13 décembre 2017

Vers la reconnaissance du génocide vendéen ?

Aujourd'hui, Eric brunet recevait sur RMC Patrick Buisson sur « La grande histoire des guerres de Vendée ». Pour le journaliste

"Je pense que la jeune République a orchestré un véritable génocide en Vendée  !"

Demain, le docu-film de Daniel Rabourdin sera diffusé au sein de l'Assemblée :

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Posté le 13 décembre 2017 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

C’est arrivé un 13 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Saint Josse, prêtre et ermite est fils de Juthaël, roi de Domnonée en Bretagne, et frère de saint Judicaël, pour ne pas être contraint de succéder à son père, il quitte sa patrie et se retire pour mener en divers endroits la vie érémitique. Il meurt dans le Ponthieu, au nord de la Gaule, vers 668, 

Sainte Jeanne meurt au monastère de Moulins, en 1641; c'est sa naissance au Ciel, dont la mémoire est célébrée le 12 août.

 

Le pape Célestin V renonce à la tiare pontificale cinq mois seulement après son élection. C'est un fait unique dans la papauté, si l'on met à part les papes démissionnés sous la contrainte: le pape Grégoire VI en 1046 et les papes et «antipapes» du Grand Schisme d'Occident, au XVe siècle, tels Grégoire XII et Félix V.

Pietro de Morrone, élu à l'unanimité, mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, ne se sent pas capable d'assumer sa charge ni de résister aux pressions.

Devant ses cardinaux, qui ont finalement approuvé sa décision, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre et se défait des autres insignes pontificaux. S'étant retiré dans la solitude, il meurt l'année suivante. Il est plus tard canonisé.

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Il prend le nom de Boniface VIII et met toute son énergie à tenter de restaurer l'autorité du Saint-Siège.

Convoqué en Italie par le pape Paul III, le Concile de Trente a pour objectif de définir la doctrine et la discipline de l'église catholique face aux progrès de la réforme protestante. Dès le début, deux tendances s'affrontent : celle de Charles Quint qui souhaite la réforme disciplinaire et celle du pape qui veut en premier lieu examiner les questions dogmatiques. Contre les thèses protestantes, il définit l'autorité de la Bible, le péché originel et la justification et confirme les sept sacrements, affirme le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation.

Ce 19ème concile se termine dix-huit ans plus tard, en 1563, après une révision des institutions ecclésiastiques. Voir la chronique du 4 décembre.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, naît à Rosny-sur-Seine. Compagnon d'enfance d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service. Il sert d'abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l'équilibre dès 1604...Il meurt le 22 décembre 1641 à Villebon.

Alors qu'un des premiers attentats des huguenots en France avait été une profanation sacrilège d'une statue de la Sainte Vierge, celui qui devait devenir leur chef, puis Roi de France, naît au chant d'un cantique de la Sainte Vierge. Sa mère farouche calviniste, oubliant l'hérésie, dans les douleurs de l'enfantement entonne d'une voix forte le cantique de Notre Dame du Bout du Pont (Pont qui donnait l'accès au château de Pau) :

« Notre Dame du Bout du Pont

Aidez-moi à cette heure

Priez le Dieu du Ciel

Qu'il veuille bien me délivrer. »

 

Henri est baptisé et élevé dans la religion catholique jusqu'à l'âge de 9 ans, et ce n'est qu'après la mort de son père, que sa mère lui fait embrasser la réforme.

Ajoutons qu'à la bataille de Jarnac, les protestants sont stupéfaits de voir que leur chef porte un scapulaire à l'effigie de Notre Dame. Sa mère interrogée sur ce point, lors de sa venue au camp militaire protestant, répond que c'est sur son ordre :

«C'est par mon ordre que mon fils porte le scapulaire et voici comment il m'a été donné :

J'avais eu la douleur de perdre un fils. Le second, tombé malade, paraissait dans un état désespéré, lorsqu'une fille d'honneur catholique, à mon service, passa furtivement un scapulaire au cou du malade : je l'arrachai. Hélas ! Mon enfant mourut le lendemain et, pour la seconde fois, j'eu à pleurer un berceau vide.

Dieu eut pitié de ma douleur, et bientôt je reconnus que je ne tarderais pas à devenir mère pour une troisième fois. Au milieu de toutes mes inquiétudes, par une inspiration que je combattis longtemps, mais à laquelle je ne pus me défendre de céder, je plaçai sur moi le scapulaire de ma fille d'honneur, et je ne le quittai plus jusqu'à la naissance de mon enfant ; à ce moment, je l'attachai à son cou et je ne lui laissai plus quitter depuis ».

Ce scapulaire sauve au moins une fois la vie du futur Roi, quand attaqué par une patrouille catholique, un soir, il a ses vêtements déchirés. A la vue du scapulaire, les agresseurs abandonnent leur victime.

Tous les contemporains d'Henri IV ont pu constater son amour et son respect pour la Sainte vierge. Il n'est jamais passé devant une de ses statues sans s'arrêter, se découvrir et la saluer.

On dit que Dieu aime à se servir des causes secondes pour réaliser son œuvre de salut. Il y a fort à parier que la demoiselle d'honneur qui osa témoigner de sa foi, dans une ambiance huguenote particulièrement agressive, n'a gardé de cet incident que le violent rabrouement de Jeanne d'Albret, connue pour son caractère très affirmé. Toutefois, sans cette femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom, la France n'aurait peut-être pas eu un si grand Roi, père de Louis XIII, grand-père de Louis XIV.

L'exemple de cette femme est à suivre, pour, que là où nous sommes, nous témoignons à temps et à contre temps de l'amour de Dieu pour les hommes, dans notre France qui étouffe sous le joug de la laïcité.

Soyons le levain dans la pâte pour apporter aux Français la nourriture spirituelle que l'Etat leur refuse !

Voir les chroniques du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 14 mai sur son assassinat par Ravaillac ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

 

Il a reçu, il y a peu, ses insignes de cardinal.

La virée de Galerne s'achève. 15 000 Vendéens trouvent la mort dans ce combat.

Ci-dessous deux cartes des combats :

 

Ilécrit à Champagny : "j'ai appris avec douleur que [...] Lalande professe [...] l'athéisme, principe destructeur de toute organisation sociale, qui ôte à l'homme toutes ses consolations et toutes ses espérances".

Il ordonne de faire "interdire de plus rien imprimer" à Lalande par l'Institut, car écrit-il : « l'athéisme "est destructeur de toute morale, sinon chez les individus, du moins chez les nations ».

La religion comme moyen de contrôle d'une nation, ou comme élément intrinsèque de la nature humaine pour Napoléon?

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret béatification de Sainte Jeanne d'Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d'Orléans :

(disponible ici: http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1504099_jeanne_d_arc )

« Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l'avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j'ajouterai ce qu'écrivait au Roi saint Louis le pape Grégoire IX :

«Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu'il aime l'Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l'éternité. Dieu aime la France, qu'aucun effort n'a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n'a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n'ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. »

Ainsi s'exprime Grégoire IX. Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l'a été de vos pères. Vous direz qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : « Que personne ne s'est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu : Et non fuit qui insultaret populo isti, ni si quandore cessit a culto Domini Dei sui. »

Ce n'est donc pas un rêve que vous avez énoncé, Vénérable Frère, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe. »

[…]

"Vous devez dire aux Français qu'ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d'Israël : Personne ne s'est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s'éloigne de Dieu".

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles:

«Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d'une seule et même voix : "Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !" C'était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X a une connaissance approfondie de la vraie France. En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels sont les vrais et seuls maîtres que nous devons suivre.

Oui le Christ est le seul vrai Roi de France. La nation ne trouvera la paix qu'en remettant Jésus-Christ au centre de sa vie publique et officielle.

"Vive le Christ qui est Roi des Francs".

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : « Vous n'avez plus ma confiance... ». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin.

Mais, soutenu par l'occupant, Laval est libéré de prison le 17 décembre. Il revient en avril 1942 à la tête du gouvernement, imposé la Hitler, et renforce dès lors la politique de collaboration avec l'Allemagne, persuadé qu'une victoire allemande est le seul moyen de lutter contre le bolchevisme.

Le samedi 13 décembre, dès midi, la foule accourt vers l'église et s'y engouffre. Environ cinq cents personnes remplissent le sanctuaire. Un peu avant 13 heures, les enfants arrivent. Puis la Sainte Vierge, qui prend l'initiative de la prière:

«Chantez le "Je vous salue Marie".» Un chapelet est récité.

Voir les chroniques du 8, 10,11, 12, et 14 décembre.

A l'aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l'état de guerre en Pologne...6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Cette tentative de reprise en main par le pouvoir communiste va en fait accélérer la décomposition du monde soviétique...

En effet, le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste avait reçu une impulsion décisive avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II. Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne quelques mois plus tard, en mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays :

«N'ayez pas peur !»

Lionel Jospin reçoit à Matignon l'ensemble des élus corses, y compris les nationalistes, afin de trouver une solution au problème corse. Cela fait un an que le préfet Erignac a été assassiné, et quelques mois qu'a éclaté l'affaire des paillotes. Sont prévus l'enseignement du Corse dans les écoles, des mesures économiques spécifiques et des transferts de compétence à l'Assemblée de Corse. Ces derniers sont ensuite annulés par le Conseil constitutionnel. Le processus de Matignon est promulgué le 22 janvier 2002.

Ce traité reprend les points essentiels de la constitution européenne préparée par Giscard. Les 27 pays de l'Union Européenne le signent alors que deux peuples l'ont souverainement rejetée par référendum, les peuples français et néerlandais. C'est certainement la raison pour laquelle aucun pays ne prévoit de référendum pour le ratifier.

Posté le 13 décembre 2017 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 décembre 2017

« La Légende noire du Moyen-Age Cinq siècles de falsification »

C'est le titre d'un ouvrage d'un jeune historienne, Claire Colombi, recensé sur Réinformation.tv :

Légende-noire-Moyen-Age-Cinq-siècles-falsification-Claire-Colombi-e1512834146330"Des mythes sur les paysans affamés aux prétendus droits scandaleux des seigneurs, en passant par ces listes fourre-tout d’impôts, tout cela n’a qu’un seul but : disqualifier le clergé et la noblesse d’épée, distiller la haine de l’ancien système et des deux piliers qui le soutenaient, à savoir la royauté et l’Église, qui doivent être ramenées à la tyrannie et au fanatisme. Claire Colombi n’oublie pas la Franc-Maçonnerie dont elle souligne le rôle éminent dans l’abolition des privilèges et dans tout ce qu’il ressortit de la célèbre nuit du 4 août.

On touche bien là à une guerre idéologique. L’auteur parle d’« une cage mentale », qui empêche toute comparaison, l’exercice par essence de l’historien. Et se plaît à transposer des phénomènes de lutte des classes dans un monde qui en ignorait tout et faisait en l’occurrence souvent bien mieux que notre société actuelle, ultra libéraliste et individualiste…

« Les ténèbres du Moyen-âge ne sont que celles de notre ignorance » Gustave Cohen

A travers les vieux manuels consacrés d’Ernest Lavisse ou de Jules Steeg, l’École de la IIIe République a donné un corps plus ferme encore à cette totale mystification, puisqu’elle a déformé des générations de jeunes esprits – Jules Ferry savait ce qu’il faisait : c’est en 1789 que doit tout commencer.

Et le public est malheureusement toujours bien entretenu, à l’heure d’aujourd’hui, sur le petit comme sur le grand écran. Claire Colombi évoque la célèbre émission « La Caméra explore le temps », diffusée entre 1957 et 1966, qui pleura le sort des Cathares et stigmatisa les Templiers. Mais aussi « Secrets d’Histoire » dirigé par Stéphane Bern, qui, s’il parle du Moyen-Age, ne le fait que pour de doux secrets d’alcôves et d’avenantes coucheries…

L’histoire à la télé, c’est avant tout de l’audimat : il faut que ça émoustille. Le cinéma a su aussi parfaitement ancré tous ces poncifs entre l’odieux Au nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud et le sulfureux La Passion Béatrice, de Bertrand Tavernier.

Partout, le Moyen Age n’est qu’un prétexte, pour dénoncer le fanatisme sous toutes ses formes et louer par contraste le libre penser moderne – un vrai sectarisme, pourtant, celui-là…"

A commander ici.

Posté le 11 décembre 2017 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

L'année 1582 n'a pas eu de 11 décembre en France. Du fait de l'adoption du calendrier grégorien en France, le lendemain du dimanche 9 décembre a été le lundi 20 décembre. Voir les chroniques du 4 et 15 octobre et du 20 décembre.

Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé, premier prince du sang, connu d'abord sous le titre de duc d'Enghien, puis prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, Pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris en 1621 et meurt à Fontainebleau en 1686. Le prince de Condé est le fils de d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti et arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569. Son père était cousin germain d'Henri IV et de Charlotte de Montmorency, de ce fait le prince de Condé appartient à la branche cadette de la maison de France.

Il fait de très bonnes études chez les Jésuites, à Bourges. A 17 ans, il gouverne la Bourgogne pour son père. Il épouse le 11 mai 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, nièce du cardinal de Richelieu, qui n'a que 13 ans. Elle lui donne deux fils.

Il montre dans la carrière militaire un génie précoce. Après de brillants débuts militaires, il reçoit en 1643, à l'âge de 21 ans, le commandement de l'armée de Picardie. Il lui faut alors barrer la route à l'armée espagnole, venant des Flandres pour envahir la France. Le 19 mai, cinq jours après la mort de Louis XIII, il remporte ainsi l'éclatante victoire de Rocroi. Ces derniers, bien supérieurs en nombre voient mourir leur redoutable infanterie, les fameux Tercios.

En compagnie de Turenne il bat les Impériaux à la bataille de Nördlingen le 3 août 1645. Il prend Dunkerque la même année, mais échoue devant Lérida en Espagne en 1647. Puis il prend sa revanche sur l'archiduc Léopold à Lens le 20 août 1648. Cette victoire facilite la conclusion du traité de Westphalie.

Lors de la minorité de Louis XIV, Condé est du côté d'Anne d'Autriche et de Mazarin. Son sale caractère lasse vite toutes les bonnes volontés. Mazarin le fait emprisonner à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, le fait relâcher en 1651. A peine libéré, il prend la tête de la Fronde des princes, la Grande Mademoiselle, lui ouvre les portes de Paris : il devient le maître de la ville. Une fois de plus son caractère lui joue des tours, il indispose le Parlement et ses autres alliés : il se retrouve seul.

Il passe en 1653 au service de l'Espagne, dont il commande les troupes contre la France. Vaincu par Turenne à Arras en 1654, puis lors de la bataille des Dunes, près de Dunkerque en 1658. A la paix des Pyrénées, en 1659, il obtient le pardon Louis XIV et rentre en France.

Lors de la guerre de Dévolution, à la tête des armées royales, il occupe la Franche-Comté en 1668, bat Guillaume d'Orange à Seneffe en 1674. Puis il prend la succession de Turenne tué à Sasbach en 1675 et arrête l'invasion en Alsace.

Malade, il se retire à Chantilly pour y mener une vie tranquille. Il protège Bossuet qui prononcera son oraison funèbre, mais aussi des hommes de lettres tels que Boileau, Racine, Molière, La Bruyère.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI comparaît devant la Convention. L'assemblée nationale s'est constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.

Le 11 décembre 1813, le roi d'Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l'ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.

Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d'exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l'occupant.

Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 13 janvier.

En se réveillant, le jeudi 11 décembre, Jacqueline s'aperçoit que ses yeux ne sont pas collés comme à l'ordinaire, et qu'elle voit parfaitement bien sans lunettes. «Comme tous les matins, raconte-t-elle, Maman monte de l'eau bouillie pour me décoller les yeux, mais ce matin, je n'ai plus les yeux collés, plus de croûtes, plus d'humeur… et je vois au loin, je n'ai plus besoin de lunettes. Maman appelle Papa et, devant un tel miracle, ils pleurent et disent merci. On me donne un journal à lire. Papa court chercher monsieur le Curé. En voyant mes yeux guéris, il s'agenouille et pleure. Les voisins sont ahuris et émus, car depuis ma plus jeune enfance, je leur faisais pitié

À 1 heure de l'après-midi, il y a environ deux cents personnes dans l'église Saint-Gilles. Les quatre fillettes arrivent et, ne trouvant aucune place libre sur les prie-Dieu, elles viennent s'agenouiller devant la Sainte Table, face à l'autel de la Sainte Vierge. Le Curé, agenouillé sur une marche du grand autel, assiste pour la première fois aux apparitions, ainsi que les trois religieuses de Sainte-Anne.

Notre Dame explique pourquoi elle est venue là et non ailleurs. Elle promet ensuite :

«Il y aura du bonheur dans les familles, répond la Dame, qui ajoute: Chantez maintenant le "Je vous salue Marie".»

Voir les chroniques du 8, 10, 12, 13 et 14 décembre.

 

Posté le 11 décembre 2017 à 05h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 décembre 2017

La perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat

4 thèses catholiques du Père Michel Viot, maître en théologie destinées à montrer la perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat :

Inventaires1 Séparer l’Etat de l’Eglise est une thèse absolument fausse et une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l’honorer.

2 Si en se séparant de l’Eglise, un État chrétien, quel qu’il soit, commet un acte éminemment funeste et blâmable, combien n’est-il pas à déplorer que la France se soit engagée dans cette voie, alors que, moins encore que toutes les autres nations, elle n’eût dû y entrer, pays dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des mœurs chrétiennes et au respect de la religion.

3 Si le gouvernement français assuma, dans le Concordat (de 1801) la charge d’assurer aux membres du clergé un traitement qui leur permit de pourvoir, d’une façon convenable, à leur entretien et à celui du culte religieux, il ne fit pas cela à titre de concessions gratuites, il s’y obligea à titre de dédommagement partiel, au moins vis à vis de l’Eglise, dont l’Etat s’était approprié les biens pendant la première révolution. Quand par ce même Concordat et par amour de la paix, le Pontife romain (Pie VII) s’engagea en son nom et au nom de ses successeurs à ne pas inquiéter les détenteurs des biens qui avaient été ainsi ravis à l’Eglise, il est certain qu’il ne fit cette promesse qu’à une condition : c’est que le gouvernement français s’engagerait à perpétuité à doter le clergé d’une façon convenable et à pourvoir aux frais du culte divin.

4 Séparer les intérêts de la République de ceux de l’Eglise fut un acte néfaste. On ne peut se réconcilier avec les lois qu’on nomme laïques. Toutes les fois que par « laïcité « on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangères à Dieu et à la religion, on doit réprouver entièrement cette « laïcité ».

Le 9 décembre 2017, 112e anniversaire de la loi de spoliation de l’Eglise catholique.

Note 1 : Je ne souhaite pas revenir au Concordat là où il a été abrogé, pas plus que je ne souhaite sa suppression là où il est en vigueur sur le territoire français. Je m’en expliquerai ultérieurement.

Note 2 : Monsieur Christophe Bellon, Allocataire de recherche de l’Assemblée nationale a relevé à juste titre en 2005 dans « le bréviaire de séparation « , concluant la publication du rapport d’Aristide Briand de 1905 cette phrase du rapporteur dont on devrait se souvenir tant que cette loi subsistera : » Toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou dans le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. »

Posté le 10 décembre 2017 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Fête du livre à Nantes le 17 décembre

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Programme

13h00 : Ouverture aux Auteurs
13h30 : Ouverture au Public, visite du stand de la librairie, dédicaces...
14h00 : Conférence de Julien LANGELLA : Catholiques et identitaires
14h30 : Rencontres avec les auteurs, visite du stand de la librairie, dédicaces...
16h00 : Conférence de Henri SERVIEN, sur les guerres de Vendée, à l'occasion de la réédition de son livre "Petite histoire des guerres de Vendée"
16h30 : Conférence de Patrick BUISSON : Progrès République - Démocratie : la fin des mythes ?
18h30 : Apéritif servi par l'équipe de Chiré
19h30 : Clôture.

Plus d'infos ICI.

Posté le 10 décembre 2017 à 08h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 10 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Le pape Zacharie poursuit les excellentes relations, initiées par son prédécesseur, avec les Francs, gouvernés par les fils de Charles Martel. Il soutient Pépin le Bref, pour devenir Roi des Francs.

L'alliance qui se forme entre l'empereur Maximilien Ier et le Roi de France Louis XII, bientôt ouverte au pape, aux rois d'Angleterre, d'Aragon et de Hongrie a pour but de constituer une ligue pour mettre un frein à l'influence vénitienne en Italie septentrionale et à récupérer un grand nombre de zones géographiques sous contrôle direct de la Sérénissime. La guerre de la Ligue de Cambrai va dure huit ans.

Né en Poitou, Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville est nommé en 1685 gouverneur de la Nouvelle-France. Comme son prédécesseur, Lefebvre de La Barre, lui est donné la mission de soumettre définitivement les Iroquois, les alliés des Anglais. Il commence par organiser une expédition à la baie James où il s'empare des forts anglais. En 1687, il lance une nouvelle attaque contre la nation iroquoise des Tsonnontouans dans la vallée de la rivière Genesee.

En mai 1689, la France et l'Angleterre engagent les hostilités, ce les Iroquois à reprennent le sentier de la guerre. En août, 1 500 guerriers des Cinq-Nations anéantissent le village de Lachine et massacrent sa population (voir la chronique du 5 aout). Denonville rentre en France et au mois de novembre suivant est promu au grade de maréchal des camps et armées du Roi, malgré cet échec.

Les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées, le trône de Philippe V est sauvé.

La flotte anglaise qui transporte des Acadiens déportés en exil est aux prises avec le mauvais temps sur l'Atlantique. Deux des navires sombrent, faisant plus de 700 victimes. Voir les chroniques des 28 juillet, 11 août, 5 et 10 septembre.

Cette institution devient l'institution officielle de la communauté juive ; elle marque la reconnaissance du caractère français des juifs de l'Empire. En deux ans, il obtient la construction d'une synagogue pour département comptant plus de 2 000 fidèles.

Pour lutter contre la contrebande anglaise Napoléon annexe les régions côtières allemandes jusqu'à Lubeck.

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte, qui a 40 ans, est élu président de la République au suffrage universel, après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom et, déjà, le discrédit de l'Assemblée de la IIe République.

Le 20 décembre, l'élu s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour, désormais résidence officielle de la présidence de la république. Il nomme le monarchiste modéré Odilon Barrot à la présidence du Conseil.

Le 10 décembre 1901, le roi de Suède et le Parlement de Norvège décernent les cinq premiers prix de la fondation Nobel. Au roi revient l'attribution des Prix Nobel de physique, de chimie, de médecine et de littérature ; au Parlement l'attribution du Prix Nobel de la paix. Ces cinq Prix annuels résultent de la volonté posthume d'Alfred Nobel (1833-1896)... Le Prix Nobel de littérature est attribué au Français Sully Prudhomme.

Le couple Curie, Pierre et Marie, associé à Becquerel, découvreur de la radioactivité, reçoivent le Prix Nobel de physique pour leurs études sur les rayonnements émis spontanément par les sels d'uranium et pour la découverte des minéraux actifs.

En 1911, Marie Curie reçoit un deuxième prix Nobel, de chimie cette fois, pour avoir isolé du radium métallique et déterminé sa masse atomique. Elle est la première personne à obtenir deux fois cette récompense et reste encore la seule femme à cumuler deux prix Nobel scientifiques.

Sabatier et Grignard reçoivent la moitié du prix Nobel de chimie pour leurs travaux de recherche sur l'hydrogénation catalytique et l'organo magnésiens. Le prix Nobel de médecine est attribué au le professeur Alexis Carrel.

Elle avait été volée en 21 août 1911, au Louvre, par un vitrier italien, Vincenzo Peruggia. Pendant deux ans, la Joconde reste cachée dans un appartement décrépit de la rue de l'Hôpital Saint-Louis du Xe arrondissement

A Moscou est signé par le gouvernement provisoire de la république française et l'Union soviétique, un traité d'alliance et d'assistance mutuelle. Sont présents le général De Gaulle Staline, Georges Bidault et Molotov. Ce traité officialise l'alliance qui a pour but de se prémunir de la menace allemande et d'empêcher toute tentative d'agression du futur vaincu. La collaboration franco-soviétique existait déjà depuis la présence de l'escadron de chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.

La Vierge apparaît une seconde fois (voir la chronique du 8 décembre). Ce mercredi il y a près de cent cinquante personnes dans l'église. Vers 13 heures, les fillettes se lèvent toutes les quatre ensembles: «La voilà!»

A une question des fillettes elle répond :

– Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles, mais pour vous dire de prier pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. Mais demain vous y verrez clair et ne porterez plus de lunettes.»

L'enfant, atteinte d'une myopie légère compliquée de strabisme et d'astigmatisme, souffrait de conjonctivite depuis deux ans.

La Dame, prenant un air grave, continue:

«Je vais vous confier un secret que vous ne direz à personne.

– Nous vous le promettons! » Répondent les enfants en chœur.

La confidence est brève. C'est la même pour tous. Ce secret, les voyantes l'ont gardé strictement. Cependant, après les événements de mai 1968 en France, elles se concertent et tombent d'accord, au vu de la nouvelle situation critique où se trouve plongé le pays, de le communiquer à l'archevêque de Tours. Ce qui est fait le 1er juin 1968. (…)

La veille, à la stupéfaction générale, le Comité national de grève de Paris a donné l'ordre de reprendre le travail. Le revirement est aussi brusque qu'imprévu.

Voir les chroniques du 8, 11, 12, 13 et 14 décembre.

Les 58 membres de l'Organisation des Nations Unies siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l'Hudson. Ils adoptent pour l'occasion la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le texte reprend dans les grandes lignes les principes universels de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

La république « normale » d'Hollandie ne pourrait même pas la signer aujourd'hui car l'article sur le mariage, affirme :

«À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution».

Le prix Nobel de la paix est décerné à Mère Thérésa pour son action en faveur des déshérités en Inde. D'origine albanaise, Agnes Gonxha Bojaxhiu a consacré sa vie aux pauvres. Son ordre est entièrement voué aux victimes de la misère et de la maladie.

C'est en 2015, une des rares personnalités politique française avec Philippe de Villiers et Jean Frédéric Poisson à se dire ouvertement contre le crime légal de l'avortement, y compris dans son parti.

Posté le 10 décembre 2017 à 05h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

09 décembre 2017

C’est arrivé un 8 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Romaric ou Romary ou Remiré est un père de famille, ancien courtisan du roi d'Austrasie, Théodebert, il a tenu la fonction de « leude » de la cour de Metz, ce qui signifie qu'il avait un lien personnel de servitude avec cette cour. Il voit ses biens confisqués par les partisans de la cruelle reine Brunehaut.

Revenu en grâce à la cour, il reste convaincu de l'instabilité des choses humaines et se convertit à la vie monastique sous l'influence de saint Amé, disciple de saint Colomban, venu de Grenoble.

Devenu moine à Luxeuil, dans les Vosges, il fonde avec lui à Saint-Mont un monastère double (moines au bas de la montagne, religieuses au sommet, monastère fondé par deux de ses filles) qui s'appellera « Romarici Mons » qui deviendra l'actuel Remiremont. C'est là qu'il meurt en 653.

Thibaud, de l'illustre famille des Montmorency, est le fils aîné de Bouchard I de Marly et de Mathilde de Châteaufort, petite-fille du Roi Louis VI. Aîné de trois garçons et d'une fille, Thibaud reçoit une éducation toute militaire, quoique chrétienne. L'enfant manifeste, dès son plus jeune âge, une grande dévotion à la sainte Vierge qu'il honore comme « sa bonne Mère et sa chère Maîtresse. » Il s'intéresse beaucoup aux monastères dont son père était un grand bienfaiteur : les Vaux-de-Cernay et Port-Royal. Il fait le métier des armes et fréquente la cour.

Un jour que Thibaud allait lutter à un célèbre tournoi, il passe devant une église à l'heure où sonne la messe ; il descend de cheval, entre dans l'église et entend la messe tout entière avec d'autant plus de dévotion, qu'on la célébre en l'honneur de la sainte Vierge ; après la messe, il pique vers ses compagnons, mais il est bien surpris de les voir venir au-devant de lui, pour le complimenter de la victoire qu'il a remportée dans les jeux. Il en témoigne d'abord quelque étonnement, mais reconnaissant aussitôt, à ce qu'ils disaient, que son bon ange avait pris sa figure et qu'il avait jouté en sa place, il ne s'en explique pas davantage. Se retirant alors dans l'église d'où il venait, après avoir rendu grâces à la Mère de Dieu d'une si insigne faveur, il fait vœu de quitter le monde et de renoncer à toutes les grandeurs et aux satisfactions que le siècle lui promettait.

C'est à l'abbé Thomas des Vaux-de-Cernay qu'il confie ses désirs de vie religieuse. Prudemment l'abbé conseille au jeune homme de réfléchir en lui faisant remarquer que la vie d'un cistercien ne ressemble guère à celle d'un riche chevalier. Mais Thibaud voulait justement embrasser la règle de Cîteaux à cause de ses austérités. Il entre aux Vaux-de-Cernay en 1226. Les moines ne tardent pas à s'apercevoir de la sainteté de leur nouveau frère et, dès 1230, il est nommé prieur par l'abbé Richard qui meurt en 1235.

Thibaud se signalait tout particulièrement par sa dévotion à la Vierge Marie à qui il rapportait la gloire de tout ce qu'il disait et faisait ; lorsqu'on écrivait les livres pour le chœur, il imposât qu'on écrivît toujours en lettres rouges son nom : « Nom suave de la bienheureuse Vierge, Nom béni, Nom vénérable, Nom ineffable, Nom aimable dans toute l'éternité. » Lorsqu'on lui reprocha d'avoir trop de dévotion à la Vierge Marie, il répondit : « Sachez que je n'aime la Sainte Vierge autant que je fais, que parce qu'elle est la Mère de mon Seigneur Jésus-Christ ; que si elle ne l'était point, je ne l'aimerais pas plus que les autres saintes vierges. Ainsi, c'est Jésus-Christ même que j'aime, que j'honore et que je révère en elle. »

Ses prières étaient si efficaces, qu'elles obtenaient de Dieu tout ce qu'il lui demandait. Un jour, un novice de son monastère, violemment tenté, voulait renoncer à la vie religieuse : le maître des novices n'oublia rien pour lui faire connaître que c'était un artifice du démon, mais ce fut inutilement. Thibaud l'alla trouver lui-même, et lui dit tout ce qu'un père peut dire à son enfant pour l'empêcher de se perdre, mais il ne gagna rien. Enfin, il le pria d'attendre au moins jusqu'au lendemain, pour exécuter sa funeste résolution, ce qu'il n'obtint qu'avec peine. Après les Complies, Thibaud se mit en prière pour lui ; il pria jusqu'au lendemain où l'on trouva le novice si changé, si confus de sa légèreté, si résolu de persévérer dans sa vocation, qu'il protesta qu'il ne sortirait pas pour tous les trésors du monde.

L'évêque de Paris, Guillaume d'Auvergne, se lia d'amitié avec lui et lui donna la direction spirituelle des moniales de Port-Royal. Celles de Notre-Dame-du-Trésor dans le Vexin lui furent confiées par le chapitre général de 1237. Il dut aussi gouverner l'abbaye d'hommes de Breuil-Benoît, fille des Vaux-de-Cernay.

Ayant entendu parler de la sainteté de l'abbé des Vaux-de-Cernay, saint Louis le fit mander à la cour. La reine Marguerite de Provence étant stérile, les souverains firent part au saint abbé de leur chagrin, et lui demandèrent de prier pour eux. Le 11 juillet 1240, la reine Marguerite mit au monde une fille, Blanche, qui mourut à trois ans mais eut de nombreux frères et sœurs. Les prières du saint abbé avaient été exaucées. Le Roi et la Reine témoignèrent à Thibaud leur reconnaissance, et, malgré son désintéressement, l'abbaye des Vaux-de-Cernay en profita.

S'il ne joua pas un rôle de premier plan dans l'ordre de Cîteaux, Thibaud reçut cependant plusieurs missions importantes : en 1236, il fut chargé de l'inspection du monastère de la Joie près Nemours ; en 1240 il composa un office pour la fête de la sainte Couronne d'épines qui, à la demande de saint Louis, sera célébrée dans toutes les abbayes du royaume.
En 1242 et 1243, il dut défendre les intérêts de l'ordre.

Thibaud, malade depuis quelques temps, meurt le 8 décembre 1247. Il fut enterré dans le chapitre avec ses prédécesseurs, et sur sa tombe les moines posèrent une simple dalle ornée d'une crosse et de cette courte inscription disposée en équerre sur le côté droit : « Hic jacet Theobaldus abbas » (Ci-gît l'abbé Thibaud).

Les pèlerins accoururent en foule ; la reine douairière, Marguerite de Provence, et son fils, le Roi Philippe III le Hardi, vinrent plusieurs fois visiter le tombeau. Comme ils ne pouvaient entrer au chapitre voir la tombe du saint, on transféra ses restes en 1261 dans la chapelle de l'infirmerie. 

Le 8 juillet 1270, après sa canonisation, ses reliques furent portées dans l'église et placées dans un sarcophage de pierre porté sur quatre colonnes. A la Révolution, l'abbaye fut supprimée et les reliques dispersées à l'exception d'une petite partie qui est actuellement conservée dans l'église de Cernay-la-Ville.

Noël Chabanel naît à Saugues en Haute-Loire, le 2 février 1613. Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville et y étudie la théologie.

Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie. Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n'avait pas de facilité pour l'étude des langues.

Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des Amérindiens. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n'a voulu se détacher de la Croix où Dieu l'avait mis ; jamais il n'a demandé d'en sortir. Mais au contraire, pour s'y attacher plus inviolablement, il s'obligea par vœu d'y demeurer jusqu'à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.

Au début de décembre 1649, il est à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçoit l'ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l'île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il est le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l'assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l'aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.

Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaît sa plus belle période sous le règne de Justinien de 527 à 565). Elle tombe le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, est rebaptisée Istanbul, elle devient ensuite la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perd sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.

Surnommé le Bègue ou le Fainéant, le fils de Charles le Chauve et d'Ermentrude, naît le 1er novembre 846. Il est sacré roi d'Aquitaine par son père, en 867, et lui succède comme Roi de France en 877 ; mais non sans éprouver beaucoup de difficultés.

Louis II le Bègue (877-879)

Louis le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menacent le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens ; il dispose des places et des trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans. Cette conduite devient le premier grief des seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.

L'impératrice Richilde, s'étant aperçue que les mécontents ne la flattaient que pour l'éloigner du Roi, montre le testament par lequel Charles le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder, et elle lui remet l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal. Il est sacré à Compiègne par Hincmar, archevêque de Reims, au commencement de décembre 877.

De nombreuses concessions seront faites par ce Roi aux grands seigneurs, et son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés aux dépens de l'unité nationale. Il est pour beaucoup dans la chute de la lignée carolingienne. Voir les chroniques du 10 avril et du 1er novembre.

Sur les instances du Roi de France, Henri II, la Faculté de Paris, qui y est pourtant hostile, coiffe Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie.

Ambroise Paré est l'une des personnalités marquantes du XVIème siècle. Né à Laval en 1509, apprenti barbier, Ambroise Paré quitte tôt sa ville natale pour chercher fortune à Paris. Ignorant le latin et le grec, mais curieux de tout, il exerce divers métiers avant de faire un long stage de barbier à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Autodidacte, ce dernier a appris la chirurgie sur les champs de bataille. Il est célèbre tant pour ses qualités humaines que pour son habileté de praticien. Considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne, Ambroise Paré est notamment le premier à pratiquer la ligature des artères avant une amputation.

A l'époque, les chirurgiens, aspirant à élever leur spécialité au rang des médecins, avaient décidé de ne plus pratiquer d'interventions "déshonorantes" et avaient abandonné la petite chirurgie aux barbiers. Ceux-ci ne se contentaient pas de tailler les barbes; ils pansaient les plaies, incisaient les abcès, soignaient excroissances et ulcères. Ils n'étaient plus de simples boutiquiers, la Faculté de Médecine avait consenti dès le début du XVIe siècle à organiser certains cours à leur intention. Fort de sa première expérience de barbier à l'Hôtel-Dieu, Ambroise Paré entame une carrière de chirurgien barbier militaire en 1537. Il parcourt la France en tous sens avec les armées en campagne. En 1540, son statut évolue; il est maître-barbier chirurgien.

Une dizaine d'années plus tard, le Collège de Saint-Côme lui confère le titre de maître en chirurgie. Cette reconnaissance académique n'empêche nullement une ascension sociale d'un autre ordre. Remarqué pour les services qu'il rend aux grands capitaines des armées, Paré est appelé aux côtés du Roi Henri II à partir de 1551. Il reste pendant près de trente ans le chirurgien ordinaire, puis le premier chirurgien de quatre Rois de France : Henri II, François II, Charles IX et Henri III.

Lorsqu'Ambroise Paré envoyé par le Roi Henri II, pénètre dans Metz assiégée par les troupes impériales de Charles Quint, il jouit déjà d'un grand prestige ; ses interventions chirurgicales permettent de diviser par deux le nombre de morts et de redonner du courage aux troupes françaises.

Père de la chirurgie moderne, humaniste et contemporain d'Erasme et de Vésale, Ambroise Paré s'illustre dans la région de Mons. Lors d'un long séjour à Havré en 1569, il soigne et guérit le jeune marquis de Croix, atteint d'un méchant coup d'arquebuse, qui lui avait lacéré le genou. Il en profite pour visiter et décrire la région, pour panser et soigner les notables comme les plus pauvres. Profondément chrétien il ne tient pas compte de la puissance ou de la richesse de ses patients. Il souligne souvent, avec une grande humilité, combien sa science est pauvre malgré l'admiration que lui portent ses contemporains : «je le pansay, Dieu le guarist ».

 

C'est à lui qu'on doit l'abandon de la cautérisation à l'huile bouillante des plaies de guerre. C'est lui aussi qui a introduit la ligature des artères lors des amputations. Sa devise était : " Labor improbus omnia vincit " ("Un travail acharné vient à bout de tout")

Au cours de la cérémonie et devant tout le peuple, la Sainte trinité apparait à saint François de sale. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, Page 201)

La bataille de Brihuega est un épisode de la guerre de Succession d'Espagne qui se déroule les 8 et 9 décembre 1710. Après les défaites d'Almenar (27 juillet) et de Saragosse (20 août), les troupes franco-espagnoles dirigées par le duc de Vendôme, attaquent les troupes britanniques de James Stanhope, quittant Madrid pour la Catalogne. Après un premier combat gagné contre un détachement anglais. Le 10 décembre, une autre bataille éclate alors à Villaviciosa où le gros des Anglais commandé par Starhemberg est écrasé. les anglo-impériaux fuient vers Barcelone.

L'Immaculée Conception ou encore la Conception Immaculée de Marie, fête chrétienne depuis le Moyen Âge, est un dogme de l'Église catholique défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus:

Exposé du sentiment de l'Eglise : Marie fut toujours sans aucune tache.

« Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toutepuissante, dont la sagesse atteint d'une extrémité jusqu'à l'autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d'Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d'un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d'accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l'incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l'homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s'étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l'ordre de ses desseins ; il l'aima pardessus toutes les créatures, d'un tel amour de prédilection, qu'il mit en elle, d'une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C'est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l'abondance de toutes les grâces célestes, et l'enrichit avec une profusion merveilleuse, afin qu'elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l'esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d'innocence et de sainteté qu'on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

Raison suprême de ce privilège : la maternité divine.

Et certes, il convenait bien qu'il en fût ainsi, il convenait qu'elle resplendît toujours de l'éclat de la sainteté la plus parfaite, qu'elle fût entièrement préservée, même de la tache du péché originel, et qu'elle remportât ainsi le plus complet triomphe sur l'ancien serpent, cette Mère si vénérable, elle à qui Dieu le Père avait résolu de donner son Fils unique, Celui qu'il engendre de son propre sein, qui lui est égal en toutes choses et qu'il aime comme lui-même, et de le lui donner de telle manière qu'il fût naturellement un même unique et commun Fils de Dieu et de la Vierge ; elle que le Fils de Dieu lui-même avait choisie pour en faire substantiellement sa Mère ; elle enfin, dans le sein de laquelle le Saint-Esprit avait voulu que, par son opération divine, fût conçu et naquît Celui dont il procède lui-même.

La suite ici :

http://www.icrsp.org/Saints-Patrons/Christ-Roi-Immaculee-Conception/Ineffabilis_Deus_Pie_IX.htm

Le général De Gaulle est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire, du gouvernement de Vichy, pour atteinte à la sûreté de l'État et désertion. Le 8 décembre, par décret, il est en plus déchu de sa nationalité.

La chronique du 01 décembre rappelle les évènements tragiques qui secouent la France après la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui intéressons-nous aux messages de la Vierge Marie.

http://www.ilebouchard.com/

Mettre le lien ci-dessus dans le texte ci dessous

Que fut le message de la Sainte Vierge?

On peut le résumer ainsi :

La prière pour la France : Marie intervient avant tout pour sauver la France, ces jours-là « en grand danger » de guerre civile. A la prière des petits enfants, la situation se dénoue le mardi, la reprise du travail est effective le vendredi. Mais la France est toujours « en grand besoin », moral et spirituel : prier pour elle aujourd'hui reste une nécessité. Plus largement, on vient aussi de plus en plus de l'étranger prier à Saint Gilles pour son propre pays.

La prière pour les pécheurs : Marie, Immaculée, demande, comme dans bien d'autres lieux d'apparition, que l'on prie pour les pécheurs. Elle indique qu'il faut pour cela également « faire des sacrifices » : pensons en particulier aux petits sacrifices quotidiens de notre orgueil, de nos énervements, de nos critiques. Elle propose aux fillettes d'embrasser la croix de son chapelet, geste par lequel elle nous invite à notre tour à accepter et à offrir nos épreuves ; en les associant au sacrifice de la Croix pour le salut du monde. Elle demande aussi à la foule le dernier jour de réciter une dizaine de chapelet les bras en croix.

La grotte de l'Annonciation : Toute la semaine a pour cadre la scène de l'Annonciation, rappelée par la présence constante de l'ange Gabriel et de la grotte (de Nazareth) et à présent fixée par les statues. Marie a tenu à nous mettre ainsi en relation permanente avec son oui au plan du salut, pour nous aider à notre tour à dire oui au Seigneur dans toute notre vie. Laissons aussi la phrase de l'ange Gabriel à la fin de l'Annonciation : « car rien n'est impossible à Dieu » retentir à nos oreilles et nous redonner confiance en la toute-puissance du Seigneur dans nos vies.

Marie déclare : « Je donnerai du bonheur dans les familles ». C'est un engagement personnel de sa part (« Je ») et une promesse pour l'avenir (l'emploi du futur). Aujourd'hui, plus encore qu'à l'époque, les personnes sont en quête d'un bonheur familial qui n'est plus évident ni naturel. Elles viennent à L'Île-Bouchard rechercher paix, consolation, guérisons, solutions auprès de Marie qui a promis de veiller sur chacune de nos familles humaines. Plus largement aussi, Marie promet le bonheur pour nos familles spirituelles (communautés, mouvements, paroisses, diocèses).

La Vierge Marie apprend progressivement aux enfants et à la foule à prier : le signe de croix, lent et majestueux; le Je vous salue récité ou chanté; le chapelet peu à peu, l'invocation O Marie conçue sans péché, le Magnificat. Marie a comme institué une véritable école de prière durant toute la semaine des évènements. L'adoration eucharistique est également mise en valeur quand la Vierge et l'ange s'effacent devant le Saint Sacrement exposé. Et la louange, avec le Magnificat brodé sur sa robe; et chanté à sa demande par la foule le dimanche.

Voir les chroniques du 10, 11, 12, 13 et 14 décembre.

Explication que l'on trouve sur les sites de l'UE, à la date du 08 décembre 1955 :

« Le Comité des ministres adopte le drapeau des douze étoiles sur fond azur comme emblème du Conseil de l'Europe. La Communauté européenne choisira le même drapeau en 1986. Les étoiles forment un cercle illustrant la solidarité entre les différents peuples d'Europe ; elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude. ».

Quand on se penche sur les évènements que découvre-t-on ?

Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz, travaillant au service du courrier du Conseil de l'Europe, déclarer lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. Et il faut ajouter à cela que la date à laquelle a été décidée l'adoption du drapeau en 1955, le 8 décembre, coïncide avec celle choisie en 1854 par Pie IX pour célébrer le culte de l'Immaculée Conception de Marie.

Enfin le chapitre 12 de l'Apocalypse décrit : "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles".

A Brest-Litovsk, Boris Eltsine, récent converti au christianisme, l'Ukrainien Leonid Kravtchouk et le Biélorusse Stanislas Choutchkevitch créent entre leurs trois républiques slaves une Communauté d'Etats Indépendants.

Un an seulement !

Posté le 9 décembre 2017 à 14h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 décembre 2017

C’est arrivé un 7 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Après avoir, pendant quarante ans, dirigé le monastère d'Evoriacum, qui fut ensuite appelé de son nom Faremoutier, elle décède au pays de Meaux, en 657, alors qu'elle est abbesse.

Charles Garnier naît à Paris en 1606 et est baptisé à la paroisse Saint-Gervais le 25 mai. Il est le second fils de Jean Garnier, sous-secrétaire du cabinet d'Henri III puis maître des comptes en Normandie, et d'Anne de Garault, issue d'une famille noble d'Orléans.

Après avoir fréquenté le collège jésuite de Clermont, à Paris, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1624.

Ordonné prêtre en 1635, il est désigné pour les missions de la Nouvelle-France et débarque à Québec en même temps que le gouverneur Huault de Montmagny, le 11 juin 1636. Dès le mois de juillet, accompagné du père Pierre Chastellain, il gagne le pays des Hurons. Arrivé dans la baie Georgienne, il est surnommé Ouracha par les Hurons, car sa venue coïncide avec la fin d'une longue période de sécheresse.

En 1639 et 1640, il passe l'hiver chez les Pétuns qu'il tente vainement de convertir. De 1641 à 1646, Garnier est employé à la mission de Saint-Joseph de Téanaostaiaé, auprès du clan de la Corde. Enfin, à l'automne de 1646, il est de nouveau envoyé auprès des Pétuns, sur les bords de la baie Georgienne, et y fonde une mission florissante cette fois ; c'est là qu'il trouve la mort, lors de la destruction de la Huronie. Frappé par balles sur la poitrine et l'abdomen par les Iroquois dans l'assaut du village de Saint-Jean, le 7 décembre 1649, son dernier geste est d'absoudre un Indien qui mourait auprès de lui, après quoi il reçoit un coup de tomahawk sur la tête. On retrouva son corps à quelques pas des ruines de sa chapelle.

Il avait une grande dévotion pour la Vierge Immaculée et son martyre a lieu la veille de la fête de l'Immaculée Conception (8 décembre). Les lettres qu'il écrivit à son frère, un frère carme, révèlent sa sainteté.

Charles Garnier et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI. Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :

Antoine Daniel,

Charles Garnier,

Gabriel Lalemant ,

Isaac Jogues,

Jean Brébeuf ,

Jean de La Lande,

Noël Chabanel,

René Goupil.

Le sénateur romain, Marcus Tullius Cicero, dit "Cicéron" est égorgé près de sa villa de Formia par les hommes du nouvel homme fort de l'Empire romain, Marc-Antoine. Sa tête et ses mains sont exposées sur la tribune. Depuis son accession au pouvoir avec Octave et Lépide (triumvirat du 11 novembre), Marc-Antoine n'a de cesse de punir ceux qui ont comploté contre César. Une centaine d'orateurs seront assassinés au même titre que Cicéron.

27ème pape il a succédé à Saint Félix 1er le 3 ou 4 janvier 275.

L'édit amorce une réforme radicale de la justice.

Le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie. Par ce traité, la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990 par le traité dit 2+4).

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s'incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d'humilité inhabituelle aux hommes d'État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

Posté le 8 décembre 2017 à 07h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 décembre 2017

9 décembre à Lorient : spectacle sur Saint Maximilien Kolbe

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Posté le 6 décembre 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste. Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.

En Belgique francophone, la Wallonie, en Flandre et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d'eau et des bateliers.

Le jour de sa fête, Saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt).

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu'en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé. Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).

Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et Henry V d'Angleterre briguent la Couronne de France. Au terme du traité de Troyes, signé le 21 mai 1420, le dauphin Charles, abandonné par son père Charles VI, qui a sombré dans la folie, et par sa mère, Isabeau de Bavière, est tout bonnement déshérité, au profit de l'Anglais qui a épousé sa soeur, Catherine de France. Toutes les élites intellectuelles, politiques, religieuses, militaires françaises ont renié et vendu leur Nation à l'étranger. Ce sont d'eux que parlera dans moins de dix ans une jeune lorraine, sainte Jeanne d'Arc, quand elle parlera des « Français reniés »Le peuple dans son immense majorité est impuissant et sans réaction. Une très faible minorité reste attachée au prince légitime, qui doit, selon les lois fondamentales du Royaume, hériter du Trône de France.

Depuis le printemps 1418, le Royaume de France est occupé, divisé, est en guerre contre l'étranger et en guerre civile. A Paris, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, allié de la reine Isabeau de Bavière, tient en son pouvoir le fol et faible Charles VI. A Bourges, le dauphin Charles, qui a fui la capitale au mois de mai et refuse d'abdiquer devant la force bourguignonne, a constitué un "contre-gouvernement" et revendique la régence du Royaume. Enfin, les troupes d'Henry V d'Angleterre occupent la Normandie d'où leurs chevauchées s'élancent jusqu'à Pontoise. Quant au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, après le meurtre de son père, Jean sans Peur, à Montereau, le 10 septembre 1419, voir la chronique du jour, il s'est allié à l'Angleterre.

La défaite du 28 juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier (voir la chronique du jour) a sonné le glas de l'indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d'Angers le 19 août, le duc François II s'engage, notamment, à ne pas marier ses filles, Anne et Isabeau, « sans l'avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488 et Anne, alors âgée de 12 ans, lui succède et reçoit le 14 octobre le titre de duchesse de Bretagne. Après quelques péripéties elle consent à épouser le Roi de France.

Le contrat de mariage stipule qu'ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ;  que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s'il n'a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu'avec le Roi suivant.

Pour ceux que cela intéresse rappelons la chronique du 18 novembre dernier qui aborde le second mariage de la duchesse avec Louis XII.

Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie et duchesse de Bourgogne, naît le 6 décembre 1685. Elle épouse Louis de France (petit-fils de Louis XIV) et devient ainsi Dauphine de France. De cette union naissent trois enfants, dont Louis de France qui deviendra Roi de France sous le nom de Louis XV. Elle meurt de la rougeole à l'âge de 27 ans.

Louis Joseph Gay-Lussac est un chimiste et physicien. Il est connu pour ses travaux sur les propriétés des gaz. Diplômé des Ponts et Chaussées, il effectue en 1805 un voyage d'exploration scientifique dans les Alpes, la Suisse, l'Italie et l'Allemagne, avant d'être nommé membre de l'Académie des Sciences en 1806. Par ses travaux il est de ceux qui ouvrent la voie à la chimie atomique. Il est inhumé au Père-Lachaise en 1850 et a son nom inscrit sur la Tour Eiffel.

Sur proposition de Marat, la Convention vote que tous les scrutins du procès de Louis XVI auront lieu par appel nominal et à voix haute. Ou comment étouffé toute opposition au plan de destruction de la Monarchie légitime tempérée.

Près de l'autel Saint augustin, dans la basilique Notre Dame des victoires, une plaque de marbre est fixée sur un pilier :

« L'œuvre de l'exposition et de l'adoration nocturne du très Saint Sacrement, à Paris, a pris naissance dans cette église le 6 décembre 1848, par les soins du RP Hermann et de Mr François de la Bouillerie, évêque de Carcassonne, alors vicaire général du diocèse de Paris. »

Le navire français Mont-Blanc entre en collision avec un navire norvégien nommé Imo à Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada). Le Mont-Blanc transportait des munitions. Il prend feu et explose, tuant près de 2 000 personnes, et provoquant en outre des milliers de blessés. La déflagration engendre également un tsunami et une onde de choc d'une puissance terrible. L'accident de Halifax est jusqu'en 1945 avec le premier essai atomique, la plus grande explosion jamais créée par l'activité humaine.

Jean Mermoz disparaît à bord de son hydravion "La Croix du Sud" à 700 kilomètres des côtes africaines, avec ses trois équipiers. Partis au petit matin du Sénégal, les 4 hommes devaient rallier Dakar à Natal au Brésil. La dernière trace de "la Croix du Sud" est un message radio émis à 10h47: "Coupons moteur arrière droit." Deux jours plus tard Mermoz allait avoir 32 ans.

Le « Roi Jean », comme le surnommait ses subordonnés, entame son commandement par un coup de poker qui redonne confiance à un corps expéditionnaire découragé par l'incohérence de la chaine de commandement : il dégarnit entièrement le front pour faire défiler la majeure partie des troupes et leur faire prendre conscience de leur puissance. Lors du rassemblement d'officiers à la Maison de France, il leur dit :

« Je suis venu pour vous, les lieutenants et les capitaines. Je vous apporte la guerre, mais aussi la fierté de cette guerre. Désormais, vous serez commandés ! ».

Son fils mourra en Indochine sous ses ordres.

 

Quelques mois plus tôt, la Suisse avait pourtant adhéré au FMI (Fond monétaire international) et à la Banque mondiale. Cet événement souligne le peu de confiance qu'inspire déjà l'UE.

Pour la première fois, un évêque, Monseigneur Loucheur, participe à l'occupation de l'avortoir de l'hôpital Saint Jacques de Nantes en compagnie de 10 sauveteurs. (Voir les chroniques du 24 octobre, du 10 novembre, du 10 juin, et du 4 juillet.)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 420)

Plus c'est gros, plus cela passe !

Posté le 6 décembre 2017 à 05h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

05 décembre 2017

C’est arrivé un 5 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Né dans le Lot, saint Gérald est maître de chant dans l'abbaye de Moissac (Tarn-et-Garonne). De passage, Bernard, archevêque de Tolède, le décide à le suivre dans son diocèse pour devenir maître de chœur. Sa réputation de sainteté et de musicien fait que le clergé de Braga (Portugal) le nomme évêque de leur diocèse.

Là, il s'investit complètement dans la remise en ordre du diocèse qui avait beaucoup souffert de l'occupation des Maures. Il construit ou reconstruisit de nombreuses églises et mourut en allant consacrer la dernière.

Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers. La rançon de Jean le Bon est fixée à trois millions d'écus d'or.

Le 5 décembre 1360, à Compiègne, le Roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le «franc», de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois. La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant, l'épée haute, coiffé d'un heaume couronné sommé d'un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d'armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lys. Figure une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduit « Jean, par la grâce de Dieu, Roi des Francs ».

Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Figure une inscription circulaire : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC INPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande.

Cette création est une réponse ironique à l'attitude méprisante des Anglais. Il reste que la situation financière du royaume devient tellement catastrophique que l'on battra monnaie sur du cuir pendant un certain temps.

Le franc a perduré comme monnaie de référence de la France jusqu'au 31 décembre 2001, dernier jour avant l'euro. Il subsiste dans les anciennes colonies françaises d'Afrique et du Pacifique ainsi qu'en Suisse (vestige de l'Union latine)...

Par une bulle du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait enquêter sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d'un individu avec le démon !

Comme l'atteste cet acte, c'est bien à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique ! Car quand la foi recule, se développent les superstitions.

Au Moyen Âge, on ne brûle pas les sorcières, mais on les expose et on les traite en pauvres folles. Tout change à partir du moment où disparaît l'Inquisition, en France et dans les pays germaniques : les tribunaux civils héritent des procès en sorcellerie et les juges, à la différence des inquisiteurs, croient volontiers au pouvoir maléfique des sorcières. Ils les font en conséquence brûler à l'égal des hérétiques.

C'est un bon exemple de la désinformation actuelle qui fait passer l'Inquisition pour un pouvoir judiciaire injuste. La plus part des criminels de l'époque préféraient être jugés par l'Inquisition que par un tribunal civil. Cette dernière était bien plus clémente que des tribunaux expéditifs. La notion de "chasse aux sorcières" est une forgerie anticatholique et antieuropéenne destinée à faire croire que les populations de l'époque étaient arriérées, croyaient n'importe quoi et se livraient à des crimes sous l'autorité des papes. Cette notion de "chasse aux sorcières" est utilisée... par Robert Faurisson pour faire croire à un obscurantisme de l'époque aboutissant au martyr de pauvres femmes à qui l'on reprochait des relations avec un être... « qui n'existe pas » (comme l'affirment les lumières de l'époque moderne).

Relire le chapitre du livre de Jean Sévillia Historiquement incorrect, qui traite de ce sujet, s'impose.

La mort prématurée à 16 ans du chétif François II amène sur le trône de France son frère cadet. Celui-ci, à peine âgé de 10 ans, devient Roi sous le nom de Charles IX.

François II, fils aîné du Roi Henri II et de Catherine de Médicis, succède à son père le 10 juillet 1559. Il n'a que 15 ans. C'est un garçon chétif, marié quelques mois plus tôt à la reine d'Écosse Marie Stuart, du même âge que lui. Le Roi de France devient ainsi roi consort d'Ecosse.

L'oncle de la reine n'est autre que François II de Guise, farouche catholique, dont l'influence est grande à la Cour.

Cela ne plaît ni à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), ni à son frère Louis 1er de Condé, princes du sang tenus à l'écart du fait de leur appartenance à la religion calviniste. Ils organisent la conjuration d'Amboise en vue de soustraire le Roi à l'influence des Guise. C'est un échec sanglant et un avant-goût des guerres de religion.

Désireuse d'apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie le 20 mai 1560 la charge de chancelier de France à Michel de l'Hospital, qui accorde aux protestants la liberté de conscience mais pas la liberté de culte. Il réunit en décembre les états généraux à Orléans pour tenter de calmer les esprits. Au même moment, meurt le malheureux François II après une douloureuse maladie. Il n'aura régné que 17 mois !

Voir les chroniques du 19 janvier, du 24 avril et du 18 septembre.

Alors qu'une guerre entre la France et l'Angleterre a éclaté en 1627, les Anglais conquièrent Québec après la signature de la paix.

L'Angleterre mandate David Kirke, natif de Dieppe, pour conquérir Québec et la Nouvelle-France canadienne. Prenant progressivement le contrôle du fleuve Saint-Laurent, les frères Kirke envoient une délégation à Québec et somment Samuel de Champlain, alors commandant en poste, de livrer la colonie.

Pour Champlain, il ne saurait être question de se rendre à l'ennemi. Il consulte tout d'abord François Gravé du Pont, son proche collaborateur depuis 1603, et d'autres personnes en autorité. Il répond ensuite aux Kirke : les habitants ont amplement ce qu'il faut – armes et vivres – pour se battre pour leur patrie.

Ce bluff astucieux dissuade les Kirke d'attaquer, mais ils reviennent l'année suivante. Pendant ce temps, la disette s'installe à Québec. En 1628 et durant l'année suivante, la capture des navires par les Kirke empêche l'arrivée de plusieurs centaines de colons ainsi forcés de retourner en France, ce qui cause des pertes de centaines de milliers de livres à la Compagnie des Cent-Associés.

Au printemps 1629, les habitants de Québec manquent de vivres depuis l'été précédent et souffrent de la faim sans en voir l'issue. Et voilà que les Kirke réapparaissent sur le fleuve, aux commandes d'une flotte plus imposante que celle de 1628. Ils ordonnent une seconde fois à Champlain de céder Québec.

À court de munitions et de vivres, Champlain décide de mettre fin à un siège de plus en plus intenable et risqué pour les colons. Le 19 juillet 1629, il cède la ville aux Anglais, 21 ans après la fondation de Québec.

Comme la plupart des Français qui sont à Québec au moment de la capitulation, Champlain est ramené en Angleterre, puis rapatrié en France. Là-bas, il apprend tout d'abord que non seulement Québec, mais aussi Port-Royal, Pentagouet et Cap-Breton, sont sous domination anglaise. Les premiers assauts contre l'Acadie ont en effet été donnés par d'autres commandants anglais dès 1626. On l'informe ensuite que la guerre entre la France et l'Angleterre avait pris fin trois mois avant que les Kirke s'emparent de Québec en 1629. Conséquence : la prise de la colonie est illégale et l'Angleterre doit la rendre aux Français.

Le 29 mars 1632, en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye, le conflit prend fin officiellement : Québec de même que les colonies et les terres d'Acadie doivent être rétrocédées à la Couronne française.

Les Français organisent aussitôt des expéditions de ravitaillement et de transport pour regagner Québec. À Québec, en 1632, tout ou presque est à rebâtir et à redémarrer.

Le comte Louis-Antoine de Bougainville prend le commandement d'une expédition autour du monde. Le départ est donné en rade de Brest. Louis XV charge l'expédition, composée de deux frégates royales "La Boudeuse" et "l'Etoile", de restituer officiellement la colonie des îles Malouines (îles Falklands) au gouvernement espagnol. Le 6 avril 1768, Bougainville arrive à Tahiti et procède à l'observation scientifique de la Polynésie.

Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l'empereur Napoléon 1er distribue les Aigles à la Grande Armée.

L'étudiant Faure, durant la cérémonie militaire au Champ-de-Mars, à Paris, perce la foule et se précipite vers le trône de Napoléon en criant : "La liberté ou la mort". Il est arrêté.

Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci sera liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement. Napoléon, ne pouvait pas fonder son régime sur une assise politique solide. La révolution avait bouleversé en profondeur la société française lui retirant le socle solide et cohérent fournit par la doctrine de l'Eglise catholique. L'armée, après la destruction des corps intermédiaires de la société française, restait la seule structure solide avec l'Eglise. Plus que les revers militaires c'est la volonté de fonder une dynastie héréditaire sur un socle politique par essence instable qui a raison de Napoléon. Les guerres qu'il mène, souvent initiées par les intrigues britanniques, cherchent à garantir son régime et le dogme révolutionnaire des frontières naturelles auquel Louis XIV avait renoncé par sagesse.

La Société de Géographie fait fête à Caillié, en présence de Cuvier, et lui remet la somme de 10 000 francs, promise au 1er Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.

Le duc d'Orléans et le Maréchal Soult entrent dans Lyon avec 20000 soldats pour mater la révolte. Le Gouvernement révoque le préfet, licencie la garde nationale, abroge le tarif et décide la construction d'un fort, pour séparer la ville de Lyon au carrefour de la Croix-Rousse. 90 ouvriers sont arrêtés et 11 sont poursuivis.

Contrairement à ce que les médias français, dont l'inculture pourrait être une marque de fabrique, affirmaient souvent, la France a toujours fait partie de l'OTAN. De Gaulle n'avait quitté que le volet militaire, marquant par là sa volonté de préserver la souveraineté française, tant il est vrai qu'une armée est un outil régalien. Les tendances hégémoniques américaines poussaient le général à préserver cet outil de la grandeur de la France.

Louis XIV, convaincu de cette réalité, avait fait graver sur ses canons la devise : « Ultima ratio regum » (dernier argument des Rois).

Posté le 5 décembre 2017 à 02h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

04 décembre 2017

Quand l'extrême droite résistait, 1939-1945

2C'est le titre (simpliste) d'un documentaire diffusé hier soir sur France 5 et que l'on peut revoir ici :

"L'Histoire a retenu que la Résistance avait un coeur qui battait à gauche. Pourtant, de nombreux partisans de l'extrême droite nationaliste ont tourné le dos à Vichy pour rejoindre les forces de la France libre aux côtés de leurs adversaires politiques d'avant-guerre. En zone occupée, une organisation clandestine voit le jour sous l'impulsion d'hommes issus de diverses mouvances d'extrême droite : l'OMC. L'extrême droite joue aussi un rôle à Alger. De nombreux nationalistes de droite figurent enfin au sein du plus gros mouvement de résistance, Combat, dans lequel les monarchistes Pierre de Bénouville et Jacques Renouvin assument d'importantes fonctions."

Petit à petit, la vérité finit par éclore. Bientôt, nous aurons un documentaire intitulé "Quand l'extrême-gauche collaborait"...

Addendum 14h40 : Je ne croyais pas si bien dire. Un reportage intitulé "Quand la gauche collaborait 1939-1945" sera diffusé dimanche prochain 10 décembre sur France 2 à 22h40.

Posté le 4 décembre 2017 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

C’est arrivé un 4 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Sainte Adrehilde (Ada ou Adnette), abbesse du monastère de Sainte-Marie meurt au Mansau VIe siècle.

 

 

Carloman et Charles se sont partagé le royaume de France à la mort de Pépin le bref. Carloman meurt, à son tour, à Samoussy. Son frère Charles Ier, devient dès lors le seul Roi des Francs.

C'est Frédéric 1er Barberousse qui obtient de l'anti-pape Pascal III la canonisation de Charlemagne, le 29 décembre 1165. Le pape Alexandre III, ni aucun successeur ne vont aller à l'encontre de cette décision. Charlemagne a un culte local à Aix-la-Chapelle, où ses reliques sont enchâssées. Le peuple l'a reconnu comme saint. Une tolérance s'installe autour de la Saint Charlemagne. Charles V, Roi de France, veut faire de l'empereur, à côté de saint Louis, le saint patron de la maison royale. Jeanne d'Arc a dit à Charles VII : "Saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant sa prière pour vous ". Louis XI fait de la Saint-Charlemagne un jour férié (célébré comme un dimanche sous peine de mort). C'est au XVIe siècle que Charlemagne disparaît de l'ordo et du Bréviaire. Son culte n'est plus intégré dans la liturgie. En 1661, la Sorbonne le choisit comme patron. En 1734, le futur Benoît XIV écrit :

"Rien ne s'oppose, semble-t-il, à ce que le culte de Charlemagne soit célébré dans les Eglises particulières."

Dans un traité, il précise que cette tolérance assure à Charlemagne le titre de bienheureux. Le pape Pie IX en 1850, dans une lettre au Cardinal de Geissel, archevêque de Cologne, prohibe l'extension du culte. Les pèlerins viennent donc l'honorer et le prier à Aix-la Chapelle et à Metten. En France, la solennité est maintenant purement civile. Dom Guéranger mentionne très longuement Charlemagne dans son année liturgique.

Charlemagne doit être considéré comme un grand bienfaiteur de l'Eglise et de la civilisation. Il arrête pour toujours l'invasion des Barbares et assure une paix durable. En 799, il sauve le pape Léon III. Il s'inspire de la Cité de Dieu de saint Augustin pour concevoir la loyauté et le service de chacun. Il fait passer la réforme des mœurs avant celle des lois. Les marchés publics et les foires coïncident avec des fêtes religieuses, ce qui développe le commerce. Il décide la création d'un hôpital, à côté de chaque monastère, ainsi que la création d'une école gratuite dans chaque paroisse, pour serfs et hommes libres.

Devenu empereur d'Occident, Charlemagne sait respecter le principe naissant de l'indépendance du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Il s'intitule " le défenseur et l'auxiliaire de la sainte Eglise dans tous ses besoins ". Il rend aux papes les plus grands honneurs, respecte leur autorité venant de la foi et cherche à transmettre la foi dans la société.

" Nous savons, dit un capitulaire de Charlemagne, que, suivant la tradition des saints Pères, les biens d'Eglise, don de la piété des fidèles et prix de la rédemption de leurs péchés, sont les patrimoines des pauvres. Nous statuons donc que jamais, ni sous notre règne, ni sous celui de nos successeurs, il ne sera permis de rien soustraire, de rien aliéner de ces biens sacrés. "

Charlemagne est aussi le protecteur des Lieux saints. Le calife de Bagdad, Haroun-Al-Raschid, lui envoie les clefs du Saint-Sépulcre et l¹étendard de Jérusalem.

Il n'a ni barbe fleurie, ni la voix de tonnerre, ni le regard terrible, mais le ventre proéminent, une voix perçante et grêle pour son corps robuste. Charlemagne est un souverain chrétien dont l'apport à la civilisation européenne est indéniable et encore visible aujourd'hui.

Tiré du livre " Les Saints de souches royales " (collection Des chrétiens Bienheureux du Seigneur) d'Etienne Lelièvre Edition Le Sarment FAYARD

Le 28 mai 1258 (voir la chronique du jour), le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le traité de Paris, par lequel il se reconnait le vassal du Roi de Rance. Le traité est ratifié le 4 décembre 1259 avec l'hommage d'Henri III à Louis IX.

Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au Roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.


Le Roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père d'Henri III, le Roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le Roi de France apparaît comme le monarque le plus puissant d'Occident.

Le traité de Paris met fin à ce que l'on appelle parfois la première guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Les Anglais ruinés par leur participation à la première guerre civile de Castille, n'ont plus les moyens que se lancer dans des chevauchées qui ont le mérite de s'autofinancer. Édouard III lance donc Robert Knowles dans le nord de la France. Espérant détourner des troupes Française pour soulager la Guyenne et leur infliger une défaite similaire à Crécy ou Poitiers grâce à la supériorité tactique conférée par l'arc long anglais.

Charles V n'est pas dupe et applique la stratégie de la terre déserte: Robert Knolles et Granson ne trouvent que le vide devant eux et des villes solidement défendues et portes closes. Après avoir pillé le nord de la France et la Beauce, l'armée anglaise arrive dans le Maine. Mais les pillages ne laissent pas les français indifférents. Le 1er décembre, après avoir levé une armée en Bretagne et en Normandie, du Guesclin se lance à l'attaque de l'armée anglaise. Le connétable dirige ses troupes vers le Mans, aux mains des Anglais. La ville ouvre ses portes à l'arrivée des Français. Du Guesclin se dirige ensuite sur Viré-en-Champague où il y reçoit un héraut d'armes envoyé par Grantson. Le soir même, par une pluie battante, il franchit à marche forcée les quarante huit kilomètres qui le séparent de l'ennemi et arrive le lendemain matin dans la plaine du Rigalet, près du bourg de Pontvallain.

Du Guesclin sait qu'il ne faut pas laisser les archers se retrancher, sinon ils seront en mesure de décimer leurs assaillants. À l'aube du 4 décembre, après une heure de repos donné à ses soldats, Bertrand du Guesclin et ses compagnons chargent, à pied et par surprise, le camp anglais (les chevaux non protégés sont des cibles faciles particulièrement vulnérables aux flèches de l'arc long) et mettent en déroute les troupes de Knolles et Granson. Les Anglais se replient au château de Vaas.

Bertrand du Guesclin fait soigneusement enterrer ses morts et plaçer sur leur tombe une croix de bois que les habitants ont toujours renouvelée jusqu'en 1828, époque à laquelle M. Dubignon d'Angers fait élever un obélisque en pierre qui porte l'inscription suivante :

« Ici, après le combat de Pontvallain, en novembre 1370, Bertrand du Guesclin de glorieuse mémoire, fit reposer ses fidèles Bretons. Un ormeau voisin, sous lequel on éleva une cabane pour les blessés, une croix de bois plantée sur les morts ont donné à ce lieu le nom d'Ormeau ou de Croix-Brette. Français, que les dissensions intestines, que les invasions étrangères ne souillent plus désormais le sol de notre belle France. »

Le 5 décembre, du Guesclin rejoint les Anglais retranchés au château de Vaas et leur inflige une nouvelle défaite, faisant un grand nombre de prisonniers. Granson lui-même est pris par Olivier de Clisson. Le 6, il enlève Saumur : le Maine est libéré.

Source : Georges Minois, La Guerre de Cent Ans, Perrin.

Ouvert par le pape Paul III, le 13 décembre 1545 (voir la chronique du jour), son résultat est capital pour l'Histoire de l'Eglise : affirmation de la Vérité doctrinale, fixation du canon des Ecritures, du péché originel, de la justification, des 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction; de la messe; de l'ordre; du mariage; du Purgatoire et du culte des saints.

Depuis 1614, la persécution des Chrétiens et des Jésuites fait rage au Japon. Le fils de Tokugawa Hidetada, Iyemitsu, arrive au pouvoir et instaure une persécution de plus en plus violente et sévère. Son gouvernement commence à offrir des récompenses monétaires pour la dénonciation d'un chrétien. A Edo; le 4 décembre, 50 chrétiens sont brûlés vifs, notamment Jérôme de Angelis, HaraMondo, un chrétien japonais, et le franciscain François Galvez. Le 25 décembre, 37 personnes sont exécutées, dont 24 chrétiens.

Dans certaines régions, à partir de 1623, chaque foyer devait se présenter dans un temple ou devant un magistrat pour déclarer son appartenance à une secte bouddhiste.

Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s'éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n'ai d'autres ennemis que ceux de l'Etat ». Ce jour là disparait certainement le plus grand homme d'Etat de la France Moderne ; c'est un grand serviteur de la Couronne de Louis XIII qu'il conseilla jusqu'au bout, qui s'éteint.

Né le 9 septembre 1585 à Paris, ou dans le Poitou, ce diffère selon les historiens, fils du Grand Prévôt du Roi Henri III, François du Plessis de Richelieu et de Suzanne de la Porte, Armand-Jean songe d'abord à la carrière des armes ; mais sa famille le force à prendre la barrette et la crosse épiscopale du diocèse de Luçon, dont elle est propriétaire. Il se fait notamment remarqué lors d'un discours éloquent pendant les Etats-Généraux de 1614. En 1624, il réconcilie Louis XIII et Marie de Médicis et se consacre au service du Roi. Son programme vise un but : restaurer l'autorité royale en abaissant la puissance de ses ennemis : les Huguenots, les grands du Royaume, les ennemis de l'extérieur, les Habsbourg.

Il apaise les tensions religieuses grâce à l'édit de Grâce d'Alès (1629), met au pas les Grands du Royaume (édit de 1626 sur l'interdiction du duel, démantèlement des forteresses…), vainc toutes les cabales et conjurations (du Chalais, Thou, Soissons, le Maréchal Louis de Marillac, Cinq-Mars), réforme l'État (création des Intendants de Police, Justice et Finances).

La Journée des Dupes, voir la chronique du 10 novembre, voit le Roi lui accorder définitivement sa confiance et écarter sa mère, Marie de Médicis. Unifiée et pacifiée à l'intérieur la France entre alors dans la Guerre de Trente Ans contre l'hégémonie des Habsbourg aux côtés de la Suède de Gustave-Adolphe (Traité de Ratisbonne de 1631) et des Princes Protestants d'Allemagne.

Enfin, Richelieu fait poursuivre la colonisation du Canada Français entreprise dès le règne d'Henri IV. Il fonde donc la Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle France qui détient le monopole du commerce des fourrures.

Sur le plan religieux, le Cardinal de Richelieu installe durablement la Réforme du Concile de Trente dans le clergé de France. La moralisation du clergé s'accélère, les ordres réguliers sont réformés, des séminaires sont fondés à Paris comme en province. Le ministre voit son action appuyé par un grand nombre de religieux qui finiront sur les autels : Saint Vincent de Paul, Sainte Jeanne de Chantal, saint Jean Eudes …

En 1635, il fonde l'Académie française et devient son premier protecteur. Il fait construire la ville de Richelieu en Touraine, qui a aussi inspiré Versailles, le Palais-Royal, la Chapelle de la Sorbonne, où il est inhumé. Mais son tombeau est saccagé en 1793.

 

Gisant du Cardinal de Richelieu (la Sorbonne)

Deux jours après son Coup d'Etat, le président Louis-Napoléon Bonaparte organise une sanglante répression contre les insurgés (en majorité des ouvriers) s'opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevards parisiens sont prises d'assaut par l'armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procède à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements sont mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée.

Sur TF1 le cardinal lance aux jeunes Français :

« Tachez de réussir ce que la génération précédente à manqué. Réhabilitez l'amour, prouvez à vous-mêmes que la fidélité est possible. Vous devez montrez que la chasteté est possible. Etre chaste c'est une manière d'aimer et de respecter son corps»

Posté le 4 décembre 2017 à 02h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 décembre 2017

10 décembre : commémorations des massacres au Mans

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Posté le 3 décembre 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 3 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Charles VI de France naît à Paris de l'union de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Il a 11 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l'antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de «Vive le roi de France ! Montjoie Saint Denis !» Mais le Roi étant mineur, ses puissants oncles, Louis d'Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe de Bourgogne, assurent la régence et en profitent pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel. Plusieurs révoltes comme celle des Maillotins secouent le pays. Il est sacré à Reims le 4 novembre 1380 (voir la chronique du jour).

En 1388, le Roi prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs et rappelle les sages conseillers de son père, gens de modeste extraction que les princes surnomment avec mépris les «Marmousets». Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé et le royaume entre dans une longue «embellie».

Charles VI règne sur le royaume de France jusqu'à son décès, le 21 octobre 1422. Ce règne, est l'un des plus longs de l'Histoire de France ; malheureusement il s'achève en 1422 dans la guerre civile avec la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, la révolte des Cabochiens, la défaite d'Azincourt et l'humiliant traité de Troyes, qui déshérite le fils du Roi et d'Isabeau de Bavière au profit de l'héritier de la couronne d'Angleterre !

Issu de la noblesse de Navarre, François Xavier, naît en 1506 au château de Javier (ou Xavier). En pension au collège Sainte Barbe où il rencontre d'Ignace de Loyola, un Basque de Guipúzcoa. Ensemble, ils vont fonder l'ordre des Jésuites (ou Compagnie de Jésus) en 1534. L'ordre va jouer un grand rôle dans la rénovation de l'Église catholique après le schisme protestant.

Il a 46 ans. Reçu à Rome, par le pape en 1540, François Xavier part pour les Indes. Il veut évangéliser la Chine.

Ordonné prêtre, François Xavier est désigné pour convertir les peuples de l'Orient. De Goa (Inde) au Japon, il se montre jusqu'à sa mort, en 1556, un missionnaire infatigable. Sa foi et son ardeur lui valent de convertir en deux ans, de 1549 à 1551, des villages entiers. Trente ans après son passage, on compte 150.000 convertis et 200 églises, principalement autour de Nagasaki, sur l'île méridionale de Kyushu.

Il meurt d'épuisement sur l'île de Sancian, proche de Canton, à la veille d'entrer en Chine. Ses restes reposent à Goa, dans la basilique Bom Jesus (le Bon Jésus). Sa canonisation est prononcée en 1622, simultanément à celle d'Ignace de Loyola.

Le Concile de Trente affirme l'existence du Purgatoire en tant que "Sainte doctrine." Lieu de purification temporaire en attente du jugement dernier, le "purgatorium" est rejeté par les protestants.

Le procès du Roi s'ouvre devant la Convention. Prénommé dès son arrestation Louis Capet, il est défendu par Desèze, Malesherbes et Tronchet. Pendant ce procès, Louis XVI est déclaré "coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d'attentats contre la sûreté générale de l'Etat". Il est condamné à mort avec une faible majorité : une voix, celle de son cousin, Philippe l'Egalité, grand Maître de la franc-maçonnerie!

Robespierre déclare :

"Vous n'avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer (...) Louis doit mourir, parce qu'il faut que la patrie vive".

La révolution maçonnique ne peut accepter que vive celui qui personnifie l'alliance de la France avec Dieu.

Les Autrichiens sont défaits à Hohenlinden, en Bavière, par l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Fort de sa victoire inattendue, le général poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l'empereur François II se résigne à négocier contre l'avis de ses alliés anglais. C'est la fin de la deuxième coalition...

Napoléon dicte une proclamation : "Soldats, je suis content de vous… Vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire… Mon peuple vous reverra avec joie et il vous suffira de dire "J'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on vous réponde : "Voila un brave !".


L'armée française arrive aux portes de Madrid. Napoléon envoie un parlementaire au marquis de Castellare, lui annonçant que sans réponse de sa part, il va bombarder la ville.

Suite à la victoire de Grand Port en août contre la France, les troupes du lieutenant-colonel Keating s'emparent des îles de la Réunion et de Maurice. Aux Antilles, la Guadeloupe est elle aussi occupée par les Britanniques. Après les guerres napoléoniennes, en 1815, la Réunion et la Guadeloupe sont rendues à la France; l'île Maurice reste anglaise.

Cros veut ainsi apporter la preuve de sa découverte avant celle d'Edison

Posté le 3 décembre 2017 à 02h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 décembre 2017

C’est arrivé un 2 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Les États généraux, réunis à Paris, vote une subvention exceptionnelle à la demande du Roi Jean II le Bon pour la guerre contre les Anglais.

Pierre Puget est à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, architecte. Né à Marseille, il se fait connaître en réalisant le balcon de l'hôtel de ville de Toulon. Fouquet lui demande de réaliser les sculptures du Château de Vaux-le-Vicomte Il meurt à Marseille le 2 décembre 1694.

Napoléon Bonaparte se sacre empereur des Français. Quoiqu'on ait pu écrire sur la foi chrétienne de Bonaparte, la cérémonie est tellement sacrilège que le Pape Pie VII se retire avant la fin et n'assiste pas au serment de l'empereur, de préserver tous les acquis de la révolution, serment dont les côtés "petit bourgeois" et matérialistes sont très surprenants :

«Je jure de maintenir l'intégrité du territoire de la République, de respecter et de faire respecter l'égalité des droits, la liberté politique et civile, l'irrévocabilité des ventes de biens nationaux, de ne lever aucun impôt, de n'établir aucune taxe qu'en vertu de la loi, de maintenir l'institution de la Légion d'honneur, de gouverner dans la seule vue de l'intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français».

Napoléon se considérait comme l´héritier et le sauveur de la révolution. Il est à noter que ce sacre suit de peu l'ignoble et inutile assassinat du duc d'Enghien; gage donné par Bonaparte à la Maçonnerie. Le Pacte de Reims est officiellement rompu. Mais il a fallu 10 ans de Terreur pour imposer cela au peuple français.

Un an jour pour jour après son avènement sur le trône de France, Napoléon remporte une bataille décisive lors de la campagne contre la troisième coalition près du village d'Austerlitz. Feignant un repli, il parvient à tromper les troupes de François II d'Autriche et d'Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies. Les forces austro-russes composées de 90 000 hommes, perdent 30 000 soldats. La France quant à elle ne dénombre que 7000 pertes sur 73 000 hommes. Avec la paix de Presbourg signée entre les trois empereurs (France, Autriche et Russie), la France se verra céder la Vénétie et la Bavière par François II.

Il refuse de se soumettre temporellement aux exigences de la lutte contre l'Angleterre, ainsi que d'accepter l'extension du Concordat italien à Venise et la négociation d'un autre concordat pour l'Allemagne.

Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d'Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de Prince-Président à celui d'Empereur des Français... le 2 décembre 1852. Les murs de Paris sont placardés d'affiches annonçant la dissolution de l'Assemblée et du Conseil. Les nouvelles dispositions prises par le prince-président, prévoient aussi de consulter le peuple par voie de référendum sur l'instauration d'une nouvelle Constitution. Le neveu de Napoléon Ier choisit d'agir le 2 décembre en souvenir du sacre de son oncle et de sa grandeur militaire le jour de la bataille. Tout comme son aïeul, il devient empereur sous le nom de Napoléon III. Ce coup d'Etat fait environ 400 morts, dont la moitié à Paris.

L'affaire des décorations dure depuis deux mois ; le président Jules Grévy (4ème président français) est contraint de démissionner. Son gendre Daniel Wilson, député de gauche d'Indre-et-Loire, est au cœur d'un trafic de décorations géré par le Général Caffarel. Wilson est d'ailleurs le seul à ne pas être inquiété par cette affaire et continue à siéger. La multiplication des « affaires », alimentée par les tensions dues au colonialisme et à l'attitude à adopter face à l'Allemagne, mène à la crise boulangiste. La tradition de malversation de la gauche française est aussi ancienne que la république.

«Durant ces derniers mois, Nous avons dû assister, avec une profonde douleur, aux événements qui se déroulèrent en France, le pays classique de la liberté et de la générosité. Des milliers de religieux et de religieuses ont été chassés de leurs pacifiques demeures et réduits souvent à la plus dure misère ; et puisque leur propre patrie leur enlevait le droit, que les lois garantissent à tous les citoyens, de se choisir le genre de vie à leur convenance, ils se sont vus contraints à chercher un asile en des terres étrangères. [...] On prépare maintenant d'autres mesures tendant à priver du droit d'enseignement tout membre d'une congrégation religieuse même autorisée. [...] Nous laissons à tout homme éclairé et impartial de juger si d'enlever un droit commun, sanctionné par les lois, à toute une classe de citoyens soumis à toutes les charges —uniquement parce qu'ils sont religieux—, ce n'est pas en même temps une offense à la religion, une injustice au détriment de ces citoyens et une violation de ces principes de liberté et d'égalité qui sont à la base des constitutions modernes. »

Cette lettre restera sans réponse. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 89)

Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 septembre, du 4 octobre, des 5, 6 et 7 novembre.

Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne. La ville est inondée et détruite par une vague de 40 mètres de haut, sortie du Reyran (50 millions de mètres cubes d'eau). La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri. Des blocs de pierre de 600 tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Les pluies diluviennes qui tombent sur la Côte-d'Azur depuis quelques jours seraient à l'origine de la rupture du barrage-voûte vieux de 10 ans à peine.

Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s'agit de la première manifestation mondiale de solidarité.

Le barrage de Malpasset, destiné à l'irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n'aurait de ce fait pas résisté...

 

Posté le 2 décembre 2017 à 14h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

C’est arrivé un 1er décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Sainte Florence, vierge, convertie au vrai Dieu par l'évêque saint Hilaire durant son exile en Asie et qui le suit quand il revient vers les siens, en Gaule. Elle meurt à Poitiers, après 360.

Saint Léonce, comme évêque de Fréjus en Provence favorise l'établissement monastique de saint Honorat dans l'île de Lérins, et c'est à lui que saint Jean Cassien, son ami, dédie ses dix premières Conférences.

Saint Domnole, qui avait été auparavant abbé du monastère de Saint-Laurent à Paris et qui brille par ses vertus et ses miracles meurt évêque, du Mans en 581.

Saint Airy (ou Agéric), est évêque de Verdun ; il y construit des églises et des baptistères et, fait de son église un asile pour les hommes pourchassés, il a beaucoup à souffrir du roi Childebert II.

Eloi naît à Chaptelat, à deux lieues de Limoges. Dès son enfance, il se montre si habile aux travaux manuels, que son père le place comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révèlent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'a pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendent plus recommandable encore que ses talents ; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

Le Roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fait venir à la cour, lui commande un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donne une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présente devant le roi et lui montre le trône. Clotaire s'extasiant devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand Éloi fait apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu ! Sur-le-champ, Éloi est nommé grand argentier du royaume, et le Roi le garda près de lui.

 

Jusque là, notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détache des vanités du monde et vit au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir est de faire de belles châsses pour les reliques des saints. Mais surtout il aime les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandent à le voir, on leur répond : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! »

L'amitié d'Éloi avec le Roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vient lui dire : « Mon prince, je viens vous demander une grâce ; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel. » Le Roi y consent volontiers ; le saint y bâtît un monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se voit obligé d'accepter l'évêché de Noyon-Tournai, un diocèse qui s'étend jusqu'à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Sa vie épiscopale est la continuation de ses bonnes œuvres.

Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naît à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il est élevé, avec sa sœur Marie, par son grand-père, dont il suit les déplacements dus à sa carrière militaire.

Adolescent, il s'éloigne de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révèle cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprend une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveille en lui la question de Dieu : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ».

De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se met en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouve Dieu en octobre 1886. Il a 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ».

Un pèlerinage en Terre Sainte lui révèle sa vocation : suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passe sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vit ensuite seul dans la prière et l'adoration près des clarisses de Nazareth.

Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il part au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il veut rejoindre ceux qui sont le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ».

Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, le frère universel. Il voulait « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise: Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ».

 

Le soir du 1 décembre 1916, il est tué pas une bande qui avait encerclé sa maison.

Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres : après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette vie de Nazareth pouvait être vécue partout et par tous.

Charles de Foucauld est béatifié à Rome le 13 novembre 2005.

Aujourd'hui, la « famille spirituelle de Charles de Foucauld » comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.

En 1955, l'Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld comptait 8 groupes :

 

Union-Sodalité

Groupe Charles de Foucauld

Petites Sœurs du Sacré-Cœur

Petits Frères de Jésus

Petites Sœurs de Jésus

Fraternité Sacerdotale

Fraternité Jesus-Caritas

Fraternité Séculière Charles de Foucauld

 

Par la suite, différents groupes ont enrichi la famille spirituelle :

 

1968 : Petits Frères de l'Évangile

1971 : Petites sœurs de l'Évangile

1974 : Petites sœurs de Nazareth

1980 : Comunitat de Jesús

1984 : Piccoli Fratelli di Jesus Caritas

1985 : Petits Frères de l'Incarnation

1986 : Petits Frères de la Croix

1987 : Petites sœurs du Coeur de Jésus

1992 : Fraternité Charles de Foucauld

1994 : Petites sœurs de l'Incarnation

1997 : Missionnaires de Jésus-Serviteur

2007 : Discepole del Vangelo

 

Aujourd'hui, il s'agit donc de 20 groupes comprenant plus de 13.000 membres à travers le monde.

Voir les chroniques du 1août et du 25 octobre.

Le pape Eugène III émet la bulle pontificale "Quantum praedecessores" qui appelle à une nouvelle croisade. Cette décision fait suite à la perte, pour la chrétienté, d'Edesse, sur la frontière du Royaume de Jérusalem. Cet appel ne rencontre en fait qu'un faible écho avant que Saint Bernard de Clairvaux ne s'en empare.

Le 1er décembre 1513, le traité de Blois est signé par le Roi Louis XII et Charles, prince de Castille. Il prévoit le contrat de mariage entre Renée de France, fille du Roi, et Charles. Cette union ne se fait finalement pas, ce dernier se épousant finalement en 1526 sa cousine, Marie de Portugal, tandis que Renée de France épouse Hercule II d'Este, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio, en mai 1528.

Le but de cette loi est bien d'arracher la France à ses racines chrétiennes, de construire un système, une société où Dieu n'aura pas sa place. Et cela commence par les institutions du pays.

Tirée des doctrines protestantes, cette affirmation de la souveraineté populaire, est une des sources des maux qui frappent la France depuis la révolution. En effet, la maçonnerie cherchant à déifier l'homme et à éradiquer la foi catholique mettra dans le peuple la source de la souveraineté. Ici, ce n'est pas le système qui est en cause, mais ses principes fondamentaux. Ainsi une république, un système électif sont parfaitement compatibles avec la foi catholique, il suffit uniquement de reconnaître la Vrai source de tout pouvoir : Dieu.

A la base de l'analyse catholique du pouvoir politique se trouve l'idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n'y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n'est pas la royauté qui est d'institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu'elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

L'histoire de notre pays montre que ces deux systèmes se sont succédés ; l'un greffé sur le cep divin a donné du fruit pendant près de 1500 ans, l'autre n'a apporté que ruine et désolation, tant notre nation peut être considérée comme à l'origine des grandes idéologiques qui firent du vingtième siècle un siècle de fer et de sang.

Si Maurras a pu écrire : « Je suis catholique parce que je suis royaliste », aujourd'hui tout catholique qui réfléchit sur cette question peut être tenté, à la lumière de notre histoire, de prononcer cette phrase en inversant les adjectifs : « Je suis royaliste par ce que je suis catholique ».

Encore faut-il ne pas dévoyer cette doctrine catholique de l'origine du pouvoir, par deux grandes erreurs que connut aussi notre pays : l'absolutisme et le gallicanisme.

Pour poursuivre cette réflexion deux livres passionnants :

- La constitution de l'ancienne France, de Bernard Basse, déjà cité dans cette chronique ;

- La Vierge Marie dans l'histoire de France, du marquis de la Franquerie ( ed. Résiac)

La Grande Armée (72000 hommes répartis en 12 bivouacs) acclame Napoléon en allumant des feux de paille pendant plus d'une heure. Il déclare : "C'est la plus belle soirée de ma vie; mais je regrette de penser que je perdrai demain bon nombre de ces braves gens." Voyant ce spectacle, les Russes et les Autrichiens croient que les Français brûlent leurs campements, sûrs de leur défaite.

Une loi autorise les femmes à exercer la profession d'avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n'a pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d'Appel de Paris.

Premier Saint-Cyrien sur les autels, il est mort la veille du deux décembre, jour anniversaire où fut tué le premier Saint-Cyrien, lors de la bataille d'Austerlitz.

Officier issu d'une riche famille de Strasbourg, le vicomte Charles Eugène de Foucauld perd la foi à 16 ans. Révolté de naissance, et très tôt orphelin, il passe son bac à 14 ans, mais sort bon dernier de l'école de cavalerie de Saumur. Il mène en garnison une vie de patachon et de débauche. Mais, après plusieurs voyages au Maroc et dans le sud algérien et tunisien, il se convertit soudainement à 28 ans. Charles de Foucauld fait un pèlerinage à Jérusalem puis entre au monastère trappiste de Notre-Dame-des-Neiges, dans l'Ardèche. Après un nouveau séjour en Terre sainte, il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 et la même année se rend en Algérie.

En 1905, il s'installe dans une cabane de pierre à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar, au cœur du Sahara algérien, caressant le rêve de convertir les bédouins du Sahara français par sa présence et son exemple. Le 1er décembre 1916, le père Charles de Foucauld est tué dans son ermitage de Tamanrasset, au cœur du Sahara. Il a 58 ans. Il est béatifié le 13 novembre 2005. Voir aussi la chronique du 29 juillet.

Le maréchal Pétain et Darlan, rencontrent le Maréchal Göring, à St-Florentin : Pétain lui remet un mémorandum reprenant le contentieux pour obtenir une collaboration politique sincère sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté française sur l'ensemble du territoire, de la fin de l'Ostland, de la disparition de la ligne de démarcation, d'assouplissements économiques et de la libération des prisonniers ; ce mémorandum est refusé par Goering.

« La conférence de Saint-Florentin a eu le mérite de clarifier ce que chacun mettait derrière ce mot très vague de « collaboration », employé dans la convention d'armistice et repris dans le communiqué de Montoire.

Dans les traités de La Haye et la convention d'armistice, il voulait dire qu'on cessait de se combattre et qu'on se parlait pour assurer, dans la neutralité, la survie du pays battu et occupé.

Pour les Allemands, collaboration impliquait tôt ou tard co-belligérance, c'est-à-dire aide à l'effort de guerre allemand, voire même guerre en commun. Naturellement la propagande anglo-gaulliste a pris le mot dans ce sens pour pouvoir accuser Vichy de trahison.

Pour le Maréchal – et pour Darlan, quand, dans les derniers mois de 1941, il se fut dégagé complètement des protocoles de mai – collaboration signifiait que l'Allemagne nous rendait la plus grande partie de nos prisonniers, allégeait nos charges, diminuait substantiellement les frais d'occupation, etc. Moyennant quoi, on lui concédait de petites choses qui n'étaient que des miettes dans son effort de guerre et on lui promettait notre concours pour apaiser la haine entre les deux pays et faire, à la paix, une Europe nouvelle.

Or ce concours, non militaire, n'intéressait plus guère l'Allemagne de fin 1941, affrontée, le dos au mur, à une guerre devenue mondiale.

L'entrevue de Saint-Florentin n'avait pas eu d'autre but, pour Gœring, deuxième personnage du Reich, qui l'avait sollicitée, que de savoir enfin à quoi s'en tenir entre les diverses acceptions du mot. Il avait été servi par la franchise énergique du Maréchal. Certes, entre anciens combattants de la Grande Guerre s'estimant mutuellement, le ton était toujours resté courtois et respectueux. Mais les dirigeants du Reich avaient enfin compris qu'il n'y avait rien de sérieux à attendre de la France, surtout dans le domaine militaire, sans des concessions substantielles que leur manque de confiance à notre égard (justifié par l'état de l'opinion) les empêchait évidemment d'envisager. »

(Amiral Auphan, L'Honneur de servir, p.321-322)

Le contingent 46-2 a été rappelé. Souvenons-nous que Thorez est rentré de Moscou, amnistié par de Gaulle, que le maréchal Leclerc, que beaucoup poussaient à entrer en politique vient de décéder dans un tragique accident d'avion, que la CGT et le PCF multiplient les grèves qui paralysent le pays, qui, à la différence de l'Allemagne ne bénéficie encore pas du plan Marshall, que les statues de ND de Lourdes, ND de Pontmain, font le tour de la France, portées pieds nus par les catholiques français. Les processions sont souvent violemment attaquées par les communistes et brocardées par les journaux décembre 1947: Le 8 décembre Notre Dame apparaît à l'île Bouchard au sud de Tours à quatre fillettes.

Elle va tout d'abord demander aux enfants de « prier pour la France qui est en grand danger ». En effet, le mécontentement populaire, les pénuries, les frustrations et les tentatives de déstabilisation extérieures sont tels que le pays, en proie à une grève générale très dure, est alors en situation quasi-insurrectionnelle. Tous les responsables politiques et syndicaux considèrent la guerre civile comme inéluctable. Les enfants, obéissant à Marie, se mettent en prière avec leurs camarades d'école. Inexplicablement, le lendemain soir, la grève est arrêtée, le pays se remet au travail. Ce sera le début des « trente glorieuses ».

Le 24 novembre 1956 s'ouvre à Melbourne la XVIe olympiade. Ce sont les premiers Jeux dans l'hémisphère sud. Ces jeux Olympiques ont une saveur particulière pour les Français amoureux du sport.

Alain Mimoun a 35 ans, lors du marathon. Cet ancien caporal-chef, d'origine kabyle, avait failli être amputé d'une jambe à l'issue de la bataille du Mont Cassin, en 1944, un mois avant l'épreuve il a été opéré d'une hernie. Prétendant au titre, il ne peut être sûr de rien. La veille de l'épreuve, il apprend que son épouse vient d'accoucher. Ayant le maillot 13, il bat en 02h25 sur son rival et néanmoins ami, le Tchécoslovaque Emil Zatopek, sous les acclamations des 120.000 spectateurs du stade olympique.

Posté le 2 décembre 2017 à 14h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Et si nos Rois reconnaissaient l'origine Divine de tout pouvoir politique, jusque dans la construction de leurs palais?

Le Valeurs Actuelles, du 28 novembre dernier, publie un article étonnant sur le château de Versailles

Posté le 2 décembre 2017 à 14h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

Statues de Notre Dame de Fatima

 

 

 

 

 

Statues de la Vierge de Fatima à vendre

La Vierge pèlerine a parcouru les chemins de France, tout au long de cette année 2017.

Clermont, Nancy, Toulon, Epinal, Nantes, nos statues arrivent au bout de ce beau pèlerinage pour célébrer le centenaire de Fatima et cherchent acquéreurs….

Vous les avez reçues, elles vous ont accompagnés, vous avez prié avec elles, elles ont sanctifié votre foyer, votre paroisse, votre entourage, n'hésitez pas pour Noel, à vous l'offrir définitivement, c'est un beau cadeau et une formidable présence !

Prix : 1000 euros, livraison assurée, renseignements au 07 81 35 31 38

Pour préparer saintement le centenaire des apparitions de Fatima, pour faire connaître et diffuser la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, l'association des Enfants de Fatima vous invite à vous inscrire, en famille, en paroisse, en groupe d'amis, à la Vierge pèlerine. La statue de la Vierge vous sera envoyée, accompagnée d'un coffret de méditations et de chapelets.

Renseignements et inscriptions sur www.enfantsdefatima.org

 

Posté le 2 décembre 2017 à 14h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

01 décembre 2017

15 décembre : conférence de Philippe de Cathelineau à Sainte-Gemmes-sur-Loire (49)

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Posté le 1 décembre 2017 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Selon la CFTC Metallurgie Yvelines :

Travaillait-on plus au moyen-âge, et jusqu’à la Révolution? Le monde était si différent ! Les perspectives de la vie terrestre, qui était courte, n’étaient pas terrestres hormis le souci de la (sur)vie.

Ø Quand les travaux de la saison le demandent, les paysans travaillent dur la journée et vivent au rythme du soleil : leurs tâches sont effectuées du lever du soleil jusqu’à son coucher. Le travail est beaucoup plus léger à certaines périodes de l’année : en hiver, le froid, l’enneigement, le gel de la terre et la courte durée de l’éclairement solaire leur permettent de rester à l’abri dans leurs masures. Ils en profitent pour entretenir leurs outils et organiser des veillées. (1)

Ø Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine. Autour de l’an 1000, attendez-vous à un choc, nous avions 190 jours de congés par an. Les fêtes de villages, les fêtes des saints locaux, les fêtes des corporations : ça n’arrêtait pas. Et les jours de jeûne (Carême, Avent, les vendredis), difficile d’effectuer des tâches harassantes.

Même les paysans ne trimaient pas à longueur d’année. L’été oui, du lever au coucher du soleil avec une mise à l’abri du soleil au zénith, selon les contrées; mais dès les premiers frimas, une fois le bois coupé et rentré, c’est assez tranquille au coin du feu, on bricole à droite à gauche, on s’occupe des animaux, mais on ne met plus que rarement les pieds aux champs, sauf pour le défrichage et l’aménagement (fossés, épandage).

Bref, calé sur le calendrier chrétien et le grand rythme des saisons, son travaillait moins d’un jour sur deux, mais on travaillait tous.

En ville même topo : dès que le soleil se couche, on ferme la boutique. La loi interdisait de travailler à la lueur des bougies, à cause des risques d’incendie.

Bref, il n’est jamais question de travailler plus pour gagner plus : on parlait plus de « gagner son ciel » que de rechercher la richesse. (2)

S’il est bien évidemment hors de question de transposer ce modèle social aux temps actuels, on peut néanmoins faire deux remarques : premièrement, ces époques ont produit des monuments magnifiques et un art incroyable. Elles ont défriché et aménagé le territoire. Deuxièmement, il faudrait creuser l’idée de bonheur durant ces périodes. Cette idée qui s’est éteinte au XVIIIème siècle, ce qui a déclenché la Révolution française. Et depuis, avec les révolutions industrielles, les guerres mondiales et la course au « toujours plus », cette question lancinante revient, que se posait déjà le roi David rongé par l’envie prédatrice et ses conséquences : « qui nous fera voir le bonheur? »"

Ajoutons que c'est la Révolution française, avec notamment la loi le Chapelier, qui a détruit cet édifice millénaire et est à l'origine de la condition ouvrière du XIXe. Il aura ensuite fallu un siècle et l'arrivée des catholiques sociaux pour sortir de cette situation.

Posté le 1 décembre 2017 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

30 novembre 2017

C’est arrivé un 30 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Saint Tugdual (Tual), surnommé Pabu, abbé et évêque, a vécu en Bretagne, au VIe siècle, il a établit un monastère au pays de Tréguier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commémoration au martyr romain le 30 novembre (dies natalis) ; et le 1er décembre pour les frères prêcheurs.

Jean (Giovanni Garbella) de Verceil, naît en 1205 à Mosso Santa Maria près de Biella (Piémont, Italie).

Il est maître en droit canon de l'Université de Paris lors de son entrée dans l'Ordre dominicain. Élu 6ème maître de l'Ordre, en 1264, il demeure en charge pendant presque vingt ans. Il recourt plusieurs fois aux conseils théologiques de St Thomas d'Aquin et prend sa défense quand celui-ci est attaqué par l'évêque de Paris.

Il a une grande influence au second concile œcuménique de Lyon en 1274. C'est lui qui fait édifier à Bologne le tombeau de saint Dominique. En 1267, lors de la translation des reliques de saint Dominique, celui-ci tourne sa tête vers Jean et quand Jean, embarrassé, se met dans une autre partie de l'église, Dominique tourne à nouveau la tête vers Jean.

Humble, austère, pacifique, voyageur infatigable, fondateur de monastères, il promeut avec force l'étude, la pauvreté, la prédication évangélique, et le respect dû au nom de Jésus en conséquence de la mission que lui avait donnée le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276). Quand Nicolas III (Giovanni Gaetano Orsini, 1277-1280) meurt, Jean est élu pour lui succéder mais il meurt aussi : le 30 novembre 1283 à Montpellier.

Son culte est approuvé le 07 septembre 1903 par St Pie X.

Joseph Marchand naît à Passavant (Doubs), le 17 août 1803. Après avoir fait ses études à l'école ecclésiastique d'Orsans et au grand séminaire de Besançon, il entre sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 25 décembre 1828.

Ordonné prêtre le 4 avril 1829, il part pour la Cochinchine à Lai-thieu, il y instruit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés. On le charge ensuite du district qui comprend toute la province du Binh-thuan, d'où la persécution le chasse début 1833.

Après s'être caché dans différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugie près de Mac-bac. Un chef des rebelles l'y découvre et l'interne dans la citadelle de Saïgon. Il reste dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvent près de lui.

Lorsque les troupes royales prennent Saïgon, le 8 septembre 1835, le père Joseph est immédiatement arrêté et accusé d'avoir participé à la rébellion.

Conduit à Hué et incarcéré, on le soumet à la question et on lui fait endurer le cruel supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu'il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix mais il repousse cette proposition avec horreur.

Il est condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué au Vietnam. Après sa mort, son corps coupé en quatre est jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d'exposition, est broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l'on jete également à la mer.

Il est déclaré saint, le 19 juin 1988, par saint Jean-Paul II.

Le pape Innocent III préside la dernière séance du concile du Latran. Ce nouveau concile œcuménique est le quatrième à avoir lieu au palais romain du Latran. Il en résulte l'affirmation de la Trinité, de l'incarnation humaine du Christ, la réglementation de la confession auriculaire et du mariage, la condamnation des Cathares et des Vaudois, l'interdiction de créer de nouveaux ordres religieux et l'apparition du terme de "transsubstantiation". Par ailleurs, le pape Innocent III appelle à une nouvelle croisade. Toutefois, c'est son successeur, le pape Honorius III qui l'organise deux ans plus tard.

Le maréchal général de France et condottiere, Maurice de Saxe décède à Chambord. Fils de la comtesse de Königsmark et du futur roi de Pologne Auguste II, il participe à sa première bataille, en 1712, face aux Suédois. Il prend ensuite une part active à la guerre de Succession de Pologne ainsi qu'à la guerre de Succession d'Autriche au service de la France. Il s'illustre notamment durant les batailles de Fontenoy et de Rocourt. En récompense de ses victoires, il est nommé gouverneur à vie de Chambord en 1748, deux ans avant de s'éteindre.

 

La Grande Armée de Napoléon, commandée par les généraux Junot, Dupont et Moncey entre dans Lisbonne avec 25 000 hommes. Ils trouvent la capitale abandonnée. La veille, le roi du Portugal Dom Jão Ier et sa cour ont fui vers le Brésil. Pour l'empereur, la conquête du Portugal est indispensable, car le pays est le plus fidèle allié de l'Angleterre, dont il a décrété le blocus.

   

La bataille de Sinope a lieu durant la guerre de Crimée. Cette bataille navale oppose les Turcs aux Russes au nord de la Turquie. Les Ottomans cherchent à assurer leurs positions dans le secteur et envoient quelques unités marines. Elles affrontent alors la flotte russe durant une heure. Les Russes bombardent les Ottomans et détruisent la majorité des bateaux ennemis. Après cette bataille, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie.

En ce jour, la Belle Poule accoste à Cherbourg. A bord, le cercueil de l'empereur Napoléon Ier mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Le catafalque, après une sobre cérémonie, est déposé sur une péniche qui va remonter le cours de la Seine jusqu'à Paris. Le 16 avril 1821, l'empereur a écrit :

" Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé. "

Sa dernière volonté est respectée, dix-neuf ans après sa mort.

Alors vice-roi d'Égypte, Saïd Pacha accorde à Ferdinand de Lesseps une concession de 99 ans, lui permettant de percer l'isthme de Suez. Le Français envisage en effet de créer une route maritime entre la Méditerranée et la Mer Rouge. Il est prévu qu'à la fin de la concession, le canal devienne propriété de l'Égypte. Voir les chroniques du 17 novembre et du 25 avril.

Alors âgé d'à peine 20 ans, Henri Cornet est déclaré vainqueur du Tour de France. Il était d'abord classé cinquième, mais l'Union Vélocipédique de France élimine les quatre premiers coureurs qui n'ont pas respecté le règlement. Ce Tour a été marqué par les batailles entre spectateurs, par des agressions sur des coureurs de spectateurs qui n'ont pas hésité à jeter des clous sur la route. Desgrange, le fondateur du Tour, a même failli mettre un terme à cette course annuelle.

Foch voulait mettre l'Allemagne totalement à genoux pour lui ôter les moyens de recommencer une troisième fois. L'avenir lui donnera raison contre nos politiciens à courte vue.

La loi sur le revenu minimum d'insertion (RMI) est définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale à l'unanimité. Le texte, proposé par le gouvernement de Michel Rocard, a été débattu durant deux mois avant d'être voté. Dès février 1989, 570 000 foyers vont bénéficier du RMI. La culture de l'assistanat s'installe en France, les outils permettant le « grand remplacement » s'accumulent sous couvert de justice sociale…

C'est une lettre encyclique de Benoit XVI aux évêques aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs sur l'Espérance chrétienne.

Pour ceux qui veulent lire ce document.

Lien

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html

Posté le 30 novembre 2017 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 novembre 2017

Les guerres de Vendée «vues de Paris»: La mise au point de Reynald Secher

9782262072339-2L'historien théoricien de la notion de génocide vendéen et plus tard de mémoricide réagit à propos de la polémique née de l'entretien de Patrick Buisson par Nicolas Demorand sur France Inter, dans lequel il compare le massacre d'Oradour et celui des Lucs :

Posté le 29 novembre 2017 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

C’est arrivé un 29 novembre….

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Saint Saturnin est le premier évêque de Toulouse. Son nom latin « Saturnius », a été transformé dans la langue d'oc en « Sarni » puis francisé en « Sernin ». 

Saint Saturnin meurt martyrisé en 250 pour avoir refusé de se plier à l'obligation qui était faite à tous les citoyens par l'empereur romain Dèce, de sacrifier aux dieux païens. 

Il aurait été jeté sur les marches du Capitole, le temple dédié à Jupiter, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle place Esquirol. Puis il fut attaché par les pieds à un taureau furieux que l'on devait immoler et traîné le long du cardo maximus (la rue Saint-Rome) jusqu'à la rue du Taur (taureau). Son corps aurait été lâché à l'endroit de l'actuelle église du Taur qui s'est appelée Notre-Dame-de-Saint-Sernin jusqu'au XVIe siècle. C'est là que le corps aurait été enterré en cachette.

À la fin du IVe et au tout début du Ve siècle l'évêque Exupère prent la décision de transférer les reliques de saint Sernin à l'emplacement de la basilique actuelle et d'y construire un édifice.

Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.

Louis IX est couronné Roi à Reims et succède ainsi à son père Louis VIII mort à Montpensier le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence, car il n'est âgé que de 12 ans. Fervent chrétien, il meurt en croisade devant Tunis le 25 août 1270. Voir la chronique du jour, mais aussi celles du 25 avril, des 11 et 19 aout entre autres).

Au terme de près de 30 ans de règne, le Roi de France Philippe IV le Bel, meurt à Fontainebleau à l'âge de 46 ans. Son fils Louis X, dit le Hutin, lui succède mais il meurt moins de deux ans après son couronnement. Ses trois fils se succèdent sur le trône mais sans descendance. Avec eux s'achève la lignée des Capétiens directs. (Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi).

Il annexe la Flandre au domaine royal. Sous son règne éclate un très grave conflit opposant la France à la papauté romaine. Cette crise qui ne se termine que par le déplacement de la cour du pape Clément V de Rome à Avignon, est à l'origine du Grand Schisme d'Occident. Tous deux détruisent l'ordre des Templiers (voir les chroniques du 13 octobre, 18 mars et 3 avril).

Au lendemain de la défaite de Marignan, les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère. Ils signent alors une paix perpétuelle avec la France de François Ier, qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires. Cette paix " perpétuelle" est aussi appelée Paix de Fribourg. Les Suisses s'engagent à ne plus porter les armes contre la France ni à aider ses adversaires. Fidèle jusqu'à la mort les gardes Suisses se feront massacrer jusqu'au dernier pour défendre les Tuilerie, en 1792, contre les révolutionnaires armés par le duc d'Orléans, voir la chronique du 10 août.

Le Parlement valide ce rapprochement. Une messe est célébrée le 30 novembre par le légat Reginald Pole, archevêque de Cantorbéry, cardinal de l'Eglise catholique romaine.

La Ligue tenant la ville, Henri IV a été sacré à Chartres. L'héritier du trône a dû batailler dur pour faire respecter ses droits. Après avoir été excommunié par le pape, il voit sa sanction levée par le Saint-Siège qui a pu vérifier la sincérité de sa conversion.

Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France » rapporte le miracle, dont tous les parisiens sont les témoins, le 22 mars 1594 (voir la chronique du jour), quand Henri IV entre dans Paris alors que les Espagnols et la Ligue tenaient encore la ville ; Henri IV fait sa première visite fut pour Notre Dame de paris :

«Là fut vu de toute l'assistance, étant en indicible nombre près de sa Majesté, Saint Michel, l'ange gardien de la France … qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. » (Citation par la Franquerie de André Favyn dans son livre Le théâtre d'honneur et de chevalerie, p 612).

Et le marquis de continuer :

«L'archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s'était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la loi Salique doit être appliquée non seulement dans son esprit mais aussi dans la lettre ». (Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France », Ed : Résiac)

Vincent de Paul est un prêtre catholique français connu pour sa grande charité. Il est longtemps l'aumônier des galériens avant de se mettre au service de la reine Marguerite de Navarre, l'épouse du Roi Henri IV. Il fonde alors la Congrégation de la Mission, en 1625, dont la vocation est l'évangélisation les populations pauvres des campagnes, puis des colonies. Le 29 novembre 1633, il fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui devient très vite la Compagnie des Filles de la Charité, une société de vie apostolique exclusivement féminine sous la responsabilité de Louise de Marillac. Les sœurs qui y entrent se consacrent aux malades et aux pauvres, aussi bien matériellement que spirituellement. Devenues les « Sœurs de Saint Vincent de Paul », leur société est aujourd'hui présente dans 94 pays et compte environ 20 000 membres.

Le 29 novembre 1791, l'assemblée législative prend un décret contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé, votée un an plus tôt. La Révolution tourne à la guerre civile.

Saint Pie X termine son allocution consistoriale en ces termes:

«Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique... appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et Nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il !

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît à cinq enfants du village de Beauraing, en Belgique : Fernande, Gilberte et Albert Voisin, ainsi qu'Andrée et Gilberte Degeimbre. Les événements se déroulent dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur tenu par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. L'apparition est reconnue le 2 juillet1949. Le message de Notre Dame est de venir en pèlerinage car dit-elle:

"Je convertirai les pécheurs."

L'Assemblée générale de l'ONU réunie à New-York, prend la décision de partager la Palestine en deux: un Etat arabe et un Etat juif. L'administration de Jérusalem relèvera de l'organisation internationale. Le Conseil de la ligue arabe s'oppose à cette décision ; très vite les affrontements commencent. L'état d'Israël naît le 14 mai 1948, et connaît immédiatement la guerre en étant envahi par l'Egypte, le Jordanie, l'Irak, la Syrie et le Liban.

A Londres, De Gaulle et Macmillan décident de développer ensemble un avion supersonique commercial, dont l'entrée en service est prévue en 1970, le "Super-Caravelle".

L'ancien secrétaire du pape Jean-Paul II, le cardinal Dziwisz, confirme le choix d'un miracle survenu en France.

Posté le 29 novembre 2017 à 06h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2017

C’est arrivé un 28 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Sa fête liturgique est le 28 novembre pour la Famille vincentienne ; mais le 31 décembre (dies natalis) pour l'Église Universelle. Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d'une famille de dix-sept, naît le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d'Or.

À neuf ans, elle perd sa mère. On la voit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l'embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n'ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »

À onze ans, la fillette remplit l'office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devient responsable des travaux domestiques. Après son travail, elle se rend souvent à l'église et priait devant l'autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères, près de Paris, Catherine Labouré fait trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entre au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce Saint lui apparaît dans la chapelle du couvent. La Ste Vierge lui apparaît et lui prédit des souffrances à venir tout en l'assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l'invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière est le premier moyen qu'emploie la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d'onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d'aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c'est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes est la pénitence qu'elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l'amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »

Elle trépasse à l'âge de soixante-dix ans, le 31 décembre 1876. Cinquante-six ans après son décès, lors de l'ouverture de son tombeau, son corps est trouvé dans un état de parfaite conservation.

Gontran, roi de Bourgogne s'associe à son neveu Childebert II, roi d'Austrasie dans le pacte d'Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l'Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l'élaboration de ce traité. Ce traité d'Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.

La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C'est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d'être relevée: Il est convenu qu'aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c'est-à-dire les grands qu'un serment de fidélité attachait au souverain, de l'autre et qu'il n'accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.

 

C'est saint Grégoire III qui appelle à l'aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards.

le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.

Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n'hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement c'est le versement d'une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.

 

Les deux souverains décident de l'organisation de la septième croisade. L'Eglise de France va la financer largement.

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune Roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d'Espagne, Anne d'Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.

Roi pieu et profondément croyant c'est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.

Le Mariage de Louis XIII, Roi de France et de Navarre et d'Anne d'Autriche, infante d'Espagne » tableau de Jean Chalette. Musée des Augustins à Toulouse.

Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le Roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont "Le Bourgeois gentilhomme" et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu'ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l'opéra français.

 

Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698.

Ce sera à l'influence néfaste de ce « patriote » enterré au Panthéon, qu'est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au Lieutenant général de Montcalm qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.

 

Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L'engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen "le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare." Il sera d'abord appelé 'Louison" ou "Louisette" mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de "guillotine" en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: "la veuve". La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s'appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu'en 1977.

Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d'Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l'Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d'Orléans ou le duc de Chartres)[]. Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et jouaaussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.

Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s'appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.

Henri Bordeaux écrit en effet : « Le 21 janvier prochain le général Weygand est atteint par la limite d'âge et prendra sa retraite, à moins que… à moins qu'un décret nous le maintienne dans ses fonctions actives. […] Nous sommes en retard e France, pour toutes les questions de défense nationale. Il s'agit de savoir si nous voulons nous diminuer encore. […] Le général Weygand en ce moment n'est pas remplaçable. Son nom est à lui seul une puissance. […] Mieux vaut garder l'homme qui, parce qu'il a su et saura la faire peut contribuer à éviter la guerre par la confiance qu'il inspire au-dedans et la crainte qu'il inspire au dehors, plutôt que d'être un jour contraint à le rappeler brusquement. »

Le 15 avril 1932, ce décret est signé ; malheureusement, le 18 janvier 1935, Gamelin remplace Weygand aux fonctions suprêmes ! Quelle hypocrisie du système !

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, pages 135 et 139.

Au cours d'une tournée d'inspection, l'avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s'écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.

Philippe Leclerc (1902-1947)

 

Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l'éducation des Pères jésuites de la Providence d'Amiens. Saint-Cyrien de la promotion " Metz-Strasbourg ", il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l'Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d'un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.

Instructeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l'Ecole de guerre,il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l'état-major de la 4e division d'infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s'évade, et rejoint le front.

Blessé, hospitalisé sur ordre, il s'échappe devant l'avance ennemie, gagne Paris à bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l'Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l'approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.

Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s'empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :

« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».

Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l'aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.

Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ;elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d'audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d'Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s'empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai. Peu de jour après Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugement (cf. la chronique du 6 mai).

Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l'autorité de l'amiral Thierry d'Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l'Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l'ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 - début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l'action militaire et l'action diplomatique (accords Sainteny - Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l'homme de terrain s'oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d'Argenlieu ou Bidault, craignent d'ébranler l'Union française par des mesures arrachées plus qu'accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.

Il reprend ses fonctions d'Inspecteur qui ont été étendues à l'ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s'écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : " Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes ". En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l'Histoire.

Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et... l'inventeur du World Wide Web.

Posté le 28 novembre 2017 à 06h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

27 novembre 2017

C’est arrivé un 27 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Né dans le pays de Riez (Basses Alpes), il devient moine à l'abbaye de Lérins et succède à son fondateur, saint Honorat, lorsque celui-ci devient évêque d'Arles. Il refuse d'être l'évêque de Fréjus, mais il est bien obligé, par l'enthousiasme des fidèles, à devenir évêque de Riez dans les Basses Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). Maxime meurt au milieu d'eux, après les avoir édifiés, pendant vingt-sept ans, par sa pénitence et sa charité.

Il fait triompher la vérité catholique dans plusieurs conciles provinciaux à Orange (441), Vaison-la-Romaine (442), Arles (451 et 453).

D'abord moine à Luxeuil, il est élu évêque de Noyon et de Tournai, et montre un grand zèle pour évangéliser les peuples du nord.

Échappé dans sa jeunesse aux mains des pirates, il est recueilli par saint Félix, alors ermite dans l'île de Batz, le suit dans la vie monastique et se fait remarquer en récitant par cœur le psautier, car il ne savait pas lire, et en veillant sur les navigateurs. Il meurt à l'abbaye de Rhuys en Bretagne, vers 1040.

Vase de Soisson, mariage avec la princesse Clotilde, victoire de Tolbiac, baptême à Reims par Saint Remi, pour ceux qui ont reçu une formation digne de ce nom à l'école, Clovis évoque beaucoup de choses. Il sera enterré dans la crypte la basilique, construite à la demande de la reine Clotilde, sur une colline proche de Paris (actuellement le 5è arrondissement). Sainte Clotilde le rejoindra en 545. Un peu plus tard on dépose les reliques de Sainte-Geneviève et la basilique prend son nom. A cet emplacement Louis XV y fait construire l'église Sainte-Geneviève, devenue le Panthéon, ou soi-disant tel, sous la Révolution.

Et voici la prière des Francs retrouvée dans un missel du VIIIème siècle :

«O Dieu tout puissant et éternel, qui avez établi l'Empire des Francs, pour être dans le monde l'instrument de votre divine volonté, le glaive et le rempart de votre Sainte Eglise, nous vous en prions, prévenez toujours et en tous lieux de la céleste Lumière les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour établir votre règne en ce monde et que, pour faire ainsi qu'ils auront vu, leur charité et leur courage aillent s'affermissant toujours »

Lors du Concile de Clermont, le pape Urbain II exhorte les chevaliers des royaumes occidentaux à la croisade. Le but est de libérer la Terre sainte et prendre possession de Jérusalem. Les premiers croisés partent à la fin de l'été 1096 avec à la tête des Lorrains, Godefroi de Bouillon. La première croisade est lancée.

Fille d'Aliénor d' Angleterre et d'Alphonse VIII de Castille, Blanche de Castille épouse Louis VIII en l'an 1200, alors qu'elle n'a que douze ans. Elle donne douze enfants à la couronne de France entre 1205 et 1213, dont cinq atteignent l'âge adulte, parmi lesquels Louis et Charles. La guerre qui sévit dans le sud de la France vient à bout de son beau-père et de son mari. Louis IX a onze ans ; sa mère assure la régence et fait habilement face aux seigneurs rebelles de la Bretagne et du Centre qui refuse de se plier à l'autorité monarchique. Une fois Louis IX sacré, elle ne disparaît pas de la sphère du pouvoir et assume la totalité des fonctions de son fils lors de l'absence de celui-ci, parti en croisade. Epuisée, elle est confrontée à la révolte des pastoureaux, avant de s'éteindre loin de son fils, toujours prisonnier des musulmans.

C'est à Aliénor d'Aquitaine, effrayée du comportement de Jean sans Terre, que la France doit d'avoir eu une telle reine. Alphonse roi de Castille a trois filles, dont l'aînée est mariée au roi Léon. Les deux plus jeunes, célèbres par leur mérite et par leur beauté, sont vantées devant Philippe-Auguste, qui envoie à Alphonse une ambassade pour demander la main d'une de ses filles. Les ambassadeurs devant les deux princesses également belles et douées, hésitent. Ils vont s'en remettre au hasard, quand ils font la remarque que la plus jeune nommée Blanche avait un nom plus doux à prononcer que celui de sa sœur, qui s'appelle Uracca ; cela décide du choix.

Le 23 mai 1200, l'archevêque de Bordeaux reçoit le consentement de Louis, âgé de treize ans et fils aîné de Philippe-Auguste, et de Blanche, âgée de douze ans. La cérémonie du mariage a lieu en Normandie, fief du roi d'Angleterre, car le royaume de France a été placé sous interdit par le pape Innocent III, depuis le début de l'année (Philippe-Auguste ne voulant pas répudier Agnès de Méranie pour reprendre son épouse légitime, Ingeburge du Danemark qu'il tient emprisonnée depuis 1193). Les chroniques de Saint-Denis qualifient Blanche de « très sage, très belle, très bonne et très franche ».

Quand son mari, alors Dauphin de France, se voit proposé la couronne d'Angleterre par les Anglais, lassés de Jean sans Terre, en septembre 1216, et que suite à la mort de ce dernier, le 18 octobre 1216, ces mêmes Anglais reconnaissent son fils Henri III âgé de dix ans, c'est Blanche qui vient en aide à son mari en difficulté ; et non son père Philippe Auguste. Ayant échouée à obtenir de l'aide de ce dernier, elle décide de mettre ses enfants en gage pour financer une expédition de secours en compagnie d'Eustache le Moine. L'échec de l'expédition force Louis à revenir en France.

Sur le plan familial, Blanche remplit les devoirs de la maternité dans toute leur étendue, elle nourrit elle-même ses enfants. Un jour qu'elle accompagne son époux dans une partie de chasse, une dame du palais donne son propre lait au futur saint Louis, pensant se rendre agréable à la reine ; mais Blanche, à son retour, fait rendre à l'enfant tout le lait étranger qu'il avait sucé : « Je suis sa mère, dit-elle, et nulle autre femme ne doit le nourrir ». Elle apporte la plus grande vigilance aux progrès intellectuels de ses fils.

Louis le Lion, son époux, a trente-sept ans quand il monte sur le trône (1223). Le 6 août, l'archevêque de Reims, Guillaume de Joinville, préside le sacre du Roi et son couronnement, ainsi que celui de Blanche. Presque aussitôt Louis prend les armes contre les Albigeois : Philippe-Auguste l'avait prévu et on lui avait entendu dire, dans ses derniers jours, ces paroles devenues prophétiques : « Les gens d'église entraîneront mon fils dans la croisade contre les Albigeois ; il y mourra, et le royaume restera entre les mains d'une femme et d'un enfant ». C'est au cours de cette guerre que commencent les révoltes des seigneurs, qui amènent plus tard les troubles de la régence de Blanche. Thibaut IV, comte de Champagne, est le premier à manifester ouvertement son indépendance.

Elle fait sacrer le futur Saint Louis malgré l'absence d'une grande partie de la haute noblesse du Royaume. Louis IX n'a que douze ans et demi. Reste à affronter la coalition du comte de Champagne, du comte de Bretagne, Pierre Mauclerc ; de Lusignan, comte de la Marche, et de sa femme Isabelle (veuve de Jean sans Terre), comtesse d'Angoulême ; et du vicomte de Thouars et Savary de Mauléon !

Sa diplomatie fait merveille puisque, sans combat, la ligue se trouve dissipée et le 27 mars 1227, le comte de Bretagne et le comte de la Marche comparaissent à Vendôme, et y signent un traité.

Mais une nouvelle conjuration, dirigée par Philippe de Hurepel, bâtard de Philippe Auguste, cherche à capturer le Roi et à le retirer des mains de la régente. Blanche s'enferme au château-fort de Montlhéry, et de là elle écrit aux bourgeois de Paris, en les conjurant de venir la délivrer, elle et son fils. La reine est aimée à Paris, les bourgeois s'arment, et viennent en foule chercher le jeune Roi qu'ils ramènent en triomphe sans que les rebelles osent troubler son retour. Dans la suite de son règne, le bon Roi se complait à rappeler ce témoignage de l'amour de ses sujets.

« Et me conta le saint Roi, dit Joinville, que il, ni sa mère qui étoient à Montlhéri, ne bougèrent jusques à tant que ceux de Paris les vinrent quérir avec armes ; et me conta que dès là, armes et sans armes, le conduisit jusques à Paris, et le défendit la bourgeoisie et garda de ses ennemis ».

Cependant les conjurés ne pouvant vaincre la Régente s'attaquent à Thibault de Boulogne, rare grand du Royaume encore fidèle au Roi. Ce dernier, avec le peu de troupe qui lui reste et malgré sa jeunesse, part vers Troyes pour le secourir. Cette intervention militaire surprend les Barons qui n'osent porter les armes contre leur suzerain.

La Bretagne est toujours alliée de l'Angleterre, Henri III ayant débarqué à St Malo, alors que Blanche vient de conquérir les places fortes bretonnes de Chantoceaux et d'Adon. Finalement, à Saint-Aubin du Cormier, une trêve est signée, 4 juillet 1231, pour trois ans avec une clause renouvellement. Elle est immédiatement suivie d'un traité de paix définitif, signé à Paris, entre le comte de Bretagne et la reine, et qui met fin à toutes les guerres que la régente a eu à soutenir contre les vassaux de la couronne.

La jalousie et les calomnies persistent. C'est ainsi qu'alors qu'un religieux réprimande le Reine sur les « orgies et maîtresses de Saint Louis » elle lui réplique qu'elle aimerait mieux : « voir mourir son fils, malgré toute la tendresse qu'elle avait pour lui, que de le voir encourir la disgrâce de son Créateur par un seul péché mortel ».

Si la force de caractère et son talent diplomatique exceptionnels sont mis au service de la France, le sire de Joinville nous rapporte qu'elle surveille le couple royal de trop près et est d'une grande dureté vis-à-vis de sa belle fille, Marguerite de Provence. Il souligne que Saint Louis dut se cacher pour voir sa femme.

Saint Louis ayant accompli le vœu de se croiser s'il guérissait, confie la régence du Royaume à Blanche en 1248. Louis IX avait, en effet, remis à sa mère le gouvernement du royaume avec les pleins pouvoirs. Ce pouvoir royal est tel, qu'au mois de mai 1249, on donne cours à une nouvelle monnaie qui, sous le nom de Reine d'or, représente Blanche tenant une couronne. Blanche de Castille gouverne sans inquiétude, défendant les possessions poitevines et l'héritage toulousain.

Son gouvernement est sage et prudent, elle refuse ainsi à Henri III le passage par la Normandie, que ce prince lui demande pour aller réprimer les troubles de ses provinces de France ; ce refus de la régente préserve les peuples des désordres qui accompagnent la route des armées et qui, au Moyen Age surtout, sont redoutables.

C'est à peu près le dernier acte important de l'administration de Blanche de Castille. Elle est surprise à Melun d'une fièvre violente, transportée à Paris, elle y reçoit les derniers sacrements des mains de l'archevêque de Paris ; elle meurt le 27 novembre 1252.

Blanche est inhumée à l'abbaye de Maubuisson. La reine avait fondé cette abbaye en 1241. Une charte de la même année atteste qu'elle a bâti ce monastère de filles de l'ordre de Cîteaux, afin d'y faire prier pour l'âme du roi Alphonse, son père, de la reine de Castille, Aliénor d'Angleterre, sa mère, et de Louis VIII, son époux.

Elle se déroule près du village de Roosebeke, actuellement Westrozebeke en Flandre-Occidentale, et oppose les Flamands, commandés par Philippe van Artevelde à l'ost français conduit par le Roi Charles VI de France et commandé par le connétable Olivier V de Clisson. Bien que deux à trois fois moins nombreux les Français écrasent leur adversaire et en profitent pour récupérer les fameux cinq cents "éperons d'or", trophées de la sanglante bataille de 1302, encore exposés sous la voûte de l'Eglise Notre Dame à Courtrai. Ils seront exposés à la basilique Saint Denis.

Catherine rapporte que la sainte Vierge vient lors de la méditation du soir. La Vierge se tient debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissent des rayons de lumière sur le globe. Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d'une croix qu'elle élève vers le ciel. Catherine entend:

« Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier »

Dans le 2ème tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d'un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit :

« Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».

Puis un ovale se forme autour de l'apparition et Catherine voit s'inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d'or: « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».Alors une voix se fait entendre:

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».

Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille: en haut une croix surmonte l'initiale de Marie, en bas deux cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive. Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront ces grâces ».

La médaille miraculeuse

Cf. les chroniques du 6 juin et du 18 juillet.

A 4h40 du matin, l'armée allemande envahit l'arsenal de Toulon. Devant l'invasion, les marins de la flotte française commandée par l'Amiral Jean de Laborde sabordent l'ensemble de la flotte. Navires, machines et artilleries sont entièrement détruits pour ne pas être livrés à l'Allemagne. Seuls 4 sous-marins réussiront à fuir pour regagner l'Afrique du Nord.

Etant donné la longueur de ce post je suggère aux lecteurs intéressés de poursuivre sur ce lien.

Voir : http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/

C'est aussi de Gaulle qui déclarait le 20 janvier 1942, Gaulle à la radio de Londres:

« La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l'ordre politique l'apparition certaine de la Russie au premier rang des vainqueurs de demain apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. […] La France qui combat va lier son effort renaissant à l'effort de l'Union soviétique. […] la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu'elle est, malgré son malheur provisoire, l'alliée désignée de la Russie nouvelle. »

Il parlait bien de l'Union Soviétique, la patrie du Communisme, doctrine diabolique, condamnée par les papes et responsable du plus grand génocide de l'histoire de l'humanité, pas de la Russie orthodoxe qui se réveille aujourd'hui sous nos yeux.

Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php

Posté le 27 novembre 2017 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 novembre 2017

Saint Arnoult de Soissons, saint patron des brasseurs belges

Eh oui, il existe un saint patron des brasseurs ! Même deux en fait, avec saint Arnould de Metz, patron des brasseurs lorrains. Mais pour les abbayes qui font de la bière trappiste, c’est saint Arnoult de Soissons qui fait référence !

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Mais qui est donc saint Arnoult de Soissons ?

Le petit Arnoult nait en 1040 en Belgique et s’illustre alors rapidement dans la chevalerie, où il est surnommé « Arnoult le fort ». Mais malgré son succès, il sent que sa vocation est ailleurs … Un jour, il prétexte un passage à la cour de France pour se rendre en cachette au monastère Saint-Médard de Soissons, où il entre pour devenir moine bénédictin. Arnoult est filou ! Quelques années plus tard, il voulu échapper à la charge d’abbé que tout le monde souhaitait en fuyant l’abbaye. La légende raconte qu’un loup rôdait (manque de bol !) et le reconduisit alors jusqu’aux portes de l’abbaye pour accomplir son devoir et devenir abbé. Par la suite, il devint prêtre et ensuite évêque de Soissons, d’où son nom de … saint Arnoult de Soissons. Mais la charge épiscopale lui est assignée contre son gré : aussitôt un successeur retrouvé, voilà notre saint Arnoult retourné à la vie monastique, où il mourut en 1087.

Saint Arnoult de Soissons et le miracle de la bière

À l’époque où Arnoult était évêque, le Pape lui confia la rude mission de reconquérir sa Flandre natale et d’y apporter la paix. Vaste programme ! Pour cela, il voulut notamment fonder l’abbaye d’Oudenburg en 1084, mais une violente épidémie de peste ravagea la région, à tel point qu’on dû arrêter la construction de l’abbaye, par manque d’ouvriers. Arnoult constata que les habitants qui buvaient l’eau de la rivière mourraient les uns après les autres… Il rassembla alors les derniers ouvriers chez le brasseur du village et bénit le brassin de sa crosse. Après avoir bu la bière bénie, tout le monde fut guéri et la peste fut éradiquée ! Alors … miracle ? En fait pas vraiment. La bière, dans sa fabrication, passe forcément par une étape d’ébullition, ce qui purifie l’eau et la rend saine. Rien de nouveau sous le soleil donc, mais tant pis, on aime bien les petites anecdotes chez Divine Box !

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Saint Arnoult de Soissons est souvent représenté avec une pelle à brasser dans sa main gauche – Divine Box

Saint Arnoult de Soissons, saint patron des brasseurs belges !

Aujourd’hui, saint Arnoult est le saint patron des brasseurs belges, fêté officiellement le 14 août. D’ailleurs, à Bruxelles, un week-end entier lui est dédié chaque année fin aout/début septembre pour célébrer le « jour de la bière ». On retrouve par ailleurs saint Arnoult de Soissons en tableau dans nombre d’abbayes qui brassent de la bière trappiste, souvent représenté avec une pelle à brasser dans la main gauche. Pour la petite histoire, la « prière de la bière » viendrait de saint Arnoult ! Si cela ne vous parle pas, allez donc vous abonner à la Divine Box de bières trappistes : le « petit guide des bières trappistes » vous est offert, et vous pourrez tout apprendre et tout savoir sur cette prière de la bière, entre autres !

Et le péage de Saint-Arnoult alors ?

Rien à voir ! En réalité, l’Histoire compte sept sains Arnould/Arnoult ! Saint Arnould de Soissons n’a malheureusement rien à voir avec Saint Arnoult d’Yveline, qui a donné son nom au village des Yvelines, et donc au péage. Dommage, ça aurait fait une belle histoire à raconter. Saint Arnould de Metz en revanche est le saint patron des brasseurs lorrains, on vous en parlait il y a quelques temps !

Pour en savoir plus

Pour déguster des bières trappistes (les meilleures du monde !) et tout savoir sur le monde fascinant des bières trappistes, Divine Box a sorti un abonnement 100% bières trappistes. Chaque mois : 6 bières trappistes, 3 sous-bocks, et dans la première box : le « petit guide des bières trappistes » qui vous explique tout. Pour les curieux, c’est par ici !

Posté le 26 novembre 2017 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Le bienheureux Ponce de Faucigny, qui fut abbé d'Abondance, mais se démit de sa charge pour vivre et mourir comme un simple religieux meurt au monastère des chanoines réguliers de Sixt en Savoie, en 1178.

Elzéar et Delphine se marient alors qu'il n'a que treize ans et elle quinze ans. Ils mènent ensemble une vie de couple basée sur la prière et la pénitence.

En 1308, ils deviennent les vassaux de Robert le Sage, roi de Naples. Celui-ci a tellement confiance en Elzéar qu'il lui confie, en 1323, la charge de demander la main d'une princesse française pour son fils. Il meurt à Paris au cours de sa mission.

Delphine passe les vingt premières années de son veuvage auprès de la reine Sanchie, sur la demande de celle-ci. Mais à la mort de cette dernière, en 1343, elle se retire dans sa Provence natale.

Elle meurt dans la pauvreté à Apt (Vaucluse), où son corps est enseveli dans la cathédrale, à côté de celui de son mari.

C'est au château de Fleix que le duc d'Anjou et Henri de Navarre signent le traité mettant fin à la septième guerre de religion. Il confirme le traité de Bergerac, de 1577. L'équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre, est aussi appelée "guerre des Amoureux", car elle a été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

Transformé en église, puis en mosquée, sans jamais subir de grandes modifications, le site de l'Acropole est demeuré en très bon état pendant deux millénaires. Mais en ce jour, la guerre fait rage entre Vénitiens et Ottomans qui sont alors maîtres des lieux. Retranchés sur le site, ces derniers ont stocké de la poudre dans le Parthénon. Un boulet vénitien atteint le bâtiment qui explose. Ce qui restait du toit tombe définitivement comme le haut des colonnes et la partie sud. Un millénaire plus tôt la statue d'Athéna avait été emmenée, tandis que 150 ans plus tard les Anglais pilleront littéralement les sculptures.

"Nous ne pourrons être tranquilles que lorsque l'Europe, et toute l'Europe, sera en feu".

Du 26 au 29 novembre 1812, se déroula le dernier acte de la Campagne de Russie. Napoléon apprend que les ponts de Borisov, enjambant la Bérézina sont aux mains des Russes. L'Empereur ordonne alors un important mouvement de troupes au Maréchal Oudinot devant la petite ville de Borisov afin de tromper l'amiral russe Tchitchakov, puis charge le Général du génie Eblé de construire dans l'urgence deux ponts au gué de Studianka. Le passage des troupes s'effectue alors dans des conditions météo extrêmes: Trois batailles se déroulent autour des ponts. A Borisov, le Général Partouneaux et sa division se heurtent à Tchitchakov. Le Général Doumerc et sa cavalerie effectuent des charges héroïques sur la rive opposée de Studianka à Brill; enfin le dernier combat se situe aux abords même du gué de Studianka.

Les 25 000 hommes qui constituaient le noyau dur de l'armée sont sauvés mais il fallut abandonner aux mains de l'ennemi autant de blessés et une très grande quantité de bagages. Le 26 novembre 1812, 9300 combattants passèrent sur l'autre rive; le 27 novembre, de nombreux corps d'armée passent devant l'Empereur en personne. Etonnamment, les Russes ne se sont pas encore montrés. La Division Partouneaux capitule le 28 novembre à l'aube. D'un point de vue stratégique, la Bérézina peut être considérée comme une victoire française puisque l'armée russe échoua dans son objectif de bloquer les français à l'est.

Les forces en présence :

Français : environ 40 000 hommes.

Russes: 84 000 hommes.

Pertes francaises: 2000 tués 7000 à 10 000 prisonniers plus la division Partouneaux, soit 4000 tués, blessés et prisonniers.

Pertes Russes: Environ 10 000 tués et blessés et 3000 prisonniers faits sur la rive droite.

La fusée française "Diamant" est lancée d'Hammaguir, dans le désert du Sahara algérien, et place sur orbite la capsule A-1 (aussi appelé Astérix, 1er satellite français). La France devient dès lors la 3ème puissance spatiale mondiale. D'un poids de 42 kilos, Astérix fonctionnera jusqu'au 26 août 1968, après avoir effectué plus de 1400 révolutions autour de la terre.

Réponse de la Sainte Congrégation pour la doctrine de la Foi aux médias qui ont vite souligné que le nouveau code canonique ne condamne plus la maçonnerie et n'y fait même plus allusion.

La réponse souligne que l'absence de condamnation est due aux critères adoptés dans la rédaction et que c'est aussi le cas de d'autres associations dont le nouveau code ne parle pas. Toutes ces associations y compris la maçonnerie sont incluses dans des catégories plus larges. Le jugement négatif de l'Eglise sur la maçonnerie demeure inchangé, parce que leurs principes et fondements sont toujours aussi inconciliables avec la doctrine de l'Eglise. L'appartenance à ces associations est toujours interdite sous peine d'excommunication.

La Congrégation pour la doctrine de la Foi en profite pour rappeler que les évêques n'ont pas autorité pour se prononcer sur la nature maçonnique d'une association.

« …Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé, parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partis de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.

Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même S. Congrégation. »

Joseph Card. RATZINGER, Préfet

Cité par Renée Casin dans Précis de l'Histoire de l'Eglise (éditions Résiac, page 101).

Voir la chronique du 17 février.

Posté le 26 novembre 2017 à 05h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 novembre 2017

C’est arrivé un 25 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Saint Maurin, selon la tradition, alors qu'il s'emploie à évangéliser le peuple de la campagne, il est massacré par des païens au pays d'Agen, vers le VIe siècle.

La bienheureuse Béatrice d'Ornacieux, vierge, qui, saisie d'un grand amour de la croix, vécut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d'Eymeux qu'elle avait fait construire, dans le Valentinois. Elle mourut entre 1303 et 1309.

Il fait des deux pays le sultan de Syrie. Fondateur de la dynastie sunnite ayyubide, Saladin poursuit sa conquête du Moyen-Orient jusqu'à Jérusalem. L'union de l'Egypte et de la Syrie lui donne les moyens d'affronter le Royaume Franc de Jérusalem, que les divisions de la chevalerie affaiblissent, entrainant ainsi sa disparition La dynastie de Saladin sera supplantée par le sultanat mamelouk.

Guy de Boulogne, de son vrai nom Guy de Montfort, décède à Lérida (Espagne). Né en 1313 à Boulogne, il est le petit-neveu de Louis IX ainsi que le grand-oncle du futur pape Clément VII. Il est incité à mener une carrière ecclésiastique dès son plus jeune âge, devenant tour à tour chanoine du chapitre de la cathédrale d'Amiens, archidiacre de Thérouanne puis cardinal-prêtre de Sainte-Cécile. Le pape Clément VI lui confie également d'importantes missions diplomatiques par lesquelles les il désamorce moult conflits entre les puissances européennes de l'époque.

Fils d'un riche marchand de peaux, Jacques Cœur manque de mal tourner en appliquant son génie de la finance à une affaire de faux-monnayage. Cette erreur de jeunesse pardonnée, il rend des services au Roi Charles VII, réfugié à Bourges. À l'image des grands hommes d'affaires italiens de son époque, Jacques Cœur commerce avec le Levant et se rend lui-même en Syrie.

Sa fortune et son talent lui valent d'être nommé par Charles VII maître des monnaies puis argentier, enfin d'entrer au Conseil du Roi. Il contribue au redressement du pays et de la monarchie après l'éviction des Anglais. Mais sa puissance et sa richesse, dues à une activité prodigieuse mais aussi souvent acquises par malversation, suscitent jalousies et haines. Il s'en sort tant qu'il bénéficie de la protection de la maîtresse du Roi, Agnès Sorel.

Après sa mort, Cœur est accusé de l'avoir empoisonnée! Lors du jugement ses malversations sont étalées au grand jour. Après trois ans de forteresse, il trouve refuge auprès du pape. Il meurt à Chio le 25 novembre 1456 à la tête d'une croisade contre les Turcs lancée par le pape Calixte III. Il a été réhabilité par le fils de l'ingrat Charles VII, le Roi Louis XI.

Jacques Cœur a repris à son compte la devise de la seigneurie de Saint-Fargeau : «A vaillans [cuers], riens impossible» («À cœur vaillant, rien d'impossible») lorsqu'il a été anobli en 1440.

C'est la fin de plus de sept siècles de présence arabe et musulmane en Espagne. Le 2 janvier 1492, Ferdinand et Isabelle font leur entrée solennelle dans la ville et y signent le décret de l'Alhambra

A la suite du traité de Loudun, la régente Marie de Médicis, pour se concilier les grands, décide de se séparer des " barbons " qui forment son conseil. Elle refuse en revanche de se défaire de Concini, qu'elle charge de réformer ce Conseil même. C'est à l'un de ses jeunes protégés devenu l'aumônier de la régente quelque temps plus tôt, l'évêque de Luçon Armand Jean du Plessis, âgé de trente et un ans, que le maréchal d'Ancre confie en ce jour le secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères. En 1631, cet évêque fera l'acquisition de la terre de Richelieu, en 1622, il reçoit le chapeau de cardinal. Le chapeau et la terre lui donneront le seul nom dont la postérité se souvienne : cardinal de Richelieu.

« A temps et à contre temps, il faut rappeler, dans un pays qui s'honore d'un Etat de droit, que la loi des hommes, fût-elle votée, ne saurait s'arroger de légitimer la destruction de la vie d'un enfant dans le sein de sa mère. »

Posté le 25 novembre 2017 à 04h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

24 novembre 2017

Patrick Buisson et France Inter, quelques précisions sur Oradour et la Vendée

Précisions d'Henri d'Aramis pour les lecteurs du Salon Beige :

Unknown-17Il est rare de voir Patrick Buisson se laisser désarçonner à la radio... sur France Inter. Nicolas Demorand le charge, l’attaque, le pourfend et au lieu de contre attaquer, esquiver, le vieux loup se laisse avoir par la reductio ad hitlerum... Étonnante impréparation !

Le sujet présenté par Nicolas Demorand est le massacre des Lucs-sur-Boulogne, où 564 personnes ont été assassinées par les soldats des colonnes infernales de la Convention. En Vendée, certains évoquent, à tort, l’Oradour-sur-Glane de la Vendée. Bien loin d’une rigoureuse pertinence historique, il s’agit ici de faire parler l’imaginaire avec un massacre que l’on connaît bien, pour rappeler celui que l’on connaît mal : celui des Lucs. La comparaison s’arrête là et, malheureusement, tombe dans l’anachronisme. Le massacre des Lucs s'inscrit dans le troisème plan d'extermination et d'anéantissement de la Vendée conçu et mis en œuvre par le Comité de Salut Public et la Convention qui consiste entre autres de lâcher les colonnes infernales en Vendée. Quant à Oradour-sur-Glane, c'est un massacre d'une seule division, la Das Reich, quasiment sans hiérarchie, livrée à elle-même, sans ordre explicite du haut commandement allemand.

En bref, ces deux horreurs ne se rejoignent que sur la portée symbolique, non sur le fond.

On le sait moins puisque l'extermination des Vendéens reste une tache pour la République, qui, depuis deux cents ans, non seulement essaie de la gommer, mais pire, a fait des bourreaux des victimes et des victimes les bourreaux (par exemple en rendant des hommages solennels aux fondateurs du concept de gazage dont la statue orne l'hôtel de ville de Paris et comme Lazare Carnot qui a été panthéonisé...).

Il faut cependant retourner l’argumentaire — ce que Buisson arrive à produire dans la seconde partie de son allocution : Oradour-sur-Glane, c’est les « Lucs-sur-Boulogne » version limousin. Et non l’inverse ! Buisson s’en rend compte un peu tard, trop tard, car il se laisse enfermer dans le maître étalon de la Seconde Guerre Mondiale, avant de rappeler que la Révolution est la « matrice des totalitarismes » de manière pertinente... Idéologiquement, l'extermination de la Vendée appelé par Baboeuf « système de dépopulation », les expériences du pharmacien Proust, les fours crématoires, les tanneries de peau humaine et la fonte des graisses humaines, entre autres, préfigurent les horreurs du XXe siècle.

Quant à ceux qui mettent en doute la véracité du massacre, qui accusent Patrick Buisson de trafiquer l’Histoire, de la tordre dans son sens, je les renvoie respectueusement à la lecture de Soljenitsyne, dont on ne peut pas nier la pertinence du propos quand il s’agit de totalitarisme. Il y est même d’ailleurs allé, aux Lucs sur Boulogne, le grand dissident, dire à quel point il tenait haut le caractère maternel de la Révolution dans les révolutions du XXe.

Je le répète, il est étonnant de voir Patrick Buisson, se faire chahuter sur des domaines qu’il est censé maîtriser, notamment quand il écrit dessus... Surtout quand il s’agit des martyrs de Vendée, puisque ce massacre continue à être ostracisé, caché aux yeux par la République des droits de l’homme, éclairée par la raison... Au pays des aveugles, le borgne est roi... Je me permets, humblement, de recommander à Patrick Buisson la relecture des ouvrages de Reynald Secher, spécialiste de la matière, Le Génocide franco-français : La Vendée-Vengé et Du Génocide au Mémoricide.

Posté le 24 novembre 2017 à 18h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Peut-on comparer le génocide vendéen et le massacre d’Oradour-sur-Glane ?

Oui, pour le spécialiste des guerres de Vendée, Reynald Secher :

Posté le 24 novembre 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est arrivé un 24 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

Saint Romain est un prêtre qui a vécu dans la place forte de Blaye sur le territoire de Bordeaux, vers 380.

Esclave dans sa jeunesse, saint Pourçain, trouve refuge et liberté dans un monastère du pays arverne, où il devient moine, puis abbé et meurt très âgé, exténué par les jeûnes, ès 532.

À Dong Hoi en Annam, l'an 1838, Pierre Dumoulin-Borie, évêque, de la Société des Missions étrangères de Paris, Pierre Vo Dang Khoa et Vincent Nguyên Thê Diêm, prêtres deviennent martyrs. L'évêque est décapité et les prêtres étranglés sur l'ordre de l'empereur Minh Mang.

Futur duc d'Orléans de 1407 à 1465, Charles d'Orléans voit le jour à Paris le 24 novembre 1394. Fils de Louis Ier, frère du Roi de France Charles VI, Charles d'Orléans est resté célèbre dans l'histoire de France par son œuvre poétique qu'il réalise lors de sa période de captivité, emprisonné par les Anglais. Longue de 25 années, cette période lui permet de laisser derrière lui plus de 130 chansons, une centaine de ballades, 7 complaintes et plus de 400 rondeaux.

Chancelier et cardinal français, René de Birague naît le 2 février 1506 en Italie. Issu d'une famille milanaise particulièrement aisée, il reçoit une éducation stricte qui le mène rapidement en France, où il se fait naturaliser en 1565. Sous le règne d'Henri III, il est l'un des plus virulents opposants aux protestants. Il devient garde des Sceaux en 1570, puis cardinal en 1578. En 1573, il est récompensé de ses services en étant nommé chancelier de France en remplacement de Michel de l'Hospital. En 1579, il est nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit nouvellement créé.

Mais à la suite de la mort de sa femme, il consacre sa vie à Dieu, devint prêtre puis évêque de Lodève. Il a été enterré dans l'abbaye de Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers.

Encore un grand serviteur de la France, dont « l'éducation nationale » (ce système mérite-t-il des majuscules), se garde bien de parler et de proposer en exemple à la jeunesse de France.


La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de "l'An 1 de la République". Le 5 octobre 1793, les députés votent l'abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades ; primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi en sont les jours. Les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d'Églantine renomme les mois ; leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s'aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n'est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons ! Napoléon Ier l'abolit le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprend le 1er janvier 1806. Il servait surtout à faire disparaître toutes les traces des saints et des fêtes chrétiennes.

Alors ! Anti chrétienne la révolution ? Qui ose nier cette réalité.

Pas un de ses inspirateurs, Voltaire, qui signait ses lettre par un «Écrasons l'infâme» ou en  abrégé : « Ecr. L'inf. » . Cet infâme dont il disait : « fantôme hideux », « un monstre abominable », « l'hydre abominable qui empeste et qui tue ». Il signait aussi parfois « Christ moque »

Son ennemi était le Christ, non pas dans sa nature humaine mais dans sa nature Divine. L'infâme pour lui était Dieu. Et cet homme est au Panthéon français !

La loi irlandaise sur le divorce est approuvée par loi de référendum. Le vote extrêmement serré est remporté avec 50,3% de "oui" contre 49,7 % de "non". L'Irlande était le seul pays à maintenir cette interdiction en vigueur. Malgré les exhortations du Pape Jean-paul II, les Irlandais cèdent à " l'esprit du monde " et pourront désormais librement divorcer. 

La solennité du Christ Roi a été instituée par le Pape Pie XI en 1925, alors que certains états cherchaient à dénaturer le christianisme ou à le faire oublier. Face à ce laïcisme de longue date, il fallait affirmer que le royaume du Christ « s'oppose au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres », « qu'il réclame qu'on ait soif de la justice », et qu'on soit « détaché des richesses matérielles ». Elle est désormais située, non plus le dernier dimanche d'octobre, mais le dernier dimanche de l'année liturgique, comme son couronnement.

 

Posté le 24 novembre 2017 à 04h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

23 novembre 2017

C’est arrivé un 23 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

Metz, commémore saint Clément, tenu pour le premier évêque de la cité au IIIe ou IVe siècle.

Formé à Bangor (Irlande) par le rude saint Gomball, Colomban emmène une douzaine de moines à sa suite pour aller évangéliser la Meuse et les bords du Rhin. Il se fixe ensuite à Luxeuil (Franche-Comté) et y fonde une abbaye qui compte bientôt plus de trois cents moines. Il fonde aussi un autre monastère à Fontaines, à 6 km de Luxeuil. Dans ces deux monastères, la règle est très rude : silence, jeûne, abstinence et obéissance absolue.

Saint Séverin, vécut à Paris, au VIe siècle, reclus dans une cellule, tout entier occupé à la contemplation de Dieu.

À Zerkingen dans le Limbourg, vers 690, saint Trond, est un prêtre, qui donna ses biens à l'Église de Metz et construisit là, sur ses terres, un monastère où il rassembla des disciples

L'enfance de cette princesse est tout angélique. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brille, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison est réglée comme un monastère, elle n'y souffre ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y fait faire la prière et veille à ce que tous observent fidèlement les devoirs de la religion. 

À la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la voit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fait vœu de continence et s'adonne plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu'elle voit son fils préparé au gouvernement, elle quitte la cour.

Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparaît, elle entre dans le tiers ordre de saint Dominique et vit, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui veulent se mettre sous sa conduite. Elle obtient, pour elle et pour ses sœurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite finit en butte aux persécutions et à la calomnie ; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.

Alors que la France connaît un répit dans la guerre de 100 ans grâce aux victoires de Du Guesclin et du Roi Charles V le Sage... Un crime traumatise le pays.

Jean sans Peur, Duc de Bourgogne, fait assassiner le Duc Louis d'Orléans à sa sortie de l'hôtel Barbette, rue Vieille-du-Temple à Paris. Il veut unir l'Artois et la Flandre à son duché. Mais son cousin, Louis Ier d'Orléans, fils du Roi de France Charles V, s'y oppose. Cet assassinat déclenche une sanglante guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, qui se terminer 30 ans plus tard avec la signature du traité d'Arras (1435).

Louis d'Orléans sortait de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur. C'est elle qui préside le Conseil de Régence, depuis que le Roi a été frappé de folie, quinze ans plus tôt.

Louis d'Orléans en est membre comme Jean sans Peur, ou ses oncles, les ducs d'Anjou, de Berry et de Bourbon. Ces derniers profitent de la faiblesse du Roi pour outrepasser leurs droits et s'enrichir aux dépens de la couronne. L'alliance entre la reine et Louis d'Orléans met un frein à leurs exactions.

La volonté de Louis d'Orléans de chasser définitivement les Anglais de France, met en péril l'activité économique de la Flandre, la plus riche de ses possessions, dont la prospérité est suspendue au commerce avec les Anglais. Jean sans peur, le seigneur le plus puissant et le plus riche d'Occident, voit sa puissance vaciller...

C'est  sans surprise, après le crime de la rue Vieille du Temple, que l'on découvre que les meurtriers ont agi sur son ordre. Ils se sont d'ailleurs réfugiés dans son hôtel de la rue Mauconseil, leur forfait commis.

L'assassinat de la rue Vieille du Temple a des conséquences dramatiques pour le royaume de France. La guerre civile commence avec d'un côté, les partisans de Charles d'Orléans, le fils de la victime, de l'autre, les Bourguignons du duc Jean sans Peur.

Il faudra une jeune fille d'à peine 16 ans pour que, à deux doigts de disparaître, la France retrouve le chemin de l'unité et se redresse.

Blaise Pascal, qui vient d'échapper à une mort accidentelle, dans la nuit du 23 novembre 1654, il éprouve une violente expérience mystique. Il a 31 ans. En une nuit il rédige la nuit son Mémorial, texte témoin de sa conversion, qu'il gardera toute sa vie sur lui, cousu dans la doublure de son habit. Le savant va dès lors se rapprocher des jansénistes de Port-Royal et se consacrer à la réflexion théologique. Participant à la querelle des jansénistes et des jésuites, il publie deux ans plus tard un célèbre pamphlet, les Provinciales.

Pascal est un génie qui réinvente la géométrie à 12 ans, écrit le plus savant traité sur les coniques qu'on ait vu depuis l'Antiquité, à 18 ans invente la machine à calculer puis découvre les lois de la pesanteur de l'air. C'est aussi lui qui fonde la première entreprise de transport en communs à Paris.

Gian francesco Albani est élu pape sous le nom de Clément XI, le 23 novembre 1700. Il soutient Philippe V lors de la guerre du Succession d'Espagne, s'attirant l'hostilité de l'Autriche. Suite aux défaites françaises, il est obligé de reconnaître Charles III et s'attire les foudres de Louis XIV. Clément XI se prononce également contre le jansénisme.

La Commune décrète que tous les temples ou églises de toutes les religions seront fermés ; que les clochers, qui par leur domination sur les autres édifices semblent contrarier les principes d'égalité seront abattus ; que tous les prêtres seront personnellement responsables des troubles à l'ordre publique d'origine religieuse ; qu'il leur est interdit toute action publique.

Après dix années de recherches, le physicien Louis Ducos du Hauron met au point le procédé de trichromie et invente ainsi la photographie couleur. Originaire de la région d'Agen, il s'était tourné vers l'étude des couleurs et de la lumière par passion pour la peinture. Son exposition de photos à l'Exposition Universelle de Paris en 1878 lui valu un franc succès.

Le siège de Tuyen Quang, dans la région du Tonkin, débute le 23 novembre 1884, dans le cadre de la guerre franco-chinoise. Deux compagnies de la Légion étrangère sont attaquées par des Pavillons Noirs, des soldats à la solde des Chinois en Indochine. Le siège ne s'achève que le 28 février 1885, avec l'abandon du champ de combat par les Pavillons Noirs, et par la victoire de la France.

Par contre quelle est l'origine de cette église transformée par la révolution en temple maçonnique de la laïcité ?

Le Panthéon surplombe la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Vème arrondissement de Paris. Cette "montagne" tient son nom de la sainte héroïne qui sauve Paris des invasions barbares du Vème siècle, et qui y est inhumée en 500. Une abbaye, renfermant la dépouille de la sainte, avant de recevoir celle de Clovis lui-même y est construite en 508, sous le règne de Clovis. Tout d'abord dédiée à saint Pierre et à saint Paul, cette abbaye prendra le nom de sainte Geneviève au XIIème siècle. L'histoire du Panthéon se rapproche de celle de la Madeleine. Tous deux seront commandés par Louis XV. La Madeleine, conçue sans croix à l'origine, est devenue propriété de l'église, alors que le Panthéon, sensé perpétuer le nom de sainte Geneviève, construit sur le modèle d'une croix grecque et pourvu d'un dôme d'apparence chrétienne, est devenu un temple laïque.

Atteint d'une grave maladie à Metz, en 1744, Louis XV fait le vœu, s'il guérissait, d'ériger une immense église en lieu et place de l'abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine. La guérison venue, il tient parole et assigne à l'architecte Soufflot la tâche de dessiner les plans du monument. Celui-ci imagine un gigantesque édifice, bâti sur un plan de croix grecque de 110 mètres de long, 84 mètres de large et 83 mètres de haut. A l'époque, le projet paraît insensé ; beaucoup, à la cour et dans les salons de la capitale, mettent en doute les capacités de Soufflot. Louis XV confirme sa confiance en l'architecte et pose la première pierre en 1764, au cours d'une grande cérémonie.

Les travaux sont ralentis du fait de difficultés financières. Pour trouver les fonds nécessaires, le gouvernement a recours à plusieurs loteries. L'architecte décède en 1780, c'est Rondelet, son plus brillant élève, qui achève les travaux en 1789.

En avril 1791, la Constituante ordonne la fermeture de l'église et charge Antoine Quatremère de Quincy de modifier la structure de l'édifice, à peine achevé, pour en faire un temple destiné à recevoir «les cendres des grands hommes de l'époque de la liberté française.» L'église devient ainsi le Panthéon, demeure des dieux dans la mythologie grecque. Les dépouilles de Mirabeau, Voltaire, Le Peletier de Saint-Fargeau, Joseph Bara, Rousseau et Marat seront les premières admises.

En 1806, le Panthéon, comme toutes les églises de France fermées sous la révolution, est rendu au culte et retrouve son nom d'origine d'église Sainte-Geneviève. Rebaptisé Panthéon en 1830, l'édifice redevient un temple laïque et « patriotique ». Cette église devient le quartier général des insurgés de la Commune en 1871!

Qui n'a pas été frappé, en visitant ce monument par le vide, par l'absence d'âme qui se dégage de l'ensemble? Qui n'a pas été frappé d'y découvrir, dès que l'on cherche un peu et qu'on s'approche de détails anciens une beauté, une richesse spirituelle extraordinaire ?

En une phrase, cet édifice a acquis au cours du temps une valeur hautement symbolique, et est un peu le symbole de l'état spirituel de la France ; il retrouve sa vocation première quand la France officielle est elle-même respectueuse de l'origine chrétienne du pays, c'est un cimetière mal entretenu, vide et triste, quand la France oublie les promesses de son baptême.

Commandée par le général LECLERC, Philippe François Marie, comte de Hauteclocque de son vrai nom, cette unité est en passe de tenir son serment prononcé en le 02 mars 1941, dans les sables de Lybie.

La deuxième division blindée du général Leclerc entre dans Strasbourg après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours. La ville est libérée et 12 500 soldats allemands sont faits prisonniers. Leclerc s'adresse aux Alsaciens en ces termes :

« […] la flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales. C'est chose faite. »

Pourquoi leur a-t-il dit cela ? Parce que lui et ses hommes avaient donné leur parole d'honneur de faire flotter le drapeau français sur les flèches de la cathédrale où de mourir, quand ils firent le serment de Koufra, le 02 mars 1941.

En pleine débâcle, ce jeune colonel reconstitue une véritable unité de combat. Il la mène à Koufra, en Lybie, première victoire uniquement française depuis juin 1940. Placé à la tête de la 2 Division Blindée, il libère Paris, et trouve que De Gaulle s'y attarde trop. Poursuivant vers l'est, il écrase la 112e Panzer Brigade du général von Manteuffel, à Dompaire, le 13 septembre. Après une pause imposée par le commandement américain, il insiste pour marcher sur Strasbourg.

Et le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l'issue d'une charge partie de Baccarat et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C'est l'occasion d'une prise d'armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu.

Après la réduction de la poche de Colmar puis de celle de Royan. C'est encore la 2DB qui s'empare du Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière.

Sous l'impulsion de l'amiral Thierry d'Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d'Haiphong au Vietminh (Front de l'indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie. Irrémédiablement, la guerre d'Indochine éclate.

A l'âge de 49 ans, Jacques Mayol est le premier homme à plonger à la profondeur de cent mètres en apnée. Il n'a alors qu'un concurrent, l'italien Enzo Maiorca. En 1983, il atteint les 105 mètres, record qui ne sera battu qu'en 1996. Son histoire inspirera Luc Besson pour le film "Le Grand Bleu".

Posté le 23 novembre 2017 à 04h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

22 novembre 2017

Patrick Buisson : « C’est la Révolution qui a ordonné la déportation des prêtres »

9782262072339Patrick Buisson, auteur de "La grande histoire des guerres de Vendée" était l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter mardi matin. Il a dénoncé la Révolution française et ses massacres. Devant un journaliste incrédule, Patrick Buisson dénonce le génocide vendéen ("ce n'est pas balance ton porc, c'est égorge ton porc") :

"Le mot Républicain permet d'évacuer l'idée de nation, un mot-valise dans lequel on met des principes universel. Aujourd'hui la dimension de républicanisme est évacuée, qui renvoie à des principes abstraits". "Le bolchevisme et le nazisme font référence à la Révolution Française".

Puis viennent les questions des auditeurs, plus orientées sur l'actualité politique :

Posté le 22 novembre 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

C’est arrivé un 22 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Le 22 novembre 845, le chef breton Nominoë, auquel Louis le Pieux, fils de Charlemagne, a conféré le titre de duc, se soulève contre les Francs. Il bat les troupes de Charles le Chauve, à Ballon, près de Redon. À sa mort, en 851, son fils Erispoé lui succède à la tête de la Bretagne et obtient de Charles le Chauve rien moins que le titre de roi ! La Bretagne devient indépendante de l'Hexagone pour près de sept siècles. Le Breton Nominoë bat les troupes du roi Carolingien Charles le Chauve à Ballon près de Redon. Pour le roi cette défaite marque l'échec de la conquête de la Bretagne.

Le 22 novembre 1675, à l'observatoire de Paris, Olaüs Römer (ou Roemer) réussit à évaluer la vitesse de la lumière. Son résultat, 200.000 kilomètres par seconde, est remarquablement proche de la mesure actuelle (300.000 km/seconde). L'astronome danois s'est servi de l'observation des « planètes médicéennes » (les satellites de Jupiter), découvertes par Galilée le 7 janvier 1610.

Libéral Bruant est né en 1636 à Paris. Il est reconnu pour ses travaux architecturaux de grande importance. Il a construit l'Hôpital de la Salpêtrière, l'Hôtel des Invalides, l'Hôtel Libéral Bruant et la Basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

Il est l'un des huit membres fondateurs de l'Académie royale d'architecture, en 1671 avec François Blondel, son premier directeur.

Libéral Bruant, est un des principaux architectes du règne de Louis XIV, un grand nom du Classicisme français en architecture.

En Angleterre, il a réalisé le château de Richmond pour le duc d'York. Il trouve la mort le 22 novembre 1697 à Paris.

Le traité franco libanais mettant fin au Protectorat et accordant l'indépendance au Liban est signé le 13 novembre. Cette dernière n'est effective que le 22 novembre 1943, en pleine guerre mondiale.

C'est le chrétien maronite Béchara El Khoury, relâché de prison, et été élu président de la République qui reçoit le pouvoir. L'armée française reste en place pour garantir que la transition se fasse pacifiquement. La classe politique libanaise a conservé les institutions léguées par la France. Le 22 novembre est depuis la date de la fête nationale.

Posté le 22 novembre 2017 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 novembre 2017

C’est arrivé un 21 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

Aujourd'hui l'Eglise Catholique honore la Vierge Marie et célèbre la Présentation au Temple.

La fête de la présentation de la Vierge Marie au Temple, célébrée en Orient depuis le VIe siècle, semble liée à la dédicace de l'église de Sainte-Marie-la-Neuve à Jérusalem (543). Elle est devenue une des douze grandes fêtes de la liturgie byzantine : « Après ta naissance, divine Fiancée, tu fus présentée au Temple du Seigneur pour être élevée dans le Saint des Saints comme une Vierge sanctifiée » (Lucernaire). Rome montra plus de réserve à l'égard de la tradition suivant laquelle, Marie, à l'âge de trois ans, aurait été présentée au Temple de Jérusalem pour y prier et servir Dieu et se préparer ainsi à sa grande vocation. Cette hypothèse est proposée dans l'Evangile apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, composé probablement en Egypte au milieu du IIe siècle. L'Eglise n'a pas retenu cet ouvrage comme canonique, en raison de sa datation tardive et du merveilleux qui y foisonne.

Introduite en Avignon au XIVe siècle, la fête de la Présentation est reconnue par le pape Grégoire XI en 1372. Elle n'est cependant inscrite au calendrier liturgique d'Occident qu'en 1585, par le pape Sixte V, eu égard à l'interprétation symbolique qu'on peut en donner : Marie est le modèle de l'Eglise, qui comme elle, se consacre au service de son Dieu par un don total de tout son être. La Vierge est aussi le véritable Temple où Dieu établit sa demeure au moment de l'Annonciation, préfigurant ainsi la Jérusalem céleste dont l'Agneau qui demeure en son milieu, est l'unique flambeau (Ap 21,23). Cette fête établit ainsi un lien entre le Temple ancien de pierre, et l'Arche de la Nouvelle Alliance, le sein très pur de la Vierge, sur laquelle descendra bientôt la shekinah, la gloire du Dieu vivant.

Roméo de Llivia, naît dans le dernier tiers du 12ème siècle à Llivia près de Puigcerdà en Catalogne. Il entre chez les dominicains en 1217 et reçoit l'habit des mains de saint Dominique. En 1218, avec Arnaud de Toulouse, il fonde le couvent de Lyon, dont il est prieur de 1223 à 1228, avec de remarquables dons pour gouverner. Il sera aussi prieur à Bordeaux. 

De 1232 à 1236 il est provincial de la province de Toulouse. C'est un remarquable prédicateur. Il est accompli en toutes sortes de vertus. « On ne pouvait voir un religieux plus observant, plus mortifié, plus modeste, plus doux et plus humble », dit son biographe. Le secret de cette haute sainteté était sa dévotion à la Vierge Marie. C'est grâce à Elle qu'il entra dans l'Ordre dominicain, où elle est grandement honorée. 

Il dit l'Ave Maria au moins 1000 fois par jour, en utilisant une corde à nœuds comme rosaire. Il est un grand propagateur du rosaire comme dévotion populaire. Le mystère de l'Incarnation est l'objet de sa contemplation assidue. Il ne peut se passer de parler du fils de Dieu fait homme, et de sa mère, dans ses sermons ou ses entretiens.

Il se retire au couvent de Carcassonne, où il meurt très âgé, le 21 novembre 1261, jour de la Présentation de Marie au Temple. En 1285, 24 ans après sa mort, à cause des nombreux miracles sur son tombeau, son corps est exhumé, trouvé incorrompu et transféré dans l'église, devant l'autel de la Vierge, avec cette inscription : Hac sunt in fossa / fratris venerabilis ossa / dicti Romei, / qui fuit arca Dei. / Hic Iesum, atque piam / dilexit valde Mariam.

On le représente tenant une couronne de roses au milieu de laquelle brille le chiffre de l'Ave Maria. Bernard Gui, qui rédigea sa biographie, dit qu'on lui attribue des miracles, qui le rendirent populaire et admiré. Il est vénéré comme bienheureux dès le moment de sa mort et surtout après la translation.

On le fête le 21 novembre, date de sa mort; mais avant 1969, la fête était le 4 mars.

Un goig (poème populaire catalan) dit :
En la plana de Cerdanya
hi ha de Llívia el poble antic,
partint-se França i Espanya
lo seu camp, hermós i ric;
Sant Romeu allí naixia,
bella flor del Pirineu:
Feu-nos amics de Maria,
feu-nos amics del Fill seu,
oh Sant Romeu.

Il succède à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l'empereur Maximin le Thrace, vient de renoncer au trône de Saint Pierre. Il meurt martyr le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

Par l'intermédiaire de Jean de Luxembourg, les Bourguignons remettent Jeanne d'Arc aux Anglais. Ce dernier l'avait lui-même capturée à Compiègne. Il la remet contre une somme de 10 000 livres. Les Anglais la confient eux-mêmes à la justice de l'Eglise en assurant qu'ils la reprendront si elle n'est pas accusée d'hérésie.

Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'envolent à bord d'un ballon à air chaud. Ils sont les premiers hommes qui échappent à la pesanteur terrestre.

Le 4 juin 1783, devant les notables d'Annonay, Joseph Montgolfier lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, les choses se corsent. Étienne Montgolfier lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles avec des animaux, Voir la chronique du 19 septembre.

Sous le regard bienveillant du Roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l'Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l'aventure.

Devant les membres de l'Académie des Sciences, Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon d'aventure s'élèvent jusqu'à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l'ouest de Paris. Après un vol de vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles.

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon 1er organise le « Blocus continental » contre l'Angleterre.

Faute de pouvoir battre militairement l'Angleterre, l'empereur tente de l'étouffer économiquement en empêchant ses commerçants de vendre à leurs clients habituels. Il interdit à tous les pays européens de commercer avec elle. A deux doigts de réussir, ce blocus sera finalement cause de la fin de l'empire. C'est ainsi qu'il sera entraîné dans deux expéditions fatales, en Espagne et en Russie.

Le Congrès d'Aix-la-Chapelle s'achève sur un bilan plutôt positif pour la France. Celle-ci dépasse son statut de paria européen hérité de la Révolution et de l'Empire pour rejoindre le concert de l'Europe. Cette intégration à la Sainte Alliance négociée par le duc de Richelieu traduit un retour à la sérénité dans la politique intérieur française. Elle s'accompagne du retrait des troupes d'occupation installée en France.

Les tisserands de soie lyonnais, appelés canuts, s'insurgent contre le salaire minimum. Ils déclarent la grève générale et très vite l'insurrection prend la forme d'une révolte. Le tarif minimum avait été négocié entre les fabricants de soie, les chefs d'atelier et les canuts. Mais une centaine d'entre eux ont refusé de l'appliquer. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Les soldats se joignent aussi à leur mouvement. Le général Roguet qui gouverne la ville est contraint d'abandonner Lyon aux insurgés. La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d'Orléans, au mois de décembre.

Le Sénat convoque les Français aux urnes en organisant un plébiscite sur le rétablissement de l'Empire. Le "oui" l'emporte très majoritairement, mais près de 2 millions d'électeurs se sont abstenus. Le Second Empire sera officiellement proclamé le 2 décembre. Louis-Napoléon Bonaparte deviendra le nouveau souverain des Français sous le nom de Napoléon III

En 1892, le scandale de Panama, affaire de corruption, éclate en France. La source se trouve dans le financement de la société de Ferdinand de Lesseps, en charge de percer le canal de Panama. En difficulté financière, l'entreprise fait appel à l'argent public mais certains fonds sont détournés au profit du banquier Jacques de Reinach, qui soudoie journalistes et politiciens. L'entreprise en faillite ruine les épargnants tandis que le 21 novembre 1892 Reinach est retrouvé mort. Beaucoup d'hommes politiques français sont impliqués dans ce scandale, dont Clémenceau. 

Le 21 novembre 1916, en pleine guerre mondiale, s'éteint le vieil empereur d'Autriche, François-Joseph 1er (86 ans), après 68 ans de règne et beaucoup de malheurs familiaux.

Son neveu et successeur Charles 1er lui succède et essaie sans tarder de retirer l'Autriche-Hongrie du conflit qui l'entraîne vers sa perte Le vieil empereur décède le 21 novembre 1916, à Vienne. Il entame des négociations secrètes par l'intermédiaire de son épouse Zita, de ses beaux-frères et du pape Benoît XV...

Ces négociations échoueront à cause du plan maçonnique visant à profiter de la première guerre mondiale pour détruire les dernières monarchies catholiques.

Le 3 octobre 2004, Charles 1er est béatifié par Jean Paul II ; extraits de son l'homélie :

« Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté également dans son action politique." -."...La mémoire liturgique du Bienheureux Charles est fêtée le 21 octobre, soit la date de son mariage avec la princesse Zita de Bourbon Parme. Ce n'est pas un usage courant dans l'Église qui fête généralement un bienheureux le jour de sa mort ou de sa naissance au ciel. Cette date montre l'attachement de l'Eglise à la sanctification des époux dans le mariage...  »..

Sur son lit de mort, il répéta la devise de toute sa vie :

"Je m'engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite".

Après avoir été le premier homme à traverser l'océan Atlantique à la rame et en solitaire, Gérard d'Aboville réitère l'exploit en parcourant l'océan Pacifique nord. Parti le 10 Janvier du Japon, il arrive sur les côtes californiennes. Cette traversée d'environ 10 000 km sur un bateau long de huit mètres lui aura pris 134 jours

L'ancien Président de la République Jacques Chirac est mis en examen pour « détournement de fonds publics » lorsqu'il siégeait à la mairie de Paris.

Posté le 21 novembre 2017 à 18h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Patrie et Paternité

Extraits de la conférence de M. Alain Toulza, Auteur de La Grande Guerre des Hommes de Dieu, le 18 novembre, aux cadres et chefs de chapitre du pèlerinage N-D de Chrétienté :

G"S’adressant à la foule des jeunes lors d’un précédent pèlerinage de chrétienté, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, leur rappelait, à propos de l’engagement politique des catholiques :

« (…) Il doit être resitué par rapport à la primauté de Dieu dans la vie de l’homme (…) Nous appartenons davantage à Dieu qu’à César. Le pouvoir de César trouve sa source dans le pouvoir de Dieu et doit s’en inspirer. »

Nous sommes loin, ici, du discours couleur muraille qui nous invite à nous fondre dans la masse pour nous confondre avec elle, prétendant la travailler discrètement au corps et l’orienter selon nos convictions intimes sans avoir à exposer celles-ci aux sarcasmes ou à l’exclusion. Si le sel de notre foi perd de sa saveur, nous serons alors livrés peu à peu à des influences délétères et nous entrerons insidieusement dans ce cheminement désastreux que Charles Péguy a décrit en ces quelques mots prophétiques : « Tout commence en mystique et finit par la politique, tout commence par la mystique et finit par de la politique ». Certes, il ne s’agit pas d’exiger de ceux qui rejoignent notre combat qu’ils épousent les postulats de notre foi, mais qu’est-ce qui nous interdit, quand nous sommes invités à justifier (dans les medias par exemple) nos revendications, d’affirmer que pour nous les lois naturelles reconnues par les personnes droites découlent d’une Cause première qui est Dieu ?

La sécularisation des impératifs de notre combat, sous le prétexte d’entrisme et d’efficacité, nous conduit à une perte progressive de nos repères et à une attitude passive de neutralité (la ‘laïcité’ des lâches) face à des idéologies qui, elles, ne cachent pas leur volonté d’hégémonie athéiste. Et nous en oublions que la neutralité c’est la neutralisation de la vérité. De la totale Vérité. Prenons-y garde : à écarter publiquement de nos discours Celui qui précisément est La vérité, nous en viendrions, volens nolens, à renouveler le reniement public de l’apôtre Pierre : « Je ne connais pas cet homme ! » et à nous exposer à en verser, un jour, des larmes amères.

Or, le temps nous est compté, ce que déjà, dans la Lettre du 20 juin 1909 à nos amis, à nos abonnés, Péguy pressentait, un siècle plus tôt, nous invitant à relever le défi de la subversion de notre pays :

 « De plus en plus, d’année en année, et pour de longues années peut-être, le grand public s’abandonne et on l’abandonne, le public est abandonné à toutes les bassesses. Nous sommes des vaincus. Le monde est contre nous. Tout ce que nous avons défendu recule de jour en jour devant une barbarie, devant une inculture croissantes, devant l’envahissement de la corruption politique et sociale. Nul ne nie plus ce désordre, ce désarroi des esprits et des cœurs, la détresse qui vient, le désastre menaçant. Une débâcle. C’est peut-être cette situation de désarroi et de détresse qui nous crée, plus impérieusement que jamais, le devoir de ne pas capituler ». Et, dans Introduction au Congo léopoldien (26 nov.1905) : « Nous devons nous élever de toutes nos forces et inlassablement contre les envahissements de toutes les barbaries. »

Cent ans plus tard, force nous est d’admettre que cette vision pessimiste s’est en grande partie réalisée. Et nous ne pouvons qu’approuver le sublime appel à la résistance qui la conclut. Mais nous croyons très fort qu’aujourd’hui, en France particulièrement, c’est l’heure de la chrétienté, l’heure du réveil de la chrétienté, et donc l’heure de notre Espérance. De multiples petites flammes s’allument un peu partout autour de nous, ô certes fragiles et vacillantes encore, mais qui se communiquent peu à peu, l’une à l’autre, leur chaleur et ne demandent qu’à être alimentées par chacun de nous. Elles nous font, à nous, adultes qui partageons ce désir de ‘Tout instaurer dans le Christ’ (Omnia in Christo instaurare) cher au Pape St Pie X, un devoir de formation de cette jeunesse."

Posté le 21 novembre 2017 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2017

Saint Jean-Paul II : "Je vois l'Église affligée d'une plaie mortelle (...) elle se nomme l'islamisme"

Extrait d'une conférence donnée par Mgr Mauro Longhi sur Jean-Paul II traduite sur le site Benoit-et-moi

51732_jean-paul-ii-croix-portrait-hors-serie"Mgr Mauro Longhi, du presbytère de la Prélature de l'Opus Dei, très souvent en contact étroit avec le Pape polonais au cours de son long pontificat (...) De 1985 à 1995, le jeune économiste bocconien Mauro Longhi (qui sera ordonné prêtre en 1995) a accompagné et accueilli le Pape Wojtyla dans ses promenades à ski et en montagne (...) Parmi les nombreuses anecdotes racontées, cependant, l'épisode qui a le plus frappé le public de l'ermitage de Bienno, et qui s'inscrit dans le cadre de l'une des nombreuses promenades sur le Massif du Gran Sasso, est sans doute celui qui concerne l'Islam et l'Europe :

C'est alors que Wojtyla change de ton et de voix et, me faisant partager l'une de ses visions nocturnes, il me dit: "Rappelle-le à ceux que tu rencontreras dans l'Église du troisième millénaire. Je vois l'Église affligée d'une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire" - se référant à celles du communisme et du totalitarisme nazi -. "Elle se nomme l'islamisme. Ils envahiront l'Europe. J'ai vu les hordes venir de l'Occident vers l'Orient", et il me fait une par une la description des pays: du Maroc à la Libye en passant par l'Egypte, et ainsi de suite jusqu'à la partie orientale. Le Saint-Père ajoute: "Ils envahiront l'Europe, l'Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d'araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Eglise du troisième millénaire, vous devrez contenir l'invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement"».

Posté le 20 novembre 2017 à 21h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

C’est arrivé un 20 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

Saint Silvestre, évêque de Chalon sur Saône, monte au Ciel dans la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de jours et de vertus.

Le 20 novembre 284, Dioclétien accède à la dignité impériale. Cet empereur est originaire d'Illyrie (les rives de l'Adriatique) comme ses prédécesseurs immédiats. Il va restaurer pour un temps la puissance romaine et instaurer un gouvernement original à quatre, la tétrarchie.

Voir la chronique du 1er mars.

Jean Ier de France, dit « le Posthume », Roi de France et Roi de Navarre, était fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vit que cinq jours. Il est enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, est proclamé Roi de France sous le nom de Philippe V.

La mort prématurée de Jean Ier amène le premier problème de succession de la dynastie capétienne. Quand Louis X le Hutin, son père, meurt sans fils pour lui succéder, c'est la première fois, depuis Hugues Capet, que la succession de père en fils des Rois de France s'interrompt. On décide alors d'attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Le frère du Roi, Philippe, est donc chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d'un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son Roi.

Le problème de succession demeure, quand le nourrisson, proclamé Roi de France sous le nom de Jean Ier, meurt cinq jours après sa naissance. C'est son oncle qui monte alors sur le trône, aux dépens de sa demi-sœur de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, en application de la loi salique ou loi de masculinité. Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce, or au moment du sacre le Roi de France reçoit les trois ordres : sous diaconat, diaconat et la prêtrise. Ce n'est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, et le feront souvent, mais un statut religieux. 

Rappelons quelle est la loi de sacralité est une des lois fondamentales du Royaume :

Détenteur d'un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d'une façon particulière, à la manière d'un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n'est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée à l'époque, aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c'est dire le « tenant lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C'est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu'à Louis XVI, ont été sacrés avec l'huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n'y a pas d'âge pour être sacré ; Reims n'est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire aussi de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

Cette prééminence de la personne du Roi de France sur tous les autres souverains chrétiens a été rappelée par maints et maints écrits des Papes, et manifestée diplomatiquement par la prééminence des ambassadeurs de France (qui marchaient un mètre en avant) sur ceux des autres nations pendant de long siècle.

A la base de cette loi, se trouve l'idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n'y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n'est pas la royauté qui est d'institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu'elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Rien n'empêche le système républicain actuel de se « convertir » et de fonder ses structure sur la même réalité spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique. Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalue jusqu'après la révolution.

Cette loi de masculinité, une conséquence de la loi de sacralité, est aussi appliquée en 1322, le Roi Philippe le Long n'a que des filles, c'est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Mais la loi écarte aussi les hommes descendants des Rois de France par les femmes ; c'est pourquoi Edouard III d'Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

Olivier Charbonneau, né vers 1613, pionnier de la Ville-Marie (Montréal) et le premier à s'installer sur l'Île Jésus. En effet, dans l'espoir d'un avenir meilleur, il décide avec son épouse et sa fille, de se rendre en Nouvelle-France et embarque sur le Saint-André. Par la suite, la famille s'installe sur l'île de Jésus et le 29 octobre 1675, il obtient la première concession de terre sur ce territoire. Il meurt le 20 novembre 1687 à la Pointe-aux-Trembles.

Le 20 novembre 1753 naît Louis-Alexandre Berthier, à Versailles. Destiné à une carrière militaire, il obtient le grade de colonel lors de la Guerre d'indépendance américaine. Il devient plus tard l'un des généraux de Napoléon Bonaparte, qui le nomme ministre de la Guerre sous le Consulat et Maréchal de France en 1804. Après avoir obtenu la principauté de Neuchâtel en 1806, et celle de Wagram en 1809, il meurt le 1er juin 1815.

Major général de la Grande Armée, Berthier participe à toutes les campagnes de l'Empire sans jamais toutefois assurer de commandement sur le champ de bataille, il est pour l'Empereur plus qu'un vaillant soldat ; c'est un ami fidèle et obéissant dont les capacités d'organisation sont précieuses à l'Empereur. Chef d'état-major de la Grande armée en Russie, en Allemagne, en France, c'est lui qui transmet les ordres de Napoléon, veille à leur bonne exécution, surveille le ravitaillement et les services annexes, collecte les renseignements, etc. Il réorganise entièrement le service d'état-major. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré (accident, suicide,) le 1er juin 1815. Sa mort survenue peu avant la bataille de Waterloo affecte Napoléon qui dira de lui : « Nul autre n'eût pu le remplacer. »

Le 20 novembre 1759, la Royal Navy remporte l'une de ses plus grandes victoires lors de la Guerre de Sept ans, en battant l'escadre de Brest dans la bataille des Cardinaux. La marine française, déjà très affaiblie en raison du manque d'argent et de différentes épidémies, est facilement battue par la flotte britannique, et subit de très larges pertes dans la baie de Quiberon, incapable de disputer la maîtrise des mers aux Anglais. La "Guerre de sept ans", qui oppose la France, la Russie et l'Autriche à l'Angleterre et la Prusse a débuté en 1756.

Le traité de Paris, du 20 novembre 1815, sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo...Tremblants de frayeur rétrospective, les Alliés se montrent beaucoup plus durs dans la renégociation du traité avec la France. Celle-ci perd des terres qui étaient siennes depuis longtemps. Notamment le duché de Bouillon, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Sarrebrück, Landau, le pays de Gex et la Savoie. Elle doit aussi payer une indemnité de 700 millions de francs et subir l'occupation étrangère pendant trois ans.

Le gouvernement de Louis XVIII applique néanmoins à la lettre les termes du traité, ce qui lui vaut de réintégrer le concert des nations européennes trois ans plus tard. Quant à l'empereur déchu, il échange la principauté tranquille de l'île d'Elbe contre la prison lugubre de Sainte-Hélène.

Les marines française et anglaise écrasent la flotte de Rosas, le dictateur argentin, à la bataille de la Vuelta de Obligado. Les flottes se livrent à un combat naval sur le fleuve Parana, dans la région de Buenos Aires, une fois bloqué le port de la ville. L'Argentine de Juan Manuel de Rosas est facilement vaincue par les alliés européens qui établissent un blocus jusqu'en 1848.

Le 20 novembre 1873, en France, l'Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer... 127 ans…

Henri-Georges Clouzot naît à Niort le 20 novembre 1907. À la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur, il est très connu pour ses thrillers comme le Salaire de la peur ou les Diaboliques. Il est l'un des trois seuls réalisateurs, avec Robert Altman et Michelangelo Antonioni, à avoir reçu le Lion d'or, la Palme d'or et l'Ours d'or.

Les forces britanniques affrontent l'armée allemande à proximité de la commune de Cambrai. La ville du Nord-Pas-de-Calais est, à l'époque, un point clé pour le ravitaillement de la position Siegfried, partie intégrante de la ligne Hindenburg. Les combats s'achèvent le 7 décembre sur une impasse. Pour la première fois, les Britanniques font usage en masse de leurs chars d'assaut, les Mark IV.

Les Allemands arrêtent le général, à qui l'on doit la reconstruction de l'armée française en Afrique du Nord. Les Américains le libèrent le 5 mai 1945 ; mais il est aussitôt arrêté le 7 à Lindau, par le général de Lattre de Tassigny sur ordre de De Gaulle, qui le fait incarcérer. Le général Weygand attendra jusqu'au 6 mai 1948 une ordonnance de non-lieu qui le libère.

A sa mort De Gaulle lui refuse les Invalides…

Dans le cadre de "l'opération Castor", 2 bataillons de parachutistes français des commandants Bigeard et Bréchignac et s'emparent de Dien Biên Phu. L'objectif était d'attirer le corps de bataille Viet et de le détruire par une bataille classique, comme l'armée française l'avait brillamment réussi peu de temps avant.

Commentaires : on peut aimer ou détester cet homme qui a servi la France toute sa vie comme soldat ou comme homme politique ; on ne peut pas rester indifférent. Etant donné le tombereau d'insultes déversées par la gauche lors de sa mort le général Bigeard mérite de recevoir l'hommage de tous les vrais patriotes.

Posté le 20 novembre 2017 à 01h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)


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