30 mars 2015

C’est arrivé un 30 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 30 mars 1191 : élection du pape Célestin III.

Il condamne le divorce de Philippe-Auguste, fait prêcher des croisades, et approuve la création de l'Ordre Teutonique dont le rôle le plus important est de défendre les pèlerins en Terre Sainte

  • le 30 mars 1707 : décès du marquis de Vauban, maréchal de France.

     

 

 

Sébastien Le Prestre de Vauban, est né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret ; il meurt à 74 ans, à Paris. Architecte, ingénieur, urbaniste, hydraulicien, architecte militaire ministre de Louis XIV et essayiste, il est le grand maître français de la poliorcétique, l'art d'assiéger une forteresse. Un proverbe datant de l'époque affirme : « Ville attaquée par Vauban, ville prise ; ville défendue par Vauban, ville imprenable.»

Il a au court de sa vie doté le Royaume de France de défenses contre les envahisseurs, en construisant des citadelles réputées inviolables : plus de 180 forteresses, créant ainsi une «une ceinture de fer» appelée le «système Vauban». Il conçoit ou améliore de nombreuses places fortes : Arras, Bellegarde et le château de Bazoches, Dunkerque, Neuf-Brisach, Longwy, Besançon, Briançon, Camaret, Saint-Malo, Concarneau, Fort Elet, Fort Louvois, Fort Fouras et Brouage (Charente Maritime), Villefranche-de-Conflent…

La stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dote la France d'un glacis qui la rend inviolée durant tout le règne de Louis XIV. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008.

Il s'est aussi opposé à la Révocation de l'Édit de Nantes et aux dragonnades contre les Protestants en Poitou et en Languedoc, ce qui lui valut de sérieuses frictions avec le Marquis de Louvois.

Souhaitant rationaliser le système administratif et fiscal français pour lutter contre la misère des campagnes, il expose ces théories dans trois traités ; La Description géographique de l'élection de Vézelay(1696), Le Projet de Capitation (1694) et Le Projet d'une Dîme Royale. Ce dernier document ayant été même lu devant Louis XIV, qui lui refuse le privilège pour le publier, Vauban y propose une répartition de l'impôt plus juste et sans exemptions.

Villefranche-de-Conflent

  • le 30 mars  1791 : uniformisation des unités de mesures en France.

Le décret relatif aux moyens d'établir l'uniformité des poids et mesures en date du 26 mars 1791 est sanctionné par Louis XVI. Le mètre est défini par deux scientifiques, Delambre et Méchain, comme étant la dix millionième partie de la moitié d'un méridien terrestre (ou d'un quart de grand cercle passant par les pôles).

  • le 30 mars  1795 : fondation de l'École des langues orientales.

 

  • le 30 mars  1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon, accusés de l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, commence.

 

  • le 30 mars  1814 : Paris tombe aux mains des alliés.

Les quarante mille hommes de l'empereur n'ont pu arrêter les cent soixante mille coalisés. Le 30 mars, Paris arme la garde nationale, les ouvriers ont demandé des armes et des fusils mais le gouvernement ne leur en distribue pas. Schwarzenberg attaque par Pantin et Romainville, Blücher attaque Clichy et les hauteurs de Montmartre. La capitulation est signée, les royalistes essaient de provoquer une manifestation en faveur des Bourbons, mais seuls quelques aristocrates des beaux quartiers parisiens bougent.

  • le 30 mars  1856 : Traité de Paris.

La fin du siège de Sébastopol en septembre 1855, sonne la défaite de la Russie qui accepte sans condition de renoncer à ses prétentions sur la Turquie et de reconnaître l'intégrité du territoire turc. Ce traité marque la fin de la guerre de Crimée, la neutralité de la mer Noire (ni navigation militaire, ni fortifications) et assure la protection de l'Empire ottoman et des détroits. La Russie cède les bouches du Danube à l'Empire ottoman.

 

  • le 30 mars 1885 : les échecs au Tonkin, dans la guerre contre la Chine, provoquent la chute du cabinet Jules Ferry.
  • le 30 mars  1912 : le sultan du Maroc et la France signent un traité à Fès faisant du Maroc un protectorat français.

Le sultan Moulay Abd al-Hafid signe à Fès le traité qui place le Maroc sous protectorat français : aucune alliance, aucun emprunt n'est possible qu'avec la France et à ne contracter qu'avec elle : En échange, la France promet de respecter le sultan et la religion musulmane. Lyautey est le premier gouverneur du Maroc.

  • le 30 mars 1989 : inauguration de la Pyramide du Louvre dans la cour Napoléon du Louvre.

Très décriée, elle semble maintenant être acceptée par les Français.

  • le 30 mars  1994 : dix marins français trouvent la mort à bord du Sous-marin nucléaire d'attaque Émeraude.

Ce drame, extrêmement rare, est dû à une voie d'eau dans le compartiment des turbo-alternateurs.

  • le 30 mars  2012 : le groupe islamiste Ansar Eddine, appuyé par le MNLA touareg et des éléments d'AQMI, s'empare de Kidal.

L'Etat malien en pleine déliquescence ne contrôle plus rien.

Posté le 30 mars 2015 à 06h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

29 mars 2015

C’est arrivé un 29 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 29 mars  487 (date peu sûre): naissance de Saint Malo (en latin Maclovius, Maclou), l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
  • le 29 mars  1058 : décès du pape Étienne IX (Fréderic de Lorraine).

Étienne IX élu pape le 3 août 1057 est le fils de Gothelon Ier, de la famille des ducs de Lorraine. Il est également le frère de Godefroi II le Barbu, le duc de Toscane. Avant d'être pape, il est bénédictin et abbé du Mont-Cassin. Désigné pape sans l'aval de l'empereur, il meurt, probablement assassiné, à Florence, après huit mois de pontificat.

Premier pape à s'émanciper de la tutelle de l'empereur, il propose que le souverain pontife soit élu par un collège de cardinaux, mode d'élection qui sera institué par son successeur. Canonisé, il est fêté le 29 mars, jour de sa mort.

  • le 29 mars  1139 : le pape Innocent II fulmine la bulle Omne datum optimum, qui accorde certains privilèges à l'Ordre du Temple.

La bulle reconnaît la règle du Temple, accorde à ses membres tout butin conquis sur les Sarrasins en Terre Sainte et place l'ordre sous la protection directe du Saint Siège. Le Temple est donc libre de toute dîme et de tout hommage. Les Templiers, relevant directement de l'autorité papale, ne peuvent contracter un hommage envers un seigneur, qui était un laïc.

  • le 29 mars  1179 : élection de l'antipape Innocent III.

Il est élu en tant que successeur de Calixte III par quelques cardinaux voulant continuer à s'opposer à Alexandre III, mais personne ne le reconnaît, ce qui explique la brièveté de son règne. Il est déposé en juin 1180, ce qui met donc fin au schisme né avec Victor IV.

  • le 29 mars  1382 : entrée triomphale de Charles VI à Rouen.

Il vient, plus d'un mois après la révolte de la Harelle, pour rétablir l'autorité royale bafouée et sanctionner les coupables. Il décide de supprimer Rouen afin de mettre en place une municipalité régie par l'autorité du bailli royal. Finalement, il accorde son pardon à la ville le jour de Pâques, se contentant de détruire plusieurs bâtiments, d'augmenter les impôts et de supprimer certains privilèges.

  • le 29 mars  1632 : Traité de Saint-Germain en Laye.

L'Angleterre reconnaît l'Acadie et le Canada, la Nouvelle France, possession française, par le Traité de St-Germain, elle rend la ville de Québec. La ville avait été conquise par les frères Kirke trois mois après la fin des hostilités. (Cf. les chroniques du 5 décembre et du 1 mars sur Samuel Champlain, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

  • le 29 mars  1790 : Pie VI, dans une allocution, « le Syllabus » condamne les principes de la Révolution française.

Le pape condamne le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et manifeste son inquiétude en présence  des principes de la Révolution et des projets de la Constituante en matière religieuse. Extraits :

« Quand la religion est bannie de la société civile, quand la doctrine et l'autorité de la révélation divine sont rejetées, la vraie justice ou plutôt la vraie notion de la justice et du droit humain s'obscurcit, se perd, et la force matérielle prend la place de la justice et du vrai droit. Qui ne voit, qui ne sent très bien qu'une société soustraite aux lois de la religion et de la vraie justice ne peut avoir d'autre but que d'amasser, d'accumuler des richesses et, dans tous ses actes, d'autre loi que l'indomptable désir de satisfaire ses passions et de se procurer des jouissances ? Voilà pourquoi les hommes de ce caractère poursuivent d'une haine cruelle les ordres religieux, sans avoir égard aux immenses services rendus par eux à la religion, à la société et aux lettres. Non contents de bannir la religion de la société, ils veulent l'exclure de la famille. Enseignant et professant la funeste erreur du Communisme et du Socialisme, ils affirment que « la société domestique ou la famille emprunte toute sa raison d'être du droit purement civil et, en conséquence, que de la loi civile découlent et dépendent tous les droits des parents sur les enfants, même le droit d'instruction et d'éducation ». Tous ceux qui ont entrepris de bouleverser l'ordre religieux et l'ordre social, et d'anéantir toutes les lois divines et humaines, ont toujours fait conspirer leurs conseils coupables, leur activité et leurs efforts à tromper et à dépraver surtout la jeunesse. Voilà pourquoi le clergé régulier et séculier, malgré les plus indubitables et les plus illustres témoignages rendus par l'histoire à ses immenses services est, de leur part, l'objet d'atroces et incessantes persécutions, et pourquoi ils disent que « le clergé étant ennemi du véritable et utile progrès dans la science et la civilisation, il faut lui ôter l'instruction et l'éducation de la jeunesse » …

  • le 29 mars  1796 : le général François-Athanase Charette de La Contrie, dit «Charrette», chef de l'Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz, est fusillé à Nantes, sur la place Viarme.

Exécution de François Athanase de Charette de La Contrie en 1796 à Nantes, par B. Van Deschamp (1866).

Ayant prononcédistinctement un acte de contrition, il embrasse son confesseur, l'abbé Guibert l'exhorte au courage. Charrette lui répond :

"Monsieur l'abbé, j'ai bravé cent fois la mort. J'y vais pour la dernière fois, sans la braver, sans la craindre."

Il s'avance, la tête haute, vers l'emplacement de l'exécution, s'arrête devant son cercueil avec un sourire ironique avant de hocher la tête d'un air approbateur, obtient de mourir debout, sans avoir les yeux bandés, et donne lui-même l'ordre du tir. Les soldats chargés d'exécuter la sentence de la mort, prononcée le matin même par le tribunal ont été choisis dans le bataillon de chasseurs qui avait réussi à le capturer le 23 mars dans le bois de la Chabotterie. Les autorités viennent constater la mort et vont le déterrer deux jours plus tard pour s'en assurer encore !

  • le 29 mars  1863 : les Français de Forey lancent le 1er assaut sur le fort San-Javier de Puebla au Mexique.

Après l'échec du 5 mai 1862, les Français, dont le général a été « limogé » (verbe créé suite à la purge de près de 90% des généraux français après les débuts catastrophiques de la guerre de 1914), se lancent, aux ordres du général Forey, de nouveau à l'assaut de la ville de Puebla.

L'encerclement de la ville, débuté le 16 mars et achevé le 22 mars. Le 29 mars le fort San Javier tombe après 20h00 de combats. A partir du 31 mars les Français doivent conquérir la ville maison par maison, avant de recevoir un renfort d'artillerie. Bazaine repousse une tentative mexicaine de rompre le siège, le 5 mai. Aussi le 16 les assiégés demandent l'armistice et la ville se rend le 19 mai. La route de Mexico est ouverte.

L'épisode de Camerone où un convoi logistique de 62 hommes de la Légion va se sacrifier pour retarder une colonne mexicaine, a lieu dans le cadre de cette campagne, et permettre au ravitaillement d'arriver aux assiégeants.

Prise du fort San Xavier à Puebla, Tableau de Beaucé, musée de Versailles.

 

  • le 29 mars  1880 : Jules Ferry institue en France l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire, il en profite pour faire passer deux décrets contre les congrégations.

Jules Ferry prend deux décrets : le premier contraint, dans un délai de trois mois, les Jésuites à quitter leurs établissements, alors que le second oblige les congrégations non autorisées à faire une demande d'autorisation. Le XIXe siècle est celui de l'essor des congrégations et du renouveau de la foi en France, il marque également le début d'une « persécution » de la part des gouvernements successifs aboutissant à la sécularisation forcée ou à la dispersion des congréganistes.

Républicain athée et franc-maçon, issu d'une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié, Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi nouvelle sous peine de quitter aussi l'enseignement. Cela aboutit à l'expulsion de 38 congrégations masculines soit plus de 5000 religieux.

Voulant « arracher l'âme de la jeunesse française », Jules Ferry engage la lutte contre les congrégations religieuses. La veille Jules Ferry propose une loi instituant l'obligation scolaire de 6 à 13 ans. Déjà un premier décret a imposé aux jésuites d'évacuer les établissements scolaires d'ici à trois mois. Un second va inviter les compagnies non autorisées à régulariser leur situation dans le même délai. L'application de ses décrets aboutit à la dispersion de cinq mille congréganistes.

Jean Guiraud rejoint les écrits de Renée Casin dans son livre Les Catholiques et la révolution française. En effet, avec le tome 3 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, au chapitre XIII, il rétablit la vérité sur l'état de l'enseignement en France avant la révolution :

« La légende révolutionnaire s'évanouit devant les constatations de la science historique. Les nombreux érudits qui, dans toutes les régions de la France, ont interrogé les archives locales, sont unanimes à proclamer qu'avant 1789, et en général pendant les deux siècles qui ont précédé la Révolution, les écoles populaires ont été multipliées dans les villes et les campagnes dispensant l'instruction aux ouvriers et aux paysans, le plus souvent gratuitement. »

Son chapitre s'appuie sur de nombreuses sources officielles entre autres les rapports alarmistes des préfets pour Napoléon Bonaparte. Beaucoup comparent la situation de l'enseignement d'avant la révolution pour la louer en comparaison du désert intellectuel d'alors. Surtout, l'enseignement, très souvent gratuit, n'était pas assumé par l'Etat mais par l'Eglise sans aucune contrepartie financière.

Et Jean GUIRAUD de conclure sur une citation du fondateur de l'école positiviste, Auguste Comte :

« Le catholicisme fut le promoteur le plus efficace du développement populaire de l'intelligence humaine. […] C'était d'ailleurs ce que lui reprochaient les philosophes du XVIIIe siècle. Dans une lettre à son ami Damilaville datée du 1er avril 1766 et se terminant par son cri habituel de guerre contre le christianisme « Ecrasons l'infâme ! » Voltaire déplore le développement de l'instruction populaire de son temps : « Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire... Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir, comme moi, une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande. ». […] Un autre philosophe, le procureur général La Chalotais, reprochait aux Frères de la Doctrine chrétienne l'enseignement qu'ils donnaient au peuple : « Les Frères de la Doctrine chrétienne qu'on appelle ignorantins sont survenus pour achever de tout perdre. Ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot. Le bien de la Société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Parmi les gens du peuple il n'est presque nécessaire de savoir lire et écrire qu'à « ceux qui vivent par ces arts ou que ces arts font vivre ».

Et Voltaire écrivait à La Chalotais pour le féliciter de penser ainsi. »

  • le 29 mars  1880 encore: le capitaine Gallieni arrive à Bafoulabé, au Mali.

Il obtient un traité avec les chefs locaux et établit un protectorat.

  • le 29 mars  1896 : le commandant Esterhazy est identifié comme le traitre de l'affaire Dreyfus.

Un télégramme, dit " petit bleu ", émanant de l'ambassade d'Allemagne et adressé au commandant Walsin-Esterhazy, est intercepté par la Section de Statistique en mars. Picquart, après consultation du " dossier secret " de 1894, acquiert la conviction que le bordereau qui a fait condamner Dreyfus émane en réalité d'Esterhazy. Ce dernier est à l'origine des fuites dont a été rendu responsable le capitaine Dreyfus, condamné au bagne.

  • le 29 mars  1901 : vote de la loi de 1901 qui régit le fonctionnement des associations.

Elle entre en vigueur le 1er juillet suivant.

  • le 29 mars  1918 : tirs des Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris).

Tiré de cent kilomètres de Paris par l'artillerie allemande, un obus atteint l'église Saint-Gervais; la voûte s'écroule et quatre-vingt-onze fidèles sont tués, lors de l'office du Vendredi Saint.

Église Saint-Gervais aujourd'hui

En tout, 367 obus tombent sur Paris, causant la mort de 256 personnes dont 91 dans la seule église Saint-Gervais le 29 mars 1918.

  • le 29 mars 1933 : déclaration de Fulda.

Par cette déclarationles évêques allemands affirment que le christianisme est incompatible avec le nazisme. Les catholiques ne peuvent donc pas adhérer au parti national-socialiste

  • le 29 mars  1967 : la France lance le "Redoutable".

Le premier sous-marin nucléaire français est mis à l'eau dans le port de Cherbourg. Le vaisseau de 7 500 tonnes possède 16 missiles. De la même classe que le "Redoutable" un deuxième sous-marin nucléaire est lancé en décembre 1969, le "Terrible".

Posté le 29 mars 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mars 2015

C’est arrivé un 28 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 28 mars 845 : les Vikings assiègent Paris.

C'est le premier siège de Paris. La ville est saccagée par les envahisseurs Vikings, probablement commandé par Ragnar Lodbrok qui demande une forte rançon pour son départ. Les abbayes de St Denis et de Saint Ouen sont aussi pillées.

  • le 28 mars  1091 : le pape Urbain II ouvre le concile de Bénévent.

Le concile décide l'interdiction d'élire un évêque qui ne soit pas prêtre ou diacre.

  • le 28 mars  1285 : décès du pape Martin IV.

Martin IV, né Simon de Brion, français, est élu pape, contre son gré, le 22 février 1281. Son pontificat dure quatre ans et un mois. Il prend le nom de Martin IV, en hommage à saint Martin, pour lequel il a une dévotion particulière.

  • le 28 mars 1654: par lit de justice, le Roi Louis XIV condamne le prince de Condé à la peine capitale pour haute trahison.

Condé allié aux Espagnols, leur avait promis un port français contre 500 000 écus pour lever des troupes et lancer la Fronde des princes en 1560.

  • le 28 mars  1799 : Pie VI est arraché à sa résidence de Florence et emmené à Valence.

Les troupes françaises refluant de toute l'Italie chassées par les Autrichiens et les napolitains qui ont repris Rome, le pape, toujours prisonniers, suit la retraite française pour mourir en aout à Valence.

  • le 28 mars -7 avril 1803 : naissance du franc germinal qui restera en vigueur jusqu'en 1914.

Créée par Bonaparte par la loidu 7-17 Germinal an XI (28 mars -7 avril 1803), cette nouvelle pièce d'un franc contient 4,5 grammes d'argent pur et 9/10ème d'or fin. Une pièce de 20 francs en or est aussi créée et est baptisée Napoléon. Le franc germinal reste en vigueur jusqu'en 1914. L'appellation « Franc » date du paiement de la rançon du Roi Jean II le Bon aux Anglais, suite à sa capture lors de la bataille de Poitiers. (cf. la chronique du 5 décembre).

  • le 28 mars 1809 : victoire de Medellin.

17 000 français et Allemands de la Confédération du Rhin du Général Claude-Victor Perrin affrontent 23 000 Espagnols du Général Gregorio Garcia de la Cuesta dont les erreurs tactiques vont donner la victoire aux Français.

Les Français perdent 1 000 hommes, mais le bilan est désastreux pour les Espagnols qui laissent 8 000 tués et blessés sur le terrain ainsi que 2 000 prisonniers et 20 canons aux Français.

  • le 28 mars  1820 : traité de Courtrai.

Louis XVIII et le roi des Pays-Bas signent un traité qui fixe le tracé de la frontière conformément à celles de 1790. L'article 18 prévoit l'obligation de respecter le libre cours de la Semois. Ces limites deviendront la frontière franco-belge.

  • le 28 mars  1871 : Commune de Paris.

Thiers a fait évacuer la ville, déclarée « ville libre », de toutes ses administrations. L'avant-veille, des élections se sont tenues dans un climat de terreur ; plus de 53% des parisiens n'y ont pas participé (*). La ville est donc aux mains des révolutionnaires les plus extrêmes qui intronisent le 28 le nouveau conseil. En effet, les plus modérés vont très rapidement démissionner.

(*)Jean Sévillia, dans Historiquement correct aux Editions Perrin pages 215-216

  • le 28 mars  1910 : premier réel vol d'un hydravion.

Il y a eu des précurseurs, comme Charles-Alphonse, qui dépose en 1876 le brevet. Mais le premier hydravion, à effectuer un vol autonome est celui qu'invente l'ingénieur français Henri Fabre qui vole au-dessus de l'étang de Berre près de Marseille.

  • le 28 mars 2000 : visite du pape Jean-Paul II en Israël.

Il visite Yad Vashem, et fait un pèlerinage sur le tombeau du Christ.

  • le 28 mars  2001 : affaire des HLM de Paris.

Le juge d'instruction Éric Halphen convoque Jacques Chirac pour l'entendre en tant que « simple témoin ». Cette convocation, est une première dans l'histoire de la République française. Le chef de l'État ne s'y rend pas, et cela déclenche une grave crise politique dans la cohabitation.

  • le 28 mars  2012 : le Pape Benoît XVI célèbre une messe Place de la Révolution à la Havane.

Posté le 28 mars 2015 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2015

C’est arrivé un 27 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 25 ou 27 mars 1191 : décès du pape Clément III (à ne pas confondre avec l'anti pape du même nom).

Il parvient peu après son élection à calmer les tensions entre l'Église et la population de Rome en permettant aux citoyens romains d'élire eux-mêmes leurs magistrats (tandis que le pape garde le pouvoir de choisir le gouverneur de la ville). Il fait bâtir le monastère de Saint-Laurent-hors-les-murs, et restaurer le palais du Latran. Il organise le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins. (Troisième croisade)

  • le 27 mars  1329 : le pape Jean XXII fulmine la bulle "In agro Dominico"

Par cette bulle, le pape condamne les 26 thèses extraites ou prétendument extraites des œuvres latines et des prédications de Maître Eckhart.

  • le 27 mars 1351 : le Combat des Trente.

Ce combat a lieu durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), pendant  la Guerre de Cent Ans, qui oppose le Parti de Jean de Montfort soutenu par Édouard III d'Angleterre et le Parti de Charles de Blois, cousin du Roi de France. Une trêve a été signée. Mais au mépris de cette convention les Anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort, rançonnent et pillent la Bretagne. Les paroisses qui ne peuvent payer sont détruites, incendiées et saccagées. Le récit de cette singulière bataille, a un immense retentissement et est relaté par le chroniqueur français Froissart.

Beaumanoir voyant les Anglais maltraiter des paysans sans défense, apostrophe leur chef, Bemborough, en ces termes :

«Chevaliers d'Angleterre, je m'étonne fort que des hommes, vaillants comme vous l'êtes, fassent une guerre honteuse et cruelle, non pas aux gens qui portent les armes, mais aux marchands, aux laboureurs, aux hommes paisibles. Ce n'est pas coutume que les soldats soient employés à vexer et à ruiner le pauvre habitant qui sème le blé, qui nous procure le vin et qui nourrit le bestial. […] Les Anglais sont sans doute des guerriers recommandables ; mais à mon avis, ils sont loin de l'emporter sur les Bretons. A l'occasion je me fais fort de le leur apprendre par expérience ».

Bemborough accepte donc le défi et les deux capitaines conviennent de s'affronter dans un champ au « chêne de Mi-Voie » (entre Ploërmel et Josselin). Ainsi trente chevaliers anglais, partisans de Jean de Montfort, s'affrontent en combat singulier à trente chevaliers bretons partisans de Charles de Blois. Les conditions de la lutte sont celles du « combat à volonté », chacun des soixante combattants a toute liberté de se battre comme il lui plait, à pied, à cheval, avec n'importe quelles armes, sans autre obligation que d'observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque.

Les Anglais sûrs de leur victoire arrivent les premiers au « chêne de Mi-Voie ». Le retard des Bretons vient du fait qu'ils se sont préparés à la bataille, se sont confessés, et ont reçu l'absolution, la communion, et entendus plusieurs messes.

Blessé et en nage, au cours du combat Beaumanoir réclame à boire. L'un de ses compagnons, Geoffroy du Bouäys lui répond par cette formule devenue célèbre :

« Bois ton sang Beaumanoir ! Cela calmera ta soif ».

La famille de Beaumanoir reprit cette réponse comme devise. Beaumanoir relance ses troupes à l'assaut et les Anglais sont totalement battus.

Statue de Jehan IV de Beaumanoir à Dinan

Huit Anglais furent tués et les autres se rendirent. Selon Jehan Froissart.

Combat des Trente

  • le 27 mars  1378 : décès du pape Grégoire XI.

Pierre Roger de Beaufort est le dernier pape français. À la mort d'Urbain V, il est élu pape dès le second jour du conclave à Avignon, le 30 décembre 1370, à l'unanimité des voix. Il faut l'ordonner prêtre le 4 janvier 1371 pour le sacrer évêque, et le couronner pape, le jour suivant sous le nom de Grégoire XI.

Il poursuit la réforme de l'Église initiée par ses prédécesseurs, ramène les Hospitaliers dans la discipline et l'observation de leurs règles ; il entreprend la réforme de l'ordre des Dominicains et face à la recrudescence des hérésies il relance l'Inquisition.

  • le 27 mars  1446 : une ordonnance royale place l'Université sous la juridiction du Parlement.

L'Université parisienne s'est rendue complice de la mort de Jeanne d'Arc et Charles VII ne l'oublie pas en entrant dans sa capitale, en 1436. Il place donc le corps universitaire sous la juridiction du Parlement de Paris en 1446, afin d'en mieux contrôler les excès.

  • le 27 mars  1785 : naissance de Louis Charles de France Dauphin de France, fils du Roi de France Louis XVI.

Tout et son contraire a été écrit sur Louis XVII. Même la cérémonie du 8 juin 2004 rassemblant des membres de différentes branches de la famille de Bourbon et diverses personnalités au cours de laquelle une urne funéraire contenant un cœur, est placée dans la chapelle des Bourbons de la basilique de Saint-Denis, a été qualifiée de mascarade par le ministre de la culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, qui refusa d'y participer.

En fait, il est un document qu'aucun historien n'a pu consulter et qui devrait éclairer l'histoire de Louis XVII : le « testament » de la duchesse d'Angoulême, sa sœur. Ce document est conservé dans les archives du Vatican.

  • le 27 mars  1796 : adresse du général Bonaparte aux soldats de l'armée d'Italie.

"Vous êtes nus, mal nourris : le gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner. Votre patience, votre bravoure [...] font l'admiration de la France. [...] Je vais vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde et vous y trouverez honneur, gloire et richesse".

  • le 27 mars  1808 : Napoléon décrète la réunion au royaume d'Italie des provinces pontificales de l'Adriatique (Urbino, Macerata, Ancône et Camérino).
  • le 27 mars  1815 : le Conseil d'État relève Napoléon de sa déchéance.

L'empereur forme un gouvernement avec Carnot à l'Intérieur, Davout à la Guerre, Caulaincourt aux Affaires étrangère et Fouché à la Police.

  • le 27 mars  1854 : la France déclare la guerre à la Russie.

La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie qui menace l'intégrité de l'empire Ottoman. C'est le début de la guerre de Crimée. Les forces franco-britanniques l'emportent sur la Russie après un an de siège à Sébastopol de septembre 1854 à septembre 1855. La paix est signée à Paris le 30 mars 1856.

Posté le 27 mars 2015 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 mars 2015

C’est arrivé un 26 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mars  1807 : création par l'Empereur Napoléon Ier de l'Arme du Train.

Afin d'améliorer le ravitaillement de sa Grande Armée en campagne, Napoléon Ier signe un décret créant les équipages des Troupes de Ravitaillement de l'Armée Impériale Napoléonienne (TRAIN, acronyme apocryphe?)

  • le 26 mars  1811 : l'Abbé Émery défend vigoureusement les droits du pape en présence de Napoléon à la commission ecclésiastique.

Napoléon répond : "Je ne suis pas irrité contre lui. Il a parlé comme un homme qui sait et possède son sujet. C'est ainsi que j'aime qu'on me parle.".

  • le 26 mars  1918 : nomination de Foch à la tête des armées alliées.

A Doullens, dans la Somme a lieu la Conférence anglo-française à l'issue de laquelle le maréchal Foch est nommé général en chef des armées alliées. En effet, la percée des Allemands sur l'Oise exige un commandement unique des armées alliées. Foch réussira à bloquer l'offensive allemande en Champagne au mois de juillet. Le maréchal attribuera ses victoires à l'intervention de la Sainte Vierge. Il assistait à la messe et récitait son chapelet tous les jours

Cf. la chronique du 20 mars.

  • le 26 mars 1944 : la Milice et l'armée allemande mènent une opération contre le maquis du plateau des Glières.
  • le 26 mars  1962 : fusillade de la rue d'Isly à Alger.

L'armée française ouvre le feu sur une manifestation pacifique de citoyens français, civils non armés demandant le maintien de « l'Algérie française », faisant près de quatre-vingt morts et près de deux cents blessés.

La manifestation se heurte à un barrage des forces de l'ordre qui fouillent le quartier de Bab El-Oued.


La fusillade devant la grande poste de la rue d'Isly à Alger


  • le 25 mars  1971 : la SNCF peut lancer le TGV (train à grande vitesse).

Le projet C03 est accepté en comité interministériel.

  • le 26 mars  1995 : entrée en vigueur des accords de Schengen.

Ces accords suppriment le contrôle des personnes entre sept des 15 pays de l'Union européenne (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Portugal).

  • le 26 mars  1996 : Maurice Bidermann, patron du groupe textile, et Fatima Belaïd, ex-épouse de Loïk Le Floch-Prigent sont mis en examen, dans l'affaire Elf.

Posté le 26 mars 2015 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

25 mars 2015

C’est arrivé un 25 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mars : Fête de l'Annonciation.

Annonciation par Sandro Botticelli

L'Annonciation est une fête catholique et orthodoxe instituée en mémoire de l'annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité divine :

«... l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit : Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi.» À ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voilà que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très Haut...»(Évangile selon Saint Luc, I, 28).



Maître de Liesborn

L'Annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C'est en effet le moment où le divin s'incarne en homme : l'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, si elle l'accepte, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.

L'Annonciation par Léonard de Vinci

  • le 25 mars  1347 : naissance de sainte Catherine de Sienne mystique, tertiaire dominicaine et théologienne italienne et Docteur de l'Eglise.

Elle pousse le pape à revenir à Rome et travaille ardemment à l'unité de l'Eglise. Elle a une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", est un des classiques de la langue italienne, retraçant ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoint à 33 ans, dans la vision béatifique. "Elle est proclamée docteur de l'Église en 1970. Elle est co-patronne de l'Europe.

  • le 25 mars 1409 : début du Concile de Pise.

Le concile de Pise a été convoqué pour tenter de régler le sérieux problème du Grand Schisme d'Occident. Les cardinaux déposent Benoît XIII (installé à Avignon) et Grégoire XII et élisent le cardinal de Milan sous le nom d'Alexandre V.Il y a alors trois papes. C'est l'échec du concile.

  • le 25 mars 1507 : l'armée du Roi de France, Louis XII, intervient à Gênes pour rétablir l'ordre.

Voir la chronique du 28 avril.

Louis XII devant Gênes. L'étendard de Louis XII représente Saint-Michel affrontant un porc-épic, emblème du Roi.

  • le 25 mars 1581 : la fête du Nouvel An est célébrée pour la dernière fois en ce jour; désormais, avec l'entrée en vigueur du calendrier grégorien, l'année débutera le premier janvier.

En effet le pape Grégoire XIII fait adopter le calendrier grégorien en octobre 1582, dans les états pontificaux ; le Roi de France Henri III le suit en décembre 1582. Or ce nouveau calendrier commence au 1 janvier.

  • le 25 mars  1593 : naissance de Saint Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, martyr.

Il est l'un des huit Martyrs canadiens canonisés le 29 juin 1930. Le Père Brébeuf a été nommé patron du Canada en 1940. Voir la chronique du16 mars.

  • le 25 mars  1643 : saint Jean Eudes fonde la congrégation de Jésus et de Marie, à Caen.

Grand acteur de la contre-réforme avec beaucoup de saints Français, St Jean Eude fonde, entre autres, la Congrégation de Jésus et de Marie, qui est dédiée à la formation sacerdotale dans des séminaires.

Portrait par Leblond (1673)

  • le 25 mars  1799 : défaite française de Jourdan contre les Autrichiens de l'Archiduc Charles à la bataille de Stockach.

La bataille de Stockach, en Allemagne, oppose l'armée du Danube aux ordres de Jean-Baptiste Jourdan à l'armée autrichienne de l'archiduc Charles-Louis d'Autriche. Les 40.000 Français sont repoussés par les 60 000 soldats autrichiens. Les Français battent en retraite, donnant la victoire aux forces autrichiennes.

  • le 25 mars 1802 : la Paix d'Amiens.

Ce traité est signé entre la France d'un côté, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Hollande, et l'Empire Ottoman, de l'autre. Il met fin à la seconde coalition. La France connaît enfin la paix après 10 ans de guerre. De paix d'Amiens, le traité devient, Trêve d'Amiens un an plus tard avec la reprise de la guerre.

  • le 25 mars  1809 : création d'une seconde maison d'éducation de la Légion d'Honneur.

Un décret impérial organise les maisons d'Écouen et de St-Denis pour les orphelines de la Légion d'Honneur. Cette seconde maison doit être installée dans le cloître de l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis, qui a été spoliée par l'État aux débuts de la révolution. Elle est inaugurée le 1er juillet 1811, mais l'emménagement des premières élèves n'a lieu qu'en 1812.

  • le 25 mars 1815 : l'Autriche, le Royaume-Uni, la Prusse et la Russie s'allient contre Napoléon.
  • le 25 mars 1858 : seizième apparition de Notre Dame à Lourdes.

C'est lors de la seizième apparition, en en la fête de l'Annonciation que Notre Dame révèle enfin son nom, à Sainte Bernadette qui raconte :

"Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit: Que soy era immaculada councepciou".

Bernadette part en courant répétant, sur le chemin, ces mots qu'elle ne comprend pas. Le curé est bouleversé car Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX a institué le dogme de l'Immaculée Conception.

  • le 25 mars 1957 : signature du traité de Rome.

La France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas signent à Rome les traités constituant l'organisation européenne de l'atome (Euratom) et la Communauté économique européenne (CEE). L'objectif de ces deux institutions est de créer un marché commun unifié et de supprimer les barrières douanières. Le texte prévoit que la CEE soit régie par plusieurs institutions : la Commission, qui veille au respect du traité et tient un rôle d'exécution ; le Conseil des ministres, rassemblant, selon les sujets, les ministres des Etats membres ; l'Assemblée et la Cour de justice, qui sont également chargées de la CECA et de l'Euratom. Le traité de Rome entre en vigueur le 1er janvier 1958.

  • le 25 mars 1962 : la France rappelle son ambassadeur à Moscou pour protester contre la reconnaissance par Moscou du Gouvernement provisoire de la République algérienne.
  • le 25 mars 1977 : Paris élit son maire pour la première fois au suffrage universel.

Paris n'avait plus eu de maire élu depuis la Commune. C'est le RPR, Jacques Chirac qui est élu.

  • le 25 mars  1995 : le Vatican rend publique la 11ème encyclique de Jean-Paul II, "Evangelium vitae"(« L'Évangile de la Vie »).

L'avortement et l'euthanasie sont « des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer », y déclare Jean-Paul II dans une encyclique, « Evangelium Vitae ».

  • le 25 mars 1996 : les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne signent un traité mettant fin à un demi-siècle d'expérimentations atomiques dans le Pacifique sud.

 

  • le 25 mars 2002 : fraude.

Edith Cresson, ancienne Premier ministre française, dont elle détient le record de plus petite durée à ce poste, est inculpée par la justice belge de fraude entre 1995 à 1999 alors qu'elle était commissaire européenne.

Posté le 25 mars 2015 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mars 2015

La Semaine Sainte de Tintin

lors que la Semaine Sainte arrive, écoutons les conseils que dispensait Tintin dans son journal du 26 mars 1959. Profitons-en! Il risque d'être bientôt condamné pour non-respect du principe de laïcité.

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Posté le 24 mars 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

C’est arrivé un 24 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mars 937 : les Magyars (hongrois) s'avancent à travers la Bourgogne et arrivent devant Sens.

Ils passent la Loire et pillent tout sur leur passage.

  • le 24 mars 1267 : Saint Louis rassemble sa chevalerie à Paris pour préparer une deuxième croisade en Terre Sainte.

Malgré l'opposition de sa mère la Reine Blanche avant sa mort, le Roi désire ardemment repartir en croisade, son objectif est la Tunisie, dont il souhaite faire une base d'opérations pour une campagne ultérieure. Parti d'Aigues–mortes, le Roi trouve la mort avec nombre de ses chevaliers tués par la peste.

 

 

  • le 24 mars 1359 : second traité de Londres.

Après la mort d'Etienne Marcel, le Dauphin tente d'assurer son autorité sur le Royaume. Sans argent et sans moyen c'est assez difficile. Jean le Bon signe, ce jour, un nouveau traité, l'Endenture, afin de récupérer son trône. Il accorde à Edouard III les anciennes possessions d'Aquitaine, les anciens fiefs anglais, et règle la succession du duché de Bretagne qui passe sous souveraineté anglaise. L'amputation de la moitié du territoire et la rançon exorbitante laissent planer la menace d'une nouvelle guerre. Arrivé à la chambre des comptes le 27 avril, le Dauphin fait tardivement examiner le document par les états généraux qui le rejettent. Si la rançon est la règle en cas de capture, la cession de territoires est hors de question de par les lois fondamentales du Royaume.

  • le 24 mars 1430 : Jeanne d'Arc quitte Sully sur Loire et reprend sa marche vers Paris.
  • le 24 mars 1455 : mort du pape Nicolas V, Calixte III lui succède.

Nicolas V a mis fin au schisme de l'antipape Félix V, fondé la Bibliothèque vaticane, construit des fortifications et restauré des églises. Cf. la chronique du 6 mars.

  • le 24 mars 1550 : restitution de Boulogne à la France par les Anglais contre 400 000 écus d'or.
  • le 24 mars 1568 : les protestants font sauter les piliers de la croisée du transept de la Cathédrale d'Orléans entraînant la ruine du transept et des travées adjacentes de la nef et du chœur.

Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, aux chapitres XV et XVI énumère une impressionnante liste de crimes et de vandalismes huguenots, de destructions d'églises de statues, de tableaux de retables dont voici un court exemple :

  • « Agen. A la suite de 1561, les huguenots pillent les couvents des Augustins, des Carmes et des Cordeliers, détruisent les autels dont les débris furent brûlés de la main du bourreau. Les jours suivants, on en fit de même aux couvents de femmes
  • Auxerre. S'étant emparés de la ville, en 1567, les huguenots pillent ou détruisent les églises. Bourges. Les huguenots saccagèrent la Sainte-Chapelle. D'Yvoy fit démolir par ses soldats un pan de mur pour pénétrer dans la chambre du trésor dont il enleva toutes les richesses qu'y avait accumulées le duc Jean. Les reliquaires, les statues, les calices d'or et d'argent, produisirent 727 marcs dont il paya ses soldats. Les pierreries, les perles, les camées d'un prix inestimable, furent perdus, brisés ou vendus.
  • Castres. Le 31 décembre 1561 et le 1er janvier 1562, les protestants détruisent les images et les autels de la cathédrale Saint-Benoît et de toutes les autres églises de la ville ; le 2 février, on brûle tous les ornements sacerdotaux de l'église des Mathurins
  • Grenoble. Le 1er mai 1562, les protestants, excités par le baron des Adrets, s'emparent de la ville, se ruent sur le couvent des Cordeliers, où, après avoir renversé les autels et les images, ils établissent leur temple. Ils font de même dans tout le Dauphiné « faisant partout la guerre aux reliques, aux croix, aux calices et aux images, jusqu'à la Grande Chartreuse qu'ils brûlent après l'avoir pillée.
  • Lyon. Pendant plusieurs mois, c'est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d'incendies. Le sang coule à flots... Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C'est le sac d'une ville prise d'assaut.
  • Montpellier. Le 24 septembre 1561, les protestants prennent les armes, s'emparent de Notre-Dame des Tables ; ils en inventorient les ornements et les reliquaires qui sont transportés à l'hôtel de ville ; l'église devient le temple de la Loge. Le 19 octobre suivant, ils assiègent les catholiques réfugiés dans la cathédrale Saint-Pierre. Les catholiques ayant capitulé, la cathédrale est pillée avec une fureur extrême, les autels sont renversés, les retables, tableaux, images, statues sont mis en pièces. Cette église que son fondateur, Urbain V, avait merveilleusement ornée au XIVe siècle, fut entièrement saccagée en sept heures. Toutes les églises, chapelles de Montpellier, au nombre de soixante, furent pillées.
  • les huguenots troublaient, à Toulouse, les cérémonies du culte catholique ; la veille de Noël 1547, ils faisaient irruption dans l'église Saint-Pierre en tenant un lièvre embroché et en criant à tue-tête : Christus natus est ! Le 29 mars suivant, ils empêchaient une procession et un sermon.
  • le 15 décembre1560, à Carcassonne, les calvinistes renversent et traînent dans la boue, à travers les rues de la ville, une statue de la Sainte Vierge, « la corde au cou » ; une procession expiatoire ayant été faite à cette occasion par les catholiques, une émeute a lieu mettant aux prises les deux partis. »

Les rapports afflueront vers Henri II, François II, et Charles IX, et Henri III ; quand ce dernier laisse faire la Saint Barthélemy la coupe était pleine depuis très longtemps. Et si ce massacre est inexcusable, la lecture de Jean Guiraud l'éclaire d'un jour nouveau, passé sous silence depuis trop longtemps dans « l'Histoire » qu'enseigne l'école.

  • le 24 mars 1656 : Marguerite Périer, la nièce de Blaise Pascal, guérit d'une fistule lacrymale.

La fillette, qui a 10 ans est conduite à l'adoration de l'épine de la Sainte-Couronne du Christ dans la chapelle de Port-Royal, qu'on lui fait toucher. Elle guérit immédiatement. La reine Anne d'Autriche envoie deux médecins Guillard, chirurgien, et Félix premier chirurgien du Roi, qui attestent l'inexplicable guérison. Le 8 juin suivant, Blaise Pascal, son oncle, témoigne devant l'official de Paris lors de l'enquête sur le «  miracle de la Sainte-Épine  » (voir la chronique du jour). Ce dernier est authentifié par le 22 octobre 1656. Pascal en est profondément bouleversé.

  • le 24 mars 1720 : la crise financière entraîne la fermeture des établissements bancaires de la rue Quincampoix, à Paris.

Le scandale de la Compagnie des Indes et de la banque Law est la première bulle financière connue. A la mort de Louis XIV, la situation financière de la France est catastrophique. Le plan économique présenté par Law consiste à remplacer la monnaie métallique par du papier. Son succès est tel, que le régent lui accorde une compagnie qui gère la mise en valeur de la Louisiane et l'exploitation des Antilles, du Sénégal et du Canada. De plus, la banque Law devient Banque Royale en 1718, et la Compagnie reçoit le titre de « Compagnie perpétuelle des Indes». Il devient même le Contrôleur Général des Finances en 1720. Mais l'explosion de la spéculation dans les officines de la rue Quincampoix, où se trouve la banque, fait monter les actions de la Compagnie des Indes de 500 Livres à 20.000 Livres. La banque est incapable de faire face aux demandes de réalisation des gains. Les émeutes et la panique qui s'en suivent font tomber l'action à un Louis. Law s'enfuit en décembre. Londres connaît à la même époque le même type de bulle avec la South Sea Company. Quand les leçons du passé ne servent pas pour le présent…

  • le 24 mars 1794 : exécution de Jacques-René Hébert, substitut du procureur de la commune de Paris et rédacteur du "Père Duchesne", ainsi que de ses partisans.

Il faut nourrir la Veuve… lui qui réclamait que tant de Français soient guillotinés…!

  • le 24 mars 1813 : rétractation de la signature papale du concordat de Fontainebleau.

Le pape Pie VII retire sa signature au concordat de Fontainebleau "extorquée" et fait répandre des copies de sa rétractation.

  • le 24 mars 1860 : par un traité franco-italien signé à Turin, la France cède au Piémont la Sardaigne mais reçoit Nice et la Savoie.

Nice et la Savoie deviennent françaises, en remerciement de l'aide apportée au royaume de Piémont-Sardaigne par Napoléon III pour l'unification de l'Italie.

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie. Les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

  • le 24 mars 1921 : l'Allemagne se trouve en défaut de paiement des réparations de guerre.
  • le 24 mars 2013 : entre 800 000 et 1,4 million de personnes manifestent à Paris pour défendre la famille.

Le régime socialiste perd toute mesure et les forces de l'ordre utilisent des gaz lacrymogènes contre des familles et des poussettes.

  • le 24 mars 2013 encore: allocution du pape François :

« Ne vous laissez pas voler l'espérance ! »

« Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes : un chrétien ne peut jamais l'être ! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement ! Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d'avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ; elle naît du fait de savoir qu'avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant ! Et à moment-là vient l'ennemi, vient le diable, si souvent déguisé en ange, et insidieusement nous dit sa parole. Ne l'écoutez pas ! Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que lui nous accompagne et nous met sur ses épaules : ici se trouve notre joie, l'espérance que nous devons porter dans notre monde. Et s'il vous plaît ! Ne vous laissez pas voler l'espérance ! Ne vous laissez pas voler l'espérance ! Celle que Jésus nous donne. »

Posté le 24 mars 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

23 mars 2015

C’est arrivé un 23 mars …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2" mars  752 : élection du pape Étienne II.
  • le 23 mars 789 : le Capitulaire «Admonitio generalis».

Le Capitulaire d'Admonitio generalis de Charlemagne fixe les premières grandes lignes directrices de la réforme carolingienne, qui entend réglementer tous les compartiments de la vie du royaume, décrétant notamment la création d'écoles dans chaque évêché et le baptême des enfants avant l'âge d'un an.

  • le 23 mars 1372 : Du Guesclin reprend Niort aux Anglais.

Il fait revêtir d'uniformes anglais 200 de ses soldats ; à leur vue, les sentinelles anglais abaissent le pont-levis ; les Français entrent dans la ville et les désarment.

  • le 23 mars 1357 : Trêve de Bordeaux.

C'est la quatrième depuis le début de la Guerre de Cent Ans. Elle est censée durer un an. Après la bataille de Poitiers, où il a été fait prisonnier, Jean II le Bon signe une trêve avec le Prince Noir, avant d'être envoyé en Angleterre, où il demeure en captivité pendant trois ans. Le Prince Noir devait le libérer mais Edouard III s'y oppose.

  • le 23 mars 1449 : François de Surienne s'empare de la ville de Fougères.

En 1449, les royaumes de France et d'Angleterre sont en paix depuis 1445. Le 23 mars 1449, en pleine trêve, François de Surienne, dit « l'Aragonais », s'empare par surprise de la ville bretonne de Fougères. Celui qui aura passé plus de vingt années de sa vie au service du roi d'Angleterre était connu pour s'emparer par surprise des cités ; plus d'une trentaine de villes avant Fougères. Au matin du 24, les Anglais ouvrent les portes au gros de l'armée. Les mercenaires répandus dans toute la ville commettent toutes sortes d'exactions contre la population : massacres, incendies, pillages, tortures et viols. Le butin prélevé par les Anglais est énorme avec près de deux millions d'écus.

Son action sème le trouble entre la France et l'Angleterre, et la guerre reprend. Les négociations ayant échoué, le duc de Bretagne François 1 er va reconquérir en novembre la ville non sans avoir conquis le cotentin afin d'isoler totalement les Anglais.

  • le 23 mars 1555 : décès de Jules III.

Né à Rome le 10 septembre 1487 et mort à Rome, Giammaria Ciocchi del Monte est élu pape le 7 février 1550 sous le nom de Jules III. Il pratique le népotisme durant son pontificat ; soutient ardemment l'Ordre des Jésuites, qui prend son essor et, sur les instances de saint Ignace, il publie le 31 août 1552, la Bulle qui fondait le Collegium Germanicum en lui accordant une subvention annuelle. Pendant son pontificat, le catholicisme est provisoirement rétabli en Angleterre par la reine Mary. (Cf. la chronique du 7 février)

  • le 23 mars 1633 : dernier voyage de Samuel de Champlain.

Portrait factice de Champlain par E. Ronjat.

A 63 ans, Samuel de Champlain s'embarque pour son dernier voyage vers Québec, depuis Dieppe ou Rouen, les avis divergent. Il part avec 3 bateaux, le Saint Pierre, le Saint Jean et le Don de Dieu (la devise de la ville de Québec est « Don de Dieu ferai valoir ») et 200 personnes. Il débarque à Québec le 22 mai. En octobre 1635, Champlain frappé de paralysie, meurt le 25 décembre 1635 sans enfant. Il est enterré temporairement dans une tombe sans nom, dans l'attente de la fin de la construction de la chapelle de Monsieur le Gouverneur. Malgré de nombreuses fouilles, l'emplacement exact de son tombeau reste inconnu.

  • le 23 mars 1568 : Paix de Longjumeau.

Signature, entre Charles IX et le prince de Condé,après la victoire remportée à Calais par le duc de Guise sur les Anglais, de la Paix de Longjumeau, qui rétablit l'Édit de Pacification d'Amboise du 19 mars 1563. C'est la fin de la deuxième guerre de religion. La troisième commence 5 mois plus tard. N'est-il pas surprenant de voir que la paix est signée entre le Roi de France et les huguenots après une victoire sur les Anglais ?

Rappelons que le 20 septembre 1562, a été signé le traité d'Hamptoncourt, exemple parfait de trahison des huguenots dont personne ne parle, entre la reine d'Angleterre qui porte encore le titre de reine de France et les fleurs de lys sur ses armoirie, et les chefs huguenots Coligny et Condé. Ce traité peut se résumer ainsi :

  • promesse anglaise de 3.000 hommes de garnison pour le Havre, et 3.000 autres pour défendre contre l'armée du Roi de France Rouen et Dieppe ;
  • promesse anglaise de leur payer 140.000 écus d'or, somme contre laquelle les Huguenots livrent à la reine la ville de le Havre, en toute propriété à la Reine, pour qu'elle puisse l'échanger contre Calais qu'elle convoitait par-dessus tout.
  • le 23 mars 1594 : pour fêter son entrée triomphale dans Paris, la veille, le Roi Henri IV dispute une partie de jeu de paume.

Cf. la chronique de la veille.

  • le 23 mars 1653 : Louis XIV pose la 1ère pierre de l'Eglise St-Roch, à Paris, accompagné par sa mère Anne.

Journée du 13 vendémiaire : le général Bonaparte fait tirer au canon sur les insurgés royalistes. Les impacts sur la façade de l'église Saint Roch sont encore visibles de nos jours

  • le 23 mars 1680 : décès de Nicolas Fouquet, homme d'état français, surintendant des finances de Louis XIV.

Né le 27 janvier 1615, Nicolas Fouquet est un homme politique important de l'époque. Il est connu pour être le surintendant du Roi Louis XIV (de 1653 à 1661), et pour la construction du château de Vaux-le-Vicomte, où il fait travailler les meilleurs artisans du moment : Le Vau, Le Brun, Le Nôtre et Villedo. Toutefois, il est soupçonné de malversations financières. Louis XIV le fait arrêter le 5 septembre 1661 et enfermer avec de nombreux confrères dans la forteresse de Pignerol. Il y trouve la mort à l'âge de 65 ans, le 17 mars 1680. Certains historiens parlent du 17 mars, d'autres du 3 avril.

Nicolas Fouquet, vicomte de Vaux et marquis de Belle-Isle. Peinture à l'huile de Sébastien Bourdon. (Musée national du château de Versailles)

  • le 23 mars 1682 : Louis XIV confirme par édit la Déclaration des Quatre Articles.

La déclaration devient ainsi loi d'État, et en quelque sorte la charte gallicane française, ne reconnaissant au pape qu'un pouvoir spirituel sans effet sur le politique.

Le pape Innocent XI refuse alors de donner l'institution canonique aux prêtres choisis par le Roi pour occuper les évêchés vacants, sous prétexte qu'ils avaient souscrit à la déclaration, qu'il déclare nulle. Toutefois, sous Innocent XII le Roi assouplit sa position.

  • le 23 mars 1767 : la Boudeuse de Bougainville arrive aux Malouines.

Il met ensuite le cap sur Rio de Janeiro et y demeure quatre mois. En novembre 1767, le navire reprend la mer et atteint le Pacifique en janvier 1768. Bougainville aperçoit alors Tahiti, qu'il baptise Nouvelle-Cythère.

  • le 23 mars 1893 : fin du procès de l'affaire du canal de Panama.

En 1888, la Compagnie du Canal de Panama, en difficulté, veut émettre des obligations. La Compagnie verse des dessous de table à des « chéquards », des députés et sénateurs, pour obtenir l'autorisation du Parlement. En dépit de cela, la société doit déposer son bilan en janvier 1889. Ferdinand de Lesseps est arrêté : inculpé d'escroquerie, il est condamné à une peine légère, que la Cour de cassation annule. Le procès des parlementaires poursuivis s'achève sur une seule condamnation : celle de Baïlhaut, ancien ministre des Travaux publics ; le seul à avoir avoué. Clémenceau aussi impliqué n'est pas inquiété.

  • le 23 mars 1911 : au dernier recensement, la France compte 39 605 000 habitants.
  • le 23 mars 1918 : les Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris) bombardent Paris : 256 morts et 620 blessés.

Tôt le matin, plusieurs explosions à un quart d'heure d'intervalle se font entendre sans qu'aucun avion ne soit apparu dans le ciel. C'est surtout le fait de ne pas savoir d'où viennent les coups qui va provoquer la psychose. Les canons à longue portée allemands Wilhelmgeschutze (l'arme de Guillaume), surnommés Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris), disposés en batterie au nord de Crépy-en-Laonnois et séparés de 800 mètres les uns des autres, d'un calibre de 210 mm, qui propulsent des obus de plus de 100 kg à près de 30 kilomètres d'altitude et à 126 km de distance. Sur 400 obus tirés, 351 atteignent Paris faisant 256 morts, 620 blessés et d'importants dégâts.

  • le 23 mars 1939 : la France et le Royaume-Uni font une proclamation solennelle d'appui armé à la Hollande, à la Belgique et à la Suisse en cas de conflit.

Cela a au moins le mérite d'être la suite logique de l'arrêt de la ligne Maginot sur la frontière franco-belge.

  • le 23 mars 1966 : le pape Paul VI reçoit à Rome le Dr Michael Ramsey, archevêque de Cantorbéry.

Depuis près de quatre siècles, les deux Églises ne se fréquentaient plus. Ce jour-là, ils créèrent une commission anglicano-catholique.

  • le 23 mars 1968 : le XV de France réussit son premier grand chelem.
  • le 23 mars 1971 : mise en place d'un comité pour ériger un monument à Colombey-les-Deux-Églises.

En accord avec la famille du général De Gaulle, un Comité national, est constitué en vue de l'érection à Colombey-les-Deux-Églises, dans le cadre choisi pour ses méditations par le général lui-même, d'un mémorial « à la mémoire du libérateur de la Patrie et du rénovateur de la République ».

  • 23 mars 2012 : enterrement des soldats français assassinés par Merah.

Face à la barbarie, le silence et la prière sont la meilleure réponse.Qu'ils reposent en paix.

Voici l'homélie de l'abbé Christian Venard, aumônier catholique du 17e RGP, prononcée au Cimetière de Manduel, lors de l'inhumation du caporal Abel Chennouf:

« Abel, mon camarade parachutiste, mon frère, voilà une semaine, jour pour jour et presque heure pour heure, je tenais ta main, encore chaude de la vie que venait de te prendre un assassin. Je tenais ta main en priant pour toi, en pensant à ta maman et en te confiant à notre Maman du Ciel, la Vierge Marie. Je ne connaissais pas encore Caroline, mais si tel avait été le cas, je t'aurais aussi parlé pour elle et pour ce petit bébé que vous attendez. Puis je me suis penché sur ton camarade Mohamed Legouad qu'essayaient de maintenir en vie les remarquables équipes d'urgentistes. Enfin, j'ai assisté au départ vers l'hôpital de Loïc Liber, qui à cette heure même se bat, entouré de son papa et de sa maman, pour rester en vie. Que de souffrances. Que d'incompréhensions. Mais aussi que de solidarité, de soutien, d'hommages et, pour nous chrétiens, de foi (comme le rappelait hier l'évêque aux armées en la cathédrale de Montauban) et d'espérance, malgré tout !

Il y a deux mille sept cents ans, à Rome, au cœur même du forum, symbole et centre de la vie de la Cité, un gouffre s'ouvrit. L'oracle consulté livra cette réponse : pour combler ce gouffre, Rome devait y engloutir ce qu'elle avait de plus précieux. Chacun s'interrogeait encore sur ce qui pouvait être de plus précieux, quand un jeune cavalier, un jeune homme armé, Curtius, se jeta avec son cheval dans le gouffre qui se referma aussitôt. Oui, ce que Rome avait de plus précieux était un jeune militaire défenseur de la Cité.

Le criminel terroriste qui a mené ces actions dans lesquelles tu as perdu la vie, Abel, a tenté d'ouvrir un gouffre. Le prix à payer pour le combler est bien sûr infiniment trop lourd ; mais mon ami Abel, tu es devenu, comme Curtius, symbole de ce que notre pays, la France, possède de plus précieux. Et désormais, c'est ainsi que tu nous apparais : jeune caporal parachutiste, mort pour la France, dans un attentat terroriste qui voulait mettre à bas notre Patrie.

Abel, je veux aller encore plus loin. C'est parce que tu portais l'uniforme français, parce que tu étais fier de ton béret rouge, que ce criminel t'a visé. Ce que ce meurtrier ne pouvait savoir c'est aussi tout ce que tu représentes aujourd'hui pour notre Patrie. Issue d'une famille à la fois alsacienne (avec tout ce que cette région fait ressortir en notre pays des souffrances liées aux deux conflits mondiaux) et kabyle (et comment ne pas évoquer ici les douloureux événements d'Algérie), ta famille choisit la France avec (et je reprends les mots mêmes de ton cher papa), avec toutes ses traditions, y compris ses racines les plus profondes, qui sont chrétiennes. Comment ne pas voir, mon ami Abel, dans une telle accumulation de symboles, ce que nous avons de plus précieux cette capacité que possède notre Patrie française de prendre en son sein, tous ceux qui veulent devenir ses fils.

Au moment où nous allons te porter en terre, dans cette terre pétrie des ossements de nos pères (c'est cela la Patrie aussi), Abel, avec toute ta famille, tes amis, tes camarades parachutistes, je te fais le serment que nous soutiendrons Caroline et ton enfant. Que nous resterons présents auprès des tiens. Désormais c'est à Dieu que nous te confions, au travers des rites catholiques qui accompagnent nos défunts. Nous savons que tu es vivant auprès du Père. Tu as rejoint Jésus, ce Dieu fait Homme, cet innocent mort à cause de la méchanceté et la violence qui habitent trop souvent le cœur des hommes. Ton sacrifice se trouve comme enveloppé dans celui du Christ Jésus. En te retrouvant jeudi dernier, gisant sur le sol montalbanais, en prenant ta main et en voyant couler de tes blessures ce sang si rouge et si pur, je confiais au Seigneur de la Vie, cette vie qui s'écoulait de toi. Et si aucune larme ne sortait de mes yeux, comme tant de tes camarades, c'est mon cœur qui pleurait sur toute violence faite aux innocents sur cette pauvre terre. Et c'est à l'Innocent qui a versé son Sang pour nous réconcilier avec son Père, qui a versé son propre Sang en rançon pour toutes les violences, que je confiais ta belle âme.

Abel, français d'origine alsacienne et kabyle, catholique par choix, parachutiste au service de la France, que notre grand saint patron, que l'Archange saint Michel t'accueille et te fasse entrer au sein du Père, avec le Fils et le Saint-Esprit. Amen. »

Requiescat in pace

Posté le 23 mars 2015 à 06h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mars 2015

C’est arrivé un 22 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mars 1312 : fulmination par le pape Clément V de la bulle pontificale Vox in excelso qui ordonne l'abolition définitive de l'Ordre du Temple.

Elle est rendue publique le 3 avril, date retenue pour la dissolution de l'ordre du Temple.

  • le 22 mars 1421 : victoire franco-écossaise sur les Anglais à Vieil-Baugé, en Anjou.

En 1421, sous l'impulsion d'Yolande d'Aragon, Charles VII renouvelle l'Auld Alliance avec le Royaume d' Écosse et fait voter un impôt par le Parlement de Toulouse pour relancer la guerre contre le Roi d'Angleterre Henri V. Les hommes d'armes écossais sont acheminés par navires jusqu'à La Rochelle.

Les deux armées s'affrontent à Baugé, où les 5000 Français et Ecossais bénéficient d'une supériorité numérique écrasante et des imprudences et fautes de commandement du Duc de Clarence, le frère du roi d'Angleterre Henri V de Lancastre. Le duc est compté parmi les morts ainsi que nombre de nobles anglais.

Pour les Français c'est la revanche d'Azincourt.

  • le 22 mars 1429 : Jeanne d'Arc adresse une lettre aux Anglais.

" …Je suis venue de par Dieu, le Roi du Ciel, pour vous bouter hors de France… ".

Voici un extrait du le discours de Benoit XVI lors de l'audience générale du 26 janvier 2011 à Rome :

« Le 22 mars 1429, Jeanne dicte une importante lettre au roi d'Angleterre et à ses hommes qui assiègent la ville d'Orléans. Sa proposition est une véritable paix dans la justice entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des noms de Jésus et de Marie, mais elle est rejetée, et Jeanne doit s'engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui advient le 8 mai. L'autre moment culminant de son action politique est le couronnement du Roi Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429.Pendant toute une année, Jeanne vit avec les soldats, accomplissant au milieu d'eux une vraie mission d'évangélisation. Nombreux sont leurs témoignages sur sa bonté, son courage et son extraordinaire pureté. Elle est appelée par tous et elle-même se définit comme «la pucelle», c'est-à-dire la vierge »

Et voici sa lettre en vieux françois :

†   JHESUS MARIA  †

« Roy d'Angleterre, et vous, duc de Bedfort, qui vous dictes régent le royaume de France ; vous Guillaume de la Poule, conte de Sulfork ; Jehan, sire de Talebot; et vous, Thomas, sire d'Escales, qui vous dictes lieutenant dudit duc de Bedfort, faictes raison au roy du ciel ; rendez à la Pucelle qui est cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ci venue de par Dieu pour réclamer le sanc royal. Elle est toute preste de faire paix, se vous lui voulez faire raison, par ainsi que France vous mectrés jus, et paierez ce que vous l'avez tenu. Et entre vous, archiers, compaignons de guerre, gentilz et autres qui estes devant la ville d'Orléans, alez vous ent en vostre païs, de par Dieu ; et ainsi ne le faictes, attendez les nouvelles de la Pucelle qui ira vous voir briefement à vos bien grand domaiges. Roy d'Angleterre, se ainsi ne le faictes, je suis chief de guerre, et en quelque lieu que je actaindray vos gens en France, je les en ferai aler, veuillent on non veuillent, et si ne vuellent obéir, je les ferai tous occire. Je suis cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, corps pour corps, pour vous bouter hors de toute France. Et si vuellent obéir, je les prandray à mercy. Et n'aiez point en vostre oppinion, quar vous ne tendrez point le royaume de France, Dieu, le Roy du ciel, filz sainte Marie ; ainz le tendra le roy Charles, vrai héritier ; car Dieu le Roy du ciel, le veult, et lui est révélé par la Pucelle, lequel entrera à Paris à bonne compagnie. Se ne voulez croire les nouvelles de par Dieu et la Pucelle, en quelque lieu que vous trouverons, nous ferrons dedens et y ferons ung si granthahay, que encore a-il mil ans, que en France ne fu si grant, se vous ne faictes raison. Et croyez fermement que le Roy du ciel envoiera plus de force à la Pucelle, que vous ne lui sariez mener de tous assaulx, à elle et à ses bonnes gens d'armes; et aux horions verra-on qui ara meilleur droit de Dieu du ciel. Vous, duc de Bedfort, la Pucelle vous prie et vous requiert que vous ne vous faictes mie détruire. Si vous lui faictes raison, encore pourrez venir en sa compaignie, l'où que les Franchois feront le plus bel fait que oncques fut fait pour la chrestienté. Et faictes response se vous voulez faire paix en la cité d'Orléans; et se ainsi ne le faictes, de vos bien grans dommages vous souviengne briefment.

      Escript ce mardi sepmaine saincte."

  • le 22 mars 1594 : le gouverneur Brissac ouvre les portes de Paris à Henri IV, qui vient d'être sacré à Chartres.


Entrée d'Henri IV à Paris

Après avoir abjuré le Protestantisme l'année précédente, en la Basilique Saint-Denis, et pris Dreux, tenu par les Ligueurs, Henri de Navarre est sacré Roi de France, à Chartres, par Mgr Nicolas de Thou, évêque de la ville, et devient Henri IV. En effet, au même moment, la ville des sacres est tenue par les Ligueurs que commande Charles de Lorraine Duc de Mayenne, le frère de feu le Duc de Guise

Abjuration d'Henri IV (25 juillet 1593) (détail), par Nicolas Bollery, huile sur toile, fin XVIe siècle ; Musée d'Art et d'Histoire de la Ville de Meudon

 

Le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France (ED. Résiac, page 132 et 133) décrit les scènes qui accompagnent l'entrée du Roi : « Le Roi entrait à Paris aux acclamations d'un peuple immense « affamé de voir un Roi ». Sa première visite fut pour Notre Dame, et Marie l'en récompensera immédiatement. »

Et le marquis de citer André Favyn dans Le théâtre d'honneur et de chevalerie, tome 1 page 612 :

« Là fut vu de toute l'assistance, étant en indicible nombre près de sa majesté, Saint Michel, l'ange gardien de la France…qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. […] dont le Roy l'ayant fixement contemplé tout au long de la messe fut pris en son cœur d'une telle réjouissance d'allégresse et d'espérance d'avoir raison de ses ennemis qu'il dit tout haut à toute l'assistance : Nos ennemis sont perdus puisque Dieu nous a envoyé ses anges à notre secours. »

Ce livre est téléchargeable gratuitement sur internet. Le Ciel montrait par là que la loi salique doit être appliquée dans la lettre comme dans l'esprit.

Henri IV se rendant à Notre-Dame après la réduction de la ville de Paris (1594). Gravure de Léonard Gaultier, d'après un dessin de Nicolas Bollery, Musée national du château de Pau

  • le 22 mars 1687 : mort de Jean-Baptiste Lully.

Né en 1632, fils de meuniers italiens, c'est en 1653, juste après la Fronde, qu'il entre au service de Louis XIV et se fait aussitôt remarquer comme l'un des meilleurs compositeurs de la Cour. En 1672, il obtient le privilège de diriger l'Académie Royale de Musique, à la tête de laquelle il reste juste avant sa mort.

Lully meurt de la gangrène des suites d'une blessure avec sa canne de chef d'orchestre. Il a participé à la naissance de l'opéra français, par ses nombreux ballets. Son talent et ses manœuvres, lui ont permis d'obtenir la confiance de Louis XIV et de devenir Surintendant de la musique. Parmi ses œuvres se trouvent en particulier :

 

- Hercule amoureux

- Un Charmant Dialogue de la Guerre avec la Paix

Psyché ou de la puissance de l'amour

Les Plaisirs de l'Ile enchantée

Les Amants magnifiques

Psyché

Alceste, ou Le triomphe d'Alcide

- De profundis, grand motet

-Dies irae, Benedictus, Motets à deux chœurs.

  • le 22 mars 1792 : Chappe présente son télégraphe optique à l'Assemblée Législative.

Chappe soumet son invention à l'Assemblée législative, qu'il décrit comme :

« un moyen certain d'établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d'une même séance.»

  • le 22 mars 1794: les colonnes infernales de Turreau poursuivent leur mission d'extermination.

La colonne Grignon ayant quitté Somloire, repasse tuer et incendier à Etusson.

  • le 22 mars 1814 : l'Angleterre fait savoir qu'elle ne négociera pas la paix avec Napoléon.
  • le 21 mars1841 : réglementation du travail des enfants.

La Chambre adopte une loi réglementant l'exploitation des enfants dans l'industrie et interdisant le travail des enfants avant huit ans. La loi limite à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans.

D'où viennent ces bataillons d'ouvriers mineurs ? De la destruction par la révolution du système d'enseignement qui dotait la France. Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), reconnaît qu'avant la révolution la France compte 22000 petites écoles pour 37000 paroisses ; et si l'on compte les collèges secondaires et les universités c'est 60 000 écoles qui existent. La moitié de la population sait lire et écrire (*)

Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (page 580) parle de 32000 écoles religieuses gratuites et 8000 écoles laïques gratuites.

(*) Cité par Renée Casin dans les Catholiques et la révolution française (Editions Résiac page 7).

  • le 22 mars 1919 : entre Paris et Bruxelles, premier vol international régulier, à fréquence hebdomadaire.
  • 22 mars 1922 : lettre apostolique de Pie XI, « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam »

Par cette lettre apostolique Notre-Dame de l'Assomption est proclamée patronne principale de la France, et sainte Jeanne d'Arc, patronne secondaire, par Sa Sainteté le pape Pie XI. En voici le texte :

« Pour perpétuelle mémoire.

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours, des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l'Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire le Pape Benoît XV, qui eut profondément à cœur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos vénérables frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d'un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d'Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu'il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde Patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d'Orléans, Notre prédécesseur fut d'avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu'il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d'être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de Notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l'Eglise jusqu'à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui de France passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d'autres saints docteurs, ont célébré Marie et, ont contribué à promouvoir et à amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans là très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIIIe siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d'éclatante manière l'antique dévotion du peuple à l'égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu ; parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres celles qui s'élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L'immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu, et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu'elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables de pèlerins.

La Vierge Mère en personne, trésorière auprès de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d'affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge. Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s'empresse, sur les ruines d'un temple druidique, de poser les fondements de l'église Notre-Dame, qu'acheva son fils Childebert. Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le Roi saint Louis récite dévotement chaque jour l'office de la Vierge. Louis XI, pour l'accomplissement d'un vœu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l'Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions ; et ces pompes solennelles, Nous n'ignorons pas qu'elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne !a Pucelle d'Orléans, que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute, que ce soit sous les auspices de la Vierge, qu'elle ait reçu et rempli mission de sauver la France. Car d'abord, c'est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d'Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu'elle entreprit d'un cœur viril, une si grande œuvre, qu'elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu'elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C'est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu'elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c'est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu'elle s'envola an ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d'Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c'est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C'est pourquoi, après avoir pris les conseils de Nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons Pucelle d'Orléans admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l'héroïne de la patrie, sainte Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d'après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l'intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d'Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l'Eglise romaine ; qu'elle échauffe, garde, développe par la pensée, l'action, l'amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu'elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu'elles soient, maintenant et dans l'avenir, pour toute la nation française le gage le plus large des secours célestes, qu'ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l'avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 2 du mois de mars de l'année 1922, la première de Notre pontificat. »

  • le 22 mars 1999 : dans l'affaire des marchés public de la construction et rénovation des lycées d'Île-de-France, Robert Calméjane, sénateur RPR de Seine-Saint-Denis, est mis en examen pour « recel d'abus de confiance et de biens sociaux. »

Il est soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vin dans l'obtention du marché de rénovation du lycée de Villemomble.

  • le 22 mars 2000 : après avoir baisé le sol de Bethléem devant Yasser Arafat, le pape Jean-Paul II entame l'étape palestinienne de son voyage en Terre Sainte.

Posté le 22 mars 2015 à 06h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

20 mars 2015

C’est arrivé un 20 mars…

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

 Alors rappelons-nous :

  • le 20 mars 1342 : instauration définitive de la gabelle en France.

Cet impôt sur le sel a toujours été contesté ; il va continuer à pimenter la vie politique française pendant de longues années.

  • le 20 mars 1415 : l'antipape Jean XXIII fuit le concile de Constance.
  • le 20 mars 1622 : le Roi Louis XIII conduit une nouvelle expédition dans le Languedoc.

A la tête d'une petite armée appuyée de huit canons, Louis XIII, en 1622, parcourut tout le midi de la France, de la Saintonge à Montpellier, pour s'emparer des places détenues par les protestants rebelles, enlever d'assaut Nègrepelisse, bombarder Saint-Antonin, assiéger Montpellier. L'Etat dans l'Etat que constitue le parti Huguenots vit ses dernières heures.

  • le 20 mars 1704 : les camisards essaient de soulever le Vivarais.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c'est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Dans son livre, Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4), Jean Guiraud rapporte comment cette révolte est fomentée par l'étranger pour préparer l'invasion de la France. Il y rapporte des comptes rendus impressionnants, adressés au Roi via son ministre de la guerre, qui lui relatent les attentats, destructions et crimes commis par les Camisards (chapitre 4, pages 65 et 66).

Il rapporte (page 67) le comportement des troupes royales mal commandées par le maréchal de Montrevel en citant le maréchal Villars:

« De leur côté, les troupes royales se montraient de plus en plus cruelles dans la répression, surtout lorsqu'elles furent sous le commandement du maréchal de Montrevel, en 1703-1704. Le maréchal de Villars qui lui succéda, dans les premiers mois de 1703, résume ainsi la situation qu'il trouva à son arrivée dans les Cévennes : « Ce n'était plus, d'une part, que meurtres, incendies, églises renversées, prêtres massacrés, et de l'autre, liberté entière accordée aux troupes de tuer tout ce qu'elles trouveraient avoir l'air de Camisards ».

Mémoires de VILLARS (éd. Société de l'histoire de France), II, p. 145.

Jean Guiraud poursuit :

 "Lorsque par son énergie et sa clémence, le maréchal de Villars eut amené la soumission de la plupart des Camisards et de leur principal chef Cavalier, les puissances ennemies firent tous leurs efforts pour perpétuer la révolte en envoyant de nouveaux émissaires et des secours aux rebelles. C'est ce que nous apprend Villars lui-même, dans ce passage de ses Mémoires : « Les ennemis de l'État, voyant cette révolte presque éteinte et les fanatiques prêts à sortir du royaume, mettaient tout en usage pour la ranimer. Ils firent passer un argent considérable et gagnèrent Ravanel, lieutenant de Cavalier… On fut informé certainement qu'il était arrivé à ces rebelles deux hommes de Genève avec de l'argent et avec parole qu'il entrerait un corps d'armée en Dauphiné pour les soutenir. Cette promesse était sans fondement ; mais les fanatiques ne raisonnent pas. Ils pouvaient savoir aussi qu'une armée navale très considérable venait d'entrer dans la Méditerranée."

Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4, page 69)

  • le 20 mars 1796 : le Directoire repousse les propositions de paix anglaise formulées l'avant-veille le 18 mars.
  • le 20 mars 1800 : Kléber écrase les Turcs à Héliopolis et marche sur le Caire.

Bataille d'Héliopolis, par Léon Cogniet

  • le 20 mars 1809: le maréchal Soult défait les Portugais à Carvalho au Portugal.

Cette bataille est aussi connue sous le nom de bataille de Braga.

  • le 20 mars 1814 :« défaite » d'Arcis-sur-Aube (20 et 21 mars).

Napoléon au pont d'Arcis-sur-Aube (gravure du XIXe siècle d'après le tableau de Jean-Adolphe Beaucé)

Les alliés considère avoir remporté cette bataille. Cependant, il faut noter qu'avec 28 000 soldats il est impossible à Napoléon de battre une armée autrichienne de plus de 100 000 hommes, commandée par Schwartzenberg. Non seulement, Schwartzenberg rate une occasion d'anéantir les restes de la Grande Armée, mais il voit la route de Paris se fermer alors que son avant-garde était à moins de 100 kilomètres.

  • le 20 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Paris.

Le retour de Napoléon aux Tuileries marque le début de la période dite des Cent-Jours. Napoléon fait établir l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, le 22 avril, connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre des représentants est élue.

  • le 20 mars 1897 : la France signe avec l'Éthiopie un traité fixant la frontière de la Somalie.

Signature à Addis Abéba, entre la France et Ménélik II, de la Convention fixant la frontière entre la Côte Française des Somalis et le Territoire de l'Empire Ethiopien.

  • le 20 mars 1907 : les troupes de Lyautey occupent Oujda, après l'assassinat d'un médecin français de Marrakech.

Le docteur Mauchamp, directeur du dispensaire de Marrakech, est assassiné par une foule manipulée par des agents allemands. Contre l'avis de Lyautey, Clémenceau ordonne une expédition punitive dans la région d'Oujda.

  • le 20 mars 1929 : décès de Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande Bretagne et de Pologne.

Quelques citations du Maréchal :

« Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » (1920)

« J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu'une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »

« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne, 8 septembre 1914)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."»

« Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»

 Né à Tarbes le 2 octobre 1852 dans une famille de catholiques, Ferdinand Foch sert au sein du 4e Régiment d'Infanterie pendant la Guerre de 1870. Polytechnicien, il sert au 27e RI avant d'être professeur à l'École de Guerre. Il y développe ses théories de l'offensive à outrance.

En 1914, il commande la IXe Armée avec laquelle il arrête les Allemands de Von Kluck à Saint-Gond. En 1915 et 1916, il dirige les offensives françaises en Artois et sur la Somme. Ecarté du commandement en même temps que Joffre, il y revient suit à l'échec de Nivelle au Chemin des Dames. En mars 1918, il est nommé « Chef d'Etat-major Général » avec le titre de Généralissime des Armées Alliées, lors de la Conférence de Doullens, avec Pétain (France), Haig (Grande-Bretagne) et Pershing (Etats-Unis) sous ses ordres. Chaque jour, il assiste à la messe et récite son chapelet. C'est à la Sainte Vierge qu'il a attribué ses succès militaires.

En juillet 1918, Foch arrête l'offensive allemande en Champagne avant de passer à la contre-attaque, qui se déroule presque parfaitement. Le 6 août 1918, il reçoit son bâton de Maréchal de France. Il est élu le même jour à l'Académie Française et y entrera en 1920. Le 11 novembre 1918, il signe l'Armistice de Rethondes.

Dès 1920, il appuie l'idée de maintenir la Rhénanie sous occupation française.

Au milieu de l'année 1920, Foch dirige une mission interalliée pour la Pologne qui comprend notamment le diplomate français, Jean Jules Jusserand, le diplomate britannique Edgar Vincent d'Abernon. Le général Weygand, chef d'état-major du maréchal Foch, en est le commandant en chef.

Suite à la victoire sur les soviétiques, il est fait maréchal de Pologne. Avec le maréchalat de Grande Bretagne, c'est son troisième bâton de maréchal. Il se retire ensuite de la vie militaire et publique.Il est inhumé aux Invalides.

  • le 20 mars 1944 : à Alger, exécution de Pierre Pucheu.

Nommé par l'amiral DARLAN, Ministre de la Production Industrielle et Commerciale le 22 février 1941, il est chargé par le Maréchal Pétain le 18 juillet 1941, du Ministère de l'Intérieur et ce, jusqu'au retour au pouvoir de Pierre Laval, le 18 avril 1942. Refusant de rester au gouvernement, il fait campagne contre le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire.) auprès d'industriels et de syndicalistes de zone libre. Avant de quitter Vichy, il essaie, en vain, de convaincre le Maréchal (15/10/1942) qu'il est temps de rompre l'armistice et de partir pour Alger.

Ayant obtenu un sauf-conduit du général Giraud, il débarque à Casablanca le 6 mai 1943 pour s'engager. Immédiatement arrêté, Giraud est revenu sur sa parole, gaullistes et communistes réclament sa tête. Son procès s'ouvre le 4 mars 1944. Jugé d'avance, Pucheu est condamné à mort. De Gaulle refuse la grâce, invoquant la raison d'État. C'est un signal fort envoyé à l'intention de la métropole : ceux qui ont suivi le Maréchal sont des traîtres, ils seront châtiés comme tels et ne doivent s'attendre à aucune clémence. La révolution de 1943-1946 poursuit sa marche sanglante.

Témoignage du colonel Passy (Dewavrin), fondateur et chef des services secrets de la France libre (le BCRA) depuis juillet 1940 ("J'ai vu condamner Pucheu", dans La Semaine économique, politique, financière du 8 juin 1949, p.2) :

« J'en sortis [du procès de Pierre Pucheu] écœuré et, pour la première fois depuis les sombres jours de juin 1940, plein d'une folle anxiété. Ce jour-là, en effet, je sentis que les espoirs que la plupart d'entre nous avaient conçus, au sein des Forces Françaises Libres, seraient brutalement déçus. Je réalisai pleinement d'un seul coup, comme par une gifle étourdissante, que ce monde meilleur, rénové par la souffrance et le combat en commun, auquel nous avions rêvé, était mort avant que d'éclore. »

  • le 20 mars 2000 :Jean-Paul II devient le premier Pape en visite officielle en Israël.
  • le 20 mars 2003 : attaque de l'Irak par les anglo-saxons.

Quelques heures après le déclenchement des bombardements sur Bagdad, Jacques Chirac « regrette » l'attaque américaine, en souhaitant que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possible et qu'elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire ».

Posté le 20 mars 2015 à 06h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

19 mars 2015

C’est arrivé un 19 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 19 mars : fête de St-Joseph.

Joseph, issu de la race royale de David, naît à Bethléem. Il est d'une condition modeste et a sans doute déjà un certain âge quand il devient l'époux de la Mère de Dieu. Sa haute dignité se résume en ces mots: « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu'il était « juste ». Elle indique par là qu'il s'acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus dures de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut découvrir ce que signifiait pour lui l'irruption de l'Esprit dans le sein de sa fiancée. Ne fallait-il pas qu'il se retirât ? Devait-il assumer une paternité qui ne lui revenait pas ? Mais c'est justement dans sa décision de s'effacer devant Dieu, qu'il se montre grand. L'intervention de l'ange lui explique le plan de Dieu. Mais il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l'œuvre rédemptrice, fût supportée en vue d'un grand bien: Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l'histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L'Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu'il est déjà mort au moment où commence la vie publique du Sauveur. Il a la plus belle mort que puissent désirer les hommes: il s'endort dans les bras de Jésus et de Marie.

Sainte Brigitte de Suède, saint Bernardin de Sienne, sainte Thérèse ont beaucoup fait pour promouvoir son culte. Il a aujourd'hui deux grandes fêtes: le 19 mars, on honore sa personne et la part qu'il prit à la Rédemption; le troisième mercredi après Pâques, on honore son rôle de protecteur de l'Église. Pie IX, en effet, le proclama patron de l'Église universelle. Il est considéré aussi comme le patron de la bonne mort.

  • le 19 mars 1227 : Grégoire IX est élu pape.

Son pontificat est marqué par la lutte permanente avec l'empereur. C'est lui qui canonise Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise et qui institue l'Inquisition en 1231, dont il confie l'exécution aux frères prêcheurs, Franciscains et Dominicains.

 

  • le 19 mars 1315 : Louis X le Hutin promulgue la Charte aux Normands.

Suite aux différentes révoltes nées des pressions fiscales de Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin octroie des privilèges aux Normands. Elle confère une plus grande indépendance au duché concernant ses propres lois, garantit l'absence d'impôts extraordinaires et la certitude de n'être pas jugé hors de Normandie. Cette exception rappelle la puissance de la Normandie dans les siècles qui ont précédé.

  • 19 mars 1514 : le cœur d'Anne de Bretagne est déposé au Couvent des Carmes à Nantes

    Reliquaire du Cœur d'Anne de Bretagne, déposé au couvent des Carmes à Nantes.

  • le 19 mars 1563 : Paix d'Amboise.

Les protestants bénéficiant depuis longtemps de la bienveillance des puissants en France vont en profiter pour tenter d'imposer leur hérésie par la force et la violence en s'attaquant aux lieux de cultes catholiques (cf. une précédente chronique qui relate comment François 1er, qui pourtant donnait libre accès à sa cour aux hérésies, organisa personnellement des cérémonies de réparation contre les sacrilèges à Paris). Dans son livre Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 15), Jean Guiraud consacre un chapitre entier aux actes de vandalisme et aux crimes protestants contre les catholiques. Il démontre combien les premiers sont la cause des 30 années de guerre civile qui vont ensanglanter le pays, et que beaucoup étaient antérieurs à Wassy.

Face à la tolérance de la régente, que beaucoup prennent pour une criminelle complaisance, le duc de Guise s'est rapproché du connétable de Montmorency; avec le maréchal Saint-André, pour former un « triumvirat » défendant la cause catholique.

Après deux batailles, la paix d'Amboise tente de ramener la paix en France. Une amnistie complète et la liberté de leur culte dans certaines limites territoriales sont accordées aux Huguenots. Mais le conflit reprend dès 1567.

  • le 19 mars 1621 : première fête de St-Joseph, comme fête d'obligation.

En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d'obligation ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n'est pas reçue partout immédiatement, l'aval des princes étant nécessaire pour qu'elle ait force de loi dans chaque Royaume.

En France, c'est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue. Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu'il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.

La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. Le 7 juin 1660, l'apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L'infante Marie-Thérèse d'Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. C'est aux neuvaines faites à Notre Dame et à Saint Joseph qu'est dûe la naissance du Roi. (Voir les chroniques du 3 novembre pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du le 10 février pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.)

  • le 19 mars 1661 : consécration de la France à St Joseph par Louis XIV.

Statue de Saint Joseph au Mont Bessillon à Cotignac

Le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d'En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle, qui ne s'étonnent pourtant pas de la rapidité de la décision.

Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.

Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d'Anne d' Autriche :

« Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu'il n'a jamais été touché de l'honneur ; l'Eglise n'a rien de plus illustre, parce qu'elle n'a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d'avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu'il ne se contente pas de l'honorer dans le ciel, qu'il la chérisse aussi sur la terre. Qu'à l'exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ».

Jusqu'à la Révolution la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume. Depuis elle n'a JAMAIS été reprise ni renouvelée. Aujourd'hui 19 mars 2014, se fête le 353 ème anniversaire de cette consécration.

 

  • le 19 mars 1682 : Déclaration des Quatre Articles.

Bossuet fait adopter par l'Assemblée du clergé sa Déclaration sur la puissance ecclésiastique dite Déclaration des Quatre Articles, manifestation de protestation gallicane contre le pouvoir papal.

Le Roi reconnaît au pape le pouvoir sur les affaires spirituelles, concernant le salut, mais pas sur les affaires temporelles. Cette déclaration constitue la charte du gallicanisme politique, à savoir le Roi est le maître de l'Église de France et les décisions du Concile sont supérieures à celles du pape. Selon Bernard Basse, dans son livre la Constitution de l'ancienne France, l'erreur du gallicanisme est une des sources éloignées de la révolution, puisque la monarchie perd peu à peu son caractère tempéré par les lois civiles et religieuses. Cette tendance est ancienne. Elle date de Philippe le bel ; le concordat de 1515 plaçait François 1er comme chef de l'Eglise de France ! L'autre grande erreur qui affaiblira la monarchie et préparera la révolution est l'absolutisme, déformation de la doctrine chrétienne du droit divin et du principe monarchique.

  • le 19 mars 1687 : assassinat de René Robert Cavelier de La Salle.

En 1667, il réalise son premier voyage et débarque en Nouvelle-France à Montréal, où il explore les lacs Ontario et Érié. Par la suite, il parcourt le Mississippi, occupe de nouveaux territoires et leurs attribue le nom de Louisiane à l'égard de Louis XIV. La Salle est victime d'un meurtre le 19 mars 1687, près de Navasota. Sa nouvelle expédition, ayant l'aval royal, tourne au cauchemar entre les pirates espagnols, les naufrages, les maladies et les querelles, il perd 3 de ses 4 navires. Et un de ses hommes le tue d'une balle dans la tête alors qu'il descendait vers le golfe du Mexique.


René-Robert Cavelier de La Salle

  • le 19 mars 1721 : décès du pape Clément XI (Gian Francesco Albani).

Il émet les bulles Vineam Domini (1705) et Unigenitus(1713) contre le jansénisme. Il fait de la fête de la conception de la Vierge Marie une fête d'obligation et canonise entre autres, Pie V. Dans une lettre du 23 avril 1718, Clément XI institue canoniquement à Rome l'Académie pontificale de théologie.

  • le 19 mars 1783 : un arrêt royal crée l'Ecole des Mines.
  • le 19 mars 1792 : Pie VI menace d'excommunication ceux qui ne rétractent pas le serment à la Constitution Civile du Clergé.

Le pape met à exécution ses menaces qui datent du 10 mars 1791 avec son bref « Quod Aliquantum » adressé au Cardinal de La Rouchefoucault.

  • le 19 mars 1796 : proclamation de la liberté de la presse en France.

Et pour cause ! Alors que la vieille monarchie dite « absolue » est morte, elle était pourtant un modèle de liberté et de démocratie en comparaison avec la Révolution. Outre le fait que toutes les élections se faisaient au suffrage universel sans restriction, la presse était aussi libre. Deux libertés fondamentales qui disparaissent avec la Convention et la Terreur. Avant les livres s'éditent en quantité ; les journaux pullulent, après tout est contrôlé et ce qui est opposé à la minorité au pouvoir est interdit. Renée Casin le rappelle dans les premiers chapitres de son livre les Catholiques et la Révolution Française.

  • le 19 mars 1799 : Bonaparte assiège Saint-Jean d'Acre, en Palestine, défendue par les Turcs.

Mais les Français sont sans artillerie ni provisions. Leur flottille, partie de Damiette avec les gros canons de siège et les vivres, est prise par les Anglais.

  • le 19 mars 1804 : Bonaparte examine les papiers saisis sur le duc d'Enghien à Ettenheim.

Il n'y trouve aucune trace de sa participation au complot mais une abondante correspondance avec l'Angleterre établissant notamment son désir de servir contre la France sous le drapeau anglais. Il convoque Murat et lui donne ses instructions pour composer une commission militaire.

  • le 19 mars 1815 : Louis XVIII fuit la France.

Face à l'avancée de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l'armée, LouisXVIII préfère ne pas risquer sa tête. Les Français attendent de voir ce qui va se passer. L'Empereur ne rencontre donc aucune résistance quand il arrive à la capitale le lendemain pour y prendre le pouvoir, mais l'accueil ne suscite pas la ferveur passée.

  • le 19 mars 1895 : les frères Lumière, inventeurs et industriels en photographie, tournent à Lyon leur premier film, La sortie des usines Lumière.


"La sortie des usines Lumière"

  • le 19 mars 1937 : publication de l'encyclique Divini Redemptoris, de Pie XI.

Cette lettre adressée aux évêques condamne le communisme athée comme « intrinsèquement pervers ». L'Allemagne nazie et tous les autres gouvernements de l'Axe souhaitaient profiter de cette position de l'Église pour envahir l'URSS, mais Pie XI s'y oppose. Et quelques jours plus tôt, il a publié une encyclique nommée « Mit brennen der Sorge »condamnant le nazisme.

  • le 19 mars 1962 : un cessez-le-feu précaire s'instaure en Algérie après la signature des accords d'Évian, qui mettent fin à sept ans de guerre.

Le calvaire des pieds-noirs et des Algériens fidèles à la France commence. Le slogan «  la valise ou la mort » prend chaque jour une consistance plus dramatique…

  • le 19 mars  2003 : Dominique de Villepin prononce, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, un discours marquant l'opposition de la France à la guerre en Irak.
  • le 19 mars 2012 : Merah tue, à Toulouse, devant le collège juif OzarHatorah, un professeur d'hébreu, ses 2 enfants de 2 et 6 ans et la fille du directeur.

Posté le 19 mars 2015 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

18 mars 2015

C’est arrivé un 18 mars…

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mars 1227 : décès du pape Honorius III.

Honorius III, né Cencio Savelli est pape de 1216 à 1227. Il avait pour projet de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, mais la mauvaise volonté de l'empereur fait qu'Il meurt sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C'est son successeur Grégoire IX, qui s'occupera de sa réalisation

Honorius donne la bénédiction pontificale aux règles des dominicains en 1216 et des franciscains en 1223. Il accorde des privilèges aux universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d'études à cette époque.

St Dominique remet sa règle au pape Honorius III, peint par Leandro Bassano ; le tableau se trouve dans la sacristie de l'église San Giovanni e Paolo.

  • le 18 mars 1314 : supplice de Jacques de Molay, grand maître des Templiers, et de Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, sur l'île de la Cité à Paris.

Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par la justice royale du Roi Philippe IV le Bel, sont brûlés vifs, le soir même, dans l'Île de la Cité à Paris. Au moment de mourir, il maudit le Roi et le pape Clément V, leur prédisant qu'ils mourraient eux aussi avant la fin de l'année. L'ordre est supprimé le 3 avril 1312 par la bulle papale "Vox in excelso".

  • le 18 mars 1523 : création du Trésor de l'Epargne.

Créé sous l'Ancien Régime par le Roi François Ier, cette institution a pour mission de concentrer en une seule caisse, les recettes et les dépenses de la monarchie. En 1664, le Trésor de l'Epargne est remplacé par Colbert par le Trésor Royal.

  • le 18 mars 1563 : Jean Poltrot de Méré, l'assassin du duc François de Guise, est écartelé place de Grève, à Paris.

Voir la chronique du 24 février sur l'assassinat du duc de Guise et le rôle infame joué par l'amiral de Coligny.

  • le 16 mars 1662 : inauguration du premier transport en commun parisien entre la Porte St Antoine et la Porte du Luxembourg.

Il s'agit de carrosses publics. Blaise Pascal en est l'instigateur. Le trajet coute 5 sols. Certains affirment que le trajet allait de la porte St Martin à la Porte du Luxembourg.

  • le 18 mars 1793 : défaite de Neerwinden.

L'armée autrichienne sous les ordres du Prince de Cobourg bat l'armée française commandée par le général Dumouriez.

  • le 18 mars 1793 : la Convention vote un décret qui oblige tout citoyen à dénoncer les émigrés et les prêtres qui sont passibles de déportation.
  • le 18 mars 1796 : l'assignat qui a perdu toute sa valeur est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial qui subit en un an le même sort que l'assignat.
  • le 18 mars 1800 : adoption de la loi réorganisant la justice.

Les juges appointés deviennent inamovibles à vie, après un stage.

  • le 18 mars 1830 : naissance de Fustel de Coulanges, historien français.

« Le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui. » (Dans : La Cité antique)

« L'état social et politique d'une nation est toujours en rapport avec la nature et la composition de ses armées. » (Dans : La Cité antique)

"Les hommes sentent dans leur cœur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances."(Dans Questions contemporaines)

  • le 18 mars 1863 : l'encerclement de Puebla par les Français est effectif.

Cf. la chronique du 29 mars.

  • le 18 mars 1871 : début du soulèvement de la Commune de Paris.

Jean Sévillia, dans Historiquement correct (Edition Perrin page 209), note que les grands travaux d'Haussmann ont coupé Paris en deux; à l'ouest les riches, à l'est les pauvres. Le développement industriel de la ville a attiré près d'un 1,5 millions de nouveaux habitants par rapport à 1800. Cette population laborieuse et miséreuse souffre de conditions de vie déplorables Et alors que la foi catholique connaît un renouveau extraordinaire partout en France, elle est en fort recul à Paris.

Le mois de mars est très agité à Paris, Thiers a fait remonter l'Assemblée de Bordeaux à Versailles. Le gouvernement s'installe au quai d'Orsay. Le 18 mars une opération est engagée pour récupérer 200 canons placés sur la butte Montmartre. Montée en dépit du bon sens elle tourne mal. Les généraux Lecomte et Thomas sont exécutés par les émeutiers, dans une orgie de sang, à Montmartre, sous les yeux du maire Clemenceau.

Thiers évacue la capitale et à minuit le drapeau rouge flotte sur l'Hôtel de Ville que le comité central des fédérés vient d'occuper. Thiers choisit de laisser monter l'insurrection pour mieux la réprimer. La ville est abandonnée aux extrémistes et aux idéologues socialistes les plus violents : Delescluze, Rigault, Blanqui, Louise Michel « la pétroleuse » initiée en maçonnerie etc.…

  • le 18 mars 1903 : dissolution des congrégations religieuses non autorisées en France.
  • le 18 mars 1915 : une tentative de débarquement des marines française et anglaise dans les Dardanelles échoue avec de sévères pertes.
  • le 18 mars 1946 : les troupes du général Leclerc entrent à Hanoi.

Voilà plus d'un an que les Japonais, inquiets des menaces et provocations des gaullistes, ont cru devoir mettre un terme au protectorat de la France sur l'Indochine, protectorat miraculeusement maintenu par l'amiral Decoux depuis juillet 1940 : le 9 mars 1945, toutes les garnisons françaises ont été soudainement attaquées. La disproportion des forces était telle qu'il n'a fallu aux Japonais que quelques jours pour anéantir la présence administrative et militaire française en Indochine. Aidés par les Japonais (et un peu plus tard par les Américains !), les communistes, qui ne représentaient quasiment rien sous l'administration Decoux, vont combler ce vide administratif. En quelques mois, la plus grande partie du Nord Annam sera définitivement sous leur contrôle. Jamais des civils français ne pourront se réinstaller au Tonkin en dehors de quelques grands centres urbains. À de rares exceptions près, la brousse, la jungle et la rizière, contrôlées par le Vietminh, leur sont interdites.

« Après avoir vu "la chute de l'homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] la population vietnamienne se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes  arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, p.200-201)

Quand Leclerc arrive à Hanoï, ce 18 mars 1946, ces Français du Tonkin, qui ont vécu un véritable enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Pour ajouter au malheur de la péninsule, les émissaires gaullistes, arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, n'ont rien de plus urgent à faire que de transposer en Indochine les sinistres mœurs qui sévissent en France : organiser une épuration massive. Cette épuration va causer :

"[…] une fracture irréparable entre la quasi-totalité  des anciens Français d'Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF, […] priver l'Indochine de cadres compétents, et compromettre l'image de l'ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation." (Ibid., pp.211 et 198)

Les populations d'Indochine allaient souffrir trente années de martyre. L'armée française, elle, laisserait sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d'officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr. Le général De Gaulle voulait instamment du "sang versé" : il y en aura, versé à profusion. Mais il ne vaudra jamais à la France auprès de ses "Alliés" le "titre imposant" que le chef de la France libre en attendait.

"Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l'intérêt national, j'envisageais volontiers qu'on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s'y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l'Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré." Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.

Quand le cynisme le plus cruel se mêle à l'aveuglement le plus obtus…

  • Le 18 mars 1962, les Accords d'Evian sont signés par les autorités françaises et mettent officiellement un terme à la guerre d'Algérie.

Quand les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. La France (Louis Joxe) et le FLN (Krim Belkacem) signent à Evian un traité qui reconnaît la souveraineté de l'Etat algérien et instaure un cessez-le-feu dans tout le pays. Le cessez-le-feu intervient le 19 mars à midi. Cette guerre s'achève par la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962.

Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage. Le FLN totalement battu sur le terrain va s'attaquer aux populations civiles, autochtones et pieds-noirs que l'Etat français ne protège plus sur ordre du chef de l'Etat. Combien de disparitions, de crimes et d'assassinats commis devant les forces de l'ordre françaises qui ne bougèrent pas et laissèrent leur compatriotes sans défense ?

  • le 18 mars 1997 : Mgr Ratzinger, futur pape Benoît XVI publie "Le Sel de la terre".
  • le 18 mars 2002 : la première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au Cimetière du Père-Lachaise.

Posté le 18 mars 2015 à 06h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mars 2015

C’est arrivé un 17 mars…

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mars 458 ou 461 : décès et fête de Saint-Patrick (date présumée), saint patron de l'Irlande.

Patrick est né en fait au pays de Galles, à la fin de l'époque romaine. Enlevé par des pirates, l'enfant est emmené en esclavage en Irlande, où il devient gardien de cochons. Il réussit à s'évader, retrouve ses parents, puis gagne la Gaule. A Auxerre, auprès de l'évêque Germain, il reçoit la prêtrise. Devenu évêque, il obtient de revenir en Irlande pour convertir les païens. Le trèfle à trois feuilles lui permet d'expliquer le mystère de la Trinité (un Dieu en trois personnes). La plante deviendra le symbole de l'île. Infatigable dans son apostolat, il meurt en 461 ou 458 à près de quatre-vingts ans.

On dit aussi de lui qu'il convertit l'Irlande au catholicisme... et au whiskey. On raconte que des moines missionnaires, emmenés par saint Patrick, auraient rapporté de leurs voyages évangélisateurs l'art de la distillation en Irlande.

  • le 17 mars 1431 : sixième séance d'interrogatoire dans la prison pour Jeanne d'Arc.

Le procès a débuté le 9 janvier. Ont eu lieu jusqu'à présent 15 séances d'interrogatoires dont 6 publiques. Pour ceux qui souhaitent relire les minutes du procès, elles se trouvent en versions latine, français de l'époque et d'aujourd'hui, ici.

http://www.stejeannedarc.net/condamnation/proces_index.php

Interrogée si elle veut s'en remettre, en tous ses dits et faits, soit bien ou mal, à la détermination de notre sainte mère l'Église, Jeanne répond que :

«Quant à l'Église, elle l'aime et la voudrait soutenir de tout son pouvoir pour notre foi chrétienne : et ce n'est pas elle qu'on devrait empêcher d'aller à l'église ni d'entendre la messe ! Et quant aux bonnes œuvres qu'elle a faites, et de sa venue, il faut qu'elle s'en attende au Roi du ciel qui l'a envoyée à Charles, fils du Roi Charles, qui sera Roi de France:

- Et verrez, dit-elle, que les Français gagneront bientôt une grande besogne que Dieu enverra aux Français, et tant qu'Il ébranlera presque tout le royaume de France.   Et dit qu'elle le dit afin que, quand ce sera advenu, on ait mémoire qu'elle l'a dit.   Requise de dire le terme de cet événement, répondit : - Je m'en attends à Notre Seigneur. »

  • le 17 mars 1526 : le Roi François Ier est échangé, par les Espagnols, au milieu de la Bidassoa contre ses fils le dauphin François et Henri, futur Henri II.

Au Traité de Madrid signé le 14 janvier, contre sa libération, le Roi a laissé la Bourgogne et Tournais à l'Espagne, le milanais au connétable de Bourbon et abandonne sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois. Une fois en France, il dénonce le traité qu'il estime avoir été signé sous la contrainte.

 

Il se parjure et par là ne se grandit pas. Cependant, quand on relit la Constitution de l'ancienne France de Bernard Basse, il faut noter que le Roi n'est que le dépositaire du Royaume. La monarchie est légitime, c'est-à-dire que le pouvoir royal est limité légalement, limité par la loi.

La loi est le contre-poids au pouvoir royal. Le Roi détient tout le pouvoir, mais ne peut l'exercer que dans un certain cadre préétabli. Sa compétence est illimitée, mais à l'intérieur d'une zone limitée. La limite est ce qu'on a appelé les lois fondamentales qui sont l'œuvre et des Rois et de la nation. C'est cet équilibre entre l'autorité - le Roi, et la liberté - la loi, qui explique l'exceptionnelle longévité du régime.

Le Roi est à la fois le grand législateur, le grand policier et le grand justicier. C'est le « monarque ». Cette puissance est canalisée par la loi que le Roi ne peut changer seul, sans l'assentiment de la nation. Ces lois fondamentales sont les suivantes :

  • La couronne est indisponible: nul ne peut en disposer, ni le Roi, ni la nation. Elle ne peut être ni vendue ni cédée. C'est de là que la constitution actuelle interdit qu'une parcelle du territoire français soit cédée.
  • La couronne est indépendante: tant vis-à-vis de l'extérieur que des puissances intérieures (fiefs, corps d'Etats, villes corporations etc.). C'est aussi pour cela que seul le Roi de France avait avec l'empereur et le pape une couronne ou une tiare entièrement fermées. Au dessus d'eux, il n'y avait pas de suzerain, pas d'autre souveraineté supérieure. La France se soumet à la papauté dans le domaine spirituel, pas dans le domaine temporel. La royauté n'est pas une théocratie.
  • La couronne est dévolue suivant des règles précises; entre autres l'hérédité de père en fils. Cette hérédité est légale et non patrimoniale. C'est par la loi que le fils hérite du père, pas par la transmission d'un bien.
  • La loi de nationalité: seul un prince français peut recevoir la couronne. Le fait de partir à l'étranger pour une autre couronne ne lui retire pas ses droits, cas de Philippe V d'Espagne qui conserve ses droits à la couronne de France selon les lois fondamentales du royaume. Le traité d'Utrecht, imposé par les Anglais, est inconstitutionnel et donc non valide.
  • La loi de Catholicité qui impose au Roi d'être catholique et de prêter, lors du sacre, le serment de défendre la foi catholique.
  • le 17 mars 1560 : échec de la conjuration d'Amboise.

La conjuration d'Amboise, montée par les Huguenots, échoue et le prince de Condé est emprisonné par le duc de Guise.

  • le 17 mars 1751 : Louis XV et le Sacré-Cœur.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l'adoration perpétuelle du Sacré-Cœur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV serait resté sourd au message, mais son fils le dauphin Louis fait dédier, dans l'église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

  • le 17 mars 1799 : le savant italien Alessandro Volta essaye avec succès la première pile électrique.

Volta met au point la pile voltaïque: un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contact direct. Le 7 novembre 1801, il présente sa pile devant l'Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d'électropositivité décroissante.

  • le 17 mars 1805 : Napoléon se proclame roi d'Italie.

La République italienne est supprimée. Royaume héréditaire, l'Italie reste toutefois indépendante. Couronné à Milan le 28 mai, il nomme son beau-fils Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine vice-roi.

  • le 17 mars 1808 : création du Baccalauréat par Napoléon Ier.

L'empereur signe le décret organisant l'Université impériale. Pendant ce temps éclate à Aranjuez, au sud de Madrid, une émeute contre le ministre espagnol Godoy.

  • le 17 mars 1811 : Napoléon, aux Tuileries, interroge le Comité ecclésiastique.

« Comment punir un pape qui m'excommunie et ainsi pourrait pousser des Ravaillac.

Seul Emery intervient: "La réponse est dans votre catéchisme impérial. Les 4 articles gallicans demandent l'obéissance au pape. »

  • le 17 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III de Prusse déclare la guerre à la France.
  • le 17 mars 1830 : Frédéric Chopin donne son second concert.

Chopin, sur une toile de Maria Wodzińska de 1835.

  • le 17 mars 1896 : la Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai, dans le Nord, est érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII.
  • le 17 mars 1948 : signature du Traité de Bruxelles.

Les représentants du Benelux, de la Grande-Bretagne et de la France signent le traité de Bruxelles qui institue l'UEO (Union de l'Europe occidentale). Il s'agit d'un pacte régional d'assistance militaire et économique valable sur une période de 50 ans auquel d'autres pays peuvent se rallier. A la demande de la France, l'Allemagne est désignée comme adversaire potentiel dans la partie du traité concernant la défense commune. Les instances militaires du traité de Bruxelles seront incorporées à celles de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en décembre 1950.

  • le 17 mars 2006 : la béatification du pape Jean Paul II avance.

Le procès catholique du miracle de la religieuse française, guérie de la maladie de Parkinson en juin 2005, débute.

Posté le 17 mars 2015 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 mars 2015

C’est arrivé un 16 mars…

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mars 1185 : Baudouin IV de Jérusalem, Roi de Jérusalem, s'éteint à l'âge de 24 ans.

A son accession au trône, Baudouin IV a 13 ans. C'est le début d'un règne stupéfiant, de par l'âge du roi, mais surtout de par sa maladie : à l'adolescence on découvre qu'il est lépreux. Le petit roi accepte la croix, embrasse la Passion, et porte la charge du royaume sous la constante menace musulmane, en se fiant toujours à Dieu: « Fais ce que dois, advienne que pourra ».

A 17 ans, le roi Baudouin transforme une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin (Salâh ad-Din).René Grousset a écrit:

« Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu'une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l'ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques, où au drame du roi répondait le drame du royaume ».

Le 24 novembre 1177, à 1 contre 20, il triomphe. Les chroniqueurs affirment que les forces des Turcs étaient « comme une mer » pendant la bataille de Mongisard. 26000 Turcs contre la petite armée de 400 chevaliers Francs. Michel le Syrien rapporte:

« Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix (les saintes reliques) et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir ».

Ce jour là, quelques centaines de Francs battent la plus grande et plus forte armée jamais vue!

Saladin avait une telle estime de la qualité du jeune roi, qu'il suffit que Baudouin IV soit annoncé pour qu'il lève le siège de Beyrouth prête à tomber entre ses mains! En décembre 1183, Saladin revient avec une puissante armée et une forte escadre égyptienne. Le roi domine alors le cadavre qu'il est devenu, convoque ses troupes et se fait porter en civière. Saladin est si effrayé qu'il choisit la fuite sans combattre. Le roi était lui-même le drapeau des Francs! La lèpre terrasse Baudouin à 24 ans. Il fut enterré au Golgotha, sur la colline où le Christ a été crucifié.

  • le 16 mars 1244 : les Cathares réfugiés dans le château de Montségur (Comté de Foix) se rendent.

En mai 1242, un détachement armé d'albigeois quitte Montségur pour Avignonet, où il massacre un groupe de religieux. En représailles, les troupes du Roi et du pape mettent le siège devant la forteresse pendant près d'un an. Au 1er mars 1244, l'armée croisée obtient la reddition de la garnison et anéantit le catharisme dans un ultime bûcher. Les assiégés ont quinze jours pour se décider individuellement. Les conditions de reddition particulièrement généreuses pour l'époque ne sont jamais évoquées par beaucoup d'historiens qui dans la lignée de Napoléon Peyrat. 200 albigeois choisissent eux-mêmes le bûcher.

Peyrat mythifie le site de Montségur par des pages romantiques et lyriques, mais sans réel fondement historique :

"Montségur est notre capitole sauvage ! Montségur est notre tabernacle aérien ! L'arche qui recueillit les débris de l'Aquitaine sur la mer de sang. Il est grand et saint, plein de mystères et de merveilles … ".

Entre autres erreurs qu'il vulgarise il faut noter le fait que le catharisme n'est pas une religion populaire ni majoritaire dans le Languedoc, mais une hérésie de savants. Les documents laissés par les procès d'Inquisition montrent que les cathares étaient de petits aristocrates, de riches marchands, ou des notaires, des avocats.

Jean Guiraud, dans son excellent livre, que Jean Daujat considérait comme l'un des meilleurs livres d'histoire, Histoire-partiale-Histoire-vraie-tome-1-(Editions Beau-Chesne-Croit, pages 157 à 168) balaie rapidement toutes les erreurs historiques qui sont colportées sur les Albigeois et les deux croisades lancées contre eux.

  • le 16 mars 1448 : début de la campagne de Normandie.

Le 16 mars 1448 marque, avec la reddition anglaise de la ville du Mans, le début de la campagne de Bretagne et de Normandie entre, d'un côté, le duché de Bretagne et le Royaume de France, et, de l'autre, le duché de Normandie et le Royaume d'Angleterre. Après une année de combats dans le nord de la France de 1448 à 1449, la victoire finale est franco bretonne.

  • le 16 mars 1517 : le concile du Latran déclare nulles et non avenues les résolutions prises lors du concile réuni à Pise de 1511 à 1512.

Les deux souverains, le Roi de France et de l'Empereur cherchent à déposer le pape qui n'accepte pas la main mise des pouvoirs politiques sur le clergé et les biens de l'Eglise.

  • le 16 mars 1534 : l'Angleterre rompt toutes ses relations avec l'Église catholique.

Le Pape refuse le divorce d'Henri VIII, qui s'auto-nomme alors chef de l'Eglise d'Angleterre.

  • le 16 mars 1578 : lettres patentes du Roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.

Le pont Neuf est actuellement le plus vieux pont de Paris.

  • le 16 mars 1608 : les Jésuites obtiennent le droit de fonder les réductions du Paraguay.

Les premières Réductions furent installées au Pérou. Le but est d'évangéliser les indiens et de leur permettre d'échapper aux esclavagistes.

  • le 16 mars 1649 : Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, meurt martyrisé.

Jean de Brébeuf est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire. En 1617, il entre chez les Jésuites, mais à cause de soucis de santé, il ne peut y rester que jusqu'à l'âge de 28 ans. C'est en 1625 qu'il arrive dans ce que l'on appelait la Nouvelle-France.

Il est capturé au cours d'une attaque. Il préfère demeurer avec ses fidèles au lieu de s'échapper et est traîné au village de Saint-Ignace, où il est accueilli par une pluie de pierres, bastonné et lié au poteau de torture par les Iroquois. II subit les pires sévices avant de mourir à l'âge de 56 ans. Il a été canonisé le 29 juin 1930.Son crâne est préservé dans un reliquaire en or à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il est un le saint patron du Canada.

  • le 16 mars 1653 : Lully est nommé "compositeur de la musique de chambre du Roi"

Il doit composer chaque année un ballet. C'est lui qui écrit l'hymne national français pour Louis XIV : « Grand Dieu sauve le Roi » que les Britanniques ont imité depuis.

  • le 16 mars 1808 : Pie VII proteste avec véhémence en consistoire contre l'occupation de Rome par les troupes impériales.

Voir la chronique du 14 mars.

  • le 16 mars 1812 : l'Autriche, alliée de la France, accepte de fournir une armée à Napoléon.
  • le 16 mars 1906: suspension des inventaires des biens de l'Eglise.

À la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État, adoptée le 9 décembre 1905, un décret prévoyait de dresser un inventaire des biens du clergé. Mais cet inventaire suscite des tensions et des conflits. Pour faire face à ces troubles, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, diffuse une circulaire confidentielle visant à faire cesser l'inventaire dans les cas où la force est nécessaire.

  • le 16 mars 1935 : réarmement de l'Allemagne d'Adolf Hitler.

Contournant le traité de Versailles, Adolf Hitler réarme le Troisième Reich en rétablissant le service militaire obligatoire le 16 mars 1935. Quelques mois plus tard, la marine et l'armée de l'air sont réactivées sans réaction extérieure. La Wehrmacht remplace alors la Reichswehr, nom qui était donné à l'armée allemande par le traité de Versailles.

  • le 16 mars 1914 : Mme Caillaux, femme de Joseph Caillaux, ministre des Finances et ancien président du Conseil, tue Gaston Calmette, directeur du Figaro.
  • le 16 mars 2005 : un fonctionnaire des Impôts reconnaît être à l'origine de la disparition de dossiers fiscaux de six personnalités, dont ceux d'Hervé Gaymard et de Claude Chirac.

Posté le 16 mars 2015 à 06h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

15 mars 2015

Découverte de fonts baptismaux sous la cathédrale de Strasbourg

Lu ici :

"C'est une simple piscine baptismale. Elle a été découverte lors de fouilles initiées l'an dernier par l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. Des éléments de maçonnerie datant du Moyen-Âge, et de l'époque romaine avaient déjà été mis au jour lors de précédentes fouilles menées dans les années 1966 et 1972. Mais aucune n'avait alors révélé d'élément lié au rite chrétien. Cette preuve d'une présence chrétienne là où sera ultérieurement batie la cathédrale de Strasbourg se situe sous la chapelle Saint-Laurent, quasiment au coeur de l'édifice.

Le baptistère est assez conséquent. Le bassin profond de 50 centimètres est long d'1mètre 60. L'élément de maçonnerie qui l'entoure mesure quant à lui 4 mètres 60 mètres sur 4 mètres 20. Il est possible de faire coïncider la construction de cet élément religieux avec la présence d'Aldus, premier évêque de Strasbourg aux environs de l'an 615.

Une première cathédrale a été bâtie sur ce site par l'évèque Arbogast à la fin du VIIe siècle. Celle que nous connaissons aujourd'hui, Notre-Dame de Strasbourg, a été érigée entre 1176 et 1439 après la destruction de plusieurs édifices précédants lors d'incendies accidentels. La particularité de cette cathédrale, le fait qu'elle ait une seule flèche n'est pas vraiment explicitée. Plusieurs raisons sont évoquées : la mode du style gothique était passée lorsqu'il fallu s'atteler à sa construction, le manque de moyens financiers, mais, et c'est sans doute une raison plausible, le bâtiment était construit sur un terrain meuble et humide qui n'aurait pas supporté le poids d'une flèche supplémentaire."

Posté le 15 mars 2015 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

14 mars 2015

C’est arrivé un 14 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 mars 1369 : la victoire de Montiel.

Du Guesclin, à la tête des armées françaises et castillanes, remporte la victoire de Montiel, dans le sud-est de la Castille sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel. La victoire franco-castillane de Montiel met définitivement fin à la guerre civile qui oppose Henri de Trastamare et les bâtards de son père. Cette expédition réussit aussi à débarrasser le Royaume de la menace des Grandes Compagnies qui sévissaient dans plusieurs provinces à l'avènement de Charles V, les routiers étant allés combattre en Espagne.

  • le 14 mars 1484 : les Etats généraux s'achèvent à Tours.

Les États généraux, réunis depuis le 15 janvier, exposent un programme politique complet des subsides au pouvoir royal en échange de libertés civiles et commerciales, et le rétablissement de la Pragmatique Sanction, l'indépendance des États provinciaux. Pour la première fois, les actes officiels des États contiennent les termes « Tiers État » et « États généraux ».

  • le 14 mars 1590 : bataille d'Ivry.

En aout 1589, le Roi Henri III est assassiné. L'héritier du Trône a promis de maintenir la foi catholique en France, mais ne s'est pas encore converti. Cette seule promesse a suffit à lui faire perdre de nombreux appuis protestants. Son armée est amoindrie. C'est au cours de cette dernière bataille que le futur Henri IV de France, qui a failli être tué plusieurs fois pendant le combat, aurait lancé son apostrophe célèbre :

« Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire ! ».

L'armée ligueuse de Paris est complètement défaite. Les troupes du futur Roi ramènent de nombreux trophées dont cinq canons, tous les drapeaux ennemis, la cornette de Mayenne et l'étendard du comte d'Egmont. Cette bataille sonne le glas de l'armée de la Ligue, déjà amoindrie par la bataille d'Arques de septembre 1589.

La Clémence d'Henri IV après la Bataille d'Ivry par Charles de Steuben;

Musée du Louvre

  • le 14 mars 1593 : naissance de Georges de La Tour, peintre lorrain.

Le peintre français Georges de La Tour naît à Vic-sur-Seille. Il est redécouvert au tout début du XXe siècle ; ses origines restent mystérieuses. Les historiens ne sont pas sûrs de sa naissance, peut-être du 13 mars, mais son acte de baptême est daté du 14 mars.

C'est en admirant son Saint-Sébastien, que Louis XIII en fait peintre ordinaire du Roi. L'art de Georges de La Tour se caractérise par une maîtrise des techniques de l'éclairage nocturne, ses thèmes préférés sont d'inspiration religieuse, avec des visages recueillis et sereins simplement illuminés d'une bougie (La Madeleine à la veilleuse, L'Adoration des bergers, Le Nouveau-né) ; tandis que ses œuvres profanes demeurent « diurnes » (Le Tricheur à l'as de carreau). Cf. la chronique du 30 janvier.

Le nouveau-né

  • le 14 mars 1793 : Cholet tombe aux mains des Vendéens.

Plus de 700 paroisses se sont levées contre la conscription, en quelques jours seulement les paysans vendéens sont parvenus à s'organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. La future armée royale Catholique parvient à s'emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d'Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des "Blancs".

  • le 14 mars 1800 : le pape Pie VII succède à Pie VI, décédé en 1799.

A la mort du pape Pie VI, les cardinaux se réunissent en conclave à Venise. Monseigneur Chiaramonti est alors élu sous le nom de Pie VII. Il arrive au moment où Napoléon est à l'apogée de sa gloire et est tout puissant.

Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti et de Giovanna Coronata Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse d'origine française, (les Clermont-Tonnerre ?). Sa famille est noble, mais assez pauvre.

Il est ordonné prêtre en 1765, nommé confesseur du Pape Pie VI en 1773, qui le nomme prieur de l'abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs, puis évêque de Tivoli puis d'Imola. Pie VI, meurt le 29 aout 1799 prisonnier des Français à Valence. L'élection de Pie VII se déroule sous l'occupation française de Rome ; les Etats pontificaux annexés à l'empire. Il est élu après 227 jours de vacance.

Bonaparte décide de reconnaître le nouveau pape et de restaurer les États Pontificaux dans les limites du traité de Tolentino. Pie VII retrouve Rome.

Le 15 juillet, la France reconnaît officiellement le catholicisme comme la religion de la majorité de ses citoyens, mais non comme une religion d'État. Par le concordat de 1801, les États de l'Église sont reconnus et est restitué ce qui avait été confisqué ou vendu pendant leur occupation (traité de Lunéville de 1803).

Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, soumise au pouvoir civil. C'est pour tenter d'en obtenir l'abrogation qu'il accepte, contre l'avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause.

Après le refus du pape d'annuler le mariage entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805 les relations se tendent. Les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda, où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Etienne Radet, pénètre par la force au palais du Quirinal, et exige du pape de renoncer à la souveraineté temporelle des États de l'Église.

Le pape lui rétorque ces mots restés célèbres :

« Non possiamo. Non dobbiamo. Non vogliamo » (Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Nous ne le voulons pas).

Le pape est fait prisonnier et sera gardé comme un véritable prisonnier d'État jusqu'en juin 1812.

Avant de quitter le Quirinal, il avait ordonné de détruire son anneau du pêcheur afin qu'aucun usurpateur ne pût s'en servir à son insu. C'est l'unique occasion en 2000 ans où l'anneau du Pêcheur sera détruit du vivant d'un pape encore régnant.

En 1812, avant de partir pour sa campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa déportation. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-Père n'est jamais sorti de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon « mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

Napoléon entreprend en 1813 des contacts directs avec son prisonnier, alternant flatteries et menaces. Pour toute réponse, le pontife, qui a cerné son jeu, lui répond : « Commediante ! Tragediante » (« Comédien ! Tragédien ! »).

Le 19 janvier 1814, Napoléon, qui accumule les défaites militaires, est contraint de restituer ses États au pape. Le 23 janvier, Pie VII quitte Fontainebleau et les cardinaux sont disséminés dans différentes villes de France. Il est le dernier Pape avant Jean-Paul II à fouler le sol français.

  • le 14 mars 1923 : deux soldats des troupes d'occupation françaises de la Ruhr sont assassinés.
  • le 14 mars 1937 : publication de l'encyclique Dans ma poignante inquiétude, ou MIT BRENNENDER SORGE en allemand.

Pie XI montre par là le souci qu'éveillent à Rome les procédés employés par le régime hitlérien à l'encontre des catholiques allemands ainsi que les violations répétées du Concordat. L'idéologie nazie, assimilée à une idolâtrie, est condamnée. La Gestapo fait respecter dans le Reich l'interdiction de diffusion de l'encyclique.

  • le 14 mars 1954 : bataille de Dien Bien Phu.

Le Viêt-Minh attaque le poste Gabrielle défendu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) que commande le chef de bataillon de Mecquenem. Les "Turcos", surnom donné aux tirailleurs, se défendent toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts. Giap ordonne le repli à 2h30.

Quand l'attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d'artillerie, avec les troupes fraîches de la division 312. Le V/7eRTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin. La contre-attaque de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d'éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l'après-midi du 14 mars arrive trop tard.

Les pertes des Viet sont telles que Giap est obligé de faire une pause de 15 jours. Le « bataillon Bigeard » est parachuté dans l'après-midi du 16 mars sur la cuvette.

  • le 14 mars 1964 : la France est découpée en 21 régions.

Aujourd'hui il y en a 22 en métropole et 4 outre-mer.

  • le 14 mars 1976 : le gouvernement français annonce le retrait du franc du Serpent monétaire européen.

Posté le 14 mars 2015 à 06h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

13 mars 2015

C’est arrivé un 13 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mars 483 : élection de Félix III comme pape.

Félix lll

Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille ; il a deux enfants. Il est élu pape au décès du pape Simplice. En Afrique, sous son pontificat, les Vandales ariens déclenchent une violente persécution contre les catholiques.

  • le 13 mars 1573 : mort du Chancelier de l'Hospital.

Juriste de formation, le Chancelier de France Michel de l'Hospital a été conseiller de la Régente Catherine de Médicis pendant les règnes de François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Si sa politique de conciliation entre les partis a été un échec il est aussi à l'origine de l'Édit de Moulins (1566), qui limite le pouvoir de « remontrances » du Parlement et affirme le principe d'inaliénabilité du Royaume. Il porte une grande responsabilité dans le développement des guerres de religion en France.


  • le 13 mars 1658 : début des travaux de construction de la première chapelle du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré au Québec.

La tradition veut que ce soit des marins bretons qui ont les premiers songé à s'établir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Au cours d'une tempête, ils promettent d'établir un sanctuaire à Sainte-Anne, à l'endroit où ils pourront acoster. Ce qu'ils font à Saint-Anne-de-Beaupré. En mars 1658, M. Vignel est nommé, par M. de Queylus, grand vicaire de la première chapelle. Le premier miracle, celui de Louis Guimond, a lieu en cette même année 1658, date où il est certifié et reconnu comme tel. La basilique actuelle a été érigée en 1926.

  • le 13 mars 1569 : bataille de Jarnac entre l'armée royale et les huguenots français.

Le 25 août 1568, la troisième guerre de Religion vient d'éclater car Henri Duc d'Anjou, futur Henri III, a été nommé Lieutenant-Général du Royaume avec pour mission de battre les Huguenots. Ceux-ci occupent plusieurs places du Centre du Sud-ouest comme La Rochelle, où se sont réfugiés l'Amiral de France Gaspard II de Coligny et l'ambitieux Louis Ier de Bourbon-Condé.

Henri d'Anjou fait restaurer le vieux pont de Châteauneuf et réussit à passer sur la rive droite de la Charente. Les Huguenots, installés dans Jarnac sont surpris.

Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est entièrement décimée. Lorsqu'il veut se rendre au Duc d'Anjou, il meurt d'un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec ses 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. La bataille de Jarnac se clôt finalement sur la défaite des huguenots et sur la mort de Condé.

Henri IV ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur il laisse entrevoir un … scapulaire à l'effigie de Notre Dame. La vue de cette image catholique stupéfait tellement son entourage que c'est sa mère la dure Jeanne d'Albret qui explique que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur Roi le jour de sa naissance. (cf. la chronique du 13 décembre)

Tapisserie du XVIe siècle illustrant la bataille de Jarnac [Musée national de la Renaissance, Écouen.]

  • le 13 mars 1634 : l'Académie française ouvre sa première séance.

La première assemblée ayant fait l'objet d'un compte rendu signé par Conrart date du 13 mars 1634. Le nom « Académie française » est adopté huit jours plus tard. Les membres se sont nommés « académistes », puis « académiciens » à partir du 12 février 1635. Ils doivent se préoccuper de la pureté de la langue et la rendre capable de la plus haute éloquence. Le Cardinal de Richelieu est le premier protecteur de la jeune institution.

  • 13 mars 1711 : mort de Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau-Despréaux
Huile sur toile d'après Hyacinthe Rigaud
Château de Versailles

Admirateur des grands dramaturges du XVIIe siècle que sont Corneille et Racine, Nicolas Boileau a été l'un des théoriciens de l'esthétique classique et l'un des chefs de file des Anciens dans la célèbre querelle de lettrés dite des Anciens et des Modernes

  • le 13 mars 1815 : le Congrès de Vienne met Napoléon au ban de l'Europe.

Napoléon continue son chemin vers Paris.

  • le 13 mars 1826 : le pape Léon XII publie la lettre encyclique "Quo Graviora" contre la libre-pensée et la franc-maçonnerie.

Le sous titre est particulièrement clair : « CONDAMNATION DE LA SOCIÉTÉ DITE DES FRANCS-MAÇONS ET DES AUTRES SOCIÉTÉS SECRÈTES ».

« Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des Francs-Maçons, ou appelée d'un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l'Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti publiée le 28 avril 1738, et dont voici la teneur : »

« C'est pourquoi Nous ordonnons à tous et à chaque chrétien, quels que soient leur état, leur rang, leur dignité ou leur profession, laïques ou prêtres, réguliers ou séculiers, sans qu'il soit nécessaire de les nommer ici en particulier, et, en vertu de la sainte obéissance, de ne jamais se permettre, sous quelque prétexte que ce soit, d'entrer dans les susdites sociétés, de les propager, de les favoriser ou de les recevoir ou cacher dans sa demeure ou autre part, de se faire initier à ces sociétés dans quelque grade que ce soit, de souffrir qu'elles se rassemblent ou de leur donner des conseils ou des secours ouvertement ou en secret, directement ou indirectement, ou bien d'engager d'autres, de les séduire, de les porter ou de les persuader à se faire recevoir ou initier dans ces sociétés, dans quelque grade que ce soit, ou d'assister à leurs réunions, ou de les aider ou favoriser de quelque manière que ce soit ; au contraire, qu'ils se tiennent soigneusement éloignés de ces sociétés, de leurs associations, réunions ou assemblées, sous peine d'excommunication dans laquelle ceux qui auront contrevenu à cette défense tomberont par le fait même, sans qu'ils puissent jamais en être relevés que par Nous ou Nos successeurs, si ce n'est en danger de mort.

Nous ordonnons en outre à tous et à chacun, sous peine de l'excommunication réservée à Nous et à Nos successeurs, de déclarer à l'évêque et aux autres personnes que cela concerne, dès qu'ils en auront connaissance, si quelqu'un appartient à ces sociétés ou s'est rendu coupable de quelques-uns des délits susmentionnés.

Nous condamnons surtout et Nous déclarons nul le serment impie et coupable par lequel ceux qui entrent dans ces associations s'engagent à ne révéler à personne ce qui regarde ces sectes, et à frapper de mort les membres de ces associations qui feraient des révélations à des supérieurs ecclésiastiques ou laïques. N'est-ce pas, en effet, un crime que de regarder comme un lien obligatoire, un serment, c'est-à-dire un acte qui doit se faire en toute justice, et où l'on s'engage à commettre un assassinat, et à mépriser l'autorité de ceux qui, étant chargés du pouvoir ecclésiastique ou civil, doivent connaître tout ce qui est important pour la religion et la société, et ce qui peut porter atteinte à leur tranquillité ? N'est-ce pas indigne et inique de prendre Dieu à témoin de pareils attentats ? Les Pères du Concile de Latran ont dit avec beaucoup de sagesse (can. 3) « qu'il ne faut pas considérer comme serment, mais plutôt comme parjure tout ce qui a été promis au détriment de l'Église et contre les règles de la tradition. Peut-on tolérer l'audace ou plutôt la démence de ces hommes qui, disant, non seulement en secret, mais hautement, qu'il n'y a point de Dieu, et le publiant dans leurs écrits, osent cependant exiger en son nom un serment de ceux qu'ils admettent dans leur secte ? » 

 

L'encyclique est accessible ici, avec en interne les liens sur les condamnations des papes précédents.

http://www.virgo-maria.org/references/references_html/Leon_XII/1826-03-13_SS_LEO_XII_QUO-GRAVIORA.html

  • le 13 mars 1902 : naissance de Marthe Robin.
  • le 13 mars 1905 : décret de renforcement du blocus de l'Allemagne.

Toute marchandise en provenance ou en direction de l'Allemagne sera interceptée. Ce traité est en fait une réponse à la décision de l'Allemagne du 4 février précédent de déclarer zone de guerre la Manche et les eaux entourant la France et le Royaume-Uni. Les britanniques ont pris la même décision que les Français dès le 9 février.

  • le 13 mars 1954 : début des assauts Viets à Đien Biên Phu.

En fin de journée vers 17h00, les 141ème et 209ème Régiment de la Division 316 se lancent à l'attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE.

Le responsable de l'artillerie française le colonel Piroth, n'avait pris aucune mesure de protection de ses tubes, persuadé qu'il n'aurait pas d'artillerie Viet en face. Il se suicide le 15, face au poids de cette responsabilité.

Les Légionnaires de « Béatrice », sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Vietminh. Béatrice tombe sans que l'artillerie française puisse réagir. La première conséquence qui condamne le camp : la piste d'aviation est directement sous les tirs de l'artillerie ennemie.

Assaut Viet

  • le 13 mars 1959 : la France commence à se retirer de l'Otan.

La France informe le Conseil de l'OTAN qu'un tiers de la flotte méditerranéenne française, sous commandement de l'OTAN en temps de guerre, demeurera sous commandement français.

  • le 13 mars 1979 : entrée en vigueur du système monétaire européen.

A Paris, le Conseil européen prend la décision de créer un système monétaire européen, le SME. Cette nouvelle monnaie européenne, n'est, dans un premier temps, qu'une unité de compte, est baptisée ECU.

  • le 13 mars 1996 : condamnation du trésorier du PS.

Henri Emmanuelli, ancien ministre et trésorier du Parti socialiste, est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 FF d'amende et deux ans de privation des droits civiques pour la gestion du parti.

  • le 13 mars 2013 : le pape François élu par le conclave.

C'est le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui est élu par les cardinaux réunis en conclave au Vatican pour succéder à Benoît XVI. Jorge Mario Bergoglio est archevêque de Buenos Aires depuis 1998. Il a été nommé cardinal par le pape Jean-Paul II, en 2001. 266ème pape de l'Église catholique romaine sous le nom de François (en latin Franciscus). Il est le premier pape jésuite et le premier issu du continent américain. Il est aussi le premier pape non européen depuis Grégoire III au VIIIe siècle.

Posté le 13 mars 2015 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 mars 2015

C’est arrivé un 11 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mars 1513 : élection du pape Léon X.

Le cardinal Jean de Medicis, Giovanni di Lorenzo de Médicis, fils de Laurent de Médicis, est élu pape et devient le 217e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon X. Il succède à Jules II. Il meurt en 1521.

  • le 11 mars 1604 : le Roi Henri IV signe les lettres patentes pour l'appel d'offres et l'exécution du canal de Briare.
  • le 11 mars 1649 : les frondeurs signent la paix de Rueil.

La Fronde s'achève avec la paix de Rueil. Les parlementaires préfèrent accepter la paix plutôt que de s'opposer plus longtemps à l'armée royale. Ils obtiennent ainsi quelques bénéfices, mais le peuple et les bourgeois sont mécontents, car Mazarin est maintenu dans ses fonctions. La reine mère et Louis XIV retournent à Paris.

  • le 11 mars 1713 : Fénelon obtient le privilège pour publier son "Sentiments de piété".

  • le 11 mars 1784 : Traité de Mangalore.

En Inde, la seconde guerre de Mysore, oppose la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Mysore que soutiennent les Français. Avec le traité de Mangalore, les deux camps se restituent leurs conquêtes territoriales. En conséquence, le gouverneur général britannique Warren Hastings quitte, en février 1785, l'Inde qui est réaménagée.

  • le 11 mars 1793 : la révolte de Machecoul éclate ainsi que dans plus de 100 paroisses de Vendée.

Carrié avait déclaré entre deux noyades :

« Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. »

Rappelons qu'il fit construire des bateaux à soupapes qui noyaient cent personnes à la fois et inventa les « mariages républicains » qui consistaient à ligoter ensemble un homme et une femme qu'on précipitait dans la Loire. On évalue ses victimes à 16 000 personnes. (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, page 82

Depuis l'annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription, habillés en bleu, d'où leur surnom, arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l'affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les "Bleus", lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s'organise.


Conscription par tirage au sort

La Convention décrète la levée en masse, mais en laissant les autorités locales libres du choix du mode de recrutement. Pour éviter une désorganisation administrative, juges, membres des municipalités, districts et départements ne sont pas recrutables. La situation à venir résulte d'un double échec: celui des paysans qui ne délogent pas les Bleus des citadelles, et celui des Bleus qui ne tiennent pas la campagne.

A partir du 11 mars 1793, à 2 ou 3 jours près, 700 paroisses sonnent le tocsin, et en 15 jours, il n'y a plus un bleu dans le pays. Le 31 mars, Pâques sont fêtées au grand jour par les réfractaires.

Au nord de la Loire, début avril, la répression du général Canclaux semble l'emporter. La révolte est populaire, rurale et religieuse. Les paysans appellent les nobles à leur tête.

3 armées se forment :

  1. l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou: « la grande armée »: en particulier les Mauges (à l'origine de la révolte avec refus de la conscription à St Fulgent): Cathelineau écrit à sa femme:

    « Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre aura soin de ces innocents » (ses 6 enfants) ;

    Stofflet, garde chasse, dans l'ombre de La Rochejacquelein, Bonchamps, d'Elbée (qui fêtait la naissance d'un fils quand les paysans viennent le chercher), Lescure, La Rochejacquelein (officier de la Garde du Roi en 1791, il assiste au 10 août 1792 et se bat aux Tuileries; Il est célèbre pour sa phrase :

    « Si j'avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».

  2. L'armée du Centre (bocage) que les Sapinaud (oncle et neveu) dirigent. Elle a un moindre rayonnement que les 2 autres armées, mais elle tient la seule grand-route Nantes-La Rochelle et son verrou de Pont Charron (1° combat important, près Chantonnay) qui interdit aux renforts bleus d'arriver du Sud.
  3. L'armée du Retz et du Bas-Poitou, dirigée par Charette ancien officier de marine, émigré à Coblence, revenu pour assister au massacre des Tuileries, se cache sous son lit quand les paysans viennent le chercher, leur fait promettre obéissance. Très indépendant vis à vis du reste de l'armée catholique, il ne sera ni à Clisson, ni à Cholet, ni à la virée de Galerne.

L'armée catholique et royale connaît des effectifs variables. Aux grands chocs, elle monte jusqu'à 80 000 hommes, groupés en divisions, qui rassemblent des paroisses sous les ordres d'un capitaine de paroisse. Drapeaux blancs fleurdelisés, armement de faux, fourches, piques en général mais aussi fusils, munitions, canons qui sont pris aux Bleus l'équipent. Sa cavalerie est constituée de chevaux de labours, sans selle, avec des cordes pour étriers. La tactique de l'embuscade est celle qui domine. Les paysans « s'égaillent » pour les tendre, et donnent finalement l'assaut au cri de « Rembarre, vive la religion ». (Cri de gardien de bœufs, lorsqu'il s'agit de leur interdire une direction).

Après les « chocs » (choc = bataille.), les paysans retournent aux champs s'occuper de leurs fermes et montrer à leur famille qu'ils ne sont pas morts: il sera impossible de les faire marcher sur Paris.

Il est à noter que seules 2 routes seulement traversent la Vendée: Nantes-La Rochelle et Saumur-Sables d'Olonne.

Concernant l'unité du commandement, l'abbé Bernier fait promettre aux chefs d'obéir, sous peine de mort: Marigny, non choisi comme chef de l'armée du centre, désobéira et sera exécuté sur l'insistance de l'abbé Bernier. Le Grand Conseil de la Vendée militaire, le Conseil de Châtillon est créé après la prise de Fontenay sur les conseils de l'abbé Bernier et de d'Elbée. Il administre les territoires insurgés au nom de Louis XVII. Donissens en assure la présidence effective, l'abbé, le secrétariat. Cathelineau élu 1er généralissime le 12, après Saumur, sera remplacé par d'Elbée, puis La Rochejacquelein après Cholet, puis par Fleuriot.

Marigny, chef de l'artillerie, de caractère irascible, est parfois impitoyable avec les prisonniers. En 1794, devenu chef de l'armée du Haut-Poitou, il se brouille avec Charrette et Stofflet, qui le font condamner à mort par un conseil de guerre. Dans un des plus tristes épisodes des guerres de Vendée, il est tué par les chasseurs de Stofflet à La Giradière le 10 juillet 1794. Les troupes de Marigny refusèrent le Concordat et créèrent ainsi la « Petite Eglise » qui subsiste encore: fêtes, jeûnes de l'Ancien régime, et surtout plus de prêtres…

  • le 11 mars 1794 : création de l'École polytechnique.

La Convention, sur le rapport de Barère, et à la demande de Lamblardie, décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom « d'Ecole polytechnique » par la loi du 1er septembre 1795.

  • le 11 mars 1810 : union de Marie-Louise et de Napoléon est bénie en l'église paroissiale de la Hofburg à Vienne.

Le mariage est célébré par procuration, en présence de l'archiduc Charles et du maréchal français Berthier, mais en l'absence des époux. Pour l'Eglise l'empereur devient bigame.

  • le 11 mars 1865 : création de la Croix-Rouge française.
  • le 11 mars 1882 : Renan donne la conférence "Qu'est-ce que la nation ?", à la Sorbonne à Paris.
  • le 11 mars 1907 : révolte des vignerons, à Argeliers.

Au XIXe siècle, la viticulture française subit plusieurs crises : l'oïdium, en 1850, puis le phylloxéra en 1877, et enfin, le mildiou. La "bouillie bordelaise" et l'introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes permettent de sauver la vigne. La majorité des "petits vignerons" du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste, formant ainsi un "Midi Rouge". En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l'Europe et le vin languedocien se vend de plus en plus mal. La tension monte et Clémenceau fait tirer sur la foule, tuant 7 personnes dont un adolescent de 14 ans et une jeune fille de 20 ans.

  • le 11 mars 1932 : création des allocations familiales.

Afin de relancer la natalité, la Chambre vote la loi Landry rendant obligatoire l'affiliation aux caisses d'allocations familiales. Le secteur agricole est le seul à ne pas bénéficier de ce nouveau système de redistribution. Pendant la première guerre mondiale, plusieurs chefs d'entreprises catholiques ont ouvert la voie. Ainsi Emile Romanet, en 1916, qui décide d'accorder, au personnel de l'usine JOYA à Grenoble, des premières allocations familiales ou encore le breton Emile Marcesche, qui en janvier 1918, convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : et crée la première caisse d'allocations familiales de France.

  • le 11 mars 1945 : proclamation de l'indépendance de l'Annam et du Tonkin.

Ayant envahi l'Indochine françaiseen 1940, le Japon pousse les États qui la composent à proclamer leur indépendance. En mars 1945, les Japonais attaquent par surprise les unités militaires françaises, prennent le pouvoir, détruisent l'administration coloniale de la France. Profitant de ce coup de force, le 11 mars 1945, l'empereur Bao Daï déclare l'indépendance de l'Annam et du Tonkin. En août, il annonce l'annexion de la Cochinchine.

  • le 11 mars 1959 : la France soustrait au commandement de l'OTAN ses forces navales en Méditerranée.
  • le 11 mars 1963 : exécution du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry à la suite de l'attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle.

Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d'Ivry. Défenseur de l'Algérie française, il a organisé l'attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle, le 22 août 1962. Son avocat s'est vu refusé par ce dernier la grâce présidentielle, qui a invoqué la raison d'Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs "politiques".


Colonel Jean Bastien-Thirty.

À 6h40, au fort d'Ivry, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry tombe sous la salve d'un peloton d'exécution. Le prêtre qui l'a accompagné retire délicatement le chapelet que le supplicié tient encore entre ses doigts.

Auparavant, dans une cellule voisine de la sienne aménagée en chapelle, Jean Bastien-Thiry a servi la messe célébrée par l'aumônier. Au moment de la communion, il a partagé en deux  l'hostie donnée par le prêtre, et a demandé à celui-ci d'en remettre une moitié à son épouse qui, de son côté, veille et prie auprès de son père (Georges Lamirand, ministre de la Jeunesse du Maréchal Pétain, de septembre 1940 à mars 1943). (1)

Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :

"J'ai vu beaucoup de choses, mais je n'oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité - et ce qui m'a le plus stupéfié, c'est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C'était d'une très, très grande beauté - et en même temps d'une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l'hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard…" (2)

Après la messe, alors que les avocats s'agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l'exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné : "Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C'est peut-être fou de dire cela, mais c'est tout à fait l'impression que j'ai eue : il était déjà dans l'Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir." (3)

(1) Jean Bastien-Thiry, Sa vie, ses écrits. Témoignages, Paris, 1973 (disponible auprès du Cercle Jean Bastien-Thiry), p.210

(2) Ibid., p.249

(3) Ibid., p.250

(4) Ibid., p.259 et 257.

Le Valeurs Actuelles du 7 mars 2013 publie un article sur cette exécution où est souligné combien De Gaulle était habité par la fureur. Le président avait même envisagé de faire fusiller le général Jouhaud ; et ce n'est que devant la double menace de démission de Pompidou et Foyer qu'il ne donne pas cet ordre.

Lien de Valeurs Actuelles sur le sujet :

Pour ceux qui veulent lire ou relire la déclaration que fit Jean Bastien-Thiry à son procès.

Enfin, une citation de Charles De Gaulle, dont je n'ai pas trouvé la source :

"Les Français ont besoin de martyrs. II faut qu'ils les choisissent bien. J'aurais pu leur donner un de ces c...rétins de généraux qui jouent au ballon dans la cour de la prison de Tulle. Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s'ils le veulent, lorsque j'aurai disparu. II le mérite."

  • le 11 mars 1966 : le gouvernement français adresse à ses partenaires de l'OTAN un aide-mémoire dans lequel il annonce sa décision de soustraire ses forces terrestres et aériennes du commandement intégré de l'Alliance.
  • le 11 mars 2001 :Jean-Paul II béatifie 233 religieuses, moines et laïcs, victimes de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939.

Jean-Paul II est le premier souverain pontife à faire autant de bienheureux d'un seul coup.Pie IX avait béatifié 206 Japonais en 1877.

  • le 11 mars 2004 : attaque terroriste à Madrid.

Des attentats sanglants frappent presque simultanément des trains et des gares madrilènes.En pleine heure de pointe, 10 bombes explosent à Madrid tuant 191 personnes et en blessant plus de 1.500.

D'abord attribué au groupe indépendantiste basque ETA par le gouvernement Aznar, cet attentat est en fait imputé au terrorisme islamiste. Trois jours plus tard, lors des élections législatives, les Espagnols ne pardonnent pas à leur gouvernement d'avoir menti et élisent José Luis Zapatero, le chef de l'opposition socialiste.

  • le 11 mars 2009 : Nicolas Sarkozy annonce le prochain retour de la France dans le commandement militaire de l'Otan.

Posté le 11 mars 2015 à 04h53 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

10 mars 2015

C’est arrivé un 10 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d'Édesse.

Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C'est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.

  • le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.

Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C'est la défense des privilèges, de l'indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et Comte de Charolais

En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d'Armagnac, Jacques d'Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d'Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d'Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d'Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.

De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l'époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

Louis XI

Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s'appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465  et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.

  • le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de prendre les rênes du pouvoir.

"Jusqu'à présent j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même."

Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun.

  • le 10 mars 1791 : Pie VI condamne la Constitution Civile du Clergé.

Le pape publie le bref "Quod aliquantum" qu'il adresse aux archevêques français.

 

  • le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.

Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l'interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n'a le choix qu'entre l'acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l'accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».

Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre "toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté." (Sic)

Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu'au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.

  • le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l'affaire du duc d'Enghien. (Tous francs-maçons)

Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu'il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…

  • le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.

Peinture de Meissonnier : 1814, Campagne de France : Retraite après la bataille de Laon; Napoléon et son état-major derrière lui.

  • le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l'ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.

Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d'abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d'abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l'Algérie.

  • le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën.

La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.

« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d'œufs sans en casser un seul. »

  • le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d'Ivoire deviennent colonies françaises.
  • le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l'Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c'est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».

  • le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.

Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.

  • le 10 mars 1911 : l'heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d'Europe.

La France s'aligne sur l'heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l'ancienne.

  • le 10 mars 1934 : incendie de l'église Saint-Nicaise de Rouen.

Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.

  • le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane - campagne de Tunisie.

Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s'affrontent les forces alliées et les forces de l'Axe. La Seconde Guerre mondiale s'étend ainsi à l'Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.

  • 10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.

La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération dans la Vercors pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d'un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.

  • le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
  • le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l'Union Française.
  • le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l'opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.

Selon l'Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.

  • le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l'ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
  • le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s'opposera " quelles que soient les circonstances " à une nouvelle résolution américano-britannique sur l'Irak.

Posté le 10 mars 2015 à 04h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

09 mars 2015

C’est arrivé un 9 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 9 mars 1309 : installation des Papes à Avignon.

Le conflit qui opposait le pape Boniface VIII et le Roi de France Philippe le bel, s'achève avec la mort du pape, suite à « l'attentat »d'Agnani en 1303. Benoit XI succède pendant un an à Boniface VII; puis Philippe le bel parvient à faire élire comme successeur, un pape français, Clément V.

Bertrand de Got, ancien archevêque de Bordeaux et pape sous le nom de Clément V, fixe la résidence papale au couvent des dominicains à Avignon afin d'échapper aux troubles politiques qui agitent alors Rome. Cela va durer 68 ans. Clément V demeure ensuite à Malaucène, Carpentras et Caromb.

Une partie du Palais des papes à Avignon

Avignon est la propriété du comte de Provence et roi de Naples. Sur les conseils du Roi de France, Philippe IV le Bel, le souverain pontife a renoncé à regagner Rome et s'y installe

De 1309 à 1377, sept papes se succèdent en Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI

 

  • le 9 mars 1409 : Paix de Chartres, cessez-le-feu momentané entre Armagnacs et Bourguignons

La paix de Chartres est signée, mettant provisoirement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Parmi les 21 articles signés, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur y reconnaît le meurtre de Louis Ier d'Orléans en 1407 (voir la chronique du 23 novembre), et présente ses excuses à ses enfants, Philippe et Charles. Une cérémonie de conciliation est organisée le même jour dans la cathédrale de Chartres, où les successeurs d'Orléans accordent leur pardon à l'assassin de leur père.

  • le 9 mars 1661 : mort du cardinal Mazarin.

Le principal ministre de Louis XIV, le cardinal Mazarin s'éteint à Vincennes à l'âge de 58 ans.Vers minuit, dans un souffle, il murmure à Anne d'Autriche et à Louis XIV :

"Je vais bientôt finir, mon jugement se trouble. J'espère en Jésus Christ".

A deux heures du matin, le père Joly, qui lui a donné l'extrême onction le 7, lui fait embrasser le crucifix et commence à réciter la prière des agonisants. Le mourant tente vainement de se redresser pour parler mais s'effondre : son cœur a cessé de battre. Après avoir scrupuleusement mis en ordre ses affaires spirituelles et matérielles, le cardinal Jules Mazarin s'est éteint.Souvent décrié en France, il a fortement renforcé la monarchie face aux Frondes de la noblesse ; le Royaume qu'il laisse est un Royaume restauré et en paix, à l'abri des invasions. Sur le plan extérieur, il a parachevé l'œuvre de Louis XIII et de Richelieu, grâce aux Traités de Westphalie (1648 ; voir la chronique du 24 octobre). La France en sort grandie et devient la pièce maitresse du nouvel ordre européen qui régit les relations internationales du continent jusqu'à la Grande Guerre. Il est aussi à l'origine du Traité des Pyrénées qui délimite définitivement la frontière entre la France et l'Espagne.

Quelque temps auparavant, il avait présenté Colbert au Roi en lui disant :

« Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m'acquitte de ma dette en lui présentant Colbert »

Le lendemain, le Roi de France âgé de 22 ans convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre seul les rênes du pouvoir :

"[...] jusqu'à présent j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal; il est temps que je les gouverne moi-même."

  • le 9 mars 1661 : Jean-Baptiste Colbert entre au service du Roi.

En septembre 1661, Colbert va obtenir la disgrâce de Fouquet, qui est arrêté à Nantes le 5 septembre 1661 par d'Artagnan. Colbert lui succède à la tête de l'administration des finances, d'abord comme intendant puis, en tant que contrôleur général, en 1665. Remarquable gestionnaire, il développe le commerce et l'industrie par d'importantes interventions de l'État. Sa politique a été baptisée de son nom: le colbertisme.

  • le 9 mars 1678 : l'armée de Louis XIV occupe Gand, puis Ypres (le 25 mars).

Cette occupation trouve sa place dans le cadre de la guerre de Hollande (1676-1678), qui modifie l'équilibre européen. La France triomphe de ses adversaires sur le plan militaire. Par le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre, la France restitue la plupart de ses conquêtes, mais acquiert la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre. Qui a dit que Louis XIV était un Roi despotique ?

  • le 9 mars 1720 : un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée.

L'ancêtre de la Gendarmerie est alors constituée en brigades situées dans une zone géographique, mais le maillage complet du territoire n'est réalisé qu'en 1769.

  • le 9 mars 1790 : la fortune personnelle du Roi est déclarée propriété nationale.
  • le 9 mars 1796 : le général Bonaparte épouse « civilement » Joséphine de Beauharnais.

Le général Bonaparte épouse civilement Joséphine de Beauharnais à la mairie du IIème arrondissement de Paris. Joséphine est créole, elle a grandi en Martinique, s'est mariée une première fois en métropole en 1779 avec le général Alexandre de Beauharnais qui lui a donné deux enfants, Hortense et Eugène. Deux jours après son union, Napoléon Bonaparte part rejoindre son commandement à Nice. Il laisse sa femme continuer à batifoler dans les salons parisiens qui lui fournissent nombre d'amants.

  • le 9 mars 1799 : les Français assistent de loin à la décapitation de leurs 2 émissaires par les Turcs.

Ils prennent d'assaut Jaffa, l'enlèvent, massacrent les défenseurs, font 3000 prisonniers, n'épargnent que les Egyptiens, et pillent tout ce qu'ils trouvent.

  • le 9 mars 1831 : vote d'une loi créant la Légion étrangère.

Louis-Philippe annonce la création d'une nouvelle unité militaire composée uniquement de volontaires d'origine étrangère, sauf les officiers qui sont Français.

  • le 9 mars 1893 : début du procès du scandale de Panama.

Ferdinand de Lesseps et ses associés sont accusés d'avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu'ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Après 13 jours de procès, l'ancien ministre des Travaux publics, Baïhaut, est condamné à 5 ans de prison pour corruption ; il est, en effet, le seul homme politique à avouer les faits ! Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, n'est pas condamné. Les frères Lesseps et l'entrepreneur Gustave Eiffel écopent d'un an pour abus de confiance.

  • le 9 mars 1929 : première représentation de Marius de Marcel Pagnol au Théâtre de Paris, avec Raimu et Pierre Fresnay.
  • le 9 mars 1942 : au fort du mont Valérien, sept résistants sont fusillés par les Allemands, qui avaient rendu la sentence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
  • le 9 mars 1943 : les usines Renault du Mans sont bombardées.
  • le 9 mars 1945 : attaque des Japonais en Indochine.

Malgré sa situation de considérable infériorité militaire face au Japon et un blocus qui démultiplie les difficultés de la vie civile et économique, l'amiral Decoux, gouverneur général de 1940 à 1945, a réussi l'exploit de conserver l'Indochine en paix sous administration française. À six mois de la capitulation japonaise, il peut espérer remettre intact le dépôt qu'il avait reçu dans la tourmente de juillet 1940. 

En multipliant les provocations agressives aussi stupides qu'irresponsables, les gaullistes vont hélas susciter une violente réaction des Japonais. Le 9 mars 1945, à 20h00, les garnisons françaises sont toutes simultanément attaquées. Selon la vulgate officielle, les soldats français, assimilés à des collabos vichystes, auraient capitulé "honteusement", sans se battre. La réalité est tout autre. 

"Dans des conditions nettement plus favorables pour eux, les Américains avaient été chassés des Philippines en 1941, et les Anglais éliminés de Singapour en moins de huit jours. Les Français de 1945, mal armés et mal équipés, ont tenu deux mois au Tonkin face à l'armée japonaise. Partout ailleurs en Indochine (Annam, Cochinchine, Cambodge, Laos), de nombreux Français, rapidement submergés dans leurs garnisons après d'âpres combats, ou isolés chez eux au moment de l'attaque vont tenter de prendre le maquis conformément aux ordres reçus  […] En fait de "capitulation honteuse", les soldats français d'Indochine connaîtront le taux de mortalité au combat le plus élevé de toute la Seconde guerre mondiale : 17,6 % de l'effectif total ou 20 % de l'effectif engagé (deux mille cent dix neuf tués), sans compter les blessés. Sans compter, non plus, les sévices subis par leur familles et par les civils en général (agressions, viols, massacres, vols, humiliations, brimades et spoliations diverses)." (de Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, Editions l'étoile du berger, p.185) 

"Sur le plan économique et financier, les Japonais vont ruiner l'Indochine en quelques semaines. […] La santé publique connaît une régression sans précédent." (Ibid., p.189)

Quand Leclerc arrive enfin à Hanoï, le 18 mars 1946, soit plus d'un an après le coup de force japonais, les Français du Tonkin, qui ont vécu un enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Quant aux populations d'Indochine, elles vont souffrir trente années de martyre. L'armée française, elle, laissera sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d'officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr.

Le général De Gaulle voulait instamment du "sang versé" : il y en aura, et à profusion. Mais cela ne vaudra jamais à la France auprès de ses "Alliés" le "titre imposant" que le chef de la France libre en attendait :

"Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l'intérêt national, j'envisageais volontiers qu'on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s'y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l'Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré."

Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.

Arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, les émissaires gaullistes, transposant en Indochine les mœurs de l'Epuration qui sévissent en France, et y organisent une épuration massive. Cette épuration va causer : "une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d'Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF [...], priver l'Indochine de cadres compétents, et compromettre l'image de l'ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation. »

Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, pp.211 et 198).

« Quant à la population vietnamienne, après avoir vu "la chute de l'homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] elle se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l'Indochine française, p.200-201)

  • le 9 mars 1966 : la France se retire du commandement militaire de l'OTAN. Voir le 7 mars
  • le 9 mars 1998 : affaire Dumas, Loïk Le Floch-Prigent est mis en examen.
  • le 9 mars 1999 : affaire du sang contaminé : pas de coupables !

La Cour de justice de la République (CJR) ordonne la relaxe de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et l'ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix, poursuivis pour homicides involontaires dans l'affaire du sang contaminé. Seul l'ancien secrétaire d'État à la Santé, Edmond Hervé, est symboliquement condamné, avec une dispense de peine.

Posté le 9 mars 2015 à 04h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

06 mars 2015

C’est arrivé un 6 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 mars 1058 : confirmation par le pape Étienne IX du privilège monétaire de Cluny.
  • le 6 mars 1204 : Philippe Auguste s'empare de Château-Gaillard.

Cette forteresse de Château-Gaillard, construite en 1196 par Richard Cœur de Lion tombe après un siège de six mois sous l'assaut des troupes françaises de Philippe-Auguste. Après la conquête de cette place forte, capitale à l'époque car s'est le verrou qui protège toute la Normandie, il poursuit sa conquête de la Normandie.

Ce qui reste du donjon de la forteresse

Philippe-Auguste est entré en Normandie durant l'été 1202, entendant bien prendre cette province pour le compte de la couronne de France, à Jean sans Terre qui a succédé à Richard en 1199.

  • le 6 mars 1365 : trêve et signature du traité d'Avignon.

Les Français et les Navarrais déposent les armes conformément à la trêve d'Avignon signée par Charles V et Charles de Navarre sous l'égide d'Urbain V. Battu à Cocherel, Charles de Navarre n'a d'autre choix que de signer un traité le même jour ; il abandonne ses possessions d'Île-de-France ainsi que ses droits sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie, et gagne les comtés d'Évreux, du Cotentin ainsi que Montpellier.

  • le 6 mars 1429 : Jeanne la pucelle, rencontre Charles VII, Dauphin de France.
Certains historiens parlent du 23 février ; d'autres de deux entrevues. Celle qui nous intéresse est l'entrevue où elle reconnaît le Dauphin parmi les courtisans et où elle lui transmet le « signe » donné par le Ciel justifiant de sa légitimité sur le trône de France.

Après avoir chevauché à travers les terres bourguignonnes depuis la place de Vaucouleurs, Jeanne d'Arc arrive au château de Chinon. Mais le Dauphin la met à l'épreuve en se cachant dans le groupe des courtisans. Guidée par ses Voix, Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce :

"Gentil Dauphin, j'ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné à Reims et que vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France !"

Et en guise de bonne fois, elle lui aurait révélé la prière qu'il récitait en secret:

« A donc, Seigneur mon Dieu, est-ce qu'à cause de la conduite de ma mère, je ne serais pas ainsi que  je l'ai cru l'héritier légitime du trône et de la couronne de France ? S'il en est ainsi, inspirez-moi, Seigneur, auquel cas je suis décidé à rendre le Royaume à qui il appartient et à quitter le pouvoir  pour me retirer en royaume ami. Au contraire, si je suis véritablement fils du Roi et légitime héritier de la Couronne, je vous prie de combattre pour moi et de m'aider à recouvrer mon Royaume. Si les malheurs de la France sont arrivés à cause de mes péchés qu'il vous plaise, Seigneur de me punir tout seul; mais si ces malheurs sont la conséquence des péchés du peuple, veuillez bien apaiser votre  colère et pardonner. »

Le futur Roi comprend alors le caractère divin de la mission de Jeanne. Il sort « transfiguré » de cette entrevue.

En fait, elle lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France »; mais aussi quatre évènements : la libération d'Orléans, le sacre de Reims, la libération de Paris, qui aura lieu en 1436, et la libération du Duc Charles d'Orléans (alors retenu en Angleterre).

La réaction de la cour est assez hostile ; en particulier La Trémoille, le puissant protecteur de Gille de Rais ! Qui est un personnage que l'on peut qualifier de byzantin pour ne pas dire plus…

Le Dauphin doute encore et va la faire interroger par ses théologiens à Poitier. Jeanne convainc le Roi et ses théologiens. Elle reçoit alors le commandement militaire, et une armure.

Ses voix disent de creuser derrière l'autel de l'église de Sainte Catherine de Fierbois pour trouver une épée marquée de 5 croix, que la tradition attribue à Charles Martel. Elle fait peindre sur un étendard le Christ entre deux anges et broder sur la soie " Jésus, Maria ! " avant de prendre le chemin d'Orléans.

Avant de faire couler le sang elle somme au nom de Dieu les anglais de quitter le Royaume, en écrivant au chef anglais.

  • le 6 mars 1447 : élection du pape Nicolas V.

Tommaso Parentucelli né à Sarzana vers 1398. Il est élu pape le 6 mars 1447 sous le nom de Nicolas V. Il met fin au schisme de l'antipape Félix V ; fonde la Bibliothèque vaticane ; fait construire des fortifications et restaurer des églises. Il commence son pontificat en embellissant la grande ville et en invitant les peintres, les architectes et avant tout les écrivains. Reconnu comme seul souverain pontife en 1449, il garde une position de neutralité en Italie.

Peint par Laurent de la Hyre 1630 : descendant dans la crypte de la basilique d'Assise, le pape Nicolas V voit saint François debout. Soulevant le bas de son froc, il découvre un de ses pieds stigmatisés d'où le sang coule encore. Le corps de saint François est resté intact dans sa tombe.

  • le 6 mars 1571 : Charles IX entre dans Paris.
  • le 6 mars 1618 : incendie du Parlement de Paris.

L'incendie se déclenche dans le bâtiment de l'actuel palais de Justice, proche de la Sainte-Chapelle, qui, comme cela se passera de nouveau en 1871, est miraculeusement préservée des flammes.

  • le 6 mars 1629 : le Roi Louis XIII bat les Savoyards au Pas de Suse.

Débarrassés de La Rochelle depuis le 28 octobre 1628, Louis XIII et Richelieu, à la tête de l'armée française commandée par les 3 mêmes maréchaux, Créqui, Bassompierre et Schomberg, partent de Grenoble le 2 février 1629 pour Briançon, franchissent les Alpes au le col du Montgenèvre et arrivent devant le fameux « Pas de Suse », défilé étroit qui commande l'entrée de Suse, petite cité stratégique piémontaise. La mission de forcer le passage est confiée à 200 volontaires commandés par Bassompierre. Juste avant la bataille, aurait eu lieu le dialogue suivant avec Louis XIII. :

« Sire, dit-il, les invités sont arrivés, les violons sont prêts, les masques sont à la porte. Si Votre Majesté est d'accord on peut commencer le ballet ».

Le Roi répond « Sachez que l'artillerie, n'a plus que 500 livres de plomb ».

« Ce n'est pas le moment de penser à une bagatelle de ce genre, répliqua le maréchal, faut-il remettre le ballet parce que l'un des masques n'est pas prêt ? Que Votre Majesté me permettre d'attaquer et tout ira bien ».

Et Richelieu d'intervenir : « Sire, à en juger par le visage de Monsieur le Maréchal, il me semble que l'on peut compter sur un succès ».

En effet les Savoyards et Piémontais, culbutés et bousculés de maîtresse façon par la «furia francese» s'enfuient et Charles-Emmanuel, est obligé de s'incliner devant Louis XIII et de signer un éphémère traité (6 mars1629) dans lequel il reconnaît Charles Gonzague de Nevers, duc de Mantoue et Montferrat. Le 18 mars suivant l'armée française délivre la capitale du duché de Montferrat.

  • le 6 mars 1642 : le pape condamne l'Augustinus de Jansénius.

Mais la bulle n'est publiée que l'année suivante.

  • le 6 mars 1651 : Turenne se réconcilie avec le Roi Louis XIV, qui lui pardonne.

Il peut rejoindre la cour.

  • le 6 mars 1661 : Mazarin décide de fonder un collège, sur sa fortune personnelle.

C'est le Collège des Quatre-Nations, destiné à l'instruction gratuite de 60 écoliers, dans lequel serait installée sa bibliothèque. Pour financer cette construction il met bientôt son mobilier en vente aux enchères.

  • le 6 mars 1664 : signature d'une alliance entre la France et le Brandebourg.
  • le 6 mars 1690 : Fénelon obtient un privilège pour publier son opuscule De la véritable et solide piété.
  • le 6 mars 1703 : les troupes royales de Montrevel défont les Camisards à Pompignan.
  • le 6 mars 1714 : Traité de Rastatt.

Entièrement rédigé en français il met fin à la Guerre de Succession d'Espagne. Il est signé par l'archiduché d'Autriche et le Royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de difficiles négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

  • le 6 mars 1766 : naissance de Marin-Pierre Gaullier, colonel français dans les armées royales.

Il est aussi l'un des chefs qui prennent la tête des Chouans en Mayenne. Il meurt le 9 avril 1817.

  • le 6 mars 1779 : naissance d'Antoine de Jomini, général, banquier, historien suisse.

Général dans la Grande armée, véritable autodidacte, il publie plusieurs traités de stratégie et d'histoire des guerres napoléoniennes. Théoricien de l'art napoléonien, il est totalement oublié en France et particulièrement étudié par les militaires américains de nos jours.

Il découvre le passage de Studianka, sur la Bérézina, qui permet à la Grande Armée d'échapper à Wittgenstein et à une destruction totale.

 

 

 

  • le 6 mars 1801 : Sade est arrêté pour "délire de vice" sans jugement pour sa Zoloé

Où il dépeint les mœurs de Joséphine de Beauharnais chez son éditeur, Massé. Les ouvrages sont saisis.

Le professeur Jean Dumont surnomme ce membre du GODF (loge « Les amis de la liberté ») « le père de la Révolution française ». Il écrira dans Justine ou les malheurs de la vertu :

« La nature n'a créé les hommes que pour qu'ils s'amusent de tout sur la terre… Tant pis pour les victimes, il en faut. »

Et un autre frère, François Labbé écrira :

« On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. » (*)

Cette liberté revendiquée par Lucifer avec son « Non serviam.» On ne saurait faire plus synthétique. En 3 phrases tout est dit.

(*) Cités par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (pages 86 et 87)

  • le 6 mars 1803 : envoyé pour réoccuper les villes françaises de l'Inde, l'amiral Decaen s'embarque pour l'île de France, future l'île Maurice.
  • le 6 mars 1916 : combats au Mort-Hommes et à la Cote 304.

La bataille de Verdun bat son plein.

  • le 6 mars 1946 : la France reconnaît le Vietnam comme État libre au sein de la Fédération Indochinoise.

Mais les sages avis du futur maréchal Leclerc ne sont pas suivis. La guerre d'Indochine va commencer.

  • le 6 mars 1946 encore : sur place débute l'opération « Bentré ».

Ce même jour, débute une importante opération de la marine Française qui a pour but de rétablir notre souveraineté au Tonkin en relevant par des troupes françaises les militaires chinois qui avaient désarmé les forces japonaises au nord du 16e parallèle.

Au sud la relève des Anglais s'était très bien passée. Avec les Chinois un accord a été signé 8 jours plus tôt.

Cette opération baptisée "Bentré" devait se dérouler sans problème puisque les Chinois étaient en principe nos alliés, mais elle débute de façon dramatique : en dépit des accords, le Triomphant, commandé par le CF Jubelin et dont la mission est de protéger les cinq premiers LCI chargés de transporter les troupes (environ 20 000 Français au total) pour les mettre à terre, est accueilli par un tir violent d'armes de tous calibres de la part des Chinois. Au total, cet engagement fait 29 tués et 93 blessés du côté français.

Mais dès que l'autorisation d'ouvrir le feu est donnée par LECLERC, le rapport de force s'inverse ; l'opération se termine sans autre difficulté et le 15 mars toutes les troupes ont débarquées.

Parmi les mort, le lieutenant de vaisseau Cruchet chargé de diriger le tir de l'artillerie depuis le télépointeur de 138 mm du Triomphant est mortellement blessé par l'explosion d'un obus. Par décret du 19 septembre 1946, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume avec la citation suivante à l'ordre de l'armée de Mer :

"Officier canonnier du Triomphant tué à son poste de combat le 6 mars1946. Malgré un feu meurtrier de l'adversaire, ayant déjà un blessé très grave à ses côtés, a montré jusqu'à la fin le plus parfait mépris du danger ; belle figure d'officier d'une haute valeur morale, aimé de ses hommes qu'il avait parfaitement entraînés au combat." Cette nomination comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Il a été enterré au cimetière Courbet en baie d'Halong.

Cimetière Courbet en baie d'Halong

(D'après le Mémorial et les archives des FNFL)

  • le 6 mars 1982 : le professeur Cabrol pratique la première opération « cœur + deux poumons ».

Posté le 6 mars 2015 à 06h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

05 mars 2015

C’est arrivé un 5 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mars 1626 : le traité de Monzon entre la France et l'Espagne confirme l'indépendance du canton suisse des Grisons.

Il interdit aussi à l'armée espagnole le passage du Valteline, en Italie.

  • le 5 mars 1658 : naissance d'Antoine Laumet de La Mothe Cadillac.

Né le 5 mars 1658 et mort en 1730, Antoine Laumet débarque en Nouvelle-France à 25 ans, et change son nom en de Lamothe-Cadillac. Soldat, explorateur et administrateur français, il fonde la ville de Détroit et le fort Pontchartrain en 1701 et devient, de 1710 à 1716, gouverneur de la Louisiane. C'est en son honneur que la voiture Cadillac a été ainsi nommée.

C'est sur le site de la future ville de Détroit que débarque Lamothe Cadillac, le 24 juin 1701. S'amorce alors la construction du fort de Détroit; le début d'un nouveau foyer de colonisation à l'ouest des Grands Lacs.

  • le 5 mars 1759 : le pape Clément XIII met L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert et De l'esprit d'Helvétius à l'index.

Il suit en cela les sages conseils donnés par le ministre de Louis XV, le cardinal Fleury au pape Clément XII (voir la chronique du 29 janvier).

  • le 5 mars 1795 : Traité de Bâle, la Prusse se retire de la guerre contre la France.

Le futur Maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier est nommé général de brigade.

  • le 5 mars 1798 : les Français occupent Berne.

La Suisse fidèle à sa politique de neutralité se tient à l'écart des guerres entre la France et l'Europe. La France cherche un prétexte pour envahir la riche confédération helvétique. Suite à un incident mineur, le 28 janvier, ses troupes entrent dans le pays de Vaud et, le 5 mars après la victoire du Grauholz, les Français occupent Berne, donnant ainsi le coup de grâce à la vieille Confédération des XIII Cantons. L'un des objectifs de Bonaparte est réalisé : une partie du trésor des villes suisses dérobé par l'occupant va servir, non pas à financer l'expédition d'Angleterre à laquelle il a renoncé, mais celle d'Egypte, qu'il est en train de préparer dans les premiers mois de l'année 1798. Napoléon Bonaparte, lui, vient d'être nommé général en chef de l'armée d'Orient.

  • le 5 mars 1800 : Bonaparte reçoit les chefs de l'Ouest royaliste, dont Cadoudal et Bourmont et tente en vain de les rallier à une politique nationale.

Bonaparte reçoit les chefs de l'Ouest royaliste aux Tuileries. Tout l'ouest vient de se soumettre. Il reçoit entre autres Georges Cadoudal, le général de Bourmont, le comte de Châtillon, le chevalier de Saint-Hilaire. L'entrevue est un échec.

  • le 5 mars 1811 : un bataillon britannique repousse deux régiments français à la Bataille de Barossa, en Espagne.
  • le 5 mars 1814 : Napoléon décrète la guerre de partisans à Fismes pour s'opposer à l'invasion.

C'est la réponse de l'empereur aux généraux alliés qui avaient déclaré qu'ils passeraient par les armes tout paysan armé. A part apporter des renseignements aux débris de la Grande Armée, les Français sont las et ne souhaitent que la paix. Napoléon n'est pas suivi.

  • le 5 mars 1883 : création à Paris de Henry VIII, opéra de Camille Saint-Saëns.
  • le 5 mars 1829 : la Chambre des députés transmet au Garde des Sceaux une pétition demandant l'interdiction des missions religieuses.
  • le 5 mars 1959 : le président De Gaulle déclare à Peyrefitte qu'il ne croit pas à la possibilité d'intégrer les Algériens musulmans avec les Français.

"Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre... (...) ils se sépareront".

Posté le 5 mars 2015 à 06h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

03 mars 2015

Messe du souvenir le 6 mars, en l’église de Lassay-les–Châteaux

Vendredi 6 mars 2015 à 20h30 en l'église paroissiale de Lassay-les-Châteaux, une messe de requiem sera célébrée à la mémoire du martyr de Françoise Gandriau, simple servante vendéenne, assassinée par les terroristes républicains.

Cette Vendéenne de 19 ans a été guillotinée le 6 mars 1794 dans la commune, par la commission Clément, particulièrement sanguinaire. « Cette jeune fille a été héroïque non en raison de l'injustice commise par la juridiction de la Terreur révolutionnaire, mais pour son exigence morale qui l'a conduite à choisir la mort plutôt que le déshonneur et le mensonge », souligne Claude Bodin, président de l'association du Souvenir de la petite émigrée.

Elle a été exécutée le lendemain de son jugement, et sa tombe est toujours située dans la commune. Elle est toujours visitée et entretenue.

Au programme : Autour de l'abbé Julliot, curé de Lassay, l'ensemble du prestigieux vocal Volubillis d'Évron chantera La Messe de Requiem de Gabriel Fauré, le Cantique de Jean Racine de Faure, et le Vexilla regis de Saint-Venant.

 

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Posté le 3 mars 2015 à 18h04 par Lois Spalwer | Lien permanent

C’est arrivé un 3 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mars 468 : Simplice est élu pape.

C'est sous son pontificat que s'écroule en 476 l'empire romain. Il le passe à lutter contre l'arianisme et contre les conséquences des invasions barbares.

  • le 3 mars 1357 : une ordonnance royale, approuvé par les États Généraux réunis à Paris, réforme la monnaie et accorde des subsides au Dauphin.

Le Royaume de France est en guerre contre les Anglais. Pendant la captivité du Roi Jean Le Bon, son fils le dauphin (futur Charles V le sage) publie cette ordonnance sous la pression des états généraux (coalition du clergé, de la noblesse et des bonnes villes dont Etienne Marcel est le représentant le plus influent) qui venaient de lui accorder soldats et subsides. Le pouvoir royal renonce à tout impôt non voté par les états, s´engage à réformer les finances et la justice et à pratiquer une politique d´économies.

Contrairement à nombre d'affirmations d'historiens qui voient dans ce texte l'amorce d'un nouveau régime politique, cherchant à contrôler la monarchie par la finance, ce texte n'a rien de révolutionnaire. Il présente une grande cohérence : la recherche du Bien Commun et s'inscrit dans le grand courant réformateur qui a pris naissance avec saint Louis, s'est poursuivi avec Philippe le Bel (ordonnance de 1303), les sages décisions de Jean II en 1360, le règne de Charles V, l'ordonnance cabochienne de 1413, les Etats de Tours de 1484.

Lire le livre L´ordonnance du 3 mars 1357. Les Valois dans la tourmente de Serge SAVISKY aux éditions Canope qui est une thèse de doctorat en histoire du droit qui détaille très bien cela.

  • le 3 mars 1431 : Gabriele Condulmer est élu pape, devenant le 207ème pape sous le nom d'Eugène IV.

Voir la chronique du 23 février

  • le 3 mars 1494 : les Conseillers de Rouen décident de construire une grande salle où les marchands de la ville pourront se réunir.

C'est la première étape de la construction de l'actuel Palais de justice.

  • le 3 mars 1599 : le pape Clément VIII fait cardinal Robert Bellarmin.

Robert Bellarmin a alors toutes les chances de lui succéder comme pape (Clément VII meurt en Mars 1605). Cependant le cardinal Bellarmin ne souhaite pas devenir Pape ; il va cependant jouer un très grand rôle dans les discussions relatives à la grâce, qui opposent catholiques et réformés à cette époque.

Tiré de Saint Robert Bellarmin par Aimé Richardt, éd. François-Xavier de Guibert.

  • le 3 mars 1605 : décès de Clément VIII.

Pape depuis le 30 janvier 1592, il avait Saint Philippe Néri comme confesseur. Travailleur acharné et rigoureux il mène une politique équilibrée dans une Europe en pleine guerre de religion. Il a participé activement à la conversion d'Henri IV au grand mécontentement de l'Espagne qui y a vu une perte d'influence.

A ne pas confondre avec l'anti pape Clément VIII du grand schisme d'Occident.

  • le 3 mars 1638 : une alliance franco-suédoise est renouvelée pour trois ans.

Dans le cadre de la guerre de Trente Ans, qui aboutit au démembrement de l'Allemagne en états territoriaux et assure à la France la prépondérance politique durant la seconde moitié du siècle. Au Nord, les Suédois, recevant de nouveaux subsides français, vont reprendre l'offensive.

  • le 3 mars 1766 : le Parlement de Paris, qui a pris fait et cause pour son homologue de Rennes, se soumet à la séance de la flagellation en présence de Louis XV.

Le Parlement de Bretagne vient de refuser d'enregistrer le projet de cadastre de Bertin. Louis XV, en colère de n'avoir pas pu faire les réformes qui devaient permettre au royaume de se remettre, va au devant du parlement et tient un lit de justice. Cette séance s'appelle la séance de la Flagellation du nom de la fête religieuse du jour.

  • le 3 mars 1798 : message du Directoire annonçant l'effondrement de la Rome pontificale.
  • le 3 mars 1808 : l'armée de Murat occupe Madrid.
  • le 3 mars 1857 : Français et Anglais déclarent la guerre à la Chine.

Prenant prétexte de l'assassinat du missionnaire français Chapdelaine, les gouvernements anglais et français déclarent la guerre à la Chine.

  • le 3 mars 1858 : quatorzième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Dès 7 heures le matin, alors que sont présentes trois mille personnes, Bernadette se rend à la Grotte, mais la Vierge n'apparaît pas. Après l'école, elle entend par locution intérieure l'appel de Notre Dame. Elle se rend à la Grotte et lui redemande son nom. Notre Dame lui répond par un sourire.

Son curé Peyramale lui répète ensuite : "Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la Grotte".

  • le 3 mars 1859 : signature d'un traité secret franco-russe.

Ce traité garantie la France de la neutralité bienveillante de la Russie en cas de guerre entre l'Autriche et la France.

  • le 3 mars 1871 : création d'un Comité exécutif provisoire de la Garde Nationale de la Commune de Paris.

La garde nationale se fédère sous l'autorité d'un Comité central qui élit le 15 mars, Giuseppe Garibaldi comme général en chef, mais celui-ci refuse. La nouvelle instance affirme vouloir instaurer une «République démocratique et sociale». La Commune de Paris, mythe de la gauche et de l'extrême gauche en France s'est créée par refus des résultats de l'élection au suffrage universelle de l'assemblée nationale. Cette dernière fortement conservatrice ne plaît pas aux politiciens parisiens, qui depuis 1830 et 1848 ont pris l'habitude d'imposer au pays leur vues, et ceci en mépris absolu de la démocratie et de la liberté, dont ils se disent les plus ardents défenseurs. Relire Historiquement correct de Jean Sévillia sur le sujet n'est pas inutile (Editions Perrin; de la page 202 à 224)

  • le 3 mars 1873 : le biologiste Louis Pasteur invente le procédé de fabrication et de conservation de la bière pasteurisée.

Tableau d'Albert Edelfelt représentant Louis Pasteur

  • le 3 mars 1875 : première représentation de Carmen à Paris.

Lors de la première représentation de Carmen à Paris, le compositeur Georges Bizet est chahuté par les spectateurs car son opéra transgresse les conventions de l'Opéra-comique.

  • le 3 mars 1930 : terribles inondations dans le Midi.

Les inondations qui se déroulent du 1 au 4 mars, font de terribles dégâts. Montauban est isolée, Moissac est détruite. Plus de deux cents morts et des milliers de sinistrés.

  • le 3 mars 1942 : l'aviation anglaise bombarde les usines Renault de Billancourt.

Le raid fait six cent vingt-trois morts sur le site et dans les alentours.

  • le 3 mars 1945 : ordonnance créant une école primaire unique par le Gouvernement Charles De Gaulle

     

  • le 3 mars 1974 : la France choisit le nucléaire.

Pierre Messmer, alors Premier ministre, lance un vaste programme nucléaire pour limiter la consommation de pétrole au profit de l'atome. Entre 1974 et 1975, 13 nouvelles centrales nucléaires seront lancées par EDF.

  • le 3 mars 1999 : la république des coquins.

Affaire Dumas : Christine Deviers-Joncour met en cause Roland Dumas en affirmant lui avoir offert des statuettes antiques d'une valeur de 300 000 francs.

  • le 3 mars 2004 : loi sur la laïcité.

Le Parlement français adopte définitivement le projet de loi sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.

Posté le 3 mars 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

01 mars 2015

Pour préparer la Semaine Sainte.

Gabriel, un fidèle lecteur du SB, féru de numérisation, nous propose un petit document, qu'il a constitué et qui regroupe, pour chaque station d’un chemin de croix, les passages des 4 évangiles qui s’y rapportent. Si cela vous intéresse vous pouvez le télécharger à l’adresse suivante :

Dans ce document il n’y a pas de commentaires car, si en revanche vous souhaitez des chemins de croix avec commentaires, il y a en particulier ceux des Vendredis Saints au Vatican, de 2014 à 1991, dont la plupart ont une version française de ces documents (téléchargeables gratuitement), sur le site du Vatican  ici :

Merci à Gabriel .

 

Posté le 1 mars 2015 à 21h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

C’est arrivé un 1er mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 mars 492 : fête de saint Félix III, pape.

Voir la chronique du 25 février.

  • le 1 mars 487 : Clovis, « Souviens-toi du vase de Soissons ».

La légende raconte qu'au milieu du butin arraché à Syagrius, on découvre un vase (probablement en argent) dont l'évêque de Reims demande rapidement la restitution auprès de Clovis. Toutefois les coutumes franques veulent que les parts du butin soit tirées au sort.

Alors qu'il passe ses troupes en revue le Roi des Francs reconnaît un soldat, qui un an auparavant l'a défié en frappant d'un coup de hache le fameux vase liturgique en argent que le Roi désirait rendre à saint Rémi. Le combattant avait apostrophé le Roi: "Tu n'auras rien ici que ce que le sort t'attribuera vraiment". Clovis n'a pas oublié cet affront. Il reproche à l'homme sa tenue négligée et jette ses armes à terre. Le guerrier se penche pour les ramasser et Clovis en profite pour lui asséner un coup de sa propre hache sur la tête. "Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase" lui dit-il. Le cadavre gisant sur le sol restera exposé au public en guise de preuve de l'autorité royale.

St Rémy, évêque de Reims demandant la restitution du vase de Soissons à Clovis

  • le 1 mars 965 : le pape Léon VIII meurt à Rome.
  • le 1 mars 1382 : révolte des maillotins à Paris.

Poussé par une marchande, dont un percepteur voulait saisir la marchandise en règlement de la gabelle, les parisiens se soulèvent. Pillant le Châtelet et s'emparant des maillets entreposés à l'hôtel de ville, les insurgés, baptisés « maillotins », donnent la chasse aux collecteurs d'impôts. Les oncles du Roi Charles VI, encore mineur, répriment sévèrement la révolte.

  • le 1 mars 1555 : Michel de Notre-Dame commence à publier.

Fils d'un médecin, médecin lui même, Michel de Notre-Dame s'est fixé à Salon. Il commence à prophétiser et à publier, d'abord modestement, de petits opuscules où ses pronostics sont consignés sous forme de quatrains. Le succès l'encourage à appliquer ses prophéties à l'histoire. Ses quatrains sont regroupés par centaines. Le 1er mars paraît le premier recueil, qui regroupe sept Centuries.

  • le 1 mars 1562 : le massacre de «23» Huguenots à Wassy.

Le massacre de 80 Huguenots à Wassy, sous les ordres du duc de Guise, est un pur mensonge historique. Dater les guerres de religions de cette échauffourée en est un autre. Tous les crimes commis par les huguenots seraient la conséquence de cet « énorme crime des catholiques », et seraient ainsi « justifiés » aux yeux de l'histoire. En fait, l'histoire des guerres de religions en France, a été depuis la révolution totalement réécrite et trafiquée.

Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 16, page 202) écrit :

« Qui a donné le signal des guerres de religion ? Qui a lancé notre malheureux pays dans ces luttes fratricides qui l'ont déchiré et dévasté pendant plus de trente ans ? A qui devons-nous cette déplorable explosion de haine ? La sympathie qu'éprouvent pour le protestantisme les auteurs « laïques » a dicté à leurs manuels la même réponse à cette question. C'est le fanatisme catholique, écrivent-ils unanimement, qui a déchaîné les guerres de religion. Les protestants ne demandaient qu'à pratiquer en paix leur culte nouveau, lorsque le massacre de Vassy, savamment préparé par le duc de Guise, les obligea à prendre les armes pour défendre leurs croyances et leur vie. Dès lors, ce n'est point sur les huguenots qu'il faut faire retomber la responsabilité des guerres qui étaient pour eux des guerres de légitime défense, mais sur les catholiques qui les ont provoquées avec le dessein avoué d'en finir avec le protestantisme. « 

Toutefois, le vrai début des guerres de religions n'est pas celui que retient l'histoire officielle, mais le sacrilège commis à Paris en 1528, première manifestation du protestantisme à Paris qui met tout le Royaume en émoi. Rue des Rosiers, près de la petite porte Saint Antoine était vénérée depuis des lustres une statue de Notre Dame Elle est retrouvée mutilée et décapitée.

A cette nouvelle et à l'unisson des sentiments du peuple, François 1er, profondement choqué, ordonne d'en refaire une identique en argent. 12 jours plus tard, la statue terminée, le Roi convoque dans une église voisine tous les corps ecclésiatiques de Paris, huits évêques, le Parlement, la chambre des comptes, les corps de la ville, les princes de sang, les ambassadeurs étrangers et tous les grands officiers de la couronne pour assister à une messe expiatoire. Puis une procession se rend sur le lieu du sacrilège, l'évêque portant la nouvelle statue et le Roi un cierge. Arrivé sur place au chant de l'Ave regina coelorum et devant le peuple à genoux le Roi place la nouvelle statue dans son emplacement initial.

La statue mutilée se trouve aujourd'hui dans l'église de Saint Gervais et est honorée sous le vocable de Notre-Dame de Tolérance.

Ceux qui souhaitent plus de détails les trouveront dans Notre Dame de France ou Histoire du culte de la Sainte Vierge en France de Hamon (tome 1 page 119 et 120 ; éditions Henri Plon)

Pendant 40 ans, les ctholiques subissent les persécutions des huguenots ; comme ni l'Eglise ni le pouvoir royale ne répriment les attentats, les sacrilèges voire les assassinats, les huguenots multiplient leur méfaits. En 1560 – 1561, tout le sud de la France est le théâtre de scènes d'affrontements très violents ( exemple du pillage de la cathédrale de Monpelliet le 19 octobre 1561.

Que c'est-il passé à Wassy ? Relisons Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 16, page 214 et 215 :

«Le 1er mars 1562, le duc de Guise, qui se rendait de Joinville à Paris, passait par Vassy avec son escorte de gentilshommes et de serviteurs... C'était le dimanche, il s'arrêta pour entendre la messe. L'église était à une portée d'arquebuse d'une grange où les réformés de la ville et des environs célébraient leur culte. Quoique Vassy fût ville close, ils y avaient établi un temple, contrairement à l'édit de janvier (Rendu par le chancelier de l'Hôpital pour garantir les libertés des protestants). Leur communauté, qui ne comptait pas encore un an d'existence, était nombreuse et ardente. Quelques mois auparavant, l'évêque de Châlons, Jérôme Bourgeois, venu pour l'admonester de vivre catholiquement, avait été pris à partie par le ministre et forcé de se retirer au milieu des huées et des cris: « Au loup ! au renard ! »... Sagement, le duc de Guise avait résolu de ne pas séjourner dans la ville, « voulant, disait-il, fuir les occasions que quelques-uns des miens pussent s'agacer et dire mots à ceux de ladite ville et qu'ils n'entrassent les uns et les autres en dispute de religion ». Il comptait n'y rester que le temps d'ouïr la messe.

Il venait d'entrer dans l'église quand on l'avertit que les réformés, au nombre d'environ 500, étaient en train de célébrer leur prêche. Peut-être crut-il à une bravade. Il sortit pour leur remontrer l'insolence de leur conduite. Les réformés, interprétant mal cette démarche, crurent que Guise venait les attaquer et, avant d'être l'objet de la moindre violence, ils « lancèrent des pierres au duc et à ses compagnons qu'ils voyaient s'approcher. Il y eut des gentilshommes blessés et Guise lui-même reçut une contusion. Son escorte accourut à l'aide, elle riposta aux coups de pierre par des coups d'arquebuse... Quand le duc de Guise arrêta le carnage, il y avait vingt-trois morts et plus de cent blessés. Guise n'eut ni un remords, ni un scrupule, ni un doute. « De mes voisins et sujets m'ont voulu, écrivait-il à un de ses lieutenants, faire une braverie où ils m'ont blessé une douzaine de gentilshommes, de quoi ils se sont trouvés marchands ; voilà leurs belles Évangiles ! » Il s'éloigna emmenant des prisonniers qu'il se proposait de livrer aux magistrats comme perturbateurs et séditieux. Mais, si sa conscience était en repos, il appréhendait l'effet que pouvait produire cette sanglante journée. Il ne voulait pas avoir l'air d'un chercheur de querelles. Aussi se montra-t-il prudent. Il évita Vitry où, sur le bruit du massacre, cinq ou six cents religionnaires avaient pris les armes ; il campa hors de Châlons sans vouloir entrer dans cette ville, où les réformés, quoique en minorité, étaient les maîtres »

Tel est le récit de ce que l'on a appelé improprement le massacre de Vassy ; au lieu de l'écrire nous-même, nous avons mieux aimé l'emprunter à un auteur qui ne dissimule pas ses sympathies pour les protestants, M. Mariéjol, professeur à la Sorbonne. »

 

  • le 1 mars 1591 : le pape Grégoire XIV renouvelle l'excommunication prononcée contre le futur Roi de France Henri IV en 1585.

En raison de la loi de Catholicité un prince non catholique ne peut pas en effet accéder au trône de France. Bernard Basse, dans son livre La constitution de l'ancienne France (DMM Editions) rappelle que la loi de catholicité ou d'orthodoxie  implique que le Roi doit être catholique. Cette loi découle du principe de Droit Divin, c'est-à-dire que dans ses lois fondamentales la France reconnaît que l'origine de tout pouvoir se trouve en Dieu.

C'est la loi de catholicité qui a poussé Henri IV à abjurer sa foi protestante, pour recevoir légitimement la couronne de France. L'édit d'Union, de 1588, formule cette loi clairement et la qualifie de loi fondamentale du Royaume. Elle remonte en fait au pacte de Tolbiac et au baptême de Clovis et de ses guerriers à la Noel 496. Un pacte formel est passé là, entre la France et Dieu, l'Eglise en est le témoin officiel. Cette alliance fait du Roi et de la France, le fils et la fille Aînée de l'Eglise, qui s'engagent à défendre la chrétienté contre toutes les attaques, dont elle serait victime. Historiquement, la France n'est pas un Etat laïc, mais confessionnel. Et le Roi, lors du sacre, s'engage à favoriser le développement de la religion catholique. C'est aussi cette loi qui fait du clergé le premier des 3 ordres.

  • le 1 mars 1633 : Champlain redevient gouverneur de la Nouvelle-France

Il a fondé la ville de Québec en 1608, avec le soutien du Roi Henri IV. Champlain réussit à s'allier aux Algonquins et aux Montagnais, et les soutient face auxcinq nations iroquoises. Il essaie ensuite de trouver des emplacements pour de futures colonies et d'attirer les commerçants à Québec. Il fonde la « Compagnie de Champlain » en 1614 avec des marchands de Rouen et de Saint-Malo. Nommé lieutenant, Champlain exerce toutes les fonctions d'un gouverneur sur place ; il devient le premier gouverneur de Nouvelle France en juillet 1626, jusqu'à la prise de Québec par les Anglais. Il retrouve cette fonction le 1er mars 1633, mais n'obtient que le titre de « commandant en l'absence du ministre ». Il mourra sans avoir été nommé réellement gouverneur, le 25 décembre 1635, et sans enfant pour lui succéder.


Peinture réalisée par Théophile Hamel 1870

  • le 1 mars 1707 : Fénelon obtient un privilège pour publier ses "Réflexions saintes pour tous les jours du mois".

Sortes d'éphémérides à vocation spirituelles…

  • le 1 mars 1793 : la Convention décrète l'annexion de la Belgique.
  • le 1 mars 1808 : Napoléon Ier crée la noblesse d'Empire et y associe quelques familles de l'Ancien Régime.
  • le 1 mars 1815 : débarquement de l'Inconstant à Golfe-Juan.

L'empereur déchu débarque en France au Golfe-Juan en compagnie de 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde corse. Son objectif est de reconquérir le pouvoir en marchant vers Paris. Les généraux et les soldats dépêchés par Louis XVIII pour le stopper se rallient à lui, un à un. Le 7, Napoléon fait une entrée triomphale dans Grenoble. Le 20, il atteint Paris, où il forme un nouveau gouvernement. Les 100 jours commencent.

« En dépit des travaux des historiens, quasi unanimes sur ce point depuis au moins cent ans, il est un mythe qui a la vie dure : celui d'un véritable 'appel du peuple' ayant convaincu Napoléon d'agir. Partout en France ou presque, son retour aurait été attendu, souhaité et plus tard, fêté. L'empereur a fondé cette légende et s'en est servi […] En dehors de la route empruntée par la petite troupe de l'île d'Elbe puis l'armée ralliée, "l'agitation ou même le soutien à l'Empire ne furent que sporadiques". »

Tiré de la Nouvelle histoire de l'Empire, de Thierry Lentz, tome 4, Les Cent-jours, p.319 et 322).

« L'attitude dominante dans le peuple - et plus encore dans les élites - fut une circonspection mêlée d'appréhension : tout le monde savait "que le principal risque d'un rétablissement de l'Empire était la reprise de la guerre, avec comme corollaire un nouvel effondrement de l'activité économique, de probables troubles politiques et sociaux, voire une nouvelle révolution ». (Th. Lentz, Ibid. p.323)

  • le 1 mars 1821 : le marquis de Rivière offre la "Vénus de Milo" à Louis XVIII qui en fait aussitôt don au musée du Louvre.
  • le 1er mars 1858 : première miraculée de Lourdes.

C'est la douzième apparition. Plus de mille cinq cents personnes sont présentes. Pour la première fois, un prêtre assiste à l'évènement. Dans la nuit, Catherine Latapie, une amie lourdaise de Bernadette, se rend à la Grotte, elle trempe son bras déboîté dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse immédiatement.

  • le 1 mars 1871 : l'Assemblée nationale, réunie à Bordeaux, ratifie les préliminaires de Versailles.
  • le 1er mars 1896 : Henri Becquerel découvre que la radioactivité a des conséquences.
  • le 1 mars 1900 : le Sénat est saisi d'un projet de loi d'amnistie concernant tous les faits relatifs à l'Affaire Dreyfus.
  • le 1 mars 1941 : Leclerc et sa colonne s'emparent de l'oasis de Koufra en Libye, tenue par les italiens.

Le 21 décembre 1940, depuis Fort Lamy au Tchad, aujourd'hui N'djamena, la colonne Leclerc, composée de 400 hommes et de 56 véhicules, sous les ordres du colonel Philippe Leclerc, lance une opération en direction de la Libye.

La patrouille de reconnaissance légère atteint Koufra le 07 février 1941 et des observateurs informent le reste du groupe: les bombardements effectués par l'aviation française sur Koufra n'ont pas produit de résultats probants.

Le 16 février, le gros des Français arrive aux abords de l'oasis et mettent en déroutent les Italiens de la Compagnie saharienne de Koufra. Commence alors le siège du fort de Koufra.

L'unique canon de la colonne, un 75 de montagne, tire plusieurs dizaines de coups par jour, depuis diverses positions autour du fort. Non pas pour convaincre l'ennemi que plusieurs pièces sont engagées (ce dont finalement les Italiens se persuaderont), mais pour protéger le matériel d'un tir de contre-batterie. Des patrouilles testent les défenses italiennes ; des camions circulent de nuit, feux allumés, afin de faire croire à l'arrivée imminente de renforts. Harcelés par 10 jours de combat, les Italiens tentent de parlementer. Leclerc leur promet un traitement honorable en cas de reddition, mais leur impose ses conditions. Le capitaine commandant les forces italiennes finit par accepter l'offre et signe la capitulation de la place forte.

Elle comprenait environ 400 européens, 800 indigènes, quatre canons et 53 mitrailleuses. Le 1er mars, le fort de El-Tag est occupé par les troupes françaises libres. Le lendemain est prononcé le Serment de Koufra.

  • le 1 mars 1941 : le chef de l'Etat le maréchal Pétain est acclamé par la foule à St-Etienne, devant l'hôtel de ville.
  • le 1 mars 1954 : le pape Pie XII interdit l'expérience des prêtres ouvriers.
  • le 1 mars 1974 : création du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Ce groupe d'élite est spécialisé dans la réduction des forcenés, les interpellations dangereuses, les prises d'otages, la gestion des enlèvements et les extorsions de fonds, les transferts de détenus ainsi que dans l'antiterrorisme aérien ou maritime.

  • le 1 mars 1994 : entrée en vigueur du nouveau code pénal en France.

Posté le 1 mars 2015 à 20h16 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 février 2015

C’est arrivé un 28 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 février : fête du Bienheureux Père Brottier.

Né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr dans le Loir-et-Cher, il est ordonné prêtre en 1899 malgré de fortes migraines chroniques, il est d'abord professeur au collège de Pontlevoy avant que sa vocation de missionnaire ne le fasse entrer dans la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritain), ordre séculier qui agit en Afrique de l'Ouest.

En 1903, il est vicaire à la Paroisse Saint-Louis du Sénégal, où il fonde un patronage pour s'occuper des enfants, tient une revue, L'Écho de Saint-Louis et dirige une chorale. Après un passage chez les Trappistes de Lérins, il revient à Dakar en tant que Vicaire Général et lève des fonds pour la construction de la Cathédrale du Souvenir Africain.

En 1914, il se porte volontaire pour servir comme aumônier militaire au sein du 26e Régiment d'Infanterie. Il sera décoré de la Légion d'Honneur pour faits de bravoure. En 1918, chose étonnante pour l'époque, il fonde avec Georges Clemenceau, franc maçon anticlérical, l'Union des Combattants. Mais la grande œuvre de sa vie est la Fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil, œuvre sociale destinée à l'accueil et à l'insertion de jeunes en difficulté. Le Père Brottier meurt le 28 février 1936 et est béatifié par le Bienheureux Pape Jean-Paul II, le 25 novembre 1984.

  • le 28 février 380 : baptême de l'empereur Théodose Ier.

Ce dernier bannit par un édit tous les cultes païens et la doctrine d'Arius. Le catholicisme devient la seule religion officielle de l'empire romain. Il publie l'édit de Thessalonique : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

  • le 28 février 1574 : début de la cinquième guerre de religion en France.

La conjuration des Malcontents commence ; elle s'attaque au pouvoir de Catherine de Médicis.

  • le 28 février 1712 : naissance du Marquis de Montcalm, général français.

La victoire de Montcalm avec ses troupes à Carillon par Henry Alexander Ogden.

Commandant des troupes françaises en Nouvelle-France (1756-59)

C'est en 1732, à l'âge de 20 ans, que Montcalm débute sa carrière militaire. Il sert tout d'abord en Rhénanie, et ensuite pendant la guerre de succession d'Autriche, où il récolte sa première blessure au siège de Prague. Il devient colonel du régiment d'Auxerrois et Chevalier de Saint-Louis, distinction accordée pour ses actes de bravoure. On lui propose de prendre le commandement des troupes qui combattent en Nouvelle-France. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il est mortellement blessé dans la bataille de Québec, perdue faces aux britanniques commandées par James Wolfe.

  • le 28 février 1760 : le corsaire François Thurot est tué dans un combat au large de l'île de Man.
  • le 28 février 1791 : découverte de la fuite des sœurs du Roi.

Après les femmes, c'est le tour des ouvriers et artisans du faubourg Saint-Antoine d'être manipulés et de manifester leur indignation. Ils s'attaquent au donjon de Vincennes. Pendant ce temps, quatre cent nobles tentent de prendre les Tuileries. C'est le complot des « Chevaliers du poignard ».

  • le 28 février 1794: massacre des Lucs sur Boulogne.

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne est le plus célèbre et le plus important massacre perpétré par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée,

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

Le 17 janvier 1794, la Convention avait ordonné la destruction définitive de la Vendée "afin que pendant un an, nul homme, nul animal ne trouve sa subsistance sur ce sol" dira le député Fayau. Le général Rossignol s'écrit

« il faut faire de ce pays un désert, et le peupler de bons Républicains ».

De cette phrase naîtra pour certains l'idée de dépopulation de la Vendée. Les preuves formelles de crimes contre l'humanité existent affirme Renée Casin, ce sont les ordres de la Convention et les rapports des généraux assassins. Elle cite le rapport de Westerman à la Convention :

« Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m'aviez donnés. J'ai écrasé des enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonniers à me reprocher, j'ai tout exterminé…Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par endroits ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers…Nous ne faisons pas de prisonnier. : Il faudrait leur donner le pain de la liberté, or la liberté n'est pas révolutionnaire. »

Tiré de Les catholiques et la révolution française de Renée Casin page 100.

Et Turreau de Garambouville, ancien officier des troupes royales, ayant caché sa particule et une partie de son nom à la révolution, qui réside à Cholet, divise ses 2 armées de 6 divisions en 2 colonnes (24 colonnes) qui vont balayer le pays. Les ordres qu'ils donnent sont :

« Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Sous 15 jours, il n'existera plus en Vendée ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants… Je sais qu'il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C'est égal, nous devons tout sacrifier »

Ainsi 24 colonnes marchant en même temps et dans chaque sens, devront lorsqu'elles de rencontreront, avoir fait de la Vendée :

« un désert de terres brûlées, de chaumières détruites, de châteaux en ruines, de corps mutilés que survoleront des corbeaux et que dévoreront les loups » indiquera encore Fayau.

Turreau prend le commandement de l'armée basée à Bressuire et devant aller d'est en ouest alors que le général Haxo est à la tête de la seconde qui viendra à sa rencontre. Les colonnes sont au départ sous les ordres des généraux Grignon, Huché, Dufour, Caffin, Amey, Charlery, Beaufranchet, Chalbos, Grammont, Cordelier, Commaire et Dalliac. Puis, au fil des maladies, des disgrâces et des remaniements, on voit ensuite se joindre à la campagne de destruction les généraux Joba, Carpentier, Duval, Cortez, Robert, Bard, Dutruy, et le chef de bataillon Prévignaud. Elles ont commencé leur œuvre le 21 janvier 1794, jour du premier anniversaire de la décapitation de Louis XVI. Elles la poursuivent jusqu'en mai 1794, quasiment quatre mois de feu et de mort…

Turreau finit baron d'empire, et son nom est gravé sous arc de triomphe … pour combien de temps encore ? Comme on est incapable d'expliquer et de justifier le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide vient achever le génocide.

"Outre les viols systématiques des femmes, ce qui n'est sans doute qu'un misérable détail parmi toutes leurs forfaitures, « ces soldats de la liberté » dépeçaient les femmes enceintes, pour en extraire les bébés avec des baïonnettes, et les planter sur des lances, qu'ils exhibaient ainsi, à cheval, comme des trophées... Les femmes ainsi avortées, servaient alors de mangeoires pour les chevaux : on substituait le bébé par du foin tout simplement... Les avorteurs d'aujourd'hui ont d'illustres ancêtres... La liste des « exactions » est longue comme un jour sans pain... On parle de dépecer encore des cadavres afin d'en extraire la peau pour en faire des pantalons sans couture... ou bien d'en extraire la graisse humaine pour la réutiliser. Aujourd'hui, les eugénistes utilisant les fœtus avortés pour en faire des substituts de goût ont d'illustres prédécesseurs. Quant aux méthodes d'extermination globale, bienvenue dans le monde moderne... Tout ce qui a été utilisé au XXIème siècle a été tenté... au XVIIIe par les révolutionnaires : la poudre est chère, donc, fusiller coûte cher et comme on tue tout le monde, il est impossible de demander de la faire rembourser par la famille comme le feront les communistes chinois. Comme en France, on n'a pas de poudre, mais on a des idées on essaie tout. D'abord, la méthode manuelle, le sabre et la baïonnette ; mais malgré l'ardeur et le zèle des suppôts de la Révolution, le rendement est minable, comme pour la guillotine... Alors, on fait intervenir les cerveaux du pays pour imaginer un avenir radieux et rentable aux fils de la Veuve... On essaie la poudre explosive, mais la maîtrise technologique n'est pas encore là : on est loin des charniers à canon de la Grande Guerre. On essaie alors le gaz, résultat identique, malgré le zèle des physiciens de la Révolution, le savoir-faire technique manque pour rentabiliser ces armes. D'autres profiteront de l'expérience… On tente aussi le poison, sans succès encore. Puisque la physique est incapable de servir, on se applique le bon sens: ce sont les « noyades » de Nantes, où l'on coule des navires entiers pour noyer un maximum de personnes en même temps. Mais on perd le côté festif de la Révolution. Car on est là pour extraire le Christ de la Vendée et rayer la Vendée. Alors, on ajoute l'ignominie à la barbarie : ce sont alors les « mariés » de la Loire, où l'on associe par couple des vendéens, on les dénude, tête-bêche, et on les attache. On associe tout ce qui peut être le plus choquant : une sœur et un prêtre que l'on noie ensemble pour faire la fête ! Voilà le VRAI visage de la Révolution... le VRAI visage de la République... C'est ce visage qui surgit quand il s'agit de sauver la République...

Oui notre pays est malheureusement divisé. Et cette division passe au plus profond de son âme ; elle date de cette époque ! La France ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne reconnaitra pas cette faute capitale commise contre Dieu et ses propres enfants.

  • le 28 février 1858 : onzième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Plus de mille personnes assistent à l'extase. Sainte Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.

  • le 28 février 2002 : la loi, ce n'est pas pour l'ONU.

Le Haut Commissaire aux Réfugiés de l'ONU annonce que le HCR n'étendra pas l'enquête sur les cas d'abus sexuels sur des enfants pratiqués à la chaîne par ses propres membres. De la nourriture et des soins étaient ainsi, depuis longtemps, échangés contre des faveurs sexuelles sur les enfants des gens venus trouver assistance auprès du HCR en Afrique.

  • le 28 février 2012 : 11 novembre journée d'hommage aux morts pour la France.

Le Parlement adopte, par un vote de l'Assemblée nationale, la loi instaurant le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, comme une journée en hommage à tous les morts pour la France, quelle que soit la guerre.

  • le 28 février 2013 : la renonciation du pape Benoit XVI est effective.

 

Posté le 28 février 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

27 février 2015

Destruction des trésors culturels : les djihadistes dans les pas des révolutionnaires

Yves Daoudal rappelle aux amnésiques qui nous gouvernent :

"Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Banyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millionième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

Ce sont des milliers de statues, de hauts et bas-reliefs, des milliers de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des milliers et des milliers de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon."

Posté le 27 février 2015 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

C’est arrivé un 27 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 février 806 : partage de l'Empire par Charlemagne.

Charlemagne prévoit le partage du Royaume entre ses fils. Charles, Pépin et Louis se voient attribuer des parts équitables du Royaume, mais la mort prématurée des deux premiers laissera Louis seul héritier.

Charlemagne et son fils Louis le Pieux

  • le 27 février 1594 : sacre d'Henri IV, Roi de France.

Ce n'est qu'après avoir abjuré le protestantisme, en juillet 1593 en la basilique de St Denis, qu'Henri IV peut revendiquer légitimement la Couronne de France. La Sainte Ligue a gagné. Elle doit maintenant se mettre au service du Roi légitime. Mais la Ligue tient toujours Paris et Reims. Henri IV sait toute l'importance que revêt la cérémonie du sacre. Ce n'est qu'après avoir reçu l'onction du saint chrême qu'il pourra achever de rassembler ses sujets autour de lui.

Henri IV est à Chartres dès le 17 février, où il passe ses journées en prières et en recueillement. La veille de la cérémonie, il se confesse. Le lendemain matin, il entre dans la cathédrale où se pressent le peuple ainsi que les pairs laïcs et ecclésiastiques.

Dans Eglise et Monarchie, Don Besse décrit ainsi la cérémonie du Sacre.

«La France assiste au Sacre de son Roi. Elle a pleine conscience de ce qui se passe devant ses yeux. C'est Jésus-Christ qui va lui donner son souverain. Sa présence est un acte de foi qui s'élève jusqu'à Dieu, source du pouvoir dans les Sociétés... la France entière, Roi et sujets, fait hommage d'elle-même à Dieu, Jésus-Christ. Tous communient à la même pensée catholique qui rayonne sur l'ordre politique et social. Les idées et les sentiments entraînent l'union des cœurs et des esprits. Cette union des âmes concourt nécessairement à l'unité Nationale.»

Puis le Roi prête les serments suivants :

«Je promets de conserver à chacun de vous (les Évêques), et aux Églises qui vous sont confiées, les privilèges canoniques, les droits et la juridiction dont vous jouissez, et de vous protéger et défendre autant que je le pourrai, avec le secours de Dieu, comme il est du devoir d'un Roi, dans son Royaume, de protéger chaque Évêque, et l'Eglise qui est commise à ses soins. »

Et après que le Peuple a accepté le Roi pour son Souverain, celui-ci la main sur l'Évangile :

«Je promets, au nom de Jésus-Christ, au Peuple Chrétien qui m'est soumis :

«Premièrement de faire conserver en tous temps à l'Eglise de Dieu, la paix par le peuple chrétien.

«D'empêcher les personnes de tous rangs de commettre des rapines et des iniquités de quelque nature qu'elles soient.

«De faire observer la justice et la miséricorde dans les jugements, afin que Dieu, qui est la source de la clémence et de la miséricorde, daigne la répandre sur moi et sur vous aussi.

«De m'appliquer sincèrement, et selon mon pouvoir, à expulser de toutes les terres soumises a ma domination les hérétiques nommément condamnés par l'Eglise.

«Je confirme par serment toutes les choses énoncées ci-dessus : Qu'ainsi Dieu et Ses Saints Évangiles me soient en aide».

Le serment lie le souverain à Dieu, dont il est le représentant sur terre. Dieu lui a donné le Royaume ; il promet de le gouverner conformément à ses volontés. Il y a entre eux un contrat. L'Eglise en est le témoin.

[…] Après le serment, le Roi se«prosterne tout de son long, les Évêques, le Clergé, tout le monde fléchit les genoux. Le spectacle est grandiose. C'est la France entière qui est là, suppliante. Le Ciel est entrouvert au-dessus de la Basilique. Dieu, entouré de la Cour de Ses Saints, contemple. Il bénit. C'est la France qu'il bénit en la personne de son Chef. Il lui donne tout ce qui peut rendre son Gouvernement prospère».

Puis, avant de procéder à l'onction sainte, le Prélat consécrateur remet l'épée entre les mains du Roi et dit :

«Prenez cette épée, qui vous est donnée avec la Bénédiction du Seigneur; afin que par elle et par la force de l'Esprit-Saint, vous puissiez résister à tous vos ennemis, et les surmonter, protéger et défendre la sainte Eglise, le Royaume qui vous est confié et le camp du Seigneur, par le secours de Jésus-Christ, le triomphateur invincible. Prenez, dis-je de nos mains consacrées par l'autorité des saints Apôtres, cette épée dont nous vous avons ceint, ainsi qu'on en a ceint les rois, et qui, bénite par notre ministère, est destinée de Dieu pour la défense de Sa sainte Eglise.

Souvenez-vous de celui dont le prophète Daniel a parlé ainsi dans ses psaumes : O vous qui êtes le fort d'Israël ! Prenez votre épée et disposez-vous au combat ;

  • afin que par son secours vous exerciez la justice, vous brisiez la mâchoire des injustes;
  • que vous protégiez et défendiez la sainte Eglise de Dieu et de ses enfants ;
  • que vous n'ayez pas moins d'horreur pour les ennemis secrets du nom chrétien que pour ceux qui le sont ouvertement, et que vous travailliez à les perdre ;
  • que vous protégiez avec bonté les veuves et les orphelins ;
  • que vous répariez les désordres ; que vous conserviez ce qui a été établi ;
  • que vous punissiez l'injustice ;
  • que vous affermissiez tout ce qui a été mis dans l'ordre ;
  • afin que, couvert de gloire par la pratique de toutes ces vertus et faisant régner la justice, vous méritiez de régner avec notre Sauveur, dont vous êtes l'image, et qui règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il».

Et un peu plus loin, en ceignant le Roi de son épée :

«Passe le glaive autour de tes reins, ô très puissant, et souviens-toi que les saints ont vaincu les royaumes, non avec le glaive, mais avec leur foi...»

Puis : «Seigneur, daignez le combler des bénédictions de Votre grâce spirituelle et revêtez-le de la plénitude de Votre puissance. Que la rosée du Ciel, la graisse de la terre, procure dans ses états une abondance de blé, de vin et d'huile, et que par Vos divines largesses la terre soit couverte de fruits pendant de longues années... afin que sous son règne les peuples jouissent de la santé. Qu'il soit le plus puissant des rois... Que pour la suite des siècles, il naisse de lui des Successeurs à son trône». (*)

(*) Don Besse dans Eglise et Monarchie (page 235 à261 Edition Jouve & Cie)


Desmarets, Le sacre d'Henri IV, Paris BNF

Après le serment royal et la remise de l'épée ont lieu le sacre proprement dit avec le Saint Crème, que les révolutionnaires n'ont pu faire disparaître en 1794, la remise des insignes de justice et de souveraineté, bénédiction de la couronne et le couronnement . Il ne reste plus à Henri qu'à se faire introniser et acclamer par la foule.

Sacré selon des rites immuables qui ont conféré leurs pouvoirs aux Rois de France depuis des siècles, le Roi Henri IV est acclamé par son peuple, qui laisse exploser sa joie.

Les conséquences du sacre d'Henri IV ne se font pas attendre. Rapidement le Parlement de Paris se range à ses côtés, et demande à l'occupant espagnol de quitter la ville. Tout se met en place pour une arrivée triomphale à Paris le 22 mars suivant.

Soulignons qu'en l'abbaye de Marmoutier, près de Tours, une ampoule identique à celle de Reims, contenant l'huile sainte nécessaire au sacre fut trouvée juste avant le Sacre.

 

  • le 27 février 1642 : la future colonie canadienne prend à Notre Dame de Paris le nom de « Ville-Marie ».

Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal à Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer un gouverneur local, de construire des fortifications.

  • le 27 février 1658 : une crue de la Seine provoque des inondations à Paris (8,81m à l'échelle du pont de la Tournelle).
  • le 27 février 1718 : la statue de Louis XIV est inaugurée, au Peyrou, à Montpellier.

  • le 27 février 1736 : naissance de René Madec, marin et aventurier breton français, nabab du Grand Mogol

René Madec est un marin et un aventurier, né et mort à Quimper. Issu d'une famille modeste, il s'embarque à 11 ans et navigue sur les bateaux de la Compagnie des Indes. Il participe aux conflits franco-britannique en Inde et crée une armée privée qu'il met au service des princes indiens et du Grand Moghol, qui le fait Nabab. En 1764, il est à la tête d'une armée privée, forte d'environ 1 500 hommes qu'il met au service des rajahs puis du Grand Moghol lui-même. Parallèlement à ses activités guerrières, il commence à se bâtir une fortune colossale.

Son armée compte maintenant 6 000 hommes, il est devenu un des hommes les plus importants et les plus influents de l'Hindustan. Combattant avec les Français contre les Britanniques, il revient au pays après la capitulation.

Débarqué à Lorient, il se rend à Versailles pour remettre à Louis XVI, le rapport du gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe, sur le siège de Pondichéry. Il y apprend que depuis 2 ans (1er janvier 1777), il a le grade de colonel, et qu'il est reçu dans l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est, peu de temps après, anobli par le Roi. Il meurt d'une chute de cheval.

  • le 27 février 1751 : extension de la colonie de Nouvelle France.

Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière envoie Pierre-Marie Raimbeau de Simblin construire un fort de traite des fourrures au Lac de la Carpe pour entraver l'influence britannique dans le sud de la Baie d'Hudson.

  • le 27 février 1821 : l'ordonnance sur l'Instruction donne de nouveaux pouvoirs à l'Église.

Les évêques auront la charge de l'inspection des collèges.

  • le 27 février 1822 : à Paris, début de l'éclairage intérieur au gaz, grâce au système Winsor.
  • le 27 février 1848 : création des ateliers nationaux.

Un décret du nouveau gouvernement, sous la pression de Louis Blanc, institue les Ateliers Nationaux, destinés à résorber le chômage en réalisant des grands travaux. Les ouvriers, dont le droit au travail a été reconnu le 25 février, s'inscrivent par milliers au bureau d'embauche : fin juin, ils sont près de cent mille. Un programme de grands travaux est lancé à Paris avec la construction des gares Montparnasse et Saint-Lazare. Ils seront dissous le 21 juin 1848, entraînant une insurrection sanglante.

  • le 27 février 1856 : début du Congrès de Paris, fin de la guerre de Crimée.

Le Congrès Paris, qui rassemble les principaux belligérants de la guerre de Crimée commence Le 30 mars, la France, l'Angleterre et la Russie signent le traité qui consacre l'indépendance de l'Empire ottoman. La Russie renonce à ses prétentions sur la Moldavie et la Bessarabie accepte la neutralisation de la Mer Noire et accorde la libre circulation des navires sur le Danube.

  • le 27 février 1858 : dixième apparition de Notre Dame.

Notre Dame est silencieuse. Sainte Bernadette boit l'eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence.

  • le 27 février 1913 : fin du procès de la bande à Bonnot.

En France, le procès de la Bande à Bonnot prend fin avec la condamnation à mort de 4 membres de ce gang qui a terrorisé le pays; ils sont exécutés le 21 avril suivant. Jules Bonnot, le cerveau de la bande, avait été tué par la Garde républicaine le 27 avril 1912, après 5 heures de résistance.

  • le 27 février 1939 : la France reconnaît le régime franquiste.

La France et la Grande-Bretagne reconnaissent, contre la promesse de neutralité en cas de conflit, le régime de Francisco Franco en Espagne. La guerre civile n'est pas encore terminée. Le maréchal Pétain est nommé ambassadeur de France auprès du gouvernement franquiste le 2 mars suivant.

  • le 27 février 1986 : sommet franco-allemand à Paris.

François Mitterrand et Helmut Kohl décident de relancer la coopération stratégique et militaire entre les deux pays.

  • le 27 février 2013 : dernière audience générale pour Benoît XVI.

La dernière audience de Benoît XVI se déroule comme à l'accoutumée, comme si elle ne se situait pas la veille de sa renonciation historique. Le pape donne sa catéchèse comme d'habitude. Toutefois, à son issue, il n'y a pas de « prima fila », compte tenu du trop grand nombre de demandes, on ne voit pas se dérouler la longue file des fidèles souhaitant saluer le pape.

Posté le 27 février 2015 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 février 2015

Gleeden : les puritains ne sont pas ceux que l’on croit

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne à propos de l'affaire Gleeden :

"[...] En prenant comme emblème une pomme croquée, le site Internet rejoue, sans le savoir sans doute, une des vieilles querelles dont la France a le secret : celle du jansénisme. À l’époque, dans ce XVIIe siècle qu’on appelle celui « des âmes », l’affaire prend une tournure de débat national, oppose les plus grands esprits, autour de la question du péché originel justement. Question essentielle : la nature humaine est-elle bonne ou mauvaise depuis la Chute du paradis ? Pour les jansénistes, condamnés par l’Église, l’homme déchu reste esclave de ses passions – sauf les élus qui seront sauvés.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Elle sera exploitée par des économistes anglais, plus cyniques, qui prennent acte de ce pessimisme puritain mais le mettent au service d’intérêts économiques. « Les vices privés font le bien public », dit-on à l’époque. Et surtout celui des affaires ! C’est ici que l’on retrouve Gleeden, dont le chiffre d’affaires repose sur l’incitation à l’adultère. Est-ce là ce que l’on enseigne aujourd’hui dans les écoles de commerce ?

Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’au XVIIe, les puritains eurent en face d’eux un autre courant, beaucoup moins fataliste sur la nature humaine. Pour ce dernier, représenté par un saint François de Sales, l’homme reste capable de faire le bien, malgré le péché originel. Voilà pourquoi cet humanisme chrétien a pu, à l’instar de saint Vincent de Paul, jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté de son temps : création d’hôpitaux, d’écoles, etc. Annonçant ainsi le catholicisme social du XIXe, pour qui il doit exister une morale en économie.

Y renoncer, écrivait alors un de leurs disciples, Fénelon, c’est conduire à « l’aveuglement le plus dénaturé » de l’espèce humaine, et faire de l’homme un « anthropophage » qui se détruira lui-même. Nous en sommes là aujourd’hui."

Posté le 26 février 2015 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

C’est arrivé un 24 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

  • le 24 février : invention du chef de saint Jean-Baptiste, prophète et précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous fêtons en ce jour l'invention du chef de Saint Jean Baptiste. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Sa fête le 7 janvier. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu'au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

  • le 24 février 45 av. JC. :calendrier Julien.

Jules César constatant que l'année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d'appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu'il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d'où le nom d'année bissextile donné à l'année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu'une année tropique. Or, au cours des siècles l'écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C'est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 24 février 303 : début (?) de la Grande persécution.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l'Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

  • Premier édit du 24 février 303 :destruction des édifices de cultes chrétiens et des écrits chrétiens ;privation des charges, de dignités et de droits pour les aristocrates chrétiens ;
  • Deuxième édit du printemps 303 :arrestation du clergé, on s'aperçoit de l'immense densité des chrétiens surtout en Orient.
  • Troisième édit de l'automne 303 :obligation pour les clercs de sacrifier. On les torture et entreprend des mesures très dures
  • Quatrième édit du début 304 : obligation pour tous les chrétiens de sacrifier. On assiste à des scènes de torture
  • le 24 février 1209 : François d'Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.

Le "poverello", le petit frère des pauvres.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l'Evangile pour la fête de Saint Mathias : l'envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n'était pas d'églises en ruine, dont Il parlait, mais de l'Église, constituée d'hommes, de femmes et d'enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l'Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s'écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d'accomplir ».

A l'automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d'Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l'ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

  • le 24 février 1320 : arrêt du Parlement.

En application d'une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l'objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

  • le 24 février 1382 : révolte de la Harelle.

A l'instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l'annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

  • le 24 février 1510 :Jules II lève l'excommunication à l'encontre de Venise.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l'Espagne, les cantons Suisses et le roi d'Angleterre, tandis que Maximilien s'allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l'année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

  • le 24 février 1563 : assassinat du duc François de Guise.

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d'Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d'Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l'Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l'un des meilleurs chefs d'armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l'amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

  • le 24 février 1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d'Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l'Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l'armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l'un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l'ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d'éviter la honte d'une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l'impatience de vaincre, se lance au galop à l'assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l'artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

La bataille de Pavie

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l'un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : 'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s'engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l'Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d'écus d'or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d'Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l'honneur »

  • le 24 février 1582 : bulle Inter gravissimas à Tsuculum, (Frascati).

Le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas à Tsuculum, aujourd'hui Frascati, qui institue le "calendrier grégorien", devant entrer en vigueur le 5 octobre en Italie. Voir une chronique précédente.

  • le 24 février 1662 : François Le Tellier, marquis de Louvois, est nommé secrétaire d'Etat à la guerre.

François Le Tellier devient secrétaire d'Etat à la guerre, de Louis XIV le 24 février 1662; c'est son premier poste officiel. Né en 1641, le marquis de Louvois a obtenu la charge le 14 décembre 1655, mais trop jeune, ce n'est qu'en 1662 qu'il peut remplacer son père à ce poste durant son absence. C'est en 1677 qu'il sera définitivement en charge de ce poste. Il meurt en 1691.

 

 

 

  • le 24 février 1663 : dissolution de la Compagnie des Cent Associés.

Cette colonie est le premier essai d'expansion du territoire de la France en Amérique. Malgré les années, la population dépasse à peine 2500 personnes.

Le 24 février 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, dissout la Compagnie des Cent-Associés, aussi appelée Compagnie de la Nouvelle-France, ou encore Compagnie du Canada, qui a failli dans sa mission d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France. Le Québec est alors rattaché à la couronne de France. Il accordera un an plus tard l'exclusivité du commerce à la Compagnie des Indes Occidentales. La mission initiale que Louis XIII avait confiée à la Compagnie était : « de travailler purement à procurer la gloire de Dieu et le salut des sauvages. »

Le Roi nomme un nouveau gouverneur et un intendant.

  • le 24 février 1670 : Louis XIV ordonne la construction des Invalides.

Le but de l'hôtel national des Invalides est d'abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.

  • le 24 février 1812 : signature d'une convention militaire franco-prussienne.

La Prusse accorde toutes facilités de stationnement et approvisionnement à la Grande Armée en route vers la Russie, ainsi que l'envoi d'un corps d'armée de vingt mille hommes.

  • le 24 février 1814 : les Autrichiens, battus deux fois à Mormant et à Montereau, offrent un deuxième armistice ce jour.

Napoléon refuse encore !

  • le 24 février 1848 : abdication de Louis-Philippe, roi des Français.

C'est l'instauration de la deuxième République et la fin des trois journées insurrectionnelles.Lamartine, alors député, fera preuve d'un réel courage physique en refusant aux émeutiers le drapeau rouge comme drapeau national avec ces mots :

«Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.»

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge. Huile sur toile de H. F. E. Philippoteaux.

Au terme de trois journées insurrectionnelles, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et s'enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette ce nouveau souverain. Un gouvernement provisoire est formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par ce gouvernement est de proclamer la République.

  • le 24 février 1858 : huitième apparition de Notre dame à sainte Bernadette.

Le message de notre Dame est : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! "

  • le 24 février 1951 : après neuf défaites et un nul, l'équipe de France de rugby bat enfin celle d'Angleterre par 11 à 3.
  • le 24 février 1982 : naissance d'Amandine, premier bébé éprouvette français.

Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L'Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l'arbre de la connaissance et de l'arbre de la vie. »

  • le 24 février 2006 : la Cour de cassation, dans un arrêt de principe, accepte les délégations d'autorité parentale au sein d'un couple d'homosexuelles.

Posté le 24 février 2015 à 06h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 février 2015

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1 février.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril)

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724,sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts et blessés des deux côtés.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

Dit le chef de l'Etat à cette occasion.

  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.

Posté le 21 février 2015 à 06h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

16 février 2015

C’est arrivé un 16 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l'abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l'absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L'histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l'Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu'on s'y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d'Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu'à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l'Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l'image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d'une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

« Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L'évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s'arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire "Joie" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l'Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l'Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l'an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d'Avignon, le 28 mai 1384 dit que "dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde". Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d'après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d'Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    "J'ai demandé à Notre Dame de Liesse qu'il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer."

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d'Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplia Notre Dame de Liesse :

    "O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d'Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l'angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l'avez retrouvé, ayez pitié de moi."

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l'habillait toujours en blanc en l'honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l'amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l'illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l'Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d'Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l'un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d'Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L'Eglise l'a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l'épargnait, d'aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l'âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D'auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d'un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d'être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l'Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l'Anglais envahisseur. Jeanne d'Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri III vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d'une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d'Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire "un navire d'argent pesant six vingt dix marcs".
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d'où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l'enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s'épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d'immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue...
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L'année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l'oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l'assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l'un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l'armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l'élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d'arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d'entrer au Carmel.

«Monsieur l'Archevêque, chère fille, m'ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c'est pour Dieu seul, je ne puis m'opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n'est pas possible, partout ailleurs c'est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m'occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J'ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n'y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu'il vient de mettre au point : la décomposition de l'eau en oxygène et en hydrogène.


Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l'eau en hydrogène et oxygène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un sursis pour pouvoir achever une expérience, il s'entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d'Etat.

"Il n'y aura pas d'Etat politique fixe s'il n'y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu'on n'apprendra pas dès l'enfance s'il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l'Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines [...] et sera constamment exposé aux désordres [...]".

  • le 16 février 1808 : l'armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d'un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l'encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L'offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l'allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est d'abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l'affaire Péchiney pour "recel de délit d'initié".

Posté le 16 février 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2015

C’est arrivé un 15 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 15 février 1113 : l'ordre des Hospitaliers est reconnu.

Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l'ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l'appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.

À l'origine, ce n'est qu'un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l'établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l'ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s'empareront de l'île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de "chevaliers de Rhodes". Lorsque Charles Quint leur fera don de l'île de Malte, ils prendront le nom qu'on leur donne aujourd'hui de "chevaliers de Malte".

  • le 15 février 1145 : élection du pape Eugène III.

Eugène III, Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, est pape de 1145 à 1153. Ancien moine de Cîteaux, il bénéficie de l'appui de saint Bernard de Clairvaux, avec qui il poursuit la réforme engagée par Grégoire VII. Il fait partir la deuxième Croisade, déjà décidée. Il crée le Sacré Collège, commence la construction du palais pontifical et approuve l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui Ordre de Malte. Forcé de s'éloigner de Rome, où domine alors Arnaud de Brescia, il erre en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que momentanément à Rome. Il meurt le 8 juillet 1153.

  • le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.

Nicolas IV, Girolamo Masci, nait à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.

  • le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.

Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d'une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.

  • le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
  • le 15 février  1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.

Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».

C'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Cœurs».

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l'œuvre de Dieu, la rassure et l'encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l'exil. Il meurt à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929,  Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l'emporte, le 15 février 1682, il n'a que 41 ans mais la mission est accomplie.

  • le 15 février  1710 : naissance de Louis XV.

Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l'âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu'en 1723 par Philippe d'Orléans.

Louis XV en 1712, habillé en robe (coutume pour les très jeunes garçons de l'aristocratie)

Conformément à la coutume, il est élevé jusqu'à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d'Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d'Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l'oncle de Louis XV victime d'un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d'une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :

"Voilà tout ce qu'il me reste de ma famille".

  • le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.

Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l'autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l'Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d'Eglise et d'Etat.

  • le 15 février  1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.

Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d'Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.

  • le 15 février  1775 : début du pontificat de Pie VI.

Giannangelo Braschiest est élu pape à l'âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :

- la nationalisation des biens du clergé.

- l'abolition arbitraire par l'assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l'écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l'époque en France).

- la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu'elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».

- la perte du pouvoir temporel de l'Eglise dont les possessions sont annexées par l'empire.

Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.

  • le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.

     

  • le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.

La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C'est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.

  • le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.

Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.

  • le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.

Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d'un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.

  • le 15 février 1806 : l'armée française occupe Naples.

Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n'abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant "prince français" il devient vassal de Napoléon.

Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.

  • le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
  • Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.

La Vierge lui annonce qu'elle a été touchée par ses prières et qu'elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :

"J'ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m'a obtenu de son fils ma guérison entière."

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d'une maladie incurable, écrit, avec un cœur d'enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d'intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l'Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d'Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.

Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l'ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l'océan Atlantique. Avec le "Trieste" qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le "FNRS III" est un des fleurons de l'exploration sous-marine française.

  • le 15 février 1963 : trois officiers accusés d'avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
  • le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l'immunité d'Édith Cresson.

Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l'ancienne commissaire dans le cadre de l'affaire « Berthelot ».

Posté le 15 février 2015 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

14 février 2015

C'est arrivé un 14 février...

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 14 février 842 : union de Charles le Chauve et Louis le Germanique, par les Serments de Strasbourg.

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Charles le Chauve, Roi des Francs

Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu’il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d’alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l'ancêtre de l'allemand. Ce serment d'assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l'existence d'une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l'actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.

Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.

  • le 14 février 1130 : élection du pape Innocent II, et de l'antipape Anaclet II.

  2
Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d'Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l'Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d'Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier "grand abbé" de Cluny ; et c'est finalement, en 1138, après la défaite par l'armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu’Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.

  • le 14 février 1367: le pape Urbain V dédicace l'église St-Germain de Montpellier dont il consacre le maître-autel à Notre-Dame, à Notre-Seigneur et à St-Benoît.

  3
Le cloître Saint-Benoît, fondation d'Urbain V, devenu de nos jours la cour d'honneur de la Faculté de médecine de Montpellier

  • le 14 février 1663 : le Canada devient une province du Royaume de France.
  • le 14 février 1747 : fondation de l'École nationale des ponts et chaussées.

Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d'une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.

Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s’appelle aujourd’hui l’École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.

  4

  • le 14 février 1778 : première rencontre entre les marines française et américaine.

Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le "Robuste" de la Royale.

  • le 14 février 1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.

« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. » 

  • le 14 février 1800 : Georges Cadoudal dépose les armes.

Suite à la bataille du pont du Loc’h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l’insistance du Premier Consul.

Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l’armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

  5

  • le 14 février 1814 : à Vauchamps quatrième succès consécutif de Napoléon sur Blücher depuis le 10 à Champaubert.
  • En 4 jours 40 000 Prussiens ont été mis hors de combat, mais les Autrichiens ne sont pas loin de Paris.
  • 14 février 1841: le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.

Ce discours est prononcé pour l’inauguration de l’ordre des frères prêcheurs en France.

« C’est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c’est aussi lui qui a fondé au milieu d’eux une société universelle et indivisible ; c’est lui qui a fait la France, et qui a fondé l’Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l’une de l’autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l’âme et le corps sont unis ; et de même que l’âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu’un peuple s’honore d’une alliance particulière avec l’Eglise : alors l’amour de l’Eglise et l’amour de la patrie semblent n’avoir plus qu’un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »

[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d'autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c'était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c'était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n'est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c'est la papauté, à qui il a plu, par justice, d'appeler nos rois les fils aînés de l'Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s'il est possible ; afin d'exprimer plus énergiquement ce qu'elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, - Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]

L'Église a couru trois périls suprêmes : l'arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l'erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu'il se trompe contre Dieu. […]

Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l'esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L'arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l'éternité. […]

Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l'avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j'ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j'ai dit le bien ; je blâmerai, comme j'ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

  • le 14 février 1858 : deuxième apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette.

Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.

  • le 14 février 1879 : la Marseillaise redevient l'hymne national de la France.

La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

Rappelons qu'elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d'hymne royal français jusqu'en 1792. En voici les paroles :

 

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

 

Qu'il ait un règne heureux

Et l'appui des Cieux

 

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

 

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

 

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de "Grand Dieu sauve le Roy" pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi»,sur la même musique, et dont les paroles sont:

« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,

Dieu bienfaisant !

Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant

Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,

Ce sang chéri

Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,

Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,

Tu sais pourquoi

Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,

Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,

Les vrais Français,

Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits

Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »

Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le "God save the queen /king »;par la Russie ("God save the tsar") et l'Allemagne ("Gott erhalte Franz den Kaiser", "Dieu sauve l'Empereur Franz", adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !", que du Roi de Prusse, ou de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu'en 1918..

  • le 14 février 1885 : combat de Shipu.

Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l'amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d’une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s'empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu'avec le traité de Tianjin, en juin.

  • le 14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général français, héros de Diên Biên Phu et de la guerre d’Algérie.

Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu’aux guerres d'Indochine et d'Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.

  • le 14 février 1933 : Inauguration à Paris du premier service d'horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.

La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.

Posté le 14 février 2015 à 06h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2015

Découverte d'un fragment de l'Evangile selon saint Marc ?

Pour une fois qu'on nous annonce la découverte d'un vrai Evangile, la presse va-t-elle en parler comme quand elle s'étale sur des pseudos-évangiles ?

"Ce texte, qui pourrait bien être la plus ancienne copie connue de l'Évangile, a été écrit sur une feuille de papyrus réutilisée pour créer le masque d'une momie égyptienne. Il s'agirait d'un fragment de l'Évangile de Marc ; et, surprise, ce fragment a été daté d'avant l'an  90 de notre ère (l'original aurait été écrit quelques années après la mort de Jésus-Christ). Une découverte considérable car, à ce jour, les plus anciennes copies de l'Évangile datent du IIe siècle.

La découverte a été rapportée par la revue LiveScience qui s'est intéressée aux recherches effectuées par le docteur Craig Evans, professeur du Nouveau Testament à l'Université Acadia Divinity College à Wolfville (Nouvelle-Écosse, Canada) et par une équipe d'environ trois douzaines de scientifiques qui étudient des centaines de textes grâce à une technique permettant de dissoudre la colle des masques de momies sans endommager l'encre. Le texte écrit peut ainsi être lu. [...]"

Posté le 13 février 2015 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent

C'est arrivé un 13 février...

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 février 721 : décès de Chilpéric II, Roi des Francs et de Neustrie.
  • le 13 février 1514 : les funérailles d'Anne de Bretagne sont célébrées à la collégiale St-Sauveur, où son corps est transporté.

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d’exemple pour toutes les funérailles royales jusqu’au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu’elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

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Tombeau de Louis XII et d’Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis.

  • le 13 février 1575 : sacre d'Henri III, Roi de France.

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En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d'un Royaume divisé, où son autorité n'est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l’exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l’erreur et la Vérité sur un pied d’égalité. Impressionné d’avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint Esprit, pour remplacer l’ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d'un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s’adonne avec ses mignons. Bien qu’ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c’est en fils aîné de l’Eglise qu’il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s’éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n’y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s’engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu’elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu’elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d’Arc ; telle qu’elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu’à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu’à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d’un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l’Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

 

  • le 13 février 1651 : Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
  • le 13 février 1790 : la France supprime et interdit les vœux monastiques.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

  • le 13 février1806 : Napoléon rompt avec Pie VII.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : "Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'empereur".

  • le 13 février1806 : Napoléon écrit à Fesch :

"Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l'expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et [...] Exigez aussi l'interdiction des ports aux navires de ces puissances".

  • le 13 février 1813 : Napoléon fait proclamer le concordat de Fontainebleau, loi d'Empire.
  • le 13 février1820 : assassinat du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France.

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Dans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse. Fils du comte d'Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d’hériter du trône, si l’on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu’elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

  • le 13 février 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

4Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l’illusion du mouvement: le "cinématographe". L'appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d’encouragement à l’industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n’imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont "L'Arroseur arrosé".

  • le 13 février 1917 : arrestation de Mata-Hari par le contre-espionnage français.

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d'espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

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  • le 13 février 1941 : le chef de l'Etat, le maréchal Pétain rencontre le caudillo espagnol, le général Franco à Montpellier.
  • le 13 février 1960 : premier essai nucléaire français à Reggane dans le désert de Tanezrouft en Algérie

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", s'enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

  • le 13 février 2005 : décès de sœur Lucie.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l'âge de 97 ans alors qu’elle est malade depuis trois mois.

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Lucia Santos, cousine de  Francisco et de Jacinta Marto

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d'apparitions a cessé en octobre de la même année.

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Jean-Paul II est allé trois fois à Fatima.

Posté le 13 février 2015 à 06h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 février 2015

Voltaire l'imposteur : une "valeur" de la République

Voici un entretien accordé par Marion Sigaut à Martial Bild dans le cadre du JT de TV Libertés du mardi 10 février et portant sur Voltaire. Dans cet entretien, Marion Sigaut, historienne, est revenue sur son dernier ouvrage intitulé "Voltaire – Une imposture au service des puissants". Démystifiant la pensée du célèbre philosophe des Lumières, elle met en exergue l'aspect anti-populaire de Voltaire et l'accuse d'être un menteur alors que cette figure de la philosophie française n'a jamais été autant citée qu'à l'heure actuelle, après les événements liés à Charlie Hebdo. Par la même occasion, l'historienne évoque la "révolution bourgeoise de 1789" et la véritable implication du philosophe au sein de celle-ci.

Posté le 11 février 2015 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

Hyacinthe Dubreuil et l'organisation du travail

Dans les 4 Vérités, Bernard Antony évoque Hyacinthe Dubreuil :

[...] Ce dernier, né en 1883 et mort en 1971, fut d’abord un ouvrier métallurgiste. Il n’était donc pas un idéologue, mais un remarquable penseur à partir du réel. Et le réel, ce fut d’abord sa riche expérience qu’il développa notamment en allant, de 1927 à 1929, étudier le travail industriel en Amérique, se faisant notamment embaucher dans une usine de la General Motors à Syracuse, ou encore chez White Co à Cleveland, et enfin chez Ford à Detroit.

Il fit cela selon « la tradition du tour de France », comme il l’écrivait dans son livre « Standards ». « Standards » est sous-titré « Le travail américain vu par un ouvrier français ». C’est une remarquable réflexion sur les applications de la pensée du grand ingénieur Frederick Winslow Taylor sur l’organisation scientifique du travail. Dubreuil en dégage ce que cette organisation scientifique avait apporté et aussi ce que la « division du travail » érigée en principe allait secréter de catastrophique.

Dubreuil avait été un de ces grands syndicalistes de la CGT, du temps où celle-ci n’était pas tombée entre les mains des communistes. Ces derniers avaient créé, en 1922, la scission « CGT-U », faute de pouvoir s’emparer de la principale centrale syndicale de l’époque. Les idées de notre auteur étaient à l’opposé de l’idéologie marxiste. Pour en finir avec la triste condition du prolétaire, Dubreuil, puisant dans la très riche expérience française du compagnonnage, œuvra remarquablement pour que l’ouvrier redevienne propriétaire de son travail. Il fut notamment appuyé par l’Association ouvrière des compagnons du devoir, réanimée par le remarquable Jean Bernard (qui faisait appel à Henri Charlier). 

Hyacinthe Dubreuil fut de ces grands syndicalistes et penseurs ouvriers appelés dans le cadre de la Révolution nationale à réfléchir la rénovation de l’organisation du travail et des relations du travail. Il publia à cette fin en 1941 un maître livre : « La chevalerie du travail » dédié au maréchal Pétain. Nullement inquiété pour cela à la Libération et d’ailleurs farouchement antinazi, il fut très admiré par les éphémères théoriciens gaullistes de la doctrine de « l’association capital-travail » et aussi par le célèbre ingénieur et dirigeant de grande entreprise Louis Armand, compagnon de la Libération qui fut le président de l’Euratom, et par ailleurs membre de l’Académie française.

Le concept de « l’équipe autonome du travail » est au centre de l’œuvre de Dubreuil. Il n’en a jamais donné une recette unique, mais une idée à adapter selon l’immense diversité des entreprises. Cela a notamment inspiré les « îlots » de nos usines aéronautiques de Marignane ou de Blagnac et Colomiers, près de Toulouse. Il est significatif que, le mardi 7 avril 1981, ait été inaugurée à Colomiers la rue qui porte son nom où le soir même, à la Maison des compagnons du devoir, étaient évoquées sa pensée et son action.

Je pus évoquer dans un riche débat le constat si agréable de ce que, comme l’avait préconisé Dubreuil, une de nos plus modernes industries puisait dans la tradition séculaire du compagnonnage une riche inspiration pour son organisation et ladiffusion de la propriété du travail. Liberté, solidarité, tradition, ordre et progrès : tels étaient les maîtres mots de Hyacinthe Dubreuil. Des maîtres mots qui demeurent d’actualité pour rejeter à la fois le collectivisme communiste et l’oligarchie financière !"

Posté le 11 février 2015 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • en 778 : Baptême du Sarrazin Mirât ; la Vierge Marie rentre chez Elle (voir la fin de la chronique).

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Tiré de La Vierge Marie dans l'histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)

Voir la chronique du 18 janvier.

  • le 11 février 824 : décès du pape Pascal Ier.

98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier régne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 11 février 1302 : Philippe le Bel fait brûler la bulle Ausculta Fili.

« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l'incipit, l'en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.

Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu'autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d'impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.

De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.

Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel est sacré Roi de France à Reims.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

 

  • le 11 février 1511 : mort de Charles II d'Amboise de Chaumont.

Fils aîné de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d'aménagement pour son palais.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l'avant-garde de l'armée du Roi à la bataille d'Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l'âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d'Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur "Jean d'Authon", car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »


Portrait de Charles d'Amboise (1473-1511), par Andrea Solario, Musée du Louvre.

  • le 11 février 1536 : Philippe Chabot, amiral de France, occupe la Bresse et la Savoie

La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d'Italie, dans laquelle François 1er et l'empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.

  • le 11 février 1543 : le roi Henri VIII d'Angleterre signe une alliance avec Charles Quint contre la France.

Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d'unifier par la force l'Ecosse à l'Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.

  • le 11 février 1650 : mort de René Descartes, philosophe et mathématicien français

René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C'est un philosophe et un scientifique de l'époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L'esprit profond s'avance caché).

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs affirme :

 

« La « Bête » s'est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu'au féminisme avorteur d'aujourd'hui. »(*)

Il poursuit plus loin :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)

Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l'un des hommes les plus responsables de l'allure et de la physionomie de l'ère moderne que l'on peut particulièrement   caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n'est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l'origine de la profonde inhumanité de la science moderne. »(***)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21

(**) Idem page 53

(***) Idem page 54

Le Discours de la méthode

Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l'origine d'une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.

  • le 11 février 1744 : une bataille navale s'engage entre une flotte anglaise et une flotte franco-espagnole devant Toulon.

Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s'achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.

  • le 11 février 1798 : les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.

Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.

  • le 11 février 1809 : Napoléon écrit à Roederer.

"Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse; c'est la France; je couche avec elle... Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n'ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c'est que je ne le crois pas utile pour elle".

  • le 11 février 1814 : victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail.

Avec deux fois moins d'effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu'il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.

La cavalerie de la Garde se jette sur les carrés russes (peinture de Wojciech Kossak).

  • le 11 février 1858 : première apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, 14 ans dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. Il y en aura 18.

Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :

«J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».

Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous

En 1862, l'église reconnaît l'existence des apparitions à Lourdes, qui devient l'un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l'habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.

  • le 11 février 1868 : mort du physicien et astronome français Léon Foucault.

On lui doit l'invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d'une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d'un pendule d'une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.

  • le 11 février 1868 : discours de Jaurès à la Chambre des députés.

Il est possible de lire dans le N°1439 de l'Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s'agit d'un extrait d'une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :

«C'est que l'humanité dans l'univers est une grande commission d'enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c'est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c'est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu'une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c'est que si l'idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et de le traiter comme l'égal avec qui l'on discute, mais non comme le maître que l'on subit…. »

Voilà ce qu'affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; elle a été baptisée dans le sang des martyrs catholiques de la révolution. Aujourd'hui cette lutte à mort continue.

  • le 11 février 1922 : naissance d'Hélie Denoix de Saint Marc, militaire français.

Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d'Alger, emprisonné par De Gaulle. C'est un homme d'honneur comme on en trouve peu de nos jours.

  • le 11 février 1929 : signature des accords du Latran.

Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l'église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

Il est doublé d'un concordat qui instaure le catholicisme comme la "seule religion de l'Etat Italien". L'enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l'Italie, et Rome comme capitale du pays.

Carte du Vatican, le plus petit Etat du monde.

  • le 11 février 1950 : mise en place du SMIG.

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

  • le 11 février 2013 : le Pape Benoit XVI annonce qu'il renonce à ses fonctions à partir du 28 février.

Posté le 11 février 2015 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 février 2015

La troupe Saint-Louis rejoue le 15 février à Moscou pour les Chrétiens d'Orient

Securedownload-5Bande annonce :


Spectacle Saint Louis Moscou - Decembre 2014 par spectaclesaintlouismoscou 

Posté le 10 février 2015 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

L'amour véritable est contrerévolutionnaire

Selon Bonald, commenté par l'Abbé de Tanoüarn. Extrait.

"(...) Reçu dans Jérusalem aux acclamations du peuple et quelques jours après victime de sa fureur, objet du zèle le plus empressé de ses disciples, et bientôt après vendu par l'un, renié par l'autre, abandonné de tous, Jésus-Christ apprend à l'homme de bien que la faveur populaire n'offre qu'un appui trompeur, et que la reconnaissance est un port peu sûr dans les grands orages de la société. Sa mère l'accompagne jusqu'à la Croix parce que l'amour est plus fort que la crainte, et que seul il triomphe des révolutions."

Posté le 10 février 2015 à 07h40 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

C’est arrivé un 10 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 10 février 856 : entrevue de Louvier.

Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d'Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.

  • le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
  • le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
  • le 10 févier 1638 : consécration de la France par Louis XIII.

« Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s'exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.

C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.

La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

«  N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Le vœu de Louis XIII à la Vierge
1638 ; Caen, musée des Beaux-Arts.

La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu'il consacre immédiatement la France à Marie, à l'annonce de l'attente de l'enfant, sans savoir si c'est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis (*)

  1. Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté; mais Louis XIV se charge d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n'est terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Autre lien possible:

http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

Qu'attendons-nous pour demander à nos évêques d'accomplir l'ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?

Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d'Autriche et Philippe d'Orléans (alors duc d'Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Louis XIV offrant sa couronne à une Vierge à l'Enfant
1643, Hambourg, Kunsthalle.

  • le 10 février 1763 :le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.

Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l'est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique. De son côté, l'Espagne récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l'Empire britannique.


Vue de Québec 1763

  • le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
  • le 10 février 1817 : l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d'occupation en France.
  • le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l'ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.

  • le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.

Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d'Ivoire), y loue un fort contre une "coutume" annuelle de 4 000 francs jusqu'en 1915.

  • le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, "Arcanum Divinæ".

Extrait :

« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l'Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l'intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l'humanité. Tous les âges admireront l'invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d'Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d'Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »

  • le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.

Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d'une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l'alpinisme. Il signe avec l'Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l'Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :

« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l'apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».

En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :

« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »

Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur.Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.

  • le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l'assemblée nationale en première lecture.
  • le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
  • le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
  • le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant "reconnaissance de la Nation et contribution nationale" en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).

Posté le 10 février 2015 à 05h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 février 2015

Monclar, un héros de légende

9791090029873w« Héros légendaire, guerrier tel qu’on en a connu seulement dans les récits populaires ou sur les images d’Épinal, un héros fait pour le baroud et pour la gloire. » Ainsi les journalistes annonçaient-ils la disparition de l’officier le plus décoré de France, à une époque où tout le monde connaissait le général Monclar (1892-1964), de son vrai nom Raoul Charles Magrin-Vernerey. Héros national, chevalier d’un autre temps qui guerroya partout, tout en restant libre des partis politiques. Raison pour laquelle il disparut de l’Histoire de France.

Entré à Saint-Cyr en 1912, il en sort en 1914 avec la promotion de Montmirail, et le grade de sous-lieutenant. Le 5 août, il rejoint le 60e régiment d'infanterie et termine la guerre avec le grade de capitaine. Il est alors chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de 11 citations, blessé sept fois et réformé avec une invalidité de 90 % : cuisse fracturée par balle, bras droit brisé par l'explosion d'une grenade, deux blessures à la tête imposant deux trépanations, les yeux brûlés par des gaz.

Appelé par les poilus l’As des As, cet officier guerroya toute sa vie, du Maroc au Levant en passant par la victoire de Narvik en 1940, l’Asie et son célèbre bataillon de Corée qui impressionna les forces américaines. Dans ce livre, le lecteur revit le corps à corps des tranchées, les campagnes africaine et tonkinoise du Légionnaire et la seule victoire de 40, jusqu’à l’épopée coréenne.

A partir d’archives inédites, qui font de cet ouvrage un livre quasiment autobiographique, sa fille relate la vie de ce soldat chrétien, stratège, génie militaire, meneur d’hommes vénéré de ses soldats qu’il aimait comme ses enfants. Ce soldat, qui n'a jamais connu la défaite, écrivait :

"Le neutralisme ? Mais il n'existe pas. Ceux qui refuseraient de résister devraient demain se battre sous l'uniforme d'une armée populaire. Les Européens n'ont plus à choisir qu'entre se battre et se rendre. Le désarmement ? A partir du moment où il y a armement, aucun contrôle n'est possible. Il n'y a qu'une seule solution possible : s'unir et être prêts. Croyez un homme qui toute sa vie n'a songé qu'à la paix en faisant la guerre et qui, de toutes ses forces ne veut plus jamais "voir ça" [...] L'Europe est menacée de mort spirituelle puisqu'elle perd ses élites. La guerre tue les élites alors qu'elle maintient à l'arrière les pleutres., les resquilleurs, les faux pacifistes, et que chaque retour à la paix marque leur triomphe et la fatigue de la foule dont les oreilles ont été rebattues par les histoires des gens qui se sont battus. Autrement dit, l'élite qui vainc sa peur est tuée par la masse qui tire en aveugle".

Posté le 8 février 2015 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

26 février : conférence des Cristeros au chrétiens d'Orient - Nantes

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Posté le 7 février 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

Le prix Robert-Christophe 2015 des Ecrivains Combattants attribué à Alain Toulza

Communiqué de la DRAC :

"Le prix Robert-Christophe 2015 des Ecrivains Combattants vient d'être attribué à M. Alain Toulza pour son livre édité par l'association DRAC (Droits du Religieux Ancien Combattant). L'exposition itinérante de DRAC (12 panneaux) réalisée sur la base de ce livre sera présentée dimanche matin de 9h à 14 h à l'église St Eugène, 4 rue du Conservatoire 75009 Paris (M° Bonne Nouvelle ou Grands Boulevards) avec dédicace de l'ouvrage par l'auteur.

M. Toulza sera également l'hôte de Me Tremolet de Villers sur son antenne de Radio Courtoisie le jeudi 12 février à 18h. Il y développera le programme DRAC de découverte, par les jeunes des provinces de France, des richesses de leur patrimoine régional, préalable nécessaire à leur appropriation culturelle du patrimoine national."

Posté le 6 février 2015 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 février 337 : Jules Ier est élu pape.

Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu'au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana.

  • le 6 février 886 : effondrement du Petit-Pont à Paris suite à une crue.
  • le 6 février 1626: Richelieu fait interdire les duels.

Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l'honneur qui saignent à blanc ses rangs et l'empêche de joue son rôle social et de payer l'impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d'homme est considéré comme crime de lèse-majesté.

  • le 6 février 1778 : Traité d'alliance et Traité d'amitié et de commerce entre la France et l'Amérique.

Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d'alliance et un Traité d'amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l'Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu'une chose : l'affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l'humiliation du Traité de Paris de 1763.

« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».

  • le 6 février 1863 : Napoléon III proclame l'Algérie «royaume arabe», en demandant l'égalité entre Algériens et Français.
  • le 6 février 1881 : fondation de l'Union vélocipédique française, future Fédération française de cyclisme.
  • le 6 février 1902 : un accord franco-éthiopien en vue de la construction d'un chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba provoque des protestations de la part des Anglais et des Italiens.
  • le 6 février 1922 : élection de Pie XI.

Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d'Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.


L'État le plus petit au monde

Le 14 mars 1937, il publie l'encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler.

  • le 6 février 1934 : affrontements mortels Place de la Concorde.

De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.

La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.

Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.

  • le 6 février 1956 : le président du Conseil Mollet est accueilli à Alger par des manifestations d'hostilité des Européens d'Algérie. Il déclare donc à la foule :

"La France doit rester en Algérie et elle y restera".

  • le 6 février 1981 : décès de Marthe Robin, stigmatisée et mystique.

Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n'avale plus aucune nourriture, hormis l'hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d'octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu'elle vivra ensuite chaque semaine jusqu'à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.

Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.

Le père Finet a vécu ses derniers instants :

«C'était un vendredi. J'étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu'elle allait mourir. Elle me disait qu'il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu'elle était projetée jusqu'à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n'était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m'aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j'entendis Marthe me dire : 

« Il m'a tuée» 

Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c'est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»

  • le 6 février 1998 : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac.

A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l'affaire des paillotes. C'est la première fois que les nationalistes corses s'en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l'Etat. L'enquête mettra au cœur de l'affaire un homme du nom d'Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.

  • le 6 février 2005 : le pape Jean-Paul II se montre à la fenêtre de son appartement pour l'Angélus, au Vatican. Il tente de prononcer sa bénédiction, mais aux 1ers mots sa voix s'étrangle.

Posté le 6 février 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

05 février 2015

De Robespierre à Coulibaly, les bons et les mauvais terroristes

Extrait d'un texte de Renaissance catholique :

10845"[...] La Révolution Française, parce qu’elle est portée par une vision idéologique, introduit un nouveau concept de guerre. Il avait existé des conflits civilisationnels (les guerres médiques entre les cités grecques et l’empire perse, les chocs Islam-chrétienté, etc.), de simples luttes pour la prééminence politique, militaire ou économique (les conflits entre cités grecques, les luttes entre féodaux au Moyen-Age, etc.) Le projet des révolutionnaires français est plus ambitieux. Il s’agit de « régénérer l’homme », c’est-à-dire non seulement de le soumettre physiquement, ce que faisaient toutes les armées en position de force sur un territoire donné, mais de le faire adhérer à l’idéologie du vainqueur. La République en danger institutionnalise la Terreur mise en œuvre par le Comité de Salut Public à la tête duquel se trouve Robespierre. La Vendée est exterminée, les colonnes infernales ravagent le pays passant au fil de l’épée « brigands », femmes et enfants. La réaction thermidorienne met fin à la Terreur mais tout au long du XXe siècle les historiens marxistes titulaires de la chaire d’histoire de la Révolution Française à la Sorbonne (Soboul, Matthiez, Aulard…) n’auront de cesse de défendre la légitimité de la Terreur « pour sauver la Révolution ». La société française reste, aujourd’hui encore, d’une immense complaisance face au terrorisme robespierriste. Le grand lycée d’Arras porte le nom de Robespierre ainsi que de très nombreuses rues de communes de gauche (Saint-Denis- 93) comme de droite (Issy-les-Moulineaux- 92). A quand un lycée Kouachi ?

Pol Pot procède à l’élimination de 20% de la population khmère, sous les applaudissements du quotidien Le Monde (« Un peuple en liesse accueille ses libérateurs » titrait le quotidien de référence au lendemain de l’entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh le 17 avril 1975) et meurt dans son lit vingt ans après son renversement. [...]

Le terrorisme islamique est aujourd’hui mis au ban des sociétés démocratiques.

Mais quelle différence y a-t-il entre guillotiner madame Michu qui « n’ayant rien fait contre la République, n’a non plus rien fait pour elle » et égorger un mécréant dont le seul tort est d’être chrétien ? Aucune !

Une attitude schizophrénique

L’hypocrisie politique dans laquelle nous vivons est que les actes terroristes ne sont plus appréciés en fonction de leur nature mais au regard de leur finalité. Pour la vulgate politico médiatique les attentats de l’ETA en Espagne sont légitimes, Franco régnant, mais deviennent illégitimes quand la démocratie est restaurée à Madrid. Dans un cas la police française collabore avec la police espagnole dans l’autre non.

Cette position est intellectuellement et moralement très fragile.

Intellectuellement le terrorisme est l’arme des faibles : un pouvoir qui se sait minoritaire ou une opposition qui n’arrive pas à prendre le dessus sur son adversaire. Le plus faible aura beau jeu de dauber sur la vertu intransigeante du plus fort si celui-ci a lui-même usé du terrorisme. Les condamnations vertueuses du terrorisme palestinien par l’état d’Israël perdent de leur crédibilité pour qui a lu la vie et les exploits de Zeev Jabotinsky et de ses émules de l’Irgoun ou du groupe Stern. Le faible qui recourait au terrorisme devient le fort qui dénonce le terrorisme des autres, ce qui est logiquement assez difficile. Il n’en reste pas moins que cette arme du faible au fort est d’une singulière efficacité car elle fait trois victimes : l’ennemi qui est éliminé, l’observateur qui est terrorisé et le complice, plus ou moins volontaire, qui est impliqué sans possibilité de retour en arrière.

Moralement un acte est objectivement bon ou mauvais en lui-même. Tuer un innocent pour quelque raison que ce soit ne peut jamais être un acte vertueux. La conception machiavélienne, pour ne pas dire machiavélique, de la politique selon laquelle : « La fin justifie les moyens » est la négation de la justice dans l’ordre social. C’est au nom de lendemains radieux à bâtir qu’ont été perpétrés les grands massacres de l’époque contemporaine. Sous cet aspect l’islamisme est bien, comme l’écrivait Jules Monnerot, le communisme du XXI ème siècle.

Le gouvernement français gagnerait en crédibilité et en cohérence dans sa lutte contre le terrorisme s’il commençait par jeter à bas les icônes terroristes médiatiques aujourd’hui portées au pinacle que sont Robespierre, Lénine ou le frère No1, alias Polpot."

Posté le 5 février 2015 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 février  1369 : les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« …même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

  • le 5 février  1517 : François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat.

Le Parlement suivant l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

  • le 5 février  1556 : Trêve de Vaucelles.

Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l'abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d'un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l'indispensable alliance des souverains chrétiens !

  • le 5 février  1589 : le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin.

La ligue se servit de lui comme d'un succédané de roi pour l'exécution de ses projets contre Henri IV.

  • le 5 février 1650 : naissance d'Anne-Jules de Noailles.

Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d'Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l'âge de 58 ans.

  • le 5 février  1626 : Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier.

La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.

  • le 5 février  1679 : le Traité de Nimègue.

Après cinq ans de luttes, les coalisés n'ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l'Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l'Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s'éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l'Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l'Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.

Le 5 février 1679, est signé entre la France, l'Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.

Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l'arbitre de l'Europe. S'il restitue Maastricht, il obtient que l'exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L'Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L'Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois

Le Traité de Nimègue marque l'apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l'Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le Traité de Nimègue (Henri Gascard) musée du Valkhof 

Le tableau d'Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d'Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d'Avaux se trouve au premier rang. 

  • le 5 février 1677 : Louis XIV donne son approbation aux plans de Hardouin-Mansart pour les Invalides.
  • le 5 février 1782 : l'Espagne prend Minorque à la Grande-Bretagne, avec l'aide de la France.

Cette opération se déroule pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l'Angleterre.

  • le 5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure et déclare :

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mot :

« …les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

  • le 5 février 1867 : le général Bazaine emporte le dernier drapeau tricolore et prend la route de Vera-Cruz.
  • le 5 février 1875 : le pape Pie IX condamne dans son encyclique Quod num quam les lois et le Kulturkampf du chancelier Otto von Bismarck.

Bismarck fait voter, en réaction, l'abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l'Eglise catholique est l'ennemi principal du peuple allemand.

  • le 5 février 1962 : de Gaulle préconise une Algérie indépendante sur la base d'une coopération amicale avec la France.
    • le 5 février  1987 : Michel Baroin, PDG de la Fnac, meurt dans un accident d'avion. OK verifié

Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D'aucuns dirent à l'époque qu'il était en train de se convertir.

  • le 5 février 1992 : Jacques Floch, député-maire socialiste est inculpé de complicité d'abus de confiance pour avoir "perdu" 2,1 millions de Francs !
    • le 5 février 1993 : prescriptions pour plusieurs affaires politiques.

La commission d'instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé sont prescrits.

François Léotard est reconnu coupable d'ingérence et de corruption lors de l'acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.

Patrick Poivre d'Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).

Posté le 5 février 2015 à 06h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)


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