27 mai 2015

C’est arrivé un 27 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Sacre de Louis XII, Cathédrale Notre-Dame d'Amiens peinture en polychromie de 1502

Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :

  • Il jure de défendre l'Eglise,
  • de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s'engage à préserver l'ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
  • d'empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
  • de chasser les hérétiques de France.

Puis dans un silence solennel, l'archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l'oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu'à la jointure des bras. Au rite de « l'unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d'or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s'exclame par trois fois :

"Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!"

Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l'abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : "Le Roi te touche, Dieu te guérit". Louis XII guérit ainsi "plus de quinze" des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés.

  • le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d'Angleterre.

Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l'oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d'Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l'Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l'amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l'objectif est d'empêcher les avancées françaises en Flandre.

Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d'Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d'Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l'Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l'autre côté de l'Atlantique, l'Espagne reconnaît l'occupation par la France de l'ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).

  • le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu'en 1725. Il se lance dans une politique d'expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l'influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d'un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.

  • le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.

C'est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris

  • le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.

Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur mort paisible sur l'échafaud impressionne les foules. C'est en pleine période de séparation de l'Église et de l'État, alors que l'Etat saisit les biens de l'Église et expulse les congrégations religieuses de France qu'elles sont béatifiées par le pape Pie X.

  • le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.

(Voir la chronique du 24 avril)

  • le 27 mai 1918 : déclenchement de l'offensive allemande du « Chemin des Dames».

C'est à 1 heure du matin que l'artillerie allemande déclenche un tir d'une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d'interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L'état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.

  • le 27 mai 1921 : création du Code de la route.

Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C'est la transformation d'un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d'abord soumise à la loi de 1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l'évolution des véhicules et des routes.

  • le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.

Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d'insurrection fondée sur l'assassinat des autorités adverses.

Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)

  • le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).

A l'initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l'armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l'opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l'Assemblée nationale française en 1954.

Posté le 27 mai 2015 à 06h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2015

28 mai 2015 à Lamotte-Beuvron : « Moi, Augustin, prêtre martyr de la Révolution française »

Image002Conférence-signature de Marieke Aucante, à l’occasion de la sortie de son livre « Moi, Augustin, prêtre martyr de la Révolution française » le jeudi 28 mai 2015 à 20h30 à Lamotte-Beuvron, Salle Etienne Schricke (rue de la Poste). Entrée libre.

« Moi Augustin » est un roman historique qui raconte la vie d’un jeune prêtre né en Limousin qui a vécu l’enfer des pontons de Rochefort, ces bateaux-prisons où s’entassaient des prêtres réfractaires au serment sur la Constitution civile du Clergé.

Marieke Aucante est grand reporter à France Télévisions, journaliste. Elle est l’auteur d’une douzaine de romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre.

Soirée organisée par l’ACPL (Association culturelle de la Paroisse de Lamotte).

Posté le 26 mai 2015 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mai : fête de saint Philippe Néri, le patron des humoristes.
  • le 26 mai 1445 : la première armée permanente en France.

Les compagnies d'ordonnance sont créées par le Connétable Arthur de Richemond sous le Roi Charles VII par l'ordonnance du 26 mai 1445. Cette nouvelle formation militaire constitue la première armée permanente à la disposition de la couronne. Avant, pour faire la guerre, le Roi devait faire appel à ses vassaux, l'ost, selon la coutume féodale qui n'étaient obligés de servir que pendant 40 jours. Le Roi devait alors recruter des mercenaires, capacité militaire chère et souvent incontrôlable. Chaque compagnie d'ordonnance est composée de cent lances de six cavaliers chacune (un homme d'armes, un coutillier, un page, deux archers et un valet de guerre). Cette ordonnance prévoit d'assurer une bonne armée permanente de 9 000 à 10 000 hommes.

  • le 26 mai 1463 : entrée du Roi Louis XI à Toulouse.

Louis XI, venant de Guyenne, où il a signé la paix avec les rois de Castille, d'Aragon et de Navarre, fait son entrée à Toulouse. La ville a été dévastée par un grand incendie, le 7 mai. Le Roi y demeure trois semaines pour soutenir la reconstruction de la ville.

  • le 26 mai 1648: décès du peintre  Antoine Le Nain.


"Portraits dans un intérieur", Antoine
Peint en 1647
Paris, musée du Louvre

Il existe un doute sur la mort de deux des trois frères. Alors que le décès de Louis est survenu le même jour, le 23 mai pour certains, pour d'autres il y a trois jours entre les deux décès. Voir la chronique du 23 mai sur la mort de Louis Le Nain.

Deux femmes avec trois enfants, Galerie Dreyfus

  • le 26 mai 1657 : candidature de Louis XIV à la couronne du Saint Empire germanique.

Louis XIV brigue la couronne d'empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c'est le candidat germanique, Léopold de Habsbourg, qui est élu, en 1658.

  • le 26 mai 1791 : les débuts du musée du Louvre.

Par décret est crée le Muséum central des arts de la République dans l'ancienne résidence royale, abandonnée par Louis XIV au profit de château de Versailles. Le Louvre n'était plus occupé que pour des visites royales ou des réunions des conseils royaux. La IIIème République le déclare "propriété de l'État", et lui donne son statut actuel de musée national. Il est le 3ème plus grand musée du monde. On y trouve notamment la Joconde de Léonard de Vinci.

  • le 26 mai 1805 : Napoléon se couronne lui-même roi d'Italie.

Napoléon Ier a accepté la couronne de roi d'Italie le 17 mars 1805. Il fait une entrée triomphale à Milan le 8 mai 1805, Joséphine et lui sont couronnés le 26 mai par le cardinal Caprara. Alors que l'archevêque de Milan veut lui mettre sur la tête la couronne des rois de Lombard, faite de fer et existante depuis 1026, Napoléon Bonaparte s'en saisit et se couronne lui-même dans la cathédrale de Milan en disant:

"Dieu me la donne, prennent garde ceux qui la touche"

Cette phrase devient la devise de l'Ordre de la Couronne de Fer L'empereur nomme son beau-fils, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie. Début janvier 1814, la défection de Murat qui s'allie avec les Autrichiens, puis les Anglais afin de conserver son royaume de Naples, fait perdre l'Italie.

  • le 26 mai 1944 : bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne.

Le bombardement du 26 mai 1944 est une opération militaire qui entre dans le cadre du Transportation Plan, plan d'attaque des voies de communication, destinée à préparer le débarquement en Normandie. Il s'agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d'empêcher les Allemands d'acheminer des troupes et du matériel vers l'ouest de la France. La méthode employée est celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise (sic) que celle des Anglais, qui consistait à bombarder de nuit. L'imprécision due à l'altitude de vol cause la mort de nombreux civils.

  • le 26 mai 1944 : le chef de l'Etat Pétain effectue une visite à Nancy.

Un million de personnes dans les rues pour écouter le chef de l'Etat.

Place Stanislas, le 26 mai 1944.

  • le 26 mai 1968 : signature des accords de Grenelle.

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle. Ils prévoient l'augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail. Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. Le 30 mai, De Gaulle annonce la dissolution de l'Assemblée et reprend le pays en main.

  • le 26 mai 2013 : manifestation de plus d'un million de personnes à Paris contre la dénaturation du mariage.

Posté le 26 mai 2015 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

25 mai 2015

C’est arrivé un 25 mai …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mai 1085 : décès du pape Grégoire VII.

Voir la chronique du 22 avril. Pendant son règne, il prend des mesures pour mettre fin au scandale dû à la situation des prêtres ou évêques mariés.

  • le 25 mai 1261 : décès du pape Alexandre IV.

Alexandre IV, né Rinaldo Conti, voit son pontificat marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, l'établissement de l'Inquisition en France, les faveurs accordées aux ordres mendiants et aux tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares.

  • le 25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise.

Fils de Pierre d'Amboise et d'Anne de Bueil, Georges d'Amboise naît en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire. Il est considéré comme un véritable premier ministre de Louis XII comparable à Richelieu pour Louis XIII.

Après des études de droit, il se destine à la carrière ecclésiastique. En 1485, il est ordonné prêtre. Mis en prison avec l'Evêque du Puy, Geoffroy de Pompadour, il est libéré sur ordre royal ; Charles VIII s'attache alors ses services et ses compétences. En 1491, Georges d'Amboise négocie avec François II, duc de Bretagne le mariage de sa fille Anne avec Charles VIII. La cérémonie a lieu à la fin de l'année au château de Langeais. Il est nommé évêque de Rouen en 1493, l'un des plus riches évêchés du Royaume de France. Il accompagne ensuite Charles VIII lors des Guerres d'Italie.

Ami du duc d'Orléans, le futur Louis XII, ce dernier le choisit tout naturellement comme Principal Conseiller, après la mort accidentelle de Charles VIII, au château d'Amboise en 1498. Cette année là, Georges d'Amboise est aussi créé cardinal par le pape Alexandre VI ; il obtient l'annulation du mariage, non consommé, de Louis XII avec Jeanne de Valois, sa cousine, fille de Louis XI. Cette dernière deviendra Sainte Jeanne de France (cf. la chronique du 23 avril). C'est Georges d'Amboise qui couronne Anne, Reine de France en 1504, en la Basilique de Saint-Denis (cf. la chronique du 18 novembre).

De son œuvre politique, il faut retenir, la création d'une nouvelle Cour Souveraine, le Grand Conseil, afin de concurrencer le Parlement de Paris en1498, la promulgation de l'Ordonnance de Blois de mars 1499, qui améliore la Justice Royale. En 1506, il préside les Etats-Généraux de Tours, où il est décidé, entre autres, que Claude de France, la fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, doit épouser François d'Angoulême (futur François Ier) et non Charles de Gand, considéré comme trop étranger. C'est aussi au cours de ces Etats-Généraux que Louis XII reçoit le titre de « Père du Peuple ».

Erudit et bibliophile et grand mécène, le cardinal poursuit la construction du Château de Gaillon, initiée par Guillaume d'Estouteville, avec des artistes italiens tels que Guido Mazoni, Jérôme « Pacherot », Fra Giacondo et Pacello Mercogliano. Il embellit l'archevêché de Rouen et le Parlement de Normandie. Il meurt à Lyon le 25 mai 1510, son corps est inhumé dans un superbe mausolée sous les arcades de la Cathédrale de Rouen. Seul son coeur reste conservé dans la Chapelle des Célestins de la capitale des Gaules,

  • le 25 mai 1684 : fondation des Frères des écoles chrétiennes.

Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, sont fondés à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).

  • le 25 mai 1720 : un bateau amène la peste à Marseille.

En provenance de Syrie, le navire "Le Grand-Saint-Antoine", contaminé par le virus de la peste, accoste dans le port de Marseille. L'administration, bien que prévenue de la présence de la maladie, autorise le déchargement de la cargaison. Le fléau emporte en quelques semaines 50 000 Marseillais, soit la moitié de la population de la ville, et se répand jusqu'à Toulon et Aix.

  • le 25 mai 1793 : prise de Fontenay.

Après un premier échec devant Fontenay le 16 mai, ce sont 30.000 Vendéens qui se présentent le 25 mai devant les positions fortifiées du général Chalbos. Avant l'attaque, les prêtres donnent l'absolution aux soldats, et les généraux excitent leur courage, ébranlé par le défaut d'artillerie et de munitions. « Allons, mes enfants, leur disaient-ils, il n'y a pas de poudre ; il faut encore prendre les canons avec des bâtons ; il faut ravoir Marie-Jeanne : c'est à qui courra le mieux. »

Les soldats de Lescure paraissant hésiter ; il s'avance seul à trente pas devant eux, et s'arrête en criant : Vive le Roi !

Une batterie de six pièces fait feu sur lui, sans le blesser. « Mes amis, s'écrie-t-il, les bleus ne savent pas tirer ! »

Les paysans prennent aussitôt la course ; mais apercevant devant eux une grande croix de mission, ils tombent tous à genoux en présence de l'ennemi et à portée de canon. M. de Beaugé veut les faire marcher. « Non, lui dit M. de Lescure, qui donne l'exemple, laissez-les prier, ils ne s'en battront que mieux ! »

 

La Marie-Jeanne
gravure extraite de l'Histoire de la Vendée Militaire, par Jacques Crétineau-Joly, Cholet, Pays & Terroirs, 1993, tome Ier, p. 142

L'aile gauche Vendéenne, aux ordres de Lescure, enfonce l'infanterie Républicaine. Une charge générale des armées royales enfonce la ligne républicaine. Les insurgés récupèrent à cette occasion 42 canons, 5000 fusils et 240 prisonniers, une grande quantité de poudre et de munitions, ainsi que des vivres en abondance. Ils trouvent aussi deux caisses remplies d'assignats. La première est brulée par les soldats. La seconde, contenant neuf cent mille francs environ, est préservée par les généraux, qui écrivirent au revers de ce papier monnaie: « Bon au nom du Roi ».

Les Blancs, incapables de maintenir une garnison dans la ville Fontenay, l'évacuent le 27 mai. D'Elbée et Bonchamps blessés vont se faire soigner. Suite à cette série de victoires les chefs Vendéens décident, le 26 mai 1793, de créer un Conseil Supérieur de la Vendée pour administrer les districts conquis au nom du Roi.

  • le 25 mai 1830 : début de la conquête de l'Algérie.

La flotte française qui part à la conquête de l'Algérie quitte Toulon.

  • le 25 mai 1846 : évasion de Louis-Napoléon Bonaparte.

Louis-Napoléon Bonaparte, déguisé en ouvrier, s'évade du fort de Ham dans la Somme, où il purge une peine d'emprisonnement à perpétuité, suite à sa tentative de coup d'état de 1840. Deux ans plus tard, il devient le premier président de la République française et quatre ans après, il restaure l'empire à son profit, suite à un deuxième coup d'état, qu'il réussit.

  • le 25 mai 1857: fondation de la ville de Dakar.

Après avoir pris possession de la péninsule du Cap-Vert, le contre-amiral Auguste-Léopold Protet, ancien gouverneur du Sénégal, crée un petit fort à Dakar sur lequel il dresse le pavillon français. Dès l'année suivante, la ville se développe grâce au plan cadastral élaboré en juin par le colonel du génie Emile Pinet-Lapradre. En 1902, Dakar remplace Saint-Louis au titre de capitale officielle du Sénégal.

  • le 26 mai 1871 : Commune de Paris.

Les terribles combats entre Communards et Versaillais se poursuivent dans la ville. Les révolutionnaires reculent partout et abandonnent la Place du Château d'Eau, actuelle place de la République. Dans leur haine de tout ordre établi ils font prisonniers et assassinent tous ceux qui semblent leur ennemis ou manquer de ferveur révolutionnaire. Ainsi 5 dominicains d'Arcueil et 9 employés du couvent sont abattus alors qu'ils tentaient de s'échapper des mains de leurs bourreaux.

  • le 25 mai 1889 : le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

L'Encyclique «  Annum sacrum » est publiée le 25 mai; elle consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

  • le 25 mai 1941 : première parution de Radio Nationale.

Cette radio est la voix de Vichy ; étant en zone non occupée, elle et au service des idées du Maréchal Pétain sans avoir la contrainte allemande comme radio Paris.

  • le 25 mai 1941 encore : le Chef de l'Etat, Philippe Pétain, institue la "journée nationale des mères".

Voici une partie du discours du Maréchal Pétain pour cette première fête des mères :

« MESSAGE
AUX   MÈRES   FRANÇAISES
25   MAI   1941 »

MÈRES  DE  FAMILLE  FRANÇAISES ! La France célèbre aujourd'hui la famille. Elle se doit d'honorer d'abord les mères.

  • Depuis dix mois, je convie les Français à s'arracher aux mirages d'une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l'individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d'appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d'homme et de Français.
  • La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d'abord des foyers.
  • Le foyer, c'est la maison où l'on se réunit, c'est le refuge où les affections se fortifient. C'est cette communauté spirituelle qui sauve l'homme de l'égoïsme et lui apprend à s'oublier pour se donner à ceux qui l'entourent.
  • Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son cœur, elle fait rayonner autour d'elle l'amour qui permet d'accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.
  • Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude. Elle est aussi la plus belle.

Vous êtes, avant l'État, les dispensatrices de l'éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. Et voici qu'aujourd'hui dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

Mères de France, entendez ce long cri d'amour qui monte vers vous.

Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes, qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime aujourd'hui toute la reconnaissance de la France. » Maréchal Philippe Pétain, Chef de l'Etat.

Alors que cette fête n'avait rien d'institutionnel avant, le Régime de Vichy, en cohérence avec sa politique nataliste, décide d'inscrire au calendrier officiel la fête des Mères.

  • le 25 mai 1952 : Alain Bombard quitte Monaco pour la traversée de l'Atlantique en solitaire.

Il arrive à la Barbade après 113 jours de mer.

Posté le 25 mai 2015 à 06h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

24 mai 2015

C’est arrivé un 24 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d'Éleuthère décrète qu'aucune nourriture n'est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d'autres, conduit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s'éteint au Mont-Cassin, dont il a été l'abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu'il fasse faire de procès de canonisation.

 

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l'Eglise, mais l'utilisation qu'en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l'archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d'Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s'emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu'on le mettra à la pension. Si l'on ne se prête pas de bonne grâce, et s'il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N'exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c'est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l'Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L'Hôtel de Ville, le Palais d'Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l'archevêque, monseigneur Darboy.

Posté le 24 mai 2015 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

23 mai 2015

C’est arrivé un 23 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 mai 1059 : le jeune Philippe 1er est sacré à Reims à l'âge de 7 ans.

Couronné à Reims le 23 mai 1059, du vivant de son père, car c'est encore la tradition à l'époque et car son père Henri 1er est malade, Philippe Ier ne règne seul qu'à partir de 1066. Auparavant son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l'archevêque de Reims Gervais de Belleme et d'Anne de Kiev, sa mère la reine, exerce la régence à la mort d'Henri Ier de 1060 à 1066.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort, l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors sa femme Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort. Le 16 octobre 1094, le concile d'Autun, avec trente-deux évêques présents, prononce l'excommunication du Roi. Le pape Urbain II vient prêcher la première croisade au concile de Clermont le 27 novembre 1095. Le Roi, toujours excommunié, n'y participe pas.

Philippe 1er se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104. En 1107, le pape Pascal II se rend en France, où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis. L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle. Philippe Ier meurt au château royal de Melun, le 29 juillet 1108, après quarante-huit ans de règne. C'est le troisième plus long règne de l'histoire de France après ceux de Louis XIV et de Louis XV, qui ont tous les deux régné plus de cinquante ans. Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique Saint-Denis, il a demandé à être inhumé dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.

  • le 23 mai·1200 : mariage de Louis de France, futur Louis VIII et de Blanche de Castille.

Le mariage suit le traité du Goulet conclu entre Jean sans Terre, oncle de la mariée, et le Roi de France (cf. la chronique du 22 mai). Louis de France, futur Louis VIII, fils du Roi Philippe-Auguste et d'Isabelle de Hainaut, a 13 ans ; Blanche de Castille, fille d'Alphonse VIII de Castille et petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine a 12 ans. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du Roi de France le pape Innocent III a en effet lancé l'interdit sur le royaume, à cause des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste. Il est donc célébré en Normandie, alors sous domination anglaise, en l'église de Port-Mort. Blanche met au monde 12 enfants et devient reine de France en 1223.

A la mort de Louis VIII (1226), la reine gouverne avec sagesse en attendant la majorité ( en 1234) de son fils Louis, le futur Saint-Louis, qu'elle éduque et prépare à son rôle de Roi. Elle met au pas les grands féodaux, poursuit la guerre contre les Albigeois. La lutte se termine par le Traité de Paris (voir la chronique du 12 avril 1229) où Blanche se fait céder la moitié du comté de Toulouse, le reste revenant à la France par le mariage de son second fils avec la fille unique de Raymond VII de Toulouse. La reine redevient régente lorsque Saint Louis part pour la 7ème croisade, en 1248. (cf. les chroniques du 4 mars et du 27 novembre).

Couronnement de Louis de France et de Blanche de Castille

  • le 23 mai 1430 : Sainte Jeanne d'Arc est capturée à Compiègne.

C'est un mercenaire au service du Duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, qui la capture lors d'une sortie aux portes de Compiègne. Dans l'église Saint Jacques, une plaque en marbre rappelle que sainte Jeanne d'Arc y a suivi sa derrière messe de femme libre, le 23 mai 1429 au matin.

Elle essaye de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blesse même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais. Ce dernier la condamne à être brulée vive lors d'un procès inique en 1431. Son procès est l'un des plus importants de l'Histoire. Dans toutes ses paroles on sent une intimité étroite avec le monde surnaturel. Sur les anges, par exemple :

"Ils viennent beaucoup de fois entre les chrétiens, et je les ai beaucoup de fois vus entre les chrétiens."

Lorsqu'on lui demande si elle est en état de grâce pour la perdre, elle répond :

"Si je n'y suis, Dieu m'y mette; si j'y suis, Dieu m'y garde."

Elle suit ainsi son Sauveur jusqu'à l'offrande totale d'elle-même, le 30 mai 1431 à Rouen où elle est brûlée vive à l'âge de 19 ans. Ses dernières paroles sont :

"Saint Michel ! Sainte Marguerite ! Sainte Catherine ! Mes voix ne m'ont pas menti ! Ma mission était de Dieu ! Jésus, Jésus...

Elle est réhabilitée en 1456.

  • le 23 mai 1547: François Ier est inhumé à St-Denis.

Les cercueils de François Ier et de ses 2 enfants sont acheminés de Notre-Dame-Des-Champs à St-Denis la veille.

 


Mausolée de François Ier et de Claude de France à Saint Denis

  • le 23 mai 1555 : élection de Paul IV, 223ème pape.

Gian Pietro Carafa est né le 28 juin 1476, en Italie; il est élu pape, sous le nom de Paul IV. Son pontificat dure quatre ans, jusqu'en 1559. Il est issu d'une noble famille de Naples, dont il a été l'archevêque. Paul IV fait alliance avec les Français afin de chasser les Habsbourg de Naples. Il s'oppose à la paix religieuse d'Augsbourg du 25 septembre 1555. Celle-ci permet à chaque souverain de déterminer la confession de ses sujets.

  • le 23 mai 1648 : mort de Louis Le Nain, peintre français.

Louis Le Nain est né à Laon vers 1593. Louis a deux frères, Antoine et Matthieu, également tous deux peintres et qui se sont installés avec lui dans un atelier commun à Paris dès 1630. Il n'est pas toujours facile de distinguer ses tableaux de ceux de ses frères. Non seulement ils signent tous du même patronyme, mais en plus ils peignent souvent ensemble une même toile. Leur atelier devient vite réputé à Paris. En 1648, ils deviennent membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Louis Le Nain, des trois le plus importants, se spécialise, tout comme ses frères, dans la peinture d'œuvres dédiées à la vie paysanne, à des portraits de familles paysannes dans divers environnements et dans une atmosphère grise, tout en tendant vers le réalisme. Il peint notamment : L'heureuse famille, La Forge, La famille de la laitière et Le repas des paysans. Il s'essaie aussi à la peinture religieuse avec Le repos de la Sainte Famille.

La Visite à la grand-mère (fin des années 1640), musée de l'Ermitage.

La charrette

  • le 23 mai 1706 : bataille de Ramillies.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714). Elle oppose l'Espagne, le Royaume de France et la Bavière à l'Angleterre, le Danemark, la Norvège, les Provinces Unies et le Saint Empire. L'armée franco-bavaroise dirigée par Villeroy perd en quatre heures le tiers de ses 60 000 hommes (morts, blessés ou prisonniers). La bataille de Ramillies figure, avec la bataille de Turin, parmi les plus grandes défaites de Louis XIV. Marlborough parvient ainsi à chasser l'armée française des Pays-Bas espagnols. L'année 1706 est alors appelée "annus mirabilis" par les Coalisés.

  • le 23 mai 1796 : Pie VI et les révolutionnaires français en Italie.

Ce jour là, le Pape Pie VI, qui considère que la Révolution française est dirigée contre l'Eglise catholique, incite les prêtres piémontais et lombards à soulever la population contre les Français.

  • le 23 mai 1808 : lutte entre le pape et Napoléon.

Le 2 février 1808, Rome est occupée par les troupes françaises; le 17 mai Napoléon a annexé les Etats pontificaux à l'empire. Le 23 mai, Pie VII commence à ne plus accorder l'investiture canonique aux candidats de Napoléon pour divers évêchés. Il interdit aux Italiens de prêter serment de fidélité au gouvernement français envahisseur. (Cf. la chronique du 17 mai).

  • le 23 mai 1842 : conquête de l'Algérie.

30 soldats français et leurs officiers, attirés dans une embuscade aux environ de Maison-carrée, sont massacrés impitoyablement, ayant préféré mourir qu'abjurer leur foi chrétienne. Un an plus tard le duc d'Aumale s'empare de la Smala d'Abd-el-kader le 16 mai 1843. (*)

(*) Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs de François Maris Algoud, (Ed de Chiré, page 103)

  • le 23 mai 1948 : Pie XII affirme :

« C'est surtout par les péchés d'impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes. »

Posté le 23 mai 2015 à 06h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

22 mai 2015

C’est arrivé un 22 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mai 337 : Constantin est baptisé sur son lit de mort.

Constantin Ier est le tout premier empereur romain de foi chrétienne. Il a permis à la foi catholique de sortir des catacombes, se fait baptiser à l'orée de sa mort. C'est la coutume à l'époque de se faire baptiser le plus tard possible pour éviter le Purgatoire.

  • le 22 mai 1200 : Traité du Goulet.

Ce traité est conclu, selon le chroniqueur Rigord, le jeudi 18 mai 1200 à Gueuleton, actuelle île du Goulet près de Vernon. La plupart des historiens donnent cependant comme date pour le traité le 22 mai. Par ce traité, Jean-sans-Terre cède le comté d'Évreux à Philippe Auguste et reconnaît la suzeraineté du Roi de France sur les terres françaises des Plantagenêts. En contrepartie, le Roi Philippe II renonce à tout droit sur la Bretagne dont le jeune duc, Arthur, doit prêter hommage au roi Jean.

  • le 22 mai 1271 : Louis IX est inhumé à St-Denis dans un tombeau d'or et d'argent ciseléqui a disparu lors de la guerre de 100 ans.
  • le 22 mai 1526 : Ligue de Cognac.

Le 22 mai 1526 est constituée, à l'initiative de Louise de Savoie, mère du Roi de France François Ier alors emprisonné, une ligue contre l'empereur Charles Quint. Cette ligue regroupait le pape Clément VII, Henri VIII d'Angleterre, ainsi que les villes de Florence, Milan et Venise. La ligue de Cognac marque le début de la septième guerre d'Italie qui dure près de quatre ans.

  • le 22 mai 1542 : Paul III convoque le concile de Trente.

Voir la chronique du 13 décembre.

  • le 22 mai 1667 : le pape Alexandre VII meurt à Rome.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 22 mai 1703 : bataille du cap de la Roque.

Afin de compenser leur infériorité, au début de la guerre de Succession d'Espagne, les marines franco-espagnoles pratiquent la guerre de course qui oblige les anglo-hollandais à escorter les convois. Le 22 mai 1703, une escadre française commandée par Alain Emmanuel de Coëtlogon tente d'intercepter un convoi hollandais transportant du sel et du sucre. 110 navires marchands sont escortés par cinq navires de guerre. Ces derniers se portent au-devant des Français pour couvrir la fuite du convoi. Les navires de guerre hollandais, moins puissants, doivent se rendre, mais les navires marchands parviennent à s'enfuir. Victoire militaire, l'objectif français n'est donc pas complètement atteint.

gravure de la bataille du cap de la Roque, d'après le tableau de Théodore Gudin

  • le 22 mai 1765 : le Parlement de Bretagne démissionne en masse.

70 magistrats sur 86 démissionnent collectivement, pour s'opposer à la mise en place des impôts imposés par Louis XV.

  • le 22 mai 1794 : bataille de Tournai.

Les coalisés battent les armées révolutionnaires dans le nord de la France.

  • le 22 mai 1871 : les troupes versaillaises contrôlent les Champs-Élysées, les quartiers St-Lazare et Montparnasse, à Paris.

Posté le 22 mai 2015 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 mai 2015

C’est arrivé un 21 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 mai 987 : décès du Roi de France Louis V.

Sautant de son cheval à la poursuite d'un gibier, dans la forêt d'Halatte près de Senlis, le Roi fait une chute si rude qu'il est incapable de se relever. Il se plaint de violentes douleurs au foie. Une importante hémorragie se déclare :

"Le sang sortait en abondance par le nez et la bouche. Les mamelles palpitaient de douleurs continues, et une chaleur intolérable régnait dans tout le corps", relate le chroniqueur Richer.

Et le 22 mai, après une longue agonie, Louis V décède sans héritiers. Les grands du Royaume présents jurent de ne rien faire avoir de s'être réunis au complet pour élire un nouveau Roi. Hugues Capet succède ainsi au dernier des carolingiens.

  • le 21 mai 1303 : les obsèques de saint Yves à la Cathédrale St-Tugdual de Tréguier sont l'objet d'un faste et d'une ferveur populaire extraordinaires.
  • le 21 mai 1420 : traité de Troyes.

Traité en complète opposition avec les lois fondamentales du Royaume, ce traité n'a aucune valeur juridique. En effet, selon les lois fondamentales, la couronne est indisponible. C'est à dire que le Roi lui-même ne peut pas en disposer à sa guise et choisir son successeur. Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon et le roi d'Angleterre Henri V signent le traité de Troyes qui livre la France aux Anglais. C'est le résultat de la défaite française d'Azincourt du 25 octobre 1415, et de la guerre civile que se livrent les Bourguignons et les Armagnacs. Le Roi Charles VI le Bien Aimé, ne règne plus et est un jouet dans les mains de sa femme Isabeau de Bavière. A sa mort, le Royaume doit revenir au roi d'Angleterre Henri V.

Le Dauphin, le futur Charles VII, ne parviendra à "bouter les Anglais hors de France" qu'avec l'aide de Jeanne d'Arc, envoyée par Dieu, sauver la France.

  • le 21 mai 1506 : fiançailles de Claude, fille d'Anne de Bretagne, avec François d'Angoulême.

C'est fiançailles ont lieu en dépit de l'opposition d'Anne de Bretagne dont la foi est choquée par l'irréligion du futur François 1er.

  • le 21 mai 1871 : début de la semaine sanglante à Paris.

Les « Versaillais », surnom donné par les « communards » à l'armée française, parviennent à franchir la porte de Saint-Cloud, et à prendre ainsi par surprise les fédérés. Ces derniers détruisent tout ce qui tombe sous leurs mains (les Tuileries sont ainsi brûlées par exemple) et assassinent les parisiens qui montrent la moindre hésitation devant leur extrémisme sanguinaire.

  • le 21 mai 1927 : fin de la première traversée de l'Atlantique en Avion.

Charles Lindbergh atterrit à Paris et réussit la première traversée de l'Atlantique en avion, en solitaire sans escale, depuis New York. Le "Spirit of Saint. Louis" se pose au Bourget, après 33 heures et 27 minutes de vol sans escale. Il a parcouru la distance de près de 6 000 km.


  • le 21 mai 1996 : annonce de l'assassinat des moines martyrs de Tibhirine.

Christian de Chergé, 59 ans, Luc Dochier, 82 ans, Christophe Lebreton, 45 ans, Michel Fleury, 52 ans, Bruno Lemarchand, 66 ans, Célestin Ringeard, 62 ans, Paul Favre-Miville, 57 ans, sont les sept moines trappistes de Tibhirine en Algérie qui meurent égorgés, soi-disant par les rebelles du Groupe islamique armé (GIA).

Posté le 21 mai 2015 à 06h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

20 mai 2015

C’est arrivé le 20 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mai 325 : Constantin Ier réunit à Nicée le premier concile œcuménique de l'Histoire.

L'Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique à Nicée, dans le but d'établir l'unité de l'Église en Orient comme en Occident. Le concile met fin au conflit causé par l'arianisme, lequel nie la nature divine du Christ. En effet, le Fils de Dieu est considéré comme "consubstantiel", c'est à dire de nature semblable, au Père. De plus, les évêques adoptent le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définissent la date précise du jour de Pâques.

Le traité est signé entre Philippe IV le Bel et Édouard Ier d'Angleterre. La France restitue l'Aquitaine (la Guyenne), à condition que le roi d'Angleterre rende hommage pour ses possessions continentales.

  • le 20 mai 1658 : le Roi Louis XIV vient dans le nord pour la prise de Dunkerque.

Il s'installe à Calais.La conquête de la ville a lieu le 14 juin suivant, au cours de la célèbre bataille des Dunes. Voir la chronique du jour.

  • le 20 mai 1756 : victoire franco-espagnole à la bataille de Minorque.

La conquête de Minorque a lieu au cours de la guerre de 7 ans. L'investissement a commencé le 18 avril, date à laquelle les troupes du maréchal de Richelieu ont entamé la conquête de l'île. Le 20 mai, la coalition franco-espagnole remporte une grande victoire navale contre les Anglais. En effet, la flotte de Toulon commandée par La Galissonière, intercepte et repousse l'escadre anglaise venant de Gibraltar pour porter secours aux Anglais assiégés. Voir les chroniques du 18 avril, du 27 juin et du 29 juin.

  • le 20 mai 1789 : naissance de Marcellin Champagnat.

Homme d'Église, ordonné prêtre le 22 juillet 1816, pédagogue averti, Marcellin Champagnat, est né le 20 mai 1789. Il fonde la société des frères maristes en 1817, à La Valla-en-Gier, dans le département de la Loire. L'objectif est l'éducation des jeunes gens pauvres des campagnes Marcellin Champagnat, meurt d'un cancer en 1840. Il est canonisé par le pape Jean Paul II le 18 avril 1999.

  • le 20 mai 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l'Autriche le 20 avril.

  • le 20 mai 1794 : création du drapeau français actuel.

Il est dessiné par David à la demande de la Convention ; mais les trois couleurs sont présentes sur les drapeaux français depuis très longtemps, exemple.

Drapeau des Compagnies franches de la marine de 1690 à 1761.

  • le 20 mai 1799 : naissance d'Honoré de Balzac.

 

  • le 20 mai 1802 : rétablissement de l'esclavage.

La loi de ce jour rétablit la traite et l'esclavage dans les colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Réunion).

  • le 20 mai 1875 : Convention du mètre.

17 États signent à Paris la Convention du mètre. Ce traité international décide de la construction d'un nouveau prototype du mètre. Le célèbre mètre étalon en platine iridié est ainsi déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM) dans l'enceinte de Pavillon de Breteuil à Sèvres.

  • le 20 mai 1896 : Djibouti devient officiellement une colonie française et prend le nom de "Côte française de Somalis".

De 1884 à 1888, Léonce Lagarde conduit une habile et dynamique politique pour asseoir la France sur le pourtour du golfe de Tadjoura, tout en nouant des liens d'amitié avec le roi du Choa qui, sous le nom de Ménélik II, devint empereur d'Ethiopie en 1889. Il favorise la naissance de Djibouti, amenée à devenir la tête d'une pénétrante ferroviaire. Par décret du 20 mai 1896, naît la Côte française des Somalis, avec comme chef-lieu, Djibouti qui détrône irrémédiablement Obock. En 1946, la colonie devient un Territoire d'outre-mer avant d'accéder à l'indépendance en 1977.

  • le 20 mai 1927 : première traversée de l'atlantique.

A 7h40, à New York, Charles Auguste Lindberg à bord du Spirit of Saint Louis décolle pour tenter la première traversée de l'Atlantique en monomoteur sans escale (33 heures 30).

  • le 20 mai 1974 : décès de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Né le 14 mai 1905 à Neuilly-sur-Seine et mort le 20 mai 1974 à Paris, Jean Daniélou est un prêtre jésuite français, théologien de renom et académicien en 1972. Créé cardinal par Paul VI en 1969, il est sacré évêque le 19 avril 1969. Voir la chronique du 14 mai.

  • le 20 mai 1990 : 7ème colloque franc-maçon du droit humain dans une chapelle catholique !

Dans la presse du jour, une grande photo sous laquelle on peut lire : « La chapelle de vacances de Ferrette, dépouillée des objets du culte catholique, a abrité le 7ème colloque franc-maçon du droit humain. Une tenue blanche a été ouverte et célébrée devant les invités dont Mr Bockel (catholique), maire de Mulhouse.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 365)

 

Posté le 20 mai 2015 à 06h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 mai 2015

La guerre de Vendée : 1er génocide de l'histoire de l'Europe

C'est Luc Ferry qui a affirmé cela hier sur I-Télé :

Posté le 19 mai 2015 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

C’est arrivé un 19 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 19 mai : fête de Saint-Yves, saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi.

De Saint Yves, il ne reste que peu de sources étant donné que l'homme n'a pas laissé d'écrits et que peu de chroniqueurs de l'époque ont consacré leur plume à mettre sa vie par écrit. Il naît en plein XIIIe siècle aussi appelé « le Grand Siècle médiéval » ou « le beau XIIIe siècle ». Cette période est connaît un grand essor spirituel et culturel ; le Royaume de France jouit d'une impressionnante prospérité démographique et économique. En outre, la Réforme Grégorienne, a amélioré la formation du clergé.Hôpitaux, orphelinats, maisons pour les pauvres et hospices de lépreux se multiplient sous les impulsions royales et de l'Eglise. Des Universités se créent dans toute l'Europe à Paris, Salamanque, Naples. L'Inquisition créée en 1233 par Grégoire IX, adoucit la dureté de la justice civile. Les Ordres Mendiants, franciscains et dominicains, nés du Concile du Latran IV connaissent une grande expansion. La France se couvre de Cathédrales ainsi que toute l'Europe.

Yves Hélori de Kermartin naît en 1253 au Minihy, près de Tréguier, dans une famille de petite noblesse du nord de la Bretagne. Peu fortunés ses parents l'envoient faire ses études à Rennes, puis à la Sorbonne, où il suit le cursus traditionnel de Droit et de Théologie. De 1280 à 1284, Yves se trouve à Rennes. En 1284, il est appelé par l'Evêque de Tréguier à juger à l'Officialité du Trégor. Acceptant la charge, il vend le cheval offert par l'évêque et en donne l'argent aux pauvres. Ordonné prêtre, il se voit confier la paroisse de Tredez, puis celle de Louannec. Ces prêches étonnent parce qu'ils ne sont plus en latin, mais en breton. Il meurt épuisé en 1303, mais heureux, au Minihy, où il s'est retiré, à cinquante ans. Il est enterré à la Cathédrale de Tréguier et des guérisons miraculeuses ont lieu sur sa tombe, où des malades et des pèlerins affluent. Sa Sainteté a d'immenses répercussions dans le Duché de Bretagne. En 1347, en pleine Guerre de Succession entre Jean IV de Montfort et Charles de Blois, le pape Clément VI (voir ci-dessous) proclame Yves Saint et le déclare Patron des Hommes de Loi. Le Pardon de Saint Yves, qui a lieu tous les 19 mai, rassemble une foule impressionnante de pèlerins comme celui de Ste Anne d'Auray.

  • le 19 mai 715 : Grégoire II devient pape.
  • le 19 mai 1342 : Pierre Roger est intronisé pape sous le nom de Clément VI.

Pierre Roger, archevêque de Rouen et chancelier de France est élu pape, à l'unanimité, à la mort de Benoit XII, le 7 mai 1342. Grand théologien et doté d'une grande culture à la fois classique et sacrée, il est vite renommé comme prédicateur. Homme de goût et amoureux des arts, il attire les artistes, savants et hommes de lettres, il fait construire la plus belle partie du Palais des Papes. Mais tout ceci ruine le trésor pontifical. Son règne marque l'apogée de la papauté en Avignon. Il protège les Juifs, lors de la terrible épidémie de peste, en 1348 ; l'Europe entière les accuse d'en être la cause. Clément VI meurt le 6 décembre 1352.

  • le 19 mai 1364 : le Roi Charles V est sacré à la cathédrale de Reims.

Voir la chronique du 16 septembre.

  • le 19 mai 1629 : siège de la ville de Privas.

Le siège de Privas commence le 14 mai et se finit le 28 mai suivant. Le 19 mai Richelieu rejoint le Roi. La ville est entièrement bouclée.

En septembre 1627, le duc Henri de Rohan s'est proclamé solidaire des Rochelais et, au cours d'une assemblée réunie à Uzès, est désigné "général" des forces protestantes du Midi. Il lève des troupes, passe à l'action en provoquant maints soulèvements. A cette rébellion, les hommes du Roi, commandés par le duc Henri de Montmorency, gouverneur du Languedoc, et le prince Henri 1er de Condé, opposent une dure répression, semant la terreur dans les campagnes et détruisant les récoltes. Quand ils ne sont pas pendus, les huguenots capturés sont envoyés aux galères.

Déchu en octobre 1627 de ses titres de pair et de duc, Rohan n'hésite pas à solliciter l'appui des Anglais. Après la reddition de La Rochelle, en octobre 1628, et la signature de la paix entre Louis XIII et le roi Charles 1er d'Angleterre, en avril de l'année suivante, il se tourne vers la très catholique Espagne, ennemie de la France. Le 3 mai 1629, il conclut un traité d'alliance avec le roi Philippe IV, qui lui verse la somme de quarante mille ducats d'or, en échange de places fortes françaises. Informé de cette trahison, Louis XIII est indigné et furieux. Il charge Richelieu d'élaborer un plan de campagne. Début mai 1629, le cardinal de Richelieu recevant des ambassadeurs vénitiens, leur explique comment lui et Louis XIII entendent en finir avec la rébellion protestante :

"J'espère et je suis sûr que d'ici peu, d'une manière ou d'une autre, nous viendrons bientôt à bout des protestants [...]. Il faudra que toutes les fortifications des villes soient rasées, pour le reste ils trouveront dans le Roi la bénignité la plus grande, on leur laissera leurs biens, la liberté de conscience, leurs privilèges et d'autres encore, mais Sa Majesté veut qu'ils soient ses sujets, qu'ils n'aient pas le moyen d'en faire à leur tête, ni de se refuser à leur devoir. Il faut qu'ils entrent dans le devoir, soit par voie d'accord, soit par la force. Cette affaire terminée, nous serons tout prêts à examiner les possibilités et, en quatre ou cinq mois, je suis sûr que nous en sortirons".

L'armée royale attaque donc des places fortes protestantes, dont les principales sont Privas, Alès, Uzès, Nîmes, Castres et Montauban, en s'appliquant à les isoler les unes des autres. Ainsi, elles ne peuvent ni communiquer entre elles ni se porter mutuellement secours. Depuis Valence, le Roi, qui revient d'Italie, marche sur Privas, avec dix mille fantassins et six cents cavaliers. Cf. les chroniques du 6 et du 20 mars et celle du 28 mai sur la fin du siège.

  • le 19 mai 1635 : la France entre dans la Guerre de Trente Ans.

Après les défaites des alliés suédois, qu'elle soutient depuis plusieurs années, la France entre directement dans la guerre de Trente ans en s'attaquant à l'Espagne.

Richelieu s'est toujours tenu à l'écart du conflit tout en finançant les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne. Le 19 mai, le héraut d'armes de Louis XIII vient signifier à Bruxelles la déclaration de guerre au roi d'Espagne.

Après plusieurs défaites, la France reprend le dessus pour être dans le camp des vainqueurs en 1648, lors des traités de Westphalie.

  • le 19 mai 1643 : victoire de Rocroi.

Alors que la France porte le deuil de Louis XIII le Juste, l'Armée Espagnole du roi Philippe IV part des Pays-Bas et marche sur Paris par la vallée de l'Oise. Sur sa route se dresse la petite citadelle de Rocroi (près de Sedan). La Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, elle s'achève en 1648. Louis XIII a juste eu le temps de confier à son jeune cousin de 22 ans, Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d'Enghien, une armée rassemblée dans l'urgence.

Les combats débutent le 18 mai. Condé n'engage que des escarmouches contre les Tercios, sans grands résultats. Le Prince sait que son infanterie est inférieure à celle des Tercios, c'est pour cela qu'il mise sur sa cavalerie pour emporter la décision. Cette dernière connaît un renouveau depuis l'Ordonnance de 1635 du Cardinal de Richelieu qui en a renforcé l'organisation et la discipline.

Le 19 mai les combats sont très violents. Après plusieurs assauts infructueux, Condé se lance dans un audacieux mouvement tournant, qui fixe les Tercios et leur interdit tous mouvements. L'artillerie royale achève le travail.

Les Français ont perdu beaucoup d'hommes, mais l'Armée Espagnole est décimée et laisse 8 000 morts. Rocroi marque ainsi la fin des Tercios espagnols dans les guerres européennes et le début de la suprématie militaire française en Europe.

Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d'Enghien

  • le 19 mai 1769 : Clément XIV est élu pape.

A la mort de Clément XIII en 1769, l'Église est dans une situation difficile, attaquée de l'intérieur par le gallicanisme et le jansénisme, de l'extérieur par le fébronianisme et le rationalisme. La grande question est celle de la Compagnie de Jésus, que le précédent pape a su protéger et défendre contre les ignobles attaques des philosophes et de la maçonnerie. Paris, Madrid (cf.la chronique du 2 avril) et Parme ont déjà supprimé la Compagnie dans leurs états, le Portugal et le Vatican ont rompu leurs relations diplomatiques le 7 juillet 1760 à cause d'elle.

« Choiseul cherchait à Rome un Judas qui vendrait les Jésuites pour deux cent mille livres ! Il ne le trouva pas. […] Choiseul désespéra-t-il de le gagner à ses desseins et il n'attendit la suppression des Jésuites que de la violence ou de la mort du pape. »*

*Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 9, page 173

Jean Guiraud note que les assauts concertés des cours bourboniennes, qui à l'instar des Français occupent les états d'Avignon militairement et vont jusqu'à envisager le siège de Rome pour en affamer la population et faire céder le pape, ont raison du pape, qui meurt d'épuisement le 2 février 1769. Le nouveau pape n'a pas la force de caractère de son prédécesseur. Le 16 août 1773 il signe le bref Dominus ac Redemptor qui supprime la Compagnie de Jésus dans le monde entier. Il l'antidate au 21 juillet.

Après avoir signé il aurait dit : « Je me suis tranché la main droite ».

  • le 19 mai 1798 : départ de l'expédition d'Égypte.

Bonaparte quitte Toulon à la tête de 40 000 fantassins, 4 000 cavaliers, 300 artilleurs et 17 000 hommes d'équipage, au total plus de 400 navires prennent part à cette flotte. La flotte s'empare tout d'abord de Malte le 11 juin, puis débarque à Alexandrie le 1er juillet. Aucun des objectifs n'a été atteint :

  • la route des Indes, qu'on prétend couper à l'Angleterre, passe alors par le Cap ;
  • l'empire ottoman est l'allié traditionnel de la France : on le jette dans les bras des Anglais ;
  • on prive le pays de ses meilleures troupes au moment où la deuxième coalition se forme aux frontières.
  • on aurait pu prévoir la destruction de la flotte par Nelson, destruction qui rend par avance, inutiles les batailles que l'armée d'Orient remportera dans un pays coupé de toute communication avec la métropole.

En 1801, l'aventure s'est achevée sur la plus humiliante des capitulations et la fuite du chef qui abandonne ses troupes. C'est par la magie du verbe que Bonaparte transforme une campagne incertaine en épopée orientale, se comparant à Alexandre. Ce qui lui permet de devenir Premier consul.

  • le 19 mai 1802 : création de la Légion d'Honneur.

Le consul à vie Napoléon Bonaparte crée par décret l'ordre de la Légion d'honneur pour récompenser les actions civiles et militaires.

  • le 19 mai 1804 : Napoléon Ier rétablit la dignité de Maréchal de France et nomme les premiers maréchaux d'Empire.
  • le 19 mai 1871: la Commune fait une Déclaration au Peuple français.

Elle y expose son programme.

  • 19 et 20 mai 1944 : fin de la bataille du Monte Cassino.

Après la percée des troupes du général Juin, le Corps Expéditionnaire Français en Italie (CEF), la bataille s'achève.En effet, les troupes polonaises du 2ème corps du General Anders achèvent d'enlever l'Abbaye.  Les percées françaises de Monte Maio et la vallée de Liri, dont on ne peut nier le caractère héroïque, n'ont pas conclu la bataille, qui a été remportée par les Polonais.

  • le 19 mai 1968 : mai 68 suite ...

A l'Elysée, aux responsables du maintien de l'ordre, De Gaulle donne l'ordre de "nettoyer la Sorbonne et l'Odéon séance tenante". Le ministre de l'intérieur Fouchet, soutenu par le préfet de police Grimaud, proteste car "il faudrait faire tirer. Il y aurait des morts". Le président cède et laisse agir Georges Pompidou.

  • le 19 mai 1974 : Giscard d'Estaing est élu président contre Mitterrand.
  • le 19 mai 1978 : Kolwezi.

Les parachutistes français de la légion étrangère sautent sur Kolwezi, ex-Zaïre pour libérer les otages occidentaux de la ville. Les premiers combats sont très violents. Le soir la ville est aux mains des Français. Mais le lendemain les rebelles contre attaquent.

Posté le 19 mai 2015 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

18 mai 2015

C’est arrivé un 18 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 526 : le pape Jean Ier meurt en prison à Ravenne.

Saint Jean Ier, né en Toscane vers 470, est pape du 15 août 523 à sa mort, le 18 mai 526. Il est considéré comme un martyr par les catholiques et est fêté le 18 mai. L'empereur ostrogoth arien Théodoric le Grand l'envoie, contre son gré, à Byzance pour qu'il tente de faire adoucir un édit de l'empereur Justinien contre l'arianisme. C'est le premier pape reçu à Constantinople. L'accueil est chaleureux, mais son ambassade est un échec. À son retour à Rome, Jean est arrêté par Théodoric qui le laisse mourir de faim en prison à Ravenne où il meurt.

  • le 18 mai 1012 : Benoît VIII est élu pape.
  • le 18 mai 1291 : le maître du Temple, Guillaume de Beaujeu, meurt en plein combat en défendant les remparts d'Acre contre les assauts de Marek-el-Ashraf.

21ème maître de l'Ordre du Temple, alors que le sultan d'Égypte Khalil al-Ashraf met le siège devant Saint Jean d'Acre, Guillaume de Beaujeu tombe sous les remparts de la ville, blessé par une flèche. L'histoire raconte que se retirant vers les lignes arrières, il est apostrophé par un templier à qui il aurait répondu : « je ne m'enfuis pas, je suis mort ».

  • le 18 mai 1302 : les "Matines de Bruges".

En janvier 1300, l'armée française entre en Flandre. Le comte de Flandre, Guy de Dampierre, et ses fils sont arrêtés et incarcérés en France pendant que Philippe le Bel confie l'administration du comté au très maladroit et malchanceux Jacques de Châtillon. Les artisans de Bruges se rebellent contre les échevins de la ville qui leur imposent des impôts exorbitants. Dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil par les brugeois.

Philippe le Bel ne peut pardonner ces Matines de Bruges. La plupart des villes de Flandre rejoignent, au cours du printemps 1302, le camp de la rébellion et obligent les troupes françaises à se replier. Dans le donjon de Courtrai, une modeste garnison s'est retranchée en espérant l'arrivée de renforts. Début juillet, une imposante armée flamande, augmentée de mercenaires aguerris, se rassemble dans la plaine voisine. Entre-temps, Philippe le Bel a convoqué son ost et en a confié le commandement au neveu de Saint Louis, Robert d'Artois… voir les chroniques du 11 juillet et du 18 août.

  • le 18 mai 1643 : premier lit de justice de Louis XIV, Anne d'Autriche devient régente de France.


Sitôt la mort de Louis XIII, le 14 mai 1643, la reine Anne d'Autriche quitte Saint Germain en Laye pour Paris. L'important pour elle est de remettre le royaume intact à son fils aîné, le jeune Louis XIV à sa majorité. Encore doit-elle récupérer pleinement la régence.

Anne d'Autriche, ayant négocié avec le duc Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, et le prince Henri II de Condé, se rend au Parlement, le 18 mai, où par lit de justice, le jeune Louis XIV fait casser le testament du feu Roi. Le testament de Louis XIII, qui instituait un "conseil souverain de régence" avait pourtant enregistré unanimement quatre semaines plus tôt. Il est officiellement cassé et il est décidé de confier :

"l'administration libre, absolue et entière des affaires du royaume à la régente pendant la minorité du Roi", avec "pouvoir à la dite dame de faire choix de personnes de probité et expérience, en tel nombre qu'elle jugera à propos pour délibérer aux conseils [...], sans que néanmoins elle soit obligée de suivre la pluralité des voix".

  • 18 mai 1751 : l'encyclique Providas romanorum de Benoit XIV, qui confirme celle de Clément XII condamnant la Franc maçonnerie.

« Nous voulons qu'elle ait force et efficacité toujours. » Outre le secret, est condamné le relativisme qui met l'erreur et la Vérité sur le même plan.

L'excommunication est renforcée. Le pape considère en effet que les loges maçonniques mettent en péril le catholicisme, en rejetant la Vérité, en cultivant le secret et en répandant dans la société toutes les erreurs philosophiques, morales et politiques de l'histoire de l'humanité.

  • le 18 mai 1756 : George II de Grande-Bretagne déclare officiellement la guerre à la France.

L'année 1755 est marquée par de nombreuses agressions anglaises. L'Angleterre prend ainsi l'initiative des hostilités, en capturant deux vaisseaux français et des dizaines de bateaux de pêche et de commerce, au large de Terre-Neuve. Le 8 juillet a lieu la «rafle » de quelque trois cents navires français dans l'Atlantique Nord, qui provoque la rupture des relations diplomatiques. Dans l'été encore, le général Braddock, envoyé contre Fort Duquesne, l'actuelle ville de Pittsburg, en Pennsylvanie, est battu par les Français. De juillet à décembre, les Anglais expulsent d'Acadie tous les habitants d'origine française. Cette déportation de près de 10 000 personnes entre dans l'Histoire sous le nom de "Grand Dérangement". Le 21 décembre, seulement, Louis XV adresse un ultimatum au roi d'Angleterre George II ; il est rejeté le 13 janvier 1756. Trois jours plus tard, Frédéric II de Prusse conclut avec l'Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France se tourne alors vers l'Autriche, ce qui aboutit au traité de Versailles du 1er mai 1756. C'est un renversement complet des alliances. En mai, Montcalm arrive au Canada, il s'empare d'Oswego, dans la vallée de l'Ohio.

En avril, les Français débarquent à Minorque Le 6 mai a lieu la victoire navale de Richelieu et de La Galissonnière sur l'amiral Byng à Minorque et la prise du Port Mahon. Le 18 mai l'Angleterre déclare la guerre à la France, qui lui déclare la guerre à son tour, le 9 juin.

  • le 18 mai 1794 : les colonnes infernales sont au Loroux.

La colonne Dusirat met la main sur deux milles barriques, elle tue et brûle tout ce qui lui tombe sous la main.

  • le 18 mai 1794 encore : bataille de Tourcoing.

Les Français écrasent les Anglais.

  • le 18 mai 1799 : décès de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écrivain français à l'âge de 67 ans

Il est l'auteur du "Le Barbier de Séville" et "Le Mariage de Figaro". À son époque, il s'est fait une réputation d'aventurier sans scrupules.

Il a été agent secret du Roi de France pour s'emparer de documents secrets à Londres. Il s'est fait l'avocat d'une intervention française dans la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le 10 juin 1776, le secrétaire d'État aux affaires étrangères lui confie une somme importante pour soutenir secrètement les Américains. Il meurt à Paris d'apoplexie: un accident vasculaire cérébral.

  • le 18 mai 1804 : constitution de l'An XII établissant le premier Empire.

Napoléon Ier reçoit à St-Cloud le Sénat qui vient en corps lui notifier son vote pour l'Empire. Il nomme aussitôt ses frères Joseph "Grand Electeur" et Louis "Connétable", Cambacérès "Archichancelier", Lebrun "Architrésorier" et Ségur "Grand Maitre des Cérémonies". L'application est immédiate, à la demande de Cambacérès, sans attendre les résultats du vote populaire prévu sur le gouvernement héréditaire. Le Premier Empire s'achève en avril 1814, abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe.

  • le 18 mai 1824 : La Thétis de Bougainville arrive à l'île Bourbon où elle retrouve l'Espérance venant de Rio.

La mission de ce voyage est d'établir des relations diplomatiques avec l'Indochine et de faire des observations géographiques.

  • le 18 mai 1880 : décès de Louis-Édouard Pie, cardinal français, évêque de Poitiers.

Louis-Edouard Pie meurt le 18 mai 1880 à Angoulême, où il venait prêcher. Ordonné prêtre en 1839, évêque de Poitiers en 1849, puis cardinal de Sainte-Marie-des-Victoires, un an avant sa mort, en 1879. Il refuse l'archevêché de Lyon, considérant que ce n'était pas pour lui. Louis-Edouard Pie est l'un des principaux chefs ultramontains du XIXe siècle, défendant la primauté spirituelle et juridictionnelle du pape sur le pouvoir politique, en opposition au gallicanisme.

Le 3 janvier 1859, Garibaldi, au service de Victor-Emmanuel, entre en lutte contre l'Autriche et le Vatican. Monseigneur demande 1859 un nouvel entretien avec l'empereur, pénétré qu'il est, selon ses propres mots, du péril de l'Église et de la société. L'audience est accordée pour le 15 mars. Elle dure une heure pendant laquelle l'évêque annone prophétiquement au chef de l'État la fin de son règne : « Si ce n'est pas l'heure pour Jésus-Christ de régner, l'heure n'est pas non plus venue pour les gouvernements de durer ! »

Rome en remerciement pour son grand travail en France et au cours du concile Vatican I l'élève le 29 janvier 1879 à la dignité de Cardinal, C'est en effet à lui, entre autres, que l'on doit la proclamation de l'Infaillibilité pontificale.

  • le 18 mai 1900 : Paul Villard démontre l'existence des rayons gamma.

C'est à la Société française de physique que Villard démontre que le radium émet des rayons "non déviables" mais très pénétrants, les rayons gamma. Mais sa découverte n'est pas reconnue.

  • le 18 mai 1920 : naissance de Karol Wojtyła, le pape Jean-Paul II.

Voir la chronique du 2 avril.

Karol Józef Wojtyla, est un prêtre polonais élu pape le 16 octobre 1978, à l'âge de 58 ans. Il prend le nom de Jean-Paul II. Son pontificat dure plus de 26 ans et est marqué par la mise en place des journées mondiales de la jeunesse qui réunissent des millions de jeunes. Il est le premier pape slave de l'histoire et le premier non italien depuis Adrien VI en 1522. Son pontificat est un des plus longs de l'histoire de la papauté. Seuls Saint Pierre et Pie IX régnèrent plus longtemps. Il est canonisé par le pape François 1er le 27 avril 2014.

Saint Jean-Paul II

  • le 18 mai 1968 : De Gaulle déclare à ses ministres en arrivant à Orly :

"La récréation est terminée".

  • le 18 mai 1986 : le PAN (porte avions nucléaire) Richelieu est rebaptisé Charles-De-Gaulle.
  • le 18 mai 2001: le directeur de la Congrégation pour la doctrine, Ratzinger, envoie aux évêques la lettre "De delictis gravioribus"

Elle précise la nature des délits soumis à sa compétence : il stipule que les cas d'abus sur des mineurs sont soumis au secret pontifical.

  • le 18 mai 2010 : le film "Des hommes et des dieux" de Beauvois est présenté au Festival de Cannes 2010 et reçoit le Grand prix du jury le 24 mai.

Le film raconte l'assassinat des 7 moines de Tibérine en Algérie. La justice française enquête sur ce crime malgré les obstacles institutionnels du gouvernement local.

Posté le 18 mai 2015 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2015

Canonisation de la française Jeanne Emilie de Villeneuve

CFMWrcQW0AA4KgW.jpg-largeHomélie du pape François, prononcée ce matin à l'occasion de la canonisation 4 religieuses, parmi lesquelles la française Jeanne Emilie de Villeneuve (en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve) :

"Les Actes des Apôtres nous ont présenté l’Église naissante au moment où elle élit celui que Dieu a appelé à prendre la place de Juda dans le Collège des Apôtres. Il ne s’agit pas d’assumer une charge mais un service. En effet Matthias, sur qui le choix est tombé, reçoit une mission que Pierre définit ainsi : « Il faut que quelqu’un […] devienne, avec nous, témoin de sa résurrection » – de la résurrection du Christ (Ac 1, 21-22). Il résume par ces mots ce que signifie faire partie des Douze : cela signifie être témoin de la résurrection de Jésus. Le fait qu’il dise « avec nous » fait comprendre que la mission d’annoncer le Christ ressuscité n’est pas une tâche individuelle : elle est à vivre de manière communautaire, avec le collège apostolique et avec la communauté. Les Apôtres ont fait l’expérience directe et merveilleuse de la résurrection ; ils sont les témoins oculaires de cet événement. Grâce à leur témoignage autorisé beaucoup ont cru; et, de la foi au Christ ressuscité sont nées et naissent continuellement les communautés chrétiennes. Nous aussi, aujourd’hui, nous fondons notre foi au Seigneur ressuscité sur le témoignage des Apôtres parvenu jusqu’à nous par la mission de l’Église. Notre foi est liée solidement à leur témoignage comme à une chaine ininterrompue déployée au cours des siècles, non seulement par les successeurs des Apôtres, mais par des générations et générations de chrétiens. A l’imitation des Apôtres, en effet, tout disciple du Christ est appelé à devenir témoin de sa résurrection, surtout dans les milieux humains où l’oubli de Dieu est plus fort ainsi que le désarroi de l’homme.

CFBwrc_WMAAs1z9Pour que cela se réalise, il faut demeurer dans le Christ ressuscité et dans son amour, comme nous l’a rappelé la Première Lettre de Jean : « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1Jn 4, 16). Jésus l’avait répété avec insistance à ses disciples : « Demeurez en moi…Demeurez dans mon amour » (Jn 15, 4.9). C’est le secret des saints : demeurer dans le Christ, unis à lui comme les sarments à la vigne, pour porter beaucoup de fruit (cf. Jn 15, 1-8). Et ce fruit n’est autre que l’amour. Cet amour resplendit dans le témoignage de sœur Jeanne Emilie de Villeneuve, qui a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres, aux malades, aux prisonniers, aux exploités, devenant pour eux et pour tous signe concret de l’amour miséricordieux du Seigneur. 

CFMbiFEVEAA_sPILa relation avec Jésus ressuscité est, pour ainsi dire, l’ « atmosphère » dans laquelle vit le chrétien et dans laquelle il trouve la force de rester fidèle à l’Évangile, même au milieu des obstacles et des incompréhensions. « Demeurer dans l’amour » : sœur Maria Cristina Brando l’a fait également. Elle a été complètement conquise par l’amour brûlant pour le Seigneur ; et, de la prière, de la rencontre cœur à cœur avec Jésus ressuscité, présent dans l’Eucharistie, elle recevait la force de supporter les souffrances et de se donner comme pain rompu à beaucoup de personnes loin de Dieu et affamées d’amour authentique. 

CFMWbYcWIAAj2BBUn aspect essentiel du témoignage à rendre au Seigneur ressuscité est l’unité entre nous, ses disciples, à l’image de celle qui subsiste entre Lui et le Père. Et la prière de Jésus à la veille de sa passion résonne encore aujourd’hui dans l’Évangile : « Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11). De cet amour éternel entre le Père et le Fils, qui se répand sur nous par l’Esprit Saint (cf. Rm 5, 5), notre mission et notre communion fraternelle prennent de la force ; de là jaillit toujours nouvelle la joie de suivre le Seigneur sur la voie de sa pauvreté, de sa virginité et de son obéissance ; et ce même amour appelle à cultiver la prière contemplative. Sœur Marie Baouardy l’a expérimentée de manière très élevée, qui humble et illettrée, a su donner des conseils et des explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel avec le Saint Esprit. La docilité à l’Esprit Saint l’a rendue aussi instrument de rencontre et de communion avec le monde musulman. De même aussi sœur Marie Alphonsine Danil Ghattas a bien compris ce que signifie irradier l’amour de Dieu dans l’apostolat, en devenant témoin de douceur et d’unité. Elle nous offre un exemple clair de l’importance de nous rendre responsables les uns des autres, de vivre l’un au service de l’autre. 

Demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous. C’est ce qu’ont fait les quatre saintes proclamées aujourd’hui. Leur exemple lumineux interpelle aussi notre vie chrétienne : comment suis-je témoin du Christ ressuscité ? C’est une question que nous devons nous poser. Comment est-ce que je demeure en lui, comment est-ce que je demeure en son amour ? Suis-je capable de « semer » en famille, dans le milieu de travail, dans ma communauté, la semence de cette unité qu’il nous a donnée, nous y faisant participer par la vie trinitaire.

Retournant aujourd’hui à la maison, portons avec nous la joie de cette rencontre avec le Seigneur ressuscité ; cultivons dans le cœur l’engagement à demeurer dans l’amour de Dieu, restant unis à lui et entre nous, et suivant les traces de ces quatre femmes, modèles de sainteté, que l’Eglise nous invite à imiter."

Posté le 17 mai 2015 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 17 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mai 352 : élection du pape Libère.

Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l'histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l'arianisme de l'empereur Constance qui l'exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.

Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre.

  • le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l'île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd'hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l'Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d'une fortification et d'autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1942.

La ville de Montréal tient son nom de l'Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l'Île. En effet, en 1535, l'explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l'intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.

 

La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s'élève actuellement la nouvelle douane.

  • le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
  • le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l'Empire le reste des États pontificaux.

Rome est déclarée "ville impériale et libre".

C'est l'aboutissement d'une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L'empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l'homme. Pour lui, le rôle du politique n'est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c'est à la religion de se mettre au service de l'Etat.

Alors qu'un Concordat a été signé entre la France et l'Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l'État.

C'est pour tenter d'obtenir l'abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l'avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n'obtient rien en retour.

Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l'Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l'Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d'adhérer au blocus continental.

Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l'empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…

  • le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
  • le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
    • le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.

Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.

  • le 17 mai 1940 : Rommel donne l'ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.

Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat.

  • le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.

Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s'ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C'est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • le 17 mai 1990 : l'OMS retire l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Posté le 17 mai 2015 à 06h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

16 mai 2015

C’est arrivé un 16 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mai 1364 : bataille de Cocherel.

La bataille de Cocherel se déroule le 16 mai 1364, près d'Évreux. Elle oppose l'armée française aux ordres de Bertrand du Guesclin, et celle de Charles de Navarre commandée par le captal de Buch. Ce dernier fait le Blocus de Paris par l'ouest de la Seine. Il est appuyé par une armée anglo-gasconne de 6000 hommes, dépêchée par Édouard III d'Angleterre. Les Navarrais ont l'avantage du nombre et des positions (en hauteur).

La victoire de Cocherel est très importante pour le Royaume de France, à trois jours du sacre de Charles V le Sage. Elle permet au jeune Roi de marquer les esprits de ses sujets après le règne catastrophique de son père Jean II le Bon. Il va peu à peu reconquérir tous les territoires perdus. Défait, Charles le Mauvais est privé de ses possessions d'Île-de-France. Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.

 

 

  • le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
  • le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.

Voir la chronique du 28 janvier, où il est rappelé que Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en Extrême Orient ; et qu'il fait achever la basilique Saint-Pierre de Rome. C'est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée. Ce que l'on omet trop souvent de dire, c'est que ce dernier, tire des conclusions des travaux de Copernic (chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l'Eglise) ; ces conclusions des observations astronomiques sont théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d'utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui ont été condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C'est d'ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

  • le 15 mai 1703 : décès de Charles Perrault, conteur et homme de lettres français.

Membre de l'Académie française, auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l'un des grands auteurs du XVIIe siècle. Il est aussi un important collaborateur de Colbert. L'essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l'un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux : Histoires ou Contes du temps passé, ou Les Contes de ma mère l'Oye qui contiennent les huit contes en prose suivants :

  • La Belle au bois dormant
  • Le Petit Chaperon rouge
  • La Barbe bleue
  • Le Maître chat ou le Chat botté
  • Les Fées
  • Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre
  • Riquet à la houppe
  • Le Petit Poucet

Les Contes de ma mère l'Oye, illustrée par Gustave Doré

  • le 16 mai 1770 : le Dauphin, futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d'Autriche.

Marie-Antoinette 1769-70

Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l'empereur François Ier et de l'Archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Après la conclusion d'un traité de paix entre la France et l'Autriche, le mariage entre le Dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits et quitte Vienne et le 16 mai elle épouse le Dauphin à Versailles. Elle a 14 ans et Louis XVI, 15 ans.

  • le 16 mai 1795 : Traité de la Haye.

Le traité de La Haye met fin à la guerre entre la France et les Provinces-Unies. Les deux pays s'allient et la France place 25 000 soldats sur le sol batave afin de protéger le pays en cas d'attaque anglaise ou prussienne. En échange la république batave doit payer 100 millions de florins et céder Maastricht, Venlo et la Flandre zélandaise à la France.

  • le 16 mai 1811 : une armée anglo-hispano-portugaise bat l'armée française de Soult à La Albuera.
  • le 16 mai 1843 : le duc d'Aumale prend la smala d'Abd El-Kader.

Durant la conquête d'Algérie, le duc d'Aumale s'empare de la smala de l'émir Abd el-Kader. Il s'agit d'une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d'enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passe au Maroc continuer la guerre contre les Français, mais il se rend en 1847.

  • le 16 mai 1920 : canonisation de Jeanne d'Arc.

Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l'Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l'océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d'Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d'Arc comme Sainte :

« En l'honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l'exaltation de la foi catholique et pour l'accroissement de la religion chrétienne, par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l'avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d'Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l'Église universelle. »

« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd'hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu'en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d'assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu'après avoir imité Jeanne d'Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l'héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d'Arc, priez pour votre patrie ! »

Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d'Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d'Arc seconde patronne de la France. C'est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l'Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d'Arc, l'illustre Pucelle d'Orléans, seconde patronne de la France.

Posté le 16 mai 2015 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 mai 2015

Les Brigandes rendent hommage à Sainte Jeanne d'Arc.

 
 

Posté le 15 mai 2015 à 23h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (12)

C’est arrivé un 15 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 mai 1364 : les restes de Jean II le Bon, mortels ont été ramenés de Londres.
  • le 15 mai 1506 : début des Etats Généraux.

Ils durent du 15 au 21 mai 1506 à Tours, et proclament Louis XII « Père du Peuple ». Ce titre lui est donné parce qu'il a diminué la taille, impôt payé par les roturiers. A la demande du Roi, ils annulent toutes les clauses du traité de Blois, concernant le mariage projeté de sa fille Claude de France avec Charles de Luxembourg, le futur Charles Quint. Le Roi peut alors fiancer Claude, héritière du duché de Bretagne, à François d'Angoulême, héritier présomptif du royaume, et futur François 1er, contre la volonté de la duchesse en titre et contre l'esprit de leur contrat de mariage. Cette union des deux héritiers sera une étape décisive de l'union de la Bretagne à la France.

  • le 15 mai 1610 : le Roi Louis XIII vient au Parlement de Paris.

Devant les dignitaires du royaume et les princes du sang il prononce un "lit de justice" qui officialise la Régence de Marie de Médicis, sa mère.

  • le 15 mai 1681 : le Canal Royal du Languedoc est inauguré, avec bénédiction des bateaux.

Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. Commencé en 1667, le Canal du Midi est inauguré en 1681. Il est le fruit d'hommes exceptionnels : le Roi Louis XIV, le Ministre Colbert, l'inventeur et percepteur Pierre Paul Riquet, le Commissaire Général des Fortifications Vauban.

C'est le commerce du blé qui en motive la construction du canal. Par un édit royal d'octobre 1666, Colbert autorise les travaux ; le chantier dure de 1666 à 1681. Le canal du Midi est l'un des plus anciens canaux d'Europe encore en fonctionnement.

D'abord nommé « canal royal en Languedoc », les révolutionnaires le rebaptisent en « canal du Midi » en 1789. Il est considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle. Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.

Inauguration du Canal Royal du Languedoc, avec bénédiction des bateaux.

  • le 15 mai 1702 : l'Angleterre déclare la guerre à la France.

L'Angleterre déclare la guerre à la France, ce qui déclenche la guerre de Succession d'Espagne, qui durera jusqu'en 1713.

  • le 15 mai 1756 : début de la guerre de Sept Ans.

Le début de la guerre est généralement daté du 29 août 1756, jour de l'attaque de la Saxe par Frédéric II. Cependant, l'affrontement débute plus tôt dans les colonies d'Amérique du Nord. Pour l'Angleterre de William Pitt, alors Premier ministre, la victoire passe par la conquête de la Nouvelle-France et plus particulièrement du Canada. Il y dépense des sommes colossales. Cette conquête va coûter deux milliards de livres Tournois (françaises) à l'Angleterre. Benjamin Franklin a estimé qu'il eût été moins cher d'acheter la Nouvelle-France que de la conquérir.

La Guerre de Sept ans voit s'affronter la France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et l'Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre. Se déroulant sur toute la planète, elle préfigure la première guerre mondiale. Elle marque la naissance de l'Empire britannique et la fin du premier empire colonial français.

  • le 15 mai 1768 : la République de Gênes cède ses droits sur la Corse à Louis XV, par le Traité de Versailles.

Depuis près de trente ans, les indépendantistes luttent ouvertement contre Gênes, qui ne parvient à se maintenir que grâce à l'aide française. La France obtient par ce traité l'administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Cette dernière, incapable de payer l'intervention militaire française en Corse, abandonne l'île à la France. Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses (chronique du 9 mai).

  • le 15 mai 1779 : Bonaparte rentre à l'Ecole royale militaire de Brienne, sur recommandation de De Marbeuf, gouverneur de la Corse.

L'Ecole Royale de Brienne a été fondée à partir de cadres et d'élèves venus du Prytanée Royal Militaire en 1776.

  • le 15 mai 1871 : le pape Pie IX rejette la loi des Garanties par l'encyclique Ubi nos.

Voir la chronique du 13 mai.

  • le 15 mai 1891 : le pape Léon XIII publie de l'encyclique « Rerum Novarum ».

Poussé par un certains nombre de catholiques, qui luttent contre la gauche républicaine pour adoucir les conditions de vie des ouvriers en France - La Tour du Pin, A. de Mun etc. –le pape dénonce la concentration des richesses entre les mains de quelques-uns, mais aussi la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété.

  • le 15 mai 1931 : le pape Pie XI condamne la mainmise du parti fasciste sur la jeunesse et publie l'encyclique "Quadragesimo Anno" sur les droits des travailleurs.
  • le 15 mai 1949 : canonisation de Jeanne de Lestonnac, religieuse française du XVIIe siècle, par le pape Pie XII.

Mère de famille nombreuse devenue très tôt veuve elle se consacre à l'éducation des jeunes filles et fonde une congrégation religieuse féminine de spiritualité ignacienne, la Compagnie de Marie-Notre-Dame, (cf. la chronique du 2 février).

  • le 15 mai 1958: allocution du général Salan devant le comité de salut public, au du Gouvernement général d'Alger.

Il la conclut par : "Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général De Gaulle !".

A Paris, De Gaulle déclare par communiqué : "Je me tiens prêt à assumer les pouvoirs de la République".

  • le 15 mai 1961 : Jean XXIII publie l'Encyclique "Mater et magistra" sur la question sociale.

Posté le 15 mai 2015 à 06h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 mai 2015

C’est arrivé un 14 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous : tout vérifier

  • le 14 mai 841 : incursions et pillages des Vikings.

Les Vikings commencent à faire de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine ; ils ravagent une première fois Rouen. Ils pillent les abbayes de Saint-Ouen et Jumièges. L'abbaye de Fontenelle, Saint-Wandrille, est épargnée moyennant le versement de six livres d'argent.

  • le 14 mai 964 : décès de Jean XII, pape.

Octavien né vers 937 et mort le 14 mai 964, est le 130e pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Jean XII.

  • le 14 mai 1027 : Henri Ier est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Henri 1er, sacré du vivant de son père est Roi de France de 1031 à 1060.

  • le 14 mai 1097 : début du siège de Nicée par les croisés lors de la Première croisade.

Le siège dure du 14 mai au 19 juin. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région. Pour les Croisés, la conquête de Nicée leur permet de continuer sur la route de Jérusalem, qu'ils atteignent deux ans plus tard. Ils fondent alors une série d'états chrétiens en Syrie, qui se perpétuent pendant près de deux siècles.

  • le 14 mai 1509 : victoire de Louis XII sur la République de Venise à Agnadel.

Cette bataille a lieu au cours de la Seconde Guerre. La ligue de Cambrai, constituée du pape Jules II, du Roi de France Louis XII, de l'empereur d'Allemagne Maximilien Ier et du roi d'Aragon Ferdinand, écrasent les armées de la république de Venise à Agnadel, le 14 mai 1509. Louis XII au centre de la bataille se lance contre d'Alviano avec ses gentilshommes et piétons. S'ensuit alors une mêlée dans laquelle on ne reconnaît ni ennemi ni ami. Mais le Roi de France a fait disposer son artillerie sous le couvert de broussailles. Héritée de Charles VIII et composée de serpentines, couleuvrines, bombardes et de fauconneaux, elle est la meilleure d'Europe.

La bataille fait 500 morts du côté français et près de 9 000 chez les Vénitiens. Suite à cet affrontement, le Roi de France prend possession de toute la Lombardie. Le pape, inquiet de l'influence française grandissante en Italie, trahit l'alliance qu'il a créée et s'allie à Venise contre les Français.

  • le 14 mai 1572 : élection du pape Grégoire XIII.

Ugo Bon Compagni est né à Bologne. Grégoire XIII lutte avec acharnement contre les protestants. Il consacre de grandes sommes d'argent à l'éducation et à la construction de collèges et entreprend de nombreux travaux publics, notamment le palais papal et le Collège romain qui prend alors le nom d'Université grégorienne tenue par les Jésuites. Il développe les séminaires. Il organise également de nombreuses missions. Il reste célèbre pour être l'auteur de la bulle pontificale la bulle Inter gravissimas, en 1582, rattrapant les dix jours de retard pris par rapport au Soleil et modifiant, pour l'avenir, les modalités des années bissextiles. Le nouveau calendrier prend son nom, le calendrier grégorien. Il meurt à Rome le 10 avril 1585.

  • le 14 mai 1596 : signature du traité de Greenwich entre France et Angleterre.

Dans le cadre de la guerre des Flandres, Henri IV et Elisabeth Ière d'Angleterre signent le traité de Greenwich contre l'Espagne.

  • le 14 mai 1610 : assassinat d'Henri IV par Ravaillac.

Ayant quitté le Palais du Louvre sans escorte, le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie, dans le Faubourg Saint-Jacques, une ruelle étroite, où l'attend l'assassin, François Ravaillac. Celui-ci se jette sur le Roi et lui donne deux coups de couteau. Il sera écartelé place de Grève. Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis doit donc assurer la régence.

Voir les chroniques du 13 décembre sur la naissance du Roi et ses liens avec Notre Dame dès ce jour ; du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

  • le 14 mai 1643 : mort de Louis XIII le Juste.

Anne d'Autriche, son épouse, devient régente, et fait appel au cardinal Mazarin, parrain du jeune Roi Louis XIV, âgé de cinq ans, pour l'éduquer. Louis XIII aidé du grand Cardinal de Richelieu a rabaissé l'orgueil des grands du Royaume, exilé sa mère la pro-espagnole Marie de Médicis, abattu le puissant Parti Protestant tout en confirmant la Liberté de Conscience par l'Édit de Grâce d'Alais (1628), gagné la Guerre de Mantoue, lancé la France dans la Guerre de Trente Ans et arraché l'Artois et le Roussillon à l'Espagne. Il meurt semble-t-il d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn. Saint Vincent de Paul assistant le Roi lors de ses derniers instants dit :

«Je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement ».*

« S'il n'est pas sur les autels, il n'en est pas moins celui qui a réaffirmé officiellement pour les temps modernes la vocation française, de fille aînée de l'Eglise […] et lui a de ce fait, et de façon irrévocable, donné, dans le concert des nations, la plus grave des responsabilité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade) page 264

  • le 14 mai 1784 : Calonne, le ministre français des Finances, publie un décret faisant des ports de Bayonne, Marseille, Dunkerque et Lorient des ports francs pour le commerce franco-américain.

Cette décision est prise sur l'insistance de La Fayette.

  • le 14 mai 1790 : la Constituante décide que les biens nationaux seront vendus aux enchères par vastes portions.

Cela signifie que les moins fortunés seront empêchés de les acquérir. C'est parfaitement conforme au sens de l'égalité de la bourgeoise révolutionnaire de l'époque.

Né officiellement en 1871 avec la signature du Traité de Francfort, qui met fin à la guerre franco-prussienne, le Territoire de Belfort devient un département français à part entière en 1922.

  • le 14 mai 1900 : ouverture des IIèmes Jeux Olympiques à Paris.

Ces "Championnats du monde amateurs", ont lieu dans le cadre de l'Exposition universelle de Paris.

  • le 14 mai 1905 : naissance de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Elu à l'Académie française en novembre 1972, il dénonce la même année, avec force la crise des ordres religieux, qu'il attribue à trois facteurs :

  • la tendance à vouloir se fondre dans la vie séculière ;
  • l'abandon des constitutions et des règles des fondateurs au profit de la spontanéité et l'improvisation, au nom d'une liberté mal comprise;
  • la mise en cause de la permanence des fondements des ordres religieux.

Son appel à revenir à ce qu'il considère comme les véritables orientations du concile Vatican II est perçu comme une attaque contre la politique du supérieur général des jésuites Pedro Arrupe, qui préside alors en outre l'Union des supérieurs généraux d'ordres religieux.

  • le 14 mai 1955 : le pacte de Varsovie.

L'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la RDA, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie signent un pacte militaire à Varsovie. Ce pacte d'amitié et d'assistance mutuelle est conçu comme une riposte à l'intégration de la RFA, réarmée, aux forces de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) créée en 1949 par les Occidentaux.

Posté le 14 mai 2015 à 06h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

13 mai 2015

C’est arrivé un 13 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mai 610 : Boniface IV à Rome.

Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire, le pape Boniface IV le consacre, sous le nom de l'église Sainte-Marie-et-des-martyrs." Il fait de ce jour une fête mariale.

  • le 13 mai 1610 : sacre de Marie de Médicis, nouvelle reine de France.

La veille de l'assassinat de son mari le Roi Henri IV.

  • le 13 mai 1610 ou 1637 : Richelieu invente le couteau de table.

Après François Ier qui a lancé la mode de l'assiette et Henri III celle de la fourchette, le cardinal fait arrondir les lames des couteaux pour empêcher les gens de se curer les dents avec la pointe du couteau à table. C'est ainsi qu'est inventé le couteau de table, qui va remplacer les poignards dont on se servait pour couper la viande. Ce n'est qu'au XIXème siècle que sera ajouté le verre.

  • le 13 mai 1655 : naissance du futur pape Innocent XIII.

Michelangelo dei Conti nait en Italie à Poli. Elu pape sous le nom d'Innocent XIII le 8 mai 1721, il résiste aux Français qui lui demandent de retirer la bulle Unigenitus, condamnant le jansénisme. Il meurt le 7 mars 1724.

  • le 13 mai 1794 : la Convention destitue le général Turreau.

Les rapports sur les crimes ordonnés par Turreau arrivent chaque jour à la Convention. Ce dernier prend soudain peur. Il va maintenant plaider coupable et changer totalement, humblement, de tactique:

« Tout ce qui m'a été conseillé de faire n'a abouti à rien. Les brigands se battent sur les ruines de leurs chaumières comme tant d'autres se battent pour préserver les leurs si elles étaient debout. Plus de cent Représentants et généraux sont venus s'user dans ce pays maudit. Cela tient au courage fabuleux des brigands. Il y a quelque chose de surnaturel dans cette opiniâtreté dont aucun peuple n'a jamais donné l'exemple. Il faut abandonner ce système, c'est le seul moyen qui nous reste pour triompher d'un acharnement inexplicable. Nous avons été durs, essayons des voies de douceur. »

Il a fallu près de deux cent mille victimes, dont il se moque éperdument, risquer sa carrière lui importe plus! Turreau est relevé de son commandement le 18 mai, et est décrété en état d'arrestation le 30 septembre 1794, à la suite des rapports particulièrement accablants émanant du Comité révolutionnaire des Sables (les 9 et 11 août), de la Société populaire de Fontenay et de l'Administration du district de Challans (2 et 4 septembre). Jugé le 19 décembre 1795 par un Conseil militaire, que préside le général Berruyer et qu'a formé Bonaparte, alors général en chef de l'armée de l'Intérieur, il est acquitté, à l'unanimité...Turreau ne sera jamais inquiété. Le Directoire le tient un peu à l'écart, mais Napoléon le fait baron, grand officier de la Légion d'honneur, et l'envoie en 1807 aux Etats-Unis comme ministre plénipotentiaire pendant trois années. Il lui confie ensuite un commandement dans le corps de la Bavière de la Grande Armée. A la restauration il se rallie à la Monarchie.

La Convention confie les vingt quatre mille hommes des armées  de l'ouest au général Vimeux. Il est décidé de cerner maintenant l'ancienne Vendée militaire par des camps et d'organiser cette armée en cinq divisions commandées par les généraux Dembarrère, Caffin, Duquesnoy (immédiatement suppléé par Huché), Boucret, Bonnaire. C'est à dire un grand nombre de chefs des colonnes…

  • le 13 mai 1840 : naissance d'Alphonse Daudet.

Écrivain français né à Nîmes il n'a pas pu passer son baccalauréat, c'est pourquoi il devient maître d'études au collège d'Alès, puis secrétaire du duc de Morny. Parmi ses œuvres on trouve : « Lettres de mon moulin », « Le petit chose », « Tartarin de Tarascon ».

Il meurt le 16 décembre 1897 à Paris.

  • le 13 mai 1871 : la loi des garanties est promulguée en Italie.

Le but est de résoudre la « Question romaine », le statut de la « Ville éternelle » au sein du nouveau royaume d'Italie de Victor-Emmanuel II suite à L'annexion des Etats pontificaux l'année précédente (20 septembre 1871). La loi italienne des Garanties assure au pape : l'inviolabilité de sa personne, l'immunité diplomatique, la jouissance des territoires et palais du Vatican, de Latran et du Saint-Siège, sa protection pénale contre les injures publiques, la liberté de correspondance ou encore de célébration du culte. La loi prévoit également de lui verser une rente dont le montant s'élève à 3,225 millions de lires.

L'État italien ne reconnaît au pape aucune souveraineté sur les territoires qu'il occupe. De ce fait, le Vatican ne bénéficie d'aucun statut d'extraterritorialité au regard de la loi italienne : les tribunaux nationaux sont déclarés compétents pour les délits qui y sont commis, y compris dans la basilique Saint-Pierre, à qui la jurisprudence refuse tout droit d'asile. Le 15 mai, Pie IX refuse la loi des Garanties par l'encyclique Ubi nos et se considère comme « prisonnier au Vatican ». C'est l'abandon par la France de son pacte avec la papauté qui a rendu cette situation possible. La Question romaine n'est définitivement réglée que par les accords du Latran (1929).

  • le 13 mai 1917 : première apparition de Notre Dame à Fatima.

A sa première manifestation, la Vierge Marie apparaît aux 3 petits bergers, Francisco Marto, 9 ans, sa sœur Jacinta, 6 ans et leur cousine Lucia, 10 ans, toute vêtue de blanc. Au cours de cette apparition, Notre-Dame demande trois choses :

Premièrement : de se rendre en ce lieu lors des six prochains 13 du mois, à cette même heure. Ce qu'ils feront.

Deuxièmement : de réciter le chapelet chaque jour, chose qui représentait un intérêt tout particulier pour le salut de Francisco. Les 3 bergers exécuteront fidèlement cette demande, et ce, dès le jour même de l'apparition.

Troisièmement : de s'offrir comme victimes à travers des actes de réparation et des supplications pour la conversion des pécheurs. Le «Oui, nous le voulons.» prononcé par Lucie sera fidèlement mis en pratique par les trois enfants ; cela ira des moqueries, punitions, persécutions, à l'emprisonnement dans la maison d'arrêt pendant trois jours.

Cf. les chroniques du 13 février, du 13 juin, du 19 aout, du 13 septembre, du 13 octobre.

Lucia, Francisco, Jacinta

  • le 13 mai 1958 : Alger se soulève…

Pierre Pflimlin devient président du Conseil en France. Son gouvernement est favorable à l'ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), Le général Jacques Massu constitue un comité de salut public à Alger pour maintenir l'Algérie française. L'insurrection a raison de la IVème République et De Gaulle instaure rapidement la Ve République.

  • le 13 mai 1981 : Jean Paul II est victime d'un attentat.

Des coups de feu sont tirés contre le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles. Jean-Paul II attribue sa miraculeuse survie à l'intervention de la Vierge de Fatima et ne renonce pas aux déplacements et à l'action diplomatique et ira même pardonner à Mehmet ALI Agça dans sa prison. .


Trois coups de feu atteignent le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome.

  • le 13 mai 2000: béatification de François et Jacinthe Marto.

François et Jacinthe Marto, atteints de la grippe espagnole, meurent très tôt, respectivement en 1919 et 1920. Ils ont été déclarés vénérables par le Pape Jean-Paul II le 13 mai 1989 et béatifiés le 13 mai 2000 au cours d'un voyage du pape à Fatima. Il annonce que le 3ème secret concernait entre autres cet attentat.

Jean Paul II à Fatima en 2000

  • le 13 mai 2005 : ouverture du procès en béatification de Jean-Paul II par le pape Benoît XVI.

Posté le 13 mai 2015 à 06h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

12 mai 2015

La triple donation du Royaume de France expliquée en moins de 10 mn!

C'est à regarder ici

Posté le 12 mai 2015 à 23h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

C’est arrivé un 12 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 mai 254 : élection du pape Étienne Ier.

Étienne Ier est le 23e pape de l'Église catholique. Il est élu pape dans les catacombes de Saint-Calixte devant la communauté de fidèles. Son pontificat, qui dure jusqu'au 2 août 257, s'insère entre deux vagues de persécutions. Il aurait été décapité sur son siège pontifical par les soldats, pendant qu'il présidait un office religieux dans les catacombes de Saint-Calixte. Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale ne fut jamais retrouvée.

  • le 12 mai 1003 : décès du pape sous le nom de Sylvestre II.

Gerbert d'Aurillac, né à Auvergne, vers 938 est pape sous le nom de Sylvestre II de 999 à 1003. Philosophe et mathématicien particulièrement érudit, il cherche à restaurer un empire universel sur les bases de l'Empire Carolingien.

 

  • le 12 mai 1012 : le pape Serge IV meurt.

     

  • le 12 mai 1339 : fondation de l'Université de Grenoble.

C'est Humbert II qui fonde l'université de Grenoble en 1339. Immédiatement, l'université de Grenobloise prend exemple sur la Sorbonne. On y enseigne à l'époque le droit canonique, le droit civil et la médecine. Fermée et rouverte à plusieurs reprises, elle est définitivement dissoute en 1968 et divisée en quatre entités distinctes.

  • le 12 mai 1495 : le Roi de France Charles VIII est couronné à Naples.

Le Roi de France inaugure officiellement son règne napolitain par une spectaculaire chevauchée d'intronisation à travers la ville.

  • le 12 mai 1497 : le Roi Charles VIII, dans une ordonnance, utilise la formule "car tel est nostre plaisir".

Dans Historiquement correct, (Ed. Perrin, page 137) Jean Sevillia rappelle le sens de cette expression :

« Le « bon plaisir » est encore un mythe que le latin dissipe. Depuis Charles VII, les lettres patentes des Capétiens s'achevaient par l'expression « Car tel est notre plaisir. » Or le mot plaisir, issu du verbe placere, traduit non un caprice, mais une volonté réfléchie, une décision délibérée. Beaucoup d'actes royaux sont des arrêts du Conseil présentés sous forme de lettre patente. D'abord préparés par les spécialistes, ils ont donné lieu à délibération. […] Garde-fou supplémentaire, les lois ne peuvent être appliquées que si elles ont été enregistrées et publiées. Or, parlement de Paris en tête, ce sont les cours de justice souveraines (chambres des comptes, cours des aides, conseils supérieurs) qui détiennent le privilège d'enregistrer les actes royaux. Dès le XIVe siècle, en cas de désaccord, elles s'autorisent des remontrances avant enregistrement. […] « Où est la tyrannie ? »

  • le 12 mai 1559 : création du diocèse de Cambrai.

Cette création fait suite à la signature du traité du Cateau-Cambrésis. La bulle Super universas érige Cambrai en archevêché Le diocèse de Cambrai se sépare de celui de Tournai, en même temps que l'archevêché d'Utrecht.

  • le 12 mai 1588 : une Armada espagnole part pour conquérir l'Angleterre.

130 bateaux, 30000 hommes dont 19000 soldats, 300 chevaux, commandés par le duc de Médina Sidonia, quittent Lisbonne pour rejoindre une armée en Flandres et conquérir l'Angleterre. Contrairement aux dires des Anglais cette flotte n'a jamais été vaincue, mais détruite par les tempêtes. Un de ses points faibles, réside dans son commandement : l'amiral Alonzo Perez de Guzman, duc de Médina Sidonia n'est pas un véritable marin, atteint du mal de mer et ne connaissant rien à la stratégie navale, il est le seul dont dispose le roi d'Espagne pour remplacer le marquis de Santa Cruz, héros de Lépante et génie militaire, mais décédé en février 1588.

  • le 12 mai 1588 : journée des Barricades des Ligueurs, à Paris.

Au cours de la huitième guerre de Religion, Paris emmené par le Conseil des 16 et le duc de Guise, s'insurge contre Henri III et ses Gardes suisses, érigeant des barricades dans les rues. Henri III n'a pas d'autre choix que de fuir Paris le 13 pour se réfugier à Chartres.

  • le 12 mai : 1730 : Montesquieu est initié au sein de la loge maçonnique Horn (Le Cor) qui se réunit à la Westminster Tavern de Londres.

Sa théorie de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire vient des loges. C'est sur cette base naturellement, philosophiquement et théologiquement fausse que se sont construits tous les systèmes démocratiques actuels. Cette « démocratie », s'est construite peu à peu en s'éloignant de Dieu oubliant que :

  • "Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister."
  • "Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait été donné d'en haut".
  • « Il faut rendre à César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Aujourd'hui, nous sommes loin de la remarque de Joseph de Maistre dans Considérations sur la France (chap VIII, page 107, aux éditions Tardieux) :

« Le caractère particulier de cette monarchie, c'est qu'elle possède un certain élément théocratique, qui lui est particulier et qui lui a donné quatorze cents années de durée. Il n'y a rien de si national que cet élément. »

La monarchie française, n'a pas divisé artificiellement le pouvoir ; elle s'articulait autour de deux principes fondamentaux :

  • le pouvoir est d'origine divine ;
  • le pouvoir est exercé par un seul, mais dans certaines limites fixées par la loi

Et c'est dans l'équilibre profond des lois fondamentales du Royaume de France que l'expression démocratique de la volonté populaire et unicité du pouvoir ont été le mieux exprimés dans l'histoire de l'humanité. Ce qui est très bien résumé par Machiavel dans son Discours de la première décade de Tite Live, I, C.58 :

« Le Royaume de France est le plus tempéré par les lois. »*

Cité par Bernard Basse dans La constitution de l'Ancienne France (Edition DMM, page 32)

  • le 12 mai 1794: un bonnet phrygien en tôle badigeonné de rouge vif est hissé sur la flèche de la Cathédrale de Strasbourg.

Le 2 septembre 1793, la Convention ordonne de détruire partout les portraits et effigies des Rois de France. La cathédrale, dont la façade porte alors les statues de plusieurs monarques, est menacée. Le 15 octobre, la municipalité fait fermer plusieurs églises de la ville pour les transformer en magasins de fourrages. Le 27 brumaire de l'an 11 (17 novembre) le maire Monet annonce que l'édifice de l'église cathédrale servira à la célébration du culte national et porterait désormais le nom de « Temple de la Raison ».

Le récit officiel dit ceci : « Ce temple avait été pendant quinze siècles le théâtre de l'imposture. À la voix de la Philosophie, il fut purifié en trois jours de tous les ornements ridicules du fanatisme ».

Pour éviter la destruction de la flèche, l'édifice le plus haut du monde jusqu'en 1874, exigée par la stupidité égalitaire des révolutionnaires, la municipalité a l'idée de la couvrir d'un Bonnet phrygien. Les travaux commencent le 12 mai. Ce bonnet reste en place jusqu'au 17 avril 1802.

  • le 12 mai 1797 : Napoléon conquiert Venise.

Le général Bonaparte entre dans Venise et campe avec son armée sur la place St-Marc.

  • le 12 mai 1845 : naissance de Gabriel Fauré.

Gabriel Fauré, compositeur français, est né le 12 mai 1845 à Pamiers. Il est élève de Saint-Saëns et de Gustave Lefèvre à l'École Niedermeyer à Paris.

D'abord organiste à l'église de la Madeleine à Paris, puis professeur au Conservatoire de Paris, avant d'en devenir le directeur de 1905 à 1920, il est l'un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Victime d'une pneumonie, il s'éteint, à Paris, le 4 novembre 1924. Des funérailles nationales ont lieu dans l'église de la Madeleine. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris. Il est le contemporain de Debussy, Ravel, Satie et Saint-Saëns.

  • le 12 mai 1881 : signature du traité du Bardo.

La signature du traité, au palais de Ksar Saïd entre le Bey tunisien et le gouvernement français fait de la Tunisie un protectorat français. La Tunisie servait jusqu'alors de base arrière aux rebelles algériens.

  • le 12 au 23 mai 1887 : une catastrophe nationale, la vente des Diamants de la Couronne.

« En cette période où l'inaliénabilité des œuvres conservées dans les collections publiques est menacée, il peut être utile de rappeler, avec l'aide des travaux de M. Bernard Morel, la vente lamentable des Diamants de la Couronne organisée par l'Etat en 1887. Elle amputa vertigineusement le patrimoine national. […]

La collection des Diamants de la couronne fut constituée de façon délibérée en 1530 par François Ier qui isola un petit groupe de huit pierres ou bijoux en sa possession et les déclara inaliénables. Ils furent inventoriés ainsi : « Ce sont les bagues que le roy François Ier de ce nom a donné et donne à ses successeurs à la couronne de France et veult que à chascune mutacion, l'inventaire d'icelles ensemble leur apréciacion, poix, paincture, plomp soient vériffiez en leur présence, affin qu'ils baillent leurs lettres patentes obligatoires de les garder à leurs successeurs à la couronne ». […] Les pierres furent parfois mises en gage mais furent toujours récupérées.

Le trésor fut amoindri par le célèbre vol qui eut lieu, dans la semaine du 11 au 17 septembre 1792, à l'hôtel du Garde-Meuble de la Couronne, à Paris, où il était conservé. Mais il fut de nouveau augmenté sous Napoléon, de telle sorte qu'il comprenait, en 1814, 65 072 pierres et perles, la plupart montées en bijoux, soit 57 771 diamants, 5 630 perles et 1 671 pierres de couleur (424 rubis, 66 saphirs, 272 émeraudes, 235 améthystes, 547 turquoises, 24 camées, 14 opales, 89 topazes).

Mis à l'abri pendant la guerre de 1870, les Diamants de la Couronne furent exposés avec succès à Paris en 1878, à l'occasion de l'Exposition universelle, puis en 1884, au Louvre, dans la salle des Etats, Mais déjà ils étaient menacés, non par appât du gain mais par haine de la monarchie. La République encore fragile voulut priver à jamais les prétendants de la possibilité d'utiliser les Diamants de la Couronne. L'adversaire le plus efficace de ces derniers fut le fils de Raspail, le député Benjamin Raspail. Il déposa à la Chambre en 1878 une motion demandant la vente, qui fut approuvée, en juin 1882 seulement, par 342 voix contre 85. […]

A ce moment [En 1882] la collection, riche de 77 486 pierres et perles, comprenait deux groupes de bijoux : le premier, le plus ancien, datant de la Restauration et le second exécuté sous le Second Empire, les Diamants de la Couronne n'ayant pas été utilisés sous la monarchie de Juillet. Au cours de la Restauration, Louis XVIII fit remonter pour ses nièces, la duchesse d'Angoulême et la duchesse de Berry, les parures exécutées pour Marie-Louise : ainsi la vente de 1887 comprenait-elle la parure de rubis et diamants, la parure de saphirs et diamants, la parure de turquoises et diamants et le diadème en émeraudes et diamants exécutés pour ces princesses, qui avaient servi aussi à l'impératrice Eugénie. Quant aux bijoux exécutés sous le Second Empire, ils débordaient d'opulence et d'imagination. C'est en particulier à l'occasion de l'Exposition universelle de 1855 que Napoléon III fit faire par les plus grands joailliers parisiens des joyaux magnifiques : une couronne pour lui, dont la monture fut brisée et fondue au moment de la vente, une couronne pour l'Impératrice, des bijoux fastueux pour celle-ci, notamment un nœud de ceinture en diamants se terminant par deux glands et une parure de feuilles de groseillier en diamants, comprenant une guirlande servant de collier, un tour de corsage et un devant de corsage. D'autres œuvres admirables furent créées dans les années suivantes, tels le peigne à pampilles en diamants (1856), le diadème russe (1864), le diadème grec (1867). On aurait pu tout avoir encore…

La vente se déroula au Louvre, dans la salle des États, en neuf vacations, du 12 au 23 mai 1887. Ce fut un échec financier. L'apparition sur le marché d'une telle quantité de pierres ne pouvait que les déprécier. La provenance historique des pièces, si importante commercialement de nos jours, ne fut pas prise en considération. La collection vendue était estimée à 8 000 000 F. or environ. Elle fut mise à prix à 6 000 000 F. L'État ayant déboursé 293 851 F. pour organiser la vente, la recette effective ne monta qu'à 6 927 509 F. Décevante pécuniairement, la vente fut désastreuse sur le plan historique, sur le plan minéralogique, étant donné la qualité de certaines pierres qu'on ne trouve plus maintenant, et sur le plan artistique, tant de chefs-d'œuvre de la joaillerie française disparaissant en même temps. Car tout concourut à faire perdre aux pierres leur identité : pour faciliter les achats, les éléments des parures de la Restauration furent vendus séparément, les décorations de Napoléon III furent démontées, la parure de feuilles de groseillier fut éparpillée. Les acheteurs furent principalement des bijoutiers (Boucheron, Bapst Frères, Tiffany etc), qui achevèrent de dépecer la plupart des joyaux pour en réutiliser les pierres. »

Il ne reste plus maintenant qu'à s'efforcer d'évoquer ce qu'a été ce trésor qui a accompagné l'histoire de la France. C'est une des missions que s'est donné le Louvre : réintégrer dans les collections nationales les joyaux qui peuvent avoir survécu, quand c'est possible. […]

Extraits d'un article de Daniel Alcouffe paru le mercredi 23 janvier 2008 sur le site de la Tribune de l'art.

La suite logique est la destruction totale des palais des Tuileries, de Saint-Cloud, qui auraient pu être reconstruits… Notre république a ouvert la voie au vandalisme de l'Etat Islaùique.

  • le 12 mai 1949 : le blocus de Berlin est levé.

Par ailleurs, la fin de ce blocus permet la création de la RFA dix jours plus tard. L'URSS crée un an et demi plus tard la RDA.

Posté le 12 mai 2015 à 06h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 mai 2015

C’est arrivé un 11 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mai 1573 : Henri, duc d'Anjou, est élu roi de Pologne sous le nom d'Henri Ier.

La noblesse polonaise, depuis la mort de Sigismond II sans descendance, recherche un souverain. Le duc d'Anjou est élu, sous le nom d'Henryk Walezy (Henri de Valois), lors de la Confédération de Varsovie. Le futur Henri III de France ne règne que jusqu'au 12 mai 1574, car le décès de son frère Charles IX entraîne son retour en France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575. (cf. la chronique du jour)

  • le 11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry.

Première victoire franco-jacobite sur la flotte anglaise, elle a lieu lors de la tentative de contre-révolution menée par Louis XIV et Jacques II d'Angleterre dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg. Les 24 navires français de l'amiral Châteaurenault battent 19 navires anglais. Cette victoire permet aux troupes franco-jacobites de débarquer en Irlande, où elles seront finalement battues par les Anglais.

La bataille de Bantry vue par un illustrateur de la fin du XIXème siècle.

  • le 11 mai 1708 : décès de Jules Hardouin-Mansart, architecte français.

Né le 16 avril 1646 à Paris, Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne, est un architecte français qui dessine le château de Clagny pour Madame de Montespan. En 1681, il devient architecte du Roi Louis XIV, puis surintendant des bâtiments du Roi en 1699. Il effectue d'importants travaux, en particulier aux châteaux de Versailles, ou de Marly et sur la place Vendôme. Il meurt le 11 mai 1708 à Marly-le-Roi.

  • le 11 mai 1745 : victoire française à la bataille de Fontenoy.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Autriche. Les Français, commandés par Maurice de Saxe, remportent une brillante victoire sur les Anglais et les Hollandais à Fontenoy en Belgique. Le Royaume de France est alors allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l'Angleterre, l'Empire d'Autriche et la Hollande.

La puissante artillerie royale française brise deux attaques ennemies, Les Français n'ont eu que peu de pertes en comparaison des Anglo-Hollando-Hanovriens. Démoralisés, les Hollandais se replient avant de tenter des attaques sans grand entrain. La bataille est longtemps indécise ; charges de cavalerie et tirs d'artillerie causent de nombreuses pertes des deux côtés. Cependant, l'infanterie française, résistant à de terribles assauts va à son tour attaquer les rangs ennemis et les enfoncer.

Voyant ses premiers rangs se faire littéralement écraser, le duc de Cumberland sonne la retraite. Il avait dit avant la bataille : «Je marcherai sur Paris ou je mangerai mes bottes».

En récompense, le Roi nomme Maurice de Saxe maréchal général et lui offre le château de Chambord. S'agenouillant au pied de son Souverain, le Maréchal de Saxe déclare :

«Sire, j'ai assez vécu, je ne souhaitais vivre que pour voir Votre Majesté victorieuse», avant d'ajouter : «Vous voyez à quoi tiennent les batailles… ».

Et Louis XV de répondre : «Tout vient de Dieu et de Maurice de Saxe»

Les résultats de cette victoire sont annulés par le traité de paix d'Aix-la-Chapelle, signé le 8 octobre 1748 : Louis XV voulant traiter "non en marchand mais en Roi", restituera ses conquêtes. Pourtant au commencement de cette guerre, Louis XV est allé à Cambrai recommander à Notre Dame de Grâce ses troupes au cours de l'hommage du Cœur d'Or que les souverains français font à Notre Dame de Boulogne. La réponse est éclatante.

A son fils, le Roi dit sur le champ de bataille :

« Voyez tout le sang que coûte un triomphe ! Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes ; la vraie gloire est de l'épargner. »

Fontenoy, 1745, par Van Blaerenberghe,

  • le 11 mai 1798 : coup d'État du 22 floréal de l'an VI.

Les cinq Directeurs qui exercent le pouvoir exécutif, cassent les élections des Assemblées. C'est le deuxième coup d'État du Directoire, après celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), dirigé contre les royalistes.

  • le 11 mai 1868: le régime de la presse est libéralisé.

C'est la fin de la censure et du tarif du timbre abaissé.

  • le 11 mai 1960 : lancement du Paquebot France à Saint-Nazaire.

Le paquebot est lancé et baptisé à Saint-Nazaire, au cours d'une cérémonie. Mme De Gaulle, marraine du navire, coupe le ruban qui retient la bouteille de champagne. À 16h15, le magnum de six litres se brise sur l'étrave. Le France se met en mouvement.

Il est pendant longtemps le plus grand paquebot du monde ; et est surnommé le « petit frère du « Normandie ».

Revendu d'abord à un homme d'affaires saoudien, en 1977, puis à un armateur norvégien en 1979, rebaptisé Norway, il assure des croisières en mer des Caraïbes. Revendu à un ferrailleur, il est rebaptisé Blue Lady en 2006 et son démantèlement prend fin en 2009 en Inde, sur le chantier d'Alang.

  • le 11 mai 1968 : Paris.

Le gouvernement est aux abois. Le premier ministre Pompidou se heurte à son ministre de l'éducation Peyrefitte qui exprime son désaccord à la réouverture de la Sorbonne et appuie la politique de fermeté de De Gaulle. A l'Elysée, ce dernier reçoit les ministres des armées, Messmer, de l'intérieur, Fouchet, de la justice, Joxe et le secrétaire général aux affaires africaines Foccart ( !) pour évoquer l'intervention de l'armée.

Posté le 11 mai 2015 à 06h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 mai 2015

Cantate à Ste Jeanne d'Arc


Cantate à Ste Jeanne d'Arc par jeronimus29

Posté le 10 mai 2015 à 17h55 par Michel Janva | Lien permanent

Les Bretons de Ploërmel défendent leur pape, aidons-les!

Michel a appris le 30 avril dernier que pour le tribunal administratif de Rennes, la statue de Jean-Paul II de Ploërmel, et la croix qui la surplombe, n’ont pas à rester sur le domaine public.

L'attaque contre la mairie vient de la Libre pensée morbihannaise. La présence du pape à cet endroit serait donc illégal. Rappelons que son implantation dans le centre-ville de Ploërmel date ce 2006 .

jp2

 

La statue devra donc être retirée du champ public si les recours - menés notamment par le maire de Plöermel - échouent.

Il serait inadmissible qu'une association archi minoritaire - dont les idées fanatiques ne représentent qu'elle même en Bretagne - parvienne à ces fins et cela même avec l'aval d'un tribunal administratif.

Le catholicisme est un des éléments fondateurs de la Bretagne, et Jean-Paul II a été important pour les Bretonnes et les Bretons. Tous ont encore en tête sa venue à Saint-Anne d'Auray en 1996 devant une foule immense de fidèles.

Les Bretonnes et les Bretons doivent réagir pour protéger une statue qui fait parti de leur patrimoine religieux, Breton et Européen.  Si aujourd'hui, l'Etat fait enlever la statue d'un Pape tant aimé des Bretons, demain , seront-ce nos calvaires que des associations voudront faire détruire ?

Par la résistance pacifique, nous appelons chacun à veiller sur la statue de Jean-Paul 2 , à former une chaine continue pour protéger notre héritage, qu'aucun groupuscule fanatique ni aucun tribunal administratif d'Etat ne pourra enlever.

C'est de notre devoir de mémoire dont il s'agit. De notre passé, mais aussi de notre avenir, à l'heure où la religion catholique est persécutée, malmenée sur de nombreux territoires de la planète.

N'ayez pas peur ! N'ayons plus peur ! Défendons notre Pape Jean-Paul II et le patrimoine Breton

Signez la pétition pour le maintien de la statue. Participez à la résistance bretonne !

Le collectif « Touche pas à mon Pape »

Posté le 10 mai 2015 à 10h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (28)

C’est arrivé un 10 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 mai 1537 : Jacques Cartier est en France.

En guise de dédommagement des frais engagés, Cartier reçoit l'Hermine, un navire de 110 tonneaux, avec tous les appareils et munitions qui restent du précédent voyage dont ses 12 canons.

  • le 10 mai 1696 : décès de Jean de La Bruyère, écrivain français.

Né à Paris le 17 août 1645, il devient célèbre en 1688 pour son seul ouvrage, "Les caractères ou les mœurs de ce siècle". Jean de La Bruyère est alors parmi les derniers écrivains à privilégier le style littéraire. En 1693, il est enfin élu à l'Académie française, en remplacement de l'abbé Pierre de La Chambre. Il décède à Versailles suite à une crise d'apoplexie le 10 mai 1696.

  • le 10 mai 1755 : arrestation de Mandrin.

500 soldats français déguisés en paysans pénètrent en Savoie et arrêtent le brigand Mandrin à la ferme fortifiée de Rochefort-en-Novalaise. Il utilisait la Savoie comme base de repli entre deux expéditions en France.

  • le 10 mai 1774 : mort du Roi de France Louis XV.

Louis XV « le Bien-aimé » reçoit l'extrême onction à Versailles, administrée par l'évêque de Senlis, Armand. Il meurt de la petite vérole à l'âge de 65 ans, après une difficile mais très pieuse agonie. Si son début de règne est pacificateur et heureux, période où le Roi fait preuve d'une piété et d'une ferveur avec la Reine Maria Leczinska assez exceptionnelle, la seconde partie est marquée par la débauche de la cour qui suit l'exemple de son maître et par le développement des idées des philosophes qu'il laisse empoisonner l'opinion française.

  • le 10 mai 1794: la colonne infernale Dusirat incendie la forêt de Vezins et les stocks de grains et farine qu'il y trouve.
  • le 10 mai 1794 : Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI est guillotinée place de la Révolution à Paris.

De toute la famille royale, c'est la seule qui a toujours refusé de quitter le Roi et de fuir à l'étranger.

  • le 10 mai 1796 : Bonaparte remporte la bataille du Pont de Lodi, en Italie.
  • le 10 mai 1804 : Bonaparte reçoit le cardinal Caprara.

Il exprime le désir d'être sacré empereur par le pape, il a simplement besoin de la présence papale pour cautionner la cérémonie et singer les sacres des Rois de France. Mais son esprit embrumé par les théories des philosophes ne peut pas comprendre que la puissance du sacre donnée aux Rois vient de Dieu et de l'engagement royal à défendre la foi catholique et a lutter pour le vrai bonheur de leurs peuples. Le sacre des Rois est le Pacte de Reims renouvelé entre un Dieu, un peuple et une personne royale choisie par Dieu. Le sacre de Napoléon est sacrilège et grotesque. (cf. la chronique du 2 décembre).

  • le 10 mai 1871 : signature du traité de Francfort.

Le gouvernement provisoire de la république accepte de payer une indemnité de 5 milliards de franc-or, avec présence d'une armée d'occupation jusqu'au paiement de cette somme et surtout, la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. Guillaume 1er, roi de Prusse, a déclaré le 18 janvier 1870, à Versailles, lors de la proclamation de l'empire :

" Je n'ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés"

  • le 10 mai 1940 : l'Allemagne envahit les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.

C'est la fin de la «drôle de guerre ». L'exode commence. Les Pays-Bas capitulent le 15 ; le Luxembourg capitule le jour même, la Belgique le 27. En Angleterre Churchill devient premier ministre en affirmant :

"Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des larmes."

Les troupes allemandes franchissent les Ardennes au grand dam des Français, évitant les fortifications de la ligne Maginot, que l'inconsistance des dirigeants français n'a pas prolongée sur toutes les frontières. La percée de Sedan est une opération décisive de la bataille de France qui commence.

  • le 10 mai 1954 : le recensement dénombre 43 millions de Français.

L'avortement n'assassinait pas encore plus de 200 000 Français par an, à cette époque. Il faut rappeler qu'en 1789 la France est le pays le plus peuplé au monde avec 28 millions d'habitants. En 1790, la Russie l'égale, puis la Dépasse. En 1795, l'Inde fait de même. En 1914, la France compte 40 million d'habitants, la Russie 160 millions, l'Allemagne 65 et l'Angleterre 43 millions ! Le suicide français est ancien et bien lié à la disparition de la monarchie française.

  • le 10 mai 1968 : la "nuit des barricades".

Combats de rues, voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés, le pays se réveille stupéfait.

  • le 10 mai 1981 : F. Mitterrand est élu contre V. Giscard d'Estaing.

Posté le 10 mai 2015 à 07h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

09 mai 2015

C’est arrivé un 9 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 mai 1435 : victoire française sur les Anglais à Gerberoy.

Les troupes françaises de Jean Poton de Xaintrailles et d'Etienne de Vignolles dit « la Hire», pourtant deux fois moins nombreuses, battent les 3 000 Anglais de John Fitz Alan, comte d'Arundel, dans la bataille de Gerberoy, dite également «bataille d'Arondel », en Picardie.

  • le 9 mai 1462 : Traité de Bayonne.

A cause de la guerre civile catalane, Jean II d'Aragon réclame l'aide militaire de Louis XI, Roi de France. En échange, il cède de manière temporaire les comtés de Roussillon et de Cerdagne. L'aide militaire apportée par le Roi de France est estimée à 200 000 écus. Les comtés cédés aux français sont récupérés en 1493.

  • le 9 mai 1769 : fin de la bataille de Ponte-Novo.

Les Corses indépendantistes de Paoli, renforcés de mercenaires allemands, sont battus par les troupes de Louis XV. C'est la fin d'une guerre de 40 ans qui a mis aux prises le peuple corse, mené par Pascal Paoli, avec la République de Gênes puis le Royaume de France.

Il faut noter que quelque temps après, environ une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, sont anoblies par Louis XVI, dont la plupart de celles qui avaient participé à la bataille aux côtés de Paoli ; l'exemple des Buonaparte est le plus connu.

  • le 9 mai 1693 : le Roi Louis XIV préside à la cérémonie de l'intronisation des premiers membres de l'Ordre de Saint Louis.

C'est le marquis de Barbezieux, secrétaire d'Etat à la Guerre, qui lit la formule du serment de fidélité au Roi et à la religion catholique, pendant que les récipiendaires s'agenouillent devant le Roi. Ce dernier les adoube du plat de son épée en disant : "Par Saint Louis, je vous fais chevalier".

Enfin, les promus prêtent serment de vivre en bons catholiques, d'être fidèles au Roi, de toujours lui obéir, de ne pas quitter le service sans son autorisation et de veiller au respect des statuts de l'ordre. La fête annuelle de l'Ordre est fixée au 25 août, jour de la Saint Louis, et à cette occasion, les membres ont l'obligation d'accompagner Sa Majesté à la messe.


Croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis

La décoration de l'Ordre de Saint Louis est une croix de Malte à quatre branches formant huit pointes, d'or bordé d'émail blanc et anglée de fleurs de lys d'or. Sur l'une de ses faces, Saint Louis est représenté tenant d'une main une couronne de laurier et de l'autre une couronne d'épines; sur l'autre face figure une épée nue flamboyante, passée dans une couronne de lauriers. La croix de Saint Louis est suspendue à un cordon rouge couleur de feu. Voir le 5 avril.

  • le 9 mai 1871 : les troupes versaillaises s'emparent du fort d'Issy.

Le réduit communard dans Paris diminue chaque jour.

  • le 9 mai 1915 : bataille de l'Artois.

Cette bataille est un des exemples d'offensives à outrance, menées sans considérations pour la vie des soldats. Chaque mètre pris à l'ennemi se paie en centaines, parfois en milliers de vies. La bataille de l'Artois dure du 9 mai au 25 juin 1915. Si Joffre parvient à percer le front allemand, c'est au prix de lourdes pertes (plus de 100 000 hommes contre 75 000 côté allemand).

  • le 9 mai 1941 : Mendès-France est jugé par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à 6 ans de prison et à la destitution pendant 10 ans.
  • le 9 mai 1945 : libération de Dunkerque.

Dunkerque est une des dernières villes de France à être libérée de l'occupation de l'Allemagne nazie. Les troupes allemandes se rendent suite à la capitulation sans condition signée la veille.

  • le 9 mai 1950 : Schuman propose un plan pour l'Europe.

La déclaration du 9 mai 1950, aussi appelée déclaration Schuman, est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le salon de l'Horloge du Quai d'Orsay, à Paris, elle lance l'idée d'une Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

Posté le 9 mai 2015 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mai 2015

12 au 14 juin : grand et nouveau spectacle à Autun

11011187_10206306205031290_3900001614312758314_n

Posté le 8 mai 2015 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 8 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Célébrations le 8 mai: les Fêtes johanniques à Orléans et la fin de la seconde guerre mondiale.

  • le 8 mai 535: décès du pape Jean II.

Voir la chronique du 2 janvier

  • le 8 mai 590 : le pape saint Grégoire le Grand annonce la fin de la peste qui ravage Rome.
  • le 8 mai 1360 : signature du Traité de Brétigny entre la France et l'Angleterre.

Egalement connu sous le nom de traité de Calais, il est conclu au château de Brétigny, près de Chartres entre Édouard III d'Angleterre et le Dauphin Charles, fils du Roi Jean II de France. La France perd des terres au nord entre Calais et le Ponthieu ainsi que l'Aquitaine. Edouard III ramène la rançon de Jean II le Bon de 4 à 3 millions d'écus et renonce à revendiquer le trône de France. La guerre reprend 9 ans plus tard. (Voir les chroniques des 8 et 26 avril).

  • le 8 mai 1429 : le siège d'Orléans est levé par les Anglais.

Ils cèdent face à l'armée française commandée par sainte Jeanne d'Arc. Celle-ci, en la fête de Saint Michel, patron de la France, le 8 mai 1429, délivre miraculeusement Orléans. Puis, ce sont les victoires de Meung, Beaugency, Patay, les prises de Troyes et de Châlons-sur-Marne et enfin le sacre du Dauphin à Reims.

Orléans est assiégée depuis le mois d'octobre 1428 par l'Anglais Jehan Talbot. La cité est le dernier point de résistance des Français sur la Loire, à la frontière entre la partie du Royaume tenue par les Anglais et le Royaume de Bourges de Charles VII.

Les grands du Royaume d'abord très critiques ont été subjugués par la facilité avec laquelle elle est parvenue à pénétrer dans la ville pour la ravitailler. Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère, le duc Jehan II d'Alençon, Raoul de Gaucourt, sénéchal du Dauphiné, Étienne de Vignolles plus connu sous le sobriquet de « La Hire », l'Amiral Louis de Culant, Jehan Poton de Xaintrailles et Gilles de Rais, la suivent alors aveuglément et la ville, tenue alors par le Comte Jehan de Dunois dit le « Bâtard d'Orléans » est délivrée.

Pour épargner des vies et le sang des soldats Sainte Jeanne d'Arc a écrit avant la bataille cette lettre au roi d'Angleterre :

« Roi d'Angleterre et vous, duc de Bedford qui vous dîtes régent de France, faites raison au Roi du Ciel de son sang royal. Rendez au Roi, par la Pucelle qui est envoyée par Dieu, le Roi du Ciel, les clés de  toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est venue par Dieu réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix si vous lui voulez faire raison en quittant la France ! Vous ne tiendrez pas le Royaume de Dieu le Roi du Ciel. Mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier car Dieu, le Roi du Ciel le veut. »

Et comme les Anglais ne répondent pas, elle marche sur Orléans. Avant la bataille, elle entend la messe et communie chasse les prostituées de l'armée et demande à la troupe de se mettre en paix avec Dieu. Son écuyer, Simon Beaudcroix déclare au procès de réhabilitation :

"Je me rappelle fort bien que Jeanne recommanda à tous les hommes de l'armée de se confesser, de mettre leur conscience en ordre; de prier que Dieu leur vienne en aide et qu'avec son aide ils obtiennent la victoire."



Jeanne d'Arc à Orléans par Jules Eugène Lenepveu, peint entre 1886–1890

« Au milieu de la division intérieure qui déchire un même peuple séparé en Armagnacs et Bourguignons, au cœur de la guerre civile qui fait du pays une proie plus facile et déjà largement convoitée par l'étranger, une jeune paysanne se présente et , entre sa seizième et sa dix-neuvième année, en moins de trois ans, elle rend à une nation son âme, son unité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 176).

  • le 8 mai 1684 : décès de Henry Du Mont.

Henry de Thiers, dit Henri Du Mont, meurt le 8 mai 1684 à Paris. D'origine flamande, il est organiste de l'église Saint-Paul, puis de la basilique Notre-Dame à l'âge de 19 ans, avant d'être claveciniste pour le Duc d'Anjou. La même année il publie son recueil de motets intitulé Cantica sacra, recueil majeur dans l'histoire de la musique française. Il devient Maître de la Chapelle Royale en 1663, et prend sa retraite en 1683. Durant sa carrière, il compose des œuvres essentiellement religieuses de musique baroque, en particulier près de deux cent petits motets à deux et quatre voix en cinq recueils qui restent l'archétype du motet français. Ses motets utilisent la basse continue, une technique encore rare à cette époque.

Ses cinq messes, dites Messes Royales, ont survécu jusqu'au milieu du XXe siècle (avant Vatican II), néanmoins, dans certains lieux de culte catholiques ou pendant les grandes fêtes religieuses, on peut encore entendre l'une ou l'autre des messes royales de Du Mont.

  • le 8 mai 1721 : élection du pape Innocent XIII.

Michel Angelo Conti est élu pape sous le nom d'InnocentXIII. Durant son pontificat, il subit l'invasion du duché de Parme et de Plaisance par Charles VI du Saint-Empire ; soutient Jacques François Stuart pour l'accession au trône d'Angleterre ; et lutte ardemment contre les Jansénistes en France

  • le 8 mai 1738 : vente de la vicomté de Turenne, paradis fiscal, à Louis XV.

La vicomté de Turenne est un bon exemple pour expliquer comment fonctionnait la France avant la révolution. Aujourd'hui, le jacobinisme républicain uniformisateur, le centralisme administratif et technocratique ont, sous prétexte de simplification et d'unité nationale, détruit des pans entiers de l'histoire de France, de la culture française. Si les Bourbons ont été les premiers à centraliser ce fut toujours fait dans le respect de l'histoire et des particularités de chaque province. Les Rois de France parlaient de « Nos peuples de France ». La vicomté de Turenne permet ainsi de comprendre ce qu'était la France avant que ne passe le rabot révolutionnaire. S'étendant de Sarlat à Neuvic, comptant 1200 hameaux, 105 paroisses du Limousin et du Quercy et pas moins de sept villes fortifiées : Argentat, Beaulieu, Collonges, Martel, Meyssac, Saint-Céré et Turenne, la vicomté de Turenne compte 150.000 habitants au début du XVIII° siècle.

Fonctionnant pendant huit siècles, comme un état quasi-souverain la vicomté bénéficiait de nombreux privilèges.

Les vicomtes soutenaient que l'hommage qu'ils rendaient au Roi n'était pas un hommage lige. Jusqu'au XIII° siècle, ils battent monnaie, acceptée en Limousin, Périgord et Quercy. Ils peuvent concéder des fiefs nobles à des roturiers ; ils possèdent des droits de souveraineté et d'amortissement sur les francs-fiefs ; perçoivent des droits de timbres ; créent des foires, des consulats ; … Ces droits sont confirmés par des documents officiels de Philippe le Hardi en 1168, Jean le Bon en 1350, puis Charles V, Charles VII, Louis XI, Louis XIII. Les vassaux des vicomtes sont exemptés de la taille royale et du logement des gens de guerre. Cette situation attire dans la région de nombreuses familles riches et entreprenantes.

L'anachronisme féodal de la Vicomté disparaît finalement en 1738 lorsque Charles Godefroy de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, Vicomte de Turenne, vend tous ses droits au Roi pour payer ses immenses dettes, ses Etats lui ayant stupidement refusé un secours. Le Roi Louis XV lui paie la somme de 4.200.000 livres.

  • le 8 mai 1769 : bataille de Ponte Novo.

Début de la bataille, voir la chronique du 9 mai.

  • le 8 mai 1672: décès de M. de Tréville, Lieutenant Capitaine de la compagnie des Mousquetaires.

En 1616, à l'âge de dix-sept ans, il renonce au négoce pour les armes et part pour Paris, où il s'y engage comme cadet-gentilhomme dans les Gardes-françaises. Il prend part au siège de la Rochelle, de 1627 à 1628, où il est blessé. Tréville, qui a toute la confiance du Roi Louis XIII, devient en 1634 Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires. Eloigné par Richelieu, suite à l'affaire Cinq-Mars, le Roi le rappelle à la mort du ministre et lui rend le commandement de la compagnie des mousquetaires. Quelques mois plus tard, le 14 mai 1643, Louis XIII meurt à son tour. Mazarin, ne pouvant le renvoyer, dissout la compagnie des Mousquetaires, en 1646.

  • le 8 Mai 1779 : Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables »

Les serfs des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables » n'existent donc plus. Déjà c'est le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Trois ans après avoir aboli l'esclavage (chronique du 4 février)

  • le 8 mai 1794 : exécution des 28 fermiers généraux à Paris, dont Antoine Lavoisier.

Antoine Laurent de Lavoisier naît et meurt à Paris. Il est généralement considéré comme le créateur de la chimie moderne. Il énonce la première version de la loi de conservation de la matière. Il identifie et nomme l'oxygène en 1778. Il participe à la réforme de la nomenclature chimique, découvre le rôle de l'oxygène dans le phénomène de la combustion ; démontre le rôle de l'oxygène dans la respiration animale et végétale mais aussi dans la formation de la rouille.

Alors que beaucoup se lèvent pour dénoncer la perte pour la France que constituerait sa mort, Fouquiet Tinville rétorque :

« La république n'a pas besoin de savants ! »

  • le 8 mai 1920 : la fête de sainte Jeanne d'Arc devient la fête nationale en France.

Canonisée en 1920, la même année que sainte Marguerite Marie Alacoque, la fête de Sainte Jeanne d'Arc est retenue, sur proposition de Maurice Barrès, comme fête nationale. La loi retient le second dimanche de mai.

  • le 8 mai 1945 : capitulation sans condition de l'Allemagne.

Après une première reddition signée le 7 mai 1945 à Reims par le colonel-général Alfred Jodl, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe, le maréchal Keitel signe l'acte politique de la capitulation sans condition. C'est une véritable guerre de 100 ans qui prend fin entre les peuples germaniques et la France.

  • le 8 mai 1945: répression des émeutes algériennes, un mensonge d'Etat.

Si l'on en croit les journaux, les médias, les livres de pseudo histoire, une « manifestation » se produit à Sétif aux cris de "Istiqlal" ("indépendance") et de "libérez Messali" (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien aurait été abattu par la police française. Les manifestations se seraient étendues alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne et près de 10 000 morts par la répression.

Un drame algérien d'Eugène Vallet, aux éditions : Les grandes éditions françaises montrent une toute autre vérité des émeutes de mai 1945.

Les faits ont été déformés sur le massacre de Sétif. La manifestation est en fait une émeute qui déferle sur la ville en assassinant de façon atroce tous les Européens rencontrés. Les forces de l'ordre qui arrivent n'ont d'autre solution que d'ouvrir le feu. Et Sétif n'est que l'arbre qui cache la forêt car les trois départements s'embrasent en même temps et non pas après Sétif. Partout des Européens sont assassinés. Il y a bien un plan de révolte, une préméditation de l'action qui est prouvée par la quantité d'armes des « manifestants », par leurs tentatives de couper les routes et d'isoler les grandes villes.

L'insurrection ayant échoué, les indépendantistes, relayés par les médias français anticolonialistes vont inverser l'origine de la violence ; faisant passer les assassins pour des victimes. Depuis, la propagande du gouvernement algérien, largement reprise par les médias et l'éducation nationale française parle de chiffres de morts extravagants ; ces chiffres oscillent entre 15.000 et 45.000 morts algériens. Comme si les documents officiels de 1945 ne permettent pas de présenter la vérité. 0n lit partout que, "selon les autorités françaises", ces événements auraient provoqué la mort de soit 15 000 Algériens, soit 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, donc durant quinze jours : l'armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour, c'est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d'Algérie elle-même ?

Il est possible aujourd'hui de consulter le service historique des armées qui a publié l'essentiel des pièces il y a déjà vingt ans ; de lire Roger Vétillard qui a repris dans son étude de 2008 toute ces preuves ; ou encore de relire l'historien Jean-Louis Planche.

Relisons Eugène Vallet :

« Les Français ont eu à faire face à deux foyers actifs d'insurrection, couvrant près de 6.000 kilomètres carrés, en deux régions à population très dense, où l'émeute — les constatations faites l'ont démontré — n'avait même pas l'excuse de la misère. Presque simultanément, se sont produits sur tout le territoire, entre Bône et Saïda, c'est-à-dire sur 900 kilomètres de distance, des remous démontrant la préparation d'une action offensive qui n'était, du reste, un secret pour personne. »*

* (Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, page 8)

« Les drapeaux doivent être retirés. Devant l'hôtel de France à Sétif, un policier tente de s'en emparer. C'est le signal de la bagarre, des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : "Tuons les Européens"… » […] « Le mouvement insurrectionnel, n'a pas été l'œuvre de faméliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n'avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…» Écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d'armée à Alger, dans son rapport.

Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes, avec le double de blessés. S'y ajoutent les quelques 800 musulmans francophiles assassinés par les émeutiers. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués; l'Humanité cite à l'époque le chiffre de 6 000 sans aucune preuve ! C'est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s'éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : en 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite sans vergogne le chiffre de 100 000 !

Quand on sait que le gouverneur général de l'Algérie, Yves Chataigneau, un gaulliste, surnommé par les pieds-noirs « Mohammed » en raison de ses sympathies musulmanes, agit sous les ordres du ministre de l'Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; et que le ministre de l'Air, responsable des ordres donnés à l'armée de l'air, est le communiste Charles Tillon…peut-on dire que la répression est si terrible ? La plus part des condamnations des coupables sont ensuite cassées par Paris. D'où la conclusion d'Eugène Vallet :

«On affirme que sur 120 condamnations environ, prononcées à ce titre, 25 à peine ont été suivies d'exécution. Enfin est arrivée l'amnistie générale, qui couvre à peu près tous les coupables et leur permet de revenir, libérés et insolents, parmi leurs victimes et leurs complices. Et comme si de tels défis au bon sens et à l'équité n'étaient pas suffisants, on intensifie à plaisir les campagnes de calomnies contre les martyrs de l'hécatombe des 8 et 9 mai 1945. La presse et la T.S.F. propagent les mensonges les plus odieux sur des faits dont l'Administration a empêché la libre divulgation.

[…] Le scandale, ce n'est pas le massacre des Français isolés et surpris, sans défense, des femmes martyrisées et des petits enfants lacérés de coups de couteaux. Le scandale, c'est la répression trop brutale de l'émeute. Nos soldats ont été des bourreaux...Ce renversement, au moins audacieux, des rôles, a évidemment pour but de tromper l'opinion publique dans la Métropole. Mais il crée une situation intolérable en Algérie, où tout le monde est fixé, même la masse indigène, qui est étonnée, aujourd'hui encore, que le châtiment n'ait pas été plus exemplaire. »**

** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 263 et 264.

[…] « On chasse les Français d'Algérie. C'est là un fait qui ne peut être nié et qui met en cause les destins mêmes de la France en Afrique du Nord. Il est profondément attristant d'enregistrer cette constatation qui sera, demain, une réalité poignante. Le mouvement est commencé. Il s'accentue rapidement. L'Administration s'en est aperçue, puisqu'elle a essayé de freiner les départs, en refusant d'approuver, pendant un temps, les ventes de propriétés françaises aux indigènes. Mais elle continue à favoriser ceux qui, malgré tout, voulaient rester. J'attribuais les mesures qui précipitent la catastrophe.

Les Pouvoirs publics n'ont pas réagi lorsqu'il en était temps encore, lorsqu'ils ont été prévenus de l'imminence du drame qui se préparait. Or, ils avaient été largement alertés par de nombreux rapports officiels de fonctionnaires de tous ordres, y compris les chefs de gendarmerie et par des appels pressants d'élus.

Le drame accompli, l'Autorité, nous l'avons dit a :

  • couvert d'une protection non déguisée les émeutiers échappés, aux constatations des flagrants délits ;
  • gracié les coupables arrêtés et condamnés par les tribunaux militaires ;
  • prononcé, récemment, une amnistie à peu près générale, qui a permis aux perturbateurs de rentrer dans les douars la tête haute, de reformer les groupements d'assaut, genres « Médersas », « Amis du Manifeste » ou Scouts, qui avaient été dissous, et de reprendre leur programme d'hostilité et de menaces de mort contre l'élément français, témoins ces papiers répandus dans les campagnes en avril 1946, ou jetés dans les boîtes aux lettres des villes :

« Français, préparez vos valises ou vos cercueils !... »

Et comme si l'Algérie française était coupable de ne pas succomber sous l'action d'un tel régime, le législateur de France y ajoute la certitude d'une asphyxie totale ; la noyade des Français sur les prochaines listes électorales, par l'inscription de nouveaux contingents d'électeurs indigènes, tels que les titulaires de certificats d'études primaires ! Quelles responsabilités, dans l'Histoire, prennent aujourd'hui nos dirigeants !... » 22 AOUT 1946.***

*** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 271 272 et 273.

  • le 8 mai 2002 : attentat de Karachi.

Un attentat à la voiture piégée commis devant un hôtel de Karachi (Pakistan) coûte la vie à 14 personnes, 11 Français et 3 Pakistanais (plus douze blessés).

Posté le 8 mai 2015 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

07 mai 2015

C’est arrivé un 7 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 mai 558 : le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s'écroule.

Justinien Ier ordonne immédiatement de le reconstruire.

  • le 7 mai 1274 : le second Concile de Lyon commence.

Le pape Grégoire X a trois motifs qui l'ont amené à convoquer ce grand concile :

  1. le premier est d'envoyer des secours aux chrétiens de la terre sainte ;
  2. le second, de réunir l'Église grecque à l'Église romaine,
  3. le troisième, de réformer les mœurs et la discipline, et de fixer un terme pour les élections de papes, dont le délai était toujours trop important. Il vient d'en être l'exemple.
  • le 7 mai 1463 : grand incendie de Toulouse.

Le feu prend dans la ville médiévale, il détruit les trois quarts de la ville et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics, propagé par un vent violent à travers les rues étroites, aux d'habitations en partie construites en bois. Le Roi Louis XI alors dans le sud de la France, arrive rapidement sur les lieux et demeure trois semaines dans la ville.

  • le 7 mai 1794 : la Convention adopte une nouvelle religion, le Culte de la Raison et de l'Être suprême.

A l'initiative de Robespierre et de la maçonnerie, et afin de déchristianiser la France et d'y asseoir l'idéal républicain sur des références religieuses et morales, la Convention crée par décret le culte de l'Etre suprême, l'ange déchu. La Raison n'est rien d'autre que le rejet de Dieu par l'homme qui se fait dieu. (Relire le discours de Jaurès dans la chronique du 11 février).

  • le 7 mai 1795 : Fouquier-Tinville est guillotiné.

Cet accusateur public a signé plus de 16 000 condamnations à mort en 9 mois.

  • le 7 mai 1932 : Paul Doumer, président de la République française est assassiné.

Le président français Paul Doumer est assassiné par un homme d'origine russe, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.

  • le 7 mai 1945 : les Allemands signent la reddition sans conditions à Reims.

Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims, une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.

  • le 7 mai 1954 : à Dien Bien Phu, Eliane tombe.

Alors que tous les moyens militaires n'ont pas été utilisés et que la victoire est encore possible, le pouvoir politique à Paris décide l'abandon de l'Indochine. La France perd l'Indochine par lâcheté politique. Le 7 mai Eliane tombe. Cela fait 60 jours que les troupes françaises combattent dans la cuvette.

Sans munitions, ni médicaments en nombre suffisant, alors que de nombreux groupes de partisans arrivent à marche forcée pour tomber dans le dos des divisions viets, le Général René Cogny, commandant les forces du Tonkin, envoie un message au Colonel Christian de Castries dans lequel il lui demande qu'il n'y ait ni acte de capitulation, ni drapeau blanc.

Seuls, quelques derniers résistants sur Isabelle (Groupe Mobile 6, 3e REI, 1er et 7e RTA) menés par le Lieutenant-colonel André Lalande, se battent encore furieusement. Lalande tentera une sortie en force, qui échouera de peu.

Le 8 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe définitivement aux mains du Viet Minh. 2 293 soldats français et supplétifs viets et thaïs blancs ont été tués, 11 721 autres partent en captivité dans les camps du Viet Minh, dont seulement 3 290 sortiront vivants. L'armée Viet Minh y a laissé ses meilleures divisions. Si l'appui américain avait été accepté le sort de la bataille aurait été tout autre.

La France a lâchement abandonné ses soldats. Pourquoi n'a-t-elle pas demandé :

« A Dien Bien Phu vous avez capturé 11721 soldats de l'Union Française, valides ou blessés, vous en avez rendu 3290, il en manque 7801 ! Que sont-ils devenus ? »

Mais jamais cette question n'a été posée.

  • le 7 mai 1990 : la France est condamnée à payer une amende de deux millions de dollars américains dans l'affaire du Rainbow Warrior.

Posté le 7 mai 2015 à 05h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

06 mai 2015

C’est arrivé un 6 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 mai 1210 : la cathédrale carolingienne de Reims est détruite par un incendie.

On a accusé l'archevêque Albéric de Humbert (ou Aubry de Humbert), qui aurait trouvé ce moyen pour reconstruire en plus beau et surtout en plus grandiose.

  • le 6 mai 1211 : pose de la première pierre de la nouvelle cathédrale de Reims.

L'archevêque de Reims Albéric de Humbert pose la première pierre de la nouvelle cathédrale de Reims, l'édifice actuel. Le chantier de construction est confié à Jean d'Orbais.

  • le 6 mai 1501 : naissance du pape Marcel II.

Voir les chroniques du 9 avril et du 1er mai

  • le 6 mai 1527 : sac de Rome par le connétable Charles III de Bourbon et ses hommes, au service de Charles Quint.

Le connétable Charles III de Bourbon, traître au Roi de France, y trouve d'ailleurs la mort.Les Impériaux s'emparent du Borgo dans le Vatican, mais grâce à la résistance et au sacrifice des gardes pontificaux, le pape Clément VII peut se réfugier dans le château Saint-Ange. Ils se barricadent dans la cour d'entrée de Saint-Pierre, qu'ils défendent pendant des heures contre des milliers de lansquenets; 147 soldats suisses meurent et seuls 42 survivent au combat. En souvenir de cet événement est célébré chaque 6 mai, le jour de la prestation de serment des recrues de la Garde Suisse.

Les troupes impériales s'emparent ensuite du quartier du Trastevere, d'où elles franchissent le Tibre pour entrer dans Rome. Le saccage de la ville commence le lendemain et va durer jusqu'en février 1528. On dénombre des milliers de victimes, des dommages incalculables sur le patrimoine artistique ; les travaux de la construction de la basilique Saint-Pierre sont interrompus et repris seulement en 1534 avec le pape Paul III. Rome voit sa population divisée par 5, car le nombre de cadavres abandonnés est si grand que la peste s'y déclare. Plus de la moitié des soldats impériaux meurent.

  • le 6 mai 1574 : naissance du pape Innocent X.

Giovanni Battista Pamphilinée à Rome, le 6 mai 1574, est le 234e pape, de 1644 à 1655. Il prend le nom d'Innocent X. Il est élu pape le 15 septembre1644, à la mort d'Urbain VIII, le lendemain du jour de l'exaltation de la Sainte-Croix, grâce à l'appui du clan français, qui refusait tout candidat pro-espagnol. Il condamne les cinq propositions tirées de l'Augustinus de Jansenius par la bulle Cum occasione le 31 mars1653.

  • le 6 mai 1576 : Edit de Beaulieu, fin de la cinquième guerre de Religion.

Connu sous le nom de paix de Loches, ce traité est inacceptable aux yeux des catholiques. Il octroie d'importants avantages au frère du Roi, le duc d'Alençon mais aussi aux protestants. L'excès des concessions faites entraîne la formation de la Sainte Ligue sous l'autorité du duc de Guise qui jouit d'un immense prestige dans tout le Royaume.

  • le 6 mai 1682 : le clergé français réaffirme les libertés de l'Église gallicane après la protestation du pape.

Cette protestation papale fait suite à la déclaration du 19 mars. (Voir la chronique du jour sur la Déclaration des 4 articles, qui constitue la base de l'erreur gallicane, une des causes de la chute de la monarchie en France. Voir le livre de Bernard Basse :La constitution de l'Ancienne France qui l'explique très bien.

  • le 6 mai 1682 : Louis XIV, la cour et le gouvernement quittent respectivement Saint-Cloud, le Louvre et Saint-Germain-en-Laye et s'installent au château de Versailles.

Les travaux ont commencé en 1661 sous la direction de Le Vau, puis celle de Jules Hardouin-Mansart à partir de 1676. Le Brun, premier peintre du Roi, assure la décoration. Quand Le Nôtre crée les jardins. La noblesse et les gens de la cour suivent le Roi dans ce grand déménagement alors que le château n'est pas terminé, puisque les travaux durent tout au long du règne.

  • le 6 mai 1708 : monseigneur François de Laval meurt à Québec.

François de Montmorency Laval est le premier évêque de Québec et de la Nouvelle-France en 1674. Jean-Paul II le béatifie le 22 juin 1980. François 1er le canonise le 30 avril 2014, (cf. chronique du 30 avril).

Il fonde le séminaire de Québec, avec sa fortune personnelle. L'héritage qu'il a laissé permet au séminaire, pendant trois siècles, de recevoir presque gratuitement des centaines de futurs prêtres pendant les 12 années de scolarité que durait le cours classique et le grand séminaire. En outre, grâce à ce legs, le séminaire peut en 1852 fonder une université française à Québec, la future université Laval.

Gisant de Mgr de Laval réalisé par le sculpteur Henri Angers

Mgr François de Montmorency Laval est inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de Québec. En 1878, son corps est exhumé et transporté de la cathédrale à la crypte de la Chapelle du Séminaire de Québec.

  • le 6 mai 1889 : exposition Universelle de Paris.

Elle a lieu du 6 mai au 31 octobre 1889 et présente une nouveauté importante: l'électricité. Les ponts sont illuminés, de même que les jardins, les pavillons et la Tour Eiffel. Avec près de 30.000.000 de visiteurs, l'Exposition est un succès. La tour Eiffel a été construite pour matérialiser à cette occasion le triomphe de la révolution, dont c'est le centenaire.

  • le 6 mai 1945: Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugements.

Début mai 1945, une douzaine de Waffen SS français, du régiment « Hersche », se rendent à l'armée américaine et sont internés dans une caserne de Bad Reichenall. Le 6 mai 1945, la 2ème DB de Leclerc occupe cette ville ; les SS français décident de s'évader par peur de représailles. Ils sont finalement capturés, et ensuite questionnés par le futur maréchal Leclerc ; lequel jugeant leur attitude insolente, décide de les faire fusiller sans aucun jugement le lendemain ou le surlendemain!

Les jeunes français s'écroulent par groupe de quatre, l'un après l'autre, sous les balles, aux cris de « vive la France ». Les corps sont laissés sur place conformément aux ordres. Où ils seront finalement enterrés. Le 6 décembre 1948, une enquête est ouverte à la demande de la famille d'un fusillé, et le 2 juin 1949, les corps sont transférés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad Reichenhall.

  • le 6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président contre Ségolène Royal.
  • le 6 mai 2012 : F.Hollande est élu président contre Nicolas Sarkozy.

Premier président de la V république à être élu avec moins de la majorité du corps électoral.

Posté le 6 mai 2015 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 mai 2015

C’est arrivé un 5 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mai : fête de Saint Hilaire d'Arles, évêque d'Arles.

Hilaire d'Arles, (401 - 5 mai 449) est des moines-évêques qui, à la suite de saint Martin, répandent la foi catholique en Gaule. Il est archevêque d'Arles de 430 à sa mort. Moine au monastère de Lérins, il est élu de force évêque, à 29 ans. Ce qu'il refuse en disant qu'il ne se soumettra que si Dieu lui montre de manière évidente que telle est Sa volonté. Une colombe blanche comme neige vient alors se poser sur sa tête, et elle ne s'envole qu'après qu'il eut donné son assentiment. Arles est à l'époque une métropole dont la juridiction englobe plus de 25 évêchés de Provence. Hilaire tombe malade à l'âge de 48 ans et, après avoir désigné son successeur, il remet son âme à Dieu, le 5 mai 449.

  • le 5 mai 614 : les Perses de Chosroès II prennent Jérusalem.

Ils emmènent non seulement le patriarche et la population en captivité (35 000 habitants vendus comme esclaves, mais ils s'emparent de la Vraie Croix, trophée de leur triomphe sur l'empire byzantin. Les églises sont détruites. C'est en 630, que l'empereur byzantin Héraclius Ier, vainqueur des Perses à Ninive en 627, ramène la Vraie Croix à Jérusalem. La ville tombe ensuite aux mains des musulmans en 638.

  • le 5 mai 877 : consécration de la Collégiale Sainte-Marie.

Construite par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne à Compiègne, dont il voulait faire la capitale de l'Empire d'occident elle est devenue depuis l'abbaye Saint-Corneille. La Révolution met fin à son histoire presque millénaire. L'abbaye royale, alors riche et célèbre, Panthéon de Compiègne, est profanée, pillée et laissée à l'abandon, en 1793. Les derniers bâtiments de l'abbaye sont bombardés en 1940 par l'aviation nazie.

  • le 5 mai 1308: ouverture des états généraux à Tours.

Les États généraux du royaume de France, convoqués par Philippe IV le Bel le 25 mars 1308, au sujet de la mise en jugement et de la condamnation des Templiers. Ils se réunissent entre le 5 et le 15 mai 1308 à Tours et approuvent la condamnation de l'ordre.

  • le 5 mai 1561 : Charles IX est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Voir les chroniques du 30 mai du 27 juin et du 24 aout.

  • le 5 mai 1672 : d'Artagnan prend ses fonctions de gouverneur de Lille.

N'aspirant qu'à retrouver les champs de bataille d'Artagnan est un piètre gouverneur. Les tensions avec Vauban et son inaptitude à gouverner une grande ville de 50 000 habitants, au rôle stratégique majeur expliquent qu'il soit relevé en décembre 1672. Le Roi utilise de nouveau cet homme, en qui il a une totale confiance, là où il est le plus efficace : sur les champs de batailles.

  • le 5 mai 1789 : ouverture des États généraux à Versailles.

Le Roi Louis XVI a convoqué les états généraux à Versailles pour résoudre le problème du déficit du budget. Les réformes fiscales royales ayant échoué à cause de la noblesse, les finances de la France sont dans un état déplorable. Les loges qui travaillent les élites de la nation depuis près d'un siècle vont saisir l'occasion pour détruire le principe monarchique, qui trouve son fondement dans le baptême de Clovis à Reims. Il est surprenant de voir que 481 ans après, jour pour jours, les Etats généraux après avoir donné un vernis de légalité aux décisions du Roi Philippe IV le Bel, sont l'instrument de la chute de la monarchie française.

  • le 5 mai 1793 : les troupes républicaines Quétineau capitulent à Thouars devant les Vendéens.

Voir la chronique du 2 mai.

  • le 5 mai 1821 : mort de Napoléon Ier, empereur des Français, en exil à l'île de Sainte-Hélène.

Napoléon Bonaparte meurt en exil à l'île Sainte-Hélène, a priori d'un cancer de l'estomac, selon le rapport d'autopsie fait par le médecin anglais de l'ile d'Elbe. La thèse est contestée par certains qui parlent d'empoisonnement à l'arsenic.

  • le 5 mai 1862 : première bataille de Puebla.

Les soldats français commandés par Charles de Lorencez échouent devant Puebla. La ville est un point clé à tenir sur la route de Mexico. Les Français perdent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptent que 83 morts et 132 blessés. Les Français reviennent l'année suivante en faire de nouveau le siège. Depuis cette date, le 5 mai est un jour de fête nationale au Mexique.

  • le 5 mai 1917 : le général Estienne engage les premiers chars dans un combat, à Laffaux dans l'Aisne.

Inventé par les Français, ce sont les Allemands qui sauront tirer le meilleur parti de ce nouvel outil de combat en 1940.

  • le 5 mai 1998 : signature des accords de Nouméa.
  • le 5 mai 2002 : Jacques Chirac est élu président contre Jean Marie Le Pen.

Posté le 5 mai 2015 à 06h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

03 mai 2015

C’est arrivé un 3 mai …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mai 1324 : premier concours de poésie organisé par une institution.

Fondé l'année précédente à Toulouse, le Collège de la gaie science, appelé au XVIe siècle la Compagnie des Jeux floraux, puis en 1694, sous Louis XIV, l'Académie des Jeux floraux lance le premier concours de poésie.

  • le 3 mai 1253 : Alphonse de Poitiers, frère du Roi Louis IX, reçoit le titre de fondateur du Collège Saint-Bernard.

Le Collège Saint-Bernard est appelé aujourd'hui le Collège des Bernardins.

  • le 3 mai 1512 : ouverture du concile du Latran.

Le cinquième concile du Latran débute après la convocation du pape Jules II pour contrer le concile de Pise initié sur l'initiative de Louis XII de France, et soutenu par l'empereur Maximilien Ier.

  • le 3 mai 1522 : les Français perdent Crémone et Gênes.

Ces défaites ont lieu dans le cadre de la sixième guerre d'Italie.

  • le 3 mai 1617 : la reine-mère Marie est assignée à résidence à Blois par son fils Louis XIII.

Le Roi accorde une dernière entrevue à sa mère, qui part ensuite pour Blois. Quelques jours plus tard, elle nomme Richelieu, "chef de son conseil". Le 22 février 1619 la Reine va s'échapper. Le premier conflit armé entre la reine mère et le Roi va commencer (voir chronique du 22 février).

  • le 3 mai 1758 : décès du Pape Benoît XIV.

Prospero Lambertini naît à Bologne, le 31 mars 1675 ; sous le nom de Benoît XIV, il est pape de 1740 à 1758, après un des plus longs conclaves: pas moins de six mois et 254 scrutins. Il marque le XVIIIe siècle par son long pontificat. Il autorise la publication des travaux de Galilée. Mais il ne revient pas sur la condamnation des conséquences théologiques erronées tirées par l'auteur de ses observations scientifiques. Il se contente de reconnaître les preuves scientifiques à la théorie de l'héliocentrisme apportées par James Bradley. Ce que n'a jamais été capable de faire Galilée. Il confirme la bulle Unigenitus, mais adoucit les rigueurs contre les jansénistes. Il crée à Rome une faculté de chirurgie et un musée d'anatomie, encourageant la dissection.

Il publie le 20 décembre 1741 la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il déplore les mauvais traitements infligés aux Amérindiens.

Il renouvèle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Monument par Gasparo Sibilla (Basilique St-Pierre de Rome)

  • le 3 mai 1800 : victoire de Lecourbe à la bataille de Stockach et de Moreau à la bataille d'Engen.
  • le 3 mai : le maréchal Murat fait exécuter les émeutiers à Madrid.
  • le 3 mai 1859 : la France déclare la guerre à l'Empire austro-hongrois.

D'un côté allié des républicains italiens, de l'autre envoyant un corps expéditionnaire aux ordres du général Oudinot pour restaurer l'autorité du pape sur ses Etats, Napoléon III montre bien la duplicité de sa politique, comme Notre dame de la Salette l'a annoncé quand elle mettait le Saint Père en garde contre l'empereur des Français (cf. la chronique du 9 février et du 19 septembre

Le traité de Zurich en novembre 1859, met fin au conflit et donne Nice et la Savoie à la France à compter de 1860 (accord secret entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne).

  • le 3 mai 1866 : Thiers critique la politique de Napoléon III.

Devant les parlementaires, Thiers critique la politique étrangère de Napoléon III qui, dans sa volonté de remettre en cause les frontières issues du congrès de Vienne, favoriserait la montée en puissance de la Prusse.

Difficile de ne pas penser à la citation de Bossuet : "Dieu se moque des hommes qui se plaignaient des conséquences dont ils chérissent les causes."

  • le 3 mai 1925 : décès de Clément Ader, pionnier français de l'aviation.

Clément Ader né le 4 février 1841 est un ingénieur français, précurseur de l'aviation. Diplômé en 1861, il commence par travailler à la Compagnie des chemins de fer du Midi, où il imagine une machine à poser les rails, qui est utilisée pendant des dizaines d'années. Il est un inventeur fécond :

- il se lance dans la fabrication de vélocipèdes. Son idée de coller une bande de caoutchouc sur les roues et d'utiliser un cadre creux lui donne un grand succès autant sportif que commercial. .

- il invente et fabrique, pêle-mêle les chenilles de chars, la transmission stéréophonique ou « théatrophone », le câble sous-marin, l'aéroglisseur, le moteur V8 et peut être considéré comme un des pères de l'aviation moderne. Il a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation d'un rêve d'enfant : le vol d'un plus lourd que l'air.

Avion III

  • 03 mai 1944 : sainte Thérèse de Lisieux déclarée patronne des missions et patronne secondaire de la France.

Le pape Pie XII nomme sainte Thérèse patronne secondaire de la France, à l'égal de sainte Jeanne d'Arc. Voir Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 355)

  • le 03 mai : premières barricades de Mai 68.


La police, à la demande du recteur, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting étudiant. Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres. Il y a de nombreux blessés des 2 côtés et environ 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).

Marchais fustige, dans un éditorial de "L'Humanité", "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et raille les " « révolutionnaires » (...) fils de grands bourgeois (...) qui rapidement mettront en veilleuse leur flamme révolutionnaire pour aller diriger l'entreprise de papa et y exploiter les travailleurs".

Posté le 3 mai 2015 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

02 mai 2015

6 mai : conférence de Michel de Jaeghere à Versailles

0

Posté le 2 mai 2015 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • Le 2 mai 1312 : le pape Clément V fulmine la bulle "Ad providam".

L'ordre de Malte reçoit ainsi tous les biens du Temple.

  • le 2 mai 1518 : François Ier autorise Laurent II de Médicis et Madeleine de la Tour d'Auvergne à se marier.

Le Roi accorde à sa cousine Madeleine de la Tour d'Auvergne de se marier avec Laurent II de Médicis à Amboise. Cette union fait du pape Léon X un allié et établit une alliance entre les Médicis et la famille royale de France contre le Saint-Empire romain germanique. Un seul enfant naît, Catherine de Médicis, qui devient plus tard l'épouse d'Henri II et reine de France.

  • le 2 mai 1519 : décès à 67 ans de Léonard de Vinci, peintre, sculpteur, architecte.

Peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et théoricien, Léonard de Vinci s'est intéressé à toutes les facettes de l'art et de la science. Sur le plan artistique, Léonard de Vinci laisse, de nombreuses œuvres.



Sainte-Anne, la Vierge et l'enfant

  • le 2 mai 1598 : paix de Vervins entre la France et l'Espagne.

Henri IV et Philippe II d'Espagne concluent la paix de Vervins. Depuis 1585, la huitième guerre de Religion fait des ravages en France. Le traité prévoit le départ des troupes espagnoles de Picardie, envoyées pour soutenir la Sainte Ligue. L'Espagne conserve Cambrai et le Charolais Flandres et à l'Artois, mais restitue le Vermandois, Calais, une partie de la Picardie ainsi que le Blavet (rivière bretonne contrôlée par les troupes espagnoles).

Voir les chroniques du 27 février, du 19 mars, des 23 et 31 décembre, du 25 juillet et du 13 avril.

  • le 2 mai 1668 : Traité d'Aix-la-Chapelle entre la France et l'Espagne.

C'est la fin de la Guerre de Dévolution. En 1667, Louis XIV a déclaré la guerre à l'Espagne pour prendre possession des Flandres et du Brabant héritage de la Reine Marie-Thérèse, son épouse, que l'Espagne refuse de lui donner.

Après avoir conquis plusieurs places fortes des Flandres grâce à Henri de Turenne, et la Franche-Comté grâce au Prince de Condé, Louis XIV doit négocier face à une coalition diplomatique réunissant Pays-Bas, Espagne, Angleterre et Suède. Il peut le faire en position de force.

Le traité permet à Louis XIV d'annexer Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances du Nord. La France restitue la Franche-Comté à l'Espagne, qui sera conquise quelques années plus tard lors des Guerres de Hollande.

  • le 2 mai 1684 : Jean La Fontaine entre à l'Académie française.

La Fontaine, devenu très populaire grâce à la publication de ses Fables en 1668, est élu à l'Académie française en 1683. Il n'y entre officiellement que le 2 mai 1684 pour occuper le fauteuil n°24, précédemment occupé par Colbert, l'ennemi de son ancien protecteur, Nicolas Fouquet.

  • le 2 mai 1789 : Louis XVI reçoit à Versailles les représentants de la nation.

Soit quelque 1150 députés des 3 ordres.

  • le 2 mai 1793 : prises de Bressuire puis de Thouars (le 5 mai).

Le 2 mai, la ville de Bressuire est prise par la Grande Armée Catholique et Royale, les insurgés y trouvent 6000 livres de pain, 200 sacs de farine, 8 bœufs gras, 10.000 cartouches et de la poudre laissés par le général Quétineau, qui se replie en toute hâte sur Thouars. Les marquis de Lescure, de Donnissan et de Marigny, prisonniers, sont libérés par les Vendéens. Thouars, clé d'accès au Poitou doit être conservée par les Bleus. Il ne reste plus à Quétineau que 5 bataillons, rapidement il dispose 2000 hommes et trois canons sur la rivière Thouet, en première ligne de défense afin de faire face aux Vendéens sur ses talons depuis Bressuire. Les Vendéens attaquent le 5 mai dès 6h du matin. En milieu de matinée les troupes de La Rochejaquelain et de Lescure ont franchi la rivière et l'artillerie Vendéenne aux ordres de Marigny fait céder la porte principale de la ville. Quétineau est obligé de capituler.

  • le 2 mai 1795 : Stofflet signe aussi le traité de la Jaunaye.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu'ils n'auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 95, Stofflet suit deux mois plus tard.

  • le 2 mai 1808 : révolte contre l'armée napoléonienne à Madrid.

Tableau de Francisco de Goya : El tres de Mayo

Napoléon 1er veut chasser les Bourbons d'Espagne et donner le trône à son frère, Joseph Bonaparte. L'infant Francisco (dernier fils de Charles IV) et sa sœur, la reine d'Etrurie, quittant Madrid pour Bayonne, la population madrilène, opposée à ce changement, se soulève contre les Français. Les maréchaux Murat et Grouchy (maréchal lors des cent jours) répriment dans le sang le soulèvement populaire et reprennent le contrôle de Madrid. Mais les exécutions sommaires, les pillages et les viols n'empêchent pas, au contraire, la révolte de s'étendre à tout le pays. Le peintre Francisco de Goya illustrera cette rébellion dans deux tableaux célèbres : "Dos de mayo" et "Tres de mayo".

  • le 2 mai 1814 : déclaration de St-Ouen.

Louis XVIII reçoit les corps de l'Etat, ratifie la Constitution qu'ils ont préparée, mais donne l'impression de la donner lui-même librement.

  • le 2 mai 1857 : décès d'Alfred de Musset à 46 ans.

Bien que membre de l'Académie française, les turpides de sa vie incitent à beaucoup de commentaires ! Un de ses poèmes adressé à Saint Jeanne d'Arc montre un autre visage de l'auteur :

« Nous avez-vous abandonnés,

Anges gardiens de la patrie ?

Plaignez-nous si Dieu nous oublie ;

S'il se souvient de nous, venez !

J'ai cru sentir trembler la terre.

J'ai cru que le ciel répondait,

Et dans un rayon de lumière,

Du fond des bois une voix m'appelait.

Ce n'est pas une voix humaine :

Il m'a semblé qu'elle venait des cieux.

Mère du Christ, est-ce la tienne ?

As-tu pitié des pleurs qui coulent de mes yeux ?

Oui, l'Esprit-Saint m'éclaire !

Je sens d'un Dieu vengeur

La force et la colère

Descendre dans mon cœur.

– En guerre ! » Alfred de Musset, Jeanne d'Arc, Poésie posthumes.

  • le 2 mai 1879 : discours du pape Léon XIII aux pèlerins français.

« … Souvent, Nous disons en Nous-mêmes : Non, le Bon Dieu n'abandonnera pas un peuple qui ne se lasse pas de donner au monde de si éclatants témoignages de sa fidélité en son Eglise, de son amour filial au Vicaire du céleste Rédempteur.

Voilà pourquoi il importe, très chers enfants, pour le bien de votre patrie, comme pour celui de la religion, que vous continuiez à hardiment professer votre foi et votre union avec le Siège apostolique ; foi et union qui ont valu jadis à la France le titre glorieux de Fille Aînée de l'Eglise. Et ce titre, vous ne le perdrez jamais pourvu que vous vous efforciez toujours de disposer des trésors de la grâce, dont le Seigneur vous comble, en faveur de la justice et de la vérité… »

  • le 2 mai 1935 : Laval et Staline signent un pacte franco-soviétique.

Laval et Staline signent un pacte d'assistance mutuelle, face à la montée du fascisme. Sans convention militaire, ce traité n'a que peu de valeur tant aux yeux des Français que des Russes. Une occasion manquée qui va mener l'URSS dans les bras d'Hitler et permettre l'attaque à l'ouest avant l'attaque à l'est. La réalité se joue des idéologies, toujours aux dépens des idéologues.

Posté le 2 mai 2015 à 06h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

01 mai 2015

La ligne de l’athéisme agressif commence par des brimades et finit en génocide

Daniel Rabourdin, habitant aux États-Unis, est en passe de réussir son pari : boucler le tournage d’un documentaire relatant les guerres de Vendée, mettant l’accent sur l’aspect génocidaire de la répression. Financée uniquement par des dons de particuliers, La Rébellion cachée porte pour la première fois au cinéma cette histoire délibérément dissimulée aux Français. Il répond à Présent :

"Je pense avoir encore 20 % de post-production à accomplir qui correspondent à 30 000 euros à trouver. En gros, j’ai en face de moi 85 minutes de docudrame. Je dois choisir les voix professionnelles de 30 acteurs. Ils liront les lettres de femmes et hommes de Vendée ainsi que les missives des soldats et généraux engagés dans l’extermination. Je dois finir les cartes géographiques avec une belle présentation à l’ancienne. Il me faut encore trouver des photos de haute qualité de peintures, ainsi que deux ou trois perles spirituelles dans les archives. Bref, beaucoup de montages de raffinement, avec un grand contrôle qualité de chaque seconde selon les barèmes de l’industrie. Après les doublages, etc.

Acteurs, techniciens, historiens (Reynald Sécher, Stéphane Courtois)... Comment avez-vous réussi à mobiliser toutes les compétences nécessaires pour mener à bien ce tournage ?

Dans les faits, ce n’est pas trop difficile. Il suffit de dire la vérité quant à ses intentions, de proposer une barre élevée dès le début. Si les potentiels partenaires ne sont pas d’accord à ce moment, pas besoin de continuer. J’ai travaillé avec ceux qui voulaient de la qualité et du résultat dans la journée, dans l’heure. Les Vendéens ont été formidables de cette façon. Et beaucoup de catholiques de tradition à travers la France ainsi qu’en Amérique. « Je n’ai pratiquement pas de budget, voulez-vous travailler pour la cause ? ». Si les gens disent oui, nous avançons immédiatement. Pas de formulaires, pas de longs débats, pas de « gueuletons », mais un travail par téléphone à tout moment et surtout un esprit de corps.

Quelle est votre motivation dans la réalisation de ce documentaire ? Le souci de la vérité historique, ou avez-vous aussi des liens plus personnels avec la Vendée ?

J’ai goûté au respect des chrétiens dans le nouveau monde ainsi qu’à la légèreté d’être, quand on n’a plus la pression culturelle des descendants du Règne de la Terreur. Quand je séjourne chez moi en France, je ressens à nouveau cette oppression (à la télévision, dans les écoles...). Je me rappelle comment, à 14 ans, je devais me défendre des professeurs communistes qui raillaient la foi catholique. Je me suis dit alors que c’était après tout non pas un abus sexuel mais un abus sur les âmes que ces instituteurs font endurer aux enfants. La Rébellion Cachée veut montrer l’arrêt de bus final de cette oppression que fut le génocide de la Vendée. De la même façon que l’arrêt final du communisme fut le Goulag et l’arrêt final du National-socialisme fut Auschwitz. La ligne de bus de l’athéisme agressif commence par ces brimades que les chrétiens endurent tous les jours en France. Et dans le passé il a fini par un génocide. Veut-on à nouveau cela ?

Péché originel de la République, le génocide vendéen est un sujet sensible. Ne craignez-vous pas la censure des diffuseurs en France, comme en ont été victimes des films comme l’Apôtre ou Cristeros ?

Vous avez raison : péché originel… Mais crainte ? Bien au contraire : je suis enthousiaste et je m’amuse aussi beaucoup. Par chance, nous avons des frères dans d’autres pays qui sont libres de leurs mouvements. Autant en profiter. A Hollywood, j’ai rencontré pendant trois mois des jeunes catholiques qui ne demandent pas mieux que de travailler pour la Vendée : des acteurs, des écrivains, des compositeurs. Même les Carmélites d’Anaheim (Los Angeles) prient pour nous. Des professionnels tout aussi motivés en France attendent de passer à l’action pour la version francophone."

Posté le 1 mai 2015 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 1er mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 1er mai : fête de Saint Marcouf.

Marculphe ou Marcouf, est né à Bayeux de parents nobles et riches. Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, insistant sur la nécessité de croire et « d'adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Il part évangéliser aussi la Bretagne pour y établir la vraie foi et fonder des monastères. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Un ange en songe lui demande d'aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, actuel Saint Marcouf, afin d'y installer un monastère où l'on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.

Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, entreprend les pénitences les plus austères afin d'obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles.

Après leur sacre, les Rois viennent ainsi à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le Roi te touche, Dieu te guérit. » Jeanne d'Arc y accompagne Charles VII. Cet usage est maintenu jusqu'à Charles X. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l'Evangile. « Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâces donnée gratuitement » affirme Benoît XIV.

« Autant la France a eu des monarques sacrés, autant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptre. »Dom Oudard Bourgeois, prieur de Corbeny, au XIIème siècle

Il meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu'à nos jours.

  • le 1er mai 1209 : assemblée de Sens.

Le Roi de France Philippe II Auguste et le légat du pape convoquent une assemblée des grands du Royaume, près de Sens, pour décider d'une croisade contre les Albigeois.

  • le 1er mai 1245 : naissance du Roi Philippe III de France, dit Philippe le Hardi.

Philippe III de France« le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est Roi de France de 1270 à 1285. Son père, saint Louis se charge de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de Roi. Il est sacré à Reims le 15 août 1271.

Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III agrandit le domaine royal et y affermit son autorité : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'Auvergne en 1271-1272, les comté du Perche et comté d'Alençon héritage de son frère Pierre décédé en 1283, les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284, puis les villes, telles Harfleur ou Montmorillon.

Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. Il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.

1er mai 1495 : le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier se produit comme chaque année à la même date à Naples.

Charles VIII, qui est présent dans la ville, voit là le signe de la bienveillance divine. Cf. la chronique du 7 avril.

le 1er mai 1498 : la dépouille du Roi Charles VIII est transportée à l'abbaye St-Denis.

Le cercueil est descendu dans la fosse; le grand chambellan abaisse la bannière et dit:

"Le Roi est mort" ; le grand écuyer répète ces paroles en pointant son épée vers le corps, puis la relève et s'exclame : "Vive le Roi !".

le 1er mai 1509 : Louis XII de France arrive à Milan.

le 1er mai 1522 : l'Angleterre déclare la guerre à la France et à l'Écosse.

le 1er mai 1555 : décès du pape Marcel II, après 21 jours de pontificat.

Marcel II, Marcello Cervini, est le 222ème pape de l'Église catholique. Il décède après 21 jours de pontificat. Marcello Cervini, né le 6 mai 1501 à Montefano, est un religieux italien du XVIe siècle. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême. Au Concile de Trente, en 1545, il joue un rôle important comme légat pontifical

le 1er mai 1572 : décès du pape Pie V.

Antonio Michele Ghislieri est élu pape le 7 janvier 1566. Dès son élection, il s'emploie à réduire le luxe et la dissipation à la cour pontificale. Il étend à toute l'Eglise Latine l'usage du rite romain, appelé depuis rite tridentin, car il fait suite au Concile de Trente) par la bulle Quo Primum, en 1570. Par cette décision il ne crée pas un nouveau rite, mais rend obligatoire la célébration des sacrements selon le rite en usage à Rome depuis fort longtemps. Il fait rédiger le Catéchisme romain issu du Concile de Trente, un bréviaire et un missel latin, qui font autorité jusqu'aux réformes liturgiques de Vatican II en 1965. Il réaffirme la primauté du pape face au pouvoir civil par la bulle In Cœna Domini. Il est canonisé par Clément XI le 4 août 1712.

  • le 1er mai 1633 : naissance de Vauban, architecte et ministre militaire de Louis XIV.

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban est ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien, essayiste français, expert en poliorcétique, ministre.

Il donne au Royaume de France « une ceinture de fer ». Il est nommé maréchal de France par Louis XIV. Ce glacis qui rend la France inviolée durant tout le règne de Louis XIV et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à l'exception de la citadelle de Lille qui est prise une fois. En effet la puissance de l'artillerie, rend les citadelles moins efficaces. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 8 juillet 2008. Voir la chronique du 30 mars.

le 1er mai 1635 : création de la chapelle de la Sorbonne.

Le cardinal de Richelieu, qui est aussi proviseur de la Sorbonne, pose la première pierre de la chapelle de la Sorbonne, en présence de l'architecte Lemercier. La chapelle sera son futur tombeau.

  • le 1er mai 1733 : mort du sculpteur français Nicolas Coustou.

Nicolas Coustou dit Coustou l'Aîné (1658-1733) est un sculpteur français. Ayant suivi des études à l'Académie royale de peinture et de sculpture, il y obtient le prix Colbert. A compter de 1683, il poursuit pour trois ans des études à l'Académie de France à Rome. Il participe aux grands chantiers de Louis XIV. Parmi ses œuvres on trouve : "la Seine et la Marne", "Berger Chasseur", "Louis XV en Jupiter"...

La Seine et la Marne, jardin des Tuileries

le 1er mai 1756 : traité de Versailles.

La France, désormais en conflit avec l'Angleterre se tourne vers l'Autriche et signe le traité de Versailles.

le 1er mai 1776 : fondation des Illuminati.

Le père québécois Regimbal, célèbre pour ses études sur les méfaits de la musique Rock, dus aux affiliations de nombreux chanteurs à Satan, est cité sur les Illuminati par Mgr Corrado Balducci dans son livre Adorateurs du diable et Rock satanique.(Ed. Téqui, page 132).

« Selon le P Regimbal il s'agit d'un « Ordre mystique, fondé par plusieurs apostats, dont le chanoine Rocca, Adam Weishauptet Benjamin Franklin. Cet organisme, voué à Satan, se propose la mainmise mondiale sur tous les pouvoirs économiques, politiques, militaires, religieux et autres, dans le but de fonder un seul et unique gouvernement mondial. »

François Marie Algoud ajoute dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages 67-68 :

« L'ordre des Illuminés est une société secrète qui prétendait se placer au-dessus de la franc-maçonnerie ; tout « illuminé » était franc maçon, mais tout franc maçon n'était pas « illuminé ». Cet ordre fut interdit en Bavière, en raison des intrigues dangereuses pour l'Etat, en 1785, mais il fut ressuscité au XIX siècle. Il avait son centre à Dresde. »

le 1er mai 1788 : un Edit royal réforme la procédure criminelle.

L'interrogatoire "sur la sellette" est aboli, les jugements des cours souveraines doivent être motivés, la question préalable est supprimée.

le 1er mai 1802 : création de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Elle est destinée par Napoléon Bonaparte à l'enseignement des arts de la guerre, en remplacement des écoles Royales Militaires de Saint Germain, supprimées par la révolution. Louvois les avait pourtant réformées, et les officiers qui en sortaient étaient de très grande qualité.

le 1er mai 1802 : loi sur l'Instruction publique votée.

Préparée par Fourcroy et Chaptal, la loi sur l'instruction publique du 11 floréal décrète la création de quarante-cinq lycées, qui remplaceront les Écoles Centrales sans rétablissement des collèges. Les communes conservent la responsabilité de l'enseignement primaire et secondaire.

le 1er mai 1878 : inauguration de l'Exposition Universelle, à Paris.

Elle dure du 1er mai au 10 novembre 1878. C'est la troisième organisée à Paris. A cette occasion est construit le palais du Trocadéro, démoli en 1936. L'exposition attire plus de seize millions de visiteurs.

Vue de l'entrée de l'édifice principal avec la tête de la statue de la Liberté

le 1er mai 1898 : chute de Sikasso (Soudan), assiégée par l'armée française.

le 1er mai 1947 : le 1er mai devient de droit un jour férié en France.

Selon l'article L. 222-6 du code du travail français; mais c'est le 29 avril 1948 qu'est officialisé le 1er mai comme fête du Travail. Saint Joseph est aussi vénéré ce jour en tant que Saint patron des travailleurs.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. Cette fête disparaît à la Libération.

En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est réinstitué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale. Ce n'est que le 29 avril 1948 qu'est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

le 1er mai 1986 : Tchernobyl.

Dans le plus grand secret, le nuage radioactif de Tchernobyl passe sur la France. Officiellement, il s'est arrêté aux frontières.

le 1er mai 1987 : béatification d'Edith Stein.

Devant 75.000 fidèles, dont le chancelier Helmut Kohl, le pape Jean-Paul II concélèbre, à Cologne, la messe de béatification d'Edith Stein, Thérèse-Bénédicte de la Croix, une carmélite d'origine juive, morte martyre à Auschwitz en 1942. Le pape Jean-Paul II la canonise le 11 octobre 1998.

le 1er mai 1991 : publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus.

Elle conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.

le 1er mai 1993 : suicide de Pierre Bérégovoy à Nevers, ville dont il est Maire.

L'ex-Premier ministre (1992-1993) se donne la mort d'une balle dans la tête, avec l'arme de service de son garde du corps, qui selon son témoignage, trainait dans la boite à gants de la voiture de fonction ! Les rumeurs de malversations financières et la défaite du parti socialiste aux dernières élections ont été avancées pour expliquer ce geste. Les morts bizarres et jamais expliquées se multiplient autour du locataire de l'Elysée.

le 1er mai 1999 : entrée en vigueur du Traité d'Amsterdam.

Quel pan de souveraineté est tombé ? La liberté des peuples rien de moins ; avec le passage de l'unanimité à la majorité qualifiée un peuple peut se voir imposer des règles dont il ne veut pas et qui sont contraires à ses traditions et à son histoire. A cela s'ajoute la création du poste de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et d'un nouveau service diplomatique européen.

Posté le 1 mai 2015 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 avril 2015

C’est arrivé un 30 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 avril 311 : édit de Sardique, ou édit de Tolérance.

L'empereur romain Galère autorise le culte chrétien par cet édit publié le jour de sa mort et après avoir passé sa vie à persécuter les Chrétiens.

  • le 30 avril 1341 : décès de Jean III de Bretagne, dit «Jean III le Bon».

Jean III est duc de Bretagne de 1312 à 1341. Le duc meurt sans aucun héritier direct. Ayant refusé d'arranger sa succession, il provoque une guerre de succession, surnommée « guerre des deux Jeanne ». En effet, Jeanne de Penthièvre et Jeanne de Flandre se disputent l'héritage pour leurs maris respectifs, Charles de Blois et Jean de Montfort. Finalement, la maison de Montfort emporte le duché de Bretagne. Voir les chroniques du 27 mars sur le combat des Trente, du 12 avril.

  • le 30 avril 1524 : combats de Rovasenda, en Lombardie, mort de Bayard.

L'armée française est chassée de Lombardie ; le chevalier Bayard est mortellement blessé au cours des combats par un coup d'escopette le 29 avril. Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, ayant refusé d'être transporté par ses compagnons d'armes expire dans le camp des troupes de Charles Quint qui lui vouent néanmoins un immense respect. Il dit à ses compagnons avant de les laisser le quitter : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie »

Charles de Bourbon, Connétable de France, traître à son pays et son Roi a ses derniers mots avec lui:

«Ah! Monsieur de Bayard, que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier!

  Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de Bien; mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie! ».

Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, né en 1476 à Pontcharra en Savoie, est certainement le plus grand des capitaines d'armes de François Ier avec Trivulce, Gaston de Foix-Nemours, Louis III de La Trémoille et Jacques de Chabannes de La Palice. Il participe à trois Guerres d'Italie, et s'illustre partout : à Fornoue, Ravenne, Bologne, Marignan, Brescia et Vérone. Mais son exploit le plus célèbre reste la défense du Pont du Garigliano contre les forces de Gonzalve de Cordoue et deux cents chevaliers ennemis. Voir la chronique du 28 décembre.

De 1515 à 1522, il assure aussi avec conscience et compétence la charge de Gouverneur du Dauphiné et agit de manière non négligeable contre une épidémie de peste.

  • le 30 avril 1573 : la tour de la cathédrale de Beauvais, s'effondre le jour de l'Ascension.

Cette tour, qui a été achevée en 1569, s'écroule miraculeusement après que le clergé et les paroissiens en procession, soient sortis de l'édifice.

  • le 30 avril 1619 : réconciliation entre le Roi Louis XIII et sa mère, Marie de Médicis, par le traité d'Angoulème.

Un accord de réconciliation est signé à Angoulême entre le fils et sa mère Marie de Médicis, par l'entremise de Richelieu. La reine-mère reçoit le gouvernement de l'Anjou, mais renonce définitivement à s'occuper des affaires du Royaume. Elle ne tient pas parole et cherche bientôt à nouveau, avec quelques grands du Royaume, à reprendre le pouvoir.

  • le 30 avril 1623 : naissance de François de Laval, premier évêque de la Nouvelle France)

Il a été déclaré saint par le pape François le 3 avril 2014, lequel a utilisé le rare processus de canonisation équipollente.

  • le 30 avril 1651 : naissance de Jean-Baptiste de la Salle, pédagogue et grand réformateur de l'éducation en France.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 30 avril 1655 : mort d'Eustache Le Sueur.

Né le 19 novembre 1616 à Paris, Eustache Le Sueur y meurt le 30 avril 1655. Fils d'un sculpteur sur bois, il est le fondateur de la peinture classique à la française. Elève de Simon Vouet, il devient l'un des premiers enseignants de l'Académie royale de peinture et de sculpture. On lui doit la "Vie de Saint-Bruno" en 22 tableaux au cloître de la Chartreuse de Paris.

Présentation de la Vierge au Temple (vers 1640-45), musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

  • le 30 avril  1663 : Louis XIV fonde le Conseil de Québec.

Louis XIV fonde le Conseil de Québec, qui devient la première constitution politique de la Nouvelle-France. Ce conseil est formé du gouverneur de Québec, Charles Huault de Montmagny, du supérieur des Jésuites et du gouverneur de Montréal. La mission de ce conseil est de gérer la traite des fourrures, d'assurer l'ordre et de la justice.

Charles Huault de Montmagny

  • le 30 avril 1774 : agonie de Louis XV.

A Paris les salles de spectacles ferment leurs portes et l'archevêque ordonne des prières dans toutes les églises pour la santé du Roi. Les courtisans accourent à Versailles pour se faire voir du Dauphin Louis-Auguste.

  • le 30 avril 1803 : Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis pour 80 millions de francs.

Les Etats-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, repris à l'Espagne en 1800. Napoléon Bonaparte compte avec cet argent financer la guerre contre l'Angleterre. La Constitution le lui interdit, mais il n'en a cure. Ce traité est toutefois secret et effectif qu'au 29 décembre 1803. (Voir la chronique). Le 10 avril 1803, deux jours avant l'arrivée de Monroe, il confie à Decrès:

"Je connais tout le prix de la Louisine et pourtant je vais la céder aux États-Unis." (Voir la chronique du jour)

Monröe est venue acheter la ville de La Nouvelle-Orléans, c'est-à-dire le débouché du Mississipi sur la mer. Il ne veut rien de plus et il a été autorisé par Jefferson et le Congrès à monter jusqu'à dix millions de dollars pour cette transaction. Il en propose 2 millions.

Napoléon lui répond:

"Je ne veux pas vous céder seulement La Nouvelle-Orléans, mais toute la Louisiane. Votre prix sera le mien."

 

En jaune la Louisiane française

  • le 30 avril 1827 : incident diplomatique entre la France et le Dey d'Alger.
Le consul de France, Deval, est outragé par le Dey qui le soufflette avec son éventail.
Ce motif va justifier la conquête de l'Algérie.
  • le 30 avril 1834 : publication par le père Félicité Robert La Mennais des « Paroles d'un croyant »
Le pape condamne ce livre « peu considérable par son volume, mais immense par sa perversité ». Félicité Robert Lamennais, à la différence de son frère, Jean-Marie de La Mennais, prêtre lui aussi, va adhérer à la république et devenir hérétique. Il suit à peu près le même chemin que Victor Hugo, tombant dans une religion humaniste où Dieu n'est plus qu'un faire-valoir.
Son frère, Jean-Marie de La Mennais est le fondateur de la congrégation des Filles de la Providence de Saint-Brieuc en 1818, et de la congrégation des Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel en 1819. Si ce dernier meurt en odeur de sainteté, Félicité Robert meurt comme un apostat.
  • le 30 avril 1849 : les troupes du général Oudinot arrivent à Rome.
Voir la chronique du 24 avril ; 5000 des 7000 Français ayant débarqué le 24 attaquent Rome. Ils sont reçus à coups de canon et de fusils par 10.000 républicains italiens.
L'assaut est un échec, mais le général Oudinot ne s'avoue pas vaincu. Réorganisant ses troupes avec les renforts venus de France il prépare la conquête de la ville pour début juin (voir les chroniques du 4 juin et du 2 juillet)
  • le 30 avril 1863 : bataille de Camerone, au Mexique.

Ce combat se déroule pendant l'Expédition du Mexique où la France de Napoléon III soutient l'Empereur du Mexique Maximilien contre les insurgés de Benito Juarez.
Un détachement de la Légion étrangère commandé par le capitaine Jean Danjou, qui est tué pendant la bataille, livre un combat acharné pendant neuf heures contre deux mille Mexicains.

 

Alors que l'Armée Française assiège la cité de Puebla, une colonne de ravitaillement part de Vera Cruz afin d'approvisionner les Français. Danjou commande une petite unité, de 62 hommes, chargée d'assurer la protection du convoi.

Ayant repéré 2 000 Mexicains, dont 800 cavaliers, le capitaine Danjou décide de se replier dans une hacienda du nom Camarón de Tejeda, pour y former le carré. Pendant près de quatre heures, Légionnaires et Mexicains s'affrontent. Les Mexicains somment une première fois les Français de se rendre, mais Danjou répond :
« Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ».
Il est tué d'une balle peu de temps après. Les Mexicains montent de nouveau à l'assaut ; mettent le feu à l'hacienda, mais les légionnaires résistent.
A 17h00, le détachement est réduit à cinq légionnaires. A 19h00, le Lieutenant Maudet décide de charger à la baïonnette. Un dernier homme est tué et le lieutenant blessé. Le Caporal Maine décide alors de cesser le combat. Il demande au Capitaine Ramon Laisné (mexicain d'origine française) :
«Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
Laisné répond :
«On ne refuse rien à des hommes comme vous. Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient.»
Lorsque les quatre hommes sont présentés au Colonel mexicain Milan, celui-ci s'écrie : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ».

Par leur sacrifice, ces légionnaires ont permis au convoi d'arriver sans encombre à Puebla. La ville va tomber dans peu de temps. (Voir la chronique du 29 mars)

 
Le capitaine Danjou
En souvenir de ce fait d'armes, ce jour est devenu la fête annuelle de la Légion étrangère, formation militaire française créée par Louis-Philippe en 1831.
  • le 30 avril 1881 : la flotte française s'empare de Bizerte.

Des forces françaises, parties d'Algérie, pénètrent en Tunisie.

  • le 30 avril 1883 : décès d'Édouard Manet, peintre français.

Son œuvre a marqué la transition vers l'impressionnisme et l'art moderne."Le Déjeuner sur l'herbe", "Le Fifre", "L'Exécution de Maximilien" font partie de ses tableaux les plus célèbres.

 

Le canot

  • le 30 avril 2001 : Jean Paul II publie le motu proprio Sacramentorum sanctatis tutela
Ce document oblige les évêques à signaler les abus sexuels à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Posté le 30 avril 2015 à 06h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

29 avril 2015

C’est arrivé un 29 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.

Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l'âge de 33 ans. A l'âge de quinze ans, Sainte Catherine  de Sienne revêt l'habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d'entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n'était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.

En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d'état à Sienne et commence à convertir autour d'elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l'unité et de l'indépendance de l'Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.

En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l'élection d'Urbain VI, éclate le Grand Schisme d'Occident et l'élection de l'antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre.  Sainte Catherine de Sienne  vient s'établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l'âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain,  sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l'Italie et déclarée docteur de l'Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d'Avila.

  • le 29 avril 1429 : Jeanne d'Arc met fin au Siège d'Orléans et approvisionne la ville.

Jeanne d'Arc ayant convaincu Charles VII d'être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d'Arc ne pensent la libération possible.

Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.

 

  • le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l'église Notre-Dame-des-Champs.

 

  • le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.

La ville s'est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d'une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d'or, et fait bâtir une citadelle, qu'il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.

Entrée de Louis XII dans Gênes

  • le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,

Détruite l'année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l'architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.

  • le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.

Né en 1585 à Paris, il est d'abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d'abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.

Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d'en haut. Les 2 hommes vont consolider l'autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l'Etat dans l'Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l'exemple le plus célèbre. Mais s'il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d'Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils lègueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.

Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l'Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).

Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l'unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l'intérêt général avant les intérêts particuliers, l'Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d'Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :

«Il n'y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)

Ou l'Anglais Hilaire Belloc :

« Génie tel qu'il ne s'en produit qu'un ou deux dans l'histoire d'une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)

Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 décembre 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :

« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l'Etat. »

  • le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.

Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d'établir l'Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d'un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite des fourrures.

            
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.

C'est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l'Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L'évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l'Angleterre s'en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.

  • le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.

Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l'Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais

  • le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.

On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.

  • le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.

L'armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d'habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l'affront". Les chartreux ne reviennent qu'en 1940.

  • le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
  • le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.

Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.

Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l'ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.

  • le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit ».

Le 11 juin suivant le ministre de l'Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu'il n'accepte plus de prendre en compte l'homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l'Organisation mondiale de la santé.

Posté le 29 avril 2015 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 avril 2015

"Charles Martel apparut comme le sauveur du monde chrétien tout entier"

A l'heure où la réforme du collège s'attaque encore plus à la déconstruction de l'apprentissage de l'Histoire de France, deux historiens ont publié un livre sur Charles Martel afin de démontrer que la bataille de Poitiers ne serait qu'un "enjeu mémoriel pour l’extrême droite" et que le souvenir de Charles Martel ne se serait "politiquement construit depuis une quinzaine d’années seulement".

Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, démonte cette imposture et montre que Charles martel et la bataille de Poitiers osnt bien présents dans l'enseignement de l'Histoire de France et dans les livres dits "républicains" anciens mais aussi récents:

Charles-Martel-2"A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule. En l’année 732, ils étaient arrivés près de Poitiers, quand ils rencontrèrent Charles Martel qui venait au devant d’eux avec une armée. Les Arabes, montés sur de petits chevaux rapides, et habillés de longs manteaux blancs, coururent vers la cavalerie franque. Les Francs, montés sur de grands chevaux du nord, les laissèrent venir et se défendirent avec leurs haches et leurs épées si bien que les Arabes reculèrent. Alors les Francs se mirent en marche. C’était comme une muraille de fer qui s’avançait. Les Arabes se retirèrent dans leur camp, et, pendant la nuit, ils s’enfuirent. Ainsi, Charles Martel a empêché les Arabes de conquérir notre pays. »

VA-5-decembre_web-4fa7cDans son Abrégé de l’histoire du Moyen Age pour le cours de seconde, Victor Duruy parlait déjà, en 1857, de « la grande victoire de Charles Martel sur les infidèles, qui arrêta, entre Tours et Poitiers, le mouvement de l’invasion de l’islamisme vers l’Occident ».

En 1904, dans son manuel pour la classe de 5e, l’historien Charles Seignobos, républicain et protestant, insistait, avant de raconter la bataille de Poitiers, sur « les guerres qu’avait dû faire Charles Martel toute sa vie de tous les côtés, surtout dans le Midi contre les musulmans ».

En 1925, dans son manuel pour la classe de 4e, Arthur Huby, plus tard doyen de l’Inspection générale d’histoire-géographie, insistait aussi sur cet « événement exceptionnel » : « Sa victoire sur les Arabes tira Charles Martel hors de pair. La victoire de Poitiers (octobre 732), qui marqua l’arrêt de l’offensive arabe contre l’Europe, eut un immense retentissement. Charles Martel apparut comme le sauveur du monde chrétien tout entier. »

Sans oublier Jules Isaac (futur militant du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes) qui écrivait à la même époque, dans le fameux Malet-Isaac : « Charles Martel eut la gloire d’arrêter à Poitiers, en 732, une terrible invasion arabe. »

En 1935 enfin, dans leur petit manuel pour le cours élémentaire, 1re année, Mon Premier Livre d’Histoire de France, Léon Brossolette et Marianne Ozouf, père et sœur du héros de la Résistance, ont illustré une page entière d’une image en couleurs sous-titrée « Charles-Martel à Poitiers – Les rois francs, qu’on appelle les rois fainéants, ne savent plus commander leurs armées. Le duc Charles-Martel les commande à leur place. Il bat à Poitiers les rapides cavaliers arabes qui attaquent la Gaule ».

On observera cependant que ne figurent nulle part, dans les actuels programmes d’histoire du primaire et du collège, ni Charles Martel, ni la bataille de Poitiers, tous programmes signés, en 2008, par Xavier Darcos, avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy et François Fillon, trois phares de ce qu’on appelle la « droite républicaine ».

Ce qui n’empêche pas Philippe Nemo, dans son excellent manuel d’histoire pour les CE2-CM1-CM2, de préciser pour nos écoliers : « Les Arabes avaient conquis un immense empire qui s’étendait jusqu’en Europe. Ils s’étaient emparés de l’Espagne, et maintenant ils voulaient aussi envahir la France. Charles Martel gagna contre eux la bataille de Poitiers en 732 après J.-C. et il les força à se replier en Espagne. Le prestige acquis par Charles Martel à cette occasion fut très grand. » (La Librairie des Ecoles, 2012, p. 52)."

Posté le 28 avril 2015 à 07h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

29 avril : de la Vendée à l’État islamique : la continuité génocidaire

A

Posté le 28 avril 2015 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 avril en France : fête de saint Louis-Marie Grignon de Montfort.

Voir plus bas.

  • le 28 avril 1393 : trêve de Leulinghem.

Cette trêve de Leulinghem signée entre la France et l'Angleterre en pleine guerre de Cent Ans quelques années plus tôt est prorogée une première fois jusqu'au 29 septembre 1394. Elle prévoit l'obligation de ne construire ni ville ni forteresse à la distance de sept lieues d'une ville de l'autre camp. Elle était au départ prévue pour durer trois ans. Voir la chronique du 19 janvier

  • le 28 avril 1448 : création du corps des francs-archers.

Pour pallier les insuffisances de l'armée royale en termes d'archerie face aux Anglais, le Roi Charles VII promulgue la petite ordonnance, qui impose à chaque paroisse ou groupe de cinquante ou quatre-vingts feux de fournir un homme équipé (arc ou arbalète, épée, dague). Il doit s'entraîner chaque dimanche au tir à l'arc et est donc dispensé de la Taille (impôt justifié par la non-participation des roturiers à l'activité militaire) d'où le nom de francs-archers. Il reçoit, en outre, 4 francs de paye par mois de service effectif.

  • le 28 avril 1684 : début du siège de Luxembourg par Louis XIV.

Le siège s'achève le 4 juin par la conquête de la ville.

  • 28 avril 1716 : mort de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

C'est à saint Louis-Marie Grignion de Montfort que le pape Jean Paul II emprunte sa devise « Totus Tuus ». Ce saint prêtre breton chassé de la plupart des diocèses de France a poussé l'humilité et l'obéissance à un degré extrêmement élevé. Son traité de la Dévotion à la Sainte Vierge, écrit au début du XVIII siècle, oublié et redécouvert 150 ans plus tard a guidé et éclairé toute la spiritualité de Saint Jean Paul II.

Né à Montfort-la-Cane à 25 kilomètres de Rennes, il est l'aîné d'une famille de 18 enfants, d'une piété et d'une pureté extraordinaires, qui font l'admiration de ses camarades d'études à Rennes, c'est un artiste qui sculpte et peint, mais aussi une force de la nature. Ainsi il transporte seul une pierre tombale que quatre hommes n'arrivaient qu'à soulever !

Inscrit au séminaire de Saint Sulpice à Paris, il fait le voyage à pied et y arrive en mendiant ayant tout distribué aux pauvres y compris ses vêtements. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700 à l'âge de 27 ans. Rejeté des diocèses de Nantes, Poitier, Paris dont l'esprit gallican et trop administrateur ne convient pas à son désir d'évangéliser, monsieur de Montfort part à pied pour Rome où il demande au pape la permission d'évangéliser en terre étrangère. Le pape lui rétorque : « Vous avez, un assez grand champ en France. […] N'allez point ailleurs ». Il revient avec le titre de »missionnaire apostolique ».

Bretagne, Vendée, Normandie sont alors le terrain de 30 voyages de missions pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il y combat les méfaits du Jansénisme ; pousse à la confession et la communion fréquentes ; redonne toute sa place à la responsabilité individuelle et au sens du péché. Dans son livre, Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 297) Geneviève Esquier note :

« On n'écoute pas seulement Montfort parce qu'il est un des orateurs les plus talentueux que la France ait connu ; on le suit parce que Dieu l'habite et qu'il le laisse passer. »

Or son message est à l'opposé de celui de son siècle qui ne parle que de liberté, de raison et de plaisir. Lui prône un « esclavage d'amour » et la croix. Il fonde deux congrégations : les pères montfortains ou Compagnie de Marie et les filles de la Sagesse.

Le 28 avril 1716 il meurt à Saint Laurent sur Sèvre.

Tout son message peut se résumer dans sa consécration à Notre Dame :

« Je vous choisis aujourd'hui ô Marie, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre en qualité d'esclave perpétuel, mon âme, mon corps, mes biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l'éternité. »

  • 28 Avril 1738 : l'encyclique In Eminenti du pape Clément XII condamne la maçonnerie.

«Quiconque fait le mal, hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu'il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu. » (Jean III, 20-21)

  • le 28 avril 1760 : bataille de Sainte-Foy.

    le chevalier François Gaston de Lévis haranguant l'armée française.

Cette bataille a lieu dans la cadre de la guerre de 7 ans. L'armée française dirigée par le chevalier François Gaston de Lévis remporte sa dernière grande victoire au Canada, contre les Britanniques du général Murray, lors de la bataille de Sainte-Foy. Les Français mettent le siège devant Québec. Malheureusement, en 1763, lors du traité de Paris, Choiseul préfère conserver les îles des Antilles au détriment du Canada, pourtant offert par l'Angleterre.

La bataille de Sainte-Foy, illustration tirée de l'édition de 1925 du livre Les anciens canadiens, d'Aubert de Gaspé

  • le 28 avril 1816 : création de la Caisse des dépôts et consignations.
Par une loi visant à rétablir le crédit de l'État, après les désordres financiers du Premier Empire le gouvernement cherche à lancer des emprunts après la défaite de Waterloo.
  • le 28 avril 1862 : bataille de Las Cumbres, au Mexique.
La bataille de Las Cumbres a lieu dans le cadre de l'expédition du Mexique. Les Français cherchent à gagner l'intérieur du pays, mais ils ne peuvent y accéder que par quelques cols qui sont tenus par les Mexicains. Le général Zaragoza décide de défendre l'accès à Puebla sur ces cols. A Las Cumbres sont massés 4 000 soldats et trois batteries de montagne. 6 000 Français menés par le général Lorencez tentent de forcer le passage grâce aux zouaves et des chasseurs à pied qui réussissent à contourner la position.
  • le 28 avril 1912 : le général Lyautey est nommé Résident général du protectorat du Maroc.
Il est imposé par le ministre de la Guerre Millerand, suite au traité qui garantit au Maroc le Protectorat de la France. Son influence bénéfique et civilisatrice se fait encore sentir aujourd'hui dans la vie intérieure de ce pays.
  • le 28 avril 1969 : Charles De Gaulle démissionne de son mandat de Président de la République.

De Gaulle fait publier, de Colombey, le communiqué suivant:
"Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi".
Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment le général Franco. L'intérim est assuré par le président du Sénat Poher.

Posté le 28 avril 2015 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

27 avril 2015

Tout savoir sur les saints parisiens

Philippe Bornet est docteur en médecine et ancien chroniqueur à Valeurs Actuelles. Passionné d’Histoire, il vient d’achever après sept ans de travail et de recherches L’Évangile selon saint-Métro (éd. Via Romana). Il s’est entouré des plus grands spécialistes du Paris religieux pour réaliser un premier guide complet des saints parisiens destiné à un large public. Il répond au Rouge et Noir :

P"Il y a un précédent assez ancien, celui du chanoine Duplessy qui a écrit à la fin du XIXe siècle une sorte de guide assez exhaustif, le Paris religieux, recensant les églises et expliquant les tableaux. Les droits étant tombés depuis très longtemps, j’ai pu reprendre les gravures pour la maquette. À partir de ce schéma, j’ai repris toute l’histoire des saints parisiens. Il y en a plus de 300. À cela, il y a plusieurs explications. D’une part, Paris est une ville catholique depuis toujours, et puis cela s’explique aussi par l’Université libre, la Sorbonne, qui faisait venir des gens de toute l’Europe. Il y a eu une sorte d’âge d’or pendant lequel beaucoup de monde est passé. [...]

J’ai visité toutes les églises parisiennes quasiment sans exception. J’ai redécrit toutes les églises. Même si l’historique est assez abondant, je n’ai retenu que celle ayant un rapport avec un saint parisien. Par exemple, si on tombe sur une évocation de Sainte Catherine de Sienne, je n’en parle pas puisque ce serait hors sujet. Je n’évoque que les saints qui ont vécu ou sont passés à Paris, et puis il y a aussi certains saints très importants qui sont présents post-mortem. Par exemple Saint Ovide a été « importé » au XVIIe siècle, qui se trouve aujourd’hui en l’église Sainte-Marguerite, mais qui n’a jamais mis les pieds dans la capitale. J’ai ajouté à tout cela certains saints qui sont très chers au cœur des parisiens, comme Saint Hippolyte, qui est un romain. Lui non plus n’est jamais passé à Paris, mais il a son église, et ses reliques. Donc j’en parle aussi. [...]

Paris est-elle privilégiée dans l’histoire de l’Église par son nombre de saints, ou d’autres villes bénéficient également de cette grâce ?

A part Rome, je ne pense pas que d’autres villes dans le monde fassent jeu égal, même si ce n’est bien sûr pas une compétition. Naturellement, je n’ai pas de chiffres précis à vous donner. Mais Paris a vraiment attirée beaucoup de saints, pendant des siècles. Ils ont tous laissé une trace quelque part. Donc la France est bien la fille aînée de l’Église, et Paris en est la capitale. Ses trois cents saints en attestent bel et bien. [...]

J’ai envoyé mon livre pour que Monseigneur Vingt-Trois fasse la préface. C’était une bouteille à la mer, car Son Éminence ne fait jamais de préface, sinon il y passerait sa vie. Il reçoit une demande par semaine, cela m’a été confirmé par la suite. Pourtant un jour je reçois une lettre de son secrétaire particulier me disant qu’elle était en cours de rédaction. Son Éminence l’a écrite, mais ne me l’a pas donné. Il avait trop peur d’être submergé de demandes. Mais j’ai eu l’honneur de recevoir à la place une préface de Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris. C’est toujours gratifiant de recevoir ce type de récompense lorsque l’on croit mener le bon combat. [...]"

Posté le 27 avril 2015 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent

Aux sources du génocide arménien

Quelques rappels opportuns ici, les uns connus, d'autres moins.

Posté le 27 avril 2015 à 11h29 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 27 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 avril 1413 : révolte des cabochiens.

La révolte des Cabochiens ou des « Écorcheurs » est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Cet épisode, totalement oublié de nos jours, a lieu à la fin du règne du Roi Charles VI "Le Bien Aimé". Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l'assassinat de son cousin Louis d'Orléans, frère de Charles VI et premier chef des Armagnac en 1407, cherche en effet à contrôler la capitale. Pour cela, il n'hésite pas à s'allier à Simon Le Coutelier ou Simon Caboche, boucher-écorcheur de son état.

Pendant 1 mois, les "Cabochiens", des bouchers-écorcheurs surnommés du nom de leur chef, remplissent Paris de leurs crimes. Ils poursuivent et massacrent les Armagnacs, en particulier dans le quartier Saint-Antoine. Pierre des Essarts, proche du Dauphin et pourtant protégé du Duc de Bourgogne est ainsi assassiné. Le massacre dure près d'une semaine.

  • le 27 avril 1702 : mort de Jean Bart, corsaire dunkerquois au service du Roi Louis XIV.

Statue de Jean Bart à Dunkerque

Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans, comme mousse dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter, dont il observe le savoir-faire tactique. Il fait ses premières armes durant la guerre de Hollande. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et s'y révèle. Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise, un dogre hollandais, le premier d'une longue série. Pour la seule l'année 1676, ses prises s'élèvent à dix-sept. Il commence alors à attirer l'attention du ministre de la Marine, Colbert, et du Roi lui-même. Ce dernier lui envoie une chaîne en or en guise de récompense. Il accumule plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il se bat en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en août 1686.

En 1689, il est chargé, en compagnie de Forbin, un autre corsaire du Roi, de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, mais le convoi est sauvé par son sacrifice. Il s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Il est promu capitaine de vaisseau en juin 1689, en récompense de cette action.

De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France. En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d'Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien.

Le lendemain de son départ de Dunkerque, Jean Bart rencontre cette flotte de 130 navires marchands entre le Texel et la Meuse. Le problème est qu'elle a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries.

Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l'amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C'est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu'il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694, car il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard, lui vaut l'anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV. Sa popularité est telle que les Grands du royaume, comme le duc de Bourgogne, le duc d'Anjou, le prince de Conti, participent à l'armement de ses vaisseaux en contrepartie d'un tiers des prises.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l'époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d'or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

Trois ans plus tard, il est nommé chef d'escadre pour avoir préservé Dunkerque des bombardements anglais.

En 1702, Jean Bart commande le Fendant, en rade de Dunkerque, lorsqu'une pleurésie l'oblige à débarquer à la veille de la guerre de succession d'Espagne. Il meurt à Dunkerque le 27 avril 1702, à l'âge de 52 ans. Il est inhumé en l'église Saint-Éloi dans sa bonne ville de Dunkerque. "Le Renard des Mers" comme on le surnomme, a capturé 386 bâtiments au cours de sa carrière. La France a, depuis, rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine.

  • le 27 avril 1825 : loi du milliard des émigrés.

La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Un peu moins d'un milliard de Francs doit être partagée entre cinquante milles nobles en l'espace de cinq ans. Par cette loi est réglé définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l'Etat est de fait entérinée.

  • le 27 avril 1848 : abolition de l'esclavage en France à l'initiative de Victor Schoelcher.

Franc-maçon de la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié », Victor Schoelcher n'est pas à l' origine de la fin de l'esclavage en France. Les papes n'ont cessé de lutter contre ce fléau et les Rois de France sont les premiers à légiférer contre. (cf. les chroniques du 4 février du 8 mai) Par contre, l'abolition ne devient effective qu'à partir de 1848.

  • le 27 avril 1857 : l'hippodrome de Longchamp est inauguré, à Paris. Ok verifié
    • le 27 avril 1969 : les Français votent à 52,4 % contre le référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.
Charles De Gaulle présente une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non.
  • le 27 avril 2014 : fête de la Divine Miséricorde.
Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l'Eglise par Jean-Paul II le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de soeur Faustine Kowalska (sainte Faustine). Dans le calendrier liturgique, il est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques, qui correspond également à la fête de la quasimodo, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, ou dimanche de saint Thomas.
En ce jour, toute personne qui le souhaite peut recevoir une indulgence plénière. Cela signifie qu'il (ou elle) pourra aller directement au ciel juste après la mort (sans passage par le purgatoire).
Pour éviter l'enfer, il faut mourir en état de grâce. Dieu nous a donné de nombreux moyens pour être en état de grâce ou pour retrouver son amitié. Par la confession, l'on peut se faire pardonner en allant confesser ses fautes à un prêtre, qui nous pardonne « in persona Christi ». Jésus n'a-t-il pas dit à ses apôtres :
« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux »
Toutefois, par la confession, on obtient le pardon de Dieu, mais on n'échappe pas à l'expiation de nos fautes. Le seul moyen d'en être dispensé, c'est l'indulgence plénière. C'est donc une chose très importante qu'il ne faut pas rater. La Fête de la Divine Miséricorde est célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques instituée la première fois par Jean-Paul Pour recevoir l'indulgence plénière associée a cette fête, il faut :
— Se confesser (8 jours avant ou après le jour indulgencié)
— Communier (le même jour où est accordée l'indulgence)
— Faire une prière à Marie, Mère de Dieu (le "Je vous salue Marie", par exemple)
— Réciter le "Je crois en Dieu"
— Prier aux intentions du Souverain Pontife (Selon les précisions données depuis toujours par les canonistes, les intentions du Souverain Pontife sont les suivantes : l'exaltation de la Sainte Eglise la propagation de la Foi l'extirpation des hérésies et des schismes la conversion des pécheurs la concorde entre les princes chrétiens les autres besoins du peuple chrétien).
Dans Le Petit Journal, page 699, Jésus a dit à Sr Faustine :
« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. … La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. »

 

  • le 27 avril 2014 encore: canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II à Rome.
Jean-Paul II meurt lors des vêpres de la divine miséricorde, et en l'honneur de sa dévotion à la miséricorde sa béatification a lieu le 1er mai 2011, le jour de la divine Miséricorde, comme aujourd'hui.

 

 

Posté le 27 avril 2015 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

26 avril 2015

C’est arrivé un 26 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 avril 1248 : consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris.

La Sainte-Chapelle est édifiée sur l'île de la Cité, dans l'enceinte du palais royal, à la demande de Saint-Louis afin d'abriter la Sainte couronne d'épines, un morceau de la Sainte Croix ainsi que diverses autres reliques qu'il a acquises. Le bâtiment est un petit chef-d'œuvre de l'art gothique ; il est conçu comme une châsse précieuse devant mettre en valeur les reliques conservées et rachetées à l'empereur de Byzance, Baudouin II. Elle superpose deux chapelles, la supérieure étant au niveau des appartements royaux. L'architecte réussit le tour de force de la construire en 5 ans.

A la révolution elle souffre particulièrement de la haine des révolutionnaires. Toutefois la couronne d'épines est sauvée et se trouve aujourd'hui dans le trésor de la cathédrale de Paris. Les révolutionnaires la transforment en salle d'archives en 1802, vendent les vitraux (aux Anglais entre autres), fondent les reliquaires, détruisent les statues et les tableaux…

Malgré ce vandalisme stupide et haineux, le monument garde une splendeur et une âme, qui expliquent pourquoi c'est un des monuments les plus visités de Paris.

Le dimanche 26 avril 1248, le Roi Saint Louis fait consacrer la Sainte-Chapelle, bâtie sur l'Île de la Cité, par l'Archevêque Eudes de Tusculum Légat du Pape Innocent IV et Mgr Philippe Berruyer archevêque de Bourges en présence des archevêques et évêques de Sens, Rouen, Laon, Soissons, Amiens, Senlis, Langres, Chartres, Orléans, Bayeux et Évreux. La Chapelle Haute est alors consacrée à la Sainte Couronne d'Épines, la Chapelle Basse est dédiée à la Sainte Vierge.

 

  • le 26 avril 1319 : naissance de Jean II le Bon.

Jean II le Bon est Roi de France de 1350 à 1364. Il est un chevalier courageux mais un piètre politique. L'un de ses deux fils Louis, otage à Londres en garantie du paiement de l'énorme rançon de 3 millions d'écus or, s'étant enfui en 1363, Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres, où il meurt en 1364. Voir les chroniques du 5 décembre sur le franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny.

Jean II adoubant des chevaliers, enluminure des XIVe / XVe siècles

  • le 26 avril 1336 : la montée du Mont Ventoux par Pétrarque.

Dans une lettre à son ami Francesco Dionigi da Borgo, Pétrarque affirme avoir gravi le Mont Ventoux (1909 mètres), le 26 avril 1336, accompagné de son frère et de deux amis. L'anecdote, contestée par certains, donne toutefois une « date de naissance » à l'Alpinisme, Pétrarque, Petrarca alpinista, le «père de l'alpinisme »…

  • le 26 avril 1573 : naissance de Marie de Médicis.

Marie de Médicis, née à Florence, et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, épouse le Roi Henri IV le 17 décembre 1600 à Lyon et devient reine de France de 1600 à 1610, puis reine-mère jusqu'à sa mort en 1642. Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis et de Jeanne archiduchesse d'Autriche.

Elle donne naissance à Louis XIII, Roi de France, à Élisabeth, reine d'Espagne, à Christine, duchesse de Savoie, à Nicolas, le «prince sans nom» qui meurt à l'âge de 4 ans, à Gaston, duc d'Orléans, et à Henriette, reine d'Angleterre.

Lorsqu'Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de neuf ans. En 1615, elle se rapproche de l'Espagne ce qui contrarie ouvertement les protestants, et se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Sa fille, Elisabeth, épouse l'infant Philippe IV d'Espagne et son fils, le Roi Louis XIII, épouse Anne, infante d'Espagne.

Dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, aux éditions Beau-Chesne-Croit, (Tome 3, pages 14 et 15), Jean GUIRAUD note qu'au lendemain de la mort d'Henri IV, les huguenots réunis à Saumur en 1611, se dotent d'une organisation qui est la violation flagrante de l'édit de Nantes qui leur interdit toute réunion politique : un Conseil délibératif et exécutif permanent, chargé de surveiller et de défendre les intérêts des protestants dans chacune des régions de la France. Les membres prêtent le serment du secret.

« En présence d'une pareille organisation, Marie de Médicis, par des déclarations du 24 avril et du 11 juillet 1612, rappela aux protestants l'interdiction des assemblées politiques. Ils n'en tinrent aucun compte. Le 20 novembre suivant, eut lieu leur première assemblée de cercle à La Rochelle et, les années suivantes, se réunirent les assemblées générales de Grenoble (1615), de La Rochelle (1617), d'Orthez et La Rochelle (1618-1619), de La Rochelle (1620-1621). Cette dernière donna au parti protestant une puissante organisation militaire. Elle nomma pour toutes les forces calvinistes un généralissime qui fut d'abord Bouillon, puis Rohan, et divisa la France en huit départements militaires, ayant chacun à sa tête un général en chef appartenant à la haute noblesse. »

Les réunions qui s'étaient tenues en violation de l'édit de Nantes avaient tout préparé pour la reprise des guerres de religion ; aussi, après avoir trempé dans les révoltes qui troublèrent la régence de Marie de Médicis, les huguenots rouvrirent officiellement les guerres de religion en 1620.

[…] C'est ce que fait remarquer encore M. Hanotaux : « Après avoir hésité pendant quelque temps, dit-il, le parti protestant prit la résolution extrêmement grave d'appuyer le prince de Condé (dans sa révolte contre le gouvernement de Marie de Médicis). De ce jour (27 novembre 1614), le parti protestant, reconstitué EN PARTI D'AGRESSION, rompt en visière avec la royauté. C'est donc lui qui, pour la première fois, déchire de ses propres mains l'Édit de Nantes et rouvre la période des guerres de religion ».

Le Roi Louis XIII écarte sa mère au profit du cardinal Richelieu qu'elle avait elle-même introduit. Elle meurt en 1642.

  • le 26 avril 1944 : le chef de l'Etat Philippe Pétain est accueilli triomphalement à Paris.

Plus d'un million de Français sont venus écouter le chef de l'Etat. Son voyage est un triomphe comme dans toutes les villes qu'il a visitées et qu'il va continuer à visiter avant que les Allemands le fassent prisonnier.

  • le 26 avril 1945 : le maréchal Pétain rentre à Paris et se constitue prisonnier.

Il est interné au Fort de Montrouge.

  • le 26 avril 1961 : les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller quittent le Gouvernement général d'Alger.

Les généraux Salan et Jouhaud quittent Alger pour rejoindre l'OAS ; le général Zeller s'enfuit de son côté ; le général Challe se rend aux autorités. Il est immédiatement transféré à Paris et emprisonné à la Santé. L'épuration commence ! Sont dissous : le 1er REP les 14éme et 18éme RCP et le GCPA (commandos de l'air) ; un peu plus tard, les 10éme et 25éme DP.

Se retrouvent en prison, les généraux Challe, Zeller, Gouraud, Bigot, Nicot et Petit ; les Chefs de Corps et colonels Chapelle du 1er REC, Lecomte du 14éme RCP, Masselot du 18éme RCP, le Lt-colonel Emery du GCPA, Bréchignac de la 2éme DP, les commandants Denoix de Saint-Marc du 1er REP et Robin du GCPRG. Mais aussi les Généraux Allard, ancien Commandant en Chef en Algérie, Grout de Beaufort et Faure ancien patron de la Kabylie et le Colonel Dufour ancien de la Légion, qui sont arrêtés en Europe.

Des mandats d'arrêt sont lancés contre les généraux Salan, Jouhaud et Gardy, les Colonels Godard, Lavheroy, Broizat, Gardes et Argoud. 220 officiers sont arrêtés, 114 passent en justice et 83 sont condamnés. Les Généraux Olié, Chef d'état-Major des armées, de Pouilly, commandant la place d'Oran, et Gracieux, inspecteur des Troupes Aéroportées ainsi qu'environ 1000 officiers qui n'ont pas participé au putsch, démissionnent de l'armée, par solidarité.

Jamais, dans l'Histoire de France, l'armée du pays n'a subi une telle purge !

  • le 26 avril 1986 : accident nucléaire à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en ex-URSS.

Les retombées radioactives affectent la majeure partie de l'Europe, toutefois les nuages radioactifs s'arrêtent aux frontières françaises et suisses.

Posté le 26 avril 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

25 avril 2015

Génocide arménien : les responsabilités de l'islamisme, des Jeunes Turcs, de la franc-maçonnerie

A l'occasion du centenaire du terrible génocide des chrétiens arméniens pour les Turcs, Bernard Antony publie un ouvrage intitulé "Le génocide arménien 1915-2015".

G"« Génocide arménien » : c'est l'expression dans laquelle se resserrent, autour de l'évocation du sort du peuple quantitativement le plus massacré dans le premier quart du XXème siècle, les tragédies des exterminations qui ont visé jusqu à nos jours, phase finale, à l'anéantissement de tous les chrétiens habitant dans les actuels pays de Turquie, d'Irak et de Syrie. Le génocide dit arménien a été en effet, après les massacres du XIXème siècle, celui d'une continuité d'éradication aussi des Assyro-chaldéens et des Grecs du Pont et d'Asie Mineure. Le 24 avril 1915, date de la déportation vers la mort des élites arméniennes sur décision du gouvernement des Jeunes Turcs marque, certes, le début du grand génocide des années 1915-1916, mais parachevé après 1918 par Mustafa Kemal sur le territoire de l'actuelle Turquie et continué ensuite jusqu à nos jours en Syrie et en Irak.

Bernard Antony, à travers les témoignages, en évoque les indicibles abominations dans toute l'étendue du mystère du mal. Il en rappelle, dans le refus des occultations révisionnistes ou négationnistes, les responsabilités convergentes du fanatisme islamique et des Jeunes Turcs, à la croisée de la franc-maçonnerie, des influences donmeh et du jacobinisme français."

Posté le 25 avril 2015 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2015

Il paraît qu'il y a une fatwa contre Paul Moreira

Oui mais (pas d'amalgame) c'est une fatwa émise par des catholiques si l'on en croit le journaliste qui affirmait qu'il y avait plus d'appels au meurtre dans l'Evangile que dans le Coran :

"la réacosphère catho me voue au bûcher".

Puis il s'enfonce et soutient mordicus :

"Oui, Jésus condamne à mort

L'autre référence est plus terrible, à mon sens. C'est dans Mathieu (23-33 à 23-39). Il s'agit de l'épisode où Jésus s'en prend aux Pharisiens (les prêtres juifs gardiens du Temple) :

"Serpents ! Race de vipères ! Le feu du dépotoir (nb : le dépotoir c'est la Géhenne, une vallée près de Jérusalem où les gens mouraient dans la torture et d'intenses souffrances, elle deviendra synonyme d'enfer), voilà le verdict ! Comment pourriez-vous y échapper ? C'est pourquoi, je vous envoie des prophètes, et des sages, des scribes, vous tuerez les uns, vous en mettrez d'autres en croix (...) Ainsi retombera sur vous le sang d'Abel, le juste, et celui de Zacharie (...), mort par votre main. Croyez-en ma parole, tout cela retombera sur cette génération." 

Jésus les voue ou les condamne (verdict) à une mort horrible. Il bluffe, il n'a pas vraiment le rapport de forces mais l'intention est là : qu'ils meurent dans ce monde terrestre (et non pas après le jugement dernier comme il m'a parfois été objecté)."

Daniel Hamiche a déjà répondu à cette interprétation. Il faut ajouter que Notre-Seigneur ne menaçait pas, mais prophétisait, comme souvent dans l'Evangile, et une trentaine d'années après, cette génération a connu la guerre civile, entre les Pharisiens, membres du Sanhédrin, et les Zélotes. En 69, lorsque Vespasien devient empereur, Titus fait le siège du Temple de Jérusalem, qu'il rasera. Selon Flavius Josèphe, les Romains firent 97 000 prisonniers et 1 100 000 personnes périrent. Dans les dernières poches de résistance, notamment à Massada, tous les défenseurs se suicident avec femmes et enfants... Le peuple juif fut alors totalement dispersé.

Posté le 24 avril 2015 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

L'action du Saint-Siège lors du génocide arménien

Le père George Ruyssen, jésuite belge, enseignant à l’Institut Pontifical oriental à Rome, est interrogé par Radio Vatican sur le contenu des archives du Saint-Siège concernant le génocide arménien. Extraits :

"Qu’est-ce qui s’est passé le 24 avril 1915 ? C’est une rafle, une déportation de 300 à 400 Arméniens de la capitale, donc de Constantinople et d’Istanbul qui ont été arrêtés et déportés vers l’intérieur de l’empire ottoman. Or, à ce moment-là, le jour-même, le délégué apostolique, Mgr Angelo Maria Dolci était informé de ces évènements puisque deux jours après, le 24 avril (c’est une lettre du 27 avril si je ne me trompe),  il envoie un rapport au Vatican en relatant cet évènement, cette rafle de 300-400 Arméniens déportés à l’intérieur de l’empire ottoman. Alors, petit à petit, le délégué apostolique vient recueillir d’autres informations. Il sera informé par les évêques arméniens eux-mêmes mais également par les missionnaires franciscains, dominicains et également jésuites qui étaient présents dans l’empire ottoman. Il va être informé, il va recueillir des rapports de ces gens qui sont des témoins oculaires de ce qui se passe aujourd’hui. Par exemple, à Mardin, il y a eu lieu ceci ou à Trébizonde, hier, il y a eu une déportation. Donc, ces personnes, ces religieux vont lui écrire des rapports dont il tiendra au courant le Vatican. Qu’est-ce que le Vatican a fait ? Et bien, le Pape a écrit deux fois au sultan ottoman, Mahomet V, qui était sultan à cette époque-là pour arrêter les massacres, pour dire «Voilà, je suis informé de ce qui se passe dans l’empire et je vous supplie d’arrêter ces massacres ». Alors, la première lettre du Pape Benoît XV est datée du 10 septembre 1915. 

BAlors, si vous me permettez, je peux citer un bout de cette lettre que j’ai ici devant moi « Majesté, tandis que le chagrin pour les horreurs de la lutte formidable dans laquelle, avec les grandes nations de l’Europe, se trouve engagé le puissant empire de votre majesté (l’empire ottoman) nous déchire l’âme l’écho très douloureux des gémissements d’un peuple entier, qui dans les vastes domaines des ottomans, est soumis à d’inénarrables souffrances arrivées jusqu’à nous. La nation arménienne a déjà vu beaucoup de ses fils envoyés à la mort, d’autres très nombreux jetés en prison ou envoyés en exil parmi lesquels plusieurs ecclésiastiques et même quelques évêques. Et maintenant, il nous est référé que des populations entières de villages et de villes sont contraintes d’abandonner leurs maisons pour se transférer au milieu de grandes plaines et de souffrances, en des lieux de concentration lointains ou en plus des douleurs morales, elles ont à supporter les privations de la plus noire misère et même des tortures de la faim. Nous croyons, Sire, que de tels excès ont lieu contre la volonté du gouvernement de votre majesté ». Il y a une autre lettre puisque les massacres vont continuer.

À la suite de la lettre du Pape, les massacres vont un peu se ralentir. Les choses vont un peu se calmer mais pas d’ordre à arrêter nettement les massacres. Les massacres vont continuer et c’est ce qui donnera lieu à une seconde lettre du Pape Benoît XV au même sultan, le sultan Mahomet V, qui est datée du 12 mars 1918. Et il y a une lettre qui, à mon avis, est méconnue (moi je ne la connaissais pas du tout), c’est une lettre que le Pape envoie trois jours avant la fin de la première Guerre Mondiale, c’est-à-dire le 8 novembre 1918, trois jours avant l’armistice du 11 novembre. Il envoie une lettre au président Wilson, le président des États-Unis où le Pape milite en faveur de l’indépendance de l’Arménie. Le Pape, dans une note du 1° aout 1917, fait allusion à cette note dans sa lettre. C’était une note en faveur de la paix. Benoît XV intervient à plusieurs reprises au cours de la première Guerre Mondiale en faveur de la paix. La note du 1°aout 1917 fait mention de différents points : l’échange de prisonniers de guerre, etc. Mais un des points, c’est l’indépendance de l’Arménie, c’est la création d’une Arménie indépendante. Ce sera d’ailleurs cette note de paix du 1° aout 1917 qui va inspirer directement les 14 points du président Wilson. Il présentera, après la 1°Guerre Mondiale, lors de la conférence de paix, ces 14 points qui sont inspirés par la note de paix du Pape Benoît XV.

Le Saint-Siège a donc bien-sûr travaillé, vous l’avez longuement évoqué, sur le plan diplomatique. Est-ce qu’on peut dire qu’il est intervenu à d’autres niveaux également ?

Au niveau humanitaire. L’effort du Saint-Siège n’est pas simplement un effort diplomatique politique mais également au niveau humanitaire. Il faut se rappeler qu’au cours de la première guerre mondiale, l’Unicef, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, ces organisations internationales n’existaient pas à l’époque. Lors de la première guerre mondiale, qu’est-ce qui existait ? La Croix-Rouge et puis, l’Église catholique, également les protestants. L’Église catholique et le Pape se sont investis sur le plan humanitaire en envoyant des sommes d’argent pour les réfugiés, les rescapés, les orphelins. Et c’est un point malheureusement peu connu. Par initiative du délégué apostolique, Mgr Angelo Maria Dolci (son surnom est l’ange des Arméniens), le Pape fonde un orphelinat  « Benoît XV » pour les orphelins arméniens à Constantinople. Et ces orphelins sont ensuite venus en Italie. Et où sont-ils venus en Italie ? Ils ont été hébergés au palais pontifical à Castel Gandolfo. Ces orphelins sont restés là à peu près un an. Ils étaient hébergés par le Pape lui-même avant d’être transféré à Turin. [...]"

Posté le 24 avril 2015 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal F och)

Alors rappelons-nous :

  • le 24 avril 858 : élection du pape Nicolas Ier le Grand.

Il est élu pape, à la mort de Benoît III, grâce à l'appui de l'empereur Louis II. Pendant son pontificat, il s'impose comme patriarche d'Occident et s'immisce dans les querelles d'autorité du patriarcat de Constantinople. Il fait figure d'autorité morale : à ce titre, Charles le Chauve requiert son arbitrage quand son frère Louis le Germanique envahit la France. Il est considéré comme le premier pape à avoir revendiqué la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial.

  • le 24 avril 1581 : naissance de saint Vincent Depaul.

Né en 1580, dans une modeste famille de paysans des Landes, Vincent Depaul est ordonné prêtre très jeune, en 1600, à vingt ans, par l'évêque de Périgueux. Revenant de Marseille par la mer il est capturé par les Maures et réduit en esclavage à Tunis. Un Français qui a renié sa foi le rachète. En un an il convertit une des trois femmes de l'apostat ; cette dernière reproche avec tant de force l'apostasie à son mari, qu'il décide de retourner en France avec saint Vincent. Nommé en 1610 aumônier ordinaire de la reine Margot, il arrive à la cour de France, où il rencontre le cardinal Pierre de Bérulle, qu'il choisit pour directeur spirituel. Le cardinal le fait nommer curé de Clichy. La ferveur paroissiale est telle que les Parisiens appellent ses paroissiens les « anges de Clichy ». Monsieur Vincent est déjà décidé à se vouer au service des pauvres, en accomplissement d'un vœu qu'il avait résolu pour délivrer un malheureux théologien assailli de tentations contre la foi.
Monsieur Vincent fonde en 1617 à Châtillon-les-Dombes, où il est curé, ses premières Confréries de la Charité afin de secourir les plus pauvres et les malades. Il y a alors beaucoup à faire, car le fanatisme huguenot a saccagé un grand nombre d'églises et d'abbayes, auxquelles étaient attachés les vieilles institutions hospitalières : hospices, maladreries, léproseries, désormais ruinées et abandonnées. En 1619, la rencontre de saint François de Sales est pour lui une révélation de la bonté de notre Père céleste. Nommé aumônier général des galères, il porte secours aux esclaves.
« Si suave était la bonté de Monsieur de Genève, écrira-t-il, que je répétais en moi-même : " Combien grande est la bonté divine ! Mon Dieu, que vous êtes bon ! Mon Dieu, que vous êtes bon, puisque Monseigneur de Sales, votre créature, est lui-même rempli de tant de bonté ! " »

Saint Vincent présente les Dames de l'Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, à la reine Anne d'Autriche. Tableau de frère André, religieux dominicain, dans l'église de sainte Marguerite à Paris, XVIIIe siècle.

 

Le 17 avril 1625, la Congrégation des prêtres de la Mission est fondée, et à la mort de saint Vincent, en 1660, ses membres, les " lazaristes ", comptent déjà plus de huit cents " missions ", dans les diocèses de France et en pays étrangers. (…)
Mme de Gondi assure l'entretien des ecclésiastiques :
« qui iront de village en village, aux dépens de leur bourse commune, prêcher, instruire le pauvre peuple des campagnes qui demeure comme abandonné. Lesdits ecclésiastiques s'interdiront de s'occuper de ceux qui habitent dans les villes, et qui ont pour les catéchiser et les prêcher quantité de docteurs et religieux. Ils renonceront expressément à leurs bénéfices, charges et dignités de l'Église ; vivront en commun sous l'obéissance dudit sieur Depaul. »
Saint Vincent Depaul fonde avec sainte Louise de Marillac en 1632, la compagnie des Filles de la Charité, qui se consacrent totalement à Notre-Seigneur dans le service de ses pauvres.
« Vous avez pour monastère les maisons des malades, leur disait Monsieur Vincent ; pour cellule, votre chambre de louage ; pour chapelle, l'église paroissiale ; pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. 
Le 14 mai 1643, jour de l'Ascension, il assiste le Roi Louis XIII rendant son âme à Dieu. Dès le lendemain, il écrit à l'un de ses confrères :
« Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. »
Anne d'Autriche le fait entrer au Conseil de Conscience, lequel règle toutes les affaires ecclésiastiques du royaume, et décide notamment du choix des évêques et des abbés.
Le 27 septembre, il s'endort paisiblement en invoquant le saint Nom de Jésus, à Paris, dans la Maison-mère de la Congrégation Lazariste, à l'heure même où, depuis quarante ans, il se lève pour faire oraison. Canonisé par Clément XII en 1737, le Pape Léon XIII le déclare patron spécial de toutes les œuvres de charité catholique.

Châsse de saint Vincent de Paul

  • le 24 avril 1585 : élection du pape Sixte V.

Felice Peretti est un prédicateur franciscain membre de l'Inquisition. Sacré évêque de Sant' Agata dei Goti puis de Fermo, il est ensuite élu pape la mort de Grégoire XIII sous le nom de Sixte V en hommage à Sixte IV, autre pape franciscain.

 

  • le 24 avril 1611 : le Collège romain confirme au cardinal Bellarmin que les observations de Galilée sont exactes.

Voir les chroniques du 12 avril et du 22 juin.

  • le 24 avril 1629 : Traité de Suse.
Les Rois de France Louis XIII et d'Angleterre Charles Ier tentent de mettre fin à la guerre dans le nouveau monde. En 1627, sans déclaration de guerre, les Anglais attaquent les établissements français du Canada et saisissent des vaisseaux de commerce français, ce qui engendre un conflit, auquel le traité de Suze, du 24 avril 1629, devait mettre un terme. Mais une expédition anglaise, dirigée par les frères Kirke, s'empare de Québec le 19 juillet 1629, près de trois mois après la conclusion de la paix. Les négociations se poursuivent jusqu'à la conclusion du traité de Saint-Germain-en-Laye, le 29 mars 1632.

(Cf. les chroniques du 5 décembre et des 1 (sur Samuel Champlain) et 29 mars, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

Pour plus de détails, lire : Histoire générale et raisonnée de la diplomatie française, (tome 2, page 489 et suivantes) de Gaëtan de Raxis de Flassan.
  • le 24 avril 1849 : expédition de Rome.

Le corps expéditionnaire français du général Oudinot, chargé de rétablir Pie IX sur son trône, débarque à Civitavecchia.

  • le 24 avril 1849 : naissance de Joseph Gallieni, maréchal de France.

Après la guerre de 70, Gallieni part coloniser l'île de la Réunion. A partir de 1886, il devient gouverneur du Soudan français. Rentré en France avec le grade de colonel, il repart en Indochine et organise l'administration au sein du pays. Il est envoyé à Madagascar avec la même mission. En 1914, il devient gouverneur militaire de Paris et défend la ville contre les Allemands.

  • le 24 avril 1856 : naissance de Philippe Pétain, maréchal de France.

Chef militaire durant la grande guerre, "vainqueur défensif de Verdun", généralissime des armées françaises, ministre de la Guerre, ambassadeur de France à Madrid, membre de l'Académie française, l'assemblée du Front populaire, responsable de la débâcle de 1940, lui vote les pleins pouvoirs avant de fuir devant les Nazis. Lui, instaure l'Etat français et sa « Révolution nationale » que Maurras qualifie « de divine surprise ». Après la guerre, il est condamné à mort, De Gaulle commue la sentence en réclusion à perpétuité. Il meurt le 23 juillet 1951.

Il faut noter que si l'indignité nationale lui retirait sa place à l'Académie française, de par les statuts de cette dernière, cette place n'est réoccupée qu'après la mort du maréchal.

  • le 24 avril 1915 : début du génocide des Arméniens par la Turquie.

Le premier génocide du XXème siècle fait plus de 1 500 000 morts. Ce génocide vise à maîtriser le territoire de l'Arménie mais aussi à exterminer des chrétiens pour assurer l'unité islamique de l'empire ottoman. Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre aux cellules de Jeunes Turcs :

«Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici.»

Ce sont à peu près les mêmes ordres qui ont été donné à Turreau et à ses colonnes infernales pour exterminer la Vendée et ses habitants. La république reconnaît ce génocide commis par les Trucs, mais refuse de reconnaître ses propres crimes.

  • le 24 avril 1986: décès de Wallis Simpson, duchesse de Windsor.

Wallis Simpson, devenue duchesse de Windsor par son mariage avec l'ex-roi du Royaume-Uni et empereur des Indes Édouard VIII, lègue sa fortune à l'Institut Pasteur à Paris. Tous les Britanniques ne sont pas perfides…

 

Posté le 24 avril 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

23 avril 2015

C’est arrivé un 23 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 23 avril 1464 : naissance de sainte Jeanne de France, reine de France, première épouse de Louis XII.

Jeanne de France, née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, morte le 4 février 1505 à Bourges, est la seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle devient duchesse d'Orléans puisqu'elle est mariée à l'âge de douze ans à Louis d'Orléans. Devenu Roi, ce dernier fait annuler le mariage, lequel n'a jamais été consommé. Elle vit saintement et fonde à Bourges l'ordre monastique de l'Annonciade. Elle est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV et canonisée le 28 mai 1950 par le pape Pie XII.

  • le 23 avril 1718 : le pape Clément XI institue l'Académie pontificale de théologie, à Rome.

Dans une lettre du jour, le pape Clément XI institue canoniquement l'Académie pontificale de théologie qu'il comble de privilèges. Elle devient, selon les mots de Jean-Paul II :

«le siège des disciplines sacrées et nourrisse les nobles esprits, et que, comme une source, elle produise des fruits abondants pour la cause catholique ».

  • le 23 avril 1813 : naissance du Bienheureux Frédéric Ozanam, historien et essayiste français, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Antoine-Frédéric Ozanam est un historien et essayiste catholique français et professeur de littérature étrangère à la Sorbonne. Il est le fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dont l'œuvre a un triple but : exercer la charité chrétienne envers les pauvres, préserver moralement les jeunes gens contre « les tentations du monde » et fortifier leur foi, enfin faire une action à caractère social.

«La question qui agite aujourd'hui le monde autour de nous [...] est une question sociale ; c'est la lutte de ceux qui n'ont rien et de ceux qui ont trop ; c'est le choc violent de l'opulence et de la pauvreté qui fait trembler le sol sous nos pas. »

Il est à l'origine des conférences de carême à Notre-Dame de Paris avec des prédicateurs prestigieux. Ces conférences ont lieu pour la première fois au carême 1834. En 1835, prêchées par Lacordaire, elles obtiennent un immense succès. Le pape Jean-Paul II le béatifie le 22 août 1997.

  • le 23 avril 1848 : première élection au suffrage universel masculin en France : élection de l'Assemblée constituante.

Suite à la Révolution de février 1848 et l'abdication de Louis Philippe, le suffrage universel est proclamé le 2 mars 1848. Tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Encore un mensonge colporté par les livres d'histoire depuis la III république. Renée Casin dans son livre, Les Catholiques et la révolution française, note que le suffrage universel existe sous l'ancien régime et est la norme la plus courante. (*) C'est la révolution, bourgeoise et anti populaire dans son origine qui supprime ce droit et cette liberté, surtout quand les premiers votes élisent des royalistes ! Sous la Monarchie, même les femmes peuvent voter quand elles ont le statut de chef de famille, droit que la république ne leur accorde qu'en 1945.

(*) Aux Editions Résiac ; pages 24, 25, 135.

  • le 23 avril 1860 : référendum populaire à Nice et en Savoie.

Ce référendum approuve le Traité de Turin par lequel la Savoie et Nice passent de la Maison de Savoie à la France. La chambre de Turin ratifie ce vote en mai ; la France le ratifie à son tour le 12 juin et prend officiellement possession du territoire le 14 juin. Le lendemain, un décret impérial crée les deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.

  • le 23 avril 1904 : les États-Unis achètent à la France la concession du canal de Panama.

L'ingénieur en chef du chantier de Panama, Philippe Bunau-Varilla, qui a racheté la compagnie de Lesseps suite à sa faillite du 4 février 1889, tente de poursuivre les travaux malgré ses faibles finances. Il sollicite les États-Unis, à qui il décide de céder les droits d'exploitation et de construction du canal de Panama, ainsi que le contrôle de la zone autour de celui-ci, contre 40 millions de dollars. Signé le 18 novembre 1903 ; ce traité prend effet le 23 avril 1904.

Il accorde alors aux États-Unis les droits perpétuels sur le canal et sur une double bande de huit kilomètres de chaque côté du canal contre une somme de 10 millions de dollars et d'une rente annuelle de 250 000 dollars pour la jeune république de Panama dont aucune autorité n'a signé le texte !

  • le 23 avril 1941 : la Sûreté générale prend l'appellation de «Police nationale».

Nouveau nom donné à cette administration par le régime de Vichy par la loi de ce jour.

  • le 23 avril 1961 : les généraux parlent sur le Forum d'Alger.

100 000 algérois sont sur l'esplanade du Forum le 23 avril pour les écouter.

Le service d'ordre à du mal à contenir la joie de la foule.

  • le 23 avril 1979 : rappel des évêques de France sur l'avortement.

A l'approche du réexamen de la loi Veil les évêques de France redisent que «l'avortement est la suppression d'un être humain, un acte de mort, une faute grave.»

  • le 23 avril 1989 : Marie-Catherine de Saint-Augustin proclamée Bienheureuse par Jean Paul II.

Catherine de Longpré, le née 3 mai 1632 et décédée le 8 mai 1668, appelée mère Marie-Catherine de Saint-Augustin, est une religieuse française qui dévoue sa vie entière à l'évangélisation du Canada.

Entrée chez les Augustines de Bayeux en 1646, elle part vers le Canada le 16 août 1648. Ayant attrapé la peste pendant le voyage, elle guérit miraculeusement suite à une intercession de la Vierge Marie. Infirmière, économe, maîtresse des novices, directrice de l'Hôtel-Dieu de Québec, elle se voue entièrement aux malades et les gens appauvris. Elle meurt le 8 mai 1668 à l'Hôtel-Dieu de Québec de la tuberculose. Jean-Paul II la proclame vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989. Elle est fêtée le 8 mai.

Posté le 23 avril 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)


     Archives > Histoire du christianisme

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Histoire du christianisme