18 octobre 2017

C’est arrivé un 18 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Son fils Dagobert lui succède. Il sera un très grand Roi.

Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l'empire fatimide, l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d'al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire. 1000 ans plus tard les musulmans avec l'Etat islamique appliquent toujours le Coran, détruisant toute trace de ce qui n'est pas leur religion, quand le rapport de forces le leur permet.

Enea Silvio Piccolomini, généralement connu dans la littérature sous son nom latin de Æneas Sylvius est le 210 ème pape de l'Église catholique.

Jean Armand de Maillé-Brézé naît le à Milly-le-Meugon. Il meurt le 14 juin 1646 à la bataille d'Orbetello (voir la chronique du jour), à l'âge de 27 ans. Colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans, grand-maître de la navigation à 24 ans, il participe à huit campagnes de guerre, au cours desquelles il remporte un nombre impressionnant de victoires, qui assurent à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale : Barcelone en 1642, cap de Gate, près de Carthagène en 1643, une double victoire, les 9 août et 4 septembre, lors de la bataille de Carthagène la même année.

Armand de Maillé-Brézé, anonyme de l'Ecole française, Musée de Versailles.

Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l'édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent, peu à peu, fin à l'existence d'un Etat dans l'Etat avec un certain nombre de zone de non droit où la loi française ne s'appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l'Edit de Nantes sont ainsi peu à peu corrigés (sans l'usage de la force cela n'eût pas été possible), pour que l'unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques des 10,19 et 20 octobre.

Isaac Jogues, naît le 10 janvier 1607 et meurt le 18 octobre 1646. Ce missionnaire jésuite, après avoir été ordonné prêtre, est envoyé en Nouvelle-France pour évangéliser les Premières Nations. Il est capturé par les Iroquois en 1642, alors en guerre avec la France. Après avoir été torturé et réduit à l'esclavage, il est envoyé dans un village près d'Albany. Des marchands calvinistes hollandais l'aident à s'échapper. De retour en France, il demande une autre mission au Canada, et reprend le bateau au printemps de 1644. Vivant alors parmi les tribus iroquoises à Ossernenon dans l'État de New York, il finit assassiné par ces dernières ; sa tête scalpée est mise sur une palissade et son corps est jeté dans la rivière Mohawk. Jean de La Lande subit un sort semblable le lendemain. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XI.

Alors que plusieurs navires français ont été attaqués et capturés par les maures, la régence déclare la guerre à la France. La mansuétude royale de Louis XIV s'arrête et ce dernier confie à Duquesne la mission de bombarder Alger. À la tête d'une flotte d'une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et se présente devant Alger, en juillet 1682, fortement retardé en raison de mauvaises conditions de navigation. Bombardée à plusieurs reprises au mois d'août, la ville subit des dégâts considérables. La paix que le Dey est amené à demander ne peut se concrétiser… Voir les chroniques du 26 juin et du 28 juillet.

A Fontainebleau, le Roi Louis XIV révoque l'édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père, Henri IV, le 13 avril 1598. Cette décision est souvent critiquée mais le contexte n'est jamais expliqué. Jean Guiraud, dans Histoire Partiale, Histoire Vraie - Tome 3, page 42 à 47 le rappelle :

« 1). Les protestants avaient voulu se servir de l'Édit de Nantes pour reprendre l'avantage sur les catholiques ; ils s'étaient constitués, au sein de la monarchie française, en un parti puissant, ayant ses assemblées, ses armes, ses chefs politiques et militaires, toujours prêt à se soulever pour revendiquer la suprématie beaucoup plus que la liberté. L'Édit de Nantes qui, dans la pensée d'Henri IV, était un acte de pacification, était devenu en leurs mains une arme de guerre contre les catholiques. Continuant les traditions de leurs pères du XVIe siècle, sous Louis XIII, ils avaient été en négociations constantes avec l'étranger qu'ils appelaient perpétuellement à leur secours dans leurs révoltes contre le gouvernement royal.

2). Richelieu avait compris le danger qu'une pareille attitude faisait courir non seulement à la paix publique, mais encore à l'unité nationale et à l'intégrité de la Patrie. Aussi avait-il poursuivi avec énergie et persévérance la destruction du parti huguenot. En agissant ainsi, il avait obéi non aux suggestions du fanatisme religieux, mais aux nécessités de la défense nationale dont il avait la garde ; et ce qui le prouve, c'est que, après avoir vaincu les protestants, alliés des ennemis de la France, il n'exerça contre eux aucunes représailles, leur laissant la pleine liberté de conscience et se contentant de leur enlever les privilèges que leur avait accordés l'édit de Nantes et qui les avait dressés menaçants contre la paix religieuse et l'unité française.

3). Les protestants ne voulurent pas se contenter de la liberté qui leur était laissée, et se résigner à n'être plus un parti ayant son organisation propre. Ils voulurent profiter des conspirations fomentées par Gaston d'Orléans contre Richelieu, des troubles de la Fronde, de la longanimité de Mazarin pour reprendre les privilèges qui leur avaient été enlevés. De 1630 à 1660, ils ne cessèrent de préparer des révoltes, de se tenir sur le pied de guerre en face des catholiques et du gouvernement et de négocier avec l'étranger, particulièrement avec l'Angleterre. Parfois même, ils prirent les armes, essayant de recommencer ces guerres de religion qu'Henri IV avait voulu supprimer à jamais par l'Édit de Nantes.

4). Bien loin de céder à la moindre animosité contre les protestants, le cardinal Mazarin montra à leur endroit une condescendance et une douceur beaucoup plus grandes encore que celles de Richelieu. Feignant d'ignorer les négociations de leurs chefs avec l'Angleterre, il les accabla de prévenances ; et toujours, les révoltes protestantes furent pour lui une occasion nouvelle d'affirmer son intention de faire régner en France la liberté religieuse et de respecter toutes les dispositions de l'édit de Nantes la garantissant aux réformés :

5). Et ainsi, du règne de Henri IV au gouvernement personnel de Louis XIV, nous voyons, d'une part, les huguenots sans cesse en opposition ou en révolte contre la royauté et en négociations avec l'étranger pour préparer l'écrasement du catholicisme en France par de nouvelles guerres de religion, et d'autre part, les divers gouvernements qui se succédèrent leur garantir la liberté de conscience, même quand ils leur enlevaient, après leurs défaites, leurs privilèges politiques.

Ces conclusions, Louis XIV les avait déjà tirées lorsque, à la mort de Mazarin, il décida de gouverner lui-même. Il était persuadé que les protestants ne seraient jamais des sujets soumis et que, sans cesse, ils prépareraient contre lui de nouvelles révoltes. Il pensait encore que l'élément huguenot ne se laisserait jamais assimiler dans l'unité française et que toujours il formerait un parti irréductible appelant de ses vœux l'intervention de ses coreligionnaires étrangers, ennemis de la France. C'est cette conviction fortement enracinée dans son esprit qui lui inspira le dessein bien arrêté d'en finir non seulement avec le parti protestant, mais avec le protestantisme lui-même. Estimant que les protestants ne seraient des sujets fidèles et de loyaux Français que lorsqu'ils seraient catholiques, il voulut les ramener à l'Église. L'unité religieuse par le catholicisme lui apparaissait comme l'unique moyen d'établir définitivement l'unité politique et nationale.

Il conçut ce projet dès les premières années de son gouvernement personnel. Il l'exposait lui-même à son fils dans un passage de ses Mémoires, rédigé en 1671, dans lequel il définissait la conduite qu'il tenait à l'égard des protestants depuis 1661. « Je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était, en premier lieu, de ne les point presser du tout avec une rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d'en renfermer même l'exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre. Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j'ai assez ponctuellement observé depuis de ne leur en faire aucune ; et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d'eux-mêmes et sans violence, si c'était par quelque bonne raison qu'ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets ».

Quand il écrivait ainsi, Louis XIV était encore jeune (33 ans) et il définissait une politique qu'il avait mise en pratique dès l'âge de 23 ans. Alors, moins que jamais, « il n'avait pas le tempérament d'un persécuteur ». […]

Il est juste aussi d'ajouter 1° à la décharge du roi, que beaucoup de cruautés furent l'effet, non de sa volonté, mais de fonctionnaires courtisans croyant plaire à leur maître en exagérant ses instructions ; 2° à la décharge de l'Église, que plusieurs prélats, et non des moindres, blâmèrent la conversion par la force des huguenots et que presque tous les protégèrent contre les violences des officiers royaux.

L'un des moyens les plus violents qui aient été imaginés pour convertir de force les huguenots fut les dragonnades. Il consistait à loger les troupes de passage chez les protestants et à fermer les yeux sur les excès qu'elles commettraient chez eux, avec l'espoir que pour éviter à l'avenir les désagréments de ces logements, les plus entêtés des réformés finiraient par se convertir ; les missionnaires bottés (c'est ainsi qu'on appelait les soldats logés chez les protestants) commirent en effet des cruautés abominables. Mais il ne faut pas oublier que ces excès furent non seulement désavoués, mais punis par le roi, dès qu'il en eut connaissance.

Les dragonnades avaient été inaugurées en Poitou par l'intendant Marillac en 1681 ; les protestants s'en étaient plaints ; […] Les plaintes ayant été renouvelées, Louvois mandait, le 23 août, à Marillac : « Il n'y a rien de si contraire aux intentions de Sa Majesté que les violences qui sont énoncées (dans les plaintes des protestants) ; elle m'a ordonné de vous les adresser et de vous recommander de prendre de telles mesures qu'elles cessent absolument, désirant même que vous fassiez faire des exemples des cavaliers qui les ont commises, si vous pouvez en avoir des preuves ». Marillac n'ayant pas tenu compte de ces lettres fut révoqué en février 1682. […]

Assurément, l'histoire impartiale ne saurait approuver ni la Révocation de l'édit de Nantes, ni les mesures persécutrices qui la suivirent. En les décrétant, Louis XIV ordonna une série d'actes de violence que la charité chrétienne réprouve ; et l'expérience démontra, une fois de plus, que la foi catholique ne tire pas grand profit de ces moyens répressifs. En forçant un grand nombre de protestants à s'expatrier, le roi appauvrit la France au profit des États protestants ― l'Angleterre, la Hollande et le Brandebourg ― qui reçurent les réfugiés. Historiens protestants, libres penseurs et catholiques ont fait valoir souvent ces considérations ; nous n'y contredirons pas, car elles semblent définitivement scientifiques. »

La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas signent le traité à Aix-la-Chapelle qui met un terme à la guerre de succession d'Autriche. Il aboutit à la restitution quasi-totale des territoires conquis. La Prusse garde la Silésie. Les duchés de Parme et de Plaisance reviennent au gendre de Louis XV, don Philippe. L'Angleterre redonne à la France Louisbourg, en Nouvelle-Écosse (Canada).

Suite à la défaite de la seconde bataille de Cholet (voir la chronique de la veille) face aux troupes républicaines, les Vendéens commandés par Maurice d'Elbée, Henri de La Rochejacquelein et Jean-Nicolas Stofflet, réussissent tout de même à passer sur la rive gauche (sud) de la Loire, avec femmes et enfants. Presque toute l'Armée Catholique et Royale se regroupe à Saint-Florent-le-Vieil avec environ 5 000 prisonniers conventionnels, que la troupe veut exécuter. Or, le Marquis de Bonchamp, mortellement blessé a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l'église et il s'écrie :

« Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut, Bonchamps l'ordonne ! ». L'ordre est finalement respecté mais les anciens prisonniers républicains recevront l'ordre de nier le geste du chef vendéen.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81 :

Charles de Bonchamps rend l'âme après avoir reçu les derniers sacrements, le 18 octobre. Voici ce qu'écrit son épouse sur l'événement :

« La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l'ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés.

La statue de David d'Angers

Parmi les prisonniers, se trouvait le père du graveur et sculpteur républicain Pierre-Jean David (à ne pas confondre avec le peintre révolutionnaire Jacques-Louis David). En remerciement ce dernier lui sculptera le tombeau Bonchamps dans l'église de Saint-Florent, en 1825.

Il met fin à la Campagne d'Italie et partage la république de Venise : l'Autriche récupère l'Istrie, la Dalmatie et les bouches de Cattaro, Venise et ses possessions jusqu'à l'Adige, reconnaît l'indépendance de la République cisalpine; la France conserve les îles Ioniennes (Corfou, Zante, Céphalonie), la Lombardie et la Belgique par un article secret, l'Autriche concède également la rive gauche du Rhin.

Les chefs d'atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts. Le tarif fixé n'est pas appliqué et le 21 novembre la révolte éclate.

Après avoir occupé Pékin, Français et Anglais imposent à l'empereur manchou la signature de la convention de Pékin. Par ce traité, qui met fin à la « Seconde guerre de l'opium », le gouvernement impérial accorde des indemnités aux Occidentaux, ouvre à leurs commerçants le bassin du Yang Jikiang, concède un agrandissement de la colonie de Hong-Kong et instaure notamment la liberté de culte en Chine, afin de permettre aux missionnaires catholiques français de s'y installer.

Charles Gounod est un compositeur français né à Paris le 17 juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 octobre 1893. Animé d'un profond sentiment religieux, il laisse plusieurs Messes, et surtout son célèbre Ave Maria, d'après un prélude de Bach. Charles Gounod est surtout celui qui a écrit la Musique, acceptée par Pie IX, de l'Hymne Pontifical. Il a aussi composé une vingtaine de Messes et 3 Requiem.

 

Le CEA est institué par le GPRF, sur la proposition de Joliot et Dautry. Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire. Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et des méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale.

La cour de cassation confirme la condamnation de l'ancien président du conseil général de l'Essonne, Xavier Dugoin, à un an d'emprisonnement ferme et trente-huit mille euros d'amende pour avoir soustrait mille deux cents bouteilles d'alcool dans les caves du conseil général et les avoir revendues pour deux cent cinquante mille francs (trente-huit mille euros). Le Conseil Constitutionnel décide donc, le 18 janvier 2001, sa déchéance en tant que Sénateur.

Posté le 18 octobre 2017 à 04h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 octobre 2017

C’est arrivé un 17 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Chapelle de Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Née le 22 juillet 1647 à Verosvres en Bourgogne, Marguerite Alacoque est attirée par la vie religieuse dès l'âge de cinq ans et dès neuf ans, elle s'inflige de sévères mortifications avant d'être paralysée. Pendant son adolescence, le Christ lui apparaît. Malgré sa santé fragile elle entre au Monastère de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie, ou Visitandines, ordre fondé par Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal.

En 1689, le Christ lui apparaît et lui délivre ce message :

«Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour. »

"Il [le Christ] désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu'il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion " Mais plus spécifiquement à Louis XIV :<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu' il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. "

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d'État de même que la France est fille aînée de l'Église.

Elle est aidée par Saint Claude de La Colombière (cf. les chroniques des 15 février et 17 juin) pour faire connaître la dévotion au Sacré Cœur. Elle meurt épuisée par les mortifications, le 17 octobre 1690 et est béatifiée en 1864 par le Bienheureux Pape Pie IX, puis canonisée en 1920 par Benoît XV.

Il est enterré à St-Pierre de Rome.

Il s'agit de la cathédrale romane qui avait été commencée par l'évêque Fulbert en 1020.

« La dédicace d'une église est une cérémonie liturgique particulièrement importante qui voue un édifice aux rencontres sacrées de l'Alliance en Dieu et l'Humanité. Elle se fait en présence de la quasi-totalité de la communauté ecclésiale, soit tous les fidèles possibles autour de l'évêque, de ses prêtres et de ses diacres.

On vient en procession jusqu'à l'édifice que l'on doit consacrer ; les portes en sont ouvertes solennellement. L'évêque bénit l'eau destinée à l'aspersion du peuple présent, des murs intérieurs et de l'autel de l'église : c'est comme un baptême. Après le Gloria et la Collecte, l'évêque prend un lectionnaire, le montre au peuple en disant : « Que toujours résonne en cette demeure la Parole de Dieu ; qu'elle vous révèle le Mystère du Christ et opère votre salut dans l'Eglise ».

Après le Credo, les litanies des Saints tiennent lieu de Prière universelle : l'Église de la terre se joint à l'Église du ciel. Des reliques de martyrs et d'autres saints sont alors scellées dans l'autel, en signe de l'unité du Corps mystique dans le Christ. Suit la grande prière de dédicace, admirable condensé de tout le mystère de l'Église et de la liturgie. Comme pour une confirmation, vient le rite de l'onction des cinq croix de l'autel ainsi que de toute la table d'autel, puis des douze (ou quatre tout au moins) croix de consécration de l'église ; cette onction se fait avec le saint chrême.

On fait alors flamber de l'encens sur l'autel, en signe de la prière qui devra continuer à monter vers Dieu dans cette église, la remplissant de la bonne odeur du Christ (2 Co, 2, 14-16) ; l'on encense l'assemblée, temple vivant dont l'autre est le signe. Des nappes sont mises sur l'autel, manifestant qu'il est la table du sacrifice eucharistique ; on allume des cierges, auprès de l'autel ou sur l'autel, et devant chacune des croix de consécration, puis toutes les lampes possibles, en symbole du Christ qui est la Lumière du monde (Jn 8, 12 ; 9, 5). Le sacrifice eucharistique est finalement le rite essentiel de la dédicace. Après la communion, l'évêque inaugure solennellement la réserve eucharistique : rendu présent par le sacrifice de la messe, le Christ va désormais demeurer parmi les siens.» *

* Tiré du site internet : liturgiecatholique.fr.

L'incendie de 1194 a détruit les trois quarts de la ville. A partir de 1210, et grâce à de nombreux dons, la reconstruction a commencé, et en 1260, la cathédrale est consacrée.

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, des protestants posent, à Paris et à Amboise, jusque sur la porte de la chambre royale, des placards attaquant la conception catholique de l'eucharistie et de la messe.

Voici comment rectifie Jean Guiraud dans Histoire Partiale, Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, Tome 2 Page 205 et 206)

« Cette confiance [accordée par le Roi François 1er] poussa les protestants à de nouvelles violences. «Fort maladroitement, dit un de leurs amis, M. Lemonnier, ils reprirent l'offensive. Il y avait en effet en France un parti de religionnaires très passionnés qui n'admettaient plus aucune transaction avec le catholicisme. Ils correspondaient avec les exaltés de Strasbourg et de Bâle ; ils accusaient de défection les modérés de France et d'Allemagne ; ils déclaraient n'avoir aucune confiance dans le roi et ils étaient devenus incapables d'écouter un conseil de prudence. Peut-être aussi, quelques-uns voulaient-ils empêcher les tentatives de conciliation entre les deux religions dont le bruit courait toujours ».

Ces fanatiques recommencèrent la série des provocations protestantes. Dans la nuit du 17 au 18 octobre, ils affichèrent à Paris et en province des placards violents contre les catholiques. Ils y traitaient de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais ». Les pamphlétaires huguenots prêchaient la destruction du catholicisme et demandaient à François 1er de la proscrire, à l'exemple de princes luthériens de l'Allemagne ses alliés.

En l'eaue, en l'eaue, ces fols sédicieux !

Le roy leur est un peu trop gracieux ;

Que n'a-t-il mis à bas ces sectes folles

En l'eaue ?

Viens voir, viens voir la bête sans raison (l'Église catholique).

Viens tôt la voir avec sa triple crête (tiare)

Non chûte (tombée) encor, mais de tomber bien prête.

Ainsi s'exprimait Marot sur le catholicisme ! De son côté, Calvin, le fondateur du protestantisme français, dédiait à François 1er lui-même l'ouvrage qu'il venait de composer pour combattre la doctrine catholique et définir la doctrine protestante, les Institutions de la religion chrétienne.

Quel but poursuivait le grand réformateur en dédiant au roi très chrétien le manifeste et la confession de la nouvelle religion, et quelle était son intention ? Voulait-il le braver hardiment ? Le ton respectueux de la dédicace ne permet pas de le croire. Les auteurs de la France protestante prétendent que Calvin a voulu répondre aux calomnies dont sa doctrine avait été l'objet de la part des catholiques et dont François 1er s'était fait l'écho dans ses lettres à ses alliés, les princes réformés d'Allemagne. Dans ce cas, Calvin aurait écrit une apologie comme celles que saint Justin et les apologistes chrétiens du IIe et du IIIe siècle adressaient aux empereurs païens. Que Calvin ait poursuivi cet objet, rien de plus naturel ; mais une étude, même superficielle du livre VIII de l'Institution chrétienne nous prouve qu'il avait un dessein encore plus précis.

Dans cette partie de son livre, en effet, il démontre à François 1er que la juridiction ecclésiastique, l'immunité et tous les autres privilèges de l'Église étaient des usurpations et que le roi devait avoir toute autorité sur elle : « Les Empereurs chrétiens, alléguait-il, ont toujours usé, sans contredit de leur puissance sur le clergé ». Et ce qu'il dit de la juridiction du clergé, il le dit aussi de ses terres et de ses principautés. L'Église les a usurpées, disait-il, et elles doivent revenir toutes avec ses biens au roi. Qu'est-ce à dire sinon que Calvin cherchait à éveiller la jalousie du roi contre l'Église catholique et son clergé et sa convoitise de leur puissance et leurs possessions ? D'autre part, il écrit que les rois régnant au nom de Dieu et pour le servir, doivent mettre leur glaive au service de la vérité et de la religion et les faire triompher dans leurs états, à l'exemple des rois d'Israël qui n'hésitaient pas à punir des plus graves châtiments les ennemis de Dieu. Qu'est-ce à dire encore sinon qu'après avoir soumis entièrement le clergé au pouvoir civil, l'avoir séparé de Rome et dépouillé de toute influence et de tous biens, Calvin voulait faire du roi, devenu un adepte de la doctrine qu'il lui prêchait, le bras séculier du protestantisme ?

Calvin prônait donc en France la tactique qui, dans ces mêmes années, réussissait si bien aux protestants d'Angleterre, d'Allemagne et des pays scandinaves. Il voulait lancer le gouvernement royal contre l'Église catholique par l'appât alléchant des richesses du clergé, et après avoir élevé l'absolutisme royal sur les ruines de la puissance ecclésiastique, l'amener à établir, par la rigueur des lois, ce qu'il croyait la vraie doctrine chrétienne, c'est-à-dire le protestantisme. Ce que faisaient en Angleterre Henri VIII ; en Allemagne, les princes des maisons de Saxe, de Brandebourg et de Brunswick ; en Suède et Norvège, les Wasa, Calvin le suggérait, par l'Institution chrétienne, à François 1er.

Cette tactique de Calvin fut suivie par les protestants. Lorsqu'ils refusèrent de prendre part au concile de Trente convoqué pour la réforme de l'Église, ils déclarèrent que cette réforme devait se faire, en dehors du pape et des siens, par le roi. C'est ce qu'ils écrivaient, en 1557, à Henri II : « Le vrai office du roi est de vaquer à la connaissance des différents religieux, comme avaient fait les rois Ezéchias, Josias et autres... Le vrai et seul remède, Sire, est que vous fassiez tenir un saint et libre concile où vous présideriez et non pas le pape et les siens »

Et lorsque, par des colloques comme celui de Poissy, où prélats catholiques et prédicants protestants argumentaient sous la présidence de la société civile, les protestants faisaient de celle-ci l'arbitre des croyances ils essayaient encore de faire proclamer par des lois civiles la destruction de l'Église et l'avènement du protestantisme. C'est encore le but qu'ils poursuivaient lorsque, avec le chancelier de l'Hôpital, leur complice inconscient, ils essayaient de faire imposer par l'autorité politique à la France une doctrine commune chrétienne qui, provenant du pouvoir civil et non plus de l'Église romaine, ne pouvait être que le protestantisme. »

Les évêques de Laon et de Beauvais, accompagnés des chanoines rémois en procession, viennent chercher le jeune Roi dès cinq heures du matin selon la coutume, et le portent, allongé sur un lit de parade, jusqu'à la cathédrale, où le peuple commence à se réunir. Les six pairs laïcs s'avancent : le prince de Condé, le prince de Conti, le comte de Soissons, représentant respectivement les ducs de Bourgogne, de Normandie et d'Aquitaine, ainsi que les ducs de Nevers, d'Elbeuf et d'Epernon, représentant pour leur part les comtes de Flandre, de Champagne et de Toulouse.

Le cardinal de Joyeuse, qui, après avoir accueilli le Roi, présente à l'assistance la Sainte Ampoule. Le Roi se lève pour la "vénérer avec dévotion", selon Godefroy Hermant, chanoine de Beauvais. Suit le serment du sacre :

"Je vous promets et octroie que je vous conserverai en vos privilèges canoniques comme aussi vos Eglises, et que je vous donnerai de bonnes lois et ferai justice et vous défendrai, ayant Dieu par sa Grâce, selon mon pouvoir, ainsi qu'un Roi en son Royaume doit faire par droit et raison à l'endroit des évêques er de leurs Eglises".

Je promets au nom de Jésus Christ ces choses aux chrétiens mes sujets. Premièrement, je mettrai peine que le peuple chrétien vive paisiblement avec l'Eglise de Dieu. Outre je tâcherai faire qu'en toutes vocations cessent rapidement et toutes iniquités. Outre je tâcherai à mon pouvoir en bonne foi de chasser de ma juridiction et terres de ma sujétion tous les hérétiques dénoncés par l'Eglise, promettant par serment tout ce qu'il a été dit. Ainsi Dieu m'aide et les Saints Evangiles de Dieu".

Puis Louis XIII est conduit à l'autel pour recevoir l'onction. Avec une aiguille d'or, le cardinal de Joyeuse prélève un peu de la liqueur de la Sainte Ampoule pour la mêler au saint chrême, l'en oint sept fois, autant que de sacrements, au sommet de la tête, sur l'estomac, entre les épaules, sur chacun des deux bras et à leurs jointures. Dans ses prières, il demande à Dieu "la conservation de la France par le secours de sa grâce". Le Roi revêt ensuite la tunique, le manteau royal et la dalmatique, reçoit une dernière onction sur les paumes. Le cardinal bénit l'anneau royal qu'il glisse au doigt de "Sa Majesté pour lui faire épouser son royaume", lui remet le sceptre, marque de sa puissance souveraine, et la verge de justice surmontée d'une main d'ivoire, signe qu'en lui est la source de toute justice.

Ensuite, les pairs du royaume, laïcs et ecclésiastiques, sont convoqués pour assister l'évêque pendant le couronnement. A l'issue, le cardinal, tête nue, s'incline en une profonde révérence et s'exclame : "Vive le Roi! Vive le Roi! Vive éternellement le Roi!" Les pairs font de même, et leurs acclamations se mêlent aux cris de joie de la foule.

Voir les chroniques du 10 février, du 14 mai et du 27 septembre.

Les Vendéens, par un calcul tactique erroné, abandonnent la ville de Cholet, il est vrai plutôt favorable aux idées de la révolution. Ils pensent pouvoir reprendre la ville facilement une fois les républicains revenus.

Le 17 octobre à l'aube, sans attendre la réponse de Charrette, appelé à l'aide, l'armée Catholique et Royale s'ébranle vers Cholet. Elle est forte de 35000 hommes. Sauf Charrette, tous les chefs sont là : d'Elbée. Bonchamps. Stofflet. Marigny. La Rochejaquelein, Royrand. Ils vont affronter 32000 Républicains. Chez eux aussi, sont présents les principaux généraux : Kléber, Chalbos. Muller. Westermann. Marceau, Vimeux. Haxo. L'affrontement, sans doute le plus important de la guerre de Vendée, se déroule dans les landes de la Papinière au nord de Cholet.

Les combats sont si violents que sentant le désastre proche Carrier s'enfuit du champ de bataille ! C'est avec la nuit tombante, que la gauche de l'armée républicaine toujours pas attaquée, s'engage. Les Vendéens se croient attaqués de flanc par des troupes fraiches et sont saisis de panique. Les grands chefs vendéens qui sont là rallient les braves et essaient d'arracher la victoire en se jetant sur les rangs républicains. Bonchamps et d'Elbée sont grièvement blessés. Mais les Royalistes échouent... La Vendée, le dernier rempart de la France chrétienne et capétienne est battue !

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopte ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitte définitivement la Pologne pour Paris. Chopin, qui est tuberculeux, voit sa santé se dégrader, il meurt à Paris, le 17 octobre 1849.

Albino Luciani naît le 17 octobre 1912 à Canale d'Agordo, dans la province de Belluno, en Italie. Il est élu pape le 26 août 1978, dès le premier jour du conclave ce qui est une surprise. Il prend le nom de Jean-Paul Ier. Son pontificat ne dure que 33 jours et six heures.

En 1948, elle obtient du pape l'autorisation de quitter son couvent pour se mettre au service des "plus pauvres parmi les pauvres". Elle fonde en 1950 la Congrégation des missionnaires de la charité pour s'occuper des enfants abandonnés, leur trouver des parents adoptifs, créer des écoles. Aujourd'hui, 330 communautés constituent son ordre, réparties dans 76 pays.

C'est le huitième en peu de temps ; il fait cinq blessés graves.

Le pape Benoît XVI procède à la canonisation de l'humble religieux québécois, dont les dons de guérisseur ont fait courir les foules au siècle dernier. Il s'agit du premier homme québécois, né en terre d'Amérique, à être déclaré saint. Marguerite d'Youville, fondatrice des Sœurs grises, avait ouvert la voie en 1990. Environ 60 000 personnes sont rassemblées sur la place saint Pierre.

Posté le 17 octobre 2017 à 05h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 octobre 2017

Le Comte de Saillans, 1er combattant de la contre-révolution

Edouard Ferrand vient de publier un ouvrage sur le comte de Saillans, premier combattant de la révolution française. François-Louis, comte de Saillans (1741-1792) est le chaînon manquant des historiens de la période. Son action aurait pu en effet changer le cours de l'Histoire de France. Son épopée du Midi de la France fut le premier soulèvement contre-révolutionnaire. Elle a joué en contrecoup un rôle décisif dans la mise en accusation de Louis XVI et son exécution.

"Cet officier émigré prit la tête du troisième camp de Jalès en juillet 1792, avec la volonté de soulever le Midi royaliste et catholique, de remonter sur Paris en passant par Lyon pour rétablir l'autorité du roi. Dans le même temps l'armée des Princes envahirait l'Est de la France", nous explique Jean Tulard.

Cet ouvrage est le résultat de quarante années de recherches dans les Archives nationales, départementales et dans d'importantes sources privées. De précieux documents inédits et de nouveaux éclairages sur le procès de Louis XVI apportent une lecture neuve sur les derniers temps de la Monarchie.

Posté le 16 octobre 2017 à 10h45 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 16 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Aubert, évêque d'Avranches, consacre une première église au Mont-St-Michel.

Voir la chronique du 23 aout.

Y sont réunis trente-deux évêques ; le concile prononce l'excommunication de Philippe Ier, Roi de France.

En présence du Roi Philippe IV, de 20 cardinaux, 4 patriarches, d'environ 100 archevêques et évêques : la question des Templiers, la question de la Terre Sainte, la réforme de l'Eglise sont abordées. L'ordre du Temple est dissout, ses biens passent à l'ordre des Hospitaliers.

C'est au cours de ces Etats généraux que le Roi Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le 23 décembre suivant (voir la chronique du jour).

François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie, il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l'art classique, il bénéficie un temps des faveurs d'Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.

René Casin dans Pour l'honneur de la France, (Edition Résiac page 89-90) rapporte le fait d'armes qui lui coûte la vie :

« Sur le Rhin en 1760, près de Clostercamp, à la veille de la bataille, le régiment d'Auvergne bivouaquait auprès d'un bois touffu. Un capitaine de ce corps, Louis chevalier d'Assas, eut soudain le pressentiment d'un mouvement silencieux de l'avant-garde prussienne pour surprendre les Français dans leur sommeil. Bondissant de son lit de camp, il prend son épée et seul, avec précautions, se glisse vers les fourrés. Seul, voilà bien l'individualisme français : en effet à peine avait-il fait quelques pas en écartant les branches qu'il se trouve environné de soldats ennemis qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine. « Tais-toi ou tu es mort ! » Tout le monde connaît l'épisode émouvant. N'écoutant que son devoir pour sauver l'armée d'un massacre, il se dresse et a le temps de hurler avant de tomber transpercé : « A moi Auvergne, ce sont les ennemis ! » il avait 27 ans. Mort héroïque qui sauva le régiment et qu'on a toujours donnée en exemple avec justice… »

Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la Reine Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison et exécutée place de la Révolution.

Trois chefs d'accusation ont été retenus :

– avoir épuisé le trésor national;

– avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l'ennemi;

– avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat

C'est avec courage et dignité qu'elle monte sur l'échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Emprisonnée depuis l'été 1792, elle meurt moins d'un an après l'exécution de son époux, le Roi Louis XVI.

Marie-Antoinette avant son exécution (William Hamilton).

Jusqu'au bout, elle fait preuve d'un courage exemplaire. Elle refuse de se confesser à l'abbé constitutionnel Girard. Et quand ce dernier, l'invite au courage, elle répond : "Du courage ! Ah ! Monsieur, il y a plusieurs années que j'en fais l'apprentissage. Ce n'est pas au moment que mes maux vont finir qu'on m'en verra manquer. "

Lorsqu'elle arrive sur la plate-forme de l'échafaud, par mégarde son pied heurte celui du bourreau Sanson. " Monsieur je vous demande excuse, je ne l'ai pas fait exprès. "

Voir la chronique du 19 octobre.

Ce monument s'élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l'endroit où le héros a été tué, le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe. Il s'agit d'une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nîmes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

Isidore COLAS, un breton en convalescence à la suite d'une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri LEGRAIN du 45ème d'Infanterie, arrivé exsangue du Front.

La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l'Allemagne, Benito Mussolini pour l'Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (daté du 28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les viole.

La circulaire est envoyée depuis Alger. Extraits :

« Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.

L'insurrection a pour but de garantir l'élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d'autorité, de garantir en quelques heures la répression de la trahison, conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance. […] Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d'une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L'Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l'écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple français d'imaginer l'absence de tout soulèvement de masse armé d'une juste volonté de vengeance.

Jamais des mots d'ordre de modération ne devront être donnés.

L'insurrection triomphante doit s'occuper d'abord de l'élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s'agit des fonctionnaires d'autorité vichyssoise, des collaborateurs notoires […] Le plan d'insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite. Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l'occupation des imprimeries.

Toute la période précédant l'insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.

La question se pose de savoir s'il est souhaitable que l'insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l'exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l'intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés. […]

On n'allait pas tarder à savoir que ce n'était pas des paroles en l'air…Au nom du peuple une justice arbitraire et expéditive… Cela rappelle 1793 en France, ou 1917 en Russie !

Le QG des forces alliées en Europe (SHAPE) quitte la base de Rocquencourt pour aller à Mons en Belgique.

A 58 ans Karol Jozef Wojtyla, prend le nom de Jean Paul II. Pour la première fois, depuis 455 ans, l'Eglise désigne un souverain pontife non-italien, le dernier pape non-italien est le hollandais Adrien VI en 1522. C'est aussi le plus jeune pape qu'ait connu le Vatican en 125 ans.

Le matin de son intronisation, six jours plus tard, Jean-Paul II réussit, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n'a jamais pu obtenir : vider les églises le dimanche, car pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran !

Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François le jour de la fête de la Miséricorde divine.

Merci pour ces années de ré-évangélisation du Morbihan…

Salomon Leclercq.est un frère des écoles chrétiennes. Arrêté à l'âge de 47 ans, en 1792, il refuse le serment de la constitution civile du clergé, et est enfermé à la prison des Carmes, où il est assassiné avec 190 autres ecclésiastiques. Ces « Martyrs des Carmes » sont béatifiés en 1926 par Pie XI. Une guérison miraculeuse, en 2007, d'une petite fille de la banlieue de Caracas, où les lasalliens sont très représentés, permet la canonisation de ce religieux français le 16 octobre par le pape François 1er.

Béatifiée par Jean-Paul II en 1984, la carmélite française est canonisée par le pape François après la reconnaissance de la guérison d'une professeure de religion belge, atteinte d'une maladie orpheline, qui s'était rendue au carmel de Dijon en 2002, où vivait Élisabeth de la Trinité. Les symptômes de sa maladie ont alors disparu.

Élisabeth de la Trinité, elle, meurt à 26 ans des suites de la maladie d'Addison. Entrée au carmel à 21 ans, elle laisse derrière elle un riche héritage consacré à la Trinité et notamment sa prière « Ô mon Dieu Trinité que j'adore » qui résume sa spiritualité.

Posté le 16 octobre 2017 à 05h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 octobre 2017

17 octobre : conférence à Paris sur sainte Marguerite et le Sacré-Coeur

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Posté le 15 octobre 2017 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 15 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Né Bartolemeo Prignano, à Naples en 1318, Urbain VI est le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans cette ville, le 17 janvier 1377. Élu pape au printemps 1378, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un pape «avignonnais», Clément VII. C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Urbain VI meurt à Rome en 1389.

Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre.

Le Turc y subit sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège a commencé le 27 septembre, voir la chronique du jour.


Réunion de la Commission Papale

Voir la chronique du 4 octobre. Le calendrier Julien était décalé par rapport à l'année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C'est pour annuler ce décalage que la réforme du Pape entre en vigueur. L'écart entre l'année solaire et le calendrier est réduit à 25,9 secondes. La France adopte le calendrier grégorien deux mois après son instauration. Voir les chroniques des 9, 11 et 20 décembre.

L'armée française remporte la victoire à la bataille de Clostercamp, sur le Rhin, face à ses ennemis de la Guerre de Sept ans, la Grande-Bretagne, la Prusse, le Hanovre. Voir la chronique du 16 octobre.

Voir la chronique du 20 octobre.

Après 72 jours de traversée à bord du "Northumberland", l'Empereur, prisonnier des Anglais, arrive sur l'île britannique de Sainte-Hélène dans l'Atlantique sud. Il y débarque le lendemain. L'île devient sa prison pour six ans. En regardant les contours lugubres de Sainte-Hélène il déclare : "Ce n'est pas un joli séjour." Il y meurt le 5 mai 1821.

Le général Mercier, ministre de la Guerre, ordonne l'arrestation du capitaine Alfred Dreyfus, qui est accusé d'avoir délivré des renseignements militaires confidentiels à l'Allemagne. Il est inculpé sur simple ressemblance d'écriture sur un bordereau trouvé à l'Ambassade d'Allemagne à Paris.

Si l'histoire de la III république rappelle à corps et à cris que Dreyfus était d'origine juive, elle oublie qu'il était aussi un monarchiste légitimiste. L'affaire Dreyfus" divise la France entre dreyfusards et antidreyfusards, c'est un bon exemple de manipulation de la société française, comme la maçonnerie en a fait, depuis l'affaire du collier de la Reine Marie Antoinette.

La danseuse d'origine néerlandaise Margaretha Geertruida Zelle, alias Mata Hari ("l'œil de l'aurore"), accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne, est passée par les armes dans les fossés du château de Vincennes. Démasquée par l'agent secret H-21, elle a été arrêtée après son entrevue avec l'attaché militaire allemand, le major Kalle.

 

Ayant tenté de se suicider la veille de son exécution en avalant une capsule de cyanure, il subit 17 lavages d'estomac avant d'être amené, dans un état effrayant, devant le peloton d'exécution qui le fusille, dans la cour de la prison de Fresnes.

 

Le sénateur de la Nièvre est « victime d'un attentat» rue de l'Observatoire à Paris. Alors qu'il rentre à son domicile, sa 403 est prise pour cible par des tireurs armés de pistolets mitrailleurs. François Mitterrand en ressort indemne ! Le lendemain l'événement fait la une de tous les journaux. Mais trois jours plus tard, l'un des tireurs, Robert Pesquet, passe aux aveux et affirme avoir été mandaté par Mitterrand lui-même. Le "faux attentat" avait pour objectif de regagner les faveurs de l'opinion publique. Ecroué, Mitterrand bénéficiera d'un non-lieu !

De gauche à droite : les généraux André Zeller, Raoul Salan, Maurice Challe et Edmond Jouhaud durant le putsch d'Alger (1961).

52000 personnes, venues de toute la France, assistent à la cérémonie présidée par Monseigneur Lustiger, en présence de 7 évêques et du nonce apostolique. Cela répond au vœu du cardinal Verdier, archevêque de Paris, fait 50 ans plus tôt :

«Que la statue lumineuse, qui a si magnifiquement couronné le pavillon pontifical, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris, pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre.»

Cette statue avait été réalisée pour couronner le pavillon pontifical de l'Exposition universelle de 1937 à Paris. Elle est érigée entre Pontoise et Roissy-Charles De-Gaulle. Cette inauguration à été l'œuvre d'un notaire maître Fricoteau et de toute son équipe et à entraîne tout un mouvement marial sans précédent en France et dans le monde entier.

La cour d'assises d'appel de Paris condamne l'ex-infirmière Christine Malèvre à 12 années de réclusion criminelle pour l'assassinat de six patients de l'hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines) entre 1997 et 1998. La cour alourdit donc la peine de deux ans prononcée en janvier.

 

Posté le 15 octobre 2017 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 octobre 2017

21 octobre : conférence d'Anne Bernet à Baladou (46), sur le thème de l’Église des Gaules

Conf Bernet

Posté le 14 octobre 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 14 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, débarqué à Pevensey le 28 septembre 1066 prend ses quartiers dans la ville de Hastings. Il est accompagné de 4000 hommes et cherche à détrôner le Roi Harold. Il y affronte et bat avec ses Normands les Anglo-Saxons de Harold à Hastings.

Une des 58 scènes de la tapisserie de Bayeux réalisée entre 1066 et 1077.

Voir la chronique du 9 septembre avec la citation de Grotius sur l'impossible unité des protestants s'ils ne rentrent pas dans le sein de l'Eglise catholique.

Devant le Roi Louis XIV et sa cour qui se trouvent alors au château de Chambord, Molière donne la première représentation du "Bourgeois gentilhomme". Satire de la bourgeoisie française de l'époque, la pièce dépeint un personnage délirant d'imagination, qui se prend pour un grand seigneur. La musique du compositeur Lully. A 47 ans "Le Bourgeois gentilhomme", est une des dernières de Molière. Il meurt trois ans plus tard sur scène, lors d'une représentation du "Malade imaginaire".

La bataille de Friedlingen a lieu au cours de la guerre de Succession d'Espagne. Le maréchal Claude Louis Hector de Villars commande une armée de 20 000 hommes ; il a pour mission de renforcer la position de la France en Souabe. Les troupes du Saint-Empire, commandées par Louis-Guillaume Ier de Bade, s'interposent, pour empêcher l'armée française de rejoindre la Bavière. Les Français sont supérieurs en nombre et infligent de lourdes pertes à l'armée impériale, faisant 3 000 victimes.

Ce 14 octobre 1793, Marie-Antoinette comparaît devant le tribunal révolutionnaire. Veuve depuis neuf mois, elle se sait condamnée d'avance. Les révolutionnaires peu sourcilleux de respecter la vérité et les règles de la justice ont commencé depuis deux jours à l'interroger secrètement. Elle n'a rien perdu de sa majesté et de sa dignité et c'est une femme sobre et calme qui défend sa vie, avec cette fameuse phrase qui serre le cœur des femmes dans l'assistance : "J'en appelle à toutes les mères" lorsqu'on la calomnie d'incestueuse. Elle est décapitée deux jours plus tard. (Voir la chronique du 16 octobre).

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81 les derniers mots de la Reine à ses accusateurs, qui lui demandent si elle a quelque chose à ajouter pour sa défense :

«Pour ma défense, rien, pour vos remords, beaucoup. J'étais Reine et vous m'avez détrônée ; j'étais épouse et vous avez massacré mon mari ; j'étais mère et vous m'avez arraché mes enfants. Il ne me reste que mon sang, hâtez-vous de le répandre pour vous en abreuver. »

Les 17 000 hommes du 6ème Corps de Ney, battent les 16 000 soldats de l'Armée autrichienne commandés par le Feldmarschall Johann von Riesch. La victoire donne à Ney le titre de Duc d'Elchingen.

Le 7 octobre 1806, la Prusse du roi Frédéric-Guillaume III déclare la guerre à la France. La première victoire est le fait de Napoléon avec une large supériorité numérique, la seconde de Davout en situation d'infériorité numérique et face au roi de Prusse et à ses deux meilleurs généraux, qui sont tués dans le combat : Brunswick et von Schmettau.

Si Napoléon, rédigeant lui-même les chroniques du journal de la Grande armée minimise le rôle de Davout pour s'auto encenser, il faut reconnaître, que la maîtrise tactique de Davout est exceptionnelle et que les conséquences politiques de Auerstedt sont plus importantes que celle de Iéna. A Auerstedt, la Prusse perd toute son artillerie et 13 000 soldats.

Bonald a un mot dur mais très juste, sur les victoires napoléoniennes:

« Toutes les victoires de Napoléon sont au Muséum ».

Austerlitz, Wagram, Iéna, la Moskowa sont de très belles choses du point de vue de l'art militaire, des sujets de tableau, des sujets de littérature incomparables, mais quant-à leurs résultats et leur utilité, elles sont pires que le néant, car elles aboutissent à des millions de morts Français et un déclin démographique, à deux invasions pour l'oncle, une pour le neveu, à la perte de l'empire colonial…etc.

Soulignons la réflexion de Marbot dans ses Mémoires :

«Quoique je fusse encore bien jeune à cette époque, je pensais que Napoléon commettait une grande faute en réduisant le nombre des petites principautés de l'Allemagne. En effet, dans les anciennes guerres contre la France, les huit cents princes des corps germaniques ne pouvaient agir ensemble... Au premier revers, les trente-deux souverains, s'étant entendus, se réunirent contre la France, et leur coalition avec la Russie renversa l'Empereur Napoléon, qui fut ainsi puni pour n'avoir pas suivi l'ancienne politique des Rois de France. »

Le soir d'Iena (1806) par Jean-Baptiste-Edouard Detaille


Napoléon passe en revue la Garde impériale à Iéna
par Horace Vernet

Napoléon Ier, vainqueur de la Cinquième coalition, à Wagram, oblige les Autrichiens à signer la Paix de Vienne. L'Autriche cède Salzburg, la haute-vallée de Inn, Trieste, la Carniole et la Croatie, qui deviennent une partie de l'Empire français sous la dénomination de Provinces Illyriennes. Des articles secrets du traité imposent à l'armée autrichienne de se limiter à 50 000 soldats jusqu'à la signature de la paix avec l'Angleterre et jusqu'à ce que les fortifications de Vienne soient détruites.

Posté le 14 octobre 2017 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

13 octobre 2017

C’est arrivé un 13 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Les croisés, lors de la Première croisade, atteignent Marash, et s'y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l'armée principale.

Le Roi Philippe IV le Bel fait arrêter, par Guillaume de Nogaret, les Templiers et confisque leurs biens. L'ordre des chevaliers du Temple, le premier ordre militaire d'Occident fondé en 1119. Hérétique ? Trop riche et trop puissant ? L'ordre va disparaître quand, lors du concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du Roi, le pape Clément V en prononce la dissolution.

Le pape Léon X renonce à Parme et à Plaisance, et reconnaît à François Ier son titre de duc de Milan. Le Roi s'engage à protéger l'Etat pontifical.

Alessandro Farnese, ancien évêque de Vence, devient le 220ème pape de l'Église catholique. Il naît à Rome ou à Canino, le 29 février 1468. Depuis Martin V, c'est le premier pape romain.

La Compagnie de Jésus est créée sous son pontificat ; il condamne la pratique de l'esclavage par la lettre Véritas ipsa; il convoque le concile de Trente en 1545. En deux ans, la doctrine catholique est réaffirmée avec force: les écritures, le péché originel, la justification et les 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction sont les sujets abordés.

Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo. Après avoir trahi plusieurs fois Napoléon et ses ennemis, il est exécuté sur ordre du Roi Ferdinand ; il commande lui-même au peloton de faire feu.

L'expédition de Constantine se déroule en Algérie en 1837, à la demande de Louis-Philippe 1er. Le combat s'achève par l'occupation de Constantine.

Après avoir célébré la Messe dans la chapelle du Vatican, entouré par quelques cardinaux et membres du personnel, le pape Léon XIII, selon ces mêmes témoins, Léon XIII s'arrête soudain au pied de l'autel, environ dix minutes, comme en extase, le visage pâle comme la mort. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il compose la prière à Saint Michel Archange, donnant l'ordre de la réciter partout après les Messes-basses. Cette demande papale sera fidèlement exécutée jusqu' au Concile Vatican II, puis sacrifiée sur l'autel du modernisme !

Lorsque son entourage lui demande ce qui s'est passé, le Saint Père explique qu'au moment où il s'apprêtait à quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement deux voix : l'une douce et bienveillante, l'autre gutturale et rauque. Les voix semblaient venir d'auprès du tabernacle. Et il entendit la conversation suivante :

La voix rauque, celle de Satan dans son orgueil, se vantait à Notre-Seigneur en disant :

« Je peux détruire ton Eglise ! »

La voix douce du Seigneur répondit : « Tu le peux ? Alors, fais-le donc »

Satan : « Pour cela, j'ai besoin de plus de temps et de puissance »

Notre-Seigneur : « De combien de temps ? »

Satan : « De 75 à 100 ans, et il me faut aussi un pouvoir plus grand sur ceux qui se livreront à mon service »

Notre-Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais-en ce que tu voudras »

Le Pape racontera plus tard qu'il entendit Satan et Jésus avant d'avoir une vision terrifiante de l'enfer :

"J'ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et d'un abîme, j'ai vu sortir des légions de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les œuvres de l'Eglise et s'attaquer à l'Eglise elle-même que je vis réduite à l'extrémité. Alors, saint Michel apparut et refoula les mauvais esprits dans l'abîme. Puis, j'ai vu saint Michel Archange intervenir non à ce moment, mais bien plus tard, quand les personnes multiplieraient leurs prières ferventes envers l'Archange."

Rappel : Saint Michel Archange s'est présenté à Sainte Jeanne d'Arc comme étant « Le Protecteur de la France ». Il est urgent de rappeler à nos clercs l'existence de cette prière, pour que de nouveau, après chaque messe elle soit récitée :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant; et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il. »

C'est la sixième et dernière Apparition. Elles sont reconnues le 13 octobre 1930. Cf. les chroniques des 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 aout et 13 septembre.

Malgré la pluie la Cova da Iria, la foule est entre 50 000 à 60 000 personnes, ce 13 octobre! Certains étaient venus de très loin pour assister à l'Apparition annoncée. Elle a lieu ce 13 octobre 1917, soit 33 ans, jour pour jour, après la vision du pape Léon XIII. Lucie, Jacinta et François, avaient annoncé que non seulement un miracle allait avoir lieu mais que la Dame allait dévoiler qui elle était et ce qu'elle voulait.

Lucie demande aux fidèles de fermer leur parapluie afin de réciter tous ensemble le chapelet et de mieux observer l'arrivée de la Sainte Vierge. L'Immaculée Conception se présente à Lucie comme étant Notre Dame du Rosaire et lui demande de faire bâtir une chapelle en son honneur. Elle annonce que la guerre va se terminer.

« Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. »

C'est alors que la Vierge Marie s'élève vers le ciel.


Photo prise à travers les nuages lors du "Miracle du soleil", publiée dans l'Observatore Romano.

Une bonne partie de la foule peut contempler la danse du soleil : la pluie a cessé soudainement et les nuages se sont dispersés brusquement, laissant apparaître un ciel clair. La foule peut alors regarder directement le soleil sans se brûler les yeux ni sans être aucunement incommodée. Il y avait un grand silence. L'astre se met à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourne sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il semble s'approcher de la terre, au point que la foule s'en inquiète. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, paraît brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. À la stupéfaction générale, la foule constate que les vêtements, trempés par la pluie quelques minutes auparavant, sont complètement secs ! Cette danse du soleil a pu être observée jusqu'à plusieurs kilomètres de Fatima.

Le matin même du 13 octobre, le grand journal libre penseur de Lisbonne, « O Seculo », publiait sous la signature de son rédacteur en chef, Avelino d'Almeida, un article ironique sur les apparitions de Fatima, où il ne voyait que superstition et supercherie, tout en reconnaissant que le clergé y gardait une attitude correcte « au moins en apparence ».

Après le gouvernement de Vichy, et le gouvernement provisoire autoproclamé né de la libération-épuration de 1944-1946, la France se dote d'une nouvelle Constitution. Après un long processus d'élaboration, le projet constitutionnel est adopté par référendum à une faible majorité. Cette constitution, copie de celle de la III république ne vivra que 12 ans.

À Moscou, un premier culte orthodoxe est célébré à la cathédrale Saint-Basile depuis l'avènement du communisme en 1917.

Le père Werenfried, fondateur de l'Aide à l'Eglise en détresse (AED), lance à Moscou cette « Action ». Le livret du Rosaire, Sous ta protection, édité par l'AED, correspond à l'esprit du message de Fatima et a déjà été imprimé, à cette date, en 9 langues et à 1 130 000.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 390)

NB: l'AED, à la différence de beaucoup d'associations caritives d'origine catholique, telles que le Secours Catholique et le CCFD, pollués, infestés par «l'esprit du monde», fonctionne avec très peu de frais de fonctionnement et garantit aux donateurs que la quasi-totalité des dons sert bien à une œuvre de charité.

Posté le 13 octobre 2017 à 05h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

12 octobre 2017

Un peu d'histoire de l'Eglise

Avec l'abbé Benoît :

Posté le 12 octobre 2017 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 12 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Les troupes anglaises de Thomas Montaigu, comte de Salisbury, campent devant Orléans, dernier bastion sur la Loire protégeant encore les dernières terres qui ne sont pas dans les mains des ennemis du Dauphin, aux mains des «Français reniés». Défendue par la garnison française de Jean de Dunoy, Orléans tient jusqu'au 8 mai 1429, date à laquelle Jeanne d'Arc la délivre. Voir la chronique du 8 mai.


François de Bassompierre; Portrait par Jean Alaux.

Accompagnés d'un "commissaire au plomb", des ouvriers descendent dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis pour récupérer le plomb des cercueils royaux et profaner les dépouilles des Rois : le 1er cercueil ouvert est celui d'Henri IV. Le corps est intact. Il est exposé à la foule pendant près d'une semaine. Va suivre celui du maréchal de Turenne dont la parfaite conservation fait remplir les profanateurs d'une stupeur qui ralentit leur « œuvre » de destruction.

Il y prône la réunion d'un anti-concile à Naples pour une maçonnerie à la lumière du soleil, et au nom de la Vérité, de la Raison et de la Liberté. A ce moment, les armées françaises ont écrasé ses troupes à Rome. Sans la défaite de Sedan, il n'aurait jamais pris Rome au Pape.

Posté le 12 octobre 2017 à 05h27 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 octobre 2017

12 octobre à Nancy : Le procès de Jeanne

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Posté le 11 octobre 2017 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Voir les chroniques du 7 septembre sur l'attentat d'Anagni et du 24 décembre sur son élection

Charles VII signe à Saumur l'édit royal créant un parlement à Toulouse, premier parlement créé en province ; le premier président est Aymard de Bletterens.

Le Roi cède aux demandes des Etats du Languedoc, lesquels demandaient l'ouverture d'une cour de justice à même de statuer au nom du Roi, malgré l'éloignement de la capitale parisienne, et tenant compte des usages spécifiques du droit méridional. Premier parlement créé en province, étendant ses attributions du Rhône aux côtes atlantiques, et du massif central jusqu'aux Pyrénées, le parlement de Toulouse prend officiellement ses fonctions le 4 juin 1444, au château Narbonnais.

Huile sur toile de Jean Tassel, Musée de l'Armée aux Invalides, Paris

En cette fin de la guerre de 30 ans, le 11 octobre 1646, la place de Dunkerque assiégée par Louis II de Bourbon, duc d'Enghien et cousin de Louis XIV tombe. Louis II de Bourbon devient la même année prince de Condé, à la mort de son père. En 1643, il a déjà vaincu les Espagnols à Rocroi, son prestige, en France, est immense. Perdue en 1559, lors du traité de Cateau-Cambrésis mettant fin aux guerres d'Italie, la place de Dunkerque, retourne à la France. Cela a un grand retentissement dans tout le royaume.

Né en 1612, Louis Le Vau vient d'une famille modeste qui ne peut lui offrir une formation d'architecte. Il se forme donc sur les chantiers de Michel Villedo et en lisant de nombreux traités d'architecture. Par son talent, il est distingué et devient, en 1654, l'un des architectes de Louis XIV. Il construit les pavillons du château de Vincennes, travaille sur le bâtiment des Tuileries et Nicolas Fouquet le charge de la construction du château de Vaux-le-Vicomte.

Les apparitions de Marie au Laus, eurent lieu de 1684 à 1709 ; à leur sujet écrit Mr Peythieu dans Collection des Manuscrits de ND du Laus (volume II page 479) :

« Il faut remarquer que dans tous les temps où la Famille Royale a été en danger, et surtout la Personne du Roi, la Mère très pure de Dieu a ordonné de prier et de faire prier pour leur prospérité, dans le temps qu'Elle apparaissait à Benoîte. »

Le 11 octobre 1681, Marie apparaît à Benoite Rencurel. « Elle lui dit surtout de prier pour le Roi» : le 24 décembre suivant, Elle lui ordonne «de faire beaucoup de prières pour la prospérité de notre bon Roi ; car s'il venait à manquer la France serait perdue. »

Cité par le Marquis de la Franquerie dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France » (Editions Résiac, pages 170 et 171)

Le Traité de La Haye a été signé le 11 octobre 1698. C'est un accord conclu entre la France, l'Angleterre et les Provinces-Unies. Il détermine le partage de la succession d'Espagne entre ces trois pays. Il fait suite à la Guerre de Succession d'Espagne qui a duré quatorze ans.

Les armées françaises du maréchal de Saxe affrontent les Austro-Hollando-Anglo-Hanovriens de Charles-Alexandre de Lorraine, Charles-Auguste de Waldeck et John Ligonier pendant la guerre de Succession d'Autriche. Les alliés (Angleterre, Autriche, Hollande) tentent sans succès de chasser les Français de la région de Liège. Cette victoire permet alors à Louis XV de maintenir une influence sur la région de Liège.

Le français Jacques Garnerin brevette sa nouvelle invention : le parachute. Il effectue son premier saut en 1797 au dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d'une montgolfière à plus de 915m de hauteur. Mais le nom "parachute" ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d'une maison avec un parasol dans chaque main.

Cette congrégation, fondée en 1645 à Paris par Jean-Jacques Olier de Verneuil a pour vocation la formation des prêtres. Les sulpiciens sont à l'origine des premiers séminaires. En bon héritier de la révolution, Napoléon n'en veut pas !

François Mauriac est un écrivain, journaliste français. Son premier volume de poèmes, Les Mains jointes. En 1933, il est élu à l'Académie française. Il écrit plusieurs pièces jouées par la Comédie-Française. Il est aussi journaliste pour Le Figaro. En 1952, il remporte le prix Nobel de littérature.

Le pape Jean XXIII inaugure la première session du Concile Vatican II dans la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Le Concile s'achève en décembre 1965, sous le pontificat de Paul VI.

Les Pères réunis en assemblée conciliaire.

Jugée pour avortement, Marie-Claire Chevalier est relaxée, au terme de plusieurs semaines de procès. L'année précédente, la pétition du "manifeste des 343" a été publiée pour lutter en faveur de l'avortement et de la contraception gratuite. Tout comme l'affaire Roe aux Etats-Unis une sordide affaire de viol est montée en épingle pour faire accepter par l'opinion un changement de la loi.

Posté le 11 octobre 2017 à 05h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 octobre 2017

Cardinal Cañizares : « Nous célébrons le rétablissement de la foi catholique, qui avait été éliminée sous la domination de l’envahisseur musulman »

De Daniel Hamiche sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le 29 septembre 1238, après 18 mois de siège, les musulmans qui occupaient Valence capitulèrent devant le roi Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant – né, disons-le en passant, à… Montpellier… Le 9 octobre suivant, le roi fit procéder à la consécration de la grande mosquée qui avait été construite sur l’ancienne cathédrale wisigothique, qui fut ainsi rendue au culte catholique et dédiée à la Vierge Marie. C’est en souvenir de cette journée du 9 octobre que se célèbre chaque année la fête aux « gloires valenciennes » (las Glorias valencianas). Un Te Deum y est chanté dans la cathédrale mais, depuis trois ans, les autorités municipales – une alliance de l’extrême gauche, des socialistes et des nationalistes catalans – se refusent d’y assister et même d’entrer dans la cathédrale : célébrer la libération de la ville de la domination musulmane les insupporte… Le cardinal Antonio Cañizares, archevêque de Valence, n’a visiblement pas les mêmes sentiments. Il a présidé cette cérémonie hier et a précisé dans son homélie : « Nous célébrons avec une immense joie le rétablissement de la foi catholique à Valence, qui avait été éliminée de l’espace public sous la domination de l’envahisseur musulman ». Cela ne va pas lui faire que des amis à la mairie mais celui lui vaut, évidemment, notre respect et notre admiration…"

Posté le 10 octobre 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Y sont traités la liberté des élections épiscopales, les privilèges ecclésiastiques, et l'inviolabilité des biens de l'Église.

Dans la cadre de la 5ème guerre de religion, les huguenots en «bons patriotes» ont recrutés un corps de reîtres allemands pour combattre l'armée de la nation! C'est au cours de cette bataille que le chef catholique Henry de Guise, suite à une blessure par un coup d'arquebuse reçue à la joue droite est affublé du surnom de « Balafré », comme son père.

Pour Louis XIII comme pour Rohan, le sang français a assez coulé. Lesdiguières, nouvellement converti au catholicisme, est chargé de négocier la paix avec Henri de Rohan. Ce dernier vient le 10 octobre s'agenouiller devant Louis XIII et lui demander pardon d'avoir porté les armes contre son service. Les Montpelliérains font amende honorable, et le Roi leur accorde son pardon avec l'édit de Montpellier, le 19 octobre, dans lequel le Roi confirme les dispositions de l'édit de Nantes, et le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Louis XIII entre dans la ville le 20 octobre, tête nue et désarmé. Voir les chroniques des 18, 19 et 20 octobre.

Malgré la signature du traité de Westphalie, qui met fin à la guerre de Trente Ans, la France et l'Espagne sont toujours en conflit. En effet, la France est une menace pour l'Espagne des Habsbourg, une dynastie cherchant à se rendre maîtresse de l'Europe. La France est alors présente en Catalogne pour aider celle-ci à gagner son autonomie et affaiblir l'Espagne. Cependant, le 10 octobre 1652, les troupes espagnoles parviennent à reprendre la ville de Barcelone à la suite d'un long siège, mettant ainsi fin à l'occupation française en Catalogne. Le siège est très meurtrier du fait de la peste.

Nicolas de Largillière, peintre français, naît le 10 octobre 1656 à Paris. Il peint de nombreux portraits dans la noblesse et la haute-bourgeoisie. Il rentre à l'Académie royale de peinture et sculpture en 1686 et en devient le directeur en 1736. Il meurt le 20 mars 1746.

Jean Antoine Watteau naît à Valenciennes le 10 octobre 1684. C'est l'un des chefs de file du style baroque Rococo au XVIIIe siècle. Il entre à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1712. Ses toiles représentent souvent des scènes théâtrales et des scènes de festivité ; les plus connues sont : "L'Enseigne de Gersaint", "Pierrot" ou encore "Pèlerinage à l'île de Cythère", avec laquelle il invente le genre de la "fête galante"

Lambert Sigisbert Adam, dit Adam l'aîné, naît le 10 octobre 1700 à Nancy. Issu d'une famille de sculpteurs, il étudie à l'Académie de France à Rome et remporte le prix de Rome en 1723. Il réalise des copies de statues antiques et des fontaines de style baroque. Parmi ses réalisations les plus remarquables, on trouve les cascades du château de Saint-Cloud et "Triomphe de Neptune et d'Amphitrite" du château de Versailles.

Pierre Le Pesant de Boisguilbert naît le 17 février 1646 ; c'est un écrivain et un économiste français, pionnier de l'économie moderne. Il est le cousin germain de Corneille. Durant sa carrière, il publie de nombreux ouvrages historiques et économiques. Il effectue de nombreux travaux notamment fiscaux face aux problèmes de l'époque.

Antoine Coysevox naît à Lyon le 29 septembre 1640. Sculpteur français de style baroque, il se fait vite remarquer et excelle dans l'art du portrait. Cependant, ce sont ses sculptures qui lui apportent la renommée. Il décore le château de Saverne et le château de Versailles. Ce sont celles du parc du château de Marly qui sont les plus célèbres. Il s'éteint le 10 octobre 1720 à Paris.

Ce dernier conteste l'élection de son beau-père Stanislas Leszczynski au trône de Pologne. C'est le début de la Guerre de Succession de Pologne.

Voir les chroniques du 30 janvier et 16 février, du 11 avril et du 12 septembre.

Ce jour a lieu aussi l'adoption du calendrier révolutionnaire.

Voir la chronique du 2 septembre.

Le "Canard enchaîné" dévoile l'affaire des diamants. Une plaquette de bijoux d'une valeur estimée à un million de francs a été offerte par l'empereur de Centrafrique à Valéry Giscard d'Estaing en 1973, alors qu'il était ministre des Finances. Au moment de cette révélation, Valéry Giscard d'Estaing est président de la République. Une des raisons de son échec de 1981 face à François Mitterrand…

En ratifiant le protocole 13 de la Convention européenne des droits de l'homme qui «abolit la peine de mort en toutes circonstances, même pour les actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre», la France devient ainsi le quarantième État, parmi les quarante-sept membres du Conseil de l'Europe a adopter cet engagement.

Sauf pour l'enfant à naître !

Posté le 10 octobre 2017 à 05h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

09 octobre 2017

C’est arrivé un 9 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

De Saint Denis, on ne connaît pas grand chose. Il a même été parfois confondu avec à Saint Denis l'Aréopagite, ce qui est impossible puisque ce dernier a été converti par Saint-Paul au Ier siècle.

Si son nom apparaît pour la première fois en l'an 520 dans La Vie de Sainte Geneviève, c'est Saint Grégoire de Tours dans Historia Francorum, (L'Histoire des Francs), qui nous livre quelques détails sur ce saint mystérieux.

Saint Denis serait arrivé avec deux compagnons (Eleuthère et Rustique) en Gaule vers 250 ou 270, pendant des persécutions contre les chrétiens, envoyé par Saint Corneille ou par Denys (le pape d'alors); il se serait fixé à Lutèce pour propager la Foi, et en devient l'évêque. Saint Denis meurt supplicié sur l'actuelle Montmartre, ce qui signifie Mont des martyrs. On dit qu'après avoir été décapité, il ramasse sa tête qu'il porte de Montmartre à l'emplacement de l'actuelle basilique Saint Denis où il est enseveli.

La décollation des trois saints Denis, Rustique et Éleuthère, au tympan du portail nord de la basilique Saint-Denis.

Carloman Ier et Charlemagne sont tous deux couronnés Rois des Francs, à la mort de leur père Pépin le Bref.

A Charles est attribuée la partie de territoire que possédait son père, et à Carloman le royaume qui avait été celui de leur oncle Carloman. En 771, Carloman décède. Charles est alors élu souverain de tout le royaume franc. Voir les chroniques du 25 décembre, du 28 janvier et du 2 avril.

Le Roi Louis XII, après le décès d'Anne de Bretagne, se remarie en troisièmes noces à Abbeville avec Marie d'Angleterre âgée de 16 ans. Par cette union entre les deux familles royales, se disloque la Sainte Ligue, et le Roi de France espère sceller la réconciliation entre la France et l'Angleterre. Le Roi meurt seulement trois mois après s'être marié avec Marie, sans descendant de cette union.

A 45 ans, le Roi, veuf de Marie-Thérèse d'Autriche, épouse en secret Françoise d'Aubigné, devenue par ses faveurs Madame de Maintenon, elle ramène le Roi à la foi catholique, élève les enfants illégitimes du Roi et de madame de Montespan. La nouvelle épouse du Roi va fonder une maison d'éducation des jeunes filles nobles et sans fortune à Saint-Cyr, près de Versailles

Claude Perrault est né le 25 septembre 1613 à Paris. Il est connu pour avoir élaboré les plans de la façade orientale du Palais du Louvre. Membre de l'Académie royale des sciences en 1666, il rédige par la suite des ouvrages sur l'anatomie, s'intéresse par la mécanique. Il meurt le 9 octobre 1688, des suites d'une infection.

Voir la chronique du 9 mai.

Commencé le 7 août le siège s'achève. Une répression terrible s'abat sur la ville.

La Convention déclare :

«…tout ce qui fût habité par le riche sera démoli ; il ne restera que la maison du pauvre... Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n'est plus» (décret du 12 octobre 1793).

Collot d'Herbois puis Fouché s'acharnent sur la ville. La guillotine est installée place des Terreaux. On mitraille dans la plaine des Brotteaux. Au bilan : 1893 exécutions, 1,5% de la population de la ville, destruction méthodique de la ville avec la mise en place de brigades de démolisseurs, les remparts, le château de Pierre-Scize, les façades est et ouest de la place Bellecour, la «Grande Allée» (actuelle cours Vitton) sont rasée, 160 maisons sont rasées entre le pont de pierre et, la statue de Louis XIV est fondue avec les cloches des églises pour en faire des canons. Beaucoup de ponts sont endommagés.

Lyon est « débaptisée » en «Ville-affranchie», et Précy, qui dirigeait la défense de la ville contre les révolutionnaires, s'est échappé pour continuer une guerre de partisans au dehors. Voir la chronique du 11 octobre.

Deuxième terreur, massacres de Lyon, 14 décembre 1793.

Virtuose très précoce, il donne son premier concert à 11 ans, entre au Conservatoire à 13 ans. À l'âge de 18 ans, il est nommé organiste de l'église Saint-Merry, à Paris. Sa réputation suscite l'admiration de musiciens tels Hector Berlioz et Franz Liszt.

Saint-Saëns compose des œuvres romantiques comme Le Rouet d'Omphale, ou encore la fameuse Danse macabre et le Carnaval des animaux, une grande fantaisie zoologique, mais aussi douze opéras, dont "Samson et Dalila" en 1877, des oratorios, symphonies, concertos, ainsi que des musiques de film comme "L'Assassinat du duc de Guise" et meurt en 1921.

Il va durer 11 mois jusqu'au 12 septembre 1855.

Dans le parc du château Armainvilliers en Seine-et-Marne, Clément Ader réussit à faire s'élever un engin à 20 centimètres au-dessus du sol et à parcourir 50 mètres. Il s'agit d'un aéroplane, baptisée "l'Eole", qui ressemble à une grande chauve-souris dotée d'un moteur à vapeur de son invention et d'hélices en bambou ; l'ensemble pèse 295 kilos. Quelques années plus tard il construit l'Éole III, qu'il baptise : l'Avion.

C'est le premier vol d'un engin ailé et motorisé plus lourd que l'air.


Eole lll

Après avoir passé en revues des troupes françaises dans le camp militaire de la ville, le Tsar Nicolas fait ses adieux ; ému, il dit :

"C'est pour toujours, n'est-ce pas ?" Faure répond "Oui Sire, pour toujours !".

Un terroriste croate tue à bout portant Alexandre Ier en visite à Marseille, et le ministre des affaires étrangères français, Louis Barthou, qui l'accompagne.

L'école nationale d'administration est fondée à Paris. Elle a pour but de former des hauts fonctionnaires destinés à constituer les cadres supérieurs de l'administration. En 1992, l'école a été délocalisée à Strasbourg. Cette « élite » vit totalement coupée des réalités quotidiennes des Français.

Eugenio Pacelli a été nonce apostolique en Allemagne de 1917 à 1930. Il est pape du 2 mars 1939 (voir la chronique du jour). Pie XII ouvre les institutions du Vatican aux victimes du nazisme dans la Rome occupée, mais n'intervient pas publiquement contre les persécutions. Par son action directe et indirecte il permet de sauver entre 700 000 et 860 000 juifs. Il est considéré à l'époque comme le plus farouche opposant du nazisme, et les institutions juives l'ont remercié à de nombreuses reprises pour ses actes. Le cardinal Giuseppe Roncalli lui succède sous le nom de Jean XXIII.

Posté le 9 octobre 2017 à 05h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

08 octobre 2017

Le curé enragé : Le pape Pie XII : collabo et antisémite ?

Posté le 8 octobre 2017 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 8 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

L'empereur d'Orient Marcien convoque un concile œcuménique dans le but de mettre fin aux convictions monophysites. 343 évêques condamnent alors cette doctrine prônée par Eutychès, qui nie la nature humaine du Christ. La double nature du Christ, à la fois humaine et divine, est réaffirmée. Un des canons adoptés, qui consacre l'égalité patriarcale entre l'évêque de Constantinople et le pape de Rome, est refusé par le pape Léon le Grand.

En effet, le Christ a dit : « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise et les Portes de l'Enfer ne prévaudront pas sur elle. »

C'est l'évêque Rostaing II, en présence de 35 évêques réunis en concile provincial qui consacre la cathédrale.

Malgré un terrain marécageux et les nombreuses tempêtes côtières, François 1er signe le 8 octobre 1517 la charte de fondation du port de la ville du Havre, qui deviendra au fil des ans de plus en plus important, notamment grâce à sa position stratégique. En 1520 le Roi s'y rend, confirme les privilèges de la ville et lui donne ses propres armoiries comme symbole avec la salamandre.

Après l'échec de la société de Monts, Louis XIII décide de poursuivre l'entreprise de Québec; il nomme son neveu, Charles de Bourbon, comte de Soissons, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-France. Le 15 octobre, Bourbon demande à Samuel de Champlain d'être son lieutenant.

L'armée royale compte 20 000 hommes et le siège dure depuis fin aout. Voir les chroniques du 10 et du 20 octobre.

Henry Le Chatelier choisit l'École nationale supérieure des mines de Paris à sa sortie de Polytechnique, et il devient professeur de chimie générale à l'ENSM. En 1897, il accède à la chaire de chimie industrielle. Il enseigne également au Collège de France et à la faculté des sciences de Paris. Il travaille aussi sur le principe de l'équilibre chimique et la variation de la solubilité des sels dans une solution idéale.

100ème anniversaire des apparitions de Marie, Reine de France et de Jésus, Roi de France à Versailles, entre 1914 et 1917. Un rosaire est récité à Versailles à 15 heures tous les 8 de chaque mois, au cimetière des Missionnaires sur la tombe de sœur Marie-France Lanchon, née Marcelle Lanchon, voyante des apparitions à Versailles, de Notre-Seigneur, les 31 décembre 1914 et 20 juin 1915 et de Marie, les 8 septembre 1914 et 8 octobre 1916.

Pour un récit complet de ces apparitions : « Les Apparitions de Versailles Marie, Reine de France Jésus, Roi de France » Editions Pierre TEQUI –

Posté le 8 octobre 2017 à 05h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2017

Conférence sur Marie-Antoinette le 14 octobre à Villers-lès-Nancy

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Posté le 7 octobre 2017 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 7 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Cette fête, propre à l'Église d'Occident, est instituée par saint Pie V pour commémorer la victoire de Lépante, qui met un terme à l'expansion ottomane et remercier l'intercession de la mère du Sauveur au cours de la bataille. Cette fête s'appelait auparavant la fête de Notre Dame de la Victoire. La basilique Notre Dame de la Victoire de Saint Raphael dans le Var porte ce nom en honneur et souvenir du 7 octobre 1571.

Voir la chronique du 18 janvier.

Le Roi de France meurt à Péronne prisonnier d'Herbert de Vermandois. Son successeur est Robert 1er. Voir les chroniques du 28 janvier et du 17 septembre.

Édouard III, roi d'Angleterre, dénonce l'hommage prêté à Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France. Le 7 octobre 1337, un archevêque est envoyé à Paris pour jeter le gant à « Philippe, qui se dit Roi de France ». La guerre commence.

A l'abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre, Édouard III revendique officiellement le trône de France en tant que petit fils du dernier Roi de France Philippe IV le Bel par sa mère Isabelle. Edouard III entend appliquer à la France les règles de succession anglaises et non les lois fondamentales du Royaume. Cette guerre de Cent Ans couvre une période de 138 ans (1337 à 1475); elle est entrecoupée de trêves plus ou moins longues.

Le traité de paix définitif est signé le 29 août 1475 à Picquigny en Picardie. Cependant beaucoup d'historiens considèrent l'année 1453, date à laquelle les Anglais sont totalement chassés de France (sauf Calais) comme la fin de cette guerre.

Les carmélites appartiennent à un ordre religieux catholique, l'Ordre du Mont Carmel, dont le fondement est la contemplation et la prière.


Cette gravure représente Jacques-Cartier lors de son premier voyage à Gaspé

Le 2 octobre (voir la chronique du jour), Jacques Cartier arrive à Hochelaga. Sans s'attarder davantage, il visite le saut qui, à l'ouest, bloque la navigation (rapides de Lachine). Il rebrousse chemin et plante une croix à l'embouchure de la rivière qu'il nomme St-Maurice de Fouez en l'honneur de la maison de Foix. La croix a une double signification: un sens religieux et une prise de possession du territoire.

Bataille navale de Lépante, à proximité du golfe de Patras en Grèce.

La Sainte Ligue composée de l'Espagne, de Venise et des états pontificaux du pape Pie V, et à une échelle moindre de Gênes et de d'autres États italiens, ainsi que des chevaliers de Malte, bat les turcs à Lépante, près de Corinthe. La flotte de plus de 200 navires est sous le commandement de Don Juan d'Autriche, frère du roi d'Espagne Philippe II et fils naturel de Charles Quint. Ce sont près de 100 000 hommes qui s'affrontent dans les deux camps. Les Turcs du Sultan d'Istanbul, Selim II Mast, sont écrasés. L'amiral Ali Pacha est fait prisonnier et décapité. Cette défaite marque un coup d'arrêt à l'avancée turque sur la Méditerranée. Un jeune soldat espagnol est blessé au combat et perd sa main gauche. Il s'agit d'un certain Cervantès. La France ne participe pas à la bataille. Cela n'empêche de Français de se couvrir de gloire comme Louis des Balbes de Berton de Crillon, dit Crillon le brave. Sa bravoure est telle que don Juan d'Autriche le charge d'annoncer la victoire au pape PieV.

Cette bataille marque un tournant dans la stratégie navale. En effet, c'est la première fois que les galères sont opposées (à grande échelle) à une flotte plus manœuvrante et armée de canons. La démesure de l'affrontement en fait un événement inouï : on dénombre 7 500 morts chez les chrétiens, 30 000 morts ou blessés et 8 000 prisonniers chez les Turcs, 15 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers ; 117 navires, 450 canons et 39 étendards sont pris aux Turcs.

Bataille de Lépante, vue par Paul Véronèse

La Sainte Ampoule était une fiole contenant une huile sacrée qui a servi lors du baptême de Clovis. Une portion de ce baume était mélangée à du saint chrême pour servir à l'onction des Rois de France lors de la cérémonie du sacre. Elle était conservée à l'abbaye Saint-Remi de Reims.

Elle a été brisée « solennellement » pendant la Révolution française le 7 octobre 1793 à Reims sur l'actuelle place Royale, par le conventionnel Philippe Rühl sur le socle de la statue de Louis XV préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons.

La veille, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle, ont retiré ce qu'ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et l'ont caché, pour en donner une partie respectivement à Messieurs Bouré, curé de Berry-au-Bac, et Lecomte, juge au tribunal de Reims. De plus, lors de la destruction du reliquaire, un dénommé Louis Champagne Prévoteau recueille deux fragments de verre de l'ampoule sur lesquels subsistaient des restes du baume. Le 22 mai 1825, l'archevêque de Reims procède au transvasement de tous ces fragments, à l'exception de ceux de Philippe Hourelle perdus par ses héritiers, dans du saint chrême, puis dans un nouveau reliquaire prêt à temps pour le sacre de Charles X quatre jours plus tard. Le baume du sacre est toujours conservé à l'archevêché de Reims.

« Un procès-verbal, lequel a été déposé au greffe du Tribunal de Reims, ne laisse aucun doute sur la fidèle conservation de ce précieux monument du sacre de Clovis." Clausel de Coussergues. "Du Sacre des Rois de France", mai 1825, p. 127.)

 

La sainte ampoule reconstituée pour le sacre de Charles X- Trésor du palais du Tau

Il est indispensable de rappeler l'origine de cette Sainte Ampoule, pour cela autant reprendre ce que Saint Pie X déclare le 19 décembre 1907, à l'Archevêque de Reims, Monseigneur Luçon, nouvellement promu Cardinal (voir le Bulletin du Diocèse de Reims, 28 déc. 1907, p. 621.):

"Reims conserve la source baptismale d'où est sortie toute la France Chrétienne, et elle est justement appelée pour cela le Diadème du Royaume. C'était une heure ténébreuse pour l'Eglise de Jésus-Christ. Elle était d'un côté combattue par les Ariens, de l'autre assaillie par les Barbares; elle n'avait plus d'autre refuge que la prière pour invoquer l'heure de Dieu. Et l'heure de Dieu sonna à Reims, en la fête de Noël 496. Le baptême de Clovis marqua la naissance d'une grande nation: la tribu de Juda de l'ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu'elle fut fidèle à l'orthodoxie, tant qu'elle maintint l'alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu'elle se montra, non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l'Eglise." […] Dans la nuit de Noël 496, à minuit, "Soudain, raconte Hincmar, Archevêque de Reims (Migne. Patr. lat. Tome CXXV, p. 1159 et 1160. Hincmar. Vita Sancti Remigii, Cap. XXXVI et suivants. Bibl. Nat. A. 112 à 329.), UNE LUMIERE PLUS ÉCLATANTE QUE LE SOLEIL, INONDE L'EGLISE! LE VISAGE DE L'EVÊQUE EN EST IRRADIÉ! EN MÊME TEMPS RETENTIT UNE VOIX: "LA PAIX SOIT AVEC VOUS! C'EST MOI! N'AVEZ POINT PEUR! PERSÉVÉREZ EN MA DILECTION!"

Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l'atmosphère. Le Roi, la Reine, toute l'assistance épouvantés, se jetèrent aux pieds de Saint Rémi qui les rassura et leur déclara que c'est le propre de Dieu d'étonner au commencement de ses visites et de réjouir à la fin. »

Poursuivons avec Hincmar ("Vita Sancti Remigii", cap. XXXVIII (Migne t. 125, p. 1160).) :

"Dès qu'on fut arrivé au baptistère, le clerc qui portait le chrême, séparé par la foule de l'officiant, ne put arriver à le rejoindre. Le saint Chrême fit défaut. Le Pontife alors lève au ciel ses yeux en larmes et supplie le Seigneur de le secourir en cette nécessité pressante.

SOUDAIN APPARAIT, VOLTIGEANT À PORTÉE DE SA MAIN, AUX YEUX RAVIS ET ÉTONNÉS DE L'IMMENSE FOULE, UNE BLANCHE COLOMBE TENANT EN SON BEC UNE AMPOULE D'HUILE SAINTE DONT LE PARFUM D'UNE INEXPRIMABLE SUAVITÉ EMBAUMA TOUTE L'ASSISTANCE. DÈS QUE LE PRÉLAT EUT REÇU L'AMPOULE, LA COLOMBE DISPARUT!"

C'est avec le saint chrême contenu dans cette ampoule, qu'ont été sacrés tous nos Rois. « Comme au baptême du Christ, c'est "le Saint Esprit qui par l'effet d'une grâce singulière apparut sous la forme d'une colombe et donna ce baume divin au pontife" (Cérémonial du Sacre des Rois de France. Prière à Saint Rémi.)

Ainsi, pour le Sacre de nos Rois, Dieu a voulu non d'une huile terrestre, mais d'une huile céleste afin que le Roi de France fût "l'oint" du Seigneur. Ce privilège était reconnu dans le monde entier car dans toutes les cérémonies diplomatiques, l'ambassadeur du Roi de France avait le pas sur ceux de tous les autres Souverains parce que son Maître était "sacré d'une huile apportée du ciel". Comme le reconnaît un décret de la République de Venise daté de 1558.

Le bénédictin, Dom Besse, expose la signification du sacre :

"Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus-Christ lui conférait dans la basilique de Reims l'investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons, dans la langue chrétienne, les grâces d'état. Un caractère sacré s'imprimait sur toute sa personne, il en faisait un être à part, un consacré. Le Peuple Chrétien le prenait pour l'Elu de Dieu, l'Oint du Seigneur; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. Il régnait au nom du Tout-Puissant, en vertu d'une délégation officielle.

Il y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s'adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d'un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L'Eglise en consacrant cette union lui donnait un nouveau droit au respect public, ceux qui auraient tenté de le rompre se seraient rendus coupables d'un sacrilège. Le sacre faisait du prince un homme ecclésiastique, sa souveraineté apparaissait comme une fonction sainte.

Dom Besse: "Eglise et Monarchie", ch. VIII, p. 240 et 255.

Le " Kent " est un navire anglais dont le tonnage est presque le triple de celui de la Confiance, bateau de Surcouf, soit 1200 tonneaux. Il possède 38 canons aux calibres divers, contre 18 canons pour la Confiance ; 400 hommes Anglais contre 160 Français.

La manœuvre du Français permet l'abordage de l'Anglais. En dix minutes le bateau est conquis. Les deux bateaux arrivent le 16 novembre à l'île de France.

Alors ministre de l'Intérieur, Gambetta quitte Paris en ballon et atterrit à Montdidier dans la Somme. Le gouvernement le charge d'aller à Tours afin d'organiser la résistance. Il est accompagné de deux autres membres du gouvernement. Il devient alors ministre de la Guerre et organise de nouvelles armées pour délivrer Paris.

La cérémonie a lieu en présence de Félix Faure, président de la république et du tsar Nicolas II.

Le général Salan, commandant des troupes françaises d'Indochine, lance l'opération Léa contre les forces Viêt Minh du général Vo Nguyen Giap, dans le nord du Tonkin, pour leur porter un coup fatal en attaquant directement son gouvernement installé dans la région. L'offensive, qui prend fin en décembre, se révèle être un succès, même si l'objectif initial n'est pas atteint

Après la présentation de la TPV en 1939, Citroën présente son projet de voiture économique, aujourd'hui appelée 2 Chevaux, en référence à la puissance fiscale voulue sur le cahier des charges. Le succès est immédiat et Citroën ne peut pas suivre le rythme ; l'attente pour avoir sa voiture atteint rapidement les trois à cinq ans.

Posté le 7 octobre 2017 à 04h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 octobre 2017

Découverte de la tombe de saint Nicolas ?

1003nicholasDes archéologues pensent avoir découvert en Turquie la tombe de Saint Nicolas. Le magazine Newsweek révèle ainsi qu’une tombe quasi-intacte a été découverte dans une crypte, jusque-là inaccessible, dans une église du district de Myre, au sud-ouest de la Turquie.

C’est dans la province d’Antalya que des archéologues ont accumulé des indices qui laissent penser qu’il s’agit bien de la tombe de ce saint du IVe siècle, emmurée sous une église. Grâce à des scanners, ils ont découvert une cavité, semblant indiquer la présence d’un mausolée souterrain. Cemil Karabayram, directeur des services de protection du patrimoine de la province d’Antalya, explique :

« Le tombeau sous l’église semble en bon état. Normalement, il n’a pas été endommagé par nos opérations. Il est difficile d’accès car de gros blocs de pierre et des mosaïques le recouvrent. On va devoir les extraire du sol ».« Nous allons creuser à cet endroit et peut-être allons-nous découvrir la dépouille intacte de Saint Nicolas ».

Posté le 6 octobre 2017 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

C’est arrivé un 6 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Né Hautenfaust à Cologne, Bruno vient à Reims pour y étudier. Il devient recteur de son école, chancelier de l'archevêché. C'est en 1084 qu'il décide de se retirer dans le massif de la Grande Chartreuse près de Grenoble avec six compagnons. Aidé par le jeune évêque de Grenoble, Hugues, ils s'installent dans le « désert de Chartreuse » pour y mener une vie retirée du monde, vie de pauvreté et de prière. Mais ce n'est qu'après la mort de Bruno qu'est créé l'ordre des moines Chartreux. La règle des Chartreux est encore aujourd'hui considérée comme la plus dure des règles monastiques. Appelé par le pape à Rome, il fonde en 1101 un nouvel Hermitage en Calabre.

La Grande Chartreuse, près de Grenoble.

Née Eulalie Durocher, elle est avec trois autres sœurs de Montréal, la fondatrice de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Elle en sera aussi la première supérieure. Cette communauté s'occupe de l'éducation des jeunes filles et des pauvres.

Originaire d'une très riche famille païenne gallo-romaine d'Agen, Foy est née vers 291. Elle mène une vie chrétienne exemplaire et meurt martyre à l'âge de douze ans, brûlée sur un lit d'airain puis décapitée, lors des persécutions de Dioclétien. La légende dit qu'elle aurait été dénoncée par son père au proconsul romain.

Petit-fils de Charlemagne et fils de Louis le Pieux, à la mort de ce dernier, une guerre déchire ses trois fils. Celle-ci se termine par le traité de Verdun en 843, qui donne à Lothaire, le frère ainé, la Francie Médiane, à Louis la Francie orientale (germanique) et à Charles la Francie occidentale qui donnera le royaume de France. Sacré Roy de Lotharingie après la mort de Lothaire II, puis empereur en 875. Charles II meurt dans la vallée de la Maurienne au retour d'une expédition contre les nobles italiens révoltés. L'empire reste vacant jusqu'en 881. Son fils Louis II le Bègue lui succède comme Roi de France.

Sept ans après sa mort, il apparaît à un moine de l'abbaye de St-Denis et lui demande d'y reposer. C'est ainsi que débute la grande tradition des sépultures royales à l'abbaye de St-Denis même si ce n'est que trois siècles plus tard qu'est réellement donnée l'impulsion avec Louis IX. Voir les chroniques des 6 et 13 juin, et du 25 décembre 875.

Charles VIII, par son mariage avec Anne de Bretagne vient de considérablement renforcer la puissance de la France. Les Anglais débarquent à Calais. Le Roi de France obtient leur retour en Angleterre un mois plus tard sans combat.

Le catholicisme perd son statut de religion d'État en France.

Voir la chronique de la veille.

Jules Dupré, naît à Nantes le 5 avril 1811 ; c'est un peintre paysagiste français apparenté à l'école de Barbizon, bien qu'il n'y peigne qu'épisodiquement, L'influence réciproque des deux hommes, Théodore rousseau, constitue sans doute une des clefs de leurs œuvres, de l'évolution et la compréhension du paysage français.

Ce grand orateur catholique décède d'une crise cardiaque à Bordeaux le 6 octobre 1914. Même le Socialiste anticlérical René Viviani le qualifiait de « plus grand orateur du Parlement, égal dans la préparation et dans l'improvisation ».

Albert de Mun passe sa vie à lutter pour réconcilier ouvriers et catholicisme, capital et travail.

Né en 1841 au Château de Lumigny en Seine-et-Marne, Adrien Albert Marie de Mun entre à Saint-Cyr, et choisit la cavalerie.

Fait prisonnier pendant la guerre de 1870, il partage la captivité avec son ami François-René de La Tour du Pin Marquis de la Charce. De retour en France, Albert de Mun assiste à la répression ordonnée par Thiers contre la Commune de Paris. Il prend conscience que l'Église ne peut rester insensible au sort des ouvriers. En 1878, Albert de Mun et François-René de La Tour du Pin fondent avec Maurice Maignien, Félix de Roquefeuil-Cahuzac et des Frères de Saint Vincent de Paul l'Œuvre des Cercles Catholiques d'Ouvriers.

Cette organisation animée par des laïcs et des prêtres a plusieurs objectifs : rechristianiser le milieu ouvrier, protéger et défendre les travailleurs contre les dérives de l'industrialisation et du capitalisme et enfin, proposer un contre-modèle de société fondé sur le Corporatisme, en référence aux « Corporations de métiers » créées au XIIIe siècle par Saint-Louis.

Elu Député du Morbihan en 1881, c'est un monarchiste légitimiste très proche du Comte de Chambord (l'un de ses fils est filleul du Comte). « Le parlementarisme, voilà l'ennemi ! » déclare-t-il lors d'un discours.

Il se rallie à la IIIe République après la publication par Léon XIII de l'Encyclique : Au milieu des sollicitudes. Il combat vigoureusement la politique anticléricale du « Petit Père Combes », la Loi de Séparation et celle sur les inventaires. Il est élu à l'Académie française, peu avant sa mort.

Cet historien de l'art et académicien français a laissé une œuvre très importante sur les églises et cathédrales de France, en tant que spécialiste de l'art chrétien médiéval.

Ce jeudi 6 octobre est célébré à Pont de Veyle, diocèse de Belley-Ars, la seconde messe d'une neuvaine commencée le jeudi 1er septembre. Le père Barnay, curé de cette paroisse était aux JMJ lorsqu'il a appris l'assassinat du père Jacques Hamel. Il a été prier sur la tombe du père Popieluzko assassiné par les communistes en 1984 et là, il a été inspiré de célébrer dans sa paroisse une neuvaine de messes pour la France.(Messe à 20 heure suivie d'une heure d'adoration devant le saint sacrement)   Le lien ci-dessous renvoi à l'article du diocèse de Belley-Ars ou le père Barnay décrit le cheminement qui l'a conduit à suivre l'exemple du père Popieluzko en célébrant comme lui des messes pour la patrie )

http://catholique-belley-ars.cef.fr/blog/2016/08/118442/

Son initiative aurait encore plus de force auprès du Ciel si beaucoup de prêtre commençaient à leur tour dans leur paroisse, une neuvaine de messe pour la France. Ces neuvaines se termineraient à partir de mai 2017, époque ou le monde catholique commencerait à célébrer le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima avec son message de dévotion à son Cœur Immaculé. En effet, Le père Popieluzko s'inspirait de saint Maximilien Kolbe, apôtre ardent de Notre Dame. Ce dernier avait fondé, le 16 octobre 1917, à Rome, 3 jours après la dernière apparition de Fatima, la Milice de l'Immaculée. Ce mouvement s'appuyait sur l'Immaculée pour obtenir la conversion des ennemis de l'Eglise, particulièrement des francs-maçons.

Posté le 6 octobre 2017 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

05 octobre 2017

Les futures frontières de l'Europe au prisme de l'Histoire des émiettements politiques

De Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige :

Les derniers événements de Catalogne, tout comme la volonté de plusieurs pays d’Europe centrale de retrouver le contrôle de leurs frontières, ne sont pas sans rappeler un épisode historique analogue : celui de la grande crise du IIIe siècle qui ébranle l’Empire romain entre 235 et 284 après J-C. En un temps d’importante instabilité politique  (le règne des empereurs dure deux an et demi en moyenne et le Sénat a été réduit à une chambre d’enregistrement), la crise financière se conjugue aux migrations massives pour ébranler l’Empire. C’est alors que les deux provinces les plus exposées militairement font sécession. Il s’agit de la Syrie, soumise à la pression des Perses, qui s’émancipe sous la conduite de la Reine Zénobie. Celle-ci fonde l’Empire de Palmyre en Orient. A l’autre bout de l’Empire, la Gaule – soumise aux invasions germaniques - se sépare elle aussi de Rome, sous la conduite du Général Postumus, qui crée l’Imperium Galliarum (260-274 ap. J-C). Ces tendances centrifuges s’expliquent par l’incapacité de la bureaucratie romaine de répondre aux nouveaux défis. Le troisième siècle romain, tout comme l’histoire des émiettements politiques – par exemple, celui des reyes de taïfas dans l’Espagne médiévale - nous invitent par conséquent à une réflexion prospective sur le positionnement des futures lignes de fracture en Europe. Une chose paraît probable en tout cas : si les velléités de sécession de la Catalogne avaient été combinées à une déviation des flux migratoires vers l’Espagne, celle-ci aurait déjà perdu une province à l’heure qu’il est.

Posté le 5 octobre 2017 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Cette religieuse polonaise, a été chargée par le Christ d'annoncer au monde la Divine miséricorde.

Louis Ier, fils de Charlemagne, est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le premier monarque sacré à Reims, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Il est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de l'empereur Charlemagne.

Fils de Saint-Louis, il monte sur le trône après la mort de son père à Tunis. Tristan le fils aîné de saint Louis étant mort en croisade de la dysenterie devant Tunis, C'est Philippe qui devient Roi de France.

Son fils, Philippe IV dit Le Bel, lui succède. Voir les chroniques du 1er mai et des 15, 25 et 30 août.

Reine de France, car seconde épouse de Philippe VI de Valois, elle donne naissance à une fille Jeanne, en mai 1351, peu de temps après la mort du Roi.

Par ce traité, Louis XI renouvelle la donation de la Somme à Philippe III Le Bon, Duc de Bourgogne. Le 5 octobre 1465 met aussi fin à la révolte de la Ligue du Bien Publique qui était depuis 4 ans une révolte de Princes contre l'accroissement des pouvoirs du Roi de France.

 

Elle est la sœur de Blaise Pascal, enfant prodige et poétesse dans sa jeunesse. Ardente janséniste elle s'incline en 1661 et meurt le 4 octobre 1661.

Maîtresse du Roi Louis XIV, elle est, de 1667 à 1679, la favorite en titre; elle lui donne sept enfants, parmi lesquels six sont légitimés et quatre atteignent l'âge adulte.

Alors que les révolutionnaires multiplient la pression sur le Roi (des cortèges de plus en plus violents viennent de Paris à Versailles), le 5 octobre la garde nationale est annoncée ; le Roi cède à la force d'un :

« "J'accepte purement et simplement les articles de la Constitution et la Déclaration des droits de l'homme que l'Assemblée nationale m'a présentés".

Alors que la Convention, devant le réveil royaliste, vote fin aout 1795, le décret des deux-tiers, qui vise à assurer aux élections prochaines le succès des républicains en maintenant en place les deux tiers des conventionnels (500 sur 750 élus) quel que soit le résultat des élections (censitaires, rappelons-le, alors que sous la monarchie les élections étaient universelles). Les Royalistes marchent sur les Tuileries, siège de la Convention.

Bonaparte, alors général, a été appelé par Barras pour réprimer l'insurrection. Pendant près d'une heure il fait tirer aux canons sur la foule. Plus de 300 morts sont ramassés sur le parvis de l'Eglise St-Roch.

Bonaparte y gagne le surnom de « général Vendémiaire » et le commandement de l'armée d'Italie.

 

Célèbre avec son frère Auguste pour leurs inventions dans le domaine du cinéma et de la photographie.

Compositeur français, mais d'origine allemande, il fixe les canons de l'opérette. Il est aussi l'auteur de l'opéra «les contes d'Hoffmann».

Un biplace allemand est abattu à la carabine par un avion français près de Reims. Ce duel est le premier combat aérien de la première Guerre Mondiale. Avant 1914, les avions militaires n'étaient pas prévus pour le combat mais l'espionnage, pour photographier les positions adverses… ils n'étaient pas encore armés.

Cet aviateur français, passe à la postérité grâce à la première traversée de la méditerrané, mais aussi pour ses actions de combat lors de la Grande Guerre. Abattu et capturé par les allemands, il s'évade en février 1918. Mais son avion est de nouveau abattu en Octobre, il n'y survit pas.

Il sera condamné à mort puis exécuté.

Parmi ses propos ce trouve cet extrait de discours :

« La question fondamentale à laquelle nous devons tous faire face aujourd'hui est celle de l'usage responsable de la liberté, tant dans sa dimension personnelle que dans sa dimension sociale. Il convient donc que notre réflexion se porte sur la question de la structure morale de la liberté, qui est l'armature intérieure de la culture de la liberté.

La liberté n'est pas seulement l'absence de tyrannie ou d'oppression, ni la licence de faire tout ce que l'on veut. La liberté possède une « logique » interne qui la qualifie et l'ennoblit : elle est ordonnée à la Vérité et elle se réalise dans la recherche et la mise en œuvre de la vérité. Séparée de vérité de la personne humaine, elle se dégrade en licence dans la vie individuelle et, dans la vie politique, en arbitraire des plus forts ou en arrogance du pouvoir. C'est pourquoi loin d'être une limitation ou une menace pour la liberté, la référence à la vérité de l'homme – vérité universellement connaissable par la loi morale inscrite dans le cœur de chacun- est réellement la garantie de l'avenir de la liberté.»

L'Osservatore romano, n° 43, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 443).

 Il y a tout juste 31 ans, le dimanche 5 octobre 1986, pour la première fois en France depuis de nombreuses années, un séminaire est inauguré. Le séminaire Saint curé d'Ars à Flavigny-sur-Ozerain. Destiné à former des prêtres dans la lignée du saint protecteur, ce séminaire sui en quelque sorte la parole que le père Jean Marie Vianney a dite au petit berger : « Tu m'as montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du ciel'' Plus tard ce patron de tous les curés de l'univers (Pie XI 1929) dira : ''  Oh que le prêtre est quelque chose de grand !  Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel. Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait, non de frayeur, mais d'amour. ''   Prions pour les vocations, pour les séminaristes et pour les prêtres. 

Posté le 5 octobre 2017 à 05h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

04 octobre 2017

C’est arrivé un 4 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Né en 1182, François Bernardone se convertit après une jeunesse mouvementée. Rêvant de devenir chevalier, il participe à la guerre entre Pérouse et Assise, où il est fait prisonnier. Il passe un an en captivité. Il se convertit à la suite d'une maladie et de la rencontre d'un lépreux. Il fonde, en 1209, l'ordre monastique des franciscains, dont la base est la pauvreté. Il reçoit les stigmates le 14 septembre 1224 et les garde jusqu'à sa mort, le 3 octobre 1226 (voir la chronique du jour).

Frère François est canonisé par Grégoire IX, en 1228. Son corps, que l'on avait caché dans la crypte de l'église bâtie en son honneur en 1230, a été découvert en 1818. Puis Pie XII le proclame patron de l'Italie.

Lors d'une invasion viking près de Saintes, le comte d'Angoulême nommé Turpion meurt u cours d'un combat contre le chef adverse, où tous deux sont transpercés par leurs lances. Malgré leur victoire, les normands regagnent leurs navires après la mort de leur chef et le pillage de Saintes. Le sacrifice du comte n'a pas été inutile.

Il succède à son père Philippe IV, Le Bel, en 1314. Par sa mère, il hérite de la Navarre, il est donc le premier souverain à s'appeler « Roy de France et de Navarre ». Il est sacré le 24 août 1315 à Reims.

Pierre Le Baud a déjà rédigé une histoire de la Bretagne sous François II. La duchesse demande à son aumônier de recommencer. Pour cela elle lui fournit l'accès aux archives.

Le 4 octobre est suivi immédiatement par le 15 octobre, dans les pays se trouvant sous l'influence du pape Grégoire XIII, Italie, Pologne, Portugal, Espagne; c'est ce qui est appelé l'Ajustement grégorien. En France, le Roi Henri III ne l'adopte que le 9 décembre 1582, veille du 20 décembre 1582. Voir les chroniques des 9, 11 et 20 décembre.

Fénelon, homme d'église, de lettres, faisant partie de l'Académie, précepteur du petit-fils de Louis XIV, fait le panégyrique de St François d'Assise et de la pauvreté dans son archevêché de Cambrai. Il continue ainsi l'enseignement de son personnage Mentor, dans son roman Télémaque, qui lui valut le bannissement de la cour de Louis-XIV.

Un Arrêté retire aux théophilanthropes la jouissance des églises. La théophilantropie est née lors de la révolution française, pour officiellement proposer une alternative à la déchristianisation, surtout pour remplacer la foi catholique.

Il est célèbre pour ses scènes paysannes. Voir la chronique du 20 janvier.

Des Glaneuses, 1857, huile sur toile, 83.5 x 110 cm, musée d'Orsay, Paris

« Le 4 octobre, à Lorient, la procession de Notre-Dame-de-Victoire subit l'assaut des ouvriers socialistes de l'arsenal : on compte 6 morts et 450 blessés. Le 8 décembre, à Lyon, des affrontements lors de la fête de l'Immaculée Conception coûtent la vie à un notable catholique. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 87)

Il décide de remettre la France au travail, la lutte avec les communistes qui s'en suit marque la fin du Front populaire.

Avec l'arrivé des troupes françaises dans Bastia, et la libération de la ville, toute la Corse est libérée.

Le Voyage dure jusqu'au 9 octobre. A Central Park le Saint Père dit aux jeunes :

« Vous êtes appelés à vous battre pour la vie … A œuvrer et prier pour mettre un terme à l'avortement, à la violence de toutes sortes y compris la violence perpétrée contre la dignité des femmes et des enfants à travers la pornographie.

Levez-vous pour le mariage et la vie de famille !

Levez-vous pour la pureté !

Résistez aux pressions et tentations d'un monde qui tente trop souvent d'ignorer une vérité fondamentale : chaque vie est un don de Dieu, notre Créateur, et nous devons rendre compte à Dieu de la façon dont nous l'utilisons, dans le Bien ou dans le Mal. »

L'Osservatore romano n° 43, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 443)

Posté le 4 octobre 2017 à 22h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 octobre 2017

C’est arrivé un 3 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

François d'Assise naît à Assise en 1181 ou 1182.Il est l'aîné des 7 enfants d'une riche famille marchande, il est l'un des sept enfants de Pietro Bernadone dei Moriconi, très riche drapier de la ville et de Dona Joanna Pica de Bourlémont, femme pieuse de la noblesse provençale française, alors sous domination du Saint-Empire romain

Ayant eu une jeunesse dissipée, François se convertit au cours d'une longue maladie qui l'immobilise une grande partie de l'année 1204. Comme Saint Ignace, en Espagne, il a rêvé d'acquérir renommée et haut rang dans la noblesse par de hauts faits d'armes.

A 23 ans, alors qu'il est en prière devant le crucifix de la Chapelle Saint-Damien, François entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruines ». Il prend d'abord cet appel au pied de la lettre et restaure la vieille chapelle délabrée. Ses larges aumônes rendent son père furieux qui le renie ; François se réfugie sous l'autorité de l'évêque.

 

François d'Assise prêchant aux oiseaux (d'après les Fioretti) par Giotto

Il restaure ainsi plusieurs chapelles : les chapelles de San Damiano, de San Pietro, et de la Portioncule, avant de comprendre enfin ce que Dieu attend de Dieu (voir la chronique du 24 février 1209. Il épouse « Dame Pauvreté », se consacre à la prédication et vit en ermite. Son mode de vie attire de plus en plus de personnes et finit par rédiger une règle de vie commune ; cela va devenir l'ordre franciscain. En 1210 le pape Innocent III valide la règle de l'ordre après avoir vu saint François en songe en train de soutenir la basilique Saint-Jean de Latran en ruines.

En août 1224, saint François reçoit les stigmates.

 

François d'Assise recevant les stigmates par Giotto. Ce dernier a peint les fresques de sa vie (église supérieure de la basilique d'Assise).

Il meurt le 3 octobre 1226, les Franciscains sont alors entre 3000 et 5000 frères selon les sources. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il est le Saint Patron des animaux, et est fêté le 4 octobre.

Le Duc d'Anjou, dans le cadre de la troisième guerre de religion, futur Henri III, écrase les huguenots français de Coligny à la tête de l'armée royale de Charles IX, son frère. Particulièrement bien commandée l'armée royale ne perd pas 600 hommes quand elle cause près de 10 000 morts et prisonniers aux huguenots.

 

 

Les pourparlers précédant la bataille de Moncontour, gravure issue de l'ouvrage Histoire de France, par François GUIZOT, France, 1875.

Originaire de Paris, ce prêtre Jésuite arrive à convaincre son provincial de l'envoyer en mission au Canada. Il y rejoint Jean de Brébeuf et évangélise avec lui les indiens Hurons. En 1649, les tribus indiennes des Iroquois reprennent le sentier de la guerre contre les Hurons et les deux religieux jésuites sont faits prisonniers, torturés, avec d'autres prisonniers chrétiens. Les souffrances sont insoutenables à décrire. Ils entrent dans la paix de Dieu en 1649. Il a été canonisé par le pape Pie XI en 1930.

Tout d'abord missionnaire en Extrême-Orient à la suite de ses études de théologie, Poivre est aussi botaniste, horticulteur et agronome. C'est ainsi qu'il découvre en Extrême-Orient les épices ; il parvient à développer l'Isle de France grâce à l'introduction de nouveaux végétaux. Il devient administrateur colonial en étant nommé Intendant des Isles de France et de Bourbon. Il reçoit ses lettres de noblesses du Roi Louis XV au mois de décembre suivant.

Jean-Maurice Catroux est le fondateur, le 18 décembre 1823, de la Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Il meurt le 14 avril.

Alain-Fournier, écrivain français, naît le 3 octobre 1886 dans le Cher. Après des études de lettres, il devient secrétaire de Claude Casimir-Périer, avant de rédiger son unique roman en 1913, le "Grand Meaulnes". Lieutenant de réserve, il est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, et meurt lors d'une mission de reconnaissance le 22 septembre 1914. Un recueil de plusieurs de ses poèmes, "Miracles", sera publié à titre posthume en 1924. Voir la chronique du 22 septembre.

Le sous-marin Ondine est porté disparu, avec les 43 membres de l'équipage aux abords de Vigo après une collision avec un navire grec. C'est le 5ème sous-marin français coulé en temps de paix.

L'évacuation de Cao Bang est inespérée pour Giap. En effet la position pouvait tenir des semaines, les Viêts trouvent Lang-Son abandonnée et tous les dépôts intacts. Cadeau du colonel Constans de la Légion qui permet à Giap d'équiper cinq régiments !

Le corps expéditionnaire sur la R.C. 4 perd sept bataillons, un armement et un matériel considérables. Et les communistes vont faire mourir, deux mille des trois mille prisonniers au cours des premiers mois de captivité. Le 6 décembre le général de Lattre est nommé Haut-commissaire et commandant supérieur des forces françaises.

Charles de Habsbourg-Lorraine (1887-1922), empereur d'Autriche, roi de Hongrie et roi de Bohême est béatifié par le Pape Jean-Paul II. Le procès de béatification de Zita, son épouse, est en cours. Il faut lire la magnifique biographie du couple, Zita impératrice courage, de Jean Sévilla.

Cette religieuse allemande (1774-1824), qui portait les stigmates et recevait des visions sur la création, le salut, la vie de la Vierge Marie, ou celle du Christ et sa passion est proclamée bienheureuse par le pape Jean Paul II.

Posté le 3 octobre 2017 à 05h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

02 octobre 2017

C’est arrivé un 2 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Le pape Paul V, en 1608, a établi cette fête en leur honneur.

Le siège débuté le 20 septembre s'achève. La nouvelle va faire l'effet d'un coup de tonnerre en Occident. Une troisième croisade est décidée. Français et Anglais cessent leur lutte et s'unissent à l'empereur Barberousse.

Le Roi Charles V le Sage décerne au chevalier Bertrand du Guesclin, Seigneur de La Motte-Broons, Chevalier de Pontorson et Comte de Longueville, le titre de connétable. Il devient commandant suprême de l'armée française. Charles V récompense ainsi les services rendus pendant la guerre menée contre les Anglais, en particulier son éclatante victoire à Cocherel (voir la chronique du 16 mai 1364) et pour avoir débarrassé le Royaume des Grandes Compagnies. Du Guesclin est fidèle au Roi et combat pour le Royaume de France jusqu'à sa mort en 1380.

 

La famille royale trouve un compromis pour résoudre le problème posé par le jeune âge du Roi, mais l'arrangement ne tient pas compte des dernières volontés de Charles V. En effet, le 16 septembre 1380, Charles V meurt, à 42 ans, son agonie dure trois jours, pendant lesquels il pose ses derniers actes de souverain devant les représentants des trois ordres réunis dans la chambre royale.

Avant d'accomplir ses deux derniers actes, il se fait présenter la couronne royale apportée par l'abbé de Saint Denis. Puis le Roi affirme avoir toujours cru de bonne foi et croire encore que Clément VII est le vrai pape, mais, s'il a été trompé, il se soumet d'avance aux décisions de la Sainte Eglise catholique et du concile universel. Enfin, il abolit les fouages et remet à ses exécuteurs testamentaires un trésor de deux cent mille francs. Le Duc d'Anjou n'est Régent que moins de deux mois.

Un des poètes les plus connus du Moyen Age est en prison à Meung-sur-Loire. Il a déjà fui Paris pour avoir tué un prêtre, puis Orléans pour un cambriolage. A son couronnement, le Roi Louis XI gracie un certain nombre de prisonniers, dont François Villon.

Au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, le Français Jacques Cartier trouve une île peuplée par des Indiens Hurons. Appelée "Hochelaga" par ses habitants, il l'a baptise " Mons realis", "Mont royal" en latin. Cette île devient le 17 mai 1642, la ville de Montréal.

Né en 1575, au château de Cérilly en Champagne, Pierre de Bérulle fait ses études chez les Jésuites. Doté d'une grande intelligence, il rédige avant son ordination un Discours sur l'abnégation intérieure.

En 1600, il sert le Roi Henri IV en participant aux négociations avec les chefs Protestants.

Ami et disciple de Saint François de Sales, en 1604, avec l'aide de Jeanne Barbe Acarie, il introduit en France les Carmes Réformées de Sainte Thérèse d'Avila. Grand artisan de la Réforme Catholique en France, il fonde la Société de l'Oratoire encore appelée les Oratoriens, dont la vocation est d'enseigner le Clergé pour former les prêtres en théologie. Soixante maisons seront fondées ainsi que quarante Carmels. Il s'est inspiré de l'Oratoire fondé par Saint Philippe Néri en Italie.

En 1627, il est créé Cardinal par le Pape Urbain VIII. Parmi ses célèbres écrits se trouvent :

- Le Discours de l'état et des grandeurs de Jésus

- La vie de Jésus

- Mémorial de direction

- L'élévation sur Sainte Madeleine

Charles II d'Espagne n'a pas de descendance directe, aussi lègue-t-il toutes ses possessions au duc d'Anjou, deuxième petit-fils de sa sœur aînée Marie-Thérèse et de Louis XIV. Il désavantage ainsi son oncle l'empereur Léopold 1er, qui espérait l'héritage pour son second fils, l'archiduc Charles, le futur empereur Charles VI. La guerre de succession d'Espagne commence.

Portrait par Julien Léopold Boilly

Nicolas-Joseph Cugnot est un ingénieur militaire français connu pour avoir créé la première automobile à vapeur, le «fardier». Le véhicule, resté au stade de prototype, dispose de quatre commandes : le frein, les poignées de direction, une sorte de volant, une tringle, qui joue le rôle d'accélérateur en actionnant le robinet de vapeur, ainsi que deux cliquets inversant le mouvement à double effet des pistons, ce qui permet la marche arrière.

Modèle de 1771, conservé au musée des arts et métiers à Paris

Voir la chronique du 20 mars.

Le pape Jean Paul II le canonise le 6 octobre 2002; son successeur don Alvaro del Portillo est béatifié par le pape François 1er le 27 septembre 2014.

Posté le 2 octobre 2017 à 06h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 septembre 2017

Comédie musicale sur ste Hildegarde : un spectacle amoureux sur le Moyen-Age

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Posté le 30 septembre 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 30 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

De Georges de La Tour, Saint Jérôme lisant. Huile sur toile
Madrid, Musée du Prado

Né en 347, dans l'actuelle Croatie, Jérôme devient ermite dans le désert de Syrie avant d'enseigner les Saintes Écritures à Rome puis en Terre Sainte. Il traduit en latin l'Ancien et le Nouveau Testament, que l'on commence à son époque à désigner sous le nom de Bible.

Cette traduction de la Bible de Saint-Jérôme, lui-même élevé au rang de docteur de l'Église, est connue sous le nom de Vulgate et est devenue le texte de référence de l'Église catholique.

Jean Guiraud dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Tome 2, chapitre 18, Page 235 à 244) rappelle quelle est la vraie origine des 8 guerres de religions qui ensanglantèrent la France.

« Sans aller jusqu'à justifier la Saint-Barthélemy, certains écrivains l'ont expliquée en rappelant qu'elle a été précédée de plusieurs massacres de catholiques par les protestants.

Le 30 septembre 1567, Ies huguenots de Nîmes firent ce grand carnage de catholiques, qu'en raison de la fête de saint Michel célébrée la veille, on appela la Michelade. Par surprise, ils s'emparèrent des portes de la ville ; puis, armés de pistolets et d'arquebuses, ils se répandirent dans les rues ; les catholiques sans armes eurent à peine le temps de se réfugier à l'Evêché. Mais bientôt les huguenots s'emparèrent de l'Evêché, mettant en arrestation tous ceux qui y avaient demandé asile : toutes les églises furent pillées et le soir, un grand feu consuma les boiseries arrachées des sanctuaires, les archives ecclésiastiques, les vases sacrés et les objets d'art.

A neuf heures du soir, le massacre commença sans pitié, horrible. On tua le premier consul de la ville, le prieur des Augustins et plusieurs de ses religieux, un vicaire général, plusieurs chanoines, des prêtres, des laïques.

Les dépositions des témoins devant le Parlement de Toulouse évaluent à une centaine le nombre des victimes ; un journal anonyme à 180 ; le vicomte de Joyeuse dit qu'il y en eut deux ou trois cents».

Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1569, après s'être rendus maîtres de la ville par surprise, les protestants firent un nouveau massacre : plus de 120 catholiques tombèrent sous leurs coups. En 1567, d'autres massacres de catholiques par les protestants eurent lieu à Alès où furent tués sans défense « sept chanoines de la Collégiale, assemblés pour chanter matines, deux Cordeliers et plusieurs autres « ecclésiastiques », à Uzès, Pont-Saint-Esprit.

Bagnols, Viviers, Rochefort ; tout le Bas-Languedoc fut terrorisé. En 1568, des scènes aussi odieuses avaient marqué la prise de Gaillac et de plusieurs autres villes de l'Albigeois par les calvinistes ; partout, beaucoup de catholiques furent tués par des sectaires qui avaient juré leur extermination. Le 24 septembre 1563, les protestants entrèrent par surprise dans la place forte de Saissac, ils y massacrèrent tous les prêtres, puis se retirèrent.

Ces carnages et plusieurs autres, dont on aurait pu allonger la liste précédente, eurent lieu plusieurs années avant la Saint-Barthélemy et, comme elle, ils ont été produits, non par l'excitation de la bataille et la fureur aveugle des combats, mais par la résolution froide, et mûrement réfléchie de faire disparaître par la mort des adversaires détestés et gênants. On serait tenté de voir dans les massacreurs de la Michelade les précurseurs et les initiateurs des massacreurs de la Saint-Barthélemy et d'expliquer ceux-ci par ceux-là.

Les flots de sang protestant versé pendant la tragique nuit de la Saint-Barthélemy auraient expié les flots de sang catholique répandus quelques années auparavant, dans les villes du Languedoc et de plusieurs autres régions de la France. C'est ainsi que le comprennent plusieurs manuels scolaires. Renvoyant dos à dos protestants et catholiques, ils déclarent qu'un égal fanatisme leur a inspiré des carnages également odieux et ils en tirent prétexte pour opposer au fanatisme religieux qui nous a valu les scènes horribles de la Saint-Barthélemy et des Michelades, la tolérance philosophique qui nous a donné la liberté de conscience dont, paraît-il, nous sommes de nos jours les heureux bénéficiaires.

Et ils oublient les persécutions que subissent à l'heure actuelle les catholiques de France, celles qu'a infligées aux catholiques allemands le Kulturkampf protestant de Bismarck : ils oublient surtout que la philosophie du XVIIIe siècle a inspiré aux âmes « sensibles » de Marat, de Saint-Just, de Carrier, les massacres de septembre, les hécatombes du tribunal révolutionnaire, les noyades de Nantes et que, dès lors, s'il y a un fanatisme religieux, il existe aussi un fanatisme libre penseur qui a largement fait ses preuves en 1793... et de nos jours.

Mais surtout, ils donnent une nouvelle marque de leur ignorance en attribuant à des raisons d'ordre religieux et au fanatisme catholique les massacres de la Saint-Barthélemy, alors qu'en réalité, ils sont dus à des causes purement politiques. « La Saint-Barthélemy, hâtons-nous, de le dire, fut une faute ; un crime politique ; la religion n'y entra pour rien ». Ainsi parle M. de la Ferrière, l'historien le mieux qualifié de cette horrible tragédie ; c'est ce que nous allons démontrer à sa suite… »

Voir les chroniques des 28 et 29 septembre.

Fils du duc de Guise, dit le balafré (Voir la chronique du 23 décembre, jour de son assassinat au château de Blois), Charles devient après ce crime le chef de la Sainte Ligue en France.

Portrait de Charles Ier de Guise par Giusto Sustermans

Cette conquête est à replacer dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Le Roi le récompense de ses exploits (conquête à deux reprises de la ville de Veracruz et conquête de la ville mexicaine de Campeche). Il n'occupera jamais ce poste, car en octobre 1686 il part à la tête de trois navires et deux cent hommes vers le Mexique et disparaît en mer.

Le prince de Tingry, duc de Beaumont et maréchal de France achète 91000 livres un terrain de près de 3 hectares, proche de la rue de Varenne ; il souhaite y créer un domaine champêtre. Cela deviendra l'hôtel du premier ministre.

Portrait, par Jean-Marc Nattier

Le comtes d'Artois et non les Anglais comme trop d'historiens l'écrivent, y débarque avec 5.000 fantassins, 1.000 cavaliers et 600 émigrés. Le duc de Bourbon l'y rejoint, Stofflet reprend les armes et deux officiers déguisés en matelots viennent mettre les troupes angevines aux ordres de Monsieur. Plus de Soixante-dix mille combattants l'attendent avec la Chouannerie bretonne : aux ordres de Charette, qui compte vingt-quatre mille hommes; celle de Stofflet, vingt mille ; celle de Sapinaud et de Fleuriot, quinze mille ; celle de Scepeaux, douze mille.

La France et les USA signent une Convention de paix au château de Mortefontaine, qui met fin à leur quasi-guerre dans les Caraïbes.

Ils aboutissent à la restitution de l'Egypte aux Turcs lors du traité de Paris du 25 juin 1802.

La reine malgache, Ravanola Ière, ne respecte pas le traité du 17 décembre 1885 ; qui accorde à la France un résident permanent, le versement d'une indemnité pour compenser les pertes causées aux Français en 1845, et la pleine propriété du port de Diego-Suarez. D'où l'expédition militaire …

L'Italie met fin à ses prétentions sur le pays et reconnaît le protectorat de la France.

Voir la chronique de la veille.

Le " Trieste " plonge en Méditerranée, jusqu'à 3 150 mètres, au large de l'île de Ponza avec, à son bord, le professeur Auguste Piccard et son fils Jacques. La course aux grandes profondeurs commence. Le Trieste est un petit sous-marin sous lequel se trouve fixée une sphère détachable, en acier très épais, de deux mètres de diamètre, munie d'un hublot et de deux projecteurs : le bathyscaphe, alimenté par batteries.

 

Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un énorme succès populaire ; les témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d'un « ouragan de gloire ».

Le 6 avril 2011, Benoît XVI trace un portrait de sainte Thérèse de Lisieux.

« Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face n'a vécu que 24 ans à la fin du XIX siècle. Si sa vie fut très simple et cachée, la publication de ses écrits après sa mort en fit une des saintes les plus connues et aimées. La Petite Thérèse n'a cessé d'aider les âmes les plus simples, les humbles et les pauvres, les malades qui la priaient. Mais elle a aussi éclairé l'Église entière de sa profonde doctrine, au point que le vénérable Jean-Paul II lui attribua en 1997 le titre de docteur de l'Église... qui s'ajouta à celui de patronne de la Mission décerné par Pie XI en 1939... Il la définit experte en Scientia Amoris, cette science qui fait resplendir dans l'amour toute la vérité de la foi, ainsi que Thérèse l'a raconté dans son Histoire d'une âme".

Extrait de ses écrits tirés de Histoire d'une âme :

« Je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c'est impossible, mais je veux chercher le moyen d'aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte et toute nouvelle. Et j'ai lu: Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi. Alors, je suis venue

Geneviève Esquier dans son livre Ceux qui croyaient au Ciel la cite (page 355 à 363):

« Je me sens la vocation d'un guerrier, de prêtre, d'apôtre, de docteur, de martyr […] Je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l'Eglise […] J voudrais éclairer les âmes comme les prophètes. […] Je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre. Pour me satisfaire il me les faudrait tous. »

Après 7 ans au Carmel, Thérèse voit clair :

« L'amour renfermait toutes les vocations… En un mot, il est éternel. Ma vocation je l'ai enfin trouvée, c'est d'aimer. »

Et en pleine agonie le 30 septembre, elle dit : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. »

Voir les chroniques du 2 janvier, du 17 mai et du 19 octobre.

 

Posté le 30 septembre 2017 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

29 septembre 2017

C’est arrivé un 29 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel (Ed. de l'Escalade, p 165 à 170), rappelle que plus de 500 communes françaises portent le nom du chef des Milices Célestes. Elle rappelle que, si Jésus Christ est le vrai Roi de la France, et que Marie depuis 1638 en est la Reine, suite au vœu du Roi Louis XIII, il est tout naturel que Saint Michel soit le protecteur du pays. C'est ainsi qu'il se présente lui-même à Sainte Jeanne d'Arc :

« Je suis Michel, le protecteur de la France. »

Elle rappelle que c'est lui qui marche au devant du Peuple Elu dans le désert ; lui qui est chargé de protéger l'Eglise naissante, après l'Ascension du Christ. Sa première intervention dans l'histoire de la France date du VIII siècle, quand en 708, il apparaît à Saint Aubert et lui demande que lui soit dédiée une église sur le mont Tombe, devenu depuis le Mont-Saint-Michel, où tous les Rois régnants sont venus en pèlerinage. Geneviève Esquier rappelle enfin que c'est en tant que pèlerin de Saint Michel que Charles Martel écrase les arabes à Poitier !

Le Roi Louis XI crée l'ordre de saint Michel ; tout le peuple de France se tourne vers lui et le prie, quand les lois fondamentales du Royaume désignent un huguenot sur le trône en la personne du futur Henri IV. Et ce dernier se convertit vraiment. La présence visible de l'archange, vue de tous les parisiens, lors de la messe d'action de grâce demandée par le Roi, à son entrée dans la capitale, est la preuve et de sa protection et de la sincérité de la conversion du monarque. (Voir la chronique du 22 mars où André Favyn dans Le théâtre d'honneur et de chevalerie, (tome 1 page 612) rapporte la scène:

« Là fut vu de toute l'assistance, étant en indicible nombre près de sa majesté, Saint Michel, l'ange gardien de la France…qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. […] dont le Roy l'ayant fixement contemplé tout au long de la messe fut pris en son cœur d'une telle réjouissance d'allégresse et d'espérance d'avoir raison de ses ennemis qu'il dit tout haut à toute l'assistance : Nos ennemis sont perdus puisque Dieu nous a envoyé ses anges à notre secours. »

O Saint Michel,

Qui avez entendu les battements du Cœur de Jésus,

Qui avez pénétré le mystère de ce Divin Cœur transpercé par la lance,

Faites nous connaître les sentiments de ce Cœur adorable,

Conduisez nous à cette source de bénédiction.

Nous vous prions pour la France,

La nation privilégiée à laquelle il a montré son amour.

Obtenez-lui du Cœur de Jésus les grâces qui la relèveront.

O Prince de la Paix,

Regardez avec bienveillance ce pays qui vous est confié,

Apportez-lui la paix et la concorde,

Secourez les peuples chrétiens,

Reléguez en enfer les guerres qui font couler tant de larmes.

Descendez des sommets du ciel, jusque dans nos demeures,

Pour faire régner la paix parmi nous,

Grand Prince de la Milice Céleste,

Établi par la Providence Divine le protecteur spécial de la France,

Souvenez vous que vous l'avez faite grande entre toute les nations,

Que vous l'avez établie la sentinelle de la foi et le soldat de Dieu dans le monde.

Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l'antique foi, source de sa force et de sa grandeur.

Éclairez les incrédules, rassurez les timides, fortifiez les faibles, encouragez les bons,

Secourez nous tous et rendez nous meilleurs et plus chrétiens.

Ainsi soit-il. »

Le 29 septembre, la Saint-Michel, était en Occident la date à laquelle les fermiers et les métayers payaient leurs fermages ou métayages après la récolte. C'est donc la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d'où l'expression : « à la Saint Michel tout le monde déménage. »

C'est aussi le Saint des parachutistes.

En réponse à la révolte des Zélotes et des Sicaires, les troupes romaines de Titus rasent la totalité de Jérusalem. La destruction de la ville, commencée le 25, s'achève ce jour.

Sa réputation et son influence sont si grandes, qu'il est élu par le peuple romain pendant son absence en Gaule. Il rentre à Rome en septembre pour être sacré le 29 septembre. Léon Ier mène une action très importante sur le plan spirituel, qui renforce la primauté du pape sur tous les évêques et l'importance de la fonction d'évêque de Rome en Occident. Il lutte contre les hérésies, les sectes et toutes les erreurs doctrinales de son époque. Il justifie ainsi la primauté de l'évêque de Rome par sa qualité de successeur de Pierre.

Sur le plan politique, de Léon Ier est surtout connu pour avoir rencontré Attila en 452 à Mantoue, où le pape persuade le conquérant de faire demi-tour sans mettre Rome à sac. Il meurt le 10 novembre 461.

Cette bataille clôt la guerre de succession de Bretagne, entre Charles de Blois, prétendant au duché de Bretagne, soutenu par Du Guesclin, et Jean de Montfort ; Charles de Blois est tué. Du Guesclin fait prisonnier. Elle est à replacer dans le cadre plus général de la guerre de Cent Ans, et elle oppose l'armée anglo-bretonne de Jean IV de Montfort à des troupes franco-bretonnes. La défaite française règle le conflit de succession : Charles V reconnaît, par le traité de Guérande l'année suivante, que Jean IV de Bretagne en est le duc.

 

C'est la fin de toute alliance anglo-bretonne.

Voir la chronique de la veille et celle du 30 septembre. La seconde Guerre de religion, qui oppose le Roi Charles IX aux huguenots, commence en France avec les massacres de la « Michelade de Nîmes ». Quatre ans de paix s'achèvent. L'élément déclencheur du conflit est la « Surprise de Meaux », de la veille. Cette conspiration menée par Condé pour enlever le Roi de France a échoué, mais Coligny avait demandé à tous les huguenots de France de se soulever. Le massacre des catholiques va commencer dans toute la France.

« La Michelade » est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques, moines, clercs, par des émeutiers protestants le 29 septembre 1567 à Nîmes. 5 ans avant la Saint Barthelemy ! Ce massacre dure 2 jours, mais les livres d'histoire ne parlent que de la seconde sans expliquer ce que les Huguenots ont fait avant !

La Michelade à Nîmes le 29 et 30 septembre 1567

Le premier consul Guy Rochette, un catholique nommé de façon très contestée, tente en vain d'apaiser les émeutiers, et se voit contraint de se réfugier chez l'évêque Bernard d'Elbène. Le vicaire général et une vingtaine de moines ou clercs, sont incarcérés. Le 30 septembre 1567, ils sont enlevés, massacrés et jetés dans un puits de la cour de l'évêché. Lors de travaux trois siècles plus tard, les corps sont retrouvés empilés au fond du puits.

Les émeutiers pillent également les églises catholiques de la ville, et tentent de démolir le clocher de la cathédrale en le sapant à sa base. Le premier consul est arrêté à son tour. L'évêque s'échappe et se rend pendant la nuit à Tarascon, grâce à un soldat protestant, Jacques Coussinal.

Guillaume Courtet né à Sérignan dans l'Hérault, meurt martyr en 1637 à Nagasaki. Il est canonisé le 18 octobre 1987 par le pape Jean-Paul II.

Il est l'auteur fameux du Bossu.

Les Alliés effectuent une percée décisive de la ligne Hindenburg, pendant la Grande Guerre. Ils remportent la victoire sur le front d'Orient. C'est une victoire oubliée, car ce théâtre a longtemps été décrié par nombre de milieux politiques et militaires français ou britannique, suite aux pertes énormes des Dardanelles et de Gallipoli en 1915.

Cette victoire est l'œuvre de deux grands généraux français Adolphe Guillaumat, puis Louis Franchet d'Espérey.

Louis Franchet d'Espèrey

A Munich, Hitler, Daladier, Chamberlain et Mussolini signent un accord plaçant les Tchèques devant le fait accompli : 85 000 kilomètres carrés du territoire sont rattachés à l'Allemagne et 3 100 000 Sudètes changent de pays. Daladier est acclamé à son retour, alors qu'il sait que la guerre est inévitable.

 

Posté le 29 septembre 2017 à 05h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 septembre 2017

C’est arrivé un 28 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Il est déporté dans des mines en Sardaigne à l'accession au trône de l'empereur Maximin le Thrace, en mars 235; commence une nouvelle persécution des Chrétiens. Il renonce alors au siège de Saint Pierre le 28 septembre et meurt le 30 octobre suivant. Il est inhumé dans la catacombe de Saint-Calixte, qui va peu à peu devenir la Crypte des Papes.

Avec plus de 650 navires de Guillaume, duc de Normandie débarque dans la baie de Penvensey en Angleterre. Après la victoire d'Hastings, le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant devient roi d'Angleterre.

L'élection a lieu à Avignon ; il en devient le sixième pape, alors qu'en tant que bénédictin, il a en charge les abbayes bénédictines les plus prestigieuses. Il n'est ni évêque ni cardinal au moment de son élection, c'est le dernier pape élu sans être cardinal. Il n'est alors que simple abbé de Saint Victor de Marseille. Urbain V est le seul des papes d'Avignon à avoir été porté sur les autels. Il est béatifié en 1870, par Pie IX. Urbain V est à l'origine de nombreuses missions dans le monde entier, ainsi que de l'accroissement de la bibliothèque pontificale. Il accomplit une œuvre magnifique dans les domaines aussi variés que la réforme de l'Eglise, l'enseignement et l'architecture. Il joue aussi un rôle d'arbitre dans la guerre de Cent Ans. Il est considéré comme saint malgré l'absence de canonisation formelle. Voir la chronique du 19 décembre.

Une association a été créée en 2004 pour diffuser sa mémoire et tenter d'obtenir sa canonisation. Son siège social est le château de GRIZAC, lieu de sa naissance, en LOZERE, le Site internet : www.pape-urbain-v.org

Cette association mérite d'être aidée ; elle pourrait favoriser en ces temps difficile un rapprochement entre la France de Clovis et la Papauté.

Pedro de Luna prend le nom de Benoît XIII et devient pape à Avignon jusqu'à sa mort en 1423. Considéré comme un antipape par l'Église catholique, Benoît XIII succède alors à Clément VII et compte parmi ses alliés les pays comme la France, la Castille, le Portugal, l'Aragon, l'Écosse ou encore le royaume de Chypre.

La surprise de Meaux (aussi appelée la « bataille de Meaux ») est une conspiration organisée en 1567 par les Huguenots aux ordres de Louis Ier de Bourbon-Condé pour enlever non seulement le Roi de France, Charles IX, mais toute la famille royale.

Ces derniers, mis au courant de cette tentative de crime de lèse-majesté, se réfugient à Paris. C'est ainsi que s'ouvre la seconde guerre de Religion. Car, suite à cet échec, dès le lendemain, jour de la Saint-Michel, des prêtres catholiques sont massacrés et des atrocités sont commises lors de la « Michelade » de Nîmes, entre autre. Coligny avait écrit à toutes les églises protestantes de se tenir sur leurs gardes.

En novembre, les protestants vont essuyer une défaite cuisante, contre le duc de Montmorency à Saint-Denis et se décident à signer la paix de Longjumeau (voir la chronique du 12 novembre). S'étant emparé de la ville en octobre, ils ont toutefois eu le temps de mettre l'abbaye royale à sac, sans trop toucher à la nécropole des Rois de France. Cette Paix de Longjumeau ne dure pas ; et les huguenots reprennent les armes en 1569, relançant la guerre civile une fois leur forces reconstituées grâce à l'aide anglaise reçue à La Rochelle notamment.

Voir les chroniques des 29 et 30 septembre.

Afin de faire diversion, pour affaiblir les Français, sur le théâtre d'opérations des Flandres, jugé plus important, les Espagnols attaquent dans le Roussillon. Situé au sud de Narbonne, le château de Leucate est cinq siècles durant, une place forte sur la frontière entre la France et le royaume d'Aragon. Pendant la Guerre de Trente, les Espagnols en font le siège. Le 28 septembre 1637, les Français remportent la victoire sur les Espagnols qui doivent retourner de l'autre côté de la frontière. Le château est rasé sur ordre de Louis XIV après la signature du Traité des Pyrénées en 1659.

En 1795, il est acquitté et réintégré dans l'armée deux ans plus tard.

Le pape Léon XII publie en 1826, la lettre apostolique Quo graviora où il condamne la franc-maçonnerie.

Voir les chroniques du 27 décembre et du 5 octobre.

Louis Pasteur naît en 1822, et entre à l'Ecole normale pour étudier la chimie et la physique. Il a légué au monde le procédé de la pasteurisation des aliments et le vaccin contre la rage.

En 1854, après plusieurs années d'enseignement à Dijon et Strasbourg, il occupe le poste de professeur de chimie et celui de doyen de la faculté de sciences de Lille. Arrivé dans le Nord, ses recherches s'orientent aussitôt sur une industrie régionale : la production de boissons alcoolisées. Il met en évidence le rôle des levures dans la production d'alcool et celui des bactéries dans l'acidité du vin, de la bière et du lait aigre. Il propose de chauffer à hautes températures et sous pression les liquides avant leur mise en bouteilles. Ce procédé révolutionnaire prend le nom de Pasteurisation.

En 1865, il s'attaque à une maladie épidémique qui ravage le vers à soie : la pébrine, et sauve cette industrie. En 1881, il élabore le vaccin contre le charbon des moutons puis découvre, en 1885, le vaccin antirabique. Ses nombreux travaux l'amènent à expliquer qu'un certain nombre de maladies humaines sont dues à l'attaque de l'organisme par des micro-organismes extérieurs. En 1885, un jeune alsacien, Joseph Meister, mordu par un chien enragé, est conduit à Pasteur. Celui-ci teste alors pour la première fois, et durant 10 jours, un traitement qu'il a mis au point. Son succès entraîne la vaccination de milliers de personnes. En 1888, à Paris, l'institut Pasteur est créé afin de combattre la rage. Celui-ci demeure encore aujourd'hui l'un des principaux centres d'études des maladies infectieuses.

Le référendum approuve à 79% la Constitution proposée par Charles De Gaulle pour mettre fin à l'instabilité gouvernementale : elle confère plus de pouvoirs au Président, alors élu par un collège électoral élargi, elle rétablit le Sénat et crée un Conseil constitutionnel.

Albino Luciani, décède soudainement après 33 jours de pontificat. Selon l'Histoire officielle, il meurt d'un infarctus. Souffrant d'urémie, il suivait un traitement ; lorsqu'il quitte Venise pour se rendre au conclave, il aurait oublié ses prescriptions à Venise … suspendant ainsi son traitement ; une crise d'urémie… ou un infarctus… l'aurait emporté finalement dans son sommeil.

Il est immédiatement aimé des catholiques, touchés par sa simplicité, qui le surnomment « le pape au sourire ».

On peut lire dans le Figaro du jour :

« L'eugénisme est une pulsion qui a toujours existé dans l'humanité, c'est justement le rôle de la civilisation de la réfréner au même titre que la pulsion de tuer. Les manipulations génétiques vont se multiplier. […] Cette mis en compétition des embryons humains est le signe d'une société retournant à la sauvagerie. […] Je n'arrive à croire que l'on puisse sérieusement parler d'éthique si l'on ne commence pas par changer cet état d'esprit qui prône l'écrasement du plus faible, la production pour la production, le règne de l'argent et de la violence. […]. Malheureusement je crains que nous ne soyons déjà dans un système où ce ne sont pas les nations qui font la loi mais plutôt les entreprises multinationales qui ont leur propre logique de développement»

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 390)

Posté le 28 septembre 2017 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

27 septembre 2017

C’est arrivé un 27 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saint Vincent de Paul, ou Depaul naît à Pouys en 1581, dans une famille de paysans pauvres gascons. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées.

Curé de Châtillon-les-Dombes puis de Clichy, il devient ensuite Aumônier des Galères. Durant les années 1630, il fonde les Confréries de la Charité avec l'aide de Sainte Louise de Marillac, dont il est le père Spirituel, et la Congrégation de la Mission, les Lazaristes. Il se dévoue corps et âme aux malades, aux enfants abandonnés et aux pauvres et est soutenu par le Roi Louis XIII, la Reine Anne d'Autriche, et des familles princières telles que les Gondi ou la Duchesse de Longueville. « Monsieur Vincent » reçoit la confession du Roi Louis XIII dont il dit : « Je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement ». (Voir la chronique du 14 mai).

A la mort du Roi, Anne d'Autriche, alors régente l'appelle pour présider le Conseil de Conscience. Grand ami de Saint-François de Sales, le Cardinal de Richelieu le consulte souvent pour avoir son avis.

Il s'éteint le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente Anne. Son corps repose dans la Chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris. Voir les Chroniques du 24 avril, du14 mai, du 23 septembre. Lire aussi le livre de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade) Ceux qui croyaient au Ciel.

Vercingétorix jette ses armes devant César, tableau de L. Royer (1888)

Vercingétorix ayant regroupé environ 80 000 soldats à Alésia, pour reconstituer ses forces et demander à des groupes alliés et autres peuples gaulois de lui venir en aide. Se voit encerclé par les légions de César, qui fait réaliser un énorme travail de doubles fortifications autour de la place forte.

Une première fortification face à la ville doit permettre de résister aux tentatives de sortie des 80 000 gaulois retranchés. La deuxième, à l'extérieur, interdit aux renforts demandés d'entrer dans l'enceinte. Un long siège commence qui finit par la reddition du chef gaulois.

Guillaume débarque en Angleterre le 28 septembre 1066. Le 14 octobre, Guillaume défait Harold à la bataille d'Hastings et s'empare du trône. Le roi d'Angleterre devient vassal du Roi de France, pour la Normandie.

Le Turc va subir sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège s'achève le 15 octobre.

Ignace de Loyola présente la règle de la Compagnie au Pape

La Compagnie de Jésus est un ordre catholique fondé par saint Ignace de Loyola. Ses membres s'appellent les Jésuites. En 1516, Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier, se rencontrent à Montmartre, font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la société de Jésus. (Voir la chronique du 15 aout). Après sa conversion, au cours d'une vision qui dure une semaine, à Manrèse en Espagne, saint Ignace reçoit des mains de Notre dame la vision de ce que sera son ordre et surtout une méthode d'exercices spirituels que Saint Jean Paul II qualifiera de « plus sûr chemin vers la sainteté ».

La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam ; Pour la plus grande gloire de Dieu », explique la diversité des tâches auxquelles s'adonnent les Jésuites. Outre l'enseignement, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc.

Giovan Battista Castagna a été pape du 15 au 27 septembre 1590 sous le nom d'Urbain VII. Il décède de la malaria après un règne de 13 jours qui ne lui permet pas d'être couronné. C'est le règne le plus court pour un pape. Le dixième plus court étant celui de Jean-Paul 1er. (Voir la chronique du 4 aout.)

 

Le fils d'Henri IV et de Marie de Médicis voit le jour à Fontainebleau. Son père le fait participer à son premier Conseil à l'âge de huit ans. Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye.

À la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il a neuf ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme Régente. La majorité du Roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï, qui accaparent les plus hautes charges de l'État.

C'est par un coup de force, le 24 avril 1617 que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l'assassinat du favori de sa mère, Concino Concini. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de Roi, aidé par le Cardinal de Richelieu.

Voir les chroniques du 10 février, du 14 mai et du 17 octobre.

Le 5 février 1626 (voir la chronique du jour), le Roi a signé avec les Huguenots la paix de La Rochelle, une des dernières places de sûreté protestantes, en mars 1627 la France rompt avec l'Angleterre et signe un traité d'alliance avec l'Espagne. La ville, une des capitales huguenotes est aussi une des premières fondations oratoriennes. Les Oratoriens sont restés malgré les persécutions que les huguenots font subir aux catholiques dans la ville. Les oratoriens sont toutefois expulsés à plusieurs reprises : lors du siège de 1621, puis en 1625, lors de la reprise de la guerre mais reviennent à chaque fois.

Richelieu commencera le siège de la ville le 10 décembre, après les échecs anglais pour s'emparer de l'ile de Ré. Le 27 septembre, les oratoriens sont expulsés de la ville.

Portrait de Bossuet par Hyacinthe Rigaud

Sorti d'une famille de magistrat, formé par les Jésuites de Dijon, il est ordonné prêtre et devient l'archidiacre de Sarrebourg en 1652, puis de Metz en 1654.

Il se fait rapidement une grande réputation pour ses sermons et ses panégyriques de saints, prêche un Avent et un Carême devant le Roi et la reine-mère. Sa sainteté et cet art oratoire lui permettent de convertir de nombreux Protestants parmi lesquels, Turenne et sa nièce Mademoiselle de Duras, ou de Dangeau, pour qui, il écrit l'Exposition de la doctrine de l'Église. (Voir la chronique du 11 septembre)

Beaucoup de ses discours sont improvisés et ont donc été perdus. En effet, quelques heures avant de monter en chaire, il médite son texte et le couche sur papier agrémenté de quelques passages des Pères de l'Eglises, puis se livre à l'inspiration du moment, et à l'impression qu'il produit sur ses auditeurs. Et seuls sont restés quelque deux cents des cinq ou six cents sermons prononcés. Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sacre Jacques Bénigne Bossuet évêque de Condom (Gers). En 1671, Bossuet devient le précepteur du Dauphin. Et il écrit lui-même les livres de classe pour son royal élève, parmi lesquels se trouve le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.

Il prononce douze oraisons funèbres qui sont des chefs-d'œuvre d'éloquence, inédits depuis l'Antiquité. Il est élu membre de l'Académie française en 1671.

En 1681, une fois l'éducation du Dauphin achevée, il est nommé évêque de Meaux ; rédige le célèbre Catéchisme de Meaux et pour les religieuses de son diocèse les Méditations sur l'Évangile et les Élévations sur les Mystères.

Il dirige la rédaction des Quatre articles de 1682 qui sont, selon Bernard Basse, à la source des deux funestes évolutions de la monarchie française légitime et tempérée : le gallicanisme et l'absolutisme.

Parmi ces œuvres les plus célèbres se trouvent :

Bossuet meurt à Paris le 12 avril 1704 de la maladie de la pierre. Voir la chronique du 12 avril. Des Statues de Bossuet se trouvent encore dans de nombreux endroits comme dans l'enceinte de l'Académie française, à Paris, sur la fontaine Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice à Paris, dans la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux ; ville où il fut évêque, ce monument a été fait en 1911.

Saint-Vincent de Paul

C'est Innocent XII qui apaise la querelle entre le Roi Louis XIV et la papauté suite à Déclaration des quatre articles de 1682. Louis XIV renonce aux « propositions gallicanes », et le pape reconnait les évêques nommé par le Roi depuis 1673, date du début des tensions.

Par une ordonnance, Louis XV rattache les corps des galères à la Marine Royale, afin de permettre à celle-ci de disposer d'une main-d'œuvre peu onéreuse. Désormais, les forçats des galères sont hébergés à terre dans des bagnes portuaires. La peine des galères, prononcée seulement en temps de guerre, apparaît, en tant que condamnation, seulement vers le début du XVIe siècle.

La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée pendant des millénaires.

C'est un navire fin, qui craint les coups de vent. Il ne peut donc être utilisé qu'en période de beau temps. Elle est propulsée par des rameurs, prisonniers de guerre, renégats, esclaves ou hommes libres, selon les pays. Le navire a très peu évolué depuis l'antiquité. Les guerres de Louis XIV terminées, l'entretien de la flotte ne nécessite plus des équipages si nombreux : les condamnés aux travaux forcés sont désormais en majorité envoyés au bagne et employés à des travaux de construction des ports et des forts.

Le dernier grand combat de galères est la bataille de Lépante.

La bataille de Lépante

Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne est un architecte français né en 1711 et mort en 1778. Après avoir été mousquetaire au service du Roi, il devient architecte en 1733 et est admis à l'Académie royale d'architecture. En 1750, il réalise le château d'Asnières-sur-Seine, de style rocaille. Mais il finit ruiné lorsque le style rocaille passe de mode et meurt misérablement.

Etienne Bézout est un mathématicien français né en 1730. Nommé examinateur des gardes de la marine en 1763, il rédige son "Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine", puis un "Cours complet de mathématiques à l'usage de la marine et de l'artillerie", utilisé pour le concours d'entrée à Polytechnique. Auteur de plusieurs autres ouvrages théoriques, il entre à l'Académie des Sciences en 1758 et meurt en 1783.

Cette bataille marque l'arrêt de l'offensive de Masséna vers le Portugal.

L'Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l'écriture égyptienne, où il révèle le sens des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l'admiration de tous les scientifiques de l'époque. En 1824, il publie son célèbre "Précis du système hiéroglyphique".

 

 

Posté le 27 septembre 2017 à 05h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2017

Reynald Secher sur La Rébellion cachée

Posté le 26 septembre 2017 à 11h15 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 26 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Vercingétorix est le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes. Il réussit à unifier les nombreuses tribus gauloises contre l'envahisseur romain. Battu à Alésia, Vercingétorix se rend à César. Il se constitue prisonnier et offre sa vie en échange de celle des 80 000 habitants, hommes, femmes et enfants d'Alésia. Jules César l'emmène comme trophée de sa longue guerre des Gaules, pour son triomphe à Rome

Au dernier jour de la célébration de son triomphe, César procède à la dédicace du Forum Julium et du temple de Vénus Genitrix. Il donne aussi l'ordre d'étrangler le chef gaulois Vercingétorix dans la prison Mamertine.

Célestin II succède à Innocent II en 1143 et est pape de 1143 au 8 mars 1144. Il met fin aux querelles intérieures de l'Église. Le nom de Célestin II a déjà été choisi le 15 décembre 1124 par un pape nouvellement élu, mais celui-ci dut renoncer sous la contrainte dès le lendemain et, pour cette raison, il n'apparaît pas dans les listes de papes. C'est Célestin II qui relève la France de l'interdit de trois ans après l'absolution du Roi Louis VII, excommunié par Innocent II en 1141.

A la mort de Philippe de Valois, le roi Edouard III d'Angleterre tente de tirer profit de l'occasion pour débarquer en France et se faire couronner Roi de France, mais la flotte espagnole l'en empêche. Edouard III ne peut se faire couronner. De toute façon, il n'a aucun droit à la couronne. Les lois fondamentales du royaume désignent Jean II de France, qui est finalement sacré Roi de France avec sa femme Jeanne d'Auvergne le 26 septembre 1350.

Voir les chroniques du 26 avril sur sa naissance, du 5 décembre sur la naissance du franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny, du 26 septembre sur son sacre et du 8 avril sur son décès.

La guerre de Cent Ans vient juste de reprendre, et les Français de Charles VII écrasent les Anglais de William de la Pole, Comte de Suffolk, lors de la bataille de la Gravelle, aussi appelée bataille de la «besoigne» de la Brossinière (Mayenne).

A la fin de la journée, 1 200 à 1 400 cadavres d'Anglais jonchent le sol, dont William de la Pole. Peu de pertes sont à dénombrer du côté français.

Jacques II de Goyon, seigneur de Matignon, militaire et un homme politique français, qui naît à Lonrai, en Normandie, et meurt le 27 juillet 1598 au château de Lesparre, dans le Médoc. Il devient Maréchal de France suite à sa capture de Gabriel de Montgomery à l'occasion du complot des Malcontents de 1579, Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général de Normandie, puis maire de Bordeaux, où il succède à son ami Michel de Montaigne, et gouverneur de Guyenne.

Il réussit, lors des guerres de Religion, à maintenir l'autorité royale de Charles IX, tout en se faisant apprécier tant des catholiques que des protestants qu'il combat avec succès. Il rétablit la paix en Normandie, y bat les Anglais se distingue à Jarnac et à Moncontour en 1569. C'et un des rares gouverneurs royaux qui exécute parfaitement les ordres de Charles IX en protégeant les protestants à Saint-Lô et à Alençon pendant la Saint-Barthélemy. En 1586 et 1587 il bat à plusieurs reprises le Huguenots avant de se rallier au Roi Henri IV.

C'est la fin d'un siège commencé le 9 septembre.

Le Radeau de la Méduse (1819, musée du Louvre).

Né le 26 septembre 1791 à Paris, Théodore Géricault grandit dans le milieu équestre normand. Le cheval inspire constamment ses peintures. Son œuvre la plus célèbre est le "Radeau de la Méduse", représentant le naufrage d'une frégate française, La Méduse, au large des côtes sénégalaises. Toute sa carrière, Géricault choisit en effet de privilégier les thèmes de la vie quotidienne qu'il porte au rang de hauts faits héroïques. Il voyage en Angleterre, appréciant les tableaux de Turner et Constable. Il meurt en janvier 1824, à la suite d'une chute de cheval. Il est l'un des chefs de file des peintres romantiques.

Ce décret supprime les sociétés missionnaires : Lazaristes, Missions étrangères, Missionnaires du Saint-Esprit. Le 24 septembre 1809 : Napoléon a écrit à Fouché :

"Je veux la religion chez moi, mais je n'ai envie de convertir personne. Je viens d'effacer du budget des cultes les fonds que j'avais accordés pour les missions étrangères".

L'Autriche, la Prusse et la Russie forment la Sainte Alliance pour sauvegarder le traité de Vienne, qui a modifié la carte de l'Europe. Après la chute de Napoléon, les grandes puissances européennes se réunissent à Paris pour signer le "pacte de la Sainte Alliance". Elles se protègent ainsi de toute nouvelle offensive révolutionnaire ou libérale, au nom de "la Très Sainte et Indivisible Trinité des trois puissances orthodoxe, catholique et protestante". Le pacte va devenir une quadruple alliance après ralliement de l'Angleterre. En 1818, la France y est incorporée. Grâce à cette entente, l'Europe va pouvoir vivre dans une paix relative pendant près de 50 ans.

Il faut rappeler ce qu'écrira, plus tard, l'écrivain soviétique Kuzmichev dans Problème du journalisme :

« Toutes les dissertations sur « l'information objective et complète » sont de l'hypocrisie libérale. Le but de l'information ne consiste pas à commercialiser les nouvelles, mais à éduquer la grande masse des travailleurs, à les organiser sous la direction exclusive du Parti pour des buts nettement définis. Cet objectif ne sera pas atteint par un compte rendu objectif des événements. La liberté et l'objectivité de la presse ce sont des fictions. L'information est un moyen de lutte des classes, non pas un miroir pour refléter objectivement les événements ».

Remplacez « Parti » par « maçonnerie » et « lutte des classes » par déchristianisation et vous avez le même schéma d'action.

Par ailleurs, François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 376) rapporte les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Time lors d'un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991, à l'occasion de son départ en retraite, alors qu'un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse :

«  Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu'il n'y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n'oserait publier ses vraies opinions et, s'il était tenté de le faire, vous savez à l'avance qu'elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j'autorisais la publication d'une opinion sincère sur n'importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d'un autre emploi.

Le rôle d'un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d'avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d'hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles ».

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l'époque contemporaine à voyager hors d'Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification a lieu le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre et du 21 juin.

En riposte au pacte germano-soviétique, le président du Conseil Édouard Daladier dissout le Parti communiste français.

A la demande de la France, le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux est modifié : le "patrimoine religieux" devient le "patrimoine spirituel et moral".

Le Français, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet depuis trois ans, est décédé après que sa mère Marie Humbert a versé un produit toxique dans sa perfusion, deux jours plus tôt. Un débat national s'ensuit sur l'euthanasie. Ce débat continue aujourd'hui.

Un décret institue une journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 septembre de chaque année.

Posté le 26 septembre 2017 à 05h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 24 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Voir la chronique du 17 mai 352. C'est le premier pape non canonisé.

Pépin III, dit le bref, est maire du palais de Bourgogne et maire du palais de Neustrie en 741, puis maire du palais d'Austrasie en 747, et enfin Roi des Francs en 751. Le Roi soutient le pape contre les Lombards, car l'empereur byzantin n'est pas en mesure de le faire. Cette alliance entre les Francs et l'Eglise est formellement scellée avec un traité, créant les États pontificaux, connu sous le nom de donation de Quierzy.

Le premier Roi de la dynastie des Carolingiens Pépin le Bref, autrement dit "le petit", est inhumé à Saint-Denis. Fils de Charles Martel et époux de Berthe au long pied, il lègue son royaume à ses fils: Carloman et Charlemagne. Charlemagne hérite d'un royaume l'Austrasie, la Neustrie et l'Aquitaine maritime, qui entoure les terres de son frère cadet : l'Alémanie, l'Alsace, la Bourgogne, la Septimanie et une autre partie de l'Aquitaine. Quand Carloman meurt le 4 décembre 771, Charlemagne hérite des terres de son aîné.

Pépin et ses fils ont été, avec l'abbé Fulrad, à l'origine de la construction de la troisième église bâtie sur le site de la basilique Saint-Denis. Mais seuls Pépin et la reine Berthe y sont inhumés.

Gisants de Pépin et Bertrade de Laon dans la basilique Saint-Denis.

La Flandre relève de la suzeraineté du Roi de France et le Hainaut de celle de l'Empereur. Elles constituent l'une des plus riches provinces d'Occident.

En 1212. Marguerite, fille et héritière de Baudoin, comte de Flandre et de Hainaut, devenu Empereur de Constantinople, est confiée à la garde de Bouchard d'Avesnes, bailli de Hainaut, qui l'épouse. Mais ce dernier est sous-diacre. Aussi en 1216, l'union est déclarée illégitime et annulée par Rome, malgré la présence de deux fils, Jean et Baudoin. En 1223, Marguerite épouse Guillaume de Dampierre, avec qui elle a trois autres enfants, Guillaume, Gui et Jean. Les Avesnes arguent ainsi de leur droit d'aînesse, tandis que les Dampierre insistent sur l'illégitimité des premiers.

En 1235, Louis IX rend un premier arbitrage, attribuant deux septièmes de l'héritage iront aux Avesnes, cinq septièmes aux Dampierre. Arbitrage confirmé en 1246. Alors que Saint Louis est en terre sainte la querelle reprend et risque de finir en conflit armé entre l'empire et le Royaume de France. En 1254 le Roi réaffirme ses deux premières sentences et les fait définitivement appliquer.

En réalité l'histoire de la Bourse en France commence en 1141, quand le Roi Louis VII décide d'installer un lieu de change unique à Paris sur le Grand Pont, renommé pour l'occasion le Pont au Change. La première Bourse en France date de 1540 et sa création se fait à Lyon. Pendant longtemps c'est la seule du pays.

En 1716, profitant de la mort du Roi Louis XIV, qui le surnommait « l'aventurier huguenot » John Law rentre en France et obtient du régent le droit de créer la Banque générale émettant du papier-monnaie contre de l'or. En 1718, elle devient la Banque Royale, garantie par le Roi. Law finit par obtenir le monopole de distribution monétaire en France. Cependant le système de Law connaîtra une banqueroute importante avant la banqueroute du 24 mars 1720 (Voir les chroniques du 4 janvier et du 24 mars).

La crise financière provoquée par les excès du Hollandais n'est toujours pas terminée en 1724, c'est pourquoi, le 24 septembre 1724, un arrêt établi par le Conseil d'État du Roi donne naissance à la bourse de Paris.

Elle va occuper l'hôtel de Nevers, situé rue Vivienne. Le Roi espère ainsi rétablir un semblant d'ordre au sein de l'économie française. La bourse est ainsi soumise à une stricte réglementation, qui stipule, entre autre, qu'aucune femme ne peut y accéder. Il faudra attendre 1967 pour que les portes du palais Brongniart, futurs locaux de la Bourse, leur soit ouvert. Les opérations à terme sont interdites et le monopole des Agents de Change est reconnu. La Bourse devient en mars 1774, un lieu uniquement réservé aux agents de change. Le 30 mars la crié devient obligatoire (voir la chronique du jour).

A la révolution les corporations sont détruites. Celle des agents de change n'y coupe pas et le 9 septembre 1795, la Bourse est « définitivement » fermée. Elle rouvre dès le 20 octobre  avec seulement 25 agents de change. Son existence n'est officialisée qu'en 1801. Napoléon confie en 1808, à Alexandre Théodore Brongniart le soin de construire ce qui sera le palais Brongniart. Son inauguration n'a lieu que le 4 novembre 1826 (voir la chronique du jour).

Louis XIV envahit le Palatinat. Il s'oppose à la coalition, formée depuis juillet 1686, par l'Empereur d'Allemagne, le roi d'Espagne, le roi de Suède et le roi d'Angleterre. Cette Ligue des Augsbourg reproche au Roi de France de mener une politique agressive et n'accepte surtout pas la signature de la paix de Nimègue très favorable à la France. Le conflit dure jusqu'en 1697. La France l'emporte en Savoie et aux Pays-Bas. Et la paix, signée en 1697 à Ryswick, permet à Louis XIV de conserver Strasbourg et la Sarre. Voir la chronique du 20 septembre sur le traité de Ryswick qui y met fin en 1697. Voir aussi la chronique du 17 mai.

Pierre Pérignon, plus connu sous le nom de Dom Pérignon est né en 1638 à Sainte-Menehould. Pierre Pérignon entre d'abord au Collège des Jésuites de Châlons-en-Champagne, puis devient moine bénédictin au monastère bénédictin de la Congrégation de Sainte-Vanne et Saint-Hyaduphe à Verdun en 1656. Il va s'occuper du contrôle des vignes de l'Abbaye d'Epernay. Il invente une nouvelle méthode de pression du vin : "la méthode champenoise". Il meurt à l'Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers. Ce nouveau vin commence à connaître le succès dès la fin du règne de Louis XIV.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de l'archipel découvert par l'anglais James Cook en 1774. La France souhaite par ce geste retrouver son prestige colonial perdu un siècle plus tôt avec la perte du Québec et de la Louisiane. En 1864, elle installe dans l'ile un pénitencier où seront envoyés nombre de prisonniers algériens ou communards. L'ile possède aussi des gisements de nickel parmi les plus importants au monde.

Le convent du Grand Orient trace les grandes lignes du programme qu'il appelle de ses voeux : rupture diplomatique avec le Saint-Siège, dénonciation du Concordat, abrogation de la loi Falloux, instauration du monopole d'État en matière d'enseignement, épuration du ministère de l'Instruction publique, retrait du droit de vote aux ecclésiastiques.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 80)

 

Suite aux résultats du référendum du jour, la durée du mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans en France.

Posté le 26 septembre 2017 à 05h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

25 septembre 2017

Grand spectacle historique sur saint Vincent de Paul à Lorient

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Posté le 25 septembre 2017 à 13h28 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 25 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Bien qu'ayant remporté la bataille de l'Ecluse en juin 1340, le roi Édouard III d'Angleterre se trouve dans une position difficile. Financièrement exsangue, il ne peut plus payer ses alliés, et ses troupes connaissent de sérieux revers sur d'autres théâtres d'opération (en Aquitaine et en Ecosse). Profitant de son absence, les Ecossais se lancent dans une révolte contre les troupes anglaises. Contraint, il signe une trêve temporaire avec le Roi de France, la Trêve d'Esplechin-sur-Escaut. La trêve expire le 24 juin 1342.

Jean de Vienne, général et amiral français participe à la Guerre de 100 ans, notamment au siège de Calais en 1346, contre Édouard III. Il est tué en Bulgarie lors de la bataille de Nicopolis, une bataille de la croisade du roi Sigismond de Hongrie menée contre l'Empire ottoman.

Jehan de Vienne fils d'un seigneur de Franche-Comté, est le grand réformateur et réorganisateur de la Marine Française sous Charles V; le Roi le fait Amiral de France en 1373. Comprenant très vite que les navires sont des armes d'avenir, il développe la marine française, mais refuse les grands engagements navals au profit de raids et coups de mains contre les ports et villes du sud de l'Angleterre. Ainsi, les navires français vont paralyser une grande partie du commerce anglais grâce à cette tactique et s'assurer le contrôle de la navigation dans la Manche ; protégeant en plus le pays des incursions anglaises permanentes.

En 1393, suite à la signature par Charles VI de l'Ordonnance confiant le gouvernement du Royaume à ses oncles, Jehan de Vienne connaît le même sort qu'Olivier de Clisson et les autres Marmousets, auxquels Charles V avait confié le Conseil de son fils : il est mis à l'écart.

Le vieux soldat trouve la mort à la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396, jour de la défaite des chevaliers français et des troupes valaquo-hongroises de l'Empereur Sigismond Ier de Luxembourg face aux Turcs de Bajazet Ier.

"Le sultan Ottoman Bayazid Ier inflige une écrasante défaite aux croisés du roi de Hongrie, Sigismond. Les barons français Jean sans Peur et Philippe d'Artois avaient constitué une armée de 10 000 chevaliers pour rejoindre l'armée de Sigismond à Bude (Budapest). La rencontre avec les troupes du sultan à Nicopolis, au nord de la Bulgarie, sur le Danube, est d'une extrême violence et Jean sans Peur est fait prisonnier. Les Turcs s'emparent de la Bulgarie, avant de dominer tous les Balkans. Cette défaite met un terme aux croisades."

Enluminure (XVe) représentant la bataille de Nicopolis

Clément VII en lutte avec Charles Quint et Henri VIII va laisser se développer l'hérésie protestante. Il va subir aussi le sac de Rome le 6 mai 1527 par les troupes de Charles Quint (cf. la chronique du jour).

A ne pas confondre avec l'anti pape du Grand Schisme d'Occident (voir la chronique du 16 septembre).

Après six mois de siège, aussi connu sous l'expression de « siège de velours », le Roi de France, Henri IV contraint le gouverneur espagnol d'Amiens à la capitulation.

Jean-Philippe Rameau naît le 25 septembre 1683 à Dijon. Il est considéré comme l'un des plus grands musiciens français du XVIIIe siècle. Claveciniste virtuose, théoricien de la musique, il rédige des traités d'harmonie importants. Il compose des œuvres baroques : motets, cantates, musique instrumentale et lyrique, parmi lesquelles figurent entre autre Les Indes galantes, Castor et Pollux, Hippolyte et Acirie.

Le succès, l'attribution d'une pension par le Roi qui l'anoblit et le fait chevalier dans l'Ordre de Saint-Michel) ne changent pas sa manière de vivre très simple et peu mondaine.

Autoportrait à l'abat-jour vert ou L'Homme à la visière, Musée du Louvre, Paris.

Jean-Baptiste Chardin est admis à l'Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre de natures mortes. Ses morceaux de réception sont "le Buffet" et "la Raie". Cette dernière suscite, ensuite, beaucoup d'admiration chez des artistes tels que Cézanne ou Matisse.

La Raie de Jean Siméon Chardin, 1728, Huile sur toile, Musée du Louvre.

Bénédicité de 1740, Musée du Louvre

Franco-russe, né à Paris et mort dans la même ville le 17 mai 1822, il est connu pour avoir été le deuxième président du Conseil des ministres en titre de l'Histoire de France, sous Louis XVIII, le seul roi Bourbon qui n'a jamais été sacré. Premier gentilhomme de la Chambre du Roi Louis XVI, il est nommé gouverneur d'Odessa par l'empereur Alexandre 1er en 1803, alors petit village qu'il transforme en capitale de cette région conquise sur les Turcs.

La révolution a échoué à décatholiciser la France.

Vénérables Frères, Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Église de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée " maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d'un glaive cette secte respirant le crime et s'attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques.

C'est pourquoi Notre prédécesseur Clément XII, par ses Lettres apostoliques, proscrivit et réprouva cette secte, et détourna tous les fidèles non seulement de s'y associer, mais encore de la propager et de l'encourager de quelque manière que ce fût, sous peine d'encourir ipso facto l'excommunication.

Benoît XIV confirma par sa constitution cette juste et légitime sentence de condamnation, et il ne manqua pas d'exhorter les souverains catholiques à consacrer toutes leurs forces et toute leur sollicitude à réprimer cette secte profondément perverse et à défendre la société contre le péril commun. Plût au Ciel que les monarques eussent prêté l'oreille aux paroles de Notre prédécesseur! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse! Certes, Nous n'eussions alors jamais eu (ni nos pères non plus) à déplorer tant de mouvements séditieux, tant de guerres incendiaires qui mirent l'Europe entière en feu, ni tant de maux amers qui ont affligé et affligent encore l'Église. Mais la fureur des méchants ayant été loin de s'apaiser, Pie VII, Notre prédécesseur, frappa d'anathème une secte d'origine récente, le Carbonarisme, qui s'était propagée surtout en Italie où elle avait fait un grand nombre d'adeptes; et, enflammé du même zèle pour les âmes, Léon XII condamna par ses Lettres Apostoliques, non seulement les sociétés secrètes que Nous venons de mentionner, mais encore toutes les autres, de quelque nom qu'elles fussent appelées, conspirant contre l'Église et le pouvoir civil, et il les interdit sévèrement à tous les fidèles sous peine d'excommunication. Toutefois, ces efforts du Siège Apostolique n'ont pas eu le succès que l'on eût dû espérer.

La secte maçonnique dont Nous parlons n'a été ni vaincue ni terrassée: au contraire, elle s'est tellement développée, qu'en ces jours difficiles elle se montre partout avec impunité, et lève le front plus audacieusement que jamais. Nous avons dès lors jugé nécessaire de revenir sur ce sujet, attendu que par suite de l'ignorance où l'on est peut être des coupables desseins qui s'agitent dans ces réunions clandestines, on pourrait croire faussement que la nature de cette société est inoffensive, que cette institution n'a d'autre but que de secourir les hommes et de leur venir en aide dans l'adversité, qu'enfin il n'y a rien à en craindre pour l'Église de Dieu. Qui cependant ne voit combien une telle idée s'éloigne de la vérité? Que prétend donc cette association d'hommes de toute religion et de toute croyance? Pourquoi ces réunions clandestines et ce serment si rigoureux exigé des initiés, qui s'engagent à ne rien dévoiler de ce qui peut y avoir trait? Et pourquoi cette effrayante sévérité des châtiments auxquels se vouent les initiés, pour le cas où ils viendraient à manquer à la foi du serment? À coup sûr elle doit être impie et criminelle, une société qui fuit ainsi le jour et la lumière; car celui qui fait le mal, dit l'apôtre, hait la lumière. Combien diffèrent d'une telle association les pieuses sociétés des fidèles qui fleurissent dans l'Église catholique! Chez elles, rien de caché, pas de secret. Les règles qui les régissent sont sous les yeux de tous, et tous peuvent voir aussi les œuvres de charité pratiquées selon la doctrine de l'Évangile. Aussi n'avons-Nous pas vu sans douleur des sociétés catholiques de ce genre, si salutaires, si bien faites pour exciter la piété et venir en aide aux pauvres, être attaquées et même détruites en certains lieux, tandis qu'au contraire on encourage ou tout au moins on tolère la ténébreuse société maçonnique, si ennemie de Dieu et de l'Église, si dangereuse même pour la sûreté des royaumes.

Nous éprouvons, Vénérables Frères, de l'amertume et de la douleur en voyant que lorsqu'il s'agit de réprouver cette secte conformément aux constitutions de Nos prédécesseurs, plusieurs de ceux que leur fonction et le devoir de leur charge devraient rendre pleins de vigilance et d'ardeur en un sujet si grave, se montrent indifférents et en quelque sorte endormis. Si quelques-uns pensent que les constitutions apostoliques publiées sous peine d'anathème contre les sectes occultes et leurs adeptes et leurs fauteurs n'ont aucune force dans les pays où ces sectes sont tolérées par l'autorité civile, assurément ils sont dans une bien grande erreur.

Ainsi que vous le savez, Vénérables Frères, Nous avons déjà réprouvé cette fausse et mauvaise doctrine, et aujourd'hui Nous la réprouvons et condamnons de nouveau. Ce pouvoir suprême de paître tout le troupeau du Seigneur, que les Pontifes Romains ont reçu du Christ en la personne du bienheureux apôtre Pierre, et par conséquent le magistère suprême qu'ils doivent exercer dans l'Église dépendent-ils du pouvoir civil et peuvent-ils être empêchés sans raison et restreint par ce dernier? Dans cette situation, de peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l'erreur, Nous avons résolu, Vénérables Frères, d'élever Notre voix apostolique; et, confirmant ici, devant vous, les constitutions de Nos prédécesseurs, de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l'Église et les pouvoirs légitimes; et Nous ordonnons sous les mêmes peines que celles qui sont spécifiées dans les constitutions antérieures de Nos prédécesseurs à tous les chrétiens de toute condition, de tout rang, de toute dignité et de tout pays, de tenir ces mêmes sociétés comme proscrites et réprouvées par Nous.

Maintenant il ne Nous reste plus, pour satisfaire aux vœux et à la sollicitude de Notre cœur paternel, qu'à avertir et à exhorter les fidèles qui se seraient associés à des sectes de ce genre, d'avoir à obéir à de plus sages inspirations et à abandonner ces funestes conciliabules, afin qu'ils ne soient pas entraînés dans les abîmes de la ruine éternelle. Quant à tous les autres fidèles, plein de sollicitude pour les âmes, Nous les exhortons fortement à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires qui, sous un extérieur honnête, sont enflammés d'une haine ardente contre la religion du Christ et l'autorité légitime, et qui n'ont qu'une pensée unique comme un but unique, à savoir d'anéantir tous les droits divins et humains. Qu'ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau! Qu'ils sachent qu'il faut les mettre au nombre de ceux dont l'apôtre nous a tellement interdit la société et l'accès, qu'il a expressément défendu de leur dire même: ave (salut)! Que Dieu qui est riche en miséricorde, exauçant les prières de nous tous, fasse qu'avec le secours de Sa Grâce, les insensés reviennent à la raison et que les hommes égarés rentrent dans le sentier de la justice! Que Dieu réprimande la fureur des hommes dépravés qui, à l'aide des sociétés ci-dessus mentionnées, préparent des actes impies et criminels, et que l'Église et la société humaine puissent se reposer un peu de tant de maux si nombreux et si invétérés!

Et afin que Nos vœux soient exaucés, prions aussi notre avocate auprès du Dieu très clément, la Très Sainte Vierge, Sa Mère immaculée dés son origine, à qui il a été donné de terrasser les ennemis de l'Église et les monstres d'erreurs! Implorons également la protection des bienheureux apôtres Pierre et Paul, par le glorieux sang desquels cette noble ville a été consacrée! Nous avons la confiance qu'avec leur aide et assistance, Nous obtiendrons plus facilement ce que Nous demandons à la bonté divine.

PIE IX, Pape.

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 117)

Le feu prend dans une soute à munitions il y a 220 morts à bord plus une centaine des bâtiments situés à proximité.

Le cuirassier Liberté

Dans le prolongement de la bataille de la Marne et de la bataille de l'Aisne, alliés et Allemands entament une course à la mer, vers la mer du Nord. Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale des lignes allemandes, au niveau d'Albert, dans la Somme. Après un début de succès français, l'armée allemande lance une contre-offensive et rétablit ses positions.

Donc la France n'a pas à rougir de son histoire, puisqu'elle l'a aboli bien avant.

Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, participe à l'inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Ce monument commémore le massacre de 564 villageois des alentours, le 28 février 1794 (Voir la chronique du jour). Soljenitsyne y rend hommage aux insurgés vendéens de 1793 en insistant sur le caractère barbare de toute révolution. Il fait la comparaison des persécutions entre est et ouest, la seconde puisant ses racines dans les idéologies de la première, il souligne le lien profond entre les génocides des révolutionnaires français et ceux des révolutionnaires russes.

 

 

L'offensive en Artois a commencé le 15 septembre ; celle de champagne dix jours plus tard. L'échec stratégique à vouloir rompre le front allemand est évident après ces offensives.

Joffre a fondé sa manœuvre sur une poussée simultanée en Champagne (direction sud-nord), aux ordres du Général Edouard de Currières de Castelnau, et en Artois (direction est-ouest) aux ordres du Général Ferdinand Foch, tout en misant sur une colossale puissance de feu. Le 28 septembre, Foch ralentie par le mauvais temps qui transforme le terrain en marécage et par l'artillerie allemande arrête son effort. En outre, du 3 au 8 octobre, les Allemands lancent une violente contre-attaque arrêtée par la Xe Armée à la suite de furieux combats.

En Champagne, Joffre aligne, sous les ordres de Castelnau, des forces plus importantes. L'assaut français commence le 25 septembre après trois jours de préparation d'artillerie. Tout comme en Artois, le mauvais temps enlise l'assaut. Si Joffre avait écouté le général Langle de Cary, qui avait vu juste, en demandant d'avancer l'offensive au 15 septembre pour profiter du beau temps le résultat eût été certainement différent. Édouard de Castelnau arrête aussi les assauts à la fin septembre.

Le manque de munitions et de réserves, alors que les Français ont percé, empêchent la poursuite de la seconde partie de l'offensive française. Joffre doit ordonner l'arrêt de l'offensive. 140 000 soldats Français et coloniaux sont tombés, tués, blessés et disparus en près de dix jours de combats.

Et le «Je les grignote», boutade d'autosatisfaction du Maréchal Joffre, ce que l'on retient le plus souvent des offensives d'Artois et de Champagne, oubliant souvent les sacrifices des poilus pendant ces offensives 1915, sonne mal !

Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, le président Chirac reconnaît pour la première fois que la France a une "dette d'honneur" vis-à-vis des musulmans qui ont combattu dans l'armée française entre 1954 et 1962.

« Je reconnais la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

 

Posté le 25 septembre 2017 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 septembre 2017

Pie IX, la France et le libéralisme catholique

Item21066Les éditions Clovis ont réédité la biographie du pape Pie IX écrite par Yves Chironparue pour la première fois en 1995 (et traduite en anglais, espagnol et italien). Cette nouvelle édition a été amplement revue, corrigée et complétée, l’auteur ayant consulté de nombreuses archives, en France et à Rome, et ayant eu accès à la Positio du procès de béatification.

Le pontificat de Pie IX se déroule à une époque charnière. Né en 1792, ordonné prêtre en 1819, évêque en 1827, il est devenu pape en 1846. Dès le début de son pontificat, il lui faut faire face aux mouvements révolutionnaires et à l’unification de l’Italie. Il est contraint de quitter Rome et de s’exiler pour Gaète ; il voit se rétrécir les États pontificaux. C’est l’époque de la diffusion des idées modernes du libéralisme, du rationalisme, du socialisme, que le pape va condamner, notamment par l’encyclique Quanta Cura et le Syllabus. En 1869, il ouvre le premier concile du Vatican puis proclame le dogme de l’infaillibilité pontificale, après avoir proclamé celui de l’Immaculée conception. Le culte du Sacré-Coeur, les apparitions de Lourdes, le développement des missions dans le monde entier, resteront des points forts de son pontificat.

Concernant la France, voici ce qu'il dit à une délégation française en 1871 :

"J'aime la France, elle est toujours imprimée dans mon coeur. Je prie tous les jours pour elle, principalement à ce grand saint sacrifice de la messe ; elle est toujours présente à mes pensées. Je l'ai toujours aimée et je l'aimerai toujours ! Je sais combien elle a toujours offert le spectacle des plus tendres dévouements, combien sa charité est grande et compatit à la misère des pauvres, à la misère de l'Eglise, combien d'institutions charitables elle a fondées et en particulier quelle grande ardeur s'y manifeste pour les bonnes oeuvres ; chez les hommes aussi, mais parmi les femmes spécialement".

"Cependant je dois dire à la France la vérité. [...] Mes chers enfants, il faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon coeur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange des principes. Je dirai le mot et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris, vrais démons de l'enfer qui se promènent sur terre. Non, ce n'est pas cela; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau. [...] Il faut sans doute pratiquer la charité, faire ce qui est possible pour ramener ceux qui sont égarés : mais pour cela, il n'est pas besoin de partager leurs opinions."

Posté le 24 septembre 2017 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2017

C’est arrivé un 23 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

L'ordination a lieu à Château-l'Evêque, alors qu'il n'a que 20 ans, soit 4 ans avant l'âge canonique minimum autorisé à l'époque.

Vendu esclave à Tunis, acheté par un Français apostat, qu'il convertit ; chargé d'une mission auprès du Roi Henri IV par le pape, il devient aumônier de la Reine Margot.Voir les Chroniques du 24 avril, du14 mai, du 27 septembre.

Louis le Hutin, fils du Roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne Ière, épouse à Vernon Marguerite de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Robert II et d'Agnès de France.

La ville l'accueille par un triomphe à romaine.Les cérémonies de cette entrée solennelle sont somptueuses. Annoncée en mai, cette visite est minutieusement préparée par la population. Elle a lieu un dimanche ; le Roi longe d'abord les quais de la Saône à bord d'une gondole. Arrivé au faubourg de Vaise, l'attend une grande tente surélevée en soie verte brodée de fil d'argent et parsemée des chiffres royaux. Après avoir pris une collation, il reçoit le gouverneur et les notables de la ville, puis le clergé. Un immense défilé à lieu devant lui, s'y étale la richesse de la cité.

Ensuite, le Roi fait son entrée accompagné de sa cour. Le cortège est constitué de plus de 7000 personnes qui découvrent une ville entièrement pavoisée et décorée ! Les festivités durent une semaine entière.

François Mansart, architecte français, naitle 23 janvier 1598 à Paris. Il réalise de nombreux édifices dont le Château de Balleroy, le Château de Berny. La conception du Château de Maisons-Laffitte est sans conteste son œuvre majeure dont le modèle d'architecture baroque sera imité dans toute l'Europe.

La persécution de l'Eglise catholique commence de façon ouverte en France.

« La scène se passe fin 1885. Jean Jaurès, professeur de philosophie dans le Sud-Ouest, vient d'être élu, à 26 ans, député du Tarn. Politiquement, il se situe au centre gauche, mais il entame l'évolution qui le conduira au socialisme. Le nouveau parlementaire croise Jules Ferry. Ce dernier, ancien président de la Chambre et ancien président du Conseil, a dû quitter le pouvoir au printemps précédent —sa politique coloniale ne faisant pas l'unanimité— mais il reste une figure de la République. Le jeune Jaurès s'adresse donc à lui. « Mais enfin, Ferry, quel est votre idéal ? Vers quel terme croyez-vous qu'évolue la société humaine et où prétendez-vous la conduire ? Quel est votre but ? — Mon but, répond Ferry, est d'organiser l'humanité sans Dieu et sans rois. — Mais non sans patrons », réplique Jaurès. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 29)

« Ce n'est pas l'enseignement libre, à proprement parler que nous combattons. C'est l'enseignement, la doctrine cléricale. En un mot, c'est que nous combattons c'est l'éternel ennemi… Il nous faut […] restituer à l'Etat, au nom de la vraie liberté, le monopole de l'éducation.»

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 142)

L'aviateur français Roland Garros réussit la première traversée de la Méditerranée en reliant Saint-Raphaël dans le Var à Bizerte, au Nord de la Tunisie. Il parcourt les 730 kilomètres en 7 heures et 53 minutes, à bord d'un monoplan Morane-Saulnier.

Voir la chronique du 16 septembre.

Padre Pio a porté les stigmates une bonne partie de sa vie. Chaque vendredi, du sang AB, identique à celui sur saint Suaire de Turin et à celui des différents miracles eucharistiques, suintait de ses plaies avec un parfum ineffable. Le père connu pour les nombreux miracles réalisés de son vivant, passait plus de 18 heures par jours à confesser ; son don de lire dans les âmes lui attirait les foules.

Le Pape Benoit XV déclaré : « Padre Pio est l'un de ces hommes extraordinaires que Dieu envoie rarement sur la Terre pour ramener à lui le genre humain.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 273)

France lance l'opération Daguet et participe à la première guerre d'Irak. Avec 4000 hommes au début, les effectifs montent jusqu'à 12500 hommes, des chars, des hélicoptères et des avions de combat sont déployés en Arabie saoudite aux côtés des Américains.

Posté le 23 septembre 2017 à 05h46 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 septembre 2017

C’est arrivé un 22 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans, du 12 juillet 526 au 22 septembre 530. Il est inhumé au lieu où se trouve l'actuelle basilique Saint-Pierre.

C'est sous son pontificat que Benoît de Nursie fonde le monastère du Mont-Cassin en Italie. Les bénédictins et la règle bénédictine, « Ora et Labora » « prie et travaille » vont civiliser et christianiser l'Europe.

Le Duc décide l'établissement d'une cour souveraine, le nom de Parlement de Bretagne, utilisé au début du siècle pour nommer les États de Bretagne, lui est rapidement donné.

Il ne reste chef de l'Église que vingt-six jours et meurt de la goutte.

Ce traité prévoit le mariage de Claude, fille de Louis XII, âgée de huit ans, avec celui qui deviendra Charles Quint. Anne de Bretagne y est très favorable car elle ne souhaite pas voir sa fille épouser celui qui deviendra François 1er.

La France est en pleine guerre de succession d'Espagne depuis un an. Un plan d'invasion du pays est mis en œuvre par les puissances protestantes qui s'appuient sur un ennemi de l'intérieur : les Camisards.

Dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 page 66), Jean Guiraud rapporte les horreurs commises ce jour :

« On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703 ». « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l'un de ces pays ». La première s'ouvrit, à coups de hache, un passage libre dans les maisons où pillant l'utile et le meilleur, elle ramassa tumultueusement le reste pour y mettre le feu, de sorte qu'en un moment, le château et le village brûlèrent de toutes parts... Ces sacrilèges profanateurs de la maison du Dieu vivant, entrèrent dans l'église, le fer et le feu à la main, renversèrent l'autel, brûlèrent le tabernacle... Ces inhumains ont tué dans Saint-Ceriez onze personnes et blessé deux». A Saturargues, «cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture ; il prit garde que la violence du feu était si grande que les voûtes même les mieux bâties ne pouvaient pas y résister. Il trouva d'abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu'on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures... il vit sur le corps d'un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l'âge de trois ans jusqu'à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d'autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d'une croix de pierre qu'ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

Arrivé le 12 septembre, le corsaire malouin conquiert forts après forts, toutes les défenses de la ville. Minutieusement préparée cette attaque d'une audace incroyable lui permet de délivrer les survivants d'une expédition qui avait échoué l'année précédente. Malheureusement ses marins se livrent au pillage de la ville ; ce que lui reprochera ensuite le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux de Pontchartrain.

La France, en pleine Guerre de Succession d'Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l'Angleterre, vient d'essuyer une succession de revers. Cette victoire réconforte le Roi, rapporte un colossal butin (1,35 tonne d'or et 1,6 millions de livres de marchandises), et démontre que les Anglais n'ont pas encore la maîtrise des mers. Ces derniers signent, le 17 juillet 1712, une suspension d'armes en partie à cause de cette défaite. Voir la chronique du 10 juin.

Voir la chronique du 19 mai, sur la suppression de la Compagnie de Jésus et la faiblesse du pape face aux ennemis de l'Eglise de l'époque.

Elle n'a jamais été officiellement proclamée, simplement la décision est prise, ce jour, de dater les actes de l'an I de la République. Voir la chronique de la veille sur l'abolition de la Monarchie. Ce sont deux franc-maçons qui prononcent le mot république : Billaud-Varenne et Couthon.

Le premier demande :

« Qu'à compter d'hier on date l'an quatrième de la liberté premier de la République française. »

Le second « qu'on déclare la République française une et indivisible »

Et François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 :

« La Convention révèle le caractère dictatorial de cette République toute neuve en demandant « la peine capitale contre tout individu tentant de rompre l'unité de la République française » ».

REAA : rite écossais anciennement accepté.

L'écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au cours des combats des Eparges, au sud de Verdun. Il vient d'avoir 28 ans. "Le Grand Meaulnes", son premier et unique roman, paru en 1913, a manqué d'une voix le Prix Goncourt. En 1914, il a commencé la rédaction d'un nouveau roman: "Colombe Blanchet" qui reste inachevé. Porté disparu, avec son capitaine et d'autres hommes de son régiment, il est jeté dans une fosse commune. Son corps est finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.

Le premier installé en France l'est, le 9 octobre 1913, à Nice.

L'indépendance du Soudan français est proclamée : il devient la République du Mali. Keïta devient président.

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s'effectue en présence du Président Mitterrand et de plusieurs ministres. La mise en circulation pour le public a lieu le 27 septembre.

Extrait du sermon du pape :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l'occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l'apostolat, de l'esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l'on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d'Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de « l'âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l'épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu'au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C'est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l'aube qui poindra, que nous devons croire que l'Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l'a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle... une espérance surhumaine ».

[...] C'est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. »

L'intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo_fr.html

L'enregistrement d'une vidéo met en cause le président Chirac. Ce dernier juge l'affaire "abracabradantesque".

Voir la chronique de la veille.

Gilles Bernardi, maire du Lavandou dans le Var en France, prend un arrêté municipal insolite :

« Il est interdit (...) de décéder au Lavandou ».

La loi Littoral, interdisant l'extension du cimetière existant et la création du nouveau fondé sur un projet de style cimetière marin contesté par des écologistes, l'amène être aussi absurde que la loi.

Les Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris fusionnent pour former l'Euronext, premier marché financier d'Europe continentale en capitalisation, devant la bourse de Francfort, mais derrière la City de Londres.

Deux ans plus tard, cette nouvelle bourse européenne rachète le marché de produits dérivés britannique LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange) et accueille la Bourse de Lisbonne. Euronext Paris occupe en partie les locaux du palais Brongniart. Voir les chroniques du 30 mars et du 24 septembre)

Posté le 22 septembre 2017 à 05h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)


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