24 mars 2017

La manipulation de François Fillon et du Figaro sur le « solde migratoire »

Lors de L’Emission Politique hier, François Fillon a été interpellé par le maire FN d’Henin-Beaumont sur l’immigration. Pour tenter d’alléger son bilan d’environ 200 000 titres longs séjours délivrés chaque année sous le quinquennat de son gouvernement, François Fillon a rétorqué qu’il faut mieux prendre le chiffre du solde migratoire de 140.000. L’auditeur moyen se trouvait peut-être rassuré, sans savoir que les émigrations retranchées concernent surtout les natifs français diplômés cherchant du travail à l’étrangerLe Figaro a sauté sur l’occasion pour faire un procès en falsification de chiffres envers Steve Briois.

Dans son livre « Assimilation, la fin du modèle français » (éditions du Toucan, 2013) la directrice de recherche à l’Institut national d’étude démographique (INED), organisme d’état, Michèle Tribalat, fait litière de cet artifice utilisé pour tenter de camoufler l’immigration massive. Après un chapitre technique remplit de chiffres officiels, elle conclut :

Malgré l’imbroglio qui caractérise la statistique sur l’immigration étrangère en France, ses difficultés d’ajustement aux évolutions et les freins mis à l’exploitation la plus judicieuse possible d’un appareil statistique très déficient, il semble que, comme dans d’autre pays européens, le solde migratoire global combine un solde négatif des natifs ou des nationaux et un solde positif des immigrés ou des étrangers. C’est pourquoi il apparait si faible en France. Toute argumentation fondée sur le solde migratoire global- estimé par l’Insee comme un résidu de l’équation démographique annuelle- pour relativiser l’importance de l’immigration étrangère est donc irrecevable. Sa pratique est néanmoins courante comme on va le voir dans le prochain chapitre » (page 51) 

Ce qui est étonnant, c’est que Le Figaro défend l’utilisation du solde migratoire… alors qu’il invite très souvent la démographe Michèle Tribalat dans ses colonnes en lui reconnaissant son expertise ! Ou comment se prendre les pieds dans le tapis. 

Mais plus gênant encore pour François Fillon, Claude Guéant, son propre ministre de l’Intérieur, parlait lui aussi des 200 000 titres longs séjours sans utiliser ce solde trompeur, pour évoquer le caractère massif de l’immigration :

Il est évident que les étrangers extra-européens, une fois ayant obtenu le précieux sésame du titre de séjour automatiquement renouvelable tous les dix ans, ouvrant le droit à la panoplie d’aides (RSA, Allocations, scolarité, CMU…) n’ont nullement envie de retourner dans leurs pays d’origine en crise (Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie etc.).

Pour en savoir plus sur le bilan migratoire du précédent gouvernement de droite, télécharger le dossier complet Bilan migratoire gouvernemental 2002-2012 de l'Observatoire de l'islamisation.

Source : l'Observatoire de l'islamisation.

Posté le 24 mars 2017 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

La Hongrie accepte 1,44% des demandes d'asile

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2814_page_01nsp_106"[...] En 2016, 29 432 migrants ont déposé une demande d’asile en Hongrie, croyant peutêtre être arrivés en France, où c’est « open bar » pour tout le monde. Raté. La Hongrie a accepté 425 personnes, soit 1,44 % des demandes ! [...]

Au pouvoir depuis 2010, le premier ministre Viktor Orbán est à la fois la bête noire de l’Union européenne, qui prononce sanction sur sanction à l’égard de sa politique, et plébiscité par son peuple. En 2014, alors que Bruxelles escomptait sa chute, son parti, le Fidesz, a certes enregistré une baisse, mais plutôt relative : en perdant huit points, il a tout de même obtenu… 44,87 % des voix ! Et le Jobbik, qui est à sa droite, a franchi la barre des 20 %.

Quand la « crise des migrants » est arrivée, l’année suivante, constatant que l’UE ne faisait rien pour sécuriser les frontières extérieures de l’Union, il avait donc toute légitimité pour prendre les choses en main. Ce qu’il a fait, en cadenassant la frontière avec la Serbie, qui était la voie de passage privilégiées des migrants, puis, comme cela ne suffisait pas à bloquer les intrusions, en doublant les clôtures barbelées et en renforçant les effectifs. Cette fois, cela fonctionne. Sur les deux premiers mois de 2017, seuls 345 migrants ont réussi à pénétrer sur le territoire hongrois. Et si le chiffre est aussi précis, c’est qu’on a pu les compter : ils sont entrés, certes, mais ils ne sont pas allés bien loin. Et à force, cela va bien finir par se savoir qu’il y a des chemins de traverse à éviter… D’autant que la Hongrie de Viktor Orbán est encore en train de renforcer son dispositif par l’adjonction de ce que des médias occidentaux appellent des « chasseurs de migrants ». En fait, de nouvelles recrues, au nombre de 3 000, actuellement formées pour venir épauler les 10 000 policiers qui patrouillent déjà à la frontière serbe. Horreur pour la RTBF – la télévision belge francophone – qui vient de consacrer un reportage scandalisé à ces « chasseurs de migrants », que l’on voit s’entraîner à faire une clef de bras, pour immobiliser le clandestin, ou à passer les menottes à celui qui, ayant franchi la frontière sans rien demander à personne, a enfreint la loi hongroise et doit donc être traité comme tel. [...]

Quand on voit les images de la frontiè re serbo-hongroise, on se demande d’ailleurs comment des migrants arrivent encore à se faufiler, à moins de s’appeler MacGyver : d’abord une barrière grillagée surmontée de barbelés, puis un espace d’une dizaine de mètres pour y patrouiller, puis une deuxième barrière, le tout équipé de caméras thermiques ainsi que de haut parleurs qui diffusent, en plusieurs langues dont l’arabe et le farsi, un message expliquant qu’endommager la frontière ou a fortiori la franchir est « considéré comme un crime en Hongrie ». De toute façon, tout candidat à l’asile – qui serait arrivé par exemple par le chemin de fer – est désormais placé en « zone de transit », dont la spécificité est qu’elle est… fermée. Close. Clôturée. En attendant que des constructions en dur soient érigées à la place. Début mars, le Parlement hongrois a en effet décidé du placement en détention systématique de tous les demandeurs d’asile présents dans le pays. Et pas à une courte majorité ! Pour : 138 voix. Contre : 6. Et l’Union européenne dans tout cela ? Elle râle, elle peste, elle condamne et Orbán s’en… moque. [...]"

Posté le 24 mars 2017 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

Soirée-débat organisée par le SIEL le samedi 8 avril en Saône et Loire

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Posté le 23 mars 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Déclaration sur l'immigration : le CSA surveille les journalistes

Le 10 novembre 2016, dans son JT, Jean-Pierre Pernaut fait une transition entre les sans abris et les centres pour immigrés :

« Voilà plus de places pour les sans-abris mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France ».


Le CSA estime que ce sont les propos du journaliste qui entraînent la discrimination, et non les faits :

"Après examen de la séquence, le Conseil a regretté la formulation choisie par le journaliste, estimant que celle-ci était de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe. Il a donc considéré que ces propos pouvaient encourager un comportement discriminatoire. Le CSA a dès lors demandé aux responsables de TF1 de veiller, à l’avenir, à pleinement respecter les dispositions précitées de l’article 9 de sa convention."

Posté le 22 mars 2017 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent

Nos ancêtres les Arabes. Ou nos descendants ?

Vu dans la devanture d'une librairie à Paris :

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Posté le 22 mars 2017 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

L’intox de Benoît Hamon sur le solde migratoire

Libé désintox :

1005278-solde"Voilà un sujet sur lequel on entend et lit beaucoup de choses fausses. Et Hamon ajoute l’intox à la confusion générale. Ce qui est vrai, c’est que le solde migratoire global de la France est de +67 000. On retrouve cette statistique dans le tout frais bilan démographique 2016 de l’Insee en janvier (en bas à droite de ce tableau).

Mais cette donnée ne nous informe en rien de l’apport de l’immigration. En effet, ce solde migratoire concerne la totalité des entrées et sorties du territoire, et pas seulement celles des immigrés. En clair, il agrège les mouvements des immigrés et ceux des personnes nées en France (ainsi que les entrées et sorties de personnes nées françaises à l’étranger, mais qui sont plus marginales).

Or les statistiques de l’INSEE, basées sur les enquêtes annuelles de recensement, montrent que le solde migratoire des personnes nées en France est négatif, alors que le solde migratoire des immigrés est, lui, nettement positif. Pour 2013, dernière année pour laquelle l’étude donne des chiffres, le solde des nés en France est de -120 000 (197 000 ont quitté le territoire pour 77 000 qui sont revenus). A l’inverse, le solde migratoire des immigrés est de +140 000 (235 000 arrivées pour 95 000 départs).

Bref, concernant le solde migratoire des immigrés, les chiffres sont donc peu ou prou l’inverse de ce que dit Benoît Hamon."

Posté le 21 mars 2017 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Chaos migratoire : le SIEL porte plainte contre François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker

Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL :

Image1"Le SIEL porte plainte contre François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker, les trois artisans du chaos migratoire européen

Les principaux dirigeants européens pratiquent depuis plusieurs années une politique périlleuse d’accueil des migrants qui provoque mécaniquement un appel d'air migratoire : liberté de circulation dans l’espace Schengen ; politique de secours en mer donnant accès à un droit d’entrée sur le territoire de l’UE ; quotas d'hébergement autoritaires ; prestations sociales généreuses...

Cette politique suicidaire provoque le départ massif d’Afrique comme du Moyen-Orient de populations considérables qui aspirent, pour des motivations essentiellement économiques, à s’installer en Europe afin d’y bénéficier des largesses des Etats Providence.  

Encouragés à agir dans cette direction par les responsables du grand patronat, les dirigeants de l'Union européenne sont ainsi devenus de véritables passeurs de migrants : ce faisant, ils portent atteinte à la paix civile, contreviennent au respect de l’ordre public et incitent les migrants à prendre des risques inconsidérés pour leurs propres vies.

N’ayant reçu aucun mandat explicite des peuples européens à agir de la sorte, ces dirigeants ne peuvent se prévaloir d’aucune légitimité démocratique. La politique délibérée ainsi menée par François Hollande, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker tombe manifestement sous le coup de la loi française, en l’occurrence les dispositions de l’article L 622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prohibent et répriment l’aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'étrangers.

Ne pouvant tolérer davantage de tels écarts de conduite qui mettent manifestement en péril la cohésion de nos sociétés, en France comme partout en Europe, j’ai demandé aux avocats du SIEL de déposer plainte contre le président de la République française, la chancelière allemande et le président de la Commission de Bruxelles afin que les trois artisans principaux du chaos migratoire européen soient poursuivis rapidement, traduits devant les tribunaux et condamnés sévèrement par nos juridictions pénales."

Posté le 20 mars 2017 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2017

Immigration et féminisme, l'UE marche sur la tête

Depuis le Parlement européen à Strasbourg, Marie-Christine Arnautu souligne la contradiction des élites européennes qui prétendent défendre les femmes tout en favorisant l'immigration. C'est en effet l'apport massif de populations étrangères qui est une réelle menace pour les femmes européennes dont la condition est héritée de plusieurs siècles de civilisation hellénique​ et chrétienne.

Posté le 18 mars 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence-débat “Deux défis majeurs pour la France” lundi 27 mars à Versailles

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Posté le 18 mars 2017 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Législatives aux Pays-Bas : 3 élus pour le parti turc

À l'issue du scrutin législatif de jeudi, le parti du premier ministre (VVD) sortant rafle 33 sièges sur les 150, en baisse par rapport aux 41 sièges qu'il avait. Le parti anti-islam PVV gagne 20 sièges, soit 5 de plus qu'aujourd'hui. Le Parti pour la liberté de Geert Wilders devance le CDA (Appel chrétien-démocrate, qui passe de 13 à 19 sièges) et les progressistes de D66. Le taux de participation est estimé à 77,6 %, contre 74,6 % lors de la dernière élection en 2012. 

Geert Wilders avait été crédité depuis des mois d’un score largement supérieur : ces sondages faussés permettent à la presse de clamer aujourd'hui son échec, alors même qu'il est en progression. Geert Wilders a affirmé : 

« Si cela est possible, j’aimerais co-gouverner, mais si cela ne marche pas… nous soutiendrons le gouvernement où cela est nécessaire, sur les questions qui nous sont chères ».

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Concernant les autres partis, voici les résultats :

  • Le Parti du travail (PVDA, social-démocrate) n'a obtenu que 9 sièges sur les 38 de 2012; La formation était alliée au VVD, qui doit composer avec d'autres partis pour gouverner.
  • Les écologistes GroenLinks (GL) du jeune Jesse Klaver passent de 4 à 16 sièges !
  • L'extrême gauche, SP, perd un siège (14).
  • ChristenUnie, un parti social d’inspiration chrétienne réformée (6 sièges, + 1),
  • le Parti des animaux (5, + 3)
  • 50 Plus, le parti des retraités (4, + 2).

Deux partis font leur apparition :

  • le Forum pour la démocratie (conservateur eurosceptique), de l’intellectuel Thierry Baudet, avec 2 sièges
  • Denk-la-voix-des-neerlandais-issus-de-l-immigrationDenk, fondé par des dissidents d’origine turque du Parti social-démocrate : 3 sièges. Denk signifie « réfléchis » en néerlandais et « égal » en turc. Il a été créé en 2015 par Tunahan Kuzu et Selçuk Öztürk, deux députés mis à la porte du Parti travailliste pour avoir critiqué la politique migratoire du gouvernement du Premier ministre Mark Rutte. Cette formation, dirigée par des Néerlandais d’origine turque, veut combattre « le racisme institutionnel des Pays-Bas », en luttant mieux pour « l’acceptation des immigrés ». « Nous voulons écrire l’histoire, sous la direction d’enfants d’immigrés : nous voulons prendre la place qui nous revient dans la démocratie et cela passe par le Parlement », indique le numéro deux du parti, Farid Azarkan. Denk a été accusé par une partie de la presse d’être « le long bras d’Erdogan »...

Posté le 16 mars 2017 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

SNI rachète 62 hôtels pour les transformer en... hébergements d'urgence

Hallucinant :

"Suite à la consultation lancée par l'Etat pour sélectionner de opérateurs à même d'assurer une prestation d'hébergement d'urgence, SNI, la filiale immobilière à vocation d'intérêt général de la Caisse des dépôts a annoncé, ce 15 mars 2017, la création d'un fonds à impact social "Hémisphère". La première opération de ce dispositif porte sur le rachat de 62 hôtels F1. Après restructuration, ils permettront la création de 6.000 places d'hébergement d'urgence. Avec l'acquisition d'autres immeubles en marge de cette opération, ce seront ainsi 7.700 places qui seront ouvertes.

Et c'est pour loger qui ? 

Posté le 15 mars 2017 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2017

Le grand remplacement (qui n'existe pas) par les mariages mixtes

En 2015, les mariages mixtes concernaient 27% des unions : 75 800 sur les 282 600 unions célébrées ou transcrits dans les registres de l’état civil.

Les mariages mixtes représentaient 6 % des unions en 1950, selon l’Insee. Magali Mazuy, démographe à l’Inde, explique :

 « Ces statistiques sur les mariages mixtes reflètent les flux migratoires en France. Car, en toute logique, les personnes qui migrent se retrouvent sur le marché matrimonial. C’est pour cela que 37 % des unions mixtes célébrées dans l’Hexagone en 2015 ont uni un conjoint français avec une personne d’une nationalité du Maghreb, 22 % un Français avec un Européen et 14 % un Français avec un ressortissant d’Afrique subsaharienne ». 

Posté le 13 mars 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

Les ministres turcs font campagne en Europe

Capture d’écran 2017-03-13 à 08.42.50Après le refus des Pays-Bas d'accueillir deux ministres turcs, la Turquie promet des mesures de rétorsion «de la manière la plus sévère». Dénonçant un comportement rappelant «le nazisme et le fascisme», Recep Tayyip Erdogan a menacé les Pays-Bas :

«Ils auront naturellement à en payer le prix et aussi à apprendre ce qu'est la diplomatie».

À l'approche d'un référendum sur l'augmentation des pouvoirs du président turc, prévu le 16 avril, le gouvernement turc s'est lancé dans une campagne pro-Erdogan dans différents pays d'Europe pour encourager les 4,5 millions de membres de la diaspora turque en Europe à voter oui pour un système présidentiel qui permettrait à Erdogan de diriger le pays jusqu'à au moins 2029.

Les Pays-Bas se trouvent à trois jours d'un scrutin législatif qui devrait voir la croissance du parti anti-islam.

Le premier ministre danois a proposé à son homologue turc de reporter une visite prévue fin mars. De son côté, le propriétaire d'une salle de réunion de Stockholm, en Suède, dans laquelle devait se tenir un rassemblement en faveur du référendum constitutionnel turc, a annulé le contrat de location des lieux. 

Les autorités turques ont fait fermer l'ambassade des Pays-Bas à Ankara et le consulat d'Istanbul. Dimanche matin, des manifestants turcs y ont brièvement remplacé le drapeau néerlandais par un drapeau turc. Les résidences de l'ambassadeur néerlandais, du chargé d'affaires et du consul général ont également été bouclées.

Le ministre des Affaires étrangères turc est venu plaider ce week-end en France, à Metz (photo) en faveur du "oui" au référendum turc.

Posté le 13 mars 2017 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2017

Immigration, prudence politique et bien commun

Le dernier numéro de L'Homme Nouveau revient sur le livre de Laurent Dandrieu sur l'Eglise et l'immigration, avec un passionnant débat entre l'auteur et l'abbé Vénard, aumônier militaire. Philippe Maxence revient ensuite sur l'enseignement du catéchisme concernant ce sujet. Extrait :

Une-1634-2"[...] Il est certain que dans l’ordre individuel, le commandement du Christ à propos de l’accueil de l’étranger (Mt 25, 35) oblige toujours et l’Église en a même fait une oeuvre de miséricorde. Mais l’immigration déplace l’accueil des étrangers au plan politique. Il ne s’agit plus seulement de recevoir celui qui frappe à ma porte et que je ne connais pas, mais de permettre à un nombre important d’étrangers de vivre et de s’installer sur le sol d’une autre nation que la leur.

Face à ce problème politique soulevé par l’immigration de masse, l’autorité politique ne peut agir qu’en fonction du bien commun dont elle est la garante et qui est sa fin. Le Catéchisme de l’Égli se catholique indique bien l’obligation d’accueil dans son n. 2241. Mais celui-ci ne précise pas cependant que cet accueil doit être définitif, ni non plus qu’il ne doit pas s’effectuer au regard de certains critères. Surtout, le même numéro contient cette incise : « autant que faire se peut ». Il ne s’agit pas seulement d’une clause de style, mais d’une indication liée au jugement prudentiel que doit exercer le détenteur de l’autorité politique. Si les conditions ne sont pas réunies, cette obligation de l’accueil des étrangers peut donc être suspendue ou limitée. Selon quel critère ? Le Catéchisme l’indique dans la suite du n. 2241 :

« Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment du respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. »

Le problème soulevé par le discours ecclésiastique contemporain ne réside pas seulement dans l’oubli de ces éléments doctrinaux, mais dans l’oubli constant de la primauté du bien commun au profit d’un droit absolu des personnes dont on constate qu’il va en définitive contre le bien des pays et des personnes elles-mêmes."

Posté le 12 mars 2017 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2017

Suède : Le ministre de l’Intégration a menti sur les statistiques des viols

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-9"Le ministre de l’Intégration, Ylva Johansson, vient d’être contrainte d’avouer qu’elle a personnellement répandu une « fausse nouvelle » en expliquant à la BBC que le nombre de viols signalés à la police dans le pays est à la baisse. C’est au cours d’un entretien avec la chaîne britannique qu’elle a prétendu qu’il n’y avait aucun lien entre le niveau de criminalité et l’immigration. Elle ne s’était pas contentée de parler d’une froide statistique, fût-elle imaginaire, Mme Johansson : elle assurait que le taux de viol ne faisait que « descendre, et descendre, et descendre ». Mensonge !

Et d’insister encore. « Le taux des viols n’est en réalité pas élevée en Suède », affirmait-elle, dénonçant les paroles de l’ancien leader de l’UKIP, Nigel Farage qui a déclaré récemment que Manuel est la « capitale du viol de l’Europe ». « Il ne sait pas vraiment de quoi il parle », affirmait Ylva Johansson, membre du gouvernement libéral au pouvoir.

Les statistiques, les vraies, évoque au contraire une augmentation de 13 % du nombre d’agressions sexuelles rapportées à la police en 2016, qui fait suite à une progression constante au cours de ces 10 dernières années. De nombreux élus, économistes et spécialistes en criminologie ont aussitôt crié à la désinformation.

Samedi dernier, Mme Johansson a dû faire marche arrière. « J’ai fondé ma réponse sur les informations qui étaient en ma possession à ce moment-là, selon lesquelles le nombre de viols signalés avait baissé en 2015 », a-t-elle déclaré au journal Dagens Nyheter. « J’ai eu tort de parler d’un développement fondé sur une seule année. Les statistiques non définitives pour 2016 montrent hélas que le nombre des agressions est à la hausse. Il est important d’être exact, évidemment », a-t-elle concédé.

Si en effet on a enregistré une chute de 12 % en 2015, elle a été quasiment compensée par la montée de 13 % en 2016 ; surtout, entre 2006 et 2016, on est passé d’un nombre de viols signalés de 4.208 à 6.560, soit plus de 50 %. [...]"

 

Posté le 9 mars 2017 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2017

Steve Bannon, le conseiller de Trump, a lu "Le Camp des saints"

Et le recommande :

C"entre octobre 2015 et avril 2016, le conseiller de Donald Trump, alors patron du site Breitbart News, a évoqué à quatre reprises le roman français dans son émission de radio, relève l’édition américaine du Huffington Post. Face à la question de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Bannon l’affirme : « Ce n’est pas une migration, c’est une invasion. » Et sa réponse, c’est le décret de Donald Trump, publié lundi dans une version révisée. [...]

« Certains ont dit que ce roman apocalyptique français était raciste et nativiste mais on y est au Camp des Saints, n’est-ce pas ? », demande Steve Bannon à un invité, en janvier 2016, accusant les « élites européennes séculaires [sic pour sécularisées, secularized en anglo-américain : visiblement le journaliste de 20 Minutes parle de ce qu'il n'a pas écouté…] de rester passives face à cette invasion islamique », comme dans l’œuvre de Raspail. L’ancien patron de Breitbart News, la vitrine de l’ultra-droite américaine (« alt-right »), évoque alors des spéculations du Forum économique mondial sur une possible vague migratoire « d’un milliard de personnes » en cas de crise économique globale des matières premières.

Pour Bannon, un fervent catholique issu d’une famille d’origine irlandaise, l’Occident « judéo-chrétien » est « en guerre contre le fascisme islamiste djihadiste », comme il l’expliquait via Skype lors d’une conférence au Vatican, en 2014. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2017

L'immigrationnisme est une utopie

De Philippe Bénéton dans La Nef :

Couverture290"Les cauchemars du XXe siècle ne nous ont-ils rien appris ? Notre monde n’a pas fait le deuil de l’utopie et rêve toujours de s’affranchir de la condition humaine. La version présente est la doctrine humanitaire qui est certes quelque peu chahutée aujourd’hui mais n’en reste pas moins la doctrine dominante en Occident.

La promesse est celle-ci : à l’horizon se profile un nouveau monde qui résoudra le problème humain. Un monde sans frontière, sans violence, délivré du tragique, où chacun pourra vivre en citoyen du monde et individu autonome, où tous bénéficieront des magnifiques bienfaits de la science et de la technique. Le fait premier et fondamental est que l’homme est souverain et innocent. Il doit donc être délivré de la vieille morale qui fait de nous des pécheurs. La tolérance doit permettre à chacun de fixer et de suivre ses propres valeurs et, la prospérité aidant, à trouver son bien-être. L’inimitié entre les hommes n’avait d’autres sources que des idées fausses, elle est vouée à disparaître.

Elle disparaîtra avec la disparition des méchants. Car si tous les hommes sont innocents, certains en fait sont coupables. Ce sont les représentants ou les rescapés du vieux monde, les nostalgiques de l’ordre moral, les conservateurs, les réactionnaires, etc., dont les fautes, en isme ou en phobie sont irrémissibles. Corrélativement, les victimes par excellence sont clairement identifiées : les « minorités sexuelles », les femmes « libérées », les supposés « déviants », les musulmans, les migrants… La doctrine humanitaire pointe vers une division morale du monde : d’un côté les amis de l’humanité, de l’autre ses ennemis.

L’humanitarisme prêche l’amour de l’humanité et la compassion pour les (ou plutôt certains) malheurs du monde. En ce sens il peut apparaître sublime et enchanter des oreilles chrétiennes. Le cas le plus manifeste est celui des migrants. L’hospitalité inconditionnelle n’est-elle pas requise par les vertus chrétiennes ? Mais c’est ignorer que les questions politiques ont des traits particuliers qui les distinguent des relations inter-individuelles. Dans l’ordre politique, le souci des personnes doit s’accorder avec la recherche du bien commun. « Il est louable de faire abandon de ce qui est à vous, disait saint Ambroise, mais non de ce qui est à autrui. » Quelle que soit la générosité manifestée par ailleurs (et elle peut être admirable), l’indifférence face à l’avenir de cette communauté de destin qu’est la communauté politique n’est pas une vertu. Plus généralement, l’attrait de l’humanitarisme ne peut qu’égarer les consciences chrétiennes. Au nom du relativisme des valeurs (il faut faire le bien sans imposer une idée du Bien), il prône un matérialisme de fait : ce qui importe avant tout est le bien de l’homme physique : la nourriture, la santé, une sexualité « épanouie », les jouissances de toute sorte. En conséquence, le souci de l’âme, la pureté, la repentance… passent à la trappe. À la limite, l’amour des siens devient coupable au nom de l’amour abstrait de l’humanité. Pourtant, disait Mère Teresa, « l’amour commence à la maison ». À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait changer dans ce monde, cette même Mère Teresa répondit : « Vous et moi. » Nullement, nullement, proteste l’humanitarisme, ce sont les règles du jeu et elles seules qui comptent ; et les nôtres permettront d’édifier ce Royaume de la terre où chacun goûtera les satisfactions du Moi et les plaisirs des corps, enfin ! Ceux qui s’y opposent ne peuvent être mus que par de mauvais sentiments ; à leur égard, le message qui s’impose est celui-ci : sois mon frère ou gare à toi ! [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent

Les immigrés d'abord

A Hayange, en Moselle, le préfet a réquisitionné un hôtel pour y loger plusieurs dizaines d'immigrés. Fabien Engelmann, le maire FN, dévoile à Minute ce qui est fait pour ces migrants, et tout ce qui lui est refusé pour ses concitoyens.

Hayange.10"J’ai dit que nous étions d’accord pour que des SDF français soient hébergés dans cet hôtel et que, dans ce cas, le Centre communal d’action sociale de la ville pourrait même les aider avec le chantier d’insertion que nous avons mis en place. Evidemment, on m’a répondu que ce n’était pas possible.

Pourquoi ?

On m’a répondu: « Vous savez, les SDF français, en règle générale, ils préfèrent rester à la rue. » Ce n’est pas entièrement faux. Mais il faut se poser la question du pourquoi ! Prenez les SDF français de Paris : quand il fait décidément trop froid, on les entasse dans une salle de sport, où ils ne disposent d’aucun espace personnel et où, évidemment, il y a des vols. Ce n’est pas du tout ce qui est offert aux demandeurs d’asile ou pseudos demandeurs d’asile ! Là, ces demandeurs d’asile sont chouchoutés. Ils ont une chambre d’hôtel avec tout le confort : toute la literie a été changée, ils ont des placards, ils ont un beau coin cuisine, un coin machine à laver – avec sèche-linge. Tout cela n’a pas de sens. Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France et je finis par me demander si ce n’est pas volontaire. Tout est fait pour augmenter l’invasion migratoire, et pour le faire au détriment des Français nécessiteux, qui sont pourtant légion. [...]

Quand je demande à l’Etat d’augmenter les effectifs de la police nationale ou d’essayer de me trouver un petit peu d’argent pour rouvrir les urgences de l’hôpital de proximité – elles ont fermé, tout a été centralisé à Thionville –, on me répond qu’il n’y a pas d’argent. Or pour cet hôtel réquisitionné, l’Etat va verser 30 000 euros par mois au propriétaire pour la location de la bâtisse, plus environ cinq euros par jour et par personne. [...]

Il y a peu de temps, le Samu m’appelle sur mon portable. Ils me disent en substance : “Voilà, on a une demandeuse d’asile, 32 ans, 5 enfants et pas de mari. Elle doit être hospitalisée d’urgence, on ne sait pas quoi faire des cinq gosses.“ J’étais supposé faire quoi ? Nounou ? C’est à la préfecture ou au conseil départemental de gérer ça. Sauf que c’était un dimanche et que le dimanche, évidemment, vous n’avez personne au téléphone. Sauf le maire et ses adjoints… Je me suis donc arrangé avec la directrice du foyer, qui est venue garder les enfants pendant que la mère était aux urgences, évidemment aux frais de l’Aide médicale d’Etat… Et pendant ce temps-là, nous avons des personnes âgées, dont la retraite est parfois de 400 euros – vous vous rendez compte ? –, qui n’osent pas venir nous demander de l’aide en mairie parce qu’elles ont honte… [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

Près de 40 000 immigrés dorment toutes les nuits à l’hôtel

Lu dans Minute :

Stories.virtuemart.product.2811_page_01nsp_106"Dans le gros millefeuille que représente le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public le 17 février dernier, il y a, au chapitre concernant « l’hébergement des personnes sans domicile », une facture salée et difficile à avaler : une note d’hôtel présentée comme celle des « sans domicile fixe », les SDF, nos bons vieux clochards d’autrefois. En 2015, elle s’est élevée à 234 millions d’euros, alors que, dans le même temps, on nous expliquait qu’il n’y avait jamais eu tant de SDF à la rue – et tant de morts parmi les SDF. Le collectif « Morts de la rue » assure par exemple que, en 2015, 498 « sans domicile fixe », d’une moyenne d’âge de 49 ans, sont décédés faute d’avoir eu un toit. [...] 

En 2014, on recensait quotidiennement au plan national 32 300 nuitées d’hôtel affectées à des personnes sans domicile fixe. En 2015, ce chiffre est passé à 37 950, soit 16,5 % de plus ! Au prix moyen de 16,9 euros la nuitée, la facture annuelle a donc atteint, pour la seule année 2015, 234 millions d’euros (16,9 euros x 37 950 nuitées x par les 365 jours de l’année). [...]

La Cour des comptes écrit qu’en janvier 2016, 40 % des demandeurs d’asile étaient hébergés en dehors des structures pérennes du ministère de l’Intérieur, soit par leurs propres moyens, soit dans les dispositifs d’urgence généralistes, dont les hôtels représentent près de 40 % de l’offre ! Dans sa circulaire de février 2015, Bernard Cazeneuve ne cachait d’ailleurs pas que les migrants représentaient une importante partie de cette nouvelle et abondante clientèle. [...]"

Posté le 1 mars 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

6 mars : conférence de Laurent Dandrieu à Clermont-Ferrand

Capture d’écran 2017-02-27 à 19.11.51

Posté le 1 mars 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2017

Jean-Pierre Chevènement veut canaliser les flux migratoires

9782213693699-001-X_0Dans son dernier livre, Un Défi de civilisation – La seule stratégie pour la France, Jean-Pierre Chevènement suggère que l'accueil des migrants soit «proportionné à la capacité d'intégration». Il met en garde contre la constitution de «diasporas qui se laissent d'autant moins absorber que l'écart entre leur culture et la culture autochtone est plus grand». L'auteur propose donc de «canaliser les flux migratoires» dans des limites précises «en vue d'assurer la survie de nos sociétés en tant qu'entités politiques et culturelles constituées».

Néanmoins, pour Chevènement

«La définition de la nation française n'est ni ethnique ni religieuse». «Elle est politique».

L'auteur parle ainsi de «métissage constructif» et estime que «la laïcité et la démocratie sont une seule et même chose»...

Posté le 27 février 2017 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

24 février 2017

Les causes réelles de la migration ne sont pas d'ordre économique

Gotti Tedeschi, l'ex-banquier de l'IOR explique à Formiche.net, traduit par Benoît-et-moi, suite à un article publié dans le « Huitième rapport sur la Doctrine Sociale de l'Eglise dans le monde», présenté par l'Observatoire international Cardinal Van Thuan sur le thème de l'immigration, que les causes réelles de l'immigration ne sont pas d'ordre économique. Extrait :

Ottavo_rapporto_dsc_front_cover_copia"On pourrait dire en effet qu'il y a trois «tabous» qu'aujourd'hui, on ne peut pas ou ne veut pas traiter de façon rationnelle et globale: le problème de la natalité, de l'environnement et des migrations. Il semblerait qu'il y ait une volonté supérieure répandue et imposée, qui ne veut pas que ces trois tabous soient discutés. Tout comme on dirait qu'il y a des "contrôleurs" prêts à utiliser tous les moyens, y compris l'intimidation, afin que sur ces tabous, on accepte une pensée unique: assez de naissances parce que l'homme détruit l'environnement, facilitons donc l'immigration parce que c'est la meilleure solution. Il y a beaucoup de points obscurs sur les trois tabous, mais pour ne pas nous écarter du sujet, il est bon de savoir que les données et les informations sur l'immigration régulière sont influencées par des accords, ou par un "chantage économique" avec les pays de provenance des migrations. Les données et les informations sur l'immigration clandestine sont encore moins claires; pensons que les débarquements illégaux en Italie en 2016 (181436) étaient quarante fois supérieurs à ceux de 2010 (4406). Et nous nous rendons compte que le phénomène de l'immigration clandestine est en augmentation et hors de contrôle. En 2015, le statut de réfugié a été reconnu dans seulement 5% des cas, 36% ont reçu une aide humanitaire et 59% ont été refusés, mais personne ne sait où ils sont. Et il s'agit de plus de 100 mille personnes (sur 153842 débarqué). En 2016, le chiffre a augmenté, 181436 personnes sont arrivées par mer (18% de plus qu'en 2015) et les irréguliers expulsés raccompagnés vers leur pays d'origine étaient seulement 5%. Dans la pratique, l'immigration dite irrégulière se développe à un rythme de 100 mille unités par an, et les pays voisins refusent les expatriés. Ce sont des chiffres fournis par le Haut Commissaire des Nations Unies sur les réfugiés.

Pourquoi les raisons économiques ne suffisent-elles pas pour expliquer le phénomène migratoire?

Le phénomène migratoire est expliqué, ou plutôt laissé à deviner, avec trois causes principales: les conflits, la pauvreté, le besoin de main-d'œuvre. Il est évident que ces trois causes existent, mais par quoi elles s'expliquent, et si elles peuvent être résolues, est rarement discuté. Prenons la première, les conflits. Jusqu'à il y a une dizaine d'années, ils étaient "éteints" pratiquement dans l'oeuf; par la suite, on dirait qu'ils ont été tolérés (ou même causés, pensons à la Libye), tandis que les ventes d'armes à plusieurs pays augmentaient et on pense que ces armes peuvent avoir servi à Daesch. Les conflits qui ont généré les migrations pouvaient-ils être étouffés, oui ou non? Prenons la deuxième cause, la croissance de la pauvreté. Le problème ne semble pas si vrai, si l'on regarde les flux migratoires. Ceux provenant de pays en difficultés économiques réelles représentent entre 5 et 10%. Mais il est important de noter que cette pauvreté est également due à nos manquements au cours des dix dernières années. Qu'on voie les conclusions du fameux G8 pour l' Afrique, où nous nous sommes engagés à soutenir les investissements et les exportations des pays pauvres; qu'avons-nous fait? Pratiquement rien. Enfin, le besoin de main-d'œuvre; le déficit (gap) de population dû à l'effondrement démographique rend-il les migrations nécessaires? Mais qui, ou quoi, a provoqué ce déficit qu'aujourd'hui on prétend gérer? Qui a imposé la baisse du taux de natalité en Occident et prévoit maintenant de le compenser par l'immigration? À une époque de crise économique, avec un taux de chômage dans notre pays comme l'actuel? Avec un coût de l'accueil si onéreux pour notre budget? J'ai parlé de la nécessité de clarifier les causes réelles du problème, qui sinon ne sera pas résolu et même s'aggravera. Les doutes à propos du fait qu'on veut ignorer ces causes réelles résident aussi dans la confusion qui règne en Europe. Se peut-il qu'on n'ait jamais réfléchi au fait que les migrants sont principalement des jeunes en bonne santé? Les moins jeunes ne craindraient-ils pas les conflits et la faim?

Venons-en au fait. Vous avez écrit qu'il y a un plan pour «redimensionner le catholicisme», vous avez parlé d'un projet de re-ingéniérisation gnostique mondial qui a un ennemi déclaré: l'Eglise catholique, et vous l'avez fait en citant le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon et le Rapport Kissinger de 1974. Pourquoi l'Eglise catholique est-elle la cible?

Je pense que le phénomène des migrations est l'une des (pires) conséquences des échecs de ce qu'on appelle Nouvel ordre économique mondial, instauré dans les années soixante-dix pour réguler le nécessaire processus de la mondialisation. J'invite à réfléchir sur le fait que tous les objectifs du Nouvel Ordre, non seulement ne sont pas réalisés, mais il s'est produit exactement le contraire: on voulait éteindre toutes les causes des conflits, les inégalités, la pauvreté, l'intolérance religieuse, le totalitarisme, et c'est le résultat opposé qui s'est produit, incluant un processus de migration forcée. Le vrai grand «succès» du Nouvel Ordre est d'avoir créé une crise économique mondiale, à son tour origine d'autres conséquences néfastes. Nous devons aussi reconnaître qu'il y a eu un autre «vrai succès»: celui lié au processus déclaré de relativisation des croyances religieuses, visant à la laïcisation de celles-ci, avec comme conséquences l'effondrement des valeurs morales et les changements au sein de l'Eglise catholique. Si nous regardons les conséquences de ces faits observés, on ne peut pas ne pas réfléchir au risque (pour certains) ou à l'opportunité (pour d'autres) d'un processus de ré-ingéniérie socio-religieuse [l'ingénierie sociale est une pratique visant à modifier à grande échelle certains comportements de groupes sociaux, ndt] certainement inspirée, et je dirais même gérée. Si nous avions la patience d'aller relire les déclarations faites par des leaders internationaux dans les quarante dernières années, nous trouverions matière d'analyse sur le fait que «rien n'arrive par hasard». Nous ne parlons pas de théories du complot, nous parlons de faits. [...]"

Posté le 24 février 2017 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Le droit à émigrer est corrélatif au droit à rester

Sœur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Missionnaires de Saint Charles Borromée/Scalabriniennes, a déclaré dans un discours à la Chambre des Députés italienne, dans le cadre du séminaire qui a précédé le Forum international sur Migrations et Paix, organisé par le Dicastère pour le Développement humain intégral du Saint-Siège:

Unknown-15« La migration constitue un phénomène qui fait partie de l’histoire humaine. Les estimations des Nations unies font état de 244 millions de migrants internationaux et de 65,3 millions de personnes en situation de migration forcée. Au-delà des chiffres, nous parlons de vies, de projets et de rêves de personnes qui trouvent souvent dans la migration la seule alternative pour survivre ou chercher une espérance pour l’avenir ». 

« La participation des mineurs aux flux migratoires, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, a augmenté au cours de ces dernières années à un rythme accéléré et représente plus de la moitié des réfugiés de par le monde. Conformément au Message du Pape François pour la Journée du Migrant et du Réfugié 2017, rappelons que les enfants et les adolescents en mouvement dans le cadre des flux de population sont les premiers à souffrir dans des situations dégradantes telles que le trafic d’êtres humains, l’exploitation, l’abus et la privation des droits comme celui de disposer d’un environnement sain et sûr en famille, d’une instruction adéquate, de jouer et de vivre et grandir dans un contexte de paix. Les femmes migrantes, elles aussi, ont besoin de notre attention en ce qu’elles deviennent souvent plus vulnérables dans le cadre des flux migratoires et d’asile. De nombreuses fois, elles sont exposées au risque de souffrir d’exploitation sexuelle ou au niveau du travail ».

«Il faut dépasser l’idée selon laquelle la migration constitue un problème à résoudre ou une contingence à contrôler. La migration est, en soi, un phénomène historique et social qui se vérifie de manière positive quand elle est volontaire. En d’autres termes, nous attirons l’attention sur l’importance du fait que les personnes ont à la foi le droit d’émigrer mais aussi le droit de ne pas le faire. Chaque pays doit donc assurer à ses ressortissants des conditions de vie telles que ceux-ci n’aient pas besoin de voyager, s’ils ne le veulent pas. Dans ce contexte, le droit à émigrer serait corrélatif au droit à rester ».

Posté le 24 février 2017 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

Ces Algériens sont sadomasochistes (selon Macron)

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Posté le 20 février 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Immigration : S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ?

Jean Messiha, Egyptien copte naturalisé français, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, a été interrogé par Lengadoc Info. Extrait :

Images-8Vous êtes un exemple d’assimilation réussie en France, est-ce que vous pensez que l’assimilation est possible aujourd’hui pour l’ensemble des populations étrangères présentes sur le territoire ?

L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche. D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis."

Posté le 19 février 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'idéologie antiraciste mène à une politique de discrimination ethnique en faveur de l'immigré

A l'occasion de la sortie d'Une France soumise : les voix du refus, Caroline Valentin a accordé un entretien fleuve au sociologue Mathieu Bock-Côté, que le FigaroVox publie. Extraits :

51BkHsEr37L._SX322_BO1,204,203,200_"[...] Toujours est-il que la gauche a, au fil des années, remplacé la figure tutélaire de l'ouvrier par celle de l'immigré, intronisé nouveau damné de la terre, au prix d'une interprétation dévoyée de l'idéologie antiraciste qui s'est installée en Occident au cours du deuxième tiers du XXème siècle. L'antiracisme remplaça la lutte des classes, l'exaltation des différences culturelles introduisant une nouvelle summa divisio de la société permettant de recueillir les votes d'individus que l'on a incités à s'identifier non plus sous l'angle de leurs intérêts de classe, mais de leur appartenance à une minorité ethnique, pour glaner des avantages catégoriels définis spécifiquement pour eux. Et quand la droite accéda à nouveau au pouvoir, elle ne modifia en rien cet état de fait, acquise qu'elle est, elle aussi, au multiculturalisme quoique pour d'autres raisons à rechercher peut-être dans l'adhésion à l'idée de mondialisation heureuse. C'est à cette aune que l'on comprend mieux d'où vient l'inaction de l'État, car si soumission il y a, elle est d'abord idéologique. [...]

En pratique, cette idéologie a conduit nos responsables politiques à adopter - parfois en catimini - une politique multiculturaliste. Le critère de l'ethnie remplace celui de classe sociale. Cette politique à laquelle nos élites se sont converties est en réalité une politique de discrimination ethnique, système dans lequel le modèle républicain n'a plus sa place. Les compromissions, le fait de ne pas appliquer à certaines populations les règles qui sont appliquées aux autres, en sont une illustration. Mais la France va plus loin en adoptant de véritables lois d'exception, dont l'un des volets les plus choquants et les plus délétères est sans doute la «politique de la ville»: le regroupement ethnique des immigrés et des Français issus de l'immigration dans certaines villes et quartiers est à la source de la communautarisation d'où part la sécession culturelle violente que nous décrivons. Or ce regroupement ethnique n'est ni le résultat d'une politique d'éloignement ou de ghettoïsation imposée aux intéressés par l'État, ni le fruit du hasard. Il résulte, en partie, d'une volonté commune des populations concernées de vivre près de leurs pairs (même s'ils prétendent le contraire) ; il résulte aussi de l'action de l'État, qui affecte, au bénéficie de ces quartiers et donc de facto de ces seules populations, la très abondante manne de subventions constitutive de la politique de la ville ; et en choisissant d'affecter cette manne sur un critère géographique, l'État agit au détriment des millions d'autres Français pauvres qui ne résident pas dans ces territoires. Il s'agit donc là non pas d'un texte juste qui ne reçoit pas application mais d'un texte injuste qui reçoit application. La captation de ces financements par les populations de ces quartiers, au détriment des autres composantes nécessiteuses de la collectivité nationale dans son ensemble, est aggravée par un autre phénomène qui, là encore, est au préjudice des autres Français pauvres: le très faible turnover dans les logements sociaux de ces quartiers. Comme l'explique le maire d'une commune des Yvelines qui témoigne dans notre livre, l'immigration maghrébine et plus généralement africaine (contrairement à l'immigration italienne, espagnole, vietnamienne ou portugaise) a tendance à garder et transmettre «héréditairement» ces logements sociaux, à en solliciter à côté d'eux pour leurs enfants, et préfère utiliser l'argent qu'ils gagnent ici pour l'envoyer à leurs proches restés au pays ou pour s'y faire construire une maison. Et tout cela, avec la bénédiction de l'État central (via la préfecture) et Action logement (le 1% patronal), malgré la pénurie de logements sociaux qui devraient être alloués sur la base d'un seul critère, savoir, à ceux qui en ont réellement le plus besoin.

Et le constat ne s'arrête pas là: la France s'occupe avec une générosité qui n'a pas son pareil en Europe des étrangers présents sur son sol et leur alloue des aides et des subventions, leur donne un accès à la gratuité des soins qui n'est pas seulement équivalent à celui dont bénéficie les Français qui cotisent à notre système social, mais qui est parfois encore plus généreux (la CMU par exemple, qui permet l'accès à l'assurance maladie aux Français et étrangers non couverts par un système de sécurité sociale, a un volet mutuelle qui rembourse les frais dentaires et optiques non pris en charge par la sécurité sociale, frais que beaucoup de Français des classes populaires ont énormément de mal à financer). Ce que l'on sait moins, c'est le manque atterrant de rigueur dans l'attribution et le contrôle de ces aides, c'est le fait que ce manque de rigueur est parfois même délibéré et que les contrôles qui existent sont parfois plus souples concernant les populations issues de l'immigration. Certains de nos contributeurs témoignent ainsi, scandalisés, de ce que les étrangers en situation irrégulière sont en définitive mieux traités que des Français actifs qui, eux, contribuent financièrement, à titre d'ailleurs obligatoire et souvent à hauteur d'une partie significative de leurs revenus, pour maintenir tant bien que mal ce système à flot. Injustice violente que cette violation d'égalité flagrante, d'autant plus choquante qu'elle est imputable à un renoncement de l'administration dans un pays où pourtant celle-ci est nombreuse et vécue comme très coûteuse précisément par la partie de la population qui la finance et qui finance le système social. Dans ce contexte, où est l'égalité devant les charges publiques? [...]"

Posté le 19 février 2017 à 19h31 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Identité et nation : quelle vision catholique ?

Entretien avec le frère Bernard Bourdin, o.p sur la question identitaire :

Posté le 18 février 2017 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Les propos irresponsables d'Emmanuel Macron encouragent les violences en banlieues

Au-delà de l'erreur historique et de l'insulte aux pieds-noirs et aux Algériens fidèles à la France qui ont souffert de la décolonisation, François-Xavier Bellamy explique pourquoi les propos d'Emmanuel Macron sont totalement irresponsables :

Unknown-34"Connaissant, pour y avoir enseigné, certains quartiers qui s’embrasent aujourd’hui, comme tous ceux qui ont vécu ou travaillé en banlieue, je mesure l’ampleur de la tragédie que la parole d’Emmanuel Macron contribue à entretenir. Des générations de jeunes Français, nés en France et qui vont y construire leur vie, sont entretenus par nos dirigeants dans la haine de leur propre pays… Qui ne voit combien sont graves ces mots absurdes, irresponsables ? « Crime contre l’humanité » : l’erreur historique est aussi une faute morale, car ces mots deviennent le ferment de la violence, de la vengeance et de la division.

Ce petit calcul politique est d’autant plus médiocre et dangereux que, hélas, il dure depuis trop longtemps déjà… Comme beaucoup de Français et de jeunes en particulier, j’avais regardé avec intérêt le renouvellement qu’Emmanuel Macron semblait apporter à notre classe politique. Quelle désillusion aujourd’hui ! Cette stratégie électorale recycle la schizophrénie des élites qui depuis quarante ans tentent de sauver leur lien avec les jeunes issus de l’immigration, à coup d’histoire biaisée et de tribunes dans Libé, en leur expliquant qu’ils sont les victimes de leur propre pays – leur interdisant ainsi de s’y reconnaître et de s’y intégrer… Ce petit calcul irresponsable est précisément ce qui nous bouche le chemin d’un avenir commun, et ce qui provoque aujourd’hui la poussée de violence qui traverse nos banlieues, dans la coupable complaisance de dirigeants installés dans l’échec du mensonge victimaire. Quand il affirme qu’il n’y a pas de culture française, quand il insulte à l’étranger le pays qu’il prétend diriger, Emmanuel Macron montre qu’il n’est que la nouvelle voix de la vieille haine de soi qui a conduit la France au bord d’une division irréversible. Mais nous refuserons de le suivre en marche forcée vers le vide. Le mensonge est trop vieux.

Le véritable renouveau consiste à reconquérir les mots, et à leur redonner leur sens. Si Emmanuel Macron a travaillé avec Paul Ricœur pour son dernier grand ouvrage, La mémoire, l’histoire, l’oubli, il devrait se souvenir de l’avertissement qu’il y lançait : « l’histoire manipulée » est toujours dangereuse pour l’avenir, car « la projection du futur est solidaire du regard sur les temps passés. » Il n’y a pas de vrai progrès sans passion de la vérité ; on ne peut se dire philosophe et choisir d’incarner la dangereuse vacuité du langage pour les calculs sophistiques de l’ère de la postérité."

Posté le 17 février 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2017

On est d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on a la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures

Extrait du livre de Patrick Buisson, « La Cause du peuple » sur la notion de frontière.

41qQeP1KvvL._SX318_BO1,204,203,200_« Les partisans de la suppression des frontières se recrutaient quasi exclusivement dans les catégories dont la caractéristique commune était d’avoir les moyens financiers nécessaires pour se prémunir contre les effets délétères du libre-échange et de la libre circulation. On était d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on avait la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures. Frontières spatiales : les privilégiés qui habitaient les centres urbains ne connaissaient de l’immigration que la main-d’œuvre à bon marché des clandestins dont ils s’attachaient les services à vil prix. Frontières sécuritaires : la célébration du métissage se faisait à l’abri du double digicode et, dans les quartiers résidentiels, sous la surveillance de vigiles et d’agents de sécurité, dont le nombre avait plus que doublé en vingt ans ; au reste, le prix du foncier protégeait des réalités les plus déplaisantes de la mixité sociale plus sûrement que les barrières élevées entre les États-Unis et le Mexique ou Israël et les Territoires palestiniens. Frontières culturelles et scolaires : là encore le discours moralisateur dissimulait un féroce égoïsme de classe qui conduisait la nouvelle bourgeoisie urbaine à accaparer le système méritocratique au bénéfice de sa progéniture scolarisée dans les meilleurs établissements. Frontières économiques, enfin : par leur intégration à l’économie-monde, les classes dominantes se trouvaient en situation d’en confisquer la plupart des bénéfices selon le schéma parfaitement décrit par Louis Schweitzer, l’ancien président de Renault, devenu dans l’intervalle une figure emblématique de la « lutte contre les discriminations » quand il déclara : « La mondialisation, ce sont des salaires américains pour les dirigeants et des salaires chinois pour les ouvriers. » Décor flatteur mais trompeur, l’«ouverture» et tous ses sous-produits sémantiques formaient la nouvelle ligne Maginot morale derrière laquelle s’abritaient les intérêts de classe des catégories supérieures, le précipité existentiel du bien-être et de la bonne conscience.

A l’inverse, la France des campagnes et du périurbain subissait les conséquences en chaîne  de la globalisation. C’est cette France des nouveaux damnés de la terre évincés des grandes métropoles par le prix de l’immobilier et chassée des banlieues par la pression de l’immigration qui, sous les coups de butoir de l’économie-monde, avait été également la première victime de la recomposition sociale du territoire, la grande perdante de la lutte des places et de la société d’«ouverture» incriminant pêle-mêle dans ce processus d’éviction la responsabilité des oligarchies financières, des élites corrompues et plus généralement celle des «puissants». »

Posté le 16 février 2017 à 21h38 par Michel Janva | Lien permanent

A Grigny, le contrôle au faciès, c'est le fait de contrôler les personnes de type européen

Les journalistes et invités des grandes gueules ne s'attendaient pas à un tel témoignage de la part de ce policier :

Posté le 16 février 2017 à 11h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Selon Frontex, l'invasion migratoire va continuer avec la même intensité en 2017

Via FDesouche

Posté le 16 février 2017 à 10h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

15 février 2017

En France, on refuse de protéger les femmes par déni et par idéologie féministe

Là où la journaliste de France 2 ne voit que du sexisme, les Allemands répondent aux attentes légitimes des femmes et des mères de famille en leur réservant des places de parking adaptées et sécurisées. Quant à l'article de France Info qui commente cette information, il omet de souligner la raison majeure à l'origine de cette décision :

"Cette décision a été prise après une série d'agression" (vidéo à 0'17'')


Complément d'enquête. L'Allemagne a inventé les places de parking pour femmes

Inutile de faire un rapprochement avec l'entrée massive d'immigrés clandestins en Allemagne en 2015 :

"Les chiffres des agressions à Cologne et dans le reste de l'Allemagne lors de la nuit de la Saint Sylvestre se précisent. En effet, selon un rapport de l'Office fédéral de police criminelle allemand (BKA, pour Bundeskriminalamt) révélé dimanche dans les médias outre-Rhin, ce sont près de 1200 femmes qui ont été agressées, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg, par plus de 2000 hommes. Il y a plus d'agresseurs que d'agressées, car plusieurs hommes ont abusé d'une seule femme (...)

La moitié des suspects étaient en Allemagne depuis moins d'un an et la plupart sont d'origine algérienne ou marocaine. Seule une minorité des suspects serait originaire de Syrie, donc concernée par la politique d'accueil mise en place en 2015. Il s'agirait donc pour la plupart de migrants ayant profité du flux de réfugiés et de la vaste politique d'accueil lancée par la chancelière Angela Merkel pour s'introduire en Allemagne.

«Il y a un lien entre ce phénomène [d'agressions, NDLR] et la forte immigration, en particulier en 2015», a confirmé Holger Münch, le président de l'Office fédéral de police criminelle allemand au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Inutile d'imaginer en France la même politique de prévention et de protection des femmes...

Posté le 15 février 2017 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

14 février 2017

"Le communautarisme mène à la guerre civile !"

Roger Holeindre, ancien député de la Seine Saint-Denis, était l'invité hier du Zoom de TV Libertés, pour la parution de son dernier livre, La Réconciliation nationale. Une interview musclée et sans faux-semblants, bien agréable à entendre.

Posté le 14 février 2017 à 17h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 février 2017

61% des Français souhaiteraient suspendre l'entrée des immigrés venant des pays musulmans

Les Français et la grande majorité des Européens sont entièrement d'accord pour rendre permanents les décrets provisoires de Donald Trump :

"Le sondage révèle que les Européens souhaiteraient suspendre l'immigration en provenance des pays de confession musulmane. Les Espagnols (41%) et les Britanniques (47%) seraient les seuls à ne pas franchir le seuil de la majorité. Avec 61%, la France arriverait après la Pologne (71%), l'Autriche (65%), la Belgique (64%) et la Hongrie (64%), mais devant l'Allemagne (53%).

Les personnes interrogées devaient répondre d'accord ou pas d'accord à cette formulation: «Toute nouvelle migration de pays principalement musulmans doit être arrêtée»

Comparant ces résultats avec le contexte outre-atlantique, les chercheurs Matthew Goodwin, Thomas Raines et David Cutts précisent dans leur rapport pour le Chatham House que «l'opposition à davantage d'immigration venant de pays majoritairement musulmans n'est en aucun cas confinée à l'électorat américain de Donald Trump, mais est largement partagée en Europe»."

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Posté le 13 février 2017 à 12h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

11 février 2017

Selon l’Insee un peu plus d’un habitant sur cinq est d’origine étrangère

Michèle Tribalat, démographe, spécialisée dans le domaine de l'immigration, écrit sur Atlantico :

"l’Insee vient de sortir un Insee-Première intitulé Être né en France d’un parent immigré, Une population diverse reflétant l’histoire des flux migratoires. Ce quatre pages présente la situation en 2015 : 7,3 millions auraient au moins un parent immigré (11 %). [...]

Si l’on ajoute les deux générations (immigrés et enfants d’immigés), cela donne un total de 13,5 millions, soit 20,4 % de la population. On a donc un peu plus d’un habitant sur cinq d’origine étrangère sur deux générations en 2015. On aimerait, ce qui n’est pas bien difficile à faire, que l’Insee donne la même information sur la France métropolitaine, pour laquelle j’ai fait trois estimations plus anciennes (1986, 1999, 2011), ce qui permettrait de donner une idée de l’évolution. Si l’on ramène les chiffres de l’Insee à la France métropolitaine, on a, à peu près, 13,2 millions de personnes d’origine étrangère sur deux générations (soit 20,5 %), à comparer à 12,1 millions quatre ans plus tôt et 9,8 millions en 1999, soit 19,2 % en 2011 et 16,8 % en 1999. La population d’origine étrangère sur deux générations aurait donc augmenté de 9 % entre 2011 et 2015, contre 2,6 ‰ seulement pour les natifs au carré. [...]

La population d’origine subsaharienne est celle qui croit le plus rapidement. En quatre ans (2015-2011), sur deux générations (immigrés, enfants d’immigré(s)) elle aurait ainsi augmenté de 43 %. Elle est extrêmement jeune. 80 % des enfants d’immigrés subsahariens ont moins de 25 ans en 2015. [...]

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Posté le 11 février 2017 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Immigration : Les Européens sont d'accord avec Donald Trump

Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Chatham House, « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens. C'est sans appel :

« Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

"Assez" voire "très" répandue. A la question "Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?" Les réponses sont en bleu : oui, en vert : sans opinion, en rouge : non.

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Posté le 9 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

Marion Maréchal-Le Pen : "Le droit d'asile est devenu une filière d'immigration clandestine supplémentaire"


Marion Maréchal-Le Pen - La question des... by KTOTV

Posté le 9 février 2017 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

08 février 2017

L’Eglise et l’immigration : Laurent Dandrieu sur TV Libertés

Posté le 8 février 2017 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

Eglise et immigration : un discours matérialiste ?

Laurent Dandrieu a été interrogé par Le Rouge et Le Noir à propos du discours ecclésial sur l'immigration. Extraits :

9782750913618-6f031"[...] Mais ce qui est frappant dans ce discours, c’est son matérialisme sous-jacent : les conditions de vie matérielles sont toujours mises en avant, et jamais mises en balance avec la déperdition culturelle subie par le candidat à l’émigration en raison de l’arrachement à sa patrie. Et de la même façon, le fait qu’une immigration massive puisse bouleverser les fragiles équilibres d’une identité nationale n’est pas réellement envisagé. Dans son message pour la Journée mondiale du migrant 2011, Benoît XVI innove bien en stipulant que « les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale » – cette mention de l’identité nationale est inédite dans ce genre de documents –, mais on a l’air de croire qu’il s’agit seulement d’une question de bonne volonté, que l’identité nationale ne peut pas être sérieusement mise en danger par la seule présence massive d’immigrés d’une autre culture et d’une autre religion. Or, dans le même temps, l’Église condamne inlassablement les politiques d’assimilation, que Jean-Paul II renvoie même dos à dos avec les politiques d’apartheid, au nom du droit de l’immigré de garder sa culture d’origine… Donc, l’Église minore ou ignore le danger que l’immigration de masse fait peser sur l’identité culturelle et spirituelle d’un pays, en même temps qu’elle accroît ce danger en interdisant à ce pays de s’en prémunir par une politique d’assimilation…

Cette ouverture sans limite à l’immigration est-elle compensée par une évangélisation active de populations immigrées non chrétiennes ? L’Église semble moins zélée qu’autrefois à annoncer le Christ et ne pas prendre en compte l’origine extra-européenne et la pratique majoritairement mahométane de l’immigration actuelle.

Il y a à la fois un fantasme d’une conversion massive des musulmans en Europe qui serait prophétiquement préparée par le discours d’accueil tous azimuts de l’Église et des gestes comme celui du pape François ramenant de Lesbos, dans son avion, trois familles de clandestins musulmans, et une réticence concrète d’une grande part de cette même Église à accueillir les musulmans qui veulent se tourner vers le Christ. Les témoignages abondent de musulmans découragés par un prêtre de se convertir au christianisme, leur conseillant plutôt de rester fidèles à l’islam. Quand le pape lui-même ne cesse de faire l’éloge de l’islam et dit à de jeunes musulmans, comme il l’a fait en 2014 : « La foi que vos parents vous ont inculquée vous aidera toujours à avancer », il est difficile d’y voir une démarche d’évangélisation très affirmée. De fait, s’il existe un petit mouvement de conversions de l’islam au catholicisme sur le continent européen, massivement c’est le contraire qui se passe : ce sont des prédicateurs musulmans radicaux qui sont en train, non seulement de conduire les masses musulmanes issues de l’immigration vers un islam de plus en plus rigoriste, mais aussi de convertir à cet islam radical nombre d’Européens de souche privés de tout repère spirituel par la laïcisation de la société."

Posté le 7 février 2017 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2017

Eglise et immigration - Le grand malaise : un livre qui fera date

De François Billot de Lochner :

Téléchargement[...]Un grand nombre de catholiques considère que l’Eglise ne peut être contredite, et le pape  encore moins : erreur dramatique, aux conséquences incalculables. En effet, si les dogmes sont évidemment non discutables pour un catholique, les positions « mondaines » de l’Eglise et du pape sont très légitimement analysables et critiquables. Ceux qui en doutent pourront lire ou relire avec profit le très exceptionnel saint Thomas d’Aquin, d’une lumineuse clarté sur le sujet ! Or, sur l’islamisation du monde comme sur l’immigration débridée, qui sont des sujets hautement politiques, le débat n’est pas seulement autorisé : il est nécessaire, et le refuser est une erreur et une faute. Car la « correction fraternelle » des éventuelles erreurs « mondaines » de l’Eglise et des papes n’est pas une option : c’est un devoir pour tout catholique.[...]

Laurent Dandrieu est un intellectuel reconnu, doté d’une vaste culture. Il vient de publier un livre de réflexion fondamental qui, à n’en pas douter, fera date, et s’intègre donc dans les ouvrages à lire et méditer (Eglise et immigration - Le grand malaise - Presses de la Renaissance). Chacun pourra évidemment en penser ce qu’il voudra, à condition de l’avoir lu, pour ne pas se ranger dans la catégorie « Alain Juppé », grand spécialiste autoproclamé  de l’islam … qui a avoué n’avoir jamais ouvert un coran. Immigration et islamisation peuvent aboutir à la disparition très rapide de l’Europe chrétienne historique : Laurent Dandrieu l’explique avec lucidité et courage,  et n’hésite pas à bousculer l’Eglise, qui favorise depuis des dizaines d’années ce double mouvement, à bien des égards suicidaire. Correction fraternelle oblige…

Ceux qui savent tout cela lui sauront reconnaissants d’avoir exprimé publiquement une parole nouvelle, libre, à la recherche de la vérité. Ceux à qui il aura ouvert les yeux également. Ceux qui sont en opposition avec lui devront le remercier d’avoir ouvert ce débat essentiel, et donc de leur avoir permis d’affiner leurs positions. En bref, la lecture de ce livre ne peut que profiter à tous, ou plutôt à presque tous, puisque certains, peu nombreux espérons-le, le critiqueront dans un réflexe tout juppeïste : dire sans savoir, maladie très répandue de nos jours, et dénoncée en son temps, de façon magistrale, par Benoît XVI !"

Posté le 5 février 2017 à 23h14 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 février 2017

L'auteur de l'attentat venait d'arriver en France

Abdallah E-H. était arrivé à Paris le 26 janvier via l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle grâce à un vol en provenance de Dubaï, aux Emirats arabes unis, pays depuis lequel il  avait fait à l’automne 2016 une demande de visa – acceptée - pour la France. 

Il avait réservé un vol retour au départ de Roissy direction Dubaï pour ce dimanche 5 février.

Le suspect avait par ailleurs réservé et payé une chambre d’hôtel située rue de Ponthieu, dans le VIIIème arrondissement de la capitale.

Il est totalement inconnu des services de renseignement français. Des vérifications sont faites en ce moment-même auprès des autorités égyptiennes pour déterminer si cet homme était ou non fiché par leurs services anti-terroristes. 

Posté le 3 février 2017 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

"Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France avec une large population musulmane"

Dimanche soir, un haut responsable de l’administration Trump a briefé les journalistes en ces termes :

«La réalité est que nous ne voulons pas nous retrouver aux Etats-Unis dans la situation de la France, de l’Allemagne ou de la Belgique avec une large population musulmane.»

« On ne veut pas d’une situation où dans 20-30 ans il devient normal qu’il y ait régulièrement des attaques terroristes sur notre sol. Les Etats-Unis sont un pays souverain qui n’a absolument pas l’obligation d’intégrer n’importe quel immigré.»

Posté le 2 février 2017 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2017

Les pays mis au ban par le décret Trump sont les mêmes que ceux choisis par... l'administration Obama

Unknown-8Le candidat Trump avait promis que le premier jour de sa présidence, s'il était élu, il «suspendrait l'immigration des régions sujettes au terrorisme où la vérification ne peut se faire en toute sécurité». Il a juste une semaine de retard. Pourtant, tout le monde surréagit.

Le décret que Trump a signé vendredi institue une suspension de 90 jours des immigrants de pays répertoriés par l'administration Obama comme ayant une importante présence d'organisations terroristes. La raison en est de donner aux organismes compétents le temps nécessaire pour s'assurer que «des normes adéquates sont établies pour empêcher l'infiltration par des terroristes ou des criminels étrangers».

L'ordonnance suspend également le Programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pendant 120 jours, accordant à la Sécurité intérieure et au Directeur du renseignement national le temps de «déterminer quelles procédures supplémentaires devraient être prises» pour s'assurer que les terroristes n'entrent pas sous le couvert de réfugiés. Préoccupation légitime.

Il fixe également un plafond légèrement inférieur à 50 000 pour les réfugiés pour cette année, ce qui est en vigueur au cours de la dernière décennie.

Les pays visés par la suspension de 90 jours - l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen - n'ont pas été choisis par Trump. Ils étaient déjà répertoriés par l'administration Obama comme des pays préoccupants en vertu d'une loi de 2015 qui exige que quiconque a visité un de ces pays doit subir un examen minutieux avant d'arriver aux États-Unis. Le président Obama lui-même a empêché des groupes importants d'immigrants d'entrer aux États-Unis. En 2011, l'administration a suspendu l'entrée des réfugiés d'Irak pendant six mois afin de s'assurer que les terroristes n'en profitaient pas pour pénétrer aux Etats-Unis.

De même, le président Bill Clinton a publié six interdictions, George W. Bush six interdictions et l'ancien président Ronald Reagan quatre. En 1980, l'ancien président Jimmy Carter a interdit les Iraniens après que Téhéran a saisi l'ambassade des États-Unis.

Concernant les réfugiés, les données du Migration Policy Institute montrent que le nombre réel de réfugiés admis au cours des 15 dernières années a été à peu près de 50 000 chaque année.

Ce qui est extrême, ce n'est donc pas ce que Trump a fait, mais c'est la réaction disproportionnée de ses adversaires politiques, de la presse.

Posté le 31 janvier 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

Immigration: la décision de Donald Trump n'est pas une première

Unknown-6La décision de fermer la frontière aux ressortissants de sept pays musulmans a déclenché des hourvaris d'indignation un peu partout mais surtout dans les rédactions de la bobosphère.

Le décret interdit pendant 90 jours toute entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak. Il bloque également pendant 90 jours les entrées de réfugiés venant de ces pays, et les demandes des réfugiés syriens sont bloquées jusqu’à nouvel ordre.

De façon plus générale, le texte bloque le processus d’admission des réfugiés du monde entier pendant 120 jours.

Pour les pleureuses de l'Immemorial Open America, cette décision de Donald Trump n'est pas une première dans l'histoire des Etats-Unis. De telles mesures ont déjà été prises par le passé :

  • exclusion des immigrants chinois, par le Chester A. Arthur en mai 1882
  • les réfugiés juifs durant la seconde guerre mondiale, par Franklin D. Roosevelt.
  • les anarchistes, par Theodore Roosevelt en 1903
  • les communistes en 1950 par Harry Truman
  • les Iraniens en 1980 par Jimmy Carter, April 7, 1980.
  • les personnes porteuses du VIH en 1987 par Ronald Reagan

Posté le 30 janvier 2017 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2017

L'avis de Michel De Jaeghere sur le livre de Laurent Dandrieu

Dans Le Figaro Histoire :

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Posté le 29 janvier 2017 à 19h49 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2017

Grande nouveauté : voilà un homme politique qui tient ses promesses

Il l'avait promis, il l'a fait. Vendredi soir, Donald Trump un signé un décret sur l'immigration intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Qui vise particulièrement les ressortissants de pays musulmans. Voici les trois mesures principales:

  • La suspension, pour une durée indéterminée de l’accueil des réfugiés syriens
  • La suspension, pour quatre mois, du programme américain d'admission de réfugiés, le temps de le passer au crible.
  • Le gel pendant trois mois de l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Le président américain a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux». 

«Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre».

Posté le 28 janvier 2017 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 2/2

La première partie de cet entretien est à retrouver ici.

Au sein de l'Eglise, le débat sur l'immigration doit-il en rester uniquement au niveau théologique, philosophique et/ou moral ? Serait-il possible d'avoir un débat sur le plan démographique ? Autrement dit, en refusant d'aborder les chiffres concrets, n'y a-t-il pas un déni du réel ?

Dandrieu © Bruno KleinLe fait est que le discours de l’Église, sur ces questions, n’aborde quasiment jamais la dimension collective du problème. Elle parle d’individus, de familles, jamais de masse considérables. Quand le pape François, qui reconnaît que nous faisons face à une « invasion », mentionne cette dimension collective, c’est toujours pour inviter à ne considérer malgré tout les migrants que sous l’angle personnel : « Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en les regardant en face et en écoutant leurs histoires », déclare-t-il ainsi, en septembre 2015, devant le Congrès des États-Unis. L’Église, par ailleurs, parle toujours du migrant avec un grand “M” : c’est un migrant abstrait, sans origine déterminée, qu’il faut accueillir quoiqu’il arrive, en respectant sa culture et sa religion d’origine, quelle qu’elles soient, puisque l’Église condamne de manière répétée toute politique d’assimilation (« On doit en effet exclure aussi bien les modèles fondés sur l’assimilation, qui tendent à faire de celui qui est différent une copie de soi-même, que les modèles de marginalisation des immigrés, comportant des attitudes qui peuvent aller jusqu’aux choix de l’apartheid », écrit ainsi Jean-Paul II dans son message 2005). L’Église se contente de prôner l’intégration, comme si c’était la même chose d’intégrer quelques familles étrangères de même culture et de même religion, et des centaines de milliers de personnes d’origine orientale ou africaine, de culture radicalement différente de la nôtre et fidèles d’une religion musulmane de plus en plus conquérante : mais ces distinguos-là, l’Église persiste à ne pas les faire, comme si ça n’était pas son problème, au prétexte qu’il ne serait pas chrétien de “faire le tri” entre les migrants… Pourtant le pape François lui-même, en revenant de Suède, le 1er novembre dernier, a reconnu qu’il y avait imprudence à recevoir plus de personnes qu’on ne peut en intégrer. Il est dommage qu’il ait multiplié les déclarations où il semble dire exactement le contraire.

Il me semblait que Benoît XVI, lorsqu'il avait énoncé les principes non négociables (respect de la vie, défense de la famille, liberté scolaire et promotion du bien commun, in Sacramentum Caritatis n°83), c'est-à-dire les fondamentaux de la société dont le respect est absolu quels que soient l'époque, le lieu et les circonstances, n'a pas évoqué l'immigration. N'y a-t-il pas là une brèche pour rappeler aux autorités catholiques que la politique d'immigration n'est pas un droit illimité, mais elle est négociable en fonction des circonstances et que par conséquent elle reste soumise au bien commun ?

D’une certaine façon, le Catéchisme de l’Église catholique, en son n° 2241, fournit déjà l’occasion de ce rappel, puisqu’il stipule que « les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges ». Le problème est que cet article – outre qu’il n’explicite pas la dimension collective de la question et qu’il omet de préciser que les États devraient avoir le droit de stopper l’immigration quand ils estiment que la proportion de population d’origine étrangère est trop élevée et menace le respect de l’identité nationale – est constamment ignoré ou minoré par le discours ecclésial, qui tend à absolutiser le droit à l’immigration, devant lesquelles les autorités politiques sont presque toujours, concrètement, appelées à céder au nom du respect des droits humains. Jusqu’au point où le secrétaire général de la conférence épiscopale italienne, Mgr Galantino, nommé à ce poste par le pape François, déclare que nous devons accueillir tous les migrants, comme une compensation que nous leur devons pour avoir pillé continûment leurs pays durant la colonisation ! La première chose à exiger aujourd’hui des autorités catholiques est donc de respecter la cohérence de la doctrine.

Sur les points non négociables, en réalité, je serais surtout favorable à ce qu’on ne les limite pas aux questions familiales et bioéthiques, comme on le fait trop souvent (s’adressant le 30 mars 2006 aux parlementaires du Parti Populaire Européen, Benoît XVI les avait ainsi définis : « la protection de la vie à toutes ses étapes », « la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille », « la protection du droit des parents à éduquer leurs enfants »), mais qu’on les étende aux questions politiques : car si les conditions de survie politiques de la Cité disparaissent, si ce que saint Thomas d’Aquin appelle la préservation de « l’état tranquille de la Cité », en quoi il voyait la principale mission de l’État, n’est plus possible, alors les points non négociables tels que les a définis Benoît XVI sont emportés avec tout le reste. Je souhaiterais donc qu’on leur adjoigne ces autres points non négociables qui me semblent en être la condition sine qua non : l’amour et la défense de la patrie ; la défense et la promotion de l’identité nationale ; la défense et la promotion de la culture et du patrimoine national – ce qui inclut dans le cas de la France la reconnaissance qu’il n’y a pas “des religions” qui se valent toutes plus ou moins, mais qu’il est bien parmi elles une religion indissociable de l’âme même du pays, le catholicisme, qui est comme la colonne vertébrale de notre identité. Si ces points non négociables-là étaient reconnus par l’Église, il me semble que la légitimité des États à réguler l’immigration serait beaucoup mieux assurée. Et, au passage, que l’intégration des Français d’origine étrangère en serait grandement facilitée, car la reconnaissance de l’identité chrétienne de la France est le seul moyen d’éviter à notre pays la rivalité communautaire dans laquelle elle semble aujourd’hui se précipiter inexorablement.

Laurent Dandrieu sera sur Radio-Courtoisie dimanche 12 février de 12 h à 13 h 30 dans le Libre Journal de Jean-Pierre Dickès, qui sera animée par Luc Perrel, avec également l'abbé Guy Pagès. L'émission est rediffusée le même jour de 16 h à 17 h 30. 

Posté le 27 janvier 2017 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 1/2

Suite à la lecture de son ouvrage sur l'Eglise et l'immigration, le grand malaise, nous avons interrogé Laurent Dandrieu. Nous le remercions pour ses réponses, publiées en deux parties. Voici la première :

Vous évoquez cet épisode de la fuite de la Sainte Famille en Egypte, comme l'un des arguments récurrents de la hiérarchie catholique actuelle pour justifier l'accueil des immigrés. Mais cet argument ne se retourne-t-il pas contre cette idée d'un droit illimité à l'immigration puisque la Sainte Famille, qui fuyait la sanglante persécution d'Hérode, est retournée ensuite vivre à Nazareth ?

Couv defC’est en effet une référence récurrente dans le discours ecclésial sur l’immigration. Le premier texte magistériel sur la question, la Constitution apostolique Exsul Familia que publie Pie XII en 1952, s’ouvre d’ailleurs par cette phrase : « La famille de Nazareth, Jésus, Marie, Joseph en exil, émigrant en Égypte et s’y réfugiant, pour échapper à la fureur d’un roi impie, telle est l’image, le modèle et le soutien de tous les émigrants et pèlerins de tous les temps et tous les lieux, de tous les exilés de quelque condition qu’ils soient, qui, chassés par la crainte des persécutions ou par la misère, se voient contraints d’abandonner leur patrie, de quitter leurs chers parents, leurs proches, leurs amis, et de gagner une terre étrangère. » Dans son message pour la Journée mondiale des migrants, en 1988, Jean-Paul II écrit pour sa part : « La Sainte Vierge, en vérité, par la façon dont elle vécut son histoire humaine, se pose comme point de référence pour les migrants et les réfugiés. Sa vie terrestre fut marquée d’une continuelle pérégrination d’un lieu à l’autre [...] Marie, en outre, connut par expérience directe la souffrance de l’exil et de l’émigration en terre étrangère. » Mais là où Pie XII ne tirait d’autre conclusion à cette analogie qu’une consolation spirituelle pour le migrant dans ses tribulations, et le devoir pour les chrétiens de faire en sorte que ces migrants soient traités avec dignité et de leur apporter un secours spirituel, Jean-Paul II, lui, en tire une sorte de sanctification de la migration en elle-même : « Parmi toutes les expériences humaines, Dieu a voulu choisir celle de la migration pour signifier son plan de rédemption de l’homme », écrit-il dans le même message. Dans celui de l’année précédente, il écrivait que « par les migrations, la société est devenue un creuset de races, de religions et de cultures, duquel on espère un nouveau monde à hauteur d’homme, fondé sur la vérité et sur la justice ». En 1991, il note que les migrations « contribuent de manière incisive à l’unité de la famille humaine et au bien-être universel ». Et, en 2004, « le phénomène des migrations contribue à cultiver le “rêve” d’un avenir de paix pour l’humanité tout entière. »

On a donc le sentiment d’un glissement progressif du discours vers une vision prophétique des migrations, qui « sont bien l’expression d’un travail d’enfantement d’une humanité nouvelle », comme l’écrit l’instruction Erga migrantes caritas Christi du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, approuvé par Benoît XVI en 2005, où l’on peut lire ces lignes : « Les migrations, en touchant les multiples composantes de la famille humaine, tendent en effet à l’édification d’un corps social toujours plus vaste et varié, presque dans le prolongement de la rencontre de peuples et de races qui, à la Pentecôte, par le don de l’esprit, est devenue la fraternité ecclésiale. »

L’Église semble presque en oublier que les différentes tribulations relatées par la Bible, érigées en modèles des migrations actuelles, ne ressortent pas de la volonté dont parle Jean-Paul II, dans l’encyclique Laborem exercens (1981), « de chercher de meilleures conditions de vie dans un autre pays », mais qu’elles résultent de déportations, de fuites devant la guerre ou la persécution, comme à l’évidence la fuite en Égypte de la Sainte-Famille, qui n’avait d’autre objet que de sauver l’Enfant-Jésus du massacre des innocents, comme le soulignait Pie XII. Elle omet effectivement de préciser que ces exils vont toujours de pair avec un ardent espoir de retrouver un jour – le plus proche possible – la terre d’Israël. D’où il résulte que le thème du retour du migrant dans son pays d’origine est très rarement évoqué dans le discours de l’Église. Ce qui est inéluctable à partir du moment où l’on compte « au nombre des droits humains fondamentaux, la faculté pour chacun de s’établir là où il l’estime le plus opportun », comme l’écrit Benoît XVI dans son message pour le Journée mondiale des migrants 2013. Le pape François est symptomatique de cette dérive car, en même temps qu’il présente, très abusivement, tous les migrants comme des réfugiés « fuyant la guerre et la faim », il prône des politiques d’intégration intensive, comme si ces réfugiés avaient vocation à rester chez nous éternellement et à y faire souche…

A suivre

Posté le 27 janvier 2017 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

"Tout est fait pour cacher le chaos migratoire en France"

Nicolas Dupont-Aignan répond à Boulevard Voltaire :

Posté le 26 janvier 2017 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

L'identité n'est pas une réalité secondaire ou méprisable

Mathieu Bock-Côté, docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada, commente dans Le Figaro, l'ouvrage de Laurent Dandrieu, Eglise et immigration : le grand malaise. Extrait :

"[...] L'attachement du commun des mortels à une forme de catholicisme culturel suscite souvent le mépris de bien des chrétiens, qui n'y voient une religion souillée par de basses passions. Le procès du catholicisme «identitaire» a aussi marqué le début de l'année 2017. Ils n'y voient qu'un catholicisme instrumentalisé au service d'une conception de la nation qui serait étrangère, finalement, à l'universalisme chrétien. C'est ici que Dandrieu pousse la réflexion le plus loin, et de la meilleure manière. L'homme porte en lui une aspiration à l'universel, naturellement, que le catholicisme cultive, heureusement, mais il n'est pas immédiatement universel. Autrement dit, il participe au monde à travers la médiation d'une langue, d'une culture, d'une histoire, de mœurs, de traditions: ces réalités ne sont pas secondaires ou méprisables. Faut-il comprendre, à la manière de ceux qui fustigent le mot identitaire, que l'attachement à sa patrie n'a pas vraiment d'importance ou alors, qu'on devrait la relativiser pour être bon chrétien? N'est-il pas légitime, dès lors, de défendre les intérêts et l'identité de son pays, sans avoir l'impression de nier la dignité du genre humain? Un peuple est en droit de ne pas se soumettre à la logique de l'immigration massive. Absolutiser l'autre jusqu'à s'oublier soi-même n'est pas un signe de grandeur morale mais de bêtise politique.

Allons plus loin, toujours en suivant Dandrieu. Et si certains individus retrouvent le chemin de la foi chrétienne en suivant la piste de l'identité nationale, est-ce un drame? Est-ce un crime? N'y a-t-il, du point de vue des chrétiens officiels, qu'une seule manière de renouer avec la foi ou se partir à sa recherche? Ceux qui, en fouillant au fond de leur culture, retrouvent ses racines chrétiennes oubliées et les embrassent, méritent-ils le dédain de certains croyants qui auraient finalement une foi sans impureté, une foi nettoyée, leur donnant le droit de surplomber le commun des mortels au nom de leur spiritualité souveraine? Sur le sujet, Dandrieu signe en conclusion des pages lumineuses: «Plutôt que de spéculer sur la plus ou moins grande pureté des intentions de ceux qui montrent leur attachement à ce signe, l'Église serait mieux inspirée de voir que cet attachement constitue un appel, et aussi signe d'un autre ordre, plein d'espérance - le signe très encourageant que l'âme chrétienne ne se résout pas tout à fait à mourir au sein des populations les plus déchristianisées». En d'autres mots, ceux qui voudraient évangéliser à nouveau l'Europe devraient voir dans le catholicisme patrimonial des uns et des autres un point de départ inspirant, et non pas une marque honteuse. [...]"

Posté le 24 janvier 2017 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent


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