28 février 2015

C’est arrivé un 28 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 28 février : fête du Bienheureux Père Brottier.

Né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr dans le Loir-et-Cher, il est ordonné prêtre en 1892 malgré de fortes migraines chroniques, il est d'abord professeur au collège de Pontlevoy avant que sa vocation de missionnaire ne le fasse entrer dans la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritain), ordre séculier qui agit en Afrique de l'Ouest.

En 1903, il est vicaire à la Paroisse Saint-Louis du Sénégal, où il fonde un patronage pour s'occuper des enfants, tient une revue, L'Écho de Saint-Louis et dirige une chorale. Après un passage chez les Trappistes de Lérins, il revient à Dakar en tant que Vicaire Général et lève des fonds pour la construction de la Cathédrale du Souvenir Africain.

En 1914, il se porte volontaire pour servir comme aumônier militaire au sein du 26e Régiment d'Infanterie. Il sera décoré de la Légion d'Honneur pour faits de bravoure. En 1918, chose étonnante pour l'époque, il fonde avec Georges Clémenceau, franc maçon anticlérical, l'Union des Combattants. Mais la grande œuvre de sa vie est la Fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil, œuvre sociale destinée à l'accueil et à l'insertion de jeunes en difficulté. Le Père Brottier meurt le 28 février 1936 et est béatifié par le Bienheureux Pape Jean-Paul II, le 25 novembre 1984.

  • le 28 février 380 : baptême de l'empereur Théodose Ier.

Ce dernier bannit par un édit tous les cultes païens et la doctrine d'Arius. Le catholicisme devient la seule religion officielle de l'empire romain. Il publie l'édit de Thessalonique : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

  • le 28 février 1574 : début de la cinquième guerre de religion en France.

La conjuration des Malcontents commence ; elle s'attaque au pouvoir de Catherine de Médicis.

  • le 28 février 1712 : naissance du Marquis de Montcalm, général français.

La victoire de Montcalm avec ses troupes à Carillon par Henry Alexander Ogden.

Commandant des troupes françaises en Nouvelle-France (1756-59)

C'est en 1732, à l'âge de 20 ans, que Montcalm débute sa carrière militaire. Il sert tout d'abord en Rhénanie, et ensuite pendant la guerre de succession d'Autriche, où il récolte sa première blessure au siège de Prague. Il devient colonel du régiment d'Auxerrois et Chevalier de Saint-Louis, distinction accordée pour ses actes de bravoure. On lui propose de prendre le commandement des troupes qui combattent en Nouvelle-France. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il est mortellement blessé dans la bataille de Québec, perdue faces aux britanniques commandées par James Wolfe.

  • le 28 février 1760 : le corsaire François Thurot est tué dans un combat au large de l'île de Man.
  • le 28 février 1791 : découverte de la fuite des sœurs du Roi.

Après les femmes, c'est le tour des ouvriers et artisans du faubourg Saint-Antoine d'être manipulés et de manifester leur indignation. Ils s'attaquent au donjon de Vincennes. Pendant ce temps, quatre cent nobles tentent de prendre les Tuileries. C'est le complot des « Chevaliers du poignard ».

  • le 28 février 1794: massacre des Lucs sur Boulogne.

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne est le plus célèbre et le plus important massacre perpétré par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée,

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

Le 17 janvier 1794, la Convention avait ordonné la destruction définitive de la Vendée "afin que pendant un an, nul homme, nul animal ne trouve sa subsistance sur ce sol" dira le député Fayau. Le général Rossignol s'écrit

« il faut faire de ce pays un désert, et le peupler de bons Républicains ».

De cette phrase naîtra pour certains l'idée de dépopulation de la Vendée. Les preuves formelles de crimes contre l'humanité existent affirme Renée Casin, ce sont les ordres de la Convention et les rapports des généraux assassins. Elle cite le rapport de Westerman à la Convention :

« Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m'aviez donnés. J'ai écrasé des enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonniers à me reprocher, j'ai tout exterminé…Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par endroits ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers…Nous ne faisons pas de prisonnier. : Il faudrait leur donner le pain de la liberté, or la liberté n'est pas révolutionnaire. »

Tiré de Les catholiques et la révolution française de Renée Casin page 100.

Et Turreau de Garambouville, ancien officier des troupes royales, ayant caché sa particule et une partie de son nom à la révolution, qui réside à Cholet, divise ses 2 armées de 6 divisions en 2 colonnes (24 colonnes) qui vont balayer le pays. Les ordres qu'ils donnent sont :

« Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Sous 15 jours, il n'existera plus en Vendée ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants… Je sais qu'il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C'est égal, nous devons tout sacrifier »

Ainsi 24 colonnes marchant en même temps et dans chaque sens, devront lorsqu'elles de rencontreront, avoir fait de la Vendée :

« un désert de terres brûlées, de chaumières détruites, de châteaux en ruines, de corps mutilés que survoleront des corbeaux et que dévoreront les loups » indiquera encore Fayau.

Turreau prend le commandement de l'armée basée à Bressuire et devant aller d'est en ouest alors que le général Haxo est à la tête de la seconde qui viendra à sa rencontre. Les colonnes sont au départ sous les ordres des généraux Grignon, Huché, Dufour, Caffin, Amey, Charlery, Beaufranchet, Chalbos, Grammont, Cordelier, Commaire et Dalliac. Puis, au fil des maladies, des disgrâces et des remaniements, on voit ensuite se joindre à la campagne de destruction les généraux Joba, Carpentier, Duval, Cortez, Robert, Bard, Dutruy, et le chef de bataillon Prévignaud. Elles ont commencé leur œuvre le 21 janvier 1794, jour du premier anniversaire de la décapitation de Louis XVI. Elles la poursuivent jusqu'en mai 1794, quasiment quatre mois de feu et de mort…

Turreau finit baron d'empire, et son nom est gravé sous arc de triomphe … pour combien de temps encore ? Comme on est incapable d'expliquer et de justifier le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide vient achever le génocide.

"Outre les viols systématiques des femmes, ce qui n'est sans doute qu'un misérable détail parmi toutes leurs forfaitures, « ces soldats de la liberté » dépeçaient les femmes enceintes, pour en extraire les bébés avec des baïonnettes, et les planter sur des lances, qu'ils exhibaient ainsi, à cheval, comme des trophées... Les femmes ainsi avortées, servaient alors de mangeoires pour les chevaux : on substituait le bébé par du foin tout simplement... Les avorteurs d'aujourd'hui ont d'illustres ancêtres... La liste des « exactions » est longue comme un jour sans pain... On parle de dépecer encore des cadavres afin d'en extraire la peau pour en faire des pantalons sans couture... ou bien d'en extraire la graisse humaine pour la réutiliser. Aujourd'hui, les eugénistes utilisant les fœtus avortés pour en faire des substituts de goût ont d'illustres prédécesseurs. Quant aux méthodes d'extermination globale, bienvenue dans le monde moderne... Tout ce qui a été utilisé au XXIème siècle a été tenté... au XVIIIe par les révolutionnaires : la poudre est chère, donc, fusiller coûte cher et comme on tue tout le monde, il est impossible de demander de la faire rembourser par la famille comme le feront les communistes chinois. Comme en France, on n'a pas de poudre, mais on a des idées on essaie tout. D'abord, la méthode manuelle, le sabre et la baïonnette ; mais malgré l'ardeur et le zèle des suppôts de la Révolution, le rendement est minable, comme pour la guillotine... Alors, on fait intervenir les cerveaux du pays pour imaginer un avenir radieux et rentable aux fils de la Veuve... On essaie la poudre explosive, mais la maîtrise technologique n'est pas encore là : on est loin des charniers à canon de la Grande Guerre. On essaie alors le gaz, résultat identique, malgré le zèle des physiciens de la Révolution, le savoir-faire technique manque pour rentabiliser ces armes. D'autres profiteront de l'expérience… On tente aussi le poison, sans succès encore. Puisque la physique est incapable de servir, on se applique le bon sens: ce sont les « noyades » de Nantes, où l'on coule des navires entiers pour noyer un maximum de personnes en même temps. Mais on perd le côté festif de la Révolution. Car on est là pour extraire le Christ de la Vendée et rayer la Vendée. Alors, on ajoute l'ignominie à la barbarie : ce sont alors les « mariés » de la Loire, où l'on associe par couple des vendéens, on les dénude, tête-bêche, et on les attache. On associe tout ce qui peut être le plus choquant : une sœur et un prêtre que l'on noie ensemble pour faire la fête ! Voilà le VRAI visage de la Révolution... le VRAI visage de la République... C'est ce visage qui surgit quand il s'agit de sauver la République...

Oui notre pays est malheureusement divisé. Et cette division passe au plus profond de son âme ; elle date de cette époque ! La France ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne reconnaitra pas cette faute capitale commise contre Dieu et ses propres enfants.

  • le 28 février 1858 : onzième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Plus de mille personnes assistent à l'extase. Sainte Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.

  • le 28 février 2002 : la loi, ce n'est pas pour l'ONU.

Le Haut Commissaire aux Réfugiés de l'ONU annonce que le HCR n'étendra pas l'enquête sur les cas d'abus sexuels sur des enfants pratiqués à la chaîne par ses propres membres. De la nourriture et des soins étaient ainsi, depuis longtemps, échangés contre des faveurs sexuelles sur les enfants des gens venus trouver assistance auprès du HCR en Afrique.

  • le 28 février 2012 : 11 novembre journée d'hommage aux morts pour la France.

Le Parlement adopte, par un vote de l'Assemblée nationale, la loi instaurant le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, comme une journée en hommage à tous les morts pour la France, quelle que soit la guerre.

  • le 28 février 2013 : renonciation du pape Benoit XVI.

 

Posté le 28 février 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

27 février 2015

Destruction des trésors culturels : les djihadistes dans les pas des révolutionnaires

Yves Daoudal rappelle aux amnésiques qui nous gouvernent :

"Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Banyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millionième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

Ce sont des milliers de statues, de hauts et bas-reliefs, des milliers de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des milliers et des milliers de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon."

Posté le 27 février 2015 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

C’est arrivé un 27 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 février 806 : partage de l'Empire par Charlemagne.

Charlemagne prévoit le partage du Royaume entre ses fils. Charles, Pépin et Louis se voient attribuer des parts équitables du Royaume, mais la mort prématurée des deux premiers laissera Louis seul héritier.

Charlemagne et son fils Louis le Pieux

  • le 27 février 1594 : sacre d'Henri IV, Roi de France.

Ce n'est qu'après avoir abjuré le protestantisme, en juillet 1593 en la basilique de St Denis, qu'Henri IV peut revendiquer légitimement la Couronne de France. La Sainte Ligue a gagné. Elle doit maintenant se mettre au service du Roi légitime. Mais la Ligue tient toujours Paris et Reims. Henri IV sait toute l'importance que revêt la cérémonie du sacre. Ce n'est qu'après avoir reçu l'onction du saint chrême qu'il pourra achever de rassembler ses sujets autour de lui.

Henri IV est à Chartres dès le 17 février, où il passe ses journées en prières et en recueillement. La veille de la cérémonie, il se confesse. Le lendemain matin, il entre dans la cathédrale où se pressent le peuple ainsi que les pairs laïcs et ecclésiastiques.

Dans Eglise et Monarchie, Don Besse décrit ainsi la cérémonie du Sacre.

«La France assiste au Sacre de son Roi. Elle a pleine conscience de ce qui se passe devant ses yeux. C'est Jésus-Christ qui va lui donner son souverain. Sa présence est un acte de foi qui s'élève jusqu'à Dieu, source du pouvoir dans les Sociétés... la France entière, Roi et sujets, fait hommage d'elle-même à Dieu, Jésus-Christ. Tous communient à la même pensée catholique qui rayonne sur l'ordre politique et social. Les idées et les sentiments entraînent l'union des cœurs et des esprits. Cette union des âmes concourt nécessairement à l'unité Nationale.»

Puis le Roi prête les serments suivants :

«Je promets de conserver à chacun de vous (les Évêques), et aux Églises qui vous sont confiées, les privilèges canoniques, les droits et la juridiction dont vous jouissez, et de vous protéger et défendre autant que je le pourrai, avec le secours de Dieu, comme il est du devoir d'un Roi, dans son Royaume, de protéger chaque Évêque, et l'Eglise qui est commise à ses soins. »

Et après que le Peuple a accepté le Roi pour son Souverain, celui-ci la main sur l'Évangile :

«Je promets, au nom de Jésus-Christ, au Peuple Chrétien qui m'est soumis :

«Premièrement de faire conserver en tous temps à l'Eglise de Dieu, la paix par le peuple chrétien.

«D'empêcher les personnes de tous rangs de commettre des rapines et des iniquités de quelque nature qu'elles soient.

«De faire observer la justice et la miséricorde dans les jugements, afin que Dieu, qui est la source de la clémence et de la miséricorde, daigne la répandre sur moi et sur vous aussi.

«De m'appliquer sincèrement, et selon mon pouvoir, à expulser de toutes les terres soumises a ma domination les hérétiques nommément condamnés par l'Eglise.

«Je confirme par serment toutes les choses énoncées ci-dessus : Qu'ainsi Dieu et Ses Saints Évangiles me soient en aide».

Le serment lie le souverain à Dieu, dont il est le représentant sur terre. Dieu lui a donné le Royaume ; il promet de le gouverner conformément à ses volontés. Il y a entre eux un contrat. L'Eglise en est le témoin.

[…] Après le serment, le Roi se«prosterne tout de son long, les Évêques, le Clergé, tout le monde fléchit les genoux. Le spectacle est grandiose. C'est la France entière qui est là, suppliante. Le Ciel est entrouvert au-dessus de la Basilique. Dieu, entouré de la Cour de Ses Saints, contemple. Il bénit. C'est la France qu'il bénit en la personne de son Chef. Il lui donne tout ce qui peut rendre son Gouvernement prospère».

Puis, avant de procéder à l'onction sainte, le Prélat consécrateur remet l'épée entre les mains du Roi et dit :

«Prenez cette épée, qui vous est donnée avec la Bénédiction du Seigneur; afin que par elle et par la force de l'Esprit-Saint, vous puissiez résister à tous vos ennemis, et les surmonter, protéger et défendre la sainte Eglise, le Royaume qui vous est confié et le camp du Seigneur, par le secours de Jésus-Christ, le triomphateur invincible. Prenez, dis-je de nos mains consacrées par l'autorité des saints Apôtres, cette épée dont nous vous avons ceint, ainsi qu'on en a ceint les rois, et qui, bénite par notre ministère, est destinée de Dieu pour la défense de Sa sainte Eglise.

Souvenez-vous de celui dont le prophète Daniel a parlé ainsi dans ses psaumes : O vous qui êtes le fort d'Israël ! Prenez votre épée et disposez-vous au combat ;

  • afin que par son secours vous exerciez la justice, vous brisiez la mâchoire des injustes;
  • que vous protégiez et défendiez la sainte Eglise de Dieu et de ses enfants ;
  • que vous n'ayez pas moins d'horreur pour les ennemis secrets du nom chrétien que pour ceux qui le sont ouvertement, et que vous travailliez à les perdre ;
  • que vous protégiez avec bonté les veuves et les orphelins ;
  • que vous répariez les désordres ; que vous conserviez ce qui a été établi ;
  • que vous punissiez l'injustice ;
  • que vous affermissiez tout ce qui a été mis dans l'ordre ;
  • afin que, couvert de gloire par la pratique de toutes ces vertus et faisant régner la justice, vous méritiez de régner avec notre Sauveur, dont vous êtes l'image, et qui règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il».

Et un peu plus loin, en ceignant le Roi de son épée :

«Passe le glaive autour de tes reins, ô très puissant, et souviens-toi que les saints ont vaincu les royaumes, non avec le glaive, mais avec leur foi...»

Puis : «Seigneur, daignez le combler des bénédictions de Votre grâce spirituelle et revêtez-le de la plénitude de Votre puissance. Que la rosée du Ciel, la graisse de la terre, procure dans ses états une abondance de blé, de vin et d'huile, et que par Vos divines largesses la terre soit couverte de fruits pendant de longues années... afin que sous son règne les peuples jouissent de la santé. Qu'il soit le plus puissant des rois... Que pour la suite des siècles, il naisse de lui des Successeurs à son trône». (*)

(*) Don Besse dans Eglise et Monarchie (page 235 à261 Edition Jouve & Cie)


Desmarets, Le sacre d'Henri IV, Paris BNF

Après le serment royal et la remise de l'épée ont lieu le sacre proprement dit avec le Saint Crème, que les révolutionnaires n'ont pu faire disparaître en 1794, la remise des insignes de justice et de souveraineté, bénédiction de la couronne et le couronnement . Il ne reste plus à Henri qu'à se faire introniser et acclamer par la foule.

Sacré selon des rites immuables qui ont conféré leurs pouvoirs aux Rois de France depuis des siècles, le Roi Henri IV est acclamé par son peuple, qui laisse exploser sa joie.

Les conséquences du sacre d'Henri IV ne se font pas attendre. Rapidement le Parlement de Paris se range à ses côtés, et demande à l'occupant espagnol de quitter la ville. Tout se met en place pour une arrivée triomphale à Paris le 22 mars suivant.

Soulignons qu'en l'abbaye de Marmoutier, près de Tours, une ampoule identique à celle de Reims, contenant l'huile sainte nécessaire au sacre fut trouvée juste avant le Sacre.

 

  • le 27 février 1642 : la future colonie canadienne prend à Notre Dame de Paris le nom de « Ville-Marie ».

Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal à Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer un gouverneur local, de construire des fortifications.

  • le 27 février 1658 : une crue de la Seine provoque des inondations à Paris (8,81m à l'échelle du pont de la Tournelle).
  • le 27 février 1718 : la statue de Louis XIV est inaugurée, au Peyrou, à Montpellier.

  • le 27 février 1736 : naissance de René Madec, marin et aventurier breton français, nabab du Grand Mogol

René Madec est un marin et un aventurier, né et mort à Quimper. Issu d'une famille modeste, il s'embarque à 11 ans et navigue sur les bateaux de la Compagnie des Indes. Il participe aux conflits franco-britannique en Inde et crée une armée privée qu'il met au service des princes indiens et du Grand Moghol, qui le fait Nabab. En 1764, il est à la tête d'une armée privée, forte d'environ 1 500 hommes qu'il met au service des rajahs puis du Grand Moghol lui-même. Parallèlement à ses activités guerrières, il commence à se bâtir une fortune colossale.

Son armée compte maintenant 6 000 hommes, il est devenu un des hommes les plus importants et les plus influents de l'Hindustan. Combattant avec les Français contre les Britanniques, il revient au pays après la capitulation.

Débarqué à Lorient, il se rend à Versailles pour remettre à Louis XVI, le rapport du gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe, sur le siège de Pondichéry. Il y apprend que depuis 2 ans (1er janvier 1777), il a le grade de colonel, et qu'il est reçu dans l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est, peu de temps après, anobli par le Roi. Il meurt d'une chute de cheval.

  • le 27 février 1751 : extension de la colonie de Nouvelle France.

Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière envoie Pierre-Marie Raimbeau de Simblin construire un fort de traite des fourrures au Lac de la Carpe pour entraver l'influence britannique dans le sud de la Baie d'Hudson.

  • le 27 février 1821 : l'ordonnance sur l'Instruction donne de nouveaux pouvoirs à l'Église.

Les évêques auront la charge de l'inspection des collèges.

  • le 27 février 1822 : à Paris, début de l'éclairage intérieur au gaz, grâce au système Winsor.
  • le 27 février 1848 : création des ateliers nationaux.

Un décret du nouveau gouvernement, sous la pression de Louis Blanc, institue les Ateliers Nationaux, destinés à résorber le chômage en réalisant des grands travaux. Les ouvriers, dont le droit au travail a été reconnu le 25 février, s'inscrivent par milliers au bureau d'embauche : fin juin, ils sont près de cent mille. Un programme de grands travaux est lancé à Paris avec la construction des gares Montparnasse et Saint-Lazare. Ils seront dissous le 21 juin 1848, entraînant une insurrection sanglante.

  • le 27 février 1856 : début du Congrès de Paris, fin de la guerre de Crimée.

Le Congrès Paris, qui rassemble les principaux belligérants de la guerre de Crimée commence Le 30 mars, la France, l'Angleterre et la Russie signent le traité qui consacre l'indépendance de l'Empire ottoman. La Russie renonce à ses prétentions sur la Moldavie et la Bessarabie accepte la neutralisation de la Mer Noire et accorde la libre circulation des navires sur le Danube.

  • le 27 février 1858 : dixième apparition de Notre Dame.

Notre Dame est silencieuse. Sainte Bernadette boit l'eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence.

  • le 27 février 1913 : fin du procès de la bande à Bonnot.

En France, le procès de la Bande à Bonnot prend fin avec la condamnation à mort de 4 membres de ce gang qui a terrorisé le pays; ils sont exécutés le 21 avril suivant. Jules Bonnot, le cerveau de la bande, avait été tué par la Garde républicaine le 27 avril 1912, après 5 heures de résistance.

  • le 27 février 1939 : la France reconnaît le régime franquiste.

La France et la Grande-Bretagne reconnaissent, contre la promesse de neutralité en cas de conflit, le régime de Francisco Franco en Espagne. La guerre civile n'est pas encore terminée. Le maréchal Pétain est nommé ambassadeur de France auprès du gouvernement franquiste le 2 mars suivant.

  • le 27 février 1986 : sommet franco-allemand à Paris.

François Mitterrand et Helmut Kohl décident de relancer la coopération stratégique et militaire entre les deux pays.

  • le 27 février 2013 : dernière audience générale pour Benoît XVI.

La dernière audience de Benoît XVI se déroule comme à l'accoutumée, comme si elle ne se situait pas la veille de sa renonciation historique. Le pape donne sa catéchèse comme d'habitude. Toutefois, à son issue, il n'y a pas de « prima fila », compte tenu du trop grand nombre de demandes, on ne voit pas se dérouler la longue file des fidèles souhaitant saluer le pape.

Posté le 27 février 2015 à 06h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

26 février 2015

Gleeden : les puritains ne sont pas ceux que l’on croit

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne à propos de l'affaire Gleeden :

"[...] En prenant comme emblème une pomme croquée, le site Internet rejoue, sans le savoir sans doute, une des vieilles querelles dont la France a le secret : celle du jansénisme. À l’époque, dans ce XVIIe siècle qu’on appelle celui « des âmes », l’affaire prend une tournure de débat national, oppose les plus grands esprits, autour de la question du péché originel justement. Question essentielle : la nature humaine est-elle bonne ou mauvaise depuis la Chute du paradis ? Pour les jansénistes, condamnés par l’Église, l’homme déchu reste esclave de ses passions – sauf les élus qui seront sauvés.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Elle sera exploitée par des économistes anglais, plus cyniques, qui prennent acte de ce pessimisme puritain mais le mettent au service d’intérêts économiques. « Les vices privés font le bien public », dit-on à l’époque. Et surtout celui des affaires ! C’est ici que l’on retrouve Gleeden, dont le chiffre d’affaires repose sur l’incitation à l’adultère. Est-ce là ce que l’on enseigne aujourd’hui dans les écoles de commerce ?

Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’au XVIIe, les puritains eurent en face d’eux un autre courant, beaucoup moins fataliste sur la nature humaine. Pour ce dernier, représenté par un saint François de Sales, l’homme reste capable de faire le bien, malgré le péché originel. Voilà pourquoi cet humanisme chrétien a pu, à l’instar de saint Vincent de Paul, jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté de son temps : création d’hôpitaux, d’écoles, etc. Annonçant ainsi le catholicisme social du XIXe, pour qui il doit exister une morale en économie.

Y renoncer, écrivait alors un de leurs disciples, Fénelon, c’est conduire à « l’aveuglement le plus dénaturé » de l’espèce humaine, et faire de l’homme un « anthropophage » qui se détruira lui-même. Nous en sommes là aujourd’hui."

Posté le 26 février 2015 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

C’est arrivé un 24 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

  • le 24 février : invention du chef de saint Jean-Baptiste, prophète et précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous fêtons en ce jour l'invention du chef de Saint Jean Baptiste. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Sa fête le 7 janvier. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu'au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

  • le 24 février 45 av. JC. :calendrier Julien.

Jules César constatant que l'année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d'appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu'il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d'où le nom d'année bissextile donné à l'année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu'une année tropique. Or, au cours des siècles l'écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C'est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 24 février 303 : début (?) de la Grande persécution.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l'Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

  • Premier édit du 24 février 303 :destruction des édifices de cultes chrétiens et des écrits chrétiens ;privation des charges, de dignités et de droits pour les aristocrates chrétiens ;
  • Deuxième édit du printemps 303 :arrestation du clergé, on s'aperçoit de l'immense densité des chrétiens surtout en Orient.
  • Troisième édit de l'automne 303 :obligation pour les clercs de sacrifier. On les torture et entreprend des mesures très dures
  • Quatrième édit du début 304 : obligation pour tous les chrétiens de sacrifier. On assiste à des scènes de torture
  • le 24 février 1209 : François d'Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.

Le "poverello", le petit frère des pauvres.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l'Evangile pour la fête de Saint Mathias : l'envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n'était pas d'églises en ruine, dont Il parlait, mais de l'Église, constituée d'hommes, de femmes et d'enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l'Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s'écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d'accomplir ».

A l'automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d'Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l'ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

  • le 24 février 1320 : arrêt du Parlement.

En application d'une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l'objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

  • le 24 février 1382 : révolte de la Harelle.

A l'instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l'annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

  • le 24 février 1510 :Jules II lève l'excommunication à l'encontre de Venise.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l'Espagne, les cantons Suisses et le roi d'Angleterre, tandis que Maximilien s'allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l'année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

  • le 24 février 1563 : assassinat du duc François de Guise.

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d'Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d'Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l'Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l'un des meilleurs chefs d'armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l'amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

  • le 24 février 1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d'Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l'Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l'armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l'un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l'ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d'éviter la honte d'une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l'impatience de vaincre, se lance au galop à l'assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l'artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

La bataille de Pavie

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l'un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : 'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s'engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l'Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d'écus d'or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d'Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l'honneur »

  • le 24 février 1582 : bulle Inter gravissimas à Tsuculum, (Frascati).

Le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas à Tsuculum, aujourd'hui Frascati, qui institue le "calendrier grégorien", devant entrer en vigueur le 5 octobre en Italie. Voir une chronique précédente.

  • le 24 février 1662 : François Le Tellier, marquis de Louvois, est nommé secrétaire d'Etat à la guerre.

François Le Tellier devient secrétaire d'Etat à la guerre, de Louis XIV le 24 février 1662; c'est son premier poste officiel. Né en 1641, le marquis de Louvois a obtenu la charge le 14 décembre 1655, mais trop jeune, ce n'est qu'en 1662 qu'il peut remplacer son père à ce poste durant son absence. C'est en 1677 qu'il sera définitivement en charge de ce poste. Il meurt en 1691.

 

 

 

  • le 24 février 1663 : dissolution de la Compagnie des Cent Associés.

Cette colonie est le premier essai d'expansion du territoire de la France en Amérique. Malgré les années, la population dépasse à peine 2500 personnes.

Le 24 février 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, dissout la Compagnie des Cent-Associés, aussi appelée Compagnie de la Nouvelle-France, ou encore Compagnie du Canada, qui a failli dans sa mission d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France. Le Québec est alors rattaché à la couronne de France. Il accordera un an plus tard l'exclusivité du commerce à la Compagnie des Indes Occidentales. La mission initiale que Louis XIII avait confiée à la Compagnie était : « de travailler purement à procurer la gloire de Dieu et le salut des sauvages. »

Le Roi nomme un nouveau gouverneur et un intendant.

  • le 24 février 1670 : Louis XIV ordonne la construction des Invalides.

Le but de l'hôtel national des Invalides est d'abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.

  • le 24 février 1812 : signature d'une convention militaire franco-prussienne.

La Prusse accorde toutes facilités de stationnement et approvisionnement à la Grande Armée en route vers la Russie, ainsi que l'envoi d'un corps d'armée de vingt mille hommes.

  • le 24 février 1814 : les Autrichiens, battus deux fois à Mormant et à Montereau, offrent un deuxième armistice ce jour.

Napoléon refuse encore !

  • le 24 février 1848 : abdication de Louis-Philippe, roi des Français.

C'est l'instauration de la deuxième République et la fin des trois journées insurrectionnelles.Lamartine, alors député, fera preuve d'un réel courage physique en refusant aux émeutiers le drapeau rouge comme drapeau national avec ces mots :

«Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.»

Lamartine devant l'Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge. Huile sur toile de H. F. E. Philippoteaux.

Au terme de trois journées insurrectionnelles, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et s'enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette ce nouveau souverain. Un gouvernement provisoire est formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par ce gouvernement est de proclamer la République.

  • le 24 février 1858 : huitième apparition de Notre dame à sainte Bernadette.

Le message de notre Dame est : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! "

  • le 24 février 1951 : après neuf défaites et un nul, l'équipe de France de rugby bat enfin celle d'Angleterre par 11 à 3.
  • le 24 février 1982 : naissance d'Amandine, premier bébé éprouvette français.

Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L'Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l'arbre de la connaissance et de l'arbre de la vie. »

  • le 24 février 2006 : la Cour de cassation, dans un arrêt de principe, accepte les délégations d'autorité parentale au sein d'un couple d'homosexuelles.

Posté le 24 février 2015 à 06h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

21 février 2015

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1 février.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril)

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724,sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts et blessés des deux côtés.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

Dit le chef de l'Etat à cette occasion.

  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.

Posté le 21 février 2015 à 06h43 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

16 février 2015

C’est arrivé un 16 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l'abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l'absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L'histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l'Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu'on s'y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d'Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu'à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l'Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l'image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d'une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

« Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L'évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s'arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire "Joie" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l'Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l'Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l'an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d'Avignon, le 28 mai 1384 dit que "dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde". Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d'après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d'Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    "J'ai demandé à Notre Dame de Liesse qu'il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer."

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d'Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplia Notre Dame de Liesse :

    "O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d'Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l'angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l'avez retrouvé, ayez pitié de moi."

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l'habillait toujours en blanc en l'honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l'amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l'illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l'Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d'Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l'un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d'Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L'Eglise l'a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l'épargnait, d'aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l'âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D'auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d'un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d'être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l'Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l'Anglais envahisseur. Jeanne d'Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri III vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d'une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d'Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire "un navire d'argent pesant six vingt dix marcs".
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d'où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l'enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s'épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d'immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue...
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L'année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l'oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l'assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l'un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l'armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l'élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d'arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d'entrer au Carmel.

«Monsieur l'Archevêque, chère fille, m'ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c'est pour Dieu seul, je ne puis m'opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n'est pas possible, partout ailleurs c'est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m'occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J'ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n'y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu'il vient de mettre au point : la décomposition de l'eau en oxygène et en hydrogène.


Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l'eau en hydrogène et oxygène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un sursis pour pouvoir achever une expérience, il s'entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d'Etat.

"Il n'y aura pas d'Etat politique fixe s'il n'y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu'on n'apprendra pas dès l'enfance s'il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l'Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines [...] et sera constamment exposé aux désordres [...]".

  • le 16 février 1808 : l'armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d'un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l'encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L'offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l'allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est d'abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l'affaire Péchiney pour "recel de délit d'initié".

Posté le 16 février 2015 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2015

C’est arrivé un 15 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 15 février 1113 : l'ordre des Hospitaliers est reconnu.

Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l'ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l'appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.

À l'origine, ce n'est qu'un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l'établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l'ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s'empareront de l'île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de "chevaliers de Rhodes". Lorsque Charles Quint leur fera don de l'île de Malte, ils prendront le nom qu'on leur donne aujourd'hui de "chevaliers de Malte".

  • le 15 février 1145 : élection du pape Eugène III.

Eugène III, Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, est pape de 1145 à 1153. Ancien moine de Cîteaux, il bénéficie de l'appui de saint Bernard de Clairvaux, avec qui il poursuit la réforme engagée par Grégoire VII. Il fait partir la deuxième Croisade, déjà décidée. Il crée le Sacré Collège, commence la construction du palais pontifical et approuve l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui Ordre de Malte. Forcé de s'éloigner de Rome, où domine alors Arnaud de Brescia, il erre en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que momentanément à Rome. Il meurt le 8 juillet 1153.

  • le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.

Nicolas IV, Girolamo Masci, nait à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.

  • le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.

Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d'une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.

  • le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
  • le 15 février  1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.

Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».

C'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Cœurs».

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l'œuvre de Dieu, la rassure et l'encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l'exil. Il meurt à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929,  Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l'emporte, le 15 février 1682, il n'a que 41 ans mais la mission est accomplie.

  • le 15 février  1710 : naissance de Louis XV.

Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l'âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu'en 1723 par Philippe d'Orléans.

Louis XV en 1712, habillé en robe (coutume pour les très jeunes garçons de l'aristocratie)

Conformément à la coutume, il est élevé jusqu'à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d'Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d'Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l'oncle de Louis XV victime d'un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d'une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :

"Voilà tout ce qu'il me reste de ma famille".

  • le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.

Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l'autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l'Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d'Eglise et d'Etat.

  • le 15 février  1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.

Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d'Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.

  • le 15 février  1775 : début du pontificat de Pie VI.

Giannangelo Braschiest est élu pape à l'âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :

- la nationalisation des biens du clergé.

- l'abolition arbitraire par l'assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l'écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l'époque en France).

- la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu'elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».

- la perte du pouvoir temporel de l'Eglise dont les possessions sont annexées par l'empire.

Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.

  • le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.

     

  • le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.

La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C'est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.

  • le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.

Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.

  • le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.

Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d'un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.

  • le 15 février 1806 : l'armée française occupe Naples.

Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n'abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant "prince français" il devient vassal de Napoléon.

Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.

  • le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
  • Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.

La Vierge lui annonce qu'elle a été touchée par ses prières et qu'elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :

"J'ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m'a obtenu de son fils ma guérison entière."

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d'une maladie incurable, écrit, avec un cœur d'enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d'intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l'Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d'Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.

Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l'ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l'océan Atlantique. Avec le "Trieste" qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le "FNRS III" est un des fleurons de l'exploration sous-marine française.

  • le 15 février 1963 : trois officiers accusés d'avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
  • le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l'immunité d'Édith Cresson.

Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l'ancienne commissaire dans le cadre de l'affaire « Berthelot ».

Posté le 15 février 2015 à 06h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

14 février 2015

C'est arrivé un 14 février...

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 14 février 842 : union de Charles le Chauve et Louis le Germanique, par les Serments de Strasbourg.

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Charles le Chauve, Roi des Francs

Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu’il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d’alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l'ancêtre de l'allemand. Ce serment d'assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l'existence d'une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l'actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.

Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.

  • le 14 février 1130 : élection du pape Innocent II, et de l'antipape Anaclet II.

  2
Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d'Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l'Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d'Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier "grand abbé" de Cluny ; et c'est finalement, en 1138, après la défaite par l'armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu’Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.

  • le 14 février 1367: le pape Urbain V dédicace l'église St-Germain de Montpellier dont il consacre le maître-autel à Notre-Dame, à Notre-Seigneur et à St-Benoît.

  3
Le cloître Saint-Benoît, fondation d'Urbain V, devenu de nos jours la cour d'honneur de la Faculté de médecine de Montpellier

  • le 14 février 1663 : le Canada devient une province du Royaume de France.
  • le 14 février 1747 : fondation de l'École nationale des ponts et chaussées.

Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d'une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.

Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s’appelle aujourd’hui l’École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.

  4

  • le 14 février 1778 : première rencontre entre les marines française et américaine.

Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le "Robuste" de la Royale.

  • le 14 février 1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.

« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. » 

  • le 14 février 1800 : Georges Cadoudal dépose les armes.

Suite à la bataille du pont du Loc’h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l’insistance du Premier Consul.

Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l’armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

  5

  • le 14 février 1814 : à Vauchamps quatrième succès consécutif de Napoléon sur Blücher depuis le 10 à Champaubert.
  • En 4 jours 40 000 Prussiens ont été mis hors de combat, mais les Autrichiens ne sont pas loin de Paris.
  • 14 février 1841: le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.

Ce discours est prononcé pour l’inauguration de l’ordre des frères prêcheurs en France.

« C’est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c’est aussi lui qui a fondé au milieu d’eux une société universelle et indivisible ; c’est lui qui a fait la France, et qui a fondé l’Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l’une de l’autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l’âme et le corps sont unis ; et de même que l’âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu’un peuple s’honore d’une alliance particulière avec l’Eglise : alors l’amour de l’Eglise et l’amour de la patrie semblent n’avoir plus qu’un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »

[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d'autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c'était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c'était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n'est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c'est la papauté, à qui il a plu, par justice, d'appeler nos rois les fils aînés de l'Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s'il est possible ; afin d'exprimer plus énergiquement ce qu'elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, - Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]

L'Église a couru trois périls suprêmes : l'arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l'erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu'il se trompe contre Dieu. […]

Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l'esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L'arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l'éternité. […]

Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l'avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j'ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j'ai dit le bien ; je blâmerai, comme j'ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

  • le 14 février 1858 : deuxième apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette.

Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.

  • le 14 février 1879 : la Marseillaise redevient l'hymne national de la France.

La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

Rappelons qu'elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d'hymne royal français jusqu'en 1792. En voici les paroles :

 

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

 

Qu'il ait un règne heureux

Et l'appui des Cieux

 

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

 

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

 

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de "Grand Dieu sauve le Roy" pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi»,sur la même musique, et dont les paroles sont:

« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,

Dieu bienfaisant !

Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant

Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,

Ce sang chéri

Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,

Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,

Tu sais pourquoi

Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,

Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,

Les vrais Français,

Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits

Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »

Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le "God save the queen /king »;par la Russie ("God save the tsar") et l'Allemagne ("Gott erhalte Franz den Kaiser", "Dieu sauve l'Empereur Franz", adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !", que du Roi de Prusse, ou de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu'en 1918..

  • le 14 février 1885 : combat de Shipu.

Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l'amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d’une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s'empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu'avec le traité de Tianjin, en juin.

  • le 14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général français, héros de Diên Biên Phu et de la guerre d’Algérie.

Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu’aux guerres d'Indochine et d'Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.

  • le 14 février 1933 : Inauguration à Paris du premier service d'horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.

La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.

Posté le 14 février 2015 à 06h06 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2015

Découverte d'un fragment de l'Evangile selon saint Marc ?

Pour une fois qu'on nous annonce la découverte d'un vrai Evangile, la presse va-t-elle en parler comme quand elle s'étale sur des pseudos-évangiles ?

"Ce texte, qui pourrait bien être la plus ancienne copie connue de l'Évangile, a été écrit sur une feuille de papyrus réutilisée pour créer le masque d'une momie égyptienne. Il s'agirait d'un fragment de l'Évangile de Marc ; et, surprise, ce fragment a été daté d'avant l'an  90 de notre ère (l'original aurait été écrit quelques années après la mort de Jésus-Christ). Une découverte considérable car, à ce jour, les plus anciennes copies de l'Évangile datent du IIe siècle.

La découverte a été rapportée par la revue LiveScience qui s'est intéressée aux recherches effectuées par le docteur Craig Evans, professeur du Nouveau Testament à l'Université Acadia Divinity College à Wolfville (Nouvelle-Écosse, Canada) et par une équipe d'environ trois douzaines de scientifiques qui étudient des centaines de textes grâce à une technique permettant de dissoudre la colle des masques de momies sans endommager l'encre. Le texte écrit peut ainsi être lu. [...]"

Posté le 13 février 2015 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent

C'est arrivé un 13 février...

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 février 721 : décès de Chilpéric II, Roi des Francs et de Neustrie.
  • le 13 février 1514 : les funérailles d'Anne de Bretagne sont célébrées à la collégiale St-Sauveur, où son corps est transporté.

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d’exemple pour toutes les funérailles royales jusqu’au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu’elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

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Tombeau de Louis XII et d’Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis.

  • le 13 février 1575 : sacre d'Henri III, Roi de France.

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En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d'un Royaume divisé, où son autorité n'est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l’exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l’erreur et la Vérité sur un pied d’égalité. Impressionné d’avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint Esprit, pour remplacer l’ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d'un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s’adonne avec ses mignons. Bien qu’ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c’est en fils aîné de l’Eglise qu’il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s’éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n’y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s’engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu’elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu’elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d’Arc ; telle qu’elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu’à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu’à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d’un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l’Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

 

  • le 13 février 1651 : Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
  • le 13 février 1790 : la France supprime et interdit les vœux monastiques.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

  • le 13 février1806 : Napoléon rompt avec Pie VII.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : "Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'empereur".

  • le 13 février1806 : Napoléon écrit à Fesch :

"Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l'expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et [...] Exigez aussi l'interdiction des ports aux navires de ces puissances".

  • le 13 février 1813 : Napoléon fait proclamer le concordat de Fontainebleau, loi d'Empire.
  • le 13 février1820 : assassinat du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France.

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Dans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse. Fils du comte d'Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d’hériter du trône, si l’on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu’elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

  • le 13 février 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

4Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l’illusion du mouvement: le "cinématographe". L'appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d’encouragement à l’industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n’imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont "L'Arroseur arrosé".

  • le 13 février 1917 : arrestation de Mata-Hari par le contre-espionnage français.

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d'espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

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  • le 13 février 1941 : le chef de l'Etat, le maréchal Pétain rencontre le caudillo espagnol, le général Franco à Montpellier.
  • le 13 février 1960 : premier essai nucléaire français à Reggane dans le désert de Tanezrouft en Algérie

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", s'enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

  • le 13 février 2005 : décès de sœur Lucie.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l'âge de 97 ans alors qu’elle est malade depuis trois mois.

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Lucia Santos, cousine de  Francisco et de Jacinta Marto

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d'apparitions a cessé en octobre de la même année.

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Jean-Paul II est allé trois fois à Fatima.

Posté le 13 février 2015 à 06h50 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 février 2015

Voltaire l'imposteur : une "valeur" de la République

Voici un entretien accordé par Marion Sigaut à Martial Bild dans le cadre du JT de TV Libertés du mardi 10 février et portant sur Voltaire. Dans cet entretien, Marion Sigaut, historienne, est revenue sur son dernier ouvrage intitulé "Voltaire – Une imposture au service des puissants". Démystifiant la pensée du célèbre philosophe des Lumières, elle met en exergue l'aspect anti-populaire de Voltaire et l'accuse d'être un menteur alors que cette figure de la philosophie française n'a jamais été autant citée qu'à l'heure actuelle, après les événements liés à Charlie Hebdo. Par la même occasion, l'historienne évoque la "révolution bourgeoise de 1789" et la véritable implication du philosophe au sein de celle-ci.

Posté le 11 février 2015 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

Hyacinthe Dubreuil et l'organisation du travail

Dans les 4 Vérités, Bernard Antony évoque Hyacinthe Dubreuil :

[...] Ce dernier, né en 1883 et mort en 1971, fut d’abord un ouvrier métallurgiste. Il n’était donc pas un idéologue, mais un remarquable penseur à partir du réel. Et le réel, ce fut d’abord sa riche expérience qu’il développa notamment en allant, de 1927 à 1929, étudier le travail industriel en Amérique, se faisant notamment embaucher dans une usine de la General Motors à Syracuse, ou encore chez White Co à Cleveland, et enfin chez Ford à Detroit.

Il fit cela selon « la tradition du tour de France », comme il l’écrivait dans son livre « Standards ». « Standards » est sous-titré « Le travail américain vu par un ouvrier français ». C’est une remarquable réflexion sur les applications de la pensée du grand ingénieur Frederick Winslow Taylor sur l’organisation scientifique du travail. Dubreuil en dégage ce que cette organisation scientifique avait apporté et aussi ce que la « division du travail » érigée en principe allait secréter de catastrophique.

Dubreuil avait été un de ces grands syndicalistes de la CGT, du temps où celle-ci n’était pas tombée entre les mains des communistes. Ces derniers avaient créé, en 1922, la scission « CGT-U », faute de pouvoir s’emparer de la principale centrale syndicale de l’époque. Les idées de notre auteur étaient à l’opposé de l’idéologie marxiste. Pour en finir avec la triste condition du prolétaire, Dubreuil, puisant dans la très riche expérience française du compagnonnage, œuvra remarquablement pour que l’ouvrier redevienne propriétaire de son travail. Il fut notamment appuyé par l’Association ouvrière des compagnons du devoir, réanimée par le remarquable Jean Bernard (qui faisait appel à Henri Charlier). 

Hyacinthe Dubreuil fut de ces grands syndicalistes et penseurs ouvriers appelés dans le cadre de la Révolution nationale à réfléchir la rénovation de l’organisation du travail et des relations du travail. Il publia à cette fin en 1941 un maître livre : « La chevalerie du travail » dédié au maréchal Pétain. Nullement inquiété pour cela à la Libération et d’ailleurs farouchement antinazi, il fut très admiré par les éphémères théoriciens gaullistes de la doctrine de « l’association capital-travail » et aussi par le célèbre ingénieur et dirigeant de grande entreprise Louis Armand, compagnon de la Libération qui fut le président de l’Euratom, et par ailleurs membre de l’Académie française.

Le concept de « l’équipe autonome du travail » est au centre de l’œuvre de Dubreuil. Il n’en a jamais donné une recette unique, mais une idée à adapter selon l’immense diversité des entreprises. Cela a notamment inspiré les « îlots » de nos usines aéronautiques de Marignane ou de Blagnac et Colomiers, près de Toulouse. Il est significatif que, le mardi 7 avril 1981, ait été inaugurée à Colomiers la rue qui porte son nom où le soir même, à la Maison des compagnons du devoir, étaient évoquées sa pensée et son action.

Je pus évoquer dans un riche débat le constat si agréable de ce que, comme l’avait préconisé Dubreuil, une de nos plus modernes industries puisait dans la tradition séculaire du compagnonnage une riche inspiration pour son organisation et ladiffusion de la propriété du travail. Liberté, solidarité, tradition, ordre et progrès : tels étaient les maîtres mots de Hyacinthe Dubreuil. Des maîtres mots qui demeurent d’actualité pour rejeter à la fois le collectivisme communiste et l’oligarchie financière !"

Posté le 11 février 2015 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 11 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • en 778 : Baptême du Sarrazin Mirât ; la Vierge Marie rentre chez Elle (voir la fin de la chronique).

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Tiré de La Vierge Marie dans l'histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)

Voir la chronique du 18 janvier.

  • le 11 février 824 : décès du pape Pascal Ier.

98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier régne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 11 février 1302 : Philippe le Bel fait brûler la bulle Ausculta Fili.

« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l'incipit, l'en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.

Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu'autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d'impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.

De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l'Eglise s'est rebellé contre sa mère. Comme dans l'Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.

Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel est sacré Roi de France à Reims.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

 

  • le 11 février 1511 : mort de Charles II d'Amboise de Chaumont.

Fils aîné de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d'aménagement pour son palais.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l'avant-garde de l'armée du Roi à la bataille d'Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l'âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d'Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur "Jean d'Authon", car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »


Portrait de Charles d'Amboise (1473-1511), par Andrea Solario, Musée du Louvre.

  • le 11 février 1536 : Philippe Chabot, amiral de France, occupe la Bresse et la Savoie

La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d'Italie, dans laquelle François 1er et l'empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.

  • le 11 février 1543 : le roi Henri VIII d'Angleterre signe une alliance avec Charles Quint contre la France.

Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d'unifier par la force l'Ecosse à l'Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.

  • le 11 février 1650 : mort de René Descartes, philosophe et mathématicien français

René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C'est un philosophe et un scientifique de l'époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L'esprit profond s'avance caché).

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs affirme :

 

« La « Bête » s'est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu'au féminisme avorteur d'aujourd'hui. »(*)

Il poursuit plus loin :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d'arrêt » d'un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l'a changé. Ce n'est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n'assistons à rien de moins qu'à une transformation du monde, et l'on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C'est lui qui a semé presque tous les germes dont l'Homme faustien n'a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c'est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)

Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l'un des hommes les plus responsables de l'allure et de la physionomie de l'ère moderne que l'on peut particulièrement   caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n'est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l'origine de la profonde inhumanité de la science moderne. »(***)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21

(**) Idem page 53

(***) Idem page 54

Le Discours de la méthode

Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l'origine d'une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.

  • le 11 février 1744 : une bataille navale s'engage entre une flotte anglaise et une flotte franco-espagnole devant Toulon.

Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s'achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.

  • le 11 février 1798 : les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.

Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.

  • le 11 février 1809 : Napoléon écrit à Roederer.

"Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse; c'est la France; je couche avec elle... Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n'ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c'est que je ne le crois pas utile pour elle".

  • le 11 février 1814 : victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail.

Avec deux fois moins d'effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu'il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.

La cavalerie de la Garde se jette sur les carrés russes (peinture de Wojciech Kossak).

  • le 11 février 1858 : première apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, 14 ans dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. Il y en aura 18.

Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :

«J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».

Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous

En 1862, l'église reconnaît l'existence des apparitions à Lourdes, qui devient l'un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l'habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.

  • le 11 février 1868 : mort du physicien et astronome français Léon Foucault.

On lui doit l'invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d'une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d'un pendule d'une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.

  • le 11 février 1868 : discours de Jaurès à la Chambre des députés.

Il est possible de lire dans le N°1439 de l'Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s'agit d'un extrait d'une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :

«C'est que l'humanité dans l'univers est une grande commission d'enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c'est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c'est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu'une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c'est que si l'idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et de le traiter comme l'égal avec qui l'on discute, mais non comme le maître que l'on subit…. »

Voilà ce qu'affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; elle a été baptisée dans le sang des martyrs catholiques de la révolution. Aujourd'hui cette lutte à mort continue.

  • le 11 février 1922 : naissance d'Hélie Denoix de Saint Marc, militaire français.

Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d'Alger, emprisonné par De Gaulle. C'est un homme d'honneur comme on en trouve peu de nos jours.

  • le 11 février 1929 : signature des accords du Latran.

Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l'église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

Il est doublé d'un concordat qui instaure le catholicisme comme la "seule religion de l'Etat Italien". L'enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l'Italie, et Rome comme capitale du pays.

Carte du Vatican, le plus petit Etat du monde.

  • le 11 février 1950 : mise en place du SMIG.

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

  • le 11 février 2013 : le Pape Benoit XVI annonce qu'il renonce à ses fonctions à partir du 28 février.

Posté le 11 février 2015 à 05h03 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

10 février 2015

La troupe Saint-Louis rejoue le 15 février à Moscou pour les Chrétiens d'Orient

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Spectacle Saint Louis Moscou - Decembre 2014 par spectaclesaintlouismoscou 

Posté le 10 février 2015 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

L'amour véritable est contrerévolutionnaire

Selon Bonald, commenté par l'Abbé de Tanoüarn. Extrait.

"(...) Reçu dans Jérusalem aux acclamations du peuple et quelques jours après victime de sa fureur, objet du zèle le plus empressé de ses disciples, et bientôt après vendu par l'un, renié par l'autre, abandonné de tous, Jésus-Christ apprend à l'homme de bien que la faveur populaire n'offre qu'un appui trompeur, et que la reconnaissance est un port peu sûr dans les grands orages de la société. Sa mère l'accompagne jusqu'à la Croix parce que l'amour est plus fort que la crainte, et que seul il triomphe des révolutions."

Posté le 10 février 2015 à 07h40 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

C’est arrivé un 10 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 10 février 856 : entrevue de Louvier.

Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d'Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.

  • le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
  • le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
  • le 10 févier 1638 : consécration de la France par Louis XIII.

« Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s'exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.

C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.

La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

«  N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Le vœu de Louis XIII à la Vierge
1638 ; Caen, musée des Beaux-Arts.

La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu'il consacre immédiatement la France à Marie, à l'annonce de l'attente de l'enfant, sans savoir si c'est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis (*)

  1. Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté; mais Louis XIV se charge d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n'est terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Autre lien possible:

http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html

Qu'attendons-nous pour demander à nos évêques d'accomplir l'ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?

Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d'Autriche et Philippe d'Orléans (alors duc d'Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :


Philippe de Champaigne (1602-1674)
Louis XIV offrant sa couronne à une Vierge à l'Enfant
1643, Hambourg, Kunsthalle.

  • le 10 février 1763 :le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.

Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l'est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique. De son côté, l'Espagne récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l'Empire britannique.


Vue de Québec 1763

  • le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
  • le 10 février 1817 : l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d'occupation en France.
  • le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l'ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.

  • le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.

Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d'Ivoire), y loue un fort contre une "coutume" annuelle de 4 000 francs jusqu'en 1915.

  • le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, "Arcanum Divinæ".

Extrait :

« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l'Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l'intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l'humanité. Tous les âges admireront l'invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d'Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d'Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »

  • le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.

Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d'une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l'alpinisme. Il signe avec l'Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l'Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :

« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l'apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».

En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :

« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »

Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur.Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.

  • le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l'assemblée nationale en première lecture.
  • le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
  • le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux "ostensibles" dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
  • le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant "reconnaissance de la Nation et contribution nationale" en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).

Posté le 10 février 2015 à 05h09 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

08 février 2015

Monclar, un héros de légende

9791090029873w« Héros légendaire, guerrier tel qu’on en a connu seulement dans les récits populaires ou sur les images d’Épinal, un héros fait pour le baroud et pour la gloire. » Ainsi les journalistes annonçaient-ils la disparition de l’officier le plus décoré de France, à une époque où tout le monde connaissait le général Monclar (1892-1964), de son vrai nom Raoul Charles Magrin-Vernerey. Héros national, chevalier d’un autre temps qui guerroya partout, tout en restant libre des partis politiques. Raison pour laquelle il disparut de l’Histoire de France.

Entré à Saint-Cyr en 1912, il en sort en 1914 avec la promotion de Montmirail, et le grade de sous-lieutenant. Le 5 août, il rejoint le 60e régiment d'infanterie et termine la guerre avec le grade de capitaine. Il est alors chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de 11 citations, blessé sept fois et réformé avec une invalidité de 90 % : cuisse fracturée par balle, bras droit brisé par l'explosion d'une grenade, deux blessures à la tête imposant deux trépanations, les yeux brûlés par des gaz.

Appelé par les poilus l’As des As, cet officier guerroya toute sa vie, du Maroc au Levant en passant par la victoire de Narvik en 1940, l’Asie et son célèbre bataillon de Corée qui impressionna les forces américaines. Dans ce livre, le lecteur revit le corps à corps des tranchées, les campagnes africaine et tonkinoise du Légionnaire et la seule victoire de 40, jusqu’à l’épopée coréenne.

A partir d’archives inédites, qui font de cet ouvrage un livre quasiment autobiographique, sa fille relate la vie de ce soldat chrétien, stratège, génie militaire, meneur d’hommes vénéré de ses soldats qu’il aimait comme ses enfants. Ce soldat, qui n'a jamais connu la défaite, écrivait :

"Le neutralisme ? Mais il n'existe pas. Ceux qui refuseraient de résister devraient demain se battre sous l'uniforme d'une armée populaire. Les Européens n'ont plus à choisir qu'entre se battre et se rendre. Le désarmement ? A partir du moment où il y a armement, aucun contrôle n'est possible. Il n'y a qu'une seule solution possible : s'unir et être prêts. Croyez un homme qui toute sa vie n'a songé qu'à la paix en faisant la guerre et qui, de toutes ses forces ne veut plus jamais "voir ça" [...] L'Europe est menacée de mort spirituelle puisqu'elle perd ses élites. La guerre tue les élites alors qu'elle maintient à l'arrière les pleutres., les resquilleurs, les faux pacifistes, et que chaque retour à la paix marque leur triomphe et la fatigue de la foule dont les oreilles ont été rebattues par les histoires des gens qui se sont battus. Autrement dit, l'élite qui vainc sa peur est tuée par la masse qui tire en aveugle".

Posté le 8 février 2015 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

26 février : conférence des Cristeros au chrétiens d'Orient - Nantes

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Posté le 7 février 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

Le prix Robert-Christophe 2015 des Ecrivains Combattants attribué à Alain Toulza

Communiqué de la DRAC :

"Le prix Robert-Christophe 2015 des Ecrivains Combattants vient d'être attribué à M. Alain Toulza pour son livre édité par l'association DRAC (Droits du Religieux Ancien Combattant). L'exposition itinérante de DRAC (12 panneaux) réalisée sur la base de ce livre sera présentée dimanche matin de 9h à 14 h à l'église St Eugène, 4 rue du Conservatoire 75009 Paris (M° Bonne Nouvelle ou Grands Boulevards) avec dédicace de l'ouvrage par l'auteur.

M. Toulza sera également l'hôte de Me Tremolet de Villers sur son antenne de Radio Courtoisie le jeudi 12 février à 18h. Il y développera le programme DRAC de découverte, par les jeunes des provinces de France, des richesses de leur patrimoine régional, préalable nécessaire à leur appropriation culturelle du patrimoine national."

Posté le 6 février 2015 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 6 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 février 337 : Jules Ier est élu pape.

Saint Jules Ier, nait à Rome vers 280, et devient pape le 6 février 337. Il le reste jusqu'au 12 avril 352.Il fait élever, à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana.

  • le 6 février 886 : effondrement du Petit-Pont à Paris suite à une crue.
  • le 6 février 1626: Richelieu fait interdire les duels.

Sur une proposition de Richelieu, Louis XIII fait interdire les duels en France. La raison : les duels sont devenus, pour la noblesse, un jeu de l'honneur qui saignent à blanc ses rangs et l'empêche de joue son rôle social et de payer l'impôt du sang. Le duel ayant entraîné mort d'homme est considéré comme crime de lèse-majesté.

  • le 6 février 1778 : Traité d'alliance et Traité d'amitié et de commerce entre la France et l'Amérique.

Ce jour-là est signé, à Versailles, un Traité d'alliance et un Traité d'amitié et de commerce, entre la France et les 13 colonies américaines, représentées par le comte de Vergennes et Benjamin Franklin. Ce traité est ratifié par le Roi de France, Louis XVI et l'Angleterre déclare la guerre à la France rapidement. Le gouvernement français ne désire alors qu'une chose : l'affaiblissement de la Grande-Bretagne et effacer l'humiliation du Traité de Paris de 1763.

« Jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire ».

  • le 6 février 1863 : Napoléon III proclame l'Algérie «royaume arabe», en demandant l'égalité entre Algériens et Français.
  • le 6 février 1881 : fondation de l'Union vélocipédique française, future Fédération française de cyclisme.
  • le 6 février 1902 : un accord franco-éthiopien en vue de la construction d'un chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba provoque des protestations de la part des Anglais et des Italiens.
  • le 6 février 1922 : élection de Pie XI.

Achille Ratti nait le 31 mai 1857 à Desio, dans la province de Milan. Il est élu pape sous le nom de Pie XI le 6 février 1922 ; il meurt le 10 février 1939. Il signe en 1929, avec le royaume d'Italie, les accords de Latran, et devient ainsi chef du plus petit Etat du monde, la Cité du Vatican.


L'État le plus petit au monde

Le 14 mars 1937, il publie l'encyclique Mit brennenderSorge par laquelle il condamne le nazisme. En mai 1938, il s'absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d'Hitler.

  • le 6 février 1934 : affrontements mortels Place de la Concorde.

De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.

La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon ; la police, débordée, tire sur la foule. Le bilan est lourd : 16 morts, dont un policier, 2 300 blessés, dont 664 policiers et soldats. Daladier est contraint à la démission.

Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.

  • le 6 février 1956 : le président du Conseil Mollet est accueilli à Alger par des manifestations d'hostilité des Européens d'Algérie. Il déclare donc à la foule :

"La France doit rester en Algérie et elle y restera".

  • le 6 février 1981 : décès de Marthe Robin, stigmatisée et mystique.

Elle a alors 79 ans. A partir de 1930, elle n'avale plus aucune nourriture, hormis l'hostie consacrée lors des communions. Au début du mois d'octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu'elle vivra ensuite chaque semaine jusqu'à sa mort et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques et plus de deux cents prêtres et près de 10.000 personnes.

Son procès de béatification est ouvert à Rome, mais ses « prophéties » rendent Rome prudente.

Le père Finet a vécu ses derniers instants :

«C'était un vendredi. J'étais venu dans sa chambre, la veille, à dix-sept heures. Depuis quelques semaines, Marthe était plus douloureuse que jadis. Mais personne ne pensait qu'elle allait mourir. Elle me disait qu'il (Lucifer) lui faisait la vie dure, qu'elle était projetée jusqu'à terre. De fait, en entrant dans sa chambre, je la trouvai étendue sur le sol, ce qui n'était jamais arrivé. Je priais la personne qui était dans la pièce voisine de venir m'aider à la relever. Son bras était déjà froid. Et j'entendis Marthe me dire : 

« Il m'a tuée» 

Et en 1936, Marthe confie cette prophétie concernant la France, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité :

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisie. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de DIEU. Alors elle criera vers lui, et c'est la SAINTE VIERGE qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Église, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'ESPRIT-SAINT, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.»

  • le 6 février 1998 : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac.

A 60 ans, Claude Érignac est abattu en pleine rue à Ajaccio par deux hommes armés. Bernard Bonnet lui succédera, et sera révoqué suite à l'affaire des paillotes. C'est la première fois que les nationalistes corses s'en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l'Etat. L'enquête mettra au cœur de l'affaire un homme du nom d'Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard.

  • le 6 février 2005 : le pape Jean-Paul II se montre à la fenêtre de son appartement pour l'Angélus, au Vatican. Il tente de prononcer sa bénédiction, mais aux 1ers mots sa voix s'étrangle.

Posté le 6 février 2015 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

05 février 2015

De Robespierre à Coulibaly, les bons et les mauvais terroristes

Extrait d'un texte de Renaissance catholique :

10845"[...] La Révolution Française, parce qu’elle est portée par une vision idéologique, introduit un nouveau concept de guerre. Il avait existé des conflits civilisationnels (les guerres médiques entre les cités grecques et l’empire perse, les chocs Islam-chrétienté, etc.), de simples luttes pour la prééminence politique, militaire ou économique (les conflits entre cités grecques, les luttes entre féodaux au Moyen-Age, etc.) Le projet des révolutionnaires français est plus ambitieux. Il s’agit de « régénérer l’homme », c’est-à-dire non seulement de le soumettre physiquement, ce que faisaient toutes les armées en position de force sur un territoire donné, mais de le faire adhérer à l’idéologie du vainqueur. La République en danger institutionnalise la Terreur mise en œuvre par le Comité de Salut Public à la tête duquel se trouve Robespierre. La Vendée est exterminée, les colonnes infernales ravagent le pays passant au fil de l’épée « brigands », femmes et enfants. La réaction thermidorienne met fin à la Terreur mais tout au long du XXe siècle les historiens marxistes titulaires de la chaire d’histoire de la Révolution Française à la Sorbonne (Soboul, Matthiez, Aulard…) n’auront de cesse de défendre la légitimité de la Terreur « pour sauver la Révolution ». La société française reste, aujourd’hui encore, d’une immense complaisance face au terrorisme robespierriste. Le grand lycée d’Arras porte le nom de Robespierre ainsi que de très nombreuses rues de communes de gauche (Saint-Denis- 93) comme de droite (Issy-les-Moulineaux- 92). A quand un lycée Kouachi ?

Pol Pot procède à l’élimination de 20% de la population khmère, sous les applaudissements du quotidien Le Monde (« Un peuple en liesse accueille ses libérateurs » titrait le quotidien de référence au lendemain de l’entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh le 17 avril 1975) et meurt dans son lit vingt ans après son renversement. [...]

Le terrorisme islamique est aujourd’hui mis au ban des sociétés démocratiques.

Mais quelle différence y a-t-il entre guillotiner madame Michu qui « n’ayant rien fait contre la République, n’a non plus rien fait pour elle » et égorger un mécréant dont le seul tort est d’être chrétien ? Aucune !

Une attitude schizophrénique

L’hypocrisie politique dans laquelle nous vivons est que les actes terroristes ne sont plus appréciés en fonction de leur nature mais au regard de leur finalité. Pour la vulgate politico médiatique les attentats de l’ETA en Espagne sont légitimes, Franco régnant, mais deviennent illégitimes quand la démocratie est restaurée à Madrid. Dans un cas la police française collabore avec la police espagnole dans l’autre non.

Cette position est intellectuellement et moralement très fragile.

Intellectuellement le terrorisme est l’arme des faibles : un pouvoir qui se sait minoritaire ou une opposition qui n’arrive pas à prendre le dessus sur son adversaire. Le plus faible aura beau jeu de dauber sur la vertu intransigeante du plus fort si celui-ci a lui-même usé du terrorisme. Les condamnations vertueuses du terrorisme palestinien par l’état d’Israël perdent de leur crédibilité pour qui a lu la vie et les exploits de Zeev Jabotinsky et de ses émules de l’Irgoun ou du groupe Stern. Le faible qui recourait au terrorisme devient le fort qui dénonce le terrorisme des autres, ce qui est logiquement assez difficile. Il n’en reste pas moins que cette arme du faible au fort est d’une singulière efficacité car elle fait trois victimes : l’ennemi qui est éliminé, l’observateur qui est terrorisé et le complice, plus ou moins volontaire, qui est impliqué sans possibilité de retour en arrière.

Moralement un acte est objectivement bon ou mauvais en lui-même. Tuer un innocent pour quelque raison que ce soit ne peut jamais être un acte vertueux. La conception machiavélienne, pour ne pas dire machiavélique, de la politique selon laquelle : « La fin justifie les moyens » est la négation de la justice dans l’ordre social. C’est au nom de lendemains radieux à bâtir qu’ont été perpétrés les grands massacres de l’époque contemporaine. Sous cet aspect l’islamisme est bien, comme l’écrivait Jules Monnerot, le communisme du XXI ème siècle.

Le gouvernement français gagnerait en crédibilité et en cohérence dans sa lutte contre le terrorisme s’il commençait par jeter à bas les icônes terroristes médiatiques aujourd’hui portées au pinacle que sont Robespierre, Lénine ou le frère No1, alias Polpot."

Posté le 5 février 2015 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 février  1369 : les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« …même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

  • le 5 février  1517 : François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat.

Le Parlement suivant l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

  • le 5 février  1556 : Trêve de Vaucelles.

Cette trêve de cinq ans, conclue entre Charles Quint et le Roi de France Henri II, à l'abbaye de Vaucelles donne Metz, Corse, Savoie et Piémont à la France et doit mettre fin aux opérations en Italie. Elle va dure moins d'un an, alors que, lors de la signature, le cardinal Réginald Pole, évoque les ennemis de la foi, faisant allusion aux croisades et à l'indispensable alliance des souverains chrétiens !

  • le 5 février  1589 : le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin.

La ligue se servit de lui comme d'un succédané de roi pour l'exécution de ses projets contre Henri IV.

  • le 5 février 1650 : naissance d'Anne-Jules de Noailles.

Anne-Jules de Noailles nait le 5 février 1650 à Paris. Fils du 1er duc de Noailles, et d'Anne-Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois, il est, dès 1677 à 27 ans, nommé maréchal général des camps et armées du Roi, puis maréchal de France et capitaine de la compagnie des gardes du corps. Il devient plus tard gouverneur de Roussillon. Il décède le 2 octobre 1708 à l'âge de 58 ans.

  • le 5 février  1626 : Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier.

La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédées aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre ; surtout si cette dernière est en guerre contre la France.

  • le 5 février  1679 : le Traité de Nimègue.

Après cinq ans de luttes, les coalisés n'ont conquis aucun avantage sur Louis XIV; ils sont épuisés. Les Hollandais, les Espagnols et l'Empereur commencent, dès 1676, à négocier à Nimègue. Pendant ces négociations l'Angleterre rentre en guerre contre la France. Les négociations s'éternisent, car les Hollandais réclament une frontière solide avec les Pays-Bas espagnols et un arrangement commercial avec la France; car l'Empereur réclame un retour aux Traités de Westphalie ; car l'Espagne réclame un retour à celui des Pyrénées.

Le 5 février 1679, est signé entre la France, l'Empereur et la Suède, le dernier des 4 traités qui sortent de ses négociations. Il complète Le traité de Nimègue est signé le 10 août 1678 à Nimègue aux Pays-Bas, entre les Provinces-Unies et la France.

Au total Louis XIV sort renforcé; il consolide les frontières du Nord de la France et devient l'arbitre de l'Europe. S'il restitue Maastricht, il obtient que l'exercice de la religion catholique y soit libre. Le traité de commerce établit entre la France et les Provinces-Unies une liberté réciproque. L'Espagne cède à Louis XIV la Franche-Comté et une douzaine de places de la Flandre. La nouvelle frontière sera fortifiée par Vauban. L'Empereur assure au Roi de France le passage à travers des territoires allemands ou lorrains pour secourir éventuellement ses alliés suédois

Le Traité de Nimègue marque l'apogée du règne de Louis XIV. La France a acquis le sud des Pays-Bas, la Franche-Comté, Cambrai, Maubeuge Valenciennes, l'Alsace, le Sénégal et la Guyane. Ce traité marque la fin de la guerre de Hollande qui opposait la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le Traité de Nimègue (Henri Gascard) musée du Valkhof 

Le tableau d'Henri Gascard représentant les diverses délégations se trouve, actuellement, au musée du Valkhof ; la délégation française, composée du Maréchal Godefroy comte d'Estrades, de Charles Colbert, marquis de Croissy et de Jean-Antoine comte d'Avaux se trouve au premier rang. 

  • le 5 février 1677 : Louis XIV donne son approbation aux plans de Hardouin-Mansart pour les Invalides.
  • le 5 février 1782 : l'Espagne prend Minorque à la Grande-Bretagne, avec l'aide de la France.

Cette opération se déroule pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Depuis le traité de Paris de 1763, la France souhaite prendre sa revanche sur l'Angleterre.

  • le 5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure et déclare :

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mot :

« …les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

  • le 5 février 1867 : le général Bazaine emporte le dernier drapeau tricolore et prend la route de Vera-Cruz.
  • le 5 février 1875 : le pape Pie IX condamne dans son encyclique Quod num quam les lois et le Kulturkampf du chancelier Otto von Bismarck.

Bismarck fait voter, en réaction, l'abolition de toutes les congrégations le 31 mai. Pour lui l'Eglise catholique est l'ennemi principal du peuple allemand.

  • le 5 février 1962 : de Gaulle préconise une Algérie indépendante sur la base d'une coopération amicale avec la France.
    • le 5 février  1987 : Michel Baroin, PDG de la Fnac, meurt dans un accident d'avion. OK verifié

Ce franc-maçon, ancien grand maître du grand orient de France aurait été assassiné ? D'aucuns dirent à l'époque qu'il était en train de se convertir.

  • le 5 février 1992 : Jacques Floch, député-maire socialiste est inculpé de complicité d'abus de confiance pour avoir "perdu" 2,1 millions de Francs !
    • le 5 février 1993 : prescriptions pour plusieurs affaires politiques.

La commission d'instruction de la Haute cour de justice française juge que les faits reprochés aux trois anciens ministres : Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé sont prescrits.

François Léotard est reconnu coupable d'ingérence et de corruption lors de l'acquisition de son domicile. Il est gracié par la prescription.

Patrick Poivre d'Arvor journaliste vedette de TF1 est inculpé de "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire Pierre Botton (le beau-frère de Michel Noir, maire de Lyon).

Posté le 5 février 2015 à 06h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

04 février 2015

La France fille aînée de l'Eglise a t elle une vocation particulière?

Une vidéoformation réalisée par Notre-Dame de Chrétienté, avec Jean-Pierre Maugendre :

Posté le 4 février 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2015

«Shades of truth» : le film qui réhabilite Pie XII

Extrait d'un article traduite par Benoît-et-moi :

"Toute la vérité sur Pie XII dans un film-enquête avec un casting international et une thèse de fond: le pape Pacelli fut le «Schindler Vatican». C'est ce que démontre «Shades of truth» [Ombres de vérité], le film qui enquête sur la grande figure de Pie XII, pendant trop longtemps considéré comme le «pape de Hitler». Écrit et réalisé par la cinéaste Liana Marabini, le film - qui sera présenté en avant-première mondiale le 2 Mars au Vatican - voit la participation, entre autres, des acteurs Christopher Lambert, Gedeon Burkhard, David Wall, Marie-Christine Barrault, Giancarlo Giannini et Remo Girone.

100 000 pages de documents étudiés

Le film est basé sur le contenu de quelque 100 mille pages de documents et de témoignages peu connus ou inédits de juifs survivants de l'Holocauste, sauvés de la déportation par l'intervention Pape Pacelli, que la réalisatrice a étudiés pendant cinq ans. Une activité diplomatique qui a permis de sauver la vie de 800 000 Juifs. Le tournage a eu lieu à Rome, Berlin, New York, Lisbonne, au Vatican et de nombreux intérieurs ont été tournés dans la province d'Asti.

Les mystères des Archives secrètes du Vatican

Le protagoniste du film est l'acteur américain David Wall, dans le rôle d'un journaliste italo-américain d'origine juive, David Milano, à qui a été commandée une enquête sur le pape Pacelli. Alors qu'il mène des recherches sur l'histoire de Pie XII, le journaliste voit s'effondrer sa conviction que c'était le «pape de Hitler». Grâce à l'aide de son ami prêtre Roberto Savinelli, joué par l'acteur allemand Gedeon Burkhard (dirigé par Tarantino dans le film "Inglourious Basterds" et protagoniste des fictions "Commissaire Rex" et "Alerte Cobra"), David parvient à plonger dans les mystères des Archives Secrètes du Vatican, où il étudie des documents et des images de l'époque et fait la connaissance du postulateur de la cause de béatification de Pie XII. David rencontre des survivants de l'Holocauste, qui ont eu la vie sauve grâce à l'intervention de Pacelli. Il apprend, par exemple, l'histoire d'Israël Zoll, grand rabbin de Rome pendant l'occupation nazie, qui, à la fin de la guerre a été baptisé et a pris le nom d'Eugenio Zolli, en signe de gratitude envers le Pape, dont le prénom était précisément Eugenio. David traverse une crise personnelle, découvrant à la fin que ses propres parents, morts dans un accident quand il était bébé, ont été sauvés de la déportation quand ils étaient enfants grâce au pape qu'il avait jusque-là stigmatisé. [...]

Shades of Truth sera projeté en première mondiale au Vatican le 2 Mars, date anniversaire de la naissance d'Eugenio Pacelli (1876) et de son élection au trône de Pierre avec le nom de Pie XII (1939). En mai, il sera présenté hors compétition à Cannes et en Septembre aux États-Unis au cours de la Rencontre Mondiale des Familles à Philadelphie, à laquelle participera également le Pape François. Le film sera diffusé dans 335 salles de cinéma italiennes, dans 280 salles françaises, en Belgique, en Allemagne, aux États-Unis, en Argentine, au Brésil, en Australie, en Espagne et au Portugal, avant de passer à la télévision."

Posté le 2 février 2015 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2015

François Hollande : un effort de vérité sur le génocide vendéen ?

Lu ici :

"François Hollande vient d’appeler la Turquie à faire un « effort de vérité » sur le génocide arménien : « il est temps de briser les tabous » a clamé le Président de la République « française ».

Comment ne pas être indigné par une telle hypocrisie ? Car s’il est un homme qui ne peut, en matière de génocide, donner une leçon aux Turcs, c’est bien celui qui préside la République. Comment peut-on faire preuve d’une telle duplicité ? Comment peut-on appeler les Turcs à briser leurs « tabous »,  tout en ignorant  cyniquement les siens. Cela révèle l’homme. Faut-il lui rappeler quelques faits d’histoire ? Alors voilà :

En 1789 les trois pays les plus peuplés du monde sont la Chine, l’Inde… et la France !

Avec ses 28 millions d’habitants la France est le pays le plus peuplé d’Europe. Dès 1795 la Russie nous ravit cette première place. Nous serons dépassés par l’Allemagne en 1866 puis par la Grande-Bretagne en 1911… De tous les peuples d’Europe nous sommes le seul dont la démographie s’infléchit au XIXe siècle. Pourquoi ?

Historiens et démographes nous expliquent que tout change « en profondeur », pour notre pays, dès les années 1790. On observe un « tournant démographique ». Le taux de natalité passe de 38.8 pour mille avant 1789 à 32.9 pour mille en 1800. On se marie moins et la fréquence des naissances illégitimes doublent en 20 ans. Pourquoi ?

Parce qu’il s’est passé une grande saignée. La République a inventé la guerre de masse et notre jeunesse repose dans des fosses communes de l’Egypte à la Russie. Mais ce n’est pas tout : la République a aussi inventé le massacre de masse : le « système de dépopulation » disait Graccus Babeuf en 1794, le génocide dirions-nous plutôt aujourd’hui.

La République élimine tout ce qui s’oppose à elle : « Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière » avait dit Carrier. Alors on tue à la baïonnette, au couteau, à la massue, au fusil… Alors on égorge, on noie, on guillotine… On assassine des hommes, des femmes, des enfants, des bébés, des prêtres, des nobles, des paysans, des artisans… (80% des victimes appartiennent au Tiers Etat). L’historien Pierre Chaunu pourra écrire que « la révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe ».

En Vendée, la République planifie un génocide systématique. Le génocide possède ses théoriciens (Danton, Robespierre, St Just, Carnot, Barère…), ses maîtres d’œuvre (Carrier, Westermann, Turreau…), son « plan » (les « colonnes infernales »). Des décrets vont être votés qui visent ouvertement à « exterminer cette race rebelle » (Barère). Le décret du 01 août 1793 prévoit la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. Le décret du 01 octobre 1793, plus radical, prévoit l’extermination de tous les habitants de la Vendée sans distinction d’âge ou de sexe.

Alors les colonnes républicaines tuent tout « sans distinction » (Caffin, commandant adjoint de la 3e colonne), même « les filles, les femmes et les enfants » (Cordelier, commandant de la 5e colonne).    On allume les fours dans les villages et on y jette vivant les femmes et les enfants, même ceux des « patriotes ». Rien qu’au Petit Luc les soldats de la République tuent 110 enfants de moins de sept ans. Le général Grignon, commandant la 2e colonne se vante de tuer chaque jour « 2000 vieillards, hommes femmes et enfants ». On va même chercher les malades dans les hôpitaux ! Le général Westermann, le « boucher de la Vendée », écrira à la Convention (décembre 1793) : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre (sic) avec ses femmes et ses enfants (…) Suivant les ordres que vous m’avez donné, j’ai écrasé les enfants sous le pied des chevaux, massacré les femmes, qui au-moins pour celle-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ». Hoche écrira en 1796 que plus de 600 000 Français ont péri en Vendée.

Si nous cumulons massacre des « indésirables », génocide vendéen, boucherie des guerres de la Révolution et de l’Empire (indissociables), la République a causé 2 millions de morts (Sédillot), soit davantage que les deux guerres mondiales réunies. 2 millions sur 28 millions ! Deux millions de personnes plutôt jeunes, surtout des hommes ! On comprend mieux la baisse du taux de natalité qui va suivre, les naissances illégitimes (plus moyen de se marier), et le tassement démographique du XIXe siècle. [...]"

Posté le 1 février 2015 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 1er février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1 février  1119 : élection du pape Calixte II.

L'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, est élu pape à l'abbaye de Cluny, par les six cardinaux qui avaient accompagné Gélase II dans son exil. Ce choix est ratifié à Rome. Le 9 février, il reçoit la couronne papale à Vienne en Isère.

  • le 1 février 1328 : décès de Charles IV le Bel, à l'âge de 34 ans.

Le Roi de France, Charles IV le Bel, fils dе Philippe le Bel et frère dе Philippe V le Long, auquel il succède est le dernier des Capétiens directs ; le trône passera ensuite aux Valois.

Rappelons-nous la seconde partie du testament de Saint REMI :

« Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. […]

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

[…] Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

Le Roi de France, Charles IV le Bel, meurt à Vincennes sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte, mais elle accouchera d'une fille. Le trône de France revient à son neveu Philippe de Valois, qui prendra le nom de Philippe VI. Charles IV est le dernier des Capétiens directs. La couronne passe donc aux Capétiens de la branche Valois.

Philippe V a été déclaré Régent du Royaume à la mort de son frère, dans l'attente de la naissance attendue par la reine veuve. Son neveu, Jean 1er le posthume ne vit que 5 jours. Jean 1er a une sœur plus âgée, dont le duc de Bourgogne  défend "les droits". 

Or les lois fondamentales du Royaume sont très claires. En fonction de la loi de sacralité, dont découle la loi de masculinité, une femme ne pouvait pas être sacrée Roi de France; ce qui est différent de la direction du pays, car les femmes pouvaient devenir régentes; il y en eut beaucoup. Relire la chronique du 04 novembre dernier qui explique cela en détail.

La lecture politique de cette loi, mise en avant pour écarter Edouard d'Angleterre, est un contre sens historique. La fonction royale en France a toujours été un ministère ecclésiastique. Les historiens de la III république ont brodé sur la création artificielle et a posteriori de cette loi salique. Elle existait dès le baptême de Clovis, et cela gêne beaucoup ceux qui rejettent depuis 220 ans l'alliance entre un peuple, un Dieu et une famille. Alliance dont le chef est : « le lieutenant de Dieu sur Terre ». Mais c'est notre histoire à nous, Français; il faut l'accepter. Et seuls les Celtes et les Juifs avaient, avant les Français, une telle conception religieuse du pouvoir.

Le danger représenté par une sécession de la Bourgogne est réel, à l'époque. Il suffit de voir le poids que les Bourguignons ont tout au long de la guerre de 100 ans. Le duc de Bourgogne est l'oncle de Jeanne, fille du deuxième mariage du Roi défunt. Il aspire certainement à s'emparer du trône de France à terme. Il est d'ailleurs le seul à avoir refusé de faire hommage au régent pendant la grossesse de la Reine veuve.

L'Histoire officielle d'aujourd'hui veut oublier que le Roi de France revêt, par le sacre, une dimension sacerdotale dans sa personne; dimension qu'aucun autre roi d'aucun autre pays n'a eu. Il y a des kilomètres d'écrits de Papes qui le confirment.

  • le 1 février 1579 : le Roi Henri III et la reine Louise font un pèlerinage à Chartres.
  • le 1 février 1641 : la France s'allie avec le Portugal contre l'Espagne.
  • le 1 février 1669 : Louis XIV prend les premières mesures de restriction à l'application de l'Édit de Nantes.
    • le 1 février 1701 : début de la Guerre de Succession d'Espagne.

Louis XIV reconnaît par lettres patentes les droits de Philippe V à succéder à la couronne de France, le 1er février 1701. Philippe d'Anjou entre à Madrid quelques jours plus tard, en tant que Philippe V d'Espagne, tandis que l'armée française occupe le sud des Pays-Bas espagnols.

  • le 1 février 1702 : bataille de Crémone.

En 1702, la France et l'Autriche sont en conflit pour la succession du trône d'Espagne. Cette guerre commence mal avec les défaites de Carpi et Chiari. Les troupes françaises de Villeroy stationnent dans la ville italienne de Crémone. Le 1er février 1702, grâce à un aqueduc souterrain, et un ingénieux travail de sape, les troupes autrichiennes du prince Eugène de Savoie-Carignan pénètrent dans la ville. Les Français et leurs alliés irlandais repoussent les assaillants. Le prince Eugène doit battre en retraite. L'issue du combat est incertaine puisque les deux camps comptent environ 1 200 victimes chacun. Si les Français restent maîtres du terrain et de la ville, les Autrichiens ont fait prisonnier leur chef, le maréchal de Villeroy.

  • le 1er février 1785 :l'affaire du collier de la reine éclate.

« Une révolution est toujours le fruit du travail implacable de ceux qui, dans l'ombre, tirent les ficelles. »

Voici le commentaire du livre Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté, lecture que recommandait Ferdinand Céline pour bien comprendre comment est arrivée la révolution. Livre, que l'on peut facilement trouver ici :

http://www.balderexlibris.com/index.php?post/2012/06/10/Daste-Louis-Marie-Antoinette-et-le-Complot-Maconnique

En voici les premières pages… :

« Au XVIIIe siècle, la Foi catholique et la France furent ensemble comme incarnées dans un être représentatif au plus haut degré : fille des Césars catholiques d'Autriche et femme du Roi Très-Chrétien, Marie-Antoinette eut ce douloureux honneur. Elle l'a porté au comble par son martyre sur l'échafaud. Et vingt ans auparavant, elle était l'idole de la France !

Qui avait changé l'âme des Français ? Qui avait transformé les Français catholiques en blasphémateurs et sacrilèges ? Les Français amoureusement fidèles à leur dynastie séculaire en régicides ?

Le but de ce livre est de montrer que l'agent de ces œuvres de mort fut la Franc-maçonnerie. Lors de l'avènement de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le peuple de France idolâtrait ses jeunes souverains. La Reine surtout avait touché son cœur. Le 11 septembre 1774, Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, écrivait à l'impératrice Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, une lettre où nous lisons: Il n'y a pas eu, dans la conduite de la Reine, la moindre nuance qui n'ait porté l'empreinte de l'âme la plus vertueuse... Personne n'est plus convaincu de cette vérité que le Roi... Les grandes et vraiment rares qualités de la Reine ne sont pas moins connues du public ; elle en est adorée avec un enthousiasme qui ne s'est jamais démenti. (Lettre de Mercy-Argenteau à Marie-Thérèse, le 11 septembre 1774. - Correspondance secrète... publiée par A. d'Arneth et A. Geffroy, Paris, 1874, t. II, p. 232.) Le 8 juin 1773 avait eu lieu l'entrée solennelle de Louis XVI, encore Dauphin, dans la ville de Paris, avec la Dauphine. L'enthousiasme de la foule allait au délire. Les maisons étaient en fleurs, les chapeaux volaient dans les airs. Des acclamations ininterrompues : « Vive Monseigneur le Dauphin ! Vive Madame la Dauphine ! » se répétaient en mille échos. « Madame, disait le duc de Brissac, vous avez là deux cent mille amoureux ». Marie-Antoinette voulut descendre dans les jardins, se mêler directement à la foule, remercier de plus près, serrer les mains qui se tendaient à elle. Et elle écrit à sa mère une lettre où bat son cœur « ... Ce qui m'a touchée le plus, c'est la tendresse et l'empressement de ce pauvre peuple qui, malgré les impôts dont il est accablé, était transporté de joie de nous voir... Au retour, nous sommes montés sur une terrasse découverte. Je ne puis vous dire, ma chère maman, les transports de joie, d'affection, qu'on nous a témoignés dans ce moment... » (M. FUNCKBRENTANO, L'Affaire du Collier, 6e édit., pp. 51, 52.). Vingt ans après, en 1793, ce n'est plus d'amour mais de haine que la France parait enivrée. Avant d'être menée à l'échafaud dans la charrette, « cette bière des vivants », la Reine écrivit à Mme Élisabeth, sa belle-sœur, une lettre aussi admirable que navrante. En voici le début : « Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin, C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme, comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants... Et vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.  Qu'ils pensent, tous deux, continuait la Reine, à ce que je n'ai cessé de leur inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie. Après la parole divine du Christ pardonnant à ses bourreaux du haut de la croix où ils viennent de le clouer, il est peu de paroles humaines qui, puissent venir en parallèle avec cette suprême adjuration de Marie-Antoinette : Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort » (Lettre citée par Mme la comtesse d'Armaillé : Madame Elisabeth, Paris, 1886, pp. 443, 444,445.)

La noble femme capable, au pied de l'échafaud, de pousser la générosité d'âme jusqu'à cet héroïsme qui l'élève au-dessus de l'humanité, c'est la même femme que l'exécrable Maçonnerie s'est efforcée de salir, jusqu'à ses derniers moments, par des pamphlets regorgeant de calomnies odieuses, afin de souiller avec elle la Monarchie française, tout en l'assassinant. Après la Reine-Martyre, envisageons la France, la Nation-Martyre frappée, elle aussi, par la Maçonnerie. Au commencement du XVIIIe siècle, la France était encore attachée avec ferveur à ses traditions religieuses et politiques. A la fin du même siècle, elle rompt - ou plutôt une influence cachée la fait rompre - avec toutes ses traditions à la fois. Quelle est cette influence ? Toujours celle de la Maçonnerie. Or, dès 1791, un admirable prêtre, l'abbé Le Franc, osa l'écrire. Un an plus tard, le 2 septembre 1792, à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, il paya de son sang le courage d'avoir dénoncé la Maçonnerie comme la mère de la Révolution, alors déjà toute souillée de crimes. Les tueurs au service du Pouvoir Occulte n'eurent garde de laisser échapper aux massacres maçonniques de Septembre ce voyant, qui, arrachant leurs masques aux meneurs révolutionnaires, venait de mettre en lumière leurs faces de Francs-Maçons. Ecoutons donc avec respect les paroles de l'abbé Le Franc : c'est pour les avoir dites qu'il est mort.

« L'Europe (écrivait-il en 1791) est étonnée du changement qui s'est opéré dans nos mœurs. Autrefois, on ne reprochait à un Français que sa gaieté, sa frivolité. Aujourd'hui qu'il est devenu sanguinaire, on l'a en horreur... Qui l'a rendu farouche, toujours prêt à attenter à la vie de ses semblables et à se repaître de l'image de la mort ? Le dirai-je et m'en croira-t-on ? C'est la Franc-maçonnerie !... C'est à l'ombre de l'inviolable secret qu'elle fait jurer à ses initiés, qu'elle a donné des leçons de meurtre, d'assassinat, d'incendie et de cruauté... » (Le Voile levé... ou le Secret de la Révolution révélé à l'aide de la Franc-maçonnerie, pp. 67, 68.)

Longtemps la Maçonnerie a fait l'impossible pour effacer, sur le fumier sanglant de 89 et de 93, ses traces criminelles. Mais, aujourd'hui, mentir là-dessus serait peine perdue pour elle. La vérité se fait plus claire chaque jour et, par un enchaînement de textes écrasants, nous allons prouver à quel point l'abbé Le Franc avait dit vrai. Oui, en toute réalité, durant plus d'un demi-siècle, les Francs-maçons ont secrètement creusé la mine dont l'explosion a jeté bas l'ancienne France en 89. Nous ne pouvons ici traiter en quelques mots l'immense question de l'origine de la Maçonnerie. Disons simplement que, quels que fussent ses créateurs, la Maçonnerie était dès le commencement l'ennemie mortelle de la Foi chrétienne, de l'ordre chrétien, de la civilisation chrétienne tout entière. Introduction de la Maçonnerie en France. La Première Encyclique contre la Secte. D'Angleterre où les Rose-Croix judaïsant et kabbalistes l'avaient greffée sur les vieilles corporations d'ouvriers maçons, la Franc-maçonnerie s'introduisit en Europe, partout à la fois, de 1725 à 1730. Dès 1735, un article du code primitif des Francs-maçons révolta, par son audacieux esprit révolutionnaire, d'honnêtes magistrats de Hollande : les premiers, ces protestants proscrivirent la Maçonnerie. Mais celle-ci fit un retour offensif et triompha des premières résistances, en Hollande comme ailleurs. Deux ans après, en 1737, le Premier Ministre de Louis XV était le cardinal de Fleury : sa clairvoyance touchant la Maçonnerie a fait de lui la bête noire des menteurs professionnels chargés de falsifier notre Histoire. Après une minutieuse enquête, le Cardinal acquit la même conviction qui avait armé les magistrats hollandais contre la Maçonnerie antichrétienne et révolutionnaire. Il donna des ordres sévères contre les Loges qui déjà pullulaient en France. L'année suivante, en 1738, le Pape Clément XII avait été renseigné par le cardinal de Fleury et sans doute aussi de bien d'autres côtés pour l'Europe entière. Sans tarder, le Pape lança la première des Encycliques que Rome ait opposées au fléau maçonnique. Comme toutes celles qui l'ont suivie, cette Bulle a stigmatisé dans la Maçonnerie ce double caractère : de viser à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques basées sur le Christianisme. Mais tout était conjuré pour empêcher la France d'écouter les cris d'alarme du Pape et du Premier Ministre de Louis XV. Les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste (reliées par de secrètes accointances) arrêtaient aux frontières de France la parole du Pape et faisaient méconnaître le bien fondé des angoisses que lui causait le péril maçonnique. La Maçonnerie profita de ces déplorables dispositions de l'esprit public : elle sema des brochures faites avec un art infernal pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle commença par y prêcher la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. Bref la Maçonnerie, dès son entrée en France, apprit aux Français à détester le Catholicisme parce qu'intolérant, disait-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Nous verrons bientôt par quels aveugles fut remplacé au pouvoir le premier et le dernier ministre anti-maçon qu'aient eu Louis XV et Louis XVI. On peut dire que depuis la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française fut soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, chaque jour plus forte, jusqu'à la chute, cinquante ans plus tard, dans le sang de Louis XVI et de Marie- Antoinette. Mais quels ressorts furent mis en jeu par la Maçonnerie pour arriver à son but ? Le Mensonge, Arme Principale de la Maçonnerie. L'histoire de l'action maçonnique sous Louis XV et Louis XVI tient dans ce mot : le Mensonge. Il faudrait un volume pour décrire comme ils le méritent les chefs-d'œuvre d'imposture du F*** de la Tierce, le menteur en chef de la Maçonnerie en France à cette époque. Or, le F*** de la Tierce les a publiés immédiatement après que le pape Clément XII et le cardinal de Fleury eurent dénoncé le péril maçonnique, - tout comme le F*** Taxil a bâti son édifice d'imposture immédiatement après que le pape Léon XIII eut à nouveau dénoncé le péril maçonnique. Instruits par l'expérience, les FF*** de la Tierce et consorts effacèrent dans le code des Loges ce qui avait dès l'abord effrayé la protestante Hollande. Avec persévérance, ils travaillèrent à persuader aux honnêtes Français attirés dans les Loges que la Maçonnerie ne rêvait d'accomplir « aucune Révolution ». C'est imprimé en toutes lettres dans l'ouvrage du F*** de la Tierce dont la première édition parut peu de mois avant la mort du cardinal de Fleury. Ceci, imprimé cinquante-sept ans avant la prise de la Bastille, est bien la preuve que le Pape et le cardinal de Fleury n'avaient que trop raison de voir dans la Maçonnerie la source de torrents de maux ! « Nous ne fomentons aucune Révolution », disaient les Tartufes des Loges. Mensonge ! « Nous sommes de zélés et fidèles chrétiens. Voyez plutôt : dans les églises, nous faisons chanter des messes solennelles», disaient-ils encore. Sacrilège ! « Nous portons les lys de France dans le cœur !» ajoutaient-ils. Et leur but était de rougir de sang royal la blancheur des lys ! Toujours le Mensonge ! ... »

Voir les chroniques du 30 mai et du 1er et 15 août.

  • le 1 février 1791 : chassés par les révolutionnaires, les derniers religieux quittent le Collège des Bernardins.
  • le 1 février 1793 : la Convention déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande.

L'Angleterre a déclaré la guerre à la France la veille. Elle va acheter ses alliés à prix d'or : 80 couronnes pour un Cavalier et 50 pour un fantassin lors de la première coalition et 225 000 couronnes par an pour l'électeur de Hesse. Pour la troisième coalition l'Autriche recevra 4 600 000 de livres sterling, la Prusse 1 800 000. La Grande Bretagne aura ainsi versé 273 00 000 de Franc-or en 22 ans aux alliés.

Tiré de Les catholiques et la révolution française, Renée Casin (Ed Résiac, page 82)

  • le 1 février 1800 : (12 pluviôse), par référendum, la Constitution est adoptée : 3 011 007 voix pour et 1 562 contre.

A l'époque, selon Renée Casin dans son livre, Les catholiques et la révolution française, la France compte plus de 28 millions d'habitants. Et la plupart des adultes de plus de 25 ans sont électeurs. Elle note ainsi combien la révolution est une régression dans le domaine politique. L'histoire de France apprise à l'école égrène les dates clés de la mise en place de la « démocratie » en France pour arriver enfin à une élection au suffrage universel.

Or, avant la révolution, Renée Casin le rappelle, dans son livre (page 45) :

« Le suffrage universel était la norme en France ! Pierre Chaunu parle même de « mensonge d'Etat » à ce propos. Les députés des Etats-généraux de 1308, de 1614 et 1789 furent élus au suffrage universel, par tous les hommes de plus de 25 ans et sans aucune restriction censitaire. Les assemblées provinciales aussi, à travers les scrutins de baillages. Les baillis, garde-finages, consuls ou syndics, prud'hommes et prudes femmes étaient eux aussi élus par tous les membres des paroisses (*). Les femmes votaient souvent, « dans des régions aussi différentes que les cités du Béarn, ou Pont-à-Mousson, ou Garchy en Champagne ». […] Toutes les assemblées révolutionnaires qui suivirent [1789] furent en nette régression, ayant été élues au suffrage censitaire le plus strict. En écartant des urnes la majorité des citoyens, elles ne furent en aucun cas représentatives de la Nation. […] le corps électoral fut réduit aux environs de 200 000 votants [deux cent mille, il n'y a pas d'erreur !] ; 200 000 bulletins aux mains de la bourgeoisie voltairienne. (**) »

On est loin de la « déclaration des droits de l'homme » qui proclame pompeusement que les hommes naissent libres et égaux en droits. Ce sont pourtant les mêmes qui la rédigèrent et qui spolièrent les Français de leurs droits de vote.

(*) Tiré de Erreurs sur le mal français, de Jean Dumont aux éditions Vernoy, (page 249).

(**) Les catholiques et la révolution française, (page 137)

  • le 1 février 1810 : le maréchal Soult s'empare de Séville.
  • le 1 février 1814 : Napoléon est « vaincu » à La Rothière, dans l'Aube.

En réalité les Français se replient en bonne ordre et sous le feu ennemi et avec 10 fois moins de pertes que les prussiens; lesquels avec 170 000 hommes sont six fois plus nombreux. Ils laissent près de 8000 des leurs sur le champ de bataille.

  • le 1 février 1871 : l'armée de Bourbaki finit en Suisse.

Après les combats de la Lizaine (du 15 au 17 janvier), puis près de Pontarlier, le corps d'armée de Charles Bourbaki, qui avait pour tâche de dégager Belfort, est contraint de se réfugier en Suisse. Son chef essaie de suicider mais il échoue encore…

  • le 1 février 1916 : début de la guerre sous-marine à outrance par l'Allemagne.

L'empereur Guillaume II décide de miser sur l'insularité du Royaume-Uni pour le déstabiliser, en proclamant la guerre sous-marine totale. Son but est d'isoler économiquement l'île et de rompre son approvisionnement. Les Etats-Unis protestent, rompent les relations diplomatiques et engagent plusieurs pays à faire de même. Face à cette situation, Wilson s'assure du soutien de la population avant d'entrer en guerre en avril.

  • le 1 février 1960 : fin de la « semaine des barricades » à Alger.

Voir le 24janvier.

  • le 1 février 2003 : le traité de Nice entre en vigueur.

En vue d'élargir l'Union européenne à dix nouveaux pays, les États membres se sont réunis en 2001 pour mettre au point le traité de Nice. Sous couvert d'élargissement, des décisions revoient notamment le pouvoir décisionnel du Conseil de l'Union, imposent le vote à la majorité qualifiée dans divers domaines et appliquent une nouvelle répartition des voix détenues par les États au Parlement. Tout cela permet de s'affranchir des souverainetés nationales de façon discrète. Il entre en vigueur le 1er février 2003.

C'est moins sanglant que pendant la révolution, mais le résultat est le même : retirer aux peuples, français hier, français et européens aujourd'hui, le pouvoir d'exprimer leur volonté sur les grandes questions de souveraineté.

  • le 1 février 2005 : Jean-Paul II a des spasmes respiratoires et est admis d'urgence à l'hôpital polyclinique Gemelli de Rome.

Posté le 1 février 2015 à 06h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

31 janvier 2015

C’est arrivé un 31 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 janvier 1246 : mariage entre Béatrice de Provence, comtesse de Provence et Charles Ier d'Anjou, le frère de Louis IX.

Par ce mariage avec la fille de Raymond-Bérenger IV de Provence, Charles devient comte de Provence jusqu'en 1285, et fait un séjour à Nice.

  • le 31 janvier 1557 : fin de la trêve de Vaucelles.

Le 31 janvier 1557, alors qu'elle était programmée pour durer cinq ans, la trêve de Vaucelles, scellant la fin des hostilités entre la France et l'Espagne, est rompue. Elle a été signée le 5 février 1656 (voir la chronique du jour). Le pape Paul IV, relance le conflit en excommuniant Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne. Parallèlement, il promet le royaume de Naples aux Français. Une armée royale, conduite par le duc de Guise, s'y rend. Mais les combats s'enlisent. Pendant ce temps, le pape Paul IV trouve un terrain d'entente avec Philippe II d'Espagne.

  • le 31 janvier 1793 : Nice est annexée. Danton réclame l'annexion de la Belgique.
  • le 31 janvier 1793 : l'Angleterre déclare la guerre à la France.

L'Angleterre vaincue en 1783, est restée dans l'expectative en 1792. Le traité de commerce de 1786 ne lui convient pourtant toujours pas. Constatant la dégradation intérieure de sa vieille rivale, elle encourage simultanément l'anarchie et la terreur jacobine et les soulèvements contre elles, méritant une fois de plus le surnom de «perfide Albion».

En 1709 à une conférence de La Haye, les ministres anglais avaient dit : « La France est trop concentrée, trop riche en ressources. Il faut lui faire tant de saignées, d'ouvertures et de diversions et l'affaiblir tellement qu'à peine le Roi puisse-t-il se faire entendre dans son Royaume »(*) En 1793, « le club des Jacobins reçoit ses impulsions par des agents anglais et prussiens, qui ont pris à tâche de travailler ce malheureux pays en dessous », écrit Grimm à Catherine II. Les agents anglais Clarkson et Oswald sont inscrits au club des Jacobins.

Il ne faut donc pas s'étonner que le 31 janvier 1793, l'Angleterre déclare la guerre à la France et forme la 1ère coalition. Ce n'est pas une guerre ordinaire si l'on peut employer ce terme, « mais une guerre d'extermination » déclare Pitt dans son discours aux Communes.

Tiré de : Les Catholiques et la révolution française de Renée Casin (Ed Résiac page 81 à 83)

(*) Cité par Albert Sorel : L'Europe et la Révolution française, tome III page382. Marquis de Courcy , La coalition de 1701.

  • le 31 janvier 1794 : massacre de Mouchamps, « œuvre » des colonnes infernales.

La colonne infernale du général Cordelier arrivée à Mouchamps met le feu au château et pendant l'incendie du château, massacre 200 personnes, au Parc Soubise, sur la commune de Mouchamps, "en haine de la religion".

La colonne infernale Lachenay qui se dirige vers les Essarts, traverse Le Boupère, commune pourtant réputée patriote, et y tue deux cents habitants ; brûle le bourg et les fermes des environs ; puis fait de même à Rochetrejoux. Elle atteint alors Mouchamps. Les troupes bleues atteignent la cour du Parc-Soubise. Lachenay donne l'ordre d'incendier le château, d'aligner deux cents personnes capturées en cours de route, et de les fusiller.

A la fin des années 50, une plaque commémorative a été posée et bénie par monseigneur Cazaux, alors évêque de Luçon, en souvenir des martyrs qui furent tués ici pour que règne la république en France.

Le témoignage d'un jeune garçon de 8 ans, Pierre Mérit, est parvenu jusqu'à nous :

« Nous étions mon frère et moi, à pêcher des verdons sur les bords du Lay, quand nous fûmes saisis par des soldats. On nous mena au milieu d'une troupe de pauvres gens de tout âge, marchant deux à deux, comme des moutons. Je reconnus beaucoup de mes parents et de mes amis […] Arrivé dans la cour du Parc, je vis des bleus mettre le feu au château. Pendant que le château brûlait, les soldats nous placèrent sur deux rangs, et tirèrent sur tout le monde à bout portant. Ma cousine tomba près de moi ; et quand il ne resta plus que deux ou trois enfants qui avaient été manqués, le chef cria : "C'est assez !" Alors j'ai été sauvé. »

Le comte de Chabot décide, à son retour d'exil, de conserver les ruines du château du Parc-Soubise en l'état, pour se souvenir de ce jour funeste. Seule la toiture a été refaite, afin de préserver les vieux murs et les boiseries. Ce château a en effet vu passer dans ses murs, Henri de Navarre, futur Henri IV, Roi de France.

  • le 31 janvier 1888 : décès, à 72 ans, de Saint Jean Don Bosco, prêtre italien, éducateur de la jeunesse, canonisé en 1934.

Jean Bosco, né le 16 août 1815, est le fondateur en 1859 de l'ordre des Salésiens. Il consacre sa vie à l'instruction et à l'éducation des jeunes garçons non fortunés. L'Église catholique l'a déclaré saint en 1934, sous le nom de saint Jean Bosco.

Il est aussi célèbre pour son songe prophétique qui a lieu le 30 mai 1962, songe dit des « Trois Blancheurs ».

Il voit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

 Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription: "Salut des croyants". L'autre, où sont gravés les mots: "Secours des Chrétiens", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs, mais le Pape, en blanc lui aussi, à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre. Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes.

Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des "Trois Blancheurs", reçu peu avant le début du 1er Concile du Vatican.

Ainsi décrit-il sa vision :

« J'ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de bateaux de moindre importance, devait soutenir l'assaut de beaucoup d'autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis. Mais au milieu de la mer, j'ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie -l'Eucharistie- et sur l'autre (plus basse) une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : « Auxilium christianorum. »

Le navire du Pape n'avait aucun moyen humain de défense. C'était une sorte de souffle qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts.

La bataille se faisait toujours plus furieuse; le Pape cherche à se diriger entre les deux colonnes, au milieu d'une tempête de coups. Tandis que les armes des agresseurs sont en grande partie détruites, s'engage une lutte corps à corps. Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Ce rêve laisse troublés plus de 500 jeunes qui étaient réunis, comme tous les soirs, pour écouter don Bosco, au mois de mai 1862. C'est seulement le matin suivant qu'il leur expliqua le sens de ce songe. De graves persécutions et tourments attendent l'Eglise; il reste deux seuls moyens pour la sauver : Marie -Aide des chrétiens- et l'Eucharistie. »

Tiré du site MariedeNazareth.com: http://www.mariedenazareth.com

  • le 31 janvier 2003 : condamnée pour avoir euthanasié ses patients.

La cour d'assises des Yvelines condamne l'infirmière Christine Malèvre à dix ans de réclusion criminelle pour avoir euthanasié six de ses patients, à l'hôpital de Mantes-la-Jolie entre 1997 et 1998. Ayant fait appel, en octobre, sa peine sera alourdie de deux ans supplémentaires.

Posté le 31 janvier 2015 à 05h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

30 janvier 2015

C’est arrivé un 30 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 janvier : fête de Sainte Bathilde.

Sainte Bathilde, est l'épouse de Clovis II, Roi de Neustrie et Bourgogne, Reine des Francs et Régente en 657. C'est une des quatre Reines de France que l'Eglise porte sur les autels avec le titre de Sainte.

Elle contribue à la réforme de l'Église franque, aidée en cela par deux grands saints, Saint Eloi, évêque de Noyon et Saint Ouen, évêque de Rouen. Elle fonde les abbayes de Corbie en Picardie, et de Chelles en région parisienne. Elle se retire à l'Abbaye de Chelles en 664.

 

  • le 30 janvier 1592 : élection du pape Clément VIII.

Ippolito Aldobrandini est né à Fano le 24 février 1536, et est décédé à Rome le 3 mars 1605. Il est pape du 30 janvier 1592 au 3 mars 1605. Dernier pape de la Contre-réforme, il s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels. C'est lui qui donne l'absolution au Roi Henri IV, lors de sa conversion. Par son exemple, il ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Pour l'anecdote, il vulgarise le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du Christ. Il aurait considéré au contraire que "l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité".

  • le 30 janvier 1631 : Gaston d'Orléans, frère du Roi Louis XIII, quitte la cour.

Gaston de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIII et deuxième dans l'ordre de succession jusqu'à la naissance du futur Louis XIV en 1638, meurt à Blois le 2 février 1660. Cet éternel comploteur, né le 24 avril 1608, passe sa vie à tenter de renverser son frère, Richelieu ou encore Mazarin. Chef des Conseils sous la régence d'Anne d'Autriche durant la minorité de son neveu, il participe même à la Fronde.

Les conspirations de « Monsieur » échouent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonce souvent ses complices, puis les voit périr (d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars). Mais en plus d'être traitre à ses complices, il est aussi inconstant et vicieux, il crée un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mène une vie désordonnée ; il est réputé joueur et amateur de femmes. L'Encyclopædia Universalis le voit comme le chef de file des libertins de l'époque, dont l'un des passe-temps est les chansons à boire, les poèmes érotiques et les parties de débauche.

  • le 30 janvier 1652 : décès de Georges de La Tour, peintre français.

Peintre lorrain ayant reçu les influences nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, il est célèbre pour avoir peint des toiles exploitant remarquablement l'ombre et la lumière, à l'image du Caravage, dont il s'est fortement inspiré. Il reçoit le titre de « peintre ordinaire du Roy » en 1639. Il a peint notamment des scènes religieuses et des scènes de la vie quotidienne comme "Le Tricheur à l'as de carreau" ou "La Diseuse de bonne aventure".

Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre

Jeune chanteur

  • le 30 janvier 1770 : l'archevêque de Paris, monseigneur Beaumont, annonce à Louis XV la décision de sa fille, Mme Louise, d'entrer au Carmel.

Voir les chroniques du 16 février, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 30 janvier 1793 : le marquis de la Rouërie, chef royaliste de l'Ouest, meurt malade au château de La Guyomarais à St-Denoual.

Né à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie, situé à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans, il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises, et dont l'inaction lui pèse. Après un duel, le Roi Louis XVI le menace de pendaison pour avoir blessé un de ses amis, il part donc en Suisse. Absout par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, il revient en Bretagne.

Initié dans la Loge Aimable Concorde, Parfaite Union, il s'embarque à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il se fait appelé "colonel Armand".

Ses succès militaires sont éclatants et sont soulignés par le général Scott, adjoint de Washington

Il faut souligner qu'il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers!

Rentré en France en 1781, il est non seulement confirmé dans son grade de colonel mais aussi fait Chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint Louis. Il vend alors des terrains, en hypothèque d'autres pour financer ses troupes aux Amériques où il retourne en juin 1781. Il rentre en Bretagne en juin 1784, en tant que général. Moins politique que La Fayette mais vrai soldat, il est moins connu, bien qu'ayant été, à la différence du premier un des acteurs militaires des succès des troupes françaises sur le nouveau continent.

En vrai breton et malgré l'influence maçonnique, il rejette l'abolition des privilèges, qui n'est pas l'abolition des privilèges des deux premiers Etats (Eglise et noblesse), mais l'abolition des lois privées, c'est-à-dire des lois propres à chaque des Provinces de France. Les Rois parlaient de « nos peuples de France » et non du peuple de France. Cette loi illégale à plus d'un titre entraîne l'abolition des accords de 1532. Décision illégale, car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France ; décision illégale car prise par une assemblée qui n'avait aucun mandat pour ce type de décision.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide alors de créer l'Association Bretonne pour défendre les lois bretonnes. Les principales villes de Bretagne sont maillées d'un réseau chargé de recruter des troupes. L'association s'oppose à la Constitution Civile du clergé qui lui facilite la tâche pour soulever les Chouans de Bretagne.

Fortement affecté par l'assassinat de Louis XVI, Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste. Pourchassé par les troupes républicaines de la Convention informée de la création de l'Association Bretonne et du danger qu'elle représente pour la révolution, il s'était réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan.

  • le 30 janvier 1803 : Bonaparte écrit au maire d'Orléans Crignon.

Il le félicite de son projet d'ouvrir une souscription pour rétablir le monument célébrant Jeanne d'Arc, car "Unie, la nation française n'a jamais été vaincue".

Ce monument avait été détruit par le vandalisme des révolutionnaires en haine de la Foi catholique.

  • le 30 janvier 1853 : mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, comtesse de Teba.

Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités durent deux jours. Le 16 mars 1856, l'impératrice Eugénie donne naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis.

  • le 30 janvier 1875 : vote sur le mode d'élection du président de la république.

C'est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l'Assemblée nationale a adopté l'amendement Wallon, qui stipule :

«Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

  • le 30 janvier 1944 : de Gaulle amorce la décolonisation avec la Conférence de Brazzaville.

De Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence, du 30 janvier au 8 février, qui regroupe les représentants des territoires français d'Afrique : il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'Empire français dans le sens d'une fédération, évoquant la question de l'émancipation. Il n'est pas encore question d'indépendance, les français ne sont pas encore prêts!

  • le 30 janvier 1976 : le pape Paul VI met en garde contre les mouvements féministes qui, dit-il, risquent de dépersonnaliser la femme.

Cette "Allocution aux femmes" est faite par Paul VI. Elle est rapportée dans la Revue de droit canonique du 20 février 1977.

  • le 30 janvier 2004 : un homme politique condamné.

Alain Juppé, président du parti politique français UMP est condamné par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis pour « prise illégale d'intérêt »; ce qui entraîne son inéligibilité pour 10 ans. Il décide de faire appel.

Posté le 30 janvier 2015 à 05h26 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

29 janvier 2015

C’est arrivé un 29 janvier…

 Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue ; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 29 janvier 904 : élection du pape Serge III.

  • le 29 janvier 1482 : dans un bref, Sixte IV condamne les excès de l'Inquisition espagnole.
  • le 29 janvier 1630 : première rencontre entre Richelieu et Mazarin.

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d'armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

  • le 29 janvier 1635 : le Roi Louis XIII signe les lettres patentes créant l'Académie française.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les "immortels". La mission de l'Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l'officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

  • le 29 janvier 1682 : Temim (Moulay Ismaël) et Louis XIV signent un traité d'amitié franco-marocain à St-Germain-en-Laye.

 

 

  • le 29 janvier 1697 : Fénelon publie son "Explication des maximes des saints".
  • le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu'on se penche sur sa vie. Ce qu'il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu'il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l'histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l'interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C'est en 1738, qu'il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l'église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l'Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s'occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l'abbaye de Tournus. C'est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu'il confie à l'ancien évêque de Fréjus, l'éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d'Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d'Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l'Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l'Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d'un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l'irréligieux cardinal Dubois, l'ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N'ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l'influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c'est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l'âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l'affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l'appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l'époque, le cardinal n'en profite pas pour s'enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l'État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l'économie d'un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu'à la révolution. Il est indispensable pour connaître l'état du pays avant cette révolution de relire l'excellente synthèse de Rénée Casin, de l'académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l'état de la France de l'époque, c'est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l'aide de l'archevêque d'Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l'année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l'opinion dans la guerre de Succession d'Autriche dont il ne verra pas la fin...

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu'à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l'Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l'hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l'esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l'intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu'intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l'influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l'Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l'influence de la Maçonnerie, qui va s'imposer à elle, en une cinquantaine d'années avec l'assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

  • le 29 janvier 1801 : la France et l'Espagne lancent un ultimatum au Portugal, le sommant de rompre avec l'Angleterre.
  • le 29 janvier 1809 : Talleyrand prend contact avec Metternich.

Ce dernier est ambassadeur d'Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu'il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

  • le 29 janvier 1814 : Napoléon est vainqueur de Blücher à Brienne, en Belgique.
  • le 29 janvier 1916 : un Zeppelin allemand bombarde Paris.

Zeppelin allemand 1916

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

  • le 29 janvier 1991 : démission de JP Chevènement.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

"Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne".

  • le 29 janvier 1996 : Jacques Chirac annonce l'arrêt définitif des essais nucléaires français.
  • Le 29 janvier 2001 : le Parlement français reconnaît le génocide arménien.

Mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

Posté le 29 janvier 2015 à 05h23 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

28 janvier 2015

La gratitude des Juifs envers l'Eglise

K

Posté le 28 janvier 2015 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

31 janvier : représentation sur St Thomas Beckett à Coëtquidan

Posté le 28 janvier 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 28 janvier…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 28 janvier 814 : mort de l'empereur Charlemagne, à 71 ans.

    Charles 1er, le Grand, Roi des Francs depuis l'an 768 et empereur d'Occident depuis 800.

Charlemagne, appelé par Ste Jeanne d'arc, Saint Charlemagne, a favorisé le développement de la foi catholique, suscité une renaissance culturelle et multiplié les ateliers d'art dans les monastères, où l'on s'est employé à recopier les textes anciens et sacrés. Son fils Louis d'Aquitaine, appelé Louis le Pieux ou le Débonnaire, hérite du trône. Il reçoit du vivant de son père, le titre d'empereur d'Occident, fin 813 à Aix la Chapelle.

Le corps de Charlemagne est solennellement enterré dans la cathédrale qu¹il a fait bâtir, et trois cent cinquante et un ans après, il est levé de terre par les soins de Frédéric 1er, surnommé Barberousse, et son chef est transféré à Osnabruck.

Un grand nombre d'Eglises, surtout en Allemagne, associent au culte rendu à sainte Agnès martyre la mémoire imposante du pieux Empereur Charlemagne. Frédéric Barberousse fait rendre un décret de canonisation de Charlemagne par l'antipape Pascal III en 1165. Rome, par la suite, l'a respecté

Dans les églises de France, les nombreuses églises qui honorent, depuis près de sept siècles, la mémoire du grand empereur Charlemagne, se contentent, par respect pour le Martyrologe romain, où son nom ne se lit pas, de le fêter sous le titre de Bienheureux.

Avant l'époque de la Réforme, le nom du bienheureux Charlemagne se trouvait ainsi sur le calendrier d'un grand nombre d'églises de France; les Bréviaires de Reims et de Rouen sont les seuls qui l'aient conservé aujourd'hui. Plus de trente églises en Allemagne célèbrent encore aujourd'hui la fête du grand empereur; sa chère église d'Aix-la-Chapelle garde son corps et l'expose à la vénération des peuples Il est conservé dans une châsse en vermeil. Un de ses bras est dans un reliquaire à part. Dans le trésor de cette église se trouve aussi son cor de chasse, et dans une galerie, le siège de pierre sur lequel il était assis dans son tombeau. C'est sur ce siège que les empereurs d'Allemagne étaient installés, le jour de leur couronnement.

L'Université de Paris, qui le considère comme son fondateur, le choisit pour patron en 1661.

Alphonse Vetault rapporte dans son Charlemagne un extrait du testament de l'Empereur rédigé en 806 :

"Par dessus tout, nous voulons et ordonnons que nos trois fils pourvoient convenablement à la défense de l'Eglise de Saint Pierre et, suivant en cela l'exemple qu'ils reçurent de notre aïeul Charles et de notre père le Roi Pépin, d'heureuse mémoire, et de nous-mêmes, qu'ils la protègent contre ses ennemis avec l'aide de Dieu et la maintiennent en possession de tous ses droits, autant qu'il dépendra d'eux. De même pour les églises qu'ils auront dans leurs propres royaumes, qu'ils respectent leurs honneurs et privilèges, et qu'ils laissent les pasteurs libres d'administrer leur patrimoine. "

Le sacre de Charlemagne

A la fin du XIIe siècle, l'oriflamme Montjoie rouge de Saint-Denis et l'épée du sacre (Joyeuse) sont liés au souvenir de Charlemagne et, progressivement, tous les insignes remis au Roi lors de cette cérémonie sont dits " de Charlemagne ".

Sainte Jeanne d'Arc évoque plus d'une fois saint Louis et saint Charles le Grand. Le Roi Louis XI décide en 1475, que l'empereur sera fêté le 28 janvier, anniversaire de sa mort à Aix en 814. Jusqu'à la révolution régime, le nouveau Roi envoie à la cathédrale Sainte-Marie d'Aix un drap d'or ayant servi aux obsèques de son prédécesseur à Saint-Denis; il était destiné à recouvrir le reliquaire des restes.

Enfin c'est sur la demande de Charlemagne que le Pape Léon III ajoute au Credo le " filioque " affirmant que le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils et que dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle où le grand Empereur est enterré, il est exposé à la date de sa fête à la vénération des fidèles.

  • le 28 janvier 893 : couronnement de Charles III le Simple.
  • le 28 janvier 1393 : bal des ardents, au cours d'une fête, le Roi Charles VI manque de périr brûlé.

Alors que le Roi Charles VI participe au mariage d'une des dames d'honneur de la reine Isabeau de Bavière à l'hôtel Saint-Pol à Paris, son frère le Duc d'Orléans entre dans la salle de bal accompagné de cinq porteurs de torches. L'un deux s'approche trop près de l'un des seigneurs du Roi. Son déguisement, de « sauvages », enduit de poix recouverte de plumes et de poils d'étoupe, s'embrase ainsi que celui du Roi et de quatre compagnons. La fête tourne au drame car si le Roi est sauvé, cinq seigneurs périssent.

Le Bal des ardents représenté dans un manuscrit des Chroniques de Froissart

Le Roi est sauvé par l'intervention de sa tante Jeanne de Boulogne, duchesse de Berry, qui l'enveloppe immédiatement de sa robe et de ses jupons pour étouffer les flammes.

Les autres compagnons brûlent pendant une demi-heure sous les yeux impuissants du Roi qui ne s'en remet pas. Ils meurent l'un après l'autre après trois jours d'une terrible agonie.

  • le 28 janvier 1443 : mort de Robert Le Maçon, chancelier de France et compagnon de Sainte Jeanne d'Arc.
  • le 28 janvier 1561 : l'édit d'Orléans suspend les persécutions contre les protestants.
  • le 28 janvier 1621 : décès du pape Paul V.

Camillo Borghèse, né à Rome le 17 septembre 1550 est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V. À la mort de Léon XI, il est élu pape. Son règne est marqué par une application stricte du droit. Ainsi, il renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente. Tout en étant favorable aux recherches astronomiques, c'est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée, car ce que l'on omet trop souvent de dire, c'est que ce dernier, tire des travaux et des observations astronomiques de Copernic, chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l'Eglise, des conclusions théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d'utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui sont condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C'est d'ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

Le Pape Paul V est aussi célèbre pour avoir achevé la Basilique Saint-Pierre de Rome.

  • le 28 janvier 1701 : naissance de Charles Marie de La Condamine

Explorateur, géographe et scientifique, Charles Marie de La Condamine naît le 28 janvier à Paris. En 1731, il visite les rives de la Méditerranée avec Duguay Trouin. En 1735, il fait partie d'une expédition scientifique au Pérou et descend l'Amazone. Durant ce périple, il collecte de nombreux objets et découvre le caoutchouc et le curare. Il intègre l'Académie française en 1760.

  • le 28 janvier 1794 : mort au combat d'Henri du Vergier, comte de la Rochejaquelein.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière, en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé. Il est l'un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.

Il fait ses études à l'école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l'émigration. Il a l'honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l'assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.

En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l'armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :

« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi: si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »

La prise de Saumur, sous ses ordres, est l'exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire.

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d'histoire de Cholet

  • le 28 janvier 1809 : disgrâce de Talleyrand.

Ayant intrigué contre l'empereur avec Fouché, Talleyrand tombe en disgrâce. Sa fonction de grand Chambellan lui ayant été retirée, il va se mettre, le lendemain, au service de Metternich, ambassadeur d'Autriche en France, contre de l'argent ! Napoléon lui déclare, lors d'un conseil des ministres aux Tuileries :

"Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi (…) vous avez trompé, trahi (...) Vous mériteriez que je vous brisasse comme un verre (...)".

Suite à cette déclaration, Talleyrand soupire en sortant de la pièce : "C'est grand dommage qu'un si grand homme soit si mal élevé".

  • le 28 janvier 1871 : Paris capitule devant l'armée prussienne après un siège de 5 mois.

Après 5 mois d'un siège qui a affamé les Parisiens et suite à l'échec de Trochu, Paris capitule. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice, puis un traité de paix préliminaire à Versailles, le 26 janvier. Une des clauses de l'armistice oblige le gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d'une Assemblée nationale. Les votes aboutissent à la victoire d'une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

  • le 28 janvier 1887 : début de la construction de la tour Eiffel.
  • le 28 janvier 1905 : à Beni-Abbès, Lyautey rencontre l'explorateur Charles de Foucauld.

Charles de Foucauld qui a démissionné de l'armée est alors partisan de l'intervention française au Maroc.

  • le 28 janvier 1910 : crue exceptionnelle de la Seine.

Cette crue est la plus importante du XXe siècle. Le niveau d'eau à la station Austerlitz a atteint 8,62 m, environ huit mètres de plus que le niveau normal. Deux cent mille personnes sont frappées, 473 hectares inondés, et 15 % des immeubles parisiens inondés. Les dégâts matériels sont importants, mais les pertes humaines heureusement rares.

  • le 28 janvier 1921 : inauguration, sous l'arc de triomphe à Paris, du tombeau du Soldat inconnu.

Le cercueil a été déposé sous l'arc de triomphe pour le 11 novembre 1920, et mis en terre seulement le 28 janvier.

  • le 28 janvier 1945 : condamnation de Charles Maurras.

La cour de justice de Lyon déclare Maurras coupable de « haute trahison et d'intelligence avec l'ennemi » et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, lui l'ennemi le plus farouche le plus continu des Allemands !

Pendant son procès Charles Maurras ne se défend pas mais attaque « l'avocat de la femme sans tête », la république :

« Venez donc, faux informateurs, faux transcripteurs ou manipulateurs de textes les plus clairs ; venez, mauvais interprètes d'intentions ; venez messagers, serviteurs et instruments des factions et des factieux, venez faux témoins !… A mon âge la vie est peu. L'honneur ? Je défie qu'on souille le mien. Ni la plus étonnante des arrestations, ni plus de quatre mois de prison assez resserrée, ni quelques minutes de menottes bien symboliques, ni le rapport charentonnesque d'une information sans aveu, ni l'inculpation qui voudrait être infamante, mais qui retombe sur ses auteurs, rien ne peut résister au paisible rayon de lumière que je viens de projeter sur vous.

C'est l'hallali contre le plus grand penseur contre révolutionnaire, défenseur de la Foi, de la Patrie. Il faut rappeler qu'en 1911, le pape saint Pie X a reçu en audience privée la mère de Charles Maurras et lui a dit :

«  Je bénis son œuvre. Elle aboutira. »

  • le 28 janvier 1946 : les communistes font leur entrée au gouvernement de la France à l'intérieur d'un cabinet de coalition.
  • le 28 janvier 1993 : l'ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, est tué à Kinshasa au cours d'une mutinerie de militaires qui fait une cinquantaine de morts.
  • le 28 janvier 1998 : vente record d'un dessin de Michel ange.

Un dessin de Michel-Ange, Le Christ et la Samaritaine, est adjugé pour une somme record atteignant 11 millions de dollars au cours d'une vente aux enchères chez Sotheby's, à New York. L'œuvre daterait du début des années 1550 d'après les experts.

  • le 28 janvier 2002 : Jean-Paul II demande aux avocats catholiques de refuser de plaider les divorces.
  • le 28 janvier 2009 : le pape Benoît XVI dit sa "solidarité pleine et indiscutable avec nos frères destinataires de la Première Alliance", et souhaite que "la Shoah soit pour tous un avertissement contre l'oubli, la négation ou le réductionnisme".

Posté le 28 janvier 2015 à 05h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

27 janvier 2015

«Le camp de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde»

Guillaume Zeller est journaliste et rédacteur en chef de DirectMatin.fr. Son nouveau livre «La Baraque des prêtres, Dachau, 1938-1945» vient de paraître aux Éditions Tallandier. Il déclare au Figarovox :

 

PHOe5781bf6-a635-11e4-938d-7a5bf76b1f7f-805x453"De 1938 à 1945, 2 579 prêtres, séminaristes et moines catholiques ont été déportés par les nazis, ainsi qu'environ 141 pasteurs protestants et prêtres orthodoxes. S'agissant des catholiques, le Vatican est impuissant à empêcher leur déportation. Le Saint-Siège obtient seulement qu'ils soient regroupés à Dachau. Ces hommes d'Église viennent de toute l'Europe: Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, France ou encore Italie.

Ils ne sont pas arrêtés en tant que prêtres catholiques stricto sensu mais pour des raisons variées. Les Allemands paient souvent le prix de leur opposition au programme d'euthanasie hitlérien, le plan T4. Les prêtres polonais sont considérés comme des élites slaves par les nazis et figurent parmi leurs cibles, comme en témoignent les rapports envoyés par Heydrich au sujet des arrestations conduites par les Einsatzgruppen en Pologne en 1940. Pour leur part, des prêtres français -ils sont 156 à Dachau- sont déportés en raison de leur participation active à la résistance intérieure. [...] Des 2 720 religieux, 1 034 dont 868 Polonais meurent dans le camp jusqu'à sa libération.

Sur décision de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de François, 56 ecclésiastiques morts à Dachau ont été béatifiés à la suite de procès établissant la pratique de vertus naturelles et chrétiennes, de façon exemplaire ou héroïque. Et le camp de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde."

Posté le 27 janvier 2015 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2015

C’est arrivé un 25 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • Fête catholique du jour : Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas.

En ce jour, il nous faut nous rappeler les mots du Saint Pie X prononcés lors de l'imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 :

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme, dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes » […] 

« Un jour viendra, et nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : "Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?" Et sur la réponse : "Qui es-tu Seigneur ?", la voix répliquera : "Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même." Et elle, tremblante et étonnée, dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et lui : "Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » 

Saints orthodoxes du jour : l'Église orthodoxe commémore tous les martyrs de la Révolution russe de 1918 à 1988. Pour l'Église russe, la date du 25 janvier (jour du martyr de saint Vladimir, métropolite de Kiev en 1918) est fêtée selon le calendrier julien, c'est-à-dire le 7 février du calendrier grégorien.

  • le 25 janvier 817 : élection du pape Saint Pascal Ier.

98ème pape, il règne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il a été abbé du monastère Saint-Étienne de Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et ouvre à Rome un refuge pour les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 25 janvier 1477 : naissance d'Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, et deux fois Reine de France (1491-1498), puis (1499-1514).

Marguerite de Foix donne naissance à Anne de Bretagne au château de Nantes. Héritière du duc François II, elle veille durant toute sa vie à l'indépendance de son duché. Mariée une première fois, à 15 ans, au Roi Charles VIII, elle épouse à sa mort son successeur, Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, future épouse de François Ier.

  • le 25 janvier 1515 : François de Valois-Angoulême est sacré à Reims, Roi de France, sous le nom de François Ier.

Il succède à son arrière-cousin et beau-père Louis XII, mort le 1er janvier. Il a 21 ans et son règne va durer 32 ans.

François Ier (1524) par Jean Clouet

Son règne n'est pas si glorieux ; Alors que au début, sa foi et sa piété font l'admiration de tous (pèlerinage à pied en aube des pénitents de Vienne à Chambéry pour y vénérer le Saint Suaire, par exemple), il va rapidement tomber sous l'influence de sa sœur, qui protège les hérétiques (Calvin) ; il pactise avec les Ottomans et facilite l'éclosion d'une Renaissance, terme qui sert surtout à camoufler la licence grandissante des mœurs et l'éloignement de Dieu des sociétés occidentales.

Il laisse le pays dans un état de division qui va faciliter l'explosion des guerres de religion. Il est faux de dire que son règne a permit un développement important des arts en France. L'art existe avant, simplement, à cette période, il se tourne vers une recherche purement humaine des plaisirs, alors qu'avant, les sciences et les arts cherchaient à découvrir et comprendre le Créateur à travers leurs travaux.

En 1534, il envoie Jacques Cartier explorer le fleuve Saint-Laurent au Québec pour découvrir «certaines îles et pays, où l'on dit qu'il se doit trouver grande quantité d'or et autres riches choses».

  • 25 janvier : neuvaine à l'Enfant-Jésus de Beaune, du 25 janvier au 2 février.

Le Carmel de Beaune est fondé en 1619. En 1630, y entre une orpheline de 11 ans 1/2, Marguerite Parigot, d'une famille de notables de Beaune. Sous la direction spirituelle de mère Marie de la Trinité, chargée des Novices et de mère Élisabeth de la Trinité, la Prieure Marguerite Parigot deviendra la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement. Le divin Enfant Jésus comble la « petite épouse de sa crèche » de grâces mystiques. La pratique des vertus religieuses notamment de l'obéissance authentifie ces expériences étonnantes chez une enfant.

La puissance de sa prière est bientôt connue au dehors du Carmel. Une première fois en 1636, alors que la France est attaquée au nord et à l'est, et que rien ne semble pouvoir empêcher les armées ennemies d'arriver jusqu'à Beaune pour y commettre pillages et massacres, les habitants de la petite ville sont terrifiés et la prieure du carmel songe à fuir le danger. Marguerite assure :

« L'enfant Jésus m'a promis que la ville serait épargnée. »

Cela se réalise. La reconnaissance populaire se manifeste par la diffusion de la « petite couronne » préconisée par Sœur Marguerite sur indication céleste : trois « Notre Père » pour remercier Dieu du don qu'il nous fit en Jésus, Marie et Joseph ; douze « Je vous salue Marie » pour honorer les douze années de l'enfance de Jésus.

Marguerite intercède aussi pour la naissance de Louis XIV. Par une révélation reçue dans sa prière, elle affirme que la Reine va donner le jour au futur Louis XIV. La mère et le fils vont manifester par la suite leur gratitude au Carmel. La réputation de sœur Marguerite a attiré l'attention d'un seigneur normand, le Baron Gaston de Renty, qui se rend en 1643 en Bourgogne pour s'entretenir avec elle. Gagné à sa dévotion, il en donne une définition qui préfigure Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus :

« L'esprit d'enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. »

Rentré dans son manoir normand, il envoie à Sœur Marguerite un cadeau de Noël : la statue du « Petit Roi de gloire ». En bois sculpté, peint et articulé, cette statuette peut être habillée de vêtements somptueux (elle en possède une collection), parée de bijoux et couronnée. Pour l'honorer dignement, Sœur Marguerite obtient de ses supérieurs la construction d'une petite chapelle attenante à l'église du Carmel. Très vite un mouvement national de pèlerinage se manifeste en direction de l'Enfant Jésus de Beaune, à peu près contemporain de l'Enfant Jésus de Prague. Composée de grands seigneurs et d'humbles gens, l'affluence ne cesse pas jusqu'à la Révolution, comme l'attestent les très importantes archives du Carmel. Caché pendant la Révolution, la statue est rendue ensuite aux carmélites, qui pendant des années la conservent chez elles dans la clôture.

Le Petit Roi de gloire a repris sa place en 1873 dans l'église du carmel. La dévotion populaire ne faiblit toujours pas. Les murs de la chapelle sont tapissés d'ex-votos. Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

  • le 25 janvier 1813 : nouveau concordat signé à Fontainebleau.

L'Empereur ne peut se permettre de différer un accord avec le pape et le contraint, ce jour, à signer un nouveau concordat. Pie VII doit notamment dans les 6 mois qui suivent la nomination d'un évêque par l'empereur, donner l'investiture.

  • le 25 janvier 1814 : Napoléon quitte Paris pour prendre le commandement de l'armée.

Il se rend à Chalons, qu'il atteint dès le lendemain. A Langres, pendant ce temps, le ministre anglais Castlereagh fait discuter le plan qu'il a établi le 26 décembre pour les alliés, il prévoit le retour de la France à ses frontières de 1792, moins la Belgique, qui serait intégrée au royaume des Pays-Bas.

  • le 25 janvier 1878 : la Chambre des députés refuse d'adopter "La Marseillaise" comme hymne national.
  • le 25 janvier 1906 : Barrès et Ribot sont élus à l'Académie française.
    • le 25 janvier 1924 : accord militaire Franco-Tchécoslovaque.

La France se porte garante des frontières tchèques. 14 ans plus tard la France trahit sa parole.

  • le 25 janvier 1944 : début de la bataille du Mont Cassin, en Italie.

Les manœuvres préparatoires ont commencé le 17 janvier. Le 25 les premiers combats importants commencent. Dominant complètement le champ de bataille à l'entrée de la vallée du Liri, le Mont Cassin ou Monte Cassino et son monastère bénédictin datant du Ve siècle ont été transformés en véritables forteresses par les Allemands. La bataille dure cinq mois, de janvier à mai 1944. C'est une bataille très meurtrière, où les nombreuses nations qui y combattent vont compter plus de 75 000 soldats tombés sur cette seule position.

  • le 25 janvier 1948 : dévaluation du Franc français de 80%.
  • le 25 janvier 1959 : le pape Jean XXIII annonce la convocation d'un concile œcuménique Vatican II.
  • le 25 janvier 1979 :Jean-Paul II effectue son premier voyage.

Il se rend en République dominicaine, au Mexique et aux Bahamas. Le pape inaugure deux jours plus tard la troisième conférence épiscopale d'Amérique latine, réunissant neuf cents évêques.

Premier pape qui sort de Rome de façon aussi systématique pour annoncer l'évangile au monde entier. Il fait 104 visites pastorales dans 131 pays pendant son pontificat.

  • le 25 janvier 1983 : Jean-Paul II promulgue un nouveau Code de droit canonique.
  • le 25 janvier 1985: le Général Audran assassiné par Action Directe.

René Audran, est responsable des affaires internationales du Ministère de la Défense. Cet assassinat est suivi par celui de Georges Besse et de nombreuses actions parfois sanglantes.

  • le 25 janvier 1999 : signature de la loi constitutionnelle, liée au Traité d'Amsterdam.

Les deux assemblées législatives, l'Assemblée et le Sénat, se sont réunies le 18 janvier en Congrès pour permettre l'application du Traité d'Amsterdam, signé le 2 octobre 1997.

Posté le 25 janvier 2015 à 05h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

24 janvier 2015

Mgr Boulanger lance la canonisation de la soeur de Sainte Thérèse

VisleoSamedi 24 janvier, au cours de la messe qu’il célébrera en la chapelle du Monastère de la Visitation, à Caen, Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, annoncera officiellement l’ouverture du processus de béatification de "La servante de Dieu, sœur Françoise-Thérèse", plus connue sous le nom de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux.

Mgr Boulanger officialise ainsi le titre de Servante de Dieu qui est désormais celui de sœur Françoise-Thérèse, première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée Bienheureuse, puis Sainte. Le père Laurent Berthout, délégué épiscopal à l'information, déclare :

"Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession. Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant "tout par amour et non par la force", selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’Amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens".

Posté le 24 janvier 2015 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2015

C’est arrivé un 21 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 janvier 1188 : à Gisors, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et Frédéric Barberousse prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.

Dès le début, à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) fut attribuée aux Français, d'argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands.

Cette croisade débute en 1189 et s'achève en 1192 ; elle est menée par les Rois de France, d'Angleterre et l'empereur d'Allemagne, dans le but de reprendre la Terre sainte à Saladin.

Le pape Grégoire VIII veut, dès son accession sur le trône de Saint-Pierre en octobre 1187, reconquérir les territoires perdus. Il émet la bulle Audita tremendi qui appelle à la troisième croisade. Henry II d'Angleterre et Philippe Auguste cessent leur guerre et imposent la « dîme saladine » à leurs sujets pour financer cette croisade.

  • le 21 janvier 1276 : Innocent V devient Pape.

Après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise est élu pape sous le nom d'Innocent V, mais il meurt cinq mois plus tard.

  • le 21 janvier 1338 : naissance de Charles V, Roi de France.

La princesse Bonne de Luxembourg, épouse du Roi Jean II le Bon, donne naissance à un fils, Charles à Vincennes. Ce dernier devient à son tour Roi, sous le nom de Charles V, dit le Sage à 26 ans, le 8 avril 1364.

  • le 21 janvier 1503 : le dauphin François, fils de la Reine Anne et du Roi Louis XII, meurt quelques heures après sa naissance.
  • le 21 janvier 1558 : François Ier, duc de Guise, s'empare de Guines puis de Ham.
  • le 21 janvier 1606 : le Parlement anglais décide de sévères sanctions contre les catholiques.
  • le 21 janvier 1793 : assassinat de Louis XVI, Roi de France, sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV et future place de la Concorde.

À 10h20, sur la place de la Révolution, actuellement la place de la Concorde, le Roi de France, Louis XVI, âgé de 39 ans, est guillotiné. Emprisonné au Temple avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il a été condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire le 18 janvier 1793, au mépris de toutes les lois du Royaume et de toute consultation de la volonté du peuple, dont ce tribunal se réclamait. La Convention l'accuse d'être un traître à la nation. Ses dernières paroles sont :

"Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France"...»

Mais la fin de ses mots est occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 octobre suivant, le Reine, Marie-Antoinette est à son tour guillotinée.

« Quand on relit Saint-Just et le célèbre pamphlet du Marquis de Sade, on comprend à quel point le meurtre du Roi fut un acte consciemment sacrilège, la profanation volontaire du sacre de Reims, « la messe noire de l'histoire de France », dont nous n'avons pas fini de vivre les ultimes conséquences. C'est un acte symbolique et théâtral, selon le génie de ce peuple, qui domine l'histoire de France, et s'oppose au baptême de Clovis à Reims ou l'aventure triomphale et sacrificielle de Jeanne d'Arc. Ce n'est pas une société profane qui s'est scellée dans le sang de Louis XVI, c'est une contre-chrétienté : en immolant l'Oint du Seigneur, ce peuple en tant que peuple abdiquait la haute espérance du royaume de Dieu. »

R.-L. Bruckberger, dans Dieu et la politique, p. 71

Et Pie VI, le 17 juin 1793 :

«Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s'est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (...) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd'hui ! Ah ! Encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fut pas catholique. Et maintenant que tu l'avais, ce roi catholique, c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner !... Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice! »

(Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l'assassinat de Louis XVI)

  • le 21 janvier 1794 : lancement des colonnes infernales de Turreau sur la Vendée.

Après la dislocation de l'armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la "pacification" de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement veulent appliquer jusqu'au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Ces lois, ainsi que celle du 1er octobre, n'ont jamais été abolies depuis! Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d'importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

12 "colonnes infernales" vont quadriller la région et la dévaster. Le 28 février 1794, tuant et incendiant tout sur leur passage, les colonnes Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Elles sont attaquées par Charette et mises en déroute. Cependant, Charette se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit, se dirige vers Les Lucs et massacre le village: des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. Les soldats poussent la population dans l'église, mais, celle-ci est trop petite. Les républicains chargent à la baïonnette et massacrent toutes les personnes restées à l'extérieur. La chapelle est ensuite fermée et incendiée, puis détruite au canon.

  • le 21 janvier 1814 : Napoléon libère Pie VII, qui repart de Fontainebleau vers Rome, passant par Milan et Ancône, sa ville natale.
  • le 21 janvier 1815 : les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette, redécouverts par Desclozeaux, sont re-transportés à l'église St Denis en cortège solennel.

Le Dies irae est chanté en sourdine.

  • le 21 janvier 1867 : naissance de Maxime Weygand, général français.

Son histoire tient du roman et cela commence dès sa naissance, puisque diverses thèses s'affontent sur ses origines. Weygand serait né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus. Selon Bernard Destremau, dans Weygand, éd. Perrin, 1990, plusieurs hypothèses existeraient. Mais une photo prise à quelques semaines de là, montre que le bébé a au moins un an, peut-être 18 mois. On n'est même pas certain qu'il soit né en Belgique.

Bernard Destremau avance une autre hypothèse : Weygand pourrait être le fils adultérin de l'empereur Maximilien et d'une dame de la haute société mexicaine. L'empereur avait le riche tempérament des Habsbourg, ce dont Charlotte se plaignait

D'autres comme André Castelot, ayant reçu une soi-disant confidence du roi des Belges, Léopold III affirment que Maxime Weygand serait le fils du colonel van der Smissen et de l'impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Ier. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen. Elle est aussi soutenue par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique, puis il devient l'aide de camp de l'impératrice Charlotte.

Le général de Gaulle, reliait la naissance de Weygand à l'expédition du Mexique. Ainsi, lors du Conseil des ministres préparant sa visite officielle au Mexique, le ministre des armées Pierre Messmer, annonce que la France va restituer au Mexique les fanions de l'Armée mexicaine pris par Napoléon III, et déclare à ce sujet que cette guerre n'avait rien rapporté à la France. Le général l'interrompt et lui dit :

« Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! »

Les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieuses sur ses tuteurs, alors qu'il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l'aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Il est le bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Grande Guerre; et est chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l'Armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le 19 mai 1940 commandant en chef de l'armée française, en remplacement de Gamelin, alors qu'il est trop tard pour inverser le cours de la défaite, il est le premier haut responsable à se déclarer partisan de l'Armistice avec l'Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord.

Le 28 juin 1940, il rédige un programme approuvé par le Maréchal Pétain:

  • Il y explique la nécessité de libérer la France « d'un régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales qui nous a conduits où nous en sommes ».
  • Il y critique « la lutte des classes qui a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie ». Il prône « un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. »
  • Il déplore qu'en raison de la baisse de la natalité, la défense nationale ait été assumée par « une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers ».
  • Il affirme enfin qu'il faut réformer l'éducation de la jeunesse, mettre fin à « la vague de matérialisme qui a submergé la France », et « revenir au culte et à la pratique d'un idéal résumé par les mots Dieu, Patrie, Famille, Travail. »
  • Il conclut en demandant une épuration de l'administration et du personnel dirigeant, car : « A un programme nouveau, des hommes nouveaux. »

Écarté du gouvernement sous la pression allemande en 1941, contre « dissidence gaulliste », tout en s'opposant à l'invasion de la zone sud par les Allemands du 11 novembre 1942, Weygand est interné en novembre 1942 jusqu'à la fin de la guerre au château d'Itter, dans le Tyrol autrichien. Après guerre, Il est un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain ; puis un soutient aux partisans de l'Algérie française pendant la guerre d'Algérie.

Libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, il bénéficie d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice.

En 1951, il refuse d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom avait été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux de Lattre et Alphonse Juin.

Dans un billet du Monde, Hubert Beuve-Méry résume le sentiment d'une partie de l'opinion:

« On peut n'avoir en rien partagé les idées du disparu… il n'en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18. Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l'on craint que des rancunes personnelles n'y aient plus de part que la raison d'État. »

A sa mort en 1965, il est le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Désavouant son ministre, de Gaulle refuse qu'une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides.

Une foule immense assiste à ses obsèques en l'église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d'un grand nombre de généraux, dont Pierre Kœnig, le plus illustre chef militaire de la France libre encore en vie. Maxime Weygand est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

  • le 21 janvier 2009 : le pape Benoit XVI lève, par décret, les excommunications des 4 évêques de la Fraternité St-Pie-X.
  • le 21 janvier 2011 : la GLNF est mise sous la tutelle d'un Administrateur Judiciaire, suite au refus par une majorité de frères de valider les comptes de l'Obédience lors des assemblées civiles, et aux procédures judiciaires engagées par des frères regroupés en association "FMR" contre la gouvernance du GM Stifani.

Posté le 21 janvier 2015 à 05h13 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

18 janvier 2015

C’est arrivé un 18 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 janvier 1509 : bataille du cap Finisterre.

Un combat naval a lieu dans le golfe de Biscaye entre une escadre portugaise et le corsaire français Pierre de Mondragon, commandant une flotte de quatre navires. La victoire portugaise sur les Français est totale et Pierre de Mondragon est tué pendant le combat.

  • le 18 janvier 1641 : naissance de François Michel Le Tellier de Louvois.

François Michel Le Tellier de Louvois, est né à Paris. A l'âge de quinze ans, il devient secrétaire d'État de la guerre grâce aux relations de son père à la cour de Louis XIV. En 1672, il est nommé ministre d'État et entre au Conseil d'En-Haut, pour succéder à Colbert, au décès de ce dernier. Il devient surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures de France, et dirige la construction du Château de Versailles.

  • le 18 janvier 1650 : début de la Fronde des princes.

Le prince de Condé, ennemi de Mazarin, s'est allié aux frondeurs. Mais le cardinal le fait arrêter et enfermer au château de Vincennes, tout comme son frère, Conti, et son beau-frère, le duc de Longueville. En province, les partisans des princes, se soulèvent. La seconde Fronde commence : on lui donnera le nom de "Fronde des princes". La Bourgogne, la Normandie, le Limousin, le Poitou et l'Aquitaine rallument la guerre civile. L'armée royale y met un terme au mois d'octobre 1652.

  • le 18 janvier 1695 : la capitation est instaurée. Elle frappe les contribuables en fonction de leur rang social.
  • le 18 janvier 1800 : création de la Banque de France.

Le premier consul, Napoléon Bonaparte, édite un décret stipulant la création de la Banque de France. L'établissement s'installe à l'hôtel de Toulouse, à Paris et commence son activité avec 30 millions de francs. La banque a pour clients des banques commerciales qui prêtent aux particuliers en empruntant à la Banque de France. Le privilège d'émission des billets limité à la capitale s'étend à toute la France à partir de 1848. En cherchant à augmenter la quantité de monnaie en circulation, Napoléon souhaite relancer l'économie.

  • le 18 janvier 1862 : l'Église reconnaît les apparitions de la Vierge à Lourdes.

Statue de la Sainte-Vierge dans le rocher de Massabielle, à Lourdes

 

En entrant dans la basilique de l'Immaculée Conception de Lourdes, sur le bas-côté droit, on peut lire gravée dans le marbre la déclaration solennelle de l'Évêque des Apparitions, Monseigneur Laurence :

"Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de 18 fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Eglise universelle".

Cette déclaration de Mgr Laurence, l'évêque de Tarbes, est une reconnaissance d'authenticité par l'Église, le 18 janvier 1862, soit quatre ans après les Apparitions.

Qui, de nos jours, sait encore que la Sainte Vierge ne faisait que reprendre possession d'un lieu qui lui avait déjà été consacré sous le règne de Charlemagne?

Citation tirée du livre Merveilles de Lourdes, écrit par Guillaume Bady et Pierre-Marie Varennes, qui à travers 150 histoires vraies racontent 150 de miracles accordés à Lourdes

"Turpin, l'évêque du Puy-en-Velay, aumônier de Charlemagne, et le moine Marfin, émaillent d'interminables conversations les langueurs de l'été 778, au monastère de Lavedan.

-Ce que je m'apprête à te raconter, frère Marfin, tu n'es pas obligé de le croire. Mais je t'en prie, écoute-moi avec ton cœur et ta foi.

L'évêque marque une pause.

-La citadelle de Mirembelle [Hauteurs de lourdes] est un édifice extraordinaire. Ses constructeurs furent divinement inspirés, tant l'habileté et l'intelligence avec lesquelles ils la conçurent en font une place stratégique quasi imprenable. Grâce à elle, un simple prince, Mirat le Sarrasin, a pu résister pendant des mois aux terribles assauts de la puissante armée de Charlemagne, dont je faisais partie. Vraiment, Marfin, ce siège semblait durer depuis toujours. Et si l'imposante roche rendait impossible la sape des fondations, les ressorts et les cordes des balistes, eux, fonctionnaient à plein, lançant pierres, poutres et charognes par-dessus les épaisses murailles. Mais aucun instrument de guerre ne venait à bout de ses puissantes fortifications. Or, ce prince sarrasin n'était probablement pas le mécréant que l'on imaginait : un homme capable de repousser les limites du supportable, d'obtenir le soutien indéfectible des siens, de leur inspirer la force et le courage de combattre à un contre dix….le penses-tu si éloigné de Dieu ?

-Certes, l'homme a de l'étoffe. De là à en faire un homme de foi, non, je ne crois pas, répond Marfin les sourcils arqués par le scepticisme. Pourquoi n'a-t-il pas prêté allégeance à Charles le Grand ? Pourquoi laisser obstinément flotter son étendard et infliger aux siens les affres de son orgueil ?

-Je pensais comme toi, jusqu'à ce qu'un événement assez singulier auquel j'ai pu assister, vienne ébranler mes certitudes.

Marfin, ayant eu vent dudit incident, contemple l'évêque avec un air dubitatif.

-Qu'un aigle majestueux survole la forteresse et dépose un saumon encore vif aux pieds de cet infidèle, n'est-il pas un fait troublant ? reprend Turpin. Quand Mirat le ramasse, son attention se porte instinctivement vers l'origine du présent. Cherche-t-il une trace de l'aigle si généreux ? Non, son regard est immobile. Il fixe le ciel. Un indicible sourire se dessine sur son visage. Du haut des remparts, il regarde la tente de notre auguste roi et crie : " Comment quitter les largesses de cette terre ? Autour de moi, je ne vois que profusion et fertilité. Ce saumon est magnifique ! Mais ce n'est qu'un parmi des centaines. Prenez-le, la nature semble moins charitable avec vous !" Et il jette le poisson en notre direction.

Pour les soldats Francs, atteints dans leur chair, las d'un siège sans fin, c'est le coup de grâce. Chez notre roi aussi le doute commence à germer. Tous songent à reculer.

C'est à ce moment précis que je décidai d'aller vers ce Mirat qui prétendait posséder abondance et force. Plusieurs détails, imperceptibles pour mes compagnons, m'autorisaient à croire en la présence de Dieu à l'intérieur de ces fortifications. Je n'aurais qu'à parler, et Dieu ferait le reste. J'en étais convaincu.

Je demandai alors à notre roi de me laisser tenter une ultime manœuvre. Les échecs successifs et l'insupportable idée de la retraite suffirent à le persuader. J'entrai bientôt seul à la rencontre de ce prince sarrasin.

Devant le délabrement de ses troupes, affamées, épuisées, malades, je compris que je ne ressortirais de là vivant que si mon intuition était juste, car jamais Mirat ne me laisserait révéler sa faiblesse à l'extérieur de son camp.

Il m'attendait.

Prince Mirat, tout comme mon roi, j'admire le courage et la loyauté que tu inspires à tes hommes. Tu as prévenu que jamais tu ne te soumettrais à un mortel, quel qu'il soit, et tu as tenu parole. Je ne viens donc pas m'entretenir de cela, mais te parler du hasard. Ce matin, un aigle a déposé à tes pieds un superbe saumon…"

Mirat, étrangement serein, me coupa la parole : " C'est exact. Je n'y ai pourtant pas vu de hasard. J'y ai vu un signe. Cet aigle, dont les serres laissent échapper un si beau saumon…Les saumons remontent les cours d'eau pour perpétuer leur race et meurent peu de temps après. Pourquoi ne restent-ils pas en pleine mer. L'espace de liberté est infini, la nourriture abondante…C'est comme si le point central, le sens de toute leur existence se situait là : souffrir en allant à contre-courant, et enfin donner la vie. Nous souffrons tous ici, mais à quoi pourrions-nous donner naissance qui surpasse le simple fait d'exister ? Le sais-tu ?"

"Oui, répondis-je. A une cité libérée de tout fief terrestre, une cité ne relevant que de la plus noble Dame qui fût : Sainte Marie du Puy, Mère de Dieu, à laquelle même Charlemagne, le plus illustre des mortels, se soumet. Deviens son chevalier et offre au pays de Bigorre la plus glorieuse et la plus juste des gouvernances. L'histoire se souviendra de toi comme du fondateur d'une cité divine, n'appartenant qu'à la Reine du Ciel."

Pour la seconde fois de ce jour extraordinaire, Mirat sourit.

La suite, tu la connais, frère Marfin. Mirat, baptisé, s'appelle aujourd'hui Lorus. La cité, théâtre de cet authentique miracle, portera bientôt son nom, Lourdes, et deviendra le fief céleste et exclusif de la Vierge Marie, sainte Mère de Dieu pour toujours. »

Si le style est romancé le fait est historique!

  • le 18 janvier 1871 : proclamation de l'Empire allemand.

La France est totalement humiliée car l'empire allemand, le deuxième Reich, est proclamé dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Cet empire s'achève le 9 novembre 1918 par l'abdication de Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale, guerre dont le cessez-feu arrive deux jours plus tard le jour de la Saint Martin, un des saints patrons et protecteurs de la France. Le roi de Prusse devient empereur. Guillaume 1er dira:

" Je n'ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés"

Cet empire succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon 1er après mille ans d'existence.

L'abbé Vial dans son livre : Jeanne d'Arc et la monarchie (pages 516 et 517) fait une comparaison temporelle entre l'abandon de la protection de l'Eglise par la France et l'invasion du pays par les prussiens.

Date

Faits arrivés à Rome

Faits arrivés en France

4 aout 1870

Annonce officielle de l'évacuation de Rome par l'Armée française

Premier désastre français à Wissembourg; 5000 Français écrasés par 30000 Prussiens

5 aout 1870

Le Corps d'occupation abandonne Viterbe seconde ville des Etats papaux

Les Allemands franchissent la frontière et envahissent la France

6 aout 1870

Le général Dumont s'embarque à 2h00 de l'AM

 

Le drapeau français est descendu des bastions de Civita-Vecchia à 5h00

Ecrasé à Woerth, Freschwiller et Reichshoffen, Mac Mahon opère sa retraite à 2h00 de l'AM.

Nombre considérable de drapeaux français tombent aux mains des Prussiens à 5h00

7 aout 1870

Départ des 4000 derniers Français qui défendaient le Saint Siège

4000 Français faits prisonniers par les Prussiens

14 aout 1870

Inauguration à Paris de la statue de Voltaire, qui est une insulte publique à Dieu et à la France chrétienne

Les Prussiens commencent le bombardement de Strasbourg

4 septembre 1870

Les Piémontais s'emparent de Civita-Vecchia

Les Prussiens s'emparent de Versailles

19 septembre 1870

Investissement complet de Rome par les Piémontais

Investissement complet de Paris par les Prussiens

20 septembre 1870

La canonnade italienne frappe les remparts de Rome

La canonnade prussienne réduit en cendre la résidence impériale de St Cloud

24 septembre 1870

L'armée pontificale capitule devant les bandes de Cavour

Toul capitule devant les Prussiens

28 septembre 1870

Le général piémontais agit en souverain dans Rome

Strasbourg capitule; 7000 prisonniers

11 octobre 1870

Victor-Emmanuel accepte officiellement le plébiscite qui lui donne Rome

Orléans est prise par les Prussiens

22 octobre 1870

Le ministre italien répond à la lettre de l'ambassadeur de France qui le félicitait d'avoir pris Rome!

Saint Quentin canonné, pris et imposé de 2 millions. 5 jours après Metz capitule: 173000 soldats, 1665 canons, 278289 fusils, quantité de munitions et de drapeaux livrés à l'ennemi

30 décembre 1870

Victor-Emmanuel part pour Rome

Les Français abandonnent leur artillerie sur le plateau d'Avron

23 janvier 1871

Le prince Humbert entre à Rome et s'installe au Quirinal

Jules Favre s'humilie devant Bismarck à Versailles pour négocier la capitulation de Paris

1 février 1871

La chambre italienne déclare la dépossession du Pape un fait accompli.

L'armée de l'est (80 000 hommes), non comprise dans l'armistice passe en Suisse. Les Prussiens déclarent la France définitivement vaincue

 

  • le 18 janvier 1919 : début de la Conférence de la paix qui débouche sur le traité de Versailles qui met fin à la guerre 1914-18.
  • le 21 janvier 1920 : fin de la Conférence de la paix de Versailles qui débouche sur le traité de Versailles.

Ce traité met fin à la guerre 1914-18. La conférence de paix de Paris de 1919 est une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus. Elle consacre la disparition de trois empires, l'empire allemand, l'empire d'Autriche-Hongrie et l'empire ottoman et la création de nouveaux États en Europe : renaissance de la Pologne, création de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie. Elle fixe aussi les réparations que doit payer l'Allemagne, qui ne payera jamais.


Le Conseil des Quatre à la conférence de paix : Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau, et Woodrow Wilson

  • le 18 janvier 1940 : le pape Pie XII condamne, dans une allocution radio, les massacres de civils en Pologne.

Posté le 18 janvier 2015 à 05h10 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

16 janvier 2015

Les nostalgiques de l'islam

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Mais pas d'amalgame avec nos dirigeants islamophiles, je compte sur vous.

Posté le 16 janvier 2015 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

15 janvier 2015

Puy du Fou : découverte archéologique d'un village du 14e siècle

Lu sur le site du Puy du Fou :

"Le Puy du Fou a acquis, il y a quelques mois, une parcelle de terrain, dans le but d’y installer une nouveauté 2016 : un spectacle en salle complètement inédit dans sa forme et tout à fait original dans son concept.

Cette parcelle étant soupçonnée de contenir des restes archéologiques plus ou moins intéressants, le permis de construire a donc été soumis aux administrations compétentes. L’Etat envoya alors des archéologues expérimentés réaliser des sondages. Quelle ne fut pas notre surprise de les voir totalement pétrifiés devant une découverte extrêmement rare : un village du 14ème siècle enfoui sous terre 

Généralement, les villages médiévaux du 14ème ou 15ème siècle sont introuvables car enfouis sous les fondations des bourgs actuels. On trouve parfois des villages gaulois, mais ce sont des découvertes « classiques » de l’archéologie contemporaine ; le village du 14ème siècle, lui, est d’une rareté absolue. La direction artistique est tombée des nues : « Promis, nous n’y sommes pour rien ! Au Puy du Fou, tout est tellement authentique, on ne sait plus très bien démêler le vrai du faux… » a rétorqué Nicolas de Villiers, non sans humour. Cela apporte un crédit extraordinaire au voyage à travers l’Histoire qui est proposé aux visiteurs.

Fouillant, les archéologues ont deviné des maisons à étage, avec un petit barrage et des systèmes de drainage sous les maisons : signe d’un petit bourg prospère et d’un sol de qualité. Les maisons sont pavées avec du granit et, en cas d’inondation, l’eau peut s’écouler à travers ces pierres et rejoindre un barrage qui sert de retenue d’eau pour les Hommes et les animaux : signe d’une vie très active. Une ferme, avec maisons et bâtiments d’élevage, couvre les 2/3 du champ actuel, sur près de 2.5 hectares. Les restes de maisons les plus intéressants sont situés en dehors du périmètre où se construira dans quelques mois la salle du prochain spectacle. Nous allons ainsi pouvoir préserver ces restes archéologiques et les montrer dans plusieurs années aux visiteurs lorsque les fouilles seront achevées. (...)"

Posté le 15 janvier 2015 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2015

C'est arrivé un 13 janvier...

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13janvier 533 : mort de Saint Rémy.

Saint Rémy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd'hui sont testament qui s'adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu'il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :

« Le testament de Saint Rémi a une importance capitale pour nous Français; c'est une véritable vision d'avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Rémi lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France. »

"Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres."

Ce testament le voici :

« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...

Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!

S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.

Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.

Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

II° BÉNÉDICTIONS

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."*****

Et le marquis poursuit :

« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

"X..., Evêque.

Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu'il a béni, je le bénis.

Et j'ai signé."

Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d'expérience, de constater:

"Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples. C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N'ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE."

*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar - Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici -- Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.

****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc... (Note de bas de page de La mission divine de la France)

***** L'authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Rémi", publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.

Chasse de Saint Rémi, visible dans l'Abbaye de Saint Rémi à Reims

Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l'issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d'héritier de l'Empire Romain d'Occident. Dans cette missive, l'évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l'égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :

Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

« Un grand bruit vient de parvenir jusqu'à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n'est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c'est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l'œuvre de l'homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s'en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N'attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n'en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu'un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »

Rémi, évêque, l'an 485

  • le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.

L'empereur d'occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l'invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l'Ouest le 29 février et règne jusqu'en 898.

  • le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.

Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d'Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l'Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L'ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l'impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l'ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.

Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L'ordre s'enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l'Europe.

L'ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l'ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'ordre amène encore aujourd'hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).

  • le 1 janvier 1151 : l'abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l'office de Prime.

Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l'idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l'en dissuader. Ce n'est qu'après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d'autres, est profanée en 1793.

Mort de Suger, visible au musée des Beau-Art de Nantes

  • le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l'organisation de l'armée.

Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l'armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d'eux de petites armées composées de routiers d'une centaine d'hommes que l'on solde pour être sûr qu'ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.

Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.

  • le 13janvier 1691 : première médaille de l'Amérique française.

À la mi-octobre 1690, l'amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l'émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.

Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d'émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.

Il en éprouve tant de joie qu'il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l'Amérique française.

Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l'avers, le profil de Sa Majesté avec l'inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l'année M.DC.XC.

  • le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L'Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J'accuse, consacrée à l'affaire Dreyfus.

Le titre lui est soufflé par Georges Clémenceau, alors éditorialiste du journal.

  • le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s'ils ont un contenu religieux.
    • le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »

Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.

Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l'Ain. En 1883 qu'il choisit la carrière des armes et s'engage à Toulon dans le 4e Régiment d'Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l'École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l'expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d'Honneur.

Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d'Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.

Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l'embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d'exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l'armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l'opinion publique en française comme un héros.

Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d'Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.

Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l'assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s'éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey.

  • le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l'Allemagne.
  • le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d'évêque d'Évreux par le Vatican.
  • le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
  • le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.

Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d'adolescents.

  • le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au "mariage homosexuel" manifestent à Paris.

340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu'à faire des additions. Il est vrai que si l'algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignés que l'Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.

Posté le 13 janvier 2015 à 06h35 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

11 janvier 2015

Le rite de la communion dans la main pratiqué de nos jours nous vient des calvinistes

Mgr Schneider, évêque auxiliaire au Kazakhstan, est interrogé par Présent. Extraits :

Monseigneur, on entend souvent, pour justifier la communion dans la main,  l’argument du retour aux sources. Cet argument est-il fondé ?

Cet argument est un mythe, ou peut-être une tromperie intentionnelle, parce que la réalité est assez différente. En vérité, le rite de la communion dans la main pratiqué de nos jours nous vient des communautés calvinistes et n’a rien à voir avec la coutume des premiers siècles. Les documents littéraires et iconographiques nous révèlent que, pendant les premiers siècles, dans certains endroits, la sainte communion était déposée dans la paume de la main droite, et non dans la main gauche comme on le fait aujourd’hui. Ensuite, le fidèle inclinait profondément la tête jusqu’à la paume de la main et prenait la sainte hostie directement avec ses lèvres puis, éventuellement, avec la langue, les parcelles eucharistiques qui avaient pu rester dans la paume. Les hommes se  lavaient les mains avant la communion. La paume des femmes devait être recouverte d’un linge blanc et ce linge était purifié après la communion.

[...] Enfin, reste cet important aspect théologique qui dit : la liturgie connaît par nature une croissance organique tendant à la profondeur et à une plus grande perfection, parallèle à la croissance de la foi. Le retour aux expressions de la liturgie ou de la foi dans leur état embryonnaire est une erreur théologique, c’était d’ailleurs une prétention typique des hérétiques. Dans son encyclique classique sur la liturgie Mediator Dei, le pape Pie XII a condamné une telle attitude, l’appelant « archéologisme liturgique ».

[...] La cause médiate, à mon avis, réside dans la réforme liturgique en général, qui a réduit les gestes et les paroles claires de la sacralité à un minimum, et en particuler dans le style de la liturgie de la messe, devenu imprécis, laissant place à la créativité ou à la subjectivité du célébrant et des autres participants. La cause immédiate du manque de respect est sans aucun doute le rite moderne de la communion dans la main lui-même, un rite du point de vue objectif et phénoménologique assez banal et de caractère profane, inventé par les calvinistes pour lesquels l’Eucharistie est un pur symbole.

Comme cause général du manque de respect, on peut indiquer une catéchèse et une prédication doctrinalement très défectueuses, et même quelquefois purement protestantes. Il faut effectuer des gestes liturgiques comme on croit sinon, tôt ou tard, on finit par croire selon les gestes que l’on a accomplis. [...]

Vous assurez que revenir à la communion à genoux et dans la bouche vaudra un grand nombre de grâces à l’Eglise militante. Mais que préconisez-vous pour généraliser ce retour : la suppression de l’indult, déjà ancien (1969), autorisant la communion dans la main ? Qu’entendez-vous par « norme liturgique à instaurer aboutissant à la disparition de la communion dans la main » ?

Il faut, bien sûr, procéder par étapes. Parmi les fidèles qui reçoivent la sainte communion dans la main, la plupart le font avec une totale bonne foi. Les uns agissent par docilité, par obéissance, parce que le curé ou même l’évêque l’ont conseillé ou imposé. Il existe cependant probablement aussi des personnes qui communient ainsi parce qu’elles ne croient pas en la présence réelle. Notons enfin que certaines personnes communient dans la main avec une foi et une dévotion profondes et sont motivées par des préférences subjectives, oubliant malheureusement les conséquences objectives nocives de cette pratique liturgique.

Il faudrait tout d’abord, fréquemment, donner aux enfants et aux adultes une catéchèse et une prédication intégrales et précises sur l’Eucharistie, et spécialement sur la grandeur et la sublimité de la sainte communion. Ensuite, il faudrait expliquer concrètement les dangers réels et fréquents de la perte et du vol des parcelles eucharistiques, mettant en évidence surtout le fait horrible que Notre-Seigneur présent dans la sainte Eucharistie, en d’innombrables églises, est piétiné par les fidèles. Puis il faut informer les fidèles que la communion dans la main est une exception à la loi liturgique, dite indult, insistant en même temps sur le fait que la communion sur la langue et à genoux est la règle. Ceci exige logiquement de mettre un prie-Dieu, un banc de communion ou, mieux encore, une balustrade à disposition des fidèles, afin de ne pas discriminer ceux qui ont le droit de recevoir la sainte communion sur la langue et à genoux.

Une autre mesure utile serait que l’évêque diocésain publie une lettre pastorale spécifique sur l’Eucharistie et la sainte communion, invitant instamment et de manière argumentée les fidèles à recevoir le Seigneur Eucharistique sur la langue et à genoux. Le Saint-Siège devrait faire la même chose vis-à-vis de tous les évêques et de tous les diocèses du monde. Le dernier pas dans un tel processus serait la prohibition formelle de la pratique de la communion dans la main. [...]"

Posté le 11 janvier 2015 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

La Révolution contre la femme

Lu dans Minute :

Mercredi 31 décembre, « C à vous », France 5

Rappel historique de Eric Zemmourà Patrick Cohen, qui lui affirme que la Révolution française a été une grande avancée pour les femmes: « Est-ce que vous savez qu’au contraire, c’est la révolution que vous vantez qui a renvoyé les femmes à leurs fourneaux. La Révolution française s’est révoltée contre la puissance excessive des femmes sous la monarchie, particulièrement sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, et c’est la révolution française qui a accouché du Code civil qui faisait des femmes un sujet inférieur. »

Posté le 7 janvier 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2015

Conférence de Michel de Jaeghere sur la fin de l'Empire romain

Michel de Jaeghere a publié en 2014 un livre sur la fin de l'Empire Romain qui fait d'ores et déjà référence. Il l'a présenté lui-même en video. Et il donne prochainement une conférence sur le sujet.

Conf 13 janvier PM

 

Posté le 6 janvier 2015 à 21h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

Chouanneries

Documentaire réalisé par Reynald Seicher. Pour revoir le 1er film, cliquer ici

Posté le 6 janvier 2015 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2015

Le Padre Pio, un témoin véritable de la miséricorde divine

PDans Padre Pio mon ami, Giovanni Siena, âgé ajourd’hui de 94 ans, ancien professeur et journaliste, livre son journal de trente ans dans le sillage du saint, jusqu’à sa mort. Ce laïc de San Giovanni Rotondo, père de neuf enfants (dont huit furent baptisés par le Padre Pio), raconte la vie et la mort de son père spirituel et ami. Les fioretti dont il nourrit son texte, avec des anecdotes souvent inédites, personnelles et familiales, constituent un superbe bouquet au parfum délicieux, offert au lecteur. Extrait :

"La confession dure quelques minutes. Je regarde les visages des fidèles qui sortent du divin tribunal. Presque tous ont le sourire aux lèvres ; certains sont tristes parce qu'ils n'ont pas reçu l'absolution et savent qu'ils devront revenir avec d'autres dispositions d'âme. Je me rend compte que le pardon des péchés ne nous est donné que si nous nous engageons très sérieusement à ne pas retomber dans les mêmes erreurs. Cela, le Padre Pio le lisait dans les coeurs d'une façon véritablement extraordinaire, et j'en ai souvent fait l'expérience."

A l'heure où la notion de miséricorde divine est si pervertie, destinée à excuser voire à nier le péché, parce que ce serait "janséniste" ou "pharisien" (alors que, face à la casuistique pharisienne, celle qui cherche déjà à excuser les écarts sur la loi du mariage, Notre-Seigneur rappelle avec force et sans compromis -certains diraient avec rigidité...- que ce que Dieu a uni, l'homme ne le sépare pas), l'exemple récent du Padre Pio témoigne de ce qu'est la véritable miséricorde, à savoir l'amour du pécheur et en même temps le refus sans compromis du péché.

Posté le 4 janvier 2015 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

01 janvier 2015

C’est arrivé un 1er janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01 janvier : fête et Solennité de MARIE, Mère de Dieu.

1. Origine de la fête de Marie, mère de Dieu

C'est Pie XI en 1932 qui institue d'abord la fête de Marie mère de Dieu, le 11 octobre. Puis, la solennité de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, remplace la cérémonie de la circoncision de Jésus. La solennité de Marie mère de Dieu est introduite par la réforme liturgique suite au concile Vatican II. Sa date, depuis la réforme liturgique, est donc le premier janvier, huit jours après Noël. La date de la fête de Marie mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation avec la naissance de Jésus à Noël. La nouvelle date de la célébration de la fête de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, jour de l'an, met aussi en valeur la célébration de la Solennité.

2. Sens de la fête de Marie mère de Dieu et célébration de la solennité

Depuis le concile d'Ephèse en 431, l'Eglise vénère la vierge Marie sous le titre de mère de Dieu, Sancta Maria Dei Genitrix, en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l'Incarnation. C'est donc par la célébration de la solennité de Marie mère de Dieu que l'on commence la nouvelle année, le jour de l'octave de la Nativité qui est le 1er janvier. L'évangile de la messe est la venue des bergers à la crèche. Le pape Benoît XVI a fait au Vatican une célébration de la solennité de Marie mère de Dieu Reine de la paix.

  • le 01janvier 1450 : reconquête de Harfleur par Charles VII tenue par les Anglais.

Le Roi de France Charles VII, suite à un siège, reprend la ville d'Harfleur, détenue depuis 1415 par les Anglais. Cette libération fait partie des victoires successives du Roi sur les Anglais dans la reconquête de la Bretagne, de la Normandie et de tout le territoire national ; ce qui met progressivement fin à la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre.

  • le 01 janvier 1452 : création de l'hospice de Beaune.

Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins, accueille son premier patient.

  • le 01 janvier 1515 : mort de Louis XII.

Alité depuis le début du mois de décembre, le Roi de France, Louis XII, meurt peu avant minuit à l'âge de 53 ans. Il sera inhumé à Saint-Denis aux côtés de son épouse Anne de Bretagne. Mort sans héritier mâle, la loi Salique désigne son arrière-cousin qui est aussi son gendre, François de Valois comte d'Angoulême, issu de la branche des Valois-Angoulême qui devient François 1er.

En 1498, il devient Roi, succédant à Charles VIII, mort accidentellement sans enfant lui survivant. Louis XII administre avec intelligence son domaine. Il utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant, entre autre, le réseau routier. Très populaire, il est appelé le "Père du Peuple".

La Mort de Louis XII surnommé le Père du peuple de Merry-Joseph BLONDEL (Musée des Augustins de Toulouse)

  • le 01 janvier 1560 : la mort du poète Joachim du Bellay.

Né en 1522 en Anjou, Joachim du Bellay meurt le 1er janvier 1560 à Paris. Il fonde la Pléiade avec son ami Ronsard. Il s'agit d'un groupe de sept poètes français. Son ouvrage le plus connu reste Les Regrets, un recueil de 191 sonnets composés au cours de l'un de ses voyages à Rome. Son vers le plus célèbre fait d'ailleurs référence à un antique voyageur. Il commence par : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… Travailleur infatigable, Joachim du Bellay succombe à une apoplexie, à sa table de travail, à l'âge de 37 ans.

  • le 01 janvier 1564 : Charles IX, décrète à Roussillon-Château en Dauphiné, par un édit royal, l'Edit de Roussillon, que l'année commencera désormais le 1er janvier.
  • le 01 janvier 1622 : Rome décrète que l'année commencera désormais le 1er janvier au lieu du 25 mars.

Chez les peuples usant d'un calendrier solaire, le début de l'année a toujours été fixé par pure convention. Au fil des siècles, l'année n'a pas commencé partout au 1er janvier, et son début a varié au gré des époques et des pays. Même avec le calendrier grégorien, dans lequel le premier jour de l'an a été aussi le 1er mars. Ce n'est qu'en 1622, que le 1er janvier est décrété par le Saint-Siège comme début de l'année partout dans le monde catholique. L'empereur Charles Quint et le Roi de France Charles IX avaient déjà mis en œuvre cette mesure dans leurs royaumes respectifs au cours du siècle précédent.

  • le 01 janvier 1677 : première représentation de Phèdre.
  • le 01 janvier 1743 : Pierre Gaultier de Varennes atteint les montagnes rocheuses.

L'explorateur français Pierre Gaultier de Varennes ainsi que ses fils Louis-Joseph et François remontent la partie haute du Missouri jusqu'à un de ses affluents, la rivière du Yellowstone. Lâchés par leurs guides aborigènes, ils s'arrêtent devant les montagnes Rocheuses, dans la partie occidentale du Wyoming. Leur exploration leur permet tout de même de revendiquer l'ouest américain au nom de la France. Un canton de vallée de la Matapédia porte le nom de la famille d'explorateurs.

  • le 01 janvier 1771 : naissance de Georges Cadoudal, chef militaire breton.

Grande figure de la contre-révolution, il sera commandant de l'Armée catholique et royale de Bretagne. Charismatique, il est très apprécié du peuple. Georges Cadoudal nait le 1er janvier 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Fils de meunier, il étudie au collège Saint Yves de Vannes.

En 1793, peu après l'exécution du Roi Louis XVI à Paris, la levée en masse est décrétée par la Convention pour défendre les frontières de l'Est contre l'Europe. Dans l'ouest, en Bretagne, en Vendée, les nouvelles lois sur la conscription sont mal acceptées par la population. Cadoudal comme beaucoup d'autres, refuse de se soumettre.

Il rejoint alors la grande armée catholique et royale de Vendée, et s'y fait rapidement remarquer par sa force et son intelligence, promu chef d'escadron, il se bat jusqu'à la défaite de l'armée vendéenne à Savenay, le 23 décembre 1793 (voir la chronique du jour). Il échappe au désastre et se replie en Bretagne, dans la Morbihan, pour y organiser la résistance.

En 1795, Georges Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan et refuse de se placer sous les ordres du Comte de Puisaye, ce dernier voulant réunir l'ensemble des chouans de la Bretagne sous son seul commandement. Au printemps 1795 Cadoudal rejette un cessez-le-feu conclu entre chefs royalistes et révolutionnaires à La Mabilais, et continue seul le combat.

En août, il est promu major-général et réunit sous son commandement l'armée chouanne et les troupes rescapées du désastreux débarquement de Quiberon. A la fin de l'année 1795, il reprend Sarzeau, puis Locminé en avril 1796, mais son armée est en infériorité numérique face à Hoche, La paix est signée le 16 juin 1796. Alors le chef chouan se consacre au relèvement du pays vannetais en désarmant les bandes armées incontrôlées.

Le 4 septembre 1797, le Directoire succède à la Convention Révolutionnaire (voir la chronique du jour sur ce coup d'Etat) ; Georges Cadoudal reprend le combat ; nommé commandant en chef de la Bretagne par le futur Louis XVIII, il est traqué par les bleus. Il reprend Sarzeau, mais alors qu'il s'apprête à rentrer dans Vannes, son action est stoppée par le coup d'état de Bonaparte, en novembre 1799.

Le Premier consul l'invite à Paris pour conclure une paix définitive ; Bonaparte désireux de voir Cadoudal se rallier à lui, lui promet grade, rente et distinctions, mais l'entrevue échoue et le chef chouan gagne l'Angleterre pour y poursuivre le combat. Il y est promu lieutenant général des armées du Roi. En août 1803, il revient en France pour organiser l'enlèvement de Bonaparte. Cadoudal qui avait refusé de s'associer aux conspirateurs est arrêté, et condamné à deux ans de prison. Le chef chouan ne renonce pas ; à nouveau arrêté le 25 mars 1804, il est cette fois condamné à mort le 10 juin. Voici le récit de sa mort :

Le 9 mars 1804, vers sept heures du soir, trahi par son logeur, il est repéré par un prévôt place du Panthéon et pris en chasse par une escouade de policiers. Une course poursuite effrénée commence dans les rues de Paris. L'inspecteur Buffet s'effondre, le fugitif blesse grièvement un deuxième homme. Il saute du cabriolet bien décidé à s'échapper. Cerné au carrefour l'Odéon, il est finalement maîtrisé.

Le jeune Breton, vigoureux, à la corpulence énorme et au regard clair, répond à ses juges d'une voix limpide et assurée :

« - Que veniez-vous faire à Paris ?- Attaquer le premier Consul

- Où avez-vous logé ?- Je ne veux pas le dire.

- Pourquoi ?- Parce que je ne veux pas augmenter le nombre des victimes.

- Quel était votre projet et celui de vos conjurés ?- De mettre un Bourbon à la place de Bonaparte.

- Quel était ce Bourbon ?- Louis XVIII.

- N'était-ce pas avec un poignard que vous vous proposiez d'assassiner le premier Consul ?

- Je ne suis pas un assassin. Je devais l'attaquer avec des armes pareilles à celles de sa garde ». (Extrait du premier interrogatoire de Georges Cadoudal, le 18 ventôse de l'an 12 – 9 mars 1804, reporté par Adolphe Thiers dans Histoire du Consulat et de l'Empire, T3, 1845).

Au juge qui lui reproche d'avoir tué un père de famille, il répond  avec un aplomb désarmant :

« La prochaine fois faites-moi arrêter par des célibataires ! ».

Cadoudal est-il responsable de la « conspiration de la machinerie infernale » du 24 décembre 1800, premier attentat à la voiture piégée de l'histoire ? Le chouan reconnaît avoir eu vent du projet, mais ignorer les moyens terroristes mis en œuvre par son lieutenant, Saint-Régeant. Aucune charge concernant cet attentat manqué contre Bonaparte, qui a fait vingt-deux morts et une centaine de blessés rue Saint-Nicaise, n'est finalement retenue contre lui.

Napoléon Bonaparte offre de gracier le lieutenant général des armées du Roi à plusieurs reprises en échange de sa soumission, celui-ci refuse avec obstination : « Ce bougre-là ! Il n'est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ». Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l'exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C'est à moi à donner à mes camarades l'exemple du courage et de la résignation ; d'ailleurs, je ne veux pas que l'un d'eux s'en aille de ce monde avec l'idée que je pourrais lui survivre ».

Ce désir lui est refusé. L'ordre d'exécution est fixé et sa tête tombera la dernière. 

Le 25 juin 1804, Georges Cadoudal et onze de ses compagnons sont menés en place de Grève (Voir la chronique du jour). En quittant la Conciergerie, dans un dernier adieu, il professe inlassablement sa foi pour donner du courage à ses partisans condamnés : « Et maintenant, il s'agit de montrer aux Parisiens comment meurent des chrétiens, des royalistes et des Bretons ». D'un pas sûr et lent, la démarche fière et l'œil assuré, le colosse gravit les marches de l'échafaud et clame d'une voix retentissante : « Camarades, je vous rejoins. Vive le Roi ! ».  

Héros populaire, anobli post mortem par Charles X, il est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France. A la Restauration, ses restes pieusement recueillis, sont rendus à la Bretagne et inhumé sur le lieu de sa naissance, dans un mausolée à Kerléano.

Tiré du bottin-mondain.fr

Voir les chroniques du 21 et 25 juin.

  • le 01 janvier 1796 : création du ministère de la Police.

Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police générale. Merlin de Douai démissionne de son poste de ministre de la Justice pour prendre en charge ce nouveau ministère. Cette Police générale a pour mission de démanteler les "entreprises subversives"… en clair toute tentative populaire de restaurer un ordre chrétien en France.

  • le 01 janvier 1849 : mise en service du premier timbre-poste français.
  • le 01 janvier 1860 : la ville de Paris est découpée en vingt arrondissements.
  • le 01 janvier1880 : lancement du projet de construction du canal de Panama.

Le projet de la construction du canal de Panama, qui relierait l'océan Pacifique à l'océan Atlantique, est lancé le 1er janvier 1880 par Ferdinand de Lesseps. Les travaux ne débutent cependant qu'en 1882. Ce projet finit en scandale politico-financier majeur. Depuis 2007, des travaux d'élargissement sont effectués sur le canal, ils devraient s'achever en 2014.

  • le 01 janvier 1916 : entrée en vigueur de l'impôt sur le revenu.

Un projet de loi a déjà été déposé en février 1907. Toutefois, la loi n'est votée par la Haute Assemblée que le 3 juillet 1914 suite à un désaccord entre le Sénat et la Chambre des députés. Elle est révisée dès 1917 afin de financer la Première Guerre mondiale. Des impôts équivalents existent déjà en place en Grande-Bretagne depuis 1842 ou en Prusse depuis 1893.

  • le 01 janvier 1917 : Claire Ferchaud écrit au président français.

Elle lui demande en vain de soumettre au député l'injonction du Christ de graver l'emblème du Sacré-Cœur sur le drapeau français. Poincaré la reçoit le 21 mars.

  • le 01 janvier 1925 : le général français Gouraud crée l'État de Syrie, composé de ceux d'Alep, de Damas et des Alaouites avec Damas comme capitale.
  • le 01 janvier 1927 : début de la guerre des Cristeros au Mexique.

La guerre des Cristeros désigne la rébellion des paysans mexicains face à l'Etat, qui est alors anticatholique et maçonnique. Le 1er janvier, les rebelles sous le nom de « Cristeros », ce qui signifie partisans du Christ, ont pris les armes contre l'Etat. Le conflit s'est intensifié pendant deux ans, et a pris fin par des négociations diplomatiques où l'Amérique a joué un rôle important, par le biais de l'ambassadeur Dwight Whitney Morrow. Cependant il faudra l'intervention du Vatican pour arrêter cette guerre où les insurgés ont écrasé l'armée régulière.

  • le 01 janvier1938 : création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Suite au protocole d'accord signé le 31 août 1937, entre l'Etat et les 5 grandes compagnies de chemin de fer, la Société Nationale de Chemin de Fer est officiellement constituée. L'Etat est actionnaire à 51% et les compagnies privées (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée et Midi) à 49 %. Ces dernières ont pour mission d'apporter les lignes et le matériel nécessaires au réseau ferré.

  • le 01 janvier1945 : la France signe la déclaration de constitution des Nations unies.
  • le 01 janvier1994 : déclaration du pape Jean-Paul II.

Pour les Journées mondiales de la Paix le Saint Père affirme :

« Noyau premier de la société la famille a droit à tout soutien de l'Etat pour remplir entièrement sa mission propre. Les lois de l'Etat doivent donc être conçues de manière à promouvoir de bonnes conditions de vie pour la famille, en l'aidant à accomplir les tâches qui lui reviennent. Devant la tendance aujourd'hui plus forte à légitimer, comme substitut de l'union conjugale, des formes d'unions qui en raison de leur nature propre ou de leur caractère transitoire voulu, ne peuvent en aune manière exprimer le sens de la famille ni assurer son bien, c'est un des premiers devoirs de l'Etat d'encourager et de protéger l'institution familiale authentique, d'en respecter la physionomie naturelle ainsi que les droits innés et inaliénables.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 01 janvier2002 : l'euro + les 35 heures.

La France et ses onze autres partenaires de la zone euro adoptent définitivement la monnaie unique en passant à l'euro, trois ans après son entrée en vigueur. En France, s'y ajoute l'entrée en vigueur théorique de la réduction du temps de travail hebdomadaire à trente-cinq heures pour les petites et moyennes entreprises de moins de vingt salariés.

 

Posté le 1 janvier 2015 à 06h44 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

31 décembre 2014

La nouvelle année doit nous faire penser à cette année éternelle qui nous attend tous

Dom Hilarion Duclaux est né en 1727 à Valréas, dans le Vaucluse. Issu d’une famille profondément chrétienne, il ressent très tôt l’appel à la vie consacrée et entre à la Chartreuse de Bonpas, où il fait profession le 6 août 1748. Les douloureux événements de la tourmente révolutionnaire n’épargnent pas sa communauté, et les moines sont expulsés le 8 septembre 1792. Doté d’une faible santé, Dom Duclaux ressent profondément cette violence dirigée contre l’Église et contre son couvent, et il meurt dans sa maison natale en 1793, à l’âge de 66 ans.

Confidences d'un chartreux regroupe les lettres, récemment découvertes, de Dom Hilarion Duclaux à sa famille (notamment son frère prêtre et son père), depuis janvier 1748, année de sa profession, jusqu’à avril 1788, donc à la veille de la Révolution française. On découvre dans cette correspondance un cœur profondément humain et délicat autant qu’une âme fervente toute centrée sur Dieu, à la sérénité communicative. Ces écrits cartusiens nous mettent véritablement en lien avec la Parole essentielle, celle de Dieu et de son Fils, le Verbe éternel. Ils renvoient l’image de l’Évangile, contemplé, vécu et transmis par un moine saisi d’amour pour le Christ Jésus. Au long des pages, outre les conseils donnés à chacun de ses interlocuteurs, nous découvrons la personnalité de leur auteur, âme toute donnée ne vivant que pour Dieu et qui sut trouver sa joie en Lui pour la communiquer aux autres.

Le texte est précédé d’un préliminaire historique sur les Chartreux et sur Dom Hilarion Duclaux, réalisé par Guillaume d’Alançon. Les considérations spirituelles consignées dans ces lettres d’un chartreux valent pour toutes les époques et tous les états de vie et, si elles ne constituent pas un traité organique, elles peuvent néanmoins constituer un aliment de choix pour la méditation personnelle.

Voici une des lettres :

"A Bonpas, le 1er janvier 1752

À Monsieur Duclaux, notaire et greffier,

à Valréas

Mon très cher père,

DJ’avais promis à mon très cher frère de vous écrire, et c’étaient bien là mes désirs. Mais le temps ne m’a pas permis de les accomplir. Dernièrement, je laissai passer une favorable occasion qui se présenta, mais, comme c’était un jour de spaciement, je n’eus encore aucun moment de loisir. Je profite maintenant avec un grand empressement de celui qui me reste, pour m’acquitter auprès de vous du devoir qu’exige de moi la nouvelle année que nous commençons aujourd’hui : je vous la souhaite heureuse et remplie des bénédictions du Seigneur. Elle doit nous faire penser à cette année éternelle qui nous attend tous, et qui sera, s’il plaît à la miséricorde divine, le terme de notre bonheur, et qui doit faire, dans cette vallée de larmes, le sujet de tous nos soupirs. Les années que nous passons ici-bas sont si peu de chose par rapport à leur peu de durée et aux misères qui les accompagnent, qu’elles ne méritent notre estime qu’en tant qu’elles nous sont données pour amasser des trésors pour l’éternité. D’ailleurs, notre cœur n’est créé que pour Dieu seul, qui est éternel, et rien de ce qui passe n’est digne de Dieu. Heureux ceux qui font ces réflexions, et qui, ne s’attachant à cette vie périssable, en attendent une qui n’aura point de fin, où tous les biens sont compris, parce qu’on y possède Dieu, qui est la félicité des saints. C’est là, mon très cher père, le souhait que je vous fais, et à toute la maison, car le salut de vos âmes m’est aussi cher que le mien. Et tout ce que je désire dans notre solitude, c’est de vous voir un jour, réunis dans cette céleste patrie. Dieu nous en fasse la grâce !

Je ne vous parle point ici, mon très cher père, de la part que vous avez pris à l’honneur que m’a fait la Divine Providence, en m’élevant au sacerdoce. Je crois qu’elle est bien grande. J’aurais eu un grand plaisir de vous voir assister à ma première messe. Cela est bien naturel. Mon très cher frère me fait espérer que j’aurai le bonheur de vous voir avec mon très cher oncle, lorsque le temps et les affaires vous le permettront. J’attends avec empressement cet heureux jour, qui sera peut-être la dernière fois que nous nous verrons en ce lieu d’exil. Et j’espère, avec le secours de Dieu, que nous le passerons dans des entretiens spirituels. Vous me ferez plaisir si vous n’êtes que vous deux.

J’ai reçu, il y a quelque temps, une lettre de mon frère Joseph. Il se porte bien. Je jouis  aussi, par la grâce de Dieu, d’une bonne santé et d’un grand contentement. Je vous prie d’offrir mes très humbles respects à mon très cher oncle et à mon très cher frère, à toute la maison, et à toute la parenté. Je vous souhaite à tous la paix du Seigneur et, par-dessus tout, son divin amour, qui doit être l’âme de notre âme. Je finis avec les désirs, et avec les sentiments les plus humbles, et les plus respectueux, avec lesquels je suis,

À Bonpas, ce 1er janvier 1752

mon très cher père, votre très humble et très obéissant serviteur,

Frère Hilarion Duclaux, chartreux."

Posté le 31 décembre 2014 à 14h44 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 31 décembre…

 

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

 

Rappelons-nous :

  • le 31 décembre 406 : invasions barbares.

Des bandes de Vandales, d'Alains et de Suèves franchissent le Rhin gelé près de Mayence. Les barbares poursuivent leur route vers le Sud-ouest et ravagent la Gaule sans rencontrer de résistance notable. L'empire Romain est incapable de réagir. Bientôt ils occupent l'Espagne et le nord de l'Afrique. Dans leurs sillages d'autres groupes de Barbares envahissent l'Europe occidentale: les Alamans, les Burgondes, les Suèves et les Francs.

Les Vandales pillant Rome, par Heinrich Leutemann (1824-1904)

Ils s'illustrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale durant tout le Ve siècle de l'ère chrétienne. Ils fondent également un éphémère «royaume vandale d'Afrique», ou «royaume de Carthage»

La période des grandes invasions a bouleversé les bases du monde antique sédentaire et y met un point final : c'est la fin de l'Antiquité qui se joue entre 400 et 600.

  • le 31 décembre 1494 : l'armée du Roi de France, Charles VIII, entre à Rome.

Charles VIII quitte Amboise, le 13 février 1494, pour se rendre en Italie. Il revendique le royaume de Naples, d'ou il compte ensuite partir en croisade contre les infidèles turcs. En effet, le royaume de Naples, jusqu'en 1442, est aux mains de la maison d'Anjou, maison cadette des Capétiens. À cette date, le roi Alphonse V d'Aragon en prend le contrôle. La maison d'Anjou essaie alors sans relâche d'en reprendre possession. Son dernier représentant, René d'Anjou meurt en 1480. Ses droits sur le royaume de Naples passent alors au royaume de France, où règnent Louis XI, puis, Charles VIII.

  • le 31 décembre 1578 : création de l'ordre du Saint-Esprit par le Roi Henri III de France.

C'est le 31 décembre 1578, en pleines guerres de religion, qu'Henri III fonde «l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit». Ce jour est un jour de fête pour l'ordre.

Le monarque choisit le nom de Saint-Esprit, en référence à sa propre naissance, à son couronnement sur le trône de Pologne et plus tard sur celui de France, les trois événements étant survenus le jour de la Pentecôte.

Il devient le premier des ordres de la monarchie française. Ses membres doivent être catholiques, d'une noblesse héréditaire remontant au moins à leur arrière-grand-père, et avoir au moins trente-cinq ans. Les princes du sang peuvent être reçus dès quinze ans et les fils de France le reçoivent dès leur baptême.

Tous les chevaliers du Saint-Esprit sont faits chevalier de l'ordre de Saint-Michel avant leur réception et portent de ce fait le titre de « chevaliers des ordres du Roi ».

Bien que cet ordre soit initialement réservé aux plus hauts dignitaires du royaume, le Roi Henri IV permet à un nombre restreint de monarques et de grands seigneurs étrangers de confession catholique, orthodoxe, anglicane d'y entrer.

 

Un impôt spécifique appelé marc d'or est instauré pour subvenir aux besoins de l'Ordre dont le siège se trouve alors au couvent des Grands-Augustins à Paris. La devise de l'Ordre est « Duce et Auspice »: Sous la direction et la protection (du Saint-Esprit).

Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l'ordre du Saint-Esprit est ensuite rétabli en 1814. Louis XVIII le confère à Alexandre Ier de Russie, à François Ier d'Autriche, à Frédéric-Guillaume III de Prusse et au duc de Wellington. Et c'est Charles X qui restaure les cérémonies de l'ordre. L'ordre est définitivement aboli par Louis-Philippe en 1830.

Par la suite, il est devenu un ordre dynastique français et est porté ainsi que conféré par divers prétendants au trône de France, orléanistes et légitimistes, suite au décès d'Henri, comte de Chambord.

  • le 31 décembre 1584 : Traité de Joinville.

Ce traité est une alliance contraire aux Lois fondamentales du Royaume, entre la Ligue des Guises et l'Espagne.

  • le 31 décembre  1756 : la Russie signe le traité de Versailles.

Le 31 décembre 1756, la Russie rejoint le traité de Versailles. Ce traité, rédigé suite à la guerre de Succession d'Autriche, puis modifié après de la Guerre de Sept ans, renverse les alliances diplomatiques. Désormais, depuis mai 1756, la France et l'Autriche sont alliées contre la Grande-Bretagne et la Prusse. Le 31 décembre, l'alliance franco-autrichienne se voit renforcée par la Russie, la Saxe et la Suède.

  • le 31 décembre 1805 : fin du calendrier révolutionnaire, le calendrier grégorien reprend le lendemain.
  • le 31 décembre 1808 : Napoléon écrit, de Benavente en Espagne, au ministre de la Police Fouché.

Il ordonne de faire dresser la liste des émigrés nobles, et de faire envoyer les 16-18 ans de ces familles à St-Cyr : "La génération future ne doit point souffrir des haines et des petites passions de la génération présente".

 

  • le 31 décembre 1810 : le tsar Alexandre impose de nouveaux droits de douane sur les produits français.
  • le 31 décembre 1898 : les antidreyfusards fondent la Ligue de la patrie française.

En réponse à la Ligue des droits de l'homme, les nationalistes antidreyfusards, des intellectuels, des académiciens, tels que François Coppée, Jules Lemaître et Paul Bourget, des membres de l'Institut de France, des artistes, des écrivains en vue comme Maurice Barrès, des peintres comme Edgar Degas et Auguste Renoir, des romanciers comme Jules Verne, des poètes, de musiciens, des peintres et artistes comme Frédéric Mistral ou Théodore Botrel se regroupent dans la Ligue de la patrie française. Elle cherche avant tout à défendre l'honneur de la patrie et de l'armée. La ligue comptera jusqu'à 300 000 membres avant de se dissoudre en 1905.

  • le 31 décembre 1913 : loi sur les monuments historiques.
  • le 31 décembre 1922 : création du code de la route.
  • le 31 décembre 1936 : Zay, ministre de l'éducation, émet une circulaire sur l'interdiction des propagandes politiques dans l'enseignement public.
  • le 31 décembre 1951 : le plan Marshall d'aide à l'Europe prend fin à minuit.
  • le 31 décembre 1958 : en France, instauration de l'assurance chômage (Assedic).
  • le 31 décembre 1972 : lancement de la troisième chaîne de télévision.

La société nationale française de programmes de télévision lance la "troisième chaîne" française. Elle n'est reçue que par un quart de la population à ses débuts. La chaîne deviendra FR3 le 1er janvier 1975 après la dissolution de l'ORTF.

  • le 31 décembre 1979 : la Loi sur l'IVG rend définitives les dispositions de loi Veil de 1975.

En ce jour de clôture de « l'année de l'enfant » (sic), la loi provisoire sur l'avortement, du 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), est reconduite définitivement.

Il est prévu de couvrir l'ensemble du territoire de « commission d'aide à la maternité », placée auprès des centres médicaux sociaux et des bureaux d'aide sociale des grandes villes. En 2014, aucune n'a encore été mise en place !

  • le 31 décembre 1982 : remboursement de l'avortement.

La loi fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d'un œuf humain et oblige tout Français à y participer. Voir la chronique du 10 juillet.

  • le 31 décembre 1997 : le démantèlement des installations nucléaires est achevé : le CEA quitte définitivement les sites de Mururoa et de Fangataufa.

Depuis 1995, la France ne poursuit ses recherches que par la simulation.

Posté le 31 décembre 2014 à 06h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

26 décembre 2014

Un jour, un texte!

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (20 et fin)

Quelques livres à lire pour appronfondir le sujet

« Catéchisme de la Patrie », par le colonel REMY (Ed. Confrérie Castille)

A la question : « Pour qui ou pour quoi meurt-on ? », le soldat répond : « pour la Patrie ! ». Et même si l'Europe, éternel serpent de mer, manifeste sporadiquement des velléités d'existence, on est encore très loin d'un patriotisme européen qui effacerait les préférences nationales. C'est donc toujours pour la France que se bat et, s'il le faut, que meurt le soldat.

Encore faut-il savoir ce qu'est la France, ce qu'est la Patrie française. C'est à un grand, un très grand Français que nous laisserons le soin de le définir. « Notre REMY, a déclaré le Général de Gaulle, fut des premiers parce qu'il est des meilleurs. Et c'est pourquoi, après tout ce qu'il a fait – qui est si grand ! – il sait qu'il reste tant à faire ».

Le Colonel REMY, illustre figure de la Résistance, héros mondialement connu, fondateur du réseau « Confrérie Notre-Dame » qui fournit des renseignements essentiels aux Alliés, a regroupé dans « Catéchisme de la Patrie » tout ce qu'il faut savoir sur ce thème.

La France a fêté, en 1996, son quinzième centenaire et un timbre officiel a même commémoré cet anniversaire. Ces quinze siècles d'existence, une certaine idéologie voudrait les réduire à deux et faire naître notre communauté nationale en 1789. Ce serait faire bon marché des treize siècles précédents où la France, « mère des arts, des lettres et des armes » (J. du Bellay), brilla d'un éclat jamais retrouvé depuis. C'est donc sur notre « vieux Pays », pour paraphraser Donald RUMSFELD, que se penche le Colonel REMY. De Clovis à Louis XVI, de la Révolution à la Vème République, en passant par la Restauration, les deux Empires, la Commune, les quatre Républiques et les différents conflits et occupations qui les accompagnent, ce grand Français nous fait découvrir la France, son âme et sa vocation. Il nous donne les vraies raisons de vivre et de mourir pour Elle.

A l'issue de cette lecture, on sait ce que signifie être Français, quels sont les devoirs liés à ce nom, quel est l'héritage qu'il implique et dont nous pouvons légitimement être fiers. Ce petit livre nous invite à aimer notre Patrie, à en être dignes, sans tomber pour autant dans un nationalisme agressif ou excessif mais sans renier non plus l'amour naturel que nous lui devons.

Bref, la réponse aux questions : « Pourquoi meurt-on ? », « pourquoi se bat-on ? » est dans cet ouvrage bien écrit, facile à lire et passionnant. Lisez-le, faites-le lire et rappelez-vous qu'un homme bien formé est difficile à manipuler.

« Les deux patries. Essai historique sur l'idée de Patrie en France », par Jean de VIguerie (Ed. Dominique Martin Morin)

A travers cet essai magistral, Jean de Viguerie veut démontrer l'existence de deux patries en France. On pourrait justement les qualifier, paraphrasant Maurras, de "patrie légale" et de "patrie réelle". La première cherchant par tous les moyens, en particulier par un détournement du patriotisme, à absorber la seconde pour la détruire. Est-elle déjà arrivée à ses fins et, dans ce cas, la France est-elle morte ? A cette question, Viguerie répond oui. Et il est vrai que la logique de son raisonnement, si l'on reste sur le plan historique, est particulièrement convaincante.

La "patrie réelle" est la terre des Pères. Saint Thomas d'Aquin la définit comme « les concitoyens liés entre eux ». Elle se rattache donc au monde naturel, elle n'a rien de surnaturel : elle est donc mortelle.

Elle vit par ses membres et est donc économe de leurs vies, contrairement à la « patrie romaine, abstraction divinisée, réclamant des sacrifices. »

L'auteur prend l'exemple de Jeanne d'Arc qui, « elle, n'a pas la moindre idée d'une patrie de type romain. Sa doctrine est simple et traditionnelle : que ceux qui ont la charge de gouverner ou de combattre fassent tous et jusqu'au bout leur devoir. Cela suffira". "Les hommes d'armes batailleront..."; "Travaillez, Dieu travaillera"; "Le Roi exercera sa charge, et le pays sera relevé". La Pucelle ne demande qu'à un petit nombre d'exposer leurs vies. La libération n'a pas besoin des grands massacres. Elle veut sauver la France et non pas lui enlever la vie qui lui reste. Le salut du royaume ne dépend pas pour elle de nouveaux sacrifices, mais de l'observation par tous de la justice, chacun faisant son entier devoir ».

L'autre patrie est fille de la Révolution, des Lumières et, plus en arrière, de la Renaissance. Les sanglantes paroles de la Marseillaise expriment son idéal. Elle n'est pas la France, "mais la France est son support et son instrument".

Depuis 1789, notre Histoire est celle de la substitution progressive, et aujourd'hui achevée, de la Patrie révolutionnaire à la Patrie française. Celle-là se nourrissant des fils de celle-ci : que de morts ont coûté à notre pays les guerres révolutionnaires, puis impériales, coloniales, et, enfin, les deux conflits mondiaux de la IIIème République ! Le point culminant aura été atteint avec 14-18. Que d'héroïsme, que de sacrifices, que de souffrances, et pour quoi ? Au final pour parachever la mainmise de l'idéologie des Droits de l'Homme sur notre pays exsangue.

Et pendant que tous ces Français tombaient, les persécutions religieuses de la IIIème République continuaient. « On ne voit pas du tout que si les républicains continuent leurs persécutions contre les catholiques même pendant la guerre, c'est qu'ils ne peuvent s'en dispenser. Ils sont des patriotes révolutionnaires, et les catholiques sont autant leurs ennemis que les Allemands. Car si les Allemands sont des "barbares", les catholiques sont des "fanatiques", et c'est pareil ».

L'entre-deux guerres puis l'après-guerre vont se caractériser par une mutation révélatrice : « La France a toujours le même rôle d'instrument, mais dans la seconde phase on détruit l'instrument. Le patriotisme de type jacobin ne disparaît pas complètement. Les rites en sont gardés : les défilés militaires, les fêtes nationales, les cérémonies des monuments aux morts. Cela pour l'illusion. Les Français doivent continuer à croire que la France existe toujours ».

L'abandon de l'Algérie, pourtant partie intégrante de la France, n'est autre que « l'adhésion de tout un peuple à la démission et au parjure. »

Alors quel avenir?

« De la France morte, quelques Français, il est permis de l'espérer, garderont l'héritage... »

Ce livre, qui pèche contre l'espérance, a, en tout cas, l'immense mérite d'ouvrir un débat passionnant, et présente des arguments de poids pour une thèse pour le moins non conventionnelle. Ne serait-ce qu'à ce titre, sa lecture est très vivement recommandée.

 « France, notre seule Patrie » - Ed. de Chiré, 2001, de François-Marie ALGOUD

Florilège très abondant de textes sur la patrie française.

« Histoire de France » de Jacques Blainville

Une histoire "vraie" de la France, par un des grands historiens français.

"Les lois de la Politique française"- Éd. Arthème Fayard, 1927, de Charles BENOIST

Le peuple français a une identité particulière et son gouvernement obéit à des lois spécifiques, fonction de son caractère, dont on ne peut s'affranchir sous peine de désordres graves.

« Les enfants humiliés » de Georges BERNANOS

Bernanos, l'imprécateur, veut redonner la fierté aux Français.

« Mon pays, la France » - Ed. France-Empire, 1962, de Bachaga BOUALAM

Poignant récit du drame des harkis, morts pour avoir trop aimé la France, vécu par l'auteur dans sa chair et dans son cœur.

« Lettre ouverte à ceux qui ont mal à la France » - Éd. Albin Michel, 1984, du R.P. BRUCKBERGER

Les "coups de gueule" du célèbre Dominicain qui s'en prend, avec son non-conformisme habituel, à ceux qui détruisent la France, aux nouveaux "bien-pensants".

« Création de la France » - Ed. Dominique Martin Morin, 1982,d'Henri CHARLIER

Récit historique des premiers pas de la France.

« France, fais ta prière » - Éd. Albin Michel, 1984, d'Yves de HAUTECLOQUE

Recueil d'allocutions d'un élu rural, ex-président des maires du Cher.

« La Patrie » – Numéro spécial de la Revue ITEM, juin 1976.

Numéro spécial d'une revue disparue qui rassemble une cinquantaine de textes d'auteurs très divers qui, chacun selon sa sensibilité, développent leur amour de la Patrie.

« La mission divine de la France » -  du Marquis de La Franquerie

La France, fille aînée de l'Église, a une mission spécifique au milieu des peuples. – Sa prospérité ou son infortune sont fonction de sa fidélité ou de son infidélité à cette mission.

« Les Manants du Roi », de Jean de LA VARENDE

Recueil de nouvelles d'honneur et de fidélité à travers l'histoire d'une famille de hobereaux normands de l'Ancien régime à nos jours.

« Le Pacte de Reims » - Ed. Saint-Michel, 1962, de Claire MARTIGUES

A la lumière du Testament de saint Rémi, qui baptisa Clovis, l'auteur analyse les heurs et malheurs de la France directement liés à sa fidélité à sa vocation.

« Histoire de l'Unité française » - Ed. du Conquistador, de Marie-Madeleine MARTIN

Comment s'est réalisée l'unité française.

« Histoire du Génie de la France » - Éd. Bastions, 1943, de Jean OUSSET

Les caractéristiques de la France parmi les nations, ce qui fait son génie.

« Patrie, Nation, Etat » - Éd. Montalza.

Réflexions sur les notions de Patrie, de Nation et d'État.

« Œuvres poétiques » - La Pléiade, de Charles PEGUY

Un élément essentiel de la littérature française que ces chants merveilleux, au rythme unique, de la France, de son histoire, de ses héros, de ses saints et de ses hauts-lieux. La beauté de la langue alliée à la noblesse du cœur et à l'amour de la Patrie.

« Catéchisme de la Patrie » - Ed. Confrérie Castille du Colonel REMY

Le chef légendaire du réseau de résistance « Confrérie Notre Dame » nous parle de la Patrie. Excellent livre.

« Historiquement correct, pour en finir avec le passé unique » - Ed. Perrin, 2003, de Jean SEVILLIA

Rétablir la vérité historique face aux manipulations et aux mensonges dont pullule l'histoire officielle. Déjà plus de 80 000 exemplaires en moins d'un an. Indispensable pour redonner à chacun de nous et à nos enfants la fierté d'être Français.

« Patrie française et Défense nationale » - Ed. Ulysse, 1999, de Roger TEBIB

Réflexions sur la France, le monde de la Défense et l'armée, par un ancien auditeur de l'IHEDN.

« L'Art Politique Français » - Ed. C.L.C., 1984, de Jacques Trémolet de Villers

Les règles éternelles d'une bonne politique française.

« Les deux Patries » - Ed. Dominique Martin Morin, de Jean de VIGUERIE

Depuis 1789, il existe officiellement deux Patries en France, celle des droits de l'homme et celle de la terre des pères. Histoire de l'absorption de l'une par l'autre.

Posté le 26 décembre 2014 à 06h21 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)


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