28 août 2015

C’est arrivé un 28 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 28 août : fête de saint Augustin d'Hippone, évêque et Docteur de l'Église, (le 15 juin pour les Eglises d'Orient)
  • le 28 août 430 : décès de saint Augustin.

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

  • le 28 août 1641 : Descartes publie "Meditationes de Prima Philosophia"

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

  • le 28 août 1572 : déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

  • le 28 août 1706 : la première messe dans l'église des Invalides.

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

  • le 28 août 1944 : Bordeaux, Marseille et Toulon sont libérées.
  • le 28 août 1958 : De Gaulle et l'Algérie.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…

Posté le 28 août 2015 à 02h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 août 2015

C’est arrivé un 27 aout…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 août 543 : décès de saint Césaire d'Arles.
  • le 27 août 1312 : décès d'Arthur II de Bretagne, duc de Bretagne.
  • le 27 août 1590 : décès du pape Sixte Quint.

Felice Peretti, naît le 13 décembre 1520, et est élu pape le 1er mai 1585. Il prend le nom de Sixte V. Il agrandit la Bibliothèque vaticane, fait bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, et réorganise la Curie romaine.

  • le 27 août 1664 : création de la compagnie française des Indes orientales.

Elle doit faire concurrence à ses homologues anglaise et hollandaise. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises. C'est Colbert qui fonde, par lettres patentes signées par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales, dont la mission est de «naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales». Elle bénéficie d'un monopole du commerce lointain pour cinquante ans. Son siège est installé à Pondichéry en 1676 avant d'être fusionnée avec la Compagnie des Indes en 1719.

  • le 27 août 1748 : première représentation du ballet « Pygmalion ».

Elle a lieu au château de Fontainebleau et raconte l'histoire d'un sculpteur tombé amoureux de son œuvre, qui va progressivement prendre vie et faire sa déclaration d'amour au héros. Composée par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Ballot de Sauvot, cette œuvre est directement inspirée de la légende de Pygmalion décrite dans "Les Métamorphoses" du poète latin Ovide.

  • le 27 août 1783 : première ascension d'un ballon à hydrogène.

Le ballon du physicien Jacques Charles et des frères Robert effectue sa première ascension au-dessus de l'esplanade du Champ-De-Mars à Paris Il va faire 25 km jusqu'à Gonesse où il terrorise des paysans effrayés à l'atterrissage.

  • le 27 août 1798 : victoire franco-irlandaise bataille de Castlebar.

Avec l'appui des Irlandais, les troupes françaises attaquent par surprise les Anglais alors en large supériorité numérique, 6000 contre 2000 franco-irlandais. Malgré cette supériorité ils s'enfuient abandonnant tout leur matériel de guerre.

  • le 27 août 1813 : bataille de Dresde.

Napoléon vainc les Autrichiens, les Russes et les Prussiens. Voir la chronique de la veille.

  • le 27 août 1928 : pacte Briand-Kellogg entre la France et les États-Unis.

Avec la signature du pacte Kellog-Briand, la guerre est mise hors la loi ! Vraiment l'idéologie socialiste est une vraie maladie mentale ! 15 pays signataires renoncent à la guerre « en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles », dont l'Allemagne, les États-Unis d'Amérique, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne.

Posté le 27 août 2015 à 02h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 août 2015

St Vincent de Paul et l'islam

VLe Père Yves-Marie Salem-Carrière, décédé en 1994, est né à Sommières, dans le Gard, en 1925. Après ses études universitaires en Lettres et Sciences Humaines, il a été ordonné prêtre de la Congrégation de la mission de saint Vincent de Paul en 1950 (Lazariste). Il enseignera pendant une trentaine d'années, en France mais aussi à l'étranger, notamment au Liban, avant de servir dans l'Armée de l'Air en qualité d'aumônier pendant quelques années. La préface de cet ouvrage a été rédigée par le T.R.P. Dom Gérard (1927-2008) Abbé de Sainte-Madeleine du Barroux :

"Quel bonheur de respirer cette atmosphère chargée d'héroïsme, cette charité missionnaire qui vole au secours des malheureux, non au prix d'un dialogue rampant où la Foi n'ose dire son nom, mais sous un ciel de fierté chrétienne, au service du seul Sauveur Jésus-Christ, confrontée sans cesse à l'exigence du témoignage suprême !"

Extrait de l'ouvrage :

"Dès qu'ils se sentent forts les Barbaresques écrasent les chrétiens. Ils respectent les Anglais car cette nation peut déployer de grandes forces navales. Monsieur Vincent s'en souviendra bientôt et n'hésitera pas à financer et animer une expédition militaire sur Alger où l'on compte au moins cent mille chrétiens esclaves, selon ses propres indications."

C'est autre chose que de sonner les cloches.

Posté le 26 août 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 aout…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 août 1346 : défaite des Français à Crécy.

Philippe VI de Valois subit une sévère défaite face au roi d'Angleterre, Edouard III, à Crécy-en-Ponthieu en Picardie. La chevalerie française, malgré son nombre est décimée par les archers anglais.

  • le 26 août 1429 : Jeanne d'Arc arrive à St-Denis.

Le Roi Charles VII, conseillé par ce fourbe de La Trémouille, ne suit pas. Seuls les grands capitaines de l'armée royale, comme La Hire, les ducs d'Alençon et de Bourbon, les comtes de Laval et de Vendôme, ou Gilles de Rais et leurs troupes, l'accompagnent. La Pucelle se recueille sur les Tombeaux des Rois de France puis tente vainement de s'emparer de la porte de Saint Honoré.

  • le 26 août 1444 : bataille de la Birse.

Les Français remportent une victoire sur les Suisses ; ils sont commandés par le Dauphin Louis, futur Louis XI qui est en route vers Bâle.

  • le 26 août 1648 : journée des barricades à Paris.

Mazarin et Anne d'Autriche font arrêter le président Pierre Broussel du Parlement de Paris, pour mettre fin à la fronde parlementaire. Mazarin profite en effet qu'un Te Deum est célébré à Notre-Dame de Paris en l'honneur de la victoire du prince de Condé à Lens sur les Espagnols ; Paris se couvre de barricades, la Cour est obligée de se réfugier à Saint-Germain-en-Laye, et Mazarin fait libérer Broussel

La Fronde parlementaire est suivie par la Fronde des princes, les troubles durent jusqu'en 1652.

  • le 26 août 1660 : entrée solennelle de Marie-Thérèse d'Autriche à Paris.

Marie-Thérèse d'Autriche, nouvelle reine de France, arrive à Paris. Entre le château de Vincennes et le Palais du Louvre, ce sont plus d'un million de spectateurs venus de toute la France, qui acclament le couple royal, suite au mariage célébré à Saint-Jean-de-Luz (voir la chronique du 9 juin).

  • le 26 août 1728 : naissance du mathématicien français Jean-Henri Lambert.

Jean-Henri Lambert, d'origine alsacienne, est un mathématicien, philosophe et astronome autodidacte.

  • le 26 août 1743 : naissance d'Antoine Laurent de Lavoisier.

Voir la chronique du 8 mai.

  • le 26 août 1789 : promulgation de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen approuvée par l'Assemblée constituante à Versailles.

C'est la fin officielle du régime féodal. Surtout c'est le texte qui, affirmant les droits de l'homme, nie ceux de Dieu sur l'humanité, c'est le texte qui justifie au nom des droits et de la liberté tout type de rébellion contre le Créateur.

  • le 26-27 août 1813 : début de la Bataille de Dresde.

Cette bataille oppose Napoléon aux troupes de la Sixième Coalition. Victoire sans lendemain car Napoléon malade quitte le champ de bataille et ses adjoints se font étriller quelques jours plus tard.

  • le 26 août 1850 : Louis-Philippe Ier, roi des Français.
  • le 26 août 1940 : ralliement à la France libre du Tchad et du Niger.

Le reste de l'Afrique-Équatoriale française suit deux jours plus tard.

  • le 26 août 1944 : Charles De Gaulle descend les Champs Elysées.

  • le 26 août 1977 : le Québec adopte le français comme langue officielle.

L'Assemblée nationale du Québec adopte la "Charte de la langue française" qui a été proposée par le gouvernement de l'indépendantiste René Lévesque. Le français devient la langue officielle du travail, de l'enseignement, du commerce et des affaires.

  • le 26 août 1978 : élection du Pape Jean-Paul 1er, « le pape au sourire »

Le pape Jean-Paul 1er

Le conclave élit à la papauté, pour succéder à Paul VI, le cardinal Albino Luciani de Venise. Malheureusement le Saint Père meurt après 34 jours de pontificat. Son nom est une surprise, car il faut remonter au Xe siècle pour trouver un pape prenant un nouveau nom de règne. Par ailleurs, un nom composé n'a jamais été utilisé auparavant.

Posté le 26 août 2015 à 06h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

25 août 2015

C’est arrivé un 25 aout …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 août : fête de Saint Louis, Roi de France.

Louis IX de France naît le 25 avril 1214 à Poissy, et meurt de la peste le 25 août 1270 à Tunis. Neuvième Roi des Capétiens directs, Louis de Poissy, comme il aimait signer les documents officiels, n'a que 12 ans au moment de son sacre, le 29 novembre 1226, à Reims, par Jacques de Bazoches, l'évêque de Soissons ; voir la chronique du 29 novembre, mais aussi celle du 25 avril. Il est l'exemple du Roi qui se fait serviteur, l'exemple du dirigeant au service du Bien Commun et de Dieu.

Il faut dire qu'il a reçu une éducation de choix, tant par son Père Louis VIII, vainqueur des Albigeois que de sa mère Blanche de Castille (voir les chroniques du 4 mars et du 27 novembre). C'est elle qui lui dit un jour « : Beau fils, vous m'êtes grandement cher, cependant j'aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que souillé d'un seul péché mortel… »

Geneviève Esquier souligne dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'escalade, pages 146-147) :

« Louis IX gouverne comme il vit. Non pas en maître de sa volonté propre, mais en traducteur de celle de Dieu. Toute sa politique intérieure en est éclairée. Il n'hésite pas, pour cela, à s'entourer, non de personnalités brillantes et flatteuses, mais de quelques conseillers sûrs, dont Joinville, et avant tout sa propre mère. Son gouvernement, il l'assied sur l'équité et la justice. Comme le Christ il ne fait pas acception des personnes. A son propre fils, il affirme : « J'aimerais mieux qu'un Ecossais vînt d'Ecosse et gouvernât le royaume bien et loyalement que tu le gouvernasses mal. » Un jour il donnera raison à un modeste plaignant contre le comte d'Anjou pourtant son frère. Lui-même rend la justice. Il n'hésite jamais d'ailleurs à appliquer un châtiment sévère considéré comme juste, car il croit à la liberté du coupable. »

Il est, sans contexte, le plus grand souverain d'Occident du XIIIe siècle et peut-être l'un des plus grands Rois de France. C'est pourquoi, il est l'exemple à suivre que propose l'Eglise à tout chef d'Etat. Il crée la Sorbonne, la curia in parlamento, ancêtre du Parlement de Paris, le système des Corporations qui ne sera détruit que par la révolution. Un grand nombre d'hospices pour pauvres et lépreux qu'il vient lui-même nourrir ou soigner, dont l'hospice des Quinze-Vingts à Paris, fait construire la Sainte-Chapelle, joyaux de l'art gothique pour y abriter la Sainte Couronne d'Épines, le château de Vincennes, l'Abbaye Royaumont et la ville d'Aigues-Mortes.

  • le 25 aout 1248 : le Roi Louis IX part en croisade d'Aigues Mortes.
  • le 25 août  1270 : le Roi Louis IX, saint Louis, meurt à Tunis, à l'âge de 56 ans, lors de la VIIIe croisade.

    Louis IX, sur son lit de mort à Tunis, remet à son fils le plan de sa conduite, par Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle de l'École militaire de France.

En signe d'humilité, c'est sur un lit de cendres et les bras en croix qu'il commence son agonie : « Beau Sire Dieu aye pitié de ces pauvres gens que j'ai amenés ici et reconduis-les dans leur pays ; ne permets pas qu'ils tombent en la main de nos adversaires et qu'ils soient obligés de renier leur foi en ton Saint Nom »

A son fils, Philippe dit le Hardi futur Philippe III, il donne le testament suivant :

Enseignements que fit Monsieur Saint Louis à son fils aîné Philippe

« A son cher fils Philippe, salut et amitié de père.

Cher fils, parce que je désire de tout mon cœur que tu sois bien enseigné en toutes choses, j'ai pensé que je te ferais quelques enseignements par cet écrit, car je t'ai entendu dire plusieurs fois que tu retiendrais davantage de moi que de tout autre.

Cher fils, je t'enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu'avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l'on te coupe les jambes et les bras et que l'on t'enlève la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t'envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l'en remercier et lui savoir bon gré car il faut comprendre qu'il l'a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci- et encore plus s'il le voulait- parce que tu l'as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t'envoie prospérité, santé de corps ou autre chose, tu dois l'en remercier humblement et puis prendre garde qu'à cause de cela il ne t'arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c'est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je te conseille de prendre l'habitude de te confesser souvent et d'élire toujours des confesseurs qui soient non seulement pieux mais aussi suffisamment bien instruits, afin que tu sois enseigné par eux des choses que tu dois éviter et des choses que tu dois faire ; et sois toujours de telle disposition que des confesseurs et des amis osent t'enseigner et te corriger avec hardiesse.

Cher fils, je t'enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l'église garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l'oraison pendant que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considèreras comme souffrant ou de cœur ou de corps , et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d'aumônes.

Si tu as malaise de cœur, dis-le à ton confesseur ou à quelqu'un d'autre que tu prends pour un homme loyal capable de garder bien ton secret, parce qu'ainsi tu seras plus en paix, pourvu que ce soit, bien sûr, une chose dont tu peux parler.

Cher fils, recherche volontiers la compagnie des bonnes gens, soit des religieux, soit des laïcs, et évite la compagnie des mauvais. Parle volontiers avec les bons, et écoute volontiers parler de Notre Seigneur en sermons et en privé. Achète volontiers des indulgences.

Aime le bien en autrui et hais le mal.

Et ne souffre pas que l'on dise devant toi paroles qui puissent attirer gens à péché. N'écoute pas volontiers médire d'autrui.

Ne souffre d'aucune manière des paroles qui tournent contre Notre Seigneur, Notre-Dame ou des saints sans que tu prennes vengeance, et si le coupable est un clerc ou une grande personne que tu n'as pas le droit de punir, rapporte la chose à celui qui peut le punir.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu'il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t'a faits de sorte que, s'il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l'honneur de gouverner le royaume, que tu sois digne de recevoir l'onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c'est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes de la justice. Et s'il advient qu'il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Et s'il advient que tu aies querelle contre quelqu'un d'autre, soutiens la querelle de l'adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l'impression de trop aimer ta querelle jusqu'à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir .

Si tu apprends que tu possèdes quelque chose à tort, soit de ton temps soit de celui de tes ancêtres, rends-la tout de suite toute grande que soit la chose, en terres, deniers ou autre chose. Si le problème est tellement épineux que tu n'en puisses savoir la vérité, arrive à une telle solution en consultant ton conseil de prud'hommes, que ton âme et celle de tes ancêtres soient en repos. Et si jamais tu entends dire que tes ancêtres aient fait restitution, prends toujours soin à savoir s'il en reste encore quelque chose à rendre, et si tu la trouves, rends-la immédiatement pour le salut de ton âme et de celles de tes ancêtres.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Eglise ; défends qu'on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens. Et je veux te rappeler ici une parole que dit le roi Philippe, mon aïeul, comme quelqu'un de son conseil m'a dit l'avoir entendue. Le roi était un jour avec son conseil privé-comme l'était aussi celui qui m'a parlé de la chose- et quelques membres de son conseil lui disaient que les clercs lui faisaient grand tort et que l'on se demandait avec étonnement comment il le supportait. Et il répondit : «  Je crois bien qu'ils me font grand tort ; mais, quand je pense aux honneurs que Notre Seigneur me fait, je préfère de beaucoup souffrir mon dommage, que faire chose par laquelle il arrive esclandre entre moi et sainte Eglise. » Je te rappelle ceci pour que tu ne sois pas trop dispos à croire autrui contre les personnes de sainte Eglise. Tu dois donc les honorer et les protéger afin qu'elles puissent faire le service de Notre Seigneur en paix.

Ainsi je t'enseigne que tu aimes principalement les religieux et que tu les secoures volontiers dans leurs besoins ; et ceux par qui tu crois que Notre Seigneur soit le plus honoré et servi, ceux-là aime plus que les autres.

Cher fils, je t'enseigne que tu aimes et honores ta mère, et que tu retiennes volontiers et observes ses bons enseignements, et sois enclin à croire ses bons conseils.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et leur tiens lieu de père pour les enseigner à tous biens, mais prends garde que, par amour pour qui que ce soit, tu ne déclines de bien faire, ni ne fasses chose que tu ne doives.

Cher fils, je t'enseigne que les bénéfices de saint Eglise que tu auras à donner, que tu les donnes à bonnes personnes par grand conseil de prud'hommes ; et il me semble qu'il vaut mieux les donner à ceux qui n'ont aucunes prébendes qu'à ceux qui en ont déjà ; car si tu les cherches bien, tu trouveras assez de ceux qui n'ont rien et en qui le don sera bien employé.

Cher fils, je t'enseigne que tu te défendes, autant que tu pourras, d'avoir guerre avec nul chrétien ; et si l'on te fait tort, essaie plusieurs voies pour savoir si tu ne pourras trouver moyen de recouvrer ton droit avant de faire guerre, et fasse attention que ce soit pour éviter les péchés qui se font en guerre. Et s'il advient que tu doives la faire, ou parce qu'un de tes hommes manque en ta cour de s'emparer de ses droits, ou qu'il fasse tort à quelque église ou à quelque pauvre personne ou à qui que ce soit et ne veuille pas faire amende, ou pour n'importe quel autre cas raisonnable pour lequel il te faut faire la guerre, commande diligemment que les pauvres gens qui ne sont pas coupables de forfaiture soient protégés et que dommage ne leur vienne ni par incendie ni par autre chose ; car il te vaudrait mieux contraindre le malfaiteur en prenant ses possessions, ses villes ou ses châteaux par force de siège. Et garde que tu sois bien conseillé avant de déclarer la guerre, que la cause en soit tout à fait raisonnable, que tu aies bien averti le malfaiteur et que tu aies assez attendu, comme tu le devras.

Cher fils, je t'enseigne que les guerres et les luttes qui seront en ta terre ou entre tes hommes, que tu te donnes la peine, autant que tu le pourras, de les apaiser, car c'est une chose qui plaît beaucoup à Notre Seigneur. Et Monsieur saint Martin nous en a donné un très grand exemple car, au moment où il savait par Notre Seigneur qu'il devait mourir, il est allé faire la paix entre les clercs de son archevêché, et il lui a semblé en le faisant qu'il mettait bonne fin à sa vie.

Cher fils, prends garde diligemment qu'il y ait bons baillis et bons prévôts en ta terre, et fais souvent prendre garde qu'ils fassent bien justice et qu'ils ne fassent à autrui tort ni chose qu'ils ne doivent. De même, ceux qui sont en ton hôtel, fais prendre garde qu'ils ne fassent injustice à personne car, combien que tu dois haïr le mal qui existe en autrui, tu dois haïr davantage celui qui viendrait de ceux qui auraient reçu leur pouvoir de toi, et tu dois garder et défendre davantage que cela n'advienne.

Cher fils, je t'enseigne que tu sois toujours dévoué à l'Eglise de Rome et à notre saint-père le pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Cher fils, donne volontiers pouvoir aux gens de bonne volonté qui en sachent bien user, et mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c'est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière. Fais chasser les hérétiques et les autres mauvais gens de ta terre autant que tu le pourras en requérant comme il le faut le sage conseil des bonnes gens afin que ta terre en soit purgée.

Avance le bien par tout ton pouvoir ; mets grande peine à ce que tu saches reconnaître les bontés que Notre Seigneur t'auras faites et que tu l'en saches remercier.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu'ils soient levés justement. Et c'est un sens que je voudrais beaucoup que tu eusses, c'est-à-dire que tu te gardasses de dépenses frivoles et de perceptions injustes et que tes deniers fussent justement levés et bien employés-et c'est ce même sens que t'enseigne Notre Seigneur avec les autres sens qui te sont profitables et convenables.

Cher fils, je te prie que, s'il plaît à Notre Seigneur que je trépasse de cette vie avant toi, que tu me fasses aider par messes et par autres oraisons et que tu demandes prières pour mon âme auprès des ordres religieux du royaume de France, et que tu entendes dans tout ce que tu feras de bon, que Notre Seigneur m'y donne part.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu'un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par sa grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu'il te donne grâce de faire sa volonté afin qu'il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu'après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle, là où nous puissions le voir, aimer et louer sans fin, Amen.

A lui soit gloire, honneur et louange, qui est un Dieu avec le Père et le Saint-Esprit, sans commencement et sans fin.

Amen. »

Tiré du site du Diocèse aux Armées dont Saint Louis est le Saint patron.

  • le 25 août.1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

Certes c'est elle qui impose le français et non plus en latin, dans les actes notariés, mais l'histoire officielle le passe sous silence, c'est aussi par cette ordonnance, que le Roi François 1er instaure les registres d'état civil et exige des paroisses qu'elles tiennent un registre des baptêmes et enterrements.


L'une des pages de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

  • le 25 août  1624 : naissance de François d'Aix de La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV.

Appartenant à la Compagnie de Jésus,François d'Aix de La Chaise est le confesseur du Roi pendant 34 ans. Très aimé des parisiens, il est plus connu sous le nom de Père La-Chaise. Les terres que lui a données Louis XIV sont devenues ensuite le premier grand cimetière de Paris.

  • le 25 août  1715 : Louis XIV est pris d'un violent malaise et perd connaissance ; à son réveil, il demande les derniers sacrements.

« J'ai vécu parmi les gens de ma cour ; je veux mourir parmi eux. Ils ont suivi le cours de ma vie, il est juste qu'ils me voient finir ».

Puis après le diner il demande à recevoir les derniers sacrements. Après avoir communié il fait appeler son neveu, le futur Régent, puis son arrière-petit-fils le futur Roi.

« « Mon cher enfant, vous allez être le plus grand Roi du monde. N'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez pas dans les guerres ; tachez de maintenir toujours la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous pourrez, ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l'Etat. Suivez toujours les bons conseils, et songez bien que c'est à Dieu à qui vous devez tout ce que vous êtes. Je vous donne le père Le Tellier comme confesseur ; suivez ses avis et ressouvenez-vous toujours des obligations que vous avez à madame de Ventadour.» Il embrasse l'enfant et lui donne sa bénédiction. »

Tiré de Louis XIV, le plus grand Roi du monde de Lucien Bély (Editions les classiques Gisserot de l'histoire page 263-264.)

  • le 25 août  1718 : fondation de la Nouvelle-Orléans.

A l'embouchure du Mississipi la ville de la Nouvelle-Orléans est fondée par des Français sous l'égide de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville. Baptisée ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, Régent pendant la minorité de Louis XV, la ville devient par la suite la capitale de la colonie de Louisiane. Elle est vendue aux Etats-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

  • le 25 août  1805 : échec de l'invasion de l'Angleterre.

Napoléon, alors au camp de Boulogne, apprend et comprend que la désobéissance de Villeneuve, qui s'est réfugié à Cadix le 21 aout, anéantit son plan d'invasion de l'Angleterre. Il décide un renversement de ses objectifs stratégiques pour marcher contre l'Autriche. A Talleyrand, il écrit : "je change mes batteries. […] Ils ne s'attendent pas avec quelle rapidité je ferai pirouetter mes 200.000 hommes".

  • le 25 août 1818 : inauguration de la statue équestre d'Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

La première inaugurée en 1614 a été détruite à la révolution. La foule se presse pour assister à l'inauguration de la nouvelle statue en bronze d'Henri IV.

  • le 25 août  1841 : pose de la première pierre de la Cathédrale St-Louis de Carthage.
  • le 25 août  1883 : signature du traité de Hué.

Ce traité confirme le statut du Tonkin et de l'Annam comme protectorats français. Mais la Chine le rejette ; ce rejet est à l'origine de la guerre franco-chinoise, qui ne s'achève qu'en 1885, par une victoire française.

  • le 25 août  1908 : décès d'Henri Becquerel, physicien français.
  • le 25 août  1914 : conquête de la colonie allemande du Togo par les troupes françaises.

La première bataille de la guerre 14-18 s'achève par une totale victoire française.

  • le 25 août  1939 : les journaux communistes, dont "L'Humanité" sont saisis et leur publication interdite.
  • le 25 août  1940 : Aron Jean-Marie Lustiger est baptisé à Orléans.
  • le 25 août  1942 : début des « malgré nous ».

Robert Wagner décrète le service militaire obligatoire pour 130 000 Alsaciens et Mosellans. C'est le début des malgré-nous

  • le 25 août 1944 : libération de Paris.

Le consul de Suède Raoul Nordling et le président du Conseil municipal de Paris Pierre Taittinger réussissent à convaincre le général von Choltitz, gouverneur militaire de Paris, de ne pas détruire Paris, malgré les ordres d'Hitler. Von Choltitz fait donc évacuer l'armée allemande deux semaines plus tôt; seuls 2000 soldats allemands, dépourvus de matériel lourd, restent dans la capitale. Il accepte aussi de libérer 3 245 prisonniers politiques.

Paris aurait donc pu être libérée sans qu'une goutte de sang fût versée.

Mais comme partout en France, la "Résistance" tient à créer un climat insurrectionnel afin de se débarrasser des "notables" et cadres traditionnels de l'Etat français. Voici le témoignage de Geneviève de Galard, l'exceptionnelle infirmière du camp retranché de Dien-Bien-Phu :

« Le jour de la Libération, le 25 août 1944, dès que nous avons appris que Leclerc était dans Paris et que De Gaulle allait arriver sur les Champs-Élysées, nous sommes partis, ma sœur et moi, vers la place de l'Étoile. Nous nous abritions sous les porches lorsque les tireurs des toits entraient en action, avant de nous précipiter à nouveau vers notre destination. J'étais toute fière d'être enfin arrivée au pied de l'Arc de Triomphe mais ma joie fut soudainement gâchée. J'étais sidérée par l'attitude de Parisiens qui insultaient le conducteur d'un camion allemand, dont le camarade, mort, gisait appuyé sur son épaule … Plus loin, des passants insultaient des femmes aux cheveux rasées qui passaient sur un autre camion, et qui étaient accusées d'avoir reçu chez elles des combattants ennemis. De leurs visages émanaient une telle haine que cela me faisait mal. J'avais dix-neuf ans et je découvris soudain la haine et l'intolérance. (Une Femme à Dien Bien Phu, p. 34)

Voici le témoignage du Père Bruckberger, aumônier des Forces Françaises Libres :

« Le déchaînement populaire est hideux. L'image que j'en garde est hideuse. À trente ans de distance, elle me soulève le cœur : des femmes tondues, la croix gammée peinte au goudron sur le crâne, exposées nues aux crachats et à la dérision de la populace ! Des gens sans défense arrêtés de la manière la plus arbitraire, sans mandat, par des garçons qui jouaient aux petits soldats avec de vraies armes et qui se sentaient forts de la terreur qu'ils inspiraient. […]

Le fait est que le sentiment de solitude et de petit nombre qui nous avait si souvent accablés pendant l'occupation avait fait place à un immense étonnement : jamais nous ne nous serions crus si nombreux dans la résistance. […] [Le parti communiste] siégeait et hurlait à la mort dans toutes les cours de justice. Il exerçait un affreux chantage et une surenchère dans laquelle les démocrates chrétiens se laissèrent entraîner. Au cours de cette époque sinistre, le ministère de la Justice fut constamment détenu par un démocrate-chrétien qui avait toujours peur de ne pas en faire assez. Les gens étaient condamnés avant d'être jugés, ou plutôt la sentence était portée d'avance, la comparution devant un tribunal n'était plus qu'une parodie de justice, une cérémonie vide et sacrilège. » (Tu finiras sur l'échafaud, pp.387-388)

Quant à Pierre Taittinger, il est immédiatement arrêté par le "Comité parisien de Libération", et emprisonné pendant plusieurs mois. Libéré, il est déchu de ses droits civiques et déclaré inéligible.

Le général Leclerc reçoit devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Le soir même, le général De Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire pour y faire sa fameuse allocution :

"Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !".

Du grand cinéma à la hauteur de l'évènement.

  • le 25 août  1944 : massacre de Maillé.

Ce massacre ressemble à celui d'Oradour-sur-Glane ; mais contrairement à ce dernier, le village a été reconstruit à l'identique après la guerre. En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux, passant à proximité du village, est sabotée par trois fois ; les habitants aident et cachent un pilote canadien dont l'avion a été abattu. Des escarmouches ont lieu entre les Allemands et les FFI. 124 des 500 habitants de Maillé sont abattus en représailles, dont 44 enfants de moins de 14 ans ! Le village est reconstruit à l'identique.

Posté le 25 août 2015 à 02h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

23 août 2015

26 août : conférence de Reynald Secher à Carnac

26-08

Posté le 23 août 2015 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2015

Géréon Goldmann, un franciscain chez les SS

FLes Editions de l'Emmanuel ont réédité en format poche le témoignage de Géréon Goldmann Un Franciscain chez les SS.

Géréon Goldmann (1916-2003) est entré chez les franciscains à Fulda et veut devenir prêtre peu avant le début de la terrible seconde guerre mondiale. Ce jeune homme au caractère de feu va être confronté à un terrible dilemme : servir Dieu et sa patrie. Il refusera de suivre les directives de la SS où il a été enrôlé ; menacé de mort, il continuera pas moins de défendre sa loi et d’aider ses frères. Versé dans la Wehrmacht, il va participer comme infirmier à la bataille de Monte Cassino et arrivera à se faire ordonner prêtre en pleine guerre par une dérogation spéciale du pape, suite à une entretien avec ce dernier. Fait prisonnier, il connaît les lugubres camps d’Afrique du Nord où son zèle apostolique ne faiblit pas. Il va finir par réaliser son rêve : devenir missionnaire du Japon. 

Dans l’enfer du nazisme, puis de la guerre, cet homme d’une trempe exceptionnelle ne trahit jamais sa foi. Face aux nazis, il défendit avec courage et même avec un certain succès la foi catholique. Ce récit montre comment la force de la vérité déjoue le mensonge totalitaire. 

Posté le 21 août 2015 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2015

Fils de l'Église, visages de saints

Les éditions Via Romana ont la bonne idée de rééditer un ouvrage de René Bazin, dressant le portrait de quelques saints. Edition augmentée avec l'ajout de quelques portraits, issus de conférences ultérieures de René Bazin :

  • FSaint Joseph ;
  • Jésus ;
  • sainte Marie-Madeleine ;
  • saint Ambroise ;
  • saint Augustin ;
  • saint Guénolé ;
  • saint Louis ;
  • sainte Jeanne d’Arc ;
  • saint Ignace de Loyola ;
  • saint Pierre Fourier ;
  • saint Jean-Baptiste de La Salle ;
  • saint Louis-Marie Grignion de Montfort ;
  • vénérable Pierre de Clorivière ;
  • saint Jean-Marie Vianney ;
  • sainte Jeanne Jugan ;
  • bienheureux John Henry Newman ;
  • saint Pie X ;
  • bienheureux Charles de Foucauld.

En introduction, l'auteur écrit :

"Les gens disent : "Les temps sont rudes." Ils n'ont pas tort ; mais quels temps furent doux ? On se lamente trop. Pour ne pas cesser d'agir, il faut d'abord cesser de se plaindre. "Nous avons besoin de retrouver la règle". A la bonne heure mais ce ne sont pas les larmes qui nous la rappelleront, ni les dissertations qui nous le feront aimer : c'est plutôt l'exemple des hommes semblables à nous, faibles de nature, travaillés de maux et de difficultés voisins des nôtres ; tentés comme nous, par la tristesse, mais qui n'y cédèrent pas, qui furent plus riches de foi, de charité, de courage de vivre. Je ne me propose point autre chose, si ce n'est de les montrer vivants."

Posté le 18 août 2015 à 08h42 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2015

20 août : 1 500 personnes attendues au pèlerinage diocésain à l’île Madame

Organisé par le diocèse de La Rochelle, ce pèlerinage présidé par Mgr Bernard Housset aura pour thème : « Tenir, prier, espérer ». L’invité d’honneur sera Mgr Nasser Gemayel, évêque des catholiques maronites de France et premier éparque Notre-Dame du Liban de Paris des Maronites.

Cette année, ce pèlerinage sera consacré aux Églises en difficulté ou persécutées. Comme chaque année, il sera également dédié aux prêtres martyrs des pontons de Rochefort.

Durant la Terreur (1794), 829 prêtres de toute la France ont été emprisonnés dans des bateaux négriers au large de l’île d’Aix puis à l’île Madame. En mauvais état, ces voiliers à destination du bagne n’ont jamais pu partir en mer. Ils ont servi de prison à ces prêtres qui y ont été torturés et humiliés. 547 d’entre eux n’ont pas survécu à leurs conditions de détention. 254 ont été enterrés sur l’île Madame, 226 sur l’île d’Aix, et 67 à Rochefort.

Le régime reprochait à ces prêtres dits « réfractaires » – en raison de leur fidélité totale à l’Église catholique unie au pape – leur refus de se soumettre à la Constitution civile du clergé qui faisait d’eux des sortes de fonctionnaires publics ecclésiastiques nommés par les citoyens.

Posté le 16 août 2015 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

15 août 2015

15 août : fête nationale

Le roi de France, Louis XIII, pour proclamer sa reconnaissance ainsi que celle de tout son royaume à Marie après la naissance d'un héritier - le futur Louis XIV - et pour lui prouver sa confiance absolue, formule un vœu de consécration de lui-même, de sa famille et de la France, à Notre Dame de l'Assomption. Ce vœu a été publié sous la forme de l'édit du 10 février 1638 et prononcé le 15 août 1638.

L"Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.

Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause, que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice. La rebellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous proternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'Eglise cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne en ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix et où nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse

Nous admonestons le sieur archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite Eglise à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourgs et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse; entendant qu'à la dite cérémonie les Cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevesques et évesques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites Eglises pour y être faite la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos Peuples d'avoir une dévotion particulière a la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre plaisir.

Louis

par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre

Posté le 15 août 2015 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

14 août 2015

Fidèles aux recommandations de ND, les enfants de Fatima ''tiennent bon'' à Vila Nova de Ourem

Pendant que Notre Dame venait à la Cova da Iria, les enfants arrivaient malgré eux à Vila Nova de Ourem. Ils passèrent l’après-midi dans la famille de l’administrateur qui les avait emmenés pour leur faire dire ce fameux secret. Les méthodes douces ayant échouées, le lendemain il utilise la méthode forte et les met en prison. Devant leur silence, et persuadé qu’ils vont céder, il les menaçe de mort s’ils ne parlent pas;  ils vont être jetés dans une marmite d’huile bouillante. C’est Jacinthe qui est emmenée la première, seule. Elle suit, triste, mais sans résister ni s’affoler.

Concernant François, voici comment Lucie relate son comportement dans la prison (Lucie raconte Fatima – Dom Jean Nesmy) :

« Il se montra plein de courage et il cherchait à encourager Jacinthe aux moments où la tristesse l’envahissait le plus … Tandis qu’on interrogeait Jacinthe, il me dit avec une grande paix et une grande allégresse : « si on nous tue comme ils le disent, dans peu de temps nous serons au Ciel. Quel bonheur ! Ça ne me fait rien ! » et après un moment de silence : «  Dieu veuille que Jacinthe n’ait pas peur ! Je vais dire un Ave Maria pour elle ». Sans plus il tira son bonnet et se mit à prier ».

Quelques instants plus tard, c’est lui qu’on vient chercher en lui annonçant que sa sœur était morte. Et François suit, persuadé qu’on va lui réserver le même sort. Lucie reste seule et lorsque la porte s’ouvre pour la troisième fois, ce n’est pas pour venir la chercher, c’est pour lui ramener ses cousins bien vivants et constater que les menaces de leurs bourreaux, irrités par tant d’obstination, sont restées sans effet.

Il n’est pas inutile de signaler que Jacinthe puis François ont été les premiers l’objet de cette sinistre mise en scène. On peut se demander si cette épreuve, permise par le Ciel, n’avait pas pour but de familiariser un peu plus Jacinthe et François à l’idée de la mort, de leur propre mort alors que Lucie a été un peu plus épargnée puisqu’elle savait que son séjour sur terre se prolongerait.

Trois enseignements

Notons au passage le caractère illogique de la démarche de l’administrateur. S’il accorde tant d’importance à ce secret, pourquoi tuer les enfants s’ils se taisent, les laissant emporter leur secret avec eux dans la tombe ? Et pourquoi leur laisser l’illusion de la vie si, au contraire, ils le révèlent ?

Autre incohérence : dire à François que sa sœur est morte, c’est lui annoncer qu’elle n’a pas parlé ; c’est l’encourager à être l’égal de sa sœur en héroïcité.

Enfin, relevons que les enfants étaient placés devant une alternative simple : ou obéir à la Très Sainte Vierge ou obéir à l’administrateur. Ils ont placé la douce, mais ferme recommandation de Marie au-dessus de la terrible exigence de l’administrateur. Entre sauver leur corps en sacrifiant le salut de leur âme et sauver leur âme en sacrifiant leur corps, ils ont choisi sans hésitation. Comme l’ont fait avant eux tant de martyrs depuis les origines de la religion chrétienne.

Retenons aussi qu’ils ont vaincu. Ils ont vaincu, eux, frêles enfants, privés de tout secours humain, ceux qui pensaient les faire plier et succomber à leurs menaces. Ils ont vaincu ceux qui détenaient le pouvoir, la force et croyaient être les seuls détenteurs de la justice. Ils ont vaincu parce qu’ils étaient soutenus par un pouvoir supérieur au pouvoir des hommes, au nom d’une justice supérieure à la justice des hommes.

Que par sa médiation auprès du Père, Marie nous obtienne la grâce d’être à la hauteur d’une telle leçon s’il devait en être ainsi un jour pour nous !

Posté le 14 août 2015 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2015

13 août: A Fatima, Elle est venue à la Cova da Iria, mais les enfants n’étaient pas là

Lien vers la lettre de liaison N° 8 :

F"Il y a maintenant 100 ans, sur le site de Fatima le ciel préparait une fillette de 8 ans à un rôle très particulier. Lucie dos Santos et 3 amies de son village d’Aljustrel, Téresa Matias, sa sœur Maria Rosa, et Maria Justino, avaient bénéficié à 3 reprises de l’apparition silencieuse d’un ange.

Un an plus tard, en 1916, à 3 reprises également, ce même ange s’était manifesté de nouveau. Lucie était accompagnée cette fois de ses cousins François et Jacinthe Marto. La préparation était plus profonde. ‘’Les saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des dessins de miséricorde‘’ leur avait-il dit lors de sa seconde manifestation.

Et puis ce fut le 13 mai 1917 la première apparition de Notre Dame à la Cova da Iria. Elle leur demandait d’être présents à ce même lieu pendant 6 mois de suite, le 13 du mois. Le mois suivant, Elle avait dit à Lucie ‘’ Jésus veut se servir de toi pour me faire connaitre et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé’’  Environ 50 personnes entouraient les enfants. Le 13 juillet ils étaient près de 5000. Des phénomènes étranges avaient accompagné cette présence et Lucie avait précisé que Notre Dame avait confié un secret aux enfants.

Aussi le 13 aout une foule d'environ 20 000 personnes s’était rassemblée à la Cova da Iria pour voir les enfants s’entretenir avec Notre Dame. Mais à l’heure du rendez-vous, les enfants n’étaient toujours pas là. Une personne venant de Fatima annonça que les enfants venaient d’être enlevés par l’Administrateur qui voulait connaitre ce secret. Il s’en suivit un brouhaha qui fut brusquement interrompu par un violent coup de tonnerre. Le silence se fit et un éclair lui succéda. Puis il y eut un petit nuage blanc qui se forma au-dessus du chêne vert, nuage très léger qui s’éleva et disparut dans les airs. Le soleil donnait aussi à toutes les choses toutes les couleurs de l’arc en ciel. Certainement Notre Dame était venue et elle n’avait pas rencontré les enfants. Ce 13 aout après midi, ils étaient retenus dans la famille de l’administrateur, mais le 14 ce dernier leur réservait une terrible épreuve."

Posté le 13 août 2015 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

10 août 2015

C’est arrivé un 10 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 août 1498 : début du procès pour la dissolution du mariage de Louis XII avec Jeanne de France.
    • le 10 août 1519 : les apparitions de Notre Dame à Cotignac à Jean de la Baume, bucheron provençal.

Le 10 août 1519, en la fête de saint Laurent, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l'Archange et de saint Bernard, apparaît dans les champs à un homme très pieux nommé Jean de la Baume. Elle lui commande de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac d'aller en procession, sur le Mont Verdaille, et d'y bâtir une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces, « pour autant qu'elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l'invoqueraient en ce lieu ».

Un pèlerin illustre, le Roi Louis XIV, est venu la remercier pour le don de sa naissance. Aujourd'hui de nombreux pèlerinages ont lieu au sanctuaire notamment pour les pères et mères de famille, les couples en désir d'enfant, etc.

Le pape Léon X accorde d'importantes faveurs au sanctuaire par une bulle de 1521.

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade)

  • le 10 août  1535 : découverte par Jacques Cartier du fleuve Saint-Laurent.

Le navigateur français Jacques Cartier atteint l'embouchure du fleuve qu'il baptise du nom du saint du jour, Saint-Laurent. Il a réussi à convaincre le Roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et Pacifique. Il baptise d'abord ainsi la baie. Plus tard, ce nom est aussi donné au fleuve.

  • le 10 août 1557 : bataille de Saint-Quentin.

Cette bataille ouvre la voie à l'armée espagnole en direction de Paris. Philippe II d'Espagne et ses 60 000 hommes peuvent marcher sur Paris malgré le manque de ravitaillement. Le duc de Guise rentre d'Italie pour tenter de rétablir la situation. Il parvient à reprendre Calais.

  • le 10 août 1615 : les Français célèbrent une première messe dans la région des Grands Lacs, à Carhagouha. Une croix y est plantée.
    • le 10 août 1678 : signature du traité de Nimègue.

Signé entre les Provinces-Unies et la France, il met fin à la guerre de Hollande qui sévit de 1672 à 1678. La France s'engage à rendre Maastricht et la principauté d'Orange à la Hollande et se retire de certaines forteresses aux Pays-Bas espagnols. En revanche, l'Espagne perd des territoires au profit de la France (notamment la Franche-Comté).

  • le 10 août 1792 : prise des Tuileries après de sanglants combats.

Prise du palais des Tuileries
Jean Duplessis-Bertaux, Musée national du Château de Versailles

Le 10 août 1792, la commune insurrectionnelle de Paris, armée et guidée par les révolutionnaires du duc d'Orléans, grand maître du Grand Orient s'empare du Palais des Tuileries et massacre la Garde Suisse, soit plus de 1000 soldats, au service du Roi de France depuis la bataille de Marignan et le traité de paix perpétuelle entre les deux pays.

Le Roi est arrêté et accusé de trahison. La famille royale va être emprisonnée à la prison du Temple. Bonaparte assiste au saccage du palais des Tuileries et au massacre des gardes suisses par les émeutiers.

  • le 10 août 1795 : les Anglais arment l'Armée Catholique et Royale.

Charette reçoit une livraison importante d'armes et de munitions anglaises sur la plage du Bec entre Saint-Jean-de-Mont et Saint-Gilles. Un va-et-vient incessant va durer deux jours et deux nuits entre les huit vaisseaux ancrés au large et la côte. Quatre-vingt chariots de blé repartent dans la nuit du 11 au 12 pour payer la livraison anglaise. Le 22 août Charrette reçoit son brevet de généralissime signé par Louis XVIII et le cordon rouge de la Croix de St Louis, peu d'opérations d'envergures ont lieu cette fin d'été 1795, Charette espérait et attendait la venue du comte d'Artois. Déçu il licencie ses 12000 hommes le 14 septembre 1795.

  • le 10 août 1793 : tentative d'inauguration du Musée du Louvre.

L'idée de transformer le Louvre en musée naît sous Louis XV. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791. Pour tenter de faire oublier les horreurs du massacre des Tuileries du 10 août 1792, la révolution veut inaugurer le nouveau musée, symboliquement le 10 août suivant. Cela ne peut se faire et a finalement lieu le 8 novembre 1793.

  • le 10 août 1806 : la couronne d'épines reçue par Saint Louis est placée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d'une grande cérémonie.
  • le 10 août 1813 : déclaration de guerre de l'Autriche à la France.
  • le 10 août 1903 : un incendie dans la ligne 2 du métro parisien, à la station Couronnes, cause 84 morts par asphyxie.

Un incendie, dû à un court-circuit, à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine - Nation, fait 84 victimes. Les passagers, priés de sortir, s'entassent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu les piège dans la station.

  • le 10 août 1920 : début du mandat français en Syrie.

C'est au cours de la conférence de Sèvres que la Société des Nations donne un mandat à la France en Syrie. Il vise à permettre à l'Etat arabe d'accéder à l'indépendance.

  • le 10 août 2011 : un morceau de corniche de la cathédrale Notre-Dame au Havre s'effondre.

Il n'y a pas de blessés. Mais pendant ce temps il se construit au moins une mosquée par semaine en France (source du ministère de l'intérieur). Après avoir volé les biens de l'Eglise, l'Etat français refuse de les entretenir et les laissent s'écrouler, bien que dans le même temps la plupart aient été classés monuments historiques.

Posté le 10 août 2015 à 06h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 août 2015

C’est arrivé un 9 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 août : fête de sainte Edith Stein, carmélite.
  • le 9 août  870 : signature du troisième Traité de Mersen qui partage la Lotharingie.
  • le 9 août  1048 : mort du pape Damase II.
  • le 9 août  1336 : création du Collège de Hubant.

Le collège de Hubant est fondé par Jean de Hubant, dans la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. Ce conseiller du Roi, président de la Chambre des Enquêtes au Parlement de Paris, utilise sa fortune personnelle pour cela. Cet établissement prend par la suite le nom d'Ave-Maria.

  • le 9 août  1420 : mort du cardinal et géographe Pierre d'Ailly.

Pierre d'Ailly, né à Compiègne en 1351, est un cardinal français et universitaire qui meurt à Avignon. Alors envoyé au concile de Constance (1414-1418), il entreprend la lecture du manuscrit du "Guide géographique" de l'astronome et mathématicien grec Ptolémée, premier traité de géographie mathématique.

  • le 9 août  1471 : élection de Francesco Della Rovere comme pape, sous le nom de Sixte IV.

Ses premières actions sont consacrées à la guerre contre les Turcs ; il ne parvient pas non plus à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d'Ivan III de Russie.

  • le 9 août  1564 : promulgation de l'Édit de Roussillon qui fait commencer l'année le 1er janvier en France.

Selon les provinces du royaume et même selon les diocèses, le Roi de France Charles IX constate que l'année débute à Noël, comme à Lyon, le 25 mars, à Vienne, ou le 1er mars ou encore à Pâques. Pour éviter la confusion et les désordres qui en découlent, il impose cet Edit.

  • le 9 août 1789 : premier emprunt de trente millions lancé par Necker.
  • le 9 août  1789 : naissance de Nicolas Bochsa, l'un des plus célèbres harpistes du XIXe siècle.
  • le 9 août  1830 : proclamation de la Monarchie de Juillet.
  • le 9 août  1945 : bombardement de Nagasaki par les États-Unis avec une bombe au plutonium : 74 000 morts.

Trois jours après le lancement de la première bombe atomique américaine sur le Japon à Hiroshima, c'est la ville de Nagasaki qui est touchée. Cinq jours plus tard, l'empereur Hiro-Hito accepte une reddition sans condition.

  • le 9 août  1947 : début du 6ème Jamboree mondial scout à Moisson dans les Yvelines, il est aussi appelé le « Jamboree de la Paix ».

Posté le 9 août 2015 à 05h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 août 2015

C’est arrivé un 8 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 août : fête de saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l'Ordre des Dominicains.
  • le 8 août 1838: le plan maçonnique de perversion de l'humanité.

Dans une lettre datée du 8 août 1838, adressée par Vindice à Nubius, noms de guerre de deux chefs de la Haute Vente italienne :

«Le catholicisme n'a pas plus peur d'un stylet bien acéré que les monarchies ; mais ces deux bases de l'ordre de la société peuvent crouler sous la corruption ; ne nous lassons donc jamais de corrompre.

Tertullien disait avec raison que le sang de martyrs enfantait des chrétiens. Il est décidé dans nos conseils que nous ne voulons plus de chrétiens ; ne faisons donc pas des martyrs mais popularisons le vice dans les multitudes. Qu'elles le respirent par les cinq sens, qu'elles le boivent, qu'elles s'en saturent ; et cette terre où l'Aretin a semé est toujours disposée à recevoir de lubriques enseignements. Faites des cœurs vicieux et vous n'aurez plus de catholiques. Eloignez le prêtre du travail de l'autel et de la vertu ; cherchez adroitement à occuper autrement ses pensées et ses heures ; rendez-le oisif, gourmand et patriote, il deviendra ambitieux, intrigant et pervers. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 100 et 101)

  • le 8 août 449 : ouverture du « Brigandage d'Éphèse ».
  • le 8 août 1549 : la France du Roi Henri II déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 8 août 1570 : Paix de Saint-Germain en Laye.

Les huguenots obtiennent 4 villes de sûreté avec la paix de St-Germain : La Rochelle, Cognac, La Charité, Montauban, pour une durée de deux ans. A l'issue, ils doivent les rendre. Ce qu'ils ne feront que sous la contrainte et beaucoup plus tard !

  • le 8 août 1588 : l'Invincible Armada est détruite au large de la Bretagne.

L'Invincible Armada (La Felicísima Armada) est le nom de la flotte d'invasion armée par Philippe II d'Espagne pour conquérir l'Angleterre en 1588. 130 navires, transportant 30 000 hommes sont perdus, en grande partie, détruits par une tempête.

  • le 8 août 1697: fin du siège de Barcelone.

Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C'est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Il oppose la France à l'Espagne. L'armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d'Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697.

  • le 8 août 1786 : première ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard.

Voir la chronique de la veille.

  • le 8 août 1788 : le Roi Louis XVI convoque les États généraux pour le 5 mai 1789.
  • le 8 août 1793 : la Convention prononce la dissolution de toutes les Académies et Sociétés savantes patentées ou dotées par la Nation et la confiscation de leurs biens.
  • le 8 août 1828 : décès de Louis Nicolas Robert.

Louis Nicolas Robert naît à Paris le 2 décembre 1761 et décède à Vernouillet le 8 août 1828. C'est lui qui invente en 1798 la première machine à papier produisant des bandes de 12 à 15 mètres de papier. Il ne peut cependant en tirer aucun profit et finit sa vie d'instituteur à Vernouillet.

  • le 8 août 1918 : selon Ludendorff, c'est «le jour de deuil de l'armée allemande».

Plusieurs divisions allemandes sont balayées par les forces alliées. La percée des alliés fait suite à la consécration de toutes les armées alliées par le généralissime Foch en présence de tout son état-major. Voir la chronique du 15 juillet.

La réponse de Notre-Dame ne se fait pas attendre.

  • le 8 août 1918 : début de la bataille d'Amiens.
  • le 8 août 1969 : le franc est dévalué de 11,1%.

Posté le 8 août 2015 à 04h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 août 2015

C’est arrivé un 7 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 août 1316 : le pape Jean XXII est élu à Avignon.

  • le 7 août 1461 : les obsèques du Roi Charles VII sont célébrées en la basilique de St-Denis.

Son fils Louis XI n'y assiste pas.

  • le 7 août 1620 : les partisans de Marie de Médicis sont défaits par les troupes royales de Louis XIII aux Ponts-de-Cé, près d'Angers.

En 1617, le jeune Roi Louis XIII a décidé de prendre en main le gouvernement du royaume. Devant les fortes oppositions il fait assassiner Concini et assigner à résidence Marie de Médicis au château de Blois. Celle-ci s'échappe et rassemble une armée contre son fils. La coalition est vaincue par l'armée royale.

  • le 7 août 1640 : achat de l'île de Montréal par la Société Notre-Dame de Montréal.

Jérome le Royer

Pierre Chevrier

Père Jean-Jacques Olier

Fondateurs de Montréal

En 1639, est fondée la Société Notre-Dame de Montréal. Parmi les membres, on retrouve Jérome Le Royer, Sieur de La Dauversière, Pierre Chevrier, Baron de Fancamp et Père Jean-Jacques Olier.

La Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France achète l'île de Montréal à la Compagnie de la Nouvelle-France. Son objectif consiste à fonder une ville fortifiée en Nouvelle-France afin d'y instruire les colons français et les Indiens chrétiens. Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve est envoyé par la Société Notre-Dame de Montréal pour prendre possession de la concession.

  • le 7 août 1786 : départ pour la première ascension du Mont Blanc.

Le médecin Gabriel-Michel Paccard, et le chasseur savoyard Jacques Balmat réalisent l'ascension du mont Blanc. Ils relèvent le défi d'Horace Bénédict de Saussure, un jeune scientifique genevois, qui a promis une forte récompense à qui atteindrait le premier le plus haut sommet d'Europe. Ils mettent deux jours à réaliser l'ascension Cette ascension marque le début de l'alpinisme. Les deux hommes ont aujourd'hui leurs statues sur la place de Chamonix.

  • le 7 août 1712 : Fénelon obtient un privilège pour publier sa "Démonstration de l'existence de Dieu".
  • le 7 août 1744 : Louis XV tombe gravement malade, à Metz.

Il fait le vœu de reconstruire l'église de sainte Geneviève, à Paris, s'il guérit.

  • le 7 août 1814 : le pape Pie VII rétablit la Compagnie de Jésus dans le monde entier.
  • le 7 août 1815 : Napoléon part en exil pour l'île de Sainte-Hélène.
  • le 7 août 1830 : le duc d'Orléans devient Louis-Philippe Ier, roi des Français.

A la Chambre, Chateaubriand proteste contre l'usurpation de Louis-Philippe d'Orléans et renonce à toutes ses charges et pensions.

  • le 7 août 1899 : le procès en révision de Dreyfus commence à Rennes.
  • le 7 août 1960 : indépendance de la Côte d'Ivoire.

Posté le 7 août 2015 à 06h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 août 2015

C’est arrivé un 6 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 aout : fête de la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor.

La Fête de la Transfiguration du Seigneur célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifeste sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d'Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes. Il leur apporte une consolation spirituelle au sens ignacien du terme afin de les fortifier avant la grande épreuve de la crucifixion et montre à l'Eglise quelle glorification il va recevoir en sa personne humaine après avoir vaincu la mort.

  • le 6 aout 258 : assassinat du pape Sixte II.

Sixte II est le 24e pape de l'Église catholique ; Il est le premier pape à reprendre le nom d'un de ses prédécesseurs. Son règne est marqué par la reprise des persécutions contre les chrétiens. Alors qu'il célèbre l'office dans le cimetière de Calixte à Rome, le pape Sixte II est arrêté par les soldats de l'empereur Valérien puis décapité.

  • le 6 aout 523 : décès du pape Hormisdas.

  • le 6 aout 1223 : sacre du Roi Louis VIII et de Blanche de Castille à Reims.

couronnement de Louis VIII le Lion,
Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet

Louis VIII le Lion et son épouse, Blanche de Castille, sont couronnés par l'archevêque Guillaume de Joinville, en présence de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, du comte de Flandre, de l'évêque de Beauvais, qui tiennent respectivement la couronne de la reine, l'épée et la dalmatique du roi, des prélats et des barons du royaume.

  • le 6 aout 1487 : les Français échouent au siège de Nantes.

Le siège a lieu au cours de la guerre de succession de Bretagne.

  • le 6 aout 1458 : décès du pape Calixte III.

Calixte III, né Alphonse Borgia, favorise le népotisme et nomme cardinal son neveu Rodrigo Borgia. Celui-ci devient pape à son tour et ainsi de suite.

  • le 6 aout 1520 : le Roi François 1er visite Le Havre.

Il se montre satisfait de l'avancement des travaux du port, mais déçu par l'aspect général de la ville.

  • le 6 aout 1623 : élection du pape Urbain VIII.

Le cardinal Maffeo Barberini est élu pape. Il prend le nom d'Urbain VIII. C'est sous son pontificat qu'a lieu le procès de Galilée. Voir les chroniques des 12 avril et 22 juin.

Par Pietro da Cortona

  • le 6 aout 1651 : naissance de Fénelon, François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, homme d'église et écrivain français, archevêque de Cambrai.
  • le 6 aout 1762 : condamnation de la Compagnie de Jésus en France.

Le Parlement à Paris condamne l'Institut de la Compagnie comme s'opposant à la loi naturelle. Il confisque toutes les propriétés des jésuites, interdit de porter l'habit et de vivre en communauté. La maçonnerie détruit les meilleurs remparts de l'Eglise, et ce dans toute l'Europe, avant de déclencher la révolution.

Car les Jésuites ont beaucoup d'ennemis en France : depuis Louis XIII le Parlement et l'Université de Paris ne leur pardonnent pas leur fidélité au pape, inscrite dans la Constitution de l'ordre ; la Pompadour qui tient le Roi dans ses filets, les jansénistes qu'ils ont combattus en France et à Rome, et fait condamner successivement par Innocent X, Alexandre VII et Clément XI, et enfin les philosophes qui les considèrent comme le seul rempart à abattre pour que l'athéisme triomphe en Europe.

Mais deux acteurs principaux seront la Pompadour et Choiseul sans qui Louis XV n'aurait jamais cédé. Son confesseur jésuite lui refuse l'absolution et lui interdit les sacrements pendant de longues années. Il fait même intervenir son ambassadeur à Rome, le cardinal Spinelli pour fléchir son confesseur. Rome soutient le père jésuite.

Jean Guiraud consacre tout le tome 4 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, à la lutte des philosophes contre les jésuites. Le chapitre 7 (pages 141 à 161) explique la suppression de l'ordre en France (page 142) :

« Lorsque Mme de Pompadour vit que les Jésuites mettraient toujours le roi en demeure de choisir entre elle et les sacrements, […] elle résolut la mort de la Société de Jésus. Aussitôt après, commença la campagne contre les Jésuites. »

L'affaire de la faillite de la mission du père Lavalette aux Antilles est un modèle de désinformation et de justice dévoyée où l'on assiste à l'alliance improbable des jansénistes du Parlement et des philosophes qui manipulent l'opinion.

Ayant obtenu un temps la disgrâce de Choiseul par l'intervention du Dauphin, chef du parti dévot en France et adversaire résolu de la Pompadour, les jésuites vont tomber à cause des procès truqués de Lavalette et de Damiens. A l'examen des Constitutions, il est reproché aux jésuites :

« … qu'un homme qui s'affiliait à l'Ordre cessait, par là même, d'être sujet du Roi ». Il accusa les Jésuites d'enseigner le régicide, d'avoir armé le bras de Jacques Clément, et excité Damiens à commettre son attentat contre Louis XV ; il les chargea de plusieurs assassinats commis dans plusieurs pays d'Europe et leur imputa l'attentat dirigé contre le roi de Portugal, en 1758. […] Ainsi, à la fin de 1761, les positions étaient bien nettes. D'une part, les parlementaires avaient organisé une procédure dont l'objet ne faisait aucun doute pour personne et qui visait la destruction de la Compagnie en France ; d'autre part, l'Église gallicane prenait, à la quasi-unanimité, la défense de la Compagnie ; et dans ce conflit, le Roi hésitait toujours. » (*)

Le 6 avril 1762, le Parlement rend un nouvel arrêt où :

« Tous les Jésuites étaient déclarés coupables d'avoir enseigné, toujours et avec l'approbation de leurs supérieurs, « la simonie, le blasphème, le sacrilège, la magie, le maléfice, l'astrologie, l'irréligion de tous les genres, l'idolâtrie et la superstition, l'impudicité, le parjure, le faux témoignage, les prévarications des juges, le vol, le parricide, l'homicide, le suicide, le régicide ! » (**)

Les deux années qui suivent sont utilisées pour mener une campagne d'influence dans chaque Parlement pour l'arrêt de confiscation des biens et d'expulsion soit enregistré dans tout le pays. La maçonnerie s'y emploie et en novembre 1764, l'ordre a disparu de France. La maçonnerie va alors s'attaquer à l'Espagne.

(*) Jean Guiraud page 151 et 152

(**)Jean Guiraud page 154

  • le 6 aout 1793 : profanation des cercueils des Rois de la Basilique royale de St-Denis.

C'est sur la proposition d'un rapport de Barrère que la révolution s'attaque aux cercueils royaux, ainsi qu'à ceux de Du Guesclin et de Turenne. La sauvagerie révolutionnaire va tout détruire pendant 3 jours.

  • le 6 aout 1801 : Bonaparte demande aux journaux de s'abstenir de toute allusion à la question religieuse.
  • le 6 aout 1806 : fin du Saint Empire romain germanique.
  • le 6 aout 1840 : le futur Napoléon III est condamné à la prison à vie après une tentative de soulèvement.
  • le 6 aout 1868 : naissance de Paul Claudel.

Paul Claudel est un diplomate, poète, dramaturge et essayiste français, membre de l'Académie française. Il est mort le 23 février 1955 à Paris. Voir la chronique du jour.

  • le 6 aout 1896 : Madagascar devient colonie française.
  • le 6 aout 1918 : Ferdinand Foch est fait Maréchal de France, par le président Poincaré.
  • le 6 aout 1945 : bombe atomique sur Hiroshima.

Le bombardier américain B 29 Enola Gay, parti des îles Mariannes, largue une bombe atomique, Little Boy" de 4 tonnes, sur Hiroshima. La ville est détruite à 70% et il y a 70 000 morts sur le coup. Dans le périmètre de l'explosion se trouve une petite communauté de 8 prêtres. Ils récitaient en commun le chapelet tous les jours; la maison est restée intacte !

 

  • le 6 aout 1946 : discours du ministre de la Justice à l'Assemblée nationale sur l'Epuration.

M Pierre-Henri Teitgen, devenu ministre de la Justice, dresse le bilan de l'épuration et des plus de 100 000 condamnations prononcées à cette date :

« Vous jugez sans doute que, par rapport à Robespierre, Danton et d'autres, le garde des Sceaux qui est devant vous est un enfant. Eh bien ! Ce sont eux, messieurs, qui sont des enfants si l'on en juge par les chiffres.

Le livre noir de l'Epuration, (Editions Publications, pages 34) d'Henri Coston.

  • le 6 aout 1978: décès du pape Paul Vl.

Paul VI est le premier pape de l'époque contemporaine à voyager hors d'Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification a lieu le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre du 21 juin

 

  • le 6 aout 1993 : Jean-Paul II rend publique l'encyclique "Veritatis Splendor" sur la morale et ses fondements.

Posté le 6 août 2015 à 04h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

05 août 2015

C’est arrivé un 5 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 5 aout 882 : décès du Roi Louis III de France.
  • le 5 aout 1429 : lettre de la Pucelle aux habitants de Reims.

«Mes chiers et bons amis, les bons et loyaux François de la cité de Rains, Jehanne la Pucelle vous faict à savoir de ses nouvelles, et vous prie et tous requiert que vous ne faictes nul doubte en la bonne querelle (que elle mayne pour le sang royal : et je vous promet et certiffy que je ne vous abandoneraypoinct tant que je vivray. Et est vray que le roy a faict trêves au duc de Bourgogne quinze jours durant, par ainsi qu'il lydoibt rendre la cité de Paris paisiblement au chieff de quinze jour. Cependant ne vous donnés nule merveille se je ne y entre si brieftvement, combien que des trêves qui ainsi sont faictes, je ne soy point contente et ne sçay si je les tendroy, mais si je les tiens, ce sera seulement pour garder l'honneur du roy, combien aussy que ilz ne rabuseront point le sang royal, car je tiendray et maintiendray ensemble l'armée du roy pour estre toute preste au chiefdesdictz quinze jours, s'ils ne font la paix. Pour ce, mes très chiers et parfaicts amis, je vous prie que vous ne vous en donnés malaise tant comme je vivray, mez vous requiers que vous faictes bon guet et gardez la bonne cité du roy; et me faictes savoir scil y a nuls triteurs qui vous veulent grever, et au plus brief que je pourray, je les en osteray ; et me faictes savoir de vos nouvelles. A Dieu vous commande qui soit garde de vous. »

« Escript ce vendredy, cinquiesme jour d'aoust, emprès un logis sur champ ou chemin de Paris. »

Tiré de: Jeanne d'Arc – d'Henri Wallon - 5° éd. 1879.

  • le 5 aout 962 : un incendie détruit la cathédrale de Chartres.

C'est le troisième édifice catholique construit sur ce lieu. Le suivant bruler aussi.

  • le 5 aout 1392 : Charles VI le Bien Aimé sombre dans la folie.

Le Roi Charles VI « le Bien-aimé » est saisi d'un accès de folie, alors qu'il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Persuadé d'être entouré d'ennemis il s'élance et frappe à coups d'épée son escorte, tuant six chevaliers.

  • le 5 aout 1664 : création de la Manufacture royale de tapisserie de Beauvais.

Elle est fondée par Jean-Baptiste Colbert sur ordre du Roi Louis XIV, pour concurrencer la manufacture des Flandres, spécialiste de la tapisserie. Plus tard, sa qualité sera comparée au travail des Gobelins. Elle est aussi reconnue dans le monde entier pour la qualité de ses garnitures de sièges.

  • le 5 août 1689 : les Iroquois massacrent des colons canadiens français à Lachine, près de Montréal.

1 500 guerriers iroquois massacrent 97 colons français sur la colline de Lachine, à l'ouest de Montréal. L'attaque a lieu à l'aube, dans le village non fortifié de Lachine qui compte 375 habitants. Après une paix de vingt ans, le conflit reprend, alors qu'en Europe l'Angleterre et la France entrent dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Les Iroquois sont incités par leurs alliés anglais à attaquer les Français, ce qui engendre le massacre de Lachine. Le conflit se poursuit jusqu'en 1697 et la signature du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre entre l'Angleterre et la France. Des négociations avec les indiens aboutissent à la Grande Paix de Montréal en 1701. Voir la chronique du 4 aout.

  • le 5 aout 1796 : Bonaparte bat les Autrichiens Castiglione.
  • le 5 aout 1890 : Convention coloniale entre la France et le Royaume-Uni sur Madagascar et Zanzibar.
  • le 5 aout 1907 : la marine française bombarde Casablanca.
  • le 5 aout 1934 : massacre de Juifs par les Arabes à Constantine.
  • le 5 aout 1960 : indépendance du Burkina Faso.
  • le 5 aout 1963 : la France refuse d'adhérer au Traité de Moscou interdisant les essais nucléaires dans l'atmosphère, l'espace cosmique ou sous l'eau.
    • le 5 aout 1993: Monseigneur Jullien, archevêque de Rennes et président de la conférence pour la famille « la course à la normalisation de comportements déviants par rapport à une éthique saine ».

« On en vient à admettre les couples homosexuels comme s'il pouvait coexister deux types de mariage et deux façons de répondre à son appartenance sexuelle. Les couples homosexuels sont placés en équivalence avec les couples hétérosexuels. Une telle négation de la différence entre l'homme et la femme conduit au démantèlement de la famille qui est le berceau de la société de demain. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 398)

Voir la chronique du 3 aout avec la reconnaissance des couples homosexuels par la Sécurité sociale.

  • le 5 aout 2007 : décès du cardinal Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.

Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris dans le 12ème arrondissement, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne.

 

Posté le 5 août 2015 à 05h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

04 août 2015

Le Scapulaire

Adaptation de la chanson originale des Frères Martineau

Posté le 4 août 2015 à 22h57 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 août : fête de Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d'Ars, saint Patron des prêtres.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus), il est proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers".

Pendant les 73 ans de vie du saint curé d'Ars, la France connaît successivement la fin de l'ancien régime, la révolution, la monarchie constitutionnelle, la 1ère république, le directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, le Second Empire. Pendant toute cette période note Geneviève Esquier, la France passe d'une société théocentrique à une société anthropocentrique et laïcisée. C'est dans cette France, que vit un des plus grands saints du siècle. Après avoir vaincu un nombre incroyable d'obstacles à son ordination sacerdotale, Jean marie est ordonné le 13 août 1815. Il écrit à cette époque :

« Que le prêtre est quelque chose de grand ! Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d'amour ! » (*)

Il passe des centaines d'heures au confessionnal, voire des milliers. On vient de toute l'Europe pour recevoir l'absolution de ce prêtre, qui lit dans les âmes, ou pour écouter ses sermons, alors que son art oratoire est si médiocre qu'il lui arrive plus d'une fois de descendre de chaire au milieu d'une phrase, incapable de savoir comment la finir. Son humilité le pousse à offrir ces épreuves et lui fait gagner des conversions en grand nombre, tellement sa bonté et son humilité touchent les cœurs. Il passe sa vie à lutter pour le salut éternel de ses frères. A tel point que Satan lui dira :

« S'il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit ! » (**)

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (éditions l'escalade, (*) page309 et (**) page 314).

Un de ses amis, Claude Laporte, lui fait un jour don d'une montre, que le curé d'Ars s'empresse de donner à plus pauvre que lui. Claude Laporte renouvelle l'opération trois ou quatre fois. Mais le curé d'Ars la donne ou vend pour en donner l'argent aux pauvres. Claude Laporte lui dit donc un jour en lui mettant une nouvelle montre entre les mains « Monsieur le Curé, je vous prête la montre que voici ». C'est une belle montre. Le curé d'Ars la conservera toute sa vie ; à sa mort, elle est restituée à la famille Laporte-Dupré la Tour.

  • le 4 août 1060 : mort d'Henri Ier Roi de France, à Vitry-aux-Loges ; Philippe Ier succède à son père.

Henri Ier, né vers 1009/1010 est Roi des Francs de 1031 à 1060, le troisième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Fils de Robert le Pieux et de Constance d'Arles, il est selon la coutume de l'époque sacré Roi du vivant de son père, le 14 mai 1027 à Reims. Il bénéficie de l'appui du duc de Normandie Robert le Magnifique face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Il devient ensuite le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie, quand Robert part en 1035 pour la Terre sainte.

Son fils, Philippe Ier accède au trône le 4 août  1060, ayant été couronné lui aussi du vivant de son père, à Reims le 23 mai 1059. A son accession il n'est âgé que de huit ans. Il va passer la plus grande partie de son règne à lutter contre la puissance de son vassal : Guillaume 1er le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d'Angleterre en 1066 et protégé de feu son père le Roi de France Henri 1er.

  • le 3 août 1347 : capitulation de Calais.

Edouard III d'Angleterre, le roi d'Angleterre promet d'éviter le massacre à condition que lui soient livré 6 bourgeois de la ville : en chemise, la corde au cou, 6 Calaisiens volontaires lui apportent les clés de la ville.

  • le 4 août 1443 : fondation des Hospices de Beaune.

L'hôpital pour les pauvres est créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigonne de Salins. Cet ensemble hospitalier est destiné à accueillir les plus pauvres et les indigents. Il assure la gratuité des soins du XVe au XXe siècle, grâce aux sœurs hospitalières de Beaune, dont l'ordre est créé par Rolin en 1459. La construction des bâtiments est achevée en 1447 ; ils sont de style gothique flamboyant avec des toitures en tuile vernissée de Bourgogne.

« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d'Autun, seigneur d'Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d'août, en l'an de Seigneur 1443 ... dans l'intérêt de mon salut, désireux d'échanger contre des biens célestes, les biens temporels ... je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l'honneur de Dieu et de sa glorieuse mère ... »

  • le 4 août 1477 : exécution de Jacques d'Armagnac.

Jacques d'Armagnac meurt exécuté à Paris sur ordre du Roi Louis XI. Bien que ce dernier l'ait comblé d'honneurs et de son affection, le duc de Nemours, trahit plusieurs fois le Roi et participe à la Ligue du Bien public.

  • le 4 août 1521 : naissance d'Urbain VII, 228e pape.

Giovan Battista Castagna, est né à Rome le 4 août 1521. Il est pape du 15 septembre au 27 septembre 1590, soit 13 jours et n'a pas eu le temps d'être couronné. Il est enterré dans la basilique du Vatican ; plus tard, ses restes seront transférés à l'église de Santa Maria Sopra Minerva. (Voir la chronique du 27 septembre.)

  • le 4 août 1532 : Lettre de Vannes, premier des trois Edits d'Union de la Bretagne à la France.

Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes (sic) le 4 août 1532 :

Il s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d'unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour).

  • le 4 août 1589 : le futur Henri IV fait une déclaration à St-Cloud destinée à rassurer les catholiques.

Par cette déclaration de Saint-Cloud, le futur Roi s'engage à maintenir la religion catholique dans le royaume et à réunir les états généraux. La noblesse non ligueuse se soumet alors. Henri de Navarre installe son parlement à Tours. Mais paix ne revient qu'avec sa conversion, le 25 juillet 1593.

  • le 4 août 1664 : naissance de Philibert Lambert, poète français.
  • le 4 août 1694 : anoblissement de Jean Bart, corsaire au service de Louis XIV.

La vie de Jean Bart est racontée dans la chronique du 27 avril. De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France.

En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d'Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien. Le convoi est a été capturé par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries. Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l'amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C'est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu'il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694 (il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard), lui vaut l'anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l'époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d'or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

 

 

  • le 4 août 1701 : signature de la Grande paix de Montréal.

Ce traité met fin à plusieurs décennies de conflits opposant les Iroquois aux Français et à leurs alliés autochtones.Les Français de Nouvelle France, alliés des Hurons entre autre, se heurtent durant tous les premiers temps de la colonie à l'hostilité des Iroquois. A la fin du XVIIe siècle, des délégations de nombreuses nations amérindiennes arrivent à Montréal à l'été 1701. Le 4 août, la Grande paix de Montréal est signée. Tous s'engagent à favoriser le dialogue au conflit, et surtout les Iroquois garantissent leur neutralité en cas de conflit entre Français et Anglais.

Trente nations, dont les Iroquois des cinq nations envoient au total 1 300 délégués pour signer la paix avec les Français à Montréal : avec la promesse de rester neutre dans d'éventuelles guerres entre Anglais et Français. Les représentants de chacune des nations apposent la marque de leur tribu au bas du traité, le plus souvent un animal. Les nations s'engagent aussi à vivre en paix entre elles. En cas de conflit, c'est le Gouverneur général de la Nouvelle-France qui servira d'intermédiaire et d'arbitre. Un grand banquet achève cette cérémonie.

Les signatures du traité de 1701, avec les symboles totémiques des nations iroquoises,
huronnes et autres, plusieurs provenant de la région des Grands Lacs.

  • le 4 août 1755 : naissance de Nicolas-Jacques Conté.

Physicien et chimiste français, Nicolas-Jacques Conté est connu pour avoir inventé le crayon à mine actuel. En 1794, alors que le blocus économique anglais paralyse la France, Carnot le charge d'inventer une mine de crayon qui ne nécessite plus de matières premières d'origine étrangère. Ce dernier a l'idée de mélanger du graphite avec de l'argile, de cuire le tout et de l'enfermer entre deux demi-cylindres de bois de cèdre. L'année suivante, il fait breveter son invention et fonde la société Conté pour fabriquer ses crayons.

  • le 4 août 1761 : l''Ecole Vétérinaire de Lyon est instituée par un arrêt du Conseil d'Etat du Roi.
  • le 4 août 1778 : décès de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, officier de la Marine française, dernier gouverneur général de la Nouvelle-France.
  • le 4 août 1789 : abolition des « privilèges » par l'Assemblée constituante.

«La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque l'Assemblée constituante proclame la fin du régime féodal et de ses privilèges. »

Voici ce qu'on peut lire dans tous les livres d'histoire depuis la 3ème république jusqu'à nos jours. C'est un énorme mensonge, qui cache le viol fait par une minorité d'idéologues extrémistes. La nuit du 4 août n'est pas l'abolition des « privilèges de la noblesse et du clergé » mais la disparition de tous les us et coutumes propre à chaque province française. Le système féodal a été supprimé peu de temps avant, entre le 20 juin 1789, date du serment du jeu de paume et le 27 juin quand Louis XVI cède et que les trois états se réunissent en Assemblée nationale.

Les Rois de France ne parlaient pas du « peuple français », mais de « nos peuples » ; soulignant par là, la diversité des traditions, des langues et des cultures des provinces de France. Les « Privilèges » sont étymologiquement les « privata lex », les« lois privées ». C'est-à-dire que chaque décision royale devait avant être enregistrée par les Parlements provinciaux pour avoir force de loi localement. Ce système faisait de la Monarchie française un système de gouvernement équilibré, tempéré où la liberté était profondément respectée.

Le 4 août ces gardes fous disparaissent ; les décisions parisiennes s'imposent à tous. Les parlements sont supprimés. L'on est bien loin du mythe révolutionnaire d'une France assoiffée d'égalité ! La république pour détruire ces traditions va imposer par la violence la langue française, un nouveau découpage administratif avec les départements qui font fi de l'histoire locale, des lois uniformisatrices contraires à la volonté des Français.

Jean Sévillia note que la nuit du 4 août est une manœuvre préparée à l'avance.

«Ce n'est pas seulement l'égalité devant la loi, réforme que Louis XVI n'avait pu réaliser, qui est adoptée. En quelques heures ce sont tous les statuts particuliers, ces franchises, libertés, coutumes et lois privées (Lex privata privilèges) qui particularisaient la société d'ancien régime qui sont abolis. Un coup de rabot législatif aplanit la condition des Français à quelque milieu qu'ils appartiennent : la révolution sociale est faite. »

Historiquement correct de Jean Sévillia, (Editions Perrin pages 180 et 181)

  • le 4 août 1793 : le siège de Lyon débute.

Le 29 mai 1793, Lyon se soulève contre la Convention. En juillet, le député Couthon lance Kellerman à la tête de 20 000 hommes pour mater la révolte. Précy dirige la résistance. Le 15 août, Kellerman reçoit l'ordre d'incendier Lyon ; bombarde la ville à compter du 23.

le 16 septembre, La garde nationale de St-Etienne reçoit l'ordre de marcher contre Lyon. Et le 9 octobre, Lyon chute. Précy tente une sortie pour continuer une guerre de partisans au dehors, échoue mais réussit à s'enfuir.

  • le 4 août 1802 : proclamation de la Constitution de l'An X.
  • le 4 août 1870 : bataille de Wissembourg.

Les troupes de Napoléon III sont défaites par les Prussiens, qui entrent en France avec 3 armées et 380 000 hommes.

  • le 4 août 1879 : le Pape Léon XIII publie l'encyclique "Aeterni Patris" affirmant l'importance de la philosophie de Thomas d'Aquin.
    • le 4 août 1903 : le cardinal de Venise Giuseppe Melchiorre Sarto devient le pape Pie X.

Succédant à Léon XIII, le cardinal Sarto est élu le 4 août et prend le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle. Il meurt le 20 août 1914. Il est canonisé le 29 mai 1954 par Pie XII. Voir la chronique du 2 juin.

  • le 4 août 1914 : invasion de la Belgique par l'Allemagne.

Malgré la neutralité du pays, les Allemands franchissent les frontières belges dans le cadre du plan Schlieffen. La bataille de la Marne et le moment du miracle de la Marne approchent. Voir les chroniques du 5, du 6, du 8 et du 12 septembre.

  • le 4 août 1982 : dépénalisation de l'homosexualité en France, les relations homosexuelles entre adultes et mineurs consentants ne sont plus sanctionnées.

Où quand la loi humaine s'écarte de la loi naturelle et de la loi divine. Qu'en dit la bible ? La Bible nous dit constamment que l'activité homosexuelle est un péché (Genèse 19:1-13; Lévitique 18:22; Romains 1:26-27; 1 Corinthiens 6:9). L'homosexualité est décrite comme le résultat de la négation et de la désobéissance envers Dieu, comme une infamie en raison de son caractère violent, dominateur.

Dieu ne crée pas une personne avec des désirs homosexuels. La Bible nous dit qu'une personne devient homosexuelle à cause du péché (Romains 1:24-27) et en fin de compte à cause de leurs propres choix. Une personne peut naître avec une sensibilité plus grande vis-à-vis de l'homosexualité, tout comme certains naissent avec une tendance à la violence et à d'autres péchés. Cela n'excuse pas la personne voulant pécher par ses désirs coupables.

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. » Lévitique 18:22

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux.» Lévitique 20:13

« Je veux vous rappeler... que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel. » Jude verset 7.

« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels… n'hériteront du Royaume de Dieu ». Corinthiens 6,9

« La loi n'a pas été instituée pour le juste mais pour…. les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s'oppose à la saine doctrine ». Timothée 1, 10

« Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l'infamie d'homme à homme et recevant en leurs personnes l'inévitable salaire de leur égarement ».Romains 1, 18-32 : …

L'Eglise catholique combat ce péché, mais pas les personnes qui sont sous cette emprise. Dieu hait le péché, mais il «a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique». Dieu veut que tous soient sauvés. Et ces homosexuels, qui acceptent le Christ comme Sauveur et Seigneur, peuvent être délivrés des désirs vers des personnes de même sexe.

Posté le 4 août 2015 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

03 août 2015

C’est arrivé un 3 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 3 aout 1057 : Saint Etienne IX est élu pape.
  • le 3 aout 1108 : sacre de Louis VI le Gros en la cathédrale d'Orléans.
  • le 3 aout 1347 : prise de Calais.

Le siège de Calais a lieu durant la première guerre de Cent Ans, et va durer onze mois. Édouard III débarqué en France en 1346 veut s'emparer de la ville. Une résistance héroïque des habitants, qui a rendu l'Anglais furieux, six bourgeois de la ville conduits par Eustache de Saint Pierre se livrent en otages au roi Édouard III. L'intervention de la reine Philippa de Hainaut et leur geste sauvent la ville de la destruction. Cinq siècles plus tard, le sculpteur Rodin immortalise ce fait historique.

  • le 3 aout 1492 : départ de Christophe Colomb à bord de la Santa Maria pour les Indes. Il va découvrir le continent américain.
  • le 3 aout 1529 : signature de la paix de Cambrai.

Louise de Savoie, mère de François Ier et Marguerite d'Autriche, tante de Charles Quint, signent la paix de Cambrai, encore appelée la paix des Dames. Cette paix met fin à la guerre entre la France et les Habsbourg. François Ier, veuf, accepte d'épouser Éléonore de Habsbourg, la sœur de l'empereur. S'il récupère la Bourgogne il doit s'engager à renoncer à l'Italie. Ses deux fils sont libérés contre une énorme rançon. Un nouveau conflit éclate dès 1536.

  • le 3 aout 1619 : Charles d'Albert achète la baronnie de Maillé, que le roi Louis XIII érige en duché-pairie, qui prend le nom de Luynes.
  • le 3 aout 1645 : bataille d'Alerheim.

Au cours de la Guerre de Trente Ans, les troupes du Saint-Empire germanique et celles de la France s'affrontent à Alerheim. L'armée française commandée par le duc d'Enghien remporte le combat malgré nombreuses pertes des deux côtés. La mort du chef allemand, le général Von Mercy, clôt la bataille.

  • le 3 aout 1787 : Saussure atteint le sommet du Mont-Blanc.

Horace-Bénédict de Saussure effectue sa première "randonnée" au Mont-Blanc. Il avait promis une forte récompense à celui qui gravirait le Mont-Blanc. Ce qu'ont fait Gabriel-Michel Paccard et Jacques Balmat, un peu avant lui, voir la chronique du 8 août.

  • le 3 aout 1789 : la maçonnerie prépare la révolution.

À Rouen, le peuple est incité par Bordier et Jourdan à piller les demeures des riches. Bordier, acteur du spectacle des Variétés-Amusantes, du Palais-Royal à Paris, est arrêté le 5 aout et pendu le 29.

  • le 03 août 1900 : décès d'Étienne Lenoir.

Jean-Joseph Étienne Lenoir est un ingénieur français d'origine belge, qui réalise notamment le premier moteur à combustion interne en 1860 et le premier moteur quatre temps en 1863. En 1859, il dépose le « brevet d'un moteur à gaz et à air dilaté », un moteur à combustion interne à deux temps, qui va servir pour le premier bateau à moteur en 1861 sur la Seine. En 1863, à partir d'un moteur à quatre temps, il fait rouler une automobile à gaz sur 18 km de Paris à Joinville-le-Pont en trois heures. Il décède le 3 août 1900.

  • le 3 aout 1914 : l'Allemagne déclare la guerre à la France et le Royaume-Uni à l'Allemagne le lendemain.

La « Der des Ders » commence !

  • le 3 aout 1941: homélie de l'évêque de Munster, monseigneur von Galen.

« Le programme d'extermination des malades mentaux, l'opération T4 : les pensionnaires arrachés des asiles et supprimés parce que sans valeur, selon le mot du juriste Karl Bending. Or il s'agit d'hommes, de nos compatriotes, de nos frères et sœurs. Gare, bientôt aux malades incurables, aux estropiés, aux invalides du travail et de la guerre, personne ne sera sûr de sa vie… Malheur à notre peuple si le commandement sacré «  Tu ne tueras pas » est transgressé ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 212)

  • le 3 aout 1993: reconnaissance des couples homosexuels par la Sécurité sociale ».

La Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CAMTS) introduit désormais la notion de « compagnon du même sexe ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 398)

Voir la chronique du 5 aout avec l'avis de l'Eglise de France sur la question donné par Monseigneur Jullien, archevêque de Rennes et président de la Commission épiscopale de la famille.

  • le 3 aout 1960 : indépendance du Niger
  • le 3 aout 1985 : accident ferroviaire à Flaujac, 35 morts.
  • le 3 aout 1995 : condamnation de Jacques Médecin.

L'ancien maire de Nice Jacques Médecin est condamné à trois ans et demi de prison, un million de francs d'amende et cinq ans de privation des droits civiques pour « corruption passive et recel d'abus de biens sociaux ».

Posté le 3 août 2015 à 06h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

02 août 2015

C’est arrivé un 2 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 août 257 : le pape Etienne 1er meurt à Rome.
  • le 2 août 640 : le pape Séverin meurt.
  • le 2 août 686 : décès du pape Jean V, 82ème pape de l'Église catholique.
  • le 2 août 1569 : la ville de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, est pillée par les Huguenots commandés par le comte de Montgommery.
  • le 2 août 1665 : expédition française contre les pirates barbaresques de Tunis et d'Alger.
  • le 2 août 1674 : naissance de Philippe II duc d'Orléans, régent de France.

Voir la chronique du 2 septembre, sur le non respect du testament du Roi Louis XIV.

  • le 2 août 1714 : le Roi Louis XIV signe son testament qui institue un conseil de régence écartant son neveu Philippe d'Orléans.

Voir la chronique du 2 septembre sur le non respect des volontés du Roi qui voulait écarter de la direction politique de la France le futur Régent.

  • le 2 août 1776 : décès de Louis François de Bourbon-Conti, prince de Conti, militaire français.

C'est lui qui au siège de Demont rétorque au général espagnol de la Mina, déclarant la place imprenable, le mot fameux : « Impossible n'est pas français ! ».

Conti s'empare de la place le 17 août.

  • le 2 août 1799 : décès de Jacques Étienne Montgolfier.

Jacques Étienne Montgolfier ou Étienne Montgolfier est célèbre avec son frère Joseph Montgolfier pour avoir créé un ballon à air chaud, auquel ils ont donné leur nom : la Montgolfière. Ils sont les premiers à réussir à le faire monter dans les airs.


Ascension captive du 19 oct. 1783

  • le 2 août 1802 : Napoléon Bonaparte est « plébiscité » Consul à vie.

Profitant qu'avec la paix d'Amiens sa popularité est au plus haut, Napoléon organise un vote pour se faire élire consul à vie. Il faut noter que le corps électoral ne représente qu'à peine 4 millions de Français alors qu'avant la révolution les élections se faisaient de façon beaucoup plus démocratique, puisque les pauvres et les femmes pouvaient voter.

Approuvée par les Français, cette constitution instaure notamment le Consulat à vie pour Napoléon Bonaparte. Roederer fait ajouter une seconde question : "Aura-t-il la faculté de désigner son successeur?" que Bonaparte supprime rageusement.

Il faut souligner que, grand progrès de la Liberté en France grâce à la révolution, le système électoral n'est plus universel mais censitaire et les votants représentent à peine 10% des Français. François Bluche parle de 2,85 millions de votants.*

*(Cité dans L'élection du chef de l'Etat en France de Hugues Capet à nos jours ..., de Léo Hamon, Ed. Beauchesne, page 98)

  • le 2 août 1830 : abdication de Charles X en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux. 

Depuis Rambouillet, Charles X abdique. Son fils aîné, le Dauphin Louis-Antoine contresigne l'abdication. Il confie à son cousin le duc d'Orléans la tâche d'annoncer que son abdication se fait au profit de son petit-fils, Henri, duc de Bordeaux, âgé de dix ans, faisant du duc d'Orléans le régent.

"Il faudra peut-être des siècles à la plupart des peuples de l'Europe pour atteindre au degré de bonheur dont la France jouit sous le règne de Charles X." (Stendhal)

  • le 2 août 1911 : le généralissime Joffre impose le général de Castelnau pour le seconder à la tête de l'Etat-major.

Le général de Castelnau est le seul officier qui commence la guerre et la finit encore en poste. Tous les autres sont morts ou limogés. Relire l'hécatombe des généraux de Pierre Rocolle. Joffre, franc-maçon, doit se battre avec le politique pour obtenir sa nomination. L'affaire des fiches n'est pas loin.

  • le 2 août 1914 : premier mort français de la première guerre mondiale.

Le caporal Jules-André Peugeot est tué à Joncherey, c'est le premier militaire français mort dans ce qui sera la Première Guerre mondiale.

Posté le 2 août 2015 à 05h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

14 août : conférence à Marcigny (71) sur st Hugues et st Benoît

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Posté le 2 août 2015 à 00h33 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2015

C’est arrivé un 1er août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er août 939 : bataille de Trans.

Victoire des Bretons sur les Normands et libération de la Bretagne.

  • le 1er août 1096 : la croisade populaire arrive à Constantinople.

Ces croisés sont guidés par Pierre l'Ermite et Gautier Ils sont partis au lendemain de l'appel du pape Urbain II, sans aucune organisation ni armes, les pèlerins traversent l'Europe. Ces quelques 12000 croisés finissent sous les armes turques quelques mois plus tard.

  • le 1er août 1137 : décès du Roi Louis VI.

Le Roi Louis VI de France, dit Louis le Gros, naît le 1er décembre 1081 et meurt le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Fils de PhilippeIer, il est le cinquième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Louis VI laisse le royaume pacifié et bien administré et agrandi.Sur son lit de mort il dit à son fils, qui va devenir Louis VII le jeune :

"Souvenez-vous, mon fils, que la royauté n'est qu'une charge publique, dont vous rendrez un compte rigoureux à Dieu, qui seul dispose des sceptres et des couronnes."

Il est aussi le tout premier Roi de France à toucher les écrouelles lors du Sacre. Très populaire, le Roi protège tout au long de son règne les faibles et l'Église. Il reçoit le titre de Rex Catholicus et Christianissimus.

C'est son fils, Louis VII, qui devient donc Roi de France à l'âge de 17 ans. Ce dernier va diriger la deuxième croisade, régner durant 43 ans, et se montrer juste et ferme comme son père. Il maintient le royaume intact face aux ambitions des Plantagenêts et de Frédéric Barberousse. En se séparant d'Aliénor d'Aquitaine il est à l'origine de la première guerre de cent ans contre les Anglais. Voir la chronique du 25 octobre.

  • le 1er août 1417 : débarquement d'Henry V.

Henry V d'Angleterre débarque à l'embouchure de la Touques avec 10 000 hommes et du matériel d'artillerie. Aussitôt, le siège du château commence. La place forte tombe le 9. Aout suivant. Les citadelles normandes se rendent les unes après les autres et Caen est assiégé dès le 18 août. Seul le Mont-Saint-Michel résiste.

  • le 1er aout 1469 : fondation de l'ordre de Saint Michel.

Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi, alors que les chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit s'intituleront « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège est établi à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Sa fête est le 29 septembre, jour la fête patronale de l'archange saint Michel, saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII. Voir les chroniques du 3 juillet, des 15 et 30 août.

  • le 1er août 1589 : assassinat du Roi Henri III à Saint-Cloud.

Henri III meurt poignardé par un moine, Jacques Clément. Prétextant la remise d'un message confidentiel, il parvient à se trouver seul avec le roi et à le poignarder. Le Roi va succomber pendant la nuit. Il faut rappeler que selon les lois fondamentales du royaume, un Roi, infidèle à sa fonction et à son serment du sacre pouvait être en quelque sorte destitué. C'est entre autres pour cela que Bernard Basse, dans son livre La Constitution de l'Ancienne France, parle de Monarchie légitime tempérée.

Or, le 7 janvier 1589, la faculté de Théologie de Paris déclare le peuple délié de son serment de fidélité et d'obéissance au Roi. Suite aux meurtres des Guises, la Faculté estime que le Roi a trahi le serment du Sacre.

Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, il est le troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il est baptisé sous le prénom d'Alexandre-Edouard et change de nom pour son accession au trône. C'est le dernier Souverain de la dynastie des Valois. La prophétie de Saint Rémi se réalise une fois de plus (Voir la chronique du 13 janvier°).

Elu roi de Pologne en 1573-1574, il s'enfuit de Cracovie pour être sacré Roi de France en 1575 après la mort de son frère Charles IX. Le Royaume est alors déchiré par les Guerres de Religions. Comme tous les Valois il ne respecte pas le serment du sacre de défendre la foi catholique et laisse les hérétiques multiplier leurs exactions dans le Royaume. Mais le peuple et une partie de la Noblesse luttent contre les trahisons royales successives grâce à la Sainte Ligue. Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le chef de la Ligue, le 23 décembre 1588 ; et le lendemain, jour de la veillée de Noël, c'est le Cardinal Louis II de Guise qui tombe sous les coups des gardes du Roi. Le pape Sixte V l'excommunie pour cet acte. Voir aussi la chronique de du 13 février

Henri IV devient prétendant légitime au trône de France. Il n'est pas Roi de France, car il ne peut pas être sacré, étant Calviniste. Les Lois Fondamentales du Royaume l'interdisent. Sur son lit de mort, le Roi déclare :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d'un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l'Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 51)

  • le 1er août 1639 : débarquement de Sainte Marie de L'incarnation à Québec.

Sainte Marie de L'incarnation, une religieuse française débarque à Québec avec 4 autres religieuses. S'étant fiancée à Jésus dans l'intimité de son cœur à l'âge de 7 ans, elle évangélise inlassablement la Nouvelle-France. Relire sa vie dans Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 247)

  • le 1er août 1664 : bataille de Saint-Gothard

Les Turcs sont entièrement défaits à Saint-Gotthard-sur-le-Raad en Hongrie par les troupes du Roi de France et du Saint-Empire romain germanique.

  • le 1er août 1752 : représentation à Paris de La Serva padrona de Pergolèse.

Cette représentation, par une troupe d'opéra-comique italien, va déclencher la « Querelle des Bouffons ».

  • le 1er août 1785 : Jean-François de La Pérouse embarque à Brest pour un tour du monde.

Chargé par Louis XVI d'une expédition autour du monde, Jean-François de La Pérouse part de Brest, sur le navire la Boussole et accompagné de l'Astrolabe, seconde frégate commandée par Fleuriot de Langle.

Doublant le cap Horn, il atteint l'île de Pâques, l'Alaska, Hawaii, Macao, les Philippines, le Japon, Kamtchatka, les Samoa puis les îles Tonga. Il découvre l'île Necker en 1786, donne son nom au détroit situé entre l'île Sakhaline et l'île Hokkaido et disparaît en 1788. Sa trace n'est retrouvée qu'en 1826 par Dillon, puis deux ans plus tard par Dumont d'Urville.

  • 1er aout 1785 : affaire du collier.

Ce jour-là la première échéance du paiement du collier pour la Reine Marie Antoinette, par le cardinal de Rohan, est attendue par le joaillier. Les deux, l'artisan et le prélat se sont déjà étonnés de ne pas voir la reine porter le collier. Mme de La Motte, la sinistre voleuse, manipulée par les loges maçonniques, les a assurés que l'occasion ne s'est pas encore présentée, et que si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu'il a été vendu au sultan de Constantinople. Voir le 1 février, le 30 mai et le 15 aout.

  • le 1er août 1793 : le système métrique.

La Convention montagnarde adopte le système métrique décimal provisoire, 443.44 lignes de la "toise du Pérou". Il remplace les unités de mesure de l'Ancien Régime. Voir la chronique du 30 Mars

  • le 1er août 1793 : décret d'extermination de la Vendée.

On peut lire dans Archives parlementaires :

« Il sera envoyé, en Vendée, par le ministre de la guerre, des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées, et les bestiaux seront saisis. Les biens des rebelles seront déclarés appartenant à la république. »

Ces lois n'ont jamais été abrogées ! François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 80 :

« La Convention vote le 1er août 1793 un premier décret dit d'anéantissement de la Vendée qui prévoit l'exécution des hommes « pris les armes à la main » mais surtout la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. Deux mois plus tard, la Convention adopte le 1er octobre 1793 un décret modificateur qui ajoute à l'anéantissement matériel de la Vendée, l'extermination de ses habitants.

Sur le terrain, la guerre de Vendée s'achève avec la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, la Virée de Galerne et l'écrasement de ce qui reste de l'armée vendéenne dans les marais de Savenay juste avant Noël de la même année.

La Vendée est vaincue. Une œuvre de pacification aurait pu consolider la paix civile et préparer la réconciliation. Pourtant, la violence va atteindre son paroxysme dans les premiers mois de l'année 1794 avec l'application rigoureuse des deux décrets d'anéantissement et d'extermination des 1er août et 1er octobre.

Les historiens ont désormais établi les faits. Le territoire de la Vendée militaire est alors soumis à une entreprise systématique d'extermination de masse. Carrier à Nantes trouve la guillotine trop lente et lui substitue les noyades expéditives dans la Loire de milliers de suspects, tandis que Turreau déchaîne ses colonnes infernales sur ce qui reste de population civile, blanche et bleue confondues.

Ce déchainement de violence est d'autant plus inexcusable comme le dit François Furet qu'il s'agit « d'une violence révolutionnaire, la plus inexcusable au regard même du« salut public » qui lui sert d'excuse, puisque c'est une violence de vainqueurs, exercée punitivement après la liquidation de l'armée vendéenne ».

Ce massacre collectif trouve son fondement légal dans les deux décrets du 1er août et du 1er octobre 1793. Deux armistices furent signés après Thermidor mais, depuis lors, ces deux textes n'ont fait l'objet d'aucune abrogation. Ainsi, bien qu'ils ne portent plus aujourd'hui et depuis longtemps aucun effet juridique, ils font toujours partie de notre corpus de loi.

La présente proposition de loi a donc pour objet d'abroger ces deux décrets qui ont servi de base légale à de nombreuses atrocités et à l'extermination des vendéens aujourd'hui avérées.

Cette proposition de loi n'a pas pour objet d'inciter la représentation nationale à faire acte de repentance. Elle entend simplement rompre symboliquement avec cette législation contraire aux principes initiaux de la Révolution française contenus dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, au premier rang desquels figure le respect de la dignité humaine. »

Cf. aussi la chronique du 1er octobre 1793

  • le 1er août 1793 : la Convention décrète la destruction des tombeaux des «ci-devant rois » de la basilique Saint-Denis.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs (Ed de Chiré page 80) rapporte le discours du citoyen Frénon à la convention pour détruire la basilique de St Denis.

La basilique de Saint-Denis, construite pour accueillir le corps du premier évêque de Paris décapité par les Romains en 258, est devenue la nécropole royale. Le chœur de la basilique, avec ses chapelles rayonnantes et sa voûte en croisée d'ogives, marque la naissance d'un nouveau style architectural : l'art gothique.

La plus ancienne sépulture connue est celle de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier, décédée vers 565-570. Dagobert est le premier Roi à y avoir été enterré. Mais c'est à partir d'Hugues Capet que tous les Rois y sont systématiquement inhumés, à quelques exceptions près : Philippe Ier, mort en 1108, Louis VII, mort en 1180, et Louis XI, mort en 1483. Les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette y sont apportés en 1816, après la chute du Premier Empire. Les reines de France, les enfants des souverains figurent aussi dans ce cimetière, de même que quelques grands serviteurs du royaume, tel Bertrand Du Guesclin.

Au total, 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands du royaume y ont été enterrés. Toutes les sépultures sont violées en 1793 par les révolutionnaires.

Saint-Denis conserve néanmoins leur souvenir dans la pierre. Conformément à la volonté de saint Louis, le transept et le chœur de la basilique abritent aujourd'hui plus de soixante-dix gisants et tombeaux de la Renaissance, une collection unique en Europe qui permet d'apprécier l'évolution de l'art funéraire des gisants sculptés entre le 12e siècle et le 16e siècle, avec par exemple, les tombeaux de Louis XII et d'Anne de Bretagne ou d'Henri II et Catherine de Médicis.

  • le 1er août 1795 : condamnation des émigrés qui s'étaient rendus contre promesse de la vie sauve à Auray et à Vannes.
  • le 1er août 1798 : défaite de la flotte française à la bataille d'Aboukir.

En rade d'Aboukir, la flotte française commandée par l'amiral Brueys d'Aigaïlliers est battue par la flotte britannique sous les ordres de l'amiral Nelson. Seuls quatre vaisseaux sur une vingtaine réussissent à s'échapper. Le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte ne peut plus rentrer. Il est bloqué en Egypte. Napoléon Bonaparte l'abandonne secrètement et lâchement un an plus tard.

  • le 1er août 1799 : naissance de Sophie Rostopchine, plus connue sous le titre de comtesse de Ségur, romancière pour les enfants.
  • le 1er août 1828 : Charles X fuit à Rambouillet.
  • 1er aout 1871 : extrait du Bulletin du Grand Orient de France XXVII page 8.

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 121) rapporte les paroles du Grand Maître Rabaud-Larivière :

« Les principes de 1789, étaient depuis longtemps reconnus dans vos temples, avant d'être proclamés par l'Assemblée constituante et, son histoire à la main, on peut affirmer que la maçonnerie fut le véritable précurseur de la révolution. »

  • le 1er août 1907 : début du premier camp scout organisé par Robert Baden-Powell sur l'île de Brownsea.
  • le 1er aout 1944 : l'Epuration.

Madeleine Jacob note dans Franc-Tireur :

« A la Libération, 18000 détenus occupaient les prisons. Du jour au lendemain il fallut trouver de la place pour 70 000. »

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 229)

  • le 1er août 1936 : décès de l'aviateur français Louis Blériot.

Louis Blériot est un constructeur de lanternes d'automobiles, d'avions et de motocyclettes. C'est aussi un pilote français, il décède le 1er août 1936 à Paris.

Louis Blériot vole pour la première fois en 1907, dans un avion qu'il a lui-même conçu. Il obtient le premier brevet de pilote délivré en France en 1910. C'est lui traverse la Manche le premier à bord de son Blériot XI en 1909.

 

 

Un blériot

  • le 1er août 1946 : échec des négociations franco-vietnamiennes de Fontainebleau.
  • le 1er août 1960 : indépendance du Bénin.
    • le 1er aout 1974 : circulaire qui dépénalise les diverses formes et diffusion de la pornographie.

La circulaire est passée à l'instigation de Simone Veil et ce alors que les lois sanctionnent et interdisent toute forme et diffusion de la pornographie. L'objet est tellement honteux pour le gouvernement que le débat du 31 mai 1974 a été escamoté à l'assemblée nationale et qu'il n'ose pas faire apparaître cette circulaire au JO ! La conséquence est que les parquets ne poursuivent pratiquement plus la pornographie « banale » et Pierre Méhaignerie en 1995 confirme cette volonté d'abstention.

Voir les chroniques du 19 octobre et du 17 janvier.

  • le 1er août 2001 : des scientifiques israéliens affirment avoir fabriqué des cellules cardiaques à partir d'un embryon humain.

Posté le 1 août 2015 à 04h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

31 juillet 2015

C’est arrivé un 31 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 juillet : fête de saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre des Jésuites.

Voir un peu plus bas les chroniques du 19 mai ; ainsi que les nombreuses chroniques sur la lutte entre « l'esprit des lumières » et la Compagnie de Jésus que les adversaires de l'Eglise Catholique ont longtemps considérée comme le dernier rempart protégeant l'Eglise.

  • le 31 juillet  432 : élection du pape Sixte III.

Sixte III est à l'origine de la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure sur l'emplacement de la basilique construite par le pape Libère, de la basilique de Saint-Laurent-la-Grande et du baptistère du Latran.

 

  • le 31 juillet  1009 : Serge IV est élu pape.
  • le 31 juillet  1097 : l'armée des croisés atteint Antioche de Pisidie au cours de la Première croisade.
  • le 31 juillet  1358 : assassinat par les Parisiens d'Etienne Marcel.

Après le meurtre des Maréchaux de Normandie et de Champagne, le 22 février 1358, qui entraîne la fuite du Dauphin Charles à Senlis, Paris est aux mains d'un Triumvirat constitué d'Étienne Marcel, Jehan de Picquigny et Robert Le Coq. Avec la Grand Ordonnance de 1357, Marcel a déjà réussi, lors des États Généraux, à limiter les pouvoirs du Roi, notamment en matière fiscale.

Sûr de sa force, il envoie des lettres aux « Bonnes Villes » dans lesquelles il recommande que Charles le Mauvais soit proclamé « Capitaine Universel » pour lutter contre le Dauphin. Mais le Navarrais, dont les troupes sanguinaires sont constituées de beaucoup d'Anglais, fait peur aux parisiens. Le triumvirat mate par la force  des manifestations sur la place de Grève: six-cents à sept-cents parisiens restent sur le pavé, morts ! Les horreurs de Marcel poussent les parisiens à se rallier au Dauphin.

Devant la colère parisienne, Étienne Marcel décide d'aller chercher le roi de Navarre et tente de quitter Paris. A la Porte Saint-Denis, il est arrêté et devant son refus d'obtempérer il se fait fendre le crâne à coup de hache. Le 2 août suivant, le Dauphin Charles fait son entrée dans Paris.

  • le 31 juillet  1423 : bataille de Cravant.

Défait par les Anglais et leurs alliés bourguignons, les « Français reniés » comme va les appeler bientôt sainte Jeanne d'Arc, lors de la bataille de Cravant dans Yonne, Charles VII doit se retirer à Bourges. Après le honteux Traité de Troyes de 1420, qui déshérite le Dauphin et donne la France à l'occupant anglais. Le Dauphin se replie au sud de la Loire, terres qui le reconnaissent encore. Il en hérite le surnom de «roi de Bourges». Seul pont sur la Loire Orléans, aux mains du Comte Jehan de Dunois dit le «Bâtard d'Orléans» résiste aux Anglais.

  • le 31 juillet  1451 : arrestation de Jacques Cœur.

Après avoir entendu le Grand Conseil, au château de Taillebourg près de Saint-Jean-d'Angély, le Roi Charles VII donne son accord pour que Jacques Cœur, le Grand Argentier du Royaume, soit accusé du crime de lèse-majesté. Ce dernier est immédiatement arrêté et ses biens mis sous séquestre. Il est soupçonné d'avoir empoisonné Agnès Sorel. En 1454, il parvient à s'échapper de sa prison en partie grâce au pape qu'il rejoint, avant de mourir en 1456.

  • le 31 juillet  1556 : mort de Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus.

Le 31 juillet 1556, Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus, s'éteint à Rome, à l'âge de 65 ans. La Compagnie compte alors près de mille membres, 150 maisons, et collèges.

Saint Ignace est aussi connu pour ses Exercices Spirituels, qui lui ont été donnés au cours d'une apparition qui a duré une semaine à Manrèse en Espagne. Notre Dame lui a montré par vision ce que deviendrait son ordre, la Compagnie de Jésus, et donné une méthode d'exercices spirituels de 30 jours pour découvrir avec certitude la volonté de Dieu. Saint Jean Paul II a qualifié les Exercices de Saint Ignace de « plus sûr chemin vers la sainteté ».

Adaptés à la vie moderne, ces exercices sont dispensés sous des durées adaptées à 5, 8 ou 30 jours.

Jusqu'à l'âge de 30 ans, Ignace de Loyola  vit la vie d'un jeune noble courant après la gloire et les honneurs, désireux de conquérir le cœur de la plus noble et plus belle des princesses. Mais, en 1521, lors du siège de Pampelune (Voir la chronique du 19 mai.), il est blessé et passe sa convalescence au château familial de Loyola.

Ignace est ordonné prêtre à Venise en 1537. En 1539, il écrit la « Formula instituti », ébauche des règles de la Compagnie, que le pape Paul III valide en septembre 1540. Il meurt le 31 juillet 1556 à Rome. Saint Ignace est canonisé 12 mars 1622, avec François Xavier et Thérèse d'Avila.

  • le 31 juillet  1602 : le maréchal de France Duc de Biron est condamné à mort et décapité pour trahison.
  • le 31 juillet  1620 : la Paix d'Ulm.

La médiation de la France, entre la Ligue Catholique et l'Union Évangélique, aboutit à la fin des combats et à la signature de la Paix d'Ulm.

  • le 31 juillet  1667 : le traité de Bréda.

Ce traité redonne une fois de plus l'Acadie à la France, qui rend à l'Angleterre les îles d'Antigua, de Saint Kitts et de Montserrat. Il a été conclu le 31 juillet 1667 par la France, le Danemark, l'Angleterre et la République des Provinces-Unies. Il met fin à la deuxième guerre anglo-hollandaise (1665-1667). L'Angleterre renonce à ses derniers territoires aux îles Banda et les Français perdent la Guyane. La Hollande achète le Surinam en échange de l'île de Manhattan, où des Juifs du Portugal, exilés du Brésil, s'établissent. Les Néerlandais abandonnent à l'Angleterre les territoires de la Nouvelle-Néerlande.

Fin des hostilités entre l'Angleterre et la France commencées le 26 janvier 1666

  • le 31 juillet  1752 : création de l'Académie royale de marine à Brest.

Louis-Antoine de Rouillé, comte de Jouy, Secrétaire d'État à la Marine institue par un règlement l'Académie royale de marine de Brest, institutionnalisant l'initiative d'un groupe d'officiers de marine brestois, animé par le capitaine d'artillerie Sébastien Bigot de Morogues.

  • le 31 juillet  1759 : bataille de Beauport.

L'armée française remporte une victoire importante le 31 juillet 1759, lors de la bataille de Beauport, contre les Britanniques. Situé au Québec, le fort est un endroit stratégique pour la guerre de Conquête du Canada. Les troupes britanniques du général James Wolfe, débarquées le 26 juin, mettront près d'un mois à mettre leur plan d'attaque au point. Suite à une perte de quelques 400 soldats, l'armée britannique est obligée de se retirer.

  • le 31 juillet 1861 : inauguration de la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice, à Paris.

Delacroix a mis 14 ans pour réaliser ces peintures murales.

Le combat de Jacob avec l'ange,

 

Saint Michel terrassant le démon.

  • le 31 juillet  1917 : début de la troisième bataille d'Ypres en Flandre.

La British Army, aidée par l'armée canadienne et des renforts de l'armée française, attaque l'armée allemande à Passendale (Flandre-occidentale). Les combats dureront jusqu'au 6 novembre, sans qu'un camp réussisse à prendre clairement le dessus sur l'autre. Cet épisode, également connu sous les noms de troisième bataille d'Ypres et de bataille de Flandre, fit plus de 700 000 morts dont 448 000 du côté des alliés. Cette bataille a fait l'objet d'un film et de nombreuses chansons.

L'offensive débute le 31 juillet à 3h30 du matin par un épais brouillard qui ne facilite pas la progression britannique. Rapidement on s'aperçoit que cette dernière ne sera pas celle escomptée. Toutefois, les troupes de l'Entente remportent quelques succès: au Nord d'Ypres, les villages de Saint Julien, Pilckem et Bixschoote sont enlevés.

 
La pluie ralentit les mouvements et condamne quasiment toute tentative d'assaut. Et ce qui devait arriver arriva, une pluie continuelle s'abat sur le secteur d'Ypres bien plus tôt que prévu: la boue fait son apparition et les cratères d'obus se transforment en dangereux bourbiers.

L'ultime offensive, fixée le 6 novembre à 6h00, est confiée au Canadian Corps de Currie et a pour objectif les villages de Passchendaele et de Mosselmarkt, et la crête au-delà. Les 1ère et 2ème divisions appuyées par un puissant barrage d'artillerie enlèvent les deux villages en deux heures avec des pertes s'élevant à 2 238 hommes: Haig est satisfait. La bataille de Passchendaele connue également sous le nom de troisième bataille d'Ypres s'arrêtera là.

  • le 31 juillet  1920 : l'avortement est interdit.

Une loi est votée en France qui stipule que l'avortement est strictement interdit. La contraception est également passible d'une amende, voire d'une peine de prison. Toute information diffusée sur le sujet peut également aboutir à une pénalité. Le gouvernement espère ainsi augmenter le taux de natalité. En 1942, l'avortement est déclaré "Crime contre l'État". Les femmes y ayant recouru ou l'ayant pratiqué seront condamnées à la peine de mort. Ce sera le cas de Marie-Louise Giraud, guillotinée en 1943. Ce n'est qu'en 1975, que la loi française va autoriser les parents à assassiner leurs enfants à naître, assassinat pudiquement baptisé « interruption volontaire de grossesse » (IVG).

  • le 31 juillet  1944 : mort d'Antoine de Saint-Exupéry, aviateur et écrivain français.

L'aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry, 44 ans, disparaît au cours d'une mission de reconnaissance sur le sud de la France. Les conditions de sa disparition restent obscures: attaque d'un chasseur allemand, panne de moteur... Des morceaux de son appareil ont été retrouvés en 2000 et formellement identifiés le 7 avril 2004.

Saint-Exupéry laisse derrière lui de nombreux ouvrages qui cherchent la Vérité et le sens des actions de l'homme, entre autres : L'Aviateur, Courrier sud , Vol de nuit, Terre des hommes, Pilote de guerre, Le Petit Prince, Citadelle, et un ouvrage posthume : Écrits de guerre, 1939-1944, dont voici des extraits (ed Gallimard, Folio)

« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208 

Saint-Exupéry s'élève contre ceux qu'il appelle « les embusqués de New York » ou « les super patriotes d'outre-mer », « les super patriotes en chambre ». Les organisations militantes de la colonie française de New York, à laquelle appartient notamment Jacques Maritain, le pressent de rallier Charles De Gaulle. Il refuse et s'en explique :

« Je l'aurais suivi avec joie contre les Allemands, je ne pouvais le faire contre les Français », (Écrits de guerre, p. 173)

« il me semblait qu'un Français à l'étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (Écrits de guerre, p. 286) […]

« Si je n'étais pas gaulliste à New York, c'est que leur politique de haine n'était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, p. 269).

À Alger, Saint-Ex a retrouvé « la bande des crabes qui ne savent que haïr » (EG, p. 361). Non seulement De Gaulle a refusé de le recevoir, mais ses ouvrages dont Le Petit Prince sont interdits. Il fait part de ses sentiments à Michel Poniatowski :

« Je suis heureux, je pars […] Ici à Alger, c'est la putréfaction. Parce que j'ai prêché la réconciliation entre les Français et l'unité des résistants, je suis en butte à la hargne du Parti gaulliste. [...] Sors d'ici, engage-toi, choisis une bonne unité, bats-toi, c'est propre, c'est net, laisse-les ici à leur fange. » (M. Poniatowski, Mémoires, tome 1, p. 122).

A Oujda, le 8 juin 1943 :

«J'ai eu raison, je crois, dans tout ce que j'ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n'aime pas plus aujourd'hui le général De Gaulle. C'est ça, la menace de dictature. C'est ça, le national-socialisme. Je n'aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n'est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d'après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l'Espagne à ne plus être qu'un satellite de la Russie ou de l'Allemagne. Ce n'est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre p. 272-273)

Lettre au lieutenant Diomède Catroux (Tunis, été 1943)

« Je hais pour des raisons profondes le mythe de l'épuration. […] Sont mes frères, non ceux qui ont raisonné comme moi, mais ceux qui ont « aimé » comme moi. En rendant à « amour » son vieux sens de « contemplation par l'esprit.

Je suis peu clair, bien sûr, mais connais bien ce que je cherche à dire. Et je sais bien quels hommes me sont respirables, et quels hommes me font étouffer. Et ça m'a aéré de rencontrer quelques hommes comme vous dans cette sordide Afrique du Nord. » (Écrits de guerre p. 294, 296)

« Mais ce n'est certes pas dans Paris-Soir que je puis trouver la paix spirituelle. Ni chez M. Ramon Fernandez. Ni dans cette ignoble radio. J'ai écouté, hier, Pierre Dac avec stupeur. Si j'étais étranger, ayant écouté la France rayonner ces ordures-la, je me dirais qu'il est urgent de nettoyer le monde d'une telle bassesse. […] Ce pays est foutu, si on ne lui trouve pas de claires raisons de se battre. […] Rien, visiblement, ne l'illumine. Pas étonnant qu'on soit à la remorque des Anglais : nous ne savons pas nous formuler. Nous ne savons pas prendre visage. » (Lettre à X., Orconte, fin décembre 1943, Écrits de guerre, p. 48-49)

« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique ». » (EG p. 286)

« Comment se solidariser avec des personnes qui, systématiquement, dénigraient tout ce qui se passait en France, acceptant de gaieté de cœur la mort des enfants de France, plutôt que de voir se relâcher le blocus britannique et qui, lorsque la victoire se rapprochait, ne rêvaient que fusillades et épuration ? Comment faire corps avec ces pharisiens d'un nouveau genre qui ne cessaient de proclamer leur pureté en accablant les autres de tous les péchés du monde ? » (Souvenirs du Professeur Léon Wencelius, Écrits de guerre, p. 146)

« Ces gens-la [les politiciens d'Alger] se détestent entre eux plus qu'ils ne détestent les Boches. » (À Raymond Aron ; Écrits de guerre p. 321)

  • le 31 juillet  1954 : l'autonomie interne est accordée par la France à la Tunisie.
  • le 31 juillet  1985 : le gouvernement français autorise la création de chaînes privées de télévision.

Posté le 31 juillet 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

30 juillet 2015

Iconoclasme : les protestants s'excusent

Lors d'une rencontre entre les délégations du Patriarcat œcuménique de Constantinople et de l’Église protestante allemande, un évêque protestant, Petra Bosse-Huber, a fait des excuses pour la crise de l’iconoclasme du XVIe siècle.

"L’Église protestante condamne la destruction d’images religieuses. Ces images sont depuis longtemps devenues une expression de la piété protestante".

En effet, durant la première moitié du XVIe siècle, un grand nombre de retables, de sculptures, vitraux, tableaux, de représentations de la Vierge et des saints mais aussi de reliques et objets associés à des évènements miraculeux ou surnaturels ont été, à l’initiative de Jean Calvin, enlevés des églises et chapelles catholiques avant d'être souvent détruits. La Suisse, les Pays-Bas l'Angleterre et le sud de l'Allemagne ont été particulièrement touchés par cette pratique. Pour les protestants de l'époque, il s'agissait ainsi d'interdire toute vénération d’images religieuses, assimilée à de l’idolâtrie.

En France, certaines églises furent en grande partie détruites et pillées lors de la première guerre de religion en 1562. La basilique Saint-Martin de Tours, celle de Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans ou l’abbaye de Jumièges...

Posté le 30 juillet 2015 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 30 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 juillet 1108 : le Roi Philippe Ier meurt au château royal de Melun.

Son fils Louis VI devient Roi.

  • le 30 juillet 1652 : décès du duc de Nemours.

Charles Amédée de Savoie-Nemours, un des chefs de la fronde, décède le 30 juillet 1652, lors d'un duel avec le duc de Beaufort, son beau-frère. Durant la Fronde, ils commandent tous les deux l'armée des princes. Ils s'affrontent pour une histoire de cœur à propos de la duchesse de Châtillon.

  • le 30 juillet 1563 : les Français prennent Le Havre aux Anglais.
    • le 30 juillet 1793 : échec des Vendéens devant Luçon.

Les 5000 hommes du général Westermann, marchaient sur Châtillon depuis Parthenay. Aux ordres d'un général expéditif et farouche républicain, la colonne pille et incendie le bourg d'Amailloux et brûle le château de Clisson, propriété de Lescure ainsi que la demeure de La Rochejaquelein. Devant Luçon, les vendéens sont battus et ne doivent qu'à d'Elbée leur généralissime de ne pas être écrasés.

  • le 30 juillet 1940 : création des chantiers de jeunesse.

Les chantiers de jeunesse sont créés comme substitut au service militaire. Les chantiers de jeunesse vont servir de vivier pour le général Delestraint qui va créer l'armée secrète en 1942.

Posté le 30 juillet 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juillet 2015

C’est arrivé un 29 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 juillet : fête de Sainte Marthe, sœur de Marie et de Lazare de Béthanie.

Selon une légende provençale, elle finit ses jours à Tarascon, d'où elle évangélise le pays. Symboliquement, ses statues la représentent étranglant la tarasque, un dragon vorace figurant le démon.

  • le 29 juillet 1099 : le pape Urbain II meurt à Rome.
  • le 29 juillet 1108 : décès du Roi Philippe Ier, Roi de France.

Voir les chroniques du 23 mai et du 4 août.

  • le 29 juillet 1418 : début du siège de Rouen par Henry V.

Les Anglais mettent le siègent devant Rouen, qui ne tombe qu'au bout de six mois et après 35 000 morts, soit la moitié de la population. La prise de la capitale du duché de Normandie ouvre la route du Royaume de France aux Anglais. Leur roi fait de la ville et du château sa résidence, il y fera juger Sainte Jeanne d'Arc. Ce n'est qu'en 1449 que Charles VII reprend la ville et la rend à la France.

  • le 29 juillet 1502 : Louis XII de France entre à Milan.
  • le 29 juillet 1562 : le Maréchal de Saint-André prend Poitiers aux Protestants.

    Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André par Jean-François-Théodore Gechter, Galerie des batailles au château de Versailles

  • le 29 juillet 1644 : mort d'Urbain VIII.

Maffeo Barberini, devenu pape sous le nom d'Urbain VIII décède le 29 juillet 1644. Pape bâtisseur, il fait réaliser de grands travaux dans Rome. Il fait condamner Galilée, malgré la profonde amitié qui les lie, tant les preuves de malhonnêteté du savant sont grandes. Voir la chronique du 22 juin qui explique d'une part, comment Galilée demande l'imprimatur ecclésiastique et fait imprimer un autre livre sous cet imprimatur ; et d'autre part comment l'Eglise le condamne pour ses conclusions théologiques tirées d'hypothèses scientifiques non-démontrées.

  • le 29 juillet 1666 : construction du canal du Midi.

L'ouvrage d'art, aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, voit sa première pierre posée ce jour. Les travaux, dirigés par Paul-Pierre Riquet, s'achèvent en 1681. Le canal du Midi relie la Garonne à la Méditerranée et mesure 241 kilomètres.

  • le 29 juillet 1664 : difficiles relations diplomatiques entre la France de Louis XIV et les Etats Pontificaux d'Alexandre VII.

Suite à l'échauffourée survenue à Rome en 1662 entre les gardes corses du pape et les domestiques de l'ambassadeur de France, le légat du pape Alexandre VII, le cardinal Flavio Chigi, vient au château de Fontainebleau présenter les excuses du pape.

  • le 29 juillet 1666 : construction du port de Sète.

La construction du port débute, donnant lieu à une grande fête, dont des joutes nautiques, qui sont encore pratiquées aujourd'hui

  • le 29 juillet 1693 : bataille de Neerwinden.

Dans le cadre de la guerre de Neuf Ans, la France est en conflit avec l'Angleterre et les Provinces-Unies. Le 29 juillet 1693, les troupes françaises affrontent les alliés commandés par Guillaume d'Orange à la bataille de Neerwinden. Les Français, sous les ordres du maréchal de Luxembourg mettent leurs ennemis en déroute, faisant 19 000 victimes.

  • le 29 juillet 1707 : début du siège de Toulon.

Les armées coalisées anglaises, autrichiennes, hollandaises et du duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, assiègent la ville de Toulon, du 29 juillet au 21 août 1707. La ville est tenue par René de Froulay de Tessé, qui commande une garnison de 15 000 hommes. Avec 35 000 soldats, le prince Eugène et Victor-Amédée de Savoie parviennent à prendre les hauteurs de Sainte-Catherine alors que la flotte anglaise bloque le port ; mais les Français reconquièrent rapidement les hauteurs. Les coalisés lèvent le siège le 22 août suivant.

  • le 29 juillet 1816: création de la Caisse d'épargne et de prévoyance à Paris.

Cette caisse créée par Jacques Laffitte et Benjamin Delessert voit, le 29 juillet 1816, une ordonnance royale de Louis XVIII, qui en autorise l'existence. La "société anonyme formée à Paris sous le nom de Caisse d'Epargne et de prévoyance" n'a qu'une courte vie. C'est le 22 mai 1818 que la Caisse d'épargne et de prévoyance à Paris naît vraiment.

  • le 29 juillet 1830 : les "Trois Glorieuses".

Après trois jours d'émeutes, appelés selon la mythologie républicaine maçonnique « les trois glorieuses », les défenseurs du Roi se replient à Saint-Cloud, autour de Charles X. Menée essentiellement par des républicains, la révolution de Juillet met fin à la Restauration. Le Roi abdique le 3 août et se trouve banni, après la trahison de Lamartine. En digne héritier de Philippe Egalité, le Duc d'Orléans obtient des bourgeois parisiens, à l'origine de la révolution de 1789, le pouvoir ; la monarchie de Juillet commence.

  • le 29 juillet 1836 : inauguration de l'arc de triomphe.

Construit entre 1808 et 1835 sur ordre de Napoléon 1er, l'arc de Triomphe est inauguré ce jour. C'est aujourd'hui, un monument classé "monument historique".

  • le 29 juillet 1840 : la première régate en France.

Fondée en 1838, la Société des régates du Havre organise la première régate française de bateaux à voile. C'est le premier club nautique du pays.

  • le 29 juillet 1881 : loi sur la liberté de la presse.

La IIIème République vote la loi sur la liberté de la presse, dont l'article Ier affirme : "l'imprimerie et la librairie sont libres". Mais les syndicats vont pouvoir contrôler le système, indirectement… Il faut noter que cette Loi supprime les mesures préventives et réduit les formalités administratives nécessaires à la création des journaux.

  • le 29 juillet 1907 : premier camp scouts en Angleterre organisé par Sir Robert Baden-Powell.

En 1907, âgé de 50 ans, Robert Baden-Powell organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea, qui débute le 29 juillet. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance, La pédagogie scoute naît peu à peu.

  • Le 29 juillet 1916 : lettre du père Charles de Foucault à René Bazin.

« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les Musulmans de notre Empire colonial du Nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste… Une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir le cœur ni l'esprit français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui gardera l'étiquette pour pouvoir, par elle, influencer les masses ; d'autre part la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français, qui souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle.

Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera donc dans l'élite instruite ; quand elle trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France en dedans ou en dehors, elle se servira de l'Islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante et cherchera à créer un empire musulman africain indépendant… Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens. Sinon avant cinquante ans, nous serons chassés de l'Afrique du Nord. »

Lettre adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917.

  • le 29 juillet 1939 : promulgation du décret-loi du Code de la famille.

Il concerne les prestations familiales, la fiscalité des familles nombreuses, et sanctionne lourdement l'avortement.

  • le 29 juillet 1946 : création du Centre d'études critiques et de synthèse, rapidement devenu la Cité catholique.

Jean Ousset et Jean Masson, conscient de l'ignorance de la quasi-totalité des catholiques décident de créer ce qui va rapidement devenir, en 1949, la Cité catholique. Ils souhaitent mettre en application ce que dit Pie XII :

« L'heure présente exige des croyants qu'avec toutes leurs énergies, ils fassent rendre à la doctrine sociale de l'Eglise, son maximum d'efficience et son maximum de réalisations. C'est se faire illusion de croire comme certains qu'on pourrait désarmer l'anticléricalisme et la passion anticatholique en restreignant les principes catholiques au domaine de la vie privée. »

Ce jour, en la chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, ils mettent sous la protection de la Vierge Marie, leur fondation.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 227)

  • le 29 juillet 1987 : Margaret Thatcher et François Mitterrand signent l'accord en vue de la construction du tunnel sous la Manche.

Posté le 29 juillet 2015 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

28 juillet 2015

C’est arrivé un 28 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 juillet 754 : Pépin le Bref est sacré Roi des Francs à Saint-Denis par le pape Étienne II.

Ayant demandé son aide contre les Lombards d'Italie, le pape Etienne II vient, en remerciement, sacrer Pépin le Bref à St-Denis. C'est un second sacre que ce dernier reçoit. Dans le même temps, le pape confère l'onction royale aux deux fils de Pépin, Carloman et Charles, futur Charlemagne. Le Roi des Francs, fidèle au Pacte de Reims, a en effet battu les Lombards et donné au pape les territoires conquis.

  • le 28 juillet 1488 : défaite de l'armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier.

Au cours de la bataille, le duc d'Orléans (futur Louis XII) est fait prisonnier par les Français. Le duc de Bretagne, François II, doit accepter de donner sa fille Anne en mariage au Dauphin, le futur Roi Charles VIII. Celui-ci mourant sans héritier en 1498, Anne doit, conformément au Traité du verger (voir la chronique du 19 août), épouser son successeur le Roi Louis XII. La Bretagne, indépendante depuis la victoire de Nominoë sur Charles le Chauve en 845, est définitivement rattachée au trône français en 1532.

  • le 28 juillet 1655 : décès de Savinien de Cyrano de Bergerac, écrivain français.

Savinien Cyrano de Bergerac est un écrivain qui inspirera Edmond Rostand pour sa célèbre pièce de théâtre. Bien que non gascon, Savinien s'engage chez les Cadets de Gascogne, en 1638, pour faire une carrière militaire. C'est une fois celle-ci terminée qu'il commence à publier, avec entre autre : «Histoire comique des Etats et Empires de la Lune» ou «Le Pédant joué».

  • 28 juillet 1683 : ignoble assassinat du père Jean Le Vacher Consul de France à Alger.

Alors qu'Alger est assiégée par la flotte française du Roi Soleil, les mauresques attachent à la bouche de leurs canons le Consul de France, le père Le Vacher. Ils l'accusent faussement de communiquer par signaux avec la marine française. Son corps et ceux de seize autres Français déchiquetés se répandent sur le pont des vaisseaux de l'escadre. Voir la chronique du 29 juin.

Suite à la prise d'Alger le canon qui a servi a tué le père Le Vacher est baptisé « La Consulaire » et envoyé à Brest.

La Consulaire, pièce utilisée par les Turcs d'Alger pour supplicier le Père Jean Le Vacher est érigée à Brest. Elle est surmontée par le Coq gaulois.

  • le 28 juillet 1708 : les renforts français arrivent en prévision du siège de Lille.

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, après la défaite d'Audenarde, le nord de la France est à la merci de ses ennemis : Grande-Bretagne, Provinces-Unies, Saint-Empire romain germanique. Ils progressent vers le sud et assiègent Lille, dès le 12 août 1708. Vendôme et Boufflers avec 15 000 hommes, arrivés fin juillet, assurent la défense. Les assiégés reçoivent l'aide supplémentaire du Chevalier de Luxembourg, mais les renforts envoyés par Louis XIV, depuis Paris, ne parviennent pas à passer les lignes ennemies. Le siège commencé le 12 août s'achève le 28 octobre 1708 avec la capitulation de la ville.

  • le 28 juillet 1755 : expulsion des Acadiens, ou « Grand Dérangement »

Au Canada, le Conseil de Nouvelle-Ecosse décide de déporter les Acadiens, les colons d'origine française. En 1713, la France a cédé ses colonies canadiennes à l'Angleterre avec le traité d'Utrecht. La population francophone est déportée sur plusieurs années en Nouvelle-Angleterre, au nord-est des Etats-Unis, sur ordre de Charles Lawrence, gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Plus de 7 000 personnes, sur les 13 000, meurent pendant l'exode parce que les Acadiens ne veulent pas signer le serment d'allégeance. Voir les chroniques des 11 août, des 5 et 10 septembre.

  • le 28 juillet 1791 : fin au régime royal d'octroi des droits d'usage sur les mines.

Les mines sont à la disposition de la nation et les propriétaires du terrain n'en ont la jouissance que jusqu'à 100 pieds de profondeur. Cette nouvelle loi, prise par les révolutionnaires est une traduction dans les faits de leur devise où figure le mot de liberté. Quel sens particulier de la liberté de propriété privée!

  • le 28 juillet 1794 : exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres criminels

Suite à leur arrestation de la veille, décidée par les députés de la convention, Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres sont rapidement envoyés à la guillotine, sur la fameuse « place de la Concorde ».

  • le 28 juillet 1795 : des émigrés sont condamnés à mort à Quiberon et à Vannes, malgré les promesses de vie sauve de Hoche.
  • le 28 juillet 1818 : décès de Gaspard Monge, mathématicien français.
  • le 28 juillet 1833 : loi Guizot sur l'enseignement primaire.

Ministre de l'Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui transforme totalement l'enseignement primaire. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à se doter d'au moins une école primaire de garçons et à payer au moins un instituteur, sans prévoir les moyens financiers afférant. Les établissements privés sont légalisés et l'instruction religieuse maintenue.

  • le 28 juillet 1835 : attentat de Fieschi contre Louis-Philippe.

Depuis la fenêtre de son logement, boulevard du Temple, Fieschi tire sur le cortège royal avec une "machine infernale" faite de 24 canons de fusils juxtaposés. Il tue 18 personnes, dont le ministre de la Guerre, Mortier. Le roi est indemne.

  • le 28 juillet 1945 : un avion frappe l'Empire State Building.

Un bombardier B25 américain, perdu dans le brouillard s'écrase accidentellement sur le 79ème étage de l'Empire State Building tuant 14 personnes et en blessant 26 autres. Cela n'a rien à voir avec l'histoire de France ou de l'Eglise, mais c'est un fait oublié qui en rappelle un plus récent dont les conséquences ont aussi touché la France. Pourtant en 1945 la tour n'est pas tombée !

  • le 28 juillet 1973 : la France procède à un deuxième essai nucléaire à Moruroa, dans le Pacifique.
  • le 28 juillet 2002 : à Toronto, Jean-Paul II clôt les JMJ.

C'est par une messe que le pape Jean-Paul II clôture les JMJ qui se tiennent à Toronto.

"Vous êtes notre espérance, les jeunes sont notre espérance."


[Photo: Osservatore Romano]

Posté le 28 juillet 2015 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

27 juillet 2015

C’est arrivé un 27 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 juillet 432 : mort de Célestin Ier, pape depuis 422.
  • le 27 juillet 1214 : le dimanche de Bouvines.

 

 

 

 

La Bataille de Bouvines, par Horace Vernet. (Galerie des Batailles, Palais de Versailles).

Depuis un petit siècle Capétiens et Plantagenêts s'affrontent ; la lutte a commencé avec Aliénor d'Aquitaine, reine de France répudiée par Louis VII en 1152, et devenue reine d'Angleterre. Elle est la seule héritière du duché d'Aquitaine. Mécaniquement la puissance et la richesse des Plantagenêts dépassent celle de leur suzerain pour ce duché et pour la Normandie : le Roi de France.

Le roi d'Angleterre au printemps 1214 débarque à La Rochelle, allié à l'empereur Otton IV, excommunié par le pape depuis 4 ans, au comte de Flandres et au comte de Boulogne. Le français attaque au sud pour vaincre les Anglais avant de s'occuper de la menace du nord. Mais Jean sans Terre refuse la bataille, recule vers Bordeaux pour éloigner l'armée royale de ses bases. C'est pourquoi Philippe Auguste divise son armée en deux, laissant au Dauphin Louis le soin de combattre les Anglais. Ce dernier remporte la victoire de la Roche-aux Moines le 2 juillet 1214.

Renforcée des Milices communales et paroissiales de Champagne, de Picardie, de Bourgogne et du Soissonnais, ainsi que de la gendarmerie bretonne, l'armée du Roi de France remonte vers le nord. La Chevalerie française a été aguerrie par les croisades.

La manœuvre française, durant la bataille, a raison des alliés, l'empereur Otton manque d'être capturé et s'enfuit. Ferrand de Flandres et le comte de Boulogne sont faits prisonniers. Ils finiront leurs jours dans les geôles du Louvres. Nombre de bannières ennemies tombent aux mains des Français. Mathieu de Montmorency, par exemple, ramène à son souverain douze bannières ennemies. En récompense, les Montmorency seront autorisés à porter douze aigles d'azur de plus sur leurs armes.

Philippe Auguste écrira aux recteurs de l'Université de Paris : «Louez Dieu ! Car nous venons d'échapper au plus grave danger qui nous ait pu menacer».

Bouvines renforce la légitimité de la Couronne, le Roi est appelé par toute l'Europe « Auguste », c'est-à-dire le conquérant, l'héritier de Rome. La Normandie conquise au début du siècle est définitivement française. Quant au roi anglais, ses barons vont lui imposer la Magna Carta qui limite le pouvoir royal. Le rapport de force entre les Français et les Anglais s'est durablement inversé.

  • le 27 juillet 1447 : Ordonnance royale dite ordonnance Jacques Cœur.

Jacques Cœur est le grand argentier du Roi Charles VII, dont il finance les campagnes militaires visant à « bouter l'Anglais hors de France ». Il est à l'origine d'une ordonnance fixant pour la première fois depuis 1370, la frappe de pièces d'argent, à seulement 92% d'argent fin.

  • le 27 juillet 1563 : les Français réoccupent Le Havre.

La garnison anglaise est décimée par la peste, une maladie qu'elle introduira dans son pays à son retour.

  • le 27 juillet 1598 : mort de Jacques II de Goyon de Matignon, maréchal de France, gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux.
  • le 27 juillet 1605 : fondation de Port-Royal en Acadie, colonie française en Amérique du Nord.

Les Français sont les premiers Européens à s'implanter dans ce qui est aujourd'hui le Canada, ouvrant ainsi la voie à la création d'un Empire colonial français.

  • le 27 juillet 1675 : mort du Maréchal de Turenne lors de la victoire de Salzbach.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est plus connu sous le nom de Turenne, maréchal de France (11 septembre 1611).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach. La France entière le pleure. Le retour du corps de Turenne vers Paris est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connaît un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lors du trajet entre le château de Randon et Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l'église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu'en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi les chroniques du 5 avril, du 11 septembre et du 23 octobre, jour de sa conversion au catholicisme, grâce à l'enseignement de Bossuet et à un miracle eucharistique, dont le maréchal est le témoin.

  • le 27 juillet 1759 : mort de Pierre Louis Maupertuis, mathématicien et astronome français.

Fils de René Moreau de Maupertuis, un corsaire malouin anobli par Louis XIV, Pierre Louis Maupertuis se voit offrir à l'âge de vingt ans un régiment de cavalerie. Son père, avec lequel il a une relation très proche, lui ouvre ainsi les portes des mousquetaires, dont il devient lieutenant. Il abandonne la carrière militaire pour se livrer à l'étude des mathématiques. Il publie divers travaux de mécanique et d'astronomie, ainsi que des « observations et expériences » sur des animaux encore mal connus à l'époque, comme les salamandres et les scorpions, affirmant ainsi très tôt des talents certains de biologiste. Il contribue aussi à la diffusion des théories de Newton hors d'Angleterre.

  • le 27 juillet 1789 : les ouvriers de Montmartre détruisent les champs de blés, autour de Paris.

Les manœuvres du duc d'Orléans pour affamer la capitale commencent. Cet homme est aussi le grand-maître de la maçonnerie française…

  • le 27 juillet 1794 : chute et arrestation de Maximilien de Robespierre.

Le tyran est renversé. Lui et ses compagnons sont guillotinés dès le lendemain, 10 Thermidor An IV, soit le 28 juillet 1794, sur la place de la Concorde. Plus tard, Louis de Bonald commente cet évènement en ces termes : « Des scélérats firent périr d'autres scélérats ».

Le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté sont dissous. La Convention Nationale n'est plus et laisse place à un Directoire dominé par la personnalité de Barras. Ce nouveau régime n'est que la prolongation du précédent, la Terreur en moins. Les fondements de la révolution ne sont pas remis en cause.

  • le 27 juillet 1824 : naissance d'Alexandre Dumas fils, écrivain.
  • le 27 juillet 1830 : insurrection de Paris, première des « Trois Glorieuses ». (27, 28 et 29 juillet).

La Révolution éclate en France à la suite de la promulgation d'ordonnances par Charles X, qui fixent le rétablissement de la censure, dissolution de la Chambre, la modification de la loi électorale et de nouvelles élections à septembre.

  • le 27 juillet 1884 : le divorce est rétabli en France.

Il a avait été aboli en 1816 par Louis XVIII.

  • le 27 juillet 1934 : mort du Maréchal Hubert Lyautey, homme d'État et maréchal de France.
  • le 27 juillet 1947 : canonisation de sainte Catherine Labourée.

Lire Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 325)

  • le 27 juillet 1990 : Citroën arrête la production de la Deux-Chevaux.

A 16h, la dernière 2CV sort de l'usine de Mangualde au Portugal. 7 millions d'exemplaires ont été vendues depuis 1949.

Posté le 27 juillet 2015 à 06h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

25 juillet 2015

C’est arrivé un 25 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juillet : fête de Saint Jacques le majeur, appelé Saint Jacques Matamoros en Espagne et sainte Blandine de Lyon, martyre.
  • le 25 juillet 325 : clôture du Concile de Nicée.

Voir la chronique du 20 mai.

  • le 25 juillet 64 : l'incendie de Rome s'achève.

Sur les hauteurs, Néron a passé son temps à observer la ville en flammes en récitant des vers. Rome l'accuse d'avoir provoqué le feu. L'empereur rejette la responsabilité de l'incendie sur les Chrétiens qu'il va cruellement persécuter. Voir la chronique du 19 juillet.

  • le 25 juillet 1137 : mariage de Louis VII, Roi de France et d'Aliénor d'Aquitaine.
  • le 25 juillet 1261 : Michel VIII Paléologue prend Constantinople aux croisés.

L'empereur byzantin, le basileus Michel VIII Paléologue, rentre triomphalement dans sa capitale, Constantinople, et refonde l'Empire byzantin. Constantinople était la capitale de l'Empire latin d'Orient fondé par les croisés. La cité n'est plus qu'un amas de ruines.

  • le 25 juillet 1534: Jacques Cartier repart vers la France.

La veille (voir la chronique du jour), Jacques Cartier a planté à Gaspé une croix de 30 pieds, revendiquant la région pour le Roi de France. Les Français rencontrent des Iroquois du Saint-Laurent, et repartent vers la France avec deux des fils du chef amérindien. Jacques Cartier arrive à Saint-Malo le 5 septembre, après une traversée de 21 jours (voir la chronique du jour).

  • le 25 juillet 1593 : le futur Henri IV abjure le protestantisme et se convertit au catholicisme.

En présence de l'archevêque de Bourges, Henri de Navarre prétendant au trône de France, abjure solennellement le protestantisme et se convertit au catholicisme. Il se met en conformité avec les lois fondamentales du Royaume et la volonté de la majorité des Français d'être sujets d'un Roi catholique. C'est la seule façon de mettre un terme à huit guerres de religion en France. Henri IV est ensuite sacré à Chartres, le 27 février 1594 (Voir la chronique du jour) ; il fait son entrée à Paris, qui refusait de se rendre à un Roi non catholique, le 22 mars. Le Ciel se manifeste aux yeux de tout le peuple, au cours de la messe d'action de Grâce du Roi à Notre-Dame de Paris, par la présence de l'Archange Saint Michel aux côtés du Monarque. Vraiment sincère, le Roi va jusqu'à demander l'absolution du pape, qu'il obtient en septembre 1595. Voir la chronique du 4 août.

  • le 25 juillet 1792 : Manifeste de Brunswick.
    • le 25 juillet 1799 : victoire d'Aboukir.

La bataille d'Aboukir oppose l'Armée d'Égypte de Bonaparte à celle du chef Mamelouk Moustapha Pacha allié des Anglais. Conséquence de la victoire d'Aboukir, Bonaparte peut regagner la France.

  • le 25 juillet 1830 : les "ordonnances de Saint-Cloud" de Charles X.

Les élections de juillet sont défavorables à Charles X. Sur les conseils de Polignac, et selon l'article 14 de la Charte, le Roi fait rédiger quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième dissolvent la Chambre, élue il y a moins d'un mois et fixent la date des nouvelles élections. Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X est contraint d'abdiquer.

  • le 25 juillet 1893 : inauguration du canal de Corinthe.

Le canal de Corinthe relie le Golfe éponyme à la mer Ionienne et à la mer Egée. Les travaux sont lancés, en 1882, par la Compagnie française, la Société internationale du canal maritime de Corinthe. Le surcoût des travaux et le scandale du canal de Panama mettent en faillite l'entreprise, qui est finalement reprise par le grec Andres Syngros.

  • le 25 juillet 1909 : première traversée de la Manche en avion par Louis Blériot, de Calais à Douvres.

L'aviateur français Louis Blériot, qui a 37 ans, traverse pour la première fois la Manche en avion. Parti de Calais pour Douvres, à bord de son "Blériot XI" son voyage dure 38 minutes, et son hélice et son train d'atterrissage se brisent à l'arrivée sur l'aérodrome de North Fal Meadow. Louis Blériot reçoit donc la récompense de 1 000 livres promise par le journal le "Daily Mail".

  • le 25 juillet 1968 : le Pape Paul VI condamne les méthodes artificielles de contraception dans l'Encyclique "Humanae Vitae".
  • le 25 juillet 1995 : attentat de Khaled Kelkal et Boualem Bensaïd dans la ligne B du RER.

Une bombe explose dans le RER à la station St-Michel à Paris : 8 morts et environ 150 blessés. L'attentat est revendiqué par le GIA.

  • le 25 juillet 2000 : un avion Concorde s'écrase deux minutes après le décollage, sur un hôtel à Gonesse.

Un Concorde d'Air France décolle de l'aéroport Roissy-Charles De Gaulle et heurte un bout de métal sur la piste. Il s'écrase à Gonesse ; l'accident fait 113 morts.

 

Posté le 25 juillet 2015 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

24 juillet 2015

C’est arrivé un 24 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juillet 1429 : la flèche de la cathédrale de Strasbourg est terminée.

Jusqu'à la fabrication de la tour Eiffel, monument maçonnique, cette flèche est le plus haut monument d'Europe.

  • le 24 juillet 1440 : signature du traité de Cusset, qui met un terme à la « Praguerie ».

Cette «Praguerie», a vu les grands vassaux de France se soulever contre Charles VII et Arthur de Richemont. Le seul qui n'accepte pas la paix est le Dauphin, le futur Louis XI, il est nommé au gouvernement du Dauphiné, en guise d'exil doré, avant de se réfugier à la cours du duc de Bourgogne.

  • le 24 juillet 1534 : Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du Roi de France.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier atteint le golfe du Saint-Laurent et débarque à Gaspé après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une immense croix portant les armes du Roi de France, le 24 juillet. Voir aussi la chronique du 5 septembre 1534, date à laquelle Jacques Cartier ramène de sa première expédition au Canada, deux Indiens qu'il présente au Roi François Ier.

 


  • le 24 juillet 1534 : François Ier décide la réorganisation de son armée en 7 Légions provinciales.
  • le 24 juillet 1671 : la tragédie-ballet "Psyché" de Lully et Molière est créée au Palais-Royal à Paris.
  • le 24 juillet 1702 : assassinat du grand vicaire de Mende par les Camisards.

Une soixantaine de Protestants des Cévennes tuent l'abbé du Chayla, grand vicaire de l'évêque de Mende. Les Camisards prennent les armes ; cette guerre civile ne se comprend que dans le contexte de la guerre de Succession d'Espagne. Voici ce qu'en écrit Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 pages 65 et 66) :

« La guerre de la Succession d'Espagne, qui commença en 1701, fournit aux protestants une nouvelle occasion de se révolter avec le concours des ennemis de la France. Un grand nombre de « voyants » et de « prophètes » se mirent à annoncer le triomphe des persécutés et la destruction de l'Église romaine ; les assemblées interdites par les ordonnances royales, se multiplièrent tandis que de leur côté, les fonctionnaires royaux redoublaient de rigueur à l'égard des « nouveaux convertis », en arrêtant et en faisant mettre à mort un certain nombre d'entre eux. Le meurtre de l'un des missionnaires catholiques les plus détestés des « nouveaux convertis », l'archiprêtre de Chayla (mi-juillet 1702), donna le signal de la révolte générale sous la conduite de deux jeunes gens, Cavalier et Roland.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c'est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le P. de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d'étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes... l'audace de cinq à six cents malheureux à qui quatre mois de massacres et leur férocité naturelle tient lieu de valeur». Le 6 mars 1703, l'intendant Bâville signalait au ministre de la guerre « du côté du Vigan, une bande de 1.500 révoltés qui ont brûlé des églises, tué des anciens catholiques et brûlé des maisons jusqu'à quatre lieues de Montpellier » ; le 13 mai, il mentionnait 208 le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d'enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises et que, depuis ce temps-là, ils ont bien achevé pour le moins le nombre de 500 maisons et de 150 églises. « Pour les meurtres, on ne saurait les dire au juste parce que le nombre en est si grand qu'on n'a pu tenir un compte exact ; mais on vous dira en plus qu'on a massacré des villages entiers sans épargner ni âge, ni sexe, ni condition, qu'on a été près de cinq ou six mois qu'il ne s'est guère passé de semaine qu'il n'aient fait deux ou trois meurtres. Et pour des soldats du roi, ils en ont tué presque autant qu'on leur a tué des leurs.., pour les prêtres, ils en ont massacré un grand nombre ; les autres se sont retirés en lieu de sûreté et la plupart des paroisses sont abandonnées dans ces quatre diocèses». »

Voir aussi la chronique du 22 septembre.

  • le 24 juillet 1712 : le maréchal de Villars remporte à Denain.

C'est une victoire inespérée sur les Austro-Hollandais, commandés par le prince Eugène de Carignan-Savoie, l'un des plus grands chefs militaires de son temps, que remportent les Français. Elle se déroule du 23 au 24 juillet 1712, vers la fin de la Guerre de Succession d'Espagne et fait suite à de nombreux revers français face aux Impériaux alliés aux Anglais et aux Hollandais. Voir les chroniques du 1er février, du 6 mars, du 12 juin (en particulier où le Roi Louis XIV lance un appel à la nation française), du 1er novembre, des 8 et 10 décembre. La réponse du Ciel, à cet appel royal, demandant aux Français un effort spirituel est la victoire inespérée de Denain, victoire décisive pour achever la guerre de Succession d'Espagne.

  • le 24 juillet 1802 : naissance d'Alexandre Dumas père.


Alexandre Dumas est l'auteur entre autre des Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, Vingt ans après, La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Joseph Balsamo,

  • du 24 juillet : texte du vœu national pour la construction de la basilique Montmartre.

Sur les bas côtés est de la Basilique se trouve gravé le texte du Vœux national :

« En présence des malheurs qui désolent la France, et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore ;

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Eglise et du Saint-Siège et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus-Christ :

Nous nous humilions devant Dieu et, réunissant dans notre amour l'Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés ;

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité, et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

  • du 24 juillet 1958 : Pie XII et son époque.

Le pape dénonce comme « racines de l'apostasie moderne : l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, le laïcisme, et leur mère commune : la Maçonnerie ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

  • le 24 juillet 1967 : à Montréal, le général De Gaulle, lance au cours d'un discours:

« Vive le Québec libre ! »

  • le 24 juillet 1976 : le pape Paul VI prononce la suspension a divinis de Mgr Marcel Lefebvre, supérieur du séminaire traditionaliste d'Écône.

Posté le 24 juillet 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juillet 2015

C’est arrivé un 23 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 juillet 1242 : victoire de Sainte.

A Saintes, près d'Angoulême, l'armée du Roi de France Saint Louis prend le dessus sur une coalition de féodaux, alliée au roi d'Angleterre Henri III, qu'il a déjà défait deux jours plus tôt à Taillebourg. La victoire française est totale. Voir la chronique du 21 juillet.

Voici ce qu'écrit Guillaume de Nangis dans sa Vie de Saint Louis :

« Il y eut une merveilleuse et forte bataille (…), âpre et dure, mais à la fin, les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir… La nuit du jour de cette bataille, le Roi d'Angleterre et le Comte de la Marche s'enfuirent avec tout le reste de leurs gens et évacuèrent la cité et le château de Saintes. Le lendemain matin, les citoyens de Saintes vinrent remettre au Roi Louis les clés du château de la cité. »

  • le 23 juillet 1712 : début de la bataille de Denain.

Voir la chronique du 24 juillet.

  • le 23 juillet 1790 : le Roi Louis XVI reçoit la lettre de Pie VII, où ce dernier s'oppose à la CCC.
  • le 23 juillet 1920 : la loi, condamnant la propagande antinataliste punissant plus sévèrement l'avortement, crime passible de la cour d'assises, est votée à une écrasante majorité.
  • le 23 juillet 1944 : le maquis du Vercors est anéanti.
  • le 23 juillet 1945 : ouverture du procès du maréchal Pétain.

Trois mois se sont écoulés depuis son retour en France. Le vieil homme, qui a bientôt 90 ans, est accusé « d'attentat contre la sûreté intérieure de l'État et d'intelligence avec l'ennemi, en vue de favoriser ses entreprises en corrélation avec les siennes. »

L'ancien président du conseil Reynaud sans aucune honte ose l'accuser : «d'avoir fomenté un complot en 1940 pour "trahir la France". » Lui qui avec tous ces comparses ont désarmé le pays et l'ont livré à l'ennemi, fuyant lâchement devant l'avancée des troupes allemandes !

L'accusé est introduit vers 13 h 30, il porte l'uniforme avec pour seule décoration la médaille militaire. Contrairement aux usages, il n'est pas précédé d'un officier, mais seulement d'un sous-officier de la garde républicaine. La salle pleine à craquer. Les jurés, les témoins, les journalistes, l'assistance entassée sur des bancs et des gradins forment une masse compacte qui d'un seul homme se lève à la vue du Maréchal.

Alors que la parole lui est enfin donnée, Philippe Pétain se lève, «aucun tic du visage, aucun tremblement des mains, son impassibilité garde de l'allure» note l'écrivain Jean Schlumberger, il commence la lecture d'une déclaration rédigée. D'une voix ferme, le vainqueur de Verdun commence par s'en prendre au tribunal et à la légitimité de la Cour :

«C'est le peuple français qui, par ses représentants réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m'a confié le pouvoir, c'est à lui que je suis venu rendre des comptes.

La Haute Cour, telle qu'elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, chef de l'État »

Je ne ferai pas d'autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question.» Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et n'atteignent que ceux qui les profèrent.

J'ai passé ma vie au service de la France. Aujourd'hui, âgé de près 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m'adressant à elle une fois encore. Qu'elle se souvienne ! J'ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j'avais mérité le repos, je n'ai cessé de me consacrer à elle.

J'ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c'est encore vers moi qu'elle s'est tournée.

Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m'a supplié de venir : je suis venu. Je devenais ainsi l'héritier d'une catastrophe dont je n'étais pas l'auteur. Les vrais responsables s'abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple.

Lorsque j'ai demandé l'armistice, d'accord avec nos chefs militaires, j'ai rempli un acte nécessaire et sauveur.

Oui, l'armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l'intégrité de l'Empire.

Le pouvoir m'a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l'U.R.S.S. De ce pouvoir, j'ai usé comme d'un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu'à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d'un pays sous l'occupation.

Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j'ai lutté contre les exigences de l'ennemi. L'Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu'à me reprocher l'inévitable.

L'occupation m'obligeait à ménager l'ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.

L'occupation m'obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j'ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l'ennemi, je n'ai rien abandonné d'essentiel à l'existence de la patrie.

Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j'ai maintenu la France, j'ai assuré aux Français la vie et le pain, j'ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m'accusent et prétendent me juger s'interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. *

Pendant que le Général De Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j'ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante.

A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?

C'est l'ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s'opposait à notre volonté de relèvement.

J'ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j'avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.

Malgré d'immenses difficultés, aucun pouvoir n'a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l'usine et à la terre.

La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j'ai jetées.

C'est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n'a le droit de l'interrompre.

Pour ma part, je n'ai pensé qu'à l'union et à la réconciliation des Français. Je vous l'ai dit encore le jour où les Allemands m'emmenaient prisonnier parce qu'ils me reprochaient de n'avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.

Je sais qu'en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n'exerce plus le pouvoir, ce qu'ils ont dit, écrit ou fait.

Des millions de Français pensent à moi, qui m'ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.

Ce n'est point à ma personne que vont l'une et l'autre, mais pour eux comme pour bien d'autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.

En me condamnant, ce sont des millions d'hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu'elle a besoin de se retrouver et de s'aimer pour reprendre la place qu'elle tenait autrefois parmi les nations.

Mais ma vie m'importe peu. J'ai fait à la France le don de ma personne. C'est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute.

Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu'aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.

Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c'est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.

A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.

Je m'en remets à la France ! »

Tiré du livre Message d'outre-tombe du Maréchal Pétain : Textes officiels, ignorés ou méconnus, consignes secrètes (Aux Nouvelles Editions Latines. Pages 272, 273, 274,275.) rédigé par Philippe Pétain, Monique Paillard,Jean Paillard.

La confusion des débats et telle, qu'elle ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités entre le maréchal et les institutions de la IIIème République. Philippe Pétain est condamné à mort le 15 août, radié de l'Académie française, laquelle n'élit personne jusqu'à sa mort, et démuni de tous ses biens. De Gaulle lui accorde la grâce présidentielle et commue sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l'île d'Yeu, il y meurt six ans plus tard.

  • le 23 juillet 1951 : mort du Maréchal Philippe Pétain,homme d'État.

C'est le plus vieux détenu du monde qui meurt. Il a 96 ans ; 6 ans, jour pour jour après son procès. Le 11 avril 1951, le colonel REMY, chef et créateur du réseau de résistance « Réseau Notre Dame » écrit dans l'hebdomadaire « Carrefour » un article où sous le titre :

« la justice ou l'opprobre »

Il s'élève contre le maintien en forteresse du Maréchal dans des conditions honteuses et inhumaines. Le colonel REMY a, par ailleurs, adhéré à l'Association pour la défense du maréchal Pétain, afin que justice lui soit rendue.

  • le 23 juillet 1963 : la France refuse d'adhérer au Traité de Moscou limitant les essais nucléaires.

Posté le 23 juillet 2015 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juillet 2015

Exposition sur les Manuscrits irakiens à partir de mi-octobre 2015 à Rome

RL'Ambassade de France près le Saint-Siège souhaiterait à son tour pouvoir présenter l'exposition consacrée aux manuscrits irakiens et valoriser ainsi l'oeuvre initiée par le P. Najeeb Michaeel, o.p. en vue de permettre le sauvetage de ce patrimoine écrit universel.

L'exposition pourrait s'ouvrir à la mi-octobre, à Rome, au Centre Saint-Louis, afin de profiter également de l'affluence occasionnée par la tenue du Synode et la canonisation des parents de sainte Thérèse de Lisieux.

Afin de permettre le transport, l'assurance et la présentation des oeuvres présentées, l'Association pour l'Histoire de l'Ordre de saint Dominique en Europe (A.H.O.D.E.) a été sollicitée pour contribuer à la réalisation de cet événement particulièrement symbolique.

Aussi, pour commémorer le VIIIe centenaire de l'Ordre des Prêcheurs, les Archives Nationales ont choisi d'aborder l'une de ses spécificités :son essor missionnaire directement lié à sa vocation d'évangélisation et de prédicationinscrite dans la bulle pontificale de janvier 1217 (présentée jusqu'au 24 août à l'exposition « Mésopotamie, carrefour des cultures : Grandes Heures des Manuscrits irakiens»)

La commémoration du VIIIe centenaire est l'occasion d'évoquer ce dialogue entre Orient et Occident.

Posté le 22 juillet 2015 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent

La conversion d'Anne de Guigné

Le 22 juillet 1915, le Capitaine Jacques de Guigné tombait au champ d’honneur à la tête de ses chasseurs de la 1re compagnie du 114eBCA, lors de l’attaque du Barrenkopf, à proximité de la Crête du Linge en Alsace. Cette mort brutale plongeait dans le deuil son épouse Antoinette et leurs quatre enfants. La veille de l’attaque, l’officier, mû par le pressentiment de sa mort prochaine, avait jeté à la hâte sur une carte militaire un mot d’affection pour les siens : « Je bénis Anne, Jacques, Magdeleine et Marie-Antoinette. » Son sacrifice allait être à l’origine de la “conversion” de son ainée, Anne, alors âgée de quatre ans et trois mois.

Le site internet de l’association Les Amis d’Anne de Guigné a établi un petit dossier sur le centenaire de la mort du Capitaine de Guigné sur le front de Haute-Alsace.

Marie-Dominique Poinsenet (en religion Sœur Marie de la Nativité, o.p.) a écrit en 1977 une biographie d’Anne de Guigné. Extrait :

Anne_de_guigne"[...] Le 8 février 1915, le lieutenant de Guigné, qui vient de recevoir la légion d’honneur, passe hâtivement quelques heures à son foyer. Trois jours plus tard, ayant rallié les premières lignes, il est blessé une troisième fois. Et blessé grièvement. Anne et Jacques accompagnent leur mère à Lyon pour une visite rapide à leur père. Le voir dans un lit d’hôpital, en salle commune, souffrant de sa blessure, très affaibli, impressionne les enfants. Le blessé, cependant, une fois encore, se tire d’affaire. Il a regagné le front au début de l’été. Le 22 juillet, à la tête des chasseurs alpins dont il a le commandement, il tombe, frappé à mort d’une balle dans la tête, sur la Crête du Linge.

Anne apprend la nouvelle, au matin du 30 juillet. La souffrance de sa mère, veuve à 29 ans, et mère de quatre enfants, atteint le cœur de la petite Anne – elle a 4 ans et 3 mois – en ce qui est le meilleur d’elle-même : la puissance d’aimer.

– Si tu veux me consoler, lui dit sa mère, il faut être bonne.

« Si tu veux… » C’est la parole de l’Évangile : « Si tu veux être parfait… » La liberté d’Anne est en jeu. Et l’enfant est assez lucide pour sentir que la réponse ne peut dépendre que d’elle seule. Son indomptable volonté va être désormais au service de la détermination que, librement, elle a faite sienne.

« Ce qui est d’une importance majeure, d’une importance capitale – écrit sainte Thérèse d’Avila, docteur de l’Église – c’est d’avoir une résolution ferme, une détermination absolue, inébranlable, de ne point s’arrêter avant d’avoir atteint la source, quoi qu’il puisse en coûter.»

La « conversion » d’Anne, à 4 ans et 3 mois, est une preuve évidente que cette détermination peut être le fait d’un être extrêmement jeune. Anne, précisément, comme l’un de ces enfants dont Jésus parle dans l’Évangile, a su accueillir dans une simplicité éminemment évangélique l’appel qui lui est personnellement adressé. En elle va se manifester, désormais, l’attraction de Dieu lui-même.

« Ce que Notre-Seigneur demande – précise sainte Thérèse – c’est la détermination qui le rend maître de notre libre arbitre. »

Cette détermination, Anne l’a prise en ce mois de juillet 1915. En réponse au oui librement répondu, le Seigneur, alors, selon le texte de sainte Thérèse encore, « commence à allumer dans son âme une petite étincelle du véritable amour de Dieu. Don immense cependant, bien supérieur à ce que l’on pourrait dire. Car, si petite soit-elle, cette étincelle, mise en nous par Dieu lui-même, a un grand retentissement. Si elle n’est pas éteinte par notre faute, elle commence à allumer dans l’âme un grand incendie qui jette au loin ses flammes, et produit cet immense amour de Dieu dont le Seigneur embrase les âmes parfaites. »

Ainsi s’exprime Thérèse d’Avila au chapitre XV de sa Vie. Et de noter : « La volonté, il est vrai, ne peut ici que donner son consentement pour que Dieu la prenne. »

 

Détermination personnelle, persévérance de l’effort humain, puis attraction divine sans laquelle aucun élan spirituel ne peut être durable, tout le cheminement vers la sainteté est ici exprimé de façon saisissante.

Corroborant en quelque sorte cette assertion, saint Jean de la Croix affirme à son tour : « Plus la volonté est unie à Dieu, plus elle est libre et généreuse.»

L’action de la grâce, ici pas plus qu’ailleurs, ne va rien bouleverser. Anne voit souffrir sa mère et veut la consoler, parce que, en dépit de son propre égoïsme, elle a pour elle un véritable amour. « Si tu veux me consoler, il faut être bonne. »

Bonne ? Anne sait qu’elle ne l’est pas, et décide librement de le devenir. Il semble qu’un seul et même mouvement ait dilaté son cœur à la piété filiale vis-à-vis de sa mère, et à cette autre piété filiale, toute surnaturelle, celle-là, vis-à-vis de la Trinité Sainte, et qui est un don de l’Esprit.

Sa volonté tenace, dont elle ne s’est guère servie jusqu’alors que pour imposer ses caprices, se cabrer en face du vouloir des autres, elle va la mettre désormais, consciemment, au service de sa détermination. Sous la motion de l’Esprit, d’où naît à la fois la force et la souplesse, tout ce qui pouvait être, de par son tempérament, un écueil dans son cheminement vers Dieu, va devenir comme un tremplin pour la projeter vers Lui, dans une libre et consciente fidélité."

Posté le 22 juillet 2015 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 22 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juillet : fête de sainte Marie Madeleine ou Marie de Magdala.

Marie Madeleine ou Marie de Magdala, patronne des parfumeurs et contemporaine du Christ est enterrée en France, comme beaucoup de ses premiers disciples. Son tombeau est à St Maximin.

  • le 22 juillet 1099 : Godefroy de Bouillon est élu souverain de Jérusalem.
  • le 22 juillet   1209 : sac de Béziers par les Croisés.

L'armée des croisés, chargée d'éradiquer les cathares, à la demande du pape Innocent III s'empare de Béziers. Sous la direction du légat du pape Arnaud Amaury et de Simon de Monfort. Cet épisode tragique est la source de nombreux mensonges historiques : le chiffre de soixante morts est complètement faux, comme l'affirmation que toute la ville est massacrée, ou cette phrase apocryphe de « Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens »,qui vient du moine allemand, Césaire de Heisterbach dont l'œuvre n'a aucune valeur historique, parce qu'elle a été écrite soixante ans après les événements, d'après des racontars et sans la moindre critique.

Voir Histoire partiale-Histoire vraie, éditions Beau-Chesne-Croit, tome 1, pages 169 à 172 de Jean Guiraud.

  • le 22 juillet   1461 : mort du Roi de France Charles VII, dit le victorieux, à Tours des suites d'un phlegmon à la gorge.


Charles VII de France, dit Charles le Victorieux, ou le Bien Servi, naît le 22 février 1403 à Mehun-sur-Yèvre et meurt le 22 juillet 1461. Souverain souvent présenté comme étant le «Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d'Arc», dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant. C'est pourtant lui qui achève l'œuvre de sainte Jeanne d'Arc et met fin à la présence des Plantagenêt en France. Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, du 17 juillet.

Charles VII « le Bien Conseillé », s'entoure d'hommes dévoués et compétents. Il réorganise l'armée avec les compagnies d'ordonnance ; son règne voit aussi l'affirmation de l'autorité royale avec laPragmatique Sanction de Bourges, l'assainissement des finances du Royaume, la création des Cours Provinciales de justice pour remplacer progressivement les Seigneuries locales. Charles VII s'éteint au château de Mehun-sur-Yèvre et laisse un Royaume de France renforcé et puissant. Il est inhumé dans la Basilique Saint-Denis.

  • le 22 juillet   1487 : grand incendie de Bourges.

Cet incendie est aussi appelé Grand incendie de la Madeleine ; il détruit le tiers de la ville et marque le début du déclin de la capitale du Berry.

  • le 22 juillet 1632 : arrestation de Particelli d'Emery.

Particelli d'Emery, représentant du Roi Louis XIII, est arrêté à Pézenas sur ordre d'Henri II de Montmorency, Gouverneur du Languedoc.

  • le 22-23 juillet 1694 : bombardement de Dieppe.

Durant la guerre de Neuf Ans, la flotte anglaise bombarde la ville de Dieppe, les 22 et 23 juillet 1694. Un incendie détruit une grande partie de la ville qui sera progressivement reconstruite, selon les plans de Ventabren. Les Anglais se dirigent ensuite vers le port du Havre, pour le bombarder aussi.

  • le 22 juillet 1795 : deuxième traité de Bâle.

Le second traité de Bâle est signé le 22 juillet, entre la France et la couronne espagnole qui cesse le combat. Il met fin à la guerre de la Convention également appelée guerre du Roussillon. Si au début du conflit l'Espagne a l'avantage ; la France inverse rapidement la tendance. Par ce traité, la France rend à l'Espagne les terres occupées durant le conflit, mais récupère la République dominicaine.

  • le 22 juillet 1802 : Marie François Xavier Bichat, biologiste français.
  • le 22 juillet 1808 : bataille de Bailén en Andalousie.

Encerclés par 17 000 soldats espagnols depuis trois jours, les troupes napoléoniennes commandées par Dupont capitulent à Bailén en Andalousie. Pour la première fois, les armées de l'empereur sont mises en échec. Joseph Bonaparte quitte Madrid précipitamment le 30.

  • le 22 juillet 1832 : mort de Napoléon II, dit « l'Aiglon ».

Napoléon François Joseph Charles Bonaparte ou Napoléon II, né le 20 mars 1811, est le fils de Napoléon Ier et de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche. Roi de Rome à sa naissance, duc de Reichstadt à partir de 1818, et empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 (son père ayant abdiqué en 1814 puis en 1815), il meurt loin de sa patrie, prisonnier de son grand-père, l'empereur d'Autriche, au palais de Schönbrunn.

  • le 22 juillet 1898 : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de "Côte française des Somalis".

Posté le 22 juillet 2015 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 juillet 2015

C’est arrivé un 21 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juillet 303 : mort de saint Victor de Marseille, officier dans une légion thébaine, martyrisé à Marseille pour avoir refusé d'abjurer sa foi chrétienne.
  • le 21juillet 1120 : l'abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est détruite par le feu.

L'incendie tue 1 200 personnes, et détruit la nef carolingienne de l'abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay.

  • le 21 juillet 1242 : victoire française de Taillebourg.

La bataille de Taillebourg, Histoire de l'armée française, Paul Lehugeur, XIXe siècle.

 

Ayant appris l'existence d'un complot, le Roi Louis IX rassemble son armée à Chinon, dès le 28 avril 1242. Une grande partie de ses vassaux répond présent. De son côté, le 13 mai, le roi Henri III d'Angleterre débarque à Royan, c'est le début de la guerre de Saintonge. Parcourant le Poitou et la Saintonge en direction du fief d'Hugues X de Lusignan, saint Louis s'empare de plusieurs châteaux rebelles : Fontenay-le-Comte, Vouvant, Niort ou encore Saint-Jean-d'Angély.

Son armée se dirige vers Taillebourg, qui dispose d'un pont sur la Charente. L'endroit est stratégique, ce qui explique la présence d'une forteresse. Pendant deux jours, les deux Ost s'observent sans s'affronter. Le 21 juillet, le Saint Roi chevauchant à la tête de la cavalerie française vainc les Anglo-poitevins sur le pont de Taillebourg et au-delà les forçant à se replier.

Deux jours plus tard, le 23 juillet, l'armée royale inflige aux Anglais et à leurs alliés une sévère défaite à Saintes. Le roi Henri III d'Angleterre accepte une trêve de cinq ans à Pons, le 1er août 1242.

L'année suivante, c'est le comte Raymond VII de Toulouse qui se soumet au Roi Louis IX et accepte de lui rendre l'hommage féodal, conformément au traité de paix signé le 30 octobre 1242 à Lorris. Avec ce traité, Raymond VII renonce aussi à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux cathares.

Quelques lignes du récit de Joinville sur la bataille:

« La vint li roys d'Angleterre et li cuens de la Marche, pour combatre devant un chastel que on appelle Taillebourc, qui siet sus une male riviere que l'on appelle Carente, là où on ne puet passer que à un pont de pierre mout estroit. Si tost comme li roys vint à Taillebourc, et li host virent li uns l'autre, nostre gent qui avoient le chastel devers aus, se esforcièrent a grant meschief, et passèrent perillousement par neis et par pons, et coururent sur les Anglois, et conmenca li poingnayz forz et grans. Quand li roys vit ce, il se mist ou peril avec les autres ; car pour un home que li roys avoit quant il fu passez devers les Anglois, li Anglois en avoient bien vingt. Toutevoiz avint-il, si comme Diex vout, que quant li Anglois virent le roy passer, il se desconfirent et mistrent dedens la citei de Saintes, et plusour de nos gens entrèrent en la citei mellei avec auss et furent pris.»

  • le 21 juillet 1414 : naissance de Sixte IV, Francesco Della Rovere, futur 212ème pape de 1471 à 1484.
  • le 21 juillet 1511 : une Bulle du pape Jules II met la France en interdit, à l'exception de la Bretagne.

Jules II, par sa bulle Sacro sanctæ, le 21 juillet 1511, convoque un concile au Latran pour le 19 avril 1512, avec pour objectif d'excommunier tous les membres du concile de Pise, initié par Louis XII. D'autres historiens parlent du 18 juillet.

  • le 21 juillet 1542 : le Saint-Office remplace à l'Inquisition médiévale.

 

Le Saint-Office naît sur les cendres de l'Inquisition sous le nom de Congrégation de la Suprême Inquisition. Sa mission est de veiller au respect de la doctrine et de la foi catholique.

  • le 21 juillet 1550 : par la Bulle "Exposcit debitum", le Pape Jules III confirme à nouveau la Compagnie de Jésus.
  • le 21 juillet 1620 : naissance de Jean Picard.

Jean-Félix Picard est un astronome et prêtre français qui naît à La Flèche dans la Sarthe. Il est le premier à calculer le rayon de la Terre de façon précise. Il mesure pour cela un degré de latitude par triangulation, le long du méridien de Paris. Ses résultats sont de 111 à 112 km pour un degré de latitude, donc un rayon terrestre de 6 372 km (le rayon polaire est actuellement mesuré pour 6 357km). Par ailleurs, c'est lui qui conçoit ses propres instruments de mesure. Il décède le 12 juillet 1682.

  • le 21 juillet 1712 : débuts de bataille de Denain.

Les troupes françaises sur les ordres du maréchal de Villars attaquent la garnison de Denain. Le prince Eugène devance la manœuvre française. Mais les combats les plus importants ont lieu les 23 et 24 juillet. Voir la chronique de ce dernier jour.

  • le 21 juillet 1773 : le pape Clément XIV supprime la Compagnie de Jésus.

Clément XIV prend la décision de dissoudre la Compagnie de Jésus par le bref Dominus ac Redemptor. Elu le 19 mai 1769, et alors que son prédécesseur a subi une véritable persécution des Bourbons européens (voir la chronique du 7 janvier), sous l'influence des loges maçonniques et des « philosophes ». Le nouveau souverain pontife ne résiste pas longtemps à la pression. Jean GUIRAUDdans ses quatre tomes de Histoire partiale-Histoire vraie explique très bien comment les protestants, les maçons, les jansénistes, en résumé tous les ennemis de l'Eglise catholique se sont ligués contre les Jésuites qu'ils considéraient, à juste titre, comme le rempart le plus solide de la Foi.

  • le 21 juillet 1788 : comment a-t-on fabriqué la révolution !

A l'initiative des avocats Barnave et Mounier, les 540 représentants du Dauphiné se réunissent au château de Vizille. Ils appellent à refuser le paiement de l'impôt et demandent aux autres assemblées provinciales d'en faire autant. Rennes et Grenoble lance la grève de l'impôt. Le pouvoir central est à bout de souffle.

  • le 21 juillet 1789 : sac de l'hôtel de ville de Strasbourg.
  • le 21 juillet 1792 : le vœu de Louis XVI est remis au père Hébert, supérieur général des Eudistes et confesseur du Roi.

C'est le vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa personne, sa famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.

Texte du vœu :

« Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l'abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m'environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m'avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n'ai pas réprimé la licence du peuple et l'irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j'ai fourni moi-même des armes à l'hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l'audace de tout oser.

Je n'aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l'idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l'un et l'autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd'hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c'est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J'appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l'assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m'inspire et que je vous offre comme l'expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l'intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;

2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l'Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d'une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l'Etat ;

3° De prendre, dans l'intervalle d'une année, tant auprès du pape qu'auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l'honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l'octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d'une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

4° D'aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l'église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l'offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l'exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

5° D'ériger et de décorer à mes frais, dans l'église que je choisirai pour cela, dans le cours d'une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré ;

6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu'on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l'acte de consécration exprimé dans l'article quatrième, et d'assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd'hui prononcer qu'en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s'il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

0 Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j'oublie ma main droite et que je m'oublie moi-même, si jamais j'oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »

Mais à ce moment Louis XVI n'est plus Roi. Sa fonction et son pouvoir lui ont été retirés, mais sans l'aval du Peuple.

  • le 21 juillet 1795 : le général Hoche est victorieux à Quiberon contre les Chouans et les émigrés.

Les commissaires politiques, envoyés par Paris, le force à fusiller les Chouans, à qui il a promis la vie sauve en échange de l'arrêt des combats.

  • le 21 juillet 1798 : bataille des Pyramides.

Napoléon Bonaparte bat les cavaliers Mamelouks près des pyramides de Gizeh. Les charges mamelouks se brisent sur les carrés français, puis les divisions françaises attaquent, entrent dans la ville d'Embabèh et massacrent les Mamelouks qui n'ont pas pu fuir. L'affrontement ne dure pas plus de deux heures. Victorieux, Bonaparte va régner sur l'Égypte, jusqu'à l'intervention de la flotte britannique, qui le chasse définitivement de la région.

Bonaparte, aux débuts de la bataille, encourage ses officiers : "Soldats, songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent".

  • le 21 juillet 1857 : sous l'impulsion de Faidherbe, un décret impérial institue les unités de Tirailleurs sénégalais.

Ces derniers cessent d'être des laptots ou des supplétifs pour devenir des soldats réguliers de l'armée française.

  • le 21 juillet 1858 : entrevue de Napoléon III et Cavour à Plombières.

Napoléon III et le ministre piémontais Cavour ont une entrevue secrète, dans la station thermale de Plombières. Cavour le convainc d'apporter son aide militaire aux Piémontais dans leur guerre à venir contre l'Autriche, contre la Savoie et Nice. Durant cet entretien, les deux hommes préparent donc un traité, qui est signé à Turin l'année suivante, et qui vise à accorder au Royaume de Piémont-Sardaigne l'assistance militaire de la France en cas de guerre avec l'empire d'Autriche. En contrepartie, Camillo Cavour doit céder à la France le comté de Nice et le duché de Savoie.

Notre Dame de la Salette est apparue pour avertir le Saint Père de la duplicité de cœur de l'empereur. L'avenir lui donnera raison.

  • le 21 juillet 1944 : les nazis attaquent dans le Vercors pour casser le maquis français.

629 personnes sont tuées dans l'opération.

  • le 21 juillet 1954 : signature des accords de Genève.

La France abandonne aux communistes le nord de l'Indochine, au dessus du 17ème parallèle, à la suite d'un pari stupide du nouveau président du Conseil, Mendès France de réussir à faire la paix en un mois !

Le Viet Minh obtient ainsi plus que ce qu'il espérait et garde toute son infrastructure dans le sud. La disparition de la France dans la région approche. Ouverte le 26 avril, la Conférence de Genève a rassemblé les représentants de 19 puissances, dont la France, les Etats-Unis, l'Angleterre, l'URSS, la Chine, la Corée et le Viêt-Nam.

  • le 21 juillet 2008 : le Parlement, réuni en congrès extraordinaire à Versailles, adopte la réforme constitutionnelle, souhaitée par le président Sarkozy et élaborée par la Commission Balladur.

Posté le 21 juillet 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

20 juillet 2015

C’est arrivé un 20 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juillet 514 : début du pontificat du pape Hormisdas.

Saint Hormisdas, né à Frosinone ; il est pape du 20 juillet 514 au 6 août 523. Son fils est devenu pape sous le nom de Silvère.

  • le 20 juillet 911 (date incertaine) : traité de Saint-Clair-sur-Epte.

Alors que depuis un siècle les Normands vainquent tous leurs adversaires et occupent une partie de la Neustrie, ils subissent une défaite près de Chartres face à Charles le Simple. Cela permet au Roi d'affirmer son pouvoir et d'ouvrir des négociations avec les «envahisseurs». Il en résulte la création d'un nouveau duché : la Normandie. Le normand Rollon obtient le pouvoir sur cette région en échange de la reconnaissance du Roi de France, dont il dépend. Il promet aussi de se convertir au catholicisme. Dotés d'un territoire qui recouvre approximativement l'actuelle Haute-Normandie, les Normands se francisent peu à peu et étendent leurs frontières rapidement.

  • le 20 juillet 1031 : mort de Robert II le Pieux.

Le Roi de France Robert II Le Pieux meurt à Melun à 61 ans. Il est le second Roi de la dynastie capétienne, après son père Hugues Capet. Son règne dure 35 ans, et voit l'annexion de la Bourgogne. Robert II est inhumé à côté de son père, devant l'autel de la Trinité de la basilique Saint-Denis. C'est son fils, Henri Ier qui lui succède.

  • le 20 juillet 1214 : l'armée coalisée parvient à Valenciennes.

Dans 7 jours elle sera écrasée par les Français à Bouvines.

  • le 20 juillet 1369 : naissance du « Bienheureux » Pierre de Luxembourg, cardinal français.

 

La vie de cet évêque français mérite qu'on s'y arrête. Elle est caractéristique de la difficulté de savoir où était l'autorité du siège de Pierre pendant le grand schisme d'Occident; on y voit que si « tout ce que lie l'Eglise sur la Terre sera lié dans les Cieux », cela n'empêche pas le Bon Dieu d'avoir un autre jugement que l'Eglise sur certain points. La charité et la sainteté individuelles surpassent la politique interne de l'Eglise à ses yeux.

Sinon comment expliquer l'abondance de miracles sur le tombeau de ce saint évêque ?

Il est le fils de Guy de Luxembourg, comte de Ligny-en-Barrois et de Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol, une puissante famille qui donne des rois à la Bohême et des empereurs au Saint Empire germanique. Né en 1369, envoyé en otage à la place de son frère en Angleterre, il perd ses parents à l'âge de 10 ans, et est élevé par sa tante, la comtesse d'Orgières, qui l'envoie étudier à Paris. Pieux et mystique, il se confesse tous les jours ; charitable envers les pauvres et pacificateur dans une université turbulente, il devient chanoine de Paris en 1379, puis évêque de Metz à l'âge de 15 ans. C'est l'antipape Clément VII, soutenu par le clergé messin pendant le Grand Schisme d'Occident, qui le nomme. Nommé cardinal-évêque d'Avignon en 1386, il meurt l'année suivante épuisé par ses mortifications.

Ce saint cardinal distribue largement des aumônes aux pauvres. On dit rapidement qu'il est gratifié d'extases, où le Christ lui apparaîtrait. Sur l'emplacement de la plus célèbre d'entre elles, à Chateauneuf-du-Pape, une chapelle est édifiée.

Gisant du Bienheureux Pierre de Luxembourg l'église St Didier à Avignon.

Dès son décès, il fait l'objet d'une vénération populaire extraordinaire. Selon ses volontés, il est enterré dans le cimetière des pauvres d'Avignon. La foule est si importante que la cérémonie tourne à l'émeute. Mais les miracles se multiplient sur sa tombe. Et dès le 7 juillet, le pape ordonne que ces évènements soient consignés par écrit. Début octobre 1687, on compte déjà "1964 miracles dont 13 résurrections".

En 1389, une chapelle est édifiée à l'emplacement de sa tombe par la reine de Sicile ; le Roi de France et le chapitre de Notre-Dame de Paris demandent un procès en canonisation qui s'ouvre à Avignon en 1390 mais, interrompu en 1397 par le décès de Clément VII et n'est jamais achevé. Car le saint est trop lié au schisme d'Avignon. Rome consent seulement à le béatifier le 9 avril 1527. Jusqu'à la révolution son culte est très vivant à Avignon mais aussi à Chateauneuf-du-Pape, villes dont il est le saint patron. Sa fête est le 2 juillet.

  • le 20 juillet 1524 : décès de Claude de France.

Claude de France, fille du Roi Louis XII de France et de la Duchesse Anne de Bretagne, et épouse du Roi François Ier, décède à Blois. Elle est devenue Duchesse de Bretagne en 1514, reine de France l'année suivante. En huit ans elle donne huit enfants au Roi ; la neuvième grossesse a raison de sa santé, elle décède en couche. C'est la dernière Duchesse en titre de Bretagne. Les deux nations sont ensuite définitivement réunies.

  • les 20-21 septembre 1697 : signature du Traité de Ryswick.


Le Traité de Ryswick est signé dans la petite ville de Rijswijk, située dans faubourgs de La Haye. Il met fin à la Guerre de la ligue d'Augsbourg entre le Roi Louis XIV et la Grande Alliance. Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre, sous le nom de Guillaume III. Le traité reconnaît à la France ses conquêtes de la Baie d'Hudson au Canada ; France récupère par ailleurs Terre-Neuve et une partie de l'Acadie. L'île d'Haïti est partagée entre la France et l'Espagne. Louis XIV, en échange, rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols à Charles II d'Espagne.

  • le 20 juillet 1903 : décès de Léon XIII.

Léon XIII a succédé au pape Pie IX, le 20 février 1878, et il règne jusqu'à sa mort. Voir la chronique du 20 février pour son influence politique en France.

  • le 20 juillet 1906 : Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef d'escadron.
  • le 20 juillet 1934: le brevet du radar est déposé.


Le radar du Normandie (1935)

En 1934, des essais sur des systèmes de détection par radio sont menés par Mrs. Ponte et C. Gutton, inventeurs français, ingénieurs à la Compagnie générale de Télégraphie sans fil. Ils déposent une demande de brevet et l'année suivante leur système, utilisant des antennes paraboliques, est monté sur le paquebot Normandie.

Posté le 20 juillet 2015 à 06h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juillet 2015

23 juillet : conférence sur sainte Anne dans le Var

Conference-saint-Anne-mail

Posté le 19 juillet 2015 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juillet 64 : un feu éclate près du "Circus Maximus" et ravage Rome.

Il dure une semaine. Les Chrétiens sont accusés et persécutés. Néron dans sa folie a choisi ce moyen pour reconstruire la ville. Voir la chronique du 25 juillet.

  • le 19 juillet 514 : le pape Symmaque meurt à Rome.
  • le 19 juillet 1450 : mort de François Ier de Bretagne, dit «le Bien-Aimé», duc de Bretagne, de 1442 à 1450.
  • le 19 juillet 1545 : le navire amiral de la Navy coule au cours d'un combat contre la Royale.

Le navire de guerre Mary Rose, vaisseau amiral de la flotte anglaise, coule dans la rade de Portsmouth sous les yeux du roi Henri VIII, lors d'un combat avec les Français.

  • le 19 juillet 1629 : première Capitulation de la ville de Québec.

Après avoir brillamment résisté à un premier assaut des frères Kirke, au cours de l'hiver 1628, alors qu'il était en large infériorité numérique, Champlain doit de nouveau affronter ces « Français reniés » que sont les deux frères Kirke, huguenots vendus à l'Angleterre et qui luttent à mort contre leur propre patrie la France. Sans vivres et sans renfort, Champlain capitule. Mais ce n'est que le 22 juillet, que les Anglais entrent dans le fort.

Fait prisonnier Champlain est emmené en Angleterre, où il apprend que la guerre entre la France et l'Angleterre s'est terminée en octobre, soit trois mois après le moment de la reddition de Québec. La prise de la colonie est donc illégale et l'Angleterre doit la rendre à la France. En 1632, par le traité de St-Germain en Laye, Québec et toutes les terres d'Acadie occupées de la Nouvelle-France par les Anglais sont donc rendus à la France et Champlain revient à Québec en 1632." Dès le traité signé les Français montent des expéditions de ravitaillement et de transport pour recouvrer Québec.

  • le 19 juillet 1744 : bataille de Pierrelongue.

Remportée par les Français du Bailli de Givri, lieutenant-général, sur une crête près de Bellino, dans les Alpes, cette bataille les oppose aux troupes piémontaises et sardes.

  • le 19 juillet 1793 : d'Elbée généralissime.

Suite à la victoire de Chatillon, (voir la chronique de la veille), le conseil de guerre réuni à Châtillon élit d'Elbée au poste de généralissime. Celui-ci fait aussitôt adopter son plan d'action. Les armées Vendéennes sont regroupées en un seul corps composé de quatre divisions : celle du Haut-Poitou sous les ordres de Lescure, celle d'Anjou sous les ordres de Bonchamps, celle du centre sous les ordres de Royrand et celle du Bas-Poitou sous les ordres de Donnissan. Stofflet devient major général, alors que Charette a une fois de plus été mis de côté.

Le 14 août D'Elbée décide de prendre Luçon, aux mains du général Tuncq. La ville a déjà tenu en échec deux fois la Grande Armée Catholique, il fait pour l'occasion appel à Charette et à ses 6000 maraîchins. Les Vendéens se concentrent à Sainte-Hermine, où l'ambiance est tendue entre le chef maraîchin et les généraux de la grande armée. Encore une fois, comme à Nantes, l'attaque des trois colonnes Vendéennes n'est pas synchronisée. La Rochejaquelein arrive trop tard alors que la débandade a déjà commencé; il ne peut rien faire. Charrette trop avancé est obligé de se replier, mais il garde le contrôle de ses hommes, dont le feu nourri freine les Bleus protégeant ainsi la déroute des Vendéens. Voir les chroniques des 30 juin et 18 juillet.

  • le 19 juillet 1799 (selon le calendrier julien en vigueur en Russie, c'est à dire au 1er août 1799 pour la France) : naissance de la comtesse de Ségur, Sophie Rostopchine, écrivain français.

Après la disgrâce de son père par le tsar, Sophie Rostopchine et sa famille s'installent à Paris. Marié au comte d'Eugène de Ségur en 1819, elle ne commence à écrire qu'à l'âge de 58 ans. Ses livres sont destinés aux enfants et à leur éducation. En 1866, elle entre dans le Tiers-Ordre franciscain. Elle meurt parmi ses enfants en 1875.

  • le 19 juillet 1870 : la France déclare la guerre à la Prusse.
  • le 19 juillet 1900 : la première ligne de métro parisien, entre Vincennes et la porte Maillot, est inaugurée.
  • le 19 juillet 1903 : fin du premier tour de France.

Commencée le 1er juillet, c'est la plus grande course cycliste jamais organisée en France qui arrive à Paris. La victoire revient à un français Maurice Garin, surnommé "Le ramoneur". Sur les 60 concurrents présents au départ, seuls 20 arrivent jusqu'à Paris.

  • le 19 juillet 1941 : droit de vote des femmes.

Le gouvernement du maréchal Pétain prévoit d'inscrire dans la constitution le droit de vote des femmes. Les articles 99 et 166, du premier projet de Constitution qu'approuve le maréchal, spécifient : « Tous les Français et Françaises âgés de 22 ans, non naturalisés, possèdent le droit de vote dans les conditions fixées par la loi. La loi organise le vote familial. […] Les électeurs des deux sexes élisent dans le cadre de la commune le Conseil municipal, de manière à assurer, en même temps que la représentation de la population, celle de la famille, de la profession et des élites locales ».

  • le 19 juillet 1949 : la Convention franco-laotienne.

Elle consacre l'indépendance du Laos, qui devient un Etat associé au sein de l'Union Française (avec le Cambodge et le Vietnam), et est signée à Paris.

  • le 19 juillet 1961 : début de violents affrontements autour de la base française de Bizerte.
  • le 19 juillet 2007 : l'ancien maire de Paris Chirac est entendu par les juges comme témoin assisté dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.

Posté le 19 juillet 2015 à 06h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

18 juillet 2015

C’est arrivé un 18 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 juillet 1100 : décès de Godefroy de Bouillon, premier roi chrétien de Jérusalem.

Voir la chronique du 14 juillet.

  • le 18 juillet 1323 : canonisation de saint Thomas d'Aquin par le pape Jean XXII.

Voir la chronique du 7 mars.

Les sujets du Royaume sont déliés du serment de fidélité.

  • le 18 juillet 1721 : décès d'Antoine Watteau, peintre français.

Pèlerinage à l'île de Cythère.

Antoine Watteau représente souvent le théâtre dans ses tableaux, que ce soit à travers les rideaux lourds ou les thèmes. Ses tableaux les plus célèbres sont Pierrot, Pèlerinage à l'île de Cythère.

  • le 18 juillet 1809 : Napoléon écrit à Fouché :

"Je suis fâché qu'on ait arrêté le Pape ; c'est une grande folie... Mais enfin, il n'y a point de remède ; ce qui est fait est fait".

Pourquoi ne pas l'avoir libéré immédiatement alors?

  • le 18 juillet 1830 : apparitions de Notre Dame à Sainte Catherine Labouré en la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse de la rue du Bac.

De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune "novice" des Filles de la Charité, reçoit l'immense faveur de s'entretenir trois fois avec la Vierge Marie. Catherine Labouré raconte que ce jour en la Saint-Vincent, elle est réveillée par un petit enfant qui lui dit :

« Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. »

Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait ». Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt « comme le froufrou d'une robe de soie ». La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur.»

Cf. les chroniques du 6 juin et du 27 novembre.

  • le 18 juillet 1870 : le Concile de Vatican I définit le dogme de l'infaillibilité pontificale.

Le pape Pie IX

Le 1er concile œcuménique du Vatican se tient du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870. Convoqué par Pie IX, il condamne le modernisme et définit l'infaillibilité pontificale ; mais il est interrompu, quand les troupes italiennes envahissent Rome. Suspendu sine die, il n'est jamais re-convoqué. Le 18 juillet 1870, Pie IX peut malgré tout définir que le double dogme de la primauté universelle de droit divin et l'infaillibilité pontificale étaient des vérités de foi divinement révélées.

  • le 18 juillet 1918 : offensive alliée lors de la seconde bataille de la Marne.

La seconde bataille de la Marne se déroule principalement du 15 au 20 juillet 1918. La plus grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale au cours de la deuxième bataille de la Marne est stoppée par une contre-offensive alliée. Mais qui se rappelle que le généralissime Foch, en présence de tout son Etat-major a consacré, le 9 juillet précédent, les armées françaises et alliées au Sacré Cœur de Jésus ! Ce même jour, ils entament une neuvaine qui s'achève justement le 18 juillet, date du début de l'offensive donnant la victoire finale à la France et aux alliés.

Le 7 août tout le territoire est aux mains des alliés. Cf. les chroniques du 9 et du 15 juillet.

Posté le 18 juillet 2015 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 juillet 2015

C’est arrivé un 17 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 juillet : saintes catholiques du jour, les Carmélites de Compiègne.

Seize martyres sont guillotinées place du Trône à Paris, le 17 juillet 1794 en haine de la foi catholique. Elles sont conduites par leur supérieure, mère Thérèse de Saint-Augustin, quittent la prison et prennent le chemin de la guillotine en chantant des cantiques tout au long du parcours, le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum, prononcent le renouvellement de leurs vœux et chantent le Veni Creator.

Les chants des religieuses, durant leur parcours jusqu'à la guillotine et en gravissant l'échafaud, impressionnent fortement la foule qui assiste en silence à leur exécution.

Leurs corps et leurs têtes sont jetés de nuit dans l'une des deux fosses communes du cimetière de Picpus. Les dépouilles se trouvent encore dans le jardin des religieuses.

  • le 17 juillet  1048 : Damase II est nommé pape.

Damase II (Poppon de Brixen) est pape pendant 23 jours, du 17 juillet au 9 août 1048. Il meurt à Palestrina en Italie, probablement de la malaria. Il est élevé au trône pontifical par l'empereur Henri III du Saint-Empire, sans avoir été élu.

 

  • le 17 juillet  1429 : sacre de Charles VII en la cathédrale de Reims.

Après la triple donation du Royaume de France faite devant notaire, le 21 juin 1429 (voir la chronique du jour), qui fait de Jésus Christ le Roi de France, et de Charles VII le lieutenant de Dieu en France (étymologiquement le Tenant lieu de…), il reste un acte indispensable à réaliser : le sacre. C'est le moment où la personne du Roi devient Sacrée, où il reçoit les grâces de son nouvel état. Par le sacre, le Roi renouvelle en sa personne le pacte de Reims de la Noel 496.

L'évêque prononce les paroles : « Je te sacre Roi de France au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

Sainte Jeanne d'Arc se jette alors aux pieds du Roi et s'écrie :

« Gentil Prince, maintenant est exécuté le plaisir de Dieu, qui voulait que vous vinssiez à Reims pour y recevoir votre digne Sacre, montrant que vous êtes le vrai Roi et celui auquel le Royaume doit appartenir ! »

Pour Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade) page 180 : Désormais la vocation spirituelle et temporelle de la nation des Francs renaît officiellement.

Sacre à Reims de Charles VII, par Lenepveu, Panthéon de Paris.

  • le 17 juillet  1429 : lettre de la Pucelle au Duc de Bourgogne.

Le 17 juillet 1429, Charles VII est sacré Roi de France à Reims, selon la volonté de Dieu. Le jour même, Jeanne écrit au duc de bourgogne pour lui demander de faire la paix :

† Jhesus Maria.

  « Hault et redoubté prince, duc de Bourgoingne, Jehanne la Pucelle vous requiert de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, que le roy de France et vous, faciez bonne paix ferme, qui dure longuement. Pardonnez l'un à l'autre de bon cuer, entièrement, ainsi que doivent faire loyaulxchrestians; et s'il vous plaist à guerroier, si alez sur les Sarrazins. Prince de Bourgoingne, je vous prie, supplie et requiers tant humblement que requerir vous puis, que ne guerroiez plus ou saint royaume de France, et faictes retraire incontinent et briefmentvoz gens qui sont en aucunes places et forteresses dudit saint royaume; et de la part du gentil roy de France, il est prest de faire paix à vous, sauve son honneur, s'il ne tient en vous. Et vous faiz à savoir de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, pour vostre bien et pour vostre honneur et sur voz vie, que vous n'y gaignerez point bataille à rencontre des loyaulx François, et que tous ceulx qui guerroient oudit saint royaume de France, guerroient contre le royJhesus, roy du ciel et de tout le monde, mon droicturier et souverain seigneur. Et vous prie et requiers à jointes mains, que ne faictes nulle bataille ne neguerroiez contre nous, vous, voz gens ou subgiez ; et croiezseurement que, quelque nombre de gens que amenez contre nous, qu'ilz n'y gaigneront mie, et sera grant pitié de la grant bataille et du sang qui y sera respendu de ceulx qui y vendront contre nous, Et a trois sepmaines que je vous avoyeescript et envoié bonnes lettres par unghérault, que feussiez au sacre du roy qui, aujourd'hui dimenche XVIIe jour de ce présent mois de juillet, ce (se) fait en la cité de Reims : dont je n'ay eu point de response, ne n'ouy oncques puis nouvelles dudit hérault. A Dieu vous commens et soit garde de vous, s'il lui plaist; et prie Dieu qu'il y mecte bonne pais. Escript audit lieu de Reims, ledit XVIIe jour de juillet. »

  Sur l'adresse : « Au duc de Bourgoingne. » (Procès, t. V, p. 126). L'original est encore aux archives de Lille.

Jeanne repart vers la Charité-sur-Loire, Melun, Soisson et Compiègne. Sa mission est terminée, elle a sauvé la France, lui a rendu son Roi, elle a consacré la mission divine de la France, elle a sauvé la chrétienté en empêchant le protestantisme anglais, qui doit sévir au siècle suivant, de détruire l'Eglise, elle a proclamé la royauté universelle du Christ. A la mission de Jeanne, il ne manque encore qu'une chose : l'auréole du martyre.

Le parti anglais réplique la même année en faisant sacrer, à Notre Dame de Paris, le jeune Henri VI de Lancastre de sept ans, roi de France et d'Angleterre.

  • le 17 juillet 1453 : victoire de Castillon, fin de la guerre de 100 ans.

L'armée française de Charles VII remporte une victoire décisive sur les Anglais dans le village de Castillon, en Gironde. Cette bataille marque la fin de la Guerre de Cent Ans, car toute l'Aquitaine revient à la couronne de France. La reconquête de la région aquitaine est complète quand le Roi de France s'empare de Bordeaux, le 19 octobre. Les Anglais sont alors définitivement boutés hors du Royaume. John Talbot, connu pour avoir repris la ville de Bordeaux en 1452, alors qu'un traité avait été signé entre les deux pays, meurt au cours des combats.

Après Castillon, les Anglais ne conservent que le port de Calais. Si cette victoire marque bel et bien la fin de la puissance anglaise en France, il faut attendre le Traité de Picquigny signé entre Louis XI et Édouard IV pour régler politiquement le vieux conflit.

  • le 17 juillet 1765 : instauration de la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l'adoration perpétuelle du Sacré-Coeur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Coeur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV reste sourd au message, mais son fils le Dauphin Louis fait dédier, dans l'église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

  • le 17 juillet 1791 : massacre du Champ de Mars.

Les émeutiers se rassemblent au Champ-de-Mars, afin de faire signer une nouvelle pétition pour priver le Roi de ses pouvoirs. Aussitôt, l'Assemblée réagit et, sous le commandement de La Fayette, la Garde nationale ouvre le feu. Environ cinquante personnes sont tuées.

  • le 17 juillet 1918 : le tsar Nicolas II, sa famille et 4 fidèles sont assassinés.

La famille impériale russe, le tsar Nicolas II, la tsarine Alexandra, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, le tsarévitch Alexis et plusieurs domestiques demeurés à leur service, sont assassinés à Ekaterineburg.

Bien que cela ne concerne pas l'histoire de France, cet assassinat a été commis en haine de la foi et de toute autorité. C'est dans le même esprit que la famille royale de France a été assassinée en 1793.

Posté le 17 juillet 2015 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

16 juillet 2015

C’est arrivé un 16 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juillet : fête de Notre Dame du Mont Carmel.

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l'Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu'elle avait accordés à l'ordre durant ses débuts difficiles.

  • .le 16 juillet 1216 : décès du pape Innocent III.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l'âge de 37 ans. C'est lui qui affirme l'indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d'origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

  • le 16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa.

Les royaumes chrétiens d'Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l'Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

  • le 16 juillet 1251 : apparitions de Notre Dame à saint Simon Stock.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c'est le signe particulier de ma faveur, que j'ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

  • le 16 juillet 1465 : bataille de Montlhéry.

L'année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d'autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France, Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n'ont toujours pas dépassé Châteaudun, au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahit ce dernier et quitte le champ de bataille alors qu'il commandait l'aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l'énergie de sa garde écossaise pour le sauver. Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l'a conservée. Et les Compagnies écossaises continuent à servir les Rois de France jusqu'à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui sert les Valois depuis 1433, commande l'aile droite. Une habile manœuvre lui permet de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eût été totale. Pierre de Brézé paie son courage de sa vie. Les Bourguignons en fuite, l'ost royal reprend la route de Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

  • le 16 juillet 1639 : révolte des va-nu-pieds.

Exaspérée par l'empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s'agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d'Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C'est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d'Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prennent fin en janvier suivant.

  • le 16 juillet 1691 : mort de Louvois.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655, à son père au poste de secrétaire d'Etat de la Guerre, il devient ministre d'Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments, à la mort de ce dernier. Il s'occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d'un malaise alors qu'il travaille avec Louis XIV.

  • le 16 juillet 1767 : Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal est canonisée par Clément XIII.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'Escalade, pages 211 à 219) résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d'un autre saint : saint François de Sale.

  • le 16 juillet 1789 : l'émigration commence.

Suite au rappel de Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d'Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les évènements s'exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d'impôts, car elle s'acquittait de l'impôt du sang en mettant sa vie au service du Roi, trahit le Roi et la couronne de France ; et ce, à commencer par les princes de sang ! De plus, l'histoire officielle parle d'une perte incalculable pour la France due à la révocation de l'Edit de Nantes, sans jamais souligner que l'émigration fut une perte encore plus importante pour le pays.

  • le 16 juillet 1796 : naissance de Jean-Baptiste Corot, peintre français.

Jean-Baptiste Camille Corot commence sa carrière de peintre dans l'atelier d'Achille Etna Michallon, puis auprès de Jean Victor Bertin. Il parcourt la France et peint de nombreux paysages ainsi que des monuments. C'est à partir de 1850, qu'il devient populaire et reconnu. A la fin de sa vie il partage ses biens avec les plus démunis. Il meurt à Paris en 1875.

  • le 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette.

C'est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l'accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l'autre côté du Gave... Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

"Il me semblait que j'étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la Vierge, jamais je ne l'ai vue aussi belle !".

  • le 16 juillet 1995 : Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l'État dans les persécutions anti-juives de 1940-1944, lors de la commémoration de la rafle du Vel' d'hiv'

Posté le 16 juillet 2015 à 05h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juillet 2015

C’est arrivé un 15 juillet…

 

L’holocauste Vendéen, dû à la fin des libertés religieuses, aura fait 117 000 morts/815 000 habitants ; 10 000 maisons détruites sur 50 000 existantes selon Reynald Sécher dans Le génocide franco-français, la Vendée Vengée, 600 000 Français selon une lettre du général Hoche au ministre de l'Intérieur en date du 2 février 1796. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l’histoire, qui devient la version officielle jusqu’à notre époque. On a attendu la disparition du plus grand nombre de témoins pour persuader le bon public que les criminels révolutionnaires étaient des philanthropes. Et comme aujourd’hui, il est impossible de faire disparaître ou d’expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d’aujourd’hui vient achever le génocide.

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 juillet 1575 : l'ordre des Oratoriens confirmé par le pape.

L'ordre des Oratoriens, appelé également l'Oratoire de l'amour divin, est fondé par Philippe Néri, à Rome, au XVIe siècle. Il s'agit d'une société de vie apostolique catholique, dont l'objectif est d'œuvrer à la sanctification de ses membres ainsi qu'à celle de son prochain, par l'enseignement et la prédication. Le pape Grégoire XIII érige de manière canonique cet ordre, le 15 juillet 1575 ; dont la règle est approuvée en 1612 par Paul V.

  • le 15 juillet 1588 : édit d'Union entre le Roi Henri III et la sainte Ligue catholique.

Par ce traité, signé à Rouen, le Roi s'engage à respecter les lois fondamentales du Royaume, entre autres la loi de catholicité, qui interdit à un prince non catholique l'accès au trône de France. Henri, duc de Guise, dit le Balafré, lieutenant général des armées du royaume aurait hérité l'héritier du Royaume si le prince de Navarre ne s'était pas converti.

  • le 15 juillet 1620 : Louis XIII reçoit des mains des échevins les clés de la ville et entre solennellement dans Caen.
  • le 15 juillet 1789 : Jean Sylvain Bailly est nommé maire de la Commune de Paris.

Jean Sylvain Bailly, naît le 15 septembre 1736 à Paris et y meurt guillotiné le 12 novembre 1793. C'est un mathématicien, astronome, littérateur et homme politique français. Il est le premier maire de Paris. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. C'est aussi lui qui fait tirer sur la foule le 17 juillet 1791, au Champ de Mars.

  • le 15 juillet 1796 : fin de la Guerre de Vendée.

Après l'exécution des derniers généraux de l'armée Royale Catholique, Charette et Stofflet, le Directoire annonce la fin des troubles dans l'ouest. La région, victime d'un génocide, toujours pas reconnu par le régime républicain français, met de nombreuses années à s'en remettre. La tentative de soulèvement en 1800 échoue, car la liberté religieuse est, de fait, reconnue par Paris.

L'holocauste Vendéen, dû à la fin des libertés religieuses, aura fait 117 000 morts/815 000 habitants ; 10 000 maisons détruites sur 50 000 existantes. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l'histoire, qui devient la version officielle jusqu'à notre époque. On a attendu la disparition du plus grand nombre de témoins pour persuader le bon public que les criminels révolutionnaires étaient des philanthropes. Et comme aujourd'hui, il est impossible de faire disparaître ou d'expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d'aujourd'hui vient achever le génocide.

  • 15 juillet 1801: nouveau Concordat entre l'état français et l'Eglise catholique.

Le Concordat du 16 juillet 1801, négocié par l'abbé Bernier met fin à « une guerre de Géants », expression de Napoléon, qui affirme par ailleurs « qu'il aurait été fier d'être Vendéen ». Avec cet accord, la paix revient en France ; les paysans retrouvent leurs bons prêtres, Bonaparte suspend les levées d'hommes et la chouannerie perd toute assise populaire: il ne lui reste que la solution du putsch ou de l'attentat pour faire disparaître l'usurpateur. Mais Cadoudal est guillotiné le 25 juin 1804, voir la chronique du jour.

Le texte déclare la religion catholique "religion de la grande majorité des citoyens français" et abolit la loi de 1795 séparant l'Église de l'État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. La signature du Concordat met fin à 10 ans de guerre civile, mais pas aux luttes entre le Vatican et la France. Elle assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat est promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII assiste au sacre de Napoléon en 1804.

  • le 15 juillet 1869 : brevet de la margarine.

Le chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III pour trouver un produit de substitution au beurre. Il dépose le brevet de son invention, faite à partir d'huiles et de graisses végétales. Il a ainsi mis au point l'oléomargarine baptisée simplement "margarine" du nom grec "margaritari" signifiant "perle". La margarine est au départ destinée à la marine française.

  • le 15 juillet 1918 : seconde Victoire de la Marne.

Quatre ans après le miracle de la Marne, commence la seconde bataille de la Marne qui dure du 15 au 20 juillet 1918, et cause 200 000 pertes humaines. Il est indispensable de rappeler que le 9 juillet le Généralissime Foch avec tout son Etat-major a consacré l'armée française et les armées alliées au Sacré-Cœur de Jésus et a entamé une neuvaine qui s'achève le 18 (voir les chroniques de ces deux jours).

Le 21 mars 1918, Ludendorff a déclenché l'Opération Michael contre les forces françaises et britanniques (cf. la chronique du jour). Il s'agit d'une série d'opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les alliés sont enfoncés partout et Foch, pour combler les brèches, est obligé d'annuler son offensive avec les troupes françaises. Cherchant à atteindre Paris Ludendorff lance une énorme offensive : c'est l'Opération Friedensturm («assaut pour la Paix»).

Les reconnaissances aériennes, qui repèrent les ponts jetés sur la Marne, enlèvent l'effet de surprise aux Allemands. Les Allemands ne percent nulle part ; pire la contre offensive de Foch menée par la Xe Armée française du fougueux général Mangin enfonce le front allemand, sur une ligne de 55 km, allant de Bouresches à Pernant, les généraux Mangin et Degoutte déclenchent une formidable préparation d'artillerie suivie d'attaque de près de 500 chars d'assaut FT-7. A midi les Français ont conquis 10 Km de profondeur sur toute la largeur du front d'attaque.

Le 19 juillet à 4h00, même technique et mêmes résultats ; le 20 tous les Allemands ont repassé la Marne. Château-Thierry est délivrée et 20 000 prisonniers allemands sont capturés ainsi que 400 canons et 3 300 mitrailleuses. 5 000 Français sont tombés. La fin du mois sert à stabiliser le front grâce à divers manœuvres d'envergure. Le 8 aout 1918 est surnommé « Jour de Deuil dans l'Armée Allemande»,

Posté le 15 juillet 2015 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

14 juillet 2015

Méfaits et mensonges faussement attribués à l'Église

Pour prendre pied dans la réalité historique, nous vous proposons, en ce 14 juillet, d'écouter la passionnante conférence de Marion Sigaut donnée le 4 juillet dans le cadre de Terre et Famille à Briant :

Posté le 14 juillet 2015 à 10h30 par Michel Janva | Lien permanent

Méditation de Mgr Luc Ravel : Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique

Né en 1957, issu d’une longue tradition familiale d’infanterie de marine et de marine, Mgr Ravel est diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, mais aussi titulaire d’une maîtrise de philosophie. Ordonné prêtre en 1988, nommé évêque en 1999, il a été consacré le 29 novembre 2009 pour le Diocèse aux Armées Françaises par le Cardinal André Vingt-Trois archevêque de Paris. Il est l'auteur de la méditation de La Neuvaine en ce 14 juillet.

Dire la naissance de la France 

526x297-8G9A force de douter de tout, on finit par ne plus croire en rien. Il en va de la France comme du reste. Au fond, la France existe-t-elle ? N’est-elle pas un songe fabriqué par nos sommeils pour nous éloigner du présent, de sa composition multiple, de ses courants divers ? La France, n’est-elle pas une invention bricolée par des nostalgiques d’un temps qui n’a jamais existé ? 

A ces questions, extrêmes mais présentes aujourd’hui, il faut répondre. C’est à dire qu’il faut parler. Le silence ne suffit plus, fût-il réprobateur.

Pour dire la France, il convient d’abord de redire simplement ce qui est et ce qui fut. Ce qui est au plus près de l’évidence et ce qui fut au plus près de l’histoire. C’est là une très claire mais très âpre tâche. Tâche difficile parce qu’on ne peut plus dire ce que l’on voit à cause du politiquement correct ; et on ne veut plus voir ce que l’on voit à cause de l’idéologiquement suspect.

La tâche de voir et de dire la France, dans sa naissance par exemple, implique la rigueur. Nous ne renoncerons jamais à la rigueur. J’en appelle à la rigueur la plus stricte. J’oserai même dire : s’il y a doute, affirmons le minimum. Ne nous laissons pas emporter par un lyrisme démodé sur notre pays. Les faits sont suffisants. Ne les craignons pas en y rajoutant.

Par exemple, pour ce qui fut : la rigueur historique écrème l’histoire en la décontaminant des excès « légendaires ». Nous les abandonnons volontiers, même si leur fausseté n’est pas toujours assurée. Encore une fois : dans le doute et face à des idéologies qui ne nous passeront rien, nous abandonnons les faits mal attestés, nous renonçons par avance aux approximations. Mais ce qui reste suffit amplement. Surabondamment.

Intéressons-nous à la naissance de la France. Appliquons-lui la rigueur de l’histoire.

La France est-elle née un jour et Clovis y est-il pour quelque chose ? Qu’on renonce au  vase de Soissons est une chose, qu’on jette aux oubliettes le baptême de Clovis en est une autre. Or si la France est une vocation, une histoire et un destin, elle est aussi et avant tout une naissance. N’existe que ce qui est né. Pour être quelque chose ou quelqu’un, il faut naître comme une entité en soi, une réalité autre que toutes celles qui préexistent à elle : un enfant vient de ses parents mais, par sa naissance, il existe et vit comme un individu différent.

Le très savant « Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age » (édition du Cerf, 1997) dans son article « Clovis » ne laisse aucun doute :

«  Les dernières années de Clovis virent l’annexion au prix du sang des royaumes francs de Gaule du Nord qui subsistaient encore, ce qui lui permit enfin d’être dénommé « roi des Francs ». Le roi légiféra également, faisant notamment rédiger la première version de la Loi salique. Quelques mois avant sa mort, il réunit à Orléans en juillet 511 un synode des évêques de Gaule qui présida à la naissance de l’Eglise mérovingienne. Le roi mourut à la fin de l’année il laissa à ses fils le plus puissant royaume barbare d’Occident et, qui plus est, son premier Etat catholique. » Le même article conclut : « C’est donc à juste titre que Clovis, dont le peuple a donné son nom à la France, mérite d’être considéré comme son lointain fondateur et son premier roi. »

Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique. Si Clovis se fait couronner à Tours, en 508, ce n’est pas pour des raisons politiques mais parce que Saint Martin y est enterré. S’il choisit Paris comme capitale, ce n’est pas « pour des raisons stratégiques (d’autres villes avaient une plus grande importance militaire) mais vraisemblablement en raison du lieu de la sépulture de sainte Geneviève (sans doute morte en 502), dont les liens avec la dynastie franque naissante avaient été si étroits. ». Nous le savons, Clovis et Clotilde voulurent être enterrés à côté d’elle.

On peut toujours mettre en doute la conversion de Clovis à la bataille de Tolbiac. On ne peut pas douter de son baptême par saint Remi à Reims, très probablement en 496. Le père de Clovis, Childéric, avait lui-même noué des liens stables avec l’évêque Remi et sainte Geneviève. Qu’on soupçonne des volontés politiques derrière ces relations ou cette conversion ne fait que confirmer l’affaire : le lien étroit entre la naissance d’une nation, c’est l’aspect politique, sa terre, c’est l’aspect géographique, et la foi catholique, c’est l’aspect religieux.

En revenant à la naissance de la France, nous répondons à la première question humaine : d’où vient-elle ? La réponse éclaire et soulage comme le terme atteint d’une quête des origines conduite par un enfant orphelin. Mais nous scrutons aussi sa conception : parler de Clovis et de Clotilde, c’est transcrire l’ADN de la France. C’est établir son code génétique. L’histoire d’un homme le façonne mais sans jamais supprimer cette donnée fondamentale, ce patrimoine qui porte sa liberté.

Depuis Clovis, quinze siècles mouvementés enrichissent la France. Doit-on pour autant lui faire renoncer à son origine ?"

Posté le 14 juillet 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 14 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 juillet 1077 : dédicace de Bayeux.

Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume Le Conquérant, consacre la nouvelle cathédrale de sa ville. La dédicace est présidée par l'archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre. La tapisserie dite "'de Bayeux" longue de 69 mètres est étendue dans la cathédrale. Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement.

  • le 14 juillet 1099 : libération de Jérusalem par les premiers croisés.

Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, les Croisés emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans Jérusalem. La ville est définitivement conquise le lendemain. Godefroy de Bouillon prend en charge l'administration de la ville au titre d'avoué du Saint-Sépulcre, refusant d'être roi dans la ville où mourut le Christ.

  • le 14 juillet 1223 : mort du Roi Philippe II Auguste.

Le Roi de France s'éteint à Mantes, âgé de 58 ans. Il a souhaité mourir à Paris, mais c'est en faisant route vers la capitale qu'il a rendu l'âme. Son corps est transporté à Saint-Denis, où pour la première fois un nouveau cérémonial adopté : le Roi repose dans son cercueil à visage découvert, habillé de son manteau royal et coiffé de sa couronne. Son fils Louis VIII lui succède et est sacré le 6 aout suivant.

Philippe II Auguste est l'un des plus grands Rois de France de l'époque médiévale. Souverain brave, conscient du prestige sacré de sa couronne, profondément aimé de ses Sujets, courageux et toujours à la tête son armée, il réaffirme l'autorité royale face à ses grands vassaux et autres pays européens.

Né en 1165 à Gonnesse, fils du Roi Louis VII, Philippe Auguste est associé au trône du vivant de son père, comme c'est la coutume depuis Robert II le Pieux ; il est sacré en la Cathédrale de Reims le 1er novembre 1179 et accède au trône l'année suivante. Il mène une prudente mais efficace politique d'agrandissement du Royaume. En 1187, Philippe Auguste répond à l'appel du Pape Grégoire VIII pour la Troisième Croisade. A la mort d'Isabelle de Hainaut, qui lui a donné un fils, Louis, Philippe épouse Ingeburge fille du Roi Knut IV de Danemark. Mais juste après les noces, Philippe la répudie.

Le Roi se remarie en 1196 ; le pape Innocent III demande deux ans plus tard au Roi de France de reprendre Ingeburge. Philippe refuse et Innocent III riposte en jetant l'Interdit sur le Royaume de France en l'an 1200. Ainsi, prêtres et évêques ne peuvent plus donner ni sacrement, ni communion. Les deux souverains se réconcilient lors du Concile de Nesle le 7 septembre 1200, qui annule l'interdit. Philippe Auguste ne peut faire casser son mariage avec Ingeburge et lui reconnaît son titre de Reine de France ; de son côté, le Souverain Pontife peut juger et sanctionner le Roi de France quant à ses péchés, sans interférer sur sa politique temporelle.

Le Roi a affermi l'autorité royale ; vers 1200, il crée les Baillis, des représentants de la Couronne, chargés de parcourir le domaine royal pour rendre la justice au nom du Roi ; les Prévôts chargés de maintenir l'ordre et d'empêcher les Seigneurs de se battre entre eux. Le Roi met en place la Quarantaine le Roi, une période de quarante jours durant lesquels ses vassaux ont interdiction de se livrer à des guerres privées féodales. En 1204, Philippe Auguste s'empare de Château-Gaillard qui contrôle le cours de la Seine, puis de la Normandie, en représailles de l'assassinat du Duc de Bretagne, Arthur de Bretagne, par le roi d'Angleterre Jean sans Terre.

En 1212, Ferrand de Flandres, le Comte de Salisbury frère de Jean Sans Terre, Philippe de Courtenay-Namur, Thiébaud de Lorraine, Otton de Brunswick, Rennaud de Dammartin, Henri de Brabant, Guillaume Longue-Epée, ainsi que d'autres seigneurs allemands et flamands unissent leurs forces pour marcher contre le Royaume de France, pendant que Jean Sans Peur rassemble une armée qui débarque dans le Poitou et remonte vers la Loire. Elle est vaincue par le Dauphin Louis, le 2 juillet 1214, à la Roche-aux-Moines.

Au nord, le Roi rassemble tout ce qu'il peut des restes de son Ost. Il sort l'oriflamme de Saint-Denis de la basilique, et part à la rencontre de ses ennemis. Au total, le Roi de France peut compter sur 5 000 à 7 000 hommes en armes, contre près de 9 000 anglo-germano-flamands. La bataille a donc lieu le 27 juillet 1214 à Bouvines. Philippe Auguste combat au milieu de sa Chevalerie. Il est désarçonné, mais est secouru par un écuyer armé d'un fléau.

Bouvines est une éclatante victoire. Rennaud de Dammartin et Ferrand de Flandres sont faits prisonniers. Ferrand, est ramené à Paris dans un charroi monté d'une cage de fer : les Parisiens le surnomme « Ferrand le ferré ». Le Traité de Chinon, de 1215, confirme au Roi de France l'acquisition de l'Anjou et de la Normandie, lui donne Issoudun, Alençon et Bully. Cette année 1214 est l'apogée de son règne et l'année de naissance de son petit-fils, le futur Saint-Louis.

  • le 14 juillet  1411 : Manifeste de Jargeau, les princes d'Orléans demandent justice au Roi pour le meurtre de leur père.

Après le déclenchement d'un conflit ouvert entre les Armagnacs et les Bourguignons en France, le jeune duc d'Orléans Charles Ier réclame justice pour le meurtre de son père Louis Ier.

  • le 14 juillet 1429 : victoire de Jeanne d'Arc à Chalon sur Marne.

La ville ouvre ses portes au futur Roi de France, qui s'avance vers Reims, au milieu de ses ennemis.

  • le 14 juillet 1570 : publication de la bulle Quo Primum qui instaure le rite tridentin.

A Rome, Pie V, par la bulle Quo Primum, instaure le rite tridentin dans la liturgie catholique.

  • le 14 juillet 1602 : naissance de Jules Mazarin, cardinal et homme d'État français.

Voir la chronique du 9 mars.

  • le 14 juillet 1789 : prise de la Bastille.

Après avoir entrepris la révolution au sein des Etats Généraux, le but est de faire croire que la révolution est toute puissante dans la rue pour influencer le Roi à long terme. Il en résulte une capitulation royale avec :

- la dislocation des régiments étrangers,

- le rappel de Necker,

- Louis XVI reçoit la cocarde tricolore, symbole de la municipalité de Paris révolutionnaire illégalement constituée,

- la destruction de l'armature administrative provinciale, car les gouverneurs sont chassés. Napoléon restaurera cette structure administrative avec les préfectures ; mais sans le contrepoids des assemblées provinciales, qui pouvaient accepter ou refuser par vote les décisions centralisatrices de la monarchie.

Après s'être emparés des 30 à 40 000 fusils, de douze pièces de canon et d'un mortier dans l'hôtel de ville, les émeutiers, n'ayant trouvé ni poudre ni balles, en cherchent à la Bastille. Le gouverneur de Launay est sommé de remettre la citadelle aux insurgés. Certains révolutionnaires réussissent à pénétrer dans l'enceinte et de Launay ordonne d'ouvrir le feu. Plus de 80 Parisiens sont tués. En fin d'après-midi le gouverneur capitule, il est tué une heure plus tard. Sept captifs sont libérés, 4 faussaires, 2 fous et 1 libertin ; il n'y a pas de surpopulation carcérale pour un régime qualifié de tyrannique par la république !

Voici une "Méditation" de Jean Madiran, à l'occasion du bicentenaire, tirée de Présent, 16 juin 1989 :

« Qui n'aurait pas célébré le Bicentenaire ? » s'est écrié le président Mitterrand comme s'il croyait que les contestataires auraient tous été guillotinés. Le 14 juillet est « la fête de la République », a-t-il ajouté : c'est vrai, mais tant pis pour elle, si elle se reconnaît dans l'imposture de la Bastille, la sauvagerie des têtes au bout des piques, le déshonneur d'avoir promis la vie sauve pour obtenir traîtreusement la reddition de ceux que l'on allait massacrer … Voyez l'album de Chard, texte et images sur le 14 juillet 1789.

Rocard, à l'unisson, assure que la Révolution de 1789 « a fait le renom de la France ». Avant 1789, la France n'avait donc aucun renom, la France de Louis XIV, la France de saint Louis …

Toutes les voix officielles, politiques, religieuses ou médiatiques, récitent la même légende. Patrick Poivre d'Arvor : « La France a tiré un immense prestige des idées révolutionnaires ».

La vérité, c'est tout le contraire. C'est exactement l'inverse.

L'« immense prestige »de la France est celui qu'elle avait jusqu'en 1789 avant la Révolution. Elle était à tous égard la première nation du monde : la plus riche, la plus nombreuse, la plus puissante, la plus heureuse, la plus influente aussi par les arts et les lettres. Tout l'univers civilisé parlait français : il aurait continué si les « idées révolutionnaires » avaient réellement apporté à la France un surcroît de prestige. On voit le contraire : en France même, l'Institut Pasteur, les médecins et les savants, les aviateurs et les sportifs parlent anglais désormais, pour être compris dans le monde.

Ce n'est pas la Révolution qui a fait le prestige mondial de la France, c'est le prestige de la France qui a répandu les « idées révolutionnaires » dans le monde entier.

La France n'y a rien gagné. Depuis 1789, à travers des hauts et des bas, elle n'a cessé de descendre de son premier rang matériel et moral.

L'Europe n'y a rien gagné non plus. Les « idées révolutionnaires » n'ont cessé de l'abaisser et de la détruire. Comme la France, elle a perdu son premier rang dans le monde. La principale conséquence, la principale mise en œuvre des « idées révolutionnaires », ce fut la Terreur comme système de gouvernement, et la Révolution léniniste de 1917 fille légitime de la Révolution de 1789. D'où l'Europe sournoisement socialo-communiste que l'on nous propose aujourd'hui de construire sur les ruines de l'Europe chrétienne. »

  • le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération : le Roi prête serment devant la Constitution.

C'est le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les célébrations ont lieu à Paris, sur le Champs-de-Mars avec la présence de tous les députés français en provenance des 83 départements. Louis XVI est également convié pour prêter serment à la Nation et à la loi. Talleyrand célèbre la messe, alors qu'il ne croit pas en la présence réelle !

  • le 14 juillet 1793 : mort de Jacques Cathelineau « le Saint de l'Anjou »

A 2 doigts de la victoire, le 29 juin à Nantes, Cathelineau, le « Saint de l'Anjou » meurt le 14 juillet 1793 des suites de ses blessures. Les Vendéens sont en fuite, cette première défaite est malheureusement décisive.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 79, ce qu'il recommande à sa femme :

« Elève les enfants, ma chère Louise, dans la crainte de Dieu. Redis-leur souvent que leur père, en prenant les armes, n'a cherché qu'à sauver la religion catholique dans laquelle ils ont été baptisés. J'offre ma vie pour qu'ils puissent grandir dans la paix religieuse en bons chrétiens.»

  • le 14 juillet 1808 : victoire de Bessières à Medina de Rioseco.

Passée dans l'oubli, cette victoire de la Campagne d'Espagne voit s'affronter les forces espagnoles et les Français du Maréchal Jean-Baptiste Bessières.

  • 14 juillet 1889 : message maçonnique d'Albert Pike.

« Ce que nous devons dire au vulgaire, c'est ceci : Nous adorons un Dieu, mais c'est le Dieu qu'on adore sans superstition.

A vous Souverains Grands Instructeurs Généraux, nous disons ceci pour que vous le répétiez aux frères des 32e, 31 et 30 degrés : La religion maçonnique doit être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne pour nous tous initiés de hauts degrés.

Si Lucifer n'était pas Dieu, est-ce qu'Adonaï [le Dieu des Chrétiens] dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine des hommes, la barbarie et l'aversion pour la science, est-ce qu'Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ?

Oui Lucifer est Dieu et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Car la loi éternelle est qu'il n'y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l'Absolu ne peut exister que par deux Dieux, l'obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du satanisme […] est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l'égal d'Adonaï : mais Lucifer, le Dieu de la lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l'humanité contre Adonaï, le Dieu de l'obscurité et du mal. »

Albert Pike est alors Souverain Grand Commandeur du Rite écossais pour le sud des Etats-Unis. Ce message, à l’intention des Suprêmes Conseils du monde entier a été reproduit parAdolphe Ricoux, pseudonyme de Léo Taxil, dans son ouvrage : L’Existence des loges de femmes, (Téqui, 1891, pages : 67 à 95) sous le titre : « Instructions du Suprême Conseil de Charleston aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés. »

François Marie Algoud l’attribue à la revue du The Freemason du 19 janvier 1935,dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et de mœurs. (Edition de Chiré, page 136).

  • le 14 juillet 1941 : accords de Saint Jean d'Acre.

Voir le 8 juin et le 7 juillet.

  • le 14 juillet 1984 : F. Mitterrand, dans une allocution radiotélévisée, abandonne le projet de loi Savary sur l'enseignement privé.
    • le 14 juillet 1989 : inauguration de la Grande Arche à La Défense.
    • 13 et 14 juillet 1990: loi Marchais-Gayssot, fin de la liberté de la presse en France.

« Signé le 13 par F. Mitterrand et publiée au JO le 14, cette loi marque la fin de la liberté de la presse, telle qu'elle avait été instituée cent dix ans plus tôt, par la loi du 29 juillet 1881. Les lois dites « antiracistes » de 1972 et du jour y ont apporté des modifications draconiennes : elles ont supprimé la liberté d'expression non seulement sur la « race » et le « racisme », mais surtout sur :

1. sur la nation,

2. sur la religion,

3. sur l'histoire de la Seconde guerre mondiale. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 366)

Posté le 14 juillet 2015 à 06h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

13 juillet 2015

C’est arrivé un 13 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 juillet 1380 : mort de Bertrand du Guesclin Connétable de France.

Bertrand Du Guesclin meurt d'une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s'apprête à rendre l'âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l'insigne honneur d'être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l'histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s'explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d'abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L'un de ses faits d'armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s'assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d'Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.

  • le13 juillet 1789 : émeutes à Paris.

Quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris sont brulées sous prétexte de faire baisser le prix des grains et du pain, pillage du couvent Saint-Lazare, pillage du « Garde-Meuble » où sont conservées des armes, mais qui sont anciennes et de collection. Voilà ce que sont quelques unes des actions des émeutiers encore peu nombreux. Les « électeurs » de Paris, c'est-à-dire des bourgeois et en aucun cas le peuple, se réunissent à l'Hôtel de ville de Paris, forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes, portant comme marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Le lendemain les armes entreposées aux Invalides sont volées et la Bastille prise pour trouver de la poudre.

  • le 13 juillet 1870 : dépêche d'Ems, qui déclenchera la Guerre de 1870.

Suite à sa rencontre avec l'ambassadeur de France Benedetti, au sujet de la succession au trône d'Espagne, Guillaume Ier informe son Ministre-président Otto Von Bismarck, lui indiquant qu'il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne. Bismarck, qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste. Devant l'insulte, la France déclare la guerre à la Prusse le 19.

  • le 13 juillet 1906 : une loi rend le repos hebdomadaire obligatoire en France.
  • 13 Juillet 1917 : 3ème Apparition Fatima.

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria. Notre Dame s'adresse, comme à chaque apparition à Lucie : "Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde". Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l'époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l'An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 aout, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d'une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l'apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

 

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».

 

Puis, à la fin de l'apparition, après leur avoir montré l'enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

 

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : "Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l'enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin" ».

 

L'année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l'été 1916, l'Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

 

  • le 13 juillet 1937 : discours du cardinal Pacelli, futur Pie XII, sur la vocation chrétienne de la France.

Cette allocution est prononcée à Notre-Dame de Paris, par le futur Pie XII, lors du voyage pour l'inauguration de la basilique de sainte Thérèse à Lisieux, où il représente le pape Pie XI. Ce discours est plus que jamais d'actualité ! En voici de larges extraits, tant il est difficile d'en retirer des phrases :

Mais l'intégralité du discours se trouve ici :

 

http://www.nd-chretiente.com/index-site.php?file=dossiers/index&articles=dossiers/nm-apa&nocol=1

« […] Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m'accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d'été. Et ce parfum m'accompagne encore ; il m'accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd'hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l'Église et la patrie, l'un pasteur dont la sagesse et la bonté s'emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l'autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon cœur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande « petite sainte », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l'Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d'amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d'amour, de pureté, de candeur et de paix.

[…] Comment dire, mes frères, tout ce qu'évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l'âme et dans l'esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c'est l'âme même de la France, l'âme de la fille aînée de l'Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d'aujourd'hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d'un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d'imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu'il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l'Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu'ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l'histoire d'une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d'une France qui ne meurt pas ! Oh ! Ces voix ! j'entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d'œuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l'ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l'horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l'oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l'agitation des affaires et des plaisirs, dans l'âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d'aujourd'hui ; la génération présente rêve d'être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d'un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au cœur l'entrain, l'esprit d'initiative, le besoin irrésistible d'action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

[…] Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d'invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d'aujourd'hui, qui l'interroge, la France d'autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu'ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d'aigle le mystère de l'histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : « Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C'est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d'un nom dont nous couvrons notre ignorance » (Bossuet, Discours sur l'histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l'histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l'accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d'un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l'Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l'union avec Rome, divinement établie centre de l'Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n'ont jamais fait que confirmer, d'une manière toujours plus éclatante, l'inéluctable force de cette loi.

L'énergie indomptable à poursuivre l'accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c'était aux heures où l'oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l'esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l'histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n'a jamais connu de déclin, jamais subi d'éclipse, c'est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l'eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d'Arles ; ceux-là et tant d'autres, se profilent avec un relief saisissant sur l'horizon de l'histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu'elle fût, portait cependant en son sein tout l'avenir de la France. Et, sous leur action, l'Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d'une longue et héroïque lutte contre l'esprit d'incrédulité et d'hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d'effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint Roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l'humble Curé d'Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l'angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d'Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l'Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la « petite voie ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! Mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l'Évangile, l'amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j'en fais en ce moment l'expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d'entendre aujourd'hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu'elle peut, qu'elle doit jouer pour l'avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l'éloquence d'un Lacordaire, l'ascétique pureté d'un Ravignan, la profondeur et l'élévation théologique d'un Monsabré, la finesse psychologique d'un Mgr d'Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l'audace d'un homme qui sent la gravité de la situation, avec l'amour sans lequel il n'y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d'ici à tous les fils et filles de France : « Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n'a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l'heure, ne laissez pas s'étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu'il vous confie; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : « Priez, Orate, fratres ! » Sinon, vous ne feriez qu'œuvre humaine, et, à l'heure présente, en face des forces adverses, l'œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c'est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c'est bien cela que j'entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d'aujourd'hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l'expression joyeuse d'une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l'humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de cœurs dans lesquels il ne trouve plus d'écho ! Combien de cœurs pour lesquels il ne semble plus être qu'une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l'orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s'est manifestée en des élans magnifiques l'âme de la France d'autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l'amour de la France d'aujourd'hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d'éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l'incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu'il y a de plus saint devant le ciel ; cette voûte, mes frères, contemple aujourd'hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu'en aucune autre époque de l'histoire et qui, en même temps, ne s'est jamais cru plus capable de s'en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l'exhortation à l'amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : « Mes frères, aimez! Amate, fratres ! »

[…] Que d'hommes n'ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu'ils ont perdu d'abord la confiance dans l'amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l'Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l'âme plus malade encore, on n'aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l'amour fraternel, rien qui manifeste l'intérêt que l'on porte même à ses nécessités temporelles, et l'on s'étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu'est-elle donc, cette foi qui n'éveille au cœur aucun sentiment qui se traduise par des œuvres ? Qu'en dit saint Jean, l'apôtre et l'évangéliste de l'amour ? « Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son cœur, à qui fera-t-on croire qu'il porte en lui l'amour de Dieu ? » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l'Église, à l'humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d'autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c'est sa réponse à l'appel de l'amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j'y songe, de quel cœur, mes frères, j'invoque la Providence divine, qui n'a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands cœurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd'hui en elle les héros de l'amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l'amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres d'une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos cœurs » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m'apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l'heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l'idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s'intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d'une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l'ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d'expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l'amour : - Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

Vigilate ! C'est qu'il ne s'agit plus aujourd'hui, comme en d'autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd'hui, c'est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l'enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n'est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu'un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d'écoles, de vains amusements de dialecticiens. L'évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d'hier, se précipite aujourd'hui et l'aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c'est l'état actuel, le désarroi de l'humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! Mais épouvantés.

Une grande partie de l'humanité dans l'Europe actuelle est, dans l'ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l'Église n'est plus le foyer familial ; Dieu n'est plus le Père ; Jésus-Christ n'est plus qu'un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d'où il pouvait d'un coup d'œil contempler le monde, l'homme ne peut plus voir l'ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l'harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l'ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l'oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l'humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd'hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d'un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d'une détresse non moins grande, faute de la possibilité d'écouler l'excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l'homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l'orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l'homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l'apparence de la vie, il a peur de transmettre à d'autres sa propre vie, si bien que l'ampleur toujours croissante des cimetières menace d'envahir de tombes tout le sol laissé libre par l'absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s'opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l'impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s'intensifier jusqu'au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d'un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l'on poursuit et le succès que l'on obtient, va toujours s'accentuant. Et tant d'essais stériles et malheureux n'aboutissent en fin de compte qu'à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d'expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d'être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l'heure même où leur Maître allait être livré, semblent s'endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu'ils n'ont aucune part de responsabilité, qu'ils ne courent aucun risque dans la crise où l'univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d'interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd'hui n'ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l'avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l'Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d'alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s'en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n'est pas aux seuls insouciants que ce cri s'adresse. Il s'adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s'éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l'impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l'erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l'ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l'Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l'illicite, elle n'entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n'a rien d'autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu'elle rencontre l'injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu'elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu'elle exige de tous ses enfants, c'est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n'en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l'Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l'iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)

C'est aux heures de crises, mes frères, que l'on peut juger le cœur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C'est à ces heures qu'ils donnent leur mesure et qu'ils font voir s'ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d'un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d'un monde qui délaisse les sources d'eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d'adversaires, dont la force et l'orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d'avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l'aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n'est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l'autel, j'élèverai vers Dieu la patène avec l'hostie sainte et immaculée pour l'offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l'ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son œuvre d'universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j'aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son cœur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu'ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l'Orate, l'Amate, le Vigilate, non comme l'écho d'un « hier » évanoui, mais comme l'expression d'un « aujourd'hui » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d'un « demain » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s'abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s'établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l'harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

« Mère du bon conseil », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! « Miroir de justice », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s'attachent jusqu'à l'intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s'exaspèrent au feu de l'envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l'ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! Oui ! En ces jours où l'horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d'âmes droites s'évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l'amour s'unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! »

Posté le 13 juillet 2015 à 05h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

12 juillet 2015

C’est arrivé un 12 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 12 juillet 526 : début du pontificat de Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu, ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, le pape Jean Ier. Saint Félix IV est pape durant un peu plus de quatre ans jusqu'au 22 septembre 530. Il est inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

 

 

  • Mercredi 12 juillet 1346 : les Anglais envahissent le France, conquête de Barfleur.

Édouard III d'Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. La baie n'est pas fortifiée, les Français sont absents aussi les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,

  • le 12 juillet 1627 : débarquement des Anglais sur l'île de Ré.

Une flotte anglaise aux ordres du duc de Buckingham débarque sur la plage de la pointe de Sablanceaux sur l'île de Ré. Le but est de contrôler les abords de La Rochelle, et d'encourager la rébellion protestante dans la ville.

La centaine de navires et les 6 000 soldats tentent de s'emparer du Fort de La Prée et dela ville fortifiée de Saint-Martin-de-Ré. Mais le maréchal de Toiras, pourtant huguenot de religion, n'est pas un « Français Renié » comme aurait dit sainte Jeanne d'arc. Fidèle au Roi et à son pays, il dirige la défense de l'île de Ré, avec seulement 1 200 fantassins et 200 cavaliers. Ils arrêtent les Anglais sans pouvoir les rejeter à la mer. Le siège de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré se poursuit jusqu'en octobre 1627. Le Cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII envoient des renforts de 35 navires pour forcer le blocus anglais autour de l'ile et y débarquer 4 000 hommes. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l'arrivée d'un renfort irlandais entre temps.

  • le 12 juillet 1678 : mort d'Antoine III, duc de Gramont.

Antoine III, duc de Gramont, pair de France est marié à la nièce du cardinal de Richelieu, il reste fidèle au Roi pendant la Fronde. Il devient maréchal en 1641, après s'être illustré dans les campagnes contre les huguenots. Ambassadeur de France en Espagne, il est chargé d'organiser le mariage de Louis XIV en 1660. Il est également nommé lieutenant général de Normandie et est promu ministre d'Etat en 1663.

  • le 12 juillet 1691 : élection d'Innocent XII.

Innocent XII est élu pape le 12 juillet 1691. Très charitable, il lutte contre le népotisme en promulguant la bulle Romanum decet Pontificem en 1692. Il obtient le retrait de la Déclaration des Quatre articles de 1682, qui donnait aux Rois de France autant de pouvoir que le pape, et reconnaît les évêques nommés par Louis XIV.

En 1699, il se prononce en faveur de Bossuet dans la controverse avec Fénelon sur l'Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier a écrite pour soutenir Madame Guyon. Son pontificat diffère avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu'il penche pour la France plutôt que pour l'Allemagne.

  • le 12 juillet 1730 : Clément XII est élu pape.

Lorenzo Corsini est issu d'une famille italienne prestigieuse. Il suit des études dans un collège jésuite, et obtient un doctorat en droit. Il est nommé cardinal par Clément XI avant de succéder au pape Benoit XIII. Il œuvre à améliorer la gestion des Etats pontificaux. Il continue également la lutte contre les jansénistes avec la bulle Unigenitus et la franc-maçonnerie avec la bulle In eminenti apostolatus specula.

  • le 12 juillet 1764 : l'astronome français Charles Messier découvre la première nébuleuse de l'histoire.

Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d'aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu'il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n°27 de son catalogue : Nébuleuse de l'Haltère ou Dumbbell.

  • le 12 juillet 1789 : émeutes à Paris.

De nombreuses manifestations sont organisées rue de Paris et dans le jardin des Tuileries, où les bustes de Jacques Necker et du duc d'Orléans sont portés en cortège. Le Royal-Allemand, régiment de cavalerie commandé par le prince de Lambesc, charge la foule aux Tuileries, faisant plusieurs blessés. Pierre-Victor de Besenval, commandant les troupes massées à Paris, se décide à faire intervenir les régiments suisses cantonnés au Champ-de-Mars.

  • le 12 juillet 1790 : vote de la constitution civile du clergé, la CCC.

Le bas clergé change de camp. En Vendée, par exemple 80% des prêtres refusent le serment. Les jureurs sont nommés, intrus = « trutons ». En Février 1791, a lieu la cérémonie publique du serment à la constitution civile. L'opposition jusqu'alors larvée se fait plus dure ; les premières émeutes ont lieu en Bretagne. Quand la population chasse les prêtres jureurs, les « intrus », la garde nationale pille les églises et en cloue les portes. Les religieuses chassées de leurs couvents et rentrées dans leurs familles brodent des Sacré-Cœur et propagent cette dévotion. Les pèlerinages sont interdits ; ils ont lieu en paroisse et de nuit; Cathelineau, capitaine de paroisse, porte la croix. La répression se fait violente et les mesures vexatoires, imposées au clergé, entraînent en août 1792 un soulèvement avorté dans le sang. 8000 Bleus portent les oreilles de leurs victimes en cocardes.

Baptême par un prêtre réfractaire

Messe clandestine

  • le 12 juillet 1793 : essai du sémaphore de Claude et Ignace Chappe sur 35 kilomètres.

La construction d'une ligne entre Paris et Lille est décidée. L'Ingénieur français Claude Chappe réussit à envoyer le premier message télégraphique sur une distance de 15 kilomètres, de Saint-Martin-du-Tertre dans le Val d'Oise jusqu'à Belleville au Nord-est de Paris. La transmission s'effectue grâce à des relais mécaniques placés sur des points hauts. Les signaux sont observés par longue-vue et retransmis au relais suivant. Jusqu'à l'invention du télégraphe électrique par Samuel Morse en 1837, le télégraphe de Chappe reste le moyen le plus rapide de propagation de l'information.

  • le 12 juillet 1793 : la Provence se soulève.

Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte anglo-espagnole croisant au large.

  • le 12 juillet 1879 : la Loi supprime l'obligation du repos dominical.
  • le 12 juillet 1906 : la Cour de cassation de Rennes annule sans renvoi le jugement prononcé contre Dreyfus.

La Cour de cassation affirme que la condamnation portée contre Dreyfus a été prononcée "à tort". Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894, pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il est gracié par le président Emile Loubet, en septembre 1899. Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d'honneur.

  • le 12 juillet 1944 : massacre de Kerihuel à Plumelec dans le Morbihan.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le lieutenant Marienne, est parachuté sur Plumelec, dans le Morbihan. Il encadre et entraîne les troupes importantes du maquis de Saint-Marcel, environ 1500 à 2000 hommes. Le 18 juin, le maquis est attaqué par d'importantes forces allemandes. Le maquis dispersé, Marienne et ses compagnons changent constamment de cachettes, dans les environs de Plumelec, car ils sont ardemment recherchés par les Allemands et les miliciens. Marienne, qui vient d'être élevé au grade de capitaine, décide de déplacer son camp à Kérihuel, en Plumelec, le 9 juillet. Les Allemands obtiennent, par trahison, des informations sur le lieu où se trouve le capitaine. Le 12 juillet, au matin, Allemands et miliciens surprennent le capitaine Marienne et ses compagnons, alors qu'ils sont encore endormis. Ils sont froidement assassinés.

  • le 12 juillet 1998 : la France championne du monde de football.

L'équipe de France de football devient championne du monde pour la première fois, à domicile, après sa victoire 3 à 0 contre le Brésil, alors champion du monde en titre.

Posté le 12 juillet 2015 à 06h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

11 juillet 2015

C’est arrivé un 11 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juillet : fête de saint Benoit, patron de l'Europe chrétienne.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : "le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent".

En 1964, Paul VI fait de Benoît le saint patron de l'Europe.

  • le 11 juillet  755 : Capitulaire de Ver, sur la taille des monnaies.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d'argent avec son monogramme. Pompidou a fait exactement l'inverse avec la Banque de France en 1973. La France depuis n'a plus de souveraineté monétaire.

  • le 11 juillet  1302 : bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d'or ».

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai. Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées se font face. L'infanterie flamande a aménagé le terrain, très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l'arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d'or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l'église Notre Dame de Courtrai. C'est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d'or. Les "Eperons d'or" demeurent chez l'ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne sont repris par l'armée française qu'en 1382, à la suite de la victoire de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

  • le 11 juillet 1573 : l'édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent une paix avec l'édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d'obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban.

  • le 11 juillet  1708 : bataille d'Audenarde.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d'Audenarde. Les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

  • le 11 juillet  1789 : Louis XVI renvoie Necker.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France, qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d'Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale, où Necker est apprécié.

  • le 11 juillet  1857 : soumission de la Grande Kabylie.

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N'Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

  • le 11 juillet  1937 : la Basilique de Lisieux est inaugurée par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII et légat du pape Pie XI.

  • le 11 juillet  1846 : naissance de Léon Bloy, écrivain français.
  • le 11 juillet  1975 : l'Assemblée nationale adopte un projet de loi qui autorise le divorce "par consentement mutuel".

Aujourd'hui les conséquences sont indéniables : hausse des divorces, de l'union libre, baisse des mariages, de la natalité, hausse de la délinquance et des suicides de jeunes...

Voir les chroniques du 17 janvier, 1 aout et 19 octobre.

  • le 11 juillet  2006 : la Cour de justice des Communautés européennes juge Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu'elle était commissaire européen dans les années 1990.

Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

Posté le 11 juillet 2015 à 06h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)


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