10 février 2016

C’est arrivé un 10 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 février 856 : entrevue de Louvier.

Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d'Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.

  • le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
  • le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
  • le 10 févier 1638 : consécration de la France par le Roi Louis XIII.

«Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s'exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.

C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.

La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

«  N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Le vœu de Louis XIII à la Vierge
1638 ; Caen, musée des Beaux-Arts.

La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu'il consacre immédiatement la France à Marie, à l'annonce de l'attente de l'enfant, sans savoir si c'est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis (*)

  1. Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté; mais Louis XIV se charge d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n'est terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Autre lien possible:

http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

Qu'attendons-nous pour demander à nos évêques d'accomplir l'ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?

Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d'Autriche et Philippe d'Orléans (alors duc d'Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Louis XIV offrant sa couronne à une Vierge à l'Enfant
1643, Hambourg, Kunsthalle.

Voir les chroniques du 14 mai, du 27 septembre et du 17 octobre.

  • le 10 février 1763 : le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.

Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l'est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique. De son côté, l'Espagne récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l'Empire britannique.


Vue de Québec 1763

  • le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
  • le 10 février 1817 : l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d'occupation en France.
  • le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l'ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.

  • le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.

Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d'Ivoire), y loue un fort contre une "coutume" annuelle de 4 000 francs jusqu'en 1915.

  • le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, "Arcanum Divinæ".

Extrait :

« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l'Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l'intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l'humanité. Tous les âges admireront l'invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d'Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d'Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »

  • le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.

Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d'une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l'alpinisme. Il signe avec l'Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l'Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :

« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l'apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».

En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :

« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »

Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur.Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.

  • le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l'assemblée nationale en première lecture.
  • le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
  • le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
  • le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant "reconnaissance de la Nation et contribution nationale" en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).

Posté le 10 février 2016 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2016

C’est arrivé un 9 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 févier 249 : décès de Sainte Apolline martyre chrétienne.
  • le 9 févier 772 : élection du pape Adrien Ier, qui devient le 95e pape de l'Église catholique.

Le pape Adrien et Charlemagne

Il mit fin à la première crise iconoclaste (vénération des images et icônes). Il décède le 29 décembre 795.

  • le 9 févier 1119 : début du pontificat de Calixte II.
    • le 9 février 1350 : mariage de Jean II le Bon et de la veuve de Philippe de Bourgogne, Jeanne d'Auvergne
  • le 9 févier 1621 : début du pontificat de Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi, naît à Bologne en 1554 ; le souverain pontife choisit le nom de Grégoire XV. Pape de transition, son pontificat est assez riche, mais particulièrement court, puisqu'il décède en juillet 1623, un peu plus de deux après son élection.

  • le 9 févier 1651 : Louis XIV prisonnier aux Tuileries.

La Fronde des princes bat son plein. Mazarin a déjà dû fuir la capitale. Le jeune Roi et sa mère ont tenté de fuir Paris la veille. Mais une émeute les a retenus avec la cour. Le futur cardinal de Retz mène les émeutiers ; il finira emprisonné un an plus tard. La milice bourgeoise de Paris se rend au Palais-Royal pour s'assurer de la présence du Roi Louis XIV. La famille royale est donc prisonnière, empêchée de rejoindre Mazarin à St-Germain.

  • le 9 févier 1718 : des colons français débarquent en Louisiane.
  • le 23 févier 1747 : le Dauphin Louis épouse Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne à Versailles.

Voir la chronique du 23 février.

  • le 9 févier 1778 : le Mont-de-piété ouvre à Paris.

Il ouvre rue des Franc-bourgeois. Framboisier en est le directeur. Le Roi Louis XVI avait ordonné sa création pour soulager la misère à Paris.

  • le 9 févier 1792 : le séquestre des biens des émigrés est prononcé, il sera réglementé le 29 mars.
  • le 9 févier 1794 : les colonnes infernales poursuivent leurs massacres.

Le 9 février, alors que l'on destitue Carrier à Nantes, on fusille deux cents personnes à la Haie-aux-Bonshommes près d'Angers, et deux cents trente-cinq personnes près des redoutes de Bournand au sud de Saumur.

  • le 9 févier 1801 : la paix de Lunéville marque la fin de la deuxième coalition.

La France et l'Autriche signent un traité de paix à Lunéville qui confirme et renforce les clauses du traité de Campoformio (le 17 octobre 1797). La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France, ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

  • le 9 févier 1818 : un jeune curé arrive dans sa paroisse, il se nomme Jean Marie Vianney et sera connu mondialement sous le nom de Saint Curé d'Ars.

Alors qu'il ne trouvait pas le chemin de sa future paroisse, il demande la bonne direction à un gamin qu'il croise. Il lui dit en le quittant :

« Tu m'as montré le chemin du village, je te montrerai celui du Ciel. »

Il y reste 41 ans, jusqu'à sa mort. Sa paroisse est à l'image de la France, déchristianisée et ravagée par 10 ans de persécutions sanglantes suivis de plus de 12 ans de guerres ininterrompues. Dans Ceux qui croyaient au Ciel, Geneviève Esquier, après avoir résumé sa vie et son apostolat paroissial note (page 314):

«En ce milieu du XIXe siècle, dans une France où montent un libéralisme et une morale laïque qui relèguent la vie théologale à une façon de vivre archaïque sur la palette pluraliste des opinions possibles, parce qu'il a cru à l'Amour et à la liberté donnée à chacun de lui dire « oui », parce qu'il a offert sa vie pour les pécheurs, le curé d'Ars a converti sa paroisse, redonné tout son sens au ministère sacerdotal, converti à travers les frontières et les âges, des générations, qui viennent encore aujourd'hui en pèlerinage demander son intercession, et maintenu en France l'histoire et la victoire invisibles de la Grâce, au cœur de l'une de nos plus grandes tourmentes politiques.

Pour cela, Satan lui a crié un jour : « s'il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit. »

  • le 9 févier 1849 : nouvelle République romaine de Mazzini.

L'abolition des États pontificaux est décrétée par une Assemblée constituante et la république romaine est proclamée. À sa tête est placé Giuseppe Mazzini. Toutefois, l'armée française de Louis Napoléon, commandée par Oudinot, met un terme à l'insurrection et rétablit le pape Pie IX dans ses pouvoirs. Celui-ci réintègrera Rome au cours du mois d'avril 1850.

  • le 9 févier 1859 : Napoléon et l'Italie.

Dans une brochure intitulée Napoléon III et l'Italie, Louis de la Guéronnière (1816-1875) rend publiques les idées de l'empereur sur le problème italien. Véritable porte-parole de Napoléon III en matière de politique étrangère, il récidive le 22 décembre par une autre brochure : Le Pape et le Congrès.

A la Salette la Vierge dira aux voyants le 19 septembre 1846 :

« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife PIE IX, ne sorte plus de ROME après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.

Qu'il se méfie de NAPOLÉON ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt DIEU se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à le faire élever. »

  • le 9 févier 1893 : condamnation de Ferdinand de Lesseps.

Lesseps est condamné, avec son fils Charles, pour malversation à 5 ans de prison et 3000 Francs d'amende; Fontane à 2 ans et 3000 Francs, pour escroquerie, dans le procès de la Compagnie de Panama.

  • le 9 févier 1909 : l'Allemagne reconnaît les intérêts spéciaux de la France au Maroc.
  • le 9 févier 1930 : massacre de la garnison française, à Yen Bay en Indochine.

Dans la nuit du 9 au 10 février 1930, vers deux heures du matin, dans la garnison de Yen Bay, en plein cœur du Tonkin, 200 tirailleurs tonkinois, appuyés par une soixantaine d'insurgés venus de l'extérieur, s'emparent des armes, assassinent cinq officiers et sous-officiers français et en blessent six autres. Le 10 février, à 20 h 30, des hommes à bicyclette lancent des bombes dans différents endroits de Hanoï.

L'ennemi était donc au cœur même des troupes chargées de maintenir la sécurité. Six mois auparavant, en août 1929, le gouverneur général Pasquier assurait pourtant au ministre des Colonies que d'ici à un mois l'Annam et la Cochinchine seraient « épurés » des anarchistes et des communistes.

  • le 9 févier 1934 : le maréchal Pétain est nommé ministre de la Guerre.
  • le 9 févier 1942 : le paquebot français Normandie, réquisitionné et en cours de transformation en transport de troupes, brûle et chavire dans le port de New York.

Réquisitionné par les États-Unis en 1941, le fleuron des paquebots français, construit en 1935, a été rebaptisé le "La Fayette". Il subit des travaux de réaménagement en vue d'en faire un transport de troupes quand, le feu se déclenche à bord, dû à l'imprudence d'un soudeur. Le "Normandie" brûle et chavire dans le port de New York. Le coût de remise en état étant estimé trop important par les américains qui le vendent pour la casse 1946.




Pendant cinq ans, le paquebot gît dans le port de New York

  • le 9 févier 1994 : affaire des HLM de Paris.

Le juge Eric Halphen se voit confier une affaire de fausses factures. C'est le début de l'affaire des HLM de Paris qui fera tomber la Mairie à gauche après 25 ans de direction par la droite.

Posté le 9 février 2016 à 06h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 février 2016

C’est arrivé un 8 février…

Alors rappelons-nous :

Alors rappelons-nous :

  • le 8 février 590 : le pape Pélage II meurt de la peste.

Pélage II nait à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu'à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l'hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l'acclamation unanime du clergé et du peuple.

  • le 8 février 1124 : décès d'Étienne de Muret, religieux français, fondateur de l'Ordre de Grandmont.

Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d'Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l'appel du Christ au jeune homme riche :

"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! ".

Il enseigne une règle unique : suivre l'Evangile, base de la Règle de l'Ordre : "L'Évangile, tout l'Évangile, rien que l'Évangile".

Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d'Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.

 

Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret

(Église de Roncherolles sur le Vivier) 

La bienveillance des Rois de France et d'Angleterre vis à vis de l'Ordre de Grandmont est à l'origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.

La destruction de l'Ordre de Grandmont est l'œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d'Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l'opération.

L'extinction de l'Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n'est confirmée par Louis XVI qu'en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.

  • le 8 au 11 février 1250 : défaite de l'armée française devant la Mansourah.

Arrivée devant la citadelle d'el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l'armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l'armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l'avant-garde, commandée par Robert d'Artois, frère du Roi, s'aventure imprudemment à l'intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.

Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coute cher à l'armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d'Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d'écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l'armée y est menacée par la famine et les épidémies.

  • le 8 février 1486 : les Etats de Bretagne font serment de reconnaître Anne pour duchesse.
  • le 8 février 1492 : Anne de Bretagne est sacrée reine de France, à Saint-Denis.
  • le 8 février 1619 : Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères.

De Jean RESTOUT - Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères

  • le 8 février 1649 : Condé assiège Paris avec 12 000 hommes défait les frondeurs à Charenton.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :

« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l'a bien vu, la Fronde et Port-Royal c'est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu'elle anima de son esprit. »

Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale, puis, il change d'attitude et se range du côté des Princes à cause d'une dispute avec le cardinal Mazarin. C'est à partir du 8 février 1649 jusqu'en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris avec la Fronde des Princes, se révoltant ainsi contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D'Autriche.

  • le 8 février 1807 : bataille d'Eylau.

La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d'une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s'affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d'autre en cette bataille qui ne sert à rien.

Maitre du terrain, l'empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu'un "Te Deum" soit chanté pour la victoire et écrit le 12,

"un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire."

Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:

« Cette boucherie passerait l'envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».

La bataille d'Eylau du 8 février 1807.

Le lendemain de la bataille

  • le 8 février 1871 : élection d'une Assemblée nationale en France.

Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.

  • le 8 février 1930 : réquisitoire du pape contre la persécution des chrétiens en Union soviétique.
  • le 8 février 1937: Bergson et la foi catholique.

« Mes réflexions m'ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l'achèvement complet du judaïsme.

Je me serai converti, si je n'avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d'un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d'antisémitisme qui va déferler sur le monde. J'ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.

Mais j'espère qu'un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l'y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.

Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s'adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d'abord d'avoir des prières d'un prêtre catholique »

Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.

  • le 8 février 1944 : fin de la conférence de Brazzaville au Congo français.
  • le 8 février 1962 : une manifestation anti-OAS au métro Charonne à Paris, fait 8 morts.

Posté le 8 février 2016 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

07 février 2016

La Provence, première terre d’évangélisation en France

De Cotignac 500 :

"La naissance « officielle » du Christianisme en Provence date du concile d’Arles, réuni en 314 par l’empereur romain Constantin 1er, après qu’il avait fait admettre et reconnaître le Christianisme dans l’Empire romain en 313 par l’édit de Milan. Avant cela, autour de 304, la Provence a connu, sous le règne de l’empereur Dioclétien, des persécutions dont les effets ont heureusement été limités par les actions courageuses de Constance Chlore, père de Constantin et co-empereur de Gaule. Ces persécutions, dont a été victime par exemple saint Victor de Marseille, témoignent elles-mêmes de la présence et de l’organisation des communautés chrétiennes, attestées bien avant le IVe siècle, par divers documents évoquant l’activité en Provence, de prêtres, diacres, exorcistes et évêques.

La naissance du Christianisme en Provence est en réalité un phénomène progressif.

Il s’est développé certainement dès le Ier siècle, après les premières persécutions qui ont contraint les Chrétiens de Palestine à l’exil : elles peuvent dater de la période de troubles qui suivit la destitution de Ponce Pilate par l’Empereur Tibère en l’an 36, ou d’Hérode Agrippa, au moment du martyre de Jacques le Majeur attesté par les Actes de Apôtres (Ac 12,2) en 42-44. L’affirmation de cette présence continue du Christianisme en Provence à partir du premier siècle de notre ère ne repose pas sur des preuves absolues, qu’on serait bien en peine de trouver après tant de siècles et toutes les destructions provoquées par les persécutions romaines mais aussi par les grandes invasions, les Sarrasins, les guerres de religion, la Révolution et les mesures de 1905 qui se sont attaqués directement à ce patrimoine. Nous disposons cependant de puissants indices convergents qui témoignent de cette antique réalité dans de très nombreux sites de Provence, comme en aucune autre région de France.

Les traces de cette présence chrétienne antique sont très nombreuses.

Elles se rapportent aux vies de Marie-Madeleine, sainte patronne de la Provence, de sa sœur Marthe et de son frère Lazare, le « ressuscité », qui est depuis toujours considéré comme le premier évêque de Marseille, ainsi que de leurs compagnons : Maximin, Marie-Salomé, Marie-Jacobé, Sarah, Marcelle... qui furent tous des contemporains du Christ. Arrivés par bateau selon la tradition antique aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les signes de leur passage en Provence sont nombreux, cohérents et de nature variée en beaucoup de lieux comme à Marseille et aux Aygalades (Marie-Madeleine, Lazare), à Tarascon (Marthe), à Aix-en-Provence (Maximin, réputé premier évêque, et Sidoine, réputé second évêque), à la Sainte-Baume (Marie-Madeleine), à Pignans (Nymphe, sœur de Maximin), à Apt (sainte Anne), à Saint-Maximin (Marie-Madeleine, Maximin) où la Basilique Sainte Marie-Madeleine est considérée comme le troisième tombeau de la Chrétienté après le Saint-Sépulcre de Jérusalem et ceux des Apôtres Pierre et Paul à Rome. L’étude récente du sarcophage et la datation des reliques très exceptionnelles de Marie-Madeleine sont comme une confirmation des traditions orales et des écrits à ces sujets, en cohérence avec toutes les autres reliques, les traditions et la toponymie. Aucune autre région du monde ne revendique d'ailleurs ces saints importants.

D’autres vies de saints s’inscrivent aussi dans la même période, au Ier siècle.

Par exemple celle du chevalier Torpès Caius Silvius Torpetius, martyrisé sous Néron, et qui donnera son nom à la ville de Saint-Tropez. Converti selon la tradition au Christianisme par l’apôtre saint Paul de Tarse dont il assure la garde durant sa captivité à Rome, il affirme sa foi en présence de Néron lors de l’inauguration du temple romain de Diane de Pise. Néron le fait flageller mais la colonne à laquelle Torpès est attaché se brise, tuant son bourreau Satellicus. Furieux, l’empereur romain le fait alors livrer aux fauves mais le lion et le léopard se couchent aux pieds de l’homme. En 68, Torpès est finalement décapité.

Par ailleurs, c’est vraisemblablement sous Marc-Aurèle (161-180) que les Marseillais Volusianus et Fortunatus ont été persécutés, à la même époque que les persécutions de 177 à Lyon dont l’évêque Pothin, Blandine et ses compagnons sont victimes, ce qui suppose aussi l’existence de communautés déjà bien implantées.

D’autres découvertes plus récentes sont venues confirmer ces éléments.

On sait aujourd’hui par exemple que les légions romaines opérant en Terre Sainte et en Syrie pendant la vie du Christ et les années suivantes étaient composées d’une large majorité de Gaulois issus principalement de « la Narbonnaise », l’ancienne dénomination de la Provence élargie. L’encadrement était constitué d’officiers fortement liés à la Provence à l’image de Germanicus, né à Lyon, qui « entouré de Gaulois » installe la domination romaine en Judée. L’épouse de Ponce Pilate, Claudia Procula était provençale. Beaucoup de ces légionnaires reviendront s’installer en Provence. Combien ont été témoins de la vie et de la mise à mort du Christ ? Combien ont vécu les « évènements » antérieurs et postérieurs au ministère du Christ ?

Par ailleurs, les recherches montrent aussi que les cultes à Marie et à sa mère Anne étaient très précoces en Provence.

Il semblerait que le culte à Marie ait commencé à Marseille avant même son Assomption. Il s’est en tout cas vite imposé face à celui de Diane, Apollon, Minerve, Jupiter puisque la Vierge a très vite occupé les sommets des sept collines de Marseille à la place des monuments païens importants qui s’y trouvaient. Très vite, la ville a honoré Notre-Dame des Confession et Notre-Dame La Major (nom de la première cathédrale de Marseille louée pour sa magnificence), des titres qui montrent toute la considération donnée à Marie dès les premières heures du Christianisme. Aujourd’hui encore, le nombre et l’importance des lieux consacrés à la Bonne Mère, à Notre-Dame ou à la Madone sont considérables en Provence. Une quinzaine d’entre eux sont particulièrement connus parmi lesquels Notre-Dame de la Garde à Marseille, ou Cotignac.

Si le IVe siècle est le « brillant siècle du Christianisme en Provence » avec les deux grands phares des abbayes de Marseille Saint-Victor et de Cannes-Lérins, avec la Primatie d’Arles et son influence sur les églises de Gaule avec des évêques, des abbés et des théologiens provençaux de premier rang (le monachisme est venu en Gaule par la Provence, avec saint Jean Cassien notamment), tous les indices mentionnés dans cet article témoignent que la Provence a été la première région à accueillir le Christianisme en France ; ce qui est finalement très logique d’un point de vue géographique, compte tenu de la position particulière du port de Massilia (Marseille).Il est clair qu’en apparaissant à Cotignac, la Vierge Marie a parfaitement choisi le lieu et le moment où elle distribuerait ses grâces...

Il est donc important de prendre conscience que cette première évangélisation de la France est venue très tôt et qu’elle a été portée par un grand nombre de témoins directs de la vie du Christ."

Posté le 7 février 2016 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 7 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

  • le 7 février 590 : mort du pape Pélage II
  • le 7 février 1517 : décision de construire un port au Havre.

François Ier donne commission à l'amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet pour construire un port au lieu-dit "de Grâce" (Le Havre). L'amiral charge du Chillou de l'exécution de ce projet. Le Roi signe la charte de fondation de la ville le 8 octobre suivant.

  • le 7 février 1550 : élection du pape Jules III.

À la suite de la mort du pape Paul III le 10 novembre 1549, les cardinaux, divisés en trois clans se réunissent. Il faut 10 semaines au conclave pour en arriver à une entente et élire Giovan Maria de Ciocchi del Monte qui devient pape sous le nom de Jules III.

Son pontificat voit la fin du Concile de Trente, où ont été rédigés les décrets dogmatiques sur le péché originel et la justification et qui confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l'un des conciles les plus importants de l'histoire du catholicisme qui organise clairement la Contre-réforme, riposte catholique aux hérésies protestantes.


Statue monumentale de bronze représentant Jules III érigée à Pérouse en 1555

  • le 7 février 1623 : Traité de Paris entre la France, la Savoie et Venise contre l'Espagne.
  • le 7 février 1653 : en France, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances.

Le 7 février 1653, Nicolas Fouquet est nommé surintendant des finances, suite à la mort du duc de La Vieuville. Il obtient le poste grâce à sa conduite exemplaire durant la Fronde mais aussi à l'influence de son frère. Durant ses fonctions, il doit améliorer la situation catastrophique des finances royales qui sont durement éprouvées par la guerre et les dépenses personnelles de Louis XIV. Le bilan de ses actions est mitigé puisqu'il parviendra à s'enrichir considérablement tandis que la couronne n'échappera pas à la ruine.

  • le 7 février 1752 : l'Encyclopédie interdite en France.

Mgr de Beaumont fait interdire, par un arrêt du Conseil du roi Louis XV, l'impression et la diffusion et la détention des deux premiers volumes de "L'Encyclopédie" ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. L'œuvre collective dirigée par Diderot et d'Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifient "d'athée et matérialiste". En effet, c'est son contenu politique et philosophique, et non les aspects techniques et scientifiques, qui sont condamnés. Les thèses développées sont jugées par le Conseil du Roi, "contaminées par l'esprit voltairien".L'abbé de Prades, un des contributeurs, devra se réfugier en Prusse.

  • le 7 février 1793 : la Prusse et l'Autriche s'allient contre la France.
  • le 7 février 1801 : mise en place de tribunaux d'exception.

Le gouvernement fait adopter, grâce à l'émotion suscitée par l'attentat contre Bonaparte, une loi instituant des tribunaux spéciaux, sans jury, ni appel, ni cassation, pour réprimer les rébellions, les assassinats et certaines formes de brigandage.

  • le 7 février 1814 : négociations entre Napoléon et les alliés.

Les alliés réunis en congrès à Châtillon-sur-Seine, depuis trois jours, invitent Napoléon à négocier. Il envoie Caulaincourt. Les propositions des alliés sont simples : retour pour la France aux frontières de 1792. Mais Napoléon refuse dans la nuit du 7 au 8.

  • le 7 février 1878 : décès du bienheureux Pie IX, à 85 ans.

Giovanni Maria Mastai Ferretti devient pape Pie IX en 1846. En 1854, il proclame le dogme de l'Immaculée Conception et définit en 1870 le dogme de l'Infaillibilité pontificale.

  • le 7 février 1922 : Marie Curie, deux fois Nobel, est la première femme élue à l'Académie de Médecine.
  • le 7 février 1985 : jugement des assassins du père Jerzy Popieluszko.

Après six semaines de procès, le tribunal rend son verdict dans l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat du père Jerzy Popieluszko, prêtre sympathisant de "Solidarité", en octobre 1984. Un capitaine et un colonel sont condamnés à 25 ans de prison, et deux lieutenants à 15 et 14 ans.

  • le 7 février 1992 : le traité de Maastricht crée l'UE, qui remplace la CEE, et prévoit l'union économique et monétaire.

Posté le 7 février 2016 à 05h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2016

12 mars : journée sur sainte Jeanne d'Arc à Rouen

Le 17 octobre 1944, le compositeur autrichien Viktor Ullmann (photo ci-dessous) meurt gazé à Auschwitz-Birkenau. Il venait d’achever le livret d’un opéra consacré à Jeanne d'Arc, deux actes en vers rimés intitulés LE 30 MAI 1431. Ecrit dans l’horreur du camp de Terezín, situé à une soixantaine de kilomètres de Prague, le drame dont rêve Ullmann met en scène les plus célèbres moments de la vie de Jeanne jusqu’au bûcher. Ce texte magnifique, jusqu'alors inconnu, vient d'être publié et traduit en français par Hélios Azoulay dans son livre-disque L'enfer aussi a son orchestre (ed. La Librairie Vuibert, 2015) consacré à la musique composée dans les camps nazis. Hélios Azoulay, historien et interprète de la musique des camps, propose de partager sa découverte et faire revivre le temps d'une conférence-lecture pleine de vie, une œuvre johannique nées dans des circonstances impensables.

J

Posté le 6 février 2016 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 février 337 : Jules Ier est élu pape.

Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu'au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana.

  • le 6 février 886 : effondrement du Petit-Pont à Paris suite à une crue.
  • le 6 février 1626: Richelieu fait interdire les duels.

Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l'honneur qui saignent à blanc ses rangs et l'empêche de joue son rôle social et de payer l'impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d'homme est considéré comme crime de lèse-majesté.

  • le 6 février 1740 : décès du pape Clément XII.
  • le 6 février 1778 : Traité d'alliance et Traité d'amitié et de commerce entre la France et l'Amérique.

Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d'alliance et un Traité d'amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l'Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu'une chose : l'affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l'humiliation du Traité de Paris de 1763.

« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».

  • le 6 février 1863 : Napoléon III proclame l'Algérie «royaume arabe», en demandant l'égalité entre Algériens et Français.
  • le 6 février 1881 : fondation de l'Union vélocipédique française, future Fédération française de cyclisme.
  • le 6 février 1902 : un accord franco-éthiopien en vue de la construction d'un chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba provoque des protestations de la part des Anglais et des Italiens.
  • le 6 février 1922 : élection de Pie XI.

Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d'Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.


L'État le plus petit au monde

Le 14 mars 1937, il publie l'encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler.

  • le 6 février 1934 : affrontements mortels Place de la Concorde.

De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.

La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.

Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.

  • le 6 février 1945: exécution de Robert Brasillach au Fort de Montrouge.

 

  • le 6 février 1956 : le président du Conseil Mollet est accueilli à Alger par des manifestations d'hostilité des Européens d'Algérie. Il déclare donc à la foule :

"La France doit rester en Algérie et elle y restera".

  • le 6 février 1981 : décès de Marthe Robin, stigmatisée et mystique.

Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n'avale plus aucune nourriture, hormis l'hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d'octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu'elle vivra ensuite chaque semaine jusqu'à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.

Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.

Le père Finet a vécu ses derniers instants :

«C'était un vendredi. J'étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu'elle allait mourir. Elle me disait qu'il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu'elle était projetée jusqu'à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n'était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m'aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j'entendis Marthe me dire : 

« Il m'a tuée» 

Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c'est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»

  • le 6 février 1998 : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac.

A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l'affaire des paillotes. C'est la première fois que les nationalistes corses s'en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l'Etat. L'enquête mettra au cœur de l'affaire un homme du nom d'Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.

  • le 6 février 2005 : le pape Jean-Paul II se montre à la fenêtre de son appartement pour l'Angélus, au Vatican. Il tente de prononcer sa bénédiction, mais aux 1ers mots sa voix s'étrangle.

Posté le 6 février 2016 à 05h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

05 février 2016

C’est arrivé un 5 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 février 914 : décès du pape Landon.
  • le 5 février 1265 : élection du pape Clément IV.
  • le 5 février 1369 : les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« …même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

  • le 5 février 1517 : François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat.

Le Parlement suivant l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

  • le 5 février  1556 : Trêve de Vaucelles.

Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l'abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d'un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l'indispensable alliance des souverains chrétiens !

  • le 5 février 1589 : le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin.

La ligue se servit de lui comme d'un succédané de roi pour l'exécution de ses projets contre Henri IV.

  • le 5 février 1650 : naissance d'Anne-Jules de Noailles.

Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d'Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l'âge de 58 ans.

  • le 5 février 1626 : Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier.

La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.

  • le 5 février 1679 : le Traité de Nimègue.

Après cinq ans de luttes, les coalisés n'ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l'Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l'Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s'éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l'Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l'Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.

Le 5 février 1679, est signé entre la France, l'Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.

Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l'arbitre de l'Europe. S'il restitue Maastricht, il obtient que l'exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L'Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L'Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois

Le Traité de Nimègue marque l'apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l'Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le Traité de Nimègue (Henri Gascard) musée du Valkhof 

Le tableau d'Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d'Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d'Avaux se trouve au premier rang. 

  • le 5 février 1677 : Louis XIV donne son approbation aux plans de Hardouin-Mansart pour les Invalides.
  • le 5 février 1782 : l'Espagne prend Minorque à la Grande-Bretagne, avec l'aide de la France.

Cette opération se déroule pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l'Angleterre.

  • le 5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure et déclare :

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mot :

« …les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

  • le 5 février 1867 : le général Bazaine emporte le dernier drapeau tricolore et prend la route de Vera-Cruz.
  • le 5 février 1875 : le pape Pie IX condamne dans son encyclique Quod num quam les lois et le Kulturkampf du chancelier Otto von Bismarck.

Bismarck fait voter, en réaction, l'abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l'Eglise catholique est l'ennemi principal du peuple allemand.

  • le 5 février 1962 : De Gaulle préconise une Algérie indépendante sur la base d'une coopération amicale avec la France.
    • le 5 février 1987 : Michel Baroin, PDG de la Fnac, meurt dans un accident d'avion.

Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D'aucuns dirent à l'époque qu'il était en train de se convertir.

  • le 5 février 1992 : Jacques Floch, député-maire socialiste est inculpé de complicité d'abus de confiance pour avoir "perdu" 2,1 millions de Francs !
  • le 5 février 1993 : prescriptions pour plusieurs affaires politiques.

La commission d'instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé sont prescrits.

François Léotard est reconnu coupable d'ingérence et de corruption lors de l'acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.

Patrick Poivre d'Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).

Posté le 5 février 2016 à 05h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

04 février 2016

La plus ancienne représentation de la Vierge Marie retrouvée en Syrie?

C'est ce qu'affirme ce très sérieux compte Twitter : 

Addendum : voir ici pour plus de détail.

Posté le 4 février 2016 à 21h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Conférence de Jacques Trémolet de Villers

sur Jeanne d'Arc, dans le cadre des mardis de Politique Magazine.

Politique mag  V2-1

Posté le 4 février 2016 à 13h48 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 4 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 février  708 : décès de Sisinnius, pape.
  • le 4 février  1536 : François Ier s'empare de la Savoie et occupe Turin.

Le Roi de France signe également une alliance avec le sultan turc Soliman le Magnifique avec le traité dit "des capitulations" Il espère prendre ainsi son rival Autrichien à revers et assure la sécurité des pèlerins chrétiens en Terre Sainte. Ce traité comporte aussi des échanges d'ambassades et des avantages commerciaux.

  • le 4 février  1575 : naissance de Pierre de Bérulle, religieux français, théologien catholique, cardinal, fondateur des Oratoriens.

Représentant très important de l'Ecole française de spiritualité, Pierre de Bérulle nait le 4 février 1575, à Cérilly. Ce théologien est le fondateur de la Société de l'oratoire de Jésus, conçue sur le modèle de l'Oratoire de l'amour divin, créé en Italie par Philippe Néri. Homme politique et homme d'Etat sous Marie de Médicis, il est écarté par Richelieu qui le juge trop proche de l'Autriche. En 1627, il est élu cardinal. Il meurt en 1629.

  • le 4 février  1695 : Fénelon est fait archevêque de Cambrai par Louis XIV.
  • le 4 février  1776 : abolition de l'esclavage en France.

L'esclavage en France métropolitaine n'a jamais existé! Dans Institutions coutumières, (ed Loysel, livre I, art. 6), il est rappelé qu'un édit du 3 juillet 1315, de Louis X le Hutin, stipule que :

«le sol de France affranchit l'homme qui le touche ».

Encore un mensonge de l'histoire officielle, car ce n'est pas la Convention, qui en 1792 abolit l'esclavage en décidant d'accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur, mais bien le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Et la République se garde bien de nous rappeler que trois ans plus tard, le Roi va plus loin, puisque le 8 Mai 1779, Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables » [les serfs] des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ». 

Encore un mythe mensonger destiné à draper la république d'habits respectables qu'elle ne mérite pas. Où sont la liberté, l'égalité et la fraternité quand on justifie l'esclavage ?

En effet, l'Assemblée Nationale de 1790 réaffirme par deux décrets, du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, que l'esclavage est légal ; abolissant une liberté de plus en supprimant ainsi la réforme royale. L'Assemblée rejette ainsi la publication de Brissot Adresse à l'Assemblée Nationale pour l'abolition de la traite des Noirs.

Ce n'est que devant son impuissance face aux révoltes des esclaves des colonies qu'elle finit par abolir l'esclavage en 1794 et, comme par hasard, le 4 février ! La France est par l'action réformatrice de son Roi l'une des premières nations du monde à abolir l'esclavage et le servage.

Mais qui sait encore qu'à l'époque un esclave qui met le pied sur le sol du royaume devient automatiquement libre, ou "franc". Le serf dépend du seigneur, qui en échange de son travail, lui doit protection ; il est attaché à sa terre, mais on ne peut la lui retirer. Avec le temps, le servage disparaît, ne subsistant que sous des aspects secondaires, variant selon les endroits. Quant aux corvées, elles sont un impôt en nature et n'ont rien à voir avec l'esclavage. L'esclave est une "chose", un "bien meuble" (conception du droit romain reprise à la Renaissance), tandis que le serf n'a jamais cessé d'être une "personne", possédant la personnalité juridique. Tempéré par le Code noir de 1685, qui est un progrès pour l'époque, l'esclavage demeure aux colonies, et est effectivement confirmé en 1790. Ce qui est moins connu, c'est l'esclavage des Blancs aux Antilles, par d'autres Blancs, sous la forme de "l'engagement". Il existe tout au long du XVIIe siècle.

  • le 14 septembre  1791 : le Roi, devant l'Assemblée nationale, jure fidélité à la Constitution qui est la première de l'Histoire de France.

Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d'état politique des Etats généraux qui n'avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l'Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.

  • le 4 février  1794 : les massacres des colonnes infernales se multiplient.

Ce jour là, quatre-vingts hommes et femmes se réfugient dans le clocher de l'église de La Gaubretière. Boucret ordonne d'y mettre le feu. Au bout de huit heures de siège et de feu, une cinquantaine de rescapés se livrent et sont fusillés.

Le 1er février avec sa colonne il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie, puis fait fusiller quinze hommes du village de Saint Laurent sur Sèvre. Il tue ensuite sur les bords de la Sèvre et envoie trente cinq religieuses enchaînées vers Cholet. L'argenterie de l'église est volée. Enfin le village est incendié.

  • le 4 février  1805 : décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.
  • le 4 février 1834 : conquête de l'Algérie.

Le général Desmichel signe, sans l'avis du gouvernement français, un traité avec le chef berbère Abd El-Kader qui reconnaît à ce dernier le titre de commandeur des croyants et la souveraineté sur le beylik d'Oran, à l'exclusion des villes d'Oran, d'Arzew et de Mostaganem.

  • le 4 février  2002 : grandeur et médiocrité de la technologie française…

Lors d'une présentation à la presse, Louis Schweitzer, patron du groupe automobile Renault, essaie la nouvelle berline Vel Satis, équipée du premier système de navigation GPS Carminat, développé par la marque ... et se perd en forêt de Rambouillet!

Posté le 4 février 2016 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 février 2016

Jeanne d'Arc, le procès de Rouen

Au coeur du procès qui condamna la Pucelle d'Orléans, Maître Jacques Trémolet de Villers décrypte les paroles échangées et nous livre son commentaire jour après jour. Il introduit son lecteur dans la salle, lui fait comprendre les convictions des parties, et surtout lui fait saisir le courage sensible du personnage de Jeanne. En librairie le 18 janvier (éditions Les Belles Lettres)


Jeanne d'Arc, Le procès de Rouen (21 février-30... par LesBellesLettres

Posté le 3 février 2016 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 3 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 février 929 : élection du pape Etienne VII.
  • le 3 février 1137 : Bégard fonde l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois, à Plédéliac, dans l'actuel département des Côtes-d'Armor.
  • le 3 février  1190 : création des échevins de la ville de Paris par Philippe Auguste. 

Le Roi donne aussi à la capitale les armes qu'elle a si longtemps portées, et la fait clore de murailles et de fossés.

  • le 3 février  1486 : première tenue de la Foire Saint-Germain à Paris, établie quatre ans auparavant par Louis XI.
  • le 3 février 1687 : décès de François de Créquy, duc de Lesdiguières, maréchal de France.

François de Blanchefort de Créquy de Bonne, marquis de Marines, Maréchal de France en 1668, nait en 1629 et décède le 3 février 1687 à Paris. Officier sous le règne de Louis XIV, dont il a gagné la confiance par sa fidélité lors de la Fronde, il s'illustre dans les nombreuses batailles de la guerre de Trente Ans.

  • le 3 février 1761: les Anglais envahissent et s'approprient le comptoir français de Mahé en Inde.
  • le 3 février 1775 : naissance de Louis-François Lejeune, peintre et militaire français.

Bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz

Louis-François Lejeune a peint un assez grand nombre de tableaux d'histoire très appréciés. Le tableau de la bataille de Guirando, et le tableau de la bataille de la Moskowa, son chef-d'œuvre, sont les plus connus. En 1798, il est nommé capitaine-adjoint au corps du génie et prend part aux guerres de l'Empire. Il démissionne en 1813 pour se consacrer à la peinture, puis reprend du service en 1818. Il devient maire de Toulouse en 1841 et y meurt le 29 février 1848.

 

 

Bataille de la Moskowa

  • le 3 février 1840 : bataille de Mazagran.

Cette bataille a lieu durant la conquête de l'Algérie, elle dure trois jours. Cent vingt-trois chasseurs commandés par le capitaine Lelièvre, tenant une fortification de fortune, repoussent plusieurs milliers d'Algériens, menés par Mustapha ben-Tami. Pendant quatre jours, la 10 compagnie du 1 bataillon d'infanterie légère d'Afrique, protégée par un muret de pierres sèches, se battant un contre cent, et tient tête à plus de douze mille Hommes.

Après avoir repoussé quatre assauts, n'ayant plus qu'une dernière caisse de munitions, puisqu'ils ont consommé quarante mille cartouches, ils prennent la résolution de se faire sauter, et lorsqu'après un combat de cent heures, on leur demande ce qu'ils veulent, ils répondent d'une seule voie : « du biscuit, des cartouches et l'ennemi ! »

Le ministre de la guerre, par un ordre à l'armée du 12 mars suivant, autorise la 10° compagnie à conserver le drapeau, criblé de balles, qui flottait sur le réduit de Mazagran pendant les journées des 3, 4, 5 et 6 février.

Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran par Jean-Adolphe Beaucé

  • le 3 février 2004 : le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours.

Le navigateur français Francis Joyon boucle sur son trimaran IDEC le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours. Il met 72 jours.

Posté le 3 février 2016 à 05h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 février 2016

C’est arrivé un 2 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 février : fête de la Chandeleur ou Présentation du Christ au Temple, quarante jours après sa naissance.

  • le 2 février  1439 : nomination de Jacques Cœur Grand Argentier de France.

Le négociant et homme d'affaires Jacques Cœur commence à gagner la confiance du Dauphin à Bourges, puis du Roi Charles VII, en finançant sa reconquête du territoire national contre les Anglais. Doué pour les affaires, il est investi par Charles VII de la charge de grand argentier du royaume de France. Il réorganise complètement les finances du pays, complètement ravagée par la guerre civile. Cela permet de financer l'effort de guerre du Roi pour bouter les Anglais hors de France.

  • le 2 février  1640 : décès de Jeanne de Lestonnac, religieuse française, nièce de Montaigne, fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame, sainte catholique.

Elle est la nièce de l'écrivain français Montaigne, qui parle d'elle en ces termes :

"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais."

Sainte Jeanne de Lestonnac, une femme du 17ème siècle a vécu  plusieurs vocations : épouse, mère, éducatrice, veuve, contemplative, fondatrice d'une congrégation  de religieuses apostoliques de spiritualité ignacienne : la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Elles sont aujourd'hui 2000 religieuses dans le monde, dont 180 en France, réparties sur deux Provinces : France-Belgique et France-Est. Leur mission est l'éducation des enfants dans les établissements scolaires, les paroisses, les mouvements chrétiens, les organismes de solidarité, les villes, les banlieues et le monde rural.

Implantions des communautés de la Compagnie de Marie Notre-Dame

  • le 2 février 1649 : naissance du futur pape Benoit XIII.
  • le 2 février 1660 : mort de Gaston de France, Duc d'Orléans.

Voir la chronique du 30 janvier.

  • le 2 février 1688 : décès d'Abraham Duquesne, officier français de la Royale.

Abraham Duquesne, baron d'Indret, puis marquis du Quesne, nait à Dieppe entre 1604 et 1610 et meurt le 2 février 1688 à Paris. C'est l'un des grands officiers de la marine de guerre française du XVIIe siècle. Il fait ses premières armes de marin sous les ordres de son père capitaine de vaisseau, sert Louis XIII pendant la guerre de Trente Ans et se distingue en plusieurs reprises, notamment aux combats de Tarragone et du cap de Gata.

Très estimé de Richelieu, de Mazarin puis de Colbert, il est l'un des très rares personnages de l'Etat à rester protestant, malgré l'Édit de Fontainebleau, en 1685.

Portrait d'Abraham Duquesne (1610-1688),
Huile sur toile par Antoine Graincourt, Cercle militaire de Versailles

  • le 2 février 1704 : décès de Guillaume François Antoine, marquis de L'Hôpital.

Guillaume François Antoine de L'Hôpital, marquis de Sainte-Mesme, comte d'Entremont, seigneur d'Oucques, La Chaise, et Le Bréau est un mathématicien français, connu pour la règle qui porte son nom : la règle de L'Hôpital. Cette dernière permet de calculer la valeur d'une limite pour une fraction où le numérateur et le dénominateur tendent tous deux vers zéro.

Il est aussi l'auteur du premier livre en français sur le calcul différentiel : Analyse des Infiniment Petits pour l'Intelligence des Lignes Courbes., publié en 1696. C'est un descendant du chancelier Michel de l'Hôpital.

  • le 2 février 1769 : mort du pape Clément XIII.

Né à Venise le 7 mars 1693, Carlo della Torre Rezzonico devient pape le 6 juillet 1758. Il est surtout célèbre pour le soutien indéfectible qu'il offre aux jésuites lors de règne, et cela malgré les pressions des différents pays européens qui les expulsent. Son successeur, Clément XIV plus faible signera le décret de dissolution de la Compagnie et s'écriera sur son lit de mort :

«  Je me suis coupé le bras droit ! ».

Les Jésuites avaient le double défaut de lutter efficacement contre les Philosophes et contre les négriers esclavagistes. Le duc de Choiseul est pour la France l'artisan de leur dissolution. Plus rien ne peut alors s'opposer à l'infiltration intellectuelle de la secte maçonnique et au dévoiement des esprits des élites françaises.

  • le 2 février 1797 : lettre du Directoire à Bonaparte lui donnant l'ordre de détruire l'Eglise catholique.

Le Directoire adresse au chef de l'armée d'Italie Bonaparte une lettre qui lui recommande avec insistance de détruire le "centre d'unité de l'Eglise romaine".

Cette lettre, signée par trois des cinq Directeurs, ceux que l'on appelle les "triumvirs", recommande avec insistance au chef de l'armée d'Italie :

"de détruire, s'il est possible, le centre d'unité de l'Eglise romaine et d'éteindre le flambeau du fanatisme. La religion romaine catholique sera toujours l'ennemie irréconciliable de la République".

Reubell, Barras et surtout La Révellière-Lépeaux sont persuadés que les prêtres mettent en péril la république par leurs sermons et qu'il convient de réagir en frappant l'Eglise à la tête. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le Directoire fixe Rome comme objectif à l'armée d'Italie. Déjà, après l'entrée des troupes françaises à Milan, il avait demandé à Bonaparte de détruire l'Etat pontifical pour faire "chanceler la tiare du prétendu chef de l'Eglise universelle", Mais le général avait refusé.

  • le 2 février 1808 : invasion des Etats pontificaux par Napoléon Ier.

Les troupes françaises du Général Miollis entrent à Rome et occupent le château St-Ange.

  • le 2 février 1831 : élection du pape Grégoire XVI.

Bartolomeo Alberto Cappellari, nait en 1765, en Italie. Il est élu pape au terme d'un conclave de 74 jours, et intronisé quatre jours plus tard sous le nom de Gregorio XVI. C'est un pape qui fait preuve d'autorité face aux mouvements révolutionnaires en Europe et défend les Etats pontificaux et l'indépendance de l'Eglise.

Il relance les Missions, en s'appuyant sur la France pour qui le XIX siècle est le siècle des missions. Il décède d'une crise d'érésipèle, à Rome le 1er juin 1846.

  • le 2 février 1860 : le père Henri-Dominique Lacordaire est élu à l'Académie française.

Quelques citations :

« On a besoin d'un cœur ami, Jésus lui-même avait saint Jean »

« Tôt ou tard, on ne jouit que des âmes. »

« Rien ne se fera de bon pour l'homme si on ne l'aime pas. »

  • le 2 février 1861 : le Prince de Monaco renonce au profit de la France aux villes de Menton et Roquebrune.

La Principauté perd plus de 80% de son territoire, mais son indépendance est reconnue par la France.

  • le 2 février 1889 : naissance de Jean-Marie de Lattre de Tassigny, maréchal de France français.

Blessé durant la Première Guerre mondiale qu’il termine avec cinq blessures, huit citations la Légion d'honneur et la Military Cross. Il, il se distingue aussi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il rejoint Vichy après la débâcle, mais son hostilité aux Allemands fait que ceux-ci obtiennent sa tête. Rejoignant De Gaulle en 1943, il commande l'armée française qui débarque en Provence, en août 1944, à laquelle il amalgame avec succès nombre de FFI. Il mène ses troupes jusqu'en Allemagne puis participe à la guerre en Indochine. Il meurt d’un cancer en 1952.

Voir une chronique précédente.

  • le 2 février 1943 : les Allemands capitulent à Stalingrad.

Les troupes allemandes capitulent après des mois de combat. Friedrich Paulus, nommé Feldmarschal le jour même par Hitler, est le premier maréchal capturé par les forces soviétiques.

  • le 2 février 1945 : la 1ère armée française de de Lattre libère Colmar.

Cérémonie franco-américaine dans Colmar libérée.

(ecpad.fr)

  • le 2 février 1995 : décès d'André Frossard, journaliste, essayiste et académicien français.
  • le 2 février 2001 : Alfred Sirven, l'ancien numéro deux d'Elf recherché depuis quatre ans, est arrêté par la police des Philippines.

En fuite depuis 1997, Sirven est arrêté et transféré en France le lendemain. Il est alors soupçonné d'être au cœur d'une vaste affaire de corruption qui défraye la chronique depuis le milieu des années 1990 : l'affaire Elf. Aux côtés de Le Floch-Prigent, Tarallo ou encore de Deviers-Joncour, il sera condamné dans les années 2000 à de la prison ferme.

Posté le 2 février 2016 à 05h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

01 février 2016

C’est arrivé un 1 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 février 900 : élection du pape Benoit IV.
  • le 1 février 1119 : élection du pape Calixte II.

L'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, est élu pape à l'abbaye de Cluny, par les six cardinaux qui avaient accompagné Gélase II dans son exil. Ce choix est ratifié à Rome. Le 9 février, il reçoit la couronne papale à Vienne en Isère.

  • le 1 février 1328 : décès de Charles IV le Bel, à l'âge de 34 ans.

Le Roi de France, Charles IV le Bel, fils dе Philippe le Bel et frère dе Philippe V le Long, auquel il succède est le dernier des Capétiens directs ; le trône passera ensuite aux Valois.

Rappelons-nous la seconde partie du testament de Saint REMI :

« Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. […]

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

[…] Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

Le Roi de France, Charles IV le Bel, meurt à Vincennes sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte, mais elle accouchera d'une fille. Le trône de France revient à son cousin Philippe de Valois, qui prendra le nom de Philippe VI. Charles IV est le dernier des Capétiens directs. La couronne passe donc aux Capétiens de la branche Valois.

Philippe V a été déclaré Régent du Royaume à la mort de son frère, dans l'attente de la naissance attendue par la reine veuve. Son neveu, Jean 1er le posthume ne vit que 5 jours. Jean 1er a une sœur plus âgée, dont le duc de Bourgogne  défend "les droits". 

Or les lois fondamentales du Royaume sont très claires. En fonction de la loi de sacralité, dont découle la loi de masculinité, une femme ne pouvait pas être sacrée Roi de France; ce qui est différent de la direction du pays, car les femmes pouvaient devenir régentes; il y en eut beaucoup. Relire la chronique du 04 novembre dernier qui explique cela en détail.

La lecture politique de cette loi, mise en avant pour écarter Edouard d'Angleterre, est un contre sens historique. La fonction royale en France a toujours été un ministère ecclésiastique. Les historiens de la III république ont brodé sur la création artificielle et a posteriori de cette loi salique. Elle existait dès le baptême de Clovis, et cela gêne beaucoup ceux qui rejettent depuis 220 ans l'alliance entre un peuple, un Dieu et une famille. Alliance dont le chef est : « le lieutenant de Dieu sur Terre ». Mais c'est notre histoire à nous, Français; il faut l'accepter. Et seuls les Celtes et les Juifs avaient, avant les Français, une telle conception religieuse du pouvoir.

Le danger représenté par une sécession de la Bourgogne est réel, à l'époque. Il suffit de voir le poids que les Bourguignons ont tout au long de la guerre de 100 ans. Le duc de Bourgogne est l'oncle de Jeanne, fille du deuxième mariage du Roi défunt. Il aspire certainement à s'emparer du trône de France à terme. Il est d'ailleurs le seul à avoir refusé de faire hommage au régent pendant la grossesse de la Reine veuve.

L'Histoire officielle d'aujourd'hui veut oublier que le Roi de France revêt, par le sacre, une dimension sacerdotale dans sa personne; dimension qu'aucun autre roi d'aucun autre pays n'a eu. Il y a des kilomètres d'écrits de Papes qui l'affirment le rappellent et le confirment.

  • le 1 février 1579 : le Roi Henri III et la reine Louise font un pèlerinage à Chartres.
  • le 1 février 1641 : la France s'allie avec le Portugal contre l'Espagne.
  • le 1 février 1669 : Louis XIV prend les premières mesures de restriction à l'application de l'Édit de Nantes.
  • le 1 février 1691 : mort du pape Alexandre VIII.
  • le 1 février 1701 : début de la Guerre de Succession d'Espagne.

Louis XIV reconnaît par lettres patentes les droits de Philippe V à succéder à la couronne de France, le 1er février 1701. Philippe d'Anjou entre à Madrid quelques jours plus tard, en tant que Philippe V d'Espagne, tandis que l'armée française occupe le sud des Pays-Bas espagnols.

  • le 1 février 1702 : bataille de Crémone.

En 1702, la France et l'Autriche sont en conflit pour la succession du trône d'Espagne. Cette guerre commence mal avec les défaites de Carpi et Chiari. Les troupes françaises de Villeroy stationnent dans la ville italienne de Crémone. Le 1er février 1702, grâce à un aqueduc souterrain, et un ingénieux travail de sape, les troupes autrichiennes du prince Eugène de Savoie-Carignan pénètrent dans la ville. Les Français et leurs alliés irlandais repoussent les assaillants. Le prince Eugène doit battre en retraite. L'issue du combat est incertaine puisque les deux camps comptent environ 1 200 victimes chacun. Si les Français restent maîtres du terrain et de la ville, les Autrichiens ont fait prisonnier leur chef, le maréchal de Villeroy.

  • le 1er février 1785 :l'affaire du collier de la reine éclate.

« Une révolution est toujours le fruit du travail implacable de ceux qui, dans l'ombre, tirent les ficelles. »

Voici le commentaire du livre Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté, lecture que recommandait Ferdinand Céline pour bien comprendre comment est arrivée la révolution. Livre, que l'on peut facilement trouver ici :

http://www.balderexlibris.com/index.php?post/2012/06/10/Daste-Louis-Marie-Antoinette-et-le-Complot-Maconnique

En voici les premières pages… :

« Au XVIIIe siècle, la Foi catholique et la France furent ensemble comme incarnées dans un être représentatif au plus haut degré : fille des Césars catholiques d'Autriche et femme du Roi Très-Chrétien, Marie-Antoinette eut ce douloureux honneur. Elle l'a porté au comble par son martyre sur l'échafaud. Et vingt ans auparavant, elle était l'idole de la France !

Qui avait changé l'âme des Français ? Qui avait transformé les Français catholiques en blasphémateurs et sacrilèges ? Les Français amoureusement fidèles à leur dynastie séculaire en régicides ?

Le but de ce livre est de montrer que l'agent de ces œuvres de mort fut la Franc-maçonnerie. Lors de l'avènement de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le peuple de France idolâtrait ses jeunes souverains. La Reine surtout avait touché son cœur. Le 11 septembre 1774, Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, écrivait à l'impératrice Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, une lettre où nous lisons: Il n'y a pas eu, dans la conduite de la Reine, la moindre nuance qui n'ait porté l'empreinte de l'âme la plus vertueuse... Personne n'est plus convaincu de cette vérité que le Roi... Les grandes et vraiment rares qualités de la Reine ne sont pas moins connues du public ; elle en est adorée avec un enthousiasme qui ne s'est jamais démenti. (Lettre de Mercy-Argenteau à Marie-Thérèse, le 11 septembre 1774. - Correspondance secrète... publiée par A. d'Arneth et A. Geffroy, Paris, 1874, t. II, p. 232.) Le 8 juin 1773 avait eu lieu l'entrée solennelle de Louis XVI, encore Dauphin, dans la ville de Paris, avec la Dauphine. L'enthousiasme de la foule allait au délire. Les maisons étaient en fleurs, les chapeaux volaient dans les airs. Des acclamations ininterrompues : « Vive Monseigneur le Dauphin ! Vive Madame la Dauphine !» se répétaient en mille échos. « Madame, disait le duc de Brissac, vous avez là deux cent mille amoureux ». Marie-Antoinette voulut descendre dans les jardins, se mêler directement à la foule, remercier de plus près, serrer les mains qui se tendaient à elle. Et elle écrit à sa mère une lettre où bat son cœur « ... Ce qui m'a touchée le plus, c'est la tendresse et l'empressement de ce pauvre peuple qui, malgré les impôts dont il est accablé, était transporté de joie de nous voir... Au retour, nous sommes montés sur une terrasse découverte. Je ne puis vous dire, ma chère maman, les transports de joie, d'affection, qu'on nous a témoignés dans ce moment... » (M. FUNCKBRENTANO, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 51, 52.). Vingt ans après, en 1793, ce n'est plus d'amour mais de haine que la France parait enivrée. Avant d'être menée à l'échafaud dans la charrette, « cette bière des vivants », la Reine écrivit à Mme Élisabeth, sa belle-sœur, une lettre aussi admirable que navrante. En voici le début : « Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin, C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme, comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants... Et vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.  Qu'ils pensent, tous deux, continuait la Reine, à ce que je n'ai cessé de leur inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie. Après la parole divine du Christ pardonnant à ses bourreaux du haut de la croix où ils viennent de le clouer, il est peu de paroles humaines qui, puissent venir en parallèle avec cette suprême adjuration de Marie-Antoinette : Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort » (Lettre citée par Mme la comtesse d'Armaillé : Madame Elisabeth, Paris, 1886, pp. 443, 444,445.)

La noble femme capable, au pied de l'échafaud, de pousser la générosité d'âme jusqu'à cet héroïsme qui l'élève au-dessus de l'humanité, c'est la même femme que l'exécrable Maçonnerie s'est efforcée de salir, jusqu'à ses derniers moments, par des pamphlets regorgeant de calomnies odieuses, afin de souiller avec elle la Monarchie française, tout en l'assassinant. Après la Reine-Martyre, envisageons la France, la Nation-Martyre frappée, elle aussi, par la Maçonnerie. Au commencement du XVIIIe siècle, la France était encore attachée avec ferveur à ses traditions religieuses et politiques. A la fin du même siècle, elle rompt - ou plutôt une influence cachée la fait rompre - avec toutes ses traditions à la fois. Quelle est cette influence ? Toujours celle de la Maçonnerie. Or, dès 1791, un admirable prêtre, l'abbé Le Franc, osa l'écrire. Un an plus tard, le 2 septembre 1792, à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, il paya de son sang le courage d'avoir dénoncé la Maçonnerie comme la mère de la Révolution, alors déjà toute souillée de crimes. Les tueurs au service du Pouvoir Occulte n'eurent garde de laisser échapper aux massacres maçonniques de Septembre ce voyant, qui, arrachant leurs masques aux meneurs révolutionnaires, venait de mettre en lumière leurs faces de Francs-Maçons. Ecoutons donc avec respect les paroles de l'abbé Le Franc : c'est pour les avoir dites qu'il est mort.

« L'Europe (écrivait-il en 1791) est étonnée du changement qui s'est opéré dans nos mœurs. Autrefois, on ne reprochait à un Français que sa gaieté, sa frivolité. Aujourd'hui qu'il est devenu sanguinaire, on l'a en horreur... Qui l'a rendu farouche, toujours prêt à attenter à la vie de ses semblables et à se repaître de l'image de la mort ? Le dirai-je et m'en croira-t-on ? C'est la Franc-maçonnerie !... C'est à l'ombre de l'inviolable secret qu'elle fait jurer à ses initiés, qu'elle a donné des leçons de meurtre, d'assassinat, d'incendie et de cruauté... » (Le Voile levé... ou le Secret de la Révolution révélé à l'aide de la Franc-maçonnerie, pp. 67, 68.)

Longtemps la Maçonnerie a fait l'impossible pour effacer, sur le fumier sanglant de 89 et de 93, ses traces criminelles. Mais, aujourd'hui, mentir là-dessus serait peine perdue pour elle. La vérité se fait plus claire chaque jour et, par un enchaînement de textes écrasants, nous allons prouver à quel point l'abbé Le Franc avait dit vrai. Oui, en toute réalité, durant plus d'un demi-siècle, les Francs-maçons ont secrètement creusé la mine dont l'explosion a jeté bas l'ancienne France en 89. Nous ne pouvons ici traiter en quelques mots l'immense question de l'origine de la Maçonnerie. Disons simplement que, quels que fussent ses créateurs, la Maçonnerie était dès le commencement l'ennemie mortelle de la Foi chrétienne, de l'ordre chrétien, de la civilisation chrétienne tout entière. Introduction de la Maçonnerie en France. La Première Encyclique contre la Secte. D'Angleterre où les Rose-Croix judaïsant et kabbalistes l'avaient greffée sur les vieilles corporations d'ouvriers maçons, la Franc-maçonnerie s'introduisit en Europe, partout à la fois, de 1725 à 1730. Dès 1735, un article du code primitif des Francs-maçons révolta, par son audacieux esprit révolutionnaire, d'honnêtes magistrats de Hollande : les premiers, ces protestants proscrivirent la Maçonnerie. Mais celle-ci fit un retour offensif et triompha des premières résistances, en Hollande comme ailleurs. Deux ans après, en 1737, le Premier Ministre de Louis XV était le cardinal de Fleury : sa clairvoyance touchant la Maçonnerie a fait de lui la bête noire des menteurs professionnels chargés de falsifier notre Histoire. Après une minutieuse enquête, le Cardinal acquit la même conviction qui avait armé les magistrats hollandais contre la Maçonnerie antichrétienne et révolutionnaire. Il donna des ordres sévères contre les Loges qui déjà pullulaient en France. L'année suivante, en 1738, le Pape Clément XII avait été renseigné par le cardinal de Fleury et sans doute aussi de bien d'autres côtés pour l'Europe entière. Sans tarder, le Pape lança la première des Encycliques que Rome ait opposées au fléau maçonnique. Comme toutes celles qui l'ont suivie, cette Bulle a stigmatisé dans la Maçonnerie ce double caractère : de viser à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques basées sur le Christianisme. Mais tout était conjuré pour empêcher la France d'écouter les cris d'alarme du Pape et du Premier Ministre de Louis XV. Les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste (reliées par de secrètes accointances) arrêtaient aux frontières de France la parole du Pape et faisaient méconnaître le bien fondé des angoisses que lui causait le péril maçonnique. La Maçonnerie profita de ces déplorables dispositions de l'esprit public : elle sema des brochures faites avec un art infernal pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle commença par y prêcher la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. Bref la Maçonnerie, dès son entrée en France, apprit aux Français à détester le Catholicisme parce qu'intolérant, disait-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Nous verrons bientôt par quels aveugles fut remplacé au pouvoir le premier et le dernier ministre anti-maçon qu'aient eu Louis XV et Louis XVI. On peut dire que depuis la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française fut soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, chaque jour plus forte, jusqu'à la chute, cinquante ans plus tard, dans le sang de Louis XVI et de Marie- Antoinette. Mais quels ressorts furent mis en jeu par la Maçonnerie pour arriver à son but ? Le Mensonge, Arme Principale de la Maçonnerie. L'histoire de l'action maçonnique sous Louis XV et Louis XVI tient dans ce mot : le Mensonge. Il faudrait un volume pour décrire comme ils le méritent les chefs-d'œuvre d'imposture du F*** de la Tierce, le menteur en chef de la Maçonnerie en France à cette époque. Or, le F*** de la Tierce les a publiés immédiatement après que le pape Clément XII et le cardinal de Fleury eurent dénoncé le péril maçonnique, - tout comme le F*** Taxil a bâti son édifice d'imposture immédiatement après que le pape Léon XIII eut à nouveau dénoncé le péril maçonnique. Instruits par l'expérience, les FF*** de la Tierce et consorts effacèrent dans le code des Loges ce qui avait dès l'abord effrayé la protestante Hollande. Avec persévérance, ils travaillèrent à persuader aux honnêtes Français attirés dans les Loges que la Maçonnerie ne rêvait d'accomplir « aucune Révolution ». C'est imprimé en toutes lettres dans l'ouvrage du F*** de la Tierce dont la première édition parut peu de mois avant la mort du cardinal de Fleury. Ceci, imprimé cinquante-sept ans avant la prise de la Bastille, est bien la preuve que le Pape et le cardinal de Fleury n'avaient que trop raison de voir dans la Maçonnerie la source de torrents de maux ! « Nous ne fomentons aucune Révolution », disaient les Tartufes des Loges. Mensonge ! « Nous sommes de zélés et fidèles chrétiens. Voyez plutôt : dans les églises, nous faisons chanter des messes solennelles», disaient-ils encore. Sacrilège ! « Nous portons les lys de France dans le cœur !» ajoutaient-ils. Et leur but était de rougir de sang royal la blancheur des lys ! Toujours le Mensonge ! ... »

Voir les chroniques du 30 mai et du 1er et 15 août.

  • le 1 février 1791 : chassés par les révolutionnaires, les derniers religieux quittent le Collège des Bernardins.
  • le 1 février 1793 : la Convention déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande.

L'Angleterre a déclaré la guerre à la France la veille. Elle va acheter ses alliés à prix d'or : 80 couronnes pour un Cavalier et 50 pour un fantassin lors de la première coalition et 225 000 couronnes par an pour l'électeur de Hesse. Pour la troisième coalition l'Autriche recevra 4 600 000 de livres sterling, la Prusse 1 800 000. La Grande Bretagne aura ainsi versé 273 00 000 de Franc-or en 22 ans aux alliés.

Tiré de Les catholiques et la révolution française, Renée Casin (Ed Résiac, page 82)

  • le 1 février 1800 : (12 pluviôse), par référendum, la Constitution est adoptée : 3 011 007 voix pour et 1 562 contre.

A l'époque, selon Renée Casin dans son livre, Les catholiques et la révolution française, la France compte plus de 28 millions d'habitants. Et la plupart des adultes de plus de 25 ans sont électeurs. Elle note ainsi combien la révolution est une régression dans le domaine politique. L'histoire de France apprise à l'école égrène les dates clés de la mise en place de la « démocratie » en France pour arriver enfin à une élection au suffrage universel.

Or, avant la révolution, Renée Casin le rappelle, dans son livre (page 45) :

« Le suffrage universel était la norme en France ! Pierre Chaunu parle même de « mensonge d'Etat » à ce propos. Les députés des Etats-généraux de 1308, de 1614 et 1789 furent élus au suffrage universel, par tous les hommes de plus de 25 ans et sans aucune restriction censitaire. Les assemblées provinciales aussi, à travers les scrutins de baillages. Les baillis, garde-finages, consuls ou syndics, prud'hommes et prudes femmes étaient eux aussi élus par tous les membres des paroisses (*). Les femmes votaient souvent, « dans des régions aussi différentes que les cités du Béarn, ou Pont-à-Mousson, ou Garchy en Champagne ». […] Toutes les assemblées révolutionnaires qui suivirent [1789] furent en nette régression, ayant été élues au suffrage censitaire le plus strict. En écartant des urnes la majorité des citoyens, elles ne furent en aucun cas représentatives de la Nation. […] le corps électoral fut réduit aux environs de 200 000 votants [deux cent mille, il n'y a pas d'erreur !] ; 200 000 bulletins aux mains de la bourgeoisie voltairienne. (**) »

On est loin de la « déclaration des droits de l'homme » qui proclame pompeusement que les hommes naissent libres et égaux en droits. Ce sont pourtant les mêmes qui la rédigèrent et qui spolièrent les Français de leurs droits de vote.

(*) Tiré de Erreurs sur le mal français, de Jean Dumont aux éditions Vernoy, (page 249).

(**) Les catholiques et la révolution française, (page 137)

  • le 1 février 1810 : le maréchal Soult s'empare de Séville.
  • le 1 février 1814 : Napoléon est « vaincu » à La Rothière, dans l'aube.

En réalité les Français se replient en bonne ordre et sous le feu ennemi et avec 10 fois moins de pertes que les prussiens; lesquels avec 170 000 hommes sont six fois plus nombreux. Ils laissent près de 8000 des leurs sur le champ de bataille.

  • le 1 février 1871 : l'armée de Bourbaki finit en Suisse.

Après les combats de la Lizaine (du 15 au 17 janvier), puis près de Pontarlier, le corps d'armée de Charles Bourbaki, qui avait pour tâche de dégager Belfort, est contraint de se réfugier en Suisse. Son chef essaie de suicider mais il échoue encore…

  • le 1 février 1916 : début de la guerre sous-marine à outrance par l'Allemagne.

L'empereur Guillaume II décide de miser sur l'insularité du Royaume-Uni pour le déstabiliser, en proclamant la guerre sous-marine totale. Son but est d'isoler économiquement l'île et de rompre son approvisionnement. Les Etats-Unis protestent, rompent les relations diplomatiques et engagent plusieurs pays à faire de même. Face à cette situation, Wilson s'assure du soutien de la population avant d'entrer en guerre en avril.

  • le 1 février 1960 : fin de la « semaine des barricades » à Alger.

Voir le 24 janvier.

  • le 1 février 2003 : le traité de Nice entre en vigueur.

En vue d'élargir l'Union européenne à dix nouveaux pays, les États membres se sont réunis en 2001 pour mettre au point le traité de Nice. Sous couvert d'élargissement, des décisions revoient notamment le pouvoir décisionnel du Conseil de l'Union, imposent le vote à la majorité qualifiée dans divers domaines et appliquent une nouvelle répartition des voix détenues par les États au Parlement. Tout cela permet de s'affranchir des souverainetés nationales de façon discrète. Il entre en vigueur le 1er février 2003.

C'est moins sanglant que pendant la révolution, mais le résultat est le même : retirer aux peuples, français hier, français et européens aujourd'hui, le pouvoir d'exprimer leur volonté sur les grandes questions de souveraineté.

  • le 1 février 2005 : Jean-Paul II a des spasmes respiratoires et est admis d'urgence à l'hôpital polyclinique Gemelli de Rome.

Posté le 1 février 2016 à 05h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

31 janvier 2016

La Sainte-Baume et Marie-Madeleine

De Cotignac 500 :

Marie-Madeleine ! Figure de sainteté bien connue et aimée des chrétiens, l’Apôtre des Apôtres ! L’une des personnalités les plus riches de la tradition chrétienne.

Éléments bibliques

La réflexion exégétique, grâce notamment au labeur de saint Grégoire le Grand, réunit sous le nom de Marie-Madeleine plusieurs figures évoquées en divers récits de l’Évangile.
Elle apparaît sous plusieurs vocables :

  • Marie de Magdala, la démoniaque devenue disciple (Lc 8,1-3), présente au pied de la croix (Mt 27,55-56 ; Mc 15,40-41 ; Jn 19,25) et à l’ensevelissement de Jésus (Mt 27,61 ; Mc 15,47 ; Lc 23,55-56), premier témoin de la résurrection (Mt 28,1-8 ; Mc 16,1-8 ; Lc 24,1-11; Jn 20,1.11b.12.13.17.18), que Jésus envoie en mission auprès de ses frères (Mc 16,9-11 ; Jn 20,11-18).
  • Marie de Béthanie, la sœur de Marthe (Lc 10,38-42) lors de la résurrection de Lazare (Jn 11,1-46). La femme qui fit l’onction de Jésus à Béthanie précisément (Mt 26,6-13 ; Mc 14,3-9 ; Jn 12,1-8) (onction sur la tête en signe de la royauté de Jésus).
  • La pécheresse pardonnée et aimante (Lc 7,36-50) qui apporte le parfum pour en oindre les pieds de Jésus et qui les essuie avec ses cheveux (onction sur les pieds en signe de sa mort et de sa sépulture).

Même si l’exégèse donne lieu à des débats, nous pensons, à titre personnel et à la suite d’une longue tradition d’exégèse, que ces trois récits désignent une même personne. Sur quelle base ? Nous nous fondons sur celle de leurs ressemblances spirituelle et psychologique (même zèle, même amour ardent, même expérience du pardon, même liberté dans l’expression de la foi et de l’amour à chaque fois : au pied de la Croix, à l’ensevelissement, à la résurrection, à l’écoute de Jésus ou en essuyant ses pieds avec ses cheveux). Des articles de fond spécialisés pourront apporter des éclairages plus précis (voir bibliographie), notamment sur l’apport décisif de l’Évangile de Jean à ce sujet.

La vénérable tradition

Concernant Marie-Madeleine et la Sainte-Baume, l’historien doit faire acte d’humilité, surtout l’historien amoureux de la Sainte-Baume ! Nous n’avons pas de documents écrits sur le culte de sainte Marie-Madeleine avant le haut Moyen-âge mais il y a par contre une tradition bien jalonnée que nous appelons la « vénérable tradition » et que l’on doit en grande partie d’ailleurs à saint Grégoire le Grand dont nous parlions plus haut. 

Selon donc la vénérable tradition, sainte Marie-Madeleine débarque avec sa sœur Marthe et leur frère Lazare ainsi que d’autres disciples de Jésus sur les côtes provençales. Nous sommes aux alentours du milieu du premier siècle (faute d’informations précises, nous retenons arbitrairement l’an 50, qui n’est pas invraisemblable, pour donner une date à ce récit). Ils ont certainement été chassés de Palestine lors des premières persécutions contre les chrétiens à Jérusalem, violences dont les Actes des Apôtres et les épîtres pauliniennes se font largement l’écho. 

Selon toujours la vénérable tradition, après avoir évangélisé Marseille, Sainte Marie-Madeleine se retire dans le massif de la Sainte-Baume en longeant l’Huveaune, petite rivière qui se jette dans la cité phocéenne. Elle passe alors trente années de prière et de pénitence dans la grotte bien connue, jusqu’à sa mort. On n’en sait pas plus.

Éléments historiques

Esc1-2La présence de religieux dans le massif remonte au début du Ve siècle avec les Cassianites (disciples de saint Jean Cassien, célèbre pour sa règle monastique « les institutions cénobitiques ») venus de l’abbaye Saint-Victor à Marseille. Ils s’installent dans le massif vers 415. On ne garde pas trace aujourd’hui de leur passage. Il semble que des vestiges de cette époque aient été perdus à la Révolution (cf. Chanoine Joseph Escudier, La Sainte-Baume, p. 70, Imprimerie du Sud-Est, Toulon, 1942) mais il est difficile d’en savoir plus. Après les Cassianites, les Bénédictins s’installent, peut-être vers le VIIIe siècle avant de céder la place aux Dominicains en 1295 date officielle de leur arrivée. 

En effet, en ce XIIIe siècle finissant, précisément en 1279, le roi de Salerne, Charles II d’Anjou, était l’initiateur de « l’invention » (au sens originel de « redécouverte ») des reliques de la Madeleine. Après enquête, le Pape Boniface VIII reconnu ces reliques en 1295. Il institua notamment une fête pour commémorer leur translation et octroya des indulgences pour tous ceux « qui viendront en ces jours et en la fête du 22 juillet « visiter l'église de Saint-Maximin », où, dit-il « repose le corps de sainte Marie-Madeleine». Dans une crypte, actuellement sous la basilique de saint Maximin, des tombeaux antiques avaient en effet été mis à jour. Quand ils furent ouverts, « il se répandit une odeur de parfum comme si on eut ouvert un magasin d’essences les plus aromatiques » disent les chroniques de l’époque, et c’est en eux qu’on découvrit des ossements explicitement attribués à la sainte. À partir de ce moment l’histoire de la Sainte-Baume et de saint Maximin nous est bien connue. La Sainte-Baume devient un sanctuaire réputé et fort fréquenté jusqu’au XVIIIe siècle, date à laquelle s’amorce un certain déclin. Nombre de rois, de papes et de saints se pressent auprès de la Madeleine, à tel point qu’au couvent des Frères, niché dans la roche tout contre la grotte, est installée une chambre royale. En vis-à-vis du couvent se trouve une grande hôtellerie dont on peut voir les traces de la construction encore dans la roche aujourd’hui. Tout sera rasé à la Révolution. Chaque souverain qui passe honore le sanctuaire de ses libéralités. Nous pouvons admirer encore aujourd’hui la porte qu’offrit François Ier lors de sa venue. Elle encadrait l’entrée de la grotte et est placée actuellement à l’hôtellerie. 

De grands saints et personnalités se succèdent également. Sainte Catherine de Sienne, saint Vincent Ferrier, saint Jean-Baptiste de la Salle et plus récemment le bienheureux Charles de Foucault. Pétrarque, le grand poète italien vient en pèlerinage (son frère était moine à la chartreuse de Montrieux non loin de là) et laisse, en l’honneur de la sainte, un poème que l’on peut lire encore aujourd’hui (en entrant dans la grotte au fond à droite, près de la porte qui communique avec le couvent).
Ces passages sont bien vivants dans la mémoire du sanctuaire ! Ils témoignent de sa vitalité et des grâces que l’on y reçoit. On peut dire sans rougir que la Sainte-Baume a tenu une place relativement importante dans l’histoire politico-religieuse de la France.

Après la Révolution française, les différents évêques et certains prêtres des diocèses alentours ont à cœur de faire revivre le sanctuaire. On reconstruit un abri du pèlerin et le couvent tels que nous les connaissons aujourd’hui. Les Dominicains sont de nouveaux appelés par l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Jordany au milieu du XIXe siècle et le père Lacordaire y installe des Frères en 1859. On reconstruit une hôtellerie, cette fois au pied de la forêt. Le 22 juillet retrouve son pèlerinage de la Sainte Marie-Madeleine avec procession des reliques jusqu’à la grotte et grand-messe. Les chroniques parlent d’environ 45.000 personnes lors de la fête de sainte Marie-Madeleine après la réinstallation des Frères. Chiffre impossible à vérifier mais qui dit bien la ferveur et l’importance de ce pèlerinage.

On peut se demander ce qui à tant attiré les pèlerins illustres ou modestes à la Sainte-Baume et ce qui les attire encore ?

Marie-Madeleine bien-sûr ! Mais Marie-Madeleine liée à la Sainte-Baume. Qu’est ce que cela signifie ? Le message évangélique transcende les lieux et les histoires mais il est des lieux qui le rendent plus vivant, plus palpable. Il est des lieux (comme de certaines personnes d’ailleurs !) qui contribuent à habiller de neuf des vérités anciennes. La Sainte-Baume dispose le corps et le cœur à être saisis par la miséricorde et le pardon dont Marie-Madeleine témoigne. Tout d’un coup l’appel intérieur un peu confus du Beau, du Vrai, du Pardon, est rejoint par l’expérience des sens et nous rappelle de manière parfois un peu brutale (les larmes !) que nous sommes faits pour cela. La beauté de la création qui apaise, la rudesse de la montée qui invite au travail sur soi, la présence de la vie consacrée qui se dresse comme un signe. Marie-Madeleine nous invite dans ce sanctuaire à faire l’expérience qu’elle fit au pied de la croix et qu’elle fit aussi à la résurrection et après : la rencontre décisive avec le Dieu fait homme.

Posté le 31 janvier 2016 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 31 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 janvier 314 : élection du pape saint Sylvestre 1er.

Son pontificat se déroule sous le règne de Constantin 1er, premier empereur catholique. Il établit l'autorité de l'Église. Avec l'aide de l'empereur et de sa mère il fait construire les premiers lieux de cultes en Terre Sainte ou à Rome : l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, les basiliques de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Pierre à Rome, les églises des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie à Constantinople. Il meurt le 31 décembre 335. Auteur de nombreux miracles il est rapidement canonisé.

  • le 31 janvier 1246 : mariage entre Béatrice de Provence, comtesse de Provence et Charles Ier d'Anjou, le frère de Louis IX.

Par ce mariage avec la fille de Raymond-Bérenger IV de Provence, Charles devient comte de Provence jusqu'en 1285, et fait un séjour à Nice.

  • le 31 janvier 1557 : fin de la trêve de Vaucelles.

Le 31 janvier 1557, alors qu'elle était programmée pour durer cinq ans, la trêve de Vaucelles, scellant la fin des hostilités entre la France et l'Espagne, est rompue. Elle a été signée le 5 février 1656 (voir la chronique du jour). Le pape Paul IV, relance le conflit en excommuniant Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne. Parallèlement, il promet le royaume de Naples aux Français. Une armée royale, conduite par le duc de Guise, s'y rend. Mais les combats s'enlisent. Pendant ce temps, le pape Paul IV trouve un terrain d'entente avec Philippe II d'Espagne.

  • le 31 janvier 1793 : Nice est annexée. Danton réclame l'annexion de la Belgique.
  • le 31 janvier 1793 : l'Angleterre déclare la guerre à la France.

L'Angleterre vaincue en 1783, est restée dans l'expectative en 1792. Le traité de commerce de 1786 ne lui convient pourtant toujours pas. Constatant la dégradation intérieure de sa vieille rivale, elle encourage simultanément l'anarchie et la terreur jacobine et les soulèvements contre elles, méritant une fois de plus le surnom de «perfide Albion».

En 1709 à une conférence de La Haye, les ministres anglais avaient dit : « La France est trop concentrée, trop riche en ressources. Il faut lui faire tant de saignées, d'ouvertures et de diversions et l'affaiblir tellement qu'à peine le Roi puisse-t-il se faire entendre dans son Royaume »(*) En 1793, « le club des Jacobins reçoit ses impulsions par des agents anglais et prussiens, qui ont pris à tâche de travailler ce malheureux pays en dessous », écrit Grimm à Catherine II. Les agents anglais Clarkson et Oswald sont inscrits au club des Jacobins.

Il ne faut donc pas s'étonner que le 31 janvier 1793, l'Angleterre déclare la guerre à la France et forme la 1ère coalition. Ce n'est pas une guerre ordinaire si l'on peut employer ce terme, « mais une guerre d'extermination » déclare Pitt dans son discours aux Communes.

Tiré de : Les Catholiques et la révolution française de Renée Casin (Ed Résiac page 81 à 83)

(*) Cité par Albert Sorel : L'Europe et la Révolution française, tome III page382. Marquis de Courcy , La coalition de 1701.

  • le 31 janvier 1794 : massacre de Mouchamps, « œuvre » des colonnes infernales.

La colonne infernale du général Cordelier arrivée à Mouchamps met le feu au château et pendant l'incendie du château, massacre 200 personnes, au Parc Soubise, sur la commune de Mouchamps, "en haine de la religion".

La colonne infernale Lachenay qui se dirige vers les Essarts, traverse Le Boupère, commune pourtant réputée patriote, et y tue deux cents habitants ; brûle le bourg et les fermes des environs ; puis fait de même à Rochetrejoux. Elle atteint alors Mouchamps. Les troupes bleues atteignent la cour du Parc-Soubise. Lachenay donne l'ordre d'incendier le château, d'aligner deux cents personnes capturées en cours de route, et de les fusiller.

A la fin des années 50, une plaque commémorative a été posée et bénie par monseigneur Cazaux, alors évêque de Luçon, en souvenir des martyrs qui furent tués ici pour que règne la république en France.

Le témoignage d'un jeune garçon de 8 ans, Pierre Mérit, est parvenu jusqu'à nous :

« Nous étions mon frère et moi, à pêcher des verdons sur les bords du Lay, quand nous fûmes saisis par des soldats. On nous mena au milieu d'une troupe de pauvres gens de tout âge, marchant deux à deux, comme des moutons. Je reconnus beaucoup de mes parents et de mes amis […] Arrivé dans la cour du Parc, je vis des bleus mettre le feu au château. Pendant que le château brûlait, les soldats nous placèrent sur deux rangs, et tirèrent sur tout le monde à bout portant. Ma cousine tomba près de moi ; et quand il ne resta plus que deux ou trois enfants qui avaient été manqués, le chef cria : "C'est assez !" Alors j'ai été sauvé. »

Le comte de Chabot décide, à son retour d'exil, de conserver les ruines du château du Parc-Soubise en l'état, pour se souvenir de ce jour funeste. Seule la toiture a été refaite, afin de préserver les vieux murs et les boiseries. Ce château a en effet vu passer dans ses murs, Henri de Navarre, futur Henri IV, Roi de France.

  • le 31 janvier 1888 : décès, à 72 ans, de Saint Jean Don Bosco, prêtre italien, éducateur de la jeunesse, canonisé en 1934.

Jean Bosco, né le 16 août 1815, est le fondateur en 1859 de l'ordre des Salésiens. Il consacre sa vie à l'instruction et à l'éducation des jeunes garçons non fortunés. L'Église catholique l'a déclaré saint en 1934, sous le nom de saint Jean Bosco.

Il est aussi célèbre pour son songe prophétique qui a lieu le 30 mai 1862, songe dit des « Trois Blancheurs ».

Il voit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

 Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription: "Salut des croyants". L'autre, où sont gravés les mots: "Secours des Chrétiens", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs, mais le Pape, en blanc lui aussi, à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre. Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes.

Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des "Trois Blancheurs", reçu peu avant le début du 1er Concile du Vatican.

Ainsi décrit-il sa vision :

« J'ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de bateaux de moindre importance, devait soutenir l'assaut de beaucoup d'autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis. Mais au milieu de la mer, j'ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie -l'Eucharistie- et sur l'autre (plus basse) une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : « Auxilium christianorum. »

Le navire du Pape n'avait aucun moyen humain de défense. C'était une sorte de souffle qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts.

La bataille se faisait toujours plus furieuse; le Pape cherche à se diriger entre les deux colonnes, au milieu d'une tempête de coups. Tandis que les armes des agresseurs sont en grande partie détruites, s'engage une lutte corps à corps. Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Ce rêve laisse troublés plus de 500 jeunes qui étaient réunis, comme tous les soirs, pour écouter don Bosco, au mois de mai 1862. C'est seulement le matin suivant qu'il leur expliqua le sens de ce songe. De graves persécutions et tourments attendent l'Eglise; il reste deux seuls moyens pour la sauver : Marie -Aide des chrétiens- et l'Eucharistie. »

Tiré du site MariedeNazareth.com: http://www.mariedenazareth.com

  • le 31 janvier 2003 : condamnée pour avoir euthanasié ses patients.

La cour d'assises des Yvelines condamne l'infirmière Christine Malèvre à dix ans de réclusion criminelle pour avoir euthanasié six de ses patients, à l'hôpital de Mantes-la-Jolie entre 1997 et 1998. Ayant fait appel, en octobre, sa peine sera alourdie de deux ans supplémentaires.

Posté le 31 janvier 2016 à 04h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 janvier 2016

L'abbé Hervé Benoît et Le Chouan du Tanganyika

Emmanuel Mauger reçoit l'abbé Hervé Benoît pour son livre Le Chouan du Tanganyika, consacré à la vie de Léopold Joubert qui est un véritable roman. Engagé très jeune parmi les volontaires qui se battirent pour défendre les États pontificaux contre les troupes de Garibaldi, il rejoignit, après la chute de Rome, les troupes de Charette qui combattirent les Prussiens. À peine démobilisé, il repartit en Afrique protéger militairement les missions catholiques… et lutter contre les tribus esclavagistes. Une superbe biographie d’un héros de la « petite histoire »… qui détruit beaucoup de mythes de la grande histoire ! 

Posté le 30 janvier 2016 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 30 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 janvier : fête de Sainte Bathilde.

Sainte Bathilde, est l'épouse de Clovis II, Roi de Neustrie et Bourgogne, Reine des Francs et Régente en 657. C'est une des quatre Reines de France que l'Eglise porte sur les autels avec le titre de Sainte.

Elle contribue à la réforme de l'Église franque, aidée en cela par deux grands saints, Saint Eloi, évêque de Noyon et Saint Ouen, évêque de Rouen. Elle fonde les abbayes de Corbie en Picardie, et de Chelles en région parisienne. Elle se retire à l'Abbaye de Chelles en 664.

 Le 30 janvier est aussi le jour de Sainte Martine, martyre, sainte patronne de Rome.

 

 

  • le 30 janvier 1592 : élection du pape Clément VIII.

Ippolito Aldobrandini est né à Fano le 24 février 1536, et est décédé à Rome le 3 mars 1605. Il est pape du 30 janvier 1592 au 3 mars 1605. Dernier pape de la Contre-réforme, il s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels. C'est lui qui donne l'absolution au Roi Henri IV, lors de sa conversion. Par son exemple, il ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Pour l'anecdote, il vulgarise le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du Christ. Il aurait considéré au contraire que "l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité".

  • le 30 janvier 1631 : Gaston d'Orléans, frère du Roi Louis XIII, quitte la cour.

Gaston de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIII et deuxième dans l'ordre de succession jusqu'à la naissance du futur Louis XIV en 1638, meurt à Blois le 2 février 1660. Cet éternel comploteur, né le 24 avril 1608, passe sa vie à tenter de renverser son frère, Richelieu ou encore Mazarin. Chef des Conseils sous la régence d'Anne d'Autriche durant la minorité de son neveu, il participe même à la Fronde.

Les conspirations de « Monsieur » échouent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonce souvent ses complices, puis les voit périr (d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars). Mais en plus d'être traitre à ses complices, il est aussi inconstant et vicieux, il crée un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mène une vie désordonnée ; il est réputé joueur et amateur de femmes. L'Encyclopædia Universalis le voit comme le chef de file des libertins de l'époque, dont l'un des passe-temps est les chansons à boire, les poèmes érotiques et les parties de débauche. Gaston d'Orléans est le père de la grande Mademoiselle.

  • le 30 janvier 1652 : décès de Georges de La Tour, peintre français.

Peintre lorrain ayant reçu les influences nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, il est célèbre pour avoir peint des toiles exploitant remarquablement l'ombre et la lumière, à l'image du Caravage, dont il s'est fortement inspiré. Il reçoit le titre de « peintre ordinaire du Roy » en 1639. Il a peint notamment des scènes religieuses et des scènes de la vie quotidienne comme "Le Tricheur à l'as de carreau" ou "La Diseuse de bonne aventure".

Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre

Jeune chanteur

  • le 30 janvier 1770 : l'archevêque de Paris, monseigneur de Beaumont, annonce à Louis XV la décision de sa fille, Mme Louise, d'entrer au Carmel.

Voir les chroniques du 16 février, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 30 janvier 1793 : le marquis de la Rouërie, chef royaliste de l'Ouest, meurt malade au château de La Guyomarais à St-Denoual.

Né à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie, situé à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans, il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises, et dont l'inaction lui pèse. Après un duel, le Roi Louis XVI le menace de pendaison pour avoir blessé un de ses amis, il part donc en Suisse. Absout par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, il revient en Bretagne.

Initié dans la Loge Aimable Concorde, Parfaite Union, il s'embarque à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il se fait appelé "colonel Armand".

Ses succès militaires sont éclatants et sont soulignés par le général Scott, adjoint de Washington

Il faut souligner qu'il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers!

Rentré en France en 1781, il est non seulement confirmé dans son grade de colonel mais aussi fait Chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint Louis. Il vend alors des terrains, en hypothèque d'autres pour financer ses troupes aux Amériques où il retourne en juin 1781. Il rentre en Bretagne en juin 1784, en tant que général. Moins politique que La Fayette mais vrai soldat, il est moins connu, bien qu'ayant été, à la différence du premier un des acteurs militaires des succès des troupes françaises sur le nouveau continent.

En vrai breton et malgré l'influence maçonnique, il rejette l'abolition des privilèges, qui n'est pas l'abolition des privilèges des deux premiers Etats (Eglise et noblesse), mais l'abolition des lois privées, c'est-à-dire des lois propres à chaque des Provinces de France. Les Rois parlaient de « nos peuples de France » et non du peuple de France. Cette loi illégale à plus d'un titre entraîne l'abolition des accords de 1532. Décision illégale, car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France ; décision illégale car prise par une assemblée qui n'avait aucun mandat pour ce type de décision.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide alors de créer l'Association Bretonne pour défendre les lois bretonnes. Les principales villes de Bretagne sont maillées d'un réseau chargé de recruter des troupes. L'association s'oppose à la Constitution Civile du clergé qui lui facilite la tâche pour soulever les Chouans de Bretagne.

Fortement affecté par l'assassinat de Louis XVI, Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste. Pourchassé par les troupes républicaines de la Convention informée de la création de l'Association Bretonne et du danger qu'elle représente pour la révolution, il s'était réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan. L’épitaphe du marquis de la Rouerie est "le mal qui l'emporta fut la fidélité"

  • le 30 janvier 1803 : Bonaparte écrit au maire d'Orléans Crignon.

Il le félicite de son projet d'ouvrir une souscription pour rétablir le monument célébrant Jeanne d'Arc, car "Unie, la nation française n'a jamais été vaincue".

Ce monument avait été détruit par le vandalisme des révolutionnaires en haine de la Foi catholique.

  • le 30 janvier 1853 : mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, comtesse de Teba.

Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités durent deux jours. Le 16 mars 1856, l'impératrice Eugénie donne naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis.

  • le 30 janvier 1875 : vote sur le mode d'élection du président de la république.

C'est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l'Assemblée nationale a adopté l'amendement Wallon, qui stipule :

«Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

  • le 30 janvier 1944 : de Gaulle amorce la décolonisation avec la Conférence de Brazzaville.

De Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence, du 30 janvier au 8 février, qui regroupe les représentants des territoires français d'Afrique : il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'Empire français dans le sens d'une fédération, évoquant la question de l'émancipation. Il n'est pas encore question d'indépendance, les français ne sont pas encore prêts!

  • le 30 janvier 1976 : le pape Paul VI met en garde contre les mouvements féministes qui, dit-il, risquent de dépersonnaliser la femme.

Cette "Allocution aux femmes" est faite par Paul VI. Elle est rapportée dans la Revue de droit canonique du 20 février 1977.

  • le 30 janvier 2004 : un homme politique condamné.

Alain Juppé, président du parti politique français UMP est condamné par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis pour « prise illégale d'intérêt »; ce qui entraîne son inéligibilité pour 10 ans. Il décide de faire appel.

Posté le 30 janvier 2016 à 04h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

29 janvier 2016

C’est arrivé un 29 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 janvier 904 : élection du pape Serge III.

  • le 29 janvier 1119 : décès du pape Gélase II.
  • le 29 janvier 1482 : dans un bref, Sixte IV condamne les excès de l'Inquisition espagnole.
    • le 29 janvier 1630 : première rencontre entre Richelieu et Mazarin.

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d'armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

  • le 29 janvier 1635 : le Roi Louis XIII signe les lettres patentes créant l'Académie française.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les "immortels". La mission de l'Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l'officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

  • le 29 janvier 1682 : Temim (Moulay Ismaël) et Louis XIV signent un traité d'amitié franco-marocain à St-Germain-en-Laye.

     

  • le 29 janvier 1697 : Fénelon publie son "Explication des maximes des saints".

     

  • le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu'on se penche sur sa vie. Ce qu'il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu'il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l'histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l'interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C'est en 1738, qu'il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l'église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s'occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l'abbaye de Tournus. C'est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu'il confie à l'ancien évêque de Fréjus, l'éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d'Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d'Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l'Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l'Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d'un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l'irréligieux cardinal Dubois, l'ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N'ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l'influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c'est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l'âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l'affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l'appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l'époque, le cardinal n'en profite pas pour s'enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l'État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l'économie d'un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu'à la révolution. Il est indispensable pour connaître l'état du pays avant cette révolution de relire l'excellente synthèse de Rénée Casin, de l'académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l'état de la France de l'époque, c'est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l'aide de l'archevêque d'Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l'année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l'opinion dans la guerre de Succession d'Autriche dont il ne verra pas la fin...

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu'à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l'Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l'esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu'intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l'influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l'Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, en une cinquantaine d'années avec l'assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

  • le 29 janvier 1801 : la France et l'Espagne lancent un ultimatum au Portugal, le sommant de rompre avec l'Angleterre.
  • le 29 janvier 1809 : Talleyrand prend contact avec Metternich.

Ce dernier est ambassadeur d'Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu'il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

  • le 29 janvier 1814 : Napoléon est vainqueur de Blücher à Brienne.
  • le 29 janvier 1916 : un Zeppelin allemand bombarde Paris.

Zeppelin allemand 1916

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

le 29 janvier 1972 : décès de sœur Claire de Jésus Crucifié.

Claire Ferchaud est née le 5 mai 1896. Elle meurt à au couvent des Rinfilières à Loublande, où elle a vécu après ses visions lors de la première guerre mondiale. A la demande du Christ elle rencontre, début 1917, le président Poincaré pour lui demander de se convertir et de combattre la Maçonnerie, de faire imposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore et de faire porter cet emblème par toutes les unités du front.

Le Christ veut être officiellement reconnu par la France. Poincaré ne fait rien !

Elle écrit alors à de nombreux généraux. Seul le généralissime Foch l’écoute. Il consacre toutes les armées aux Sacré-Cœur le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne, en présence de tout son état-major, avec lequel il commence une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour). Ce jour-là commence l’offensive d’où sort la victoire finale.

Notons qu’une circulaire du ministère contresignée par Philippe Pétain interdit et sanctionne le porte du Sacré-Cœur sur les étendards et les uniformes.

Les faits de Loublande ne sont pas reconnus par l’Eglise. Voir les chroniques du 16 janvier et du 1er mai.

  • le 29 janvier 1991 : démission de JP Chevènement.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

"Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne".

  • le 29 janvier 1996 : Jacques Chirac annonce l'arrêt définitif des essais nucléaires français.
  • Le 29 janvier 2001 : le Parlement français reconnaît le génocide arménien.

Ce qui est une bonne chose, mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

Posté le 29 janvier 2016 à 04h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

28 janvier 2016

C’est arrivé un 28 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 janvier : fête de Saint Thomas d’Aquin.

     

    Thomas d’Aquin naît en 1224 ou 1225, au château de Rocca-Secca, près de la petite ville d’Aquino, dans le royaume de Naples. Cette année voit la mort de saint François d’Assise et la montée sur le trône de France de saint Louis. Sa famille noble est relativement modeste. Son biographe tardif, Guillaume de Tocco, rapporte une anecdote de son enfance : encore au berceau, un jour sa nourrice veut lui ôter un papier qu’il tient à la main. Mais l’enfant se met à protester en criant. Sa mère survient et arrache de force le papier des mains de son fils, malgré ses cris et ses larmes, et elle voit alors avec admiration qu’il ne contient que ces deux mots: Ave Maria…

    Thomas est élevé comme oblat au monastère du Mont-Cassin, non loin du château familial. En 1244, à l’âge de dix-huit ou dix-neuf ans, malgré le désaccord de ses parents, il entre à Naples dans l’ordre des Frères prêcheurs de saint Dominique de Guzman, fondé en 1216, pour lutter contre l’hérésie albigeoise par la pauvreté volontaire et la prédication. Les Dominicains cherchent à l’envoyer à Paris. Mais sa famille s’empare de lui alors qu’il est en route, et le séquestre dans une tour du château familial. Tous les moyens sont bons pour tenter de le faire plier ! Thomas consacre ses loisirs forcés à lecture de l’Écriture… La force ayant échoué, on recourt aux séductions d’une courtisane. Mais Thomas saisit dans le foyer un tison enflammé et la met en fuite. Il se jette ensuite à genoux, puis s’endort. Pendant son sommeil, il voit des anges descendre du ciel pour le féliciter et lui ceindre les reins, en lui disant: « Reçois de la part de Dieu le don de la chasteté perpétuelle. » Son confesseur déclarera après sa mort que Thomas était mort aussi pur qu’un enfant de cinq ans.

    A Paris en 1245, il fait la rencontre d’Albert le Grand, qui l’amène avec lui à Cologne en 1248, où il poursuit ses études jusqu’en 1252. Taciturne au milieu d’étudiants plutôt turbulents, « ne conversant qu’avec Dieu », on l’appelait, avec une pointe de dérision, le « bœuf muet ». Mais son maître aurait dit un jour de lui, en public: « Vous voyez ce boeuf que vous appelez muet. Eh bien ! il fera retentir bientôt tout l’univers de ses mugissements. » L’avenir devait confirmer cette prédiction.

    De retour à l’Université de Paris, il y devient enseignant, d’abord comme « bachelier biblique » (le commentaire de l’Écriture étant la première tâche du théologien), de 1252 à 1254, puis comme « bachelier sententiaire » (autorisé à commenter les Sentences de Pierre Lombard), de 1254 à 1256. En 1256, à un âge d’une précocité exceptionnelle et grâce à une exemption particulière, il commence à exercer la fonction de maître en théologie, qui le retient à Paris jusqu’en 1259.

    Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la fin de sa vie dans divers milieux. Sa réputation est maintenant établie. De 1259 à 1268, il retourne en Italie, où il est œuvre principalement à la curie pontificale et au couvent dominicain de Sainte-Sabine. Puis, il est de retour à Paris de 1269 à 1272, où il est mêlé à deux conflits particulièrement virulents avec les tenants d’un augustinisme radical et les partisans des clercs séculiers, qui s’élèvent contre les privilèges des ordres mendiants. Il entend un jour Jésus-Christ lui adresser, du fond du Tabernacle, cette parole célèbre: « Tu as bien écrit de Moi, Thomas. Quelle récompense désires-tu recevoir? » Et le saint, pénétré d’amour, s’écria: « Pas d’autre que Vous, Seigneur! »

    Entre 1272, Thomas d’Aquin doit revenir à Naples afin d’y établir une maison d’études pour les dominicains. Selon certains témoins, à partir du début de décembre 1273, Thomas d’Aquin aurait été plongé dans ce qui paraissait une abstraction totale par rapport à son entourage. Même sa sœur la plus proche ne réussissait plus à communiquer avec lui. Interrogé, son secrétaire et ami, frère Réginald aurait affirmé à celle-ci que Thomas était dans cet « état d’abstraction » depuis la fête de saint Nicolas (6 décembre 1273). Pressé par Réginald de s’expliquer, Thomas, en poussant un profond soupir comme un homme arraché à un profond sommeil, lui aurait répondu : « Réginald, mon fils, je vais vous apprendre un secret; mais je vous adjure, au nom du Dieu tout-puissant, par votre attachement à notre ordre et l’affection que vous me portez, de ne le révéler à personne, tant que je vivrai. Le terme de mes travaux est venu ; tout ce que j’ai écrit et enseigné me semble de la paille auprès de ce que j’ai vu et de ce qui m’a été dévoilé. Désormais j’espère de la bonté de mon Dieu que la fin de ma vie suivra de près celle de mes travaux. » En janvier 1274, Thomas reçoit pourtant une invitation personnelle du pape Grégoire X à participer au concile général qui doit se tenir à Lyon (1274). Mais, en cours de route, il doit s’arrêter, malade, à l’abbaye de Fossa Nova, où il meurt le 7 mars 1274.

    Il est canonisé le 18 juillet 1323. Son titre de « Docteur angélique » lui vient de ses nombreux traités des anges. Sur l’ordre du pape Urbain V, son corps est transféré à Toulouse en 1368. Saint Pie V, le 11 avril 1567, le proclame docteur de l’Eglise. Le pape Léon XIII, au XIX° siècle le déclare patron des écoles et universités catholiques. Et le Pape Jean-Paul II a rappelé que c’est un auteur moderne.

    Tiré du site : http://nominis.cef.fr

    le 28 janvier 814 : mort de l'empereur Charlemagne, à 71 ans.

    Charles 1er, le Grand, Roi des Francs depuis l'an 768 et empereur d'Occident depuis 800.

Charlemagne, appelé par Ste Jeanne d'arc, Saint Charlemagne, a favorisé le développement de la foi catholique, suscité une renaissance culturelle et multiplié les ateliers d'art dans les monastères, où l'on s'est employé à recopier les textes anciens et sacrés. Son fils Louis d'Aquitaine, appelé Louis le Pieux ou le Débonnaire, hérite du trône. Il reçoit du vivant de son père, le titre d'empereur d'Occident, fin 813 à Aix la Chapelle.

Le corps de Charlemagne est solennellement enterré dans la cathédrale qu¹il a fait bâtir, et trois cent cinquante et un ans après, il est levé de terre par les soins de Frédéric 1er, surnommé Barberousse, et son chef est transféré à Osnabruck.

Un grand nombre d'Eglises, surtout en Allemagne, associent au culte rendu à sainte Agnès martyre la mémoire imposante du pieux Empereur Charlemagne. Frédéric Barberousse fait rendre un décret de canonisation de Charlemagne par l'antipape Pascal III en 1165. Rome, par la suite, l'a respecté

Dans les églises de France, les nombreuses églises qui honorent, depuis près de sept siècles, la mémoire du grand empereur Charlemagne, se contentent, par respect pour le Martyrologe romain, où son nom ne se lit pas, de le fêter sous le titre de Bienheureux.

Avant l'époque de la Réforme, le nom du bienheureux Charlemagne se trouvait ainsi sur le calendrier d'un grand nombre d'églises de France; les Bréviaires de Reims et de Rouen sont les seuls qui l'aient conservé aujourd'hui. Plus de trente églises en Allemagne célèbrent encore aujourd'hui la fête du grand empereur; sa chère église d'Aix-la-Chapelle garde son corps et l'expose à la vénération des peuples Il est conservé dans une châsse en vermeil. Un de ses bras est dans un reliquaire à part. Dans le trésor de cette église se trouve aussi son cor de chasse, et dans une galerie, le siège de pierre sur lequel il était assis dans son tombeau. C'est sur ce siège que les empereurs d'Allemagne étaient installés, le jour de leur couronnement.

L'Université de Paris, qui le considère comme son fondateur, le choisit pour patron en 1661.

Alphonse Vetault rapporte dans son Charlemagne un extrait du testament de l'Empereur rédigé en 806 :

"Par dessus tout, nous voulons et ordonnons que nos trois fils pourvoient convenablement à la défense de l'Eglise de Saint Pierre et, suivant en cela l'exemple qu'ils reçurent de notre aïeul Charles et de notre père le Roi Pépin, d'heureuse mémoire, et de nous-mêmes, qu'ils la protègent contre ses ennemis avec l'aide de Dieu et la maintiennent en possession de tous ses droits, autant qu'il dépendra d'eux. De même pour les églises qu'ils auront dans leurs propres royaumes, qu'ils respectent leurs honneurs et privilèges, et qu'ils laissent les pasteurs libres d'administrer leur patrimoine. "

Le sacre de Charlemagne

A la fin du XIIe siècle, l'oriflamme Montjoie rouge de Saint-Denis et l'épée du sacre (Joyeuse) sont liés au souvenir de Charlemagne et, progressivement, tous les insignes remis au Roi lors de cette cérémonie sont dits " de Charlemagne ".

Sainte Jeanne d'Arc évoque plus d'une fois saint Louis et saint Charles le Grand. Le Roi Louis XI décide en 1475, que l'empereur sera fêté le 28 janvier, anniversaire de sa mort à Aix en 814. Jusqu'à la révolution régime, le nouveau Roi envoie à la cathédrale Sainte-Marie d'Aix un drap d'or ayant servi aux obsèques de son prédécesseur à Saint-Denis; il était destiné à recouvrir le reliquaire des restes.

Enfin c'est sur la demande de Charlemagne que le Pape Léon III ajoute au Credo le " filioque " affirmant que le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils et que dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle où le grand Empereur est enterré, il est exposé à la date de sa fête à la vénération des fidèles.

  • le 28 janvier 893 : sacre de Charles III le Simple.

Charles III est sacré Roi des Francs par l'archevêque de Reims Foulques. Voir les chroniques du 17 septembre et du 7 octobre.

  • le 28 janvier 1393 : bal des ardents, une fête au cours de laquelle le Roi Charles VI manque de périr brûlé.

Alors que le Roi Charles VI participe au mariage d'une des dames d'honneur de la reine Isabeau de Bavière à l'hôtel Saint-Pol à Paris, son frère le Duc d'Orléans entre dans la salle de bal accompagné de cinq porteurs de torches. L'un deux s'approche trop près de l'un des seigneurs du Roi. Son déguisement, de « sauvages », enduit de poix recouverte de plumes et de poils d'étoupe, s'embrase ainsi que celui du Roi et de quatre compagnons. La fête tourne au drame car si le Roi est sauvé, cinq seigneurs périssent.

Le Bal des ardents représenté dans un manuscrit des Chroniques de Froissart

Le Roi est sauvé par l'intervention de sa tante Jeanne de Boulogne, duchesse de Berry, qui l'enveloppe immédiatement de sa robe et de ses jupons pour étouffer les flammes.

Les autres compagnons brûlent pendant une demi-heure sous les yeux impuissants du Roi qui ne s'en remet pas. Ils meurent l'un après l'autre après trois jours d'une terrible agonie.

  • le 28 janvier 1443 : mort de Robert Le Maçon, chancelier de France et compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.
  • le 28 janvier 1561 : l'édit d'Orléans suspend les persécutions contre les protestants.
  • le 28 janvier 1621 : décès du pape Paul V.

Camillo Borghèse, né à Rome le 17 septembre 1550 est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V. À la mort de Léon XI, il est élu pape. Son règne est marqué par une application stricte du droit. Ainsi, il renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente. Tout en étant favorable aux recherches astronomiques, c'est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée, car ce que l'on omet trop souvent de dire, c'est que ce dernier, tire des travaux et des observations astronomiques de Copernic, chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l'Eglise, des conclusions théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d'utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui sont condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C'est d'ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

Le Pape Paul V est aussi célèbre pour avoir achevé la Basilique Saint-Pierre de Rome.

  • le 28 janvier 1701 : naissance de Charles Marie de La Condamine

Explorateur, géographe et scientifique, Charles Marie de La Condamine naît le 28 janvier à Paris. En 1731, il visite les rives de la Méditerranée avec Duguay Trouin. En 1735, il fait partie d'une expédition scientifique au Pérou et descend l'Amazone. Durant ce périple, il collecte de nombreux objets et découvre le caoutchouc et le curare. Il intègre l'Académie française en 1760.

  • le 28 janvier 1794 : mort au combat d'Henri du Vergier, comte de la Rochejaquelein.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière, en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé. Il est l'un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.

Il fait ses études à l'école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l'émigration. Il a l'honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l'assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.

En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l'armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :

« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi: si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »

La prise de Saumur, sous ses ordres, est l'exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire.

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d'histoire de Cholet

  • le 28 janvier 1809 : disgrâce de Talleyrand.

Ayant intrigué contre l'empereur avec Fouché, Talleyrand tombe en disgrâce. Sa fonction de grand Chambellan lui ayant été retirée, il va se mettre, le lendemain, au service de Metternich, ambassadeur d'Autriche en France, contre de l'argent ! Napoléon lui déclare, lors d'un conseil des ministres aux Tuileries :

"Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi (…) vous avez trompé, trahi (...) Vous mériteriez que je vous brisasse comme un verre (...)".

Suite à cette déclaration, Talleyrand soupire en sortant de la pièce : "C'est grand dommage qu'un si grand homme soit si mal élevé".

  • le 28 janvier 1871 : Paris capitule devant l'armée prussienne après un siège de 5 mois.

Après 5 mois d'un siège qui a affamé les Parisiens et suite à l'échec de Trochu, Paris capitule. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice, puis un traité de paix préliminaire à Versailles, le 26 janvier. Une des clauses de l'armistice oblige le gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d'une Assemblée nationale. Les votes aboutissent à la victoire d'une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

  • le 28 janvier 1887 : début de la construction de la tour Eiffel.
  • le 28 janvier 1905 : à Beni-Abbès, Lyautey rencontre l'explorateur Charles de Foucauld.

Charles de Foucauld qui a démissionné de l'armée est alors partisan de l'intervention française au Maroc.

  • le 28 janvier 1910 : crue exceptionnelle de la Seine.

Cette crue est la plus importante du XXe siècle. Le niveau d'eau à la station Austerlitz a atteint 8,62 m, environ huit mètres de plus que le niveau normal. Deux cent mille personnes sont frappées, 473 hectares inondés, et 15 % des immeubles parisiens inondés. Les dégâts matériels sont importants, mais les pertes humaines heureusement rares.

  • le 28 janvier 1921 : inauguration, sous l'arc de triomphe à Paris, du tombeau du Soldat inconnu.

Le cercueil a été déposé sous l'arc de triomphe pour le 11 novembre 1920, et mis en terre seulement le 28 janvier.

  • le 28 janvier 1945 : condamnation de Charles Maurras.

La cour de justice de Lyon déclare Maurras coupable de « haute trahison et d'intelligence avec l'ennemi » et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, lui l'ennemi le plus farouche le plus continu des Allemands !

Pendant son procès Charles Maurras ne se défend pas mais attaque « l'avocat de la femme sans tête », la république :

« Venez donc, faux informateurs, faux transcripteurs ou manipulateurs de textes les plus clairs ; venez, mauvais interprètes d'intentions ; venez messagers, serviteurs et instruments des factions et des factieux, venez faux témoins !… A mon âge la vie est peu. L'honneur ? Je défie qu'on souille le mien. Ni la plus étonnante des arrestations, ni plus de quatre mois de prison assez resserrée, ni quelques minutes de menottes bien symboliques, ni le rapport charentonnesque d'une information sans aveu, ni l'inculpation qui voudrait être infamante, mais qui retombe sur ses auteurs, rien ne peut résister au paisible rayon de lumière que je viens de projeter sur vous.

C'est l'hallali contre le plus grand penseur contre révolutionnaire, défenseur de la Foi, de la Patrie. Il faut rappeler qu'en 1911, le pape saint Pie X a reçu en audience privée la mère de Charles Maurras et lui a dit :

«  Je bénis son œuvre. Elle aboutira. »

  • le 28 janvier 1946 : les communistes font leur entrée au gouvernement de la France à l'intérieur d'un cabinet de coalition.
  • le 28 janvier 1993 : l'ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, est tué à Kinshasa au cours d'une mutinerie de militaires qui fait une cinquantaine de morts.
  • le 28 janvier 1998 : vente record d'un dessin de Michel ange.

Un dessin de Michel-Ange, Le Christ et la Samaritaine, est adjugé pour une somme record atteignant 11 millions de dollars au cours d'une vente aux enchères chez Sotheby's, à New York. L'œuvre daterait du début des années 1550 d'après les experts.

  • le 28 janvier 2002 : Jean-Paul II demande aux avocats catholiques de refuser de plaider les divorces.
  • le 28 janvier 2009 : le pape Benoît XVI dit sa "solidarité pleine et indiscutable avec nos frères destinataires de la Première Alliance", et souhaite que "la Shoah soit pour tous un avertissement contre l'oubli, la négation ou le réductionnisme".

Posté le 28 janvier 2016 à 06h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

27 janvier 2016

"La consécration peut changer le cours de l’histoire"

Telles sont les paroles de Son Éminence le Cardinal Mario Luigi Ciappi O.P, théologien personnel de Sa Sainteté le Pape Jean Paul II et de cinq papes successifs (de 1955 à 1989).

Notre Dame de France œuvre avec la neuvaine.fr  ( http://www.notre-dame-de-france.com/ ) et le Centenaire des apparitions de Fatima, pour la propagation la Consécration aux Cœurs de Jésus et Marie, demande de la Vierge Marie à Fatima notamment et urgence pour notre temps.

 

Posté le 27 janvier 2016 à 22h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est arrivé un 27 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 janvier 672 : mort du pape saint Vitalien.
  • le 27 janvier 847 : mort du pape Serge II et élection du pape Léon IV.
  • le 27 janvier 1614 : fin de l'évangélisation du japon.

Tiré du Magnificat de janvier 2014 :

«Cette date sonne le glas de l'expansion chrétienne dans l'archipel japonais. L'édit de persécution, promulgué ce jour-là, provoque le rassemblement des prêtres et de nombre de catéchistes qui sont embarqués de force sur des navires en partance. La fleur de la foi, plantée par Saint François Xavier en 1549 et entretenue par ses successeurs, est arrachée avec violence.

La porte de du Japon autrefois paisiblement ouverte est brutalement refermée pour un huis clos sanglants qui engendra une foule de glorieux martyrs.»

  • le 27 janvier 1648 : fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris.

Le Brun obtient du Roi Louis XIV la création d'une Académie royale de Peinture et de Sculpture, indépendante des maîtres-jurés de la corporation de St-Luc, à Paris. Son but est de donner un statut plus élevé aux artistes et de les distinguer des artisans. Elle voit son influence croître réellement lorsque Colbert en devient le parrain en 1663.

L'Académie royale des Sciences devant Louis XIV, Henri Testelin (1616-1695),
d'après Charles Le Brun
(carton de tapisserie commandé par le Roi pour la Manufacture des Gobelins, vers 1667)
Musée national du château de Versailles

  • le 27 janvier 1615 : naissance de Nicolas Fouquet, homme d'état français.
  • le 27 janvier 1687 : polémique à l'Académie française, début de la querelle des Anciens et des Modernes.

Charles Perrault présente à l'Académie française son poème "Le siècle de Louis le Grand". L'œuvre déclenche une vive polémique littéraire, et deux groupes d'écrivains s'opposent : les Anciens, tels que La Fontaine, Boileau ou encore Racine, qui prônent l'imitation et l'adaptation d'œuvres antiques ; les Modernes, emmenés par Perrault, qui affirment que les œuvres de l'Antiquité peuvent être dépassées en qualité par des formes artistiques nouvelles.

  • le 27 janvier 1740 : mort de Louis IV Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé.
  • le 27 janvier 1756 : naissance de Wolfgang Amadeus Mozart.
  • le 27 janvier 1761 : Louis XV nomme le comte de Choiseul secrétaire d'Etat à la Guerre.
  • le 27 janvier 1814 : naissance d'Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, architecte français.
  • le 27 janvier 1794 : la Convention impose la langue française.

Sur une proposition du député Bertrand Barère, la Convention décide que le Français est la langue obligatoire pour tous les documents officiels.

"Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la république parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur."

  • le 27 janvier 1934 : le Président du conseil Chautemps démissionne à cause du scandale financier Stavisky.
  • le 27 janvier 1967 : mort d'Alphonse Juin, maréchal de France et académicien français.

A 78 ans, Alphonse Juin, dernier maréchal de France, s'éteint à l'Hôpital du Val-de-Grâce. Il s'est notamment distingué à la tête des forces françaises libres d'Afrique du Nord, lors de la libération de l'Italie et du débarquement en Provence.

Sorti dans les premiers de sa promotion en 1912, il choisit les Tirailleurs Algériens. Sous-lieutenant au Maroc, il participe aux opérations de pacification dans l'Atlas sous les ordres du Général Hubert Lyautey. Grièvement blessé lors des offensives de mars 1915, il perd alors en partie l'usage du bras droit. En 1923, il retourne au Maroc pour participer aux opérations de pacification dans l'Atlas sous le commandement du Maréchal Philippe Pétain.

  • le 27 janvier 1968: le sous-marin français "Minerve" disparaît au large de Toulon avec 52 hommes à bord.
  • le 27 janvier 1977 : le Vatican réaffirme l'interdiction par l'Église catholique romaine de prêtres femmes.
  • le 27 janvier 1996 : la France procède à un sixième essai nucléaire sur l'atoll de Fangataufa, en Polynésie française.
  • le 27 janvier 1999 : le pape quitte les États-Unis après y avoir condamné la peine de mort et l'avortement.
  • le 27 janvier 2001 : deux cents jeunes de deux bandes rivales de Mantes-la-Jolie et de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) s'affrontent au centre commercial des Quatre Temps à La Défense.

Posté le 27 janvier 2016 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

26 janvier 2016

Le Dernier panache : la plus grande attraction de l'histoire du Puy du Fou

Le 2 avril, le Grand Parc ouvrira ses portes. Avec une nouveauté de taille : un spectacle à 360° qui nous raconte l’histoire de Charrette.

Posté le 26 janvier 2016 à 22h29 par Michel Janva | Lien permanent

Valls et l’islam en France : qui croire ?

De l'abbé Guy Pagès sur Riposte-Catholique :

Manuel Valls veut nous faire croire qu’il est possible en France de « voir s’épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d’égalité et de laïcité », parce que l’islam serait  « tolérant, ouvert, pleinement compatible avec nos valeurs et la République ». Où M. Valls voit-il un seul pays musulman où sont respectés les droits de l’homme, et en particulier la liberté religieuse ? Ne sait-il pas que la Cour européenne des droits de l’homme à déclaré la charia incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie ?

Qui nous ment, Manuel Valls ou la Cour européenne ?

Valls écoutera-t-il le président honoraire du Conseil français du culte musulman CFCM) et recteur de la Grande mosquée de Paris : « L’islam est à la fois une religion, une communauté, une loi et une civilisation.[…] Ne sont pas seulementmusulmansceux qui pratiquent les cinq piliers de l’islam, maistous ceux quiappartiennent à cet ensemble identitaire »(Le Figaro Magazine, 29 juin 2002) ?

Qui nous ment, Manuel Valls ou Dalil Boubakeur ?

Valls préfère-t-il écouter M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000 : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques.[…] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique.» (Déclaration islamique d’Alija Izetbegovic).

Qui nous ment, Manuel Valls ou Alija Izetbegovic ?

Mais peut-être M. Valls préférera-t-il écouter le fondateur des Frères Musulmans et père de l’UOIF, Hassan al-Bannâ (1906-1949) : « L’islam est dogme et culte, patrie et nationalité, religion et État, spiritualité et action » à la suite de Mahomet (Alain Durand, L’Islam au risque de la laïcité : Émergences et ruptures, L’Harmattan, 2005, p.107).

Qui nous ment, Manuel Valls ou Hassan al-Bannâ ?

Feu Hassan II, roi du Maroc et Commandeur des croyants, dans l’entretien ci-dessous [vidéo téléchargeable en collant sur votre navigateur ce lien : http://ahp.li/81c560e509fdfcb3ef04.mp4], dénonce la supercherie de Manuel Valls et alii prétendant que l’islam serait compatible avec « La République » :

« Je ne suis pas un chef d’État laïc car à partir du moment où on est musulman, on ne peut pas être laïc. En réalité, tous les chefs d’État du monde musulman, je ne dis pas arabe, ne sont pas des chefs d’État laïcs. Et quand ils disent qu’ils veulent être laïcs, je dis qu’ils ne sont plus musulmans, car le droit musulman nous colle à la peau, qu’on le veuille ou non, tant au plant du droit public que sur le plan du droit privé. »

Qui nous ment, le Commandeur des croyants ou Manuel Valls ?

Enfin, comment M. Valls pourrait-il douter de la parole d’Allah et de Mahomet son prophète : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) » ?

Qui nous ment, M. Valls ou Allah et son Prophète ?

Faut-il donc conclure que les agents de l’islamisation de la France, et donc de sa perte, ne sont pas d’abord ceux que l’on croit ?

Mais comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que l’on ne peut pas servir deux maîtres, Dieu et l’argent (Mt 6.24), Jésus-Christ et Satan (2 Co 6.14-18), et que ceux que les Français ont élus, pour recevoir de l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite, non seulement leur vendent la France, qui ne serait pas ce qu’elle est sans sa foi en Jésus-Christ et les innombrables bienfaits reçus de l’Église, mais en viennent à servir le dieu de leurs nouveaux maîtres…"

Posté le 26 janvier 2016 à 22h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

En France, le roi ne meurt jamais. C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines

Discours de Monseigneur le Duc d'Anjou à la cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI, dimanche 24 janvier 2016 en la chapelle Expiatoire :

Louis-xx-a-la-chapelle-expiatoire-janvier-2014"Chers Amis, Nous voici réunis pour le 223e anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste. Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après un événement n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette messe à laquelle nous venons d’assister et pour laquelle je remercie les desservants est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommages au roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations.

Seule la mort du roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique. Cela donne une autre dimension à cet acte.

Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature. Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes mais aussi parce que elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française. Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un État, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme ce besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas à des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice accepté et offert a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse. Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le roi et son peuple ; qui unissait le peuple, à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue.

Tous les grands pays de la Grande-Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps long de leur histoire. La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises dont certaines sanglantes, les Républiques aux Républiques. Cela ne change rien au vide dont un Ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois ! Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il ait été commis, c’est affirmer que l’idée de royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue. C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant histoire et géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés. Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain. Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France. Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs vœux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue. Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint-Martin dont on commémore cette année le 1600 anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci."

Posté le 26 janvier 2016 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 janvier 456 : le général Alain Aspar fait proclamer empereur l'officier thrace, Léon Ier à Constantinople.
  • le 26 janvier 1412 : rétablissement de la prévôté des marchands à Paris.

Au Moyen Âge, les marchands s'associent et chargent un prévôt de faire appliquer leur règlement. La corporation, détentrice depuis 1170, du monopole de l'approvisionnement par voie fluviale, constitue peu à peu la municipalité de Paris, sans avoir été investie par le Roi. Saint-Louis décide de la réformer : les jurés des marchands de l'eau deviennent des échevins et leur chef prend le titre de « prévôt des marchands de Paris ». Ainsi, en 1263, la Hanse des marchands de l'eau élit une première municipalité avec à sa tête, Évrard de Valenciennes, assisté de quatre échevins.

Le rôle politique du prévôt grandit avec le temps en raison de ses liens avec la bourgeoisie parisienne. L'élection du prévôt des marchands et des échevins a lieu le 16 août, pour deux ans non renouvelables. L'élection est reportée en 1590 à cause du siège de la ville par Henri IV.

Après la révolte des Maillotins, la prévôté est supprimée et unie à la prévôté de Paris ; Rétablie en 1412, la prévôté est alors subordonnée au Roi. Les prévôts sont donc recrutés parmi les officiers royaux. Le dernier prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, est assassiné le 14 juillet 1789 par les révolutionnaires qui prennent l'Hôtel de ville.

  • le 26 janvier 1611 : Sully quitte le gouvernement.

En désaccord avec la politique pro espagnole menée par Marie de Médicis, Sully quitte sa charge de surintendant des Finances, mais continue de participer au Conseil. C'est Concini qui lui succède. A 52 ans, Sully qui est à la tête des finances de la France depuis 1598, conserve son titre de gouverneur du Poitou et reçoit une indemnité de 300 000 livres.

  • le 26 janvier 1720 : traité de Madrid.

Le traité de Madrid du 26 janvier 1720 stipule que Charles VI doit se détourner de la couronne d'Espagne et reconnaît que l'infant Don Carlos est le suzerain des duchés de Parme et de Toscane. Philippe V d'Espagne, quant à lui, dit adieu au trône de France et retire ses troupes de Sardaigne et de Sicile.

  • le 26 et 27 janvier 1789 : manifestations bretonnes à la fin des « Etats de Bretagne ».

A Rennes, des bagarres opposent des nobles à des jeunes roturiers à la fin de la session des «États de Bretagne» qui a vu la noblesse refuser en bloc le programme de réformes présenté par le Tiers-État.

  • le 26 janvier 1802 : Bonaparte est élu président de la République italienne, nouveau nom donné à la République cisalpine.
  • le 26 janvier 1812 : après la prise de Valence, le 6, la Catalogne est annexée à l'Empire.
    • le 26 janvier 1854 : saint Bosco fonde l'ordre des Salésiens à Turin.

En 1854, le prêtre italien, saint Jean Bosco fonde l'oratoire Saint-François de Sales qui a pour but d'aider les jeunes enfants pauvres. Son action pédagogique se développe et il s'entoure de prêtres éducateurs. Il fonde alors la Société de Saint François de Sales également appelée Congrégation des salésiens, à Turin. Sa mission est d'éduquer les jeunes en difficultés.

  • le 26 janvier 1859 : la France et la Sardaigne signent un traité d'alliance.

A la suite de l'entrevue de Plombières, Napoléon III et Camillo Cavour signent secrètement un traité d'alliance visant à chasser l'empire d'Autriche de l'Italie du nord. La guerre opposant la coalition franco-sarde à l'Autriche s'achèvera par la signature du traité de Zurich, les 10 et 11 novembre 1859. En contrepartie de son soutien, la France va récupérer le comté de Nice et le duché de Savoie. Cette décision est officialisée par la signature du traité de Turin le 24 mars 1860.

  • le 26 janvier 1871 : l'armistice entre la Prusse (Bismarck) et la France (Favre) est signé à Versailles :

La France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, sans compter les très importantes indemnités de guerre, qu'elle doit payer.

  • le 26 janvier 1943 : fin de la Conférence de Casablanca.
  • le 26 janvier 1952 : première démonstration de l'ordinateur EDVAC.

L'Electronic Discrete Variable Automatic Computer, est un ordinateur électronique à variables discontinues. Cette démonstration a lieu aux Etats-Unis et non en France, mais elle concerne tout le monde.

  • le 26 janvier 1955 : Soustelle devient Gouverneur général, en Algérie.
  • le 26 janvier 1969 :« les fumées de Satan sont entrées dans l'Eglise », disait le pape Paul VI...

Cent-soixante-trois théologiens d'Allemagne fédérale, d'Autriche, des Pays-Bas et de Suisse publient une « déclaration de Cologne » mettant en cause la façon dont le pape dirige l'Église catholique romaine. Le document critique en particulier les choix du Souverain pontife dans la nomination des évêques, son « mépris des propositions des Églises locales », et la « façon inadmissible » dont il pratique l'enseignement, notamment sur le sujet de la régulation des naissances.

  • le 26 janvier 2000 : mise en examen de DSK.

Dominique Strauss-Kahn, déjà mis en cause en octobre ou novembre 1999 dans le cadre de l'affaire de la MNEF, a démissionné de son poste de Ministre de l'Économie. Il est maintenant mis en examen pour "complicité par instruction donnée et recel d'abus de biens sociaux" dans le cadre de l'affaire Elf, dans le volet dit des "emplois fictifs".

7 ans plus tard cela n'empêche pas le président en fonction de le proposer pour le poste de directeur du FMI ! Mais tout se paie en ce bas monde !

Posté le 26 janvier 2016 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 janvier 2016

C’est arrivé un 25 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • Fête catholique du jour : Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas.

En ce jour, il nous faut nous rappeler les mots du Saint Pie X prononcés lors de l'imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 :

«Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme, dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes » […] 

« Un jour viendra, et nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : "Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?" Et sur la réponse : "Qui es-tu Seigneur ?", la voix répliquera : "Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même." Et elle, tremblante et étonnée, dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et lui : "Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » 

Saints orthodoxes du jour : l'Église orthodoxe commémore tous les martyrs de la Révolution russe de 1918 à 1988. Pour l'Église russe, la date du 25 janvier (jour du martyr de saint Vladimir, métropolite de Kiev en 1918) est fêtée selon le calendrier julien, c'est-à-dire le 7 février du calendrier grégorien.

  • le 25 janvier 817 : élection du pape Saint Pascal Ier.

98ème pape, il règne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il a été abbé du monastère Saint-Étienne de Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et ouvre à Rome un refuge pour les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 25 janvier 844 : décès du pape Grégoire IV.
  • le 25 janvier 1477 : naissance d'Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, et deux fois Reine de France (1491-1498), puis (1499-1514).

Marguerite de Foix donne naissance à Anne de Bretagne au château de Nantes. Héritière du duc François II, elle veille durant toute sa vie à l'indépendance de son duché. Mariée une première fois, à 15 ans, au Roi Charles VIII, elle épouse à sa mort son successeur, Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, future épouse de François Ier.

  • le 25 janvier 1515 : François de Valois-Angoulême est sacré à Reims, Roi de France, sous le nom de François Ier.

Il succède à son arrière-cousin et beau-père Louis XII, mort le 1er janvier. Il a 21 ans et son règne va durer 32 ans.

François Ier (1524) par Jean Clouet

Son règne n'est pas si glorieux ; Alors que au début, sa foi et sa piété font l'admiration de tous (pèlerinage à pied en aube des pénitents de Vienne à Chambéry pour y vénérer le Saint Suaire, par exemple), il va rapidement tomber sous l'influence de sa sœur, qui protège les hérétiques (Calvin) ; il pactise avec les Ottomans et facilite l'éclosion d'une Renaissance, terme qui sert surtout à camoufler la licence grandissante des mœurs et l'éloignement de Dieu des sociétés occidentales.

Il laisse le pays dans un état de division qui va faciliter l'explosion des guerres de religion. Il est faux de dire que son règne a permis un développement important des arts en France. L'art existe avant, simplement, à cette période, il se tourne vers une recherche purement humaine des plaisirs, alors qu'avant, les sciences et les arts cherchaient à découvrir et comprendre le Créateur à travers leurs travaux.

En 1534, il envoie Jacques Cartier explorer le fleuve Saint-Laurent au Québec pour découvrir «certaines îles et pays, où l'on dit qu'il se doit trouver grande quantité d'or et autres riches choses».

  • 25 janvier : neuvaine à l'Enfant-Jésus de Beaune, du 25 janvier au 2 février.

Le Carmel de Beaune est fondé en 1619. En 1630, y entre une orpheline de 11 ans 1/2, Marguerite Parigot, d'une famille de notables de Beaune. Sous la direction spirituelle de mère Marie de la Trinité, chargée des Novices et de mère Élisabeth de la Trinité, la Prieure Marguerite Parigot deviendra la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement. Le divin Enfant Jésus comble la « petite épouse de sa crèche » de grâces mystiques. La pratique des vertus religieuses notamment de l'obéissance authentifie ces expériences étonnantes chez une enfant.

La puissance de sa prière est bientôt connue au dehors du Carmel. Une première fois en 1636, alors que la France est attaquée au nord et à l'est, et que rien ne semble pouvoir empêcher les armées ennemies d'arriver jusqu'à Beaune pour y commettre pillages et massacres, les habitants de la petite ville sont terrifiés et la prieure du carmel songe à fuir le danger. Marguerite assure :

« L'enfant Jésus m'a promis que la ville serait épargnée. »

Cela se réalise. La reconnaissance populaire se manifeste par la diffusion de la « petite couronne » préconisée par Sœur Marguerite sur indication céleste : trois « Notre Père » pour remercier Dieu du don qu'il nous fit en Jésus, Marie et Joseph ; douze « Je vous salue Marie » pour honorer les douze années de l'enfance de Jésus.

Marguerite intercède aussi pour la naissance de Louis XIV. Par une révélation reçue dans sa prière, elle affirme que la Reine va donner le jour au futur Louis XIV. La mère et le fils vont manifester par la suite leur gratitude au Carmel. La réputation de sœur Marguerite a attiré l'attention d'un seigneur normand, le Baron Gaston de Renty, qui se rend en 1643 en Bourgogne pour s'entretenir avec elle. Gagné à sa dévotion, il en donne une définition qui préfigure Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus :

« L'esprit d'enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. »

Rentré dans son manoir normand, il envoie à Sœur Marguerite un cadeau de Noël : la statue du « Petit Roi de gloire ». En bois sculpté, peint et articulé, cette statuette peut être habillée de vêtements somptueux (elle en possède une collection), parée de bijoux et couronnée. Pour l'honorer dignement, Sœur Marguerite obtient de ses supérieurs la construction d'une petite chapelle attenante à l'église du Carmel. Très vite un mouvement national de pèlerinage se manifeste en direction de l'Enfant Jésus de Beaune, à peu près contemporain de l'Enfant Jésus de Prague. Composée de grands seigneurs et d'humbles gens, l'affluence ne cesse pas jusqu'à la Révolution, comme l'attestent les très importantes archives du Carmel. Caché pendant la Révolution, la statue est rendue ensuite aux carmélites, qui pendant des années la conservent chez elles dans la clôture.

Le Petit Roi de gloire a repris sa place en 1873 dans l'église du carmel. La dévotion populaire ne faiblit toujours pas. Les murs de la chapelle sont tapissés d'ex-votos. Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

  • le 25 janvier 1813 : nouveau concordat signé à Fontainebleau.

L'Empereur ne peut se permettre de différer un accord avec le pape et le contraint, ce jour, à signer un nouveau concordat. Pie VII doit notamment dans les 6 mois qui suivent la nomination d'un évêque par l'empereur, donner l'investiture.

  • le 25 janvier 1814 : Napoléon quitte Paris pour prendre le commandement de l'armée.

Il se rend à Chalons, qu'il atteint dès le lendemain. A Langres, pendant ce temps, le ministre anglais Castlereagh fait discuter le plan qu'il a établi le 26 décembre pour les alliés, il prévoit le retour de la France à ses frontières de 1792, moins la Belgique, qui serait intégrée au royaume des Pays-Bas.

  • le 25 janvier 1878 : la Chambre des députés refuse d'adopter "La Marseillaise" comme hymne national.
  • le 25 janvier 1906 : Barrès et Ribot sont élus à l'Académie française.
  • le 25 janvier 1924 : accord militaire Franco-Tchécoslovaque.

La France se porte garante des frontières tchèques. 14 ans plus tard la France trahit sa parole.

  • le 25 janvier 1944 : début de la bataille du Mont Cassin, en Italie.

Les manœuvres préparatoires ont commencé le 17 janvier. Le 25 les premiers combats importants commencent. Dominant complètement le champ de bataille à l'entrée de la vallée du Liri, le Mont Cassin ou Monte Cassino et son monastère bénédictin datant du Ve siècle ont été transformés en véritables forteresses par les Allemands. La bataille dure cinq mois, de janvier à mai 1944. C'est une bataille très meurtrière, où les nombreuses nations qui y combattent vont compter plus de 75 000 soldats tombés sur cette seule position.

  • le 25 janvier 1948 : dévaluation du Franc français de 80%.
  • le 25 janvier 1959 : le pape Jean XXIII annonce la convocation d'un concile œcuménique Vatican II.
  • le 25 janvier 1979 : Jean-Paul II effectue son premier voyage.

Il se rend en République dominicaine, au Mexique et aux Bahamas. Le pape inaugure deux jours plus tard la troisième conférence épiscopale d'Amérique latine, réunissant neuf cents évêques.

Premier pape qui sort de Rome de façon aussi systématique pour annoncer l'évangile au monde entier. Il fait 104 visites pastorales dans 131 pays pendant son pontificat.

  • le 25 janvier 1983 : Jean-Paul II promulgue un nouveau Code de droit canonique.
  • le 25 janvier 1985: le Général Audran assassiné par Action Directe.

René Audran, est responsable des affaires internationales du Ministère de la Défense. Cet assassinat est suivi par celui de Georges Besse et de nombreuses actions parfois sanglantes.

  • le 25 janvier 1999 : signature de la loi constitutionnelle, liée au Traité d'Amsterdam.

Les deux assemblées législatives, l'Assemblée et le Sénat, se sont réunies le 18 janvier en Congrès pour permettre l'application du Traité d'Amsterdam, signé le 2 octobre 1997.

Posté le 25 janvier 2016 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

24 janvier 2016

Neuvaine au "petit roi de grâce" français, qui donna la grâce d'un petit roi à la France, Louis XIV

La dévotion au Petit Roi de Grâce s'est toujours manifestée spécialement pour les accouchements difficiles, la guérison des enfants, les vocations, etc.

PrdgL’Enfant Jésus de Beaune, "le Petit Roi de Grâce", est l’un des quatre principaux  « Enfant Jésus » miraculeux. Il en existe trois autres : le "Santo Bambino" de Rome, "l’Enfant Jésus" de Prague et le "Bon Jésus" de Braga au Portugal. Monseigneur Minnenrath, archevêque de Dijon, a beaucoup œuvré pour relancer ce culte dans sa ville de Beaune. Une neuvaine est lancée du 25 janvier au 2 février. Cette dévotion mérite un intérêt tout particulier tant dans sa dimension historique (le premier lieu où Louis XIII et son épouse sont venus remercier la Providence pour la naissance de Louis Dieudonné futur Louis XIV) que dans son message de foi : 

"Entrée au couvent à 11 ans, Marguerite du Saint-Sacrement [biographie. NDL] reçoit de nombreuses grâces mystiques. Elle se fait appeler par Jésus Lui-même sa « petite épouse de la crèche » et s’attache, à la demande du Christ, à « faire connaître au monde les trésors de Son enfance ». En 1636, alors que la France est attaquée de toute part, Jésus assure à Sœur Marguerite que Beaune sera épargnée, ce qui ne tarde pas à se réaliser. L’année suivante, un nouvel événement contribue à propager largement la dévotion à l’Enfant Jésus. Le Seigneur demande à la religieuse de prier pour que le roi de France obtienne un héritier. Avant même que la reine ne l’apprenne, la jeune carmélite annonce la naissance prochaine du futur roi Louis XIV. La dévotion se répand alors jusqu’à la cour tandis que Marguerite du Saint-Sacrement inaugure une petite chapelle en l’honneur du Petit Roi de Grâce, et fonde la Famille de l’Enfant-Jésus, pour les fidèles désireux de vivre selon l’esprit d’enfance. En écrivant les règlements de l’association, elle pose les jalons de ce qu’une autre carmélite, sainte Thérèse de Lisieux, appellera plus tard la « petite voie ». Mais c’est le baron Gaston de Renty, un grand seigneur normand gagné à la dévotion au Saint Enfant après s’être rendu à Beaune, qui en donna le premier une belle définition : « L’esprit d’enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. » C’est aussi lui qui, à Noël 1643, offre à Sœur Marguerite la statue.

Dans la chapelle des Sœurs comme dans la basilique, où une copie de la statue est exposée, les nombreux ex-voto témoignent des innombrables grâces obtenues par les fidèles venus se confier à l’Enfant. Le 3 janvier dernier, en la solennité de l’Épiphanie, ils étaient encore nombreux, venus de tout le diocèse, à suivre la statue en procession dans les rues de la ville bourguignonne.  Trois ans après le départ des dernières religieuses, le carmel de Beaune célébrait en effet l’arrivée d’une nouvelle communauté à la fois contemplative et apostolique : les carmélites de l’Enfant-Jésus. Cette congrégation polonaise fondée en 1921, à la fois apostolique et contemplative, s’attache, elle aussi, à vivre des vertus de l’enfance : simplicité, humilité, obéissance, abandon. « Ces vertus ne sont pas à la mode, mais elles ouvrent les passerelles vers la vraie vie », témoignent-elles. « Vivre de l’enfance spirituelle, c’est vivre des vertus dont le Christ a fait preuve durant ses douze premières années… mais qui sont aussi celles dont Il a vécu à la croix », explique Sœur Nulla. « En effet, déjà à la crèche, Jésus est emmailloté, c’est-à-dire totalement livré aux hommes, comme sur la croix. » « Enfant Jésus, fort dans la faiblesse, Enfant Jésus, grand dans la petitesse, ayez pitié de nous », récitent-elles chaque jour dans les litanies de la sainte enfance de Jésus. « Vous comprenez pourquoi c’est une grande grâce pour notre communauté, de venir fonder dans ce lieu ! », ajoute Sœur Nulla enthousiaste.

« Quelle coïncidence magnifique, quelle convergence ! Vous avez aussi pris la route pour […] proclamer aux hommes d’aujourd’hui que Dieu est parmi nous, qu’Il s’est fait l’un de nous », s’est réjoui Mgr Roland Minnerath au cours de l’homélie de la messe d’installation des Sœurs. Quelques jours plus tôt, l’archevêque de la Côte-d’Or érigeait officiellement le lieu en sanctuaire diocésain, et y ouvrait une Porte sainte pour l’Année de la Miséricorde".

Un sanctuaire de notre belle France chrétienne à découvrir et à faire connaître. 

Posté le 24 janvier 2016 à 13h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

La naissance du pèlerinage des pères de famille à Cotignac

Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976, l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile et des moments d’inquiétude : les médecins évoquent des perspectives préoccupantes au terme de la grossesse de sa femme. Ils ont tous deux entendu parler de Cotignac et y font une ‘excursion’ à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied à Cotignac depuis Aix-en-Provence … si tout se passe bien ! Pense-t-il à un ‘pèlerinage’ ? Même pas ! Or, en juin de l’année suivante, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse.

La naissance de ce pèlerinage est aussi l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires. Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent.

Esc1Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « Tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. Peut-être que ce qu’il dit n’est pas très orthodoxe mais il le dit avec son cœur, avec ses tripes et, il n’en a pas encore conscience, avec l’aide attentive de l’Esprit Saint.

Le deuxième jour, en fin d’après-midi, ils passent tout près de Saint-Joseph … sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre-Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier « bébé Cotignac » version contemporaine. Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche …

Qu’importe : ils se sont jetés aux pieds de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.

L’histoire aurait pu finir là. Eh bien non ! L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami. Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, ce pèlerinage est dès le début celui de pères de famille. Ils viennent rendre grâce et confier leur famille à Marie et Joseph. Ils confient aussi leurs soucis : santé, travail, désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route.

Et c’est parti ! Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix. Pas plus, pas moins. La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance. Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des Frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les Frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. « Vous ne pouvez pas garder cela pour vous », nous dit Benoît-Marie. Mais les pèlerins résistent : « Nous sommes des pères de famille, pas des employés de la Pastorale des pèlerinages du diocèse ! » Cela n’est pas négociable. Pourtant, dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Benoit Marie, de Cuges-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône. Au cours des années suivantes, le groupe initial d’Aix-en-Provence ne cesse de grossir.

Ce n’est plus un groupe mais un troupeau. En même temps, d’autres groupes (Alpes Maritimes, Vaucluse) se sont constitués. Il faut se rendre à l’évidence. Les pèlerins du début comprennent que ce qui est devenu le « Pèlerinage en Provence des Pères de Famille » ne leur appartient pas. Marie a tranché. Ils choisissent de se séparer et au cours des années suivantes, de plus en plus de petits groupes partent de différents coins de Provence pour se retrouver le samedi soir à Cotignac.

Benoit Marie (encore lui !) dit sa préoccupation de voir le pèlerinage conduit et animé par des prêtres. Nouveau refus catégorique ! Dur-dur d’être prieur à Notre Dame ! « Nous sommes des pères de famille, pas des organisateurs de pèlerinage. On dit à nos amis de venir à Cotignac, passer deux jours sympas, entre copains, dans la nature. On sait qu’ils ont des soucis de famille ou de bébé et on leur dit qu’on veut les partager avec eux. On leur dit aussi qu’au bout de la route il y a Marie... Par contre qu’un prêtre marche avec nous, ça c’est génial : il serait en « voiture balai spi » et accueillerait chacun, cœur à cœur pour lui dire qu’il est aimé de Dieu » lui répond-on. Benoit-Marie, dubitatif, laisse tomber ses idées d’organisation par les prêtres et décide d’accompagner un groupe l’année suivante. A l’arrivée, il est convaincu : « Mon rôle est d’accueillir, de recueillir, de donner le pardon de Dieu. »

La formule est lancée.

Combien de pères de famille, éloignés de l’Église, de Dieu, qui, cheminant vers Cotignac, décident au cours de la marche d’aller parler un instant avec le prêtre … ? Combien de confessions, combien de grâces de conversion reçues ? Le pèlerinage des pères de famille est né à l’aube du pontificat de Jean Paul II. Il permet à des pères de famille d’origines diverses de marcher ensemble : traditionalistes et progressistes, riches et pauvres, croyants et incroyants, malades et en bonne santé, chefs d’entreprise et ouvriers, … Leur lien : être père de famille. Point ! Cet apostolat entre pères de famille permet l’évangélisation des pèlerins. Sur les routes de Cotignac, Marie fait leur éducation. Ils découvrent d’abord l’amour, l’amitié et le partage entre les membres de leur groupe. Puis ils découvrent qu’ils peuvent aimer davantage leur épouse, leurs enfants, leurs collègues de travail, … Par la prière, les chants, les méditations, l’adoration, la confession, ils découvrent la civilisation de l’amour.

En quelques années, sans que ni Mgr Barthe, évêque en 1976 de Fréjus-Toulon, ni ses successeurs Mgr Madec et Mgr Rey, ni le Père Marie Dominique Philippe, fondateur des Frères de Saint Jean, ni la supérieure des Sœurs bénédictines de Médéa ne l’aient imaginé, Cotignac va jouer un rôle majeur en France pour les familles. Quand Marie agit, elle le fait bien.

En quelques années les pères de famille dépassent le nombre de cinq cent. Et pourtant, ce pèlerinage n’a jamais fait l’objet, à ses débuts, de la moindre publicité dans aucun service des pèlerinages d’aucun diocèse. Il n’a jamais été un pèlerinage officiel ou labellisé. Il n’a reçu aucun soutien. A part l’évêque du Var qui vient régulièrement, le premier évêque qui y ait participé est monseigneur Billé, alors archevêque d’Aix. C’était en 1998. Il a été séduit par la formule et s’est étonné d’une si grande vivacité alors même qu’aucune reconnaissance n’existe.

Depuis 2011, les pères de famille ne sont jamais moins de 1200 à Cotignac.

Le lieu se révélant trop petit pour accueillir davantage de personnes, de nombreux autres pèlerinages de pères « selon l’esprit de Cotignac » sont organisés un peu partout en France. Actuellement une vingtaine : à Vézelay, en Auvergne, dans les Pyrénées, en Bretagne, en Dauphiné, en Normandie … jusqu’à l’Ile de La Réunion … partout des pères de famille marchent, chantent, partagent, prient et se convertissent.

En 1985, les mères de famille, un peu furieuses de ne pas pouvoir marcher avec leurs hommes, décident d’organiser leur propre pèlerinage. Sourires et propos moqueurs des pères de famille. Elles partent à 5 d’Aix-en-Provence. En trois ans elles sont plus nombreuses que les pères de famille. Petit clin d’œil de Marie : comme au tombeau, elles sont les premières !

Et pourquoi les pères d’un côté, les mères de l’autre ? Allons-y aussi pour les familles. Puis, quelques années plus tard pour les célibataires, puis les collégiens, puis le pèlerinage pour la Vie …

Chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion. Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille. Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie. De plus en plus de familles reviennent à Marie et à Jésus.

Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse. Marie, seulement Marie !

Posté le 24 janvier 2016 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

25 février : conférence de Jean Sévillia à Angers

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Posté le 24 janvier 2016 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 janvier 772 : mort du pape Etienne III.
  • le 24 janvier 817 : mort du pape saint Etienne IV.

Voir la chronique du 5 octobre.

  • le 24 janvier 1059 : élection du pape Nicolas II.
  • le 24 janvier 1076 : l'empereur romain germanique Henri IV destitue le pape, saint Grégoire VII, lequel excommunie et dépose Henri IV, ce qui déclenche la rébellion de ses vassaux, libérés de leur serment de fidélité.

Depuis quelques années, un mouvement réformateur dit "grégorien" vise à redresser l'Église. Il s'oppose aux clercs simoniaques (qui ont acquis leurs fonctions à prix d'argent), aux prêtres concubins et au principe d'investiture laïque selon lequel les princes nomment les abbés et les évêques, leur attribuant souvent un fief. Ce système a pour conséquence de féodaliser les prélats, qui deviennent des vassaux de l'empereur. En réponse au décret du pape Grégoire VII qui supprime ce système, le roi germanique Henri IV le fait déposer. Le pape réplique à son tour en excommuniant l'empereur.

  • le 24 janvier 1110 : l'armée musulmane est écrasée à la bataille de Valtierra, en Espagne.
  • le 24 janvier1118 : élection papale de Jean de Gaète, sous le nom de Gélase II.
  • le 24 janvier 1439 : le pape Eugène IV et le patriarche Joseph de Constantinople se rencontrent à Ferrare.
  • le 24 janvier 1456 : pose de la première pierre du château du Hâ.

Ce château est construit après la victoire de Castillon (1453), où les Anglais sont écrasés par l'armée Royale, pour abriter une partie des troupes royales constituant la garnison de Bordeaux.

  • le 24 janvier 1521 : découverte de Puka Puka.

Puka Puka est la première île, de ce qui deviendra la Polynésie, à être découverte par Fernand de Magellan, le 24 janvier 1521.

  • le 24 janvier 1852 : un décret de Napoléon III, qui est alors prince-président, rétablit les anciens titres de noblesse, abrogés par un décret du gouvernement provisoire, le 29 février 1848.
  • le 24 janvier 1860 : dépôt d'un brevet pour la première voiture avec moteur à explosion

Etienne Lenoir dépose un brevet. C'est la première voiture dotée d'un moteur à explosion. Elle parcourt en 1863 environ 18 kilomètres en 3 heures, entre Paris et Joinville.

  • le 24 janvier 1924 : les premiers Jeux Olympiques d'hiver ouvrent à Chamonix.

Vingt-quatre ans après la naissance des Olympiades d'Athènes, les tout premiers Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent à Chamonix. Seize pays sont représentés et près de 300 sportifs participent à cette nouvelle compétition.

  • le 22-24 janvier 1943 : destruction du Vieux Port de Marseille.
  • le 24 janvier 1956 : rentrée parlementaire.

Poujade sème la panique, avec son groupe de 42 députés du Groupe d'Union et Fraternité Française (Mouvement de Poujade), élus sur le slogan de « Sortez les sortants ». A noter que Pierre Poujade ne s'est pas fait élire député…

  • le 24 janvier 1960 : semaine des barricades à Alger.

Menés par le député Pierre Lagaillarde et le cafetier Joseph Ortiz, les pieds noirs d'Alger lancent la semaine dite des barricades, qui fait vingt-sept morts; le général Jacques Massu, vient d'être muté par Charles de Gaulle en France. Cette insurrection s'achève le 1er février.

La Une de L'Echo d'Alger du 24-25 janvier 1960

Posté le 24 janvier 2016 à 05h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 janvier 2016

Un Cristeros sur les autels

A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation de certains décrets, parmi lesquels celui relatif au miracle attribué au bienheureux José Sánchez del Río (1913 - 1928), jeune laïc mexicain, martyr.

Lorsque la guerre civile éclata en 1926, ses frères joignirent les forces en rébellion contre le gouvernement issu de la Révolution de 1910 et la Constitution de 1917, mais sa mère refusa qu’il s’engage avec eux. Le général cristero Gorostieta lui aussi refusa de l’enrôler. en raison de son âge. Le jeune garçon insistait car il voulait donner sa vie au Christ. Le général accepta finalement José Luis comme porte drapeau. Les Cristeros le surnommèrent Tarcisius, saint martyr qui protégea l’Eucharistie de la profanation. Au cours d'une bataille contre les troupes gouvernementales,, le 25 janvier 1928, le cheval du général fut tué et José Luis donna le sien afin que le général puisse s'échapper et continuer la lutte. Il se défendit avec courage mais il fut capturé et emprisonné dans la sacristie de l’église locale.

Le récit de son martyre nous a été transmis par un de ses amis d’enfance Marcial Maciel Degollado, fondateur de la Légion du Christ, qui raconte que les forces gouvernementales l'obligèrent à renoncer à sa foi, mais lui refusa l’apostasie. En prison, José Luis priait le chapelet tous les jours et écrivit une lettre à sa mère, disant qu’il était prêt à mourir pour Dieu. Son père était prêt à payer une rançon pour lui, mais les troupes gouvernementales refusèrent. Le 10 février 1928, les troupes l’obligèrent à se diriger vers le cimetière après lui avoir coupé la plante des pieds et à marcher dans du sel. On le contraint à cheminer longuement pieds nus autour du cimetière. Sur ce sentier pierreux maculé du sang des pieds du pauvre José, son bourreau lui promit que s’il disait « mort au Christ Roi », il aurait la vie sauve, José Luis répondit alors "Longue vie au Christ Roi" (cri de ralliement des Cristeros). José dut creuser sa propre tombe. Exaspéré par son admirable résistance, et voyant qu'il n'arriverait pas à le faire renier sa foi en Jésus Christ, son bourreau lui déchargea son pistolet dans la tête. Il avait 14 ans.

Son histoire est racontée dans le célèbre film Cristeros de 2012 :

Posté le 23 janvier 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 janvier 52 av. J.-C. : massacre des romains de Genabum (Orléans).

C'est le début de l'insurrection générale des Gaules sous le commandement de Vercingétorix, qui unit les tribus gauloises pour résister aux romains et qui réussit l'unification de la Gaule sous les ordres d'un seul chef.

Statue de Vercingétorix visible à  Alise-Sainte-Reine, Bourgogne, 1865

  • le 23 janvier 1579 : signature de l'Union d'Utrecht, qui marque la naissance des Pays-Bas.
  • le 23 janvier 1631 : par le « Traité de Barwald », la France accepte de soutenir financièrement la Suède.

En 1631, le Roi Louis XIII décide d'apporter son soutien au roi de Suède, Gustave Adolphe II dans son combat contre le Saint-Empire romain germanique. La France entre ainsi dans la Guerre de Trente Ans. Ce jour-là, les deux souverains signent le Traité de Barwald qui formalise une alliance politique, militaire et commerciale. Le cardinal de Richelieu va pouvoir équiper la marine royale en plein essor de matériels donnés par la Suède. Celle-ci envoie une armée de 30 000 soldats et 6 000 chevaliers en Allemagne. La France, quant à elle, s'endette de 1,5 million de livres tournois par an envers la Suède. Ce Traité dure jusqu'à la fin de la guerre de Trente ans.

  • le 23 janvier 1795 : le général Jean-Charles Pichegru et sa cavalerie capturent la flotte hollandaise au Helder.

     

Capture de la flotte Anglo-Batave, arrêtée par les glaces dans les eaux du Texel pendant l'hiver de 1795. Par Charles Louis Mozin.

  • le 23 janvier 1799 :l'armée française occupe Naples.
  • le 23 janvier 1943 : jonction à Garian en Libye, entre les troupes de la France libre de Leclerc et les Britanniques de Montgomery.
  • le 23 janvier 1978 : l'épiscopat français déclare être favorable à l'abolition de la peine de mort.

Moins de trois ans avant, les mêmes évêques n'ont pas bougés pour défendre l'enfant à naître.

Posté le 23 janvier 2016 à 05h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

22 janvier 2016

C’est arrivé un 22 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 janvier 1506 : création de la Garde suisse pontificale.

Force militaire chargée de veiller à la sécurité du Souverain pontife et de l'Etat du Vatican, la garde suisse pontificale est créée le 22 janvier 1506 par ordre du pape Jules II. Les critères de sélection sont particulièrement stricts. En effet, en plus d'être Suisse, il faut avoir entre 18 et 30 ans, être catholique, de sexe masculin et mesurer au moins 1,74 m. Le corps de la garde suisse se compose de 100 individus, dont 6 officiers.

Le Pape Jules II a appelé les Suisses à Rome à cause de leur force d'âme, de leurs sentiments nobles et de leur fidélité proverbiale. Ils sont alors considérés comme invincibles ; neuf ans plus tard les Suisses subissent la défaite de Marignan et se mettent au service personnel du Roi de France. Ils se feront exterminer pour défendre les Tuilerie. Le 22 janvier 1506 est le jour où, au coucher de soleil, un groupe de 150 Suisses, sous le commandement du capitaine Kaspar von Silenen, du Canton d'Uri, entre pour la première fois au Vatican, par la Porta del Popolo, et reçoit la bénédiction du Pape Jules II.

Gardes Suisses

http://www.vatican.va/roman_curia/swiss_guard/swissguard/divisa_fr.htm

  • 22 janvier 1528 : la France et l'Angleterre déclarent la guerre à Charles Quint.

Le sac de Rome par les impériaux scandalise l'Europe entière. François 1er ne peu plus tergiverser.

  • le 22 janvier 1666 : Saint-Germain-en-Laye devient résidence principale de Louis XIV.
  • le 22 janvier 1689 : le Roi d'Angleterre, Jacques II, en fuite, est accueilli par Louis XIV à St Germain-en-Laye.
  • le 22 janvier 1701 : Philippe V fait une entrée solennelle dans Madrid.
  • le 22 janvier 1751 : Louis XV charge Gabriel de construire l'Ecole Militaire de Paris.

Ce dernier va présenter le 24 juin suivant son Grand Projet.

  • le 22 janvier 1811 : Napoléon annexe Oldenbourg, ce qui mécontente le tsar Alexandre.
  • le 22 janvier 1851 : mise en place d'une loi prévoyant une assistance judiciaire pour les personnes sans ressources.
  • le 22 janvier 1852 : création de la médaille militaire.

Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, crée une nouvelle décoration : la médaille militaire. Elle est accordée aux sous-officiers et hommes de troupe pour leur ancienneté de service. Ainsi qu'aux officiers généraux qui ont commandé en chef devant l'ennemi.

  • le 22 janvier 1910 :l'Ecosse défait le XV tricolore (27-0) lors du 1er match de rugby France-Ecosse, à Edimbourg.

Le Tournoi des cinq nations se met en place.

  • le 22 janvier 1922 : le pape Benoît XV meurt.

Giacomo della Chiesa naît le 21 novembre 1854. Il est élu pape sous le nom de Benoît XV le 3 septembre 1914, alors que commence la Première Guerre mondiale. Le Saint-Siège reste neutre, malgré les crimes de guerre, comme l'invasion de la Belgique, suite au plan Schlieffen. Ce refus de prendre position lui vaut l'incompréhension ou l'hostilité des deux partis. Dans son discours au Consistoire du 22 janvier 1915, Benoît XV explique :

«Nous réprouvons grandement toute injustice de quelque côté qu'elle puisse avoir été commise. Mais impliquer l'autorité pontificale dans les différends propres aux belligérants, ne serait certainement ni convenable ni utile.»

Voir la chronique du 3 septembre.

  • le 22 janvier 1933 : Jean Mermoz rallie Buenos Aires et ouvre l'Amérique du Sud à l'aéropostale.
  • le 22 janvier 1963 : signature du traité de l'Élysée.

Traité d'amitié entre la France et l'Allemagne, le 22 janvier est depuis la journée franco-allemande.

  • le 22 janvier 1975 : mort de Claire de Castelbajac en récitant le "Je vous salue Marie"

Le matin du jour de son dixième anniversaire, malgré sa fatigue, Claire de Castelbajac tient à assister à la Messe. Le soir, elle confie à sa mère:

«Savez-vous ce que j'ai demandé ce matin?... que je reste toujours pure, comme je l'étais après mon baptême».

Elle prend l'habitude d'invoquer la Sainte Vierge tous les matins au réveil:

«Ô Marie Immaculée, je vous confie la pureté de mon cœur. Soyez-en la gardienne pour toujours ».

A 21 ans elle est frappée d'une maladie foudroyante mais elle confie à sa mère :

«Je suis tellement heureuse, que si je mourais maintenant, je crois que j'irais au Ciel tout droit, puisque le Ciel c'est la louange de Dieu, et j'y suis déjà! ».

Après sa mort, son intercession se révèlera d'une puissance surprenante ...L'enquête officielle en vue de sa béatification a été ouverte en 1990 et close au niveau diocésain le 16 février 2008. Le décret de validité de l'enquête diocésaine a été signé à Rome le 4 juin 2009 par Monseigneur Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

À la demande de l'archevêque du diocèse, le corps de Claire de Castelbajac repose actuellement dans l'église de l'abbaye de Boulaur.

  • le 22 janvier 1988 : un Conseil de Défense franco-allemand et une brigade mixte franco-allemande sont créés.

Posté le 22 janvier 2016 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

21 janvier 2016

Le testament de Louis XVI par Patrice et Roger Martineau

06 Le Testament De Louis XVI

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Posté le 21 janvier 2016 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 21 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 janvier 1118 : mort du pape Pascal II.
  • le 21 janvier 1188 : à Gisors, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et Frédéric Barberousse prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.

Dès le début, à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) fut attribuée aux Français, d'argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands.

Cette croisade débute en 1189 et s'achève en 1192 ; elle est menée par les Rois de France, d'Angleterre et l'empereur d'Allemagne, dans le but de reprendre la Terre sainte à Saladin.

Le pape Grégoire VIII veut, dès son accession sur le trône de Saint-Pierre en octobre 1187, reconquérir les territoires perdus. Il émet la bulle Audita tremendi qui appelle à la troisième croisade. Henry II d'Angleterre et Philippe Auguste cessent leur guerre et imposent la « dîme saladine » à leurs sujets pour financer cette croisade.

  • le 21 janvier 1276 : Innocent V devient Pape.

Après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise est élu pape sous le nom d'Innocent V, mais il meurt cinq mois plus tard. Il est béatifié le 9 mars 1898 par le pape Léon XIII.

  • le 21 janvier 1338 : naissance de Charles V, Roi de France.

La princesse Bonne de Luxembourg, épouse du Roi Jean II le Bon, donne naissance à un fils, Charles à Vincennes. Ce dernier devient à son tour Roi, sous le nom de Charles V, dit le Sage à 26 ans, le 8 avril 1364.

  • le 21 janvier 1503 : le dauphin François, fils de la Reine Anne et du Roi Louis XII, meurt quelques heures après sa naissance.
  • le 21 janvier 1558 : François Ier, duc de Guise, s'empare de Guines, puis de Ham.
  • le 21 janvier 1606 : le Parlement anglais décide de sévères sanctions contre les catholiques.
  • le 21 janvier 1793 : assassinat de Louis XVI, Roi de France, sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV et future place de la Concorde.

À 10h20, sur la place de la Révolution, actuellement la place de la Concorde, le Roi de France, Louis XVI, âgé de 39 ans, est guillotiné. Emprisonné au Temple avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il a été condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire le 18 janvier 1793, au mépris de toutes les lois du Royaume et de toute consultation de la volonté du peuple, dont ce tribunal se réclamait. La Convention l'accuse d'être un traître à la nation. Ses dernières paroles sont :

"Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France"...»

Mais la fin de ses mots est occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 octobre suivant, le Reine, Marie-Antoinette est à son tour guillotinée.

« Quand on relit Saint-Just et le célèbre pamphlet du Marquis de Sade, on comprend à quel point le meurtre du Roi fut un acte consciemment sacrilège, la profanation volontaire du sacre de Reims, « la messe noire de l'histoire de France », dont nous n'avons pas fini de vivre les ultimes conséquences. C'est un acte symbolique et théâtral, selon le génie de ce peuple, qui domine l'histoire de France, et s'oppose au baptême de Clovis à Reims ou l'aventure triomphale et sacrificielle de Jeanne d'Arc. Ce n'est pas une société profane qui s'est scellée dans le sang de Louis XVI, c'est une contre-chrétienté : en immolant l'Oint du Seigneur, ce peuple en tant que peuple abdiquait la haute espérance du royaume de Dieu. »

R.-L. Bruckberger, dans Dieu et la politique, p. 71

Et Pie VI, le 17 juin 1793 :

«Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s'est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (...) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd'hui ! Ah ! Encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fut pas catholique. Et maintenant que tu l'avais, ce roi catholique, c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner !... Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice! »

(Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l'assassinat de Louis XVI)

  • le 21 janvier 1794 : lancement des colonnes infernales de Turreau sur la Vendée.

Après la dislocation de l'armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la "pacification" de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement veulent appliquer jusqu'au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Ces lois, ainsi que celle du 1er octobre, n'ont jamais été abolies depuis! Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d'importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

12 "colonnes infernales" vont quadriller la région et la dévaster. Le 28 février 1794, tuant et incendiant tout sur leur passage, les colonnes Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Elles sont attaquées par Charette et mises en déroute. Cependant, Charette se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit, se dirige vers Les Lucs et massacre le village: des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. Les soldats poussent la population dans l'église, mais, celle-ci est trop petite. Les républicains chargent à la baïonnette et massacrent toutes les personnes restées à l'extérieur. La chapelle est ensuite fermée et incendiée, puis détruite au canon.

  • le 21 janvier 1814 : Napoléon libère Pie VII, qui repart de Fontainebleau vers Rome, passant par Milan et Ancône, sa ville natale.
  • le 21 janvier 1815 : les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette, redécouverts par Desclozeaux, sont re-transportés à l'église St Denis en cortège solennel.

Le Dies irae est chanté en sourdine.

  • le 21 janvier 1867 : naissance de Maxime Weygand, général français.

Son histoire tient du roman et cela commence dès sa naissance, puisque diverses thèses s'affontent sur ses origines. Weygand serait né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus. Selon Bernard Destremau, dans Weygand, éd. Perrin, 1990, plusieurs hypothèses existeraient. Mais une photo prise à quelques semaines de là, montre que le bébé a au moins un an, peut-être 18 mois. On n'est même pas certain qu'il soit né en Belgique.

Bernard Destremau avance une autre hypothèse : Weygand pourrait être le fils adultérin de l'empereur Maximilien et d'une dame de la haute société mexicaine. L'empereur avait le riche tempérament des Habsbourg, ce dont Charlotte se plaignait

D'autres comme André Castelot, ayant reçu une soi-disant confidence du roi des Belges, Léopold III affirment que Maxime Weygand serait le fils du colonel van der Smissen et de l'impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Ier. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen. Elle est aussi soutenue par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique, puis il devient l'aide de camp de l'impératrice Charlotte.

Le général de Gaulle, reliait la naissance de Weygand à l'expédition du Mexique. Ainsi, lors du Conseil des ministres préparant sa visite officielle au Mexique, le ministre des armées Pierre Messmer, annonce que la France va restituer au Mexique les fanions de l'Armée mexicaine pris par Napoléon III, et déclare à ce sujet que cette guerre n'avait rien rapporté à la France. Le général l'interrompt et lui dit :

« Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! »

Les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieuses sur ses tuteurs, alors qu'il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l'aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Il est le bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Grande Guerre; et est chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l'Armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le 19 mai 1940 commandant en chef de l'armée française, en remplacement de Gamelin, alors qu'il est trop tard pour inverser le cours de la défaite, il est le premier haut responsable à se déclarer partisan de l'Armistice avec l'Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord.

Le 28 juin 1940, il rédige un programme approuvé par le Maréchal Pétain:

  • Il y explique la nécessité de libérer la France « d'un régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales qui nous a conduits où nous en sommes ».
  • Il y critique « la lutte des classes qui a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie ». Il prône « un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. »
  • Il déplore qu'en raison de la baisse de la natalité, la défense nationale ait été assumée par « une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers ».
  • Il affirme enfin qu'il faut réformer l'éducation de la jeunesse, mettre fin à « la vague de matérialisme qui a submergé la France », et « revenir au culte et à la pratique d'un idéal résumé par les mots Dieu, Patrie, Famille, Travail. »
  • Il conclut en demandant une épuration de l'administration et du personnel dirigeant, car : « A un programme nouveau, des hommes nouveaux. »

Écarté du gouvernement sous la pression allemande en 1941, contre « dissidence gaulliste », tout en s'opposant à l'invasion de la zone sud par les Allemands du 11 novembre 1942, Weygand est interné en novembre 1942 jusqu'à la fin de la guerre au château d'Itter, dans le Tyrol autrichien. Après guerre, Il est un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain ; puis un soutient aux partisans de l'Algérie française pendant la guerre d'Algérie.

Libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, il bénéficie d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice.

En 1951, il refuse d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom avait été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux de Lattre et Alphonse Juin.

Dans un billet du Monde, Hubert Beuve-Méry résume le sentiment d'une partie de l'opinion:

« On peut n'avoir en rien partagé les idées du disparu… il n'en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18. Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l'on craint que des rancunes personnelles n'y aient plus de part que la raison d'État. »

A sa mort en 1965, il est le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Désavouant son ministre, de Gaulle refuse qu'une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides.

Une foule immense assiste à ses obsèques en l'église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d'un grand nombre de généraux, dont Pierre Kœnig, le plus illustre chef militaire de la France libre encore en vie. Maxime Weygand est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

  • le 21 janvier 2009 : le pape Benoit XVI lève, par décret, les excommunications des 4 évêques de la Fraternité St-Pie-X.
  • le 21 janvier 2011 : la GLNF est mise sous la tutelle d'un Administrateur Judiciaire, suite au refus par une majorité de frères de valider les comptes de l'Obédience lors des assemblées civiles, et aux procédures judiciaires engagées par des frères regroupés en association "FMR" contre la gouvernance du GM Stifani.

Posté le 21 janvier 2016 à 06h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

20 janvier 2016

21 janvier à 10 heures place de la Concorde

Jeudi 21 janvier 2016 10 heures à la Concorde, au pied de la statue de Rouen (côté Hôtel Crillon et Ambassade des Etats-Unis). Il y aura 223 ans, le roi très-chrétien Louis XVI, le « roi bienveillant » selon Jean de Viguerie a été assassiné à la suite d’un procès inique.

Complainte de Louis XVI aux Français (1793), auteur anonyme –

Ô mon peuple, que vous ai-je donc fait ?
J’aimais la vertu, la justice,
Votre bonheur fut mon unique objet
Et vous me traînez au supplice. (bis)
 
Français, Français, n’est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vus naître tous,
J’étais enfant dans votre enfance.
 
Ô mon peuple, ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peine ?
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez-vous de chaînes ? (bis)
 
Tout jeune encore, tous les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire,
Je n’étais pas encor’ votre Roi
Et déjà j’étais votre père.
Quand je montai sur ce trône éclatant
Que me destina ma naissance,
Mon premier pas dans ce poste brillant
Fut un édit de bienfaisance. (bis)
 
Le bon Henry, longtemps cher à vos cœurs
Eut cependant quelques faiblesses
Mais Louis XVI, ami des bonnes mœurs,
N’eut ni favori ni maîtresse
 
Nommez-les donc, nommez-moi les sujets
Dont ma main signa la sentence,
Un seul jour vit périr plus de Français
Que les vingt ans de ma puissance (bis)
 
Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne,
Votre bon Roi déplorant votre erreur
Meurt innocent et vous pardonne.
 
Ô mon peuple ! Recevez mes adieux,
Soyez heureux, je meurs sans peine.
Puisse mon sang en coulant sous vos yeux,
Dans votre cœur éteindre la haine (bis)

Pour répéter :

Posté le 20 janvier 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 20 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 janvier 250 : martyre de saint Fabien 20ème Pape.

Selon la Tradition de l'Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l'élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier 236. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l'Eglise. Il meurt martyr de l'empereur Dèce.

  • le 20 janvier 1309: reconnaissance des reliques de Saint Gaudens.

Dans la bulle « Vita perennis gloria », fulminée le 20 janvier, le pape Clément V reconnaît le caractère authentique des reliques de Saint-Gaudens, martyr des Wisigoths vers l'an 475, et accorde de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le pape, ancien évêque du Comminges, a rendu visite à la ville le 13 janvier précédent.

  • le 20 janvier 1666 : décès d'Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII.

Anne d'Autriche peinte par Rubens en 1625

La reine mère, épouse de Louis XIII, meurt d'un cancer du sein. Fiancée à l'âge de dix ans, Anne d'Autriche épouse le futur Roi de France, le 18 octobre 1615 à Burgos, à l'âge de 14 ans. En 1643, à la mort du Roi, elle devient régente et nomme le cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme son principal ministre. Lorsque son fils monte sur le trône de France, elle se retire vivre au Val-de-Grâce. Anne d'Autriche est inhumée à la basilique Saint-Denis.

  • le 20 janvier 1709 : décès du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
  • le 20 janvier 1775 : naissance d'André-Marie Ampère, physicien.

André-Marie Ampère est physicien et mathématicien français. D'abord professeur de physique-chimie à Bourg-en-Bresse, puis de mathématiques à l'école Polytechnique, il effectue des recherches sur la théorie de probabilités et l'intégration des équations différentielles partielles. Il est l'inventeur du premier télégraphe électrique et de l'électroaimant, en collaboration avec François Arago. Il est à l'origine de la théorie de l'électromagnétisme et donne son nom à l'unité internationale d'intensité du courant électrique : l'ampère.

  • le 20 janvier 1793 : Garat, notifie au Roi Louis XVI le décret de condamnation à mort de la Convention.

Le Roi lui remet une demande d'un délai de 3 jours pour se préparer. Cela ne lui est pas accordé. Louis XVI fait alors ses adieux à sa famille, dans la salle à manger de la tour du Temple. Il commande à son fils le Dauphin :

"Promettez-moi de ne jamais songer à venger ma mort".

  • le 20 janvier 1795 : l'armée française occupe la Hollande.
  • le 20 janvier 1805 : Pie VII écrit à Napoléon pour réclamer la restitution des Légations.
  • le 20 janvier 1827 : à l'issue du service funèbre donné en la basilique de St-Denis en mémoire de Louis XVI, Talleyrand est souffleté par Maubreuil.
  • le 20 janvier 1840 : découverte de la Terre Adélie par le navigateur français Dumont d'Urville.

Parti le 1er janvier de Tasmanie, à la tête de deux corvettes, "L'Astrolabe" et "La Zélée", le navigateur français César Dumont d'Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l'Antarctique. Il la baptise "Terre Adélie" du nom de son épouse et en prend possession deux jours plus tard au nom du roi des Français, Louis-Philippe.

  • le 20 janvier 1842 : apparition de Notre Dame à Alphonse Ratisbonne, qui se convertit.

Juif et athée, le jeune Alphonse Ratisbonne, poussé par un de ses amis strasbourgeois, M. de Bussière, accepte de porter la Médaille miraculeuse et de copier, puisqu'il se refusait à le prononcer, le "Souvenez-vous" de Saint Bernard de Clairvaux. Le 20 janvier 1842, il accompagne M. de Bussière dans l'église de Saint-André delle Fratte à Rome et la Vierge Marie lui apparaît, les mains ouvertes et étendues, lui faisant signe de s'agenouiller. Cette apparition a été reconnue le 03 juin 1842.

Il écrira plus tard :

« J'étais depuis un instant dans l'Eglise lorsque tout d'un coup, je me suis senti saisi d'un trouble inexprimable ; j'ai levé les yeux, tout l'édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l'autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu'elle est sur ma médaille ; elle m'a fait signe de la main de m'agenouiller, une force irrésistible m'a poussé vers elle, la Vierge a semblé me dire : c'est bien ! Elle ne m'a point parlé, mais j'ai tout compris.»

De cette apparition, Alphonse Ratisbonne retire des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier, il est baptisé, communie et reçoit la confirmation. Marie-Alphonse Ratisbonne entre dans la Compagnie de Jésus en juin 1842 et devient prêtre en 1848. En 1850, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l'autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX, il quitte la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s'installe en Palestine et consacre sa vie au catéchuménat des convertis d'origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion créée et dirigée, pendant plus de cinquante ans par son frère Théodore, lui aussi converti. Il fonde plusieurs monastères et orphelinats.

   

  • le 20 janvier 1875 : décès de Millet.

Jean-François Millet né le 4 octobre 1814 et décédé le 20 janvier 1875, est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l'un des fondateurs de l'école de Barbizon, d'inspiration classique (Poussin, les grands maîtres espagnols). Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie. Contrairement à beaucoup, il saisit fidèlement les scènes de campagnes dans leur réalité quotidienne.

L'Angelus

  • le 20 janvier 1910 : la navigation est interdite sur la Seine, en raison de sa crue.
  • 20 janvier 1942 : discours de De Gaulle à la BBC.

"La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l'ordre politique l'apparition certaine de la Russie, au premier rang des vainqueurs de demain, apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. 

[…] La France qui combat va lier son effort renaissant à l'effort de l'Union soviétique. […]  la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu'elle est, malgré son malheur provisoire, l'alliée désignée de la Russie nouvelle. »

Totalité du discours lisible ici.

Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php

  • le 20 janvier 1946 : démission de De Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française.
  • le 20 janvier 1954 : début du siège de Diên Biên Phu.

Les troupes du Vietminh achèvent d'encercler le camp retranché de Diên Biên Phu où le général français Navarre concentre ses 15 000 hommes depuis le 20 novembre. A l'extérieur de la cuvette, plus de 30 000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir les Français. Le siège prend fin le 7 mai par la victoire des partisans de Hô Chi Minh, alors que des solutions militaires existaient : en franco français, avec les milliers de partisans commandés par des officiers français, qui affluaient à marches forcées vers la cuvette ; en franco américain, avec les B52 qui avaient l'autorisation du président américain d'appuyer les troupes françaises. La défaite est un renoncement politique, comme en Algérie…

  • le 20 janvier 1986 : le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu'un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993.
  • le 20 janvier 1995 : inauguration du Pont de Normandie.


Le plus grand pont à haubans du monde

Ce pont franchit d'un seul saut l'estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L'ouvrage, complété après sept ans de travaux, comporte une chaussée longue de deux kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.

  • le 20 janvier 1996 : première visite d'État d'un président français, Jacques Chirac, au Saint-Siège depuis celle effectuée par le Général de Gaulle en 1959.

Le président Chirac est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

  • le 20 janvier 2000 : réouverture du Parlement de Bretagne détruit par un incendie en février 1994.

Le Parlement où était gardé le dossier du procès URBA !« Il n'y a pas de hasard. » Écrivait Voltaire !

Posté le 20 janvier 2016 à 03h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

19 janvier 2016

C’est arrivé un 19 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 janvier 638 ou 639 : décès de Dagobert Ier, Roi de France.

Arrière-petit-fils de Clovis, il règne sur l'Austrasie de 622 à 632 et est Roi des Francs de 629 à 639, c'est un des derniers grands Rois mérovingiens. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis qu'il a fait agrandir en prévision de ses obsèques. Son règne, long de 10 ans, a été marqué par l'unification du Royaume franc auquel il a donné Paris pour capitale.

  • le 19 janvier 973 : décès du pape Benoit VI.
  • le 19 janvier 1144 : Geoffroy Plantagenêt prend Rouen.

Geoffroy V d'Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt est comte d'Anjou et du Maine puis, plus tard, duc de Normandie.

Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu'il a l'habitude de porter à son chapeau. Il est le fils de Foulque V, comte d'Anjou et Roi de Jérusalem, et d'Erembourge du Maine. Son fils Henri II d'Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt d'Angleterre.

  • le 19 janvier 1343 : la Trêve de Malestroit entre la France et l'Angleterre est conclue pour une durée de trois ans grâce à l'intervention du pape Clément VI.
  • le 19 janvier 1344 : décision de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde.

Édouard III, roi d'Angleterre organise à Windsor une "fête de la Table ronde", où il fait le vœu public de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde. C'est l'origine de l'ordre de la Jarretière en 1349.

Durant le bal, la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d'Angleterre Edouard III, perd lors d'une danse la jarretière bleue, qui maintenait son bas. Edouard III s'empresse de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires railleurs de l'assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d'Angleterre :

"Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement."

  • le 19 janvier 1419 : Rouen se rend au roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre, après six mois de siège.

Toute la Normandie est aux mains des Anglais, qui profitent de la guerre entre Bourguignons et Armagnac, toute sauf le Mont Saint Michel, terre française sur laquelle le flotta jamais jusqu'à nos jours un drapeau étranger.

  • le 19 janvier 1591 : les troupes d'Henri IV, déguisés en meuniers, échouent à prendre Paris.

Cet épisode est appelé « la journée des farines ». Henri de Navarre est l'héritier du trône selon la loi salique. Mais les lois fondamentales du Royaume interdisent à un prince non catholique d'accéder à ce trône. Paris, profondément catholique est aux mains de la Sainte Ligue. En ce début d'année elle résiste donc au prétendant légitime. La ville s'ouvrira avec faste et avec joie après la conversion du Roi et son sacre à Chartres (voir les chroniques du 27 février pour le sacre et du 22 mars pour l'entrée à Paris avec surtout la messe d'action de grâce du Roi à Notre Dame, où l'archange Saint Michel se rend visible aux yeux de toute l'assistance au côté du Roi.)

  • le 19 janvier 1544 : naissance de François II, Roi de France.

(Portrait fait par François Clouet)

François II est le fils aîné d'Henri II, Roi de France et de Catherine de Médicis. Fiancé dès l'âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse, il l'épouse en 1558 à 14 ans et devient roi d'Écosse. Il succède à l'âge de 15 ans à son père Henri II, mort accidentellement, le 10 juillet 1559. Après seulement quelques mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 d'une otite devenue un abcès.

  • le 19 janvier 1660 : réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.
  • le 19 janvier 1668 : traité secret entre la France et l'Autriche.

Un traité secret est négocié à Vienne par l'envoyé français, Grémonville, et prévoit le partage de la succession d'Espagne entre Louis XIV (Pays-Bas, Franche-Comté, Navarre, Naples, Sicile) et l'empereur Léopold Ier (Milanais, Espagne, Indes).

  • le 19 janvier 1813 : Napoléon visite son plus célèbre prisonnier : le pape Pie VII.

Napoléon se rend à Fontainebleau, où le pape est retenu depuis mai 1812, et sollicite une audience : l'appui de l'épiscopat lui est indispensable pour apaiser l'opinion catholique, troublée depuis sa défaite devant le tsar. Pour obtenir son appui il restitue au Souverain Pontife les Etats pontificaux, avant de lui rendre sa liberté 4 jours plus tard.

  • le 19 janvier 1899 : condominium égypto-anglais au Soudan.

A la suite de la prise de contrôle britannique sur Fachoda, et malgré l'exploit de la colonne Marchand, l'Égypte et la Grande-Bretagne établissent un condominium commun sur le Soudan. La France, définitivement évincée de la vallée du Nil, par l'accord de mars, avec l'Angleterre, reçoit en compensation la région de l'Ouaddaï et quelques territoires du Soudan tchadien.

  • le 19 janvier 2000 : adoption des 35 heures.

La loi Aubry réduit le temps de travail de 39 à 35 heures par semaine.

  • le 19 janvier 2001 : rappel à Dieu de Gustave Thibon.

Philosophe catholique français, grand ami de Simone Weil et de Charles Maurras.

Posté le 19 janvier 2016 à 06h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

18 janvier 2016

C’est arrivé un 18 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 janvier 336 : élection du pape saint Marc.

34ème pape, saint Marc est né à Rome. C'est lui qui institue le « Pallium ». Son pontificat est bref, huit mois, et marqué par la lutte contre l'hérésie arienne. Il meurt le 7 octobre 336

  • le 18 janvier 1509 : bataille du cap Finisterre.

Un combat naval a lieu dans le golfe de Biscaye entre une escadre portugaise et le corsaire français Pierre de Mondragon, commandant une flotte de quatre navires. La victoire portugaise sur les Français est totale et Pierre de Mondragon est tué pendant le combat.

  • le 18 janvier 1641 : naissance de François Michel Le Tellier de Louvois.

François Michel Le Tellier de Louvois, est né à Paris. A l'âge de quinze ans, il devient secrétaire d'État de la guerre grâce aux relations de son père à la cour de Louis XIV. En 1672, il est nommé ministre d'État et entre au Conseil d'En-Haut, pour succéder à Colbert, au décès de ce dernier. Il devient surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures de France, et dirige la construction du Château de Versailles.

  • le 18 janvier 1650 : début de la Fronde des princes.

Le prince de Condé, ennemi de Mazarin, s'est allié aux frondeurs. Mais le cardinal le fait arrêter et enfermer au château de Vincennes, tout comme son frère, Conti, et son beau-frère, le duc de Longueville. En province, les partisans des princes, se soulèvent. La seconde Fronde commence : on lui donnera le nom de "Fronde des princes". La Bourgogne, la Normandie, le Limousin, le Poitou et l'Aquitaine rallument la guerre civile. L'armée royale y met un terme au mois d'octobre 1652.

  • le 18 janvier 1695 : la capitation est instaurée. Elle frappe les contribuables en fonction de leur rang social.
  • le 18 janvier 1800 : création de la Banque de France.

Le premier consul, Napoléon Bonaparte, édite un décret stipulant la création de la Banque de France. L'établissement s'installe à l'hôtel de Toulouse, à Paris et commence son activité avec 30 millions de francs. La banque a pour clients des banques commerciales qui prêtent aux particuliers en empruntant à la Banque de France. Le privilège d'émission des billets limité à la capitale s'étend à toute la France à partir de 1848. En cherchant à augmenter la quantité de monnaie en circulation, Napoléon souhaite relancer l'économie.

  • le 18 janvier 1862 : l'Église reconnaît les apparitions de la Vierge à Lourdes.

Statue de la Sainte-Vierge dans le rocher de Massabielle, à Lourdes

En entrant dans la basilique de l'Immaculée Conception de Lourdes, sur le bas-côté droit, on peut lire gravée dans le marbre la déclaration solennelle de l'Évêque des Apparitions, Monseigneur Laurence :

"Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de 18 fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Eglise universelle".

Cette déclaration de Mgr Laurence, l'évêque de Tarbes, est une reconnaissance d'authenticité par l'Église, le 18 janvier 1862, soit quatre ans après les Apparitions.

Qui, de nos jours, sait encore que la Sainte Vierge ne faisait que reprendre possession d'un lieu qui lui avait déjà été consacré sous le règne de Charlemagne?

Citation tirée du livre Merveilles de Lourdes, écrit par Guillaume Bady et Pierre-Marie Varennes, qui à travers 150 histoires vraies racontent 150 de miracles accordés à Lourdes

"Turpin, l'évêque du Puy-en-Velay, aumônier de Charlemagne, et le moine Marfin, émaillent d'interminables conversations les langueurs de l'été 778, au monastère de Lavedan.

- Ce que je m'apprête à te raconter, frère Marfin, tu n'es pas obligé de le croire. Mais je t'en prie, écoute-moi avec ton cœur et ta foi.

L'évêque marque une pause.

- La citadelle de Mirembelle [Hauteurs de lourdes] est un édifice extraordinaire. Ses constructeurs furent divinement inspirés, tant l'habileté et l'intelligence avec lesquelles ils la conçurent en font une place stratégique quasi imprenable. Grâce à elle, un simple prince, Mirat le Sarrasin, a pu résister pendant des mois aux terribles assauts de la puissante armée de Charlemagne, dont je faisais partie. Vraiment, Marfin, ce siège semblait durer depuis toujours. Et si l'imposante roche rendait impossible la sape des fondations, les ressorts et les cordes des balistes, eux, fonctionnaient à plein, lançant pierres, poutres et charognes par-dessus les épaisses murailles. Mais aucun instrument de guerre ne venait à bout de ses puissantes fortifications. Or, ce prince sarrasin n'était probablement pas le mécréant que l'on imaginait : un homme capable de repousser les limites du supportable, d'obtenir le soutien indéfectible des siens, de leur inspirer la force et le courage de combattre à un contre dix….le penses-tu si éloigné de Dieu ?

- Certes, l'homme a de l'étoffe. De là à en faire un homme de foi, non, je ne crois pas, répond Marfin les sourcils arqués par le scepticisme. Pourquoi n'a-t-il pas prêté allégeance à Charles le Grand ? Pourquoi laisser obstinément flotter son étendard et infliger aux siens les affres de son orgueil ?

- Je pensais comme toi, jusqu'à ce qu'un événement assez singulier auquel j'ai pu assister, vienne ébranler mes certitudes.

Marfin, ayant eu vent dudit incident, contemple l'évêque avec un air dubitatif.

- Qu'un aigle majestueux survole la forteresse et dépose un saumon encore vif aux pieds de cet infidèle, n'est-il pas un fait troublant ? reprend Turpin. Quand Mirat le ramasse, son attention se porte instinctivement vers l'origine du présent. Cherche-t-il une trace de l'aigle si généreux ? Non, son regard est immobile. Il fixe le ciel. Un indicible sourire se dessine sur son visage. Du haut des remparts, il regarde la tente de notre auguste roi et crie : " Comment quitter les largesses de cette terre ? Autour de moi, je ne vois que profusion et fertilité. Ce saumon est magnifique ! Mais ce n'est qu'un parmi des centaines. Prenez-le, la nature semble moins charitable avec vous !" Et il jette le poisson en notre direction.

Pour les soldats Francs, atteints dans leur chair, las d'un siège sans fin, c'est le coup de grâce. Chez notre roi aussi le doute commence à germer. Tous songent à reculer.

C'est à ce moment précis que je décidai d'aller vers ce Mirat qui prétendait posséder abondance et force. Plusieurs détails, imperceptibles pour mes compagnons, m'autorisaient à croire en la présence de Dieu à l'intérieur de ces fortifications. Je n'aurais qu'à parler, et Dieu ferait le reste. J'en étais convaincu.

Je demandai alors à notre roi de me laisser tenter une ultime manœuvre. Les échecs successifs et l'insupportable idée de la retraite suffirent à le persuader. J'entrai bientôt seul à la rencontre de ce prince sarrasin.

Devant le délabrement de ses troupes, affamées, épuisées, malades, je compris que je ne ressortirais de là vivant que si mon intuition était juste, car jamais Mirat ne me laisserait révéler sa faiblesse à l'extérieur de son camp.

Il m'attendait.

Prince Mirat, tout comme mon roi, j'admire le courage et la loyauté que tu inspires à tes hommes. Tu as prévenu que jamais tu ne te soumettrais à un mortel, quel qu'il soit, et tu as tenu parole. Je ne viens donc pas m'entretenir de cela, mais te parler du hasard. Ce matin, un aigle a déposé à tes pieds un superbe saumon…"

Mirat, étrangement serein, me coupa la parole : " C'est exact. Je n'y ai pourtant pas vu de hasard. J'y ai vu un signe. Cet aigle, dont les serres laissent échapper un si beau saumon…Les saumons remontent les cours d'eau pour perpétuer leur race et meurent peu de temps après. Pourquoi ne restent-ils pas en pleine mer. L'espace de liberté est infini, la nourriture abondante…C'est comme si le point central, le sens de toute leur existence se situait là : souffrir en allant à contre-courant, et enfin donner la vie. Nous souffrons tous ici, mais à quoi pourrions-nous donner naissance qui surpasse le simple fait d'exister ? Le sais-tu ?"

"Oui, répondis-je. A une cité libérée de tout fief terrestre, une cité ne relevant que de la plus noble Dame qui fût : Sainte Marie du Puy, Mère de Dieu, à laquelle même Charlemagne, le plus illustre des mortels, se soumet. Deviens son chevalier et offre au pays de Bigorre la plus glorieuse et la plus juste des gouvernances. L'histoire se souviendra de toi comme du fondateur d'une cité divine, n'appartenant qu'à la Reine du Ciel."

Pour la seconde fois de ce jour extraordinaire, Mirat sourit.

La suite, tu la connais, frère Marfin. Mirat, baptisé, s'appelle aujourd'hui Lorus. La cité, théâtre de cet authentique miracle, portera bientôt son nom, Lourdes, et deviendra le fief céleste et exclusif de la Vierge Marie, sainte Mère de Dieu pour toujours. »

Si le style est romancé le fait est historique! Il est en partie raconter sur le site de Notre Dame du Puys en Velay d'où venait l'évêque Turpin.

  • le 18 janvier 1871 : proclamation de l'Empire allemand.

La France est totalement humiliée car l'empire allemand, le deuxième Reich, est proclamé dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Cet empire s'achève le 9 novembre 1918 par l'abdication de Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale, guerre dont le cessez-feu arrive deux jours plus tard le jour de la Saint Martin, un des saints patrons et protecteurs de la France. Le roi de Prusse devient empereur. Guillaume 1er dira:

" Je n'ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés"

Cet empire succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon 1er après mille ans d'existence.

L'abbé Vial dans son livre : Jeanne d'Arc et la monarchie (pages 516 et 517) fait une comparaison temporelle entre l'abandon de la protection de l'Eglise par la France et l'invasion du pays par les prussiens.

Date

Faits arrivés à Rome

Faits arrivés en France

4 aout 1870

Annonce officielle de l'évacuation de Rome par l'Armée française

Premier désastre français à Wissembourg; 5000 Français écrasés par 30000 Prussiens

5 aout 1870

Le Corps d'occupation abandonne Viterbe seconde ville des Etats papaux

Les Allemands franchissent la frontière et envahissent la France

6 aout 1870

Le général Dumont s'embarque à 2h00 de l'AM

 

Le drapeau français est descendu des bastions de Civita-Vecchia à 5h00

Ecrasé à Woerth, Freschwiller et Reichshoffen, Mac Mahon opère sa retraite à 2h00 de l'AM.

Nombre considérable de drapeaux français tombent aux mains des Prussiens à 5h00

7 aout 1870

Départ des 4000 derniers Français qui défendaient le Saint Siège

4000 Français faits prisonniers par les Prussiens

14 aout 1870

Inauguration à Paris de la statue de Voltaire, qui est une insulte publique à Dieu et à la France chrétienne

Les Prussiens commencent le bombardement de Strasbourg

4 septembre 1870

Les Piémontais s'emparent de Civita-Vecchia

Les Prussiens s'emparent de Versailles

19 septembre 1870

Investissement complet de Rome par les Piémontais

Investissement complet de Paris par les Prussiens

20 septembre 1870

La canonnade italienne frappe les remparts de Rome

La canonnade prussienne réduit en cendre la résidence impériale de St Cloud

24 septembre 1870

L'armée pontificale capitule devant les bandes de Cavour

Toul capitule devant les Prussiens

28 septembre 1870

Le général piémontais agit en souverain dans Rome

Strasbourg capitule; 7000 prisonniers

11 octobre 1870

Victor-Emmanuel accepte officiellement le plébiscite qui lui donne Rome

Orléans est prise par les Prussiens

22 octobre 1870

Le ministre italien répond à la lettre de l'ambassadeur de France qui le félicitait d'avoir pris Rome!

Saint Quentin canonné, pris et imposé de 2 millions. 5 jours après Metz capitule: 173000 soldats, 1665 canons, 278289 fusils, quantité de munitions et de drapeaux livrés à l'ennemi

30 décembre 1870

Victor-Emmanuel part pour Rome

Les Français abandonnent leur artillerie sur le plateau d'Avron

23 janvier 1871

Le prince Humbert entre à Rome et s'installe au Quirinal

Jules Favre s'humilie devant Bismarck à Versailles pour négocier la capitulation de Paris

1 février 1871

La chambre italienne déclare la dépossession du Pape un fait accompli.

L'armée de l'est (80 000 hommes), non comprise dans l'armistice passe en Suisse. Les Prussiens déclarent la France définitivement vaincue

 

  • le 18 janvier 1919 : début de la Conférence de la paix qui débouche sur le traité de Versailles qui met fin à la guerre 1914-18.
  • le 21 janvier 1920 : fin de la Conférence de la paix de Versailles qui débouche sur le traité de Versailles.

Ce traité met fin à la guerre 1914-18. La conférence de paix de Paris de 1919 est une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus. Elle consacre la disparition de trois empires, l'empire allemand, l'empire d'Autriche-Hongrie et l'empire ottoman et la création de nouveaux États en Europe : renaissance de la Pologne, création de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie. Elle fixe aussi les réparations que doit payer l'Allemagne, qui ne payera jamais.


Le Conseil des Quatre à la conférence de paix : Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau, et Woodrow Wilson

  • le 18 janvier 1940 : le pape Pie XII condamne, dans une allocution radio, les massacres de civils en Pologne.

Posté le 18 janvier 2016 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

17 janvier 2016

1660 : Les apparitions de saint Joseph à Cotignac

De Cotignac 500 :

"Sur le Mont Bessillon, le 7 juin 1660, un jeune berger Gaspard Ricard faisait paître ses moutons par une intense chaleur. Épuisé de soif il s’allongea sur le sol brûlant et voici qu’un homme d’imposante stature se tint soudain là près de lui et lui indiqua un rocher en lui disant : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

La pierre était lourde. Plus tard, huit hommes pourront à peine la soulever. Gaspard crut à une plaisanterie, mais le ‘vénérable vieillard’ comme disent les récits de l’époque, réitéra son ordre. Gaspard obéit, déplaça sans peine le rocher et découvrit une eau fraîche qui commençait à ruisseler. Il but avec avidité, mais quand il se releva, il était seul. « C’est tout ; comme dans l’Évangile, saint Joseph n’est pas bavard. Rien de plus simple, de plus pauvre que cette intervention, qui est, à ma connaissance, la seule apparition de ce genre de saint Joseph dans l’histoire de l’Église, sur une terre que s’était réservée Notre-Dame ». (Mgr Barthe, évêque de Fréjus-Toulon. Lettre pastorale du 1er février 1971)

Gaspard ne doute pas de la réalité du fait, les habitants de Cotignac non plus. Avec une extraordinaire rapidité la nouvelle se répand, les pèlerins se rendent à la fontaine de tous les endroits de la province et des pays environnants, des infirmes et des malades de toutes sortes dont la plupart s’en retournent guéris ou bien consolés dans leurs infirmités. Les rassemblements sont considérables et après la construction immédiate d’un oratoire sur le lieu même de l’apparition, une chapelle plus vaste est consacrée en 1663, celle que nous voyons aujourd’hui avec sa poutre de gloire portant le texte du Prophète Isaïe si évocateur en ce lieu :

« Venez puiser avec joie aux sources du Sauveur »,
« Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris ».

Cette chapelle fut confiée aux Pères Oratoriens de Notre-Dame de Grâces. Dans la ‘solitude du Bessillon’, ils édifièrent un petit couvent, lieu de retraite, de silence et de prière.

Vint la Révolution. Chapelle et couvent durent être abandonnés. Le couvent tomba en ruines, mais la chapelle resta debout et fut toujours entretenue par les soins de la Paroisse et des curés de Cotignac. Deux à trois fois l’an, elle était ouverte à la dévotion des fidèles et, toujours, le 19 mars, on y venait de Cotignac honorer le grand Saint. Comme disait Mgr Barthe dans cette même lettre citée plus haut : « nous avons sans doute trop oublié le privilège de cette visite du saint Patriarche à l’un des plus humbles enfants de chez nous. Il s’est retranché de nouveau dans son silence, mais la source continue de couler, témoin de son passage. Il fut un temps où les pèlerins venaient plus nombreux le prier. Dans les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de ce temps, que de leçons pouvons-nous apprendre auprès de saint Joseph le juste, attentif et silencieux bienfaiteur. Que de grâces nous avons à lui demander pour l’humanité, pour l’Église dont il est le Patron, pour notre pays, pour notre diocèse ».

Le Seigneur entendit la prière de son évêque et fit sonner l’heure de la résurrection de ces lieux. En l’année sainte 1975, Il ramenait en France les Bénédictines du monastère Saint Benoît de Médéa (Algérie) et, unissant en notre temps les deux grands témoins de sa paternité, saint Joseph et saint Benoît, Il redonnait vie au sanctuaire du Bessillon. Attentives aux affinités spirituelles de saint Joseph, chef de la Sainte Famille, et de saint Benoît, patriarche des moines d’Occident, elles les voyaient tous les deux enveloppés d’humble silence en la présence de la Divinité. C’est pourquoi elles voulurent acquérir le sanctuaire de 1663, et relever les ruines du Couvent des Oratoriens du XVIIe attenant au sanctuaire qui servirent de point de départ à la construction de leur nouveau monastère. La consécration de l’autel eut lieu le 3 décembre 1978.

La Providence avait mis sur leur route l’architecte Fernand Pouillon qui proposa de faire gracieusement les plans du monastère et choisit ses meilleurs collaborateurs pour diriger la construction elle-même. Ce très grand artiste réussit une œuvre d’une sobre beauté, à la fois originale et traditionnelle, harmonisant à merveille les nouveaux bâtiments à ceux du XVIIe encore debout.

Les Bénédictines, placées désormais sous le double patronage de saint Joseph, Patron de l’Eglise, et de saint Benoît (480-547), Patron de l’Europe, y continuent maintenant leur vie monastique rythmée par la prière liturgique, sept fois par jour, rendant gloire à Dieu et intercédant pour le monde. Comme contemplatives, elles participent, selon leur vocation, à la nouvelle évangélisation voulue par le Bienheureux Jean-Paul II."

Posté le 17 janvier 2016 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 17 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 janvier 395 : mort de l'empereur romain Théodose Ier le Grand, dernier empereur à régner sur l'empire romain unifié.

L'empereur romain Théodose Ier s'éteint à Milan. Alors qu'il avait réussi à réunir l'Empire, ses deux fils, Arcadius et Honorius, vont de nouveau le diviser. Arcadius prend les rênes de l'Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin, avec pour capitale Constantinople. Son frère, quant à lui, hérite de l'Occident. L'Empire romain ne sera plus jamais unifié.

  • le 17 janvier 715 : décès de Dagobert III, Roi franc de Neustrie et de Bourgogne.
  • le 17 janvier 1377 : retour de la papauté à Rome.

Au milieu de ces graves troubles Grégoire XI, exauçant les prières pressantes de sainte Catherine de Sienne, décide de replacer le siège pontifical à Rome. Malgré l'hostilité du Roi de France et de la majorité des cardinaux, il quitte Avignon le 13 septembre 1376 et embarque à Marseille le 2 octobre pour l'Italie. Il s'installe à Corneto, tant que tout n'est pas réglé à Rome pour lui permettre de s'installer et de gouverner l'Eglise. Son entrée dans Rome se fait le 17 janvier 1377. C'est le dernier pape français. La papauté a vécu 68 ans à Avignon.

A sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape violent, Urbain VI, qui violente les cardinaux s'opposant à lui, allant jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre, du 15 octobre.

  • le 17 janvier 1562 : promulgation de l'édit de Saint Germain ou édit de Janvier.

Le chancelier Michel de l'Hospital et Catherine de Médicis, la reine mère, poussent le Roi Charles IX, à promulguer l'édit de Saint-Germain, qui autorise le culte protestant de jour en dehors des villes closes (avec remparts). En contrepartie, ils doivent rendre les lieux de cultes qu'ils ont conquis. Cet édit est mal accepté par les catholiques, en particulier par le Duc de Guise.

  • le 17 janvier 1595 : le Roi de France, Henri IV, déclare la guerre à l'Espagne.

L'Espagne soutient les grands du Royaume qui refusent de se soumettre au Roi suite au sacre, en particulier les Guise, qui tenant Reims ont empêché le sacre dans la Cathédrale. Ce dernier eut lieu à Chartes avec une ampoule d'huile identique à celle de Reims, gardée à Marmoutier.

Avec cette guerre Henri IV espère enfin restaurer la souveraineté du pays.

  • le 17 janvier 1601 : par le traité de Lyon, la France s'agrandit.

La France et la Savoie signent le traité de Lyon qui met fin à la guerre entre les deux pays. En échange du marquisat de Saluces, Henri IV reçoit de Charles-Emmanuel de Savoie le Bugey, la Bresse, la Volromey et le pays de Gex, l'actuel département de l'Ain.

  • le 17 janvier 1708 : un Edit impose la construction d'un hôpital dans chaque ville fortifiée du Royaume.
  • le 17 janvier 1800 : le nombre des journaux parisiens est ramené de 172 à 13 «pour la durée de la guerre».

Cette mesure permet de supprimer les journaux d'opposition.

  • le 17 janvier 1793 : la Convention vote la mort du Roi Louis XVI. (Correction de l'erreur de la chronique du 15 janvier, date et résultat du vote)

Compte tenu des absents, la majorité absolue est de 361 sur 721 voix. Le scrutin est relativement serré : le président Vergniaud déclare que la Convention vote pour les fers par 2 voix sur 721, pour le bannissement suivi de détention par 319 voix, pour la mort de Louis XVI par 366 voix, pour la mort avec réserve de commutation et de délais de fixation par 1 voix, pour la mort avec demande de discussion sur l'époque de l'exécution par 23 voix, pour la mort avec expulsion de tous les Bourbons par 8 voix, pour la mort avec sursis jusqu'à la paix par 2 voix. Son cousin Louis Philippe d'Orléans, dit Philippe Égalité, grand maître du Grand orient de France vote aussi la mort !

"Uniquement occupé de mon devoir (...) je vote la mort".

Il le paiera de sa vie en étant guillotiné la même année. La maçonnerie n'ayant plus besoin de lui.

Robespierre et Saint-Just réclamaient une exécution immédiate, sans procès préalable. L'Assemblée accepte, pour donner un semblant de justice à ce crime, que l'accusé soit assisté de trois avocats: Malesherbes qui favorisa la diffusion de l'Encyclopédie, alors qu'il était responsable des services de la censure, Tronchet dont les cendres seront transférées au Panthéon de Paris le 17 mars 1806, et de Sèze, franc-maçon, appartenant à la loge les Neuf-Sœurs, celle de Voltaire.

Le vote se fait nominalement et à haute voix à la tribune, sous la menace de la foule bruyante et menaçante, placée dans les galeries pour intimider les faibles. Le Roi est informé de la sentence seulement le 20 janvier. Le lendemain, il monte à l'échafaud.

  • le 17 janvier 1809 : Napoléon décide de rentrer en France après avoir poursuivi les Anglais du général Moore jusqu'à la Corogne.

Napoléon n'a pas pu les empêcher de rembarquer.

  • le 17 janvier 1871 : apparition de la Vierge à Pontmain.

Tableau visible dans la basilique de Pontmain

L'apparition de la Vierge à Pontmain se situe dans le contexte de la guerre de 1870 contre la Prusse. Les armées françaises sont écrasées et Napoléon III s'est rendu aux Prussiens à Sedan. Le 12 janvier 1871, les Prussiens sont au Mans et progressent vers l'ouest en direction de Pontmain.

Outre les désordres liés à la guerre, une épidémie de typhoïde et de variole se déclenche. Dans la nuit du 17 janvier 1871, Pontmain est sous la neige et la Vierge apparaît revêtue de la robe que portaient les avocats du temps de saint Yves. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps ».

Récit tiré du site de la basilique de Pontmain :

« C'était le 17 janvier 1871, alors que la France était vaincue par la Prusse. Pendant 3 heures, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé vont contempler la « Belle Dame » vêtue d'une robe bleue parsemée d'étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d'or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d'or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un triangle formé par trois grosses étoiles d'or en plein ciel.

Accourus devant la grange, les habitants du hameau vont commencer à prier avec les Sœurs. A l'arrivée de M. le curé, l'abbé Michel Guérin, un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame, une petite croix rouge apparaît sur sa poitrine à l'endroit du cœur. Pendant le chapelet, la Belle Dame grandit lentement au fur et à mesure des Ave Maria. L'ovale grandit aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d'elle. Au début du Magnificat une banderole blanche se déroule en dessous de l'ovale et des lettres d'or viennent s'écrire tour à tour. Le message va se continuer pendant les litanies, l'Inviolata et le Salve Regina. A ce moment-là il est complet.

Au début du cantique « Mère de l'espérance », Marie va lever les mains à hauteur de ses épaules et remuer les doigts au rythme du cantique.

Après un autre cantique dont le refrain est « Parce Domine » son visage est empreint d'une tristesse indicible. Une croix rouge vif apparaît devant elle, portant le crucifié d'un rouge foncé. Au sommet de la croix, une traverse blanche avec un nom écrit en lettres rouges couleur sang : JESUS-CHRIST ; Marie prend la croix à deux mains et la présente aux enfants. Une petite étoile vient allumer les bougies de l'ovale. On prie en silence en pleurant. On chante « Ave Maris Stella ». Le crucifix rouge disparaît ; Marie reprend l'attitude du début et sourit à nouveau.

Deux petites croix blanches apparaissent sur ses épaules. Au cours de la prière du soir qui va suivre, un voile blanc parti d'en bas monte lentement devant la Sainte Vierge. Puis tout disparaît. « C'est tout fini » disent les enfants.

Chacun retourne chez soi le cœur en paix. »

Pendant ce temps les Prussiens avancent sur Laval, ils voient une grande Dame au milieu de leur route qui leur fait signe de partir, et ils sentent une force qui les empêche d'avancer, alors ils rebroussent chemin. Sans aucun soldat en face d'eux, par la prière, ils sont repartis. Alors, voyant cela, les habitants demandent, après ce signe, que tous les soldats du village reviennent sains et saufs de la guerre. C'est ce qui se produit.

L'Armée de l'Est, du général Bourbaki, qui marche sur Belfort, est, elle, arrêtée par les Prussiens à Héricourt, le même jour.

  • le 17 janvier 1907 : Maurice Barrès est reçu à l'Académie française.

Voici quelques citations tirées de ses œuvres :

Pour toutes nos élites qui détruisent les églises de nos villages :

« Si l'église fait bien dans le paysage, c'est qu'elle y est une âme » Tirée de La colline inspirée, je crois.

« L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres. » Tirée de L'Ennemi des lois

« Le sens de l'ironie est une forte garantie de liberté.  » . Tirée de Sous l'œil des barbares

  • le 17 janvier 1915 : la ville de Soisson souffre de sévères bombardements allemands et doit être évacuée.
  • le 17 janvier 1936 : fin du procès Stavisky, neuf politiciens sont condamnés, onze autres sont acquittés.

Lire les commentaires des lecteurs lors des précédentes chroniques, le 5 janvier par exemple...

  • le 17 janvier 1941 : victoire navale française de Koh Chang.

Elle se déroule durant la guerre franco-thaïlandaise (1940-1941). La petite escadre française d'Indochine, la division navale d'extrême orient, commandée par Bérenger, inflige à la flotte siamoise, très supérieure sur le papier, une défaite sévère. Combien d'historiens signalent et saluent la victoire navale française de Koh-Chang aujourd'hui ? 

C'est la France, par l'établissement d'un protectorat, qui a mis un terme au mouvement de balancier qui plaçait le Cambodge sous la domination alternée de ses puissants et parfois cruels, voisins siamois et vietnamiens.

  • le 17 janvier 1975 : promulgation de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse.

Le ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, Mme Veil, fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux. La loi est votée à titre provisoire pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

« La Franc-maçonnerie, toujours à l'origine de bouleversements sociaux s'empresse d'en tirer parti et le docteur Pierre Simon, grand maître de la Grande Loge de France, a lui-même raconté comment : « en 1953, dans la traditionnelle quiétude genevoise un groupe de médecins, libres-penseurs, francophones, le groupe Littré, lança le premier pavé dans la mare dormante de la morale conventionnelle. Au terme de réflexions conduites dans ce groupe, nous décidons d'introduire dans nos pays respectifs l'engagement en faveur de la liberté de conception… Nous fûmes bien la locomotive anonyme… Pour ancrer l'action sociale dans le philosophique, il faut non seulement un bon plan, mais un bon outil… Toutes ces conditions réunies par la loge maçonnique. La loge, c'est le laboratoire de la société, « la nation n'y est pas seulement réduite et concentrée, à la manière d'un échantillon de sondage : on travaille à la modifier. » »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 242)

Il faut sans cesse rappeler les mots de Simone Veil : «  Si l'épiscopat français s'y était opposé, cette loi n'aurait jamais été votée ».

Voir les chroniques du 1 aout et du 19 octobre.

Posté le 17 janvier 2016 à 03h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

16 janvier 2016

C’est arrivé un 16 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 janvier 1236 : mariage du duc de Bretagne Jean Ier le Roux avec Blanche de Navarre, fille du Comte de Champagne Thibaut IV le Chansonnier.
  • le 16 janvier 1581 : le Parlement anglais décide de sévères mesures contre les Catholiques.
  • le 16 janvier 1666 : la France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 16 janvier 1794 : un décret de la Convention rebaptise Marseille la "Ville-sans-Nom".
  • le 16 janvier 1804 : débarquement à Biville.

Les Anglais débarquent clandestinement, à Biville, le général Pichegru, Lajolais, le marquis de Rivière, Jules de polignac et Rusillon, l'aide de camp du comte d'Artois. Le chouan Georges Cadoudal les accueille, mais est dépité de l'absence d'un prince de sang, contrairement au plan.

  • le 16 janvier 1917 : une lettre de Claire Ferchaud est remise au président de la république Raymond Poincaré au nom du Christ.
  • Monsieur le Président,

    Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J’ai donc l’honneur de m’adresser au chef premier de la nation française. C’est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m’envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l’Église.

    Monsieur, veuillez s’il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j’ai à vous dire n’est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d’abord, ensuite pour l’avenir de la France. C’est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j’ai reçu l’ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.

    Vous aurez le salut d’abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d’aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.

    La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n’a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l’heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.

    En second lieu, et c’est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c’est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.

    Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L’heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j’ai eu la grâce d’en contempler la face adorable. Jésus m’a montré son Cœur broyé par l’infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m’a dit : « C’est la France qui me l’a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s’avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l’âme fortement travaillée par la grâce d’abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m’a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l’âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?... »

    Plusieurs fois, pendant l’auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j’ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l’image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D’accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s’élanceront à l’assaut, munis de leurs insignes. L’ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d’ériger un temple national en son honneur.

    Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d’accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? - Je l’ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.

    Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l’objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l’heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d’airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d’une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !

    Monsieur, je vous l’ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N’entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d’honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n’ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? - En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.

    Le sang des enfants de France est comme un cri qui s’élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D’elle, nous n’aurons plus que le souvenir.

    Claire de Jésus Crucifié

    Claire Ferchaud est reçue par Poincaré le 21 mars. Sa visite n’a pas plus de succès que sa lettre. Voir la chronique du 29 janvier et du 1 er mai.

    le 16 janvier 1943 : Hitler ordonne la destruction des vieux quartiers de Marseille.
  • le 16 janvier 1945 : nationalisation de Renault.

La société anonyme des usines Renault Frères à Billancourt est dissoute sur ordonnance du Conseil National de la Résistance. Louis Renault, accusé d'avoir travaillé pendant la guerre pour les autorités allemandes, voit son usine saisie et liquidée. Tous les actionnaires recevront leur part sauf le fondateur. Ce dernier est mort en prison avant d'avoir pu présenter sa défense ! La nouvelle entreprise prend le nom de "Régie nationale des usines Renault".

  • le 16 janvier 1994 : défilé des « défenseur de l'école publique ».

Les manifestants, constitués surtout d'enseignants chargés de transmettre aux jeunes Français la culture par l'exemple, en donnent un large échantillon :

«-  A bas la calotte, libérez la capote ;

  • du fric pour les laïcs, des gnons pour les curetons ;
  • Qu'est-ce qui se cache sous Bayrou ? Bernadette.
  • Des sous pour l'école du diable.
  • Vade reto, soutanas ;
  • Couper les bourses aux curés.
  • Pour une école sans calotte et sans-culotte.
  • Des sous pour les laïcs, des lions pour les chrétiens.
  • Dieu s'est fait Marie, il ne se fera pas Marianne.

Source: Le Monde du 18 janvier 1994 et cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 16 janvier 2004 : canonisation de 5 Russes.

Le patriarche de Constantinople procède à la canonisation de cinq saints russes ayant vécu en France dans la première moitié du XXe siècle : Alexis d'Ugine († 1934) et quatre martyrs morts en déportation. Ce sont les nouveaux saints russes de France.

Posté le 16 janvier 2016 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

15 janvier 2016

C’est arrivé un 15 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 15 janvier 69 : affaibli par la révolte des légions de Germanie qui ont proclamé le gouverneur de Germanie supérieure, Vitellius, Galba est renversé par ses prétoriens, qui offrent l'empire à Othon.
  • le 15 janvier 708 : élection du pape Sisinnius.
  • le 15 janvier 936 : mort du Roi de France, Raoul de Bourgogne.

Malade depuis l'automne, le Roi Raoul meurt à Auxerre sans descendant direct. Gendre du Roi de France Robert Ier, il est devenu Roi à la mort de ce dernier, en 923. Raoul, ancien Duc de Bourgogne, règne sur le royaume des francs pendant treize ans. C'est en Angleterre que l'on trouve le nouveau souverain en la personne de Louis IV d'Outremer, descendant de Charles III le simple.

  • le 15 janvier 1200 : création de l'université de Paris.

La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle n'obtient toutefois du Roi un statut officiel qu'en 1215. Elle comprend quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l'étude des textes anciens et à la théologie ; cela fera le renom intellectuel de la ville.

Carte postale de la Sorbonne

  • le 15 janvier 1208 : assassinat de Pierre de Castelnau, légat du Pape.

Moine de Cîteaux, chargé par le pape d'enquêter sur les cathares et l'hérésie albigeoise, Pierre de Castelnau est assassiné par un vassal de Raymond VI de Toulouse. Tenu par le pape Innocent III pour responsable de cet assassinat, Raymond est excommunié. Cet évènement est à l'origine de la Croisade des Albigeois. Voir les chroniques du 16 mars, du 12 avril, du 12 septembre.

  • le 15 janvier 1369 : la rupture du Traité de Calais provoque la reprise de la guerre. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France.

Le 30 novembre 1368, Charles V prononce la confiscation de l'Aquitaine. La Guerre de Cent Ans reprend entre l'Angleterre et la France, qui récupère la majeure partie de l'Aquitaine et de la Normandie, données en apanage aux Anglais en échange de la libération de Jean II le Bon. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France. Le 5 février, les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

Du Guesclin remporte la victoire de Montiel sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel, abandonné par le Prince Noir; cette victoire est suivie de l'assassinat de Pierre le Cruel que remplace Henri II de Transtamare. La France passe une alliance avec la Castille.

  • le 15 janvier 1381 : signature du second traité de Guérande.

Seize ans après la signature du premier Traité de Guérande, qui mettait un terme à la première guerre de Succession de Bretagne, des négociateurs français et bretons mettent au point un nouveau traité, ratifié le 4 avril de la même année. Le texte affirme la neutralité de la Bretagne. En échange du recouvrement de ses biens, le duc Jean IV de Bretagne accepte de prêter hommage au Roi de France, de verser une indemnité et de renvoyer ses conseillers anglais. Voir la chronique du 12 avril

  • le 15 janvier 1484 : début des États Généraux, à Tours.

Du 15 janvier au 11 mars, la réunion des États généraux se fait à Tours ; suite à la mort du Roi Louis XI. Ils confirment la force de l'autorité monarchique en France.

« Le Chancelier Guillaume de Rochefort confirme, dans son discours d'ouverture, la fidélité du peuple de France à son Roi, contrairement à l'Angleterre qui change ses familles régnantes, délaissant les héritiers légitimes, marquant chaque changement de règne par une révolution nouvelle. Massemin, chanoine du Chapitre de Rouen, parmi les grands orateurs politiques de ces États de Tours, énonça les paroles que l'on sait, étonnantes de fraîcheur. Aux mêmes États de Tours, chacun des ordres nomma des commissaires sur la demande du chancelier, pour travailler avec les membres du Conseil du Roi. Trois conférences furent organisées, et spécialement consacrées à l'Église, à la justice et à l'impôt. »

[Tiré de Georges Picot, Histoire des Etats généraux, t. I, p. 390]

  • le 15 janvier 1541 : Jean-François de La Roque de Roberval, Lieutenant général du Canada.

François Ier le nomme son « Lieutenant général au pays de Canada » où il le charge de « répandre la sainte foi catholique ». Les termes de sa commission sont formels : sa mission est de fonder une colonie, où il devra construire des églises, des villes fortifiées. Il reçoit un subside de 45 000 £ et il affrète trois navires : la Valentine, l'Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l'accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer des criminels des prisons pour commencer sa colonie.

  • le 15 janvier 1552 : le traité de Chambord est signé.

Henri II, sacré Roi de France en 1547, conclut, par le traité de Chambord, une alliance avec les princes protestants de la Ligue de Smalkalde. Ces derniers sont en guerre contre Charles Quint depuis 1545. Ce traité vise directement ce dernier. Henri II est candidat au titre de vicaire du Saint-Empire. Les princes protestants de la Ligue de Smalkalde le soutiennent et avec Maurice de Saxe, ils vont jusqu'à promettre la succession impériale à Henri II et à mener des attaques pour détourner l'attention de Charles Quint et permettre à Henri II d'attaquer l'Allemagne et les Pays-Bas. La France remporte d'importants succès initiaux, qui lui permettent d'occuper et d'annexer la Lorraine et les Trois-Évêchés.

  • le 15 janvier 1629: deux décisions royales.

Un Lit de justice de Louis XIII limite le droit de remontrance du Parlement. Parallèlement, il confie la régence à sa mère Marie, flanquée d'un conseil dirigé par Bérulle, afin de partir pour l'Italie, alors même que ce dernier est hostile à l'intervention en Italie.

  • le 15 janvier 1633 : un parlement est créé à Metz par un édit de Louis XIII.
  • le 15 janvier  1648 : Anne d'Autriche tient un lit de justice au Parlement de Paris pour forcer l'enregistrement d'édits fiscaux.

C'est le début de la Fronde.

  • le 15 janvier 1761 : capitulation de Lally-Tollendal à Pondichéry.

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule à Pondichéry au terme de 8 mois de siège, lors de la guerre de Sept Ans. La France, battue sur tous les fronts, perd à l'issue du conflit ses plus belles colonies. La France ne pardonne pas cette défaite au général et l'accuse de trahison. Il est d'origine irlandaise. Lally-Tollendal est jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766. Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtient sa réhabilitation en 1778. Quant au comptoir de Pondichéry, il est restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivent, il est finalement rendu à l'Inde en 1954.

  • le 15 janvier 1790 : un décret fixe à quatre-vingt-trois le nombre de départements.

Un décret de la Constituante fixe à 83 le nombre de départements. Cette nouvelle division du Royaume vient remplacer les 34 Provinces en vigueur sous l'Ancien Régime. La taille des départements est définie de telle façon que chaque citoyen peut se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Les députés projetaient en premier lieu d'établir des circonscriptions géométriques (carrée !) à l'image des Etats américains, mais l'idée sera abandonnée et les limites des départements seront fixées selon celles des anciennes provinces. Elles coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d'où leur succès immédiat.

  • le 15 janvier 1791 : un nouvel impôt, la contribution mobilière, est institué.
  • le 15 janvier 1797 : victoire de Rivoli.

Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli, en Italie. Ses troupes l'emportent contre les autrichiens du baron d'Alvinczy. Elle s'inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l'armée d'Italie de Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

Cette victoire entraîne la chute du duché de Mantoue et la reddition du général Wurmser. Alvinczy laisse dans la débâcle près de 6 000 prisonniers, dont plusieurs généraux, et 22 canons, aux troupes françaises.

A. Hugo,  Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 Tome 1, Delloye, Paris, 1835

  • le 15 janvier 1896 : accord franco-anglais concernant le Siam.

Les Anglais et les Français signent un accord sur leurs influences respectives dans le Sud-Est asiatique. La France confirme l'indépendance du Siam et se voit reconnaître le protectorat sur le Laos.

  • le 15 janvier 1898 : parution de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand.
  • le 15 janvier 1900 : Lyautey publie l'article "Du rôle colonial de l'armée" dans la "Revue des Deux-Mondes".
  • le 15 janvier 1910 : le Congo français devient l'Afrique équatoriale française.
  • le 15 janvier 1932 : les Français achèvent la pacification du Maroc.
  • le 15 janvier 1933 : première apparition de Notre Dame à Banneux en Belgique.

Notre Dame apparaît plusieurs fois à Mariette Beco entre le 15 janvier et le 2 mars 1933, à Banneux, un village près de Liège, en Belgique. Les apparitions mariales font suite à celles de Beauraing, qui se déroulent peu de temps avant et aussi en Belgique. Les deux sont reconnues par l’Église comme authentiques. Un sanctuaire est construit, Banneux devient un centre de pèlerinage très fréquenté.

Notre Dame révèle l’existence d’une source, dont l’eau a déjà guérit miraculeusement plusieurs personnes à ce jour. Le message de Notre Dame est de venir à Banneux car elle y promit de soulager les souffrances.

  • le 15 janvier 1975 : le Conseil constitutionnel achève son examen de la loi Veil : son président, Frey, fait adopter la loi sans vote.

Encore une fois la république, en grande démocrate, fait le bonheur du peuple malgré lui. Les membres du Conseil constitutionnel s'étonnent que, depuis 2013, le peuple remette en cause leur autorité. Ils feraient bien de relire Bossuet qui écrivait :

« Il y a des lois fondamentales qu'on ne peut changer… C'est principalement de ces lois fondamentales qu'il est écrit qu'en les violant on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires. » (cité dans Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte, à Monsieur le Dauphin ; livre premier)

  • le 15 janvier 1991 : fin de l'ultimatum fixé à l'Irak. L'opération tempête du désert va débuter.
  • le 15 janvier 1995 : le pape Jean-Paul II célèbre une messe devant plus de deux millions de fidèles à Manille.

C'est la plus grosse affluence de son pontificat, au terme d'une visite de quatre jours aux Philippines.

  • le 15 janvier 2001 : le ministère de la Défense annonce que les résultats de la recherche d'uranium appauvri effectuée chez cinq militaires français ayant servi dans les Balkans et hospitalisés pour des maladies sanguines sont négatifs.

Posté le 15 janvier 2016 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 janvier 2016

C’est arrivé un 14 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 ou 14 janvier 367 : décès de Saint Hilaire de Poitier.

Issu d'une famille aristocratique gallo-romaine de la cité de Lemonum, il est élu évêque de la ville vers 350. Soucieux de l'instruction du peuple, il rédige un Commentaire sur l'évangile de Matthieu, qui est la première œuvre d'exégèse latine qui nous soit parvenue.

En 355, il s'oppose à l'arianisme qui s'étend en Gaule, c'est-à-dire, dans l'Empire romain du milieu du IVe siècle, à l'empereur. Aussi, lors du concile de Béziers de 356, que dominent les ariens, avec à leur tête Saturnin, l'évêque d'Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie. L'empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie, afin de réconcilier l'Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens.

Saint Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l'empereur dans ses deux Livres à l'empereur Constance. Il présente ses thèses au Concile de Séleucie en 359, et retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. Le concile de Paris de janvier 361, influencé par saint Hilaire, condamne clairement l'arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. La principale œuvre de saint Hilaire est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils

Saint Martin de Tours le rejoint dans les années 356 et en 360, fonde l'abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire est très probablement à l'origine de la construction du baptistère Saint-Jean de Poitiers, qui est l'un des plus vieux monuments chrétiens actuellement subsistant en France.

Considéré comme Père de l'Église, Saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851. Il est fêté le 13 janvier, la date présumée de sa mort.

  • le 14 janvier 1526 : Traité de Madrid, libérant François Ier, prisonnier de Charles Quint après la défaite de Pavie.

                                

François 1er                                          Charles Quint

François Ier de France signe un traité de paix avec Charles Quint, à Madrid afin d'être libéré, alors qu'il est prisonnier de l'empereur suite à la défaite de la bataille de Pavie le 24 février 1525 (voir la chronique du jour).

Selon ce traité, François Ier doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles.

Mais, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, il demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération, le 17 mars 1526, François rejette le traité, alors qu'il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.

  • le 14 janvier 1703 : Vauban est nommé Maréchal de France par Louis XIV pour services rendus au royaume.

Sébastien Le Prestre de Vauban

  • le 14 janvier 1797 : début de la bataille de Rivoli.
  • le 14 janvier 1809 : l'Angleterre et l'Espagne s'allient contre Napoléon Ier.
  • le 14 janvier 1811 : Napoléon fait dire à Pie VII.

    "Puisque rien ne peut le rendre sage, il verra que Sa Majesté est assez puissante pour déposer un pape".

Il est étonnant de voir que les revers majeurs des armées françaises ont commencé quand Napoléon 1er a vraiment failli à la mission de la France de protectrice de l'Eglise. Rappelons que le pape Pie VII est enlevé par le général Radet dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809  (voir la chronique du 5 juillet); qu'il est d'abord détenu à Savone (1809-1812), puis à Fontainebleau (1814). Napoléon envisage alors de fixer la papauté à Avignon ou à Paris.

  • le 14 janvier 1852 : adoption d'une nouvelle Constitution, inspirée de celle de l'an VIII.

La nouvelle constitution est promulguée : le président de la république est doté de pouvoirs étendus et il est désormais élu au suffrage universel pour 10 ans.

  • le 14 janvier 1858 : attentat raté d'Orsini contre Napoléon III et l'Impératrice Eugénie.

L'empereur et l'impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. Orsini et ses complices lancent des bombes contre le cortège impérial, devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris, pour punir Napoléon III d'être un "carbonaro félon". L'explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini est condamné à mort et guillotiné le 13 mars suivant.

  • le 14 janvier 1918 : l'ancien président du Conseil Joseph Caillaux est arrêté sur accusation de trahison.
  • le 14 janvier 1962 : une série d'attentats fait au moins 36 morts algériens et européens dans les grandes villes algériennes.
  • le 14 janvier 1962 : premiers accords sur la PAC.

Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d'accord sur l'union douanière et la mise en place plus rapide d'une Politique agricole commune (PAC). Les Six prévoient une amélioration de la productivité agricole, une "stabilisation des marchés" nationaux, la "garantie de sécurité des approvisionnements" et l'assurance "d'un niveau de vie équitable des populations agricoles". La PAC contribuera à faire de l'Europe l'un des plus grands exportateurs du monde, mais sera plusieurs fois réformée.

  • le 14 janvier 1963 : De Gaulle s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun et refuse l'autorisation du stationnement en France des fusées Polaris américaines
  • le 14 janvier 1964 : le président de la République devient le seul à pouvoir déclencher l'arme nucléaire en France.
  • le 14 janvier 1989 : condamnation par la cour d'assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité des quatre dirigeants d'Action directe pour l'assassinat de Georges Besse, PDG de Renault.

Posté le 14 janvier 2016 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

13 janvier 2016

C’est arrivé un 13 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13janvier 533 : mort de Saint Remy.

Saint Remy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd'hui sont testament qui s'adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu'il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :

« Le testament de Saint Remy a une importance capitale pour nous Français; c'est une véritable vision d'avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Remy lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France. »

"Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres."

Ce testament le voici :

« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...

Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves***. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.

Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

II° BÉNÉDICTIONS

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."*****

Et le marquis poursuit :

« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

"X..., Evêque.

Celui que mon Père Remy a maudit, je le maudis, celui qu'il a béni, je le bénis.

Et j'ai signé."

Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d'expérience, de constater:

"Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples. C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N'ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE."

*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar - Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici -- Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.

***Ainsi, à l'origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin. (Note de bas de page de La mission divine de la France ; Editions ESR page 59)

****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc... (Note de bas de page de La mission divine de la France, page 60)

***** L'authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Remy", publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.

Chasse de Saint Rémi, visible dans l'Abbaye de Saint Rémi à Reims

Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l'issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d'héritier de l'Empire Romain d'Occident. Dans cette missive, l'évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l'égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :

Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

« Un grand bruit vient de parvenir jusqu'à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n'est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c'est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l'œuvre de l'homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s'en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N'attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n'en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu'un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »

Remy, évêque, l'an 485

  • le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.

L'empereur d'occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l'invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l'Ouest le 29 février et règne jusqu'en 898.

  • le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.

Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d'Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l'Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L'ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l'impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l'ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.

Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L'ordre s'enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l'Europe.

L'ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l'ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'ordre amène encore aujourd'hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).

  • le 1 janvier 1151 : l'abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l'office de Prime.

Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l'idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l'en dissuader. Ce n'est qu'après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d'autres, est profanée en 1793.

Mort de Suger, visible au musée des Beaux-arts de Nantes

  • le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l'organisation de l'armée.

Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l'armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d'eux de petites armées composées de routiers d'une centaine d'hommes que l'on solde pour être sûr qu'ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.

Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.

  • le 13janvier 1691 : première médaille de l'Amérique française.

À la mi-octobre 1690, l'amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l'émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.

Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d'émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.

Il en éprouve tant de joie qu'il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l'Amérique française.

Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l'avers, le profil de Sa Majesté avec l'inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l'année M.DC.XC.

  • le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L'Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J'accuse, consacrée à l'affaire Dreyfus.

Le titre lui est soufflé par Georges Clemenceau, alors éditorialiste du journal.

  • le 13 janvier 1908 : Henri Farman fait son premier vol avec passager sur un biplan.

  • le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s'ils ont un contenu religieux.
    • le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »

Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.

Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l'Ain. En 1883 qu'il choisit la carrière des armes et s'engage à Toulon dans le 4e Régiment d'Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l'École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l'expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d'Honneur.

Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d'Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.

Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l'embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d'exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l'armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l'opinion publique en française comme un héros.

Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d'Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.

Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l'assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s'éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre.

  • le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l'Allemagne.
  • le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d'évêque d'Évreux par le Vatican.
  • le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
  • le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.

Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d'adolescents.

  • le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au "mariage homosexuel" manifestent à Paris.

340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu'à faire des additions. Il est vrai que si l'algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignées que l'Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.

Posté le 13 janvier 2016 à 06h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

12 janvier 2016

C’est arrivé un 12 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 janvier 1598 : le pape Clément VIII s'empare du duché de Ferrare.
  • le 12 janvier 1628 : naissance de Charles Perrault, homme de lettres français.

Charles Perrault nait le 12 janvier 1628 à Paris, il est le dernier d'une fratrie de 7 enfants. Après de brillantes études littéraires au collège de Beauvais il obtient une licence de droit en 1651. Le métier d'avocat l'ennuyant, il entre au service de Colbert pour diriger la politique artistique et littéraire du Roi Louis XIV. En 1695, Perrault perd à la fois sa femme et son poste à l'Académie ; son protecteur, Colbert est mort. Il décide de se consacrer à l'éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l'Oye, (la "Mère l'Oye" désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants), contes issus de la tradition orale, puis, "Peau d'Ane", "La Belle au bois dormant", "Le Petit Chaperon rouge", "Le Chat botté", "Cendrillon" ou encore "Le Petit Poucet", « Barbe Bleue », « Les Fées », « Riquet à la houppe ».

Il fait paraître son recueil sous le nom de son fils aîné, Pierre Darmancour, alors âgé de 19 ans, afin d'aider à la carrière débutante de celui-ci comme secrétaire de Mademoiselle. Il est considéré comme l'un des grands auteurs du XVIIe siècle.

  • le 12 janvier 1673 : Racine est élu à l'Académie française.
  • le 12 janvier 1791 : Cambacérès se porte acquéreur du domaine de St-Drézéry.

Cette propriété du chapitre de la cathédrale de Montpellier est vendue comme bien national par la municipalité (Cambacérès, vice-président du conseil municipal doit se servir d'un prête-nom).

Ce franc maçon notoire, aurait-il été mû par de vils sentiments matérialistes et non par l'amour du genre humain, dans sa lutte contre le Trône et l'Autel ?

  • le 12 janvier 1803 : déclaration de Bonaparte à Fouché.

"On croit à Paris que je vais me faire empereur. Je n'en ferai rien. Voilà 3 ans qu'il s'est fait assez de grandes choses sous le titre de consul. Il faut le garder. Je ne crois pas qu'il faille un nouveau nom pour un nouvel empire.".

  • le 12 janvier 1846 : naissance de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Suite à la condamnation de l'Action Française de Charles Maurras, par le pape Pie XI, en 1926, le Cardinal, convoqué à Rome en septembre 1927, pour s'expliquer au sujet de ses très fortes critiques vis-à-vis de Rome, dépose sur le bureau du pape tous ses insignes de cardinal. Ce dernier n'accepte officiellement sa démission que le 21 octobre suivant.

C'est en tant que simple prêtre qu'il mourra à 85 ans, huit ans avant que Pie XII ne lève la condamnation de l'Action Française.

  • le 12 janvier 1913 : les derniers omnibus à chevaux disparaissent de Paris au profit des autobus.
  • le 12 janvier 2006 : l'agresseur de Jean-Paul II est libéré.

L'homme qui a essayé de tuer le pape Jean-Paul II en 1981 est maintenant libre. Après avoir été incarcéré pendant 25 ans, Ali Agça, sort de prison.

Jean Paul II avait rencontré Agça en prison et lui a pardonné.

Le 13 mai 1981, Ali Agça tire sur Jean Paul II sur la place Saint-Pierre, le blessant grièvement à l'abdomen et le touchant aussi à la main gauche et au bras droit. Deux ans plus tard, Jean-Paul II rencontre Ali Agça dans sa prison italienne et lui pardonne son geste.

La balle est enchâssée dans la couronne de la statue de Notre Dame qui est à Fatima, que Jean Paul II a remerciée pour sa protection miraculeuse. En effet, Ali Agça a reconnu qu'il lui était impossible de rater sa cible à une distance aussi courte avec l'entraînement qu'il avait reçu.

Posté le 12 janvier 2016 à 05h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

11 janvier 2016

C’est arrivé un 11 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 janvier 49 avant Jésus Christ : Jules César franchit le Rubicon.

Jules César franchit le fleuve Rubicon avec sa XIII° légion. Ce fleuve constitue la séparation entre la Gaule cisalpine et l'Italie. Le Sénat Romain interdit à tout général en arme de franchir cette frontière sans son autorisation. César viole donc la loi romaine et commence une guerre civile.

En franchissant le fleuve, selon l'historien Suétone, il s'exclame : « Iacta esto alea », ou, selon l'opinion commune, « Alea jacta est »... "le sort en est jeté". Désormais, plus rien ne peut l'arrêter. La guerre civile s'achève avec la prise de pouvoir de César qui devient dictateur à vie.

  • le 10 ou 11 janvier 314 : décès du pape Miltiade.
  • le 11 janvier 705 : décès du pape Jean VI.
  • le 11 janvier 1443 : décès d'Etienne de Vigolles, dit « La Hire », compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.

Né à Prechacq, dans l'ouest de la Gascogne, aujourd'hui Prechacq-les-Bains dans les Landes, entre 1380 et 1390. Son surnom de «La Hire» ou «La Hire-Dieu» est passé dans l'histoire à cause de ses colères légendaires. Mais ce surnom peut aussi être dû au fait qu'Etienne de Vignolles était propriétaire d'une terre nommée La Hite ; un défaut de prononciation de l'époque transformant le nom en La Hire. Il se distingue notamment au siège de Coucy. Il combat plus tard au Le Mans face à John Talbot.

En 1428, La Hire participe à la défense d'Orléans, sous les ordres de Dunois, toujours face à Talbot. Malchanceux lors de la  « Bataille des Harengs », il rejoint ensuite la chevauchée de Sainte Jehanne d'Arc et participe activement à la délivrance d'Orléans à la tête de sa « Compaignie ». Il s'illustre le 18 juin à Patay en chargeant à revers les Anglais, dont il fait un véritable carnage.

En 1431, après la capture de Jehanne, il monte une expédition en Normandie pour tenter de la délivrer à Rouen. Malheureusement, il est pris et envoyé à Dourdan d'où il finit pae s'évader.

Ce guerrier, fidèle au Roi et Compagnon de la Pucelle, meurt le 11 janvier 1443 à Montauban. Il a été inhumé à Montmorillon dans un gisant qui a été saccagé par les Huguenots et qui a disparu lors de la Révolution.

Au XVIIe siècle, La Hire devient le nom donné au Valet de Cœur dans les jeux de cartes.

  • le 11 janvier 1681 : signature d'une alliance défensive franco-brandebourgeoise.

Par un traité secret Louis XIV et l'électeur de Brandebourg se promettent mutuelle assistance.

  • le 11 janvier 1787 : le traité de commerce franco-russe accorde des facilités aux marchands français en Baltique et dans la mer Noire.
  • le 11 janvier 1898 : dans le cadre de l'affaire Dreyfus, le commandant Esterhazy, accusé de faux, est acquitté.

Esterhazy, dont l'histoire va montrer qu'il est pourtant le vrai coupable de l'affaire Dreyfus, est acquitté au terme d'un procès expédié en quelques minutes. Henry et Esterhazy ont manipulé des éléments pour accuser Picquart d'avoir créé un faux document: "le petit bleu". Coupable d'avoir découvert une vérité que l'armée et le pouvoir ne sont guère enclins à entendre, Picquart sera accusé et incarcéré au Mont-Valérien avant d'être rayé des cadres de l'armée.

Lire le livre d'Henriette Dardenne, fille de Godefroy Cavaignac, ministre de la Guerre en 1898, Lumières sur l'affaire Dreyfus, aux Nouvelles éditions latines.

  • le 11 janvier 1923 : par suite du non-paiement des réparations de guerre par l'Allemagne, la France et la Belgique occupent la Ruhr.

60.000 soldats français et belges pénètrent dans le bassin de la Ruhr pour obliger l'Allemagne à verser les réparations de guerre inscrites dans le traité de Versailles.

Le chancelier allemand, de l'époque, Wilhelm Cuno proteste et appelle à la « résistance passive ». Le mark s'écroule rapidement, et des troubles politiques éclatent. L'année 1923 sera qualifiée par les Allemands d'« année inhumaine »...

  • le 11 janvier 1962 : inauguration du France.

Le prestigieux paquebot France, construit par les Chantiers de l'Atlantique, quitte Le Havre pour sa croisière inaugurale vers les Canaries. Ce géant des mers mesure 315 mètres de long et 34 de large, jauge 55 000 tonnes et peut accueillir jusqu'à 618 passagers en première classe plus 1626 en classe économique, avec un équipage de 1 000 personnes.

L'inauguration est présidée par Yvonne de Gaulle et le Premier ministre Michel Debré. Le 25 juin 1979, il est racheté par la Norvège et rebaptisé "le Norway".

  • le 11 janvier 1952 : décès du maréchal de Lattre de Tassigny, Maréchal de France.
  • le 11 janvier 2013 : déclenchement de l'opération Serval.

L'intervention militaire de 2013 au Mali est une opération militaire française qui commence le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les Touareg et leurs alliés islamistes lancent une offensive en direction de la capitale Bamako. Cette guerre est la conséquence de plusieurs phénomènes croisés : des frontières faites en dépit du bon sens à l'indépendance de ces colonies, la guerre en Libye qui a déstabilisé les populations sahariennes, le réveil des Touareg, l'usure du pouvoir malien totalement corrompu et discrédité auprès de sa propre population pourtant habituée à de tels comportements, le repli vers le Sahara d'islamistes chassés d'Afghanistan etc.

Appelée à l'aide par le gouvernement malien, la France, ancienne puissance coloniale, intervient, arrête rapidement l'invasion et repousse les assaillants vers le nord. C'est aussi un moyen d'essayer de rattraper les erreurs faites en Lybie.

Posté le 11 janvier 2016 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 janvier 2016

Le vœu de Louis XIII consacre la France à la Vierge

De l'abbé Laurentin pour Cotignac 500:

Esc1"Les débuts du règne du jeune Louis XIII furent agités par de sourdes trahisons (Gaston d’Orléans, Marie de Médicis, Concini et la reine elle-même), des guerres incertaines (La Rochelle, Espagne, Corbie, etc.) et de graves ennuis de santé personnels (abcès au ventre). Mais à chaque fois, le roi obtint heureuse issue en s’en remettant avec confiance et piété à la Mère de Dieu. Finalement, en 1636, la Sainte Vierge inspire à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, l’idée que la France lui soit consacrée.

L’année suivante, le roi Louis XIII fait cet acte « dans le secret de son cœur » et avec la reine, Anne d’Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans. La Mère de Dieu répond en apparaissant à Frère Fiacre, un religieux du couvent de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondé par le roi en reconnaissance de ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère miraculeux de cette apparition est rapidement reconnu et la reine est prévenue.Le Frère Fiacre achève les trois neuvaines le 5 décembre 1637 : neuf mois jour pour jour avant la naissance de Louis XIV, qui recevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ». Avant cela, dès que la reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l’enfant serait un garçon ou une fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l’Édit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Le roi veillera à ce que cet Édit soit enregistré par le Parlement comme loi fondamentale du royaume et acte de l’autorité souveraine. Il instaure aussi une procession chaque année le 15 août pour la fête de l’Assomption, dans toutes les églises de tous les diocèses du royaume et requiert une représentation de son acte de consécration dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

« Tant de grâces si évidentes font que nous avons cru être obligés de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu’à lui, en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets. Nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces. »

Ce vœu solennel et la naissance du Dauphin si attendu déclenchèrent une véritable allégresse : « Jamais aucun peuple, dans aucune occasion, n’a montré plus d’allégresse : c’est une grande et sûre preuve d’amour des sujets pour leur roi, quand ils accueillent avec de tels transports d’être gouvernés par sa postérité », a écrit l’ambassadeur protestant de Suède Grotius en septembre 1638. « Depuis ce vœu, la France a ressenti les effets de cette puissante protection. Toutes nos affaires reprirent (…) avec tant de bonheur qu’il semble que ce soit un songe, ou que nos ennemis aient perdu cette haute estime qu’ils se donnaient de vouloir faire la loi à toutes les nations et surtout d’humilier la nôtre », a écrit l’historien Lepré-Balain en 1647.

Cet acte de consécration, issu d’une conviction et d’une concertation sans ombre, éclairé par une solide doctrine, scella et perpétua en France « royaume de Marie » une confiance en la Vierge qui se transmit de génération en génération, avec des fruits incalculables, dans les diocèses, les paroisses, les familles et dans les cœurs, et c’est encore à ce vœu solennel que fit référence le Pape Pie XI quand il proclama officiellement Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de France, en 1922."

Posté le 10 janvier 2016 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent


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