28 septembre 2016

Concert des frères Martineau le 2 octobre à Saint-Désert (71) à 15h à la salle polyvalente

Capture d’écran 2016-09-26 à 22.38.07

Posté le 28 septembre 2016 à 10h27 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

  • le 28 septembre 235 : saint Pontien, 18ème Pape renonce au trône de Saint Pierre.

Il est déporté dans des mines en Sardaigne à l'accession au trône de l'empereur Maximin le Thrace, en mars 235; commence une nouvelle persécution des Chrétiens. Il renonce alors au siège de Saint Pierre le 28 septembre et meurt le 30 octobre suivant. Il est inhumé dans la catacombe de Saint-Calixte, qui va peu à peu devenir la Crypte des Papes.

  • le 28 septembre 1066 : Guillaume le Conquérant envahit l'Angleterre.

Avec plus de 650 navires de Guillaume, duc de Normandie débarque dans la baie de Penvensey en Angleterre. Après la victoire d'Hastings, le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant devient roi d'Angleterre.

  • le 28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray, en Normandie.
  • le 28 septembre 1362 : Guillaume de Grimoard est élu pape et prend le nom d'Urbain V.

L'élection a lieu à Avignon ; il en devient le sixième pape, alors qu'en tant que bénédictin, il a en charge les abbayes bénédictines les plus prestigieuses. Il n'est ni évêque ni cardinal au moment de son élection. Urbain V est le seul des papes d'Avignon à avoir été porté sur les autels. Il est béatifié en 1870, par Pie IX. Urbain V est à l'origine de nombreuses missions dans le monde entier, ainsi que de l'accroissement de la bibliothèque pontificale. Il joue aussi un rôle d'arbitre dans la guerre de Cent Ans. Il est considéré comme saint malgré l'absence de canonisation formelle.

  • le 28 septembre 1394 : élection de Benoît XIII.

Pedro de Luna prend le nom de Benoît XIII et devient pape à Avignon jusqu'à sa mort en 1423. Considéré comme un antipape par l'Église catholique, Benoît XIII succède alors à Clément VII et compte parmi ses alliés les pays comme la France, la Castille, le Portugal, l'Aragon, l'Écosse ou encore le royaume de Chypre.

  • le 28 septembre 1498 : Anne de Bretagne préside les États de Bretagne à Rennes.
  • le 28 septembre 1567 : tentative d'enlèvement de Charles IX par les Huguenots aussi appelée «Surprise de Meaux ».

La surprise de Meaux (aussi appelée la « bataille de Meaux ») est une conspiration organisée en 1567 par les Huguenots aux ordres de Louis Ier de Bourbon-Condé pour enlever non seulement le Roi de France, Charles IX, mais toute la famille royale.

Ces derniers, mis au courant de cette tentative de crime de lèse-majesté, se réfugient à Paris. C'est ainsi que s'ouvre la seconde guerre de Religion. Car, suite à cet échec, dès le lendemain, jour de la Saint-Michel, des prêtres catholiques sont massacrés et des atrocités sont commises lors de la « Michelade » de Nîmes, entre autre. Coligny avait écrit à toutes les églises protestantes de se tenir sur leurs gardes.

En novembre, les protestants vont essuyer une défaite cuisante, contre le duc de Montmorency à Saint-Denis et se décident à signer la paix de Longjumeau (voir la chronique du 12 novembre). S'étant emparé de la ville en octobre, ils ont toutefois eu le temps de mettre l'abbaye royale à sac, sans trop toucher à la nécropole des Rois de France. Cette Paix de Longjumeau ne dure pas ; et les huguenots reprennent les armes en 1569, relançant la guerre civile une fois leur forces reconstituées grâce à l'aide anglaise reçue à La Rochelle notamment.

Voir les chroniques des 29 et 30 septembre.

  • le 28 septembre 1637 : victoire défensive des Français sur les Espagnols à la bataille de Leucate.

Afin de faire diversion, pour affaiblir les Français, sur le théâtre d'opérations des Flandres, jugé plus important, les Espagnols attaquent dans le Roussillon. Situé au sud de Narbonne, le château de Leucate est cinq siècles durant, une place forte sur la frontière entre la France et le royaume d'Aragon. Pendant la Guerre de Trente, les Espagnols en font le siège. Le 28 septembre 1637, les Français remportent la victoire sur les Espagnols qui doivent retourner de l'autre côté de la frontière. Le château est rasé sur ordre de Louis XIV après la signature du Traité des Pyrénées en 1659.

  • le 28 septembre  1794 : Turreau, le "bourreau de la Vendée", est arrêté.

En 1795, il est acquitté et réintégré dans l'armée deux ans plus tard.

  • le 28 septembre 1823 : Léon XII est élu pape.

Le pape Léon XII publie en 1826, la lettre apostolique Quo graviora où il condamne la franc-maçonnerie.

  • le 28 septembre 1895 : décès de Louis Pasteur, chimiste et biologiste français.

Voir les chroniques du 27 décembre et du 5 octobre.

Louis Pasteur naît en 1822, et entre à l'Ecole normale pour étudier la chimie et la physique. Il a légué au monde le procédé de la pasteurisation des aliments et le vaccin contre la rage.

En 1854, après plusieurs années d'enseignement à Dijon et Strasbourg, il occupe le poste de professeur de chimie et celui de doyen de la faculté de sciences de Lille. Arrivé dans le Nord, ses recherches s'orientent aussitôt sur une industrie régionale : la production de boissons alcoolisées. Il met en évidence le rôle des levures dans la production d'alcool et celui des bactéries dans l'acidité du vin, de la bière et du lait aigre. Il propose de chauffer à hautes températures et sous pression les liquides avant leur mise en bouteilles. Ce procédé révolutionnaire prend le nom de Pasteurisation.

En 1865, il s'attaque à une maladie épidémique qui ravage le vers à soie : la pébrine, et sauve cette industrie. En 1881, il élabore le vaccin contre le charbon des moutons puis découvre, en 1885, le vaccin antirabique. Ses nombreux travaux l'amènent à expliquer qu'un certain nombre de maladies humaines sont dues à l'attaque de l'organisme par des micro-organismes extérieurs. En 1885, un jeune alsacien, Joseph Meister, mordu par un chien enragé, est conduit à Pasteur. Celui-ci teste alors pour la première fois, et durant 10 jours, un traitement qu'il a mis au point. Son succès entraîne la vaccination de milliers de personnes. En 1888, à Paris, l'institut Pasteur est créé afin de combattre la rage. Celui-ci demeure encore aujourd'hui l'un des principaux centres d'études des maladies infectieuses.

  • le 28 septembre 1958 : naissance de la Cinquième République.

Le référendum approuve à 79% la Constitution proposée par Charles De Gaulle pour mettre fin à l'instabilité gouvernementale : elle confère plus de pouvoirs au Président, alors élu par un collège électoral élargi, elle rétablit le Sénat et crée un Conseil constitutionnel.

  • le 28 septembre 1978 : mort du pape Jean Paul Ier.

Albino Luciani, décède soudainement après 33 jours de pontificat. Selon l'Histoire officielle, il meurt d'un infarctus. Souffrant d'urémie, il suivait un traitement ; lorsqu'il quitte Venise pour se rendre au conclave, il aurait oublié ses prescriptions à Venise … suspendant ainsi son traitement ; une crise d'urémie… ou un infarctus… l'aurait emporté finalement dans son sommeil.

Il est immédiatement aimé des catholiques, touchés par sa simplicité, qui le surnomment « le pape au sourire ».

  • le 28 septembre 1992: déclaration du professeur Jacques Testard, « père » du premier bébé éprouvette français.

On peut lire dans le Figaro du jour :

« L'eugénisme est une pulsion qui a toujours existé dans l'humanité, c'est justement le rôle de la civilisation de la réfréner au même titre que la pulsion de tuer. Les manipulations génétiques vont se multiplier. […] Cette mis en compétition des embryons humains est le signe d'une société retournant à la sauvagerie. […] Je n'arrive à croire que l'on puisse sérieusement parler d'éthique si l'on ne commence pas par changer cet état d'esprit qui prône l'écrasement du plus faible, la production pour la production, le règne de l'argent et de la violence. […]. Malheureusement je crains que nous ne soyons déjà dans un système où ce ne sont pas les nations qui font la loi mais plutôt les entreprises multinationales qui ont leur propre logique de développement»

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 390)

Posté le 28 septembre 2016 à 05h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

27 septembre 2016

C’est arrivé un 27 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 septembre : fête de Saint Vincent de Paul, fondateur des Sœurs de saint Vincent de Paul.

Saint Vincent de Paul, ou Depaul naît à Pouys en 1581, dans une famille de paysans pauvres gascons. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées.

Curé de Châtillon-les-Dombes puis de Clichy, il devient ensuite Aumônier des Galères. Durant les années 1630, il fonde les Confréries de la Charité avec l'aide de Sainte Louise de Marillac, dont il est le père Spirituel, et la Congrégation de la Mission, les Lazaristes. Il se dévoue corps et âme aux malades, aux enfants abandonnés et aux pauvres et est soutenu par le Roi Louis XIII, la Reine Anne d'Autriche, et des familles princières telles que les Gondi ou la Duchesse de Longueville. « Monsieur Vincent » reçoit la confession du Roi Louis XIII dont il dit : « Je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement ». (Voir la chronique du 14 mai).

A la mort du Roi, Anne d'Autriche, alors régente l'appelle pour présider le Conseil de Conscience. Grand ami de Saint-François de Sales, le Cardinal de Richelieu le consulte souvent pour avoir son avis.

Il s'éteint le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente Anne. Son corps repose dans la Chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris. Voir les Chroniques du 24 avril, du14 mai, du 23 septembre. Lire aussi le livre de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade) Ceux qui croyaient au Ciel.

  • le 27 septembre ou 7 octobre 52 av. JC. : capitulation de Vercingétorix à Alésia.

Vercingétorix jette ses armes devant César, tableau de L. Royer (1888)

Vercingétorix ayant regroupé environ 80 000 soldats à Alésia, pour reconstituer ses forces et demander à des groupes alliés et autres peuples gaulois de lui venir en aide. Se voit encerclé par les légions de César, qui fait réaliser un énorme travail de doubles fortifications autour de la place forte.

Une première fortification face à la ville doit permettre de résister aux tentatives de sortie des 80 000 gaulois retranchés. La deuxième, à l'extérieur, interdit aux renforts demandés d'entrer dans l'enceinte. Un long siège commence qui finit par la reddition du chef gaulois.

  • le 27 ou 28 septembre  1066 : embarquement de Guillaume le Conquérant, pour le début de la conquête normande.

Guillaume débarque en Angleterre le 28 septembre 1066. Le 14 octobre, Guillaume défait Harold à la bataille d'Hastings et s'empare du trône. Le roi d'Angleterre devient vassal du Roi de France, pour la Normandie.

  • le 27 septembre 1529 : début du siège de Turcs de Vienne par Soliman Ier.

Le Turc va subir sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège s'achève le 15 octobre.

  • le 27 septembre 1540 : le pape Paul III signe la bulle Regimini militantis qui fonde la Compagnie de Jésus.

Ignace de Loyola présente la règle de la Compagnie au Pape

La Compagnie de Jésus est un ordre catholique fondé par saint Ignace de Loyola. Ses membres s'appellent les Jésuites. En 1516, Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier, se rencontrent à Montmartre, font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la société de Jésus. (Voir la chronique du 15 aout). Après sa conversion, au cours d'une vision qui dure une semaine, à Manrèse en Espagne, saint Ignace reçoit des mains de Notre dame la vision de ce que sera son ordre et surtout une méthode d'exercices spirituels que Saint Jean Paul II qualifiera de « plus sûr chemin vers la sainteté ».

La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam ; Pour la plus grande gloire de Dieu », explique la diversité des tâches auxquelles s'adonnent les Jésuites. Outre l'enseignement, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc.

  • le 27 septembre 1590 : décès du pape Urbain Vll, après 13 jours de règne.

Giovan Battista Castagna a été pape du 15 au 27 septembre 1590 sous le nom d'Urbain VII. Il décède de la malaria après un règne de 13 jours qui ne lui permet pas d'être couronné. C'est le règne le plus court pour un pape. Le dixième plus court étant celui de Jean-Paul 1er. (Voir la chronique du 4 aout.)

 

  • le 27 septembre 1601 : naissance de Louis XIII, Roi de France.

Le fils d'Henri IV et de Marie de Médicis voit le jour à Fontainebleau. Son père le fait participer à son premier Conseil à l'âge de huit ans. Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye.

À la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il a neuf ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme Régente. La majorité du Roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï, qui accaparent les plus hautes charges de l'État.

C'est par un coup de force, le 24 avril 1617 que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l'assassinat du favori de sa mère, Concino Concini. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de Roi, aidé par le Cardinal de Richelieu.

Voir les chroniques du 10 février, du 14 mai et du 17 octobre.

  • le 27 septembre 1627 : les oratoriens sont expulsés de La Rochelle.

Le 5 février 1626 (voir la chronique du jour), le Roi a signé avec les Huguenots la paix de La Rochelle, une des dernières places de sûreté protestantes, en mars 1627 la France rompt avec l'Angleterre et signe un traité d'alliance avec l'Espagne. La ville, une des capitales huguenotes est aussi une des premières fondations oratoriennes. Les Oratoriens sont restés malgré les persécutions que les huguenots font subir aux catholiques dans la ville. Les oratoriens sont toutefois expulsés à plusieurs reprises : lors du siège de 1621, puis en 1625, lors de la reprise de la guerre mais reviennent à chaque fois.

Richelieu commencera le siège de la ville le 10 décembre, après les échecs anglais pour s'emparer de l'ile de Ré. Le 27 septembre, les oratoriens sont expulsés de la ville.

  • le 27 septembre 1627 : naissance de Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain.

Portrait de Bossuet par Hyacinthe Rigaud

Sorti d'une famille de magistrat, formé par les Jésuites de Dijon, il est ordonné prêtre et devient l'archidiacre de Sarrebourg en 1652, puis de Metz en 1654.

Il se fait rapidement une grande réputation pour ses sermons et ses panégyriques de saints, prêche un Avent et un Carême devant le Roi et la reine-mère. Sa sainteté et cet art oratoire lui permettent de convertir de nombreux Protestants parmi lesquels, Turenne et sa nièce Mademoiselle de Duras, ou de Dangeau, pour qui, il écrit l'Exposition de la doctrine de l'Église. (Voir la chronique du 11 septembre)

Beaucoup de ses discours sont improvisés et ont donc été perdus. En effet, quelques heures avant de monter en chaire, il médite son texte et le couche sur papier agrémenté de quelques passages des Pères de l'Eglises, puis se livre à l'inspiration du moment, et à l'impression qu'il produit sur ses auditeurs. Et seuls sont restés quelque deux cents des cinq ou six cents sermons prononcés. Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sacre Jacques Bénigne Bossuet évêque de Condom (Gers). En 1671, Bossuet devient le précepteur du Dauphin. Et il écrit lui-même les livres de classe pour son royal élève, parmi lesquels se trouve le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.

Il prononce douze oraisons funèbres qui sont des chefs-d'œuvre d'éloquence, inédits depuis l'Antiquité. Il est élu membre de l'Académie française en 1671.

En 1681, une fois l'éducation du Dauphin achevée, il est nommé évêque de Meaux ; rédige le célèbre Catéchisme de Meaux et pour les religieuses de son diocèse les Méditations sur l'Évangile et les Élévations sur les Mystères.

Il dirige la rédaction des Quatre articles de 1682 qui sont, selon Bernard Basse, à la source des deux funestes évolutions de la monarchie française légitime et tempérée : le gallicanisme et l'absolutisme.

Parmi ces œuvres les plus célèbres se trouvent :

  • Réfutation du catéchisme du Sr Paul Ferry, ministre de la religion prétendue reformée
  • Oraison funèbre d'Henriette-Marie de France
  • Exposition de la doctrine de l'église catholique sur les matières de controverse.
  • Discours sur l'Histoire universelle
  • Histoire des variations des Églises protestantes
  • Défense de la Tradition et des saints Pères
  • Maximes et réflexions sur la comédie
  • Explication de la prophétie d'Isaïe
  • La Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte (publié à titre posthume)
  • Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (publié à titre posthume)
  • Sermons (publié à titre posthume)
  • Traité de la concupiscence (publié à titre posthume)

Bossuet meurt à Paris le 12 avril 1704 de la maladie de la pierre. Voir la chronique du 12 avril. Des Statues de Bossuet se trouvent encore dans de nombreux endroits comme dans l'enceinte de l'Académie française, à Paris, sur la fontaine Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice à Paris, dans la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux ; ville où il fut évêque, ce monument a été fait en 1911.

  • le 27 septembre 1660 : mort de «Monsieur Vincent».

Saint-Vincent de Paul

  • le 27 septembre 1700 : le pape Innocent XII meurt à Rome.

C'est Innocent XII qui apaise la querelle entre le Roi Louis XIV et la papauté suite à Déclaration des quatre articles de 1682. Louis XIV renonce aux « propositions gallicanes », et le pape reconnait les évêques nommé par le Roi depuis 1673, date du début des tensions.

  • le 27 septembre 1748 : suppression des galères en France.

Par une ordonnance, Louis XV rattache les corps des galères à la Marine Royale, afin de permettre à celle-ci de disposer d'une main-d'œuvre peu onéreuse. Désormais, les forçats des galères sont hébergés à terre dans des bagnes portuaires. La peine des galères, prononcée seulement en temps de guerre, apparaît, en tant que condamnation, seulement vers le début du XVIe siècle.

La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée pendant des millénaires.

C'est un navire fin, qui craint les coups de vent. Il ne peut donc être utilisé qu'en période de beau temps. Elle est propulsée par des rameurs, prisonniers de guerre, renégats, esclaves ou hommes libres, selon les pays. Le navire a très peu évolué depuis l'antiquité. Les guerres de Louis XIV terminées, l'entretien de la flotte ne nécessite plus des équipages si nombreux : les condamnés aux travaux forcés sont désormais en majorité envoyés au bagne et employés à des travaux de construction des ports et des forts.

Le dernier grand combat de galères est la bataille de Lépante.

La bataille de Lépante

  • le 27 septembre 1778 : mort de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, architecte français.

Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne est un architecte français né en 1711 et mort en 1778. Après avoir été mousquetaire au service du Roi, il devient architecte en 1733 et est admis à l'Académie royale d'architecture. En 1750, il réalise le château d'Asnières-sur-Seine, de style rocaille. Mais il finit ruiné lorsque le style rocaille passe de mode et meurt misérablement.

  • le 27 septembre 1783 : décès d'Étienne Bézout, mathématicien français.

Etienne Bézout est un mathématicien français né en 1730. Nommé examinateur des gardes de la marine en 1763, il rédige son "Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine", puis un "Cours complet de mathématiques à l'usage de la marine et de l'artillerie", utilisé pour le concours d'entrée à Polytechnique. Auteur de plusieurs autres ouvrages théoriques, il entre à l'Académie des Sciences en 1758 et meurt en 1783.

  • le 27 septembre 1808 : début de l'entrevue entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre à Erfurt.
  • le 27 septembre 1810 : bataille de Buçaco.

Cette bataille marque l'arrêt de l'offensive de Masséna vers le Portugal.

  • le 27 septembre 1822 : Champollion révèle sa découverte du sens des hiéroglyphes.

L'Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l'écriture égyptienne, où il révèle le sens des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l'admiration de tous les scientifiques de l'époque. En 1824, il publie son célèbre "Précis du système hiéroglyphique".

 

 

  • le 27 septembre 1981 : le service TGV ouvre au public entre Paris et Lyon.

Posté le 27 septembre 2016 à 05h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

26 septembre 2016

La responsabilité du gouvernement français dans le massacre des harkis

De Bernard Antony :

H"De même que Sarkozy en 2012, mais au nom de la République, François Hollande a tenu à reconnaître la responsabilité des gouvernements français « dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie… ».

Certes, mieux vaut tard que jamais. Mais quelle tristesse de devoir d’abord constater que ces rappels coïncident hélas avec d’évidentes intentions de récupération électorale sans vergogne. Et aussi, quelle prude discrétion,  globalement, par le monde politico-médiatique dans l’évocation de la réalité des faits et de la vérité.

-        Car la réalité des faits, ce fut en 1962 le véritable populicide des harkis. Ces derniers constituaient en effet l’auto-défense de toutes les couches des populations kabyles et arabes qui avaient choisi d’inscrire leur vie et l’avenir de leurs enfants dans la communauté française de destin : dès 1954, le FLN avait perpétré massivement parmi elles ses attentats terroristes, tortures et massacres avec des dizaines de milliers de victimes.

-        D’abord, le chiffre invoqué aujourd’hui de 75 000 victimes est très certainement bien inférieur à la vérité, si l’on considère que les atrocités ne se limitèrent pas à l’été de 1962 mais continuèrent pendant de longs mois encore dans les années 1963 – 1964.

-        La réalité, ce fut celle des actes de cruauté, de sadisme, de barbarie : des milliers de malheureux furent selon les cas, tenaillés, ébouillantés, énucléés, émasculés, brûlés vifs ou enterrés vivants. La réalité, ce fut aussi l’amplification des assassinats et atrocités encore dans la population pied-noir, et aussi dans la population juive. Et ce fut l’horreur, en juillet 1962, de l’enlèvement, principalement à Oran et dans l’Oranais, de plusieurs centaines de femmes européennes, plus de deux mille certainement, englouties dans l’enfer de la soldatesque fellagha.

-        Et la vérité, c’est qu’aux nouvelles de toutes ces abominations, l’ordre avait été donné à notre armée, par le Général de Gaulle, de ne pas intervenir. Notre armée était alors victorieuse, toute-puissante, elle pouvait sauver des dizaines de milliers de vie, empêcher les horreurs ici rappelées : on violait, on massacrait, on torturait aux abords des casernes et des camps où nos troupes étaient consignées. Et s’il y eut des officiers de l’honneur français pour ne pas accepter cela, il n’y eut pas de ministres pour se dresser contre cette honte, ni un Michel Debré ni un Edmond Michelet… [...] 

Avec Cécile Montmirail, Maître Jérôme Triomphe, Richard Haddad, Bernard Antony présentera jeudi 29 septembre son dernier livre :

« Réflexions sur le monde actuel », sous-titré « les grands phénomènes idéologico-religieux et leur avenir ». Au Centre Charlier, 70 boulevard 75005 PARIS. 19 h 30.

Posté le 26 septembre 2016 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 septembre 46 av. J.-C. : triomphe de Jules César et assassinat de Vercingétorix.

Vercingétorix est le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes. Il réussit à unifier les nombreuses tribus gauloises contre l'envahisseur romain. Battu à Alésia, Vercingétorix se rend à César. Il se constitue prisonnier et offre sa vie en échange de celle des 80 000 habitants, hommes, femmes et enfants d'Alésia. Jules César l'emmène comme trophée de sa longue guerre des Gaules, pour son triomphe à Rome

Au dernier jour de la célébration de son triomphe, César procède à la dédicace du Forum Julium et du temple de Vénus Genitrix. Il donne aussi l'ordre d'étrangler le chef gaulois Vercingétorix dans la prison Mamertine.

  • le 26 septembre 1143 : élection du pape, Célestin II, 165e pape de l'Église catholique.

Célestin II succède à Innocent II en 1143 et est pape de 1143 au 8 mars 1144. Il met fin aux querelles intérieures de l'Église. Le nom de Célestin II a déjà été choisi le 15 décembre 1124 par un pape nouvellement élu, mais celui-ci dut renoncer sous la contrainte dès le lendemain et, pour cette raison, il n'apparaît pas dans les listes de papes. C'est Célestin II qui relève la France de l'interdit de trois ans après l'absolution du Roi Louis VII, excommunié par Innocent II en 1141.

  • le 26 septembre 1350 : sacre à Reims de Jean II dit « Le Bon », Roi de France.

A la mort de Philippe de Valois, le roi Edouard III d'Angleterre tente de tirer profit de l'occasion pour débarquer en France et se faire couronner Roi de France, mais la flotte espagnole l'en empêche. Edouard III ne peut se faire couronner. De toute façon, il n'a aucun droit à la couronne. Les lois fondamentales du royaume désignent Jean II de France, qui est finalement sacré Roi de France avec sa femme Jeanne d'Auvergne le 26 septembre 1350.

Voir les chroniques du 26 avril sur sa naissance, du 5 décembre sur la naissance du franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny, du 26 septembre sur son sacre et du 8 avril sur son décès.

  • le 26 septembre 1423 : victoire française sur les Anglais à la bataille de la Brossinière, aussi appelée bataille de La Gravelle.

La guerre de Cent Ans vient juste de reprendre, et les Français de Charles VII écrasent les Anglais de William de la Pole, Comte de Suffolk, lors de la bataille de la Gravelle, aussi appelée bataille de la «besoigne» de la Brossinière (Mayenne).

A la fin de la journée, 1 200 à 1 400 cadavres d'Anglais jonchent le sol, dont William de la Pole. Peu de pertes sont à dénombrer du côté français.

  • le 26 septembre 1525 : naissance de Jacques II de Goyon de Matignon, Maréchal de France, Gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux.

Jacques II de Goyon, seigneur de Matignon, militaire et un homme politique français, qui naît à Lonrai, en Normandie, et meurt le 27 juillet 1598 au château de Lesparre, dans le Médoc. Il devient Maréchal de France suite à sa capture de Gabriel de Montgomery à l'occasion du complot des Malcontents de 1579, Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général de Normandie, puis maire de Bordeaux, où il succède à son ami Michel de Montaigne, et gouverneur de Guyenne.

Il réussit, lors des guerres de Religion, à maintenir l'autorité royale de Charles IX, tout en se faisant apprécier tant des catholiques que des protestants qu'il combat avec succès. Il rétablit la paix en Normandie, y bat les Anglais se distingue à Jarnac et à Moncontour en 1569. C'et un des rares gouverneurs royaux qui exécute parfaitement les ordres de Charles IX en protégeant les protestants à Saint-Lô et à Alençon pendant la Saint-Barthélemy. En 1586 et 1587 il bat à plusieurs reprises le Huguenots avant de se rallier au Roi Henri IV.

  • le 26 septembre 1653 : Turenne prend Mouzon [Pont-à-Mousson], au nom du Roi de France.

C'est la fin d'un siège commencé le 9 septembre.

  • le 26 septembre 1791 : naissance de Théodore Géricault, peintre français.

Le Radeau de la Méduse (1819, musée du Louvre).

Né le 26 septembre 1791 à Paris, Théodore Géricault grandit dans le milieu équestre normand. Le cheval inspire constamment ses peintures. Son œuvre la plus célèbre est le "Radeau de la Méduse", représentant le naufrage d'une frégate française, La Méduse, au large des côtes sénégalaises. Toute sa carrière, Géricault choisit en effet de privilégier les thèmes de la vie quotidienne qu'il porte au rang de hauts faits héroïques. Il voyage en Angleterre, appréciant les tableaux de Turner et Constable. Il meurt en janvier 1824, à la suite d'une chute de cheval. Il est l'un des chefs de file des peintres romantiques.

  • le 26 septembre 1792 : le Roi de France Louis XVI est interné à la prison du Temple.
  • le 26 septembre 1799 : Masséna bat les Austro-Russes près du Lac de Zurich, évitant au Directoire une invasion de la France.
  • le 26 septembre 1809 : décret de Schönbrunn.

Ce décret supprime les sociétés missionnaires : Lazaristes, Missions étrangères, Missionnaires du Saint-Esprit. Le 24 septembre 1809 : Napoléon a écrit à Fouché :

"Je veux la religion chez moi, mais je n'ai envie de convertir personne. Je viens d'effacer du budget des cultes les fonds que j'avais accordés pour les missions étrangères".

  • le 26 septembre  1815 : création de la Sainte Alliance.

L'Autriche, la Prusse et la Russie forment la Sainte Alliance pour sauvegarder le traité de Vienne, qui a modifié la carte de l'Europe. Après la chute de Napoléon, les grandes puissances européennes se réunissent à Paris pour signer le "pacte de la Sainte Alliance". Elles se protègent ainsi de toute nouvelle offensive révolutionnaire ou libérale, au nom de "la Très Sainte et Indivisible Trinité des trois puissances orthodoxe, catholique et protestante". Le pacte va devenir une quadruple alliance après ralliement de l'Angleterre. En 1818, la France y est incorporée. Grâce à cette entente, l'Europe va pouvoir vivre dans une paix relative pendant près de 50 ans.

  • le 26 septembre 1850 : limitation de la liberté de la presse en France.

Il faut rappeler ce qu'écrira, plus tard, l'écrivain soviétique Kuzmichev dans Problème du journalisme :

« Toutes les dissertations sur « l'information objective et complète » sont de l'hypocrisie libérale. Le but de l'information ne consiste pas à commercialiser les nouvelles, mais à éduquer la grande masse des travailleurs, à les organiser sous la direction exclusive du Parti pour des buts nettement définis. Cet objectif ne sera pas atteint par un compte rendu objectif des événements. La liberté et l'objectivité de la presse ce sont des fictions. L'information est un moyen de lutte des classes, non pas un miroir pour refléter objectivement les événements ».

Remplacez « Parti » par « maçonnerie » et « lutte des classes » par déchristianisation et vous avez le même schéma d'action.

Par ailleurs, François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 376) rapporte les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Time lors d'un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991, à l'occasion de son départ en retraite, alors qu'un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse :

«  Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu'il n'y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n'oserait publier ses vraies opinions et, s'il était tenté de le faire, vous savez à l'avance qu'elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j'autorisais la publication d'une opinion sincère sur n'importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d'un autre emploi.

Le rôle d'un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d'avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d'hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles ».

  • le 26 septembre 1897: naissance du pape Paul Vl, futur 260ème pape.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l'époque contemporaine à voyager hors d'Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification a lieu le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre et du 21 juin.

  • le 26 septembre 1939 : dissolution du PCF.

En riposte au pacte germano-soviétique, le président du Conseil Édouard Daladier dissout le Parti communiste français.

  • le 26 septembre 1963 : le Maroc reprend les terres des colons français.
  • le 26 septembre 2000 : la France laïque et anti chrétienne à l'œuvre en Europe…

A la demande de la France, le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux est modifié : le "patrimoine religieux" devient le "patrimoine spirituel et moral".

  • le 26 septembre 2003 : assassinat de Vincent Humbert.

Le Français, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet depuis trois ans, est décédé après que sa mère Marie Humbert a versé un produit toxique dans sa perfusion, deux jours plus tôt. Un débat national s'ensuit sur l'euthanasie. Ce débat continue aujourd'hui.

  • le 26 septembre 2003 : la France honore du bout des lèvres ses Morts des guerres coloniales.

Un décret institue une journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 septembre de chaque année.

Posté le 26 septembre 2016 à 06h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

25 septembre 2016

Claire de Castelbajac, le bonheur pour vocation

D’une nature passionnée et entière, débordante de vie, généreuse et sensible, Claire de Castelbajac (1953-1975) est de ces âmes de feu, embrasées d’absolu dont la brève existence laisse un sentiment d’accomplissement. Elle ignorait ce à quoi Dieu l’appellerait, mais elle a su se préparer pour obéir à sa volonté. Lorsqu’elle meurt à l'âge de 21 ans, elle a compris que Dieu lui proclame : « Tu as le bonheur pour vocation ! »

Img-passe

D'une moniale de l'abbaye de Boulaur :

"L'Appel à la sainteté 

Née le 26 octobre 1953 à Paris dans une famille profondément chrétienne originaire du Sud-Ouest, Claire bénéficie d’une éducation soignée. La foi s’enracine en son âme comme dans la terre de la campagne gersoise qui l’entoure. Elle passe une enfance paisible sous le regard de Dieu qu’elle sait être un Père plein d’amour et de tendresse qui veille sur elle depuis son baptême. Dès son plus jeune âge, Claire a conscience que sa vie de baptisée doit rimer avec un premier appel : celui de la sainteté. À 8 ans et demi, elle dit ainsi : « Papa, vous savez ce que je veux être plus tard ? […] Je veux être sainte, voilà ! » Une sainteté concrète, quotidienne, laborieuse parfois qui oriente sa vie vers les autres et vers Dieu. Claire s’y attèle avec son courage d’enfant, puis sa détermination d’adolescente, une fois que l’entrée en 6ème l'amène à partir en pension à Toulouse, chez les religieuses du Sacré-Cœur. Elle y découvre alors, dans la vie commune et la lutte contre son caractère bouillonnant, l’exigence d'une vie de charité authentique.   

À la suite du crucifié 

Même si son tempérament enthousiaste ne le laisse que peu transparaître, Claire rencontre très tôt la souffrance et la maladie (congestion pulmonaire, diphtérie, etc.). Une infection digestive à l’âge de quatre ans lui laisse des séquelles douloureuses : régimes stricts, opérations, maux de ventre. À cela s’ajoutent une santé fragile et, au moment de passer son baccalauréat, une sciatique qui la cloue sur un lit d’hôpital quatre longs mois. De plus, sa très grande sensibilité et une certaine vulnérabilité affective lui font ressentir avec une acuité particulière les détresses et les maux qui l’entourent, ajoutant ainsi parfois aux épreuves physiques une grande souffrance intérieure. Dans ces difficultés, Claire découvre, selon l’expression de saint François de Sales, qu’ « Il faut fleurir où Dieu nous a semés. » C’est dans les sacrements, l’Eucharistie en particulier, qu’elle trouve le ressort intérieur pour accueillir la vie telle qu’elle s’offre à elle.

Pauvres, petits, pécheurs... mais sauvés 

En 1972, une fois son bac en poche, Claire quitte le petit univers où elle a grandi pour aller faire, à Rome, l’Institut Central de Restauration, une école de restauration d’œuvres d’art dont elle a réussi le concours d’entrée. Elle y est confrontée à un monde inconnu où règne un plaisir facile bien éloigné de la vie de foi belle et exigeante qui l’avait portée jusque-là. Les tentations se succèdent... La jeune femme résiste avec force pour défendre sa pureté face aux assauts des garçons, puisant dans sa grande piété mariale le secours dont elle a besoin. Elle a le profond désir de rester pure pour celui qu’elle épousera. Si elle ne succombe pas à cette tentation, l’isolement et la solitude l’amènent progressivement à s’enfermer dans des amitiés qui ne la soutiennent pas dans sa foi. Privée de ses repères et soutiens traditionnels, grisée par une liberté illusoire, Claire, enivrée par sa vie de jeune étudiante, se laisse aller au gré de ses fantaisies. Sans rythme ni horaire, elle ne prend plus le temps de prier et tombe dans une période de grande tiédeur spirituelle. Elle est même près d’être renvoyée de son école. 

Quand Dieu nous tend la main

Claire réalise soudain que le bonheur factice dans lequel elle vit lui a fait perdre la joie. Peu à peu, elle se reprend et tente de retrouver une vie plus régulière aux plans humain et spirituel. Elle écrit en juillet 1974 : « J’aime tout le monde et j’ai envie de rendre tout le monde heureux… Je me sens pleine de joie, de Dieu et d’amour pour tout le monde. »L’occasion d’un pèlerinage en Terre Sainte, en septembre, lui permet de mettre ses pas dans ceux du Christ et de réveiller sa foi. Elle vit très profondément ce séjour et découvre une intimité avec le Seigneur qui la bouleverse durablement : « Je suis en train de me convertir complètement, de creuser ma foi, de trouver son vrai sens. » Consciente de sa faiblesse et de sa chute récente, elle se laisse éblouir par la miséricorde du Père qui n’abandonne jamais ses enfants : « Je commence à saisir le sens du mot Amour de Dieu : il ne faut pas, je crois, se passionner pour des questions adjacentes mais tout pointer vers Dieu et que vers Lui. » À son retour en Italie pour la rentrée scolaire, elle est transfigurée de joie.

Son école l’envoie alors à Assise pour restaurer les fresques de Simone Martini dans la basilique Saint-François, en particulier les fresques de sa sainte patronne, Claire d’Assise, celle de saint Martin et celle du miracle de l’hostie. Ce travail, calme et minutieux, lui permet d’assimiler en profondeur les grâces reçues en Terre Sainte. L’étudiante loge alors chez des bénédictines. Claire y mène une vie de prière, lit et médite la Bible dans le calme et le silence. Elle s’interroge sur sa vocation sans y voir encore assez clair pour se déterminer. Elle se rend profondément disponible, accueille l’instant présent et n’attend pas pour vivre pleinement chaque minute que Dieu lui donne. Quelques jours avant sa dernière maladie, elle dira encore à sa mère : « Je suis heureuse ! J’aime tellement la vie ! Mais vous rendez-vous compte combien je suis heureuse ? Combien Dieu est bon ! […] Je suis mûre pour de grandes choses mais je ne sais pas lesquelles. » 

Une louange vivante à Dieu

Le 22 janvier 1975, à l’hôpital de Toulouse, vers 17 heures, Claire rejoint la Maison du Père, âgée de 21 ans, emportée en quelques jours par une méningite foudroyante que rien ne laissait prévoir. Elle était prête. Peu de temps auparavant, elle déclarait : « Je suis tellement heureuse que si je mourais maintenant, je crois que j’irais tout droit au Ciel, puisque que le Ciel c’est la louange de Dieu et j’y suis déjà. » Son corps repose dans l’abbaye cistercienne de Boulaur (Gers).

Le procès de béatification de Claire est ouvert depuis 1990 et son dossier est à Rome depuis 2008. Le décret de validité de cette enquête diocésaine a été signé le 4 juin 2009 par Mgr Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. La positio (l’ensemble des documents utilisés dans le processus de béatification puis de canonisation) qui présente la façon dont Claire a vécu les vertus chrétiennes sera déposée à la Congrégation pour les Causes des saints à l’automne 2016, en vue d’obtenir le Décret d’héroïcité des vertus de la Servante de Dieu. Nous attendons désormais un miracle pour poursuivre le travail en vue d’une éventuelle béatification.

Posté le 25 septembre 2016 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent

8 octobre : 1200e anniversaire du sacre de Louis le Pieux à Reims

1

12

Posté le 25 septembre 2016 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 25 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 septembre 608 : élection du pape saint Boniface IV.
  • le 25 septembre 1340 : Trêve d'Esplechin-sur-Escaut.

Bien qu'ayant remporté la bataille de l'Ecluse en juin 1340, le roi Édouard III d'Angleterre se trouve dans une position difficile. Financièrement exsangue, il ne peut plus payer ses alliés, et ses troupes connaissent de sérieux revers sur d'autres théâtres d'opération (en Aquitaine et en Ecosse). Profitant de son absence, les Ecossais se lancent dans une révolte contre les troupes anglaises. Contraint, il signe une trêve temporaire avec le Roi de France, la Trêve d'Esplechin-sur-Escaut. La trêve expire le 24 juin 1342. Jean de Vienne, général et amiral français participe à la Guerre de 100 ans, notamment au siège de Calais en 1346, contre Édouard III. Il est tué en Bulgarie lors de la bataille de Nicopolis, une bataille de la croisade du roi Sigismond de Hongrie menée contre l'Empire ottoman.

 

Jehan de Vienne fils d'un seigneur de Franche-Comté, est le grand réformateur et réorganisateur de la Marine Française sous Charles V; le Roi le fait Amiral de France en 1373. Comprenant très vite que les navires sont des armes d'avenir, il développe la marine française, mais refuse les grands engagements navals au profit de raids et coups de mains contre les ports et villes du sud de l'Angleterre. Ainsi, les navires français vont paralyser une grande par

  • le 25 septembre 1396 : mort de l'Amiral Jehan V de Vienne à la bataille de Nicopolis.

tie du commerce anglais grâce à cette tactique et s'assurer le contrôle de la navigation dans la Manche ; protégeant en plus le pays des incursions anglaises permanentes.

 

En 1393, suite à la signature par Charles VI de l'Ordonnance confiant le gouvernement du Royaume à ses oncles, Jehan de Vienne connaît le même sort qu'Olivier de Clisson et les autres Marmousets, auxquels Charles V avait confié le Conseil de son fils : il est mis à l'écart.

Le vieux soldat trouve la mort à la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396, jour de la défaite des chevaliers français et des troupes valaquo-hongroises de l'Empereur Sigismond Ier de Luxembourg face aux Turcs de Bajazet Ier.

  • le 25 septembre  1396 : défaite des Croisés à Nicopolis.

"Le sultan Ottoman Bayazid Ier inflige une écrasante défaite aux croisés du roi de Hongrie, Sigismond. Les barons français Jean sans Peur et Philippe d'Artois avaient constitué une armée de 10 000 chevaliers pour rejoindre l'armée de Sigismond à Bude (Budapest). La rencontre avec les troupes du sultan à Nicopolis, au nord de la Bulgarie, sur le Danube, est d'une extrême violence et Jean sans Peur est fait prisonnier. Les Turcs s'emparent de la Bulgarie, avant de dominer tous les Balkans. Cette défaite met un terme aux croisades."

Enluminure (XVe) représentant la bataille de Nicopolis

  • le 25 septembre 1534 : décès du pape Clément VII.

Clément VII en lutte avec Charles Quint et Henri VIII va laisser se développer l'hérésie protestante. Il va subir aussi le sac de Rome le 6 mai 1527 par les troupes de Charles Quint (cf. la chronique du jour).

A ne pas confondre avec l'anti pape du Grand Schisme d'Occident (voir la chronique du 16 septembre).

  • le 25 septembre 1597 : Henri IV reprend Amiens aux Espagnols.

Après six mois de siège, aussi connu sous l'expression de « siège de velours », le Roi de France, Henri IV contraint le gouverneur espagnol d'Amiens à la capitulation.

  • le 25 septembre 1683 : naissance de Jean-Philippe Rameau, compositeur d'opéra français.

Jean-Philippe Rameau naît le 25 septembre 1683 à Dijon. Il est considéré comme l'un des plus grands musiciens français du XVIIIe siècle. Claveciniste virtuose, théoricien de la musique, il rédige des traités d'harmonie importants. Il compose des œuvres baroques : motets, cantates, musique instrumentale et lyrique, parmi lesquelles figurent entre autre Les Indes galantes, Castor et Pollux, Hippolyte et Acirie.

Le succès, l'attribution d'une pension par le Roi qui l'anoblit et le fait chevalier dans l'Ordre de Saint-Michel) ne changent pas sa manière de vivre très simple et peu mondaine.

  • le 25 septembre 1728 : Chardin est reçu à l'Académie royale.

Autoportrait à l'abat-jour vert ou L'Homme à la visière, Musée du Louvre, Paris.

Jean-Baptiste Chardin est admis à l'Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre de natures mortes. Ses morceaux de réception sont "le Buffet" et "la Raie". Cette dernière suscite, ensuite, beaucoup d'admiration chez des artistes tels que Cézanne ou Matisse.

La Raie de Jean Siméon Chardin, 1728, Huile sur toile, Musée du Louvre.

Bénédicité de 1740, Musée du Louvre

  • le 25 septembre 1766 : naissance d'Armand Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu, homme politique et académicien français.

Franco-russe, né à Paris et mort dans la même ville le 17 mai 1822, il est connu pour avoir été le deuxième président du Conseil des ministres en titre de l'Histoire de France, sous Louis XVIII, le seul roi Bourbon qui n'a jamais été sacré. Premier gentilhomme de la Chambre du Roi Louis XVI, il est nommé gouverneur d'Odessa par l'empereur Alexandre 1er en 1803, alors petit village qu'il transforme en capitale de cette région conquise sur les Turcs.

  • le 25 septembre 1796 : les "Annales de la Religion", la gazette de l'abbé Henri Grégoire indiquent que la pratique religieuse a repris dans 31214 communes.

La révolution a échoué à décatholiciser la France.

  • le 25 septembre 1865 : le pape Pie IX prononce l'allocution "Multiplices inter", condamnant la franc-maçonnerie et autres Sociétés "secrètes".

Vénérables Frères, Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Église de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée " maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d'un glaive cette secte respirant le crime et s'attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques.

C'est pourquoi Notre prédécesseur Clément XII, par ses Lettres apostoliques, proscrivit et réprouva cette secte, et détourna tous les fidèles non seulement de s'y associer, mais encore de la propager et de l'encourager de quelque manière que ce fût, sous peine d'encourir ipso facto l'excommunication.

Benoît XIV confirma par sa constitution cette juste et légitime sentence de condamnation, et il ne manqua pas d'exhorter les souverains catholiques à consacrer toutes leurs forces et toute leur sollicitude à réprimer cette secte profondément perverse et à défendre la société contre le péril commun. Plût au Ciel que les monarques eussent prêté l'oreille aux paroles de Notre prédécesseur! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse! Certes, Nous n'eussions alors jamais eu (ni nos pères non plus) à déplorer tant de mouvements séditieux, tant de guerres incendiaires qui mirent l'Europe entière en feu, ni tant de maux amers qui ont affligé et affligent encore l'Église. Mais la fureur des méchants ayant été loin de s'apaiser, Pie VII, Notre prédécesseur, frappa d'anathème une secte d'origine récente, le Carbonarisme, qui s'était propagée surtout en Italie où elle avait fait un grand nombre d'adeptes; et, enflammé du même zèle pour les âmes, Léon XII condamna par ses Lettres Apostoliques, non seulement les sociétés secrètes que Nous venons de mentionner, mais encore toutes les autres, de quelque nom qu'elles fussent appelées, conspirant contre l'Église et le pouvoir civil, et il les interdit sévèrement à tous les fidèles sous peine d'excommunication. Toutefois, ces efforts du Siège Apostolique n'ont pas eu le succès que l'on eût dû espérer.

La secte maçonnique dont Nous parlons n'a été ni vaincue ni terrassée: au contraire, elle s'est tellement développée, qu'en ces jours difficiles elle se montre partout avec impunité, et lève le front plus audacieusement que jamais. Nous avons dès lors jugé nécessaire de revenir sur ce sujet, attendu que par suite de l'ignorance où l'on est peut être des coupables desseins qui s'agitent dans ces réunions clandestines, on pourrait croire faussement que la nature de cette société est inoffensive, que cette institution n'a d'autre but que de secourir les hommes et de leur venir en aide dans l'adversité, qu'enfin il n'y a rien à en craindre pour l'Église de Dieu. Qui cependant ne voit combien une telle idée s'éloigne de la vérité? Que prétend donc cette association d'hommes de toute religion et de toute croyance? Pourquoi ces réunions clandestines et ce serment si rigoureux exigé des initiés, qui s'engagent à ne rien dévoiler de ce qui peut y avoir trait? Et pourquoi cette effrayante sévérité des châtiments auxquels se vouent les initiés, pour le cas où ils viendraient à manquer à la foi du serment? À coup sûr elle doit être impie et criminelle, une société qui fuit ainsi le jour et la lumière; car celui qui fait le mal, dit l'apôtre, hait la lumière. Combien diffèrent d'une telle association les pieuses sociétés des fidèles qui fleurissent dans l'Église catholique! Chez elles, rien de caché, pas de secret. Les règles qui les régissent sont sous les yeux de tous, et tous peuvent voir aussi les œuvres de charité pratiquées selon la doctrine de l'Évangile. Aussi n'avons-Nous pas vu sans douleur des sociétés catholiques de ce genre, si salutaires, si bien faites pour exciter la piété et venir en aide aux pauvres, être attaquées et même détruites en certains lieux, tandis qu'au contraire on encourage ou tout au moins on tolère la ténébreuse société maçonnique, si ennemie de Dieu et de l'Église, si dangereuse même pour la sûreté des royaumes.

Nous éprouvons, Vénérables Frères, de l'amertume et de la douleur en voyant que lorsqu'il s'agit de réprouver cette secte conformément aux constitutions de Nos prédécesseurs, plusieurs de ceux que leur fonction et le devoir de leur charge devraient rendre pleins de vigilance et d'ardeur en un sujet si grave, se montrent indifférents et en quelque sorte endormis. Si quelques-uns pensent que les constitutions apostoliques publiées sous peine d'anathème contre les sectes occultes et leurs adeptes et leurs fauteurs n'ont aucune force dans les pays où ces sectes sont tolérées par l'autorité civile, assurément ils sont dans une bien grande erreur.

Ainsi que vous le savez, Vénérables Frères, Nous avons déjà réprouvé cette fausse et mauvaise doctrine, et aujourd'hui Nous la réprouvons et condamnons de nouveau. Ce pouvoir suprême de paître tout le troupeau du Seigneur, que les Pontifes Romains ont reçu du Christ en la personne du bienheureux apôtre Pierre, et par conséquent le magistère suprême qu'ils doivent exercer dans l'Église dépendent-ils du pouvoir civil et peuvent-ils être empêchés sans raison et restreint par ce dernier? Dans cette situation, de peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l'erreur, Nous avons résolu, Vénérables Frères, d'élever Notre voix apostolique; et, confirmant ici, devant vous, les constitutions de Nos prédécesseurs, de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l'Église et les pouvoirs légitimes; et Nous ordonnons sous les mêmes peines que celles qui sont spécifiées dans les constitutions antérieures de Nos prédécesseurs à tous les chrétiens de toute condition, de tout rang, de toute dignité et de tout pays, de tenir ces mêmes sociétés comme proscrites et réprouvées par Nous.

Maintenant il ne Nous reste plus, pour satisfaire aux vœux et à la sollicitude de Notre cœur paternel, qu'à avertir et à exhorter les fidèles qui se seraient associés à des sectes de ce genre, d'avoir à obéir à de plus sages inspirations et à abandonner ces funestes conciliabules, afin qu'ils ne soient pas entraînés dans les abîmes de la ruine éternelle. Quant à tous les autres fidèles, plein de sollicitude pour les âmes, Nous les exhortons fortement à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires qui, sous un extérieur honnête, sont enflammés d'une haine ardente contre la religion du Christ et l'autorité légitime, et qui n'ont qu'une pensée unique comme un but unique, à savoir d'anéantir tous les droits divins et humains. Qu'ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau! Qu'ils sachent qu'il faut les mettre au nombre de ceux dont l'apôtre nous a tellement interdit la société et l'accès, qu'il a expressément défendu de leur dire même: ave (salut)! Que Dieu qui est riche en miséricorde, exauçant les prières de nous tous, fasse qu'avec le secours de Sa Grâce, les insensés reviennent à la raison et que les hommes égarés rentrent dans le sentier de la justice! Que Dieu réprimande la fureur des hommes dépravés qui, à l'aide des sociétés ci-dessus mentionnées, préparent des actes impies et criminels, et que l'Église et la société humaine puissent se reposer un peu de tant de maux si nombreux et si invétérés!

Et afin que Nos vœux soient exaucés, prions aussi notre avocate auprès du Dieu très clément, la Très Sainte Vierge, Sa Mère immaculée dés son origine, à qui il a été donné de terrasser les ennemis de l'Église et les monstres d'erreurs! Implorons également la protection des bienheureux apôtres Pierre et Paul, par le glorieux sang desquels cette noble ville a été consacrée! Nous avons la confiance qu'avec leur aide et assistance, Nous obtiendrons plus facilement ce que Nous demandons à la bonté divine.

PIE IX, Pape.

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 117)

  • le 25 septembre 1911 : le cuirassé Liberté explose en rade de Toulon.

Le feu prend dans une soute à munitions il y a 220 morts à bord plus une centaine des bâtiments situés à proximité.

Le cuirassier Liberté

  • le 25 septembre 1914 : début de la bataille d'Albert.

Dans le prolongement de la bataille de la Marne et de la bataille de l'Aisne, alliés et Allemands entament une course à la mer, vers la mer du Nord. Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale des lignes allemandes, au niveau d'Albert, dans la Somme. Après un début de succès français, l'armée allemande lance une contre-offensive et rétablit ses positions.

  • le 25 septembre 1926 : signature de la convention internationale abolissant l'esclavage.

Donc la France n'a pas à rougir de son histoire, puisqu'elle l'a aboli bien avant.

  • le 25 septembre 1993 : inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne.

Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, participe à l'inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Ce monument commémore le massacre de 564 villageois des alentours, le 28 février 1794 (Voir la chronique du jour). Soljenitsyne y rend hommage aux insurgés vendéens de 1793 en insistant sur le caractère barbare de toute révolution. Il fait la comparaison des persécutions entre est et ouest, la seconde puisant ses racines dans les idéologies de la première, il souligne le lien profond entre les génocides des révolutionnaires français et ceux des révolutionnaires russes.

 

 

  • le 25 septembre 1915 : début des secondes offensives de Champagne et d'Artois.

L'offensive en Artois a commencé le 15 septembre ; celle de champagne dix jours plus tard. L'échec stratégique à vouloir rompre le front allemand est évident après ces offensives.

Joffre a fondé sa manœuvre sur une poussée simultanée en Champagne (direction sud-nord), aux ordres du Général Edouard de Currières de Castelnau, et en Artois (direction est-ouest) aux ordres du Général Ferdinand Foch, tout en misant sur une colossale puissance de feu. Le 28 septembre, Foch ralentie par le mauvais temps qui transforme le terrain en marécage et par l'artillerie allemande arrête son effort. En outre, du 3 au 8 octobre, les Allemands lancent une violente contre-attaque arrêtée par la Xe Armée à la suite de furieux combats.

En Champagne, Joffre aligne, sous les ordres de Castelnau, des forces plus importantes. L'assaut français commence le 25 septembre après trois jours de préparation d'artillerie. Tout comme en Artois, le mauvais temps enlise l'assaut. Si Joffre avait écouté le général Langle de Cary, qui avait vu juste, en demandant d'avancer l'offensive au 15 septembre pour profiter du beau temps le résultat eût été certainement différent. Édouard de Castelnau arrête aussi les assauts à la fin septembre.

Le manque de munitions et de réserves, alors que les Français ont percé, empêchent la poursuite de la seconde partie de l'offensive française. Joffre doit ordonner l'arrêt de l'offensive. 140 000 soldats Français et coloniaux sont tombés, tués, blessés et disparus en près de dix jours de combats.

Et le «Je les grignote», boutade d'autosatisfaction du Maréchal Joffre, ce que l'on retient le plus souvent des offensives d'Artois et de Champagne, oubliant souvent les sacrifices des poilus pendant ces offensives 1915, sonne mal !

  • le 25 septembre 1922 : naissance de Roger Etchegaray, cardinal français, président émérite du conseil pontifical justice et paix.
    • le 25 septembre 2001 : la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.

Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, le président Chirac reconnaît pour la première fois que la France a une "dette d'honneur" vis-à-vis des musulmans qui ont combattu dans l'armée française entre 1954 et 1962.

  • le 25 septembre 2012 : François Hollande reconnaît aussi la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.

« Je reconnais la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

 

Posté le 25 septembre 2016 à 05h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

24 septembre 2016

C’est arrivé un 24 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 septembre 366 : mort du pape Libère.

Voir la chronique du 17 mai 352. C'est le premier pape non canonisé.

  • le 24 septembre 768 : le Roi Pépin le Bref meurt et est inhumé à St-Denis.

Pépin III, dit le bref, est maire du palais de Bourgogne et maire du palais de Neustrie en 741, puis maire du palais d'Austrasie en 747, et enfin Roi des Francs en 751. Le Roi soutient le pape contre les Lombards, car l'empereur byzantin n'est pas en mesure de le faire. Cette alliance entre les Francs et l'Eglise est formellement scellée avec un traité, créant les États pontificaux, connu sous le nom de donation de Quierzy.

Le premier Roi de la dynastie des Carolingiens Pépin le Bref, autrement dit "le petit", est inhumé à Saint-Denis. Fils de Charles Martel et époux de Berthe au long pied, il lègue son royaume à ses fils: Carloman et Charlemagne. Charlemagne hérite d'un royaume l'Austrasie, la Neustrie et l'Aquitaine maritime, qui entoure les terres de son frère cadet : l'Alémanie, l'Alsace, la Bourgogne, la Septimanie et une autre partie de l'Aquitaine. Quand Carloman meurt le 4 décembre 771, Charlemagne hérite des terres de son aîné.

Pépin et ses fils ont été, avec l'abbé Fulrad, à l'origine de la construction de la troisième église bâtie sur le site de la basilique Saint-Denis. Mais seuls Pépin et la reine Berthe y sont inhumés.

Gisants de Pépin et Bertrade de Laon dans la basilique Saint-Denis.

  • le 24 septembre 1143 : décès du pape Innocent II, 164ème pape de l'Église
  • le 24 septembre 1724 : création de la Bourse de Paris.

En réalité l'histoire de la Bourse en France commence en 1141, quand le Roi Louis VII décide d'installer un lieu de change unique à Paris sur le Grand Pont, renommé pour l'occasion le Pont au Change. La première Bourse en France date de 1540 et sa création se fait à Lyon. Pendant longtemps c'est la seule du pays.

En 1716, profitant de la mort du Roi Louis XIV, qui le surnommait « l'aventurier huguenot » John Law rentre en France et obtient du régent le droit de créer la Banque générale émettant du papier-monnaie contre de l'or. En 1718, elle devient la Banque Royale, garantie par le Roi. Law finit par obtenir le monopole de distribution monétaire en France. Cependant le système de Law connaîtra une banqueroute importante avant la banqueroute du 24 mars 1720 (Voir les chroniques du 4 janvier et du 24 mars).

La crise financière provoquée par les excès du Hollandais n'est toujours pas terminée en 1724, c'est pourquoi, le 24 septembre 1724, un arrêt établi par le Conseil d'État du Roi donne naissance à la bourse de Paris.

Elle va occuper l'hôtel de Nevers, situé rue Vivienne. Le Roi espère ainsi rétablir un semblant d'ordre au sein de l'économie française. La bourse est ainsi soumise à une stricte réglementation, qui stipule, entre autre, qu'aucune femme ne peut y accéder. Il faudra attendre 1967 pour que les portes du palais Brongniart, futurs locaux de la Bourse, leur soit ouvert. Les opérations à terme sont interdites et le monopole des Agents de Change est reconnu. La Bourse devient en mars 1774, un lieu uniquement réservé aux agents de change. Le 30 mars la crié devient obligatoire (voir la chronique du jour).

A la révolution les corporations sont détruites. Celle des agents de change n'y coupe pas et le 9 septembre 1795, la Bourse est « définitivement » fermée. Elle rouvre dès le 20 octobre  avec seulement 25 agents de change. Son existence n'est officialisée qu'en 1801. Napoléon confie en 1808, à Alexandre Théodore Brongniart le soin de construire ce qui sera le palais Brongniart. Son inauguration n'a lieu que le 4 novembre 1826 (voir la chronique du jour).

  • le 24 septembre 1688 : début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Louis XIV envahit le Palatinat. Il s'oppose à la coalition, formée depuis juillet 1686, par l'Empereur d'Allemagne, le roi d'Espagne, le roi de Suède et le roi d'Angleterre. Cette Ligue des Augsbourg reproche au Roi de France de mener une politique agressive et n'accepte surtout pas la signature de la paix de Nimègue très favorable à la France. Le conflit dure jusqu'en 1697. La France l'emporte en Savoie et aux Pays-Bas. Et la paix, signée en 1697 à Ryswick, permet à Louis XIV de conserver Strasbourg et la Sarre. Voir la chronique du 20 septembre sur le traité de Ryswick qui y met fin en 1697. Voir aussi la chronique du 17 mai.

  • le 24 septembre 1715 : décès de Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin.

Pierre Pérignon, plus connu sous le nom de Dom Pérignon est né en 1638 à Sainte-Menehould. Pierre Pérignon entre d'abord au Collège des Jésuites de Châlons-en-Champagne, puis devient moine bénédictin au monastère bénédictin de la Congrégation de Sainte-Vanne et Saint-Hyaduphe à Verdun en 1656. Il va s'occuper du contrôle des vignes de l'Abbaye d'Epernay. Il invente une nouvelle méthode de pression du vin : "la méthode champenoise". Il meurt à l'Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers. Ce nouveau vin commence à connaître le succès dès la fin du règne de Louis XIV.

  • le 24 septembre 1853 : la France prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de l'archipel découvert par l'anglais James Cook en 1774. La France souhaite par ce geste retrouver son prestige colonial perdu un siècle plus tôt avec la perte du Québec et de la Louisiane. En 1864, elle installe dans l'ile un pénitencier où seront envoyés nombre de prisonniers algériens ou communards. L'ile possède aussi des gisements de nickel parmi les plus importants au monde.

  • le 24 septembre 2000 : passage au quinquennat.

Suite aux résultats du référendum du jour, la durée du mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans en France.

Posté le 24 septembre 2016 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

22 septembre 2016

C’est arrivé un 22 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 septembre 530 : décès du pape saint Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans, du 12 juillet 526 au 22 septembre 530. Il est inhumé au lieu où se trouve l'actuelle basilique Saint-Pierre.

C'est sous son pontificat que Benoît de Nursie fonde le monastère du Mont-Cassin en Italie. Les bénédictins et la règle bénédictine, « Ora et Labora » « prie et travaille » vont civiliser et christianiser l'Europe.

  • le 22 septembre 530 : élection pape Boniface II.
  • le 22 septembre 1485 : le duc François II de Bretagne crée le parlement de Rennes.

Le Duc décide l'établissement d'une cour souveraine, le nom de Parlement de Bretagne, utilisé au début du siècle pour nommer les États de Bretagne, lui est rapidement donné.

  • le 22 septembre 1503 : le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini est élu pape et prend le nom de Pie III.

Il ne reste chef de l'Église que vingt-six jours et meurt de la goutte.

  • .le 22 septembre 1504 : le Roi Louis XII signe un des traités de Blois.

Ce traité prévoit le mariage de Claude, fille de Louis XII, âgée de huit ans, avec celui qui deviendra Charles Quint. Anne de Bretagne y est très favorable car elle ne souhaite pas voir sa fille épouser celui qui deviendra François 1er.

  • le 22 septembre 1703 : les Camisards, alliés aux ennemis protestants de la France massacrent des villages entiers.

La France est en pleine guerre de succession d'Espagne depuis un an. Un plan d'invasion du pays est mis en œuvre par les puissances protestantes qui s'appuient sur un ennemi de l'intérieur : les Camisards.

Dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 page 66), Jean Guiraud rapporte les horreurs commises ce jour :

« On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703 ». « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l'un de ces pays ». La première s'ouvrit, à coups de hache, un passage libre dans les maisons où pillant l'utile et le meilleur, elle ramassa tumultueusement le reste pour y mettre le feu, de sorte qu'en un moment, le château et le village brûlèrent de toutes parts... Ces sacrilèges profanateurs de la maison du Dieu vivant, entrèrent dans l'église, le fer et le feu à la main, renversèrent l'autel, brûlèrent le tabernacle... Ces inhumains ont tué dans Saint-Ceriez onze personnes et blessé deux». A Saturargues, «cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture ; il prit garde que la violence du feu était si grande que les voûtes même les mieux bâties ne pouvaient pas y résister. Il trouva d'abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu'on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures... il vit sur le corps d'un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l'âge de trois ans jusqu'à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d'autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d'une croix de pierre qu'ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

  • le 22 septembre 1711 : Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro.

Arrivé le 12 septembre, le corsaire malouin conquiert forts après forts, toutes les défenses de la ville. Minutieusement préparée cette attaque d'une audace incroyable lui permet de délivrer les survivants d'une expédition qui avait échoué l'année précédente. Malheureusement ses marins se livrent au pillage de la ville ; ce que lui reprochera ensuite le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux de Pontchartrain.

La France, en pleine Guerre de Succession d'Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l'Angleterre, vient d'essuyer une succession de revers. Cette victoire réconforte le Roi, rapporte un colossal butin (1,35 tonne d'or et 1,6 millions de livres de marchandises), et démontre que les Anglais n'ont pas encore la maîtrise des mers. Ces derniers signent, le 17 juillet 1712, une suspension d'armes en partie à cause de cette défaite. Voir la chronique du 10 juin.

  • le 22 septembre 1774 : décès du pape Clément XIV, à Rome.

Voir la chronique du 19 mai, sur la suppression de la Compagnie de Jésus et la faiblesse du pape face aux ennemis de l'Eglise de l'époque.

  • le 22 septembre 1792 : la France vit à l'heure du châtiment : premier jour de la république.

Elle n'a jamais été officiellement proclamée, simplement la décision est prise, ce jour, de dater les actes de l'an I de la République. Voir la chronique de la veille sur l'abolition de la Monarchie. Ce sont deux franc-maçons qui prononcent le mot république : Billaud-Varenne et Couthon.

Le premier demande :

« Qu'à compter d'hier on date l'an quatrième de la liberté premier de la République française. »

Le second « qu'on déclare la République française une et indivisible »

Et François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 :

« La Convention révèle le caractère dictatorial de cette République toute neuve en demandant « la peine capitale contre tout individu tentant de rompre l'unité de la République française » ».

  • le 22 septembre 1804 : la Grande Loge générale écossaise de France du rite ancien et accepté est fondée.
    • le 22 septembre 1875 : le Convent international maçonnique réunissant tous les Suprêmes Conseils du REAA sous la direction de Crémieux, souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, ouvre à Lausanne.

REAA : rite écossais anciennement accepté.

  • le 22 septembre 1914 : l'écrivain Alain Fournier tué au front.

L'écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au cours des combats des Eparges, au sud de Verdun. Il vient d'avoir 28 ans. "Le Grand Meaulnes", son premier et unique roman, paru en 1913, a manqué d'une voix le Prix Goncourt. En 1914, il a commencé la rédaction d'un nouveau roman: "Colombe Blanchet" qui reste inachevé. Porté disparu, avec son capitaine et d'autres hommes de son régiment, il est jeté dans une fosse commune. Son corps est finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.

  • le 22 septembre 1928 : premier central téléphonique automatique à Paris.

Le premier installé en France l'est, le 9 octobre 1913, à Nice.

  • le 22 septembre 1960 : création du Mali.

L'indépendance du Soudan français est proclamée : il devient la République du Mali. Keïta devient président.

  • le 22 septembre 1981 : les débuts du TGV.

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s'effectue en présence du Président Mitterrand et de plusieurs ministres. La mise en circulation pour le public a lieu le 27 septembre.

  • le 22 septembre 1996 : messe célébrée à Reims par le pape Jean-Paul II, à l'occasion de la célébration du 1500e anniversaire du baptême de Clovis.

Extrait du sermon du pape :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l'occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l'apostolat, de l'esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l'on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d'Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de « l'âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l'épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu'au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C'est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l'aube qui poindra, que nous devons croire que l'Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l'a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle... une espérance surhumaine ».

[...] C'est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. »

L'intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo_fr.html

  • le 22 septembre 2000 : "Le Monde" publie des extraits des déclarations posthumes de Méry, financier du RPR.

L'enregistrement d'une vidéo met en cause le président Chirac. Ce dernier juge l'affaire "abracabradantesque".

Voir la chronique de la veille.

  • le 22 septembre 2000 : la France kafkaïenne.

Gilles Bernardi, maire du Lavandou dans le Var en France, prend un arrêté municipal insolite :

« Il est interdit (...) de décéder au Lavandou ».

La loi Littoral, interdisant l'extension du cimetière existant et la création du nouveau fondé sur un projet de style cimetière marin contesté par des écologistes, l'amène être aussi absurde que la loi.

  • le 22 septembre 2000 : création d'Euronext.

Les Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris fusionnent pour former l'Euronext, premier marché financier d'Europe continentale en capitalisation, devant la bourse de Francfort, mais derrière la City de Londres.

Deux ans plus tard, cette nouvelle bourse européenne rachète le marché de produits dérivés britannique LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange) et accueille la Bourse de Lisbonne. Euronext Paris occupe en partie les locaux du palais Brongniart. Voir les chroniques du 30 mars et du 24 septembre)

Posté le 22 septembre 2016 à 05h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 septembre 2016

C’est arrivé un 21 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 septembre 687 : décès du pape Conon.
  • le 21 septembre 1097 : Tancrède de Hauteville atteint, avec ses croisés, la ville de Tarse (Tarsus), la principale ville sur la plaine côtière cilicienne.

Dans le cadre de la première croisade, les Croisés se sont divisés en deux le 14 septembre précédent. Tancrède de Hauteville a délaissé le gros de la Croisade. A peine commencée, celle-ci pâtit déjà des ambitions humaines de ses chefs.

  • le 21 septembre 1188 : création de la Confrérie des Charitables de Saint-Éloi.

Deux maréchaux-ferrants, Germon de Beuvry et Gautier de Béthune, s'inquiétant de la situation dramatique des habitants de Béthune, décident de créer une Charité (Confrérie). C'est l'origine de la Confrérie des Charitables de Saint-Éloi. Elle poursuit ses activités à Béthune de nos jours. Le 21 septembre 1853, Mgr Pierre-Louis Parisis, évêque d'Arras, demande à la confrérie d'accepter la tutelle de l'Église. Elle refuse et devient laïque.

  • le 21 septembre 1322 : second mariage du Roi Charles IV.

Le Roi de France Charles IV le Bel épouse, en secondes noces, à Provins Marie de Luxembourg, fille de l'empereur germanique Henri VII de Luxembourg et de Marguerite de Brabant. Deux ans plus tard la Reine meurt dans un accident de calèche alors qu'elle est enceinte.

Mariage de Charles IV le Bel et de Marie de Luxembourg,
par Jean Fouquet (XVe siècle).

  • le 21 septembre 1532 : l'édit du Plessis-Macé.

Cet Edit confirme la Lettre de Vannes, c'est le troisième des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France. Voir les chroniques des 4 et 13 aout.

  • le 21 septembre 1670 : Jacques Bénigne Bossuet est sacré évêque.

Mgr Le Tellier, devenu archevêque de Reims, consacre Jacques Bénigne Bossuet comme évêque de Condom, dans le Gers, en l'église des Cordeliers à Pontoise.

  • le 21 septembre 1676 : Odescalchi est élu pape sous le nom d'Innocent XI.

Benedetto Odescalchi naît à Côme, en Lombardie, le 16 mai 1611 et meurt le 12 août 1689. Il est élu et prend le nom d'Innocent XI, le 21 septembre 1676. Béatifié en 1956, il est fêté le 12 août. Il affronte une époque difficile due aux guerres européennes. Homme modeste, austère et très charitable, il se porte personnellement au secours des victimes de la peste ou d'autres épidémies. Il veille avec attention à la formation du clergé, lutte contre l'esclavage et le népotisme. Il tente d'améliorer les relations entre le Royaume de France et le Saint Empire, préparant par là le renversement des alliances ; il soutient la Coalition catholique dans sa croisade contre les Turcs.

  • le 21 septembre 1746 : l'armée française s'empare de Madras, en Inde.

Le Français La Bourdonnais prend Madras, le « Londres indien » aux Anglais, la guerre de succession d'Autrichien sur le front Anglo-français tourne totalement à l'avantage des derniers, puisque le Canada résiste sans aide de la métropole aux assauts anglais. Mais La Bourdonnais s'oppose violemment à son chef Dupleix à propos du devenir de la ville.

  • le 21 septembre 1792 : la royauté est abolie.

Dès sa première séance, la Convention, qui exerce le pouvoir législatif, abolit la Monarchie après les interventions de Collot d'Herbois et de l'abbé Grégoire qui déclare :

"Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les cours sont l'atelier du crime, le foyer de la corruption et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologe des nations".

Selon la grille de lecture du marquis de la Franquerie dans son livre : La Vierge Marie dans l'histoire de France de l histoire de France, qui explique combien ce régime, en France, s'est construit sur la haine de la foi catholique, la république est le « châtiment » permis par Dieu, suites aux infidélités des Français.

Un mois après le coup de force du 10 août, c'est la fin de la première révolution, celle qui s'est déroulée dans le cadre de la monarchie.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs (Edition de Chiré, note, page 75)

  • le 21 septembre 1860 : bataille du Pont de Pa-Li-Kao entre les franco-anglais et les chinois.

Le pont de Pa-Li-Kiao, le soir de la bataille», dessin d'É. Bayard, d'après une esquisse de M. E. Vaumort, gravure de Brugnot.

La bataille de Palikiao (Baliqiao, Hebei) a lieu au cours de la Seconde Guerre de l'Opium (1856-1860). La victoire des troupes franco-anglaises, où s'illustre le général Cousin-Montauban, ouvre la route de Pékin aux armées occidentales.

  • le 21 septembre 1952 : affirmation du grand maitre de la Franc maçonnerie.

« Aucun conflit n'est possible entre les principes philosophiques du marxisme et de la Franc-maçonnerie ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 240, tiré de la Documentation catholique.

  • le 21 septembre 2000 : Jacques Chirac réagit aux propos de l'ex-financier du RPR Jean-Claude Méry.

Celui-ci, décédé en 1999, affirmait dans un témoignage vidéo avoir remis en octobre 1986 "cinq millions de FF en argent liquide" en présence de Jacques Chirac, à son ex-directeur de cabinet Michel Roussin.

  • le 21 septembre 2001 : la ville de Toulouse est victime de l'explosion de l'usine AZF.

L'explosion fait 30 morts et environ 5000 blessés, ainsi que des dégâts matériels considérables. Un dépôt d'environ 400 tonnes d'engrais explose au sein de l'usine AZF à Toulouse. La déflagration creuse un cratère de 10 mètres de profondeur et ravages les alentours. Attentat islamique dix jours après New York, mauvais stockage? Il est bon de relire l'enquête de Valeurs Actuelles faite sur plusieurs numéros à l'époque qui met en question la version officielle.

Posté le 21 septembre 2016 à 06h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

20 septembre 2016

C’est arrivé un 20 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 septembre 1159 : élection du pape Alexandre III.
  • le 20 septembre 1378 : début du Grand Schisme d'Occident.

Sous la pression des Romains, un pape italien est élu sous le nom d'Urbain VI le 7 avril. Il succède alors à Grégoire XI, qui avait décidé, un an plus tôt, de rétablir la papauté à Rome. Mais le nouveau souverain pontife, dont l'élection est due à un peuple en armes et dont le caractère brutal choque de plus en plus, déplaît fortement aux cardinaux français, qui, en septembre, élisent un nouveau pape.

Un conclave réuni à Fondi élit Robert de Genève, antipape d'Avignon. Celui-ci prend le nom de Clément VII et s'installe à Avignon. Cet épisode marque le début du Grand Schisme d'Occident, l'Eglise ayant désormais deux papes et se voit alors divisée entre les partisans de chacun des deux pontifes, Clément VII et Urbain VI. Ce dernier mène une politique autoritaire, si bien qu'il perd peu à peu tous ses alliés. Le pontificat de Clément dure jusqu'à sa mort, le 16 septembre 1394 à Avignon (voir la chronique du jour). Il sera remplacé par Benoit XIII. Leurs morts donnent lieu à l'élection de deux nouveaux papes, qui entrent immédiatement en conflit l'un contre l'autre. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril, du 15 octobre.

  • le 20 septembre 1695 : naissance de Claude de Saint-Simon, religieux français, 80e abbé de Jumièges, puis évêque.
  • le 20-21 septembre 1697 : signature du Traité de Ryswick.

La signature du Traité de Ryswick, réalisée dans la petite ville de Rijswijk, située dans faubourgs de La Haye, met fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg qui oppose Louis XIV et la Grande Alliance. Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III et de rendre la plus grande partie des Pays-Bas espagnols à Charles II d'Espagne. En échange, il permet à la France d'être reconnue comme la propriétaire de la Baie d'Hudson au Canada. De plus, elle récupère à nouveau Terre-Neuve mais ne garde, en contrepartie qu'un bout de l'Acadie. L'île d'Haïti est partagée entre la France et l'Espagne. Les Français finissent par obtenir le côté occidental de Saint-Domingue. Cf. la chronique du 17 mai.


  • le 20 septembre 1703 : les Camisards massacrent des habitants catholiques de Saturargues, près de Lunel.
  • le 20 septembre 1792 : « victoire » française sur les Prussiens à Valmy.

L'armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l'emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d'arrêt à l'invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes. Depuis l'emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l'Est de la France sans difficultés. Valmy est appelée « la première victoire militaire de la république ». Ce que la république oublie de dire c'est qu'au début de la bataille, les soldats français se battaient pour le Roi. La nouvelle de la fin de la monarchie leur parvenant qu'après.

La bataille de Jemappes, du 6 novembre suivant, est la première victoire de la république ; elle est surtout due à l'écrasante supériorité numérique des Français : 40 000 Français contre à peine 13000 Autrichiens.

  • le 20 septembre 1792 (toujours): les registres de l'Etat Civil passent à un officier public.

Par décret du jour, naissance, mariage et décès sont dépouillés de tout caractère religieux et devient des actes purement administratifs. Le mariage devient le contrat civil. En fait, depuis le XIV siècle l'administration française s'appuyait sur le travail des curés, qui pour leur paroisse tenaient un registre paroissial. Cette habitude vient de Bretagne, plus précisément du diocèse de Nantes vers 1406. Il est rapidement suivi par les autres évêques bretons puis par tous les diocèses de France. C'est François 1er, avec son ordonnance de Villers-Cotterêts, qui rend la tenue de ces registres obligatoire. Les paroisses ont huit jours pour transmettre aux officiers publics tous les registres dont elles disposent.

  • le 20 septembre 1792 (encore) : vote d'une loi autorisant pour la première fois le divorce en France.

L'Assemblée législative vote le divorce. La nouvelle loi a un impact très fort sur la population. A partir de l'an VII (fin 1798 et début 1799), un mariage sur trois est dissout à Paris. Le but est de transformer le mariage, sacrement indissoluble qui relève de l'église, en simple contrat notarial. La nouvelle loi est abolie en 1816 sous Louis XVIII, puis rétablie en 1884.

  • le 20 septembre 1804 : décès de Pierre Méchain, astronome français.
  • le 20 septembre 1854 : bataille de l'Alma.

Cette bataille à lieu pendant la guerre de Crimée. C'est en souvenir de cette bataille et pour saluer leur courage et leur action décisive qu'est réalisé le Zouave du pont de l'Alma à Paris par le sculpteur Georges Diebolt.

  • le 20 septembre 1870 : entrée des troupes italiennes dans Rome.

Ayant retiré ses troupes de Rome entre le 4 et 6 aout, Napoléon III trahit le Saint Père et laisse les Italiens s'emparer par la force de la ville éternelle. Le pape se considère prisonnier et ne sort plus du Vatican. Cette controverse, appelée « Question romaine » durera jusqu'en 1929 avec les accords du Latran.

  • le 20 septembre 1900 : le pape Léon XIII dissout officiellement les États pontificaux.
  • le 20 septembre 1949 : dévaluation du franc français.

Le franc est dévalué de 22%.

  • le 20 septembre 1989 : déclaration du chef des Druzes au Liban.

Oualid Joumblatt, chef des Druzes, déclare : «que Dieu maudisse la France, si elle s'en prend à l'Islam. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 359)

  • le 20 septembre 1992 : référendum en France sur le traité de Maastricht

Il aboutit à une courte victoire du « oui »: 51%.

  • le 20 septembre 1996 : premier voyage d'un pape, en l'occurrence, Jean-Paul II en Bretagne (à Sainte-Anne-D'Auray).

Dans le cadre de la célébration du 1500ème anniversaire du baptême de Clovis et de ses guerriers, donc du baptême de la France, le pape vient prier aux pieds de la statue du Comte de Chambord offrant la couronne de France à Sainte Anne.

Extrait de l'homélie du Saint Père, prononcée devant plus de 150 000 personnes :

« Cette foi, qui est votre héritage commun, est affrontée à de nombreux défis. Certes, les causes d'inquiétude sont multiples. Ainsi, on voit se développer un climat d'indifférence et d'individualisme; certains ne savent pas accepter l'autre dans sa différence; certains désespèrent devant le mal du monde. Trop souvent la mémoire chrétienne s'affaiblit, notamment dans les jeunes générations, qui ont bien du mal à s'approprier leur héritage religieux. Mais on perçoit aussi chez vous de nombreux signes de vitalité. L'Esprit Saint est à l'œuvre dans les cœurs et suscite d'admirables conversions intérieures, des vocations inattendues, un renouveau du sens de la vie conjugale; des laïcs de plus en plus nombreux s'engagent dans l'animation de la communauté chrétienne et dans les structures de la vie publique et sociale. Aujourd'hui, je suis venu vous inviter à faire grandir l'espérance en vous et autour de vous. Comme vos pères dans la foi, soyez des bâtisseurs de l'Église dans les générations nouvelles!

Vivez l'espérance, mettez votre confiance en ce Dieu qui a fait alliance avec les hommes dans la personne de son Fils Jésus! Une représentation traditionnelle de sainte Anne nous la montre faisant lire la Bible à sa fille Marie. C'est une invitation à accueillir la parole de Dieu, à s'en imprégner pour en témoigner dans les réalités humaines. Ouvrez vos cœurs au Christ sa parole vous indique le chemin pour aller vers son Père! Dans l'humble fidélité aux appels adressés par Dieu dans la vie quotidienne, chacun donne sa propre réponse de foi à la Parole. C'est ce que firent tant de familles de votre région. »

L'intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960920_fedeli-bretagna_fr.html

La statue du Comte de Chambord a été réalisée par le sculpteur Caravaniez. Elle représente le Prince en prière, revêtu du manteau du sacre, agenouillé face à Sainte-Anne, avec à ses pieds la couronne de France posée sur un coussin. Autour du piédestal se dressent quatre statues : sainte Jeanne d'Arc, sainte Geneviève, Duguesclin et Bayard.

Posté le 20 septembre 2016 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

19 septembre 2016

L'héritage chrétien et monarchique dans l'histoire de France a complètement disparu des programmes scolaires

Dimitri Casali, historien, spécialiste de l'enseignement de l'Histoire, vient de publier Notre histoire. Il répond à Atlantico :

Notre-histoire"Il s'agit avant tout de replacer l'héritage chrétien et monarchique de la France dans son histoire. La France d'aujourd'hui est le produit d'un double héritage, chrétien et monarchique, mais également laïc et républicain. Dans mon livre Notre histoire, je me suis donc efforcé de replacer l'héritage chrétien et monarchique dans l'histoire de France pour la simple et bonne raison que je me suis aperçu que celui-ci avait complètement disparu des programmes scolaires 2016 pour le collège.

Désormais, les technocrates de la rue de Grenelle affichent ouvertement leur volonté d'effacer les racines chrétiennes de notre pays ; cela fait froid dans le dos. Que serait la France sans les cathédrales (Notre-Dame, Chartres et Reims) et ses bâtisseurs ? Je vous mets au défi de trouver une seule page dans les programmes actuels mentionnant les cathédrales et le style gothique qui a pourtant fait la gloire et le rayonnement de la France à travers toute l'Europe durant tout le Moyen-Âge - on parlait d'ailleurs d'"art français" et non pas d'art gothique. En plus des cathédrales, nous ne parlons plus également, dans ces nouveaux programmes, des grands rois saints comme Saint-Louis, ceux qui ont fait de la France la fille aînée de l'Eglise. Sans parler de Jeanne d'Arc qui, elle aussi, a disparu comme par enchantement, ou plus exactement expédiée en deux lignes, mentionnée seulement comme celle qui a aidé Charles VII à reconquérir son royaume. On retrouve ces disparitions notamment dans le manuel de 5ème publié par Magnard et dans celui paru chez Nathan. Cette volonté de passer sous silence l'héritage chrétien de la France faisait déjà partie des thèses de Vincent Peillon qui faisaient partir l'histoire de France uniquement à partir de la Révolution de 1789. On retrouve cette pensée également chez Thierry Tuot, et dans tout l'entourage de François Hollande.

Ce qui explique ce comportement réside dans la volonté de ne pas choquer tous les nouveaux arrivants, et les enfants immigrés de la 3ème génération. Un rapport de 2004 mentionnait déjà le fait que lorsque l'étude d'une cathédrale leur était proposée en classe de cinquième, ces enfants refusaient d'assister à la classe. On constate donc bien cette volonté communautaire de refuser l'héritage chrétien et de rejoindre la communauté nationale en épousant son histoire et sa culture. Pour revenir sur l'évacuation de Saint-Louis des programmes d'histoire de 5ème, vous aurez compris que cela tient au fait qu'il est constamment fait mention, dans la littérature djihadiste, des croisés.

Cette volonté d'évacuer l'héritage chrétien et monarchique de l'histoire de France est-elle caractéristique du quinquennat Hollande ?

La réforme de 2008 initiée par Xavier Darcos était déjà catastrophique en ce sens qu'elle avait introduit l'étude des empires africains du Moyen-Âge, bien que l'étude des cathédrales, de Saint-Louis et de Jeanne d'Arc ait été préservée. Désormais, cela n'est plus le cas. Les programmes ont été réduits à leur portion congrue en vertu des fameux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires). En revanche, de la place a été faite à certaines thématiques d'ordre compassionnelle. Pour le Moyen-Âge, en vertu de l'idéologie très écologique du moment, plusieurs pages ont été accordées au traitement des grands défrichements des paysans au Moyen-Âge. [...]"

Posté le 19 septembre 2016 à 06h57 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 19 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 septembre : fête de sainte Emilie de Rodat, fondatrice des Sœurs de la Sainte-Famille de Villefranche-de-Rouergue.

Cette sainte du Rouergue est rappelée à Dieu le 19 septembre 1854. Après trois échecs de vie religieuse elle fonde la Congrégation des Religieuses de la Sainte Famille. Les unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. A sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays.

Elle est canonisée en le 23 avril 1950 par le pape Pie XII.

 

  • le 19 septembre 891 : élection du pape Formose.

Voir la chronique du 4 avril.

  • le 19 septembre 1356 : défaite de Poitiers et capture du Roi Jean II le Bon.

Après la défaite de Crécy (1346), les Anglais contrôlent totalement la Guyenne qui leur sert de base arrière pour effectuer des raids dans le Sud de la France. En 1356, le Roi de France ayant obtenu des États généraux l'argent nécessaire pour lever une armée, les hostilités peuvent reprendre. La bataille a lieu à Nouaillé-Maupertuis près de Poitiers. Une fois encore, les arcs anglais ont raison de la cavalerie française et la fine fleur de la noblesse est massacrée. Le Roi Jean le Bon, sur une élévation de terrain appelée le champ Alexandre, entouré de ses derniers fidèles, descend de cheval et fait mettre, à tous, pied à terre, pour recevoir le dernier assaut. Lui et son fils, Philippe le Hardi, sont faits prisonniers. Le Prince Noir va exiger une énorme rançon de quatre millions d'écus d'or qui va ruiner l'économie du Royaume.

  • le 19 septembre 1370 : mise à sac de Limoges par le Prince Noir.

Pour se venger de la ville, qui avait ouvert ses portes aux troupes françaises, un mois plus tôt, le Prince Noir, également connu sous le nom d'Edouard Plantagenêt ou d'Edouard de Woodstock, pille Limoges. La garnison laissée par les Français ne peut empêcher les évènements. De nombreux habitants de Limoges sont tués au cours de ce qui est nommé le «Sac de Limoges».

  • le 19 septembre 1417 : capitulation de Caen face aux Anglais d'Henry V.

Après la victoire sur les Armagnacs à Azincourt en 1415, la Normandie est désormais anglaise. A l'issue d'un mois de siège, le château de Caen se rend aux troupes d'Henry V, qui en fait son quartier général. La campagne de Normandie commence et va durer deux ans, jusqu'à la prise de Château-Gaillard. Henry V impose au Roi Charles VI le traité de Troyes (voir la chronique du 21 mai), qui lui assure le trône de France et d'Angleterre.

  • le 19 septembre 1461 : traité de Péronne

Ce traité ne doit pas être confondu avec celui du 14 septembre (voir la chronique du jour).Le traité de Péronne du 19 septembre 1641 est le traité d'union personnelle entre la principauté de Catalogne et le Royaume de France. Le 23 janvier 1641, Les Cortes de Catalogne ont voté la déchéance de Philippe IV d'Espagne pour reconnaître l'autorité du Roi de France comme comte de Barcelone. Le traité de Péronne de ce jour, qui compte 14 points, est la reconnaissance par le Roi de France de cette situation. En échange, Louis XIII s'engage à respecter les constitutions, et l'ordre institutionnel et législatif du Principat et des Comtés. Pas plus que pour la Bretagne ou la Navarre, il ne s'agit d'une annexion de la France mais d'une alliance de deux couronnes.

  • le 19 septembre 1551 : naissance d'Henri III.

Alexandre-Édouard, futur Henri Ier de Pologne, puis Henri III, Roi de France est le troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il devient Henri lors de sa confirmation. Il est élu roi de Pologne en 1573, à l'âge de 22 ans, mais est appelé très rapidement à succéder sur le trône de France à son frère, Charles IX. Voir les chroniques du 13 février, des 1er et 2 août et du 19 septembre.

  • le 19 septembre 1783 : premier vol en montgolfière devant la cour de Versailles.

Devant la cour et la famille royale, réunie par un Roi Louis XVI féru d'inventions, les deux frères, Joseph-Michel et Jacques-Etienne Montgolfier, réussissent l'exploit de faire voler un ballon, qui se nomme Le Reveillon ; du nom de son ami Jean-Baptiste Reveillon, directeur de la Manufacture royale de papiers peints, ballon de 400 mètres cubes, avec à son bord un coq, un canard et un mouton. L'idée d'inventer un ballon à air chaud vient de Joseph et date de novembre 1782. Le ballon monte à 500 mètres. Endommagé par une déchirure, il descend lentement huit minutes plus tard, après avoir parcouru 3,5 km. Il atterrit dans le bois de Vaucresson, au carrefour Maréchal.

Les animaux, vivants, sont recueillis par Pilâtre de Rozier, physicien et futur aéronaute. L'expérience est un succès. En guise de récompense, les animaux, véritables héros des airs, sont recueillis par Louis XVI à la Ménagerie de Versailles. L'expérience est renouvelée, avec des hommes cette fois, devant le Dauphin au château de La Muette, le 21 novembre. Pilâtre de Rozier devient le premier homme d'un vol habité. Voir la chronique du jour.

  • le 19 septembre 1793 : victoire vendéenne de Torfou.

La Grande Armée Catholique et Royale, sous les ordres de Bonchamps et Charette vainc l'armée de Mayence de Kléber. Les bleus laissent 2 000 tués et blessés sur le terrain. L'armée de Mayence réputée invincible, après sa brillante reddition face aux Autrichiens le 1er août devient, pour les Vendéens, "l'armée de faïence".

  • le 19 septembre 1794 : comment la révolution répand les lumières à travers l'Europe…

Dans le cadre du pillage systématique de la Belgique par la République française, les premières œuvres d'art saisies arrivent à Paris.

  • le 19 septembre 1846 : apparition de Notre Dame à La Salette à Maximin Giraud (11 ans) et à Mélanie Calvat (14 ans).

Notre Dame leur déclare:

"Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits des ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu. […] Les gouvernements civils auront tous le même dessein, qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. »

La Très Sainte Vierge, en pleurs, charge les deux enfants de communiquer «  à tout son peuple » ses plaintes concernant la sanctification du Dimanche, le respect du nom de Dieu et le précepte de l'abstinence.

Tiré de Enquête sur les apparitions de la Vierge, d'Yves Chiron (éditions Perrin-Mame, pages 180 à 187) et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 105)

 

Le samedi 19 septembre 1846, à l'heure des premières vêpres de la fête de Notre-Dame des Douleurs, la sainte Vierge apparait à deux bergers sur la montagne de la Salette. Pendant que l'Eglise rappelle qu'Elle pleura brisée de douleurs au pied de la croix où son Fils agonisait, Elle se montre à Maximin Giraud et Mélanie Calvat. Peu avant, les enfants avaient construit un petit édifice recouvert d'une large pierre en guise de toit. Ils l'avaient décoré et recouvert de fleurs. Après une sieste, Mélanie aperçoit autour de cet édifice une lumière plus forte que le soleil, et à l'intérieur une très belle Dame encore plus brillante, assise sur la pierre, la tête entre les mains. Cette belle Dame s'est levée, sans faire écrouler la construction, a croisé ses bras en regardant les enfants et leur a dit : ''Avancez, mes enfants; n'ayez pas peur.

Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle ''. Les enfants se placent tout près d'Elle. Ils voient le crucifix suspendu à son coup dont la croix porte, côté droit une tenaille, et un marteau côté opposé. La Dame recommence à parler et alors des larmes se mettent à couler, inondant son visage pendant toute le temps que dure l'apparition. Après un rappel de son rôle dans le ciel, ses propos se dérouleront suivant trois thèmes : d'abord des reproches, ensuite des menaces et des promesses, puis des secrets.

''Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcé de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! …Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargé de le prier sans cesse pour vous qui n'en faites point cas ; ……''Les reproches porteront principalement sur le repos dominical '' Je vous ai donné six jours pour travailler ; je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l'accorder… '' puis sur le respect du nom de Dieu : ''… Ceux qui conduisent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de mon Fils. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils '' Elle défendra aussi la Messe et les lois de l'Eglise incitant à la pénitence: ''… Ils ne vont à la messe que pour se moquer de la Religion. Le carême ils vont à la boucherie comme des chiens ''.

Puis viennent les menaces : ''…Les pommes de terre vont continuer à se gâter et à Noël il n'y en aura plus … le blé sera mangé par les bêtes et ce qui sera récolté tombera en poussière… les enfants en dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront … Il y aura une grande famine, les noix deviendront mauvaises, les raisins pourriront. '' La Dame confia alors à chacun un secret. Elle continua en parlant alors aux deux bergers : '' S'ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en monceau de blé, et les pommes de terre se trouveront ensemencés par les terres.''

'' Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?'' Oh, non Madame, pas beaucoup. « Ah, mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous ne pourrez pas mieux faire, dites un Pater et un Ave Maria; et quand vous aurez le temps et que vous pourrez mieux faire, vous en direz davantage. »

A deux reprises, au bas du vallon en commençant à quitter les enfants, puis au moment de disparaître en regardant vers le sud-est, la belle Dame leur avait dit : ''Vous le ferez passer à tout mon peuple '' Juste avant de les quitter la Dame avait reparlé du blé gâté. Elle avait rappelé aux enfants un entretien auquel assistait Maximin entre un voisin et son père sur la terre du Coin ou se trouvait du blé gâté. En revenant à Corps, il avait donné un morceau de pain à son fils. La Dame avait rappelé à Maximin ce que son père lui avait dit à ce moment '' Tiens mon enfant, mange cette année, car je ne sais pas qui mangera l'an qui vient si le blé se gâte comme cela'' Quelques jours après l'apparition, Maximin précisera à son père que la belle Dame avait parlé de lui en évoquant son propos de l'an passé. Stupéfait de constater que cet épisode de la terre du Coin ait eu un invisible témoin, puis guéri de son asthme après avoir bu le lendemain l'eau à la source qui s'était mise à couler régulièrement après l'apparition, Mr Giraud a cru à l'apparition, s'est confessé après 30 ans de vie impie, a vécu et est mort en bon chrétien.

''Je suis votre Maman du ciel '' avait répondu la sainte Vierge aux enfants de l'Ile Bouchard le 8 décembre 1947 en reprenant leur question. Oui, Elle aime et connaît chacun de nous. Elle confirmera ce point à Fatima lorsque Lucie lui demandera où se trouvaient deux jeunes filles qu'elle connaissait et qui étaient mortes quelques mois auparavant. '' Maria das Neves ''Elle est au ciel'', et Amalia '' Elle est au purgatoire jusqu'à la fin du monde ''. Cette Maman du ciel, montrera à la Salette son Fils blessé par ceux qui enfonce les clous sur la croix avec le marteau, ou consolé par ceux qui retirent les clous avec les tenailles. A Pontevedra, en apparaissant à sœur Lucie le 10 décembre 1925 Elle lui dira '' Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler……..'' Notre Dame confirme ainsi la sensibilité de son Cœur Immaculé : Des hommes ingrats blessent ce Cœur Immaculé qui doit être consolée. Pour ce faire, Elle propose la dévotion des 5 premiers samedis du mois. A cette forme de prière, Elle associe la récompense la plus précieuse que l'on puisse recevoir sur terre, la promesse de son assistance à l'heure de la mort pour assurer le salut de son âme. Faut-il que ce salut soit incertain pour que Notre Dame vienne le garantir et nous préserver de l'enfer qu'elle avait montré en 1917 aux trois enfants de Fatima ! Notre salut est en effet menacé par le matérialisme athée que la Russie a répandu dans le monde. C'était un des éléments du secret confié à Mélanie ''En 1864 les démons seront lâchés sur le monde''. Il s'agissait en effet de la fondation à Londres le 28 septembre 1864 de l'Association Internationale des travailleurs qui deviendra la première internationale communiste, point de départ de la future révolution communiste en Russie.

Notre Dame de la Salette, réconciliatrice des pécheurs, priez sans cesse pour nous qui avons recours à vous.

  • le 19 septembre 1852 : décès d'Emilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Voir le début de la chronique.

  • le 19 septembre 1870 : début du siège de Paris par les Prussiens.

La capitale est encerclée par les troupes prussiennes. La ville est bombardée chaque jour. Les hommes valides, sous le commandement de Gambetta, sont enrôlés pour desserrer le blocus qui va durer cinq mois, dans le froid et la faim, malgré les différentes tentatives de sortie des Parisiens. La France capitule le 28 janvier 1871.

  • le 19 septembre 1899 : Émile Loubet gracie Alfred Dreyfus.

Le président de la République Emile Loubet, suivant l'avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, gracie Alfred Dreyfus, qui a été condamné quelques jours auparavant à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès. L'officier français, accusé à tort d'avoir divulgué des informations militaires à l'armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane en décembre 1894.

  • le 19 septembre 1944 : occupée depuis juin 1940 par les Allemands, Brest est libérée par les Américains.

Le siège de Brest dure du 7 août au 19 septembre 1944. Le 16 septembre, une attaque généralisée sur l'ensemble du front est déclenchée après une violente préparation de l'artillerie et de l'aviation. Brest est libérée, mais totalement détruite.

Brest, ou ce qu'il en reste après le passage des Américains.

  • le 19 septembre 1959 : création par Georges Bidault et Roger Duchet du Rassemblement pour l'Algérie Française.
  • le 19 septembre 1989 : attentat contre un DC-10 de la compagnie française UTA.

L'avion assurant la liaison Brazzaville-Ndjamena-Paris explose au-dessus du Niger, faisant 170 morts. Kadhafi en représailles de l'intervention française au Tchad, pays en guerre contre la Lybie, s'attaque à des civils innocents. La justice française mettra des années à faire sanctionner ce pays ?

  • le 19 septembre 1996 : à l'occasion de sa visite en France pour célébrer le 1500e anniversaire du baptême de Clovis, le pape Jean-Paul II se recueille sur le tombeau de Saint Louis Marie Grignon de Montfort.

Extrait de son homélie faite aux religieux et religieuse de l'ouest de la France :

« L'offrande de vos vies a une mystérieuse fécondité, que ce soit au jour le jour ou à l'heure de la Croix. Je pense au sacrifice de nombreux religieux au nom de l'Évangile et par fidélité à l'Église, sur cette terre ou au loin. J'évoque avec émotion ici les sept Frères trappistes de Notre-Dame de l'Atlas, me rappelant que trois d'entre eux avaient été moines de Bellefontaine. Après d'autres religieux et religieuses apostoliques, ils ont été jusqu'à la mort des témoins purs et désintéressés de l'amour du Christ auprès de frères en humanité qu'ils n'ont désiré que servir. Continuons de prier pour que leur sacrifice devienne source de vie et pour que leur présence auprès du Seigneur soutienne leurs frères et sœurs aujourd'hui. »

L'intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960919_vespri-francia_fr.html

Posté le 19 septembre 2016 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

18 septembre 2016

Saint Pierre-Julien Eymard, apôtre éminent de l’Eucharistie

Fasciné par le mystère de l’Eucharistie, le Père Pierre-Julien Eymard fonde la Congrégation du Saint-Sacrement au milieu du XIXe siècle en Isère. Uni au Christ, il souhaite relier l’activité missionnaire et la contemplation, adorer et faire adorer. Après sa mort, il est béatifié par le pape Pie XI le 12 juillet 1925, avant d’être canonisé le 9 décembre 1962 par saint Jean XXIII.

Du Père Manuel BarbieroReligieux de la congrégation du Saint-Sacrement fondée en 1856 par saint Pierre-Julien Eymard, et animateur du centre de spiritualité eucharistique « Eymard » :

Saint Pierre-Julien Eymard est né à La Mure (Isère) le 4 février 1811 et est décédé dans la même ville le 1er août 1868. Dieu a conduit cet homme, d’étape en étape et par des voies providentielles, parfois insolites, à découvrir sa vocation eucharistique. Aussi pouvait-il écrire, trois ans avant sa mort : « Comme le bon Dieu m’a aimé ! Il m’a conduit par la main jusqu’à la Société du Très Saint-Sacrement ! Toutes mes grâces ont été des grâces de préparation. Tous mes états, un noviciat ! Toujours le Très Saint-Sacrement a dominé » (NR 44, 14)*. Et trois mois avant sa mort, il écrivait : « La plus grande grâce de ma vie a été une foi vive au très Saint-Sacrement » (NR 45, 3).

Cette « foi vive » dans l’Eucharistie représente le « fil rouge » qui traverse les grandes étapes  de l’existence du Père Eymard et l’a amené à découvrir sa vocation et sa  mission à une époque de grands défis pour l’Église et de grands changements  sociaux et politiques. Il a travaillé à remettre l’Eucharistie au centre de la vie chrétienne et sociale de son temps, convaincu qu’elle est la vraie force pour renouveler l’Église et la société. 

Img-passe

Pierre-Julien Eymard passe par différentes étapes. Dès ses premières années, où sa mère très pieuse l’emmène tous les jours à l’église, il est attiré par l’Eucharistie. À sept ans, il est surpris par sa grande sœur derrière l’autel, sur un escabeau, la tête penchée ; il s’explique ainsi : « C’est que j’écoute et je l’entends mieux d’ici. » Sa première communion, à 12 ans, est un jour de grandes grâces qui fait naître en lui le désir d’être prêtre. Après un essai chez les Oblats de Marie Immaculée à Marseille (1829), il entre au Grand Séminaire de Grenoble (1831). Devenu prêtre le 20 juillet 1834, il s’occupe successivement de deux paroisses de l’Isère : il est d’abord vicaire à Chatte (1834-1837), puis curé à Monteynard (1837-1839). Suivant l’appel à la vie religieuse, il entre chez les Maristes (1839) où il reste jusqu’à la fondation de la congrégation du Saint-Sacrement à Paris (13 mai 1856). Tous ces passages laissent percevoir le cheminement qu’il a parcouru intérieurement, un chemin qu’il est important pour nous de rappeler.

Parfois nous connaissons la vie d’un saint par les œuvres ou les fioretti qui se racontent de bouche-à-oreille. Chacun de nous a une image de tel ou tel autre saint. Mais, comme l’a dit un auteur spirituel contemporain, le saint, surtout « le saint fondateur ne se réduit pas à cette image. Le fondateur est un homme qui est allé jusqu’au bout des vouloirs de Dieu. Qui s’est efforcé – par un don de soi à Dieu toujours plus total et plus ample – d’être parfait comme le père (Matthieu 5, 48) » (Chiara Lubich, Méditations, p. 142). « Les saints se sont donnés à Dieu et Dieu les prend en charge. Artiste unique, il fait d’eux les chefs d’œuvre de son amour » (Chiara Lubich, Méditations, p. 144).

Conduit par des grâces à la fois simples et profondes, Pierre-Julien comprend sa vocation. En 1845 à l’église Saint-Paul de Lyon, pendant la procession avec le Saint-Sacrement un jour de Fête-Dieu, il est saisi d’une foi forte en Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie et demande à Dieu la grâce d’avoir le zèle apostolique de saint Paul. En 1849, alors qu’il est Provincial, il visite la maison mariste de Paris. Il découvre en cette ville l’œuvre de l’Adoration nocturne, et par la même occasion, il entre en relation avec le comte Raymond de Cuers qui sera son premier compagnon dans la fondation de l’œuvre eucharistique. Il fait aussi connaissance de la fondatrice de l’Adoration réparatrice, la Mère Marie-Thérèse Dubouché. Le 21 janvier 1851, au sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière (Lyon), il discerne l’urgence de travailler au renouvellement de la vie chrétienne par l’Eucharistie et voit l’importance d’une formation approfondie pour les prêtres et les laïcs.

Le 18 avril 1853, à La Seyne-sur-Mer (Var), le Père Eymard reçoit un nouvel appel, une « grâce de donation », au regard des projets eucharistiques qu’il élabore avec Raymond de Cuers et quelques personnes. Ce nouvel appel le met dans la disposition de faire le sacrifice de quitter la Congrégation mariste pour fonder la Congrégation du Saint-Sacrement. Finalement, non sans difficultés, son projet est accueilli par l’archevêque de Paris, Mgr Sibour, le 13 mai 1856.

La vie eucharistique que Pierre-Julien propose ne se borne pas à la seule dimension contemplative ; il veut prendre toute la pensée eucharistique, unir l’action à la contemplation, adorer et faire adorer, s’occuper de la première communion des jeunes ouvriers et mettre le feu aux quatre coins de la France. « Une vie purement contemplative, écrit-il, ne peut être pleinement eucharistique ; le foyer a une flamme » (CO 1030). Le 6 janvier 1857, il inaugure la première communauté adoratrice avec l’exposition du Saint-Sacrement. C’est dans la pauvreté et le dénuement que la vie s’organise. Puis progressivement, la communauté grandit. Le 25 mai 1858, Marguerite Guillot arrive de Lyon à Paris et le 2 juillet suivant, le Père Eymard la place à la tête du petit groupe de candidates venues à Paris en vue de la fondation de la branche féminine, les Servantes du Saint-Sacrement. 

Dès le début et tout au long de son ministère, l’apostolat du Père Eymard est multiforme. Il associe des laïcs à son œuvre par l’Agrégation du Saint-Sacrement, il met sur pied l’œuvre de la première communion des adultes, des jeunes ouvriers, des chiffonniers et des marginaux des banlieues ; il s’adonne à la prédication et à la direction spirituelle. Il promeut la liturgie romaine plutôt que les liturgies gallicanes, et tente d’alimenter la vie spirituelle des prêtres par l’Eucharistie. Tout ce qu’il fait part de l’Eucharistie, est motivé par l’Eucharistie et a comme but faire connaître mieux l’Eucharistie. Fasciné par ce mystère, le Père Eymard affirme : « La sainte Eucharistie, c’est Jésus passé, présent et futur » (PG 356, 1). Il est assoiffé de pénétrer ses secrets, d’ouvrir son cœur aux richesses d’intériorité de l’Évangile de saint Jean qu’il médite si souvent : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui »(Jean 6, 56). Le temps qu’il passe en adoration est très fécond pour son ministère ; un dynamisme et une force nouvelle l’imprègnent. Sa vision de l’Eucharistie évolue sans cesse et devient vie en lui.

Un parcours plus intérieur le conduit à un sommet spirituel : le « vœu de la personnalité », le don de lui-même (21 mars 1865). Le Père Eymard se laisse façonner par l’Esprit Saint afin que le Christ vive en lui (cf. Galates 2, 20), pour devenir Eucharistie, « un pain savoureux » pour la vie de ses frères.

Les dernières années du Père Eymard ont été marquées par la maladie et des souffrances de tout genre : problèmes financiers, oppositions, incompréhensions, humiliations, perte de l’estime des évêques, nuit spirituelle. Malgré cela, ses paroles sont restées ardentes comme le feu et ses lettres de direction spirituelle riches d’invitations à la joie et à l’action de grâce pour les bienfaits de Dieu. Après avoir travaillé sans cesse, jusqu’à l’épuisement, il meurt à La Mure d’Isère le 1er août 1868. L’épitaphe sur sa tombe nous livre son message : « Aimons Jésus, qui nous aime tant dans son divin Sacrement. »

Au terme des procès ordinaires de Grenoble et de Paris, ouverts en 1898, il est béatifié par Pie XI le 12 juillet 1925. Le 9 décembre 1962, à la fin de la première session du Concile Vatican II, le pape Saint Jean XXIII proclamait « Saint » Pierre-Julien Eymard. Ce jour-là, le Pape dans son homélie disait : « Sa note caractéristique, l’idée directrice de toutes ses activités sacerdotales, on peut le dire, ce fut l’Eucharistie : le culte et l’apostolat eucharistiques. »  Le pape saint Jean-Paul II l’a désigné à tous les fidèles comme un apôtre éminent de l’Eucharistie (9 décembre 1995), et a fixé sa fête liturgique à la date du 2 août.

Posté le 18 septembre 2016 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent

Cycle de conférence à Toulouse sur les martyrs chrétiens

IMG_2296

Posté le 18 septembre 2016 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 18 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 septembre 1180 : le Roi Louis VII le Jeune meurt à Paris, son fils Philippe II Auguste lui succède.

Voir les chroniques du 21 mars et du 25 octobre.

  • le 18 septembre 1544 : signature de la paix de Crépy-en-Laonnois.

Après la victoire française de Cérisoles, Charles Quint est sur le pont de perdre le Milanais. Il tente d'ouvrir un front au nord de la France avec l'appui d'un corps expéditionnaire anglais. Boulogne tombe, mais les désertions et le manque d'argent s'aggravent dans les rangs des impériaux, d'autant que les armées françaises contre-attaquent victorieusement et les font reculer. Les Français reprennent Montreuil-sur Mer.

La guerre entre François Ier et Charles Quint s'achève avec la paix de Crépy-en-Laonnois. Le Roi de France s'engage à renoncer aux conquêtes du Milanais, de l'Aragon, de Naples, de la Flandre et de l'Artois et l'empereur fait de même avec le duché de Bourgogne. Après des années de conflits, les deux belligérants fatiguent et commencent à manquer sérieusement de moyens financiers.

  • le 18 septembre 1559 : François II est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Le Roi est trop jeune pour régner et en pleine guerre de religion c'est sa mère, Catherine de Médicis, qui devient régente. Voir les chroniques du 19 janvier, du 24 avril, et du 05 décembre.

  • le 18 septembre 1595 : Clément VIII accorde l'absolution à Henri IV, accusé d'hérésie, et le reconnaît comme Roi de France, en la Basilique St-Pierre de Rome.

Les ambassadeurs du Roi de France reçoivent du pape Clément VIII l'absolution pour Henri IV, sous le coup d'une accusation « d'hérésie » lancée dix ans plus tôt par Sixte Quint. Cela signifie que le Pape, en application des lois fondamentales du Royaume, reconnaît le Roi de Navarre comme Roi de France. La cérémonie a lieu à Saint-Pierre de Rome et se déroule en l'absence du Roi. Ce sont ses émissaires catholiques, Jacques Davy du Perron et Arnauld d'Ossat, qui reçoivent à sa place la bénédiction du souverain pontife.

Non seulement Clément VIII passe outre à la colère espagnole, mais il permet ainsi la fin à une guerre de religion qui a déchiré la France pendant trente ans. La France retrouve son rôle de Fille aînée de l'Eglise et le Roi de France redevient un puissant allié de la papauté.

  • le 18 septembre 1634 : Sully est nommé maréchal de France par Louis XIII.
  • le 18 septembre 1664 : le secrétaire des finances Colbert fait établir un tarif douanier général contre les marchands hollandais.

Ce tarif est appelé le tarif Colbert

  • le 18 septembre 1691 : bataille de Leuze.

Lors de la Campagne des Flandres, les nations de la Ligue d'Augsbourg cherchent à reprendre les territoires conquis par Louis XIV depuis le début de son règne. Parmi elles, on trouve les Provinces-Unies et l'Angleterre, qui affrontent la France ce jour à Leuze. Commandant l'armée française, le maréchal de Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Bouteville, surnommé le « Tapissier de Notre-Dame » attaque soudainement les troupes alliées de Georges Frédérick de Waldeck, malgré son infériorité numérique. Les Français remportent la victoire.

En effet, grâce à monsieur de Villars, qui protège les convois logistiques français, et aux agents, dont il dispose dans la région, le Maréchal de Luxembourg apprend que Waldeck vient camper à Leuze, près de Tournai.

Le Maréchal français décide de se porter contre Waldeck avec la Cavalerie de la Maison du Roi, élite de l'Armée Royale. Plus de 600 cavaliers français tombent sur le champ d'honneurs, parmi eux, cinq officiers généraux dont Messieurs d'Auger et de Toiras. En face les Impériaux ont perdu 1 500 tués sur le champ de bataille et 400 prisonniers. Enfin, les Princes d'Anhalt-Nassau et de Tilly, les Comtes de Lippe Père et Fils et le Baron de Skelin ont été tombés au combat.

  • le 18 septembre 1747 : le maréchal de Saxe s'empare de Bergen-op-Zoom en Flandre.

Dans le cadre de la guerre de succession d'Autriche, conflit européen né de la Pragmatique Sanction, Louis XV entre tardivement en guerre contre l'Angleterre et l'Autriche (le 15 mars 1744, soit quatre ans après le début du conflit). L'armée française remporte victoires sur victoires : Tournai, Fontenoy, Rocourt, Lauffeld, Maastricht. La prise de Bergen-op-Zoom hâte la fin du conflit, mais les conquêtes sont en intégralité rendues par Louis XV lors du traité de paix d'Aix-la-Chapelle.

  • le 18 septembre 1765 : naissance de Bartolomeo Alberto Cappellari, futur pape Grégoire XVI.
  • le 18 septembre 1759 : la capitulation de Québec.

Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay, fils du gouverneur de Montréal Claude de Ramezay, signe la capitulation de la capitale en l'absence du gouverneur Vaudreuil, resté auprès de l'armée. Ramezay a pris le commandement de la place, le 13 septembre en apprenant que Montcalm était mortellement blessé (voir la chronique du jour).

Le 15 septembre, les habitants de Québec viennent voir Ramezay, lui demandant de capituler. Le conseil de guerre se réunit, et treize officiers sur quatorze approuvent la requête des résidents de la capitale. Cependant, la défense de la colonie s'organise. Vaudreuil et Lévis, revenus de Montréal, se trouvent à quelques kilomètres de Québec. Le 17 septembre, le gouverneur fait parvenir une note à Ramezay lui enjoignant de continuer la résistance. Mais il est trop tard, puisque Ramezay a déjà pris la décision de se rendre. Le 18 septembre, Charles Saunders et George Townshend signent, au nom de l'Angleterre, les articles de la capitulation. Pourtant, si Ramezay avait résisté un peu plus longtemps, cela aurait peut-être obligé les Anglais à lever le siège avant l'arrivée des grands froids.

Bombardés par la marine britannique depuis deux mois, les Français assiégés dans Québec capitulent donc. Le capitaine John Knox prend possession de la ville qui n'est plus qu'un champ de ruines. Vue de l'extérieur, la capitale de la Nouvelle-France a toujours l'air indestructible, à l'intérieur tout est détruit, aucune maison n'a été épargnée par les obus anglais. La ville n'est plus qu'un amas de ruines fumantes. La population y rôdent hagard ; surtout des femmes et des enfants à la recherche de nourriture, car les hommes sont avec les restes de l'armée française. Les ursulines soignent comme elles le peuvent les malades et blessés, qu'ils soient Français, Canadiens ou Anglais. Le 13 septembre précédent, l'infanterie britannique a défait les troupes françaises lors de la bataille des plaines d'Abraham, bataille au cours de laquelle Montcalm a été tué. Les 15 000 habitants de la province deviennent sujets de la couronne d'Angleterre. L'armée française se replie sur Montréal qui tombera à son tour aux mains des Anglais un an plus tard.

Localisation des territoires colonisés de la Nouvelle-France (en bleu

  • le 18 septembre 1762 : capitulation du Fort de Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) tenu par les Français.
  • le 18 septembre 1765 : naissance du futur pape Grégoire XVI.

Le 8 septembre 1765 naît près de Venise, Bartolomeo Alberto Cappellari. Il prononce ses vœux monastiques en 1786. Le 2 février 1831, il succède à Pie VIII (Voir la chronique du jour) et devient pape sous le nom de Grégoire XVI. Moine et cardinal, il n'est cependant pas évêque ; il est donc sacré évêque de Rome le 6 février 1831, dans la basilique patriarcale du Vatican, par le cardinal Pacca, évêque d'Ostie et de Velletri, doyen du Sacré-Collège des cardinaux. Grégoire XVI condamne les thèses du catholicisme libéral de Félicité de Lamennais par l'encyclique Mirari vos. Il relance la Propagation de la foi à travers le monde entier, via des missions. Il meurt à Rome le 1er juin 1846.

  • le 18 septembre 1794 : première séparation de l'Église et de l'État.

La Convention nationale, par le décret du 2 « sansculotides » an II (18 septembre 1794), supprime le budget de l'Église constitutionnelle. Un décret du 21 février 1795 sur la liberté des cultes, précise ensuite, à son article 2, que « la République ne salarie aucun culte ». Cette première séparation prend fin avec la signature du concordat de 1801.

  • le 18 septembre 1811: les sapeurs-pompiers de Paris deviennent militaires.

A la suite d'un terrible incendie qui ravage l'ambassade d'Autriche à Paris, au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers ayant un statut militaire, encaserné et portant l'uniforme. En mars 1967, le corps des sapeurs-pompiers de Paris est constitué en brigade et rattaché à l'arme du génie. Leur devise est : « Sauver ou périr ».

  • le 18 septembre 1814 : ouverture du Congrès de Vienne.

Ce congrès va solder les guerres napoléoniennes et mettre en place une nouvelle organisation de l'Europe, qui prévaudra pendant tout le XIXe siècle. Il dure jusqu'au 9 juin 1815.

  • le 18 septembre 1819 : naissance de Léon Foucault, physicien et astronome français.

C'est lui qui démontre la rotation de la terre autour d'un axe avec son célèbre « pendule ».

  • le 18 septembre 1860 : bataille de Castelfidardo.

A cette bataille les troupes du royaume de Piémont-Sardaigne, forte de plus de 40 000 battent les troupes pontificales, constituées de 10 000 volontaires sans intervention des troupes françaises de Rome. Beaucoup de catholiques Français, scandalisés par cette décision de l'empereur, se battent au sein des Zouaves Pontificaux sous les ordres du général français Louis-Christophe Léon Juchault de La Moricière, plus connu sous le nom de Lamoricière.

Ce dernier, célèbre pour avoir conquis de haute lutte la ville de Constantine, (voir la chronique du 13 octobre) est celui que choisit l'émir Abd el-Kader pour se soumettre à la France, en lieu et place du duc d'Aumale. En effet, l'émir, conquit par la foi et la droiture de Lamoricière, n'a pas oublié comment le général réprima les pillages commis par ses troupes lors de la conquête de l'Algérie. Ministre de la république, bien que monarchiste, le général s'oppose à la propagande préparant le coup d'état du futur Napoléon III, le 2 décembre 1851, à propos duquel il écrit :

« L'accouplement de la foi et du maçonnisme, de l'Eglise et de la Révolution, est pire que l'impiété franche devant laquelle on recule. » (*)

Il était très inquiet de voir l'ensemble de l'épiscopat basculer en faveur d'un aventurier, dont le côté occulte lui faisait horreur.

« La Révolution, c'est tout simplement la négation du péché originel. »(*)

Or sans péché originel, pas de Rédemption et donc pas besoin de Pape infaillible pour rappeler où sont les vérités éternelles. Il lève une armée internationale de 20 000 hommes, où les Français sont majoritaires, qu'il baptise « Zouaves pontificaux ». Il organise la défense des Etats papaux, qui selon Claude Mouton aurait certainement permis au Souverain Pontife de négocier en position plus favorable si Napoléon III n'avait négocié secrètement à Chambéry avec les Piémontais la chute de Rome avant que l'ensemble des fortifications ne soient achevées.

C'est le pape qui demande à ses hommes, qui se seraient tous fait tuer jusqu'au dernier, de déposer les armes.

(*) Lamoricière, Vendéen, Africain, Romain, un grand soldat de la chrétienté par Claude Mouton (Editions Résiac, pages 25 à 27)

  • le 18 septembre 1898 : incident franco-britannique de Fachoda.

Le 10 juillet 1898, la colonne Marchand occupe Fachoda, au Soudan. Le 18 septembre les Anglais arrivent. La rencontre de troupes coloniales française et anglaise, provoque de vives tensions entre les deux puissances, chacune voulant prendre possession du Soudan. Les anglais en font une cause de rupture des relations entre les deux pays, d'où l'abandon français. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 11 décembre, du 13 janvier.

  • le 18 septembre 1979 : décès d'André Zeller, un des quatre généraux organisateurs du putsch des généraux à Alger en 1961.
  • le 18 septembre 1981 : abolition de la peine de mort en France.

Les députés français adoptent le projet de loi de Robert Badinter abolissant la peine de mort. La France était, avec la Turquie, le seul état « d'Europe occidentale » à encore appliquer la peine capitale. Le couple Badinter triomphe, lui qui a aussi lutté pour autoriser la peine de mort des enfants à naître dans le sein de leur mère : l'avortement !

Posté le 18 septembre 2016 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

17 septembre 2016

20 septembre à Orléans : "Vendée, du génocide au mémoricide", par Reynald Secher

160920 print

Posté le 17 septembre 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 17 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 septembre 821 : le Roi de France accorde sa protection à l'Abbaye Sainte Marie d'Arles-sur-Tech.

Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté de l'Abbaye Sainte Marie d'Arles-sur-Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.

  • le 17 septembre 879 : naissance de Charles III de France, dit le Simple, Roi de France.

Charles III, dit le Simple, Roi de France, par Georges Rouget, musée national du Château et des Trianons de Versailles.

Il est le fils posthume et légitime de Louis II « le Bègue ». Il est sacré Roi des Francs le 28 janvier 893 par l'archevêque de Reims Foulques. Il meurt le 7 octobre 929 à Péronne.

  • le 17 septembre 1549 : le pape Paul III suspend le Concile de Trente après l'intervention de Charles Quint.
  • le 17 septembre 1562 : la 22è session du Concile de Trente adopte le décret sur le sacrifice de la messe De sacrificio missae.
  • le 17 septembre 1577 : signature de la paix ou traité de Bergerac.

Protestants et catholiques signent le traité de Bergerac pour mettre un terme à la sixième guerre de Religion, déclenchée. Vaincus à la bataille de la Charité-sur-Loire, puis à Issoire, les protestants n'ont d'autres choix que de signer un traité diminuant considérablement les avantages qu'ils avaient acquis. Cependant, ils obtiennent la liberté de culte pour un bourg par bailliage et leurs huit places de sûreté ne restent valables que temporairement. En octobre, le traité est confirmé par l'édit de Poitiers.

  • le 17 septembre 1793 : vote de la Loi des suspects pendant la terreur, sous l'instigation de Merlin.

Suite à l'instauration du régime de la Terreur, le 5 septembre, les Montagnards votent une loi visant à arrêter le maximum de contre-révolutionnaires ; elle leur permet de rendre les procédures judiciaires plus expéditives. Tous ceux qui sont tièdes sont suspects. L'arbitraire règne en maître.

  • le 17 septembre 1836 : décès d'Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français.

Antoine-Laurent de Jussieu, célèbre botaniste français, nait le 12 avril 1748 à Lyon, où il débute ses études avant que son oncle Bernard de Jussieu le convainque de venir finir ses études de médecine à Paris. En 1770, il prend la suite de Louis-Guillaume Le Monnier au poste de démonstrateur au Jardin du Roi. Trois ans plus tard, il est élu membre de l'Académie des sciences ; puis en 1794 il est nommé directeur du Muséum national d'histoire naturel. Il meurt le 17 septembre 1836 à Paris.

  • le 17 septembre 1863 : décès d'Alfred de Vigny, poète français.
  • le 17-19 septembre 1871 : inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus reliant la France à l'Italie.
    • le 17 septembre 1878 : décès d'Antoine de Tounens, aventurier français, éphémère roi de Patagonie sous le nom d'Orllie-Antoine Ier.
  • le 17 septembre 1922 : naissance d'Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle.

Née le 17 septembre 1922, à Neuilly sur Seine, Agnés de La Barre de Nanteuil compte dans ses ancêtres directs Alfred, Laurent, Justin, de La Barre de Nanteuil, tué sous les ordres du général de Lamoricière commandant les Zouaves Pontificaux, le 18 septembre 1860, lors de l'ultime combat de Castelfidardo.

En 1940, la famille se réfugie à Vannes, où dès 1941, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à un réseau d'évacuation des pilotes anglais tombés en Bretagne fondé par sa mère. Sa fonction de cheftaine de Louveteaux lui sert de couverture pour camoufler ses activités et déplacements : transmission de messages, opérations de balisage de terrain, réception de parachutages, fausses cartes d'identité, soutien médical. Au retour d'un balisage dans la nuit du 12 au 13 mars 1944, pour un parachutage d'armes à destination du maquis de Saint-Marcel, elle assiste à la messe matinale chez les Frères Mineurs de Vannes. A l'issue, chez elle, elle trouve la Gestapo.

A sa maman et à sa sœur qui manifestent leur émotion elle dit :"On ne pleure pas devant ces gens-là".

Emmenée à la prison de Vannes, puis à celle de Renne, où elle est torturée, Agnès de La Barre de Nanteuil ne parle toujours pas. Elle est même pour ses codétenues un exemple de joie et de Foi. L'arrivée des Américains pousse les Allemands à embarquer dans des trains à bestiaux plus de  2000 prisonniers, parmi lesquels Agnès et sa jeune sœur Catherine. A Langeais, des avions anglais mitraillent le train qui va en Allemagne et le 3 août Agnès de La Barre de Nanteuil est grièvement blessée ; hospitalisée à Tours, les Allemands la réembarquent pour l'Allemagne. Le 13 mars, en gare de Paray Le Monial, elle rend son âme à Dieu, elle n'a pas encore 22 ans. Dans le wagon, le médecin de la Croix rouge découvre trente cinq jeunes femmes à genoux, sales, entourant le corps d'Agnès et priant. Or il y avait dans ce wagon des femmes qui se disaient incroyantes.

En 2002, elle est choisie comme marraine de promotion de l'EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.

  • le 17 septembre 1926 : naissance de Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.

Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris 12ème, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne. Voir la chronique du 5 aout.

  • le 17 septembre 1986 : attentat à la bombe rue de Rennes, à Paris.

Depuis le 4 septembre, une série d'attentats meurtriers terrorisent la capitale. Le dernier et le plus tragique est celui de la rue de Rennes devant le magasin "Tati". Revendiqués par le CSPPAC qui réclame la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah, ces attentats ont causé la mort de 11 personnes entre le 4 et le 17 septembre. Celui du jour fait 7 morts et 51 blessés.

  • le 17 septembre 1997 : le pape Jean-Paul II érige la Basilique du Sacré-Cœur de Marseille au rang de basilique mineure.

Construite par les Marseillais pour commémorer le vœu des Echevins lors de la peste de 1720 (voir la chronique du 25 mai), qui fait 30 à 40 000 morts à Marseille et plus du double dans toute la Provence, la basilique, dont la première pierre est posée le 7 novembre 1920, lors du second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce, voit tous les ans la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence reprendre le vœu solennel de l'époque d'aller entendre, à chaque date anniversaire, la messe au monastère de la Visitation et d'offrir « un cierge ou flambeau de cire blanche, du poids de quatre livres, orné de l'écusson de la ville pour le brûler ce jour-là devant le Saint-Sacrement ». Et cela sans qu'il n'y ait plus eu d'interruption jusqu'à aujourd'hui.

  • le 17 septembre 209 : Jean Daniel dans le Nouvel Observateur du jour, à propos des Pieds-noirs et des Harkis.

« De Gaulle a abandonné les harkis : c'est son crime et le nôtre. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

 

Posté le 17 septembre 2016 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 septembre 2016

C’est arrivé un 16 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 septembre 1387 : décès du pape Victor III.
  • le 16 septembre 1380 : décès de Charles V le Sage, Roi de France.

Le Roi Charles V meurt à Beauté-sur-Marne en pleine épidémie de peste. Né le 21 janvier 1338 à Vincennes, fils du Roi Jean II dit le Bon et de Bonne de Luxembourg, il est Roi de France à partir de 1364.Son règne, court mais brillant, est marqué par le spectaculaire redressement de la France. Il réussit pendant son règne à réaffirmer l'autorité royale et à reconquérir la quasi-totalité des territoires perdus par ses prédécesseurs contre les Anglais.

Lieutenant du Royaume, puis Régent lors de la captivité de son père, Jean II le Bon en Angleterre, il doit gérer une situation catastrophique : ruine financière due à la rançon du Roi, dans une France déconsidérée en Europe par les défaites militaires, insurrection des Marchands à Paris menée par Étienne Marcel, avec l'assassinat sous ses yeux de ses oncles et conseillers. A son entrée dans Paris, le Dauphin pardonne à la grande majorité des Bourgeois et fait pendre les plus compromis.

Statue de Charles V, exposée aujourd'hui au Louvre

Le 19 mai 1364, Charles est sacré Roi de France à Reims, et voulant placer son règne sous la protection de Notre Dame le Roi part pieds nus en pèlerinage à Chartres. En 1369, le Roi demande à faire partie de la célèbre Confrérie de Notre dame de Pontoise, consacre sa personne, sa famille et ses Etats à Notre Dame ; en 1372, il obtient du pape que soit célébré la fête de la Présentation de la Vierge.

Ayant réussi à redresser l'économie du Royaume, Charles V restaure l'autorité royale écornée par son père, réorganise l'armée et les finances, bâtit le Louvre, la Bastille, le Château de Vincennes. Charles V crée un nouvel impôt baptisé fouage (Levé sur les feux ou foyers) du Domaine Royal, afin de solder un ost permanent de 6 000 chevaliers et piétons. Secondé sur le plan militaire, par des capitaines exceptionnels tels que Bertrand du Guesclin, Olivier V de Clisson, Louis de Sancerre et Jehan de Vienne, le Roi a la satisfaction, à la fin de son règne de voir les Anglais ne conserver qu'une partie de la Guyenne et Calais. Charles V expire le 16 septembre 1380 au manoir de Beauté-sur-Marne. Sur son lit de mort, il demande que les fouages soient abolis pour le bien de ses Sujets.

  • le 16 septembre 1394 : mort de Clément VII, premier anti pape du Grand Schisme d'Occident.

De 1309 à 1378, 7 papes se succèdent à Avignon. Sans être tous à proprement parler Français (le Comté de Provence appartient alors au Saint Empire germanique), ils sont tous très favorable aux Rois de France. Ces papes sont :

  • Clément V, de 1309 à 1314.
  • Jean XXII, de 1316 à 1334.
  • Benoit XII, de 1335 à 1342. Il est le premier à vouloir revenir à Rome mais les révoltes populaires italiennes, telles que celle de Bologne, l'en dissuadent.
  • Clément VI, de 1342 à 1352. Il transforme et décore le palais d'Avignon, rachète la ville à la Reine Jeanne de Provence. Le comté Venaissin devient propriété de la papauté.
  • Innocent VI, de 1352 à 1362.
  • Urbain V, de 1362 à 1370.
  • Grégoire XI, de 1370 au 13 septembre 1376, jour où il embarque à Marseille pour un retour définitif à Rome. Il a en effet entendu les prières et supplications de Sainte Catherine de Sienne, à qui le Christ, lors de nombreuses visions, a demandé que la papauté retourne à Rome. La situation y est tellement instable qu'il se réfugie à Anagni. Grégoire XI est le dernier pape français.

A sa mort a lieu, le 8 avril 1378, l'élection de son successeur. Le Sacré Collège n'est pas complet et la ville de Rome est en pleine émeute. Très autoritaire, le nouveau pape, Urbain VI se brouille avec une partie des cardinaux restés à Avignon. La tension monte jusqu'à ce que les cardinaux et évêques dissidents commencent à contester son élection.

Les politiques s'en mêlent : le Roi de France Charles V, la Reine de Naples, Jeanne Ière etc. Et le 20 septembre 1378, un conclave a lieu à Fondi, dans la région de Rome, le Sacré Collège élit l'un des siens, le cardinal Robert de Genève, qui prend le titre de Clément VII. Le Grand Schisme d'Occident commence. Le clivage religieux se superpose au clivage politique de la guerre de 100 ans : l'Angleterre et le Saint Empire sont fidèles à Rome, la France, l'Écosse et les États espagnols soutiennent Avignon.

Source Wikipedia

  • le 16 septembre 1652 : profitant de la Fronde, les Espagnols reprennent Dunkerque à la France.
  • le 16 septembre 1725 : décès d'Antoine V de Gramont, duc de Gramont, maréchal de France.

A peine entré dans l'adolescence, Antoine V de Gramont devient mousquetaire. Il combat dans de nombreux conflits armés. Il se marie avec Marie-Christine de Noailles en 1687 et devient brigadier en 1694. Grâce à ses capacités militaires il accède au poste de lieutenant général de Bayonne. En 1715, il fait partie du conseil de Guerre de la Régence. Devenu duc de Gramont en 1720, il est également fait maréchal en 1724 mais il meurt quelques mois plus tard.

  • le 16 septembre 1807: la loi institue la Cour des Comptes.

Une fois de plus la façon de présenter l'histoire laisse à penser qu'avant la révolution la France vivait comme une nation barbare. Or La Cour des comptes a existé sous une forme similaire dès le XIIème siècle ! Cela raison de la perte de la totalité des comptes fiscaux du Royaume de France lors de la bataille de Fréteval du 5 juillet 1194, où Richard Ier d'Angleterre écrase Philippe II Auguste. Le premier fait main basse sur les coffres contenant les comptes du Royaume de France et refuse de les rendre. Le Roi de France prend alors la décision de rendre les comptes de la cour sédentaires et installe un embryon de Chambre des Comptes dans l'île de la Cité, le Trésor étant gardé à la Tour du Temple.

En 1303, la Chambre des comptes de Paris, qui succède à la Cour du Roi en matière de finances, est installée au Palais de la Cité où elle restera jusqu'à la Révolution.

  • le 16 septembre 1824 : décès de Louis XVIII, roi de France non sacré !

Pas de grâce divine ; pas d'écrouelles ; pas de pacte de Reims renouvelé pour un roi laïc, comme le souhaitaient déjà les maçons pour Louis XV et Louis XVI. Le Roi de France meurt rongé, par une gangrène infectieuse aux jambes. Son frère, le Comte d'Artois, lui succède et devient Charles X. Obèse, le roi se déplaçait souvent en fauteuil roulant dans ses appartements.

Portrait de Louis XVIII en habits de sacre, par François Gérard, XIXe siècle.

Ce tableau a été fait alors qu'il n'a jamais porté la tenue du sacre. La dynastie des Bourbon s'achève par trois frères comme les dynasties précédentes, infidèles au Pacte de Reims (cf. le testament de Saint Remi et la chronique du 13 janvier).

  • le 16 septembre 1936 : décès de Jean-Baptiste Charcot, explorateur français.

Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot est un médecin et explorateur français des zones polaires.

  • le 16 et 23 septembre 1943 : bombardement des Alliés sur Nantes.

Les bombardements des 16 et 23 septembre 1943 sont des bombardements allié qui sont les plus meurtriers et les plus dévastateurs que connait la ville. Les bombes américaines sont larguées sur le centre de Nantes : dans les quartiers de la butte Sainte-Anne ou les Ateliers et chantiers de Bretagne, de l'Hôtel-Dieu, qui accueille 800 malades, et est touché par 47 bombes, faisant 40 morts et 36 blessés au sein du personnel. En un quart d'heure, 1 450 bombes s'abattent sur la cité et son agglomération. De nombreux incendies se déclenchent dans la rue du Calvaire, de la place Royale et de la basilique Saint-Nicolas. Un nouveau raid aérien est lancé contre la ville, le 23 septembre.

Au total, ces actions font 1 463 civils tués et plus de 2 500 blessés ainsi que 10 000 sans-abri ; plus de 700 maisons et immeubles sont détruits ; l'Hôtel-Dieu durement touché, n'est réutilisé qu'en 1964.

Archives municipales de Nantes Les habitants de Nantes dans les décombres, après le bombardement allié en septembre 1943

  • le 16 septembre 1946 : mort du Général Henri Gouraud, héros des Dardanelles et pacificateur de la Syrie.

Occulté par des figures comme Foch, Joffre, Pétain et même Mangin, Henri Gouraud n'en fut pas moins l'un des plus braves généraux français de la Grande Guerre. Sa carrière, commencée dans la Coloniale et marquée par une mutilation à vie (son bras droit), est couronnée par le succès de l'administration de la Syrie et du Liban.

  • le 16 septembre 1959 : le Général De Gaulle offre le droit à l'autodétermination de l'Algérie.

Lors d'un discours télévisé, le président français s'engage à demander aux Algériens de "déterminer eux-mêmes ce qu'ils entendent être en définitive". Il envisage, une fois le cessez-le-feu obtenu, trois options pour l'Algérie : la sécession totale, la francisation complète, "de Dunkerque à Tamanrasset", ou la constitution d'une Algérie gouvernée par les Algériens, mais "en union étroite avec la France". Pour les partisans de l'Algérie française, c'est une profonde déception. Une opposition de droite à la politique algérienne va bientôt se faire entendre et Georges Bidault, ancien président du Conseil, fonde le Rassemblement pour l'Algérie Française.

Posté le 16 septembre 2016 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

15 septembre 2016

C’est arrivé un 15 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 septembre 655 : décès de Martin Ier, pape.

Ou le 13 avril 656 selon les sources. L'empereur Constant II l'a fait juger et condamner à être écartelé; puis sa peine est commuée en exil perpétuel en Chersonèse Taurique (actuelle Crimée). Les conditions d'internement terrible entraînent sa mort rapidement.

  • le 15 septembre 1440 : à Machecoul en Bretagne, Gille de Rais est arrêté à la demande de Malestroit, évêque de Nantes.

Le 13 septembre 1440, Gilles de Rais est cité à comparaître devant le tribunal ecclésiastique de Nantes, pour répondre des accusations de « meurtres d'enfants, de sodomie, d'évocations de démons, d'offense à la Majesté divine et d'hérésie ». Il est accusé d'avoir massacré et abusé environ 140 enfants.

Il est arrêté en son château de Machecoul deux jours plus tard par Jean Labbé, capitaine d'armes au service du duc de Bretagne. Deux des gens de Gilles de Rais sont également arrêtés, Henri et et Étienne Corillaut dit « Poitou » (ou « Pontou »). Certains de ses complices, dont Gilles de Sillé et Roger de Briqueville, ont déjà pris la fuite.

Voir les chroniques des 25 et 26 octobre.

  • le 15 septembre 1505 : fin du Tro-Breizh d'Anne de Bretagne.

En février 1505, le Roi tombe malade et on craint pour sa vie. Le 8 juillet 1505, la reine Anne commence son "Tro-breizh" par une descente de la Loire, de Blois à Nantes. Anne a décidé de faire un Tro-Breizh, un Tour de Bretagne à la fois pour des raisons religieuses, afin de prier pour la guérison du Roi au Folgoët, et pour retrouver ses chers Bretons. La Duchesse-Reine n'a pas apprécié les fiançailles de Claude avec François 1er et elle se dit que si le Roi mourait, elle serait mieux en Bretagne pour défendre les intérêts de son duché.

Le terme "Tro-breizh" désigne un pèlerinage en hommage aux sept Saints fondateurs de la Bretagne : Saint Samson, Saint Malo, Saint Brieuc, Saint Tugdual, Saint Pol (Paul) Aurélien, Saint Corentin et Saint Patern. Ce voyage se termine inachevé en septembre, à la demande de Louis XII, son mari.

  • le 15 septembre 1590 : élection du pape Urbain VII.

C'est le 228ème pape. Il meurt le 27 septembre suivant de la malaria, soit après seulement 13 jours de pontificat. Il n'a donc jamais été couronné et son court règne ne lui permet pas de réaliser le moindre discours public. Grégoire XIV est son successeur.

Voir la chronique du 4 aout.

  • le 15 septembre 1635 : le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc prend possession de la Martinique pour la France.

Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés par les Anglais de l'île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l'île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique. Il a reçu du cardinal de Richelieu le pouvoir de coloniser toutes les îles qu'il trouverait et qui ne seraient pas occupées par des "chrétiens".

  • le 15 septembre 1644 : élection du pape Innocent X.

A la mort d'Urbain VIII, Giovanni Battista Pamphili est élu pour lui succéder. Il prend le nom d'Innocent X.

Voir la chronique du 6 mai.

 

 

  • le 15 septembre 1700 : décès d'André Le Nôtre.

André Le Nôtre est le jardinier du Roi Louis XIV. Durant ses fonctions, de 1645 à 1700, il aménage les parcs et jardins du château de Versailles, Vaux-le-Vicomte et Chantilly. Il est anobli en 1675 et intègre l'Académie royale d'architecture en 1681. Il décède le 15 septembre 1700.

  • le 15 septembre 1715 : le Régent et le Parlement…où comment préparer la révolution.

Voir la chronique du 2 septembre sur le testament du Roi Louis XIV cassé par le Parlement. Le Régent Philippe rend au Parlement le droit de remontrances ; il remplace les anciens ministres et secrétaires d'Etat par 8 Conseils aristocratiques. Le défunt Roi n'a pas réussi à l'écarter de la direction du pays.

  • le 15 septembre 1795 : Bonaparte est rayé de la liste des généraux en activité.

Quand le gouvernement veut l'envoyer commander une brigade en Vendée révoltée, Bonaparte refuse, et demande un commandement près de Marseille, où il s'est fiancé à Désirée Clary. Le ministre Aubry le raye de la liste des généraux pour « refus d'obéissance ». Il est renvoyé de l'armée, mis en congé sans solde.

  • le 15 septembre 1858 : naissance du Bienheureux père Charles de Foucauld, Saint Cyrien, missionnaire ermite au Sahara.

Charles de Foucauld naît à Strasbourg. Après avoir embrassé la carrière militaire, il rédige un ouvrage sur son exploration du Maroc, qui lui vaut une grande renommée. En 1890, il rejoint les Trappistes. 10 ans plus tard, il devient ermite. Devenu prêtre, il part pour le Sahara algérien, où il rédige le premier dictionnaire français-touareg. Il est assassiné le 1er décembre 1916 à la porte de son ermitage. En 2005, il est déclaré bienheureux par Benoit XVI.

Voir les chroniques du 1er décembre et du 25 juin.

 

  • le 15 septembre 1876 : 11ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin en l'Octave de la nativité de la Sainte Vierge.

«Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n'est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l'Eglise et pour la France. Dans l'Eglise, il n'y a pas ce calme que je désire. » 

Ensuite la Sainte Vierge me dit tristement (elle ne pleurait pas) :

« Et la France ! Que n'ai-je pas fait pour elle ! Que d'avertissements, et pourtant encore elle refuse d'entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. » Elle paraissait émue en ajoutant : « La France souffrira. » Elle appuya sur ces paroles. Puis elle s'arrêta encore et reprit : « Courage et confiance. » Alors, à cet instant je pensais en mon cœur : Si je dis ceci, on ne voudra peut-être pas me croire ; et la Sainte Vierge m'a comprise, car elle m'a répondu : « J'ai payé d'avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. » Puis tout doucement elle partit.

Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 9 septembre.

  • le 15 septembre 1896 : le Général Gallieni devient gouverneur de Madagascar.

A la suite d'une expédition française, la "Grande île" vient d'être annexée par la France. Le général Gallieni est alors chargé d'organiser la pacification politique et militaire du pays en abolissant la monarchie. Il mate brutalement l'insurrection dite des "Menalamba" en faisant exécuter, après un jugement sommaire, Rainandriamampandry, ministre de l'intérieur et l'oncle de la reine Ranavalona III. Cette dernière est ensuite déposée avant d'être exilée. Il fait abolir l'esclavage et met fin au régime féodal. Figure incontournable de l'histoire malgache, Gallieni avait, jusqu'en 1972, sa statue équestre au beau milieu de la capitale malgache, Antananarivo.

  • le 15 septembre 1940 : le maréchal Pétain parle de sa vision de la société française.

« La nouvelle organisation social ne sera ni le libéralisme, ni le communisme, ni le capitalisme. Une des grandes nouveautés du christianisme a été d'apprendre à l'homme à accepter librement la nécessité du travail et à conférer au travail le plus humble une valeur spirituelle. Nous aspirons de toute notre âme à restaurer cette valeur. »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions latines, page 113)

Posté le 15 septembre 2016 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 septembre 2016

C’est arrivé un 14 septembre

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 septembre : fête de l'Exaltation de la Croix.

C'est une des plus anciennes solennités liturgiques de l'Église qui se célèbre déjà au IVe siècle à Jérusalem, la fête de l'Invention (découverte) de la Sainte Croix par sainte Hélène en 326.

Hélène, mère de l'empereur Constantin, est en pèlerinage expiatoire suite à une série d'assassinats commis par son fils, alors sur le trône. Elle y fait faire des fouilles sur le lieu présumé de la mort du Christ, où l'on trouve trois croix.  L'évêque de Jérusalem les fait transporter chez une dame mourante; aux deux premières rien ne se passe, mais la troisième guérit la malade dès qu'elle la touche. Un autre miracle plus éclatant encore vient confirmer le premier : un mort qu'on portait en terre ressuscite au contact du bois sacré.

  • le 14 septembre 891 : décès du pape Etienne V.
  • le 14 septembre 1097 : division chez les croisés.

Lors de la Première croisade, Tancrède de Hauteville, mécontent du plan adopté pour se rendre à Antioche, quitte Héraclée, accompagné de 100 chevaliers et 200 piétons, et traverse les Portes ciliciennes, se séparant de l'armée principale pour mener sa propre expédition en Cilicie.

  • le 14 septembre 1226 : procession du Saint Sacrement.

Alors qu'Avignon, vaincue début septembre, ouvre ses porte le 12 au Roi de France Louis VIII, Nicolas de Corbie, évêque d'Avignon, porte le Saint Sacrement en une procession à une chapelle bâtie en l'honneur de la Sainte Croix à l'extérieur de la ville ; là où se trouve actuellement la chapelle des Pénitents Gris, dont le Roi fonde la confrérie pour l'occasion. Le Roi Louis VIII, revêtu d'un sac couleur de terre, ceint d'une corde, la tête nue et un flambeau à la main, suivi de toute sa cour et d'une foule innombrable participe à la procession. Voir les chroniques du 11 et du 12 septembre.

  • le 14 septembre 1418 : décès de Simon du Bosc, religieux français, abbé de Jumièges.

D'abord abbé de Cerisy, puis 58ème abbé de Jumièges de 1391 à sa mort, Simon du Bosc participe à plusieurs conciles, où il se distingue par son éloquence et la droiture de son jugement. Le Roi Charles VI le choisi comme ambassadeur pour participer à l'entrevue de Savone entre les papes Benoît XIII et Grégoire XII, afin de mettre un terme au Grand Schisme d'Occident.

  • le 14 septembre 1515 : victoire de François Ier à Marignan, contre les Suisses.

Le Roi François Ier, vainqueur de la bataille de Marignan, est fait chevalier par le seigneur Bayard, le soir même sur le champ de bataille. Voir la chronique du 13 septembre.

  • le 14 septembre 1523 : décès du pape Adrien VI.
  • le 14 septembre 1641 : le Traité de Péronne.

Ce traité précède le Traité de Péronne du 19 septembre entre Louis XIII et la principauté de Barcelone. Le Traité de Péronne du 14 est conclu entre le Roi de France Louis XIII et Honoré II Grimaldi de Monaco. Ce traité, constitué de 14 articles, fait cesser le protectorat espagnol et réintègre la principauté de Monaco dans la zone d'influence française. Le Roi de France confisque les biens en Espagne appartenant à Honoré II et en contrepartie, il lui concède les fiefs du Valentinois, de Carladès, des Baux, de Saint-Rémy.

  • le 14 septembre 1712 : le Roi Louis XIV rend un édit établissant le gouvernement de la Louisiane.

Cet édit accorde le monopole du commerce est à Crozat.

  • le 14 septembre 1745 : madame de Pompadour devient la favorite officielle du Roi Louis XV, qui l'installe à Versailles.

Madame de Pompadour devient, à 24 ans, la favorite officielle du Roi Louis XV qui l'installe à Versailles. Née le 29 décembre 1721 à Paris, Jeanne-Antoinette Poisson est mariée à Le Normant d'Etioles. C'est au bal des Ifs, en février 1745, qu'elle est remarquée par Louis XV. Séparée judiciairement de son mari, elle est faite marquise de Pompadour en mai et, en septembre, présentée officiellement à la cour...

La dynastie des Bourbons est infidèle au Pacte de Reims, les demandes du Christ faites à Louis XIV, par l'intermédiaire de Sainte Marguerite Marie  n'ont pas été écoutées par les Rois successifs. La prophétie du testament de Saint Rémi va une nouvelle fois se réaliser.

  • le 14 septembre  1759 : mort au combat de Louis-Joseph de Montcalm, général français.

A 47 ans, le marquis de Montcalm succombe aux blessures subies la veille dans la bataille des Plaines d'Abraham. Son adversaire du jour, le général James Wolfe, a subi le même sort.

Entré jeune dans l'armée, il devient capitaine en 1729, colonel en 1743, et passe dans la cavalerie avec le grade de brigadier. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant en chef des troupes françaises en Amérique du Nord, avec le rang de major général, pendant la guerre de la conquête. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il développe les défenses de Fort Ticonderoga sur le lac Champlain, capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario dès son arrivée.


Montcalm à la tête de ses troupes sur les plaines d'Abraham.
Aquarelle de Charles William Jeffreys.

  • le 14 septembre  1791 : Louis XVI devient Roi des Français, en jurant fidélité à la nation et à la nouvelle Constitution, devant l'Assemblée nationale.

Cette constitution est la première de l'histoire de France. Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d'état politique des Etats généraux qui n'avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l'Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.

Après avoir suspendu le Roi le 25 août, l'Assemblée constituante lui présente la nouvelle constitution. Le Roi prête serment au cours d'une cérémonie humiliante : les députés sont assis et ont conservé leur chapeau, le Roi, debout, tête découverte, entame son discours. Comprenant l'outrage qui lui est fait, Louis XVI se recoiffe et s'assit tout en continuant son serment.

  • le 14 septembre  1812 : l'armée de Napoléon entre dans Moscou.

L'Empereur fait son entrée dans l'ancienne capitale de la Moscovie. Il trouve une ville déserte, vidée de toute provision par le gouverneur, Fédor Rostoptchine. Des feux, provoqués par des Russes, démarrent en mille endroits à la fois et ravagent la ville du 14 au 18 septembre. Moscou, construite essentiellement en bois, brûle presque complètement, privant les Français d'abris dans la ville. L'armée française échoue à éteindre l'incendie, qui fait 20 000 victimes.

  • le 14 septembre  1905 : mort de Pierre Savorgnan de Brazza.

Entré à l'école navale de Brest en 1868, Pierre Savorgnan de Brazza fait carrière dans la Marine, explore l'Ogooué et le bassin du Congo. L'explorateur français, est célèbre pour avoir ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale Il reçoit la Légion d'honneur en 1879. Il décède le 14 septembre 1905 à Dakar.

  • le 14 septembre  1998 : parution de l'encyclique Fides et Ratio (foi et raison) de Jean-Paul II

L'encyclique est consultable ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_15101998_fides-et-ratio_fr.html

  • le 14 septembre  2008 : le pape Benoît XVI prononce un discours devant les Évêques de France.

Extrait :

« A l'Élysée, j'ai évoqué l'autre jour l'originalité de la situation française que le Saint-Siège désire respecter. Je suis convaincu, en effet, que les Nations ne doivent jamais accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre. Dans une famille, les différents membres ont beau avoir le même père et la même mère, ils ne sont pas des individus indifférenciés, mais bien des personnes avec leur propre singularité. Il en va de même pour les pays, qui doivent veiller à préserver et développer leur culture propre, sans jamais la laisser absorber par d'autres ou se noyer dans une terne uniformité. « La Nation est en effet, pour reprendre les termes du Pape Jean-Paul II, la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout, précisément, par la culture. La Nation existe "par" la culture et "pour" la culture, et elle est donc la grande éducatrice des hommes pour qu'ils puissent "être davantage" dans la communauté » (Discours à l'UNESCO, 2 juin 1980, n. 14). Dans cette perspective, la mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce Pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la Nation. Votre Président en a évoqué la possibilité. »

Posté le 14 septembre 2016 à 05h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

12 septembre 2016

C’est arrivé un 12 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

"La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu." Louis de Bonald

Alors rappelons-nous :

  • le 12 septembre 1213 : bataille de Muret.

Les Albigeois du Languedoc assiègent la forteresse de Muret, tenue par trente français qu'ils massacrent. Cette troupe est constituée de 900 hommes du Comte de Toulouse, Raimond VI, beau-frère de Pierre II d'Aragon, 400 hommes de Raymond-Roger, Comte de Foix et 900 Aragonais de Pierre II d'Aragon. En face, Simon IV de Montfort, qui n'est pas très loin intervient, le 12 septembre. Après la victoire, Simon IV de Montfort devient alors le nouveau maître du Languedoc. Voir la chronique du 15 janvier, du 16 mars, du 12 avril.

  • le 12 septembre 1226 : capitulation d'Avignon.

Le Roi Louis VIII, ayant hérité des droits de Simon de Montfort sur le comté de Toulouse et poussé par le pape, se lance à son tour dans une croisade contre les Albigeois, pour en finir avec l'hérésie. Son armée constituée de 50.000 hommes, descend la vallée du Rhône et arrive devant Avignon le 10 juin. A l'issue de cette victoire les villes de Tarascon, Beaucaire, Saint-Gilles, Arles, Narbonne, Carcassonne se soumettent immédiatement. Voir les chroniques des 11 et 14 septembre.

Louis VIII reçoit la soumission de la ville d'Avignon

Tirée de Le temps des Principautés ; de Jean Favier ; éditions Fayard, 1984

  • le 12 septembre 1319 : Gasbert de Valle, ou de La Val, est nommé évêque de Marseille par le pape Jean XXII.
  • le 12 septembre 1362 : décès du pape Innocent VI.

Innocent VI est pape de 1352 à 1362, après avoir été évêque de Clermont et conseiller du Roi de France. Il succède à Clément VI et est élu le 18 décembre 1352. Il mène une politique d'économie, ordonne à tous les prélats de se retirer chacun dans leurs bénéfices ou diocèses et d'y résider sous peine d'excommunication.

C'est un grand réformateur: il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances; il fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-Lès-Avignon en 1356. En 1358, il fait vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome. C'est aussi un homme de lettre, un ami de la justice, et de la charité. Les malheurs de la France le touchent profondément. Ce dont se moquent les Anglais après la bataille de Poitiers. Il fait fortifier Avignon avec l'enceinte, toujours visible de nos jours pour protéger la ville des grandes compagnies.

  • le 12 septembre 1449 : Saint Lô ouvre ses portes au Roi Charles VII.

Les habitants accueillent les soldats de Charles VII en libérateurs. Le connétable de Richemont y rassemble les troupes qui assureront la victoire de Formigny.

  • le 12 septembre 1494 : naissance à Cognac de François Ier, futur Roi de France.

François d'Angoulême, futur François Ier, naît à Cognac. Le fils de Charles de Valois, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, accède au trône de France en 1515, succédant à Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, le 7 avril 1514. Le vainqueur de la bataille de Marignan est aussi le symbole de la Renaissance française. Il attire durant son règne de très nombreux artistes à la cour, dont Leonard de Vinci. Il ordonne notamment la construction du château de Chambord et fonde le Collège de France. Mais tout ce que l'histoire moderne porte à son actif ne peut cacher ses responsabilités dans l'expansion du protestantisme en France et le déclenchement des guerres de religions (voir la chronique du 31 mars). Voir aussi celles du 25 janvier, du 24 février, des 13 et 14 septembre.

  • le 12 septembre 1683 : échec turc devant Vienne.

Le roi de Pologne, Sobieski, venant au secours de Vienne et de Léopold Ier, avec 70 000 hommes défait les 140 000 Turcs de Kara Mustafa au Kahlenberg, près de Vienne. Ce dernier lève le siège.

  • le 23 septembre 1642 : exécution du marquis de Cinq-Mars et de François-Auguste de Thou, conseiller au Parlement.

La conspiration se déroule pendant la guerre de Trente Ans, alors que la France est alliée à la Suède et aux princes allemands. Henri Coiffier de Ruzé d'Effiat, marquis de Cinq-Mars a signé un accord secret avec l'Espagne, en guerre avec la France depuis 1635. Elle doit lui assurer une force armée conséquente pour aider la conjuration, en échange de la restitution de toutes les places-fortes conquises par la France et d'une somme de 400 000 écus. De plus Gaston de France, le frère du Roi, s'engage à signer la paix avec l'Espagne à la place du Roi, et à abandonner l'alliance avec la Suède et les princes allemands.

Après avoir découvert un complot contre le cardinal de Richelieu, en juin, le Roi Louis XIII et Richelieu font juger Cinq-Mars et de Thou à Lyon. Ils sont condamnés à mort pour crime de lèse-majesté, et décapités, le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux. La famille de Cinq-Mars est aussi condamnée : sa mère la maréchale d'Effiat exilée en Touraine, son frère privé de ses bénéfices d'abbé, et le château de famille rasé.

Gaston de France se voit retirer par le Parlement de Paris ses droits à la régence.

Cinq-Mars et de Thou au pied de l'échafaud

  • le 12 septembre 1725 : naissance de Guillaume Le Gentil, astronome français.
  • le 12 septembre 1763 : décès de Jean-Philippe Rameau.

Jean-Philippe Rameau meurt le 12 septembre 1764 à Paris. Considéré comme l'un des plus grands musiciens du classicisme français, le compositeur naît le 25 septembre 1683. Il connait son plus grand succès en 1735 avec l'opéra-ballet Les Indes galantes. Il est également reconnu pour être le premier théoricien de l'harmonie classique, avec des traités qui sont toujours d'actualité aujourd'hui.

Jean-Philippe Rameau
Portrait attribué à Joseph Aved (1702-1766)
Musée des Beaux-arts de Dijon

  • le 12 septembre 1771 : sœur Thérèse de St-Augustin anciennement Mme Louise, fille de Louis XV, prononce ses vœux religieux, au Carmel de St-Denis.

C'est Marie-Joséphine de Savoie, future épouse du futur Louis XVIII, qui lui remet le voile noir de carmélite. Voir les chroniques du 30 janvier, 16 février, 11 avril et du 10 octobre.

  • le 12 septembre 1772 : pour cause de sodomie, Sade et Latour sont exécutés et brûlés en effigie sur la place des Prêcheurs à Aix en Provence.
    • le 12 septembre  1791 : annexion d'Avignon.

L'Assemblée constituante vote la réunion à la France d'Avignon et du Comtat venaissin.

  • le 12 septembre 1854 : décès de Charles-François Brisseau de Mirbel, botaniste français.

Charles-François Brisseau de Mirbel travaille d'abord au Muséum national d'histoire naturelle. Il devient le père de la cytologie en écrivant le "Traité d'anatomie et de physiologie végétale".

  • le 12 septembre 1897 : naissance d'Irène Joliot-Curie.

Irène Joliot-Curie naît le 12 septembre 1897 à Paris. Fille de Pierre et Marie Curie, elle est chimiste et physicienne, comme ses parents. Elle épouse Frédéric Joliot en 1926 et effectue avec ce dernier des recherches sur la radioactivité naturelle ; ils découvrent la radioactivité artificielle. En 1935, les deux reçoivent le prix Nobel de chimie et travaillent à la réalisation d'une bombe atomique. Elle décède d'une leucémie en 1956.

  • le 12 septembre 1914 : victoire française sur la Marne.

La bataille, qui a duré six jours, marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français l'emportent face à une armée allemande sidérée, dont la retraite commence le 8 septembre, le jour de la nativité de la Vierge.

La toute nouvelle IXe Armée de Ferdinand Foch positionnée entre le Marais de Saint-Gond et Arcis-sur-Aube encaisse les assauts allemands les plus furieux. Son chef a fait distribuer à tous ses soldats le drapeau tricolore frappé du Sacré Cœur de Jésus malgré l'interdiction des politiques.

Le «miracle de la Marne», est une expression de Maurice Barrès, sortie d'un article du 22 décembre 1914 suggérant d'instituer une fête nationale en l'honneur de Jeanne d'Arc. Les républicains anticléricaux vont inventer l'épisode des « Taxis de la Marne » rassemblés par Gallieni pour laïciser la bataille et retirer toute trace de l'aide divine apportée aux armées françaises. Cet épisode, certes astucieux, n'est qu'un « détail » de la bataille car Jean-Claude Delhez dans la revue Guerre et Histoire, démontre que les 700 taxis rassemblés n'ont transporté que les 4 000 hommes de la 7e Brigade Félineau.

Voir les chroniques des 5, 6 et 8 septembre.

  • le 12 septembre 1940 : découverte de la grotte de Lascaux.

C'est en cherchant leur chien que quatre jeunes gens découvrent une grotte préhistorique sur la commune de Montignac en Dordogne. Les parois et le plafond de la grotte offrent des chefs-d'œuvre paléolithiques datant de 15 000 à 17 000 ans représentant essentiellement des animaux.

  • le 12 septembre 1962 : référendum sur l'élection présidentielle.

Le président De Gaulle annonce un référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel direct. Le Conseil constitutionnel va aller jusqu'à déclarer ce projet de loi anticonstitutionnel !

  • le 12 septembre 2006 : le Pape Benoît XVI, à l'université de Ratisbonne, prononce un discours devant les représentants du monde des sciences.

Une phrase sur la violence de l'islam suscite une polémique. Le pape cite une phrase du savant empereur byzantin Manuel II Paléologue :

"« Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ».

Et le pape de continuer:

Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison ('σύν λόγω') est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » .

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20060912_university-regensburg_fr.html

Dans son discours le pape reproche à l'empereur la dureté de ses mots, même s'il les replace dans leur contexte historique du siège de Constantinople. Pourtant, les violences et les assassinats de catholiques vivants dans les pays musulmans qui s'en suivent prouvent deux choses : que l'empereur n'avait pas tort et qu'aujourd'hui, la grande majorité des musulmans subit des prêches qui appellent la violence contre tous les non musulmans.

  • le 12 septembre 2008 : au collège des Bernardins à Paris, le pape Benoît XVI s'adresse aux 650 invités du monde de la culture: "Chercher Dieu et se laisser trouver par lui".

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura_fr.html

Extraits :

"Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie »." […] La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre.

[…] une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, et de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.

Posté le 12 septembre 2016 à 06h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

11 septembre 2016

C’est arrivé un 11 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 septembre  813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. C'est le premier monarque sacré à Reims, après Clovis ; cette pratique est suivie par presque tous les Rois de France ensuite.

  • le 11 septembre  1217 : signature du traité de Lambeth.

Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d'Angleterre.

  • le 11 septembre  1226 : première Adoration eucharistique.

Cette cérémonie est organisée, à la demande du Roi de France, Louis VIII, pour rendre grâce et célébrer la victoire sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé. Devant l'afflux de fidèle, l'évêque décide de poursuivre l'adoration nuit et jour. L'initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu'en 1792 ! Voir les chroniques du 12 et du 14 septembre.

 

  • le 11 septembre  1611 : naissance d'Henri de la Tour d'Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon naît le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.

Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d'être témoin d'un miracle eucharistique lors d'un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s'arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l'ai vu, je n'en saurais douter, je l'ai vu. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)

Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d'infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l'armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Il s'illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,

A la mort du Roi Louis XIII, c'est Anne d'Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n'a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l'année suivante. Il remporte d'innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (voir la chronique du 2 juillet), d'Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d'Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.

Il connaît à l'occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l'armée royale (voir la chronique du jour).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l'église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu'en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.

  • le 11 septembre  1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.

C'est là qu'à lieu le premier combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1er et 16 avril.

  • le 11 septembre  1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne.

L'Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (à Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).

Suite à l'Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709), lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu'épuisé par de nombreuses années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.

A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d'Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.

Claude Louis Hector de Villars

Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L'ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d'une charge de cavalerie qu'il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l'opération réussit.

Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour là ».

Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:

« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l'on n'osait quasi plus s'avouer Français. J'ose assurer Sire que le nom français n'a jamais été plus estimé ni plus craint qu'il l'est présentement dans toute l'armée des alliés. »

Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »

Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut-être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c'est un immense succès du Roi de France, d'où sortira la chanson encore fredonnée de nos jours :

« Malbrouk s'en va-t-en guerre,

Mironton, Mironton, Mirontaine! »

  • le 11 septembre  1758 : victoire du Duc d'Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.

La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d'Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s'emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l'Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

  • le 11 septembre  1802 : annexion du Piémont par la France.
  • le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.

Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.

  • le 11 septembre  1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l'intégrité des restes, pour sa béatification future.

On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982, par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.

  • le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.

Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu'il a canonisée le 31 octobre 1982 :

«  Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 267)

Au cours d'une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

  • le 11 septembre 2001 : « attentats » (?) terroristes à New York.

Les attentats du 11 septembre sont une série d'attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l'air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, ces pirates de l'air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s'est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…

Voir la chronique du 28 juillet, qui raconte comment un bombardier américain percute frappe l'Empire State Building en 1945, n'y faisant un gros trou et tuant 14 personnes…

  • le 11 septembre 2007 : le député F. Hollande demande, à l'Assemblée nationale, une loi de réparation pour les Pieds-noirs et les Harkis

Il affirme que les crimes postérieurs au 19 mars doivent être reconnus par la Nation par une loi. « Cette reconnaissance implique nécessairement et juridiquement une loi de réparation. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

Posté le 11 septembre 2016 à 06h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

10 septembre 2016

C’est arrivé un 10 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 septembre 422 : élection de saint Célestin Ier, 43e pape

Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape. Pape énergique il précise les règles à suivre pour les élections épiscopales, afin d'éviter les querelles qui ont envenimé les débuts du règne de son prédécesseur. Il condamne le nestorianisme et le pélagianisme.

  • le 10 septembre 872 : canonisation du Roi Dagobert II.

Le Roi Dagobert, très certainement assassiné en forêt de Woëvre, le 23 décembre 679, est canonisé le 10 septembre 872, par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d'autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve. Il est le dernier Roi mérovingien du royaume d'Austrasie.

  • le 10 septembre 954 : décès de Louis IV d'Outremer, Roi de France de 936 à 954.

Voir la chronique du 19 juin.

  • le 10 septembre 1066 : Guillaume de Normandie échoue à franchir la Manche.

Après avoir échoué à conquérir le Maine en 1063 et la Bretagne en 1064, mais réussi à s'emparer du Mans et de la Mayenne en 1063, le turbulent Guillaume duc de Normandie, s'attaque à l'Angleterre. Sa flotte prend la mer, mais le temps tourne, et elle est repoussée le long de la côte à St-Valery, avec des pertes, où elle attend que le vent se montre favorable à la traversée de la Manche.

  • le 10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.

Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.

Mais Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.

L'affaire est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'auraient tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.

  • le 10 septembre 1468 : traité d'Ancenis.

Le Roi de France, Louis XI, et le Duc de Bretagne, François II de Bretagne, signent un traité à Ancenis : François renonce à l'alliance anglo-bourguignonne et prépare le rattachement de la Bretagne au Royaume de France.

  • le 10 septembre 1487 : naissance de Giovanni Maria Ciocchi del Monte, futur pape Jules III, à Rome.

Cf. les chroniques du 23 mars et du 7 février.

  • le 10 ou 11 septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.

Pierre de Ronsard naît au Château de la Possonnière, en Vendômois et meurt le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine. « Prince des poètes et poète des princes », il est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode telles que « Mignonne, allons voir si la rose… » ; et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilise de plus en plus le sonnet introduit en France par Clément Marot en 1536.

  • le 10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.

23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.

L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.

Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »

La persécution ne fait effectivement que commencer : voir la chronique du 4 décembre.

  • le 10 septembre 1627 : début du Siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu saisit l'occasion du pacte entre La Rochelle et l'Angleterre pour assiéger la ville et détruire la puissance protestante, véritable Etat dans l'Etat. Voir les chroniques du 28 octobre, du 6 et du 20 mars, les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d'Alès, le 28 juin.

Les hostilités commencent à cause des Rochelais qui tirent sur l'armée royale, le siège de La Rochelle est déclenché.

 

  • le 10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.

peinture de Claude Picard de Saint-Basile intitulée "L'Embarquement" réalisée pour Parcs Canada. Elle fait partie d'une série de six peintures qui sont exposées en permanence à la Chapelle Saint-Charles de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.

Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean. Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et du 5 septembre.

 

Posté le 10 septembre 2016 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 septembre 2016

Conférence sur le catholicisme social

Les détails ici.

Posté le 9 septembre 2016 à 18h23 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 9 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 septembre 1087 : décès de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre.

Guillaume le Conquérant s'éteint à 60 ans, à Rouen des suites d'une blessure accidentelle. Obèse, le roi se serait blessé à cheval, en rentrant de la bataille de Mantes, contre Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. Son corps est ensuite transporté et inhumé en l'église abbatiale de Saint-Étienne de Caen. Son fils, Guillaume II, devient alors roi d'Angleterre à sa place.

 

  • le 9 septembre 1303 : la population d'Anagni libère le pape Boniface VIII des hommes de Philippe IV le Bel.

Voir la chronique du 7 septembre.

  • le 9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieux, seigneur d'Assérac et de Derval, maréchal de France.

Seigneur de Rochefort, d'Assérac, et de Derval, gouverneur de Saint-Malo, Pierre de Rieux est maréchal de France en 1417, compagnon du Dauphin Charles, alors Régent du royaume. En 1429, il prend Avranches, puis participe sous les ordres de sainte Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

En 1435, il combat victorieusement à Saint Denis contre les Anglais, leur reprend Dieppe et les force à lever le siège d'Harfleur. En 1437, il s'empare du Pays de Caux. Fait prisonnier en 1438, à Compiègne il meure en captivité au bout de 9 mois en 1439.

  • le 9 septembre 1488 : décès du duc de Bretagne, François II de Bretagne, comte d'Étampes.

Il est d'abord comte d'Étampes, puis Duc de Bretagne de 1458 à 1488. À sa mort, sa fille Anne lui succède et devient duchesse de Bretagne.

  • le 9 septembre 1561 : début du colloque de Poissy.

L'objectif de ce colloque, qui se déroule du 9 septembre au 14 octobre 1561, est de rapprocher catholiques et réformés. Convoqué à l'initiative de Catherine de Médicis, il échoue sur la question de la présence ou non du Christ lors de la célébration de l'eucharistie. Catherine de Médicis abandonne l'idée d'un accord religieux.

Grotius, juriste protestants s'exprime à la troisième personne à l'issue du colloque :

«Tous ceux qui connaissent Grotius savent qu'il a toujours désiré le retour des chrétiens à l'unité d'un seul corps. Il a cru jadis qu'on pouvait commencer par l'union des protestants entre eux. Ensuite il a très bien vu que c'était impossible, car, en outre que presque tous les calvinistes sont hostiles à la paix, les protestants ne sont unis entre eux par aucun organe directeur propre à assurer la direction ecclésiastique. C'est pourquoi Grotius est maintenant d'avis et beaucoup pensent comme lui, que les protestants ne peuvent être unis entre eux qu'en se joignant ensemble à ceux qui sont attachés au siège de Rome, ce siège sans lequel on ne peut espérer aucun gouvernement commun dans l'Eglise. »

Cité par Renée Casin dans Précis d'Histoire de l'Eglise (Ed Résiac, page 188)

  • le 9 septembre 1585 : le pape Sixte Quint publie la bulle d'excommunication d'Henri de Navarre et Condé.
  • le 9 septembre 1585 : naissance d'Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'État français.

Evêque et homme d'Etat français, Armand-Jean du Plessis de Richelieu naît le 9 septembre 1585 à Paris. Eduqué en vue de devenir soldat, il est contraint d'entrer dans les ordres, afin de permettre à sa famille de conserver l'évêché de Luçon à la mort de son frère aîné. D'abord au service de la reine-mère, puis du Roi Louis XIII, il passe la majeure partie de sa vie à renforcer le pouvoir royal, et à pacifier et développer économiquement le pays après huit guerres de religion. Sa politique a fondé sur trois lignes directrices : abaisser le pouvoir des Huguenot pour restaurer l'autorité de l'Etat ; abaisser la puissance des grands du royaume pour renforcer le pouvoir royal ; lutter contre la puissance de l'Espagne qui étouffe la France à l'extérieur. Il fonde en 1635 l'Académie Française (voir les chroniques du 2 janvier et du 13 mars), qui reste une institution prestigieuse. Il meurt le 4 décembre 1642.

  • le 9 septembre 1642 : Louis XIII prend Perpignan aux Espagnols.

Pendant la guerre de Trente ans, l'armée française envahit le Roussillon. Depuis sept ans, la France est en guerre contre l'Espagne. Après avoir pris Collioure, les Français s'emparent de Perpignan suite à un siège difficile de cinq mois. Louis XIII, dont la santé ne lui permet plus de participer aux opérations militaires, suit les opérations depuis Paris. Il meurt neuf mois après, en mai 1643.

  • le 9 septembre 1653 : le maréchal de Turenne débute le siège de Mouzon, Pont-à-Mousson, en présence de Louis XIV.
  • le 9 septembre 1668 : première représentation de L'Avare ou l'École du mensonge, de Molière, au théâtre du Palais-Royal.
  • le 9 septembre 1715 : le Roi Louis XIV est enterré à la Basilique de Saint-Denis.
    • le 9 septembre 1876 : 9ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin (en l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, veille de la fête du Saint Nom de Marie).

Dans le récit des apparitions, Estelle Faguette raconte :

« …Depuis plusieurs jours, j'avais le désir d'aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd'hui, le 9 septembre, j'ai pu m'y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.

« Tu t'es privée de ma visite le 15 août ; tu n'avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d'apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J'attendais de toi cet acte de soumission et d'obéissance. »

A ce moment je compris très bien que si je ne m'étais pas soumise et si je n'avais pas obéi, j'aurais été privée de la voir davantage…« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu'ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu'elle portait sur sa poitrine. J'avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c'était, car jusqu'alors je l'avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j'aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J'ai pensé de suite que c'était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J'aime cette dévotion. » Elle s'arrêta encore ; puis elle reprit : « C'est ici que je serai honorée. »

Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 15 septembre.

  • le 9 septembre 1899 : Dreyfus à nouveau condamné.

Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : il est déclaré coupable avec les circonstances atténuantes et condamné à dix ans d'emprisonnement. En fait, dans un climat proche de l'insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c'est un compromis. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet gracie Dreyfus.

  • le 9 septembre 1910 : Léon Morane, dépasse, à Reims la barre des 100 km/h à bord de son avion.
  • le 9 septembre 1914 : bataille de la Marne.
    • le 9 septembre 1977 : dernière exécution capitale en France

Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l'assassinat, avec tortures et viol, d'une jeune fille, est exécuté aux Baumettes à Marseille. C'est la dernière personne à être guillotinée dans une prison française. La peine de mort est abolie en France, le 30 septembre 1981. Après avoir autorisé l'assassinat des innocents dans le sein de leur mère le 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), la France renonce à faire payer aux assassins leur dette contractée vis-à-vis de la société.

  • le 9 septembre 1998 : début du scandale de la MNEF.

Une information judiciaire contre X est ouverte, visant trois des sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression pour « faux, usage de faux, abus de confiance, recel » et « prise et conservation illégale d'intérêts ».

Dès 1982, un rapport de la cour des comptes critique la gestion pratiquée par les salariés de la MNEF. La Cour des comptes évoque les indemnités versées aux administrateurs. Dans sa note sur la MUL (une filiale de la MNEF), la commission constate : « Ces éléments jettent un doute sérieux sur l'utilisation des cotisations versées par les adhérents »

Une enquête préliminaire est également confiée à la brigade financière sur le fonctionnement global de la Mnef et de ses filiales ; elles vont conclure à un système de fausses factures mis en place par l'intermédiaire notamment de la société Efic, et d'autres filiales de la MNEF et sur des inculpations pour enrichissement personnel et emplois fictifs.

Diverses personnalités sont mises en cause dans l'affaire : Olivier Spithakis, son ancien président Jean-Michel Grosz, l'ancienne conseillère de Lionel Jospin Marie-France Lavarini, et le député Jean-Christophe Cambadélis, le député socialiste Jean-Marie Le, Dominique Strauss-Kahn, le député socialiste Julien Dray et Harlem Désir.

En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, Olivier Spithakis est condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».

Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis, annulée par la loi d'amnistie votée après la présidentielle de 1995, et des amendes sont prononcées à l'encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF. Jean-Christophe Cambadélis est condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Marie-France Lavarini rembourse l'argent perçu. Jean-Michel Grosz est condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50 000 euros.

Posté le 9 septembre 2016 à 06h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

08 septembre 2016

Le châtiment de l'abandon cruel de l'Algérie

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Unknown-61"Par un été aussi caniculaire que le nôtre il y a tout juste cinquante-quatre ans c’est déjà l’Islam, indirectement, qui faisait la une de l’actualité estivale avec l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962. Épilogue sanglant d’une guerre qui fit en quelques mois plus de victimes que n’en avaient causées les huit années précédentes.

L’exode de l’été 1962

Aussitôt se mettait en place, avec la complicité passive des autorités gaullistes, un processus d’épuration ethnique et religieuse initié par les massacres d’Oran du 5 juillet qui firent plus de 2 000 victimes européennes civiles, l’armée française restant l’arme aux pieds pendant les massacres. S’ensuivit l’exil en métropole d’un million de pieds-noirs et le retour au compte-goutte des supplétifs musulmans qui avaient servi dans l’armée française. En effet les ordres, formalisés par des directives officielles, étaient formels : désarmer les harkis, les abandonner à leur sort et surtout ne pas les rapatrier en métropole. 100 000 harkis et leurs familles furent massacrés dans des conditions de cruauté indicibles (émasculés, énucléés, ébouillantés, éviscérés, égorgés, etc.) pendant que 40 000 parvenaient à rejoindre la métropole grâce à des réseaux organisés par leurs officiers.

L’Église et l’Algérie

La prédiction de 1917 du père de Foucauld à René Bazin se réalisait : Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie (…) Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens. Dès la conquête de 1830 l’Église catholique avait été en butte à l’hostilité des pouvoirs publics qui craignaient que toute forme de prosélytisme en Algérie ne déclenche de nouvelles révoltes. Il n’y eut donc pas, pendant cent cinquante ans, d’action organisée d’apostolat des musulmans et, en conséquence, très peu de conversions.

En 1962 l’Église de France ne mit aucun empressement à accueillir les pieds-noirs, à l’exception notable de Mgr Rodhain, fondateur du Secours Catholique. Elle se refusa, ensuite, à toute action organisée d’évangélisation des harkis. Mgr Duval, archevêque d’Alger, resté en Algérie après l’indépendance et devenu citoyen algérien en 1965 reçut la même année, du pape Paul VI, le chapeau de cardinal.

« Le lâche soulagement » du peuple français

Quant au peuple français par le vote massif (91% de oui, 9% de non), réservé aux métropolitains, du 1 juillet il avait donné quitus au gouvernement pour mettre en œuvre les accords d’Évian et procéder à l’abandon de l’Algérie. L’aura du général De Gaulle avait, seule, permis cette issue tragique, après une victoire militaire française sur le terrain aujourd’hui largement reconnue. Déchargée du poids financier (plan de Constantine) et militaire (service militaire de dix-huit voire vingt-huit mois) de l’Algérie la France allait pouvoir, enfin, s’adonner aux délices de la société de consommation ...

Dés le 2 juillet le maréchal Juin, originaire de Bône, département de Constantine s’insurgeait et prophétisait : Que les Français en grande majorité aient par référendum, confirmé, approuvé l’abandon de l’Algérie (…) qu’ils aient ainsi été complices du pillage, de la ruine, du massacre des Français d’Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés dans des circonstances abominables sans que rien n’ait été fait pour les protéger cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes. La France est en état de péché mortel. Elle connaîtra un jour le châtiment.

Sans doute ce jour est-il venu ! [Lire la suite]

Posté le 8 septembre 2016 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 8 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 8 septembre : fête de la Nativité de Notre Dame.

Nativité de la Vierge, vers 1410-1420, Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Strasbourg

C'est selon la tradition, à Jérusalem, dans une basilique proche de la piscine probatique, où serait née la sainte Vierge, que s'est d'abord célébrée la Nativité de Notre-Dame.

La Nativité de la Vierge Marie est aussi citée dans les homélies d'André de Crète (660-740):

« Aujourd'hui comme pour des noces, l'Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd'hui, dans tout l'éclat de sa noblesse immaculée, l'humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l'état primitif. Aujourd'hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n'a pas de mère, née elle-même de l'infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd'hui est apparu l'éclat de la pourpre divine, aujourd'hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd'hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d'Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd'hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l'ordre de Melchisédech, le sacerdoce d'Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd'hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

C'est à la fin du VIIème siècle, sous le pontificat du pape Serge Ier (cf. plus bas) que l'on trouve la première trace officielle de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge. Le Pape, en sandales, mène une procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.

Mille ans plus tard, Benoît XIV (1740-1758), dans l'Histoire des Mystères et des fêtes, raconte que chaque année, au 8 septembre, un solitaire entend des chants célestes ; quand il en demande la cause à Dieu, il lui est répondu que c'est en l'honneur de la naissance de la Vierge Marie qui se célèbre au Ciel et qu'il en est averti car Marie étant née pour les hommes, il devrait faire en sorte que cette fête fût aussi célébrée sur terre. Le solitaire se rendit auprès du Pape qui, au récit de la vision, institue la fête de la Nativité de la sainte Vierge.

En France, la fête la Nativité de sa sainte Vierge porte longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparait, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d'Angers pour lui demander l'institution de la fête de sa Nativité. Aidé par le Roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres fait introduire la fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume.

Tiré du site missel.free.fr.

  • le 8 septembre : fête du Bienheureux Frédéric Ozanam.

Né à Milan le 23 avril 1813, fils d'un médecin, ancien Hussard exerçant à Milan, Frédéric Ozanam étudie le droit à Lyon avant de s'orienter vers les Lettres et l'Histoire. La Révolte des Canuts, les artisans tisserands de la Soie formant la dernière corporation sur le modèle de l'Ancien Régime (et non des ouvriers comme l'apprennent les enfants à l'école aujourd'hui), le marque profondément.

Il prend conscience de la misère existant dans la France bourgeoise de la Monarchie de Juillet. Il s'investit donc dans l'action sociale et l'apostolat laïc en fondant la Société Saint Vincent de Paul, consacrée à l'aide aux plus démunis tout en se consacrant à l'enseignement de l'Histoire à la Sorbonne.

Frédéric Ozanam meurt à quarante ans d'une tuberculose rénale, le 8 septembre 1853. Il repose dans la crypte qui porte son nom en l'église Saint-Joseph-des-Carmes au sein même de l'Institut Catholique de Paris. Jean-Paul II le déclare Bienheureux à l'issue des Journées Mondiales de la Jeunesse à Notre-Dame de Paris.

  • le 8 septembre 701 : décès du pape saint Serge Ier.

Serge Ier est le pape qui introduit dans l'Église romaine, la célébration de la Dormition de la Vierge Marie le 15 août, fête déjà répandue dans l'Église d'Orient et qui deviendra l'Assomption. Il institue également la fête de la Nativité de la Vierge Marie qui lui fait le cadeau d'entrer dans son éternité ce jour là.

  • le 8 septembre 1100 : mort du pape Clément III.
  • le 8 septembre 1276 : élection du pape Jean XXI.

Après la mort du pape Adrien V, Pedro Hispano est élu pape et prend le nom de Jean XXI. Très intéressé de chirurgie, il est le seul pape médecin et chirurgien. Il meurt huit mois plus tard, le 20 mai 1277, des séquelles, suite à un grave accident survenu dans la cathédrale de Viterbe, dont il dirigeait les travaux. Il y est inhumé.

  • le 8 septembre  1565 : délivrance de Malte occupée par les musulmans en la fête de la nativité de la Sainte Vierge.

Ce jour a lieu une dernière bataille entre Chrétiens et musulmans ; battus ces derniers rembarquent. Le siège s'achève.

Levée du Siege de Malte (1843) par Charles-Philippe Larivière (1798-1876). Salles des Croisades, Palais de Versailles.

  • le 8 septembre 1612 : fondation d'une ville française au Brésil, par Daniel de la Touche.

Daniel de la Touche, seigneur de la Ravardière, arrive au port de Javiré sur l'île de Maranhão avec de trois bâtiments : la Régente, la Charlotte et la Sainte-Anne. Il y construit un fort, auquel il donne le nom de Saint-Louis (São Luis), en l'honneur du Roi de France Louis XIII. C'est à partir de ce fort que se crée ensuite la ville de Saint-Louis de Maranhão ou São Luis do Maranhão.

  • le 8 septembre  1621 : naissance de Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé.

Louis II de Bourbon-Condé, aussi appelé le Grand Condé, porte aussi les titres de prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris le 8 septembre 1621, et meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.

Général français pendant la guerre de Trente Ans, il est l'un des meneurs de la Fronde des princes. Elève des jésuites de Bourges, il s'intéresse surtout à l'art militaire auquel il s'initie lors du siège d'Arras. Il commande l'armée de Picardie à 21 ans et barre la route de Paris aux Espagnols de Philippe IV. Il remporte plus tard l'éclatante bataille de Rocroi, peu de jour après la mort du Roi Louis XIII et y gagne une renommée nationale extraordinaire.

Il remporte ensuite envoyé la bataille de Fribourg en 1644, de Nördlingen en 1645 ; prend Dunkerque en 1646; mais échoue en Catalogne, devant Lérida ; renoue avec la victoire de Lens sur l'archiduc Léopold-Guillaume. Pendant la Fronde, il soutient d'abord la régence, durant la minorité de Louis XIV, puis s'oppose au cardinal Mazarin, qu'il appelle « le faquin écarlate ». Remportant toutes les batailles entre 1643 à 1648, il réclame pour lui l'amirauté et pour ses amis tous les postes de responsabilité dans l'armée. Le 18 janvier 1650 (voir la chronique du jour), la Régente le fait jeter en prison avec son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville. Libéré 13 mois plus tard par les frondeurs, il en prend la tête, et négocie avec les Espagnols et les Anglais, puis marche sur Paris. Mais le Roi et Turenne le battent à la bataille de Bléneau le 7 avril 1652, puis à Étampes en mai, et enfin au faubourg Saint-Antoine à Paris, où la duchesse Anne-Marie-Louise d'Orléans, la Grande Mademoiselle, fait tirer les canons sur les troupes royales pour permettre à son cousin de se réfugier dans la ville (voir la chronique du 2 juillet). Passant côté espagnol, il est encore battu par Turenne à la bataille des Dunes.

Il obtient le pardon royal, lors du traité des Pyrénées (voir la chronique du 7 novembre). Il combat à nouveau aux côtés des armées royales de Turenne lors de la guerre de Hollande, en 1672 et bat le prince d'Orange Guillaume III d'Angleterre à la bataille de Seneffe en 1674.

Il décède dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et les arts. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot et ses deux dernières années de sa vie profondément pieuses. C'est Bossuet qui prononce sur son cercueil une oraison funèbre, un chef-d'œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.

  • le 8 septembre  1760 : capitulation de Montréal.


Peu de temps après la capitulation de Québec, Montréal, dirigée par le gouverneur Vaudreuil, capitule à son tour. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais avec le traité de Paris, en 1763.

La capitulation de Montréal, document rédigé en français, a lieu le 8 septembre 1760. François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais. Les 55 articles sont presque tous accordés par Amherst, sauf ceux qui font référence aux Acadiens. Les Français ont demandé un large éventail de garanties quant-à la protection des habitants de la Nouvelle France: les Français, les Canadiens, les Acadiens et les Sauvages (Amérindiens). Vaudreuil demande que tous les habitants se voient reconnaître les mêmes droits et privilèges que les autres sujets de la couronne britannique.

  • le 8 septembre  1793 : bataille d'Hondschoote, victoire de l'armée française commandée par Houchard contre les armées coalisées.
  • le 8 septembre  1796 : victoire française à la bataille de Bassano.

La bataille de Bassano, en Italie, a lieu durant la guerre entre la France révolutionnaire et l'Autriche. La France récupère alors 30 canons, 200 chariots et fait 2 000 prisonniers.

  • le 8 septembre 1914 : apparition de Notre Dame à Paris.

Le 8 septembre 1914, à 10 heures du matin, à l'intérieur de la chapelle Notre-Dame des Armées, à Versailles, la Mère de Dieu apparaît à Marcelle Lanchon, 23 ans à l'époque, future religieuse sous le nom de sœur Marie-France :

"Si, en union avec mon divin Fils, j'aime toutes les nations qu'il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l'on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu'on m'invoque sous le vocable de Reine de France. Si l'on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d'abondantes bénédictions." Puis elle se mit à prier Jésus-Christ : "Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu'elle n'a jamais cessé de m'aimer."

Le 8 septembre 1914, est aussi le jour où a lieu ce que l'on a appelé « le miracle de la Marne » voir les chroniques des 5, 6 et 12 septembre.

  • le 8 septembre 1943 : libération d'Ajaccio, première ville française libérée.
  • le 8 septembre  1946 : naissance du Secours Catholique.

Dont la directrice en 2014, Véronique Fayet, s'affirme catholique pratiquante sur sa fiche Wikipédia. Elle y affirme aussi : « qu'il ne faut pas s'arrêter aux questions morales (avortement, etc.…) qui divisent mais qu'il faut aider les pauvres parce que c'est le moyen de se réunir.

Elle a aussi été une des fondateurs et secrétaire générale du réseau ELISAN de 2008 à 2013, European local inclusion and social action network.

ELISAN est une de ces milliers d'organisations européennes qui « diffusent l'esprit européen à travers des actions de sensibilisation aux merveilles de la solidarité bâtisseuse de paix » et dont le but est : « d'Etablir la dimension sociale de la cohésion territoriale en Europe », établir « une société cohésive, communauté solidaire composée d'individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ».

Le président fondateur de cette association, Patrick KANNER, est un franc-maçon, membre de la loge La Lumière du Nord depuis 1984, adhérent du PS depuis des décennies, homme lige de Martine Aubry, et président du Conseil Général du Nord.

Voir Riposte Catholique du 26 juillet 2014.

Posté le 8 septembre 2016 à 06h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

07 septembre 2016

Des objets du 16ème siècle provenant des expéditions françaises en Floride découverts à Cap Canaveral

En septembre 2015, trois sites sous-marins regroupant de nombreux objets ont été découverts à une profondeur de 5 à 8 mètres. Ils sont fouillés depuis lors, et y ont été trouvés pour le moment : 19 canons en fer, 3 en bronze, 12 ancres et tout l’appareillage des grands navires du XVIème siècle croisant dans les mers des Caraïbes.

Et le 9 août 2016, la Global Marine Exploration qui travaille sur le site a trouvé et photographié (mais pas encore remonté) au milieu des débris un monument de marbre marqué aux armes de France. D’autres objets attestent de l’origine française d’au moins certaines pièces, comme par exemple l’un de ces canons en bronze, dont les marques sont clairement celles apposées lors du règne du roi Henri II, ce qui donne des dates assez précises, puisqu’il ne fut roi que durant 12 ans (1547-1559). Or la colonie française de Fort Caroline qui fonda la « Floride française » (près de l’actuelle Jacksonville), a été fondée en 1564, elle pouvait donc très bien être équipée (tant le fort que les bateaux qui le défendaient) de canons comme celui-ci.

Il y a plusieurs hypothèses à cette découverte : soit il s’agit de navires français ayant sombré à cet endroit (et ce serait une découverte archéologique de tout premier ordre) soit de navires anglais ou espagnols ayant pillé les Français, piste qui devrait être privilégiée.

Posté le 7 septembre 2016 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 7 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 septembre 560 : décès de Clodoald (ou Clodoaldus), plus connu sous le nom de Saint Cloud.

Ce prince mérovingien du VIe siècle, est le petit fils de Clovis Ier. Il préfère renoncer à la royauté pour devenir ermite et moine. Par sa vie exemplaire, le peuple le vénère et l'Eglise le canonise. C'est même le premier prince franc à être canonisé.

  • le 7 septembre 878 : sacre de Louis II le Bègue.

À Troyes, lors du Concile, le pape Jean VIII sacre et couronne une deuxième fois Louis II le Bègue, en l'église St-Jean.

  • le 7-8 septembre 1101 : début de la bataille de Ramla.

Les armées franques du roi Baudouin de Jérusalem avec 260 chevaliers et 900 fantassins défont les Égyptiens qui sont plus de 10.000 hommes. Le roi a divisé son armée en cinq corps et prend le commandement des deux derniers, avec la chevalerie de Jérusalem accompagnée de la Vraie Croix. Les trois premiers attaquent successivement, le 7 au matin, et sont détruits. Avec le restant de ses troupes Baudouin écrase les Egyptiens qui lui sont plus de dix fois supérieurs, puis revient le 8 à Ramla s'emparer de leur camp.

  • le 7 septembre 1254 : Louis IX entre à Paris après la VIIème croisade.

Le Roi et son armée rentrent à Paris, après six années de croisade. Seize ans plus tard, il repart en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte. La peste emporte Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramène alors en France le corps du Roi qui est enterré à Saint-Denis.

  • le 7 septembre 1303 : arrestation du pape Boniface VIII par les hommes de Philippe IV le Bel.

Les livres d'histoire que l'on trouvait dans les écoles françaises, il y a encore 20 ans, parlaient des tensions entre le Roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII. Ce dernier y était souvent décrit comme d'un caractère et d'un orgueil démesurés, voulant mettre les rois et empereurs sous son autorité.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 1 page 186 à 188) rappelle la vérité. Le Roi de France est infidèle à sa vocation et à celle de la France ; il agresse le pape et l'Eglise

« Là, ils [Nogaret et ses adjoints] convoquèrent tous les seigneurs toscans ou romains qui conspiraient contre l'Église Romaine et le pape Boniface VIII, en particulier les Colonna. Sciarra Colonna, « qui portait aux derniers excès les haines de sa famille », forma une troupe de trois cents cavaliers qui bientôt fut portée à huit cents hommes. « Tout ce monde était payé par le roi, portait l'étendard des lis, criait : Vive le Roi ! »

Commandée par Sciarra et Nogaret, grossie de pillards et de contingents communaux, cette petite armée se dirigea vers Anagni, où Boniface VIII était venu passer l'été dans ses possessions de famille. Profitant de la trahison des gens d'Anagni, elle entra sans difficulté dans la ville aux cris de « Mort au pape Boniface ! Vive le Roi de France! » […]

Les portes du château pontifical étaient fermées ; ce fut par la cathédrale qui lui était contiguë que les conjurés résolurent d'y pénétrer. « Ils mirent donc le feu aux portes de la cathédrale ; les fleurs de lis du petit-fils de saint Louis entrèrent par effraction dans le parvis sacré, l'église fut pillée, les clercs, chassés et dépouillés, s'enfuirent, le pavé fut souillé de sang, en particulier de celui de l'archevêque élu de Strigonie... les agresseurs se précipitèrent de l'église profanée et éclairée par les flammes dans le manoir papal » [...]

Le dessein de Nogaret était d'intimider le pape, de l'amener à se démettre ou à convoquer le concile qui l'eût déposé. « A ses sommations », Boniface ne répondit pas, aux gestes furieux de Sciarra, il n'opposa que ces mots : « Voici ma tête, voici mon cou ! » Chaque fois qu'on lui proposa de renoncer à la papauté, il déclara obstinément qu'il aimait mieux perdre la vie. Sciarra voulait le tuer, Nogaret, l'en empêcha : seulement, pour intimider le vieillard, il parlait de temps en temps de le faire amener garrotté à Lyon....

Pendant que cette scène étrange se passait, le manoir papal ainsi que les maisons de Pierre Gaëtani et des cardinaux amis du pape, étaient livrées au pillage. Le trésor pontifical qui était très considérable, les reliquaires, tous les objets précieux furent la proie des Colonna et de leurs partisans, les vins du cellier furent bus ou enlevés. Simon Gérard, « marchand du pape », eut peine à s'échapper, la vie sauve.... Villani parle d'outrages adressés au pape par Nogaret.... Une tradition, fort acceptée, veut que Sciarra ait frappé Boniface de son gantelet.

Le lendemain, dimanche 8 septembre, la troupe de Sciarra se débanda ; satisfaits de leur butin, les pillards qui la composaient, allèrent le mettre à l'abri. Le 9 septembre, un revirement se produisit dans la ville. Honteux d'avoir abandonné le pape, les habitants s'armèrent et chassèrent les agents du roi de France. Le pape repartit pour Rome, mais ses quatre-vingt-six ans ne purent résister à d'aussi tragiques émotions. « Il avait des moments d'aliénation mentale..., mais comme son âme était grande et forte, il retrouva, ce semble, le calme à ses derniers moments, il mourut le 11 octobre ».

Le roi récompensa Nogaret de cette expédition. « Au don de trois cents livres de rentes qu'il lui avait fait avant le départ pour l'Italie, il ajouta cinq cents nouvelles livres de rente sur le trésor royal de Paris ; le jour des Cendres 1304, il lui donna plein pouvoir de mettre en liberté toute personne, laïque ou ecclésiastique, détenue en prison pour n'importe quel motif ».

Et Jean Guiraud de conclure :

[…] Un seul, M. Calvet, a déclaré « détestables » ces moyens employés par Philippe le Bel dans sa lutte contre Boniface VIII. Les autres ont jeté un voile sur les scènes révoltantes et leur ont trouvé d'heureuses conséquences ; pas un blâme n'est tombé de leur plume contre Sciarra et Nogaret, ces deux forbans, insulteurs de la faiblesse et de la vieillesse ! Et comme si la fin justifiait les moyens, ils ont célébré les magnifiques résultats de cette campagne d'Anagni que personne avant eux n'avait osé inscrire parmi les titres de gloire et les victoires de la France !

MM. Gauthier et Deschamps déclarent qu'elle marque « une date solennelle dans l'histoire de la civilisation ! » M. Calvet salue en elle le triomphe de la liberté de conscience, et MM. Aulard et Debidour la défaite de la papauté !

Pour la jeunesse à laquelle ces livres s'adressent, ce sont des leçons immorales puisqu'elles glorifient devant elle des coups de force et la brutalité s'acharnant contre ce qu'il y a de plus respectable au monde : la faiblesse, la vieillesse, l'autorité morale.

Ce sont aussi des leçons de mensonge ; car les manuels essaient de justifier par des erreurs historiques l'attentat d'Anagni. « Le pape, disent-ils, ne voulait pas que le clergé payât l'impôt au roi ». Rien n'est plus faux.

[…] Que voulait donc Boniface VIII, sinon maintenir contre l'absolutisme, chaque jour grandissant, de Philippe le Bel, le grand principe libéral du Moyen Age — principe d'où sont sorties les libertés politiques de l'Angleterre—que l'impôt, avant d'être levé par l'autorité royale, devrait être consenti par le contribuable ? »

La suite page 188 du tome 1 de Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit). Voir la chronique du 24 décembre.

  • le 7 septembre 1341 : par l'arrêt de Conflans-Sainte-Honorine le Roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois, duc de Bretagne.

La guerre de Succession de Bretagne éclate aux débuts de la guerre de Cent Ans, entre Charles de Blois, partisan du Roi de France Philippe VI, et Jean de Montfort, partisan du roi Édouard III d'Angleterre, prétendant à la couronne de France. Philippe VI de Valois officialise son appui en faveur de Charles de Blois par un arrêt de la Cour des Pairs à Conflans, le 7 septembre 1341. Jean de Montfort, remportant le duché de Bretagne, le Roi de France envoie alors son fils, Jean Le Bon, avec une armée de 5000 hommes.

  • le 7 septembre 1469 : entrevue entre le Roi Louis XI et son frère Charles.

Le Roi Louis XI se rend en Bas-Poitou pour avoir une entrevue avec son jeune frère Charles alors en conflit contre lui. Les deux princes se rencontrent au passage du Braud, sur la Sèvre niortaise, et se réconcilient. Le Poitou est donné en apanage au frère du Roi, pour le dédommager de la perte de la Normandie et du Berry, auxquels il renonce. Louis XI lui échange la Champagne contre la Guyenne, afin de le séparer de Charles le Téméraire.

  • le 7 septembre 1651 : le Roi Louis XIV est proclamé majeur.

C'est la fin de la régence d'Anne d'Autriche, alors que la Fronde n'est pas terminée et que Condé a été libéré et ne songe qu'à se venger de la régente. L'une des premières actions du jeune Roi est de lever une armée contre le prince de Condé, qui, de son côté, veut marcher sur Paris avec ses troupes, après avoir demandé le soutien de l'Espagne. Le Roi et sa mère sont bientôt rejoints par Mazarin à Poitiers, alors en Rhénanie. Turenne se voit confier la direction des troupes royales.

  • le 7 septembre 1707 : naissance de Buffon.

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naît le 7 septembre 1707 à Montbard. Il est célèbre pour ses travaux en mathématiques, en botanique et en biologie, et pour avoir écrit les 36 volumes de l'« Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy ». Intendant du jardin du Roi, en 1739, il améliore le Jardin des Plantes de Paris pour en faire un lieu d'étude et de recherche.

  • le 7 septembre 1761 : le Parlement de Paris fixe au 1er avril 1762 la date ultime de fermeture des collèges gérés par les jésuites.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 4 pages 153 et 154) décrit l'acharnement du Parlement de Paris contre la Compagnie de Jésus :

« Et le 1er avril 1762, à l'expiration du délai de six mois qu'il avait donné aux Jésuites, il fit fermer tous ceux de leurs collèges qui étaient dans son ressort — lequel s'étendait sur la moitié du royaume. Poursuivant son exécution jusqu'au bout, il mit sous séquestre les biens des Jésuites, leur défendit à eux-mêmes de vivre en commun dans leurs anciennes maisons, de porter l'habit de leur Ordre, d'entretenir aucune correspondance à l'étranger, c'est-à-dire avec leur général, et leur prescrivit enfin de prêter serment de fidélité au roi et aux quatre articles de 1682, sous peine d'être inhabiles à toute fonction ecclésiastique.

Réuni en assemblée extraordinaire à Paris, le 1er mai 1762, le clergé de France fit un dernier effort pour conjurer les effets de ces mesures. Une adresse lue en son nom au roi par le cardinal de La Roche-Aymon fit le plus grand éloge de la Compagnie de Jésus et demanda son maintien en France ; mais cette démarche n'eut aucun effet. Louis XV, de plus en plus dominé par Mme de Pompadour et par Choiseul, ne s'opposa pas à l'exécution des arrêts du Parlement. Et ainsi, se poursuivit rapidement, en 1762, la suppression de la Compagnie dans le ressort du Parlement de Paris, suppression qui fut finalement prononcée, le 6 avril 1762, par un nouvel arrêt d'une extrême violence. »

Voir la chronique du jour.

  • le 7 septembre 1812 : victoire de Napoléon à la bataille de la Moskova.

Victorieux sur la Moskova, Napoléon entre dans un Moscou vidé de ses habitants et ravagé par des incendies. C'est la principale confrontation de la Campagne de Russie ; les Français battent l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie.

Koutouzov a perdu 45 000 soldats russes, tués ou blessés, du côté français, 6 560 hommes ont été tués et plus de 21 000 blessés. En revanche, les Français ramassent peu de prisonniers. Une semaine plus tard, Napoléon entre dans Moscou, vidée d'une grande partie de ses habitants. L'hiver approche, il va anéantir la Grande Armée, privée de ravitaillement et harcelée par les cosaques et les partisans, lors de la retraite ordonnée le 19 octobre.


La bataille de la Moskova du 7 septembre 1812

  • le 7 septembre 1855 : bataille de Malakoff.

Grâce à cette victoire, les alliés font tomber la ville de Sébastopol et s'assurent la victoire de la guerre de Crimée.

  • 7 septembre 1936 : naissance du premier foyer de charité

La première retraite spirituelle à Châteauneuf-de-Galaure se déroule du lundi 7 au dimanche 13 septembre 1936. Elle constitue une étape importante dans la croissance des l'œuvre des Foyers de Charité. Dès le premier jour, l'abbé Finet devient le père spirituel de Marthe. Il accompagnera Marthe Robin jusqu'au bout, dans ce qu'elle vit avec le Christ, et leurs deux vies seront liées profondément.

« Alors là, elle [la Très Sainte Vierge] me dit : «  Ce sera quelque chose de tout nouveau dans l'Eglise ; cela ne se sera encore jamais fait. Ce sera du laïcat consacré, ce ne sera pas un ordre religieux. Les Foyer de charité seront dirigés par un prêtre, le Père, et ils comprendront des laïcs engagés. […] Ces Foyers de charité auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus après la défaite matérielle des peuples et les erreurs sataniques. » Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme, et la Franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses là, notamment. Elle m'a dit cela en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge. »

Le père Finet rapportant des propos de Marthe Robin, cité par François Marie ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 195 et 196)

  • le 7 septembre 1939 : les troupes françaises pénètrent en Sarre.

Elles avancent sur 8km, occupent une quarantaine de villages désertés et en restent là.

Posté le 7 septembre 2016 à 05h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

06 septembre 2016

C’est arrivé un 6 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 septembre : fête du Miracle de l'Archange Michel à Colosses.
  • le 6 septembre 972: décès du pape Jean XIII.
  • le 6 septembre 1352: décès du pape Clément VI.
  • le 6 septembre 1638 : Paris fête la naissance de Louis Dieudonné.

Le Roi Louis XIII fait tirer le canon à Paris, les échevins font allumer des feux de joie, les cloches des églises sonnent, le vin coule dans les fontaines publiques, pour célébrer la naissance du Dauphin Louis Dieudonné. Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à Notre-Dame.

  • le 6 septembre 1683 : décès de Jean-Baptiste Colbert, homme politique français.

Initialement en charge des finances du Royaume, Colbert, qui meurt à 64 ans, a exercé peu à peu son influence dans tous les domaines, tout au long des 22 années passées au service du Roi-Soleil. Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise, il fait des études de droit à l'Université de Paris. D'abord Commissaire aux Armées, à la fin de la Guerre de Trente Ans, Colbert à la mort de Mazarin, est nommé Intendant ce qui lui permet de gagner la confiance de Louis XIV.

En 1661, il dénonce les malversations financières de Fouquet, qui est arrêté à Nantes par d'Artagnan (voir la chronique de la veille). Après la destitution de Fouquet, Louis XIV nomme Colbert Contrôleur Général des Finances du Royaume.

Travailleur infatigable, il a en charge l'administration des Finances, du Commerce, la Marine, de la Surintendance des Bâtiments et des Arts et Manufactures. Il réforme l'administration, développe l'industrie et le commerce (hausse des tarifs douaniers, surveillance des Corporations, institutions quadri centenaires datant de Saint-Louis) ; il crée des manufactures de l'Etat comme Saint-Gobain ou les Gobelins. Il réorganise la justice et la marine et fait notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments ; il transforme Brest et Cherbourg en de grands ports modernes. Il achète Dunkerque aux Anglais. Il institue des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques) pour encourager vivement l'implantation de colons en Nouvelle-France (Québec). Il fait bâtir le siège de l'Académie Royale, créée par Richelieu, fonde l'Académie des Sciences, l'Académie Royale de Musique, l'Académie des Belles Lettres, et l'Académie de Peinture et de Sculpture. Enfin, il dirige le financement des travaux du château de Versailles. Il s'éteint le 6 septembre 1683. Jean-Baptiste Colbert repose toujours aujourd'hui en l'Église Saint-Eustache à Paris.

  • le 6 septembre 1787 : naissance d'Émilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée « Sainte » par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 19 septembre.

  • le 6 septembre 1802 : naissance d'Alcide Dessalines d'Orbigny, naturaliste, explorateur et paléontologue français.
  • le 6 septembre 1813 : bataille de Dennewitz.

Défaite française près de Berlin.

  • le 6 septembre 1914 : bataille de la Marne.

Joffre, commandant en chef des armées françaises, donne l'ordre de contre-offensive générale. Les Français arrêtent le repli et contiennent l'avancée allemande. Du 6 au 12 septembre 1914, plus d'un million et demi de soldats vont se livrer bataille, dans ce que l'on appelle la première bataille de la Marne, sur plus de 200 kilomètres. Très vite les Français vont parler d'intervention divine, de miracle : le «miracle de la Marne».

Le journal catholique, " Le Courrier de la Manche " du dimanche 14 janvier 1917 publie un article citant des sources allemandes dignes de foi, puisqu' il s'agit d'un prêtre et de deux officiers. La Vierge a barré la route de Paris et 100.000 hommes l'ont vue, mais ils ont ordre de se taire sous peine d'être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne, qui tient du miracle et qui se produit entre le premier vendredi de septembre et l'octave de la Nativité de la Vierge Marie.

«Le 3 janvier 1915 " Un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : <Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris... elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser... Cela je l'ai vu et un grand nombre des nôtres aussi. Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagne. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : " Oh ! La Vierge de la Marne ! "

La meilleure preuve d'authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit : "C'était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l'ambulance d'Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d'un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude ; il disait souvent : " Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. " Enfin, le jour où il reçut l'extrême-onction, il dit aux infirmiers : " Vous m'avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n'est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette. «

"Si j'étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris." Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l'entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l'avons vu." »

(Tiré du Le courrier de la Manche, du dimanche 14 janvier 1917.)

Voir les chroniques du 5 du 8 et du 12 septembre.

Monument élevé à Barcy en souvenir de l'intervention de la Sainte Vierge face aux Allemands

  • le 6 septembre 1940 : le maréchal Pétain nomme le général Weygand au poste de « Délégué général du gouvernement en Afrique française ».

Le maréchal connait les sentiments anti-allemands et la soif de revanche de Weygand. Le 20 septembre, il confie au professeur Rougier : «J'envoie Weygand en Afrique du Nord, avec tout pouvoir, loin des orages du Conseil des ministres, où il ne peut plus s'entendre avec Laval, et hors des regards des Allemands. Sa mission sera de sauvegarder l'Afrique du Nord et de former une armée capable de la défendre. Un jour cette armée nous servira, mais il est encore beaucoup trop tôt. »

Posté le 6 septembre 2016 à 06h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 septembre 2016

C’est arrivé un 5 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 septembre 1187 : naissance de Louis VIII « le Lion », Roi de France.

Louis VIII de France, dit Louis le Lion, est Roi de France de 1223 à 1226. Il est le fils de Philippe II, dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut. Marié à Blanche de Castille, elle lui donne 13 enfants, dont neuf survivent au-delà d'un an. Parmi eux, se trouve le futur Saint Louis. Il est surnommé «le Lion», car en 1214, pendant que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, Louis acquiert une grande renommée en remportant sur Jean sans Terre, le roi d'Angleterre, une importante victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou, voir la chronique du 2 juillet, mais aussi celle du 6 août sur son sacre à Reims. Louis VIII meurt le 8 novembre 1226, à Montpensier, voir la chronique du jour.

  • le 5 septembre  1413 : abolition par les Armagnacs de l'ordonnance «cabochienne»

Voir la chronique du 28 avril sur les exactions des Cabochiens dans Paris.

  • le 5 septembre 1534 : Jacques Cartier rentre de sa première expédition au Canada.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier rentre du Canada après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une croix portant l'écusson du Roi de France, le 24 juillet (Voir la chronique du jour). Il n'a pas trouvé le passage nord pour la route des Indes, mais il revient avec deux Indiens que Cartier présente à la cour du Roi François Ier.

  • le 5 septembre 1590 : l'armée du duc de Parme contraint le futur Henri IV à lever le siège devant Paris.

C'est le deuxième échec du futur Roi. Paris se donnera à son Roi de tout cœur, le jour où ce dernier se sera converti. Voir la chronique du 22 mars qui raconte l'entrée triomphale d'Henri IV, après son sacre à Chartre, sa visite à Notre-Dame de Paris et l'apparition de Saint Michel aux côtés du Roi, visible de tous les assistants

  • le 5 septembre 1619: réconciliation entre la reine-mère Marie de Médicis et son fils Louis XIII.

L'entrevue a lieu à Couzières, près de Tours.

  • le 5 septembre 1638 : naissance du Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV, à St-Germain-en-Laye, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.

Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à St-Germain pour célébrer la naissance de son fils, Louis Dieudonné. Car Louis était désiré depuis longtemps. Le mariage en 1615 de Louis XIII avec Anne d'Autriche n'avait en effet toujours pas donné d'héritier au trône de France, 23 ans plus tard, les prières du Roi et de la Reine ont été entendues (voir les chroniques du 3 novembre, pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du 10 février, pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février, pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août, pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.

A plusieurs reprises le jeune prince échappe miraculeusement à la mort : à cinq ans, il manque de se noyer dans un des bassins du jardin du Palais-Royal. Il est sauvé in extremis. À 10 ans, le 10 novembre 1647, il est atteint de la variole ; les médecins le déclarent perdus, mais le jeune Louis se remet miraculeusement. Le 30 juin 1658, le Roi est victime d'une grave intoxication alimentaire, lors de la prise de Bergues dans le Nord. Le lundi 8 juillet, on lui donne les derniers sacrements et on commence à préparer la succession, mais encore une fois, le Roi guérit miraculeusement. Et il est le chef d'État qui a gouverné le plus longtemps la France : 72 ans. Il décède le 1er septembre 1715.

Voir les chroniques du 7 juin et du 1 septembre.

  • le 5 septembre 1661 : arrestation de Nicolas Fouquet.

Le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du Roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il reste incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.

Nommé par Anne d'Autriche et Mazarin en 1653, il a redressé les finances publiques après les troubles de la fronde, mais s'est aussi enrichi prodigieusement. Fouquet mène une vie fastueuse dans le château de Vaux qu'il a fait reconstruire. Sur les conseils de Colbert, son adversaire politique, le Roi fait surveiller de près les finances publiques. Fouquet, grand mécène et bâtisseur, est au mieux avec les milieux de la Finance, grâce à son mariage avec Madeleine de Castille. Il en profite et protège les officiers royaux qui fraudent sur les billets d'épargne émis pour rembourser les dettes du Royaume.

Après trois ans de procès, Fouquet est condamné à la détention à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont. Sa devise était : «Quo non ascendam ?» Jusqu'où ne monterai-je pas ?

Portrait de Fouquet par Édouard Lacretelle

  • le 5 septembre 1670 : Bossuet est nommé précepteur du Grand Dauphin Louis, le fils de Louis XIV.

Le prélat rédige pour son royal élève des grammaires française et latine, un Traité des causes, une Logique, une Morale, un livre d'initiation à la philosophie, De la connaissance de Dieu et de soi-même, une Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte. Il donne également une Histoire de France, objective, dénonçant la Saint Barthélemy. D'ailleurs, il compte sur l'histoire pour éduquer le Grand Dauphin dans l'art de "conduire les affaires". Il en tire une synthèse très élaborée intitulée Discours sur l'histoire universelle. Dans sa Politique tirée de l'Ecriture sainte.

  • le 5 septembre 1704 : naissance de Quentin de La Tour.

Maurice Quentin de La Tour naît le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. Peintre pastelliste, il exécute de nombreux portraits des personnalités du XVIIIe siècle : Louis XV, Rousseau, Voltaire, Madame de Pompadour. Surnommé « prince des pastellistes », il fait partie des artistes les plus réputés à la cour du Roi Louis XV. D'un caractère assez particulier, il ne transmet pas ses savoirs faire, qui se perdent en partie près sa mort. Ses tableaux, très prisés avant la révolution sont invendables, après, tellement l'artiste a été engagé aux côtés des philosophes.

Autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)
Amiens, Musée de Picardie

  • le 5 septembre 1725 : mariage de Louis XV et de Marie Leszczyńska.

Louis XV n'a que 12 ans lorsqu'il est sacré Roi de France. Son règne personnel débute en 1725. Le jeune Roi, de santé fragile, doit se marier rapidement pour assurer sa descendance. Les fiançailles avec Marie-Anne-Victoire de Bourbon sont annulées, celle-ci étant trop jeune pour enfanter. Le choix se porte sur la fille du roi détrôné de Pologne, Marie Leszczynska. Leur union est fêtée à Fontainebleau.

Née le 23 juin 1703, Marie Leszczynska est l'aînée de sept ans de Louis XV. Fille unique de Stanislas, élu roi de Pologne en 1704, ayant dû abandonner son trône dès 1709, puis exilé en Turquie, il s'installe finalement en 1719 à Wissembourg, où il maintient un semblant de cour grâce aux subsides du duc de Lorraine et du régent Philippe d'Orléans !

Marie, parée d'un manteau de velours violet semé de fleurs de lys et de pierreries, embellie d'une traîne de près de dix mètres, porte une couronne sertie de diamants. Louis, vêtu d'un habit de brocart et d'un riche manteau, arbore un chapeau à plumes blanches agrémenté d'un imposant diamant. La cérémonie est suivie d'un festin agrémenté de la représentation du "Médecin malgré lui et d'éblouissantes illuminations. Louis XV devient père à 17 ans, en 1727, et le devient neuf autres fois au cours des dix années suivantes.

  • le 5 septembre 1755 : début du Grand Dérangement à Grand-Pré.

La déportation des Acadiens a commencé le 11 aout dans la région de Beaubassin, le 5 septembre est touchée la région de à Grand-Pré et à Pisiguit . En 1755, l'Acadie compte 14 000 habitants. Ils jouissent d'une certaine aisance matérielle, avec en particulier un cheptel considérable, dont 48 000 moutons, 43 000 bêtes à corne, 23 000 porcs et 3 000 chevaux. La plupart des membres du Conseil de la Nouvelle-Écosse récemment arrivés de la Nouvelle-Angleterre convoitent les terres des Acadiens. À l'époque, les marchands bostonnais s'étonnent d'ailleurs que des « étrangers » aient le droit d'avoir de si bonnes terres.

Ce jour commence l'emprisonnement des hommes acadiens et, dans l'église de Grand-Pré, la lecture de l'édit de déportation par John Winslow, commandant militaire d'Annapolis. Il compte expulser 5 000 Acadiens de Grand-Pré, d'Annapolis et de la baie de Fundy. En voici un extrait:

« J'ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C'est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté les maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés ».

(Tiré de Acadie; Esquisse d'un parcours; Sketches of a Journey. p.52)

Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et 10 septembre.

Réunion dans l'église de Grand-Pré

  • le 5 septembre 1781 : bataille de Cheseapeake, aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie.

La bataille de la baie de Chesapeake est une bataille cruciale de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, qui oppose les flottes française et britannique le 5 septembre 1781. Sous les ordres du commandant François de Grasse, les forces françaises remportent la bataille grâce à la précision de leurs tirs. Par cette victoire, les Français empêchent les Britanniques du Contre-amiral britannique Thomas Graves de venir renforcer Yorktown. Sans approvisionnement, la ville va tomber aux mains des Américains et leur permettre d'acquérir leur indépendance. Elle est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.

Par cette victoire, la France peut récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763 dont Sainte-Lucie et Tobago.

  • le 5 septembre 1793 : victoire vendéenne de Chantonnay.

Alors que les insurgées Vendéens demandent de plus en plus à « changer de chemise » et répondent moins rapidement aux appels au combat, les républicains installent deux camps fortifiés en plein cœur de la Vendée : aux Roches entre Saint-Vincent-Sterlanges et Chantonnay, et aux Naudières, à l'embranchement des routes de Montaigu et de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. La veille, les généraux Républicains et les Conventionnels en mission ont décidé d'enserrer la Vendée dans un étau constitué par les 120.000 hommes des deux armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest. Ce sont pourtant les Vendéen qui reprennent l'initiative, le 5 septembre. 18.000 hommes regroupés aux Herbiers, sous les ordres de Stofflet et D'Elbée, attaquent le camp des Roches, commandé par l'adjudant général Marceau.

Les Républicains sont obligés de fuir laissant 3000 des leurs sur le terrain. Les Vendéens ont, quand à eux, perdu 1500 hommes, c'est la victoire vendéenne de Chantonnay. Le même jour Charette échoue dans son attaque du camp des Naudières et ne réussit pas à en déloger les Bleus.

  • le 5 septembre 1798 : la Loi Jourdan rend le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.
  • le 5 septembre 1800 : l'île de Malte, occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
  • le 5 septembre 1816 : dissolution de la Chambre introuvable.

Alors que cette assemblée cherche à réaliser une vraie Restauration, rompant avec les erreurs révolutionnaires philosophiques et remettant Dieu à la source de tout pouvoir, Louis XVIII, le roi non sacré, selon le souhait de la maçonnerie qui avait déjà tenté d'empêcher le sacre de Louis XVI, dissout la « Chambre introuvable », dominée par les royalistes. Cette chambre est entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu et de Decazes, ministre de l'intérieur, tous deux maçons.

  • le 5 septembre 1838 : décès de Charles Percier, architecte français.

Charles Percier naît à Paris le 22 août 1764. Il est le précurseur, avec son ami Pierre-François-Léonard Fontaine, du style Empire. Dès 1794, ils travaillent ensemble, et ce jusqu'à la fin de leurs carrières respectives. Il réalise notamment l'Arc de Triomphe du Carrousel et le Château de Malmaison. Il reçoit le prix de Rome en 1786 et est élu à l'Académie des beaux-arts en 1811. Il meurt à Paris le 5 septembre 1838 à 72 ans.

  • le 5 septembre 1905 : naissance de Maurice Challe, général français.

Le général Maurice Challe est un des quatre généraux organisateurs du putsch militaire à Alger en 1961. Il meurt le 18 janvier 1979.

  • le 5 septembre 1914 : Charles Péguy, écrivain français, meurt au combat, à Villeroy.

Né le 7 janvier 1873 à Orléans, Péguy est un écrivain français. Il a aussi écrit sous les noms de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Également essayiste et poète, il est un artiste engagé. D'abord socialiste, anticlérical et dreyfusard, il finit par se convertir et devenir militant catholique, conservateur et royaliste. Lieutenant de réserve, il combat dès le début de la Première Guerre mondiale et meurt au début de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914, alors que sa femme est enceinte. Extrait d'Eve, œuvre écrite en 1913 :

« Vous nous voyez debout parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.

Ne déposerons-nous sur la table éternelle

Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

   

Vous nous voyez marcher parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.

Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre

Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.

    

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

   

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

   

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.

Car elles sont le corps de la cité de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première argile et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première terre et l'argile plastique.

Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.

Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,

Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.

Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

   

Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.

Qu'ils soient ensevelis dans un dernier silence.

Que Dieu mette avec eux dans la juste balance

Un peu de ce terreau d'ordure et de poussière.

   

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau

Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.

Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,

Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

   

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.

Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.

Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit

Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

   

Mère voici vos fils et leur immense armée.

Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.

Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre

Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée. »

   

Charles Péguy, Eve (1913)

  • le 5 septembre 1914 : début de la bataille de la Marne.

La bataille de Marne a lieu du 5 au 12 septembre 1914. À l'été de 1914, les troupes alliées sont en pleine retraite, après leur défaite sur les frontières. Le corps expéditionnaire britannique planifie déjà son repli vers les ports de la Manche, pour un éventuel réembarquement !

Après l'échec du plan Joffre en Lorraine, l'échec de la bataille des frontières, l'invasion et la retraite, l'armée française recule. Les troupes sont en replis ininterrompu. Rien ne semble pouvoir contenir la puissance de l'offensive allemande. Quel facteur pourrait la sauver d'un désastre imminent? Le 2 septembre, on prépare une contre-attaque commune généralisée à hauteur de la Marne. Le 5 septembre, les Alliés engagent le combat.

Les livres d'histoire parlent de « Miracle de la Marne » en décrivant un effort surhumain d'une armée épuisée, une organisation logistique utilisant toutes les ressources disponibles tels que les taxis parisiens, un savoir faire tactique de généraux qui comme Galliéni, Lanrezac, Franchet d'Espèrey, ou Foch ont su discerner une faute de l'ennemi et l'exploiter. C'est incontestable.

Mais cette vision dite « rationnelle » n'a rien d'incompatible avec une intervention divine, qui donne un tout autre sens à l'expression de Barrès de « Miracle de la Marne ». En effet, comme l'a dit Jeanne d'Arc à un autre moment critique de notre histoire : « Les soldats ont combattu et Dieu a donné la victoire ».

Ils sont nombreux, des deux côtés du front, à témoigner de la présence de la Sainte Vierge lors de la bataille de la Marne. Ainsi, madame Tripet-Nizery, infirmière de 1914 à 1916, reçoit un blessé français qui lui aurait avoué :

«Quand nous avons eu l'ordre de repartir en avant, une femme en blanc, devant la tranchée, nous entraînait». Ou encore un officier allemand, fait prisonnier : «Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous (...) Nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d'Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place».

Or c'est, en effet, le premier vendredi de ce mois de septembre, que l'armée allemande se détourne soudain et inexplicablement de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne.

Le pape Saint Pie X l'a en quelque sorte prophétisé, le 10 avril 1910 quand il reçoit les pèlerins français, il leur tient ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National :

"Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Coeur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. " Voir les chroniques du 6 du 8 et du 12 septembre.

  • le 5 septembre 1932 : décret supprimant la Haute-Volta.

La colonie de Haute-Volta est démembrée, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Soudan français, futur Mali, et le Niger.

  • le 5 septembre 1944 : les Anglais détruisent le Havre.

Le mardi 5 Septembre 1944, entre 17h45 et 19h30,  pour des raisons encore inconnues aujourd'hui, l'aviation anglaise détruit le centre du Havre par les bombes, sans causer de tort aux Allemands. 5123 civils sont tués. Le cœur historique de la ville est rasé, les bombardements réduisant en miettes les admirables constructions médiévales en colombages, la cathédrale dont la voûte s'effondre sur les nombreuses personnes qui avaient trouvé refuge à l'intérieur est réduite en cendres. Il est évident que les conditions météorologiques et l'importance des moyens déployés excluent une bavure : 300 bombardiers lourds, 500 Lancasters et 80 000 tonnes de bombes explosives et incendiaires ne peuvent pas avoir été envoyés sans raison. Or seule la population et la ville ont été détruites.

Ce qu'il reste du vieux centre ville !

  • le 5 septembre 1997 : Mère Teresa s'éteint à Calcutta.

Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l'âge de 87 ans. D'origine albanaise, elle découvre l'Inde à l'âge de 18 ans. Fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle voue sa vie aux déshérités de Calcutta et d'autres villes de l'Inde, où elle crée plus de 50 écoles et 200 centres d'accueil, orphelinats, cliniques mobiles. Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1979.

Posté le 5 septembre 2016 à 00h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

04 septembre 2016

Le plus grand malheur du monde actuel : la communion dans la main

Mere-TeresaA la question d’un journaliste en 1989 :

« Mère Térésa, quel est le plus grand malheur du monde actuel ? » 

Voici la Réponse de Mère Térésa : 

« Ce n'est pas la misère ou la famine, dont sont victimes tant de pauvres, ce ne sont pas les guerres, et les catastrophes de toutes sortes, c'est la Communion dans la main qui est ce manque de respect, vis à vis de la personne de Jésus-Christ » .

Posté le 4 septembre 2016 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent

Saint Louis et le printemps de la France

Cinquième enfant de Louis VIII (+ 1226) et de Blanche de Castille (+ 1252), Louis IX naît le 25 avril 1214. Baptisé à Poissy (actuel département des Yvelines), il devient à douze ans le 44e roi de France. Patron du diocèse aux armées et de sa cathédrale, il est également invoqué comme patron de la France, notamment le 25 août, jour où l’on célèbre l’anniversaire de sa mort. Louis, dit le « Prudhomme », meurt au cours de la dernière croisade à Tunis en 1270, après 43 ans de règne. Il est canonisé par le pape Boniface VIII dès 1297.

Img-passe-vendredi-floue

De Mgr Ravel, évêque aux armées :

"Une fois que nous sommes accordés sur les faits de l’histoire, sur leur interprétation, sur le besoin d’en faire mémoire pour disposer du présent, pour préparer le futur, pourquoi s’attarder à cet homme du passé ? Qu’il s’agisse de saint Louis ou d’autres, sur quoi repose notre attachement ? C’est une loi générale : les saints ne sont jamais réductibles à leur époque. Un saint ne se laisse pas figer dans son siècle. S’il est décalé par rapport à notre temps, c’est un décalage vers l’avenir : il nous attend au tournant suivant. Aimable, il nous tend la main, mendiant notre cœur.

Donnons à nouveau notre affection à saint Louis, roi de France. Essayons de lui ouvrir notre cœur ainsi que nous le faisons pour un ami, lui confiant nos peines, nos joies, l’associant à notre mission, cherchant à le connaître avec bienveillance. À cette condition, il nous livrera quelques secrets de sa sainteté. Car connaître le secret d’un ami, c’est autre chose que de scruter les détails de son existence, à la façon d’un historien. Le secret partagé crée une intimité profonde entre deux êtres. Avec eux, quelque chose de la gravitation du Christ nous entraîne vers Dieu.

Dans son ouvrage Saints de France (paru chez Boivin, 1ère édition 1951), Henri Pourrat touche à ce secret avec une rare virtuosité. Il plante le décor : « Avec lui, le royaume entre dans son printemps », et d’ajouter : « En cette aurore du XIIIe siècle, toute la pensée grandit. » Louis IX naît avec Bouvines (27 juillet 1214), l’éclatante victoire de son grand-père Philippe Auguste (+ 1223). Mais la redistribution politique ne vaut pas tant que la floraison printanière d’idées nouvelles. Louis reçoit à sa table deux Docteurs de l’Église, saint Bonaventure et saint Thomas d’Aquin (+ 1274). Cette vitalité de l’esprit, bientôt écrite dans la politique et les mœurs, cette sève neuve, cette fièvre du cœur, cette vague de la pensée coïncident avec le roi saint Louis et lui avec elle. Un pareil printemps soulève l’enthousiasme, le goût de l’aventure et des folles équipées. Quand les feuilles voltigent et que notre mental erre, sous l’ombre nostalgique sécrétée par l’automne, une telle incarnation de la (re)naissance nous gonfle d’espérances nouvelles. Je ne parle pas tant de la saison que de notre société, où la chute des valeurs produit l’odeur des cimetières. Notre époque accueille des esprits émoussés, fades, gavés de politiquement correct. Pouvons-nous connaître, à notre génération, une telle pulsation de l’esprit ? Quelle nouveauté, quelle poussée, quelle grandeur nouvelles tendent nos énergies ? Une fin de race n’attire pas. Un point de croissance ne fascine pas. Les projets qu’on nous présente ne portent même plus de promesses. Il nous reste l’épaisseur maigrichonne du train-train quotidien. Heureusement, l’Évangile reste un prodigieux défi… 

« Le plus fier chrétien que les païens eussent jamais connu », confie le sire de Joinville, conseiller du roi, à ses Mémoires. Parmi les regards sur saint Louis, on en trouve un qui fait le lien par-dessus les autres, c’est celui sur son christianisme. Au fond et à la cime de ses actions, il y a le chrétien. Son baptême aboutit à la sainteté. Mais il lui fournit d’abord l’unité de sa vie. Ce fameux dénominateur commun qui manque à notre vie sectorisée, Louis le trouve dans son baptême. De l’extérieur, les païens sentent et admirent la cohérence du roi. Ils ne jugent pas d’abord sa sainteté : pour l’estimer, il faut cette aimable confrontation entre les actes et l’Évangile que l’Église seule est habilitée à mettre en place. Mais les incroyants goûtent l’unité de l’homme. « Fier », indique la densité aimable, le rayon noble au parcours tranquille. La fierté éveille l’admiration sans la rechercher. Cette reconnaissance par les païens importe autant que la canonisation par l’Église. Elle chante le regard du païen sur l’homme juste. Elle dit ce à quoi il est sensible. Elle peut le déterminer à chercher « l’Unique ». En ce sens, saint Louis n’est pas seulement un exemple de piété mais un prototype du témoin.

« Tant qu’il put il choisit de faire la paix » (Henri Pourrat dans Saints de France). Formé aux armes, faiseur de croisade, combattant de première ligne, il n’idéalise pas la guerre. Elle n’est jamais un but en soi. Bien qu’à l’époque il faille gagner sa valeur à coups d’épée, le cœur de Louis IX voit plus loin que le bout de son arme. La guerre fait peut-être la valeur d’un chevalier, mais seule la paix fait le bonheur d’un pays. Il est difficile de trancher au sujet du saint roi : de la paix ou de la justice, on ne sait laquelle il préfère. « Par son amour de la justice, il se fait tant aimer, que, sans être ses sujets » (Henri Pourrat dans Saints de France), des Lorrains et Bourguignons lui demandent de leur faire droit. La postérité lui a fait un trône sous un chêne pour y rendre la justice. Certainement, l’histoire ne se trompe pas, à ceci près que saint Louis s’assoit à même le sol. C’est moins gracieux pour les images, mais cela correspond mieux à son style, absolument royal. Il est vrai aussi que la paix le hante, avec le roi d’Angleterre, avec ses grands barons, avec le sultan d’Égypte. Les deux vertus nous parlent : nous les posons l’une sur l’autre car la justice forme le socle de la paix.    

À ceux qui croient plus volontiers à la valeur de la naissance qu’à celle des mérites, il réplique comme à son fils Philippe : « Biau fils, vraiment j’aimerais mieux qu’un Écossais vint d’Écosse qui gouvernât bien et loyalement, que tu gouvernasses mal en point et en reproches. » Toujours la même recherche de la justice. La compétence donne des droits que la filiation n’impose pas. On imagine, derrière ces mots de paix, justice et compétence, l’immense liberté du souverain. Quand on a le pouvoir de faire et de défaire pour un peuple tout entier, on s’acharne à faire le bien et à défaire le mal. Et tant pis pour les courtisans payant en flatterie ce qu’ils doivent en bonne monnaie. Seulement voilà : au XIIIe siècle, on fait la différence entre le bien et le mal, entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, entre ce qui unit et ce qui divise, entre le bien personnel et le bien commun. C’est peut-être en cela que l’époque du saint roi élève et dynamise. 

De sa liberté, il est encore question dans ses rapports avec les gens d’Église. Il ne cesse de surprendre. Tandis que la croix et la bannière voguent ensemble, liées comme elles peuvent l’être dans le monde chrétien, on s’attend de la part de saint Louis à une obéissance méticuleuse, servile à force d’être respectueuse. Il n’en est rien. Sa vénération pour le mystère du prêtre ou de l’Église ne lui ôte aucune part de son discernement. Prenons un exemple. Louis fait vœu de conduire une croisade lors d’une grave maladie (presque à sa mort). Guéri, il veut tenir sa promesse ; mais sa mère, Blanche de Castille, ne l’entend pas ainsi. Elle fait intervenir l’évêque de Paris pour s’opposer à son départ. Ce dernier montre que son vœu, fait dans le délire, ne l’oblige pas. « Bon, dit le roi, je ferai donc à votre volonté. » Il rend sa croix à l’évêque. Mais aussitôt : « Et maintenant, suis-je en délire ? Eh bien, c’est maintenant que je vous demande de me donner la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! » Ces libres chevaliers de France n’abdiquent pas leur liberté. La rectitude de leur foi ne la ronge pas. Elle l’amplifie. Est-il meilleur témoin de la liberté évangélique, au croisement du respect et de la responsabilité ?

Da façon d’être roi le rattache au saint roi David bien mieux qu’une généalogie hasardeuse. Le roi dans la Bible règne en pasteur et père. Il ne suffit pas au pasteur de conduire le peuple. Il s’assimile à lui, il ne fait qu’un avec lui. En Égypte, alors que la famine et la peste poussent à la retraite, on veut obliger le roi épuisé à s’embarquer avec les autres malades. Mais il entend rester le dernier. Un de ses frères, le comte d’Anjou, lui reproche de retarder le mouvement : « Comte d’Anjou, si je vous suis à charge, débarrassez-vous de moi. Mais je n’abandonnerai jamais mon peuple. » Un peu plus tard, fait prisonnier des Sarrazins, il apprend que les riches négocient séparément leur rançon. Aussitôt, il leur interdit ces marchés pour que les pauvres ne restent pas seuls en captivité : « Je prends tout sur moi et veux être chargé de payer du mien propre le rachat de tous. » C’est le roi-pasteur selon le cœur de Dieu. Devant Mansourah, alité mais entendant le feu grégeois déchirer les airs pour tomber sur son armée, il soupirait : « Beau sire Dieu, gardez-moi mes gens ! » Henri Pourrat ajoute : « Le suzerain se doit même de former les cœurs de ses gens. » Le sire de Joinville en est un témoin remarquable. Au roi qui lui demande s’il est préférable d’attraper la lèpre que de commettre un péché mortel, Joinville répond avec sa franchise habituelle qui lui semble préférable d’avoir commis trente péchés mortels que d’être attaqué par la lèpre. C’est qu’il connaît ce qu’est la lèpre. Elle tue mais d’abord elle rogne, elle ronge, elle grignote. Saint Louis le reprend avec douceur mais précision. Il le traite de « hâtif musard ». Charles Péguy ne manque pas de commenter cette scène exemplaire. Il vaut mieux attraper trente fois la lèpre que de commettre un péché mortel. En d’autres circonstances, il éduque le même Joinville à l’humilité, le pressant de laver les pieds des pauvres.   

Posté le 4 septembre 2016 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 septembre 422 : le pape saint Boniface 1er meurt.

Canonisé, il est fêté le 4 septembre dans l'Église catholique.

  • le 4 septembre 476 : l'abdication de Romulus Augustule, fin de l'Empire romain en Occident.

Le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome et met fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, un adolescent, qu'il envoie en exile en Campanie, dans un couvent avec une confortable pension.

Odoacre envoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l'empereur légitime d'Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. En apparence, depuis Ravenne, puisqu'il a abandonné Rome, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d'Orient, dans les faits, l'Empire a cessé d'exister en Occident.

Odoacre entre dans Rome et l'empereur Romulus Augustule capitule :
(image tirée des revues "Altaya - les Chevaliers du Moyen Age")

  • le 4 septembre 1346 : début du Siège de Calais.

Pendant la guerre de Cent Ans, le Roi de France Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Edouard III se disputent la couronne de France. Après la défaite de Crécy le 26 août 1346, Edouard III qui ne songea qu'à rentrer en Angleterre, remonte vers le nord et arrive à Calais le 4 septembre 1346. C'est le début du siège de Calais qui dure 11 mois. La ville va rester sous domination britannique durant deux siècles.

  • le 4 septembre 1414 : paix d'Arras entre Armagnacs et Bourguignons.

Cette paix qui n'est qu'une trêve, est signée à Arras entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne, au nom de son père, le Roi Charles VI.

Les signes distinctifs (croix de Saint-André pour les Bourguignons et la bande blanche pour les Armagnacs) d'appartenance aux factions rivales sont bannis, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sur ordre du Dauphin. Les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix.

  • le 4 septembre 1760 : Lally-Tollendal, est assiégé dans Pondichéry.

Sans aide de la métropole, il doit capituler le 15 janvier 1761, après une longue résistance. Embastillé à son retour en France, il est jugé, condamné pour haute trahison et exécuté le 9 mai 1766. Son jugement est révisé en 1778 et il est réhabilité. Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 4 septembre 1729 : naissance de Louis-Ferdinand de France, fils aîné de Louis XV.

    Le dauphin Louis (1729-65), par François-Hubert Drouais (Madrid, Musée du Prado)

Louis-Ferdinand de Bourbon, Prince de France et de Navarre (1729-1765) est le fils aîné de Louis XV. Elève brillant, d'une foi et d'une piété exceptionnelles, il est très vite en totale opposition avec la vie dissolue de son père. Il épouse en 1745 l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon, qui décède l'année suivante. Veuf à 17 ans, sans héritier mâle, il se remarie avec la fille du roi de Pologne. Il est l'ennemi désigné des encyclopédistes, des Huguenots, des jansénistes, des francs maçons, et des parlementaires toujours très gallicans. Beaucoup d'historiens donnent de lui une image d'un prince, chef du parti des Dévots, à l'esprit étriqué soucieux du respect des traditions. Il est un pourtant prince éclairé en phase avec l'esprit de son temps, dont les positions au Conseil du Roi montre le souci de respecter tant la vocation de la France, de Fille aînée de l'Eglise, que la liberté des Français.

Le 20 décembre 1765, le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, (page 201) note que :

«…le Dauphin ayant résisté à toutes les embuches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… »

Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, et l'ennemi personnel du Dauphin est même suspecté de l'avoir empoisonné ; Choiseul ami et protecteur des philosophes, dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.

Trois des fils du Dauphin seront Rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, avec qui s'arrête la branche des Bourbons. Une fois encore, le souvenir du Testament de Saint Rémi doit être rappelé :

« Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »Voir la chronique du 13 janvier.

  • le 4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français.

François-René de Chateaubriand, naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768. Auteur romantique, il reste surtout dans la postérité pour son œuvre posthume les "Mémoires d'outre-tombe", publiées en 1849. Il meurt à Paris le 4 juillet 1848.

  • le 2-3-4 septembre 1792 : 70 des 73 galériens présents sont massacrés au Collège des Bernardins, à Paris, par les sans-culottes les prenant pour des religieux déguisés.
  • le 4 septembre 1793 : arrivée de Kléber et des Mayençais, victoire puis défaite Républicaine de Torfou (le 19 septembre).

Après la victoire Vendéenne de Chantonnay le 4 septembre, l'armée de Mayence détachée de la redoutable armée du Rhin entre dans Nantes pour soutenir l'armée des Côtes de Brest. Kléber, qui vient de capituler à Mayence avec tous les honneurs de la guerre, doit écraser au plus vite grâce à ses 16.000 hommes aguerris et à ses généraux expérimentés les « brigands » Vendéens, selon les ordres donnés par un par décret de la Convention, en date du 1er août précédent.

  • le 4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.

Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés, les royalistes du club de Clichy et le Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La « démocratie » en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donne pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat. La république finit comme elle a commencé !

Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est donc sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.

  • le 4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries. Ils préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.

Les Frères *** Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.

  • le 4 septembre 1872 : rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
  • le 4 septembre 1914 : l'armée allemande occupe Reims.
  • le 4 septembre 1944 : arrestation du général Dentz.

Le général Dentz est arrêté par un garçon boucher FFI et incarcéré à Fresnes, puis condamné à mort le 20 avril 1945. Il passe 198 jours enchaîné, fers aux pieds dans l'attente de son exécution, au milieu des condamnés de droit commun. Sa peine étant commuée en détention à perpétuité il y meurt dans des conditions de détention abjectes, le 13 décembre 1945. Il est l'exemple ineffaçable de la haine des « gaulchevistes » contre un officier ayant défendu l'honneur de la France et des populations sous mandat au Moyen-Orient.

Gaullisme et gaulchévisme de Hervé Ronzyé page 107, cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 219)

  • le 4 septembre 1958 : présentation au peuple français par le général De Gaulle du projet de Constitution de la Ve République, place de la République.
  • le 4 septembre 1981 : assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.

Posté le 4 septembre 2016 à 05h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

03 septembre 2016

C’est arrivé un 3 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 septembre 590 : élection du pape saint Grégoire Ier « le Grand ».

Grégoire Ier, dit le Grand, naît vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590 contre son gré. Instruit dans toutes les disciplines, il connaît le grec, le droit et l'art d'administrer etc…

A son élection, Rome est frappée par la peste depuis six mois. Son prédécesseur en est mort.

Sa première décision est de lancer des processions pour demander la fin du fléau. Il définit l'ordre avec lequel doit elle se doit faire : « Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »

Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ;

Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia !

L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange. Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.

Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.

  • le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.

Le Roi Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui dure jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon, puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse, Foix où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre «aux environs de la Saint Michel ».

  • le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.

Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre III (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres.

Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu'il est leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.

C'est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.

Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui : « on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).

  • le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.

La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.

  • le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.

L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but, à peine caché, est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'il vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".

L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.

  • le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.

Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.

  • le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :

« Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247

  • lle 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.

Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…

Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.

  • le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.

Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il prend le nom de Benoît XV.

Le jour de son élection, il proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento, en clair la franc-maçonnerie.

Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et développe la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Il meurt le 22 janvier 1922 ; voir la chronique du jour.

  • le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
  • le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.

Suite à l'invasion de la Pologne, le 1er septembre, par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.

  • le 3 septembre 1939 : début de la drôle de guerre.

Le 3 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne, débute la "drôle de guerre". Le terme vient du journaliste Roland Dorgelès qui décrit l'ennui des soldats, sur la ligne Maginot. Cette "drôle de guerre" dure jusqu'en mai 1940, interrompue par l'offensive allemande sur les Pays-Bas et la Belgique.

  • le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anticléricale de la république.

Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.

  • le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.

L'encyclique est consultable entièrement ici :

http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_03091965_mysterium_fr.html

  • le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.

Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.

Posté le 3 septembre 2016 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 septembre 2016

C’est arrivé un 2 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 ou le 11 septembre 909 : fondation de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne.

(Le 2 septembre, selon la date proposée par l'historien de Cluny Guy de Valous, dans: Le monachisme clunisien des origines au XVe siècle.D'autres historiens place la fondation le 11 septembre.)

Suite au Traité de Verdun de 843, les Abbayes bénédictines se voient placées sous la tutelle de princes, comtes et autres seigneurs des provinces de l'Empire.

Guillaume Ier le Pieux, comte de Mâcon, duc d'Aquitaine, consacre son domaine de Cluny aux Saints Pierre et Paul pour y faire bâtir une Abbaye selon la règle de Saint Benoît. Mais il souhaite que l'abbaye soit placée directement sous la tutelle pontificale. C'est donc une abbaye « immunitaire », c'est-à-dire indépendante à la fois de l'évêque et des seigneurs de la région, et ne doit obéissance qu'au pape. Cet élément joue un grand rôle dans le développement de l'abbaye.

Bernonest le premier Père Abbé de Cluny. Il reçoit le pouvoir de rendre justice sur son domaine ; Cluny prend de l'importance en France,car l'abbaye peut octroyer sa protection à d'autres abbayes. Un réseau puissant et quasi-indépendant du pouvoir des derniers carolingiens prend forme. Mais l'apogée de Cluny au XIe siècle est en grande partie l'œuvre de l'un de ses plus grands abbés : Odilon.

L'abbaye estun foyer intellectuel et culturel important tant au Xe qu'au XIIe siècle. A la révolution, l'abbaye devient bien-national. Les révolutionnaires détruisent le bâtiment, qui est pourtant en bon état, à l'aide de mines en 1791, en ayant préalablement vendu tapisseries, mobiliers, et les objets du culte. Ils brûlent les archives. Le domaine de l'abbaye est vendu en 1798, pour 2,14 millions de francs. Le 8 mai 1810, on fait exploser la façade et le grand portail. L'abbaye sert alors de carrière de pierres jusqu'en 1813.

  • le 2 septembre 1715 : le Parlement de Paris déclare Philippe d'Orléans Régent.

Le testament royal a été rédigé le 2 aout et complété par deux codicilles le 23 avril et le 23 aout 1715. Les lois fondamentales du Royaume désignent Philippe d'Orléans comme Régent. Le problème est que les mœurs du neveu du Roi-Soleil sont scandaleuses. Ses orgies et fêtes scabreuses ont fait de lui un personnage qui sent le soufre. Pour respecter les lois fondamentales du Royaume, tout en contrôlant les actes politiques de son neveu, le Roi trouve une solution originale.

Le Roi n'écarte pas Philippe d'Orléans, mais le nomme chef du conseil de Régence ; il en nomme par écrit tous les membres et le Régent doit suivre la majorité sur les décisions prises. Le fils légitimé du Roi, le Duc du Maine est le chef des armées.

Philippe d'Orléans prépare sa riposte le jour même de la mort du Roi en convoquant le Parlement et les Pairs de France, avec qui, il a d'avance négocié le titre de Régent. Le Parlement de Paris annule donc le testament de Louis XIV et attribue la régence à l'oncle du jeune Louis XV, le duc Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et de La Palatine. En échange le Parlement obtient un accroissement de certains de ses droits…

  • le 2 septembre 1715 : chapelle funérairedu Roi Soleil.

Le cercueil de Louis XIV est exposé dans le salon de Mercure au château de Versailles, veillé par 72 ecclésiastiques, avant d'être transporté en grandes pompes à la basilique Saint Denis.

  • le 2 septembre 1773 : naissance de Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France

Collégien à l'école royale militaire de Sorèze de 1787 à 1790, Louis de Ghaisne, comte de Bourmont y fait la connaissance d'Henri de La Rochejaquelein. En 1788, il entre au régiment des Gardes-françaises et assiste aux évènements du 14 juillet 1789 et à la mutinerie de son régiment le même jour. Fin 1790, il émigre et sert sur le Rhin comme aide de camp du prince de Condé.

En 1795, étant passé dans l'Ouest,il y sert d'abord d'agent de liaison entre l'insurrection et l'émigration, puis commecommandant en second des troupes avec la fonction de major-général de l'Armée catholique et royale du Maine, d'Anjou et de la Haute-Bretagne. Il participe à la troisième chouannerie en 1799 et commande l'Armée catholique et royale du Maine avec laquelle il écrase les Bleus à la bataille de la Hennerie ; ilprend Le Mans.Compromis dans la conspiration de Cadoudal, il est arrêté sur ordre de Fouché en 1801, mais s'évade en 1804 et se réfugie au Portugal.Sous la Restauration, il commande l'expédition en l'Algérie. Il meurt le 27 octobre 1846.

  • le 2 septembre 1792 : massacres révolutionnaires, début de la Terreur.

1532 personnes sont massacrées à Paris dans le but de terroriser la population et de réduire les indécis ou les modérés au silence. C'est le début de la Terreur. Pendant quatre jours, des Parisiens, encouragés par quelques personnalités politiques (Danton, Marat, Fréron) massacrent sans pitié.

« Sans cette journée, la révolution ne se serait jamais accomplie […] il n'y aurait pas de Convention nationale. » (*)

Comme le vote qui suit peut-il être encore considéré comme valide. 90% des inscrits ne vont pas voter. Parmi les victimes sont assassinée des personnes qui auraient pu être gênantes lors du procès du Roi auquel les révolutionnaires pensent déjà.

Et le décret de béatification des Martyrs de septembre affirme :

« On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompus les mœurs et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines. L'âme est émue d'horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu'exhibèrent pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d'hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l'Eglise, à la liberté de conscience, ou pour s'être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.

Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables qui, durant cette noire tempête, furent livrés à la mort, brille certes au premier rang cette insigne légion d'hommes qui à Paris, au mois de septembre 1792, furent immolés avec une souveraine et une infâme barbarie. » (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, (Editions de Chiré pages 74 et 75)

  • le 2 septembre 1793 : la Convention ordonne de détruire les portraits et effigies des Rois.

Du passé il faut faire table rase ; voir la chronique du 12 mai pour comprendre à quel point la haine peut rendre stupide. Sans le courage d'agents municipaux strasbourgeois la cathédrale aurait été défigurée.

  • le 2 septembre 1870 :reddition après la défaite de Sedan, Napoléon III est fait prisonnier.

Après l'échec de la division du Général Margueritte, composée de régiments de Chasseurs d'Afrique, de Chasseurs, de Hussards, à briser l'encerclement de Sedan, Napoléon III, encerclé à Sedan, capitule : il est fait prisonnier avec 91 000 hommes, 400 canons et 6000 chevaux.La nouvelle du désastre de Sedan arrive à Paris aux ministres, par un message de Napoléon III:

"L'armée est défaite et captive ; n'ayant pu me faire tuer au milieu de mes soldats, j'ai dû me constituer prisonnier pour sauver l'armée".

Le comte de Chambord, pressenti par le parlement pour régner refuse. On parle de son obstination à restaurer le drapeau blanc. En réalité, Henri d'Artois, sait que Louis XVII n'est pas mort au Temple et qu'il serait comme ses oncles, un roi illégitime.

  • le 2 septembre 1945 : Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Viêt Nam.

Hô Chi Minh proclame la République Démocratique du Viêt Nam à Hanoïet l'indépendance du pays sur la Place Ba Dinh.Le Vietminh, fondé en 1941 par d'anciens dirigeants du parti communiste indochinois, profite de la capitulation du Japon et de l'épuration lancée par les gaullistes dans l'administration française locale, pour proclamer l'indépendance. Ho Chi Minh devient président du nouveau gouvernement révolutionnaire. La guerre d'Indochine va commencer dans peu de temps.

  • le 2 septembre 1970 : mort du Général Koenig.

Fils d'un facteur d'orgue d'origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899.

Il participe à la première guerre mondiale au sein du 36e Régiment d'Infanterie, et se distingue dans les Flandres, dans l'Oise et sur l'Ailette.En 1931, devenu capitaine, Pierre Koenig rejoint la Légion Étrangère au Maroc et participe aux opérations de pacification du Rif. En 1940, Koenig participe à la bataille de Narvik au sein de la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère. En 1941, il est des combats de Syrie contre les forces françaises restées fidèles au Maréchal Pétain, avec l'état-major de la 1ère Division de la France Libre. C'est à la tête de la 1ère Brigade Française Libre qu'il mène la Défense de l'oasis de Bir-Hakeim, puis participe à la bataille d'el-Alamein.

Le 25 août 1944, Pierre Koenig défile sur les Champs-Élysées à Paris. Dans la foulée, il est nommé Gouverneur Militaire de Paris, jusqu'à la fin de la guerre.

Inspecteur en Chef des Forces d'Afrique du Nord, député du Bas-Rhin, président de la Commission de Défense de l'Assemblée Nationale, ministre de la Défense, compagnon de la Libération et membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, Pierre Koenig décède à l'Hôpital américain de Neuilly. Il est fait maréchal de France, à titre posthume, par un décret rendu par le président Mitterrand le 6 juin 1984.

Posté le 2 septembre 2016 à 04h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

01 septembre 2016

C’est arrivé un 1er septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 1er septembre 827 : élection du pape Valentin.
  • le 1er septembre 1181 : élection du pape Lucius III.
  • le 1er septembre 1159 : décès du pape Adrien IV.
  • le 1er septembre 1271 : élection du pape Grégoire XI.
  • le 1er septembre 1544 : la Compagnie de Jésus s'installe à Rome.

A Rome, Saint Ignace et ses compagnons prennent possession de la maison de Notre-Dame de la Route, qui devient la première Maison professe de la Compagnie de Jésus. Ils l'ont construite à côté une maison achetée le 15 août 1540. Le pape Paul III leur a confié la Chapelle de Notre-Dame de la Route, après avoir approuvé leur Constitution le 27 septembre 1540. De nos jours, ces lieux habités par saint Ignace se visitent toujours. C'est d'ailleurs là qu'il a écrit les Constitutions de la Compagnie. Travail qu'il n'a pas pu finir avant sa mort dans cette maison le 31 juillet 1556.

  • le 1er septembre 1557 : Jacques Cartier meurt à St-Malo.

L'explorateur français Jacques Cartier, découvreur du Canada, s'éteint dans sa ville natale de Saint-Malo. Né en 1491, il est l'auteur de cartes de navigation qui permettent d'aller au Canada, pays qu'il a découvert et baptisé. Successeur de l'explorateur florentin Jean de Verrazane, Jacques Cartier y mène trois expéditions. Il succombe de la peste qui ravage Saint-Malo cette année-là. Voir les chroniques du 20 avril et du 10 mai.

  • le 1er septembre 1715 : mort du Roi de France Louis XIV, le « Roi-Soleil ».

Après soixante-douze ans de règne et à soixante-dix-sept ans, Louis XIV meurt au château de Versailles. Son corps est exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint-Denis. Son arrière petit-fils, alors âgé de cinq ans, lui succède sous le nom de Louis XV.

L'agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août, lorsqu'il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly. Il ressent une douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon prend pour une sciatique ce qui est une gangrène sénile.

A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité, il déclare aux membres de la Cour : « Pourquoi pleurez-vous ? M'avez-vous cru immortel ? »

Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »

Le 1er septembre 1715, au Château de Versailles, après s'être confessé, Louis XIV s'éteint à 8h00. Le siècle de Louis XIV a d'abord été le siècle de Marie. Il découle directement de la consécration de la France à la Sainte Vierge faite par son père Louis XIII. Cette consécration a fait de la France le Royaume de Marie. Si le pays a atteint son apogée avec une prospérité économique remarquable, fondée sur une production, dont la qualité, le goût et l'élégance sont partout reconnus ; avec un rayonnement des Beaux arts, de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et de l'art oratoire ; avec un développement scientifique incroyable ; et surtout avec un renouveau de la foi catholique, qui voit éclore une quantité incroyable de nouvelles congrégations, qui entreprennent la ré-évangélisation du pays, c'est d'abord parce qu'un homme a su insuffler au pays sa propre grandeur et sa propre noblesse de cœur. Et cet homme est le don de Marie à la France, Louis Dieudonné, le Roi Soleil.

Voir les chroniques du 7 juin et du 5 septembre.

Cénotaphe de Louis XIV dans la basilique des Rois de France de Saint-Denis.

  • le 1er septembre 1747 : seconde intervention française en Corse.

En 1737, par la Convention de Versailles, Louis XV s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande. Le Saint-Empire et le royaume de France sont des alliés de longue pour lutter contrer les flottes ottomanes en Méditerranée et la piraterie barbaresque. Moins de dix après la première intervention française en Corse, le colonel de Choiseul-Beaupré débarque avec son armée à Bastia afin de reprendre la ville à la coalition anglo-austro-sarde, qui l'occupe depuis 1745. C'est un succès, et Gênes récupère le contrôle de l'Ile.

  • le 1er septembre 1784 : décès Jean-François Séguier, botaniste français.

Jean-François Séguier est un botaniste et épigraphiste français. Il naît et meurt d'une attaque d'apoplexie à Nîmes respectivement le 25 novembre 1703 et le 1er septembre 1784.

  • le 1er septembre 1870 : défaite de l'armée française à Sedan.

La France, pays majeur en Europe, dont l'empereur était incontournable sur le plan diplomatique, est écrasée par la petite Prusse alliée aux états allemands coalisés. La défaite est humiliante pour les Français qui capitulent devant les Prussiens et Napoléon III est capturé le 2 septembre. Le 4 septembre, une révolution d'une journée met à bas le Second Empire et proclame la IIIe République. Les Prussiens atteignent Paris et l'occupent dès le 18 septembre. Le IIème Reich est proclamé à Versailles (cf. la chronique du 18 janvier). La France perd l'Alsace-Lorraine.

  • le 1er septembre 1966 : discours anti américain de De Gaulle à Phnom-Penh.

De Gaulle, en visite à Phnom-Penh, prononce un discours critique sur la politique américaine dans le monde et particulièrement au Vietnam, il en profite pour demander le retrait des troupes américaines et la neutralisation de la péninsule.

  • le 1er septembre 1970 : décès de François Mauriac, écrivain français.

Voir la chronique du 11 octobre

  • le 1er septembre 1974 : carte à puce.

C'est l'arrivée sur le marché des premières «cartes à puces» inventées par le Français Roland Moreno, qui en a déposé le brevet le 25 mars 1974.

  • le 1er septembre 2016: rentrée scolaire en France

C'est l'occasion de rappeler cette PRIÈRE DE SAINT PIE X au glorieux saint Joseph Modèle des Travailleurs

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu; de travailler avec ordre, paix, modération et patience sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux, 1a mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien amis et des vaines complaisances dans le succès, si funeste à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche Joseph! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il.

Mais aussi l'occasion de rappeler la neuvaine qui commence pour la France, célébrée par le père Barnay à Pont de Veyle du diocèse de Belley Ars.

Voir le SB du 21 aout où Michel écrivait: 

 
"Ainsi, chaque 1er jeudi du mois, une Messe pour la France sera célébrée en l’église de Pont de Veyle à 20 heures. Cette Messe sera suivie d’une Heure d’Adoration du Saint Sacrement où nous prierons le Sacré-Cœur de Jésus de sauver la France.
 
"Ainsi, chaque 1er jeudi du mois, une Messe pour la France sera célébrée en l’église de Pont de Veyle à 20 heures. Cette Messe sera suivie d’une Heure d’Adoration du Saint Sacrement où nous prierons le Sacré-Cœur de Jésus de sauver la France."

 

Posté le 1 septembre 2016 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

31 août 2016

Saint Raymond Nonnat a deux mots à nous dire aujourd’hui

Nous fêtons aujourd'hui St Raymond Nonnat. Voici ce qu'en disait Yves Daoudal :

R"Religieux de l’ordre de la Merci pour la rédemption des captifs, il se rendit en Algérie pour racheter les chrétiens esclaves des barbaresques musulmans. Lorsqu’il n’eut plus d’argent, il se fit otage... et se mit à convertir des musulmans. On lui ferma la bouche avec un cadenas, et il allait être empalé lorsque son ami et supérieur saint Pierre Nolasque réunit la rançon nécessaire à sa libération. Il rentra à Barcelone mais mourut bientôt, prématurément, à 36 ans, des suites de ce qu’il avait subi en Algérie.

D’autre part, saint Raymond Nonnat est le saint patron des femmes enceintes et du bébé qu’elles portent.

Nonnat n’est pas son nom de famille. C’est un surnom, non-natus : non-né. Sa mère, enceinte de sept mois, tomba gravement malade et mourut. Le mari refusa qu’on l’enterre avant d’avoir vu le cadavre de son enfant. Un membre de la famille, avec son poignard, éventra la mère... et le bébé était vivant.

Saint Raymond Nonnat, saint patron des non-nés."

Posté le 31 août 2016 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 31 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 août 1622 : les armées du Roi Louis XIII commencent le siège de Montpellier.

Voir la chronique du 19 octobre qui marque la fin du siège, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas ; du 28 juin sur le siège d'Alès.

  • le 31 août 1670 : au séminaire de Rennes est célébrée la première fête du Sacré-Cœur.

La Congrégation des Saints Rites, à Rome, ne reconnaît ce culte qu'à partir du 26 janvier 1765.

  • le 31 août 1715 :Louis XIV tombe dans un semi-coma.

Le Roi entre en agonie. 72 ans de règne s'achèvent…

  • le 31 août 1801 : fin de l'expédition d'Egypte.

Le général Ménou, chef des troupes françaises d'Égypte, puisque Bonaparte a fui ce bourbier, signe un accord d'évacuation avec les Britanniques à Alexandrie mettant fin à la campagne d'Égypte. Cette campagne est un désastre militaire, même si elle permet à l'égyptologie de se développer.

  • le 31 août 1811 : décès de Louis Antoine de Bougainville, navigateur et explorateur français.

Louis Antoine de Bougainville

Portrait par Jean-Pierre Franque.

Le comte Louis-Antoine de Bougainville, naît à Paris le 12 novembre 1729 et y meurt le 31 août 1811,c'est un officier de marine, navigateur et explorateur français.

Son père est notaire au Châtelet et échevin de la ville. Après des études au collège de l'Université où il montre des aptitudes pour les mathématiques, il publie deux volumes d'un Traité de calcul intégral en 1754 et 1756. C'est à la mort de son père qu'il commence une carrière militaire. Envoyé en Nouvelle-France en 1756, il sert en tant qu'aide-de-camp du brigadier-général de Montcalm, sous les ordres duquel il participe à tous les combats contre les Anglais : les victoires françaises d'Oswego (1756), de Fort William Henry (1757) et de Fort Carillon (1758), où il est blessé ; siège de Québec en 1759, où Montcalm le met à la tête d'une force d'environ 1 000 hommes, dont une unité de 150 cavaliers qui réussit à repousser les tentatives de débarquement anglaises en amont de Québec.

Après la mort au combat de Montcalm, c'est lui qui dirige le repli des troupes françaises vers Montréal. Il est alors nommé colonel. Il remet de ses propres mains la capitulation française au général britannique Jeffery Amherst à Montréal.

Capitaine de frégate en 1763, il part établir une colonie aux îles Malouines, qu'il restitue aux Espagnols, par ordre du Roi Louis XV. Il entreprend un voyage autour du monde en partant de Nantes le 15 novembre 1766, à bord de la Boudeuse. Au Brésil, le botaniste Philibert Commerson, qui l'accompagne, découvre la fleur qu'il nomme plus tard la bougainvillée. Il franchit le détroit de Magellan, explore l'immense et dangereux archipel des Tuamotu et mouille à Tahiti, découverte en juin 1767 par Samuel Wallis. Il explore quelques semaines plus tard l'île à laquelle on donnera par la suite son nom. Il découvre ensuite la plupart des îles Samoa, qu'il appelle « îles des Navigateurs ». Il rentre à Saint-Malo le 16 mars 1769 et publie en 1771 sa Description d'un voyage autour du monde.

Promu chef d'escadre des armées navales en 1779, il commande plusieurs vaisseaux dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Et après la bataille de la baie de Chesapeake, il retourne dans l'armée de terre avec le grade de maréchal de camp.

Accusé de fuite devant l'ennemi lors de la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, le conseil de guerre le relaxe, car sa condamnation eût été embarrassante pour les ministres, compte tenu de ses relations. Il reste fidèle au Roi Louis XVI lors de la Révolution. Il est chargé en 1790 de commander l'armée navale de Brest. Promu vice-amiral en janvier 1792, il se retire du service en février de la même année, quitte la marine après en avoir refusé le ministère. Il est près du Roi le 20 juin 1792.

Arrêté pendant la Terreur, il est libéré à la suite de la chute de Robespierre. Membre de l'Académie des sciences depuis 1789, il est élu membre de l'Institut de France et membre du Bureau des longitudes en 1796. Il préside le conseil de guerre qui juge les responsables de la bataille de Trafalgar en 1809. Son corps repose au Panthéon de Paris.

  • le 31 août 1870 : débuts des combats de Bazeilles.

En d'août 1870, voulant délivrer Bazaine encerclé dans Metz, Mac-Mahon constitue une armée dite « de Châlons » où se trouve la Division Bleue. La Division de marine du général de Vassoigne, aussi appelée « Division bleue »,est constituée des 1er, 2e, 3e et 4e RI Coloniale assistés du Ier Régiment d'Artillerie Coloniale. Après 6 jours de marche forcée depuis Reims, l'armée atteint Sedan où elle se fait fixer.

La Division bleue doit protéger le village de Bazeilles, les « coloniaux » reprennent le village malgré l'énorme supériorité de l'artillerie ennemie. L'attaque bavaroise au matin du 1er est stoppée par une contre attaque de 150 marsouins dirigée par le commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la division.

Un double changement de Mac Mahon, blessé, par le général Ducrot, puis de ce dernier par le général de Wimpfen, entraînent ordres et contre-ordres, abandon de Bazeilles et reprise par assaut du village, et ceci à 1 contre dix !

Le général de Vassoigne estime que « l'infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et sonne la retraite afin d'éviter le massacre intégral de la troupe.

La division Bleue perd 2 655 hommes au cours de ce seul affrontement, mais l'adversaire laisse sur le terrain 7 000 tués dont plus de 200 officiers

Bazeilles est devenu la fête des Troupes de marine. L'anniversaire de cette bataille est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d'Outre-mer et sur les lieux mêmes de la bataille. Le récit qui suit est prononcé à cette occasion.

«1870 : la France est en guerre. Son territoire est envahi. Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue.Commandée par le général de Vassoigne, elle est composée de 2 brigades :

  • la 1re, général Reboul, est formée du 1er Régiment d'Infanterie de Marine de Cherbourg et du 4e de Toulon
  • la 2e, général Martin des Pallières, comprend le 2e Régiment d'Infanterie de Marine de Brest et le 3e de Rochefort. Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine de Lorient fournit 3 batteries.

La Division bleue fait partie du 12e Corps d'Armée sous le commandement du général Lebrun affecté à l'armée de Mac Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d'août, va tenter la jonction avec l'armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et de contre-marches harassantes, un de nos corps d'armée s'étant laissé surprendre à Beaumont, la 1re brigade, celle du général Reboul, doit intervenir, d'ailleurs avec succès, pour le dégager.

Le lendemain 31 août vers midi, c'est l'autre brigade qui est chargée de reprendre Bazeilles que l'ennemi vient d'occuper.

Le général Martin des Pallières enlève sa troupe. L'ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée; les pertes sont sévères des deux côtés; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l'après-midi, les nôtres ne tiennent plus que les lisières nord du village. C'est alors que la brigade Reboul, conservée jusque là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement reprise une nouvelle fois. Toujours au prix de combats acharnés.

On s'organise pour la nuit. Seules des grand-gardes, placées aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la Division, tiendront la localité. Le commandant Lambert, comprenant que l'ennemi, puissamment renforcé pendant la nuit, va revenir en force, lui tend un piège.

Lorsque, le 1er septembre au lever du jour, les Bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné. Une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles.

À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l'armée et l'ordre est donné d'abandonner Bazeilles. Ce que l'ennemi n'a pas réussi, la discipline l'obtient : Bazeilles est évacué. Mais le général de Wimpffen, porteur d'une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contrepied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n'ont pas manqué de s'emparer entretemps. De Vassoigne n'hésite pas et sa division, en une seule colonne, s'empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l'adversaire.

Le 1er Corps d'armée Bavarois, renforcé d'une division supplémentaire, et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu'il combine avec des manœuvres d'encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les suffoquent, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement infligeant à l'ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu'ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que « l'infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et qu'il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant le général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l'est. À cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main à la tête des débris dont il dispose.

Bazeilles est en grande partie repris, lorsque sur l'ordre de l'empereur, il fait mettre bas les armes.

La Division bleue a perdu 2 655 des siens dont 100 officiers. »

Les dernières cartouches, tableau d'Alphonse de Neuville

  • le 31 août 1903 : première expédition Charcot en Antarctique.

Le Commandant Charcot part du Havre à bord du "Français" pour une expédition en Antarctique.

  • le 31 août 1907 : Convention anglo-russe.

Alors que depuis un an des négociations militaires officieuses ont lieu entre la France et le Royaume-Uni, ce dernier signe un accord avec la Russie. Celui-ci définit les zones d'influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement. Désormais la France est alliée à l'empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France. Cet accord va se révéler fondamental. Ajouté à l'alliance franco-russe et à l'Entente cordiale, cet accord russo-britannique, sous l'égide de la France donne naissance à la Triple Entente.

Posté le 31 août 2016 à 05h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 août 2016

C’est arrivé un 30 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 30 ou 31 août 257 : élection de saint Sixte II sur le trône de Saint Pierre.

Sous son pontificat, les persécutions contre les chrétiens reprennent ; il meurt décapité le 6 août 258.

  • le 30 août 1181 : décès du pape Alexandre III.
  • le 30 août 1271 : sacre du Roi Philippe III « Le Hardi » à Reims.

Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

Le 25 août 1270, son père, le Roi saint Louis, lui donne son testament de gouvernement, un modèle pour tout chef d'Etat chrétien.

  • le 30 août 1464 : Paul II est élu pape.

Pietro Barbo naît le 23 février 1417 à Venise et meurt le 26 juillet 1471. C'est un religieux italien qui devient le 211ème pape de l'Église catholique sous le nom de Paul II. Amateur de grandeur, il fait bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il décrète également l'année sainte de 1475. Il autorise la création de l'université de Bourges le 12 décembre 1464, à la suite d'une demande du Roi Louis XI.

  • le 30 août 1482 : assassinat du prince-évêque de Liège, Louis de Bourbon.

Il est assassiné le 30 août 1482 par ordre de Guillaume de La Marck, surnommé le «Sanglier des Ardennes » à Werz, près de Liège. La révolte qui s'en suit entraîne le siège de Liège. Mais le Roi de France a trempé dans le crime. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Dans son livre, La Vierge Marie dans l'histoire de France, (Editions Résiac, page 116 et 117) le marquis de la Franquerie note qu'il est un grand Roi, particulièrement pieux, mais:

« Malheureusement, il commet un abus de pouvoir doublé d'un crime, il participe au meurtre du prince évêque de Liège. Saint François de Paule annonce alors au roi qu'il a un an pour expier son crime. Louis XI, pendant cette année, se livre à une rude pénitence, fait construire une chapelle réparatrice, et meurt le jour annoncé. Son crime était pardonné, mais l'expiation devait suivre : sa descendance fut rejetée : son fils Charles VIII n'eut pas d'héritier salique et le trône passa à son cousin Louis XII. Saint Remy avait écrit dans son testament, au sujet du roi infidèle à sa vocation : « Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive la royauté » C'est la seconde fois que cette prophétie se réalise, elle se réalisera encore et prochainement. »

  • le 30 août 1483 : décès de Louis XI, Roi de France.

C'est après s'être confessé à Saint François de Paule que s'éteint ce grand souverain, que Jules Michelet, en haine de la Monarchie a décrit comme un génie démoniaque. Louis XI «le Prudent» a pourtant sagement administré le Royaume et su limiter le pouvoir des grands féodaux : à la Couronne ont été rattachés le Berry, la Normandie, la Guyenne, la Bourgogne, l'Anjou, le Maine et la Provence. Voir les chroniques des 3 juillet, 1er et 15 août.

Saint François de Paule, ayant vu en extase la participation royale, dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège et alors qu'il se trouve en compagnie du Roi au moment du meurtre, annonce à Louis XI que Dieu lui donnait un an pour réparer sa faute avant de le rappeler à lui. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'a pas d'héritier et la couronne passe à Louis XII.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

  • le 30 août 1661 : les reliques de Saint Gaudens retrouvent leur place.

Jeune martyr de 13 ans, Saint-Gaudens a été tué par les Wisigoths vers 475. La collégiale créée pour abriter ses reliques, et l'importance de la position pendant les croisades anti-cathares du début du XIIIe siècle, font de la ville un lieu célèbre. Le pape Clément V, ancien évêque de Saint Bertrand de Comminges, visite le chapitre de Saint Gaudens le 13 janvier 1309. Mais les protestants dévastent la cité en 1569. Les reliques sont alors mises en lieu sûr et ne reprennent leur place initiale qu'un siècle plus tard.

  • le 30 août 1682 : poursuite du bombardement d'Alger.

Louis XIV donne l'ordre à la marine française de bombarder Alger. Cette action est à replacer dans le cadre de la guerre franco-algérienne (1681-1688), suite à la déclaration de guerre à la France en 1681 par le dey. Louis XIV a confié la mission à Duquesne. A cause des conditions météo déplorables ce dernier n'obtient pas la reddition algérienne.

  • le 30 août 1811 : naissance de Théophile Gautier, poète, romancier et critique d'art français.
  • le 30 août 1860 : débarquement de l'expédition française en Syrie et au Liban pour protéger les chrétiens maronites massacrés par les Druzes.
  • le 30 août 1870 : bataille de Beaumont.

Défaite de l'armée française, commandée par Mac-Mahon, qui fait retraite sur Sedan

  • le 30 août 1898 : aveux et suicide du colonel Henry.

Le colonel Hubert Henry reconnaît être l'auteur du faux qui a permis de faire condamner Alfred Dreyfus. Cavaignac, ministre de la Guerre, le fait emprisonner au fort du Mont Valérien. Il se suicide et meurt le lendemain.

  • le 30 août 1944 : libération de Rouen, Beauvais, Reims, Troyes et Châlon-sur-Marne.

Rouen n'est plus qu'un tas de ruines après de nombreux bombardements des anglo-saxons.

  • le 30 août 1954 : rejet de la Communauté européenne de défense par le Parlement français

Les négociations pour la Communauté européenne de défense (CED) durent depuis plus de deux ans. Elles échouent sur le refus du Parlement français de ratifier le projet, qui ne veut pas du réarmement de l'Allemagne.

Posté le 30 août 2016 à 05h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

29 août 2016

C’est arrivé un 29 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 août : fête de Sainte Jeanne Jugan, et fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste.

Jeanne Jugan naît le 25 octobre 1792 à Cancale au Hameau des Petites-Croix. Sa famille est pauvre mais profondément catholique.

Travaillant d'abord comme aide-cuisinière, elle refuse la demande en mariage d'un jeune marin, se sentant appelée par Dieu. Elle s'installe à Saint-Servan, près de Saint-Malo pour devenir aide à l'Hôpital du Rosais. C'est là que commence sa vocation auprès des pauvres et les malades qu'elle visite de plus en plus.

En 1837, avec Françoise Aubert, une de ses amies, elle loue un appartement dans le Centre de Saint-Servantafin d'y accueillir des personnes âgées, des pauvres, des malades et des infirmes. Ainsi commence la première maison des Servantes des Pauvres, qui s'appelleront ensuite maisons des Petites Sœurs des Pauvres. Jeanne Jugan meurt àSaint-Pern, le 29août 1879.

Benoît XVI la canonise le 11 octobre 2009, il dit:

«Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. 'Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour'. Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre ! »

  • le 29 août 70 : Jérusalem est prise par les Romains et le Temple brûle.

     

  • le 29 août 1261 : Urbain IV devient Pape.

Jacques Pantaléon est le fils d'un savetier de Troyes, il est le dernier pape élu sans avoir été cardinal. En 1264, il instaure la Fête de l'Eglise universelle aujourd'hui appelée la Fête-Dieu.

  • le 29 août 1442 : mort de Jean V, duc de Bretagne.

Jean V, «le Sage», naît le 24 décembre 1389 au château de l'Hermine à Vannes, devient duc de Bretagne, à la mort de son père, Jean IV, le 9 novembre 1399. Il n'a que dix ans et se trouve sous la tutelle du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Réconcilié avec Charles VI, il appuie le Roi de France dans la lutte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Il meurt au manoir de la Touche, près de Nantes.

  • le 29 août 1475 : Traité de Picquigny.

Les rois Edouard IV d'Angleterre et Louis XI signent un traité à Picquigny avec une trêve de 7 ans, et un dédommagement financier au roi anglais.Cela conclut une courte guerre franco anglaise.

  • le 29 août 1484 : le pape Innocent VIII est élu.
  • le 29 août 1619 : naissance de Jean-Baptiste Colbert, homme d'Etat français.

Voir la chronique du 6 septembre.

  • le 29 août 1661 : décès de Louis Couperin, compositeur et organiste français.

Louis Couperin meurt le 26 août 1661 à Paris. Il s'est fait connaître par ses œuvres pour clavecin et devient organiste de l'église Saint-Gervais à Paris en1650.

  • le 29 août 1756 : Frédéric II de Prusse attaque la Saxe.

La Guerre de Sept Ans commence.

  • le 29 août 1799 : le Pape Pie VI, incarcéré par la république française, meurt d'épuisement à Valence.

Giovanni Angelo Braschi naît à Césène, en Romagne, le 25 décembre 1717. Alors que la France est à l'origine des Etats Papaux et de la puissance temporelle du Souverain Pontife (donation de Pépin Le Bref ou traité de Quierzy, chronique du 14 avril), c'est la France qui trahit cette alliance, conclue sur les fonds baptismaux de Reims. Par la république française, le pape Pie VI est contraint de renoncer à son pouvoir temporel ; ilperd ses Etats et sa liberté ; le 15 février la république a été proclamée à Rome, lui est fait prisonnier et emmené en captivité jusqu'à Valence, où il décède, usé par sa lutte contre l'hydre révolutionnaire et les conditions de captivité, très dures pour un vieillard. Il est enterré civilement. Le citoyen Deydier, administrateur de la Drôme, écrit au Directoire :

«le ci-devant Pape vient de mourir, ce sera le dernier et la fin de la superstition».

  • le 29 août 1828 : début de l'expédition de Morée

L'expédition de Morée est une intervention française dans le Péloponnèse lors de la guerre d'indépendance grecque. Un corps expéditionnaire de 15 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Maison débarque dans le golfe de Coron et s'empare des positions turques. La présence française est maintenue jusqu'en 1833.

  • le 29 août 1879 : première ascension du sommet du Petit Dru.

Jean Charlet-Straton et ses deux guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet, parviennent au sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 m après être partis de Chamonix la veille. Une caravane d'alpinistes tente en 1913 d'y sceller une statue de la Vierge ; cela n'est finalement réalisé qu'en 1919.

  • le 29 aout 1944 : Marseille est libérée.
  • le 29 août 1984 : le ministre de l'éducation Chevènement annonce des dispositions afin d'apaiser la querelle sur l'enseignement privé.
  • le 29 août 2004 : décès de Jean-Louis Nicot, général de corps d'armée français impliqué dans le putsch d'Alger.

Posté le 29 août 2016 à 05h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

28 août 2016

Notre-Dame de Myans, refuge protecteur

À la suite d’une grave catastrophe naturelle ayant épargné une statue de la Vierge Marie, les premiers pèlerins se rendent au sanctuaire de Notre-Dame de Myans (Savoie) dès le XIIIe siècle témoignant ainsi de leur confiance en Marie.

Img-passe

Du père Jean Bianchi, ancien recteur du sanctuaire de Notre-Dame de Myans :

"Le village de Myans (environ 1 145 habitants) est avant tout caractérisé par son sanctuaire marial dédié à Notre Dame de la Nativité.  Cher au cœur des Savoyards, ce dernier se trouve à quelques kilomètres au sud-est de Chambéry, au milieu d'une région de vignes, au pied du célèbre massif de la Chartreuse. Perchée au sommet d'un clocher depuis 1855, la statue de la Vierge dorée en signale le site, jour et nuit, aux voyageurs du train ou de l'autoroute.

Les premiers écrits faisant mention de Notre-Dame de Myans remontent au XIe siècle. Il ne s’agit alors que d’un petit oratoire rural. Mais c’est au XIIIe siècle, qu’elle va prendre une importance considérable. Une grande catastrophe naturelle : l'effondrement d'un pan de la falaise proche, déclenche un glissement de terrain meurtrier le 24 novembre 1248. L’effondrement du Mont Granier recouvre par 500 millions de m3 de terre et de roches tous les villages se trouvant sur sa coulée : cinq villages sont rayés de la carte, dont le gros bourg de Saint-André, et on évoque plusieurs milliers de victimes. On dit que c’est la pire catastrophe naturelle de l’histoire des Alpes ; elle donne naissance au massif qu’on appelle les Abymes de Myans. Étonnamment, la petite chapelle de campagne dans laquelle se trouve une statue de la « Vierge Noire » est épargnée : la coulée s’est arrêtée juste devant l’entrée. Le petit groupe des moines bénédictins de Saint-André dit aussi devoir la vie sauve à la protection de la « Noire » non loin de leur chemin. Les gens de l’époque voient en cela un signe du Ciel qui donne spontanément naissance à un pèlerinage.

On ne trouve à Myans ni apparitions, ni révélations, mais simplement une confiance en Marie, que l'on invoque ici comme protectrice. Elle a protégé jadis en ce lieu une poignée de voyageurs des énormes rochers de l'éboulement ; elle continue à protéger ses enfants d'aujourd'hui de bien des rochers d'une autre nature que géologique : athéisme, indifférence spirituelle matérialisme, hédonisme, manque de confiance en la Providence, etc. Le prodige le plus fameux est le sauvetage du Savoyard Jean Grandis, seul survivant en 1534 du naufrage d’un bateau portant plus de 500 passagers au large de Livourne, en Italie. S’étant confié à Notre Dame de Myans, il revint pieds nus d’Italie et fit placer dans la chapelle un ex-voto, détruit comme beaucoup d’autres à la Révolution.

Les nombreux pèlerins qui s’y arrêtent peuvent en entrant dans le sanctuaire, contempler du premier regard deux églises superposées. Fait rare : un seul autre sanctuaire présente cette caractéristique : celui de Bethléem. Il faut descendre quelques marches pour accéder à la partie inférieure du sanctuaire, communément appelée la « crypte », oasis de silence et de recueillement. La Vierge Noire, endommagée mais sauvée in extremis à la Révolution, richement vêtue et couronnée en 1905, se trouve ici, au fond du chœur avec l’enfant Jésus. Tout a été bâti autour d’elle pour accueillir visiteurs et pèlerins venus prier ou déposer son fardeau à ses pieds. 

C’est au milieu du XVe siècle, soit deux cents ans après sa naissance, que le pèlerinage prend un essor important sous l’impulsion du comte Jacques de Montmayer qui y installe en 1458 des moines franciscains pour bâtir un monastère et s’occuper des pèlerins. Très rapidement, la chapelle primitive s’avère très fréquentée, et l’on procède à la construction d’une église supérieure pour les offices des franciscains. C’est ce qui explique, dès 1466, la structure originale des deux églises superposées qu’on peut toujours admirer de nos jours. L’édifice est encore agrandi en 1498. Au XVIIIe siècle, 6 à 7000 personnes affluent chaque 8 septembre, fête solennelle de la Nativité de Marie. Après la Révolution, le sanctuaire devient l’église paroissiale de Myans, qui obtient le statut de commune en 1881.

Une décoration originale ajoute à la beauté du lieu, qu'aiment parfois exalter les musiciens, choristes ou instrumentistes. Tous ceux qui passent à Myans voient les remarquables fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin, disciple du peintre Maurice Denis : sur les côtés se trouvent les saints savoyards, sur la voûte une magnifique Vierge. À l’entrée du chœur, est représentée la scène de l’éboulement du Granier, fondatrice du pèlerinage tel que la légende le décrit. Le chœur, fait de marbre de Carrare et de dorures, est la réplique d’une chapelle latérale de la basilique Saint-Marc de Venise.

Une maison de rencontres spirituelles, adossée à l'église et au magasin, a été bâtie dans les années 1940 et restaurée dans les années 1970. Elle accueille à la journée familles, groupes, récollections ou journées de travail des mouvements. Elle comprend actuellement 16 chambres et la restauration est préparée sur place par l’équipe.

Aujourd’hui, on estime entre 80 000 et 100 000 le nombre de visiteurs par an. Les temps forts du sanctuaire sont évidemment les grands pèlerinages diocésains à la belle saison : celui des malades et du monde de la santé le premier dimanche de juillet et le pèlerinage des familles le dimanche de septembre le plus proche de la fête patronale de la Nativité de Marie. Ces jours-là, avec le rassemblement du 15 août, le clos du sanctuaire est plein d'une foule dont les diversités se fondent dans une prière unanime."

Posté le 28 août 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 28 août : fête de saint Augustin d'Hippone, évêque et Docteur de l'Église, (le 15 juin pour les Eglises d'Orient)
  • le 28 août 430 : décès de saint Augustin.

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

  • le 28 août 1465 : le Roi Louis XI entre triomphalement dans Paris assiégé.

Alors que les princes de la Ligue du Bien publique auraient été écrasés à Montlhéry (voir la chronique du 16 juillet), malgré leur supériorité numérique (20000 ligueurs contre 12000 soldats royaux), sans la trahison du comte du Maine qui abandonne le Roi (son neveu) en plein combat, Paris devient le nouvel objectif de la Ligue qui en fait le siège.

Le Roi décide de franchir les lignes ennemies et pénètre dans sa capitale avec des provisions son armée. L'accueil des Parisiens est à la hauteur de l'exploit du Roi.

  • le 28 août 1641 : Descartes publie "Meditationes de Prima Philosophia"

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

  • le 28 août 1572 : déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

  • le 28 août 1706 : la première messe dans l'église des Invalides.

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

  • le 28 août 1944 : Bordeaux, Marseille et Toulon sont libérées.
  • le 28 août 1958 : De Gaulle et l'Algérie.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…

Posté le 28 août 2016 à 05h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

27 août 2016

La démocratie, cette vache sacrée de la modernité

Maxence Hecquard a publié en mai dernier un ouvrage imposant dans lequel il revisite les fondements et la genèse de la démocratie moderne, cette nouvelle religion séculière, ce dogme intouchable, cette "valeur de la République", selon l'expression consacrée. Dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne, il montre la métaphysique de ce régime en évolution perpétuelle, né des Lumières, pensé notamment par Kant, Hegel et Darwin. Même les représentants de l'Eglise ont fini par adopter la terminologie propre à la démocratie, en en faisant presque un principe non négociable du bien commun. Alors que, le plus souvent, la démocratie moderne écrase le principe de subsidiarité sous un totalitarisme soft. Cet idéal est une utopie, mais une utopie plaisante, à la fois pour les dirigeants mais aussi pour les électeurs qui aiment se plier au jeu :

288.88888888889_450_188"Le vice du régime est contradiction essentielle : faire gouverner un peuple incapable de le faire. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que quelque tribun mente au peuple en lui déclarant exécuter ses volontés quand il ne suit que la sienne."

Toute ressemblance avec l'actualité n'est pas fortuite. Et ce théâtre électoral se poursuit alors que l'échec de la démocratie est patent : 

"[D]eux siècles après la grande révolution, le monde n'est toujours pas en paix. Deux guerres mondiales ont eu lieu au XXe siècle en son nom [...]. A l'orée du troisième millénaire force est de constater que la démocratie progresse toujours mieux par les avions bombardiers que par les urnes. Des coalitions occidentales (souvent emmenées par les Etats-Unis...) déstabilisent, voire attaquent, nombre de régimes d'orient ou du sud au prétexte d'"insuffisance démocratique", celle-ci étant certifiée par des autorités "morales" autoproclamées.

Régression culturelle et guerres multiples : la Terre promise par les Lumières semble encore loin...

D'où vient ce paradoxe ? Comment expliquer qu'un régime qui ne vise que la cohabitation tranquille et l'épanouissement des hommes engendre tant de conflits ?

La question est celle du passage. Comment le despotisme pour instaurer la république . Comment briser la dictature pour gagner la liberté ? Comment sortir de l'obscurité ? La réponse des Lumières et unanime : par la violence".

Ainsi fonctionne l'idéologie démocrate : au nom des lendemains qui chantent, tout est possible aujourd'hui. Rousseau, Kant, Hegel sont unanimes là-dessus : la violence et la terreur sont une étape inévitable de la liberté.

Et dans le concert politico-médiatique, il n'est pas possible de s'exprimer sereinement si l'on n'a pas professé son adhésion à la démocratie, laquelle se fait totalitaire :

"Claude Polin explique que le totalitarisme se définit comme l'unicité d'un parti qui se maintient par une police de la pensée : "Une société est totalitaire oosqu'elle tend à se donner en tant que telle, c'est-à-dire en tant que totalité de se membres, pour supérieure à n'importe laquelle de ses parties, sur laquelle le tout entend du même coup exercer un pouvoir total, en lui déniant tout droit à se poser en face de lui comme un être à part entière." Force est de reconnaître que la démocratie répond à cette définition : elle ne souffre pas la contradiction. La démocratie est idéologique et totalitaire car ses valeurs sont exclusives et parce qu'elle prône une métaphysique incompatible avec toute autre vision du monde."

Posté le 27 août 2016 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 27 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 août 543 : décès de saint Césaire d'Arles.
  • le 6 juin 827 : décès du pape Eugène II.
  • le 27 août 1312 : décès d'Arthur II de Bretagne, duc de Bretagne.
  • le 27 août 1458 : élection du pape Pie II.
  • le 27 août 1590 : décès du pape Sixte Quint.

Felice Peretti, naît le 13 décembre 1520, et est élu pape le 1er mai 1585. Il prend le nom de Sixte V. Il agrandit la Bibliothèque vaticane, fait bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, et réorganise la Curie romaine.

  • le 27 août 1664 : création de la compagnie française des Indes orientales.

Elle doit faire concurrence à ses homologues anglaise et hollandaise. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises. C'est Colbert qui fonde, par lettres patentes signées par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales, dont la mission est de «naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales». Elle bénéficie d'un monopole du commerce lointain pour cinquante ans. Son siège est installé à Pondichéry en 1676 avant d'être fusionnée avec la Compagnie des Indes en 1719.

  • le 27 août 1748 : première représentation du ballet « Pygmalion ».

Elle a lieu au château de Fontainebleau et raconte l'histoire d'un sculpteur tombé amoureux de son œuvre, qui va progressivement prendre vie et faire sa déclaration d'amour au héros. Composée par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Ballot de Sauvot, cette œuvre est directement inspirée de la légende de Pygmalion décrite dans "Les Métamorphoses" du poète latin Ovide.

  • le 27 août 1783 : première ascension d'un ballon à hydrogène.

Le ballon du physicien Jacques Charles et des frères Robert effectue sa première ascension au-dessus de l'esplanade du Champ-De-Mars à Paris Il va faire 25 km jusqu'à Gonesse où il terrorise des paysans effrayés à l'atterrissage.

  • le 27 août 1798 : victoire franco-irlandaise bataille de Castlebar.

Avec l'appui des Irlandais, les troupes françaises attaquent par surprise les Anglais alors en large supériorité numérique, 6000 contre 2000 franco-irlandais. Malgré cette supériorité ils s'enfuient abandonnant tout leur matériel de guerre.

  • le 27 août 1813 : bataille de Dresde.

Napoléon vainc les Autrichiens, les Russes et les Prussiens. Voir la chronique de la veille.

  • le 27 août 1928 : pacte Briand-Kellogg entre la France et les États-Unis.

Avec la signature du pacte Kellog-Briand, la guerre est mise hors la loi ! Vraiment l'idéologie socialiste est une vraie maladie mentale ! 15 pays signataires renoncent à la guerre « en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles », dont l'Allemagne, les États-Unis d'Amérique, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne.

Posté le 27 août 2016 à 05h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

26 août 2016

C’est arrivé un 26 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 août 1346 : défaite des Français à Crécy.

Philippe VI de Valois subit une sévère défaite face au roi d'Angleterre, Edouard III, à Crécy-en-Ponthieu en Picardie. La chevalerie française, malgré son nombre est décimée par les archers anglais.

  • le 26 août 1429 : Jeanne d'Arc arrive à St-Denis.

Le Roi Charles VII, conseillé par ce fourbe de La Trémouille, ne suit pas. Seuls les grands capitaines de l'armée royale, comme La Hire, les ducs d'Alençon et de Bourbon, les comtes de Laval et de Vendôme, ouGilles de Rais et leurs troupes,l'accompagnent. La Pucelle se recueille sur les Tombeaux des Rois de France puis tente vainement de s'emparer de la porte de Saint Honoré.

  • le 26 août 1444 : bataille de la Birse.

Les Français remportent une victoire sur les Suisses ; ils sont commandés par le Dauphin Louis, futur Louis XI qui est en route vers Bâle.

  • le 26 août 1648 :journée des barricades à Paris.

Mazarin et Anne d'Autrichefont arrêter le président Pierre Broussel du Parlement de Paris, pour mettre fin à la fronde parlementaire. Mazarin profite en effet qu'un Te Deum est célébré à Notre-Dame de Paris en l'honneur de la victoire duprince deCondé à Lens sur les Espagnols ; Paris se couvre de barricades, la Cour est obligée de se réfugier à Saint-Germain-en-Laye, et Mazarin fait libérer Broussel

La Fronde parlementaire est suivie par la Fronde des princes, les troubles durent jusqu'en 1652.

  • le 26 août 1660 : entrée solennelle de Marie-Thérèse d'Autriche à Paris.

Marie-Thérèse d'Autriche, nouvelle reine de France, arrive à Paris. Entre le château de Vincennes et le Palais du Louvre, ce sont plus d'un million de spectateurs venus de toute laFrance,qui acclament le couple royal, suite au mariage célébré à Saint-Jean-de-Luz (voir la chronique du 9 juin).

  • le 26 août 1728 :naissance du mathématicien français Jean-Henri Lambert.

Jean-Henri Lambert, d'origine alsacienne, est un mathématicien, philosophe et astronome autodidacte.

  • le 26 août 1743 :naissance d'Antoine Laurent de Lavoisier.

Voir la chronique du 8 mai.

  • le 26 août 1789 :promulgation de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen approuvée par l'Assemblée constituante à Versailles.

C'est la fin officielle du régime féodal. Surtout c'est le texte qui, affirmant les droits de l'homme, nie ceux de Dieu sur l'humanité, c'est le texte qui justifie au nom des droits et de la liberté tout type de rébellion contre le Créateur.

  • le 26-27 août 1813 :début de la Bataille de Dresde.

Cette bataille oppose Napoléon aux troupes de la Sixième Coalition. Victoire sans lendemain car Napoléon malade quitte le champ de bataille et ses adjoints se font étriller quelques jours plus tard.

  • le 26 août 1850 :Louis-Philippe Ier, roi des Français.
  • le 26 août 1940 :ralliement à la France libre du Tchad et du Niger.

Le reste de l'Afrique-Équatoriale française suit deux jours plus tard.

  • le 26 août 1944 : Charles De Gaulle descend les Champs Elysées.

  • le 26 août 1977 :le Québec adopte le français comme langue officielle.

L'Assemblée nationale du Québec adopte la "Charte de la langue française" qui a été proposée par le gouvernement de l'indépendantiste René Lévesque. Le français devient la langue officielle du travail, de l'enseignement, du commerce et des affaires.

  • le 26 août 1978 : élection du Pape Jean-Paul 1er, « le pape au sourire »

Le pape Jean-Paul 1er

Le conclave élit à la papauté, pour succéder à Paul VI, le cardinal Albino Luciani de Venise. Malheureusement le Saint Père meurt après 34 jours de pontificat. Son nom est une surprise, car il faut remonter au Xe siècle pour trouver un pape prenant un nouveau nom de règne. Par ailleurs, un nom composé n'a jamais été utilisé auparavant.

Posté le 26 août 2016 à 05h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

25 août 2016

Guerre de civilisation et crise d'identité : le double mal qui ronge la France

Déclaration de Monseigneur le duc d’Anjou :

Mes chers compatriotes,

Luis-alfonso-borbon_000La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Posté le 25 août 2016 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 25 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 août : fête de Saint Louis, Roi de France.

Louis IX de France naît le 25 avril 1214 à Poissy, et meurt de la peste le 25 août 1270 à Tunis. Neuvième Roi des Capétiens directs, Louis de Poissy, comme il aimait signer les documents officiels, n'a que 12 ans au moment de son sacre, le 29 novembre 1226, à Reims, par Jacques de Bazoches, l'évêque de Soissons ; voir la chronique du 29 novembre, mais aussi celle du 25 avril. Il est l'exemple du Roi qui se fait serviteur, l'exemple du dirigeant au service du Bien Commun et de Dieu.

Il faut dire qu'il a reçu une éducation de choix, tant par son Père Louis VIII, vainqueur des Albigeois que de sa mère Blanche de Castille (voir les chroniques du 4 mars et du 27 novembre). C'est elle qui lui dit un jour « : Beau fils, vous m'êtes grandement cher, cependant j'aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que souillé d'un seul péché mortel… »

Geneviève Esquier souligne dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'escalade, pages 146-147) :

« Louis IX gouverne comme il vit. Non pas en maître de sa volonté propre, mais en traducteur de celle de Dieu. Toute sa politique intérieure en est éclairée. Il n'hésite pas, pour cela, à s'entourer, non de personnalités brillantes et flatteuses, mais de quelques conseillers sûrs, dont Joinville, et avant tout sa propre mère. Son gouvernement, il l'assied sur l'équité et la justice. Comme le Christ il ne fait pas acception des personnes. A son propre fils, il affirme : « J'aimerais mieux qu'un Ecossais vînt d'Ecosse et gouvernât le royaume bien et loyalement que tu le gouvernasses mal. » Un jour il donnera raison à un modeste plaignant contre le comte d'Anjou pourtant son frère. Lui-même rend la justice. Il n'hésite jamais d'ailleurs à appliquer un châtiment sévère considéré comme juste, car il croit à la liberté du coupable. »

Il est, sans contexte, le plus grand souverain d'Occident du XIIIe siècle et peut-être l'un des plus grands Rois de France. C'est pourquoi, il est l'exemple à suivre que propose l'Eglise à tout chef d'Etat. Il crée la Sorbonne, la curia in parlamento, ancêtre du Parlement de Paris, le système des Corporations qui ne sera détruit que par la révolution. Un grand nombre d'hospices pour pauvres et lépreux qu'il vient lui-même nourrir ou soigner, dont l'hospice des Quinze-Vingts à Paris, fait construire la Sainte-Chapelle, joyaux de l'art gothique pour y abriter la Sainte Couronne d'Épines, le château de Vincennes, l'Abbaye Royaumont et la ville d'Aigues-Mortes.

  • le 25 aout 1248 : le Roi Louis IX part en croisade d'Aigues Mortes.
  • le 25 août 1270 : le Roi Louis IX, saint Louis, meurt à Tunis, à l'âge de 56 ans, lors de la VIIIe croisade.

    Louis IX, sur son lit de mort à Tunis, remet à son fils le plan de sa conduite, par Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle de l'École militaire de France.

En signe d'humilité, c'est sur un lit de cendres et les bras en croix qu'il commence son agonie : « Beau Sire Dieu aye pitié de ces pauvres gens que j'ai amenés ici et reconduis-les dans leur pays ; ne permets pas qu'ils tombent en la main de nos adversaires et qu'ils soient obligés de renier leur foi en ton Saint Nom »

A son fils, Philippe dit le Hardi futur Philippe III, il donne le testament suivant :

Enseignements que fit Monsieur Saint Louis à son fils aîné Philippe

« A son cher fils Philippe, salut et amitié de père.

Cher fils, parce que je désire de tout mon cœur que tu sois bien enseigné en toutes choses, j'ai pensé que je te ferais quelques enseignements par cet écrit, car je t'ai entendu dire plusieurs fois que tu retiendrais davantage de moi que de tout autre.

Cher fils, je t'enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu'avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l'on te coupe les jambes et les bras et que l'on t'enlève la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t'envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l'en remercier et lui savoir bon gré car il faut comprendre qu'il l'a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci- et encore plus s'il le voulait- parce que tu l'as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t'envoie prospérité, santé de corps ou autre chose, tu dois l'en remercier humblement et puis prendre garde qu'à cause de cela il ne t'arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c'est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je te conseille de prendre l'habitude de te confesser souvent et d'élire toujours des confesseurs qui soient non seulement pieux mais aussi suffisamment bien instruits, afin que tu sois enseigné par eux des choses que tu dois éviter et des choses que tu dois faire ; et sois toujours de telle disposition que des confesseurs et des amis osent t'enseigner et te corriger avec hardiesse.

Cher fils, je t'enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l'église garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l'oraison pendant que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considèreras comme souffrant ou de cœur ou de corps , et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d'aumônes.

Si tu as malaise de cœur, dis-le à ton confesseur ou à quelqu'un d'autre que tu prends pour un homme loyal capable de garder bien ton secret, parce qu'ainsi tu seras plus en paix, pourvu que ce soit, bien sûr, une chose dont tu peux parler.

Cher fils, recherche volontiers la compagnie des bonnes gens, soit des religieux, soit des laïcs, et évite la compagnie des mauvais. Parle volontiers avec les bons, et écoute volontiers parler de Notre Seigneur en sermons et en privé. Achète volontiers des indulgences.

Aime le bien en autrui et hais le mal.

Et ne souffre pas que l'on dise devant toi paroles qui puissent attirer gens à péché. N'écoute pas volontiers médire d'autrui.

Ne souffre d'aucune manière des paroles qui tournent contre Notre Seigneur, Notre-Dame ou des saints sans que tu prennes vengeance, et si le coupable est un clerc ou une grande personne que tu n'as pas le droit de punir, rapporte la chose à celui qui peut le punir.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu'il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t'a faits de sorte que, s'il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l'honneur de gouverner le royaume, que tu sois digne de recevoir l'onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c'est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes de la justice. Et s'il advient qu'il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Et s'il advient que tu aies querelle contre quelqu'un d'autre, soutiens la querelle de l'adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l'impression de trop aimer ta querelle jusqu'à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir .

Si tu apprends que tu possèdes quelque chose à tort, soit de ton temps soit de celui de tes ancêtres, rends-la tout de suite toute grande que soit la chose, en terres, deniers ou autre chose. Si le problème est tellement épineux que tu n'en puisses savoir la vérité, arrive à une telle solution en consultant ton conseil de prud'hommes, que ton âme et celle de tes ancêtres soient en repos. Et si jamais tu entends dire que tes ancêtres aient fait restitution, prends toujours soin à savoir s'il en reste encore quelque chose à rendre, et si tu la trouves, rends-la immédiatement pour le salut de ton âme et de celles de tes ancêtres.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Eglise ; défends qu'on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens. Et je veux te rappeler ici une parole que dit le roi Philippe, mon aïeul, comme quelqu'un de son conseil m'a dit l'avoir entendue. Le roi était un jour avec son conseil privé-comme l'était aussi celui qui m'a parlé de la chose- et quelques membres de son conseil lui disaient que les clercs lui faisaient grand tort et que l'on se demandait avec étonnement comment il le supportait. Et il répondit : «  Je crois bien qu'ils me font grand tort ; mais, quand je pense aux honneurs que Notre Seigneur me fait, je préfère de beaucoup souffrir mon dommage, que faire chose par laquelle il arrive esclandre entre moi et sainte Eglise. » Je te rappelle ceci pour que tu ne sois pas trop dispos à croire autrui contre les personnes de sainte Eglise. Tu dois donc les honorer et les protéger afin qu'elles puissent faire le service de Notre Seigneur en paix.

Ainsi je t'enseigne que tu aimes principalement les religieux et que tu les secoures volontiers dans leurs besoins ; et ceux par qui tu crois que Notre Seigneur soit le plus honoré et servi, ceux-là aime plus que les autres.

Cher fils, je t'enseigne que tu aimes et honores ta mère, et que tu retiennes volontiers et observes ses bons enseignements, et sois enclin à croire ses bons conseils.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et leur tiens lieu de père pour les enseigner à tous biens, mais prends garde que, par amour pour qui que ce soit, tu ne déclines de bien faire, ni ne fasses chose que tu ne doives.

Cher fils, je t'enseigne que les bénéfices de saint Eglise que tu auras à donner, que tu les donnes à bonnes personnes par grand conseil de prud'hommes ; et il me semble qu'il vaut mieux les donner à ceux qui n'ont aucunes prébendes qu'à ceux qui en ont déjà ; car si tu les cherches bien, tu trouveras assez de ceux qui n'ont rien et en qui le don sera bien employé.

Cher fils, je t'enseigne que tu te défendes, autant que tu pourras, d'avoir guerre avec nul chrétien ; et si l'on te fait tort, essaie plusieurs voies pour savoir si tu ne pourras trouver moyen de recouvrer ton droit avant de faire guerre, et fasse attention que ce soit pour éviter les péchés qui se font en guerre. Et s'il advient que tu doives la faire, ou parce qu'un de tes hommes manque en ta cour de s'emparer de ses droits, ou qu'il fasse tort à quelque église ou à quelque pauvre personne ou à qui que ce soit et ne veuille pas faire amende, ou pour n'importe quel autre cas raisonnable pour lequel il te faut faire la guerre, commande diligemment que les pauvres gens qui ne sont pas coupables de forfaiture soient protégés et que dommage ne leur vienne ni par incendie ni par autre chose ; car il te vaudrait mieux contraindre le malfaiteur en prenant ses possessions, ses villes ou ses châteaux par force de siège. Et garde que tu sois bien conseillé avant de déclarer la guerre, que la cause en soit tout à fait raisonnable, que tu aies bien averti le malfaiteur et que tu aies assez attendu, comme tu le devras.

Cher fils, je t'enseigne que les guerres et les luttes qui seront en ta terre ou entre tes hommes, que tu te donnes la peine, autant que tu le pourras, de les apaiser, car c'est une chose qui plaît beaucoup à Notre Seigneur. Et Monsieur saint Martin nous en a donné un très grand exemple car, au moment où il savait par Notre Seigneur qu'il devait mourir, il est allé faire la paix entre les clercs de son archevêché, et il lui a semblé en le faisant qu'il mettait bonne fin à sa vie.

Cher fils, prends garde diligemment qu'il y ait bons baillis et bons prévôts en ta terre, et fais souvent prendre garde qu'ils fassent bien justice et qu'ils ne fassent à autrui tort ni chose qu'ils ne doivent. De même, ceux qui sont en ton hôtel, fais prendre garde qu'ils ne fassent injustice à personne car, combien que tu dois haïr le mal qui existe en autrui, tu dois haïr davantage celui qui viendrait de ceux qui auraient reçu leur pouvoir de toi, et tu dois garder et défendre davantage que cela n'advienne.

Cher fils, je t'enseigne que tu sois toujours dévoué à l'Eglise de Rome et à notre saint-père le pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Cher fils, donne volontiers pouvoir aux gens de bonne volonté qui en sachent bien user, et mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c'est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière. Fais chasser les hérétiques et les autres mauvais gens de ta terre autant que tu le pourras en requérant comme il le faut le sage conseil des bonnes gens afin que ta terre en soit purgée.

Avance le bien par tout ton pouvoir ; mets grande peine à ce que tu saches reconnaître les bontés que Notre Seigneur t'auras faites et que tu l'en saches remercier.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu'ils soient levés justement. Et c'est un sens que je voudrais beaucoup que tu eusses, c'est-à-dire que tu te gardasses de dépenses frivoles et de perceptions injustes et que tes deniers fussent justement levés et bien employés-et c'est ce même sens que t'enseigne Notre Seigneur avec les autres sens qui te sont profitables et convenables.

Cher fils, je te prie que, s'il plaît à Notre Seigneur que je trépasse de cette vie avant toi, que tu me fasses aider par messes et par autres oraisons et que tu demandes prières pour mon âme auprès des ordres religieux du royaume de France, et que tu entendes dans tout ce que tu feras de bon, que Notre Seigneur m'y donne part.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu'un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par sa grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu'il te donne grâce de faire sa volonté afin qu'il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu'après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle, là où nous puissions le voir, aimer et louer sans fin, Amen.

A lui soit gloire, honneur et louange, qui est un Dieu avec le Père et le Saint-Esprit, sans commencement et sans fin.

Amen. »

Tiré du site du Diocèse aux Armées, dont Saint Louis est le Saint patron. Voir les chroniques du 25 avril, du 29 novembre des 11 et 19 aout entre autres.

  • le 25 août.1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

Certes c'est elle qui impose le français et non plus en latin, dans les actes notariés, mais l'histoire officielle le passe sous silence, c'est aussi par cette ordonnance, que le Roi François 1er instaure les registres d'état civil et exige des paroisses qu'elles tiennent un registre des baptêmes et enterrements.


L'une des pages de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

  • le 25 août 1624 : naissance de François d'Aix de La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV.

Appartenant à la Compagnie de Jésus, François d'Aix de La Chaise est le confesseur du Roi pendant 34 ans. Très aimé des parisiens, il est plus connu sous le nom de Père La-Chaise. Les terres que lui a données Louis XIV sont devenues ensuite le premier grand cimetière de Paris.

  • le 25 août 1715 : Louis XIV est pris d'un violent malaise et perd connaissance ; à son réveil, il demande les derniers sacrements.

« J'ai vécu parmi les gens de ma cour ; je veux mourir parmi eux. Ils ont suivi le cours de ma vie, il est juste qu'ils me voient finir ».

Puis après le diner il demande à recevoir les derniers sacrements. Après avoir communié il fait appeler son neveu, le futur Régent, puis son arrière-petit-fils le futur Roi.

« « Mon cher enfant, vous allez être le plus grand Roi du monde. N'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez pas dans les guerres ; tachez de maintenir toujours la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous pourrez, ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l'Etat. Suivez toujours les bons conseils, et songez bien que c'est à Dieu à qui vous devez tout ce que vous êtes. Je vous donne le père Le Tellier comme confesseur ; suivez ses avis et ressouvenez-vous toujours des obligations que vous avez à madame de Ventadour.» Il embrasse l'enfant et lui donne sa bénédiction. »

Tiré de Louis XIV, le plus grand Roi du monde de Lucien Bély (Editions les classiques Gisserot de l'histoire page 263-264.)

  • le 25 août 1718 : fondation de la Nouvelle-Orléans.

A l'embouchure du Mississipi la ville de la Nouvelle-Orléans est fondée par des Français sous l'égide de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville. Baptisée ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, Régent pendant la minorité de Louis XV, la ville devient par la suite la capitale de la colonie de Louisiane. Elle est vendue aux Etats-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

  • le 25 août 1805 : échec de l'invasion de l'Angleterre.

Napoléon, alors au camp de Boulogne, apprend et comprend que la désobéissance de Villeneuve, qui s'est réfugié à Cadix le 21 aout, anéantit son plan d'invasion de l'Angleterre. Il décide un renversement de ses objectifs stratégiques pour marcher contre l'Autriche. A Talleyrand, il écrit : "je change mes batteries. […] Ils ne s'attendent pas avec quelle rapidité je ferai pirouetter mes 200.000 hommes".

  • le 25 août 1818 : inauguration de la statue équestre d'Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

La première inaugurée en 1614 a été détruite à la révolution. La foule se presse pour assister à l'inauguration de la nouvelle statue en bronze d'Henri IV.

  • le 25 août 1841 : pose de la première pierre de la Cathédrale St-Louis de Carthage.
  • le 25 août 1883 : signature du traité de Hué.

Ce traité confirme le statut du Tonkin et de l'Annam comme protectorats français. Mais la Chine le rejette ; ce rejet est à l'origine de la guerre franco-chinoise, qui ne s'achève qu'en 1885, par une victoire française.

  • le 25 août 1908 : décès d'Henri Becquerel, physicien français.
  • le 25 août 1914 : conquête de la colonie allemande du Togo par les troupes françaises.

La première bataille de la guerre 14-18 s'achève par une totale victoire française.

  • le 25 août 1939 : les journaux communistes, dont "L'Humanité" sont saisis et leur publication interdite.
  • le 25 août 1940 : Aron Jean-Marie Lustiger est baptisé à Orléans.
  • le 25 août 1942 : début des « malgré nous ».

Robert Wagner décrète le service militaire obligatoire pour 130 000 Alsaciens et Mosellans. C'est le début des malgré-nous

  • le 25 août 1944 : libération de Paris.

Le consul de Suède Raoul Nordling et le président du Conseil municipal de Paris Pierre Taittinger réussissent à convaincre le général von Choltitz, gouverneur militaire de Paris, de ne pas détruire Paris, malgré les ordres d'Hitler. Von Choltitz fait donc évacuer l'armée allemande deux semaines plus tôt; seuls 2000 soldats allemands, dépourvus de matériel lourd, restent dans la capitale. Il accepte aussi de libérer 3 245 prisonniers politiques.

Paris aurait donc pu être libérée sans qu'une goutte de sang fût versée.

Mais comme partout en France, la "Résistance" tient à créer un climat insurrectionnel afin de se débarrasser des "notables" et cadres traditionnels de l'Etat français. Voici le témoignage de Geneviève de Galard, l'exceptionnelle infirmière du camp retranché de Dien-Bien-Phu :

« Le jour de la Libération, le 25 août 1944, dès que nous avons appris que Leclerc était dans Paris et que De Gaulle allait arriver sur les Champs-Élysées, nous sommes partis, ma sœur et moi, vers la place de l'Étoile. Nous nous abritions sous les porches lorsque les tireurs des toits entraient en action, avant de nous précipiter à nouveau vers notre destination. J'étais toute fière d'être enfin arrivée au pied de l'Arc de Triomphe mais ma joie fut soudainement gâchée. J'étais sidérée par l'attitude de Parisiens qui insultaient le conducteur d'un camion allemand, dont le camarade, mort, gisait appuyé sur son épaule … Plus loin, des passants insultaient des femmes aux cheveux rasées qui passaient sur un autre camion, et qui étaient accusées d'avoir reçu chez elles des combattants ennemis. De leurs visages émanaient une telle haine que cela me faisait mal. J'avais dix-neuf ans et je découvris soudain la haine et l'intolérance. (Une Femme à Dien Bien Phu, p. 34)

Voici le témoignage du Père Bruckberger, aumônier des Forces Françaises Libres :

« Le déchaînement populaire est hideux. L'image que j'en garde est hideuse. À trente ans de distance, elle me soulève le cœur : des femmes tondues, la croix gammée peinte au goudron sur le crâne, exposées nues aux crachats et à la dérision de la populace ! Des gens sans défense arrêtés de la manière la plus arbitraire, sans mandat, par des garçons qui jouaient aux petits soldats avec de vraies armes et qui se sentaient forts de la terreur qu'ils inspiraient. […]

Le fait est que le sentiment de solitude et de petit nombre qui nous avait si souvent accablés pendant l'occupation avait fait place à un immense étonnement : jamais nous ne nous serions crus si nombreux dans la résistance. […] [Le parti communiste] siégeait et hurlait à la mort dans toutes les cours de justice. Il exerçait un affreux chantage et une surenchère dans laquelle les démocrates chrétiens se laissèrent entraîner. Au cours de cette époque sinistre, le ministère de la Justice fut constamment détenu par un démocrate-chrétien qui avait toujours peur de ne pas en faire assez. Les gens étaient condamnés avant d'être jugés, ou plutôt la sentence était portée d'avance, la comparution devant un tribunal n'était plus qu'une parodie de justice, une cérémonie vide et sacrilège. » (Tu finiras sur l'échafaud, pp.387-388)

Quant à Pierre Taittinger, il est immédiatement arrêté par le "Comité parisien de Libération", et emprisonné pendant plusieurs mois. Libéré, il est déchu de ses droits civiques et déclaré inéligible.

Le général Leclerc reçoit devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Le soir même, le général De Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire pour y faire sa fameuse allocution :

"Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !".

Du grand cinéma à la hauteur de l'évènement.

  • le 25 août 1944 : massacre de Maillé.

Ce massacre ressemble à celui d'Oradour-sur-Glane ; mais contrairement à ce dernier, le village a été reconstruit à l'identique après la guerre. En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux, passant à proximité du village, est sabotée par trois fois ; les habitants aident et cachent un pilote canadien dont l'avion a été abattu. Des escarmouches ont lieu entre les Allemands et les FFI. 124 des 500 habitants de Maillé sont abattus en représailles, dont 44 enfants de moins de 14 ans ! Le village est reconstruit à l'identique.

Posté le 25 août 2016 à 05h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)


     Archives > Histoire du christianisme

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Histoire du christianisme