27 avril 2015

Aux sources du génocide arménien

Quelques rappels opportuns ici, les uns connus, d'autres moins.

Posté le 27 avril 2015 à 11h29 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 27 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 avril 1413 : révolte des cabochiens.

La révolte des Cabochiens ou des « Écorcheurs » est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Cet épisode, totalement oublié de nos jours, a lieu à la fin du règne du Roi Charles VI "Le Bien Aimé". Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l'assassinat de son cousin Louis d'Orléans, frère de Charles VI et premier chef des Armagnac en 1407, cherche en effet à contrôler la capitale. Pour cela, il n'hésite pas à s'allier à Simon Le Coutelier ou Simon Caboche, boucher-écorcheur de son état.

Pendant 1 mois, les "Cabochiens", des bouchers-écorcheurs surnommés du nom de leur chef, remplissent Paris de leurs crimes. Ils poursuivent et massacrent les Armagnacs, en particulier dans le quartier Saint-Antoine. Pierre des Essarts, proche du Dauphin et pourtant protégé du Duc de Bourgogne est ainsi assassiné. Le massacre dure près d'une semaine.

  • le 27 avril 1702 : mort de Jean Bart, corsaire dunkerquois au service du Roi Louis XIV.

Statue de Jean Bart à Dunkerque

Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans, comme mousse dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter, dont il observe le savoir-faire tactique. Il fait ses premières armes durant la guerre de Hollande. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et s'y révèle. Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise, un dogre hollandais, le premier d'une longue série. Pour la seule l'année 1676, ses prises s'élèvent à dix-sept. Il commence alors à attirer l'attention du ministre de la Marine, Colbert, et du Roi lui-même. Ce dernier lui envoie une chaîne en or en guise de récompense. Il accumule plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il se bat en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en août 1686.

En 1689, il est chargé, en compagnie de Forbin, un autre corsaire du Roi, de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, mais le convoi est sauvé par son sacrifice. Il s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Il est promu capitaine de vaisseau en juin 1689, en récompense de cette action.

De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France. En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d'Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien.

Le lendemain de son départ de Dunkerque, Jean Bart rencontre cette flotte de 130 navires marchands entre le Texel et la Meuse. Le problème est qu'elle a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries.

Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l'amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C'est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu'il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694, car il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard, lui vaut l'anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV. Sa popularité est telle que les Grands du royaume, comme le duc de Bourgogne, le duc d'Anjou, le prince de Conti, participent à l'armement de ses vaisseaux en contrepartie d'un tiers des prises.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l'époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d'or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

Trois ans plus tard, il est nommé chef d'escadre pour avoir préservé Dunkerque des bombardements anglais.

En 1702, Jean Bart commande le Fendant, en rade de Dunkerque, lorsqu'une pleurésie l'oblige à débarquer à la veille de la guerre de succession d'Espagne. Il meurt à Dunkerque le 27 avril 1702, à l'âge de 52 ans. Il est inhumé en l'église Saint-Éloi dans sa bonne ville de Dunkerque. "Le Renard des Mers" comme on le surnomme, a capturé 386 bâtiments au cours de sa carrière. La France a, depuis, rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine.

  • le 27 avril 1825 : loi du milliard des émigrés.

La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Un peu moins d'un milliard de Francs doit être partagée entre cinquante milles nobles en l'espace de cinq ans. Par cette loi est réglé définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l'Etat est de fait entérinée.

  • le 27 avril 1848 : abolition de l'esclavage en France à l'initiative de Victor Schoelcher.

Franc-maçon de la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié », Victor Schoelcher n'est pas à l' origine de la fin de l'esclavage en France. Les papes n'ont cessé de lutter contre ce fléau et les Rois de France sont les premiers à légiférer contre. (cf. les chroniques du 4 février du 8 mai) Par contre, l'abolition ne devient effective qu'à partir de 1848.

  • le 27 avril 1857 : l'hippodrome de Longchamp est inauguré, à Paris. Ok verifié
    • le 27 avril 1969 : les Français votent à 52,4 % contre le référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.
Charles De Gaulle présente une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non.
  • le 27 avril 2014 : fête de la Divine Miséricorde.
Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l'Eglise par Jean-Paul II le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de soeur Faustine Kowalska (sainte Faustine). Dans le calendrier liturgique, il est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques, qui correspond également à la fête de la quasimodo, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, ou dimanche de saint Thomas.
En ce jour, toute personne qui le souhaite peut recevoir une indulgence plénière. Cela signifie qu'il (ou elle) pourra aller directement au ciel juste après la mort (sans passage par le purgatoire).
Pour éviter l'enfer, il faut mourir en état de grâce. Dieu nous a donné de nombreux moyens pour être en état de grâce ou pour retrouver son amitié. Par la confession, l'on peut se faire pardonner en allant confesser ses fautes à un prêtre, qui nous pardonne « in persona Christi ». Jésus n'a-t-il pas dit à ses apôtres :
« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux »
Toutefois, par la confession, on obtient le pardon de Dieu, mais on n'échappe pas à l'expiation de nos fautes. Le seul moyen d'en être dispensé, c'est l'indulgence plénière. C'est donc une chose très importante qu'il ne faut pas rater. La Fête de la Divine Miséricorde est célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques instituée la première fois par Jean-Paul Pour recevoir l'indulgence plénière associée a cette fête, il faut :
— Se confesser (8 jours avant ou après le jour indulgencié)
— Communier (le même jour où est accordée l'indulgence)
— Faire une prière à Marie, Mère de Dieu (le "Je vous salue Marie", par exemple)
— Réciter le "Je crois en Dieu"
— Prier aux intentions du Souverain Pontife (Selon les précisions données depuis toujours par les canonistes, les intentions du Souverain Pontife sont les suivantes : l'exaltation de la Sainte Eglise la propagation de la Foi l'extirpation des hérésies et des schismes la conversion des pécheurs la concorde entre les princes chrétiens les autres besoins du peuple chrétien).
Dans Le Petit Journal, page 699, Jésus a dit à Sr Faustine :
« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. … La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. »

 

  • le 27 avril 2014 encore: canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II à Rome.
Jean-Paul II meurt lors des vêpres de la divine miséricorde, et en l'honneur de sa dévotion à la miséricorde sa béatification a lieu le 1er mai 2011, le jour de la divine Miséricorde, comme aujourd'hui.

 

 

Posté le 27 avril 2015 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 avril 2015

C’est arrivé un 26 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 avril 1248 : consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris.

La Sainte-Chapelle est édifiée sur l'île de la Cité, dans l'enceinte du palais royal, à la demande de Saint-Louis afin d'abriter la Sainte couronne d'épines, un morceau de la Sainte Croix ainsi que diverses autres reliques qu'il a acquises. Le bâtiment est un petit chef-d'œuvre de l'art gothique ; il est conçu comme une châsse précieuse devant mettre en valeur les reliques conservées et rachetées à l'empereur de Byzance, Baudouin II. Elle superpose deux chapelles, la supérieure étant au niveau des appartements royaux. L'architecte réussit le tour de force de la construire en 5 ans.

A la révolution elle souffre particulièrement de la haine des révolutionnaires. Toutefois la couronne d'épines est sauvée et se trouve aujourd'hui dans le trésor de la cathédrale de Paris. Les révolutionnaires la transforment en salle d'archives en 1802, vendent les vitraux (aux Anglais entre autres), fondent les reliquaires, détruisent les statues et les tableaux…

Malgré ce vandalisme stupide et haineux, le monument garde une splendeur et une âme, qui expliquent pourquoi c'est un des monuments les plus visités de Paris.

Le dimanche 26 avril 1248, le Roi Saint Louis fait consacrer la Sainte-Chapelle, bâtie sur l'Île de la Cité, par l'Archevêque Eudes de Tusculum Légat du Pape Innocent IV et Mgr Philippe Berruyer archevêque de Bourges en présence des archevêques et évêques de Sens, Rouen, Laon, Soissons, Amiens, Senlis, Langres, Chartres, Orléans, Bayeux et Évreux. La Chapelle Haute est alors consacrée à la Sainte Couronne d'Épines, la Chapelle Basse est dédiée à la Sainte Vierge.

 

  • le 26 avril 1319 : naissance de Jean II le Bon.

Jean II le Bon est Roi de France de 1350 à 1364. Il est un chevalier courageux mais un piètre politique. L'un de ses deux fils Louis, otage à Londres en garantie du paiement de l'énorme rançon de 3 millions d'écus or, s'étant enfui en 1363, Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres, où il meurt en 1364. Voir les chroniques du 5 décembre sur le franc, du 19 septembre sur la bataille de Poitier, du 8 mai sur le Traité de Brétigny.

Jean II adoubant des chevaliers, enluminure des XIVe / XVe siècles

  • le 26 avril 1336 : la montée du Mont Ventoux par Pétrarque.

Dans une lettre à son ami Francesco Dionigi da Borgo, Pétrarque affirme avoir gravi le Mont Ventoux (1909 mètres), le 26 avril 1336, accompagné de son frère et de deux amis. L'anecdote, contestée par certains, donne toutefois une « date de naissance » à l'Alpinisme, Pétrarque, Petrarca alpinista, le «père de l'alpinisme »…

  • le 26 avril 1573 : naissance de Marie de Médicis.

Marie de Médicis, née à Florence, et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, épouse le Roi Henri IV le 17 décembre 1600 à Lyon et devient reine de France de 1600 à 1610, puis reine-mère jusqu'à sa mort en 1642. Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis et de Jeanne archiduchesse d'Autriche.

Elle donne naissance à Louis XIII, Roi de France, à Élisabeth, reine d'Espagne, à Christine, duchesse de Savoie, à Nicolas, le «prince sans nom» qui meurt à l'âge de 4 ans, à Gaston, duc d'Orléans, et à Henriette, reine d'Angleterre.

Lorsqu'Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de neuf ans. En 1615, elle se rapproche de l'Espagne ce qui contrarie ouvertement les protestants, et se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Sa fille, Elisabeth, épouse l'infant Philippe IV d'Espagne et son fils, le Roi Louis XIII, épouse Anne, infante d'Espagne.

Dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, aux éditions Beau-Chesne-Croit, (Tome 3, pages 14 et 15), Jean GUIRAUD note qu'au lendemain de la mort d'Henri IV, les huguenots réunis à Saumur en 1611, se dotent d'une organisation qui est la violation flagrante de l'édit de Nantes qui leur interdit toute réunion politique : un Conseil délibératif et exécutif permanent, chargé de surveiller et de défendre les intérêts des protestants dans chacune des régions de la France. Les membres prêtent le serment du secret.

« En présence d'une pareille organisation, Marie de Médicis, par des déclarations du 24 avril et du 11 juillet 1612, rappela aux protestants l'interdiction des assemblées politiques. Ils n'en tinrent aucun compte. Le 20 novembre suivant, eut lieu leur première assemblée de cercle à La Rochelle et, les années suivantes, se réunirent les assemblées générales de Grenoble (1615), de La Rochelle (1617), d'Orthez et La Rochelle (1618-1619), de La Rochelle (1620-1621). Cette dernière donna au parti protestant une puissante organisation militaire. Elle nomma pour toutes les forces calvinistes un généralissime qui fut d'abord Bouillon, puis Rohan, et divisa la France en huit départements militaires, ayant chacun à sa tête un général en chef appartenant à la haute noblesse. »

Les réunions qui s'étaient tenues en violation de l'édit de Nantes avaient tout préparé pour la reprise des guerres de religion ; aussi, après avoir trempé dans les révoltes qui troublèrent la régence de Marie de Médicis, les huguenots rouvrirent officiellement les guerres de religion en 1620.

[…] C'est ce que fait remarquer encore M. Hanotaux : « Après avoir hésité pendant quelque temps, dit-il, le parti protestant prit la résolution extrêmement grave d'appuyer le prince de Condé (dans sa révolte contre le gouvernement de Marie de Médicis). De ce jour (27 novembre 1614), le parti protestant, reconstitué EN PARTI D'AGRESSION, rompt en visière avec la royauté. C'est donc lui qui, pour la première fois, déchire de ses propres mains l'Édit de Nantes et rouvre la période des guerres de religion ».

Le Roi Louis XIII écarte sa mère au profit du cardinal Richelieu qu'elle avait elle-même introduit. Elle meurt en 1642.

  • le 26 avril 1944 : le chef de l'Etat Philippe Pétain est accueilli triomphalement à Paris.

Plus d'un million de Français sont venus écouter le chef de l'Etat. Son voyage est un triomphe comme dans toutes les villes qu'il a visitées et qu'il va continuer à visiter avant que les Allemands le fassent prisonnier.

  • le 26 avril 1945 : le maréchal Pétain rentre à Paris et se constitue prisonnier.

Il est interné au Fort de Montrouge.

  • le 26 avril 1961 : les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller quittent le Gouvernement général d'Alger.

Les généraux Salan et Jouhaud quittent Alger pour rejoindre l'OAS ; le général Zeller s'enfuit de son côté ; le général Challe se rend aux autorités. Il est immédiatement transféré à Paris et emprisonné à la Santé. L'épuration commence ! Sont dissous : le 1er REP les 14éme et 18éme RCP et le GCPA (commandos de l'air) ; un peu plus tard, les 10éme et 25éme DP.

Se retrouvent en prison, les généraux Challe, Zeller, Gouraud, Bigot, Nicot et Petit ; les Chefs de Corps et colonels Chapelle du 1er REC, Lecomte du 14éme RCP, Masselot du 18éme RCP, le Lt-colonel Emery du GCPA, Bréchignac de la 2éme DP, les commandants Denoix de Saint-Marc du 1er REP et Robin du GCPRG. Mais aussi les Généraux Allard, ancien Commandant en Chef en Algérie, Grout de Beaufort et Faure ancien patron de la Kabylie et le Colonel Dufour ancien de la Légion, qui sont arrêtés en Europe.

Des mandats d'arrêt sont lancés contre les généraux Salan, Jouhaud et Gardy, les Colonels Godard, Lavheroy, Broizat, Gardes et Argoud. 220 officiers sont arrêtés, 114 passent en justice et 83 sont condamnés. Les Généraux Olié, Chef d'état-Major des armées, de Pouilly, commandant la place d'Oran, et Gracieux, inspecteur des Troupes Aéroportées ainsi qu'environ 1000 officiers qui n'ont pas participé au putsch, démissionnent de l'armée, par solidarité.

Jamais, dans l'Histoire de France, l'armée du pays n'a subi une telle purge !

  • le 26 avril 1986 : accident nucléaire à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en ex-URSS.

Les retombées radioactives affectent la majeure partie de l'Europe, toutefois les nuages radioactifs s'arrêtent aux frontières françaises et suisses.

Posté le 26 avril 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

25 avril 2015

Génocide arménien : les responsabilités de l'islamisme, des Jeunes Turcs, de la franc-maçonnerie

A l'occasion du centenaire du terrible génocide des chrétiens arméniens pour les Turcs, Bernard Antony publie un ouvrage intitulé "Le génocide arménien 1915-2015".

G"« Génocide arménien » : c'est l'expression dans laquelle se resserrent, autour de l'évocation du sort du peuple quantitativement le plus massacré dans le premier quart du XXème siècle, les tragédies des exterminations qui ont visé jusqu à nos jours, phase finale, à l'anéantissement de tous les chrétiens habitant dans les actuels pays de Turquie, d'Irak et de Syrie. Le génocide dit arménien a été en effet, après les massacres du XIXème siècle, celui d'une continuité d'éradication aussi des Assyro-chaldéens et des Grecs du Pont et d'Asie Mineure. Le 24 avril 1915, date de la déportation vers la mort des élites arméniennes sur décision du gouvernement des Jeunes Turcs marque, certes, le début du grand génocide des années 1915-1916, mais parachevé après 1918 par Mustafa Kemal sur le territoire de l'actuelle Turquie et continué ensuite jusqu à nos jours en Syrie et en Irak.

Bernard Antony, à travers les témoignages, en évoque les indicibles abominations dans toute l'étendue du mystère du mal. Il en rappelle, dans le refus des occultations révisionnistes ou négationnistes, les responsabilités convergentes du fanatisme islamique et des Jeunes Turcs, à la croisée de la franc-maçonnerie, des influences donmeh et du jacobinisme français."

Posté le 25 avril 2015 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2015

Il paraît qu'il y a une fatwa contre Paul Moreira

Oui mais (pas d'amalgame) c'est une fatwa émise par des catholiques si l'on en croit le journaliste qui affirmait qu'il y avait plus d'appels au meurtre dans l'Evangile que dans le Coran :

"la réacosphère catho me voue au bûcher".

Puis il s'enfonce et soutient mordicus :

"Oui, Jésus condamne à mort

L'autre référence est plus terrible, à mon sens. C'est dans Mathieu (23-33 à 23-39). Il s'agit de l'épisode où Jésus s'en prend aux Pharisiens (les prêtres juifs gardiens du Temple) :

"Serpents ! Race de vipères ! Le feu du dépotoir (nb : le dépotoir c'est la Géhenne, une vallée près de Jérusalem où les gens mouraient dans la torture et d'intenses souffrances, elle deviendra synonyme d'enfer), voilà le verdict ! Comment pourriez-vous y échapper ? C'est pourquoi, je vous envoie des prophètes, et des sages, des scribes, vous tuerez les uns, vous en mettrez d'autres en croix (...) Ainsi retombera sur vous le sang d'Abel, le juste, et celui de Zacharie (...), mort par votre main. Croyez-en ma parole, tout cela retombera sur cette génération." 

Jésus les voue ou les condamne (verdict) à une mort horrible. Il bluffe, il n'a pas vraiment le rapport de forces mais l'intention est là : qu'ils meurent dans ce monde terrestre (et non pas après le jugement dernier comme il m'a parfois été objecté)."

Daniel Hamiche a déjà répondu à cette interprétation. Il faut ajouter que Notre-Seigneur ne menaçait pas, mais prophétisait, comme souvent dans l'Evangile, et une trentaine d'années après, cette génération a connu la guerre civile, entre les Pharisiens, membres du Sanhédrin, et les Zélotes. En 69, lorsque Vespasien devient empereur, Titus fait le siège du Temple de Jérusalem, qu'il rasera. Selon Flavius Josèphe, les Romains firent 97 000 prisonniers et 1 100 000 personnes périrent. Dans les dernières poches de résistance, notamment à Massada, tous les défenseurs se suicident avec femmes et enfants... Le peuple juif fut alors totalement dispersé.

Posté le 24 avril 2015 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

L'action du Saint-Siège lors du génocide arménien

Le père George Ruyssen, jésuite belge, enseignant à l’Institut Pontifical oriental à Rome, est interrogé par Radio Vatican sur le contenu des archives du Saint-Siège concernant le génocide arménien. Extraits :

"Qu’est-ce qui s’est passé le 24 avril 1915 ? C’est une rafle, une déportation de 300 à 400 Arméniens de la capitale, donc de Constantinople et d’Istanbul qui ont été arrêtés et déportés vers l’intérieur de l’empire ottoman. Or, à ce moment-là, le jour-même, le délégué apostolique, Mgr Angelo Maria Dolci était informé de ces évènements puisque deux jours après, le 24 avril (c’est une lettre du 27 avril si je ne me trompe),  il envoie un rapport au Vatican en relatant cet évènement, cette rafle de 300-400 Arméniens déportés à l’intérieur de l’empire ottoman. Alors, petit à petit, le délégué apostolique vient recueillir d’autres informations. Il sera informé par les évêques arméniens eux-mêmes mais également par les missionnaires franciscains, dominicains et également jésuites qui étaient présents dans l’empire ottoman. Il va être informé, il va recueillir des rapports de ces gens qui sont des témoins oculaires de ce qui se passe aujourd’hui. Par exemple, à Mardin, il y a eu lieu ceci ou à Trébizonde, hier, il y a eu une déportation. Donc, ces personnes, ces religieux vont lui écrire des rapports dont il tiendra au courant le Vatican. Qu’est-ce que le Vatican a fait ? Et bien, le Pape a écrit deux fois au sultan ottoman, Mahomet V, qui était sultan à cette époque-là pour arrêter les massacres, pour dire «Voilà, je suis informé de ce qui se passe dans l’empire et je vous supplie d’arrêter ces massacres ». Alors, la première lettre du Pape Benoît XV est datée du 10 septembre 1915. 

BAlors, si vous me permettez, je peux citer un bout de cette lettre que j’ai ici devant moi « Majesté, tandis que le chagrin pour les horreurs de la lutte formidable dans laquelle, avec les grandes nations de l’Europe, se trouve engagé le puissant empire de votre majesté (l’empire ottoman) nous déchire l’âme l’écho très douloureux des gémissements d’un peuple entier, qui dans les vastes domaines des ottomans, est soumis à d’inénarrables souffrances arrivées jusqu’à nous. La nation arménienne a déjà vu beaucoup de ses fils envoyés à la mort, d’autres très nombreux jetés en prison ou envoyés en exil parmi lesquels plusieurs ecclésiastiques et même quelques évêques. Et maintenant, il nous est référé que des populations entières de villages et de villes sont contraintes d’abandonner leurs maisons pour se transférer au milieu de grandes plaines et de souffrances, en des lieux de concentration lointains ou en plus des douleurs morales, elles ont à supporter les privations de la plus noire misère et même des tortures de la faim. Nous croyons, Sire, que de tels excès ont lieu contre la volonté du gouvernement de votre majesté ». Il y a une autre lettre puisque les massacres vont continuer.

À la suite de la lettre du Pape, les massacres vont un peu se ralentir. Les choses vont un peu se calmer mais pas d’ordre à arrêter nettement les massacres. Les massacres vont continuer et c’est ce qui donnera lieu à une seconde lettre du Pape Benoît XV au même sultan, le sultan Mahomet V, qui est datée du 12 mars 1918. Et il y a une lettre qui, à mon avis, est méconnue (moi je ne la connaissais pas du tout), c’est une lettre que le Pape envoie trois jours avant la fin de la première Guerre Mondiale, c’est-à-dire le 8 novembre 1918, trois jours avant l’armistice du 11 novembre. Il envoie une lettre au président Wilson, le président des États-Unis où le Pape milite en faveur de l’indépendance de l’Arménie. Le Pape, dans une note du 1° aout 1917, fait allusion à cette note dans sa lettre. C’était une note en faveur de la paix. Benoît XV intervient à plusieurs reprises au cours de la première Guerre Mondiale en faveur de la paix. La note du 1°aout 1917 fait mention de différents points : l’échange de prisonniers de guerre, etc. Mais un des points, c’est l’indépendance de l’Arménie, c’est la création d’une Arménie indépendante. Ce sera d’ailleurs cette note de paix du 1° aout 1917 qui va inspirer directement les 14 points du président Wilson. Il présentera, après la 1°Guerre Mondiale, lors de la conférence de paix, ces 14 points qui sont inspirés par la note de paix du Pape Benoît XV.

Le Saint-Siège a donc bien-sûr travaillé, vous l’avez longuement évoqué, sur le plan diplomatique. Est-ce qu’on peut dire qu’il est intervenu à d’autres niveaux également ?

Au niveau humanitaire. L’effort du Saint-Siège n’est pas simplement un effort diplomatique politique mais également au niveau humanitaire. Il faut se rappeler qu’au cours de la première guerre mondiale, l’Unicef, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, ces organisations internationales n’existaient pas à l’époque. Lors de la première guerre mondiale, qu’est-ce qui existait ? La Croix-Rouge et puis, l’Église catholique, également les protestants. L’Église catholique et le Pape se sont investis sur le plan humanitaire en envoyant des sommes d’argent pour les réfugiés, les rescapés, les orphelins. Et c’est un point malheureusement peu connu. Par initiative du délégué apostolique, Mgr Angelo Maria Dolci (son surnom est l’ange des Arméniens), le Pape fonde un orphelinat  « Benoît XV » pour les orphelins arméniens à Constantinople. Et ces orphelins sont ensuite venus en Italie. Et où sont-ils venus en Italie ? Ils ont été hébergés au palais pontifical à Castel Gandolfo. Ces orphelins sont restés là à peu près un an. Ils étaient hébergés par le Pape lui-même avant d’être transféré à Turin. [...]"

Posté le 24 avril 2015 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 24 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal F och)

Alors rappelons-nous :

  • le 24 avril 858 : élection du pape Nicolas Ier le Grand.

Il est élu pape, à la mort de Benoît III, grâce à l'appui de l'empereur Louis II. Pendant son pontificat, il s'impose comme patriarche d'Occident et s'immisce dans les querelles d'autorité du patriarcat de Constantinople. Il fait figure d'autorité morale : à ce titre, Charles le Chauve requiert son arbitrage quand son frère Louis le Germanique envahit la France. Il est considéré comme le premier pape à avoir revendiqué la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial.

  • le 24 avril 1581 : naissance de saint Vincent Depaul.

Né en 1580, dans une modeste famille de paysans des Landes, Vincent Depaul est ordonné prêtre très jeune, en 1600, à vingt ans, par l'évêque de Périgueux. Revenant de Marseille par la mer il est capturé par les Maures et réduit en esclavage à Tunis. Un Français qui a renié sa foi le rachète. En un an il convertit une des trois femmes de l'apostat ; cette dernière reproche avec tant de force l'apostasie à son mari, qu'il décide de retourner en France avec saint Vincent. Nommé en 1610 aumônier ordinaire de la reine Margot, il arrive à la cour de France, où il rencontre le cardinal Pierre de Bérulle, qu'il choisit pour directeur spirituel. Le cardinal le fait nommer curé de Clichy. La ferveur paroissiale est telle que les Parisiens appellent ses paroissiens les « anges de Clichy ». Monsieur Vincent est déjà décidé à se vouer au service des pauvres, en accomplissement d'un vœu qu'il avait résolu pour délivrer un malheureux théologien assailli de tentations contre la foi.
Monsieur Vincent fonde en 1617 à Châtillon-les-Dombes, où il est curé, ses premières Confréries de la Charité afin de secourir les plus pauvres et les malades. Il y a alors beaucoup à faire, car le fanatisme huguenot a saccagé un grand nombre d'églises et d'abbayes, auxquelles étaient attachés les vieilles institutions hospitalières : hospices, maladreries, léproseries, désormais ruinées et abandonnées. En 1619, la rencontre de saint François de Sales est pour lui une révélation de la bonté de notre Père céleste. Nommé aumônier général des galères, il porte secours aux esclaves.
« Si suave était la bonté de Monsieur de Genève, écrira-t-il, que je répétais en moi-même : " Combien grande est la bonté divine ! Mon Dieu, que vous êtes bon ! Mon Dieu, que vous êtes bon, puisque Monseigneur de Sales, votre créature, est lui-même rempli de tant de bonté ! " »

Saint Vincent présente les Dames de l'Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, à la reine Anne d'Autriche. Tableau de frère André, religieux dominicain, dans l'église de sainte Marguerite à Paris, XVIIIe siècle.

 

Le 17 avril 1625, la Congrégation des prêtres de la Mission est fondée, et à la mort de saint Vincent, en 1660, ses membres, les " lazaristes ", comptent déjà plus de huit cents " missions ", dans les diocèses de France et en pays étrangers. (…)
Mme de Gondi assure l'entretien des ecclésiastiques :
« qui iront de village en village, aux dépens de leur bourse commune, prêcher, instruire le pauvre peuple des campagnes qui demeure comme abandonné. Lesdits ecclésiastiques s'interdiront de s'occuper de ceux qui habitent dans les villes, et qui ont pour les catéchiser et les prêcher quantité de docteurs et religieux. Ils renonceront expressément à leurs bénéfices, charges et dignités de l'Église ; vivront en commun sous l'obéissance dudit sieur Depaul. »
Saint Vincent Depaul fonde avec sainte Louise de Marillac en 1632, la compagnie des Filles de la Charité, qui se consacrent totalement à Notre-Seigneur dans le service de ses pauvres.
« Vous avez pour monastère les maisons des malades, leur disait Monsieur Vincent ; pour cellule, votre chambre de louage ; pour chapelle, l'église paroissiale ; pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. 
Le 14 mai 1643, jour de l'Ascension, il assiste le Roi Louis XIII rendant son âme à Dieu. Dès le lendemain, il écrit à l'un de ses confrères :
« Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. »
Anne d'Autriche le fait entrer au Conseil de Conscience, lequel règle toutes les affaires ecclésiastiques du royaume, et décide notamment du choix des évêques et des abbés.
Le 27 septembre, il s'endort paisiblement en invoquant le saint Nom de Jésus, à Paris, dans la Maison-mère de la Congrégation Lazariste, à l'heure même où, depuis quarante ans, il se lève pour faire oraison. Canonisé par Clément XII en 1737, le Pape Léon XIII le déclare patron spécial de toutes les œuvres de charité catholique.

Châsse de saint Vincent de Paul

  • le 24 avril 1585 : élection du pape Sixte V.

Felice Peretti est un prédicateur franciscain membre de l'Inquisition. Sacré évêque de Sant' Agata dei Goti puis de Fermo, il est ensuite élu pape la mort de Grégoire XIII sous le nom de Sixte V en hommage à Sixte IV, autre pape franciscain.

 

  • le 24 avril 1611 : le Collège romain confirme au cardinal Bellarmin que les observations de Galilée sont exactes.

Voir les chroniques du 12 avril et du 22 juin.

  • le 24 avril 1629 : Traité de Suse.
Les Rois de France Louis XIII et d'Angleterre Charles Ier tentent de mettre fin à la guerre dans le nouveau monde. En 1627, sans déclaration de guerre, les Anglais attaquent les établissements français du Canada et saisissent des vaisseaux de commerce français, ce qui engendre un conflit, auquel le traité de Suze, du 24 avril 1629, devait mettre un terme. Mais une expédition anglaise, dirigée par les frères Kirke, s'empare de Québec le 19 juillet 1629, près de trois mois après la conclusion de la paix. Les négociations se poursuivent jusqu'à la conclusion du traité de Saint-Germain-en-Laye, le 29 mars 1632.

(Cf. les chroniques du 5 décembre et des 1 (sur Samuel Champlain) et 29 mars, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

Pour plus de détails, lire : Histoire générale et raisonnée de la diplomatie française, (tome 2, page 489 et suivantes) de Gaëtan de Raxis de Flassan.
  • le 24 avril 1849 : expédition de Rome.

Le corps expéditionnaire français du général Oudinot, chargé de rétablir Pie IX sur son trône, débarque à Civitavecchia.

  • le 24 avril 1849 : naissance de Joseph Gallieni, maréchal de France.

Après la guerre de 70, Gallieni part coloniser l'île de la Réunion. A partir de 1886, il devient gouverneur du Soudan français. Rentré en France avec le grade de colonel, il repart en Indochine et organise l'administration au sein du pays. Il est envoyé à Madagascar avec la même mission. En 1914, il devient gouverneur militaire de Paris et défend la ville contre les Allemands.

  • le 24 avril 1856 : naissance de Philippe Pétain, maréchal de France.

Chef militaire durant la grande guerre, "vainqueur défensif de Verdun", généralissime des armées françaises, ministre de la Guerre, ambassadeur de France à Madrid, membre de l'Académie française, l'assemblée du Front populaire, responsable de la débâcle de 1940, lui vote les pleins pouvoirs avant de fuir devant les Nazis. Lui, instaure l'Etat français et sa « Révolution nationale » que Maurras qualifie « de divine surprise ». Après la guerre, il est condamné à mort, De Gaulle commue la sentence en réclusion à perpétuité. Il meurt le 23 juillet 1951.

Il faut noter que si l'indignité nationale lui retirait sa place à l'Académie française, de par les statuts de cette dernière, cette place n'est réoccupée qu'après la mort du maréchal.

  • le 24 avril 1915 : début du génocide des Arméniens par la Turquie.

Le premier génocide du XXème siècle fait plus de 1 500 000 morts. Ce génocide vise à maîtriser le territoire de l'Arménie mais aussi à exterminer des chrétiens pour assurer l'unité islamique de l'empire ottoman. Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre aux cellules de Jeunes Turcs :

«Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici.»

Ce sont à peu près les mêmes ordres qui ont été donné à Turreau et à ses colonnes infernales pour exterminer la Vendée et ses habitants. La république reconnaît ce génocide commis par les Trucs, mais refuse de reconnaître ses propres crimes.

  • le 24 avril 1986: décès de Wallis Simpson, duchesse de Windsor.

Wallis Simpson, devenue duchesse de Windsor par son mariage avec l'ex-roi du Royaume-Uni et empereur des Indes Édouard VIII, lègue sa fortune à l'Institut Pasteur à Paris. Tous les Britanniques ne sont pas perfides…

 

Posté le 24 avril 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

23 avril 2015

C’est arrivé un 23 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 23 avril 1464 : naissance de sainte Jeanne de France, reine de France, première épouse de Louis XII.

Jeanne de France, née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, morte le 4 février 1505 à Bourges, est la seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle devient duchesse d'Orléans puisqu'elle est mariée à l'âge de douze ans à Louis d'Orléans. Devenu Roi, ce dernier fait annuler le mariage, lequel n'a jamais été consommé. Elle vit saintement et fonde à Bourges l'ordre monastique de l'Annonciade. Elle est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV et canonisée le 28 mai 1950 par le pape Pie XII.

  • le 23 avril 1718 : le pape Clément XI institue l'Académie pontificale de théologie, à Rome.

Dans une lettre du jour, le pape Clément XI institue canoniquement l'Académie pontificale de théologie qu'il comble de privilèges. Elle devient, selon les mots de Jean-Paul II :

«le siège des disciplines sacrées et nourrisse les nobles esprits, et que, comme une source, elle produise des fruits abondants pour la cause catholique ».

  • le 23 avril 1813 : naissance du Bienheureux Frédéric Ozanam, historien et essayiste français, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Antoine-Frédéric Ozanam est un historien et essayiste catholique français et professeur de littérature étrangère à la Sorbonne. Il est le fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dont l'œuvre a un triple but : exercer la charité chrétienne envers les pauvres, préserver moralement les jeunes gens contre « les tentations du monde » et fortifier leur foi, enfin faire une action à caractère social.

«La question qui agite aujourd'hui le monde autour de nous [...] est une question sociale ; c'est la lutte de ceux qui n'ont rien et de ceux qui ont trop ; c'est le choc violent de l'opulence et de la pauvreté qui fait trembler le sol sous nos pas. »

Il est à l'origine des conférences de carême à Notre-Dame de Paris avec des prédicateurs prestigieux. Ces conférences ont lieu pour la première fois au carême 1834. En 1835, prêchées par Lacordaire, elles obtiennent un immense succès. Le pape Jean-Paul II le béatifie le 22 août 1997.

  • le 23 avril 1848 : première élection au suffrage universel masculin en France : élection de l'Assemblée constituante.

Suite à la Révolution de février 1848 et l'abdication de Louis Philippe, le suffrage universel est proclamé le 2 mars 1848. Tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Encore un mensonge colporté par les livres d'histoire depuis la III république. Renée Casin dans son livre, Les Catholiques et la révolution française, note que le suffrage universel existe sous l'ancien régime et est la norme la plus courante. (*) C'est la révolution, bourgeoise et anti populaire dans son origine qui supprime ce droit et cette liberté, surtout quand les premiers votes élisent des royalistes ! Sous la Monarchie, même les femmes peuvent voter quand elles ont le statut de chef de famille, droit que la république ne leur accorde qu'en 1945.

(*) Aux Editions Résiac ; pages 24, 25, 135.

  • le 23 avril 1860 : référendum populaire à Nice et en Savoie.

Ce référendum approuve le Traité de Turin par lequel la Savoie et Nice passent de la Maison de Savoie à la France. La chambre de Turin ratifie ce vote en mai ; la France le ratifie à son tour le 12 juin et prend officiellement possession du territoire le 14 juin. Le lendemain, un décret impérial crée les deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.

  • le 23 avril 1904 : les États-Unis achètent à la France la concession du canal de Panama.

L'ingénieur en chef du chantier de Panama, Philippe Bunau-Varilla, qui a racheté la compagnie de Lesseps suite à sa faillite du 4 février 1889, tente de poursuivre les travaux malgré ses faibles finances. Il sollicite les États-Unis, à qui il décide de céder les droits d'exploitation et de construction du canal de Panama, ainsi que le contrôle de la zone autour de celui-ci, contre 40 millions de dollars. Signé le 18 novembre 1903 ; ce traité prend effet le 23 avril 1904.

Il accorde alors aux États-Unis les droits perpétuels sur le canal et sur une double bande de huit kilomètres de chaque côté du canal contre une somme de 10 millions de dollars et d'une rente annuelle de 250 000 dollars pour la jeune république de Panama dont aucune autorité n'a signé le texte !

  • le 23 avril 1941 : la Sûreté générale prend l'appellation de «Police nationale».

Nouveau nom donné à cette administration par le régime de Vichy par la loi de ce jour.

  • le 23 avril 1961 : les généraux parlent sur le Forum d'Alger.

100 000 algérois sont sur l'esplanade du Forum le 23 avril pour les écouter.

Le service d'ordre à du mal à contenir la joie de la foule.

  • le 23 avril 1979 : rappel des évêques de France sur l'avortement.

A l'approche du réexamen de la loi Veil les évêques de France redisent que «l'avortement est la suppression d'un être humain, un acte de mort, une faute grave.»

  • le 23 avril 1989 : Marie-Catherine de Saint-Augustin proclamée Bienheureuse par Jean Paul II.

Catherine de Longpré, le née 3 mai 1632 et décédée le 8 mai 1668, appelée mère Marie-Catherine de Saint-Augustin, est une religieuse française qui dévoue sa vie entière à l'évangélisation du Canada.

Entrée chez les Augustines de Bayeux en 1646, elle part vers le Canada le 16 août 1648. Ayant attrapé la peste pendant le voyage, elle guérit miraculeusement suite à une intercession de la Vierge Marie. Infirmière, économe, maîtresse des novices, directrice de l'Hôtel-Dieu de Québec, elle se voue entièrement aux malades et les gens appauvris. Elle meurt le 8 mai 1668 à l'Hôtel-Dieu de Québec de la tuberculose. Jean-Paul II la proclame vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989. Elle est fêtée le 8 mai.

Posté le 23 avril 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2015

Le génocide arménien n'a jamais été autant d'actualité

De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités, à propos du génocide arménien :

"[...] Ce fut le premier acte du premier génocide « scientifique » du XXe siècle, qui causa environ 1,5 million de morts, non seulement dans la population arménienne, mais dans l’ensemble des populations chrétiennes de l’empire ottoman. Ce sinistre anniversaire n’est pas seulement un douloureux, mais lointain, souvenir. Il n’a jamais été autant d’actualité. Tout d’abord, il faut rappeler que tous les génocidaires du XXe siècle (du massacre des Juifs par le IIIe Reich à l’orchestration de la famine en Ukraine par Staline ou l’enfer sur terre que déchaînèrent les khmers rouges ou les fanatiques de la machette au Rwanda) ont admiré l’oeuvre des Jeunes Turcs et ont constaté que la « communauté internationale » disposait d’une admirable complaisance envers les assassins et d’une non moins admirable capacité d’oubli. Ainsi, on raconte qu’Hitler répondit laconiquement à ses conseillers qui s’inquiétaient des conséquences diplomatiques de l’extermination des Juifs : « Qui se souvient du génocide arménien ? »

De fait, cent ans plus tard, non seulement le génocide arménien n’est plus qu’un petit paragraphe dans les livres d’histoire, mais le fait d’en parler est toujours passible de peine de prison en Turquie. Et, encore tout récemment, des hiérarques du régime islamiste d’Ankara ont honoré des bourreaux de 1915. Sans souhaiter à ce pays de connaître les délires de repentance qui se pratiquent chez nous, on pourrait considérer au moins comme légitime de se souvenir et de ne pas insulter quotidiennement la mémoire des victimes. Il est vrai que nous, Français, sommes assez mal placés pour faire la leçon aux Turcs. Les génocides modernes ont trouvé leur modèle, bien avant le génocide arménien, dans la Terreur de 1793. Les Jeunes Turcs ne cachaient d’ailleurs par leur admiration pour nos « grands ancêtres ». Et, chez nous, les lois d’extermination de la Vendée – qui ont été votées dans les formes légales par la Convention – n’ont jamais été abrogées. Sans doute les sbires de François Hollande estiment-ils que les « valeurs républicaines » sont trop intimement liées au terrorisme (au moins intellectuel) pour oser toucher à ce monstre sacré qu’est « l’admirable » oeuvre législative de la Convention ! À ma connaissance, seul Bruno Retailleau, président du conseil général de la Vendée, a proposé d’abroger ces lois génocidaires. Proposition vite enterrée…

Non, décidément, les génocides modernes ne sont pas un simple point d’histoire. Ils sont tellement liés au « progressisme » de la gauche radicale que nul, pas même à droite, n’ose les dénoncer trop fortement. Un autre point, massif, rattache l’actualité à ce centenaire du génocide arménien. Les derniers chrétiens de l’ancien empire ottoman sont actuellement assassinés ou expulsés par les gentils « rebelles modérés » de l’État Islamique, dans l’indifférence bovine des pays occidentaux. [...]

En somme, c’est le génocide arménien et assyro-chaldéen qui se poursuit. Qui n’a jamais été interrompu que par la force militaire des pays occidentaux. Et qui a été formidablement encouragé par l’immense chaos que lesdits pays occidentaux ont mis dans l’ancien empire ottoman, depuis le traité de Sèvres de 1920 jusqu’à l’absurde intervention en Libye."

Posté le 22 avril 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

Pèlerinage sur les traces de la Servante de Dieu l’Impératrice Zita

Pèlerinage en Bavière-Autriche-Suisse (PDF) prévu pour 38 personnes.

L’Abbé Cyrille Debris organise de nombreux pèlerinages, souvent ces dernières années (mais pas exclusivement) sur le thème de la découverte de la Servante de Dieu Zita et du Bx. Empereur Charles son époux, dans les anciennes provinces (Kronländer) de la double monarchie des Habsbourg.

Cette année, M. l'Abbé Cyrille Debris vous propose une nouvelle destination : l’Europe centrale de Munich à Zürich, correspondant à 4 pays (Allemagne du Sud : Bavière ; Autriche : Tyrol et Vorarlberg ; principauté de Liechtenstein ; Suisse centrale et du Nord-Est). Le thème en est double : sur les traces de la Servante de Dieu Zita, Impératrice d’Autriche et Reine apostolique de Hongrie et sur celles du Pape émérite Benoît XVI.

Merci de cliquer sur chaque lien ci-dessous pour obtenir davantage d'informations :

Inscriptions ouvertes jusqu'au 30 avril.

Posté le 22 avril 2015 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril : Commémoration du génocide arménien à Lyon

À la suite de l’office religieux, qui sera célébré en l’Eglise apostolique arménienne Saint-Jacques, 295 rue André Philip à Lyon dans le 3ème arrondissement, un rassemblement se tiendra à cet endroit à 15 heures 30.

Un cortège se rendra ensuite place Bellecour dans le 2ème arrondissement.

Un dépôt de gerbe aura lieu devant le mémorial lyonnais du génocide des Arméniens à 17 heures.

Une minute de silence sera observée avant les allocutions des autorités et des représentants du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France.

La cérémonie sera ponctuée d’intermèdes musicaux.

Posté le 22 avril 2015 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 22 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 22 avril 296 : décès du pape Caius.

Saint Caïus, né en Dalmatie, évêque de Rome du 12 décembre 283 à sa mort le 22 avril 296 comme martyr. Il fait partie des 33 premiers papes qui donnent leur vie pour témoigner de leur foi.

  • le 22 avril 536 : décès du pape Agapet Ier.

Agapet 1er est un pape canonisé qui toutefois est peu connu.

  • le 22 avril 1073 : élection du pape Grégoire VII.

Hildebrand, moine toscan de 50 ans, conseiller de plusieurs papes, devient pape à son tour sous le nom de Grégoire VII.

Son pontificat est marqué par la réforme grégorienne et la querelle des investitures qui ont accru considérablement le pouvoir de la papauté. Le pape n'est plus soumis à l'empereur, et le Saint-Siège se retrouve à la tête d'États vassaux qui lui versent un cens annuel : les principautés normandes d'Italie du sud, le comté de la marche d'Espagne au sud de la France, le comté du Viennois en Provence, et les principautés situées à l'est, dans les régions des côtes dalmates, en Hongrie et en Pologne.

  • le 22 avril 1370 : pose de la première pierre de la forteresse de la Bastille.

La Bastille était une forteresse élevée sur l'actuelle place de la Bastille à Paris. Sa fonction initiale est de défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l'est de Paris devenus plus vulnérables. C'est alors un véritable château-fort et un arsenal, où ses fossés ont huit mètres de profondeur. Sa construction s'étend de 1370 à 1383. Par la suite, elle sert également de prison d'Etat sous le règne de Louis XI ainsi que de coffre-fort et lieu de réception sous celui de François 1er.

Le cardinal de Richelieu la transforme en prison d'État. C'est une prison plutôt confortable pour les personnes de qualité (nobles, grands bourgeois) qui disposent de grandes pièces avec repas fins et d'un domestique. Quand elle est prise d'assaut, le 14 juillet 1789, par des émeutiers, payés par le duc d'Orléans, c'est dû à la bêtise et la faiblesse du gouverneur de Launay ; lequel finit la tête sur une pique. On y trouve 4 escrocs et 3 fous. Même Sade n'y est plus. Comme symbole de « l'arbitraire royal » on peut trouver mieux ! Elle est démolie à partir du 16 juillet 1789 par un entrepreneur privé.

  • le 22 avril 1541 : Saint Ignace de Loyola est élu "Supérieur Général" de la Compagnie de Jésus.

A l'issue Saint Ignace de Loyola et ses compagnons font profession de foi à St Paul-hors les murs, à Rome.

  • le 22 avril 1643 : le Roi Louis XIII reçoit le viatique.
  • le 22 avril 1757 : la Société royale des Sciences et des Arts de Metz est fondée.
  • le 22 avril 1793 : les Républicains de Gauvilliers sont écrasés par Bonchamps à Beaupréau.

Ils laissent plus de 1000 Bleus sur le terrain.

  • le 22 avril  1915 : première utilisation de gaz asphyxiants.

C'est à Ypres en Belgique que les Allemands utilisent une nouvelle arme: des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés utilisent au début de lunettes et de tampons, puis des masques respiratoires. Cette arme toxique, mal maîtrisée car dépendant des vents se retourne de nombreuses fois contre ses utilisateurs. Elle tue près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Elle avait été interdite par la déclaration de la Haye de 1899, puis plus récemment par le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

une attaque au gaz

  • le 22 avril  1961 : Putsch d'Alger.

Le général Challe s'adresse à l'armée française à la radio d'Alger, lui enjoignant de ne plus suivre les ordres du gouvernement. La population d'Alger apprend par un message lu à la radio que "l'armée a pris le contrôle de l'Algérie et du Sahara". Des parachutistes marchent sur Alger, s'emparent de l'hôtel de ville et du dépôt d'armes.

«Je suis à Alger avec ZELLER et JOUHAUD et en liaison avec le Général SALAN, pour tenir notre serment, le serment de l'armée de garder l'Algérie, pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d'abandon s'apprête à livrer les départements d'Algérie à la rébellion. Voulez-vous que Mers-El-Kébir et Alger soient demain des bases soviétiques ? Je sais quels sont votre courage, votre fierté et votre discipline. L'armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n'auront pas d'autre but.»

Le conseil des ministres institue l'état d'urgence et décide de déférer à la Justice militaire les chefs de la mutinerie. A Paris, la police arrête le général Faure, 6 autres officiers plus quelques civils.

Au soir du 22 avril, CHALLE dispose des forces suivantes :

  • A ALGER: du 1er REP, commandés par le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc ; du 1er REC, commandés par le colonel de La Chapelle ; du 5ème REI, commandés par le commandant Camelin ; du 2ème REP, entraînés par leurs capitaines et leur commandant ; des 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs parachutistes des colonels Lecomte et Masselot; du groupement de commandos de parachutistes du commandant Robin ; du commando de l'air du Lieutenant-colonel Émery.
  • A ORAN : des 2ème et 5 ème RCI, de la 13ème DBLE, du 1er CUIRASSIERS et 6ème RCA stationné à Mostaganem.
  • A CONSTANTIN : des 9ème RCP du Colonel Brechignac, 13ème DRAGONS, 2ème et 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbinet.

Les unités qui rallieront le mouvement ensuite sont:

  • le 27ème Dragons du Colonel Puga ;
  • le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens ;
  • le 1er Régiment d'Infanterie de Marine du Commandant Lousteau ;
  • le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir ;
  • le 94ème RI du Colonel Parizot ;
  • le 1er RCP du Colonel Plassard ; 
  • la harka du Commandant Guizien, basée à Edgar-Quinet, village situé au pied de l'Aurès. (Au lendemain du cessez-le-feu, un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.)

« L'Honneur est-il dans l'obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d'abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J'ai choisi selon ma conscience. J'ai accepté de tout perdre, et j'ai tout  perdu. […] Je connais des réussites qui me font vomir. J'ai échoué, mais l'homme au fond de moi a été vivifié ». (Hélie Denoix de Saint-Marc, dans L'aventure et l'espérance)

Posté le 22 avril 2015 à 06h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 avril 2015

Cet ignare de François Fillon

Voilà ce que l'ancien Premier ministre a osé twitter :

En 1940, l'URSS était alliée d'Adolf Hitler et en France, les communistes sabotaient les usines d'armement avant l'armistice et, au lendemain de l'armistice ils demandaient aux nazis le droit de faire paraître L'Humanité.

Ce n’est que le 22 juin 1941, lorsque l’Allemagne lance l’opération Barbossa destinée à envahir l’URSS, que ce pacte germano-soviétique prend fin.

Add : François Fillon vient de supprimer son tweet. Copie :

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Posté le 21 avril 2015 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Marthe Robin ?

Un dossier présentant une guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Marthe Robin (1902-1981) a été déposé à Rome. Le P. Bernard Peyrous, postulateur de la cause de béatification, indique :

"[...] C’est une femme qui a eu une influence énorme, qui a donné sa vie pour le renouvellement de l’Église. Je vois en elle la sainte patronne de la Nouvelle Évangélisation.

Comment peut-elle toucher, aujourd’hui, les personnes fragiles, malades, en fin de vie ?

C’est le plus important. Marthe Robin a eu une vie humaine perdue. Malade dès l’âge de 6 ans, grabataire à 18 ans, elle a passé 53 ans dans son lit, souffrant affreusement d’une encéphalite qu’à l’époque on ne pouvait ni soigner, ni soulager. Elle représente ce que le monde actuel rejette : aujourd’hui l’euthanasie aurait sans doute été proposée. Or son évolution spirituelle, puisqu’il s’agit bien de ça, liée à la découverte de la Passion du Christ et de son amour donné jusqu’au bout provoque en elle un véritable retournement. À partir d’une vie inutile, elle devient l’une des femmes les plus influentes en France. Elle incarne parfaitement le Magnificat : les pauvres, les inutiles, ceux qui n’ont pas de place dans la société sont bénis par Dieu. Son témoignage est extrêmement fort. Il triomphe de la faiblesse. Le chemin de Marthe Robin montre qu’il n’y a pas d’explication à la vie humaine en dehors du Christ. C’est lui qui apporte une lumière qui transforme toute situation. Au nom de la vie donnée par le Christ : il y a toujours une espérance, aucune vie n’est perdue. Marthe Robin en est une démonstration aveuglante. [...]

Posté le 21 avril 2015 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 21 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 21 avril 1073 : décès du pape Alexandre II.

Anselme de Lucques est élu pape le 30 septembre 1061 sous le nom d'Alexandre II à la mort de Nicolas II. L'impératrice Agnès, régente pour son jeune fils Henri IV, fait élire en l'absence de tout cardinal, un antipape, qui prend le nom d'Honorius II. Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme. Il appuie Guillaume le Conquérant dans la conquête de l'Angleterre en lui fournissant un étendard consacré ainsi que des reliques sacrées. Il refuse d'autoriser le divorce de l'empereur Henri IV et le force à reprendre sa femme, Berthe de Saxe. En 1063, il soutient la Reconquista espagnole.

  • le 21 avril 1146 : concile de Chartres.

Cette assemblée est convoquée à l'occasion de la deuxième croisade. Pierre le Vénérable est invité à y assister par saint Bernard, mais il ne put s'y rendre. (cf. la chronique du 31 mars).

  • le 21 avril 1407 : convention entre l'anti pape Benoît XIII et le pape Grégoire XII.

L'objectif de cette convention est d'organiser une rencontre entre Benoît XIII, et Grégoire XII à Savone, en vue de régler le Grand schisme d'Occident. Mais la rencontre n'a finalement pas lieu.

  • le 21 avril 1643 : Louis-Dieudonné est baptisé à la Sainte-Chapelle de St-Germain-en-Laye.

Le Dauphin est âgé de 5 ans. Pour la cérémonie, la chapelle du château étant trop petite c'est la cour du vieux château qui est choisie. Charles Le Brun est chargé de faire de la cour un immense théâtre. 15 jours sont nécessaires pour monter des amphithéâtres pour le public et deux grandes tribunes avec un grand voile bleu parsemé de fleurs de lys qui recouvre l'intégralité de la cour. Le cardinal Jules Mazarin est le parrain, la princesse de Condé (Charlotte-Marguerite de Montmorency) est la marraine.

Peinture Joseph Christophe 

Baptême du Dauphin dans la cour intérieure décorée

du château de Saint-Germain-en-Laye

  • le 21 avril 1699: décès de Jean Racine, écrivain français.

Né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon, Jean Racine est un célèbre poète, auteur de nombreuses tragédies classiques, membre de l'Académie française. Il est considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l'un des deux plus grands dramaturges classiques français. Le succès de sa pièce "Andromaque" lui assure la célébrité. Il écrit aussi : "Britannicus", "Bérénice", "Mithridate", "Iphigénie en Aulide" et "Phèdre". Il est aussi l'auteur d'une comédie, peu connue : "Les Plaideurs".

 

  • le 21 avril 1918 : décès du Baron rouge, à 25 ans.

Manfred von Richtofen, l'as de l'aviation allemande, est abattu à Vaux-sur-Somme en Picardie. Surnommé « le baron rouge » parce qu'il porte le titre de Baron et que son avion, un Fokker DR.I triplan, est peint en rouge, Manfred von Richtofen compte alors 78 victoires en combat. C'est un canadien, le capitaine canadien Roy Brown, qui l'aurait abattu depuis le sol.

  • le 21 avril 1928 : Aristide Briand présente un projet de traité mettant la guerre hors-la-loi.

Sans commentaire ! Ce projet amène au pacte Briand-Kellogg et 11 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale.

  • le 21 avril 1944 : le droit de vote est accordé aux femmes en France.

Enfin ! Quand on sait qu'au Moyen Age et sous la Monarchie elles en jouissaient déjà. Il suffit de relire Jean Sévillia dans Historiquement correct (éditions Perrin, p. 22).

"On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu'elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote." Pour ceux que cela intéresse l'étude de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, (éditions Stock) montre combien la position des femmes en France, sous l'influence de l'Eglise catholique est bien plus enviable qu'après la Renaissance. Voir la chronique du 23 avril.

Par ailleurs, il faut rappeler que si ce droit leur est accordé si tardivement c'est parce que la gauche et les républicains anticléricaux de la III république refusaient de le leur accorder. Plusieurs élus catholiques voient ainsi leur proposition de loi rejetée par les républicains. Pour eux, les femmes sont sous l'emprise de l'autorité de l'Eglise catholique, alors que depuis la révolution les républicains veulent en éradiquer toute trace en France. Voir la chronique du 29 avril.

  • le21 avril 1944 : les Miliciens attaquent le maquis du Vercors.
  • le 21 avril 1961 : Putsch des généraux à Alger.

4 généraux Challe, Zeller, Jouhaud et Salan prennent le pouvoir à Alger afin de s'opposer à la politique de la métropole où malgré la victoire militaire sur le terrain l'autorité politique a décidé de brader sans condition l'Algérie, les Français et les Algériens fidèles à la France. De Gaulle assiste à une présentation de "Britannicus" à la Comédie-Française où le rejoignent le préfet de police de Paris, Papon, et le directeur de la Sûreté nationale.

  • le 21 avril 1997 : Jacques Chirac annonce qu'il dissout l'Assemblée nationale.
  • le 21 avril 2002 : résultats du premier tour des présidentielles.

Jacques Chirac (20%) et Jean-Marie Le Pen (17%) vont se retrouver au second tour, à l'issue du 1er tour des présidentielles, contre Lionel Jospin (16%) et François Bayrou (7%).

Posté le 21 avril 2015 à 06h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

20 avril 2015

21 avril : conférence sur l'impératrice Zita à Rouen

Mardi 21 avril :

  • à 18h, messe du Bx. Charles d’Autriche à St. Thomas de Cantorbéry de Mont-Saint-Aignan (à droite de la clinique du Belvédère, rue Pasteur) accompagnée par le chœur St. Rémi de Dieppe et Lionel Coulon, organiste des grandes orgues de la cathédrale de Rouen
  • à 19h30, conférence de M. l'Abbé Cyrille Debris, 1er Postulateur de la cause de béatification de l'Impératrice Zita, sur le thème « le surnaturel dans la vie de l’Impératrice Zita d’Autriche », prochain livre de l’auteur au Cottage de l’Orée Verte, 2180 Chemin de la Bretèque, 76230 Bois-Guillaume

L’Impératrice Zita d’Autriche (1892-1989) était une femme à la foi profonde et véritablement catholique, c’est-à-dire adhérant à l’intégralité du mystère de la foi. Comme telle, elle savait pertinemment que le monde visible dans lequel nous vivons (l’ici-bas) ne recouvre qu’une partie de la réalité (infime, même ?). Tout croyant sait que le monde invisible (l’au-delà) n’en est pas moins réel. Ce monde invisible recouvre trois sphères correspondant globalement aux trois possibilités pour l’au-delà : le Paradis et son antichambre, le Purgatoire (ultime temps de purification avant de paraître devant Dieu si les épreuves et actes d’amour d’ici-bas n’ont pas suffi) et l’Enfer.

L’Église catholique, par l’étude des ‘signes’ et des miracles pour les causes de béatification et canonisation, reconnaît clairement que des phénomènes surnaturels font partie de la vie des saints : qu’il s’agisse de l’apparition des stigmates du Christ sur certains, de dons de prophétie, de bilocation, de guérisons. Même quelquefois, des défunts qu’on suppose saints (admis au Paradis, purifiés), interviennent pour éviter à leur famille des accidents.

Certains ne sont pas encore admis au Paradis et doivent encore passer par un temps de purification. Ces âmes peuvent alors se rappeler aux vivants (revenants) pour implorer un secours sous la forme de prières et d’offrande de messes afin d’atteindre enfin le repos éternel en Dieu.

Enfin, l’Église, par la pratique des exorcismes, n’ignore pas que le monde invisible ne se limite pas aux forces du bien (le Seigneur Jésus, la Vierge Marie, les saints et les anges) mais qu’un réel pouvoir d’intervention et pour tout dire de nuisance est aussi concédé aux démons, voire à des âmes damnées, dans des cas d’infestations diaboliques, de possession. Certaines pratiques réprouvées par l’Église, comme le spiritisme ou l’adhésion à des mouvements sectaires comme la franc-maçonnerie en étant parfois l’une des portes d’entrée.

Sur ce dernier point, l’Impératrice avait une vive conscience que la vie était un combat spirituel : qu’il fallait choisir, comme le dirait le pape François, sous quel étendard on désire servir : celui du Christ ou celui de Lucifer puisqu’il n’y a pas de troisième voie. Elle avait éprouvé dans sa chair la vérité de cette phrase « Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous » (Eph 6, 12). Mais elle savait aussi qu’au travers de ces épreuves si douloureuses, la Divine Providence veillait sur sa famille et sur elle.

Au début des années 1950, avec l’aide des siens, l’Impératrice a recueilli un grand nombre d’exemples d’interventions surnaturelles dans sa propre vie ou celle de sa famille, de personnes proches ou de connaissances nettement plus éloignées. Elle a composé un recueil en allemand « Allerlei und Anderes » (de choses et d’autres) qu’elle avait envisagé de publier, au moins à l’intérieur de sa famille vu la formalisation de son travail. Ce sera l’objet de la présentation.

Posté le 20 avril 2015 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril 1233 : création de l'Inquisition par la bulle Ille humani generis.

L'Inquisition est un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l'héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu'est l'Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n'ont rien en commun. Cette dernière est une institution d'Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d'ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie, comme Robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière, méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l'époque qui ne s'embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l'Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l'époque l'hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l'Inquisition existent encore aujourd'hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l'extinction de l'hérésie l'inquisition perd sa raison d'être et la justice d'Etat prend le pas. Ce n'est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s'installe d'abord à Carpentras. Clément V est passé dans l'histoire pour avoir ordonné la suppression de l'ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : premier départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d'armer navires et équipages aux frais du souverain.

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.

  • le 20 avril 1744 : bataille de Villafranca, (aujourd'hui Villefranche-sur-Mer).

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, la France et l'Espagne sont opposées aux Britanniques et aux Sardes. Le 1er avril, les armées franco-espagnoles traversent le Var, en vue de s'emparer du comté de Nice, et doivent livrer bataille à Villafranca. Deux jours après la bataille, les Anglo-Sardes quittent la ville à cause de leurs trop grandes pertes humaines. Les Franco-espagnols s'emparent du comté du Nice, qui va passer de main en main jusqu'à 1859 date de la seconde annexion française.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l'Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l'organisation générale de l'instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l'enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche.

Contraint par l'Assemblée, affaibli par l'échec de la fuite de Varennes de juin 1791, le Roi signe la déclaration de guerre à l'Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n'est signé que par une poignée d'officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu'il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Pierre Robinault de Saint-Régeant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides.

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L'empereur part pour l'île d'Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L'Eglise catholique a recouvré le droit d'enseigner, l'élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d'un vol dans une Eglise ou de la profanation des hosties, un sacrilège. La loi humaine se met en accord avec la loi divine.

  • le 20 avril 1828: l'explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l'Occident. C'est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens, qu'il se lance dans l'expédition. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l'académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertit à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Le pape y résume et rappelle toutes les condamnations de la maçonnerie faites par ses prédécesseurs.

Dans L'Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l'encyclique en 1913:

« Nous n'avons rien d'aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu'elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s'agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l'exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C'est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d'égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables, et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'État, même malgré eux... En outre, l'État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 

« Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l'Espagne et l'Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l'armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l'Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s'exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu'ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d'État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s'enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l'on tient tant à se cacher, c'est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d'excommunication, aux fidèles de s'agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général Boulanger a décidé de lancer l'espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1948 : au fort de Montrouge, exécution de Jean Bassompierre.

Condamné à mort le 17 janvier précédent, les souvenirs de Bassompierre, ont été rassemblés sous le titre de Frères ennemis. Extraits :

« À l'heure où j'écris ces lignes, je suis condamné à mort […]. Contre le mur, au-dessus de ma table, j'ai épinglé la photographie de la mignonne petite Maryvonne, ma filleule chérie, la fille de mon jeune frère Henri, mort pour la France. […] La vie continue, la vie triomphe de la mort, et la mort elle-même n'est qu'un passage vers la vie plus totale, plus heureuse. Je salue ce mois de mars avec joie, car c'est le mois du renouveau du printemps et celui de Pâques. Ce sera peut-être aussi pour moi celui de ma modeste « Passion » ou de ma « Résurrection ». « Que votre volonté soit faite, Seigneur, et non la mienne ! »

En attendant, grâce à Dieu et aux chaudes affections qui m'entourent, je reste confiant et serein ; jamais ma conscience ne s'est sentie aussi légère que depuis que des fers barbares alourdissent mon corps. Je profite de ces heures de loisir pour réfléchir et méditer. (p.175-177) 

Les dernières lignes :

« Je ne sais ce que l'avenir me réserve. Si Dieu me prête vie, je souhaite ne pas me laisser absorber par une vaine idéologie, mais au contraire, me consacrer aux réalités de chair et de sang : fonder un foyer, élever mes enfants, faire du bien à mon prochain, c'est-à-dire à celui que la Providence a placé à mes côtés, quel qu'il soit : aujourd'hui, mes camarades de chaîne, demain ma famille, mes amis, mes compagnons de travail, etc. Si j'étais appelé à mener quelque action collective, je m'efforcerais de la placer constamment sous le regard de Dieu, en me souvenant que la meilleure façon de faire rayonner son idéal n'est pas de le prêcher, mais d'abord de le vivre soi-même, d'être un exemple pour autrui. [...]

Je vous en supplie, mes amis si chers, mes frères d'armes, voyons nos défauts avant de voir ceux des autres. Réformons-nous avant de vouloir réformer la société. Et surtout, sachons une fois pour toutes que l'on construit dans l'Amour, non dans la Haine. Soyons semblables aux bâtisseurs de cathédrales. Retrouvons notre enthousiasme, notre Foi, ce magnifique élan et cet esprit de sacrifice que furent ceux des premiers S.O.L., ces vrais chevaliers des temps modernes. Les événements les ont dispersés sur les fronts extérieurs de Russie ou d'Afrique et sur les fronts intérieurs antagonistes. Ils n'en étaient pas moins faits de la même pâte, animés des mêmes sentiments, des mêmes aspirations et du même amour de leur sol, rêvant d'une France régénérée et glorieuse. Malgré l'atroce tragédie qui les a parfois opposés, non, mille fois non, eux non plus n'étaient pas des frères ennemis !

Depuis que j'ai écrit la première partie de ces souvenirs, la liste de nos morts s'est encore allongée. Je suis témoin qu'ils nous ont légué en partant des consignes d'amour et de pardon, celles que je vous léguerais à mon tour si je devais entreprendre le grand voyage…

Par conséquent, pas de basse vengeance personnelle, pas de contre-épuration généralisée, aveugle et sectaire ! Vous avez atrocement souffert ; c'est une raison de plus pour ne pas faire souffrir vos frères, même vos ennemis. Il faut d'urgence vider les prisons et les camps politiques. Mais gardons-nous de les remplir encore une fois, de faire de nouveaux opprimés et de nouveaux martyrs !

Que ceux d'entre nous qui ne se sentent pas capables de pardonner s'abstiennent au moins de nuire. Quant à ceux qui étouffent dans notre étroite et mesquine Europe, qu'ils gagnent ce qui reste de nos colonies ou même d'autres pays neufs. On peut se rendre utile partout sur ce globe, sans pour cela renier sa patrie.

Où que nous vivions, montrons au contraire qu'il y a encore des Français de bonne race à l'âme noble et généreuse, dignes descendants de nos chevaliers et dignes enfants de celle qui fut – et que je souhaite voir redevenir – la fille aînée de l'Église ! "(p.230-232) »

Fresnes, mars 1948.

CAM n°13237, cellule 52.

Un des frères de Jean Bassompierre, Henri, aviateur dans les Forces Françaises Libres, a trouvé la mort en 1945 au cours d'une mission en Alsace. Commentaire du P. Bruckberger dans Nous n'irons plus au bois, (p.91) :

"[Les parents de France] sont également informés que, s'ils ont deux fils et qu'il leur arrive par malheur d'en perdre glorieusement un à la guerre, il se peut qu'en surplus on leur fusille un jour le second. Charmante patrie !"

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l'évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Posté le 20 avril 2015 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

18 avril 2015

C’est arrivé un 18 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 18 avril 1349 : Montpellier devient française.

Jacques III, dernier roi indépendant de Majorque, destitué en 1344, revend, pour 120.000 écus les villes de Montpellier et de Lattes à la France pour pouvoir reconstituer une armée et poursuivre sa lutte contre Pierre IV d'Aragon. Certains placent ce rachat en mai 1349. Il semblerait que l'acte de vente est signé le 18 avril 1349 à Montaut, près de Villeneuve-lès-Avignon et que l'entrée des Français date du 19 mai suivant.

  • le 18 avril 1498 : début des obsèques du Roi Charles VIII.

Le corps du Roi quitte le château d'Amboise, avec une procession de 1000 personnes transportant le cercueil pour l'abbaye de St-Denis.

  • le 18 avril 1506 : début de la construction de l'actuelle Basilique Saint Pierre de Rome sous le règne de Jules II.

En présence de 35 cardinaux, le pape Jules II, alors âgé de 63 ans, descend dans les fondations de la basilique Saint-Pierre de Rome pour bénir la première pierre de l'édifice dont il a décidé la reconstruction. La basilique est consacrée en 1626 par le pape Urbain VI, mais les travaux s'achèvent en 1666, avec la place bordée de 284 colonnes. Les plus grands artistes de ce siècle y ont travaillé : Bramante, Giuliano de san Gallo, Fra Giocondo, Raphaël, Antonio de san Gallo, Baldassone Peruzzi, Michel Ange, Giacomo della Porta, Carlo Maderna… (Cf. les chroniques du 21 février.)

  • le 18 avril 1552 : le Roi Henri II fait son entrée solennelle dans Metz, par la porte Serpenoise, sous un dais de drap d'or.

Le Roi de France commence son « voyage d'Allemagne », la Lorraine et les Trois-Evêchés (Toul, Metz et Verdun), deviennent français. Mais Charles Quint lance une contre-offensive sur Metz (voir la chronique du 8 décembre sur Ambroise Paré et le siège de Metz). Cependant la ville, défendue par François de Guise, lui résiste.

Entrée d'Henri II dans la ville par la porte Serpenoise, musée de Metz, par Auguste Migette.

  • le 18 avril 1574 : début du siège de Saint-Lô.

Après la Saint-Barthélemy, alors que les huguenots ont déjà promis aux Anglais une partie du Royaume en échange d'une intervention militaire en France, Montgommery et Colombières s'y sont enfermés, après leur débarquement avec l'appui des Anglais à Linverville près de Coutances.

  • le 18 avril 1608 : Troisième voyage de Samuel de Champlain vers la Nouvelle-France.

Il arrive à Tadoussac le 3 juin.

  • le 18 avril 1651: Louis XIV se rend pour la première fois au Château de Versailles, simple relais de chasse.
  • le 18 avril 1756: les Français débarquent à Minorque, en dépit des obstacles semés par les Anglais dans le port.

Les compagnies de la mer, actuelles Troupes de Marine, s'emparent de l'ile de Minorque suite à une audacieuse manœuvre amphibie. Le 23 avril, après un débarquement surprise réussi et la conquête de Mahon, les Français laissent fuir les quelques navires de guerre anglais se trouvant dans le port et y trouvent aussi 10 navires marchands français capturés par ceux-ci et retenus prisonniers depuis 5 mois. Le 20 mai après une bataille navale où la Royale repousse victorieusement la Navy, la situation de la citadelle où se sont réfugiées plus de 3000 Anglais est désespérée. Le 27 juin les Français prennent une partie de la citadelle d'assaut. Le 29 juin la reddition anglaise est signée.

Siège et prise du fort Saint Philippe, Château de Versailles

  • le 18 avril 1781 : bataille de Porto Praya, victoire navale française.

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre d'indépendance de l'Amérique, entre les marines française et anglaise, près des iles du Cap-Vert.

Les Français obtiennent une victoire stratégique car le Bailli de Suffren arrive au Cap de Bonne Espérance avant l'Anglais Johnstone et renforce ainsi la garnison hollandaise, avec 500 soldats français, avant de continuer la route vers l'île de France. Cela lui permet de maintenir ouverte la route de l'océan Indien. Ce succès vaut aussi à Suffren d'être fait chef d'escadre, titre qui lui avait été refusé l'année précédente.

Bataille de Porto Praya, par Pierre-Julien Gilbert

  • le 18 avril 1791 : Louis XVI ne peut fêter Pâques comme il le désire.

A la sortie des Tuileries, la foule empêche le Roi Louis XVI de partir pour St-Cloud faire ses pâques et se confesser chez un prêtre réfractaire, ce qui le décide à la fuite et à rejoindre les unités commandées par de Bouillé, à Montmédy.

  • le 18 avril 1797 : victoire française de Neuwied, la France conquiert la rive droite du Rhin.

Le général Lazare Hoche, après avoir relevé le général Jourdan à la tête de l'Armée de Sambre-et-Meuse, lance des opérations sur le Rhin contre les forces autrichiennes, qui vont compter la perte de 3000 tués, 7000 prisonniers, 27 canons et 7 drapeaux.

 

 

  • le 18 avril 1909 : béatification de Jeanne d'Arc par Pie X.

Née le 6 janvier 1412, à Domrémy, de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, Jeanne est d'une famille de 5 enfants. Dès l'âge de 13 ans, elle entend les voix de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, alors qu'elle garde ses brebis. La France est alors en partie aux mains des Anglais, alliés des Bourguignons, le Dauphin du Royaume de France, futur Charles VII, n'est que le «roi de Bourges», doutant de sa légitimité.

En mai 1428, les voix de Jeanne lui commandent d'aller trouver le Dauphin Charles, de le faire sacrer à Reims et de l'aider à libérer le Royaume de France de l'occupation anglaise. Dès lors le miracle se produit. Son oncle la conduit chez le sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs. De là, elle se rend à Chinon, où se trouve le Dauphin qu'elle rencontre. Il lui confie sa modeste armée. Le 28 mars, à la demande du Dauphin, elle est examinée par des théologiens à Poitiers qui ne trouvent rien à dire sur son orthodoxie. Elle quitte Blois et délivre Orléans le 8 mai, puis Tours, Loches, Beaugency, Patay. Elle arrive à Auxerre le 1er juillet et entre dans Troyes le 10. La route de Reims est désormais libre ; elle obtient du Dauphin, qu'il s'y fasse couronner le 17 juillet 1429, sous le nom de Charles VII. La France retrouve alors son Roi. Mais la guerre continue. Le 22 juillet, elle prend Soissons, puis Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, Provins. Le 29 décembre, elle est anoblie par Charles VII pour les services rendus au Royaume.

Mais sa mission n'est pas terminée, après l'épopée vient le calvaire : le 23 mai 1430, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne qui la livrent le 14 juillet, contre une rançon de 10.000 francs or, à l'évêque de Beauvais, Cauchon, qui la réclame au nom du roi d'Angleterre, car elle a été prise sur son diocèse. Elle est emmenée à Rouen où Cauchon et une quarantaine de clercs, acquis à la cause de l'Angleterre, la condamnent comme :

« menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique» au terme d'un procès «le plus infâme qui ait épouvanté les hommes depuis le procès ineffable de Notre Seigneur Jésus-Christ». (Léon Bloy)

Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 24 mai 1431 en pressant un crucifix sur son cœur. Les Anglais dispersent son cœur et ses cendres dans la Seine. A la demande de sa famille, son procès est révisé 25 ans plus tard; en 1456, Jeanne est réhabilitée. En 1874, s'ouvre son procès de canonisation. Elle est béatifiée en 1909, par saint Pie X, canonisée en 1920, par Benoît XV, et proclamée patronne secondaire de la France.

« Sainte Jeanne d'Arc tu es morte en criant : « Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus ». Six fois, tu crias son nom comme pour le récompenser des cent vingt jours où tu libéras la France.

 Jeanne aide-nous à vivre de la liberté de l'Évangile afin que nous ne soyons esclaves de personne et que les peuples, les nations, et toutes les langues proclament que Jésus est Seigneur ! « Prière de Mgr. Aubry (1991)

Extrait du tome 1 du livre des Bannières

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret de Béatification de Jeanne d'Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d'Orléans :

"Vous devez dire aux Français qu¹ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d'Israël : Personne ne s'est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s'éloigne de Dieu".

(Tirés des Actes de S.S. Pie X Tome V p. 205)

L'imposant livre publié sous la direction de Mgr Touchet, évêque d'Orléans, édité après les fêtes de la béatification de Jehanne d'Arc en 1909, confirme ce texte. On découvre à la page 57 une remarque étonnante de cet évêque à propos du comportement de saint Pie X lors de ce discours. A notre connaissance, c'est la seule fois où des témoins tiennent à souligner un tel comportement dans la vie de saint Pie X. Citons Mgr Touchet :

« ...mais il importe peu de notre discours. Ce qui importe à votre attention religieuse, c'est celui que Sa Sainteté daigna nous adresser. Le pape, qui est admirablement éloquent, le prononça d'ailleurs avec une vigueur et une majesté qui ne sortiront jamais de notre mémoire. »

« ...De nos jours, plus que jamais, la force principale des mauvais, c'est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens».

...Aussi à votre retour, vénérable frère, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Eglise, qui est pour eux tous une mère très tendre, comme elle l'a été de vos pères.

Vous direz qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : «VIVE LE CHRIST QUI EST ROY DES FRANCS !»

«A CE TITRE SEULEMENT LA FRANCE EST GRANDE PARMI LES NATIONS ; À CETTE CLAUSE DIEU LA PROTÉGERA ET LA FERA LIBRE ET GLORIEUSE ; À CETTE CONDITION ON POURRA LUI APPLIQUER CE QUI, DANS LES LIVRES SAINTS, EST DIT D'ISRAËL : «QUE PERSONNE NE S'EST RENCONTRÉ QUI INSULTÂT À CE PEUPLE, SINON QUAND IL S'EST ÉLOIGNÉ DE DIEU».

«CE N'EST DONC PAS UN RÊVE QUE VOUS AVEZ ÉNONCÉ, VÉNÉRABLE FRÈRE, MAIS UNE RÉALITÉ.

«JE N'AI PAS SEULEMENT L'ESPÉRANCE, J'AI LA CERTITUDE DU PLEIN TRIOMPHE.

« ...Je suis affermi dans cette certitude... par l'intercession de Jehanne d'Arc qui, vivant dans le cœur des Français, répète aussi sans cesse au Ciel la prière : ''Grand Dieu, sauvez la France !»

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X avait une connaissance approfondie de la vraie France.

En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels étaient les vrais et seuls maîtres que nous devions suivre.

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles: «Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d'une seule et même voix : "Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !" C'était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Quand on lit : «Ce n'est pas un rêve, mais une réalité», puisse chaque Français comprendre l'importance d'un tel message. Quand on lit : «Je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude»..., ces mots prononcés par une telle bouche qui, ce jour-là parlait «avec vigueur et majesté, comme le Christ parlait», on sait vraiment qu'elle est la seule marche à suivre pour un chrétien et un Français, qu'elle est la seule vraie démarche politique qui mène au plein triomphe.

Que penser alors des maîtres, des chefs, des restaurateurs, des prétendants, des écrivains, des historiens, des journalistes, des bulletins qui oublient un tel message ? Qu'il est vraiment navrant de voir que l'on veut bien tout essayer, tout suivre, sauf le Christ Roi de France. Ne peut-on les ranger dans le camp de ceux dont le seul drapeau est : "Nous ne voulons pas qu'Il règne sur nous" ? Luc XIX, 14. Car qui n'est pas avec Lui est contre Lui. Tous ceux qui ne veulent pas de "ce titre seulement" : "Vive le Christ qui est Roi des Francs" sont dans l'erreur.

Merci à la Rome enseignante, merci au saint Pape saint Pie X de nous avoir montré "la réalité du plein triomphe". Puissions-nous en être définitivement convaincus. Puissions-nous abandonner toute autre solution. »

Tiré du tome 3 des Œuvres Episcopales, de Mgr TOUCHET cité par le blog : Sur les pas des Saints

  • le 18 avril 1942 : Pierre Laval est imposé chef du gouvernement, par l'Allemagne.

L'Acte constitutionnel n°11 crée la fonction de "chef du Gouvernement, fonction que prend immédiatement Laval en plus de ministre de l'Intérieur, des Affaires Etrangères et de l'Information.

  • le 18 avril 1945 : le général De Gaulle abroge la loi de l'Etat français du 2 novembre 1941 qui accordait des subventions aux écoles privées.
  • le 18 avril 1951 : le Traité de Paris institue la CECA.

La CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) regroupe l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ce marché commun entre en vigueur le 23 juillet 1952.

  • le 18 avril 1958 : un Comité républicain pour l'appel à De Gaulle, face à la crise algérienne, est créé à Paris.
  • le 18 avril 2008 : discours du pape Benoît XVI devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Benoît XVI est le troisième pape, Paul VI en1965 et Jean-Paul II en 1979 et 1995, à s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU. Le thème de son discours tourne autour des droits de la personne.

Posté le 18 avril 2015 à 05h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

17 avril 2015

C’est arrivé un 17 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 17 avril 858 : décès du pape Benoît III.

Il est élu malgré l'opposition des empereurs Lothaire II de Lotharingie et Louis II le Jeune, et doit ensuite repousser les agressions de l'antipape Anastase.

Beaucoup d'anticléricaux le confondent avec le mythe de la papesse Anne.

 

  • le 17 avril 1423 : Traité d'Amiens.

Ce traité, parmi tous les traités qui y furent signés, est une alliance entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et les Anglais contre le futur Charles VII. Le duc de Bedford, lequel assure la régence en Angleterre au nom du jeune Henry VI, est à la manœuvre. Le Dauphin Charles VII, renié par tous y compris sa mère, est alors réfugié à Bourges. Ces ennemis l'appellent par dérision le Roi de Bourges.

  • le 17 avril 1524 : Giovanni da Verrazano accoste en Caroline du Sud.

Il est parti de Dieppe, en France, a longé la côte espagnole et traversé l'Atlantique sur une petite caravelle en compagnie d'une cinquantaine d'hommes. Il accoste près de Cape Fear le 1er mars 1524 et après un bref arrêt longe la côte en direction du nord.

Il remonte ensuite la côte jusqu'à l'Hudson, la rivière de New York. Le navigateur baptise cet endroit Terre d'Angoulême en l'honneur du Roi de France François 1er, ex-duc d'Angoulême. C'est le premier contact d'un Européen avec le territoire des futurs Etats-Unis. Le navigateur poursuit sa route vers Terre-Neuve. Sur une carte datée de 1529, il représente l'embouchure du Saint-Laurent et lui donne le nom de Nova Gallia. C'est la première évocation connue de la Nouvelle-France, le Québec actuel, dont Samuel de Champlain jettera les fondations.

  • le 17 avril 1680 : décès de sainte Catherine Tekakwitha.

Le dimanche 22 juin 1980, le pape Jean Paul II béatifie Catherine Tekakwitha. Il s'agit de la première personne d'origine indienne du « Nouveau Monde »qui monte sur les autels. Sa mère a été élevée par des colons français de Trois-Rivières, et s'est mariée à l'un d'entre eux. Les parents meurent en 1660 de la petite vérole. Son oncle, profondément anti catholique la recueille et fait tout pour l'empêcher de se consacrer à Dieu.

Elle reçoit le baptême le jour de pâques 1676 sous le nom de Kateri. Sa conversion lui vaut une véritable persécution. Sa santé est fragile et elle meurt le 17 avril 1680 à l'âge de 24 ans, elle expira très doucement en prononçant les noms de Jésus et de Marie.

A la suite de nombreuses faveurs obtenues par son intercession, elle est l'objet d'une profonde dévotion. En 1688, Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, la surnomme « la Geneviève du Canada. Le 21 octobre 2012 Benoit XVI la canonise, elle devient ainsi la première femme amérindienne de l'Amérique du Nord à être proclamée au rang de sainte.

  • le 17 avril 1793 : victoire des armées royales catholiques.

Après la victoire des Aubiers le 13 avril, qui donne à Henri de la Rochejaquelein deux canons et un bon milliers de fusils, ce dernier fonce sur Tiffauges pour délivrer l'armée d'Anjou.

A 20 km de là, sur la rive droite de la Sèvre, les colonnes républicaines de Gauvillier, Berruyer, et Leygonnier occupent le cœur des Mauges. De son côté, la colonne Chalbos remporte des succès en haute Vendée. Le 17 avril, elles attaquent toutes vers Beaupréau. Mais le 19 avril plus de 10000 Vendéens leur tombent dessus. Leygonnier, à Vezins, après trois heures de combat laisse sur le terrain plusieurs milliers hommes et plusieurs canons.

  • le 17 avril 1825 : le Roi Charles X reconnaît l'indépendance d'Haïti.

     

  • le 17 avril 1905 : 15ème séance de délibérations sur le projet et les propositions de loi concernant la séparation des églises et de l'État, à l'Assemblée Nationale.

Difficile de trouver un sujet qui aura plus divisé les Français, sous la III république.

  • le 17 avril 1957 : naissance de Marc Aillet, évêque de BayonneLescar et Oloron depuis 2008.

Marc Aillet, né à Parakou au Royaume du Dahomey, docteur en théologie, ordonné prêtre le 3 juillet 1982 en Italie, au sein de la communauté Saint-Martin, curé de la paroisse de Notre Dame des Victoires à Saint-Raphaël de 1998 à 2005 est sacré évêque le 30 novembre 2008, en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.

Dans le milieu feutré et mouvant de l'épiscopat français, cet évêque rappelle à son diocèse et aux Français la radicalité du message de l'évangile enseigné par Notre Seigneur Jésus-Christ : «  Qui n'est pas avec moi est contre moi » (St Matthieu 12.30)

L'homme ne doit pas transiger avec la Vérité. Que Dieu nous donne 10 évêques de cette trempe et la fille Aînée de l'Eglise sera de nouveau fidèle aux promesses de son baptême.

Posté le 17 avril 2015 à 05h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

16 avril 2015

Le Parlement européen invite la Turquie à reconnaitre le génocide arménien

Communiqué du Parlement européen :

Mouch"L'Arménie et la Turquie devrait saisir l'occasion du centenaire du génocide arménien pour relancer les relations diplomatiques, ouvrir la frontière et faciliter l'intégration économique, a affirmé le Parlement européen dans une résolution adoptée ce mercredi. Les députés soulignent la nécessité pour la Turquie de reconnaître le génocide arménien afin de poser les jalons d'une véritable réconciliation et saluent la déclaration du pape François du 12 avril commémorant le centenaire du génocide.

Les députés invitent l'Arménie et la Turquie à "prendre exemple sur la réconciliation des nations européennes", en ratifiant et en mettant en œuvre, sans conditions préalables, les protocoles sur l'établissement de relations diplomatiques, en ouvrant la frontière, et en améliorant de manière active leurs relations, notamment en ce qui concerne la coopération transfrontalière et l'intégration économique.

De plus, les parlementaires saluent le message du pape François en date du 12 avril 2015, dans lequel "il commémore le centenaire du génocide arménien dans un esprit de paix et de réconciliation".

Ils se félicitent des déclarations du Président et du Premier ministre de la Turquie, qui ont adressé leurs condoléances aux Arméniens ottomans et reconnu les atrocités commises à leur égard. Ils encouragent la Turquie à "saisir l'occasion propice offerte par la commémoration du centenaire du génocide arménien" pour ouvrir ses archives, pour "poursuivre ses efforts de réconciliation avec son passé", pour reconnaître le génocide et pour poser ainsi les jalons d'une "véritable réconciliation entre les peuples turc et arménien".

Par ailleurs, ils invitent la Turquie à effectuer "en toute bonne foi" un inventaire du patrimoine culturel arménien détruit ou endommagé au cours du siècle dernier sur son territoire.

Les députés rendent hommage à la mémoire des 1 500 000 victimes arméniennes "qui ont perdu la vie dans l'Empire ottoman" il y a un siècle.

Finalement, ils proposent d'instaurer une "journée internationale de commémoration des génocides afin de réaffirmer le droit de tous les peuples et de toutes les nations du monde à la paix et à la dignité"."

Avant même le vote du Parlement, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait prévenu qu'Ankara ne tiendrait pas compte de l'opinion des députés européens :

«Quelle que soit la décision qu'ils pourraient prendre, cela m'entrera par une oreille et sortira par l'autre». «Personnellement je ne m'en préoccupe pas car nous ne portons pas la tache ou l'ombre d'un génocide».

Posté le 16 avril 2015 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

C’est arrivé un 16 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 16 avril 1542 : départ de Jean-François de La Roque de Roberval pour la Nouvelle-France.

Nommé le 15 janvier 1541 (cf. chronique du jour) « Lieutenant-général au pays de Canada », par François Ier, Jean-François de La Roque de Roberval quitte la France. Le Roi le charge de «répandre la sainte foi catholique, construire des églises, des villes fortifiées ».

Il reçoit pour cela 45.000 livres, avec lesquelles il a affrété trois navires : la Valentine, l'Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l'accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer 200 criminels des prisons pour commencer sa colonie. La traversée dure du 16 avril au 8 juin 1542, date où Roberval rencontre Cartier à Terre-Neuve pour prendre sa place. Cette décision royale est une erreur, car Cartier est beaucoup plus expérimenté que la Roque de Roberval.

  • le 16 avril 1704 : les troupes royales de Montrevel infligent une sévère défaite aux Camisards de Cavalier à Nages près de Sommières.

Après la victoire de Cavalier à Martignargues, le 14 mars le Roi décide de remplacer Montrevel par Villars (cf. la chronique du 1er avril). Le premier remporte toutefois une importante victoire sur les Camisards avant d'être relevé. Il encercle Cavalier, et le défait à Nages avec son millier d'hommes, puis découvre la caverne où était stockée la logistique de Cavalier. Voir aussi les chroniques du 20 mars, et du 16 avril.

  • le 16 avril 1799 : bataille de Mont-Thabor.

Episode de la campagne d'Égypte de Bonaparte, cette bataille est la conséquence du siège de Saint Jean d'Acre. Le premier porte secours à Kléber sur le point d'échouer dans la prise de la ville. Malgré tout le siège est levé par les Français le 17 mai.

  • le 16 avril 1846 : attentat contre Louis-Philippe Ier.

Lors d'une promenade du roi, de la Reine et de leurs filles dans le parc du château de Fontainebleau, Pierre Lecomte, ancien garde de la forêt, tire deux coups de feu sur le souverain sans le toucher. Il est arrêté, jugé par la Cour des Pairs, condamné à mort et exécuté. C'est au moins le dixième attentat contre Louis-Philippe.

  • le 16 avril 1879 : décès de Sainte Bernadette Soubirous.

Sœur Marie-Bernarde Soubiroux, meurt à 35 ans. Bernadette Soubirous est célèbre pour avoir reçu des apparitions de la Sainte Vierge à partir de 1858. Lors de sa neuvième apparition, elle suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes. Le 25 mars, la Sainte Vierge, en la fête de l'Annonciation, donne son Nom et confirme le récent dogme de l'Immaculée Conception. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaît 18 fois. Ses visions sont à l'origine du pèlerinage de Lourdes. Elle entre ensuite au couvent des Sœurs de la charité de Nevers en 1866, et est canonisée en 1933.

Il est à noter qu'en 778, le prince Maure Mirât a capitulé devant les armées de Charlemagne qu'à la condition expresse que :

« (Mirât) ne connaît aucun mortel au dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. »

Charlemagne signe l'accord et donne donc par traité la terre de Lourdes à la Sainte Vierge avec comme Seigneur apanagé le récent converti Mirât. (Cf. les chroniques du 11, 18 février, du 25 mars et du 16 juillet.)

  • le 16 avril 1904 : les troupes françaises d'Afrique du Nord et d'Afrique noire font leur jonction au puits de Timiaouine.

Au puits de Timiaouine, le colonel Laperrine et le capitaine Théveniaut, se rencontrent; c'est la première jonction entre les troupes françaises d'Afrique du Nord et celles d'Afrique Noire. Les deux officiers conviennent de faire passer la frontière méridionale de l'Algérie entre le lieu de leur rencontre et le puits d'In-Ouzel, situé au nord-est.

  • le 16 avril 1917 : offensive française au Chemin des Dames, la bataille du Chemin des Dames débute.

« L'offensive Nivelle », commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin par la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers Laon, sous les ordres du général Nivelle. A la fin du premier jour il est évident que c'est un échec. Pourtant le Haut-commandement persiste à sacrifier ses soldats jusqu'au 22 avril en pure perte. En Mai devant les échecs répétés de Nivelle et les premières désobéissances de la troupe, Pétain remplace Nivelle. (cf. chronique du 15 mai)

Un peu plus au nord les Anglais doivent attaquer à Vimy; ils échouent et se sont les Canadiens qui prennent la colline de Vimy le 12 avril. (Cf. la chronique du 9 avril)

  • le 16 avril 1927 : naissance du pape Emérite Benoit XVI.

Benoît XVI, né Joseph Alois Ratzinger, à Marktl en Allemagne, est élu Souverain Pontife de l'Église catholique romaine le 19 avril 2005.

Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising. Le 24 mars 1977, le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque, et le 27 juin de la même année, il est promu cardinal. Il renonce au trône de St Pierre le 28 février 2013.

  • le 16 avril 2007 : le Pape Benoît XVI publie le 1e tome de "Jésus de Nazareth".

Posté le 16 avril 2015 à 05h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 avril 2015

Les faux-frères de Jésus

Le frère Renaud Silly, dominicain au couvent Saint-Thomas d'Aquin de Toulouse, démonte le mythe des frères de Jésus, sur le Figarovox. Extraits :

"[...] On nous rétorquera: pourquoi le Nouveau Testament parle-t-il de «frères de Jésus» s'il fut le seul enfant de Joseph et Marie? Après tout, les gens de Nazareth qui fréquentent la famille depuis des décennies savent mieux que Paul ou Luc ce qu'ils disent lorsqu'ils appellent Jacques et Joset les «frères de Jésus»! Selon l'hypothèse la plus vraisemblable, ils ont été élevés avec lui, probablement assez tôt, lorsque leur mère devenue veuve a cherché refuge dans sa parenté ou celle de son mari défunt. Jacques et Joset, Simon et Jude: les frères de Jésus, oui, car ils sont non seulement ses proches parents comme le terme araméen sous-jacent permet de l'entendre, mais encore ses compagnons de jeu et de disputes, ils ont partagé sa chambre, ses jouets, sa Bible, ses expériences religieuses et sûrement bien d'autres choses encore. Chandernagor livre d'eux un portrait fin et subtil. Nul besoin pour cela qu'ils aient été les fils naturels de Joseph et Marie. L'auteur semble trop dépendant du modèle de la famille nucléaire pour évaluer les rafistolages juridiques qui construisent une famille dans le judaïsme ancien. Qu'elle aille voir l'incroyable virtuosité légale dont use le très juif Matthieu pour composer une généalogie de Jésus dans laquelle il y a sûrement bien peu d'ancêtres biologiques (Matthieu 1,2-18).

Posté le 15 avril 2015 à 11h19 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril : commémoration du génocide arménien à Aix

Information de la Paroisse Saint Jean de Malte que les arméniens du Pays d’Aix ont choisie pour célébrer le centième anniversaire du génocide du peuple chrétien d’Arménie, le premier du XXème siècle, suivi de bien d’autres et encore aujourd’hui :

"Le 24 avril 1915, l’administration de l’empire ottoman inaugurait la première grande persécution moderne des chrétiens du Proche Orient. Le contexte diplomatique de temps de guerre fit que les grandes puissances (nations d’Europe, Etats Unis et Russie ne firent rien pour protester contre le premier grand génocide moderne. Pire encore, on fit tout pour oublier les atrocités qui ont été commises pour des raisons ethniques et religieuses. C’est donc seulement à la fin du XXème siècle que la question du génocide arménien devint vraiment un scandale, précurseur de la Shoah et du même ordre qu’elle.

Les survivants émigrèrent aux quatre coins du monde et notre région en  « accueillit » un assez grand nombre car le port de Marseille était l’une des destinations les plus accessibles. Ils surent s’intégrer de façon intelligente et courageuse malgré le brutal déracinement et la persécution qu’ils venaient de subir.

C’est pourquoi, nous sommes heureux et fiers d’accueillir dans l’église Saint-Jean-de-Malte, le samedi 18 avril à 16h30, la communauté arménienne d’Aix et du Pays d’Aix, qui commémorera le 100ème anniversaire de cette page la plus douloureuse de son histoire, par une célébration eucharistique présidée par le Père GARNIK (paroisse arménienne de saint Jérôme à Marseille). Mgr Christophe DUFOUR, archevêque d’Aix en Provence sera lui-même présent à cette célébration et il serait bien que nous soyons nombreux à entourer nos frères arméniens de notre prière et de notre amitié. A l’heure où continue au vu et au su du monde entier la persécution des chrétiens au Proche-Orient, persécution qui a pour but d’éliminer la présence des chrétiens dans les pays musulmans, toute manifestation de solidarité spirituelle et sacramentelle est non seulement souhaitable mais représente le seul moyen pour nous d’affirmer la communion que le Christ a demandé entre tous ses  disciples."

Posté le 15 avril 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 15 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 15 avril 1450 : bataille de Formigny.

La bataille de Formigny est une bataille qui est à replacer dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Elle oppose à Formigny, en Normandie, les Anglais aux Français. Totalement oubliés des manuels d'histoire actuels, elle est pourtant l'un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans, en tout cas du règne de Charles VII, avec la libération d'Orléans. Commandées par Charles de Bourbon et Arthur de Richemont, le duc de Bretagne, connétable de France les troupes franco bretonnes y écrasent totalement les Anglais.

Le Roi reçoit d'ailleurs peu de temps après le nom de Charles VII « le Conquérant ou le Victorieux ». Il récupère bientôt le duché de Normandie, perdu depuis le Traité de Troyes de 1420.

C'est aussi l'une des premières batailles où l'artillerie joue un rôle décisif.

  • le 15 avril 1452 : naissance de Leonard de Vinci, peintre, sculpteur, mathématicien, inventeur, architecte,...

Il est l'auteur de la Joconde, de la vis sans fin, de l'ébauche du parachute, l'avion, l'hélicoptère, le sous-marin et même jusqu'à l'automobile.

Mona Lisa - La Joconde


La Cène

  • le 15 avril 1521 : la faculté de théologie de Paris condamne les propositions de Luther.

La Determinatio ou Censure officielle de la Faculté de Paris, après avoir étudié la doctrine de Luther en condamne 104 articles, jugés hérétiques. Le 24 avril suivant, trois lettres partent vers le Roi de France, l'empereur et le prince-électeur.

Que fait François 1er ? Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre XVI, pages 203 et 205 répond à cette question.

« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l'Église, Louise de Savoie, mère du roi, s'emportait contre les moines, s'appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l'orthodoxie catholique, le roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d'Angest et du dominicain Lambert Campester. En revanche, il appelait à sa Cour des professeurs allemands pénétrés de luthéranisme, encourageait leurs discussions théologiques contre le catholicisme et répondait à ceux de ces conseillers qui s'en étonnaient :

« Je ne veux point persécuter ceux qui nous enseignent ; ce serait empêcher les habiles gens de venir dans notre pays » » […]

« Bientôt, sur la dénonciation des Réformés le roi fit arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exila loin de Paris. « L'effet produit par cet arrêt, dit M. Cabantou, fut considérable ; les théologiens de Sorbonne stupéfaits, puis épouvantés, crurent à leur prochaine défaite ; Mélanchton rapporte que l'un d'eux mourut de rage. » 

  • le 15 avril 1672 : Louis XIV nomme d'Artagnan gouverneur de Lille.

En 1667, d'Artagnan s'est illustré dans la conquête de Lille, ville aussi importante que Lyon à l'époque et parmi les principales des Pays-Bas. La ville qui paraissait imprenable, tombe en 15 jours.

Le Marquis d'Humières en est nommé gouverneur en 1668, mais il tombe en disgrâce en 1672. Louis XIV désigne un homme de confiance pour cette tâche, tellement l'importance stratégique de la ville est grand. Il appelle d'Artagnan pour cette mission.

Vauban, va construire pendant 4 ans la « Reine des Citadelles », pour en faire une des places fortes principales en Europe. Très vite des tensions éclatent entre l'ingénieur militaire et le mousquetaire. En décembre d'Artagnan, sans perdre la confiance du Roi, est relevé de ses fonctions pour retrouver l'armée qui s'apprête à combattre à Maastricht.

  • le 15 avril 1719 : décès de Madame de Maintenon, Françoise d'Aubigné, seconde femme de Louis XIV.

Françoise d'Aubigné, née le 27 novembre 1635, est plus connue comme Madame de Maintenon ; nom et château qu'elle achète en 1674. Ayant épousé le poète Paul Scarron en 1652. Après la mort de celui-ci, elle devient gouvernante des enfants de Louis XIV et de Madame de Montespan en 1669. Elle s'installe donc à Vaugirard et y rencontre pour la première fois le Roi visitant ses enfants. La disgrâce de Mme de Montespan, suite à l'affaire des poisons, et la mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche en 1683 lui permettent d'épouser secrètement Louis XIV, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Ce mariage restera secret.

Elle est à l' origine du retour à la foi du Roi. A la mort de Louis XIV, elle se retire à Saint Cyr, dans la Maison royale de Saint-Louis, institution fondée à sa demande pour éduquer les jeunes filles de la noblesse pauvre. Elle y meurt 4 ans après le Roi en 1719.

  • Le 15 avril 1793 : défaite des Blancs à St Gervais.

Charette moins chanceux que La Rochejaquelein est battu à St Gervais par le général Baudry.

  • le 15 avril 1818 : la loi interdit la traite négrière en France.

Elle réprime aussi la traite en mer.

  • le 15 avril 1847 : bataille de Tourane, au Vietnam.

Deux navires de guerre français envoient par le fond la flotte du royaume du Vietnam. Le capitaine Augustin de Lapierre fait face à cinq corvettes vietnamiennes. Il en coule quatre et endommage sérieusement la cinquième. 1200 soldats vietnamiens sont également tués.

 

Posté le 15 avril 2015 à 05h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 avril 2015

Enseignons la France des héros

Extrait d'un message aux jeunes du diocèse aux armées :

"[...] le 6 avril dernier, le chef des armées, le président de la république disait : 

"Tous les aspects de notre passé doivent être enseignés à tous les élèves dans tous les établissements."

Alors enseignons la France des héros, [...] ces personnes qui au milieu de l'horreur de la grande guerre sont restées sur les chemins de l'honneur, de l'amour de la patrie. Quand plus rien ne semblait valoir la peine, quand leur sacrifice et leur vie même semblaient vides de sens, ils ont malgré tout voulu être les dignes descendants des bâtisseurs de la France qui à travers les siècles l'ont voulu belle, grande, forte, Sainte. [...] Des héros, et des saints, parfois les deux ensemble, Voilà ce que nous vous proposons comme programme, et comme perspective d'avenir ! Rien que ça !

"Tous les aspects de notre passé doivent être enseignés" : alors, y compris la France fille aînée de l'Eglise, qui a vu, durant cette guerre terrible, nombre de ses enfants faire le choix des chemins qui mènent à la sainteté. Et vous serez, nous serons, aujourd'hui, ceux auxquels les futurs générations pourront se référer sans craindre de se tromper. [...]"

Posté le 14 avril 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 14 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 14 avril 754 : la donation de Pépin ou traité de Quierzy.

Le pape Étienne II, en voyage en France pour obtenir le soutien des Francs contre les Lombards, est reçu par le Roi Pépin le Bref. Le Pape reconnaît la légitimité des carolingiens. Cette alliance, entre la France et la Papauté, aboutit à la création des États pontificaux et à une campagne contre les Lombards. Les territoires conquis sont donnés au Souverain Pontife. Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin.

  • le 14 avril 911 : décès du pape Serge III, 119e pape.
  • le 14 avril 1802 : Chateaubriand publie le « Génie de Christianisme, ou Beautés de la religion chrétienne ».

C'est une apologie de la religion chrétienne liant la foi et la contemplation des beautés de la nature. Il l'a rédigée au cours de son exil en Angleterre, entre 1795 et 1799.

Cet ouvrage a une grande influence sur l'histoire des idées littéraires et religieuses, en France, au XIXème siècle. Il y défend l'idée que la religion catholique est aussi un moteur pour la culture et  constitue une source d'inspiration pour nombre d'artistes.

« Je suis devenu chrétien. Je n'ai point cédé, je l'avoue, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon cœur : j'ai pleuré et j'ai cru. »

  • le 14 avril 1900 : le Président de la République Émile Loubet inaugure l'exposition universelle de Paris.

Organisée entre la Place de la Concorde et du Champ-de-Mars tout en couvrant les Champs-Elysées, le Trocadéro, l'esplanade des Invalides, l'exposition accueille des pavillons somptueux. Le président Loubet inaugure donc un ensemble impressionnant de constructions provisoires ou définitives. Les traces de l'Exposition de 1900 sont encore bien visibles aujourd'hui avec le pont Alexandre III et sa perspective sur les Invalides, mais aussi le Grand et le Petit Palais.

 



Le Grand palais

Le Petit palais

  • le 14 avril 1935 : fin de la conférence de Stresa.

Voir la chronique du 11 avril.

Posté le 14 avril 2015 à 05h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

13 avril 2015

C’est arrivé un 13 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 avril 1059 : bulle du pape Nicolas II ne permettant l'élection du pape qu'aux seuls cardinaux.

C'est sous l'influence du moine Hildebrand que la bulle, qui remet l'élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux, est signée. Elle confirme le synode de Melfi.

  • le 13 avril 1360 : le doigt de Dieu détruit l'armée anglaise.

1346, 30.000 Anglais mettent en déroute 100.000 Français à Crécy ; 1356, 8000 Anglais écrasent 50.000 Français à Poitiers. A titre de comparaison, à Bouvines 60.000 Français écrasèrent plus de 200.000 européens!

En 1360, la France ne ressemble bientôt plus qu'à une province anglaise. Les grandes compagnies ravagent le pays ; le roi de Navarre vient de trahir et le Roi de France est prisonnier à Londres. Les prétentions du roi d'Angleterre, lors des négociations de Brétigny sont énormes, à l'échelle de ses succès militaires et de la déliquescence française. Les négociations échouent. Edouard III veut en finit et s'apprête à mettre le siège devant Chartres. Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris et laisse son armée commettre de nombreuses exactions : il ne s'agit plus de la simple extorsion visant à nourrir son armée, mais de la destruction systématique de toutes les ressources - les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et toute âme qui vive massacrée. Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombre d'entre elles ont lieu pendant le carême et la Semaine sainte et, lorsque l'armée anglaise est décimée par un violent orage de grêle, mêlé d'éclairs, le 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu, à commencer par le roi d'Angleterre, qui apercevant les flèches de Chartres, prie Notre Dame d'épargner ce qu'il lui reste d'armée.

Il promet de donner la paix à la France. La tempête s'apaise.

Reconnaissant et honnête Édouard III se décide alors à négocier ; il va même pénétrer dans Chartres, en pèlerin pour y vénérer le Saint Voile. Il signe la paix à Brétigny, où il dissout son armée de mercenaires.

Le marquis de la Franquerie, dans son livre La vierge Marie dans l'Histoire de France, (page 86) raconte cette destruction de l'armée anglaise que Français et Anglais attribuèrent à Notre Dame. Il souligne que les principaux historiens relatent le fait : Froissart, Mézeray, Daniel, Polydore, Virgile, Hamon…

  • le 13 avril 1436 : prise de Paris par Arthur de Richemond.

L'armée anglaise dans Paris compte environ 3 000 hommes et est soutenue par l'université de Paris. 2000 routiers et écorcheurs la renforcent. La garnison attend également un renfort de 3 000 anglais.

L'armée française est dispersée et seul contre presque tous le duc de Bretagne, le connétable Arthur III de Richemont, soutenu par d'anciens compagnons de la Pucelle d'Orléans tels La Hire, Jehan de Dunois, cousin naturel du Roi, Jehan de Brosse Maréchal de Sainte-Sévère et Jehan Poton de Xaintrailles conduit une armée de 5000 Bretons pour reconquérir Paris. En novembre 1438, Charles VII (1403-1461) peut retrouver sa capitale, abandonnée en 1418. Richemont encercle Paris par le nord et le sud, en s'assurant le contrôle de la vallée de l'Oise, de la Champagne et de la Brie. L'Ost royal profite aussi de la révolte des Parisiens dans la capitale, des bourgeois menés par le Receveur aux Comptes Michel de Laillier. Richemont avec une petite troupe de cinq à  six cents combattants réussit à se faire ouvrir la porte Saint-Jacques et pénètre dans Paris où il est accueilli en libérateur par la population enthousiaste aux cris de « vive le Roi et le duc de Bourgogne ». Débordés, les Anglais se réfugient dans la Bastide Saint-Antoine (Bastille). Richemont leur promet alors la vie sauve s'ils quittent Paris, ce qu'ils font le 15 avril 1436.

Cette libération, réalisée avec peu de pertes et sans effusion de sang ni de pillage, est célébrée le 22 avril, par une grande fête religieuse, au milieu d'une foule immense. Cette fête est renouvelée pendant trois siècles, jusqu'à la révolution, comme une victoire nationale. Dans la foulée, Creil, Meaux et Montereau sont délivrées. Mais la libération de la France commence, mais il faudra 20 ans au connétable pour l'achever.

Toile commandée par le comte d'Angiviller au nom de Louis XVI, un tableau de Jean-Simon Berthélemy commémore l'événement : "La Reprise de Paris sur les Anglais" (1787), musée du Louvre.

  • le 13 avril 1519: naissance de Catherine de Médicis, reine de France.

Née à Florence, elle épouse le futur Henri II. Sa politique de contrepoids, qui est aussi celle de Michel de l'hospital, pendant la régence est certainement une des causes de la longueur des guerres de religion en France.

Mère de trois Rois de France, François II, Charles IX et d'Henri III, après qui le trône passe à la branche des Valois.

Elle porte une grande responsabilité, avec l'Hospital, dans l'impunité des Huguenots qui pendant plusieurs décennies vont multiplier leurs exactions sans être punis. Par un curieux revirement, elle est à l'origine d'un des plus grands massacre de protestants : la saint Barthélemy.

Jean Guiraud ne dit pas autre chose au tome 2, chapitres XVI, page 214 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie,

« Le témoignage de Ronsard concorde avec celui de Mézeray en signalant, comme le sien, la terreur que les protestants firent régner en France, au cours des années 1561-1562. Mais ce que ne disent ni Ronsard, ni Mézeray, c'est que la reine mère Catherine de Médicis, celle-là même qui devait, dix ans plus tard, ordonner contre les réformés le massacre de la Saint-Barthélemy, était alors leur complice 539. Pour s'opposer aux Guises, tout-puissants sous le règne de François II, grâce à leur nièce la reine Marie Stuart, Catherine voulait s'appuyer sur Coligny et la noblesse protestante. Elle était, d'autre part, alléchée par les biens du clergé dont la confiscation lui était conseillée par les réformés. Enfin, elle inclinait, à l'instigation du chancelier de l'Hôpital, à imposer à la France une religion mixte, formée d'éléments catholiques et protestants, combinés par l'autorité civile, comme l'anglicanisme d'Henri VIII. »

  • le 13 avril 1598 : signature de l'Edit de Nantes.

Proclamation de l'édit de Nantes

En mettant ainsi fin aux guerres de religion, Henri IV rend un grand service à la France. S'il constate et déplore dans le préambule de l'édit, que les Français ne puissent pas être unis par la religion, il essaie de le faire par l'amour de la patrie.

Le Roi Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent donc avec des émissaires protestants l'édit de Nantes. Les huguenots obtiennent du Roi de France, des droits qui semblent exorbitants pour l'époque : la liberté de conscience et des garanties en matière de droits. Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans deux villages par bailliage ainsi que dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l'égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de 100 villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux. Les Huguenots peuvent former un Etat dans l'Etat. Ils ne s'en privent pas ; la reconquête du Royaume par Louis XIII et Richelieu les armes à la main et les difficultés de Louis XIV avec les Camisards trouvent certainement leurs origines dans ce qu'aujourd'hui on appelle de la discrimination positive aux dépens de l'unité nationale. (Cf. la chronique sur la Révocation de l'Edit de Nantes du 18 octobre)

Jean Guiraud note ainsi dans le tome 3 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, (chapitres I, pages 6 à 21) :

« …mais force nous est de reconnaître : qu'il accordait des privilèges aux protestants et qu'au lieu de les fondre dans l'unité française, il les organisait en État dans l'État ; qu'ainsi organisés, les protestants, au cours du XVIIe siècle, se révoltèrent à plusieurs reprises, faisant cause commune avec les ennemis du pays, et qu'ils profitèrent trop souvent de l'édit pour continuer leur guerre au catholicisme et compromettre l'unité nationale. […] Si au lendemain des guerres de Vendée, les Vendéens et les Chouans avaient obtenu à Nantes, à Rennes, à Poitiers, à Caen, l'établissement de tribunaux composés par moitié de Blancs et de Bleus, quelles protestations n'auraient pas élevées les Bleus ! Si de nos jours, où catholiques et libres penseurs sont aussi ennemis les uns des autres que jadis protestants et catholiques, les tribunaux et les Cours d'appels étaient composés par moitié de libres penseurs nommés par le gouvernement et de catholiques agréés par les évêques, les auteurs « laïques » ne manqueraient pas de réclamer contre un pareil envahissement de la magistrature par le catholicisme. Ce qui aurait paru excessif au lendemain de la Révolution, ce qui semblerait inouï de nos jours, c'est précisément ce que l'édit de Nantes accordait aux protestants. »

Par ailleurs, l'article 22 impose à l'Eglise catholique de recevoir, soigner et héberger les malades d'une part et de former et éduquer gratuitement les protestants d'autre part, sans leur imposer la même contrepartie, à une époque où l'état ne participe absolument pas à ces frais qui ne sont pas des services publiques :

« Ordonnons qu'il ne sera fait différence ni distinction, pour le regard de ladite Religion (prétendue Réformée), à recevoir les écoliers pour être instruits ès universités, collèges et écoles ; et les malades et pauvres ès hôpitaux, maladreries et aumônes publiques ».

En dépit du serment du sacre, de combattre l'erreur et de promouvoir la Vérité, l'article 57 leur accorde d'ouvrir et d'entretenir des écoles. L'année même du sacre, des lettres patentes de 1594, autorisent la fondation des Universités protestantes de La Rochelle, Nîmes et Montélimar. L'Edit, quatre ans plus tard, en interdit l'usage pour les catholiques !

 

Mais pire encore, un des articles secrets de l'édit de Nantes exigés par l'Assemblée protestante de Châtellerault laisse aux mains des Réformés toutes les places, villes et châteaux qu'ils occupent fin de 1597.Henri IV en dresse la liste, à Rennes, les 12,14, 17 et 18 mai 1598 ; il y en a 142. Jean Guiraud les rappelle dans son chapitre et pose la question suivante :

« Au lendemain des guerres de Vendée, aurait-on imaginé la Convention abandonnant aux Vendéens les principales places des pays qu'ils occupaient ? Qu'aurait-on pensé d'un tel privilège? N'y aurait-on pas vu une atteinte portée à l'unité nationale ? »

Et le Roi va encore plus loin, puisqu'il s'oblige à entretenir ces places sur les finances royales, pendant toute la durée de leur concession avec 180.000 écus par ans. Et à la stupeur de tous, catholiques comme réformés, il accepte que les Eglises locales rejettent les nominations royales des gouverneurs des dites places.

 

Jean Guiraud conclut en citant un historien que personne ne peut qualifier de pro catholique : M. Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères de la République :

« Avec ses 95 articles publiés et vérifiés, avec ses 56 articles secrets, avec son brevet réglant la somme due annuellement par le roi aux protestants, avec ses seconds articles secrets, au nombre de 23, où il est spécialement question des places de sûreté, l'édit de Nantes forme la Charte du parti réformé de France. Son objet n'est nullement d'établir le règne de la paix et de la tolérance sous un gouvernement unique, mais bien d'attribuer à une partie de la nation des libertés particulières et des privilèges qui la constituent en corps indépendant ».

Pour toutes ces raisons, les Parlements eurent beaucoup de mal à enregistrer l'Edit. Les Protestants loin de se réjouir de leurs nouveaux droits sont très mécontents du texte ; c'est en effet la matérialisation de leurs échecs à conquérir le pouvoir en France pour y détruire la religion catholique comme ils l'ont fait dans le nord de l'Europe. Et les premiers à fouler l'Edit aux pieds sont ces mêmes protestants qui continuent leurs réunions politiques alors que le texte le leur interdit. Alors que l'Edit garantit aussi la liberté religieuse des catholiques, ils s'emploient dans toutes les places fortes qu'ils tiennent à les persécuter et à interdire la pratique des sacrements.

Après la mort du Roi, ils vont même s'organiser militairement, divisant la France en 8 départements militaires, nommant généralissime Bouillon puis Rohan lequel aspire à rejeter les Bourbons qui, en se convertissant au catholicisme, avait déçu leurs espérances, pour instaurer une « République fédérale protestante comme les Provinces-Unies ».

  • le 13 avril 1695 : mort de Jean de La Fontaine, fabuleux fabuliste français.

Jean de La Fontaine meurt à Paris, à l'âge de 74 ans. Le jour de sa mort on trouve sur lui un cilice.

Il est l'un des grands poètes  et moralistes Français du XVIIe siècle. Il s'est toujours tenu à l'écart de la Cour du Roi Soleil. Il est reçu à l'Académie Française en 1684. Son œuvre littéraire compte près de 250 fables, recueils de contes et moult poèmes, textes en prose ou en vers.

Ses Fables (1678), dont les six premiers livres sont des adaptations de celles d'Esope, à qui il rend hommage dans sa lettre À Monseigneur le Dauphin.

« Je chante les héros dont Ésope est le père,
Troupe de qui l'histoire, encore que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d'animaux pour instruire les hommes. »

  • le 13 avril 1791 : le pape Pie VI condamne fermement la CCC avec le bref "Charitas".

Il donne aux « assermentés » 40 jours pour se rétracter.

  • Le 13 avril 1793 : les 3000 paysans de La Rochejaquelein remportent la victoire des Aubiers.

C'est avant cette bataille que La Rochejaquelein lance sa célèbre phrase: « Si j'avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ». Les blancs récupèrent 3 canons et 1200 fusils.

  • le 13 avril 1796 : bataille de Millesimo en Italie.

Lors de la campagne d'Italie, les Français du général Augereau remportent la victoire de Millesimo contre les Sardes du général Provera.

  • le 13 avril 1814 : Napoléon Ier ratifie son acte d'abdication à Fontainebleau.

Par cet acte, il renonce pour lui et sa famille aux trônes de France et d'Italie. C'est sa première abdication.

  • le 13 avril 1946 : fermeture des maisons closes.

Les maisons de tolérance ont été créées par Saint Louis pour lutter contre la banalisation de la prostitution dans les rues de Paris. La loi Marthe Richard (conseillère municipale de Paris) impose la fermeture des maisons closes en France. Cela concerne environ 20 000 femmes et un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Elles se retrouvent donc dans la rue.

  • le 13 avril 1962 : le général Jouhaud, chef de l'OAS, est condamné à mort par le Haut Tribunal militaire.
    • le 13 avril 1986 : première visite d'un pape à un lieu de culte hébraïque.

Il s'agit de la synagogue de Rome.

Posté le 13 avril 2015 à 06h22 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

12 avril 2015

Le pape dénonce le génocide arménien

Le pape François a déclaré ce matin dans la basilique Saint-Pierre de Rome, lors d'une messe à la mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni, avec des éléments du rite catholique arménien et en présence du président du pays, Serzh Sargsyan :

"En des occasions diverses j’ai défini cette époque comme un temps de guerre, une troisième guerre mondiale « par morceaux », où nous assistons quotidiennement à des crimes atroces, à des massacres sanglants, et à la folie de la destruction. Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués – décapités, crucifiés, brulés vifs –, ou bien contraints d’abandonner leur terre.

Aujourd’hui encore nous sommes en train de vivre une sorte de génocide causé par l’indifférence générale et collective, par le silence complice de Caïn qui s’exclame : « Que m’importe ? », « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9 ; Homélie à Redipuglia, 13 septembre 2014). 

Notre humanité a vécu, le siècle dernier, trois grandes tragédies inouïes : la première est celle qui est généralement considérée comme « le premier génocide du XXème siècle » (Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001) ; elle a frappé votre peuple arménien – première nation chrétienne –, avec les Syriens catholiques et orthodoxes, les Assyriens, les Chaldéens et les Grecs. Des évêques, des prêtres, des religieux, des femmes, des hommes, des personnes âgées et même des enfants et des malades sans défense ont été tués. Les deux autres ont été perpétrées par la nazisme et par le stalinisme. Et, plus récemment, d’autres exterminations de masse, comme celles au Cambodge, au Rwanda, au Burundi, en Bosnie. Cependant, il semble que l’humanité ne réussisse pas à cesser de verser le sang innocent. Il semble que l’enthousiasme qui est apparu à la fin de la seconde guerre mondiale soit en train de disparaître et de se dissoudre. Il semble que la famille humaine refuse d’apprendre de ses propres erreurs causées par la loi de la terreur ; et ainsi, encore aujourd’hui, il y en a qui cherchent à éliminer leurs semblables, avec l’aide des uns et le silence complice des autres qui restent spectateurs. Nous n’avons pas encore appris que « la guerre est une folie, un massacre inutile » (cf. Homélie à Redipuglia, 13 septembre 2014). 

Chers frères arméniens, aujourd’hui nous rappelons, le cœur transpercé de douleur mais rempli d’espérance dans le Seigneur ressuscité, le centenaire de ce tragique événement, de cette  effroyable et folle extermination, que vos ancêtres ont cruellement soufferte. Se souvenir d’eux est nécessaire, plus encore c’est un devoir, parce que là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte ; cacher ou nier le mal c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser !"

Posté le 12 avril 2015 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 12 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 12 avril 352: décès de Jules Ier, 35e pape.

Voir la chronique du 6 février.

  • le 12 avril 1204 : la quatrième croisade s'empare de Constantinople.

Lancée de Venise en 1202, elle a pour but initial de reconquérir les lieux Saints. Mais les croisés n'arrivent pas à réunir la somme demandée par Venise pour les transporter. Finalement, Dandolo, le Doge, accepte de reporter la dette, en échange de la conquête du port de Zara, ancienne possession vénitienne en Dalmatie. Le doge de Venise prend donc la tête de l'armée.

Bien qu'elle soit catholique, les croisés assiègent quand même la ville de Zara, et la prennent. Les Vénitiens et les croisés sont immédiatement excommuniés pour cet acte, par le pape Innocent III. Poussés par les Vénitiens les croisés se dirigent ensuite vers Constantinople.

Bien qu'Innocent III demande encore de ne pas attaquer, les croisés mettent le siège et la ville tombe le 12 avril 1204.

Les Vénitiens et les seigneurs croisés se partagent l'essentiel de l'empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; c'est la naissance de l'Empire latin de Constantinople.

Les croisés assiègent Constantinople (1204).

  • le 12 avril 1229 : fin de la croisade contre les albigeois.

La date de notre calendrier est le 12 Avril 1229 ; cependant, le document est daté selon le cycle pascal, si bien qu'au 12 Avril de l'époque on est encore en 1228. Ce traité règle les problèmes consécutifs à l'intervention en Languedoc des seigneurs du Nord et du Roi de France, à la suite de l'hérésie albigeoise. (cf. la chronique du 16 mars sur la chute de Montségur)

Alors que le pape souhaite depuis 1212, arrêter la croisade contre les Albigeois, celle-ci continue jusqu'en 1229. Jean Guiraud cite une lettre du pape Innocent III, en date du 15 janvier 1213, à l'archevêque de Narbonne :

« Des renards détruisaient dans le Languedoc la vigne du Seigneur, on les a capturés. Par la grâce de Dieu et la vertu des opérations de la guerre, l'affaire de la foi a pris fin en ce pays avec un succès très suffisant.... En conséquence, nous t'engageons à t'entendre avec notre cher fils, l'illustre roi d'Aragon, et avec les comtes, barons et autres personnes avisées dont l'aide te paraîtra nécessaire pour arrêter des conventions de trêve et de paix. Applique-toi avec zèle à pacifier tout le Languedoc ; cesse de provoquer le peuple chrétien à la guerre contre l'hérésie et ne le fatigue plus par la prédication des indulgences que le Siège apostolique a promises autrefois pour cet objet ». (*)

Et Jean Guiraud de continuer :

« La croisade, à dater de 1213, n'était plus qu'une guerre poursuivie par les seigneurs du Nord, pour déposséder les seigneurs du Midi, par les Rois de France pour réunir à la couronne la magnifique province qu'était le Languedoc. »

Le traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX, et Raymond VII, comte de Toulouse. Il met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte doit céder une trentaine de places fortes, mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s'engage également à marier sa fille Jeanne, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du Roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire revient définitivement au Royaume de France.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 1, chapitres XXII, page 166.

  • le 12 avril 1365 : traité de Guérande.

Par ce traité est mis fin à la première guerre de succession de Bretagne ; Jean de Montfort devient Jean IV, duc de Bretagne à condition qu'il prête hommage au Roi de France, Charles V. LesPenthièvre ne sont pas exclus de la loi successorale, puisqu'en cas d'absence d'héritier mâle chez les Montfort, le duché passe à la famille Penthièvre. Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 12 avril 1550 : décès de Claude de Lorraine, duc de Guise.

Claude de Lorraine ou Claude de Guise, née le 20 octobre 1496 à Condé, en Lorraine et meurt le 12 avril 1550 à Joinville, en Champagne. C'est un militaire français et le fondateur de la Maison de Guise. En 1520, il combat les Anglais en Picardie, puis les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fait preuve d'une audace peu commune et met en déroute l'ennemi à Fontarabie.

Claude de Lorraine, 1er duc de Guise, par Jean Clouet

  • le 12 avril 1579: naissance de François de Bassompierre, maréchal de France.

Grand seigneur, fier de sa naissance et de son rang, soldat courageux et fin diplomate, il s'intéresse aussi aux choses de l'esprit et laisse des Mémoires publiées sous le titre Journal de ma vie, en 1655.

Se distinguant dans la plupart des guerres que mènent Henri IV, puis Louis XIII, telles que lors des sièges de La Rochelle ou de Saint-Jean-d'Angély, il est nommé en 1614 colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l'emploie également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.

François de Bassompierre par Jean Alaux

  • le 12 avril 1633: début du procès de Galilée.

Galilée est convoqué par le Saint-Office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n'est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d'une mission commanditée ; ce qui justifie des sanctions pénales. En effet, de ses recherches scientifiques, il tire des conclusions religieuses qui, elles, sont condamnées. Ce qui a été écrit sur ce procès constitue, très souvent de pures inventions. En peu de mots, Jean Daujat rappelle les faits :

« En revanche on ne peut pas attribuer à Galilée d'avoir découvert que la Terre tourne autour du Soleil et sur elle-même car il n'a fait là que reprendre la théorie déjà soutenue par Copernic et il ne la soutenait que par de mauvais arguments. Mais c'est à ce propos qu'ont eu lieu ses célèbres démêlés avec l'Église. Celle-ci n'avait jamais inquiété Copernic ni aucun de ceux qui à sa suite s'étaient prononcés en faveur du système héliocentrique parce qu'ils étaient restés sur le terrain de l'astronomie. Mais en 1616 Galilée a publié un livre qui accompagnait ce système astronomique de considérations philosophiques, théologiques et même exégétiques que l'Église l'a obligé à supprimer de son livre. Saint Robert Bellarmin, grand théologien jésuite d'alors, a précisé que Galilée avait le droit de soutenir ce qu'il jugeait bon sur le terrain de l'astronomie, mais à condition qu'il ne prétende pas en tirer des conclusions philosophiques, théologiques et exégétiques. Les choses en seraient restées là si, en 1633, Galilée, croyant pouvoir profiter d'un changement de pape, n'avait pas donné une nouvelle édition de son livre en y réintroduisant les considérations philosophiques, théologiques et exégétiques qu'on lui avait fait supprimer.

C'est alors que ce livre fut brûlé sur la place publique et interdit. Quant à prétendre que Galilée aurait été torturé et obligé par la torture à nier la rotation de la terre, c'est une pure légende dont on ne trouve trace qu'en 1738, c'est-à-dire plus d'un siècle après, ce qui lui enlève tout fondement historique : Galilée n'a même pas été emprisonné ; pendant toute la durée de son procès il logeait dans le palais de l'ambassadeur de Florence à Rome et il a terminé sa vie paisiblement à Florence. »

La face interne de l'HISTOIRE de Jean Daujat, Editions Téqui, page 166.

Voir la chronique du 22 juin.

Galilée face au tribunal, peint au XIXe siècle par Joseph-Nicolas Robert-Fleury

  • le 12 avril 1704 : décès de Jacques Bénigne Bossuet, évêque et écrivain français.

Jacques-Bénigne Bossuet est ordonné prêtre en 1652. Il écrit les "Discours sur l'histoire universelle" à l'intention du Dauphin de France, Louis de France, fils de Louis XIV, dont il est le précepteur de 1670 à 1680.

Prélat, théologien et écrivain, reconnu comme un orateur exceptionnel dans ses sermons et ses oraisons funèbres, il est nommé évêque de Condom en 1670, puis de Meaux en 1681. Il participe activement à la lutte théologique contre les protestants. Il prêche à la cour de Louis XIV et convertit des protestants, parmi lesquels le maréchal général des camps et armées du Roi, Turenne (cf. la chronique du 23 octobre). Ardent combattant de la foi, il fait preuve de la plus grande charité pour les protestants, qui n'ont pas à souffrir des dragonnades dans son diocèse.

« Quoique ayant approuvé la Révocation, l'évêque de Meaux, Bossuet, épargna aux protestants les rigueurs des dragonnades. On ne mit des troupes, dans toute l'étendue de son diocèse, que dans un seul château ; et encore fait remarquer Gaillardin, c'était chez un seigneur qui avait offensé le Roi, et Bossuet les fit partir en donnant asile au persécuté dans son palais épiscopal. Dans une lettre pastorale, il pouvait dire aux protestants de son diocèse : ''Loin d'avoir souffert des tourments, vous n'en avez pas seulement entendu parler ; aucun de vous n'a subi de violence ni dans ses biens ni dans sa personne''. » (*)

Il est l'auteur de la "Déclaration du clergé de France", "Histoire des variations des Églises protestantes", "Défense de l'Histoire des variations", et "Relation sur le quiétisme". Il est élu à l'Académie française en 1671. Atteint de la maladie de la pierre, il décède le 12 avril 1704, à Paris.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 3, chapitres III, page 53.

  • le 12 avril 1803 : la Loi du 22 germinal de l'an X.

Elle réglemente le fonctionnement des manufactures et des ateliers, renouvelle l'interdiction des coalitions ouvrières", établit la protection des marques de fabrique et réinstaure le livret d'ouvrier.

  • le 12 avril 1828 : création de lignes de voitures à chevaux à Paris.

Après la Restauration, Stanislas Baudry, colonel d'Empire en demi-solde à Nantes, ouvre en 1825, des bains-douches publics à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Mais aucun client ne se présente. Aussi met-il à la disposition des Nantais un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette avec une voiture à cheval. Si ses bains restent vides le succès des omnibus est immédiat. Il étend son entreprise à la ville de Paris et en 1828, il ouvre des lignes à Paris.

  • le 12 avril 1850 : le pape Pie IX rentre à Rome.

Chassé de Rome en 1848 suite à l'attaque du palais papal par les républicains de Giuseppe Mazzini, Pie IX se réfugie à Gaète, dans le royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. L'Autriche, le royaume des Deux-Siciles et la France lui apportent leur soutien. C'est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui libère Rome à l'été 1849.

  • le 12 avril 1911 : Prier effectue la 1ère liaison sans escale Londres-Paris.

Il vole sur un Blériot.

  • le 12 avril 1912 : décès d'Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques.

Ernest Duchesne est un médecin militaire français, qui a découvert, avant tout le monde, que certaines moisissures peuvent neutraliser la prolifération des bactéries. Il fait cette découverte, qui reste inappliquée pendant trente-deux ans, avant celle d'Alexander Fleming ; lequel montre les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures. Duchesne prouve également qu'un animal inoculé avec une dose mortelle de bacilles de la typhoïde est exempt de maladie, s'il a été préalablement inoculé avec le Penicillium glaucum.

On peut se demander pourquoi cette thèse remarquable et remarquée par un jury compétent, sombre dans l'indifférence totale.

Posté le 12 avril 2015 à 06h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

11 avril 2015

18 avril : Anne Brassié raconte… Sainte Anne de Jérusalem à Auray

La prochaine conférence de Terre et Famille sera présentée par Anne Brassié à l'occasion de la réédition de son livre : Sainte Anne, de Jérusalem à Auray.

BRIANT (71), salle communale, samedi 18 avril 2015 à 20h30

En Occident et au Moyen-Orient, d’innombrables petites filles, des églises, des chapelles, des villages, des hôtels, des hôpitaux et des bateaux portent le nom d’Anne. Son histoire est celle d’une jeune fille née en Palestine, mariée à Joachim et qui attendit vingt ans un enfant : ce fut Marie, qui à son tour engendra Jésus. Dès sa mort, le culte de sainte Anne se propagea très vite. On la prie aujourd’hui dans le monde entier grâce aux missionnaires catholiques. Pourquoi les marins en perdition, les mères stériles ou angoissées pour leurs enfants, les malades ou les désemparés s’en remettent-ils à elle ? Pour le comprendre, suivons les pèlerins…

Posté le 11 avril 2015 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 avril…

"L'histoire ne nous dira sans doute pas ce qu'il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

  • le 11 avril 1512 : les Français prennent Ravenne.

Les Français, confrontés à une contre-offensive de la Sainte-Ligue, battent avec l'artillerie alliée du duc de Ferrare les troupes espagnoles lors de la bataille de Ravenne. Mais Gaston de Foix meurt cependant durant cette bataille et Jacques II de Chabannes, son successeur, n'a pas ses talents de général. Menacés au nord, les Français doivent se replier vers le Piémont.

La mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne, musée de l'Hermitage à Saint Peterbourg.

Malheureusement l'armée française y perd son chef, Gaston de Foix, duc de Nemours, comte d'Étampes et duc de Narbonne, neveu du Roi Louis XII. Il nait en 1489 à Mazères et entame très jeune la carrière des armes et y connaît un avancement extrêmement rapide.

En 1509, nommé Gouverneur du Dauphiné, il participe à la victoire d'Agnadel remportée par Louis XII sur les Vénitiens. Et le Roi le nomme à la tête de l'Armée Royale pour affronter la Sainte Ligue(Etats Pontificaux, Aragon, Naples et Cantons Suisses) en Italie, caressant l'espoir de récupérer l'héritage des Visconti (Milanais). (cf. les chroniques du 10 avril sur Louis XII)

Fin 1511, sous des conditions météo exécrables, et après un raid à pied de près de 200 km qui surprend totalement les ennemis du Roi et qui lui vaut le surnom de « Foudre d'Italie » il s'empare de Milan. Le 5 février 1512, c'est le tour de Bologne. Le 16, Gaston de Foix-Nemours inflige une lourde défaite aux Vénitiens et s'empare de Brescia le 19.

Et le 11 avril 1512 est le jour de Pâques. L'Armée française fait face aux troupes de la Sainte Ligue à Ravenne. La bataille est une effroyable boucherie. Les Français et leurs alliés perdent entre 3 000 et 4 000 pour 4 500 blessés, pendant que les forces de la Sainte Ligue laissent 9 000 cadavres au sol. Mais l'artillerie d'Este permet à Gaston de Foix-Nemours de remporter le combat, il y laisse la vie, suite à ses blessures; il a 23 ans.

Et Louis XII fait confectionner par le sculpteur Agostino Busti un gisant à la gloire de son neveu.

  • le 11 avril 1567 : Thomas d'Aquin est fait docteur de l'Eglise.

Saint Thomas d'Aquin est un religieux de l'ordre des Dominicains, contemporain de saint Louis. Sa famille très puissante et appartenant à la noblesse lui fait une guerre acharnée pour empêcher sa vocation. Tous les moyens sont utilisés. Arraché à son monastère, il est jeté en prison dans une tour du château paternel. On introduit une courtisane pour le pervertir. Et saint Thomas utilise un tison enflammé pour la chasser. L'histoire raconte qu'il se jette ensuite à genoux pour prier et s'endort; Durant son sommeil, il voit les anges descendre du Ciel pour le féliciter, en lui disant: "Recevez de la part de Dieu le don de chasteté perpétuelle."

La philosophie thomiste s'appuie sur celle d'Aristote et affirme qu'il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Devenu professeur, il réalise un gigantesque travail qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Somme Théologique »

Le 11 avril 1567, le pape Pie V le proclame docteur de l'Eglise et oblige les universités à enseigner sa théologie.

  • le 11 avril 1677: bataille de Cassel, parfois appelée Bataille de la Peene.

Il s'agit de la troisième bataille de Cassel. Elle oppose pendant les guerres de Hollande (1672-1678) l'armée française aux troupes coalisées des Provinces-Unies, de l'Espagne et de l'Angleterre. Du 10 au 11 avril les combattants s'affrontent pour contrôler la ville de Saint-Omer, place forte des Flandres. Le prince d'Orange, sûr d'être victorieux, a rassemblé toutes ses troupes aux environs d'Ypres, à environ 55 km à l'est de Saint-Omer, soit 30 000 hommes. Il attaque les Français qui l'écrasent. La victoire française entraîne le rattachement à la France de Saint-Omer, des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres, et de tous les Pays-Bas du sud espagnols.

  • le 11 avril 1713: fin des négociations d'Utrecht, signature du traité.

Le congrès d'Utrecht, ouvert le 29 janvier, prend fin avec la signature de deux traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne.

Le premier signé le 11 avril entre le Royaume de France et le royaume d'Angleterre, le second signé le 13 juillet entre l'Espagne et l'Angleterre. L'Europe reconnaît le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou, roi d'Espagne. En échange, l'Espagne cède Minorque et Gibraltar aux Anglais, Naples, la Sardaigne et le Milanais à l'empereur d'Allemagne Charles VI. La France de son côté perd ses terres d'Acadie et de Terre-Neuve, au profit de l'Angleterre.

  • le 11 avril 1749: naissance d'Adélaïde Labille-Guiard, peintre française.

Adélaïde Labille-Guiard, née à Paris, est une peintre française qui est d'abord élève du peintre miniaturiste François-Elie Vincent, elle est membre de l'Académie de Saint-Luc, puis en 1783 de l'Académie royale de peinture et de sculpture en même temps que sa concurrente Élisabeth Vigée-Le Brun. Elle épouse en 1800 le peintre François-André Vincent.

François-André Vincent
Portrait par sa femme, Adélaïde Labille-Guiard (1795).

  • le 11 avril 1770 : Mme Louise, fille cadette de Louis XV, entre au Carmel de St-Denis.

Voir les chroniques du 30 janvier et 16 février, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 11 avril 1793 : le Pater de d'Elbée.

D'Elbée protégeant les prisonniers républicains après la bataille de Chemillé, par Marie Felix Edmond de Boislecomte; Musée d'Histoire et des Guerres de Vendée Cholet, France

Les troupes de D'Elbée et de Cathelineau attaquent le général Berruyer à Chemillé à 20 km au nord-est de Cholet. La bataille tourne au corps a corps et après sept heures de combat, les soldats de la République lâchent pied laissant plus de 1400 hommes sur le terrain, les Vendéens, quant à eux, ont perdu 600 des leurs. Après le Choc de Chemillé, les Blancs restent maîtres du terrain avec environ 400 républicains capturés. Les Vendéens, exaspérés par les massacres des Bleus dans tous les villages environnant, veulent les exécuter pour se venger.

Leur chef D'Elbée, qui ne peut les arrêter, leur fait réciter le Pater Noster. Lorsque ceux-ci arrivent au « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. », D'Elbée se lève, car ils étaient à genoux, les arrête: « Ne mentez pas à Dieu ».

Et les Bleus ont la vie sauve. Voici la charité des combattants pour Dieu et pour le Roi.

C'est le pendant du « Grâce aux prisonniers » de Bonchamps le 18 octobre 1793 (voir la chronique du jour).

  • le 11 avril 1814 : le traité d'abdication de Napoléon est signé à Paris par des plénipotentiaires français et étrangers.
    • le 11 avril 1935 : ouverture de la conférence de Stresa.

Après la remise en cause du Traité de Versailles par Hitler, qui vient de rétablir la conscription, la France, le Royaume-Uni et l'Italie se réunissent du 11 au 14 avril. Ils décident de créer le "front de Stresa", afin d'empêcher des violations du traité de Versailles. Ce front se dissout quand les Italiens se lancent dans la guerre d'Ethiopie et que les Anglais signent, quelques semaines plus tard, un accord naval avec les Allemands.

  • le 11 avril 1956 : le service militaire est porté à 27 mois.

La raison est l'évolution de la situation en Algérie. 70.000 "disponibles" du contingent de 1953 sont rappelés.

  • le 11 avril 1963 : le pape Jean XXIII publie son encyclique Pacem in terris.

L'encyclique est consultable ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html

  • le 11 avril 1995: ouverture aux fidèles de la cathédrale d'Evry.

Certains y voient un monument maçonnique tellement cette église viole les canons de construction respectés depuis le début de l'ère chrétienne.

Posté le 11 avril 2015 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

10 avril 2015

C’est arrivé un 10 avril…

« Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. » (François Mitterrand en 1982, lors d'un Conseil des Ministres)

Alors rappelons-nous :

  • le 10 avril 757 : réapparition des orgues en Europe.

Connu du temps de l'empire romain, l'usage des orgues a peu à peu disparu en Occident. L'empereur Constantin V offre un orgue à soufflet à Pépin le Bref en 757. Ce dernier le fait placer à Compiègne.

  • le 10 ou 11 avril 879 : décès de Louis II le Bègue.

Louis II dit le Bègue, est le fils de Charles II dit le Chauve. Il nait le 1er novembre 846. Il est d'abord couronné roi d'Aquitaine en 867, puis Roi des Francs en 877. Son défaut d'élocution l'empêche de s'exprimer en public et nuit à son autorité. Il meurt à Compiègne à l'âge de 33 ans, il n'a régné que 16 mois sur la France. Ses fils, Louis III et Carloman, deviennent respectivement roi de Neustrie et roi d'Aquitaine et de Bourgogne.

  • le 10 avril 1302 : les États Généraux confirment l'indépendance du Roi Philippe face au pape Boniface.

Partie d'un différent sur la politique fiscale royale, la crise entre la monarchie et la papauté a pris, du fait des caractères excessifs tant du Roi que du pape, un tour gravissime. Le pape rappelle à l'ordre le Roi par la bulle Ausculta Fili qui dépasse le simple problème fiscal pour exprimer des prétentions inadmissibles sur les droits inaliénables de la couronne de France. Philippe le Bel fait non seulement brûler la bulle Ausculta Fili (cf. la chronique du 11 février), mais son envoyé, Guillaume de Nogaret, laisse Colonna souffleter le pape à Anagni le 8 septembre 1303.

Les conséquences sont incalculables, outre la fin de l'indépendance temporelle de la papauté, c'est la fin d'une grande partie de l'influence spirituelle de la foi catholique sur le pouvoir politique ; fin qui en France va s'exprimer sous l'ancien régime, à travers l'hérésie gallicane et à travers l'erreur constitutionnelle de l'absolutisme (le Roi ne tient son pouvoir que de Dieu et ne rend de compte qu'à lui); et aujourd'hui à travers le laïcisme exacerbé. Cette rupture entre les deux pouvoirs est une faute. Le pouvoir politique ne reconnaît plus au pouvoir spirituel un droit de regard sur les affaires temporelles. Ce droit de regard, tiré de la phrase du Christ à Pilate « Tu n'auras pas de pouvoir si tu ne l'avais reçu d'en Haut.» servait de garde-fou et tempérait le pouvoir politique, mais il en constituait aussi l'essence même, lui donnait sa force. Ainsi, tout pouvoir politique qui ne s'appuie sur l'origine, l'essence de la puissance, comble sa faiblesse par une force de coercition. Et si la monarchie française a duré près de 1500 ans, c'est parce qu'elle était aussi tempérée par la loi divine.

Or Philippe Le Bel vient de rompre l'équilibre politico-religieux du Moyen-âge. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Le Roi convoque les Etats-généraux pour donner un semblant de justification à ses décisions. C'est la première fois dans l'histoire de France. Les 3 ordres ratifient sa conduite.

Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs, comme dans l'ancien testament, avec les Rois juifs, et selon le testament de Saint Rémi :

«Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait: Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »(*)

La sanction royale est la fin des capétiens directs. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche. La noblesse verra ses fils mourir sous les lances et les flèches anglaises, l'Eglise de France souffrira autant.

Il est étonnant de voir que ce sont les Etats- Généraux eux-mêmes qui seront l'outil de la chute de la monarchie 500 ans plus tard.

(*) La Vierge Marie dans l'Histoire de France (Ed. Résiac pages 79 à 83)

  • le 10 avril 1312 : Lyon est rattaché au domaine royal.

En marge du concile qui supprime l'ordre des Templiers, est signé le Traité de Vienne qui reconnaît ce rattachement. L'empereur ne réagit pas.

  • le 10 avril 1498 : le Roi Louis XII de France revendique le duché de Milan.

Quelques jours après la mort de son prédécesseur, Charles VIII, le nouveau Roi Louis XII prend le titre de duc de Milan qu'il revendique en tant que petit-fils de Valentine Visconti. Le maître effectif du duché est son vieil ennemi Ludovic le More.

Après l'épuisement économique de la France dû à la guerre de 100 ans, Louis va porter les affrontements en Italie et permettre par là un développement économique de nos campagnes que la III république s'est efforcé de camoufler.

Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, aux chapitres XI note :

« L'un des nombreux manuels que la franc-maçonnerie a rédigés pour les écoles laïques, porte deux images curieuses. La première représente les campagnes sous l'Ancien Régime : un paysan en guenilles travaille péniblement sous un ciel chargé de nuages. La seconde représente les campagnes modernes : elles sont illuminées par un soleil radieux et sous un ciel pur, le cultivateur joyeux trace son sillon. Ces deux images sont ainsi juxtaposées pour inculquer par les yeux, dans l'esprit des enfants trois idées simplistes qui leur feront détester les siècles qui ont précédé la Révolution et aimer ceux qui l'ont suivie : 1°) sous l'Ancien Régime, le ciel était toujours maussade ; sous le Nouveau, il est toujours beau ; 2°) sous l'Ancien Régime, le paysan était toujours mal vêtu ; sous le Nouveau, il est élégant ; 3°) sous l'Ancien Régime, il était toujours malheureux ; sous le Nouveau, il est toujours heureux. »

Or s'appuyant sur l'historien de Louis XII, Claude de Seyssel, il poursuit :

« Les guerres d'Italie qui commencèrent avec Charles VIII, portèrent hors de France leurs ravages et ne nuisirent en rien au relèvement de l'agriculture nationale. […] Aussi, la France ne tarda-t-elle pas à se relever de ses ruines matérielles. « En moins de quarante ans, la misère de la guerre de Cent Ans avait fait place à l'aisance et à la richesse. […] Pour le laboureur, Louis XII incarnait, symbolisait le bien-être dont on jouissait sous son sceptre, bien-être dont une part lui était due. Lorsque ce Roi traversa la Bourgogne, à son retour du Milanais, les paysans, abandonnant leurs travaux, bordaient les chemins, les couvraient de verdure et faisaient retentir l'air d'acclamations. […] Nous avons d'ailleurs des signes évidents de ce bien-être ; le premier, c'est le rapide accroissement de la population que l'on constate dans la France du XVIe siècle : « Elle n'est pas seulement un des pays les plus riches, dit M. Imbart de la Tour ; elle est aussi l'un des mieux peuplés ; les familles de dix à douze enfants sont fréquentes, celles de sept à cinq sont la règle commune »

  • le 10 avril 1585 : décès de Grégoire XIII.

En 1572, Grégoire XIII est élu pape à la mort de Pie V. Il est le 226e pape. Son conclave ne dure qu'une journée. Son œuvre principale est l'institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, qui modifie le calendrier julien en supprimant 10 jours de la dite année et 3 années bissextiles centenaires sur 4.

Son pontificat est aussi marqué par de nombreuses fondations de séminaires : le Collège allemand, le Collège grec, le Collège maronite ou encore le Collège des néophytes (réservé aux Juifs et musulmans convertis), la mission confiée aux jésuites de fonder le Lycée Saint-Benoît, dans l'Empire ottoman en 1583. Lycée qui devient l'institution phare de l'enseignement catholique au Levant.

 

  • le 10 ou 11 avril 1803 : Bonaparte fait part aux ministres Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine de son intention de céder la Louisiane aux Etats-Unis.

"Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. [...] Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante [les Etats-Unis], elle sera plus utile à la [...] la France que si je tentais de la garder ".

  • le 10 avril 1814 : bataille de Toulouse.

Le Maréchal Jean-de-Dieu Soult, en pleine retraite d'Espagne, arrive à Toulouse avec sur ses talons les Anglo-Hispano-Portugais du duc de Wellington.

Soult commence alors à organiser la défense de la ville, sans recevoir d'appui de la population. Soult, coupé de Paris ignore que les alliés sont sur le point d'y entrer.

Le 10 avril, Wellington arrive, contourne la cité après avoir franchi la Garonne, et pénètre dans la ville. 300 soldats français appuyés par 5 canons vont les repousser plusieurs fois. Wellington contourne alors les positions française et le Maréchal Soult doit abandonner Toulouse ; ce qu'il fait brillamment les 11 et 12 avril.

Alors, le 12 avril, Wellington fait une entrée dans la Ville Rose, sous les acclamations des royalistes.

  • le 10 avril  1826 : Dumont d'Urville part pour sa seconde circumnavigation.

Jules Dumont d'Urville est chargé d'effectuer un second tour du monde. L'une de ces missions est de retrouver la trace de La Pérouse, navigateur français disparu en 1788. C'est d'ailleurs en son honneur que sa corvette « la Coquille » est rebaptisée « l'Astrolabe ». Il part de Toulon, passe en Australie, cartographie la Nouvelle-Zélande, fait le tour des îles Fidji, de Tonga, des Moluques et de la Nouvelle-Calédonie, confirme à Vanikoro que La Pérouse a bel et bien disparu à cet endroit, massacré par des indigènes.

 

  • le 10 avril 1911 : naissance de Maurice Schumann, homme politique et académicien français.

Né à Paris, Maurice Schumann est journaliste de formation, il se convertit à la foi catholique, puis entre en politique en 1944. Il est un des fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP). Plusieurs fois ministre sous les IVe et Ve République, Schumann est également membre de l'Académie française. Il meurt le 9 février 1998.

  • le 10 avril 1916 : « On les aura », ordre du jour du général Pétain.

Alors que les Allemands essaient de saigner l'armée française à Verdun, Pétain envoie son désormais célèbre ordre du jour se terminant par « Courage ! On les aura ! » L'ordre est en fait une félicitation et un encouragement à destination des soldats qui ont repoussé une attaque la veille.

  • le 10 avril 1954 : mort d'Auguste Lumière.

Les frères Lumière ont une vie de pionniers industriels assez extraordinaire.

Inventeurs du cinématographe avec son frère Louis en 1895, initiateurs des premières actualités filmées et des premiers documentaires, Ils envoient des reporters dans le monde entier afin de rapporter des "vues animées". Mais les frères Lumière s'intéressent à beaucoup de domaines : la chimie, l'électricité, l'acoustique, l'automobile, la pharmacie...

  • le 10 avril 2013 : la gendarmerie devient une armée, de fait.

Le général Favier est nommé Directeur Général de la gendarmerie nationale et est promu général d'armée.

Posté le 10 avril 2015 à 06h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

09 avril 2015

C’est arrivé un 9 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 9 avril 715 : décès du pape Constantin.

A ne pas confondre avec l'anti pape Constantin II, il condamne la doctrine monophysite qui affirme que le Christ n'a qu'une nature.

  • le 9 avril 1004 ou 1024 : décès du pape Benoît VIII.

Pape du 18 mai 1012 au 9 avril 1024, Benoît VIII est né dans la région de Latium, en Italie. Il doit lutter contre les Sarrasins venus en 1016 envahir ses États, et se met à la tête des troupes qui écrasent l'envahisseur.

  • le 9 avril 1498 : la reine Anne rétablit la chancellerie de Bretagne.

Elle nomme Guéguen évêque de Nantes, en remplacement de d'Espinay, transféré au siège de Léon. Surtout elle marque par ce geste que, bien qu'ayant le même souverain, la Bretagne et la France reste deux Etats indépendants, mais unis.

  • le 9 avril 1553 : décès à 59 ans de François Rabelais, médecin et écrivain, et prêtre français de la Renaissance.

Médecin, professeur d'anatomie, moine puis prêtre et auteur des fameux Pantagruel, Gargantua,...

  • le 9 avril 1555 : élection du pape Marcel II.

Marcello Cervini est élu 222e pape de l'Église catholique. Son règne est parmi les plus courts, 20 jours. Il fut le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême.

  • le 9 avril 1682 : René Robert Cavelier de la Salle prend possession du Mississippi au nom de Louis XIV.

Ancien jésuite ayant demandé à quitter la compagnie de Jésus, René Robert Cavelier de la Salle explore la région des Grands Lacs, il y bénéficie en 1674 de l`octroi d'une concession foncière provenant d'un ami prestigieux, accordée par le gouverneur Frontenac. Il construit au bord du lac Ontario un immense fort qu'il baptise fort Frontenac. Puis, il entreprend l'exploration du Mississipi en 1682 et déclare le territoire comme appartenant à La France et au Roi Louis XIV. Le 9 avril 1682, il baptise l'embouchure du Mississippi du nom de « Louisiane » en l'honneur du Roi Louis XIV.

Il fait dresser une croix sous laquelle est fixée une plaque portant l'inscription suivante : «Au nom de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, le 9 avril 1682. »

Le procès-verbal de la cérémonie rapporte ses paroles:

« Je, René-Robert Cavelier de La Salle, en vertu de la commission de Sa Majesté que je tiens en mains, prêt à la faire voir à qui il pourrait appartenir, ai pris et prends possession, au nom de Sa Majesté et de ses successeurs de sa couronne, de ce pays de la Louisiane, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et de toutes les nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, minières, pèches, fleuves, rivières compris dans l'étendue de ladite Louisiane. »

Prise de possession de la Louisiane, par Jean-Adolphe Bocquin, 1870s. (gallica-BnF)

  • le 9 avril 1736 : une ordonnance royale normalise la tenue des registres de l'Etat Civil.

Elle prescrit aux curés de paroisse de fournir une copie des actes de baptême et de mariage.

  • le 9 avril 1794 : les sbires de Turreau poursuivent l'œuvre de mort.

La colonne Dusirat revient tuer et incendier à Chanzeaux

  • le 9 avril 1834 : début de la répression de la révolte des Canuts à Lyon.

Le 9 avril 1834, à Lyon, débute la seconde insurrection des Canuts. Après l'échec des grèves de février, l'accord sur les prix annulé dès qu'il fut signé, et le vote de la loi contre les associations ouvrières, la condamnation des « meneurs » de février, qui sont en fait des mutuellistes, met le feu aux poudres. Le 13 la semaine sanglante commence.

La mythologie gauchiste a récupéré cette révolte, pourtant il s'agit du dernier sursaut des corporations telles qu'elles existaient avant la révolution. Les Canuts étaient propriétaires de leur outil de travail

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, (Ed. Perrin, chapitre X, pages 225 à 228) rappelle que cette révolte n'est en rien une révolte révolutionnaire comme les socialistes de la IIIème république vont réussir à le faire croire. Les Canuts propriétaires de leur outil de travail, sont de petits artisans, qui fonctionnent sur le mode des corporations d'avant la révolution. Ils sont le dernier symbole d'une économie française régulée par la loi. La bourgeoisie révolutionnaire triomphante a installé des usines industrielles qui permettent de vendre à moindre coût.

Plus de 600 canuts sont tués, 10.000 passent en jugement.

  • le 9 avril 1898 : loi organisant les chambres de commerce.

Ou comment contrôler le développement économique local en France…

  • le 9 avril 1917 : bataille de la crête de Vimy.

Pendant 3 jours, les Canadiens, sous les ordres des britanniques, combattent pour prendre une position fortifiée allemande, la crête de Vimy, qui avait déjà résisté aux assauts des anglais. C'est une victoire importante, où meurent 10 602 hommes. La France fera don au Canada du terrain, d'une étendue de 250 hectares, où sera construit le Mémorial canadien de Vimy.

Mémorial canadien de Vimy.

  • le 9 avril 1918 : premier jour de la bataille de la Lys.

Cette offensive allemande, lancée après l'apport des troupes ramenées de Russie à la suite de la paix signée avec les soviets (Traité de Brest-Litovsk) dure 20 jours. L'effort allemand se fait dans les Flandres, entre Armentières et La Bassée. C'est un échec.

  • le 9 avril 1943 : Sauckel exige de la France 220 000 ouvriers supplémentaires.

L'Allemagne pille toutes les ressources européennes pour nourrir son effort de guerre. En France le STO ne fonctionne pas assez bien selon les Allemands.

  • le 9 avril 2003 : le régime de Saddam Hussein en Irak tombe après 24 ans de pouvoir.

Posté le 9 avril 2015 à 06h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 avril 2015

C’est arrivé un 8 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 8 avril 1364 : décès de Jean II le Bon, Roi de France.

Battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, Jean le Bon peut regagner la France en 1360, après la signature du Traité de Brétigny qui lui rend la liberté, mais cède une immense partie du pays et doit une énorme rançon à Édouard III. Un de ses fils retenus en otage pour garantir le paiement de sa rançon, s'enfuit en 1363. Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres où il meurt en 1364 à l'âge de 45 ans en pleine négociation des accords de Brétigny. En effet, les lois fondamentales du Royaume interdisent au Roi de se séparer d'une partie du territoire. Sa signature du Traité n'a pas été entérinée par le parlement de Paris. Le fils de Jean II le Bon, Charles V le Sage est proclamé Roi de France ; il récupère tous les territoires perdus par ses prédécesseurs, et relève le Royaume.

  • le 8 avril 1378 : Urbain VI est élu pape.

Né en 1318 à Naples Bartolemeo Prignano devient le 202e pape de l'Église catholique romaine sous le nom d'Urbain VI. Il est aussi le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle le 17 janvier 1377 (voir la chronique de ce jour sur Grégoire). Élu pape le 8 avril 1378, et malgré les avertissements de sainte Catherine de Sienne qui lui demande de la retenue, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un autre pape, Clément VII qui s'installe à Avignon. Ce sera le début du Grand Schisme d'Occident. Urbain VI meurt à Rome le 15 octobre 1389.

  • le 8 avril 1455 : élection du pape Calixte III.

Alfonso Borgia est élu pape sous le nom de Calixte III. Son action principale est de lutter contre l'Empire ottoman qui détient la ville de Constantinople depuis 1453. Tout au long de son pontificat, qui se termine en 1458, il appelle à la croisade sans être vraiment entendu. Il donne à une commission ecclésiastique les pouvoirs de réviser le procès de Jeanne d'Arc. Le jugement solennel, qui intervient le 7 juillet 1456, déclare qu'elle est morte martyre pour la défense de sa religion, de sa patrie et de son Roi. Cependant le pape ne la canonise pas ; mais autorise les expiations religieuses qui ont lieu à Rouen.

Le pape Calixte III, par Joan de Joanes y taller (1510-1579)

Musée de la cathédrale de Valence.

  • le 8 avril 1632 : Louis XIII achète la Seigneurie de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris.



Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianon)

Louis XIII achète la totalité de la seigneurie de Versailles à son dernier seigneur, Jean-François de Gondi, archevêque de Paris pour la somme de 66 000 livres. Il souhaite en faire un domaine de chasse. C'est le tournant décisif dans l'installation de la royauté à Versailles.

  • le 8 avril 1691 : prise de Mons.

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, qui oppose, de 1688 à 1697, la France à une coalition des puissances européennes (Provinces-Unies, Angleterre, Savoie, Saint Empire romain germanique, Espagne et Suède), la capitale de Hainaut, est conquise par Louis XIV, le 8 avril 1691. En mars 1691, les armées de Louis XIV déploient de très importants moyens pour s'emparer de la ville, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas du Sud. Vauban dirige les travaux de siège. La ville tombe et Louis XIV nomme gouverneur Nicolas de La Brousse, comte de Verteillac. Vauban est alors chargé d'améliorer le système défensif de la ville.

  • le 8 avril 1802 : promulgation du Concordat signé par Napoléon Bonaparte, premier Consul, et le pape Pie VII.

     

  • le 8 avril 1904 : la France et le Royaume-Uni signent l'Entente Cordiale.

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la Triple-Alliance, le Royaume-Uni et la France parviennent à s'entendre pour régler leurs différends coloniaux : la pêche à Terre-Neuve, l'Egypte, le Maroc pour l'autre, les deux puissances inaugurent un rapprochement qui avec la Russie finira par devenir la Triple-Entente.

  • le 8 avril 1962 : les Français approuvent les accords d'Évian.

Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le FLN sont ratifiés par le peuple français.

  • le 8 avril 1994 : la chapelle Sixtine restaurée est inaugurée.

Le pape Jean-Paul II inaugure la chapelle Sixtine restaurée au terme de 14 ans de travaux qui ont permis de redécouvrir les couleurs chaudes et éclatantes du Jugement dernier de Michel-Ange. C'est l'un des plus fameux trésors de l'art de la Renaissance italienne; c'est aussi le lieu où les cardinaux se réunissent en conclave pour élire un nouveau pape.


Le jugement dernier

  • le 8 avril 2005 : funérailles du pape Jean-Paul II.

Plus d'un million de personnes et de dirigeants venus du monde entier assistent place Saint-Pierre et dans tout Rome à des funérailles grandioses célébrées pour le pape Jean Paul II, avant son inhumation dans la crypte de la basilique. Des fidèles brandissent des banderoles portant l'inscription "Santo subito", réclamant sa canonisation immédiate.

Posté le 8 avril 2015 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

07 avril 2015

C’est arrivé un 7 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 7 avril : fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes.

Né en 1651 à Reims, Jean-Baptiste de La Salle appartient au grand mouvement de la Contre-réforme catholique du XVIIème siècle. Aîné d'une famille de onze enfants, son père le destine d'abord à une carrière juridique, comme c'était très souvent le cas dans la noblesse de robe. Lui se sent appelé à servir Dieu. Ordonné prêtre le 9 avril 1678, il est reçu, deux ans plus tard, docteur en théologie à la Sorbonne. Le 25 mai 1684, il fonde la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes en 1684, dont la mission est l'éducation des enfants des classes populaires. A la pédagogie individuelle, en usage jusqu'à cette époque, JB de La Salle préfère, pour des raisons d'efficacité et d'économie, l'enseignement simultané, prodigué à un groupe de jeunes réunis dans une même salle. Il introduit également le principe du regroupement des élèves par niveau — «la division des plus faibles, celle des médiocres, et celle des plus intelligents ou des plus capables».Ayant pris conscience que la formation des maîtres est inexistante, en 1685, il fonde un séminaire qui devient une véritable école normale d'instituteurs, qui n'a pas d'équivalent alors dans le Royaume de France.

Parmi ses innovations, il faut souligner aussi l'apprentissage de la lecture et de la langue maternelle avant le latin, la gratuité de l'enseignement ou les cours d'instruction pour adultes.

Décédé le 7 avril 1719, un Vendredi Saint, le père de la Salle s'éteint dans la maison mère de sa congrégation à Rouen. Il est béatifié en 1888 et canonisé en 1900.Le 15 mai 1950, Pie XII proclame Saint Jean-Baptiste de la Salle « patron de tous les éducateurs chrétiens. »

  • le 7 avril 451 : pillage de Metz par Attila.

Au printemps 451, les Huns franchissent le Rhin après avoir détruit Cologne en faisant un véritable carnage. Le « Fléau de Dieu » attaque ensuite Verdun, puis Laon, Saint Quentin, et Reims. La Horde atteint la Marne sans qu'on puisse l'arrêter. Les scènes d'horreur se multiplient et achèvent de terroriser les populations. L'administration romaine de Lutèce va évacuer la ville pour Orléans ou Tours. Mais une jeune fille d'une quinzaine d'année pousse la population à rester et à prier car, dit-elle, les Huns ne viendront pas.

(cf. les chroniques du 24 juin et du 20 juin)

  • le7 avril 1250 : le Roi de France Louis IX est fait prisonnier à Mansourah.

La bataille de Mansourah a lieu le 8 février, les croisés réussissent à traverser le Nil et à pénétrer dans la ville. Mais ils sont repoussés et le frère du Roi, Robert d'Artois est tué. Jusqu'au 7 avril, les armées se font face. Le Roi Louis IX prend alors la décision de retourner dans la ville de Damiette. La retraite commence dans la nuit du 5 au 6 avril 1250.Saint Louis, malade, épuisé, souffrant de fièvres et de dysenterie, refuse de prendre place sur un navire et reste avec ses soldats.

Saint Louis envoie Philippe de Monfort pour négocier avec les musulmans la cession de Damiette contre un sauf-conduit pour le retour des croisés en France. Mais les Sarrasins achètent un sergent français qui annonce alors, que le Roi ordonne à l'armée de se rendre. Les 12'000 soldats restants deviennent prisonniers. Louis IX est reconduit vers Mansourah, en prisonnier. Saint Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille.

Bataille de Mansourah en Égypte

  • le 7 avril 1498 : décès accidentel du Roi de France Charles VIII.

Le Roi Charles VIII l'Affable meurt accidentellement au château d'Amboise sans héritier ; Louis d'Orléans devient le Roi Louis XII. Il se cogne brutalement la tête contre le linteau d'une porte basse. Né le 30 juin 1470, au même endroit, il est l'unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, et le dernier Roi de la succession directe de la branche des Valois de la dynastie capétienne.

Charles VIII vainc les Bretons à la bataille de St Aubin du Cormier le 28 juillet (cf. chronique du jour, du 18 novembre et du 6 décembre). En application du traité du Verger, Anne de Bretagne doit épouser le successeur de Charles VIII le futur et remuant Louis XII.

Après la campagne triomphale en Italie, en 1494, Charles VIII doit faire face, à compter du 5 avril suivant, à la Ligue de Venise qui réunit à l'instigation du pape Alexandre VI, Maximilien d'Autriche, Ferdinand d'Aragon et Ludovic le More, lequel s'est retourné contre la France. La Ligue se prépare à chasser les Français d'Italie.

L'année 1495 s'achève après de durs combats. Et le 27 novembre 1497 se conclue, à Alcala de Henares, une trêve permanente entre les Rois de France et d'Espagne. Charles VIII meurt alors qu'il prépare une nouvelle armée pour Naples et que se déroulent des négociations au château d'Amboise entre Français et Espagnols pour le partage de l'Italie.

Charles VIII et Anne de Bretagne ont multiplié au cours de leur vie les preuves de leur dévotion envers Notre Dame, Notre Dame d'Embrun pour le Roi et Notre Dame de Bonne Nouvelle à Rennes pour la Reine. D'ailleurs Charles VIII attribue à son pèlerinage auprès de Notre de Bonne Nouvelle le changement dans le cœur d'Anne de Bretagne et le mariage qui s'en suit. (*)

(*) La Vierge Marie dans l'Histoire de France, Ed Résiac, pages 119 à 122.

  • le 7 avril 1506 : naissance de saint François Xavier, missionnaire jésuite espagnol.

Saint François Xavier est un missionnaire jésuite navarrais, né à Javier, près de Pampelune en Navarre et mort le 3 décembre 1552 dans l'île de Sancian, au large de Canton, Chine. Il poursuit ses études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-barbe, où il rencontre Pierre Favre et Ignace de Loyola avec qui il fonde la Compagnie de Jésus en 1534. Il est ordonné prêtre en 1537. En 1540, à la demande du roi Jean III de Portugal, il est envoyé par le pape Paul III pour évangéliser les peuples des Indes orientales. Il est surnommé« l'Apôtre des Indes » et est reconnu saint par les catholiques et les anglicans. Sa fête est le 3 décembre.

 

  • le 7 avril 1509 : la France déclare la guerre à la république de Venise.

Les traités de Cambrai du 10 décembre 1508 ont jeté les bases d'une ligue contre Venise, réunissant Louis XII et Maximilien réconciliés, Ferdinand II d'Aragon et le Pape. La France, chargée la première d'attaquer, déclare officiellement la guerre à Venise, son ex-alliée. C'est le point de départ de la guerre de la Ligue de Cambrai, qui dure huit ans.

  • le 7 avril 1652 : bataille de Bléneau.

Lors de la Fronde des Princes qui oppose les principaux princes de France au jeune Louis XIV et à Mazarin, Louis II de Bourbon, prince de Condé, attaque les troupes royales alors que l'armée royale est dispersée et que la cour est restée à Gien sans protection. Le maréchal d'Hocquincourt stationne imprudemment dans le village de Bléneau. Il perd la presque totalité de ses soldats suite à l'attaque et doit fuir vers Auxerre. Le 7 avril au matin, Turenne, qui est resté fidèle au Roi, contre-attaque avec succès malgré une infériorité numérique, qui fera dire à Napoléon qu'il avait pris un trop grand risque. Condé doit se replier en catastrophe sur Paris.

  • le 7 avril 1655 : Fabio Chigi devient le pape Alexandre VII.

Fabio Chigi, né à Sienne le 13 février 1599, fut élu 237e pape à l'unanimité, avec le nom d'Alexandre VII. Il confirme la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X et met les Provinciales de Pascal à l'Index. Il cherche à contenir l'expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre. On lui doit l'achèvement des travaux de la place Saint-Pierre et l'installation de la colonnade du Bernin. Ses gardes ayant tiré sur l'ambassadeur de France à Rome et tué un de ses pages, il rechigne à réparer la faute. Louis XIV l'y oblige en confisquant le comtat d'Avignon. Il meurt en 1667.

 

 

  • le 7 avril 1672 : Frontenac nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Buade, Comte de Frontenac, statue de la façade de l'hôtel du Parlement, Québec

Louis de Buade, comte de Frontenac, est proclamé gouverneur de la Nouvelle-France. Il conservera ce titre d'abord pendant 10 ans, puis de 1689 à 1698. Lors de son mandat, le Mississipi est découvert et un immense fort est bâti sur le lac Ontario, baptisé Fort Frontenac. La paix et les alliances avec la population locale sont assurées. Victime d'un complot, Frontenac rentre en France, mais revient en Nouvelle-France quelques années plus tard en pleine guerre de la ligue d'Augsbourg. Il fortifie Québec et Montréal et résiste à l'attaque anglaise de William Phips.

  • le 7 avril 1780 : le Grand Théâtre de Bordeaux est inauguré avec la pièce Athalie de Racine.

Construit par l'architecte Victor-Louis entre 1773 et 1780 sur ordre du gouverneur de la Guyenne, le Grand Théâtre est considéré comme l'un des plus beau théâtres du monde.

  • le 7 avril 1795 : adoption du système métrique

Suite au rapport du député de la Côte d'Or, Prieur, la Convention adopte un décret concernant les poids et mesures. Le mètre devient l'unité de longueur et la base du nouveau système de mesure appelé « système métrique ». La loi fixe les nouvelles mesures: mètre, gramme, litre avec leurs préfixes: kilo, hecto, déci, etc.

Ce nouveau système métrique mettra des années pour s'imposer dans toute la France. Ce même décret change le nom de la monnaie anciennement appelée Livre en Franc. (Cf. Chronique du 30 mars)

  • le 7 avril 1823 : expédition d'Espagne.

Menée en avril 1823 par la France, elle vise à rétablir Ferdinand VII d'Espagne sur le trône. Lors du congrès de Vérone, le 22 janvier 1823, un traité secret est signé, donnant à la France le pouvoir d'envahir l'Espagne afin de rétablir l'ancien monarque absolu. L'expédition se réalise en deux colonnes : vers la Catalogne et vers les Asturies. Le 31 août 1823, tombe le Fort du Trocadéro. Ce succès est la fin de l'expédition qui a totalement réussi.

  • le 7 avril 1858 : dix-septième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Pendant cette Apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est constaté en direct par le médecin, le docteur Douzous.

  • le 7 avril 1906 : la conférence d'Algésiras.

Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne. Cette conférence place le Maroc sous contrôle international et consacre également l'influence de la France sur une partie du territoire, en lui octroyant des droits spéciaux. L'Allemagne est insatisfaite, et va tenter de récupérer une partie du pays, avec l'incident d'Agadir en 1911.

  • le 7 avril 1946 : Pie XII et l'Histoire.

« Si on ne connaît pas Dieu et qu'on n'observe pas sa loi, pourquoi s'étonner que l'Histoire marque ses dates avec des catastrophes ? »

  • le 7 avril 1994 : François de Grossouvre se suicide à l'Elysée.

Posté le 7 avril 2015 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 avril 2015

C’est arrivé un 6 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 6 avril 1362 : bataille de Brignais.

Depuis le début de la guerre de Cent Ans, la France a été battue à Crécy (1346) et à Poitiers (1356). La trêve entre Français et Anglais, pendant la détention du Roi Jean II le Bon, voit les mercenaires des grandes compagnies non payés. Aussi ravagent-ils et pillent-ils les campagnes françaises. Le Roi décide de les détruire, mais elles s'unissent pour mieux résister et prennent par surprise l'ost royal au sud de Lyon. Le connétable Jacques 1er de Bourbon, arrière-petit-fils de Saint louis est tué lors du combat.

Bataille de Brignais (1362). L'armée française est vaincue par les Grandes Compagnies, bandes de mercenaires ravageant la France pendant la guerre de Cent Ans (Bibliothèque Nationale de France)

  • le 6 avril 1574 : François Viète est reçu conseiller au parlement de Rennes.

Il lit en public une profession de foi catholique, il y annonce son retour à la foi Catholique.

  • le 6 avril 1606 : le duc de Bouillon rend au Roi Henri IV la place forte de Sedan.

Sedan est alors une place forte d'importance capitale entre les Pays Bas espagnols et la Lorraine catholique. Henri IV vient en personne mettre le siège devant Sedan et recevoir l'hommage de ce turbulent prince.

  • le 6 avril 1631 : Traité de Cherasco.

Ce traité marque la fin de la Guerre de succession de Mantoue, guerre qui est à replacer dans le cadre de la Guerre de Trente Ans. Elle oppose les Français aux Habsbourg. Le pape Urbain VIII va intervenir et envoyer un médiateur, Jules Mazarin, futur Cardinal Mazarin. Par ce traité, le duché est partagé entre les opposants, et la France reçoit une forteresse hautement stratégique, le Pignerol, qui lui donne un accès à la plaine du fleuve italien le Pô. (Cf. La chronique du 6 mars).

  • le 6 avril 1672 : début de la Guerre de Hollande entre la France et les Provinces-Unies.

Depuis le traité de Douvres du 1er juin 1670, Angleterre et France sont alliés, avec comme ennemis les Provinces unies. Le 28 mars, les Anglais déclarent la guerre aux Hollandais. La France suit. Les principautés allemandes se sont déclarées neutres.

  • le 6 avril 1768 : l'expédition Bougainville débarque à Tahiti et prend possession de l'île au nom du Roi de France, Louis XV.

Parti de Brest en 1766 à la tête d'une mission diplomatique et scientifique, Louis-Antoine de Bougainville débarque à Tahiti deux ans plus tard.

  • le 6 avril 1793 : création du Comité de salut public.

Sa mission initiale est de contrôler les ministres et de restaurer l'autorité du gouvernement. Il va devenir l'instrument de la Terreur, cette période que les historiens n'arrivent pas à fixer avec précision tellement toute la Révolution est consubstantielle à ce sentiment. Et cela va durer plus de 10 ans.

Comité de salut public et dictature sont justifiés par la guerre civile et étrangère. Le 16 prairial (1793), Robespierre est président de la Convention. Les fusillades, noyades (« déportation verticale »), l'échafaud se multiplient dans toute la France. A tel point que Le sol n'est plus pavé à Paris mais uniformément lisse, jusqu'à la Seine.

La « veuve », la guillotine, fonctionne à plein régime; même les « fils de la Veuve », titre glorieux ou affectueux, au choix, avec lequel ils se saluent, y goutent

Caricature de Robespierre

  • le 6 avril 1804 : Jean-Charles Pichegru est trouvé étranglé par sa cravate de soie noire, dans sa cellule du Temple, à Paris.

 

  • le 6 avril 1814 : abdication sans condition de Napoléon.

La campagne de France s'est soldée par la chute de Paris le 31 mars 1814. Les maréchaux refusent de continuer le combat, ils lui enlèvent le commandement de l'armée. Napoléon est finalement déchu par le Sénat le 3 avril 1814 et abdique sans condition à Fontainebleau. Les coalisés lui accordent la souveraineté de l'île d'Elbe ainsi qu'une rente annuelle de 2 millions.

  • le 6 avril 1814 : le Sénat adopte un projet de constitution.

L'article 2 stipule que :

"Le Peuple français appelle librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi".

  • le 6 avril 1815 : rétrocession par les Britanniques de l'île Bourbon à la France.

     

  • le 6 avril 1890 : prise de Ségou, la France conquiert le bassin du Niger.

Le commandant Archinard de l'armée coloniale française entre à Ségou, et s'allie aux bambaras.

  • le 6 avril 1896 : ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes.

C'est au baron français Pierre de Coubertin, que l'on doit l'organisation des premiers Jeux olympiques qui ont lieu à Athènes en mémoire de la tradition antique. 14 pays y sont représentés pour un total de 285 athlètes. C'est un berger grec, Spiridon Louis, qui remporte l'épreuve la plus populaire du pays, le marathon.

  • le 6 avril 1930 : fin de la Marche du sel.

Cette action de désobéissance civile de masse exemplaire, organisée par Gandhi, s'avère une étape décisive pour faire plier le pouvoir en place.

  • le 6 avril 1940 : un décret interdit le nomadisme en France.
  • le 6 avril 1943 : publication du livre «Le Petit Prince» d'Antoine de Saint-Exupéry

Certainement l'œuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est publié à New York, c'est un conte poétique et philosophique sous l'apparence d'un conte pour enfants.

  • le 6 avril 1944 : un bombardement allié sur Toulouse fait 75 morts.

Posté le 6 avril 2015 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

05 avril 2015

C’est arrivé un 5 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 5 avril 1214 : Jean sans Terre est à Angoulême et semble retourner à La Rochelle pour entraîner l'ost de Philippe Auguste vers le sud.

En février Jean Sans Terre a débarqué à La Rochelle avec 15 000 hommes; Les armées royales sont prises entre deux fronts. A l'ouest, le Dauphin Louis, qui tient le Poitou, résiste à la menace anglaise. Les Anglais vont d'ailleurs essuyer en juillet la défaite de la Roche aux Moines.

  • le 5 avril 1417 : mort prématurée du Dauphin, le futur Charles VII lui succède.

Charles VI « le Bien-Aimé », que les historiens de la III république vont nommer Charles VI «le Fou », a eu 12 enfants d'Isabeau de Bavière. Jean de France est leur quatrième fils et troisième Dauphin. En 1415, il devient Dauphin à la mort de Louis de Guyenne. Selon certains, il aurait été, soit empoisonné par les Armagnacs, soit victime d'un abcès à la tête.

  • le 5 avril 1419 : décès de saint Vincent Ferrier, prêtre dominicain espagnol.

Né à Valence en Espagne, il meurt le 5 avril 1419 à Vannes en France, ayant été appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, duc de Bretagne.

Prédicateur populaire, il sillonne la France, l'Italie et la Suisse. Les foules le suivent. Il les exhorte à se convertir, prêchant la fin du monde et le retour du Christ tous proches. Son message est partout le même :

« Convertissez-vous ! Dieu m'envoie vous dire qu'il va frapper le monde ! Je suis l'ange annoncé par l'Apocalypse, celui qui doit précéder l'Antéchrist ».

Saint Vincent Ferrier a prêché la fin du monde pendant vingt ans. Les foules sont si nombreuses que ses prêches se font dehors, et chacun le comprend dans sa langue maternelle. Partout où il est passé, la foi catholique résistera au protestantisme. Il sillonne le duché de Bretagne pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt. Son corps est inhumé dans la cathédrale de Vannes où l'on y vénère toujours ses reliques. Canonisé en 1455 ou en 1456 par Calixte III, il est fêté le 5 avril.

Tableau du XVIIème siècle "Saint Vincent Ferrier guérit un paralytique" dans la cathédrale Saint-Pierre de Vannes (Morbihan, France)

  • le 5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général.

Fait maréchal de France en 1643, à 32 ans, par la Régente Anne d'Autriche, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV. Il est à noter qu'il connaît l'un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel, le 15 décembre 1650, lors de la Fronde quand il lutte pour les Espagnols contre son Roi.

Il meurt au combat à 63 ans, le 27 juillet 1675, (cf. la chronique), tué par un boulet lors de la Bataille de Salzbach. Pleuré par la France entière, le peuple rassemblé sur les routes honore "le bon Monsieur de Turenne" lors du passage du convoi funèbre vers Paris.

A la fin de sa carrière, lors d'une bataille, alors qu'il a reçu les plus grands honneurs, il marmonne avec colère contre lui-même:

« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ».

Louis XIV accorde à Turenne l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors du sac de la nécropole des Rois de France, son corps est trouvé dans un très bon état de conservation et est exposé à la foule. Napoléon Bonaparte fait transférer sa dépouille à l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.

  • le 5 avril 1669 : la politique familiale ne date pas de Vichy, un édit royal est proclamé en Nouvelle France par Louis XIV.

Cet édit royal cherche à augmenter le nombre de mariages et d'enfants en Nouvelle-France. Louis XIV donne des bonus aux « larges familles ». Ainsi les familles de huit enfants recevront 300 écus et celles de douze, 400 écus. Cette politique nataliste porte fruit puisqu'en 1673, la colonie compte plus de 7 600 habitants alors qu'elle en comptait quelque 3 200 en 1666.

  • le 5 avril 1693 : création de l'ordre de saint Louis.

L'édit instaurant l'Ordre de Saint Louis, signé par le Roi, est enregistré par le Parlement le 10 avril 1693. Cette récompense est destinée à honorer "la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction". Elle est ouverte à tous les officiers catholiques, quelle que soit leur origine sociale, servant dans l'armée depuis au moins dix ans et s'étant distingués.
Louis XIV est le grand-maître de l'Ordre de Saint Louis ; il en nomme et en promeut les membres. Les titulaires sont répartis en trois classes : celles de grand-croix, de commandeur et de chevalier.

Premier ordre royal ouvert à des officiers roturiers, l'Ordre de Saint Louis est également le premier à récompenser non la naissance, mais la valeur militaire et le mérite, il devient l'ordre le plus populaire de l'Ancien Régime. (Voir la chronique du 9 mai).


Grand Croix de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis

Supprimé par la Convention en octobre 1792, l'Ordre de Saint Louis est rétabli en 1814 par Louis XVIII. Il est définitivement supprimé en 1830 par Louis Philippe, en même temps que les autres ordres royaux.

  • le 5 avril 1717 : décès de Jean Jouvenet, peintre français.  

La Résurrection de Lazare, Musée du Louvre

Jean Baptiste Jouvenet dit « le grand », est né à Rouen à la fin d'avril 1644. Peintre et décorateur des résidences royales il réalise d'importantes œuvres commandées par le Roi : au château de Saint-Germain-en-Laye, à la Galerie des Tuileries, au château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale) et les 12 apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.

Un an auparavant, il perd l'usage de la main droit suite à une attaque d'apoplexie, mais réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour continuer à peindre : le Magnificat ou l'Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen par exemple.

Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée du Louvre, notamment la Résurrection de Lazare, ainsi qu'au Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Dans la Chapelle du château de Versailles « la descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les apôtres », au-dessus de la tribune royale.

  • le 5 avril 1794: discours de Robespierre à la Convention.

« Législateurs, la trahison voltige encore autour du peuple, elle veut s'élever avec la monarchie. Eh bien ! Elevez-le sur l'échafaud ; représentants du souverain, METTEZ la MORT à l'ordre du jour. »

Ses propositions de lois sont votées à l'unanimité.

  • le 5 avril 1794 (encore) : exécution de Danton, Desmoulins et de leurs partisans.

Danton, Camille Desmoulins, Hérault de Séchelles et Fabre d'Eglantine sont arrêtés, jugés par un tribunal révolutionnaire puis guillotinés.

  • le 5 avril 1971 : publication du "Manifeste des 343".

Le Nouvel Observateur publie une pétition du MLF, où 343 femmes se vantent d'avoir eu recours à l'avortement, que la loi interdit alors. On trouve les signatures de Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig…

Ces femmes, et ceux qui les ont manipulées, portent aussi la responsabilité morale des millions de meurtres qui se font depuis la loi Veil de 1975.

Posté le 5 avril 2015 à 05h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

04 avril 2015

Une croix pour commémorer le génocide arménien à Nancy

Elle sera installée le 24 avril devant la basilique ND de Lourdes

Posté le 4 avril 2015 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 avril…

«Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 4 avril 774 : Charlemagne confirme à Rome, au pape Adrien Ier, la donation de Pépin à l'Église et ratifie une deuxième donation.

La France est à l'origine du pouvoir temporel de la papauté.

  • le 4 avril 896 : décès du pape Formose.

Formose est élu pape le 19 septembre 891. Il est forcé de couronner empereur le Duc Guido II de Spolète en avril 892 et se trouve mêlé aux querelles byzantines. Il est surtout connu pour avoir été jugé après sa mort, par un de ses successeurs, le pape Étienne VI au cours du «Concile cadavérique ». Le cadavre du pape Formose est exhumé, revêtu des vêtements pontificaux, assis sur un trône et lui sont répétées toutes les accusations portées autrefois par Jean VIII. Toutes ses décisions papales sont annulées, les ordres conférés déclarés invalides, les vêtements pontificaux arrachés de son corps, les trois doigts de sa main droite coupés et le cadavre jeté dans le Tibre. On le retrouvera et après la mort d'Étienne VI, le corps est replacé dans la crypte de Saint-Pierre.

Le pape Formose et Étienne VI de Jean-Paul Laurens

  • le 4 avril 1297 : le Pape Boniface VIII cède le royaume de Sardaigne et de Corse au roi d'Aragon.

Suite aux Vêpres siciliennes, le pape crée une sorte de royaume de compensation pour Jacques II le Juste d'Aragon. Il veut par là en finir avec la querelle entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile.

  • le 4 avril 1460 : fondation de l'Université de Nantes.

A la demande du duc François de Bretagne, le pape Pie II accorde à l'Université de Bretagne de Nantes, ses chartes. Elle est fondée par Bertrand Milon ce jour.

  • le 4 avril 1491 : le Roi Charles VIII fait son entrée solennelle à Nantes.

Anne de Bretagne, qui s'est fait couronnée duchesse à Rennes, le 10 février 1489 (cf. la chronique du jour) refuse d'appliquer le traité du Verger par lequel elle ne peut se marier sans le consentement du Roi de France. Charles VIII est rapidement vainqueur des Bretons, et la duchesse est assiégée dans Rennes. Charles VIII, qui contrôle tout le duché lui propose alors le mariage.

  • le 4 avril 1791 : l'Eglise Sainte-Geneviève devient le Panthéon.

En 1754, Louis XV, atteint d'une grave maladie, demande l'intercession de Sainte Geneviève et promet de lui reconstruire son ancienne basilique datant de Clovis. Dès sa guérison, il décide d'accomplir sa promesse. En 1791, alors que le bâtiment vient d'être achevé et n'est pas encore officiellement une église, La Constituante adopte le décret prévoyant que les grands hommes de la république seront inhumés au Panthéon de Paris, dans l'église Sainte-Geneviève, transformée en temple païen.

(cf.les chroniques des 23 et 27 novembre et du 20 février)

  • le 4 avril 1794 : la colonne infernale de Crouzat incendie Torfou.
  • le 4 avril 1806 : publication du "Catéchisme impérial", rédigé par le prêtre Bernier et l'abbé d'Astros.

Validé par Napoléon, il est le seul autorisé dans les églises catholiques de l'Empire. On peut y lire que toute désobéissance à l'empereur est qualifiée de péché mortel. Mais aussi les devoirs de répondre à la conscription et de payer ses impôts sont de grands devoirs chrétiens !

  • le 4 avril 1820 : fondation de l'Association Amicale des Anciens « Barbistes »

C'est, a priori, la plus ancienne association d'anciens élèves de France, celle du Collège Sainte-Barbe de Paris.

  • le 4 avril 1919 : décès de Francisco Marto à 11 ans.

François Marto est un des trois bergers portugais auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima. En 1918, François est atteint d'une très forte grippe. L'épidémie cause la mort de nombreuses personnes en Europe. C'est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparaît aux deux petits enfants pour leur renouveler sa promesse du 13 juin 1917. Il reçoit les derniers sacrements le jeudi 3 avril et, le lendemain, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, il expire.

 

  • le 4 avril 1949 : naissance de l'OTAN (organisation du Traité de l'Atlantique Nord).

Les membres fondateurs de l'OTAN

Les pays membres de cette nouvelle organisation sont la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal. Volet militaire de l'Alliance atlantique, cette organisation permet, à l'origine, de dépasser les situations de statu quo que ne peut régler l'ONU.

  • le 4 avril 2009 : le président Sarkozy confirme la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, à Strasbourg.
  • le 4 avril 2011 : les forces françaises attaquent les positions de Gbagbo à Abidjan.

Posté le 4 avril 2015 à 05h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

03 avril 2015

C’est arrivé un 3 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 3 avril 1287 : décès du pape Honorius IV.

Giacomo Savelli fut élu pape par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d'Honorius IV. Durant son règne il élimine des États de l'Église les brigands qui l'infestent. Il encourage les ordres mendiants mais condamne la secte des apostoliques, qui, à Parme prône la pauvreté évangélique. Il s'immisce dans les affaires du royaume de Sicile pour combattre les prétentions des Espagnols et prend sous sa protection le futur royaume de Naples, possessions ayant appartenu à Charles Ier d'Anjou.

  • le 3 avril 1312 : le pape Clément V rend publique la bulle "Vox in excelso" qui supprime l'Ordre du Temple. Il remet les Templiers de France aux inquisiteurs dominicains.

Cf. les chroniques des 18 et 22 mars.

  • le 3 avril 1367 : Du Guesclin est fait prisonnier à la Bataille de Najera, en Espagne.

Cette bataille a lieu au cours de son expédition menée contre le roi de Castille, Pierre Ier le Cruel, qui remonte sur le trône. Bertrand du Guesclin est fait prisonnier par le prince de Galles, le prince Noir, qui l'enferme à Bordeaux où les émissaires du Roi de France négocieront sa libération. Elle est effective le 17 janvier 1368.

  • les 2 et 3 avril 1559 : Traités de Cateau-Cambrésis.

Ces traités mettent fin aux guerres d'Italie. Après la défaite de Saint-Quentin, la France renonce à ses prétentions sur l'Italie. Le 2 avril, la France a signé un traité de paix assez favorable avec Elisabeth Ière d'Angleterre ne lui concédant que Calais pour huit ans. Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500 000 écus. Par contre, le Roi Henri II signe avec Philippe II d'Espagne un traité plus contraignant. Si elle conserve les évêchés de Toul, Verdun et Metz et quelques places fortes en Italie, la France doit céder le duché de Savoie et ses conquêtes dans le Piémont. Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse. La France au total perd 189 villes ou places fortes au-delà des Alpes et aux Pays-Bas et renonce à tous ses droits en Italie.

Ils sont considérés comme les traités européens les plus importants du XVIe siècle. Ses accords sont restés en vigueur pendant plus d'un siècle. Il entraîne aussi une situation géopolitique nouvelle et marquent ainsi le début de la prédominance espagnole en Europe.

  • le 3 avril 1711 : les Français Chassiron et Dubocage découvrent l'île de Clipperton.

  • le 3 avril 1675 : une émeute antifiscale éclate à Rennes.

Les bureaux du tabac et du papier timbré sont mis à sac avec le soutien des parlementaires et des autorités locales. La révolte a plus d'ampleur en Basse-Bretagne, où elle est connue sous le nom de révolte des Bonnets rouges, On l'appelle également révolte des « Torr He benn » (« casse-lui la tête» ou des « Casse-têtes »), un cri de guerre qui sert aussi de signature dans un des codes paysans.

  • le 3 avril 1782 : bataille de Gondelour.

Cette bataille oppose les armées françaises et britanniques à Gondelour, alors capitale des comptoirs français de l'Inde. C'est en fait la deuxième bataille de Gondelour, puisque deux autres affrontements y ont lieu, en 1758 et 1783. Le 3 avril 1782, les flottes du bailli de Suffren et de l'amiral Hughes s'affrontent pour le contrôle de la ville indienne. Elle est à replacer dans le cadre plus large de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, et est remportée par les Français.

  • le 3 avril 1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon s'achève.

Ils sont condamnés à mort pour avoir organisé l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte.

  • le 3 avril 1814 : déchéance de Napoléon.

Les sénateurs, présidés par Barthélemy, prononcent la déchéance de Napoléon.

  • le 3 avril 1990 : le roi Baudouin de Belgique en « impossibilité de régner. »

Fervent catholique, le roi des Belges, Baudouin, affirme que sa conscience ne lui permet pas de signer le texte sur l'avortement qu'il considère comme un crime sur le plus faible des innocents. Il abdique pour une durée de 36 heures.

Dans la nuit du 3 au 4 avril le roi se fait mettre en « impossibilité de régner », selon l'article 92 de la constitution du pays. C'est un fait unique dans l'histoire des monarchies constitutionnelles et le plus beau témoignage de foi catholique d'un homme d'état au XX siècle. Le 3 mai suivant, l'épiscopat belge fait une déclaration qui appuie ce geste courageux et apostolique du monarque.

  • le 3 avril 1994 : décès de Jérôme Lejeune, chercheur français ayant découvert la trisomie 21.

Médecin français, pédiatre et professeur de génétique, il découvre l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21. Il est également connu pour son combat pour la « défense de la vie humaine dès sa conception et jusqu'à sa fin naturelle » et son opposition au droit à l'avortement. Elu en 1981 à l'Académie des sciences morales et politiques, il devient en 1994, le premier président de l'Académie pontificale pour la vie crée par Jean-Paul II la même année. Au cours des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en août 1997, le Pape est venu se recueillir sur la tombe de son ami à Chalô Saint Mars. La cause de béatification et de canonisation de Jérôme Lejeune a été ouverte à Paris le 28 juin 2007.

Sa fondation, à la pointe de la défense de la vie ne peut fonctionner que grâce aux dons des particuliers. Pour en savoir plus : http://www.fondationlejeune.org/

  • le 3 avril 2009 : Benoîte Rencurel est reconnue « vénérable » par le pape Benoît XVI.

Notre Dame et le Christ lui apparaissent de mai 1664 jusqu'en 1718 dans la région du Laus. Les apparitions durent 54 ans. Benoîte est éduquée par la Vierge Marie puis reçoit sa mission.

La Vierge y est vénérée sous le vocable de Notre Dame du Laus. Les apparitionssont reconnues le 4 mai 2008. (Cf. la chronique de ce jour).

Posté le 3 avril 2015 à 05h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

02 avril 2015

C’est arrivé un 2 avril …

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 2 avril 742 ou 747 : naissance de Charlemagne.

La naissance et l'enfance de Charlemagne sont peu connues. A la mort de Pépin le bref, son père, il se partage le Royaume avec son avec son jeune frère Carloman ; puis à la mort de ce dernier en 771, il règne seul. Son armée étant dédiée à la défense de l'Eglise et de la foi est consacrée à la Vierge (cf. la chronique du 11 février) Le 25 décembre 800 il est couronné empereur à Rome (cf. la chronique du jour).

 

 

  • le 9 avril 999 : Gerbert d'Aurillac devient pape sous le nom de Sylvestre II.

Otton III a fait élire pape son protégé et ami Gerbert d'Aurillac, qui a été son précepteur. Ce dernier prend le nom de Sylvestre II. C'est le premier pape français. Durant son pontificat, il attribue le titre de roi aux souverains chrétiens de Pologne et de Hongrie. Il est connu aujourd'hui dans le monde scientifique pour avoir introduit en Europe le système de numération décimale.

  • le 2 avril 1104: le pape Pascal II convoque un concile à Troyes.

Contraint de se réfugier en France suite à sa querelle avec l'empereur Henri V, le pape se trouve alors à Paris, où il vient de rencontrer le Roi de France Philippe 1er.

  • le 2 avril 1285 : Giacomo Savelli est élu pape sous le nom de Honorius IV.

Cf. chronique du 3 avril.

  • le 2 avril 1305 : Roi de Navarre et héritier de la couronne de France.

À la mort de sa mère Jeanne Ière de Navarre, reine de Navarre depuis 1274, Louis le Hutin, héritier de la couronne de France, devient roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre. Louis est sacré roi de Navarre à Pampelune en 1307 et devient Roi de France à la mort de son père Philippe le Bel le 29 novembre 1314.

  • le 2 avril 1559 : signature du traité franco-anglais du Cateau-Cambrésis, qui attribue Calais à la France.

Cf. la chronique du 3 avril.

  • le 2 avril 1586 : la reine Louise fait une Fondation pieuse en faveur des prisons du Châtelet et de la Conciergerie.

Ayant épousé Henri III le 15 février 1575, et malgré une fausse couche en 1576, le couple royal est frappé par une stérilité qui se confirme avec les années.

  • le 2 avril 1767 : expulsion des jésuites d'Espagne.

Faussement accusé d'avoir fomenté l'émeute du 23 mars 1766, par le chef du gouvernement espagnol le franc-maçon d'Aranda, les Jésuites sont condamnés par une procédure secrète, sans débats contradictoires, sans confrontations de témoins, sans le secours d'une défense juridique quelconque, sans une sentence rédigée et motivée, par des commissaires triés sur le volet par leur ennemi déclaré, d'Aranda. Ce dernier joue en Espagne le rôle que joue Choiseul pour la France.

Un pli cacheté, signé par le roi et contresigné par d'Aranda, est envoyé, à la fin mars, à tous les dépositaires de l'autorité royale, pour n'être ouvert que le 2 avril, sous peine de forfaiture.

« Je vous revêts de toute mon autorité et de toute ma puissance royale pour, sur-le-champ, vous transporter avec main-forte à la maison des Jésuites. Vous ferez saisir tous les religieux et vous les ferez conduire comme prisonniers au port indiqué, dans les vingt-quatre heures. Là, ils seront embarqués sur des vaisseaux à ce destinés. 

Au moment même de l'exécution, vous ferez apposer les scellés sur les archives de la maison et sur les papiers des individus, sans permettre à aucun d'emporter autre chose que ses livres de prières et le linge strictement nécessaire pour la traversée. Si, après l'embarquement, il existait encore un seul Jésuite, même malade ou moribond, dans votre département, vous serez puni de mort.».

Moi, Le Roi (*)            

(*)Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 8, page 161 à 168.

 

  • le 2 avril 1721 : André Mollandin établit le comptoir de Mahé.

Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara concluent un accord permettant aux Français d'établir un comptoir, en fait un entrepôt, à l'embouchure du fleuve. En 1724, un fort est construit. Les Anglais vont très vite arriver attirés par l'appât du gain.

  • le 2 avril 1796 : l'Armée Catholique et Royale s'empare de Sancerre.

Début 1796, une rébellion royaliste éclate dans le Sancerrois, avec à sa tête un jeune officier d'artillerie, Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux. Sa troupe qui appartient à l' «  Armée Catholique et Royale du Sancerrois » compte environ 1500 hommes, dont 900 du pays ; les autres étaient venus en renfort de l'Orléanais et de Vendée. En face, le général « bleu » Desenfans, commande 2500 soldats.

Les "Amis de La Vendée Sancerroise" feront ériger à la sortie de Sancerre, en direction de Bourges, une croix dont le socle porte l'inscription suivante, surmontée d'une fleur de lys :

Le 2 avril 1796, l'adjudant général LE PICARD de PHELIPPEAUX,

chef de l'armée catholique et royale, s'empare de Sancerre.

 

Le 12 avril Combat de Sens-Beaujeu

L'abbé Buchet, curé de Jalognes, aumônier volontaire des troupes royales,

en secourant des adversaires, meurt en martyr.

En 1966

En mémoire de sa fidélité et de celle de ses compagnons,

ce monument a été élevé par le « Souvenir Sancerrois »,

héritier de la même volonté, de la même foi et des mêmes espérances.

 

  • le 2 avril 1810 : Napoléon 1er épouse Marie-Louise d'Autriche.

Suite au divorce d'avec Joséphine de Beauharnais, qui ne pouvait pas lui donner d'héritier, Napoléon Ier cherche d'abord du côté de la Russie, laquelle refuse l'offre; il accepte celle de l'empereur d'Autriche, qu'il a contraint à la paix après la difficile victoire de Wagram. «J'épouse un ventre ! », dit-il.

Le mariage religieux a lieu dans le salon carré du palais du Louvre. Bonaparte jubile en devenant l'époux d'une princesse d'Europe issue de la famille des Habsbourg, il semble réussir la synthèse entre les trois dynasties monarchiques et la révolution. Autant le choix de Marie Antoinette fut judicieux autant Marie Louise s'avère une personne égoïste et peu fidèle et peu fiable. Episode peu connu, le bal tourne au drame car une bougie met le feu aux tentures. Dans la panique qui suit meurent plusieurs dizaines des 1500 invités.

Bal en l'honneur des nouveaux mariés.

Moins d'un an plus tard, le 20 mars 1811, naît l'héritier tant attendu : Napoléon II.

  • le 2 avril 1861 : le cercueil de Napoléon Ier est placé dans le sarcophage définitif, dans la crypte sous le dôme des Invalides et en présence de Napoléon III.
  • le 2 avril 1871 : les Versaillais lancent leur première offensive sur Courbevoie et Puteaux.

La reconquête de Paris commence par le Mont Valérien ; cela va durer deux mois, deux mois de guerre civile

  • le 2 avril 1974: mort de Georges Pompidou.

Président sincèrement regretté des Français. Il faut toutefois rappeler que c'est sous sa mandature que la France a vraiment perdu un pan capital de sa souveraineté : son indépendance financière avec : la monétisation de sa dette. En d'autres termes, par l'article 25 de la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres obligations à la Banque de France et doit s'adresser directement aux marchés financiers. Le financement de l'Etat et de ses politiques est alors soumis à intérêts. Ce que De Gaulle avait catégoriquement refusé en disant :

« La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille ».

La suite de la Vème république n'est que l'histoire d'abandons successifs de la souveraineté du pays, par une classe politique se contentant d'un rôle de gestionnaire et n'ayant aucune vision prospective autre que la dissolution de la nation dans un grand « machin ».

  • le 2 avril 2005 : mort de Jean-Paul II.

Le pape Jean-Paul II s'éteint à 84 ans, après 26 ans de pontificat. Plus de 60 000 personnes se sont rassemblées place Saint-Pierre à Rome à l'annonce de son décès. Son pontificat est le 3ème plus long de l'histoire ; il est impossible à résumer : de nombreux pèlerinages avec plus de 104 pays visités ; la lutte contre le communisme qui s'écroule ; l'évangélisation et l'annonce de la Civilisation de l'Amour ; les JMJ, journées mondiales de la jeunesse, son attachement aux valeurs traditionnelles ; son adresse à l'âme de la France lors de son premier voyage dans son sermon du Bourget le 1er juin 1980 :

« Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous demander: France, Fille de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la sagesse éternelle?

Pardonnez-moi cette question. Je l'ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l'ai posée par sollicitude pour l'Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l'homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père Fils et Saint-Esprit. »

Posté le 2 avril 2015 à 05h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

01 avril 2015

C’est arrivé un 1er avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 1 avril 774 : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien Ier.

Le pape lui demande d'intervenir en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l'année précédente des villes de l'État pontifical.

  • le 1er avril 1328 : Philippe VI de Valois devient le successeur en titre du dernier des Capétiens directs.

Le cousin de Charles IV le Bel, que celui-ci avait désigné comme Régent avant sa mort ; les États généraux ont confirmé en février la non-transmission du Royaume aux femmes. Or le 1 avril, la reine Jeanne accouche d'une fille, Blanche de France : la Couronne passe donc au régent, qui devient le premier roi de la dynastie des Valois, sous le nom de Philippe VI.

C'est la fin de la lignée des Capétiens directs. (cf. les chroniques du 1er février et du 29 mai)

  • le 1er avril 1605 : Léon XI est élu pape.

Candidat d'Henri IV, Léon XI tombe malade peu de temps après son couronnement, et meurt après un pontificat de 27 jours.

  • le 1er avril 1703 : les troupes royales de Montrevel massacrent des participants à une assemblée clandestine de Camisards au Moulin de l'Agau (près de Nîmes).

    Claude Louis Hector de Villars, par Hyacinthe Rigaud.

Le comportement des troupes de Montrevel est en grande partie dû à l'incompétence de son chef, à qui succède le Maréchal de Villars.

La guerre est déclarée entre la France, l'Espagne, le Portugal, la Bavière et la Savoie, d'une part, et l'Angleterre, la Hollande, l'Autriche et le Danemark d'autre part en mai 1702. La révolte des camisards commence presque immédiatement, financée et soutenue par les pays étrangers, qui attaquent aux frontières. Les Camisards sont donc coupables de haute trahison.

Mais en plus, ils sont coupables des pires exactions avant que le Roi n'envoie sur place ce qui lui reste de troupes disponibles. Jean Guiraud dans le tome 3 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre 4, qui traite des conséquences de la Révocation de l'Edit de Nantes, rappelle les crimes des camisards :

« Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le Père de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d'étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes »; le 13 mai, l'intendant Bâville mentionnait le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d'enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises. […]

On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703. « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l'un de ces pays ». […] A Saturargues, « cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture […]. Il trouva d'abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu'on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures... il vit sur le corps d'un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l'âge de trois ans jusqu'à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d'autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d'une croix de pierre qu'ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

Jean Guiraud souligne que Montrevel est aussi sanguinaire ; mais aussi que si les Camisards résistent pendant trois ans c'est grâce aux subsides et aux soldats étrangers.

« Les puissances ennemies de la France, écrit Villars, n'oubliaient rien pour entretenir cette révolte et n'épargnaient aucune dépense pour la fomenter ou même pour l'accroître. Plusieurs de leurs frégates chargées de fanatiques (protestants), d'armes et d'argent, suivaient les côtes du Languedoc, quelques-unes abordèrent sur celles de Catalogne, moins exactement gardées que ne l'étaient celles du Languedoc...Outre ces tentatives pour soutenir la révolte du Languedoc, les ennemis firent passer des émissaires en Dauphiné et en Rouergue pour faire prendre les armes dans ces provinces à ce qu'ils pouvaient rassembler de fanatiques et de religionnaires qui comptaient tous que les armées navales d'Angleterre et de Hollande n'étaient entrées dans la Méditerranée que pour les soutenir.

De son côté, le comte de Beauregard écrivait au Ministre de la Guerre, le 27 mars : « Je dirai à Votre Grandeur que la révolte des huguenots de Languedoc s'est tramée dans le pays de Genève par de ces gens-là qui y étaient retirés, mais principalement par la famille d'un nommé de Fonds ; un des Cadets était un des chefs de ces scélérats qui faisaient leur demeure, depuis nombre d'années, à Vevey, petite ville des terres de Genève, de laquelle ils reçoivent des secours considérables d'argent et d'hommes, soit barbets ou soldats allemands qui passent en France par leurs terres, sous prétexte de désertion et se joignent, après cela, aux bandes de ces scélérats ». »

  • le 1er avril 1707 : les obsèques de Vauban sont organisées dans l'église St-Roch, à Paris.

Puis un carrosse conduit le corps à Bazoches.

  • le 1er avril 1716 : le cardinal de Fleury est nommé par le régent Philippe précepteur de Louis XV.


Portrait par Hyacinthe Rigaud.

C'est très certainement la meilleure décision du régent de toute la période de la Régence.

Cf. la chronique du 29 janvier.

  • le 1er avril 1753 : naissance de Joseph de Maistre, homme politique, écrivain et philosophe.

Né dans le royaume de Savoie, Joseph de Maistre, est magistrat, politicien, écrivain et philosophe. C'est un des premiers écrivains à affirmer le caractère satanique de la révolution française. Sénateur en 1788. Il est l'un des premiers à se révolter contre l'annexion de la Savoie par la France en 1792. Longtemps exilé en Suisse, puis en Italie, il revient en France sous Louis XVIII.

Quelques citations :

  • « La Révolution, je dis la république, car c'est la même chose, est comme le chancre qui se détruit lui-même en se dévorant. N'attendons pas ce moment. Le temps presse. Le chancre républicain, en se dévorant, dévore la France, il faut nous hâter de la guérir, de la sauver et de la relever au nom du Roi. » cité par François Maris Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 130).
  • «Un des plus grand crimes qu'on puisse commettre, c'est sans doute l'attentat contre la souveraineté, nul n'ayant des suites plus terribles. […] Il faut encore faire une observation importante, c'est que tout attentat commis contre la souveraineté au nom de la nation est toujours plus ou moins un crime national…Or , ces crimes nationaux contre la souveraineté sont punis sans délai et d'une manière terrible ; c'est une loi qui n'a jamais souffert d'exception. Chaque goutte de sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France ! quatre millions de Français peut-être payeront de leurs têtes le grand crime national d'une insurrection antireligieuse, et antisociale, couronnée par un régicide. »Considérations sur la France chap II, page 11 à 13

Or toutes les études de Dupâquier à Renée Casin montre que non seulement de Maistre sera en deçà de la réalité mais que le déclin démographique de la France date de la révolution. En 1789, la France compte autant d'habitants que la Russie. En 1914, les populations s'élèvent respectivement à 40 millions et 160 millions !

  • « Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit remplir. » Considérations sur la France
  • « Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. » Considérations sur la France
  • « Le plus grand ridicule pour une femme, c'est d'être un homme.  »
  • « Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite.  »Considérations sur la France
  • « Le goût n'est que la conscience du beau, comme la conscience n'est que le goût du bon.  »Lettre à Monsieur l'amiralTchitchagof
  • « Ce qu'il y a de plus admirable dans l'ordre universel des choses, c'est l'action des êtres libres sous la main divine. »Considérations sur la France
  • Le 1er avril 1794 : la colonne infernale de l'adjudant-général Cortez et son bataillon de Saône et Loire est à Chantonnay.

La destruction systématique de la Vendée se poursuit.

  • le 1er avril 1904 : circulaire du ministre de la Justice ordonnant l'enlèvement des crucifix dans les prétoires de tous les tribunaux.
  • le 1er avril 1923 : la loi ramène le service militaire de 3 ans à 18 mois.

Gouvernement de droite qui vient de faire occuper la Ruhr le 11 janvier. Vouloir toucher les dividendes de la paix mènera à la seconde guerre mondiale. Décision contestable de Poincaré. Mais il est toujours plus facile de critiquer a posteriori. (cf. la chronique du 31 mars).

  • le 1er avril 1933 : l'armée de l'air française est créée officiellement.

«L'aéronautique militaire » est d'abord une arme appartenant à l'armée de terre comme le sont l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie etc… Elle devient une armée tardivement. C'est toutefois la plus ancienne force aérienne du monde.

  • 1er avril 1944 : massacre de Villeneuve d'Ascq.

Alors que la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » rejoint le front de Normandie par convoi ferroviaire et en passant par le nord de la France, en gare de Villeneuve-d'Ascq, près de Lille, un groupe de résistants du réseau La Voix du Nord effectue un sabotage qui ne cause cependant que des incidents mécaniques mineurs. Les SS qui considèrent les résistants comme des terroristes, tuent le chef de gare et un autre employé.

Ivre de rage, le commandant allemand, âgé de 25 ans, procède à une exécution collective et cela contre l'avis même des officiers de la Feldgendarmerie présents. Quatre-vingt-six personnes sont choisies au hasard et exécutées sans aucune forme de procès.

  • le 1er avril 1960 : la France fait exploser une 2ème bombe atomique à Reggane.

Posté le 1 avril 2015 à 06h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

31 mars 2015

C’est arrivé un 31 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 31 mars 1146 : saint Bernard prêche la deuxième croisade.

Alors que le royaume de Jérusalem est menacé, le pape Eugène III demande à Saint Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade. L'abbé de Clairvaux, prêche à Vézelay pour une deuxième croisade devant le Roi de France et sa cour, puis à Spire, devant l'empereur Conrad III. Louis VII se croise et décide d'emmener son épouse, Aliénor, en Terre Sainte ; l'empereur se croise aussi.

  • le 31 mars  1282 : déclenchement des Vêpres siciliennes.

Les Aragonais du roi Pierre III, les Siciliens et les Napolitains se soulèvent contre les Français de Charles 1erd'Anjou. La révolte éclate à Palerme et dans toute l'île contre la domination angevine, 8 000 Français sont massacrés. La tuerie, qui débute à l'heure des vêpres du lundi de Pâques, deviendra célèbre sous le nom de "Vêpres siciliennes". Les assassinats contre les Français se poursuivront dans toute la Sicile jusqu'au 28 avril. Charles 1erd'Anjou quitte l'île mais garde son titre de roi de Naples.

Vêpres siciliennes par Francesco Hayez

  • le 31 mars 1499 : naissance de Pie IV, pape italien

Son nom est associé à la clôture du concile de Trente.

  • le 31 mars 1495 : formation de la Ligue de Venise.

La République de Venise, le duché de Milan, les États pontificaux, le Saint Empire romain germanique, et la Couronne d'Aragon forment la ligue de Venise. Cette coalition italienne anti-française a pour but d'inciter Charles VIII à abandonner Naples et à rentrer en France.

  • le 31 mars 1504 : le Roi Louis XII signe une trêve à Lyon avec Ferdinand II d'Aragon.

La trêve est prévue pour trois ans. Louis XII renonce au royaume de Naples mais garde le milanais et Gênes.

  • le 31 mars 1519 : naissance d'Henri II.

La reine Claude de France donne naissance à son second fils, Henri, à Saint-Germain-en-Laye, qui reçoit le titre de duc d'Orléans. Avec son frère aîné François, Dauphin et duc de Bretagne, il est laissé en otage, à l'âge de 7 ans, à Madrid, de 1526 à 1530. Cela permet à François 1er de rentrer en France. A la mort de son frère en 1536, il devient Dauphin et duc de Bretagne, duché qu'il ne gouverne pas car son père en garde l'usufruit. Dans son livre La Vierge Marie dans l'histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d'Angleterre ayant pris Boulogne par traîtrise du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II le 15 mai 1550. Le Roi de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge emmenée en Angleterre. Il faut dire que toute la garnison anglaise du lieu, où elle avait été placée fut décimée par la peste. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.

  • le 31 mars 1547 : mort du Roi François 1er à Rambouillet.

Le Roi François Ier expire à Rambouillet, à l'âge de 53 ans, après avoir remis son âme à Dieu. C'est seulement le 24 mai que le cercueil de François Ier est descendu dans la crypte de l'abbaye royale de Saint-Denis. Ses funérailles durent deux mois.

La vision historique, qu'on donne de François Ier, en fait le symbole de la Renaissance française. Cependant, il est nécessaire de rectifier certains faits entièrement passés sous silence, que Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, ou le marquis de la Franquerie, dans son livre La Vierge Marie dans l'histoire de France, ne manquent pas de rappeler. S'il est mort en regrettant ses fautes, il n'a pas respecté le serment du sacre de défendre la Vérité et la foi catholique. Sous l'influence de sa sœur, Marguerite d'Angoulême, et de sa mère, Louise de Savoie il a ouvert sa cour aux calvinistes et aux protestants. Il ne les condamnera que parce que ces derniers s'attaqueront au pouvoir royal en placardant leurs insultes en 1534.

Jean Guiraud note au chapitre XVI de son tome 2, page 203 :

« …ainsi les premiers réformateurs français tels que Lefèvre d'Etaples, loin d'être les disciples de Luther, le précédèrent de quelques années. […]La Cour témoignait à Lefèvre et à ses disciples la plus grande faveur ; la sœur du Roi, Marguerite d'Angoulême, lisait sous sa direction les Saintes Écritures et, par elle, François 1er inclinait de plus en plus vers les nouvelles doctrines. »

… et à propos de la reine mère :

« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l'Église, Louise de Savoie, mère du Roi, s'emportait contre les moines, s'appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l'orthodoxie catholique, le Roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d'Angest et du dominicain Lambert Campester. […]

Enhardis par la protection évidente que leur accordaient François 1er et sa sœur Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, ils avaient cru pouvoir rééditer en France les coups de force, grâce auxquels leurs sectes s'implantaient en Allemagne et en Suisse, et ils avaient commencé par insulter la foi catholique par des sacrilèges publics et des actes de vandalisme. »

Le Roi va jusqu'à faire arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exile loin de Paris ; en 1534, François 1er emprisonne plusieurs théologiens catholiques coupables d'avoir dénoncé les tendances hétérodoxes de Marguerite, sa sœur.

Encouragés par le soutien royal, la violence des protestants redouble. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichent à Paris et en province de violents placards anticatholiques, où sont traités de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais »(*). Ces placards sont cloutés jusque sur la chambre du Roi.

(*)LAVISSE. Histoire de France, tome V, livre II, p. 380.

Ainsi, tant que François 1er subit l'influence de Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants espèrent s'emparer du gouvernement royal, afin d'imposer par la force leur religion au pays. Mais, dans les dernières années de son règne, François 1er se montre fidèle catholique. Les Huguenots changent alors de tactique ; puisque l'État ne veut pas imposer la Réforme à la France, ils vont tenter de le faire eux-mêmes. C'est le début des guerres de religions en France. En effet, Henri II, accentue encore les décisions prises par son père et validées par le Parlement avant sa mort. Après lui, l'enlèvement de François II échoue avec la conjuration d'Amboise, le 17 mars 1560. Les protestants commencent la guerre civile.

  • le 31 mars 1552 : Henri II occupe la Lorraine.

Le 12 février Henri II a déclaré la guerre à l'Empereur. Le « Voyage d'Allemagne » débute à Joinville, où l'armée française est regroupée, sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Dès avril, les troupes royales occupent sans rencontrer de résistance le duché de Lorraine et les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun); le 18 avril 1552, Henri II entre dans Metz.

  • le 31 mars 1585 : déclaration de Péronne, la Ligue catholique déclare Henri IV inapte à monter sur le trône de France.

La Ligue lance une « déclaration » contre ceux qui « s'efforcent de subvertir la religion catholique et l'État ». Le Roi Henri III n'a pas d'héritier. Les lois fondamentales du Royaume désignent Henri de Navarre, un protestant excommunié. Le 31 décembre 1584, a été signé le Traité de Joinville entre la Ligue, les Guise et Philippe II d'Espagne. Ce dernier s'engage à verser 50 000 écus par mois pour payer les soldats de la Ligue. Il est convenu que le successeur d'Henri III sera le cardinal de Bourbon. Mais ce dernier, n'est qu'un pantin dans les mains des chefs de la Ligue.

La Ligue est ici doublement fautive : elle ne respecte pas les lois fondamentales du Royaume, qui désignent clairement le Roi, et s'appuie sur l'étranger en lui cédant des parties du Royaume. Débute donc la huitième guerre de Religion, au cours de laquelle, le Roi fait assassiner le duc de Guise et son frère (cf. la chronique du 23 décembre), avant de mourir lui aussi assassiné (cf. chroniques des 1 et 2 aout); cette guerre s'achève par la conversion d'Henri IV et son couronnement. (Cf. la chronique du 27 février).

En l'état, Henri de Navarre ne pouvait pas accéder au trône, pour non-respect de la loi de Catholicité. Sa conversion, sincère, change la donne. C'est très bien expliqué dans La Constitution de l'ancienne France de Bernard Basse. Par contre, La Ligue aurait dû arrêter le combat après la conversion du futur Roi.

  • 31 mars1640 : Louis XIII crée le louis d'or.

Le louis d'or institue un nouveau système monétaire français qui tiendra jusqu'à la Révolution française.

Louis de Louis XIII, diamètre 25 mm, poids 6,75 g.

 

  • le 31 mars 1668 : publication des Fables de La Fontaine.

La Fontaine publie ses "Fables"; le recueil de 124 fables, inspirées notamment d'Esope, est illustrée par Chauveau et réparties en 6 livres.

  • le 31 mars 1675 : naissance du pape Benoît XIV.

Cf. les chroniques du 03 mai et 17 aout.

  • le 31 mars 1745 : première de Platée comédie lyrique de Jean-Philippe Rameau à la Grande Ecurie de Versailles.

     

  • le 31 mars 1761 : la France adresse des propositions de paix au gouvernement britannique.

Les pourparlers de paix se déroulent à Versailles de juin à septembre, mais échouent. En parallèle, le ministre des Affaires Etrangères, le duc de Choiseul, réussit à faire entrer l'Espagne dans la coalition afin d'obtenir l'appui de sa flotte. Louis XV signe un troisième pacte de Famille contre l'Angleterre. La guerre de 7 ans se poursuit.

  • le 31 mars 1814 : les troupes de la sixième coalition occupent Paris.

     

  • le 31 mars 1829 : Pie VIII est élu pape.

Francesco Saverio Maria Felice Castiglioni, né en 1761, prend le nom de Pie VIII. Il condamne le libéralisme et les sociétés secrètes par la bulle Litteris altero. Il fait face à une période d'agitation en Europe. Son règne ne dure qu'un an et demi puisqu'il meurt à Rome le 30 novembre 1830.

  • le 31 mars 1889 : la tour Eiffel est inaugurée à Paris.

Elle mesure 312,27 mètres, construite pour l'Exposition universelle de Paris. Elle est inaugurée en avant première en présence de Gustave Eiffel lui-même et du président. L'inauguration officielle a lieu le 6 mai. Elle deviendra le symbole de Paris, alors qu'elle est à la base un monument maçonnique ; l'idée vient de la loge Alsace-Lorraine, dont Gustave Eiffel était l'un des dignitaires. Cette pyramide comporte trois étages, en clin d'œil aux trois premiers degrés de l'initiation, celui de l'apprenti, du compagnon et du maître. Elle est surtout plus haute que les tours de Montmartre.

La Tour Eiffel

  • le 31 mars 1928 : le service militaire passe de 18 à 12 mois, en France.

Encore Poincaré à la tête du gouvernement… comme en 1923 ; cependant ce n'est pas la réoccupation de la Ruhr qui est d'actualité mais le réarmement de l'Allemagne. (cf. la chronique du 1 avril).

  • le 31 mars 1939 : la France et la Grande-Bretagne s'engagent à venir à l'aide de la Pologne en cas d'agression extérieure.

L'invasion allemande aura lieu le 1er septembre, 7 mois plus tard.

Posté le 31 mars 2015 à 06h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

30 mars 2015

C’est arrivé un 30 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 30 mars 1191 : élection du pape Célestin III.

Il condamne le divorce de Philippe-Auguste, fait prêcher des croisades, et approuve la création de l'Ordre Teutonique dont le rôle le plus important est de défendre les pèlerins en Terre Sainte

  • le 30 mars 1707 : décès du marquis de Vauban, maréchal de France.

     

 

 

Sébastien Le Prestre de Vauban, est né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret ; il meurt à 74 ans, à Paris. Architecte, ingénieur, urbaniste, hydraulicien, architecte militaire ministre de Louis XIV et essayiste, il est le grand maître français de la poliorcétique, l'art d'assiéger une forteresse. Un proverbe datant de l'époque affirme : « Ville attaquée par Vauban, ville prise ; ville défendue par Vauban, ville imprenable.»

Il a au court de sa vie doté le Royaume de France de défenses contre les envahisseurs, en construisant des citadelles réputées inviolables : plus de 180 forteresses, créant ainsi une «une ceinture de fer» appelée le «système Vauban». Il conçoit ou améliore de nombreuses places fortes : Arras, Bellegarde et le château de Bazoches, Dunkerque, Neuf-Brisach, Longwy, Besançon, Briançon, Camaret, Saint-Malo, Concarneau, Fort Elet, Fort Louvois, Fort Fouras et Brouage (Charente Maritime), Villefranche-de-Conflent…

La stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dote la France d'un glacis qui la rend inviolée durant tout le règne de Louis XIV. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008.

Il s'est aussi opposé à la Révocation de l'Édit de Nantes et aux dragonnades contre les Protestants en Poitou et en Languedoc, ce qui lui valut de sérieuses frictions avec le Marquis de Louvois.

Souhaitant rationaliser le système administratif et fiscal français pour lutter contre la misère des campagnes, il expose ces théories dans trois traités ; La Description géographique de l'élection de Vézelay(1696), Le Projet de Capitation (1694) et Le Projet d'une Dîme Royale. Ce dernier document ayant été même lu devant Louis XIV, qui lui refuse le privilège pour le publier, Vauban y propose une répartition de l'impôt plus juste et sans exemptions.

Villefranche-de-Conflent

  • le 30 mars  1791 : uniformisation des unités de mesures en France.

Le décret relatif aux moyens d'établir l'uniformité des poids et mesures en date du 26 mars 1791 est sanctionné par Louis XVI. Le mètre est défini par deux scientifiques, Delambre et Méchain, comme étant la dix millionième partie de la moitié d'un méridien terrestre (ou d'un quart de grand cercle passant par les pôles).

  • le 30 mars  1795 : fondation de l'École des langues orientales.

 

  • le 30 mars  1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon, accusés de l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, commence.

 

  • le 30 mars  1814 : Paris tombe aux mains des alliés.

Les quarante mille hommes de l'empereur n'ont pu arrêter les cent soixante mille coalisés. Le 30 mars, Paris arme la garde nationale, les ouvriers ont demandé des armes et des fusils mais le gouvernement ne leur en distribue pas. Schwarzenberg attaque par Pantin et Romainville, Blücher attaque Clichy et les hauteurs de Montmartre. La capitulation est signée, les royalistes essaient de provoquer une manifestation en faveur des Bourbons, mais seuls quelques aristocrates des beaux quartiers parisiens bougent.

  • le 30 mars  1856 : Traité de Paris.

La fin du siège de Sébastopol en septembre 1855, sonne la défaite de la Russie qui accepte sans condition de renoncer à ses prétentions sur la Turquie et de reconnaître l'intégrité du territoire turc. Ce traité marque la fin de la guerre de Crimée, la neutralité de la mer Noire (ni navigation militaire, ni fortifications) et assure la protection de l'Empire ottoman et des détroits. La Russie cède les bouches du Danube à l'Empire ottoman.

 

  • le 30 mars 1885 : les échecs au Tonkin, dans la guerre contre la Chine, provoquent la chute du cabinet Jules Ferry.
  • le 30 mars  1912 : le sultan du Maroc et la France signent un traité à Fès faisant du Maroc un protectorat français.

Le sultan Moulay Abd al-Hafid signe à Fès le traité qui place le Maroc sous protectorat français : aucune alliance, aucun emprunt n'est possible qu'avec la France et à ne contracter qu'avec elle : En échange, la France promet de respecter le sultan et la religion musulmane. Lyautey est le premier gouverneur du Maroc.

  • le 30 mars 1989 : inauguration de la Pyramide du Louvre dans la cour Napoléon du Louvre.

Très décriée, elle semble maintenant être acceptée par les Français.

  • le 30 mars  1994 : dix marins français trouvent la mort à bord du Sous-marin nucléaire d'attaque Émeraude.

Ce drame, extrêmement rare, est dû à une fuite de vapeur dans le compartiment des turbo-alternateurs.

  • le 30 mars  2012 : le groupe islamiste Ansar Eddine, appuyé par le MNLA touareg et des éléments d'AQMI, s'empare de Kidal.

L'Etat malien en pleine déliquescence ne contrôle plus rien.

Posté le 30 mars 2015 à 06h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

29 mars 2015

C’est arrivé un 29 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 29 mars  487 (date peu sûre): naissance de Saint Malo (en latin Maclovius, Maclou), l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
  • le 29 mars  1058 : décès du pape Étienne IX (Fréderic de Lorraine).

Étienne IX élu pape le 3 août 1057 est le fils de Gothelon Ier, de la famille des ducs de Lorraine. Il est également le frère de Godefroi II le Barbu, le duc de Toscane. Avant d'être pape, il est bénédictin et abbé du Mont-Cassin. Désigné pape sans l'aval de l'empereur, il meurt, probablement assassiné, à Florence, après huit mois de pontificat.

Premier pape à s'émanciper de la tutelle de l'empereur, il propose que le souverain pontife soit élu par un collège de cardinaux, mode d'élection qui sera institué par son successeur. Canonisé, il est fêté le 29 mars, jour de sa mort.

  • le 29 mars  1139 : le pape Innocent II fulmine la bulle Omne datum optimum, qui accorde certains privilèges à l'Ordre du Temple.

La bulle reconnaît la règle du Temple, accorde à ses membres tout butin conquis sur les Sarrasins en Terre Sainte et place l'ordre sous la protection directe du Saint Siège. Le Temple est donc libre de toute dîme et de tout hommage. Les Templiers, relevant directement de l'autorité papale, ne peuvent contracter un hommage envers un seigneur, qui était un laïc.

  • le 29 mars  1179 : élection de l'antipape Innocent III.

Il est élu en tant que successeur de Calixte III par quelques cardinaux voulant continuer à s'opposer à Alexandre III, mais personne ne le reconnaît, ce qui explique la brièveté de son règne. Il est déposé en juin 1180, ce qui met donc fin au schisme né avec Victor IV.

  • le 29 mars  1382 : entrée triomphale de Charles VI à Rouen.

Il vient, plus d'un mois après la révolte de la Harelle, pour rétablir l'autorité royale bafouée et sanctionner les coupables. Il décide de supprimer Rouen afin de mettre en place une municipalité régie par l'autorité du bailli royal. Finalement, il accorde son pardon à la ville le jour de Pâques, se contentant de détruire plusieurs bâtiments, d'augmenter les impôts et de supprimer certains privilèges.

  • le 29 mars  1632 : Traité de Saint-Germain en Laye.

L'Angleterre reconnaît l'Acadie et le Canada, la Nouvelle France, possession française, par le Traité de St-Germain, elle rend la ville de Québec. La ville avait été conquise par les frères Kirke trois mois après la fin des hostilités. (Cf. les chroniques du 5 décembre et du 1 mars sur Samuel Champlain, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

  • le 29 mars  1790 : Pie VI, dans une allocution, « le Syllabus » condamne les principes de la Révolution française.

Le pape condamne le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et manifeste son inquiétude en présence  des principes de la Révolution et des projets de la Constituante en matière religieuse. Extraits :

« Quand la religion est bannie de la société civile, quand la doctrine et l'autorité de la révélation divine sont rejetées, la vraie justice ou plutôt la vraie notion de la justice et du droit humain s'obscurcit, se perd, et la force matérielle prend la place de la justice et du vrai droit. Qui ne voit, qui ne sent très bien qu'une société soustraite aux lois de la religion et de la vraie justice ne peut avoir d'autre but que d'amasser, d'accumuler des richesses et, dans tous ses actes, d'autre loi que l'indomptable désir de satisfaire ses passions et de se procurer des jouissances ? Voilà pourquoi les hommes de ce caractère poursuivent d'une haine cruelle les ordres religieux, sans avoir égard aux immenses services rendus par eux à la religion, à la société et aux lettres. Non contents de bannir la religion de la société, ils veulent l'exclure de la famille. Enseignant et professant la funeste erreur du Communisme et du Socialisme, ils affirment que « la société domestique ou la famille emprunte toute sa raison d'être du droit purement civil et, en conséquence, que de la loi civile découlent et dépendent tous les droits des parents sur les enfants, même le droit d'instruction et d'éducation ». Tous ceux qui ont entrepris de bouleverser l'ordre religieux et l'ordre social, et d'anéantir toutes les lois divines et humaines, ont toujours fait conspirer leurs conseils coupables, leur activité et leurs efforts à tromper et à dépraver surtout la jeunesse. Voilà pourquoi le clergé régulier et séculier, malgré les plus indubitables et les plus illustres témoignages rendus par l'histoire à ses immenses services est, de leur part, l'objet d'atroces et incessantes persécutions, et pourquoi ils disent que « le clergé étant ennemi du véritable et utile progrès dans la science et la civilisation, il faut lui ôter l'instruction et l'éducation de la jeunesse » …

  • le 29 mars  1796 : le général François-Athanase Charette de La Contrie, dit «Charrette», chef de l'Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz, est fusillé à Nantes, sur la place Viarme.

Exécution de François Athanase de Charette de La Contrie en 1796 à Nantes, par B. Van Deschamp (1866).

Ayant prononcédistinctement un acte de contrition, il embrasse son confesseur, l'abbé Guibert l'exhorte au courage. Charrette lui répond :

"Monsieur l'abbé, j'ai bravé cent fois la mort. J'y vais pour la dernière fois, sans la braver, sans la craindre."

Il s'avance, la tête haute, vers l'emplacement de l'exécution, s'arrête devant son cercueil avec un sourire ironique avant de hocher la tête d'un air approbateur, obtient de mourir debout, sans avoir les yeux bandés, et donne lui-même l'ordre du tir. Les soldats chargés d'exécuter la sentence de la mort, prononcée le matin même par le tribunal ont été choisis dans le bataillon de chasseurs qui avait réussi à le capturer le 23 mars dans le bois de la Chabotterie. Les autorités viennent constater la mort et vont le déterrer deux jours plus tard pour s'en assurer encore !

  • le 29 mars  1863 : les Français de Forey lancent le 1er assaut sur le fort San-Javier de Puebla au Mexique.

Après l'échec du 5 mai 1862, les Français, dont le général a été « limogé » (verbe créé suite à la purge de près de 90% des généraux français après les débuts catastrophiques de la guerre de 1914), se lancent, aux ordres du général Forey, de nouveau à l'assaut de la ville de Puebla.

L'encerclement de la ville, débuté le 16 mars et achevé le 22 mars. Le 29 mars le fort San Javier tombe après 20h00 de combats. A partir du 31 mars les Français doivent conquérir la ville maison par maison, avant de recevoir un renfort d'artillerie. Bazaine repousse une tentative mexicaine de rompre le siège, le 5 mai. Aussi le 16 les assiégés demandent l'armistice et la ville se rend le 19 mai. La route de Mexico est ouverte.

L'épisode de Camerone où un convoi logistique de 62 hommes de la Légion va se sacrifier pour retarder une colonne mexicaine, a lieu dans le cadre de cette campagne, et permettre au ravitaillement d'arriver aux assiégeants.

Prise du fort San Xavier à Puebla, Tableau de Beaucé, musée de Versailles.

 

  • le 29 mars  1880 : Jules Ferry institue en France l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire, il en profite pour faire passer deux décrets contre les congrégations.

Jules Ferry prend deux décrets : le premier contraint, dans un délai de trois mois, les Jésuites à quitter leurs établissements, alors que le second oblige les congrégations non autorisées à faire une demande d'autorisation. Le XIXe siècle est celui de l'essor des congrégations et du renouveau de la foi en France, il marque également le début d'une « persécution » de la part des gouvernements successifs aboutissant à la sécularisation forcée ou à la dispersion des congréganistes.

Républicain athée et franc-maçon, issu d'une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié, Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi nouvelle sous peine de quitter aussi l'enseignement. Cela aboutit à l'expulsion de 38 congrégations masculines soit plus de 5000 religieux.

Voulant « arracher l'âme de la jeunesse française », Jules Ferry engage la lutte contre les congrégations religieuses. La veille Jules Ferry propose une loi instituant l'obligation scolaire de 6 à 13 ans. Déjà un premier décret a imposé aux jésuites d'évacuer les établissements scolaires d'ici à trois mois. Un second va inviter les compagnies non autorisées à régulariser leur situation dans le même délai. L'application de ses décrets aboutit à la dispersion de cinq mille congréganistes.

Jean Guiraud rejoint les écrits de Renée Casin dans son livre Les Catholiques et la révolution française. En effet, avec le tome 3 de son livre Histoire partiale - Histoire vraie, au chapitre XIII, il rétablit la vérité sur l'état de l'enseignement en France avant la révolution :

« La légende révolutionnaire s'évanouit devant les constatations de la science historique. Les nombreux érudits qui, dans toutes les régions de la France, ont interrogé les archives locales, sont unanimes à proclamer qu'avant 1789, et en général pendant les deux siècles qui ont précédé la Révolution, les écoles populaires ont été multipliées dans les villes et les campagnes dispensant l'instruction aux ouvriers et aux paysans, le plus souvent gratuitement. »

Son chapitre s'appuie sur de nombreuses sources officielles entre autres les rapports alarmistes des préfets pour Napoléon Bonaparte. Beaucoup comparent la situation de l'enseignement d'avant la révolution pour la louer en comparaison du désert intellectuel d'alors. Surtout, l'enseignement, très souvent gratuit, n'était pas assumé par l'Etat mais par l'Eglise sans aucune contrepartie financière.

Et Jean GUIRAUD de conclure sur une citation du fondateur de l'école positiviste, Auguste Comte :

« Le catholicisme fut le promoteur le plus efficace du développement populaire de l'intelligence humaine. […] C'était d'ailleurs ce que lui reprochaient les philosophes du XVIIIe siècle. Dans une lettre à son ami Damilaville datée du 1er avril 1766 et se terminant par son cri habituel de guerre contre le christianisme « Ecrasons l'infâme ! » Voltaire déplore le développement de l'instruction populaire de son temps : « Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire... Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir, comme moi, une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande. ». […] Un autre philosophe, le procureur général La Chalotais, reprochait aux Frères de la Doctrine chrétienne l'enseignement qu'ils donnaient au peuple : « Les Frères de la Doctrine chrétienne qu'on appelle ignorantins sont survenus pour achever de tout perdre. Ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot. Le bien de la Société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Parmi les gens du peuple il n'est presque nécessaire de savoir lire et écrire qu'à « ceux qui vivent par ces arts ou que ces arts font vivre ».

Et Voltaire écrivait à La Chalotais pour le féliciter de penser ainsi. »

  • le 29 mars  1880 encore: le capitaine Gallieni arrive à Bafoulabé, au Mali.

Il obtient un traité avec les chefs locaux et établit un protectorat.

  • le 29 mars  1896 : le commandant Esterhazy est identifié comme le traitre de l'affaire Dreyfus.

Un télégramme, dit " petit bleu ", émanant de l'ambassade d'Allemagne et adressé au commandant Walsin-Esterhazy, est intercepté par la Section de Statistique en mars. Picquart, après consultation du " dossier secret " de 1894, acquiert la conviction que le bordereau qui a fait condamner Dreyfus émane en réalité d'Esterhazy. Ce dernier est à l'origine des fuites dont a été rendu responsable le capitaine Dreyfus, condamné au bagne.

  • le 29 mars  1901 : vote de la loi de 1901 qui régit le fonctionnement des associations.

Elle entre en vigueur le 1er juillet suivant.

  • le 29 mars  1918 : tirs des Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris).

Tiré de cent kilomètres de Paris par l'artillerie allemande, un obus atteint l'église Saint-Gervais; la voûte s'écroule et quatre-vingt-onze fidèles sont tués, lors de l'office du Vendredi Saint.

Église Saint-Gervais aujourd'hui

En tout, 367 obus tombent sur Paris, causant la mort de 256 personnes dont 91 dans la seule église Saint-Gervais le 29 mars 1918.

  • le 29 mars 1933 : déclaration de Fulda.

Par cette déclarationles évêques allemands affirment que le christianisme est incompatible avec le nazisme. Les catholiques ne peuvent donc pas adhérer au parti national-socialiste

  • le 29 mars  1967 : la France lance le "Redoutable".

Le premier sous-marin nucléaire français est mis à l'eau dans le port de Cherbourg. Le vaisseau de 7 500 tonnes possède 16 missiles. De la même classe que le "Redoutable" un deuxième sous-marin nucléaire est lancé en décembre 1969, le "Terrible".

Posté le 29 mars 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mars 2015

C’est arrivé un 28 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 28 mars 845 : les Vikings assiègent Paris.

C'est le premier siège de Paris. La ville est saccagée par les envahisseurs Vikings, probablement commandé par Ragnar Lodbrok qui demande une forte rançon pour son départ. Les abbayes de St Denis et de Saint Ouen sont aussi pillées.

  • le 28 mars  1091 : le pape Urbain II ouvre le concile de Bénévent.

Le concile décide l'interdiction d'élire un évêque qui ne soit pas prêtre ou diacre.

  • le 28 mars  1285 : décès du pape Martin IV.

Martin IV, né Simon de Brion, français, est élu pape, contre son gré, le 22 février 1281. Son pontificat dure quatre ans et un mois. Il prend le nom de Martin IV, en hommage à saint Martin, pour lequel il a une dévotion particulière.

  • le 28 mars 1654: par lit de justice, le Roi Louis XIV condamne le prince de Condé à la peine capitale pour haute trahison.

Condé allié aux Espagnols, leur avait promis un port français contre 500 000 écus pour lever des troupes et lancer la Fronde des princes en 1560.

  • le 28 mars  1799 : Pie VI est arraché à sa résidence de Florence et emmené à Valence.

Les troupes françaises refluant de toute l'Italie chassées par les Autrichiens et les napolitains qui ont repris Rome, le pape, toujours prisonniers, suit la retraite française pour mourir en aout à Valence.

  • le 28 mars -7 avril 1803 : naissance du franc germinal qui restera en vigueur jusqu'en 1914.

Créée par Bonaparte par la loidu 7-17 Germinal an XI (28 mars -7 avril 1803), cette nouvelle pièce d'un franc contient 4,5 grammes d'argent pur et 9/10ème d'or fin. Une pièce de 20 francs en or est aussi créée et est baptisée Napoléon. Le franc germinal reste en vigueur jusqu'en 1914. L'appellation « Franc » date du paiement de la rançon du Roi Jean II le Bon aux Anglais, suite à sa capture lors de la bataille de Poitiers. (cf. la chronique du 5 décembre).

  • le 28 mars 1809 : victoire de Medellin.

17 000 français et Allemands de la Confédération du Rhin du Général Claude-Victor Perrin affrontent 23 000 Espagnols du Général Gregorio Garcia de la Cuesta dont les erreurs tactiques vont donner la victoire aux Français.

Les Français perdent 1 000 hommes, mais le bilan est désastreux pour les Espagnols qui laissent 8 000 tués et blessés sur le terrain ainsi que 2 000 prisonniers et 20 canons aux Français.

  • le 28 mars  1820 : traité de Courtrai.

Louis XVIII et le roi des Pays-Bas signent un traité qui fixe le tracé de la frontière conformément à celles de 1790. L'article 18 prévoit l'obligation de respecter le libre cours de la Semois. Ces limites deviendront la frontière franco-belge.

  • le 28 mars  1871 : Commune de Paris.

Thiers a fait évacuer la ville, déclarée « ville libre », de toutes ses administrations. L'avant-veille, des élections se sont tenues dans un climat de terreur ; plus de 53% des parisiens n'y ont pas participé (*). La ville est donc aux mains des révolutionnaires les plus extrêmes qui intronisent le 28 le nouveau conseil. En effet, les plus modérés vont très rapidement démissionner.

(*)Jean Sévillia, dans Historiquement correct aux Editions Perrin pages 215-216

  • le 28 mars  1910 : premier réel vol d'un hydravion.

Il y a eu des précurseurs, comme Charles-Alphonse, qui dépose en 1876 le brevet. Mais le premier hydravion, à effectuer un vol autonome est celui qu'invente l'ingénieur français Henri Fabre qui vole au-dessus de l'étang de Berre près de Marseille.

  • le 28 mars 2000 : visite du pape Jean-Paul II en Israël.

Il visite Yad Vashem, et fait un pèlerinage sur le tombeau du Christ.

  • le 28 mars  2001 : affaire des HLM de Paris.

Le juge d'instruction Éric Halphen convoque Jacques Chirac pour l'entendre en tant que « simple témoin ». Cette convocation, est une première dans l'histoire de la République française. Le chef de l'État ne s'y rend pas, et cela déclenche une grave crise politique dans la cohabitation.

  • le 28 mars  2012 : le Pape Benoît XVI célèbre une messe Place de la Révolution à la Havane.

Posté le 28 mars 2015 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2015

C’est arrivé un 27 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 25 ou 27 mars 1191 : décès du pape Clément III (à ne pas confondre avec l'anti pape du même nom).

Il parvient peu après son élection à calmer les tensions entre l'Église et la population de Rome en permettant aux citoyens romains d'élire eux-mêmes leurs magistrats (tandis que le pape garde le pouvoir de choisir le gouverneur de la ville). Il fait bâtir le monastère de Saint-Laurent-hors-les-murs, et restaurer le palais du Latran. Il organise le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins. (Troisième croisade)

  • le 27 mars  1329 : le pape Jean XXII fulmine la bulle "In agro Dominico"

Par cette bulle, le pape condamne les 26 thèses extraites ou prétendument extraites des œuvres latines et des prédications de Maître Eckhart.

  • le 27 mars 1351 : le Combat des Trente.

Ce combat a lieu durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), pendant  la Guerre de Cent Ans, qui oppose le Parti de Jean de Montfort soutenu par Édouard III d'Angleterre et le Parti de Charles de Blois, cousin du Roi de France. Une trêve a été signée. Mais au mépris de cette convention les Anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort, rançonnent et pillent la Bretagne. Les paroisses qui ne peuvent payer sont détruites, incendiées et saccagées. Le récit de cette singulière bataille, a un immense retentissement et est relaté par le chroniqueur français Froissart.

Beaumanoir voyant les Anglais maltraiter des paysans sans défense, apostrophe leur chef, Bemborough, en ces termes :

«Chevaliers d'Angleterre, je m'étonne fort que des hommes, vaillants comme vous l'êtes, fassent une guerre honteuse et cruelle, non pas aux gens qui portent les armes, mais aux marchands, aux laboureurs, aux hommes paisibles. Ce n'est pas coutume que les soldats soient employés à vexer et à ruiner le pauvre habitant qui sème le blé, qui nous procure le vin et qui nourrit le bestial. […] Les Anglais sont sans doute des guerriers recommandables ; mais à mon avis, ils sont loin de l'emporter sur les Bretons. A l'occasion je me fais fort de le leur apprendre par expérience ».

Bemborough accepte donc le défi et les deux capitaines conviennent de s'affronter dans un champ au « chêne de Mi-Voie » (entre Ploërmel et Josselin). Ainsi trente chevaliers anglais, partisans de Jean de Montfort, s'affrontent en combat singulier à trente chevaliers bretons partisans de Charles de Blois. Les conditions de la lutte sont celles du « combat à volonté », chacun des soixante combattants a toute liberté de se battre comme il lui plait, à pied, à cheval, avec n'importe quelles armes, sans autre obligation que d'observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque.

Les Anglais sûrs de leur victoire arrivent les premiers au « chêne de Mi-Voie ». Le retard des Bretons vient du fait qu'ils se sont préparés à la bataille, se sont confessés, et ont reçu l'absolution, la communion, et entendus plusieurs messes.

Blessé et en nage, au cours du combat Beaumanoir réclame à boire. L'un de ses compagnons, Geoffroy du Bouäys lui répond par cette formule devenue célèbre :

« Bois ton sang Beaumanoir ! Cela calmera ta soif ».

La famille de Beaumanoir reprit cette réponse comme devise. Beaumanoir relance ses troupes à l'assaut et les Anglais sont totalement battus.

Statue de Jehan IV de Beaumanoir à Dinan

Huit Anglais furent tués et les autres se rendirent. Selon Jehan Froissart.

Combat des Trente

  • le 27 mars  1378 : décès du pape Grégoire XI.

Pierre Roger de Beaufort est le dernier pape français. À la mort d'Urbain V, il est élu pape dès le second jour du conclave à Avignon, le 30 décembre 1370, à l'unanimité des voix. Il faut l'ordonner prêtre le 4 janvier 1371 pour le sacrer évêque, et le couronner pape, le jour suivant sous le nom de Grégoire XI.

Il poursuit la réforme de l'Église initiée par ses prédécesseurs, ramène les Hospitaliers dans la discipline et l'observation de leurs règles ; il entreprend la réforme de l'ordre des Dominicains et face à la recrudescence des hérésies il relance l'Inquisition.

  • le 27 mars  1446 : une ordonnance royale place l'Université sous la juridiction du Parlement.

L'Université parisienne s'est rendue complice de la mort de Jeanne d'Arc et Charles VII ne l'oublie pas en entrant dans sa capitale, en 1436. Il place donc le corps universitaire sous la juridiction du Parlement de Paris en 1446, afin d'en mieux contrôler les excès.

  • le 27 mars  1785 : naissance de Louis Charles de France Dauphin de France, fils du Roi de France Louis XVI.

Tout et son contraire a été écrit sur Louis XVII. Même la cérémonie du 8 juin 2004 rassemblant des membres de différentes branches de la famille de Bourbon et diverses personnalités au cours de laquelle une urne funéraire contenant un cœur, est placée dans la chapelle des Bourbons de la basilique de Saint-Denis, a été qualifiée de mascarade par le ministre de la culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, qui refusa d'y participer.

En fait, il est un document qu'aucun historien n'a pu consulter et qui devrait éclairer l'histoire de Louis XVII : le « testament » de la duchesse d'Angoulême, sa sœur. Ce document est conservé dans les archives du Vatican.

  • le 27 mars  1796 : adresse du général Bonaparte aux soldats de l'armée d'Italie.

"Vous êtes nus, mal nourris : le gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner. Votre patience, votre bravoure [...] font l'admiration de la France. [...] Je vais vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde et vous y trouverez honneur, gloire et richesse".

  • le 27 mars  1808 : Napoléon décrète la réunion au royaume d'Italie des provinces pontificales de l'Adriatique (Urbino, Macerata, Ancône et Camérino).
  • le 27 mars  1815 : le Conseil d'État relève Napoléon de sa déchéance.

L'empereur forme un gouvernement avec Carnot à l'Intérieur, Davout à la Guerre, Caulaincourt aux Affaires étrangère et Fouché à la Police.

  • le 27 mars  1854 : la France déclare la guerre à la Russie.

La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie qui menace l'intégrité de l'empire Ottoman. C'est le début de la guerre de Crimée. Les forces franco-britanniques l'emportent sur la Russie après un an de siège à Sébastopol de septembre 1854 à septembre 1855. La paix est signée à Paris le 30 mars 1856.

Posté le 27 mars 2015 à 06h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

26 mars 2015

C’est arrivé un 26 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mars  1807 : création par l'Empereur Napoléon Ier de l'Arme du Train.

Afin d'améliorer le ravitaillement de sa Grande Armée en campagne, Napoléon Ier signe un décret créant les équipages des Troupes de Ravitaillement de l'Armée Impériale Napoléonienne (TRAIN, acronyme apocryphe?)

  • le 26 mars  1811 : l'Abbé Émery défend vigoureusement les droits du pape en présence de Napoléon à la commission ecclésiastique.

Napoléon répond : "Je ne suis pas irrité contre lui. Il a parlé comme un homme qui sait et possède son sujet. C'est ainsi que j'aime qu'on me parle.".

  • le 26 mars  1918 : nomination de Foch à la tête des armées alliées.

A Doullens, dans la Somme a lieu la Conférence anglo-française à l'issue de laquelle le maréchal Foch est nommé général en chef des armées alliées. En effet, la percée des Allemands sur l'Oise exige un commandement unique des armées alliées. Foch réussira à bloquer l'offensive allemande en Champagne au mois de juillet. Le maréchal attribuera ses victoires à l'intervention de la Sainte Vierge. Il assistait à la messe et récitait son chapelet tous les jours

Cf. la chronique du 20 mars.

  • le 26 mars 1944 : la Milice et l'armée allemande mènent une opération contre le maquis du plateau des Glières.
  • le 26 mars  1962 : fusillade de la rue d'Isly à Alger.

L'armée française ouvre le feu sur une manifestation pacifique de citoyens français, civils non armés demandant le maintien de « l'Algérie française », faisant près de quatre-vingt morts et près de deux cents blessés.

La manifestation se heurte à un barrage des forces de l'ordre qui fouillent le quartier de Bab El-Oued.


La fusillade devant la grande poste de la rue d'Isly à Alger


  • le 25 mars  1971 : la SNCF peut lancer le TGV (train à grande vitesse).

Le projet C03 est accepté en comité interministériel.

  • le 26 mars  1995 : entrée en vigueur des accords de Schengen.

Ces accords suppriment le contrôle des personnes entre sept des 15 pays de l'Union européenne (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Portugal).

  • le 26 mars  1996 : Maurice Bidermann, patron du groupe textile, et Fatima Belaïd, ex-épouse de Loïk Le Floch-Prigent sont mis en examen, dans l'affaire Elf.

Posté le 26 mars 2015 à 06h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

25 mars 2015

C’est arrivé un 25 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mars : Fête de l'Annonciation.

Annonciation par Sandro Botticelli

L'Annonciation est une fête catholique et orthodoxe instituée en mémoire de l'annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité divine :

«... l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit : Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi.» À ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voilà que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très Haut...»(Évangile selon Saint Luc, I, 28).



Maître de Liesborn

L'Annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C'est en effet le moment où le divin s'incarne en homme : l'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, si elle l'accepte, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.

L'Annonciation par Léonard de Vinci

  • le 25 mars  1347 : naissance de sainte Catherine de Sienne mystique, tertiaire dominicaine et théologienne italienne et Docteur de l'Eglise.

Elle pousse le pape à revenir à Rome et travaille ardemment à l'unité de l'Eglise. Elle a une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", est un des classiques de la langue italienne, retraçant ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoint à 33 ans, dans la vision béatifique. "Elle est proclamée docteur de l'Église en 1970. Elle est co-patronne de l'Europe.

  • le 25 mars 1409 : début du Concile de Pise.

Le concile de Pise a été convoqué pour tenter de régler le sérieux problème du Grand Schisme d'Occident. Les cardinaux déposent Benoît XIII (installé à Avignon) et Grégoire XII et élisent le cardinal de Milan sous le nom d'Alexandre V.Il y a alors trois papes. C'est l'échec du concile.

  • le 25 mars 1507 : l'armée du Roi de France, Louis XII, intervient à Gênes pour rétablir l'ordre.

Voir la chronique du 28 avril.

Louis XII devant Gênes. L'étendard de Louis XII représente Saint-Michel affrontant un porc-épic, emblème du Roi.

  • le 25 mars 1581 : la fête du Nouvel An est célébrée pour la dernière fois en ce jour; désormais, avec l'entrée en vigueur du calendrier grégorien, l'année débutera le premier janvier.

En effet le pape Grégoire XIII fait adopter le calendrier grégorien en octobre 1582, dans les états pontificaux ; le Roi de France Henri III le suit en décembre 1582. Or ce nouveau calendrier commence au 1 janvier.

  • le 25 mars  1593 : naissance de Saint Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, martyr.

Il est l'un des huit Martyrs canadiens canonisés le 29 juin 1930. Le Père Brébeuf a été nommé patron du Canada en 1940. Voir la chronique du16 mars.

  • le 25 mars  1643 : saint Jean Eudes fonde la congrégation de Jésus et de Marie, à Caen.

Grand acteur de la contre-réforme avec beaucoup de saints Français, St Jean Eude fonde, entre autres, la Congrégation de Jésus et de Marie, qui est dédiée à la formation sacerdotale dans des séminaires.

Portrait par Leblond (1673)

  • le 25 mars  1799 : défaite française de Jourdan contre les Autrichiens de l'Archiduc Charles à la bataille de Stockach.

La bataille de Stockach, en Allemagne, oppose l'armée du Danube aux ordres de Jean-Baptiste Jourdan à l'armée autrichienne de l'archiduc Charles-Louis d'Autriche. Les 40.000 Français sont repoussés par les 60 000 soldats autrichiens. Les Français battent en retraite, donnant la victoire aux forces autrichiennes.

  • le 25 mars 1802 : la Paix d'Amiens.

Ce traité est signé entre la France d'un côté, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Hollande, et l'Empire Ottoman, de l'autre. Il met fin à la seconde coalition. La France connaît enfin la paix après 10 ans de guerre. De paix d'Amiens, le traité devient, Trêve d'Amiens un an plus tard avec la reprise de la guerre.

  • le 25 mars  1809 : création d'une seconde maison d'éducation de la Légion d'Honneur.

Un décret impérial organise les maisons d'Écouen et de St-Denis pour les orphelines de la Légion d'Honneur. Cette seconde maison doit être installée dans le cloître de l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis, qui a été spoliée par l'État aux débuts de la révolution. Elle est inaugurée le 1er juillet 1811, mais l'emménagement des premières élèves n'a lieu qu'en 1812.

  • le 25 mars 1815 : l'Autriche, le Royaume-Uni, la Prusse et la Russie s'allient contre Napoléon.
  • le 25 mars 1858 : seizième apparition de Notre Dame à Lourdes.

C'est lors de la seizième apparition, en en la fête de l'Annonciation que Notre Dame révèle enfin son nom, à Sainte Bernadette qui raconte :

"Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit: Que soy era immaculada councepciou".

Bernadette part en courant répétant, sur le chemin, ces mots qu'elle ne comprend pas. Le curé est bouleversé car Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX a institué le dogme de l'Immaculée Conception.

  • le 25 mars 1957 : signature du traité de Rome.

La France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas signent à Rome les traités constituant l'organisation européenne de l'atome (Euratom) et la Communauté économique européenne (CEE). L'objectif de ces deux institutions est de créer un marché commun unifié et de supprimer les barrières douanières. Le texte prévoit que la CEE soit régie par plusieurs institutions : la Commission, qui veille au respect du traité et tient un rôle d'exécution ; le Conseil des ministres, rassemblant, selon les sujets, les ministres des Etats membres ; l'Assemblée et la Cour de justice, qui sont également chargées de la CECA et de l'Euratom. Le traité de Rome entre en vigueur le 1er janvier 1958.

  • le 25 mars 1962 : la France rappelle son ambassadeur à Moscou pour protester contre la reconnaissance par Moscou du Gouvernement provisoire de la République algérienne.
  • le 25 mars 1977 : Paris élit son maire pour la première fois au suffrage universel.

Paris n'avait plus eu de maire élu depuis la Commune. C'est le RPR, Jacques Chirac qui est élu.

  • le 25 mars  1995 : le Vatican rend publique la 11ème encyclique de Jean-Paul II, "Evangelium vitae"(« L'Évangile de la Vie »).

L'avortement et l'euthanasie sont « des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer », y déclare Jean-Paul II dans une encyclique, « Evangelium Vitae ».

  • le 25 mars 1996 : les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne signent un traité mettant fin à un demi-siècle d'expérimentations atomiques dans le Pacifique sud.

 

  • le 25 mars 2002 : fraude.

Edith Cresson, ancienne Premier ministre française, dont elle détient le record de plus petite durée à ce poste, est inculpée par la justice belge de fraude entre 1995 à 1999 alors qu'elle était commissaire européenne.

Posté le 25 mars 2015 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mars 2015

La Semaine Sainte de Tintin

lors que la Semaine Sainte arrive, écoutons les conseils que dispensait Tintin dans son journal du 26 mars 1959. Profitons-en! Il risque d'être bientôt condamné pour non-respect du principe de laïcité.

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Posté le 24 mars 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)


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