27 avril 2017

Dans une société, trop de diversité sape les fondements de la solidarité

Article tout à fait d'actualité et d'une grande limpidité :

"Depuis longtemps, David Goodhart avertit les Britanniques que l'idéologie multiculturaliste constitue une menace à moyen terme pour les Etats-providences.

Quelles réactions provoque le livre de David Goodhart, The Road to Somewhere, dont je vous parlais hier ? Comment les médias, en particulier, prennent-ils sa thèse selon laquelle ils sont eux-mêmes, comme la classe politique et l’Université, entre les mains des « Gens de Nulle Part », ces libéraux cosmopolites - que rejetterait « le Peuple de Quelque part » ?

Très intéressante réaction dans le quotidien de gauche, The Guardian. Sous la plume de Jonathan Freedland, on peut lire que David Goodhart est, hélas, une sorte de prophète. Freedland rappelle, en effet, la vague d’indignation qu’avait soulevée, dans l’intelligentsia de gauche de l’époque, l’article publié par Goodhart dans Prospect, intitulé « Est-ce que la Grand-Bretagne est trop diverse ? (...) Qu’écrivait donc David Goodhart pour passer soudain dans le camp des traîtres à la cause ?

Que la solidarité risquait d’entrer en conflit avec la diversité. Vous êtes d’autant mieux disposés à laisser l’Etat recueillir une part importante de vos revenus sous forme de cotisations et d’impôts, disait-il, que vous avez la certitude que cet argent sera redistribué à des gens qui sont comme vous. Si leurs valeurs et leurs styles de vie diffèrent trop des vôtres, alors vous deviendrez réticent.

Il faut choisir entre deux modèles de société, disait Goodhart. Celui de la Suède, cette nation très homogène où l’Etat-providence vous accompagne du berceau à la tombe, ou celui des Etats-Unis, où l’individualisme et la diversité font qu’on se sent peu d’obligations réciproques.

Il s’appuyait sur les travaux de deux économistes, Alberto Alesina et Edward Glaeser, qui avaient démontré cette thèse, chiffres à l’appui. Aux Etats-Unis, la majorité des pauvres appartiennent à des communautés ethniques minoritaires. Les plus aisés, majoritairement blancs, sont peu enclins à partager. Voilà ce qui risque d’arriver à notre Royaume Uni, prévenait Goodhart, si nous poursuivons dans la voie du multiculturalisme. Car il crée, entre des communautés, un sentiment d’étrangeté qui ne favorise pas la solidarité. L’inclination à s’obliger mutuellement alors s’érode. L’Etat-providence britannique, très généreux, contrairement à ce qu’on croit chez nous, était déclaré menacé.

L’article était d’autant plus prophétique, poursuit The Guardian, qu’il a été publié à la veille de (...) la grande vague migratoire, la plus inattendue. C’est celle qui a suivi l’ouverture du marché du travail britannique aux citoyens des nouveaux membres de l’Union européenne, l’Europe centrale. La plupart des autres Etats d’Europe occidentale, et même les Allemands, avaient décidé un moratoire de plusieurs années. Mais le New Labour au pouvoir a voulu montrer son ouverture. On attendait quelques milliers de « plombiers polonais » et ils furent un million.

C’est d’autant plus incompréhensible, écrit Goodhart, que déjà à l’époque, les sondages montraient que près des trois quart de la population estimait le rythme de l’immigration dans le pays trop rapide. Trois quart des sondés estimaient et que le pays avait changé au point qu’on ne s’y sentait « plus chez soi ». Pour Goodhart (...), ce refus d’entendre ses propres électeurs sur la question de l’intégration, constitue l’une des causes de l’échec électoral de 2010, face aux conservateurs.

Le modèle multiculturaliste n'a plus la cote auprès des Britanniques. On se souvient comme ils se moquaient, de notre modèle d’intégration républicain... Si l’on en croit Goodhart, le multiculturalisme n’est plus qu’une « idéologie qui a dominé les années 80 »…. Passée de mode (...)

Car la puissance des nations est fondée, poursuit-il, sur leur capital social – la confiance mutuelle qui existe entre leurs membres ; le fait qu’ils partagent les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. C’est cette confiance en un avenir commun qui a rendu possible la construction, sur plusieurs générations, des cathédrales. C’est aussi sur cette confiance réciproque que sont fondés nos Etats-providences redistributifs. Seul, le cadre national, insiste Goodhart, fournit le cadre dans lequel peut s’exercer cette indispensable solidarité."

Posté le 27 avril 2017 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

24 avril 2017

Et pendant ce temps-là...

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Posté le 24 avril 2017 à 13h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

22 avril 2017

Il est désormais possible de supprimer les allocations familiales des immigrés délinquants

Au Danemark. Et c'est pour quand en France ?

Posté le 22 avril 2017 à 13h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Mensonges sur l'immigration : les méthodes de la mafia universitaire et des réseaux du Monde

Témoignage de Christophe Guilluy :

« Dans le domaine qui est le mien, celui de la démographie et du territoire, c’est archi-caricatural. Ma discipline est verrouillée par quelques personnages qui ne sont plus là que pour ostraciser. Je reçois désormais des courriels de doctorants qui m’assurent suivre mes travaux, mais m’expliquent qu’il leur est interdit de les citer. Voilà où nous en sommes. C’est le totalitarisme soft dans sa version universitaire. Dit autrement, le système est mafieux : il l’est en ce sens qu’il s’agit de tuer, professionnellement parlant, les pensées dissidentes. C’est la mésaventure qui est arrivée à Michèle Tribalat. Cela fait plus de quarante ans qu’elle accumule les études, statistiques à l’appui. C’est quelqu’un qui produit, contrairement à des gens comme Hervé Le Bras et Emmanuel Todd. Sa carrière a été un long calvaire, elle ne pouvait même plus aller physiquement à l’Institut national d’études démographiques (Ined), elle devait travailler chez elle, tans Le Bras et ses acolytes l’ont harcelée. Pour mémoire, elle avait attaqué, dans les années 1970, Le Bras sur sa méthode, pointant ses erreurs statistiques et le coinçant sur un point de méthode loin d’être négligeable puisqu’il conditionne l’ensemble de ses travaux. Le Bras n’a rien eu à lui répondre, sinon qu’elle prenait la suite des statistiques ethniques sous Vichy. Mal lui en prit, Michèle Tribalat n’a pas eu de mal à prouver qu’il n’y a pas eu de statistiques ethniques sous Vichy ! Qu’importe, le scud était lancé. Interdit de donner les vrais chiffres de l’immigration. En grand manipulateur, Le Bras – et avec lui les réseaux du Monde et la mafia universitaire – a toujours communiqué sur le solde migratoire, arnaque complète. Le tour de passe-passe a beau être énorme, il n’en a pas moins été reçu comme vérité intangible. Or, on ne peut pas considérer qu’il n’y a pas d’immigration au prétexte que de jeunes Français surdiplômés s’installent en masse à Londres ou ailleurs. Tribalat n’en est pas restée là, puisqu’elle s’en est prise à Todd, autre vache sacrée, sur la question des mariages mixtes, autre arnaque. »

Posté le 22 avril 2017 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2017

Le "vivre-ensemble" version émirienne

Unknown-6Un lecteur du Salon Beige en déplacement professionnel à Dubaï soumet à nos réflexions la solution Émiratie du "vivre ensemble" :

  • Ici il y a 80% d'immigrés, oui  je dis bien 80 % et il n'y a aucun problème de vivre ensemble, aucune insécurité, aucun communautarisme, aucun racisme ! Pourquoi ?
  • Il n'existe pas de droit du sol
  • Il n'existe pas de double nationalité
  • les visas maximum sont de 3 ans
  • la moindre condamnation et le visa est supprimé et l'individu expulsé (après avoir effectué sa peine)
  • Le vol d'une tablette de chocolat dans un magasin provoque l’expulsion de l'individu
  • Toutes les religions sont admises et le culte est libre mais la religion officielle est l'Islam, il y a l'appel du muslim dans les centres commerciaux.
  • 100% des postes dans les administrations, la police, l'armée sont réservés aux nationaux.
  • Lorsqu'un étranger veut créer une entreprise aux EAU il doit avoir un actionnaire local
  • Résultat, plein emploi et salaires 40% plus élevé qu'en France.

Alors deux questions :

  • Pourquoi ce qui marche ailleurs ne marcherait pas chez nous ?
  • Pourquoi lorsque ces mesures sont appliquées dans un pays étranger nous appelons cela "du bon sens " et lorsque quelqu'un le propose chez nous ont le traite de fasciste ?

Posté le 21 avril 2017 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent

Immigration clandestine : "Il y a une augmentation des arrivées au niveau national"

Posté le 21 avril 2017 à 09h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Marion Maréchal-Le Pen : "Il y a évidemment un lien entre terrorisme et immigration"

Posté le 21 avril 2017 à 09h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

18 avril 2017

50 fiches de désintoxication sur l'immigration

57% des Français trouvent les immigrés trop nombreux ; 80% de nos concitoyens partagent l’idée selon laquelle parmi les très nombreux migrants qui arrivent actuellement en Europe, il se trouve des terroristes potentiels,… : ces vérités incontestables sont murmurées doucement, dissimulées par les médias de l’oligarchie bon tons incapables de se confronter au réel. Jacques Bompard révèle au détour de cinquante fiches détox ces réalités sur l’immigration !

Qu’est-ce qu’un immigré ? Quelles sont les véritables aspects du grand remplacement ? Quels sont les impacts des procédures françaises et européennes sur l’immigration ? Tant de questions auxquelles répondent ces fiches argumentées, s’interrogeant sur les phénomènes historiques qui ont encouragé le mouvement migratoire. « Qu’il faille exclure les clandestins, nous en sommes d’accord. Qu’il faille réduire le nombre des immigrés venus régulièrement, j’en suis convaincu et c’est pourquoi la loi de réinsertion dans leur pays a été adoptée au gouvernement Mauroy. Il faut continuer », soulignait François Mitterrand dans les années 1970. Une citation que les grands médias semblent oublier et que rappelle le député de Vaucluse.

Au rythme de quinquennats aveuglés par les aspirations partisanes, l’immigration est devenue un argument de campagne, destiné à servir les velléités de politiques libertaires et démagogues. Un argument qui pèse lourdement sur le contribuable : à l’heure où la pauvreté des Français atteint des seuils particulièrement élevés, ce sont les 150 000 € par jour dépensés à Calais pour assurer la sécurisation d’une ville française submergée par des vagues migratoires incessantes ; ce sont les millions de subventions publiques dépensés pour une Cité de l’Immigration aux ordres d’une administration tentant de légitimer des politiques inanes.

Alors qu’à l’Est, le groupe de Visegrad propose de réguler raisonnablement les flux migratoires, incite à résoudre ses problèmes démographiques par le regain de sa politique familiale, la France préfère remplacer sa population. A l’heure où l’Allemagne reconnaît que sa politique d’accueil systématique se révèle chaque jour un peu plus désastreuse, la France préfère continuer d’accueillir des populations qu’elle n’a pas le luxe de recevoir.

Ce sont tant d’éléments que les Cinquante fiches détox sur l’immigration révèlent. A la veille de l’élection présidentielle, les politiques migratoires actuelles ne peuvent rester en vigueur. Pour préserver l’identité française, c’est à l’aune du réel, au service du Bien Commun, que doit s’inscrire la politique migratoire du prochain président français.

Jacques Bompard 50 Fiches sur l'immigration
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Posté le 18 avril 2017 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent

Avec Macron, c'est le Grand Remplacement assuré

Posté le 18 avril 2017 à 12h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Bernard Lugan : «100 millions d’Africains veulent arriver en Europe»

En perdition depuis l’intervention de l’OTAN, la Libye pourrait retrouver son unité et cesser d'être le point de passage obligé des réfugiés en partance pour l'Europe, avec un retour à la realpolitik, selon le spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan.

Posté le 18 avril 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2017

Le "vivre ensemble" entre Soudanais et Afghans... à Paris

Des heurts ont éclaté en début de soirée, vendredi, en marge d’une distribution de nourriture. Plus d’une cinquantaine de clandestins se sont alors affrontés, Afghans d’un côté, Soudanais de l’autre. Le bilan de cette bagarre d’une rare violence est particulièrement lourd, plus de 20 blessés et un jeune homme, roué de coups de bâtons, entre la vie et la mort. Il aura fallu plusieurs heures aux forces de l’ordre, intervenues en masse, pour rétablir un semblant d’ordre dans la zone.

Parallèlement à cette confrontation sanglante, à coups de bâtons et de barres de fer, une centaine de réfugiés ont profité de la confusion pour escalader les grilles du site et envahir les locaux déjà complets.

Posté le 15 avril 2017 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

Le grand remplacement n’est ni un fantasme ni un complot, c’est le secret le mieux gardé de la mondialisation

Extrait de la chronique d'Eric Zemmour :

«Le grand remplacement» n’est ni un fantasme ni un complot ; c’est le secret le mieux gardé de la mondialisation ; son principe, son moteur, son âme. Ce n’est pas Renaud Camus, l’auteur de cette formule aussi brillante que sulfureuse, qui l’affirme ; ni un militant «identitaire», ni même un de ces intellectuels «réactionnaires» voués aux gémonies par la bien-pensance. C’est l’un des plus célèbres démographes français, l’un des piliers des pages idées de la presse de gauche, le compère d’Emmanuel Todd, le contempteur du Front national et des «fantasmes d’invasion»: Hervé Le Bras. Bien sûr, notre auteur continue de pourfendre cette notion de «grand remplacement», mais le paradoxe est qu’il en démontre l’implacable réalité mieux que quiconque. Il rejette le mot pour mieux en faire accepter la chose. Jamais il n’a été aussi clair, aussi limpide. Comme s’il tombait le masque. Comme s’il pouvait décrire la réalité sans fard car il était trop tard pour l’arrêter.

Que nous dit son dernier opuscule? Que la mondialisation, d’abord déménagement d’usines dans les pays pauvres, est désormais déménagement d’hommes dans les pays riches. Que ce ne sont pas les plus pauvres qui émigrent, mais les moins pauvres des pays pauvres. Que les stratégies d’aide au développement sont donc un leurre comme les réfugiés climatiques. Que «la croissance de la population française dépend des migrations… Sans l’entrée d’étrangers, le solde migratoire de la France deviendrait négatif et la croissance démographique cesserait rapidement…»

Que les politiques devraient s’intéresser autant à l’immigration qu’à l’émigration. Que «200.000 départs par an représentent presque le quart d’une génération». Que les immigrés d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’hier, car «les migrations à longue distance qui viennent du monde entier ont remplacé les déplacements de proximité» (…)

Les uns remplaceront les autres, mais le grand remplacement n’existe pas. Le Bras est le Pangloss des migrations. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Le grand remplacement est un grand déménagement du monde et Hervé Le Bras est son agent immobilier."

Posté le 13 avril 2017 à 07h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

11 avril 2017

Plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes

Lu dans L'Homme Nouveau :

"[...] Plus d’un mariage sur quatre contracté par nos concitoyens est ainsi un mariage mixte. Or plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes. Ce qui, outre leur vulnérabilité spécifique, laisse aussi planer un fort soupçon de répudiations coraniques ou de fraudes au mariage (avec ou sans taqiya) : une part importante de mariages blancs ou de complaisance parmi tous ces mariages mixtes. Ce nombre considérable de vrais ou faux mariages mixtes sert de toute façon une immigration de peuplement qui se poursuit également avec l’immigration d’asile et de travail, sans oublier le séjour clandestin, voie commode pour l’immigration de travail qui finit souvent par la régularisation et, pourquoi pas, le regroupement familial…

En 2015, 49 % des mariages mixtes touchent une femme étrangère et un homme français, contre 38 % entre 1950 et 1980. Les femmes représentent aujourd’hui la moitié des étrangers résidant en France, avec un taux de fécondité (voisin de trois enfants par femme) généralement plus élevée que celui des Françaises de souche. Qu’on le veuille ou non, « l’immigration nuptiale » est devenue un élément majeur d’expansion des populations étrangères sur le territoire français, une filière (il)légale de l’immigration de peuplement : « elle peut s’interpréter comme une forme de colonisation de peuplement », selon Jean-Yves Le Gallou. La multiplication des mariages mixtes comme cheval de Troie du « grand remplacement » ? Voici un élément à prendre en compte également dans le nécessaire débat lancé par Laurent Dandrieu sur le suicide de la civilisation européenne et le grand malaise provoqué par le discours imprudent de l’Église actuelle sur l’immigration essentiellement islamique (Laurent Dandrieu, Église et immigration : le grand malaise, Presses de la Renaissance, 316 p., 17,90 €. Voir le dossier de L'HN n° 1634, p. 9 à 15.)"

Posté le 11 avril 2017 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent

Rixe entre Afghans et Kurdes : incendie du camp d'immigrés de la Grande Synthe

12244234La quasi totalité du camp de Grande-Synthe (Nord) a été ravagé par un incendie hier soir. Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient dans 300 cabanons en bois. Le feu s'est déclaré après une rixe à l'arme blanche entre Afghans et Kurdes qui a fait six blessés.

Les bagarres se sont poursuivies tard dans la nuit, malgré l'intervention de deux compagnies de CRS.

70% du camp a été détruit. Ces immigrés ont été évacués du camp et seront relogés dans des hébergements d'urgence.

Posté le 11 avril 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2017

Église et immigration : conférence de Laurent Dandrieu à Nantes ce soir 6 avril

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Posté le 6 avril 2017 à 10h24 par Le Salon Beige | Lien permanent

04 avril 2017

Vannes : cours d’arabe et de turc (mais pas de breton) à l'école

Lu sur Breizh-info :

"Les élèves de l’école primaire publique de Beaupré La Lande à Vannes pourront apprendre le turc ou l’arabe. Mais pas l’allemand l’espagnol ou encore le breton.

Les élève de cette école se sont vus remettre par l’administration de l’établissement un document de la Direction générale de l’enseignement scolaire à transmettre à leurs parents. Celui-ci propose aux enfants de recevoir « un enseignement optionnel de langue vivante étrangère » ouvert à toutes les familles « quelle que soit leur nationalité ou leur origine ». Une école implantée dans un quartier résidentiel « où il fait bon vivre », selon le quotidien Ouest France. Deux langues seulement sont proposées aux jeunes élèves : l’arabe et le turc. [...]"

Posté le 4 avril 2017 à 20h11 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Turkson : « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Unknown-30Face à l’émigration massive, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Dicastère au service du développement humain intégral, a plaidé pour la promotion du développement des pays de provenance des migrants, le 30 mars 2017. Présentant au Vatican le Congrès organisé par le dicastère les 3 et 4 avril, sur le thème “Perspectives pour le service du développement humain intégral à 50 ans de Populorum progressio”, le cardinal ghanéen a évoqué la crise actuelle de façon très politiquement incorrecte :

« L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet ».

Le cardinal Turkson a estimé que la « préoccupation » des pays d’accueil était due à leur baisse démographique :

« là où il y a plus d’hôtes que d’enfants, il y a toujours une tension ».

Pour donner asile, il faut en effet « une sécurité dans la démographie locale ». D’où aussi la montée des « nationalismes », exprimant « la préoccupation d’un pays d’être englouti par l’arrivée en masse de nouvelles populations ».

Posté le 4 avril 2017 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent

Le multiculturalisme est l’idéologie dominante de notre temps

Mathieu Bock-Côté a été interrogé dans le dernier numéro de La Nef. Extrait :

Couverture291"[...] Le multiculturalisme est l’idéologie dominante de notre temps. Elle domine le monde politique, le monde médiatique, le monde académique, le monde économique. Elle œuvre à la reconstruction en profondeur des fondements mêmes de notre civilisation : elle pousse à la dissolution des identités historiques, à l’effacement des frontières, à la mutilation des repères anthropologiques les plus fondamentaux. On arrache l’homme à sa culture, à ses appartenances, d’autant qu’on présente ces dernières comme un amas de préjugés dont il devait se délivrer pour enfin renaître, dans une humanité nouvelle. Finalement, on l’arrache à sa nature. Je le redis : cette idéologie n’est pas confinée dans les marges excentriques de certaines institutions académiques. Elle condamne nos sociétés à une forme d’appauvrissement existentiel, dont la conséquence la plus immédiate est l’impuissance politique. Il est naturel, d’y résister, même si ses promoteurs maquillent cette idéologie en un sens de l’histoire auquel on ne pourrait tout simplement pas s’opposer. Je conviens que cela ne va pas de soi : comment résister à un mouvement qui se veut à la fois juste et inévitable ? Il est difficile de penser librement dans de telles circonstances. Comment s’extraire des catégories mentales prescrites par l’époque ?

Vous consacrez de fortes pages sur le problème de la présence massive de l’islam dans nos pays occidentaux : en quoi précisément pose-t-il un problème ?

Permettez-moi de reformuler le problème : ce qui me frappe, d’abord et avant tout, c’est l’aveuglement identitaire de nos élites intellectuelles qui se contentent d’une définition juridique et procédurale de la nation : leur vision du monde repose sur le déni des cultures. Dès lors, toutes les communautés, quelles qu’elles soient, peuvent cohabiter librement, sans que ne se pose jamais la question de la culture commune appelée à fonder la communauté politique. Mais une nation, quoi qu’on en pense, n’est pas qu’un empilage d’individus blindés dans leurs droits, non plus qu’une addition de communautés étrangères les unes aux autres et seulement réunies par la magie sémantique du vivre ensemble. La question de l’immigration importe parce qu’elle révèle les limites du contractualisme en politique. Une nation est une réalité historique inscrite dans la durée. Ceux qui la rejoignent doivent en prendre le pli identitaire et apprendre à dire nous avec elle. On parle beaucoup de la question identitaire aujourd’hui : à travers elle, on cherche à nommer ce qui allait autrefois de soi : la langue, la culture, la mémoire, les symboles, les mœurs. Mais sommes-nous encore capables de comprendre la part symbolique et existentielle du politique ? À cette lumière, on peut penser la question de l’islam. De quelle manière l’islam peut-il prendre le pli de la civilisation occidentale, quand on sait que la mouvance islamiste refuse de toutes ses forces qu’elle s’y intègre ? Est-ce que la civilisation européenne a encore la force et la vigueur nécessaire pour absorber ces populations nouvelles ? On est en droit d’en douter, quand on voit notre civilisation s’avachir dans le culte pénitentiel et se complaire dans une image détestable d’elle-même. [...]

Que vous inspire la campagne électorale pour l’élection présidentielle en France ?

Au moment où je vous écris ces réponses (le 18 mars), j’ai l’impression que la France se fait voler son élection présidentielle. Depuis cinq ans, la France connaissait une poussée conservatrice aussi profonde que vigoureuse. Elle était appelée à connaître une traduction politique significative. Cette traduction semble avorter aujourd’hui. Par ailleurs, le déploiement de la question identitaire, l’émergence des questions sociétales, les enjeux soulevés par le terrorisme islamiste, tout cela aurait dû transformer la présidentielle de 2017 en grand débat sur l’avenir de la France, entre des options politiques clairement définies. Ce n’est pas ce qui arrive. Le système médiatique a repris le contrôle de la vie démocratique en la réduisant à des intrigues de coulisses et en la vidant de sa substance politique."

Posté le 4 avril 2017 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2017

« Mesdames et messieurs du ‘vivre-ensemble’, quittez votre Olympe, redescendez parmi les mortels, venez vivre notre réalité ! »

Posté le 3 avril 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le père Boulad dénonce l'islamo-gauchisme en France

Relire l'entretien publié en 2 parties : 1 & 2.

Posté le 31 mars 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

Election : le CCFD et le Secours catholique refusent d'interpeller Marine Le Pen

Le CCFD et le Secours catholique ont lancé une initiative dans le cadre de l'élection présidentielle. L'objectif est d’interpeller les candidats à la présidentielle sur les grands enjeux de solidarité.

Hic, alors qu'il est possible d'interpeller les communistes Jean-Luc Mélanchon, Nathalie Artaud ou Philippe Poutou, impossible de parler au Front National, car :

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On aimerait en savoir plus sur leur socle de valeurs compatibles avec des candidats marxistes, pro-dénaturation du mariage ou encore fanatiquement pro-avortement.

Selon un sondage lancé par Famille chrétienne, 29% des catholiques (et 25% des pratiquants) voteraient Marine Le Pen.

Posté le 30 mars 2017 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Si l’accueil de l’autre fait partie de l’ADN du catholique, la fidélité et l’amour préférentiel de son pays fait également partie de cet ADN

Laurent Dandrieu est interrogé par Réinformation.tv :

Laurent Dandrieu : "Eglise et immigration, le grand malaise" from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 30 mars 2017 à 14h11 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

La manipulation de François Fillon et du Figaro sur le « solde migratoire »

Lors de L’Emission Politique hier, François Fillon a été interpellé par le maire FN d’Henin-Beaumont sur l’immigration. Pour tenter d’alléger son bilan d’environ 200 000 titres longs séjours délivrés chaque année sous le quinquennat de son gouvernement, François Fillon a rétorqué qu’il faut mieux prendre le chiffre du solde migratoire de 140.000. L’auditeur moyen se trouvait peut-être rassuré, sans savoir que les émigrations retranchées concernent surtout les natifs français diplômés cherchant du travail à l’étrangerLe Figaro a sauté sur l’occasion pour faire un procès en falsification de chiffres envers Steve Briois.

Dans son livre « Assimilation, la fin du modèle français » (éditions du Toucan, 2013) la directrice de recherche à l’Institut national d’étude démographique (INED), organisme d’état, Michèle Tribalat, fait litière de cet artifice utilisé pour tenter de camoufler l’immigration massive. Après un chapitre technique remplit de chiffres officiels, elle conclut :

Malgré l’imbroglio qui caractérise la statistique sur l’immigration étrangère en France, ses difficultés d’ajustement aux évolutions et les freins mis à l’exploitation la plus judicieuse possible d’un appareil statistique très déficient, il semble que, comme dans d’autre pays européens, le solde migratoire global combine un solde négatif des natifs ou des nationaux et un solde positif des immigrés ou des étrangers. C’est pourquoi il apparait si faible en France. Toute argumentation fondée sur le solde migratoire global- estimé par l’Insee comme un résidu de l’équation démographique annuelle- pour relativiser l’importance de l’immigration étrangère est donc irrecevable. Sa pratique est néanmoins courante comme on va le voir dans le prochain chapitre » (page 51) 

Ce qui est étonnant, c’est que Le Figaro défend l’utilisation du solde migratoire… alors qu’il invite très souvent la démographe Michèle Tribalat dans ses colonnes en lui reconnaissant son expertise ! Ou comment se prendre les pieds dans le tapis. 

Mais plus gênant encore pour François Fillon, Claude Guéant, son propre ministre de l’Intérieur, parlait lui aussi des 200 000 titres longs séjours sans utiliser ce solde trompeur, pour évoquer le caractère massif de l’immigration :

Il est évident que les étrangers extra-européens, une fois ayant obtenu le précieux sésame du titre de séjour automatiquement renouvelable tous les dix ans, ouvrant le droit à la panoplie d’aides (RSA, Allocations, scolarité, CMU…) n’ont nullement envie de retourner dans leurs pays d’origine en crise (Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie etc.).

Pour en savoir plus sur le bilan migratoire du précédent gouvernement de droite, télécharger le dossier complet Bilan migratoire gouvernemental 2002-2012 de l'Observatoire de l'islamisation.

Source : l'Observatoire de l'islamisation.

Posté le 24 mars 2017 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

La Hongrie accepte 1,44% des demandes d'asile

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2814_page_01nsp_106"[...] En 2016, 29 432 migrants ont déposé une demande d’asile en Hongrie, croyant peutêtre être arrivés en France, où c’est « open bar » pour tout le monde. Raté. La Hongrie a accepté 425 personnes, soit 1,44 % des demandes ! [...]

Au pouvoir depuis 2010, le premier ministre Viktor Orbán est à la fois la bête noire de l’Union européenne, qui prononce sanction sur sanction à l’égard de sa politique, et plébiscité par son peuple. En 2014, alors que Bruxelles escomptait sa chute, son parti, le Fidesz, a certes enregistré une baisse, mais plutôt relative : en perdant huit points, il a tout de même obtenu… 44,87 % des voix ! Et le Jobbik, qui est à sa droite, a franchi la barre des 20 %.

Quand la « crise des migrants » est arrivée, l’année suivante, constatant que l’UE ne faisait rien pour sécuriser les frontières extérieures de l’Union, il avait donc toute légitimité pour prendre les choses en main. Ce qu’il a fait, en cadenassant la frontière avec la Serbie, qui était la voie de passage privilégiées des migrants, puis, comme cela ne suffisait pas à bloquer les intrusions, en doublant les clôtures barbelées et en renforçant les effectifs. Cette fois, cela fonctionne. Sur les deux premiers mois de 2017, seuls 345 migrants ont réussi à pénétrer sur le territoire hongrois. Et si le chiffre est aussi précis, c’est qu’on a pu les compter : ils sont entrés, certes, mais ils ne sont pas allés bien loin. Et à force, cela va bien finir par se savoir qu’il y a des chemins de traverse à éviter… D’autant que la Hongrie de Viktor Orbán est encore en train de renforcer son dispositif par l’adjonction de ce que des médias occidentaux appellent des « chasseurs de migrants ». En fait, de nouvelles recrues, au nombre de 3 000, actuellement formées pour venir épauler les 10 000 policiers qui patrouillent déjà à la frontière serbe. Horreur pour la RTBF – la télévision belge francophone – qui vient de consacrer un reportage scandalisé à ces « chasseurs de migrants », que l’on voit s’entraîner à faire une clef de bras, pour immobiliser le clandestin, ou à passer les menottes à celui qui, ayant franchi la frontière sans rien demander à personne, a enfreint la loi hongroise et doit donc être traité comme tel. [...]

Quand on voit les images de la frontiè re serbo-hongroise, on se demande d’ailleurs comment des migrants arrivent encore à se faufiler, à moins de s’appeler MacGyver : d’abord une barrière grillagée surmontée de barbelés, puis un espace d’une dizaine de mètres pour y patrouiller, puis une deuxième barrière, le tout équipé de caméras thermiques ainsi que de haut parleurs qui diffusent, en plusieurs langues dont l’arabe et le farsi, un message expliquant qu’endommager la frontière ou a fortiori la franchir est « considéré comme un crime en Hongrie ». De toute façon, tout candidat à l’asile – qui serait arrivé par exemple par le chemin de fer – est désormais placé en « zone de transit », dont la spécificité est qu’elle est… fermée. Close. Clôturée. En attendant que des constructions en dur soient érigées à la place. Début mars, le Parlement hongrois a en effet décidé du placement en détention systématique de tous les demandeurs d’asile présents dans le pays. Et pas à une courte majorité ! Pour : 138 voix. Contre : 6. Et l’Union européenne dans tout cela ? Elle râle, elle peste, elle condamne et Orbán s’en… moque. [...]"

Posté le 24 mars 2017 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

Soirée-débat organisée par le SIEL le samedi 8 avril en Saône et Loire

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Posté le 23 mars 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Déclaration sur l'immigration : le CSA surveille les journalistes

Le 10 novembre 2016, dans son JT, Jean-Pierre Pernaut fait une transition entre les sans abris et les centres pour immigrés :

« Voilà plus de places pour les sans-abris mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France ».


Le CSA estime que ce sont les propos du journaliste qui entraînent la discrimination, et non les faits :

"Après examen de la séquence, le Conseil a regretté la formulation choisie par le journaliste, estimant que celle-ci était de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe. Il a donc considéré que ces propos pouvaient encourager un comportement discriminatoire. Le CSA a dès lors demandé aux responsables de TF1 de veiller, à l’avenir, à pleinement respecter les dispositions précitées de l’article 9 de sa convention."

Posté le 22 mars 2017 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent

Nos ancêtres les Arabes. Ou nos descendants ?

Vu dans la devanture d'une librairie à Paris :

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Posté le 22 mars 2017 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

L’intox de Benoît Hamon sur le solde migratoire

Libé désintox :

1005278-solde"Voilà un sujet sur lequel on entend et lit beaucoup de choses fausses. Et Hamon ajoute l’intox à la confusion générale. Ce qui est vrai, c’est que le solde migratoire global de la France est de +67 000. On retrouve cette statistique dans le tout frais bilan démographique 2016 de l’Insee en janvier (en bas à droite de ce tableau).

Mais cette donnée ne nous informe en rien de l’apport de l’immigration. En effet, ce solde migratoire concerne la totalité des entrées et sorties du territoire, et pas seulement celles des immigrés. En clair, il agrège les mouvements des immigrés et ceux des personnes nées en France (ainsi que les entrées et sorties de personnes nées françaises à l’étranger, mais qui sont plus marginales).

Or les statistiques de l’INSEE, basées sur les enquêtes annuelles de recensement, montrent que le solde migratoire des personnes nées en France est négatif, alors que le solde migratoire des immigrés est, lui, nettement positif. Pour 2013, dernière année pour laquelle l’étude donne des chiffres, le solde des nés en France est de -120 000 (197 000 ont quitté le territoire pour 77 000 qui sont revenus). A l’inverse, le solde migratoire des immigrés est de +140 000 (235 000 arrivées pour 95 000 départs).

Bref, concernant le solde migratoire des immigrés, les chiffres sont donc peu ou prou l’inverse de ce que dit Benoît Hamon."

Posté le 21 mars 2017 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Chaos migratoire : le SIEL porte plainte contre François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker

Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL :

Image1"Le SIEL porte plainte contre François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker, les trois artisans du chaos migratoire européen

Les principaux dirigeants européens pratiquent depuis plusieurs années une politique périlleuse d’accueil des migrants qui provoque mécaniquement un appel d'air migratoire : liberté de circulation dans l’espace Schengen ; politique de secours en mer donnant accès à un droit d’entrée sur le territoire de l’UE ; quotas d'hébergement autoritaires ; prestations sociales généreuses...

Cette politique suicidaire provoque le départ massif d’Afrique comme du Moyen-Orient de populations considérables qui aspirent, pour des motivations essentiellement économiques, à s’installer en Europe afin d’y bénéficier des largesses des Etats Providence.  

Encouragés à agir dans cette direction par les responsables du grand patronat, les dirigeants de l'Union européenne sont ainsi devenus de véritables passeurs de migrants : ce faisant, ils portent atteinte à la paix civile, contreviennent au respect de l’ordre public et incitent les migrants à prendre des risques inconsidérés pour leurs propres vies.

N’ayant reçu aucun mandat explicite des peuples européens à agir de la sorte, ces dirigeants ne peuvent se prévaloir d’aucune légitimité démocratique. La politique délibérée ainsi menée par François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker tombe manifestement sous le coup de la loi française, en l’occurrence les dispositions de l’article L 622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prohibent et répriment l’aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'étrangers.

Ne pouvant tolérer davantage de tels écarts de conduite qui mettent manifestement en péril la cohésion de nos sociétés, en France comme partout en Europe, j’ai demandé aux avocats du SIEL de déposer plainte contre le président de la République française, la chancelière allemande et le président de la Commission de Bruxelles afin que les trois artisans principaux du chaos migratoire européen soient poursuivis rapidement, traduits devant les tribunaux et condamnés sévèrement par nos juridictions pénales."

Posté le 20 mars 2017 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2017

Immigration et féminisme, l'UE marche sur la tête

Depuis le Parlement européen à Strasbourg, Marie-Christine Arnautu souligne la contradiction des élites européennes qui prétendent défendre les femmes tout en favorisant l'immigration. C'est en effet l'apport massif de populations étrangères qui est une réelle menace pour les femmes européennes dont la condition est héritée de plusieurs siècles de civilisation hellénique​ et chrétienne.

Posté le 18 mars 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence-débat “Deux défis majeurs pour la France” lundi 27 mars à Versailles

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Posté le 18 mars 2017 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Législatives aux Pays-Bas : 3 élus pour le parti turc

À l'issue du scrutin législatif de jeudi, le parti du premier ministre (VVD) sortant rafle 33 sièges sur les 150, en baisse par rapport aux 41 sièges qu'il avait. Le parti anti-islam PVV gagne 20 sièges, soit 5 de plus qu'aujourd'hui. Le Parti pour la liberté de Geert Wilders devance le CDA (Appel chrétien-démocrate, qui passe de 13 à 19 sièges) et les progressistes de D66. Le taux de participation est estimé à 77,6 %, contre 74,6 % lors de la dernière élection en 2012. 

Geert Wilders avait été crédité depuis des mois d’un score largement supérieur : ces sondages faussés permettent à la presse de clamer aujourd'hui son échec, alors même qu'il est en progression. Geert Wilders a affirmé : 

« Si cela est possible, j’aimerais co-gouverner, mais si cela ne marche pas… nous soutiendrons le gouvernement où cela est nécessaire, sur les questions qui nous sont chères ».

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Concernant les autres partis, voici les résultats :

  • Le Parti du travail (PVDA, social-démocrate) n'a obtenu que 9 sièges sur les 38 de 2012; La formation était alliée au VVD, qui doit composer avec d'autres partis pour gouverner.
  • Les écologistes GroenLinks (GL) du jeune Jesse Klaver passent de 4 à 16 sièges !
  • L'extrême gauche, SP, perd un siège (14).
  • ChristenUnie, un parti social d’inspiration chrétienne réformée (6 sièges, + 1),
  • le Parti des animaux (5, + 3)
  • 50 Plus, le parti des retraités (4, + 2).

Deux partis font leur apparition :

  • le Forum pour la démocratie (conservateur eurosceptique), de l’intellectuel Thierry Baudet, avec 2 sièges
  • Denk-la-voix-des-neerlandais-issus-de-l-immigrationDenk, fondé par des dissidents d’origine turque du Parti social-démocrate : 3 sièges. Denk signifie « réfléchis » en néerlandais et « égal » en turc. Il a été créé en 2015 par Tunahan Kuzu et Selçuk Öztürk, deux députés mis à la porte du Parti travailliste pour avoir critiqué la politique migratoire du gouvernement du Premier ministre Mark Rutte. Cette formation, dirigée par des Néerlandais d’origine turque, veut combattre « le racisme institutionnel des Pays-Bas », en luttant mieux pour « l’acceptation des immigrés ». « Nous voulons écrire l’histoire, sous la direction d’enfants d’immigrés : nous voulons prendre la place qui nous revient dans la démocratie et cela passe par le Parlement », indique le numéro deux du parti, Farid Azarkan. Denk a été accusé par une partie de la presse d’être « le long bras d’Erdogan »...

Posté le 16 mars 2017 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

SNI rachète 62 hôtels pour les transformer en... hébergements d'urgence

Hallucinant :

"Suite à la consultation lancée par l'Etat pour sélectionner de opérateurs à même d'assurer une prestation d'hébergement d'urgence, SNI, la filiale immobilière à vocation d'intérêt général de la Caisse des dépôts a annoncé, ce 15 mars 2017, la création d'un fonds à impact social "Hémisphère". La première opération de ce dispositif porte sur le rachat de 62 hôtels F1. Après restructuration, ils permettront la création de 6.000 places d'hébergement d'urgence. Avec l'acquisition d'autres immeubles en marge de cette opération, ce seront ainsi 7.700 places qui seront ouvertes.

Et c'est pour loger qui ? 

Posté le 15 mars 2017 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2017

Le grand remplacement (qui n'existe pas) par les mariages mixtes

En 2015, les mariages mixtes concernaient 27% des unions : 75 800 sur les 282 600 unions célébrées ou transcrits dans les registres de l’état civil.

Les mariages mixtes représentaient 6 % des unions en 1950, selon l’Insee. Magali Mazuy, démographe à l’Inde, explique :

 « Ces statistiques sur les mariages mixtes reflètent les flux migratoires en France. Car, en toute logique, les personnes qui migrent se retrouvent sur le marché matrimonial. C’est pour cela que 37 % des unions mixtes célébrées dans l’Hexagone en 2015 ont uni un conjoint français avec une personne d’une nationalité du Maghreb, 22 % un Français avec un Européen et 14 % un Français avec un ressortissant d’Afrique subsaharienne ». 

Posté le 13 mars 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

Les ministres turcs font campagne en Europe

Capture d’écran 2017-03-13 à 08.42.50Après le refus des Pays-Bas d'accueillir deux ministres turcs, la Turquie promet des mesures de rétorsion «de la manière la plus sévère». Dénonçant un comportement rappelant «le nazisme et le fascisme», Recep Tayyip Erdogan a menacé les Pays-Bas :

«Ils auront naturellement à en payer le prix et aussi à apprendre ce qu'est la diplomatie».

À l'approche d'un référendum sur l'augmentation des pouvoirs du président turc, prévu le 16 avril, le gouvernement turc s'est lancé dans une campagne pro-Erdogan dans différents pays d'Europe pour encourager les 4,5 millions de membres de la diaspora turque en Europe à voter oui pour un système présidentiel qui permettrait à Erdogan de diriger le pays jusqu'à au moins 2029.

Les Pays-Bas se trouvent à trois jours d'un scrutin législatif qui devrait voir la croissance du parti anti-islam.

Le premier ministre danois a proposé à son homologue turc de reporter une visite prévue fin mars. De son côté, le propriétaire d'une salle de réunion de Stockholm, en Suède, dans laquelle devait se tenir un rassemblement en faveur du référendum constitutionnel turc, a annulé le contrat de location des lieux. 

Les autorités turques ont fait fermer l'ambassade des Pays-Bas à Ankara et le consulat d'Istanbul. Dimanche matin, des manifestants turcs y ont brièvement remplacé le drapeau néerlandais par un drapeau turc. Les résidences de l'ambassadeur néerlandais, du chargé d'affaires et du consul général ont également été bouclées.

Le ministre des Affaires étrangères turc est venu plaider ce week-end en France, à Metz (photo) en faveur du "oui" au référendum turc.

Posté le 13 mars 2017 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2017

Immigration, prudence politique et bien commun

Le dernier numéro de L'Homme Nouveau revient sur le livre de Laurent Dandrieu sur l'Eglise et l'immigration, avec un passionnant débat entre l'auteur et l'abbé Vénard, aumônier militaire. Philippe Maxence revient ensuite sur l'enseignement du catéchisme concernant ce sujet. Extrait :

Une-1634-2"[...] Il est certain que dans l’ordre individuel, le commandement du Christ à propos de l’accueil de l’étranger (Mt 25, 35) oblige toujours et l’Église en a même fait une oeuvre de miséricorde. Mais l’immigration déplace l’accueil des étrangers au plan politique. Il ne s’agit plus seulement de recevoir celui qui frappe à ma porte et que je ne connais pas, mais de permettre à un nombre important d’étrangers de vivre et de s’installer sur le sol d’une autre nation que la leur.

Face à ce problème politique soulevé par l’immigration de masse, l’autorité politique ne peut agir qu’en fonction du bien commun dont elle est la garante et qui est sa fin. Le Catéchisme de l’Égli se catholique indique bien l’obligation d’accueil dans son n. 2241. Mais celui-ci ne précise pas cependant que cet accueil doit être définitif, ni non plus qu’il ne doit pas s’effectuer au regard de certains critères. Surtout, le même numéro contient cette incise : « autant que faire se peut ». Il ne s’agit pas seulement d’une clause de style, mais d’une indication liée au jugement prudentiel que doit exercer le détenteur de l’autorité politique. Si les conditions ne sont pas réunies, cette obligation de l’accueil des étrangers peut donc être suspendue ou limitée. Selon quel critère ? Le Catéchisme l’indique dans la suite du n. 2241 :

« Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment du respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. »

Le problème soulevé par le discours ecclésiastique contemporain ne réside pas seulement dans l’oubli de ces éléments doctrinaux, mais dans l’oubli constant de la primauté du bien commun au profit d’un droit absolu des personnes dont on constate qu’il va en définitive contre le bien des pays et des personnes elles-mêmes."

Posté le 12 mars 2017 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2017

Suède : Le ministre de l’Intégration a menti sur les statistiques des viols

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-9"Le ministre de l’Intégration, Ylva Johansson, vient d’être contrainte d’avouer qu’elle a personnellement répandu une « fausse nouvelle » en expliquant à la BBC que le nombre de viols signalés à la police dans le pays est à la baisse. C’est au cours d’un entretien avec la chaîne britannique qu’elle a prétendu qu’il n’y avait aucun lien entre le niveau de criminalité et l’immigration. Elle ne s’était pas contentée de parler d’une froide statistique, fût-elle imaginaire, Mme Johansson : elle assurait que le taux de viol ne faisait que « descendre, et descendre, et descendre ». Mensonge !

Et d’insister encore. « Le taux des viols n’est en réalité pas élevée en Suède », affirmait-elle, dénonçant les paroles de l’ancien leader de l’UKIP, Nigel Farage qui a déclaré récemment que Manuel est la « capitale du viol de l’Europe ». « Il ne sait pas vraiment de quoi il parle », affirmait Ylva Johansson, membre du gouvernement libéral au pouvoir.

Les statistiques, les vraies, évoque au contraire une augmentation de 13 % du nombre d’agressions sexuelles rapportées à la police en 2016, qui fait suite à une progression constante au cours de ces 10 dernières années. De nombreux élus, économistes et spécialistes en criminologie ont aussitôt crié à la désinformation.

Samedi dernier, Mme Johansson a dû faire marche arrière. « J’ai fondé ma réponse sur les informations qui étaient en ma possession à ce moment-là, selon lesquelles le nombre de viols signalés avait baissé en 2015 », a-t-elle déclaré au journal Dagens Nyheter. « J’ai eu tort de parler d’un développement fondé sur une seule année. Les statistiques non définitives pour 2016 montrent hélas que le nombre des agressions est à la hausse. Il est important d’être exact, évidemment », a-t-elle concédé.

Si en effet on a enregistré une chute de 12 % en 2015, elle a été quasiment compensée par la montée de 13 % en 2016 ; surtout, entre 2006 et 2016, on est passé d’un nombre de viols signalés de 4.208 à 6.560, soit plus de 50 %. [...]"

 

Posté le 9 mars 2017 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2017

Steve Bannon, le conseiller de Trump, a lu "Le Camp des saints"

Et le recommande :

C"entre octobre 2015 et avril 2016, le conseiller de Donald Trump, alors patron du site Breitbart News, a évoqué à quatre reprises le roman français dans son émission de radio, relève l’édition américaine du Huffington Post. Face à la question de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Bannon l’affirme : « Ce n’est pas une migration, c’est une invasion. » Et sa réponse, c’est le décret de Donald Trump, publié lundi dans une version révisée. [...]

« Certains ont dit que ce roman apocalyptique français était raciste et nativiste mais on y est au Camp des Saints, n’est-ce pas ? », demande Steve Bannon à un invité, en janvier 2016, accusant les « élites européennes séculaires [sic pour sécularisées, secularized en anglo-américain : visiblement le journaliste de 20 Minutes parle de ce qu'il n'a pas écouté…] de rester passives face à cette invasion islamique », comme dans l’œuvre de Raspail. L’ancien patron de Breitbart News, la vitrine de l’ultra-droite américaine (« alt-right »), évoque alors des spéculations du Forum économique mondial sur une possible vague migratoire « d’un milliard de personnes » en cas de crise économique globale des matières premières.

Pour Bannon, un fervent catholique issu d’une famille d’origine irlandaise, l’Occident « judéo-chrétien » est « en guerre contre le fascisme islamiste djihadiste », comme il l’expliquait via Skype lors d’une conférence au Vatican, en 2014. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2017

L'immigrationnisme est une utopie

De Philippe Bénéton dans La Nef :

Couverture290"Les cauchemars du XXe siècle ne nous ont-ils rien appris ? Notre monde n’a pas fait le deuil de l’utopie et rêve toujours de s’affranchir de la condition humaine. La version présente est la doctrine humanitaire qui est certes quelque peu chahutée aujourd’hui mais n’en reste pas moins la doctrine dominante en Occident.

La promesse est celle-ci : à l’horizon se profile un nouveau monde qui résoudra le problème humain. Un monde sans frontière, sans violence, délivré du tragique, où chacun pourra vivre en citoyen du monde et individu autonome, où tous bénéficieront des magnifiques bienfaits de la science et de la technique. Le fait premier et fondamental est que l’homme est souverain et innocent. Il doit donc être délivré de la vieille morale qui fait de nous des pécheurs. La tolérance doit permettre à chacun de fixer et de suivre ses propres valeurs et, la prospérité aidant, à trouver son bien-être. L’inimitié entre les hommes n’avait d’autres sources que des idées fausses, elle est vouée à disparaître.

Elle disparaîtra avec la disparition des méchants. Car si tous les hommes sont innocents, certains en fait sont coupables. Ce sont les représentants ou les rescapés du vieux monde, les nostalgiques de l’ordre moral, les conservateurs, les réactionnaires, etc., dont les fautes, en isme ou en phobie sont irrémissibles. Corrélativement, les victimes par excellence sont clairement identifiées : les « minorités sexuelles », les femmes « libérées », les supposés « déviants », les musulmans, les migrants… La doctrine humanitaire pointe vers une division morale du monde : d’un côté les amis de l’humanité, de l’autre ses ennemis.

L’humanitarisme prêche l’amour de l’humanité et la compassion pour les (ou plutôt certains) malheurs du monde. En ce sens il peut apparaître sublime et enchanter des oreilles chrétiennes. Le cas le plus manifeste est celui des migrants. L’hospitalité inconditionnelle n’est-elle pas requise par les vertus chrétiennes ? Mais c’est ignorer que les questions politiques ont des traits particuliers qui les distinguent des relations inter-individuelles. Dans l’ordre politique, le souci des personnes doit s’accorder avec la recherche du bien commun. « Il est louable de faire abandon de ce qui est à vous, disait saint Ambroise, mais non de ce qui est à autrui. » Quelle que soit la générosité manifestée par ailleurs (et elle peut être admirable), l’indifférence face à l’avenir de cette communauté de destin qu’est la communauté politique n’est pas une vertu. Plus généralement, l’attrait de l’humanitarisme ne peut qu’égarer les consciences chrétiennes. Au nom du relativisme des valeurs (il faut faire le bien sans imposer une idée du Bien), il prône un matérialisme de fait : ce qui importe avant tout est le bien de l’homme physique : la nourriture, la santé, une sexualité « épanouie », les jouissances de toute sorte. En conséquence, le souci de l’âme, la pureté, la repentance… passent à la trappe. À la limite, l’amour des siens devient coupable au nom de l’amour abstrait de l’humanité. Pourtant, disait Mère Teresa, « l’amour commence à la maison ». À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait changer dans ce monde, cette même Mère Teresa répondit : « Vous et moi. » Nullement, nullement, proteste l’humanitarisme, ce sont les règles du jeu et elles seules qui comptent ; et les nôtres permettront d’édifier ce Royaume de la terre où chacun goûtera les satisfactions du Moi et les plaisirs des corps, enfin ! Ceux qui s’y opposent ne peuvent être mus que par de mauvais sentiments ; à leur égard, le message qui s’impose est celui-ci : sois mon frère ou gare à toi ! [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent

Les immigrés d'abord

A Hayange, en Moselle, le préfet a réquisitionné un hôtel pour y loger plusieurs dizaines d'immigrés. Fabien Engelmann, le maire FN, dévoile à Minute ce qui est fait pour ces migrants, et tout ce qui lui est refusé pour ses concitoyens.

Hayange.10"J’ai dit que nous étions d’accord pour que des SDF français soient hébergés dans cet hôtel et que, dans ce cas, le Centre communal d’action sociale de la ville pourrait même les aider avec le chantier d’insertion que nous avons mis en place. Evidemment, on m’a répondu que ce n’était pas possible.

Pourquoi ?

On m’a répondu: « Vous savez, les SDF français, en règle générale, ils préfèrent rester à la rue. » Ce n’est pas entièrement faux. Mais il faut se poser la question du pourquoi ! Prenez les SDF français de Paris : quand il fait décidément trop froid, on les entasse dans une salle de sport, où ils ne disposent d’aucun espace personnel et où, évidemment, il y a des vols. Ce n’est pas du tout ce qui est offert aux demandeurs d’asile ou pseudos demandeurs d’asile ! Là, ces demandeurs d’asile sont chouchoutés. Ils ont une chambre d’hôtel avec tout le confort : toute la literie a été changée, ils ont des placards, ils ont un beau coin cuisine, un coin machine à laver – avec sèche-linge. Tout cela n’a pas de sens. Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France et je finis par me demander si ce n’est pas volontaire. Tout est fait pour augmenter l’invasion migratoire, et pour le faire au détriment des Français nécessiteux, qui sont pourtant légion. [...]

Quand je demande à l’Etat d’augmenter les effectifs de la police nationale ou d’essayer de me trouver un petit peu d’argent pour rouvrir les urgences de l’hôpital de proximité – elles ont fermé, tout a été centralisé à Thionville –, on me répond qu’il n’y a pas d’argent. Or pour cet hôtel réquisitionné, l’Etat va verser 30 000 euros par mois au propriétaire pour la location de la bâtisse, plus environ cinq euros par jour et par personne. [...]

Il y a peu de temps, le Samu m’appelle sur mon portable. Ils me disent en substance : “Voilà, on a une demandeuse d’asile, 32 ans, 5 enfants et pas de mari. Elle doit être hospitalisée d’urgence, on ne sait pas quoi faire des cinq gosses.“ J’étais supposé faire quoi ? Nounou ? C’est à la préfecture ou au conseil départemental de gérer ça. Sauf que c’était un dimanche et que le dimanche, évidemment, vous n’avez personne au téléphone. Sauf le maire et ses adjoints… Je me suis donc arrangé avec la directrice du foyer, qui est venue garder les enfants pendant que la mère était aux urgences, évidemment aux frais de l’Aide médicale d’Etat… Et pendant ce temps-là, nous avons des personnes âgées, dont la retraite est parfois de 400 euros – vous vous rendez compte ? –, qui n’osent pas venir nous demander de l’aide en mairie parce qu’elles ont honte… [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

Près de 40 000 immigrés dorment toutes les nuits à l’hôtel

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2811_page_01nsp_106"Dans le gros millefeuille que représente le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public le 17 février dernier, il y a, au chapitre concernant « l’hébergement des personnes sans domicile », une facture salée et difficile à avaler : une note d’hôtel présentée comme celle des « sans domicile fixe », les SDF, nos bons vieux clochards d’autrefois. En 2015, elle s’est élevée à 234 millions d’euros, alors que, dans le même temps, on nous expliquait qu’il n’y avait jamais eu tant de SDF à la rue – et tant de morts parmi les SDF. Le collectif « Morts de la rue » assure par exemple que, en 2015, 498 « sans domicile fixe », d’une moyenne d’âge de 49 ans, sont décédés faute d’avoir eu un toit. [...] 

En 2014, on recensait quotidiennement au plan national 32 300 nuitées d’hôtel affectées à des personnes sans domicile fixe. En 2015, ce chiffre est passé à 37 950, soit 16,5 % de plus ! Au prix moyen de 16,9 euros la nuitée, la facture annuelle a donc atteint, pour la seule année 2015, 234 millions d’euros (16,9 euros x 37 950 nuitées x par les 365 jours de l’année). [...]

La Cour des comptes écrit qu’en janvier 2016, 40 % des demandeurs d’asile étaient hébergés en dehors des structures pérennes du ministère de l’Intérieur, soit par leurs propres moyens, soit dans les dispositifs d’urgence généralistes, dont les hôtels représentent près de 40 % de l’offre ! Dans sa circulaire de février 2015, Bernard Cazeneuve ne cachait d’ailleurs pas que les migrants représentaient une importante partie de cette nouvelle et abondante clientèle. [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

6 mars : conférence de Laurent Dandrieu à Clermont-Ferrand

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Posté le 1 mars 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2017

Jean-Pierre Chevènement veut canaliser les flux migratoires

9782213693699-001-X_0Dans son dernier livre, Un Défi de civilisation – La seule stratégie pour la France, Jean-Pierre Chevènement suggère que l'accueil des migrants soit «proportionné à la capacité d'intégration». Il met en garde contre la constitution de «diasporas qui se laissent d'autant moins absorber que l'écart entre leur culture et la culture autochtone est plus grand». L'auteur propose donc de «canaliser les flux migratoires» dans des limites précises «en vue d'assurer la survie de nos sociétés en tant qu'entités politiques et culturelles constituées».

Néanmoins, pour Chevènement

«La définition de la nation française n'est ni ethnique ni religieuse». «Elle est politique».

L'auteur parle ainsi de «métissage constructif» et estime que «la laïcité et la démocratie sont une seule et même chose»...

Posté le 27 février 2017 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

24 février 2017

Les causes réelles de la migration ne sont pas d'ordre économique

Gotti Tedeschi, l'ex-banquier de l'IOR explique à Formiche.net, traduit par Benoît-et-moi, suite à un article publié dans le « Huitième rapport sur la Doctrine Sociale de l'Eglise dans le monde», présenté par l'Observatoire international Cardinal Van Thuan sur le thème de l'immigration, que les causes réelles de l'immigration ne sont pas d'ordre économique. Extrait :

Ottavo_rapporto_dsc_front_cover_copia"On pourrait dire en effet qu'il y a trois «tabous» qu'aujourd'hui, on ne peut pas ou ne veut pas traiter de façon rationnelle et globale: le problème de la natalité, de l'environnement et des migrations. Il semblerait qu'il y ait une volonté supérieure répandue et imposée, qui ne veut pas que ces trois tabous soient discutés. Tout comme on dirait qu'il y a des "contrôleurs" prêts à utiliser tous les moyens, y compris l'intimidation, afin que sur ces tabous, on accepte une pensée unique: assez de naissances parce que l'homme détruit l'environnement, facilitons donc l'immigration parce que c'est la meilleure solution. Il y a beaucoup de points obscurs sur les trois tabous, mais pour ne pas nous écarter du sujet, il est bon de savoir que les données et les informations sur l'immigration régulière sont influencées par des accords, ou par un "chantage économique" avec les pays de provenance des migrations. Les données et les informations sur l'immigration clandestine sont encore moins claires; pensons que les débarquements illégaux en Italie en 2016 (181436) étaient quarante fois supérieurs à ceux de 2010 (4406). Et nous nous rendons compte que le phénomène de l'immigration clandestine est en augmentation et hors de contrôle. En 2015, le statut de réfugié a été reconnu dans seulement 5% des cas, 36% ont reçu une aide humanitaire et 59% ont été refusés, mais personne ne sait où ils sont. Et il s'agit de plus de 100 mille personnes (sur 153842 débarqué). En 2016, le chiffre a augmenté, 181436 personnes sont arrivées par mer (18% de plus qu'en 2015) et les irréguliers expulsés raccompagnés vers leur pays d'origine étaient seulement 5%. Dans la pratique, l'immigration dite irrégulière se développe à un rythme de 100 mille unités par an, et les pays voisins refusent les expatriés. Ce sont des chiffres fournis par le Haut Commissaire des Nations Unies sur les réfugiés.

Pourquoi les raisons économiques ne suffisent-elles pas pour expliquer le phénomène migratoire?

Le phénomène migratoire est expliqué, ou plutôt laissé à deviner, avec trois causes principales: les conflits, la pauvreté, le besoin de main-d'œuvre. Il est évident que ces trois causes existent, mais par quoi elles s'expliquent, et si elles peuvent être résolues, est rarement discuté. Prenons la première, les conflits. Jusqu'à il y a une dizaine d'années, ils étaient "éteints" pratiquement dans l'oeuf; par la suite, on dirait qu'ils ont été tolérés (ou même causés, pensons à la Libye), tandis que les ventes d'armes à plusieurs pays augmentaient et on pense que ces armes peuvent avoir servi à Daesch. Les conflits qui ont généré les migrations pouvaient-ils être étouffés, oui ou non? Prenons la deuxième cause, la croissance de la pauvreté. Le problème ne semble pas si vrai, si l'on regarde les flux migratoires. Ceux provenant de pays en difficultés économiques réelles représentent entre 5 et 10%. Mais il est important de noter que cette pauvreté est également due à nos manquements au cours des dix dernières années. Qu'on voie les conclusions du fameux G8 pour l' Afrique, où nous nous sommes engagés à soutenir les investissements et les exportations des pays pauvres; qu'avons-nous fait? Pratiquement rien. Enfin, le besoin de main-d'œuvre; le déficit (gap) de population dû à l'effondrement démographique rend-il les migrations nécessaires? Mais qui, ou quoi, a provoqué ce déficit qu'aujourd'hui on prétend gérer? Qui a imposé la baisse du taux de natalité en Occident et prévoit maintenant de le compenser par l'immigration? À une époque de crise économique, avec un taux de chômage dans notre pays comme l'actuel? Avec un coût de l'accueil si onéreux pour notre budget? J'ai parlé de la nécessité de clarifier les causes réelles du problème, qui sinon ne sera pas résolu et même s'aggravera. Les doutes à propos du fait qu'on veut ignorer ces causes réelles résident aussi dans la confusion qui règne en Europe. Se peut-il qu'on n'ait jamais réfléchi au fait que les migrants sont principalement des jeunes en bonne santé? Les moins jeunes ne craindraient-ils pas les conflits et la faim?

Venons-en au fait. Vous avez écrit qu'il y a un plan pour «redimensionner le catholicisme», vous avez parlé d'un projet de re-ingéniérisation gnostique mondial qui a un ennemi déclaré: l'Eglise catholique, et vous l'avez fait en citant le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon et le Rapport Kissinger de 1974. Pourquoi l'Eglise catholique est-elle la cible?

Je pense que le phénomène des migrations est l'une des (pires) conséquences des échecs de ce qu'on appelle Nouvel ordre économique mondial, instauré dans les années soixante-dix pour réguler le nécessaire processus de la mondialisation. J'invite à réfléchir sur le fait que tous les objectifs du Nouvel Ordre, non seulement ne sont pas réalisés, mais il s'est produit exactement le contraire: on voulait éteindre toutes les causes des conflits, les inégalités, la pauvreté, l'intolérance religieuse, le totalitarisme, et c'est le résultat opposé qui s'est produit, incluant un processus de migration forcée. Le vrai grand «succès» du Nouvel Ordre est d'avoir créé une crise économique mondiale, à son tour origine d'autres conséquences néfastes. Nous devons aussi reconnaître qu'il y a eu un autre «vrai succès»: celui lié au processus déclaré de relativisation des croyances religieuses, visant à la laïcisation de celles-ci, avec comme conséquences l'effondrement des valeurs morales et les changements au sein de l'Eglise catholique. Si nous regardons les conséquences de ces faits observés, on ne peut pas ne pas réfléchir au risque (pour certains) ou à l'opportunité (pour d'autres) d'un processus de ré-ingéniérie socio-religieuse [l'ingénierie sociale est une pratique visant à modifier à grande échelle certains comportements de groupes sociaux, ndt] certainement inspirée, et je dirais même gérée. Si nous avions la patience d'aller relire les déclarations faites par des leaders internationaux dans les quarante dernières années, nous trouverions matière d'analyse sur le fait que «rien n'arrive par hasard». Nous ne parlons pas de théories du complot, nous parlons de faits. [...]"

Posté le 24 février 2017 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Le droit à émigrer est corrélatif au droit à rester

Sœur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Missionnaires de Saint Charles Borromée/Scalabriniennes, a déclaré dans un discours à la Chambre des Députés italienne, dans le cadre du séminaire qui a précédé le Forum international sur Migrations et Paix, organisé par le Dicastère pour le Développement humain intégral du Saint-Siège:

Unknown-15« La migration constitue un phénomène qui fait partie de l’histoire humaine. Les estimations des Nations unies font état de 244 millions de migrants internationaux et de 65,3 millions de personnes en situation de migration forcée. Au-delà des chiffres, nous parlons de vies, de projets et de rêves de personnes qui trouvent souvent dans la migration la seule alternative pour survivre ou chercher une espérance pour l’avenir ». 

« La participation des mineurs aux flux migratoires, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, a augmenté au cours de ces dernières années à un rythme accéléré et représente plus de la moitié des réfugiés de par le monde. Conformément au Message du Pape François pour la Journée du Migrant et du Réfugié 2017, rappelons que les enfants et les adolescents en mouvement dans le cadre des flux de population sont les premiers à souffrir dans des situations dégradantes telles que le trafic d’êtres humains, l’exploitation, l’abus et la privation des droits comme celui de disposer d’un environnement sain et sûr en famille, d’une instruction adéquate, de jouer et de vivre et grandir dans un contexte de paix. Les femmes migrantes, elles aussi, ont besoin de notre attention en ce qu’elles deviennent souvent plus vulnérables dans le cadre des flux migratoires et d’asile. De nombreuses fois, elles sont exposées au risque de souffrir d’exploitation sexuelle ou au niveau du travail ».

«Il faut dépasser l’idée selon laquelle la migration constitue un problème à résoudre ou une contingence à contrôler. La migration est, en soi, un phénomène historique et social qui se vérifie de manière positive quand elle est volontaire. En d’autres termes, nous attirons l’attention sur l’importance du fait que les personnes ont à la foi le droit d’émigrer mais aussi le droit de ne pas le faire. Chaque pays doit donc assurer à ses ressortissants des conditions de vie telles que ceux-ci n’aient pas besoin de voyager, s’ils ne le veulent pas. Dans ce contexte, le droit à émigrer serait corrélatif au droit à rester ».

Posté le 24 février 2017 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

Ces Algériens sont sadomasochistes (selon Macron)

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Posté le 20 février 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Immigration : S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ?

Jean Messiha, Egyptien copte naturalisé français, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, a été interrogé par Lengadoc Info. Extrait :

Images-8Vous êtes un exemple d’assimilation réussie en France, est-ce que vous pensez que l’assimilation est possible aujourd’hui pour l’ensemble des populations étrangères présentes sur le territoire ?

L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche. D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis."

Posté le 19 février 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'idéologie antiraciste mène à une politique de discrimination ethnique en faveur de l'immigré

A l'occasion de la sortie d'Une France soumise : les voix du refus, Caroline Valentin a accordé un entretien fleuve au sociologue Mathieu Bock-Côté, que le FigaroVox publie. Extraits :

51BkHsEr37L._SX322_BO1,204,203,200_"[...] Toujours est-il que la gauche a, au fil des années, remplacé la figure tutélaire de l'ouvrier par celle de l'immigré, intronisé nouveau damné de la terre, au prix d'une interprétation dévoyée de l'idéologie antiraciste qui s'est installée en Occident au cours du deuxième tiers du XXème siècle. L'antiracisme remplaça la lutte des classes, l'exaltation des différences culturelles introduisant une nouvelle summa divisio de la société permettant de recueillir les votes d'individus que l'on a incités à s'identifier non plus sous l'angle de leurs intérêts de classe, mais de leur appartenance à une minorité ethnique, pour glaner des avantages catégoriels définis spécifiquement pour eux. Et quand la droite accéda à nouveau au pouvoir, elle ne modifia en rien cet état de fait, acquise qu'elle est, elle aussi, au multiculturalisme quoique pour d'autres raisons à rechercher peut-être dans l'adhésion à l'idée de mondialisation heureuse. C'est à cette aune que l'on comprend mieux d'où vient l'inaction de l'État, car si soumission il y a, elle est d'abord idéologique. [...]

En pratique, cette idéologie a conduit nos responsables politiques à adopter - parfois en catimini - une politique multiculturaliste. Le critère de l'ethnie remplace celui de classe sociale. Cette politique à laquelle nos élites se sont converties est en réalité une politique de discrimination ethnique, système dans lequel le modèle républicain n'a plus sa place. Les compromissions, le fait de ne pas appliquer à certaines populations les règles qui sont appliquées aux autres, en sont une illustration. Mais la France va plus loin en adoptant de véritables lois d'exception, dont l'un des volets les plus choquants et les plus délétères est sans doute la «politique de la ville»: le regroupement ethnique des immigrés et des Français issus de l'immigration dans certaines villes et quartiers est à la source de la communautarisation d'où part la sécession culturelle violente que nous décrivons. Or ce regroupement ethnique n'est ni le résultat d'une politique d'éloignement ou de ghettoïsation imposée aux intéressés par l'État, ni le fruit du hasard. Il résulte, en partie, d'une volonté commune des populations concernées de vivre près de leurs pairs (même s'ils prétendent le contraire) ; il résulte aussi de l'action de l'État, qui affecte, au bénéficie de ces quartiers et donc de facto de ces seules populations, la très abondante manne de subventions constitutive de la politique de la ville ; et en choisissant d'affecter cette manne sur un critère géographique, l'État agit au détriment des millions d'autres Français pauvres qui ne résident pas dans ces territoires. Il s'agit donc là non pas d'un texte juste qui ne reçoit pas application mais d'un texte injuste qui reçoit application. La captation de ces financements par les populations de ces quartiers, au détriment des autres composantes nécessiteuses de la collectivité nationale dans son ensemble, est aggravée par un autre phénomène qui, là encore, est au préjudice des autres Français pauvres: le très faible turnover dans les logements sociaux de ces quartiers. Comme l'explique le maire d'une commune des Yvelines qui témoigne dans notre livre, l'immigration maghrébine et plus généralement africaine (contrairement à l'immigration italienne, espagnole, vietnamienne ou portugaise) a tendance à garder et transmettre «héréditairement» ces logements sociaux, à en solliciter à côté d'eux pour leurs enfants, et préfère utiliser l'argent qu'ils gagnent ici pour l'envoyer à leurs proches restés au pays ou pour s'y faire construire une maison. Et tout cela, avec la bénédiction de l'État central (via la préfecture) et Action logement (le 1% patronal), malgré la pénurie de logements sociaux qui devraient être alloués sur la base d'un seul critère, savoir, à ceux qui en ont réellement le plus besoin.

Et le constat ne s'arrête pas là: la France s'occupe avec une générosité qui n'a pas son pareil en Europe des étrangers présents sur son sol et leur alloue des aides et des subventions, leur donne un accès à la gratuité des soins qui n'est pas seulement équivalent à celui dont bénéficie les Français qui cotisent à notre système social, mais qui est parfois encore plus généreux (la CMU par exemple, qui permet l'accès à l'assurance maladie aux Français et étrangers non couverts par un système de sécurité sociale, a un volet mutuelle qui rembourse les frais dentaires et optiques non pris en charge par la sécurité sociale, frais que beaucoup de Français des classes populaires ont énormément de mal à financer). Ce que l'on sait moins, c'est le manque atterrant de rigueur dans l'attribution et le contrôle de ces aides, c'est le fait que ce manque de rigueur est parfois même délibéré et que les contrôles qui existent sont parfois plus souples concernant les populations issues de l'immigration. Certains de nos contributeurs témoignent ainsi, scandalisés, de ce que les étrangers en situation irrégulière sont en définitive mieux traités que des Français actifs qui, eux, contribuent financièrement, à titre d'ailleurs obligatoire et souvent à hauteur d'une partie significative de leurs revenus, pour maintenir tant bien que mal ce système à flot. Injustice violente que cette violation d'égalité flagrante, d'autant plus choquante qu'elle est imputable à un renoncement de l'administration dans un pays où pourtant celle-ci est nombreuse et vécue comme très coûteuse précisément par la partie de la population qui la finance et qui finance le système social. Dans ce contexte, où est l'égalité devant les charges publiques? [...]"

Posté le 19 février 2017 à 19h31 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Identité et nation : quelle vision catholique ?

Entretien avec le frère Bernard Bourdin, o.p sur la question identitaire :

Posté le 18 février 2017 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Les propos irresponsables d'Emmanuel Macron encouragent les violences en banlieues

Au-delà de l'erreur historique et de l'insulte aux pieds-noirs et aux Algériens fidèles à la France qui ont souffert de la décolonisation, François-Xavier Bellamy explique pourquoi les propos d'Emmanuel Macron sont totalement irresponsables :

Unknown-34"Connaissant, pour y avoir enseigné, certains quartiers qui s’embrasent aujourd’hui, comme tous ceux qui ont vécu ou travaillé en banlieue, je mesure l’ampleur de la tragédie que la parole d’Emmanuel Macron contribue à entretenir. Des générations de jeunes Français, nés en France et qui vont y construire leur vie, sont entretenus par nos dirigeants dans la haine de leur propre pays… Qui ne voit combien sont graves ces mots absurdes, irresponsables ? « Crime contre l’humanité » : l’erreur historique est aussi une faute morale, car ces mots deviennent le ferment de la violence, de la vengeance et de la division.

Ce petit calcul politique est d’autant plus médiocre et dangereux que, hélas, il dure depuis trop longtemps déjà… Comme beaucoup de Français et de jeunes en particulier, j’avais regardé avec intérêt le renouvellement qu’Emmanuel Macron semblait apporter à notre classe politique. Quelle désillusion aujourd’hui ! Cette stratégie électorale recycle la schizophrénie des élites qui depuis quarante ans tentent de sauver leur lien avec les jeunes issus de l’immigration, à coup d’histoire biaisée et de tribunes dans Libé, en leur expliquant qu’ils sont les victimes de leur propre pays – leur interdisant ainsi de s’y reconnaître et de s’y intégrer… Ce petit calcul irresponsable est précisément ce qui nous bouche le chemin d’un avenir commun, et ce qui provoque aujourd’hui la poussée de violence qui traverse nos banlieues, dans la coupable complaisance de dirigeants installés dans l’échec du mensonge victimaire. Quand il affirme qu’il n’y a pas de culture française, quand il insulte à l’étranger le pays qu’il prétend diriger, Emmanuel Macron montre qu’il n’est que la nouvelle voix de la vieille haine de soi qui a conduit la France au bord d’une division irréversible. Mais nous refuserons de le suivre en marche forcée vers le vide. Le mensonge est trop vieux.

Le véritable renouveau consiste à reconquérir les mots, et à leur redonner leur sens. Si Emmanuel Macron a travaillé avec Paul Ricœur pour son dernier grand ouvrage, La mémoire, l’histoire, l’oubli, il devrait se souvenir de l’avertissement qu’il y lançait : « l’histoire manipulée » est toujours dangereuse pour l’avenir, car « la projection du futur est solidaire du regard sur les temps passés. » Il n’y a pas de vrai progrès sans passion de la vérité ; on ne peut se dire philosophe et choisir d’incarner la dangereuse vacuité du langage pour les calculs sophistiques de l’ère de la postérité."

Posté le 17 février 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent


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