20 février 2017

Ces Algériens sont sadomasochistes (selon Macron)

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Posté le 20 février 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Immigration : S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ?

Jean Messiha, Egyptien copte naturalisé français, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, a été interrogé par Lengadoc Info. Extrait :

Images-8Vous êtes un exemple d’assimilation réussie en France, est-ce que vous pensez que l’assimilation est possible aujourd’hui pour l’ensemble des populations étrangères présentes sur le territoire ?

L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche. D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis."

Posté le 19 février 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'idéologie antiraciste mène à une politique de discrimination ethnique en faveur de l'immigré

A l'occasion de la sortie d'Une France soumise : les voix du refus, Caroline Valentin a accordé un entretien fleuve au sociologue Mathieu Bock-Côté, que le FigaroVox publie. Extraits :

51BkHsEr37L._SX322_BO1,204,203,200_"[...] Toujours est-il que la gauche a, au fil des années, remplacé la figure tutélaire de l'ouvrier par celle de l'immigré, intronisé nouveau damné de la terre, au prix d'une interprétation dévoyée de l'idéologie antiraciste qui s'est installée en Occident au cours du deuxième tiers du XXème siècle. L'antiracisme remplaça la lutte des classes, l'exaltation des différences culturelles introduisant une nouvelle summa divisio de la société permettant de recueillir les votes d'individus que l'on a incités à s'identifier non plus sous l'angle de leurs intérêts de classe, mais de leur appartenance à une minorité ethnique, pour glaner des avantages catégoriels définis spécifiquement pour eux. Et quand la droite accéda à nouveau au pouvoir, elle ne modifia en rien cet état de fait, acquise qu'elle est, elle aussi, au multiculturalisme quoique pour d'autres raisons à rechercher peut-être dans l'adhésion à l'idée de mondialisation heureuse. C'est à cette aune que l'on comprend mieux d'où vient l'inaction de l'État, car si soumission il y a, elle est d'abord idéologique. [...]

En pratique, cette idéologie a conduit nos responsables politiques à adopter - parfois en catimini - une politique multiculturaliste. Le critère de l'ethnie remplace celui de classe sociale. Cette politique à laquelle nos élites se sont converties est en réalité une politique de discrimination ethnique, système dans lequel le modèle républicain n'a plus sa place. Les compromissions, le fait de ne pas appliquer à certaines populations les règles qui sont appliquées aux autres, en sont une illustration. Mais la France va plus loin en adoptant de véritables lois d'exception, dont l'un des volets les plus choquants et les plus délétères est sans doute la «politique de la ville»: le regroupement ethnique des immigrés et des Français issus de l'immigration dans certaines villes et quartiers est à la source de la communautarisation d'où part la sécession culturelle violente que nous décrivons. Or ce regroupement ethnique n'est ni le résultat d'une politique d'éloignement ou de ghettoïsation imposée aux intéressés par l'État, ni le fruit du hasard. Il résulte, en partie, d'une volonté commune des populations concernées de vivre près de leurs pairs (même s'ils prétendent le contraire) ; il résulte aussi de l'action de l'État, qui affecte, au bénéficie de ces quartiers et donc de facto de ces seules populations, la très abondante manne de subventions constitutive de la politique de la ville ; et en choisissant d'affecter cette manne sur un critère géographique, l'État agit au détriment des millions d'autres Français pauvres qui ne résident pas dans ces territoires. Il s'agit donc là non pas d'un texte juste qui ne reçoit pas application mais d'un texte injuste qui reçoit application. La captation de ces financements par les populations de ces quartiers, au détriment des autres composantes nécessiteuses de la collectivité nationale dans son ensemble, est aggravée par un autre phénomène qui, là encore, est au préjudice des autres Français pauvres: le très faible turnover dans les logements sociaux de ces quartiers. Comme l'explique le maire d'une commune des Yvelines qui témoigne dans notre livre, l'immigration maghrébine et plus généralement africaine (contrairement à l'immigration italienne, espagnole, vietnamienne ou portugaise) a tendance à garder et transmettre «héréditairement» ces logements sociaux, à en solliciter à côté d'eux pour leurs enfants, et préfère utiliser l'argent qu'ils gagnent ici pour l'envoyer à leurs proches restés au pays ou pour s'y faire construire une maison. Et tout cela, avec la bénédiction de l'État central (via la préfecture) et Action logement (le 1% patronal), malgré la pénurie de logements sociaux qui devraient être alloués sur la base d'un seul critère, savoir, à ceux qui en ont réellement le plus besoin.

Et le constat ne s'arrête pas là: la France s'occupe avec une générosité qui n'a pas son pareil en Europe des étrangers présents sur son sol et leur alloue des aides et des subventions, leur donne un accès à la gratuité des soins qui n'est pas seulement équivalent à celui dont bénéficie les Français qui cotisent à notre système social, mais qui est parfois encore plus généreux (la CMU par exemple, qui permet l'accès à l'assurance maladie aux Français et étrangers non couverts par un système de sécurité sociale, a un volet mutuelle qui rembourse les frais dentaires et optiques non pris en charge par la sécurité sociale, frais que beaucoup de Français des classes populaires ont énormément de mal à financer). Ce que l'on sait moins, c'est le manque atterrant de rigueur dans l'attribution et le contrôle de ces aides, c'est le fait que ce manque de rigueur est parfois même délibéré et que les contrôles qui existent sont parfois plus souples concernant les populations issues de l'immigration. Certains de nos contributeurs témoignent ainsi, scandalisés, de ce que les étrangers en situation irrégulière sont en définitive mieux traités que des Français actifs qui, eux, contribuent financièrement, à titre d'ailleurs obligatoire et souvent à hauteur d'une partie significative de leurs revenus, pour maintenir tant bien que mal ce système à flot. Injustice violente que cette violation d'égalité flagrante, d'autant plus choquante qu'elle est imputable à un renoncement de l'administration dans un pays où pourtant celle-ci est nombreuse et vécue comme très coûteuse précisément par la partie de la population qui la finance et qui finance le système social. Dans ce contexte, où est l'égalité devant les charges publiques? [...]"

Posté le 19 février 2017 à 19h31 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Identité et nation : quelle vision catholique ?

Entretien avec le frère Bernard Bourdin, o.p sur la question identitaire :

Posté le 18 février 2017 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Les propos irresponsables d'Emmanuel Macron encouragent les violences en banlieues

Au-delà de l'erreur historique et de l'insulte aux pieds-noirs et aux Algériens fidèles à la France qui ont souffert de la décolonisation, François-Xavier Bellamy explique pourquoi les propos d'Emmanuel Macron sont totalement irresponsables :

Unknown-34"Connaissant, pour y avoir enseigné, certains quartiers qui s’embrasent aujourd’hui, comme tous ceux qui ont vécu ou travaillé en banlieue, je mesure l’ampleur de la tragédie que la parole d’Emmanuel Macron contribue à entretenir. Des générations de jeunes Français, nés en France et qui vont y construire leur vie, sont entretenus par nos dirigeants dans la haine de leur propre pays… Qui ne voit combien sont graves ces mots absurdes, irresponsables ? « Crime contre l’humanité » : l’erreur historique est aussi une faute morale, car ces mots deviennent le ferment de la violence, de la vengeance et de la division.

Ce petit calcul politique est d’autant plus médiocre et dangereux que, hélas, il dure depuis trop longtemps déjà… Comme beaucoup de Français et de jeunes en particulier, j’avais regardé avec intérêt le renouvellement qu’Emmanuel Macron semblait apporter à notre classe politique. Quelle désillusion aujourd’hui ! Cette stratégie électorale recycle la schizophrénie des élites qui depuis quarante ans tentent de sauver leur lien avec les jeunes issus de l’immigration, à coup d’histoire biaisée et de tribunes dans Libé, en leur expliquant qu’ils sont les victimes de leur propre pays – leur interdisant ainsi de s’y reconnaître et de s’y intégrer… Ce petit calcul irresponsable est précisément ce qui nous bouche le chemin d’un avenir commun, et ce qui provoque aujourd’hui la poussée de violence qui traverse nos banlieues, dans la coupable complaisance de dirigeants installés dans l’échec du mensonge victimaire. Quand il affirme qu’il n’y a pas de culture française, quand il insulte à l’étranger le pays qu’il prétend diriger, Emmanuel Macron montre qu’il n’est que la nouvelle voix de la vieille haine de soi qui a conduit la France au bord d’une division irréversible. Mais nous refuserons de le suivre en marche forcée vers le vide. Le mensonge est trop vieux.

Le véritable renouveau consiste à reconquérir les mots, et à leur redonner leur sens. Si Emmanuel Macron a travaillé avec Paul Ricœur pour son dernier grand ouvrage, La mémoire, l’histoire, l’oubli, il devrait se souvenir de l’avertissement qu’il y lançait : « l’histoire manipulée » est toujours dangereuse pour l’avenir, car « la projection du futur est solidaire du regard sur les temps passés. » Il n’y a pas de vrai progrès sans passion de la vérité ; on ne peut se dire philosophe et choisir d’incarner la dangereuse vacuité du langage pour les calculs sophistiques de l’ère de la postérité."

Posté le 17 février 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2017

On est d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on a la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures

Extrait du livre de Patrick Buisson, « La Cause du peuple » sur la notion de frontière.

41qQeP1KvvL._SX318_BO1,204,203,200_« Les partisans de la suppression des frontières se recrutaient quasi exclusivement dans les catégories dont la caractéristique commune était d’avoir les moyens financiers nécessaires pour se prémunir contre les effets délétères du libre-échange et de la libre circulation. On était d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on avait la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures. Frontières spatiales : les privilégiés qui habitaient les centres urbains ne connaissaient de l’immigration que la main-d’œuvre à bon marché des clandestins dont ils s’attachaient les services à vil prix. Frontières sécuritaires : la célébration du métissage se faisait à l’abri du double digicode et, dans les quartiers résidentiels, sous la surveillance de vigiles et d’agents de sécurité, dont le nombre avait plus que doublé en vingt ans ; au reste, le prix du foncier protégeait des réalités les plus déplaisantes de la mixité sociale plus sûrement que les barrières élevées entre les États-Unis et le Mexique ou Israël et les Territoires palestiniens. Frontières culturelles et scolaires : là encore le discours moralisateur dissimulait un féroce égoïsme de classe qui conduisait la nouvelle bourgeoisie urbaine à accaparer le système méritocratique au bénéfice de sa progéniture scolarisée dans les meilleurs établissements. Frontières économiques, enfin : par leur intégration à l’économie-monde, les classes dominantes se trouvaient en situation d’en confisquer la plupart des bénéfices selon le schéma parfaitement décrit par Louis Schweitzer, l’ancien président de Renault, devenu dans l’intervalle une figure emblématique de la « lutte contre les discriminations » quand il déclara : « La mondialisation, ce sont des salaires américains pour les dirigeants et des salaires chinois pour les ouvriers. » Décor flatteur mais trompeur, l’«ouverture» et tous ses sous-produits sémantiques formaient la nouvelle ligne Maginot morale derrière laquelle s’abritaient les intérêts de classe des catégories supérieures, le précipité existentiel du bien-être et de la bonne conscience.

A l’inverse, la France des campagnes et du périurbain subissait les conséquences en chaîne  de la globalisation. C’est cette France des nouveaux damnés de la terre évincés des grandes métropoles par le prix de l’immobilier et chassée des banlieues par la pression de l’immigration qui, sous les coups de butoir de l’économie-monde, avait été également la première victime de la recomposition sociale du territoire, la grande perdante de la lutte des places et de la société d’«ouverture» incriminant pêle-mêle dans ce processus d’éviction la responsabilité des oligarchies financières, des élites corrompues et plus généralement celle des «puissants». »

Posté le 16 février 2017 à 21h38 par Michel Janva | Lien permanent

A Grigny, le contrôle au faciès, c'est le fait de contrôler les personnes de type européen

Les journalistes et invités des grandes gueules ne s'attendaient pas à un tel témoignage de la part de ce policier :

Posté le 16 février 2017 à 11h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Selon Frontex, l'invasion migratoire va continuer avec la même intensité en 2017

Via FDesouche

Posté le 16 février 2017 à 10h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

15 février 2017

En France, on refuse de protéger les femmes par déni et par idéologie féministe

Là où la journaliste de France 2 ne voit que du sexisme, les Allemands répondent aux attentes légitimes des femmes et des mères de famille en leur réservant des places de parking adaptées et sécurisées. Quant à l'article de France Info qui commente cette information, il omet de souligner la raison majeure à l'origine de cette décision :

"Cette décision a été prise après une série d'agression" (vidéo à 0'17'')


Complément d'enquête. L'Allemagne a inventé les places de parking pour femmes

Inutile de faire un rapprochement avec l'entrée massive d'immigrés clandestins en Allemagne en 2015 :

"Les chiffres des agressions à Cologne et dans le reste de l'Allemagne lors de la nuit de la Saint Sylvestre se précisent. En effet, selon un rapport de l'Office fédéral de police criminelle allemand (BKA, pour Bundeskriminalamt) révélé dimanche dans les médias outre-Rhin, ce sont près de 1200 femmes qui ont été agressées, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg, par plus de 2000 hommes. Il y a plus d'agresseurs que d'agressées, car plusieurs hommes ont abusé d'une seule femme (...)

La moitié des suspects étaient en Allemagne depuis moins d'un an et la plupart sont d'origine algérienne ou marocaine. Seule une minorité des suspects serait originaire de Syrie, donc concernée par la politique d'accueil mise en place en 2015. Il s'agirait donc pour la plupart de migrants ayant profité du flux de réfugiés et de la vaste politique d'accueil lancée par la chancelière Angela Merkel pour s'introduire en Allemagne.

«Il y a un lien entre ce phénomène [d'agressions, NDLR] et la forte immigration, en particulier en 2015», a confirmé Holger Münch, le président de l'Office fédéral de police criminelle allemand au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Inutile d'imaginer en France la même politique de prévention et de protection des femmes...

Posté le 15 février 2017 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

14 février 2017

"Le communautarisme mène à la guerre civile !"

Roger Holeindre, ancien député de la Seine Saint-Denis, était l'invité hier du Zoom de TV Libertés, pour la parution de son dernier livre, La Réconciliation nationale. Une interview musclée et sans faux-semblants, bien agréable à entendre.

Posté le 14 février 2017 à 17h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 février 2017

61% des Français souhaiteraient suspendre l'entrée des immigrés venant des pays musulmans

Les Français et la grande majorité des Européens sont entièrement d'accord pour rendre permanents les décrets provisoires de Donald Trump :

"Le sondage révèle que les Européens souhaiteraient suspendre l'immigration en provenance des pays de confession musulmane. Les Espagnols (41%) et les Britanniques (47%) seraient les seuls à ne pas franchir le seuil de la majorité. Avec 61%, la France arriverait après la Pologne (71%), l'Autriche (65%), la Belgique (64%) et la Hongrie (64%), mais devant l'Allemagne (53%).

Les personnes interrogées devaient répondre d'accord ou pas d'accord à cette formulation: «Toute nouvelle migration de pays principalement musulmans doit être arrêtée»

Comparant ces résultats avec le contexte outre-atlantique, les chercheurs Matthew Goodwin, Thomas Raines et David Cutts précisent dans leur rapport pour le Chatham House que «l'opposition à davantage d'immigration venant de pays majoritairement musulmans n'est en aucun cas confinée à l'électorat américain de Donald Trump, mais est largement partagée en Europe»."

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Posté le 13 février 2017 à 12h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

11 février 2017

Selon l’Insee un peu plus d’un habitant sur cinq est d’origine étrangère

Michèle Tribalat, démographe, spécialisée dans le domaine de l'immigration, écrit sur Atlantico :

"l’Insee vient de sortir un Insee-Première intitulé Être né en France d’un parent immigré, Une population diverse reflétant l’histoire des flux migratoires. Ce quatre pages présente la situation en 2015 : 7,3 millions auraient au moins un parent immigré (11 %). [...]

Si l’on ajoute les deux générations (immigrés et enfants d’immigés), cela donne un total de 13,5 millions, soit 20,4 % de la population. On a donc un peu plus d’un habitant sur cinq d’origine étrangère sur deux générations en 2015. On aimerait, ce qui n’est pas bien difficile à faire, que l’Insee donne la même information sur la France métropolitaine, pour laquelle j’ai fait trois estimations plus anciennes (1986, 1999, 2011), ce qui permettrait de donner une idée de l’évolution. Si l’on ramène les chiffres de l’Insee à la France métropolitaine, on a, à peu près, 13,2 millions de personnes d’origine étrangère sur deux générations (soit 20,5 %), à comparer à 12,1 millions quatre ans plus tôt et 9,8 millions en 1999, soit 19,2 % en 2011 et 16,8 % en 1999. La population d’origine étrangère sur deux générations aurait donc augmenté de 9 % entre 2011 et 2015, contre 2,6 ‰ seulement pour les natifs au carré. [...]

La population d’origine subsaharienne est celle qui croit le plus rapidement. En quatre ans (2015-2011), sur deux générations (immigrés, enfants d’immigré(s)) elle aurait ainsi augmenté de 43 %. Elle est extrêmement jeune. 80 % des enfants d’immigrés subsahariens ont moins de 25 ans en 2015. [...]

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Posté le 11 février 2017 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Immigration : Les Européens sont d'accord avec Donald Trump

Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Chatham House, « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens. C'est sans appel :

« Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

"Assez" voire "très" répandue. A la question "Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?" Les réponses sont en bleu : oui, en vert : sans opinion, en rouge : non.

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Posté le 9 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

Marion Maréchal-Le Pen : "Le droit d'asile est devenu une filière d'immigration clandestine supplémentaire"


Marion Maréchal-Le Pen - La question des... by KTOTV

Posté le 9 février 2017 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

08 février 2017

L’Eglise et l’immigration : Laurent Dandrieu sur TV Libertés

Posté le 8 février 2017 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

Eglise et immigration : un discours matérialiste ?

Laurent Dandrieu a été interrogé par Le Rouge et Le Noir à propos du discours ecclésial sur l'immigration. Extraits :

9782750913618-6f031"[...] Mais ce qui est frappant dans ce discours, c’est son matérialisme sous-jacent : les conditions de vie matérielles sont toujours mises en avant, et jamais mises en balance avec la déperdition culturelle subie par le candidat à l’émigration en raison de l’arrachement à sa patrie. Et de la même façon, le fait qu’une immigration massive puisse bouleverser les fragiles équilibres d’une identité nationale n’est pas réellement envisagé. Dans son message pour la Journée mondiale du migrant 2011, Benoît XVI innove bien en stipulant que « les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale » – cette mention de l’identité nationale est inédite dans ce genre de documents –, mais on a l’air de croire qu’il s’agit seulement d’une question de bonne volonté, que l’identité nationale ne peut pas être sérieusement mise en danger par la seule présence massive d’immigrés d’une autre culture et d’une autre religion. Or, dans le même temps, l’Église condamne inlassablement les politiques d’assimilation, que Jean-Paul II renvoie même dos à dos avec les politiques d’apartheid, au nom du droit de l’immigré de garder sa culture d’origine… Donc, l’Église minore ou ignore le danger que l’immigration de masse fait peser sur l’identité culturelle et spirituelle d’un pays, en même temps qu’elle accroît ce danger en interdisant à ce pays de s’en prémunir par une politique d’assimilation…

Cette ouverture sans limite à l’immigration est-elle compensée par une évangélisation active de populations immigrées non chrétiennes ? L’Église semble moins zélée qu’autrefois à annoncer le Christ et ne pas prendre en compte l’origine extra-européenne et la pratique majoritairement mahométane de l’immigration actuelle.

Il y a à la fois un fantasme d’une conversion massive des musulmans en Europe qui serait prophétiquement préparée par le discours d’accueil tous azimuts de l’Église et des gestes comme celui du pape François ramenant de Lesbos, dans son avion, trois familles de clandestins musulmans, et une réticence concrète d’une grande part de cette même Église à accueillir les musulmans qui veulent se tourner vers le Christ. Les témoignages abondent de musulmans découragés par un prêtre de se convertir au christianisme, leur conseillant plutôt de rester fidèles à l’islam. Quand le pape lui-même ne cesse de faire l’éloge de l’islam et dit à de jeunes musulmans, comme il l’a fait en 2014 : « La foi que vos parents vous ont inculquée vous aidera toujours à avancer », il est difficile d’y voir une démarche d’évangélisation très affirmée. De fait, s’il existe un petit mouvement de conversions de l’islam au catholicisme sur le continent européen, massivement c’est le contraire qui se passe : ce sont des prédicateurs musulmans radicaux qui sont en train, non seulement de conduire les masses musulmanes issues de l’immigration vers un islam de plus en plus rigoriste, mais aussi de convertir à cet islam radical nombre d’Européens de souche privés de tout repère spirituel par la laïcisation de la société."

Posté le 7 février 2017 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2017

Eglise et immigration - Le grand malaise : un livre qui fera date

De François Billot de Lochner :

Téléchargement[...]Un grand nombre de catholiques considère que l’Eglise ne peut être contredite, et le pape  encore moins : erreur dramatique, aux conséquences incalculables. En effet, si les dogmes sont évidemment non discutables pour un catholique, les positions « mondaines » de l’Eglise et du pape sont très légitimement analysables et critiquables. Ceux qui en doutent pourront lire ou relire avec profit le très exceptionnel saint Thomas d’Aquin, d’une lumineuse clarté sur le sujet ! Or, sur l’islamisation du monde comme sur l’immigration débridée, qui sont des sujets hautement politiques, le débat n’est pas seulement autorisé : il est nécessaire, et le refuser est une erreur et une faute. Car la « correction fraternelle » des éventuelles erreurs « mondaines » de l’Eglise et des papes n’est pas une option : c’est un devoir pour tout catholique.[...]

Laurent Dandrieu est un intellectuel reconnu, doté d’une vaste culture. Il vient de publier un livre de réflexion fondamental qui, à n’en pas douter, fera date, et s’intègre donc dans les ouvrages à lire et méditer (Eglise et immigration - Le grand malaise - Presses de la Renaissance). Chacun pourra évidemment en penser ce qu’il voudra, à condition de l’avoir lu, pour ne pas se ranger dans la catégorie « Alain Juppé », grand spécialiste autoproclamé  de l’islam … qui a avoué n’avoir jamais ouvert un coran. Immigration et islamisation peuvent aboutir à la disparition très rapide de l’Europe chrétienne historique : Laurent Dandrieu l’explique avec lucidité et courage,  et n’hésite pas à bousculer l’Eglise, qui favorise depuis des dizaines d’années ce double mouvement, à bien des égards suicidaire. Correction fraternelle oblige…

Ceux qui savent tout cela lui sauront reconnaissants d’avoir exprimé publiquement une parole nouvelle, libre, à la recherche de la vérité. Ceux à qui il aura ouvert les yeux également. Ceux qui sont en opposition avec lui devront le remercier d’avoir ouvert ce débat essentiel, et donc de leur avoir permis d’affiner leurs positions. En bref, la lecture de ce livre ne peut que profiter à tous, ou plutôt à presque tous, puisque certains, peu nombreux espérons-le, le critiqueront dans un réflexe tout juppeïste : dire sans savoir, maladie très répandue de nos jours, et dénoncée en son temps, de façon magistrale, par Benoît XVI !"

Posté le 5 février 2017 à 23h14 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 février 2017

L'auteur de l'attentat venait d'arriver en France

Abdallah E-H. était arrivé à Paris le 26 janvier via l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle grâce à un vol en provenance de Dubaï, aux Emirats arabes unis, pays depuis lequel il  avait fait à l’automne 2016 une demande de visa – acceptée - pour la France. 

Il avait réservé un vol retour au départ de Roissy direction Dubaï pour ce dimanche 5 février.

Le suspect avait par ailleurs réservé et payé une chambre d’hôtel située rue de Ponthieu, dans le VIIIème arrondissement de la capitale.

Il est totalement inconnu des services de renseignement français. Des vérifications sont faites en ce moment-même auprès des autorités égyptiennes pour déterminer si cet homme était ou non fiché par leurs services anti-terroristes. 

Posté le 3 février 2017 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

"Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France avec une large population musulmane"

Dimanche soir, un haut responsable de l’administration Trump a briefé les journalistes en ces termes :

«La réalité est que nous ne voulons pas nous retrouver aux Etats-Unis dans la situation de la France, de l’Allemagne ou de la Belgique avec une large population musulmane.»

« On ne veut pas d’une situation où dans 20-30 ans il devient normal qu’il y ait régulièrement des attaques terroristes sur notre sol. Les Etats-Unis sont un pays souverain qui n’a absolument pas l’obligation d’intégrer n’importe quel immigré.»

Posté le 2 février 2017 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2017

Les pays mis au ban par le décret Trump sont les mêmes que ceux choisis par... l'administration Obama

Unknown-8Le candidat Trump avait promis que le premier jour de sa présidence, s'il était élu, il «suspendrait l'immigration des régions sujettes au terrorisme où la vérification ne peut se faire en toute sécurité». Il a juste une semaine de retard. Pourtant, tout le monde surréagit.

Le décret que Trump a signé vendredi institue une suspension de 90 jours des immigrants de pays répertoriés par l'administration Obama comme ayant une importante présence d'organisations terroristes. La raison en est de donner aux organismes compétents le temps nécessaire pour s'assurer que «des normes adéquates sont établies pour empêcher l'infiltration par des terroristes ou des criminels étrangers».

L'ordonnance suspend également le Programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pendant 120 jours, accordant à la Sécurité intérieure et au Directeur du renseignement national le temps de «déterminer quelles procédures supplémentaires devraient être prises» pour s'assurer que les terroristes n'entrent pas sous le couvert de réfugiés. Préoccupation légitime.

Il fixe également un plafond légèrement inférieur à 50 000 pour les réfugiés pour cette année, ce qui est en vigueur au cours de la dernière décennie.

Les pays visés par la suspension de 90 jours - l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen - n'ont pas été choisis par Trump. Ils étaient déjà répertoriés par l'administration Obama comme des pays préoccupants en vertu d'une loi de 2015 qui exige que quiconque a visité un de ces pays doit subir un examen minutieux avant d'arriver aux États-Unis. Le président Obama lui-même a empêché des groupes importants d'immigrants d'entrer aux États-Unis. En 2011, l'administration a suspendu l'entrée des réfugiés d'Irak pendant six mois afin de s'assurer que les terroristes n'en profitaient pas pour pénétrer aux Etats-Unis.

De même, le président Bill Clinton a publié six interdictions, George W. Bush six interdictions et l'ancien président Ronald Reagan quatre. En 1980, l'ancien président Jimmy Carter a interdit les Iraniens après que Téhéran a saisi l'ambassade des États-Unis.

Concernant les réfugiés, les données du Migration Policy Institute montrent que le nombre réel de réfugiés admis au cours des 15 dernières années a été à peu près de 50 000 chaque année.

Ce qui est extrême, ce n'est donc pas ce que Trump a fait, mais c'est la réaction disproportionnée de ses adversaires politiques, de la presse.

Posté le 31 janvier 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

Immigration: la décision de Donald Trump n'est pas une première

Unknown-6La décision de fermer la frontière aux ressortissants de sept pays musulmans a déclenché des hourvaris d'indignation un peu partout mais surtout dans les rédactions de la bobosphère.

Le décret interdit pendant 90 jours toute entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak. Il bloque également pendant 90 jours les entrées de réfugiés venant de ces pays, et les demandes des réfugiés syriens sont bloquées jusqu’à nouvel ordre.

De façon plus générale, le texte bloque le processus d’admission des réfugiés du monde entier pendant 120 jours.

Pour les pleureuses de l'Immemorial Open America, cette décision de Donald Trump n'est pas une première dans l'histoire des Etats-Unis. De telles mesures ont déjà été prises par le passé :

  • exclusion des immigrants chinois, par le Chester A. Arthur en mai 1882
  • les réfugiés juifs durant la seconde guerre mondiale, par Franklin D. Roosevelt.
  • les anarchistes, par Theodore Roosevelt en 1903
  • les communistes en 1950 par Harry Truman
  • les Iraniens en 1980 par Jimmy Carter, April 7, 1980.
  • les personnes porteuses du VIH en 1987 par Ronald Reagan

Posté le 30 janvier 2017 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2017

L'avis de Michel De Jaeghere sur le livre de Laurent Dandrieu

Dans Le Figaro Histoire :

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Posté le 29 janvier 2017 à 19h49 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2017

Grande nouveauté : voilà un homme politique qui tient ses promesses

Il l'avait promis, il l'a fait. Vendredi soir, Donald Trump un signé un décret sur l'immigration intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Qui vise particulièrement les ressortissants de pays musulmans. Voici les trois mesures principales:

  • La suspension, pour une durée indéterminée de l’accueil des réfugiés syriens
  • La suspension, pour quatre mois, du programme américain d'admission de réfugiés, le temps de le passer au crible.
  • Le gel pendant trois mois de l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Le président américain a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux». 

«Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre».

Posté le 28 janvier 2017 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 2/2

La première partie de cet entretien est à retrouver ici.

Au sein de l'Eglise, le débat sur l'immigration doit-il en rester uniquement au niveau théologique, philosophique et/ou moral ? Serait-il possible d'avoir un débat sur le plan démographique ? Autrement dit, en refusant d'aborder les chiffres concrets, n'y a-t-il pas un déni du réel ?

Dandrieu © Bruno KleinLe fait est que le discours de l’Église, sur ces questions, n’aborde quasiment jamais la dimension collective du problème. Elle parle d’individus, de familles, jamais de masse considérables. Quand le pape François, qui reconnaît que nous faisons face à une « invasion », mentionne cette dimension collective, c’est toujours pour inviter à ne considérer malgré tout les migrants que sous l’angle personnel : « Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en les regardant en face et en écoutant leurs histoires », déclare-t-il ainsi, en septembre 2015, devant le Congrès des États-Unis. L’Église, par ailleurs, parle toujours du migrant avec un grand “M” : c’est un migrant abstrait, sans origine déterminée, qu’il faut accueillir quoiqu’il arrive, en respectant sa culture et sa religion d’origine, quelle qu’elles soient, puisque l’Église condamne de manière répétée toute politique d’assimilation (« On doit en effet exclure aussi bien les modèles fondés sur l’assimilation, qui tendent à faire de celui qui est différent une copie de soi-même, que les modèles de marginalisation des immigrés, comportant des attitudes qui peuvent aller jusqu’aux choix de l’apartheid », écrit ainsi Jean-Paul II dans son message 2005). L’Église se contente de prôner l’intégration, comme si c’était la même chose d’intégrer quelques familles étrangères de même culture et de même religion, et des centaines de milliers de personnes d’origine orientale ou africaine, de culture radicalement différente de la nôtre et fidèles d’une religion musulmane de plus en plus conquérante : mais ces distinguos-là, l’Église persiste à ne pas les faire, comme si ça n’était pas son problème, au prétexte qu’il ne serait pas chrétien de “faire le tri” entre les migrants… Pourtant le pape François lui-même, en revenant de Suède, le 1er novembre dernier, a reconnu qu’il y avait imprudence à recevoir plus de personnes qu’on ne peut en intégrer. Il est dommage qu’il ait multiplié les déclarations où il semble dire exactement le contraire.

Il me semblait que Benoît XVI, lorsqu'il avait énoncé les principes non négociables (respect de la vie, défense de la famille, liberté scolaire et promotion du bien commun, in Sacramentum Caritatis n°83), c'est-à-dire les fondamentaux de la société dont le respect est absolu quels que soient l'époque, le lieu et les circonstances, n'a pas évoqué l'immigration. N'y a-t-il pas là une brèche pour rappeler aux autorités catholiques que la politique d'immigration n'est pas un droit illimité, mais elle est négociable en fonction des circonstances et que par conséquent elle reste soumise au bien commun ?

D’une certaine façon, le Catéchisme de l’Église catholique, en son n° 2241, fournit déjà l’occasion de ce rappel, puisqu’il stipule que « les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges ». Le problème est que cet article – outre qu’il n’explicite pas la dimension collective de la question et qu’il omet de préciser que les États devraient avoir le droit de stopper l’immigration quand ils estiment que la proportion de population d’origine étrangère est trop élevée et menace le respect de l’identité nationale – est constamment ignoré ou minoré par le discours ecclésial, qui tend à absolutiser le droit à l’immigration, devant lesquelles les autorités politiques sont presque toujours, concrètement, appelées à céder au nom du respect des droits humains. Jusqu’au point où le secrétaire général de la conférence épiscopale italienne, Mgr Galantino, nommé à ce poste par le pape François, déclare que nous devons accueillir tous les migrants, comme une compensation que nous leur devons pour avoir pillé continûment leurs pays durant la colonisation ! La première chose à exiger aujourd’hui des autorités catholiques est donc de respecter la cohérence de la doctrine.

Sur les points non négociables, en réalité, je serais surtout favorable à ce qu’on ne les limite pas aux questions familiales et bioéthiques, comme on le fait trop souvent (s’adressant le 30 mars 2006 aux parlementaires du Parti Populaire Européen, Benoît XVI les avait ainsi définis : « la protection de la vie à toutes ses étapes », « la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille », « la protection du droit des parents à éduquer leurs enfants »), mais qu’on les étende aux questions politiques : car si les conditions de survie politiques de la Cité disparaissent, si ce que saint Thomas d’Aquin appelle la préservation de « l’état tranquille de la Cité », en quoi il voyait la principale mission de l’État, n’est plus possible, alors les points non négociables tels que les a définis Benoît XVI sont emportés avec tout le reste. Je souhaiterais donc qu’on leur adjoigne ces autres points non négociables qui me semblent en être la condition sine qua non : l’amour et la défense de la patrie ; la défense et la promotion de l’identité nationale ; la défense et la promotion de la culture et du patrimoine national – ce qui inclut dans le cas de la France la reconnaissance qu’il n’y a pas “des religions” qui se valent toutes plus ou moins, mais qu’il est bien parmi elles une religion indissociable de l’âme même du pays, le catholicisme, qui est comme la colonne vertébrale de notre identité. Si ces points non négociables-là étaient reconnus par l’Église, il me semble que la légitimité des États à réguler l’immigration serait beaucoup mieux assurée. Et, au passage, que l’intégration des Français d’origine étrangère en serait grandement facilitée, car la reconnaissance de l’identité chrétienne de la France est le seul moyen d’éviter à notre pays la rivalité communautaire dans laquelle elle semble aujourd’hui se précipiter inexorablement.

Laurent Dandrieu sera sur Radio-Courtoisie dimanche 12 février de 12 h à 13 h 30 dans le Libre Journal de Jean-Pierre Dickès, qui sera animée par Luc Perrel, avec également l'abbé Guy Pagès. L'émission est rediffusée le même jour de 16 h à 17 h 30. 

Posté le 27 janvier 2017 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 1/2

Suite à la lecture de son ouvrage sur l'Eglise et l'immigration, le grand malaise, nous avons interrogé Laurent Dandrieu. Nous le remercions pour ses réponses, publiées en deux parties. Voici la première :

Vous évoquez cet épisode de la fuite de la Sainte Famille en Egypte, comme l'un des arguments récurrents de la hiérarchie catholique actuelle pour justifier l'accueil des immigrés. Mais cet argument ne se retourne-t-il pas contre cette idée d'un droit illimité à l'immigration puisque la Sainte Famille, qui fuyait la sanglante persécution d'Hérode, est retournée ensuite vivre à Nazareth ?

Couv defC’est en effet une référence récurrente dans le discours ecclésial sur l’immigration. Le premier texte magistériel sur la question, la Constitution apostolique Exsul Familia que publie Pie XII en 1952, s’ouvre d’ailleurs par cette phrase : « La famille de Nazareth, Jésus, Marie, Joseph en exil, émigrant en Égypte et s’y réfugiant, pour échapper à la fureur d’un roi impie, telle est l’image, le modèle et le soutien de tous les émigrants et pèlerins de tous les temps et tous les lieux, de tous les exilés de quelque condition qu’ils soient, qui, chassés par la crainte des persécutions ou par la misère, se voient contraints d’abandonner leur patrie, de quitter leurs chers parents, leurs proches, leurs amis, et de gagner une terre étrangère. » Dans son message pour la Journée mondiale des migrants, en 1988, Jean-Paul II écrit pour sa part : « La Sainte Vierge, en vérité, par la façon dont elle vécut son histoire humaine, se pose comme point de référence pour les migrants et les réfugiés. Sa vie terrestre fut marquée d’une continuelle pérégrination d’un lieu à l’autre [...] Marie, en outre, connut par expérience directe la souffrance de l’exil et de l’émigration en terre étrangère. » Mais là où Pie XII ne tirait d’autre conclusion à cette analogie qu’une consolation spirituelle pour le migrant dans ses tribulations, et le devoir pour les chrétiens de faire en sorte que ces migrants soient traités avec dignité et de leur apporter un secours spirituel, Jean-Paul II, lui, en tire une sorte de sanctification de la migration en elle-même : « Parmi toutes les expériences humaines, Dieu a voulu choisir celle de la migration pour signifier son plan de rédemption de l’homme », écrit-il dans le même message. Dans celui de l’année précédente, il écrivait que « par les migrations, la société est devenue un creuset de races, de religions et de cultures, duquel on espère un nouveau monde à hauteur d’homme, fondé sur la vérité et sur la justice ». En 1991, il note que les migrations « contribuent de manière incisive à l’unité de la famille humaine et au bien-être universel ». Et, en 2004, « le phénomène des migrations contribue à cultiver le “rêve” d’un avenir de paix pour l’humanité tout entière. »

On a donc le sentiment d’un glissement progressif du discours vers une vision prophétique des migrations, qui « sont bien l’expression d’un travail d’enfantement d’une humanité nouvelle », comme l’écrit l’instruction Erga migrantes caritas Christi du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, approuvé par Benoît XVI en 2005, où l’on peut lire ces lignes : « Les migrations, en touchant les multiples composantes de la famille humaine, tendent en effet à l’édification d’un corps social toujours plus vaste et varié, presque dans le prolongement de la rencontre de peuples et de races qui, à la Pentecôte, par le don de l’esprit, est devenue la fraternité ecclésiale. »

L’Église semble presque en oublier que les différentes tribulations relatées par la Bible, érigées en modèles des migrations actuelles, ne ressortent pas de la volonté dont parle Jean-Paul II, dans l’encyclique Laborem exercens (1981), « de chercher de meilleures conditions de vie dans un autre pays », mais qu’elles résultent de déportations, de fuites devant la guerre ou la persécution, comme à l’évidence la fuite en Égypte de la Sainte-Famille, qui n’avait d’autre objet que de sauver l’Enfant-Jésus du massacre des innocents, comme le soulignait Pie XII. Elle omet effectivement de préciser que ces exils vont toujours de pair avec un ardent espoir de retrouver un jour – le plus proche possible – la terre d’Israël. D’où il résulte que le thème du retour du migrant dans son pays d’origine est très rarement évoqué dans le discours de l’Église. Ce qui est inéluctable à partir du moment où l’on compte « au nombre des droits humains fondamentaux, la faculté pour chacun de s’établir là où il l’estime le plus opportun », comme l’écrit Benoît XVI dans son message pour le Journée mondiale des migrants 2013. Le pape François est symptomatique de cette dérive car, en même temps qu’il présente, très abusivement, tous les migrants comme des réfugiés « fuyant la guerre et la faim », il prône des politiques d’intégration intensive, comme si ces réfugiés avaient vocation à rester chez nous éternellement et à y faire souche…

A suivre

Posté le 27 janvier 2017 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

"Tout est fait pour cacher le chaos migratoire en France"

Nicolas Dupont-Aignan répond à Boulevard Voltaire :

Posté le 26 janvier 2017 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

L'identité n'est pas une réalité secondaire ou méprisable

Mathieu Bock-Côté, docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada, commente dans Le Figaro, l'ouvrage de Laurent Dandrieu, Eglise et immigration : le grand malaise. Extrait :

"[...] L'attachement du commun des mortels à une forme de catholicisme culturel suscite souvent le mépris de bien des chrétiens, qui n'y voient une religion souillée par de basses passions. Le procès du catholicisme «identitaire» a aussi marqué le début de l'année 2017. Ils n'y voient qu'un catholicisme instrumentalisé au service d'une conception de la nation qui serait étrangère, finalement, à l'universalisme chrétien. C'est ici que Dandrieu pousse la réflexion le plus loin, et de la meilleure manière. L'homme porte en lui une aspiration à l'universel, naturellement, que le catholicisme cultive, heureusement, mais il n'est pas immédiatement universel. Autrement dit, il participe au monde à travers la médiation d'une langue, d'une culture, d'une histoire, de mœurs, de traditions: ces réalités ne sont pas secondaires ou méprisables. Faut-il comprendre, à la manière de ceux qui fustigent le mot identitaire, que l'attachement à sa patrie n'a pas vraiment d'importance ou alors, qu'on devrait la relativiser pour être bon chrétien? N'est-il pas légitime, dès lors, de défendre les intérêts et l'identité de son pays, sans avoir l'impression de nier la dignité du genre humain? Un peuple est en droit de ne pas se soumettre à la logique de l'immigration massive. Absolutiser l'autre jusqu'à s'oublier soi-même n'est pas un signe de grandeur morale mais de bêtise politique.

Allons plus loin, toujours en suivant Dandrieu. Et si certains individus retrouvent le chemin de la foi chrétienne en suivant la piste de l'identité nationale, est-ce un drame? Est-ce un crime? N'y a-t-il, du point de vue des chrétiens officiels, qu'une seule manière de renouer avec la foi ou se partir à sa recherche? Ceux qui, en fouillant au fond de leur culture, retrouvent ses racines chrétiennes oubliées et les embrassent, méritent-ils le dédain de certains croyants qui auraient finalement une foi sans impureté, une foi nettoyée, leur donnant le droit de surplomber le commun des mortels au nom de leur spiritualité souveraine? Sur le sujet, Dandrieu signe en conclusion des pages lumineuses: «Plutôt que de spéculer sur la plus ou moins grande pureté des intentions de ceux qui montrent leur attachement à ce signe, l'Église serait mieux inspirée de voir que cet attachement constitue un appel, et aussi signe d'un autre ordre, plein d'espérance - le signe très encourageant que l'âme chrétienne ne se résout pas tout à fait à mourir au sein des populations les plus déchristianisées». En d'autres mots, ceux qui voudraient évangéliser à nouveau l'Europe devraient voir dans le catholicisme patrimonial des uns et des autres un point de départ inspirant, et non pas une marque honteuse. [...]"

Posté le 24 janvier 2017 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2017

31 janvier : conférence de Laurent Dandrieu à Paris

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Posté le 23 janvier 2017 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2017

Immigration : ce sont les chiffres qui en parlent le mieux

Nicolas Dupont-Aignan l'a compris : dans sa tribune publiée par Valeurs Actuelles, il n'aborde par l'immigration sous l'angle moraliste, philosophique (voire théologique !), mais sur les faits :

VALEURS4182_001"[...] En 2016 nous dit le ministère de l'Intérieur, l'immigration légale se traduit par l'entrée de 227 550 personnes sur notre sol, une hausse de 4,6% par rapport à l'année précédente. C'est presque autant que la population de Bordeaux en une seule année ! On apprend aussi que l'immigration déclarée au titre du travail représente 10% de l'effectif, environ 38% étant dus à l'immigration familiale (regroupement familial et mariage avec un conjoint étranger) soit plus de 88 000 personnes, tandis que les étudiants (dont une minorité quitte le pays à la fin de leurs études) pèsent 77 000 entrées. Enfin, les entrées pour motif humanitaire (qui se concrétisent par l'octroi du droit d'asile dans peu de cas) s'élèvent à plus de 32 000, soit 15% du total.

Mais au-delà de ce constat, Il faut rappeler que les demandes d’asile sont en forte progression : 85 244 demandes, en hausse de 6,4 %. Or, ils ne sont que 26 351 à avoir obtenu le droit de séjourner en France (taux en hausse de 35 % !). Ce qui implique donc qu’environ 59 000 auraient dû être reconduits à la frontière. Mais seules un peu plus de 10 000 reconduites sont effectuées chaque année : ce sont donc probablement 47 000 personnes qui sont restées clandestinement sur le territoire.

A ces entrées légales s'ajoutent évidemment l'immigration illégale, impossible à quantifier par nature, ainsi que celles des ressortissants clandestins ou irréguliers de l'Union européenne, en provenance pour une large part de l'est du continent. Enfin, s'ajoute donc le solde de tous les ressortissants étrangers (déboutés du droit d'asile et autres), grossissant année après année, censés quitter le territoire national mais ne s'exécutant pas et n'ayant pas grand chose à craindre d'autorités publiques qui ne pratiquent, au plus, que quelques milliers de reconduites à la frontière par an (moins de 13 000 en 2016 !).

Or, rapportés à la démographie nationale, ces chiffres correspondent clairement à une dynamique de remplacement : pour mémoire, la plupart des entrants ont entre 20 et 30 ans, et si l’on comptabilise seulement les 227 550 entrées officielles et les 47 000 « réfugiés » restés clandestinement, on arrive à 274 550 personnes en 2016. A comparer aux 750 000 personnes par génération annuelle que nous avons sur les 20-30 ans ! Nos entrées annuelles légales et semi-clandestines représentent ainsi l’équivalent de 36 % d’une génération annuelle."

Ce qui permet à Nicolas Dupont-Aignan de valider l'idée (qui n'est plus une thèse) du grand remplacement.

Posté le 19 janvier 2017 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent

300M€ pour les demandeurs d'asile en 2016

Unknown-274 774 migrants ont bénéficié du dispositif d'"aide au retour" en 2016, soit 2500€ :

  • 529 Afghans
  • 401 Chinois
  • 362 Albanais
  • 243 Kosovars. 

Par ailleurs, 105 000 personnes ont reçu l'allocation pour demandeurs d'asile (ADA) en décembre. Elle est versée à un migrant pendant l'instruction de la demande d'asile et est fixée à 6,80 euros par jour (en moyenne 204 euros par mois), modulable selon la composition familiale.

Les demandeurs qui ne sont pas hébergés perçoivent 11 euros par jour (en moyenne 330 euros).

Le budget de l'ADA a atteint 300 millions d'euros l'année dernière.

C'est gratuit c'est l'Etat qui paie...

Posté le 19 janvier 2017 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent

Des slogans anti-racistes destinés à nous anesthésier

Capture d’écran 2017-01-19 à 08.29.36C'est ce que déclare Laurence Marchand-Taillade, Présidente des Forces Laïques et cosignataire du livre « Une France Soumise » chez Albin Michel, lors d'un débat sur LCI.

Posté le 19 janvier 2017 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

18 janvier 2017

Immigration : Dupont-Aignan en a assez "de la fausse générosité, des bons sentiments de personnes qui refusent de voir la misère sociale"

Nicolas Dupont-Aignan est interrogé dans Famille chrétienne. Extrait :

Numero-2036-samedi-21-janvier-2017-est-on-victime-de-son-education_media_sidebar"Vous êtes critique vis-à-vis des prises de position du pape François sur les migrants. Vous ne croyez pas qu’il soit possible de concilier une juste régulation des flux migratoires et une nécessaire hospitalité humaine, chrétienne dirions-nous ?

A partir du moment où l’hospitalité se fait au détriment de nos propres citoyens, nous marchons sur la tête ! Quand vous avez des gens modestes qui n’ont plus les moyens de vivre et qu’au même moment l’Etat, avec fausse générosité, donne l’argent des impôts des Français pour accueillir toujours plus d’étrangers, je dis : « folie ! ». L’hospitalité doit être raisonnable. Or le stade du raisonnable a été dépassé.

Plutôt que de faire de la charité mal comprise et contre-productive, en culpabilisant et en menaçant nos propres concitoyens qui souffrent, on ferait mieux, nous Européens, de nous projeter dans les trente prochaines années et de nous dire que la seule question importante est de savoir comment gérer le doublement de la population africaine. La banque centrale européenne donne chaque année 1000 milliards d’euros aux banques, et on n’est pas capables d’apporter 50 milliards d’euros d’aide au développement ? On n’est pas capable de développer le projet de reforestation au Sahel, et on n’est pas capable d’intervenir en Somalie ? Mais à quoi servent les dirigeants européens ?

Le rôle d’un chef d’Etat est différent de celui d’un pape. Je comprends les sentiments religieux, et les sentiments tout court. Mais il y a aussi la raison d’État qui, à un moment donné, doit dire « stop ». Je propose trois actions pour cela : contrôles aux frontières nationales, actions contre les passeurs, et développement africain. 

Ce désaccord avec le pape, vous l’avez aussi avec les évêques de France. Pourquoi leur avoir adressé une lettre à l’automne dernier ? 

J’ai voulu expliquer aux évêques de France, et aux chrétiens, que l’on pouvait être patriote et généreux. J’en ai assez des procès en sorcellerie. On peut aimer son pays et être ouvert au monde. On peut défendre les intérêts du peuple français, avoir des frontières nationales et porter de beaux projets pour l’Afrique. J’en ai assez de la fausse générosité, des bons sentiments de personnes qui refusent de voir la misère sociale qui progresse dans notre pays. Alors j’ai voulu  dire : « alerte, danger ». Je pense que l’on peut être un bon chrétien en gouvernant et en défendant son pays. [...]"

Posté le 18 janvier 2017 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent

Répétez après moi : "Le grand remplacement n'existe pas"

La preuve avec ces élèves de 3e du collège Thomas-Mazaryk de Châtenay-Malabry, qui ont passé la journée au ministère de l’Education nationale ou ils ont déjeuné avec Najat Vallaud-Belkacem :

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Posté le 18 janvier 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2017

Le grand remplacement, l'un des axes principaux de la campagne de Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a lancé sur Twitter :

«En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l'invasion migratoire. Le changement de population, c'est maintenant!»

Au Figaro il répond :

Images-2«Si nous voulons un État en capacité d'assimiler les nouveaux venus, il faut d'urgence réguler l'afflux de nouveaux migrants». «En 5 ans, la France a accueilli près d'un million d'immigrés légaux (…) le nombre de titres de séjour accordés a encore augmenté en 2016 pour atteindre 227.550. Le nombre d'immigrés légaux annuels a ainsi explosé de 32,3% par rapport à il y a 10 ans! À cette immigration légale s'ajoute l'ensemble des clandestins qui vivent sur notre territoire en bénéficiant de l'appel d'air social, tout en profitant du laxisme socialiste en matière d'expulsions: au moins 300.000 au regard des bénéficiaires de l'AME».

«Il faut arrêter d'avoir peur des mots. Cette prise de position est tout à fait réfléchie et je brise ce tabou volontairement. Je ne suis pas pour l'immigration zéro, mais pour la prise en compte de ce remplacement rampant».

Dupont-Aignan ajoute qu'il s'agira-là de l'un de ses axes principaux de campagne, «avec la relocalisation de l'emploi». 

«Le choc démographique historique qui s'annonce en Afrique devrait être une obsession de tout futur chef d'État. La population pourrait y croître dans les années à venir d'un million d'individus. Si je suis président de la République, il y aura une carte de l'Afrique placardée dans mon bureau». 

Posté le 17 janvier 2017 à 22h11 par Michel Janva | Lien permanent

Charité et politique d’immigration


Laurent Dandrieu : "L'église confond charité et... par bvoltaire

Posté le 17 janvier 2017 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent

La Tentation identitaire : Un livre aussi approximatif que pharisien

Pierre Saint-Servant a eu le courage de lire l'ouvrage d'Erwan Le Morhedec, alias Koztoujours, sur la Tentation identitaire. Il commente dans Présent :

"[...] Koz – c’est le surnom que s’est choisi Erwan Le Morhedec – est un aveugle d’un genre bien particulier. Il ne voit pas les évidences du temps : la très évidente submersion migratoire, les prémices sanglantes d’une société multiculturelle devenue multiviolente, le risque de disparition du trésor inestimable de l’héritage européen où le catholicisme tient d’ailleurs une large part.

En revanche, il voit en grossissement maximal les prétendues menaces d’une identité qui s’affirme de manière croissante, réponse – que l’on veut bien considérer comme parfois maladroite – d’un peuple qui ne veut ni mourir, ni condamner à mort ses propres enfants. « Une personne qui pense avant tout à faire des murs, où qu’ils se trouvent, et non des ponts, n’est pas chrétienne » : cette ineptie que l’on doit au pape François paraît une lumineuse vérité à Le Morhedec. Qui est d’autant plus scandalisé que ce mur va barrer la porte des Etats-Unis à des clandestins… très majoritairement catholiques. A la bonne heure ! Sont ensuite épinglés tous azimuts Civitas, Philippe Vardon, Academia Christiana, La Nef et Jacques de Guillebon, le Salon Beige, Marion Maréchal-Le Pen et SOS Chrétiens d’Orient dans un gloubigoulba sans colonne vertébrale qui, par ses approximations, nous rappelle la pseudo-expertise des décodeurs du web ou des antifascistes à plumes.

Néo-pharisaïsme 2.0

Surtout, Erwan Le Morhedec renoue avec un pharisaïsme vieux comme le monde qu’il remet à la sauce post-moderne. « Quel ressort peut donc inciter quelqu’un qui ne pratique ni régulièrement ni même occasionnellement à s’affirmer catholique quand on ne le retrouve qu’aux Rameaux pour le renouvellement de son buis ? », s’interroge notre vertueux blogueur. Bon sang mais c’est bien sûr ! Il faut dénoncer l’imposture de ces chrétiens aux pieds glaiseux qui « se rattachent davantage aux marqueurs rituels et culturels qu’à la foi ». Voilà le vieux débat entre les catholiques culturels et les catholiques « authentiques » qui point à nouveau. Faut-il donc que Péguy ou Bernanos aient écrit pour rien ? « Ô Dieu je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes », nous dit Koz. Et plus loin : « L’identitarisme, nouvel antichristianisme » est le titre de son deuxième chapitre. Relisant d’un cœur pur les paroles de l’Evangile, Le Morhedec nous invite à désarmer la spirale de la violence qui s’élève entre communautés. Les termes sont ainsi biaisés. Car il ne s’agit pas de l’affrontement égoïste de bandes rivales, mais de la survie d’un peuple affaibli par des décennies « d’idées chrétiennes devenues folles », qui est pleinement légitime sur son sol et doit faire face à une conquête, proclamée explicitement ou non. [...]

Posté le 17 janvier 2017 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

15 janvier 2017

Les catholiques français basculent vers la droite, ce qui fait paniquer les "cathos bourgeois"

Selon Jacques de Guillebon, interrogé par Boulevard Voltaire concernant la polémique sur les identitaires qui n'auraient pas le droit de se revendiquer comme catholiques :


Jacques de Guillebon : "Il y a une collusion de... par bvoltaire

Posté le 15 janvier 2017 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2017

Du devoir des catholiques de rester libres en politique

9782750913618Au début de son ouvrage sur le malaise provoqué par le discours de l'Eglise sur l'immigration, Laurent Dandrieu justifie :

"Si l'auteur de ces lignes a eu l'audace, en tant que fidèle catholique, d'entreprendre une critique du discours de l'Eglise à laquelle il a donné sa foi, et dont il professe qu'elle est dépositaire de la  parole du Dieu vivant et des promesses de la vie éternelle, qu'on lui fasse le crédit de croire que ce n'est pas sans un certain tremblement, mais saisi par la gravité universelle des questions soulevées, et leur évidente urgence. S'il s'est permis par moments une certaine dureté de ton, c'est guidé seulement par l'exigence de la vérité, qui lui semblait blessée par certains discours trop légers ou imprudents. Il ne s'agit pas ici d'accabler l'Eglise, mais de l'aider, à notre modeste niveau, à dépasser l'enfermement dans l'esprit du temps qui caractérise trop souvent son discours actuel pour retrouver un message à la hauteur de sa tradition la plus authentique. Pour ouvrir le débat sur un sujet essentiel mais trop souvent occulté par une fausse conception de l'obéissance et de la loyauté. Pour aider les catholiques à ne plus se sentir prisonniers de dilemmes qui les condamnent, soit à sembler renier les principes de leur foi, soit à consentir à leur propre disparition par fidélité à ces principes."

Citons ce que disait la Constitution conciliaire Gaudium et Spes sur cette légitime liberté :

"pour qu’ils puissent mener leur tâche à bien, qu’on reconnaisse aux fidèles, aux clercs comme aux laïcs, une juste liberté de recherche et de pensée, comme une juste liberté de faire connaître humblement et courageusement leur manière de voir, dans le domaine de leur compétence" [n°62]

Tous les problèmes moraux n'ont pas la même valeur. Certains sont non-négociables, ce qui signifie qu'ils ne sont pas discutables, quels que soient les circonstances, l'époque, le contexte : l'avortement est un mal abominable, hier, aujourd'hui et demain, sur tous les continents et quelles que soient les circonstances qui y mènent. Contrairement à l'immigration, question soumise au principe du bien commun, modulable en fonction des circonstances, de sa nature et de la prudence.

"Tous les problèmes moraux n'ont pas le même poids que l'avortement ou l'euthanasie. Par exemple, si un catholique venait à être en opposition avec le Saint Père sur la peine capital ou sur une décision de mener une guerre, il ne serait pas, pour cette raison, considéré comme indignede se présenter à la Sainte Communion. Bien que l'Eglise exhorte les autorités civiles à rechercher la paix et non la guerre et d'user avec discretion et pitié dans l'application de la peine capitale aux criminels, il reste néanmoins possible de prendre les armes pour repousser un agresseur et d'avoir recours à la peine capitale. Il peut y avoir une légitime diversité d'opinion parmi les catholique sur l'opportunité de mener une guerre ou de recourrir à la peine capitale mais pas sur l'avortement et l'euthanasie. [Lettre du cardinal Ratzinger, 2004]"

La "tentation identitaire" n'est pas une crainte irraisonnée de catholiques frileux, repliés, rigides, n'ayant rien compris aux exigences évangéliques, ou je ne sais quoi d'autre encore. Le cardinal Sarah déclarait lui-même en novembre dernier :

"j’ai peur que l’Occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs."

Pour toutes ces raisons, le livre de Laurent Dandrieu est bienvenu. Et nous en reparlerons.

Posté le 14 janvier 2017 à 12h58 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2017

Mayotte : nouveau record absolu de naissances en 2016

La maternité de Mamoudzou, chef-lieu du département de Mayotte, détient le record de France du nombre annuel de naissances : 

"L'une des plus grandes maternités de France a de nouveau battu son propre record absolu avec 9.514 naissances en 2016, a appris mercredi l'AFP auprès du directeur du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).

En 2015, Mayotte avait enregistré autour de 9.000 naissances, ce qui constituait déjà un record absolu pour ce territoire d'outre-mer à la forte natalité. En 2014, le CHM faisait état de 6.814 naissances pour l'année."

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Pour mémoire, Mayotte est le 101e département français et depuis 2014, une région ultrapériphérique appartenant à l'union européenne. Tous ces bébés nés à Mayotte sont donc des bébés français, avec des papiers d'identité français. De quoi pallier la crise démographique en Europe, tous ces bébés mahorais français, dont les familles sont à environ 95% musulmanes...


L'hôpital de Mayotte se passerait bien du... par france24

"La maternité attractive de cet établissement attire notamment des Comoriennes, qui représentent environ 70 % des mères qui y accouchent... Mais pour cela, beaucoup entrent illégalement sur ce territoire français, en n'hésitant pas à prendre une embarcation de fortune pour rejoindre Mayotte."

Posté le 11 janvier 2017 à 22h22 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 janvier 2017

Belgique : 77% des sondés ne se sentent plus chez eux

Les deux médias belges Le Soir et la RTBF ont réalisé une enquête d’opinion, selon laquelle 77% des sondés affirment que “oui, ils ne se sentent plus chez eux comme avant”.

  • Plus d’un citoyen belge sur deux estime que “même après plusieurs générations, les descendants d’un immigré ne seront jamais vraiment belges”.
  • 67% des sondés estiment “qu'il y a trop d'immigrés dans notre société”
  • 66% estiment qu'ils sont “de plus en plus envahis”. P
  • Pour 60%, “la présence d'une communauté musulmane en Belgique est plutôt une menace pour l'identité du pays”.
  • 74% estiment que l'islam n'est pas une religion tolérante.

La classe politique s'inquiète sur ce défaut de vivrensemble, cette tentation identitaire, cette perte de foi dans la religion du padamalgam...

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Posté le 10 janvier 2017 à 20h53 par Michel Janva | Lien permanent

09 janvier 2017

Immigration : le moralisme assassin

De Drieu Godefridi dans Le Vif :

M"Il est par exemple établi que dix des douze auteurs des effroyables attentats de Paris, le 13 novembre 2015, ont débarqué en Europe comme migrants (Le Figaro, 12 novembre 2016). Le moralisme de la gauche est si prégnant que l'on s'empressera de préciser : non, tous les réfugiés ne sont pas des terroristes, certes il est injuste que l'image d'un réfugié innocent pâtisse des actes d'un réfugié terroriste. Quel homme sain d'esprit s'aventurerait à soutenir le contraire ? Il n'en demeure pas moins que des réfugiés terroristes sont systématiquement impliqués dans les massacres atroces qui émaillent désormais les actualités européennes, et que ces massacres étaient évitables.

Car cette politique des réfugiés que l'on nous présente comme une fatalité, sorte d'événement naturel contre lequel il est vain et puéril de s'élever, n'est que cela : une politique, parmi d'autres politiques possibles.

Quelle est l'origine, la source de la politique actuelle ?

Le 23 février 2012, la Cour européenne des droits de l'homme (Strasbourg) rendait l'arrêt Hirsi Jamaa et autres c. Italie, interdisant aux États membres du Conseil de l'Europe de refouler un réfugié vers son point de départ, fût-ce le temps de traiter sa demande d'asile. Tout à sa vision idéologique, la Cour exige des États qu'ils accueillent sur leur sol national tous les candidats réfugiés, y compris ceux qui sont interceptés en haute mer, sans possibilité de refouler l'embarcation, même à quelques centaines de mètres de son point de départ.

L'effet immédiat de cet arrêt fut de conduire à la mer des centaines d'embarcations de candidats réfugiés -- économiques pour l'écrasante majorité d'entre eux, n'ayant donc aucun droit à l'asile -- trop heureux de l'aubaine que leur offrait cet arrêt aberrant de la plus haute juridiction européenne dans le champ des droits de l'homme. Avec divers effets : l'engorgement des centres d'accueil grecs, italiens, puis ailleurs en Europe. Ensuite la crise aigüe au sein de l'Union européenne, qui jette les États de l'Est contre ceux de l'Ouest.

Enfin, l'impossibilité pratique de refouler l'écrasante majorité des candidats parvenus sur le sol européen, quels que soient leur statut ou provenance. Car ces candidats ne sont pas stupides et ils ont compris qu'en détruisant leurs documents d'identité ils deviennent de facto quasiment inexpulsables -- et toujours sous la condition du caprice éventuel de l'État d'origine. Un détail négligeable dans la vision du monde purement morale de la Cour de Strasbourg.

Le principal effet de bord est ailleurs. Il réside dans ces milliers d'enfants, de femmes et d'hommes morts en tentant de traverser la Méditerranée. Car, pour le malheur des belles âmes de la Cour européenne, il existe un point de comparaison : l'Australie. L'Australie a pris le contre-pied de la politique européenne : tout candidat réfugié qui gagne ses côtes de façon clandestine se voit interdire définitivement d'y résider, même si le statut de réfugié lui est finalement reconnu. Les demandes sont traitées sur les rivages d'origine, et dans des centres d'accueil au large des côtes australiennes. Bref, le principe du refoulement est aussi systématique en Australie qu'il est banni en Europe. Résultat prévisible -- les réfugiés n'étant pas plus idiots en Asie qu'ils ne le sont en Europe -- plus un seul candidat à l'asile ne se noie au large des côtes australiennes (Z. Sheftalovich, "Aussie immigration architect: Europe 'just making up excuses'", Politico, 6 janvier 2017). Car les candidats ont compris que le jeu n'en valait plus la chandelle.

En résumé, la folle ivresse idéologique des juges de Strasbourg se paie au prix du sang, le sang des Européens massacrés par de pseudo-réfugiés terroristes infiltrés, et le sang des malheureux noyés en mer. Une autre politique de l'asile est possible. Il est temps de tourner le dos au moralisme assassin de Strasbourg."

Posté le 9 janvier 2017 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

Le taux de prénoms musulmans département par département

Réalisée par FDesouche à partir des chiffres de l'INSEE. Comme les statistiques ethniques sont interdites, cette étude présente la popularité spécifique des prénoms musulmans comparée aux autres prénoms aux niveaux national et départemental. 

Jusqu’à la fin de la seconde guerre, c’est le calme plat : moins de 1 naissance sur 1000 en France est concernée par l’attribution de prénoms musulmans. L’Algérie, alors département français, n’est pas comptabilisée, idem pour les autres colonies.

Phase 1 : Les choses commencent à changer à partir de 1946, première année ou plus de 1000 enfants nés en France porteront un prénom musulman.

1958, De Gaulle obtient les pleins pouvoirs constitutionnels, c’est également cette année-là que le taux de prénoms musulmans donnés aux enfants  français dépasse pour la première fois les 1%. Ce taux augmente de façon faible mais régulière pendant les 30 glorieuses, avec une croissance moyenne de 0,1 points chaque année.

Phase 2 : 1973, le « baby-boom » est déjà loin, la crise pétrolière éclate, le taux chômage bondit et Giscard arrive au pouvoir. Il décide de faciliter le regroupement familial. La loi Veil sur l'avortement est votée. On constate une accélération sensible du taux de prénoms musulmans qui augmente de 0,3 points chaque année.

Phase 3 : Les années Mitterrand…  Contrairement aux idées reçues, ces 14 années ne vont pas constater une accélération du taux d’octroi de prénoms musulmans. Celui-ci, qui est de 6,5%, en 1983 décroit même légèrement jusqu’à la fin du second mandat. Ce taux ne sera ré-atteint qu’en 1998, la fameuse année « Black Blanc Beur ».

Phase 4 : De 1995 à aujourd’hui. La 2ème génération issue du regroupement familial des 70’s est en âge de procréer. Une nouvelle immigration, issue notamment d’Afrique sub-saharienne se développe. Cette communauté, culturellement fertile, conserve souvent un mode de vie traditionnel.

Ces 20 années présentent une croissance impressionnante du taux de prénoms musulmans donnés aux enfants nés en France, aussi bien par son importance que par sa régularité avec 0,65 points chaque année.

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Capture d’écran 2017-01-09 à 08.48.24Mais rassurez-vous : le grand remplacement n'existe pas.

Posté le 9 janvier 2017 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2017

Pas d'amalgame avec les "chances pour"

Lu sur Novopress à propos de la Bavière:

"En 2014, selon les chiffres officiels de la police, 32,9 % des viols et agressions sexuelles étaient commises par des étrangers. Un tiers ! Ce chiffre, déjà considérable, a encore augmenté. En 2015, suite à l’ouverture des frontières par la chancelière Angela Merkel, le pourcentage est monté à 42,7 % !"

Posté le 6 janvier 2017 à 07h09 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2017

L’Etat a versé 1,5 million d’euros par mois aux clandestins installés à Calais

Unknown-40C'est gratuit c'est l'Etat qui paie ? Ben non, il s'agit de notre argent :

"Chaque mois, les pouvoirs publics déversaient sur le campement de migrants de Calais plus d’1,5 million d’euros. Non content d’avoir créé de toutes pièces ce bidonville géant, en obligeant en mars 2015 les résidents des petits camps disséminés dans le centre-ville à s’y réunir, l’Etat a ensuite « subventionné » à son insu l’économie informelle de ce lieu qu’il a finalement fini par démanteler…"

Posté le 5 janvier 2017 à 20h49 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2017

Eglise et immigration : le pavé dans la mare

C'est Laurent Dandrieu, le plus romain des journalistes, qui lance ce débat en ce début d'année :

0

1Parution prévue le 12 janvier.

Posté le 4 janvier 2017 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent

La police allemande assume le contrôle au faciès

Selon Jeanne Smits dans Minute :

585905mediaxll9424596"[...] L’an dernier tout avait été fait pour occulter les centaines d’agressions sexuelles accompagnant le passage au Nouvel An, parce que des migrants extra-européens étaient à l’origine des troubles. Las des critiques, les policiers ont cette fois interpellé, intercepté, contrôlé à tour de bras des hommes « d’apparence nord-africaine » auprès des gares et au pied de la cathédrale de Cologne. Ils ont même vérifié les trois cents occupants d’un train s’apprêtant à descendre sur la ville – tous des migrants.

La police a été convaincue très vite des intentions peu catholiques des voyageurs et autres « contrôlés au faciès » – 650 au total –, puisque 190 personnes ont été maintenues derrière des barrières et empêchées de rejoindre le centre-ville, en attendant les 92 interpellations qui y ont eu lieu pendant la nuit.

La police de Cologne a même revendiqué son action en tweetant des images des migrants, accompagnées de ce commentaire laconique : « Des centaines de Nafris passés au crible à la gare principale. Détails suivent. » Des Nafris ? C’est le nom familièrement donné aux Nord-Africains en Allemagne, mais faut-il que l’exaspération soit forte pour que la police s’aventure publiquement dans ce genre de vocabulaire.

[...] Dès le lendemain, la presse allemande de gauche s’étranglait devant ce « racisme » évident. Mais la voilà prise au piège de ses propres tartes à la crème : vaut-il mieux éviter de peiner les migrants et respecter leurs droits de l’homme au prix de plus de 1 200 agressions sexuelles, ou protéger les droits des femmes des agressions machistes en prenant des mesures fortes et ciblées ? [...]

Posté le 4 janvier 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

31 décembre 2016

Le mythe de l'immigration humaniste

Posté le 31 décembre 2016 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Sidérant d'entendre encore certains hommes politiques français nier la réalité que constitue l'infiltration des migrants par les djihadistes

Thibault de Montbrial revient sur les attentats de Berlin dans Le Figarovox. Extraits :

Unknown-27"[...] Le parcours d'Amri est consternant. Après avoir incendié le centre de réfugiés qui l'avait accueilli à son arrivé début 2011, l'intéressé a pu rester en Europe à l'issue de ses quatre années de détention en Italie ; repéré par les Allemands pour sa radicalisation, il a fait l'objet d'une surveillance pour le moins légère ; après le rejet de sa demande d'asile, il est demeuré sur le territoire européen ; enfin, après l'attentat et bien qu'il ait fait l'objet d'une fiche de recherche dans toute l'Europe, il a pu tranquillement traverser quatre frontières (Allemagne/Pays-Bas, Pays-Bas/Allemagne, Allemagne/France, France/Italie) tout en portant une arme sans être inquiété le moins du monde. Ces évènements successifs illustrent la faillite de la construction européenne en matière de sécurité, mélange d'angélisme idéologique et d'impuissance à appliquer ses propres textes. 

Pour ce qui concerne le cas particulier des conséquences sécuritaires de la libre circulation au sein de l'espace Schengen, je suis frappé par le parallèle entre le parcours d'Amri et celui de Medhi Nemmouche fin mai 2014.

À l'époque, l'auteur de l'attaque du musée juif de Bruxelles (4 morts) avait pu tranquillement monter dans un autocar en Belgique et n'avait été arrêté à Marseille que par l'heureux hasard d'un contrôle douanier inopiné. Il avait passé la frontière belgo/française avec une kalachnikov dans son sac sans la moindre difficulté. Trente mois plus tard, et bien que les pays intéressés aient entretemps fait application des mécanismes dérogatoires du traité de Schengen permettant de reprendre les contrôles aux frontières, l'homme le plus recherché d'Europe a donc pu lui aussi franchir quatre frontières avec une arme à feu sans être inquiété le moins du monde, et c'est là encore un contrôle inopiné qui a permis sa neutralisation.

À chaque attentat, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le gruyère européen est traversé de part en part par ceux qui sont venus s'y attaquer. Il est à cet égard particulièrement navrant que la réponse du Président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker aux derniers évènements soit d'encourager à toujours plus d'ouverture. Vient un moment où on ne peut plus s'étonner que l'irresponsabilité de tels discours renforce l'attractivité de certains populismes.

En Allemagne, le débat s'est également focalisé sur l'accueil des migrants. Il est avéré que des djihadistes se glissent parmi ces derniers. Un principe de précaution doit-il être mis en place?

Non seulement il est avéré que des djihadistes se glissent parmi les migrants, mais tout le monde a oublié que le programme avait été annoncé dès l'hiver 2015! En effet, les services de sécurité italiens avaient indiqué dans une note que l'État islamique allait contribuer à organiser une vague migratoire sans précédent à compter de l'été, afin d'une part de déstabiliser l'Europe par le nombre de migrants et d'autre part de permettre, par les conséquences de la submersion sur l'efficacité des contrôles, l'infiltration de ses combattants au sein du territoire européen.

Force est de constater que le programme annoncé a été exécuté à la lettre. Outre les auteurs d'attaques ou de projets d'attaques en Allemagne rappelés ci-dessus, il faut se souvenir que plusieurs des auteurs de l'attaque du 13 novembre sont passés par la route des migrants. C'est également le cas de l'auteur de l'attaque du Thalys d'Août 2015, qui l'a détaillé récemment sur procès-verbal devant le Juge d'Instruction, ou encore de l'assaillant du commissariat du 18ème arrondissement de Paris, abattu par des policiers le 7 janvier 2016.

Dès lors, il est par hypothèse certain que d'autres individus sont ainsi entrés en Europe par la route des migrants et qu'ils attendent des instructions et/ou des moyens pour agir.

Dans ces conditions, je suis sidéré d'entendre encore certains hommes politiques français nier encore la réalité que constitue l'infiltration des migrants par les djihadistes, alors qu'elle a d'ores et déjà été judiciairement établie à de multiples reprises. [...]

Près de deux ans après la tuerie de Charlie Hebdo, l'Europe est-elle prête à relever le défi de l'islamisme et du terrorisme?

Le véritable défi qui est posé non seulement à l'Europe, mais à l'Occident, est celui de l'islamisme. Nombreux sont ceux qui évoquent encore «le terrorisme» comme s'il s'agissait d'une entité autonome. Il faut rappeler une fois encore que le terrorisme n'est qu'un moyen, mis au service d'une cause: l'islamisme, qui est une doctrine politique de conquête.

Or, le terrorisme n'est lui-même qu'un des moyens d'action de cette doctrine. En effet, pour s'en tenir à la France, nombreux sont ceux qui, dans le monde associatif notamment, sont aujourd'hui engagés dans un combat communautariste qui a vocation à saper notre lien social. Le CCIF est par exemple aussi actif qu'habile en la matière, combinant logique victimaire, culpabilisation de notre société et revendications communautaristes incessantes. Du côté de l'UOIF, la logique et les objectifs sont régulièrement mis en lumière, comme encore récemment dans l'excellente enquête de Bernard de la Villardière diffusée sur M6 qui a en particulier mis en exergue la duplicité de certains élus locaux.

Il faut rapprocher ces agissements des chiffres révélés par l'Institut Montaigne cet automne: 28 % de ceux qui se réclament de religion, de culture ou de tradition musulmane considèrent la charia comme supérieure à la loi de la république (avec une terrifiante proportion de 50 % chez les jeunes…). Il apparaît ainsi que le défi qui est proposé aux occidentaux par l'islamisme radical dépasse de loin la seule violence du terrorisme commis en son nom.

Cette «guerre» peut-elle être gagnée uniquement par une politique sécuritaire? Le combat est-il également idéologique et psychologique?

Bien entendu. C'est la nécessaire conséquence du constat qui précède. L'islamisme de conquête est loin de reposer exclusivement sur la violence. En toute hypothèse, il est essentiel de tenter d'éviter la fracture que les islamistes veulent nous imposer. Pour tenter d'y parvenir, il est absolument crucial de «réarmer» notre société sur les plans idéologiques et psychologiques. Les travaux de l'universitaire Gilles Kepel démontrent notamment que l'attirance d'une fraction de la jeunesse française pour le djihadisme repose pour beaucoup sur une quête de sens et une transcendance proposée par l'islam. [...] Ceux qui considèrent que l'Occident en général, et l'Europe en particulier, doit renier ses racines et s'accommoder d'un multiculturalisme qui gommerait ce socle millénaire commettent à cet égard une erreur stratégique calamiteuse. D'abord, ils offrent à notre ennemi l'un de ses arguments majeurs de recrutement, qui repose sur le constat de notre propre vacuité. Ensuite, et quelles que soient les intentions qui président à leurs errances, leur attitude n'est perçue que comme une faiblesse qui renforce la détermination islamiste. Enfin ils oublient que, dans la construction des individus comme celle des peuples, seule la connaissance et l'acceptation de son identité permet de se structurer et donc d'une part, de vivre selon des règles admises par chacun, et d'autre part, de tendre la main aux autres avec la confiance que confère cette solidité intérieure. [...]"

Posté le 31 décembre 2016 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Sharaf : "Réveillez-vous. N’acceptez pas chez vous les réfugiés qui ont fait de nous des réfugiés ici"

Monseigneur Nicodemus Daoud Sharaf, archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul, du Kurdistan et de Kirkouk, déclare à Aleteia :

Images-6"[...] Vous devez comprendre qu’à Mossoul – que l’armée irakienne soutenue par la coalition a tant de peine à reprendre – 800 terroristes de Daesh ont « convaincu » 50 000 hommes de rejoindre leur rang. Les rejoindre pour se livrer aux pires abominations : jeter à la rue des femmes et des enfants, décapiter, violer, réduire en esclavage. Il fallait que le terreau soit fertile pour les rallier si facilement à leur cause.

La coalition a-t-elle des chances d’éradiquer l’État islamique ?

La politique occidentale est diabolique. Les intérêts des uns et des autres sont si contradictoires que leurs chances de réussite sont faibles. Nous ne demandons que l’application de la loi et le respect de notre dignité. Du temps de Saddam Hussein, la loi s’appliquait. Au Kurdistan irakien majoritairement musulman (où les chrétiens de Mossoul ont trouvé refuge autour d’Erbil, Ndlr), la loi nous protège et elle nous protège même mieux qu’ailleurs en Irak. Nous attendons que des décisions soient prises pour nous assurer la protection internationale et des règles, fixées par l’ONU.

La cohabitation avec les musulmans est-elle encore possible ?

Nous ne haïssons pas les musulmans. Sous l’empire de la loi, comme ici au Kurdistan, nous pouvons tous cohabiter. Seul l’islam tel que l’applique Daesh est détestable. Faut-il que leur Dieu soit faible et lâche à ce point qu’ils se sentent obliger de le protéger d’une telle manière ? Le nôtre nous protège et Il nous protègera toujours. Comme je dis souvent : Dieu n’a pas besoin des hommes qui se croient les exécuteurs de sa justice, son bras armé. Tu penses qu’un-tel est un mécréant et doit mourir ? Alors que Dieu le tue lui-même ! Nous verrons bien qui expirera le premier.

Avez-vous un message à adresser aux chrétiens occidentaux ?

Réveillez-vous. N’acceptez pas chez vous les réfugiés qui ont fait de nous des réfugiés ici. Le 24 novembre dernier fut consacrée à Londres une nouvelle église syriaque orthodoxe en présence de S.A.R. le prince Charles. Je me suis vu refuser le visa par l’ambassade, de peur que je ne rentre pas en Irak. Je suis résident permanent en Australie, j’ai les visas nécessaires à me rendre aux États-Unis, au Canada et même en France. Que serais-je aller faire en Angleterre quand mon peuple est ici et souffre ?"

Posté le 31 décembre 2016 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2016

La préférence régionale outre-mer, c'est oui mais la préférence nationale en métropole, c'est non !

Alors qu'en métropole, la préférence nationale semble être considérée comme un tabou, la préférence régionale outre-mer existe concrètement comme l'explique ce quotidien réunionnais :

"(...) Ce texte suit le rapport déposé par le député Patrick Lebreton [député PS Réunionnais, NDLR] rendu en 2013 sur la régionalisation de l'emploi ultramarin. Le deux principales préconisations retenues concernant, d'abord, l' embauche, à compétences égales, de personnes basées à la Réunion. L'autre versant tient à la priorité accordée, dans des mutations vers la Réunion, aux agents qui peuvent se prévaloir de centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) sur l'île (naissance ou famille à la Réunion) (...)"

Bien :

Une_du_161229 (1)Pas bien :

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Posté le 29 décembre 2016 à 07h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)


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