17 septembre 2014

Chrétiens d’Orient, que la France parle !

C'est le titre d'un article de Christian Tarente, sur le nouveau site de Politique Magazine.

"Singulier renversement de perspective. On attache trop souvent aux Chrétiens d’Orient l’image honnie d’un « colonialisme » dépassé et condamné par l’Histoire. On les perçoit comme une cinquième colonne de l’impérialisme occidental. Pourtant, rappelait récemment le P. Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient – avec une éloquence que renforçait une situation de plus en plus dramatique –, la ville biblique de Ninive, aujourd’hui Mossoul, est chrétienne depuis 2000 ans. Bon gré, mal gré, au fil des siècles, les conquérants arabes ont toujours respecté cette population dynamique et respectueuse des autres : contrainte d’accepter l’ordre islamique, soumise aux humiliations de la dhimmitude, elle est restée, en dépit des schismes qui l’ont affectée, unie par sa force d’âme que soutenait la solidité de ses traditions. Aujourd’hui, à Mossoul, la communauté chrétienne est écrasée, chassée, ou tuée.

Sans doute n’est-elle pas la seule victime. Le nouvel « état islamique » sunnite, installé dans le nord de l’Irak et le nord-est de la Syrie par le « calife » autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi, suit les règles connues du totalitarisme actif. Il élimine tout ce qui n’est pas lui. On sait qu’il a cruellement frappé les Yézidis, cette communauté kurde syncrétiste qui lui résistait. Mais c’est à d’autres musulmans qu’il s’attaque d’abord : son principal adversaire est l’état irakien, dominé par les Chiites appuyés par l’Iran. Mais il n’a pas hésité à exécuter les 700 membres d’une tribu sunnite de Deir es-Zor, en Syrie, dont il convoitait le pétrole.

Al-Baghdadi est un dissident d’Al-Qaida. Il joue la même carte que Staline face à l’internationalisme « trotskiste » de l’organisation de Ben Laden : la construction de l’islamisme dans un seul état. Son « califat » gagne du terrain et entend bien imposer son existence. Son avenir reste sans doute incertain tant de puissants intérêts ne manqueront pas de se coaliser contre lui. Mais entre-temps, que de dégâts !

C’est naturellement une souffrance pour les Chrétiens de voir des lieux historiques de la première Chrétienté ainsi dévastés par la barbarie. Nous ne sommes pourtant pas des gardiens de musée. Mais nous sommes bouleversés par les appels à l’aide d’un peuple martyrisé. Nous sommes aussi terriblement angoissés par le déséquilibre qui gagne une région si proche de nous à tant d’égards.

Au Vatican, dans un communiqué du 12 août, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Tauran, a demandé aux responsables musulmans une « prise de position claire » sur les « actions criminelles indicibles » perpétrées par l’État islamique. « Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes, et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier, (sinon) quelle crédibilité pourrait encore avoir le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années ? » On n’en reste pas moins fondé à s’interroger sur le sens profond de la rencontre de Shimon Peres et Mahmoud Abbas autour du pape François. Même si sa fonction est « prophétique », pour engager l’avenir, comme elle semble de peu d’effet sur l’évolution tragique de la situation tant à Gaza qu’en Irak !

Que les hordes fanatisées d’al-Baghdadi ait peu d’oreille pour les propos du pape ne saurait surprendre. Mais ce sont les consciences occidentales assoupies devant les drames causés par les migrations que François a voulu « secouer » par son appel à la compassion pour les naufragés de Lampedusa. Ces mêmes consciences occidentales, ne convient-il pas de les réveiller aussi devant le drame des Chrétiens d’Orient ? Et, en tout premier lieu, les consciences françaises ? Depuis que François Ier a eu la courageuse audace de conclure, à partir de 1528, des accords avec Istanbul, la France, aux termes des fameuses « Capitulations », s’était faite la protectrice des Chrétiens d’Orient. Pendant plusieurs siècles, elle a tenu ce rôle que n’ont désavoué ni la Convention, ni la IIIe République dans ses moments les plus antichrétiens. Aujourd’hui, tout cela est remisé dans les oubliettes du quai d’Orsay. On peinerait à entendre dans les bafouillages de M. Fabius, seulement intéressé à ce qu’on pense à Washington et à Doha, quoi que ce soit qui ressemble à la voix de la France.

C’est à la France, pourtant, qu’il appartient aujourd’hui de parler haut et clair. Les Chrétiens d’Orient, et le monde, attendent qu’elle fasse à nouveau entendre sa voix."

En complément improbable à cette analyse, il n'est pas inintéressant d'écouter celle-ci.

Posté le 17 septembre 2014 à 10h25 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 17 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 septembre  821 : le Roi de France accorde sa protection à l'Abbaye Sainte Marie d'Arles sur Tech.

Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté de l'Abbaye Sainte Marie d'Arles sur Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.

  • . le 17 septembre 879 : naissance de Charles III de France, dit le Simple, Roi de France.

Charles III, dit le Simple, Roi de France, par Georges Rouget, musée national du Château et des Trianons de Versailles.

  • le 17 septembre 1549 : le pape Paul III suspend le Concile de Trente après l'intervention de Charles Quint.
  • le 17 septembre 1562 : la 22è session du Concile de Trente adopte le décret sur le sacrifice de la messe De sacrificio missae.
  • le 17 septembre 1577 : signature de la paix ou traité de Bergerac.

Protestants et catholiques signent le traité de Bergerac pour mettre un terme à la sixième guerre de Religion, déclenchée. Vaincus à la bataille de la Charité-sur-Loire, puis à Issoire, les protestants n'ont d'autres choix que de signer un traité diminuant considérablement les avantages qu'ils avaient acquis. Cependant, ils obtiennent la liberté de culte pour un bourg par bailliage et leurs huit places de sûreté ne restent valables que temporairement. En octobre, le traité est confirmé par l'édit de Poitiers.

  • le 17 septembre 1793 : vote de la Loi des suspects pendant la terreur, sous l'instigation de Merlin.

Suite à l'instauration du régime de la Terreur, le 5 septembre, les Montagnards votent une loi visant à arrêter le maximum de contre-révolutionnaires ; elle leur permet de rendre les procédures judiciaires plus expéditives et d'élargir les catégories de crimes contre- L'arbitraire règne en maître.

  • le 17 septembre 1822 : Champollion révèle sa découverte du sens des hiéroglyphes.

L'Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l'écriture égyptienne, où il révèle le sens des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l'admiration de tous les scientifiques de l'époque. En 1824, il publie son célèbre "Précis du système hiéroglyphique".

 

 

  • le 17 septembre 1836 : décès d'Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français.

Antoine-Laurent de Jussieu, célèbre botaniste français, nait le 12 avril 1748 à Lyon, où il débute ses études avant que son oncle Bernard de Jussieu le convainque de venir finir ses études de médecine à Paris. En 1770 il prend la suite de Louis-Guillaume Le Monnier au poste de démonstrateur au Jardin du Roi. Trois ans plus tard, il est élu membre de l'Académie des sciences ; puis en 1794 il est nommé directeur du Muséum national d'histoire naturel Il meurt le 17 septembre 1836 à Paris.

  • le 17 septembre 1863 : décès d'Alfred de Vigny, poète français.
  • le 17 septembre 1871 : inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus reliant la France à l'Italie.
  • le 17 septembre 1922 : naissance d'Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle

Née le 17 septembre 1922 à Neuilly sur Seine Agnés de La Barre de Nanteuil compte dans ses ancêtres directs Alfred, Laurent, Justin, de La Barre de Nanteuil, tué sous les ordres du général de Lamoricière commandant les Zouaves Pontificaux, le 18 septembre 1860, lors de l'ultime combat de Castelfidardo.

En 1940, la famille se réfugie à Vannes, où dès 1941, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à un réseau d'évacuation des pilotes anglais tombés en Bretagne fondé par sa mère. Sa fonction de cheftaine de Louveteaux lui sert de couverture pour camoufler ses activités et déplacements : transmission de messages, opérations de balisage de terrain, réception de parachutages, fausses cartes d'identité, soutien médical. Au retour d'un balisage dans la nuit du 12 au 13 mars 1944, pour un parachutage d'armes à destination du maquis de Saint-Marcel, elle assiste à la messe matinale chez les Frères Mineurs de Vannes. A l'issue, chez elle, elle trouve la Gestapo.

A sa maman et à sa sœur qui manifestent leur émotion elle dit :"On ne pleure pas devant ces gens là". A

Emmenée à la prison de Vannes, puis à celle de Renne où elle est torturée, Agnès de La Barre de Nanteuil ne parle toujours pas. Elle est même pour ses codétenues un exemple de joie et de Foi. L'arrivée des Américains pousse les Allemands à embarquer dans des trains à bestiaux plus de  2000 prisonniers, parmi lesquels Agnès et sa jeune sœur Catherine. A Langeais, des avions anglais mitraillent le train qui va en Allemagne.et le 3 août Agnès de La Barre de Nanteuil est grièvement blessée ; hospitalisée à Tours, les Allemands la réembarquent pour l'Allemagne. Le 13 mars...en gare de Paray Le Monial elle rend son âme à Dieu, elle n'a pas encore 22 ans. Dans le wagon, le médecin de la Croix rouge découvre trente cinq jeunes femmes à genoux, sales, entourant le corps d'Agnès et priant. Or il y avait dans ce wagon des femmes qui se disaient incroyantes.

En 2002, elle est choisie comme marraine de promotion de l'EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.

  • le 17 septembre 1926 : naissance de Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.

Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris 12è, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne. Voir la chronique du 5 aout.

  • le 17 septembre 1986 : attentat à la bombe rue de Rennes, à Paris.

Depuis le 4 septembre, une série d'attentats meurtriers terrorisent la capitale. Le dernier et le plus tragique est celui de la rue de Rennes devant le magasin "Tati". Revendiqués par le CSPPAC qui réclame la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah, ces attentats ont causé la mort de 11 personnes entre le 4 et le 17 septembre. Celui du jour fait 7 morts et 51 blessés.

  • le 17 septembre 1997 : le pape Jean-Paul II érige la Basilique du Sacré-Cœur de Marseille au rang de basilique mineure.

Construite par les Marseillais pour commémorer le vœu des Echevins lors de la peste de 1720 (voir la chronique du 25 mai), qui fait 30 à 40 000 morts à Marseille et plus du double dans toute la Provence, la basilique, dont la première pierre en est posée le 7 novembre 1920, lors du second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce, voit tous les ans

la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence reprendre le vœu solennel de l'époque d'aller entendre à chaque date anniversaire la messe au monastère de la Visitation et d'offrir « un cierge ou flambeau de cire blanche, du poids de quatre livres, orné de l'écusson de la ville pour le brûler ce jour-là devant le Saint-Sacrement ». Et cela sans qu'il n'y ait plus eu d'interruption jusqu'à aujourd'hui.

Posté le 17 septembre 2014 à 06h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

16 septembre 2014

C’est arrivé un 16 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 16 septembre  1380 : décès de Charles V le Sage, Roi de France.

Le Roi Charles V meurt à Beauté-sur-Marne en pleine épidémie de peste. Né le 21 janvier 1338 à Vincennes, fils du Roi Jean II dit le Bon et de Bonne de Luxembourg, il est Roi de France à partir de 1364.Son règne, court mais brillant, est marqué tant par le spectaculaire redressement de la France Il réussit pendant son règne à réaffirmer l'autorité royale et à reconquérir la quasi-totalité des territoires perdus par ses prédécesseurs contre les Anglais.

Lieutenant du Royaume, puis Régent lors de la captivité de son père, Jean II le Bon en Angleterre, il doit gérer une situation catastrophique : ruine financière due à la rançon du Roi, dans une France déconsidérée en Europe par les défaites militaires, insurrection des Marchands à Paris menée par Étienne Marcel, avec l'assassinat sous ses yeux de ses oncles et conseillers. A son entrée dans Paris, le Dauphin pardonne à la grande majorité des Bourgeois et fait pendre les plus compromis.

Statue de Charles V, exposée aujourd'hui au Louvre

Le 19 mai 1364, Charles est sacré Roi de France à Reims, et voulant placer son règne sous la protection de Notre Dame le Roi part pieds nus en pèlerinage à Chartres. En 1369, le Roi demande à faire partie de la célèbre Confrérie de Notre dame de Pontoise, consacre sa personne, sa famille et ses Etats à Notre Dame ; en 1372, il obtient du pape que soit célébré la fête de la Présentation de la Vierge.

Ayant réussi à redresser l'économie du Royaume, Charles V crée un nouvel impôt baptisé fouage (Levé sur les feux ou foyers) du Domaine Royal, afin de solder un ost permanent de 6 000 chevaliers et piétons. Secondé sur le plan militaire, par des capitaines exceptionnels tels que Bertrand du Guesclin, Olivier V de Clisson, Louis de Sancerre et Jehan de Vienne, le Roi a la satisfaction, à la fin de son règne de voir les Anglais ne conserver qu'une partie de la Guyenne et Calais. Charles V expire le 16 septembre 1380 au manoir de Beauté-sur-Marne. Sur son lit de mort, il demande que les fouages soient abolis pour le bien de ses Sujets.

 

 

  • le 16 septembre  1394 : mort de Clément VII, premier anti pape du Grand Schisme d'Occident.

De 1309 à 1378, 7 papes se succèdent à Avignon. Sans être tous à proprement parler Français (le Comté de Provence appartient alors au Saint Empire germanique), ils sont tous très favorable aux Rois de France. Ces papes sont :

  • Clément V, de 1309 à 1314.
  • Jean XXII, de 1316 à 1334.
  • Benoit XII, de 1335 à 1342. Il est le premier à vouloir revenir à Rome mais les révoltes populaires italiennes, telles que celle de Bologne, l'en dissuadent.
  • Clément VI, de 1342 à 1352. Il transforme et décore le palais d'Avignon, rachète la ville à la Reine Jeanne de Provence. Le comté Venaissin devient propriété de la papauté.
  • Innocent VI, de 1352 à 1362.
  • Urbain V, de 1362 à 1370.
  • Grégoire XI, de 1370 au 13 septembre 1376, jour où il embarque à Marseille pour un retour définitif à Rome. Il a en effet entendu les prières et supplications de Sainte Catherine de Sienne, à qui le Christ, lors de nombreuses visions, a demandé que la papauté retourne à Rome. La situation y est tellement instable qu'il se réfugie à Anagni. Grégoire XI est le dernier pape français.

A sa mort a lieu, le 8 avril 1378, l'élection de son successeur. Le Sacré Collège n'est pas complet et la ville de Rome est en pleine émeute. Très autoritaire, le nouveau pape, Urbain VI se brouille avec une partie des cardinaux restés à Avignon. La tension monte jusqu'à ce que les cardinaux et évêques dissidents commencent à contester son élection.

Les politiques s'en mêlent : le Roi de France Charles V, la Reine de Naples, Jeanne Ière etc. Et le 20 septembre 1378, un conclave à Fondi, dans la région de Rome, le Sacré Collège élit l'un des siens, le cardinal Robert de Genève, qui prend le titre de Clément VII. Le Grand Schisme d'Occident commence. Le clivage religieux se superpose au clivage politique de la guerre de 100 ans : l'Angleterre et le Saint Empire sont fidèles à Rome, la France, l'Écosse et les États espagnols soutiennent Avignon.

Source Wikipedia

  • le 16 septembre  1652 : profitant de la Fronde, les Espagnols reprennent Dunkerque à la France.
  • le 16 septembre  1725 : décès d'Antoine V de Grammont, duc de Grammont, maréchal de France.
  • le 18 septembre 1747 : le maréchal de Saxe s'empare de Bergen-op-Zoom en Flandre.

Dans le cadre de la guerre de succession d'Autriche, conflit européen né de la Pragmatique Sanction, Louis XV entre tardivement en guerre contre l'Angleterre et l'Autriche (le 15 mars 1744, soit quatre ans après le début du conflit). L'armée française remporte victoire sur victoire : Tournai, Fontenoy, Rocourt, Lauffeld, Maastricht. La prise de Bergen-op-Zoom hâte la fin du conflit, mais les conquêtes sont en intégralité rendues par Louis XV lors du traité de paix d'Aix-la-Chapelle.

  • le 16 septembre  1807: la loi institue la Cour des Comptes.

Une fois de plus la façon de présenter l'histoire laisse à penser qu'avant la révolution la France vivait comme une nation barbare. Or La Cour des comptes a existé sous une forme similaire dès le XIIème siècle ! C'est en raison de la perte de la totalité des comptes fiscaux du Royaume de France lors de la bataille de Fréteval du 5 juillet 1194, où Richard Ier d'Angleterre écrase Philippe II Auguste. Le premier fait main basse sur les coffres contenant les comptes du Royaume de France et refuse de les rendre. Le Roi de France prend alors la décision de rendre les comptes de la cour sédentaires et installe un embryon de Chambre des Comptes dans l'île de la Cité, le Trésor étant gardé à la Tour du Temple.

En 1303, la Chambre des comptes de Paris, qui succède à la Cour du Roi en matière de finances, est installée au Palais de la Cité où elle restera jusqu'à la Révolution.

  • le 16 septembre  1824 : décès de Louis XVIII, Roi de France non sacré !

Pas de grâce divine ; pas d'écrouelles ; pas de pacte de Reims renouvelé pour un roi laïc, comme le souhaitaient déjà les maçons pour Louis XV. Le Roi de France meurt rongé, par une gangrène infectieuse aux jambes. Son frère, le Comte d'Artois, lui succède et devient Charles X. Obèse, le roi se déplaçait souvent en fauteuil roulant dans ses appartements.

Portrait de Louis XVIII en habits de sacre, par François Gérard, XIXe siècle.

Ce tableau a été fait alors qu'il n'a jamais porté la tenue du sacre. La dynastie des Bourbon s'achève par trois frères comme les dynasties précédentes, infidèles au Pacte de Reims (cf. le testament de Saint Remi et la chronique du 13 janvier).

  • le 16 septembre  1936 : décès de Jean-Baptiste Charcot, explorateur français.

Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot est un médecin et explorateur des zones polaires français.

  • le 16 et 23 septembre  1943 : bombardement des Alliés sur Nantes.

Les bombardements des 16 et 23 septembre 1943 sont des bombardements Allié qui sont les plus meurtriers et les plus dévastateurs que connait la ville. Les bombes américaines sont larguées sur le centre de Nantes : dans les quartiers de la butte Sainte-Anne ou les Ateliers et chantiers de Bretagne, de l'Hôtel-Dieu, qui accueille 800 malades, et est touché par 47 bombes, faisant 40 morts et 36 blessés au sein du personnel. En un quart d'heure, 1 450 bombes s'abattent sur la cité et son agglomération. De nombreux incendies se déclenchent dans la rue du Calvaire, de la place Royale et de la basilique Saint-Nicolas. Un nouveau raid aérien est lancé contre la ville, le 23 septembre.

Au total, ces actions font 1 463 civils tués et plus de 2 500 blessés ainsi que 10 000 sans-abri ; plus de 700 maisons et immeubles sont détruits ; l'Hôtel-Dieu durement touché, n'est réutilisé qu'en 1964.

Archives municipales de Nantes Les habitants de Nantes dans les décombres, après le bombardement allié en septembre 1943

  • le 16 septembre  1959 : le Général De Gaulle offre le droit à l'autodétermination de l'Algérie.

Lors d'un discours télévisé, le président français s'engage à demander aux Algériens de "déterminer eux-mêmes ce qu'ils entendent être en définitive". Il envisage, une fois le cessez-le-feu obtenu, trois options pour l'Algérie : la sécession totale, la francisation complète, "de Dunkerque à Tamanrasset", ou la constitution d'une Algérie gouvernée par les Algériens, mais "en union étroite avec la France". Pour les partisans de l'Algérie française, c'est une profonde déception. Une opposition de droite à la politique algérienne va bientôt se faire entendre et Georges Bidault, ancien président du Conseil, fonde le Rassemblement pour l'Algérie Française.

Posté le 16 septembre 2014 à 06h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

15 septembre 2014

C’est arrivé un 15 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 15 septembre 655 : décès de Martin Ier, pape.

Ou le 13 avril 656 selon les sources. L'empereur Constant II l'a fait juger et condamner à être écartelé; puis sa peine est commuée en exil perpétuel en Chersonèse Taurique (actuelle Crimée). Les conditions d'internement terrible entraînent sa mort rapidement.

  • le 15 septembre  1440 : à Machecoul en Bretagne, Gille de Rais est arrêté à la demande de Malestroit, évêque de Nantes.

Le 13 septembre 1440, Gilles de Rais est cité à comparaître devant le tribunal ecclésiastique de Nantes, pour répondre des accusations de « meurtres d'enfants, de sodomie, d'évocations de démons, d'offense à la Majesté divine et d'hérésie ». Il est accusé d'avoir massacré et abusé environ 140 enfants.

Il est arrêté en son château de Machecoul deux jours plus tard par Jean Labbé, capitaine d'armes au service du duc de Bretagne. Deux des gens de Gilles de Rais sont également arrêtés, Henri et et Étienne Corillaut dit « Poitou » (ou « Pontou »). Certains de ses complices, dont Gilles de Sillé et Roger de Briqueville, ont déjà pris la fuite.

Voir les chroniques des 25 et 26 octobre.

  • le 15 septembre  1505 : fin du Tro-Breizh d'Anne de Bretagne.

En février 1505, le Roi tombe malade et on craint pour sa vie. Le 8 juillet 1505, la reine Anne commence son "Tro-breizh" par une descente de la Loire, de Blois à Nantes. Anne a décidé de faire un Tro-Breizh, un Tour de Bretagne à la fois pour des raisons religieuses, afin de prier pour la guérison du Roi au Folgoët, et pour retrouver ses chers Bretons. La Duchesse-Reine n'a pas apprécié les fiançailles de Claude avec François 1er et elle se dit que si le Roi mourait, elle serait mieux en Bretagne pour défendre les intérêts de son duché.

Le terme "Tro-breizh" désigne un pèlerinage en hommage aux sept Saints fondateurs de la Bretagne : Saint Samson, Saint Malo, Saint Brieuc, Saint Tugdual, Saint Pol (Paul) Aurélien, Saint Corentin et Saint Patern. Ce voyage se termine inachevé en septembre, à la demande de Louis XII, son mari.

  • le 15 septembre  1590 : élection du pape Urbain VII.

C'est le 228ème pape. Il meurt le 27 septembre suivant de la malaria, soit après seulement 13 jours de pontificat. Il n'a donc jamais été couronné et son court règne ne lui permet pas de réaliser le moindre discours public. Grégoire XIV est son successeur.

Voir la chronique du 4 aout.

  • le 15 septembre 1635 : le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc prend possession de la Martinique pour la France.

Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés par les Anglais de l'île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l'île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique. Il a reçu du cardinal de Richelieu le pouvoir de coloniser toutes les îles qu'il trouverait et qui ne seraient pas occupées par des "chrétiens".

  • le 15 septembre  1644 : élection du pape Innocent X.

A la mort d'Urbain VIII, Giovanni Battista Pamphili, est élu pour lui succéder. Il prend le nom d'Innocent X.

Voir la chronique du 6 mai.

 

 

 

  • le 15 septembre  1681 : le sultan Moulay Ismaïl écrit au Roi de France Louis XIV.

Il l'invite à se convertir à l'islam !

  • le 15 septembre  1700 : décès d'André Le Nôtre.

André Le Nôtre est le jardinier du Roi Louis XIV. Durant ses fonctions, de 1645 à 1700, il aménage les parcs et jardins du château de Versailles, Vaux-le-Vicomte et Chantilly. Il est anobli en 1675 et intègre l'Académie royale d'architecture en 1681. Il décède le 15 septembre 1700.

  • le 15 septembre  1715 : le Régent et le Parlement…où comment préparer la révolution.

Voir le testament de du Roi Louis XIV cassé et la chronique du 2 septembre. Le régent Philippe rend au Parlement le droit de remontrances ; il remplace les anciens ministres et secrétaires d'Etat par 8 Conseils aristocratiques. Le défunt Roi n'a pas réussi à l'écarter de la direction du pays.

  • le 15 septembre  1795 : Bonaparte est rayé de la liste des généraux en activité.

Quand le gouvernement veut l'envoyer commander une brigade en Vendée révoltée, Bonaparte refuse, et demande un commandement près de Marseille, où il s'est fiancé à Désirée Clary. Le ministre Aubry le raye de la liste des généraux pour « refus d'obéissance ». Il est renvoyé de l'armée, mis en congé sans solde.

  • le 15 septembre  1858 : naissance du Bienheureux père Charles de Foucauld, Saint Cyrien, missionnaire ermite au Sahara.

Charles de Foucauld naît à Strasbourg. Après avoir embrassé la carrière militaire, il rédige un ouvrage sur son exploration du Maroc, qui lui vaut une grande renommée. En 1890, il rejoint les Trappistes. 10 ans plus tard, il devient ermite. Devenu prêtre, il part pour le Sahara algérien, où il rédige le premier dictionnaire français-touareg. Il est assassiné le 1er décembre 1916 à la porte de son ermitage. En 2005, il est déclaré bienheureux par Benoit XVI.

Voir les chroniques du 1er décembre et du 25 juin.

  • le 15 septembre 1876 : 11ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin en l'Octave de la nativité de la Sainte Vierge.

« Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n'est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l'Eglise et pour la France. Dans l'Eglise, il n'y a pas ce calme que je désire. » 

Ensuite la Sainte Vierge me dit tristement (elle ne pleurait pas) :

« Et la France ! Que n'ai-je pas fait pour elle ! Que d'avertissements, et pourtant encore elle refuse d'entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. » Elle paraissait émue en ajoutant : « La France souffrira. » Elle appuya sur ces paroles. Puis elle s'arrêta encore et reprit : « Courage et confiance. » Alors, à cet instant je pensais en mon cœur : Si je dis ceci, on ne voudra peut-être pas me croire ; et la Sainte Vierge m'a comprise, car elle m'a répondu : « J'ai payé d'avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. » Puis tout doucement elle partit.

Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 9 septembre.

  • le 15 septembre  1896 : le Général Gallieni devient gouverneur de Madagascar.

A la suite d'une expédition française, la "Grande île" vient d'être annexée par la France. Le général Gallieni est alors chargé d'organiser la pacification politique et militaire du pays en abolissant la monarchie. Il mate brutalement l'insurrection dite des "Menalamba" en faisant exécuter, après un jugement sommaire, Rainandriamampandry, ministre de l'intérieur et l'oncle de la reine Ranavalona III. Cette dernière est ensuite déposée avant d'être exilée. Il fait abolir l'esclavage et met fin au régime féodal. Figure incontournable de l'histoire malgache, Gallieni avait, jusqu'en 1972, sa statue équestre au beau milieu de la capitale malgache, Antananarivo.

  • le 15 septembre 1940 : le maréchal Pétain parle de sa vision de la société française.

« La nouvelle organisation social ne sera ni le libéralisme, ni le communisme, ni le capitalisme. Une des grandes nouveautés du christianisme a été d'apprendre à l'homme à accepter librement la nécessité du travail et à conférer au travail le plus humble une valeur spirituelle. Nous aspirons de toute notre âme à restaurer cette valeur. »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions latines, page 113)

Posté le 15 septembre 2014 à 06h01 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

14 septembre 2014

"O Crux, ave, spes unica"

En ce jour de l'exaltation de la Croix, un lecteur nous propose un extrait du Vexilla Regis, hymne latine de Venance Fortunat, évêque de Poitiers. Il tient son nom de la première phrase : « Vexilla regis prodeunt...» Chantée pour la première fois le 19 novembre 569 quand une relique de la Sainte Croix, envoyée par l'empereur byzantin Justin II à la requête de sainte Radegonde, fut transportée de Tours au monastère de Sainte-Croix à Poitiers. Durant la guerre de Vendée, il est choisi pour hymne de l'Armée catholique et royale qui le chantait avant les batailles.

 

Posté le 14 septembre 2014 à 11h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

C’est arrivé un 14 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 septembre : fête de la Sainte Croix ou Exaltation de la Croix.

C'et une des plus anciennes solennités liturgiques de l'Église chrétienne qui se célébrait déjà au IVe siècle à Jérusalem, la fête de l'Invention (découverte) de la Sainte Croix par sainte Hélène en 326.

Helène, mère de l'empereur Constantin est en pèlerinage expiatoire suite à une série d'assassinats commis par son fils, alors sur le trône. Elle y fait faire des fouilles sur le lieu présumé de la mort du Christ. 3 croix sont trouvées.  L'évêque de Jérusalem a l'heureuse idée de les faire transporter chez une dame en train de mourir; l'approche des deux premières croix ne produisit aucun résultat, mais dès que la malade touche la troisième, elle guérit.  Un autre miracle plus éclatant encore vient confirmer le premier : un mort qu'on portait en terre ressuscite soudain au contact du bois sacré.

  • le 14 septembre  1097 : division chez les croisés.

Lors de la Première croisade, Tancrède de Hauteville, mécontent du plan adopté pour se rendre à Antioche, quitte Héraclée, accompagné de 100 chevaliers et 200 piétons, et traverse les Portes ciliciennes, se séparant de l'armée principale pour mener sa propre expédition en Cilicie.

  • le 14 septembre  1226 : procession du Saint Sacrement.

Alors qu'Avignon s'est rendue l'avant-veille au Roi de France Louis VIII, Nicolas de Corbie, évêque d'Avignon, porte le Saint Sacrement en une procession à une chapelle bâtie en l'honneur de la Sainte Croix à l'extérieur de la ville ; là où se trouve actuellement la chapelle des Pénitents Gris. Le Roi Louis VIII, revêtu d'un sac couleur de terre, ceint d'une corde, la tête nue et un flambeau à la main, suivi de toute sa cour et d'une foule innombrable participe à la procession.

  • le 14 septembre  1418 : décès de Simon du Bosc, religieux français, abbé de Jumièges.

Abbé de Cerisy, puis 58ème abbé de Jumièges de 1391 à sa mort, il participe à plusieurs conciles où il se distingue par son éloquence et la droiture de son jugement. Le Roi Charles VI le choisi comme ambassadeur pour participer à l'entrevue de Savone entre les papes Benoît XIII et Grégoire XII, pour mettre un terme au Grand Schisme d'Occident.

  • le 14 septembre  1515 : victoire de François Ier à Marignan, contre les Suisses.

Le Roi François Ier, vainqueur de la bataille de Marignan, est fait chevalier par le seigneur Bayard, le soir même sur le champ de bataille. Voir la chronique du 13 septembre.

  • le 14 septembre  1641 : le Traité de Péronne.

Le Traité de Péronne est conclu entre le Roi de France Louis XIII et Honoré II Grimaldi de Monaco. Ce traité, constitué de 14 articles, fait cesser le protectorat espagnol et réintègre la principauté de Monaco dans la zone d'influence française. Le Roi de France confisque les biens en Espagne appartenant à Honoré II et en contrepartie, il lui concède les fiefs du Valentinois, de Carladès, des Baux, de Saint-Rémy.

  • le 14 septembre  1712 : le Roi Louis XIV rend un édit établissant le gouvernement de la Louisiane.

Cet édit accorde le monopole du commerce est à Crozat.

  • le 14 septembre 1745 : madame de Pompadour devient la favorite officielle du Roi Louis XV, qui l'installe à Versailles.

Madame de Pompadour devient, à 24 ans, la favorite officielle du Roi Louis XV, elle l'installe à Versailles. Née le 29 décembre 1721 à Paris, Jeanne-Antoinette Poisson est mariée à Le Normant d'Etioles. C'est au bal des Ifs, en février 1745, elle est remarquée par Louis XV. Séparée judiciairement de son mari, elle est faite marquise de Pompadour en mai et, en septembre, est présentée officiellement à la cour...

La dynastie des Bourbons est infidèle au Pacte de Reims, le testament de Saint Rémi va une nouvelle fois se réaliser.

 

  • le 14 septembre  1759 : mort au combat de Louis-Joseph de Montcalm, général français.

A 47 ans, le marquis de Montcalm succombe aux blessures subies la veille dans la bataille des Plaines d'Abraham. Son adversaire du jour, le général James Wolfe, a subi le même sort.

Entré jeune dans l'armée, il devient capitaine en 1729, colonel en 1743, et passe dans la cavalerie avec le grade de brigadier. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant en chef des troupes françaises en Amérique du Nord, avec le rang de major général, pendant la guerre de la conquête. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il développe les défenses de Fort Ticonderoga sur le lac Champlain, capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario dès son arrivée.


Montcalm à la tête de ses troupes sur les plaines d'Abraham.
Aquarelle de Charles William Jeffreys.

  • le 14 septembre  1791 : Louis XVI devient Roi des Français, en jurant fidélité à la nation et à la nouvelle Constitution.

Après avoir suspendu le Roi le 25 août, l'Assemblée constituante lui présente la nouvelle constitution. Le Roi prête serment au cours d'une cérémonie humiliante : les députés sont assis et ont conservé leur chapeau, le Roi, debout, tête découverte, entame son discours. Comprenant l'outrage qui lui est fait, Louis XVI se recoiffe et s'assit tout en continuant son serment.

  • le 14 septembre  1812 : l'armée de Napoléon entre dans Moscou.

L'Empereur fait son entrée dans l'ancienne capitale de la Moscovie. Napoléon trouve une ville déserte, vidée de toute provision par le gouverneur, Fédor Rostoptchine. Des feux, provoqués par des Russes, démarrent en mille endroits à la fois et ravagent la ville du 14 au 18 septembre. Moscou, construite essentiellement en bois, brûle presque complètement, privant les Français d'abris dans la ville.

L'armée française échoue à éteindre l'incendie qui fait 20 000 victimes.

  • le 14 septembre  1870 : la première carte postale française.

La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C'est avec l'inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu'apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l'invention est autrichienne. L'introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.

  • le 14 septembre  1905 : mort de Pierre Savorgnan de Brazza.

Entré à l'école navale de Brest en 1868, Pierre Savorgnan de Brazza fait carrière dans la Marine, et explore l'Ogooué et le bassin du Congo. L'explorateur français, est célèbre pour avoir ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale Il reçoit la Légion d'honneur en 1879. Il décède le 14 septembre 1905 à Dakar.

  • le 14 septembre  1998 : parution de l'encyclique Fides et Ratio (foi et raison) de Jean-Paul II.

L'encyclique est consultable ici :

  • le 14 septembre  2008 : le pape Benoît XVI prononce un discours devant les Évêques de France.

Extrait :

« A l'Élysée, j'ai évoqué l'autre jour l'originalité de la situation française que le Saint-Siège désire respecter. Je suis convaincu, en effet, que les Nations ne doivent jamais accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre. Dans une famille, les différents membres ont beau avoir le même père et la même mère, ils ne sont pas des individus indifférenciés, mais bien des personnes avec leur propre singularité. Il en va de même pour les pays, qui doivent veiller à préserver et développer leur culture propre, sans jamais la laisser absorber par d'autres ou se noyer dans une terne uniformité. « La Nation est en effet, pour reprendre les termes du Pape Jean-Paul II, la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout, précisément, par la culture. La Nation existe "par" la culture et "pour" la culture, et elle est donc la grande éducatrice des hommes pour qu'ils puissent "être davantage" dans la communauté » (Discours à l'UNESCO, 2 juin 1980, n. 14). Dans cette perspective, la mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce Pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la Nation. Votre Président en a évoqué la possibilité. »

Posté le 14 septembre 2014 à 06h17 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

13 septembre 2014

C’est arrivé un 13 septembre.

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 septembre 335 : dédicace de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Le complexe de Constantin est construit selon la tradition sur le lieu même de la Crucifixion et relie trois églises érigées sur les trois différents sites saints, incluant :

- le lieu de sépulture de Jésus

- une grande basilique (le Martyrium avec 5 ailes, visité par la religieuse Égérie vers 380),

- un atrium oriental construit autour du traditionnel rocher du calvaire,

Depuis, le pèlerinage vers les « lieux saints » se développe.

  • le 13 septembre 1077 : consécration de l'abbaye aux Hommes.

Cette abbaye est fondée à Caen par le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant.

  • le 13 septembre  1276 : élection du pape Jean XXI.

Après la mort du pape Adrien V, Pedro Hispano est élu pape et prend le nom de Jean XXI. Très intéressé de chirurgie, il est le seul pape médecin et chirurgien. Il meurt huit mois plus tard, le 20 mai 1277, des séquelles, suite à un grave accident survenu dans la cathédrale de Viterbe, dont il dirigeait les travaux. Il y est inhumé.

  • le 13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan.

Le jeune Roi suit les traces de ses prédécesseurs en marchant sur l'Italie. Il franchit les Alpes, en août, avec son armée pour s'emparer du duché de Milan. Arrivé sur les lieux, il se heurte aux 20000 mercenaires suisses appelés en renfort par le pape. La bataille va se prolonger le lendemain, se soldant par la victoire du Roi de France. François Ier se fait adouber chevalier le soir de la victoire sur le champ de bataille par Bayard. Cette victoire aboutit aussi au traité de "paix perpétuelle" avec les cantons helvétiques.

  • le 13 septembre 1592 : mort de Montaigne.

L'écrivain français Michel Eyquem de Montaigne, né en 1533, s'éteint dans son château de Montaigne. Avocat, parlementaire au Parlement de Bordeaux, de Paris, il finit par se consacrer à l'écriture. Il rédige ses fameux Essais, dont les deux premiers livres furent publiés en 1580, sur lesquels se sont appuyés les philosophes au XVII, en particulier Diderot et Voltaire.

  • le 13 septembre 1633 : les cantons catholiques demandent assistance au Roi de France.

En application du Traité de paix perpétuelle entre les deux nations.

  • le 13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham.

Les Britanniques du général Wolfe battent les Français près de la ville de Québec lors de la guerre de Sept Ans. Montcalm est tué pendant la bataille. Les Anglais entament le siège de Québec.

  • le 13 septembre 1877: sur proposition de Desmons, le convent du Grand Orient de France supprime de ses constitutions l'obligation de la croyance en Dieu.
  • le 13 septembre 1914 : victoire du Grand-Couronné; le général de Castelnau sauve Nancy.

Occultée par le « Miracle de la Marne », la victoire de la IIe Armée française est un exemple de maîtrise tactique. Après la retraite de Morhange, elle-même exemple de retraite en bon ordre, la contre-attaque française surprend les Allemands et permet de les vaincre. En outre, elle permit de protéger le flanc droit de la contre-attaque de Joffre durant la Bataille de la Marne. Elle est l'œuvre du seul général qui servira toute la guerre sans se faire relever pour incompétence ; le général qui a donné les ordres qui ont évité un désastre à Verdun. Dans ses mémoire le général de Castelnau explique avoir été réveillé en pleine nuit en recevant l'injonction intérieure de se rendre au plus vite à Verdun. Ce qu'il a fait avec le bonheur que l'on sait. Mais la république a tout fait pour étouffer les mérites de celui que Clemenceau appelait avec mépris le Capucin Botté. Il faut rappeler aussi notamment qu'Édouard de Castelnau est le principal artisan du plan de mobilisation.

A la fin de cette bataille du Grand-Couronné, commencée le 4 septembre, le dispositif défensif mis en place par Castelnau tiendra jusqu'en 1918. Son XXe Corps d'Armée, par cette action reçoit alors le surnom de Corps de Fer.

  • le 13 septembre 1914 : bataille de l'Aisne.

Après la bataille de la Marne, Joffre décide de continuer sur la lancée pour attaquer les troupes allemandes qui se replient. Les Britanniques échouant au Chemin des Dames, Joffre décide de déborder les troupes allemandes par le Nord ; mais les Allemands font le même raisonnement. Les deux armées entament alors la même manœuvre tournante vers la mer du Nord, qu'on appelle «Course à la mer ».

  • 13 Septembre 1917 : 5ème Apparition de Fatima.

Durant la 5ème apparition, le 13 Septembre, environ 30 000 fidèles se prosternent devant les messagers de la Vierge Marie, Lucie, Jacinthe et François, implorant leurs secours pour obtenir la guérison des malades. C'est à ce moment-là que l'Immaculée Conception annonce pour le mois suivant, la venue du Seigneur, de Notre Dame du Carmel et de Saint Joseph avec l'enfant jésus.

Cf. les chroniques du 13 mai, du 13 juin, du 19 aout, du 13 septembre, du 13 octobre.

  • le 13 septembre 1987 : la Nouvelle-Calédonie reste française.

Les calédoniens se prononcent contre l'indépendance, lors d'un référendum organisé par le gouvernement de Michel Rocard. Les anti-indépendantistes ou "loyalistes" l'emportent avec un "oui" massif de 98,3%.

  • le 13 septembre 2008 : le pape Benoît XVI célèbre une messe sur l'Esplanade des Invalides à Paris devant 260 000 fidèles.

A cette messe est présent le tiers du gouvernement français.

Posté le 13 septembre 2014 à 04h12 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

12 septembre 2014

C’est arrivé un 12 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 septembre 1213 : bataille de Muret.

Les Albigeois du Languedoc assiègent la forteresse de Muret, tenue par trente français qu'ils massacrent. Cette troupe est constituée de 900 hommes du Comte de Toulouse, Raimond VI, beau-frère de Pierre II d'Aragon, 400 hommes de Raymond-Roger, Comte de Foix et 900 Aragonais de Pierre II d'Aragon. En face, Simon IV de Montfort, qui n'est pas très loin intervient, le 12 septembre. Après la victoire, Simon IV de Montfort devient alors le nouveau maître du Languedoc. Voir la chronique du 15 janvier, du 16 mars, du 12 avril

  • le 12 septembre 1226 : capitulation d'Avignon.

Le Roi Louis VIII, ayant hérité des droits de Simon de Montfort sur le comté de Toulouse et poussé par le pape, se lance à son tour dans une croisade contre les Albigeois, pour en finir avec l'hérésie. Son armée constituée de 50.000 hommes, descend la vallée du Rhône et arrive devant Avignon le 10 juin. A l'issue de cette victoire les villes de Tarascon, Beaucaire, Saint-Gilles, Arles, Narbonne, Carcassonne se soumettent immédiatement.

Louis VIII reçoit la soumission de la ville d'Avignon

Tirée de Le temps des Principautés ; de Jean Favier ; éditions Fayard, 1984

  • le 12 septembre 1319 : Gasbert de Valle, ou de La Val, est nommé évêque de Marseille par le pape Jean XXII.
  • le 12 septembre 1362 : décès du pape Innocent VI.

Innocent VI est pape de 1352 à 1362 après avoir été évêque de Clermont et conseiller du Roi de France. Il succède à Clément VI et est élu le 18 décembre 1352. Il mène une politique d'économie, ordonne à tous les prélats de se retirer chacun dans leurs bénéfices ou diocèses et d'y résider sous peine d'excommunication.

C'est un grand réformateur: il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances; il fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-Lès-Avignon en 1356. En 1358, il fait vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome. C'est aussi un homme de lettre, un ami de la justice, et de la charité. Les malheurs de la France le touchent profondément. Ce dont se moquent les Anglais après la bataille de Poitiers. Il fait fortifier Avignon avec l'enceinte, toujours visible de nos jours pour protéger la ville des grandes compagnies.

 

  • le 12 septembre 1449 : Saint Lô ouvre ses portes au Roi Charles VII.

Les habitants accueillent les soldats de Charles VII en libérateurs. Le connétable de Richemont y rassemble les troupes qui assureront la victoire de Formigny.

  • le 12 septembre 1494 : naissance à Cognac de François Ier, futur Roi de France.

François d'Angoulême, futur François Ier, naît à Cognac. Le fils de Charles de Valois, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, accède au trône de France en 1515, succédant à Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, le 7 avril 1514. Le vainqueur de la bataille de Marignan est aussi le symbole de la Renaissance française. Il attire durant son règne de très nombreux artistes à la cour dont Leonard de Vinci. Il ordonne notamment la construction du château de Chambord et fonde le Collège de France. Mais tout ce que l'histoire moderne porte a son actif ne peut cacher ses responsabilités dans l'expansion du protestantisme en France et le déclenchement des guerres de religions (voir la chronique du 31 mars). Voir aussi celles du 25 janvier, du 24 février, des 13 e 14 septembre,

  • le 12 septembre 1683 : échec turc devant Vienne.

Le roi de Pologne, Sobieski, venant au secours de Vienne et de Léopold Ier, avec 70 000 hommes défait les 140 000 Turcs de Kara Mustafa au Kahlenberg, près de Vienne. Ce dernier lève le siège.

  • le 23 septembre 1642 : exécution du marquis de Cinq-Mars et de François-Auguste de Thou, conseiller au Parlement.

La conspiration se déroule pendant la guerre de Trente Ans, alors que la France est alliée à la Suède et aux princes allemands. Henri de Cinq-Mars a signé un accord secret avec l'Espagne, en guerre avec la France depuis 1635. Elle doit lui assurer une force armée conséquente pour aider la conjuration, en échange de la restitution de toutes les places-fortes conquises par la France et d'une somme de 400 000 écus. De plus Gaston de France, le frère du Roi, s'engage à signer la paix avec l'Espagne à la place du Roi, et abandonnera l'alliance avec la Suède et les princes allemands.

Après avoir découvert un complot contre le cardinal de Richelieu, en juin, le Roi Louis XIII et Richelieu font juger Cinq-Mars et de Thou à Lyon. Ils sont condamnés à mort pour crime de lèse-majesté, et décapités le 12 septembre 1642 sur la place des Terreaux. La famille de Cinq-Mars est aussi condamnée : sa mère la maréchale d'Effiat exilée en Touraine, son frère privé de ses bénéfices d'abbé, et le château de famille rasé.

Gaston de France se voit retirer par le Parlement de Paris ses droits à la régence.

Cinq-Mars et de Thou au pied de l'échafaud

  • le 12 septembre 1725 : naissance de Guillaume Le Gentil, astronome français.
  • le 12 septembre 1763 : décès de Jean-Philippe Rameau.

Jean-Philippe Rameau meurt le 12 septembre 1764 à Paris. Considéré comme l'un des plus grands musiciens du classicisme français, le compositeur naît le 25 septembre 1683. Il connait son plus grand succès en 1735 avec l'opéra-ballet Les Indes galantes. Il est également reconnu pour être le premier théoricien de l'harmonie classique, avec des traités qui sont toujours d'actualité aujourd'hui.

Jean-Philippe Rameau
Portrait attribué à Joseph Aved (1702-1766)
Musée des Beaux-arts de Dijon

  • le 12 septembre 1770 : Sœur Thérèse de St-Augustin anciennement Mme Louise, fille de Louis XV, prononce ses vœux religieux, au Carmel de St-Denis.

C'est Marie-Joséphine de Savoie, future épouse du futur Louis XVIII, qui lui remet le voile noir de carmélite. Voir les chroniques du 30 janvier et 16 février, du 11 avril et du 10 octobre.

  • le 12 septembre 1772 : Sade et Latour sont exécutés et brûlés en effigie sur la place des Prêcheurs à Aix en Provence, pour sodomie.
    • le 12 septembre  1791 : annexion d'Avignon.

L'Assemblée constituante vote la réunion à la France d'Avignon et du Comtat venaissin.

  • le 12 septembre 1854 : décès de Charles-François Brisseau de Mirbel, botaniste français.

Charles-François Brisseau de Mirbel travaille d'abord au Muséum national d'histoire naturelle. Il devient le père de la cytologie en écrivant le "Traité d'anatomie et de physiologie végétale".

  • le 12 septembre 1897 : naissance d'Irène Joliot-Curie.

Irène Joliot-Curie naît le 12 septembre 1897 à Paris. Fille de Pierre et Marie Curie, elle est chimiste et physicienne, comme ses parents. Elle épouse Frédéric Joliot en 1926 et effectue avec ce dernier des recherches sur la radioactivité naturelle ; ils découvrent la radioactivité artificielle. En 1935, les deux reçoivent le prix Nobel de chimie et travaille à la réalisation d'une bombe atomique. Elle décède d'une leucémie en 1956.

  • le 12 septembre 1914 : victoire française sur la Marne.

La bataille, qui a duré six jours, marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français l'emportent face à une armée allemande sidérée, dont la retraite commence le 8 septembre, le jour de la nativité de la Vierge.

La toute nouvelleIXe Armée de Ferdinand Foch positionnée entre le Marais de Saint-Gond et Arcis-sur-Aube encaisse les assauts allemands les plus furieux. Son chef a fait distribuer à tous ses soldats le drapeau tricolore frappé du Sacré Cœur de Jésus malgré l'interdiction des politiques.

Le «miracle de la Marne», est une expression de Maurice Barrès, sortie d'un article du 22 décembre 1914 suggérant d'instituer une fête nationale en l'honneur de Jeanne d'Arc. Les républicains anticléricaux vont inventer l'épisode des « Taxis de la Marne » rassemblés par Gallieni pour laïciser la bataille et retirer toute trace de l'aide divine apportée aux armées françaises. Cet épisode, certes astucieux, n'est qu'un « détail » de la bataille car Jean-Claude Delhez dans la revue Guerre et Histoire, démontre que les 700 taxis rassemblés n'ont transporté que les 4 000 hommes de la 7e Brigade Félineau.

Voir les chroniques des 5,6 et 8 septembre.

  • le 12 septembre 1940 : découverte de la grotte de Lascaux.

C'est en cherchant leur chien que quatre jeunes gens découvrent une grotte préhistorique sur la commune de Montignac en Dordogne. Les parois et le plafond de la grotte offrent des chefs-d'œuvre paléolithiques datant de 15 000 à 17 000 ans représentant essentiellement des animaux.

  • le 12 septembre 1962 : référendum sur l'élection présidentielle.

Le président De Gaulle annonce un référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel direct.

  • le 12 septembre 2006 : le Pape Benoît XVI, à l'université de Ratisbonne, prononce un discours devant les représentants du monde des sciences.

Une phrase sur la violence de l'islam suscite une polémique. Le pape cite une phrase du savant empereur byzantin Manuel II Paléologue :

 

"« Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ».

Et le pape de continuer:

Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison ('σύν λόγω') est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » .

L'intégrale du discours se trouve ici :

 

Dans son discours le pape reproche à l'empereur la dureté de ses mots, même s'il les replace dans leur contexte historique du siège de Constantinople. Pourtant, les violences et les assassinats de catholiques vivants dans les pays musulmans qui s'en suivent prouvent deux choses : que l'empereur n'avait pas tord et qu'aujourd'hui, la grande majorité des musulmans subit des prêches qui appellent la violence contre tous les non musulmans.

  • le 12 septembre 2008 : au collège des Bernardins à Paris, le pape Benoît XVI s'adresse aux 650 invités du monde de la culture: "Chercher Dieu et se laisser trouver par lui".

L'intégrale du discours se trouve ici :

 

Extraits :

"Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie »." […] La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre.

[…] une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, et de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.

Posté le 12 septembre 2014 à 06h39 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

11 septembre 2014

C’est arrivé un 11 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 septembre  813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants que Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le premier monarque sacré à Reims, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui.

  • le 11 septembre  1217 : signature du traité de Lambeth.

Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d'Angleterre.

  • le 11 septembre  1226 : première Adoration eucharistique.

Cette cérémonie est organisée pour célébrer la victoire du Roi Louis VIII de France sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé en chapelle pour célébrer et rendre grâce pour la victoire sur les Cathares. Devant l'afflux de fidèle, l'évêque décide de poursuivre l'adoration nuit et jour. L'initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu'en 1792 !

  • le 11 septembre  1611 : naissance d'Henri de la Tour d'Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon née le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.

Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d'être témoin d'un miracle eucharistique lors d'un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s'arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l'ai vu, je n'en saurai douter, je l'ai vu. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)

Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d'infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l'armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Il s'illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,

A la mort du Roi Louis XIII, c'est Anne d'Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n'a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l'année suivante. Il remporte d'innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (Voir la chronique du 2 juillet), d'Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d'Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.

Il connaît à l'occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l'armée royale (voir la chronique du jour).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l'église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu'en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.

 

 

  • le 11 septembre  1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.

C'est là qu'à lieu le 1er combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1 et 16 avril.

  • le 11 septembre  1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne.

L'Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).

Suite à l'Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709) lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu'épuisé par de plusieurs années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.

A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d'Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.

Claude Louis Hector de Villars

Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L'ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d'une charge de cavalerie qu'il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l'opération réussit.

Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour là ».

Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:

« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l'on n'osait quasi plus s'avouer Français. J'ose assurer Sire que le nom français n'a jamais été plus estimé ni plus craint qu'il l'est présentement dans toute l'armée des alliés. »

Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »

Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut-être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c'est un immense succès du Roi de France, d'où sortira la chanson encore fredonner de nos jours :

« Malbrouk s'en va-t-en guerre,

Mironton, Mironton, Mirontaine! »

  • le 11 septembre  1758 : victoire du Duc d'Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.

La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d'Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s'emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l'Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

  • le 11 septembre  1802 : annexion du Piémont par la France.
    • le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.

Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.

  • le 11 septembre  1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l'intégrité des restes pour sa béatification future.

On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982 par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.

  • le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.

Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu'il a canonisée le 31 octobre 1982 :

«  Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 267)

Au cours d'une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

  • le 11 septembre  2001 : "attentats" terroristes à New York.

Les attentats du 11 septembre sont une série d'attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l'air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, des pirates de l'air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s'est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…

Posté le 11 septembre 2014 à 06h30 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

10 septembre 2014

C’est arrivé un 10 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 septembre 422 : élection de Célestin Ier, 43e pape

Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape. Pape énergique il précise les règles à suivre pour les élections épiscopales, afin d'éviter les querelles qui avaient envenimé les débuts du règne de son prédécesseur. Il condamne le nestorianisme et le pélagianisme.

  • le 10 septembre 954 : décès de Louis IV d'Outremer, Roi de France de 936 à 954.

Voir la chronique du 19 juin.

  • le 10 septembre 1066 : tentative infructueuse du duc de Normandie de franchir la Manche.

Après avoir échoué à conquérir le Maine en 1063 et la Bretagne en 1064, mais réussi à s'emparer du Mans et de la Mayenne en 1063, le turbulent Guillaume duc de Normandie, s'attaque à l'Angleterre. La flotte du duc Guillaume prend le large mais le temps tourne et elle est repoussée le long de la côte à St-Valery, avec des pertes, où ils attendent que le vent se montre favorable à la traversée de la Manche.

  • le 10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.

Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.

Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.

Tanneguy III du Chastel, qui fit échapper le Dauphin de Paris lors de l'assaut des troupes bourguignonnes l'année précédente, voue une haine féroce à Jehan Sans Peur.

La suite est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'aurait tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.

  • le 10 septembre 1468 : traité d'Ancenis.

Le Roi de France, Louis XI, et le Duc de Bretagne, François II de Bretagne, signent un traité à Ancenis : François renonce à l'alliance anglo-bourguignonne et prépare le rattachement de la Bretagne au Royaume de France.

  • le 10 septembre 1487 : naissance de Giovanni Maria Ciocchi del Monte, futur pape Jules III, à Rome.

Cf. les chroniques du 23 mars et du 7 février.

  • le 10 ou 11 septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.

Pierre de Ronsard née au Château de la Possonnière, en Vendômois et meurt le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine. « Prince des poètes et poète des princes », il est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode telles que « Mignonne, allons voir si la rose… » ; et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilise de plus en plus le sonnet introduit en France par Clément Marot en 1536.

  • le 10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.

23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.

L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.

Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »

La persécution ne fait que commencer : voir la chronique du 4 décembre.

  • le 10 septembre 1627 : début du Siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu saisit l'occasion du pacte entre La Rochelle et l'Angleterre pour assiéger la ville et détruire la puissance protestante, véritable Etat dans l'Etat. Voir les chroniques du 28 octobre.

Les hostilités commencent à cause des Rochelais qui tirent sur l'armée royale, le siège de La Rochelle est déclenché.

  • le 10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.

Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean. Voir la chronique du 3 septembre.

  • le 10 septembre 1977 : dernière exécution capitale en France

Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l'assassinat, avec tortures et viol d'une jeune fille, est exécuté aux Baumettes à Marseille. C'est la dernière personne à être guillotinée dans une prison française. La peine de mort est abolie en France, le 30 septembre 1981. Après avoir autorisé l'assassinat des innocents dans le sein de leur mère le 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), la France renonce à faire payer aux assassins leur dette contractée vis-à-vis de la société.

  • le 10 septembre 1982 : échec du premier tir commercial de la fusée Ariane.

Posté le 10 septembre 2014 à 06h24 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

09 septembre 2014

C’est arrivé un 9 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 septembre 1087 : décès de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre.

Guillaume le Conquérant s'éteint, à 60 ans, à Rouen des suites d'une blessure accidentelle. Décrit comme obèse, le roi se serait blessé à cheval en rentrant de la bataille de Mantes, contre Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. Son corps est ensuite transporté, pour y être inhumé en l'église abbatiale de Saint-Étienne de Caen. Son fils Guillaume II devient alors roi d'Angleterre à sa place. 

  • le 9 septembre 1303 : la population d'Anagni libère le pape Boniface VIII des hommes de Philippe IV le Bel.

Voir la chronique du 7 septembre.

  • le 9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieux, seigneur d'Acérac et de Derval, maréchal de France.

Seigneur de Rochefort, d'Assérac, et de Derval, gouverneur de Saint-Malo, maréchal de France en 1417, compagnon du Dauphin Charles, Régent du royaume, qu'il conduit à Bourges. En 1429, il prend Avranches, puis participe sous les ordres de sainte Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

En 1435, il victorieusement Saint Denis contre les Anglais, leur reprend Dieppe et les force à lever le siège d'Harfleur. En 1437, il s'empare du Pays de Caux. Fait prisonnier en 1438, à Compiègne il meure en captivité au bout de 9 mois en 1439.

  • le 9 septembre 1488 : décès du duc de Bretagne François II de Bretagne, comte d'Étampes.

Il est d'abord comte d'Étampes, puis Duc de Bretagne de 1458 à 1488. À sa mort, sa fille Anne lui succède et devient duchesse de Bretagne.

  • le 9 septembre 1561 : début du colloque de Poissy.

L'objectif de ce colloque, qui se déroule du 9 septembre au 14 octobre 1561, est de rapprocher catholiques et réformés. Convoqué à l'initiative de Catherine de Médicis, il échoue sur la question de la présence ou non du Christ lors de la célébration de l'eucharistie. Catherine de Médicis abandonne l'idée d'un accord religieux.

 

  • le 9 septembre 1585 : le pape Sixte Quint publie la bulle d'excommunication d'Henri de Navarre et Condé.
  • le 9 septembre 1585 : naissance d'Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'État français.

Ecclésiastique et homme d'Etat français, Armand-Jean du Plessis de Richelieu est né le 9 septembre 1585 à Paris. Ayant reçu une éducation portée sur les armes, il est d'abord destiné à devenir soldat, mais est contraint d'entrer dans les ordres afin de permettre à sa famille de conserver l'évêché de Luçon à la mort de son frère aîné. D'abord au service de la reine-mère, puis du Roi Louis XII, il passe la majeure partie de sa vie à renforcer le pouvoir royal, et à pacifier et développer économiquement le pays après huit guerres de religion. Il fonde en 1635 l'Académie Française (voir les chroniques du 2 janvier et du 13 mars), qui reste une institution prestigieuse. Il meurt le 4 décembre 1642.

  • le 9 septembre 1642 : Louis XIII prend Perpignan aux Espagnols.

Pendant la guerre de Trente ans, l'armée française envahit le Roussillon. Depuis sept ans, la France est en guerre contre l'Espagne. Après avoir pris Collioure, les Français s'emparent de Perpignan après un siège difficile de cinq mois. Louis XIII, dont la santé ne lui permet plus de participer aux opérations militaires, suit les opérations depuis Paris. Il meurt neuf mois après, en mai 1643.

  • le 9 septembre 1653 : le maréchal de Turenne débute le siège de Mouzon, Pont-à-Mousson, en présence de Louis XIV.
  • le 9 septembre 1668 : première représentation de L'Avare ou l'École du mensonge, de Molière, au théâtre du Palais-Royal.
  • le 9 septembre 1715 : le Roi Louis XIV est enterré à la Basilique de Saint-Denis.
    • le 9 septembre 1876 : 9ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin (en l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, veille de la fête du Saint Nom de Marie).

Dans le récit des apparitions, Estelle Faguette raconte :

« …Depuis plusieurs jours, j'avais le désir d'aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd'hui, le 9 septembre, j'ai pu m'y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.

« Tu t'es privée de ma visite le 15 août ; tu n'avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d'apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J'attendais de toi cet acte de soumission et d'obéissance. »

A ce moment je compris très bien que si je ne m'étais pas soumise et si je n'avais pas obéi, j'aurais été privée de la voir davantage…« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu'ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu'elle portait sur sa poitrine. J'avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c'était, car jusqu'alors je l'avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j'aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J'ai pensé de suite que c'était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J'aime cette dévotion. » Elle s'arrêta encore ; puis elle reprit : « C'est ici que je serai honorée. »

Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 15 septembre.

  • le 9 septembre 1899 : Dreyfus à nouveau condamné.

Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : il est déclaré coupable avec les circonstances atténuantes et condamné à dix ans d'emprisonnement. En fait, dans un climat proche de l'insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c'est un compromis. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet gracie Dreyfus.

  • le 9 septembre 1910 : Léon Morane, dépasse, à Reims la barre des 100 km/h à bord de son avion.
  • le 9 septembre 1914 : bataille de la Marne.
  • le 9 septembre 1998 : début du scandale de la MNEF.

Ouverture d'une information judiciaire contre X visant trois de ses sociétés sous-traitantes chargées de la communication et des travaux d'impression pour « faux, usage de faux, abus de confiance, recel » et « prise et conservation illégale d'intérêts »

Dès 1982, un rapport de la cour des comptes critique la gestion pratiquée par les salariés de la MNEF. La Cour des comptes évoque les indemnités versées aux administrateurs. Dans sa note sur la MUL (une filiale de la MNEF), la commission constate : « Ces éléments jettent un doute sérieux sur l'utilisation des cotisations versées par les adhérents »

Une enquête préliminaire est également confiée à la brigade financière sur le fonctionnement global de la Mnef et de ses filiales ; elles vont conclure à un système de fausses factures mis en place par l'intermédiaire notamment de la société Efic, et d'autres filiales de la MNEF et sur des inculpations pour enrichissement personnel et emplois fictifs.

Diverses personnalités sont mises en cause dans l'affaire : Olivier Spithakis, son ancien président Jean-Michel Grosz, l'ancienne conseillère de Lionel Jospin Marie-France Lavarini, et le député Jean-Christophe Cambadélis, le député socialiste Jean-Marie Le, Dominique Strauss-Kahn, le député socialiste Julien Dray et Harlem Désir.

En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, Olivier Spithakis est condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».

Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis, annulée par la loi d'amnistie votée après la présidentielle de 1995, et des amendes sont prononcées à l'encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF. Jean-Christophe Cambadélis est condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Marie-France Lavarini rembourse l'argent perçu. Jean-Michel Grosz est condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50 000 euros.

Posté le 9 septembre 2014 à 07h18 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

08 septembre 2014

C’est arrivé un 8 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 8 septembre : Nativité de Notre Dame.

Nativité de la Vierge, vers 1410-1420, Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Strasbourg

Il est probable que l'Eglise de Jérusalem est la première à honorer le souvenir de la Nativité de Notre-Dame qu'elle célébrait dans une basilique proche de la piscine probatique, sur l'emplacement de la maison où, suivant la tradition, serait née la sainte Vierge.

La Nativité de la sainte Vierge est aussi citée dans les homélies d'André de Crète (660-740):

« Aujourd'hui comme pour des noces, l'Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd'hui, dans tout l'éclat de sa noblesse immaculée, l'humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l'état primitif. Aujourd'hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n'a pas de mère, née elle-même de l'infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd'hui est apparu l'éclat de la pourpre divine, aujourd'hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd'hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d'Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd'hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l'ordre de Melchisédech, le sacerdoce d'Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd'hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Il faut attendre le pontificat du pape Serge I° (687-701) pour trouver une trace de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge. Le Pape, en sandales, mène une procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.

Benoît XIV (1740-1758), dans l'Histoire des Mystères et des fêtes, raconte que chaque année, au 8 septembre, un solitaire entendait des chants célestes ; quand il en demanda la cause à Dieu, il lui fut répondu que c'était en l'honneur de la naissance de la Vierge Marie qui se célébrait au Ciel et qu'il en était averti car Marie étant née pour les hommes, il devrait faire en sorte que cette fête fût aussi célébrée sur terre. Le solitaire se rendit auprès du Pape qui, au récit de la vision, institua la fête de la Nativité de la sainte Vierge.

En France, la fête la Nativité de sa sainte Vierge porte longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparait, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d'Angers pour lui demander l'institution de la fête de sa Nativité. Aidé par le Roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres fait introduire la fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume.

  •  le 8 septembre : fête du Bienheureux Frédéric Ozanam.

Né à Milan le 23 avril 1813, fils d'un médecin, ancien Hussard exerçant à Milan, Frédéric Ozanam étudie le droit à Lyon avant de s'orienter vers les Lettres et l'Histoire. La Révolte des Canuts, les artisans tisserands de la Soie formant la dernière corporation sur le modèle de l'Ancien Régime (et non des ouvriers comme l'apprennent les enfants à l'école aujourd'hui), le marque profondément.

Il prend conscience de la misère existant dan la France bourgeoise de la Monarchie de Juillet. Il oriente donc l'action sociale et l'apostolat laïc en fondant la Société Saint Vincent de Paul, consacrée à l'aide aux plus démunis tout en se consacrant à l'enseignement de l'Histoire à la Sorbonne.

Frédéric Ozanam s'éteint à quarante ans le 8 septembre 1853 d'une tuberculose rénale. Il repose dans la crypte qui porte son nom en l'église Saint-Joseph-des-Carmes au sein même de l'Institut Catholique de Paris. Jean-Paul II le déclare Bienheureux à l'issue des Journées Mondiales de la Jeunesse à Notre-Dame de Paris.

  • le 5 septembre  1413 : abolition par les Armagnacs de l'ordonnance «cabochienne»

Voir la chronique du 28 avril sur les exactions des cabochiens dans Paris.

  • le 8 septembre  1565 : délivrance de Malte occupée par les musulmans en la fête de la nativité de la Sainte Vierge.

Ce jour a lieu une dernière bataille entre Chrétiens et musulmans ; battus ces derniers rembarquent. Le siège s'achève.

Levée du Siege de Malte (1843) par Charles-Philippe Larivière (1798-1876). Salles des Croisades, Palais de Versailles.

 

  • le 8 septembre  1621 : naissance de Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé.

Louis II de Bourbon-Condé aussi appelé le Grand Condé, est d'abord d'abord sous le titre de duc d'Enghien ; il porte aussi les titres de prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, pair de France, premier prince du sang. Il né à Paris le 8 septembre 1621, et meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.

Général français pendant la guerre de Trente Ans, il est l'un des meneurs de la Fronde des princes. Elève des jésuites de Bourges, il s'intéresse surtout à l'art militaire auquel il s'initie lors du siège d'Arras. Il commande l'armée de Picardie à 21 ans et barre la route de Paris aux Espagnols de Philippe IV. Il remporte plus tard l'éclatante bataille de Rocroi, peu de jour après la mort du Roi Louis XIII et y gagne une renommée nationale extraordinaire.

Il remporte ensuite envoyé la bataille de Fribourg en 1644, de Nördlingen en 1645 ; prend Dunkerque en 1646; mais échoue en Catalogne, devant Lérida ; renoue avec la victoire de Lens sur l'archiduc Léopold-Guillaume. Pendant la Fronde, il soutient d'abord la régence durant la minorité de Louis XIV, puis s'oppose au cardinal Mazarin qu'il appelle « le faquin écarlate ». Remportant toutes les batailles entre 1643 à 1648, il réclame pour lui l'amirauté et pour ses amis tous les postes de responsabilité dans l'armée. Le 18 janvier 1650 (voir la chronique du jour), la Régente le fait jeter en prison avec son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville Libéré 13 mois plus tard par les frondeurs, il en prend la tête, et négocie avec les Espagnols et les Anglais, puis marche sur Paris. Mais le Roi et Turenne le battent à la bataille de Bléneau le 7 avril 1652, puis à Étampes en mai, et enfin au faubourg Saint-Antoine à Paris où la duchesse Anne-Marie-Louise d'Orléans, la Grande Mademoiselle, fait tirer les canons sur les troupes royales pour permettre à son cousin de se réfugier dans Paris (voir la chronique du 2 juillet). Passant côté espagnol il est encore battu par Turenne à la bataille des Dunes.

Il obtient le pardon royal, lors du traité des Pyrénées (voir la chronique du 7 novembre). Il combat à nouveau aux côtés des armées royales de Turenne lors de la guerre de Hollande, en 1672 et bat le prince d'Orange Guillaume III d'Angleterre à la bataille de Seneffe en 1674.

Il décède sa vie dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et les arts. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot et ses deux dernières années de sa vie profondément pieuses. C'est Bossuet qui prononce sur son cercueil une oraison funèbre, un chef-d'œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.

  • le 8 septembre  1760 : capitulation de Montréal.


Peu de temps après la capitulation de Québec, Montréal, dirigée par le gouverneur Vaudreuil, capitule à son tour. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais avec le traité de Paris, en 1763.

La capitulation de Montréal, document rédigé en français, a lieu le 8 septembre 1760. François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais. Les 55 articles sont presque tous accordés par Amherst, sauf ceux qui font référence aux Acadiens. Les Françaises ont demandé un large éventail de garantie quant à la protection des habitants de la Nouvelle France: les Français, les Canadiens, les Acadiens et les Sauvages (Amérindiens). Vaudreuil demande que tous les habitants se voient reconnaître les mêmes droits et privilèges que les autres sujets de la couronne britannique.

  • le 8 septembre  1793 : bataille d'Hondschoote, victoire de l'armée française commandée par Houchard contre les armées coalisées.
  • le 8 septembre  1796 : victoire française à la bataille de Bassano.

La bataille de Bassano, en Italie, a lieu durant la guerre entre la France de Napoléon Bonaparte et l'Autriche. La France récupère alors 30 canons, 200 chariots et fait 2 000 prisonniers.

  • le 8 septembre 1914 : apparition de Notre Dame à Paris.

Le 8 septembre 1914, à 10 heures du matin, à l'intérieur de la chapelle Notre-Dame des Armées, à Versailles, la Mère de Dieu apparaît à Marcelle Lanchon, 23 ans à l'époque, future religieuse sœur Marie-France :

"Si, en union avec mon divin Fils, j'aime toutes les nations qu'il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l'on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu'on m'invoque sous le vocable de Reine de France. Si l'on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d'abondantes bénédictions." Puis elle se mit à prier Jésus-Christ : "Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu'elle n'a jamais cessé de m'aimer."

Le 8 septembre 1914, est aussi le jour où a lieu ce que l'on a appelé « le miracle de la Marne » voir les chroniques des 5, 6 et 12 septembre.

  • le 8 septembre 1944 : arrestation de Charles Maurras.

Il est arrêté sur ordre d'Yves Farge, commissaire du gouvernement, qui, rappelons-le était dirigeant des Combattants de la paix et reçu le prix Staline de la paix !!

  • le 8 septembre  1946 : naissance du Secours Catholique.

Dont la directrice, Véronique Fayet, s'affirme catholique pratiquante sur sa fiche Wikipédia. Elle y affirme aussi : « qu'il ne faut pas s'arrêter aux questions morales (avortement, etc.…) qui divisent mais qu'il faut aider les pauvres parce que c'est le moyen de se réunir.

Elle a aussi été une des fondateurs et secrétaire générale du réseau ELISAN de 2008 à2013, European local inclusion and social action network.

ELISAN est une de ces milliers d'organisations européennes qui diffusent l'esprit européen à travers des actions de sensibilisation aux merveilles de la solidarité bâtisseuse de paix dont le but est : « Etablir la dimension sociale de la cohésion territoriale en Europe », établir « une société cohésive, communauté solidaire composée d'individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ».

Le président fondateur de cette association, Patrick KANNER, est un franc-maçon, membre de la loge La Lumière du Nord depuis 1984, adhérent du PS depuis des décennies, homme lige de Martine Aubry, et président du Conseil Général du Nord.

Voir Riposte Catholique du 26 juillet 2014.

Posté le 8 septembre 2014 à 03h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

07 septembre 2014

C’est arrivé un 7 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 septembre 560 : décès de Clodoald (ou Clodoaldus), plus connu sous le nom de Saint Cloud.

Ce prince mérovingien du VIe siècle, est le petit fils de Clovis Ier. Il préfère renoncer à la royauté et devient ermite et moine. Par sa vie exemplaire, le peuple le vénère et l'Eglise le canonise. C'est même le premier prince franc qui est canonisé.

  • le 7 septembre 878 : sacre de Louis II le Bègue.

À Troyes, lors du Concile, le pape Jean VIII sacre et couronne une deuxième fois Louis II le Bègue, en l'église St-Jean.

  • le 7-8 septembre 1101 : début de la bataille de Ramla.

Les armées franques du roi Baudouin de Jérusalem avec 260 chevaliers et 900 fantassins défont les Égyptiens qui sont plus de 10000 hommes. Le roi a divisé son armée en cinq corps et prend le commandement des deux derniers, qui comportent la chevalerie de Jérusalem, avec la Vraie Croix. Les trois premiers attaquent successivement, le 7 au matin, et sont détruits. Avec le restant de ses troupes Baudouin écrase les Egyptiens puis revient le 8 à Ramla s'emparer de leur camp.

  • le 7 septembre 1254 : Louis IX entre à Paris après la croisade.

Le Roi et son armée rentrent à Paris, après six années de croisade. Seize ans plus tard, il repart en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte. La peste emportera Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramènera en France le corps du Roi qui sera enterré à Saint-Denis.

  • le 7 septembre 1303 : arrestation du pape Boniface VIII par les hommes de Philippe IV le Bel.

Les livres d'histoire que l'on trouvait dans les écoles françaises il y a encore 20 ans parlaient des tensions entre le Roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII. Ce dernier y était souvent décrit comme d'un caractère et d'un orgueil démesurés, voulant mettre les rois et empereurs sous son autorité.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 1 page 186 à 188) rappelle la vérité. Le Roi de France est infidèle à sa vocation et à celle de la France et agresse le pape et l'Eglise

« Là, ils [Nogaret et ses adjoints] convoquèrent tous les seigneurs toscans ou romains qui conspiraient contre l'Église Romaine et le pape Boniface VIII, en particulier les Colonna. Sciarra Colonna, « qui portait aux derniers excès les haines de sa famille », forma une troupe de trois cents cavaliers qui bientôt fut portée à huit cents hommes. « Tout ce monde était payé par le roi, portait l'étendard des lis, criait : Vive le Roi ! »

Commandée par Sciarra et Nogaret, grossie de pillards et de contingents communaux, cette petite armée se dirigea vers Anagni, où Boniface VIII était venu passer l'été dans ses possessions de famille. Profitant de la trahison des gens d'Anagni, elle entra sans difficulté dans la ville aux cris de « Mort au pape Boniface ! Vive le Roi de France! » […]

Les portes du château pontifical étaient fermées ; ce fut par la cathédrale qui lui était contiguë que les conjurés résolurent d'y pénétrer. « Ils mirent donc le feu aux portes de la cathédrale ; les fleurs de lis du petit-fils de saint Louis entrèrent par effraction dans le parvis sacré, l'église fut pillée, les clercs, chassés et dépouillés, s'enfuirent, le pavé fut souillé de sang, en particulier de celui de l'archevêque élu de Strigonie... les agresseurs se précipitèrent de l'église profanée et éclairée par les flammes dans le manoir papal » [...]

Le dessein de Nogaret était d'intimider le pape, de l'amener à se démettre ou à convoquer le concile qui l'eût déposé. « A ses sommations », Boniface ne répondit pas, aux gestes furieux de Sciarra, il n'opposa que ces mots : « Voici ma tête, voici mon cou ! » Chaque fois qu'on lui proposa de renoncer à la papauté, il déclara obstinément qu'il aimait mieux perdre la vie. Sciarra voulait le tuer, Nogaret, l'en empêcha : seulement, pour intimider le vieillard, il parlait de temps en temps de le faire amener garrotté à Lyon....

Pendant que cette scène étrange se passait, le manoir papal ainsi que les maisons de Pierre Gaëtani et des cardinaux amis du pape, étaient livrées au pillage. Le trésor pontifical qui était très considérable, les reliquaires, tous les objets précieux furent la proie des Colonna et de leurs partisans, les vins du cellier furent bus ou enlevés. Simon Gérard, « marchand du pape », eut peine à s'échapper, la vie sauve.... Villani parle d'outrages adressés au pape par Nogaret.... Une tradition, fort acceptée, veut que Sciarra ait frappé Boniface de son gantelet.

Le lendemain, dimanche 8 septembre, la troupe de Sciarra se débanda ; satisfaits de leur butin, les pillards qui la composaient, allèrent le mettre à l'abri. Le 9 septembre, un revirement se produisit dans la ville. Honteux d'avoir abandonné le pape, les habitants s'armèrent et chassèrent les agents du roi de France. Le pape repartit pour Rome, mais ses quatre-vingt-six ans ne purent résister à d'aussi tragiques émotions. « Il avait des moments d'aliénation mentale..., mais comme son âme était grande et forte, il retrouva, ce semble, le calme à ses derniers moments, il mourut le 11 octobre ».

Le roi récompensa Nogaret de cette expédition. « Au don de trois cents livres de rentes qu'il lui avait fait avant le départ pour l'Italie, il ajouta cinq cents nouvelles livres de rente sur le trésor royal de Paris ; le jour des Cendres 1304, il lui donna plein pouvoir de mettre en liberté toute personne, laïque ou ecclésiastique, détenue en prison pour n'importe quel motif ».

Et Jean Guiraud de conclure :

[…] Un seul, M. Calvet, a déclaré « détestables » ces moyens employés par Philippe le Bel dans sa lutte contre Boniface VIII. Les autres ont jeté un voile sur les scènes révoltantes et leur ont trouvé d'heureuses conséquences ; pas un blâme n'est tombé de leur plume contre Sciarra et Nogaret, ces deux forbans, insulteurs de la faiblesse et de la vieillesse ! et comme si la fin justifiait les moyens, ils ont célébré les magnifiques résultats de cette campagne d'Anagni que personne avant eux n'avait osé inscrire parmi les titres de gloire et les victoires de la France !

MM. Gauthier et Deschamps déclarent qu'elle marque « une date solennelle dans l'histoire de la civilisation ! » M. Calvet salue en elle le triomphe de la liberté de conscience, et MM. Aulard et Debidour la défaite de la papauté !

Pour la jeunesse à laquelle ces livres s'adressent, ce sont des leçons immorales puisqu'elles glorifient devant elle des coups de force et la brutalité s'acharnant contre ce qu'il y a de plus respectable au monde : la faiblesse, la vieillesse, l'autorité morale.

Ce sont aussi des leçons de mensonge ; car les manuels essaient de justifier par des erreurs historiques l'attentat d'Anagni. « Le pape, disent-ils, ne voulait pas que le clergé payât l'impôt au roi ». Rien n'est plus faux.

[…] Que voulait donc Boniface VIII, sinon maintenir contre l'absolutisme, chaque jour grandissant, de Philippe le Bel, le grand principe libéral du Moyen Age — principe d'où sont sorties les libertés politiques de l'Angleterre—que l'impôt, avant d'être levé par l'autorité royale, devrait être consenti par le contribuable ? »

La suite page 188 du tome 1 de Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit). Voir la chronique du 24 décembre.

 

  • le 7 septembre 1341 : par l'arrêt de Conflans-Sainte-Honorine le Roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois, duc de Bretagne.

Commence la guerre de Succession de Bretagne, qui éclate aux débuts de la guerre de Cent Ans, entre Charles de Blois, partisan du Roi de France Philippe VI, et Jean de Montfort, partisan du roi Édouard III d'Angleterre, prétendant à la couronne de France. Philippe VI de Valois officialise son appui en faveur de Charles de Blois par un arrêt de la Cour des Pairs à Conflans le 7 septembre 1341. Jean de Montfort, remportant le duché de Bretagne, le Roi de France envoie alors son fils, Jean Le Bon, avec une armée de 5000 hommes.

  • le 7 septembre 1621 : naissance de Jean de La Fontaine, fabuliste français

Voir la chronique du 13 avril 1695.

  • le 7 septembre 1651 : le Roi Louis XIV est proclamé majeur.

C'est la fin de la régence d'Anne d'Autriche, alors que la Fronde n'est pas terminée, que Condé, a été libéré, et ne songe qu'à se venger de la régente. L'une des ses premières actions est de lever une armée contre le prince de Condé, qui, de son côté, veut marcher sur Paris avec ses troupes, après avoir demandé le soutien de l'Espagne. Le Roi et sa mère sont bientôt rejoints par Mazarin à Poitiers, alors en Rhénanie. Turenne se voit confier la direction des troupes royales.

  • le 7 septembre 1707 : naissance de Buffon.

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naît le 7 septembre 1707 à Montbard. Il est célèbre pour ses travaux en mathématiques, en botanique et en biologie, et pour avoir écrit les 36 volumes de l' « Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy ». Intendant du jardin du Roi, en 1739, il améliore le Jardin des Plantes de Paris pour en faire un lieu d'étude et de recherche.

  • le 7 septembre 1761 : le Parlement de Paris fixe au 1er avril 1762 la date ultime de fermeture des collèges gérés par les jésuites.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 4 pages 153 et 154) décrit l'acharnement du Parlement de Paris contre la Compagnie de Jésus :

« Et le 1er avril 1762, à l'expiration du délai de six mois qu'il avait donné aux Jésuites, il fit fermer tous ceux de leurs collèges qui étaient dans son ressort — lequel s'étendait sur la moitié du royaume. Poursuivant son exécution jusqu'au bout, il mit sous séquestre les biens des Jésuites, leur défendit à eux-mêmes de vivre en commun dans leurs anciennes maisons, de porter l'habit de leur Ordre, d'entretenir aucune correspondance à l'étranger, c'est-à-dire avec leur général, et leur prescrivit enfin de prêter serment de fidélité au roi et aux quatre articles de 1682, sous peine d'être inhabiles à toute fonction ecclésiastique.

Réuni en assemblée extraordinaire à Paris, le 1er mai 1762, le clergé de France fit un dernier effort pour conjurer les effets de ces mesures. Une adresse lue en son nom au roi par le cardinal de La Roche-Aymon fit le plus grand éloge de la Compagnie de Jésus et demanda son maintien en France ; mais cette démarche n'eut aucun effet. Louis XV, de plus en plus dominé par Mme de Pompadour et par Choiseul, ne s'opposa pas à l'exécution des arrêts du Parlement. Et ainsi, se poursuivit rapidement, en 1762, la suppression de la Compagnie dans le ressort du Parlement de Paris, suppression qui fut finalement prononcée, le 6 avril 1762, par un nouvel arrêt d'une extrême violence. »

Voir la chronique du jour.

  • le 7 septembre 1812 : victoire de Napoléon à la bataille de la Moskova.

Victorieux sur la Moskova, Napoléon entre dans un Moscou vidé de ses habitants et ravagé par des incendies. C'est la principale confrontation de la Campagne de Russie ; les Français battent l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie.

Koutouzov a perdu 45 000 soldats russes ont été tués ou blessés, du côté français, 6 560 hommes ont été tués et plus de 21 000 blessés. En revanche, les Français ramassent peu de prisonniers. Une semaine plus tard, Napoléon entre dans Moscou, vidée d'une grande partie de ses habitants. L'hiver approche, il va anéantir la Grande Armée, privée de ravitaillement et harcelée par les cosaques et les partisans, lors de la retraite ordonnée le 19 octobre.


La bataille de la Moskova du 7 septembre 1812

  • le 7 septembre 1855 : bataille de Malakoff.

Grâce à cette victoire, les alliés font tomber la ville de Sébastopol et s'assurent la victoire de la guerre.

  • 7 septembre 1936 : naissance du premier foyer de charité

La première retraite spirituelle à Châteauneuf-de-Galaure se déroule du lundi 7 au dimanche 13 septembre 1936. Elle constitue une étape importante dans la croissance des l'œuvre des Foyers de Charité. Dès le premier jour, l'abbé Finet devient le père spirituel de Marthe. Il accompagnera Marthe jusqu'au bout dans ce qu'elle vit avec le Christ, et leurs deux vies seront liées profondément.

« Alors là, elle [la Très Sainte Vierge] me dit : «  Ce sera quelque chose de tout nouveau dans l'Eglise ; cela ne se sera encore jamais fait. Ce sera du laïcat consacré, ce ne sera pas un ordre religieux. Les Foyer de charité seront dirigés par un prêtre, le Père, et ils comprendront des laïcs engagés. […] Ces Foyers de charité auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus après la défaite matérielle des peuples et les erreurs sataniques. » Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme, et la Franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses là, notamment. Elle m'a dit cela en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge. »

Le père Finet rapportant des propos de Marthe Robin, cité par François Marie ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 195 et 196)

  • le 7 septembre 1939 : les troupes françaises pénètrent en Sarre.

Elles avancent sur 8km, occupent une quarantaine de villages désertés et en restent là.

Posté le 7 septembre 2014 à 03h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

06 septembre 2014

C’est arrivé un 6 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 septembre : fête du Miracle de l'Archange Michel à Colosses.

 

  • le 6 septembre 1469 : entrevue entre le Roi Louis XI et son frère Charles.

Le Roi Louis XI se rend en Bas-Poitou pour avoir une entrevue avec son jeune frère Charles alors en conflit contre lui. Les deux princes se rencontrent au passage du Braud, sur la Sèvre niortaise, et se réconcilient. Le Poitou est donné en apanage au frère du Roi, pour le dédommager de la perte de la Normandie et du Berry auxquels il renonce. Louis XI lui échange la Champagne contre la Guyenne, afin de le séparer de Charles le Téméraire.

  • le 6 septembre 1638 : Paris fête la naissance de Louis Dieudonné.

Le Roi Louis XIII fait tirer le canon à Paris, les échevins font allumer des feux de joie, les cloches des églises sonnent, le vin coule dans les fontaines publiques, pour célébrer la naissance du Dauphin Louis Dieudonné. Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à Notre-Dame.

  • le 6 septembre 1683 : décès de Jean-Baptiste Colbert, homme politique français.

Initialement en charge des finances du Royaume, Colbert, qui meurt à 64 ans, a exercé peu à peu son influence dans tous les domaines tout au long des 22 années passées au service du Roi-Soleil. Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise, fait des études de droit à l'Université de Paris. D'abord Commissaire aux Armées, à la fin de la Guerre de Trente Ans, Colbert à la mort de Mazarin, est nommé Intendant ce qui lui permet de gagner la confiance de Louis XIV.

En 1661, il dénonce les malversations financières de Fouquet qui est arrêté à Nantes par d'Artagnan (voir la chronique de la veille). Après la destitution de Fouquet, Louis XIV nomme Colbert Contrôleur Général des Finances du Royaume.

Travailleur infatigable, Colbert a en charge l'administration des Finances, du Commerce, la Marine, de la Surintendance des Bâtiments et des Arts et Manufactures. Il réforme l'administration, développe l'industrie et le commerce (hausse des tarifs douaniers, surveillance des Corporations, institutions quadri centenaires datant de Saint-Louis), crée des manufactures de l'Etat comme Saint-Gobain ou les Gobelins. Il réorganise la justice et la marine et fait notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments, transforme Brest et Cherbourg en de grands ports. Il achète Dunkerque aux Anglais. Il institue des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques) pour encourager vivement l'implantation de colons en Nouvelle-France (Québec). Il fait bâtir le siège de l'Académie Royale créée par Richelieu, fonde l'Académie des Sciences, l'Académie Royale de Musique, l'Académie des Belles Lettres, et l'Académie de Peinture et de Sculpture. Enfin, il dirige le financement des travaux du château de Versailles. Il s'éteint le 6 septembre 1683. Jean-Baptiste Colbert repose toujours aujourd'hui en l'Église Saint-Eustache à Paris.

  • le 6 septembre 1787 : naissance d'Émilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée « Sainte » par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 19 septembre.

  • le 6 septembre 1802 : naissance d'Alcide Dessalines d'Orbigny, naturaliste, explorateur et paléontologue français.
  • le 6 septembre 1813 : bataille de Dennewitz.

Défaite française près de Berlin.

  • le 6 septembre 1875 : le Convent international maçonnique réunissant tous les Suprêmes Conseils du REAA sous la direction de Crémieux, souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, ouvre à Lausanne.

REAA : rite écossais anciennement accepté.

  • le 6 septembre 1914 : bataille de la Marne.

Joffre, commandant en chef des armées françaises, donne l'ordre de contre-offensive générale. Les Français arrêtent le repli et contiennent l'avancée allemande. Du 6 au 12septembre 1914, plus d'un million et demi de soldats vont se livrer bataille dans ce que l'on appelle la première bataille de la Marne, sur plus de 200 kilomètres. Très vite les Français vont parler d'intervention divine, de miracle : le «miracle de la Marne».

Le journal catholique, " Le Courrier de la Manche " du dimanche 14 janvier 1917 publie un article citant des sources allemandes dignes de foi puisqu' il s'agit d'un prêtre et de deux officiers. La Vierge a barré la route de Paris et 100.000 hommes l'ont vue, mais ils ont ordre de se taire sous peine d'être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne qui tient du miracle et qui se produit entre le premier vendredi de septembre et l'octave de la Nativité de la Vierge Marie.

«Le 3 janvier 1915 " Un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : <Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris... elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser... Cela je l'ai vu et un grand nombre des nôtres aussi. Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagne. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : " Oh ! La Vierge de la Marne ! "

La meilleure preuve d'authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit : "C'était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l'ambulance d'Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d'un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude ; il disait souvent : " Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. " Enfin, le jour où il reçut l'extrême-onction, il dit aux infirmiers : " Vous m'avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n'est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette. «

"Si j'étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris." Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l'entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l'avons vu." »

(Tiré du Le courrier de la Manche, du dimanche 14 janvier 1917.)

Voir les chroniques du 5 du 8 et du 12 septembre.

Monument élevé à Barcy en souvenir de l'intervention de la Sainte Vierge face aux Allemands

Posté le 6 septembre 2014 à 03h42 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

05 septembre 2014

Poème de Charles Peguy chanté par les St Cyriens

Posté le 5 septembre 2014 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

5 septembre 1914 : "J'ai vu mourir le lieutenant Péguy"

Du 3 août 1964 au 23 décembre 1968, dans le cadre du 50ème anniversaire du premier conflit mondial, le service "Enquêtes et reportages" de la télévision belge a réalisé, sous le titre "14-18", une chronique en 123 épisodes retraçant l'histoire de la Grande Guerre. Dans ce document, un ancien poilu raconte la mort de son lieutenant, le 5 septembre 1914. Il s'appelait Charles Péguy :

Posté le 5 septembre 2014 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 5 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 septembre 1187 : naissance de Louis VIII « le Lion », Roi de France.

Louis VIII de France, dit Louis le Lion, est Roi de France de 1223 à 1226. Il est le fils de Philippe II dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut. Marié à Blanche de Castille, elle lui donne 13 enfants dont neuf survivent au-delà d'un an, dont le futur Saint Louis. Il est surnommé « le Lion », car en 1214, pendant que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, Louis acquiert une grande renommée en remportant sur Jean sans Terre, le roi d'Angleterre, une importante victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou Voir la chronique du 2 juillet.Louis VIII meurt le 8 novembre 1226 à Montpensier, voir la chronique du jour.

  • le 5 septembre 1534 : Jacques Cartier rentre de sa première expédition au Canada.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier rentre du Canada après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une croix portant l'écusson du Roi de France, le 24 juillet (Voir la chronique du jour). Il n'a pas trouvé le passage nord pour la route des Indes mais il revient avec deux Indiens que Cartier présente à la cour du Roi François Ier.

  • le 5 septembre 1590 : l'armée du duc de Parme contraint le futur Henri IV à lever le siège devant Paris.

C'est le deuxième échec du futur Roi. Voir la chronique du 22 mars qui raconte l'entrée triomphale d'Henri IV, après son sacre à Chartre, sa visite à Notre-Dame de Paris et l'apparition de Saint Michel aux côtés du Roi, visible de tous les assistants

  • le 5 septembre 1619: réconciliation entre la reine-mère Marie de Médicis et son fils Louis XIII.

L'entrevue a lieu à Couzières, près de Tours.

  • le 5 septembre 1638 : naissance du Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV, à St-Germain-en-Laye, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.

Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à St-Germain pour célébrer la naissance de son fils Louis Dieudonné. Car Louis était désiré depuis longtemps. Le mariage en 1615 de Louis XIII avec Anne d'Autriche n'avait en effet toujours pas donné d'héritier au trône de France, 23 ans plus tard, les prières du Roi et de la Reine ont été entendues (voir les chroniques du 3 novembre pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du le 10 février pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.

A plusieurs reprises le jeune prince échappe miraculeusement à la mort : à cinq ans, il manque de se noyer dans un des bassins du jardin du Palais-Royal. Il est sauvé in extremis. À 10 ans, le 10 novembre 1647, il est atteint de la variole ; les médecins le déclarent perdus, mais le jeune Louis se remet miraculeusement. Le 30 juin 1658, le Roi est victime d'une grave intoxication alimentaire lors de la prise de Bergues dans le Nord. Le lundi 8 juillet, on lui donne les derniers sacrements et on commence à préparer la succession, mais encore une fois le Roi guérit miraculeusement. Et il est le chef d'État qui a gouverné le plus longtemps la France. (72 ans). Il décède le 1er septembre 1715.

  • le 5 septembre 1661 : arrestation de Nicolas Fouquet.

Le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du Roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il reste incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.

Nommé par Anne d'Autriche et Mazarin en 1653 il a redressé les finances publiques après les troubles de la fronde, mais s'est aussi enrichi prodigieusement. Fouquet mène une vie fastueuse dans le château de Vaux qu'il a fait reconstruire. Sur les conseils de Colbert, son adversaire politique, le Roi fait surveiller de près les finances publiques. Fouquet, grand mécène et bâtisseur, est au mieux avec les milieux de la Finance grâce à son mariage avec Madeleine de Castille. Il en profite et protège les officiers royaux qui fraudent sur les billets d'épargne émis pour rembourser les dettes du Royaume.

Après trois ans de procès, Fouquet est condamné à la détention à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont. Sa devise était : «Quo non ascendet ?» Jusqu'où ne monterait-il pas ?

Portrait de Fouquet par Édouard Lacretelle

  • le 5 septembre 1670 : Bossuet est nommé précepteur du Grand Dauphin Louis, le fils de Louis XIV.

Le prélat rédige pour son royal élève des grammaires française et latine, un Traité des causes, une Logique, une Morale, un livre d'initiation à la philosophie, De la connaissance de Dieu et de soi-même, une Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte. Il donne également une Histoire de France, objective, dénonçant la Saint Barthélemy. D'ailleurs, il compte sur l'histoire pour éduquer le Grand Dauphin dans l'art de "conduire les affaires". Il en tire une synthèse très élaborée intitulée Discours sur l'histoire universelle. Dans sa Politique tirée de l'Ecriture sainte.

  • le 5 septembre 1704 : naissance de Quentin de La Tour.

Maurice Quentin de La Tour naît le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. Peintre pastelliste, il exécute de nombreux portraits des personnalités du XVIIIe siècle : Louis XV, Rousseau, Voltaire, Madame de Pompadour. Surnommé « prince des pastellistes », il fait partie des artistes les plus réputés à la cour du Roi Louis XV. D'un caractère assez particulier il ne transmet pas ses savoirs faire qui se perdent en partie près sa mort. Ses tableaux, très prisés avant la révolution sont invendables après tellement l'artiste a été engagé aux côtés des philosophes.

Autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)
Amiens, Musée de Picardie

  • le 5 septembre 1725 : mariage de Louis XV et de Marie Leszczyńska.

Louis XV n'a que 12 ans lorsqu'il est sacré Roi de France. Son règne personnel débute en 1725. Le jeune Roi, de santé fragile, doit se marier rapidement pour assurer sa descendance. Les fiançailles avec Marie-Anne-Victoire de Bourbon sont annulées, celle-ci étant trop jeune pour enfanter. Le choix se porte sur la fille du roi détrôné de Pologne, Marie Leszczynska. Leur union est fêtée à Fontainebleau.

Née le 23 juin 1703, Marie Leszczynska est l'aînée de sept ans de Louis XV. Fille unique de Stanislas, élu roi de Pologne en 1704, ayant dû abandonner son trône dès 1709, puis exilé en Turquie, il s'installe finalement en 1719 à Wissembourg où il maintient un semblant de cour grâce aux subsides du duc de Lorraine et du régent Philippe d'Orléans !

Marie, parée d'un manteau de velours violet semé de fleurs de lys et de pierreries, embellie d'une traîne de près de dix mètres, porte une couronne sertie de diamants. Louis, vêtu d'un habit de brocart et d'un riche manteau, arbore un chapeau à plumes blanches agrémenté d'un imposant diamant. La cérémonie est suivie d'un festin agrémenté de la représentation du "Médecin malgré lui et d'éblouissantes illuminations. Louis XV devient père à 17 ans, en 1727, et le devient neuf autres fois au cours des dix années suivantes.

  • le 5 septembre 1755 : début du Grand Dérangement.

En 1755, l'Acadie compte 14 000 habitants. Ils jouissent d'une certaine aisance matérielle avec en particulier un cheptel considérable, dont 48 000 moutons, 43 000 bêtes à corne, 23 000 porcs et 3 000 chevaux. La plupart des membres du Conseil de la Nouvelle-Écosse récemment arrivés de la Nouvelle-Angleterre convoitent les terres des Acadiens. À l'époque, les marchands bostonnais s'étonnent d'ailleurs que des « étrangers » aient le droit d'avoir de si bonnes terres.

Ce jour commence l'emprisonnement des hommes acadiens et, dans l'église de Grand-Pré, la lecture de l'édit de déportation par John Winslow, commandant militaire d'Annapolis. Il compte expulser 5 000 Acadiens de Grand-Pré, d'Annapolis et de la baie de Fundy. En voici un extrait:

« J'ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C'est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté concernant les habitants français de cette province de la Nouvelle-Écosse. Vos terres, vos maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés ».

(Tiré de Acadie; Esquisse d'un parcours; Sketches of a Journey. p.52)

Réunion dans l'église de Grand-Pré

  • le 5 septembre 1781 : bataille de Cheseapeake, aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie.

La bataille de la baie de Chesapeake est une bataille cruciale de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, qui oppose les flottes françaises et britanniques le 5 septembre 1781. Sous les ordres du commandant François de Grasse, les forces françaises remportent la bataille grâce à la précision de leurs tirs. Par cette victoire les Français empêchent les Britanniques du Contre-amiral britannique Thomas Graves de venir renforcer Yorktown. Sans approvisionnement, la ville va tomber aux mains des Américains et leur permettre d'acquérir leur indépendance. Elle est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.

Par cette victoire, la France peut récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763 dont Sainte-Lucie et Tobago.

  • le 5 septembre 1792 : 70 galériens sont massacrés au Collège des Bernardins, à Paris, par les sans-culottes les prenant pour des religieux déguisés.
    • le 5 septembre 1793 : victoire Vendéenne de Chantonnay.

Alors que les insurgées Vendéens demandent de plus en plus à « changer de chemise » et répondent moins rapidement aux appels au combat, les républicains installent deux camps fortifiés en plein cœur de la Vendée : aux Roches entre Saint-Vincent-Sterlanges et Chantonnay aux Naudières à l'embranchement des routes de Montaigu et de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. La veille, les généraux Républicains et les Conventionnels en missions ont décidé d'enserrer la Vendée dans un étau constitué par les 120.000 hommes des deux armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest. Ce sont pourtant les Vendéen qui reprennent l'initiative, le 5 septembre 18.000 hommes regroupés aux Herbiers sous les ordres de Stofflet et D'Elbée attaquent le camp des Roches, commandé par l'adjudant général Marceau.

Les Républicains sont obligés de fuir laissant 3000 des leurs sur le terrain, les Vendéens ont quand à eux perdu 1500 hommes, c'est la victoire Vendéenne de Chantonnay. Le même jour Charette échoue dans son attaque du camp des Naudières et ne réussit pas à en déloger les Bleus.

  • le 5 septembre 1798 : la Loi Jourdan rend le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.
  • le 5 septembre 1800 : l'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
  • le 5 septembre 1816 : dissolution de la Chambre introuvable.

Alors que cette assemblée cherche à réaliser une vraie Restauration, rompant avec les erreurs révolutionnaires philosophiques et remettant Dieu à la source de tous pouvoir, Louis XVIII, le roi non sacré, selon le souhait de la maçonnerie, qui avait déjà tenté d'empêcher le sacre de Louis XVI, dissout la « Chambre introuvable », dominée par les royalistes, entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu et de Decazes, ministre de l'intérieur, tous deux maçons.

  • le 5 septembre 1838 : décès de Charles Percier, architecte français.

Charles Percier naît à Paris le 22 août 1764. Il est le précurseur, avec son ami Pierre-François-Léonard Fontaine, du style Empire. Dès 1794, ils travaillent ensemble, et ce jusqu'à la fin de leurs carrières respectives. Il réalise notamment l'Arc de Triomphe du Carrousel et le Château de Malmaison. Il reçoit le prix de Rome en 1786 et est élu à l'Académie des beaux-arts en 1811. Il meurt à Paris le 5 septembre 1838 à 72 ans.

  • le 5 septembre 1905 : naissance de Maurice Challe, général français.

Le général Maurice Challe est un des quatre généraux organisateurs du putsch militaire à Alger en 1961. Il meurt le 18 janvier 1979.

  • le 5 septembre 1914 : Charles Péguy, écrivain français, meurt au combat, à Villeroy.

Né le 7 janvier 1873 à Orléans, Péguy est un écrivain français. Il a aussi écrit sous les noms de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Également essayiste et poète, il est un artiste engagé. D'abord socialiste, anticlérical et dreyfusard, il finit par se convertir et devenir militant catholique, conservateur, et royaliste. Lieutenant de réserve, il combat dès le début de la Première Guerre mondiale et meurt au début de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914 alors que sa femme est enceinte. Extrait de Eve, œuvre écrite en 1913 :

Vous nous voyez debout parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.

Ne déposerons-nous sur la table éternelle

Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

   

Vous nous voyez marcher parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.

Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre

Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.

   

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

   

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

   

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.

Car elles sont le corps de la cité de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première argile et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première terre et l'argile plastique.

Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.

Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,

Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.

Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

   

Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.

Qu'ils soient ensevelis dans un dernier silence.

Que Dieu mette avec eux dans la juste balance

Un peu de ce terreau d'ordure et de poussière.

   

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau

Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.

Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,

Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

   

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.

Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.

Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit

Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

   

Mère voici vos fils et leur immense armée.

Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.

Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre

Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée.

   

Charles Péguy Eve (1913)

 

  • le 5 septembre 1914 : début de la bataille de la Marne.

La bataille de Marne eut lieu du 5 au 12 septembre 1914.

À l'été de 1914, les troupes alliées sont en pleine retraite après leur défaite sur les frontières. Le corps expéditionnaire britannique planifie déjà son repli vers les ports de la Manche, pour un éventuel ré-embarquement.

Après l'échec du plan Joffre en Lorraine, l'échec de la bataille des frontières, l'invasion et la retraite, l'armée française recule. Les troupes sont en replis ininterrompu depuis la frontière. Rien ne semble pouvoir contenir la puissance de l'offensive allemande Après l'échec du plan Joffre en Lorraine, l'échec de la bataille des frontières, l'invasion et la retraite, l'armée française recule, quel facteur pourrait la sauver d'un désastre imminent? Le 2 septembre, on prépare une contre-attaque commune généralisée à hauteur de la Marne. Le 5 septembre, les Alliés engagent le combat.

Les livres d'histoire parlent de « Miracle de la Marne » en décrivant un effort surhumain d'une armée épuisée, une organisation logistique utilisant toutes les ressources disponibles tels que les taxis parisiens, un savoir faire tactique de généraux qui comme Galliéni, Lanrezac, Franchet d'Espèrey, ou Foch ont su discerner une faute de l'ennemi et l'exploiter. C'est incontestable.

Cette vision dite « rationnelle » n'a rien d'incompatible avec une intervention divine qui donne un tout autre sens à l'expression de Barrès de « Miracle de la Marne ». En effet, comme l'a dit Jeanne d'Arc à un autre moment critique de notre histoire : « Les soldats ont combattu et Dieu a donné la victoire ».

Ils sont nombreux, des deux côtés du front, à témoigner de la présence de la Sainte Vierge lors de la bataille de la Marne. Ainsi, madame Tripet-Nizery, infirmière de 1914 à 1916, reçoit un blessé français qui lui aurait avoué :

«Quand nous avons eu l'ordre de repartir en avant, une femme en blanc, devant la tranchée, nous entraînait». Ou encore un officier allemand, fait prisonnier : «Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous (...) Nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d'Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place».

Or c'est, en effet, le premier vendredi de ce mois de septembre, que l'armée allemande se détourne soudain et inexplicablement de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne.

Le pape Saint Pie X l'a en quelque sorte prophétisé, le 10 avril 1910 quand il reçoit les pèlerins français, il leur tient ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National :

"Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Coeur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. "

Voir les chroniques du 6 du 8 et du 12 septembre.

  • le 5 septembre 1932 : décret supprimant la Haute-Volta.

La colonie de Haute-Volta est démembrée, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Soudan français, futur Mali, et le Niger.

  • le 5 septembre 1944 : les Anglais détruisent le Havre.

Le mardi 5 Septembre 1944, entre 17h45 et 19h30,  pour des raisons encore inconnues aujourd'hui, l'aviation anglaise détruit le centre du Havre par les bombes, sans causer de tort aux Allemands. 5123 civils sont tués. Le cœur historique de la ville est rasé, les bombardements réduisant en miettes les admirables constructions médiévales en colombages, la cathédrale dont la voûte s'effondre sur les nombreuses personnes qui avaient trouvé refuge à l'intérieur est réduite en cendres. Il est évident que les conditions météorologiques et l'importance des moyens déployés excluent une bavure : 300 bombardiers lourds, 500 Lancasters et 80 000 tonnes de bombes explosives et incendiaires ne peuvent pas avoir été envoyés sans raison. Or seule la population et la ville ont été détruites.

Ce qu'il reste du vieux centre ville !

  • le 5 septembre 1997 : Mère Teresa s'éteint à Calcutta.

Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l'âge de 87 ans. D'origine albanaise, elle découvre l'Inde à l'âge de 18 ans. Fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle voue sa vie aux déshérités de Calcutta et d'autres villes de l'Inde, où elle crée plus de 50 écoles et 200 centres d'accueil, orphelinats, cliniques mobiles. Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1979.

Posté le 5 septembre 2014 à 05h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

04 septembre 2014

5 septembre : messe pour Charles Péguy, mort au champ d'honneur

Thibaud de Bernis et les membres du bureau du Cercle Charles Péguy de Paris vous invitent vendredi 5 septembre à une messe célébrée en la basilique Sainte-Clotilde, par le Père Laurent Stalla Bourdillon, curé de la paroisse Saint Clotilde à Paris, à l'intention du Lieutenant Charles Péguy, mort il y a 100 ans.

Vendredi 5 septembre 19H Basilique Saint-Clotilde 23 bis Las-Cases Paris 7

Posté le 4 septembre 2014 à 21h05 par Michel Janva | Lien permanent

Commémorations historiques : ne pas regarder uniquement le mal commis

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

F"Pourquoi notre époque a-t-elle tant soif de commémorations ? Tout se passe comme si, frappée d’amnésie envers le passé, et de cécité concernant l’avenir, il lui fallait retrouver le sens du temps long, et s’inscrire ainsi dans la durée. Mais hélas notre mémoire est devenue un champ de bataille, prise d’assaut par des lois dites « mémorielles », qui créent une surenchère de revendications communautaires et dressent les Français les uns contre les autres. Qu’ils s’agissent des Juifs, de la colonisation ou des Arméniens, c’est mémoire contre mémoire, le tout au détriment de l’unité de la nation.

L’autre inconvénient, c’est que ces lois forcent la mémoire collective à ne regarder que le mal commis. Et s’il ne faut certes pas occulter le caractère tragique de la condition humaine, l’identité européenne peut-elle se réduire à cette capacité à faire le mal ? À lire certains auteurs, il semblerait en effet que l’homme blanc européen doive à lui seul porter le poids de cette culpabilité.

Il s’agit donc de retrouver un rapport plus juste au temps et à la mémoire. Prenez 14-18, qui a été la matrice de beaucoup d’horreurs du XXe siècle, à commencer par le communisme en 1917. Comme le souligne le Père Peyrous, il est important que les commémorations qui démarrent ne se focalisent pas uniquement sur la « boucherie » que fut le premier conflit mondial, mais qu’elles mettent aussi en lumière les nombreuses grâces qui ont surabondé, quoique souvent de manière souterraine : combien d’actes héroïques accomplis par les aumôniers militaires durant cette période pour administrer les sacrements… ?

Ce n’est pas la petite histoire, mais sa face cachée. Celle qui a permis à la « grande » de ne pas voir notre civilisation disparaître corps et âme, ainsi que le craignait Paul Valéry. [...]"

Posté le 4 septembre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 4 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 septembre 422 : le pape Saint Boniface 1er meurt.

 Il est fêté le 4 septembre.

  • le 4 septembre 476 : l'abdication de Romulus Augustule, fin de l'Empire romain en Occident.

Le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome et met fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule alors adolescent. Il envoie ce dernier en exile en Campanie, dans un couvent avec une confortable pension.

Odoacre envoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l'empereur légitime d'Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. En apparence, depuis Ravenne puisqu'il a abandonné Rome, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d'Orient, dans les faits, l'Empire a cessé d'exister en Occident.

Odoacre entre dans Rome et l'empereur Romulus Augustule capitule :
(image tirée des revues "Altaya - les Chevaliers du Moyen Age")

  • le 4 septembre 1346 : début du Siège de Calais.

Pendant la guerre de Cent Ans, le Roi de France Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Edouard III se disputent la couronne de France. Après la défaite de Crécy le 26 août 1346, Edouard III qui ne songeait qu'à rentrer en Angleterre, remonte vers le nord et arrive à Calais le 4 septembre 1346. C'est le début du siège de Calais qui dure 11 mois. La ville va rester sous domination britannique durant deux siècles.

  • le 4 septembre 1414 : paix d'Arras entre Armagnacs et Bourguignons.

Cette paix qui ne sera qu'une trêve, est signée la paix d'Arras entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne, au nom de son père, le Roi Charles VI.

Les signes distinctifs (croix de Saint-André pour les Bourguignons et la bande blanche pour les Armagnacs) d'appartenance aux factions rivales sont bannis, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sur ordre du Dauphin. Les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix.

 

  • le 4 septembre 1729 : naissance de Louis-Ferdinand de France, fils aîné de Louis XV.

    Le dauphin Louis (1729-65), par François-Hubert Drouais (Madrid, Musée du Prado)

Louis-Ferdinand de Bourbon, Prince de France et de Navarre (1729-1765) est le fils aîné de Louis XV.Elève brillant, d'une foi et d'une piété exceptionnelles, il est très vite en totale opposition avec la vie dissolue de son père. Il épouse en 1745 l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon qui décède l'année suivante. Veuf à 17 ans, sans héritier mâle, il se remarie avec la fille du roi de Pologne. Il est l'ennemi désigné des encyclopédistes, des Huguenots, des jansénistes et des francs maçons, des parlementaires toujours très gallicans. Beaucoup d'historiens donnent de lui une image d'un prince, chef du parti des Dévots, à l'esprit étriqué soucis du respect des traditions. Il est un pourtant prince éclairé en phase avec l'esprit de son temps dont les positions au Conseil du Roi montre le souci de respecter tant la vocation de la France de Fille aînée de l'Eglise que la liberté des Français.

Le 20 décembre 1765, le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, (page 201) note que :

«…le Dauphin ayant résisté à toutes les embuches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… »

Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, et l'ennemi personnel du Dauphin est même suspecté de l'avoir empoisonné ; Choiseul ami et protecteur des philosophes dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.

Trois des fils du Dauphin seront Rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, avec qui s'arrête la branche des Bourbons. Une fois encore, le souvenir du Testament de Saint Rémi doit être rappelé :

« Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »

Voir la chronique du 13 janvier.

  • le 4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français.

François-René de Chateaubriand, naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768. Auteur romantique, il reste surtout dans la postérité pour son œuvre posthume les "Mémoires d'outre-tombe", publiées en 1849. Il meurt à Paris le 4 juillet 1848.

  • le 4 septembre 1793 : arrivéede Kléber et des Mayençais, victoire puis défaite Républicaine de Torfou.

Après la victoire Vendéenne de Chantonnay le 4 septembre, l'armée de Mayence détachée de la redoutable armée du Rhin entre dans Nantes pour soutenir l'armée des Côtes de Brest. Kléber, qui vient de capituler à Mayence avec tous les honneurs de la guerre, doit écraser au plus vite grâce à ses 16.000 hommes aguerris et à ses généraux expérimentés les « brigands » Vendéens, selon les ordres donnés par un par décret de la Convention, en date du 1er août précédent.

  • le 4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.

Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés et les royalistes du club de Clichy et du Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La démocratie en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donne pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat.

Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.

  • le 4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.

Les Frères *** Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.

  • le 4 septembre 1872 : rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
  • le 4 septembre 1914 : l'armée allemande occupe Reims.
  • le 4 septembre 1944 : arrestation du général Dentz.

"Le général Dentz est arrêté par un garçon boucher FFI et incarcéré à Fresnes puis condamné à mort le 20 avril 1945. Il passe 198 jours enchaîné, fers aux pieds dans l'attente de son exécution, au milieu des condamnés de droit commun. Sa peine étant commuée en détention à perpétuité il y meurt dans des conditions de détention abjectes le 13 décembre 1945. Il est l'exemple ineffaçable de la haine des « gaulchevistes » contre un officier ayant défendu l'honneur de la France et des populations sous mandat au Moyen-Orient."

Gaullisme et gaulchévisme de Hervé Ronzyé page 107, cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 219)

  • le 4 septembre 1958 : présentation au peuple français par le général De Gaulle du projet de Constitution de la Ve République, place de la République.
  • le 4 septembre 1981 : assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.

Posté le 4 septembre 2014 à 05h07 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

03 septembre 2014

3 septembre 1792 : le dépeçage de la princesse de Lamballe

L'horreur révolutionnaire est racontée avec détails dans un article du Point.

Posté le 3 septembre 2014 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 3 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 septembre 590 : élection du pape Grégoire Ier « le Grand ».

Grégoire Ier, dit le Grand, est né vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590. Instruit dans toutes les disciplines, il connait le grec, le droit et l'art d'administrer.

Il est élu pape contre son gré alors que la peste sévit à Rome depuis six mois, et a emporté son prédécesseur.

Il définit l'ordre avec lequel doit se faire la solennelle supplication :

« Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »

Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ; Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia ! L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange.

Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.

Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.

  • le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.

Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui se poursuivra jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse puis Foix, où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre « aux environs de la Saint Michel.

  • le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.

Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentrait au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porta un coup de couteau qui ayant été détourné, le blessa aux lèvres.

Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont, on fit courir le bruit qu'il avait été leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on avait trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.

C'est cet arrêt que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires ont éclaté au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel deviendra à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.

Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui :

« on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).

  • le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.

La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.

  • le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.

L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but à peine caché est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'l vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin. L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".

L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.

  • le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.

Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.

  • le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :

" Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave."

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247

  • lle 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.

Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…

Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.

  • le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.

Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il meurt le 22 janvier 1922. Il prend le nom de Benoît XV. Il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et appuie la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette ou encore au Très Précieux Sang.

Le pape Benoît XV, le jour de son élection, proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento.

Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et appuie la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Voir les chroniques du 22 janvier,

  • le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
  • le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.

Suite à l'invasion de la Pologne le 1er septembre par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.

  • le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anti cléricale de la république.

Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.

  • le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.

L'encyclique est consultable entièrement ici :

  • le 3 septembre 1978 : messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul Ier.

 

  • le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.

Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.

Posté le 3 septembre 2014 à 06h20 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

02 septembre 2014

Il y a cent ans, la Sainte Vierge sauvait Paris !

Lu dans le bulletin paroissial de la paroisse Notre-Dame des armées :

"Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 22 août 1914 fut, pour la France, le jour le plus meurtrier de toute son histoire : 27000 soldats français furent tués. Le 2 septembre, le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux: les Allemands sont à Senlis, à 45 km de la capitale, lorsque, soudain, tout changea. Le courrier de la Manche fait le récit de ce retournement inespéré de la bataille de la Marne qui s'est produit le8 septembre 1914 et raconte que, le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé avait été fait prisonnier pendant la bataille de la Marne :

«Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris... elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous  repousser... Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi.»

Un monument a été inauguré en 1923 à Barcy dans la Marne, pour marquer cet évènement. En souvenir de cette apparition et surtout de la protection maternelle de la France par la Sainte Vierge et pour lui demander de nous aider encore aujourd’hui, nous célèbrerons particulièrement ce 8 septembre à Notre-Dame des Armées.

Lundi 8 septembre à Notre-Dame des armées à Versailles : chapelet à 18h15, messe chantée à 19h."

Posté le 2 septembre 2014 à 07h07 par Paula Corbulon | Lien permanent

C’est arrivé un 2 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 ou le 11 septembre 909 : fondation de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne.

(Le 2 septembre, selon la date proposée par l'historien de Cluny Guy de Valous, dans: Le monachisme clunisien des origines au XVe siècle. D'autres historiens place la fondation le 11 septembre.)

Suite au Traité de Verdun de 843, les Abbayes bénédictines se voient placées sous la tutelle de princes, comtes et autres seigneurs des provinces de l'Empire.

Guillaume Ier le Pieux, comte de Mâcon, duc d'Aquitaine, consacre son domaine de Cluny aux Saints Pierre et Paul pour y faire bâtir une Abbaye obéissant à la règle de Saint Benoît. Mais il souhaite que l'abbaye soit placée directement sous la tutelle pontificale. C'est donc une abbaye immunitaire, indépendante à la fois de l'évêque et des seigneurs de la région, et ne devant obéissance qu'au pape. Cet élément joue un grand rôle dans le développement de l'abbaye.

Bernon devient le premier Père Abbé de Cluny. Il reçoit le pouvoir de pouvoir rendre justice sur son domaine ; Cluny prend de l'importance en France car l'abbaye peut octroyer protection à d'autres abbayes. Un réseau puissant et quasi-indépendant du pouvoir des derniers carolingiens prend forme. Mais l'expansion de Cluny son apogée au XIe siècle est en grande partie l'œuvre de l'un de ses plus grands abbés : Odilon.

L'abbaye constituait un foyer intellectuel et culturel important du Xe au XIIe siècle. Cluny est aussi un centre d'études de premier ordre. A la révolution, l'abbaye devient bien national. Les révolutionnaires détruisent le bâtiment, qui était en bon état, à l'aide de mines dès 1791, en ayant préalablement vendu tapisseries, mobiliers, et les objets du culte. Ils brûlent les archives. Le domaine de l'abbaye est vendu en 1798 pour 2,14 millions de francs. Le 8 mai 1810, on fait exploser la façade et le grand portail. L'abbaye sert alors de carrière de pierres jusqu'en 1813.

  • le 2 septembre 1715 : le Parlement de Paris déclare Philippe d'Orléans Régent.

Le testament est rédigé le 2 aout et complété par deux codicilles du 23 avril et du 23 aout 1715. Les lois fondamentales du Royaume désignent Philippe d'Orléans comme Régent. Le problème est que les mœurs du neveu du Roi-Soleil sont scandaleuses. Ses orgies et fêtes scabreuses ont fait de lui un personnage qui sent le souffre. Pour respecter les lois fondamentales du Royaume tout en contrôlant les actes politiques de son neveu, le Roi trouve une solution originale.

Le Roi n'écarte pas Philippe d'Orléans, mais le nomme chef du conseil de Régence ; il en nomme par écrit tous les membres et le Régent doit suivre la majorité sur les décisions à prises. Le Fils légitimé du Roi, le Duc du Maine est le chef des armées.

Philippe d'Orléans prépare sa riposte le jour même de la mort du Roi en convoquant le Parlement et les Pairs de France, avec qui, il a d'avance négocié le titre de Régent. Le Parlement de Paris annule donc le testament de Louis XIV et attribue la régence à l'oncle du jeune Louis XV, le duc Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et de La Palatine. En échange le Parlement obtient un accroissement de certains de ses droits…

  • le 2 septembre 1715 : chapelle funéraire du Roi Soleil.

Le cercueil de Louis XIV est exposé dans le salon de Mercure au château de Versailles, veillé par 72 ecclésiastiques, avant d'être transporté en grandes pompes à la basilique Saint Denis.

  • le 2 septembre 1773 : naissance de Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France

Collégien à l'école royale militaire de Sorèze de 1787 à 1790, Louis de Ghaisne, comte de Bourmont y fait la connaissance d'Henri de La Rochejaquelein. En 1788, il entre au régiment des Gardes-françaises et assiste aux évènements du 14 juillet 1789 et à la mutinerie de son régiment le même jour. Fin 1790, il émigre et en 1791, il sert sur le Rhin comme aide de camp du prince de Condé.

En 1795, étant passé dans l'Ouest il y sert d'abord d'agent de liaison entre l'insurrection et l'émigration, puis comme commandant en second des troupes avec la fonction de major-général de l'Armée catholique et royale du Maine, d'Anjou et de la Haute-Bretagne. Il participe à la troisième chouannerie en 1799 et commande l'Armée catholique et royale du Maine avec laquelle il écrase les Bleus à la bataille de la Hennerie prend Le Mans. Compromis dans la conspiration de Cadoudal, il est arrêté sur ordre de Fouché en 1801, mais s'évade en 1804 et part habiter au Portugal. Sous la Restauration il commande l'expédition en l'Algérie. Il meurt le 27 octobre 1846.

  • le 2 septembre 1792 : massacres révolutionnaires, début de la Terreur.

1532 personnes sont massacrées à Paris dans le but de terroriser la population et de réduire les indécis ou les modérés au silence. C'est le début de la Terreur.

« Sans cette journée, la révolution ne se serait jamais accomplie […] il n'y aurait pas de Convention nationale. » (*)

Comme le vote qui suit peut-il être encore considéré comme valide. 90% des inscrits ne vont pas voter. Parmi les victimes sont assassinée des personnes qui auraient pu être gênantes lors du procès du Roi auquel les révolutionnaires pensent déjà.

Et le décret de béatification des Martyrs de septembre affirme :

« On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompus les mœurs et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines. L'âme est émue d'horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu'exhibèrent pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d'hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l'Eglise, à la liberté de conscience, ou pour s'être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.

Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables qui, durant cette noire tempête, furent livrés à la mort, brille certes au premier rang cette insigne légion d'hommes qui à Paris, au mois de septembre 1792, furent immolés avec une souveraine et une infâme barbarie. » (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, (Editions de Chiré pages 74 et 75)

C'est le début des massacres de septembre à Paris. Pendant quatre jours, des Parisiens, encouragés par quelques personnalités politiques (Danton, Marat, Fréron) massacrent quelque 1 300 prisonniers.

  • le 2 septembre 1793 : la Convention ordonne de détruire les portraits et effigies des Rois.

Du passé il faut faire table rase ; voir la chronique du 12 mai pour comprendre à quel point la haine peut rendre stupide. Sans le courage d'agents municipaux strasbourgeois la cathédrale aurait été défigurée.

  • le 2 septembre 1795 : un décret consacre le principe de dualité de juridictions de l'ordre juridique français.

Selon ce principe, le juge judiciaire ne peut connaître des litiges impliquant l'administration. Le pouvoir napoléonien consolide cette architecture judiciaire avec la création de juridictions administratives spécifiques : le Conseil d'État est institué par la Constitution de l'an VIII sur le modèle de l'ancien conseil du roi, suivi des Conseils de préfecture et de la Cour des comptes.

  • le 2 septembre 1870 : signature de l'acte de reddition après la défaite de Sedan, Napoléon III est fait prisonnier.

Après l'échec de la division du Général Margueritte, composée de régiments de Chasseurs d'Afrique, de Chasseurs, de Hussards, à briser l'encerclement de Sedan, Napoléon III, encerclé à Sedan, capitule : il est fait prisonnier avec 91 000 hommes, 400 canons et 6000 chevaux. La nouvelle du désastre de Sedan arrive à Paris aux ministres, par un message de Napoléon III:

"L'armée est défaite et captive ; n'ayant pu me faire tuer au milieu de mes soldats, j'ai dû me constituer prisonnier pour sauver l'armée".

  • le 2 septembre 1945 : Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Viêt Nam.

Hô Chi Minh proclame la République Démocratique du Viêt Nam à Hanoï et l'indépendance du pays sur la Place Ba Dinh. Le Vietminh, fondé en 1941 par d'anciens dirigeants du parti communiste indochinois, profite de la capitulation du Japon et de l'épuration lancée par les gaullistes dans l'administration française locale, pour proclamer l'indépendance. Ho Chi Minh devient président du nouveau gouvernement révolutionnaire. La guerre d'Indochine va commencer dans peu de temps.

  • le 2 septembre 1970 : mort du Général Koenig.

Fils d'un facteur d'orgue d'origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899.

Il participe à la première guerre mondiale au sein du 36e Régiment d'Infanterie, et se distingue dans les Flandres, dans l'Oise et sur l'Ailette. En 1931, devenu capitaine, Pierre Koenig rejoint la Légion Étrangère au Maroc et participe aux opérations de pacification du Rif. En 1940, Koenig participe à la bataille de Narvik au sein de la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère. En 1941, Koenig participe aux combats de Syrie contre les forces françaises restées fidèles au Maréchal Pétain, avec l'état-major de la 1re Division de la France Libre. C'est à la tête de la 1re Brigade Française Libre qu'il mène la Défense de l'oasis de Bir-Hakeim, puis participe à la bataille d'el-Alamein.

Le 25 août 1944, Pierre Koenig défile sur les Champs-Élysées à Paris. Dans la foulée, il est nommé Gouverneur Militaire de Paris, jusqu'à la fin de la guerre.

Inspecteur en Chef des Forces d'Afrique du Nord, député du Bas-Rhin, président de la Commission de Défense de l'Assemblée Nationale, ministre de la Défense, compagnon de la Libération et membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, Pierre Koenig décède à l'Hôpital Américain de Neuilly.

Posté le 2 septembre 2014 à 06h15 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

01 septembre 2014

C’est arrivé un 1 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 1er septembre 1544 : la Compagnie de Jésus s'installe à Rome.

A Rome, Saint Ignace et ses compagnons prennent possession de la maison de Notre-Dame de la Route, qui devient la 1ère Maison professe de la Cie de Jésus, qu'ils ont construit à côté une maison achetée le 15 août 1540. Le pape Paul III leur a confié la Chapelle de Notre-Dame de la Route après avoir approuvé leur Constitution le 27 septembre 1540. De nos jours, les salles habitées par saint Ignace se visitent toujours. C'est d'ailleurs là qu'il a écrit les Constitutions de la Compagnie. Travail qu'il n'a pas pu finir avant sa mort dans cette maison le 31 juillet 1556.

  • le 1er septembre 1557 : Jacques Cartier meurt à St-Malo.

L'explorateur français Jacques Cartier, découvreur du Canada, s'éteint dans sa ville natale de Saint-Malo. Né en 1491, il est l'auteur de cartes de navigation qui permettent d'aller au Canada, pays qu'il a découvert et baptisé. Successeur de l'explorateur florentin Jean de Verrazane, Jacques Cartier y mène trois expéditions. Il succombe de peste qui ravage Saint-Malo en 1557. Voir les chroniques du 20 avril, 10 mai.

  • le 1er septembre 1715 : mort du Roi de France Louis XIV, le « Roi-Soleil ».

Après soixante-douze ans de règne et à soixante-dix-septième ans, Louis XIV, meurt au château de Versailles. Son corps est exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint-Denis. Son arrière petit-fils, alors âgé de cinq ans, lui succède sous le nom de Louis XV.

L'agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août lorsqu'il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly. Il ressent une douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon prend pour une sciatique alors qu'il s'agit d'une gangrène sénile.

A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité, il déclare aux membres de la Cour :

« Pourquoi pleurez-vous ? M'avez-vous cru immortel ? »

Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »

Le 1er septembre 1715 au Château de Versailles, après s'être confessé, Louis XIV s'éteint à 8h00. Le siècle de Louis XIV a d'abord été le siècle de Marie. Il découle directement de la consécration de la France à la Sainte Vierge. La consécration a fait de la France le Royaume de Marie. Si le pays a atteint son apogée avec une prospérité économique remarquable, fondée sur une production, dont la qualité, le goût et l'élégance sont partout reconnus ; avec un rayonnement des Beaux arts, de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et de l'art oratoire ; avec un développement scientifique incroyable ; et surtout avec un renouveau de la foi catholique, qui voit éclore une quantité incroyable de nouvelles congrégations, qui entreprennent la ré-évangélisation du pays, c'est d'abord parce qu'un homme a su insuffler au pays sa propre grandeur et sa propre noblesse de cœur. Et c'est homme c'est le don de Marie à la France, Louis Dieudonné, le Roi Soleil.

 

  • le 1er septembre 1747 : seconde intervention française en Corse.

En 1737, par la Convention de Versailles, Louis XV s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande. Le Saint-Empire et le royaume de France sont des alliés de longue pour lutter contrer les flottes ottomanes en Méditerranée et la piraterie barbaresque. Moins de dix après la première intervention française en Corse, le colonel de Choiseul-Beaupré débarque avec son armée à Bastia afin de reprendre la ville à la coalition anglo-austro-sarde, qui l'occupe depuis 1745. C'est un succès, et Gênes récupère le contrôle de l'Ile.

  • le 1er septembre 1784 : décès Jean-François Séguier, botaniste français.

Jean-François Séguier est un botaniste et épigraphiste français, né le 25 novembre 1703 à Nîmes et mort le 1er septembre 1784 d'une attaque d'apoplexie au même endroit.

  • le 1er septembre 1870 : défaite de l'armée française à Sedan.

La France, pays majeur en Europe, où l'empereur était incontournable sur le plan diplomatique est écrasée par la petite Prusse alliée aux états allemands coalisés. La défaite est humiliante pour les Français. Mac-Mahon capitule devant les Prussiens et Napoléon III est capturé le 2 septembre. Le 4 septembre, une révolution d'une journée met à bas le Second Empire et proclame la IIIe République. Les Prussiens atteignent Paris, et l'occupent dès le 18 septembre. Le IIe Reich est proclamé à Versailles (cf. la chronique du 18 janvier) et la France perd l'Alsace-Lorraine.

  • le 1er septembre 1970 : décès de François Mauriac, écrivain français.

Voir la chronique du 11 octobre

  • le 1er septembre 1974 : carte à puce.

C'est l'arrivée sur le marché des premières «cartes à puces» inventées par le Français Roland Moreno qui en a déposé le brevet le 25 mars 1974.

Posté le 1 septembre 2014 à 06h11 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

31 août 2014

Atelier théâtre à Anglet sur le bienheureux abbé de Cestac

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Posté le 31 août 2014 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

C’est arrivé un 31 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 31 aout 1461 : le Roi Louis XI entre triomphalement à Paris.

C'est à l'âge de trente-huit ans, que l'éternel Dauphin, devenu Louis XI, rentre en maître dans la capitale du royaume de France. Après le sacre à Reims le 15 aout (Voir la chronique du jour) le Roi tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand son père Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" est accompagné de près de 4000 seigneurs aux tenue resplendissantes.

Paris accueille somptueusement son nouveau souverain : des fontaines où coulent le vin, le lait et l'hypocras, des spectacles surprenants, tels qu'une pantomime qui évoque des épisodes de la Passion du Christ, des combats de saltimbanques déguisés en sauvages, scènes de chasse vivante, reconstitution de la bataille de Dieppe de 1443.

A Notre Dame, c'est l'évêque, entouré du clergé et des membres de l'Université qui accueillent Louis XI. La cérémonie s'achève sur un Te Deum, donné dans la cathédrale, et par le banquet traditionnel au Palais, qui dure jusqu'à minuit. Les festivités vont durer 15 jours. Voir les chroniques du 3 juillet, des 1, 15 et 30 août.

  • le 31 aout 1464 : Paul II est élu pape.

Pietro Barbo née le 23 février 1417 à Venise et meurt le 26 juillet 1471. C'est un religieux italien qui devient le 211ème pape de l'Église catholique sous le nom de Paul II. Amateur de magnificence, il fait bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il décrète également l'année sainte de 1475. Il autorise la création de l'université de Bourges le 12 décembre 1464, à la suite d'une demande du Roi Louis XI.

  • le 31 aout 1622 : les armées du Roi Louis XIII commencent le siège de Montpellier.

Voir la chronique du 19 octobre qui marque la fin du siège, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas ; du 28 juin sur le siège d'Alès.

  • le 31 aout 1670 : au séminaire de Rennes est célébrée la première fête du Sacré-Cœur.

La Congrégation des Saints Rites, à Rome, ne reconnaît ce culte qu'à partir du 26 janvier 1765.

  • le 31 aout 1715 : Louis XIV tombe dans un semi-coma.

Le Roi entre en agonie 72 ans de règne s'achèvent…

  • le 31 aout 1801 : fin de l'expédition d'Egypte.

Le général Ménou, chef des troupes françaises d'Égypte, puisque Bonaparte a fui ce bourbier, signe un accord d'évacuation avec les Britanniques à Alexandrie mettant fin à la campagne d'Égypte. Cette campagne est un désastre militaire, même si elle permet à l'égyptologie de se développer.

  • le 31 aout 1811 : naissance de Théophile Gautier, poète, romancier et critique d'art français.
  • e 31 aout 1811 : décès de Louis Antoine de Bougainville, navigateur et explorateur français.

Louis Antoine de Bougainville

Portrait par Jean-Pierre Franque.

Le comte Louis-Antoine de Bougainville, née à Paris le 12 novembre 1729 et y meurt le 31 août 1811, c'est un officier de marine, navigateur et explorateur français.

Son père est notaire au Châtelet et échevin de la ville. Après des études au collège de l'Université où il montre des aptitudes pour les mathématiques, il publie deux volumes d'un Traité de calcul intégral en 1754 et 1756. C'est à la mort de son père qu'il commence une carrière militaire. Envoyé en Nouvelle-France en 1756, il sert en tant qu'aide-de-camp du brigadier-général de Montcalm sous les ordres duquel il participe à tous les combats contre les Anglais : les victoires françaises d'Oswego (1756), de Fort William Henry (1757) et de Fort Carillon (1758), où il est blessé ; siège de Québec en 1759, où Montcalm le met à la tête d'une force d'environ 1 000 hommes, dont une unité de 150 cavaliers qui réussit à repousser les tentatives de débarquement anglaises en amont de Québec.

Après la mort au combat de Montcalm, c'est lui qui dirige le repli des troupes françaises vers Montréal et il est nommé colonel. Il remet de ses propres mains la capitulation française au général britannique Jeffery Amherst à Montréal.

Capitaine de frégate en 1763, il part établir une aux îles Malouines, qu'il restitue aux Espagnols, par ordre du Roi Louis XV. Il entreprend un voyage autour du monde en partant de Nantes le 15 novembre 1766, à bord de la Boudeuse. Au Brésil, le botaniste Philibert Commerson, qui l'accompagne, découvre la fleur qu'il nomme plus tard la bougainvillée. Il franchit le détroit de Magellan, explore l'immense et dangereux archipel des Tuamotu et mouille à Tahiti, découverte en juin 1767 par Samuel Wallis. Il explore quelques semaines plus tard l'île à laquelle on donnera par la suite son nom. Il découvre ensuite la plupart des îles Samoa, qu'il appelle « îles des Navigateurs ». Il rentre à Saint-Malo le 16 mars 1769 et publie en 1771 sa Description d'un voyage autour du monde.

Promu chef d'escadre des armées navales en 1779, il commande plusieurs vaisseaux dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Et après la bataille de la baie de Chesapeake, il retourne dans l'armée de terre avec le grade de maréchal de camp.

Accusé de fuite devant l'ennemi lors de la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, le conseil de guerre le relaxe, car sa condamnation eût été embarrassante pour les ministres, compte tenu de ses relations. Il reste fidèle au Roi Louis XVI lors de la Révolution. Il est chargé en 1790 de commander l'armée navale de Brest. Promu vice-amiral en janvier 1792, il se retire du service en février de la même année, quitte la marine après en avoir refusé le ministère. Il est près du Roi le 20 juin 1792.

Arrêté pendant la Terreur, il est libéré à la suite de la chute de Robespierre. Associé libre de l'Académie des sciences depuis 1789, il est élu membre de l'Institut de France et membre du Bureau des longitudes en 1796. Il préside le conseil de guerre qui juge les responsables de la bataille de Trafalgar en 1809. Son corps repose au Panthéon de Paris.

  • le 31 aout 1870 : débuts des combats de Bazeilles.

En d'août 1870, voulant délivrer Bazaine encerclé dans Metz, Mac-Mahon constitue une armée dite « de Châlons » où se trouve la Division Bleue. La Division de marine du général de Vassoigne, aussi appelée « Division bleue » est constituées des 1er, 2e, 3e et 4e RI Coloniale assistés du Ier Régiment d'Artillerie Coloniale prend le village de Bazeilles. Après 6 jours de marche forcée depuis Reims, l'armée atteint Sedan où elle se fait fixer.

La Division bleue doit protéger Bazeilles, les « coloniaux » reprennent le village malgré l'énorme supériorité de l'artillerie ennemie. L'attaque bavaroise au matin du 1er est stoppée par une contre attaque de 150 marsouins dirigée par le commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la division.

Un double changement de Mac Mahon, blessé, par le général Ducrot, puis de ce dernier par le général de Wimpfen, entraînent ordres et contre-ordres, abandon de Bazeilles et reprise par assaut du village, et ceci à 1 contre dix !

Le général de Vassoigne estime que « l'infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et sonne la retraite afin d'éviter le massacre intégral de la troupe.

La division Bleue perd 2 655 hommes au cours de ce seul affrontement, mais l'adversaire laisse sur le terrain 7 000 tués dont plus de 200 officiers

Bazeilles est devenu la fête des Troupes de marine. L'anniversaire de cette bataille est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d'Outre-mer et sur les lieux mêmes de la bataille. Le récit qui suit est prononcé à cette occasion:

«1870 : la France est en guerre. Son territoire est envahi. Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue. Commandée par le général de Vassoigne, elle est composée de 2 brigades :

  • la 1re, général Reboul, est formée du 1er Régiment d'Infanterie de Marine de Cherbourg et du 4e de Toulon
  • la 2e général Martin des Pallières, comprend le 2e Régiment d'Infanterie de Marine de Brest et le 3e de Rochefort. Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine de Lorient fournit 3 batteries.

La Division bleue fait partie du 12e Corps d'Armée sous le commandement du général Lebrun affecté à l'armée de Mac Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d'août, va tenter la jonction avec l'armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et de contre-marches harassantes, un de nos corps d'armée s'étant laissé surprendre à Beaumont, la 1re brigade, celle du général Reboul, doit intervenir, d'ailleurs avec succès, pour le dégager.

Le lendemain 31 août vers midi, c'est l'autre brigade qui est chargée de reprendre Bazeilles que l'ennemi vient d'occuper.

Le général Martin des Pallières enlève sa troupe. L'ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée; les pertes sont sévères des deux côtés; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l'après-midi, les nôtres ne tiennent plus que les lisières nord du village. C'est alors que la brigade Reboul, conservée jusque là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement reprise une nouvelle fois. Toujours au prix de combats acharnés.

On s'organise pour la nuit. Seules des grand-gardes, placées aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la Division, tiendront la localité. Le commandant Lambert, comprenant que l'ennemi, puissamment renforcé pendant la nuit, va revenir en force, lui tend un piège.

Lorsque, le 1er septembre au lever du jour, les Bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné. Une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles.

À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l'armée et l'ordre est donné d'abandonner Bazeilles. Ce que l'ennemi n'a pas réussi, la discipline l'obtient : Bazeilles est évacué. Mais le général de Wimpffen, porteur d'une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contrepied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n'ont pas manqué de s'emparer entretemps. De Vassoigne n'hésite pas et sa division, en une seule colonne, s'empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l'adversaire.

Le 1er Corps d'armée Bavarois, renforcé d'une division supplémentaire, et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu'il combine avec des manœuvres d'encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les suffoquent, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement infligeant à l'ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu'ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que « l'infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et qu'il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant le général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l'est. À cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main à la tête des débris dont il dispose.

Bazeilles est en grande partie repris, lorsque sur l'ordre de l'empereur, il fait mettre bas les armes.

La Division bleue a perdu 2 655 des siens dont 100 officiers. »

Les dernières cartouches, tableau d'Alphonse de Neuville

  • le 31 aout 1903 : le Commandant Charcot part du Havre à bord du "Français" pour une expédition en Antarctique.
  • le 31 aout 1907 : Convention anglo-russe.

Alors que depuis un an des négociations militaires officieuses ont lieu entre la France et le Royaume-Uni, ce dernier signe un accord avec la Russie. Celui-ci définit les zones d'influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement. Désormais la France est alliée à l'empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France. Cet accord va se révéler fondamental. Ajouté à l'alliance franco-russe et à l'Entente cordiale, cet accord russo-britannique, sous l'égide de la France donne naissance à la Triple Entente.

Posté le 31 août 2014 à 06h47 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

26 août 2014

Saint Louis un modèle pour notre temps

Charles Beigbeder honore saint Louis que nous avons fêté hier :

"Il y a 744 ans, le 25 août 1270, mourait le roi Louis IX, dit « Saint Louis », des conséquences d’une épidémie de dysenterie contractée à Tunis au cours de la VIIIème croisade.

Descendant direct d’Hugues Capet, arrière-petit-fils d’Aliénor d’Aquitaine, petit fils du roi Philippe Auguste, fils de Blanche de Castille, Saint Louis, né quelques mois avant la bataille de Bouvines en 1214, reste la figure la plus emblématique du roi justicier, arbitre reconnu et respecté des conflits internationaux, roi réformateur qui modernisa la monarchie capétienne et roi bâtisseur qui embellit notre pays d’un nouveau patrimoine religieux et culturel. À titre privé, Saint Louis, époux attentif et aimant, père de 11 enfants, reste un modèle de vertu et une figure de sainteté qui impressionna ses contemporains jusqu’en Orient et força l’admiration de ses adversaires.

Roi justicier, Saint Louis l’est d’abord dans son royaume : il renouvelle la « quarantaine-le-roi » instituée par Philippe Auguste, trêve obligatoire d’au moins 40 jours après un différend privé, au cours de laquelle le recours aux armes est strictement interdit sous peine de crime de lèse-majesté, afin d’endiguer la vengeance privée et de faciliter le recours aux voies judiciaires. Dans le même esprit, il interdit les ordalies, (qui consistaient à soumettre de manière superstitieuse l’accusé à une épreuve physique pour décider de son sort) et supprime le duel judiciaire dans le domaine royal, au profit des preuves testimoniales. Couronnant le tout, il institue la « supplicatio », droit d’appel au roi de tout jugement local.

Artisan de paix, il s’efforce de limiter les conflits avec ses contemporains et consolide les acquisitions territoriales de la dynastie capétienne. [...]

Roi réformateur, saint Louis promulgue en 1254 une grande ordonnance administrative qui modernise le royaume et lutte contre l’arbitraire des officiers royaux : abolition des mesures édictées par eux en violation des coutumes locales, interdiction pour les officiers royaux d’accepter tout cadeau pour eux-mêmes ou leur famille, afin d’éviter toute forme de corruption, impossibilité d’infliger une amende sans jugement, instauration du principe de présomption d’innocence. Se souciant des injustices pesant sur la condition féminine, Saint Louis s’efforce de préserver leurs héritages et leurs dots en interdisant qu’une femme puisse être punie pour les fautes de son mari.

Roi bâtisseur, enfin, Saint Louis fonde l’abbaye de Royaumont qu’il attribue aux Cisterciens, participe à l’érection des grandes cathédrales gothiques, fait édifier la Sainte Chapelle, véritable écrin de verre enfermant les reliques de la couronne d’épines, fonde avec Robert de Sorbon, son confesseur et ami, le Collège de la Sorbonne, institue pour les Aveugles l’hospice des Quinze-Vingts, restaure l’Hôtel Dieu de Paris, ou encore fortifie la ville d’Aigues-Mortes, point de départ des deux croisades qu’il mena au cours de son long règne de 44 ans.

C’est d’ailleurs Saint Louis, qui, le premier, accorde la protection de la France aux peuples chrétiens d’Orient, bien avant les Capitulations signées en 1536 par François Ier avec la Sublime Porte. [...]

Comment ne pas voir dans la figure de Saint Louis un modèle pour notre temps !

Le manque de justice se fait cruellement sentir, alors que des pans entiers de notre territoire deviennent des zones de non-droit où les caïds font régner la terreur, et que des magistrats laxistes relâchent les délinquants récidivistes traqués par la police, alors que la Garde des Sceaux fait adopter un projet de loi contribuant à vider les prisons.

La recherche de la paix en Europe devrait conduire la France à jouer un rôle d’arbitre en Ukraine, au lieu de se contenter d’infliger des sanctions économiques à la Russie. Comment ne pas comprendre qu’il est illusoire et dangereux de vouloir cantonner l’Ukraine dans le giron européen alors que le pays reste tiraillé entre l’Ouest soumis à l’influence occidentale, et l’Est, proche de la Russie, qui n’acceptera jamais un satellite de l’OTAN ou de l’UE à ses frontières.

De même, la « réformation du royaume » est une nécessité vitale dans un pays soumis à des corporatismes plus dangereux que les féodalités médiévales, et victime d’un chômage endémique, d’une taxation asphyxiante, et d’une dépense publique toujours plus dispendieuse.

Enfin, face à ce qui s’apparente de plus en plus à un génocide des Chrétiens d’Orient mené par l’Etat islamique d’Irak et du Levant, comment ne pas s’inspirer de Saint Louis pour que, fidèle à notre tradition de protection des minorités chrétiennes d’Orient, nous demandions à l’ONU une intervention militaire placée sous l’égide du chapitre VII de la charte des Nations unies et conduite par une coalition où figureraient, aux côtés des Occidentaux, les pays de la Ligue arabe acceptant de s’impliquer dans une opération de la sorte. Ce serait notre manière contemporaine d’être fidèle à l’héritage de saint Louis !

Posté le 26 août 2014 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2014

St Louis : "j’ai regardé et examiné son Alcoran et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés"

Du père Daniel-Ange sur France catholique :

"Nous sommes en 1250. Saint Louis, prisonnier, comparaît devant le sultan du Caire. Joinville est présent, témoin de ce dialogue sidérant :

- « Quelle est la cause de votre tristesse ? »

- « C’est que je n’ai point gagné ce que je désirais le plus gagner, la chose pour laquelle j’avais laissé mon doux royaume de France, et ma mère, chère encore, qui criait après moi, la chose pour laquelle je m’étais exposé aux périls de la mer et de la guerre.

- « Et qu’est-ce donc, O Seigneur Roi, que vous désiriez si ardemment ? »

- « C’est… ton âme ! Que le diable promet de précipiter dans le gouffre. Mais jamais, grâce à Jésus Christ, qui veut que toutes les âmes soient sauvées, il n’arrivera que satan puisse se glorifier d’une si belle proie. Le Très Haut le sait, lui qui n’ignore rien : si toute le monde visible était à moi, je le donnerai tout entier, en échange du salut des âmes.

- « Eh quoi ! bon Roi, tel a été le but de ton pèlerinage si pénible ? Nous pensions tous, en Orient, que vous tous les chrétiens, aspiriez ardemment à notre soumission et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terre et non par désir de sauver nos âmes.

- « J’en prends à témoin le Tout Puissant, je n’ai point souci de retourner jamais dans mon Royaume de France, pourvu que je gagne à Dieu ton âme, et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées.

Voilà donc le mot-clé lâché. Ce que veut ce Roi missionnaire, en finale, c’est la Gloire du Ciel, la Gloire du Royaume éternel, la propre Gloire du Ressuscité, non seulement pour ce Sultan, mais pour touts les musulmans du monde.

Le sultan alors de rebondir sur ce mot et d’évoquer le ciel selon le Coran : « Nous espérons, en suivant la loi du très bénin Mahomet arriver à jouir des plus grands délices dans l’avenir. » (sous-entendu, des quantités de femmes)

Et le Roi de répliquer, droit dans le mille :

« Je ne puis assez m’étonner que vous, qui êtes des hommes discrets et circonspects (il discerne le meilleur en eux), vous ajoutiez foi à cet enchanteur Mahomet qui commande et promet tant de choses déshonnêtes ». Et se référant, non à l’Evangile, mais au simple bon sens humain, d’ajouter : « En effet, j’ai regardé et examiné son Alcoran et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés, tandis que d’après les sages anciens, voire même les païens, l’honnêteté est le souverain bien dans cette vie ». Quel amour de la Vérité ! Quelle audace ! Quels risques encourus, puisque le sultan d’un seul geste peut le faire décapiter d’un seul coup de sabre. [...]

Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique. Nos aberrations provoquent leurs révolutions. Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices. D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas. Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au christianisme. Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants. Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré. Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel. Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.

Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion : la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout amour, donc de toute paix. Celui qui, par débordement d’amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie. Déjà im-mortelle. [...]"

Posté le 25 août 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

Pour les Chrétiens d’Orient, osons fêter la Saint-Louis

De Louis, duc d'anjou :

"25 août fête de Saint Louis. En cette année de commémoration de la naissance du grand roi né en 1214, elle ne peut passer inaperçue ni nous laisser indifférent car l’image du roi nous ramène immanquablement à la Terre Sainte qui a tenu une grande place dans sa vie de souverain, de souverain chrétien. Or huit siècles après, cette terre se trouve toujours en guerre avec son lot de victimes et de drames vécus au quotidien par une des plus vieilles populations chrétiennes de la terre. Nous assistons à une véritable persécution qu’il faut dénoncer comme crime contre l’humanité. Les Chrétiens d’Irak qui étaient 1,5 millions il y a une trentaine d’années sont moins de 400 000. Le combat est celui, une nouvelle fois de David contre Goliath, des petits contre les géants. Mais les géants de nos jours sont armés puissamment et non moins puissamment fanatisés. Les moyens de résister sont faibles. Pourtant ne faut-il pas tout faire pour que ces Chrétiens demeurent sur leur terre ? Ils y vivent depuis toujours, depuis le début de l’ère chrétienne, c’est-à-dire bien avant que l’Islam n’y soit venu.

Saint Louis le saint de la justice, du bien commun et de la famille, est aussi celui d’un dialogue méditerranéen. S’il est plus que connu en France où les cérémonies organisées à l’occasion du 8ème centenaire de sa naissance et de son baptême sont nombreuses, il l’est aussi de la Tunisie à l’Egypte en passant par Chypre et il est encore largement honoré au Liban. Saint Louis, le premier, accorda la protection de la France aux peuples chrétiens d’Orient. Depuis, de François 1er à Napoléon III tous les souverains honorèrent cette promesse. La République n’y fut pas insensible même si parfois sa position manque de vigueur. Toutefois la voix de la France n’est plus aussi forte qu’auparavant et beaucoup de « bruits de fond » empêchent qu’elle soit bien audible. Ces peuples martyrs manquent de protecteurs.

Pourtant la situation des Chrétiens d’Orient demande à ce que l’on parle en leur nom. Le Pape François l’a fait fermement et courageusement il y a quelques jours. Plusieurs évêques et cardinaux français sont partis sur le terrain et ont montré par l’exemple et la prière que les chrétiens d’occident, que les fils de Saint Louis étaient à leur côté. Mais cette présence, ces prières doivent être soutenues et amplifiées. C’est à nous, nations chrétiennes dans un monde plus ou moins préservé, de rappeler qu’il y a des valeurs essentielles avec lesquelles les politiques ne peuvent transiger. Celles de la vie tout d’abord, de la vie respectée de la conception à la mort ; celles, ensuite, d’une société sachant s’élever au-dessus des seuls matérialismes et hédonismes comme vient encore de la rappeler le Pape François à Séoul ; celles, enfin, du respect mutuel entre croyants.

Le message chrétien dont la France a longtemps été le porte-parole est celui de la primauté du droit sur la force. La force du conquérant ne peut rien contre les droits de ceux qui ont toujours été là et qui se sont toujours reconnus comme chrétiens.

Cette présence chrétienne dans le coeur du Moyen-Orient, dans le berceau de la civilisation née en Mésopotamie, est une richesse pour toute l’humanité. Que serait celle-ci si l’uniformité régnait, si l’uniformité de la brutalité régnait ? Le message de Saint-Louis encourage à préserver cette richesse. Lui qui savait pardonner à ses ennemis, et a toujours mis toute son énergie en avant pour que la chrétienté puisse vivre sur la Terre Sainte. C’est la vigueur de sa foi et de ses vertus de chrétien qui ont fait que même prisonnier, ses ennemis l’ont estimé. C’est ainsi qu’il est saint et que huit siècles après il est toujours honoré.

Aîné des descendants de Saint Louis, je lance donc un appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient afin que la paix leur soit donnée, afin qu’ils puissent vivre sur leur terre et continuer à témoigner qu’au-delà de la violence des hommes, il y a place pour la charité, la justice, le droit. C’est cela la paix de Dieu. Le message malgré les siècles demeure. Le Pape François le prêche partout dans le monde. Il appartient à tous les hommes de bonne volonté de le diffuser et de faire vivre ces valeurs en redonnant du sens à leur vie. Pour les Chrétiens d’Orient, face aux persécutions et à l’exil forcé, il y a urgence. Telle est la prière que nous pouvons adresser à Dieu, par l’intercession de Saint-Louis en sa fête le 25 aout."

Posté le 25 août 2014 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2014

La Vierge noire du Puy a été brûlée le 8 juin 1794

La Montagne revient sur cette page d'histoire :

"Les pèlerins étaient encore nombreux pour les cérémonies de l'Assomption au Puy-en-Velay, cette année. Tous ont rendu hommage, comme le veut la tradition, à la Vierge noire. Une statue, objet aujourd'hui encore de toutes les dévotions, mais qui n'est qu'une effigie couronnée depuis 1856.

Dans les premières années de la Révolution, la déchristianisation va progressivement se mettre en marche. Dans une France où la religion constitue un socle important de la vie quotidienne, le choc est brutal.

Le christianisme est combattu farouchement : interdiction du culte, fin des fêtes religieuses, prêtres arrêtés ou assassinés… Le Puy-en-Velay, haut lieu de pèlerinage depuis le V e siècle, n'échappe pas à la règle. La ville doit par exemple appliquer la fermeture des églises, fin 1793. Les sans-culottes viellent à faire respecter ces lois anticléricales et les plus fidèles, condamnés à prier dans la clandestinité, craignent les représailles.

En janvier 1794, la Vierge noire est enlevée de la Cathédrale. Selon les documents d'époque, ses ornements précieux lui auraient été retirés avant qu'elle ne soit consignée aux archives municipales.

Le dimanche 8 juin de cette même année a lieu la fête nationale. Hasard ou non, elle tombe le jour de la révolue Pentecôte. Louis Guyardin, envoyé de la Convention nationale en Haute-Loire, décide pour toute festivité de faire un autodafé des reliques du christianisme sur la place du Martouret.

Devant une foule que les récits rapportent nombreuse, avec la guillotine à quelques pas – bien sollicitée ces derniers mois –, les flammes viennent alors réduire en cendres livres, tableaux, vêtements et autres, pourvu qu'ils soient en lien avec le christianisme. Clou de ce drôle de spectacle, la Vierge noire est amenée « dans un tombereau brimbalant et crotté de l'éboueur », explique l'auteur Roger Briand, dans son livre très documenté Les mystères de Haute-Loire (Editions De Borée - 2011).

Les insultes fusent en direction de la statue de bois de cèdre tant priée des siècles durant. Un premier coup de sabre vient abîmer le visage de la Vierge noire. Malgré les efforts de quelques lettrés pour éviter l'irréparable, la statue est jetée au feu.

Sous les yeux des badauds, l'objet de bois de cèdre se consume peu à peu. L'histoire rapporte qu'un parchemin enroulé serait sorti de la statue mais aurait… aussitôt été dévoré par les flammes. De quoi s'agissait-il ? Ce document aurait-il permis de connaître l'origine exacte de l'objet ? Impossible à dire. La Vierge noire est partie avec ses secrets en ce jour du 8 juin 1794. [...]"

Posté le 24 août 2014 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2014

Le succès du Puy du Fou

Les spectacles historiques du Puy du Fou ont attiré 1,74 million de visiteurs en 2013. Samedi dernier un record d'affluence a été battu au Puy du Fou avec plus de 22 000 spectateurs en une journée.

Extrait du spectacle sur Les Vikings :

Cliquer ici

Deux versions du Parc du Puy du Fou devraient bientôt voir le jour à Moscou et en Crimée.

Posté le 23 août 2014 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

100 ans de la mort de saint Pie X

Lu dans Famille chrétienne :

X"Pendant trois jours, Riese Pio X, le village natal du pape Pie X situé à une cinquantaine de kilomètres de Venise, se mobilise pour célébrer les 100 ans de la mort de leur enfant devenu curé de campagne (1858), évêque de Mantoue (1884), patriarche de Venise (1893) puis pape (1903).

Le petit village de Riese, en Italie du Nord, rend hommage à celui qui l’a rendu célèbre : saint Pie X. À l’occasion du centenaire de sa mort (20 août 1914), il est en ce moment même le théâtre d’une semaine de célébrations en son honneur. Ouverte mardi 19 août par une nuit d’adoration à l’église paroissiale, elle se poursuit mercredi, jeudi et samedi autour d’activités diverses comme l’inauguration d’une exposition (visible à Riese Pio X jusqu’au 31 août), une procession entre la maison natale de saint Pie X et l’église paroissiale du village, la présentation du timbre émis par la Poste italienne à l’occasion du centenaire et différents temps de prière. Le point culminant de cette semaine sera la célébration, samedi soir, d’une messe solennelle par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, tout juste rentré de Corée du Sud où il était ces jours-ci avec le pape. La messe sera précédée d’une procession qui partira, en fin de journée, de la place de l’église, et qui doit retracer les principales étapes de la vie du saint.

Né en 1835 dans ce village de parents de condition modeste, Giuseppe Sarto – le futur saint Pie X - fréquenta le séminaire de Padoue, avant d’être ordonné prêtre en 1858 dans la cathédrale de Castelfranco. Il devient alors vicaire à Tombolo, curé de Salzano en 1867, puis chanoine de Trévise, directeur du séminaire et chancelier épiscopal en 1875. Il est nommé évêque de Mantoue en 1884, puis promu patriarche de Venise en 1893. Élu pape le 4 août 1903, il le restera onze années, jusqu’à sa mort le 20 août 1913. Il a été béatifié (1951) puis canonisé (1954) par Pie XII.

Pape à une époque difficile – les États se préparent à la Première Guerre mondiale, l’Église a besoin de grandes réformes, l’unité de foi est menacée par l’hérésie moderniste, les assauts de l’anticléricalisme battent leur plein –, saint Pie X fait preuve d’une volonté et d’une détermination à toute épreuve et mène d’immenses réformes au sein de l’Église. Son objectif, exposé dans la première de ses seize encycliques, qu’il publie deux mois après son élection : « Tout restaurer dans le Christ » (E Supremi).

Outre plusieurs condamnations particulièrement marquantes, comme celle de la loi de séparation de l’Église et de l’État (1905) ou du modernisme (1907), c’est une réforme à la fois structurelle et spirituelle que mène le pape saint Pie X. Quelques exemples d’apports majeurs de son pontificat : le lancement des travaux qui conduiront à la publication d’un Code de droit canonique ; les encouragements donnés à la communion fréquente et l’abaissement de l’âge de la première communion des enfants ; la réforme de la formation des prêtres ; la diffusion de son fameux Catéchisme, encore récemment réédité ; la réforme de la Curie, impliquant notamment le redimensionnement de la Secrétairerie d’État ; l’ouverture du Collège cardinalice à de nouveaux continents. Un pontificat relativement court mais particulièrement dense, mené par ce saint qui fut à la fois un grand prêtre, un grand réformateur et un grand défenseur de la foi catholique."

Posté le 23 août 2014 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Procession des reliques de saint Louis en pays basque

Lu dans La Semaine du Pays Basque, écrit par Alexandre de La Cerda :

"« Louis jusqu’à son heure dernière / Lutta jadis, vaillant soldat, / Nous qui marchons sous sa bannière, / Comme lui, nous ne trembleront pas (…) La France s’élance et crie Montjoie ! / Victoire et gloire à notre roi » ! L’hymne bien enlevé des Monjoyards en l’honneur de leur saint patron retentissait dans les ruelles de la belle bastide de Lamontjoie au coeur de l’Albret, le pays d’Henri IV, mais aussi celui de son ancêtre saint Louis, dont la procession promenait l’ostensoir aux reliques offertes en 1298 par son petit-fils Philippe le Bel. Conservées depuis lors dans la précieuse châsse-reliquaire en émail champlevé de Limoges datant du XIIIe siècle, ces huit os métacarpiens de la main du saint roi constituent l’ornement principal de l’église Saint-Louis élevée à la même époque avec des ajouts postérieurs, en particulier un remarquable décor d’angelots et d’animaux fabuleux sur les culots et les gorgerins des chapiteaux ainsi que le retable baroque en bois doré présentant un air de famille avec nos églises basques...

Dimanche dernier, à l’occasion du 800e anniversaire de la naissance de leur saint protecteur, la procession des habitants de Lamontjoie comptait dans ses rangs, en dehors du clergé présidé par Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen, l’invitée d’honneur de la manifestation – la Princesse Françoise de Bourbon-Lobkowicz, descendante directe d‘Henri IV (et, par conséquent, de saint Louis) -, des dames et des chevaliers de l’Ordre de Malte – les princes de Bauffremont, de La Tour d’Auvergne ainsi que d’autres représentants de familles historiques – et même l’auteur de ce Bloc-Notes, revêtu de sa cape de l’Ordre de Saint-Gabriel (réservé aux diplomates) qui, lui aussi, descend de saint Louis par son aïeule Blanche, troisième fille de Saint-Louis, mariée à Ferdinand de La Cerda !  [...]

Posté le 22 août 2014 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

20 août 2014

20 août : St Bernard, le prêcheur de la croisade

En ce 20 août, nous fêtons saint Bernard, fondateur et abbé de Clairvaux en 1115. Suite à la chute d'Édesse en 1144, il prêche la seconde croisade (1146-1149). A l'heure où les autorités de l'Eglise demandent une intervention militaire en Irak, il n'est pas inutile de relire ce que saint Bernard prêchait aux chrétiens :

"Pour les chevaliers du Christ, au contraire, c'est en toute sécurité qu'ils combattent pour leur Seigneur, sans avoir à craindre de pécher en tuant leurs adversaires, ni de périr, s'ils se font tuer eux-mêmes. Que la mort soit subie, qu'elle soit donnée, c'est toujours une mort pour le Christ : elle n'a rien de criminel, elle est très glorieuse. Dans un cas, c'est pour servir le Christ ; dans l'autre, elle permet de gagner le Christ lui-même : celui-ci permet en effet que, pour le venger, on tue un ennemi, et il se donne lui-même plus volontiers encore au chevalier pour le consoler. Ainsi, disais-je, le chevalier du Christ donne-t-il la mort sans rien redouter ; mais il meurt avec plus de sécurité encore : c'est lui qui bénéficie de sa propre mort, le Christ de la mort qu'il donne.

Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons. Quand il met à mort un malfaiteur, il n'est pas un homicide, mais, si j'ose dire, un malicide. Il venge le Christ de ceux qui font le mal ; il défend les chrétiens. S'il est tué lui-même, il ne périt pas : il parvient à son but. La mort qu'il inflige est au profit du Christ ; celle qu'il reçoit, au sien propre. De la mort du païen, le chrétien peut tirer gloire, puisqu'il agit pour la gloire du Christ ; dans la mort du chrétien, la générosité du Roi se donne libre cours : il fait venir le chevalier à lui pour le récompenser. Dans le premier cas, le juste se réjouira en voyant le châtiment ; dans le second, il dira : "Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre."

Pourtant, il ne convient pas de tuer les païens si l'on peut trouver un autre moyen de les empêcher de harceler ou d'opprimer les fidèles. Mais, pour le moment, il vaut mieux que les païens soient tués, plutôt que de laisser la menace que représentent les pécheurs suspendus au-dessus de la tête des justes, de peur de voir les justes se laisser entraîner à commettre l'iniquité. […]

Qu'ils soient rejetés loin de la cité du Seigneur, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple chrétien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, c'est-à-dire celle des chrétiens, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?""

Saint Bernard, De laude novae militiae, cité par Jean Richard, dans L'Esprit de croisade, Paris, 1969

Posté le 20 août 2014 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2014

Les leçons de Bouvines

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Le 27 juillet dernier, nous fêtions le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines, première grande victoire « nationale » – ou, plus exactement, victoire qui vit la naissance de la nation française – obtenue par l’alliance de Philippe Auguste, de sa chevalerie, et de ses communes. Il est tout à fait remarquable que cette éblouissante victoire n’ait pratiquement pas été commémorée par la « France officielle ». En dehors des élus locaux, Bouvines ne reçut, le 27 juillet 2014, comme personnalités, que l’évêque du lieu et le duc d’Anjou, lointain successeur de Philippe Auguste. Ni François Hollande, ni Manuel Valls, ni, à ma connaissance, aucun ministre, n’ont daigné participer aux festivités.

Il faut dire que les leçons de Bouvines ne doivent guère réjouir ces dévots de la repentance, du grand remplacement et de l’anti-France. La première leçon de Bouvines, c’est l’importance pour la France du chef de l’État. Bouvines, c’est d’abord Philippe Auguste. On comprend que François Hollande hésite à se mesurer à Philippe II et, pour tout dire, il y a si longtemps que la France n’a pas connu d’homme d’État que l’on comprend que la France officielle boude Bouvines. On chantait naguère : « Les rois ont fait la France ; elle se défait sans roi. » François Hollande à Bouvines aurait illustré cette thèse jusqu’à la caricature : alors que Philippe Auguste a considérablement agrandi le territoire national, personne n’a plus amoindri l’influence française que François Hollande. Historiquement, la France a été constituée par son chef. Beaucoup de pays ont une autre histoire, mais, chez nous, le chef de l’État est la clé de voûte de la société. Cela est vrai dans les succès, comme avec Philippe Auguste. Cela est, hélas, vrai aussi dans la décadence, comme aujourd’hui…

La deuxième leçon de Bouvines, c’est que le chef de l’État n’est suivi par les Français que s’il respecte leurs libertés (c’est d’ailleurs l’étymologie du mot « français »). Chacun sait que ce qui fit la différence à Bouvines, ce furent les milices communales qui venaient librement prêter main forte au roi. Là non plus, François Hollande n’aurait sans doute pas été à son aise aux commémorations. Car l’une des raisons majeures de la dissolution de la France, c’est le rejet totalitaire de toutes les sociétés autonomes. Il devrait être pourtant évident qu’un Alsacien ne se gouverne pas comme un Breton ou un Corse. Mais, pour les jacobins qui nous gouvernent (si mal), il ne faut voir qu’une tête – quitte à couper toutes celles qui dépasseraient. Un État fort peut s’allier avec les libertés les plus variées et les plus vastes, au sein de ce que l’on appelait naguère la « société organique ». Aujourd’hui, un État impotent prétend intervenir partout. Individualisme et étatisme asphyxient la société française. Toute initiative est sévèrement réprimée et le civisme agonise. Alors que le jeune Hugo, qui s’est interposé lors du braquage de Dolomieu et l’a payé de sa vie, aurait dû être considéré comme un héros, c’est tout juste si on ne nous le présente pas comme un fauteur de troubles à cause duquel de sympathiques jeunes gens vont se retrouver bêtement en prison ! Et je ne dis rien ici de l’État-providence qui a presqu’entièrement fait disparaître toutes les solidarités naturelles, à commencer par les liens familiaux.

Enfin, une troisième leçon de Bouvines ne risque pas de plaire à M. Hollande et à ses amis: c’est le rôle trop souvent anti-français de l’oligarchie. En 1214, cela se traduisait par le fait qu’un certain nombre de grands barons combattaient dans le camp de l’empereur germanique et du roi d’Angleterre contre le roi de France. En 2014, cela se traduit par le fait que l’oligarchie politique, financière ou médiatique méprise copieusement la France et les Français, les ruine, les désarme, les force à cracher sur leur histoire glorieuse et à accepter des populations de plus en plus rétives à toute intégration… En un mot, aujourd’hui comme hier, l’oligarchie fait trop souvent la politique de l’anti-France.

Ces leçons de Bouvines doivent effectivement être douloureuses à entendre pour « nos » dirigeants. Mais, si les Français ne les entendent pas, ils risquent fort d’assister à une quatrième leçon : la France peut très bien disparaître. Sans l’énergie de Philippe Auguste, sans le dévouement de sa chevalerie, et sans l’enthousiasme de ses peuples, elle aurait été submergée en 1214. Sans un vrai homme d’État, capable de nous rendre nos libertés et de défendre l’intérêt général par-delà tous les intérêts oligarchiques, elle peut très bien disparaître en 2014…"

Posté le 19 août 2014 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 août 2014

C’est arrivé un 15 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des plus importantes fêtes de l'année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l'Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c'est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d'une manière mystérieuse, par "un même et unique décret" de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

  • le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d'une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d'Espagne où il avait vaincu l'émir de Cordoue suite à l'appel à l'aide du gouverneur musulman de Barcelone. L'histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu'une bataille est contée dans "La chanson de Roland".

Selon la légende, Roland commande l'arrière-garde de l'armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

  • le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple,tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France.Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi. L'archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1, 30 et 31 août.

  • le 15 août 1464 : décès du pape Pie II.

Voir la chronique du 18 octobre.

  • le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l'Assomption. La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l'architecte Giovanni de' Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d'étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

  • le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne vers l'enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l'Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

  • le 15 août 1638 : premières processions de l'Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

  1. : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

  • le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D'un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu'il est enfant de chœur. Il entre dans l'orchestre de l'Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

  • le 15 août 1761 : la France et l'Espagne signent un "Pacte de famille" contre l'Angleterre.

 

  • le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l'Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il est destitué, et exilé sur l'Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.

Napoléon couronné roi d'Italie

  • le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l'accélération de la vente des biens nationaux.
  • le 15 août 1795 : le franc remplace la livre royale comme unité monétaire de la France

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l'écu d'argent et du Louis d'or, Le franc français redevient l'unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998.

  • le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
  • le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides à Paris.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

  • le 15 août 1806 : première fête nationale.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l'imitation de ce qui se passait sous l'Ancien Régime : avant la révolution, il n'y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l'honneur du Roi quand il s'appelait Louis.

  • le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l'Arc de triomphe, à Paris.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l'Arc de Triomphe en l'honneur de la Grande Armée. Le monument n'est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu'aucun projet définitif n'est adopté).

  • le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l'éducation.

Ce décret prévoie, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l'Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s'occupent de l'enseignement primaire et forment les instituteurs.

  • le 15 août 1944 : début de l'opération Anvil Dragoon.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l'envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l'ordre de passer immédiatement à l'action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

  • le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

  • le 15 août 1983 : discours de Jean Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l'épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu'en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d'Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l'Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d'un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C'est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de "s'en emparer", comme le demande l'Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l'homme intégral est fait d'ouverture à l'Absolu et de brûlante charité! »

L'intégralité du discours est ici.

 

  • le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique "Mulieris dignitatem" sur la dignité et la vocation de la femme.

L'intégralité de la lettre est ici.

En voici des extraits :

«L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C'est pourquoi l'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu'elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu'elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu'avec l'homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu'elles portent, avec l'homme, la responsabilité commune du destin de l'humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l'ineffable Trinité.

L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

 

 

Posté le 15 août 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

10 août 2014

Lectures de l'été : "Ecoute la pierre"

Stéphane Brosseau, catholique de conviction, père de famille, musicien, chef de choeur, mais aussi colonel de l'armée de Terre, nous fait découvrir, ou redécouvrir les clés d'interprétation des symboles architecturaux de nos églises romanes et baroques. A ne pas manquer pour se coucher cultu(r)ellement plus riche au soir d'une belle ballade dans notre doulce France.

C'est à commander ici, comme les autres oeuvres (poésie, réflexions spirituelles, guide de visite, ...) de cet auteur.

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Posté le 10 août 2014 à 11h51 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 août 2014

C’est arrivé un 4 aout…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 août : fête de Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d'Ars, saint Patron des prêtres.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus), il est proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers".

Pendant les 73 ans de vie du saint curé d'Ars, la France connait successivement la fin de l'ancien régime, la révolution, la monarchie constitutionnelle, la 1ère république, le directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, le Second Empire. Pendant toute cette période note Geneviève Esquier, la France passe d'une société théocentrique à une société anthropocentrique et laïcisée. C'est dans cette France, que vit un des plus grands saints du siècle. Après avoir vaincu un nombre incroyable d'obstacles à son ordination sacerdotale, Jean marie est ordonné le 13 aout 1815. Il écrit à cette époque :

« Que le prêtre est quelque chose de grand ! Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d'amour ! » (*)

Il passe des centaines d'heures au confessionnal, voire des milliers. On vient de toute l'Europe pour recevoir l'absolution de ce prêtre, qui lit dans les âmes, ou pour écouter ses sermons, alors que son art oratoire est si médiocre, qu'il lui arrive plus d'une fois de descendre de chaire au milieu d'une phrase, incapable de savoir comment la finir. Son humilité le pousse à offrir ces épreuves et lui fait gagner des conversions en grand nombre, tellement sa bonté et son humilité touchent les cœurs. Il passe sa vie à lutter pour le salut éternel de ses frères. A tel point que Satan lui dira :

« S'il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume sera détruit ! » (**)

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (éditions l'escalade, (*) page309 et (**) page 314).

Un de ses amis, Claude Laporte, lui fait un jour don d'une montre, que le curé d'Ars s'empresse de donner à plus pauvre que lui. Claude Laporte renouvelle l'opération trois ou quatre fois. Mais le curé d'Ars la donne la vendait pour en donner l'argent aux pauvres. Claude Laporte lui dit donc un jour en lui mettant une nouvelle montre entre les mains « Monsieur le Curé, je vous prête la montre que voici ». C'est une belle montre. Le curé d'Ars la conservera toute sa vie ; à sa mort, elle est restituée à la famille Laporte-Dupré la Tour.

  • le 4 août  1060 : mort d'Henri Ier, Roi de France, Philippe Ier succède à son père.

Henri Ier, né vers 1009/1010 est Roi des Francs de 1031 à 1060, le troisième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Fils de Robert le Pieux et de Constance d'Arles, il et selon la coutume de l'époque, sacré Roi du vivant de son père le 14 mai 1027 à Reims. Il bénéficie de l'appui du duc de Normandie Robert le Magnifique face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Il devient ensuite le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie, quand Robert part en 1035 pour la Terre sainte.

Son fils, Philippe Ier accède au trône le 4 août  1060, ayant été couronné lui aussi du vivant de son père, à Reims le 23 mai 1059. A son accession il n'est âgé que de huit ans, va passer la plus grande partie de son règne à lutter contre la puissance de son vassal : Guillaume 1er le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d'Angleterre en 1066 et protégé de feu son père le Roi de France Henri 1er.

  • le 3 août  1347 : capitulation de Calais.

Edouard III d'Angleterre, le roi d'Angleterre promet d'éviter le massacre à condition que lui soit livré 6 bourgeois de la ville : en chemise, la corde au cou, 6 Calaisiens volontaires lui apportent les clés de la ville.

  • le 4 août  1443 : fondation des Hospices de Beaune.

L'hôpital pour les pauvres est créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins. Cet ensemble hospitalier est destiné à accueillir les plus pauvres et les indigents. Il assure la gratuité des soins du XVe au XXe siècle, grâce aux sœurs hospitalières de Beaune, dont l'ordre est créé par Rolin en 1459. La construction des bâtiments est achevée en 1447 ; ils sont de de style gothique flamboyant avec des toitures en tuile vernissée de Bourgogne.

« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d'Autun, seigneur d'Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d'août, en l'an de Seigneur 1443 ... dans l'intérêt de mon salut, désireux d'échanger contre des biens célestes, les biens temporels ... je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l'honneur de Dieu et de sa glorieuse mère ... »

  • le 4 août  1477 : exécution de Jacques d'Armagnac.

Jacques d'Armagnac meurt exécuté à Paris sur ordre du Roi Louis XI. Bien que ce dernier l'ait comblé d'honneurs et de son affection, le duc de Nemours, trahit plusieurs fois le Roi et participe à la Ligue du Bien public.

  • le 4 août  1521 : naissance d'Urbain VII, 228e pape.

Giovan Battista Castagna, est né à Rome le 4 août 1521. Il est pape du 15 septembre au 27 septembre 1590, soit 13 jours et n'a pas eu le temps d'être couronné. Il est enterré dans la basilique du Vatican ; plus tard, ses restes seront transférés à l'église de Santa Maria Sopra Minerva.

  • le 4 août  1532 : Lettre de Vannes, premier des trois Edits d'Union de la Bretagne à la France.

Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes (sic) le 4 août 1532 :

Il s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d'unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour).

  • le 4 août  1664 : naissance de Philibert Lambert, poète français.
  • le 4 août  1701 : signature de la Grande paix de Montréal.

Ce traité met fin à plusieurs décennies de conflits opposant les Iroquois aux Français et à leurs alliés autochtones.Les Français de Nouvelle France, alliés des hurons entre autre, se heurtent durant tout les premiers temps de la colonie à l'hostilité des Iroquois. A la fin du XVIIe siècle, des délégations de nombreuses nations amérindiennes arrivent à Montréal à l'été 1701. Le 4 août, la Grande paix de Montréal est signée. Tous s'engagent à favoriser le dialogue au conflit, et surtout les Iroquois garantissent leur neutralité en cas de conflit entre Français et Anglais.

  • le 4 août  1789 : abolition des « privilèges » par l'Assemblée constituante.

«La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque l'Assemblée constituante proclame la fin du régime féodal et de ses privilèges. »

Voici ce qu'on peut lire dans tous les livres d'histoire depuis la 3ème république jusqu'à nos jours. C'est un énorme mensonge, qui cache le viol fait par une minorité d'idéologues extrémistes. La nuit du 4 août n'est pas l'abolition des « privilèges de la noblesse et du clergé » mais la disparition de tous les us et coutumes propre à chaque province française. Le système féodal a été supprimé peu de temps avant, entre le 20 juin 1789, date du serment du jeu de paume et le 27 juin quand Louis XVI cède et que les trois états se réunissent en Assemblée nationale.

Les Rois de France ne parlaient pas du « peuple français », mais de « nos peuples » ; soulignant par là, la diversité des traditions, des langues et des cultures des provinces de France. Les « Privilèges » sont étymologiquement les « privata lex », les« lois privées ». C'est-à-dire que chaque décision royale devait avant être enregistrée par les Parlements provinciaux pour avoir force de loi localement. Ce système faisait de la Monarchie française un système de gouvernement équilibré, tempéré où la liberté était profondément respectée.

Le 4 août ces gardes fous disparaissent ; les décisions parisiennes s'imposent à tous. Les parlements sont supprimés. L'on est bien loin du mythe révolutionnaire d'une France assoiffée d'égalité ! La république pour détruire ces traditions va imposer par la violence la langue française, un nouveau découpage administratif avec les départements qui font fi de l'histoire locale, des lois uniformisatrices contraires à la volonté des Français.

Jean Sévillia note que la nuit du 4 août est une manœuvre préparée à l'avance.

«Ce n'est pas seulement l'égalité devant la loi, réforme que Louis XVI n'avait pu réaliser, qui est adoptée. En quelques heures ce sont tous les statuts particuliers, ces franchises, libertés, coutumes et lois privées (Lex privata privilèges) qui particularisaient la société d'ancien régime qui sont abolis. Un coup de rabot législatif aplanit la condition des Français à quelque milieu qu'ils appartiennent : la révolution sociale est faite. »

Historiquement correct de Jean Sévillia, (Editions Perrin pages 180 et 181)

  • le 4 août  1870 : bataille de Wissembourg.

Les troupes de Napoléon III sont défaites par les Prussiens, qui entrent en France avec 3 armées et 380 000 hommes.

  • le 4 août  1903 : le cardinal de Venise Giuseppe Melchiorre Sarto devient le pape Pie X.

Succédant à Léon XIII, le cardinal Sarto est élu le 4 août et prend le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle. Il meurt le 20 août 1914.Voir la chronique du 2 juin.

  • le 4 août  1982 : dépénalisation de l'homosexualité en France.

Où quand la loi humaine s'écarte de la loi naturelle et de la loi divine. Qu'en dit la bible ? La Bible nous dit constamment que l'activité homosexuelle est un péché (Genèse 19:1-13; Lévitique 18:22; Romains 1:26-27; 1 Corinthiens 6:9). L'homosexualité est décrite comme le résultat de la négation et de la désobéissance envers Dieu, comme une infamie en raison de son caractère violent, dominateur.

Dieu ne crée pas une personne avec des désirs homosexuels. La Bible nous dit qu'une personne devient homosexuelle à cause du péché (Romains 1:24-27) et en fin de compte cause de leurs propres choix. Une personne peut naître avec une sensibilité plus grande vis-à-vis de l'homosexualité, tout comme certains naissent avec une tendance à la violence et à d'autres péchés. Cela n'excuse pas la personne voulant pécher par ses désirs coupables.

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. » Lévitique 18:22

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux.» Lévitique 20:13

« Je veux vous rappeler... que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel. » Jude verset 7.

« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels… n'hériteront du Royaume de Dieu ». Corinthiens 6,9

« La loi n'a pas été instituée pour le juste mais pour…. les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s'oppose à la saine doctrine ». Timothée 1, 10

« Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l'infamie d'homme à homme et recevant en leurs personnes l'inévitable salaire de leur égarement ».Romains 1, 18-32 : …

L'Eglise catholique combat ce péché, mais pas les personnes qui sont sous cette emprise. Dieu hait le péché, mais il «a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique». Dieu veut que tous soient sauvés. Et ces homosexuels, qui acceptent le Christ comme Sauveur et Seigneur, peuvent être délivrés des désirs vers des personnes de même sexe.

Posté le 4 août 2014 à 06h31 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

03 août 2014

Pourquoi le vol d’Ariane 5 nous intéresse ?

De don Maurice Franc, prêtre de Biarritz :

A"Vos journaux ont parlé de ce vol de la fusée française qui emporte le dernier cargo spatial automatique ravitaillant la Station Spatiale Internationale. Le nom de ce cargo est intéressant : « Georges Lemaître ». Malheureusement, peu de média ont donné la raison de ce nom.

Qui est cet homme ? Immense scientifique belge du XXème siècle (1894 – 1966), Georges Lemaître est un des découvreurs de la théorie du Big-Bang par sa théorie de l’atome primitif. Il théorise également l’univers en expansion, ce qui sera confirmé expérimentalement plus tard. Assez proche d’Albert Einstein, on dit même qu’il corrigeait ses feuilles de calcul !!! (Afin d'obtenir une bourse de voyage, il rédige en 1922 un mémoire sur La Physique d'Einstein, lui permettant de remporter le prix). Il est considéré comme un des plus grands astrophysiciens de notre temps. C’est la raison pour laquelle son nom a été donné au dernier cargo spatial.

LEn quoi retient-il notre attention ? Il a une autre particularité : ce grand scientifique est prêtre catholique ! Monseigneur Georges Lemaître a été ordonné prêtre en 1923 ; en 1960, le pape Jean XXIII le nomme président de ce qui est aujourd’hui l’Académie Pontificale des Sciences. Il contribuera au dialogue entre Foi et Science par les distinctions de domaine de chacune : fidèle à la conception thomiste, il distingue la notion de « commencement » de celle de « création », la première étant une entité physique, la seconde un concept philosophique.

En 1965, Odon Godart annonça à son ancien collègue et mentor alors très malade, la découverte du fond diffus cosmologique par Arno Penzias et Robert Wilson. Cet « écho disparu de la formation des mondes », comme Mgr Lemaître l'avait poétiquement appelé, confirmait le scénario cosmologique dont Lemaître avait été l'un des premiers artisans.

Posté le 3 août 2014 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

Sainte Anne d’Auray : spectacle historique au mois d'août

NGrand Spectacle Historique - Yvon Nicolazic, paysan breton du vendredi 8 au vendredi 15 août 2014.

Le sanctuaire de Sainte Anne d’Auray propose cet été un grand spectacle nocturne sur l’histoire d’Yvon Nicolazic, l’homme à qui Sainte Anne apparut.

Durant une heure trente, le public va découvrir, en 21 tableaux l’histoire de ce paysan breton. Pas moins de 200 bénévoles sont à pied d’œuvre depuis deux mois pour réaliser ce son et lumière. Ils se proposent de faire revivre aux spectateurs un épisode marquant de l’histoire bretonne aux retentissements encore visibles de nos jours. Au XVIIème siècle vivent au hameau de Ker Anna un pieux paysan, Yvon Nicolazic, et sa famille. Témoin vivant d’apparitions de sainte Anne, Yvon Nicolazic verra son destin bouleversé, entraînant dans son sillage celui de toute une région.

Ce grand spectacle qui s’annonce comme un événement se tiendra les 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 15 août à 22h15 (animations à partir de 21h30). Faire vivre le passé à travers un spectacle comme « Yvon Nicolazic, paysan breton », est le meilleur moyen de donner vie à la mémoire du temps. Un magnifique voyage pour ravir petits et grands.

Posté le 3 août 2014 à 00h08 par Michel Janva | Lien permanent

02 août 2014

Les vêtements liturgiques du musée de la Visitation à Moulins (03)

 

Posté le 2 août 2014 à 13h53 par Michel Janva | Lien permanent

L'Eglise face à la guerre de 1914

Pour le mois d'août, L'Homme Nouveau publie un hors-série consacré à la Grande Guerre. Philippe Maxence présente ce numéro :

H"[...] Pour l’Église en France, celle-ci apparaît donc comme un possible retour en grâce auprès de la République, comme le moyen de faire la preuve de son patriotisme, de son dévouement réel, concret, sacrificiel au besoin. L’espérance de laver définitivement la honte des expulsions des congrégations, de la nationalisation des églises et d’éviter ce réduit social dans lequel on veut enfermer l’Église ! Et de fait, le sacrifice des soldats français, dont une très grande majorité de catholiques, aura après guerre, un effet bénéfique pour l’Église qui renouera des relations avec l’État français. La présence massive des religieux et des prêtres au sein des unités combattantes transformera durablement la vision que l’on a d’eux.

Hasard ? En dehors de l’Église qui se souvient, elle aussi, de cette époque, leur présence, leur action, leur rôle et leur sacrifice ne sont pas évoqués, à peine étudiés. C’est pourquoi, au nom de la vertu de piété, qui n’est pas un simple devoir de mémoire laïc, mais qui ressort de ce que l’on ne peut rendre en justice stricte, nous avons tenu à leur rendre hommage. Si la modernité de la guerre est un fléau, le déploiement des vertus traditionnelles par nos soldats reste un exemple."

Posté le 2 août 2014 à 13h42 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

5 cardinaux préparent un ouvrage pour défendre le mariage

Lu ici :

C"Cinq éminents Cardinaux préparent un livre en défense du Magistère traditionnel sur le mariage et la vie sacramentelle: soutenez le projet.

Un livre de grande importance est en train de voir le jour. Il est disponible en PRÉ-COMMANDE avec une réduction substantielle. Il sera publié en octobre 2014, peu avant le prochain Synode des Évêques sur la famille.

Le livre, intitulé "Demeurer dans la Vérité du Christ", sera publié en plusieurs langues et puisera abondamment aux sources premières du christianisme. "J'en connais un rayon sur ce livre. Les cinq Cardinaux mentionnés dans la présentation vous plairont, lorsque leurs noms seront révélés", assure Father Zuhlsdorf.

Dans ce volume, cinq Cardinaux de l’Église et quatre autres universitaires répondent à l'appel lancé par le Cardinal Walter Kasper pour que l’Église 'harmonise' "la fidélité et la miséricorde dans sa pratique pastorale envers les personnes civilement divorcées et remariées".

Après une brève introduction, la première partie du livre est consacrée aux textes bibliques relatifs au divorce et au remariage, et la seconde partie est une étude de l'enseignement et de la pratique de l’Église primitive. Dans aucun de ces deux domaines, biblique ou patristique, ces universitaires ne trouvent des éléments en faveur du type de "tolérance" prônée par le Cardinal Kasper pour les remariages civils suite à un divorce. Ce livre examine également la pratique orientale orthodoxe de l'oikonomia (comprise comme une "miséricorde" impliquant une "tolérance") pour des cas de remariage après un divorce et dans le contexte de la question épineuse de la Communion eucharistique. Il retrace l'histoire multiséculaire de la résistance catholique à cette convention, révélant de sérieuses difficultés théologiques et canoniques inhérentes à la pratique passée et actuelle de l’Église orthodoxe.

Ainsi donc, dans la seconde partie du livre, les auteurs argumentent en faveur du maintien du principe théologique et canonique du lien intrinsèque entre la doctrine catholique traditionnelle et la discipline sacramentelle concernant le mariage et la communion.

Les diverses études de ce livre conduisent à la conclusion que la fidélité éprouvée de l’Église à la vérité du mariage constitue la fondation irrévocable de sa réponse miséricordieuse et aimante à l'individu qui est civilement divorcé et remarié."

L'éddition française sera publiée le 25 septembre par les éditions Artège.

Posté le 31 juillet 2014 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

Intoxication : le mythe Jaurès

Le jour de la naissance de Louis de Funès, Jean Jaurès était assassiné. Et la jauressolâtrie bat son plein, à gauche comme à droite, chacun tirant la couverture du mythe à soi, de Sarkozy qui s'en voyait l'héritier, Louis Aliot qui estimait que Jaurès aurait voté FN, Ségolène Royal avec son "idéal jauressien de citoyenneté dans l'entreprise", Hollande voyant Jaurès admirer la construction européenne et Manuel Valls le voyant voter le pacte de responsabilité, ou encore Mélenchon rappelant que Jaurès se serait bien vu assis près de Robespierre. C'est sans doute Mélenchon qui est plus près de la réalité, avec  l'antichristianisme viscéral de Jaurès :

« Nous combattons l'Église et le christianisme parce qu'ils sont la négation du droit humain et renferment un principe d'asservissement intellectuel qui doit être banni de toute œuvre d'éducation. »

Pour revenir à la réalité, rien de mieux que de lire l'ouvrage de Bernard Antony :

J"Vous croyiez tout savoir, sinon tout, au moins presque tout sur Jaurès, icône républicaine, laïque et obligatoire ? Oubliez tout. A la veille du centième anniversaire de sa mort (il a été assassiné le 31 juillet  1914), Bernard Antony nous livre un autre "monument Jaurès", bien différent de celui figé pour l'éternité au Panthéon.

Loin de l'image d'Epinal qu'on raconte aux enfants des écoles républicaines, laïques et obligatoires elles aussi, mais aussi aux grandes personnes sommées de chanter le los du tribun de Carmaux, Bernard Antony, qui est un "pays" de Jaurès, s'est livré à un véritable travail d'investigateur.

Et il nous le montre dans sa famille, dans ses études (de Castres à la rue d'Ulm), en amoureux transi, en élu du Midi Albigeois, mais aussi, très vite, en idéologue féroce dont l'acharnement contre l'Eglise catholique passe l'entendement.

Conçue en deux parties "Histoire de Jaurès" et "Jaurès l'"historien"", cette étude très fouillée, est la toute première du genre. Enkysté dans une utopie archaïque et dans une aversion antichrétienne militante et constante, c'est un "autre" Jaurès que l'on découvre là. Dans son effrayante authenticité."

Et sur son blog, Bernard Antony ajoute :

"La vérité c’est que Jaurès ne fut nullement chrétien mais anti-chrétien, « spiritualiste » peut-être, à sa façon, c’est à dire vaguement panthéiste, gnostique, kabbaliste, c’est à dire n’importe quoi sauf catholique.

La vérité c’est qu’il fut bien, sur le plan politique, « socialiste », « collectiviste », « communiste », employant indifféremment les trois mots pour se définir.

La vérité c’est qu’il ne fut nullement le « prophète » que l’on a salué même à Valeurs Actuelles et au Figaro-Magazine mais qu’il fut au contraire d’un total aveuglement sur l’inéluctabilité de la guerre de 1914."

Posté le 31 juillet 2014 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

Hier Édesse, aujourd’hui Mossoul

De Jean-Claude Bésida dans Famille chrétienne :

"[...] Sait-on ainsi que les quelques dizaines de milliers de chaldéens qui, aujourd’hui, survivent dans le nord de l’Irak sont les héritiers non seulement de l’Église la plus ancienne du monde, mais aussi d’une des plus impressionnantes chrétientés médiévales ? Alors que Charlemagne régnait sur l’Occident, le patriarche de Séleucie-Ctésiphon (près de Bagdad) Mar Timothée Ier était le chef d’une Église florissante et prospère qui allait de la Méditerranée au Gange. Elle comptait des douzaines d’évêchés et des monastères sans nombre. En 780, il saluait le dynamisme de la mission aux confins de l’Himalaya, avec « l’onction d’un métropolite pour les Turcs » et disait sa « joie de la consécration prochaine d’un autre pour les Tibétains ».

Il est difficile aujourd’hui de prendre toute la mesure de ce que représentaient ces familles d’Orient pour l’Église universelle. Selon l’historien britannique Philip Jenkins, elles regroupaient encore au XIe siècle, un tiers des chrétiens du monde entier les deux autres tiers étant représentés par les chrétientés africaines (anéanties à l’exception des Coptes et des Éthiopiens) et européennes (qui connurent une expansion missionnaire mondiale après le Moyen Âge). L’Église « a les promesses de la vie éternelle », mais l’Histoire montre que des Églises locales peuvent très bien être détruites.

En quelques siècles de domination islamique, elles furent laminées. Nombre de centres chrétiens connurent le sort d’Édesse en actuelle Turquie, prise en 1140 et dont les quarante-sept mille habitants furent passés au fil de l’épée ou réduits en esclavage, au point que le patriarche Michel le Syrien (1126-1199) en dit : « elle est aujourd’hui devenue un repaire de chacals, où personne n’entre, sauf les pilleurs de trésors ». Hier Édesse, aujourd’hui Mossoul. [...]"

Posté le 31 juillet 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2014

Le 27 juillet 1214 Philippe-Auguste remportait la victoire de Bouvines

Lu ici :

"De tous nos rois, Philippe Auguste est celui qui agrandit le plus le domaine de la couronne, multipliant, durant son règne, la surface de celui-ci par cinq. En 1180, le territoire sur lequel le monarque capétien exerçait une pleine autorité d’État s’étendait seulement, du nord au sud, de Laon à Bourges et, d’est en ouest, de Sens à Orléans. En 1223, il comprenait toutes les régions du nord jusqu’ à Lille, à l’ouest la Normandie, l’Anjou et le Poitou, au sud l’Auvergne. Seules les régions de l’est, Champagne et Bourgogne, demeuraient inchangées.

Les opiniâtres conquêtes du septième Capétien direct trouvèrent leur point d’orgue et l’apogée de son règne le 27 juillet 1214. Car il y eut un avant et un après Bouvines. Sur le plan militaire comme sur le plan politique et, surtout, historique.

Sur le plan militaire, si la bataille ne fut pas la première bataille rangée de l’Histoire, elle fut, depuis la chute de Rome, la première bataille organisée en bataille rangée. Avec une disposition en lignes et en colonnes, assortie d’une préparation tactique relativement élaborée, distinguant les ailes du centre, fixant à chacun une mission relativement précise et, surtout, une déclinaison de manœuvres à effectuer en cas d’échec des premiers mouvements. [...]

Sur le plan politique, la victoire de Bouvines a considérablement renforcé la position du roi de France, à la fois contre les grands féodaux du royaume, toujours prêts à contester l’autorité royale, que contre les puissances extérieures qui voyaient d’un mauvais œil l’expansion du royaume de France et s’étaient alliés afin d’en partager les dépouilles. C’est après Bouvines qu’on commença, de l’autre côté du Rhin, à appeler la France « la grande nation » et à ne plus remettre en cause son existence sauf, bien sûr, lorsque cette remise en cause émanait du royaume lui-même... [Lire la suite]"

Posté le 27 juillet 2014 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

Le catholicisme dans la voie d'une caricature du protestantisme

Etienne de Montety, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et du Figaro littéraire, consacre un article aux Mémoires de Louis Bouyer, qui viennent d'être publiées aux éditions du Cerf. Extrait :

M"La liturgie est depuis quarante ans un sujet de réflexion et d'inquiétude au sein de l'Église catholique. Le cardinal Ratzinger, avant même qu'il ne soit devenu Benoît XVI, y consacra une part de son ministère: le concile Vatican II, en voulant revenir aux origines du Mystère, n'a-t-il pas laissé les célébrations catholiques s'appauvrir par de malheureuses initiatives de clercs imprudents ou de laïcs mal formés? Cette question est au cœur des Mémoires inédits du théologien Louis Bouyer, mort en 2004, et que viennent de publier les Éditions du Cerf.

Sait-on que cet oratorien né en 1913 venait du protestantisme et que c'est l'amour de la liturgie découverte dans la religion réformée qui le conduisit à l'Église catholique? Il y entre au moment où celle-ci s'apprête à vivre une crise profonde qui culminera dans les années 1970. La puissance intellectuelle de Bouyer, sa force de travail le conduisent, lui le converti, à être associé à diverses commissions préparant le concile Vatican II, notamment celle de la réforme de la liturgie romaine.

S'il se réjouit de la redécouverte de textes des premiers temps insérés dans les prières eucharistiques, il est aussi le spectateur affligé de manœuvres menées par Mgr Bugnini, un lazariste napolitain dont il fait un portrait terrible. Celui-ci se prévalait de l'assentiment de Paul VI pour imposer ses vues, tandis que le pape s'étonnait des libertés prises par la commission. Bugnini, rapporte Bouyer, fut finalement écarté et envoyé comme nonce à Téhéran: au moment où y arrivait un autre religieux, l'ayatollah Khomeyni… [...]

Au fil des pages, on croise un Paul VI débordé par l'ampleur de la crise, un Jean Daniélou avec qui l'auteur rompt des lances - éternelle rivalité des théologiens -, un Jean Guitton accablé d'un mot cruel et (pour une fois) bien peu charitable. Karl Rahner est qualifié de spécialiste des «monologues sur le dialogue» - formule cocasse qui lui est glissée par Ratzinger.

On pourrait croire à un livre féroce. C'est tout l'inverse. La justesse et la hauteur de vue autorisent la sévérité. Et Bouyer ne se prive pas de pratiquer la correction fraternelle. Mais ses flèches sont trempées dans l'encre de l'affliction. S'il a rejoint l'Église catholique, ce n'est pas pour voir le catholicisme s'engager dans la voie d'une caricature du protestantisme - réflexion qu'il partage avec son ami Julien Green. [...]"

Posté le 24 juillet 2014 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2014

Le célibat sacerdotal ne remonte pas à une loi édictée 900 ans après NSJC

Historien de l'Eglise, le cardinal allemand Walter Brandmüller met les choses au point :

"[...] En particulier, il est nécessaire de souligner en premier lieu que le célibat ne remonte pas du tout à une loi inventée neuf cents ans après la mort du Christ. Ce sont plutôt les Évangiles selon Matthieu, Marc et Luc qui rapportent ce que Jésus a dit à ce propos. Matthieu écrit (19,29) : “Quiconque aura quitté maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs à cause de mon nom, recevra le centuple et aura en partage la vie éternelle”. Ce qu’écrit Marc est très semblable (10,29) : “En vérité, je vous le dis : nul n’aura quitté maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi qu’il ne reçoive le centuple”. Luc se montre encore plus précis (18, 29 et suiv.) : “En vérité, je vous le dis : nul n’aura quitté maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci et, dans le temps à venir, la vie éternelle”.

Ce n’est pas à de grandes foules que Jésus s’adresse lorsqu’il dit cela, mais bien à ceux qu’il envoie répandre son Évangile et annoncer l’avènement du Royaume de Dieu. Pour accomplir cette mission, il est nécessaire qu’ils se libèrent de tous les liens terrestres et humains. Et, étant donné que cette séparation signifie la perte de ce à quoi l’on peut normalement s’attendre, Jésus promet une “récompense” plus qu’appropriée. [...]

C’est le concile d’Elvire, en 305-306, qui a donné la forme d’une loi à cette pratique d’origine apostolique. Dans son canon 33, ce concile interdit aux évêques, aux prêtres, aux diacres et à tous les autres clercs d’avoir des rapports conjugaux avec leur épouse ; il leur interdit également d’avoir des enfants. Par conséquent, à cette époque-là, on considérait que l’abstinence conjugale et la vie familiale pouvaient être conciliées. C’est ainsi que même le saint pape Léon Ier, dit Léon le Grand, écrivait vers 450 que les hommes consacrés ne devaient pas répudier leur femme. Ils devaient continuer à vivre avec elles, mais comme s’ils “n’en avaient pas”, pour reprendre l’expression utilisée par Paul dans sa première épître aux Corinthiens (7,29).

Au fil du temps, on aura de plus en plus tendance à accorder les sacrements de l’ordination uniquement à des hommes célibataires. La codification surviendra au Moyen Âge, époque à laquelle on considérait comme évident que le prêtre et l’évêque soient célibataires. Il est de fait que la discipline canonique n’était pas toujours respectée à la lettre, mais cela ne doit pas étonner. Et, comme il est naturel, l’observance du célibat a également connu des hauts et des bas au cours des siècles. [...]

Enfin permettez-moi de me livrer, en guise de conclusion, à une considération tournée vers l’avenir : si la constatation que toute réforme ecclésiastique digne de ce nom doit avoir pour fondement une connaissance profonde de la foi ecclésiastique continue à être valable, alors la controverse actuelle à propos du célibat sera, elle aussi, dépassée grâce à une connaissance approfondie de ce que signifie le fait d’être prêtre. Et si l’on comprend et enseigne que le sacerdoce n’est pas une fonction de service, exercée au nom de la communauté, mais que le prêtre – en vertu des sacrements qu’il a reçus – enseigne, guide et sanctifie "in persona Christi", alors on comprendra d’autant mieux que, justement pour cette raison, il adopte aussi la forme de vie du Christ. Et un sacerdoce compris et vécu de cette façon recommencera à exercer son pouvoir d’attraction sur l’élite des jeunes.

Pour le reste, il faut prendre acte du fait que le célibat, ainsi que la virginité au nom du Royaume des Cieux, resteront toujours, pour les gens qui ont une conception sécularisée de la vie, quelque chose d’irritant. Mais Jésus disait déjà à ce propos : “Que celui qui peut comprendre, comprenne”."

Posté le 19 juillet 2014 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2014

Voltaire antisémite

Extrait d'un article de La Nef :

"[...] l’extermination des Juifs faisait, dès le départ, partie du projet des Lumières, à la manière d’une clause écrite en petits caractères au bas d’un contrat et à laquelle personne ne prête attention, ou comme un virus tapi au cœur d’un organisme, éveillant ses pouvoirs redoutables après une longue latence.

On sait depuis longtemps – au moins depuis 1942, lorsqu’un ancien député radical-socialiste et franc-maçon publia un Voltaire anti-juif – qu’on trouve dans l’œuvre de cet écrivain la matière d’un florilège terrifiant. Tous les thèmes à venir de la rhétorique nazie s’y trouvent déjà déployés, notamment la vision raciale (et non pas religieuse), biologique, des Juifs, perçus comme une souillure (« peuple le plus infecté en tout genre qui ait jamais sali notre malheureux globe »), une race barbare lancée à la conquête du monde (« toujours superstitieuse, toujours avide du bien d’autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité »). Un apologue glaçant invite même à considérer Voltaire comme le premier à avoir projeté leur extermination Il est juste qu’une espèce si perverse se dévore elle-même, et que la terre soit purgée de cette race »). [...] La haine des Juifs occupe dans l’œuvre de Voltaire une place qu’on ne soupçonne pas toujours, l’institution scolaire ayant fait le nécessaire pour ne retenir que les textes jugés par lui les moins importants, les contes.

Confrontés à cette masse organisée de manière cohérente (ce que l’on appelle une idéologie), les défenseurs de Voltaire répliquent que celui-ci ne faisait que reprendre les lieux communs de son époque. Malheureusement pour les tenants de cette explication, il n’est pas difficile de trouver des témoignages de contemporains, indignés par l’antisémitisme obsessionnel de Voltaire. Ces témoignages émanent de Juifs, mais également de catholiques, tel l’abbé Antoine Guénée (1717-1803). Homme de lettres, qui traduisit plusieurs ouvrages de l’anglais, l’abbé Guénée publia en 1769 un livre aujourd’hui oublié, à tort, mais qui connut le succès (il fut réédité pendant près d’un siècle et traduit en plusieurs langues) : les Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais à M. de Voltaire. [...]

Posté le 18 juillet 2014 à 13h46 par Michel Janva | Lien permanent


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