12 juillet 2014

C’est arrivé un 12 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 12 juillet 526 : début du pontificat de Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu, ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, le pape Jean Ier. Saint Félix IV est pape durant un peu plus de quatre ans jusqu'au 22 septembre 530. Il est inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

 

 

  • le 12 juillet 1678 : mort d'Antoine III, duc de Gramont.

Antoine III, duc de Gramont, pair de France est marié à la nièce du cardinal de Richelieu, il reste fidèle au Roi pendant la Fronde. Il devient maréchal en 1641, après s'être illustré dans les campagnes contre les huguenots. Ambassadeur de France en Espagne, il est chargé d'organiser le mariage de Louis XIV en 1660. Il est également nommé lieutenant général de Normandie et est promu ministre d'Etat en 1663.

  • le 12 juillet 1691 : élection d'Innocent XII.

Innocent XII est élu pape le 12 juillet 1691. Très charitable, il lutte contre le népotisme en promulguant la bulle Romanum decet Pontificem en 1692. Il obtient le retrait de la Déclaration des Quatre articles de 1682, qui donnait aux Rois de France autant de pouvoir que le pape, et reconnaît les évêques nommés par Louis XIV.

En 1699, il se prononça en faveur de Bossuet dans la controverse avec Fénelon sur l'Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier avait écrite pour soutenir Madame Guyon. Son pontificat contraste avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu'il penche pour la France plutôt que pour l'Allemagne.

  • le 12 juillet 1730 : Clément XII est élu pape.

Lorenzo Corsini est issu d'une famille italienne prestigieuse. Il suit des études dans un collège jésuite, puis obtient un doctorat en droit. Il est nommé cardinal par Clément XI avant de succéder au pape Benoit XIII. Il œuvre à améliorer la gestion des Etats pontificaux. Il continue également la lutte contre les jansénistes avec la bulle Unigenitus et la franc-maçonnerie avec la bulle In eminenti apostolatus specula.

  • le 12 juillet 1764 : l'astronome français Charles Messier découvre la première nébuleuse de l'histoire.

Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d'aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu'il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n° 27 de son catalogue : Nébuleuse de l'Haltère ou Dumbbell.

 

  • le 12 juillet 1789 : émeutes à Paris.

De nombreuses manifestations sont organisées rue de Paris et dans le jardin des Tuileries, où les bustes de Jacques Necker et du duc d'Orléans sont portés en cortège. Le Royal-Allemand, régiment de cavalerie commandé par le prince de Lambesc, charge la foule aux Tuileries, faisant plusieurs blessés. Pierre-Victor de Besenval, commandant les troupes massées à Paris, se décide à faire intervenir les régiments suisses cantonnés au Champ-de-Mars.

  • le 12 juillet 1792 : vote de la constitution civile du clergé [CCC].

Le bas clergé change de camp. En Vendée, par exemple 80% des prêtres refusent le serment. Les jureurs sont nommés, intrus = « trutons ». En Février 1791, a lieu la cérémonie publique du serment à la constitution civile. L'opposition jusqu'alors larvée se fait plus dure ; les premières émeutes ont lieu en Bretagne. Quand la population chasse les prêtres jureurs, les « intrus », la garde nationale pille les églises et en cloue les portes. Les religieuses chassées de leurs couvents et rentrées dans leurs familles brodent des Sacré-Cœur et propagent cette dévotion. Les pèlerinages sont interdits ; ils ont lieu en paroisse et de nuit; Cathelineau, capitaine de paroisse, porte la croix. La répression se fait violente et les mesures vexatoires, imposées au clergé, entraînent en août 1792 un soulèvement avorté dans le sang. 8000 Bleus portent les oreilles de leurs victimes en cocardes.

Baptême par un prêtre réfractaire

Messe clandestine

  • le 12 juillet 1793 : la Convention fait procéder à l'essai du sémaphore de Claude et Ignace Chappe sur 35 kilomètres.

La construction d'une ligne entre Paris et Lille est décidée. L'Ingénieur français Claude Chappe réussit à envoyer le premier message télégraphique sur une distance de 15 kilomètres, de Saint-Martin-du-Tertre dans le Val d'Oise jusqu'à Belleville au Nord-est de Paris. La transmission s'effectue grâce à des de relais mécaniques placés sur des points hauts et espacés d'une dizaine de kilomètres. Les signaux sont observés par longue-vue et retransmis au relais suivant. Jusqu'à l'invention du télégraphe électrique par Samuel Morse en 1837, le télégraphe de Chappe reste le moyen le plus rapide de propagation de l'information.

  • le 12 juillet 1793 : la Provence se soulève.

Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte Anglo-Espagnole croisant au large.

  • le 12 juillet 1880 : la Loi supprime l'obligation du repos dominical.
  • le 12 juillet 1906 : la Cour de cassation de Rennes annule sans renvoi le jugement prononcé contre Dreyfus.

La Cour de cassation affirme que la condamnation portée contre Dreyfus a été prononcée "à tort". Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894 pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il est gracié par le président Emile Loubet en septembre 1899, Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d'honneur.

  • le 12 juillet 1944 : massacre de Kerihuel à Plumelec dans le Morbihan.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le lieutenant Marienne, est parachuté sur Plumelec, dans le Morbihan. Il encadre et entraîne les troupes importantes du maquis de Saint-Marcel, environ 1500 à 2000 hommes. Le 18 juin, le maquis est attaqué par d'importantes forces allemandes. Le maquis dispersé, Marienne et ses compagnons changent constamment de cachettes, dans les environs de Plumelec car ils sont ardemment recherchés par les Allemands et les miliciens. Marienne qui vient d'être élevé au grade de capitaine décide de déplacer son camp à Kérihuel, en Plumelec, le 9 juillet. Les Allemands obtiennent, par trahison, des informations sur le lieu où se trouve le capitaine Le 12 juillet, au matin, Allemands et miliciens surprennent le capitaine Marienne et ses compagnons, alors qu'ils sont encore endormis. Ils sont froidement assassinés.

  • le 12 juillet 1998 : la France championne du monde de football.

L'équipe de France de football devient championne du monde pour la première fois, à domicile, après sa victoire 3 à 0 contre le Brésil, alors champion du monde en titre.

Posté le 12 juillet 2014 à 11h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2014

C’est arrivé un 11 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juillet : fête de st Benoit, patron de l'Europe chrétienne.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : "le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent".

En 1964 Paul VI fait de Benoît le saint patron de l'Europe.

  • le 11 juillet  755 : Capitulaire de Ver, sur la taille des monnaies.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d'argent avec son monogramme.

  • le 11 juillet  1302 : bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d'or ».

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. L'infanterie flamande a aménagé le terrain, qui est très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l'arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d'or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l'église Notre Dame de Courtrai. C'est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d'or. Les "Eperons d'or" demeureront chez l'ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne seront repris par l'armée française qu'en 1382, à la suite de la victoire de  de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

  • le 11 juillet 1573 : l'édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent la paix avec l'édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d'obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban

  • le 11 juillet  1708 : bataille d'Audenarde.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d'Audenarde. les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

  • le 11 juillet  1789 : Louis XVI renvoie Necker.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d'Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale où Necker est apprécié.

 

  • le 11 juillet  1846 : naissance de Léon Bloy, écrivain français.

 

 

  • le 11 juillet  1857 : soumission de la Grande Kabylie,

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N'Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

  • le 11 juillet  1937 : la Basilique de Lisieux est inaugurée par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII et légat du pape Pie XI.

  • le 11 juillet  1975 : l'Assemblée nationale adopte un projet de loi qui autorise le divorce "par consentement mutuel".
  • le 11 juillet  2006 : la Cour de justice des Communautés européennes juge Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu'elle était commissaire européen dans les années 1990. Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

Posté le 11 juillet 2014 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 juillet 2014

C’est arrivé un 10 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juillet 511 : ouverture du concile d'Orléans.

Ce concile est connu sous l'appellation de Premier concile d'Orléans. L'assemblée est convoquée et par le Roi des Francs Clovis Ier et en sa présence. Il réunit 32 évêques, venus de toutes les régions du Royaume. Il entérine l'alliance entre le Roi des Francs et l'Église et définit le statut de l'Église dans le Royaume franc. On parle de premier "concordat". Il établit le droit d'asile; il reprend certaines décisions du concile d'Agde de 506 telles que la condamnation de l'arianisme.

  • le 10 juillet 983 : le pape Benoît VII meurt à Rome.
  • le 10 juillet 1547 : combat singulier de Jarnac et de La Châtaigneraie.

Le duel a lieu dans la cour de Saint-Germain-en-Laye, en présence du Roi Henri II. La Châtaigneraie, considéré comme la plus fine lame du Royaume est battu grâce au « Coup de Jarnac ».

  • le 10 juillet 1559 : le Roi Henri II, meurt d'une blessure reçue lors d'un tournoi le 29 juin.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

  • le 10 juillet 1608 : l'archevêque de Besançon, Ferdinand, déclare authentique le miracle eucharistique de Faverney (Haute-Saône).

Les 26 et 27 mai 1608 lendemain et surlendemain de la Pentecôte, en l'église abbatiale de Faverney, dans le département de la Haute-Saône, les moines ont placé sur un reposoir composé d'une table surmontée d'un gradin en bois placé devant l'autel, un reliquaire-ostensoir contenant le Saint Sacrement et dans un tube de cristal, un doigt de Sainte Agathe. Des lampes à huile sont maintenues allumées sur la table.

Le lendemain matin une épaisse fumée révèle que le reposoir a pris feu et s'est consumé. Cependant, l'ostensoir privé de son support est resté à la place qu'il occupait dans l'espace Il restera ainsi suspendu dans l'air pendant trente-trois heures permettant à des centaines de personnes alertées du prodige de venir constater le fait. C'est au cours de la messe célébrée ensuite que l'on peut voir l'ostensoir quitter sa place et se poser doucement sur l'autel. L'archevêque de Besançon ouvre immédiatement une enquête au cours de laquelle la commission entend 54 témoins parmi les plus sûrs sur le millier de témoins. Faverney devient un lieu de pèlerinage qui sera à la source des Congrès Eucharistiques.

Bien que publié par l'archevêque de Besançon, Ferdinand de Rye, dès le 10 juillet 1608, le miracle n'est officiellement reconnu par le Saint-Siège que le 16 mai 1864, sur décision du pape Pie IX.

  • le 10 juillet 1637 : enregistrement des lettres patentes portant création de l'Académie française.

Craignant que la nouvelle Académie ne soit une rivale éventuelle, le Parlement a attendu deux ans avant d'enregistrer les lettres patentes de sa création. Voir les chroniques du 2 et du 29 janvier, du 13 mars.

  • le 10 juillet 1690 : victoire du cap Béveziers pour la flotte française face aux flottes anglaise et hollandaise.

La bataille du cap Béveziers met aux prises les flottes françaises et anglo-hollandaises sur la manche, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Jacques II, bouté hors du trône d'Angleterre par le protestant Guillaume III en 1689, a trouvé refuge en France auprès de son cousin Louis XIV. La flotte ennemie perd 17 vaisseaux au total, alors que les Français n'ont aucune pertes à déplorer; cependant bien que le contrôle de la Manche soit tombé temporairement entre les mains des Français, l'amiral de Tourville échoue à poursuivre la flotte alliée avec suffisamment de détermination lui permettant de se réfugier dans la Tamise. Cette bataille est considérée comme la plus belle victoire de la marine du Roi-Soleil, alors qu'au même moment, les troupes envoyées en Irlande sont battues à la bataille de la Boyne.

Bataille du cap Bévésiers
Gravure de Théodore Gudin

  • le 10 juillet 1778 : la France déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 10 juillet 1790 : le pape Pie VI écrit à Louis XVI :

"Si vous approuvez [la CCC], vous entraînez votre nation dans le schisme.".

  • le 10 juillet 1863 : Maximilien d'Autriche est proclamé empereur du Mexique.

L'assemblée des notables, composée de 250 membres se prononce ce jour sur les questions de gouvernement :

La nation mexicaine adopte pour forme de gouvernement la monarchie tempérée et héréditaire, sous un prince catholique. Le souverain prendra le titre d'empereur du Mexique. La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Ferdinand-Maximilien, archiduc d'Autriche pour lui et ses descendants. Dans le cas où, par des circonstances qu'on ne peut prévoir l'archiduc Ferdinand-Maximilien ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la nation mexicaine s'en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu'il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

  • le 10 juillet 1897 : la colonne Marchand occupe Fachoda, au Soudan.

La colonne française Marchand avec 5120 tirailleurs et 8 officiers atteint Fachoda et renforce les défenses de la place. Les Français devancent les anglais qui vont en faire une cause de rupture des relations entre les deux pays. Voir les chroniques du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier

  • le 10 juillet 1900 : Inauguration du métro parisien.
  • le 10 juillet 1939 : le pape Pie XII lève la mise à l'index de l'Action française.

Le pape Pie XII lève l'interdit contre l'Action française et la mise à l'index de l'œuvre de Charles Maurras

  • le 10 juillet 1940 : abolition de la Troisième République, début de l'Etat français.

Le Parlement vote les pleins pouvoirs au Président du Conseil Philippe Pétain.

  • le 10 juillet 1985 : les services secrets français attaquent le Rainbow Warrior.

Le bateau de l'organisation écologiste Greenpeace coule dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande : 1 mort.

  • le 10 juillet 1959 : décès de Marcel Van, rédemptoriste vietnamien.

Voir la chronique du 14 novembre où est racontée sa vie. Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Christ lui apparaît le 14 novembre 1945, entre autre pour lui donner cette prière et lui dire qu'il apprécierait que les Français la lui récitent.

Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE ! Daigne la serrer sur ton Cœur; montre-lui combien tu l'aimes.

Purifie-la; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT. Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité. Oui, nous nous engageons à travailler d'un cœur ardent à l'extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

Amen»

Posté le 10 juillet 2014 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

09 juillet 2014

C’est arrivé un 9 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juillet 1429 : victoire de jeanne d'arc à Troyes.

Jeanne d'Arc fait ouvrir les portes de Troyes à Charles VII, qu'elle va faire sacrer à Reims. Alors que Reims se rapproche, le Dauphin et ses conseillers doutent encore de Ste Jeanne d'Arc qui a bien du mal à convaincre le futur Roi de maintenir le siège quelques jours pour faire tomber la ville. Ayant prêté serment d'allégeance au roi d'Angleterre il y a peu, la cité refuse en effet de donner ses clés. Elle cède pourtant à la simple vue de la « pucelle » organisant le siège.

  • le 9 juillet 1472 : dégagement du siège de Beauvais.

Le 14 juin 1472, partant d'Arras à la tête de 80 000 hommes, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne franchit la Somme et ravage toute la région, puis marche sur Beauvais, l'une des villes les plus riches de France, qu'il savait sans garnison. Les récits des massacres autour de la ville poussent cette dernière à refuser de parlementer.

Les premiers assauts, fin juin ayant échoués, les Bourguignons mettent le siège et préparent minutieusement leur attaque. Les habitants de Beauvais, aidés par des femmes dont la célèbre Jehanne Laisné, dit Jehanne Hachette, repoussent les troupes bourguignonnes

Les reliques d'Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l'assaut. La sainte a aidé à la victoire. La date du 27 juin, retenue pour la fête d'Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême. Afin de récompenser les femmes de Beauvais pour leur vaillance, Louis XI accorde à celles-ci le droit et privilège de porter des habits d'hommes.

  • le 9 juillet 1535 : décès d Antoine Duprat, cardinal, chancelier de France.

Antoine Duprat, né à Issoire le 17 janvier 1463 et mort à Nantouillet, le 9 juillet 1535, est un cardinal-légat français, chancelier de France et de Bretagne sous François Ier. C'est « l'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Il est très décrié par des historiens comme Michelet qui ne lui pardonnent pas d'avoir organisé la lutte contre les réformés et tous leurs excès.

Il est surtout le négociateur du concordat de Bologne, signé en 1516 entre le pape Léon X et François Ier qui met fin au régime d'élections ecclésiastiques instauré par la pragmatique sanction de Bourges (Cf. la chronique du 7 juillet).

  • le 9 juillet 1590 : Henri IV prend St-Denis.

Alors que depuis le 2 aout 1589, mort du Roi Henri II, Henri de Navarre est Roi de fait mais non sacré, ce dernier tente depuis le mois de mai de s'emparer de Paris. Le 9 juillet la garnison de St Denis tombe. Mais Paris aux mains de la Ligue Catholique va résister grâce au renfort d'une armée des Pays-Bas espagnols.

  • le 9 juillet 1653 : bataille de Rethel.

Turenne, maréchal de France, reprend à Condé, allié à l'Espagne la ville après 4 jours de siège.

  • le 9 juillet 1686 : la ligue d'Augsbourg.

La ligue d'Augsbourg est une alliance conclue le 9 juillet 1686 par une grande partie de l'Europe contre Louis XIV.

  • le 09 juillet 1789 : l'Assemblée se déclare Assemblée nationale Constituante.
  • le 9 juillet 1860 : massacre de Damas.

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit, par des sunnites, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l'exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Ce massacre fait suite à celui des chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860).

Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. L'expédition française en Syrie dura du mois d'août 1860 au mois de juin 1861.

  • le 9 juillet 1918 : consécration des armées alliées au Sacré-Cœur.

Le généralissime Foch consacre au Sacré-Cœur toutes les armées alliées placées sous ses ordres. Il le fait en présence des officiers de son état-major.

Une plaque commémorative est apposée dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne, où se trouve l'état-major de Foch. Ce dernier commence avec ses officiers une neuvaine qui se termine le 18 juillet suivant. Ce jour-là commence l'offensive d'où sort la victoire finale.

  • le 9 juillet 1960 : un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
  • le 9 juillet 1970 : la durée du service militaire français est ramenée à un an.

Posté le 9 juillet 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 juillet 2014

C’est arrivé un 8 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juillet 1621 : naissance de Jean de La Fontaine.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français. Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du 13 avril.

Ses Fables sont l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française. Elles ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s'agit comme son nom l'indique d'un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettent en scène des animaux et contiennent une morale au début ou à la fin. Ces fables sont écrites dans un but éducatif pour le Dauphin.

  • le 8 juillet 1623 : décès du pape Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi est le 234ème pape de l'Église catholique. Agé de 66 ans lors de son élection, il est un pape de transition. Ancien élève des Jésuites, il canonise Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il confie aussi à la Compagnie le soin de gérer l'université pontificale grégorienne. Grégoire XV améliore aussi le processus des élections pontificales et créa la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabili divinae providentiae » le 22 juin 1622. C'est qui confère à Richelieu le chapeau de cardinal. Voir la chronique du 9 février.

  • le 8 juillet 1740 : décès de Pierre Vigne, Père sulpicien fondateur de la Congrégation des Sœurs du Saint Sacrement.

Le père Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

  • le 8 juillet 1758 : bataille de Fort Carillon (Fort Ticonderoga).

Victoire des 3 600 hommes (dont les 400 Canadiens du Chevalier de Lévis) de Montcalm sur les 15 000 Britanniques et leurs alliés aux les ordres du major général James Abercromby au fort Carillon. Ticonderoga est au sud du lac Champlain, de nos jours dans l'État de New York. Au moment où Amherst assiège Louisbourg, le général Abercromby rassemble ses troupes la plus grande armée jamais vue en Amérique du Nord, soit environ 16 000 hommes, dont 6 000 hommes de l'infanterie régulière britannique.

L'attaque anglaise coûte à Abercromby 500 morts, 1 000 blessés et 20 disparus. Ses troupes se retirent vers le lac du Saint-Sacrement abandonnant armes, munitions et blessés. Les derniers assauts anglais ont été repoussés par un féroce combat à la baïonnette, au couteau et au sabre.

Le Fort Carillon était un petit édifice fait de retranchements, bâti à l'angle de la confluence entre le Lac Champlain et la Rivière de la Chute, au nord du Lac George (territoire anglais), chargé de surveiller la frontière entre les Treize Colonies britanniques et la Nouvelle-France.

 

  • le 8 juillet 1789 : des troupes royales commandées par le duc de Broglie et le général Besenval se massent autour de Paris

Le 26 juin 1789, Louis XVI a fait appeler à Paris, 3 régiments d'infanterie et 3 régiments de Cavalerie stationnés dans l'Est. Environ 30 000 hommes s'installent au Bois de Boulogne, à St-Denis, et sur le Champ-de-Mars. L'Assemblée lui demande d'éloigner ses troupes.

  • le 8 juillet 1810 : l'île Bonaparte est prise à la France par les Britanniques, débarqués la veille.

L'île de la Réunion, retrouve son nom d'île Bourbon. Elle est rétrocédée à la France lors du Traité de Paris de 1814.

  • le 8 juillet 1827 : décès de Robert Surcouf, corsaire français.

Voir la chronique du 1é décembre.

  • le 8 juillet 1886 : décès de Joseph Hippolyte Guibert, cardinal français, archevêque de Paris.

Joseph Hippolyte Guibert, né le 13 décembre 1802 à Aix-en-Provence, et mort le 8 juillet 1886 à Paris, est archevêque de Tours, puis de Paris de 1871 à 1886. Dès sa nomination il s'occupe de faire construire la basilique dite du "Vœu National" à Montmartre. En 1873, il reçoit le chapeau de cardinal. En 1875, il inaugure l'Université catholique de Paris. Il doit affronter les mesures anti cléricales: suppression de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, premières expulsions de congréganistes.

  • 8 juillet 1937 : sortie de prison de Charles Maurras.

60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C'est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d'hiver où 30 000 Parisiens l'ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.

Posté le 8 juillet 2014 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

07 juillet 2014

C’est arrivé un 7 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 7 juillet 1304 : décès du pape Benoît XI.

Il passe son pontificat à réconcilier la France de Philippe le Bel et la papauté. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XI.

  • le 7 juillet 1438 : promulgation de la Pragmatique Sanction de Bourges.

En 1418, réuni à l'initiative de l'Empereur Sigismond, pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d'Occident, le Concile de Constance s'est achevé avec l'élection de Martin V, sans pour autant renforcer l'autorité pontificale, contestée par les Pères du Concile qui placent celui-ci au-dessus du Pape. En 1431, un nouveau Concile est réuni à Bâle par Martin V, il ne donne rien. Charles VII décide alors d'organiser et de réformer l'Église en France. Il convoque à Bourges une assemblée où se retrouvent les principaux évêques de France.

Le Roi, désirant rendre à l'Église gallicane ses anciens droits et libertés, avec l'appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son Royaume et l'assentiment des princes de sang et des grands feudataires, décide par la Pragmatique Sanction que les décrets des Pères établis et publiés par les anciens papes de Rome, par les conciles généraux et les Constance et de Bâle, seraient conservés dans tout son Royaume et en Dauphiné. Charles VII dénonce les abus du Clergé de Rome et prend plusieurs mesures pour renforcer les libertés Gallicanes, acquises depuis le XIIIe siècle :

- Rétablissement des élections d'évêques et de Pères Abbés pour les Monastères. Toutefois, le Roi de France peut recommander tel ou tel candidat de son choix ;

- Âge minimum pour devenir Cardinal ;

- Restriction de la capacité du Pape à jeter l'interdit sur le Royaume de France et à excommunier son Souverain ;

Le Parlement de Paris enregistre l'Ordonnance en 1439, après une année de délibération, suivi par l'Université de Paris. La Pragmatique Sanction envenime les relations entre la France et Rome. C'est Louis XI, fils de Charles VII, qui sans abolir complètement la Pragmatique sanction, va en corriger les erreurs permettant à la France de retrouver sa place de fille Aînée de l'Eglise. Le pape, en remerciement, accorde au Roi et tous ses descendants le titre de « Très Chrétien ».

  • le 7 juillet 1492 : le Roi Charles VIII confirme les privilèges de la Bretagne.

Il reconnaît les privilèges de la Bretagne : privilèges fiscaux avec le droit pour les Etats de consentir à l'impôt et privilèges judiciaires avec la garantie pour les Bretons d'être jugés par les instances de la province.

  • le 7 juillet 1456 : le procès et la condamnation de Jeanne d'Arc de 1431 sont frappés de nullité par les envoyés pontificaux.
  • le 7 juillet 1585 : la paix de Nemours.

La Ligue, par cette paix, rappelle à tous une des lois fondamentale du Royaume : la loi de catholicité. En effet, le Roi doit être catholique pour monter sur le trône, la plupart de ses serments lors du sacre concernent des aspects de la foi catholique et romaine. Le Roi de France, Henri III, signe avec les Guise la paix de Nemours, qui annule toutes les mesures de tolérance à l'égard des Protestants.

  • le 7 juillet 1867 : 205 martyrs chrétiens japonais sont béatifiés par Pie IX.

Parmi ces martyrs, 21 sont Dominicains, 18 Franciscains, 5 Augustiniens et 33 de la Compagnie de Jésus.

  • le 7 juillet 1698 : naissance de Pierre Louis Maupertuis, mathématicien et astronome français.

C'est le fils de René Moreau de Maupertuis (1664-1746) un corsaire malouin anobli par Louis XIV. Maupertuis se voit offrir à l'âge de vingt ans un régiment de cavalerie. Son père, avec lequel il a une relation très proche, lui ouvre ainsi les portes des mousquetaires gris, dont il devient lieutenant. Il abandonne cette carrière militaire pour se livrer à l'étude des mathématiques. Il publie divers travaux de mécanique et d'astronomie ainsi que des « observations et expériences » sur des animaux encore mal connus à l'époque, comme les salamandres et les scorpions, affirmant ainsi très tôt des talents certains de biologiste. Il contribue aussi à la diffusion des théories de Newton hors d'Angleterre.

  • le 7 juillet 1752 : naissance de Joseph Marie Jacquard, mécanicien français, inventeur du métier à tisser qui porte son nom.

Mécanicien, Joseph Marie Jacquard met au point, en 1807, le métier à tisser Jacquard. Il a équipé un métier d'un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l'aide d'un programme inscrit sur des cartes perforées. Ainsi un seul ouvrier peut manipuler le métier à tisser. Le métier Jacquard connait un succès international et certains sont encore utilisés de nos jours.

  • le 7 juillet 1798 : début de la Quasi-guerre des États-Unis contre la France pour des raisons économiques.

Après l'assassinat du Roi Louis XVI, les relations entre les Etats-Unis et la France se détériorent et donnent lieu à la Quasi Guerre qui débute le 7 juillet 1798. Le congrès des Etats-Unis décide d'annuler les traités signés auparavant avec la France. Un embargo sur tous les produits français est instauré. La révolution contre les colons français à Haïti est soutenue et des ordres aux soldats de la marine sont donnés pour s'emparer des bateaux français.

Les Français reprochent au gouvernement de Washington le rapprochement avec le Royaume-Uni, les retards de remboursement de la dette (les Américains affirmant que leur dette concerne la France royale et non la France républicaine) et sa neutralité dans les guerres révolutionnaires en Europe. Il faut rappeler que le Roi Louis XVI a payé sur se propres revenus une grande partie des frais de cette guerre.

  • le 7 juillet 1807 : signature du traité de Tilsit entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre Ier.

Avec celui du 9 juillet, signé avec le roi de Prusse, ces traité mettent fin à la quatrième coalition.

  • le 7 juillet 1904 : les congrégations religieuses interdites d'enseigner celle dont c'est la vocation sont interdites d'exister.

Le Président du Conseil, Emile Combes, fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d'enseigner. Cette loi fait fermer 2500 écoles ; mais avec l'ensemble des mesures prises par Ferry et Combes se sont 15874 écoles catholiques qui sont contraintes de fermer. Cette année est celle de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. C'est l'année de l'affaire des Fiches dans l'armée. Plus de 40 000 religieux sont ainsi mis à la rue. En octobre 1904, Saint Pie X écrit dans Supremi Apostolatus :

« Actuellement une guerre impie a été soulevée et qui va se poursuivre presque partout contre Dieu. De nos jours, il n'est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur Créateur, et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : Retirez-vous de nous. […] Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu'une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des Temps, et leur prise de contact avec la terre, et que finalement le fils de perdition dont parle l'apôtre n'ait déjà fait son apparition parmi nous. […]

  • le 7 juillet 1941 : Beyrouth est occupé par les troupes de la France libre et les forces britanniques.

Le conflit qui se déroule du 8 juin au 12 juillet 1941 est court, acharné et meurtrier. Dans son livre Syrie 1941- La guerre occultée (Editions Perrin), Henri de WAILLY rappelle quelques vérités. Il démontre que le déclenchement des hostilités est plus la conséquence de volontés politiques fortes que d'impératifs opérationnels.

Pour l'Armée du Levant, fidèle au gouvernement de Vichy, il faut défendre ces territoires placés sous mandat français depuis 1923, conformément aux clauses de l'armistice de juin 1940. Pour les Forces françaises libres (FFL) de De Gaulle, c'est l'occasion d'accroître leur légitimité, d'asseoir territorialement la France libre et de rallier les troupes qui y sont stationnées. Charles de Gaulle négocie âprement avec Winston Churchill le déclenchement d'une opération en Syrie et l'engagement de la 1ère Division française libre (1ère DFL) aux côtés des troupes anglo-saxonnes.

Les Anglais trompés par De Gaulle ont attaqué des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l'armée d'armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais et des Américains.

Pour l'armée française, cette attaque, cette « agression » anglaise s'ajoute à l'« abandon » de Dunkerque, puis les « attaques fratricides» de Mers-el Kébir et de Dakar. Après la destruction de la flotte du Levant, les Français ne sont plus ravitaillés Le général DENTZ se résout à négocier le 9 juillet 1941. Le cessez-le-feu entre en vigueur le 12 juillet 1941 à 00h00. Cette courte guerre s'achève par la signature des Accords de Saint Jean d'Acre le 15 juillet 1941. Mais très peu de soldats rejoignent De Gaulle. Voir les chroniques du 8 juin et du 15 juillet.

  • le 7 juillet 1971 : inauguration du pont de Noirmoutier.
    • le 7 juillet 2007 : publication par le pape Benoît XVI du motu proprio Summorum Pontificum.

Le motu proprio rappelle qu'un prêtre n'a besoin d'aucune autorisation pour célébrer la Sainte Messe selon le rite tridentin. Fait inhabituel, il est accompagné d'une lettre pastorale adressée aux évêques, destiné à mettre fin au conflit avec les Catholiques traditionalistes. L'Église réhabilite la messe de saint Pie V, la messe en latin d'avant Vatican II, sans remettre en cause la liturgie issue de Vatican II, la messe de Paul VI.

  • le 7 juillet 2009 : le Pape Benoît XVI publie l'encyclique "Caritas in veritate".

Extrait :

« Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l'amour et la vérité ne l'abandonnent jamais totalement, parce qu'il s'agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l'esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l'amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l'initiative d'amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l'amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C'est notre vocation d'aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité. »

Posté le 7 juillet 2014 à 07h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 juillet 2014

C’est arrivé un 6 juillet …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 6 juillet : saints catholiques du jour, sainte Maria Goretti, vierge et martyre.

Extrait du Message du pape Jean-Paul II à l'évêque d'Albano à l'occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti :

« A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI, Evêque d'Albano

Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l'hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l'Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. […]

Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l'Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu'au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d'instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n'empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. […]

Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l'émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l'Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d'aller à l'école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par  leurs  parents  au respect d'eux-mêmes et des autres, ainsi qu'au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L'Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.

Dans l'homélie pour sa canonisation, le Pape Pie XII, de vénérée mémoire, indiqua Maria Goretti comme "la petite et douce martyre de la pureté" (cf. Discours et radio-messages, XII [1950-1951], 121), car malgré la menace de mort, elle ne manqua pas au commandement de Dieu.

Quel exemple lumineux pour la jeunesse! La mentalité privée d'engagements, qui envahit une grande partie de la société et de la culture de notre temps, a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté. Il ressort du comportement de cette jeune sainte une perception élevée et noble de sa propre dignité et de celle d'autrui, qui se reflétait dans les choix quotidiens, en leur conférant pleinement leur sens humain. N'y a-t-il pas en tout cela une leçon d'une grande actualité? Face à une culture qui accorde trop d'importance à l'aspect physique de la relation entre homme et femme, l'Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un élément qui touche chaque aspect de la personne et qui doit donc être vécu selon une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu. Dans cette perspective, la personne se découvre être à la fois la destinataire d'un don et appelée à devenir, à son tour, un don pour l'autre. […]

Il est indéniable que l'unité et la stabilité de la famille humaine doivent aujourd'hui faire face à de nombreuses menaces. Mais, heureusement, à côté de celles-ci, on constate une conscience renouvelée des droits des enfants à être élevés dans l'amour, protégés de tous les types de dangers et formés de façon à pouvoir, à leur tour, affronter la vie avec force et confiance.

Dans le témoignage héroïque de la sainte de Le Ferriere, le pardon offert à l'assassin et le désir de pouvoir le retrouver, un jour, au paradis est également digne d'une attention particulière. Il s'agit d'un message spirituel et social d'une importance extraordinaire pour notre temps.

[…] Puisse l'humanité avancer de façon décidée sur la voie de la miséricorde et du pardon! L'assassin de Maria Goretti reconnut la faute commise, il demanda pardon à Dieu et à la famille de la martyre, il expia avec conviction son crime et garda pendant toute sa vie cette disposition d'esprit. La mère de la sainte, pour sa part, lui offrit sans réticence le pardon de la famille, dans la salle du tribunal où se tint le procès. Nous ne savons pas si ce fut la mère qui enseigna le pardon à sa fille ou le pardon offert par la martyre sur son lit de mort qui détermina le comportement de sa mère. Il est toutefois certain que l'esprit de pardon animait les relations au sein de toute la famille Goretti, et c'est pourquoi il put s'exprimer avec tant de spontanéité chez la martyre et sa mère.

Ceux qui connaissaient la petite Maria, dirent le jour de ses funérailles:  "Une sainte est morte!". Son culte s'est diffusé sur tous les continents, suscitant partout l'admiration et la soif de Dieu. […]

Je montre l'exemple de cette sainte en particulier aux jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de l'humanité. A la veille, désormais, de la XVIIème Journée mondiale de la Jeunesse, je désire leur rappeler ce que j'ai écrit dans le Message qui leur était adressé en préparation à cet événement ecclésial tant attendu:  "Au plus fort de la nuit, on peut se sentir apeuré et peu sûr, et l'on attend alors avec impatience l'arrivée de la lumière de l'aurore. Chers jeunes, il vous appartient d'être les sentinelles du matin (cf. Is 21, 11-12) qui annonçent l'arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité!" .[…]

Du Vatican, le 6 juillet 2002

  • le 6 juillet 1203 : prise de la tour de Galata par les croisés lors du siège de Constantinople.
  • le 6 juillet 1274 : session du IIe concile de Lyon.

Ouvert le 7 mai 1274,il compte cinq sessions additionnelles les 18 mai, 7 juin, 6 juillet, 16 juillet et 17 juillet. Ce concile traite de:

  • la conquête de la terre sainte,
  • l'union des églises d'Orient et d'Occident,
  • l'élection pontificale.
  • le 6 juillet 1495 : bataille de Fornoue.

Le Roi de France Charles VIII défait la Ligne de Venise à Fornoue. C'est à l'issue de cette bataille que nait l'expression « Furia Francese ».

Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attendu et pris au piège par la Ligue de Venise commandée par le condottiere Francesco II da Gonzaga, lors du passage de la rivière Taro. Heureusement, le Roi de France mène lui-même la charge qui va libérer ses troupes et écraser les Italiens en moins d'une heure. Bilan, les 8 000 français déchaînés mirent en fuite leurs 26 000 ennemis.

  • le 6 juillet 1535 : exécution de Thomas More.

Hostile au schisme entre l'Église catholique et l'Église anglicane, Thomas More est décapité à la Tour de Londres sur ordre du roi Henry VIII. Il est jugé coupable de trahison pour avoir désavoué le divorce du roi. Thomas More a été béatifié en 1886, et canonisé en 1935. En 2000, il est fait patron des responsables de gouvernement et d'hommes politiques par Jean-Paul II.

  • le 6 juillet 1632 : Pacte de Turin, la France conserve Pignerol.

Cette place, forte hautement stratégique, lui ouvre la porte vers la plaine du Pô; elle a été conquise le 29 mars 1630.

  • le 6 juillet 1641 : bataille de la Marfée.

Alors que les armées de Louis XIII sont pleinement engagées dans les combats de la Guerre de Trente Ans entre le Roussillon, le Pays Basque, les Alpes, la Lorraine, l'Alsace et le nord du Royaume, une armée de conjurés hostiles au Roi et au Cardinal de Richelieu, menée par Frédéric de la Tour d'Auvergne repoussent sans ménagement l'armée de Gaspard de Coligny. La Tour d'Auvergne dirige en 1640 la principauté de Sedan et reçoit les protestants qui fuient la France ainsi que Richelieu. De toutes les révoltes qui troublent le ministère du cardinal de Richelieu, celle du comte de Soissons est la plus dangereuse car elle bénéficie de l'appui du duc de Bouillon, de l'argent du roi d'Espagne, et des troupes des Pays-Bas. Les grands féodaux se soumettront malgré ce premier succès.

  • le 6 juillet 1686 : naissance du botaniste Antoine de Jussieu.

Antoine de Jussieu, botaniste et médecin d'origine française, est né le 6 juillet 1686. Après avoir étudié la théologie, il se découvre une passion pour la botanique et se lance dans des études de médecine. Ses recherches en botanique lui permettent de se faire remarquer par Guy Fagon, surintendant du Jardin du Roi. En 1711, il est accepté à l'Académie des sciences, Fagon lui attribue une mission en Espagne et au Portugal pour y recueillir des plantes. Dès son retour, il publie «les Mémoires de l'Académie des sciences». C'est lui qui introduit le caféier dans les Antilles.

  • le 6 juillet 1746 : victoire navale de Mahé de la Bourdonnais à Negapatam (Inde).

Cette victoire française, par duel au canon, sur la Navy s'inscrit dans le contexte de la Guerre de Succession d'Autriche. Elle va permettre aux Français de contrôler des eaux de la côte de Coromandel, lieu stratégique où se situent les comptoirs de Pondichéry et de Madras et donc de s'emparer de Madras quelques mois plus tard. Madras servira de monnaie d'échange lors du traité d'Aix-la-Chapelle de 1748.

  • le 6 juillet 1758 : élection de Clément XIII.

Carlo della Torre Rezzonico, né à Venise le 7 mars 1693 et décédé à Rome le 2 février 1769, est élu pape sous le nom de Clément XIII. Malgré l'humilité et l'affabilité de son caractère droit et modéré, et généreux avec sa vaste fortune personnelle, le pontificat de Clément XIII fut troublé par les pressions continuelles que tentaient de faire sur lui les milieux français, pour qu'il supprimât les Jésuites. Choiseul, Ministre de Louis XV, à la botte des philosophes maçonniques alliés pour l'occasion aux jansénistes français, va tout faire pour obtenir du pape, la dissolution de la Compagnie de Jésus, considérée par les frères *** comme le rempart le plus sûr de la foi catholique.

Le pape va résister aux assauts des cours européennes infestées par « l'esprit des lumières ». Malgré les pressions de la France et de ses idées libertaires, il fait mettre à l'index « l'Encyclopédie » de d'Alembert et de Diderot, n'approuvant pas les opinions des philosophes des Lumières. Il suit par là les sages conseils du premier ministre qui servit Louis XV, le cardinal de Fleury, dont le Roi oublia trop vite les sages conseils… La France en paie encore aujourd'hui les conséquences.

  • le 6 juillet 1779 : bataille de la Grenade.

Seconde victoire navale française, de l'amiral français Charles Henri d'Estaing à la bataille de la Grenade contre l'amiral britannique John Byron, pendant la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Les français humilient Byron qui croyait la victoire facile compte-tenu de sa supériorité matérielle. Les canonniers français font merveille en expédiant aux Anglais 21 000 boulets de canons. Cependant Suffren, qui lui a apporté un appui décisif, commente ainsi le résultat :

« Le général [d'Estaing] s'est conduit, par terre et par mer, avec beaucoup de valeur. La victoire ne peut lui être disputée ; mais s'il avait été aussi marin que brave, nous n'aurions pas laissé échapper 4 vaisseaux anglais démâtés ».

  • le 6 juillet 1782 : bataille navale de Négapatam.

C'est la seconde bataille navale de Négapatam, encore entre les flottes française et britannique au large de Madras en Inde, mais cette fois dans le cadre de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Suffren embarque la 3e légion de volontaires étrangers de la Marine, la poignée de volontaires de l'île Bourbon et un détachement du régiment d'Austrasie. M. de l'Espinassy dirige l'artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer.

  • le 6 juillet 1809 : bataille de Wagram.

victoire de la France sur l'Autriche qui met fin à la guerre de la cinquième coalition des Guerres napoléoniennes, avec plus de 70 000 morts et blessés après deux jours de combats.

  • le 6 juillet 1815 : Davout évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre.

Le Maréchal Louis Nicolas Davout, ministre de la Guerre durant les Cent-Jours, commandant général de l'armée de Paris après la bataille de Waterloo a signé un armistice avec les coalisés le 3 juillet. Il évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre 3 jours plus tard.

  • le 6 juillet 1833 : mort de Pierre-Narcisse Guérin, peintre français.

Pierre-Narcisse Guérin est un peintre français né en 1774. Il fréquente l'Académie royale de peinture et de sculpture, il obtient le prix de Rome à 23 ans. Il peint de nombreux tableaux aux thèmes principalement historiques dans un style néo-classique. Il meurt en 1833.

 

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

 

  • le 6 juillet 1885 : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.

Louis Pasteur vaccine pour la première fois contre la rage un petit berger alsacien de 9 ans prénommé Joseph Meister. L'enfant est sauvé. Fort de son succès, le biologiste réalise plus de 350 inoculations dans l'année. Il profite alors de sa renommée pour lancer une souscription qui permet de créer l'institut qui porte son nom.

 

  • le 6 juillet 1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.

Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

  • le 6 juillet 1974 : le diocèse du Havre est fondé, sur décision du pape Paul VI.
  • le 6 juillet 2003 : les Corses rejettent par référendum un projet pour l'autonomie accrue de l'île par rapport à la France.

Posté le 6 juillet 2014 à 06h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

05 juillet 2014

C’est arrivé le 5 juillet …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 juillet 1194 : bataille de Frèteval.

Après une bataille perdue contre les Anglais, Philippe Auguste abandonne ses archives royales. Le Roi les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris. En 1201, il crée aussi la fonction de Garde des Sceaux de France, car ces derniers étaient dans les archives perdus.

  • le 5 juillet 1439 : concile de Florence et l'union des Églises latine et grecque.

La bulle Laetentur coeli, est signée par les représentants latins et byzantins. Le texte grec comporte 33 signataires dont l'empereur Jean VIII Paléologue, le futur patriarche de Constantinople Georges Scholarios, Bessarion, Isidore de Kiev. Ils acceptent la doctrine romaine du Filioque ainsi que la primauté du pape. La plupart des théologiens byzantins présents se montrent soucieux de restaurer l'unité avec l'Eglise latine. Une fois rentrés à Constantinople, l'empereur, le patriarche et les autres membres de la délégation n'arrivent pas à faire accepter les concessions de l'Union au peuple et au clergé byzantin. Et les Eglises orthodoxes non byzantines refusent cet accord. De leur côté, les Occidentaux ne respecteront pas les termes de l'Union car Ils n'interviendront pas lors de la chute de Constantinople en 1453.

  • le 5 juillet 1793 : les Vendéens reprennent la ville de Châtillon.

Suite à l'échec de l'armée Catholique et Royale devant Luçon (cf. la chronique du 30 juin), la colonne Westermann est rattrapée et défaite le 5 juillet au mont Gaillard à l'ouest de Châtillon. Seuls 300 Bleus parviennent à regagner Parthenay.

  • le 5 juillet 1809 : le pape est prisonnier des Français.

Le pape Pie VII réagit à l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l'excommunication, sans toutefois nommer l'empereur. En réaction, Napoléon fait arrêter le pape. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Étienne Radet, avec un millier d'hommes, pénètre dans le palais du Quirinal, où le pape s'est enfermé. Les fenêtres et les portes intérieures ayant été forcées, il arrive jusqu'à l'antichambre du pape. Ce dernier est emmené en France, prisonnier. Cf. chronique du 17 mai et du 11 juin.

  • le 5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram.
  • le 5 juillet 1830 : prise d'Alger par l'armée française, début de la colonisation en Algérie.

Alger capitule trois semaines après l'invasion française. Le Dey Hussein abdique sachant qu'il garde sa liberté et ses richesses personnelles. Le général Bourmont, à la tête des l37 000 soldats français entre dans la ville. La Méditerranée est enfin sécurisée car cette conquête permet de mettre fin à la piraterie des barbaresques qui sévit depuis le XVIe siècle.


L'attaque de l'amiral Duperré lors de la prise d'Alger en 1830

  • le 5 juillet 1833 : décès de Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, inventeur de la photographie

Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833, Joseph Nicéphore Niépce, pionnier et inventeur de la photographie, est l'auteur du tout premier cliché. A partir de 1816, il réalise des recherches sur la photographie et collabore avec Louis Daguerre en 1826. En 1829, Niépce réalise le premier cliché de l'histoire de la photographie, avant de mourir subitement en 1833.

  • le 5 juillet 1974 : la majorité civique passe de 21 à 18 ans, en France.

 

  • le 5 juillet 1911 : naissance de Georges Pompidou, président français.

Parmi l'héritage que nous a légué ce président il y a cette loi du 3 janvier 1973, réformant la Banque de France. Dans la loi réformant les statuts de la banque de France, ce trouve en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d'avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France. »

Cela signifie que l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l'État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu'avant cette loi, quand l'État empruntait de l'argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Autrement dit : auparavant, l'État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées. Elles en profitent pour s'enrichir aux dépends de l'État en lui prêtant avec intérêt l'argent dont il a besoin. Cette décision correspond à une privatisation de l'argent et ramène la nation au même rang que n'importe lequel de ses citoyens. L'accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là.

  • le 5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail, écrivain français.

Auteur entre autre du fameux et prophétique Camp des Saints, il est aussi depuis 1988, « Consul Général de Patagonie », et fait flotter les couleurs du royaume sur les Minquiers, un archipel de la Manche appartenant à la couronne britannique, le rebaptisant pour l'occasion Patagonie Septentrionale.

  • le 5 juillet 1948 : décès de Georges Bernanos, écrivain français.

Voir la chronique du 20 février.

 

  • le 5 juillet 1962: le massacre d’Oran.

 

Ce 5 juillet à Oran, deux jours après la déclaration officielle de l’indépenance, se déroule une chasse aux Blancs visant les malheureux qui n’avaient pas encore eu le temps de quitter les lieux.

 

« On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait. On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. »

 

Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français sont stationnés à Oran. Ils reçoivent l’ordre du général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphone à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’Etat répond « ne bougez pas ».  La tuerie dure près de six heures. Lorsqu’à 17 heures les gendarmes français sortent de leur cantonnement, le calme revient aussitôt.

Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…Les soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette nouvelle Saint-Barthélemy. On parle dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus ; chiffre que donne De Broglie et que reprend le ministre André Santini.

Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste. Cela suppose la mobilisation d’une immense logistique, tout montre que l’action a été programmée, organisée et coordonnée à un très haut niveau, même si la participation à la curée d'une foule hystérique a pu faire croire à des événements « spontanés ».

 

Ce jour le journal Le Monde titre : « LA CELEBRATION DE L’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE »

 

Posté le 5 juillet 2014 à 07h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

04 juillet 2014

C’est arrivé un 4 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 juillet 371 : Saint Martin est élu évêque de Tours, un peu malgré lui.

S'étant fait connaître du peuple comme un saint homme par ses premiers miracles, alors qu'il vit retiré dans un ermitage, saint Martin, à la mort de l'évêque de Tour, Lidoire, est choisi malgré lui comme successeur. Les habitants l'enlèvent donc et le proclament évêque sans son consentement. (Cf. la chronique du 11 novembre.)

  • le 4 juillet 1187 : bataille de Hattin.

Près du lac de Tibériade, en Galilée, se rencontrent l'armée du royaume chrétien de Jérusalem, dirigées par Guy de Lusignan, et celle de Saladin. Ce dernier remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine. Après la grandeur et la sainteté du roi Baudouin IV, qui malgré un rapport de forces très défavorable, a réussi à préserver le royaume Franc, les tensions et bassesses de son successeur Guy de Lusignan et de chevaliers comme Renaud de Châtillon ou Gérard de Ridefort, ont raison de l'unité des Francs. Saladin qui n'a jamais vaincu le roi lépreux écrase la dernière armée du royaume de Jérusalem. Le nom persiste mais la capitale devant St Jean d'Acre.

  • le 4 juillet 1190 : départ de Vézelay de Philippe Auguste, et de Richard Cœur de Lion pour la troisième croisade.

Saladin a conquit Jérusalem, le 2 octobre 1187 et le pape Grégoire VIII souhaite reconquérir des territoires Saints. Il demande aux rois d'Angleterre, de France et à l'empereur d'Allemagne de partir en croisade. Les deux premiers, s'étant donné rendez-vous à Vézelay, quittent le sanctuaire pour Gênes et Marseille. L'empereur Frédéric Barberousse a déjà pris la route.

            

Philippe Auguste                                                                                          Richard Cœur de Lion

  • le 4 juillet 1429 : lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Troyes.

« Jhesus † Maria.

Très chiers et bons amis, s'il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies, Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir de par le roy du ciel, son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial, que vous fassiésvraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France quy sera bien brief à Reins et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'aide du roy Jhesus. Loiaulx François, venésau devant du roy Charles et qu'il n'y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens, se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictes, je vous promectz et certiffie sur voz vies que nous entrerons à l'ayde de Dieu en toultes les villes qui doibvent estre du sainct royaulme, et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant, Dieu soit garde de vous, s'il luy plaist. Responce brief.   Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le mardy quatriesme jour de juillet. »

Au dos desquelles lectres estoit escrit : « Aux seigneurs bourgeois de la cité de Troyes.»

(Procès, t. IV, p. 287- 288.)

 

  • le 4 juillet 1776 : déclaration d'indépendance des États-Unis.
  • le 4 juillet 1848 : mort de François René de Chateaubriand.

Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l'un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, d'Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l'amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, à voter la mort du Maréchal Ney et à se ranger parmi les Ultraroyalistes à la Chambre.

  • le 4 juillet 1940 : l'Humanité reparait clandestinement.

On y lit ce jour : «  Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s'entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 208 et 209)

Posté le 4 juillet 2014 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juillet 2014

C’est arrivé un 3 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 3 juillet 529 : le concile régional d'Orange.

Ce concile est présidé par Saint Césaire d'Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l'homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.

  • le 3 juillet 683 : le pape Léon II meurt à Rome.
  • le 3 juillet 987 : Hugues Capet est couronné Roi de France à Noyon.

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d'Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui régnera sur la France jusqu'à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu'en 1328 et s'éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)

  • le 3 juillet 1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.

C'est le 1er fils du Roi Charles VII et de Marie d'Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d'un royaume dévasté par guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI« le prudent », Il fortifie l'autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse le Dauphin a une grande dévotion envers la Ste Vierge ; il obtient d'ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fera de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l'octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur Paul II décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «  Rois Très Chrétiens ». C'est encore le Roi qui restaure la tradition de l'Angelus, qui s'était perdue. La France est bientôt suivie par toute l'Eglise. Non seulement, il restaure l'unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'aura pas d'héritier et la couronne passera à Louis XII.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, page 116 et 117)

  • le 3 juillet 1545: la flotte française défait l'Angleterre à Chef-de-Caux à l'embouchure de la Seine.
  • le 3 juillet 1608 : fondation de Québec.

Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent pour s'y installer un escarpement qui domine le St-Laurent : l'endroit planté de noyers est appelé "Québec" par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d'établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.

Sur ce lieu, les marins de l'Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises véritables «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.

  • le 3 juillet 1791 : à Caen, la statue de Louis XIV est détruite.

Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté…

  • le 3 juillet 1793 : les Bleus, sous les ordres de Westermann, prennent la ville de Châtillon.

Voir le 5 juillet

  • le 3 juillet 1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.

  • le 3 juillet 1914 : l'impôt sur le revenu est adopté en France.
  • le 3 juillet 1940 : la flotte française est coulée à Mers el Kebir.

La flotte française, invaincue et mise à l'abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d'Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d'hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n'est pas une bataille, car il n'y a pas de combat. L'assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n'y a pas eu de négociation car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L'aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque", "Mogador" et "Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L'aviso  Rigault de Genouilly  sera torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s'échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l'exercice.

 L'ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L'hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l'Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L'opération  ''Catapult'' vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l'abri d'une attaque allemande. Il vient tout juste d'être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela trahir son allié français. L'historien britannique Richard Lamb écrit :

« Le verdict de l'histoire doit être qu'en ignorant l'avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porte atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu'ils ne permettraient jamais aux Allemands de s'emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre ».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d'orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d'armes, qui ont attaqués leurs camarades froidement.

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  • le 3 juillet 1962 : le président français Charles De Gaulle reconnait officiellement l'indépendance de l'Algérie.

Cela fait suite aux référendums des 8 avril et du 1 juillet. L'indépendance est proclamée le 5 juillet.

  • le 3 juillet 1981 : Jean-Paul II constitue une commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne, chargée de réexaminer l'affaire Galilée.

Posté le 3 juillet 2014 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

02 juillet 2014

C’est arrivé un 2 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 juillet 1270 : le Roi Louis IX embarque à Aigues Mortes.

Il embarque sur le Paradis commandé par l'amiral Florent de Varennes, pour mener croisade. Alors que la première croisade a vu tout le Royaume se croiser, cette seconde croisade est assez impopulaire. Le Roi part avec ses trois fils et 65 000 hommes venus non seulement de France mais aussi de Castille, de Catalogne, d'Angleterre, d'Allemagne et d'Italie.

  • le 2 juillet 1652 : bataille au Faubourg Saint-Antoine.

Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s'emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d'Orléans, nièce de feu d'Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l'enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l'armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.

  • le 2 juillet 1704 : bataille de Schellenberg.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, les Français et leurs alliés bavarois affrontent les troupes coalisées anglais, hollandais et autrichiens, à la bataille de Schellenberg. Les alliés, commandés par John Churchill Marlborough et Louis-Guillaume de Bade, attaquent la ville fortifiée de Schellenberg. La ville tombe au prix de plus de 5000 morts de chaque côté.

  • le 2 juillet 1747 : victoire française de Lawfeld.

Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L'infanterie anglaise est passée très d'un anéantissement complet.

  • le 2 juillet 1779 : prise de la Grenade par la France.

Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779 au cours de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Menées par le comte d'Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu'à la fin de la guerre.

  • le 2 juillet 1782 : capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées : française, sarde et bernoise.
  • le 2 juillet 1813 : évacuation de l'Espagne par le gros de l'armée française.

Cette dernière franchit la Bidassoa.

  • le 2 juillet 1816 : naufrage de "La Méduse".

Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate "La Méduse", s'échoue sur les récifs d'Arguin avec 395 personnes à son bord. Faute de canots de sauvetage, l'équipage se réfugie en partie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, amarré à un canot remorqueur. Les amarres se coupent, le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme. 12 jours plus tard l'embarcation est découverte avec 15 survivants. Les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants.

"Le radeau de la Méduse" par Théodore Géricault

  • 2 juillet 1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.

Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétablit ; c'est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :

« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin.

  • le 2 juillet 1915 : la mention « Mort pour la France »

Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, en pleine bataille de Verdun, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale

  • le 1 juillet 1940 : le gouvernement français s'installe à Vichy.

A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy en zone libre. Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé "gouvernement de Vichy". Le 10 juillet, les parlementaires réunis dans l'opéra de Vichy accordent au gouvernement présidé par Pétain les pouvoirs constituants et le 11 ils accordent au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C'est la fin de la IIIe République. La nouvelle devise de la France est "Travail, Famille, Patrie". Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».

  • le 2 juillet 1940 : opération Catapult.

L'opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l'amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s'emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l'action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n'est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s'emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s'apparente plus à une exécution sommaire d'une marine par une autre qu'a à un combat.

  • le 2 juillet 1966 : premier essai nucléaire français dans le Pacifique, à Moruroa.

Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, a eu lieu le 13 février 1960, à Reggane (Sahara).

Posté le 2 juillet 2014 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

01 juillet 2014

C’est arrivé un 1 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.

C'est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

  • le 1 juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.

L'inhumation a lieu à l'issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.

  • le 1 juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.

Le Sommeil de l'Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.

Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C'est un artiste-peintre mais aussi un décorateur. Connu pour être le directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664. De 1656 à 1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s'occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte. Le Brun a, en tant que directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, confié nombre de créations et de tableaux à quantité de peintres, de sculpteurs, d'ébénistes, de tapissiers, d'orfèvres. Révélant son goût pour le faste et l'apparat, il donne une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de "l'art versaillais".

Galerie d'Apollon, Musée du Louvre

On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l'élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

  • le 1 juillet 1861 : parution à Rome du premier numéro de L'Osservatore Romano.

Quelques mois après la proclamation du Royaume d'Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l'essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuique suum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l'enfer] ne prévaudront pas).

  • le 1 juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d'association créant les associations loi 1901.

Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d'enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.

Qu'en pensent les francs maçons ?

« En 1913, la question s'était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F*** Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d'étudier la question, fit l'exposé suivant devant la loge L'Alliance :

Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu'est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n'ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l'autorité administrative et à l'autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d'y entrer : c'est encore le meilleur moyen d'éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.

La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu'à travers l'Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n'ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s'est pas pliée, comme d'autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœursde François Marie s Algoud (Editions de Chiré page 162 et 163)

CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…

  • le 1 juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.

60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif "L'Auto" d'Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d'arrivée.

  • le 1 juillet 1911 : "Coup de force d'Agadir".

C'est le fameux épisode de la canonnière allemande "SM Panther", envoyée par l'Allemagne dans le port d'Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.

La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l'Allemagne ne veut pas d'une présence militaire française renforcée. L'intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l'Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l'Allemagne fait machine arrière à l'automne et la crise s'achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

  • le 1 juillet 1916 : lettre du père Charles de Foucault à René Bazin.

« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les Musulmans de notre Empire colonial du Nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste… Une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir le cœur ni l'esprit français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui gardera l'étiquette pour pouvoir, par elle, influencer les masses ; d'autre part la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français, qui souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle.

Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera donc dans l'élite instruite ; quand elle trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France en dedans ou en dehors, elle se servira de l'Islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante et cherchera à créer un empire musulman africain indépendant… Si nous n'avons pas su faire des Français de ses peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens. Sinon avant cinquante ans, nous serons chassés de l'Afrique du Nord. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœursde François Marie s Algoud (Editions de Chiré page 166)

  • le 1 juillet 1916 : début de la Bataille de la Somme.

Les assauts à outrance, sans protection contre l'artillerie ennemis, vont faire de cette bataille une des plus grosse boucherie de l'histoire de l'humanité.

  • le 1 juillet juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.

Un porte-parole du Vatican annonce l'excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

Posté le 1 juillet 2014 à 06h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juin 2014

C’est arrivé un 30 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 30 juin 1470 : naissance de Charles VIII, Roi de France.

Charles VIII de France ou Charles VIII « l'Affable », née le 30 juin 1470 au château d'Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril.

  • le 30 juin 1559 : accident mortel du Roi Henri II, au cours d'un tournoi.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

  • le 30 juin 1620 : Marie de Médicis, quitte Paris.

La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d'accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L'armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d'Angers en août 1620.

  • le 30 juin 1643 : Jean-Baptiste Poquelin fonde la troupe de « l'Illustre Théâtre ».

Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d'abord à Paris, "L'Illustre-Théâtre" fait faillite en 1645. La troupe part s'essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec "Les Précieuses ridicules". Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et du public parisien.

  • le 30 juin 1649 : mort de Simon Vouet, artiste-peintre.

C'est lui qui importe en France le style baroque italien en l'adaptant aux grandes décorations de l'époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 30 juin 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht.

Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande.

  • le 30 juin 1692 : Namur capitule devant l'armée de Louis XIV.

Les nations de la Ligue d'Augsbourg cherchent à conquérir des territoires contrôlés par la France pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L'Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.

  • le 30 juin 1764 : première attaque de la Bête du Gévaudan.

Jeanne Boulet, qui n'a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.

  • le 30 juin 1793 : échec des Vendéens devant Luçon.

Les 5000 hommes du général Westermann, marchaient sur Châtillon depuis Parthenay. Aux ordres d'un général expéditif et farouche républicain, la colonne pille et incendie le bourg de Amailloux et brûle le château de Clisson propriété de Lescure ainsi que la demeure de La Rochejaquelein. Devant Luçon, les vendéens sont battus et ne doivent qu'à d'Elbée leur généralissime de ne pas être écrasés. Le 5 juillet les blancs prennent leur revanche et anéantissent la colonne Westermann. Voir la chronique du jour.

  • le 30 juin 1808 : le cardinal Desping écrit de Rome à l'archevêque de Grenade.

"Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française".

  • le 30 juin 1968 : large victoire de l'UDR aux législatives.

De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quittera le pouvoir un an plus tard.

  • le 30 juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre sacre 4 nouveaux évêques à Ecône.

 

  • le 30 juin 2004 : Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre français, fait voter la loi, contestée, de la suppression du jour férié du Lundi de Pentecôte.

Posté le 30 juin 2014 à 04h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juin 2014

C’est arrivé un 29 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 juin 922 : Robert Ier est sacré Roi des Francs à Reims.

Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu'il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considérait comme un véritable Saint. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.

  • le 29 juin 1380 : Louis Ier d'Anjou devient héritier du royaume de Naples.
  • le 29 juin 1610 : les funérailles d'Henri IV sont célébrées à Notre-Dame de Paris.

Une fois embaumé, le corps du Roi a été en bière et exposé dans la grande chambre de parade du Louvre, pendant dix-huit jours. Dans cette chapelle ardente, sert pour la célébration de 100 messes basses et 6 grand-messes quotidiennes!

Le 25 juin, Louis XIII apporte de l'eau bénite à son père. Le 29 juin, une procession de tous les corps constitués est organisée et accompagne le corps d'Henri IV jusqu'à Notre-Dame, où a lieu une première cérémonie. Le lendemain, 30 juin, le corps part pour la nécropole royale de Saint-Denis où l'inhumation a lieu le 1er juillet 1610.

Statue d'Henri IV à l'entrée du château de Pau

  • le 29 juin 1642 : seconde prise de possession des îles Mascareignes par la France.

4 ans après la première prise de possession le 25 juin 1638, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

  • le 29 juin 1672 : le Roi Louis XIV repousse les conditions de paix hollandaises.

Louis XIV juge insuffisantes les propositions de paix faites par les Hollandais à l'instigation du grand pensionnaire Jan de Witt. La guerre de Hollande se poursuit.

  • le 29 juin 1694 : anoblissement de Jean Bart, corsaire au service de Louis XIV.

La vie de Jean Bart est racontée dans la chronique du 27 avril. De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France.

En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d'Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien. Le convoi est a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries. Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l'amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C'est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu'il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694 (il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard), lui vaut l'anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l'époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d'or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

 

 

  • le 29 juin 1683 : à Alger, les prisonniers esclaves français sont libérés.

Le 15 décembre 1681, les barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française ; son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l'équipage sont vendus comme esclaves à Alger. Le 27juin 1683, la Royale bombarde Alger, des négociations commencent.

Elles aboutissent à la libération des prisonniers.

  • le 29 juin 1793 : bataille de Nantes, échec de l'armée Royale Catholique.

L'armée Royale Catholique échoue aux portes de Nantes, la grande vielle républicaine de l'ouest. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. C'est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s'apprête à réagir vivement. La violence et la cruauté de la république sera à la hauteur de la terreur causée par les Vendéens. Paris décide d'exterminée la région.

  • le 29 et 30 juin 1795 : combats sanglants dans l'ouest catholique.

Charette a repris les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » Les 29 et 30 juin , les deux Guérin et Sapinaud battent les Bleus à Mareuil, à Beaulieu, à Montaigu et à Aigrefeuille et leur enlèvent dix mille rations de pain et d'eau-de-vie. Des officiers et des soldats bleus, entassés dans des maisons vides sont livrés aux flammes : la guerre se change en boucherie. A cette nouvelle le bataillon des chasseurs de Cassel sort du camp de Pierre-Levée, se répand dans les campagnes voisines, pille, égorge, incendie et ne rentre qu'après avoir tout détruit le pays environnant.

  • le 29 juin 1880 : cession de Tahiti à la France.
  • le 29 juin 1785 : le Roi Louis XVI et le ministre de la Marine Castries remettent officiellement à Lapérouse les instructions pour son expédition de reconnaissance du Pacifique.

    • Louis XVI donnant ses instructions au capitaine de vaisseau La Pérouse pour son voyage d'exploration autour du monde, par Nicolas-André Monsiau (1817)

 

  • le 29 juin 1922 : la France offre 100 hectares de la crête de Vimy au Canada.

En reconnaissance des sacrifices consentis par le Canada lors de la Première Guerre mondiale et pour la victoire remportée par les troupes canadiennes lors de la bataille pour la capture de la crête de Vimy en avril 1917, cette terre leur est offerte. Le monument actuel est érigé par les Canadiens qui comptent plus de 66 000 morts. Le terrain n'est pas canadien comme peut l'être une ambassade, car le gouvernement français a accordé « au Gouvernement du Canada, gracieusement et pour toujours, le libre usage de la terre, exempte de toute forme de taxe ». La loi française s'y applique.

  • le 29 juin 1930 : canonisation des Martyrs de la Nouvelle-France.

Le 21 juin 1925, les premiers martyrs de l'Amérique du Nord, six missionnaires et deux donnés jésuites fsot déclarés bienheureux. Le 29 juin 1930, le pape Pie XI, canonise les Pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, tous de la Compagnie de Jésus!

 

  • le 29 juin 1949 : diffusion à Paris du premier journal télévisé.
  • le 29 juin 1886 : naissance de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, un des pères fondateurs de la CECA.

Robert Schuman, homme d'Etat français, naît le 29 juin au Luxembourg. Avocat, il devient président du Conseil des ministres de Vincent Auriol en 1947, puis ministre des Affaires étrangères de 1947 à 1952. Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'Europe ; son procès de béatification a été lancé en 1991 et reste au point mort, faute de miracle reconnu

  • le 29 juin 1900 : naissance d'Antoine de Saint-Exupéry.

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est un écrivain et aviateur français. Il est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il s'oriente vers les beaux-arts, avant de devenir pilote d'aviation suite à son service militaire. En parallèle de son emploi à l'aéropostale, Saint-Exupéry écrit de nombreux romans. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944.

Son expérience de pionnier de l'aviation et de pilote de guerre lui donnera toute la légitimité pour délivrer son principal message : c'est par le dépassement de soi que l'on devient un Homme. Parmi ses principaux livres se trouvent :

1926 : L'Aviateur

1928 : Courrier sud

1931 : Vol de nuit (Prix Femina)

1938 : Terre des hommes

1942 : Pilote de guerre

1943 : Lettre à un otage

1943 : Le Petit Prince

1948 : Citadelle, (ouvrage posthume)

Très remontez contre la politique des gaullistes voici quelques extraits de ce qu'il écrit pendant la guerre :

« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208)

« L'armée qui reculait n'était plus une armée […] La France a joué son rôle […] Les vaincus doivent se taire comme les graines. » (Pilote de guerre)

« il me semblait qu'un Français à l'étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (EG, p. 286) […] Si je n'étais pas gaulliste à New York, c'est que leur politique de haine n'était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 269).

« J'ai eu raison, je crois, dans tout ce que j'ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n'aime pas plus aujourd'hui le général De Gaulle. C'est ça, la menace de dictature. C'est ça, le national-socialisme. Je n'aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n'est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d'après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l'Espagne à ne plus être qu'un satellite de la Russie ou de l'Allemagne. Ce n'est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 272-273)

« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique » ». (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 286)

  • le 29 juin 2004 : Michel Rocard est entendu par la Cour de Justice de la République.

C'est dans le cadre du dossier sur le financement douteux d'associations d'handicapés par son Secrétaire d'Etat Gilibert de 1988 à 1993, Rocard dit avoir ignoré les montages financiers en question.

Posté le 29 juin 2014 à 04h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

28 juin 2014

C’est arrivé un 28 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 juin 767 : décès du pape Paul Ier.

Saint Paul Ier, né à Rome et succède à son frère le pape Étienne II, dont il continue la politique. Par amitié à l'égard des Francs, Paul Ier fait transférer au Vatican les restes de Sainte Pétronille qu'ils vénèrent et qui est une des Patronnes secondaires de la France. Il accepte en outre, d'être le parrain de Gisèle, la fille de Pépin le Bref.

  • le 28 juin 1098 : victoire des Croisés lors du second siège d'Antioche.

Les croisés sortent d'Antioche. Ce n'est pas une sortie poussive, mais une armée, en pleine possession de ses moyens malgré la famine et la fatigue. La surprise du chef de l'armée turque, le sultan Kerboga est telle qu'il ne réagit pas. En tête des Croisés, chevauche la Sainte Lance découverte miraculeusement par Pierre Barthélémy affirmant avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouvait enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d'Antioche. L'attaque franque est si foudroyante que la plupart des Turcs paniquent et bientôt, toute l'armée musulmane bat en retraite. Le siège d'Antioche devient rapidement légendaire, et au XIIe siècle fut le sujet d'une chanson de geste, la chanson d'Antioche. Voir la chronique du 3 juin.

  • le 28 juin 1476 : naissance de Gian Pietro Carafa, futur pape Paul IV.

C'est le 223ème pape de l'Église catholique, cf. la chronique du 23 mai.

  • le 28 juin 1492 : débuts de l'alpinisme.

Les débuts de l'alpinisme sont sujets de disputes d'historiens. Toutefois, ils peuvent être trouvés dans l'ascension du Mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors, en 1492. Une invitation du Roi de France Charles VIII et non un ordre, pousse Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar "à entreprendre l'ascension de cette montagne que l'on disait inaccessible. Il utilise les services et les savoir-faire d'un "escalleur" du Roi, spécialiste des échelles pour l'assaut des places fortes. Il fait en effet appel à un huissier pour notifier l'exploit.

D'autres considèrent que la première ascension a été faite par Rabelais sur le mont Ventoux, par l'italien Pétrarque, le 26 avril 1336. (CF. la chronique du jour).

  • le 28 juin 1629 : le Roi Louis XIII signe la Paix d'Alès.

Suite aux capitulations des villes protestantes de La Rochelles (le 28 octobre 1628, cf. chronique du jour), d'Alès (le 17 juin1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai), face à l'armée du Roi. Richelieu signe le traité d'Alès qui met fin aux hostilités. Reconduisant l'Edit de Nantes, ce texte a toutefois pour objectif de réduire au minimum le pouvoir politique des protestants et de leur retirer tous les droits qui leur permettaient de constituer un Etat dans l'Etat. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l'égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis. Il faut toutefois attendre 1787 pour qu'un état-civil leur soit reconnu.

  • le 28 juin 1635 : la Guadeloupe devient une colonie française.

Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville accostent du côté de Pointe-Allègre, mandatés par la Compagnie des Îles d'Amérique. Quatre dominicains choisis par le cardinal de Richelieu et près de cinq cents colons engagés par contrat pour trois ans les accompagnent.

  • le 28 juin 1668 : création de l'Académie royale de Musique à Paris.

Sur proposition de Colbert, l'Académie royale de Musique est créée ; Lully en prend la direction en 1672. Sa mission est de produire des divertissements en langue française pour la Cour, de susciter, dans le public, le goût de la musique, et d'assurer un enseignement de qualité. Jusqu'en 1793, elle travaille en étroite collaboration avec l'Académie française et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour la conception des livrets.

  • le 28 juin 1794 : décès de René Madec, marin et aventurier breton, Nabab du Grand Moghol, Panchazari et roi du Dekkan.

Voir la chronique du 27 février. Né à Quimper en 1736, fils d'un maître d'école, René Madec quitte le foyer familial à quatorze ans pour s'engager dans la Marine Royale de Louis XV. Arrivé en Inde, il combat contre les Britanniques sous le commandement de Joseph François Dupleix, puis à la tête de troupes autochtones du Grand Moghol (Empereur de l'Inde) Shâh Alam II. Ce dernier le nomme Nabab, lui confère le titre de Bocci ; ce qui en fait la troisième personne dans la hiérarchie militaire de l'Empire Moghol. Il s'installe près d'Hyderabad, à la tête d'une armée privée de 6 000 hommes constituée de Français et d'Indiens. Il mène une intense activité diplomatique pour rapprocher la couronne de France des Maharadjahs. Louis XVI l'anoblit et lui confère le grade de Colonel et l'Ordre Militaire de Saint Louis.

  • le 28 juin 1835 : le Royaume-Uni, la France et le Portugal signent avec l'ambassadeur d'Espagne une convention pour un soutien militaire.

Le roi des Français Louis Philippe envoie la Légion étrangère, qui est, malgré elle, cédée et envoyée en Espagne.

  • le 28 juin 1873 : naissance de Alexis Carrel, chirurgien et biologiste français, Prix Nobel de physiologie ou médecine

Le docteur Alexis Carrel est un chirurgien, biologiste et neurophysiologiste français né à Sainte-Foy-lès-Lyon le 28 juin 1873 et mort à Paris le 5 novembre 1944. Agnostique, il se convertit lors d'un séjour à Lourdes en 1903 où il assiste à un miracle. Le Dr Carrel s'intéresse à Marie Bailly, à qui il a donné le pseudonyme de « Marie Ferrand » dans ses écrits, publiés à titre posthume sous le titre de Un voyage à Lourdes. Elle est alors au stade terminal d'une péritonite tuberculeuse une maladie incurable et mortelle à l'époque. Carrel écrit d'elle:

« Il y a là une malade qui est actuellement plus près de la mort que tous les autres. De nombreuses fois j'ai été appelé à son chevet. Cette malheureuse est arrivée au dernier stade d'une péritonite tuberculeuse. Je connais son histoire. Toute sa famille est morte de tuberculose. Elle a eu des ulcères tuberculeux, des lésions pulmonaires, et maintenant, ces derniers mois, une péritonite, diagnostiquée tant par un médecin généraliste que par Bromilloux, un chirurgien renommé de Bordeaux. Son état est très grave, j'ai dû donner de la morphine pendant le voyage. Elle peut mourir à tout moment, juste sous mes yeux. Si un cas comme le sien arrivait à guérir, ce serait réellement un miracle. Je ne douterais plus jamais... Son état ne cesse de se détériorer. Si de retour chez elle, elle était encore en vie, ce serait déjà un miracle... Elle est condamnée. La mort est toute proche. Son pouls est très rapide, cent cinquante battements par minute et irréguliers. Le cœur s'affaiblit... »

Il publie ses observations honnêtement et en pleine persécution religieuse, deux ans avant la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se voit barrer à l'accession à une chaire universitaire ; il choisit alors de s'expatrier. En 1908, il réalise la première auto-transplantation rénale réalisée sur une chienne, puis reproduit l'exploit avec la plupart des organes. Il réalise en 1910 le premier pontage cardiaque expérimental ; reçoit en 1912 le prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses expériences sur la greffe des tissus et des organes, et sur leur survie en dehors du corps. Il se fait mondialement connaître par la publication de L'Homme, cet inconnu en 1935, il plaida notamment pour une politique nataliste.

  • le 28 juin 1919 : signature du Traité de Versailles

Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés ; au même endroit où le IIe Reich allemand a été proclamé par Bismarck et Guillaume Ier en 1871…

Préparé par les vainqueurs, Clemenceau, Lloyd George, Orlando (pour l'Italie, qui est plus concernée par le Traité de Trianon) et Wilson, il est pétri de philosophie maçonnique et contient les germes de la seconde guerre mondiale. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or, la perte des colonies allemandes.

L'original est confisqué par les nazis en 1940, récupéré par les soviétiques et envoyé à Moscou en 1945, où il est toujours. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. Ce traité pose aussi les bases de la de la création de la Société des Nations (SDN), pour arbitrer et résoudre les conflits entre États en lieu et place du « Concert des Nations », héritier des Traités de Westphalie et de Vienne.

Signature du traité de 1919, galerie des glaces, Versailles

  • le 28 juin 2005 : projet ITER à Cadarache.

Après de longues négociations, c'est finalement le site français qui est retenu pour la construction du réacteur expérimental ITER. Créé en 1985 sous une impulsion de Gorbatchev, le projet regroupe l'Union Européenne, la Russie, le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du sud. L'objectif est de créer de l'énergie non plus à partir de la fission nucléaire, mais à partir de la fusion. Très productive et peu polluante, cette technologie est souvent comparée au fonctionnement du soleil.

Posté le 28 juin 2014 à 05h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

27 juin 2014

C’est arrivé un 27 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 juin 2014 : solennité du Sacré Cœur de Jésus (fête amovible).

Le 27 décembre 1673, le Sacré Cœur apparait à Marguerite Marie Alacoque et lui demande d'avoir une dévotion à son Sacré Cœur. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

  1. «Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.
  2. Je mettrais la paix dans leur famille.
  3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
  4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
  5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
  6.  Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
  7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
  8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
  9. Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.
  10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
  11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.
  12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur lui apparaît encore pour lui donner un message pour le Roi Louis XIV, car la France à un rôle à jouer pour répandre cette dévotion dans le monde. (Voir la chronique du jour). Si aucun des Rois n'a fait cette consécration du pays au Sacré Cœur, Louis XVI prisonnier au Temple s'est consacré ainsi que sa famille avant d'être assassiné. De même avant lui toutes les grandes villes de Provence lors de la grande peste de 1720 se sont consacrées au Sacré Cœur : Marseille, Arles, Avignon, Toulon. Non seulement l'épidémie disparait rapidement mais ces villes connaissent alors un renouveau de la foi extraordinaire. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 286).

En 1765 c'est le pape Clément XII qui accorde, à la France, la fête solennelle du Sacré-Cœur pour la France. Pie IX étend cette fête à toute l'Eglise à la demande des évêques français en 1856. Puis vient en 1873, le vœu privé, devenu national d'ériger un sanctuaire au Sacré Cœur, en réparation de toutes les fautes nationales… Le 25 mai 1899, Léon XIII ordonne la consécration du genre humain tout entier au Sacré Cœur. Et il faut citer Claire Ferchaud et le message du Sacré Cœur au président Poincaré au début de la première guerre mondiale.

le 25 mai 1889, le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur en publiant l'encyclique «  annum sacrum »

  • le 27 juin 1462 : naissance de Louis XII « le Père du peuple », Roi de France.


Statue de Louis XII, sur la façade méridionale du château de Blois.

Le 27 juin 1462 naît Louis II d'Orléans au château de Blois. Surnommé le «Père du Peuple», Louis XII arrive sur le trône en 1498. Son règne est marqué par les guerres d'Italie et par plusieurs réformes, notamment celles des impôts et de la justice. Voir la chronique des 1 et 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 18 novembre.

  • le 27 juin 1550 : naissance de Charles IX, Roi de France.

Charles IX de France, née le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Il est duc d'Orléans de 1550 à 1561, puis Roi de France jusqu'en 1574. Âgé de 10 ans lors de son accession au trône, la régence est confiée à sa mère Catherine de Médicis qui gouverne. Charles IX est sacré Roi de France le 5 mai 1561 en la cathédrale de Reims.

 

En mars 1564, débute un tour de France organisé par la reine-mère, pour montrer le Roi, lui faire connaître son royaume et essayer de pacifier les tensions religieuses. Sous son règne la guerre entre protestants et catholiques se poursuit en France, avec les innombrables agressions et crimes des Huguenots bien détaillés par Jean Guiraud dans son Histoire partiale-Histoire Vraie (en quatre tomes), avec la Michelade à Nîmes le 29 septembre 1567, cinq ans avant la Saint Barthelemy. Le Roi meurt le 30 mai 1574

  • le 27 juin 1551 : édit de Châteaubriant.

L'édit de Châteaubriant est un édit royal promulgué par Henri II le 27 juin 1551 destiné à contrôler la production de l'imprimé et la circulation des idées. Cette initiative s'inscrit dans la lutte contre la prolifération des écrits calvinistes, qui ne se gène pas pour détruire statues, tableaux livres catholiques depuis des années. Mais la portée de l'édit est générale et doit être replacée dans le cadre du serment prononcé par le Roi lors du sacre de lutter contre les hérésies. L'acte réorganise et systématise des mesures antérieures, comme la mention obligatoire du nom de l'imprimeur, de l'auteur, de l'autorisation de publier et de la date sur les livres. Chaque librairie doit détenir le Catalogue des livres censurés établi par la faculté de théologie de la Sorbonne.

 

 

  • le 27 juin 1570 : bataille d'Arnay-le-Duc (guerres de religion).

A lire l'histoire officielle cette escarmouche est une grande victoire huguenote. En fait, Gaspard de Coligny remonte la vallée du Rhône et cherche à arrêter l'armée royale à Arnay-le-Duc. La configuration du terrain lui est très défavorable. Les deux premiers régiments qu'il envoie au contact des troupes royales, commandées par le maréchal de Cossé se font étriller. L'amiral donne l'ordre de la retraite.

  • le 27 juin 1615 : Rome donne la permission aux Jésuites de Chine de célébrer la Messe avec les têtes couvertes.

Mais aussi de traduire la Bible en chinois et d'administrer les sacrements en chinois.

  • le 27 juin 1717 : naissance de Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français.

Louis Guillaume Le Monnier naît le 27 juin 1717 à Paris. Il est le frère de l'astronome Pierre Charles Le Monnier. Professeur de botanique au Jardin du Roi, médecin de Louis XV et Louis XVI. Membre de l'Académie des sciences dès 1743 et de la Royal Society en 1745, il participe à certains articles de "L'Encyclopédie" sur des sujets de physique.

  • le 27 juin 1743 : défaite française de Dettingen.

La bataille de Dettingen oppose dans un village de Bavière, les armées françaises du maréchal de Noailles aux Britanniques, Hanovriens et Autrichiens dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche.

le 27 juin 1789 : Louis XVI accepte la réunion des 3 ordres.

Quatre jours plus tôt, il avait demandé aux trois ordres de délibérer séparément et il avait cassé toutes les décisions fiscales du tiers-état. Celui-ci avait alors été rejoint par la majorité des députés du clergé et une poignée de députés de la noblesse emmenés par le duc d'Orléans. Louis XVI, n'osant recourir à la force, se soumet en enjoignant les députés récalcitrants de se joindre à la nouvelle Assemblée.

  • le 27 juin 1858 : signature du Traité de Tianjin.

Pour mettre fin à la seconde guerre de l'Opium, le gouvernement chinois des Qing est obligé de signer le traité de Tianjin (Chine) avec la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Russie. Par ce traité, la Chine ouvre onze nouveaux ports au commerce étranger, à légaliser le commerce de l'opium, à diminuer les tarifs douaniers à l'intérieur du pays, à accepter l'installation de légations étrangères et, enfin, à autoriser la mise en place de missions catholiques. Toutefois, le gouvernement impérial le ratifie à la fin de la guerre en 1860.

  • le 27 juin 1910 : naissance de Pierre Joubert, dessinateur français de bande dessinée.

Voir la chronique du 13 janvier

  • le 27 juin 1964 : création de l'ORTF.

L'Assemblée nationale adopte la loi transformant la RTF en ORTF (Office de radiodiffusion et télévision française). La RTF était héritière de La Radiodiffusion française (RDF), créée le 23 mars 1945, après la nationalisation des radios privées et instaurant ainsi un monopole d'État

  • le 27 juin 1977 : indépendance du Territoire français des Afars et des Issas, qui prend le nom de Djibouti
  • le 27 juin 2001 : le service militaire est suspendu en France.

Alors que sa suspension est prévue pour 2003, suite à une vague de protestation chez les jeunes nés avant l'année butoir de1979, le gouvernement Jospin décide, par décret, de suspendre immédiatement à la conscription. Cette dernière existe toujours et le gouvernement peut mobiliser si nécessaire…

Posté le 27 juin 2014 à 05h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 juin 2014

1er juillet : conférence de Reynald Secher à Orange

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Posté le 26 juin 2014 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 juin 684 : début du pontificat de Benoît II.
  • le 26 juin 1097 : reddition de Nicée, lors de la première croisade.

Les Croisés approchent chaque fois un peu plus de Jérusalem.

  • le 26 juin 1285 : début du siège de Gérone par les troupes de Philipe III le Hardi.

Le siège dure jusqu'au 7/9/1285 et se termine par la déroute de l'armée française.

  • le 26 juin 1409 : élection de l'antipape Alexandre V.

Le concile de Pise du 23 mars au 7 août, dépose le pape de Rome Grégoire XII et celui d'Avignon Benoît XIII, mais ceux-ci refusent de s'effacer. Ce même concile élit l'archevêque de Milan Pierre Phylargis, aussi appelé Pierre de Candie, qui prend le nom d'Alexandre V. Au lieu de retrouver la paix, l'Eglise se retrouve avec trois papes !

  • le 26 juin 1667 : prise de Tournai par Louis XIV.
  • le 26 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Il quitte Cherbourg à l'aube du 26 juin et rentre à Versailles en longeant la côte normande par Honfleur, Le Havre et Rouen. Au niveau de St Germain en Laye, notant que les acclamations et la joie du peuple commence à diminuer le Roi note : « Il est vrai que nous approchons de Versailles. »

  • le 26 juin 1789 : le Roi Louis XVI annonce la suppression des lettres de cachet.

le 26 juin 1792 : le directoire de Rhône-et-Loire approuve la conduite de Louis XVI qui maintient son veto aux décrets contre les prêtres réfractaires.

  • le 26 juin 1793 : préparation de la Bataille de Nantes.

Le 20 juin, avant de quitter Angers pour Nantes, les généraux de l'Armée Royale Catholique ont adressé à la garnison de Nantes cet ultimatum :

« — Messieurs, aussi disposés à la paix que préparés à la guerre. Nous tenons d'une main le fer vengeur, et de l'autre le rameau d'olivier. Toujours animés du désir de ne point verser le sang de nos concitoyens et jaloux d'épargner à cette ville le malheur incalculable d'être prise de vive force : après en avoir délibéré en notre conseil, réuni au quartier général a Angers. Nous avons arrêté à l'unanimité de vous présenter un projet de capitulation dont le refus peut creuser le tombeau de vos fortunes, et dont l'acceptation, qui vous sauve, va sans doute assurer à la ville de Nantes un immense avantage et un honneur immortel. En conséquence. Nous vous invitons à délibérer et statuer que le drapeau blanc sera de suite, et six heures après la réception de notre lettre, arboré sur les murs de la ville. Que la garnison mettra bas les armes et nous apportera ses drapeaux. Que toutes les caisses publiques, tant du département, du district, de la municipalité, que des trésoriers et quartiers-maîtres, nous seront pareillement apportées : que toutes les armes nous seront remises : que toutes les munitions de guerre et de bouche nous seront fidèlement déclarées : et que tous les autres effets, de quelque genre que ce soit, appartenant à la République, nous seront indiqués et livrés, pour que par nous il en soit pris possession au nom de Sa Majesté Louis XVII, Roi de France et de Navarre, et au nom de Monseigneur le Régent du royaume. Qu'il nous sera remis pour otages les députés de la Convention nationale, présents en mission dans la ville de Nantes et autres dont nous conviendrons. A ces conditions, la garnison sortira de la ville sans tambours ni drapeaux : des officiers seulement avec leurs épées et des soldats avec leurs sacs. Après avoir fait serment de fidélité à la religion et au Roi, et la ville sera préservée de toute invasion, de tout dommage et mise sous la sauvegarde et protection de l'armée Catholique et royale. En cas de refus, au contraire, la ville de Nantes, lorsqu'elle tombera en notre pouvoir, sera livrée à une exécution militaire et la garnison passée au fil de l'épée. »

La panique s'empare de la ville…

  • le 26 juin 1794 : bataille de Fleurus.

Cette victoire est l'aboutissement du travail de réorganisation de l'armée de Lazare Carnot, membre du Comité de salut public. Elle renforce alors la position du gouvernement.

  • le 26 juin 1795 : reprise des hostilités dans l'ouest catholique.

Charette reprend les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » A l'appel de Charette, ses lieutenants, à qui il annonce l'arrivée prochaine des émigrés à Quiberon se lèvent comme un seul homme. Les convois de vivres et de farines, destinées à la division des Sables sont interceptés ; 13 voitures de blé sont enlevées entre Luçon et le Givre et l'escorte massacrée. Le 28 juin, le camp des Essarts est forcé par 1.800 royalistes commandés par Charrette.

  • le 26 juin 1810 : décès de Joseph Montgolfier, à 69 ans.

Avec son frère Étienne, il est célèbre pour l'invention du ballon dirigeable ou montgolfière.

Né en 1740 à Vidalon en Ardèche, Joseph Montgolfier, est le douzième d'une nombreuse fratrie. Turbulent, fugueur, la lecture d'ouvrages d'arithmétique, de physique et de chimie va orienter sa passion. Il fait ses premières expériences de chimie et monte un laboratoire, puis revient à Vidalon travailler à la papeterie. Avec son frère Augustin, il fonde une papeterie à Rives où il essaye d'améliorer les techniques papetières de l'époque. C'est en 1782 qu'il invente la montgolfière.

  • le 26 juin 1940 : à la BBC, le Général De Gaulle multiplie les diatribes à l'adresse du gouvernement français. 

Dès le 19 juin, le général De Gaulle parle à la radio de Londres de "la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie". Le 22 juin, il stigmatise un "gouvernement de rencontre", et assure que "le territoire français va être totalement occupé". Le 24 juin, selon lui : "La France et les Français sont, pieds et poings liés, livrés à l'ennemi". Le 26 juin  il dit : 

"Notre flotte, nos avions, nos chars, nos armes, à livrer intacts pour que nos adversaires puissent s'en servir contre nos propres Alliés".

"Plongés dans les derniers combats ou emportés par les tourbillons de la débâcle, les Français avaient autre chose à faire que d'écouter tout cela. Peu en eurent connaissance. Mais les Anglais l'entendaient et ne pouvaient être que fortifiés dans le dessein dont [on verrait] l'aboutissement à Mers-el-Kébir et ailleurs." (Amiral Paul Auphan, Histoire élémentaire de Vichy, p.65)

  • le 26 juin 1945 : la charte créant les Nations unies est officiellement signée par cinquante et un pays à San Francisco.

L'Organisation des Nations Unis (ONU) est constituée pour succéder à la Société des Nations (SDN) fondée en 1921.

  • le 26 juin 1975 : élection du Révérend Père Carré à l'Académie française au fauteuil 37.

Posté le 26 juin 2014 à 05h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

25 juin 2014

C’est arrivé un 25 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juin 524 : bataille de Vézeronce, en Isère.

Défaite des Rois Francs Clodomir, Childebert Ier, Clotaire Ier et Thierry Ier, lors de la deuxième expédition menée contre les Burgondes (Bourguignons) et leurs alliés Ostrogoths. Clodomir Ier, Roi des Francs y est tué.

  • le 25 juin 841: bataille de Fontenay-en-Puisaye.

A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l'Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire de Charlemagne. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il doit ensuite accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les territoires ainsi séparés par ce conflit sont les embryons de l'Allemagne, de la France et de l'Italie.

  • le 25 juin 1429 : Sainte Jeanne d'Arc écrit aux habitants de Tournai.

Lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Tournai - 25 juin 1429.

« Gentilz loiaux Franchois de la ville de Tournay, la Pucelle vous faict savoir des nouvelles de par dechà que en VIII jours elle a cachié les Anglois hors de toutez les places qu'ilz tenoient sur la rivire de Loire, par assaut ou aultrement ; où il en a eu mains mors et prinz, et lez a desconfis en bataille. Et croiés que le conte de Suffort (Suffolk), Lapoule (Pole) son frère, le sire de Tallebord (Talbot), le sire de Scallez (Scales), et messires Jehan Falscof (Falstolf) et plusieurs chevaliers et capitainez ont estéprinz, et le frère du comte de Suffort et Glasdas mors. Maintenés vous bien loiaux Franchois, je vous en pry, et vous pry et vous requiers que vous soiés tous prestz de venir au sacre du gentil roy Charles à Rains où nous serons briefment, et venésau devant de nous quand vous saurés que nous aprocherons.

   A Dieu vous commans, Dieu soit garde de vous et vous doinst sa grace que vous puissiés maintenir la bonne querelle du royaume de France. Escript à Gien le XXVe jour de juing. »

adresse: « Aux loiaux Franchois de la ville de Tournay. » (Procès, tome V, p. 125, tiré des Archives du Nord, nouvelle série, t. I, p. 520.)

  • le 25 juin 1569 : bataille de La Roche-l'Abeille.

La bataille de La Roche-l'Abeille a lieu au cours de la troisième guerre de Religion en France. Suite à l'assassinat du duc de Condé, Coligny mène les troupes protestantes et affronte le colonel général de l'armée royale, Philippe Strozzi. Les protestants bénéficient de la surprise, mais mal commandés, ils ne détruisent pas l'armée royale ; seul gain pour eux : la route du Sud et du Périgord est ouverte.

  • le 25 juin 1615 : première messe à Québec.

Comme le père récollet Denis Jamet, à Montréal la veille, le père Dolbeau célèbre une messe solennelle à Québec, suivie d'un Te Deum puis d'un feu d'artillerie. Les Récollets entreprennent la construction d'une résidence.

  • le 25 juin 1638 : première prise de possession des îles Mascareignes par la France.

Le 29 juin 1642, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

  • le 25 juin 1673 : mort de d'Artagnan, au siège de Maastricht.

Né vers 1611-1615 au Château de Lupiac, près d'Auch dans le pays d'Astarac (Gascogne), il sert à Paris au sein des Gardes Françaises, Corps d'élite chargé de la protection du Roi. Affecté à la Compagnie de Mousquetaires des Essarts près de Fontainebleau par Mr. de Tréville, il participe aux combats de la Guerre de Trente-Ans à Arras, Bapaume, Collioure et Perpignan. En 1660, il escorte Louis XIV à St-Jean-de-Luz lors de pour son mariage avec l'Infante d'Espagne Marie-Thérèse. Charles de Batz, sieur d'Artagnan, capitaine, lieutenant de la 1re Compagnie des mousquetaires du Roi, est tué au siège de Maastricht, lors de la Guerre de Hollande. Le mousquetaire, est gouverneur de Lille, poste qu'il n'apprécie guère, quand le Roi Louis XIV l'appelle pour la guerre de Hollande. Il rejoint le siège de Maastricht en 1673 et y trouve la mort, tué par une balle de mousquet qu'il reçoit dans la gorge. Louis XIV déclare alors :

«J'ai perdu d'Artagnan en qui j'avais la plus grande confiance et m'était bon à tout. » (voir la chronique du 15 avril)

  • le 25 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Le Roi visite l'emplacement du fort de Querqueville et le fort d'Artois. Il demande à ce qu'un navire, destiné à être brûlé pour le spectacle, soit vendu et que la recette soit redistribuée aux nécessiteux.

  • le 25 juin 1791 : le Roi Louis XVI est ramené au palais des Tuileries, placé sous la «surveillance du peuple».

Le peuple est tenu et contrôlé par· « l'armée » qui impose le silence aux spectateurs. Le cortège royal entre à Paris, dans un silence funèbre sur ordre de la Garde nationale. Le Roi est provisoirement suspendu de ses pouvoirs.

  • le 25 juin 1795 : Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye.

Des deux cotés on ne cherche pas vraiment à améliorer la situation, la Convention souhaite en finir avec la Vendée et arrêter tous les chefs et les Vendéens cherchent un prétexte pour pouvoir reprendre les hostilités. Charette a reçu un courrier du comte d'Artois lui disant son admiration et son souhait de pouvoir le rejoindre pour partager ses périls et sa gloire.

La dénonciation du traité de La Jaunaye est officiellement due à l'arrestation de deux officiers de Charette les 19 et le 20 juin ainsi qu'au non versement des indemnités promises. Seule 200.000 livres ont été versées sur les 2 millions promis. Certains historiens parlent également d'une clause secrète concernant la remise du jeune Roi Louis XVII.

Charrette reprend le combat poussé à la fois par l'annonce du débarquement du comte d'Artois par celle de la mort de Louis XVII. Idem pour Stofflet en janvier, qui le fait à regret et sur ordre des princes. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 1796, et Charette en mars. Le génocide a fait en Vendée 117 000 morts sur 815 000 habitants, 10 000 maisons détruites sur 50 000. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l'histoire, qui deviendra la version officielle jusqu'à notre époque. Avec la disparition des témoins, il est plus facile de persuader les Français de la justesse de la cause républicaine. Mais comme on est incapable d'expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d'aujourd'hui vient achever le génocide.

  • le 25 juin 1804 : exécution de Georges Cadoudal.

Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon ; il est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi".

Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, Georges née le jour de l'an 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Ce fils de meunier pense un moment entrer au séminaire, il fait ses études au Collège de Vannes. Lorsqu'en 1793, Danton et la Convention décrètent la levée en masse, Cadoudal refuse de se soumettre et participe à l'embrasement de la Bretagne royaliste. Il décide alors de rejoindre la Grande Armée Catholique et Royale de Vendée et se place sous les ordres de Stofflet.

En 1795, Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan. Devenant commandant de la Division d'Auray, le Morbihan en compte onze, Cadoudal mène de nombreuses actions qui paralysent les Bleus dans tout l'Ouest du Morbihan. Toute cette partie du département est sous son contrôle. Cadoudal rejette le cessez-le-feu conclu La Mabilais et continue seul le combat.

Furieux et impuissant face à l'échec du débarquement de Quiberon, Cadoudal se replie avec ses hommes il reprend tout de même Sarzeau à la fin1795 et Locminé en avril 1796. Hoche le force à accepter la paix. Nommé Commandant de l'Armée Catholique et Royale du Morbihan par le Comte de Provence, le futur Louis XVIII, Georges Cadoudal reprend le combat le 4 septembre 1797.

En février 1799, Cadoudal est invité à Paris par le Premier Consul Bonaparte à signer une paix définitive. L'entrevue est un échec et la guerre reprend. Cadoudal participe à l'attentat de la rue Saint-Nicaise, dit de la Machine infernale. Si Bonaparte en sort sain et sauf, la bombe fait vingt-deux tués. Réfugié en Angleterre, il revient à Paris pour enlever le Premier Consul avec trois autres hommes : Joyaut, Burbant et Gaillard. C'est au cours de cette action qu'il est capturé.et jugé avec dix autres de ses amis. Le 25 juin 1804, il monte à l'échafaud. Voir les chroniques du 1 janvier et du 21 juin.

  • le 25 juin 1883 : début de l'expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l'expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l'armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l'armée d'Afrique, qui s'est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l'impossible, même si le sultan en donnait l'autorisation, ce qui était hautement improbable et n'aurait d'ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, "Reconnaissance au Maroc", dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 25 juin 1928 : le président du Conseil Poincaré dévalue le Franc de 80% (abandon du franc germinal).
  • le 25 juin 1992 : Jean-Paul II approuve officiellement un nouveau catéchisme catholique.
  • le 25 juin 1982 : Jean-Loup Chrétien est le premier spationaute français sélectionné pour aller dans l'espace.

Il rejoint un programme spatial soviétique.

Posté le 25 juin 2014 à 05h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

24 juin 2014

C’est arrivé un 24 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juin fête catholique et orthodoxe du jour : nativité de saint Jean-Baptiste.

La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834, lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste est décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, sa fête devient la fête nationale du Québec.

Saint Jean-Baptiste est né en Judée quelques mois avant Jésus-Christ. Il est fêté en Occident le 24 juin. Saint Jean le Baptiste, personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament, est le prédicateur qui annonce la venue de Jésus-Christ. C'est le prophète qui le baptise sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples. Voir chronique du 24 février, comme beaucoup de saints de l'époque du Christ, c'est en France que repose une partie du corps de son cousin.

  • le 24 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L'Eglise de Rome a toujours considéré que l'évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et il condamne le concile du Chêne qui l'a déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 24 juin 451 : Aetius attaque la Horde. Les Huns se replient. Orléans est sauvée.

Les Huns font le siège d'Orléans. Le 24 juin 451, alors qu'Orléans va succomber, les troupes romaines déferlent sur les assiégeants. C'est Aetius et son armée qui le 20 juin a déjà arrêté les Huns. Ces derniers sont stupéfaits. Depuis leurs steppes de Mongolie, on ne les a jamais attaqués ! Ils se replient et abandonnent la place. Voir les chroniques des 7 avril et 20 juin.

  • le 24 juin 1204 : capitulation de la ville de Rouen, la Normandie redevient française.

Philippe Auguste, Roi de France, vainc à Rouen Jean sans Terre et peut ainsi prendre possession de la Normandie. Dès 1202, Philippe Auguste avait confisqué les terres du roi d'Angleterre, d'où son surnom de Jean sans Terre. Le Roi de France avait frappé un grand coup en prenant le célèbre Château Gaillard construit par Richard Cœur de Lion. Philippe Auguste s'empare ensuite par les armes de l'Anjou et de la Touraine. Le Roi va faire construire le château de Rouen, la plus grosse fortification de son époque.

 

  • le 24 juin 1340 : bataille navale de l'Écluse.

Le 24 juin 1340 eut lieu la bataille de l'Ecluse, la première bataille navale de la guerre de Cent Ans, oppose la flotte anglaise a celle du Roi Philippe VI de France. Cette bataille a lieu en mer du Nord près de la Belgique. Elle est remportée par les Anglais qui anéantissent la flotte française.

  • le 24 juin 1542 : naissance de Jean de la Croix, religieux et réformateur espagnol, docteur de l'Église.
  • le 24 juin 1635 : ordonnance du Cardinal de Richelieu, sur le commerce de la soie.

L'ordonnance est prise à la demande du Roi Louis XIII, accorde aux Arméniens de France la liberté du commerce pour :

« faire venir et apporter en toute liberté, et sûreté de leurs dicts pays en ports et havres de Provence et autres de ce royaume telle quantité de soyes et austres marchandises que bon leur semblera pour les y vendre et débiter en payant les droits pour ce dû à Sa Majesté ».

  • le 24 juin 1615 : la première messe sur l'île de Montréal.

Toile de Georges Delfosse

Samuel de Champlain décide d'amener des missionnaires en Nouvelle-France, les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. Une messe, la première sur l'île de Montréal, est alors célébrée le 24 juin 1615, à la rivière des Prairies, par le récollet Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, récollet aussi.

  • le 24 juin 1717 : création de la maçonnerie en Angleterre, la Grande Loge unie d'Angleterre.

Le 24 juin 1717, la Grande Loge unie d'Angleterre, principale loge maçonnique anglaise, est créée à Londres. Elle regroupe quatre loges maçonniques dont les membres se réunissent dans des tavernes. Elle est aujourd'hui la première obédience maçonnique du monde. L'un des 3 principaux animateurs à l'époque est Désaguliers, ami et collaborateur de Newton. (Dans La politique des Francs-maçons de Jacques Mitterrand, cité par FM ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs page 61)

En 1721 est fondée à Dunkerque la première loge française : la loge « Amitié et Fraternité ». Et en 1789, Mirabeau dit lors des Etats généraux :

« Avant toute chose il faut commencer par décatholiciser la France. » Cité par l'abbé Alphonse Cordier dans, Martyrs et bourreaux de 1793, (tome I, p.111 Ed. La Source d'or)

  • le 24 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Louis XVI monte à bord du vaisseau "Le Patriote" où il est acclamé par l'équipage et assiste aux manœuvres de l'escadre face à Cherbourg, il dîne à bord, puis, après un exercice de bataille navale, prend la mer jusqu'à percevoir les côtes anglaises. Au retour, il visite l'anse d'Urville-Hague.

« Le lendemain[le 24 juin], il embarque sur le Patriote et stupéfie le chef d'escadre, Mr d'Albert de Rions, et son état-major par la pertinence de ses questions, par son aptitude à commenter les manœuvres les plus subtiles. Sans ostentation, il fait comprendre qu'il connait les moindres détails d'un métier savant entre tous. […] Soudain, Mr de Rions fait virer de bord. Encore qu'il connaisse la réponse le Roi demande : - Où nous mènerait ce vent ? - Sire, en Angleterre.- Oh ! J'irais volontiers ! Les Anglais ne me recevraient pas mal et, dans ce pays-là, on ne trompe point les rois. […] A bord, sur les quais, dans les rues, on hurle : «  Vive le Roi, vive notre bon Roi ! » Il répond ivre de bonheur : - Vive mon bon peuple ! […] Je n'ai jamais goûté le bonheur d'être Roi que le jour de mon sacre et depuis que je suis à Cherbourg. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 365).

  • le 24 juin 1793 : adoption de la première constitution républicaine en France.

Cette constitution de l'an n'est jamais appliquée.

  • le 24 juin 1859 : bataille de Solférino.

Victoire sanglante des troupes franco-piémontaises de Napoléon III sur les forces autrichiennes de François-Joseph à Solférino, en Italie. Le combat voit plus de 300 000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. Les nouvelles techniques utilisées au combat tel que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé annoncent déjà la première guerre mondiale. Un suisse, Henri Dunant est présent sur les arrières de l'armée française, Il découvre qu'il n'y a rien de prévu pour accueillir les blessés et que personne ne s'occupe d'eux. Il organise des soins avec des volontaires. La guerre terminée, il crée la Croix Rouge en 1864.

  • le 24 juin 1940 : armistice franco italien, fin de la bataille des Alpes, seul succès français de 1940.

Alors que la Wehrmacht est aux portes de Lyon, en face, le Général René Olry a établit trois positions défensives : la première s'établit de Bellegarde à Lyon avec des avant-postes défensifs au nord la ville ; la seconde défend Grenoble en s'appuyant sur versant ouest de la Chartreuse, la chaîne de l'Epine et le Mont du Chat ; la troisième autour de Voreppe, le long de l'Isère et le dos au Massif du Vercors. Le 18 juin, à la demande du maire Edouard Herriot Lyon est déclarée « ville ouverte ». Les allemands ne passent aucune des lignes défensives mais se replient avec de lourdes pertes. Ce succès est obtenu alors que dans le même temps les Italiens attaquent le 21 juin! Le Lieutenant Tom Morel, futur chef du maquis du Plateau des Glières, s'illustre en ordonnant un tir de barrage sur sa propre position, blessé, il obtient toutefois la reddition des soldats ennemis. Cet acte lui vaut la Croix de Guerre.

Le 24 juin, deux jours après Rethondes, la France signe à Rome un armistice bien moins dur. Rome ne met seulement la main que sur une bande terrestre allant du nord des Alpes françaises jusqu'à Menton, cette dernière ville passant sous administration italienne. Le Général René Olry a préservé au total 300 000 hommes de la captivité allemande.

  • le 24 juin 1984 : 1,8 million de personnes défilent à Paris pour défendre l'enseignement privé.

Et les lois Savary sont retirées.

  • le 24 juin 1994 : Airbus présente son dernier-né, le Béluga, le plus gros avion porteur du monde.

Posté le 24 juin 2014 à 06h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

23 juin 2014

C’est arrivé un 17 juin et non un 11 juin…

Je remercie Michel qui m'a permis de corriger une erreur de date. C'est le 17 juin 1793 et non le 11 juin que le Saint père, le pape Pie VI prononce son allocution sur l'assassinat du Roi Louis XVI

  • le 17 juin 1793 : allocution du Pape Pie VI au sujet de l'assassinat de sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI , Roi de France:

Le livre est téléchargeable sur internet ici :

 

En voici des extraits :

Page 5

Page 15

Page 27

Page 29

Et le Saint Père termine en s'adressant à la France avec des accents qui ressemblent à ceux du pape Jean Paul II au Bourget en 1980 :

 

Posté le 23 juin 2014 à 19h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

Il y a bien eu une 1ère annonce de l’Evangile en Chine en 67 après JC

Les découvertes archéologiques viennent confirmer la présence de l'apôtre saint Thomas.

Posté le 23 juin 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2014

C’est arrivé un 22 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juin 431 : ouverture du Concile d'Ephèse

Le concile est ouvert par le patriarche Cyrille d'Alexandrie. Ce concile rappelle l'affirmation de Marie Mère de Dieu.

  • le 22 juin 816 : Étienne IV est élu pape.

 

  • le 22 juin 1276 : décès du Pape Innocent V.

Pendant son court pontificat de 5 mois, il a le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Après sa mort, le peuple le vénère comme saint et Léon XIII le proclame bienheureux en 1898. Il repose à Rome en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

  • le 22 juin 1372 : victoire Navale franco-castillane de la Rochelle.

Totalement oubliée, cette bataille permet à Charles V d'avoir la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

Deux seigneurs locaux Arnaud d'Albret et Jean d'Armagnac, acceptent mal une levée d'impôts du Prince Noir fils d'Édouard III. Ce dernier, à qui est présenté l'affaire ne veut rien savoir. Les Français demandent justice et appui au Roi de France le suzerain d'Edouard III. Charles V saisit l'occasion pour relancer la guerre en 1369. Bien qu'en infériorité numérique, les franco-castillans ont des navires bien plus maniables. Ils tendent une embuscade aux Anglais dont la flotte approche de La Rochelle, anglaise depuis le Traité de Brétigny. A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke, le chef anglais est fait prisonnier. Ayant la maîtrise des mers, Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou. Le lendemain, le connétable Bertrand du Guesclin réussit à pénétrer dans La Rochelle.

  • le 22 juin 1476: Charles le téméraire est battu à Morat.

Les alliés de Louis XI, les membres de la Confédération suisse infligent à Charles le Téméraire une cuisante défaite à Morat. Ce dernier perd la vie peu de temps après, à Nancy.

  • le 21 juin 1627 : Richelieu, par ordre du Roi, s'attaque aux duellistes.

Le comte de Montmorency-Bouteville, 27 ans comptant 22 duels à son actif, est décapité place Royale, avec son cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que provoquent les duels chez les jeunes nobles, qui privent ainsi le Roi de ses meilleurs soldats. Au XVIIème siècle, huit édits royaux condamneront le duel. Il faut rappeler que la noblesse paie l'impôt du sang; la vie d'un noble ne lui appartient pas. Entre 1589 et 1608, les duels feront environ plusieurs milliers de victimes ! Aussi Louis XIII a refusé sa grâce, malgré les supplications de nombreux grands du Royaume. Le Roi écrit même pour clore les suppliques :

"Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes ! Et que l'excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m'ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu..."

  • le 22 juin 1633 : procès de Galilée.

La sentence est rendue au couvent dominicain de Santa-Maria, ce jour là. L'affaire devient, avant même la révolution, un exemple de désinformation pour discréditer l'Eglise catholique et montrer que la science et la foi sont incompatibles. Qu'enseigne-t-on à l'école sur le sujet ? Jean Sévillia dans son livre Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 96 à 129) rappelle ce qu'écrivait Arthur Koestler dans Les somnambules en 1961 :

« Galilée n'a pas inventé le télescope. Ni le microscope, ni le thermomètre. Ni l'horloge à balancier. Il n'a pas découvert la loi d'inertie ; ni le parallélogramme de forces ou de mouvements ; ni les taches du soleil. Il n'a apporté aucune contribution à l'astronomie théorique, il n'a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise, il n'a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n'a pas été torturé par l'Inquisition, il n'a point langui dans ses cachots, il n'a pas dit « Eppur si muove »(*), il n'a pas été un martyr de la science. »

(*)« et pourtant elle tourne » phrase apocryphe de l'italien Giuseppe Baretti écrite à Londres en 1757, selon Jean Sévillia

En fait au XVème siècle, Nicolas Copernic, prêtre polonais et scientifique important, énonce une théorie sans la prouver : le mouvement des planètes s'expliquerait mieux s'il était ordonné autour du soleil plutôt que de la terre. Il construit un modèle mathématique, l'héliocentrisme. Ses travaux sont très bien accueillis à Rome. Seul Luther le traite de fou. D'ailleurs, tous les réformés s'opposent à ses travaux ! Et pourtant, c'est l'Eglise catholique qui se voit intenter un procès d'obscurantisme ! Pendant plus de cent ans, c'est l'Eglise qui défend les scientifiques contre les adversaires de l'héliocentrisme ! Elle va même jusqu'à protéger les scientifiques protestants, comme l'allemand Johannes Kepler, qui trouve refuge chez les Jésuites après des découvertes complémentaires à la théorie de Copernic. Alors pourquoi la condamnation de Galilée ?

En 1609, il s'attribue la découverte d'un opticien hollandais ; mais le plus grave est que malgré la protection du cardinal Barberini, futur pape, tous ses écrits sont polémistes. Il ne démontre rien, il affirme et met ses adversaires au défi de prouver qu'il a tort. Selon Jean Sévillia, son caractère hautain et méprisant est pour beaucoup dans sa condamnation.

Par deux fois, l'Inquisition affirme qu'elle ne trouve pas d'hérésie dans les écrits de Galilée (1615). Ses détracteurs s'attaquent alors aux écrits de Copernic et, à une époque où tout le monde croit que la terre est le centre du système solaire, l'Eglise demande simplement à Galilée de présenter ses écrits non comme la vérité, mais comme une théorie, puisque ni Copernic, ni lui, ne sont capables de prouver ce qu'ils ont avancé. Les cardinaux qui le protègent lui demandent aussi de ne pas mélanger les saintes écritures à ses écrits.

Il accepte et tient sa promesse pendant 7 ans. Pendant cette période non seulement, il n'apporte aucune preuve à ses théories, mais se met à dos les jésuites, qu'il ridiculise sur le sujet du déplacement des comètes, alors que ce sont eux, en la personne du père Grassi, astronome du Collège romain, qui ont raison :

« Vous n'y pouvez rien, il a été donné à moi seul, de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel, et rien aux autres. » (*)

(*)Jean Sévillia Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 113)

En 1624, son protecteur, le cardinal Barberini est élu pape. Galilée lui expose un projet de livre comparant les différents systèmes : Ptolémée, Copernic, Kepler. Le pape l'encourage en lui conseillant de les présenter tous les trois comme des théories et surtout de ne pas y mêler la religion.

Le livre terminé Galilée demande l'imprimatur au Saint Office ; ce dont il n'a pas besoin pour un livre scientifique. Il l'obtient moyennant quelques modifications et rajouts qu'il accepte. L'imprimatur signifie que le livre doit être imprimé à Rome. Il le fait imprimer à Florence et en profite pour le faire paraître avec l'imprimatur, mais en ayant totalement changé le texte.

L'inquisition se saisit bientôt du sujet et, malgré l'amitié que le pape lui accorde toujours, Galilée passe en jugement. Les règles juridiques sont grandement adoucies à la demande du Saint-Père. Le jugement tombe qui lui reproche son manque d'obéissance et son mensonge, mais aussi l'absence de preuve dans ce qu'il présente comme la vérité et non comme une hypothèse. L'utilisation des Ecritures dans ses écrits le fait condamner aussi pour hérésie formelle.

Jean Sévillia note que la sentence du 22 juin est modérée : interdiction d'enseigner et de se livrer à l'interprétation des Ecritures, mise à l'index de son livre le Dialogue, une peine de prison sans durée fixée (il sera assigné à résidence chez l'ambassadeur de Florence 5 mois !) et la récitation hebdomadaire pendant 7 ans des psaumes de la pénitence. C'est d'ailleurs sa fille aînée religieuse qui le fera à sa place !

  • le 22 juin 1636: bataille de Tornavento et victoire des Franco-Savoyards sur les Espagnols.

Durant la Guerre de Trente ans, en 1636, le cardinal de Richelieu persuade le Duc de Savoie Victor-Amédée Ier de lancer une offensive sur le duché espagnol de Milan. Une armée française rencontre l'armée espagnole à Tornavento. Mais cette victoire est sans lendemain.

  • le 22 juin 1786 : Louis XVI arrive à Cherbourg.

Les autorités de Cherbourg l'accueillent aux portes de la ville. Un arc de triomphe est dressé en son honneur sur la place du Calvaire, aujourd'hui place de la République. Il loge dans l'ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d'Harcourt.

  • le 22 juin 1812 : Napoléon déclare la guerre à la Russie. Ses troupes franchissent le Niémen le lendemain.

 

  • le 22 juin 1815 : nouvelle abdication de Napoléon.

Quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la seconde fois; il est déporté à Sainte-Hélène, dans l'Atlantique Sud.

  • le 22 juin 1886: loi d'exil des familles ayant régné en France.

Une loi bannissant du territoire nationale tous les membres de familles royales ou impériales ayant régné en France est votée. Ces derniers ont également interdiction d'intégrer l'armée de terre ou bien la marine.

  • le 22 juin 1940 : la France signe l'armistice avec l'Allemagne.

Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, envoyé par le maréchal Pétain, signe l'armistice à Rethondes, et à la demande d'Hitler dans le même wagon où a été signé l'armistice allemand le 11 novembre 1918. L'armistice prévoit notamment l'occupation des 3/5 du territoire français et fixe le tracé de la ligne de démarcation qui coupe la France en 2 zones : occupation de l'Ouest, du Nord et de l'Est par la Wehrmacht aux frais de la France, maintien d'une zone libre au sud de la Loire.

Rethondes 1940

  • le 22 juin 1942 : création du STO.

Un discours radiodiffusé de Laval annonce la relève des prisonniers français par les travailleurs volontaires et souhaite publiquement "la victoire de l'Allemagne, car sans elle, le communisme s'installera partout en Europe."

 

  • le 22 juin 1980 : béatification de Kateri Tekakwitha, de Mgr François de Laval et de Mère Marie de l'Incarnation.

Kateri Tekakwitha, une Mohawk, est la première Amérindienne du Nord à être béatifiée. Sa mère, convertie au catholicisme, est algonquine alors que son père est agnier. À l'âge de quatre ans, elle perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle désire devenir chrétienne, et est baptisée par Jacques de Lambertville, un jésuite, le jour de Pâques en 1676. Sa piété impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France, sous les ordres du Roi Louis XIV. Elle meurt le 17 avril 1680, à l'âge de 23 ou 24 ans. Voir la chronique du jour.

François de Laval est né à Montigny-sur-Avre, en France, le 30 avril 1623. Désigné évêque de la Nouvelle France, à la demande de Louis XIV, Mgr de Laval s'embarque pour la Nouvelle France le 19 avril 1659 et y arrive le 16 juin. Sa piété profonde, sa charité, son humilité sont connues par toute la colonie. Après 15 années de lourdes fonctions, en 1688, il se retire à Saint-Joachim, tout près de Québec, où il passe les dernières 20 années de sa vie. Mgr de Laval est béatifié en 1980 et canonisé le 30 avril. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai et 16 juin

Marie de l'Incarnation est née le 28 octobre 1599. En janvier 1631, elle entre au couvent des Ursulines de Tours. En 1639, elle part avec deux autres Ursulines pour fonder un monastère à Québec.

Elle meurt d'épuisement le 30 avril 1672 à Québec. Ses écrits remarquables et son œuvre de missionnaire au XVIIe siècle en font une de ces femmes pionnier sans qui la colonie française aurait périclité.

 

  • le 22 juin 1994 : opération Turquoise au Rwanda.

Le conseil de sécurité de l'ONU autorise l'opération française au Rwanda. Les casques bleus français ont pour mission de protéger les civils et de participer à la distribution de l'aide humanitaire. Depuis la mort du président Juvénal Habyarimana en avril, un génocide est en cours qui fait entre 500 000 et 1 million de victimes, pour une population de 7 millions d'habitants.

 

Une des rare voix à clamer la vérité sur cette période horrible est Bernard Lugan. Il défend en plus l’honneur des soldats français que le pouvoir rwandais actuel traine régulièrement dans la boue, sans que les gouvernements français n’interviennent pour faire cesser ce scandale.

 

Posté le 22 juin 2014 à 02h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (18)

21 juin 2014

Cristeros : les lecteurs de La Croix se rebiffent

Suite à la critique déplacée du quotidien La Croix à l'égard des Cristeros, les lecteurs ont réagi. Certaines réponses ont été publiées vendredi :

C

Posté le 21 juin 2014 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent

Le Pape François salue le 750e anniversaire de l'instauration de la Fête-Dieu

C’est à Liège qu’est née la Fête-Dieu (ou Fête du Saint-Sacrement), au XIIIe siècle. Le diocèse de Liège l’a célébrée dès 1246 et c’est en 1264, voici trois quarts de millénaire, que le pape Urbain IV l’a étendue à l’Église universelle. A cette occasion (750e année de l'instauration de la fête), le pape François a écrit à l'évêque de Liège :

F

Posté le 21 juin 2014 à 09h50 par Michel Janva | Lien permanent

20 juin 2014

C’est arrivé un 20 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin 451 : les Huns d'Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s'être fait payer un tribut par Marcien Empereur d'Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, "le Fléau de Dieu", décide de marcher sur l'Empire d'Occident moribond et envisage Le chef des Huns rassemble alors une coalition composée de Huns qui ne forment qu'une minorité de l'armée et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d'Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons, en vue de marcher sur l'Empire d'Occident moribond

Attila franchit donc le Rhin au début de l'année 451 et pénètre dans l'est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l'éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l'invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s'ils veulent, s'ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu'Il entendra nos supplications.» De fait, Attila épargne la future Paris.

Attila arrive alors en vue d'Orléans (Aurelianum) mais l'Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L'expansion s'arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d'Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d'Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d'Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l'énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s'entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. Au Jeu de Paume, Tiers et Bas clergé affirment sur volonté de faire une constitution ; c'est un coup d'Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l'initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l'anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d'un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en aout plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d'assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

"Le pape est un fou furieux qu'il faut faire enfermer."

  • le 20 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l'extrême-onction à l'hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d'abord dans l'orchestre de l'Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d'Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong Il identifie également le rat comme vecteur de l'épidémie. A son retour à Paris, avec l'aide d'Albert Calmette et d'Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l'Institut Pasteur au Vietnam et devient d, en 1933, directeur honoraire de l'Institut Pasteur de Paris.

  • le 29 juin 1908 : réforme de la Curie romaine.

Le pape Pie X réforme la curie romaine créée par le pape Sixte V en 1588 et restée jusque-là sans grands changements. Pie X décide de la restructurer avec la bulle « Sapienti Consiglio ». La curie est composée de onze congrégations au lieu des vingt-deux ; la Sainte Inquisition est remplacée par la sacrée Congrégation sacrée pour la propagation de la foi. Depuis, la Curie Romaine a subi deux autres réformes, sous Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1988.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l'Académie française.

 

  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l'arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l'entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l'autorisation de faire reparaître L'Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fera libérer en 1943, et en avril 1944, l'un d'entre eux entrera au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l'argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l'Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation... Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud... Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 aout.

  • le 20 juin 1962 : au cours d'un entretien avec le président De Gaulle à Paris, le secrétaire d'Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un "fait".

Ce n'est pas faute d'avoir tout fait pour empêcher la France d'avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d'un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général de Gaulle. D'ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C'était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand il l'auteur déclare que la sécurité de la France est assuré face à l'URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de chose à De Gaulle, il avait le sens de l'Etat et de l'indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.

Posté le 20 juin 2014 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

19 juin 2014

C’est arrivé un 19 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement de Louis IV d'Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d'Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale à Laon par l'archevêque de Reims Artaud, après l'intervention d'Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d'Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert († 939), duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée dure du 14 mai au 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d'Angleterre Henri VIII le traité de Windsor prévoyant une invasion de la France. Ce traité intervient en plein cœur de la sixième guerre d'Italie (1521-1525) qui oppose principalement le Royaume de France à l'Espagne et à l'Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l'effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirmera : « Loin de m'en repentir, si j'avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, comme sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l'habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu'on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées " Les Pensées " étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L'ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

" Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ". "L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant ".

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s'y adonne à la prédication pour lutter contre le libertinage et l'hérésie. Il entretient une querelle avec l'Université de Paris qu'il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c'est-à-dire une organisation de l'église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s'agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut, entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L'abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère 3 points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L'autoproclamée « assemblée nationale » décrète que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des "ci-devants". La préséance du clergé sur tous les autres corps de l'Etat disparaît.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, est né le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l'Eure ; c'est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s'engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d'agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d'administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l'action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L'Accusée.

Posté le 19 juin 2014 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

18 juin 2014

C’est arrivé un 18 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 1429 : victoire de Jeanne d'Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, à ce, une époque où l'on combat un contre un. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

 Cette victoire s'inscrit dans la continuité de la libération d'Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency.

C'est d'ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d'Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d'Orléans », le défenseur d'Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous les ordres renforcé par les Bretons d'Arthur de Richemont

2 000 Anglais sont tués contre moins de dix Français. Talbot, leur chef est fait prisonnier. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, du 12, du 15 et du 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d'Espagne et François Ier Roi de France.

C'est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l'empereur d'Espagne s'affrontaient pour s'approprier les terres du duché de Milan suite à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s'allier, et de lancer une croisade contre l'Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  •  le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d'Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

L'amiral Osborne commandant une flotte anglo-hollandaise est repoussé par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable. Les anglo hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu'ils souhaitaient détruire.

La Tour Vauban à Camaret, presqu'île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d'Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d'Elbée. La terreur qu'inspirent ses récents succès brise d'avance toute résistance. A son approche, la garnison d'Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d'action de grâce est célébrée en présence de toute la population.

 

  • le 18 juin 1799 : coup d'État du 30 prairial.

La situation militaire du pays étant très mauvaise, le conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens exigent des explications au Directoire. Sieyès, élu du Directoire, s'allie avec Paul Barras, et en accords avec les deux conseils, une manœuvre d'intimidation est initiée pour forcer le Directoire à démissionner. Le coup d'état se réalise en faisant pression sur les exécutifs sans avoir à employer la force armée. Le coup d'état, sanglant ou législatif, semble bien la marque de fabrique des républiques françaises depuis leur origine.

  • le 18 juin 1815 : défaite de Napoléon à Waterloo.

La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815. Cette bataille est la dernière à laquelle prend part directement Napoléon 1er. Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'empereur.


 

C'est la fin de la tentative de restauration impériale. Plus d'un million et demi de soldats, venus de toute l'Europe, se déversent sur la France par toutes les frontières, ivres de pillage. À tous points de vue, les Cent-jours sont un échec :

"Défaite militaire, désastre diplomatique, catastrophe financière, déchirures intérieures, réémergence durable de la question de la légitimité du pouvoir en France" (Thierry Lentz, Nouvelle histoire du Premier Empire, Tome 4, Les Cent-jours, 2010, p.551)

Waterloo marque le dernier épisode de la troisième "guerre de cent ans" - commencée en 1689 - avec l'Angleterre. Pour celle-ci, c'est un triomphe complet, qui va lui permettre de devenir la "superpuissance" de la planète tout au long du XIXe siècle. Épuisée et définitivement affaiblie, la France, elle, ne retrouvera jamais plus la puissance et le prestige qui étaient les siens à la veille de la Révolution. Mentionnons encore une "catastrophe" peu connue. Admiratifs de l'œuvre réalisée par Denon au Louvre, les Alliés en 1814 n'avaient demandé aucune restitution. Mais après Waterloo, ce sont plus de 5000 œuvres d'art pour la plupart des chefs-d'oeuvre, qui vont quitter le Louvre, dont :

-      2065 tableaux,   271 dessins, 280 statues,  289 bronzes,  1199 émaux

Il faut encore mentionner les 1000 tableaux déposés  Bruxelles, Genève et Mayence en vertu du décret Chaptal de 1803, et qui ne seront pas restitués à la France en 1815. (Cf. Pierre Rosenberg, Dictionnaire amoureux du Louvre, p. 39 ; Anne Héritier, Genèse du patrimoine culturel 1750-1816, p.237 et passim.) Le 14 octobre 1815, "las de voir l'œuvre de sa vie détruite, Denon présenta sa démission à Louis XVIII" (Pierre Rosenberg, Ibid. p.308). Héritier d'un musée "à l'agonie", Louis XVIII "aura la lourde tâche, assisté par Forbin, successeur de Denon, de [le] remettre en état de marche. Il mena une active politique d'acquisition. […] On peut dire que ce que la muséologie a vu le jour sous Louis XVIII." (Pierre Rosenberg, Ibid, p. 562-263) 

  • le 18 juin 1845 : naissance de Charles Louis Alphonse Laveran, médecin militaire et parasitologue français.

Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922) est un médecin militaire et parasitologuefrançais, pionnier de la médecine tropicale, connu pour avoir découvert, en 1880, le parasite protozoaire responsable du paludisme. Pour la première fois était mis en évidence que les protozoaires pouvaient être la cause de maladies. Ses travaux sur le protozoaire lui ont valu de recevoir le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1907.

  • le 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle.

Le général de Gaulle lance son appel du 18 Juin à la résistance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le lendemain de la demande d'armistice faite à l'Allemagne par le Maréchal Pétain. Le même jour, les Allemands entrent dans Nancy. Mais La date est imposée par les Anglais pour rappeler le 18 juin 1815, défaite de Napoléon à Waterloo.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

  • le 18 juin 1987 : élection d'André Frossard à l'Académie française au Fauteuil 2.

Fils de Louis-Oscar Frossard, l'un des fondateurs du Parti communiste français, premier secrétaire général du PCF à 31 ans, puis ministre du Front populaire, André Frossard est élevé dans l'agnosticisme absolu :

«Celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».

André Frossard fréquente l'École des arts décoratifs. Il fait alors carrière dans le journalisme en tant que dessinateur et chroniqueur. À vingt ans, il se convertit au catholicisme, le 8 juillet 1935, dans la chapelle des religieuses de l'Adoration, 39, rue Gay-Lussac, à Paris (5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willemin. Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je l'ai rencontré. André Frossard est élu membre de l'Académie française le 18 juin 1987

  • le 18 juin 1998 : élection de René Rémond à l'Académie française au Fauteuil 1.

Né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier, René Rémond, est un historien et politologue français, membre de l'Académie française à partir de 1998. Ses travaux sur l'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine, ont contribué au renouvellement de la pensée conservatrice en France.

  • le 18 juin 2010 : le général Marcel Bigeard meurt à Toul.

Il demande que ses cendres soient dispersées par avion au dessus de la cuvette de Dien Bien Phu, pour dit-il : « emmerder le gouvernement ! »

  • le 18 juin 2004 : disparition de Jeanne-Marie Kegelin, une sainte Maria Goretti française…

Voici dix années que cette petite fille a été enlevée, le 18 juin 2004, le jour de la fête du Sacré Cœur, et est devenue une martyre de la vertu de pureté. Quelques jours auparavant, elle faisait le Pèlerinage de Chartres... Elle n'avait pas 11 ans, l'âge de sainte Maria Goretti !

Jeanne Marie est connue comme une fillette « enjouée », « farceuse », « franche », « directe », « une petite chrétienne qui avait fait siennes toutes les valeurs de l'Evangile », qui « récite son chapelet » et « chante des cantiques ». Jeanne-Marie est la septième d'une famille de huit enfants. « Elle était plus digne du ciel que de la terre », commente sa mère, Marie-Martine.

La mère de Jeanne-Marie lance ainsi à la cour, le jour du procès :

« Je n'en veux pas à Dieu de nous l'avoir ravie. Mais j'en veux à tous ces gouvernants qui ne font rien contre la pornographie ambiante, sur les murs de nos villes, à la télévision… » Et de crier sa conviction que cette « pornographie » forge « les violeurs de demain »…

Dans un petit carnet, où elle écrivait ce qui lui tenait le plus à cœur on peut lire que : « Jésus est le plus important" pour elle, et qu'elle voulait faire beaucoup de sacrifices pour Lui, quelques jours avant sa disparition. (Phrase écrite peu de jour avant de rencontrer le christ au Ciel…

Si la foi n'épargne pas de la douleur, cependant elle donne la paix et la certitude. La paix de savoir que cette âme pure et claire a triomphé de la laideur du Mal, et la certitude que par son exemple elle nous montre le chemin à suivre. Et son frère, séminariste à l'époque du procès, nous montre aussi le chemin que le Christ nous demande de suivre quand il affirme à l'accusé :

« Je sais une chose, c'est que Jeanne-Marie vous aime, et j'en sais une autre, c'est que vous avouerez en temps et en heure. Toute chose sera connue, au ciel ou sur la terre ».

Une âme à prier comme sainte Maria Goretti…

Posté le 18 juin 2014 à 18h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

19 juin : Conférence sur les Cristeros à Rennes

Conférence du journaliste, écrivain et conférencier Hugues Kéraly sur "les Cristeros". Avec projection de photos inédites, de la bande-annonce du film, et dédicace de son livre.

La conférence sera suivie vers 22h d'un "pot buffet" convivial offert par les organisateurs.

Jeudi 19 juin à 20h30 Centre commercial des Longs-Champs (2e étage) Avenue Morvan-Lebesque 35700 RENNES

Entrée : 5 € (2€ pour les étudiants ; gratuit pour les ecclésiastiques)

Posté le 18 juin 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2014

Entretien avec Philippe de Villiers sur saint Louis

Extraits d'un entretien avec Philippe de Villiers consacré à saint Louis. M. de Villiers y développe l'inspiration chrétienne du saint roi ; son rôle dans l'histoire de la France ; la leçon reçue de son grand-père maternel, Alphonse VIII de Castille, le premier espagnol a avoir fait reculer les Maures : " Partout où l'islam est, il est conquérant" ; celle qu'il tient de son grand-père paternel, Philippe-Auguste : "Protège les pauvres, ils te protègeront" ; la véritable nature des Croisades, ni guerres de conquête ou d'agression mais de reconquête, prédication et conversion ; la nécessité de rouvrir la route du saint Sépulcre ; les liens entre la France et la Terre Sainte et ses communautés chrétiennes ; son règne qui marque l'apogée de la France avec saint Thomas, Albert le Grand, la construction des cathédrales et les Croisades ; ses soixante-sept miracles et sa canonisation rapide : un roi éternel.

saint Louis roi chrétien

Posté le 16 juin 2014 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés

Louis, duc d'Anjou, a prononcé un discours intéressant jeudi dernier. En voici quelques extraits :

"[...] Avec saint Louis, dont est commémoré cette année, un peu partout en France et dans le monde, le 8e centenaire de la naissance, nous comprenons mieux ce qu’apporte à la royauté la religion vécue jusqu’à la sainteté. Elle a permis à Louis IX d’accomplir sa tâche de souverain en mettant toujours en avant les principes évangéliques que lui avait inculqués sa mère, Blanche de Castille.

  • Être le roi de la justice ;
  • celui de la paix entre les grandes principautés féodales ;
  • celui de la protection des petits et des faibles ; enfin,
  • celui de la charité qui s’est traduite par ses préoccupations sociales en œuvrant autant pour créer des hôpitaux que pour assurer aux veuves et aux orphelins des moyens de subsistance.

Son souvenir est tel que, huit siècles après, il demeure un modèle honoré dans de nombreuses villes comme j’ai pu le constater tant à Poissy qu’à Aigues-Mortes ou à Paris, alors que ce sont des dizaines de villes qui ont programmé des commémorations cette année.

Avec Louis XVII, nous plongeons dans un autre versant de la nature humaine, celle de la face honteuse d’une humanité qui a perdu tout sens des valeurs au point de laisser mourir un enfant de 10 ans dont le seul crime était d’être un fils de roi et son successeur légitime.

Mais, malheureusement, si Louis XVII reste un symbole de l’enfance sacrifiée, ne faut-il pas reconnaître que son sacrifice n’a, à vue humaine, rien changé. L’actualité montre que les enfants sont toujours les innocentes victimes de la folie, de l’égoïsme ou de la perversion des adultes. Des enfants-soldats aux victimes des actes pédophiles, les enfants martyrs se comptent en milliers, en millions comme si bien souvent les adultes faisaient payer aux plus petits et aux plus faibles leur propre incapacité à agir pour le bien commun. L’exact opposé du message multi-séculaire de saint Louis ! [...]

La question de la crise morale, que nos sociétés traversent, est souvent évoquée en France, mais aussi dans d’autres pays européens et notamment par le Saint-Père. Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés. Nous avons su être à la pointe des progrès technologiques et scientifiques. [...] Et pourtant, notre société est confrontée au doute, au désenchantement qui frappe les plus jeunes, au découragement qui frappe les plus âgés. 

La différence se trouve dans le sens que nous donnons à la vie, à toute la vie. Dès qu’on la détourne du Bien commun et des devoirs que chacun a vis-à-vis de ses prochains et de ceux qui le suivront, la société tombe dans tous les pièges et dans tous les excès. Telle est la rançon des époques qui perdent le sens des valeurs. [...]"

Posté le 16 juin 2014 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 16 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juin 956 : mort d'Hugues, comte de Paris, marquis de Neustrie, duc des Francs et comte d'Auxerre.

Hugues, père d'Hugues Capet, meurt à Dourdan.

  • le 16 juin1549 : Henri II fait son entrée solennelle dans Paris.

« L'an mil cinq cent quarante neuf, le seizieme jour de juin, le Roy feit son entrée en armes à Paris, la plus riche et magnifique, qui fut jamais veuë entre les françois, tant du costé du Roy que de la part de la ville, laquelle n'avoit en rien espargné ses trésors, ny ses bons esprits, pour rendre l'honneur deu à son Prince, tant en habits et ornements, qu'en theatres et belles inventions, dont je decriray en passant les plus singulières. »

Tirés de : Les antiquitez, chroniques et singularitez de Paris, 2nde édition, Paris, 1561, chap 12, p.166-173) de Gilles Corrozet,

  • le 16 juin 1659 : le Roi Louis XIV décide d'accorder des subventions aux émigrants qui partent s'installer au Canada.


par Charles Le Brun

  • le 16 juin 1659 : monseigneur François Montmorency de Laval arrive en Nouvelle-France.

Gravure de Rolland Boulanger représentant Mgr Laval.

Ordonné évêque le 8 décembre 1658 en l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à Paris, François Montmorency de Laval est choisi comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France. Il arrive à Québec le 16 juin 1659 après trois mois de traversée sur le navire «Sacrifice d'Abraham».  Il y fonde la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663, ouvre le Grand Séminaire de Québec et, en 1668, le Petit Séminaire de Québec, qui deviendra en 1765, après la Conquête anglaise, un collège ouvert à tous. Il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980 et canonisé par le pape François le 3 avril 2014.

Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai, et du 22 juin.

  • le 16 juin 1687 : décès de François Honorat de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan (1607-1687)

Décédé à Paris, François Honorat de Beauvilliers, Duc et pair de France, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa chambre, membre du conseil du Roi, militaire, gouverneur de provinces, membre de l'Académie française a marqué son époque.

Il prend part à quatorze campagnes, et exerce de nombreux commandements. Protecteur des gens de lettres, il fait partie de l'Académie de physique fondée par Huet à Caen, de celle des Ricovrati de Padoue, contribue à la fondation de l'Académie d'Arles (1669) dont il est le protecteur. Il est élu à l'Académie française en 1663. Ses ouvrages n'ont pas été publiés. L'abbé d'Artigny le regrette dans ses Mémoires littéraires; on devait cet hommage, dit-il, « à un seigneur qui honora les beaux-arts et qui répandit ses bienfaits et ses largesses sur tous les poètes de son temps. » Il meurt à l'âge de quatre-vingts ans.

  • le 16 juin 1815 : victoire de Ligny.

Les troupes de Napoléon Bonaparte remportent une bellevictoire à Ligny en Belgique contre les troupes prussiennes, la dernière victoire avant Waterloo.

  • le 16 juin 1846 : élection du pape Pie IX.

A la mort de Grégoire XVI, c'est Mastai Ferretti qui est élu pape. Il prend le nom de Pie IX, en hommage à Pie VII. Le 8 décembre 1854, Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception. La Sainte Vierge le remercie en se présentant à Sainte Bernadette Soubirous sous ce vocable. Hormis le pontificat de Saint-Pierre, Pie IX a le plus long pontificat de l'Histoire (31 ans et 236 jours, de 1846 à 1878). Il est béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II dont le pontificat est le troisième plus long de l'Eglise.

  • 16 juin 1875 encore : consécration du monde au Sacré-Cœur.

Pie IX consacre le monde au Sacré-Cœur. Il encourage la communion fréquente l'autorise pour les jeunes enfants, préparant ainsi le décret de 1910 par Saint Pie X. Voici le texte de la consécration :

Consécration du genre humain au Sacré Coeur de Jésus

(composée par S.S. le pape Léon XIII pour être récitée dans le monde entier)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes humblement prosternés au pied de votre autel.

Nous sommes et nous voulons être à vous ; mais, pour que nous puissions vous être unis par des liens plus solides, voici qu'en ce jour chacun de nous renouvelle spontanément sa consécration à votre Sacré Coeur.

Beaucoup d'hommes ne vous ont jamais connu ; beaucoup vous ont méprisé en transgressant vos commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Sacré Coeur.

O Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonnés. Faites que ceux-ci se hâtent de regagner la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu'un désaccord a séparés de l'Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin qu'il n'y ait bientôt qu'un troupeau et qu'un Pasteur.

Soyez enfin le Roi de tous ceux qui sont plongés dans les antiques superstitions du paganisme, et ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le royaume de Dieu. Donnez, Seigneur, à votre Eglise la liberté et le salut. Accordez à toutes les nations l'ordre et la paix, et faites que, d'une extrémité à l'autre de la terre, résonne une seule parole : Louange au divin Coeur qui nous a donné le salut ; à lui soient honneur et gloire dans tous les siècles.

Ainsi soit-il!

  • le 16 juin 1875 toujours : pose de la 1ère pierre de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre est posée, sous la direction de Paul Abadie, l'architecte retenu pour la construction.

La consécration, initialement prévu le 17 octobre 1914, est reportée suite à l'entrée en guerre, et a lieu le 16 octobre 1919. L'église est alors érigée en basilique mineure. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923 avec la finition de la décoration intérieure.

  • le 16 juin 1881 : l'école est désormais gratuite.

Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l'école. Depuis 1879, ce franc maçon violement anti clérical, promulgue une série de textes promouvant l'école publique afin d'affaiblir le poids de l'Église dans l'éducation des jeunes français. Une nouvelle loi paraît encore le 28 mars 1882, rendant l'enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L'instruction civique remplace dorénavant l'instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. L'objectif est de retirer des mains des familles et de l'Eglise la formation des plus jeunes.

Or les écoles catholiques sont déjà gratuites, pour la plupart, et ce d’avant la révolution. Après l’empire, l’Etat les considére comme « libres », suivant le terme de la loi Guizot de 1833 et de la loi Falloux de 1850. Depuis le Second Empire et la loi Duruy (1867), l'école publique est devenue gratuite pour les enfants des familles les plus pauvres, soit les 3/5e des enfants. En 1881 la loi Jules Ferry n'est finalement qu'un geste en faveur des plus riches.

 

  • le 16 juin 1895 : naissance de l'AOF.

Un décret institue le gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il regroupe les colonies africaines françaises du Sénégal, du Soudan français, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Par la suite, s'y ajoutent le royaume du Dahomey, le futur Bénin, la Haute-Volta, le futur Burkina Faso, la Maurétanie et le Niger. L'AOF est alors divisée en huit territoires, avec à la tête de chacun d'eux un gouverneur. En 1958, la décolonisation entraînera l'éclatement de cette fédération.

  • le 16 juin 1940 : le maréchal Pétain, président du Conseil.

Paul Reynaud, premier ministre de la France qui s'oppose à un armistice avec l'Allemagne nazie mais souhaite une reddition des armée pour que devant l'histoire ce soient les militaires qui assument la défaite, démissionne. Le maréchal Philippe Pétain est nommé à la présidence du conseil par le président français Albert Lebrun. Il a 84 ans ! Aucun politique de l'époque n'a ni le courage ni l'envergure pour la fonction dont le côté sacrificiel effraie. La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il installe son gouvernement à Vichy. En juillet, l'Assemblée nationale lui donne les pleins pouvoirs. Pétain met alors fin à la République et instaure, sous la devise "Travail, Famille, Patrie", l'Etat français. Philippe Pétain demande l'armistice à l'Allemagne.

  • le 16 juin 1946 : discours de Bayeux.

Après avoir démissionné du gouvernement, le général De Gaulle proclame, sur les lieux même de son débarquement en 1944, le discours de Bayeux dans lequel il énumère ses principes pour une nouvelle constitution française. Quelques mois plus tard il fonde le RPF sans réussir à mettre en échec le projet de constitution de ce qui devient la quatrième république. Le discours de Bayeux est la principale source d'inspiration de la constitution de la Cinquième République.

  • le 16 juin: canonisation de Padre Pio, moine Capucin stigmatisé.

Jean Paul II le canonise sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

Posté le 16 juin 2014 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

15 juin 2014

500e anniversaire de la canonisation de saint Bruno

A l'occasion du 500e anniversaire de la canonisation de Saint Bruno, fondateur du Monastère de la Grande Chartreuse et de la congrégation des Chartreux, le prieur de la Grande Chartreuse, Dom François-Marie, a accordé un entretien exclusif à RCF Isère.

Il raconte l’histoire de saint Bruno né à Cologne et qui, un jour de 1084 vient rencontrer l’évêque de Grenoble, Saint Hugues. Ce dernier accompagna Bruno et ses compagnons dans le désert vert de Chartreuse pour installer une première communauté de religieux ermites.

Cet entretien aborde la spiritualité des Chartreux, leur place dans le monde et la raison du rayonnement de leur engagement fait de prière, de solitude et de silence. Les entretiens croisés de l’évêque de Grenoble et du Prieur abordent la question de l’actualité des relations entre le diocèse et le monastère, comme si l’histoire de Bruno et de Hugues poursuivait son chemin aujourd’hui.

Un cycle de conférences d'été est organisé par la Correrie de la Grande Chartreuse. Programme ici.

Posté le 15 juin 2014 à 13h01 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 15 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 juin 923 : décès de Robert Ier, Roi de France.

 

  • le 15 juin 1520 : le pape Léon X excommunie Martin Luther par la bulle "Exsurge Domine".

Pape Léon X, par Raphael.

Par la Bulle " Exsurge Domine ", le Pape Léon X condamne Martin Luther et de son hérésie le Protestantisme. Cette bulle, publiée à Rome le 15 juin 1520, a été préparée au cours de l'hiver précédent par une commission de théologiens, issus en majorité des ordres mendiants prédicateurs officiels des indulgences et des aumônes pour la basilique Saint-Pierre. Elle dénonce 41 erreurs trouvées dans les écrits de Luther.

  • le 15 juin 1594 : naissance de Nicolas Poussin, peintre français.

Autoportrait

Nicolas Poussin est né à Villers, près des Andelys, dans une famille bourgeoise normande, qu'il quitte à 18 ans, car ses parents désapprouvent son choix d'une carrière de peintre. Il se rend à Paris, Florence et à Rome pour se perfectionner. Il y rencontre des grands maîtres italiens de la Renaissance tels que Raphaël et Titien. Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre ; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales (décoration du Palais du Luxembourg par exemple). Les Jésuites lui commandent six tableaux racontant la vie de saint Ignace de Loyola. Nicolas Poussin est une référence incontournable du classicisme français, ses œuvres sont à la fois idéalistes et poétiques. Les plus célèbrent sont des thèmes bibliques, mythologiques ou historiques : L'Enlèvement des Sabines, Moïse sauvé des eaux, L'Enfance de Bacchus.

Les bergers d'Arcadie


L'été ou Ruth et Booz

  • le 15 juin 1697 : début du siège de Barcelone.

Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C'est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Il oppose la France à l'Espagne. L'armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d'Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697 (voir la chronique du jour).

  • le 15 juin 1785 : premier accident aérien avec les décès de Jean-François Pilâtre de Rozier et de Pierre-Ange Romain aérostiers français.

Si l'on écarte le mythique accident d'Icare. Le 15 juin 1785, profitant de vents favorables, Jean-François Pilâtre de Rozier et Pierre-Ange Romain, le concepteur du ballon à hydrogène, s'envolent pour traverser la Manche. Jean-François Pilâtre de Rozier est membre de l'Académie de Reims, puis intendant au sein du cabinet de chimie et d'histoire naturelle du comte de Provence, frère du Roi. Après 5km de vol, un vent d'ouest les ramène en France. À ce moment le ballon se dégonfle brusquement et ils s'écrasent au sol, à 300 mètres du rivage. Ils deviennent les deux premières victimes de l'air.

Les causes exactes de l'accident sont assez mal connues. Il ne semble pas qu'il y ait eu incendie, car l'hydrogène n'a pas explosé, il se pourrait que la soupape de la charlière actionnée pour la descente ait entraîné une déchirure du ballon à gaz ce qui aurait pu provoquer la chute.

  • le 15 juin 1825 : le Dey d'Alger fait perquisitionner la maison du Consul de France à Bône.

Le Dey prend comme prétexte qu'il fournit des armes et des munitions aux Kabyles, toujours insoumis dans leurs montagnes.

  • le 15 juin 1969 : Georges Pompidou devient président de la république.

  • le 15 juin 1988 : création du CAC 40.

Établi à la fin de l'année précédente sur une base de 1000, le CAC 40 est officiellement créé par la Compagnie des Agents de Change. Il est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l'évolution du marché français. Plus tard, son sigle signifiera « Cotation Assisté en Continu ».

  • le 15 juin 1994 : l'établissement des relations diplomatiques entre l'Israël et le Saint Siège.

 

  • le 15 juin 1995 : élection du cardinal Jean-Marie Lustiger à l'Académie française.

Posté le 15 juin 2014 à 06h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 juin 2014

C’est arrivé un 14 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 juin 451 : Aetius délivre Orléans d'Attila.

Le général romain alliés aux Francs de Mérovée et aux Wisigoths de Théodoric, est aussi celui qui, aves les mêmes alliés arrêtent les Huns aux champs Catalauniques le 20 juin de la même année. (cf. la chronique du jour).

 

  • le 14 juin 877 : signature du capitulaire de Quierzy.

 

L'empereur Charles le Chauve, signe à Quierzy-sur-Oise, le capitulaire établissant temporairement l'hérédité dans les domaines et les charges pour les descendants des nobles partis en Italie avec lui. Ce document est parfois considéré comme le début de la féodalité.

 

  • le 14 juin 1636 : mort du Maréchal de France Jean de Saint-Bonnet, maréchal de Toiras, à 51 ans.

Jean de Saint-Bonnet de Toiras, ou Thoiras, née le 1er mars 1585 à Saint-Jean de Gardonnenque, sert le Roi Henri IV, puisson fils Louis XIII. A la différence de beaucoup de protestants, il est fidèle durant toute sa vie à son Roi et à sa Patrie. Lors du siège de La Rochelle, il défend victorieusement l'île de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham.

Il se distingue encore lors du siège de Suse, pendant la Guerre de Mantoue. Il a été fait maréchal de France en 1629 par Louis XIII. C'est au cours la Guerre de Trente Ans, en 1636, que Toiras est tué d'une balle d'arquebuse, lors de l'attaque sur la forteresse de Fontaneto d'Agogna.

  • le 14 juin 1646 : décès de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean-Armand de Maillé-Brezé, née le 18 octobre 1619, Fils du Maréchal Urbain de Maillé et neveu du Cardinal de Richelieu, Jean Armand de Maillé débute sa carrière dans l'Infanterie avant de servir dans la Marine, quand son oncle lui laisse la charge de Grand Maître de la Navigation. Vocation précoce, il est nommé colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans et grand-maître de la navigation à 24 ans.

A la tête de la Marine il participe à huit campagnes de guerre à la mer, et remporte un nombre impressionnant de victoires, où il étrille les Espagnols; campagnes qui assurent, à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale. Il sera aussi Commandant de la Flotte du Ponant et Ambassadeur au Portugal alors en rébellion contre la Couronne espagnole. Son destin militaire, dans la Marine française, certes facilité par la fortune de sa famille, est glorieux. Il est vainqueur des Espagnols à Villafranca (1639), à Barcelone, au Cap de Gate (1642), à Carthagène par une double victoire (les 9 aout et 4 septembre 1643) et à Tarragone (1643), avant d'être emporté par un boulet de canon à Ortebello en Italie. La Marine française se trouve brutalement orpheline et désorientée.

Il faut souligner que toutes les victoires de la Marine de l'époque ont été préparées par le patient travail de restauration de cet outil de souveraineté entrepris par le cardinal de Richelieu.

 

  • le 14 juin 1658 : début de la Bataille des Dunes.

Elle oppose les armées française et anglaise à l'armée espagnole devant Dunkerque. Voir la chronique du 20 mai.

Le maréchal Turenne, à la tête de l'armée française, bat les Espagnols et l'armée du prince de Condé, passé à leur service lors de la Fronde. Cette victoire met fin à 24 ans de guerre entre les Bourbons et les Habsbourg. La paix est signée dans les Pyrénées en 1759 et Turenne obtient le titre exceptionnel de maréchal général des camps et armées du Roi en 1660.

Dunkerque est alors « espagnole le matin, française l'après-midi et anglaise le soir ». La bataille fait assez peu de morts.

  • le 14 juin 1791 : adoption de la loi Le Chapelier interdisant toute association professionnelle au nom du libéralisme des révolutionnaires.

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d'Allarde et interdire la formation de tout groupement professionnel. C'est la fin des corporations. L'individu se trouve seul face à l'Etat et aux puissants. Cette loi met fin à toutes les formes de rassemblements de professionnels et à toute possibilité de syndicats ou de grève. Elle signe aussi la fin des rassemblements paysans. Tous les malheurs sociaux et toutes les crises sociales du XIX siècle en France trouvent en partie leur origine dans les abus que permettra cette loi. Au nom de la liberté !

 

  • le 14 juin 1790 : les premiers martyrs de la révolution à Nîmes.

L’esprit de lucre et la haine des catholiques à Nîmes vont pousser quelques 15 000 huguenots, entrainés et excités par des maçons à s’attaquer au couvent des Capucins. Après la mise à sac du couvent des Capucins, les bandes protestantes se répandirent par la ville et s’y livrèrent au pillage et au massacre : « Plus de trois-cents citoyens ont péri », écrivit le maire, Monsieur de Marguerittes.

 

Le martyr des capucins est très bien décrit ici :

Citons simplement comment furent assassinés 5 de ces prêtres :

1)    Le Père Benoît de Beaucaire, âgé de 58 ans, qui fut massacré dans l’église.  En entendant les coups de hache à la porte de l’église, il se munit d’une étole et se précipita pour soustraire le Saint-Sacrement à la profanation. Il n’en eut pas le temps car déjà un huguenot se jetait sur lui ; il l’implora : « Laissez-moi le temps d’achever ma prière! ». « Je t’accorde cinq minutes… »

Alors le Père s’inclinant vers l’autel entreprit de consommer les Saintes Espèces. Mais à peine les cinq minutes étaient-elles écoulées qu’il fut abattu à bout portant, sur l’autel, par un coup de fusil puis  transpercé de baïonnettes : il avait la bouche encore pleine d’Hosties et son cadavre fut traîné dans l’église et la sacristie.

2)    Le Père Siméon de Sanilhac, âgé de 44 ans, fut trouvé agenouillé en prière dans sa cellule, et transpercé d’un nombre incalculable de coups de fourche et de baïonnettes.

3)    Le Père Séraphin de Nîmes, âgé d’environ 27 ans, n’appartenait pas à la communauté de Nîmes mais au couvent du Pont-Saint-Esprit. Il était arrivé la veille pour rendre visite à sa famille. La tradition familiale rapporte qu’il était chez ses parents, le 13 juin au soir, lorsque les troubles commencèrent ; sa famille voulut le retenir en lui présentant les dangers qu’il encourrait, mais il s’y refusa énergiquement : « Mon devoir est de rentrer au couvent ». Il fut lui aussi trouvé dans sa cellule et subit d’horribles mutilations.

4)    Le Frère Célestin de Nîmes, âgé de 22 ans, novice clerc, fut ensuite massacré avec une grande sauvagerie dans sa cellule après avoir été torturé pour lui faire dire où se cachaient les autres membres de la communauté : « Dis-nous donc où sont les autres! Allons, ils sont bien plus nombreux! Il faut bien en finir avec tous ces jean-foutre… »

5)    Le Frère Fidèle d’Annecy, âgé de 82 ans, infirme, sourd et aveugle, ne pouvait plus quitter sa paillasse : il y fut démembré et découpé à la hache, puis ses bourreaux tentèrent de mettre le feu à son grabat. C’est après ce meurtre que les barbares pillèrent la pharmacie ; ils s’enivrèrent avec les potions à base d’alcool, en particulier avec de l’ « eau d’angélique », et ils se félicitaient mutuellement en riant : « Le barbu, l’avons-nous assez bien traité? Buvons à sa santé! »

 

Les Capucins cachés dans les lambris des plafonds entendirent les massacreurs ricaner : « C’est être bons patriotes et bons amis de la constitution que de faire ce que nous faisons! »

 

  • le 14 juin 1800 : victoire de Marengo, contre l'armée autrichienne.

La bataille de Marengo a lieu près du petit village de Marengo, à 70 km au nord de Gênes dans le Piémont. Elle oppose les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes. Alors que la bataille tourne au désavantage de Bonaparte et que les Français commencent la retraite, Desaix arrive, avec environ 10 000 hommes, offrant la victoire au Premier Consul. L'Armée de von Melas prend la fuite pour Alessandria, laissant 6 500 tués, 8 000 prisonniers et 15 drapeaux de Régiment. Les Français ont 4 700 tués, dont le général Desaix, et 900 blessés.

Marengo a pour conséquence de forcer les Autrichiens à quitter le Milanais après la Convention d'Alessandria, et permet de conclure la guerre entre la France et l'Autriche,

  • le 14 juin 1807 : victoire de Friedland.

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd'hui l'anniversaire » dit l'Empereur au soir de la bataille.

Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen alors en nette supériorité numérique, 66 800 Français contre 84 000 hommes Russes. Et Friedland vaut bien Austerlitz puisque seulement 1 645 soldats de la Grande Armée sont tués, alors que les Russes ont 12 000 tués et 10 000 prisonniers et  qu'ils abandonnent 70 drapeaux de régiments de l'Armée du Tsar aux Français.

  • le 14 juin 1830 : débarquement de l'armée française, aux ordres du comte de Bourmont, pour la conquête de l'Algérie.

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d'Alger. L'Algérie est alors sous la souveraineté du sultan d'Istanbul, mais dans les faits l'intérieur du pays est laissé à l'abandon. La conquête française de l'Algérie a été déclenchée suite à l'incident diplomatique de 1827, où le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France. En 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d'Alger capitule.

  • le 14 juin 1940 : entrée de l'armée allemande dans Paris, déclaré ville ouverte.

Les troupes allemandes entre dans Paris

La Wehrmacht entre dans Paris, vidé des trois-quarts de ses habitants. Le premier acte de l'occupant est d'ôter le drapeau tricolore qui flotte sur le ministère de la Marine et de dresser le drapeau à croix gammée au sommet de l'Arc de triomphe.

  • le 14 juin 1940 : opération Vado.

Battue par les Allemands, la France doit également affronter l'Italie, lors de la bataille des Alpes. L'armée des Alpes résiste parfaitement aux unités italiennes. Il est décidé de lancer, le 14 juin 1940, l'opération Vado. L'objectif consiste à pilonner les ports italiens de Gênes et de Savone. En partance de Toulon, la marine française attaque victorieusement les défenses des côtes italiennes.

  • le 14 juin 1985 : signature des accords de Schengen (Luxembourg).

Les accords signés à Schengen abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires, la RFA, le Luxembourg, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Ces accords entrent en vigueur en 1995.

Posté le 14 juin 2014 à 06h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

13 juin 2014

L'abbé Louis-Edouard Cestac, nouveau bienheureux

CLe pape a autorisé aujourd'hui la Congrégation pour la cause des saints de publier les décrets reconnaissant des miracles attribués à de nouveaux bienheureux, parmi lesquels l'abbé Louis-Edouard Cestac, prêtre français du XIXe ayant oeuvré dans le diocèse de Bayonne. A sa mort en 1868, il a laissé une congrégation de plus de 900 Servantes de Marie et quelques 150 maisons (écoles, orphelinats, etc.).

Le Salon Beige avait évoqué la biographie rédigée par Yves Chiron et préfacée par Mgr Aillet.

Posté le 13 juin 2014 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 13 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 juin : fête de saint Antoine de Padoue, franciscain.
  • le 13 juin 313 : l'édit de Milan.

L'édit confirme la liberté de culte pour les chrétiens et la restitution des biens chrétiens confisqués ; il autorise l'exercice public de la religion chrétienne. La liberté religieuse devient ainsi totale dans l'Empire romain. Quand la république française reconnaitra ainsi sa dette vis-à-vis de l'Eglise catholique et des catholiques français ?

  • le 13 juin 1231 : mort de saint Antoine de Padoue.

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs sont ramenés du Maroc. Cet événement le conduit à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçoit le prénom Antoine. Il part en mission, à sa demande, au Maroc mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 pour raisons de santé. En 1231, il meurt d'épuisement à Arcelle, près de Padoue en pleine prêche de Carême.

De nombreux faits surnaturels lui sont attribués, comme celui d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras. À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue est invoqué pour retrouver les objets perdus (depuis qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre), pour recouvrer la santé. Voir la chronique du 30 mai

  • le 13 juin 823 : naissance de Charles II le Chauve, Roi de France et empereur d'Occident.

Petit fils de Charlemagne, c'est lui qui va perdre la Bretagne en 845, après la bataille de Ballon, Nominoë remporte une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient le premier souverain indépendant de Bretagne. Les victoires successives des Bretons vont leur permettre d'étendre le royaume breton au-delà du Cotentin.

 

  • le 13 juin 1564 : le Roi Charles IX entre à Lyon.

Voici comment Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 15 page 191) résume les crimes huguenots dans la ville durant les deux années précédentes :

« Lyon. Pendant plusieurs mois, c'est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d'incendies. Le sang coule à flots... Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C'est le sac d'une ville prise d'assaut. Plusieurs églises sont détruites, les images martelées, les reliques jetées au vent, ou confondues avec les ossements des animaux, les sépultures violées. Rien n'échappe à la férocité de ces hordes auxquelles les chefs abandonnent le pillage pour se réserver la meilleure part du butin : l'or et l'argent des églises. »

Par peur des vengeances, le Roi fait interdire les rassemblements de catholiques avant sa venue. LA visite royale se déroule bien mais ne résout rien.

  • le 13 juin 1611 : Champlain franchit les rapides de Lachine.


Champlain et Amérindiens, Musée McCord à Montréal.

Samuel de Champlain épate ses alliés autochtones en franchissant les dangereux rapides de Lachine à bord d'un canoë. La 1ère guerre franco-iroquoise débute. 200 Hurons et Algonquins arrivent à Mont Royal en provenance des pays d'en Haut. C'est avec eux, que Champlain franchit les rapides en canot.

  • le 13 juin 1721 : signature du traité de Madrid : triple alliance entre la France, l'Espagne et l'Angleterre.

Le 13 juin 1721, la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne signent le traité de Madrid. Cet accord est essentiellement commercial, et territorial. Le ministre d'Etat français Guillaume Dubois s'engage à restituer la base de Pensacola, prise à l'Espagne et intégrée à la Louisiane. D'autre part, la traite des esclaves, jusqu'alors monopolisée par la France et l'Espagne, est ouverte au Britanniques. Enfin, les trois puissances se garantissent une assistance mutuelle en cas de conflit.

  • le 13 juin 1917 : 2ème Apparition de Fatima.

Le mois suivant, les enfants accompagnés de plusieurs centaines de fidèles sont au rendez-vous. C'est ainsi, qu'après la prière collective, l'Immaculée Conception se présente à nouveau et annonce à Lucie :

" J'emmènerai bientôt François et Jacinthe au ciel, mais toi tu resteras encore ici quelques temps, Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer ".

Elle demande aussi à la jeune Lucie d'apprendre à lire et écrire afin de mieux rapporter sa parole auprès des hommes et surtout que DIEU VEUT ETABLIR DANS LE MONDE LA DEVOTION A SON COEUR IMMACULE.

Posté le 13 juin 2014 à 06h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

12 juin 2014

C’est arrivé un 12 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 12 juin 816 : décès du pape saint  Léon III.

Léon III, né en 750, est élu pape le 26 décembre 795. Aussitôt après son couronnement, il envoie à Charlemagne une lettre l'informant de son élection, les clefs de la tombe de saint Pierre et le drapeau de Rome. En réponse, Charlemagne rappelle qu'il est le défenseur de l'Église, et joint à son message une partie du trésor pris aux Avars. Le 24 décembre 800, Léon III couronne Charlemagne empereur d'Occident, dans la basilique Saint-Pierre. Léon III est canonisé au XVIIème siècle.

  • le 12 juin 1418 : assassinat de Bernard VII d'Armagnac, comte d'Armagnac, comte de Charolais et connétable de France.

En 1418, les Bourguignons organisent une insurrection dans Paris, qui éclate le 12 juin 1, et au cours de laquelle Bernard d'Armagnac est massacré par les gens du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dirigés par le tueur Capeluche. Avec le meurtre réponse de Jean sans Peur, trois mois plus tard, la guerre civile, qui oppose, depuis 1407, les Armagnacs, garants des intérêts français à la Maison de Bourgogne, alliée des Anglais, connaît un tournant décisif.

  • le 12 juin 1429 : bataille de Jargeau.

Cette bataille fait partie des cinq victoires successives de Sainte Jeanne d'Arc qui libèrent la route de Reims : Orléans, Jargeau; Meung-sur-Loire, Beaugency, Patay.

  • le 12 juin 1451 : signature du traité de capitulation de Bordeaux.

Ce trait2 est conclu entre les représentants du Roi de France et ceux du roi d'Angleterre. En pleine guerre de Cent Ans, la ville de Bordeaux est remise aux Français, qui l'occupent le 29 juin, avant que l'anglais John Talbot ne vienne la reprendre en 1452.

 

  • le 12 juin 1672 : les armées françaises franchissent le Rhin.

 

Lors de la guerre de Hollande (Cf. les chroniques du 6 avril et du 10 aout.), les troupes françaises passent le cours à plusieurs reprises. Ici elles franchissent près de Tolhuis, et sont commandées par le vicomte de Turenne et Louis II de Bourbon-Condé, ce dernier est sévèrement blessé en forçant le passage du fleuve.

 

 

Le passage du Rhin à Tolhuis (auj. faubourg de Nimègue) le 12 juin 1672 par Adam François Van der Meulen.

 

  • le 12 juin 1709 : le Roi Louis XIV adresse un appel à la nation française.

 

A la mort du roi d'Espagne, Charles II, le 1er novembre 1700, ce dernier, sans descendance, désigne le petit fils de Louis XIV comme successeur. Le Roi de France peut effectivement doublement héritier du trône. Seulement l'Europe en général et les Habsbourg en particulier, qui eux aussi prétendent au trône, ne veulent pas des Bourbons en Espagne. France et Espagne sont les deux plus puissants pays d'Europe.

 

Tous ces royaumes d'Europe se coalisent donc contre la France et l'Espagne. C'est une véritable guerre mondiale. Longtemps indécis le conflit semble tourné en défaveur des hispano français et en décembre 1708 Louis XIV demande la paix. Les Alliés posent des conditions inacceptables : Philippe V devait se retirer d'Espagne sans aucune compensation, la France rendrait la majeure partie de l'Alsace, ainsi que Lille et Dunkerque, elle ne pourrait plus commercer avec l'Amérique espagnole…

 

Sachant la nation épuisée et lasse, le Roi s'adresse a elle de façon inédite. L'appel qui suit est lu dans les 39.000 paroisses du royaume et impressionne les peuples de France. Cet appel au soutien de la politique royale et à l'unité nationale trouve un écho extraordinaire. Le Roi demande avant tout un effort spirituel au Français. L'année 1709 est celle du retournement du rapport de force : bataille de Malplaquet, où l'armée française sous le commandement de Villars, bien que vaincue, inflige de telles pertes aux Anglo-Prussiens que ceux-ci doivent se retirer et renoncer à envahir la France. En 1710, à la bataille de Brihuega et à la bataille de Villaviciosa, en Espagne, les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées ; en 1711 à Denain, le maréchal de Villars remporte contre les forces impériales une victoire qui permet à Louis XIV de repasser à l'offensive dès 1713, lorsque les armées françaises, menées par Villars, repassent le Rhin et prennent Fribourg-en-Brisgau.

 

« L'espérance d'une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m'ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu'ils ne jouissent du repos que j'avais dessein de leur procurer.

 

J'avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j'ai témoigné de facilité et d'envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l'intérêt des princes de l'Empire, ils m'ont également fait voir que leur intention était seulement d'accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s'ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l'intérieur du royaume toutes les fois qu'il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre [...].

 

Je passe sous silence les insinuations qu'ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s'il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d'un simple particulier. Il est contre l'humanité de croire qu'ils aient seulement eu la pensée de m'engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j'ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j'aie fait voir à toute l'Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu'ils s'opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l'honneur du nom FRANCAIS.

 

[...] J'écris aux archevêques et évêques de mon royaume d'exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l'étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu'ils jouiraient de la paix, s'il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu'ils désirent avec raison, mais qu'il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j'aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

 

Louis XIV, le 12 juin 1709

 

Voir les chroniques du 1 février, du 6 mars, du 1 novembre, des 8 et 10 décembre, du 24 juillet,

 

  • le 12 juin 1790 : Avignon rejoint la France après cinq siècles d'administration pontificale.

 

  • le 12 juin 1793 : la ville de Marseille se révolte contre la Convention.

Ce que l'Education nationale cache depuis trop longtemps, est que la France ne voulait pas de la révolution. Le peuple aimait son Roi et aspirait à la paix. Toutes les provinces se sont soulevées tour à tour contre les folies parisiennes. Toulon, sous l'influence des royalistes est sur le point d'imiter Marseille. La flotte anglaise croise au large prête à soutenir l'insurrection.

  • le 12 juin 1793 : Cathelineau est choisi généralissime de la grande armée catholique et royale.

Le 12 juin les généraux Vendéens se réunissent pour désigner leur généralissime et élisent Cathelineau à l'unanimité. Le choix d'un simple voiturier est surprenant. Mais Cathelineau fait l'unanimité de tous les insurgés quand à son désintéressement, sa simplicité et sa grande piété.

  • le 12 juin 1813 : victoire de Suchet sur l'armée britannique sous les murs de Tarragone en Espagne.

Les anglais échouent dans le siège de la ville et si les pertes humaines sont assez faibles des deux côtés, ils perdent dans l'opération toute leur artillerie lourde et une grande quantité de matériel.

  • le 12 juin 1845 : le Pape Grégoire XVI refuse la demande du gouvernement français de séculariser les jésuites français et de fermer leurs maisons.

 

  • le 12 juin 1872 : création à Paris de La Princesse Jaune.

La Princesse Jaune est un opéra-comique de Camille Saint-Saëns, créé ce jour au théâtre national de l'Opéra-Comique

  • le 12 juin 1940 : Weygand demande l'armistice.

Le général Weygand, Commandant en chef, réclame, en conseil des ministres à Cangey, un armistice. Reynaud, Président du Conseil, s'y oppose catégoriquement en vertu notamment de l'accord franco-britannique de non-négociation séparée avec l'ennemi. Rappelons que la veille les Anglais ont refusé d'appuyer les forces française au sol de leurs avions, malgré les demandes désespérée du général Vuillemin (cf. les chroniques du 8 et 11 juin).

Paul Reynaud rappelle à Weygand que la décision d'un armistice est d'ordre politique et ne relève pas du généralissime. Reynaud propose à Weygand de capituler, ce que ce dernier refuse car cela aurait pour effet d'exempter le politique de ses responsabilités.

Posté le 12 juin 2014 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 juin 2014

Exposition sur les miracles eucharistiques à Ixelles

Samedi 14 et dimanche 15 juin aura lieu  à Ixelles, Porte de Namur (square du Bastion) une exposition ouverte à tous sur les miracles eucharistiques à travers le monde. Celle-ci se passe sous chapiteau du samedi 10 h au dimanche 16 h.

Cette exposition a été conçue par un jeune italien : Carlo Acutis. Celui-ci est né en 1991 à Londres mais il a grandi en Italie. Il est décédé le 12 octobre 2006 d’une leucémie foudroyante. Son procès en béatification a été ouvert en 2011. Carlo était un jeune exceptionnel. Très pieux, il avait une vie spirituelle profonde. Il participait à la messe tous les jours et pratiquait souvent l’adoration eucharistique. Il aimait penser que Jésus est présent parmi nous dans l’Eucharistie, comme Il l’était en Palestine il y a 2000 ans. Il disait que l’Eucharistie était son autoroute pour arriver au Ciel.

À ses amis de classe qui doutaient, il racontait les grands miracles eucharistiques survenus au cours des siècles. Comme il était très doué dans le domaine informatique, il créa, dans un esprit missionnaire, un site répertoriant plus de 120 miracles eucharistiques reconnus par l’Église.

Malheureusement, en 2006, il commença à souffrir d’une leucémie de type M3. Il mourut moins d’un mois après. Actuellement, il est considéré par l’Église catholique comme Serviteur  de Dieu. De nombreux témoignages et rapports de grâces reçues par son intercession sont  étudiés sérieusement par les autorités ecclésiales.

Posté le 11 juin 2014 à 22h50 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 juin …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juin 1147 : départ pour la deuxième croisade.

Louis VII et Aliénor se mettent en route, à la tête de trois cents chevaliers et d'une nombreuse armée, grossie peu à peu par plusieurs dizaines de milliers de pèlerins, pour participer à la deuxième croisade. (Cf. la chronique du 31 mars)

  • le 11 juin 1393 : décès de Jean de Bourbon.

Jean de Bourbon, comte de La Marche entre 1362 et 1393, comte de Vendôme et de Castres de 1372 à 1393, fils de Jacques Ier et pair de France est né en 1344. Jean de Bourbon est célèbre pour sa participation à la bataille de Poitiers, durant laquelle il est fait prisonnier. C'est également à lui que l'on doit la reconstruction des châteaux de Vendôme. C'est aussi l'ancêtre direct du Roi Henri IV.

  • le 11 juin 1430 : bataille d'Anthon aussi qualifiée d'« Embuscade d'Anthon ».

En 1420, le Dauphiné est convoité par trois couronnes : la France de Charles VII, le prince d'Orange, Louis de Chalon, vassal du Duc de Bourgogne et enfin, par celle du Duc de Savoie Amédée VIII. Cette bataille voit la défaite des troupes orangistes de Louis de Chalon devant l'armée du Dauphiné commandée par le gouverneur Raoul de Gaucourt. Les troupes dauphinoises mettent en déroute les forces orangistes de Louis II de Chalons-Arlay, alliées des Bourguignons de Philippe le Bon mais aussi d'Amédée VIII de Savoie. Le Dauphiné échappe ainsi aux prétentions des maisons d'Orange et de Bourgogne et demeure dans le giron du royaume de France de Charles VII. Ce dernier n'a pas envoyé beaucoup de troupe puisque l'essentiel des armées françaises est resté près du Roi après la capture de sainte Jeanne d'Arc.

  • le 11 juin 1572 : aménagement du port de Bayonne.

Le Roi Charles IX passe contrat avec Louis de Foix pour l'aménagement du port de Bayonne, suivant les plans de l'ingénieur Yparaguire. On doit aussi à Louis de Foix la construction du phare de Cordouan, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde,

  • le 11 juin 1775 : le sacre de Louis XVI à Reims.

Ecole Française du XVIIIème siècle, l'Album du Sacre de Louis XVI : "le Roi mené au trône"

Louis XVI est sacré à Reims par l'archevêque de Reims, Monseigneur de La Roche-Aymon. Bernard Basse dans son livre La constitution de l'ancienne France décrit la cérémonie du sacre (Editions Perrin, pages 102 à 109):

"Le matin, l'archevêque qui a pis place dans la cathédrale députe l'évêque-duc de Laon et l'évêque-comte de Beauvais pour aller quérir le Roi à l'archevêché. Le chantre qui les accompagne, une fois arrivée frappe à la porte : « Que demandez-vous ?» Questionne le grand Chambellan  L'évêque de Laon répond : « Le Roi. » Le grand Chambellan réplique : le Roi dort ». Le chantre ayant frappé de nouveau, l'évêque demande une seconde fois le Roi. Même réponse du grand Chambellan, mais à la troisième fois, le chantre ayant frappé et le grand Chambellan ayant fait la réponse habituelle, l'évêque de Laon intervient : « Nous demandons Louis, que Dieu nous a donné pour Roi. » Aussitôt la porte s'ouvre, les évêques sont conduits auprès du Roi qui le ramène à la cathédrale.

« La réclusion du Roi et son sommeil paraissent être l'image de ce que l'Ecriture sainte rapporte de Saül. Le choix du peuple hébreux venait de l'appeler au trône ; or Saül redoute la royauté et se cache. Mais Dieu fait connaître qu'il s'est renfermé dans sa maison. On va l'y chercher ; on l'enlève de sa retraite et on l'amène au milieu du peuple ». Telle est la signification du sommeil du Roi.

Arrivé au milieu de la nef, l'évêque de Beauvais prononce l'oraison suivante, qui rappelle l'origine divine et la finalité du pouvoir royal : «  O Dieu !... Accordez votre secours à Louis votre serviteur, que vous avez mis à la tête de votre peuple afin qu'il puisse lui-même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis. »

Après diverses oraisons le grand prieur de l'abbaye de Saint Rémi apporte la sainte ampoule contenant le baume utilisé pour l'onction royale. En la remettant à l'archevêque le grand prieur lui fait cette recommandation : « Monseigneur, je mets entre vos mains ce précieux trésor envoyé du Ciel à Saint Rémi pour le sacre de Clovis et des Rois ses successeurs ; […] Notons en passant que, par ce texte, la liturgie reconnait officiellement l'origine miraculeuse du chrême de la sainte ampoule. Même reconnaissance dans la prière suivante récitée par l'archevêque qui commence ainsi : « Dieu tout-puissant qui, par un effet de votre bonté, avez voulu que la race des Rois de France reçût l'onction sainte avec le baume qui est ici présent et que vous avez envoyé du Ciel au saint évêque Rémi… » […] La tradition raconte qu'elle fut apportée miraculeusement à saint Rémi par une colombe lors du baptême de Clovis. […] »

Puis la cérémonie du sacre commence. Son déroulement comprend les quatre phases suivantes les serments du Roi, la consécration, le couronnement et l'intronisation et enfin la messe. Le Roi promet sur l'évangile à l'épiscopat français de défendre l'Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques et ses droits de juridictions ; aux peuples de France de faire régner la paix et la justice dans le royaume, d'être bon chrétien et digne fils de l'Eglise, d'exterminer les hérétiques (le verbe exterminer n'est pas pris dans le sens littéral, mais signifie que l'erreur et la Vérité ne peuvent pas avoir la place, et que le Roi s'engage à lutter contre les hérésies dans son royaume). Enfin il jure de mourir dans la foi catholique et de défendre les deux ordres dont il est grand maître : l'ordre du saint Esprit et l'ordre de Saint Louis.

La seconde phase est celle de la consécration du Roi, point culminant du sacre. Elle est la conséquence de la loi de sacralité (ou inversement). Après les bénédictions des ornements et habits royaux (habits royaux, couronnes, sceptre, main de justice…). L'épée, symbole de la défense du peuple et de l'Eglise bénéficie d'une bénédiction spéciale. Le Roi, qui ne porte qu'une tunique fendue à divers endroits pour recevoir l'onction, à genoux, reçoit cette dernière des mains de l'évêque en neufs points. Le saint chrême (le même que celui utilisé pour le sacre épiscopale, mais dans lequel ont été mélangées quelques gouttes du baume miraculeux de la sainte Ampoule. L'évêque dépose l'onction sur la tête, l'estomac, entre les épaules, puis sur chacune, aux plis des bras et sur chaque main.

Outre le fait que la cérémonie du choix par le peuple est symboliquement répétée au début du sacre (le peuple accepte à plusieurs reprises le Roi porté sur un pavois par les grands du Royaume), Bernard Basse relève plusieurs versets des prières dites par l'évêque qui le rappellent que longtemps en France, c'est bien le sacre qui fait le Roi et non l'hérédité:

« Nous vous prions de bénir, d'élever au trône et de consacrer votre serviteur Louis, ici présent, que nous allons couronner Roi […] O Christ, sacrez vous-même ce roi pour le gouvernement.»(*)

Il est bon de rappeler ici les efforts de Sainte Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VII, et les efforts opposés de la maçonnerie pour faire renoncer tant Louis XV que Louis XVI à cette cérémonie. Les habits royaux (dont certains sont des habits épiscopaux) et les insignes royaux sont ensuite remis au Roi.

Alors qu'ont lieu le couronnement et l'intronisation proprement dits. Entouré du chancelier de France et des 12 pairs du Royaume l'évêque pose, un peu au dessus de la tête du Roi, la couronne de Charlemagne que les pairs soutiennent d'une main la couronne. Puis, l'évêque couronne le Roi en disant :

«  Recevez la couronne de votre royaume au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit… et sachez que c'est par elle que vous participez à notre ministère, et que de même qu'on nous regarde comme les pasteurs et les conducteurs des âmes dans les choses spirituelles, de même vous preniez notre défense contre les ennemis de l'Eglise…, que vous vous montriez le protecteur et le ministre fidèle du royaume qui est confié à vos soins ». (**)

Après le baiser au Roi et l'acclamation, les portes de la cathédrale s'ouvrent un Te Deum est entonné. Commence la messe du couronnement, au cours de laquelle sont célébrées les noces mystiques du Roi et de la nation. Le Roi, comme les prêtres, communie sous les deux espèces. Le surlendemain, après avoir prié sur le tombeau de Saint Marchouf (cf. la chronique du 1er mai, a lieu le toucher des écrouelles, sorte de preuve palpable de l'engagement divin auprès du Roi, pour ceux de ses sujets qui douteraient ou lui seraient opposés.

(*) La constitution de l'ancienne France (Editions Perrin, pages 105)

(**) La constitution de l'ancienne France (Editions Perrin, pages 105 et 106)

 

  • le 11 juin 1792 : le ministre des Affaires religieuses Roland envoie à Louis XVI une lettre comminatoire pour le forcer à signer les décrets contre les prêtres réfractaires.
    • le 11 juin 1804 : dans le procès pour conspiration, Cadoudal, Armand de Polignac, Rivière, Lajolais et 16 complices sont condamnés à mort.

Moreau est condamné à 2 ans de prison. Bonaparte est furieux du verdict. Moreau est "condamné comme un voleur de mouchoirs" alors qu'une condamnation capitale lui aurait permis de le gracier Moreau.

  • le 11 juin 1809 : Pie VII excommunie Napoléon 1er par la bulle Quum memoranda.

Le pape Pie VII réagit à l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l'excommunication, sans toutefois nommer l'empereur. La bulle Quum memoranda, fulminée dans la nuit du 10 au 11 juin 1809, excommunie tous ceux qui ont :

« donné l'ordre, tous les fauteurs, conseillers ou adhérents, tous ceux enfin qui [ont] facilité l'exécution » de la violation de la souveraineté politique du Saint Siège »

En réaction, Napoléon fait arrêter le pape ; dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809, le général Radet, à la tête de quelques hommes, entrera dans le Vatican pour arrêter le cardinal Pacca, et le Saint Père.

  • le 11 juin 1893 : naissance de Jules-André Peugeot.

Jules-André Peugeot est un caporal de l'armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914 à 10h07.

  • le 11 juin 1899 : consécration du genre humain au Sacré-Cœur du Jésus par le pape Léon XIII.

Cette consécration est faite par le Pape Léon XIII, en complément de l'encyclique « Annum Sacrum » du 25 mai 1899. Dans ce document, il a prescrit que la consécration devait être faite dans toutes les églises de l'univers catholique à l'occasion d'un triduum solennel célébré à l'occasion de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, les 9, 10 et 11 juin suivants. Par la suite, Saint Pie X décrète que cette consécration doit être renouvelée chaque année, devant le Saint Sacrement exposé, à l'occasion de la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le à nos évêques.

  • le 11 juin 1940 : Churchill refuse d'apporter un appui aérien à la France, lors du Conseil des ministres franco-britannique, au château du Muguet à Briare

Le même jour, Paris est déclaré ville ouverte par le général Weygand.

  • le 11 juin 1942 : Bir Hakeim.

L'Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand sous les ordres du maréchal Rommel, s'empare, enfin, de Bir Hakeim, point d'eau stratégique dans le désert de Libye. La position est vide. Les forces françaises libres (FFL) du général Koenig ont résisté 16 jours à l'offensive allemande, pour mission la retarder et permettre ainsi aux Alliés de préparer la riposte.

  • le 11 juin 2004 : église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy.

L'Église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy, construite par Maurice Novarina de 1937 à 1947, dont la décoration a été réalisée par quelques-uns des plus grands artistes de la première moitié du XXe siècle est classée au titre des monuments historiques.

Posté le 11 juin 2014 à 06h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

10 juin 2014

11 juin : Anniversaire de la Consécration du genre humain au Sacré-Coeur (Léon XIII, 1899)

Le 25 mai 1899, dans l'Encyclique Annum Sacrum, Léon XIII ordonne la consécration du genre humain au Sacré-Cœur pour le 11 juin suivant:

"Dans ces derniers temps surtout, on s'est appliqué à dresser comme un mur entre l'Eglise et la société civile. Dans l'organisation et l'administration des Etats, on compte pour rien l'autorité du droit sacré et divin. On se propose par là de ne laisser s'établir aucun rapport entre la vie publique et la religion. Or, cela revient presque à faire disparaître la foi du Christ et, si c'était possible, à chasser Dieu de la terre. Les esprits ainsi gonflés de cet insolent orgueil, faut-il s'étonner que la plus grande partie du genre humain en soit venue à un degré de trouble et se trouve ballottée par les flots à un point qui ne permet à personne d'être à l'abri de la crainte et du danger ? (13) […] 
A l'époque plus rapprochée de ses origines où l'Eglise subissait le joug des Césars, la croix apparue dans le ciel à un jeune empereur fut le signe et le principe d'une victoire complète. Voici que, de nos jours, se présente à nos regards un autre présage favorable et tout divin : c'est le Cœur Très Sacré de Jésus, surmonté d'une croix brillant au milieu des flammes. En lui se doivent placer toutes nos espérances. C'est à lui qu'il faut demander et de lui qu'il faut attendre le salut de l'humanité. (15) » 
Léon XIII, extraits de l'Encyclique Annum Sacrum, 25 mai 1899. 

Texte de la Consécration

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous, et afin de vous être plus fermement unis, voici que chacun d'entre nous se consacre spontanément à votre sacré Cœur.
Beaucoup ne vous ont jamais connu, beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres et ramenez-les tous à votre sacré Cœur.
Seigneur, soyez le roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim.
Soyez le roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur. Soyez le roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.
Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd'hui en baptême de vie et de Rédemption, le sang qu'autrefois ils appelaient sur leurs têtes.
Accordez, Seigneur, à votre Eglise une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix. Faites que d'un pôle du monde à l'autre une seule voix retentisse : "Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut ! A lui, honneur et gloire dans tous les siècles des siècles !" Amen. »

Léon XIIIActe de Consécration du genre humain au Sacré-Cœur.

Pour en savoir plus, c'est ici.

Posté le 10 juin 2014 à 07h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

C’est arrivé un 10 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juin 1194 : la cathédrale de Chartres incendiée.

Un incendie brûle l'ensemble de l'église, exceptées la crypte et la façade occidentale. Grâce à de nombreux dons, la reconstruction est aussitôt lancée. Les Templiers commencent la construction de Notre Dame de Chartres immédiatement. La nouvelle cathédrale sera consacrée en 1260 et deviendra un haut lieu de pèlerinage. Elle représente le chef-d'œuvre de l'art gothique français.

  • le 10 juin 1574 : prise de Saint-Lô par l'armée royale.

Les troupes royales sous le commandement du maréchal de Matignon enlèvent Saint-Lô, tenue par les Huguenot, après un siège de deux mois.

  • le 10 juin 1637 : naissance de Père Jacques Marquette, explorateur et missionnaire jésuite français, découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.

Né à Laon le 1er juin 1637, Jacques Marquette est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle.  Il est ordonné prêtre à 29 ans et sollicite d'être envoyé en mission "ad exteras nationes". Il embarque donc à La Rochelle au début du mois de juin 1666 et arrive à Québec le 20 septembre. Il passe un an à Trois-Rivières à étudier le montagnais et d'autres langues indiennes. C'est ainsi qu'il en parlera couramment une demi-douzaine. Avec Joliet, il explore le Mississippi, et y reste pour continuer l'évangélisation des peuplades indiennes. Il décède  le 18 mai 1675.

  • le 10 juin 1673 : naissance de René Duguay-Trouin, corsaire français.

René Duguay-Trouin est un corsaire français, né le 10 juin 1673 à Saint-Malo. D'une famille d'armateurs bretons, il débute sa carrière en 1689 et reçoit, dès 1691, le commandement d'un navire. Il connait une ascension très rapide dans la hiérarchie maritime due à ses qualités de chefs au combat: capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l'ordre de Saint-Louis à 34, anobli à 36, chef d'escadre à 42. Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes, et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728, pour finir par commander les ports de Brest en 1731 puis de Toulon en 1736. Ses campagnes sont parmi les plus belles de l'histoire navale française. On estime à un peu plus de quatre-vingts le nombre de combats et d'abordages auxquels Duguay-Trouin participe ou qu'il dirige de 1689 à 1711, soit en moyenne près de sept par an.

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. L'objectif est d'intercepter la flotte annuelle de l'or qui part du Brésil vers Lisbonne. En 1710 le capitaine Duclerc parti attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, a fini prisonnier avec plus de 600 hommes, puis assassiné. Quand René Duguay-Trouin décide de lancer cette opération, la France est en pleine Guerre de Succession d'Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l'Angleterre contre la France.

Le retentissement de la prise de la ville est considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France, donc les Anglais qui viennent d'essuyer un désastre complet dans une tentative de débarquement sur Québec. Ce succès a sans doute poussé les Anglais à signer la suspension d'armes du 17 juillet 1712. Duguay-Trouin fut acclamé en héros :

Il meurt le 27 septembre 1736 à Paris ; d'abord inhumé à l'église Saint-Roch de Paris. Retrouvés, ses ossements sont, en 1973, à l'occasion du tricentenaire de sa naissance, rapatriés de Paris jusqu'à Saint-Malo, et ré-inhumé à la cathédrale Saint-Vincent.

  • le 10 juin 1794 : la Convention décrète la Terreur.

Certains historiens datent son début de la création du tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Le 10 juin, les pleins pouvoirs sont conférés au tribunal révolutionnaire. La Terreur, la répression révolutionnaire se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense (plus d'avocats) et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort.

Ces décisions débouchent sur une accélération des procédures et une augmentation des condamnations. Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris et la guillotine fonctionne jusqu'à six heures par jour. Les pavés parisiens disparaissent sous une couche de sang séché s'écoulant vers la Seine.

  • le 10 juin 1810 : un Arrêté de Police assigne les 13 "cardinaux noirs", qui refusèrent d'assister au 2è mariage de Napoléon, à résidence forcée éloignés les uns des autres.
  • le 10 juin 1836 : décès d'André Marie Ampère, à 61 ans.

Physicien, chimiste, mathématicien, inventeur, philosophe et poète, André Marie Ampère invente le premier télégraphe électrique, l'électroaimant (avec Arago) et énonce la théorie de l'électromagnétisme en 1827. Il invente une unité de courant électrique : l'ampère qui devient par la suite l'unité internationale de cette mesure.

André-Marie Ampère est né le 20 janvier 1775 à Lyon. Il montre d'impressionnantes capacités intellectuelles dès son plus jeune âge : à 4 ans, il sait déjà lire. Tout au long de sa vie, il s'efforce de démontrer des théories sur l'électromagnétisme, sa première datant de 1827.

Napoléon le nomme, en 1808, Général de l'Université française impériale. Six ans plus tard, il devient membre de l'Académie des sciences de Paris. Il meurt le 10 juin 1836 à Marseille.

  • le 10 juin 1940 : le gouvernement Reynaud et les Parlementaires quittent discrètement Paris pour Tours.
  • le 10 juin 1940 : Mussolini déclare la guerre à la France.

L'Italie entre en guerre alors que son armée n'est pas tout à fait prête. Elle profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l'Allemagne nazie, avec qui elle a conclu le pacte d'Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni.

  • le 10 juin 1944 : massacre d'Oradour-sur-Glane par les SS.

Depuis le début de l'année 1944, les sabotages et les attaques sporadiques effectués par les maquisards de Corrèze sont en pleine expansion. Les autorités allemandes d'occupation multiplient les actions de répression beaucoup plus dures contre ceux qu'ils surnomment les terroristes. Le général Lammerding envoie un détachement de la division SS « Das Reich » détruire Oradour-sur-Glane, un petit village près de Limoges. Après l'arrivée des Allemands dans le bourg d'Oradour-sur-Glane, le tambour de ville passe dans les rues en lisant un ordre qui ordonne tous les habitants, sans exception, hommes, femmes et enfants, de se rassembler immédiatement sur le Champ de Foire, munis de leurs papiers, pour vérification d'identité.

Les SS divisent la population en deux groupes : d'un côté, les femmes et les enfants ; de l'autre, les hommes. Les habitants sont répartis dans cinq granges différentes et mitraillés ; les cadavres sont ensuite brulés. 642 habitants, dont 246 femmes et 207 enfants, trouvent ainsi la mort. Une seule survivante parmi le groupe des femmes, Mme Marguerite Rouffanche, réchappe de l’église et peut ainsi témoigner de l’horreur. La veille cette division avait déjà commis un massacre à Tulle.

L'église où périrent les femmes et les enfants

Posté le 10 juin 2014 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

09 juin 2014

C’est arrivé un 9 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juin 721 : le duc d'Aquitaine Eudes défait les Arabes du gouverneur Al-Samh près de Toulouse.

Le duc met par la suite deux fois encore en déroute l'émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et en 726.

  • le 9 juin 1144 : consécration de la basilique de Saint-Denis.

L'abbé Suger consacre le chœur de la basilique en présence du Roi Louis VII et de son épouse Aliénor, ainsi que de tous les grands du royaume, des évêques et archevêques. Ces derniers, émerveillés par tant de splendeur, veulent construire leur propre cathédrale dans le même esprit. Un nouveau style architectural est né : l'art gothique appelé à ses débuts le francigenum opus.

C'est à partir du règne de Louis VI que Rois de France se rendirent à l'abbaye pour lever l'Oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

  • le 9 juin 1348 : le pape Clément VI achète Avignon à la reine de Jeanne de Naples, qui est également comtesse de Provence.

Pour 80 000 florins.

  • le 9 juin 1534 : Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent.

Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent sur le continent nord-américain. Parti de St-Malo, il arrive à Terre-Neuve, puis le 9 juin, il découvre et commence l'exploration de l'estuaire d'un fleuve qu'il nomme le St-Laurent.

  • le 9 juin 1537 : publication de la bulle Sublimus Dei, du pape Paul III condamnant l'esclavage.

Par cette bulle, le pape interdit l'esclavage des Indiens d'Amérique "et de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts". Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l'Ennemi du genre humain (Satan). Par conséquent, il en interdit l'esclavage.

  • le 9 juin 1660 : mariage de Louis XIV, Roi de France, et de Marie-Thérèse d'Autriche, infante d'Espagne, à Saint-Jean-de-Luz.

Œuvre diplomatique du Cardinal Mazarin, confirmant le Traité des Pyrénées, le mariage de Louis XIV et de l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne est célébré le 9 juin 1600 en l'église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, village du Pays Basque situé à la frontière des deux grands royaumes.

Louis XIV épouse Marie-Thérèse

Marie-Thérèse donnera six enfants à Louis XIV, malheureusement un seul survivra, le Grand Dauphin. Le Roi de France Louis XIV et l'infante d'Autriche Marie-Thérèse sont tous deux âgés de 21 ans. Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, sept mois plus tôt, qui mit fin à l'interminable guerre qui opposait la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

  • le 9 juin 1756 : Louis XV déclare officiellement la guerre à l'Angleterre.

C'est le début de la guerre de 7 ans.

  • le 9 juin 1793 : l'armée Royale Catholique prend Saumur.

Les Républicains regroupent leurs forces sur Saumur et Doué en vue d'une attaque sur Cholet. Apprenant cette nouvelle la Grande Armée Royale Catholique se reforme au son du tocsin et marche le 2 juin sur Saumur. Le 9 juin la bataille de Saumur s'engage. La colonne de Lescure à gauche prend à revers les redoutes Républicaines, et est violemment accrochée par un régiment de cuirassiers qu'elle finit par repousser ; mais Lescure est blessé. Au centre la colonne de Stofflet est refoulée dans les faubourgs de la ville, seul La Rochejaquelein réussit à rallier sa division et à contre-attaquer. A droite Cathelineau affronte le futur maréchal Berthier qui par chance n'est pourvu, ce jour là, que de mauvaises troupes. Les troupes républicaines reculent finalement et la ville se rend, la victoire est totale.

Les Vendéens bénéficient maintenant d'un point de passage sur la Loire. Deux solutions s'offent à eux, marcher sur Tours, puis sur Paris comme le souhaitent La Rochejaquelein ou Stofflet et ainsi menacé directement le pouvoir Conventionnel ou bien se joindre aux chouans de Bretagne comme le préconise Bonchamps. C'est malheureusement la décision de marcher sur Nantes qui est prise. Angers tombera sans poser trop de difficultés, mais Nantes résistera fermement aux Vendéens.

  • le 9 juin 1798 : la frégate la Décade arrive à Cayenne, avec à son bord 329 déportés, dont 150 prêtres.
  • le 9 juin 1800 : victoire française à la Bataille de Montebello.

Cette victoire française s'inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d'Italie menée par Napoléon.

Pendant près de cinq heures, malgré l'infériorité numérique, Lannes va tenir face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n'arrive en renfort depuis la Stradella. Ott et O'Reilly devront se replier.

  • le 9 juin 1811 : le roi de Rome, Napoléon II, est baptisé par le cardinal Fesch à Notre-Dame de Paris, devant 7000 invités.

 

  • 9 juin 1815 : fin du Congrès de Vienne.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses redessinent la carte de l'Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Ce congrès consacre la défaite de la France, dont les frontières sont ramené à celles de 1792 et pose les bases d'un précaire équilibre européen. Une nouvelle Confédération germanique composée de 39 Etats est créée ; l'Angleterre agrandit considérablement son empire colonial.

  • le 9 juin 1938 : Maurras est élu à l'Académie française.

Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n'oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme. Enquête sur la monarchie (1900)

  • Les idées des partis, les idées diviseuses ont, en République, des agents passionnés; mais l'idée unitaire, l'idée de la patrie n'y possède ni serviteur dévoué ni gardien armé. Mes idées politiques (1937)
  • La volonté, la décision, l'entreprise sortent du petit nombre; l'assentiment, l'acceptation, de la majorité. C'est aux minorités qu'appartiennent la vertu, l'audace, la puissance et la conception. Enquête sur la monarchie
  • Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l'approche. La Dentelle du rempart
  • Une espérance collective ne peut ... pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. L'Avenir de l'intelligence
  • le 9 juin 1944 : massacre de Tulle.

La division « Das Reich », plus connue par la suite pour le massacre d'Oradour-sur-Glane, pénètre dans la ville "libérée" la veille par les FTP. 99 habitants sont pendus, et 149 autres déportés à Dachau.

Posté le 9 juin 2014 à 07h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 juin 2014

C’est arrivé un 8 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juin, en France : journée nationale d'hommage aux « Morts pour la France » en Indochine.

Cette journée a été instituée par le décret du 26 mai 2005. Ce 8 juin est la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.

  • le 1er ou le 8 juin 536: Silvère devient pape.

Silvère est le fils légitime du pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres. Il est élu le 1er ou le 8 juin 536.

  • le 8 juin 1442 : le Roi Charles VII fait son entrée solennelle à Toulouse.

La reconquête de la Guyenne s'achève cette terre retourne dans le giron français.

  • le 8 juin 1637 : René Descartes publie le Discours de la méthode à Leyde.

Descartes cherche à jeter les bases d'une révolution intellectuelle ; il prône le doute méthodique et le recours à la raison. Sa première certitude étant l'existence du sujet pensant : "cogito ergo sum" ("je pense donc je suis"). Voici ce qu'en écrit François Maris Algoud :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècle disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(*)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 53

Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L'esprit profond s'avance caché). Ce qui est bien loin de la phrase du Christ dans l'évangile de Saint Jean : «  La vérité vous rendra libre. »

  • le 8 juin 1656 : Pascal dépose devant l'official de Paris, qui enquête sur le "miracle" de la Ste-Épine.

Le 8 juin 1656 : Marguerite Périer, la nièce de Pascal, guérit d'une fistule lacrymale alors qu'elle est en train de prier devant un morceau de la Couronne d'épines du Christ, dans la chapelle de Port-Royal de Paris. Le 22 octobre de la même année le miracle de la Ste-Epine est authentifié par sentence.

  • le 8 juin 1794 : Robespierre conduit une fête en l'honneur de l'Etre suprême.

Rien ne manque pour marquer les esprits, artifice pyrotechniques, décorums grandiloquents etc. tous les artifices sont bons. Robespierre marche en tête d'un cortège magnifique ordonné par le peintre David, un bouquet de fleurs et d'épis à la main, des Tuileries au Champ-de-Mars. Cet Etre suprême auquel la république puis le Directoire rendent un culte et qu'ils donnent vénérer et prier aux foules afin de les déchristianiser plus vite est le dieu de voltaire et Rousseau, ce n'est que le singe de Dieu, l'antique serpent.

  • 8 juin 1795 : soi-disant « mort » du Dauphin dit Louis XVII.

Pour la version officielle, le Dauphin est né le 27 mars 1785, au château de Versailles ; Louis Charles duc de Normandie est le troisième enfant de Marie-Antoinette et le deuxième fils de Louis XVI. A la mort de son frère aîné Louis de France, âgé de huit ans le 4 juin 1789, il devient le dauphin de France, puis « prince royal » à partir de 1790. A la mort de Louis XVI, il est enlevé à sa mère et confié au jacobin Simon. Il meurt de maladie à la prison du Temple. Comment la révolution, dont le but est de détruire la Monarchie, bras séculier de l'Eglise catholique, aurait-elle pu arriver à ses fins en laissant mourir le Dauphin. Rendre tout futur prétendant illégitime est un bien meilleur moyen. Et le comte de Chambord lui-même refuse le trône non pas pour un simple drapeau blanc, mais parce qu'il sait qu'il n'est pas l'héritier légitime. Et le cœur déposé en 2004, dans la crypte royale de Saint Denis ne peut pas être celui de Louis XVII car :

1° le cœur analysé en 2000 mesurait 8 cm ; celui examiné en 1894, avant sa remise à don Carlos et présenté comme étant celui de l'enfant du Temple mesurait 6 cm ;

2° l'affirmation selon laquelle la technique de conservation utilisée en 1789 pour le cœur du frère aîné (supposée être l'embaumement) aurait été différente de celle utilisée en 1795 pour Louis XVII lui-même (mélange alcool/eau), est erronée. Dès début du XVIIIe siècle, l'inefficacité de la méthode employée encore au siècle précédent, pousse à utiliser la conservation par le mélange hydro-alcoolique (celle-ci impliquant, notons-le, une dessiccation complète du viscère, ainsi qu'une forte réduction de taille). Au demeurant, le cœur de Louis-Joseph, avant d'être remisé dans une boîte de plomb au Val de Grâce, puis à la bibliothèque de l'archevêché de Paris, avait été placé lui aussi dans une urne, comme le souligne Reynald Secher en 1998, ce qui confirme l'utilisation d'une solution liquide pour la conservation.

Enfin lorsqu'en 1894 furent exhumés les restes de l'enfant mort au Temple et enterré au cimetière Sainte-Marguerite à Paris, les médecins affirment qu'il s'agit d'un enfant d'au moins quatre ans plus âgé que ne l'était Louis XVII. Si le résultat des analyses ADN pratiquées en 2000 est incontestable, le cœur analysé peut donc être aussi bien celui de Louis-Joseph, frère aîné de Louis XVII, que celui de Louis-Charles, Louis XVII lui-même.

Il existe un document qui permet de clarifier ce « mystère », vérité à la quelle ont droit tous les Français : le Testament de la duchesse d'Angoulême que détient l'Etat du Vatican.

Louis XVII bébé âgé de deux ans dans « Marie Antoinette et ses enfants » peint par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787

  • le 8 juin 1940 : le général Vuillemin lance un appel désespéré pour obtenir un appui aérien des Britanniques : sans succès.

Le général Vuillemin le commandant en chef des forces aériennes françaises. 3 jours plus tard au mépris des accords passés entre les deux pays de combattre jusqu'au bout ensemble et de ne pas signer de paix séparer Churchill refuse toute aide militaire aux troupes françaises et donne l'ordre d'évacuer.

  • le 8 juin 1941 : déclenchement de l'opération « franco »-britannique en Syrie.

Il faut préciser qu'il s'agit des FFL. Les Anglais trompés par De Gaulle vont attaquer des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l'armée d'armistice ne le rejoint pas, se batte, contre attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais.

Un excellent livre raconte cet épisode que l'histoire officielle occulte : Syrie, 1941, la guerre occultée : vichystes contre gaullistes" d'Henri de Wailly, enseignant à Saint-Cyr-Coëtquidan, aux Editions Perrin

Il montre un armistice inévitable, mais qui permet de préserver les outils d'une victoire future, et une armée divisée sur l'attitude présente à avoir. Le ralliement aux gaullistes est inexistant : 900 hommes sur 40 000 avant l'assaut du 8 juin. Tout d'abord on fréquente les Anglais ; mais après les drames de Dakar et de Mers el-Kébir, où les Anglais attaquent leurs anciens alliés, on ne dialogue plus. Il y a deux France !

L'auteur décrit la violence de la propagande gaulliste envers Vichy. Il brosse un portrait du général De Gaulle, où ce dernier paraît méfiant à l'égard des Anglais, autant qu'il est irritant pour eux, et autoritaire (on le surnomme « Képi Ier). La propagande gaulliste finit par être contreproductive jusqu'aux Etats-Unis.

Vichy est réticent face à l'Allemagne dés 1940 ; Hitler impose des conditions très dures : chantage à la faim ou au froid. La France est étranglée. Au Levant, les Allemands soufflent sur les braises de la révolte arabe et le général Dentz fait face au désordre. Il y a des morts. Cette agitation inquiète l'Angleterre qui est favorable au maintien de l'ordre par peur de la « contamination ». De Gaulle ne pèse rien dans l'affaire. Les Allemands encouragent l'agitation arabe, il y a conjonction d'intérêts. Le grand mufti de Jérusalem adresse une lettre de félicitation à Hitler au moment de la défaite française. Les Anglais sont presque dix fois inférieurs en nombre aux Italiens. Rapidement les Italiens sont battus et ne doivent leur salut qu'à l'intervention allemande. Mais c'est l'affaire irakienne qui met le feu aux poudres.

En Irak, en avril 1941, Rachid Ali prend le pouvoir et appelle à la guerre sainte contre les Anglais. Il demande l'appui allemand. Or, le pétrole passe par l'Irak. Pour les Britanniques la menace est sérieuse. Hitler, surpris, n'a d'autre choix que d'expédier les armes saisies au Levant français par les italiens. Pour cela, il a besoin de Vichy. Il faut que des avions allemands transitent par la Syrie pour aller aider la révolte. Darlan, le dauphin de Pétain, négocie au moment précis où la France est étranglée. Contre de vagues promesses orales, il accorde l'autorisation écrite aux Allemands de faire transiter leurs avions par la Syrie. Dentz doit laisser faire et s'opposer par la force à toute intervention anglaise. Le choix est fait ! De Gaulle saute sur l'occasion pour obtenir une attaque sur la Syrie en prétendant qu'elle est livrée aux Allemands ! Les Anglais attaquent les avions allemands et les Français s'écartent. Les deux anciens alliés s'évitent. Churchill prend alors la décision d'intervenir en Syrie, à la grande satisfaction du général De Gaulle. Le général Wilson commande l'attaque. Des 34 400 combattants: une majorité d'Australiens, dont 5000 Français libres… Face à la menace Vichy demande aux Allemands de se retirer et, à sa grande surprise, Hitler obtempère. Pourtant une foule de fausses informations circule : les Allemands s'installent en Syrie !

Le 8 juin 1941 l'attaque se déclenche. Les troupes anglaises croient affronter des Allemands. Vichy ne pense pas que Dentz pourra résister plus de quatre jours, mais Darlan lui demande de résister à outrance. Les Français de Vichy se révèlent d'une opiniâtreté qui puise ses racines dans le désastre de 1940 et dans la volonté de maintenir la France en l'Afrique du Nord. Ils en arrivent même à monter des contre-offensives victorieuses. Dentz, isolé, ne demande pourtant l'arrêt des combats que le 9 juillet ! Le 12 les combats cessent. Les Français libres ne sont pas en bonne position. Les Anglais sont amers de n'avoir pas combattu des Allemands. Les Français n'ont fait que révéler leur guerre civile larvée. Les Français libres font tout pour séduire les troupes vichystes et les dissuader de demander leur rapatriement. Le succès est mitigé : 5688 ralliements sur 37000 !

  • le 8juin 1949 : publication du roman de George Orwell "1984".

Quelques mois avant sa mort précoce, l'écrivain britannique George Orwell publie son livre "1984". Cet ouvrage de science-fiction politique s'impose immédiatement comme un best-seller mondial. 400 000 exemplaires seront vendus dans l'année en Angleterre et aux Etats-Unis, Orwell fait une satire des idées totalitaires. Ce livre trouve aujourd'hui d'étranges résonnances en Europe en général et en France en particulier.

  • le 8juin 2004 : dépôt du soi-disant « cœur de Louis XVII » dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis.
    • le 8 juin 2014 : fête de la Pentecôte.

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l'Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie "cinquantième"). Avant l'Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

« Ce jour-là, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. (...) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. »

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »

Posté le 8 juin 2014 à 06h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (21)

07 juin 2014

C’est arrivé un 7 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 juin 1441 : l'Université de Bordeaux est fondée, par une bulle du pape Eugène IV signée à Florence.
  • le 7 juin 1494 : Traité de Tordesillas.

Ce traité est signé entre l'Espagne et le Portugal, pour se partager le Nouveau Monde et la délimitation de leurs futures possessions coloniales. L'année précédente, la bulle Inter caetera du pape Alexandre VI a déjà partagé le globe en deux (Voir la chronique du 4 mai. Le traité de Tordesillas repousse vers l'ouest cette ligne de démarcation qui passe maintenant à 2 000 kilomètres à l'ouest des îles du Cap-Vert. Toutes les terres nouvellement découvertes à l'est de cette ligne appartiendront au Portugal, l'Espagne ayant les terres situées à l'ouest. La France et l'Angleterre n'acceptent évidemment pas ce partage.

  • le 7 juin 1520 : l'entrevue du Camp du Drap d'or.

La rencontre se déroule du 7 au 24 juin 1520 entre François 1er et Henri VIII d'Angleterre, près de Calais. Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre entre les nations européennes et l'élection du roi d'Espagne comme empereur du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.

Le Roi de France espère une alliance avec l'Angleterre. Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour la réception. C'est un échec pour François Ier, qui ne parvient pas à sceller d'alliance. Le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard efface tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.

  • le 7 juin 1546 : les rois François Ier et Henry VIII d'Angleterre signent un traité de paix à Adres.

Par ce traité l'Angleterre, qui l'occupe depuis 1542, est censée restituer Boulogne-sur-Mer à la France, dans un délai de 8 ans contre la somme de 800 000 écus d'or. En 1550, Edouard VI remet la place contre 400 000 écus d'or seulement.

  • le 7 juin 1654 : sacre de Louis XIV en la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Le 7 juin 1654, le jeune Louis XIV est officiellement sacré Roi de France dans la cathédrale de Reims. Le Roi qui a 16 ans et qui a subi la Fronde, laisse Mazarin diriger le pays malgré son couronnement, préférant parfaire ses compétences guerrières auprès de son ami Turenne.

Mazarin écrit de lui : « Il y a en lui assez d'étoffe pour faire quatre Rois et un honnête homme. »

Le jeune Roi très bien que sa naissance est miraculeuse (cf. les chroniques du 10 et 21 février) ; son père en remerciement consacre la France à Notre Dame. Le siècle qui suit est le siècle français. Les arts, les armées, la littérature, l'esprit français sont la référence, la gloire habite notre pays où la foi catholique triomphe au point qu'il est courant d'entendre en Europe le dicton « Heureux comme Dieu en France ». Le bon goût, la courtoisie et l'art de vivre français sont imités partout. De 1684 à 1709, Notre Dame apparaît régulièrement à Benoite Rencurel pour lui révéler les dangers qui entoure le Roi et faire prier pour lui. Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur apparaît à Sainte Marguerite Marie Alacoque et rappelle Au Roi et au Pape la mission divine de la France et de la race des Capétiens :

« Fais savoir au fils aîné de mon Sacré cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu'il fera de lui-même à mon Cœur Adorable, qui veut triompher du sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre.

Je veux régner dans son palais ; être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis en abattant à ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.

Dis lui de faire un édifice où serait le tableau de mon divin Cœur, pour y recevoir les hommages du Roi et de la cour. Je veux protéger et défendre la personne du Roi contre tous ses ennemis visibles et invisibles dont je veux le défendre et mettre son salut en assurance par ce moyen. »

Le Roi ne recevra pas cette demande où ne la suivra pas. Dès lors la seconde partie de son règne n'est plus aussi éclatante. Pour autant sa piété n'est pas mise en défaut. Ainsi il répond à son confesseur le père Larue qui le trouve récitant son chapelet :

«  N'en soyez pas tant étonné, mon père, je tiens cette pratique de la Reine ma mère, j'en fais gloire, et je serai fâché d'y manquer un seul jour. »

Avec sa mort en 1715, s'achève un règne de 72 ans qui reste le plus long de l'histoire de France.

  • le 7 juin 1660 : Apparitions de saint Joseph à Cotignac.

Le 7 juin 1660, vers treize heures, Gaspard Ricard, un jeune berger de 22 ans, garde son troupeau sur le mont Bessillon. La chaleur l'accable et il a soif quand soudain, il aperçoit « un homme à ses côtés » qui lui désigne un lourd rocher en lui disant:

 «  Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

Devant la surprise et l'hésitation du jeune berger, l'apparition réitère son conseil. Gaspard soulève alors sans peine le rocher et découvre une source. Il boit alors à satiété et court porter la nouvelle au village. En un lieu que tous savent dépourvu de source, coule désormais une eau fraîche. Ainsi Cotignac mérite bien d'être appelé le village de la Sainte Famille !

CF. la chronique du 19 mars, Jour chômé en France, jusqu'à la révolution, en l'honneur de St Joseph par décision royale du Roi Louis XIV.

  • le 7 juin 1670 : Louis XIV ordonne la destruction des fortifications et des remparts de Paris, dans le but de transformer la capitale en ville ouverte.

 

  • le 7 juin 1680 : fondation des Frères des écoles chrétiennes.

Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, fut fondée à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).

  • le 7 juin 1863 : les Français font leur entrée à Mexico que Juarez a évacué sans combat.

 

  • le 7 juin 1929 : le Vatican devient un État souverain.

Voir la chronique du 11 février sur les accords de Latran Saint-Siège et le Royaume d'Italie. Ces derniers sont ratifiés le 7 juin.

Carte du Vatican

  • le 7 juin 1929 : la France et l'Allemagne signent le plan Young.

Ce plan réduit les réparations de guerre de 70% (38 milliards de reichsmarks payables en 59 annuités jusqu'en 1988). Il n'est jamais réellement exécuté et l'Allemagne ne paiera pas sa dette de guerre.

  • le 7 juin 1936 : les accords de Matignon sont signés.

Dans la nuit du 7 au 8 juin, à l'hôtel Matignon à Paris, sont signés des accords qui prévoient la généralisation des conventions collectives, la création des délégués du personnel et une augmentation de 12% des salaires. Mais on retiendra surtout l'instauration de la semaine de 40 heures et l'octroi de 15 jours de congés payés.

Posté le 7 juin 2014 à 03h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 juin 2014

D Day : une prouesse du génie militaire, les ports Mulberry

Dès le 30 mai 42, dès avant l'échec de Dieppe, et en prévision du débarquement, Winston Churchill demande à Lord Mountbatten de se pencher sur le projet de construction de jetées flottantes: "elles doivent monter et descendre avec la marée. Il faut résoudre le problème de leur ancrage. Faites moi connaître la meilleure solution."

La Normandie n'offre en effet que deux ports en eau profonde : le Havre et Cherbourg, aux mains des Allemands. Ces deux ports sont loin des zones prévues pour le débarquement, et le plan de l'assaut prévoit que Cherbourg ne sera sous commandement allié que 8 jours après le débarquement.

S'il n'y a pas de ports, il faut en apporter: Lord Mountbatten met en oeuvre la création de deux ports artificiels transportables, qu'il faudra ensuite assembler au large de deux plages de Normandie. L'opération a pour nom de code : "Mulberry" ("mûre").

Le temps presse, et le projet est mis sur pied en un temps record et malgré l'engorgement des chantiers navals, par Lord Mountbatten et des ingénieurs Anglo-Américains. 230 énormes caissons de béton, les "Phoenix", seront assemblés en arc de cercle sur 7 km, de manière à former une digue protectrice à l'intérieur de laquelle les bateaux pourront sans risque venir décharger leurs cargaisons sur des appontements flottants ou plateformes, les "Lobnitz", qui mesurent 60 mètres sur 18. Trois plateformes sont prévues, dont deux à circulation unique pour les véhicules.

Les caissons "Phoenix", véritables brise-lames, sont de taille variable (les plus grands mesurant 60 m de long sur 20 m de haut); ils sont surmontés pour la plupart d'une tourelle de D.C.A. Une fois déchargées sur les plateformes, les cargaisons sont acheminées sur la terre ferme par des véhicules empruntant des jetées flottantes, ou "Whales".

Les différents composants de deux ports flottants seront construits en Grande-Bretagne, remorqués à travers la Manche pour être assemblés face aux côtes normandes, l'un face à St Laurent-sur-Mer (Mulberry A), l'autre face à Arromanches (Mulberry B). Le soir du 6 juin, les navires servant de point d'ancrage aux Phoenix sont sur place, et coulés le 7 juin. Le 8 juin, les premiers caissons Phoenix sont immergés. Le 14 juin, les premiers déchargements commencent à Arromanches, et le 16 à St-Laurent-sur-Mer. Du 19 au 21 juin, une tempête fait rage, qui détruit le port de St-Laurent-sur-Mer. Seul Mulberry B, rebaptisé Port Winston, restera donc opérationnel.

Il est probable que l'importance du rôle des ports Mulberry dans le débarquement a été exagérée. Privés de leur port, Mulberry A, détruit par la tempête, on estime que les Américains débarquèrent 40% de tonnes de plus que les Anglo-Canadiens soit 10 000 tonnes par jour contre 6 000, en utilisant de façon intensive une technique d'échouage de grandes barges de débarquement. Après la guerre, les Alliés constatèrent qu'ils avaient dépensé beaucoup de temps et d'argent pour les Mulberries, dont au fond ils auraient pu se passer. Il n'empêche que ces ports flottants représentent une prouesse technique et un bon exemple de l'ingéniosité humaine.

Ports_cartePlan du port Mulberry d'Arromanches (cliquez pour une carte interactive)

Posté le 6 juin 2014 à 15h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

Désinformation sur la "fosse" aux enfants en Irlande

De Marie Piloquet dans Présent :

"En pleine Irlande catholique, voilà du pain bénit pour les opposants à l’Eglise. Et toute la presse se rue pour dénoncer ce nouveau scandale « dramatique », « effroyable », qu’elle peut ajouter victorieusement au chapelet d’épisodes de maltraitance et de pédophilie qu’elle a agité ces dernières années.

Tout vient des recherches d’une historienne, Catherine Corless. Qui, grâce aux archives d’un ancien foyer catholique irlandais, St Mary, à Tuam, dans le comté de Galway, découvre des registres de décès suggérant quelque 800 inhumations secrètes, sans cercueil ni pierre tombale, par les sœurs de Bon Secours qui dirigeaient l’établissement. Les registres publics renseignaient déjà sur les centaines d’enfants morts dans ce foyer entre 1925 et 1961, date de sa fermeture. Mais personne n’avait fait le lien avec la fosse emplie à ras bord d’ossements, découverte par les habitants de Tuam en 1975, qui l’avaient jusque-là toujours rattachée aux victimes de la grande famine du milieu du XIXe siècle.

Le ministre chargé de l’Enfance, Charlie Flanagan, a parlé de révélations « profondément bouleversantes (…), d’un rappel choquant d’un sombre passé de l’Irlande ». Des membres de l’opposition ont souhaité une enquête gouvernementale exhaustive sur cette affaire. Et l’archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, s’est dit favorable « à des fouilles sur ce qui pourrait être des tombes anonymes ».

Mais de quoi sont morts ces enfants ? Selon les documents, de malnutrition et de maladies infectieuses comme la tuberculose, sans parler de ceux qui ne survivaient pas à la naissance. Rappelons que, lors de la première moitié du XXe siècle, la très pauvre Irlande enregistrait le taux de mortalité infantile le plus élevé d’Europe et que les épidémies de tuberculose y faisaient des ravages. Les statistiques de mortalité sont sans doute les mêmes qu’ailleurs : ils ne parlent pas du nombre total d’enfants passés par le foyer. Préférant se jeter sur un rapport d’inspection gouvernemental décrivant certains enfants « fragiles, émaciés » qui date de … 1944, année de pleine guerre mondiale.

Ce qui est extraordinaire, c’est le retournement opéré. En ce début de XXe siècle, les mères célibataires sont considérées comme des femmes qui ne pourront plus s’intégrer convenablement dans la société qui, de fait, les déconsidère. Elles sont incapables de subsister à leurs besoins et, déjà, de payer le médecin pour les accoucher. Qui les accueille alors ? Tant bien que mal, avec les moyens d’alors, des institutions catholiques. [...] Un siècle plus tard, ce sont elles que la société condamne dans sa haine anti-catholique. Noyée dans son idéologie soixante-huitarde, à cette époque où plus de la moitié des enfants naissent hors mariage et où 220 000 petits Français, chaque année, disparaissent sans, eux, jamais avoir été inscrits sur aucun registre… La fosse est peut-être une image choquante. Mais qu’en est-il des poubelles d’avortoirs résultant, elles, d’un meurtre pur et simple ? Le décalage est sans appel."

Posté le 6 juin 2014 à 12h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le caractère insoutenable d’un pacifisme absolu

Lu sur le site des Hommes adorateurs à propos du débarquement allié :

H"S’il y a eu jamais, dans l’histoire, un bellum justum, c’est bien ici, dans l’engagement des Alliés, car l’intervention servait finalement aussi au bien de ceux contre le pays desquels a été menée la guerre. Une telle constatation me paraît importante, car elle montre, sur la base d’un événement historique, le caractère insoutenable d’un pacifisme absolu. Cela n’ôte rien, bien sûr, au devoir de poser très soigneusement la question si et à quelles conditions est possible encore aujourd’hui quelque chose comme une guerre juste, c’est-à-dire une intervention militaire, mise au service de la paix et obéissant à ses critères moraux, contre des régimes injustes établis. Surtout, ce qu’on a dit fait mieux comprendre, espérons-le, que la paix et le droit, la paix et la justice sont inséparablement liés l’un à l’autre. Quand le droit est détruit, quand l’injustice prend le pouvoir, c’est toujours la paix qui est menacée et déjà, pour une part, briséeLa préoccupation pour la paix est en ce sens avant tout la préoccupation pour une forme du droit qui garantit la justice à l’individu et à la communauté dans son ensemble. (…)"

Posté le 6 juin 2014 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

Ils sont tombés du ciel comme s'ils avaient des ailes


Jean-Pax Méfret Jour J ( 6 juin 1944) par saez44 

Posté le 6 juin 2014 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 juin 848 : couronnement de Charles le Chauve, Roi de France.

L'archevêque de Sens, Wénilon, sacre Charles le Chauve dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans et le couronne Roi de Francie occidentale et d'Aquitaine. En 875, Charles est couronné empereur d'Occident.

  • le 6 juin 1099 : les armées croisées s'emparent de Bethléem.

Godefroi de Bouillon, qui a refusé la couronne de Jérusalem, et pris le titre d'avoué du Saint-Sépulcre, reste seul, en septembre, avec trois cents chevaliers et deux mille piétons pour défendre ses conquêtes : Jérusalem, Jaffa, Lydda, Ramla, Bethléem, Hébron et toute la Galilée

  • le 6 juin 1249 : le Roi de France Louis IX et ses troupes débarquent à Damiette.

La veille, après une «messe en mer», Louis IX et ses troupes ont pris place dans des embarcations à faible tirant d'eau en vue d'un débarquement. Le tir intensif des archers et arbalétriers francs affaiblit les cavaliers et fantassins musulmans qui s'avancent dans la mer pour tenter de contrer l'invasion. Les croisés, dont Louis IX en tête, sautent à l'eau et montent au contact. La bataille est gagnée sans pertes notables. Plusieurs émirs sont tués. Fakhr al-Din décide d'abandonner la plage et la flotte du sultan doit se replier. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil, laissant Damiette, qui regorge de nombreuses richesses, à la merci des envahisseurs. Le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans la ville.

Débarquement de Saint Louis à Damiette, en Égypte, Georges Rouget, 1839.

 

  • le 6 juin 1329 : hommage d'Édouard III au Roi de France Philippe VI pour ses possessions françaises : la Guyenne et le Ponthieu, en présence du roi de Bohême Jean Ier de Bohême. 

L'Anglais reconnait le Français comme suzerain. En tant que duc de Guyenne, le roi d'Angleterre est vassal du Roi de France et doit lui prêter hommage. La cérémonie tarde car Edouard III tergiverse. Lorsqu'elle a finalement lieu, mais ne résout cependant pas le conflit larvé entre les deux royaumes. Pour souligner son rang, Edouard III s'y rend en grande pompe. Il faut deux jours pour faire passer de Douvres à Wissant le millier de chevaux de l'escorte anglaise.

  • le 6 juin 1513 : les Français sont défaits à Novare.

L'armée française, battue par les Suisses, membres de la Sainte-Ligue, évacue l'Italie.

  • le 6 juin 1606 : naissance de Pierre Corneille, auteur dramatique français.

Pierre Corneille est un des plus grands auteurs dramatiques français du XVIIe siècle. Le succès rencontré par sa traduction de L'Imitation de Jésus-Christ l'amène, un certain temps, à renoncer à l'écriture théâtrale. Ses œuvres les plus célèbrent sont : "Le Cid", "Horace", "Cinna", "Polyeucte", "Rodogune", "Nicomède", "Le Menteur", "Pertharite", "Oedipe", "Sertorius", "Attila"...

  • le 6 juin 1730 : mort de l'Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon.

Né le 4 décembre 1646, Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction à Rennes, et entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant de choisir la Marine Royale où il se distingue (Guerre de Hollande, guerre contre les Barbaresques, guerre de la Ligue d'Augsbourg. Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, Alain de Coëtlogon est Chef d'Escadre et remporte les victoires navales du Cap de la Roque (22 mai 1703) et de Vélez-Malaga (24 août 1704). Puis, de 1705 à 1714, il commande le Port de Brest, le plus important de France. En 1715, il est admis au Conseil de la Marine. En 1716, le Régent Philippe d'Orléans l'élève au grade d'Amiral du Levant. En 1730, il est élevé à la dignité de Maréchal de France. Il a été décoré du récent Ordre Militaire de Saint-Louis (1694).

  • le 6 juin 1830: apparition du Christ à sainte Catherine Labouré.

Le Christ, en la fête de la Sainte Trinité,  lui apparait comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements. Cf. les chroniques des 18 juillet et 27 novembre.

  • le 6 juin 1840 : le père Marcellin Champagnat meurt.

Sa communauté est à la chapelle et chante le "Salve Regina" quand il meurt. Le pape Jean Paul II le canonise le 18 avril 1999. Cf. la chronique du 20 mai.

  • le 6 juin 1853 : Pasteur réussit la transformation des acides tartriques en acide racémique.

Protocoles de Paris"

  • le 6 juin 1941 : le Conseil des ministres à Vichy refuse de signer les "Protocoles de Paris" qui prévoient une collaboration militaire avec le Reich.

Ces Protocoles, signés à Paris les 27 et 28 mai 1941, devaient formaliser la rencontre de Bertechsgaden entre Darlan (accompagné de Benoist-Méchin) et Hitler et Ribbentrop du 11 mai 1941. Le général Weygand et le Maréchal s'y opposent.

  • le 6 juin 1944 : le chef de l'Etat Pétain, acclamé à St-Etienne, y apprend la nouvelle du débarquement en Normandie.

Les Français réservent un accueil triomphal au Maréchal pendant sa tournée du printemps 1944, où il visite les villes touchées par les bombardements alliés, et cherche à réconforter les populations. Ces bombardements ont fait plus de 65 000 victimes civiles et 75 000 blessés graves. 590 000 tonnes de bombes ont été déversées sur la France, causant des ravages considérables, pour un résultat militaire nul. En visitant ces villes sinistrées et leurs hôpitaux, le Maréchal est souvent tellement ému qu'il n'arrive plus à parler.

Un premier voyage l'amène à Paris, Orléans et Rambouillet. Les Parisiens se portent spontanément sur le parvis de Notre-Dame, puis à l'Hôtel de ville, pour l'acclamer. De là, il se rend à Rouen, puis dans l'Est de la France, à Belfort, Nancy le 26 mai (cf. la chronique du jour), Épinal, Dijon. C'est à Lyon, le 6 juin, qu'il apprend la nouvelle du débarquement. Il repasse le même jour par Saint-Étienne, où la réception enthousiaste des ouvriers dépasse tout ce qui avait été vu jusque-là. Extraits du discours adressé aux stéphanois :

« TAVAILLEURS FRANÇAIS, JE VOUS DEMANDE D'ENTENDRE MON APPEL. SANS VOTRE ADHESION ENTHOUSIASTE A L'ŒUVRE DE RECONSTRUCTION SOCIALE, RIEN DE GRAND NE PEUT ETRE FAIT. SACHEZ-VOUS Y DONNER AVEC UN DESINTERESSEMENT TOTAL.

OUVRIERS, mes amis, n'écoutez plus les démagogues. Ils vous ont fait trop de mal. Ils vous ont nourris d'illusion. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : " le pain, la paix, la liberté ". Vous avez eu la misère, la guerre et la défaite. Pendant des années, ils ont injurié et affaibli la patrie, exaspéré les haines, mais ils n'ont rien fait d'efficace pour améliorer la condition des travailleurs, parce que, vivant de leur révolte, ils avaient intérêt à encourager ses causes.

INGENIEURS, vous avez pensé trop souvent qu'il vous suffisait de remplir avec conscience votre fonction technique. Vous avez plus à faire, car vous n'êtes pas seulement des techniciens, vous êtes des chefs. Comprenez bien le sens et la grandeur du nom chef. Le chef, c'est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n'est pas celui qu'on impose, mais celui qui s'impose. N'oubliez pas que pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.

PATRONS, parmi vous, beaucoup ont une part de responsabilité dans la lutte des classes. Votre égoïsme et votre incompréhension de la condition prolétarienne ont été trop souvent les meilleurs auxiliaires du communisme. Je ne vous demande pas de renoncer à tirer de vos entreprises le bénéfice légitime de vos activités, mais je vous demande d'être les premiers à comprendre vos devoirs d'hommes et de Français.

Ouvriers, techniciens, patrons, si nous sommes aujourd'hui confondus dans le malheur, c'est qu'hier vous avez été assez fous pour vous montrer le poing. Cherchez, au contraire, à vous mieux connaître. Vous vous en estimerez davantage, vous aurez confiance les uns dans les autres, vous résoudrez ensemble le grand problème du travail et de l'ordre social. Renoncez à la haine, car elle ne crée rien ; on ne construit que dans l'amour et dans la joie. En faisant de la France une société humaine, stable, pacifiée, vous serez les meilleurs artisans du redressement de la Patrie. »

  • le 6 juin 1944 : débarquement allié en Normandie.

C'est le Jour J, le début de l'Opération Overlord. Près de 5 000 navires débarquent 130 000 hommes sur 35 kilomètres de plage en Normandie. Dans la nuit, des parachutistes ont été lâchés derrière les lignes allemandes et les avions alliés ont commencé à bombarder les fortifications du "mur de l'Atlantique". Une seule Victoria Cross sera décernée pour le 6 juin. Elle revient au Lance-Corporal Stanley Hollis du 1st Battalion Hampshire pour s'être emparé seul de trois blockhaus allemands armé de son fusil-mitrailleur Bren. La Bataille de Normandie commence. Elle dure deux mois.

 

 

  • le 6 juin 1958 : De Gaulle, à Mostaganem, termine son discours en lançant :

"Vive l'Algérie française".

  • le 6 juin 2010 : le pape Benoît XVI présente le document de travail du synode consacré aux chrétiens d'Orient et s'inquiète de leur disparition.

N'est-ce pas le rôle historique de la France et de la Russie ?

Posté le 6 juin 2014 à 06h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (12)


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