21 février 2017

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril)

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.

 

  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.

Posté le 21 février 2017 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2017

C’est arrivé un 20 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.

Clodius Albinus s'enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d'avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

  • le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l'assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
  • le 20 février 1720 : Paix de La Haye.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l'Espagne de Philippe V, et l'Angleterre alliée à la France, à l'Autriche ainsi qu'aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d'Espagne sont confirmés.

  • le 20 février 1799 : capitulation du fort d'El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
  • le 20 février 1798 : l'armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l'âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

  • le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d'église Sainte-Geneviève.
  • le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

  • le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l'armée d'Espagne et "lieutenant-général de l'empereur" en Espagne.

D'alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d'irréductibles adversaires. Les massacres qu'il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d'unité nationale aux dépens des Français.

  • Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

  • le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu'au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu'il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l'Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s'y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C'est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C'est le quatrième plus long pontificat de l'histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l'encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l'auteur de l'encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l'Église.

  • le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.

 

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n'est reconnu qu'en 1926 avec l'ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l'âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d'un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

  • le 20 février 1907 : décès d'Henri Moissan, chimiste français.

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

  • le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.

Jacinta Marto, l'une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c'était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité.

  • le 20 février 1934 : l'armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
  • le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Posté le 20 février 2017 à 06h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 février 2017

La France n'a pas colonisé l'Algérie. Elle l'a fondée

Posté le 19 février 2017 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.

Lyon, la capitale des Gaules, voit s'affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

  • le 19 février 356 : l'empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
  • le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
  • le 19 février 1122 : l'abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l'avis du Roi Louis VI.

Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».

  • le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
  • le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.

Pour lui l'Angleterre est entrée depuis l'indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d'extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.

  • le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.

Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C'est en recrutant des soldats qu'il est dénoncé.

  • le 19 février 1793: l'île Bourbon devient La Réunion.

Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.

  • le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

  • le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
  • le 19 février 1797 : traité de Tolentino, imposé au pape par la maçonnerie française.

Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l'armistice de Bologne (voir la chronique du 23 juin). Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape formellement mais l'ampute grandement dans les faits. Bonaparte est l'instrument de la politique maçonnique de Paris.

Voici un extrait de la dépêche que Bonaparte adresse au Directoire, le jour même de la signature du traité de Tolentino. « Mon opinion est que Rome, une fois privée de Bologne, Ferrare, la Romagne et des trente millions que nous lui ôtons, ne peut plus exister ; cette vieille machine se détraquera toute seule. Je n'ai pas parlé de religion, parce qu'il est évident que l'on fera faire à ces gens-là, par la persuasion et l'expérience, beaucoup de démarches qui pourront être alors vraiment utiles à notre tranquillité intérieure. Si vous voulez donner vos bases, je travaillerai là-dessus. »'

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 47; Editions Desclée de Brouwer)

Dans les instructions qu'il remit en 1814 à M. de Pressigny, nommé ambassadeur extraordinaire à Rome par Louis XVIII, le prince de Talleyrand s'exprima en ces termes : « Bonaparte essayant déjà les atteintes qu'il porterait plus tard au Saint-Siège, occupa militairement les trois Légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne, et Pie VI fut réduit à consentir au traité de Tolentino, qui le dépouillait de sa souveraineté. Dès la signature de cet acte le Saint-Siège n'était plus libre. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (pages 59 et 60; Editions Desclée de Brouwer)

Ce traité fut inique et rompu unilatéralement par les Française quelques mois après son entrée en vigueur:

Dans une note, en date du 23 juin 18 14, envoyée de Londres aux ministres des grandes puissances, le cardinal Consalvi établit victorieusement l'iniquité et par suite l'invalidité du traité du 19 février 1797.

« En vain, disait le plénipotentiaire de Pie VII, voudrait on citer, à l'égard des trois Légations, le traité de Tolentino ; il n'est guère possible de trouver un motif plus inconsistant et plus dénué de fondement. Rien de plus aisé à prouver que ce traité, fruit de l'agression la plus inique, a été imposé par un ennemi tout-puissant au prince le plus faible, presque aux portes de sa capitale ; que ce prétendu traité de paix n'avait été précédé par aucun état de guerre, comme toutes les publications émises par Pie VI, à cette époque, en font foi ; que ce pontife protesta, lui-même, autant qu'il était dans ses moyens, contre ce traité ; que Sa Sainteté, actuellement régnante, renouvela ces protestations, à peine montée sur le Saint-Siège ; que des traités semblables n'ont pas préjudicié à la réhabilitation d'autres princes, par les souverains alliés, dans la possession entière de leurs pays, ou au moins à leur procurer des indemnisations ; que plusieurs de ces hauts souverains réclament et reprennent eux-mêmes, dans ce moment, des provinces cédées par des traités formels. Il serait facile d'ajouter mille autres motifs encore ; mais en a-t-on besoin, lorsqu'un argument seul, et qui coupe l'arbre à la racine, rend tout le reste superflu ? Le même gouvernement français, qui obligea Pie VI à signer le traité de Tolentino, l'annula peu de mois après par un décret solennel, le déclarant cassé, abrogé, et comme non avenu pour pouvoir s'emparer de tous les Etats du Saint-Siège, ce qui fut exécuté effectivement, en envahissant Rome, en détrônisant le même Pontife avec lequel le traité avait été conclu, et en le conduisant en France, où il mourut dans la captivité. C'est donc une erreur manifeste de croire que la France ait possédé dans les dernières années les trois Légations en vertu du traité de Tolentino qui n'existait plus. Elle les tenait sous sa domination comme le reste des États Pontificaux, uniquement par la loi du plus fort, et par la prépondérance de ses armes.

Cela étant indubitablement ainsi, comment pourrait-on disposer des trois Légations comme appartenant à la masse des possessions françaises en vertu dudit traité, la France elle-même n'ayant aucun titre légal à produire ? Sa Sainteté seule peut donc réclamer, et réclame ici ses trois Légations par les mêmes titres indestructibles et sans réplique, qu'elle a au recouvrement de la totalité de ses États. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 61; Editions Desclée de Brouwer)

La France a donc volé le Comtat Venaissin et Avignon au Pape et à l'Eglise Catholique.

  • le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
  • le 19 février 1858 : quatrième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

  • le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption d'une loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l'attentat du 14 janvier.

  • 19 février 1876 : guérison d'Estelle à qui la sainte Vierge est apparue à Pellevoisin

Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 19 février 1915 : préparation de l'offensive des Dardanelles.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.

The war illustrated juillet 1917

  • le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.
  • le 19 février 1925: première assemblée de la Fédération nationale catholique.

Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.

  • le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !

  • le 19 février 1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d'Avrillé et d'Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d'Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l'échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

Posté le 19 février 2017 à 06h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

18 février 2017

C’est arrivé un 18 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 février 814 : décès d'Angilbert, moine proche de Charlemagne.

Il est l'exécuteur des dernières volontés de l'empereur et l'un des témoins de ces dernières volontés le 28 janvier 814. Il meurt peu de temps après l'empereur le 18 février 814 et est inhumé en l'église du Saint-Sauveur et de Saint-Richard de son monastère.

  • le 18 février 999 : décès du pape Grégoire V.
  • le 18 février 1145 : élection du pape Eugène III.

 

Eugène III, Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, est pape de 1145 à 1153. Ancien moine de Cîteaux, il bénéficie de l'appui de saint Bernard de Clairvaux, avec qui il poursuit la réforme engagée par Grégoire VII. Il fait partir la deuxième Croisade, déjà décidée. Il crée le Sacré Collège, commence la construction du palais pontifical et approuve l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui Ordre de Malte. Forcé de s'éloigner de Rome, où domine alors Arnaud de Brescia, il erre en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que momentanément à Rome. Il meurt le 8 juillet 1153. Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

  • le 18 février 1546 : décès du religieux schismatique Martin Luther.

     

  • le 18 février 1667 : le tome II de "Saint Augustin, la Cité de Dieu" de Giry paraît.

Il contient des vers traduits par La Fontaine.

  • le 18 février 1685 :l'explorateur français René Robert Cavelier de La Salle établit la première colonie au Texas.


  • le 18 février 1712 : mort du Dauphin Louis de France.

Alors que le Grand Dauphin est mort le 14 avril 1711, sa belle-fille et son fils, Louis de France, duchesse et du duc de Bourgogne, meurent les 12 et 18 février. Le 8 mars suivant c'est le tour du duc de Bretagne, leur fils aîné. Seul survit leur plus jeune fils, alors âgé de deux ans seulement, et qui devient le Roi Louis XV en 1715.


  • le 18 février 1800 : le comte Louis de Frotté, est fusillé.

«Pris par traîtrise, puisque Bonaparte lui avait accordé un sauf-conduit, ce dernier fait fusiller Frotté, le prestigieux chef de la Chouannerie normande. Né en 1755 d'une famille protestante, il se convertit au Catholicisme. Le comte Pierre Marie Louis de Frotté se battit avec une intelligence et un courage exceptionnels pour son Roi et pour sa Foi. Il fonda la « Compagnie des hommes de la Couronne » et parvint en 1799 à réunir 10 000 hommes. Il venait pour traiter lorsqu'il fut lâchement agressé avec ses officiers. Une traîtrise de plus fut bientôt l'enlèvement du duc d'Enghien… »

de F.M.Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de chiré, page 89-90)

  • le 18 février 1806 : Napoléon ordonne, par décret, la construction d'un Arc de Triomphe à Paris, à la gloire de la Grande Armée, et l'achèvement du Panthéon.
  • le 18 février 1813 : bataille de Montereau.

Après avoir mis à mal la ville de Montereau, en Seine-et-Marne, les 18 000 austro-wurtembergeois du Prince Frédéric Ier von Wurtemberg s'apprêtent à marcher sur Paris. Mais Napoléon est là et les attend. Il compte bien reprendre le plateau de Surville. Après de durs et couteux combats, 5000 autrichiens tombent aux mains des Français pendant que le reste s'enfuit. Alors qu'un boulet autrichien le frôle, il dit :

« Celui qui doit me tuer n'est pas encore fondu.»

  • le 18 février 1823 : naissance d'Antoine Chanzy, général français.
  • le 18 février 1858 : troisième apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous.

Bernadette Soubirous entend la Vierge lui dire :

" Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas dans ce monde, mais dans l'autre ".

  • le 18 février 1921 : le Français Étienne Œhmichen fait décoller un hélicoptère pour la première fois.

Le français Etienne Oehmichen réussit pour la première fois à faire décoller un appareil à la verticale à 10 mètres de hauteur. Son hélicoptère est équipé d'un moteur de plus de 100 kg développant une puissance de 25 chevaux. Il entraîne deux rotors sous un ballon sphérique de 144 mètres cubes. Le premier vol libre de l'hélicoptère durera une minute seulement.

  • le 18 février 1984 : l'Italie et le Vatican signent une entente en vertu de laquelle le catholicisme cesse d'être religion d'État.
  • le 18 février 2000 : Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour, son ancienne amie, et Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG du groupe pétrolier Elf sont renvoyés par les juges Eva Joly et Laurence Vichnievsky devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du dossier Elf.

Posté le 18 février 2017 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 février 2017

C’est arrivé un 17 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 février 1332 : Philippe VI émancipe son fils, Jean, héritier du trône, et le fait duc de Normandie.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l'avenir surtout que le roi d'Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

  • le 17 février 1454 : le « Vœu du faisan ».

L'année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l'empereur appellent à une nouvelle croisade. C'est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l'occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu'on lui apporte à manger, lors d'un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

  • le 17 février 1563 : naissance du duc François de Guise.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 17 février 1596 : le duc de Guise empêche la prise de Marseille par les Espagnols.
  • le 17 février 1670 : la France signe une alliance défensive avec la Bavière pour une action concertée à la mort de l'un des monarques, Léopold Ier d'Allemagne ou Charles d'Espagne.
  • le 17 février 1673 : mort de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d'un malaise sur scène, alors qu'il joue le rôle du "Malade imaginaire". Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu'il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n'ont d'ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l'église Saint-Eustache sans service solennel.

 

  • le 17 février 1781 : naissance de René Laennec, médecin français.

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l'hôpital Necker de Paris. Il est l'inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le "Traité d'auscultation médiate" et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

  • le 17 février 1795 : Traité de la Jaunaye.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l'ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l'alternative: « être tué, ou tuer ». L'hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu'ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu'ils n'auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l'annonce du débarquement du comte d'Artois après l'annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l'abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l'importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l'Histoire, qu'un régime d'oppression, s'appuyant sur la Terreur, ne peut s'établir durablement lorsqu'on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

  • le 17 février 1798 : Berthier transmet au pape Pie VI l'ordre du Directoire de quitter Rome dans les 3 jours.
  • le 17 février 1800 : Bonaparte crée les fonctions de préfets et de sous-préfets.
  • le 17 février 1810 : les Etats pontificaux sont annexés à l'Empire et transformés en deux départements.

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l'Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l'Empire. Le pape peut s'installer ou à Rome ou à Paris. L'héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

  • le 17 février 1852 : contrôle de la presse renforcé.

Par un décret le 17 février, alors qu'elle avait été suspendue au lendemain du coup d'Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d'obligations et de sanctions prévues.

  • le 17 février 1859 : les Français prennent Saigon.

Une flotte française, commandée par l'amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l'appel à l'aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s'est allié avec l'un d'eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l'Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

  • le 17 février 1863 : création de la Croix-Rouge.
  • le 17 février 1871 : Denfert-Rochereau évacue Belfort.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

  • le 17 février 1914 : le projet d'impôt sur le revenu de Joseph Caillaux est rejeté par le Sénat car "contraire aux mœurs".
  • le 17 février 1916 : les troupes françaises et britanniques occupent la colonie allemande du Cameroun.
  • le 17 février 1916 : déclaration de J-P Warburg devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l'époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

  • le 17 février 1966 : mission accomplie pour Diapason.

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

  • le 17 février 1966 : déclaration de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l'interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d'excommunication, de s'inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s'agit, la discipline canonique n'a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l'excommunication ni les autres peines prévues n'ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l'interprétation du canon dont il s'agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d'interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d'un lieu. L'intention de la S. Congrégation n'était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

  • le 17 février 1986 : à Versailles commence le 1er Sommet international de la francophonie.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d'habitants, y prennent part.

  • le 17 février 2001 : une intuition de Jean Raspail se réalise…

Un cargo, « l'East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s'échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l'époque !

  • le 17 février 2002 : fin du cours légal du franc français après 641 ans d'existence.

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Saint-Exupéry (1900-1944)                Debussy (1862-1918)

Delacroix (1798-1863)

Pascal (1623-1662)

Eiffel (1832-1923)

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l'épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs »

Le Franc ne subsiste plus qu'à travers les francs CFA et CFP.

  • le 17 février 2004 : au Portugal, 17 personnes sont acquittées des charges d'avortement au terme d'un procès très médiatique qui relance le débat sur un assouplissement de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse.

Posté le 17 février 2017 à 06h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 février 2017

C’est arrivé un 16 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l'abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l'absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L'histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l'Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu'on s'y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d'Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu'à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l'Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l'image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d'une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

«Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L'évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s'arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire "Joie" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l'Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l'Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l'an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, est retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d'Avignon, le 28 mai 1384 dit que "dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde". Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d'après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d'Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    "J'ai demandé à Notre Dame de Liesse qu'il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer."

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d'Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplie Notre Dame de Liesse :

    "O vous, dit-elle, qui avez retiré de la prison d'Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l'angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l'avez retrouvé, ayez pitié de moi."

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l'habillait toujours en blanc en l'honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l'amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l'illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l'Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d'Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l'un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d'Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L'Eglise l'a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l'épargnait, d'aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l'âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D'auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d'un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d'être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l'Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l'Anglais envahisseur. Jeanne d'Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d'une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d'Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire "un navire d'argent pesant six vingt dix marcs".
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d'où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l'enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s'épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d'immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue...
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L'année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l'oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l'assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l'un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l'armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l'élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d'arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d'entrer au Carmel.

«Monsieur l'Archevêque, chère fille, m'ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c'est pour Dieu seul, je ne puis m'opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n'est pas possible, partout ailleurs c'est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m'occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J'ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n'y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu'il vient de mettre au point : la décomposition de l'eau en oxygène et en hydrogène.


Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l'eau en hydrogène et oxygène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s'entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d'Etat.

"Il n'y aura pas d'Etat politique fixe s'il n'y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu'on n'apprendra pas dès l'enfance s'il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l'Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines [...] et sera constamment exposé aux désordres [...]".

  • le 16 février 1808 : l'armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d'un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l'encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L'offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l'allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est d'abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l'affaire Péchiney pour "recel de délit d'initié".

Posté le 16 février 2017 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2017

Génocide vendéen : "un geste fort serait d’effacer le nom du général Turreau de l’Arc de Triomphe"

Diplomate et juriste, Jacques Villemain vient de publier un ouvrage intitulé Vendée, 1793-1794. Interrogé dans le Courrier de l'Ouest, il déclare :

2017-02-villemain-vendee-6-587f2b8639bf4« Je suis passionné d’histoire, je ne lis que ça. J’étais en poste à La Haye aux Pays-Bas quand est sorti un numéro de la revue « L’histoire » consacré à la guerre de Vendée. Il y avait toute une partie sur la question du génocide et j’ai constaté que tous les historiens étaient contre cette thèse. Or à cette époque, en juin 2012, j’avais affaire quotidiennement dans les tribunaux que je suivais à ces questions de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide. Il m’a sauté aux yeux que les arguments de ces historiens ne tiendraient pas bien longtemps la route devant un tribunal pénal. »

Qu’est-ce qu’un génocide du strict point de vue du droit ?

« Le crime contre l’humanité, y compris le génocide, a été défini pour le procès de Nuremberg. Le génocide, définition précisée en 1948 par l’ONU, c’est la « destruction totale ou partielle d’un groupe national, racial, ethnique ou religieux, comme tel ». Selon la jurisprudence pénale internationale, il faut entendre par là un groupe stable et permanent. »

Votre thèse, c’est qu’il y a eu « génocide » en Vendée en 1794. Comment arrivez-vous à cette conclusion ?

« Mes analyses n’engagent bien entendu que moi seul. Je restreins le crime de génocide concernant la guerre de Vendée à la période après janvier 1794, c’est-à-dire au moment des Colonnes infernales. Les armées bleues ratissent la Vendée militaire en tuant toutes les personnes qu’elles rencontrent. Elles considèrent qu’on ne pourra pas instaurer la République si on n’éradique pas cette « race maudite » pour reprendre une expression de l’époque. Le fait de massacrer tous les Vendéens - femmes, enfants vieillards - sans se poser la question de savoir s’ils sont républicains ou pas, rebelles ou pas, est constitutif du crime de génocide. On les tue parce qu’ils sont vendéens et non pour ce qu’ils ont fait. »

On vous opposera qu’on ne peut pas qualifier de génocide des crimes commis 150 ans avant la création même de ce concept…

« Je me suis posé cette question bien sûr. La convention de 1948 de l’ONU sur le génocide précise que les nations civilisées ont toujours reconnu que vouloir éradiquer une population entière était un crime. Cela correspond à un principe de philosophie du droit très ancien disant que certaines lois non écrites, portant les valeurs humanistes, s’imposent même en l’absence de lois écrites et même contre elles si les lois écrites les nient. Par exemple : une loi raciste n’est pas une loi qui puisse obliger en conscience. Et commettre des actes racistes en exécution d’une telle loi, même dûment votée et publiée au JO, serait toujours nécessairement une infraction pénale : c’est reconnu dans notre droit positif. Il est donc parfaitement légitime en droit d’appliquer le crime de génocide à des faits qui lui sont antérieurs. Les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo n’ont rien fait d’autre en 1945. » [...]"

Que devrait faire la France, selon vous, pour reconnaître ses crimes ?

« S’agissant de la Vendée, le crime n’a jamais été reconnu et nommé. 15 à 20 % de la population dans les quatre départements de la Vendée militaire ont été tués. Pour qu’il y ait réconciliation, il faut qu’il y ait vérité. La représentation nationale pourrait le faire en annulant les lois des 19 mars, 1er août et 1er octobre 1793 qui ont conduit au génocide. Il faudrait annuler ces textes comme on l’a fait pour les lois de Vichy en 1945. Concernant les Colonnes infernales, un geste fort serait d’effacer le nom du général Turreau de l’Arc de Triomphe aussi. C’est symbolique, bien sûr, mais dans ce domaine les symboles ont de l’importance. »

Posté le 15 février 2017 à 19h02 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 15 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 février 1113 : l'ordre des Hospitaliers est reconnu.

Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l'ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l'appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.

À l'origine, ce n'est qu'un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l'établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l'ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s'empareront de l'île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de "chevaliers de Rhodes". Lorsque Charles Quint leur fera don de l'île de Malte, ils prendront le nom qu'on leur donne aujourd'hui de "chevaliers de Malte".

  • le 15 février 1145 : décès du pape Lucius II.
  • le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.

Nicolas IV, Girolamo Masci, naît à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.

  • le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.

Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d'une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.

  • le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
  • le 15 février 1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.

Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».

C'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Cœurs».

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l'œuvre de Dieu, la rassure et l'encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l'exil. Il meurt à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929,  Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l'emporte, le 15 février 1682, il n'a que 41 ans mais la mission est accomplie.

  • le 15 février 1710 : naissance de Louis XV.

Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l'âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu'en 1723 par Philippe d'Orléans.

Louis XV en 1712, habillé en robe (coutume pour les très jeunes garçons de l'aristocratie)

Conformément à la coutume, il est élevé jusqu'à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents, sa mère et le Petit Dauphin son père. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d'Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d'Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l'oncle de Louis XV victime d'un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d'une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :

"Voilà tout ce qu'il me reste de ma famille".

C'est-à-dire son arrière-petit fils ! Louis XV est sacré le 25 octobre 1722. Voir la chronique du 1er septembre.

  • le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.

Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l'autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l'Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d'Eglise et d'Etat.

  • le 15 février 1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.

Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d'Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.

  • le 15 février 1775 : début du pontificat de Pie VI.

Giannangelo Braschi est élu pape à l'âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :

- la nationalisation des biens du clergé.

- l'abolition arbitraire par l'assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l'écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l'époque en France).

- la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu'elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».

- la perte du pouvoir temporel de l'Eglise dont les possessions sont annexées par l'empire.

Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.

  • le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.

     

  • le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.

La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C'est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.

  • le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.

Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.

  • le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.

Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d'un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.

  • le 15 février 1806 : l'armée française occupe Naples.

Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n'abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant "prince français" il devient vassal de Napoléon.

Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.

  • le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
  • Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.

La Vierge lui annonce qu'elle a été touchée par ses prières et qu'elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :

"J'ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m'a obtenu de son fils ma guérison entière."

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d'une maladie incurable, écrit, avec un cœur d'enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d'intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l'Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d'Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.

Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l'ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l'océan Atlantique. Avec le "Trieste" qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le "FNRS III" est un des fleurons de l'exploration sous-marine française.

  • le 15 février 1963 : trois officiers accusés d'avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
  • le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l'immunité d'Édith Cresson.

Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l'ancienne commissaire dans le cadre de l'affaire « Berthelot ».

Posté le 15 février 2017 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

14 février 2017

C’est arrivé un 14 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 février 842 : union de Charles le Chauve et Louis le Germanique, par les Serments de Strasbourg.

Charles le Chauve, Roi des Francs

Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu'il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d'alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l'ancêtre de l'allemand. Ce serment d'assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l'existence d'une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l'actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.

Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.

  • le 14 février 1130 : élection du pape Innocent II, et de l'antipape Anaclet II.

Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d'Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l'Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d'Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier "grand abbé" de Cluny ; et c'est finalement, en 1138, après la défaite par l'armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu'Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.

  • le 14 février 1367: le pape Urbain V dédicace l'église St-Germain de Montpellier dont il consacre le maître-autel à Notre-Dame, à Notre-Seigneur et à St-Benoît.

    Le cloître Saint-Benoît, fondation d'Urbain V, devenu de nos jours la cour d'honneur de la Faculté de médecine de Montpellier

  • le 14 février 1663 : le Canada devient une province du Royaume de France.
  • le 14 février 1747 : fondation de l'École nationale des ponts et chaussées.

Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d'une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.

Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s'appelle aujourd'hui l'École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.

  • le 14 février 1778 : première rencontre entre les marines française et américaine.

Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le "Robuste" de la Royale.

  • le 14 février 1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.

« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. » 

  • le 14 février 1800 : Georges Cadoudal dépose les armes.

Suite à la bataille du pont du Loc'h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l'insistance du Premier Consul.

Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l'armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

  • le 14 février 1814 : à Vauchamps quatrième succès consécutif de Napoléon sur Blücher depuis le 10 à Champaubert.
  • En 4 jours 40 000 Prussiens ont été mis hors de combat, mais les Autrichiens ne sont pas loin de Paris.
  • 14 février 1841: le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.

Ce discours est prononcé pour l'inauguration de l'ordre des frères prêcheurs en France.

« C'est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c'est aussi lui qui a fondé au milieu d'eux une société universelle et indivisible ; c'est lui qui a fait la France, et qui a fondé l'Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l'une de l'autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l'âme et le corps sont unis ; et de même que l'âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l'éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu'un peuple s'honore d'une alliance particulière avec l'Eglise : alors l'amour de l'Eglise et l'amour de la patrie semblent n'avoir plus qu'un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »

[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d'autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c'était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c'était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n'est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c'est la papauté, à qui il a plu, par justice, d'appeler nos rois les fils aînés de l'Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s'il est possible ; afin d'exprimer plus énergiquement ce qu'elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, - Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]

L'Église a couru trois périls suprêmes : l'arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l'erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu'il se trompe contre Dieu. […]

Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l'esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L'arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l'éternité. […]

Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l'avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j'ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j'ai dit le bien ; je blâmerai, comme j'ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

  • le 14 février 1858 : deuxième apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette.

Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.

  • le 14 février 1879 : la Marseillaise redevient l'hymne national de la France.

La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

Rappelons qu'elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d'hymne royal français jusqu'en 1792. En voici les paroles :

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

 

Qu'il ait un règne heureux

Et l'appui des Cieux

 

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

 

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

 

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de "Grand Dieu sauve le Roy" pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi», sur la même musique, et dont les paroles sont:

« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,

Dieu bienfaisant !

Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant

Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,

Ce sang chéri

Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,

Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,

Tu sais pourquoi

Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,

Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,

Les vrais Français,

Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits

Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »

Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le "God save the queen /king »;par la Russie ("God save the tsar") et l'Allemagne ("Gott erhalte Franz den Kaiser", "Dieu sauve l'Empereur Franz", adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !", que du Roi de Prusse, ou de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu'en 1918..

  • le 14 février 1885 : combat de Shipu.

Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l'amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d'une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s'empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu'avec le traité de Tianjin, en juin.

  • le 14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général français, héros de Diên Biên Phu et de la guerre d'Algérie.

Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu'aux guerres d'Indochine et d'Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.

  • le 14 février 1933 : Inauguration à Paris du premier service d'horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.

La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.

Posté le 14 février 2017 à 06h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 février 2017

C’est arrivé un 13 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 février 721 : décès de Chilpéric II, Roi des Francs et de Neustrie.
  • le 13 février 1130 : décès du pape Honorius II.
  • le 13 février 1514 : les funérailles d'Anne de Bretagne sont célébrées à la collégiale St-Sauveur, où son corps est transporté.

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d'exemple pour toutes les funérailles royales jusqu'au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu'elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis.

  • le 13 février 1575 : sacre d'Henri III, Roi de France.

En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d'un Royaume divisé, où son autorité n'est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l'exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l'erreur et la Vérité sur un pied d'égalité. Impressionné d'avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l'ordre du Saint Esprit, pour remplacer l'ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d'un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s'adonne avec ses mignons. Bien qu'ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c'est en fils aîné de l'Eglise qu'il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s'éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n'y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s'engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu'elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu'elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d'Arc ; telle qu'elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu'à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu'à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d'un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l'Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

Voir aussi les chroniques des 1er et 2 août et du 19 septembre.

  • le 13 février 1651 : Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
  • le 13 février 1790 : la France supprime et interdit les vœux monastiques.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

  • le 13 février1806 : Napoléon rompt avec Pie VII.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : "Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'empereur".

  • le 13 février1806 : Napoléon écrit à Fesch :

"Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l'expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et [...] Exigez aussi l'interdiction des ports aux navires de ces puissances".

  • le 13 février 1813 : Napoléon fait proclamer le concordat de Fontainebleau, loi d'Empire.
  • le 13 février1820 : assassinat du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France.

Dans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse. Fils du comte d'Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d'hériter du trône, si l'on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu'elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

  • le 13 février 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l'illusion du mouvement: le "cinématographe". L'appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d'encouragement à l'industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n'imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont "L'Arroseur arrosé".

  • le 13 février 1917 : arrestation de Mata-Hari par le contre-espionnage français.

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d'espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

  • le 13 février 1941 : le chef de l'Etat, le maréchal Pétain rencontre le caudillo espagnol, le général Franco à Montpellier.
  • le 13 février 1960 : premier essai nucléaire français à Reggane dans le désert de Tanezrouft en Algérie

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", s'enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

  • le 13 février 2005 : décès de sœur Lucie.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l'âge de 97 ans alors qu'elle est malade depuis trois mois.


Lucia Santos, cousine de Francisco et de Jacinta Marto

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d'apparitions a cessé en octobre de la même année.


Jean-Paul II est allé trois fois à Fatima.

Posté le 13 février 2017 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

12 février 2017

C’est arrivé un 12 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Rappelons-nous:

  • le 12 février 881 : sacre du Roi de Francie Charles « Le Gros » comme empereur d'Occident.
  • le 12 février 1049 : élection du pape saint Léon IX.

Bruno d'Eguisheim-Dagsburg, né à Eguishem en Alsace, est élu pape, devenant le 152e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon IX.

Cousin de l'empereur Henri III, qui l'a imposé comme pape à la diète de Worms en décembre 1048, Léon IX veut être régulièrement élu et reçoit, ce jour, les insignes de sa charge. Actif réformateur, il rend sa dignité au pouvoir pontifical. Sa fin de pontificat est marquée par le schisme d'Orient, rupture totale entre Rome et l'Église orthodoxe.

  • le 12 février 1420 : attentat de Champtoceaux, les comtes de Penthièvre enlèvent le duc de Bretagne.
    • le 12 février 1429 :« Journée des Harengs ».

Les Anglais ne pouvant tirer des vivres d'un pays ruiné, en font venir de Paris sous escorte.

Les assiégés emmenés par les capitaines Français attaquent, près de Rouvray-Saint Denis, petite ville de Beauce, un convoi de 300 chariots de ravitaillement de harengs séchés que les assiégeants transportent. Entre Charles de Bourbon, John Stuart avec un bataillon d'écossais, Louis de Culan, et un Gascon qui s'appelle Jean La Hire l'entente est difficile. A cause de l'impétuosité écossaise, qui a fait déjà perdre la bataille de Verneuil, ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite. Le découragement des Français est à son comble, Orléans semble perdu.


Enluminure du XVe siècle dépeignant la Journée des Harengs.

  • le 12 février 1552 : la France d'Henri II déclare la guerre à l'empereur Charles Quint.

Les hostilités s'ouvrent dans l'Est.

  • le 12 février 1606 : Sully devient, par la volonté d'Henri IV, duc de Sully et Pair de France.
  • le 12 février 1664 : par le traité de Pise, Louis XIV rend Avignon au pape Alexandre VII.
  • le 12 février 1689 : la Diète allemande déclare la guerre à la France après la Campagne du Palatinat.

Cela fait suite au sac du Palatinat par les armées françaises l'année précédente pour couvrir les frontières de l'est face au Saint-Empire qui a déclaré la guerre à la France en décembre. Sac à ne pas confondre avec celui de Turenne de 1674.

  • le 12 février 1772 : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles qui portent son nom.


Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec.

Le 12 février 1772, dans le sud de l'océan Indien, il aperçoit une terre qu'il pense être le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s'agit en fait des îles Kerguelen. Le mauvais temps empêche tout débarquement jusqu'au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du Roi.

  • le 12 février 1794 : Momoro, membre du club des Cordeliers dénonce le «modérantisme» à la Convention, pas assez sanguinaire à ses yeux.

Pendant ce temps, les "Colonnes infernales" de Turreau tuent plus de quatre cents personnes sans défense et qui ne se battent pas, près de Port-Saint-Père.

  • le 12 février 1866 : ultimatum américain à Napoléon III pour le retrait des troupes françaises du Mexique.

C'est l'application de la doctrine Monroe, l'Amérique aux Américains. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de créer une armée nationale. L'expédition française a commencé en 1862, quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappelle ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

  • le 12 février 1910 : une loi pour la retraite à soixante-cinq ans est votée en France.
  • le 12 février 1931 : débuts de Radio Vatican.

La radio est inaugurée par le pape Pie XI, suivant le désir du pape après l'instauration de l'État du Vatican; son premier émetteur est équipé par Guglielmo Marconi, l'inventeur de la radio. Il est installé dans une tour au sommet des Jardins du Vatican. Radio Vatican se veut être la voix du Pape.

  • le 12 février 1934 : grève générale en France après les manifestations du 6 février.
  • le 12 février 1961 : la France lance sa première fusée : Véronique. Elle atteindra 140 km d'altitude.
  • le 12 février 2002 : arrestation de René Teulade.

L'ancien ministre socialiste français aux Affaires Sociales René Teulade est interpellé dans le cadre d'une enquête sur la mutuelle de retraite de la fonction publique.

  • le 12 février 2016 : rencontre historique entre le Pape François 1er et le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill.

La rencontre préparée dans le détail a lieu à Cuba, en « terrain neutre ». Un rapprochement des Catholiques et des Orthodoxes semble se dessiner.

Les Eglises catholiques et orthodoxes sont séparées depuis le schisme de 1054. Aujourd'hui, il y a environ 1,2 milliard de catholiques dans le monde et plus de 250 millions d'orthodoxes, dont les deux-tiers sont orthodoxes russes. Si le patriarche œcuménique de Constantinople est le chef officiel de l'orthodoxie, l'église russe a souvent affirmé son autonomie.

Il faut rappeler que Nicodème, le patriache russe meurt d'une attaque cardiaque en 1978, lors d'une entrevue avec le nouveau pape Jean-Paul Ier au Vatican. Il a le temps de lui avoué qu'il est catholique.

 

Posté le 12 février 2017 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 février 2017

C’est arrivé un 11 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • en 778 : Baptême du Sarrazin Mirât ; la Vierge Marie rentre chez Elle (voir la fin de la chronique).

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Tiré de La Vierge Marie dans l'histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)

Voir la chronique du 18 janvier.

  • le 11 février 731 : décès du pape saint Grégoire II.
  • le 11 février 824 : décès du pape saint Pascal Ier.

98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier est Souverain Pontife du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, Roi de France et empereur d'Occident, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 11 février 1302 : Philippe le Bel fait brûler la bulle Ausculta Fili.

« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l'incipit, l'en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.

Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu'autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d'impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.

De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.

Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.

  • le11 février 1511 : mort de Charles II d'Amboise de Chaumont.

Fils aîné de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d'aménagement pour son palais.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l'avant-garde de l'armée du Roi à la bataille d'Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l'âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d'Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur "Jean d'Authon", car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »


Portrait de Charles d'Amboise (1473-1511), par Andrea Solario, Musée du Louvre.

  • le 11 février 1536 : Philippe Chabot, amiral de France, occupe la Bresse et la Savoie

La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d'Italie, dans laquelle François 1er et l'empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.

  • le 11 février 1543 : le roi Henri VIII d'Angleterre signe une alliance avec Charles Quint contre la France.

Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d'unifier par la force l'Ecosse à l'Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.

  • le 11 février 1650 : mort de René Descartes, philosophe et mathématicien français

René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C'est un philosophe et un scientifique de l'époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvatus prodeo » (Je m'avance caché).

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs affirme :

« La « Bête » s'est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu'au féminisme avorteur d'aujourd'hui. »(*)

Il poursuit plus loin :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)

Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l'un des hommes les plus responsables de l'allure et de la physionomie de l'ère moderne que l'on peut particulièrement   caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n'est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l'origine de la profonde inhumanité de la science moderne. »(***)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21

(**) Idem page 53

(***) Idem page 54

Le Discours de la méthode

Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l'origine d'une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.

  • le 11 février 1744 : une bataille navale s'engage entre une flotte anglaise et une flotte franco-espagnole devant Toulon.

Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s'achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.

  • le 11 février 1798 : les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.

Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.

  • le 11 février 1809 : Napoléon écrit à Roederer.

"Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse; c'est la France; je couche avec elle... Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n'ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c'est que je ne le crois pas utile pour elle".

  • le 11 février 1814 : victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail.

Avec deux fois moins d'effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu'il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.

La cavalerie de la Garde se jette sur les carrés russes (peinture de Wojciech Kossak).

  • le 11 février 1858 : première apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, 14 ans dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. Il y en aura 18.

Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :

«J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».

Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous

En 1862, l'église reconnaît l'existence des apparitions à Lourdes, qui devient l'un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l'habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.

  • le 11 février 1868 : mort du physicien et astronome français Léon Foucault.

On lui doit l'invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d'une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d'un pendule d'une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.

  • le 11 février 1895 : discours de Jaurès à la Chambre des députés.

Il est possible de lire dans le N°1439 de l'Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s'agit d'un extrait d'une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :

«C'est que l'humanité dans l'univers est une grande commission d'enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c'est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c'est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu'une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c'est que si l'idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et de le traiter comme l'égal avec qui l'on discute, mais non comme le maître que l'on subit…. »

Voilà ce qu'affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; elle a été baptisée dans le sang des martyrs catholiques de la révolution. Aujourd'hui cette lutte à mort continue.

  • le 11 février 1922 : naissance d'Hélie Denoix de Saint Marc, militaire français.

Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d'Alger, emprisonné par De Gaulle. C'est un homme d'honneur comme on en trouve peu de nos jours.

  • le 11 février 1929 : signature des accords du Latran.

Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l'église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

Il est doublé d'un concordat qui instaure le catholicisme comme la "seule religion de l'Etat Italien". L'enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l'Italie, et Rome comme capitale du pays.

Carte du Vatican, le plus petit Etat du monde.

  • le 11 février 1950 : mise en place du SMIG.

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

  • le 11 février 2013 : le Pape Benoit XVI annonce qu'il renonce à ses fonctions à partir du 28 février.

Posté le 11 février 2017 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

10 février 2017

Désaccord avec le pape ? L'exemple de saint Robert Bellarmin

Un moine-blogueur écrit à propos des troubles actuels au sein de l'Eglise (Franciscains de l'Immaculée, Ordre de Malte, Dubia sur l'exhortation Amoris Laetitia, les relations diplomatiques avec la Chine, la traduction du Missel romain et le renouvellement total de la Congrégation pour le Culte divin...) :

Unknown-26"[...] Dans cette question, le plus prudent serait de faire confiance a priori à l'autorité. Si le pape agit dans un certain sens, et reste discret sur ses motivations réelles, on doit patienter et faire confiance, jusqu'à ce que la pleine lumière soit faite. Ceci dit, certains peuvent avoir des informations sûres qui tendent à prouver une forme d'injustice dans l'exercice de l'autorité. Un désaccord, complet ou partiel, avec le pape serait pour eux une chose légitime. Mais je crains que certains, ayant des préjugés au départ contre le pontife, n'aille un peu vite en besogne. Une critique du pontife romain est donc possible, mais elle doit se baser sur des faits certains et non sur des préjugés. Saint Robert Bellarmin, docteur de l’Église, non suspect de manque de loyauté envers le Saint-Siège, eut un désaccord avec le pape Clément VIII et il dut s'éloigner de Rome. Ici c'est le cardinal qui est saint et non le pape. Toute la vie de Saint Robert Bellarmin a été un service ardent, passionné de l'Église et du Souverain Pontife. Mais cet amour de l'Église et du Pape a été assez fort pour que Saint Robert Bellarmin ose parler avec sa liberté de prophète. Saint Robert Bellarmin a su dénoncer les abus de la Cour romaine, rédigeant à l'adresse de Clément VIII un mémoire dénonçant les grands abus qui sévissaient dans son entourage. Sans platitude, Saint Robert Bellarmin eut le courage de soutenir que le Pape n'avait qu'un pouvoir indirect sur les États : en 1610, il publie Du pouvoir du Souverain Pontife dans les affaires temporelle, De potestate Summi Pontificit in rebus temporalibus, ce qui lui valut d'être mis à l'index. [...]"

Posté le 10 février 2017 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 février 856 : entrevue de Louvier.

Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d'Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.

  • le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
  • le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
  • le 10 févier 1638 : consécration de la France par le Roi Louis XIII.

«Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s'exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.

C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.

La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

«  N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Le vœu de Louis XIII à la Vierge
1638 ; Caen, musée des Beaux-Arts.

La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu'il consacre immédiatement la France à Marie, à l'annonce de l'attente de l'enfant, sans savoir si c'est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis (*)

  1. Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté; mais Louis XIV se charge d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n'est terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Autre lien possible:

http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

Qu'attendons-nous pour demander à nos évêques d'accomplir l'ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?

Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d'Autriche et Philippe d'Orléans (alors duc d'Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Louis XIV offrant sa couronne à une Vierge à l'Enfant
1643, Hambourg, Kunsthalle.

Voir les chroniques du 14 mai, du 27 septembre et du 17 octobre.

  • le 10 février 1763 : le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.

Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l'est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique. De son côté, l'Espagne récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l'Empire britannique.


Vue de Québec 1763

  • le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
  • le 10 février 1817 : l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d'occupation en France.
  • le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l'ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.

  • le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.

Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d'Ivoire), y loue un fort contre une "coutume" annuelle de 4 000 francs jusqu'en 1915.

  • le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, "Arcanum Divinæ".

Extrait :

« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l'Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l'intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l'humanité. Tous les âges admireront l'invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d'Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d'Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »

  • le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.

Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d'une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l'alpinisme. Il signe avec l'Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l'Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :

« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l'apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».

En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :

« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »

Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur. Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.

  • le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l'assemblée nationale en première lecture.
  • le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
  • le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
  • le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant "reconnaissance de la Nation et contribution nationale" en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).

Posté le 10 février 2017 à 05h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

09 février 2017

C’est arrivé un 9 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 févier 249 : décès de Sainte Apolline martyre chrétienne.
  • le 9 févier 772 : élection du pape Adrien Ier, qui devient le 95e pape de l'Église catholique.

Le pape Adrien et Charlemagne

Il mit fin à la première crise iconoclaste. Il décède le 29 décembre 795.

  • le 9 févier 1119 : début du pontificat de Calixte II.
  • le 9 février 1350 : mariage de Jean II le Bon et de la veuve de Philippe de Bourgogne, Jeanne d'Auvergne
  • le 9 févier 1621 : début du pontificat de Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi, naît à Bologne en 1554 ; le souverain pontife choisit le nom de Grégoire XV. Pape de transition, son pontificat est assez riche, mais particulièrement court, puisqu'il décède en juillet 1623, un peu plus de deux après son élection.

  • le 9 févier 1651 : Louis XIV prisonnier aux Tuileries.

La Fronde des princes bat son plein. Mazarin a déjà dû fuir la capitale. Le jeune Roi et sa mère ont tenté de fuir Paris la veille. Mais une émeute les a retenus avec la cour. Le futur cardinal de Retz mène les émeutiers ; il finira emprisonné un an plus tard. La milice bourgeoise de Paris se rend au Palais-Royal pour s'assurer de la présence du Roi Louis XIV. La famille royale est donc prisonnière, empêchée de rejoindre Mazarin à St-Germain.

  • le 9 févier 1718 : des colons français débarquent en Louisiane.
  • le 23 févier 1747 : le Dauphin Louis épouse Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne à Versailles.

Voir la chronique du 23 février.

  • le 9 févier 1778 : le Mont-de-piété ouvre à Paris.

Il ouvre rue des Franc-bourgeois. Framboisier en est le directeur. Le Roi Louis XVI avait ordonné sa création pour soulager la misère à Paris.

  • le 9 févier 1792 : le séquestre des biens des émigrés est prononcé, il sera réglementé le 29 mars.
  • le 9 févier 1794 : les colonnes infernales poursuivent leurs massacres.

Le 9 février, alors que l'on destitue Carrier à Nantes, on fusille deux cents personnes à la Haie-aux-Bonshommes près d'Angers, et deux cents trente-cinq personnes près des redoutes de Bournand au sud de Saumur.

  • le 9 févier 1801 : la paix de Lunéville marque la fin de la deuxième coalition.

La France et l'Autriche signent un traité de paix à Lunéville qui confirme et renforce les clauses du traité de Campoformio (le 17 octobre 1797). La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France, ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

  • le 9 févier 1818 : un jeune curé arrive dans sa paroisse, il se nomme Jean Marie Vianney et sera connu mondialement sous le nom de Saint Curé d'Ars.

Alors qu'il ne trouvait pas le chemin de sa future paroisse, il demande la bonne direction à un gamin qu'il croise. Il lui dit en le quittant :

« Tu m'as montré le chemin du village, je te montrerai celui du Ciel. »

Il y reste 41 ans, jusqu'à sa mort. Sa paroisse est à l'image de la France, déchristianisée et ravagée par 10 ans de persécutions sanglantes suivis de plus de 12 ans de guerres ininterrompues. Dans Ceux qui croyaient au Ciel, Geneviève Esquier, après avoir résumé sa vie et son apostolat paroissial note (page 314):

«En ce milieu du XIXe siècle, dans une France où montent un libéralisme et une morale laïque qui relèguent la vie théologale à une façon de vivre archaïque sur la palette pluraliste des opinions possibles, parce qu'il a cru à l'Amour et à la liberté donnée à chacun de lui dire « oui », parce qu'il a offert sa vie pour les pécheurs, le curé d'Ars a converti sa paroisse, redonné tout son sens au ministère sacerdotal, converti à travers les frontières et les âges, des générations, qui viennent encore aujourd'hui en pèlerinage demander son intercession, et maintenu en France l'histoire et la victoire invisibles de la Grâce, au cœur de l'une de nos plus grandes tourmentes politiques.

Pour cela, Satan lui a crié un jour : « s'il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit. »

  • le 9 févier 1849 : nouvelle République romaine de Mazzini.

L'abolition des États pontificaux est décrétée par une Assemblée constituante et la république romaine est proclamée. À sa tête est placé Giuseppe Mazzini. Toutefois, l'armée française de Louis Napoléon, commandée par Oudinot, met un terme à l'insurrection et rétablit le pape Pie IX dans ses pouvoirs. Celui-ci réintègrera Rome au cours du mois d'avril 1850.

  • le 9 févier 1859 : Napoléon et l'Italie.

Dans une brochure intitulée Napoléon III et l'Italie, Louis de la Guéronnière (1816-1875) rend publiques les idées de l'empereur sur le problème italien. Véritable porte-parole de Napoléon III en matière de politique étrangère, il récidive le 22 décembre par une autre brochure : Le Pape et le Congrès.

A la Salette la Vierge dira aux voyants le 19 septembre 1846 :

« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife PIE IX, ne sorte plus de ROME après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.

Qu'il se méfie de NAPOLÉON ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt DIEU se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à le faire élever. »

  • le 9 févier 1893 : condamnation de Ferdinand de Lesseps.

Lesseps est condamné, avec son fils Charles, pour malversation à 5 ans de prison et 3000 Francs d'amende; Fontane à 2 ans et 3000 Francs, pour escroquerie, dans le procès de la Compagnie de Panama.

  • le 9 févier 1909 : l'Allemagne reconnaît les intérêts spéciaux de la France au Maroc.
  • le 9 févier 1930 : massacre de la garnison française, à Yen Bay en Indochine.

Dans la nuit du 9 au 10 février 1930, vers deux heures du matin, dans la garnison de Yen Bay, en plein cœur du Tonkin, 200 tirailleurs tonkinois, appuyés par une soixantaine d'insurgés venus de l'extérieur, s'emparent des armes, assassinent cinq officiers et sous-officiers français et en blessent six autres. Le 10 février, à 20 h 30, des hommes à bicyclette lancent des bombes dans différents endroits de Hanoï.

L'ennemi était donc au cœur même des troupes chargées de maintenir la sécurité. Six mois auparavant, en août 1929, le gouverneur général Pasquier assurait pourtant au ministre des Colonies que d'ici à un mois l'Annam et la Cochinchine seraient « épurés » des anarchistes et des communistes.

  • le 9 févier 1934 : le maréchal Pétain est nommé ministre de la Guerre.
  • le 9 févier 1942 : le paquebot français Normandie, réquisitionné et en cours de transformation en transport de troupes, brûle et chavire dans le port de New York.

Réquisitionné par les États-Unis en 1941, le fleuron des paquebots français, construit en 1935, a été rebaptisé le "La Fayette". Il subit des travaux de réaménagement en vue d'en faire un transport de troupes quand, le feu se déclenche à bord, dû à l'imprudence d'un soudeur. Le "Normandie" brûle et chavire dans le port de New York. Le coût de remise en état étant estimé trop important par les américains qui le vendent pour la casse 1946.




Pendant cinq ans, le paquebot gît dans le port de New York

  • le 9 févier 1994 : affaire des HLM de Paris.

Le juge Eric Halphen se voit confier une affaire de fausses factures. C'est le début de l'affaire des HLM de Paris qui fera tomber la Mairie à gauche après 25 ans de direction par la droite.

Posté le 9 février 2017 à 06h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 février 2017

C’est arrivé un 8 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 février 590 : le pape Pélage II meurt de la peste.

Pélage II nait à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu'à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l'hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l'acclamation unanime du clergé et du peuple.

  • le 8 février 1124 : décès d'Étienne de Muret, religieux français, fondateur de l'Ordre de Grandmont.

Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d'Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l'appel du Christ au jeune homme riche :

"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! ".

Il enseigne une règle unique : suivre l'Evangile, base de la Règle de l'Ordre : "L'Évangile, tout l'Évangile, rien que l'Évangile".

Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d'Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.

 

Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret

(Église de Roncherolles sur le Vivier) 

La bienveillance des Rois de France et d'Angleterre vis à vis de l'Ordre de Grandmont est à l'origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.

La destruction de l'Ordre de Grandmont est l'œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d'Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l'opération.

L'extinction de l'Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n'est confirmée par Louis XVI qu'en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.

  • le 8 au 11 février 1250 : défaite de l'armée française devant la Mansourah.

Arrivée devant la citadelle d'el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l'armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l'armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l'avant-garde, commandée par Robert d'Artois, frère du Roi, s'aventure imprudemment à l'intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.

Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coute cher à l'armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d'Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d'écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l'armée y est menacée par la famine et les épidémies.

  • le 8 février 1486 : les Etats de Bretagne font serment de reconnaître Anne pour duchesse.
  • le 8 février 1492 : Anne de Bretagne est sacrée reine de France, à Saint-Denis.
  • le 8 février 1619 : Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères.

De Jean RESTOUT - Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères

  • le 8 février 1649 : Condé assiège Paris avec 12 000 hommes défait les frondeurs à Charenton.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :

« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l'a bien vu, la Fronde et Port-Royal c'est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu'elle anima de son esprit. »

Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale, puis, il change d'attitude et se range du côté des Princes à cause d'une dispute avec le cardinal Mazarin. C'est à partir du 8 février 1649 jusqu'en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris avec la Fronde des Princes, se révoltant ainsi contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D'Autriche.

  • le 8 février 1807 : bataille d'Eylau.

La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d'une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s'affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d'autre en cette bataille qui ne sert à rien.

Maitre du terrain, l'empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu'un "Te Deum" soit chanté pour la victoire et écrit le 12,

"un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire."

Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:

« Cette boucherie passerait l'envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».

La bataille d'Eylau du 8 février 1807.

Le lendemain de la bataille

  • le 8 février 1871 : élection d'une Assemblée nationale en France.

Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.

  • le 8 février 1930 : réquisitoire du pape contre la persécution des chrétiens en Union soviétique.
  • le 8 février 1937: Bergson et la foi catholique.

« Mes réflexions m'ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l'achèvement complet du judaïsme.

Je me serai converti, si je n'avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d'un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d'antisémitisme qui va déferler sur le monde. J'ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.

Mais j'espère qu'un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l'y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.

Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s'adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d'abord d'avoir des prières d'un prêtre catholique »

Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.

  • le 8 février 1944 : fin de la conférence de Brazzaville au Congo français.
  • le 8 février 1962 : une manifestation anti-OAS au métro Charonne à Paris, fait 8 morts.

Posté le 8 février 2017 à 05h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

07 février 2017

Les raisons profondes des exécutions politiques : l'affaire Fillon au prisme de l'Histoire

De Thomas Flichy de La Neuville :

Unknown-18Comment expliquer ces luttes soudaines et violentes qui éclatent dans l’arène politique, ces révélations tombant à point nommé pour ébranler la statue de l’adversaire ? A vrai dire, les mobiles des cabales n’ont en général rien de particulièrement honorable si bien que le public en est généralement maintenu soigneusement à l’écart, surtout s’il se pique de vouloir comprendre. A lui de voir l’habit mais non la façon dont il est fait. Son rôle est bien de demeurer souriant et ingénu tandis que d’habiles propagandistes tournent à leur gré les évènements, puis manœuvrent l’opinion avec adresse.

Quelles sont les raisons des exécutions politiques

La jalousie, monstre qui se moque de la victime dont il se nourrit, constitue le premier mobile. Lors de l’échec de la conjuration de Pison contre Néron en 65 après J-C, Tacite attribua le soulèvement à des rancœurs personnelles. C’est le cas du poète Lucain qui se plaignait de ce que Néron lui interdise de publier ses œuvres. En rentrant de la somptueuse fête organisée par Nicolas Fouquet, Louis XIV n’aurait il pas déclaré à Anne d’Autriche dans le carrosse qui le ramenait à Versailles : « Ah, madame, est-ce que nous ne ferons pas rendre gorge à tous ces gens-là ? ». Le second mobile puissant des cabales est l’envie, peinte en 1303, par Giotto dans son allégorie des vices comme une vieille femme serrant une bourse et dont un serpent, sortant de sa bouche, se retourne contre elle. Evoquant la conjuration de Catilina (63. Avant J-C), Salluste donne la liste nominale des principaux conspirateurs et ajoute « faisaient encore partie du complot, mais un peu plus secrètement, un certain nombre de nobles qu'entraînait plutôt l'espérance du pouvoir ». Le troisième mobile, plus mystérieux, est le caractère intolérable des personnages politiques vertueux pour ceux qui sont habitués aux compromissions du pouvoir. Corrompre la vertu devient alors leur mot d’ordre. Pensons à Bonaparte, qui avait vu le parti à tirer de l’exécution sommaire d’un Prince de sang royal. Le cadavre d’un Bourbon sera la première marche du trône.

Comment faire tomber un adversaire politique ?

Dans son célèbre ouvrage Propagande, Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, écrit : « La manipulation consciente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société́ démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays ». Une exécution politique se déroule par conséquent en trois actes : une fois l’opinion déstabilisée par des rumeurs, il devient plus facile de mettre un adversaire en accusation puis de le faire tomber. Lorsque le pouvoir manque de preuves, il se rapporte d’ailleurs à ces bruits de fond. Philippe le Bel, n’y fait il pas référence lors de sa justification publique de l’arrestation des templiers. Thomas More lui même se voit l’objet des plus mensongères imputations. Ces calomnies, œuvres  des émissaires du prince, devaient être bientôt suivies d'atroces persécutions. Très souvent, les rumeurs sont télécommandées à distance. Ainsi La Morlière recevait des indemnités de Voltaire. Il avait son quartier général au café Procope et y recrutait sa troupe, composée de volontaires et de soudoyés. Il annonçait d’avance le succès ou la chute de la pièce qu’on allait jouer, et, pendant la représentation, il donnait le signal des applaudissements ou des murmures. Pour attaquer de front, toute une série de procédés sont à disposition. Le premier consiste à forger de fausses preuves. L'idée de détruire l'ordre du Temple était déjà présente dans l'esprit du Roi Philippe IV le Bel, mais ce dernier manquait de preuves afin d'entamer la procédure judiciaire. Ce fut chose faite grâce à un atout majeur déniché par Guillaume de Nogaret en la personne d'un ancien templier renégat : Esquieu de Floyran. De même, lors de l’arrestation de Fouquet, des courtisans inventèrent de prétendues lettres d'amour adressées à Fouquet par des femmes de la cour, dont on citait les noms. Recueillies avec avidité, conservées par les collecteurs de pièces, ces lettres, inventées ou falsifiées, sont parvenues jusqu'à nous. 

L’accusation de corruption, une très ancienne ficelle 

Viennent ensuite l’accusation si efficace de corruption. Pierre de Rémy est arrêté pour concussion, en réalité sans doute pour offrir un bouc-émissaire à l'opinion publique. Après enquête, il est convaincu d'avoir détourné d'importantes sommes d'argent et donc d'avoir volé le roi. Torturé, il avoue finalement sa culpabilité. Il comparaît devant le Parlement de Paris pour être condamné à mort. Thomas More est accusé à tort d'avoir accepté des pots-de-vin, mais en l'absence de toute preuve, ces charges sont rapidement abandonnées. Le 5 septembre 1661, Louis XIV ordonne à d’Artagnan d’arrêter le surintendant pour malversations. A la barre du tribunal révolutionnaire, Camille Desmoulins est accusé d'avoir secondé de tout son pouvoir les espérances des Compagnies financières. Il voulait aussi, dit le rapport, se partager le produit de leurs rapines, et disait, en cette occasion, qu'il ne concevait pas comment, en France, on ne gagnait pas d'argent, parce que lui, Desmoulins, parmi une foule de moyens qui se présentaient à son esprit, n'était embarrassé que du choix. L’accusation de corruption fait donc mouvoir les multitudes et permet de faire tomber facilement l’accusé s’il se défend maladroitement.

Les exécutions manquées

La durée de la procédure judiciaire est essentielle. Ce dernier ne doit être ni trop court ni trop long. Pour Nicolas Fouquet, l’instruction est ouverte le 3 mars 1662. Dès lors, la procédure s'embourbe. Les interrogatoires débutent le 4 mars, alors que Fouquet n'a pas connaissance des pièces saisies et qu'aucun acte de procédure ne lui a été notifié. Après trois ans d'audience pendant lesquels les avocats de Fouquet ont produit plus de dix volumes in-folio de mémoires en défense, la Chambre de justice reconnaît le 21 décembre 1664 Nicolas Fouquet coupable de péculat, crime pour lequel les ordonnances prévoient la mort. A l’inverse, un procès trop expéditif est hautement préjudiciable à ses commanditaires. C’est le cas du simulacre judiciaire qui couvre l’assassinat du Duc d’Enghien. Le théâtre judiciaire peut être l’occasion à l’accusé de renverser la faveur à son profit. L’on connaît les répliques cinglantes de Danton aux membres du tribunal. Accusé de corruption il rétorque : « moi vendu? Un homme de ma trempe est impayable! La preuve? Que l’Accusateur, qui m’accuse d’après la Convention, administre la preuve, les semi-preuves, les indices de ma vénalité!»[1]. Il s’étonne d’ailleurs de cette accusation à point nommé : « C'est une chose bien étrange que l'aveuglement de la Convention nationale, jusqu'à ce jour, sur mon compte, c'est une chose vraiment miraculeuse que son illumination subite ! ». Pourtant Danton est condamné d’avance, non pour ses crimes réels d’ailleurs mais sur des accusations imaginaires. Certaines contre-attaques – menées cette fois au sein de l’arène politique et avant toute arrestation – sont réussies. Violemment pris à parti, Cicéron révèle que Catilina prépare un soulèvement en Étrurie. Il ajoute que, pendant la nuit qui précède, des conjurés ont tenté de l'assassiner à son domicile. Il parvient à convaincre le Sénat de prendre des mesures. Mais Cicéron craint que Rome ne soit prise de troubles. Cicéron n’aurait jamais pu réussir à retourner l’opinion sans son génie littéraire : « Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur? Jusqu' où s'emportera ton audace effrénée? Quoi! ni la garde qui veille la nuit sur le mont Palatin, ni les forces répandues dans toute la ville, ni la consternation du peuple, ni ce concours de tous les bons citoyens, ni le lieu fortifié choisi pour cette assemblée, ni les regards indignés de tous les sénateurs, rien n'a pu t'ébranler! Tu ne vois pas que tes projets sont découverts? 

Laissons à François Guizot le mot de la fin : « Hors des factions, il n’est presque personne aujourd’hui qui, après une exécution politique, croie la paix publique mieux garantie et le gouvernement lui-même plus sûr ; personne qui n’ait au contraire moins de confiance dans la force du pouvoir comme dans l’avenir de la société ».



[1] J.F.E Chardoillet, Notes de Topino-Lebrun sur le procès de Danton, Paris, 1875, p. 17

Posté le 7 février 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 7 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 février 590 : mort du pape Pélage II
  • le 7 février 1517 : décision de construire un port au Havre.

François Ier donne commission à l'amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet pour construire un port au lieu-dit "de Grâce" (Le Havre). L'amiral charge du Chillou de l'exécution de ce projet. Le Roi signe la charte de fondation de la ville le 8 octobre suivant.

  • le 7 février 1550 : élection du pape Jules III.

À la suite de la mort du pape Paul III le 10 novembre 1549, les cardinaux, divisés en trois clans se réunissent. Il faut 10 semaines au conclave pour en arriver à une entente et élire Giovan Maria de Ciocchi del Monte qui devient pape sous le nom de Jules III.

Son pontificat voit la fin du Concile de Trente, où ont été rédigés les décrets dogmatiques sur le péché originel et la justification et qui confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l'un des conciles les plus importants de l'histoire du catholicisme qui organise clairement la Contre-réforme, riposte catholique aux hérésies protestantes.


Statue monumentale de bronze représentant Jules III érigée à Pérouse en 1555

  • le 7 février 1623 : Traité de Paris entre la France, la Savoie et Venise contre l'Espagne.
  • le 7 février 1653 : en France, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances.

Le 7 février 1653, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances, suite à la mort du duc de La Vieuville. Il obtient le poste grâce à sa conduite exemplaire durant la Fronde mais aussi à l'influence de son frère. Durant ses fonctions, il doit améliorer la situation catastrophique des finances royales qui sont durement éprouvées par la guerre et les dépenses personnelles de Louis XIV. Le bilan de ses actions est mitigé puisqu'il parviendra à s'enrichir considérablement tandis que la couronne n'échappera pas à la ruine.

  • le 7 février 1752 : l'Encyclopédie interdite en France.

Mgr de Beaumont fait interdire, par un arrêt du Conseil du roi Louis XV, l'impression et la diffusion et la détention des deux premiers volumes de "L'Encyclopédie" ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. L'œuvre collective dirigée par Diderot et d'Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifient "d'athée et matérialiste". En effet, c'est son contenu politique et philosophique, et non les aspects techniques et scientifiques, qui sont condamnés. Les thèses développées sont jugées par le Conseil du Roi, "contaminées par l'esprit voltairien".L'abbé de Prades, un des contributeurs, devra se réfugier en Prusse.

  • le 7 février 1793 : la Prusse et l'Autriche s'allient contre la France.
  • le 7 février 1801 : mise en place de tribunaux d'exception.

Le gouvernement fait adopter, grâce à l'émotion suscitée par l'attentat contre Bonaparte, une loi instituant des tribunaux spéciaux, sans jury, ni appel, ni cassation, pour réprimer les rébellions, les assassinats et certaines formes de brigandage.

  • le 7 février 1814 : négociations entre Napoléon et les alliés.

Les alliés réunis en congrès à Châtillon-sur-Seine, depuis trois jours, invitent Napoléon à négocier. Il envoie Caulaincourt. Les propositions des alliés sont simples : retour pour la France aux frontières de 1792. Mais Napoléon refuse dans la nuit du 7 au 8.

  • le 7 février 1878 : décès du bienheureux Pie IX, à 85 ans.

Giovanni Maria Mastai Ferretti devient pape Pie IX en 1846. En 1854, il proclame le dogme de l'Immaculée Conception et définit en 1870 le dogme de l'Infaillibilité pontificale.

  • le 7 février 1922 : Marie Curie, deux fois Nobel, est la première femme élue à l'Académie de Médecine.
  • le 7 février 1985 : jugement des assassins du père Jerzy Popieluszko.

Après six semaines de procès, le tribunal rend son verdict dans l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat du père Jerzy Popieluszko, prêtre sympathisant de "Solidarité", en octobre 1984. Un capitaine et un colonel sont condamnés à 25 ans de prison, et deux lieutenants à 15 et 14 ans.

  • le 7 février 1992 : le traité de Maastricht crée l'UE, qui remplace la CEE, et prévoit l'union économique et monétaire.

Posté le 7 février 2017 à 05h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2017

C’est arrivé un 6 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 février 337 : Jules Ier est élu pape.

Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu'au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana.

  • le 6 février 886 : effondrement du Petit-Pont à Paris suite à une crue.
  • le 6 février 1626: Richelieu fait interdire les duels.

Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l'honneur qui saigne à blanc ses rangs et l'empêche de joue son rôle social et de payer l'impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d'homme est considéré comme crime de lèse-majesté.

  • le 6 février 1740 : décès du pape Clément XII.
  • le 6 février 1778 : Traité d'alliance et Traité d'amitié et de commerce entre la France et l'Amérique.

Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d'alliance et un Traité d'amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l'Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu'une chose : l'affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l'humiliation du Traité de Paris de 1763.

« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».

  • le 6 février 1863 : Napoléon III proclame l'Algérie «royaume arabe», en demandant l'égalité entre Algériens et Français.
  • le 6 février 1881 : fondation de l'Union vélocipédique française, future Fédération française de cyclisme.
  • le 6 février 1902 : un accord franco-éthiopien en vue de la construction d'un chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba provoque des protestations de la part des Anglais et des Italiens.
  • le 6 février 1922 : élection de Pie XI.

Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d'Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.


L'État le plus petit au monde

Le 14 mars 1937, il publie l'encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler.

  • le 6 février 1934 : affrontements mortels Place de la Concorde.

De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.

La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.

Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.

  • le 6 février 1956 : le président du Conseil Mollet est accueilli à Alger par des manifestations d'hostilité des Européens d'Algérie. Il déclare donc à la foule :

"La France doit rester en Algérie et elle y restera".

  • le 6 février 1945: exécution de Robert Brasillach au Fort de Montrouge.
  • le 6 février 1981 : décès de Marthe Robin, stigmatisée et mystique.

Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n'avale plus aucune nourriture, hormis l'hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d'octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu'elle vivra ensuite chaque semaine jusqu'à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.

Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.

Le père Finet a vécu ses derniers instants :

«C'était un vendredi. J'étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu'elle allait mourir. Elle me disait qu'il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu'elle était projetée jusqu'à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n'était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m'aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j'entendis Marthe me dire : 

« Il m'a tuée» 

Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c'est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»

  • le 6 février 1998 : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac.

A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l'affaire des paillotes. C'est la première fois que les nationalistes corses s'en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l'Etat. L'enquête mettra au cœur de l'affaire un homme du nom d'Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.

  • le 6 février 2005 : le pape Jean-Paul II se montre à la fenêtre de son appartement pour l'Angélus, au Vatican. Il tente de prononcer sa bénédiction, mais aux 1ers mots sa voix s'étrangle.

Posté le 6 février 2017 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

05 février 2017

C’est arrivé un 5 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 février 914 : décès du pape Landon.
  • le 5 février 1265 : élection du pape Clément IV.
  • le 5 février 1369 : les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« …même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

  • le 5 février 1517 : François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat.

Le Parlement suivant l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

  • le 5 février  1556 : Trêve de Vaucelles.

Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l'abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d'un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l'indispensable alliance des souverains chrétiens !

  • le 5 février 1589 : le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin.

La ligue se servit de lui comme d'un succédané de roi pour l'exécution de ses projets contre Henri IV.

  • le 5 février 1650 : naissance d'Anne-Jules de Noailles.

Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d'Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l'âge de 58 ans.

  • le 5 février 1626 : Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier.

La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.

  • le 5 février 1679 : le Traité de Nimègue.

Après cinq ans de luttes, les coalisés n'ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l'Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l'Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s'éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l'Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l'Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.

Le 5 février 1679, est signé entre la France, l'Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.

Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l'arbitre de l'Europe. S'il restitue Maastricht, il obtient que l'exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L'Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L'Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois

Le Traité de Nimègue marque l'apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l'Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le Traité de Nimègue (Henri Gascard) musée du Valkhof 

Le tableau d'Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d'Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d'Avaux se trouve au premier rang. 

  • le 5 février 1677 : Louis XIV donne son approbation aux plans de Hardouin-Mansart pour les Invalides.
  • le 5 février 1782 : l'Espagne prend Minorque à la Grande-Bretagne, avec l'aide de la France.

Cette opération se déroule pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l'Angleterre.

  • le 5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure et déclare :

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mot :

« …les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

  • le 5 février 1867 : le général Bazaine emporte le dernier drapeau tricolore et prend la route de Vera-Cruz.
  • le 5 février 1875 : le pape Pie IX condamne dans son encyclique Quod num quam les lois et le Kulturkampf du chancelier Otto von Bismarck.

Bismarck fait voter, en réaction, l'abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l'Eglise catholique est l'ennemi principal du peuple allemand.

  • le 5 février 1962 : De Gaulle préconise une Algérie indépendante sur la base d'une coopération amicale avec la France.
  • le 5 février 1987 : Michel Baroin, PDG de la Fnac, meurt dans un accident d'avion.

Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D'aucuns dirent à l'époque qu'il était en train de se convertir.

  • le 5 février 1992 : Jacques Floch, député-maire socialiste est inculpé de complicité d'abus de confiance pour avoir "perdu" 2,1 millions de Francs !
  • le 5 février 1993 : prescriptions pour plusieurs affaires politiques.

La commission d'instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé sont prescrits.

François Léotard est reconnu coupable d'ingérence et de corruption lors de l'acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.

Patrick Poivre d'Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).

Posté le 5 février 2017 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

04 février 2017

C’est arrivé un 4 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 février 708 : décès de Sisinnius, pape.
  • le 4 février 1536 : François Ier s'empare de la Savoie et occupe Turin.

Le Roi de France signe également une alliance avec le sultan turc Soliman le Magnifique avec le traité dit "des capitulations" Il espère prendre ainsi son rival Autrichien à revers et assure la sécurité des pèlerins chrétiens en Terre Sainte. Ce traité comporte aussi des échanges d'ambassades et des avantages commerciaux.

  • le 4 février 1575 : naissance de Pierre de Bérulle, religieux français, théologien catholique, cardinal, fondateur des Oratoriens.

Représentant très important de l'Ecole française de spiritualité, Pierre de Bérulle nait le 4 février 1575, à Cérilly. Ce théologien est le fondateur de la Société de l'oratoire de Jésus, conçue sur le modèle de l'Oratoire de l'amour divin, créé en Italie par Philippe Néri. Homme politique et homme d'Etat sous Marie de Médicis, il est écarté par Richelieu qui le juge trop proche de l'Autriche. En 1627, il est élu cardinal. Il meurt en 1629.

  • le 4 février 1695 : Fénelon est fait archevêque de Cambrai par Louis XIV.
  • le 4 février 1776 : abolition de l'esclavage en France.

L'esclavage en France métropolitaine n'a jamais existé! Dans Institutions coutumières, (ed Loysel, livre I, art. 6), il est rappelé qu'un édit du 3 juillet 1315, de Louis X le Hutin, stipule que :

«le sol de France affranchit l'homme qui le touche ».

Encore un mensonge de l'histoire officielle, car ce n'est pas la Convention, qui en 1792 abolit l'esclavage en décidant d'accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur, mais bien le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Et la République se garde bien de nous rappeler que trois ans plus tard, le Roi va plus loin, puisque le 8 Mai 1779, Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables » [les serfs] des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ». 

Encore un mythe mensonger destiné à draper la république d'habits respectables qu'elle ne mérite pas. Où sont la liberté, l'égalité et la fraternité quand on justifie l'esclavage ?

En effet, l'Assemblée Nationale de 1790 réaffirme par deux décrets, du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, que l'esclavage est légal ; abolissant une liberté de plus en supprimant ainsi la réforme royale. L'Assemblée rejette ainsi la publication de Brissot Adresse à l'Assemblée Nationale pour l'abolition de la traite des Noirs.

Ce n'est que devant son impuissance face aux révoltes des esclaves des colonies qu'elle finit par abolir l'esclavage en 1794 et, comme par hasard, le 4 février ! La France est par l'action réformatrice de son Roi l'une des premières nations du monde à abolir l'esclavage et le servage.

Mais qui sait encore qu'à l'époque un esclave qui met le pied sur le sol du royaume devient automatiquement libre, ou "franc". Le serf dépend du seigneur, qui en échange de son travail, lui doit protection ; il est attaché à sa terre, mais on ne peut la lui retirer. Avec le temps, le servage disparaît, ne subsistant que sous des aspects secondaires, variant selon les endroits. Quant aux corvées, elles sont un impôt en nature et n'ont rien à voir avec l'esclavage. L'esclave est une "chose", un "bien meuble" (conception du droit romain reprise à la Renaissance), tandis que le serf n'a jamais cessé d'être une "personne", possédant la personnalité juridique. Tempéré par le Code noir de 1685, qui est un progrès pour l'époque, l'esclavage demeure aux colonies, et est effectivement confirmé en 1790. Ce qui est moins connu, c'est l'esclavage des Blancs aux Antilles, par d'autres Blancs, sous la forme de "l'engagement". Il existe tout au long du XVIIe siècle.

  • le 14 septembre 1791 : le Roi, devant l'Assemblée nationale, jure fidélité à la Constitution qui est la première de l'Histoire de France.

Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d'état politique des Etats généraux qui n'avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l'Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.

  • le 4 février 1794 : les massacres des colonnes infernales se multiplient.

Ce jour là, quatre-vingts hommes et femmes se réfugient dans le clocher de l'église de La Gaubretière. Boucret ordonne d'y mettre le feu. Au bout de huit heures de siège et de feu, une cinquantaine de rescapés se livrent et sont fusillés.

Le 1er février avec sa colonne il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie, puis fait fusiller quinze hommes du village de Saint Laurent sur Sèvre. Il tue ensuite sur les bords de la Sèvre et envoie trente cinq religieuses enchaînées vers Cholet. L'argenterie de l'église est volée. Enfin le village est incendié.

  • le 4 février 1805 : décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.
  • le 4 février 1834 : conquête de l'Algérie.

Le général Desmichel signe, sans l'avis du gouvernement français, un traité avec le chef berbère Abd El-Kader qui reconnaît à ce dernier le titre de commandeur des croyants et la souveraineté sur le beylik d'Oran, à l'exclusion des villes d'Oran, d'Arzew et de Mostaganem.

  • le 4 février 2002 : grandeur et médiocrité de la technologie française…

Lors d'une présentation à la presse, Louis Schweitzer, patron du groupe automobile Renault, essaie la nouvelle berline Vel Satis, équipée du premier système de navigation GPS Carminat, développé par la marque ... et se perd en forêt de Rambouillet!

Posté le 4 février 2017 à 05h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 février 2017

C’est arrivé un 3 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 février 929 : élection du pape Etienne VII.
  • le 3 février 1137 : Bégard fonde l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois, à Plédéliac, dans l'actuel département des Côtes-d'Armor.
    • le 3 février  1190 : création des échevins de la ville de Paris par Philippe Auguste.

Le Roi donne aussi à la capitale les armes qu'elle a si longtemps portées, et la fait clore de murailles et de fossés.

  • le 3 février  1486 : première tenue de la Foire Saint-Germain à Paris, établie quatre ans auparavant par Louis XI.
  • le 3 février 1687 : décès de François de Créquy, duc de Lesdiguières, maréchal de France.

François de Blanchefort de Créquy de Bonne, marquis de Marines, Maréchal de France en 1668, nait en 1629 et décède le 3 février 1687 à Paris. Officier sous le règne de Louis XIV, dont il a gagné la confiance par sa fidélité lors de la Fronde, il s'illustre dans les nombreuses batailles de la guerre de Trente Ans.

  • le 3 février 1761: les Anglais envahissent et s'approprient le comptoir français de Mahé en Inde.
  • le 3 février 1775 : naissance de Louis-François Lejeune, peintre et militaire français.

Bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz

Louis-François Lejeune a peint un assez grand nombre de tableaux d'histoire très appréciés. Le tableau de la bataille de Guirando, et le tableau de la bataille de la Moskowa, son chef-d'œuvre, sont les plus connus. En 1798, il est nommé capitaine-adjoint au corps du génie et prend part aux guerres de l'Empire. Il démissionne en 1813 pour se consacrer à la peinture, puis reprend du service en 1818. Il devient maire de Toulouse en 1841 et y meurt le 29 février 1848.

 

 

Bataille de la Moskowa

 

  • le 3 février 1840 : bataille de Mazagran.

Cette bataille a lieu durant la conquête de l'Algérie, elle dure trois jours. Cent vingt-trois chasseurs commandés par le capitaine Lelièvre, tenant une fortification de fortune, repoussent plusieurs milliers d'Algériens, menés par Mustapha ben-Tami. Pendant quatre jours, la 10 compagnie du 1 bataillon d'infanterie légère d'Afrique, protégée par un muret de pierres sèches, se battant un contre cent, et tient tête à plus de douze mille Hommes.

Après avoir repoussé quatre assauts, n'ayant plus qu'une dernière caisse de munitions, puisqu'ils ont consommé quarante mille cartouches, ils prennent la résolution de se faire sauter, et lorsqu'après un combat de cent heures, on leur demande ce qu'ils veulent, ils répondent d'une seule voie : « du biscuit, des cartouches et l'ennemi ! »

Le ministre de la guerre, par un ordre à l'armée du 12 mars suivant, autorise la 10° compagnie à conserver le drapeau, criblé de balles, qui flottait sur le réduit de Mazagran pendant les journées des 3, 4, 5 et 6 février.

  • Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran par Jean-Adolphe Beaucé
  • le 3 février 2004 : le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours.

Le navigateur français Francis Joyon boucle sur son trimaran IDEC le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours. Il met 72 jours.

Posté le 3 février 2017 à 03h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 février 2017

C’est arrivé un 2 février.

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 février : fête de la Chandeleur ou Présentation du Christ au Temple, quarante jours après sa naissance.

  • le 2 février  1439 : nomination de Jacques Cœur Grand Argentier de France.

Le négociant et homme d'affaires Jacques Cœur commence à gagner la confiance du Dauphin à Bourges, puis du Roi Charles VII, en finançant sa reconquête du territoire national contre les Anglais. Doué pour les affaires, il est investi par Charles VII de la charge de grand argentier du royaume de France. Il réorganise complètement les finances du pays, complètement ravagée par la guerre civile. Cela permet de financer l'effort de guerre du Roi pour bouter les Anglais hors de France.

  • le 2 février  1640 : décès de Jeanne de Lestonnac, religieuse française, nièce de Montaigne, fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame, sainte catholique.

Elle est la nièce de l'écrivain français Montaigne, qui parle d'elle en ces termes :

"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais."

Sainte Jeanne de Lestonnac, une femme du 17ème siècle a vécu  plusieurs vocations : épouse, mère, éducatrice, veuve, contemplative, fondatrice d'une congrégation  de religieuses apostoliques de spiritualité ignacienne : la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Elles sont aujourd'hui 2000 religieuses dans le monde, dont 180 en France, réparties sur deux Provinces : France-Belgique et France-Est. Leur mission est l'éducation des enfants dans les établissements scolaires, les paroisses, les mouvements chrétiens, les organismes de solidarité, les villes, les banlieues et le monde rural.

Implantions des communautés de la Compagnie de Marie Notre-Dame

  • le 2 février 1649 : naissance du futur pape Benoit XIII.
  • le 2 février 1660 : mort de Gaston de France, Duc d'Orléans.

Voir la chronique du 30 janvier.

  • le 2 février 1688 : décès d'Abraham Duquesne, officier français de la Royale.

Abraham Duquesne, baron d'Indret, puis marquis du Quesne, nait à Dieppe entre 1604 et 1610 et meurt le 2 février 1688 à Paris. C'est l'un des grands officiers de la marine de guerre française du XVIIe siècle. Il fait ses premières armes de marin sous les ordres de son père capitaine de vaisseau, sert Louis XIII pendant la guerre de Trente Ans et se distingue en plusieurs reprises, notamment aux combats de Tarragone et du cap de Gata.

Très estimé de Richelieu, de Mazarin puis de Colbert, il est l'un des très rares personnages de l'Etat à rester protestant, malgré l'Édit de Fontainebleau, en 1685.

Portrait d'Abraham Duquesne (1610-1688),
Huile sur toile par Antoine Graincourt, Cercle militaire de Versailles

  • le 2 février 1704 : décès de Guillaume François Antoine, marquis de L'Hôpital.

Guillaume François Antoine de L'Hôpital, marquis de Sainte-Mesme, comte d'Entremont, seigneur d'Oucques, La Chaise, et Le Bréau est un mathématicien français, connu pour la règle qui porte son nom : la règle de L'Hôpital. Cette dernière permet de calculer la valeur d'une limite pour une fraction où le numérateur et le dénominateur tendent tous deux vers zéro.

Il est aussi l'auteur du premier livre en français sur le calcul différentiel : Analyse des Infiniment Petits pour l'Intelligence des Lignes Courbes., publié en 1696. C'est un descendant du chancelier Michel de l'Hôpital.

  • le 2 février 1769 : mort du pape Clément XIII.

Né à Venise le 7 mars 1693, Carlo della Torre Rezzonico devient pape le 6 juillet 1758. Il est surtout célèbre pour le soutien indéfectible qu'il offre aux jésuites lors de règne, et cela malgré les pressions des différents pays européens qui les expulsent. Son successeur, Clément XIV plus faible signera le décret de dissolution de la Compagnie et s'écriera sur son lit de mort :

«  Je me suis coupé le bras droit ! ».

Les Jésuites avaient le double défaut de lutter efficacement contre les Philosophes et contre les négriers esclavagistes. Le duc de Choiseul est pour la France l'artisan de leur dissolution. Plus rien ne peut alors s'opposer à l'infiltration intellectuelle de la secte maçonnique et au dévoiement des esprits des élites françaises.

  • le 2 février 1797 : lettre du Directoire à Bonaparte lui donnant l'ordre de détruire l'Eglise catholique.

Le Directoire adresse au chef de l'armée d'Italie Bonaparte une lettre qui lui recommande avec insistance de détruire le "centre d'unité de l'Eglise romaine".

Cette lettre, signée par trois des cinq Directeurs, ceux que l'on appelle les "triumvirs", recommande avec insistance au chef de l'armée d'Italie :

"de détruire, s'il est possible, le centre d'unité de l'Eglise romaine et d'éteindre le flambeau du fanatisme. La religion romaine catholique sera toujours l'ennemie irréconciliable de la République".

Reubell, Barras et surtout La Révellière-Lépeaux sont persuadés que les prêtres mettent en péril la république par leurs sermons et qu'il convient de réagir en frappant l'Eglise à la tête. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le Directoire fixe Rome comme objectif à l'armée d'Italie. Déjà, après l'entrée des troupes françaises à Milan, il avait demandé à Bonaparte de détruire l'Etat pontifical pour faire "chanceler la tiare du prétendu chef de l'Eglise universelle", Mais le général avait refusé.

  • le 2 février 1808 : invasion des Etats pontificaux par Napoléon Ier.

Les troupes françaises du Général Miollis entrent à Rome et occupent le château St-Ange.

« A partir de ce jour, le tout-puissant guerrier n'épargna plus aucune avanie à Pie VII : impuissant à faire fléchir le pape devant ses volontés, il lui prodigua les manques d'égards et de déférence sous toutes les formes. A Rome le service postal fut placé sous la surveillance immédiate de ses agents ; la garde pontificale fut dissoute, l'armée incorporée de vive force dans les régiments envahisseurs, et son commandant interné au château Saint-Ange ; les imprimeries furent toutes occupées militairement et vingt-deux cardinaux expulsés de la ville.

En vain le Saint-Père éleva-t-il la voix pour protester, comme il le devait, contre les traitements indignes qu'on lui faisait subir, l'usurpateur avait résolu la ruine du pontife et il continua avec sang-froid sa coupable entreprise. Le2 avril 1808, il signa à Saint-Cloud un décret qui réunissait irrévocablement et pour toujours au royaume d'Italie les provinces d'Urbin, d'Ancône, de Macerata et de Camérino, Elles devaient former désormais trois départements et une division militaire dont Ancône serait le chef-lieu. Napoléon étayait ce nouvel attentat sur les motifs suivants :

1° Le pape avait constamment refusé de déclarer la guerre aux Anglais et de se liguer avec les rois d'Italie et de Naples pour la défense de la péninsule.

2° L'intérêt des royaumes et des armées d'Italie et de Naples exigeait que leurs communications ne fussent pas interrompues par une puissance ennemie.

3° La donation par laquelle Charlemagne, son illustre prédécesseur, avait constitué l'État Pontifical, avait été faite pour le bien de la Chrétienté et non à l'avantage des ennemi de la Religion. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 83 et 84 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 2 février 1831 : élection du pape Grégoire XVI.

Bartolomeo Alberto Cappellari, nait en 1765, en Italie. Il est élu pape au terme d'un conclave de 74 jours, et intronisé quatre jours plus tard sous le nom de Gregorio XVI. C'est un pape qui fait preuve d'autorité face aux mouvements révolutionnaires en Europe et défend les Etats pontificaux et l'indépendance de l'Eglise.

Il relance les Missions, en s'appuyant sur la France pour qui le XIX siècle est le siècle des missions. Il décède d'une crise d'érésipèle, à Rome le 1er juin 1846.

  • le 2 février 1860 : le père Henri-Dominique Lacordaire est élu à l'Académie française.

Quelques citations :

« On a besoin d'un cœur ami, Jésus lui-même avait saint Jean »

« Tôt ou tard, on ne jouit que des âmes. »

« Rien ne se fera de bon pour l'homme si on ne l'aime pas. »

  • le 2 février 1861 : le Prince de Monaco renonce au profit de la France aux villes de Menton et Roquebrune.

La Principauté perd plus de 80% de son territoire, mais son indépendance est reconnue par la France.

  • le 2 février 1889 : naissance de Jean-Marie de Lattre de Tassigny, maréchal de France français.

Blessé durant la Première Guerre mondiale qu’il termine avec cinq blessures, huit citations, la Légion d’honneur et la Military Cross. Il se distingue aussi pendant la seconde guerre mondiale. Après la débâcle il rejoint Vichy. Les Allemands obtiennent son arrestation tellement il leur est hostile. En 1943, il rejoint la France Libre et commande l’armée qui débarque en Provence. Il y intègre les FFI, il envahit l’Allemagne et conquière le nid d’aigle d’Hitler. Il meurt d’un cancer en 1952 après avoir commandé les troupes françaises en Indochine où il voit mourir au combat son fils Bernard.

Voir une chronique précédente.

  • le 2 février 1943 : les Allemands capitulent à Stalingrad.

Les troupes allemandes capitulent après des mois de combat. Friedrich Paulus, nommé Feldmarschal le jour même par Hitler, est le premier maréchal capturé par les forces soviétiques.

  • le 2 février 1945 : la 1ère armée française de de Lattre libère Colmar.

Cérémonie franco-américaine dans Colmar libérée.

(ecpad.fr)

  • le 2 février 1995 : décès d'André Frossard, journaliste, essayiste et académicien français.
  • le 2 février 2001 : Alfred Sirven, l'ancien numéro deux d'Elf recherché depuis quatre ans, est arrêté par la police des Philippines.

En fuite depuis 1997, Sirven est arrêté et transféré en France le lendemain. Il est alors soupçonné d'être au cœur d'une vaste affaire de corruption qui défraye la chronique depuis le milieu des années 1990 : l'affaire Elf. Aux côtés de Le Floch-Prigent, Tarallo ou encore de Deviers-Joncour, il sera condamné dans les années 2000 à de la prison ferme.

Posté le 2 février 2017 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

01 février 2017

C’est arrivé un 1er février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er février 639 : décès du Roi des Francs d'Austrasie saint Sigebert III.

Les restes du Roi, ont été conservés, intacts pendant plus de 1000 ans dans la cathédrale de Nancy. Les révolutionnaires ont pratiquement détruit son corps dont il ne reste que peu de chose dans la nouvelle chasse royale faite sous le premier empire.

Le Roi saint Sigebert III est le saint patron de la ville de Nancy.

Statue du saint Roi, cathédrale de Nancy

  • le 1er février 900 : élection du pape Benoit IV.
  • le 1er février 1119 : élection du pape Calixte II.

L'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, est élu pape à l'abbaye de Cluny, par les six cardinaux qui avaient accompagné Gélase II dans son exil. Ce choix est ratifié à Rome. Le 9 février, il reçoit la couronne papale à Vienne en Isère.

  • le 1er février 1328 : décès de Charles IV le Bel, à l'âge de 34 ans.

Le Roi de France, Charles IV le Bel, fils dе Philippe le Bel et frère dе Philippe V le Long, auquel il succède, est le dernier des Capétiens directs ; le trône passe ensuite aux Valois.

Rappelons-nous la seconde partie du testament de Saint REMI :

« Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. […]

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

[…] Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

Le Roi de France, Charles IV le Bel, meurt à Vincennes sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte, mais elle accouche d'une fille. Le trône de France revient à son cousin Philippe de Valois, qui prend le nom de Philippe VI. Charles IV est le dernier des Capétiens directs. La couronne passe donc aux Capétiens de la branche Valois. Trois frères ont régné sans descendance : Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV.

Philippe V avait été déclaré Régent du Royaume à la mort de son frère, dans l'attente de la naissance attendue par la reine veuve de Louis X. Son neveu, Jean 1er le posthume ne vécut que 5 jours. Jean 1er avait une sœur plus âgée, dont le duc de Bourgogne se fait le champion. 

Or les lois fondamentales du Royaume sont très claires. En fonction de la loi de sacralité, dont découle la loi de masculinité, une femme ne peut pas être sacrée Roi de France; ce qui est différent de la direction du pays, car les femmes pouvaient devenir régentes; il y en eut beaucoup. Relire la chronique du 04 novembre dernier qui explique cela en détail.

La lecture politique de cette loi, mise en avant pour écarter Edouard d'Angleterre, est un contre sens historique. La fonction royale en France a toujours été un ministère ecclésiastique. Les historiens de la III république ont brodé sur la création artificielle et a posteriori de cette loi salique. Elle existe dès le baptême de Clovis, et cela gêne beaucoup ceux qui rejettent depuis 220 ans l'alliance entre un peuple, un Dieu et une famille. Alliance dont le chef est : « le lieutenant de Dieu sur Terre ». Mais c'est notre histoire à nous, Français; il faut l'accepter. Et seuls les Celtes et les Juifs avaient, avant les Français, une telle conception religieuse du pouvoir.

Le danger représenté par une sécession de la Bourgogne est réel, à l'époque. Il suffit de voir le poids que les Bourguignons ont tout au long de la guerre de 100 ans. Le duc de Bourgogne est l'oncle de Jeanne, fille du deuxième mariage du Roi défunt. Il aspire certainement à s'emparer du trône de France à terme. Il est d'ailleurs le seul à avoir refusé de faire hommage au régent pendant la grossesse de la Reine veuve.

L'Histoire officielle d'aujourd'hui veut oublier que le Roi de France revêt, par le sacre, une dimension sacerdotale dans sa personne; dimension qu'aucun autre roi d'aucun autre pays n'a eu. Il y a des kilomètres d'écrits de Papes qui l'affirment le rappellent et le confirment.

Voir les chroniques du 18 juin et du 21 février.

  • le 1er février 1579 : le Roi Henri III et la reine Louise font un pèlerinage à Chartres.
  • le 1er février 1641 : la France s'allie avec le Portugal contre l'Espagne.
  • le 1er février 1669 : Louis XIV prend les premières mesures de restriction à l'application de l'Édit de Nantes.
    • le 1er février 1691 : mort du pape Alexandre VIII.
    • le 1er février 1701 : début de la Guerre de Succession d'Espagne.

Louis XIV reconnaît par lettres patentes les droits de Philippe V à succéder à la couronne de France, le 1er février 1701. Philippe d'Anjou entre à Madrid quelques jours plus tard, en tant que Philippe V d'Espagne, tandis que l'armée française occupe le sud des Pays-Bas espagnols.

  • le 1er février 1702 : bataille de Crémone.

En 1702, la France et l'Autriche sont en conflit pour la succession du trône d'Espagne. Cette guerre commence mal avec les défaites de Carpi et Chiari. Les troupes françaises de Villeroy stationnent dans la ville italienne de Crémone. Le 1er février 1702, grâce à un aqueduc souterrain, et un ingénieux travail de sape, les troupes autrichiennes du prince Eugène de Savoie-Carignan pénètrent dans la ville. Les Français et leurs alliés irlandais repoussent les assaillants. Le prince Eugène doit battre en retraite. L'issue du combat est incertaine puisque les deux camps comptent environ 1 200 victimes chacun. Si les Français restent maîtres du terrain et de la ville, les Autrichiens ont fait prisonnier leur chef, le maréchal de Villeroy.

  • le 1er février 1785 :l'affaire du collier de la reine éclate.

« Une révolution est toujours le fruit du travail implacable de ceux qui, dans l'ombre, tirent les ficelles. »

Voici le commentaire du livre Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté, lecture que recommandait Ferdinand Céline pour bien comprendre comment est arrivée la révolution. Livre, que l'on peut facilement trouver ici :

http://www.balderexlibris.com/index.php?post/2012/06/10/Daste-Louis-Marie-Antoinette-et-le-Complot-Maconnique

En voici les premières pages… :

« Au XVIIIe siècle, la Foi catholique et la France furent ensemble comme incarnées dans un être représentatif au plus haut degré : fille des Césars catholiques d'Autriche et femme du Roi Très-Chrétien, Marie-Antoinette eut ce douloureux honneur. Elle l'a porté au comble par son martyre sur l'échafaud. Et vingt ans auparavant, elle était l'idole de la France !

Qui avait changé l'âme des Français ? Qui avait transformé les Français catholiques en blasphémateurs et sacrilèges ? Les Français amoureusement fidèles à leur dynastie séculaire en régicides ?

Le but de ce livre est de montrer que l'agent de ces œuvres de mort fut la Franc-maçonnerie. Lors de l'avènement de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le peuple de France idolâtrait ses jeunes souverains. La Reine surtout avait touché son cœur. Le 11 septembre 1774, Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, écrivait à l'impératrice Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, une lettre où nous lisons: Il n'y a pas eu, dans la conduite de la Reine, la moindre nuance qui n'ait porté l'empreinte de l'âme la plus vertueuse... Personne n'est plus convaincu de cette vérité que le Roi... Les grandes et vraiment rares qualités de la Reine ne sont pas moins connues du public ; elle en est adorée avec un enthousiasme qui ne s'est jamais démenti. (Lettre de Mercy-Argenteau à Marie-Thérèse, le 11 septembre 1774. - Correspondance secrète... publiée par A. d'Arneth et A. Geffroy, Paris, 1874, t. II, p. 232.) Le 8 juin 1773 avait eu lieu l'entrée solennelle de Louis XVI, encore Dauphin, dans la ville de Paris, avec la Dauphine. L'enthousiasme de la foule allait au délire. Les maisons étaient en fleurs, les chapeaux volaient dans les airs. Des acclamations ininterrompues : « Vive Monseigneur le Dauphin ! Vive Madame la Dauphine !» se répétaient en mille échos. « Madame, disait le duc de Brissac, vous avez là deux cent mille amoureux ». Marie-Antoinette voulut descendre dans les jardins, se mêler directement à la foule, remercier de plus près, serrer les mains qui se tendaient à elle. Et elle écrit à sa mère une lettre où bat son cœur « ... Ce qui m'a touchée le plus, c'est la tendresse et l'empressement de ce pauvre peuple qui, malgré les impôts dont il est accablé, était transporté de joie de nous voir... Au retour, nous sommes montés sur une terrasse découverte. Je ne puis vous dire, ma chère maman, les transports de joie, d'affection, qu'on nous a témoignés dans ce moment... » (M. FUNCKBRENTANO, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 51, 52.). Vingt ans après, en 1793, ce n'est plus d'amour mais de haine que la France parait enivrée. Avant d'être menée à l'échafaud dans la charrette, « cette bière des vivants », la Reine écrivit à Mme Élisabeth, sa belle-sœur, une lettre aussi admirable que navrante. En voici le début : « Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin, C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme, comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants... Et vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.  Qu'ils pensent, tous deux, continuait la Reine, à ce que je n'ai cessé de leur inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie. Après la parole divine du Christ pardonnant à ses bourreaux du haut de la croix où ils viennent de le clouer, il est peu de paroles humaines qui, puissent venir en parallèle avec cette suprême adjuration de Marie-Antoinette : Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort » (Lettre citée par Mme la comtesse d'Armaillé : Madame Elisabeth, Paris, 1886, pp. 443, 444,445.)

La noble femme capable, au pied de l'échafaud, de pousser la générosité d'âme jusqu'à cet héroïsme qui l'élève au-dessus de l'humanité, c'est la même femme que l'exécrable Maçonnerie s'est efforcée de salir, jusqu'à ses derniers moments, par des pamphlets regorgeant de calomnies odieuses, afin de souiller avec elle la Monarchie française, tout en l'assassinant. Après la Reine-Martyre, envisageons la France, la Nation-Martyre frappée, elle aussi, par la Maçonnerie. Au commencement du XVIIIe siècle, la France était encore attachée avec ferveur à ses traditions religieuses et politiques. A la fin du même siècle, elle rompt - ou plutôt une influence cachée la fait rompre - avec toutes ses traditions à la fois. Quelle est cette influence ? Toujours celle de la Maçonnerie. Or, dès 1791, un admirable prêtre, l'abbé Le Franc, osa l'écrire. Un an plus tard, le 2 septembre 1792, à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, il paya de son sang le courage d'avoir dénoncé la Maçonnerie comme la mère de la Révolution, alors déjà toute souillée de crimes. Les tueurs au service du Pouvoir Occulte n'eurent garde de laisser échapper aux massacres maçonniques de Septembre ce voyant, qui, arrachant leurs masques aux meneurs révolutionnaires, venait de mettre en lumière leurs faces de Francs-Maçons. Ecoutons donc avec respect les paroles de l'abbé Le Franc : c'est pour les avoir dites qu'il est mort.

« L'Europe (écrivait-il en 1791) est étonnée du changement qui s'est opéré dans nos mœurs. Autrefois, on ne reprochait à un Français que sa gaieté, sa frivolité. Aujourd'hui qu'il est devenu sanguinaire, on l'a en horreur... Qui l'a rendu farouche, toujours prêt à attenter à la vie de ses semblables et à se repaître de l'image de la mort ? Le dirai-je et m'en croira-t-on ? C'est la Franc-maçonnerie !... C'est à l'ombre de l'inviolable secret qu'elle fait jurer à ses initiés, qu'elle a donné des leçons de meurtre, d'assassinat, d'incendie et de cruauté... » (Le Voile levé... ou le Secret de la Révolution révélé à l'aide de la Franc-maçonnerie, pp. 67, 68.)

Longtemps la Maçonnerie a fait l'impossible pour effacer, sur le fumier sanglant de 89 et de 93, ses traces criminelles. Mais, aujourd'hui, mentir là-dessus serait peine perdue pour elle. La vérité se fait plus claire chaque jour et, par un enchaînement de textes écrasants, nous allons prouver à quel point l'abbé Le Franc avait dit vrai. Oui, en toute réalité, durant plus d'un demi-siècle, les Francs-maçons ont secrètement creusé la mine dont l'explosion a jeté bas l'ancienne France en 89. Nous ne pouvons ici traiter en quelques mots l'immense question de l'origine de la Maçonnerie. Disons simplement que, quels que fussent ses créateurs, la Maçonnerie était dès le commencement l'ennemie mortelle de la Foi chrétienne, de l'ordre chrétien, de la civilisation chrétienne tout entière. Introduction de la Maçonnerie en France. La Première Encyclique contre la Secte. D'Angleterre où les Rose-Croix judaïsant et kabbalistes l'avaient greffée sur les vieilles corporations d'ouvriers maçons, la Franc-maçonnerie s'introduisit en Europe, partout à la fois, de 1725 à 1730. Dès 1735, un article du code primitif des Francs-maçons révolta, par son audacieux esprit révolutionnaire, d'honnêtes magistrats de Hollande : les premiers, ces protestants proscrivirent la Maçonnerie. Mais celle-ci fit un retour offensif et triompha des premières résistances, en Hollande comme ailleurs. Deux ans après, en 1737, le Premier Ministre de Louis XV était le cardinal de Fleury : sa clairvoyance touchant la Maçonnerie a fait de lui la bête noire des menteurs professionnels chargés de falsifier notre Histoire. Après une minutieuse enquête, le Cardinal acquit la même conviction qui avait armé les magistrats hollandais contre la Maçonnerie antichrétienne et révolutionnaire. Il donna des ordres sévères contre les Loges qui déjà pullulaient en France. L'année suivante, en 1738, le Pape Clément XII avait été renseigné par le cardinal de Fleury et sans doute aussi de bien d'autres côtés pour l'Europe entière. Sans tarder, le Pape lança la première des Encycliques que Rome ait opposées au fléau maçonnique. Comme toutes celles qui l'ont suivie, cette Bulle a stigmatisé dans la Maçonnerie ce double caractère : de viser à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques basées sur le Christianisme. Mais tout était conjuré pour empêcher la France d'écouter les cris d'alarme du Pape et du Premier Ministre de Louis XV. Les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste (reliées par de secrètes accointances) arrêtaient aux frontières de France la parole du Pape et faisaient méconnaître le bien fondé des angoisses que lui causait le péril maçonnique. La Maçonnerie profita de ces déplorables dispositions de l'esprit public : elle sema des brochures faites avec un art infernal pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle commença par y prêcher la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. Bref la Maçonnerie, dès son entrée en France, apprit aux Français à détester le Catholicisme parce qu'intolérant, disait-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Nous verrons bientôt par quels aveugles fut remplacé au pouvoir le premier et le dernier ministre anti-maçon qu'aient eu Louis XV et Louis XVI. On peut dire que depuis la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française fut soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, chaque jour plus forte, jusqu'à la chute, cinquante ans plus tard, dans le sang de Louis XVI et de Marie- Antoinette. Mais quels ressorts furent mis en jeu par la Maçonnerie pour arriver à son but ? Le Mensonge, Arme Principale de la Maçonnerie. L'histoire de l'action maçonnique sous Louis XV et Louis XVI tient dans ce mot : le Mensonge. Il faudrait un volume pour décrire comme ils le méritent les chefs-d'œuvre d'imposture du F*** de la Tierce, le menteur en chef de la Maçonnerie en France à cette époque. Or, le F*** de la Tierce les a publiés immédiatement après que le pape Clément XII et le cardinal de Fleury eurent dénoncé le péril maçonnique, - tout comme le F*** Taxil a bâti son édifice d'imposture immédiatement après que le pape Léon XIII eut à nouveau dénoncé le péril maçonnique. Instruits par l'expérience, les FF*** de la Tierce et consorts effacèrent dans le code des Loges ce qui avait dès l'abord effrayé la protestante Hollande. Avec persévérance, ils travaillèrent à persuader aux honnêtes Français attirés dans les Loges que la Maçonnerie ne rêvait d'accomplir « aucune Révolution ». C'est imprimé en toutes lettres dans l'ouvrage du F*** de la Tierce dont la première édition parut peu de mois avant la mort du cardinal de Fleury. Ceci, imprimé cinquante-sept ans avant la prise de la Bastille, est bien la preuve que le Pape et le cardinal de Fleury n'avaient que trop raison de voir dans la Maçonnerie la source de torrents de maux ! « Nous ne fomentons aucune Révolution », disaient les Tartufes des Loges. Mensonge ! « Nous sommes de zélés et fidèles chrétiens. Voyez plutôt : dans les églises, nous faisons chanter des messes solennelles», disaient-ils encore. Sacrilège ! « Nous portons les lys de France dans le cœur !» ajoutaient-ils. Et leur but était de rougir de sang royal la blancheur des lys ! Toujours le Mensonge ! ... »

Voir les chroniques du 30 mai et du 1er et 15 août.

  • le 1er février 1791 : chassés par les révolutionnaires, les derniers religieux quittent le Collège des Bernardins.
  • le 1er février 1793 : la Convention déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande.

L'Angleterre a déclaré la guerre à la France la veille. Elle va acheter ses alliés à prix d'or : 80 couronnes pour un Cavalier et 50 pour un fantassin lors de la première coalition et 225 000 couronnes par an pour l'électeur de Hesse. Pour la troisième coalition l'Autriche recevra 4 600 000 de livres sterling, la Prusse 1 800 000. La Grande Bretagne aura ainsi versé 273 00 000 de Franc-or en 22 ans aux alliés.

Tiré de Les catholiques et la révolution française, Renée Casin (Ed Résiac, page 82)

  • le 1er février 1800 : (12 pluviôse), par référendum, la Constitution est adoptée : 3 011 007 voix pour et 1 562 contre.

A l'époque, selon Renée Casin dans son livre, Les catholiques et la révolution française, la France compte plus de 28 millions d'habitants. Et la plupart des adultes de plus de 25 ans sont électeurs. Elle note ainsi combien la révolution est une régression dans le domaine politique. L'histoire de France apprise à l'école égrène les dates clés de la mise en place de la « démocratie » en France pour arriver enfin à une élection au suffrage universel.

Or, avant la révolution, Renée Casin le rappelle, dans son livre (page 45) :

« Le suffrage universel était la norme en France ! Pierre Chaunu parle même de « mensonge d'Etat » à ce propos. Les députés des Etats-généraux de 1308, de 1614 et 1789 furent élus au suffrage universel, par tous les hommes de plus de 25 ans et sans aucune restriction censitaire. Les assemblées provinciales aussi, à travers les scrutins de baillages. Les baillis, garde-finages, consuls ou syndics, prud'hommes et prudes femmes étaient eux aussi élus par tous les membres des paroisses (*). Les femmes votaient souvent, « dans des régions aussi différentes que les cités du Béarn, ou Pont-à-Mousson, ou Garchy en Champagne ». […] Toutes les assemblées révolutionnaires qui suivirent [1789] furent en nette régression, ayant été élues au suffrage censitaire le plus strict. En écartant des urnes la majorité des citoyens, elles ne furent en aucun cas représentatives de la Nation. […] le corps électoral fut réduit aux environs de 200 000 votants [deux cent mille, il n'y a pas d'erreur !] ; 200 000 bulletins aux mains de la bourgeoisie voltairienne. (**) »

On est loin de la « déclaration des droits de l'homme » qui proclame pompeusement que les hommes naissent libres et égaux en droits. Ce sont pourtant les mêmes qui la rédigèrent et qui spolièrent les Français de leurs droits de vote.

(*) Tiré de Erreurs sur le mal français, de Jean Dumont aux éditions Vernoy, (page 249).

(**) Les catholiques et la révolution française, (page 137)

  • le 1er février 1810 : le maréchal Soult s'empare de Séville.
  • le 1er février 1814 : Napoléon est « vaincu » à La Rothière, dans l'aube.

En réalité les Français se replient en bonne ordre et sous le feu ennemi et avec 10 fois moins de pertes que les prussiens; lesquels avec 170 000 hommes sont six fois plus nombreux. Ils laissent près de 8000 des leurs sur le champ de bataille.

  • le 1er février 1871 : l'armée de Bourbaki finit en Suisse.

Après les combats de la Lizaine (du 15 au 17 janvier), puis près de Pontarlier, le corps d'armée de Charles Bourbaki, qui avait pour tâche de dégager Belfort, est contraint de se réfugier en Suisse. Son chef essaie de suicider mais il échoue encore…

  • le 1er février 1916 : début de la guerre sous-marine à outrance par l'Allemagne.

L'empereur Guillaume II décide de miser sur l'insularité du Royaume-Uni pour le déstabiliser, en proclamant la guerre sous-marine totale. Son but est d'isoler économiquement l'île et de rompre son approvisionnement. Les Etats-Unis protestent, rompent les relations diplomatiques et engagent plusieurs pays à faire de même. Face à cette situation, Wilson s'assure du soutien de la population avant d'entrer en guerre en avril.

  • le 1er février 1960 : fin de la « semaine des barricades » à Alger.

Voir le 24 janvier.

  • le 1er février 2003 : le traité de Nice entre en vigueur.

En vue d'élargir l'Union européenne à dix nouveaux pays, les États membres se sont réunis en 2001 pour mettre au point le traité de Nice. Sous couvert d'élargissement, des décisions revoient notamment le pouvoir décisionnel du Conseil de l'Union, imposent le vote à la majorité qualifiée dans divers domaines et appliquent une nouvelle répartition des voix détenues par les États au Parlement. Tout cela permet de s'affranchir des souverainetés nationales de façon discrète. Il entre en vigueur le 1er février 2003.

C'est moins sanglant que pendant la révolution, mais le résultat est le même : retirer aux peuples, français hier, français et européens aujourd'hui, le pouvoir d'exprimer leur volonté sur les grandes questions de souveraineté.

  • le 1er février 2005 : Jean-Paul II a des spasmes respiratoires et est admis d'urgence à l'hôpital polyclinique Gemelli de Rome.

Posté le 1 février 2017 à 05h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

31 janvier 2017

En perdant le catholicisme, ce n’est pas seulement le rapport au Christ qui est menacé, mais tout le rapport au monde

Olivier Hanne, docteur et agrégé en Histoire, vient de publier Le Génie historique du catholicisme. Il a bien voulu répondre aux questions du Salon Beige.

1) Votre livre est, d'une certaine façon, un antidote à la fameuse "légende noire" du catholicisme. Y a-t-il vraiment matière à être fiers de nos aïeux dans la foi ?

HLa légende noire de l’histoire catholique est une construction du XVIe siècle, bâtie par les Réformés et les humanistes en indélicatesse avec l’Eglise, puis relayée par les Lumières au XVIIIe siècle et enfin par les historiens républicains au XIXe siècle. Depuis un siècle, cette légende, pourtant invalidée ou nuancée par les sources, continue d’être véhiculée, en raison d’une inculture historique générale, et parce que les universitaires ne font plus leur travail de vulgarisation. Ainsi, dès les années 1990, les chercheurs du CNRS et les spécialistes d’histoire italienne ont remis en question l’image d’un pape Pie XII pro-nazi, mais cette lecture apaisée du pontificat n’atteint plus l’opinion publique. 

Nos ancêtres ont assumé leur foi selon les conditions que la société, l'Histoire et la Providence leur avaient données. La juste mesure du passé est de jauger en fonction des critères moraux qui étaient les leurs. Ainsi, les critiques contre l’Inquisition paraissent singulièrement rares jusqu’au XVIe siècle, et il n’est pas sûr que les médiévaux aient considéré les inquisiteurs comme des brutes ignobles. Le pape Innocent III (1198-1216) souvent perçu comme un pontife de fer, déclenchant la 4e croisade et la croisade des Albigeois, a souvent été critiqué pour s’être fait duper par le roi de France.

2) La plus grosse erreur de l'historien est clairement l'anachronisme. Cette erreur n'est-elle pas, pourtant, la plus commune pour tous ceux qui se penchent sur l'histoire de l'Eglise pour la juger à l'aune de nos critères ?

Ce qui est difficile à envisager pour nos contemporains est de parvenir à regarder le passé sans les oeillères du manichéisme et du positivisme : non, l’Histoire n’est pas une marche ascendante vers un progrès, condamnant nos prédécesseurs à un état inférieur dans le développement humain et moral. Finalement, nous sommes restés cruellement linéaires et scientistes dans notre approche du temps, erreur que n’a jamais commise l’Eglise : à toute époque, péché et grâce se mêlent, et la modernité technique n’est jamais un gage de progrès spirituel.

Mais cette carence intellectuelle sur le passé se retrouve chaque jour dans notre analyse du monde et de la géopolitique, ainsi concernant le Moyen-Orient. L’anthropologie et la sociologie des années 1970-1980 ont envahi toute notre approche du passé : les faits n’existent que par le regard qu’on leur porte, et tout n’est que représentation et manipulation du pouvoir. Louis XIV n’intéresse l’historien que par l’image qu’il renvoie du pouvoir monarchique, et non pas par sa législation ou ses actes. Mais en niant ainsi le réel, l'intellectuel est vite prisonnier de ses propres fantasmes et de ses opinions, il devient lui aussi un instrument au service des médias : le siège d’Alep importe moins que ce qu’on en dit ; si l’Eglise développe l’action caritative au Moyen-Âge, ce n’est pas pour aider les pauvres, mais pour les contrôler, et tous les faits sont ainsi réinterprétés...

3) Votre livre est titré "Le génie historique du catholicisme". Comment, dans l'histoire, définiriez-vous l'apport du catholicisme à l'humanité en général et à l'Europe en particulier ?

L’aspect le plus évident est que le christianisme a apporté le Christ, mais il y a un apport plus spécifique du catholicisme, c’est la révélation du Christ à travers une double incarnation de civilisation : la foi intérieure et la culture gréco-latine. Le catholicisme a éduqué les peuples qu’il a convertis à l’intériorité, au retour sur soi, propice à la découverte de Dieu, mais aussi à moyen terme à l’éclosion de la conscience. Il a aussi fait fructifier la culture millénaire grecque et latine et l’a portée à son plein épanouissement à travers la philosophie, la théologie, le droit, les belles lettres, une pratique spécifique du pouvoir.

4) L'Eglise a beaucoup aidé la civilisation européenne à découvrir la dignité de la personne humaine. En abandonnant ses racines chrétiennes, l'Europe ne risque-t-elle pas d'abandonner ce souci de la dignité humaine qui a fait sa grandeur ?

Bien sûr. Le catholicisme a transmis à l’Europe un christianisme hellénisé, c'est-à-dire une foi indissociable d’une doctrine rationnelle, de l’amour de l’étude et de la connaissance, qui attachent la personne au contrôle de soi et de ses passions. En perdant le catholicisme, nous voyons combien nos contemporains ont du mal à argumenter leurs convictions, à justifier leur foi par une parole libre et raisonnable, ainsi qu’à maîtriser leurs pulsions. Ce n’est pas seulement le rapport au Christ qui est menacé, mais bien tout le rapport au monde et à soi-même.

5) La mission de l'Eglise est de transmettre la foi. Pourtant, de cette transformation est née une civilisation (et même plusieurs, car la civilisation européenne n'est pas la sud-américaine, ni la nord-américaine…). Est-ce une sorte de paganisation, comme la Réforme en a volontiers accusé la Chrétienté médiévale, ou simplement une irrigation de la foi dans tous les actes de la vie?

La Chrétienté médiévale est atteinte au XIIIe siècle lorsque le droit canon et les sacrements rayonnent dans toute la société, faisant de l’Eglise l’institution la plus normative, au sens où c’est elle qui génère les normes de la vie quotidienne, avant même les monarchies. Mais cet apogée ne dura pas au-delà du XIIIe siècle, puisque l’étape suivante fut la fondation des nations. On a peine à imaginer à quel point nous sommes loin de cette Chrétienté unitaire et universelle. A l’époque, l’identité nationale ne se pose pas : vous avez en pleine France des évêques qui sont d’origine italienne, allemande ou anglaise. A l’époque, la première marque identitaire des personnes est celle du baptême. Mais ce système social unique, garanti par la papauté, était trop vaste, trop contesté pour pouvoir durer.

6) Il est d'usage d'opposer l'Eglise et la science. Vous affirmez qu'au contraire, la science moderne doit beaucoup au catholicisme. N'est-ce pas pousser un peu loin le  goût du paradoxe et de la provocation ?

Nullement, puisque l’écrasante majorité des hommes de science entre le XIe et le XVIIe siècle sont des religieux ou des clercs ; leurs recherches sont permises par leur éducation catholique, elle aussi religieuse, assurée par les congrégations ou les jésuites. Leur capacité à énoncer, critiquer et synthétiser est une compétence puisée dans l’école catholique. Le goût de l’expérimentation leur venait de la redécouverte d’Aristote et de son officialisation à travers le thomisme. Si le réel est porteur d’idées divines, alors l’observation de ce réel devient une découverte de Dieu. De la même façon, lorsque les mouvements mendiants, comme les franciscains, renoncent au couvent ou au monastère pour une vie d’itinérance, de pauvreté et de souffrance, ils expriment combien le quotidien le plus trivial est porteur de sainteté. Le XIIIe siècle est le grand siècle du réel, qui ouvre la porte sur l’expérience, et donc sur les sciences modernes.

Posté le 31 janvier 2017 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 31 janvier….

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 janvier 314 : élection du pape saint Sylvestre 1er.

Son pontificat se déroule sous le règne de Constantin 1er, premier empereur catholique. Il établit l'autorité de l'Église. Avec l'aide de l'empereur et de sa mère il fait construire les premiers lieux de cultes en Terre Sainte ou à Rome : l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, les basiliques de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Pierre à Rome, les églises des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie à Constantinople. Il meurt le 31 décembre 335. Auteur de nombreux miracles il est rapidement canonisé.

  • le 31 janvier 1246 : mariage entre Béatrice de Provence, comtesse de Provence et Charles Ier d'Anjou, le frère de Louis IX.

Par ce mariage avec la fille de Raymond-Bérenger IV de Provence, Charles devient comte de Provence jusqu'en 1285, et fait un séjour à Nice.

  • le 31 janvier 1557 : fin de la trêve de Vaucelles.

Le 31 janvier 1557, alors qu'elle était programmée pour durer cinq ans, la trêve de Vaucelles, scellant la fin des hostilités entre la France et l'Espagne, est rompue. Elle a été signée le 5 février 1656 (voir la chronique du jour). Le pape Paul IV, relance le conflit en excommuniant Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne. Parallèlement, il promet le royaume de Naples aux Français. Une armée royale, conduite par le duc de Guise, s'y rend. Mais les combats s'enlisent. Pendant ce temps, le pape Paul IV trouve un terrain d'entente avec Philippe II d'Espagne.

  • le 31 janvier 1793 : Nice est annexée. Danton réclame l'annexion de la Belgique.
  • le 31 janvier 1793 : l'Angleterre déclare la guerre à la France.

L'Angleterre vaincue en 1783, est restée dans l'expectative en 1792. Le traité de commerce de 1786 ne lui convient pourtant toujours pas. Constatant la dégradation intérieure de sa vieille rivale, elle encourage simultanément l'anarchie et la terreur jacobine et les soulèvements contre elles, méritant une fois de plus le surnom de «perfide Albion».

En 1709 à une conférence de La Haye, les ministres anglais avaient dit : « La France est trop concentrée, trop riche en ressources. Il faut lui faire tant de saignées, d'ouvertures et de diversions et l'affaiblir tellement qu'à peine le Roi puisse-t-il se faire entendre dans son Royaume »(*) En 1793, « le club des Jacobins reçoit ses impulsions par des agents anglais et prussiens, qui ont pris à tâche de travailler ce malheureux pays en dessous », écrit Grimm à Catherine II. Les agents anglais Clarkson et Oswald sont inscrits au club des Jacobins.

Il ne faut donc pas s'étonner que le 31 janvier 1793, l'Angleterre déclare la guerre à la France et forme la 1ère coalition. Ce n'est pas une guerre ordinaire si l'on peut employer ce terme, « mais une guerre d'extermination » déclare Pitt dans son discours aux Communes.

Tiré de : Les Catholiques et la révolution française de Renée Casin (Ed Résiac page 81 à 83)

(*) Cité par Albert Sorel : L'Europe et la Révolution française, tome III page382. Marquis de Courcy , La coalition de 1701.

  • le 31 janvier 1794 : massacre de Mouchamps, « œuvre » des colonnes infernales.

La colonne infernale du général Cordelier arrivée à Mouchamps met le feu au château et pendant l'incendie du château, massacre 200 personnes, au Parc Soubise, sur la commune de Mouchamps, "en haine de la religion".

La colonne infernale Lachenay qui se dirige vers les Essarts, traverse Le Boupère, commune pourtant réputée patriote, et y tue deux cents habitants ; brûle le bourg et les fermes des environs ; puis fait de même à Rochetrejoux. Elle atteint alors Mouchamps. Les troupes bleues atteignent la cour du Parc-Soubise. Lachenay donne l'ordre d'incendier le château, d'aligner deux cents personnes capturées en cours de route, et de les fusiller.

A la fin des années 50, une plaque commémorative a été posée et bénie par monseigneur Cazaux, alors évêque de Luçon, en souvenir des martyrs, qui furent tués ici pour que « règne » la république en France.

Le témoignage d'un jeune garçon de 8 ans, Pierre Mérit, est parvenu jusqu'à nous :

« Nous étions mon frère et moi, à pêcher des verdons sur les bords du Lay, quand nous fûmes saisis par des soldats. On nous mena au milieu d'une troupe de pauvres gens de tout âge, marchant deux à deux, comme des moutons. Je reconnus beaucoup de mes parents et de mes amis […] Arrivé dans la cour du Parc, je vis des bleus mettre le feu au château. Pendant que le château brûlait, les soldats nous placèrent sur deux rangs, et tirèrent sur tout le monde à bout portant. Ma cousine tomba près de moi ; et quand il ne resta plus que deux ou trois enfants qui avaient été manqués, le chef cria : "C'est assez !" Alors j'ai été sauvé. »

Le comte de Chabot décide, à son retour d'exil, de conserver les ruines du château du Parc-Soubise en l'état, pour se souvenir de ce jour funeste. Seule la toiture a été refaite, afin de préserver les vieux murs et les boiseries. Ce château a en effet vu passer dans ses murs, Henri de Navarre, futur Henri IV, Roi de France.

  • le 31 janvier 1888 : décès, à 72 ans, de Saint Jean Don Bosco, prêtre italien, éducateur de la jeunesse, canonisé en 1934.

Jean Bosco, né le 16 août 1815, est le fondateur en 1859 de l'ordre des Salésiens. Il consacre sa vie à l'instruction et à l'éducation des jeunes garçons non fortunés. L'Église catholique l'a déclaré saint en 1934, sous le nom de saint Jean Bosco.

Il est aussi célèbre pour son songe prophétique qui a lieu le 30 mai 1862, songe dit des « Trois Blancheurs ».

Il voit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

 Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription: "Salut des croyants". L'autre, où sont gravés les mots: "Secours des Chrétiens", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs, mais le Pape, en blanc lui aussi, à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre. Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes.

Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des "Trois Blancheurs", reçu peu avant le début du 1er Concile du Vatican.

Ainsi décrit-il sa vision :

« J'ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de bateaux de moindre importance, devait soutenir l'assaut de beaucoup d'autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis. Mais au milieu de la mer, j'ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie -l'Eucharistie- et sur l'autre (plus basse) une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : « Auxilium christianorum. »

Le navire du Pape n'avait aucun moyen humain de défense. C'était une sorte de souffle qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts.

La bataille se faisait toujours plus furieuse; le Pape cherche à se diriger entre les deux colonnes, au milieu d'une tempête de coups. Tandis que les armes des agresseurs sont en grande partie détruites, s'engage une lutte corps à corps. Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Ce rêve laisse troublés plus de 500 jeunes qui étaient réunis, comme tous les soirs, pour écouter don Bosco, au mois de mai 1862. C'est seulement le matin suivant qu'il leur expliqua le sens de ce songe. De graves persécutions et tourments attendent l'Eglise; il reste deux seuls moyens pour la sauver : Marie -Aide des chrétiens- et l'Eucharistie. »

Tiré du site MariedeNazareth.com: http://www.mariedenazareth.com

  • le 31 janvier 2003 : condamnée pour avoir euthanasié ses patients.

La cour d'assises des Yvelines condamne l'infirmière Christine Malèvre à dix ans de réclusion criminelle pour avoir euthanasié six de ses patients, à l'hôpital de Mantes-la-Jolie entre 1997 et 1998. Ayant fait appel, en octobre, sa peine sera alourdie de deux ans supplémentaires.

Posté le 31 janvier 2017 à 04h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

30 janvier 2017

C’est arrivé un 30 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 janvier : fête de Sainte Bathilde.

Sainte Bathilde, est l'épouse de Clovis II, Roi de Neustrie et Bourgogne, Reine des Francs et Régente en 657. C'est une des quatre Reines de France que l'Eglise porte sur les autels avec le titre de Sainte.

Elle contribue à la réforme de l'Église franque, aidée en cela par deux grands saints, Saint Eloi, évêque de Noyon et Saint Ouen, évêque de Rouen. Elle fonde les abbayes de Corbie en Picardie, et de Chelles en région parisienne. Elle se retire à l'Abbaye de Chelles en 664.

Le 30 janvier est aussi le jour de Sainte Martine, martyre, sainte patronne de Rome.

 

  • le 30 janvier 1592 : élection du pape Clément VIII.

Ippolito Aldobrandini est né à Fano le 24 février 1536, et est décédé à Rome le 3 mars 1605. Il est pape du 30 janvier 1592 au 3 mars 1605. Dernier pape de la Contre-réforme, il s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels. C'est lui qui donne l'absolution au Roi Henri IV, lors de sa conversion. Par son exemple, il ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Pour l'anecdote, il vulgarise le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du Christ. Il aurait considéré au contraire que "l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité".

  • le 30 janvier 1631 : Gaston d'Orléans, frère du Roi Louis XIII, quitte la cour.

Gaston de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIII et deuxième dans l'ordre de succession jusqu'à la naissance du futur Louis XIV en 1638, meurt à Blois le 2 février 1660. Cet éternel comploteur, né le 24 avril 1608, passe sa vie à tenter de renverser son frère, Richelieu ou encore Mazarin. Chef des Conseils sous la régence d'Anne d'Autriche durant la minorité de son neveu, il participe même à la Fronde.

Les conspirations de « Monsieur » échouent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonce souvent ses complices, puis les voit périr (d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars). Mais en plus d'être traitre à ses complices, il est aussi inconstant et vicieux, il crée un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mène une vie désordonnée ; il est réputé joueur et amateur de femmes. L'Encyclopædia Universalis le voit comme le chef de file des libertins de l'époque, dont l'un des passe-temps est les chansons à boire, les poèmes érotiques et les parties de débauche. Gaston d'Orléans est le père de la grande Mademoiselle.

  • le 30 janvier 1652 : décès de Georges de La Tour, peintre français.

Peintre lorrain ayant reçu les influences nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, il est célèbre pour avoir peint des toiles exploitant remarquablement l'ombre et la lumière, à l'image du Caravage, dont il s'est fortement inspiré. Il reçoit le titre de « peintre ordinaire du Roy » en 1639. Il a peint notamment des scènes religieuses et des scènes de la vie quotidienne comme "Le Tricheur à l'as de carreau" ou "La Diseuse de bonne aventure".

Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre

Jeune chanteur

  • le 30 janvier 1770 : l'archevêque de Paris, monseigneur de Beaumont, annonce à Louis XV la décision de sa fille, Mme Louise, d'entrer au Carmel.

Mgr Christophe de Beaumont, Archevêque de Paris, Duc de Saint Cloud, Commandeur de l'Ordre du Saint Esprit, a été aussi le défenseur des Jésuites contre le Parlement sectaire et janséniste et contre l'athée Choiseul. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il ne fût jamais cardinal. Sa pauvreté et son refus de la courtisanerie sont tout à son honneur. Voir les chroniques du 16 février, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre, la vie de Mme Louise.

  • le 30 janvier 1793 : le marquis de la Rouërie, chef royaliste de l'Ouest, meurt malade au château de La Guyomarais à St-Denoual.

Né à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie, situé à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans, il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises, et dont l'inaction lui pèse. Après un duel, le Roi Louis XVI le menace de pendaison pour avoir blessé un de ses amis, il part donc en Suisse. Absout par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, il revient en Bretagne.

Initié dans la Loge Aimable Concorde, Parfaite Union, il s'embarque à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il se fait appelé "colonel Armand".

Ses succès militaires sont éclatants et sont soulignés par le général Scott, adjoint de Washington

Il faut souligner qu'il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers!

Rentré en France en 1781, il est non seulement confirmé dans son grade de colonel mais aussi fait Chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint Louis. Il vend alors des terrains, en hypothèque d'autres pour financer ses troupes aux Amériques où il retourne en juin 1781. Il rentre en Bretagne en juin 1784, en tant que général. Moins politique que La Fayette mais vrai soldat, il est moins connu, bien qu'ayant été, à la différence du premier un des acteurs militaires des succès des troupes françaises sur le nouveau continent.

En vrai breton et malgré l'influence maçonnique, il rejette l'abolition des privilèges, qui n'est pas l'abolition des privilèges des deux premiers Etats (Eglise et noblesse), mais l'abolition des lois privées, c'est-à-dire des lois propres à chaque des Provinces de France. Les Rois parlaient de « nos peuples de France » et non du peuple de France. Cette loi illégale à plus d'un titre entraîne l'abolition des accords de 1532. Décision illégale, car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France ; décision illégale car prise par une assemblée qui n'avait aucun mandat pour ce type de décision.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide alors de créer l'Association Bretonne pour défendre les lois bretonnes. Les principales villes de Bretagne sont maillées d'un réseau chargé de recruter des troupes. L'association s'oppose à la Constitution Civile du clergé qui lui facilite la tâche pour soulever les Chouans de Bretagne.

Fortement affecté par l'assassinat de Louis XVI, Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste. Pourchassé par les troupes républicaines de la Convention informée de la création de l'Association Bretonne et du danger qu'elle représente pour la révolution, il s'était réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan. L'épitaphe du marquis de la Rouerie est "le mal qui l'emporta fut la fidélité"

  • le 30 janvier 1803 : Bonaparte écrit au maire d'Orléans Crignon.

Il le félicite de son projet d'ouvrir une souscription pour rétablir le monument célébrant Jeanne d'Arc, car "Unie, la nation française n'a jamais été vaincue".

Ce monument avait été détruit par le vandalisme des révolutionnaires en haine de la Foi catholique.

  • le 30 janvier 1853 : mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, comtesse de Teba.

Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités durent deux jours. Le 16 mars 1856, l'impératrice Eugénie donne naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis.

  • le 30 janvier 1875 : vote sur le mode d'élection du président de la république.

C'est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l'Assemblée nationale a adopté l'amendement Wallon, qui stipule :

«Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

  • le 30 janvier 1944 : De Gaulle amorce la décolonisation avec la Conférence de Brazzaville.

De Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence, du 30 janvier au 8 février, qui regroupe les représentants des territoires français d'Afrique : il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'Empire français dans le sens d'une fédération, évoquant la question de l'émancipation. Il n'est pas encore question d'indépendance, les français ne sont pas encore prêts!

  • le 30 janvier 1976 : le pape Paul VI met en garde contre les mouvements féministes qui, dit-il, risquent de dépersonnaliser la femme.

Cette "Allocution aux femmes" est faite par Paul VI. Elle est rapportée dans la Revue de droit canonique du 20 février 1977.

  • le 30 janvier 2004 : un homme politique condamné.

Alain Juppé, président du parti politique français UMP est condamné par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis pour « prise illégale d'intérêt »; ce qui entraîne son inéligibilité pour 10 ans. Il décide de faire appel.

Posté le 30 janvier 2017 à 04h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

29 janvier 2017

C’est arrivé un 29 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 janvier 904 : élection du pape Serge III.

  • le 29 janvier 1119 : décès du pape Gélase II.
  • le 29 janvier 1482 : dans un bref, Sixte IV condamne les excès de l'Inquisition espagnole.
    • le 29 janvier 1630 : première rencontre entre Richelieu et Mazarin.

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d'armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

  • le 29 janvier 1635 : le Roi Louis XIII signe les lettres patentes créant l'Académie française.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les "immortels". La mission de l'Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l'officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

  • le 29 janvier 1682 : Temim (Moulay Ismaël) et Louis XIV signent un traité d'amitié franco-marocain à St-Germain-en-Laye.

     

  • le 29 janvier 1697 : Fénelon publie son "Explication des maximes des saints".

     

  • le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu'on se penche sur sa vie. Ce qu'il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu'il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l'histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l'interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C'est en 1738, qu'il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l'église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s'occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l'abbaye de Tournus. C'est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu'il confie à l'ancien évêque de Fréjus, l'éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d'Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d'Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l'Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l'Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d'un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l'irréligieux cardinal Dubois, l'ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N'ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l'influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c'est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l'âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l'affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l'appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l'époque, le cardinal n'en profite pas pour s'enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l'État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l'économie d'un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu'à la révolution. Il est indispensable pour connaître l'état du pays avant cette révolution de relire l'excellente synthèse de Rénée Casin, de l'académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l'état de la France de l'époque, c'est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l'aide de l'archevêque d'Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l'année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l'opinion dans la guerre de Succession d'Autriche dont il ne verra pas la fin...

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu'à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l'Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l'esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu'intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l'influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l'Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, en une cinquantaine d'années avec l'assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

  • le 29 janvier 1801 : la France et l'Espagne lancent un ultimatum au Portugal, le sommant de rompre avec l'Angleterre.
  • le 29 janvier 1809 : Talleyrand prend contact avec Metternich.

Ce dernier est ambassadeur d'Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu'il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

  • le 29 janvier 1814 : Napoléon est vainqueur de Blücher à Brienne.
  • le 29 janvier 1916 : un Zeppelin allemand bombarde Paris.

Zeppelin allemand 1916

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

  • le 29 janvier 1972 : décès de sœur Claire de Jésus Crucifié.

Claire Ferchaud est née le 5 mai 1896. Elle meurt à au couvent des Rinfilières à Loublande, où elle a vécu après ses visions lors de la première guerre mondiale. A la demande du Christ elle rencontre, début 1917, le président Poincaré pour lui demander de se convertir et de combattre la Maçonnerie, de faire imposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore et de faire porter cet emblème par toutes les unités du front.

Le Christ veut être officiellement reconnu par la France. Poincaré ne fait rien !

Elle écrit alors à de nombreux généraux. Seul le généralissime Foch l'écoute. Il consacre toutes les armées aux Sacré-Cœur le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne, en présence de tout son état-major, avec lequel il commence une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour). Ce jour-là commence l'offensive d'où sort la victoire finale.

Notons qu'une circulaire du ministère contresignée par Philippe Pétain interdit et sanctionne le porte du Sacré-Cœur sur les étendards et les uniformes.

Les faits de Loublande ne sont pas reconnus par l'Eglise. Voir les chroniques du 16 janvier et du 1er mai.

  • le 29 janvier 1991 : démission de JP Chevènement.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

"Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne".

  • le 29 janvier 1996 : Jacques Chirac annonce l'arrêt définitif des essais nucléaires français.
  • Le 29 janvier 2001 : le Parlement français reconnaît le génocide arménien.

Ce qui est une bonne chose, mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

Posté le 29 janvier 2017 à 05h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 janvier 2017

C’est arrivé un 28 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 janvier : fête de Saint Thomas d'Aquin.

     

Thomas d'Aquin naît en 1224 ou 1225, au château de Rocca-Secca, près de la petite ville d'Aquino, dans le royaume de Naples. Cette année voit la mort de saint François d'Assise et la montée sur le trône de France de saint Louis. Sa famille noble est relativement modeste. Son biographe tardif, Guillaume de Tocco, rapporte une anecdote de son enfance : encore au berceau, un jour sa nourrice veut lui ôter un papier qu'il tient à la main. Mais l'enfant se met à protester en criant. Sa mère survient et arrache de force le papier des mains de son fils, malgré ses cris et ses larmes, et elle voit alors avec admiration qu'il ne contient que ces deux mots: Ave Maria…

Thomas est élevé comme oblat au monastère du Mont-Cassin, non loin du château familial. En 1244, à l'âge de dix-huit ou dix-neuf ans, malgré le désaccord de ses parents, il entre à Naples dans l'ordre des Frères prêcheurs de saint Dominique de Guzman, fondé en 1216, pour lutter contre l'hérésie albigeoise par la pauvreté volontaire et la prédication. Les Dominicains cherchent à l'envoyer à Paris. Mais sa famille s'empare de lui alors qu'il est en route, et le séquestre dans une tour du château familial. Tous les moyens sont bons pour tenter de le faire plier ! Thomas consacre ses loisirs forcés à lecture de l'Écriture… La force ayant échoué, on recourt aux séductions d'une courtisane. Mais Thomas saisit dans le foyer un tison enflammé et la met en fuite. Il se jette ensuite à genoux, puis s'endort. Pendant son sommeil, il voit des anges descendre du ciel pour le féliciter et lui ceindre les reins, en lui disant: « Reçois de la part de Dieu le don de la chasteté perpétuelle. » Son confesseur déclarera après sa mort que Thomas était mort aussi pur qu'un enfant de cinq ans.

A Paris en 1245, il fait la rencontre d'Albert le Grand, qui l'amène avec lui à Cologne en 1248, où il poursuit ses études jusqu'en 1252. Taciturne au milieu d'étudiants plutôt turbulents, « ne conversant qu'avec Dieu », on l'appelait, avec une pointe de dérision, le « bœuf muet ». Mais son maître aurait dit un jour de lui, en public: « Vous voyez ce boeuf que vous appelez muet. Eh bien ! il fera retentir bientôt tout l'univers de ses mugissements. » L'avenir devait confirmer cette prédiction.

De retour à l'Université de Paris, il y devient enseignant, d'abord comme « bachelier biblique » (le commentaire de l'Écriture étant la première tâche du théologien), de 1252 à 1254, puis comme « bachelier sententiaire » (autorisé à commenter les Sentences de Pierre Lombard), de 1254 à 1256. En 1256, à un âge d'une précocité exceptionnelle et grâce à une exemption particulière, il commence à exercer la fonction de maître en théologie, qui le retient à Paris jusqu'en 1259.

Il continuera d'exercer cette fonction jusqu'à la fin de sa vie dans divers milieux. Sa réputation est maintenant établie. De 1259 à 1268, il retourne en Italie, où il est œuvre principalement à la curie pontificale et au couvent dominicain de Sainte-Sabine. Puis, il est de retour à Paris de 1269 à 1272, où il est mêlé à deux conflits particulièrement virulents avec les tenants d'un augustinisme radical et les partisans des clercs séculiers, qui s'élèvent contre les privilèges des ordres mendiants. Il entend un jour Jésus-Christ lui adresser, du fond du Tabernacle, cette parole célèbre: « Tu as bien écrit de Moi, Thomas. Quelle récompense désires-tu recevoir? » Et le saint, pénétré d'amour, s'écria: « Pas d'autre que Vous, Seigneur! »

 

Entre 1272, Thomas d'Aquin doit revenir à Naples afin d'y établir une maison d'études pour les dominicains. Selon certains témoins, à partir du début de décembre 1273, Thomas d'Aquin aurait été plongé dans ce qui paraissait une abstraction totale par rapport à son entourage. Même sa sœur la plus proche ne réussissait plus à communiquer avec lui. Interrogé, son secrétaire et ami, frère Réginald aurait affirmé à celle-ci que Thomas était dans cet « état d'abstraction » depuis la fête de saint Nicolas (6 décembre 1273). Pressé par Réginald de s'expliquer, Thomas, en poussant un profond soupir comme un homme arraché à un profond sommeil, lui aurait répondu : « Réginald, mon fils, je vais vous apprendre un secret; mais je vous adjure, au nom du Dieu tout-puissant, par votre attachement à notre ordre et l'affection que vous me portez, de ne le révéler à personne, tant que je vivrai. Le terme de mes travaux est venu ; tout ce que j'ai écrit et enseigné me semble de la paille auprès de ce que j'ai vu et de ce qui m'a été dévoilé. Désormais j'espère de la bonté de mon Dieu que la fin de ma vie suivra de près celle de mes travaux. » En janvier 1274, Thomas reçoit pourtant une invitation personnelle du pape Grégoire X à participer au concile général qui doit se tenir à Lyon (1274). Mais, en cours de route, il doit s'arrêter, malade, à l'abbaye de Fossa Nova, où il meurt le 7 mars 1274.

Il est canonisé le 18 juillet 1323. Son titre de « Docteur angélique » lui vient de ses nombreux traités des anges. Sur l'ordre du pape Urbain V, son corps est transféré à Toulouse en 1368. Saint Pie V, le 11 avril 1567, le proclame docteur de l'Eglise. Le pape Léon XIII, au XIX° siècle le déclare patron des écoles et universités catholiques. Et le Pape Jean-Paul II a rappelé que c'est un auteur moderne.

Tiré du site : http://nominis.cef.fr

  • le 28 janvier 814 : mort de l'empereur Charlemagne, à 71 ans.

Charles 1er, le Grand, Roi des Francs depuis l'an 768 et empereur d'Occident depuis 800.

Charlemagne, appelé par Ste Jeanne d'arc, Saint Charlemagne, a favorisé le développement de la foi catholique, suscité une renaissance culturelle et multiplié les ateliers d'art dans les monastères, où l'on s'est employé à recopier les textes anciens et sacrés. Son fils Louis d'Aquitaine, appelé Louis le Pieux ou le Débonnaire, hérite du trône. Il reçoit du vivant de son père, le titre d'empereur d'Occident, fin 813 à Aix la Chapelle.

Le corps de Charlemagne est solennellement enterré dans la cathédrale qu¹il a fait bâtir, et trois cent cinquante et un ans après, il est levé de terre par les soins de Frédéric 1er, surnommé Barberousse, et son chef est transféré à Osnabruck.

Un grand nombre d'Eglises, surtout en Allemagne, associent au culte rendu à sainte Agnès martyre la mémoire imposante du pieux Empereur Charlemagne. Frédéric Barberousse fait rendre un décret de canonisation de Charlemagne par l'antipape Pascal III en 1165. Rome, par la suite, l'a respecté

Dans les églises de France, les nombreuses églises qui honorent, depuis près de sept siècles, la mémoire du grand empereur Charlemagne, se contentent, par respect pour le Martyrologe romain, où son nom ne se lit pas, de le fêter sous le titre de Bienheureux.

Avant l'époque de la Réforme, le nom du bienheureux Charlemagne se trouvait ainsi sur le calendrier d'un grand nombre d'églises de France; les Bréviaires de Reims et de Rouen sont les seuls qui l'aient conservé aujourd'hui. Plus de trente églises en Allemagne célèbrent encore aujourd'hui la fête du grand empereur; sa chère église d'Aix-la-Chapelle garde son corps et l'expose à la vénération des peuples Il est conservé dans une châsse en vermeil. Un de ses bras est dans un reliquaire à part. Dans le trésor de cette église se trouve aussi son cor de chasse, et dans une galerie, le siège de pierre sur lequel il était assis dans son tombeau. C'est sur ce siège que les empereurs d'Allemagne étaient installés, le jour de leur couronnement.

L'Université de Paris, qui le considère comme son fondateur, le choisit pour patron en 1661.

Alphonse Vetault rapporte dans son Charlemagne un extrait du testament de l'Empereur rédigé en 806 :

"Par dessus tout, nous voulons et ordonnons que nos trois fils pourvoient convenablement à la défense de l'Eglise de Saint Pierre et, suivant en cela l'exemple qu'ils reçurent de notre aïeul Charles et de notre père le Roi Pépin, d'heureuse mémoire, et de nous-mêmes, qu'ils la protègent contre ses ennemis avec l'aide de Dieu et la maintiennent en possession de tous ses droits, autant qu'il dépendra d'eux. De même pour les églises qu'ils auront dans leurs propres royaumes, qu'ils respectent leurs honneurs et privilèges, et qu'ils laissent les pasteurs libres d'administrer leur patrimoine. "

Le sacre de Charlemagne

A la fin du XIIe siècle, l'oriflamme Montjoie rouge de Saint-Denis et l'épée du sacre (Joyeuse) sont liés au souvenir de Charlemagne et, progressivement, tous les insignes remis au Roi lors de cette cérémonie sont dits " de Charlemagne ".

Sainte Jeanne d'Arc évoque plus d'une fois saint Louis et saint Charles le Grand. Le Roi Louis XI décide en 1475, que l'empereur sera fêté le 28 janvier, anniversaire de sa mort à Aix en 814. Jusqu'à la révolution régime, le nouveau Roi envoie à la cathédrale Sainte-Marie d'Aix un drap d'or ayant servi aux obsèques de son prédécesseur à Saint-Denis; il était destiné à recouvrir le reliquaire des restes.

Enfin c'est sur la demande de Charlemagne que le Pape Léon III ajoute au Credo le " filioque " affirmant que le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils et que dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle où le grand Empereur est enterré, il est exposé à la date de sa fête à la vénération des fidèles.

  • le 28 janvier 893 : sacre de Charles III le Simple.

Charles III est sacré Roi des Francs par l'archevêque de Reims Foulques. Voir les chroniques du 17 septembre et du 7 octobre.

  • le 28 janvier 1393 : bal des ardents, une fête au cours de laquelle le Roi Charles VI manque de périr brûlé.

Alors que le Roi Charles VI participe au mariage d'une des dames d'honneur de la reine Isabeau de Bavière à l'hôtel Saint-Pol à Paris, son frère le Duc d'Orléans entre dans la salle de bal accompagné de cinq porteurs de torches. L'un deux s'approche trop près de l'un des seigneurs du Roi. Son déguisement, de « sauvages », enduit de poix recouverte de plumes et de poils d'étoupe, s'embrase ainsi que celui du Roi et de quatre compagnons. La fête tourne au drame car si le Roi est sauvé, cinq seigneurs périssent.

Le Bal des ardents représenté dans un manuscrit des Chroniques de Froissart

Le Roi est sauvé par l'intervention de sa tante Jeanne de Boulogne, duchesse de Berry, qui l'enveloppe immédiatement de sa robe et de ses jupons pour étouffer les flammes.

Les autres compagnons brûlent pendant une demi-heure sous les yeux impuissants du Roi qui ne s'en remet pas. Ils meurent l'un après l'autre après trois jours d'une terrible agonie.

  • le 28 janvier 1443 : mort de Robert Le Maçon, chancelier de France et compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.
  • le 28 janvier 1561 : l'édit d'Orléans suspend les persécutions contre les protestants.
  • le 28 janvier 1621 : décès du pape Paul V.

Camillo Borghèse, né à Rome le 17 septembre 1550 est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V. À la mort de Léon XI, il est élu pape. Son règne est marqué par une application stricte du droit. Ainsi, il renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente. Tout en étant favorable aux recherches astronomiques, c'est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée, car ce que l'on omet trop souvent de dire, c'est que ce dernier, tire des travaux et des observations astronomiques de Copernic, chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l'Eglise, des conclusions théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d'utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui sont condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C'est d'ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

Le Pape Paul V est aussi célèbre pour avoir achevé la Basilique Saint-Pierre de Rome.

  • le 28 janvier 1701 : naissance de Charles Marie de La Condamine

Explorateur, géographe et scientifique, Charles Marie de La Condamine naît le 28 janvier à Paris. En 1731, il visite les rives de la Méditerranée avec Duguay Trouin. En 1735, il fait partie d'une expédition scientifique au Pérou et descend l'Amazone. Durant ce périple, il collecte de nombreux objets et découvre le caoutchouc et le curare. Il intègre l'Académie française en 1760.

  • le 28 janvier 1794 : mort au combat d'Henri du Vergier, comte de la Rochejaquelein.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière, en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé. Il est l'un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.

Il fait ses études à l'école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l'émigration. Il a l'honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l'assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.

En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l'armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :

« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi: si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »

La prise de Saumur, sous ses ordres, est l'exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire.

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d'histoire de Cholet

  • le 28 janvier 1809 : disgrâce de Talleyrand.

Ayant intrigué contre l'empereur avec Fouché, Talleyrand tombe en disgrâce. Sa fonction de grand Chambellan lui ayant été retirée, il va se mettre, le lendemain, au service de Metternich, ambassadeur d'Autriche en France, contre de l'argent ! Napoléon lui déclare, lors d'un conseil des ministres aux Tuileries :

"Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi (…) vous avez trompé, trahi (...) Vous mériteriez que je vous brisasse comme un verre (...)".

Suite à cette déclaration, Talleyrand soupire en sortant de la pièce : "C'est grand dommage qu'un si grand homme soit si mal élevé".

  • le 28 janvier 1871 : Paris capitule devant l'armée prussienne après un siège de 5 mois.

Après 5 mois d'un siège qui a affamé les Parisiens et suite à l'échec de Trochu, Paris capitule. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice, puis un traité de paix préliminaire à Versailles, le 26 janvier. Une des clauses de l'armistice oblige le gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d'une Assemblée nationale. Les votes aboutissent à la victoire d'une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

  • le 28 janvier 1887 : début de la construction de la tour Eiffel.
  • le 28 janvier 1905 : à Beni-Abbès, Lyautey rencontre l'explorateur Charles de Foucauld.

Charles de Foucauld qui a démissionné de l'armée est alors partisan de l'intervention française au Maroc.

  • le 28 janvier 1910 : crue exceptionnelle de la Seine.

Cette crue est la plus importante du XXe siècle. Le niveau d'eau à la station Austerlitz a atteint 8,62 m, environ huit mètres de plus que le niveau normal. Deux cent mille personnes sont frappées, 473 hectares inondés, et 15 % des immeubles parisiens inondés. Les dégâts matériels sont importants, mais les pertes humaines heureusement rares.

  • le 28 janvier 1921 : inauguration, sous l'arc de triomphe à Paris, du tombeau du Soldat inconnu.

Le cercueil a été déposé sous l'arc de triomphe pour le 11 novembre 1920, et mis en terre seulement le 28 janvier.

  • le 28 janvier 1945 : condamnation de Charles Maurras.

La cour de justice de Lyon déclare Maurras coupable de « haute trahison et d'intelligence avec l'ennemi » et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, lui l'ennemi le plus farouche le plus continu des Allemands !

Pendant son procès Charles Maurras ne se défend pas mais attaque « l'avocat de la femme sans tête », la république :

« Venez donc, faux informateurs, faux transcripteurs ou manipulateurs de textes les plus clairs ; venez, mauvais interprètes d'intentions ; venez messagers, serviteurs et instruments des factions et des factieux, venez faux témoins !… A mon âge la vie est peu. L'honneur ? Je défie qu'on souille le mien. Ni la plus étonnante des arrestations, ni plus de quatre mois de prison assez resserrée, ni quelques minutes de menottes bien symboliques, ni le rapport charentonnesque d'une information sans aveu, ni l'inculpation qui voudrait être infamante, mais qui retombe sur ses auteurs, rien ne peut résister au paisible rayon de lumière que je viens de projeter sur vous.

C'est l'hallali contre le plus grand penseur contre révolutionnaire, défenseur de la Foi, de la Patrie. Il faut rappeler qu'en 1911, le pape saint Pie X a reçu en audience privée la mère de Charles Maurras et lui a dit :

«  Je bénis son œuvre. Elle aboutira. »

  • le 28 janvier 1946 : les communistes font leur entrée au gouvernement de la France à l'intérieur d'un cabinet de coalition.
  • le 28 janvier 1993 : l'ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, est tué à Kinshasa au cours d'une mutinerie de militaires qui fait une cinquantaine de morts.
  • le 28 janvier 1998 : vente record d'un dessin de Michel ange.

Un dessin de Michel-Ange, Le Christ et la Samaritaine, est adjugé pour une somme record atteignant 11 millions de dollars au cours d'une vente aux enchères chez Sotheby's, à New York. L'œuvre daterait du début des années 1550 d'après les experts.

  • le 28 janvier 2002 : Jean-Paul II demande aux avocats catholiques de refuser de plaider les divorces.
  • le 28 janvier 2009 : le pape Benoît XVI dit sa "solidarité pleine et indiscutable avec nos frères destinataires de la Première Alliance", et souhaite que "la Shoah soit pour tous un avertissement contre l'oubli, la négation ou le réductionnisme".

Posté le 28 janvier 2017 à 05h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

27 janvier 2017

C’est arrivé un 27 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 janvier 672 : mort du pape saint Vitalien.
  • le 27 janvier 847 : mort du pape Serge II et élection du pape Léon IV.
  • le 27 janvier 1614 : fin de l'évangélisation du japon.

Tiré du Magnificat de janvier 2014 :

«Cette date sonne le glas de l'expansion chrétienne dans l'archipel japonais. L'édit de persécution, promulgué ce jour-là, provoque le rassemblement des prêtres et de nombre de catéchistes qui sont embarqués de force sur des navires en partance. La fleur de la foi, plantée par Saint François Xavier en 1549 et entretenue par ses successeurs, est arrachée avec violence.

La porte de du Japon autrefois paisiblement ouverte est brutalement refermée pour un huis clos sanglants qui engendra une foule de glorieux martyrs.»

  • le 27 janvier 1648 : fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris.

Le Brun obtient du Roi Louis XIV la création d'une Académie royale de Peinture et de Sculpture, indépendante des maîtres-jurés de la corporation de St-Luc, à Paris. Son but est de donner un statut plus élevé aux artistes et de les distinguer des artisans. Elle voit son influence croître réellement lorsque Colbert en devient le parrain en 1663.

L'Académie royale des Sciences devant Louis XIV, Henri Testelin (1616-1695),
d'après Charles Le Brun
(carton de tapisserie commandé par le Roi pour la Manufacture des Gobelins, vers 1667)
Musée national du château de Versailles

  • le 27 janvier 1615 : naissance de Nicolas Fouquet, homme d'état français.
  • le 27 janvier 1687 : polémique à l'Académie française, début de la querelle des Anciens et des Modernes.

Charles Perrault présente à l'Académie française son poème "Le siècle de Louis le Grand". L'œuvre déclenche une vive polémique littéraire, et deux groupes d'écrivains s'opposent : les Anciens, tels que La Fontaine, Boileau ou encore Racine, qui prônent l'imitation et l'adaptation d'œuvres antiques ; les Modernes, emmenés par Perrault, qui affirment que les œuvres de l'Antiquité peuvent être dépassées en qualité par des formes artistiques nouvelles.

  • le 27 janvier 1740 : mort de Louis IV Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé.
  • le 27 janvier 1756 : naissance de Wolfgang Amadeus Mozart.
  • le 27 janvier 1761 : Louis XV nomme le comte de Choiseul secrétaire d'Etat à la Guerre.
  • le 27 janvier 1814 : naissance d'Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, architecte français.
  • le 27 janvier 1794 : la Convention impose la langue française.

Sur une proposition du député Bertrand Barère, la Convention décide que le Français est la langue obligatoire pour tous les documents officiels.

"Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la république parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur."

  • le 27 janvier 1931 : le général Weygand est nommé vice président du Conseil supérieur de la guerre et inspecteur des armées.

 

  • le 27 janvier 1934 : le Président du conseil Chautemps démissionne à cause du scandale financier Stavisky.
  • le 27 janvier 1967 : mort d'Alphonse Juin, maréchal de France et académicien français.

A 78 ans, Alphonse Juin, dernier maréchal de France, s'éteint à l'Hôpital du Val-de-Grâce. Il s'est notamment distingué à la tête des forces françaises libres d'Afrique du Nord, lors de la libération de l'Italie et du débarquement en Provence.

Sorti major de sa promotion en 1912 (devant De Gaulle), il choisit les Tirailleurs Algériens. Sous-lieutenant au Maroc, il participe aux opérations de pacification dans l'Atlas sous les ordres du Général Hubert Lyautey. Grièvement blessé lors des offensives de mars 1915, il perd alors en partie l'usage du bras droit. En 1923, il retourne au Maroc pour participer aux opérations de pacification dans l'Atlas sous le commandement du Maréchal Philippe Pétain.

  • le 27 janvier 1968: le sous-marin français "Minerve" disparaît au large de Toulon avec 52 hommes à bord.
  • le 27 janvier 1977 : le Vatican réaffirme l'interdiction par l'Église catholique romaine de prêtres femmes.
  • le 27 janvier 1996 : la France procède à un sixième essai nucléaire sur l'atoll de Fangataufa, en Polynésie française.
  • le 27 janvier 1999 : le pape quitte les États-Unis après y avoir condamné la peine de mort et l'avortement.
  • le 27 janvier 2001 : deux cents jeunes de deux bandes rivales de Mantes-la-Jolie et de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) s'affrontent au centre commercial des Quatre Temps à La Défense.

Posté le 27 janvier 2017 à 05h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

26 janvier 2017

C’est arrivé un 26 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 janvier 456 : le général Alain Aspar fait proclamer empereur l'officier thrace, Léon Ier à Constantinople.
  • le 26 janvier 1412 : rétablissement de la prévôté des marchands à Paris.

Au Moyen Âge, les marchands s'associent et chargent un prévôt de faire appliquer leur règlement. La corporation, détentrice depuis 1170, du monopole de l'approvisionnement par voie fluviale, constitue peu à peu la municipalité de Paris, sans avoir été investie par le Roi. Saint-Louis décide de la réformer : les jurés des marchands de l'eau deviennent des échevins et leur chef prend le titre de « prévôt des marchands de Paris ». Ainsi, en 1263, la Hanse des marchands de l'eau élit une première municipalité avec à sa tête, Évrard de Valenciennes, assisté de quatre échevins.

Le rôle politique du prévôt grandit avec le temps en raison de ses liens avec la bourgeoisie parisienne. L'élection du prévôt des marchands et des échevins a lieu le 16 août, pour deux ans non renouvelables. L'élection est reportée en 1590 à cause du siège de la ville par Henri IV.

Après la révolte des Maillotins, la prévôté est supprimée et unie à la prévôté de Paris ; Rétablie en 1412, la prévôté est alors subordonnée au Roi. Les prévôts sont donc recrutés parmi les officiers royaux. Le dernier prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, est assassiné le 14 juillet 1789 par les révolutionnaires qui prennent l'Hôtel de ville.

  • le 26 janvier 1611 : Sully quitte le gouvernement.

En désaccord avec la politique pro espagnole menée par Marie de Médicis, Sully quitte sa charge de surintendant des Finances, mais continue de participer au Conseil. C'est Concini qui lui succède. A 52 ans, Sully qui est à la tête des finances de la France depuis 1598, conserve son titre de gouverneur du Poitou et reçoit une indemnité de 300 000 livres.

  • le 26 janvier 1720 : traité de Madrid.

Le traité de Madrid du 26 janvier 1720 stipule que Charles VI doit se détourner de la couronne d'Espagne et reconnaît que l'infant Don Carlos est le suzerain des duchés de Parme et de Toscane. Philippe V d'Espagne, quant à lui, dit adieu au trône de France et retire ses troupes de Sardaigne et de Sicile.

  • le 26 et 27 janvier 1789 : manifestations bretonnes à la fin des « Etats de Bretagne ».

A Rennes, des bagarres opposent des nobles à des jeunes roturiers à la fin de la session des «États de Bretagne» qui a vu la noblesse refuser en bloc le programme de réformes présenté par le Tiers-État.

  • le 26 janvier 1802 : Bonaparte est élu président de la République italienne, nouveau nom donné à la République cisalpine.
  • le 26 janvier 1812 : après la prise de Valence, le 6, la Catalogne est annexée à l'Empire.
    • le 26 janvier 1854 : saint Bosco fonde l'ordre des Salésiens à Turin.

En 1854, le prêtre italien, saint Jean Bosco fonde l'oratoire Saint-François de Sales qui a pour but d'aider les jeunes enfants pauvres. Son action pédagogique se développe et il s'entoure de prêtres éducateurs. Il fonde alors la Société de Saint François de Sales également appelée Congrégation des salésiens, à Turin. Sa mission est d'éduquer les jeunes en difficultés.

  • le 26 janvier 1859 : la France et la Sardaigne signent un traité d'alliance.

A la suite de l'entrevue de Plombières, Napoléon III et Camillo Cavour signent secrètement un traité d'alliance visant à chasser l'empire d'Autriche de l'Italie du nord. La guerre opposant la coalition franco-sarde à l'Autriche s'achèvera par la signature du traité de Zurich, les 10 et 11 novembre 1859. En contrepartie de son soutien, la France va récupérer le comté de Nice et le duché de Savoie. Cette décision est officialisée par la signature du traité de Turin le 24 mars 1860.

  • le 26 janvier 1871 : l'armistice entre la Prusse (Bismarck) et la France (Favre) est signé à Versailles :

La France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, sans compter les très importantes indemnités de guerre, qu'elle doit payer.

  • le 26 janvier 1943 : fin de la Conférence de Casablanca.
  • le 26 janvier 1952 : première démonstration de l'ordinateur EDVAC.

L'Electronic Discrete Variable Automatic Computer, est un ordinateur électronique à variables discontinues. Cette démonstration a lieu aux Etats-Unis et non en France, mais elle concerne tout le monde.

  • le 26 janvier 1955 : Soustelle devient Gouverneur général, en Algérie.
  • le 26 janvier 1989 :« les fumées de Satan sont entrées dans l'Eglise », disait le pape Paul VI...

Cent-soixante-trois théologiens d'Allemagne fédérale, d'Autriche, des Pays-Bas et de Suisse publient une « déclaration de Cologne » mettant en cause la façon dont le pape Jean-Paul II dirige l'Église catholique romaine. Le document critique en particulier les choix du Souverain pontife dans la nomination des évêques, son « mépris des propositions des Églises locales », et la « façon inadmissible » dont il pratique l'enseignement, notamment sur le sujet de la régulation des naissances.

  • le 26 janvier 2000 : mise en examen de DSK.

Dominique Strauss-Kahn, déjà mis en cause en octobre ou novembre 1999 dans le cadre de l'affaire de la MNEF, a démissionné de son poste de Ministre de l'Économie. Il est maintenant mis en examen pour "complicité par instruction donnée et recel d'abus de biens sociaux" dans le cadre de l'affaire Elf, dans le volet dit des "emplois fictifs".

7 ans plus tard cela n'empêche pas le président en fonction de le proposer pour le poste de directeur du FMI ! Mais tout se paie en ce bas monde !

Posté le 26 janvier 2017 à 05h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 janvier 2017

C’est arrivé un 25 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • Fête catholique du jour : Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas.

En ce jour, il nous faut nous rappeler les mots du Saint Pie X prononcés lors de l'imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 :

«Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme, dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes » […] 

« Un jour viendra, et nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : "Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?" Et sur la réponse : "Qui es-tu Seigneur ?", la voix répliquera : "Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même." Et elle, tremblante et étonnée, dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et lui : "Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » 

Saints orthodoxes du jour : l'Église orthodoxe commémore tous les martyrs de la Révolution russe de 1918 à 1988. Pour l'Église russe, la date du 25 janvier (jour du martyr de saint Vladimir, métropolite de Kiev en 1918) est fêtée selon le calendrier julien, c'est-à-dire le 7 février du calendrier grégorien.

  • le 25 janvier 817 : élection du pape Saint Pascal Ier.

98ème pape, il règne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il a été abbé du monastère Saint-Étienne de Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et ouvre à Rome un refuge pour les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 25 janvier 844 : décès du pape Grégoire IV.
  • le 25 janvier 1477 : naissance d'Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, et deux fois Reine de France (1491-1498), puis (1499-1514).

Marguerite de Foix donne naissance à Anne de Bretagne au château de Nantes. Héritière du duc François II, elle veille durant toute sa vie à l'indépendance de son duché. Mariée une première fois, à 15 ans, au Roi Charles VIII, elle épouse à sa mort son successeur, Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, future épouse de François Ier.

  • le 25 janvier 1515 : François de Valois-Angoulême est sacré à Reims, Roi de France, sous le nom de François Ier.

Il succède à son arrière-cousin et beau-père Louis XII, mort le 1er janvier. Il a 21 ans et son règne va durer 32 ans.

François Ier (1524) par Jean Clouet

Son règne n'est pas si glorieux ; Alors que au début, sa foi et sa piété font l'admiration de tous (pèlerinage à pied en aube des pénitents de Vienne à Chambéry pour y vénérer le Saint Suaire, par exemple), il va rapidement tomber sous l'influence de sa sœur, qui protège les hérétiques (Calvin) ; il pactise avec les Ottomans et facilite l'éclosion d'une Renaissance, terme qui sert surtout à camoufler la licence grandissante des mœurs et l'éloignement de Dieu des sociétés occidentales.

Il laisse le pays dans un état de division qui va faciliter l'explosion des guerres de religion. Il est faux de dire que son règne a permis un développement important des arts en France. L'art existe avant, simplement, à cette période, il se tourne vers une recherche purement humaine des plaisirs, alors qu'avant, les sciences et les arts cherchaient à découvrir et comprendre le Créateur à travers leurs travaux.

En 1534, il envoie Jacques Cartier explorer le fleuve Saint-Laurent au Québec pour découvrir «certaines îles et pays, où l'on dit qu'il se doit trouver grande quantité d'or et autres riches choses».

  • le 25 janvier 1515 : mort du Roi de France François Ier.

Voir les chroniques du 24 février, des 13 et 14 septembre.

  • le 25 janvier : neuvaine à l'Enfant-Jésus de Beaune, du 25 janvier au 2 février.

Le Carmel de Beaune est fondé en 1619. En 1630, y entre une orpheline de 11 ans 1/2, Marguerite Parigot, d'une famille de notables de Beaune. Sous la direction spirituelle de mère Marie de la Trinité, chargée des Novices et de mère Élisabeth de la Trinité, la Prieure Marguerite Parigot deviendra la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement. Le divin Enfant Jésus comble la « petite épouse de sa crèche » de grâces mystiques. La pratique des vertus religieuses notamment de l'obéissance authentifie ces expériences étonnantes chez une enfant.

La puissance de sa prière est bientôt connue au dehors du Carmel. Une première fois en 1636, alors que la France est attaquée au nord et à l'est, et que rien ne semble pouvoir empêcher les armées ennemies d'arriver jusqu'à Beaune pour y commettre pillages et massacres, les habitants de la petite ville sont terrifiés et la prieure du carmel songe à fuir le danger. Marguerite assure :

« L'enfant Jésus m'a promis que la ville serait épargnée. »

Cela se réalise. La reconnaissance populaire se manifeste par la diffusion de la « petite couronne » préconisée par Sœur Marguerite sur indication céleste : trois « Notre Père » pour remercier Dieu du don qu'il nous fit en Jésus, Marie et Joseph ; douze « Je vous salue Marie » pour honorer les douze années de l'enfance de Jésus.

Marguerite intercède aussi pour la naissance de Louis XIV. Par une révélation reçue dans sa prière, elle affirme que la Reine va donner le jour au futur Louis XIV. La mère et le fils vont manifester par la suite leur gratitude au Carmel. La réputation de sœur Marguerite a attiré l'attention d'un seigneur normand, le Baron Gaston de Renty, qui se rend en 1643 en Bourgogne pour s'entretenir avec elle. Gagné à sa dévotion, il en donne une définition qui préfigure Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus :

« L'esprit d'enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. »

Rentré dans son manoir normand, il envoie à Sœur Marguerite un cadeau de Noël : la statue du « Petit Roi de gloire ». En bois sculpté, peint et articulé, cette statuette peut être habillée de vêtements somptueux (elle en possède une collection), parée de bijoux et couronnée. Pour l'honorer dignement, Sœur Marguerite obtient de ses supérieurs la construction d'une petite chapelle attenante à l'église du Carmel. Très vite un mouvement national de pèlerinage se manifeste en direction de l'Enfant Jésus de Beaune, à peu près contemporain de l'Enfant Jésus de Prague. Composée de grands seigneurs et d'humbles gens, l'affluence ne cesse pas jusqu'à la Révolution, comme l'attestent les très importantes archives du Carmel. Caché pendant la Révolution, la statue est rendue ensuite aux carmélites, qui pendant des années la conservent chez elles dans la clôture.

Le Petit Roi de gloire a repris sa place en 1873 dans l'église du carmel. La dévotion populaire ne faiblit toujours pas. Les murs de la chapelle sont tapissés d'ex-votos. Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

  • le 25 janvier 1813 : nouveau concordat signé à Fontainebleau.

L'Empereur ne peut se permettre de différer un accord avec le pape et le contraint, ce jour, à signer un nouveau concordat. Pie VII doit notamment dans les 6 mois qui suivent la nomination d'un évêque par l'empereur, donner l'investiture.

  • le 25 janvier 1814 : Napoléon quitte Paris pour prendre le commandement de l'armée.

Il se rend à Chalons, qu'il atteint dès le lendemain. A Langres, pendant ce temps, le ministre anglais Castlereagh fait discuter le plan qu'il a établi le 26 décembre pour les alliés, il prévoit le retour de la France à ses frontières de 1792, moins la Belgique, qui serait intégrée au royaume des Pays-Bas.

  • le 25 janvier 1878 : la Chambre des députés refuse d'adopter "La Marseillaise" comme hymne national.
  • le 25 janvier 1906 : Barrès et Ribot sont élus à l'Académie française.
  • le 25 janvier 1924 : accord militaire Franco-Tchécoslovaque.

La France se porte garante des frontières tchèques. 14 ans plus tard la France trahit sa parole.

  • le 25 janvier 1944 : début de la bataille du Mont Cassin, en Italie.

Les manœuvres préparatoires ont commencé le 17 janvier. Le 25 les premiers combats importants commencent. Dominant complètement le champ de bataille à l'entrée de la vallée du Liri, le Mont Cassin ou Monte Cassino et son monastère bénédictin datant du Ve siècle ont été transformés en véritables forteresses par les Allemands. La bataille dure cinq mois, de janvier à mai 1944. C'est une bataille très meurtrière, où les nombreuses nations qui y combattent vont compter plus de 75 000 soldats tombés sur cette seule position.

  • le 25 janvier 1948 : dévaluation du Franc français de 80%.
  • le 25 janvier 1959 : le pape Jean XXIII annonce la convocation d'un concile œcuménique Vatican II.
  • le 25 janvier 1979 : Jean-Paul II effectue son premier voyage.

Il se rend en République dominicaine, au Mexique et aux Bahamas. Le pape inaugure deux jours plus tard la troisième conférence épiscopale d'Amérique latine, réunissant neuf cents évêques.

Premier pape qui sort de Rome de façon aussi systématique pour annoncer l'évangile au monde entier. Il fait 104 visites pastorales dans 131 pays pendant son pontificat.

  • le 25 janvier 1983 : Jean-Paul II promulgue un nouveau Code de droit canonique.
  • le 25 janvier 1985: le Général Audran assassiné par Action Directe.

René Audran, est responsable des affaires internationales du Ministère de la Défense. Cet assassinat est suivi par celui de Georges Besse et de nombreuses actions parfois sanglantes.

  • le 25 janvier 1999 : signature de la loi constitutionnelle, liée au Traité d'Amsterdam.

Les deux assemblées législatives, l'Assemblée et le Sénat, se sont réunies le 18 janvier en Congrès pour permettre l'application du Traité d'Amsterdam, signé le 2 octobre 1997.

Posté le 25 janvier 2017 à 05h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

24 janvier 2017

C’est arrivé un 24 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 janvier 772 : mort du pape Etienne III.
  • le 24 janvier 817 : mort du pape saint Etienne IV.

Voir la chronique du 5 octobre.

  • le 24 janvier 1059 : élection du pape Nicolas II.
  • le 24 janvier 1076 : l'empereur romain germanique Henri IV destitue le pape, saint Grégoire VII, lequel excommunie et dépose Henri IV, ce qui déclenche la rébellion de ses vassaux, libérés de leur serment de fidélité.

Depuis quelques années, un mouvement réformateur dit "grégorien" vise à redresser l'Église. Il s'oppose aux clercs simoniaques (qui ont acquis leurs fonctions à prix d'argent), aux prêtres concubins et au principe d'investiture laïque selon lequel les princes nomment les abbés et les évêques, leur attribuant souvent un fief. Ce système a pour conséquence de féodaliser les prélats, qui deviennent des vassaux de l'empereur. En réponse au décret du pape Grégoire VII qui supprime ce système, le roi germanique Henri IV le fait déposer. Le pape réplique à son tour en excommuniant l'empereur.

  • le 24 janvier 1110 : l'armée musulmane est écrasée à la bataille de Valtierra, en Espagne.
  • le 24 janvier1118 : élection papale de Jean de Gaète, sous le nom de Gélase II.
  • le 24 janvier 1439 : le pape Eugène IV et le patriarche Joseph de Constantinople se rencontrent à Ferrare.
  • le 24 janvier 1456 : pose de la première pierre du château du Hâ.

Ce château est construit après la victoire de Castillon (1453), où les Anglais sont écrasés par l'armée Royale, pour abriter une partie des troupes royales constituant la garnison de Bordeaux.

  • le 24 janvier 1521 : découverte de Puka Puka.

Puka Puka est la première île, de ce qui deviendra la Polynésie, à être découverte par Fernand de Magellan, le 24 janvier 1521.

  • le 24 janvier 1852 : un décret de Napoléon III, qui est alors prince-président, rétablit les anciens titres de noblesse, abrogés par un décret du gouvernement provisoire, le 29 février 1848.
  • le 24 janvier 1860 : dépôt d'un brevet pour la première voiture avec moteur à explosion

Etienne Lenoir dépose un brevet. C'est la première voiture dotée d'un moteur à explosion. Elle parcourt en 1863 environ 18 kilomètres en 3 heures, entre Paris et Joinville.

  • le 24 janvier 1924 : les premiers Jeux Olympiques d'hiver ouvrent à Chamonix.

Vingt-quatre ans après la naissance des Olympiades d'Athènes, les tout premiers Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent à Chamonix. Seize pays sont représentés et près de 300 sportifs participent à cette nouvelle compétition.

  • le 22-24 janvier 1943 : destruction du Vieux Port de Marseille.
  • le 24 janvier 1956 : rentrée parlementaire.

Poujade sème la panique, avec son groupe de 42 députés du Groupe d'Union et Fraternité Française (Mouvement de Poujade), élus sur le slogan de « Sortez les sortants ». A noter que Pierre Poujade ne s'est pas fait élire député…

  • le 24 janvier 1960 : semaine des barricades à Alger.

Menés par le député Pierre Lagaillarde et le cafetier Joseph Ortiz, les pieds noirs d'Alger lancent la semaine dite des barricades, qui fait vingt-sept morts; le général Jacques Massu, vient d'être muté par Charles de Gaulle en France. Cette insurrection s'achève le 1er février.

La Une de L'Echo d'Alger du 24-25 janvier 1960

Posté le 24 janvier 2017 à 05h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 janvier 2017

C’est arrivé un 23 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 janvier 52 av. J.-C. : massacre des romains de Genabum (Orléans).

C'est le début de l'insurrection générale des Gaules sous le commandement de Vercingétorix, qui unit les tribus gauloises pour résister aux romains et qui réussit l'unification de la Gaule sous les ordres d'un seul chef.

Statue de Vercingétorix visible à  Alise-Sainte-Reine, Bourgogne, 1865

  • le 23 janvier 1579 : signature de l'Union d'Utrecht, qui marque la naissance des Pays-Bas.
  • le 23 janvier 1631 : par le « Traité de Barwald », la France accepte de soutenir financièrement la Suède.

En 1631, le Roi Louis XIII décide d'apporter son soutien au roi de Suède, Gustave Adolphe II dans son combat contre le Saint-Empire romain germanique. La France entre ainsi dans la Guerre de Trente Ans. Ce jour-là, les deux souverains signent le Traité de Barwald qui formalise une alliance politique, militaire et commerciale. Le cardinal de Richelieu va pouvoir équiper la marine royale en plein essor de matériels donnés par la Suède. Celle-ci envoie une armée de 30 000 soldats et 6 000 chevaliers en Allemagne. La France, quant à elle, s'endette de 1,5 million de livres tournois par an envers la Suède. Ce Traité dure jusqu'à la fin de la guerre de Trente ans.

  • le 23 janvier 1795 : le général Jean-Charles Pichegru et sa cavalerie capturent la flotte hollandaise au Helder.

     

Capture de la flotte Anglo-Batave, arrêtée par les glaces dans les eaux du Texel pendant l'hiver de 1795. Par Charles Louis Mozin.

  • le 23 janvier 1799 :l'armée française occupe Naples.
  • le 23 janvier 1943 : jonction à Garian en Libye, entre les troupes de la France libre de Leclerc et les Britanniques de Montgomery.
  • le 23 janvier 1978 : l'épiscopat français déclare être favorable à l'abolition de la peine de mort.

Moins de trois ans avant, les mêmes évêques n'ont pas bougés pour défendre l'enfant à naître.

Posté le 23 janvier 2017 à 05h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 janvier 2017

C’est arrivé un 22 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 janvier 1506 : création de la Garde suisse pontificale.

Force militaire chargée de veiller à la sécurité du Souverain pontife et de l'Etat du Vatican, la garde suisse pontificale est créée le 22 janvier 1506 par ordre du pape Jules II. Les critères de sélection sont particulièrement stricts. En effet, en plus d'être Suisse, il faut avoir entre 18 et 30 ans, être catholique, de sexe masculin et mesurer au moins 1,74 m. Le corps de la garde suisse se compose de 100 individus, dont 6 officiers.

Le Pape Jules II a appelé les Suisses à Rome à cause de leur force d'âme, de leurs sentiments nobles et de leur fidélité proverbiale. Ils sont alors considérés comme invincibles ; neuf ans plus tard les Suisses subissent la défaite de Marignan et se mettent au service personnel du Roi de France. Ils se feront exterminer pour défendre les Tuilerie. Le 22 janvier 1506 est le jour où, au coucher de soleil, un groupe de 150 Suisses, sous le commandement du capitaine Kaspar von Silenen, du Canton d'Uri, entre pour la première fois au Vatican, par la Porta del Popolo, et reçoit la bénédiction du Pape Jules II.

Gardes Suisses

http://www.vatican.va/roman_curia/swiss_guard/swissguard/divisa_fr.htm

  • 22 janvier 1528 : la France et l'Angleterre déclarent la guerre à Charles Quint.

Le sac de Rome par les impériaux scandalise l'Europe entière. François 1er ne peut plus tergiverser.

  • le 22 janvier 1666 : Saint-Germain-en-Laye devient résidence principale de Louis XIV.
  • le 22 janvier 1689 : le Roi d'Angleterre, Jacques II, en fuite, est accueilli par Louis XIV à St Germain-en-Laye.
  • le 22 janvier 1701 : Philippe V fait une entrée solennelle dans Madrid.
  • le 22 janvier 1751 : Louis XV charge Gabriel de construire l'Ecole Militaire de Paris.

Ce dernier va présenter le 24 juin suivant son Grand Projet.

  • le 22 janvier 1811 : Napoléon annexe Oldenbourg, ce qui mécontente le tsar Alexandre.
  • le 22 janvier 1851 : mise en place d'une loi prévoyant une assistance judiciaire pour les personnes sans ressources.
  • le 22 janvier 1852 : création de la médaille militaire.

Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, crée une nouvelle décoration : la médaille militaire. Elle est accordée aux sous-officiers et hommes de troupe pour leur ancienneté de service. Ainsi qu'aux officiers généraux qui ont commandé en chef devant l'ennemi.

  • le 22 janvier 1910 :l'Ecosse défait le XV tricolore (27-0) lors du 1er match de rugby France-Ecosse, à Edimbourg.

Le Tournoi des cinq nations se met en place.

  • le 22 janvier 1922 : le pape Benoît XV meurt.

Giacomo della Chiesa naît le 21 novembre 1854. Il est élu pape sous le nom de Benoît XV le 3 septembre 1914, alors que commence la Première Guerre mondiale. Le Saint-Siège reste neutre, malgré les crimes de guerre, comme l'invasion de la Belgique, suite au plan Schlieffen. Ce refus de prendre position lui vaut l'incompréhension ou l'hostilité des deux partis. Dans son discours au Consistoire du 22 janvier 1915, Benoît XV explique :

«Nous réprouvons grandement toute injustice de quelque côté qu'elle puisse avoir été commise. Mais impliquer l'autorité pontificale dans les différends propres aux belligérants, ne serait certainement ni convenable ni utile.»

Voir la chronique du 3 septembre.

  • le 22 janvier 1933 : Jean Mermoz rallie Buenos Aires et ouvre l'Amérique du Sud à l'aéropostale.
  • le 22 janvier 1963 : signature du traité de l'Élysée.

Traité d'amitié entre la France et l'Allemagne, le 22 janvier est depuis la journée franco-allemande.

  • le 22 janvier 1975 : mort de Claire de Castelbajac en récitant le "Je vous salue Marie"

Le matin du jour de son dixième anniversaire, malgré sa fatigue, Claire de Castelbajac tient à assister à la Messe. Le soir, elle confie à sa mère:

«Savez-vous ce que j'ai demandé ce matin?... que je reste toujours pure, comme je l'étais après mon baptême».

Elle prend l'habitude d'invoquer la Sainte Vierge tous les matins au réveil:

«Ô Marie Immaculée, je vous confie la pureté de mon cœur. Soyez-en la gardienne pour toujours ».

A 21 ans elle est frappée d'une maladie foudroyante mais elle confie à sa mère :

«Je suis tellement heureuse, que si je mourais maintenant, je crois que j'irais au Ciel tout droit, puisque le Ciel c'est la louange de Dieu, et j'y suis déjà! ».

Après sa mort, son intercession se révèlera d'une puissance surprenante ...L'enquête officielle en vue de sa béatification a été ouverte en 1990 et close au niveau diocésain le 16 février 2008. Le décret de validité de l'enquête diocésaine a été signé à Rome le 4 juin 2009 par Monseigneur Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

À la demande de l'archevêque du diocèse, le corps de Claire de Castelbajac repose actuellement dans l'église de l'abbaye de Boulaur.

  • le 22 janvier 1988 : un Conseil de Défense franco-allemand et une brigade mixte franco-allemande sont créés.

Posté le 22 janvier 2017 à 05h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 janvier 2017

C’est arrivé un 21 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 janvier 1118 : mort du pape Pascal II.
  • le 21 janvier 1188 : à Gisors, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et Frédéric Barberousse prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.

Dès le début, à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) fut attribuée aux Français, d'argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands.

Cette croisade débute en 1189 et s'achève en 1192 ; elle est menée par les Rois de France, d'Angleterre et l'empereur d'Allemagne, dans le but de reprendre la Terre sainte à Saladin.

Le pape Grégoire VIII veut, dès son accession sur le trône de Saint-Pierre en octobre 1187, reconquérir les territoires perdus. Il émet la bulle Audita tremendi qui appelle à la troisième croisade. Henry II d'Angleterre et Philippe Auguste cessent leur guerre et imposent la « dîme saladine » à leurs sujets pour financer cette croisade.

  • le 21 janvier 1276 : Innocent V devient Pape.

Après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise est élu pape sous le nom d'Innocent V, mais il meurt cinq mois plus tard. Il est béatifié le 9 mars 1898 par le pape Léon XIII.

  • le 21 janvier 1338 : naissance de Charles V, Roi de France.

La princesse Bonne de Luxembourg, épouse du Roi Jean II le Bon, donne naissance à un fils, Charles à Vincennes. Ce dernier devient à son tour Roi, sous le nom de Charles V, dit le Sage à 26 ans, le 8 avril 1364.

Voir les chroniques du 19 mai et du 16 septembre.

  • le 21 janvier 1503 : le dauphin François, fils de la Reine Anne et du Roi Louis XII, meurt quelques heures après sa naissance.
  • le 21 janvier 1558 : François Ier, duc de Guise, s'empare de Guines, puis de Ham.
  • le 21 janvier 1606 : le Parlement anglais décide de sévères sanctions contre les catholiques.
  • le 21 janvier 1793 : assassinat de Louis XVI, Roi de France, sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV et future place de la Concorde.

    La France refuse que le pouvoir politique de la Nation trouve son origine en Dieu

À 10h20, sur la place de la Révolution, actuellement la place de la Concorde, le Roi de France, Louis XVI, âgé de 39 ans, est guillotiné. Emprisonné au Temple avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il a été condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire le 18 janvier 1793, au mépris de toutes les lois du Royaume et de toute consultation de la volonté du peuple, dont ce tribunal se réclamait. La Convention l'accuse d'être un traître à la nation. Ses dernières paroles sont :

"Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France"...»

Mais la fin de ses mots est occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 octobre suivant, le Reine, Marie-Antoinette est à son tour guillotinée.

« Quand on relit Saint-Just et le célèbre pamphlet du Marquis de Sade, on comprend à quel point le meurtre du Roi fut un acte consciemment sacrilège, la profanation volontaire du sacre de Reims, « la messe noire de l'histoire de France », dont nous n'avons pas fini de vivre les ultimes conséquences. C'est un acte symbolique et théâtral, selon le génie de ce peuple, qui domine l'histoire de France, et s'oppose au baptême de Clovis à Reims ou l'aventure triomphale et sacrificielle de Jeanne d'Arc. Ce n'est pas une société profane qui s'est scellée dans le sang de Louis XVI, c'est une contre-chrétienté : en immolant l'Oint du Seigneur, ce peuple en tant que peuple abdiquait la haute espérance du royaume de Dieu. »

R.-L. Bruckberger, dans Dieu et la politique, p. 71

Et Pie VI, le 17 juin 1793 :

«Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s'est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (...) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd'hui ! Ah ! Encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fut pas catholique. Et maintenant que tu l'avais, ce roi catholique, c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner !... Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice! »

(Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l'assassinat de Louis XVI)

  • le 21 janvier 1794 : lancement des colonnes infernales de Turreau sur la Vendée.

Après la dislocation de l'armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la "pacification" de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement veulent appliquer jusqu'au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Ces lois, ainsi que celle du 1er octobre, n'ont jamais été abolies depuis! Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d'importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

12 "colonnes infernales" vont quadriller la région et la dévaster. Le 28 février 1794, tuant et incendiant tout sur leur passage, les colonnes Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Elles sont attaquées par Charette et mises en déroute. Cependant, Charette se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit, se dirige vers Les Lucs et massacre le village: des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. Les soldats poussent la population dans l'église, mais, celle-ci est trop petite. Les républicains chargent à la baïonnette et massacrent toutes les personnes restées à l'extérieur. La chapelle est ensuite fermée et incendiée, puis détruite au canon.

  • le 21 janvier 1814 : Napoléon libère Pie VII, qui repart de Fontainebleau vers Rome, passant par Milan et Ancône, sa ville natale.
  • le 21 janvier 1815 : les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette, redécouverts par Desclozeaux, sont re-transportés à l'église St Denis en cortège solennel.

Le Dies irae est chanté en sourdine.

  • le 21 janvier 1867 : naissance de Maxime Weygand, général français.

 

« Né de père et de mère inconnus et sans doute royaux » C'est par ces mots que Jean Paulhan directeur en exercice de l'Académie française commence son discours lors des funérailles du général, le 2 février 1965, sur le parvis de l'église Saint Philippe du Roule, puisque De Gaulle a refusé des funérailles nationales aux Invalides à ce grand serviteur de la Nation française.

Son histoire tient du roman et cela commence dès sa naissance, puisque diverses thèses s'affrontent sur ses origines. Weygand serait né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus. Selon Bernard Destremau, dans Weygand, éd. Perrin, 1990, plusieurs hypothèses existeraient. Mais une photo prise à quelques semaines de là, montre que le bébé a au moins un an, peut-être 18 mois. On n'est même pas certain qu'il soit né en Belgique.

Bernard Destremau avance une autre hypothèse : Weygand pourrait être le fils adultérin de l'empereur Maximilien et d'une dame de la haute société mexicaine. L'empereur avait le riche tempérament des Habsbourg, ce dont Charlotte se plaignait

D'autres comme André Castelot, ayant reçu une soi-disant confidence du roi des Belges, Léopold III affirment que Maxime Weygand serait le fils du colonel van der Smissen et de l'impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Ier. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen. Elle est aussi soutenue par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique, puis il devient l'aide de camp de l'impératrice Charlotte.

Le général de Gaulle, reliait la naissance de Weygand à l'expédition du Mexique. Ainsi, lors du Conseil des ministres préparant sa visite officielle au Mexique, le ministre des armées Pierre Messmer, annonce que la France va restituer au Mexique les fanions de l'Armée mexicaine pris par Napoléon III, et déclare à ce sujet que cette guerre n'avait rien rapporté à la France. Le général l'interrompt et lui dit :

« Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! »

Les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieuses sur ses tuteurs, alors qu'il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l'aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Il est le bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Grande Guerre; et est chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l'Armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le 19 mai 1940 commandant en chef de l'armée française, en remplacement de Gamelin, alors qu'il est trop tard pour inverser le cours de la défaite, il est le premier haut responsable à se déclarer partisan de l'Armistice avec l'Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord.

Le 28 juin 1940, il rédige un programme approuvé par le Maréchal Pétain:

  • Il y explique la nécessité de libérer la France « d'un régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales qui nous a conduits où nous en sommes ».
  • Il y critique « la lutte des classes qui a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie ». Il prône « un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. »
  • Il déplore qu'en raison de la baisse de la natalité, la défense nationale ait été assumée par « une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers ».
  • Il affirme enfin qu'il faut réformer l'éducation de la jeunesse, mettre fin à « la vague de matérialisme qui a submergé la France », et « revenir au culte et à la pratique d'un idéal résumé par les mots Dieu, Patrie, Famille, Travail. »
  • Il conclut en demandant une épuration de l'administration et du personnel dirigeant, car : « A un programme nouveau, des hommes nouveaux. »

Écarté du gouvernement sous la pression allemande en 1941, contre « dissidence gaulliste », tout en s'opposant à l'invasion de la zone sud par les Allemands du 11 novembre 1942, Weygand est interné en novembre 1942 jusqu'à la fin de la guerre au château d'Itter, dans le Tyrol autrichien. Après guerre, Il est un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain ; puis un soutient aux partisans de l'Algérie française pendant la guerre d'Algérie.

Libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, il bénéficie d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice.

En 1951, il refuse d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom avait été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux de Lattre et Alphonse Juin.

Dans un billet du Monde, Hubert Beuve-Méry résume le sentiment d'une partie de l'opinion:

« On peut n'avoir en rien partagé les idées du disparu… il n'en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18. Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l'on craint que des rancunes personnelles n'y aient plus de part que la raison d'État. »

A sa mort en 1965, il est le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Désavouant son ministre, de Gaulle refuse qu'une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides.

Une foule immense assiste à ses obsèques en l'église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d'un grand nombre de généraux, dont Pierre Kœnig, le plus illustre chef militaire de la France libre encore en vie. Maxime Weygand est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

  • le 21 janvier 2009 : le pape Benoit XVI lève, par décret, les excommunications des 4 évêques de la Fraternité St-Pie-X.
  • le 21 janvier 2011 : la GLNF est mise sous la tutelle d'un Administrateur Judiciaire, suite au refus par une majorité de frères de valider les comptes de l'Obédience lors des assemblées civiles, et aux procédures judiciaires engagées par des frères regroupés en association "FMR" contre la gouvernance du GM Stifani.

Posté le 21 janvier 2017 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

20 janvier 2017

C’est arrivé un 20 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 janvier 250 : martyre de saint Fabien 20ème Pape.

Selon la Tradition de l'Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l'élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier 236. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l'Eglise. Il meurt martyr de l'empereur Dèce.

  • le 20 janvier 1309: reconnaissance des reliques de Saint Gaudens.

Dans la bulle « Vita perennis gloria », fulminée le 20 janvier, le pape Clément V reconnaît le caractère authentique des reliques de Saint-Gaudens, martyr des Wisigoths vers l'an 475, et accorde de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le pape, ancien évêque du Comminges, a rendu visite à la ville le 13 janvier précédent.

  • le 20 janvier 1666 : décès d'Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII.

Anne d'Autriche peinte par Rubens en 1625

La reine mère, épouse de Louis XIII, meurt d'un cancer du sein. Fiancée à l'âge de dix ans, Anne d'Autriche épouse le futur Roi de France, le 18 octobre 1615 à Burgos, à l'âge de 14 ans. En 1643, à la mort du Roi, elle devient régente et nomme le cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme son principal ministre. Lorsque son fils monte sur le trône de France, elle se retire vivre au Val-de-Grâce. Anne d'Autriche est inhumée à la basilique Saint-Denis.

  • le 20 janvier 1709 : décès du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
  • le 20 janvier 1775 : naissance d'André-Marie Ampère, physicien.

André-Marie Ampère est physicien et mathématicien français. D'abord professeur de physique-chimie à Bourg-en-Bresse, puis de mathématiques à l'école Polytechnique, il effectue des recherches sur la théorie de probabilités et l'intégration des équations différentielles partielles. Il est l'inventeur du premier télégraphe électrique et de l'électroaimant, en collaboration avec François Arago. Il est à l'origine de la théorie de l'électromagnétisme et donne son nom à l'unité internationale d'intensité du courant électrique : l'ampère.

  • le 20 janvier 1793 : Garat, notifie au Roi Louis XVI le décret de condamnation à mort de la Convention.

Le Roi lui remet une demande d'un délai de 3 jours pour se préparer. Cela ne lui est pas accordé. Louis XVI fait alors ses adieux à sa famille, dans la salle à manger de la tour du Temple. Il commande à son fils le Dauphin :

"Promettez-moi de ne jamais songer à venger ma mort".

  • le 20 janvier 1795 : l'armée française occupe la Hollande.
  • le 20 janvier 1805 : Pie VII écrit à Napoléon pour réclamer la restitution des Légations.
  • le 20 janvier 1827 : à l'issue du service funèbre donné en la basilique de St-Denis en mémoire de Louis XVI, Talleyrand est souffleté par Maubreuil.
  • le 20 janvier 1840 : découverte de la Terre Adélie par le navigateur français Dumont d'Urville.

Parti le 1er janvier de Tasmanie, à la tête de deux corvettes, "L'Astrolabe" et "La Zélée", le navigateur français César Dumont d'Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l'Antarctique. Il la baptise "Terre Adélie" du nom de son épouse et en prend possession deux jours plus tard au nom du roi des Français, Louis-Philippe.

  • le 20 janvier 1842 : apparition de Notre Dame à Alphonse Ratisbonne, qui se convertit.

Juif et athée, le jeune Alphonse Ratisbonne, poussé par un de ses amis strasbourgeois, M. de Bussière, accepte de porter la Médaille miraculeuse et de copier, puisqu'il se refusait à le prononcer, le "Souvenez-vous" de Saint Bernard de Clairvaux. Le 20 janvier 1842, il accompagne M. de Bussière dans l'église de Saint-André delle Fratte à Rome et la Vierge Marie lui apparaît, les mains ouvertes et étendues, lui faisant signe de s'agenouiller. Cette apparition a été reconnue le 03 juin 1842.

Il écrira plus tard :

« J'étais depuis un instant dans l'Eglise lorsque tout d'un coup, je me suis senti saisi d'un trouble inexprimable ; j'ai levé les yeux, tout l'édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l'autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu'elle est sur ma médaille ; elle m'a fait signe de la main de m'agenouiller, une force irrésistible m'a poussé vers elle, la Vierge a semblé me dire : c'est bien ! Elle ne m'a point parlé, mais j'ai tout compris.»

De cette apparition, Alphonse Ratisbonne retire des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier, il est baptisé, communie et reçoit la confirmation. Marie-Alphonse Ratisbonne entre dans la Compagnie de Jésus en juin 1842 et devient prêtre en 1848. En 1850, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l'autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX, il quitte la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s'installe en Palestine et consacre sa vie au catéchuménat des convertis d'origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion créée et dirigée, pendant plus de cinquante ans par son frère Théodore, lui aussi converti. Il fonde plusieurs monastères et orphelinats.

   

  • le 20 janvier 1875 : décès de Millet.

Jean-François Millet né le 4 octobre 1814 et décédé le 20 janvier 1875, est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l'un des fondateurs de l'école de Barbizon, d'inspiration classique (Poussin, les grands maîtres espagnols). Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie. Contrairement à beaucoup, il saisit fidèlement les scènes de campagnes dans leur réalité quotidienne.

L'Angelus

  • le 20 janvier 1910 : la navigation est interdite sur la Seine, en raison de sa crue.
  • 20 janvier 1942 : discours de De Gaulle à la BBC.

"La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l'ordre politique l'apparition certaine de la Russie, au premier rang des vainqueurs de demain, apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. 

[…] La France qui combat va lier son effort renaissant à l'effort de l'Union soviétique. […]  la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu'elle est, malgré son malheur provisoire, l'alliée désignée de la Russie nouvelle. »

Totalité du discours lisible ici.

Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php

  • le 20 janvier 1946 : démission de De Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française.
  • le 20 janvier 1954 : début du siège de Diên Biên Phu.

Les troupes du Vietminh achèvent d'encercler le camp retranché de Diên Biên Phu où le général français Navarre concentre ses 15 000 hommes depuis le 20 novembre. A l'extérieur de la cuvette, plus de 30 000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir les Français. Le siège prend fin le 7 mai par la victoire des partisans de Hô Chi Minh, alors que des solutions militaires existaient : en franco français, avec les milliers de partisans commandés par des officiers français, qui affluaient à marches forcées vers la cuvette ; en franco américain, avec les B52 qui avaient l'autorisation du président américain d'appuyer les troupes françaises. La défaite est un renoncement politique, comme en Algérie…

  • le 20 janvier 1986 : le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu'un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993.
  • le 20 janvier 1995 : inauguration du Pont de Normandie.


Le plus grand pont à haubans du monde

Ce pont franchit d'un seul saut l'estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L'ouvrage, complété après sept ans de travaux, comporte une chaussée longue de deux kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.

  • le 20 janvier 1996 : première visite d'État d'un président français, Jacques Chirac, au Saint-Siège depuis celle effectuée par le Général de Gaulle en 1959.

Le président Chirac est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

  • le 20 janvier 2000 : réouverture du Parlement de Bretagne détruit par un incendie en février 1994.

Le Parlement où était gardé le dossier du procès URBA !« Il n'y a pas de hasard. » Écrivait Voltaire !

Posté le 20 janvier 2017 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2017

C’est arrivé un 19 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 janvier 638 ou 639 : décès de Dagobert Ier, Roi de France.

Arrière-petit-fils de Clovis, il règne sur l'Austrasie de 622 à 632 et est Roi des Francs de 629 à 639, c'est un des derniers grands Rois mérovingiens. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis qu'il a fait agrandir en prévision de ses obsèques. Son règne, long de 10 ans, a été marqué par l'unification du Royaume franc auquel il a donné Paris pour capitale.

Tombeau de Dagobert Ier, basilique Saint-Denis, réalisé au XIIIe siècle.

  • le 19 janvier 973 : décès du pape Benoit VI.
  • le 19 janvier 1144 : Geoffroy Plantagenêt prend Rouen.

Geoffroy V d'Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt est comte d'Anjou et du Maine puis, plus tard, duc de Normandie.

Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu'il a l'habitude de porter à son chapeau. Il est le fils de Foulque V, comte d'Anjou et Roi de Jérusalem, et d'Erembourge du Maine. Son fils Henri II d'Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt d'Angleterre.

  • le 19 janvier 1343 : la Trêve de Malestroit entre la France et l'Angleterre est conclue pour une durée de trois ans grâce à l'intervention du pape Clément VI.
  • le 19 janvier 1344 : décision de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde.

Édouard III, roi d'Angleterre organise à Windsor une "fête de la Table ronde", où il fait le vœu public de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde. C'est l'origine de l'ordre de la Jarretière en 1349.

Durant le bal, la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d'Angleterre Edouard III, perd lors d'une danse la jarretière bleue, qui maintenait son bas. Edouard III s'empresse de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires railleurs de l'assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d'Angleterre :

"Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement."

  • le 19 janvier 1419 : Rouen se rend au roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre, après six mois de siège.

Toute la Normandie est aux mains des Anglais, qui profitent de la guerre entre Bourguignons et Armagnac, toute sauf le Mont Saint Michel, terre française sur laquelle le flotta jamais jusqu'à nos jours un drapeau étranger.

  • le 19 janvier 1544 : naissance de François II, futur Roi de France.

Voir les chroniques du 18 septembre, du 24 avril et du 05 décembre.

  • le 19 janvier 1591 : les troupes d'Henri IV, déguisés en meuniers, échouent à prendre Paris.

Cet épisode est appelé « la journée des farines ». Henri de Navarre est l'héritier du trône selon la loi salique. Mais les lois fondamentales du Royaume interdisent à un prince non catholique d'accéder à ce trône. Paris, profondément catholique est aux mains de la Sainte Ligue. En ce début d'année elle résiste donc au prétendant légitime. La ville s'ouvrira avec faste et avec joie après la conversion du Roi et son sacre à Chartres (voir les chroniques du 27 février pour le sacre et du 22 mars pour l'entrée à Paris avec surtout la messe d'action de grâce du Roi à Notre Dame, où l'archange Saint Michel se rend visible aux yeux de toute l'assistance au côté du Roi.)

  • le 19 janvier 1544 : naissance de François II, Roi de France.

(Portrait fait par François Clouet)

François II est le fils aîné d'Henri II, Roi de France et de Catherine de Médicis. Fiancé dès l'âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse, il l'épouse en 1558 à 14 ans et devient roi d'Écosse. Il succède à l'âge de 15 ans à son père Henri II, mort accidentellement, le 10 juillet 1559. Après seulement quelques mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 d'une otite devenue un abcès.

  • le 19 janvier 1660 : réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.
  • le 19 janvier 1668 : traité secret entre la France et l'Autriche.

Un traité secret est négocié à Vienne par l'envoyé français, Grémonville, et prévoit le partage de la succession d'Espagne entre Louis XIV (Pays-Bas, Franche-Comté, Navarre, Naples, Sicile) et l'empereur Léopold Ier (Milanais, Espagne, Indes).

  • le 19 janvier 1813 : Napoléon visite son plus célèbre prisonnier : le pape Pie VII.

Napoléon se rend à Fontainebleau, où le pape est retenu depuis mai 1812, et sollicite une audience : l'appui de l'épiscopat lui est indispensable pour apaiser l'opinion catholique, troublée depuis sa défaite devant le tsar. Pour obtenir son appui il restitue au Souverain Pontife les Etats pontificaux, avant de lui rendre sa liberté 4 jours plus tard.

  • le 19 janvier 1899 : condominium égypto-anglais au Soudan.

A la suite de la prise de contrôle britannique sur Fachoda, et malgré l'exploit de la colonne Marchand, l'Égypte et la Grande-Bretagne établissent un condominium commun sur le Soudan. La France, définitivement évincée de la vallée du Nil, par l'accord de mars, avec l'Angleterre, reçoit en compensation la région de l'Ouaddaï et quelques territoires du Soudan tchadien.

  • le 19 janvier 2000 : adoption des 35 heures.

La loi Aubry réduit le temps de travail de 39 à 35 heures par semaine.

  • le 19 janvier 2001 : rappel à Dieu de Gustave Thibon.

Philosophe catholique français, grand ami de Simone Weil et de Charles Maurras.

Posté le 19 janvier 2017 à 06h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

18 janvier 2017

C’est arrivé un 18 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 janvier 336 : élection du pape saint Marc.

34ème pape, saint Marc est né à Rome. C'est lui qui institue le « Pallium ». Son pontificat est bref, huit mois, et marqué par la lutte contre l'hérésie arienne. Il meurt le 7 octobre 336

  • le 18 janvier 1509 : bataille du cap Finisterre.

Un combat naval a lieu dans le golfe de Biscaye entre une escadre portugaise et le corsaire français Pierre de Mondragon, commandant une flotte de quatre navires. La victoire portugaise sur les Français est totale et Pierre de Mondragon est tué pendant le combat.

  • le 18 janvier 1641 : naissance de François Michel Le Tellier de Louvois.

François Michel Le Tellier de Louvois, est né à Paris. A l'âge de quinze ans, il devient secrétaire d'État de la guerre grâce aux relations de son père à la cour de Louis XIV. En 1672, il est nommé ministre d'État et entre au Conseil d'En-Haut, pour succéder à Colbert, au décès de ce dernier. Il devient surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures de France, et dirige la construction du Château de Versailles.

  • le 18 janvier 1650 : début de la Fronde des princes.

Le prince de Condé, ennemi de Mazarin, s'est allié aux frondeurs. Mais le cardinal le fait arrêter et enfermer au château de Vincennes, tout comme son frère, Conti, et son beau-frère, le duc de Longueville. En province, les partisans des princes, se soulèvent. La seconde Fronde commence : on lui donnera le nom de "Fronde des princes". La Bourgogne, la Normandie, le Limousin, le Poitou et l'Aquitaine rallument la guerre civile. L'armée royale y met un terme au mois d'octobre 1652.

  • le 18 janvier 1695 : la capitation est instaurée. Elle frappe les contribuables en fonction de leur rang social.
  • le 18 janvier 1800 : création de la Banque de France.

Le premier consul, Napoléon Bonaparte, édite un décret stipulant la création de la Banque de France. L'établissement s'installe à l'hôtel de Toulouse, à Paris et commence son activité avec 30 millions de francs. La banque a pour clients des banques commerciales qui prêtent aux particuliers en empruntant à la Banque de France. Le privilège d'émission des billets limité à la capitale s'étend à toute la France à partir de 1848. En cherchant à augmenter la quantité de monnaie en circulation, Napoléon souhaite relancer l'économie.

  • le 18 janvier 1862 : l'Église reconnaît les apparitions de la Vierge à Lourdes.

Statue de la Sainte-Vierge dans le rocher de Massabielle, à Lourdes

En entrant dans la basilique de l'Immaculée Conception de Lourdes, sur le bas-côté droit, on peut lire gravée dans le marbre la déclaration solennelle de l'Évêque des Apparitions, Monseigneur Laurence :

"Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de 18 fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Eglise universelle".

Cette déclaration de Mgr Laurence, l'évêque de Tarbes, est une reconnaissance d'authenticité par l'Église, le 18 janvier 1862, soit quatre ans après les Apparitions.

Qui, de nos jours, sait encore que la Sainte Vierge ne faisait que reprendre possession d'un lieu qui lui avait déjà été consacré sous le règne de Charlemagne?

Citation tirée du livre Merveilles de Lourdes, écrit par Guillaume Bady et Pierre-Marie Varennes, qui à travers 150 histoires vraies racontent 150 de miracles accordés à Lourdes

"Turpin, l'évêque du Puy-en-Velay, aumônier de Charlemagne, et le moine Marfin, émaillent d'interminables conversations les langueurs de l'été 778, au monastère de Lavedan.

- Ce que je m'apprête à te raconter, frère Marfin, tu n'es pas obligé de le croire. Mais je t'en prie, écoute-moi avec ton cœur et ta foi.

L'évêque marque une pause.

- La citadelle de Mirembelle [Hauteurs de lourdes] est un édifice extraordinaire. Ses constructeurs furent divinement inspirés, tant l'habileté et l'intelligence avec lesquelles ils la conçurent en font une place stratégique quasi imprenable. Grâce à elle, un simple prince, Mirat le Sarrasin, a pu résister pendant des mois aux terribles assauts de la puissante armée de Charlemagne, dont je faisais partie. Vraiment, Marfin, ce siège semblait durer depuis toujours. Et si l'imposante roche rendait impossible la sape des fondations, les ressorts et les cordes des balistes, eux, fonctionnaient à plein, lançant pierres, poutres et charognes par-dessus les épaisses murailles. Mais aucun instrument de guerre ne venait à bout de ses puissantes fortifications. Or, ce prince sarrasin n'était probablement pas le mécréant que l'on imaginait : un homme capable de repousser les limites du supportable, d'obtenir le soutien indéfectible des siens, de leur inspirer la force et le courage de combattre à un contre dix….le penses-tu si éloigné de Dieu ?

- Certes, l'homme a de l'étoffe. De là à en faire un homme de foi, non, je ne crois pas, répond Marfin les sourcils arqués par le scepticisme. Pourquoi n'a-t-il pas prêté allégeance à Charles le Grand ? Pourquoi laisser obstinément flotter son étendard et infliger aux siens les affres de son orgueil ?

- Je pensais comme toi, jusqu'à ce qu'un événement assez singulier auquel j'ai pu assister, vienne ébranler mes certitudes.

Marfin, ayant eu vent dudit incident, contemple l'évêque avec un air dubitatif.

- Qu'un aigle majestueux survole la forteresse et dépose un saumon encore vif aux pieds de cet infidèle, n'est-il pas un fait troublant ? reprend Turpin. Quand Mirat le ramasse, son attention se porte instinctivement vers l'origine du présent. Cherche-t-il une trace de l'aigle si généreux ? Non, son regard est immobile. Il fixe le ciel. Un indicible sourire se dessine sur son visage. Du haut des remparts, il regarde la tente de notre auguste roi et crie : " Comment quitter les largesses de cette terre ? Autour de moi, je ne vois que profusion et fertilité. Ce saumon est magnifique ! Mais ce n'est qu'un parmi des centaines. Prenez-le, la nature semble moins charitable avec vous !" Et il jette le poisson en notre direction.

Pour les soldats Francs, atteints dans leur chair, las d'un siège sans fin, c'est le coup de grâce. Chez notre roi aussi le doute commence à germer. Tous songent à reculer.

C'est à ce moment précis que je décidai d'aller vers ce Mirat qui prétendait posséder abondance et force. Plusieurs détails, imperceptibles pour mes compagnons, m'autorisaient à croire en la présence de Dieu à l'intérieur de ces fortifications. Je n'aurais qu'à parler, et Dieu ferait le reste. J'en étais convaincu.

Je demandai alors à notre roi de me laisser tenter une ultime manœuvre. Les échecs successifs et l'insupportable idée de la retraite suffirent à le persuader. J'entrai bientôt seul à la rencontre de ce prince sarrasin.

Devant le délabrement de ses troupes, affamées, épuisées, malades, je compris que je ne ressortirais de là vivant que si mon intuition était juste, car jamais Mirat ne me laisserait révéler sa faiblesse à l'extérieur de son camp.

Il m'attendait.

Prince Mirat, tout comme mon roi, j'admire le courage et la loyauté que tu inspires à tes hommes. Tu as prévenu que jamais tu ne te soumettrais à un mortel, quel qu'il soit, et tu as tenu parole. Je ne viens donc pas m'entretenir de cela, mais te parler du hasard. Ce matin, un aigle a déposé à tes pieds un superbe saumon…"

Mirat, étrangement serein, me coupa la parole : " C'est exact. Je n'y ai pourtant pas vu de hasard. J'y ai vu un signe. Cet aigle, dont les serres laissent échapper un si beau saumon…Les saumons remontent les cours d'eau pour perpétuer leur race et meurent peu de temps après. Pourquoi ne restent-ils pas en pleine mer. L'espace de liberté est infini, la nourriture abondante…C'est comme si le point central, le sens de toute leur existence se situait là : souffrir en allant à contre-courant, et enfin donner la vie. Nous souffrons tous ici, mais à quoi pourrions-nous donner naissance qui surpasse le simple fait d'exister ? Le sais-tu ?"

"Oui, répondis-je. A une cité libérée de tout fief terrestre, une cité ne relevant que de la plus noble Dame qui fût : Sainte Marie du Puy, Mère de Dieu, à laquelle même Charlemagne, le plus illustre des mortels, se soumet. Deviens son chevalier et offre au pays de Bigorre la plus glorieuse et la plus juste des gouvernances. L'histoire se souviendra de toi comme du fondateur d'une cité divine, n'appartenant qu'à la Reine du Ciel."

Pour la seconde fois de ce jour extraordinaire, Mirat sourit.

La suite, tu la connais, frère Marfin. Mirat, baptisé, s'appelle aujourd'hui Lorus. La cité, théâtre de cet authentique miracle, portera bientôt son nom, Lourdes, et deviendra le fief céleste et exclusif de la Vierge Marie, sainte Mère de Dieu pour toujours. »

Si le style est romancé le fait est historique! Il est en partie raconter sur le site de Notre Dame du Puys en Velay d'où venait l'évêque Turpin.

  • le 18 janvier 1871 : proclamation de l'Empire allemand.

La France est totalement humiliée car l'empire allemand, le deuxième Reich, est proclamé dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Cet empire s'achève le 9 novembre 1918 par l'abdication de Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale, guerre dont le cessez-feu arrive deux jours plus tard le jour de la Saint Martin, un des saints patrons et protecteurs de la France. Le roi de Prusse devient empereur. Guillaume 1er dira:

" Je n'ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés"

Cet empire succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon 1er après mille ans d'existence.

L'abbé Vial dans son livre : Jeanne d'Arc et la monarchie (pages 516 et 517) fait une comparaison temporelle entre l'abandon de la protection de l'Eglise par la France et l'invasion du pays par les prussiens.

Date

Faits arrivés à Rome

Faits arrivés en France

4 aout 1870

Annonce officielle de l'évacuation de Rome par l'Armée française

Premier désastre français à Wissembourg; 5000 Français écrasés par 30000 Prussiens

5 aout 1870

Le Corps d'occupation abandonne Viterbe seconde ville des Etats papaux

Les Allemands franchissent la frontière et envahissent la France

6 aout 1870

Le général Dumont s'embarque à 2h00 de l'AM

 

Le drapeau français est descendu des bastions de Civita-Vecchia à 5h00

Ecrasé à Woerth, Freschwiller et Reichshoffen, Mac Mahon opère sa retraite à 2h00 de l'AM.

Nombre considérable de drapeaux français tombent aux mains des Prussiens à 5h00

7 aout 1870

Départ des 4000 derniers Français qui défendaient le Saint Siège

4000 Français faits prisonniers par les Prussiens

14 aout 1870

Inauguration à Paris de la statue de Voltaire, qui est une insulte publique à Dieu et à la France chrétienne

Les Prussiens commencent le bombardement de Strasbourg

4 septembre 1870

Les Piémontais s'emparent de Civita-Vecchia

Les Prussiens s'emparent de Versailles

19 septembre 1870

Investissement complet de Rome par les Piémontais

Investissement complet de Paris par les Prussiens

20 septembre 1870

La canonnade italienne frappe les remparts de Rome

La canonnade prussienne réduit en cendre la résidence impériale de St Cloud

24 septembre 1870

L'armée pontificale capitule devant les bandes de Cavour

Toul capitule devant les Prussiens

28 septembre 1870

Le général piémontais agit en souverain dans Rome

Strasbourg capitule; 7000 prisonniers

11 octobre 1870

Victor-Emmanuel accepte officiellement le plébiscite qui lui donne Rome

Orléans est prise par les Prussiens

22 octobre 1870

Le ministre italien répond à la lettre de l'ambassadeur de France qui le félicitait d'avoir pris Rome!

Saint Quentin canonné, pris et imposé de 2 millions. 5 jours après Metz capitule: 173000 soldats, 1665 canons, 278289 fusils, quantité de munitions et de drapeaux livrés à l'ennemi

30 décembre 1870

Victor-Emmanuel part pour Rome

Les Français abandonnent leur artillerie sur le plateau d'Avron

23 janvier 1871

Le prince Humbert entre à Rome et s'installe au Quirinal

Jules Favre s'humilie devant Bismarck à Versailles pour négocier la capitulation de Paris

1 février 1871

La chambre italienne déclare la dépossession du Pape un fait accompli.

L'armée de l'est (80 000 hommes), non comprise dans l'armistice passe en Suisse. Les Prussiens déclarent la France définitivement vaincue

 

  • le 18 janvier 1919 : début de la Conférence de la paix qui débouche sur le traité de Versailles qui met fin à la guerre 1914-18.
  • le 21 janvier 1920 : fin de la Conférence de la paix de Versailles qui débouche sur le traité de Versailles.

Ce traité met fin à la guerre 1914-18. La conférence de paix de Paris de 1919 est une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus. Elle consacre la disparition de trois empires, l'empire allemand, l'empire d'Autriche-Hongrie et l'empire ottoman et la création de nouveaux États en Europe : renaissance de la Pologne, création de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie. Elle fixe aussi les réparations que doit payer l'Allemagne, qui ne payera jamais.


Le Conseil des Quatre à la conférence de paix : Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau, et Woodrow Wilson

  • le 18 janvier 1940 : le pape Pie XII condamne, dans une allocution radio, les massacres de civils en Pologne.

Posté le 18 janvier 2017 à 06h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 janvier 2017

C’est arrivé un 17 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 janvier 395 : mort de l'empereur romain Théodose Ier le Grand, dernier empereur à régner sur l'empire romain unifié.

L'empereur romain Théodose Ier s'éteint à Milan. Alors qu'il avait réussi à réunir l'Empire, ses deux fils, Arcadius et Honorius, vont de nouveau le diviser. Arcadius prend les rênes de l'Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin, avec pour capitale Constantinople. Son frère, quant à lui, hérite de l'Occident. L'Empire romain ne sera plus jamais unifié.

  • le 17 janvier 715 : décès de Dagobert III, Roi franc de Neustrie et de Bourgogne.
  • le 17 janvier 1377 : retour de la papauté à Rome.

Au milieu de ces graves troubles Grégoire XI, exauçant les prières pressantes de sainte Catherine de Sienne, décide de replacer le siège pontifical à Rome. Malgré l'hostilité du Roi de France et de la majorité des cardinaux, il quitte Avignon le 13 septembre 1376 et embarque à Marseille le 2 octobre pour l'Italie. Il s'installe à Corneto, tant que tout n'est pas réglé à Rome pour lui permettre de s'installer et de gouverner l'Eglise. Son entrée dans Rome se fait le 17 janvier 1377. C'est le dernier pape français. La papauté a vécu 68 ans à Avignon.

A sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape violent, Urbain VI, qui violente les cardinaux s'opposant à lui, allant jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre, du 15 octobre.

  • le 17 janvier 1562 : promulgation de l'édit de Saint Germain ou édit de Janvier.

Le chancelier Michel de l'Hospital et Catherine de Médicis, la reine mère, poussent le Roi Charles IX, à promulguer l'édit de Saint-Germain, qui autorise le culte protestant de jour en dehors des villes closes (avec remparts). En contrepartie, ils doivent rendre les lieux de cultes qu'ils ont conquis. Cet édit est mal accepté par les catholiques, en particulier par le Duc de Guise.

  • le 17 janvier 1595 : le Roi de France, Henri IV, déclare la guerre à l'Espagne.

L'Espagne soutient les grands du Royaume qui refusent de se soumettre au Roi suite au sacre, en particulier les Guise, qui tenant Reims ont empêché le sacre dans la Cathédrale. Ce dernier eut lieu à Chartes avec une ampoule d'huile identique à celle de Reims, gardée à Marmoutier.

Avec cette guerre Henri IV espère enfin restaurer la souveraineté du pays.

  • le 17 janvier 1504 : naissance du futur pape saint Pie V.

Voir la chronique du 1er mai.

  • le 17 janvier 1601 : par le traité de Lyon, la France s'agrandit.

La France et la Savoie signent le traité de Lyon qui met fin à la guerre entre les deux pays. En échange du marquisat de Saluces, Henri IV reçoit de Charles-Emmanuel de Savoie le Bugey, la Bresse, la Volromey et le pays de Gex, l'actuel département de l'Ain.

  • le 17 janvier 1708 : un Edit impose la construction d'un hôpital dans chaque ville fortifiée du Royaume.
  • le 17 janvier 1800 : le nombre des journaux parisiens est ramené de 172 à 13 «pour la durée de la guerre».

Cette mesure permet de supprimer les journaux d'opposition.

  • le 17 janvier 1793 : la Convention vote la mort du Roi Louis XVI.

Compte tenu des absents, la majorité absolue est de 361 sur 721 voix. Le scrutin est relativement serré : le président Vergniaud déclare que la Convention vote pour les fers par 2 voix sur 721, pour le bannissement suivi de détention par 319 voix, pour la mort de Louis XVI par 366 voix, pour la mort avec réserve de commutation et de délais de fixation par 1 voix, pour la mort avec demande de discussion sur l'époque de l'exécution par 23 voix, pour la mort avec expulsion de tous les Bourbons par 8 voix, pour la mort avec sursis jusqu'à la paix par 2 voix. Son cousin Louis Philippe d'Orléans, dit Philippe Égalité, grand maître du Grand orient de France vote aussi la mort !

"Uniquement occupé de mon devoir (...) je vote la mort".

Il le paiera de sa vie en étant guillotiné la même année. La maçonnerie n'ayant plus besoin de lui.

Robespierre et Saint-Just réclamaient une exécution immédiate, sans procès préalable. L'Assemblée accepte, pour donner un semblant de justice à ce crime, que l'accusé soit assisté de trois avocats: Malesherbes qui favorisa la diffusion de l'Encyclopédie, alors qu'il était responsable des services de la censure, Tronchet dont les cendres seront transférées au Panthéon de Paris le 17 mars 1806, et de Sèze, franc-maçon, appartenant à la loge les Neuf-Sœurs, celle de Voltaire.

Le vote se fait nominalement et à haute voix à la tribune, sous la menace de la foule bruyante et menaçante, placée dans les galeries pour intimider les faibles. Le Roi est informé de la sentence seulement le 20 janvier. Le lendemain, il monte à l'échafaud.

  • le 17 janvier 1809 : Napoléon décide de rentrer en France après avoir poursuivi les Anglais du général Moore jusqu'à la Corogne.

Napoléon n'a pas pu les empêcher de rembarquer.

  • le 17 janvier 1871 : apparition de la Vierge à Pontmain.

Tableau visible dans la basilique de Pontmain

L'apparition de la Vierge à Pontmain se situe dans le contexte de la guerre de 1870 contre la Prusse. Les armées françaises sont écrasées et Napoléon III s'est rendu aux Prussiens à Sedan. Le 12 janvier 1871, les Prussiens sont au Mans et progressent vers l'ouest en direction de Pontmain.

Outre les désordres liés à la guerre, une épidémie de typhoïde et de variole se déclenche. Dans la nuit du 17 janvier 1871, Pontmain est sous la neige et la Vierge apparaît revêtue de la robe que portaient les avocats du temps de saint Yves. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps ».

Récit tiré du site de la basilique de Pontmain :

« C'était le 17 janvier 1871, alors que la France était vaincue par la Prusse. Pendant 3 heures, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé vont contempler la « Belle Dame » vêtue d'une robe bleue parsemée d'étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d'or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d'or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un triangle formé par trois grosses étoiles d'or en plein ciel.

Accourus devant la grange, les habitants du hameau vont commencer à prier avec les Sœurs. A l'arrivée de M. le curé, l'abbé Michel Guérin, un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame, une petite croix rouge apparaît sur sa poitrine à l'endroit du cœur. Pendant le chapelet, la Belle Dame grandit lentement au fur et à mesure des Ave Maria. L'ovale grandit aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d'elle. Au début du Magnificat une banderole blanche se déroule en dessous de l'ovale et des lettres d'or viennent s'écrire tour à tour. Le message va se continuer pendant les litanies, l'Inviolata et le Salve Regina. A ce moment-là il est complet.

Au début du cantique « Mère de l'espérance », Marie va lever les mains à hauteur de ses épaules et remuer les doigts au rythme du cantique.

Après un autre cantique dont le refrain est « Parce Domine » son visage est empreint d'une tristesse indicible. Une croix rouge vif apparaît devant elle, portant le crucifié d'un rouge foncé. Au sommet de la croix, une traverse blanche avec un nom écrit en lettres rouges couleur sang : JESUS-CHRIST ; Marie prend la croix à deux mains et la présente aux enfants. Une petite étoile vient allumer les bougies de l'ovale. On prie en silence en pleurant. On chante « Ave Maris Stella ». Le crucifix rouge disparaît ; Marie reprend l'attitude du début et sourit à nouveau.

Deux petites croix blanches apparaissent sur ses épaules. Au cours de la prière du soir qui va suivre, un voile blanc parti d'en bas monte lentement devant la Sainte Vierge. Puis tout disparaît. « C'est tout fini » disent les enfants.

Chacun retourne chez soi le cœur en paix. »

Pendant ce temps les Prussiens avancent sur Laval, ils voient une grande Dame au milieu de leur route qui leur fait signe de partir, et ils sentent une force qui les empêche d'avancer, alors ils rebroussent chemin. Sans aucun soldat en face d'eux, par la prière, ils sont repartis. Alors, voyant cela, les habitants demandent, après ce signe, que tous les soldats du village reviennent sains et saufs de la guerre. C'est ce qui se produit.

L'Armée de l'Est, du général Bourbaki, qui marche sur Belfort, est, elle, arrêtée par les Prussiens à Héricourt, le même jour.

  • le 17 janvier 1907 : Maurice Barrès est reçu à l'Académie française.

Voici quelques citations tirées de ses œuvres :

Pour toutes nos élites qui détruisent les églises de nos villages :

« Si l'église fait bien dans le paysage, c'est qu'elle y est une âme » Tirée de La colline inspirée, je crois.

« L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres. » Tirée de L'Ennemi des lois

« Le sens de l'ironie est une forte garantie de liberté.  » . Tirée de Sous l'œil des barbares

  • le 17 janvier 1915 : la ville de Soisson souffre de sévères bombardements allemands et doit être évacuée.
  • le 17 janvier 1936 : fin du procès Stavisky, neuf politiciens sont condamnés, onze autres sont acquittés.

Lire les commentaires des lecteurs lors des précédentes chroniques, le 5 janvier par exemple...

  • le 17 janvier 1941 : victoire navale française de Koh Chang.

Elle se déroule durant la guerre franco-thaïlandaise (1940-1941). La petite escadre française d'Indochine, la division navale d'extrême orient, commandée par Bérenger, inflige à la flotte siamoise, très supérieure sur le papier, une défaite sévère. Combien d'historiens signalent et saluent la victoire navale française de Koh-Chang aujourd'hui ? 

C'est la France, par l'établissement d'un protectorat, qui a mis un terme au mouvement de balancier qui plaçait le Cambodge sous la domination alternée de ses puissants et parfois cruels, voisins siamois et vietnamiens.

  • le 17 janvier 1975 : promulgation de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse.

Le ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, Mme Veil, fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux. La loi est votée à titre provisoire pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

« La Franc-maçonnerie, toujours à l'origine de bouleversements sociaux s'empresse d'en tirer parti et le docteur Pierre Simon, grand maître de la Grande Loge de France, a lui-même raconté comment : « en 1953, dans la traditionnelle quiétude genevoise un groupe de médecins, libres-penseurs, francophones, le groupe Littré, lança le premier pavé dans la mare dormante de la morale conventionnelle. Au terme de réflexions conduites dans ce groupe, nous décidons d'introduire dans nos pays respectifs l'engagement en faveur de la liberté de conception… Nous fûmes bien la locomotive anonyme… Pour ancrer l'action sociale dans le philosophique, il faut non seulement un bon plan, mais un bon outil… Toutes ces conditions réunies par la loge maçonnique. La loge, c'est le laboratoire de la société, « la nation n'y est pas seulement réduite et concentrée, à la manière d'un échantillon de sondage : on travaille à la modifier. » »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 242)

Il faut sans cesse rappeler les mots de Simone Veil : «  Si l'épiscopat français s'y était opposé, cette loi n'aurait jamais été votée ».

Voir les chroniques du 1 aout et du 19 octobre.

Posté le 17 janvier 2017 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

16 janvier 2017

C’est arrivé un 16 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 janvier 1236 : mariage du duc de Bretagne Jean Ier le Roux avec Blanche de Navarre, fille du Comte de Champagne Thibaut IV le Chansonnier.
  • le 16 janvier 1581 : le Parlement anglais décide de sévères mesures contre les Catholiques.
  • le 16 janvier 1666 : la France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 16 janvier 1794 : un décret de la Convention rebaptise Marseille la "Ville-sans-Nom".
  • le 16 janvier 1804 : débarquement à Biville.

Les Anglais débarquent clandestinement, à Biville, le général Pichegru, Lajolais, le marquis de Rivière, Jules de polignac et Rusillon, l'aide de camp du comte d'Artois. Le chouan Georges Cadoudal les accueille, mais est dépité de l'absence d'un prince de sang, contrairement au plan.

  • le 16 janvier 1917 : une lettre de Claire Ferchaud est remise au président de la république Raymond Poincaré au nom du Christ.

Monsieur le Président,

Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J'ai donc l'honneur de m'adresser au chef premier de la nation française. C'est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m'envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l'Église.

Monsieur, veuillez s'il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j'ai à vous dire n'est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d'abord, ensuite pour l'avenir de la France. C'est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j'ai reçu l'ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.

Vous aurez le salut d'abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d'aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.

La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n'a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l'heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.

En second lieu, et c'est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c'est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.

Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L'heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j'ai eu la grâce d'en contempler la face adorable. Jésus m'a montré son Cœur broyé par l'infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m'a dit : « C'est la France qui me l'a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s'avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l'âme fortement travaillée par la grâce d'abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m'a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l'âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?... »

Plusieurs fois, pendant l'auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j'ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l'image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D'accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s'élanceront à l'assaut, munis de leurs insignes. L'ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d'ériger un temple national en son honneur.

Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d'accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? - Je l'ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.

Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l'objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l'heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d'airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d'une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !

Monsieur, je vous l'ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N'entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d'honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n'ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? - En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.

Le sang des enfants de France est comme un cri qui s'élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D'elle, nous n'aurons plus que le souvenir.

Claire de Jésus Crucifié

Claire Ferchaud est reçue par Poincaré le 21 mars. Sa visite n'a pas plus de succès que sa lettre. Voir la chronique du 29 janvier et celle du 1er mai.

  • le 16 janvier 1943 : Hitler ordonne la destruction des vieux quartiers de Marseille.
  • le 16 janvier 1945 : nationalisation de Renault.

La société anonyme des usines Renault Frères à Billancourt est dissoute sur ordonnance du Conseil National de la Résistance. Louis Renault, accusé d'avoir travaillé pendant la guerre pour les autorités allemandes, voit son usine saisie et liquidée. Tous les actionnaires recevront leur part sauf le fondateur. Ce dernier est mort en prison avant d'avoir pu présenter sa défense ! La nouvelle entreprise prend le nom de "Régie nationale des usines Renault".

  • le 16 janvier 1994 : défilé des « défenseur de l'école publique ».

Les manifestants, constitués surtout d'enseignants chargés de transmettre aux jeunes Français la culture par l'exemple, en donnent un large échantillon :

«-  A bas la calotte, libérez la capote ;

  • du fric pour les laïcs, des gnons pour les curetons ;
  • Qu'est-ce qui se cache sous Bayrou ? Bernadette.
  • Des sous pour l'école du diable.
  • Vade reto, soutanas ;
  • Couper les bourses aux curés.
  • Pour une école sans calotte et sans-culotte.
  • Des sous pour les laïcs, des lions pour les chrétiens.
  • Dieu s'est fait Marie, il ne se fera pas Marianne.

Source: Le Monde du 18 janvier 1994 et cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 16 janvier 2004 : canonisation de 5 Russes.

Le patriarche de Constantinople procède à la canonisation de cinq saints russes ayant vécu en France dans la première moitié du XXe siècle : Alexis d'Ugine († 1934) et quatre martyrs morts en déportation. Ce sont les nouveaux saints russes de France.

Posté le 16 janvier 2017 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

15 janvier 2017

C’est arrivé un 15 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 15 janvier 69 : affaibli par la révolte des légions de Germanie qui ont proclamé le gouverneur de Germanie supérieure, Vitellius, Galba est renversé par ses prétoriens, qui offrent l'empire à Othon.
  • le 15 janvier 708 : élection du pape Sisinnius.
  • le 15 janvier 936 : mort du Roi de France, Raoul de Bourgogne.

Malade depuis l'automne, le Roi Raoul meurt à Auxerre sans descendant direct. Gendre du Roi de France Robert Ier, il est devenu Roi à la mort de ce dernier, en 923. Raoul, ancien Duc de Bourgogne, règne sur le royaume des francs pendant treize ans. C'est en Angleterre que l'on trouve le nouveau souverain en la personne de Louis IV d'Outremer, descendant de Charles III le simple. Voir la chronique du 13 juillet.

  • le 15 janvier 1200 : création de l'université de Paris.

La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle n'obtient toutefois du Roi un statut officiel qu'en 1215. Elle comprend quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l'étude des textes anciens et à la théologie ; cela fera le renom intellectuel de la ville.

Carte postale de la Sorbonne

  • le 15 janvier 1208 : assassinat de Pierre de Castelnau, légat du Pape.

Moine de Cîteaux, chargé par le pape d'enquêter sur les cathares et l'hérésie albigeoise, Pierre de Castelnau est assassiné par un vassal de Raymond VI de Toulouse. Tenu par le pape Innocent III pour responsable de cet assassinat, Raymond est excommunié. Cet évènement est à l'origine de la Croisade des Albigeois. Voir les chroniques du 16 mars, du 12 avril, du 12 septembre.

  • le 15 janvier 1369 : la rupture du Traité de Calais provoque la reprise de la guerre. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France.

Le 30 novembre 1368, Charles V prononce la confiscation de l'Aquitaine. La Guerre de Cent Ans reprend entre l'Angleterre et la France, qui récupère la majeure partie de l'Aquitaine et de la Normandie, données en apanage aux Anglais en échange de la libération de Jean II le Bon. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France. Le 5 février, les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

Du Guesclin remporte la victoire de Montiel sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel, abandonné par le Prince Noir; cette victoire est suivie de l'assassinat de Pierre le Cruel que remplace Henri II de Transtamare. La France passe une alliance avec la Castille.

  • le 15 janvier 1381 : signature du second traité de Guérande.

Seize ans après la signature du premier Traité de Guérande, qui mettait un terme à la première guerre de Succession de Bretagne, des négociateurs français et bretons mettent au point un nouveau traité, ratifié le 4 avril de la même année. Le texte affirme la neutralité de la Bretagne. En échange du recouvrement de ses biens, le duc Jean IV de Bretagne accepte de prêter hommage au Roi de France, de verser une indemnité et de renvoyer ses conseillers anglais. Voir la chronique du 12 avril

  • le 15 janvier 1484 : début des États Généraux, à Tours.

Du 15 janvier au 11 mars, la réunion des États généraux se fait à Tours ; suite à la mort du Roi Louis XI. Ils confirment la force de l'autorité monarchique en France.

« Le Chancelier Guillaume de Rochefort confirme, dans son discours d'ouverture, la fidélité du peuple de France à son Roi, contrairement à l'Angleterre qui change ses familles régnantes, délaissant les héritiers légitimes, marquant chaque changement de règne par une révolution nouvelle. Massemin, chanoine du Chapitre de Rouen, parmi les grands orateurs politiques de ces États de Tours, énonça les paroles que l'on sait, étonnantes de fraîcheur. Aux mêmes États de Tours, chacun des ordres nomma des commissaires sur la demande du chancelier, pour travailler avec les membres du Conseil du Roi. Trois conférences furent organisées, et spécialement consacrées à l'Église, à la justice et à l'impôt. »

[Tiré de Georges Picot, Histoire des Etats généraux, t. I, p. 390]

  • le 15 janvier 1541 : Jean-François de La Roque de Roberval, Lieutenant général du Canada.

François Ier le nomme son « Lieutenant général au pays de Canada » où il le charge de « répandre la sainte foi catholique ». Les termes de sa commission sont formels : sa mission est de fonder une colonie, où il devra construire des églises, des villes fortifiées. Il reçoit un subside de 45 000 £ et il affrète trois navires : la Valentine, l'Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l'accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer des criminels des prisons pour commencer sa colonie.

  • le 15 janvier 1552 : le traité de Chambord est signé.

Henri II, sacré Roi de France en 1547, conclut, par le traité de Chambord, une alliance avec les princes protestants de la Ligue de Smalkalde. Ces derniers sont en guerre contre Charles Quint depuis 1545. Ce traité vise directement ce dernier. Henri II est candidat au titre de vicaire du Saint-Empire. Les princes protestants de la Ligue de Smalkalde le soutiennent et avec Maurice de Saxe, ils vont jusqu'à promettre la succession impériale à Henri II et à mener des attaques pour détourner l'attention de Charles Quint et permettre à Henri II d'attaquer l'Allemagne et les Pays-Bas. La France remporte d'importants succès initiaux, qui lui permettent d'occuper et d'annexer la Lorraine et les Trois-Évêchés.

  • le 15 janvier 1629: deux décisions royales.

Un Lit de justice de Louis XIII limite le droit de remontrance du Parlement. Parallèlement, il confie la régence à sa mère Marie, flanquée d'un conseil dirigé par Bérulle, afin de partir pour l'Italie, alors même que ce dernier est hostile à l'intervention en Italie.

  • le 15 janvier 1633 : un parlement est créé à Metz par un édit de Louis XIII.
  • le 15 janvier  1648 : Anne d'Autriche tient un lit de justice au Parlement de Paris pour forcer l'enregistrement d'édits fiscaux.

C'est le début de la Fronde.

  • le 15 janvier 1761 : capitulation de Lally-Tollendal à Pondichéry.

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule à Pondichéry au terme de 8 mois de siège, lors de la guerre de Sept Ans. La France, battue sur tous les fronts, perd à l'issue du conflit ses plus belles colonies. La France ne pardonne pas cette défaite au général et l'accuse de trahison. Il est d'origine irlandaise. Lally-Tollendal est jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766. Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtient sa réhabilitation en 1778. Quant au comptoir de Pondichéry, il est restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivent, il est finalement rendu à l'Inde en 1954.

  • le 15 janvier 1790 : un décret fixe à quatre-vingt-trois le nombre de départements.

Un décret de la Constituante fixe à 83 le nombre de départements. Cette nouvelle division du Royaume vient remplacer les 34 Provinces en vigueur sous l'Ancien Régime. La taille des départements est définie de telle façon que chaque citoyen peut se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Les députés projetaient en premier lieu d'établir des circonscriptions géométriques (carrée !) à l'image des Etats américains, mais l'idée sera abandonnée et les limites des départements seront fixées selon celles des anciennes provinces. Elles coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d'où leur succès immédiat.

  • le 15 janvier 1791 : un nouvel impôt, la contribution mobilière, est institué.
  • le 15 janvier 1797 : victoire de Rivoli.

Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli, en Italie. Ses troupes l'emportent contre les autrichiens du baron d'Alvinczy. Elle s'inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l'armée d'Italie de Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

Cette victoire entraîne la chute du duché de Mantoue et la reddition du général Wurmser. Alvinczy laisse dans la débâcle près de 6 000 prisonniers, dont plusieurs généraux, et 22 canons, aux troupes françaises.

A. Hugo,  Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 Tome 1, Delloye, Paris, 1835

  • le 15 janvier 1896 : accord franco-anglais concernant le Siam.

Les Anglais et les Français signent un accord sur leurs influences respectives dans le Sud-Est asiatique. La France confirme l'indépendance du Siam et se voit reconnaître le protectorat sur le Laos.

  • le 15 janvier 1898 : parution de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand.
  • le 15 janvier 1900 : Lyautey publie l'article "Du rôle colonial de l'armée" dans la "Revue des Deux-Mondes".
  • le 15 janvier 1910 : le Congo français devient l'Afrique équatoriale française.
  • le 15 janvier 1932 : les Français achèvent la pacification du Maroc.
  • le 15 janvier 1933 : première apparition de Notre Dame à Banneux en Belgique.

Notre Dame apparaît plusieurs fois à Mariette Beco entre le 15 janvier et le 2 mars 1933, à Banneux, un village près de Liège, en Belgique. Les apparitions mariales font suite à celles de Beauraing, qui se déroulent peu de temps avant et aussi en Belgique. Les deux sont reconnues par l'Église comme authentiques. Un sanctuaire est construit, Banneux devient un centre de pèlerinage très fréquenté.

Notre Dame révèle l'existence d'une source, dont l'eau a déjà guérit miraculeusement plusieurs personnes à ce jour. Le message de Notre Dame est de venir à Banneux car elle y promit de soulager les souffrances.

  • le 15 janvier 1975 : le Conseil constitutionnel achève son examen de la loi Veil : son président, Frey, fait adopter la loi sans vote.

Encore une fois la république, en grande démocrate, fait le bonheur du peuple malgré lui. Les membres du Conseil constitutionnel s'étonnent que, depuis 2013, le peuple remette en cause leur autorité. Ils feraient bien de relire Bossuet qui écrivait :

« Il y a des lois fondamentales qu'on ne peut changer… C'est principalement de ces lois fondamentales qu'il est écrit qu'en les violant on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires. » (cité dans Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte, à Monsieur le Dauphin ; livre premier)

  • le 15 janvier 1991 : fin de l'ultimatum fixé à l'Irak. L'opération tempête du désert va débuter.
  • le 15 janvier 1995 : le pape Jean-Paul II célèbre une messe devant plus de deux millions de fidèles à Manille.

C'est la plus grosse affluence de son pontificat, au terme d'une visite de quatre jours aux Philippines.

  • le 15 janvier 2001 : le ministère de la Défense annonce que les résultats de la recherche d'uranium appauvri effectuée chez cinq militaires français ayant servi dans les Balkans et hospitalisés pour des maladies sanguines sont négatifs.

Posté le 15 janvier 2017 à 06h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 janvier 2017

C’est arrivé un 14 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 ou 14 janvier 367 : décès de Saint Hilaire de Poitiers.

Issu d'une famille aristocratique gallo-romaine de la cité de Lemonum, il est élu évêque de la ville vers 350. Soucieux de l'instruction du peuple, il rédige un Commentaire sur l'évangile de Matthieu, qui est la première œuvre d'exégèse latine qui nous soit parvenue.

En 355, il s'oppose à l'arianisme qui s'étend en Gaule, c'est-à-dire, dans l'Empire romain du milieu du IVe siècle, à l'empereur. Aussi, lors du concile de Béziers de 356, que dominent les ariens, avec à leur tête Saturnin, l'évêque d'Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie. L'empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie, afin de réconcilier l'Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens.

Saint Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l'empereur dans ses deux Livres à l'empereur Constance. Il présente ses thèses au Concile de Séleucie en 359, et retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. Le concile de Paris de janvier 361, influencé par saint Hilaire, condamne clairement l'arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. La principale œuvre de saint Hilaire est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils

Saint Martin de Tours le rejoint dans les années 356 et en 360, fonde l'abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire est très probablement à l'origine de la construction du baptistère Saint-Jean de Poitiers, qui est l'un des plus vieux monuments chrétiens actuellement subsistant en France.

Considéré comme Père de l'Église, Saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851. Il est fêté le 13 janvier, la date présumée de sa mort.

  • le 14 janvier 1526 : Traité de Madrid, libérant François Ier, prisonnier de Charles Quint après la défaite de Pavie.

                                

François 1er                                          Charles Quint

François Ier de France signe un traité de paix avec Charles Quint, à Madrid afin d'être libéré, alors qu'il est prisonnier de l'empereur suite à la défaite de la bataille de Pavie le 24 février 1525 (voir la chronique du jour).

Selon ce traité, François Ier doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles.

Mais, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, il demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération, le 17 mars 1526, François rejette le traité, alors qu'il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.

  • le 14 janvier 1703 : Vauban est nommé Maréchal de France par Louis XIV pour services rendus au royaume.

Sébastien Le Prestre de Vauban

  • le 14 janvier 1797 : début de la bataille de Rivoli.
  • le 14 janvier 1809 : l'Angleterre et l'Espagne s'allient contre Napoléon Ier.
  • le 14 janvier 1811 : Napoléon fait dire à Pie VII.

    "Puisque rien ne peut le rendre sage, il verra que Sa Majesté est assez puissante pour déposer un pape".

Il est étonnant de voir que les revers majeurs des armées françaises ont commencé quand Napoléon 1er a vraiment failli à la mission de la France de protectrice de l'Eglise. Rappelons que le pape Pie VII est enlevé par le général Radet dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809  (voir la chronique du 5 juillet); qu'il est d'abord détenu à Savone (1809-1812), puis à Fontainebleau (1814). Napoléon envisage alors de fixer la papauté à Avignon ou à Paris.

  • le 14 janvier 1852 : adoption d'une nouvelle Constitution, inspirée de celle de l'an VIII.

La nouvelle constitution est promulguée : le président de la république est doté de pouvoirs étendus et il est désormais élu au suffrage universel pour 10 ans.

  • le 14 janvier 1858 : attentat raté d'Orsini contre Napoléon III et l'Impératrice Eugénie.

L'empereur et l'impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. Orsini et ses complices lancent des bombes contre le cortège impérial, devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris, pour punir Napoléon III d'être un "carbonaro félon". L'explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini est condamné à mort et guillotiné le 13 mars suivant.

  • le 14 janvier 1918 : l'ancien président du Conseil Joseph Caillaux est arrêté sur accusation de trahison.
  • le 14 janvier 1962 : une série d'attentats fait au moins 36 morts algériens et européens dans les grandes villes algériennes.
  • le 14 janvier 1962 : premiers accords sur la PAC.

Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d'accord sur l'union douanière et la mise en place plus rapide d'une Politique agricole commune (PAC). Les Six prévoient une amélioration de la productivité agricole, une "stabilisation des marchés" nationaux, la "garantie de sécurité des approvisionnements" et l'assurance "d'un niveau de vie équitable des populations agricoles". La PAC contribuera à faire de l'Europe l'un des plus grands exportateurs du monde, mais sera plusieurs fois réformée.

  • le 14 janvier 1963 : De Gaulle s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun et refuse l'autorisation du stationnement en France des fusées Polaris américaines
  • le 14 janvier 1964 : le président de la République devient le seul à pouvoir déclencher l'arme nucléaire en France.
  • le 14 janvier 1989 : condamnation par la cour d'assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité des quatre dirigeants d'Action directe pour l'assassinat de Georges Besse, PDG de Renault.

Posté le 14 janvier 2017 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 janvier 2017

Guerre d'Espagne : le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort

Mgr Antoine de Rochebrune, prélat de l’Opus Dei en France, évoque le film Au prix du sang, sur le fondateur de l'Opus Dei :

"Comment Josémaria a-t-il vécu les premières années de guerre ? A-til été confronté au massacre de prêtres ? A-t-il échappé à des tentatives d’arrestation ?

Durant la guerre fratricide qui fit suite au coup d’Etat d’un groupe d’officiers contre la République, le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort. On estime qu’à Madrid 35% du clergé fut assassiné à cette époque. Un jour, des miliciens pendent devant chez la mère de Josémaria un homme qui lui ressemble, pensant que c’était lui. Comme tant d’autres prêtres, l’abbé Escriva risque donc sa vie et doit en permanence se cacher. Le 30 août 1936, alors qu’il est caché chez des amis, un groupe de miliciens passe de maison en maison au milieu de la nuit pour procéder à des perquisitions, à la recherche d’ennemis. Ce jour là, Josémaria échappe aux miliciens en se réfugiant dans une mansarde mais comprend qu’il doit partir, pour ne pas mettre en danger la vie de ses hôtes. Pour les jeunes qui l’entourent, il est frappant de constater que, même au plus fort de la persécution religieuse, Saint Josémaria se refusera toujours à parler de politique mais portera au contraire un discours de paix et de réconciliation.

Est-il vrai, comme on le voit dans le film, que Josémaria a confessé « en civil » dans un zoo et qu’il a du se réfugier dans un hôpital psychiatrique ?

Josémaria a effectivement souvent parcouru les rues et les jardins publics en « civil », avec de jeunes gens qu’il confesse en marchant, en faisant mine de se promener simplement avec eux. Les lieux où il a du se cacher ou célébrer la messe dans la clandestinité sont multiples. Il passa notamment 5 mois, d’octobre à mars 1937, dans la clinique du docteur Suils, un ami de lycée devenu psychiatre, avant de se réfugier au consulat du Honduras où il resta jusqu’à la fin du mois d’août 1937. C’est à cette date qu’il put se procurer des documents qui lui assuraient une relative liberté de mouvement."

A

Posté le 13 janvier 2017 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 janvier 533 : mort de Saint Remy.

Saint Remy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd'hui sont testament qui s'adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu'il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :

« Le testament de Saint Remy a une importance capitale pour nous Français; c'est une véritable vision d'avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Remy lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France. »

"Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres."

Ce testament le voici :

« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...

Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves***. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.

Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

II° BÉNÉDICTIONS

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."*****

Et le marquis poursuit :

« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

"X..., Evêque.

Celui que mon Père Remy a maudit, je le maudis, celui qu'il a béni, je le bénis.

Et j'ai signé."

Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d'expérience, de constater:

"Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples. C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N'ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE."

*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar - Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici -- Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.

***Ainsi, à l'origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin. (Note de bas de page de La mission divine de la France ; Editions ESR page 59)

****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc... (Note de bas de page de La mission divine de la France, page 60)

***** L'authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Remy", publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.

Chasse de Saint Rémi, visible dans l'Abbaye de Saint Rémi à Reims

Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l'issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d'héritier de l'Empire Romain d'Occident. Dans cette missive, l'évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l'égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :

Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

« Un grand bruit vient de parvenir jusqu'à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n'est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c'est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l'œuvre de l'homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s'en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N'attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n'en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu'un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »

Remy, évêque, l'an 485

  • le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.

L'empereur d'occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l'invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l'Ouest le 29 février et règne jusqu'en 898.

  • le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.

Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d'Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l'Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L'ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l'impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l'ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.

Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L'ordre s'enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l'Europe.

L'ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l'ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'ordre amène encore aujourd'hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).

  • le 1 janvier 1151 : l'abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l'office de Prime.

Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l'idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l'en dissuader. Ce n'est qu'après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d'autres, est profanée en 1793.

Mort de Suger, visible au musée des Beaux-arts de Nantes

  • le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l'organisation de l'armée.

Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l'armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d'eux de petites armées composées de routiers d'une centaine d'hommes que l'on solde pour être sûr qu'ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.

Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.

  • le 13janvier 1691 : première médaille de l'Amérique française.

À la mi-octobre 1690, l'amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l'émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.

Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d'émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.

Il en éprouve tant de joie qu'il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l'Amérique française.

Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l'avers, le profil de Sa Majesté avec l'inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l'année M.DC.XC.

  • le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L'Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J'accuse, consacrée à l'affaire Dreyfus.

Le titre lui est soufflé par Georges Clemenceau, alors éditorialiste du journal.

  • le 13 janvier 1908 : Henri Farman fait son premier vol avec passager sur un biplan.

  • le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s'ils ont un contenu religieux.
    • le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »

Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.

Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l'Ain. En 1883 qu'il choisit la carrière des armes et s'engage à Toulon dans le 4e Régiment d'Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l'École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l'expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d'Honneur.

Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d'Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.

Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l'embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d'exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l'armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l'opinion publique en française comme un héros.

Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d'Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.

Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l'assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s'éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre.

  • le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l'Allemagne.
  • le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d'évêque d'Évreux par le Vatican.
  • le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
  • le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.

Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d'adolescents.

  • le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au "mariage homosexuel" manifestent à Paris.

340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu'à faire des additions. Il est vrai que si l'algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignées que l'Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.

Posté le 13 janvier 2017 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

12 janvier 2017

C’est arrivé un 12 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 janvier 1598 : le pape Clément VIII s'empare du duché de Ferrare.
  • le 12 janvier 1628 : naissance de Charles Perrault, homme de lettres français.

Charles Perrault nait le 12 janvier 1628 à Paris, il est le dernier d'une fratrie de 7 enfants. Après de brillantes études littéraires au collège de Beauvais il obtient une licence de droit en 1651. Le métier d'avocat l'ennuyant, il entre au service de Colbert pour diriger la politique artistique et littéraire du Roi Louis XIV. En 1695, Perrault perd à la fois sa femme et son poste à l'Académie ; son protecteur, Colbert est mort. Il décide de se consacrer à l'éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l'Oye, (la "Mère l'Oye" désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants), contes issus de la tradition orale, puis, "Peau d'Ane", "La Belle au bois dormant", "Le Petit Chaperon rouge", "Le Chat botté", "Cendrillon" ou encore "Le Petit Poucet", « Barbe Bleue », « Les Fées », « Riquet à la houppe ».

Il fait paraître son recueil sous le nom de son fils aîné, Pierre Darmancour, alors âgé de 19 ans, afin d'aider à la carrière débutante de celui-ci comme secrétaire de Mademoiselle. Il est considéré comme l'un des grands auteurs du XVIIe siècle.

  • le 12 janvier 1673 : Racine est élu à l'Académie française.
  • le 12 janvier 1791 : Cambacérès se porte acquéreur du domaine de St-Drézéry.

Cette propriété du chapitre de la cathédrale de Montpellier est vendue comme bien national par la municipalité (Cambacérès, vice-président du conseil municipal doit se servir d'un prête-nom).

Ce franc maçon notoire, aurait-il été mû par de vils sentiments matérialistes et non par l'amour du genre humain, dans sa lutte contre le Trône et l'Autel ?

  • le 12 janvier 1803 : déclaration de Bonaparte à Fouché.

"On croit à Paris que je vais me faire empereur. Je n'en ferai rien. Voilà 3 ans qu'il s'est fait assez de grandes choses sous le titre de consul. Il faut le garder. Je ne crois pas qu'il faille un nouveau nom pour un nouvel empire.".

  • le 12 janvier 1846 : naissance de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Suite à la condamnation de l'Action Française de Charles Maurras, par le pape Pie XI, en 1926, le Cardinal, convoqué à Rome en septembre 1927, pour s'expliquer au sujet de ses très fortes critiques vis-à-vis de Rome, dépose sur le bureau du pape tous ses insignes de cardinal. Ce dernier n'accepte officiellement sa démission que le 21 octobre suivant.

C'est en tant que simple prêtre qu'il mourra à 85 ans, huit ans avant que Pie XII ne lève la condamnation de l'Action Française.

  • le 12 janvier 1871 : l'armée de la Loire perd la bataille d'Auvours.

Alors que Paris est encerclé, Gambetta s’en est échappé pour lever des troupes. Soixante à quatre-vingt mille mobilisés bretons, formant l'armée de Bretagne, sont rassemblés dans le camp de Conlie, près du Mans. Mal vêtus, sans aucun approvisionnement, tant alimentaire que militaire, installés dans la boue et des conditions lamentables, ils deviennent bientôt la proie de maladies (fièvre typhoïde, variole…). Gambetta les considère comme des « Chouans potentiels ». Il donne l’ordre de ne pas les équiper ou avec 4 000 vieux fusils à percussion de modèles différents, parfois rouillés, et dont les plus modernes datent de la guerre de Sécession.

Gambetta ayant reçu de l’arsenal de Brest l’information qu'il disposait de 3200 chassepots mais n'avait plus de fusil à percussion, donne aux Brestois, avec un humour particulièrement noir, l'autorisation de livrer des armes à Keratry, mais uniquement des fusils à percussion!

Les munitions manquent ou sont incompatibles. Et quand elles pourraient fonctionner, l’eau les a délavées. Le général de Kératry, un député républicain de la gauche de l’époque, scandalisé par les conditions imposées à ses troupes par le Gouvernement de Défense Nationale, demande à être relevé de son commandement.

Alors que cette armée devait n'être qu'une armée de réserve, le général Chanzy qui commande toute l'armée de la Loire, partageant la haine des « chouans » de Gambetta, les place à la pointe de la défense française. La veille Gambetta fait livrer aux soldats qui ont vécu deux moi dans un enfer digne d'un camp de concentration nazi, soit les 19 000 hommes restant, des fusils Springfield rouillés et des cartouches avariées. Dans certains cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir.

Bien que durement affectée par les combats, les Bretons sont obligés de reculer car c'est tout le dispositif de Chanzy qui vole en éclats sous les coups des Prussiens dont l' effort décisif est porté sur les Breton. Chanzy les rend responsable de la défaite. Les soldats, épuisés par deux mois de privations, mal armés, presque pas préparés, sont taillés en pièces dans la nuit du 11 au 12 par la 20e division prussienne du général von Krautz-Koschlau.

Le général de Lalande, devant une commission d'enquête parlementaire, déclare plus tard :

« Je crois que nous avons été sacrifiés. Pourquoi? Je n'en sais rien. Mais j'affirme qu'on n'aurait pas dû nous envoyer là, parce que l'on devait savoir que nous n'étions pas armés pour faire face à des troupes régulières. »

Ces 80 000 hommes, armés entraînés et équipés auraient sans nul doute renverser le rapport de force et permit à la France de négocier dans des conditions autres que celles qui eurent lieu à Versailles. Quand on voit que les troupes du général de Sonis armées de faux et de fourches se sont brillamment comportées à Loigny la bataille, cela ne fait aucun doute.

  • le 12 janvier 1913 : les derniers omnibus à chevaux disparaissent de Paris au profit des autobus.
  • le 12 janvier 2006 : l'agresseur de Jean-Paul II est libéré.

L'homme qui a essayé de tuer le pape Jean-Paul II en 1981 est maintenant libre. Après avoir été incarcéré pendant 25 ans, Ali Agça, sort de prison.

Jean Paul II avait rencontré Agça en prison et lui a pardonné.

Le 13 mai 1981, Ali Agça tire sur Jean Paul II sur la place Saint-Pierre, le blessant grièvement à l'abdomen et le touchant aussi à la main gauche et au bras droit. Deux ans plus tard, Jean-Paul II rencontre Ali Agça dans sa prison italienne et lui pardonne son geste.

La balle est enchâssée dans la couronne de la statue de Notre Dame qui est à Fatima, que Jean Paul II a remerciée pour sa protection miraculeuse. En effet, Ali Agça a reconnu qu'il lui était impossible de rater sa cible à une distance aussi courte avec l'entraînement qu'il avait reçu.

Posté le 12 janvier 2017 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

11 janvier 2017

Les défenseurs de l’indissolubilité du mariage à travers l'histoire de l'Eglise

Extraits de la Conférence de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), donnée à la XXVe Fête du livre de Renaissance Catholique, le 4 décembre :

Arton570-eca50"Quand Notre-Seigneur Jésus-Christ a prêché les vérités éternelles il y a deux mille ans, la culture et l’esprit qui régnaient à cette époque lui étaient radicalement opposés. Concrètement, le syncrétisme religieux, le gnosticisme des élites intellectuelles et la permissivité morale étaient particulièrement contraires à l’institution du mariage. “Il était dans le monde, mais le monde ne l’a point connu”(Jean I, 10). Une grande partie du peuple d’Israël, en particulier les grands prêtres, les scribes et les pharisiens, rejetèrent le magistère de la Révélation divine du Christ et jusqu’à la proclamation de l’indissolubilité absolue du mariage : “Il est venu parmi les siens, mais les siens ne l’ont pas reçu” (Jean I, 11). Toute la mission du Fils de Dieu sur terre consistait à révéler la vérité : “C’est pourquoi je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité” (Jean 18, 37).

[...] Le commandement de ne pas se remarier après s’être séparé de son conjoint légitime, n’est pas une règle positive ou canonique de l’Église, mais parole de Dieu, comme l’enseignait l’apôtre saint Paul : “J’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur” (1 Cor. 7, 10). L’Église a proclamé ces paroles de façon ininterrompue, interdisant aux fidèles validement mariés de contracter un mariage avec un nouveau partenaire. Par conséquent, l’Église, selon la logique Divine et humaine n’a pas la compétence d’approuver ne serait-ce qu’implicitement une cohabitation more uxorio en dehors d’un mariage valide, admettant ces personnes adultères à la sainte communion. Une autorité ecclésiastique qui promulgue des règles ou orientations pastorales prévoyant une telle admission, s’arroge un droit que Dieu ne lui a pas donné. Un accompagnement et discernement pastoral qui ne propose pas aux personnes adultères (ceux que l’on appelle les divorcés remariés) l’obligation divinement établie de vivre dans la continence comme condition sine qua non pour être admis aux sacrements, se révèle en réalité un cléricalisme arrogant, puisqu’il n’y a pas de cléricalisme plus pharisien que celui qui s’arroge des droits divins.

L’un des témoins les plus anciens et sans équivoque de l’immuable pratique de l’Église romaine de ne pas accepter par la discipline sacramentelle la cohabitation adultère des fidèles encore liés à leur conjoint légitime par le lien matrimonial, est l’auteur d’une catéchèse connue sous le titre Le pasteur d’Hermas. Cette catéchèse a été écrite très probablement par un prêtre romain au début du deuxième siècle sous la forme littéraire d’une apocalypse ou récit de visions. Le dialogue suivant entre Hermas et l’ange de la pénitence, qui lui apparaît sous la forme d’un pasteur, démontre avec une admirable clarté l’immuable doctrine et pratique de l’Église catholique en cette matière : “Que fera donc le mari, Seigneur, dis-je, si la femme persiste dans cette passion de l’adultère ? - Qu’il la renvoie, dit-il, et qu’il reste seul. Mais si, après avoir renvoyé sa femme, il en épouse une autre, lui aussi alors, commet l’adultère (Mc 10,11 Mt 5,32 Mt 19,9 ; cf. 1Co 7,11). - Et si, Seigneur, dis-je, après avoir été renvoyée, la femme se repent et veut revenir à son mari, ne faudra-t-il pas l’accueillir ? - Certes, dit-il. Si le mari ne l’accueille pas, il pèche, il se charge d’un lourd péché, car il faut accueillir celui qui a péché et qui se repent […] C’est en vue du repentir que l’homme ne doit pas se remarier. Cette attitude vaut d’ailleurs aussi bien pour la femme que pour l’homme. L’adultère, dit-il, ne consiste pas uniquement à souiller sa chair : celui-là aussi commet l’adultère, qui vit comme les païens. […] Si on vous a enjoint de ne pas vous remarier, homme ou femme, c’est parce que, dans de tels cas, la pénitence est possible. Donc, mon intention n’est pas de faciliter l’accomplissement de tels péchés, mais d’empêcher que le pécheur retombe.”(Herm. Mand., IV, 1, 6-11).

Nous savons que le premier grand péché du clergé fut celui du grand prêtre Aaron, quand il céda aux demandes impertinentes des pécheurs et leur permit de vénérer l’idole du veau d’or (cf. Ex. 32, 4), remplaçant en ce cas concret le Premier Commandement du Décalogue de Dieu, c’est-à-dire remplaçant la volonté et la parole de Dieu par la volonté pécheresse de l’homme. Aaron justifiait son acte de cléricalisme exacerbé par le recours à la miséricorde et à la compréhension des exigences des hommes. La Sainte Écriture dit à ce propos : “Moïse vit que le peuple était livré au désordre, parce qu’Aaron l’avait laissé dans ce désordre, l’exposant à devenir la risée de ses ennemis.” (Ex. 32, 25). [...]

Le fait que le saint qui donna le premier sa vie en témoin du Christ fut saint Jean-Baptiste, le précurseur du Seigneur, demeure toujours une grande leçon et un sérieux avertissement aux pasteurs et aux fidèles de l’Église. Son témoignage pour le Christ consista à défendre l’indissolubilité du mariage et à condamner l’adultère, sans l’ombre d’un doute ni d’une ambiguïté. L’histoire de l’Église catholique a l’honneur de compter de lumineuses figures qui ont suivi l’exemple de saint Jean-Baptiste ou ont donné comme lui le témoignage de leur sang, souffrant persécutions et préjudices personnels. Ces exemples doivent guider particulièrement les pasteurs de l’Église aujourd’hui, afin qu’ils ne cèdent pas à la tentation cléricale caractéristique de vouloir plaire davantage aux hommes qu’à la sainte et exigeante volonté de Dieu, volonté à la fois aimante et infiniment sage.

Dans la foule nombreuse de tant d’imitateurs de saint Jean-Baptiste, martyrs et confesseurs de l’indissolubilité du mariage, nous ne pouvons en rappeler que quelques-uns des plus significatifs.

Le premier grand témoin fut le pape Saint Nicolas Ier, dit le Grand. Il s’agit du conflit au IXe siècle entre le pape Nicolas Ier et Lothaire II, roi de Lotharingie. [...]

Un autre exemple lumineux de confesseurs et martyrs de l’indissolubilité du mariage nous est offert par trois personnages historiques impliqués dans l’affaire du divorce d’Henri VIII, roi d’Angleterre. Il s’agit du cardinal saint John Fisher, de saint Thomas More et du cardinal Réginald Pole. [...]

Un dernier exemple est le témoignage de ceux que l’on appela les cardinaux “noirs” dans l’affaire du divorce de Napoléon Ier, un noble et glorieux exemple de membres du collège cardinalice pour tous les temps. [...]

Que le Saint-Esprit suscite en tous les membres de l’Église, du plus simple et humble fidèle jusqu’au Souverain Pontife, toujours davantage de courageux défenseurs de la vérité de l’indissolubilité du mariage et de la pratique immuable de l’Église en cette matière, même si une telle défense devait risquer de leur apporter de considérables préjudices personnels. L’Église doit plus que jamais s’employer à annoncer la doctrine et la pastorale du mariage, afin que dans la vie des époux et spécialement de ceux que l’on appelle les divorcés remariés, soit observé ce que l’Esprit-Saint a dit dans la Sainte Écriture : “Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure” (Héb. 13, 4). Seule une pastorale du mariage qui prend encore au sérieux ces paroles de Dieu se révèle véritablement miséricordieuse, puisqu’elle conduit les âmes pécheresses sur la voie sûre de la vie éternelle. Et c’est cela qui compte !"

Posté le 11 janvier 2017 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 janvier 49 avant Jésus Christ : Jules César franchit le Rubicon.

Jules César franchit le fleuve Rubicon avec sa XIII° légion. Ce fleuve constitue la séparation entre la Gaule cisalpine et l'Italie. Le Sénat Romain interdit à tout général en arme de franchir cette frontière sans son autorisation. César viole donc la loi romaine et commence une guerre civile.

En franchissant le fleuve, selon l'historien Suétone, il s'exclame : « Iacta esto alea », ou, selon l'opinion commune, « Alea jacta est »... "le sort en est jeté". Désormais, plus rien ne peut l'arrêter. La guerre civile s'achève avec la prise de pouvoir de César qui devient dictateur à vie.

  • le 10 ou 11 janvier 314 : décès du pape Miltiade.
  • le 11 janvier 705 : décès du pape Jean VI.
  • le 11 janvier 1317 : sacre du Roi Philippe V à Reims.

Voir les chroniques du 17 novembre et du 3 janvier.

  • le 11 janvier 1443 : décès d'Etienne de Vigolles, dit « La Hire », compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.

Né à Prechacq, dans l'ouest de la Gascogne, aujourd'hui Prechacq-les-Bains dans les Landes, entre 1380 et 1390. Son surnom de «La Hire» ou «La Hire-Dieu» est passé dans l'histoire à cause de ses colères légendaires. Mais ce surnom peut aussi être dû au fait qu'Etienne de Vignolles était propriétaire d'une terre nommée La Hite ; un défaut de prononciation de l'époque transformant le nom en La Hire. Il se distingue notamment au siège de Coucy. Il combat plus tard au Le Mans face à John Talbot.

En 1428, La Hire participe à la défense d'Orléans, sous les ordres de Dunois, toujours face à Talbot. Malchanceux lors de la  « Bataille des Harengs », il rejoint ensuite la chevauchée de Sainte Jehanne d'Arc et participe activement à la délivrance d'Orléans à la tête de sa « Compaignie ». Il s'illustre le 18 juin à Patay en chargeant à revers les Anglais, dont il fait un véritable carnage.

En 1431, après la capture de Jehanne, il monte une expédition en Normandie pour tenter de la délivrer à Rouen. Malheureusement, il est pris et envoyé à Dourdan d'où il finit pae s'évader.

Ce guerrier, fidèle au Roi et Compagnon de la Pucelle, meurt le 11 janvier 1443 à Montauban. Il a été inhumé à Montmorillon dans un gisant qui a été saccagé par les Huguenots et qui a disparu lors de la Révolution.

La prière de La Hire est très belle : "Messire Dieu, fais pour La Hire ce que tu voudrais que La Hire fît pour Toi si tu étais La Hire et si La Hire fût Dieu."

Au XVIIe siècle, La Hire devient le nom donné au Valet de Cœur dans les jeux de cartes.

  • le 11 janvier 1681 : signature d'une alliance défensive franco-brandebourgeoise.

Par un traité secret Louis XIV et l'électeur de Brandebourg se promettent mutuelle assistance.

  • le 11 janvier 1787 : le traité de commerce franco-russe accorde des facilités aux marchands français en Baltique et dans la mer Noire.
  • le 11 janvier 1898 : dans le cadre de l'affaire Dreyfus, le commandant Esterhazy, accusé de faux, est acquitté.

Esterhazy, dont l'histoire va montrer qu'il est pourtant le vrai coupable de l'affaire Dreyfus, est acquitté au terme d'un procès expédié en quelques minutes. Henry et Esterhazy ont manipulé des éléments pour accuser Picquart d'avoir créé un faux document: "le petit bleu". Coupable d'avoir découvert une vérité que l'armée et le pouvoir ne sont guère enclins à entendre, Picquart sera accusé et incarcéré au Mont-Valérien avant d'être rayé des cadres de l'armée.

Lire le livre d'Henriette Dardenne, fille de Godefroy Cavaignac, ministre de la Guerre en 1898, Lumières sur l'affaire Dreyfus, aux Nouvelles éditions latines.

  • le 11 janvier 1923 : par suite du non-paiement des réparations de guerre par l'Allemagne, la France et la Belgique occupent la Ruhr.

60.000 soldats français et belges pénètrent dans le bassin de la Ruhr pour obliger l'Allemagne à verser les réparations de guerre inscrites dans le traité de Versailles.

Le chancelier allemand, de l'époque, Wilhelm Cuno proteste et appelle à la « résistance passive ». Le mark s'écroule rapidement, et des troubles politiques éclatent. L'année 1923 sera qualifiée par les Allemands d'« année inhumaine »...

  • le 11 janvier 1952 : mort du général de Lattre de Tassigny.

A l'agonie il a appris juste avant de rendre son âme à Dieu son élévation à la dignité de Maréchal de France. Voir la chronique du 6 décembre.

  • le 11 janvier 1962 : inauguration du France.

Le prestigieux paquebot France, construit par les Chantiers de l'Atlantique, quitte Le Havre pour sa croisière inaugurale vers les Canaries. Ce géant des mers mesure 315 mètres de long et 34 de large, jauge 55 000 tonnes et peut accueillir jusqu'à 618 passagers en première classe plus 1626 en classe économique, avec un équipage de 1 000 personnes.

L'inauguration est présidée par Yvonne de Gaulle et le Premier ministre Michel Debré. Le 25 juin 1979, il est racheté par la Norvège et rebaptisé "le Norway".

  • le 11 janvier 1952 : décès du maréchal de Lattre de Tassigny, Maréchal de France.
  • le 11 janvier 2013 : déclenchement de l'opération Serval.

L'intervention militaire de 2013 au Mali est une opération militaire française qui commence le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les Touareg et leurs alliés islamistes lancent une offensive en direction de la capitale Bamako. Cette guerre est la conséquence de plusieurs phénomènes croisés : des frontières faites en dépit du bon sens à l'indépendance de ces colonies, la guerre en Libye qui a déstabilisé les populations sahariennes, le réveil des Touareg, l'usure du pouvoir malien totalement corrompu et discrédité auprès de sa propre population pourtant habituée à de tels comportements, le repli vers le Sahara d'islamistes chassés d'Afghanistan etc.

Appelée à l'aide par le gouvernement malien, la France, ancienne puissance coloniale, intervient, arrête rapidement l'invasion et repousse les assaillants vers le nord. C'est aussi un moyen d'essayer de rattraper les erreurs faites en Lybie.

Posté le 11 janvier 2017 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 janvier 2017

C’est arrivé un 10 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 janvier 236 : élection de saint Fabien au Trône de Saint Pierre.

Il dirige l'Eglise jusqu'au 20 janvier 250. Selon la Tradition de l'Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l'élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l'Eglise. Il meurt martyr de l'empereur Dèce.

  • le 10 janvier 314 : mort du pape saint Miltiade ou Melchiade.

D'origine berbère, il est élu le 2 juillet 311, 32ème pape de l'Eglise. Hélène, mère de l'empereur Constantin 1er lui offre le palais de Latran, où il convoque le concile de Latran en 313.

  • le 10 janvier 1162 : mort du pape saint Agathon.
  • le 10 janvier 1162 : mort de Baudouin III, roi de Jérusalem.
  • le 10 janvier 1276 : mort du pape Grégoire XI.
  • le 10 janvier 1356 : Charles IV promulgue la Bulle d'Or, qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint Empire.
  • 10 janvier 1430 : Philippe le Bon fonde l'Ordre de la Toison d'or.


Philippe le Bon portant le collier de l'Ordre de la Toison d'or

L'Ordre de la Toison d'or est un ordre de chevalerie, destiné à rapprocher la noblesse bourguignonne de Philippe le Bon III (1396-1467), duc de Bourgogne. L'ordre doit aussi permettre au duc d'honorer ses proches. Il est fondé à l'occasion de son mariage avec Isabelle du Portugal. Le premier chevalier est Guillaume de Vienne. À la mort de Philippe son fils Charles le Téméraire en devient grand-maître. L'ordre ne se transmet que par les hommes, ou, à défaut d'héritier mâle, à l'époux de l'héritière jusqu'à majorité du fils de celle-ci. Ainsi l'ordre arrive-t-il à Charles Quint, qui en fait l'ordre le plus important de la monarchie habsbourgeoise. C'est aujourd'hui, l'ordre national majeur de l'Espagne.


Louis XV porte l'insigne de la Toison d'or suspendu à un ruban rouge

  • le 10 janvier 1747 : Daniel-Charles Trudaine fonde l'École des ponts et chaussées.
  • le 12 janvier 1776 : un incendie détruit une grande partie du palais de la Cité, à Paris.
  • le 10 janvier 1808 : décidé à briser la résistance du pape Pie VII, Napoléon ordonne au général Miollis de marcher sur Rome.
  • le 10 janvier 1810 : annulation du mariage de Napoléon et Joséphine.
  • le 10 janvier 1840 : Jules Dumont d'Urville découvre la Terre Adélie et en prend possession au nom de la France.
  • le 10 janvier 1870 : assassinat d'Yvon Salmon, dit Victor Noir (1848-1870), par un cousin de Napoléon III, Pierre Bonaparte.
  • le 10 janvier 1871 : l'armée de la Loire est repoussée sur Beaugency par les troupes du général Von der Tann.

Elle est définitivement vaincue.

  • le 10 janvier 1880 : inauguration des travaux du canal de Panama sur le territoire que la Colombie a concédé.

La cérémonie a lieu sous la direction de Ferdinand de Lesseps.

  • le 10 janvier 1889 : établissement du protectorat français sur la Côte d'Ivoire.
  • le 10 janvier 1897 : la colonne française Marchand arrive à Brazzaville.
  • le 10 janvier 1898 : le procès d'Esterhazy débute au Cherche-Midi, à Paris ; le huis-clos est prononcé.
  • le 10 janvier 1906 : la France et la Grande-Bretagne engagent des négociations militaires.
  • le 10 janvier 1918 : en Russie, Lénine rejette la dette du régime tsariste, au détriment des porteurs de titres des emprunts russes.

En France, où une dette d'argent a toujours été une dette d'honneur ce comportement est impensable.

  • le 10 janvier 1920 : entrée en vigueur du traité de Versailles, mettant fin à la Grande Guerre et créant la Société des Nations.

Le traité de Versailles met concrètement fin à la Première Guerre mondiale. À l'issue de cette guerre, on fonde la Société des Nations, organisme de coopération internationale censé empêcher toutes les guerres.

Les deux actes sont signés le même jour au Quai d'Orsay. La SDN, dont le siège est établi à Genève, accueille 32 pays membres. Elle est soumise à l'autorité d'un conseil permanent composé de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie, du Japon et de la Chine. Après la seconde Guerre mondiale, elle est remplacée par l'ONU en 1946

  • le 10 janvier 1924 : un accord franco-anglais fixe les frontières du Soudan et du Tchad à hauteur de la ligne de partage des eaux entre le bassin du Nil et celui du Tchad.
  • le 10 janvier 1963 : le bureau des archives du Congrès américain (Congressionnal Record Appendix) publie « les objectifs et plans communistes en 45 points » :

Leur but est de faire exploser les valeurs morales ; en voici quelques articles :

  • 17 : Contrôler les écoles. Les utiliser comme courroie de transmission du socialisme et de la propagande communiste du jour. Alléger les programmes. Contrôler les associations des professeurs. Faire entrer dans les livres les textes et méthodes du parti.
  • 18 : Contrôler les journaux des étudiants.
  • 19 : Utiliser les émeutes d'étudiants pour fomenter des protestations publiques contre les programmes ou les organisations attaqués par les communistes.
  • 20 : S'infiltrer dans la presse. Contrôler l'attribution des critiques littéraires de la rédaction des éditoriaux, des propositions de conduite politiques.
  • 21 : Acquérir le contrôle des positions clé à la radio la télévision et au cinéma.
  • 23 : Avoir la haute main sur les critiques d'art et les directions de musées d'art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l'art répugnant et sans signification.
  • 24 : Faire disparaitre toutes les lois réfrénant l'obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse.
  • 25 : Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l'obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma, la radio et la TV.
  • 26 : Présenter l'homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé.
  • 27 : Pénétrer les Eglises et remplacer la religion révélée par une religion « sociale ». Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d'une maturité intellectuelle qui n'ait pas besoin de « béquille religieuse ».
  • 28 : Eliminer la prière ou toute forme d'expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de « séparation de l'Eglise et de l'Etat ».
  • 40 : Discréditer la famille en tant qu'institution. Encourager la promiscuité et le divorce. 
  • 41 : Insister sur la nécessité d'élever les enfants hors de l'influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l'influence répressive des parents.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 262); mais est-ce un programme communiste ou maçonnique? Voir la chronique du 21 septembre pour avoir la réponse.

Posté le 10 janvier 2017 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)


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