08 décembre 2016

C’est arrivé un 8 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 8 décembre 324 : création de Constantinople.

L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaît sa plus belle période sous le règne de Justinien de 527 à 565). Elle tombe le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, est rebaptisée Istanbul, elle devient ensuite la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perd sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.

  • le 8 décembre 877 : Louis II est couronné et sacré Roi de France occidentale, par l'archevêque Hincmar de Reims, dans la chapelle palatine de l'abbaye St-Corneille de Compiègne.

Surnommé le Bègue ou le Fainéant, le fils de Charles le Chauve et d'Ermentrude, naît le 1er novembre 846. Il est sacré roi d'Aquitaine par son père, en 867, et lui succède comme Roi de France en 877 ; mais non sans éprouver beaucoup de difficultés.

Louis II le Bègue (877-879)

Louis le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menacent le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens ; il dispose des places et des trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans. Cette conduite devient le premier grief des seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.

L'impératrice Richilde, s'étant aperçue que les mécontents ne la flattaient que pour l'éloigner du Roi, montre le testament par lequel Charles le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder, et elle lui remet l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal. Il est sacré à Compiègne par Hincmar, archevêque de Reims, au commencement de décembre 877.

De nombreuses concessions seront faites par ce Roi aux grands seigneurs, et son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés aux dépens de l'unité nationale. Il est pour beaucoup dans la chute de la lignée carolingienne. Voir les chroniques du 10 avril et du 1er novembre.

  • le 8 décembre 1370 : décès du pape Urbain V

Voir la chronique du 28 septembre.

  • le 8 décembre 1554 : Ambroise Paré, docteur en chirurgie.

Sur les instances du Roi de France, Henri II, la Faculté de Paris, qui y est pourtant hostile, coiffe Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie.

Ambroise Paré est l'une des personnalités marquantes du XVIème siècle. Né à Laval en 1509, apprenti barbier, Ambroise Paré quitte tôt sa ville natale pour chercher fortune à Paris. Ignorant le latin et le grec, mais curieux de tout, il exerce divers métiers avant de faire un long stage de barbier à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Autodidacte, ce dernier a appris la chirurgie sur les champs de bataille. Il est célèbre tant pour ses qualités humaines que pour son habileté de praticien. Considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne, Ambroise Paré est notamment le premier à pratiquer la ligature des artères avant une amputation.

A l'époque, les chirurgiens, aspirant à élever leur spécialité au rang des médecins, avaient décidé de ne plus pratiquer d'interventions "déshonorantes" et avaient abandonné la petite chirurgie aux barbiers. Ceux-ci ne se contentaient pas de tailler les barbes; ils pansaient les plaies, incisaient les abcès, soignaient excroissances et ulcères. Ils n'étaient plus de simples boutiquiers, la Faculté de Médecine avait consenti dès le début du XVIe siècle à organiser certains cours à leur intention. Fort de sa première expérience de barbier à l'Hôtel-Dieu, Ambroise Paré entame une carrière de chirurgien barbier militaire en 1537. Il parcourt la France en tous sens avec les armées en campagne. En 1540, son statut évolue; il est maître-barbier chirurgien.

Une dizaine d'années plus tard, le Collège de Saint-Côme lui confère le titre de maître en chirurgie. Cette reconnaissance académique n'empêche nullement une ascension sociale d'un autre ordre. Remarqué pour les services qu'il rend aux grands capitaines des armées, Paré est appelé aux côtés du Roi Henri II à partir de 1551. Il reste pendant près de trente ans le chirurgien ordinaire, puis le premier chirurgien de quatre Rois de France : Henri II, François II, Charles IX et Henri III.

Lorsqu'Ambroise Paré envoyé par le Roi Henri II, pénètre dans Metz assiégée par les troupes impériales de Charles Quint, il jouit déjà d'un grand prestige ; ses interventions chirurgicales permettent de diviser par deux le nombre de morts et de redonner du courage aux troupes françaises.

Père de la chirurgie moderne, humaniste et contemporain d'Erasme et de Vésale, Ambroise Paré s'illustre dans la région de Mons. Lors d'un long séjour à Havré en 1569, il soigne et guérit le jeune marquis de Croix, atteint d'un méchant coup d'arquebuse, qui lui avait lacéré le genou. Il en profite pour visiter et décrire la région, pour panser et soigner les notables comme les plus pauvres. Profondément chrétien il ne tient pas compte de la puissance ou de la richesse de ses patients. Il souligne souvent, avec une grande humilité, combien sa science est pauvre malgré l'admiration que lui portent ses contemporains : «je le pansay, Dieu le guarist ».

 

C'est à lui qu'on doit l'abandon de la cautérisation à l'huile bouillante des plaies de guerre. C'est lui aussi qui a introduit la ligature des artères lors des amputations. Sa devise était : " Labor improbus omnia vincit " ("Un travail acharné vient à bout de tout")

  • le 8 décembre 1593 : St François de Sale est sacré évêque.

Au cours de la cérémonie et devant tout le peuple, la Sainte trinité apparait à saint François de sale. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, Page 201)

  • le 8 décembre 1710 : bataille de Brihuega.

La bataille de Brihuega est un épisode de la guerre de Succession d'Espagne qui se déroule les 8 et 9 décembre 1710. Après les défaites d'Almenar (27 juillet) et de Saragosse (20 août), les troupes franco-espagnoles dirigées par le duc de Vendôme, attaquent les troupes britanniques de James Stanhope, quittant Madrid pour la Catalogne. Après un premier combat gagné contre un détachement anglais. Le 10 décembre, une autre bataille éclate alors à Villaviciosa où le gros des Anglais commandé par Starhemberg est écrasé. les anglo-impériaux fuient vers Barcelone.

  • le 8 décembre 1854 : le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus, définit le dogme de l'Immaculée Conception.

L'Immaculée Conception ou encore la Conception Immaculée de Marie, fête chrétienne depuis le Moyen Âge, est un dogme de l'Église catholique défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus:

Exposé du sentiment de l'Eglise : Marie fut toujours sans aucune tache.

« Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toutepuissante, dont la sagesse atteint d'une extrémité jusqu'à l'autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d'Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d'un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d'accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l'incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l'homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s'étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l'ordre de ses desseins ; il l'aima pardessus toutes les créatures, d'un tel amour de prédilection, qu'il mit en elle, d'une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C'est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l'abondance de toutes les grâces célestes, et l'enrichit avec une profusion merveilleuse, afin qu'elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l'esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d'innocence et de sainteté qu'on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

Raison suprême de ce privilège : la maternité divine.

Et certes, il convenait bien qu'il en fût ainsi, il convenait qu'elle resplendît toujours de l'éclat de la sainteté la plus parfaite, qu'elle fût entièrement préservée, même de la tache du péché originel, et qu'elle remportât ainsi le plus complet triomphe sur l'ancien serpent, cette Mère si vénérable, elle à qui Dieu le Père avait résolu de donner son Fils unique, Celui qu'il engendre de son propre sein, qui lui est égal en toutes choses et qu'il aime comme lui-même, et de le lui donner de telle manière qu'il fût naturellement un même unique et commun Fils de Dieu et de la Vierge ; elle que le Fils de Dieu lui-même avait choisie pour en faire substantiellement sa Mère ; elle enfin, dans le sein de laquelle le Saint-Esprit avait voulu que, par son opération divine, fût conçu et naquît Celui dont il procède lui-même.

La suite ici

  • le 8 décembre 1856: naissance de la Société des missions africaines de Lyon.
  • le 8 décembre 1869 : ouverture du concile Vatican I.
  • le 8 décembre 1918 : le général Philippe Pétain reçoit le bâton de maréchal.
  • le 8 décembre 1940 : condamnation à mort de Charles De Gaulle. 

Le général De Gaulle est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire, du gouvernement de Vichy, pour atteinte à la sûreté de l'État et désertion. Le 8 décembre, par décret, il est en plus déchu de sa nationalité.

  • 8 décembre 1947: ile bouchard « Je donnerai du bonheur dans les familles. »

La chronique du 01 décembre rappelle les évènements tragiques qui secouent la France après la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui intéressons-nous aux messages de la Vierge Marie.

Que fut le message de la Sainte Vierge?

On peut le résumer ainsi :

  • Trois demandes : prier pour la France, prier pour les pécheurs et construire une grotte.

La prière pour la France : Marie intervient avant tout pour sauver la France, ces jours-là « en grand danger » de guerre civile. A la prière des petits enfants, la situation se dénoue le mardi, la reprise du travail est effective le vendredi. Mais la France est toujours « en grand besoin », moral et spirituel : prier pour elle aujourd'hui reste une nécessité. Plus largement, on vient aussi de plus en plus de l'étranger prier à Saint Gilles pour son propre pays.

La prière pour les pécheurs : Marie, Immaculée, demande, comme dans bien d'autres lieux d'apparition, que l'on prie pour les pécheurs. Elle indique qu'il faut pour cela également « faire des sacrifices » : pensons en particulier aux petits sacrifices quotidiens de notre orgueil, de nos énervements, de nos critiques. Elle propose aux fillettes d'embrasser la croix de son chapelet, geste par lequel elle nous invite à notre tour à accepter et à offrir nos épreuves ; en les associant au sacrifice de la Croix pour le salut du monde. Elle demande aussi à la foule le dernier jour de réciter une dizaine de chapelet les bras en croix.

La grotte de l'Annonciation : Toute la semaine a pour cadre la scène de l'Annonciation, rappelée par la présence constante de l'ange Gabriel et de la grotte (de Nazareth) et à présent fixée par les statues. Marie a tenu à nous mettre ainsi en relation permanente avec son oui au plan du salut, pour nous aider à notre tour à dire oui au Seigneur dans toute notre vie. Laissons aussi la phrase de l'ange Gabriel à la fin de l'Annonciation : « car rien n'est impossible à Dieu » retentir à nos oreilles et nous redonner confiance en la toute-puissance du Seigneur dans nos vies.

  • Une promesse : le bonheur dans les familles

Marie déclare : « Je donnerai du bonheur dans les familles ». C'est un engagement personnel de sa part (« Je ») et une promesse pour l'avenir (l'emploi du futur). Aujourd'hui, plus encore qu'à l'époque, les personnes sont en quête d'un bonheur familial qui n'est plus évident ni naturel. Elles viennent à L'Île-Bouchard rechercher paix, consolation, guérisons, solutions auprès de Marie qui a promis de veiller sur chacune de nos familles humaines. Plus largement aussi, Marie promet le bonheur pour nos familles spirituelles (communautés, mouvements, paroisses, diocèses).

  • Un climat : une école de prière

La Vierge Marie apprend progressivement aux enfants et à la foule à prier : le signe de croix, lent et majestueux; le Je vous salue récité ou chanté; le chapelet peu à peu, l'invocation O Marie conçue sans péché, le Magnificat. Marie a comme institué une véritable école de prière durant toute la semaine des évènements. L'adoration eucharistique est également mise en valeur quand la Vierge et l'ange s'effacent devant le Saint Sacrement exposé. Et la louange, avec le Magnificat brodé sur sa robe; et chanté à sa demande par la foule le dimanche.

  • 8 décembre 1955: adoption du drapeau européen.

Explication que l'on trouve sur les sites de l'UE, à la date du 08 décembre 1955 :

« Le Comité des ministres adopte le drapeau des douze étoiles sur fond azur comme emblème du Conseil de l'Europe. La Communauté européenne choisira le même drapeau en 1986. Les étoiles forment un cercle illustrant la solidarité entre les différents peuples d'Europe ; elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude. ».

Quand on se penche sur les évènements que découvre-t-on ?

Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz, travaillant au service du courrier du Conseil de l'Europe, déclarer lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. Et il faut ajouter à cela que la date à laquelle a été décidée l'adoption du drapeau en 1955, le 8 décembre, coïncide avec celle choisie en 1854 par Pie IX pour célébrer le culte de l'Immaculée Conception de Marie.

Enfin le chapitre 12 de l'Apocalypse décrit : "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles".

  • 8 décembre 1965: le Concile Vatican II s'achève.
  • 8 décembre 1965: création de la CEI

A Brest-Litovsk, Boris Eltsine, récent converti au christianisme, l'Ukrainien Leonid Kravtchouk et le Biélorusse Stanislas Choutchkevitch créent entre leurs trois républiques slaves une Communauté d'Etats Indépendants.

  • 8 décembre 1993: le Conseil constitutionnel prononce l'inéligibilité pour 1 an de Lang, député PS.

Un an seulement !

Posté le 8 décembre 2016 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 décembre 2016

C’est arrivé un 7 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 07 décembre 43 : assassinat de Cicéron.

Le sénateur romain, Marcus Tullius Cicero, dit "Cicéron" est égorgé près de sa villa de Formia par les hommes du nouvel homme fort de l'Empire romain, Marc-Antoine. Sa tête et ses mains sont exposées sur la tribune. Depuis son accession au pouvoir avec Octave et Lépide (triumvirat du 11 novembre), Marc-Antoine n'a de cesse de punir ceux qui ont comploté contre César. Une centaine d'orateurs seront assassinés au même titre que Cicéron.

  • le 07 décembre 283 : martyr du pape Saint Eutychien.

27ème pape il a succédé à Saint Félix 1er le 3 ou 4 janvier 275.

  • le 07 décembre 1254 : décès du pape Innocent IV.
    • le 07 décembre 1770 : Louis XV enregistre en lit de justice un édit de discipline qui provoque la démission de tout le Parlement de Paris.

L'édit amorce une réforme radicale de la justice.

  • le 07 décembre 1792 : à Bruxelles, une manifestation favorable à l'indépendance de la Belgique est sévèrement réprimée par Dumouriez et l'armée française.
  • le 07 décembre 1940 : la prière est à nouveau obligatoire à l'école, en France.
  • le 07 décembre 1941 : les Japonais attaquent Pearl Harbour.
  • le 07 décembre 1970 : Willy Brandt à genoux à Varsovie

Le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie. Par ce traité, la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990 par le traité dit 2+4).

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s'incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d'humilité inhabituelle aux hommes d'État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

Posté le 7 décembre 2016 à 06h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

06 décembre 2016

C’est arrivé un 6 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 6 décembre : la Saint Nicolas.

Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste. Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.

En Belgique francophone, la Wallonie, en Flandre et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d'eau et des bateliers.

Le jour de sa fête, Saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt).

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu'en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé. Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).

  • le 6 décembre 884 : décès du Roi des Francs Carloman II.
  • le 6 décembre 963 : élection du pape Léon VIII.
  • le 6 décembre 1420 : les « Etats généraux » confirment Henry V dans ses prérogatives.

Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et Henry V d'Angleterre briguent la Couronne de France. Au terme du traité de Troyes, signé le 21 mai 1420, le dauphin Charles, abandonné par son père Charles VI, qui a sombré dans la folie, et par sa mère, Isabeau de Bavière, est tout bonnement déshérité, au profit de l'Anglais qui a épousé sa soeur, Catherine de France. Toutes les élites intellectuelles, politiques, religieuses, militaires françaises ont renié et vendu leur Nation à l'étranger. Ce sont d'eux que parlera dans moins de dix ans une jeune lorraine, sainte Jeanne d'Arc, quand elle parlera des « Français reniés »Le peuple dans son immense majorité est impuissant et sans réaction. Une très faible minorité reste attachée au prince légitime, qui doit, selon les lois fondamentales du Royaume, hériter du Trône de France.

Depuis le printemps 1418, le Royaume de France est occupé, divisé, est en guerre contre l'étranger et en guerre civile. A Paris, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, allié de la reine Isabeau de Bavière, tient en son pouvoir le fol et faible Charles VI. A Bourges, le dauphin Charles, qui a fui la capitale au mois de mai et refuse d'abdiquer devant la force bourguignonne, a constitué un "contre-gouvernement" et revendique la régence du Royaume. Enfin, les troupes d'Henry V d'Angleterre occupent la Normandie d'où leurs chevauchées s'élancent jusqu'à Pontoise. Quant au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, après le meurtre de son père, Jean sans Peur, à Montereau, le 10 septembre 1419, voir la chronique du jour, il s'est allié à l'Angleterre.

  • le 6 décembre 1491 : Charles VIII épouse Anne de Bretagne.

La défaite du 28 juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier (voir la chronique du jour) a sonné le glas de l'indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d'Angers le 19 août, le duc François II s'engage, notamment, à ne pas marier ses filles, Anne et Isabeau, « sans l'avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488 et Anne, alors âgée de 12 ans, lui succède et reçoit le 14 octobre le titre de duchesse de Bretagne. Après quelques péripéties elle consent à épouser le Roi de France.

Le contrat de mariage stipule qu'ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ;  que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s'il n'a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu'avec le Roi suivant.

Pour ceux que cela intéresse rappelons la chronique du 18 novembre dernier qui aborde le second mariage de la duchesse avec Louis XII.

  • le 6 décembre 1685 : naissance de Marie-Adélaïde de Savoie.

Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie et duchesse de Bourgogne, naît le 6 décembre 1685. Elle épouse Louis de France (petit-fils de Louis XIV) et devient ainsi Dauphine de France. De cette union naissent trois enfants, dont Louis de France qui deviendra Roi de France sous le nom de Louis XV. Elle meurt de la rougeole à l'âge de 27 ans.

Son mari, le grand Dauphin est mort de la tuberculose en odeur de sainteté. La maçonnerie aura tout tenté pour essayer de le pervertir, sans succès. La secte tente ensuite avec le Régent, de supprimer la cérémonie du Sacre, tirée des lois fondamentales du Royaume, entre autre la loi de sacralité. Considérée comme un huitième sacrement cette cérémonie est un moment clé de la vie d'un souverain. Si ce dernier s'engage à faire régner la justice et la foi catholique, Dieu s'engage à soutenir le Roi et à lui prodiguer les grâces nécessaires à son nouvel Etat.

  • le 6 décembre 1778 : naissance de Louis Joseph Gay-Lussac, chimiste et physicien français

Louis Joseph Gay-Lussac est un chimiste et physicien. Il est connu pour ses travaux sur les propriétés des gaz. Diplômé des Ponts et Chaussées, il effectue en 1805 un voyage d'exploration scientifique dans les Alpes, la Suisse, l'Italie et l'Allemagne, avant d'être nommé membre de l'Académie des Sciences en 1806. Par ses travaux il est de ceux qui ouvrent la voie à la chimie atomique. Il est inhumé au Père-Lachaise en 1850 et a son nom inscrit sur la Tour Eiffel.

  • le 6 décembre 1792 : procès du Roi Louis XVI.

Sur proposition de Marat, la Convention vote que tous les scrutins du procès de Louis XVI auront lieu par appel nominal et à voix haute. Ou comment étouffé toute opposition au plan de destruction de la Monarchie légitime tempérée.

  • le 6 décembre 1808 : Madrid se rend aux armées de Napoléon.
  • le 6 décembre 1848 : première adoration nocturne à Paris.

Près de l'autel Saint augustin, dans la basilique Notre Dame des victoires, une plaque de marbre est fixée sur un pilier :

« L'œuvre de l'exposition et de l'adoration nocturne du très Saint Sacrement, à Paris, a pris naissance dans cette église le 6 décembre 1848, par les soins du RP Hermann et de Mr François de la Bouillerie, évêque de Carcassonne, alors vicaire général du diocèse de Paris. »

  • le 6 décembre 1917 : explosion d'Halifax.

Le navire français Mont-Blanc entre en collision avec un navire norvégien nommé Imo à Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada). Le Mont-Blanc transportait des munitions. Il prend feu et explose, tuant près de 2 000 personnes, et provoquant en outre des milliers de blessés. La déflagration engendre également un tsunami et une onde de choc d'une puissance terrible. L'accident de Halifax est jusqu'en 1945 avec le premier essai atomique, la plus grande explosion jamais créée par l'activité humaine.

  • le 6 décembre 1936 : disparition de Jean Mermoz

Jean Mermoz disparaît à bord de son hydravion "La Croix du Sud" à 700 kilomètres des côtes africaines, avec ses trois équipiers. Partis au petit matin du Sénégal, les 4 hommes devaient rallier Dakar à Natal au Brésil. La dernière trace de "la Croix du Sud" est un message radio émis à 10h47: "Coupons moteur arrière droit." Deux jours plus tard Mermoz allait avoir 32 ans.

  • le 6 décembre 1950 : le général De Lattre de Tassigny est nommé Général en chef et haut-commissaire en Indochine.

Le « Roi Jean », comme le surnommait ses subordonnés, entame son commandement par un coup de poker qui redonne confiance à un corps expéditionnaire découragé par l'incohérence de la chaine de commandement : il dégarnit entièrement le front pour faire défiler la majeure partie des troupes et leur faire prendre conscience de leur puissance. Lors du rassemblement d'officiers à la Maison de France, il leur dit :

« Je suis venu pour vous, les lieutenants et les capitaines. Je vous apporte la guerre, mais aussi la fierté de cette guerre. Désormais, vous serez commandés ! ».

Son fils mourra en Indochine sous ses ordres.

 

  • le 6 décembre 1947 : les obsèques nationales du maréchal Leclerc ont lieu à Paris.

  • le 6 décembre 1978 : une constitution est adoptée par référendum en Espagne.

     

  • le 6 décembre 1992 : par référendum, les Suisses rejettent l'adhésion de la Suisse à l'Espace Economique Européen.

     

Quelques mois plus tôt, la Suisse avait pourtant adhéré au FMI (Fond monétaire international) et à la Banque mondiale. Cet événement souligne le peu de confiance qu'inspire déjà l'UE.

  • le 6 décembre 1994 : occupation de l'avortoir de l'hôpital Saint Jacques de Nantes.

Pour la première fois, un évêque, Monseigneur Loucheur, participe à l'occupation de l'avortoir de l'hôpital Saint Jacques de Nantes en compagnie de 10 sauveteurs. (Voir les chroniques du 24 octobre, du 10 novembre, du 10 juin, et du 4 juillet.)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 420)

  • le 6 décembre 2012 : le ministre Cahuzac dépose une plainte en diffamation contre Médiapart pour les révélations qu'il qualifie de "délirantes".

Plus c'est gros, plus cela passe !

Posté le 6 décembre 2016 à 06h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

05 décembre 2016

C’est arrivé un 5 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 05 décembre 1154: élection du pape Adrien IV.
  • le 05 décembre 1360 : naissance du franc.

Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers. La rançon de Jean le Bon est fixée à trois millions d'écus d'or.

Le 5 décembre 1360, à Compiègne, le Roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le «franc», de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois. La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant, l'épée haute, coiffé d'un heaume couronné sommé d'un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d'armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lys. Figure une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduit « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Franc (Rois Libre) ».

Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Figure une inscription circulaire : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC INPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande.

Cette création est une réponse ironique à l'attitude méprisante des Anglais. Il reste que la situation financière du royaume devient tellement catastrophique que l'on battra monnaie sur du cuir pendant un certain temps.

Le franc a perduré comme monnaie de référence de la France jusqu'au 31 décembre 2001, dernier jour avant l'euro. Il subsiste dans les anciennes colonies françaises d'Afrique et du Pacifique ainsi qu'en Suisse (vestige de l'Union latine)...

  • le 05 décembre 1484 : le pape Innocent VIII promulgue la bulle "Summis desiderantis" : il organise la lutte contre la sorcellerie.

Par une bulle du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait enquêter sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d'un individu avec le démon !

Comme l'atteste cet acte, c'est bien à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique ! Quand la foi recule se développent les superstitions.

Au Moyen Âge, on ne brûle pas les sorcières, mais on les expose et on les traite en pauvres folles. Tout change à partir du moment où disparaît l'Inquisition, en France et dans les pays germaniques : les tribunaux civils héritent des procès en sorcellerie et les juges, à la différence des inquisiteurs, croient volontiers au pouvoir maléfique des sorcières. Ils les font en conséquence brûler à l'égal des hérétiques.

C'est un bon exemple de la désinformation actuelle qui fait passer l'Inquisition pour un pouvoir judiciaire injuste. La plus part des criminels de l'époque préféraient être jugés par l'Inquisition que par un tribunal civil. Cette dernière était bien plus clémente que des tribunaux expéditifs.

Relire le chapitre du livre de Jean Sévillia Historiquement incorrect, qui traite de ce sujet, s'impose.

  • le 05 décembre 1560 : mort du Roi François II.

La mort prématurée à 16 ans du chétif François II amène sur le trône de France son frère cadet. Celui-ci, à peine âgé de 10 ans, devient Roi sous le nom de Charles IX.

François II, fils aîné du Roi Henri II et de Catherine de Médicis, succède à son père le 10 juillet 1559. Il n'a que 15 ans. C'est un garçon chétif, marié quelques mois plus tôt à la reine d'Écosse Marie Stuart, du même âge que lui. Le Roi de France devient ainsi roi consort d'Ecosse.

L'oncle de la reine n'est autre que François II de Guise, farouche catholique, dont l'influence est grande à la Cour.

Cela ne plaît ni à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), ni à son frère Louis 1er de Condé, princes du sang tenus à l'écart du fait de leur appartenance à la religion calviniste. Ils organisent la conjuration d'Amboise en vue de soustraire le Roi à l'influence des Guise. C'est un échec sanglant et un avant-goût des guerres de religion.

Désireuse d'apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie le 20 mai 1560 la charge de chancelier de France à Michel de l'Hospital, qui accorde aux protestants la liberté de conscience mais pas la liberté de culte. Il réunit en décembre les états généraux à Orléans pour tenter de calmer les esprits. Au même moment, meurt le malheureux François II après une douloureuse maladie. Il n'aura régné que 17 mois !

Voir les chroniques du 19 janvier, du 24 avril et du 18 septembre.

  • le 05 décembre 1591 : élection du pape Grégoire XIV.
  • le 05 décembre 1629 : retour de Champlain.

Alors qu'une guerre entre la France et l'Angleterre a éclaté en 1627, les Anglais conquièrent Québec après la signature de la paix.

L'Angleterre mandate David Kirke, natif de Dieppe, pour conquérir Québec et la Nouvelle-France canadienne. Prenant progressivement le contrôle du fleuve Saint-Laurent, les frères Kirke envoient une délégation à Québec et somment Samuel de Champlain, alors commandant en poste, de livrer la colonie.

Pour Champlain, il ne saurait être question de se rendre à l'ennemi. Il consulte tout d'abord François Gravé du Pont, son proche collaborateur depuis 1603, et d'autres personnes en autorité. Il répond ensuite aux Kirke : les habitants ont amplement ce qu'il faut – armes et vivres – pour se battre pour leur patrie.

Ce bluff astucieux dissuade les Kirke d'attaquer, mais ils reviennent l'année suivante. Pendant ce temps, la disette s'installe à Québec. En 1628 et durant l'année suivante, la capture des navires par les Kirke empêche l'arrivée de plusieurs centaines de colons ainsi forcés de retourner en France, ce qui cause des pertes de centaines de milliers de livres à la Compagnie des Cent-Associés.

Au printemps 1629, les habitants de Québec manquent de vivres depuis l'été précédent et souffrent de la faim sans en voir l'issue. Et voilà que les Kirke réapparaissent sur le fleuve, aux commandes d'une flotte plus imposante que celle de 1628. Ils ordonnent une seconde fois à Champlain de céder Québec.

À court de munitions et de vivres, Champlain décide de mettre fin à un siège de plus en plus intenable et risqué pour les colons. Le 19 juillet 1629, il cède la ville aux Anglais, 21 ans après la fondation de Québec.

Comme la plupart des Français qui sont à Québec au moment de la capitulation, Champlain est ramené en Angleterre, puis rapatrié en France. Là-bas, il apprend tout d'abord que non seulement Québec, mais aussi Port-Royal, Pentagouet et Cap-Breton, sont sous domination anglaise. Les premiers assauts contre l'Acadie ont en effet été donnés par d'autres commandants anglais dès 1626. On l'informe ensuite que la guerre entre la France et l'Angleterre avait pris fin trois mois avant que les Kirke s'emparent de Québec en 1629. Conséquence : la prise de la colonie est illégale et l'Angleterre doit la rendre aux Français.

Le 29 mars 1632, en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye, le conflit prend fin officiellement : Québec de même que les colonies et les terres d'Acadie doivent être rétrocédées à la Couronne française.

Les Français organisent aussitôt des expéditions de ravitaillement et de transport pour regagner Québec. À Québec, en 1632, tout ou presque est à rebâtir et à redémarrer.

  • le 05 décembre 1766 : départ de Bougainville pour un tour du monde.

Le comte Louis-Antoine de Bougainville prend le commandement d'une expédition autour du monde. Le départ est donné en rade de Brest. Louis XV charge l'expédition, composée de deux frégates royales "La Boudeuse" et "l'Etoile", de restituer officiellement la colonie des îles Malouines (îles Falklands) au gouvernement espagnol. Le 6 avril 1768, Bougainville arrive à Tahiti et procède à l'observation scientifique de la Polynésie.

  • le 5 décembre 1804 : Napoléon 1er distribue les Aigles.

Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l'empereur Napoléon 1er distribue les Aigles à la Grande Armée.

L'étudiant Faure, durant la cérémonie militaire au Champ-de-Mars, à Paris, perce la foule et se précipite vers le trône de Napoléon en criant : "La liberté ou la mort". Il est arrêté.

Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci sera liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement. Napoléon, ne pouvait pas fonder son régime sur une assise politique solide. La révolution avait bouleversé en profondeur la société française lui retirant le socle solide et cohérent fournit par la doctrine de l'Eglise catholique. L'armée, après la destruction des corps intermédiaires de la société française, restait la seule structure solide avec l'Eglise. Plus que les revers militaires c'est la volonté de fonder une dynastie héréditaire sur un socle politique par essence instable qui a raison de Napoléon. Les guerres qu'il mène, souvent initiées par les intrigues britanniques, cherchent à garantir son régime et le dogme révolutionnaire des frontières naturelles auquel Louis XIV avait renoncé par sagesse.

  • le 5 décembre 1828 : Caillié devant la société de Géographie.

La Société de Géographie fait fête à Caillié, en présence de Cuvier, et lui remet la somme de 10 000 francs, promise au 1er Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.

  • le 5 décembre 1831 : répression de la révolte des canuts à Lyon

Le duc d'Orléans et le Maréchal Soult entrent dans Lyon avec 20000 soldats pour mater la révolte. Le Gouvernement révoque le préfet, licencie la garde nationale, abroge le tarif et décide la construction d'un fort, pour séparer la ville de Lyon au carrefour de la Croix-Rousse. 90 ouvriers sont arrêtés et 11 sont poursuivis.

  • le 5 décembre 1995 : la France réintègre le Comité militaire de l'OTAN.

Contrairement à ce que les médias français, dont l'inculture pourrait être une marque de fabrique, affirmaient souvent, la France a toujours fait partie de l'OTAN. De Gaulle n'avait quitté que le volet militaire, marquant par là sa volonté de préserver la souveraineté française, tant il est vrai qu'une armée est un outil régalien. Les tendances hégémoniques américaines poussaient le général à préserver cet outil de la grandeur de la France.

Louis XIV, convaincu de cette réalité, avait fait graver sur ses canons la devise : « Ultima ratio regum » (dernier argument du Roi).

Posté le 5 décembre 2016 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

04 décembre 2016

C’est arrivé un 4 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 04 décembre 771 : Charlemagne devient seul Roi des Francs.

Carloman et Charles se sont partagé le royaume de France à la mort de Pépin le bref. Carloman meurt, à son tour, à Samoussy. Son frère Charles Ier, devient dès lors le seul Roi des Francs.

C'est Frédéric 1er Barberousse qui obtient de l'anti-pape Pascal III la canonisation de Charlemagne, le 29 décembre 1165. Le pape Alexandre III, ni aucun successeur ne vont aller à l'encontre de cette décision. Charlemagne a un culte local à Aix-la-Chapelle, où ses reliques sont enchâssées. Le peuple l'a reconnu comme saint. Une tolérance s'installe autour de la Saint Charlemagne. Charles V, Roi de France, veut faire de l'empereur, à côté de saint Louis, le saint patron de la maison royale. Jeanne d'Arc a dit à Charles VII : "Saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant sa prière pour vous ". Louis XI fait de la Saint-Charlemagne un jour férié (célébré comme un dimanche sous peine de mort). C'est au XVIe siècle que Charlemagne disparaît de l'ordo et du Bréviaire. Son culte n'est plus intégré dans la liturgie. En 1661, la Sorbonne le choisit comme patron. En 1734, le futur Benoît XIV écrit :

"Rien ne s'oppose, semble-t-il, à ce que le culte de Charlemagne soit célébré dans les Eglises particulières."

Dans un traité, il précise que cette tolérance assure à Charlemagne le titre de bienheureux. Le pape Pie IX en 1850, dans une lettre au Cardinal de Geissel, archevêque de Cologne, prohibe l'extension du culte. Les pèlerins viennent donc l'honorer et le prier à Aix-la Chapelle et à Metten. En France, la solennité est maintenant purement civile. Dom Guéranger mentionne très longuement Charlemagne dans son année liturgique.

Charlemagne doit être considéré comme un grand bienfaiteur de l'Eglise et de la civilisation. Il arrête pour toujours l'invasion des Barbares et assure une paix durable. En 799, il sauve le pape Léon III. Il s'inspire de la Cité de Dieu de saint Augustin pour concevoir la loyauté et le service de chacun. Il fait passer la réforme des mœurs avant celle des lois. Les marchés publics et les foires coïncident avec des fêtes religieuses, ce qui développe le commerce. Il décide la création d'un hôpital, à côté de chaque monastère, ainsi que la création d'une école gratuite dans chaque paroisse, pour serfs et hommes libres.

Devenu empereur d'Occident, Charlemagne sait respecter le principe naissant de l'indépendance du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Il s'intitule " le défenseur et l'auxiliaire de la sainte Eglise dans tous ses besoins ". Il rend aux papes les plus grands honneurs, respecte leur autorité venant de la foi et cherche à transmettre la foi dans la société.

" Nous savons, dit un capitulaire de Charlemagne, que, suivant la tradition des saints Pères, les biens d'Eglise, don de la piété des fidèles et prix de la rédemption de leurs péchés, sont les patrimoines des pauvres. Nous statuons donc que jamais, ni sous notre règne, ni sous celui de nos successeurs, il ne sera permis de rien soustraire, de rien aliéner de ces biens sacrés. "

Charlemagne est aussi le protecteur des Lieux saints. Le calife de Bagdad, Haroun-Al-Raschid, lui envoie les clefs du Saint-Sépulcre et l¹étendard de Jérusalem.

Il n'a ni barbe fleurie, ni la voix de tonnerre, ni le regard terrible, mais le ventre proéminent, une voix perçante et grêle pour son corps robuste. Charlemagne est un souverain chrétien dont l'apport à la civilisation européenne est indéniable et encore visible aujourd'hui.

Tiré du livre " Les Saints de souches royales " (collection Des chrétiens Bienheureux du Seigneur) d'Etienne Lelièvre Edition Le Sarment FAYARD

  • le 04 décembre 1259 : Saint Louis signe la paix avec l'Angleterre.

Le 28 mai 1258, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le traité de Paris, qui est ratifié le 4 décembre 1259 avec l'hommage d'Henri III à Louis IX.

Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au Roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.


Le Roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père d'Henri III, le Roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le Roi de France apparaît comme le monarque le plus puissant d'Occident.

Le traité de Paris met fin à ce que l'on appelle parfois la première guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

  • le 04 décembre 1334 : le pape Jean XXII meurt à Avignon.
  • le 04 décembre 1370 : bataille de Pontvallain.

Les Anglais ruinés par leur participation à la première guerre civile de Castille, n'ont plus les moyens que se lancer dans des chevauchées qui ont le mérite de s'autofinancer. Édouard III lance donc Robert Knowles dans le nord de la France. Espérant détourner des troupes Française pour soulager la Guyenne et leur infliger une défaite similaire à Crécy ou Poitiers grâce à la supériorité tactique conférée par l'arc long anglais.

Charles V n'est pas dupe et applique la stratégie de la terre déserte: Robert Knolles et Granson ne trouvent que le vide devant eux et des villes solidement défendues et portes closes. Après avoir pillé le nord de la France et la Beauce, l'armée anglaise arrive dans le Maine. Mais les pillages ne laissent pas les français indifférents. Le 1er décembre, après avoir levé une armée en Bretagne et en Normandie, du Guesclin se lance à l'attaque de l'armée anglaise. Le connétable dirige ses troupes vers le Mans, aux mains des Anglais. La ville ouvre ses portes à l'arrivée des Français. Du Guesclin se dirige ensuite sur Viré-en-Champague où il y reçoit un héraut d'armes envoyé par Grantson. Le soir même, par une pluie battante, il franchit à marche forcée les quarante huit kilomètres qui le séparent de l'ennemi et arrive le lendemain matin dans la plaine du Rigalet, près du bourg de Pontvallain.

Du Guesclin sait qu'il ne faut pas laisser les archers se retrancher, sinon ils seront en mesure de décimer leurs assaillants. À l'aube du 4 décembre, après une heure de repos donné à ses soldats, Bertrand du Guesclin et ses compagnons chargent, à pied et par surprise, le camp anglais (les chevaux non protégés sont des cibles faciles particulièrement vulnérables aux flèches de l'arc long) et mettent en déroute les troupes de Knolles et Granson. Les Anglais se replient au château de Vaas.

Bertrand du Guesclin fait soigneusement enterrer ses morts et plaçer sur leur tombe une croix de bois que les habitants ont toujours renouvelée jusqu'en 1828, époque à laquelle M. Dubignon d'Angers fait élever un obélisque en pierre qui porte l'inscription suivante :

« Ici, après le combat de Pontvallain, en novembre 1370, Bertrand du Guesclin de glorieuse mémoire, fit reposer ses fidèles Bretons. Un ormeau voisin, sous lequel on éleva une cabane pour les blessés, une croix de bois plantée sur les morts ont donné à ce lieu le nom d'Ormeau ou de Croix-Brette. Français, que les dissensions intestines, que les invasions étrangères ne souillent plus désormais le sol de notre belle France. »

Le 5 décembre, du Guesclin rejoint les Anglais retranchés au château de Vaas et leur inflige une nouvelle défaite, faisant un grand nombre de prisonniers. Granson lui-même est pris par Olivier de Clisson. Le 6, il enlève Saumur : le Maine est libéré.

Source : Georges Minois, La Guerre de Cent Ans, Perrin.

  • le 04 décembre 1563 : fin du concile de Trente.

Ouvert par le pape Paul III, le 13 décembre 1545 (voir la chronique du jour), son résultat est capital pour l'Histoire de l'Eglise : affirmation de la Vérité doctrinale, fixation du canon des Ecritures, du péché originel, de la justification, des 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction; de la messe; de l'ordre; du mariage; du Purgatoire et du culte des saints.

  • le 04 décembre 1623 : 50 Chrétiens sont brûlés vifs à Edo (Japon).

Depuis 1614, la persécution des Chrétiens et des Jésuites fait rage au Japon. Le fils de Tokugawa Hidetada, Iyemitsu, arrive au pouvoir et instaure une persécution de plus en plus violente et sévère. Son gouvernement commence à offrir des récompenses monétaires pour la dénonciation d'un chrétien. A Edo; le 4 décembre, 50 chrétiens sont brûlés vifs, notamment Jérôme de Angelis, HaraMondo, un chrétien japonais, et le franciscain François Galvez. Le 25 décembre, 37 personnes sont exécutées, dont 24 chrétiens.

Dans certaines régions, à partir de 1623, chaque foyer devait se présenter dans un temple ou devant un magistrat pour déclarer son appartenance à une secte bouddhiste.

  • le 4 décembre 1642 : mort du cardinal de Richelieu.

Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s'éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n'ai d'autres ennemis que ceux de l'Etat ». Ce jour là disparait certainement le plus grand homme d'Etat de la France Moderne ; c'est un grand serviteur de la Couronne de Louis XIII qu'il conseilla jusqu'au bout, qui s'éteint.

Né le 9 septembre 1585 à Paris, ou dans le Poitou, ce diffère selon les historiens, fils du Grand Prévôt du Roi Henri III, François du Plessis de Richelieu et de Suzanne de la Porte, Armand-Jean songe d'abord à la carrière des armes ; mais sa famille le force à prendre la barrette et la crosse épiscopale du diocèse de Luçon, dont elle est propriétaire. Il se fait notamment remarqué lors d'un discours éloquent pendant les Etats-Généraux de 1614. En 1624, il réconcilie Louis XIII et Marie de Médicis et se consacre au service du Roi. Son programme vise un but : restaurer l'autorité royale en abaissant la puissance de ses ennemis : les Huguenots, les grands du Royaume, les ennemis de l'extérieur, les Habsbourg.

Il apaise les tensions religieuses grâce à l'édit de Grâce d'Alès (1629), met au pas les Grands du Royaume (édit de 1626 sur l'interdiction du duel, démantèlement des forteresses…), vainc toutes les cabales et conjurations (du Chalais, Thou, Soissons, le Maréchal Louis de Marillac, Cinq-Mars), réforme l'État (création des Intendants de Police, Justice et Finances).

La Journée des Dupes, voir la chronique du 10 novembre, voit le Roi lui accorder définitivement sa confiance et écarter sa mère, Marie de Médicis. Unifiée et pacifiée à l'intérieur la France entre alors dans la Guerre de Trente Ans contre l'hégémonie des Habsbourg aux côtés de la Suède de Gustave-Adolphe (Traité de Ratisbonne de 1631) et des Princes Protestants d'Allemagne.

Enfin, Richelieu fait poursuivre la colonisation du Canada Français entreprise dès le règne d'Henri IV. Il fonde donc la Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle France qui détient le monopole du commerce des fourrures.

Sur le plan religieux, le Cardinal de Richelieu installe durablement la Réforme du Concile de Trente dans le clergé de France. La moralisation du clergé s'accélère, les ordres réguliers sont réformés, des séminaires sont fondés à Paris comme en province. Le ministre voit son action appuyé par un grand nombre de religieux qui finiront sur les autels : Saint Vincent de Paul, Sainte Jeanne de Chantal, saint Jean Eudes…

En 1635, il fonde l'Académie française et devient son premier protecteur. Il fait construire la ville de Richelieu en Touraine, qui a aussi inspiré Versailles, le Palais-Royal, la Chapelle de la Sorbonne, où il est inhumé. Mais son tombeau est saccagé en 1793.

 

Gisant du Cardinal de Richelieu (la Sorbonne)

  • le 04 décembre 1851 : répression de Louis-Napoléon Bonaparte.

Deux jours après son Coup d'Etat, le président Louis-Napoléon Bonaparte organise une sanglante répression contre les insurgés (en majorité des ouvriers) s'opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevards parisiens sont prises d'assaut par l'armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procède à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements sont mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée.

  • le 4 décembre 1923 : mort de Maurice Barrès.
  • le 4 décembre 1993 : monseigneur Lustiger lance un appel à la jeunesse de France.

Sur TF1 le cardinal lance aux jeunes Français :

« Tachez de réussir ce que la génération précédente à manqué. Réhabilitez l'amour, prouvez à vous-mêmes que la fidélité est possible. Vous devez montrez que la chasteté est possible. Etre chaste c'est une manière d'aimer et de respecter son corps»

Posté le 4 décembre 2016 à 06h59 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

03 décembre 2016

C’est arrivé un 3 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 03 décembre 1154 : décès du pape Anastase IV.
  • le 03 décembre 1368 : naissance de Charles VI.

Charles VI de France naît à Paris de l'union de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Il a 11 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l'antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de «Vive le roi de France ! Montjoie Saint Denis !» Mais le Roi étant mineur, ses puissants oncles, Louis d'Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe de Bourgogne, assurent la régence et en profitent pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel. Plusieurs révoltes comme celle des Maillotins secouent le pays. Il est sacré à Reims le 4 novembre 1380 (voir la chronique du jour).

En 1388, le Roi prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs et rappelle les sages conseillers de son père, gens de modeste extraction que les princes surnomment avec mépris les «Marmousets». Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé et le royaume entre dans une longue «embellie».

Charles VI règne sur le royaume de France jusqu'à son décès, le 21 octobre 1422. Ce règne, est l'un des plus longs de l'Histoire de France ; malheureusement il s'achève en 1422 dans la guerre civile avec la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, la révolte des Cabochiens, la défaite d'Azincourt et l'humiliant traité de Troyes, qui déshérite le fils du Roi et d'Isabeau de Bavière au profit de l'héritier de la couronne d'Angleterre !

  • le 03 décembre 1552 : mort de Saint François Xavier.

Issu de la noblesse de Navarre, François Xavier, naît en 1506 au château de Javier (ou Xavier). En pension au collège Sainte Barbe où il rencontre d'Ignace de Loyola, un Basque de Guipúzcoa. Ensemble, ils vont fonder l'ordre des Jésuites (ou Compagnie de Jésus) en 1534. L'ordre va jouer un grand rôle dans la rénovation de l'Église catholique après le schisme protestant.

Il a 46 ans. Reçu à Rome, par le pape en 1540, François Xavier part pour les Indes. Il veut évangéliser la Chine.

Ordonné prêtre, François Xavier est désigné pour convertir les peuples de l'Orient. De Goa (Inde) au Japon, il se montre jusqu'à sa mort, en 1556, un missionnaire infatigable. Sa foi et son ardeur lui valent de convertir en deux ans, de 1549 à 1551, des villages entiers. Trente ans après son passage, on compte 150.000 convertis et 200 églises, principalement autour de Nagasaki, sur l'île méridionale de Kyushu.

Il meurt d'épuisement sur l'île de Sancian, proche de Canton, à la veille d'entrer en Chine. Ses restes reposent à Goa, dans la basilique Bom Jesus (le Bon Jésus). Sa canonisation est prononcée en 1622, simultanément à celle d'Ignace de Loyola.

  • le 03 décembre 1563 : affirmation de l'existence du Purgatoire.

Le Concile de Trente affirme l'existence du Purgatoire en tant que "Sainte doctrine." Lieu de purification temporaire en attente du jugement dernier, le "purgatorium" est rejeté par les protestants.

  • le 03 décembre 1702 : les armées françaises occupent Nancy.
  • le 03 décembre 1792 : procès de Louis XVI.

Le procès du Roi s'ouvre devant la Convention. Prénommé dès son arrestation Louis Capet, il est défendu par Desèze, Malesherbes et Tronchet. Pendant ce procès, Louis XVI est déclaré "coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d'attentats contre la sûreté générale de l'Etat". Il est condamné à mort avec une faible majorité : une voix, celle de son cousin, Philippe l'Egalité, grand Maître de la franc-maçonnerie!

Robespierre déclare :

"Vous n'avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer (...) Louis doit mourir, parce qu'il faut que la patrie vive".

La révolution maçonnique ne peut accepter que vive celui qui personnifie l'alliance de la France avec Dieu.

  • le 03 décembre 1800 : les Autrichiens battus à Hohenlinden.

Les Autrichiens sont défaits à Hohenlinden, en Bavière, par l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Fort de sa victoire inattendue, le général poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l'empereur François II se résigne à négocier contre l'avis de ses alliés anglais. C'est la fin de la deuxième coalition...

  • le 03 décembre 1805 : proclamation de la victoire d'Austerlitz.

Napoléon dicte une proclamation : "Soldats, je suis content de vous… Vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire… Mon peuple vous reverra avec joie et il vous suffira de dire "J'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on vous réponde : "Voila un brave !".

  • le 03 décembre 1808 : conquête de Madrid


L'armée française arrive aux portes de Madrid. Napoléon envoie un parlementaire au marquis de Castellare, lui annonçant que sans réponse de sa part, il va bombarder la ville.

  • le 03 décembre 1810 : les Anglais prennent les îles françaises.

Suite à la victoire de Grand Port en août contre la France, les troupes du lieutenant-colonel Keating s'emparent des îles de la Réunion et de Maurice. Aux Antilles, la Guadeloupe est elle aussi occupée par les Britanniques. Après les guerres napoléoniennes, en 1815, la Réunion et la Guadeloupe sont rendues à la France; l'île Maurice reste anglaise.

  • le 03 décembre 1877 : Cros demande à l'Académie des Sciences d'ouvrir et de lire en séance publique son pli décrivant le paléophone.

Cros veut ainsi apporter la preuve de sa découverte avant celle d'Edison

  • le 03 décembre 1913 : la Grande Loge Unie d'Angleterre (UGLE) reconnait la Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies Françaises [GLNF], lors d'une tenue au Freemason's hall.

     

  • le 03 décembre 1956 : la France et la Grande-Bretagne acceptent de retirer leurs troupes de Port-Saïd.

Posté le 3 décembre 2016 à 04h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

02 décembre 2016

C’est arrivé un 2 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 02 décembre 1355: États généraux votent un impôt pour la guerre contre les Anglais.

Les États généraux, réunis à Paris, vote une subvention exceptionnelle à la demande du Roi Jean II le Bon pour la guerre contre les Anglais.

  • le 02 décembre 1615 : Louis III de Guise, archevêque de Reims et pair de France, est nommé cardinal par le pape Paul V.
  • le 02 décembre 1694: mort du peintre Pierre Puget.

Pierre Puget est à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, architecte. Né à Marseille, il se fait connaître en réalisant le balcon de l'hôtel de ville de Toulon. Fouquet lui demande de réaliser les sculptures du Château de Vaux-le-Vicomte Il meurt à Marseille le 2 décembre 1694.

  • le 02 décembre 1804 : sacre de Napoléon 1er.

Napoléon Bonaparte se sacre empereur des Français. Quoiqu'on ait pu écrire sur la foi chrétienne de Bonaparte, la cérémonie est tellement sacrilège que le Pape Pie VII se retire avant la fin et n'assiste pas au serment de l'empereur, de préserver tous les acquis de la révolution, serment dont les côtés "petit bourgeois" et matérialistes sont très surprenants :

«Je jure de maintenir l'intégrité du territoire de la République, de respecter et de faire respecter l'égalité des droits, la liberté politique et civile, l'irrévocabilité des ventes de biens nationaux, de ne lever aucun impôt, de n'établir aucune taxe qu'en vertu de la loi, de maintenir l'institution de la Légion d'honneur, de gouverner dans la seule vue de l'intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français».

Napoléon se considérait comme l´héritier et le sauveur de la révolution. Il est à noter que ce sacre suit de peu l'ignoble et inutile assassinat du duc d'Enghien; gage donné par Bonaparte à la Maçonnerie. Le Pacte de Reims est officiellement rompu. Mais il a fallu 10 ans de Terreur pour imposer cela au peuple français.

  • le 02 décembre 1805 : Napoléon triomphe au soleil d'Austerlitz.

Un an jour pour jour après son avènement sur le trône de France, Napoléon remporte une bataille décisive lors de la campagne de Prusse près du village d'Austerlitz. Feignant un repli, il parvient à tromper les troupes de François II d'Autriche et d'Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies. Les forces austro-russes composées de 90 000 hommes, perdent 30 000 soldats. La France quant à elle ne dénombre que 7000 pertes sur 73 000 hommes. Avec la paix de Presbourg signée entre les trois empereurs (France, Autriche et Russie), la France se verra céder la Vénétie et la Bavière par François II.

  • le 02 décembre 1807 : Pie VII rejette le traité négocié à Fontainebleau par les cardinaux Bayane, Caprara et Fesch avec Champagny.

Il refuse de se soumettre temporellement aux exigences de la lutte contre l'Angleterre, ainsi que d'accepter l'extension du Concordat italien à Venise et la négociation d'un autre concordat pour l'Allemagne.

  • le 02 décembre 1810 : Napoléon reçoit une bulle du pape Pie VII déclarant nulle la nomination de Maury à l'archevêché de Paris.
  • le 02 décembre 1851 : coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte.

Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d'Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de Prince-Président à celui d'Empereur des Français... le 2 décembre 1852. Les murs de Paris sont placardés d'affiches annonçant la dissolution de l'Assemblée et du Conseil. Les nouvelles dispositions prises par le prince-président, prévoient aussi de consulter le peuple par voie de référendum sur l'instauration d'une nouvelle Constitution. Le neveu de Napoléon Ier choisit d'agir le 2 décembre en souvenir du sacre de son oncle et de sa grandeur militaire le jour de la bataille. Tout comme son aïeul, il devient empereur sous le nom de Napoléon III. Ce coup d'Etat fait environ 400 morts, dont la moitié à Paris.

  • le 02 décembre 1870 : Sonis et ses zouaves pontificaux arrêtent les prussiens à Loigny.

    La bataille de Loigny, tableau de Charles Castellani.

    Voir le livre sur Sous la bannière du Sacré Cœur, le général de Sonis de Gérard Bedel aux Editions DEL.

  • le 02 décembre 1887 : le scandale des décorations fait démissionner Grévy.

L'affaire des décorations dure depuis deux mois ; le président Jules Grévy (4ème président français) est contraint de démissionner. Son gendre Daniel Wilson, député de gauche d'Indre-et-Loire, est au cœur d'un trafic de décorations géré par le Général Caffarel. Wilson est d'ailleurs le seul à ne pas être inquiété par cette affaire et continue à siéger. La multiplication des « affaires », alimentée par les tensions dues au colonialisme et à l'attitude à adopter face à l'Allemagne, mène à la crise boulangiste. La tradition de malversation de la gauche française est aussi ancienne que la république.

  • le 02 décembre 1903 : le nouveau pape, Pie X écrit à Loubet pour protester contre les persécutions sans fin dont sont victimes les catholiques français.

«Durant ces derniers mois, Nous avons dû assister, avec une profonde douleur, aux événements qui se déroulèrent en France, le pays classique de la liberté et de la générosité. Des milliers de religieux et de religieuses ont été chassés de leurs pacifiques demeures et réduits souvent à la plus dure misère ; et puisque leur propre patrie leur enlevait le droit, que les lois garantissent à tous les citoyens, de se choisir le genre de vie à leur convenance, ils se sont vus contraints à chercher un asile en des terres étrangères. [...] On prépare maintenant d'autres mesures tendant à priver du droit d'enseignement tout membre d'une congrégation religieuse même autorisée. [...] Nous laissons à tout homme éclairé et impartial de juger si d'enlever un droit commun, sanctionné par les lois, à toute une classe de citoyens soumis à toutes les charges —uniquement parce qu'ils sont religieux—, ce n'est pas en même temps une offense à la religion, une injustice au détriment de ces citoyens et une violation de ces principes de liberté et d'égalité qui sont à la base des constitutions modernes. »

Cette lettre restera sans réponse. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 89)

Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 septembre, du 4 octobre, des 5, 6 et 7 novembre.

  • le 02 décembre 1959 : catastrophe du barrage de Malpasset

Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne. La ville est inondée et détruite par une vague de 40 mètres de haut, sortie du Reyran (50 millions de mètres cubes d'eau). La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri. Des blocs de pierre de 600 tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Les pluies diluviennes qui tombent sur la Côte-d'Azur depuis quelques jours seraient à l'origine de la rupture du barrage-voûte vieux de 10 ans à peine.

Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s'agit de la première manifestation mondiale de solidarité.

Le barrage de Malpasset, destiné à l'irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n'aurait de ce fait pas résisté...

  • le 02 décembre 1969 : le véto français à l'entrée de la Grande-Bretagne à la CEE est levé.

 

Posté le 2 décembre 2016 à 04h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

01 décembre 2016

C’est arrivé un 1er décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01décembre 1145 : naissance de Louis VI « Le Gros ».

Voir les chroniques du 1août et du 25 octobre.

  • le 01décembre 1145 : le pape appelle à une nouvelle croisade.

Le pape Eugène III émet la bulle pontificale "Quantum praedecessores" qui appelle à une nouvelle croisade. Cette décision fait suite à la perte, pour la chrétienté, d'Edesse, sur la frontière du Royaume de Jérusalem. Cet appel ne rencontre en fait qu'un faible écho avant que Saint Bernard de Clairvaux ne s'en empare.

  • le 01décembre 1521 : décès du pape Léon X.
  • le 01 décembre 1513 : promesse de mariage entre de Charles de Castille et Renée de France.

Le 1er décembre 1513, le traité de Blois est signé par le Roi Louis XII et Charles, prince de Castille. Il prévoit le contrat de mariage entre Renée de France, fille du Roi, et Charles. Cette union ne se fait finalement pas, ce dernier se épousant finalement en 1526 sa cousine, Marie de Portugal, tandis que Renée de France épouse Hercule II d'Este, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio, en mai 1528.

  • le 01 décembre 1792 : la Convention décrète la peine de mort contre ceux qui proposeraient d'établir la royauté en France ou tout autre pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple.

Le but de cette loi est bien d'arracher la France à ses racines chrétiennes, de construire un système, une société où Dieu n'aura pas sa place. Et cela commence par les institutions du pays.

Tirée des doctrines protestantes, cette affirmation de la souveraineté populaire, est une des sources des maux qui frappent la France depuis la révolution. En effet, la maçonnerie cherchant à déifier l'homme et à éradiquer la foi catholique mettra dans le peuple la source de la souveraineté. Ici, ce n'est pas le système qui est en cause, mais ses principes fondamentaux. Ainsi une république, un système électif sont parfaitement compatibles avec la foi catholique, il suffit uniquement de reconnaître la Vrai source de tout pouvoir : Dieu.

A la base de l'analyse catholique du pouvoir politique se trouve l'idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n'y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n'est pas la royauté qui est d'institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu'elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

L'histoire de notre pays montre que ces deux systèmes se sont succédés ; l'un greffé sur le cep divin a donné du fruit pendant près de 1500 ans, l'autre n'a apporté que ruine et désolation, tant notre nation peut être considérée comme à l'origine des grandes idéologiques qui firent du vingtième siècle un siècle de fer et de sang.

Si Maurras a pu écrire : « Je suis catholique parce que je suis royaliste », aujourd'hui tout catholique qui réfléchit sur cette question peut être tenté, à la lumière de notre histoire, de prononcer cette phrase en inversant les adjectifs : « Je suis royaliste par ce que je suis catholique ».

Encore faut-il ne pas dévoyer cette doctrine catholique de l'origine du pouvoir, par deux grandes erreurs que connut aussi notre pays : l'absolutisme et le gallicanisme.

Pour poursuivre cette réflexion deux livres passionnants :

- La constitution de l'ancienne France, de Bernard Basse, déjà cité dans cette chronique ;

- La Vierge Marie dans l'histoire de France, du marquis de la Franquerie ( ed. Résiac)

  • le 01 décembre 1805 : la grande armée acclame Napoléon pour l'anniversaire de son sacre.

La Grande Armée (72000 hommes répartis en 12 bivouacs) acclame Napoléon en allumant des feux de paille pendant plus d'une heure. Il déclare : "C'est la plus belle soirée de ma vie; mais je regrette de penser que je perdrai demain bon nombre de ces braves gens." Voyant ce spectacle, les Russes et les Autrichiens croient que les Français brûlent leurs campements, sûrs de leur défaite.

  • le 01 décembre 1830 : décès du pape Pie VIII.
  • le 01 décembre 1900 : les femmes françaises accèdent au barreau.

Une loi autorise les femmes à exercer la profession d'avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n'a pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d'Appel de Paris.

  • le 01 décembre 1916 : Charles de Foucauld est assassiné d'un coup de feu par des rebelles et pillards sénousites à la porte de son ermitage à Tamanrasset.

Premier Saint-Cyrien sur les autels, il est mort la veille du deux décembre, jour anniversaire où fut tué le premier Saint-Cyrien, lors de la bataille d'Austerlitz.

Officier issu d'une riche famille de Strasbourg, le vicomte Charles Eugène de Foucauld perd la foi à 16 ans. Révolté de naissance, et très tôt orphelin, il passe son bac à 14 ans, mais sort bon dernier de l'école de cavalerie de Saumur. Il mène en garnison une vie de patachon et de débauche. Mais, après plusieurs voyages au Maroc et dans le sud algérien et tunisien, il se convertit soudainement à 28 ans. Charles de Foucauld fait un pèlerinage à Jérusalem puis entre au monastère trappiste de Notre-Dame-des-Neiges, dans l'Ardèche. Après un nouveau séjour en Terre sainte, il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 et la même année se rend en Algérie.

En 1905, il s'installe dans une cabane de pierre à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar, au cœur du Sahara algérien, caressant le rêve de convertir les bédouins du Sahara français par sa présence et son exemple. Le 1er décembre 1916, le père Charles de Foucauld est tué dans son ermitage de Tamanrasset, au cœur du Sahara. Il a 58 ans. Il est béatifié le 13 novembre 2005. Voir aussi la chronique du 29 juillet.

  • le 01 décembre 1941 : conférence de Saint-Florentin 

Le maréchal Pétain et Darlan, rencontrent le Maréchal Göring, à St-Florentin : Pétain lui remet un mémorandum reprenant le contentieux pour obtenir une collaboration politique sincère sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté française sur l'ensemble du territoire, de la fin de l'Ostland, de la disparition de la ligne de démarcation, d'assouplissements économiques et de la libération des prisonniers ; ce mémorandum est refusé par Goering.

« La conférence de Saint-Florentin a eu le mérite de clarifier ce que chacun mettait derrière ce mot très vague de « collaboration », employé dans la convention d'armistice et repris dans le communiqué de Montoire.

Dans les traités de La Haye et la convention d'armistice, il voulait dire qu'on cessait de se combattre et qu'on se parlait pour assurer, dans la neutralité, la survie du pays battu et occupé.

Pour les Allemands, collaboration impliquait tôt ou tard co-belligérance, c'est-à-dire aide à l'effort de guerre allemand, voire même guerre en commun. Naturellement la propagande anglo-gaulliste a pris le mot dans ce sens pour pouvoir accuser Vichy de trahison.

Pour le Maréchal – et pour Darlan, quand, dans les derniers mois de 1941, il se fut dégagé complètement des protocoles de mai – collaboration signifiait que l'Allemagne nous rendait la plus grande partie de nos prisonniers, allégeait nos charges, diminuait substantiellement les frais d'occupation, etc. Moyennant quoi, on lui concédait de petites choses qui n'étaient que des miettes dans son effort de guerre et on lui promettait notre concours pour apaiser la haine entre les deux pays et faire, à la paix, une Europe nouvelle.

Or ce concours, non militaire, n'intéressait plus guère l'Allemagne de fin 1941, affrontée, le dos au mur, à une guerre devenue mondiale.

L'entrevue de Saint-Florentin n'avait pas eu d'autre but, pour Gœring, deuxième personnage du Reich, qui l'avait sollicitée, que de savoir enfin à quoi s'en tenir entre les diverses acceptions du mot. Il avait été servi par la franchise énergique du Maréchal. Certes, entre anciens combattants de la Grande Guerre s'estimant mutuellement, le ton était toujours resté courtois et respectueux. Mais les dirigeants du Reich avaient enfin compris qu'il n'y avait rien de sérieux à attendre de la France, surtout dans le domaine militaire, sans des concessions substantielles que leur manque de confiance à notre égard (justifié par l'état de l'opinion) les empêchait évidemment d'envisager. »

(Amiral Auphan, L'Honneur de servir, p.321-322)

  • le 01 décembre 1947 : 80000 réservistes sont rappelés devant la crainte d'un coup d'état communiste.

Le contingent 46-2 a été rappelé. Souvenons-nous que Thorez est rentré de Moscou, amnistié par de Gaulle, que le maréchal Leclerc, que beaucoup poussaient à entrer en politique vient de décéder dans un tragique accident d'avion, que la CGT et le PCF multiplient les grèves qui paralysent le pays, qui, à la différence de l'Allemagne ne bénéficie encore pas du plan Marshall, que les statues de ND de Lourdes, ND de Pontmain, font le tour de la France, portées pieds nus par les catholiques français. Les processions sont souvent violement attaquées par les communistes et brocardées par les journaux.

Le 8 décembre, Notre Dame apparaît à l'île Bouchard au sud de Tours à quatre fillettes.

Elle va tout d'abord demander aux enfants de « prier pour la France qui est en grand danger ». En effet, le mécontentement populaire, les pénuries, les frustrations et les tentatives de déstabilisation extérieures sont tels que le pays, en proie à une grève générale très dure, est alors en situation quasi-insurrectionnelle. Tous les responsables politiques et syndicaux considèrent la guerre civile comme inéluctable. Les enfants, obéissant à Marie, se mettent en prière avec leurs camarades d'école. Inexplicablement, le lendemain soir, la grève est arrêtée, le pays se remet au travail. Ce sera le début des « trente glorieuses ».

  • le 1er décembre 1956 : les JO de Melbourne et la victoire d'Alain Mimoun au marathon.

Le 24 novembre 1956 s'ouvre à Melbourne la XVIe olympiade. Ce sont les premiers Jeux dans l'hémisphère sud. Ces jeux Olympiques ont une saveur particulière pour les Français amoureux du sport.

Alain Mimoun a 35 ans, lors du marathon. Cet ancien caporal-chef, d'origine kabyle, avait failli être amputé d'une jambe à l'issue de la bataille du Mont Cassin, en 1944, un mois avant l'épreuve il a été opéré d'une hernie. Prétendant au titre, il ne peut être sûr de rien. La veille de l'épreuve, il apprend que son épouse vient d'accoucher. Ayant le maillot 13, il bat en 02h25 sur son rival et néanmoins ami, le Tchécoslovaque Emil Zatopek, sous les acclamations des 120.000 spectateurs du stade olympique.

  • le 01 décembre 1971 : le 1er sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), "Le Redoutable", est mis en service.

     

  • le 01 décembre 1990 : les 2 tunneliers français et britannique font leur jonction dans le tunnel de service, sous la manche : 2 techniciens se serrent la main.

Posté le 1 décembre 2016 à 04h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

29 novembre 2016

Centenaire de Fatima

2017, Notre Dame cherche domicile!

La Vierge pèlerine parcourt les chemins de France!

 

Pour préparer saintement le centenaire des apparitions de Fatima, pour faire connaître et diffuser la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, l'association des Enfants de Fatima vous invite à vous inscrire, en famille, en paroisse, en groupe d'amis, à la Vierge pèlerine. La statue de la Vierge vous sera envoyée, accompagnée d'un coffret de méditations et de chapelets.

Renseignements et inscriptions sur www.enfantsdefatima.org

 

Posté le 29 novembre 2016 à 22h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

Demandez et vous recevrez! Demandons la conversion de la France...nous l'obtiendrons

Une neuvaine de messe pour la France est célébrée par le père Barnay dans sa paroisse de Pont de Veyle, (Diocèse de Belley-Ars) depuis le 1er septembre. La quatrième messe de cette neuvaine sera célébrée ce jeudi 1er septembre à 20 heures et sera suivie d'une heure d'adoration eucharistique. Pour plus d'info, suivre le lien suivant:
 
 

Pour le dimanche 27 Novembre 2016

Ce dimanche 27 Novembre commence une nouvelle année liturgique. Nous souhaitons à nos lecteurs une Sainte Nouvelle Année.

2016 a été l’année jubilaire de la miséricorde, marquée par l’ostension de la sainte tunique d’Argenteuil.

2017 sera l’année du Cœur Immaculé de Marie. Nous fêterons le centenaire de deux événements liés à Notre Dame :

Ses 6 apparitions à Fatima du 13 Mai au 13 Octobre 1917 ou Elle est venu présenter au monde la volonté divine de répandre la dévotion à son Cœur Immaculé.

La création à Rome de l’œuvre de la ‘’ Milice de l’Immaculée’’ par le frère franciscain Marie-Maximilien Kolbe.

Le frère Kolbe était à Rome lorsque les francs-maçons y fêtaient leur bicentenaire, et défilaient avec des pancartes représentant St Michel vaincu par Lucifer et des slogans comme : ‘’Satan devra régner sur le Vatican, le pape fera partie de sa Garde suisse ‘’.Se souvenant des apparitions de Lourdes et de la puissance de la Vierge, il fonda la ‘’Milice de l’Immaculée’’ le 16 octobre 1917, en la fête de l’apparition de St Michel au Mont Trombe, 3 jours après le grand miracle du soleil à Fatima. Cette œuvre s’oppose aux ennemis de l’Eglise, et travaille ‘’pour la cause de la diffusion du Royaume de Dieu par le moyen de l’Immaculée’’ Son invocation principale s’est inspirée de la médaille miraculeuse : O Marie, conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous et pour tous ceux qui n’ont pas recours à vous, spécialement pour les francs-maçons.

La semaine suivant ce premier dimanche de l’Avent, nous n’oublierons pas le jeudi 1er décembre, la quatrième messe de la neuvaine de messe pour la France, célébrée à Pont de Veyle par le père Barnay, puis le surlendemain le premier samedi du mois de décembre, dernière occasion en 2016 de faire la communion réparatrice demandée par Notre Dame à Fatima. (http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois)

Nous nous rappellerons aussi que le cardinal Sarah, préfet pour la congrégation du culte divin et la discipline des sacrements, a proposé aux prêtres, lors du congrès ‘’ Sacra Liturgia ‘’ à Londres, le 5 juillet dernier, de célébrer la messe tourné « vers le Seigneur qui vient », pour  « les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur » Mgr Rey, évêque de Fréjus Toulon, présent à ce congrès a précisé qu’il donnerait l’exemple le 18 décembre 2016, dernier dimanche de l’avent, et à d’autres occasions appropriées. « D’ici la période de l’Avent, a-t-il ajouté, j’écrirai une lettre aux prêtres et aux fidèles du diocèse de Fréjus-Toulon sur cette question pour expliquer ce geste. Et je les encouragerai à suivre mon exemple. »

(http://www.famillechretienne.fr/vie-chretienne/liturgie/liturgie-le-cardinal-sarah-reitere-son-appel-a-celebrer-vers-le-seigneur-198523)

Puisse cette évolution se répandre très largement.

Posté le 29 novembre 2016 à 22h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

Les crimes de la Terreur évoqués à l'Assemblée nationale

Lors de la discussion de la proposition de résolution pour rendre justice aux victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871, en ce moment à l'Assemblée nationale, le député de Vendée Yannick Moreau a déclaré :

YM Commune"[...] mes chers collègues, foi de Vendéen, quitte à faire de la repentance, pourquoi ne pas commencer par l’abrogation des lois de la Terreur contre la Vendée, et la reconnaissance de ses crimes ? Vous voulez faire de la morale. Soit, mais alors, commencez donc par abroger les lois de la Terreur ! Reconnaissez l’abjection de l’écrasement de la révolte des Canuts Lyonnais, et plus encore, des crimes commis contre les enfants, les femmes et les hommes de Vendée !

Vendéen, homme de l’Ouest, je sais y compris dans la tradition orale de ma mémoire familiale, ce que furent les persécutions des simples gens qui refusaient le centralisme jacobin, la “levée en masse” de la conscription militaire, et l’interdiction de leur expression religieuse. Le 26 juillet 1793, à la Convention nationale, BARERE réclame la destruction et l’extermination de la Vendée. Savez-vous mes chers collègues que c’est une Loi, la loi du 1er août 1793, votée par la Convention nationale, qui prescrivait l'extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants, et la destruction du territoire de la Vendée ? Savez-vous qu’une deuxième Loi, celle du 1er octobre 1794, vint renforcer l’horreur indicible ?

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne qui fit 564 morts, enfermés dans une église qui sera incendiée, en est le tragique symbole. Parmi les victimes, 110 enfants de moins de sept ans. La plus jeune, Louise MINAUD, n’avait que 15 jours. Savez-vous que c’est ce même pouvoir de la Terreur qui ordonnera la mise en oeuvre des noyades collectives dans la Loire, rebaptisée “la grande baignoire nationale” ? Des mariages dits “républicains” voulus par Jean-Baptiste CARRIER, où un homme et une femme étaient enchaînés, nus, avant d’être noyés. Selon Reynald SECHER, 4.800 personnes en furent victimes à l’automne 1793. Comment oublier les tristement célèbres “colonnes infernales” du général TURREAU, dont le nom est encore aujourd’hui gravé sur l’Arc de Triomphe. Ces atrocités coûtent la vie à des dizaines de milliers de personnes. Savez-vous que c’est en Vendée que les premiers essais d’extermination industrielle furent menés ? A Noirmoutier, des camps d’extermination ont été établis. Partout en Vendée des fours à pain sont utilisés comme fours crématoires pour brûler vifs les habitants. La peau des Vendéens sert à l’élaboration de sacs ou de pantalons pour les gendarmes. La peau humaine selon le Conventionnel SAINT JUST était d’une “consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois” et “celle des sujets féminins plus souple mais moins solide”.

Reconnaissez donc les horreurs de la Terreur, comme la loi du 10 juin 1794, qui succède à la terrible Loi des suspects, votée le 17 septembre 1793. Avec elle, le Tribunal Révolutionnaire élimine toute garantie de défense pour les accusés. Il n’y avait désormais ni interrogatoire avant l’audience, ni avocat, ni audition facultative des témoins. Le Tribunal révolutionnaire n’a le choix qu’entre l’acquittement et la mort. Pierre CHAUNU n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald SECHER, tant la barbarie a été organisée minutieusement et systématiquement par le Comité de Salut Public. Cette lettre du général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », qu’il écrivit au Comité de salut public, en témoigne :

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

Les moyens d'extermination des Vendéens mis en œuvre par le Comité de Salut Public et la Convention sont la matrice de ceux des régimes totalitaires du XXe siècle. Voilà un sujet qui mériterait une reconnaissance nationale. Car si “la Vendée pardonne, elle n’oublie pas”.

Voyez comme il est difficile de définir quelles commémorations doivent faire l’objet d’un devoir de mémoire."

Avec la vidéo :

Posté le 29 novembre 2016 à 19h52 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 29 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 29 novembre (ou 31 décembre) 561 : décès du Roi Clotaire Ier dit « le Vieux ».

Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.

  • le 29 novembre 1226 : sacre de Louis IX, Roi de France.

Louis IX est couronné Roi à Reims et succède ainsi à son père Louis VIII mort à Montpensier le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence, car il n'est âgé que de 12 ans. Fervent chrétien, il meurt en croisade devant Tunis le 25 août 1270. Voir la chronique du jour, mais aussi celles du 25 avril, des 11 et 19 aout entre autres).

  • le 29 novembre 1268 : décès du pape Clément IV.
  • le 29 novembre 1314 : mort de Philippe le Bel, Roi de France.

Au terme de près de 30 ans de règne, le Roi de France Philippe IV le Bel, meurt à Fontainebleau à l'âge de 46 ans. Son fils Louis X, dit le Hutin, lui succède mais il meurt moins de deux ans après son couronnement. Ses trois fils se succèdent sur le trône mais sans descendance. Avec eux s'achève la lignée des Capétiens directs. (Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi).

Il annexe la Flandre au domaine royal. Sous son règne éclate un très grave conflit opposant la France à la papauté romaine. Cette crise qui ne se termine que par le déplacement de la cour du pape Clément V de Rome à Avignon, est à l'origine du Grand Schisme d'Occident. Tous deux détruisent l'ordre des Templiers (voir les chroniques du 13 octobre, 18 mars et 3 avril).

  • le 29 novembre 1516 : signature de la « paix perpétuelle » entre la Suisse et la France.

Au lendemain de la défaite de Marignan, les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère. Ils signent alors une paix perpétuelle avec la France de François Ier, qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires. Cette paix " perpétuelle" est aussi appelée Paix de Fribourg. Les Suisses s'engagent à ne plus porter les armes contre la France ni à aider ses adversaires. Fidèle jusqu'à la mort les gardes Suisses se feront massacrer jusqu'au dernier pour défendre les Tuilerie, en 1792, contre les révolutionnaires armés par le duc d'Orléans, voir la chronique du 10 août.

  • le 29 novembre 1554 : l'Angleterre se rapproche de Rome.

Le Parlement valide ce rapprochement. Une messe est célébrée le 30 novembre par le légat Reginald Pole, archevêque de Cantorbéry, cardinal de l'Eglise catholique romaine.

  • le 29 novembre 1594 : le duc de Guise livre Reims à Henri IV.

La Ligue tenant la ville, Henri IV a été sacré à Chartres. L'héritier du trône a dû batailler dur pour faire respecter ses droits. Après avoir été excommunié par le pape, il voit sa sanction levée par le Saint-Siège qui a pu vérifier la sincérité de sa conversion.

Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France » rapporte le miracle, dont tous les parisiens sont les témoins, le 22 mars 1594 (voir la chronique du jour), quand Henri IV entre dans Paris alors que les Espagnols et la Ligue tenaient encore la ville ; Henri IV fait sa première visite fut pour Notre Dame de paris :

«Là fut vu de toute l'assistance, étant en indicible nombre près de sa Majesté, Saint Michel, l'ange gardien de la France … qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. » (Citation par la Franquerie de André Favyn dans son livre Le théâtre d'honneur et de chevalerie, p 612).

Et le marquis de continuer :

«L'archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s'était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la loi Salique doit être appliquée non seulement dans son esprit mais aussi dans la lettre ». (Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France », Ed : Résiac)

  • le 29 novembre 1633 : l'abbé Vincent de Paul fonde les Filles de la Charité, devenues « Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Vincent de Paul est un prêtre catholique français connu pour sa grande charité. Il est longtemps l'aumônier des galériens avant de se mettre au service de la reine Marguerite de Navarre, l'épouse du Roi Henri IV. Il fonde alors la Congrégation de la Mission, en 1625, dont la vocation est l'évangélisation les populations pauvres des campagnes, puis des colonies. Le 29 novembre 1633, il fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui devient très vite la Compagnie des Filles de la Charité, une société de vie apostolique exclusivement féminine sous la responsabilité de Louise de Marillac. Les sœurs qui y entrent se consacrent aux malades et aux pauvres, aussi bien matériellement que spirituellement. Devenues les « Sœurs de Saint Vincent de Paul », leur société est aujourd'hui présente dans 94 pays et compte environ 20 000 membres.

  • le 29 novembre 1791 : décret contre les prêtres réfractaires.

Le 29 novembre 1791, l'assemblée législative prend un décret contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé, votée un an plus tôt. La Révolution tourne à la guerre civile.

  • le 29 novembre 1911 : Saint Pie X remet la barrette aux nouveaux cardinaux d'Angleterre, de Hollande, des Etats-Unis et de France.

Saint Pie X termine son allocution consistoriale en ces termes:

«Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique... appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et Nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il !

  • le 29 novembre 1932 : 1ère apparition de Notre Dame à Beauraing en Belgique.

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît à cinq enfants du village de Beauraing, en Belgique : Fernande, Gilberte et Albert Voisin, ainsi qu'Andrée et Gilberte Degeimbre. Les événements se déroulent dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur tenu par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. L'apparition est reconnue le 2 juillet1949. Le message de Notre Dame est de venir en pèlerinage car dit-elle:

"Je convertirai les pécheurs."

  • le 29 novembre 1947 : l'ONU scinde la Palestine en deux Etats, un juif et un palestinien.

L'Assemblée générale de l'ONU réunie à New-York, prend la décision de partager la Palestine en deux: un Etat arabe et un Etat juif. L'administration de Jérusalem relèvera de l'organisation internationale. Le Conseil de la ligue arabe s'oppose à cette décision ; très vite les affrontements commencent. L'état d'Israël naît le 14 mai 1948, et connaît immédiatement la guerre en étant envahi par l'Egypte, le Jordanie, l'Irak, la Syrie et le Liban.

  • le 29 novembre 1962 : accord pour construire le Concorde.

A Londres, De Gaulle et Macmillan décident de développer ensemble un avion supersonique commercial, dont l'entrée en service est prévue en 1970, le "Super-Caravelle".

  • le 29 novembre 2005 : béatification du futur Saint Jean Paul II.

L'ancien secrétaire du pape Jean-Paul II, le cardinal Dziwisz, confirme le choix d'un miracle survenu en France.

Posté le 29 novembre 2016 à 03h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

28 novembre 2016

C’est arrivé un 28 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 28 novembre 587 : Traité d'Andelot

Gontran, roi de Bourgogne s'associe à son neveu Childebert II, roi d'Austrasie dans le pacte d'Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l'Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l'élaboration de ce traité. Ce traité d'Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.

La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C'est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d'être relevée: Il est convenu qu'aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c'est-à-dire les grands qu'un serment de fidélité attachait au souverain, de l'autre et qu'il n'accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.

  • le 28 novembre 741 : décès du pape saint Grégoire III.

C'est saint Grégoire III qui appelle à l'aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards.

le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.

Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n'hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement c'est le versement d'une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.

 

  • le 28 novembre 1615 : mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune Roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d'Espagne, Anne d'Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.

Roi pieu et profondément croyant c'est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.

Le Mariage de Louis XIII, Roi de France et de Navarre et d'Anne d'Autriche, infante d'Espagne » tableau de Jean Chalette. Musée des Augustins à Toulouse.

  • le 28 novembre 1632 : naissance du compositeur Jean-Baptiste Lully.

Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le Roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont "Le Bourgeois gentilhomme" et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu'ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l'opéra français.

 

  • le 28 novembre 1698 : le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Buade de Frontenac, meurt à Québec.

Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698.

Ce sera à l’influence néfaste de ce patriote enterré au Panthéon, qu’est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au Lieutenant général de Montcalm qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.

 

  • Le 28 novembre 1789: le « frère » docteur Guillotin présente son invention.

Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L'engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen "le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare." Il sera d'abord appelé 'Louison" ou "Louisette" mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de "guillotine" en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: "la veuve". La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s'appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu'en 1977.

Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d'Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l'Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d'Orléans ou le duc de Chartres)[]. Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et jouaaussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.

Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s'appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.

  • le 28 novembre 1934 : le quotidien L'Echo de Paris demande que la limite d'âge ne soit pas appliquée au général Weygand.

Henri Bordeaux écrit en effet : « Le 21 janvier prochain le général Weygand est atteint par la limite d'âge et prendra sa retraite, à moins que… à moins qu'un décret nous le maintienne dans ses fonctions actives. […] Nous sommes en retard e France, pour toutes les questions de défense nationale. Il s'agit de savoir si nous voulons nous diminuer encore. […] Le général Weygand en ce moment n'est pas remplaçable. Son nom est à lui seul une puissance. […] Mieux vaut garder l'homme qui, parce qu'il a su et saura la faire peut contribuer à éviter la guerre par la confiance qu'il inspire au-dedans et la crainte qu'il inspire au dehors, plutôt que d'être un jour contraint à le rappeler brusquement. »

Le 15 avril 1932, ce décret est signé ; malheureusement, le 18 janvier 1935, Gamelin remplace Weygand aux fonctions suprêmes ! Quelle hypocrisie du système !

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, pages 135 et 139.

  • le 28 novembre 1947 : mort du Maréchal Leclerc dans un accident d'avion au Sahara.

Au cours d'une tournée d'inspection, l'avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s'écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.

Philippe Leclerc (1902-1947)

Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l'éducation des Pères jésuites de la Providence d'Amiens. Saint-Cyrien de la promotion " Metz-Strasbourg ", il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l'Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d'un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.

Instructeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l'Ecole de guerre,il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l'état-major de la 4e division d'infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s'évade, et rejoint le front.

Blessé, hospitalisé sur ordre, il s'échappe devant l'avance ennemie, gagne Paris en bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l'Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l'approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.

Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s'empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :

« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».

Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l'aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.

Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ;elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d'audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d'Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s'empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai.

Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l'autorité de l'amiral Thierry d'Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l'Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l'ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 - début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l'action militaire et l'action diplomatique (accords Sainteny - Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l'homme de terrain s'oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d'Argenlieu ou Bidault, craignent d'ébranler l'Union française par des mesures arrachées plus qu'accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.

Il reprend ses fonctions d'Inspecteur qui ont été étendues à l'ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s'écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : " Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes ". En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l'Histoire.

  • le 28 novembre 1959 : le premier synchrotron à proton de France est mis en service.

Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et... l'inventeur du World Wide Web.

Posté le 28 novembre 2016 à 03h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

27 novembre 2016

C’est arrivé un 27 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 27 novembre 399 : élection du pape saint Anastase 1er.
  • le 27 novembre 511 : mort de Clovis, premier Roi de France.

Vase de Soisson, mariage avec la princesse Clotilde, victoire de Tolbiac, baptême à Reims par Saint Remi, pour ceux qui ont reçu une formation digne de ce nom à l'école, Clovis évoque beaucoup de choses. Il sera enterré dans la crypte la basilique, construite à la demande de la reine Clotilde, sur une colline proche de Paris (actuellement le 5è arrondissement). Sainte Clotilde le rejoindra en 545. Un peu plus tard on dépose les reliques de Sainte-Geneviève et la basilique prend son nom. A cet emplacement Louis XV y fait construire l'église Sainte-Geneviève, devenue le Panthéon, ou soi-disant tel, sous la Révolution.

Et voici la prière des Francs retrouvée dans un missel du VIIIème siècle :

«O Dieu tout puissant et éternel, qui avez établi l'Empire des Francs, pour être dans le monde l'instrument de votre divine volonté, le glaive et le rempart de votre Sainte Eglise, nous vous en prions, prévenez toujours et en tous lieux de la céleste Lumière les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour établir votre règne en ce monde et que, pour faire ainsi qu'ils auront vu, leur charité et leur courage aillent s'affermissant toujours »

  • le 27 novembre 1095 : 1ère croisade.

Lors du Concile de Clermont, le pape Urbain II exhorte les chevaliers des royaumes occidentaux à la croisade. Le but est de libérer la Terre sainte et prendre possession de Jérusalem. Les premiers croisés partent à la fin de l'été 1096 avec à la tête des Lorrains, Godefroi de Bouillon. La première croisade est lancée.

  • le 27 novembre 1099 (date présumée): Godefroi de Bouillon proclamé roi de Jérusalem.
  • le 27 novembre 1252 : décès de la Reine Blanche de Castille, régente de France, à Paris.

Fille d'Aliénor d' Angleterre et d'Alphonse VIII de Castille, Blanche de Castille épouse Louis VIII en l'an 1200, alors qu'elle n'a que douze ans. Elle donne douze enfants à la couronne de France entre 1205 et 1213, dont cinq atteignent l'âge adulte, parmi lesquels Louis et Charles. La guerre qui sévit dans le sud de la France vient à bout de son beau-père et de son mari. Louis IX a onze ans ; sa mère assure la régence et fait habilement face aux seigneurs rebelles de la Bretagne et du Centre qui refuse de se plier à l'autorité monarchique. Une fois Louis IX sacré, elle ne disparaît pas de la sphère du pouvoir et assume la totalité des fonctions de son fils lors de l'absence de celui-ci, parti en croisade. Epuisée, elle est confrontée à la révolte des pastoureaux, avant de s'éteindre loin de son fils, toujours prisonnier des musulmans.

C'est à Aliénor d'Aquitaine, effrayée du comportement de Jean sans Terre, que la France doit d'avoir eu une telle reine. Alphonse roi de Castille a trois filles, dont l'aînée est mariée au roi Léon. Les deux plus jeunes, célèbres par leur mérite et par leur beauté, sont vantées devant Philippe-Auguste, qui envoie à Alphonse une ambassade pour demander la main d'une de ses filles. Les ambassadeurs devant les deux princesses également belles et douées, hésitent. Ils vont s'en remettre au hasard, quand ils font la remarque que la plus jeune nommée Blanche avait un nom plus doux à prononcer que celui de sa sœur, qui s'appelle Uracca ; cela décide du choix.

Le 23 mai 1200, l'archevêque de Bordeaux reçoit le consentement de Louis, âgé de treize ans et fils aîné de Philippe-Auguste, et de Blanche, âgée de douze ans. La cérémonie du mariage a lieu en Normandie, fief du roi d'Angleterre, car le royaume de France a été placé sous interdit par le pape Innocent III, depuis le début de l'année (Philippe-Auguste ne voulant pas répudier Agnès de Méranie pour reprendre son épouse légitime, Ingeburge du Danemark qu'il tient emprisonnée depuis 1193). Les chroniques de Saint-Denis qualifient Blanche de « très sage, très belle, très bonne et très franche ».

Quand son mari, alors Dauphin de France, se voit proposé la couronne d'Angleterre par les Anglais, lassés de Jean sans Terre, en septembre 1216, et que suite à la mort de ce dernier, le 18 octobre 1216, ces mêmes Anglais reconnaissent son fils Henri III âgé de dix ans, c'est Blanche qui vient en aide à son mari en difficulté ; et non son père Philippe Auguste. Ayant échouée à obtenir de l'aide de ce dernier, elle décide de mettre ses enfants en gage pour financer une expédition de secours en compagnie d'Eustache le Moine. L'échec de l'expédition force Louis à revenir en France.

Sur le plan familial, Blanche remplit les devoirs de la maternité dans toute leur étendue, elle nourrit elle-même ses enfants. Un jour qu'elle accompagne son époux dans une partie de chasse, une dame du palais donne son propre lait au futur saint Louis, pensant se rendre agréable à la reine ; mais Blanche, à son retour, fait rendre à l'enfant tout le lait étranger qu'il avait sucé : « Je suis sa mère, dit-elle, et nulle autre femme ne doit le nourrir ». Elle apporte la plus grande vigilance aux progrès intellectuels de ses fils.

Louis le Lion, son époux, a trente-sept ans quand il monte sur le trône (1223). Le 6 août, l'archevêque de Reims, Guillaume de Joinville, préside le sacre du Roi et son couronnement, ainsi que celui de Blanche. Presque aussitôt Louis prend les armes contre les Albigeois : Philippe-Auguste l'avait prévu et on lui avait entendu dire, dans ses derniers jours, ces paroles devenues prophétiques : « Les gens d'église entraîneront mon fils dans la croisade contre les Albigeois ; il y mourra, et le royaume restera entre les mains d'une femme et d'un enfant ». C'est au cours de cette guerre que commencent les révoltes des seigneurs, qui amènent plus tard les troubles de la régence de Blanche. Thibaut IV, comte de Champagne, est le premier à manifester ouvertement son indépendance.

Elle fait sacrer le futur Saint Louis malgré l'absence d'une grande partie de la haute noblesse du Royaume. Louis IX n'a que douze ans et demi. Reste à affronter la coalition du comte de Champagne, du comte de Bretagne, Pierre Mauclerc ; de Lusignan, comte de la Marche, et de sa femme Isabelle (veuve de Jean sans Terre), comtesse d'Angoulême ; et du vicomte de Thouars et Savary de Mauléon !

Sa diplomatie fait merveille puisque, sans combat, la ligue se trouve dissipée et le 27 mars 1227, le comte de Bretagne et le comte de la Marche comparaissent à Vendôme, et y signent un traité.

Mais une nouvelle conjuration, dirigée par Philippe de Hurepel, bâtard de Philippe Auguste, cherche à capturer le Roi et à le retirer des mains de la régente. Blanche s'enferme au château-fort de Montlhéry, et de là elle écrit aux bourgeois de Paris, en les conjurant de venir la délivrer, elle et son fils. La reine est aimée à Paris, les bourgeois s'arment, et viennent en foule chercher le jeune Roi qu'ils ramènent en triomphe sans que les rebelles osent troubler son retour. Dans la suite de son règne, le bon Roi se complait à rappeler ce témoignage de l'amour de ses sujets.

« Et me conta le saint Roi, dit Joinville, que il, ni sa mère qui étoient à Montlhéri, ne bougèrent jusques à tant que ceux de Paris les vinrent quérir avec armes ; et me conta que dès là, armes et sans armes, le conduisit jusques à Paris, et le défendit la bourgeoisie et garda de ses ennemis ».

Cependant les conjurés ne pouvant vaincre la Régente s'attaquent à Thibault de Boulogne, rare grand du Royaume encore fidèle au Roi. Ce dernier, avec le peu de troupe qui lui reste et malgré sa jeunesse, part vers Troyes pour le secourir. Cette intervention militaire surprend les Barons qui n'osent porter les armes contre leur suzerain.

La Bretagne est toujours alliée de l'Angleterre, Henri III ayant débarqué à St Malo, alors que Blanche vient de conquérir les places fortes bretonnes de Chantoceaux et d'Adon. Finalement, à Saint-Aubin du Cormier, une trêve est signée, 4 juillet 1231, pour trois ans avec une clause renouvellement. Elle est immédiatement suivie d'un traité de paix définitif, signé à Paris, entre le comte de Bretagne et la reine, et qui met fin à toutes les guerres que la régente a eu à soutenir contre les vassaux de la couronne.

La jalousie et les calomnies persistent. C'est ainsi qu'alors qu'un religieux réprimande le Reine sur les « orgies et maîtresses de Saint Louis » elle lui réplique qu'elle aimerait mieux : « voir mourir son fils, malgré toute la tendresse qu'elle avait pour lui, que de le voir encourir la disgrâce de son Créateur par un seul péché mortel ».

Si la force de caractère et son talent diplomatique exceptionnels sont mis au service de la France, le sire de Joinville nous rapporte qu'elle surveille le couple royal de trop près et est d'une grande dureté vis-à-vis de sa belle fille, Marguerite de Provence. Il souligne que Saint Louis dut se cacher pour voir sa femme.

Saint Louis ayant accompli le vœu de se croiser s'il guérissait, confie la régence du Royaume à Blanche en 1248. Louis IX avait, en effet, remis à sa mère le gouvernement du royaume avec les pleins pouvoirs. Ce pouvoir royal est tel, qu'au mois de mai 1249, on donne cours à une nouvelle monnaie qui, sous le nom de Reine d'or, représente Blanche tenant une couronne. Blanche de Castille gouverne sans inquiétude, défendant les possessions poitevines et l'héritage toulousain.

Son gouvernement est sage et prudent, elle refuse ainsi à Henri III le passage par la Normandie, que ce prince lui demande pour aller réprimer les troubles de ses provinces de France ; ce refus de la régente préserve les peuples des désordres qui accompagnent la route des armées et qui, au Moyen Age surtout, sont redoutables.

C'est à peu près le dernier acte important de l'administration de Blanche de Castille. Elle est surprise à Melun d'une fièvre violente, transportée à Paris, elle y reçoit les derniers sacrements des mains de l'archevêque de Paris ; elle meurt le 27 novembre 1252.

Blanche est inhumée à l'abbaye de Maubuisson. La reine avait fondé cette abbaye en 1241. Une charte de la même année atteste qu'elle a bâti ce monastère de filles de l'ordre de Cîteaux, afin d'y faire prier pour l'âme du roi Alphonse, son père, de la reine de Castille, Aliénor d'Angleterre, sa mère, et de Louis VIII, son époux.

  • le 27 novembre 1382 : bataille de Roosebeke ou du « Mont-d'Or ».

Elle se déroule près du village de Roosebeke, actuellement Westrozebeke en Flandre-Occidentale, et oppose les Flamands, commandés par Philippe van Artevelde à l'ost français conduit par le Roi Charles VI de France et commandé par le connétable Olivier V de Clisson. Bien que deux à trois fois moins nombreux les Français écrasent leur adversaire et en profitent pour récupérer les fameux cinq cents "éperons d'or", trophées de la sanglante bataille de 1302, encore exposés sous la voûte de l'Eglise Notre Dame à Courtrai. Ils seront exposés à la basilique Saint Denis.

  • le 27 novembre 1653 : la ville forte de Ste-Menehould se rend à l'armée royale menée par Turenne, en présence de Louis XIV.

     

  • le 27 novembre 1790 : le serment à la Constitution civil du clergé devient obligatoire.
  • le 27 novembre 1830 : nouvelle apparition de Notre Dame à Sainte Catherine Labouré en la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse de la rue du Bac.

Catherine rapporte que la sainte Vierge vient lors de la méditation du soir. La Vierge se tient debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissent des rayons de lumière sur le globe. Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d'une croix qu'elle élève vers le ciel. Catherine entend:

« Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier »

Dans le 2ème tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d'un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit :

« Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».

Puis un ovale se forme autour de l'apparition et Catherine voit s'inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d'or: « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».Alors une voix se fait entendre:

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».

Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille: en haut une croix surmonte l'initiale de Marie, en bas deux cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive. Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront ces grâces ».

La médaille miraculeuse

Cf. les chroniques du 6 juin et du 18 juillet.

  • le 27 novembre 1912 : la France et l'Espagne signent des accords sur la division administrative du Maroc : l'Espagne conserve une zone d'influence au nord (Rif) et au sud (Tarfaya, Ifni).
  • le 27 novembre 1940 : annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne nazie.
  • le 27 novembre 1942 : sabordage de la Marine française à Toulon.

A 4h40 du matin, l'armée allemande envahit l'arsenal de Toulon. Devant l'invasion, les marins de la flotte française commandée par l'Amiral Jean de Laborde sabordent l'ensemble de la flotte. Navires, machines et artilleries sont entièrement détruits pour ne pas être livrés à l'Allemagne. Seuls 4 sous-marins réussiront à fuir pour regagner l'Afrique du Nord.

Etant donné la longueur de ce post je suggère aux lecteurs intéressés de poursuivre sur ce lien.

Voir : http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/

  • le 27 novembre 1944 : de Gaulle, chef du GPRF, amnistie Thorez (condamné pour désertion).

C'est aussi de Gaulle qui déclarait le 20 janvier 1942, Gaulle à la radio de Londres:

« La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l'ordre politique l'apparition certaine de la Russie au premier rang des vainqueurs de demain apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. […] La France qui combat va lier son effort renaissant à l'effort de l'Union soviétique. […]  la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu'elle est, malgré son malheur provisoire, l'alliée désignée de la Russie nouvelle. »

Il parlait bien de l'Union Soviétique, la patrie du Communisme, doctrine diabolique, condamnée par les papes et responsable du plus grand génocide de l'histoire de l'humanité, pas de la Russie orthodoxe qui se réveille aujourd'hui sous nos yeux.

Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php

  • le 26 novembre 1967 : le président de Gaulle déclare qu'il opposera son véto à l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE.
  • le 26 novembre 1987 : libération à Beyrouth de deux otages français : Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

     

Posté le 27 novembre 2016 à 06h48 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 novembre 2016

C’est arrivé un 26 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 26 novembre 399 : mort du pape saint Sirice.
  • le 26 novembre 579 : élection du pape Pelage II.
  • le 26 novembre 1580 : signature de la paix de Fleix. 

C'est au château de Fleix que le duc d'Anjou et Henri de Navarre signent le traité mettant fin à la septième guerre de religion. Il confirme le traité de Bergerac, de 1577. L'équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre, est aussi appelée "guerre des Amoureux", car elle a été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

  • le 26 novembre 1687 : le Parthénon endommagé par une explosion.

Transformé en église, puis en mosquée, sans jamais subir de grandes modifications, le site de l'Acropole est demeuré en très bon état pendant deux millénaires. Mais en ce jour, la guerre fait rage entre Vénitiens et Ottomans qui sont alors maîtres des lieux. Retranchés sur le site, ces derniers ont stocké de la poudre dans le Parthénon. Un boulet vénitien atteint le bâtiment qui explose. Ce qui restait du toit tombe définitivement comme le haut des colonnes et la partie sud. Un millénaire plus tôt la statue d'Athéna avait été emmenée, tandis que 150 ans plus tard les Anglais pilleront littéralement les sculptures.

  • le 26 novembre 1755 : la place royale, Place Stanislas est inaugurée à Nancy.
  • le 26 novembre 1792 : à la Convention, Brissot prononce un discours belliqueux :

"Nous ne pourrons être tranquilles que lorsque l'Europe, et toute l'Europe, sera en feu".

  • le 26 novembre 1812 : début du franchissement de la Bérézina.

Du 26 au 29 novembre 1812, se déroula le dernier acte de la Campagne de Russie. Napoléon apprend que les ponts de Borisov, enjambant la Bérézina sont aux mains des Russes. L'Empereur ordonne alors un important mouvement de troupes au Maréchal Oudinot devant la petite ville de Borisov afin de tromper l'amiral russe Tchitchakov, puis charge le Général du génie Eblé de construire dans l'urgence deux ponts au gué de Studianka. Le passage des troupes s'effectue alors dans des conditions météo extrêmes: Trois batailles se déroulent autour des ponts. A Borisov, le Général Partouneaux et sa division se heurtent à Tchitchakov. Le Général Doumerc et sa cavalerie effectuent des charges héroïques sur la rive opposée de Studianka à Brill; enfin le dernier combat se situe aux abords même du gué de Studianka.

Les 25 000 hommes qui constituaient le noyau dur de l'armée sont sauvés mais il fallut abandonner aux mains de l'ennemi autant de blessés et une très grande quantité de bagages. Le 26 novembre 1812, 9300 combattants passèrent sur l'autre rive; le 27 novembre, de nombreux corps d'armée passent devant l'Empereur en personne. Etonnamment, les Russes ne se sont pas encore montrés. La Division Partouneaux capitule le 28 novembre à l'aube. D'un point de vue stratégique, la Bérézina peut être considérée comme une victoire française puisque l'armée russe échoua dans son objectif de bloquer les français à l'est.

Les forces en présence :

Français : environ 40 000 hommes.

Russes: 84 000 hommes.

Pertes francaises: 2000 tués 7000 à 10 000 prisonniers plus la division Partouneaux, soit 4000 tués, blessés et prisonniers.

Pertes Russes: Environ 10 000 tués et blessés et 3000 prisonniers faits sur la rive droite.

  • le 26 novembre 1903 : le ministère de la Justice enregistre la requête de Dreyfus (révision du procès de Rennes).
  • le 26 novembre 1965 : premier satellite français dans l'espace.

La fusée française "Diamant" est lancée d'Hammaguir, dans le désert du Sahara algérien, et place sur orbite la capsule A-1 (aussi appelé Astérix, 1er satellite français). La France devient dès lors la 3ème puissance spatiale mondiale. D'un poids de 42 kilos, Astérix fonctionnera jusqu'au 26 août 1968, après avoir effectué plus de 1400 révolutions autour de la terre.

  • le 26 novembre 1966 : inauguration de l'usine marémotrice de la Rance.
  • le 26 novembre 1983 : publication de la réponse de la Congrégation pour la doctrine de la Foi concernant la maçonnerie.

Réponse de la Sainte Congrégation pour la doctrine de la Foi aux médias qui ont vite souligné que le nouveau code canonique ne condamne plus la maçonnerie et n'y fait même plus allusion.

La réponse souligne que l'absence de condamnation est due aux critères adoptés dans la rédaction et que c'est aussi le cas de d'autres associations dont le nouveau code ne parle pas. Toutes ces associations y compris la maçonnerie sont incluses dans des catégories plus larges. Le jugement négatif de l'Eglise sur la maçonnerie demeure inchangé, parce que leurs principes et fondements sont toujours aussi inconciliables avec la doctrine de l'Eglise. L'appartenance à ces associations est toujours interdite sous peine d'excommunication.

La Congrégation pour la doctrine de la Foi en profite pour rappeler que les évêques n'ont pas autorité pour se prononcer sur la nature maçonnique d'une association.

« …Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé, parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partis de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.

Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même S. Congrégation. »

Joseph Card. RATZINGER, Préfet

Cité par Renée Casin dans Précis de l'Histoire de l'Eglise (éditions Résiac, page 101).

Voir la chronique du 17 février.

Posté le 26 novembre 2016 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

25 novembre 2016

C’est arrivé un 25 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 25 novembre 1174: Saladin unit l'Egypte et la Syrie.

Il fait des deux pays le sultan de Syrie. Fondateur de la dynastie sunnite ayyubide, Saladin poursuit sa conquête du Moyen-Orient jusqu'à Jérusalem. L'union de l'Egypte et de la Syrie lui donne les moyens d'affronter le Royaume Franc de Jérusalem, que les divisions de la chevalerie affaiblissent, entrainant ainsi sa disparition La dynastie de Saladin sera supplantée par le sultanat mamelouk.

  • le 25 novembre 1185: décès du pape Lucius III et élection du pape Urbain III.
  • le 25 novembre 1277: élection du pape Nicolas III.
  • le 25 novembre 1373: décès de Guy de Boulogne.

Guy de Boulogne, de son vrai nom Guy de Montfort, décède à Lérida (Espagne). Né en 1313 à Boulogne, il est le petit-neveu de Louis IX ainsi que le grand-oncle du futur pape Clément VII. Il est incité à mener une carrière ecclésiastique dès son plus jeune âge, devenant tour à tour chanoine du chapitre de la cathédrale d'Amiens, archidiacre de Thérouanne puis cardinal-prêtre de Sainte-Cécile. Le pape Clément VI lui confie également d'importantes missions diplomatiques par lesquelles les il désamorce moult conflits entre les puissances européennes de l'époque.

  • le 25 novembre 1456 : mort de Jacques Cœur.

Fils d'un riche marchand de peaux, Jacques Cœur manque de mal tourner en appliquant son génie de la finance à une affaire de faux-monnayage. Cette erreur de jeunesse pardonnée, il rend des services au Roi Charles VII, réfugié à Bourges. À l'image des grands hommes d'affaires italiens de son époque, Jacques Cœur commerce avec le Levant et se rend lui-même en Syrie.

Sa fortune et son talent lui valent d'être nommé par Charles VII maître des monnaies puis argentier, enfin d'entrer au Conseil du Roi. Il contribue au redressement du pays et de la monarchie après l'éviction des Anglais. Mais sa puissance et sa richesse, dues à une activité prodigieuse mais aussi souvent acquises par malversation, suscitent jalousies et haines. Il s'en sort tant qu'il bénéficie de la protection de la maîtresse du Roi, Agnès Sorel.

Après sa mort, Cœur est accusé de l'avoir empoisonnée! Lors du jugement ses malversations sont étalées au grand jour. Après trois ans de forteresse, il trouve refuge auprès du pape. Il meurt à Chio le 25 novembre 1456 à la tête d'une croisade contre les Turcs lancée par le pape Calixte III. Il a été réhabilité par le fils de l'ingrat Charles VII, le Roi Louis XI.

Jacques Cœur a repris à son compte la devise de la seigneurie de Saint-Fargeau : «A vaillans [cuers], riens impossible» («À cœur vaillant, rien d'impossible») lorsqu'il a été anobli en 1440.

  • le 25 novembre 1491 : le vizir Abu l-Qasim al-Mulih ler signe l'acte de reddition de Grenade.

C'est la fin de plus de sept siècles de présence arabe et musulmane en Espagne. Le 2 janvier 1492, Ferdinand et Isabelle font leur entrée solennelle dans la ville et y signent le décret de l'Alhambra

  • le 25 novembre 1616 : Armand Jean du Plessis devient secrétaire d'Etat pour la guerre et aux affaires étrangères.

A la suite du traité de Loudun, la régente Marie de Médicis, pour se concilier les grands, décide de se séparer des " barbons " qui forment son conseil. Elle refuse en revanche de se défaire de Concini, qu'elle charge de réformer ce Conseil même. C'est à l'un de ses jeunes protégés devenu l'aumônier de la régente quelque temps plus tôt, l'évêque de Luçon Armand Jean du Plessis, âgé de trente et un ans, que le maréchal d'Ancre confie en ce jour le secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères. En 1631, cet évêque fera l'acquisition de la terre de Richelieu, en 1622, il reçoit le chapeau de cardinal. Le chapeau et la terre lui donneront le seul nom dont la postérité se souvienne : cardinal de Richelieu.

  • le 25 novembre 1790 : soulèvement des esclaves à Saint-Domingue qui massacrent plusieurs propriétaires terriens.
  • le 25 novembre 1981 : le cardinal Ratzinger [Benoît XVI] est nommé préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
  • le 25 novembre 1981 : déclaration de monseigneur Guy Tomazeau, président de la Commission épiscopale de la famille.

« A temps et à contre temps, il faut rappeler, dans un pays qui s'honore d'un Etat de droit, que la loi des hommes, fût-elle votée, ne saurait s'arroger de légitimer la destruction de la vie d'un enfant dans le sein de sa mère. »

Posté le 25 novembre 2016 à 05h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

Se Consacrer à Marie, la Reine de la France

 "Confions nous à la Vierge Marie, 
Consacrons nous à son Cœur Immaculé, 
Consacrons lui nos familles. 
Nous sommes ses enfants bien aimés" 
 
 Cardinal SARAH à Argenteuil devant la Sainte Tunique




  Notre Dame de France propose la Consécration à Jésus par le Cœur Immaculé de Marie  

 

  • 8 Décembre, Fête de l'Immaculée Conception préparée par Dom Jean Yves de la Communauté Saint Martin
  • 25 Décembre, grande Consécration des Familles préparée par le Père Jaroslav de Lobkowicz (LC) et «  La Petite Sentinelle »

    Inscrivez-vous sur: http://www.notre-dame-de-france.com

     

Posté le 25 novembre 2016 à 00h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 novembre 2016

C’est arrivé un 24 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 24 novembre 496 : élection du pape saint Anastase II.
  • le 24 novembre 624 : élection du pape Théodore 1er.
  • le 24 novembre 1394 : naissance de Charles d'Orléans

Futur duc d'Orléans de 1407 à 1465, Charles d'Orléans voit le jour à Paris le 24 novembre 1394. Fils de Louis Ier, frère du Roi de France Charles VI, Charles d'Orléans est resté célèbre dans l'histoire de France par son œuvre poétique qu'il réalise lors de sa période de captivité, emprisonné par les Anglais. Longue de 25 années, cette période lui permet de laisser derrière lui plus de 130 chansons, une centaine de ballades, 7 complaintes et plus de 400 rondeaux.

  • le 24 novembre 1583 : mort de René de Birague

Chancelier et cardinal français, René de Birague naît le 2 février 1506 en Italie. Issu d'une famille milanaise particulièrement aisée, il reçoit une éducation stricte qui le mène rapidement en France, où il se fait naturaliser en 1565. Sous le règne d'Henri III, il est l'un des plus virulents opposants aux protestants. Il devient garde des Sceaux en 1570, puis cardinal en 1578. En 1573, il est récompensé de ses services en étant nommé chancelier de France en remplacement de Michel de l'Hospital. En 1579, il est nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit nouvellement créé.

Mais à la suite de la mort de sa femme, il consacre sa vie à Dieu, devint prêtre puis évêque de Lodève. Il a été enterré dans l'abbaye de Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers.

Encore un grand serviteur de la France, dont « l'éducation nationale » (ce système mérite-t-il des majuscules), se garde bien de parler et de proposer en exemple à la jeunesse de France.


  • le 24 novembre 1793 : la publication du calendrier révolutionnaire

La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de "l'An 1 de la République". Le 5 octobre 1793, les députés votent l'abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades ; primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi en sont les jours. Les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d'Églantine renomme les mois ; leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s'aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n'est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons ! Napoléon Ier l'abolit le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprend le 1er janvier 1806. Il servait surtout à faire disparaître toutes les traces des saints et des fêtes chrétiennes.

Alors ! Anti chrétienne la révolution ? Qui ose nier cette réalité.

Pas un de ses inspirateurs, Voltaire, qui signait ses lettre par un «Écrasons l'infâme» ou en  abrégé : « Ecr. L'inf. » . Cet infâme dont il disait : « fantôme hideux », « un monstre abominable », « l'hydre abominable qui empeste et qui tue ». Il signait aussi parfois « Christ moque »

Son ennemi était le Christ, non pas dans sa nature humaine mais dans sa nature Divine. L'infâme pour lui était Dieu. Et cet homme est au Panthéon français !

  • le 24 novembre 1798 : le Directoire crée un impôt sur les portes et sur les fenêtres.
  • le 24 novembre 1995 : l'Irlande légalise le divorce.

La loi irlandaise sur le divorce est approuvée par loi de référendum. Le vote extrêmement serré est remporté avec 50,3% de "oui" contre 49,7 % de "non". L'Irlande était le seul pays à maintenir cette interdiction en vigueur. Malgré les exhortations du Pape Jean-paul II, les Irlandais cèdent à " l'esprit du monde " et pourront désormais librement divorcer. 

  • le 24 novembre 2013 : fête du Christ, Roi de l'Univers, date non fixe.

La solennité du Christ Roi a été instituée par le Pape Pie XI en 1925, alors que certains états cherchaient à dénaturer le christianisme ou à le faire oublier. Face à ce laïcisme de longue date, il fallait affirmer que le royaume du Christ « s'oppose au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres », « qu'il réclame qu'on ait soif de la justice », et qu'on soit « détaché des richesses matérielles ». Elle est désormais située, non plus le dernier dimanche d'octobre, mais le dernier dimanche de l'année liturgique, comme son couronnement.

 

Posté le 24 novembre 2016 à 05h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

23 novembre 2016

Un peu de repentance pour la République

VAmendement de Jacques Bompard sur la proposition de loi instaurant des funérailles républicaines, qui sera discutée le 30 novembre :

"La République française demande pardon aux rois de France et aux Français pour le saccage de leurs sépultures lors de la profanation des tombes de l’abbaye de Saint-Denis en 1793 et 1794."

Exposé :

Les valeurs républicaines ont beaucoup évolué au cours de l’Histoire. Ainsi, le saccage de la nécropole des rois de France reste une page sombre dans l’Histoire de France. Une population échauffée par la manipulation et les terreurs instillées par la révolution française s’adonna à une profanation qui marque encore une sombre division du peuple de notre pays. Alors que l’idéologie républicaine supplante aujourd’hui le simple respect de la forme des institutions, ce rappel historique est crucial pour prévenir les excès terroristes qui marquèrent les années révolutionnaires.

Ce respect des funérailles trouva son paroxysme dans le  deuxième décret du 1er août 1793 que : « Les tombeaux et mausolées des ci-devant rois, élevés dans l'église de Saint-Denis, dans les temples et autres lieux, dans toute l'étendue de la république, seront détruits le 10 août prochain ».

Posté le 23 novembre 2016 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 23 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

  • le 23 novembre 1407 : assassinat de Louis d'Orléans.

Alors que la France connaît un répit dans la guerre de 100 ans grâce aux victoires de Du Guesclin et du Roi Charles V le Sage... Un crime traumatise le pays.

Jean sans Peur, Duc de Bourgogne, fait assassiner le Duc Louis d'Orléans à sa sortie de l'hôtel Barbette, rue Vieille-du-Temple à Paris. Il veut unir l'Artois et la Flandre à son duché. Mais son cousin, Louis Ier d'Orléans, fils du Roi de France Charles VI, s'y oppose. Cet assassinat déclenche une sanglante guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, qui se terminer 30 ans plus tard avec la signature du traité d'Arras (1435).

Louis d'Orléans sortait de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur. C'est elle qui préside le Conseil de Régence, depuis que le Roi a été frappé de folie, quinze ans plus tôt.

Louis d'Orléans en est membre comme Jean sans Peur, ou ses oncles, les ducs d'Anjou, de Berry et de Bourbon. Ces derniers profitent de la faiblesse du Roi pour outrepasser leurs droits et s'enrichir aux dépens de la couronne. L'alliance entre la reine et Louis d'Orléans met un frein à leurs exactions.

La volonté de Louis d'Orléans de chasser définitivement les Anglais de France, met en péril l'activité économique de la Flandre, la plus riche de ses possessions, dont la prospérité est suspendue au commerce avec les Anglais. Jean sans peur, le seigneur le plus puissant et le plus riche d'Occident, voit sa puissance vaciller...

C'est  sans surprise, après le crime de la rue Vieille du Temple, que l'on découvre que les meurtriers ont agi sur son ordre. Ils se sont d'ailleurs réfugiés dans son hôtel de la rue Mauconseil, leur forfait commis.

L'assassinat de la rue Vieille du Temple a des conséquences dramatiques pour le royaume de France. La guerre civile commence avec d'un côté, les partisans de Charles d'Orléans, le fils de la victime, de l'autre, les Bourguignons du duc Jean sans Peur.

Il faudra une jeune fille d'à peine 16 ans pour que, à deux doigts de disparaître, la France retrouve le chemin de l'unité et se redresse.

  •  le 23 novembre 1654 : expérience mystique de Blaise Pascal.

Blaise Pascal, qui vient d'échapper à une mort accidentelle, dans la nuit du 23 novembre 1654, il éprouve une violente expérience mystique. Il a 31 ans. En une nuit il rédige la nuit son Mémorial, texte témoin de sa conversion, qu'il gardera toute sa vie sur lui, cousu dans la doublure de son habit. Le savant va dès lors se rapprocher des jansénistes de Port-Royal et se consacrer à la réflexion théologique. Participant à la querelle des jansénistes et des jésuites, il publie deux ans plus tard un célèbre pamphlet, les Provinciales.

Pascal est un génie qui réinvente la géométrie à 12 ans, écrit le plus savant traité sur les coniques qu'on ait vu depuis l'Antiquité, à 18 ans invente la machine à calculer puis découvre les lois de l'apesanteur de l'air. C'est aussi lui qui fonde la première entreprise de transport en communs à Paris.

  • le 23 novembre 1700 : élection de Clément XI.

Gian francesco Albani est élu pape sous le nom de Clément XI, le 23 novembre 1700. Il soutient Philippe V lors de la guerre du Succession d'Espagne, s'attirant l'hostilité de l'Autriche. Suite aux défaites françaises, il est obligé de reconnaître Charles III et s'attire les foudres de Louis XIV. Clément XI se prononce également contre le jansénisme.

  • le 23 novembre 1790 : l'impôt foncier est créé.
  • le 23 novembre 1793 : à Paris, la Commune ordonne la fermeture de tous les lieux de culte.

La Commune décrète que tous les temples ou églises de toutes les religions seront fermés ; que les clochers, qui par leur domination sur les autres édifices semblent contrarier les principes d'égalité seront abattus ; que tous les prêtres seront personnellement responsables des troubles à l'ordre publique d'origine religieuse ; qu'il leur est interdit toute action publique.

  • le 23 novembre 1869 : invention de la photo couleur.

Après dix années de recherches, le physicien Louis Ducos du Hauron met au point le procédé de trichromie et invente ainsi la photographie couleur. Originaire de la région d'Agen, il s'était tourné vers l'étude des couleurs et de la lumière par passion pour la peinture. Son exposition de photos à l'Exposition Universelle de Paris en 1878 lui valu un franc succès.

  • le 23 novembre 1884 : début du siège de Tuyen Quang.

Le siège de Tuyen Quang, dans la région du Tonkin, débute le 23 novembre 1884, dans le cadre de la guerre franco-chinoise. Deux compagnies de la Légion étrangère sont attaquées par des Pavillons Noirs, des soldats à la solde des Chinois en Indochine. Le siège ne s'achève que le 28 février 1885, avec l'abandon du champ de combat par les Pavillons Noirs, et par la victoire de la France.

  • le 23 novembre 1924 : Jean Jaurès au Panthéon, mais quel est l'intérêt d'en parler ?

Par contre quelle est l'origine de cette église transformée par la révolution en temple maçonnique de la laïcité ?

Le Panthéon surplombe la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Vème arrondissement de Paris. Cette "montagne" tient son nom de l'héroïne légendaire qui sauve Paris des invasions barbares du Vème siècle, et qui y est inhumée en 500. Une abbaye, renfermant la dépouille de la sainte, avant de recevoir celle de Clovis lui-même y est construite en 508, sous le règne de Clovis. Tout d'abord dédiée à saint Pierre et à saint Paul, cette abbaye prendra le nom de sainte Geneviève au XIIème siècle. L'histoire du Panthéon se rapproche de celle de la Madeleine. Tous deux seront commandés par Louis XV. La Madeleine, conçue sans croix à l'origine, est devenue propriété de l'église, alors que le Panthéon, sensé perpétuer le nom de sainte Geneviève, construit sur le modèle d'une croix grecque et pourvu d'un dôme d'apparence chrétienne, est devenu un temple laïque.

Atteint d'une grave maladie à Metz, en 1744, Louis XV fait le vœu, s'il guérissait, d'ériger une immense église en lieu et place de l'abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine. La guérison venue, il tient parole et assigne à l'architecte Soufflot la tâche de dessiner les plans du monument. Celui-ci imagine un gigantesque édifice, bâti sur un plan de croix grecque de 110 mètres de long, 84 mètres de large et 83 mètres de haut. A l'époque, le projet paraît insensé ; beaucoup, à la cour et dans les salons de la capitale, mettent en doute les capacités de Soufflot. Louis XV confirme sa confiance en l'architecte et pose la première pierre en 1764, au cours d'une grande cérémonie.

Les travaux sont ralentis du fait de difficultés financières. Pour trouver les fonds nécessaires, le gouvernement a recours à plusieurs loteries. L'architecte décède en 1780, c'est Rondelet, son plus brillant élève, qui achève les travaux en 1789.

En avril 1791, la Constituante ordonne la fermeture de l'église et charge Antoine Quatremère de Quincy de modifier la structure de l'édifice, à peine achevé, pour en faire un temple destiné à recevoir «les cendres des grands hommes de l'époque de la liberté française.» L'église devient ainsi le Panthéon, demeure des dieux dans la mythologie grecque. Les dépouilles de Mirabeau, Voltaire, Le Peletier de Saint-Fargeau, Joseph Bara, Rousseau et Marat seront les premières admises.

En 1806, le Panthéon, comme toutes les églises de France fermées sous la révolution, est rendu au culte et retrouve son nom d'origine d'église Sainte-Geneviève. Rebaptisé Panthéon en 1830, l'édifice redevient un temple laïque et « patriotique ». Cette église devient le quartier général des insurgés de la Commune en 1871!

Qui n'a pas été frappé, en visitant ce monument par le vide, par l'absence d'âme qui se dégage de l'ensemble? Qui n'a pas été frappé d'y découvrir, dès que l'on cherche un peu et qu'on s'approche de détails anciens une beauté, une richesse spirituelle extraordinaire ?

En une phrase, cet édifice a acquis au cours du temps une valeur hautement symbolique, et est un peu le symbole de l'état spirituel de la France ; il retrouve sa vocation première quand la France officielle est elle-même respectueuse de l'origine chrétienne du pays, c'est un cimetière mal entretenu, vide et triste, quand la France oublie les promesses de son baptême.

  • le 23 novembre 1944 : la 2DB, du général Leclerc, atteint le Rhin.

Commandée par le général LECLERC, Philippe François Marie, comte de Hauteclocque de son vrai nom, cette unité est en passe de tenir son serment prononcé en le 02 mars 1941, dans les sables de Lybie.

La deuxième division blindée du général Leclerc entre dans Strasbourg après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours. La ville est libérée et 12 500 soldats allemands sont faits prisonniers. Leclerc s'adresse aux Alsaciens en ces termes :

« […] la flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales. C'est chose faite. »

Pourquoi leur a-t-il dit cela ? Parce que lui et ses hommes avaient donné leur parole d'honneur de faire flotter le drapeau français sur les flèches de la cathédrale où de mourir, quand ils firent le serment de Koufra, le 02 mars 1941.

En pleine débâcle, ce jeune colonel reconstitue une véritable unité de combat. Il la mène à Koufra, en Lybie, première victoire uniquement française depuis juin 1940. Placé à la tête de la 2 Division Blindée, il libère Paris, et trouve que De Gaulle s'y attarde trop. Poursuivant vers l'est, il écrase la 112e Panzer Brigade du général von Manteuffel, à Dompaire, le 13 septembre. Après une pause imposée par le commandement américain, il insiste pour marcher sur Strasbourg.

Et le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l'issue d'une charge partie de Baccarat et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C'est l'occasion d'une prise d'armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu.

Après la réduction de la poche de Colmar puis de celle de Royan. C'est encore la 2DB qui s'empare du Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière.

  • le 23 novembre 1946 : bombardements français sur Haiphong.

Sous l'impulsion de l'amiral Thierry d'Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d'Haiphong au Vietminh (Front de l'indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie. Irrémédiablement, la guerre d'Indochine éclate.

  • le 23 novembre 1976 : Jacques Mayol atteint la profondeur de 100 m en apnée.

A l'âge de 49 ans, Jacques Mayol est le premier homme à plonger à la profondeur de cent mètres en apnée. Il n'a alors qu'un concurrent, l'italien Enzo Maiorca. En 1983, il atteint les 105 mètres, record qui ne sera battu qu'en 1996. Son histoire inspirera Luc Besson pour le film "Le Grand Bleu".

Posté le 23 novembre 2016 à 05h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

22 novembre 2016

C’est arrivé un 22 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 22 novembre 365 : mort du pape Félix II.
  • le 22 novembre 498 : élection du pape saint Symmaque.
    • le 22 novembre 845 : le Breton Nominoë bat les Francs.

Le 22 novembre 845, le chef breton Nominoë, auquel Louis le Pieux, fils de Charlemagne, a conféré le titre de duc, se soulève contre les Francs. Il bat les troupes de Charles le Chauve, à Ballon, près de Redon. À sa mort, en 851, son fils Erispoé lui succède à la tête de la Bretagne et obtient de Charles le Chauve rien moins que le titre de roi ! La Bretagne devient indépendante de l'Hexagone pour près de sept siècles. Le Breton Nominoë bat les troupes du roi Carolingien Charles le Chauve à Ballon près de Redon. Pour le roi cette défaite marque l'échec de la conquête de la Bretagne.

  • le 22 novembre 1307 : la Bulle "Pastoralis praeeminentiae" ordonne l'arrestation des templiers dans toute la chrétienté.
  • le 22 novembre 1675 : Römer mesure la vitesse de la lumière.

Le 22 novembre 1675, à l'observatoire de Paris, Olaüs Römer (ou Roemer) réussit à évaluer la vitesse de la lumière. Son résultat, 200.000 kilomètres par seconde, est remarquablement proche de la mesure actuelle (300.000 km/seconde). L'astronome danois s'est servi de l'observation des « planètes médicéennes » (les satellites de Jupiter), découvertes par Galilée le 7 janvier 1610.

  • le 22 novembre 1697 : décès de Libéral Bruant.

Libéral Bruant est né en 1636 à Paris. Il est reconnu pour ses travaux architecturaux de grande importance. Il a construit l'Hôpital de la Salpêtrière, l'Hôtel des Invalides, l'Hôtel Libéral Bruant et la Basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

Il est l'un des huit membres fondateurs de l'Académie royale d'architecture, en 1671 avec François Blondel, son premier directeur.

Libéral Bruant, est un des principaux architectes du règne de Louis XIV, un grand nom du Classicisme français en architecture.

En Angleterre, il a réalisé le château de Richmond pour le duc d'York. Il trouve la mort le 22 novembre 1697 à Paris.

  • le 22 novembre 1918 : les troupes françaises, menées par Foch entrent à Strasbourg.

  • le 22 novembre 1943 : indépendance du Liban.

Le traité franco libanais mettant fin au Protectorat et accordant l'indépendance au Liban est signé le 13 novembre. Cette dernière n'est effective que le 22 novembre 1943, en pleine guerre mondiale.

C'est le chrétien maronite Béchara El Khoury, relâché de prison, et été élu président de la République qui reçoit le pouvoir. L'armée française reste en place pour garantir que la transition se fasse pacifiquement. La classe politique libanaise a conservé les institutions léguées par la France. Le 22 novembre est depuis la date de la fête nationale.

Posté le 22 novembre 2016 à 05h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

21 novembre 2016

"Je ne pense pas que ce soit un processus naturel, que les jeunes s’éloignent des valeurs chrétiennes"

KyrillLe patriarche Kirill a accordé à RT un long entretien où il s'exprime sur les principaux sujets sociétaux et géopolitiques, et sur les attaques contre le christianisme, le tout dans la perspective de la récente élection de Donald Trump. Extrait final.

Vous avez eu une rencontre avec l'archevêque de Canterbury (chef de l’Eglise d’Angleterre après le monarque Britannique), lors de laquelle vous avez exprimé des préoccupations au sujet de la libéralisation de la doctrine de l'Eglise d’Angleterre sur certaines questions, telles que les femmes prêtres et même de la morale et de la famille. Comment, à votre avis, peut-on rendre ces valeurs chrétiennes traditionnelles attractives pour les jeunes d'aujourd'hui, qui – au moins en Occident – s'éloignent de plus en plus de l'Eglise, et sont tentés par l'athéisme. Comme les faire revenir à l'Eglise ?

Je ne pense pas que ce soit un processus naturel, que les jeunes s’éloignent des valeurs chrétiennes. C’est un résultat d’influences qui sont exercées sur l'esprit des gens, et pas seulement les jeunes. Si vous regardez le cinéma, les émissions de télévision, la littérature, vous constaterez l’existence d’un paradigme idéologique tout à fait clair, visant, entre autres, à détruire les valeurs religieuses et morales, souvent sans confrontation directe. Il faut uniquement créer une image d'une vie prospère et heureuse sans Dieu, sans avoir à faire passer ses actions et les actions des autres par une épreuve de conscience. Que cela signifie-t-il ? Cela signifie que Dieu est sciemment poussé hors de la vie humaine, cette tendance n’est pas une coïncidence. Et à proprement parler, cela doit être ainsi. Nous savons que l'histoire peut évoluer de différentes manières. Et quand le mal occupe de plus en plus de place dans la vie d'un être humain, il commence à l'emporter. Et il se trouve que le bien est en minorité. Aujourd'hui, les chrétiens sont en minorité.

Aujourd'hui, les valeurs que nous prêchons sont soit immédiatement rejetées, soit ignorées. Pourquoi ? Parce que nous appelons à ce que les gens s’élèvent, gravissent la montagne [de l’esprit]. Et tout ce qu’offre la culture populaire aujourd'hui les tire vers le bas. Si une personne suit son instinct, si notre civilisation est basée sur l'instinct, alors bien sûr, la majeure partie de la population vivra de cette façon, car c’est beaucoup plus simple. Pas besoin de se casser la tête, se créer des difficultés. Voilà une vie facile. Mais la même chose est dite dans l'Évangile : le chemin du salut –est le chemin le plus étroit. Et dans un sens, ce chemin est toujours associé à l'exploit. Mais si ce n’est pas le cas, l'humanité, en effet, va glisser dans l'abîme. Car Jésus n'a pas convaincu tout le monde qui l'écoutait. En outre, à la suite de ce sermon, il aurait fini sa vie sur la croix, s’il n'avait pas ressuscité. Donc du point de vue d’un homme étroit d’esprit, le Christ est un perdant. Si les gens ne croient pas à la résurrection, comment se présente sa fin ? Il a été tué, il a été exécuté.

Depuis 2 000 ans, tout ce qu'ont prêché Jésus-Christ et les apôtres inspirent les gens et les artistes, les écrivains, qui en dépit de la pression externe existant aujourd'hui, créent tout de même leurs œuvres. Mais le plus important, c’est que Jésus trouve sa place dans le cœur de tant de gens. Et aujourd'hui en Russie, énormément de gens se tournent vers la foi. C’est vraiment un phénomène d'une importance historique – la restauration de la vie de l'Eglise, la conversion des jeunes. Et quand les gens choisissent le «chemin le plus étroit», ce chemin les mènera vers les étoiles, parce que c’est le chemin vers le ciel, le chemin vers le haut. Il est toujours difficile, mais il est salutaire."

Il dénonce également les législations dénaturant le mariage, issue d'une idéologie, que l'Eglise ne pourra jamais accepter.

Posté le 21 novembre 2016 à 10h05 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 21 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 21 novembre (?)…avant Jésus Christ: Présentation au Temple de la Vierge Marie, la mère du Christ.

Aujourd'hui l'Eglise Catholique honore la Vierge Marie et célèbre la Présentation au Temple.

La fête de la présentation de la Vierge Marie au Temple, célébrée en Orient depuis le VIe siècle, semble liée à la dédicace de l'église de Sainte-Marie-la-Neuve à Jérusalem (543). Elle est devenue une des douze grandes fêtes de la liturgie byzantine : « Après ta naissance, divine Fiancée, tu fus présentée au Temple du Seigneur pour être élevée dans le Saint des Saints comme une Vierge sanctifiée » (Lucernaire). Rome montra plus de réserve à l'égard de la tradition suivant laquelle, Marie, à l'âge de trois ans, aurait été présentée au Temple de Jérusalem pour y prier et servir Dieu et se préparer ainsi à sa grande vocation. Cette hypothèse est proposée dans l'Evangile apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, composé probablement en Egypte au milieu du IIe siècle. L'Eglise n'a pas retenu cet ouvrage comme canonique, en raison de sa datation tardive et du merveilleux qui y foisonne.

Introduite en Avignon au XIVe siècle, la fête de la Présentation est reconnue par le pape Grégoire XI en 1372. Elle n'est cependant inscrite au calendrier liturgique d'Occident qu'en 1585, par le pape Sixte V, eu égard à l'interprétation symbolique qu'on peut en donner : Marie est le modèle de l'Eglise, qui comme elle, se consacre au service de son Dieu par un don total de tout son être. La Vierge est aussi le véritable Temple où Dieu établit sa demeure au moment de l'Annonciation, préfigurant ainsi la Jérusalem céleste dont l'Agneau qui demeure en son milieu, est l'unique flambeau (Ap 21,23). Cette fête établit ainsi un lien entre le Temple ancien de pierre, et l'Arche de la Nouvelle Alliance, le sein très pur de la Vierge, sur laquelle descendra bientôt la shekinah, la gloire du Dieu vivant.

  • le 21 novembre 235 : élection du pape saint Antère, 19ème Pape.

Il succède à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l'empereur Maximin le Thrace, vient de renoncer au trône de Saint Pierre. Il meurt martyre le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

  • le 21 novembre 1430 : décès du pape saint Gélase 1er.
  • le 21 novembre 1430 : Jean de Luxembourg vend Jeanne d'Arc aux Anglais.

Par l'intermédiaire de Jean de Luxembourg, les Bourguignons remettent Jeanne d'Arc aux Anglais. Ce dernier l'avait lui-même capturée à Compiègne. Il la remet contre une somme de 10 000 livres. Les Anglais la confient eux-mêmes à la justice de l'Eglise en assurant qu'ils la reprendront si elle n'est pas accusée d'hérésie.

  • le 21 novembre 1763 : Louis XV, par édit, ordonne un cadastre général.
  • le 21 novembre 1783 : premier voyage humain en montgolfière.

Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'envolent à bord d'un ballon à air chaud. Ils sont les premiers hommes qui échappent à la pesanteur terrestre.

Le 4 juin 1783, devant les notables d'Annonay, Joseph Montgolfier lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, les choses se corsent. Étienne Montgolfier lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles avec des animaux, Voir la chronique du 19 septembre.

Sous le regard bienveillant du Roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l'Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l'aventure.

Devant les membres de l'Académie des Sciences, Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon d'aventure s'élèvent jusqu'à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l'ouest de Paris. Après un vol de vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles.

  • 21 novembre 1806 : décret de Berlin sur le « Blocus continental ».

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon 1er organise le « Blocus continental » contre l'Angleterre.

Faute de pouvoir battre militairement l'Angleterre, l'empereur tente de l'étouffer économiquement en empêchant ses commerçants de vendre à leurs clients habituels. Il interdit à tous les pays européens de commercer avec elle. A deux doigts de réussir, ce blocus sera finalement cause de la fin de l'empire. C'est ainsi qu'il sera entraîné dans deux expéditions fatales, en Espagne et en Russie.

  • le 21 novembre 1818 : le congrès d'Aix-la-Chapelle met fin à l'occupation militaire de la France.

Le Congrès d'Aix-la-Chapelle s'achève sur un bilan plutôt positif pour la France. Celle-ci dépasse son statut de paria européen hérité de la Révolution et de l'Empire pour rejoindre le concert de l'Europe. Cette intégration à la Sainte Alliance négociée par le duc de Richelieu traduit un retour à la sérénité dans la politique intérieur française. Elle s'accompagne du retrait des troupes d'occupation installée en France.

  • le 21 novembre 1831 : révolte des canuts à Lyon, dont l'immense majorité vient du quartier de la Croix Rousse.

Les tisserands de soie lyonnais, appelés canuts, s'insurgent contre le salaire minimum. Ils déclarent la grève générale et très vite l'insurrection prend la forme d'une révolte. Le tarif minimum avait été négocié entre les fabricants de soie, les chefs d'atelier et les canuts. Mais une centaine d'entre eux ont refusé de l'appliquer. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Les soldats se joignent aussi à leur mouvement. Le général Roguet qui gouverne la ville est contraint d'abandonner Lyon aux insurgés. La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d'Orléans, au mois de décembre.

  • le 21 novembre 1852 : restauration de l'Empire.

Le Sénat convoque les Français aux urnes en organisant un plébiscite sur le rétablissement de l'Empire. Le "oui" l'emporte très majoritairement, mais près de 2 millions d'électeurs se sont abstenus. Le Second Empire sera officiellement proclamé le 2 décembre. Louis-Napoléon Bonaparte deviendra le nouveau souverain des Français sous le nom de Napoléon III

  • le 21 novembre 1892 : scandale de Panama dont Clemenceau, parmi d'autres, fait partie.

En 1892, le scandale de Panama, affaire de corruption, éclate en France. La source se trouve dans le financement de la société de Ferdinand de Lesseps, en charge de percer le canal de Panama. En difficulté financière, l'entreprise fait appel à l'argent public mais certains fonds sont détournés au profit du banquier Jacques de Reinach, qui soudoie journalistes et politiciens. L'entreprise en faillite ruine les épargnants tandis que le 21 novembre 1892 Reinach est retrouvé mort. Beaucoup d'hommes politiques français sont impliqués dans ce scandale, dont Clémenceau. 

  • le 21 novembre 1916 : mort d'empereur François-Joseph 1er au château de Schönbrunn.

Le 21 novembre 1916, en pleine guerre mondiale, s'éteint le vieil empereur d'Autriche, François-Joseph 1er (86 ans), après 68 ans de règne et beaucoup de malheurs familiaux.

Son neveu et successeur Charles 1er lui succède et essaie sans tarder de retirer l'Autriche-Hongrie du conflit qui l'entraîne vers sa perte Le vieil empereur décède le 21 novembre 1916, à Vienne. Il entame des négociations secrètes par l'intermédiaire de son épouse Zita, de ses beaux-frères et du pape Benoît XV...

Ces négociations échoueront à cause du plan maçonnique visant à profiter de la première guerre mondiale pour détruire les dernières monarchies catholiques.

Le 3 octobre 2004, Charles 1er est béatifié par Jean Paul II ; extraits de son l'homélie :

« Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté également dans son action politique." -."...La mémoire liturgique du Bienheureux Charles est fêtée le 21 octobre, soit la date de son mariage avec la princesse Zita de Bourbon Parme. Ce n'est pas un usage courant dans l'Église qui fête généralement un bienheureux le jour de sa mort ou de sa naissance au ciel. Cette date montre l'attachement de l'Eglise à la sanctification des époux dans le mariage...  »..

Sur son lit de mort, il répéta la devise de toute sa vie :

"Je m'engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite".

  •  le 21 novembre1922 : le Sénat rejette le droit de vote des femmes.
  • le 21 novembre 1991 : Gérard d'Aboville, premier à avoir traversé le Pacifique nord à la rame (10000km).

Après avoir été le premier homme à traverser l'océan Atlantique à la rame et en solitaire, Gérard d'Aboville réitère l'exploit en parcourant l'océan Pacifique nord. Parti le 10 Janvier du Japon, il arrive sur les côtes californiennes. Cette traversée d'environ 10 000 km sur un bateau long de huit mètres lui aura pris 134 jours

  • le 21 novembre 2007 : mise en examen de Jacques Chirac.

L'ancien Président de la République Jacques Chirac est mis en examen pour « détournement de fonds publics » lorsqu'il siégeait à la mairie de Paris.

Posté le 21 novembre 2016 à 05h38 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

20 novembre 2016

C’est arrivé un 20 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 20 ou le 22 novembre 284 : Dioclétien empereur.

Le 20 novembre 284, Dioclétien accède à la dignité impériale. Cet empereur est originaire d'Illyrie (les rives de l'Adriatique) comme ses prédécesseurs immédiats. Il va restaurer pour un temps la puissance romaine et instaurer un gouvernement original à quatre, la tétrarchie.

  • le 20 novembre 496 : mort du pape saint Gélase 1er.

Voir la chronique du 1er mars.

  • le 20 novembre 1316: Jean Ier meurt, à 5jours, le régent Philippe devient Roi.

Jean Ier de France, dit « le Posthume », Roi de France et Roi de Navarre, était fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vit que cinq jours. Il est enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, est proclamé Roi de France sous le nom de Philippe V.

La mort prématurée de Jean Ier amène le premier problème de succession de la dynastie capétienne. Quand Louis X le Hutin, son père, meurt sans fils pour lui succéder, c'est la première fois, depuis Hugues Capet, que la succession de père en fils des Rois de France s'interrompt. On décide alors d'attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Le frère du Roi, Philippe, est donc chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d'un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son Roi.

Le problème de succession demeure, quand le nourrisson, proclamé Roi de France sous le nom de Jean Ier, meurt cinq jours après sa naissance. C'est son oncle qui monte alors sur le trône, aux dépens de sa demi-sœur de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, en application de la loi salique ou loi de masculinité. Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce, or au moment du sacre le Roi de France reçoit les trois ordres : sous diaconat, diaconat et la prêtrise. Ce n'est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, et le feront souvent, mais un statut religieux. 

Rappelons quelle est la loi de sacralité est une des lois fondamentales du Royaume :

Détenteur d'un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d'une façon particulière, à la manière d'un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n'est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée à l'époque, aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c'est dire le « tenant lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C'est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu'à Louis XVI, ont été sacrés avec l'huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n'y a pas d'âge pour être sacré ; Reims n'est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire aussi de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

Cette prééminence de la personne du Roi de France sur tous les autres souverains chrétiens a été rappelée par maints et maints écrits des Papes, et manifestée diplomatiquement par la prééminence des ambassadeurs de France (qui marchaient un mètre en avant) sur ceux des autres nations pendant de long siècle.

A la base de cette loi, se trouve l'idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n'y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n'est pas la royauté qui est d'institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu'elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Rien n'empêche le système républicain actuel de se « convertir » et de fonder ses structure sur la même réalité spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique. Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalue jusqu'après la révolution.

Cette loi de masculinité, une conséquence de la loi de sacralité, est aussi appliquée en 1322, le Roi Philippe le Long n'a que des filles, c'est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Mais la loi écarte aussi les hommes descendants des Rois de France par les femmes ; c'est pourquoi Edouard III d'Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

  • le 20 novembre 1687: mort d'Olivier Charbonneau.

Olivier Charbonneau, né vers 1613, pionnier de la Ville-Marie (Montréal) et le premier à s'installer sur l'Île Jésus. En effet, dans l'espoir d'un avenir meilleur, il décide avec son épouse et sa fille, de se rendre en Nouvelle-France et embarque sur le Saint-André. Par la suite, la famille s'installe sur l'île de Jésus et le 29 octobre 1675, il obtient la première concession de terre sur ce territoire. Il meurt le 20 novembre 1687 à la Pointe-aux-Trembles.

  • le 20 novembre 1753: naissance de Louis-Alexandre Berthier.

Le 20 novembre 1753 naît Louis-Alexandre Berthier, à Versailles. Destiné à une carrière militaire, il obtient le grade de colonel lors de la Guerre d'indépendance américaine. Il devient plus tard l'un des généraux de Napoléon Bonaparte, qui le nomme ministre de la Guerre sous le Consulat et Maréchal de France en 1804. Après avoir obtenu la principauté de Neuchâtel en 1806, et celle de Wagram en 1809, il meurt le 1er juin 1815.

Major général de la Grande Armée, Berthier participe à toutes les campagnes de l'Empire sans jamais toutefois assurer de commandement sur le champ de bataille, il est pour l'Empereur plus qu'un vaillant soldat ; c'est un ami fidèle et obéissant dont les capacités d'organisation sont précieuses à l'Empereur. Chef d'état-major de la Grande armée en Russie, en Allemagne, en France, c'est lui qui transmet les ordres de Napoléon, veille à leur bonne exécution, surveille le ravitaillement et les services annexes, collecte les renseignements, etc. Il réorganise entièrement le service d'état-major. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré (accident, suicide,) le 1er juin 1815. Sa mort survenue peu avant la bataille de Waterloo affecte Napoléon qui dira de lui : « Nul autre n'eût pu le remplacer. »

  • le 20 novembre 1759: défaite de la flotte française face aux Anglais, « Bataille des Cardinaux »

Le 20 novembre 1759, la Royal Navy remporte l'une de ses plus grandes victoires lors de la Guerre de Sept ans, en battant l'escadre de Brest dans la bataille des Cardinaux. La marine française, déjà très affaiblie en raison du manque d'argent et de différentes épidémies, est facilement battue par la flotte britannique, et subit de très larges pertes dans la baie de Quiberon, incapable de disputer la maîtrise des mers aux Anglais. La "Guerre de sept ans", qui oppose la France, la Russie et l'Autriche à l'Angleterre et la Prusse a débuté en 1756.

  • le 20 novembre 1761 : naissance de Francesco Saverio Castiglioni, futur, pape Pie VIII.
  • le 20 novembre 1807 : la France envahit le Portugal.
  • le 20 novembre 1815 : Traité de Paris et fin de l'Empire.

Le traité de Paris, du 20 novembre 1815, sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo...Tremblants de frayeur rétrospective, les Alliés se montrent beaucoup plus durs dans la renégociation du traité avec la France. Celle-ci perd des terres qui étaient siennes depuis longtemps. Notamment le duché de Bouillon, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Sarrebrück, Landau, le pays de Gex et la Savoie. Elle doit aussi payer une indemnité de 700 millions de francs et subir l'occupation étrangère pendant trois ans.

Le gouvernement de Louis XVIII applique néanmoins à la lettre les termes du traité, ce qui lui vaut de réintégrer le concert des nations européennes trois ans plus tard. Quant à l'empereur déchu, il échange la principauté tranquille de l'île d'Elbe contre la prison lugubre de Sainte-Hélène.

  • le 20 novembre 1845 : Bataille de la Vuelta de Obligado.

Les marines française et anglaise écrasent la flotte de Rosas, le dictateur argentin, à la bataille de la Vuelta de Obligado. Les flottes se livrent à un combat naval sur le fleuve Parana, dans la région de Buenos Aires, une fois bloqué le port de la ville. L'Argentine de Juan Manuel de Rosas est facilement vaincue par les alliés européens qui établissent un blocus jusqu'en 1848.

  • le 20 novembre 1873 : naissance du septennat déjà en catimini.

Le 20 novembre 1873, en France, l'Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer... 127 ans…

  • le 20 novembre 1907 : naissance d'Henri-Georges Clouzot.

Henri-Georges Clouzot naît à Niort le 20 novembre 1907. À la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur, il est très connu pour ses thrillers comme le Salaire de la peur ou les Diaboliques. Il est l'un des trois seuls réalisateurs, avec Robert Altman et Michelangelo Antonioni, à avoir reçu le Lion d'or, la Palme d'or et l'Ours d'or.

  • le 20 novembre 1917 : début de la bataille de Cambrai.

Les forces britanniques affrontent l'armée allemande à proximité de la commune de Cambrai. La ville du Nord-Pas-de-Calais est, à l'époque, un point clé pour le ravitaillement de la position Siegfried, partie intégrante de la ligne Hindenburg. Les combats s'achèvent le 7 décembre sur une impasse. Pour la première fois, les Britanniques font usage en masse de leurs chars d'assaut, les Mark IV.

  • le 20 novembre 1942 : arrestation du général Weygand.

Les Allemands arrêtent le général, à qui l'on doit la reconstruction de l'armée française en Afrique du Nord. Les Américains le libèrent le 5 mai 1945 ; mais il est aussitôt arrêté le 7 à Lindau, par le général de Lattre de Tassigny sur ordre de De Gaulle, qui le fait incarcérer. Le général Weygand attendra jusqu'au 6 mai 1948 une ordonnance de non-lieu qui le libère.

A sa mort De Gaulle lui refuse les Invalides…

  • le 20 novembre 1953 : Dien Biên Phu.

Dans le cadre de "l'opération Castor", 2 bataillons de parachutistes français des commandants Bigeard et Bréchignac et s'emparent de Dien Biên Phu. L'objectif était d'attirer le corps de bataille Viet et de le détruire par une bataille classique, comme l'armée française l'avait brillamment réussi peu de temps avant.

  • le 20 novembre 1971 : le MLF fait défiler 3000 femmes à Paris pour l'avortement et la contraception libres et gratuits.
  • le 20 novembre 2012 : les cendres du général Bigeard sont transférées "au milieu de ses soldats" au mémorial des Guerres d'Indochine de Fréjus (Var).

Commentaires : on peut aimer ou détester cet homme qui a servi la France toute sa vie comme soldat ou comme homme politique ; on ne peut pas rester indifférent. Etant donné le tombereau d'insultes déversées par la gauche lors de sa mort le général Bigeard mérite de recevoir l'hommage de tous les vrais patriotes.

Posté le 20 novembre 2016 à 04h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

19 novembre 2016

C’est arrivé un 19 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 novembre 461 : Saint Hilaire est élu pape.

Saint Hilaire, né en Sardaigne, devient pape le 19 novembre 461. Son pontificat dure jusqu'au 29 février 468, soit 7 ans, trois mois et dix jours. Il défend et structure l'orthodoxie chrétienne en confirmant les conciles de Nicée, d'Ephèse et de Chalcédoine. Il confirme ainsi la condamnation des hérésies telles que le monophysisme, réaffirmant la double nature humaine et divine du Christ, ou telles que l'arianisme.

  • le 19 novembre 498 : mort du pape saint Anastase II.
  • le 19 novembre 1212 (date incertaine) : entrevue de Vaucouleurs entre Frédéric II et le prince royal Louis, fils de Philippe Auguste.

Est en jeu, la couronne du saint Empire germanique.

  • le 19 novembre 1316 : mort de Jean 1er le Posthume.

Voir la chronique du 15 novembre.

  • le 19 novembre 1350 : le Roi Jean II fait arrêter puis exécuter Raoul de Brienne, comte de Guînes et connétable de France.

Il est accusé de trahison, après la prise de Caen par les Anglais. Il est décapité à Paris.

  • le 19 novembre 1523 : élection du pape Clément VII.

Le cardinal Jules de Médicis, qui succède à Adrien VI sous le nom de Clément VII, est le fils de Laurent le Magnifique. Jules de Médicis naît le 26 mai 1478 à Florence et décède le 25 septembre 1534 à Rome. Durant son règne, il s'oppose à Charles Quint, roi d'Espagne et Henri VIII, roi d'Angleterre.

  • le 19 novembre 1617 : naissance d'Eustache Le Sueur, peintre français.

La nuit des noces de Tobie et de Sara
Huile sur toile, Paris, Collection BNP Paribas
Photo : Paribas

Son art reflète une volonté de dépouillement fort rare pour l'époque. Il est aujourd'hui considéré comme un des peintres les plus personnels du XVIIe siècle, car il a su échapper, en partie, à l'influence de l'académisme issu du baroque italien.

  • le 19 novembre 1665 : décès de Nicolas Poussin, peintre français.

Nicolas Poussin naît à Andelys le 15 juin 1594, voir la chronique du jour. Il commence à peindre sous l'influence de Quentin Varin et contre l'avis de ses parents. Il fait partie du mouvement classique. Nicolas Poussin apprend à peindre par de brefs séjours dans les ateliers de d'autres peintres. Il ne suit pas de cours académique et est considéré comme un autodidacte. On lui attribue de nombreuses œuvres comme "L'Enlèvement des Sabines", aujourd'hui exposée au Musée de Louvre à Paris. Il décède le 19 novembre 1665 à Rome.

L'Assomption

 

L'inspiration du poète

"The Castle in Calm Weather. 1651"

Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre ; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales.

  • le 19 novembre 1700 : naissance de Jean Antoine Nollet.

Jean Antoine Nollet est un physicien, né le 19 novembre 1700 à Pimprez, qui se consacre à la popularisation de la physique expérimentale en France. Il découvre l'osmose en 1748 et effectue également des travaux en électricité, notamment sur l'origine de la foudre. En 1770, il publie "L'Art des expériences", un ouvrage dans lequel il décrit la fabrication d'instruments avec précision, ce qui fait de lui un précurseur de l'enseignement technique.

  • le 19 novembre 1703 : mort du "Masque de fer".


Le Masque de fer vu par Alexandre Dumas

Un prisonnier, dont personne ne connaît l'identité, meurt à la Bastille, où il est enfermé depuis 1698. Nul n'a jamais pu voir son visage caché par un masque de velours noir (et non de fer). Pourquoi ? Personne ne le sait. L'identité de ce prisonnier provoque bien des hypothèses. C'est sous le nom de Marchiali qu'il est enterré quelques jours plus tard au cimetière Saint-Paul. L'homme au masque de fer était en fait emprisonné pour avoir révélé des informations confidentielles concernant Louis XIV. Emprisonné, d'abord à Pignerol, puis à Sainte-Marguerite et enfin à Paris ; il passe 25 ans dans cette condition. Il garde l'anonymat tout au long de sa captivité grâce à un masque de velours qui lui cache le visage. Ce déguisement lui vaut d'être surnommé le "masque de fer". De nombreuses rumeurs concernant sa véritable identité ont circulé et circulent encore.

Huit ans après sa mort, la princesse Palatine, belle-sœur du Roi de France, le fait sortir de l'anonymat en le présentant dans sa correspondance comme un milord anglais qui aurait comploté contre la France...

  • le 19 novembre 1787 : la création d'impôts nouveaux est une nouvelle fois refusée par le Parlement.

Un lit de justice contraint à les enregistrer. Devant la résistance de la noblesse qui paie de moins en moins l'impôt du sang le Roi est contraint de convoquer les états-généraux.

  • le 19 novembre 1798 : les foires et marchés doivent faire disparaître toute référence religieuse.

Neutre sur le plan religieux la révolution française ? Qui peut encore croire cela.

  • le 19 novembre 1803 : Haïti chasse les Français.

Le 19 novembre 1803, les débris de l'armée française capitulent devant les indépendantistes. L'île devient le premier État noir indépendant. Saint-Domingue reprend ensuite le nom que lui donnaient ses premiers habitants, les indiens Arawaks, Haïti.

  • le 19 novembre 1809 : les Français battent les Espagnols à la bataille d'Ocaña et occupent toute l'Andalousie, à l'exception de Cadix.
  • le 19 novembre 1946 : affrontement dans le port de Haïphong entre une jonque chinoise et la douane française.

Les militaires français exploitent cet incident pour tenter de reconquérir le Nord du Vietnam, où les communistes de Hô Chi Minh ont pris le pouvoir après le retrait des Japonais, à la fin de la deuxième guerre mondiale.

  • le 19 novembre 1978 : le pape Jean-Paul II reçoit Mgr Lefebvre, chef de file des traditionalistes, fondateur de la Fraternité Saint Pie X.

Prions pour l'unité de l'Eglise sous l'autorité du Magistère.

  • le 19 novembre 1990 : les pays de l'OTAN et du Pacte de Varsovie mettent fin à la guerre froide.
  • le 19 novembre 1996 : rencontre historique entre le souverain pontife et Fidel Castro.
  • le 19 novembre 2012 : Moody's abaisse la note de la dette de long terme de la France de AAA à AA1.

Elle est tombée bien bas notre nation, dont la réputation financière dépend d'une entreprise privée. Où est notre souveraineté dans tout cela ?

 

Posté le 19 novembre 2016 à 06h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

18 novembre 2016

C’est arrivé un 18 novembre …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 18 novembre 1504 : pour la seconde fois, Anne de Bretagne est couronnée Reine de France à la basilique de St-Denis.

La défaite du 28 juillet 1488, infligée aux Bretons par Louis de La Trémoille, à la tête de l'armée française d'invasion, sonne le glas de l'indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d'Angers le 19 août, le duc François II s'engage, notamment, à ne pas marier ses filles (Anne et Isabeau) « sans l'avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488. Sa fille Anne, âgée de 12 ans, lui succède le 14 octobre avec le titre de duchesse de Bretagne.

Après le projet avorté, car contraire au traité du Verger, d'un mariage avec Maximilien d'Autriche, Anne épouse, le Roi de France Charles VIII. Le 2 décembre 1491. Le contrat de mariage stipule qu'ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ;  que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s'il n'a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu'avec le Roi suivant. Aucune mention n'est faite ni des enfants ni des privilèges de la Bretagne. Le 8 février 1492, a lieu, à Saint-Denis, le sacre et couronnement de la duchesse et reine. Des quatre enfants qu'ils auront, aucun ne survivra. Charles VIII, quant à lui, meurt le 7 avril 1498.

Pour assurer la paix de sa nation, Anne se lie avec le Roi Louis XII, le 8 janvier 1499, mais cette fois à Nantes, où résidait la cour des ducs, dans la chapelle du château ducal. Le contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne ne constitue pas l'union de la Bretagne à la France, mais plus réellement une alliance entre deux pays, la Bretagne n'étant liée à la France que par un hommage simple et non pas un hommage lige. D'ailleurs, dans ce contrat, Louis XII reconnaît et garantit solennellement à la Bretagne le maintien de tous ses privilèges. Il est prévu pour l'avenir qu'à défaut d'héritier mâle, les droits se reportent sur le deuxième enfant à naître. En effet, la Bretagne n'applique pas la loi salique, et une fille y succède avec les mêmes droits qu'un héritier mâle.

Ce rappel historique est important, car il explique la révolte des Bonnets Rouges sous Louis XV ; il explique pourquoi aujourd'hui les autoroutes payantes  s'arrêtent aux portes de la Bretagne.

C'est sous François Ier que s'effectue l'union véritable de la Bretagne à la France. En effet, du mariage de Louis XII et d'Anne de Bretagne, naissent deux filles, Claude Renée. Après bien des péripéties, la reine Anne doit consentir au mariage de Claude avec François, duc d'Angoulême et héritier du trône de France, mariage célébré le 18 mai 1514. C'est dès cette année-là que le duc d'Angoulême montre sa volonté d'unir définitivement la Bretagne à la France.

Le 27 octobre 1514, Louis XII concède l'administration du duché breton, lequel appartient à sa fille Claude, à François d'Angoulême. Toutefois, il préserve les droits de sa seconde fille, Renée de France. Le 18 novembre 1514, François obtient d'être déclaré duc de Bretagne. Les événements se précipitent quand Louis XII meurt le 1er janvier 1515, laissant le trône au duc d'Angoulême, qui devient alors François Ier.

Le 22 avril 1515, le nouveau Roi obtient de sa femme le don du duché de Bretagne en usufruit, et le 28 juin 1515, pour éviter dit-il, « que le duché ne tombe aux mains de prince ou seigneur étranger » il se voit attribuer le duché à perpétuité. Le 6 août 1532, un traité a été conclu au parlement de Bretagne : la Bretagne est unie et jointe à perpétuité à la France. Il ne doit plus y avoir de guerres, de désunions ou d'inimitié entre les deux pays. François, le Dauphin de France est fait duc et prince de Bretagne, à Rennes le 13 août 1532 par Yves Mahyeuc, mais il ne gouvernera jamais le duché le Roi François 1er en ayant l'usufruit jusqu'à sa mort. A sa mort,  c'est son frère, le futur Henri II, qui reçoit le titre de duc de Bretagne.

Mais la Bretagne entend cependant conserver ses droits et ses libertés. A la demande des états, le Roi, par l'édit du Plessis-Massé promulgué au mois de septembre 1532, accorde à la Bretagne le maintien de ses privilèges concernant quatre domaines particuliers :

  • concernant les finances, le Roi promet que, comme au temps des ducs, aucun impôt ne pourra être perçu en Bretagne sans le consentement des états. Il ajoute que l'attribution du produit de certains impôts sera réservée exclusivement à la Bretagne ;
  • sur le plan militaire, les Bretons auront le droit de ne pas faire de service militaire hors de Bretagne ;
  • la justice, quant à elle, sera « entretenue en la forme et la manière accoutumée », et les Bretons ne pourront être « tirés hors » pour être jugés par d'autres tribunaux que ceux de la province ;
  • enfin dans le domaine religieux le Roi assure de ne nommer aux bénéfices ecclésiastiques de la province que des Bretons, exception faite des personnes distinguées de sa cour. Nul changement ne pourra être apporté dans la législation, les institutions, les coutumes, sans le consentement des états de Bretagne, le Roi s'y engage personnellement.

Cette union ne provoque pas de grands bouleversements économiques. En effet, bien avant le traité, la Bretagne est déjà un pays riche. Le XVe siècle constitue l'âge d'or de la Bretagne, qui est alors le pays le plus riche d'Europe. En matière de commerce, les nombreux ports attirent depuis des siècles marins et trafiquants de tous les horizons. La Bretagne entretient aussi un important trafic commercial avec la Hanse et la Galice. Elle y a des comptoirs florissants, exporte ses toiles et le fameux sel de Guérande.

Il n'y a pas non plus de conséquences sociales particulières, l'art, la langue et les mœurs ont déjà traversé les frontières. Il n'y a donc pas de réels bouleversements économiques et sociaux suite au traité de 1532. Et la France ne veut quant à elle s'unir à la Bretagne que pour des raisons politiques. Convoitée par de nombreux pays, en particulier la toute proche Angleterre, la Bretagne est unie à la France dans le seul but d'agrandir le territoire et d'éviter qu'elle ne tombe aux mains d'autrui.

En 1790, sous la Révolution, le traité qui unit la Bretagne à la France est annulé, dans son fond et dans sa forme, par le nivellement des provinces. Les états de Bretagne supprimés, les députés renoncent, sans pourtant en être habilités, à ce traité. Comme toutes les provinces de France, la Bretagne est divisée en départements : le Finistère et le Morbihan, les Côtes-du-Nord (actuelles Côtes-d'Armor), l'Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique.

  • le 18 novembre 1548 : le parlement de Paris interdit la représentation des Mystères.

Les Confrères de la Passion sont interdits de représentation par le Parlement de Paris, ce qui marque le début du déclin des Mystères au profit du théâtre Renaissance. Les Mystères représentaient généralement la Passion du Christ, en se nourrissant également de légendes et d'histoires populaires. Ils étaient écrits pour plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes qu'ils mettaient en scène.

  • le 18 novembre 1626 : consécration de Saint Pierre de Rome.

Le pape Urbain VIII consacre la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome, 1300 ans après la consécration de la première basilique par l'empereur Constantin...

  • le 18 novembre 1738 : le traité de Vienne met fin à la guerre de la Succession de Pologne.

Cinq ans plus tôt, Stanislas Leszczynski a été élu pour la deuxième fois roi de Pologne. Ce système électif met le pays à la merci  des querelles nobiliaires et des États voisins ne se font pas faute de s'immiscer dans ces querelles pour en tirer parti.

C'est ainsi que, désavouant le choix de la Diète polonaise en faveur de Stanislas, la tsarine de Russie Anna Ivanovna et l'empereur d'Allemagne Charles VI de Habsbourg envoient des troupes contre le roi élu. Stanislas a un allié de choix en la personne de son gendre, rien moins que le Roi de France Louis XV, qui a épousé sa fille Marie. La guerre se prolonge plus que de raison et, pour en finir, le cardinal Fleury, Premier ministre de Louis XV, impose sagement à Stanislas de renoncer à la Pologne. Selon les clauses du traité de Vienne, il recevra en échange les duchés de Bar et de Lorraine qui reviendront à sa fille Marie Leszczynska à sa mort, c'est-à-dire à la France.

  • 18 novembre 1764 : dissolution par décret de Louis XV de l'ordre des Jésuites dans le Royaume.

Les jésuites subiront de douloureuses épreuves (en particulier des expulsions) qui se finiront souvent par de lents renversements.

Ainsi, en 1595, un attentat contre Henri IV par un élève des jésuites provoque leur expulsion de France, mais en 1604, Henri IV abroge cette loi et leur confie le collège de la Flèche, qui est devenu par la suite l'actuel Prytanée militaire, prenant lui-même un confesseur jésuite (Coton). Louis XIII et Louis XIV ont également un confesseur jésuite.

En Angleterre, les jésuites restent longtemps clandestins et parfois martyrisés (Edmund Campion est torturé et exécuté en 1581).

En France, les jésuites s'opposent aux jansénistes sur la question de la grâce. Quelques années avant la fin de la guerre de Sept Ans, les jésuites commencent à être la cible d'attaques formulées par le parti philosophique (les philosophes estiment que la Compagnie de Jésus est le principal obstacle à la destruction de l'Eglise à laquelle ils travaillent). En outre, la richesse des jésuites attirent de nombreuses jalousies. Ces derniers, possédant de nombreuses terres et biens immobiliers, travaillent en tant que banquiers ou enseignants (une grande partie de la jeunesse française est passée sur les bancs des jésuites). Enfin, aux yeux de leurs détracteurs, la Compagnie de Jésus représente l'obéissance à Rome et la voie intransigeante du christianisme.

Suite à une banqueroute en Martinique, le Parlement rend un acte de dissolution en 1762. En 1764, Louis XV déclare qu'ils n'existent plus en France. En 1769, les bourbons font pression pour l'élection d'un pape qui s'engage à supprimer la compagnie de Jésus. Clément XIV résiste jusqu'en 1773 où il signe un bref de dissolution. Le général Laurent Ricci finit ses jours en prison.

La compagnie ne subsiste qu'en Pologne et en Russie. Jusqu'en 1799, où le pape Pie VI donne son accord pour l'ouverture d'un noviciat en Italie. Pie VII veut rétablir la Compagnie mais il est emprisonné par Napoléon. La Compagnie est rétablie après l'abdication de Napoléon.

En France, on les accuse d'être royalistes sous la république et révolutionnaires sous la restauration. En 1828, ils sont expulsés de l'enseignement, brièvement expulsés de France en 1830, expulsés de Suisse de 1848 à 1973, à nouveau expulsés de l'enseignement en France par Jules Ferry en 1880 ainsi que d'autres ordres ; mais les jésuites seront les seuls à ne pas bénéficier de tolérance. En Espagne, ils sont tués, bannis, pourchassés 7 fois entre 1820 et 1936. En Allemagne, ils sont chassés en 1848, et exilés de 1872 à 1917. Leurs écoles seront fermées par les nazis en 1938.

 

Voir la chronique du 6 août.

  • le 18 novembre 1793 : ouverture du musée du Louvre, dans l'ancien palais des Rois de France.

Le 10 août précédent, pour fêter le premier anniversaire de la chute de la royauté, l'assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d'un « Museum de la République », dans l'ancienne résidence des Rois de France, de François Ier à jusqu'à Louis XIV, où seraient mis à disposition du peuple collections royales et œuvres d'art confisquées aux émigrés et aux églises.

  • le 18 novembre 1839 : l'émir Abd el-Kader annonce, par lettre, la reprise des combats.
  • le 18 novembre 1852 : ouverture du Bon Marché à Paris.

C'est rue de Sèvres que s'ouvre en ce jour à l'enseigne du Bon Marché un magasin qui va bouleverser le commerce français. Aristide Boucicaut, le fondateur, a choisi de casser les prix en limitant ses marges bénéficiaires. Les prix ne peuvent plus être négociés. Les grands magasins sont nés. Ce nouveau type de magasin est une véritable révolution pour les parisiens. Ils peuvent se promener à travers les rayons sans être obligés d'acheter et être remboursés s'ils sont mécontents. La grande distribution est née. 13 ans plus tard le Printemps ouvrira à son tour.

  • le 18 novembre 1917 : le président Poincaré nomme Clémenceau pour diriger le gouvernement et amener la France à la victoire.

Ce dernier donne son mot d'ordre : « La guerre, rien que la guerre »

  • le 18 novembre 1944 : une ordonnance crée une Haute Cour de justice chargée de juger les dirigeants politiques pendant la période du gouvernement de Vichy.

 

Posté le 18 novembre 2016 à 06h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

17 novembre 2016

C’est arrivé un 17 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 17 novembre 594 : l'évêque de Tours, Grégoire, y meurt.

Si saint Grégoire de Tours est connu actuellement, c'est grâce à son œuvre, en particulier à son « Histoire des Francs », composée de dix livres d'histoire, mais aussi de sept livres de Miracles, principalement sur saint Julien et saint Martin.

Cette « Histoire des Francs » (Historia Francorum) ou « Geste des Francs » (Gesta Francorum) fait de Grégoire de Tours le père d'une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure, dont nous disposons sur leurs règnes. C'est à travers l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenue l'histoire du vase de Soissons.

Cette histoire universelle du monde et de l'Église est écrite dans une perspective eschatologique, de la Genèse aux règnes des Rois francs.

Ardent défenseur de la doctrine chrétienne, saint Grégoire de Tours combat toute sa vie les hérésies, dont l'arianisme, hérésie chrétienne répandue par Arius et ses disciples, qui nie la consubstantialité du Fils avec le Père et qui est condamnée au Concile de Nicée en 325. Bâtisseur, trouvant la basilique Saint-Martin détruite dans un incendie en 559, il la fait reconstruire plus vaste et plus haute, puis il la dédie à Saint-Martin, pendant la dix-septième année de son épiscopat (Guy-Marie Oury, dans La ville de Tours, page 24). Il fait aussi restaurer de nombreuses églises et y apporte des reliques pour en faire des lieux de pèlerinage. Il exalte la mémoire de tourangeaux, comme saint Mexme, disciple de saint Martin, saint Ours de Loches, saint Venant, sainte Monegonde, les saintes Maure et Britta… Il déclare bienheureux l'abbé Senoch qui accomplit de nombreux miracles de son vivant. Il développe le culte de saint Martin et pour faire de la ville une sorte de « Lourdes des temps mérovingiens ». Saint Martin est le protecteur de la ville de Tours qui devient alors capitale religieuse de la Gaule. Grégoire proclame que saint Martin est l'égal des apôtres. Il disposait d'une énorme puissance temporelle et influençait énergiquement les décisions du peuple. (Charles LELONG, Grégoire de Tours, pages 59 et 60).

  • le 17 novembre 1293 : naissance de Philippe V, Roi de France.

Deuxième fils du Roi Philippe IV et de Jeanne de Navarre, Philippe est le frère cadet de Louis X. A la mort de ce dernier c'est lui qui monte sur le trône de France, à la faveur de la loi de sacralité et de la loi de masculinité qui découle de la première. Il est sacré à Reims le 11 janvier 1317, voir la chronique du jour, ainsi que celle du 3 janvier.

  • le 17 novembre 1667: Racine présente « Andromaque ».

Le poète Jean Racine offre à la Cour de Louis XIV la première représentation d' « Andromaque ». Il enlève à Molière l'une de ses meilleures actrices, la Du Parc, pour lui offrir le rôle-titre. La pièce est caractéristique de son œuvre. Il entre à l'Académie française en 1773.

  • le 17 novembre 1755: naissance de Louis Stanislas Xavier de France, futur Louis XVIII.

Le comte de Provence ne se fera jamais sacré ; terrorisé par les révélations de Martin de Gallardon lui ayant annoncé la sanction divine qui le frapperait s'il le faisait. Il ne rendra pas le trône à son neveu comme Martin le lui demanda pourtant. (voir la chronique du 2 août).

  • le 17 novembre 1767: naissance de Nicolas Appert, père de la conserve.

Nicolas Appert naît à Châlons-en-Champagne. Alors grossiste et président de la Section des Lombards, il met au point un procédé permettant la mise en conserve des aliments en 1795. Fort de sa découverte, il lance à Massy la première usine de conserves au monde. En 1809, il publie "L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales". En hommage à sa découverte, le procédé de mise en conserve porte le nom d'appertisation.

  • le 17 novembre 1787: Louis XVI.

Louis XVI commande à Malesherbes un rapport sur la situation des Juifs de France en vue d'améliorer leur situation : "Mr. de Malesherbes vous vous êtes fait Protestant, moi maintenant je vous fais Juif".

  • le 17 novembre 1797: cathédrale de Strasbourg.

Le maire Monet annonce que la Cathédrale de Strasbourg servira à la célébration du culte national et portera désormais le nom de "Temple de la Raison".

Commentaire : Suivant l'adage, « on ne détruit bien que ce que l'on remplace… » Encore faut-il se fonder sur la réalité et non sur des utopies, des idéologies, ou des chimères comme l'ont fait les révolutionnaires.

  • le 17 novembre 1797: anéantissement de l'armée autrichienne à Arcole.

L'armée française est victorieuse, après deux jours de combats, et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l'éviction des Autrichiens d'Italie.

  • le 17 novembre 1808: Napoléon, en Espagne, se plaint des technocrates parisiens qui paralysent son armée.

Napoléon écrit à Dejean :

"Mon armée manque de tout. Je suis obligé d'avoir recours à des moyens extraordinaires, ce qui produit toujours un mauvais effet. Votre bureau d'habillement est composé d'imbéciles".

  • le 17 novembre 1811: le pape Pie VII refuse d'investir les évêques des États pontificaux annexés à l'Empire.

  • le 17 novembre 1812: la Grande Armée de Napoléon fait sauter les murailles et quitte Smolensk.

  • le 17 novembre 1858: la France annexe l'atoll inhabité de Clipperton, pour sa position stratégique dans le Pacifique face à l'isthme de Panama.
  • le 17 novembre 1869: inauguration du canal de Suez.

Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph.

Au terme des travaux, le canal, d'une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l'isthme de part en part.

Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l'honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu'Ismaïla, entre les deux...

Il a fallu surmonter l'opposition du gouvernement anglais, qui craint pour sa domination sur le trafic Europe-Asie et pour son propre projet d'un chemin de fer entre la Méditerranée et l'Océan Indien. Ferdinand de Lesseps a renoncé à solliciter les banquiers, car ils réclamaient une part de la future société d'exploitation du canal en échange de leurs prêts. Il a fait appel à l'épargne publique et multiplié les conférences en Angleterre et en France en vue de séduire les futurs souscripteurs.

Le khédive (vice-roi en arabe), qui gouverne l'Égypte au nom du sultan d'Istanbul souscrit lui-même au projet et achète près de la moitié des actions. Il va aussi engager le crédit de l'Égypte dans la construction du canal... Ses emprunts, à des taux d'intérêt prohibitifs, vont contribuer à ruiner le pays et finalement le faire passer sous la tutelle anglaise.

En attendant, avec l'appui de la jeune impératrice des Français, Eugénie de Montijo, à laquelle sa famille est apparentée, Ferdinand de Lesseps obtient le 25 novembre 1854 une concession de 99 ans. Il fonde le 19 mai 1855 la Compagnie de Suez dont le nom est encore porté par un groupe industriel (Suez Lyonnaise des Eaux).

Ferdinand de Lesseps tentera de renouveler dix ans plus tard son exploit à Panama mais n'aboutira qu'à un désastre financier et politique... (cf. la chronique du 25 avril)

  • le 17 novembre 1917 : Clemenceau forme un gouvernement de choc.

Devenu président du Conseil la veille, le 17 novembre 1917, Georges Clemenceau (76 ans) forme un gouvernement pour poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne. Son discours d'investiture, devant la Chambre des députés souligne sa volonté de conduire une guerre intégrale et de vaincre.

Par ses visites sur le front, il redresse le moral des troupes. Sa détermination lui vaut les surnoms de « Tigre » et « Père de la Victoire ». Avec affection, les poilus qui combattent dans les tranchées l'appellent plus simplement « Le Vieux »... Il choisira les chefs parmi les gens compétents  et non en fonction des opinions politiques : Foch devient rapidement généralissime.

  • le 17 novembre 1942 : le «frère» Laval « reçoit» les pleins pouvoirs.

Un quotidien proche de Pierre Laval, Le Moniteur, va titrer la une du 18 novembre 1942 les "Pleins pouvoirs", et explique :

"En raison des circonstances exceptionnelles Et pour lui permettre de faire rapidement Face aux difficultés Le Maréchal Pétain, chef de l'Etat A décidé de donner les pleins pouvoirs Au président Laval."

(Source : Le docteur Ménétrel, Ed. Perrin, 2001, p. 212-213, écrit par Bénédicte Vergez-Chaignon. Note rédigée par Paul Marion, secrétaire d'Etat à l'Information, et destinée à être publiée dans la presse).

Après l'avoir découvert, Pétain laisse éclater sa colère et va même exiger la démission de Marion. Selon Angelo Tasca Vichy 1940-1944, archives de guerre, CNRS, 1986,

Le garde des sceaux Joseph Barthélemy s'est aussi manifesté ce 17 novembre :

"En vérité, Barthélemy, à la demande du Maréchal qui cherchait tous les moyens et prétextes pour refuser ces pouvoirs à Laval (franc-maçon), avait rédigé un mémorandum où, juridiquement, il prouvait que le maréchal Pétain ne pouvait valablement transmettre de tels pouvoirs à Laval, ce qui avait exaspéré Laval contre le Maréchal et Barthélemy dont il avait dit : "qu'il n'avait fait qu'un papier d'avocat"." (Marc Ferro, Pétain, Hachette, 2009, p. 451). 

L'appropriation des pouvoirs de Laval va marquer un changement important dans la manière de collaborer vis-à-vis de l'Allemagne. C'en est fini de la Révolution Nationale, commencée par P. Pétain. Désormais, le Régime de Vichy ne va plus collaborer avec une volonté d'obtenir des contreparties, mais avec une volonté d'adhésion avec le Reich, qui apparaissait davantage comme une nécessité et non comme un souhait aux yeux des collaborationnistes français. Les principales victimes de ce changement vont être les pétainistes et les juifs de France.

Pour approfondir, suivre ce lien :

ou encore lire ce livre l'héritage de Vichy, où l'auteur, qui ne cache pas sa malveillance à l'égard de Vichy, doit bien reconnaître la pertinence de cette centaine de mesures législatives qu'il présente. Ouvrage agrémenté d'une abondante et excellente iconographie.

Si on prend en compte le fait que ces cent mesures ne représentent qu'une partie de l'œuvre de Vichy, et si l'on prend en compte les conditions dans lesquelles cela fut réalisé, on constate que Vichy est bien autre chose que ce qu'en racontent les médias.

  • le 17 novembre 1986 : assassinat de Georges Besse.

Le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, est assassiné devant son immeuble du boulevard Quinet à Paris, par Action Directe, au nom de la lutte contre l'impérialisme capitaliste.

  • le 17 novembre 2013 : commémoration des noyades de Nantes.

Un crime organisé, une Shoah avant l'heure, ne touchant que des catholiques ou des personnes refusant les "bienfaits" de la révolution, une organisation volontaire de la destruction de personnes telle qu'elle ne s'était jamais vue dans l'Histoire de la France !

Il est bien de dénoncer les crimes commis contre les Chrétiens de Syrie, d'Egypte, du Viêt-Nam, de Chine, etc... Mais quel système politique a donné l'exemple ?

Posté le 17 novembre 2016 à 06h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

16 novembre 2016

Centenaire de Fatima

Lettre de liaison n° 39(13 novembre2016)

Chers amis,

Parmi les demandes faites par Notre-Dame à Fatima, cinq ont une portée générale et s'adressent à chacun d'entre nous. Quatre d'entre elles ont été analysées dans les lettres de liaison précédentes : la récitation quotidienne du chapelet, les sacrifices pour la conversion des pécheurs, ne plus offenser Notre-Seigneur (voir lettre de liaison n°36) et la communion réparatrice des premiers samedis du mois (voir lettre de liaison n°37). La cinquième concerne la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Cette demande divise malheureusement le monde catholique, certains affirmant que la consécration a été faite, d'autres continuant à dire qu'elle ne l'a pas été comme le voulait Notre-Dame. Il est important d'éclaircir ce point, car il n'est pas acceptable qu'une demande de notre mère du Ciel nous divise. De plus, l'Église n'a jamais eu peur de la vérité.Aussi, l'analyse de cette question controversée ne doit-elle pas nous effrayer.

La demande de consécration de la Russie a été annoncée dans l'apparition du 13 juillet 1917 :

Pour l'empêcher [la seconde guerre mondiale dont Notre-Dame a parlé juste avant], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix. (…) À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix.

Voici le fac-similé d'un passage du troisième mémoire de sœur Lucie concernant ce point :

Et dans le quatrième mémoire, sœur Lucie redit exactement la même chose.

Le 13 juillet, la demande ne fut exprimée au futur. Mais douze ans en plus, le 13 juin 1929, à Tuy Notre-Dame apparut à Lucie dans la chapelle du couvent des sœurs Dorothée où elle faisait son noviciat, et lui dit :

Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. Elles sont tellement nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.

Un an plus tard, dans une lettre datée du 29 mai 1930, Lucie confia à son confesseur, le père Gonçalvès :

Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d'approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

Quelques jours plus tard, le 12 juin 1930, son confesseur lui ayant demandé des précisions, elle répondit en des termes identiques : «faire et ordonner aux Évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie. »

Fait étonnant : alors que la demande n'était encore connue que de sœur Lucie et de son confesseur, le pape Pie XI, le 19 mars 1930, organisa à Saint-Pierre de Rome une cérémonie en réparation « pour tant et de si criminelles offenses au divin Cœur de Jésus » commises en Russie et il invitait « tous ses frères de l'épiscopat catholique » à s'unir à cette cérémonie. De plus, le 30 juin suivant, le pape décida que les prières après la messe prescrites par Léon XIII seraient désormais dites pour la conversion de la Russie.

Quelques années plus tard, dans une lettre datée du 18 mai 1936, Lucie donna les raisons de cette consécration : « Je Lui [Notre-Seigneur]demandais pourquoi il ne convertissait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration :— Parce que je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour ensuite étendre son culte et placer, à côté de la dévotion à mon Divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé. »

L'année suivante, l'évêque de Leiria, Mgr da Silva, écrivit au pape :

Cette religieuse me prie de communiquer à votre Sainteté, que, selon une révélation céleste, le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si votre Sainteté daigne faire et ordonner à tous les évêques du monde catholique de faire également, un acte public et solennel de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, et s'il daigne aussi approuver et recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

Le 24 octobre 1940, sœur Lucie écrivit elle-même au pape Pie XII, en citant très exactement la phrase du secret du 13 juillet et la phrase du 13 juin 1929.

Un peu plus tard, au père Jongen, qui lui demandait en février 1946 : « Qu'a demandé Notre-Dame ? », elle répondit : « La consécration de la Russie par le pape en union avec tous les évêques du monde entier. »

Vers cette époque, sœur Lucie eut également un entretien avec un dominicain américain, le père McGlynn, au cours duquel il lui lut un texte des deux premières parties du secret. Quand il lut « Je demande la consécration du monde… », sœur Lucie l'arrêta en disant : « Non ! Pas le monde ! La Russie ! La Russie ! Notre-Dame a demandé que le Saint-Père consacre la Russie à son Cœur Immaculé et qu'il commande aux évêques, à tous les évêques, de le faire aussi en union avec lui au même moment ».

Enfin, le 14 mai 1982, au cours d'un entretien en présence de Mgr Hnilica, elle précisa que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu'on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ».

Ainsi, toute sa vie, sœur Lucie non seulement affirma que Notre-Dame avait demandé la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, mais elle donna les raisons de cette volonté du Ciel.

Il est exact que le Ciel a également demandé la consécration du monde au Cœur Immaculé ; nous verrons dans quelles circonstances dans la prochaine lettre. Mais, aujourd'hui, retenons que ce qu'a demandé Notre-Dame en juillet 1917 et en juin 1929, c'est la consécration de la seule Russie sans aucune autre adjonction.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017

Informations diverses

À la suite de plusieurs demandes, nous avons commencé à mettre sur le site différents documents écrits par sœur Lucie, notamment une version PDF de ses mémoires trouvée sur internet. Petit à petit, nous mettrons aussi des versions web de ces documents.

Si nous sommes convaincus de la richesse du message de Fatima, nous devons avoir à cœur de le faire connaître à tout notre entourage. Pour cela nous vous proposons une action simple. Cap Fatima 2017 a créé une communauté de prière Centenaire des apparitions de Fatima sur le site www.hozana.org. Mais, pour que la communauté apparaisse sur la page d'accueil, il est nécessaire qu'il y ait nombre d'inscrits suffisant. Or, en tant qu'abonné ou lecteur régulier de cette lettre, vous faites déjà partie de cette communauté. Aussi, inscrivez-vous comme membre de cette communauté. Pour cela, cliquer sur le lien suivant :

http://hozana.org/intention/6376/priere-centenaire-des-apparitions-de-fatima, puis cliquer sur le bouton rouge « Je rejoins cette communauté de prière » sur la droite de la page. En agissant ainsi, vous nous aiderez efficacement dans la diffusion du message de Fatima.

Posté le 16 novembre 2016 à 21h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 16 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 16 novembre 1362 : le Roi Charles V informe le Prince Noir qu'il doit lui rendre hommage pour le duché de Guyenne.

     

  • le 16 novembre 1700 : Louis XIV annonce l'ambassadeur d'Espagne, Castel dos Rios, qu'il autorise son petit-fils, le Duc Philippe d'Anjou, à monter sur le trône d'Espagne.

Le 16 novembre 1700, Louis XIV prend la décision que toute l'Europe attend. Il entérine le testament du roi d'Espagne Charles II de Habsbourg, mort le 1er novembre sans héritier.

Le défunt roi, par son testament du 2 octobre, avait désigné le petit-fils du roi de France, le duc Philippe d'Anjou (17 ans) pour lui succéder, bien que le jeune Bourbon fût issu d'une dynastie hostile depuis deux siècles aux Habsbourg. Mais son choix, tout à l'honneur de la France, avait irrité l'empereur d'Allemagne, Léopold 1er de Habsbourg, qui aurait préféré que la couronne échût à son second fils, l'archiduc Charles.

Les droits de l'Autrichien étaient de même nature que ceux du roi de France. Léopold 1er et Louis XIV étaient tous deux beaux-frères de Charles II et petits-fils de Philippe III d'Espagne.

Louis XIV, âgé de 62 ans, craint à juste titre que l'accession de son petit-fils sur le trône d'Espagne ne bouleverse l'équilibre européen et ne ligue les autres pays contre la France. Il cherche des garanties tandis que l'ambassadeur d'Espagne, Castel dos Rios, fait antichambre trois jours durant pour connaître sa décision.

Enfin, le 16 novembre, à son lever, le Roi-Soleil s'adresse aux courtisans et aux diplomates, rassemblés dans la Grande Galerie du château de Versailles : «Messieurs, voici le roi d'Espagne ! La naissance l'appelait à cette couronne, le feu roi aussi par son testament ; toute la nation l'a souhaité et me l'a demandé instamment, ce que je leur ai accordé avec plaisir, c'était l'ordre du Ciel».

Puis, se tournant vers son petit-fils, le duc d'Anjou : «Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l'union entre les deux nations ; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix en Europe».

Le Mercure Galant, dans sa relation de l'épisode, attribue à Rios la fameuse phrase: «Quelle joie Sire ! Il n'y a plus de Pyrénées !» Il n'est pas certain que Rios ait jamais prononcé cette phrase. Elle sera plus tard attribuée quelquefois à Louis XIV lui-même.

À l'exception de l'archiduc d'Autriche, Léopold 1er, tous les souverains reconnaissent le nouveau roi d'Espagne, Philippe V. Celui-ci est bien accueilli par ses sujets... et ne sera surpassé en popularité que par son lointain descendant, le roi d'Espagne Juan Carlos Ier !

Après la guerre de Succession d'Espagne et l'établissement de la paix d'Utrecht et suite à la mort de Louis XIV, un premier ministre espagnol, le cardinal Giulio Alberoni, va remettre sur la table les droits de Philippe V à la couronne de France. Il en résultera la conspiration de Cellamare (1718)... et l'éviction d'Alberoni. Les branches espagnole et française des Bourbons vivront désormais leur vie chacune de leur côté.

  • le 16 novembre 1793 : le sinistre Carrier invente les baptêmes républicains.

Le navire La Gloire, chargé de prisonniers royalistes, notamment 90 prêtres réfractaires, est coulé par des républicains (dirigées par Carrier) dans la Loire à Nantes.

Ce qui suit est tiré du site : Le point.fr

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/16-novembre-1793-a-nantes-l-infame-carrier-fait-noyer-90-pretres-refractaires-dans-la-loire-16-11-2012-1529655_494.php

Carrier et ses « baptêmes de prêtres réfractaires dans la Loire»)

« Certains ont inventé la chambre à gaz, Jean-Baptiste Carrier, lui, a mis au point la « déportation verticale » dans le fleuve. L'objectif est toujours le même : éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux. Pour se faire la main, l'envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes, qu'il fait noyer dans le « fleuve républicain ».

Le 25 octobre, le Comité révolutionnaire de Nantes les a faits emmener dans une prison flottante, La Gloire, ancrée devant la Sécherie. La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu'il n'y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d'un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu'ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison.

Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l'intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Il n'y a que le curé de Machecoul qui s'inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l'eau s'infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l'absolution l'un à l'autre. Ainsi font-ils.

Témoignage accablant

Une fois le transfert achevé, Lamberty et ses hommes embarquent sur un bachot (un canot) puis coupent les amarres de la gabarre que la marée descendante entraîne. Quand l'étrange convoi passe devant la batterie flottante de la Samaritaine, le canonnier Vailly, en faction, leur fait signe de s'arrêter. Voici son témoignage accablant : "Environ minuit et demi, huit particuliers de moi inconnus se sont approchés du bord dudit ponton montés sur un canot ; je les ai hélés et, au mot de qui vive, il m'a été répondu : Commandant, nous allons à bord. En effet, ils se sont approchés et m'ont demandé la liberté de passer avec un gabareau, qu'ils me dirent être chargé de 90 brigands, que j'ai su depuis être 90 prêtres. Je leur ai répondu que la consigne qui m'était donnée était de ne laisser passer aucun bâtiment, que l'on ne m'apparaisse d'ordre supérieur. Sur ma réponse, l'un de ces individus, nommé Fouquet, me menaça de me couper en morceaux, parce que, ajouta-t-il, lui et sa troupe étaient autorisés à passer partout sans qu'on pût les arrêter. Je leur demandai à voir leurs pouvoirs, ils obéirent et me présentèrent un ordre conçu à peu près en ces termes, et signé Carrier, représentant du peuple : Permis aux citoyens Fouquet et Lamberty de passer partout où besoin sera avec un gabareau chargé de brigands, sans que personne puisse les interrompre ni troubler dans ce transport."

Puis le canonnier Vailly poursuit : "Muni de l'ordre du représentant Carrier que Fouquet et Lamberty venaient de me présenter, je ne crus pas devoir insister davantage ; en conséquence, les particuliers montant le canot et le gabareau contenant les individus passèrent sous la batterie du ponton où j'étais en faction, et un quart d'heure après, j'entendis les plus grands cris partir du côté des bateaux qui venaient de se séparer de moi et, à la faveur du silence de la nuit, j'entendis parfaitement que les cris de ceux que j'avais entendus auparavant étaient ceux des individus renfermés dans le gabareau, que l'on faisait périr de la façon la plus féroce. Je réveillai mes camarades du poste, lesquels, étant sur le pont, ont entendu les mêmes cris, jusqu'à l'instant où tout fut englouti."

Trois prêtres s'échappent

Le canonnier a tout entendu, mais n'a rien vu. Effectivement, la gabare poursuit sa descente du fleuve, dépasse les villages de Trentemoult et Chantenay. Lamberty attend l'endroit idoine pour agir. Le voici, juste avant l'île Cheviré. La profondeur est suffisante pour engloutir la péniche. Il fait signe à ses hommes de défoncer ses sabords à coups de marteau. L'eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu'ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu'on leur porte secours. Un des bourreaux a l'idée de leur faire une bonne blague, il grimpe sur le chaland en train de couler pour faire semblant de vider l'eau au moyen d'une poêle à châtaignes percée de trous. Que c'est amusant ! Mais les prêtres, qui ont déjà de l'eau à mi-cuisse, ne goûtent pas la plaisanterie. L'affreux plaisantin rejoint ses compagnons dans la barque, qui s'éloigne pour éviter d'être entraînée par le remous du chaland. Bientôt, les cris s'évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire. Dieu accueille les siens.

Lamberty demande alors à ses hommes de ramer jusqu'à l'endroit où la gabare a coulé pour vérifier l'absence de survivants. Il a raison, car plusieurs malheureux, encore liés deux par deux, sont parvenus à s'échapper de leur prison. Ils luttent désespérément pour éviter la noyade. Mais quelques coups de rame bien placés les amènent vite à la raison. Bientôt, les flots du fleuve ont retrouvé leur calme. Lamberty ricane, content de son oeuvre de mort. Les noyeurs regagnent la rive, où chacun rentre chez soi satisfait du devoir accompli. Voilà 90 « corbeaux », ennemis de la République, qui ne coûteront plus cher à nourrir. Quant à Lamberty, il file prévenir Carrier de l'efficacité de la méthode.

Pourtant, le lendemain, on apprend que trois prêtres ont réussi à filer dans le noir après s'être détachés. L'un a été repêché et les deux autres ont atteint la rive. Tous trois ont trouvé refuge sur un navire, ancré à proximité, L'Imposant. Aussitôt, Carrier les réclame au capitaine pour les faire noyer le soir même. Les malheureux n'ont gagné qu'un jour de vie. Pourtant, un prêtre a survécu au massacre, il s'agit de l'abbé Julien Landeau, curé de Saint-Lyphard. Mal ficelé, il avait réussi à détacher ses liens l'unissant à un vieux moine. Échappant aux coups de rame, ils s'étaient éclipsés dans la nuit. Le vieux moine se noiera. Il n'y a qu'un unique survivant

Au cours des jours suivants, de nombreux cadavres sont repêchés sur les berges de la Loire. Ils ont pu s'échapper par les sabords trop grands ouverts, ou bien le chaland s'est brisé contre un banc de sable. C'est embêtant, car la rumeur de l'affreuse noyade se répand dans Nantes. Mais Carrier peut se rassurer, car nul n'ose s'en insurger de peur des conséquences. Il reste une dernière chose à faire à Lamberty et à ses hommes : récupérer les biens des prêtres restés à bord de leur prison et qu'ils n'ont pas pu emporter la nuit du crime.

La méthode de la "déportation verticale" a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l'appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire. »

  • le 16 novembre 1919 : le Bloc national au pouvoir.

Le 16 novembre 1919, les élections amènent à la Chambre des députés une majorité de droite, le Bloc national, avec beaucoup d'anciens combattants (la Chambre est dite « bleu horizon », de la couleur de l'uniforme).

Cette coalition devait à l'initiative d'Alexandre Millerand regrouper toutes les formations qui avaient fait partie de l'union sacrée pendant la Grande Guerre. Mais les socialistes en avaient été exclus en raison de leurs compromissions avec les bolchéviques russes et les radicaux s'en étaient exclus du fait de l'absence des socialistes...

  • le 16 novembre 1940 : création de l'ordre de la Libération.

De passage à Brazzaville, capitale de l'Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde, par ordonnance, l'ordre de la Libération. Cinq mois après l'invasion de la France par l'armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique «récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de libération de la France et de l'empire».

1.059 croix ont été ainsi décernées jusqu'à la cessation d'attribution en janvier 1946. 18 l'ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'Ile de Sein. 271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l'ont reçue en 1958 et 1960.

  • le 16 novembre 1952 : mort de Charles Maurras.

 

Après avoir reçu les derniers sacrements le 13 novembre, Charles Maurras, dont tout le monde connaît la totale surdité, dit :

« Pour la première fois, j'entends quelqu'un venir. »

Il réclame son chapelet et meurt. Peu de temps avant il a dit :

«Ma vie s'achève. J'ai beaucoup travaillé pour la France, pour ce beau pays de qui j'ai tout reçu. J'aurais aimé vivre encore quelque temps pour continuer à le servir, pour le voir sortir de ses ruines et rentrer dans son ordre monarchique et catholique, retrouver ses traditions. Toute ma vie j'ai lutté et je lutterai encore pour ce trésor de beauté, de sagesse et de sainteté. Je sais que je n'aurai pas travaillé en vain. […] Mon œuvre plaidera pour moi devant Dieu qui me jugera. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 241)

  • le 16 novembre 2013 : SOS Tout-petits fête ses 27 ans d'existence.

Alors que le gouvernement, comme les précédents utilise l'argent des impôts pour financer l'assassinat d'enfants à peine conçus, il est important d'aider financièrement cette association qui ne vit que de dons et du soutien de personnes désintéressées. Pour reprendre un titre de Gilbert Cesbron, mais à l'envers, par ce soutien, c'est peut-être « Mozart qu'on sauvera ! »

Posté le 16 novembre 2016 à 06h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 novembre 2016

C’est arrivé un 15 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 15 novembre 1316 : naissance de Jean 1er le posthume.

Le Roi Louis X et la reine Clémence de Hongrie ont un fils qui naît après la mort du Roi (Voir la chronique du 5 juin). Malheureusement Jean meurt après quelques jours de vie le 19 novembre.

  • le 15 novembre 1491 : signature du traité de Rennes.

Alors que les armées françaises occupent presque toute la Bretagne, la Duchesse résiste dans Rennes assiégée, seule ville résistant à l'envahisseur. Les Etats de Bretagne fin octobre, à Vannes, ont même conseillé à leur Duchesse d'épouser le Roi de France.

Le traité prévoit donc le mariage entre le Roi de France et la duchesse Anne de Bretagne ; il garantit 120 000 livres de rente à la duchesse, et 120 000 livres au trésor du duché, qui serviront à payer les mercenaires et en débarrasser le duché. Les fiançailles sont célébrées le 23 novembre, à Rennes, le mariage le 6 décembre au château de Langeais. Voir la chronique du jour.

  • le 15 novembre 1793 : naissance de la baguette de pain.

Le 15 novembre 1793, un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain : « La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l'égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d'incarcération, de faire une seule sorte de pain : le Pain Égalité ».

En 1856, Napoléon III, à son tour, réglemente la taille et le poids du pain : 40 cm et 300 g environ. Après la Seconde Guerre mondiale se généralise la baguette, aussi appelée flûte ou petite selon les régions. D'une longueur de 80 cm et d'un poids de 250 g, son prix a été jusque dans les années 1980 fixé par arrêté préfectoral.

  • le 15 novembre 1793 : la Convention décrète que tout prêtre marié échappe à la déportation.
  • le 15 novembre 1796 : bataille d'Arcole.

Le 15 novembre 1796 débute la bataille que Bonaparte remporte deux jours plus tard, par une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole, dans le Piémont italien. Les combats sont indécis et le général Augereau est bloqué à Arcole par les Autrichiens retranchés derrière l'Alpone. Par trois fois, les Français tentent de franchir le pont. Leur échec rend impossible le plan de Bonaparte qui cherche à tomber sur les arrières de Wurmser dans la région de Villanova.  Bonaparte décide de prendre les opérations en main et quitte Ronco en direction d'Arcole. Les assauts qu'il lance avec les hommes d'Augereau échouent : le pont d'Arcole est tenu par les autrichiens, les généraux Verdier et Lannes sont blessés, Verne est tué. Bonaparte saisit un drapeau et fonce en tête des grenadiers et de leurs officiers à l'attaque du pont, perdant un cheval sous lui, mais la colonne est rompue par la mitraille autrichienne. Bonaparte s'élance sur un pont sous la mitraille. Il tombe dans les marais et s'écrie : « Soldats, en avant pour sauver le général ». Ses grenadiers se ruent en avant. La victoire est à la France.

  • le 15 novembre 1866 : création de la Ligue française de l'enseignement.

C'est le franc-maçon Jean Macé qui en est à l'origine. Il en fait un outil de destruction de l'Ecole chrétienne et prépare les esprits pour les lois maçonniques de Ferry.

  • le 15 novembre 1884 : début de la conférence de Berlin.

Le 15 novembre 1884 s'ouvre la conférence de Berlin, qui réunit quatorze pays, dont la France, l'Italie ou la Russie. Durant cette réunion qui se déroula jusqu'au 15 février 1885, on discuta du règlement de la colonisation sur le continent africain entre les puissances européennes, ainsi que du conflit entre la France et le Belgique au Congo. La conférence aboutit à la libre navigation sur les fleuves Niger et Congo.

  • le 15 novembre 1974 : l'assemblée de l'épiscopat français se prononce contre l'avortement.
  • le 15 novembre 199 : adoption du PACS.

Une étape dans la destruction de la famille est franchie en France.

Posté le 15 novembre 2016 à 06h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

14 novembre 2016

C’est arrivé un 14 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 14 novembre 1805 : Napoléon 1er entre à Vienne.

Le 14 novembre 1805, fort de sa victoire sur la troisième coalition à Ulm, Napoléon 1er fait son entrée à Vienne à la tête de la Grande Armée. L'empereur des Français est au faîte de sa gloire et peut jouir de son triomphe dans la capitale de l'empire autrichien désertée par l'empereur François II de Habsbourg.

  • le 14 novembre 1888 : inauguration de l'Institut Pasteur.

L'Institut Pasteur est inauguré à Paris, le 14 novembre 1888, par le président de la République Sadi Carnot. C'est le premier institut de recherche jamais créé au monde. Il se donne pour objectif l'identification des virus. Financé par une souscription internationale à hauteur de deux millions de francs, il comble les vœux du plus populaire savant qu'ait connu l'humanité et dont il porte le nom...

  • le 14 novembre 1945 : le maréchal Pétain est transféré au fort de la Pierre-levée à l'île d'Yeu.

Voir les chroniques du 23 juillet sur le début et des 14 et 15 août sur la fin de son procès.

  • le 14 novembre 1945 : prière de jésus pour la France dictée à Marcel Van.

Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân en est le premier postulateur. L'acteur de la cause de béatification de Marcel Van est l'association « Les Amis de Van »

Sa vie :

Joachim Nguyen Tan Van naît le 15 mars 1928 à Ngam Giao, petit village situé entre Hanoï et Haiphong dans le nord du Vietnam.

A 4 ans il montre un intérêt peu commun pour la vie des Saints qu'on lui raconte, et le désir de les imiter. A 6 ans, c'est habité d'un grand désir de rencontre avec le Seigneur, qu'il prépare sa première communion : « L'heure a sonné, la minute tant désirée est arrivée. Je m'avance vers la table sainte, l'âme débordante de joie. Je ne manque pas de rappeler sans cesse à Jésus de venir à moi sous la forme d'un tout petit enfant. Je tiens bien serré dans ma main le cierge allumé, symbole du feu de l'amour qui brûle en mon âme. »

Il a 7 ans et comme il ne supporte pas la terreur que le maître fait régner dans l'école du village, sa mère a l'idée de le confier à l'abbé Joseph Nha, curé de Huu Bang, qui accueille des jeunes vietnamiens à son presbytère. Puis Van est admis, début 1942, au petit séminaire de Lang-Son. Van a 14 ans, il se prépare à devenir prêtre et est toujours poursuivi par le désir de la Sainteté, mais rejette cette idée comme une tentation, une ambition orgueilleuse, et demande l'aide de la Sainte Vierge : « O Mère chérie, je vous supplie de me donner un signe qui me permette de comprendre si la pensée qui torture mon cœur vient de Dieu ou du Démon » Celle-ci l'éclaire en l'invitant à lire « Histoire d'une âme », autobiographie de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. La plus belle et la plus consolante étape de son itinéraire spirituel s'ouvre.

Il trouve en Sainte Thérèse une sœur spirituelle qui partage ses désirs : Aimer Dieu de tout son cœur, de toutes ses forces avec la simplicité, l'audace et la confiance d'un enfant : « J'ai compris que Dieu est Amour et que l'Amour s'accommode de toutes les formes de l'amour. Je puis donc me sanctifier au moyen de mes petites actions… Un sourire, une parole, un regard, pourvu que tout soit fait par amour. » Sainte Thérèse l'accompagne dans son quotidien au Séminaire. Il l'entend parler et a de longs colloques avec elle. C'est elle qui lui révèle, à l'automne 1942, qu'il ne sera pas prêtre, mais que Dieu le veut religieux, « Apôtre caché de l'Amour. »

En août 1943, répondant à la révélation de Sainte Thérèse, il demande à entrer chez les Rédemptoristes. Après avoir essuyé plusieurs refus, du fait de sa mauvaise santé, il est finalement admis comme postulant frère, le 17 octobre 1944. Il devient Frère Marcel Van. Il est maintenant dans sa vocation, celle que Dieu a choisi pour lui : « M'étant mis à l'école du Rédempteur, mon seul désir était de mener une vie semblable à la sienne […] Seule cette ressemblance est capable de satisfaire l'amour et de créer l'unité. » Van cherche à se modeler sur Jésus, mais aussi à le découvrir en ses frères : « C'est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur plusieurs. Aussi, il ne faut pas se contenter de lire l'Evangile pour apprendre le secret de la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que Dieu a placés autour de nous et que sont nos frères ! »

Sur fond de guérilla entre la France et les Viet Minh communistes, Van prend l'habit des Rédemptoristes le 8 septembre 1945. On le nomme Frère Marcel. Pendant son année de noviciat, Frère Marcel va vivre des dialogues intimes avec le Seigneur : « Van un seul regard de ta faiblesse suffit à charmer Mon Amour et à attirer Mon Cœur jusqu'à toi. Laisse à Mon Cœur toute liberté de se manifester à toi. » « Je t'ai choisi pour être la mère des âmes ; or c'est à force de souffrances que la mère parvient à faire de ses enfants des personnes de valeur. » A la demande du Père Antonio Boucher qui avait sa tutelle, il commence à mettre par écrit les grâces reçues depuis son enfance.

Le 8 septembre 1946, Van prononce ses premiers vœux. Il est envoyé en février 1950 dans le monastère de Saigon, puis celui de Dalat où il prononce ses vœux perpétuels. Il retournera à Hanoï en 1954. Les Viet Minh communistes tiennent le Nord du Vietnam et Frère Van vivra là en résidence surveillée avec trois autres pères jusqu'à son arrestation en 1955.

Jugé irrécupérable, Van est mis à l'isolement dans un cachot. Fin juin 1959, atteint de tuberculose et de béribéri, il est sorti de son cachot et placé dans une salle commune où il agonisera jusqu'au 10 juillet. Il meurt à 31 ans et 4 mois entouré de catholiques : « En donnant mon cœur à Jésus, Jésus me laisse la liberté d'embrasser en mon cœur toutes les personnes, toutes les âmes que j'aime. Je ne veux pas vivre seul dans l'amour de Jésus ; mon seul désir c'est que beaucoup d'autres âmes mènent la même vie que moi, afin que l'Amour infini de Jésus soit satisfait ».

Cette prière aurait été dictée par le CHRIST le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste MARCEL VAN (1928-1959). Le CHRIST lui aurait dit qu'il apprécierait que les Français la lui récitent.

«Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE !
Daigne la serrer sur ton Cœur ; montre-lui combien tu l'aimes.


Purifie-la ; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT.
Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !


O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité.
Oui, nous nous engageons à travailler d'un cœur ardent à l'extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»


Amen»

 

  • le 14 novembre 2002 : origines chrétiennes de l'Europe.

Jean-Paul II, au Parlement, réaffirme son souhait de voir mentionné l'héritage religieux et chrétien de l'Europe dans le projet de Constitution de l'UE. Cela sera refusé à la demande de la France sous la présidence de J.Chirac !

  • le 14 novembre 2006 : Sarkozy en Algérie.

Sarkozy, Ministre français de l'Intérieur, se déplace au cimetière chrétien de Bologhine (St-Eugène) et au monastère de Tibhérine sur les tombes des moines trappistes assassinés en 1996.

Posté le 14 novembre 2016 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

13 novembre 2016

C’est arrivé un 13 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 13 novembre 867 : décès du pape Nicolas 1er.
    • le 13 novembre 888 : Eudes, comte de Paris, est sacré Roi à Reims.

Il a été précédemment sacré par l'archevêque de Sens, Gautier le 29 février, le jour de son élection. Voir la chronique du jour et celle du 3 janvier jour de sa mort.

  • le 13 novembre 1737 : retour de Laponie de Maupertuis.

Maupertuis rend compte officiellement de son voyage à l'Académie des sciences de Paris et démontre que la Terre est aplatie aux pôles.

  • le 13 novembre 1792 : le Roi Louis XVI, prisonnier.

Le Conventionnel Morisson montre que, sur le plan juridique, il est impossible de juger Louis XVI car il est protégé par la Constitution.

  • le 13 novembre 1805 : Napoléon reçoit à Schönbrunn les clés de Vienne déclarée ville ouverte.

Après avoir fait prisonnière l'armée autrichienne, à Ulm en octobre, et repoussé les Russes, et avant la bataille d'Austerlitz le 02 décembre, Napoléon reçoit les clefs de Vienne à Schönbrunn, le 13 novembre 1805. Il y pénètre le lendemain ; la ville a été déclarée ville ouverte.

  • le 13 novembre 1807 : guerre d'Espagne.

Napoléon se demande comment tirer avantage de l'imbroglio royal espagnol : Talleyrand le pousse à mettre la main sur l'Espagne et Fouché tente de l'en dissuader pour préserver la paix.

  • le 13 novembre 1836 : expédition de Constantine.

Les troupes françaises commandées par le maréchal Clauzel battent en retraite face au bey de Constantine Ahmd. Les Français mal équipés pour le froid sont surpris par la neige et se retirent sans livrer bataille. La conquête de l'Algérie est compromise, Clauzel est immédiatement remplacé par le général Damrémont à la tête de l'Armée d'Afrique.

  • le 13 novembre 1907 : décollage du premier hélicoptère.

Dans les environs de Lisieux, Paul Cornu réussi à s'envoler pour la première fois à bord d'un hélicoptère de sa fabrication. Il atteint l'altitude de 1,5 mètre et son engin pèse 203 kilos. Le mot hélicoptère a été inventé en 1861 par le vicomte Ponton d'Amécourt à partir du grec "helix" (spirale) et "pteron" (aile), mais déjà Léonard de Vinci en avait fait l'ébauche sur certains de ses croquis 4 siècles auparavant.

Posté le 13 novembre 2016 à 05h33 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

12 novembre 2016

C’est arrivé un 12 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 12 ou 15 novembre 607 : mort du pape Boniface III.
  • le 12 novembre 954 : Lothaire est sacré Roi de France à l'abbaye de St Rémi de Reims.

Voir la chronique du 2 mars.

  • le 12 novembre 994 : le corps de Saint Martial est porté en procession solennelle faite avec grandes pompes à travers Limoges.

Les "ostensions septennales limousines" sont inscrites depuis 2013 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, de l'UNESCO. Elles datent de la fin du premier millénaire.

A l'automne 994, une peste atroce, appelée le "mal des Ardents", fait des ravages dans toute l'Aquitaine, en particulier à Limoges. Un feu invisible et secret dévore les membres et les faisait tomber du corps. Les pestiférés meurent par milliers. Les Evêques de l'Aquitaine s'assemblent à Limoges afin d'implorer la miséricorde de Dieu par l'intercession de Saint Martial. Le 12 Novembre 994, on sort le corps de Saint Martial de son sépulcre et dans une procession solennelle faite avec grandes pompes, les Evêques et les fidèles portent les reliques sacrées sur la colline de Mons Gaudii (Mont de la Joie), la plus élevée de Limoges. A partir de ce moment, les pestiférés sont guéris, la peste disparaît.

Les Ostensions sont septennales depuis 1512, et honorent de nombreux saints limousins. Le Limousin était autrefois appelé la "terre des saints". A Limoges, on vénère particulièrement Saint Martial, l'apôtre de l'Aquitaine, Saint Aurélien son successeur, Sainte Loup, et Sainte Valérie.

En 2016, ont été célébrées les 72e Ostensions Limousines, dans 20 localités, du 21 février au 13 novembre.

  • le 12 novembre 1437 : entrée dans Paris de Charles VII.

Après dix-neuf ans d'absence, le Roi Charles VII (1403-1461) entre triomphalement dans Paris, sa capitale s'étant rendue après avoir chassé les troupes anglaises. C'est le point d'orgue de la campagne de reconquête entamée depuis la libération d'Orléans grâce à sainte Jeanne d'Arc (1429). La guerre de libération s'achève par la signature du traité d'Arras (1435) avec Philippe III de Bourgogne. La France est désormais presque entièrement libérée du joug anglais. La victoire de Castillon-la-Bataille en 1453, contre les Anglais, achève le succès du Roi et met fin à la guerre de Cent Ans.

  • 12 novembre 1567 : mort du Connétable Anne de Montmorency.

Filleul de la Reine Anne de Bretagne, fils de Guillaume de Montmorency et d'Anne Pot, Anne de Montmorency, Baron des Baux est confié à dix ans à la maison de François d'Angoulême, futur François Ier, pour son instruction. Il devient ainsi l'ami du futur Roi de France.

Participant aux Guerres d'Italie dès la fin du règne de Louis XII, Anne de Montmorency se distingue à Ravenne en 1512 et à Marignan trois ans plus tard. En 1521, il défend victorieusement Mézières avec Pierre du Terrail Chevalier de Bayard. Prisonnier après la défaite de Pavie avec François Ier, il est libéré avant son Roi, et participe à la négociation de la rançon de ce dernier. Nommé Grand-Maître de France, il est en charge des affaires courantes de la Maison du Roi.

Après la mort de François Ier en 1547, Henri II prend Anne de Montmorency à son service et élève la Baronnie de Montmorency en Duché-Pairie de France. Loyal envers Henri II, il se heurte à la famille des Guise. Après la mort d'Henri II en 1559, il sert François II puis Charles IX. Il meurt à soixante-quatorze ans le 12 novembre 1567 après avoir battu une armée de Huguenots en Plaine de Saint-Denis.

  • le 12 novembre 1652 : Condé coupable de lèse-majesté.

Le 12 novembre 1652, Louis XIV, qui vient de rentrer triomphalement dans Paris le 21 octobre, déclare coupables du crime de lèse-majesté le prince de Condé, sa sœur la duchesse de Longueville et quelques autres seigneurs coupables d'avoir participé à la Fronde des Princes. Condé est déchu de ses dignités et gouvernements ; le 27 mars 1654, le Parlement le condamne même à mort. C'est seulement après la paix des Pyrénées avec l'Espagne que les proscrits rentreront en grâce auprès du Roi-Soleil.

  • le 12 novembre 1765 : les Bretons refusent les nouveaux impôts.

Louis XV rassemble les Parlementaires bretons et les somme d'accepter la levée de 2 sols supplémentaires par livre : 68 magistrats sur 86 refusent de se soumettre, ils sont arrêtés, dispersés et éloignés de Rennes. Cette révolte a lieu dix ans avant celle des « Bonnets rouges » lors de la révolte du « papier timbré ».

  • le 12 novembre 1793 : les Vendéens prennent Avranches.

Les prisonniers Bleus sont relâchés et leurs blessés soignés. Le 21 novembre suivant les Bleus perpètrent le massacre d'Avranches où 800 Vendéens sont exterminés : des malades et des blessés de la Virée de Galerne !

  • le 12 novembre 1848 : l'Algérie est officiellement proclamée "territoire français".
  • le 12 novembre 1890 : le « toast d'Alger ».

Le cardinal Charles Lavigerie, archevêque d'Alger, prend prétexte d'une visite de l'escadre française de la Méditerranée dans sa ville pour porter un toast à la République...

Le prélat, à 65 ans, jouit en France et dans le monde d'un immense prestige dû à son ouverture d'esprit et à son action missionnaire. Il a fondé les Pères blancs et les Soeurs missionnaires de Notre-Dame d'Afrique. Deux ans plus tôt, en 1888, il s'est aussi lancé dans une vigoureuse campagne contre l'esclavage...

Le pape Léon XIII souhaite en finir avec les querelles sans fin entre l'Église catholique et les dirigeants laïques de la IIIe République, qui divisent la France et empêchent les catholiques de participer à la vie politique de leur pays. Il fait donc appel au cardinal pour amorcer le « Ralliement » des catholiques au «gouvernement actuel de leur pays».

Mais la guerre religieuse française n'est pas terminée, l'Affaire Dreyfus va raviver la fracture entre les deux France! Les lois de 1901 et 1905 marqueront la victoire des anticatholiques. Il faudra la première guerre mondiale et les comportements exemplaires de milliers de prêtres dans les tranchées pour que la république se montre plus conciliante.

  • le 12 novembre 1895 : création de l'Automobile-Club.

Le constructeur Français, le marquis de Dion, crée à Paris l'Automobile-Club de France. L'association a pour objectif de faire connaître le monde automobile et organise de nombreuses courses. L'Automobile-Club est le créateur du premier Grand Prix de l'histoire automobile en 1906, avec le Grand Prix de l'Automobile-Club de France.

  • le 12 novembre 1900 : clôture de l'Exposition universelle.

50 860 801 visiteurs y ont assisté.

  • le 12 novembre 1937 : inauguration de l'aéroport du Bourget

En présence du Président de la République, Albert Lebrun, le Ministre de l'Air Pierre Cot inaugure l'aéroport international du Bourget. Construit en réponse à une très forte augmentation du trafic aérien, l'aérogare a été conçue par l'architecte Georges Labro. Il sera sérieusement endommagé par les bombardements pendant la guerre.

  • le 12 novembre 1942 : arrestation du général Weygand par les Allemands.
  • le 12 novembre 1954 : lu dans le Chicago Tribune du jour.

«Le jour même où l'Assemblée nationale française a voté par 466 voix contre 98, le maintien en prison du maréchal Pétain incarcéré depuis 5 ans pour trahison, le gouvernement français a accédé à la requête de l'URSS consistant à permettre au leader communiste français Maurice Thorez de s'envoler pour Moscou. C'est le même Thorez qui abandonna son poste dans l'armée français quand l'Allemagne a frappé, en 1940. Il s'est enfui en URSS, où il a trouvé un asile pendant toute la guerre. C'est un pur acte de trahison. Mais Thorez n'a jamais été jugé pour cela. Il est retourné en France après que le pays eut été libéré par l'armée américaine et fut nommé vice président du gouvernement d'après guerre, de ce gouvernement qui devait condamner Pétain pour collaboration avec l'Allemagne.»

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 246)

Posté le 12 novembre 2016 à 05h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

11 novembre 2016

Saint Martin, apôtre des Gaules

Saint Martin est un grand protecteur de la France. Dans le passé de très grandes grâces ont été données à la France le jour de sa fête, par exemple l'armistice de 1918. Si nous nous unissons aujourd'hui pour lui adresser la prière suivante pour notre pays, nous obtiendrons certainement encore l'aide du ciel :

"Mon Dieu, en l'honneur de la fête de Saint Martin, nous vous demandons la grâce de venir au secours de la France et d'avoir des dirigeants selon votre coeur".

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Posté le 11 novembre 2016 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 11 novembre 397 : mise en terre de saint Martin à Cande; 1600 ans de vénération

Saint Martin de Tours est vénéré depuis 16 siècles dans nos régions. Près de 4.000 églises lui sont dédiées en France, soit l'équivalent du nombre des églises dans tous les autres pays ! Et pas loin de 450 en Belgique dont plus de 250, rien qu'en Wallonie, sans compter les multiples chapelles.

Il s'éteint à l'âge de 81 ans en 397, à Cande. Sa dépouille est ramenée au cimetière gallo-romain situé à l'ouest de la cité de Tours, et enterrée le 11 novembre. Il devient très vite le premier saint non martyr vénéré en occident.

Son corps fait l'objet d'une extraordinaire dévotion à tel point que l'évêque Perpetus fait construire un grand sanctuaire. A une première chapelle succède une première basilique que visiteront les Rois mérovingiens.

C'est sous le signe de Saint Martin et Saint Hilaire que Clovis place sa victoire de 507. Saint Martin devient le patron des Francs. Et il l'est toujours.

Les Rois de France Capétiens se déclarent "abbés laïcs de St Martin de Tours", c'est à dire protecteurs officiels du sanctuaire.

 

Sa chape est attestée dès 678 dans le trésor royal de France et portée comme talisman dans les batailles (Chape; cape, d'où provient le mot chapelle) sa couleur donnera, selon certains auteurs, le bleu au drapeau de la France.

Un capitulaire de Charlemagne spécifie en 810-813 que St Martin fait partie des fêtes d'obligation et les pèlerinages à son tombeau se succèdent.

Ce qui suit est tiré du blog : sur les pas des saints :

http://surlespasdessaints.over-blog.com/

 

Lisons le récit de l'Eglise, qui s'étend avec complaisance sur les derniers moments de son illustre fils, vraiment dignes en effet d'être admirés par tous.

 

«Martin était né à Sabarie en Pannonie. Comme il atteignait sa dixième année, il courut malgré ses parents à l'Eglise et s'y fit inscrire parmi les catéchumènes. Parti à quinze ans pour l'armée, il  servit sous Constance d'abord et ensuite sous Julien. Un jour qu'à Amiens, un pauvre mendiant nu lui demandait l'aumône au nom de Jésus-Christ, n'ayant rien que ses armes et le vêtement dont il était couvert, il partagea sa chlamyde avec le pauvre. Or, la nuit suivante, le Christ lui apparut couvert de cette moitié de manteau, et il disait : Martin catéchumène m'a revêtu de ce vêtement. [La moitié du paquetage des officiers leur appartenait, l'autre était la propriété de l'empereur ; en d'autres termes, le futur St Martin a donné TOUT ce qui était à lui.]

A dix-huit ans, il fut baptisé. Renonçant dès lors à la vie militaire, il se rendit près d'Hilaire, évêque de Poitiers, qui le mit au nombre des acolytes de son église. Fait par la suite évêque de Tours, il mena une vie très sainte avec quatre-vingts moines, dans le monastère qu'il y bâtit. Saisi à Cande, bourg de son diocèse, d'une fièvre très grave, il priait instamment Dieu qu'il le délivrât de cette prison mortelle. Ce qu'entendant, ses disciples le suppliaient : Père, pourquoi nous abandonnez-vous ? A qui nous laissez-vous dans notre malheur? Et Martin, ému de leurs larmes, disait à Dieu : Seigneur, si je suis encore nécessaire à votre peuple, je ne refuse pas le travail.

 

Et comme, malgré la violence de la fièvre, ses disciples le voyaient prier constamment tourné vers le ciel, ils le supplièrent de se laisser changer de position quelque temps, pour que le mal prît quelque relâche et lui permît de reposer. Mais Martin: Laissez-moi, dit-il, regarder le ciel plutôt que la terre, pour que mon âme sur le départ trouve son chemin vers le Seigneur. Comme la mort approchait, voyant l'ennemi du genre humain, il dit : Que fais-tu là, bête cruelle ! Tu ne trouveras rien en moi pour toi. Ce fut en prononçant ces mots, qu'âgé de quatre-vingt-un ans, il rendit à Dieu son âme. Elle fut reçue par le chœur des Anges, dont plusieurs personnes ouïrent les divines mélodies, spécialement l'évêque de Cologne saint Séverin.

 

Oraison de saint Martin, l'un des saints protecteurs de la France

 

O vous st Martin, qui fûtes si charitable avec le pauvre, venez au secours de notre pauvre France ! Vous dont le tombeau est glorieux, auprès duquel Clovis s'est définitivement converti et où sont venus se recueillir tant de nos Rois, intercédez encore pour la conversion des français afin que, la Fille aînée de l'Eglise, puisse accomplir sa mission rédemptrice sur le monde. Nous vous en supplions. Ainsi soit-il.

 

St Martin est le patron : des hôteliers, des cavaliers, des tailleurs, des chapeliers, des faïenciers et des papetiers. La chape de saint Martin servait d'étendard aux rois francs.

Il était jadis invoqué par les femmes soumises aux brutalités des maris ivrognes ; c'est pourquoi il est devenu le principal intercesseur pour les problèmes d'alcoolisme.

 

Extraits de l'homélie prononcée à l'occasion du rétablissement de l'Ordre de saint Benoît à Ligugé, le 25 novembre 1853 (St MARTIN et les miracles):

« Toutefois, je ne crains pas de le dire, l'apôtre populaire de la Gaule, le convertisseur des campagnes restées en grande partie païennes jusque-là, le fondateur du christianisme national, fut principalement saint Martin. Et d'où vint à Martin, sur tant d'autres grands évêques et serviteurs de Dieu, cette prééminence d'apostolat ? Placerons-nous Martin au-dessus de son maître Hilaire ? S'il s'agit de la doctrine, non pas assurément; s'il s'agit du zèle, du courage, de la sainteté, il ne m'appartient pas de dire qui fut plus grand du maître ou du disciple ; mais ce que je puis dire, c'est qu'Hilaire fut surtout un docteur, et que Martin fut surtout un thaumaturge. Or, pour la conversion des peuples, le thaumaturge a plus de puissance que le docteur; et, par suite, dans le souvenir et dans le culte des peuples, le docteur est éclipsé, il est effacé par le thaumaturge.

« On parle beaucoup aujourd'hui de raisonnement pour persuader les choses divines : c'est oublier l'Ecriture et l'histoire; et, de plus, c'est déroger. Dieu n'a pas jugé qu'il lui convînt déraisonner avec nous. Il a affirmé, il a dit ce qui est et ce qui n'est pas ; et, comme il est Dieu; par des œuvres, non par des raisons : non in sermone, sed in virtute ; non par les arguments d'une philosophie humainement persuasive : non in persuasibilibus humanae sapientiae verbis, mais par le déploiement d'une puissance toute divine : sed in ostensione spiritus et virtutis. Et pourquoi ? En voici la raison profonde : Ut fides non sit in sapientia hominum, sed in virtute Dei : afin que la foi soit fondée non sur la sagesse de l'homme, mais sur la force de Dieu. On ne le veut plus ainsi aujourd'hui ; on nous dit qu'en Jésus-Christ le théurge fait tort au moraliste, que le miracle est une tache dans ce sublime idéal. Mais on n'abolira point cet ordre, on n'abolira ni l'Evangile ni l'histoire. N'en déplaise aux lettrés de notre siècle, n'en déplaise aux pusillanimes qui se font leurs complaisants, non seulement le Christ a fait des miracles, mais il a fondé la foi sur des miracles ; et le même Christ, non pas pour confirmer ses propres miracles qui sont l'appui des autres, mais par pitié pour nous qui sommes prompts à l'oubli, et qui sommes plus impressionnés de ce que nous voyons que de ce que nous entendons, le même Jésus-Christ a mis dans l'Eglise, et pour jusqu'à la fin, la vertu des miracles. Notre siècle en a vu, il en verra encore ; le quatrième siècle eut principalement ceux de Martin.

« Opérer des prodiges semblait un jeu pour lui ; la nature entière pliait à son commandement. Les animaux lui étaient soumis : Ah Hélas! s'écriait un jour le saint, les serpents m'écoutent, et les hommes refusent de m'entendre. » Cependant les hommes l'entendaient souvent. Pour sa part, la Gaule entière l'entendit ; non seulement l'Aquitaine, mais la Gaule Celtique, mais la Gaule Belgique. Comment résister à une parole autorisée par tant de prodiges? Dans toutes ces provinces, il renversa l'une après l'autre toutes les idoles, il réduisit les statues en poudre, brûla et démolit tous les temples, détruisit tous les bois sacrés, tous les repaires de l'idolâtrie. Etait-ce légal, me demandez-vous ? Si j'étudie la législation de Constantin et de Constance, cela l'était peut-être. Mais ce que je puis dire, c'est que Martin, dévoré du zèle de la maison du Seigneur, n'obéissait en cela qu'à l'Esprit de Dieu. Et ce que je dois dire, c'est que Martin, contre la fureur de la population païenne, n'avait d'autres armes que les miracles qu'il opérait, le concours visible des anges qui lui était parfois accordé, et enfin, et surtout, les prières et les larmes qu'il répandait devant Dieu lorsque l'endurcissement de la multitude résistait à la puissance de sa parole et de ses prodiges. Mais, avec ces moyens, Martin changea la face de notre pays. Là où il y avait à peine un chrétien avant son passage, à peine restait-il un infidèle après son départ. Les temples du Dieu vivant succédaient aussitôt aux temples des idoles ; car, dit Sulpice Sévère, aussitôt qu'il avait renversé les asiles de la superstition, il construisait des églises et des monastères. C'est ainsi que l'Europe entière est couverte de temples qui ont pris le nom de Martin. »

La mort ne suspendit pas ses bienfaits ; eux seuls expliquent le concours ininterrompu des peuples à sa tombe bénie. Ses nombreuses fêtes au cours de l'année, Déposition ou Natal, Ordination, Subvention, Réversion, ne parvenaient point à lasser la piété des fidèles. Chômée en tous lieux, favorisée par le retour momentané des beaux jours que nos aïeux nommaient l'été de la Saint-Martin, la solennité du XI novembre rivalisait avec la Saint-Jean pour les réjouissances dont elle était l'occasion dans la chrétienté latine. Martin était la joie et le recours universels. »

Aussi Grégoire de Tours n'hésite pas à voir dans son bienheureux prédécesseur le patron spécial du monde entier ! Cependant moines et clercs, soldats, cavaliers, voyageurs et hôteliers en mémoire de ses longues pérégrinations, associations de charité sous toutes formes en souvenir du manteau d'Amiens, n'ont point cessé de faire valoir leurs titres à une plus particulière bienveillance du grand Pontife. La Hongrie, terre magnanime qui nous le donna sans épuiser ses réserves d'avenir, le range à bon droit parmi ses puissants protecteurs. Mais notre pays l'eut pour père : en la manière que l'unité de la foi fut chez nous son œuvre, il présida à la formation de l'unité nationale ; il veille sur sa durée; comme le pèlerinage de Tours précéda celui de Compostelle en l'Eglise, la chape de saint Martin conduisit avant l'oriflamme de saint Denis nos armées au combat. Or donc, disait Clovis, « où sera l'espérance de la victoire, si l'on offense le bienheureux Martin ? » 

 

Les dictons populaires de la SAINT MARTIN

 

De nombreux dictons se rapportent à la fête de Saint Martin.

Certains se rapportent aux travaux des vignerons; constatant que la fermentation du vin est terminée :

  • "A la St Martin,  tout moût est vin"
  • "A la St Martin, le moût passe le vin."

D'autres admettant implicitement ce fait rappellent que le moment est venu de goûter le vin :

  • "Pour la St Martin, Enferme ta paille et taste ton vin "
  • "A la St Martin faut gouster le vin, Nostre Dame après (21 nov), pour boire il est prêt"

S'il n'est pas nécessaire d'attendre la fête de Notre-Dame pour le boire, il est sage de ne pas abuser du vin nouveau:

  • "Pour la Saint Martin, âne qui ne boit du vin, âne deux fois, qui trop en boit"

Quelques dictons conseillent de tirer le vin et de bonder les tonneaux en ce jour:

  • "A la St Martin, bonhomme bonde ton vin "
  •    "A la St Martin, tire ton vin"

Si la récolte a été satisfaisante, on peut maintenant boire "le bon vin" celui qui est resté des années précédentes:

  • "A la St Martin, boit-on le bon vin"
  • "St Martin boit le bon vin, et laisse l'eau courre au moulin"

Il était d'usage anciennement, et ce l'est encore dans certaines régions, de manger une oie grasse à la St Martin:

  • "A la St Martin, bonde ta barrique, vigneron fume ta pipe, mets l'oie au toupin et convie ton voisin"

Selon la tradition, l'os du bréchet de cette oie permet de prévoir le temps qu'il fera en hiver; s'il est très rouge, la saison sera froide, s'il est blanc, elle sera douce. Cela nous amène tout naturellement au temps généralement particulièrement clément aux alentours du 11 novembre. Les dernières journées de temps ensoleillé et relativement doux sont habituellement observées en novembre dans cette période appelée "l'été de la Saint Martin".

  • "En novembre, quand il fait bia timps on dit que c'est l'été de Saint Martin"
  • "A la Toussaint Commence l'été de la Saint Martin"

 

  • le 11 novembre 1215 : le pape Innocent III ouvre le concile Latran IV.

Les issues en sont :

  • la réglementation de la confession (confession auriculaire mais non publique ; confession et communion sont obligatoires au moins une fois l'an, à Pâques ;
  • la mise en place des curés par l'affectation d'un prêtre à une paroisse et ayant en charge les âmes de celle-ci ;
  • une « révolution féminine » : Seuls les mariages où les deux conjoints (hommes et femmes) ont publiquement exprimé leur consentement sont autorisés. Avant l'avis de la femme était impensable. L'Eglise aura beaucoup de mal à changer les mentalités
  • le 11 novembre 1417 : fin du grand schisme d'Occident, élection du pape Martin V.

Le 11 novembre 1417, à Constance, un concile met fin au Grand Schisme d'Occident. Oddone Colonna est élu pape et prend le nom de Martin V. Il doit remplacer les trois papes rivaux Grégoire XII, décédé le 18 octobre précédent, Benoît XIII et Jean XXIII. Il réinstalle définitivement la papauté à Rome.

  • le 11 novembre 1500 : traité de Grenade.

Louis XII, Roi de France, et Ferdinand, roi de Castille, se partagent le royaume de Naples qu'ils ont conquis sur les princes Aragonais.

  • le 11 novembre 1903 : suppression des religieuses infirmières dans les hôpitaux de la Marine.

Puis la république les supprime dans tous les hôpitaux militaires, le 1er janvier 1904.

  • le 11 novembre 1918 : à Rethondes, signature de l'armistice.

L'Allemagne capitule. La Première Guerre mondiale aura fait près de 9 millions de morts.

  • le 11 novembre 1940 : manifestation interdite sur les Champs Elysées.

L'occupant nazi interdit tout rassemblement et manifestation autour de la tombe du soldat inconnu pour l'anniversaire de l'armistice. Interdit perçu comme un outrage pour beaucoup de jeunes élevés dans le culte des morts de la Grande Guerre. La mobilisation est immédiate, spontanée : la rumeur d'un rassemblement le 11 novembre à l'Etoile se propage de bouche à oreille dans les lycées parisiens. Quelques milliers de jeunes de tous horizons politiques et sociaux, accompagnés de moins jeunes osent aller au tombeau du Soldat inconnu crier leur hostilité à l'occupant allemand, et scander « Vive de… , vive de… » Ils le paient de nombreuses arrestations.

  • le 11 novembre 1942 : occupation de la zone « libre »

Le 11 novembre 1942, Hitler déclenche l'opération « Attila ». En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940. À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se saborde pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains de ses alliés les Anglais !

A Vichy, le gouvernement cherche à faire partir le Maréchal pour Alger. Celui-ci refuse en pleine cohérence avec son discours du 13 juin 1944 :

«En ce qui me concerne, hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain. Je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères. »

Alors que ses détracteurs affirmeront qu'il avait peur de l'avion, le maréchal refusant de partir, dit à son secrétaire général :

« Je brûlerais ma gloire ! »

Il fait le sacrifice absolu ; celui de sa réputation. Et le 24 décembre suivant, dans son message aux Français il rappelle :

« En juin 1940, je vous avais promis de rester parmi vous. J'ai tenu ma promesse […] Mon honneur à moi est de rester à ce poste face au danger […] au milieu d'une population malheureuse. »

 

 

  • le 11 novembre 1946 : premier vol du SO.6000 Triton, le premier avion à réaction français.

Posté le 11 novembre 2016 à 04h56 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

10 novembre 2016

La Grande Guerre des hommes de Dieu à Versailles et à La Roche sur Yon

Unknown-30L'exposition DRAC sur La Grande Guerre des hommes de Dieu" sera présente

- du 11 au 20 novembre 2016 à la mairie de Versailles, avec présentation des panneaux et dédicace de l'ouvrage éponyme d'Alain Toulza les 15 et 16 novembre de 15h à 19h

- du 14 au 18 novembre 2016 (second jeu de panneaux) à l'ICES de La Roche sur Yon dans le cadre du colloque "de Tannenberg à Verdun, la guerre totale" avec conférence d'Alain Toulza le 14 novembre à 20h15 et dédicace de son ouvrage à partir de 15h.

Posté le 10 novembre 2016 à 13h57 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 10 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 10 novembre 461: mort du pape saint Léon Ier.

Il est élu le 29 septembre 440 ; voir la chronique du jour.

  • le 10 novembre 1241 : décès du pape Célestin IV.
  • le 10 novembre 1449 : libération de la ville de Rouen.

Le 10 novembre 1449, après plus de 30 ans d'occupation anglaise, la ville de Rouen est libérée par le Roi de France Charles VII qui fait une entrée solennelle dans la ville. Cette victoire du Roi de France fait partie d'une plus grande liste de reconquêtes de territoires français abandonnés aux Anglais durant la guerre de Cent Ans. D'autres victoires permettront au Roi Charles VII de mettre progressivement fin à cette guerre entre la France et l'Angleterre.

  • le 10 novembre 1549: décès du pape Paul III.
  • le 10 novembre 1555 : le Brésil colonie française ?

L'amiral français Nicolas Durant de Villegagnon accompagné 600 colons débarque dans la baie de Guanabara (Brésil). Il y fait construire Fort-Coligny et Henryville. Mais des disputes théologiques éclatent au sein de la colonie. En 1567, les Portugais détruisent ce qui reste des établissements et fondent Rio de Janeiro. Un des membres de l'expédition française, le moine André Thévet, rentrera avec une herbe encore inconnue : le tabac. Mais c'est à un familier de Catherine de Médicis, Jean Nicot, que l'herbe empruntera son nom (nicotine)...

  • le 10 novembre 1597 : Montmorency bat les protestants à St-Denis.
  • le 10 novembre 1630 : Richelieu et la «Journée des Dupes»

Le 10 novembre 1630, en présence de Louis XIII, le cardinal de Richelieu se confronte à la reine mère Marie de Médicis qui est devenue son adversaire le plus déterminé. Il l'emporte le lendemain, au terme d'une «Journée des Dupes», et peut dès lors mettre toute son intelligence au service de la monarchie.

 

            

Richelieu                                Louis XIII

À la tête du Conseil du Roi, ou Conseil d'En Haut, depuis 1624 grâce à la reine mère, Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, a mis au pas la noblesse, prompte aux duels et aux révoltes. Il a aussi combattu avec efficacité les protestants de l'intérieur et leurs alliés anglais. Après le siège de La Rochelle et l'Édit d'Alès, il ne reste plus grand-chose de l'ancienne grandeur des protestants français.

Richelieu voudrait maintenant garantir la tranquillité de la France sur ses frontières. Il se dispose à combattre la maison catholique des Habsbourg qui, d'un côté, gouverne l'Espagne et, de l'autre, les États autrichiens.

Le 10 novembre, en son palais du Luxembourg (l'actuel siège du Sénat), la reine-mère sermonne son fils et l'adjure de se séparer de Richelieu. Elle lui reproche en vrac de ménager les protestants, d'opprimer la noblesse et de se désintéresser du bien-être du peuple. Richelieu entre et à genoux défend sa cause. Louis XIII tourne les talons et se retire à Versailles, où il possède un modeste relais de chasse. Les courtisans croient en la victoire de la reine et s'inclinent devant elle.

Là-dessus, le Roi fait appeler Richelieu...lui renouvelle sa confiance dans l'intimité de son relais de chasse, promettant de ne jamais se séparer de lui ; il tiendra parole.

Un courtisan, Bautru, comte de Serrant, prononce alors la fameuse phrase: «C'est la journée des dupes !»

Ayant les mains libres en France, Richelieu entre tardivement dans la guerre de trente ans. Elle s'achèvera par le traité de Westphalie qui :

  • règle les problèmes religieux allemands,
  • règle l'organisation politique allemande sous garanties française et suédoise (libertés allemandes),
  • assure la paix européenne (cas de l'Alsace),
  • fait du Français la langue diplomatique.

     

  • le 10 novembre 1793 : Notre Dame de Paris temple de la Raison.

Après avoir subi le vandalisme de la Révolution, Notre-Dame de Paris se voit imposer une nouvelle religion et devient « temple de la Raison ». La Commune de Paris décide d'y installer le culte de l'Etre suprême. Instaurée par les déistes pour surplomber et incarner la république et ses valeurs, cette nouvelle religion est dans l'esprit de la Convention le moyen de remplacer définitivement la foi catholique.

La révolution montre par là qu'elle est avant tout un mouvement religieux et non politique. Si Louis XVI a été guillotiné dix mois plus tôt c'est à cause de son refus de la constitution civile du clergé qui transformait aussi les dogmes de la foi Catholique.

  • le 10 novembre 1859 : Traité de Zurich.

La signature du traité de Zurich vient mettre un terme à la guerre qui oppose l'empire d'Autriche à la France et au Royaume de Piémont-Sardaigne. Les Autrichiens cèdent à la France la province de Lombardie, qu'elle donne à son tour à la Savoie. En contrepartie, l'Autriche peut conserver la Vénétie, ainsi que les forteresses de Mantoue et Peschiera. En 1860, le Royaume de Piémont-Sardaigne donnera à la France le comté de Nice et le duché de Savoie, condition ayant motivé sa participation à la campagne d'Italie.

  • le 10 novembre 1994 : le journal "Paris-Match" révèle la fille "cachée" de Mitterrand, Mazarine Pingeot.
  • le 10 novembre 1994 : Rome soutien Dom Gérard Calvet, traîné devant les tribunaux pour avoir lutté contre l'avortement.

Le cardinal Silvio Oddi écrit à Dom Gérard traîné devant la justice française à cause de la loi Neiertz.

« Parce que divine, l'Eglise défend les droits de la personne humaine. La vie de l'innocent est un don précieux de Dieu. Comme ce fut rappelé au Mont Sinaï, nul homme n'a le droit de tuer l'innocent, sinon il en répondra devant le tribunal de Dieu. Par votre action pacifique et priante, vous avez voulu, avec vos amis à Grenoble défendre le faible et l'opprimé.

De telles manifestations pourront-elles réveiller la conscience du peuple de France ? Que Dieu vous aide, je suis avec vous par la prière avec Jean Paul II. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré pages 418 et 419). Voir les chroniques du 24 octobre, du 6 décembre, du 10 juin et du 4 juillet,)

  • le 10 novembre 2001 : inondations à Alger.

Les inondations de Bab el Oued font plus de 800 morts. Valeurs Actuelles est le seul journal français à reprendre une dépêche de l'AFP soulignant que le maire d'Alger se trouve à Paris pour le week-end, où il venait de toucher le RMI !

Posté le 10 novembre 2016 à 04h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

09 novembre 2016

C’est arrivé un 9 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 09 novembre 1399 : début du règne de Jean V.

Ce jour débute le règne de Jean V, duc de Bretagne, fils du duc Jean IV. Jean V n'a que 10 ans lorsque son père décède, et c'est donc sous la tutelle de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, que Jean V commence à exercer sa fonction de duc de Bretagne. Aux côtés des Français pendant la guerre de Cent Ans, Jean V défie à de nombreuses reprises les Anglais, et ce, tout au long de ses 42 années de règne. Il décède en 1442.

  • 22 août - 9 novembre 1621 : fin du siège de Montauban.

Pour comprendre comment le Roi Louis XIII et le cardinal de Richelieu ont restauré l'unité de l'Etat en France il faut voir la chronique du 22 août sur le début du siège, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas.

  • le 09 novembre 1630 : Louis XIII, de retour à Paris après avoir pacifié le Royaume, ne s'installe pas au Louvre qui est en travaux, mais à l'hôtel des Ambassadeurs.
  • le 09 novembre 1729 : signature du Traité de Séville entre la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne

Le traité de Séville du 9 novembre 1729 met fin à la guerre entre l'Angleterre, la France et l'Espagne de 1727 à 1729. Il est également signé par les Pays-Bas, mais plus tard. La Grande-Bretagne conserve le contrôle de Minorque et de Gibraltar, ainsi que le monopole des échanges commerciaux. En contrepartie, la reine d'Espagne, Elisabeth Farnèse, 1692 obtient le soutien de la Grande-Bretagne pour la succession du duché de Parme et la Toscane.

  • le 09 novembre 1799 : coup d'état du 18 brumaire préparé par Sieyès, Talleyrand, Fouché, Ducos et Bonaparte.

La Convention est devenue le Directoire entre 1795 et 1799, puis le Consulat, de 1799 à 1804, deux dénominations qui ne changent rien à l'anarchie permanente dans laquelle vit la France. Il s'agit de la même république, des mêmes hommes sous un autre nom. L'anarchie débouche sur le coup d'Etat des 18 et 19 Brumaire (9 et 10 novembre 1799) qui feront, in fine, Bonaparte Consul.

L'Eglise est forcée, en échange de la liberté de culte, à abandonner les biens du clergé devenus nationaux, à accepter la démission de tous les évêques. Le Concordat est suivi d'Articles organiques qui le contredisent, et s'ingèrent dans la discipline ecclésiastique et le dogme. Bonaparte reconnaît et organise les cultes protestant et Israelite.

Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à Saint Cloud. 10 novembre 1799 par François Bouchot.

  • le 09 novembre 1804 : Joseph Bonaparte est nommé Grand Maître du GODF.
  • le 09 novembre 1846 : Pie IX publie la lettre encyclique "Qui Pluribus", sur le rationalisme et l'infaillibilité.

Le pape affirme qu'il n'y a pas d'opposition entre la foi et la raison, toutes les deux étant issues de Dieu.

  • le 09 novembre 1882 : un condominium franco-britannique est institué en Égypte.
  • le 09 novembre 1918 : révolution an Allemagne et proclamation de la République de Weimar.
  • le 09 novembre 1938 : la "Nuit de Cristal" en Allemagne.

Goebbels, ministre Allemand de la propagande, dénonce un complot juif contre l'Allemagne et incite les nazis à se soulever contre les juifs. Dans la nuit dans toutes les grandes villes des milliers de militants nazis s'attaquent aux synagogues, magasins et maisons des juifs. Les affrontements font 91 morts et plus de 10 000 prisonniers juifs. Hitler donne, par la suite, à ces forfaits le nom de "Nuit de Cristal". La communauté juive est taxée d'une amende d'un milliard de marks pour cause de tapage nocturne.

  • le 09 novembre 1940 : dissolution des syndicats.
  • le 09 novembre 1943 : De Gaulle reconnu président unique du CFLN (Comité français de la libération nationale).
  • le 09 novembre 1970 : mort de Charles De Gaulle.

Charles De Gaulle meurt « paisiblement », au cours d'une réussite, dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Eglises. Certains de ses proches n'ont pas la même version.

  • le 09 novembre 1972 : le Cardinal Daniélou est élu à l'Académie Française.
  • le 09 novembre 1989 : chute du Mur de Berlin.

Les autorités est-allemandes annoncent que les personnes désirant se rendre à l'ouest peuvent "passer par tous les postes frontières entre la RDA et la RFA ou par Berlin-Ouest." A partir de 22h00 des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontières. Déjà le 7 novembre, un million de manifestants à Berlin-Est avait entraîné la démission collective du gouvernement communiste. Après 28 ans de séparation entre l'est et l'ouest, le mur de la honte s'écroule entraînant bientôt dans sa chute le communisme soviétique.

Voir la chronique du 25 mars sur la consécration du monde et de la Russie au Cœur immaculé de Marie par le pape saint Jean Paul II.

Posté le 9 novembre 2016 à 04h41 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 novembre 2016

C’est arrivé un 8 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 08 novembre 955 : mort du pape Agapet II.
  • le 08 novembre 618 : mort du pape saint Adéodat 1er.
  • le 08 novembre 1202 : départ de la 4ème Croisade.

L'armée de la 4ème croisade quitte Venise, la galère du doge Dandolo étant à la tête de 480 vaisseaux.

 

 

 

 

 

 

  • le 08 novembre 1047 : élection du pape Benoit IX (troisième du nom).
  • le 08 novembre 1226 : mort de Louis VIII.

Atteint de dysenterie, le Roi de France meurt à Montpensier en Auvergne, alors qu'il revenait de croisade contre les hérétiques albigeois. Louis VIII est un Roi très remarquable pour plusieurs raisons :

  • il a déjà, à son accession au trône, à 36 ans, une longue et heureuse expérience des responsabilités. En 1214, tandis que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, lui-même bat le roi d'Angleterre Jean sans Terre à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou.
  • l'année suivante, les barons anglais déposent leur roi et proposent la couronne à Louis. Le prince débarque en Angleterre en mai 1216, mais Jean sans Terre a le bon goût de mourir sur ces entrefaites. Louis se fait battre le 20 mai 1217 devant le château de Lincoln par les troupes anglaises, sous le commandement du régent d'Angleterre Guillaume le Maréchal (70 ans), tournoyeur réputé «le meilleur chevalier du monde». Le prétendant se retire non sans avoir négocié une forte indemnité par le traité de Kingston. Notons que c'est le seul débarquement armé qui ait eu lieu en Angleterre depuis Guillaume le Conquérant !
  • il est le père de Saint Louis.

Voir aussi les chroniques du 5 septembre, jour de sa naissance, du 6 août sur son sacre à Reims, et du 2 juillet, sur la victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou.

  • le 08 novembre 1627 : La rochelle est totalement isolée.

Un débarquement français chasse les Anglais de l'île de Ré. La Rochelle ne peut plus recevoir d'aide extérieure.

  • le 08 novembre 1673 : Colbert fonde la Compagnie du Sénégal.

Le Roi Louis XIV lui en donne l'ordre, pour remplacer la Compagnie des Indes Occidentales.

  • le 08 novembre 1790 : lancement du vaisseau "Les États de Bourgogne".

C'est un 3-ponts de 118 canons, dessiné par Sané ; techniquement c'est le bateau le plus accompli d'Europe.

Maquette du Musée de la Marine à Paris

  • le 08 novembre 1793 : exécution de Mme Roland de La Platière.

Son mari, ministre de l'intérieur, avait protesté contre les massacres de septembre. Arrêtée et guillotinée 5 mois après, elle s'écrie en passant devant une statue de la liberté :

«  O liberté que de crimes on commet en ton nom ! »

  • le 08 novembre 1806 : le maréchal Ney fait capituler Magdebourg

C'est la fin d'un siège débuté le 22 octobre. Ney fait 22 000 prisonniers (dont 20 généraux, 800 officiers), s'empare de 800 canons et de nombreux magasins.

  • le 08 novembre 1808 : le ministre de l'Intérieur Fouché fait arrêter et expulser le Père Varin, directeur des "Pères de la Foi".
  • le 8 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l'Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« Le 8 novembre, les autorités décident d'en finir. Un serrurier est réquisitionné. Il monte à l'abbaye, encadré par le commissaire de police et par douze gendarmes qui traînent une charrette remplie de cordes, d'échelles et d'outils. Devront-ils escalader les murailles ? Le commissaire réitère les sommations, et le père Hermann lui oppose une nouvelle fin de non-recevoir. Pendant que le serrurier s'attaque à la grille, les gendarmes défoncent à la hache une autre porte qui finit par s'ouvrir. Au bruit des coups, les religieux se sont rassemblés dans l'abbatiale. C'est là que les trouve le commissaire de police, ceint de son écharpe, le décret d'expulsion à la main. Le révérend père Boulbon lit une protestation, qui se conclut par cette sentence : « Nous sommes dans le douloureux devoir de vous déclarer que, vous et vos commettants, vous tombez sous le poids de l'excommunication majeure réservée au pape. »

Décontenancées, les forces de police n'osent troubler l'office que les moines se mettent à chanter.

Après avoir reçu la bénédiction de leur supérieur, les moines quittent l'église, sur la porte de laquelle les scellés sont apposés. Pendant que les fidèles restés sur place sont évacués, les religieux sont poussés dans les voitures affrétées par la préfecture. Escortés par les gendarmes et les dragons, ils quittent le couvent, cédant à la force. Dehors, la foule chante Provençau e Catouli, le cantique de la Provence catholique.

Près de 2 000 hommes de troupe ont été mobilisés pour chasser 37 moines. Dans les jours suivants, la presse internationale ironisera sur une armée française qui, par cet exploit, croit tenir sa revanche de Sedan. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre.

  • le 08 novembre 1942 : débarquement des Alliés en Afrique du Nord

Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l'Algérie. L'intervention alliée, appelée "opération Torch", est menée par le commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight Eisenhower. Au même moment François Darlan, le second de Pétain, se trouve à Alger. Darlan signera peu après la reddition d'Alger. En représailles, l'Allemagne envahira le sud de la France, la zone libre, le 11 novembre.

Lorsque le maréchal Pétain apprend le débarquement allié en Afrique du Nord (où ne participe aucun gaulliste) : «Il semblait avoir rajeuni de 20 ans. Ses yeux bleus étaient clairs et pétillants. Il semblait heureux comme un pape, il m'a raccompagné en chantonnant», témoigne le chargé d'affaires américain à Vichy.

Cité dans le N°180 de Le Maréchal (page 25) et rapporté par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 214)

  • le 8 novembre 1997 : la loi réformant le Service national paraît au JO.

Ce dernier est « universalisé » et concerne les jeunes hommes et les jeunes filles, mais est en même temps suspendu. Et non supprimé comme beaucoup de média le disent par erreur.

  • le 08 novembre 2005 : le président Chirac décrète en Conseil des ministres l'état d'urgence suite aux émeutes dans les banlieues françaises.

Posté le 8 novembre 2016 à 04h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

07 novembre 2016

7 novembre à Castres : conférence sur l'abbé Jean-Pierre Palanquet, prêtre réfractaire

Cette conférence gratuite aura lieu Place du 1er mai à Castres lundi 7 novembre 2016 à 17h30 (contact : 05 63 35 31 50) :

906855707"L’abbé Jean-Pierre Palanquet était curé de Cuq-lès-Vielmur depuis prés de 25 ans lorsque les États Généraux sont réunis dans l’enthousiasme général au printemps 1789. L’Assemblée nationale constituante adopte notamment la loi portant constitution civile du clergé : elle sera le point de départ de divergences graves au sein du clergé et de la population, en résonance avec les guerres étrangères et civiles qui éprouvent la France.

Les prêtres en général et les réfractaires en particulier, comme Palanquet, seront la cible de mesures impitoyables tendant à la déchristianisation et à la « déprêtrisation » de la France ; elles feront sentir leur rigueur avant et bien après la chute de Robespierre, jusqu’à la mise en œuvre du Concordat et des articles organiques, à partir de 1802. L’abbé Palanquet fut du petit nombre des « prêtres buissonniers » qui sont passés à travers la tourmente."

Posté le 7 novembre 2016 à 09h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

C’est arrivé un 7 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 7 novembre 1373 : décès de Jean de Dormans.

Evêque de Lisieux en 1359, puis de Beauvais en 1360, créé cardinal en 1368, il fonde le collège de Beauvais à Paris deux ans plus tard. C'et lui qui représente la France lors de la signature du Traité de Brétigny. Il tient alors la fonction de garde des Sceaux du Roi Jean II «Le bon», fonction qu'il garde avec Charles V. Jean de Dormans meurt à Paris.

  • le 7 novembre 1455 : début du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.

Ce jour commence le second procès de Jeanne d'Arc. Après avoir été condamnée à mort en 1431, elle va être réhabilitée. Le pape Calixte III, récemment élu, saisit l'occasion de la reprise de Rouen en 1449 par les troupes royale du Roi Charles VII pour lancer ce nouveau procès.

Le premier jugement est cassé ; celle qui est une sainte aux yeux de tout le Royaume est réhabilitée officiellement.

  • le 7 novembre 1603 : Pierre de Gua, sieur de Monts, obtient la concession pour l'Acadie.

Le Roi Henri IV accorde à Pierre de Gua la concession pour l'Acadie, où il va fonder Port-Royal en 1604.

  • le 7 novembre 1659 : signature du traité des Pyrénées.

C'est au milieu de la Bidassoa, rivière du pays basque qui sur une partie de son cours marque la frontière entre la France et l'Espagne, que Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol. Cela se passe sur l'île des faisans. Le traité met fin à 24 ans d'hostilités entre les deux pays. Il est scellé par le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée du roi d'Espagne Philippe IV. En dot, la France reçoit le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et quelques places fortes de Flandres et de Lorraine et 50 000 écus d'or. Le Grand Condé se voit pardonner ses trahisons.

  • le 7 novembre 1733 : premier Pacte de famille.

La France et l'Espagne s'allient contre l'Autriche par le Traité de l'Escurial, lors de la guerre de succession de Pologne. En échange de son aide militaire, l'Espagne reçoit la promesse de récupérer Naples et la Sicile que détient l'Autriche.

  • le 7 novembre 1787 : édit de Versailles.

Signé par le Roi Louis XVI ce jour, il est enregistré au parlement le 29 janvier 1788. Il est aussi appelé « édit de tolérance », car il donne aux non catholiques de France un statut juridique et civil. Le catholicisme reste la religion d'État du Royaume.

  • le 7 novembre 1801 : Alessandro Volta fait, devant le général Bonaparte la démonstration de sa pile électrique.

Bonaparte demande à ce qu'une médaille d'or soit décernée à l'inventeur, il le fait comte et le pensionne. Les volts, unités de tension électrique, tirent leur nom de celui de Volta.

  • le 7 novembre 1815 : une ordonnance royale rend obligatoire l'enseignement primaire.
  • le 7 novembre 1852 : Louis Napoléon proclamé empereur des Français.
  • le 7 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l'Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

Le 7 novembre 1880 est un dimanche. Pour saluer la foule venue les soutenir, les assiégés lancent un ballon : les militaires abattent l'engin.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 8 novembre.

  • le 7 novembre 1894 : le Suprême Conseil de France donne l'autonomie à ses loges.

La Grande Loge de France naît de là.

  • le 7 novembre 1918 : une délégation allemande vient négocier à Rethondes.
  • le 7 novembre 1920 : pose de la première pierre de la future Basilique du Sacré-Cœur nouvelle église à Marseille.

Elle est construite dans le quartier du Prado, pour commémorer la peste de 1720 et servir de mémorial de la Première Guerre mondiale.

  • le 7 novembre 1921 : ouverture du procès d'Henri Désiré Landru.
  • le 7 novembre 1933 : le premier tirage de la Loterie nationale.

Un certain Paul Bonhoure emporte cinq millions de francs.

  • le 7 novembre 1932 : naissance de Vladimir Volkoff, écrivain français.
  • le 7 novembre 1961 : la France réalise son premier essai nucléaire souterrain.
  • le 7 novembre 1964 : création de la CFDT.

Un congrès décide de déconfessionnaliser la CFTC. La scission provoque la création de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).

  • le 7 novembre 2000 : le Sénat adopte la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915.

Et le génocide Vendéen, alors ?

  • le 7 novembre 2001 : relaxe de DSK.

Dominique Strauss-Kahn est relaxé dans le cadre de l'enquête sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF).

  • le 7 novembre 2005 : premier mort des émeutes de 2005.

Un homme de 61 ans est frappé mortellement à Stains (Seine-Saint-Denis). Au bas de son immeuble il essayait d'éteindre un feu de poubelles.

Posté le 7 novembre 2016 à 04h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

06 novembre 2016

10 novembre : conférence sur Galliéni à La Flèche

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Posté le 6 novembre 2016 à 17h33 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 6 novembre 1003 : mort du pape Jean XVII.
  • le 6 novembre 1032 : mort du pape Jean XIX.
  • le 6 novembre 1406 : mort du pape Innocent VII.
  • le 6 novembre 1603 : le Roi Henri IV impose une taxe de 30% sur les marchandises en provenance ou à destination des pays de la monarchie espagnole.
  • le 6 novembre 1613 : mort de Martin Ruzé de Beaulieu.

Martin Ruzé de Beaulieu, seigneur de Beaulieu, de Longjumeau et de Chilly, naît à Tours vers 1526. C'est un homme politique français qui sert successivement les Rois Henri III, Henri IV et Louis XIII. Il reçoit, entre autres fonctions, celle de Secrétaire d'État de la Maison du Roi. D'une fidélité et d'une probité exceptionnelles, il meurt à Paris le 6 novembre 1613.

  • le 6 novembre 1659 : mort de Jérôme Le Royer, seigneur de La Dauversière.

Né à La Flèche, le 18 mars 1597, il est le fondateur de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1636 et un des fondateurs de Ville-Marie, la future Montréal.

D'une famille bretonne, il est admis au Collège royal de La Flèche, tenu par les Jésuites en 1608. C'est là, qu'il découvre la Nouvelle France. Le 2 février 1630, après la messe de la Purification et alors qu'il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l'ancienne chapelle du château des Carmes, Jérôme Le Royer de La Dauversière se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres et des malades et à établir un Hôtel-Dieu sur l'île de Montréal, en Nouvelle-France.

Avec l'abbé Jean-Jacques Olier, il décide la création d'une société d'associés, la Société Notre-Dame de Montréal. Jérôme Le Royer et ses associés font l'acquisition de l'île de Montréal, qui appartient alors à l'intendant du Dauphiné et conseiller d'état Jean de Lauzon. Voir la chronique du 7 août. Le 27 février 1642, à Notre-Dame de Paris, les Associés choisissent de nommer la future colonie de l'île de Montréal « Ville-Marie », en l'honneur de la Sainte Vierge (Voir la chronique du jour).

Ils vont confier le gouvernement civil et militaire de la future colonie à Paul Chomedey de Maisonneuve, qui débarque sur l'île le 17 mai 1642, date de la fondation de Ville-Marie.

Jérôme Le Royer de La Dauversière rentre à La Flèche, où il meurt le 6 novembre 1659. Sa cause de béatification est ouverte à Rome et Benoit XVI l'a proclamé Vénérable.

  • le 6 novembre 1792 : victoire française de Jemmapes.

L'armée révolutionnaire Française, constituée de 40 000 volontaires, remporte une victoire contre l'Autriche en Belgique. Le Duc de Saxe-Tesch doit évacuer le pays et le général Dumouriez en prend possession pour la France. La première bataille « républicaine » puisque la monarchie a été abolie le 21 septembre précédent.

Le dogme des frontières naturelles commence ses ravages ; il fait partie, avec la déchristianisation de la France, des fameux « acquis de la révolution ».

Député de Paris à la Convention, Georges Danton ébauche le dogme des «frontières naturelles» (aussi appelé des «grandes limites») pour justifier les conquêtes de la république française après la victoire de Jemmapes. Il déclare à la tribune de l'assemblée, le 31 janvier 1793 :«Les limites de la France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points : l'Océan, au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées». Lazare Carnot récidive le 14 février 1793 : «Les limites anciennes et naturelles de la France sont le Rhin, les Alpes et les Pyrénées».

Cette politique va provoquer la formation contre la France d'une première coalition européenne et se solder, 23 ans plus tard, par la défaite de Waterloo et l'affaiblissement irrémédiable du pays.

  • le 6 novembre 1793 : Philippe-Egalité meurt sur l'échafaud.

Louis-Philippe Joseph d'Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Il est accusé de vouloir restaurer la monarchie à son profit, ce dont il ne s'était jamais caché. Grand maître du Grand Orient de France, il est considéré comme étant à l'origine des problèmes d'approvisionnements en nourriture de Paris à la fin des années 1780 ; et comme celui qui financera les bas fonds de Paris pour attaquer la Bastille. Fervent révolutionnaire, le Duc d'Orléans est cousin de Louis XVI. Lors du procès du Roi de France il n'hésite pas à voter sa mort. En 1792, il décide de prendre le nom de Phillippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d'avril. Son fils deviendra roi des Français, et non Roi de France, en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.

  • le 6 novembre 1804 : les résultats officiels du plébiscite en faveur de l'Empire sont inscrits au "Bulletin des Lois".

L'Empire est adopté par un vote dit « national » (seuls 1/5 des Français ont eu le droit de voter).

  • le 06 novembre 1836 : mort de Charles X.

Mort de Charles X, en exil depuis son abdication le 2 août 1830, emporté par le choléra à Graffemberg, en Autriche, âgé de 69 ans alors qu'il était en exil. Sa dépouille n'a jamais été transférée dans la crypte des Bourbons de la basilique Saint-Denis.

  • le 6 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l'Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

Suite au refus de la veille, un capitaine et un gendarme sont dépêchés afin de demander une nouvelle fois l'ouverture des portes. Ils essuient un nouveau refus.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 8)

Voir les chroniques du 5, 7 et 8 novembre.

  • le 06 novembre 1917 : début de la "révolution d'octobre" en Russie.

Dans la nuit, 10 000 bolcheviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s'emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg). Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d'hiver où siège la Douma et renversent la monarchie. Selon le calendrier Julien en cours en Russie, nous sommes alors le 25 octobre.

  • le 6 novembre 1941 : le général Weygand fait célébrer avec éclat le centenaire de la création des troupes indigènes.

Sur le champ de course des Caroubiers à Alger se déploient les fastes de leur épopée. Il fait reconstituer devant les Allemands de la commission d'armistice, totalement médusés, un fait d'armes qui value en 1918, la croix de la légion d'honneur au drapeau du VII RTA. Il fait ensuite défiler les 3000 musulmans d'Alger décorés de la médaille militaire.

Un italien de cette commission écrira dans son rapport :

«Je viens de voir cette armée d'Afrique qui a l'orgueil d'une armée qui n'a pas été vaincue ! »

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64

 

  • le 6 novembre 1941 : mort de Marie Émile Maurice Leblanc.

Marie Émile Maurice Leblanc est un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers et d'aventures ; c'est lui qui crée le personnage d'Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. Né le 11 décembre 1864, à Rouen il meurt le 6 novembre 1941, à Perpignan.

  • le 06 novembre 1955 : la France renonce au Maroc.

Le président du Conseil Edgar Faure, reconnaît Mohammed Ben Youssef comme sultan du Maroc. Le gouvernement français renonce ainsi au protectorat instauré dans le pays depuis 1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerres d'indépendance en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées pour l'Algérie. Le sultan Mohammed V rentre au Maroc le 16 novembre et l'indépendance est officiellement proclamée le 2 mars 1956.

  • le 06 novembre 1956 : les Britanniques, les Français et les Israéliens acceptent le cessez-le-feu réclamé par l'ONU.
  • le 06 novembre 2004 : Gbagbo agresse l'armée française

L'aviation ivoirienne effectue un raid contre les troupes françaises à Bouaké (9 morts, 34 blessés). Les forces de l'opération Licorne répondent par la destruction des moyens aériens ivoiriens.

Posté le 6 novembre 2016 à 04h45 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

04 novembre 2016

Les livres de Jean Sévillia ont libéré la parole

Jean Sévillia est le rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine. L’écrivain et journaliste est surtout connu pour ses “Ecrits historiques de combat” parmi lesquels figurent 3 ouvrages indispensables : Historiquement correct, Moralement correct et Le terrorisme intellectuel.

Depuis des années, contre la bien-pensance, Jean Sévillia s’efforce de rétablir un certain nombre de vérités que l’histoire officielle se refusait de diffuser. Grâce à un travail inlassable, l’auteur a permis de contrebalancer un passé réécrit où règne le manichéisme et l’anachronisme. Aujourd’hui, les Français peuvent porter un regard différent sur certains événements historiques comme la Révolution française et les guerres de Vendée.

Pour Jean Sévillia, qui a été le premier intellectuel à dénoncer le politiquement correct, une véritable “révolution conservatrice” avance à visage découvert en France, malgré des maux qui ont pour nom le relativisme (le “tout à l’égo” raillé par Régis Debray) ou le multiculturalisme. Les Editions Perrin ont eu l’excellente idée de réunir les principaux essais historiques de Jean Sévillia en un seul ouvrage enrichi et réactualisé. Cela donne une somme indispensable pour comprendre que le rôle de Sévillia, pour reprendre une belle formule d’Albert Camus, est “d’empêcher que le monde se défasse”. 

Posté le 4 novembre 2016 à 20h16 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 04 novembre 1380 : sacre de Charles VI.

Charles VI de Valois n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l'antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de « Vive le Roi de France ! Montjoie Saint Denis ! ». A cette occasion, est confirmée la suppression des fouages décidée à la fin du règne précédent (les fouages étaient un impôt extraordinaire perçu sur chaque ménage (on dit aussi feu ou foyer). Voir les chroniques du 21 octobre et du 03 décembre.

Commentaires (tirés de La constitution de l'ancienne France de Bernard Basse) : Que représente le sacre du Roi de France? En quoi il diffère de celui des autres souverains ?

La Royauté, donc en quelque sorte sa constitution, s'articule autour de deux principes fondamentaux :

  • le pouvoir est d'origine divine et revêt par conséquent un caractère religieux et sacré (principe du droit chrétien ou divin) ;
  • le pouvoir est exercé par une seule personne, mais dans certaines limites fixées par la loi (principe du gouvernement monarchique tempéré par la légitimité).

Le commentaire de ce jour ne porte que sur le premier principe : l'origine divine et nature sacrée du pouvoir royal (principe du droit divin aussi appelé du droit chrétien).

Depuis la révolution et les philosophes, il est courant de penser que la souveraineté vient du peuple. L'Occident en général, et la France en particulier, ne se sont pas construits sur ce postulat. Cette question a fait l'objet de nombreux débats à l'assemblée, en 1958, quand le gouvernement préparait la rédaction de la constitution de la Vème république.

A la base se trouve l'idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Sant Paul «Epitre aux Romains XIII-1). Il n'y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n'est pas la royauté qui est d'institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnu qu'elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalu jusqu'après la révolution.

Mais, il y a deux manières de comprendre cela : considérer que le pouvoir du chef vient de Dieu, mais par l'intermédiaire des hommes, qui l'ont choisit comme chef; ou bien, le Roi reçoit sa puissance directement de Dieu, sans que la nation ait part à la désignation. Le souverain apparaît alors comme l'Elu de Dieu. Les deux conceptions ont prévalu successivement dans l'histoire de France. Sous Louis XIV, c'est la seconde qui a prévalu. La doctrine politique du droit divin est une déformation de la doctrine chrétienne du droit divin. La révolution vient de là.

Conséquences de ce principe :

1. Le Roi doit être catholique - loi de catholicité ou d'orthodoxie :

C'est la loi de catholicité qui a poussé Henri IV à abjurer sa foi protestante, pour recevoir légitimement la couronne de France. L'édit d'Union, de 1588, formule cette loi clairement et la qualifie de loi fondamentale du royaume. Elle remonte en fait au pacte de Tolbiac et au baptême de Clovis et de ses guerriers à Noel 496. Un pacte formel est passé là entre la France et l'Eglise. Cette alliance fait du Roi et de la France, le fils et la fille Aînée de l'Eglise, qui s'engagent à défendre la chrétienté contre toutes les attaques dont elle serait victime. La France n'est pas un Etat laïc, mais confessionnel. Il doit favoriser le développement de la religion catholique. C'est aussi cette loi qui fait du clergé le premier des 3 ordres.

2. Le Roi est un personnage sacré - loi de sacralité :

Détenteur d'un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d'une façon particulière, à la manière d'un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n'est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c'est dire le « tenant-lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C'est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu'à Louis XVI, ont été sacrés avec l'huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n'y a pas d'âge pour être sacré ; Reims n'est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

3. La  personne du Roi est inviolable - loi d'inviolabilité :

C'est la conséquence immédiate de la loi de sacralité. Elle explique la vénération extraordinaire dont tous les Rois ont été l'objet de la part du peuple de France, profondément religieux. Porter la main sur le Roi est un crime de lèse-majesté, c'est-à-dire un sacrilège !

4. Le  Roi est un homme - loi de masculinité :

Appliquée en 1316 à la mort de Louis X, sa fille Jeanne est écartée du Trône ; en 1322, le Roi Philippe le Long n'a que des filles, c'est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Cette loi écarte aussi les hommes descendant des Rois de France par les femmes ; c'est pourquoi Edouard III d'Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce. Ce n'est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, mais un statut religieux.

  • le 04 novembre 1793 : mort du « Saint du Poitou », Louis Marie de Lescure.

Louis de Lescure, peinture de Robert Lefèvre, 1818

Louis-Marie de Salgues, Marquis de Lescure naît à Paris le 16 Octobre 1766, et entre à 13 ans à l'école militaire. Il ressort à 16 ans, et adopte en grandissant une attitude toute contraire à celle de son père. Alors que ce-dernier s'adonne au jeu et au libertinage (laissant de fortes dettes derrière lui), Louis-Marie devient un homme pieux et austère.

Il épouse le 27 Octobre 1791, à 25 ans, Marie-Louis Victoire Donissan, future Marquise de la Rochejacquelein. En 1792, alors que Lescure est à Paris avec sa femme, le peuple attaque le château des Tuileries. Il cherche à secourir le Roi et à entrer dans le bâtiment, en vain. Le lendemain, il fuit Paris, où être aristocrate et royaliste est devenu dangereux, pour retourner à Bressuire.

Il s'engage en 1793 dans l'Armée Royale Catholique, à la tête des poitevins du Bressuirais, s'empare de Thouars le 5 mai, La Châtaigneraie le 12 mai, Fontenay le Comte le 16 puis le 25 mai, Saumur le 9 juin, bataille où il sera blessé. A Chatillon, il attaque par surprise l'armée républicaine, qui est anéantie. Mais alors que son cousin Marigny veut voir tous les Bleus périr, Lescure l'arrête et laisse les fuyards saufs. On le surnomme alors le Saint du Poitou.

Il subit quelques défaites: l'offensive de Luçon d'abord, mais aussi l'absence de secours porté à Bonchamps à Clisson, préférant attaquer Saint-Fulgent avec Charette. Et lors de l'attaque de Tremblaye (près de Cholet), il reçoit une balle dans la tempe. C'est mourant, trainé dans une berline qu'il effectue aux côté des vendéens la virée de Galerne.

Il meurt le 4 Novembre 1793 de ses blessures entre Ernée et Fougères, ville où eurent lieu ses funérailles. Il a le temps d'écrire à sa femme :

« Je vais te quitter. C'est mon seul regret et aussi de n'avoir pu remettre le Roi sur le Trône. Je te laisse au milieu d'une guerre civile, grosse et avec un enfant. Déguise-toi et cherche à passer en Angleterre. Quant à moi je meurs tranquille. Assurément j'ai péché mais j'ai toujours servi Dieu avec piété ; j'ai combattu et je meurs pour lui ; j'espère en sa miséricorde.»

Lettre citée par de F.M.Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de chiré, page 82)

  • le 04 novembre 1826 : le palais Brongniart est inauguré

Le palais Brongniart est achevé et prêt à abriter la Bourse de Paris. Napoléon confia la réalisation de l'édifice à Alexandre Théodore Brongniart dès 1808. Ce dernier élabora les plans du monument mais mourut en 1813, avant son aboutissement. Achevée par Labarre, son œuvre architecturale abritera les activités boursières françaises pendant plus d'un siècle. Les échanges à la criée disparaîtront au cours du XXe siècle. La 13 juillet 1987, l'immense corbeille sera démontée, laissant la place à l'informatisation. Voir les chroniques du 30 mars du 24 septembre.

  • le 4 novembre 1848 : promulgation de la constitution de la seconde république.

La nouvelle Constitution promulguée ce jour prévoit que le président sera élu au suffrage universel direct pour quatre ans et non rééligible, qu'il nommera et révoquera les ministres et les hauts fonctionnaires, et qu'il disposera de la force armée. Le pouvoir législatif est du ressort d'une assemblée de 750 membres élus pour trois ans au suffrage universel. L'Assemblée ne peut être dissoute par le président. Le judiciaire reste indépendant et les juges sont inamovibles.

  • le 04 novembre 1904: début de l'affaire des fiches.

Jean Guyot de Villeneuve interpelle le gouvernement et apporte la preuve de l'implication du ministre de la guerre le général André. A la chambre des députés, ce dernier est giflé à deux reprises par le député nationaliste du IIème arrondissement, Gabriel Syveton. André, ancien ministre de la Guerre dans le gouvernement d'Émile Combes, avait fait rédiger par des francs-maçons des fiches de renseignements sur les opinions religieuses des officiers français. Le 15 novembre, le général André est contraint de démissionner.

L'incident est caractéristique du conflit entre l'Église et le gouvernement de la IIIe République, que d'aucuns qualifient de «république des francs-maçons». La chasse aux sorcières sévit alors dans toutes les administrations, depuis que le gouvernement Waldeck-Rousseau, dont la loi sur la liberté d'associations soumet par son article 13 les congrégations religieuses en leur création à une autorisation préalable.

En janvier 1902, le Conseil d'État avait imposé que l'autorisation préalable concernerait désormais toute école où enseignerait ne fût-ce qu'un « congrégationniste ». Dans une célèbre circulaire adressée aux préfets le 20 juin 1902, Émile Combes écrit : «Votre devoir vous commande de réserver les faveurs dont vous disposez seulement à ceux de vos administrés qui ont donné des preuves non équivoques de fidélité aux institutions républicaines. Je me suis mis d'accord avec mes collègues du cabinet pour qu'aucune nomination, qu'aucun avancement de fonctionnaire appartenant à votre département ne se produise sans que vous ayez été au préalable consulté».

Désireux de son côté de favoriser l'avancement des officiers républicains anticléricaux, le ministre de la Guerre, le général André, n'attend pas l'arrivée de Combes à la présidence du Conseil. Il lance une vaste enquête interne sur les opinions religieuses des gradés : vont-ils à la messe? Ont-ils envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques?...

Près de vingt mille fiches (à l'époque la France avait encore une armée) sont établies par les francs-maçons de la loge du Grand Orient de France, fer de lance de la lutte contre l'Église et confiées au bureau des fiches pour vérification. La campagne des fiches a pour effet de bloquer l'avancement de certains officiers, compétents mais jugés trop proches de l'Église, comme Ferdinand Foch dont le frère est jésuite! Elle favorise par ailleurs la promotion d'officiers républicains athées et laïcs mais incompétents, ce qui aura des conséquences désastreuses sur les premiers engagements de la Grande Guerre, dix ans plus tard.

Beaucoup d'officiers indûment promus (dont près de la moitié des 425 généraux !) seront alors «limogés» en catastrophe, autrement dit affectés à des bases éloignées du front comme Limoges (d'où l'origine du verbe «limoger», inventé pour l'occasion. L'excellent livre de Pierre Rocolle, écrit sur ce sujet : « L'hécatombe des généraux », aux éditions Lavauzelle raconte dans le détail les conséquences de cette affaire.

Il est à noter que le seul général qui reste à un poste de commandement du début à la fin de la guerre est le seul que la république n'a jamais honoré : le général de Castelnau. C'est lui qui sauve Nancy des armées allemandes par son héroïque résistance au Grand-Courronné, en arrêtant la marche du prince Ruprecht de Bavière par une attaque de flanc ; c'est lui qui prolonge son action vers l'Est et, par la victoire de la trouée de Charmes, empêche les armées françaises d'être tournées par la droite, ce qui rendra possible leur redressement ; c'est lui qui, en juin 1915, nommé au commandement du groupe d'armées du centre, dirige l'offensive de Champagne du 25 septembre 1915. En quelques jours il fait 25000 prisonniers, prend 125 canons et contrôle une zone de plusieurs kilomètres de profondeur en territoire allemand ; enfin c'est lui qui prend les premières mesures de sauvegarde, avant l'arrivée de Pétain, à Verdun. Quand Pétain arrive, le front est stabilisé grâce au général de Castelnau. Mais, après la guerre, il fait trembler la république avec sa Fédération Nationale Catholique, seul mouvement politique depuis la révolution qui réussit à faire descendre dans la rue plus de trois millions de personnes pour une manifestation. Quand ce général, surnommé par ses ennemis politiques « le capucin botté » parle à la chambre des députés, la chambre « bleu horizon », tout le monde écoute en silence. Tous respectaient cet homme aux qualités exceptionnelles qui avait payé un lourd tribut à la guerre où ses trois fils furent tués.

Pour être parfaitement objectif, il faut reconnaître que le gouvernement Fillon accepta, enfin, qu'une promotion de Saint-Cyr portât ce nom.

  • le 04 novembre 1916: Einstein présente sa théorie et la relativité générale.
  • le 04 novembre 1956: l'armée soviétique intervient à Budapest pour mettre fin à l'insurrection.

Les troupes soviétiques entrent dans la capitale hongroise afin de mettre un terme à l'insurrection, qui sévit depuis le 23 octobre. Moscou n'a pas supporté le comportement du chef du gouvernement Imre Nagy, qui a formé un gouvernement de coalition quelques jours plus tôt. Les négociations sont interrompues tandis que János Kádár met en place un gouvernement d'opposition, soutenu par l'URSS. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelque 2000 chars soviétiques. Ils sont totalement écrasés. Plus de 25 000 d'entre eux périssent à Budapest, tandis qu'une dizaine de milliers d'autres sont déportés. La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines. Quant à Imre Nagy, il sera arrêté et conduit en Roumanie, avant d'être exécuté en 1958.

  • le 4 novembre 1970 : le Concorde 001 atteint deux fois la vitesse du son, Mach 2.
  • le 4 novembre 1960 : annonce du président De Gaulle.

Il annonce « une Algérie algérienne qui aura un gouvernement, ses institutions et ses lois. » Voir la chronique du 28 août où il affirme exactement l'inverse.

Posté le 4 novembre 2016 à 04h36 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

03 novembre 2016

C’est arrivé un 03 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 03 novembre 1226 : Blanche de Castille nommée régente.
  • le 03 novembre 1388 : Charles VI prend le pouvoir.

Une assemblée du Conseil du Roi se tient au palais épiscopal de Reims, pour retirer aux oncles du monarque la régence. Ils sont de plus en plus impopulaires. Dans un mois, le Roi aura vingt ans. Les ducs de Bourgogne et de Berry sont remerciés.

  • le 03 novembre 1637: Notre Dame apparaît à Frère Fiacre, avec le futur Louis XIV dans les bras.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

« N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » rapporte le manuscrit des archives du couvent (conservé à la Bibliothèque Nationale, contresigné du vicaire général et du prieur de l'époque).

Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte. Voir les chroniques du 10 février, du 15 aout et du 5 septembre.

  • le 03 novembre 1762 : Traité de Fontainebleau.

Après l'échec de la guerre de 7ans, la France cède secrètement la Louisiane à l'Espagne pour lutter contre l'hégémonie britannique dans la région.

  • le 03 novembre 1867: bataille de Mentana.

Les 7000 volontaires garibaldiens, les chemises rouges, tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Le roi d'Italie attendra la défaite de la France face à la Prusse pour se saisir de la ville de Rome et en faire sa capitale.

La colonne est écrasée à Mentana par les soldats pontificaux qui bénéficient du soutien d'un contingent français commandé par le général de Failly, aide de camp de l'empereur Napoléon III. Pour les militaires français, c'est un franc succès. «Les chassepots ont fait merveille», dit-on à l'état-major à propos des nouveaux fusils sur lesquels on avait quelques inquiétudes. La formule scandalise l'opinion libérale furieuse de voir la France défendre l'Eglise.

Les Français ne poursuivent pas Garibaldi, personnage populaire dans le monde entier. Le rebelle est arrêté près de Florence par les carabiniers italiens. Il est libéré trois semaines plus tard sur la promesse de ne plus quitter son île de Caprera...promesse qu'il ne respectera évidemment pas.

L'empereur avait jusque là soutenu la cause des nationalistes italiens. Tiraillé entre ses sympathies nationalistes et ses engagements envers la papauté et les catholiques français, il combat désormais ses anciens amis. 

  • le 03 novembre 1870 : début du siège de Belfort.

Le maréchal prussien Moltke à la tête de 40 000 hommes établit un siège à Belfort. La ville est gouvernée par le colonel français Denfert-Rochereau qui va la défendre pendant 104 jours. Belfort ne se rendra qu'après la capitulation française et sur ordre du gouvernement, le 18 février 1871.

  • le 03 novembre 1898: le capitaine Marchand reçoit l'ordre d'évacuer Fachoda.
  • le 03 novembre 1881: la 1ère pierre de la basilique en l'honneur de Jeanne d'Arc, dédiée à Saint-Michel, est posée à Domrémy, au bois Chenu où elle entendit ses voix.
  • le 03 novembre 1925 : premier journal parlé radiodiffusé depuis la Tour Eiffel.
  • le 03 novembre 1959 : le président De Gaulle prononce un discours devant l'Ecole militaire de St-Cyr sur la défense française.

Il annonce la nécessité de développer la force nucléaire française. L'ONU s'y oppose, poussée par les Américains qui chercheront par tous les moyens à empêcher la France d'acquérir l'arme de la souveraineté.

Posté le 3 novembre 2016 à 04h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

02 novembre 2016

Repentance pour tout sauf pour les crimes de la Révolution

Lu dans Les Echos :

T"De Jacques Chirac à François Hollande, les présidents français se sont fait un devoir de regretter les heures sombres de la République française. Quand se décideront-ils à commémorer les massacres de la Révolution ?

Ces dernières semaines, nous avons découvert que le président de la République faisait autre chose que de consacrer ses journées à parler à des journalistes, afin d'édifier sa gloire dans une kyrielle de recueils d'entretiens exclusifs, bientôt à peu près aussi nombreux que les livres composant « La Comédie humaine ». Il fait autre chose : il se repent. Un peu, du bout des lèvres, pour les insultes qu'il profère aux uns - les magistrats, qui seraient des lâches - et les sarcasmes qu'il inflige aux autres - les pauvres « sans-dents ». 

Mais, surtout, abondamment, et à micros grands ouverts, pour les crimes et fautes commis par la République française dans le passé récent ou lointain. Rarement dénués d'arrière-pensées électorales, ces exercices de repentance font mouche. La semaine dernière : les Tsiganes incarcérés par Vichy, et oubliés par la République jusqu'en 1946. Il y a trois semaines : les harkis, qui se sont battus pour la France et que la République a si mal traités, comme des soldats que l'on abandonne à l'ennemi. Et, de mai à juillet, les anniversaires commémorant la colonisation, la rafle du Vél'd'Hiv, et d'autres horreurs commises par la République française.

[...] Tir groupé sur le XIXe siècle de la colonisation et le XXe siècle vichyste, et gaulliste. Mais pas un mot, pas une ligne, pas une stèle, pour les dizaines de milliers de victimes des crimes fondateurs de la République française, à savoir les exactions de la Terreur. Des massacres de septembre 1792 au génocide vendéen, des 17.000 guillotinés du Comité de salut public aux chasses aux catholiques menées par les hébertistes, les crimes et exactions de la Révolution française, en particulier du 10 août 1792 au 28 juillet 1794, sont aussi abondants dans les faits que timidement racontés dans les manuels d'histoire. Quelle journée la République française a-t-elle choisie pour commémorer et faire acte de repentance de ces crimes-là ? On cherchera longtemps, et en vain.

Deux siècles après les événements, il serait temps de consacrer enfin une journée aux victimes de la Révolution française, et ainsi de vider ce qui est probablement le tabou le plus mortifère de l'histoire de France. Nous y sommes incités maintenant, pas uniquement parce que ni le président repentant, ni le Premier ministre, ni le ministre de l'Intérieur et des Cultes n'ont eu le courage, le 16 octobre dernier, d'aller à Rome assister à la canonisation de Salomon Leclercq, prêtre clandestin massacré à la prison des Carmes avec 190 autres prêtres en septembre 1792. Plus profondément, c'est parce que notre époque devient robespierriste, et pas seulement en France, qu'il faut l'antidote du travail de mémoire. [...]"

Posté le 2 novembre 2016 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 2 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 02 novembre 676 : élection du pape Donus.
  • le 02 novembre 998 : saint Odilon, abbé de Cluny célèbre pour la première fois une commémoration de tous les morts de son ordre.

Cet usage s'est ensuite étendu à toute l'Église catholique.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.
  • le 02 novembre 1410 : paix de Bicêtre entre Armagnacs et Bourguignons.

La paix de Bicêtre est signée, près de Paris, dans la demeure du sieur Jean de Berry, elle stipule que les ducs de Bourgogne et d'Orléans doivent licencier leurs troupes et retourner dans leurs états respectifs. Le gouvernement du Royaume doit être confié à un conseil composé de seigneurs autres que des princes de sang. C'est un nouvel échec, après la réconciliation de façade de Chartres de l'année précédente ; les partis bourguignons et armagnacs reprennent les armes dès le printemps 1411.

  • le 02 novembre 1439 : naissance de l'impôt permanent, Charles VII instaure le paiement de "la taille" annuellement.

Le Roi Charles VII se dispose à bouter les Anglais hors du royaume. Il conclut à Arras en 1435 un traité avec le duc de Bourgogne, traditionnel allié des Anglais. Mais le traité met sur la touche des troupes de mercenaires que le Roi et le duc employaient à la guerre et qu'ils ne veulent ni ne peuvent plus payer. Le Roi a besoin d'argent pour mettre à la raison ces bandes de pillards, les sinistres Écorcheurs, et pour chasser définitivement les Anglais. Il fait une nouvelle fois appel aux états généraux. Mais les délégués, lassés de se réunir tous les ans pour renouveler l'autorisation de lever l'impôt, accordent à Charles VII, à Orléans, le 2 novembre 1439, la permission de renouveler la «taille» d'année en année.  Le Roi ne se fait pas prier et publie donc une ordonnance pour prélever annuellement la taille dans le pays. Par la même occasion, il se réserve le droit de nommer tous les capitaines, le nombre de leurs soldats et leur lieu d'affectation. Cette mesure qui vise les bandes d'Écorcheurs ne deviendra applicable qu'après la création d'une armée régulière, avec les ressources fiscales tirées de la taille.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.

Boniface IX succède à Urbain VI. Son pontificat est marqué par la suppression de l'indépendance de la Commune de Rome et par un contrôle accru sur les villes et les châteaux des États pontificaux. A Avignon se trouvent les papes Clément VII et Benoît XIII. Il décède le 1er octobre 1404.

  • le 02 novembre 1699 : naissance de Jean Siméon Chardin

Autoportrait, Musée du Louvre.

Jean Siméon Chardin ou Jean-Baptiste Siméon Chardin est considéré comme l'un des plus grands peintres du XVIIIe siècle, pour ses natures mortes, ses peintures et ses pastels. Il meurt à Paris le 6 décembre 1779.

Fillette au volant, collection privée

La blanchisseuse Musée de l'Hermitage à Saint Petersbourg

 

  • le 02 novembre 1755 : naissance de Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette d'Autriche, archiduchesse d'Autriche et future reine de France est l'avant dernier enfant de l'empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d'Autriche. Elle est par son père l'arrière petite nièce du Roi Louis XIV, donc une descendante directe de Louis XIII.

Son mariage avec le futur Louis XVI a un retentissement énorme tant en France qu'en Europe ; c'est l'espoir d'un arrêt de la lutte entre la maison de Bourbon et la maison d'Habsbourg. Très vite elle va devenir la cible des encyclopédistes, philosophes et maçons qui cherche à la discréditer aux yeux de l'opinion. Le montage machiavélique de « l'affaire du collier » y contribue. Voir le 1 février, le 30 mai et les 1ers et 15 aout. Il faut dire que si la Reine fait preuve d'une certaine frivolité lors des premières années du règne de Louis XVI, elle va vite apparaître comme une femme de caractère et un sérieux obstacle aux manœuvres des révolutionnaires.

Après un immonde procès de deux jours (voir la chronique des 14 et 16 octobre), elle est guillotinée le 16 octobre 1793.

  • le 02 novembre 1687 : les jésuites français sont appelés à Pékin, par ordre impérial.
  • le 02 novembre 1789 : l'Assemblée constituante décrète la mise à disposition de la nation des biens ecclésiastiques.

Il faut rappeler que la constituante a terminé la révolution par le coup d'Etat législatif du 17 juin 1789. Elle est usurpatrice du pouvoir. Comme la majeure partie des bourgeois qui la constituent veulent éviter la banqueroute du royaume qui sera leur ruine, il faut aller chercher la richesse là où elle est. (Aujourd'hui dans les comptes bancaires des français ?)

La Constituante met donc les propriétés de l'Eglise à la disposition de la nation, ils vont être vendus aux enchères comme biens nationaux. En compensation les curés auront un salaire, un logement et un jardin. Compensation que les révolutionnaires vont s'empresser de supprimer.

  • le 02 novembre 1956 : l'Egypte décrète la loi martiale et saisit les biens français et anglais.
  • le 02 novembre 1999 : démission de DSK du gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn, annonce sa démission du poste de ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement de Lionel Jospin alors que la mise en examen dans l'affaire de la MNEF n'a pas encore été prononcée.

  • le 02 novembre 2005 : émeutes dans les banlieues

Après six nuits de violences urbaines en Seine-Saint-Denis, Jacques Chirac appelle au calme.

Posté le 2 novembre 2016 à 06h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

01 novembre 2016

C’est arrivé un 1er novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 1er novembre 610 : fête de la Toussaint.

Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ». Cette fête a été instituée le 13 mai 610 par le pape Boniface IV, afin d'honorer les martyrs romains, dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d'Agrippa, reconverti en église. L'Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l'Église place symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.

Les Américains d'origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d'adoption la fête de Hallowe'en (contraction anglaise de la Veille de la Toussaint). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d'une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l'hiver, Samain.

En Europe, l'Église catholique a riposté à l'introduction de la fête de Hallowe'en dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de... Holywins (la Sainteté gagne).  

  • le 1er novembre 846 : naissance de Louis II, fils de Charles le Chauve et futur Roi de France.

Voir les chroniques du 10 avril et du 8 décembre.

  • le 1er novembre 1179 : sacre de Philippe II dit Philippe Auguste.

Le fils de Louis VII est sacré Roi de France, du vivant de son père, Louis VII « Le Jeune », en la cathédrale de Reims et prend le nom  de Philippe II. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commence son règne moins d'un an plus tard, à la mort de son père.

Couronnement de Philippe Auguste Grandes Chroniques de France (de Jean Fouquet),

  • le 1er novembre 1347 : la peste est à Marseille.

Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu'il est porteur de la peste... L'épidémie va se développer dans toute l'Europe et tuer en quelques mois jusqu'à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgit par épisodes ici ou là. En quatre ans, 25 à 40 millions d'Européens vont néanmoins mourir de la «Grande Peste» ou «Peste noire».

  • le 1er novembre 1414 : Concile de Constance.

Le 1er novembre 1414, un concile s'ouvre à Constance, sur les bords du lac du même nom, à l'initiative de l'empereur d'Allemagne. Il va mettre fin au Grand Schisme d'Occident qui dure déjà depuis un demi-siècle et voit papes et antipapes s'entredéchirer au grand dam des croyants.

  • le 1er novembre 1503 : élection du pape Jules II.

Voir les chroniques du 21 février et du 18 avril.

  • le 1er novembre 1636 : naissance du poète et écrivain Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau est né le 1er novembre 1636 à Paris, il le quinzième enfant de Gilles Boileau, greffier au Parlement de Paris. Théologien de la Sorbonne et avocat, Nicolas Boileau choisit néanmoins le métier d'écrivain critique. Ses premiers écrits importants sont des "Satires" écrites de 1660 à 1668, dans lesquelles il s'attaque à d'autres auteurs qu'il juge de mauvais goût et s'attire leur haine. Théoricien de l'esthétique classique en littérature, il est du côté des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes au sein de l'Académie française de la fin du XVIIème siècle. On lui doit également plusieurs poèmes comme "Le Lutrin" ou "L'Art poétique" (1100 alexandrins classiques) et la
traduction du "Traité du sublime" de l'écrivain grec antique Pseudo-Longin.

  • le 1er novembre 1677 : les Français du vice-amiral d'Estrées prennent Gorée aux Hollandais.

Le Sénégal devient français pour pratiquement 300 ans.

  • le 1er novembre 1700 : mort de Charles II d'Espagne.

Dernier roi d'Espagne de la dynastie des Habsbourg, Charles II meurt le 1er novembre 1700, à Madrid, après une longue agonie. Sa mort, à l'âge de 39 ans, entraîne une grande partie de l'Europe dans une guerre de succession au trône d'Espagne, puisque Charles était stérile et n'avait pas d'héritier. Ce conflit se terminera par le couronnement de Philippe V, issu de la dynastie des Bourbons.

  • le 1er novembre 1789 : Talleyrand propose la confiscation des biens du Clergé.

Elu comme député du clergé aux Etats généraux et nommé membre du comité de constitution de l'Assemblé Nationale, Talleyrand participe à la rédaction de la Constitution. Le 1er novembre, il suggère la confiscation des biens du clergé pour améliorer l'état des finances de la nation. Il joue un rôle important dans sa mise en place. Il prête serment à la Constitution Civile du Clergé puis démissionne de son poste d'évêque en 1791. Le décret est voté le lendemain.

Après avoir renié son Dieu, ce Franc maçon, reniera tous les régimes successifs qu'il servira. C'est lui, qui, le 14 juillet 1790, lors de la fête de  la Fédération, une journée qui se voulait de réconciliation nationale, pour effacer le sang versé un an plus tôt à la Bastille, célèbre la messe solennelle devant le Roi Louis XVI.  Il se vantait déjà de ne pas croire en la Présence Réelle ! Il est à noter que le 14 juillet de notre fête nationale est une commémoration du 14 juillet 1790 et non celui de 1789, comme les média et beaucoup d'enseignants le répètent.

  • le 1er novembre 1814 : début du congrès de Vienne.

La France, l'Autriche, la Prusse et l'Angleterre se réunissent en Autriche afin de statuer sur le nouvel équilibre européen. Napoléon Ier ayant été évincé, il faut désormais régler le sort des territoires conquis par l'Empereur et établir une paix durable. L'acte final du congrès sera signé le 9 juin 1815. Notre pays sera représenté par… Talleyrand.

  • 1er novembre 1885 : le pape Léon XIII publie l'encyclique immortale dei.

Il y écrit : « Il faut absolument admettre que l'origine de la puissance publique doit s'attribuer à Dieu et non à la multitude. »

  • le 1er novembre 1894 : la Libre Parole médiatise l'affaire Dreyfus.

Alors que le journal "le Figaro" a eu des renseignements, dès le 28 octobre, sur l'arrestation d'un officier de l'armée pour trahison, c'est son concurrent de la droite nationaliste proche de Charles Maurras, "La Libre Parole", qui titre le même jour sur cette culpabilité. Le journal de Drumont met immédiatement l'accent sur l'origine juive d'Alfred Dreyfus et en fait un argument dans sa lutte contre le capitalisme, et affirme que l'Etat souhaite étouffer l'affaire parce que Dreyfus est juif. La crise qui secouera la IIIème république et divisera la France commence.

  • le 1er novembre 1914: Benoît XV publie l'encyclique Ad beatissimi.

Il lance un appel à la paix, qu'il associe à la question romaine, dénonce la société laïque et libérale.

  • le 1er novembre 1950 : le Pape Pie XII promulgue le dogme de l'Assomption.
  • le 1er novembre 1954 : début de la guerre d'Algérie.

Le 1er novembre 1954, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d'attentats, dont certains meurtriers. C'est la «Toussaint rouge». Une guerre sans nom - on parle pendant longtemps "des événements" -, qui durera huit ans, jusqu'à l'indépendance. Le conflit aura fait des centaines de milliers de morts. Elle aura surtout laissé des traces de part et d'autre de la Méditerranée. Surnommés « fellagha » (en arabe coupeurs de route ou bandits de grand chemin), les indépendantistes sont très minoritaires et sans soutien dans la population musulmane...

On compte au total dix morts. Les deux premières victimes, assassinées la veille de la Toussaint, sont deux Français d'Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire. Les autres victimes sont l'agent forestier François Braun, l'agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés : le soldat Pierre Audat et le brigadier-chef Eugène Cochet, tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès, ainsi qu'André Marquet et le lieutenant Darneaud. Sont également tués le caïd Ben Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.

La mort de ce dernier émeut plus particulièrement l'opinion. Ce jeune instituteur est venu de la  métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse. Guy Monnerot succombe sur le champ, mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures. 

Le ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en œuvre pour arrêter les «hors la loi». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : «Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C'est la Constitution et c'est notre volonté».

Posté le 1 novembre 2016 à 06h04 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

31 octobre 2016

L’Etat Islamique ne fait pas pire que la Révolution française

Comment justifier au yeux du peuple français l'engagement de nos Armées, de notre Gendarmerie, de notre Police contre un ennemi qui n'est que le fils spirituel de ces grands ancêtres de la "République", ceux dont nos "élites" appellent les "mânes" à la moindres difficultés pour défendre les valeurs de LA REPUBLIQUE. Voilà pourquoi cette guerre est déjà perdue!

Valeurs fondées sur quelques décrets, toujours pas abrogés, malgré les demandes répétées d'élus français, ceux du 1er aout et du 1er octobre 1793!

Oui, Daesh est bien un enfant de la révolution (anti) française.

 

Posté le 31 octobre 2016 à 22h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (12)


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