables et leur permet de revenir, libérés et insolents, parmi leurs victimes et leurs complices. Et comme si de tels défis au bon sens et à l'équité n'étaient pas suffisants, on intensifie à plaisir les campagnes de calomnies contre les martyrs de l'hécatombe des 8 et 9 mai 1945. La presse et la T.S.F. propagent les mensonges les plus odieux sur des faits dont l'Administration a empêché la libre divulgation.

[…] Le scandale, ce n'est pas le massacre des Français isolés et surpris, sans défense, des femmes martyrisées et des petits enfants lacérés de coups de couteaux. Le scandale, c'est la répression trop brutale de l'émeute. Nos soldats ont été des bourreaux...Ce renversement, au moins audacieux, des rôles, a évidemment pour but de tromper l'opinion publique dans la Métropole. Mais il crée une situation intolérable en Algérie, où tout le monde est fixé, même la masse indigène, qui est étonnée, aujourd'hui encore, que le châtiment n'ait pas été plus exemplaire. »**

** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 263 et 264.

[…] « On chasse les Français d'Algérie. C'est là un fait qui ne peut être nié et qui met en cause les destins mêmes de la France en Afrique du Nord. Il est profondément attristant d'enregistrer cette constatation qui sera, demain, une réalité poignante. Le mouvement est commencé. Il s'accentue rapidement. L'Administration s'en est aperçue, puisqu'elle a essayé de freiner les départs, en refusant d'approuver, pendant un temps, les ventes de propriétés françaises aux indigènes. Mais elle continue à favoriser ceux qui, malgré tout, voulaient rester. J'attribuais les mesures qui précipitent la catastrophe.

Les Pouvoirs publics n'ont pas réagi lorsqu'il en était temps encore, lorsqu'ils ont été prévenus de l'imminence du drame qui se préparait. Or, ils avaient été largement alertés par de nombreux rapports officiels de fonctionnaires de tous ordres, y compris les chefs de gendarmerie et par des appels pressants d'élus.

Le drame accompli, l'Autorité, nous l'avons dit a :

  • couvert d'une protection non déguisée les émeutiers échappés, aux constatations des flagrants délits ;
  • gracié les coupables arrêtés et condamnés par les tribunaux militaires ;
  • prononcé, récemment, une amnistie à peu près générale, qui a permis aux perturbateurs de rentrer dans les douars la tête haute, de reformer les groupements d'assaut, genres « Médersas », « Amis du Manifeste » ou Scouts, qui avaient été dissous, et de reprendre leur programme d'hostilité et de menaces de mort contre l'élément français, témoins ces papiers répandus dans les campagnes en avril 1946, ou jetés dans les boîtes aux lettres des villes :

« Français, préparez vos valises ou vos cercueils !... »

Et comme si l'Algérie française était coupable de ne pas succomber sous l'action d'un tel régime, le législateur de France y ajoute la certitude d'une asphyxie totale ; la noyade des Français sur les prochaines listes électorales, par l'inscription de nouveaux contingents d'électeurs indigènes, tels que les titulaires de certificats d'études primaires ! Quelles responsabilités, dans l'Histoire, prennent aujourd'hui nos dirigeants !... » 22 AOUT 1946.***

*** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 271 272 et 273.

  • le 8 mai 2002 : attentat de Karachi.

Un attentat à la voiture piégée commis devant un hôtel de Karachi (Pakistan) coûte la vie à 14 personnes, 11 Français et 3 Pakistanais (plus douze blessés).

Posté le 8 mai 2016 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

07 mai 2016

C’est arrivé un 7 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 mai 558 : le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s'écroule.

Justinien Ier ordonne immédiatement de le reconstruire.

  • le 7 mai 1274 : le second Concile de Lyon commence.

Le pape Grégoire X a trois motifs qui l'ont amené à convoquer ce grand concile :

  • le premier est d'envoyer des secours aux chrétiens de la terre sainte ;
  • le second, de réunir l'Église grecque à l'Église romaine,
  • le troisième, de réformer les mœurs et la discipline, et de fixer un terme pour les élections de papes, dont le délai était toujours trop important. Il vient d'en être l'exemple.
  • le 7 mai 1342 : élection du pape Clément VI.
  • le 7 mai 1463 : grand incendie de Toulouse.

Le feu prend dans la ville médiévale, il détruit les trois quarts de la ville et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics, propagé par un vent violent à travers les rues étroites, aux d'habitations en partie construites en bois. Le Roi Louis XI alors dans le sud de la France, arrive rapidement sur les lieux et demeure trois semaines dans la ville.

  • le 7 mai 1794 : la Convention adopte une nouvelle religion, le Culte de la Raison et de l'Être suprême.

A l'initiative de Robespierre et de la maçonnerie, et afin de déchristianiser la France et d'y asseoir l'idéal républicain sur des références religieuses et morales, la Convention crée par décret le culte de l'Etre suprême, l'ange déchu. La Raison n'est rien d'autre que le rejet de Dieu par l'homme qui se fait dieu. (Relire le discours de Jaurès dans la chronique du 11 février).

  • le 7 mai 1795 : Fouquier-Tinville est guillotiné.

Cet accusateur public a signé plus de 16 000 condamnations à mort en 9 mois.

  • le 7 mai 1932 : Paul Doumer, président de la République française est assassiné.

Le président français Paul Doumer est assassiné par un homme d'origine russe, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.

  • le 7 mai 1945 : les Allemands signent la reddition sans conditions à Reims.

Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims, une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.

  • le 7 mai 1954 : à Dien Bien Phu, Eliane tombe.

Alors que tous les moyens militaires n'ont pas été utilisés et que la victoire est encore possible, le pouvoir politique à Paris décide l'abandon de l'Indochine. La France perd l'Indochine par lâcheté politique. Le 7 mai Eliane tombe. Cela fait 60 jours que les troupes françaises combattent dans la cuvette.

Sans munitions, ni médicaments en nombre suffisant, alors que de nombreux groupes de partisans arrivent à marche forcée pour tomber dans le dos des divisions viets, le Général René Cogny, commandant les forces du Tonkin, envoie un message au Colonel Christian de Castries dans lequel il lui demande qu'il n'y ait ni acte de capitulation, ni drapeau blanc.

Seuls, quelques derniers résistants sur Isabelle (Groupe Mobile 6, 3e REI, 1er et 7e RTA) menés par le Lieutenant-colonel André Lalande, se battent encore furieusement. Lalande tentera une sortie en force, qui échouera de peu.

Le 8 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe définitivement aux mains du Viet Minh. 2 293 soldats français et supplétifs viets et thaïs blancs ont été tués, 11 721 autres partent en captivité dans les camps du Viet Minh, dont seulement 3 290 sortiront vivants. L'armée Viet Minh y a laissé ses meilleures divisions. Si l'appui américain avait été accepté le sort de la bataille aurait été tout autre.

La France a lâchement abandonné ses soldats. Pourquoi n'a-t-elle pas demandé :

« A Dien Bien Phu vous avez capturé 11721 soldats de l'Union Française, valides ou blessés, vous en avez rendu 3290, il en manque 7801 ! Que sont-ils devenus ? »

Mais jamais cette question n'a été posée.

  • le 7 mai 1990 : la France est condamnée à payer une amende de deux millions de dollars américains dans l'affaire du Rainbow Warrior.

Posté le 7 mai 2016 à 06h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

06 mai 2016

Franz-Olivier Giesbert décrit la Terreur révolutionnaire

Invité de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" le 12 mars, Franz-Olivier Giesbert rétablit certaines vérités sur la Révolution française :

Posté le 6 mai 2016 à 10h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

C’est arrivé un 6 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 mai 1210 : la cathédrale carolingienne de Reims est détruite par un incendie.

On a accusé l'archevêque Albéric de Humbert (ou Aubry de Humbert), qui aurait trouvé ce moyen pour reconstruire en plus beau et surtout en plus grandiose.

  • le 6 mai 1211 : pose de la première pierre de la nouvelle cathédrale de Reims.

L'archevêque de Reims Albéric de Humbert pose la première pierre de la nouvelle cathédrale de Reims, l'édifice actuel. Le chantier de construction est confié à Jean d'Orbais.

  • le 6 mai 1501 : naissance du pape Marcel II.

Voir les chroniques du 9 avril et du 1er mai

  • le 6 mai 1527 : sac de Rome par le connétable Charles III de Bourbon et ses hommes, au service de Charles Quint.

Le connétable Charles III de Bourbon, traître au Roi de France, y trouve d'ailleurs la mort.Les Impériaux s'emparent du Borgo dans le Vatican, mais grâce à la résistance et au sacrifice des gardes pontificaux, le pape Clément VII peut se réfugier dans le château Saint-Ange. Ils se barricadent dans la cour d'entrée de Saint-Pierre, qu'ils défendent pendant des heures contre des milliers de lansquenets; 147 soldats suisses meurent et seuls 42 survivent au combat. En souvenir de cet événement est célébré chaque 6 mai, le jour de la prestation de serment des recrues de la Garde Suisse.

Les troupes impériales s'emparent ensuite du quartier du Trastevere, d'où elles franchissent le Tibre pour entrer dans Rome. Le saccage de la ville commence le lendemain et va durer jusqu'en février 1528. On dénombre des milliers de victimes, des dommages incalculables sur le patrimoine artistique ; les travaux de la construction de la basilique Saint-Pierre sont interrompus et repris seulement en 1534 avec le pape Paul III. Rome voit sa population divisée par 5, car le nombre de cadavres abandonnés est si grand que la peste s'y déclare. Plus de la moitié des soldats impériaux meurent.

  • le 6 mai 1574 : naissance du pape Innocent X.

Giovanni Battista Pamphilinée à Rome, le 6 mai 1574, est le 234e pape, de 1644 à 1655. Il prend le nom d'Innocent X. Il est élu pape le 15 septembre1644, à la mort d'Urbain VIII, le lendemain du jour de l'exaltation de la Sainte-Croix, grâce à l'appui du clan français, qui refusait tout candidat pro-espagnol. Il condamne les cinq propositions tirées de l'Augustinus de Jansenius par la bulle Cum occasione le 31 mars1653.

  • le 6 mai 1576 : Edit de Beaulieu, fin de la cinquième guerre de Religion.

Connu sous le nom de paix de Loches, ce traité est inacceptable aux yeux des catholiques. Il octroie d'importants avantages au frère du Roi, le duc d'Alençon mais aussi aux protestants. L'excès des concessions faites entraîne la formation de la Sainte Ligue sous l'autorité du duc de Guise qui jouit d'un immense prestige dans tout le Royaume.

  • le 6 mai 1682 : le clergé français réaffirme les libertés de l'Église gallicane après la protestation du pape.

Cette protestation papale fait suite à la déclaration du 19 mars. (Voir la chronique du jour sur la Déclaration des 4 articles, qui constitue la base de l'erreur gallicane, une des causes de la chute de la monarchie en France. Voir le livre de Bernard Basse :La constitution de l'Ancienne France qui l'explique très bien.

  • le 6 mai 1682 : Louis XIV, la cour et le gouvernement quittent respectivement Saint-Cloud, le Louvre et Saint-Germain-en-Laye et s'installent au château de Versailles.

Les travaux ont commencé en 1661 sous la direction de Le Vau, puis celle de Jules Hardouin-Mansart à partir de 1676. Le Brun, premier peintre du Roi, assure la décoration. Quand Le Nôtre crée les jardins. La noblesse et les gens de la cour suivent le Roi dans ce grand déménagement alors que le château n'est pas terminé, puisque les travaux durent tout au long du règne.

  • le 6 mai 1708 : monseigneur François de Laval meurt à Québec.

François de Montmorency Laval est le premier évêque de Québec et de la Nouvelle-France en 1674. Jean-Paul II le béatifie le 22 juin 1980. François 1er le canonise le 30 avril 2014, (cf. chronique du 30 avril).

Il fonde le séminaire de Québec, avec sa fortune personnelle. L'héritage qu'il a laissé permet au séminaire, pendant trois siècles, de recevoir presque gratuitement des centaines de futurs prêtres pendant les 12 années de scolarité que durait le cours classique et le grand séminaire. En outre, grâce à ce legs, le séminaire peut en 1852 fonder une université française à Québec, la future université Laval.

Gisant de Mgr de Laval réalisé par le sculpteur Henri Angers

Mgr François de Montmorency Laval est inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de Québec. En 1878, son corps est exhumé et transporté de la cathédrale à la crypte de la Chapelle du Séminaire de Québec.

  • le 06 mai 1877 : incendie de la cathédrale de Metz.

L'empereur Guillaume Ier se rend en visite à Metz ; un feu d'artifices est tiré et met le feu au toit de la cathédrale.

  • le 6 mai 1889 : exposition Universelle de Paris.

Elle a lieu du 6 mai au 31 octobre 1889 et présente une nouveauté importante: l'électricité. Les ponts sont illuminés, de même que les jardins, les pavillons et la Tour Eiffel. Avec près de 30.000.000 de visiteurs, l'Exposition est un succès. La tour Eiffel a été construite pour matérialiser à cette occasion le triomphe de la révolution, dont c'est le centenaire.

  • le 6 mai 1945: Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugements.

Début mai 1945, une douzaine de Waffen SS français, du régiment « Hersche », se rendent à l'armée américaine et sont internés dans une caserne de Bad Reichenall. Le 6 mai 1945, la 2ème DB de Leclerc occupe cette ville ; les SS Français décident de s'évader par peur de représailles. Ils sont finalement capturés, et ensuite questionnés par le futur maréchal Leclerc ; lequel jugeant leur attitude insolente, décide de les faire fusiller sans aucun jugement le lendemain ou le surlendemain!

Les jeunes français s'écroulent par groupe de quatre, l'un après l'autre, sous les balles, aux cris de « vive la France ». Les corps sont laissés sur place conformément aux ordres. Où ils seront finalement enterrés. Le 6 décembre 1948, une enquête est ouverte à la demande de la famille d'un fusillé, et le 2 juin 1949, les corps sont transférés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad Reichenhall.

  • le 6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président contre Ségolène Royal.
  • le 6 mai 2012 : F.Hollande est élu président contre Nicolas Sarkozy.

Premier président de la V république à être élu avec moins de la majorité du corps électoral.

Posté le 6 mai 2016 à 05h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

05 mai 2016

C’est arrivé un 5 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mai : fête de Saint Hilaire d'Arles, évêque d'Arles.

Hilaire d'Arles, (401 - 5 mai 449) est des moines-évêques qui, à la suite de saint Martin, répandent la foi catholique en Gaule. Il est archevêque d'Arles de 430 à sa mort. Moine au monastère de Lérins, il est élu de force évêque, à 29 ans. Ce qu'il refuse en disant qu'il ne se soumettra que si Dieu lui montre de manière évidente que telle est Sa volonté. Une colombe blanche comme neige vient alors se poser sur sa tête, et elle ne s'envole qu'après qu'il eut donné son assentiment. Arles est à l'époque une métropole dont la juridiction englobe plus de 25 évêchés de Provence. Hilaire tombe malade à l'âge de 48 ans et, après avoir désigné son successeur, il remet son âme à Dieu, le 5 mai 449.

  • le 5 mai 614 : les Perses de Chosroès II prennent Jérusalem.

Ils emmènent non seulement le patriarche et la population en captivité (35 000 habitants vendus comme esclaves, mais ils s'emparent de la Vraie Croix, trophée de leur triomphe sur l'empire byzantin. Les églises sont détruites. C'est en 630, que l'empereur byzantin Héraclius Ier, vainqueur des Perses à Ninive en 627, ramène la Vraie Croix à Jérusalem. La ville tombe ensuite aux mains des musulmans en 638.

  • le 5 mai 877 : consécration de la Collégiale Sainte-Marie.

Construite par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne à Compiègne, dont il voulait faire la capitale de l'Empire d'occident elle est devenue depuis l'abbaye Saint-Corneille. La Révolution met fin à son histoire presque millénaire. L'abbaye royale, alors riche et célèbre, Panthéon de Compiègne, est profanée, pillée et laissée à l'abandon, en 1793. Les derniers bâtiments de l'abbaye sont bombardés en 1940 par l'aviation nazie.

  • le 5 mai 1308: ouverture des états généraux à Tours.

Les États généraux du royaume de France, convoqués par Philippe IV le Bel le 25 mars 1308, au sujet de la mise en jugement et de la condamnation des Templiers. Ils se réunissent entre le 5 et le 15 mai 1308 à Tours et approuvent la condamnation de l'ordre.

  • le 5 mai 1561 : Charles IX est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Voir les chroniques des 5, 15 et 30 mai, du 27 juin et du 24 aout.

  • le 5 mai 1672 : d'Artagnan prend ses fonctions de gouverneur de Lille.

N'aspirant qu'à retrouver les champs de bataille d'Artagnan est un piètre gouverneur. Les tensions avec Vauban et son inaptitude à gouverner une grande ville de 50 000 habitants, au rôle stratégique majeur expliquent qu'il soit relevé en décembre 1672. Le Roi utilise de nouveau cet homme, en qui il a une totale confiance, là où il est le plus efficace : sur les champs de batailles.

  • le 5 mai 1789 : ouverture des États généraux à Versailles.

Le Roi Louis XVI a convoqué les états généraux à Versailles pour résoudre le problème du déficit du budget. Les réformes fiscales royales ayant échoué à cause de la noblesse, les finances de la France sont dans un état déplorable. Les loges qui travaillent les élites de la nation depuis près d'un siècle vont saisir l'occasion pour détruire le principe monarchique, qui trouve son fondement dans le baptême de Clovis à Reims. Il est surprenant de voir que 481 ans après, jour pour jours, les Etats généraux après avoir donné un vernis de légalité aux décisions du Roi Philippe IV le Bel, sont l'instrument de la chute de la monarchie française.

  • le 5 mai 1793 : les troupes républicaines Quétineau capitulent à Thouars devant les Vendéens.

Voir la chronique du 2 mai.

  • le 5 mai 1821 : mort de Napoléon Ier, empereur des Français, en exil à l'île de Sainte-Hélène.

Napoléon Bonaparte meurt en exil à l'île Sainte-Hélène, a priori d'un cancer de l'estomac, selon le rapport d'autopsie fait par le médecin anglais de l'ile d'Elbe. La thèse est contestée par certains qui parlent d'empoisonnement à l'arsenic.

  • le 5 mai 1862 : première bataille de Puebla.

Les soldats français commandés par Charles de Lorencez échouent devant Puebla. La ville est un point clé à tenir sur la route de Mexico. Les Français perdent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptent que 83 morts et 132 blessés. Les Français reviennent l'année suivante en faire de nouveau le siège. Depuis cette date, le 5 mai est un jour de fête nationale au Mexique.

  • le 5 mai 1917 : le général Estienne engage les premiers chars dans un combat, à Laffaux dans l'Aisne.

Inventé par les Français, ce sont les Allemands qui sauront tirer le meilleur parti de ce nouvel outil de combat en 1940.

  • le 5 mai 1998 : signature des accords de Nouméa.
  • le 5 mai 2002 : Jacques Chirac est élu président contre Jean Marie Le Pen.

Posté le 5 mai 2016 à 05h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

04 mai 2016

C’est arrivé un 4 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 mai 1008 (date incertaine) : naissance d'Henri Ier, Roi de France.

Le règne d'Henri 1er est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais. C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu. Voir les chroniques du 14 mai, 20 juillet et 14 août.

  • le 4 mai 1097 : la première croisade.

Godefroy de Bouillon, à la tête des premiers croisés quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle İznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, leur premier objectif militaire. Le siège commence le 14 mai.

  • le 4 mai 1493 : le pape Alexandre VI fulmine la bulle Inter cætera qui partage le Nouveau-Monde entre l'Espagne et le Portugal.

Le pape décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l'ouest d'un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à l'Espagne, celles à l'est revenant au Portugal ; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d'un État chrétien. La bulle est renforcée cette même année par un accord entre les Espagnols et les Portugais connu sous le nom de traité de Tordesillas.

  • le 4 mai 1600 : Controverse de Fontainebleau.

A Fontainebleau, devant Henri IV, a lieu une joute théologique entre catholiques et protestants. Le Roi donne raison au cardinal Du Perron et à ses collaborateurs, parmi lesquels le futur cardinal Pierre de Bérulle et tort à Duplessis-Mornay et aux protestants. Monseigneur Du Perron affirme que toutes les citations bibliques contenues dans le livre de Duplessis-Mornay sont fausses. Il met donc au défi l'auteur d'apporter la preuve de la véracité de ces citations. La conférence se tient publiquement devant 200 personnes en présence du Roi. Du Perron relève 500 passages dans le livre de Duplessis-Mornay se référant à la Bible. Duplessis-Mornay se révèle incapable de relever le « défi ». Il est donc abreuvé des sarcasmes du Roi.

  • le 4 mai 1714 : le duc de Berry Charles meurt lors d'un accident de chasse.

Il y fait une chute de cheval et meurt brutalement 10 jours plus tard. C'est le troisième petit-fils de Louis XIV.

  • le 4 mai 1724 : élection du pape Benoit XIII.
  • le 4 mai 1794 : la colonne infernale Dutruy est au Perrier.
  • le 4 mai 1814 : Napoléon arrive à l'île d'Elbe en exil.

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe ; Gravure de Marc Sandelli, extraite de La Petite Armée de G. Daddi

Il y séjourne jusqu'à son retour en France, le 26 février 1815 (Cf. la chronique du jour). L'île, conquise en 1802 par les Français, devient partie intégrante de l'Italie en 1860.

  • le 4 mai 1877 : le frère 3 points Gambetta à la Chambre.

« Le catholicisme, voilà l'ennemi »

Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l'intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126).

  • le 4 mai 1945 : le général Leclerc prend Berchtesgaden.
  • le 4 mai 2008 : les apparitions du Laus sont reconnues.

Concernant le message donné au Laus, la sainte Vierge dit à Benoite Rencurel :

"J'ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l'a donné". Elle a également demandé la construction d'une grande église et de faire un pèlerinage. Ensuite, Benoite reçoit de la sainte Vierge une longue formation, en vue de sa mission : œuvrer pour faire connaître la Miséricorde de Dieu, spécialement dans le Sacrement de Pénitence. La Vierge attire également l'attention des pèlerins sur l'Eucharistie en multipliant les miracles par l'utilisation de l'huile de la lampe du Tabernacle.

Posté le 4 mai 2016 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mai 2016

C’est arrivé un 3 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mai 996 : élection du pape Grégoire V.
  • le 3 mai 1324 : premier concours de poésie organisé par une institution.

Fondé l'année précédente à Toulouse, le Collège de la gaie science, appelé au XVIe siècle la Compagnie des Jeux floraux, puis en 1694, sous Louis XIV, l'Académie des Jeux floraux lance le premier concours de poésie.

  • le 3 mai 1253 : Alphonse de Poitiers, frère du Roi Louis IX, reçoit le titre de fondateur du Collège Saint-Bernard.

Le Collège Saint-Bernard est appelé aujourd'hui le Collège des Bernardins.

  • le 3 mai 1512 : ouverture du concile du Latran.

Le cinquième concile du Latran débute après la convocation du pape Jules II pour contrer le concile de Pise initié sur l'initiative de Louis XII de France, et soutenu par l'empereur Maximilien Ier.

  • le 3 mai 1522 : les Français perdent Crémone et Gênes.

Ces défaites ont lieu dans le cadre de la sixième guerre d'Italie.

  • le 3 mai 1617 : la reine-mère Marie est assignée à résidence à Blois par son fils Louis XIII.

Le Roi accorde une dernière entrevue à sa mère, qui part ensuite pour Blois. Quelques jours plus tard, elle nomme Richelieu, "chef de son conseil". Le 22 février 1619 la Reine va s'échapper. Le premier conflit armé entre la reine mère et le Roi va commencer (voir chronique du 22 février).

  • le 3 mai 1758 : décès du Pape Benoît XIV.

Prospero Lambertini naît à Bologne, le 31 mars 1675 ; sous le nom de Benoît XIV, il est pape de 1740 à 1758, après un des plus longs conclaves: pas moins de six mois et 254 scrutins. Il marque le XVIIIe siècle par son long pontificat. Il autorise la publication des travaux de Galilée. Mais il ne revient pas sur la condamnation des conséquences théologiques erronées tirées par l'auteur de ses observations scientifiques. Il se contente de reconnaître les preuves scientifiques à la théorie de l'héliocentrisme apportées par James Bradley. Ce que n'a jamais été capable de faire Galilée. Il confirme la bulle Unigenitus, mais adoucit les rigueurs contre les jansénistes. Il crée à Rome une faculté de chirurgie et un musée d'anatomie, encourageant la dissection.

Il publie le 20 décembre 1741 la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il déplore les mauvais traitements infligés aux Amérindiens.

Il renouvèle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Monument par Gasparo Sibilla (Basilique St-Pierre de Rome)

  • le 3 mai 1800 : victoire de Lecourbe à la bataille de Stockach et de Moreau à la bataille d'Engen.
  • le 3 mai : le maréchal Murat fait exécuter les émeutiers à Madrid.
  • le 3 mai 1859 : la France déclare la guerre à l'Empire austro-hongrois.

D'un côté allié des républicains italiens, de l'autre envoyant un corps expéditionnaire aux ordres du général Oudinot pour restaurer l'autorité du pape sur ses Etats, Napoléon III montre bien la duplicité de sa politique, comme Notre dame de la Salette l'a annoncé quand elle mettait le Saint Père en garde contre l'empereur des Français (cf. la chronique du 9 février et du 19 septembre

Le traité de Zurich en novembre 1859, met fin au conflit et donne Nice et la Savoie à la France à compter de 1860 (accord secret entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne).

  • le 3 mai 1866 : Thiers critique la politique de Napoléon III.

Devant les parlementaires, Thiers critique la politique étrangère de Napoléon III qui, dans sa volonté de remettre en cause les frontières issues du congrès de Vienne, favoriserait la montée en puissance de la Prusse.

Difficile de ne pas penser à la citation de Bossuet : "Dieu se moque des hommes qui se plaignaient des conséquences dont ils chérissent les causes."

  • le 3 mai 1925 : décès de Clément Ader, pionnier français de l'aviation.

Clément Ader né le 4 février 1841 est un ingénieur français, précurseur de l'aviation. Diplômé en 1861, il commence par travailler à la Compagnie des chemins de fer du Midi, où il imagine une machine à poser les rails, qui est utilisée pendant des dizaines d'années. Il est un inventeur fécond :

- il se lance dans la fabrication de vélocipèdes. Son idée de coller une bande de caoutchouc sur les roues et d'utiliser un cadre creux lui donne un grand succès autant sportif que commercial. .

- il invente et fabrique, pêle-mêle les chenilles de chars, la transmission stéréophonique ou « théatrophone », le câble sous-marin, l'aéroglisseur, le moteur V8 et peut être considéré comme un des pères de l'aviation moderne. Il a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation d'un rêve d'enfant : le vol d'un plus lourd que l'air.

Avion III

  • 03 mai 1944 : sainte Thérèse de Lisieux déclarée patronne des missions et patronne secondaire de la France.

Le pape Pie XII nomme sainte Thérèse patronne secondaire de la France, à l'égal de sainte Jeanne d'Arc. Voir Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 355)

  • le 03 mai : premières barricades de Mai 68.


La police, à la demande du recteur, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting étudiant. Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres. Il y a de nombreux blessés des 2 côtés et environ 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).

Marchais fustige, dans un éditorial de "L'Humanité", "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et raille les " « révolutionnaires » (...) fils de grands bourgeois (...) qui rapidement mettront en veilleuse leur flamme révolutionnaire pour aller diriger l'entreprise de papa et y exploiter les travailleurs".

Posté le 3 mai 2016 à 05h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

02 mai 2016

Centenaire de Fatima

Samedi prochain, 7 mai : 1er samedi du mois

(Pour des horaires de messe en certains lieux, cliquez ICI)

Lettre de liaison n° 26 (30 avril2016)    

Chers amis,

Dans la précédente lettre de liaison, nous avons vu tout ce que l'Ange avait appris aux petits pastoureaux au cours de sa première apparition, non seulement une prière, mais aussi quelle attitude avoir pour une véritable prière, à qui l'adresser pour qu'elle soit efficace et quels en seront les fruits. Venons-en maintenant au texte lui-même de cette courte prière.

« Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. »L'Ange indique ainsi quel est notre premier devoir : l'adoration et l'exercice des trois vertus théologales. Ces vertus nous disposent à vivre en relation avec la Sainte Trinité. Elles ont Dieu pour origine, pour motif et pour objet. (Catéchisme de saint Pie X). Elles sont au sommet de toutes les vertus, car elles font précisément notre union à Dieu, tout particulièrement la Charité.

L'Ange poursuit : « Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Cette demande est un des points essentiels du message de Fatima, peut-être même le plus important.(voir aussi lettres n° 3 et n° 7). Qu'y est-il dit ? Qu'il y a des gens qui ne plaisent pas à Dieu parce qu'ils ne L'adorent pas et ignorent les vertus théologales. Est-il situation plus triste ? L'Ange nous apprend que nous pouvons les sortir de cette situation en demandant pardon pour eux.

L'année suivante, Notre-Dame dira la même chose aux petits voyants avec des termes encore plus forts : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » (Apparition du 19 août 1917, voir lettre de liaison n° 9). Phrase qu'il est possible de tourner positivement en disant : beaucoup d'âmes seront sauvées si des personnes prient et se sacrifient pour elles. C'est bien le sens de la prière de l'Ange. Et c'est aussi ce que Notre-Seigneur enseignera quelques années plus tard, le 25 février 1922,  à sœur Josepha Ménendez : «  Les pécheurs excitent la colère divine. Mais les âmes qui M'aiment, s'immolent et se consument comme victimes de réparation, attirent la Miséricorde de Dieu et voilà ce qui sauve le monde. »

Réparer par nos prières et nos sacrifices les fautes commises par les pécheurs, « voilà ce qui sauve le monde » ! Un tel acte de réparation est une très belle façon d'exercer la miséricorde envers celui qui est dans le péché. Toutefois, il ne faut pas se méprendre sur la notion de miséricorde. Le christianisme n'exalte pas n'importe quelle forme de miséricorde. La miséricorde dont l'Évangile fait une béatitude (« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront Miséricorde » - Mat. V, 7) est autre chose qu'un simple attendrissement indifférencié sur la faute d'autrui, ou sur sa souffrance. La miséricorde évangélique s'adresse à la misère et non au péché. Il convient de faire la distinction.

En effet, il y a deux formes de mal dans le monde : le mal voulu et le mal subi. Le premier est le péché, le second la misère. Saint Thomas parle de mal de coulpe et de mal de peine. Il y a une différence capitale entre ces deux notions qui s'opposent complètement, car un même mal ne peut pas être, à la fois et sous le même rapport, volontaire et involontaire. Ces deux formes du mal entraînent donc deux réactions différentes :

  • Le premier, le mal voulu ou péché, parce qu'il est volontaire et dans la mesure où il est volontaire, appelle la réprobation et l'indignation.
  • Le second, le mal subi ou misère, parce qu'il est involontaire et uniquement dans la mesure où il est involontaire, appelle la compassion et la miséricorde.

Le péché s'oppose à la Miséricorde de Dieu. Loin de la provoquer, il provoque sa Justice. Mais dès que la volonté de faire le mal se retire, dès que le repentir s'installe, que le pécheur regrette sa conduite, il devient misère et alors objet de miséricorde. La plus belle illustration nous en est donnée par Notre-Seigneur Lui-même dans les paraboles, en particulier celle de l'enfant prodigue et celle du pharisien et du publicain.

Dans la pratique, un mal peut être à la fois en partie voulu et en partie subi. Car, dans l'homme, la faiblesse est beaucoup plus fréquente que la malice. Dès lors, nous devons présumer que la faute du pécheur est plus due à la faiblesse qu'à la malice, et nous devons avoir compassion du pécheur, non pas en tant que pécheur voulant le mal, mais en tant que misérable, subissant le mal, même si au départ il y a ou il y a eu volonté de sa part. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre le parole de l'Ange : « Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas»

Alors admirons la beauté de cette prière, méditons-la et aimons la faire monter souvent tout au long de la journée vers notre Créateur. Que ces mois qui nous rapprochent du centenaire soient pour tous une occasion de s'y exercer.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017 (www.fatima100.fr)

Informations diverses

Lors de la messe de clôture de l'ostension de la sainte Tunique d'Argenteuil, le 10 avril dernier, le cardinal Sarah termina ainsi son sermon :

Chers frères et sœurs, nous sommes invités à considérer attentivement l'importance de la présence de Marie dans la vie de l'Église et dans notre existence personnelle.

Prions le Rosaire, l'Angélus, chaque jour, dans nos familles ou individuellement... Confions-nous à Elle, consacrons-nous à son Cœur Immaculé, et consacrons-lui nos familles, en particulier tous ces jeunes qui se préparent au mariage : nous sommes ses enfants bien-aimés ! Qu'Elle nous aide à être des témoins courageux de son Fils, des missionnaires intrépides de la Nouvelle Évangélisation pour que la Tunique sans couture du Christ puisse revêtir chaque homme assoiffé de vérité. Amen.

Suivons donc le conseil du cardinal. Continuons à être des apôtres de cette consécration : consacrons nos familles, nos écoles, proposons à notre curé de consacrer ou de renouveler la consécration de notre paroisse, etc.

Nous allons entrer dans le mois de mai, le "mois de Marie". Quelle plus belle occasion pour se consacrer pour ceux qui ne le sont pas encore ! Une consécration est prévue le 31 mai prochain (fête de Marie Reine dans le rit extraordinaire, fête de la Visitation dans le rit ordinaire)avec une préparation commençant le 1er mai.

Marie est à la fois reine des Anges et reine de la Paix. Elle est donc doublement la reine de l'Ange de la Paix qu'elle nous a envoyé il y a cent ans pour nous préparer au message qu'elle délivrera l'année suivante : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Alors n'attendons pas et consacrons-nous dès maintenant à son Cœur Immaculé.

Samedi prochain est le premier samedi du mois. N'oublions pas la communion réparatrice ce jour-là. Pour nous aider à faire la méditation de 15 minutes demandée par Notre-Dame sur les mystères du rosaire, des méditations rédigées par l'abbé Delagneau ont été mises sur le site avec son aimable autorisation.

Un compte Facebook a été ouvert par une personne amie. Pour y accéder, recherchez "CAP Fatima 2017"une fois sur Facebook, ou entrez l'adresse suivante dans un moteur de recherche :

https://www.facebook.com/capfatima2017/.

Cliquez ensuite sur "j'aime" afin de suivre toutes les publications.

Posté le 2 mai 2016 à 23h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 2 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • Le 2 mai 1312 : le pape Clément V fulmine la bulle "Ad providam".

L'ordre de Malte reçoit ainsi tous les biens du Temple.

  • le 2 mai 1518 : François Ier autorise Laurent II de Médicis et Madeleine de la Tour d'Auvergne à se marier.

Le Roi accorde à sa cousine Madeleine de la Tour d'Auvergne de se marier avec Laurent II de Médicis à Amboise. Cette union fait du pape Léon X un allié et établit une alliance entre les Médicis et la famille royale de France contre le Saint-Empire romain germanique. Un seul enfant naît, Catherine de Médicis, qui devient plus tard l'épouse d'Henri II et reine de France.

  • le 2 mai 1519 : décès à 67 ans de Léonard de Vinci, peintre, sculpteur, architecte.

Peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et théoricien, Léonard de Vinci s'est intéressé à toutes les facettes de l'art et de la science. Sur le plan artistique, Léonard de Vinci laisse, de nombreuses œuvres.



Sainte-Anne, la Vierge et l'enfant

  • le 2 mai 1598 : paix de Vervins entre la France et l'Espagne.

Henri IV et Philippe II d'Espagne concluent la paix de Vervins. Depuis 1585, la huitième guerre de Religion fait des ravages en France. Le traité prévoit le départ des troupes espagnoles de Picardie, envoyées pour soutenir la Sainte Ligue. L'Espagne conserve Cambrai et le Charolais Flandres et à l'Artois, mais restitue le Vermandois, Calais, une partie de la Picardie ainsi que le Blavet (rivière bretonne contrôlée par les troupes espagnoles).

Voir les chroniques du 27 février, du 19 mars, des 23 et 31 décembre, du 25 juillet et du 13 avril.

  • le 2 mai 1668 : Traité d'Aix-la-Chapelle entre la France et l'Espagne.

C'est la fin de la Guerre de Dévolution. En 1667, Louis XIV a déclaré la guerre à l'Espagne pour prendre possession des Flandres et du Brabant héritage de la Reine Marie-Thérèse, son épouse, que l'Espagne refuse de lui donner.

Après avoir conquis plusieurs places fortes des Flandres grâce à Henri de Turenne, et la Franche-Comté grâce au Prince de Condé, Louis XIV doit négocier face à une coalition diplomatique réunissant Pays-Bas, Espagne, Angleterre et Suède. Il peut le faire en position de force.

Le traité permet à Louis XIV d'annexer Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances du Nord. La France restitue la Franche-Comté à l'Espagne, qui sera conquise quelques années plus tard lors des Guerres de Hollande.

  • le 2 mai 1684 : Jean La Fontaine entre à l'Académie française.

La Fontaine, devenu très populaire grâce à la publication de ses Fables en 1668, est élu à l'Académie française en 1683. Il n'y entre officiellement que le 2 mai 1684 pour occuper le fauteuil n°24, précédemment occupé par Colbert, l'ennemi de son ancien protecteur, Nicolas Fouquet.

  • le 2 mai 1789 : Louis XVI reçoit à Versailles les représentants de la nation.

Soit quelque 1150 députés des 3 ordres.

  • le 2 mai 1793 : prises de Bressuire puis de Thouars (le 5 mai).

Le 2 mai, la ville de Bressuire est prise par la Grande Armée Catholique et Royale, les insurgés y trouvent 6000 livres de pain, 200 sacs de farine, 8 bœufs gras, 10.000 cartouches et de la poudre laissés par le général Quétineau, qui se replie en toute hâte sur Thouars. Les marquis de Lescure, de Donnissan et de Marigny, prisonniers, sont libérés par les Vendéens. Thouars, clé d'accès au Poitou doit être conservée par les Bleus. Il ne reste plus à Quétineau que 5 bataillons, rapidement il dispose 2000 hommes et trois canons sur la rivière Thouet, en première ligne de défense afin de faire face aux Vendéens sur ses talons depuis Bressuire. Les Vendéens attaquent le 5 mai dès 6h du matin. En milieu de matinée les troupes de La Rochejaquelain et de Lescure ont franchi la rivière et l'artillerie Vendéenne aux ordres de Marigny fait céder la porte principale de la ville. Quétineau est obligé de capituler.

  • le 2 mai 1795 : Stofflet signe aussi le traité de la Jaunaye.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu'ils n'auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 95, Stofflet suit deux mois plus tard.

  • le 2 mai 1808 : révolte contre l'armée napoléonienne à Madrid.

Tableau de Francisco de Goya: El tres de Mayo

Napoléon 1er veut chasser les Bourbons d'Espagne et donner le trône à son frère, Joseph Bonaparte. L'infant Francisco (dernier fils de Charles IV) et sa sœur, la reine d'Etrurie, quittant Madrid pour Bayonne, la population madrilène, opposée à ce changement, se soulève contre les Français. Les maréchaux Murat et Grouchy (maréchal lors des cent jours) répriment dans le sang le soulèvement populaire et reprennent le contrôle de Madrid. Mais les exécutions sommaires, les pillages et les viols n'empêchent pas, au contraire, la révolte de s'étendre à tout le pays. Le peintre Francisco de Goya illustrera cette rébellion dans deux tableaux célèbres : "Dos de mayo" et "Tres de mayo".

  • le 2 mai 1814 : déclaration de St-Ouen.

Louis XVIII reçoit les corps de l'Etat, ratifie la Constitution qu'ils ont préparée, mais donne l'impression de la donner lui-même librement.

  • le 2 mai 1857 : décès d'Alfred de Musset à 46 ans.

Bien que membre de l'Académie française, les turpides de sa vie incitent à beaucoup de commentaires ! Un de ses poèmes adressé à Saint Jeanne d'Arc montre un autre visage de l'auteur :

«Nous avez-vous abandonnés,

Anges gardiens de la patrie ?

Plaignez-nous si Dieu nous oublie ;

S'il se souvient de nous, venez !

J'ai cru sentir trembler la terre.

J'ai cru que le ciel répondait,

Et dans un rayon de lumière,

Du fond des bois une voix m'appelait.

Ce n'est pas une voix humaine :

Il m'a semblé qu'elle venait des cieux.

Mère du Christ, est-ce la tienne ?

As-tu pitié des pleurs qui coulent de mes yeux ?

Oui, l'Esprit-Saint m'éclaire !

Je sens d'un Dieu vengeur

La force et la colère

Descendre dans mon cœur.

– En guerre ! » Alfred de Musset, Jeanne d'Arc, Poésie posthumes.

  • le 2 mai 1879 : discours du pape Léon XIII aux pèlerins français.

« … Souvent, Nous disons en Nous-mêmes : Non, le Bon Dieu n'abandonnera pas un peuple qui ne se lasse pas de donner au monde de si éclatants témoignages de sa fidélité en son Eglise, de son amour filial au Vicaire du céleste Rédempteur.

Voilà pourquoi il importe, très chers enfants, pour le bien de votre patrie, comme pour celui de la religion, que vous continuiez à hardiment professer votre foi et votre union avec le Siège apostolique ; foi et union qui ont valu jadis à la France le titre glorieux de Fille Aînée de l'Eglise. Et ce titre, vous ne le perdrez jamais pourvu que vous vous efforciez toujours de disposer des trésors de la grâce, dont le Seigneur vous comble, en faveur de la justice et de la vérité… »

  • le 2 mai 1935 : Laval et Staline signent un pacte franco-soviétique.

Laval et Staline signent un pacte d'assistance mutuelle, face à la montée du fascisme. Sans convention militaire, ce traité n'a que peu de valeur tant aux yeux des Français que des Russes. Une occasion manquée qui va mener l'URSS dans les bras d'Hitler et permettre l'attaque à l'ouest avant l'attaque à l'est. La réalité se joue des idéologies, toujours aux dépens des idéologues.

Posté le 2 mai 2016 à 05h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

01 mai 2016

Création des Confréries de la Charité : le coup de génie de saint Vincent de Paul

De Cotignac 500 :

Moderne, innovante, la première Fondation de Saint-Vincent-de-Paul met en marche des femmes chrétiennes laïques. 400 ans plus tard, son règlement et son mouvement n’ont rien perdu de sa modernité et de son dynamisme.

Esc1

Né le 24 avril 1581 au village de Pouy (Landes), à cinq kilomètres de Dax, Vincent est le troisième enfant d’une famille d’agriculteurs, propriétaire de sa maison et des champs. Il a trois frères et deux sœurs. Très jeune, il garde porcs et moutons car son père, Jean, handicapé, ne peut subvenir seul aux besoins des siens. Elève au collège des Cordeliers à Dax, Vincent reçoit la tonsure en 1597. Il étudie ensuite la théologie pendant sept ans à l’université de Toulouse. Il est ordonné prêtre le 23 septembre 1600 par l’évêque de Périgueux.

Le dimanche 20 août 1617, monsieur Vincent (1581-1660) se prépare pour la messe à la sacristie de l’église de Châtillon-les-Dombes (aujourd’hui Châtillon-sur-Chalaronne dans le département de l’Ain), dont il est le curé depuis peu, lorsqu’on vient lui parler d’une famille des faubourgs qui vit dans une extrême pauvreté à cause d’une maladie qui empêche les parents de travailler.

Monsieur Vincent est ému et, à la place du sermon prévu, il entretient ses paroissiens sur l’impossibilité pour des chrétiens de laisser sans secours des personnes de leur entourage.

Après le déjeuner, toujours bouleversé par le sort de cette famille, monsieur Vincent décide de lui rendre visite. Surprise ! Sur le chemin, il y a « comme une procession de femmes », les unes allant les autres revenant, toutes chargées de paniers et de sacs.

La table de la pauvre maison n’a jamais vu autant de pots et de terrines… les enfants non plus ! Monsieur Vincent est perplexe. La famille risque désormais l’indigestion aujourd’hui et l’intoxication alimentaire demain, sans compter la famine les jours suivants. « Voilà une grande charité, mais elle n’est pas bien réglée », s’exclame-t-il. « Les pauvres ont plus manqué d’organisation dans la charité que de personnes charitables à les secourir. »

ce sont des femmes qu’il a rencontrées hier, elles qui, traditionnellement, sont chargées de la nourriture et soignent les malades de leur famille. Deux jours plus tard est créée la première confrérie de la Charité.

« Ce jourd’hui vingt troisième d’août mil six cent dix-sept, les dames sous nommées se sont charitablement associées pour assister les pauvres malades de la présente ville de Châtillon, chacune à leur tour ayant d’un commun accord résolu entre elles qu’une d’elle prendra le soin un jour entier de tous ceux qu’elles auront avisés par ensemble avoir besoin d’aide. »

Vincent de Paul connait bien les hommes (et les femmes). Au début, dans l’enthousiasme, tout fonctionnera bien mais « il est à craindre qu’ayant commencé ce bon œuvre, il ne dépérisse dans peu de temps si pour le maintenir elles n’ont quelques unions et liaisons spirituelles ensemble ».

C’est pourquoi il propose aux paroissiennes de créer une confrérie dont il écrit immédiatement le règlement, qui unit la prière à l’action. Il met la nouvelle confrérie sous la protection de la Vierge car : « Pour ce que la Mère de Dieu étant invoquée et prise pour patronne aux choses d’importance, il ne se peut que tout n’aille bien et ne rebonde à la gloire de Jésus son fils. Les dites dames la prennent pour patronne et protectrice de l’œuvre et la supplient très humblement d’en prendre un soin spécial. »

C’est ce même règlement très peu modifié qui organise toujours la vie des 2000 équipières de la Fédération des équipes Saint-Vincent en France et des 150 000 dans le monde (AIC : Association Internationale des Charités).

Depuis la fondation des confréries de la charité par saint Vincent en aout 1617, les femmes n’ont pas cessé de répondre à son appel. Dans la discrétion, dans des accueils de proximité, elles ont, depuis 400 ans, fidèlement accompagné toutes celles et tous ceux qui en avaient besoin.

En 1971, les confréries de la charité en France ont pris le nom d’équipes Saint-Vincent. Réparties en 90 équipes sur toute la France, elles accompagnent par des actions de proximité des personnes en difficulté : en 2015, 2000 bénévoles ont ainsi accueilli 159 000 personnes dont 34 500 ont fait l’objet d’un accompagnement régulier. 71% des personnes en précarité étant des femmes, l’action est plus particulièrement orientée vers les femmes et les familles.

Monsieur Vincent rend son âme à Dieu le 27 septembre 1660. Le lendemain, il est inhumé dans l’église Saint-Lazare, au faubourg Saint-Denis. Béatifié en 1729 puis canonisé en 1737, saint Vincent de Paul a été le frère des plus humbles comme des plus riches. Ami de et conseiller des femmes de la cour, Anne d’Autriche comprise, il fréquente sa vie durant travailleurs, vagabonds et galériens. La maison familiale a été aménagée en musée où l’on conserve le crucifix du saint et ses chaussures offertes par la reine Anne d’Autriche.

Michèle Rivière de Précourt, 
présidente des Équipes Saint-Vincent

Posté le 1 mai 2016 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 1er mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

le 1er mai : fête de Saint Marcouf.

Marculphe ou Marcouf, est né à Bayeux de parents nobles et riches. Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, insistant sur la nécessité de croire et « d'adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Il part évangéliser aussi la Bretagne pour y établir la vraie foi et fonder des monastères. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Un ange en songe lui demande d'aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, actuel Saint Marcouf, afin d'y installer un monastère où l'on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.

Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, entreprend les pénitences les plus austères afin d'obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles.

Après leur sacre, les Rois viennent ainsi à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le Roi te touche, Dieu te guérit. » Jeanne d'Arc y accompagne Charles VII. Cet usage est maintenu jusqu'à Charles X. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l'Evangile. « Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâces donnée gratuitement » affirme Benoît XIV.

« Autant la France a eu des monarques sacrés, autant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptre. »Dom Oudard Bourgeois, prieur de Corbeny, au XIIème siècle

Il meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu'à nos jours.

  • le 1er mai 1209 : assemblée de Sens.

Le Roi de France Philippe II Auguste et le légat du pape convoquent une assemblée des grands du Royaume, près de Sens, pour décider d'une croisade contre les Albigeois.

  • le 1er mai 1045 : élection de Jean Gratien, qui devient pape sous le nom de Grégoire VI.
  • le 1er mai 1245 : naissance du Roi Philippe III de France, dit Philippe le Hardi.

Philippe III de France« le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est Roi de France de 1270 à 1285.

Il est le deuxième fils de Louis IX et de Marguerite de Provence. Son père, saint Louis se charge de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de Roi. Il est sacré à Reims le 30 août 1271.

Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III agrandit le domaine royal et y affermit son autorité : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'Auvergne en 1271-1272, les comté du Perche et comté d'Alençon héritage de son frère Pierre décédé en 1283, les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284, puis les villes, telles Harfleur ou Montmorillon.

Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. Il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.

Voir les chroniques du 5 octobre et des 15, 25 et 30 août.

1er mai 1495 : le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier se produit comme chaque année à la même date à Naples.

Charles VIII, qui est présent dans la ville, voit là le signe de la bienveillance divine. Cf. la chronique du 7 avril.

le 1er mai 1498 : la dépouille du Roi Charles VIII est transportée à l'abbaye St-Denis.

Le cercueil est descendu dans la fosse; le grand chambellan abaisse la bannière et dit:

"Le Roi est mort" ; le grand écuyer répète ces paroles en pointant son épée vers le corps, puis la relève et s'exclame : "Vive le Roi !".

le 1er mai 1509 : Louis XII de France arrive à Milan.

le 1er mai 1522 : l'Angleterre déclare la guerre à la France et à l'Écosse.

le 1er mai 1555 : décès du pape Marcel II, après 21 jours de pontificat.

Marcel II, Marcello Cervini, est le 222ème pape de l'Église catholique. Il décède après 21 jours de pontificat. Marcello Cervini, né le 6 mai 1501 à Montefano, est un religieux italien du XVIe siècle. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême. Au Concile de Trente, en 1545, il joue un rôle important comme légat pontifical

le 1er mai 1572 : décès du pape saint Pie V.

Antonio Michele Ghislieri est élu pape le 7 janvier 1566. Dès son élection, il s'emploie à réduire le luxe et la dissipation à la cour pontificale. Il étend à toute l'Eglise Latine l'usage du rite romain, appelé depuis rite tridentin, car il fait suite au Concile de Trente) par la bulle Quo Primum, en 1570. Par cette décision il ne crée pas un nouveau rite, mais rend obligatoire la célébration des sacrements selon le rite en usage à Rome depuis fort longtemps. Il fait rédiger le Catéchisme romain issu du Concile de Trente, un bréviaire et un missel latin, qui font autorité jusqu'aux réformes liturgiques de Vatican II en 1965. Il réaffirme la primauté du pape face au pouvoir civil par la bulle In Cœna Domini. Il est canonisé par Clément XI le 4 août 1712.

  • le 1er mai 1633 : naissance de Vauban, architecte et ministre militaire de Louis XIV.

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban est ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien, essayiste français, expert en poliorcétique, ministre.

Il donne au Royaume de France « une ceinture de fer ». Il est nommé maréchal de France par Louis XIV. Ce glacis qui rend la France inviolée durant tout le règne de Louis XIV et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à l'exception de la citadelle de Lille qui est prise une fois. En effet la puissance de l'artillerie, rend les citadelles moins efficaces. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 8 juillet 2008. Voir la chronique du 30 mars.

le 1er mai 1635 : création de la chapelle de la Sorbonne.

Le cardinal de Richelieu, qui est aussi proviseur de la Sorbonne, pose la première pierre de la chapelle de la Sorbonne, en présence de l'architecte Lemercier. La chapelle sera son futur tombeau.

  • le 1er mai 1733 : mort du sculpteur français Nicolas Coustou.

Nicolas Coustou dit Coustou l'Aîné (1658-1733) est un sculpteur français. Ayant suivi des études à l'Académie royale de peinture et de sculpture, il y obtient le prix Colbert. A compter de 1683, il poursuit pour trois ans des études à l'Académie de France à Rome. Il participe aux grands chantiers de Louis XIV. Parmi ses œuvres on trouve : "la Seine et la Marne", "Berger Chasseur", "Louis XV en Jupiter"...

La Seine et la Marne, jardin des Tuileries

le 1er mai 1756 : traité de Versailles.

La France, désormais en conflit avec l'Angleterre se tourne vers l'Autriche et signe le traité de Versailles.

le 1er mai 1776 : fondation des Illuminati.

Le père québécois Regimbal, célèbre pour ses études sur les méfaits de la musique Rock, dus aux affiliations de nombreux chanteurs à Satan, est cité sur les Illuminati par Mgr Corrado Balducci dans son livre Adorateurs du diable et Rock satanique. (Ed. Téqui, page 132).

«Selon le P Regimbal il s'agit d'un « Ordre mystique, fondé par plusieurs apostats, dont le chanoine Rocca, Adam Weishaupt et Benjamin Franklin. Cet organisme, voué à Satan, se propose la mainmise mondiale sur tous les pouvoirs économiques, politiques, militaires, religieux et autres, dans le but de fonder un seul et unique gouvernement mondial. »

François Marie Algoud ajoute dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages 67-68 :

«L'ordre des Illuminés est une société secrète qui prétendait se placer au-dessus de la franc-maçonnerie ; tout « illuminé » était franc maçon, mais tout franc maçon n'était pas « illuminé ». Cet ordre fut interdit en Bavière, en raison des intrigues dangereuses pour l'Etat, en 1785, mais il fut ressuscité au XIX siècle. Il avait son centre à Dresde. »

le 1er mai 1788 : un Edit royal réforme la procédure criminelle.

L'interrogatoire "sur la sellette" est aboli, les jugements des cours souveraines doivent être motivés, la question préalable est supprimée.

le 1er mai 1802 : création de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Elle est destinée par Napoléon Bonaparte à l'enseignement des arts de la guerre, en remplacement des écoles Royales Militaires de Saint Germain, supprimées par la révolution. Louvois les avait pourtant réformées, et les officiers qui en sortaient étaient de très grande qualité.

le 1er mai 1802 : loi sur l'Instruction publique votée.

Préparée par Fourcroy et Chaptal, la loi sur l'instruction publique du 11 floréal décrète la création de quarante-cinq lycées, qui remplaceront les Écoles Centrales sans rétablissement des collèges. Les communes conservent la responsabilité de l'enseignement primaire et secondaire.

le 1er mai 1878 : inauguration de l'Exposition Universelle, à Paris.

Elle dure du 1er mai au 10 novembre 1878. C'est la troisième organisée à Paris. A cette occasion est construit le palais du Trocadéro, démoli en 1936. L'exposition attire plus de seize millions de visiteurs.

Vue de l'entrée de l'édifice principal avec la tête de la statue de la Liberté

le 1er mai 1917 : seconde lettre de Claire Ferchaud au président Poincaré écrite au nom du Christ.

Monsieur le Président,

Envoyée par le bon Dieu, j'ai l'honneur de faire sa petite commissionnaire près du Chef de l'État qui, malgré les appels réitérés de la grâce divine, ferme les oreilles à cette voix qui se fait entendre dans le fond de son âme.

Monsieur le Président, quand j'ai eu l'honneur d'être introduite à votre bureau, nous avons discuté sur le devoir que la France a envers Dieu, en accomplissant les désirs de son Cœur, en gravant sur les trois couleurs nationales l'emblème religieux que vous connaissez. Vous m'aviez promis de proposer à la Chambre ce que, de la part du Ciel, j'étais venue vous faire connaître. Avez-vous accompli votre promesse que je vous fis répéter par trois fois ? J'en doute beaucoup ; même n'auriez-vous pas ri de cette proposition après mon départ ? Dieu a été témoin de l'entrevue ; Il a entendu vos réponses à ses demandes que j'ai eu l'honneur de vous faire connaître. Serez-vous franc devant Dieu et devant la simplicité d'une humble fille qui n'a en vue que le salut de sa chère France. Vous avez peur des moqueries qui accompagneront vos déclarations ; vous avez peur des hommes qui ne sont que des lâches et des poltrons, et vous n'avez pas peur de Dieu qui a son éternité pour punir.

Monsieur le Président, croyez que ce n'est pas pour rire que le bon Dieu se met en peine de s'abaisser jusqu'à sa pauvre créature si ingrate et de lui commander de revenir à la pratique du devoir, si elle ne veut pas attirer sur elle les châtiments de la colère divine.

Nous sommes à une heure très grave. Vous êtes, Monsieur le Président, à la tête de cette nation française si aimée du Christ et si coupable dans ses lois, la France qui est appelée la Fille aînée de l'Église et qui est la seule qui n'est pas représentée devant le Souverain Pontife.

La France, royaume de prédilection, l'aimez-vous véritablement ? Vous êtes Français, l'êtes-vous par le cœur ? Ah ! Pauvre France qui baigne dans le sang de ses enfants et dont le cœur va être étouffé par d'ignobles mains criminelles qui prétendent la ruiner par d'infâmes trahisons. La Franc-maçonnerie veut la perte de la religion catholique ; elle veut sa perte à tout point de vue. Mais, du haut du Ciel, le Sacré-Cœur veille sur son royaume ; Il prend en pitié l'innocence de tant de généreuses victimes qui ont versé leur sang pour la Patrie. Puisse-t-elle être enfin délivrée des ennemis, de l'envahisseur teuton et aussi des B... de l'intérieur, qui pervertissent notre cher pays.

Monsieur le Président, je ne dois pas accomplir à demi la mission que Dieu me confie. Son Cœur est profondément triste. Le jour du 16 mars 1917, Il me dit : « La France me tue ; mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas ! ». Puis sa voix devenue plus grave, Il parle fort et Jésus dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte. Le traître vit au cœur de la France. C'est la Franc-maçonnerie qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d'accord avec l'Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu'un pouvait pénétrer à l'intérieur de plusieurs cabines, il y découvrirait les pièges ». Dieu ajoute : « Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique à l'ennemi le secret de la France. La Franc-maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle. Mais je demande au brave petit soldat de France, jusqu'aux généraux qui sont aux armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur, malgré la défense formelle qu'on fera autour d'eux ; et que tous, généraux, officiers et simples soldats, aillent de l'avant ! Je leur promets la victoire ! La secte franc-maçonnique, le gouvernement actuel seront châtiés ; on découvrira tous leurs engins ; plusieurs seront mis à mort ».

Et là, Notre-Seigneur me fit voir la France régénérée dans la foi, et Il dit : « Oh ! La France, comme elle sera belle un jour ! Non, Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ! »

À vous, Monsieur le Président, de tomber à genoux et de demander pardon à Dieu, toujours plein d'amour et de miséricorde.

Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts.

« Vive le Christ qui aime les Francs ! »

J'ai l'honneur de vous saluer avec respect.

Claire de Jésus Crucifié

La seconde lettre comme la première et comme la visite n'a pas de succès. Seul le généralissime Foch consacre les armées aux Sacré-Cœur en présence tout son état-major le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne. Il commence ce jour là une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour), date du début de l'offensive d'où sort la victoire finale.

Voir les chroniques du 16 et 29 janvier.

le 1er mai 1898 : chute de Sikasso (Soudan), assiégée par l'armée française.

le 1er mai 1947 : le 1er mai devient de droit un jour férié en France.

Selon l'article L. 222-6 du code du travail français; mais c'est le 29 avril 1948 qu'est officialisé le 1er mai comme fête du Travail. Saint Joseph est aussi vénéré ce jour en tant que Saint patron des travailleurs.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. Cette fête disparaît à la Libération.

En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est ré institué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale. Ce n'est que le 29 avril 1948 qu'est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

le 1er mai 1986 : Tchernobyl.

Dans le plus grand secret, le nuage radioactif de Tchernobyl passe sur la France. Officiellement, il s'est arrêté aux frontières.

le 1er mai 1987 : béatification d'Edith Stein.

Devant 75.000 fidèles, dont le chancelier Helmut Kohl, le pape Jean-Paul II concélèbre, à Cologne, la messe de béatification d'Edith Stein, Thérèse-Bénédicte de la Croix, une carmélite d'origine juive, morte martyre à Auschwitz en 1942. Le pape Jean-Paul II la canonise le 11 octobre 1998.

le 1er mai 1991 : publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus.

Elle conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.

le 1er mai 1993 : suicide de Pierre Bérégovoy à Nevers, ville dont il est Maire.

L'ex-Premier ministre (1992-1993) se donne la mort d'une balle dans la tête, avec l'arme de service de son garde du corps, qui selon son témoignage, trainait dans la boite à gants de la voiture de fonction ! Les rumeurs de malversations financières et la défaite du parti socialiste aux dernières élections ont été avancées pour expliquer ce geste. Les morts bizarres et jamais expliquées se multiplient autour du locataire de l'Elysée.

le 1er mai 1999 : entrée en vigueur du Traité d'Amsterdam.

Quel pan de souveraineté est tombé ? La liberté des peuples rien de moins ; avec le passage de l'unanimité à la majorité qualifiée un peuple peut se voir imposer des règles dont il ne veut pas et qui sont contraires à ses traditions et à son histoire. A cela s'ajoute la création du poste de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et d'un nouveau service diplomatique européen.

Posté le 1 mai 2016 à 05h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

30 avril 2016

C’est arrivé un 30 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 avril 311 : édit de Sardique, ou édit de Tolérance.

L'empereur romain Galère autorise le culte chrétien par cet édit publié le jour de sa mort et après avoir passé sa vie à persécuter les Chrétiens.

  • le 30 avril 1341 : décès de Jean III de Bretagne, dit «Jean III le Bon».

Jean III est duc de Bretagne de 1312 à 1341. Le duc meurt sans aucun héritier direct. Ayant refusé d'arranger sa succession, il provoque une guerre de succession, surnommée « guerre des deux Jeanne ». En effet, Jeanne de Penthièvre et Jeanne de Flandre se disputent l'héritage pour leurs maris respectifs, Charles de Blois et Jean de Montfort. Finalement, la maison de Montfort emporte le duché de Bretagne. Voir les chroniques du 27 mars sur le combat des Trente, du 12 avril.

  • le 30 avril 1524 : combats de Rovasenda, en Lombardie, mort de Bayard.

L'armée française est chassée de Lombardie ; le chevalier Bayard est mortellement blessé au cours des combats par un coup d'escopette le 29 avril. Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, ayant refusé d'être transporté par ses compagnons d'armes expire dans le camp des troupes de Charles Quint qui lui vouent néanmoins un immense respect. Il dit à ses compagnons avant de les laisser le quitter : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie »

Charles de Bourbon, Connétable de France, traître à son pays et son Roi a ses derniers mots avec lui:

«Ah! Monsieur de Bayard, que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier!

  Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de Bien; mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie! ».

Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, né en 1476 à Pontcharra en Savoie, est certainement le plus grand des capitaines d'armes de François Ier avec Trivulce, Gaston de Foix-Nemours, Louis III de La Trémoille et Jacques de Chabannes de La Palice. Il participe à trois Guerres d'Italie, et s'illustre partout : à Fornoue, Ravenne, Bologne, Marignan, Brescia et Vérone. Mais son exploit le plus célèbre reste la défense du Pont du Garigliano contre les forces de Gonzalve de Cordoue et deux cents chevaliers ennemis. Voir la chronique du 28 décembre.

De 1515 à 1522, il assure aussi avec conscience et compétence la charge de Gouverneur du Dauphiné et agit de manière non négligeable contre une épidémie de peste.

  • le 30 avril 1555 : décès du pape Marcel II.
  • le 30 avril 1573 : la tour de la cathédrale de Beauvais, s'effondre le jour de l'Ascension.

Cette tour, qui a été achevée en 1569, s'écroule miraculeusement après que le clergé et les paroissiens en procession, soient sortis de l'édifice.

  • le 30 avril 1619 : réconciliation entre le Roi Louis XIII et sa mère, Marie de Médicis, par le traité d'Angoulême.

Un accord de réconciliation est signé à Angoulême entre le fils et sa mère Marie de Médicis, par l'entremise de Richelieu. La reine-mère reçoit le gouvernement de l'Anjou, mais renonce définitivement à s'occuper des affaires du Royaume. Elle ne tient pas parole et cherche bientôt à nouveau, avec quelques grands du Royaume, à reprendre le pouvoir.

  • le 30 avril 1623 : naissance de François de Laval, premier évêque de la Nouvelle France)

Il a été déclaré saint par le pape François le 3 avril 2014, lequel a utilisé le rare processus de canonisation équipollente.

  • le 30 avril 1651 : naissance de Jean-Baptiste de la Salle, pédagogue et grand réformateur de l'éducation en France.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 30 avril 1655 : mort d'Eustache Le Sueur.

Né le 19 novembre 1616 à Paris, Eustache Le Sueur y meurt le 30 avril 1655. Fils d'un sculpteur sur bois, il est le fondateur de la peinture classique à la française. Elève de Simon Vouet, il devient l'un des premiers enseignants de l'Académie royale de peinture et de sculpture. On lui doit la "Vie de Saint-Bruno" en 22 tableaux au cloître de la Chartreuse de Paris.

Présentation de la Vierge au Temple (vers 1640-45), musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

  • le 30 avril  1663 : Louis XIV fonde le Conseil de Québec.

Louis XIV fonde le Conseil de Québec, qui devient la première constitution politique de la Nouvelle-France. Ce conseil est formé du gouverneur de Québec, Charles Huault de Montmagny, du supérieur des Jésuites et du gouverneur de Montréal. La mission de ce conseil est de gérer la traite des fourrures, d'assurer l'ordre et de la justice.

Charles Huault de Montmagny

  • le 30 avril 1774 : agonie de Louis XV.

A Paris les salles de spectacles ferment leurs portes et l'archevêque ordonne des prières dans toutes les églises pour la santé du Roi. Les courtisans accourent à Versailles pour se faire voir du Dauphin Louis-Auguste.

  • le 30 avril 1803 : Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis pour 80 millions de francs.

Les Etats-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, repris à l'Espagne en 1800. Napoléon Bonaparte compte avec cet argent financer la guerre contre l'Angleterre. La Constitution le lui interdit, mais il n'en a cure. Ce traité est toutefois secret et effectif qu'au 29 décembre 1803. (Voir la chronique). Le 10 avril 1803, deux jours avant l'arrivée de Monroe, il confie à Decrès:

"Je connais tout le prix de la Louisine et pourtant je vais la céder aux États-Unis." (Voir la chronique du jour)

Monröe est venue acheter la ville de La Nouvelle-Orléans, c'est-à-dire le débouché du Mississipi sur la mer. Il ne veut rien de plus et il a été autorisé par Jefferson et le Congrès à monter jusqu'à dix millions de dollars pour cette transaction. Il en propose 2 millions.

Napoléon lui répond:

"Je ne veux pas vous céder seulement La Nouvelle-Orléans, mais toute la Louisiane. Votre prix sera le mien."

 

En jaune la Louisiane française

  • le 30 avril 1827 : incident diplomatique entre la France et le Dey d'Alger.
Le consul de France, Deval, est outragé par le Dey qui le soufflette avec son éventail.
Ce motif va justifier la conquête de l'Algérie.
  • le 30 avril 1834 : publication par le père Félicité Robert La Mennais des « Paroles d'un croyant »
Le pape condamne ce livre « peu considérable par son volume, mais immense par sa perversité ». Félicité Robert Lamennais, à la différence de son frère, Jean-Marie de La Mennais, prêtre lui aussi, va adhérer à la république et devenir hérétique. Il suit à peu près le même chemin que Victor Hugo, tombant dans une religion humaniste où Dieu n'est plus qu'un faire-valoir.
Son frère, Jean-Marie de La Mennais est le fondateur de la congrégation des Filles de la Providence de Saint-Brieuc en 1818, et de la congrégation des Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel en 1819. Si ce dernier meurt en odeur de sainteté, Félicité Robert meurt comme un apostat.
  • le 30 avril 1849 : les troupes du général Oudinot arrivent à Rome.
Voir la chronique du 24 avril ; 5000 des 7000 Français ayant débarqué le 24 attaquent Rome. Ils sont reçus à coups de canon et de fusils par 10.000 républicains italiens.
L'assaut est un échec, mais le général Oudinot ne s'avoue pas vaincu. Réorganisant ses troupes avec les renforts venus de France il prépare la conquête de la ville pour début juin (voir les chroniques du 4 juin et du 2 juillet)
  • le 30 avril 1863 : bataille de Camerone, au Mexique.

Ce combat se déroule pendant l'Expédition du Mexique où la France de Napoléon III soutient l'Empereur du Mexique Maximilien contre les insurgés de Benito Juarez.
Un détachement de la Légion étrangère commandé par le capitaine Jean Danjou, qui est tué pendant la bataille, livre un combat acharné pendant neuf heures contre deux mille Mexicains.

 

Alors que l'Armée Française assiège la cité de Puebla, une colonne de ravitaillement part de Vera Cruz afin d'approvisionner les Français. Danjou commande une petite unité, de 62 hommes, chargée d'assurer la protection du convoi.

Ayant repéré 2 000 Mexicains, dont 800 cavaliers, le capitaine Danjou décide de se replier dans une hacienda du nom Camarón de Tejeda, pour y former le carré. Pendant près de quatre heures, Légionnaires et Mexicains s'affrontent. Les Mexicains somment une première fois les Français de se rendre, mais Danjou répond :
« Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ».
Il est tué d'une balle peu de temps après. Les Mexicains montent de nouveau à l'assaut ; mettent le feu à l'hacienda, mais les légionnaires résistent.
A 17h00, le détachement est réduit à cinq légionnaires. A 19h00, le Lieutenant Maudet décide de charger à la baïonnette. Un dernier homme est tué et le lieutenant blessé. Le Caporal Maine décide alors de cesser le combat. Il demande au Capitaine Ramon Laisné (mexicain d'origine française) :
«Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
Laisné répond :
«On ne refuse rien à des hommes comme vous. Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient.»
Lorsque les quatre hommes sont présentés au Colonel mexicain Milan, celui-ci s'écrie : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ».

Par leur sacrifice, ces légionnaires ont permis au convoi d'arriver sans encombre à Puebla. La ville va tomber dans peu de temps. (Voir la chronique du 29 mars)

 
Le capitaine Danjou
En souvenir de ce fait d'armes, ce jour est devenu la fête annuelle de la Légion étrangère, formation militaire française créée par Louis-Philippe en 1831.
  • le 30 avril 1881 : la flotte française s'empare de Bizerte.

Des forces françaises, parties d'Algérie, pénètrent en Tunisie.

  • le 30 avril 1883 : décès d'Édouard Manet, peintre français.

Son œuvre a marqué la transition vers l'impressionnisme et l'art moderne."Le Déjeuner sur l'herbe", "Le Fifre", "L'Exécution de Maximilien" font partie de ses tableaux les plus célèbres.

 

Le canot

  • le 30 avril 2001 : Jean Paul II publie le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela
Ce document oblige les évêques à signaler les abus sexuels à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Posté le 30 avril 2016 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

29 avril 2016

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort : Un saint pour notre époque

Cette année 2016 célèbre le tricentenaire de la mort de saint Louis-Marie (28 avril 1716), et le Père Calmel, dans son ouvrage Voici votre mère, nous donne à comprendre combien saint Louis-Marie Grignion de Montfort est un saint pour notre époque, lui qui prophétisait, il y a trois siècles, la reconquête par les dévots de Marie, véritables apôtres des derniers temps, au milieu de grandes hostilités à la foi catholique.

« Ce qui étonne le plus dans cette courte vie si souvent entravée, comblée de persécutions et d'épreuves, c'est le don inappréciable du rebondissement continuel. Chassé tour à tour par les évêques de Poitiers, de Saint-Malo, de Nantes, frappé des interdictions les plus humiliantes (par exemple la défense de bénir le Calvaire de Pontchâteau juste la veille de l'inauguration), lâché avec mépris par le sulpicien qui fut son directeur de conscience, Louis-Marie ne se laissait jamais abattre. Arrêté sur un chemin, le saint en prenait un autre, mais jamais il ne quittait l'étroit sentier de l'apostolat véritable : l'immolation de soi pour le salut des âmes. – Quel est donc son secret ? Il est mû par l'Esprit de Jésus, il est rempli de son amour, il est livré à Notre-Dame comme son esclave d'amour. Il sait, avec une intensité dont on rencontre bien peu d'exemples, que Marie est notre mère et notre reine. Il sait, avec l'illumination prophétique d'un docteur, que le grand moyen de recevoir la grâce du Christ est de nous placer dans la totale dépendance de Marie, car c'est par elle que le Christ est venu dans ce monde pour notre salut. Bien plus que d'autres saints, il a saisi et il a mis en lumière dans son Traité de la vraie dévotion cette vérité première : Jésus ne fait rien sans y associer Marie ; car il n'y aurait pas eu de Rédemption ni de Sauveur sans le Fiat de Marie

[…] A l'exception des admirables évêques de Luçon et de La Rochelle, les pontifes des diocèses évangélisés par le saint lui ont surtout donné des preuves frappantes de lâcheté sinon de fourberie ecclésiastique. Mais ces persécutions très cruelles qui venaient de ceux-là même qui auraient dû le soutenir et l'encourager, saint Louis-Marie les a dépassées spontanément. Il vivait à un autre niveau ; il demeurait en Marie au niveau de Dieu seul. C'est pour cela que, à l'égard des pontifes qui le persécutaient, il est toujours resté bon et soumis ; de même que, au service des âmes en perdition, il ne s'est jamais relâché de son ardeur et de son zèle.

Je parlais une fois de ces époques disgraciées où l'iniquité et la confusion menacent de devenir souveraines, où tout s'acharne contre ceux qui tenaient le remède à nos maux, où le désespoir devient la tentation universelle. Or saint Louis-Marie, esclave d'amour de Notre-Dame et précurseur des apôtres des derniers temps, est un saint pour ces époques de l'Enfer déchaîné, un saint pour notre époque. »

Extrait du Dossier doctrinal et spirituel du pèlerinage de Pentecôte 2016 de Chartres à Paris qui a pris pour thème cette « âme de feu pour notre temps ». Pour plus de renseignements on peut se rendre sur le site du pèlerinage : http://www.pelerinagesdetradition.com/

Posté le 29 avril 2016 à 22h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 29 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.

Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l'âge de 33 ans. A l'âge de quinze ans, Sainte Catherine  de Sienne revêt l'habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d'entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n'était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.

En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d'état à Sienne et commence à convertir autour d'elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l'unité et de l'indépendance de l'Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.

En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l'élection d'Urbain VI, éclate le Grand Schisme d'Occident et l'élection de l'antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre.  Sainte Catherine de Sienne  vient s'établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l'âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain,  sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l'Italie et déclarée docteur de l'Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d'Avila.

  • le 29 avril 1429 : Jeanne d'Arc met fin au Siège d'Orléans et approvisionne la ville.

Jeanne d'Arc ayant convaincu Charles VII d'être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d'Arc ne pensent la libération possible.

Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.

 

  • le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l'église Notre-Dame-des-Champs.

 

  • le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.

La ville s'est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d'une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d'or, et fait bâtir une citadelle, qu'il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.

Entrée de Louis XII dans Gênes

  • le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,

Détruite l'année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l'architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.

  • le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.

Né en 1585 à Paris, il est d'abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d'abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.

Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d'en haut. Les 2 hommes vont consolider l'autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l'Etat dans l'Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l'exemple le plus célèbre. Mais s'il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d'Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils lègueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.

Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l'Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).

Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l'unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l'intérêt général avant les intérêts particuliers, l'Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d'Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :

«Il n'y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)

Ou l'Anglais Hilaire Belloc :

« Génie tel qu'il ne s'en produit qu'un ou deux dans l'histoire d'une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)

Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 février 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :

« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l'Etat. »

  • le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.

Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d'établir l'Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d'un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite des fourrures.

            
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.

C'est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l'Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L'évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l'Angleterre s'en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.

  • le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.

Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l'Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais

  • le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.

On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.

  • le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.

L'armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d'habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l'affront". Les chartreux ne reviennent qu'en 1940.

  • le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
  • le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.

Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.

Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l'ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.

  • le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit ».

Le 11 juin suivant le ministre de l'Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu'il n'accepte plus de prendre en compte l'homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l'Organisation mondiale de la santé.

Posté le 29 avril 2016 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

28 avril 2016

Centenaire de Fatima

13 Mai: Notre Dame de Fatima

Inscrivez-vous vite

pour la Consécration
des Familles avec vos Enfants
http://www.notre-dame-de-france.com

Posté le 28 avril 2016 à 19h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et la guerre de Vendée

En ce jour de la fête de St Louis-Marie voici un entretien publié dans Famille chrétienne :

Famille chre??tienne

L'un de nos lecteurs réagit :

"L’interview que vous avez fait publier dans Famille Chrétienne numéro 1997 de fin avril sur le Père de Montfort, est surprenante ; son contenu fera probablement réagir des historiens avertis et de nombreux « Vendéens ».

En effet, s’il est vrai que Louis-Grignon de Montfort n’est pas directement lié à la Guerre de Vendée, puisqu’il est mort en 1716 soit près de 80 ans avant, il n’en reste pas moins que l’étude des évènements qui se sont déroulés avant et pendant la Guerre de Vendée, montrent que la cause majeure du soulèvement est en réaction aux atteintes que la Révolution a mené contre la religion sous toutes ses formes.

Et cette Foi intégrée dont les « Vendéens » ont fait preuve, a été développée et entretenue par le Père de Montfort et ses successeurs.

L’interviewé déclare que le Père de Montfort n’aurait fait que quatre missions dans le diocèse de Luçon….

Lorsqu’on aborde la Guerre de Vendée, il s’agit, non pas du département de la Vendée (ou du diocèse de Luçon), mais de ce que l’on appelle la Vendée Militaire, c’est à dire un territoire qui s’étend sur quatre départements : les 2/3 de la Vendée départementale, une partie des Deux-Sèvres, du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique.

A l’époque ce territoire « insurgé » concernait plusieurs diocèses dont les contours étaient très différents d’aujourd’hui (Luçon, Angers, La Rochelle et Nantes).

Or, sur les 72 missions que le Père de Montfort a prêchées dans l’Ouest, les 2/3 concernent cette région, la future Vendée Militaire. De plus son œuvre a continué : notamment, les « mulotins » y organisèrent 84 missions entre 1740 et 1779, (notamment, 29 à Beaupréau, 5 à Cholet, à la Séguinière etc.…).

Dans presque toutes les paroisses, des prêtres réfractaires ont continué à exercer un ministère clandestin, cachés et protégés par la population au risque d’encourir les mesures de répression terribles de la part des autorités révolutionnaires qui les traquaient.

Comment expliquer ces nombreux actes de courage et de pardon qui se sont déroulés autrement que par une Foi intégrée ?

C’est ainsi que lors de la canonisation du Père de Montfort en 1947, le Pape Pie XII proclamait dans son panégyrique du nouveau Saint, que sa « prédication a été la source même dans laquelle la Vendée martyrisée a puisé son indomptable énergie dans sa lutte héroïque contre la Révolution satanique de 1793, splendide épopée écrite dans le sang …»."

Posté le 28 avril 2016 à 10h55 par Michel Janva | Lien permanent

La survie de la France a reposé sur trop peu de familles

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Arton529-77269"Il est de bon ton, et le propos n’est pas sans fondements, de se lamenter sur les malheurs des temps, de déplorer le déclin de la France, de fustiger les oligarchies qui nous dirigent – on n’ose plus parler d’élites lorsqu’un ministre nous parle des « journals » qu’il lit et qu’un autre confond la semaine de Pâques avec la semaine sainte –, etc. Tout cela est vrai ! Cependant, il ne faut jamais perdre de vue que cet état de fait est le fruit d’une lutte quasiment permanente, depuis plus de deux siècles, des autorités politiques et intellectuelles de notre pays contre l’âme de la France, son Histoire, son peuple, sa mémoire, ses traditions, ses racines…

Les sursauts français

L’Histoire nous a cependant montré à plusieurs reprises que ce peuple que l’on croyait mort n’était, en fait, qu’en dormition. Le renouveau catholique du XIXe siècle après les folies révolutionnaires, le sursaut de Verdun et l’Union sacrée dans les tranchées après des décennies de persécutions anti-catholiques, l’avènement d’un gouvernement, issu de la Chambre du Front populaire, souhaitant la mise en valeur du Travail, de la Famille et de la Patrie, après la pire défaite militaire qu’ait jamais subie notre pays, les foules européennes et musulmanes du 13 mai 1958, à Alger, rassemblées autour du projet d’une Algérie française et fraternelle ; l’ampleur et la jeunesse, en 2013, du mouvement de résistance à la dénaturation du mariage, etc. Tous ces événements se sont produits à contre courant d’un prétendu sens de l’Histoire qui conduirait irrésistiblement à l’avènement de l’individu-roi et à la destruction des communautés naturelles et enracinées. Pendant ces années d’épreuve, la Providence ne s’est pas désintéressée du sort de la France. La Très Sainte Vierge Marie se déplaçant elle-même pour l’appeler à la prière et à la conversion en 1871 à Pontmain, en 1876 à Pellevoisin et en 1947 à L’Île-Bouchard.

Une caste dirigeante indigne

Les classes dirigeantes de notre pays partagent ensemble, au mieux une indifférence polie vis-à-vis d’un héritage multimillénaire qui les écrase, parce qu’elles sont intellectuellement incapables de le comprendre, et spirituellement hors d’état de le vivre ; au pire une haine féroce d’un passé prestigieux qui les renvoie à la médiocrité de leurs egos hypertrophiés et de leurs combines de boutiquiers. L’hostilité au catholicisme reste un marqueur majeur, au-delà du prétendu clivage droite-gauche, entre « hommes de progrès ». Les récentes curées, si j’ose dire, médiatiques contre NNSS Aillet et Barbarin en sont une illustration symptomatique.

Des familles fidèles

Contre les vents dominants de la pensée unique, de la facilité et de l’égoïsme triomphants, des familles de France ont, envers et contre tout, continué à transmettre d’abord la vie, ensuite un précieux patrimoine intellectuel, culturel, spirituel mais aussi matériel et familial. Elles ont transmis à leurs enfants des repères qui sont des phares dans la tempête. Le phare ne peut mettre fin à la tempête – seul le Seigneur peut l’apaiser –, mais il montre la voie du Salut et signale les écueils à éviter. Ces familles, méprisées par les autorités politiques, longtemps ignorées – au mieux, par les autorités religieuses qui contestaient l’enseignement d’Humanæ Vitæ – ont maintenu dans leurs mains tremblantes la petite flamme vacillante de la piété filiale, de l’espérance surnaturelle, de la foi intégrale et de la charité agissante. Elles ont préparé le terreau sur lequel pourront pousser les fleurs de sainteté militante qui permettront à la France de renouer avec sa vocation de Fille aînée de l’Église. Cependant ne nous leurrons pas : « Jeanne n’est pas un fruit purement spontané ; il y avait en France, à l’époque, des milliers de familles offrant un terrain d’éclosion humainement assez riche pour qu’y pût naître une Jeanne d’Arc. » Dom Gérard (Demain la chrétienté, Éditions Sainte-Madeleine)

Le poids démographique

Or un des aspects majeurs de notre drame est que, dans le choc des civilisations que nous vivons, la survie de la France a reposé sur trop peu de familles. Les réalités démographiques sont implacables. Le rayonnement de la France aux XVIIIe et XIXe siècles est en bonne part lié à son poids démographique en Europe. En 1800, la France compte 29 millions d’habitants face à 22 millions d’Allemands, désunis, 10 millions d’habitants du Royaume Uni et 17 millions d’Italiens, désunis. En 1910, la France compte 40 millions d’habitants, l’Allemagne, unie 58 millions, le Royaume Uni 45 millions et l’Italie 34 millions. C’en est irrémédiablement fini de l’hégémonie française en Europe !

Ce qui vaut pour la France en Europe vaut également pour l’Europe dans le monde. L’Algérie qui comptait 3 millions d’habitants en 1850 en compte aujourd’hui 40 ; le Maroc est passé de 6 millions en 1900 à 33 millions en 2016 ; l’Égypte est passée en un siècle de 10 à 80 millions d’habitants, etc. Sauf miracle, immérité, notre avenir est écrit dans ces chiffres, dans le silence pesant de l’ensemble des responsables politiques de tous bords. [...]"

Posté le 28 avril 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 avril en France : fête de saint Louis Marie Grignon de Montfort.

Voir plus bas.

  • le 28 avril 1393 : trêve de Leulinghem.

Cette trêve de Leulinghem signée entre la France et l'Angleterre en pleine guerre de Cent Ans quelques années plus tôt est prorogée une première fois jusqu'au 29 septembre 1394. Elle prévoit l'obligation de ne construire ni ville ni forteresse à la distance de sept lieues d'une ville de l'autre camp. Elle était au départ prévue pour durer trois ans. Voir la chronique du 19 janvier

  • le 28 avril 1448 : création du corps des francs-archers.

Pour pallier les insuffisances de l'armée royale en termes d'archerie face aux Anglais, le Roi Charles VII promulgue la petite ordonnance, qui impose à chaque paroisse ou groupe de cinquante ou quatre-vingts feux de fournir un homme équipé (arc ou arbalète, épée, dague). Il doit s'entraîner chaque dimanche au tir à l'arc et est donc dispensé de la Taille (impôt justifié par la non-participation des roturiers à l'activité militaire) d'où le nom de francs-archers. Il reçoit, en outre, 4 francs de paye par mois de service effectif.

  • le 28 avril 1684 : début du siège de Luxembourg par Louis XIV.

Le siège s'achève le 4 juin par la conquête de la ville.

  • 28 avril 1716 : mort de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

C'est à saint Louis-Marie Grignion de Montfort que le pape Jean Paul II emprunte sa devise « Totus Tuus ». Ce saint prêtre breton chassé de la plupart des diocèses de France a poussé l'humilité et l'obéissance à un degré extrêmement élevé. Son traité de la Dévotion à la Sainte Vierge, écrit au début du XVIII siècle, oublié et redécouvert 150 ans plus tard a guidé et éclairé toute la spiritualité de Saint Jean Paul II.

Né à Montfort-la-Cane à 25 kilomètres de Rennes, il est l'aîné d'une famille de 18 enfants, d'une piété et d'une pureté extraordinaires, qui font l'admiration de ses camarades d'études à Rennes, c'est un artiste qui sculpte et peint, mais aussi une force de la nature. Ainsi il transporte seul une pierre tombale que quatre hommes n'arrivaient qu'à soulever !

Inscrit au séminaire de Saint Sulpice à Paris, il fait le voyage à pied et y arrive en mendiant ayant tout distribué aux pauvres y compris ses vêtements. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700 à l'âge de 27 ans. Rejeté des diocèses de Nantes, Poitier, Paris dont l'esprit gallican et trop administrateur ne convient pas à son désir d'évangéliser, monsieur de Montfort part à pied pour Rome où il demande au pape la permission d'évangéliser en terre étrangère. Le pape lui rétorque : « Vous avez, un assez grand champ en France. […] N'allez point ailleurs ». Il revient avec le titre de »missionnaire apostolique ».

Bretagne, Vendée, Normandie sont alors le terrain de 30 voyages de missions pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il y combat les méfaits du Jansénisme ; pousse à la confession et la communion fréquentes ; redonne toute sa place à la responsabilité individuelle et au sens du péché. Dans son livre, Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 297) Geneviève Esquier note :

« On n'écoute pas seulement Montfort parce qu'il est un des orateurs les plus talentueux que la France ait connu ; on le suit parce que Dieu l'habite et qu'il le laisse passer. »

Or son message est à l'opposé de celui de son siècle qui ne parle que de liberté, de raison et de plaisir. Lui prône un « esclavage d'amour » et la croix. Il fonde deux congrégations : les pères montfortains ou Compagnie de Marie et les filles de la Sagesse.

Le 28 avril 1716 il meurt à Saint Laurent sur Sèvre.

Tout son message peut se résumer dans sa consécration à Notre Dame :

« Je vous choisis aujourd'hui ô Marie, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre en qualité d'esclave perpétuel, mon âme, mon corps, mes biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l'éternité. »

  • 28 Avril 1738 : l'encyclique In Eminenti du pape Clément XII condamne la maçonnerie.

«Quiconque fait le mal, hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu'il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu. » (Jean III, 20-21)

  • le 28 avril 1760 : bataille de Sainte-Foy.

    le chevalier François Gaston de Lévis haranguant l'armée française.

Cette bataille a lieu dans la cadre de la guerre de 7 ans. L'armée française dirigée par le chevalier François Gaston de Lévis remporte sa dernière grande victoire au Canada, contre les Britanniques du général Murray, lors de la bataille de Sainte-Foy. Les Français mettent le siège devant Québec. Malheureusement, en 1763, lors du traité de Paris, Choiseul préfère conserver les îles des Antilles au détriment du Canada, pourtant offert par l'Angleterre.

La bataille de Sainte-Foy, illustration tirée de l'édition de 1925 du livre Les anciens canadiens, d'Aubert de Gaspé

  • le 28 avril 1816 : création de la Caisse des dépôts et consignations.

Par une loi visant à rétablir le crédit de l'État, après les désordres financiers du Premier Empire le gouvernement cherche à lancer des emprunts après la défaite de Waterloo.

  • le 28 avril 1862 : bataille de Las Cumbres, au Mexique.

< style="text-align: justify;">La bataille de Las Cumbres a lieu dans le cadre de l'expédition du Mexique. Les Français cherchent à gagner l'intérieur du pays, mais ils ne peuvent y accéder que par quelques cols qui sont tenus par les Mexicains. Le général Zaragoza décide de défendre l'accès à Puebla sur ces cols. A Las Cumbres sont massés 4 000 soldats et trois batteries de montagne. 6 000 Français menés par le général Lorencez tentent de forcer le passage grâce aux zouaves et des chasseurs à pied qui réussissent à contourner la position.

  • le 28 avril 1912 : le général Lyautey est nommé Résident général du protectorat du Maroc.

< style="text-align: justify;">Il est imposé par le ministre de la Guerre Millerand, suite au traité qui garantit au Maroc le Protectorat de la France. Son influence bénéfique et civilisatrice se fait encore sentir aujourd'hui dans la vie intérieure de ce pays.

  • le 28 avril 1969 : Charles De Gaulle démissionne de son mandat de Président de la République.

De Gaulle fait publier, de Colombey, le communiqué suivant: "Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi". Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment le général Franco. L'intérim est assuré par le président du Sénat Poher.

Posté le 28 avril 2016 à 05h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

27 avril 2016

Le génocide vendéen

En 20 minutes très pertinentes :

 

et pour diffuser l'information aux petits et aux grands, n'oubliez pas l'incontournable Petite Histoire des guerres de Vendée, disponible ici.

I-Moyenne-2523-petite-histoire-des-guerres-de-vendee.net

Posté le 27 avril 2016 à 19h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

2 mai : conférence de Me Trémolet de Villers à Nantes

Image001

Posté le 27 avril 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Histoire du christianisme

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Histoire du christianisme